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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 23:15

 

 

 

 

 

Après avoir échoué quand il était au pouvoir à animer et faire vivre son prétendu parti le KNK, ne serait-ce que dans un semblant de démocratie pour au moins sauver les apparences, c’est maintenant qu’il a été renversé que depuis le Cameroun, Bozizé est à la manœuvre et tente d’imposer ses hommes de main à la tête du KNK.

 

C’est ainsi que samedi dernier, le KNK a réussi à tenir une réunion dans une des JM résidences qui a même vu la participation des planqués au camp FOMAC de Bangui-Mpoko comme Célestin Leroy Gaombalet, Faustin Archange Touadéra et autre Elie Doté. « Gaou la fumée » a même brandi un document signé de Bozizé dans lequel il désigne certaines personnes pour représenter le KNK et animer sa vie politique. Il s’agit de Célestin Leroy Gaombalet ancien président de l'Assemblée Nationale comme  président, Bertin Béa, ancien 2ème vice-président de l'Assemblée nationale comme Secrétaire Général et Mme Gina Sanzé, ancienne 3ème vice-présidente de l'Assemblée nationale comme Secrétaire général adjointe.

 

Malheureusement pour Bozizé, selon nos informations, la base du KNK a rejeté ces choix pour le moins anti-démocratiques du président fondateur et souhaité que tout changement de personnes à la tête du parti ne puisse intervenir que lors d’un congrès extraordinaire. Le président du KNK Joseph Kiticki-Kouamba peut donc respirer lui qui est pourtant souvent harcelé par les bozizistes planqués au camp FOMAC de Bangui-Mpoko depuis la chute de Bozizé jusqu’à ce jour pour être parrainés par le KNK afin d’entrer au CNT et qui contrairement  à eux, continue de vivre tranquillement à son domicile habituel et d’y tenir même des réunions de son parti.

 

Bozizé qui croît qu’il peut revenir au pouvoir, tente de réorganiser ses partisans afin de déclencher un climat insurrectionnel à Bangui dans certains quartiers où il a distribué beaucoup d’armes avant de quitter le pays. Ce n’est pas par hasard si dimanche dernier, une cache contenant 405 armes lourdes a été découverte au PK 13 route de Boali. La plupart de ses partisans ne cessent de se rendre à Yaoundé pour magouiller avec le chef. C’est le cas du sulfureux Edouard Ngaissona qui vient d’arriver à Paris où il dispose d’un pied à terre en Seine et Marne. Il vient retrouver Parfait Mbay et autre Lévi Yakété et Sylvie Mazoungou. Francis Bozizé serait arrivé en France pour coordonner des affaires d’achat d’armes.et déjà reparti. Depuis la RDC, certains autres proches de Bozizé l’ont rejoint à Yaoundé afin de mieux préparer avec lui leurs plans de contre-offensive.

KNK Bozizé toujours à la manœuvre
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Centrafrique-Presse.com
1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 22:53

 

 




« Le 29 Avril 2013 , le CENTRAFRIQUE et l’AFRIQUE du SUD ont décidé, ce dimanche, 
d'établir entre les deux pays des relations formelles d’État à État, après le froid instauré entre eux suite à la polémique survenue à la mort de treize soldats sud-africains à BANGUI. », extrait d'un article de koaci com repris par CENTRAFRIQUE PRESSE.

Les observateurs et analystes politiques se sont toujours basés sur les faits et les données historiques, économiques, sociaux et sociologiques pour analyser, tirer des conclusions et prévoir ou anticiper les situations historiques ou économiques à venir, en vue de leur perpétuation, de leur suppression ou des corrections qu'il convient d'apporter pour une amélioration significative de ces données ou de ces faits. Il n'en demeure pas moins vrai qu'en dehors du poids des faits et des données, le choc des images a une importance non moins négligeable sinon essentielle dans l'analyse et la compréhension des situations qui font l'objet d'une étude.


Depuis les tentatives de résolution des problèmes de gouvernance que connaît le CENTRAFRIQUE, en commençant par les accords de LIBREVILLE pour se lancer dans un trajet qui va nous conduire çà et là à DJAMENA, PARIS, BRUXELLES et PRETORIA, chacun a pu voir les images de ces différents parcours, pour se faire, à l'image des spécialistes du  décryptage des images et des attitudes, une idée de ce qu'a pu être l'ambiance de telle  ou telle rencontre.


Tout ce parcours que nous venons d'évoquer est celui du PREMIER MINISTRE centrafricain de  la transition, car c'est lui le seul artisan majeur, à avoir pris part à toutes les négociations, même si l'on peut y ajouter quelques participants dont l'image n'a pas la  même portée, la même signification. 


En effet, partout où le PREMIER MINISTRE est passé, il a fait preuve d'une constance à tous égards parfaite dans son attitude à travers les images qu'on a pu avoir de lui, en relation avec la situation de son pays, où les femmes étaient violées, les biens des personnes pillés, les bâtiments administratifs et parfois les lieux de culte saccagés et pillés. 

Tout le monde a vu le visage grave d'un PREMIER MINISTRE qui portait toute cette douleur, tout le monde a compris que la tâche était lourde et difficile, car les événements eux-mêmes étaient insupportables et demandaient un traitement rapide, efficace pour être 
radical.

Sans vouloir nous étendre sur ce décryptage que chacun a pu faire, nous voulons simplement attirer l'attention sur la dernière rencontre que le PREMIER MINISTRE a eue avec le Président de l'AFRIQUE du SUD, pour montrer le rapide contraste que nous avons relevée par rapport aux images précédentes.



En effet cette image est le signe d'un bonheur qu'on ne peut exprimer autrement, l'image du CENTRAFRIQUE qu'on voudrait faire partager à tout le monde. Malheureusement, ce n'est pas ce que vivent les CENTRAFRICAINS et les CENTRAFRICAINES aujourd'hui, que ce soit ceux subissant les exactions sur place, que ceux les partageant en dehors du CENTRAFRIQUE.

Ce que nous souhaitons, c'est tout simplement que s'il y a une telle concorde entre le CENTRAFRIQUE et l'AFRIQUE du SUD, cette entente doit avoir la particularité d'être fiable, pour être partagée par tout le peuple CENTRAFRICAIN. Elle ne doit rien dissimuler,rien cacher et rien taire que le peuple saura demain et qui le mettra une fois encore dansla détresse.



L'AFRIQUE du SUD est un pays d'AFRIQUE, un pays qui a des moyens pour aider l'AFRIQUE à se libérer de son carcan économique. Cela doit se faire dans la transparence la plus  totale pour éviter de retomber dans le même circuit »carcéral » économique qui a longtemps fait courber l'échine aux pays africains.



Et si nous encourageons ce genre de relations, nous soutenons de même l'idée d'une vraie coopération entre les États, et non entre les individus, une collaboration et une solidarité qui ne se fera ni sur le dos du peuple, ni à son insu.



Adolphe PAKOUA

PRETORIA – BANGUI : DES SOURIRES QUI NE DOIVENT PAS DECEVOIR
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Centrafrique-Presse.com
1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 22:07

 

 

 

 

 01/05/2013 à 12h:11  Jeuneafrique.com

 

Un peu plus d’un mois après la chute de l’ex-président François Bozizé, la situation en Centrafrique reste préoccupante.  

 

La République centrafricaine (RCA) a passé son premier mois sous contrôle total de la rébellion Séléka. Alors que les nouvelles autorités peinent à imposer le calme dans le pays, Nicolas Tiangaye, Premier ministre reconduit dans ses fonctions après le putsch, s'est donné pour but de parcourir les capitales occidentales. Paris pour commencer, puis Bruxelles afin de négocier des financements de l'Union européenne. Une visite au bilan plus que mitigée, puisque l’UE a annoncé qu’elle ne poursuivrait son aide financière (près de 40 millions de dollars par an) qu’à la condition que la sécurité revienne.

 

S'il a dû renoncer à se rendre à Washington, il a effectué une visite inattendue à Pretoria le 28 avril à l'invitation de Jacob Zuma. « Nous regrettons que la relation passée avec l'ancien président Bozizé ait été trop personnalisée, et nous voulons maintenant améliorer ces relations pour qu'elles aient davantage lieu au niveau des États », a déclaré Tiangaye à l’issue de sa rencontre avec le président sud-africain. « Nous sommes convaincus que nous avons ouvert un nouveau chapitre et que notre relation sera désormais plus transparente pour les deux pays. C'est le message que j'ai transmis au président Zuma et au peuple d'Afrique du Sud au nom du peuple de la République centrafricaine », a-t-il ajouté.

 

Impuissance

 

Pendant ce temps, Bangui la coquette continue d'être livrée aux pilleurs et aux braqueurs en toute impuissance du ministère de l'Intérieur. Dans une déclaration rendue publique ce lundi, le conseil de sécurité de l'ONU a lancé un appel aux nouvelles autorités centrafricaines afin qu'elles restaurent au plus vite la paix et la sécurité dans le pays. Le même jour, les journalistes du pays ont observé une journée presse morte pour dénoncer certains agissements de la coalition au pouvoir.

 

Si la situation sécuritaire reste préoccupante, Amid Tahir, vice-gouverneur de la Banque des États de l'Afrique centrale (Beac), a estimé, dès le 8 avril, que la RCA se trouvait sur la voie de la normalisation en annonçant la réouverture prochaine de l'institution financière communautaire. Une bien maigre consolation.

Lu pour vous : Un mois après la chute de Bozizé, où en est la Centrafrique ?
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Centrafrique-Presse.com
1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 22:00

 

 

BANGUI (AFP) - 01.05.2013 16:51 (AFP)  Le traditionnel défilé du 1er mai n'a pas eu lieu mercredi sur l'avenue des Martyrs à Bangui, où les fonctionnaires centrafricains attendent toujours le versement de leurs salaires, un mois après la prise du pouvoir par le Séléka, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

La veille, de longues files d'attente de fonctionnaires et d'agents de l'Etat s'étaient formées en vain devant les banques de la capitale.

 

"Cela fait deux mois que les salaires ne sont pas payés. Même le mois de mars que les nouvelles autorités se proposaient de payer n'est pas versé", a affirmé à l'AFP Hilaire Nguito, cadre de la santé.

 

"C'est la première fois depuis dix ans que nous vivons cette situation. (Le président déchu) François Bozizé est au moins à féliciter de ce côté, parce qu'il nous payait régulièrement les salaires, et une subvention était allouée aux syndicats pour la fête du travail. Décidément, ça commence bien", a déclaré un syndicaliste sous couvert d'anonymat.

 

Dans un message adressé aux travailleurs mercredi, le ministre de la Fonction publique, Sabin Kpokolo, a tenté de se justifier: "La fête du 1er mai est célébrée cette année dans un contexte exceptionnel, car elle intervient tout juste un mois après l'accession à la magistrature suprême du président Michel Djotodia", qui a pris le pouvoir par la force le 24 mars.

 

"Nous sommes dans une situation d'insécurité, et je crois que l'organisation de la fête n'est pas possible dans une telle situation", a commenté Ange Nguinza, un étudiant.

 

La situation en Centrafrique s'est considérablement dégradée ces dernières semaines après la chute du régime du président Bozizé. Depuis, les habitants dénoncent régulièrement les pillages et les violences qui continuent à Bangui.

 

Selon Pierre Lebrun Siovène, de l'union syndicale des travailleurs de Centrafrique, les unités de production du pays sont "détruites et pillées systématiquement, occasionnant ainsi d'énormes pertes des recettes pour l'Etat et les opérateurs économiques".

 

"Sur le plan social, les services publics et communautaires, les infrastructures de l'Etat (...) sont saccagés, détruits ou simplement brûlés, causant ainsi la perte d'emploi et des services, source d'un chômage accru", a-t-il souligné.

 

 

Copyright © 2013 AFP. Tous droits réservés.

 

 

 

 

Centrafrique : 1er mai sans défilé ni salaires
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 23:30

 

 

 


WASHINGTON AFP / 01 mai 2013 00h01- L'antirétroviral Efavirenz est plus efficace pour traiter les enfants infectés par le virus du sida que le Nevirapine, un autre traitement meilleur marché plus souvent utilisé en Afrique, selon une étude clinique menée au Botswana publiée mardi.

Il s'agit du premier essai clinique à grande échelle comparant l'efficacité de ces deux antirétroviraux comme premier traitement pour contenir l'infection du VIH chez des enfants de 3 à 16 ans dans les pays à bas revenus. Le Neviparine est commercialisé par le laboratoire allemand Boehringer Ingelheim. Efavirenz est produit par Bristol-Myers Squibb.


Les résultats de cette étude clinique menée sur plus de 800 enfants paraissent aux Etats-Unis dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 1er mai.

Cet essai clinique peut potentiellement changer le choix du traitement dans des parties du monde où vivent le plus grand nombre d'enfants infectés par le VIH, juge le Dr Elizabeth Lowenthal, de l'hôpital des enfants de Philadelphie, un des principaux co-auteurs de cette étude.

Le Nevirapine coûte moins cher que l'Efavirenz et il est plus souvent disponible en version pédiatrique, ce qui explique pourquoi cet antirétroviral est le plus souvent utilisé dans les pays en développement, explique-t-elle. Pourtant notre essai clinique indique que l'Efavirenz donne de meilleurs résultats.


Etant donné cette évidence clinique, il est normal de réviser les recommandations de traitements pédiatriques du VIH, estime le Dr. Robert Gross, professeur adjoint d'épidémiologie à la faculté de médecine de l'université de Pennsylvanie, principal auteur de cette recherche.


Toutefois si nous procédons à des changements dans la recommandation des antirétroviraux, il faudrait aussi travailler à trouver les moyens de faire baisser le coût de l'Efavirenz pour les enfants dans les pays aux ressources limitées, poursuit-il citant notamment l'action des ONG.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande encore l'Efavirenz et le Nevirapine pour les enfants séropositifs dans les pays pauvres.


On compte plus de trois millions d'enfants séropositifs avec le VIH dans le monde dont plus de 90% vivent en Afrique sub-saharienne.


Plusieurs études faites précédemment ont aussi favorisé l'Efavirenz chez les adultes ce qui a entraîné un changement des recommandations médicales des traitements dans de nombreux pays, y compris dans ceux avec des ressources limitées.



(©) 

Sida: un traitement plus efficace moins utilisé chez les enfants africains
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 23:19

 

 

BANGUI : UN CALME CADENCÉ D’EXACTIONS ISOLÉES

 

Bangui, 30 avr. 13 (RJDH) – La ville de Bangui semble être calme après le coup d’Etat de la coalition Séléka. Toute fois  certains éléments dits « incontrôlés »  de cette rébellion poursuivent  encore des exactions dans la ville. Les tirs de sommation se font rares, mais les scènes de pillages continuent dans les lieux isolés de la capitale. Une situation qui compromet encore le retour à la normale dans le pays.

 

La sécurité est loin d’être rétablie dans la ville pour beaucoup de centrafricains. Le casernement et le désarment des éléments de la coalition Séléka qui tardent à venir, font instaurer le doute d’un retour à la normalisation des activités dans le pays.

 

Les éléments de la Séléka qui détiennent encore les armes sont rendus responsables de plusieurs actes d’exactions dans la ville. Ce mardi, plusieurs éléments de la Séléka se sont rendus dans la commune  de Bimbo au sud de Bangui et se sont livrés au pillage. Une situation qui a fait paniquer la population qui a déjà subi ce genre d’exaction.

 

Dans le 7e arrondissement de Bangui au quartier Ouango, des témoins affirment que les éléments de la Séléka ont érigé des barrières et  font arrêter des voitures pour vider les réservoirs afin de s’approvisionner en carburant. Un fait qui avait perturbé momentanément la circulation dans cette localité, coincée derrière la colline de Bas-Oubangui.

 

Lundi 29 avril au centre-ville, une commerçante s’est retrouvée avec une main fracturée, après qu’un élément de la Séléka ait tiré sur elle, suite à une fausse manipulation avec une mitraillette de 14,7 millimètres, posée  sur un véhicule.

 

Cette situation a fait que les fonctionnaires et agents de l’Etat craignent pour leur sécurité, hésitent encore de reprendre le travail. En outres, certains évoquent le fait que depuis deux mois, ils n’ont pas perçu leurs salaires.

 

Les activités tournent au ralenti dans le secteur socioéconomique. Les banques et autres sociétés proposent toujours des services minimums. Les raisons évoquées restent toujours les mêmes : l’insécurité grandissante dans le pays.

 

Les établissements scolaires sont restés fermés. Chose qui commence déjà à redouter chez certains, le risque d’une année blanches dans le pays.

 

 

 

KABO : UNE PERSONNE TUÉE, DES BŒUFS EMPORTÉS PAR DES MALFRATS

 

Kabo, 30 avr. 13 (RJDH) – Un homme  a été tué, le 26 avril,  par des éleveurs peulhs appelés localement ‘’Mbarara’’ à  cinq kilomètres de la ville de Kabo (nord). Ces assaillants ont également battu une autorité communale et emporté une soixantaine de bœuf appartenant à la population.

 

D’après les faits rapportés au RJDH par un habitant de cette ville, les éleveurs peulhs ont commencé à faire de ratissage dans les villages qui se situent de cinq à neuf kilomètres de la ville. « Ils ont pris de force les bœufs qui nous servaient à faire la culture attelée », a  témoigné un habitant.

 

Un autre habitant et victime de ces actes de violence, a fait savoir que les éleveurs en provenance du Tchad qui sont de connivence avec les rebelles de la Séléka, sont venus jusqu’à un kilomètre des villages pour faire paitre leurs bœufs. Ils ont profité de l’occasion pour prendre de force le bétail de la population.

 

« Quand nous voulons nous opposer à leur forfait, nous sommes frappés par les ‘’Mbarara’’    qui ont appuyés par les hommes de la Séléka. C’est ainsi qu’ils ont battu un chef de groupe. Ce dernier se trouve actuellement à l’hôpital pour des soins. Car il a été grièvement blessé », a-t-il ajouté.

 

La ville de Kabo est l’une des localités du pays sous occupation de la Séléka, dont une partie de la population a fui les exactions pour trouver refuge du côté de Sido-Tchad.

 

 

 

BANGUI : LES PROFESSIONNELS DE MÉDIAS ONT REPRIS LES ACTIVITÉS APRÈS UNE JOURNÉE SANS PRESSE

 

Bangui, 30 avr. 13 (RJDH) – Les professionnels des médias centrafricains ont repris les activités ce mardi 30 avril, après avoir observé dans la journée du lundi une  journée sans presse. Ils protestent ainsi contre les cas des exactions perpétrées par des éléments de la coalition Séléka à l’égard de certaines stations radios privées et les sièges des journaux de la place.

 

L’objectif de cette journée sans journaux était d’attirer l’attention  des nouvelles autorités de Bangui et la communauté internationale, sur le danger qui menace la presse centrafricaine.

 

Au  cours d’une rencontre lundi 29 avril avec les responsables des organes de presse du pays, le ministre d’Etat à la sécurité publique, Nouredine Adam, a évoqué l’importance de l’équilibre dans le traitement de l’information. S’agissant des menaces proférées à l’égard des journalistes il a rendu responsables des éléments incontrôlés qu’il appelle à ses termes, les ‘’faux Séléka’’

 

Un argument qui n’a pas convaincu les  professionnels de médias.  Le président de l’Union des journalistes centrafricains, Makagbossokoto a souligné le comportement de certains leaders de la Séléka qui refusent de collaborer avec la presse.

 

« Quand un journaliste a des informations sur les exactions perpétrées par des hommes de cette rébellion et qu’il se rapproche des  responsables de cette coalition pour avoir leur version des faits, ces derniers parfois lui pointent ou le menacent. Alors, le journaliste en question est obligé de traiter l’information selon les règles du métier », a-t-il souligné.

 

Dès l’entrée de la coalition Séléka à Bangui, le siège de plusieurs journaux et radios privées ont été pillés. Des cas d’exactions et des menaces contre les journalistes ont été également signalés. Certains locaux des médias continuent d’être pillés par les hommes de la Séléka.

 

 

 

OBO: ENCORE UNE DÉFECTION DANS LE RANG DE LA LRA

 

Obo, 30 avr. 13 (RJDH) – Quatre éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony se sont rendus aux autorités locales le vendredi 26 avril, à Obo (sud-est)  dans la fin de la journée. Ils ont été remis aux forces ougandaises basées dans cette région.

 

Il s’agit d’un sous-lieutenant et de trois soldats. Ces quatre éléments, en provenance du Darfour, ont été  kidnappés par la LRA. Ils se trouvent actuellement  entre les mains de la force ougandaise et attendent pour être rapatriés dans leur pays d’origine.

 

Dans la même matinée du  vendredi 26 avril, un élément de cette rébellion ougandaise s’est rendu aux autorités communales de la ville  d’Obo avant d’être remis aux forces ougandaises.

Dépêches du réseau d'informations des journalistes centrafricains des droits de l'homme
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Centrafrique-Presse.com
30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 23:03

 

 

 

 

30 Avril 2013 - 20:56

 

Création du MADGECC - Mouvement d'Auto-Défense des Gbayas de l'Église du Christianisme Céleste - communiqué de presse n°01

 

Depuis le renversement du régime du président Bozizé par les combattants de la Seleka, de nombreuses horreurs ont eut lieu contre les populations civiles.

 

Nous les Gbayas pratiquants la religion de l'Église du Christianisme Céleste fondée par Samuel Bilehou Joseph Oshoffa, nous sommes particulièrement ciblé par les crimes des rebelles au pouvoir, car nous avons la même origine ethnique et la même foi religieuse que le président Bozizé.

 

Nous ne sommes pas pourchassé pour des raisons politiques, nous sommes pourchassé à cause de notre origine ethnique et de notre religion.

 

Nous décidons donc de créer le Mouvement d'Auto-Défense des Gbayas de l'Église du Christianisme Céleste, le MADGECC, pour protéger nos familles contre un génocide ethnique et religieux.

 

Le MADGECC (Mouvement d'Auto-Défense des Gbayas de l'Église du Christianisme Céleste) n'aura pas comme but de prendre le pouvoir à Bangui, mais a pour but de combattre les agressions et le génocide que la Séleka veut faire contre les Centrafricains, en particulier contre les Gbayas et les fidèles de l'Église du Christianisme Céleste.

 

Les armes du MADGECC serviront seulement à protéger nos familles contre les massacres fait par la Seleka.

 

Fait à Carnot (RCA) le 29 avril 2013 par Célestin Ferran, porte-parole du MADGECC

RCA : L'ethnie de Bozizé annonce la création d'un mouvement d'auto-défense contre la Séléka
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Centrafrique-Presse.com
30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 22:05

 

 

 

 

 

New York 29 avril 2013 – A l'issue d'un exposé de Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, Jeffrey Feltman, les membres du Conseil de sécurité ont exprimé lundi leur vive préoccupation quant à la situation humanitaire et sécuritaire en République centrafricaine, qui ne cesse de s'aggraver et l'affaiblissement de ses institutions.

 

Dans une déclaration à la presse à l'issue de leurs consultations, ils ont appelé les autorités compétentes à rétablir la paix et la sécurité à Bangui et à l'extérieur de la capitale en déployant des forces suffisantes, ainsi que toutes les parties à permettre un accès humanitaire sûr et sans entraves dans le pays.

 

Les dirigeants de la Séléka, qui ont pris le pouvoir le 24 mars, sont appelés à veiller à ce que les groupes armés qui dépendent de cette coalition s'abstiennent de toute action violente et se regroupent dans les meilleurs délais dans les sites de cantonnement, conformément à l'Accord de Libreville.

 

La déclaration exprime aussi de sérieuses préoccupations quant aux allégations de graves violations des droits humains, les membres du Conseil demandant l'ouverture d'une enquête rapide afin de traduire en justice tous les auteurs de ces actes.

 

Avec à l'esprit la première réunion du Groupe international de contact, prévue à Brazzaville le 3 mai, les membres du Conseil appellent à la mise en œuvre rapide de la Déclaration de N'Djamena et encouragent le Premier ministre centrafricain, qui se trouve actuellement au Cameroun, à exercer pleinement les pouvoirs exécutifs qui lui sont conférés par l'Accord de Libreville et la Déclaration de N'Djamena.

 

Ils appellent à la désignation rapide d'un gouvernement inclusif et à la tenue d'élections dans les 18 mois à venir, rappelant qu'au terme de la Déclaration de N'Djamena du 18 Avril, le chef de l'Etat, le Premier Ministre, les membres du gouvernement de transition ainsi que certains membres du Conseil national de transition ne pourront pas être candidats à ce scrutin.

 

Les membres du Conseil de sécurité ont exprimé leur préoccupation face à la récente pause des opérations pour contrer l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) en République centrafricaine. Ils ont exhorté tous les pays concernés à reprendre leurs efforts pour lutter contre la menace posée par la LRA, dès que possible.

 

Les efforts déployés pour résoudre la crise par les Nations Unies, y compris par le BINUCA, dans un environnement très difficile, sont salué par les membres du Conseil, qui expriment leur volonté d'envisager d'autres options pour stabiliser la République centrafricaine.

Le Conseil de sécurité préoccupé par l'aggravation de la situation en République centrafricaine
Le Conseil de sécurité préoccupé par l'aggravation de la situation en République centrafricaine
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Centrafrique-Presse.com
30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 20:41

 

 

 

 

 

 

http://www.afrikaweekly.com   30 AVRIL 2013 13 H 45 MIN

 

Martin Ziguele, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, nous a accordé une interview exclusive afin de porter à la connaissance de tous, son analyse de la situation qui prévaut en Centrafrique.

 

1- Monsieur Ziguele, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), un mois s’est écoulé depuis la prise du pouvoir en République Centrafricaine par la coalition SELEKA. Quelle lecture faites-vous, aujourd’hui, de la situation qui prévaut en Centrafrique ?

 

 

A notre retour de Libreville le 11 janvier dernier, j’ai cru comme beaucoup d’autres centrafricains qu’une issue politique était désormais en chantier pour permettre à notre pays de continuer sa marche dans la paix. Mais force a été de constater qu’un des acteurs majeurs, à savoir l’ancien Président BOZIZE n’avait aucune intention de jouer le jeu de la réconciliation. Il a délibérément refusé de respecter ces accords, ce qui a occasionné la reprise des hostilités qui ont tourné en sa défaveur. François BOZIZE a échoué à faire la paix, et comme il a également volontairement affaibli les FACA, il ne pouvait que finir par perdre le pouvoir.il est entièrement responsable de cette issue violente.

 

Par principe, en tant que démocrate, nous condamnons toute prise de pouvoir par la force mais compte tenu de l’autisme politique de François BOZIZE après- Libreville, nous ne pouvons que prendre acte de ce changement.

 

2- Depuis le changement de régime, il y’a persistance de viols, d’exactions et de pillages des biens privés et édifices publics. Certains imputent cela aux éléments de la Séleka et d’autres  aux partisans de l’ancien président François Bozize, partagez-vous l’un de ces points de vue ?

 

 

Nous condamnons évidemment toutes ces violences, quelqu’en soient les auteurs. Comme vous le dites, ces violences sont le fait en tout cas d’hommes armés, qui sont aussi bien des éléments incontrôlés de Séléka que des partisans armés de Bozizé. Ils doivent être arrêtés et mis à la disposition de la justice, pour que force reste à la loi

 

3- Selon vous, quelle issue à cette crise en République Centrafricaine ?

 

Il faut que les nouvelles autorités intensifient les efforts déjà entrepris pour que les forces de défense et de sécurité , dans leur ensemble, soient effectivement opérationnelles dans Bangui et à l’intérieur du pays. Il faut qu’à tous les niveaux du sommet à la base, les différents responsables de l’armée, de la gendarmerie et de la police soient rapidement nommés ou confirmés, pour battre le rappel de leurs hommes  et assurer la sécurité des personnes et des biens, et notamment des postes douaniers aux frontières, des sites sensibles comme les parcs nationaux, des unités de production et des biens publics et privés. De même, le cantonnement des éléments de la Séléka  doit être pour ne pas donner l’impression à la population que les hostilités continuent, et que nous vivons toujours dans un état de guerre.

Il faut créer un climat de sécurité et de paix, et la vie reprendra, même  lentement, mais sûrement.

 

4- Les centrafricains reprochent à sa classe politique son inaction et son immobilisme. Comprenez-vous ces frustrations ?

 

Oui je comprends ces frustrations, car dans ces moments difficiles, notre peuple déboussolé a besoin d’entendre des voix qui le rassure.  Je voudrais préciser ici que  pour ce qui me concerne et le MLPC, nous ne nous sommes jamais tus. Nous avons toujours tenu à exprimer notre compassion à notre peuple meurtri et aujourd’hui appeler à la reprise du travail pour reconstruire notre pays.

 

5- Pensez vous que votre parti, le MLPC, fasse partie de cette classe politique ayant frustrée les centrafricains de par son immobilisme et son inaction ?

 

Le 12 mars 2013 le MLPC par ma modeste voix est intervenu sur Radio  Ndeke Luka pour condamner les appels à la haine lancés par les animateurs de COCORA et de COCOA, et leur prise de position pour dénoncer les Accords de Libreville. J’avais notamment dit que ces irresponsables jouaient avec le feu en opposant les centrafricains les uns contre les autres en distribuant des armes aux jeunes, en érigeant de barrières nocturnes dans tout Bangui, etc. Le MLPC par ma voix est monté  au créneau pour dénoncer cela alors que d’autres encourageaient BOZIZE à s’entêter en organisant des marches de soutien à sa gloire. On a même vu des hommes ayant appartenu à la Médiature et des responsables de certains partis politiques s’associer aux responsables de COCORA pour créer des mouvements politiques appelant ouvertement à la haine entre centrafricains. Tous ceux-là aujourd’hui veulent se refaire une virginité politique et exigent sans vergogne d’ entrer au CNT.  Qui a toujours été actif pour défendre les principes républicains face à BOZIZE? Le MLPC et l’opposition démocratique. Soyons humbles dans la critique. Nous avons parlé hier et nous continuons à parler pour défendre les valeurs de la République et notre vivre en commun.

 

6- Comment le MLPC entend t-il participer à l’animation de la vie politique et de la refondation de l’Etat Centrafricain ?

 

Le MPLC est un parti républicain et social-démocrate. Nous avons toujours lutté , depuis Bokassa dont certains se sont accommodés sans état d’âme, pour la République. Nous allons continuer notre combat comme parti politique respectueux de la loi et de l’ordre, pour le respect en tout temps et en tout lieu des valeurs de la République: égalité des citoyens devant leurs devoirs et dans leurs droits, respect des libertés individuelles et collectives, et bonne gouvernance pour un développement inclusif de notre pays.

 

7- Comment avez-vous accueilli les décisions ayant abouti à la mise en place du CNT et à l’élection de Djotodia ainsi que les dernières recommandations des chefs d’états de la CEEAC ?

 

 

Je voudrais une fois de plus remercier les Chefs d’Etat de la CEEAC qui  se sont mobilisés dans l’urgence et à plusieurs reprises au chevet de notre pays. Ils ont une connaissance intime de notre pays et de notre histoire tumultueuse, et en conséquence, ils ont pris de sages décisions qui prennent à la fois compte de la légalité et de la réalité, avec l’appui de la communauté internationale que nous saluons ici. A nous centrafricains de ne pas  décevoir toute cette mobilisation autour de notre pays.

 

8- La transition est censée se conclure dans dix-huit mois par des élections présidentielles et législatives. En 2011, vous avez représenté le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain aux présidentielles, serez-vous encore à nouveau candidat ?

 

La décision de choisir un candidat est une prérogative exclusive et statutaire du Congrès du MLPC. Puisque je suis un militant discipliné, je ne peux préjuger de la décision à venir du Congrès du Parti.

 

9- Absent du Gouvernement et du CNT, quel sera votre rôle durant cette transition ?

 

Je suis citoyen centrafricain, militant du MLPC et présentement Président du Parti. Parallèlement à cela, je suis un modeste consultant international dans le domaine des assurances et de la finance. Comme a dit le Christ, à chaque jour suffit sa peine, et croyez-moi, mes journées sont bien remplies.

 

10- Pour conclure, quels conseils pourriez-vous donner aux nouvelles autorités afin de mener à bien la mission qui leur incombe durant cette transition ?

 

Le conseil que je donne très modestement aux nouvelles autorités de notre pays est d’être constamment à l’écoute du peule centrafricain, Comme le disait Feu Omar BONGO ONDIMBA, le visage des centrafricains doit être le miroir du Président DJOTODIA. Si les centrafricains sourient, il doit s’en réjouir mais si les centrafricains ont des inquiétudes, il doit les faire siennes et leur donner des réponses. Le Président DJOTODIA doit garder le cap qu’il a pris restant modeste, en étant accessible à tous, et prennent de son temps pour être  à l’écoute de tous. Les centrafricains sont tellement traumatisés par la gouvernance violente, prédatrice et  familiale de Bozizé qu’en réalité ils demandent aux nouvelles autorités de « ne pas faire comme Bozizé. Ils veulent que les nouvelles autorités leur donnent des raisons d’oublier BOZIZE et de  pouvoir mieux vivre leur vie de tous les jours dans la paix et le respect de leurs libertés.

 

 

Centrafrique : « le visage des Centrafricains doit être le miroir du Président DJOTODIA » dixit Martin Ziguélé
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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 20:40

 

 

 

 

BBC Afrique  30 avril, 2013 - 12:57 GMT

 

Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) demande aux gouvernements du monde entier de suspendre les retours forcés des nationaux ou des résidents habituels de Centrafrique vers ce pays, étant donnée la situation instable et incertaine.

 

Selon l'agence onusienne, la violence, de graves violations des droits de l'homme et une détérioration grave de la situation humanitaire ont prévalu en République centrafricaine depuis que la coalition rebelle de la Séléka a pris la capitale, Bangui, le 24 mars.

 

“Nous lançons cet appel car ceux qui prennent les décisions d’asile ne sont pas forcément au courant”, explique Fatoumata Lejeune-Kaba, porte-parole du HCR.

 

“Admettons que quelqu’un à Paris ou Londres ait demandé l’asile il y a 3 ans, la procédure a suivi son cours, se demande est déboutée; la procédure voudrait qu’on le rapatrie. Nous voulons éviter cela. Il n’y a aucune sécurité”, ajoute la porte-parole du HCR.

 

Le HCR s'inquiète des meurtres, viols, pillages, arrestations arbitraires, tortures et recrutements d’enfants en Centrafrique.

 

Suite à la violence des derniers mois dans le pays, l’ONU estime à 173 000 le nombre de déplacés internes, et à près de 50.000 le nombre de réfugiés qui ont fui, essentiellement vers la RDC (37.000), le Tchad (5.000) et le Cameroun (2.000).

 

Le HCR considère qu’il est probable que les personnes fuyant la République centrafricaine ou que celles qui se trouvaient déjà dans un pays d’asile avant les récents évènements aient besoin de la protection internationale des réfugiés, conformément à la Convention de 1969 de l’OUA.

 

En outre, de nombreuses personnes qui ont fui la République centrafricaine remplissent très probablement les conditions pour être reconnues comme réfugiées en application de la Convention de 1951.

 

Selon le HCR, l’interdiction des renvois forcés doit être être maintenue jusqu’à ce que la situation relative à la sécurité et aux droits humains dans les zones affectées se soit suffisamment améliorée pour permettre un retour dans des conditions de sécurité et de dignité.

Centrafrique : le HCR avertit
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