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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 00:46

 

 

 

APA-Ouagadougou (Burkina Faso) 2015-09-19 22:45:59  A l'issue d'intenses négociations avec les différentes parties prenantes de la crise au Burkina Faso, un accord a été trouvé pour un retour immédiat à la transition démocratique, a révélé samedi à Ouagadougou le chef de l’Etat béninois Thomas Yayo Boni.


Le président en exercice de la conférence des chefs d'Etat, Macky Sall va rester pour la finalisation des décisions qui découlent des bonnes dispositions d'esprit”, a t- il déclaré à la presse. 


Sur insistance de la presse, Boni a ajouté : “demain, tous les acteurs de la vie politique du Burkina Faso avec à leur tête bien entendu le Général Gilbert Diendéré, le président Kafando vont se réunir en présence du Groupe International de Soutien et d'Accompagnement à la Transition au Burkina Faso (GISAT-BF), le président de la Commission de la CEDEAO, le représentant du secrétaire général des Nations unies et d'autres pour annoncer la bonne nouvelle”. 


Médiateur de la CEDEAO dans la crise burkinabé, le chef de l'Etat béninois a assuré que ‘'le Burkina est une grande puissance et que les forces politiques, tout le monde sont dans de bonnes dispositions d'esprit pour que la paix, la concorde et la fraternité reviennent”. 


Les discussions entre les présidents Macky Sall et Yayi Boni et la classe politique, notamment l'opposition au pouvoir de Blaise Compaoré, suite au coup d'Etat qui a déposé le chef de l'Etat de la transition Michel Kafando, ont semblé porter leurs fruits

Des sources proches de la médiation révèlent que la médiation de la CEDEAO a abouti au retour au pouvoir du président de la transition Michel Kafando, et les putschistes ont obtenu une garantie de sécurité


Les élections initialement prévues le 11 octobre pourraient se tenir à la même date ou au besoin être repoussées dans un délai n'excédant pas un mois le temps de mieux travailleur sur sa bonne réussite.


 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834231#sthash.dDtn8VJd.dpuf

 

 

 

Burkina : Le chef d'Etat major des armées condamne les violences sur les populations

 

APA-Ouagadougou (Burkina) 2015-09-19 16:50:07 Le chef d’Etat-major des armées du Burkina, le général de brigade Pingrenoma Zagre, a « condamné fermement » samedi, dans un communiqué, « tous les actes de violence à l’encontre des populations » invitant tous les militaires à « garder à l’esprit qu’ils doivent exécuter leur mission avec professionnalisme ».


« En ma qualité de Chef d'Etat-major des Armées, je demande aux populations de garder leur confiance aux Forces Armées Nationales qui sont engagées depuis les premières heures de cette crise avec les acteurs nationaux et internationaux, dans la recherche d'une solution qui assurera à notre nation, la paix et la sécurité », lit-on dans le communiqué.


Dans le même message il a souligné la particularité de la situation de crise qui a entrainé des pertes en vies humaines et présenté les condoléances des forces armées aux familles des victimes rappelant que « les Forces Armées Nationales réaffirment leur attachement aux valeurs républicaines, fondement de la fraternité et de la cohésion nationale. 


Le général Gilbert Diendéré, patron du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) a pris le pouvoir jeudi après une irruption de ses hommes à la présidence du Faso en plein conseil des ministres prenant en otage le président de la transition Michel Kafando et son premier ministre Isaac Yacouba Zida.


Michel Kafando a été libéré mais n'est pas libre de ses mouvements selon ses proches tandis que le lieutenant-colonel Zida est en résidence surveillée.

Une mission de médiation de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), sous la houlette des présidents sénégalais et béninois Macky Sall et Yayi Boni, séjourne depuis vendredi dans la capitale burkinabè pour trouver une issue à la crise.


La communauté internationale, notamment l'Union Africaine, les Nations Unies et l'Européenne, ont unanimement condamné le coup d'Etat et réclamé le rétablissement des autorités de la transition dans leurs fonctions.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834214#sthash.8gYOfodT.dpuf

Burkina : Accord pour un retour immédiat à la transition démocratique (Médiation)
Burkina : Accord pour un retour immédiat à la transition démocratique (Médiation)
Burkina : Accord pour un retour immédiat à la transition démocratique (Médiation)
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20 septembre 2015 7 20 /09 /septembre /2015 00:24
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Les activités reprennent à Bambari sur fond de peur

 

http://rjdh.org/  PAR JUDICAEL YONGO LE 19 SEPTEMBRE 2015

 

Les activités reprennent timidement dans la ville de Bambari depuis quelques jours après l’affrontement qui a opposé des groupes armés non conventionnels. Une information confirmée au RJDH par une source communale qui déplore par ailleurs le non respect de principe de « zone sans arme ».

 

« Les services administratifs ont ouvert leurs portes ainsi que les activités commerciales. La circulation est encore timide et par peur certains fonctionnaires quittent tôt  les lieux de travail », a décrit un instituteur.

 

Malgré cette peur, l’on signale que   les services de l’hôpital de Bambari sont opérationnels. Certains commerçants qui ont ouvert leurs portes, a  confirmé une source de la mairie de la ville de Bambari.

 

Abbé Félicien Akra de la paroisse Saint Joseph de Bambari a expliqué que depuis quelques jours, les portes de services administratifs sont ouvertes, «les bureaux sont ouverts en dépit de la lenteur du déploiement des services de l’Etat dans la ville, quelques services au niveau de la sous-préfecture de la ville, de la mairie et bien d’autres services administratifs sont opérationnels » a-t-il dit.

 

« Les éléments de l’UPC de Ali Darras circulent avec des armes. « Le principe de zone sans arme n’est pas respecter », a fait observer une source administrative.

 

Le dimanche 6 septembre, lors d’une visite à Bambari, le Secrétaire général adjoint aux  opérations de maintien de la paix des Nations Unies a décrété « la zone sans arme » à Bambari.  Mais depuis, cette zone est difficilement respectée par les groupes armés présents dans cette ville.

 

 

Les recommandations du forum de Bangui restituées à la population de la Nana-Gribizi

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 19 SEPTEMBRE 2015

 

La restitution des activités  et la conclusion du Forum de Bangui  a fait l’objet d’un atelier de réflexion, le mercredi  16 Septembre à Kaga-Bandoro. Ces travaux sont inscrits dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations  du forum de Bangui tenu au mois de mai dernier.

 

Africain Kazangba, l’un des facilitateurs a fait savoir que  cette restitution  s’articule autour de   quatre thématiques entre autres la bonne gouvernance, le développement économique et sociale,  la justice et la réconciliation et enfin la paix et sécurité . Selon lui,  il revient aux participants de mieux réfléchir pour  formuler des recommandations  objectives à l’endroit du gouvernement pour qu’il ait de  solution durable.

 

Au cours de cet atelier, des travaux en  commission ont été organisés et plusieurs recommandations ont été  formulées.

 

Parmi les recommandations, les représentants de la Nana-Gribizi ont demandé, la restauration immédiate de l’autorité de l’Etat, le départ immédiat du contingent  pakistanais   basé à Kaga-Bandoro, la mise en place du DDRR, la revalorisation de la  culture cotonnière, la création des emplois pour des jeunes.

 

L’ouverture officielle de cet atelier a vu  la participation des autorités administratives locales. L’activité est mise en œuvre par l’Ong ECHELLE et le Conseil Inter  ONG en Centrafrique(CIONCA) sous financement de la MINUSCA

 

 

Des enseignants finlandais bientôt en Centrafrique pour appuyer le système

 

http://rjdh.org/  PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 19 SEPTEMBRE 2015

 

Le ministre de l’éducation,  Eloi Anguimaté,  a annoncé l’arrivée des enseignants finlandais pour renforcer le système éducatif qui a été longtemps « revu en baisse ». Une convention a été signée entre les deux Etats.

 

Selon le membre du gouvernement,  l’Etat centrafricain a beaucoup de chose à faire dans le domaine de l’éducation. Le défi à relever est très grand, car le pays manque des bâtiments appropriés pour accueillir les enfants.

 

La Finlande est un pays leader dans le domaine de l’éducation, car elle est la meilleure école au monde. « Une raison qui m’a poussé à aller vers ce pays pour bénéficier de leur appui », a justifié Eloi Anguimaté.

 

Il précise par ailleurs qu’une convention a été signée entre les deux pays.  « la Finlande va nous envoyer des enseignants sans frontières pour appuyer les enseignants centrafricains afin de relever le système éducatif pour que l’année prochaine nous aurons une année sereine pour tout le monde » a-t-il proposé

 

Pour le ministre Eloi Anguimaté, l’Etat Centrafricain va non seulement bénéficier du soutien de la Finlande mais aussi de la Turquie, « La Turquie va soutenir le système éducatif à travers la construction des bâtiments pour accueillir les enfants ».

 

Un comité à été mis en place regroupant le ministère de l’Education, les partenaires techniques et financiers de l’éducation, le syndicat et les parents d’élève afin de travailler pour sauver l’année prochaine.

 

Le slogan, de la rentrée scolaire 2015-2016 est « le retour véritable à l’école de tous les enfants centrafricains ».

 

 

Les enseignants du supérieur en instance d’intégration menacent de suspendre les activités

 

http://rjdh.org/  PAR BABIKIR OUSMANE LE 19 SEPTEMBRE 2015

 

Les  enseignants de l’Université de Bangui, en  instance d’intégration,  ont lancé ce jeudi un préavis de  grève de trois jours. Ils réclament  le paiement des arriérés de vacation  de 2012-2013 et  leur intégration dans la  fonction publique

 

«Nos revendications portent  sur le payement des frais de vacation 2012-2013, le reliquat de 2011 et l’intégration des professeurs qui ont enseigné pendant cinq ans. Mais comme on ne peut pas revendiquer les deux à la fois, nous avons préféré revendiquer les frais de vacations, parce que c’est avec ces frais que nous prenons en charge notre petite famille », a expliqué Raymond Wilibiro, enseignant à l’université de Bangui, membre du Syndicat National des Enseignants du Supérieur (SYNAES).

 

Il a par ailleurs signifié que tous les enseignants ne seront pas en grève. Il y a trois  catégories des enseignants à l’Université. » Il y a les enseignants permanents qui enseignent présentement et nous qui attendons l’intégration, qui demandons à ce  que l’Etat nous paye les frais de vacation », a-t-il spécifié.

 

Raymond Wilibiro reconnait que la cessation des activités a des répercussions négatives sur les activités sur le campus universitaire, mais c’est la seule voie de revendication. « Nous sommes conscients, car la grève va perturber la bonne marche des activités à l’Université de Bangui,  mais un adage africain dit : ventre affamé n’a point d’oreille. Donc, pour répondre à nos préoccupations, il faut que les enseignants paralysent l’Université ».

 

La reprise des activités sera conditionnée à une  satisfaction. Ce mouvement va concerner une vingtaine d’enseignants de l’Université, tous en instance d’intégration

 

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 23:53

 

 

 

Le MLPC condamne avec force le coup d'état au Burkina Faso et réaffirme son soutien à la transition démocratique
Le MLPC condamne avec force le coup d'état au Burkina Faso et réaffirme son soutien à la transition démocratique
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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 23:49
ANE - Recensement électoral à Casablanca (MAROC) ce dimanche

 

 

COMMUNIQUE N°003

 

L’Autorité d’Ambassade des Elections du Maroc informe la communauté centrafricaine du Maroc que mission de recouvrement pour les enregistrements sur la liste électorale se rend sur Casablanca, ce dimanche, 20 Septembre 2015.

 

Lieu de rencontre : Maison de la jeunesse étudiante, proche du marché des fleurs  (Casablanca – Maroc).

 

Heure : 18h-18h

 

Le présent communiqué tient lieu de faire part.

 

                                                              Fait à Rabat, le 19 Septembre 2015

 

                                                                          Le Rapporteur Général

 

                                                                              Patrice NGAFONEÏ

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 15:51

 

 

 

http://www.afrik.com/  SAMEDI 19 SEPTEMBRE 2015 / PAR ADRIEN SEYES

 

Transition en Centrafrique : les événements de Ouagadougou donnent à réfléchir à Bangui... Enlisées dans une longue transition les deux capitales ne courent-elles pas les mêmes risques ? Il est temps de se souvenir qu’une transition est par définition temporaire...

 

Alors que ces dernières semaines à Bangui, certaines personnalités politiques évoquaient l’hypothèse d’un glissement du calendrier électoral, voire d’une éventuelle troisième transition, les événements en cours au Burkina Faso semblent ramener les acteurs politiques centrafricains à plus de raison.

 

« Cette transition traîne en longueur. Ça n’est pas bonne chose. La situation sécuritaire s’améliore mais l’économie est toujours à l’arrêt  », déplore Etienne, chauffeur de taxi à Bangui. Un point de vue qui reflète un sentiment assez largement répandu dans la capitale centrafricaine, lasse d’une transition qui semble s’éterniser. « Il nous faut élire nos dirigeants pour redresser le pays. Allons donc aux élections. À quoi cela sert-il de repousser encore l’échéance ? », se demande Antoine, son passager, visiblement excédé.

 

Certes, les propos de certains dirigeants centrafricains se veulent rassurants à ce sujet. Selon Clément Anicet Guiyama-Massogo, ministre conseiller à la Présidence centrafricaine, « ce qui importe pour la cheffe de l’État, c’est de tenir les élections avant la fin de l’année pour doter le pays de nouvelles autorités démocratiquement élues  ». Une position partagée par plusieurs membres du Gouvernement, à l’instar de Sébastien Wénézoui, le ministre de l’Environnement, et soutenue par le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous. « Nous sommes clairement dans la dernière ligne droite. Ces élections doivent se tenir à bonne date, avant la fin de l’année », a-t-il rappelé avec fermeté, le 8 septembre dernier.

 

Cependant, à Bangui, tous ne l’entendent pas de cette oreille. Ces dernières semaines, certaines personnalités politiques, à l’instar d’Alexandre Ferdinand Nguendet, le Président du Conseil national de Transition (CNT), ont tenté de justifier un nouveau report de la période transitoire, ouverte le 24 mars 2013. La Présidente de la Transition elle-même est accusée, à tort ou à raison, de fournir peu d’efforts pour respecter le calendrier.

 

Mais la donne est en passe de changer. Les événements en cours à Ouagadougou semblent peu à peu ramener à plus de raison les acteurs politiques centrafricains. « Au Burkina, la période de Transition a été trop longue. Si sa durée avait été plus courte, le coup d’État aurait été évité. En outre, cette durée excessive a amené les Autorités de la Transition à outrepasser leur mandat. Elles se sont emparées de dossiers qui auraient dû être normalement gérés par une autorité politique légitimée par les urnes », décrypte un ministre d’un pays voisin. Or, conclut-il, « ces deux ingrédients sont présents en germe dans le cas de la Centrafrique. »

 

Du coup, la communauté internationale (africaine y compris) accroit la pression sur Bangui. Exit une troisième transition. Exit également un glissement important du calendrier électoral. Ces hypothèses, un temps évoquées, ne sont plus à l’ordre du jour. «  Deux scénarios se dessinent aujourd’hui  », indique une source diplomatique. «  Dans le premier cas, le 1er tour de l’élection présidentielle se déroulerait mi-novembre et le 2nd courant décembre. Dans le second cas, le 1er tour de l’élection aurait lieu durant les quinze premiers jours décembre, le second tour mi-janvier au plus tard. » Dans tous les cas de figure, le referendum constitutionnel se tiendrait, lui, entre la fin octobre et la mi-novembre.

 

Ainsi, peu ou prou, le calendrier révisé en mai dernier serait « bon an mal an respecté, à quelques jours près », précise la même source. Un élément accrédite cette thèse. Catherine Samba Panza, la Présidente de la Transition, aurait, il y a quelques jours, « demandé » à l’Agence Nationale des Élections (ANE) de procéder à la révision du calendrier électoral en tenant compte – point important – de la date de la fin de la Transition, prévue à la fin du mois de décembre 2015. Le nouveau chronogramme devrait être rendu public dans une dizaine de jours.

 

La situation sécuritaire allant en s’améliorant dans une large partie du pays, le recensement du corps électoral se poursuit au pas de charge. À date, plus d’1,4 million de Centrafricains auraient été recensés. À ce rythme, le chiffre définitif pourrait ne pas être si éloigné de celui de 2011, date de la dernière élection présidentielle. 1,9 million d’électeurs avaient alors été enrôlés sur les listes électorales.

 

Lu pour vous : Centrafrique, Transition : Ouagadougou fait réfléchir Bangui...
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 20:40

 

 


Addis Abeba - AFP / 18 septembre 2015 20h03 - L'Union africaine a annoncé vendredi la suspension du Burkina Faso, ainsi que des sanctions à l'encontre des instigateurs du coup d'Etat militaire qui a donné un coup d'arrêt aux élections prévues en octobre dans ce pays d'Afrique de l'Ouest.


A l'issue d'une réunion de son Conseil de paix et de sécurité (CPS), l'Union africaine (UA) a décidé de suspendre le Burkina Faso de toutes les activités de l'UA avec effet immédiat, a déclaré à la presse le représentant ougandais Mull Katende, qui assure la présidence tournante du Conseil, au terme d'une réunion d'urgence de plusieurs heures au siège de l'organisation à Addis Abeba.


Le CPS a également voté l'adoption de sanctions à l'encontre de tous les membres du soi-disant Conseil national pour la démocratie qui a mené le putsch, tous frappés d'une interdiction de voyager et d'un gel des avoirs dans tous les États membres de l'organisation panafricaine.


Le diplomate ougandais a qualifié d'acte terroriste qui doit être traité comme tel la séquestration du président de transition Michel Kafando et d'autres membres du gouvernement par les militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'ancienne garde prétorienne du président déchu Blaise Compaoré.


Toutes les mesures prises par ceux qui ont pris le pouvoir par la force au Burkina Faso sont nulles et non avenues. L'UA ne reconnaît aucun processus en dehors de la transition, a ajouté le diplomate au nom du Conseil de paix et de sécurité.


Le Conseil demande en outre à la commission de compiler une liste des membres de la junte et décide de qualifier tous les officiers du RSP d'éléments terroristes. 

Selon la charte de l'UA, tout État membre où se produit un changement inconstitutionnel de pouvoir, doit être suspendu de l'organisation jusqu'au retour de l'ordre constitutionnel.


La présidente de la Commission Nkosazana Dlamini-Zuma avait déjà qualifié jeudi la séquestration par les militaires du président et du Premier ministre d'acte terroriste et avait rejeté comme nulle et sans effet la destitution de Michel Kafando. 



(©)

 

 

 

Communiqué de la 544ème réunion du CPS sur la situation au Burkina Faso

 

Friday 18 September 2015

 

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA), en sa 544ème réunion tenue le 18 septembre 2015, a adopté la décision qui suit sur la situation au Burkina Faso:

 

Le Conseil,


1.    Prend note de la communication faite par la Commission sur la situation au Burkina Faso ;


2.    Rappelle les communiqués PSC/PR/COMM.(CDLXV) et PSC/PR/COMM.(CDLXVIII) sur la situation au Burkina Faso adoptés lors de ses 465ème et 468ème réunions tenues respectivement les 3 et 18 novembre 2014, marquant notamment l’appui de l’UA au processus de transition lancé en novembre 2014, à la suite de l’adoption de la Charte de la Transition et de la mise en place d’institutions de transition, les 16 et 17 novembre 2014, respectivement ;


3.    Exprime son appréciation à la Présidente de la Commission pour les mesures prises en vue d’accompagner le processus de transition, y compris la mise en place du Groupe international de soutien et d’accompagnement de la Transition au Burkina Faso (GISAT-BF), conjointement avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les Nations unies. Le Conseil félicite le GISAT-BF pour ses efforts, et exprime son appréciation à la CEDEAO et aux dirigeants de la région, ainsi qu’aux Nations unies et aux autres membres de la communauté internationale, pour leur soutien à la Transition. Le Conseil note que, grâce à l’engagement des acteurs burkinabè et au soutien de la communauté internationale, la Transition au Burkina Faso, malgré les défis rencontrés, a enregistré des avancées remarquables, permettant ainsi de créer les conditions de la tenue des élections présidentielle et législatives, le 11 octobre 2015, et des élections municipales, en janvier 2016;


4.    Rappelle les dispositions pertinentes de l’Acte constitutif de l’UA, ainsi que celles de la Charte africaine de la Démocratie, des Élections et de la Gouvernance, sur le rejet absolu par l’UA des changements anticonstitutionnels de Gouvernement;

5.    Exprime sa profonde préoccupation face à la situation au Burkina Faso, marquée par l’enlèvement et la séquestration, depuis le 16 septembre 2015, du Président de la Transition M. Michel Kafando, du Premier ministre de Transition, M. Yacouba Isaac Zida, et de certains membres du Gouvernement, ainsi que par le coup d’état militaire intervenu le 17 septembre 2015. Le Conseil rejette avec force les actions persistantes d’éléments appartenant au Régiment de sécurité présidentielle (RSP) visant à compromettre la Transition, qui font peser une grave menace sur la paix, la sécurité et la stabilité au Burkina Faso, dans la région et sur le continent dans son ensemble ;


6.    Fait siens le communiqué conjoint publié par l’UA, la CEDEAO et les Nations unies le 16 septembre 2015, condamnant fermement l’enlèvement et le coup d’état perpétrés par des éléments du RSP et demandant la libération immédiate et inconditionnelle des otages, ainsi que le communiqué de presse publié par la Présidente de la Commission le 17 septembre 2015, réitérant la demande de libération des autorités de la Transition, condamnant la prise du pouvoir par des militaires et appelant à des efforts internationaux concertés pour faire échec au coup d’état. Le Conseil se félicite également des déclarations faites par le Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que par l’Union européenne (UE) et des partenaires bilatéraux de l’UA, condamnant le coup d’état et demandant le retour au statu quo ante ;

7.    Condamne fermement l’enlèvement et la séquestration du Président de la Transition, M. Michel Kafando, du Premier ministre de Transition, M. Yacouba Isaac Zida, et de certains membres du Gouvernement, et souligne que ces actions constituent un acte terroriste qui doit être traité comme tel par l’ensemble de la communauté internationale. Le Conseil condamne en outre fermement l’annonce par des militaires de la « dissolution » des institutions de la Transition et la prise du pouvoir par l’armée. Le Conseil rejette totalement cette annonce, et souligne que celle-ci et tous les actes posés par les éléments putschistes qui se sont emparés par la force du pouvoir au Burkina Faso sont nuls et de nul effet. Le Conseil souligne que l’UA ne reconnaîtra ni ne soutiendra aucun processus conduit en dehors de la Transition lancée au Burkina Faso en novembre 2014, et exige en conséquence le retour au statu quo ante ;


8.    Condamne fermement la répression exercée par des éléments du RSP contre la population, faisant plusieurs morts et blessés, et exige la cessation immédiate de ces actes. Le Conseil exprime son entière solidarité avec le peuple burkinabè en ces circonstances difficiles, présente ses condoléances aux familles des victimes de cette répression et souhaite prompt rétablissement aux blessés ;


9.    Souligne  que les auteurs de l’enlèvement et de la séquestration des autorités de la Transition et de leur renversement, ainsi que les éléments impliqués dans la répression des manifestants, seront tenus responsables de leurs actes et devront en rendre compte devant les juridictions nationales et internationales compétentes ;


10.    Exige la libération immédiate et sans condition du Président de la Transition, M. Michel Kafando, du Premier ministre, M. Yacouba Isaac Zida, et d’autres membres du Gouvernement ;


11.    Décide de suspendre, avec effet immédiat, la participation du Burkina Faso à toutes les activités de l’UA, conformément aux dispositions pertinentes de l’Acte constitutif de l’UA et de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance ;


12.    Décide en outre que les mesures ci-après à l’encontre des auteurs du coup d’état entreront automatiquement en vigueur, si le retour au statu quo ante n’est pas effectif dans un délai de 96 heures, à compter de l’adoption du présent communiqué:

(i)    interdiction de voyage et gel des avoirs de tous les membres du soi-disant « Comité national pour la démocratie » mis en place par les auteurs du coup d’état et de toute personnalité qui participerait au « Gouvernement » qu’ils pourraient créer. Le Conseil prie à la Commission de circuler la liste à tous les États membres et aux partenaires internationaux dès l’expiration du délai fixé plus haut, et de la mettre régulièrement à jour en vue d’y inclure les soutiens civils de la junte militaire;

(ii)    qualification des officiers supérieurs du RSP impliqués dans l’enlèvement et la séquestration du Président de la Transition, du Premier Ministre et de certains membres du Gouvernement comme éléments terroristes, dans le cadre de la Convention de l’OUA de 1999 sur la prévention et la lutte contre le terrorisme et de son Protocole de 2004. À cet effet, le Conseil prie la Commission de compiler immédiatement une liste, qui doit inclure des membres de la junte, et de la circuler à tous les États membres, ainsi qu’aux partenaires internationaux, dès l’expiration du délai fixé plus haut;


(iii)    initiation des démarches nécessaires auprès des institutions africaines et internationales compétentes, en vue du jugement des auteurs du changement anticonstitutionnel, conformément aux dispositions pertinentes de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance;


(iv)    lancement de consultations avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en vue de priver les autorités de fait de tout accès aux ressources de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), ainsi que cela a été le cas dans la gestion de crises similaires dans la région; et


(v)    demande à tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux de suspendre tous les programmes de coopération militaire et sécuritaire avec le Burkina Faso, ainsi que les programmes de coopération économique, étant entendu que tout devra être mis en œuvre pour minimiser l’impact sur la population civile;


13.    Exprime sa détermination à examiner des mesures additionnelles de nature à accélérer la réalisation des objectifs fixés plus haut;


14.    Exprime également son soutien aux efforts actuellement entrepris par la CEDEAO, à travers son Président en exercice, le Président Macky Sall du Sénégal, en vue de permettre le retour rapide au statu quo ante, et ce dans le cadre de l’Architecture africaine de paix et de sécurité;


15.    Demande à la Présidente de la Commission de mettre en place un Groupe d’experts pour aider le Conseil et la Commission à assurer le suivi de la mise en œuvre des mesures envisagées plus haut et à mobiliser le soutien international nécessaire pour assurer le fonctionnement effectif du Groupe, ainsi que de convoquer le plus rapidement possible, en consultation avec la CEDEAO et les Nations unies, une réunion du GISAT-BF pour faciliter une coordination internationale étroite et la mise en œuvre des mesures contenues au paragraphe 12 ci-dessus ;


16.    Souligne que les interférences répétées du RSP dans le processus de transition mettent en relief la nécessité d’une réforme en profondeur du secteur de la défense et de la sécurité au Burkina Faso, suivant des modalités à convenir avec tous les acteurs concernés. A cet égard, le Conseil prie la Commission, sur la base du Document-cadre de l’UA sur la réforme du secteur de la sécurité, d’identifier les modalités d’une contribution de l’UA à ce processus;


17.    Demande à tous les États membres de mettre scrupuleusement en œuvre les mesures énumérées plus haut, ayant à l’esprit les obligations qui sont les leurs aux termes de l’article 7 (paragraphes 3 et 4) du Protocole relatif à la création du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, qui stipule que les Etats membres reconnaissent qu’en s’acquittant de ses devoirs aux termes du Protocole, le Conseil agit en leur nom, et que les Etats membres conviennent d’accepter et d’appliquer les décisions du Conseil conformément à l’Acte constitutif de l’UA;

 

18.    Demande à tous les partenaires internationaux, y compris l’UE et ses États membres, le Conseil de sécurité des Nations unies et d’autres partenaires internationaux, de soutenir pleinement le présent communiqué et la mise en œuvre des mesures énumérées au paragraphe 12 ci-dessus;


19.    Prie la Présidente de la Commission de prendre toutes les mesures nécessaires pour la mise en œuvre du communiqué et de le transmettre au Conseil de sécurité des Nations unies et aux autres partenaires internationaux concernés, pour leur information et leur action en tant que de besoin;

  
20.    Décide de rester activement saisi de la question.

 

http://www.peaceau.org/fr/article/communique-de-la-544eme-reunion-du-cps-sur-la-situation-au-burkina-faso#sthash.GQazYmo9.WeXQqvU4.dpufhttp://s.romandie.com/news/nbread.php?news=631370 

Après le coup d'Etat, l'UA suspend le Burkina et sanctionne les putschistes
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 20:29

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 18 septembre 2015 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a célébré, ce 18 novembre, le premier anniversaire du transfert de responsabilité de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) vers la Mission onusienne de maintien de la paix, le 15 septembre 2014. En une année, de multiples défis ont été relevés même si beaucoup reste à faire a reconnu le Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, en présence du Premier ministre, Mahamat Kamoun, d’invités de haut rang qui ont massivement pris part à la cérémonie, ainsi que du personnel de l’organisation.

 

Au plan opérationnel, l’effectif de 10 000 militaires et 1 800 policiers initialement prévus par la Résolution 2149 du Conseil de Sécurité des Nations Unies est désormais atteint. La Mission s’est félicitée de ce que 9 266 militaires et 1558 policiers ont déjà rejoints les rangs de la MINUSCA, «déterminés à remplir leur mission de pacification et de restauration de l’autorité de l’Etat centrafricain». Grâce à leurs efforts inlassables, ils ont contribué au retour à la normalité en RCA où les activités économiques et sociales reprennent peu à peu le rythme qu’elles avaient connu avant la crise à la faveur d’une sécurité indéniablement accrue a reconnu le Premier Ministre Kamoun. Dans les zones du pays où les ravages de la crise ont été les plus importants, la MINUSCA a mis un point d’honneur à protéger les civils, favoriser le retour des services déconcentrés de l’Etat et continue d’appuyer le processus politique en vue d’une sortie de crise définitive. Ce travail est aussi à la gloire des soldats tombés pour la paix en RCA.

 

Tout en rendant hommage au «travail des hommes et des femmes des contingents militaires et de police de la MINUSCA», M. Onanga-Anyanga n’a pas manqué de rappeler que «la Tolérance Zéro contre les abus en tout genre, est une exigence primordiale et toute faute sera sanctionnée avec la plus grande fermeté». La protection des civils étant au cœur du mandat de la MINUSCA, «aucun écart de comportement et manquement dans l’assistance aux populations civiles » ne saurait être toléré.

 

La célébration de ce premier anniversaire arrive au moment où la République centrafricaine se prépare à aller vers une étape charnière de son histoire. En effet, le pays se prépare «à organiser des élections capitales pour son avenir. Le retour à l’ordre constitutionnel sera le gage du rétablissement de la paix et de la stabilité du pays ». A ce titre, le Chef de la MINUSCA a appelé les Centrafricaines et les Centrafricains à «assumer leur responsabilité historique de doter leur pays d’institutions plus démocratiques et stables ».

 

Ces acquis auraient certainement été encore plus difficiles à atteindre sans la mobilisation immédiate des pays de la région auprès de la Centrafrique. «Leurs troupes ont servi d’ossature aux forces de maintien de la paix, d’abord régionales, puis continentales et enfin onusiennes à partir du 15 septembre 2014 ». Aussi, le Chef de la MINUSCA a-t-il également salué «les contingents des autres pays qui ont rejoint la MINUSCA marquant ainsi la force de la solidarité internationale et le caractère indivisible de la paix et de la sécurité mondiale », sans omettre la contribution de la Force française (SANGARIS) et d’EUMAM. Un hommage a aussi été rendu aux autorités de la Transition pour le soutien démontré envers les opérations de la MINUSCA.

LA MINUSCA CELEBRE SA PREMIERE ANNEE D’ACTION OPERATIONNELLE
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 17:50
Nouvelles nationales surRJDH
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Plus de 8450 électeurs inscrits à Boguila après cinq jours du lancement des opérations

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 18 SEPTEMBRE 2015

 

La population de la sous-préfecture de Boguila s’est  s’inscrite « massivement » sur la liste électorale. Plus de 8450personnes se sont enregistrées après cinq jours du lancement des opérations dans cette localité. Le sous-préfet de Boguila, Gilles Xavier Nguémbassa, parle d’une forte motivation.

 

 « Nous avons débuté le recensement électoral le 09 septembre 2015. Après cinq jours, nous avons dénombré plus de 8450 inscrits. Et le rythme va en hausse, car la population est très motivée à se faire inscrire pour pouvoir prétendre voter dans les prochains mois », a indiqué Gilles Xavier Nguémbassa.

 

L’autorité administrative locale, a déploré les difficultés financières et logistiques rencontrées par les agents recenseurs lors des travaux de recensement. « Les agents recenseurs partagent les problèmes des autres au point que depuis les neuf jours des opérations, leurs indemnités n’ont pas été versées. Même les frais de formation n’étaient pas versés avant le lancement du recensement », explique-t-elle tout en appréciant la volonté manifeste de ces derniers.

 

Sans indiquer le nom des groupes armés, Gilles Xavier Nguémbassa a noté que « dans la sous-préfecture de Boguila, même les hommes armés s’enregistrent. Nous nous sommes approchés d’eux et les avons sensibilisés sur l’Accord de Brazzaville et les Accords signés en marge du forum national de Bangui du mai 2015. Cela, les rassure et les met en confiance ».

 

Devant l’inexistence des forces de défense et de sécurité dans la localité, le sous-préfet a souhaité que « des forces nationales et ou internationales soient le plus vite possible déployées à Boguila pour aider à la réussite du processus électoral dans la région. Pour l’instant aucun incident sécuritaire n’y est constaté mais en matière de sécurité il faut toujours prévoir ».

 

La sous-préfecture de Boguila constitue avec celle de Markounda et Nanga-Boguila des Sous-préfectures les plus instables de la RCA. De fréquentes incursions des groupes armés y sont signalées peu après la fin de la dernière crise

 

 

Les épouses des otages de Baboua veulent entrer en contact avec leurs maris

 

http://rjdh.org/ PAR JOB MOHOUNA LE 18 SEPTEMBRE 2015

 

Deux mois après que le sous préfet et le maire de la ville de Baboua aient été pris en otages, leur famille affirme ne pas avoir de leur nouvelle. Les épouses des ces autorités demandent d’écouter la voix de leur maris, « s’ils sont encore vivants ».

 

« Si réellement le gouvernement est en négociation avec les ravisseurs, je propose à ce que mon mari puisse parler sur les ondes afin qu’on sache qu’il est toujours vivant et que les négociations continuent », a dit Marissa Roukaya épouse du maire de la ville de Baboua.

 

Selon la même source, les autorités préfectorales de la Nana-Mambéré les ont rassurées que  les négociations avec les ravisseurs sont en cours « sans me donner plus de précisions sur la position ou l’état de santé de mon mari » regrette t-elle.

 

Même réaction du côté des parents du pasteur de l’église apostolique de la commune de Abba qui fait aussi partie des otages. « Ils sont d’abord des Centrafricains,  le gouvernement doit tout mettre en œuvre pour obtenir leur libération mais on se rend compte que le gouvernement n’aménage aucun effort afin d’obtenir leur libération »,  a-constaté un parent proche des otages qui n’a pas montré son identité.

 

Les épouses des otages de Baboua s’inquiètent non seulement par rapport à la libération de leurs maris mais aussi  par rapport à la rentrée scolaire qui s’annonce. « Bientôt la rentrée scolaire et nous ne connaissons pas là où se trouvent nos maris comment nous allons faire pour préparer la rentrée de nos enfants  » s’est interrogée l’épouse du maire.

 

Le sous préfet, le maire et le pasteur de l’église apostolique de Abba ont été pris en otage par des hommes armés non identifiés le 19 juillet 2015 à 33 kilomètres de la ville de Bouar. Ces derniers revenaient d’une mission de travail avec l’ancien ministre de la communication Victor Waké.

 

Le ministre de l’Éducation nationale justifie la publication des nouveaux résultats du baccalauréat

 

http://rjdh.org/ PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 18 SEPTEMBRE 2015

 

Des nouveaux résultats de baccalauréat ont été publiés ce matin sur les ondes de la radio nationale. Selon le ministre de l’Éducation nationale, Eloi Anguimaté, la première publication ne reflétait pas la réalité. Un dysfonctionnement au niveau de la programmation a tout renversé. Une proclamation qui intervient trois jours avant la nouvelle rentrée académique en Centrafrique.

 

«Après la première publication de baccalauréat, il y a eu des remous de la part des candidats et ces remous sont justifiés. Nous n’avons pas eu de bons informaticiens. Il y a eu couac dans le traitement des résultats surtout s’agissant de la programmation. Nous avons refait tout le travail et ce matin une nouvelle publication était faite », dit-il en expliquant que « les informaticiens ont, dans la programmation utilisé des coefficients non conformes à la réalité et qui ont été défavorables aux candidats ».

 

Le chef de département de l’Éducation Nationale a précisé en outre que ces cas ne concernent que la capitale centrafricaine, les villes de provinces sont épargnées. « Sur les 14 000 candidats au baccalauréat, session 2014-2015, 10 000 sont de la capitale Bangui. Les résultats que nous avons dû refaire concernent exclusivement ceux de Bangui ».

 

Une source proche du ministère de l’Éducation a confié au RJDH que les informaticiens à qui incombe la responsabilité du fiasco des premiers résultats du baccalauréat ont été relevés de leurs postes. « Une nouvelle équipe a été mise sur pied et c’est elle qui a achevé les travaux aujourd’hui à 01heure du matin. Je ne sais pas sur quel critère ils ont été recrutés », a-t-il dit sous l’anonymat.

 

Eloi Anguimaté a réitéré l’ouverture de la rentrée scolaire le lundi prochain. « Le lundi 21 septembre 2015, la rentrée académique 2015-2016 sera lancée à l’École Centre Fille en face de l’Hôpital Pédiatrique de Bangui », rappelle-t-il, « une année placée sous le signe du renouveau de l’Education en République Centrafricaine ».

 

Les statistiques de réussite au bac de cette année seront publiées ultérieurement selon le ministre de l’Éducation Nationale. Il a en revanche indiqué que la ville de Birao a enregistré plus de réussite cette année.

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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 17:09

 

 

 

18 septembre 2015

 

Au sortir d’une audience avec le Ministre de la Sécurité Publique et de l’Emigration-Immigration, l’ambassadeur de Centrafrique Charles MALINAS s’est confié au service de la communication du Ministère. Un tour d’horizon sur les questions brûlantes de l’actualité et qui engagent la responsabilité du département de la sécurité publique. Et entre aux questions, l’organisation des prochaines élections liée à la fin de la transition.

 

Entretien.

 

Journaliste (J) : Monsieur l’ambassadeur, vous avez honoré le Département de la Sécurité Publique et de l’Emigration-Immigration par une visite. Que peut-on retenir de cette visite ?

 

Charles Malinas (CM) : Bien, écoutez ! C’est une visite qui fait suite à mon retour à Bangui après quelques semaines de voyage en France et en Europe dans le cadre des vacances et pour le travail. Nous avons eu aujourd’hui, avec le Ministre de la Sécurité notre premier entretien dans son bureau ; on a fait le tour des questions qui préoccupent la Centrafrique et aussi la coopération entre la France et la Centrafrique dans ce domaine.

 

J : Monsieur l’ambassadeur, la ville de Bangui et même certaines provinces centrafricaines ont du faire face à la montée de la criminalité ces derniers temps, le Département de la Sécurité Publique a-t-il à compter sur le soutien de la France pour y faire face ?

 

CM : Je vous avoue que la montée de la criminalité, c’est une phrase que j’entends toujours et j’attends de voir en quoi elle monte. Je suis arrivé dans ce pays en décembre 2013, pendant les quatre premiers jours de mon séjour, 05, 06, 07, 08 Décembre 2013, il y a eu plus de mille morts. Ensuite, il y a eu des centaines de personnes qui ont été tuées, qui ont été victimes d’exactions. Aujourd’hui, il y a une situation apaisée qui permet aux bandits et aux criminels d’exercer leurs activités, c’est-à-dire de voler, de braquer et éventuellement parfois malheureusement de tuer. Mais quand je regarde l’évolution de la situation, je me rends compte que les choses évoluent plutôt vers le mieux. Les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) font un très bon travail, les Forces de la Minusca, bien sûr la Minusca-police font un gros travail, la Sangaris appuie en termes de besoins, ces forces là. Et au total, je crois qu’on peut circuler à Bangui ou aller dans des endroits qu’on veut en provinces sans difficultés. Je n’oublie pas qu’il y a encore des endroits où la situation est compliquée mais dans l’ensemble, le positif est là. Je ne pense donc pas que la criminalité augmente autant. Il y a de la criminalité, c’est vrai et il faut la combattre résolument. La France est aux côtés de la Centrafrique pour faire en sorte que la criminalité ne soit pas dans une voie d’augmentation.

 

J : Le premier défi sécuritaire au jour d’aujourd’hui est la tenue des prochaines élections et à cela s’ajoutent d’autres défis notamment la formation des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) y compris le rajeunissement de ce corps. Le Département de la Sécurité de la Sécurité Publique peut-il compter sur le soutien de la France ?

 

CM : Les élections auront lieu dans un délai très bref, dans quelques mois, je dirai même dans quelques semaines et la formation, la mise sur pied d’un corps prendrait beaucoup plus de temps. Ce qu’il y a pour la sécurité, c’est qu’il y a dispositif de la Minusca, ce qui est un très bon dispositif auquel la Sangaris participe en tant qu’actrice et les Forces de Sécurité centrafricaines sont associées et intégrées à ce dispositif. Mais je pense que pour avoir des informations précises, il faudra que vous interrogiez la Minusca.

 

J : Certains partis politiques ont réclamé la démission des Institutions de la Transition, ce qui a jeté de l’effroi au sein de l’opinion nationale à quelques semaines des échéances électorales. Quelle est la position de la France sur cette question ?

 

CM : Vous connaissez la position de la France, une position qui est très simple. Le pays est en transition depuis deux ans, l’Union Africaine (UA) et la Communauté Economiques des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ont prolongé la transition de manière exceptionnelle jusqu’à la fin du mois de décembre. Il faudrait que les élections se tiennent avant cette date de telle sorte que les nouvelles autorités puissent prendre le relai de la transition. Ceux qui demandent qu’il n’y ait pas d’élections, des élections plus tard, des élections un autre jour, quand on aura le temps, de préférence  jamais, ce sont des gens qui prennent leur responsabilité. Je respecte leur liberté, je n’ai pas à les juger. Ce que je sais, c’est que les partenaires de la République Centrafricaine, ses voisins lui disent régulièrement qu’il faut permettre au peuple centrafricain de s’inscrire massivement sur la liste électorale. Aujourd’hui nous sommes le 14 Septembre, j’ai appris tout à l’heure qu’il y a environ 1,5 million de personnes inscrites sur la liste électorale ce qui fait 67% des électeurs. Je sais que cela bouge très vite, dans les préfectures il y a encore du retard. Ce qui fait qu’il y a 1,5 million de centrafricains et ce n’est pas fini qui veulent voter. C’est pourquoi ils se sont inscrits sur la liste électorale. Je me dis que mon devoir, comme ami de la Centrafrique est d’aider les centrafricains.

 

J : Monsieur l’Ambassadeur, merci !

 

CM : C’est moi qui vous remercie.

Lu pour vous : « IL Y A 1,5 MILLION DE CENTRAFRICAINS ET CE N’EST PAS FINI, QUI VEULENT VOTER. C’EST POURQUOI ILS SE SONT INSCRITS SUR LA LISTE ELECTORALE » DIXIT CHARLES MALINAS
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 16:55
Une semaine de la paix à Bangui

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org/   vendredi 18 septembre 2015 14:39

 

La plateforme religieuse a lancé officiellement ce vendredi 18 septembre 2015, la semaine de la paix en prélude au 21 septembre où sera célébrée la journée internationale de la paix. Plusieurs activités prévues pendant cette semaine vont se dérouler à Bangui, Bimbo et Bégoua.

 

Les activités ont démarré par deux caravanes parties de Bimbo et Bégoua pour chuter à l’hémicycle du Conseil National de Transition (CNT, l'ancienne assemblée nationale) à Bangui, lieux de la cérémonie présidée par le Chef d’État de transition, Catherine Samba-Panza en présence des représentants du corps diplomatique et  des organisations internationales. 


La mobilisation sociale autour de cette semaine a été forte. Pour les jeunes, il faut repartir sur de nouvelles bases. D'après Arnold Junior Zémoniako, président de la jeunesse de Bimbo dans le 6e arrondissement de Bangui, « Nous nous sommes mobilisés pour cette marche parce qu'on veut la paix, trop c'est trop. La guerre n'est pas la solution, la guerre ne construit pas ». 

 
Le ministre de la Réconciliation nationale, du dialogue national et de promotion de la culture civique, Lydie Florence Ndouba, estime que les Centrafricains sont préoccupés par la question de la paix : « Les Centrafricains sont prêts à se réconcilier du moment où ils ont tous manifesté, dans le sens d'une vraie réconciliation, cette volonté lors des consultations populaires à la base qui ont abouti sur le forum de Bangui en mai ».


Le Chef de l’État de transition, Catherine Samba-Panza, a relevé l'importance que revêt l'organisation de cette semaine de la paix. « Devant une telle mobilisation qui explique les grandes avancées que nous avons obtenu progressivement sur les différents fronts de la sécurité, de l'humanitaire, du social, du diplomatique et du politique, il est très important de toujours rendre gloire à Dieu, le merveilleux », a-t-elle expliqué, reconnaissant que « C'est une initiative inédite ».

Elle poursuit que « Grâce à cette nouvelle approche, nous arriverons sans doute à une nouvelle prise de conscience de ce qui nous unit et qui devrait nous engager dans la reconstruction de notre pays ». L'enjeu majeur de la transition actuelle repose sur la paix, la réconciliation nationale, la restauration de l’autorité de l’État et la relance des activités économiques.


Le Chef de l’État de transition a souligné que « Les interventions soutenues et salutaires » des leaders religieux ont permis à notre pays d'éviter le pire. « Leurs interventions portent aujourd'hui leurs fruits au plan international avec les différents prix de la paix qu'ils ont récemment reçu à Genève et en Allemagne », a conclu Mme Samba-Panza.


Déjà, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a marqué la semaine d'un sceau particulier. « Je demande à tous les belligérants de déposer les armes et d’observer un cessez-le-feu général. Je leur dis : cessez les massacres, cessez les destructions, ouvrez la voie à une paix durable », a-t-il martelé. 


Le thème international en 2015 est : ''Partenariats pour la paix-Dignité pour tous''. Il vise à démontrer qu’il est primordial que toutes les sphères de la société travaillent ensemble pour la paix.

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