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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 23:00

 

 

 

 

La sécurité revient progressivement en République centrafricaine, a déclaré Michel Djotodia, chef de l'Etat de transition, lors d'un sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), tenue vendredi à Libreville au Gabon.

 

« Ce n'est pas une anecdote. Il y a pas plus de deux semaines, des investisseurs saoudiens sont venus à Bangui et m'ont rencontré. Ils m'ont expliqué qu'à Paris, on leur a demandé de ne pas continuer sous prétexte que la situation est grave », a confié le leader centrafricain qui se convainc que « certaines personnes mal intentionnées diabolisent la situation en Centrafrique ».

 

Celui qui bénéficie désormais du soutien de ses pairs d'Afrique centrale a justifié sa prise du pouvoir le 24 mars par la gravité de la situation sociopolitique, caractérisée par le spectre d'une guerre civile.

 

Comme gage de sa détermination à restaurer la sécurité et la paix, Michel Djotodia invoque le désarmement en cours des ex- rebelles de la Séléka et la mise en place d'un nouveau gouvernement conformément aux exigences du dernier sommet des chefs d'Etat de la CEMAC tenue à N'Djamena au Tchad en mai.

 

L'ex-chef rebelle a cependant souligné que son pouvoir fait encore face à deux menaces. « Nous sommes en guerre contre la LRA (l'Armée de résistance du Seigneur du rebelle ougandais Joseph Kony) et l'incompréhension avec les troupes ougandaises basées dans le Nord qui nous empêchent d'exercer notre autorité sur toute la Centrafrique », a-t-il expliqué.

 

Le sommet des chefs d'Etat de la CEMAC tenu vendredi dans la capitale gabonaise en marge de la deuxième édition du New York Forum Africa, un forum économique organisé depuis 2012 dans cette ville, « a souligné l'impérieuse nécessité pour la CEMAC de continuer à apporter son aide à cette République soeur et à ses nouvelles autorités, dans leurs efforts de restauration et de renforcement de la stabilité intérieure ».

 

« Aussi, les chefs d'Etat se sont engagés à renforcer la sécurité à Bangui » en prenant une décision de soutenir de la CEMAC à la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale ( CEEAC), pour un montant d'environ 50 millions USD, d'après le communiqué final qui a sanctionné les travaux. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

Michel Djotodia annonce un retour progressif de la sécurité en République centrafricaine
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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 22:55

 

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 16.06.2013 à 01h04 • 16.06.2013 à 01h05

 

 

Plusieurs personnes sont mortes jeudi dans une attaque de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), rébellion ougandaise, en Centrafrique, a-t-on appris de source militaire centrafricaine samedi 15 juin. Les assaillants ont visé "deux villages dans la région de Bria (région minière du centre), et ont tué six personnes, blessé près d'une dizaine d'autres, pillé les maisons d'habitation (...)Les rebelles ont été poursuivis et rattrapés par des villageois armés de fusil (...) qui ont tué quatre d'entre eux. Furieux, ils ont tué six autres personnes qu'ils ont décapitées et posé les têtes sur des troncs d'arbres", indique la source.

 

a région fait fréquemment l'objet d'attaques d'éléments de la LRA, ainsi que d'autres rébellions centrafricaines. Après la prise de Bangui par la coalition rebelle Séléka fin mars, le président de la transition Michel Djotodia s'était donné deux mois pour mettre un terme aux actes de la LRA sur le territoire centrafricain. "Au moment où je vous parle, nous sommes en guerre contre la LRA", a déclaré vendredi M. Djotodia, qui participait au sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique et monétaire des Etats d'Afrique centrale (CEMAC), son premier rendez-vous officiel d'envergure internationale.

 

La LRA de Joseph Kony, recherché par la Cour pénale internationale et Washington, a tué plus de 100 000 personnes en Afrique centrale ces 25 dernières années, selon l'ONU. Réputée être l'une des guérillas les plus brutales du continent, elle était active dans le nord de l'Ouganda depuis 1988, mais ses combattants se sont installés depuis 2005 dans le nord-est de la RDC, ainsi qu'en Centrafrique et au Soudan du Sud. Les rebelles sont tristement célèbres pour des pillages, viols, mutilations, meurtres et enrôlements forcés d'enfants ensuite utilisés comme soldats et esclaves sexuels.

 

 

 

16 juin 2013

 

LRA : attaque de la LRA en Centrafrique

 

Une source militaire centrafricaine a annoncé hier que plusieurs personnes avaient été tuées, le 13 juin dernier, dans une attaque de la LRA en Centrafrique. Les assaillants ont visé « deux villages dans la région de Bria, et ont tué six personnes, blessé près d'une dizaine d'autres, pillé les maisons d'habitation (...). Les rebelles ont été poursuivis et rattrapés par des villageois armés de fusil (...) qui ont tué quatre d'entre eux. Furieux, ils ont tué six autres personnes qu'ils ont décapitées et posé les têtes sur des troncs d'arbres », a indiqué la source sous le couvert de l’anonymat. « Au moment où je vous parle, nous sommes en guerre contre la LRA », a déclaré le président de la transition en Centrafrique, Michel Djotodia, qui participait au sommet des chefs d’État de la CEMAC. Après la prise du pouvoir à Bangui par le Séléka le 24 mars dernier, M. Djotodia s’était donné deux mois pour mettre fin aux actes de la LRA sur son territoire.

 

(Source : AFP, Le Monde)

 

 

L'Armée de résistance du seigneur tue en Centrafrique
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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 17:16

 

 

 

ELIMINATOIRES DU MONDIAL 2014 - 

 

 samedi 15 juin 2013 à 17:13 - à 18:50

 

Coupe du monde 2014 : la Centrafrique battue au Botswana

 

L’équipe de la République centrafricaine s’est inclinée 3-2 au Botswana, ce 15 juin 2013 à Gaborone. Nicaise Ozingoni a signé un doublé pour les Fauves du Bas-Oubangui (33e, 50e). Mais les Botswanais ont répondu via Jérôme Ramatlhakwane (41e sur penalty), Mogakolodi Ngele (74e) puis Ofentse Nato (86e). Les Centrafricains ont joué à dix contre onze après l'expulsion d'Ali Calvin Tolmbaye. La rencontre était sans enjeu, les deux sélections figurant dans le groupe A sont déjà éliminées de la course à la qualification pour la Coupe du monde 2014.

 

COUPE DU MONDE 2014 : RÉSULTATS ET CLASSEMENT DU GROUPE A





 

2 juin 2012 -
Centrafrique - Botswana 2-0
3 juin 2012 -
Afrique du Sud - Ethiopie 1-1
9 juin 2012 -
Botswana - Afrique du Sud 1-1
10 juin 2012 -
Ethiopie - Centrafrique 2-0
23 mars 2013 -
Afrique du Sud - Centrafrique 2-0

24 mars 2013 -
Ethiopie - Botswana 1-0
8 juin 2013 -
Botswana-Ethiopie 1-2
Centrafrique-Afrique du Sud 0-2
15 juin 2013 -
Botswana - Centrafrique 3-2
 

 

Equipes

J

G

N

D

B

C

Diff.

Pts

1. Ethiopie

4

3

1

0

6

2

+4

10

2. Afrique du Sud

4

2

2

0

7

2

+5

8

3. Botswana

5

1

1

3

5

8

-3

4

4. Centrafrique

5

1

0

4

4

10

-6

3

J : joués ; G : gagnés ; N : nuls ; D : défaites ; B : buts marqués ; C : encaissés ; Diff. : différence de buts ; Pts : points

 

Source : http://www.rfi.fr/sports/20130615-coupe-monde-2014-centrafrique-battue-botswana

 

 

NDLR : C’est la seconde défaite consécutive des Fauves dans cette compétition après celle plus humiliante subie face au Bafana Bafana. Des leçons doivent nécessairement en être tirées car la participation de notre pays aux compétitions sportives internationales ne va pas sans conséquences financières qu’il n’est point en mesure de supporter actuellement. Ces implications financières jouent inévitablement sur le manque de performances sportives de nos athlètes et expliquent sans doute de façon déterminante les décevants résultats que l’équipe nationale de foot-ball ne cesse d’enregistrer ces derniers temps. D’aucuns diront que de toute façon il faut bien que la jeunesse centrafricaine participe aux compétitions sportives à l’échelle internationale pour acquérir de l’expérience mais à partir du moment où le pays dans son ensemble se trouve dans une situation catastrophique sur le plan financier, on doit honnêtement  reconnaître que l’état centrafricain pour le moment, n’est pas en mesure de faire face à ces obligations sportives au nom du pays. Le gouvernement doit courageusement  annoncer que pour une certaine durée à déterminer, la participation de la République centrafricaine aux compétions sportives à l’échelle africaine ou mondiale est suspendue jusqu’à nouvel ordre, et ce, en attendant que le pays puisse réunir les conditions minimales pour assurer sa participation ultérieurement aux différents tournois sportifs. Certains rétorqueront que la RCA s’exposera ainsi à des sanctions mais qu’à cela ne tienne, il vaut mieux écoper de ces sanctions que de subir tournoi après tournoi, ces humiliantes défaites qui n’honorent pas notre pays au glorieux passé sportif, tout sport confondu.  

Coupe du monde 2014 : la Centrafrique battue au Botswana
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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 16:54

 

 

 

 

Afrik.com   SAMEDI 15 JUIN 2013 / PAR FRED KROCK

 

Le président de la transition en République centrafricaine, M. Michel Djotodia a reçu, jeudi 13 juin dans sa résidence du Camp de Roux, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) à Bangui, M. Guy Samzun. Au menu de leur rencontre, la santé des relations entre l’UE et la Centrafrique. Entre autres résolutions, l’épineuse question de la dissolution du bureau du Conseil national de la transition (Cnt).

 

(De notre correspondant)

 

De nouvelles polémiques autour du Conseil national de la transition (Cnt), en particulier, le bureau qui a été élu le 15 avril 2013. Le principal bailleur de fonds de la République centrafricaine, notamment l’Union européenne (UE) vient de poser un problème fondamental pour cette institution. Elle demande à ce que le bureau soit indiscutablement dissout et revoté. Parce que, 30 nouveaux membres viennent de l’intégrer soit 25% d’augmentation de ses membres, conformément aux résolutions du 4ème sommet extraordinaire de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) qui s’est tenu le 18 avril à N’Djamena au Tchad. Alors qu’une première vague de contestation a eu lieu au sujet du mode de désignation des représentants des entités parties-prenantes.

 

La frappe de Guy Samzun

 

En effet, dans le cadre des activités du Comité de suivi des accords de Libreville, au Gabon, le représentant du médiateur, M. Essongo et l’ambassadeur de l’UE ont été reçus le 2 juin dernier par M. Michel Djotodia, président de la transition en République centrafricaine. Lors de cette rencontre, le point de la dissolution du bureau du Cnt a été d’ores et déjà soulevé. Le lendemain, lors de la deuxième rencontre exclusive du président avec l’ambassadeur de l’Union européenne, ce dernier a indiqué que « … le CNT a été élargi, nous pensons qu’il faut revoter le bureau, étant donné que le nombre des conseillers a augmenté à plus de 25% ». Et de poursuivre « le chef de l’Etat a été élu par acclamation, donc, même si vous y ajoutez 30 conseillers aux 105, il aurait toujours la majorité absolue. Ce qui n’a pas été le cas pour le bureau où il y a eu malheureusement des éléments qui n’ont pas été respectés de la règle démocratique d’une élection. Au-delà de ça, par contre, oui !, le bureau n’est pas légitime avec 25% de conseillers en plus ».

 

La finalité, c’est qu’il faudra laisser le jeu démocratique se jouer à la tête du Cnt, à travers le revote du bureau comprenant cette fois-ci les voies de tous les 135 conseillers nationaux. Alors que cette prise de position a été très mal gobée par les membres du bureau et certains conseillers nationaux, du moins le président en exercice M. Ferdinand Alexandre Nguendet, qui ont déclenché une campagne-riposte.

 

Panique et mécanismes de survie au sein du bureau

 

La position de l’Union européenne qui tombe raide comme un couperet a semé la panique au sein du bureau du Cnt. Son président, M. Ferdinand Alexandre Nguendet active immédiatement sa machine. Ses deux directeurs de cabinet, nomment M. Savonarole Maléyombo et son adjoint, M. Firmin Grébada ont animé une conférence de presse, le 14 juin, dans la salle de conférence de l’Assemblée nationale. A bâton rompu avec les journalistes, les deux personnalités ont tout fait pour convaincre sur le non-intérêt de la réélection du bureau du Cnt. « … la demande de reprise de l’élection du bureau du Conseil national de transition est inopportune et revient à remettre implicitement en cause l’élection du chef de l’Etat de la transition qui a été élu dans les mêmes conditions que ledit bureau », a martelé M. Maléyombo. Est-ce à ce sujet que le président Djotodia a offert un diner exclusif jeudi 13 juin, à l’hôtel Ledger aux membres du Cnt, où les journalistes ont été renvoyés de la salle ? Néanmoins, l’ambassadeur de l’UE n’a pas fortuitement négligé le revote du président Djotodia parce qu’à en croire ses propos, même s’il y a 30 voies supplémentaires qui doivent revoter cela ne changera pas la donne quand on sait que le président Djotodia a été voté par les 105 conseillers par acclamation. Par conséquent, il n’est pas concerné par la réélection.

Ce n’est que partie remise, car dans les heures qui suivent, l’« Organisation nationale de la jeunesse » animera une autre conférence de presse sur le même sujet, histoire pour le bureau actuel du Cnt de contourner la réélection proclamée par Guy Samzun.

 

Bataille de l’œuf et le caillou

 

En s’agitant ainsi, l’actuel bureau du Cnt cache mal son intention à s’en prendre à l’ambassadeur européen. D’ailleurs, lors de la conférence de presse des Directeurs de cabinet, M. Maleyombo a souligné que l’élection du bureau du Cnt a été faite sur la base du règlement intérieur et la loi organique de l’ancienne Assemblée nationale dont l’article 4 prévoit que « les membres du bureau sont élus au scrutin secret uninominal à un seul tour ». C’est-à-dire que l’élection a été déjà légale et n’a enregistré aucune contestation. C’est pourquoi, selon ce dernier, lorsque Guy Samzun pose le problème de sa dissolution, c’est qu’il serait en train de jouer le jeu d’un tiers au détriment des réelles préoccupations du peuple centrafricain, notamment les salaires, la sécurité, la reprise effective du travail. Or, dans cette bataille, le président du Cnt a déjà heurté le Premier ministre, Me Nicolas Tiangaye, quand il a profité de la « préséance » qui lui a été délibérément octroyée par les chefs d’Etat de la Ceeac, avant de s’en prendre encore à l’ambassadeur européen.

 

Les membres du bureau du Cnt oublient que l’Union européen reste jusqu’aujourd’hui le principal bailleur de la RCA, et que Guy Samzun a remporté la victoire dans un bras-de-fer entre lui et le pasteur Josué Binoua, ministre de l’administration du territoire sous le régime de François Bozizé. Le bal est ouvert et seul l’avenir nous dira qui triomphera.

 

 

Pour l'UE, «beaucoup reste à faire» pour assurer la transition en Centrafrique

 

Agence France-Presse  BANGUI  5 juin 2013 à 18h22

 

Le délégué de l'Union Européenne en Centrafrique, Guy Samzun, a déclaré que «beaucoup de choses restent à faire» pour assurer la transition en Centrafrique après la prise du pouvoir par la rébellion Séléka fin mars, notamment revoter le bureau du Conseil national de transition (CNT).

 

L'instauration d'un CNT, parlement transitoire en Centrafrique, était l'une des recommandations du sommet des chefs d'État d'Afrique centrale réunis à N'Djamena le 3 avril pour normaliser la situation institutionnelle après la victoire militaire de la coalition rebelle Séléka.

 

«Il y a encore beaucoup de choses qui restent à faire pour que les bases et les fondements de la transition soient posés» avant la fin de la période de transition qui doit durer 18 mois, a déclaré le délégué de l'Union européenne en Centrafrique, Guy Samzung, à l'issue de l'audience que lui a accordée le président Michel Djotodia mercredi.

 

«Aujourd'hui, tous ces fondements ne sont pas encore là. Le CNT (organe législatif de la transition) a été élargi, c'est clair, mais nous considérons qu'il faut revoter le bureau», a déclaré le délégué de l'UE.

 

«Parce que quand on augmente de 25% le nombre de conseillers, je pense que ces conseillers doivent aussi élire un bureau», a-t-il précisé.»

 

Mi-mai, le CNT s'était élargi à 135 membres (contre 105 auparavant), parmi lesquels d'anciens proches du président déchu François Bozizé. Il était composé au départ de représentants du Séléka, de l'ancienne opposition à Bozizé, de partisans de l'ancien régime, ainsi que d'anciens rebelles et personnalités de la société civile.

 

Le CNT n'a pas tardé à réagir: «le bureau du CNT a été mis en place par un vote libre, à l'unanimité des conseillers, et il n'y a eu aucune contestation», a déclaré vendredi Thierry Savonarole Maléyombo, directeur de cabinet du président du CNT.

 

«La question de la composition du bureau du CNT relève de la souveraineté de l'État centrafricain. Les relations entre la Centrafrique et l'Union Européenne, doivent placer au-dessus de tous les intérêts du peuple centrafricain » a ajouté un membre du CNT sous couvert de l'anonymat.

 

Le bureau du CNT, composé de six membres, est présidé par Alexandre-Ferdinand Nguendet, jugé très proche de Michel Djotodia par certains observateurs.

 

Le conseil doit notamment élaborer la Charte de la transition et adopter le projet d'ordonnance du Code électoral de la République centrafricaine.

 

«En ce qui concerne la sécurisation du pays, a poursuivi Guy Samzung, l'Union Européenne pourrait s'engager pour aider la RCA à sortir de l'état malheureux dans lequel elle se trouve. On est très conscient des difficultés et des enjeux que ça représente».

 

«On a une grosse mission qui va venir la semaine prochaine, et qui va analyser les aspects politiques, les aspects développement et stabilisation, et également les aspects militaires et sécurité», a-t-il ajouté.

 

Centrafrique : « Il faut revoter le bureau du Cnt »
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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 22:21

 

 

SESSION EXTRAORDINAIRE DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT DE LA CEMAC

 

Libreville, le 14 juin 2013

__________

 

COMMUNIQUE FINAL

 

La conférence des chefs d’État de la communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) s’est réunie, en session extraordinaire, le 14 juin 2013 à Libreville (République Gabonaise), sous la présidence de son Excellence monsieur Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République gabonaise, Président en exercice de la CEMAC.

 

Ont participé à cette session :

 

  • Son excellence, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République du Congo;
  • Son excellence, monsieur OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président de la République de Guinée Equatoriale;
  • Son excellence, monsieur Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad;
  • Son excellence, monsieur Michel DJOTODIA AM NONDROKO, Président de la République Centrafricaine, Chef de l’Etat de la Transition;
  • Monsieur Philémon YANG, Premier Ministre Chef du Gouvernement du Cameroun, Représentant son Excellence, Monsieur Paul BIYA, Président de la République.

Monsieur Pierre MOUSSA, Président de la Commission de la CEMAC, rapportait les affaires inscrites à l’ordre du jour.

 

La Conférence, qui a été précédée d’une réunion extraordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC) tenue à Libreville, République Gabonaise, le 10 juin 2013, était principalement consacrée à la Situation en République Centrafricaine et ses conséquences sur la CEMAC.

 

La cérémonie officielle d’ouverture de la Conférence, couplée à la deuxième session du New York Forum for Africa, a été marquée tour à tour par les discours du Représentant Spécial du Secrétaire General de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pour l’Afrique Centrale et Chef du Bureau Régional des Nations Unies pour l’Afrique Centrale (UNOCA), du Président de la commission de la CEMAC et de son Excellence Ali BONGO ONDIMBA, Président en Exercice de la CEMAC.

 

Passant à l’examen des points inscrits à l’ordre du jour, la conférence a pris acte des conséquences de la situation en République Centrafricaine sur le fonctionnement de la commission de la CEMAC et des institutions communautaires basées à Bangui.

 

La conférence a souligné l’impérieuse nécessité pour la CEMAC de continuer à apporter son aide à cette République sœur et à ses nouvelles Autorités, dans leurs efforts de restauration et de renforcement de la stabilité intérieure. Elle a, par ailleurs, lancé un appel solennel à la communauté internationale, afin que celle-ci soutienne le processus de transition démocratique en cours dans ce pays.

 

Soucieuse de la reprise des activités des institutions communautaires concernées, la conférence a décidé du principe du retour à Bangui de l’ensemble de ces institutions, notamment de la Commission de la CEMAC.

 

Aussi, les chefs d’Etats se sont engagés à renforcer la sécurité à Bangui, conformément à leur précédente décision. A cet effet, ils ont décidé d’un soutien de la CEMAC à la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), pour un montant de 25 milliards de FCFA.

 

Evoquant l’assistance financière offerte à la République Centrafricaine par la conférence suite à sa décision du 25 juillet 2012, s’acquitter de leurs contributions.

 

S’agissant de la libre circulation des personnes, la conférence a décidé de généraliser cette mesure dans tous les Etats de l’espace CEMAC à compter du 1er janvier 2014, sur la base des documents de voyage sécurisés (carte national d’identité et passeport).

 

Examinant le rapport d’étape sur la mise en place de la Compagnie Communautaire Air CEMAC, la Conférence a pris acte des diligences accomplies par la nouvelle équipe dirigeante dans le cadre de la poursuite du processus de négociation avec Air France.

 

Constatant toutefois que le partenaire stratégique conditionne son engagement dans le projet à la levée de certaines incertitudes, la Conférence a réaffirmé le principe de la libre concurrence sans monopole.

 

Elle a recommandé la convocation urgente d’une session ad hoc des Ministres en charge de l’Aviation Civile, afin d’examiner le rapport d’étape et trouver des solutions appropriées pour la finalisation, dans les meilleurs délais, d’un accord de partenariat.

 

Au plan institutionnel, la Conférence a adopté actes relatifs à l’harmonisation des politiques pharmaceutiques nationales en zone CEMAC et à la création des Agences d’Exécution de la Communauté.

 

Abordant les questions économiques, financières et monétaires de la Communauté, le Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a présenté les conclusions de la conférence internationale sur le financement des économies de la CEMAC. La Conférence l’a exhorté à mettre en place des produits innovant en matière de financement des PME et des infrastructures.

 

Poursuivant ses travaux, la Conférence s’est félicité de la perspective d’une représentation groupée de la CEMAC au sommet du G8, prévu les 17 et 18 juin en 2013 en Irlande du Nord. A cet effet, elle a donné mandat au Président en exercice de représenter la communauté a cette importante rencontre.

 

Aussi, le Président en exercice devra-t-il présenter les différentes initiatives entreprises au sein de la CEMAC en matière de promotion de la gouvernance dans les domaines des échanges commerciaux, de la fiscalité et de la transparence dans la gestion des affaires publiques.

 

Il aura la mission de solliciter les appuis annoncés par la présidence britannique du G8 en vue du renforcement des capacités des pays de la CEMAC dans leurs efforts en faveur de la libéralisation des échanges, de recherche de l’équité fiscale et de transparence dans la gestion des affaires publiques.

 

Au titre des mesures individuelles, la Conférence a nommé Monsieur ABOUBAKAR SALAO en qualité de Directeur Général à la Banque des Etat de l’Afrique Centrale (BEAC), en remplacement de Monsieur Yvon SONGUET.

Au terme de leurs travaux, les Chefs d’Etat ont formulé le vœu d’un retour de la paix et de la stabilité en République Centrafricaine pour une relance économique et sociale durable.

Par ailleurs, ils ont exprimé leurs vifs remerciement à leur illustre Ami Frère, Son Excellence Monsieur Ali BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise, Président en exercice de la CEMAC, au Gouvernement et au Peuple Gabonais, pour l’accueil hautement  fraternel et chaleureux, ainsi que pour les délicates attentions dont chacun a été l’objet pendant leur séjour en terre Gabonaise.

 

Les travaux de la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC se sont déroulés dans une atmosphère de sérénité, de compréhension réciproque et d’entente cordiale.

 

Fait à Libreville, le 14 juin 2013

 

Pour la conférence des Chefs d’Etat

Le Président en exercice

 

Ali BONGO ONDIMBA

Communiqué final du sommet extraordinaire de la CEMAC de Libreville du 14 juin 2013
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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 22:03

 

 

 


    Le Messager


Douala, 13 juin 2013


© Ange-Gabriel OLINGA B. | Le Messager


Ils sont soupçonnés d’assassinats et d’agressions à mains armées. Depuis le début de la semaine, le chef-lieu de la région de l’Est est en «état d’urgence».

 


La ville de Bertoua était en ébullition hier mercredi en début de matinée. Et pour cause, les taximen-motos de la ville ont organisé un mouvement d’humeur pour dénoncer le décès d’un des leurs des suites d’une agression. Ils ont parcouru le périmètre urbain à coups de klaxons avant de ce rendre au commissariat central de la ville, pour en découdre avec le présumé assassin de leur collègue qui était déjà entre les mains de la Police. Selon le commissaire central-adjoint Frederick Foumena, « le crime a eu lieu au quartier Bertoua 2 dans la nuit de mardi aux environs de minuit. La victime qui se prénomme Ousmanou Nana, 21 ans conducteur de mototaxis et résident au quartier Ngaïkada, a succombé à ses blessures, après avoir reçu des coups de poignards au niveau de l’abdomen. Son présumé agresseur, Hamadou Dabou, de nationalité centrafricaine et âgé de 20 ans qui tentait de dérober sa moto, a aussitôt été rattrapé par la Police, sur renseignement de la population». Une collaboration franche avec la Police d’autant plus que le présumé agresseur était un résidant du quartier Bertoua2. L’un des quartiers périphériques de la ville dépourvu d’électricité et plongé dans l’obscurité totale. Car ici, il n’existe aucun poteau d’Aes/Sonel. Si la population peut lier cette agression mortelle à l’obscurité, des sources sécuritaires parlent d’une recrudescence des actes de criminalité dans la ville Bertoua.


«Depuis le week-end dernier, plusieurs braquages à mains armées nous ont été signalés. Notamment à l’Hôtel Fanga, et dans plusieurs domiciles privés au quartier Nkolbikon, situé à l’entrée Sud de la ville». Nos sources affirment cependant que «les douilles des munitions que nous avons retrouvées dans un domicile au quartier Nkolbikon, ne sont pas celles utilisées par l’armée camerounaise». Par ailleurs, des informations concordantes recueillies auprès des victimes dévoilent que «ces braqueurs qui roulent à bord des motos, ont à leur possession deux pistolets automatiques et une arme de guerre de type Kalachnikov».

 

Des sources sécuritaires révèlent que ce climat d’insécurité qui s’est installé dans la ville découle, de la mauvaise gestion du flux des réfugiés centrafricains qui se sont éparpillés. « Au départ, ces militaires centrafricains étaient logés au 81éme Bataillon d’infanterie motorisé et avaient droit à deux repas par jour. Mais depuis quelques temps, cette ration est passée à un repas. Plus grave encore, ces militaires qui sont entrés au Cameroun avec des armes se baladent en toute liberté dans nos villes. A Bertoua, certains louent déjà des maisons dans les quartiers en toute quiétude. Conséquences, au plus fort de la galère, ils sont obligés de braquer ».


Mesures

Depuis quelques jours, le préfet du Lom-et-Djerem, Galim Ngong Irénée, a pris des mesures pour assurer la sécurité des personnes et leurs biens. La ville de Bertoua ressemble dès minuit à une ville morte. Des patrouilles mixtes constituées des éléments de la gendarmerie et la police sillonnent coins et recoins de la ville sous la coordination du commissaire central. S’il est demandé aux moto-taximen d’arrêter leur travail au plus tard à 23h30mn, les responsables des débits de boisson quant à eux, sont sommés d’arrêter leurs activités à 24 h 00. Depuis la prise de cette mesure, indique une source sécuritaire, «des fouilles systématiques que nous effectuons, nous ont déjà permis d’interpeller plusieurs individus en possession des couteaux, du chanvre indien et des objets d’origines douteuses».


Ange-Gabriel OLINGA B. (Correspondance particulière)

Danger - Frontière avec la RCA : Les réfugiés centrafricains sèment la terreur au Cameroun
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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 21:42

 

 

 

 

 

Afrik.com  JEUDI 13 JUIN 2013 / PAR FRED KROCK

 

Un important contingent des troupes de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), du général Abdoulaye Hissen, l’actuel ministre centrafricain de la Jeunesse, des Arts et de la Culture, est arrivé mardi à Bangui. Au total, 400 hommes à bord de 10 véhicules ont fait le déplacement dans la capitale centrafricaine où ils vont rejoindre le processus de la réforme de l’armée.

 

(De notre correspondant)

 

Le temps est aujourd’hui à la reconstruction en République centrafricaine. Et dans la foulée de ce retour à la normalisation, la réforme de l’armée est enclenchée avec la nomination du général de brigade Jean-Pierre Dollo-Waya à la tête de l’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

La Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) du général Abdoulaye Hissen n’est pas du reste. Alors qu’après la prise du pouvoir le 24 mars dernier, par la coalition Séléka, le général Abdoulaye Hissen a regroupé ses troupes à Ndélé, dans le nord du pays, ces éléments viennent de rentrer mardi à Bangui pour intégrer le processus de la réforme de l’armée déjà en marche. Ils sont au nombre de 400, les combattants de la CPJP qui sont rentrés à bord de dix véhicules dont 8 pick-up et deux camions, à leur tête, le lieutenant Mahamat Salley. Pour ce dernier, « nous ne voyons pas à quoi ça sert de rester en dehors du processus de paix dans notre pays. Nous sommes donc rentrés pour participer à ce processus. Parce que certaines personnes qui ont vu nos cargaisons d’armes, elles pensent que nous sommes entrain de fomenter un sale coup pour le régime en place ». Les 400 hommes sont conduits et regroupés immédiatement au Camp Kassaï.

 

Selon des sources proches du ministère de l’Intérieur, ces hommes sont venus pour être intégrés dans la dynamique de la restauration des FACA. Par conséquent, ils seront rassemblés d’abord au Camp Kassaï ; ensuite ils seront désarmés avant d’être intégrés dans le cadre de la restauration des FACA.

 

Rappelons que la décente des hommes d’Hissen à Bangui intervient une semaine après que les éléments de la Séléka aient visité le domicile de ce dernier, et ils ont emporté sa voiture de commandement du ministère de la Jeunesse. Est-ce que cette arrivée musclée est en relation avec l’incident en question ? Personne ne sait pour l’instant. Le moins qu’on puisse dire est que 400 hommes en tenue en plus de quelques 6 000 autres de la Séléka et les 4 000 FACA ont répondu présents à l’appel du chef d’état-major, c’est un peu trop pour la République centrafricaine, surtout en ce qui concerne l’aspect financier.

 

L’intégration du processus par les éléments de la CPJP sonne comme un appel fort au Front démocratique pour le peuple centrafricain (FDPC), la seule faction rebelle encore active sur le territoire, de se ranger.

Centrafrique : 400 hommes d’Abdoulaye Hissen arrivent à Bangui
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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 21:11

 

 

 

 

Le Messager

 

C’est le Premier ministre camerounais qui représentera le chef de l’Etat camerounais à la conférence extraordinaire des chefs d’Etat de la sous-région

 

Le président de la République du Cameroun a contre toute attente, annoncé qu’il ne prendra pas part à la conférence extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale. Le hic pourrait être la présence annoncée à ces assises du nouvel homme fort de Centrafrique, croit-t-on savoir sous les dorures des salons de Yaoundé. Et pour cause, l’actuel chef d’Etat centrafricain n’a pas encore pu ou su attirer sur lui la sympathie de Paul Biya.

 

A travers un communiqué du secrétaire général de la présidence de la République, en effet, l’opinion a eu confirmation du doute qui planait sur la participation du chef de l’Etat camerounais à ce sommet depuis le refus catégorique du président camerounais de recevoir à Yaoundé au cours de sa tournée en sous-région Afrique centrale, le tombeur de François Bozizé. C’est Philémon Yang, Premier ministre qui est chargé de porter la voix du Cameroun durant ce sommet des 6  chefs d’Etat d’Afrique centrale ce jour, 14 juin 2013 à Libreville.

 

Il faudra donc encore un peu de temps pour, l’ex-rebelle devenu homme fort de Bangui pour être adoubé par le doyen de la sous-région, lequel n’a certainement apprécié que modérément l’idée du mandat d’arrêt lancé contre François Bozizé alors qu’il séjournait au Cameroun après son départ forcé du pouvoir du côté de l’ex-Oubangui Chari. Ou pis, les sorties médiatiques de Djotodia estimant que le Cameroun ne saurait être une terre d’accueil pour son prédécesseur.

 

De plus, l’on sait d’après des informations de premières mains, qu’Idriss Deby du Tchad auquel est venu s’ajouter Obiang Nguéma de Guinée équatoriale, a sollicité, en vain, l’adoubement de Djotodia par Biya. Peut-être que les effets de ce dos rond du président camerounais ont pu jeter un coup de froid aux relations avec ses deux homologues au point où Paul Biya revenu au Cameroun mardi et  depuis quelques temps réguliers aux conférences des chefs d’Etats de la Cemac - quitte à solliciter qu’elles soient ajournées pour coller avec son agenda - a décliné, à la dernière heure, l’invitation d’Ali Bongo qui reçoit, chez lui, ses pairs ce jour.

 

Rodrigue N. TONGUE

Lu pour vous : Paul Biya refuse-t-il de rencontrer Michel Djotodia ? (Le Messager)
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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 09:50

 

 

 

 

Après avoir été chassé du pouvoir, en Centrafrique, le Président François Bozizé a demandé l'asile au Bénin, a signalé le gouvernement de la petite nation d'Afrique de l'Ouest.

 

Le ministre béninois des Affaires étrangères, Nassirou Arifari Bako, a confirmé, tard, jeudi soir, que François Bozizé avait demandé au pays de l'accueillir, après s'être, initialement, réfugié, au Cameroun. "Le Bénin n'a pas encore pris de décision", a affirmé le ministre.

 

Le président déchu et sa famille ont été contraints de fuir le pays, en catastrophe, après que des milliers de rebelles armés eurent envahi la capitale centrafricaine, le week-end dernier.

 

François Bozizé, proche de la France, et  qui avait, lui-même, pris le pouvoir, après un coup d'État, il y a une décennie, avait signé un accord de paix avec les insurgés, en janvier. L'entente est, toutefois, tombée à l'eau et un leader de la coalition rebelle, Michel Djotodia, s'est autoproclamé Président de la Centrafrique. Un autre groupe rebelle a, toutefois, prévenu qu'il ne reconnaîtrait pas la présidence de Michel Djotodia et qu'il s'opposerait à sa tentative de prise de pouvoir.

Centrafrique : Bozizé demande l'asile au Bénin
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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 09:36

 

 

 

 

RFI   samedi 15 juin 2013 à 01:39

 

Pour son premier rendez-vous officiel avec les chefs d'Etat de la région, le Centrafricain Michel Djotodia a réussi à tirer son épingle du jeu. Non seulement, la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) lui apporte un soutien financier conséquent, mais il a tout simplement évité le pire à la Centrafrique, à savoir la mise sous tutelle du pays.

 

La délocalisation provisoire du siège de la Commission de la Cémac inscrite à l'ordre du jour a bien sûr fait débat. La Guinée-équatoriale et le Gabon étaient candidats, mais les chefs d'Etat ont fait le choix du maintien de l'institution à Bangui.

 

Dans le communiqué final, la Conférence souligne « l'impérieuse nécessité pour la Cémac (...) de continuer à apporter son aide à la république Centrafricaine ainsi qu'à ses nouvelles autorités ».

 

Sécurisation de Bangui

 

Quant à la sécurisation de la ville de Bangui, les pays de la région ont décidé d'accroître les effectifs de leur force commune. Cette fois-ci les chefs d'Etat mettent la main au portefeuille.

 

Afin de porter à 2 000 hommes les effectifs de la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC), celle-ci aura un soutien financier de 25 milliards de FCFA.

 

Libre circulation

 

Mais l'autre décision de ce sommet, c'est la libre circulation dans les six pays de la Cémac. Cette question a toujours divisé les chefs d'Etat à cause du refus du Gabon et de la Guinée équatoriale d'autoriser la libre circulation sans visa des ressortissants de l'espace communautaire. Alors que depuis 2006, le Cameroun, le Congo, la RCA et le Tchad n'exigeaient plus de visa.

À partir du 1er janvier 2014, les citoyens de l'espace Cémac pourront désormais se déplacer dans les 6 pays avec une simple carte d'identité ou un passeport .

Centrafrique la Cémac soutient Djotodia
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