Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 09:06

 

 

En Centrafrique, la population vit dans un état de peur permanent


BANGUI - AFP / 01 août 2013 17h51- La population de la Centrafrique vit dans un état de peur permanent, a dénoncé jeudi dans un communiqué le secrétaire général adjoint de l'ONU aux droits de l'Homme Ivan Simonovic, alors que la situation sécuritaire reste critique dans le pays quatre mois après la prise de pouvoir par la coalition rebelle Séléka.


Au-delà de Bangui, il n'y a ni police, ni système judiciaire, ni services sociaux. La sécurité est pratiquement inexistante et la population vit dans un état de peur permanent, a affirmé M. Simonovic au terme d'une visite de quatre jours dans le pays.


Le gouvernement de transition récemment nommé (...) reste très faible. Bien que la situation à Bangui se soit quelque peu améliorée, l'Etat n'existe tout simplement pas en dehors de la capitale et il n'y a pas d'Etat de droit, a-t-il ajouté.


M. Simonovic s'est dit particulièrement préoccupé par le nombre important de membres de la Séléka qui, ne recevant aucun salaire, installent des barrages dans les rues, demandent de l'argent ou pillent les maisons.


Selon le représentant, le pays a malheureusement atteint un degré de violence et subi des destructions d'une ampleur sans précédent depuis que la coalition Séléka, originaire du nord du pays, a lancé son offensive en décembre dernier.


Il a fustigé le manque d'attention de la part des médias et de la communauté internationale sur la situation en Centrafrique, préconisant le désarmement des hommes du Séléka et la mise en place d'une justice transitionnelle pour que les auteurs d'exactions ne restent pas impunis.


Lorsque j'ai visité la salle du tribunal de Bambari (centre), je n'ai trouvé qu'une pièce vide sans fenêtre et aux portes défoncées, dont le sol était jonché d'une couche épaisse de restes d'archives et de registres, a-t-il notamment expliqué.


Comment ce pays pourra-t-il organiser des élections régulières si toutes les archives et registres civils sont détruits?, s'est-il interrogé.


La situation sécuritaire demeure très difficile en Centrafrique, et le nouvel homme fort du pays Michel Djotodia peine à restaurer l'ordre et à désarmer les ex-combattants, malgré la présence d'une force multinationale dans la capitale.


Plusieurs ONG françaises ont également dénoncé récemment le manque d'attention portée à la Centrafrique par la communauté internationale, alors qu'une importante crise humanitaire sévit dans le pays.


La situation se détériore rapidement. Nous devons agir maintenant, avait déjà averti la Commissaire européenne à l'Aide humanitaire, Kristalina Georgieva, en visite à Bangui le 11 juillet, en annonçant le déblocage de huit millions d'euros supplémentaires, ce qui porte à 20 millions l'aide d'urgence de l'UE à la Centrafrique depuis début 2013.



(©) 

 

 

NDLR : C’est une bonne chose qu’un haut responsable des Nations Unies vienne faire le point et constater de visu la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui la RCA. Ce monsieur reconnaît avec une honnêteté certaine l’amélioration notable de la situation sécuritaire dans Bangui ces derniers jours. Dans un passé très récent et pendant longtemps, les Nations Unies à travers leur représentation du BINUCA de Bangui, ont fait preuve d’une complaisance coupable avec le régime de Bozizé, couvrant sa propension à la  prédation et ses détournements des fonds du DDR, abreuvant le siège new yorkais de fréquents rapports mensongers dissimulant à dessein la réalité du pouvoir sanguinaire et dictatorial de ce dernier ainsi que les nombreuses exactions de sa progéniture à l’encontre des braves citoyens.

 

Des années durant, les responsables du BINUCA ont laissé Bozizé commettre un scandaleux hold-up électoral et fermé les yeux et les oreilles sur l’existence de la prison spéciale et personnelle de Bozizé à Bossembélé ainsi que sur les tortures et exécutions sommaires qui s’y pratiquaient.

 

Loin de nous l’idée de protéger ou d’absoudre certains combattants de l’ex-Séléka qui ont malheureusement commis aussi des exactions, tous ces manquements et chaîne d’inadmissible complaisance frisant la complicité de la part d’une institution comme les Nations Unies, doivent aussi être mis à plat pour que les sombres pages de ce pays soient définitivement tournées afin de rétablir une véritable sécurité et une paix durable. C'est François Bozizé Yangouvonda qui est le seul responsable de l'effondrement de l'état centrafricain et de l'évanouissement de son armée, de sa gendarmerie et de sa police premiers maillons de l'autorité de l'état.  

 

 

 

 

Ivan Šimonović, Secrétaire général adjoint aux droits de l'homme

 

Ivan Šimonović a pris ses fonctions en tant que Secrétaire général adjoint aux droits de l'homme le 17 juillet 2010, et dirige le Bureau de New York du HCDH.

 

Avant de rejoindre la famille des Nations Unies en 2008, M. Šimonović a occupé les fonctions de ministre de la Justice, secrétaire d’État attaché aux Affaires étrangères et représentant permanent de la Croatie auprès des Nations Unies à New York, où il a été premier vice-président et président du Conseil économique et social de 2001 à 2003.

 

M. Šimonović a travaillé comme professeur à la faculté de droit de l'Université de Zagreb, où il a assumé les fonctions de chef du département de théorie juridique, de vice-doyen et de vice-recteur pour la coopération internationale. Il possède une grande expérience des relations internationales, du droit, des droits de l'homme et du développement des institutions nationales et a publié de nombreux ouvrages dans ces domaines. En tant qu'expert, il a été membre de la Commission pour la démocratie par le droit du Conseil de l’Europe (la « Commission de Venise ») et de la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (ECRI), et a représenté la République croate auprès de la Cour internationale de justice (CIJ).

 

Né en 1959 à Zagreb, en Croatie, M. Šimonović est diplômé en droit, est titulaire d'un master en administration publique et politique et d'un doctorat de l’Université de Zagreb et a été chercheur invité auprès des Universités de Graz et Yale. Il est marié et père de deux enfants.

 

 

 

N’oubliez pas la République centrafricaine et son peuple, demande un haut responsable des droits de l’homme

 

 

BANGUI/GENEVE/NEW YORK (1er août 2013) – Le Secrétaire général adjoint aux droits de l'homme Ivan Šimonović a lancé jeudi un avertissement sur l’état critique des institutions étatiques de République centrafricaine, qui demeurent proches d’un « effondrement total », et a exhorté la communauté internationale à ne pas abandonner cette nation marquée par le conflit.

 

« Le gouvernement de transition récemment nommé, et de nature plutôt inclusive, reste très faible. Bien que la situation à Bangui se soit quelque peu améliorée, l’Etat n’existe tout simplement pas en dehors de la capitale et il n’y a pas d’état de droit », a déclaré Ivan Šimonović, au terme de sa visite de quatre jours dans le pays.

 

« Au-delà de Bangui, il n’y a ni police, ni système judiciaire, ni services sociaux. La sécurité est pratiquement inexistante et la population vit dans un état de peur permanent. Je suis particulièrement préoccupé par le nombre important de membres de la Séléka qui, ne recevant aucun salaire, installent des barrages dans les rues, demandent de l’argent ou pillent les maisons », a déclaré le Secrétaire général adjoint.

 

« L’ampleur des pillages et des destructions que j’ai pu observer est choquante. Lorsque j’ai visité la salle du tribunal de Bambari, je n’ai trouvé qu’une pièce vide sans fenêtre et aux portes défoncées, dont le sol était jonché d’une couche épaisse de restes d’archives et de registres. En République centrafricaine, les institutions étatiques, y compris judiciaires, ressemblent aujourd’hui à cette salle de tribunal », a déclaré Ivan Šimonović. « Comment ce pays pourra-t-il organiser des élections régulières si toutes les archives et registres civils sont détruits ? », s’est-il interrogé.

 

« La République centrafricaine a été frappée par des décennies d’instabilité et de combats. Sous le régime de Bozizé, la partie du nord du pays, peuplée en majorité par des personnes de confession musulmane, a été négligée, et les populations, discriminées. De nombreuses violations des droits de l’homme ont été commises, notamment des exécutions sommaires et des cas de disparition forcée, de détention arbitraire et de torture. Le pays a malheureusement atteint un degré de violence et subi des destructions d’une ampleur sans précédent depuis que la coalition Séléka, originaire du nord du pays, a lancé son offensive en décembre dernier », a annoncé le Secrétaire général adjoint.

 

Tout en soulignant que le nombre total de victimes restait indéterminé, le Secrétaire général adjoint s’est rendu à Bambari, sur un site qui constitue probablement une fosse commune, bien que cela doive encore faire l’objet d’une enquête. Des membres de la communauté locale ont indiqué que des victimes avaient été sommairement exécutées, sans pouvoir indiquer avec certitude l’identité des auteurs.

 

Le représentant onusien a aussi fait part de sa préoccupation face au taux élevé de cas de violences sexuelles dans le pays. « A l’hôpital de Bambari, j’ai rencontré une jeune femme de 18 ans qui a été violée alors qu’elle était enceinte de quatre mois et qui a perdu son bébé. J’ai aussi rencontré une femme qui a reçu une balle dans le bras pour avoir refusé de donner le peu d’argent qu’elle avait gagné sur le marché », a déclaré Ivan Šimonović.

 

La situation chaotique du pays a un impact sur la vie quotidienne des populations dans tous ses aspects, a noté le Secrétaire général adjoint de l‘ONU. Les écoles publiques sont fermées depuis décembre dernier et moins de vingt pour cent des services de santé sont opérationnels, a-t-il observé. Par peur des meurtres et des viols, une grande partie de la population continue de vivre cachée dans la brousse, se nourrissant de racines.

 

« La propagation rapide de la malaria et d’autres maladies, le taux élevé de mortalité maternelle et la malnutrition risquent de tuer plus de personnes que les violences liées au conflit lui-même »,  a averti Ivan Šimonović. « Dans certaines zones, moins de vingt pour cent des semences ont été plantées et l’on peut s’attendre à un manque sévère de nourriture en début d’année prochaine », a-t-il ajouté.

 

« Je suis extrêmement préoccupé par le manque d’attention, de la part des médias et de la communauté internationale, à la situation en République centrafricaine du point de vue humanitaire et du point de vue des droits de l’homme », a-t-il dit.

 

« Le conflit en République Centrafricaine ne doit pas tomber dans l’oubli, pour trois raisons principales : ce conflit va continuer de causer des souffrances à une grande partie de la population ; les divisions ethniques et religieuses vont s’en trouver accentuées ; et un conflit prolongé risque de déstabiliser la région au sens large », a averti Ivan Šimonović.

 

« Restaurer la sécurité est essentiel pour ramener une forme de normalité dans l’ensemble du pays, éviter l’approfondissement des divisions ethniques et religieuses, et pour faciliter la réconciliation nationale », a-t-il dit.

 

« Le désarmement, l’intégration et la formation conjointe d’un nombre limité d’éléments des anciennes forces de sécurité et de la Séléka, qui ont été certifiés afin d’exclure les personnes coupables de violations de droits de l’homme, est la voie à suivre. Cependant, cela ne permettra pas de résoudre le problème du vide sécuritaire qui prévaut actuellement », a indiqué le Secrétaire général adjoint.

 

Les troupes régionales de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale doivent être renforcées sans délai par une force internationale plus large et plus diversifiée sous l’égide logistique des Nations Unies», a-t-il dit. « Il s’agit d’une étape essentielle pour restaurer la sécurité et pour faciliter la réforme du secteur de la sécurité, ainsi que le départ des combattants étrangers. Pareil déploiement aidera également à préparer des élections libres et régulières dans les prochains 18 mois, comme prévu par les Accords de Libreville ».

 

« La justice transitionnelle et la nécessité de rendre des comptes sont également des éléments clés pour la reconstruction et la stabilité de ce pays. Notre bureau a documenté de nombreuses violations des droits de l’homme commises depuis décembre 2012. Les auteurs de ces crimes ne doivent pas rester impunis », a dit Ivan Šimonović.

 

Pendant sa visite, le Secrétaire général adjoint a rencontré les autorités de transition, notamment le Premier Ministre de transition et les ministres de la justice et des réformes judiciaires, Garde des Sceaux, des affaires sociales, de la solidarité nationale et de la promotion du genre, le Ministre d’Etat en charge de la Sécurité Publique, de l’émi-immigration et de l’ordre publique. Il s’est également entretenu avec des dirigeants religieux ainsi que des membres d’organisations issues de la société civile et de la communauté internationale.

 

Le Secrétaire général adjoint de l‘ONU a également visité Bambari, la troisième plus grande ville du pays située à environ 385 km au nord est de Bangui, où il s’est entretenu avec le Préfet nouvellement nommé, le commandant de la Séléka en charge de la ville, des organisations non gouvernementales, des victimes et des témoins de violations de droits de l’homme. Il a visité les bureaux des Nations Unies et la cour de justice qui ont été pillés, et l’hôpital régional. Il s’est également rendu sur un site qui abriterait une fosse commune où seraient enterrés des civils et des militaires.

 

FIN

Ivan Šimonović, a pris ses fonctions en tant que Secrétaire général adjoint aux droits de l'homme le 17 juillet 2010 et dirige le Bureau de New York du HCDH. Pour en savoir plus, rendez-vous sur:

http://www.ohchr.org/FR/AboutUs/Pages/ASG.aspx

Pour plus de détails, prière de contacter:


En République centrafricaine: Uwolowulakana Ikavi-Gbetanou, +236 75495383 / ikavi@un.org) ou Chafi Bakari (+41 22 928 9256 / cbakari@ohchr.org) A Genève: Liz Throssell (+ 41 22 917 9434 ou +41 79 201 01 15 / ethrossell@ohchr.org

 

 

 

 

Conférence de Presse du Secrétaire général adjoint aux droits de l'homme,  M. Ivan Šimonović

 

1er Aout 2013

 

Ivan Šimonović :

 

Bonjour à tous !

 

Je suis très heureux de me retrouver devant la presse aujourd’hui, qui est un partenaire essentiel dans la vie démocratique de ce pays.

 

Je suis le Secrétaire général adjoint aux droits de l’homme.

 

Comme vous le savez certainement déjà, je suis en République Centrafricaine depuis quatre jours. Le but de ma mission a consisté à échanger avec les membres de la société civile et les hautes autorités du gouvernement de transition sur la situation des droits de l’homme en RCA.

 

Quelques semaines auparavant,  le bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme avait déployé une mission d’établissement des faits en République Centrafricaine, du 20 juin au 11 juillet, afin d’identifier les violations de droits de l’homme qui ont été commises sur le territoire centrafricain de décembre 2012 jusqu’à aujourd’hui. Les résultats de cette mission feront partie du rapport de la Haut- Commissaire aux droits de l’homme, qui sera soumis et discuté lors de la prochaine session du Conseil des Droits de l’Homme en septembre prochain.

 

Ma venue s’inscrit dans la droite ligne de cette mission et avant la prochaine réunion du Conseil de Sécurité sur la RCA, prévue pour le 14 Août 2013. C’est vous dire combien la question des droits de l’homme constitue une priorité pour les Nations Unies, et nous la suivons de près depuis New York et Genève, ainsi qu’à travers le BINUCA qui dispose d’une section Droits de l’Homme.

 

Dans le pays, j’ai rencontré le premier ministre de transition et les ministres clés, le Président du Conseil National de Transition et les principales commissions, les membres de la société civile, les ONG nationales et internationales, les dirigeants religieux, les victimes et les témoins. J’ai également échangé avec les Nations Unies et le corps diplomatique.  

 

Avec mes différents interlocuteurs, j’ai échangé sur les résultats préliminaires de cette mission d’établissement des faits et discuté des voies et moyens pour prévenir des violations futures.

 

A Bangui, j’ai visité la prison de Ngaragba.

 

Je me suis également rendu à Bambari, où j’ai pu visiter l’hôpital régional, le Palais de Justice, la Mairie, et un endroit supposé abriter une fosse commune.

 

Ma visite a permis de confirmer les résultats préliminaires de la mission d’établissement des faits.  Depuis décembre 2012, en effet, de nombreuses violations graves des droits de l’homme ont été commises par les deux parties au conflit, notamment des cas de disparitions forcées, de détentions arbitraires, d’exécutions sommaires, de tortures, d’incendies criminels, de destruction de propriétés publiques et privées, y compris des archives et des registres publics, de viols et de recrutement d’enfants soldats – pour en citer quelques-uns.  

 

Bien que la sécurité se soit améliorée à Bangui, dans le reste du pays, la présence de l’Etat est quasiment inexistante. Il n’y a ni sécurité, ni Etat de droit, ni police, ni procureurs ou magistrats mais des éléments de la SELEKA présents partout.  Ils ne perçoivent pas de salaire, et, en lieu et place,  ils extorquent, souvent, de l’argent à la population civile, au marché ou au niveau des barrages routiers, ou encore ils s’adonnent au pillage. Les fonctionnaires qui ont trouvé refuge à Bangui ont peur de retourner sur leur lieu de travail. Les écoles et les hôpitaux ont été pillés. Les écoles publiques ne fonctionnent plus depuis décembre 2012 et moins de 20% des services de santé sont opérationnels. De nombreuses personnes vivent encore dans la brousse.  Il y a une augmentation des cas de paludisme, de malnutrition et de mortalité maternelle. Dans certaines zones, moins de 20% des semences ont été plantées. Il faut s’attendre à une pénurie de nourriture pour le début de l’année prochaine. Le nombre de victimes indirectes du conflit sera probablement plus élevé que le nombre de victimes directes du conflit.

 

Les personnes avec lesquelles je me suis entretenu, que ce soit la société civile ou les victimes elles-mêmes, ont identifié la restauration de la sécurité comme leur priorité première. Je suis tout à fait d’accord avec cette position, et j’ai soulevé cette question avec les autorités. Sans sécurité, il n’y aura pas de retours, de services sociaux, d’agriculture et d’économie. J’ai été encouragé d’apprendre par le Ministre de la Sécurité Publique, M. Noureddine Adam, qu’il allait annoncer très prochainement le projet de réforme du secteur de la sécurité, qui aura pour objectif d’intégrer un nombre limité d’éléments des anciennes forces de défense et de sécurité ainsi que des éléments de la coalition Séléka, qui auront été certifiés auparavant comme n’ayant pas commis de violations de droits de l’homme, et qui bénéficieront de formation conjointe, et seront déployés conjointement. J’ai fortement encouragé le Ministre de la Sécurité Publique de partager son programme publiquement et de façon transparente, en incluant notamment le nombre des éléments qui seront intégrés ainsi que le calendrier, et ce avant la réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

 

Les populations demandent également de la justice. Punir les personnes responsables pour les crimes commis est non seulement essentiel pour les victimes, mais cela permet également de prévenir des violations futures. Bien que certaines actions aient été entreprises pour lutter contre l’impunité, telle que la mise en place d’une commission mixte d’enquêtes, beaucoup pensent, qu’étant donné la situation actuelle, seule une commission d’enquête internationale peut apporter des gages de fiabilité.  Cette proposition doit être davantage discutée au niveau national et international.

Des discussions similaires doivent également avoir lieu par rapport aux propositions de certains membres du gouvernement de produire une invitation permanente aux titulaire de mandats de procédures spéciales pour visiter la RCA afin de produire un rapport sur la situation des droits de l’homme, ou bien de créer le mandat de Rapporteur Spécial sur la RCA, qui ferait des rapports réguliers sur la situation des droits de l’homme en RCA. Je félicite également le gouvernement pour sa volonté de participer à l’Examen Périodique Universel  prévu pour le mois d’octobre, compte tenu des circonstances. Tous mes interlocuteurs ont évoqué les actions à entreprendre pour renforcer le cadre de protection des droits de l’homme en faveur du peuple centrafricain.

 

En conclusion, les violations de droits de l’homme sont à l’origine du conflit et reflètent la situation actuelle. Prévenir ces violations, et s’assurer du respect de tous les droits de l’homme permettront de mettre fin au conflit et de parvenir à la réconciliation et à la paix durable.

 

La mauvaise gouvernance et la corruption sous le régime de Bozizé, ainsi que le fait d’avoir négligé le développement du Nord du pays et d’avoir discriminer ses populations, qui sont en majorité de confession musulmane, a alimenté de façon significative la rébellion. Pendant le conflit, les deux parties ont commis des violations de droits de l’homme. Les violations ont été plus importantes après la victoire de la coalition Séléka, et bien que moins nombreuses aujourd’hui, ces violations se poursuivent. La majorité des victimes sont des personnes de confession chrétienne, et la perception qu’elles sont visées à cause de leur religion creuse les divisions religieuses.

 

On doit y mettre fin. Et le gouvernement de transition et la communauté internationale doivent y apporter leur contribution.

 

La présence de la MICOPAX a joué un rôle important. Cependant, afin de contribuer effectivement à la restauration de la sécurité sur l’ensemble du territoire et permettre l’organisation d’élections libres et régulières dans 18 mois, il faut déployer une force internationale plus importante en termes  d’effectif et diversifiée, sous l’égide et avec le soutien logistique des Nations Unies.

 

Avant les élections, il faut qu’il y ait également un consensus national afin que le prochain gouvernement soit inclusif, que le développement du pays soit plus équitable, que la règle de droit prévale, que les personnes coupables de crimes soient punies, et que les droits de toutes les personnes, indépendamment de leur origine ethnique, religieuse ou de leur affiliation politique, soient respectés. Et seulement alors, les violences pré-électorales, électorales et post-électorales pourront être évitées et les résultats des urnes respectés, quel qu’en soit le vainqueur.

 

L’appui de la communauté internationale pour faire face à la crise humanitaire est aussi essentiel. Certains donateurs importants refusent d’apporter leur aide au développement à cause du coup d’état et du caractère provisoire du gouvernement de transition. Je vais plaider en faveur de l’investissement  de ces fonds dans des projets de protection des communautés, tels que le renforcement de la société civile, le monitoring des droits de l’homme et la reconstruction des écoles et des hôpitaux.

 

Je vous remercie et je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions. 

Un Haut responsable des Nations Unies en visite en RCA
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 13:34

 

 

 

Le leader de la République centrafricaine (RCA), qui est suspendu de l'Union africaine sur l'éviction Mars du président François Bozizé, arrivé un peu inattendue à Nairobi mardi après-midi pour un sommet de la région des Grands Lacs où il a vigoureusement défendu le renversement de M. Bozizé.

 

Mais l'avion qui transportait Michel Am-Nondokro Djotodia a dû attendre près d'une heure après avoir atterri à l'aéroport international Jomo Kenyatta parce qu'il n'y avait pas de représentant du gouvernement pour le recevoir.

 

Une source Kenyanne a déclaré que commandant de l'armée le lieutenant-général Joseph Kasaon a été envoyé pour l'accueillir. "Il n' y a pas de haut fonctionnaire du gouvernement ici, mais le commandant de l'armée l'a reçu», a déclaré un responsable de l'aéroport qui a demandé l'anonymat.

M. Djotodia a été emmené à l'Hôtel Windsor, le lieu du sommet.

 

Mais le ministère des Affaires étrangères a nié qu'il y ait eu un accroc dans la réception du leader.

 

"Il n'y a rien comme ça. Il ya certaines formalités que les dirigeants passent par visite, et vous les journalistes ne peuvent pas comprendre ", a déclaré M. Ken Vitisia, le directeur du bureau des Grands Lacs au sein du ministère des Affaires étrangères.

 

Onze chefs d'Etat de la région des Grands Lacs étaient attendus dans la capitale Nairobi Kenya mercredi pour un sommet régional sur la sécurité et la paix.

Parmi les premiers à arriver était le président de la Conférence internationale sur les Grands Lacs, le Président Yoweri Museveni de l'Ouganda. Les réunions préalables au sommet avaient déjà débuté ce week-end à Nairobi.

«Oppresseur»

S'exprimant sur le lieu du sommet de mercredi, M. Djotodia insisté sur le fait que l'éviction du président Bozizé était nécessaire parce qu'il opprimait le peuple. «Quand les gens sentent qu'ils sont opprimés, ils ont le droit de reprendre et arrêter l'oppresseur», a-t-il dit.

 

Il a ajouté qu'un accord de paix avait été signé en 2010 à Libreville nécessitant Bozizé à démissionner après son terme, mais "il a renié" l'accord.

 

Le leader centrafricain François Bozizé a en outre accusé de planifier un génocide. "Nous avons compris qu'il n'était plus possible de négocier avec lui. Il n’y avait pas d'alternative à la force. Nous n'avons pas fait cela parce que nous étions avides de pouvoir», a-t-il dit.

 

La voiture a été suspendu par l'Union Afrique en Mars lorsque la coalition rebelle Seleka conduite par M. Djotodia renversé le président François Bozizé. L'UA a agi en conformité avec ses règles qui rejettent coups contre les dirigeants élus. Le dernier pays à être suspendu par l'UA est l'Egypte après le coup d'Etat militaire contre le président Mohamed Morsi.

 

Bien que le sommet des Grands Lacs n'est pas contrôlé par l'UA, tous les pays de la région sont représentée au sommet par la présidente Commission de l'UA Mme Nkosazana Dlamini-Zuma.

 

La position du Kenya a souvent été qu'il soutient les décisions de l'UA et la visite d'un dirigeant qui a conquis le pouvoir par un coup d'Etat aurait présenté un dilemme pour le gouvernement.

 

Au début du mois, le président Uhuru Kenyatta a condamné le coup d'Etat égyptienne qui a renversé le président élu Morsi.

 

En Juin, M. Djotodia a été exclu du sommet d'une Afrique centrale et occidentale Etats régionaux à Yaoundé, au Cameroun, sans doute pour les mêmes raisons qui ont causé l'UA pour suspendre la cabine.

 

La Charte de l'UA sur la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance, adoptée à Addis-Abeba en 2007 interdit le soutien aux coups d’état.

 

Parmi les sujets qui seront abordés lors du sommet des Grands Lacs est l'instabilité actuelle en RCA, le Soudan du Sud et la République démocratique du Congo.

 

 

NDLR : L’attitude de l’UA à l’égard des nouvelles autorités de Bangui se justifie d’autant moins à présent que celles-ci ont accepté toutes les conditions exigées par les chefs d’Etat de la CEEAC à l’issue de deux sommets réunis à N’djaména en avril dernier, pour les reconnaître. Le président de la Transition centrafricaine a effectué en juin dernier une tournée auprès des chefs d’Etat de l’Afrique centrale qui l’ont admis dans leur cercle et il a également pris part au dernier sommet des chefs d’Etat de la CEMAC à Libreville. On comprend donc difficilement les véritables raisons de l’hostilité que continue d’afficher l’UA et ses hauts responsables à l’égard de la RCA et ses nouvelles autorités qui ne cessent pourtant de déployer de gros efforts pour normaliser la situation.  

Le président Djotodia a fermement justifié à Nairobi le renversement de Bozizé
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 13:26

 

 

 

RFI  jeudi 01 août 2013 à 11:38

 

Le gouvernement de la République centrafricaine évite une année scolaire blanche, du moins dans la capitale, Bangui. Mercredi 31 juillet, plus de 12 000 élèves ont passé le concours d’entrée en 6e dans six centres d’examen, répartis dans la capitale centrafricaine. Au contraire, dans certaines villes de province, le risque d’une année blanche devient de plus en plus réel, du fait de l’insécurité grandissante dans le pays.

 

« Composera ou composera pas ? » C’était l’interrogation de nombreux parents d’élèves. La réponse a été positive pour une partie d’entre eux. Dans la capitale Bangui, plusieurs milliers d’écoliers ont fini par passer, ce mercredi 31 juillet, le concours d’entrée en 6e. C’est donc une satisfaction. « On terminait le deuxième trimestre quand les évènements sont arrivés. Si, déjà, les enfants composent le concours d’entrée en sixième, c’est dire qu’on a réussi à sauver l’année », juge ainsi Sylvestre René Kétéguia, proviseur et chef du centre d’examen du lycée Boganda de Bangui.

 

Le niveau des examens revu à la baisse

 

Mais, à cause du retard accumulé, les élèves ont encore beaucoup de choses à apprendre. La direction des examens et concours a donc été obligée de présenter des sujets plus accessibles.


C’est également ce que confirme Christ Mumbé, qui vient de terminer son épreuve et espère décrocher son examen : « C’est facile. Je n’ai pas vraiment fait de fautes. On nous a posé cinq questions, sur 80 points. Je pense que j’ai fait le maximum. Je peux décrocher mon concours. »« On a dû tenir compte de la situation qui prévaut. Ce sont des sujets généralement du premier trimestre, deuxième trimestre, qui sont donc au niveau des enfants », explique Marcel Mbanguizo, chef de secteur de l’administration et des ressources humaines à l’Inspection académique de Bangui.

 

Craintes d'année blanche dans le Nord-Est

 

Pendant ce temps dans certaines villes de province, la situation reste toujours critique. Dans l’extrême nord-est par exemple, les élèves n’ont pas repris les cours. Une situation liée aux hostilités déclenchées en décembre par la coalition Seleka jusqu’à son coup d’Etat du 24 mars. Jusqu’à ce jour, rien n’est prêt dans la zone et la perspective d’une année scolaire blanche est de plus en plus à craindre.

Centrafrique le système éducatif tente de s'adapter à la situation sécuritaire dans le pays
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 13:26

 

 

 

RFI  jeudi 01 août 2013 à 11:38

 

Le gouvernement de la République centrafricaine évite une année scolaire blanche, du moins dans la capitale, Bangui. Mercredi 31 juillet, plus de 12 000 élèves ont passé le concours d’entrée en 6e dans six centres d’examen, répartis dans la capitale centrafricaine. Au contraire, dans certaines villes de province, le risque d’une année blanche devient de plus en plus réel, du fait de l’insécurité grandissante dans le pays.

 

« Composera ou composera pas ? » C’était l’interrogation de nombreux parents d’élèves. La réponse a été positive pour une partie d’entre eux. Dans la capitale Bangui, plusieurs milliers d’écoliers ont fini par passer, ce mercredi 31 juillet, le concours d’entrée en 6e. C’est donc une satisfaction. « On terminait le deuxième trimestre quand les évènements sont arrivés. Si, déjà, les enfants composent le concours d’entrée en sixième, c’est dire qu’on a réussi à sauver l’année », juge ainsi Sylvestre René Kétéguia, proviseur et chef du centre d’examen du lycée Boganda de Bangui.

 

Le niveau des examens revu à la baisse

 

Mais, à cause du retard accumulé, les élèves ont encore beaucoup de choses à apprendre. La direction des examens et concours a donc été obligée de présenter des sujets plus accessibles.


C’est également ce que confirme Christ Mumbé, qui vient de terminer son épreuve et espère décrocher son examen : « C’est facile. Je n’ai pas vraiment fait de fautes. On nous a posé cinq questions, sur 80 points. Je pense que j’ai fait le maximum. Je peux décrocher mon concours. »« On a dû tenir compte de la situation qui prévaut. Ce sont des sujets généralement du premier trimestre, deuxième trimestre, qui sont donc au niveau des enfants », explique Marcel Mbanguizo, chef de secteur de l’administration et des ressources humaines à l’Inspection académique de Bangui.

 

Craintes d'année blanche dans le Nord-Est

 

Pendant ce temps dans certaines villes de province, la situation reste toujours critique. Dans l’extrême nord-est par exemple, les élèves n’ont pas repris les cours. Une situation liée aux hostilités déclenchées en décembre par la coalition Seleka jusqu’à son coup d’Etat du 24 mars. Jusqu’à ce jour, rien n’est prêt dans la zone et la perspective d’une année scolaire blanche est de plus en plus à craindre.

Centrafrique le système éducatif tente de s'adapter à la situation sécuritaire dans le pays
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 13:26

 

 

 

RFI  jeudi 01 août 2013 à 11:38

 

Le gouvernement de la République centrafricaine évite une année scolaire blanche, du moins dans la capitale, Bangui. Mercredi 31 juillet, plus de 12 000 élèves ont passé le concours d’entrée en 6e dans six centres d’examen, répartis dans la capitale centrafricaine. Au contraire, dans certaines villes de province, le risque d’une année blanche devient de plus en plus réel, du fait de l’insécurité grandissante dans le pays.

 

« Composera ou composera pas ? » C’était l’interrogation de nombreux parents d’élèves. La réponse a été positive pour une partie d’entre eux. Dans la capitale Bangui, plusieurs milliers d’écoliers ont fini par passer, ce mercredi 31 juillet, le concours d’entrée en 6e. C’est donc une satisfaction. « On terminait le deuxième trimestre quand les évènements sont arrivés. Si, déjà, les enfants composent le concours d’entrée en sixième, c’est dire qu’on a réussi à sauver l’année », juge ainsi Sylvestre René Kétéguia, proviseur et chef du centre d’examen du lycée Boganda de Bangui.

 

Le niveau des examens revu à la baisse

 

Mais, à cause du retard accumulé, les élèves ont encore beaucoup de choses à apprendre. La direction des examens et concours a donc été obligée de présenter des sujets plus accessibles.


C’est également ce que confirme Christ Mumbé, qui vient de terminer son épreuve et espère décrocher son examen : « C’est facile. Je n’ai pas vraiment fait de fautes. On nous a posé cinq questions, sur 80 points. Je pense que j’ai fait le maximum. Je peux décrocher mon concours. »« On a dû tenir compte de la situation qui prévaut. Ce sont des sujets généralement du premier trimestre, deuxième trimestre, qui sont donc au niveau des enfants », explique Marcel Mbanguizo, chef de secteur de l’administration et des ressources humaines à l’Inspection académique de Bangui.

 

Craintes d'année blanche dans le Nord-Est

 

Pendant ce temps dans certaines villes de province, la situation reste toujours critique. Dans l’extrême nord-est par exemple, les élèves n’ont pas repris les cours. Une situation liée aux hostilités déclenchées en décembre par la coalition Seleka jusqu’à son coup d’Etat du 24 mars. Jusqu’à ce jour, rien n’est prêt dans la zone et la perspective d’une année scolaire blanche est de plus en plus à craindre.

Centrafrique le système éducatif tente de s'adapter à la situation sécuritaire dans le pays
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 10:23

 

 

Addis Abéba, le 1er août 2013: Conformément au communiqué de la 385ème réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA, tenue à Addis Abéba, le 19 juillet 2013, le processus de relève de la Mission de consolidation de la paix de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale en République centrafricaine (MICOPAX) par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) commence aujourd’hui. Ce processus, qui s’étalera sur quelques semaines, sera conduit en étroite consultation avec la CEEAC. Dans ce cadre, une équipe de la Commission se rendra incessamment à Libreville pour poursuivre les consultations engagées avec la CEEAC sur les différents aspects de la transition. De même, un groupe d’officiers et de fonctionnaires sera déployé à Bangui pour établir, sous l’autorité de la Représentante spéciale de la Présidente de la Commission en RCA et chef du Bureau de Liaison de l’UA à Bangui, Mme Hawa Ahmed Youssouf, l’Etat-major de la MISCA. 

 

Il convient de rappeler que la mise en place de la MISCA a été décidée par le CPS de l’UA lors de sa réunion précitée du 19 juillet 2013. La Mission, qui sera déployée pour une période initiale de six (6) mois, a pour mandat de contribuer à : (i) la protection des civils et à la restauration de la sécurité et de l’ordre public, à travers la mise en œuvre de mesures appropriées ; (ii) la stabilisation du pays et la restauration de l’autorité de l’État centrafricain ; (iii) la réforme et la restructuration du secteur de la défense et de la sécurité ; et (iv) la création de conditions propices à la fourniture d’une assistance humanitaire aux populations dans le besoin. Elle aura un effectif total de 3 652 personnels, dont 3 500 personnels en uniforme (2 475 pour la composante militaire et 1 025 pour la composante de police) et 152 civils. 

 

La Présidente de la Commission, Dr. Nkosazana Dlamini Zuma, rend hommage aux différents contingents de la MICOPAX pour le travail remarquable accompli sur le terrain, en dépit des difficultés rencontrées, ainsi qu’aux pays de la région pour leur engagement continu en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité en RCA. Les contingents de la MICOPAX sont les éléments constitutifs centraux de la MISCA et seront progressivement, et en tant que de besoin, augmentés par d’autres effectifs. 

 

La Présidente de la Commission saisit cette occasion pour lancer un appel à tous les États membres et aux partenaires de l’UA pour qu’ils apportent rapidement le soutien financier, logistique et technique nécessaire en vue de l’opérationnalisation de la MISCA et de la conduite effective de ses opérations. Elle escompte un engagement accru et multiforme des Nations unies en faveur de la mise en place et de la montée en puissance effectives de la MISCA dans l’intérêt de la paix et de la sécurité internationales.

 

 http://www.peaceau.org/fr/article/lancement-du-processus-de-transition-de-la-micopax-a-la-mission-internationale-de-soutien-a-la-centrafrique-sous-conduite-africaine#sthash.EkKUJSZn.29ppiGfd.dpuf

Lancement du processus de transition de la MICOPAX la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA)
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 10:18

 

 

 

 

(Agence Ecofin) - Haroun Kabadi, président de l'Assemblée nationale du Tchad, dénonce l’attitude de la communauté internationale : « Beaucoup de pays ont été remboursés et il n'est pas normal que le Tchad ne soit pas remboursé pour des raisons que nous ne connaissons pas. »

 

En intervenant au Nord Mali et en Centrafrique, le Tchad a supporté des frais financiers de 160 milliards FCFA (244 million d’euros). Cette évaluation a été fournie en début de semaine aux députés tchadiens par le ministre des finances et du budget, Atteib Doutoum, lors de la séance d'adoption de la loi de finances rectificative 2013.

 

La plus grande partie des dépenses militaires a été dévolue à l’envoi d’un contingent de 2000 hommes aguerris au Nord Mali soutenus par une lourde logistique avec pour objectif de détruire les groupes djihadistes et éviter la déstabilisation du Sahel. « Nous avons pris la décision de déployer sur le sol malien un contingent de l’Armée Nationale Tchadienne pour soutenir les efforts de la communauté internationale en vue de la restauration de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la République du Mali. Nous avons ainsi agi conformément à la résolution 2085 du 20 décembre 2012 du Conseil de sécurité des Nations Unies autorisant le déploiement de la Mission Internationale de Soutien au Mali (MISMA), aux appels de l’Union Africaine et à la demande expresse en date du 14 Janvier 2013 du président de la République du Mali » a justifié le président Idriss Deby Itno.

Le Tchad exige le remboursement de 244 millions € engagés au Mali et en Centrafrique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 10:08

 

 

 

 

Paris (AFP) - 31.07.2013 13:29

 

Jean-Marc Ayrault a annoncé mercredi "un recentrage" de l'aide française au développement aux pays les plus pauvres, prioritairement 16 Etats africains, à l'issue de la première réunion depuis quatre ans du Comité interministériel de la Coopération internationale et du développement (CICID).

 

"Nous sommes engagés dans une maîtrise de nos comptes publics (...) mais pour autant, la France maintient son effort en matière de développement", a déclaré le Premier ministre dans la cour de Matignon avant d'annoncer que "les dons seront concentrés sur un certain nombre de pays qui en ont le plus besoin, les pays prioritaires".

 

Il s'agit de seize pays africains : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Djibouti, Comores, Ghana, Guinée, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, république démocratique du Congo, Tchad, Togo, Sénégal.

 

"85% de l'effort financier de l'Etat en aide directe va aux pays de l’Afrique et de la Méditerranée", a ajouté Jean-Marc Ayrault. "Nous voulons aussi aider des pays qui sont en sortie de crise", a-t-il ajouté. "Et en premier lieu il y a Haïti que nous voulons aider particulièrement tant la relation historique que nous avons avec ce pays nécessite cette aide solidaire, nous avons en quelque sorte une dette morale envers Haïti", a-t-il dit avant de citer également "l'Afghanistan, le Yémen et la Palestine".

 

Pour le reste du monde, le Premier ministre a rappelé le rôle de l'Agence française de développement (AFD) qui concentrera ses aides "sur toutes les politiques de croissance vertes et solidaires qui se développent tant en Asie qu'en Amérique Latine et en Caraïbes".

 

Jean-Marc Ayrault a également souligné la mobilisation de "tous les ministères dans leur compétence".

 

Enfin, le gouvernement souhaite aussi mettre l'accent sur la "transparence" avec un "contrôle de l'efficacité des aides", "un rapport régulier". Pour les aides apportées au Mali, un site internet sera mis en ligne dans les prochaines semaines afin de donner des informations précises sur les projets financés.

 

Un premier projet de loi d'orientation et de programmation sur la politique de développement et de solidarité internationale de la Ve république sera présenté au Conseil des ministres en novembre pour un débat au Parlement début 2014.

 

Cette réunion du CICID faisait suite aux assises de développement durable et de la solidarité internationale, clôturées en mars à Paris par le président François Hollande.

 

La France consacrera en 2013 9,4 milliards d'euros à l'aide publique au développement. Elle est le 4e pays contributeur de l'aide et représente 10% de l'aide mondiale.

 

© 2013 AFP

 

Aide au développement: Ayrault cible 16 pays africains "prioritaires"
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 17:05

 

 

La rédaction poursuit la publication des mandats d'arrêt internationaux contre François Bozizé Yangouvonda avec celui de son complice, le créateur des milices COCORA qui a distribué des armes et des machettes dans Bangui peu avant la chute de leur régime sanguinaire et dictatorial.

 

La Rédaction

Mandat d'arrêt international contre Bozizé et ses acolytes : celui de Lévi Yakété
Mandat d'arrêt international contre Bozizé et ses acolytes : celui de Lévi Yakété
Mandat d'arrêt international contre Bozizé et ses acolytes : celui de Lévi Yakété
Mandat d'arrêt international contre Bozizé et ses acolytes : celui de Lévi Yakété
Mandat d'arrêt international contre Bozizé et ses acolytes : celui de Lévi Yakété
Mandat d'arrêt international contre Bozizé et ses acolytes : celui de Lévi Yakété
Mandat d'arrêt international contre Bozizé et ses acolytes : celui de Lévi Yakété
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 10:02

 

 

 

 

 

31/07/2013 à 10h:15 Par Vincent Duhem Jeune Afrique.com

 

Une dizaine de représentantes d’associations de femmes centrafricaines ont rencontré la ministre française déléguée chargée de la Francophonie, Yamina Benguigui, mardi 30 juillet, à Paris. Qui estime que la RCA doit revenir dans l'agenda diplomatique français.

C’est dans son bureau du Quai d’Orsay dans le centre de Paris, que la ministre française déléguée chargée de la Francophonie, Yamina Benguigui, a reçu une dizaine de femmes représentantes de plusieurs associations centrafricaines, mardi 30 juillet. Pour la plupart issues de la diaspora, c’est elles qui ont sollicité la rencontre. « Elles m’ont contacté après mon déplacement au Burundi » [début juillet], confie la ministre qui dit vouloir « mettre les droits des femmes au centre de la Francophonie ».

Les représentantes d'associations se sont tour à tour exprimées. Souvent émues, elles ont fait part de leur détresse, partagé leur expériences, et relayé les cas de violences quotidiennes dont sont victimes les Centrafricains depuis l'arrivée de la coalition Séléka au pouvoir, fin mars. « Il y a une semaine à Lobaye (sud-ouest), des hommes en armes ont ligoté neufs enfants, réclamant une rançon pour chacun d’entre eux. Comme les familles ne pouvaient pas payer, ils les ont tous tués », a ainsi raconté l’une d’elles.

 

Cette rencontre, appuyée par le président François Hollande, était également l’occasion pour la ministre de militer pour le retour de la crise en Centrafrique à son agenda diplomatique. « Cette crise, écrasée par les deux plus gros conflits de la décennie sur le continent africain (la RDC et le Soudan), est un drame oublié. Il faut que la France monte au créneau avec l'Union européenne. Nous devons être présents », estime-t-elle.

 

En tournée au Gabon, en RDC, au Burundi, au Congo-Brazzaville et en Côte d'Ivoire du 6 au 12 juillet, « Yamina Benguigui a longuement évoqué la situation centrafricaine avec Denis Sassou Nguesso et Ali Bongo Ondimba », assure un de ses conseillers.

 

Aide logistique

 

Quel pourrait être l’engagement de la France, que les chefs d’États d’Afrique centrale avaient déjà sollicité en mai ? Dans l’immédiat, il devrait se limiter à une aide logistique aux troupes africaines, dans le cadre de l'action européenne. Le Burundi, dont le président Pierre Nkurunziza s’est dit prêt à envoyer 500 hommes dans le cadre de la force de l’Union africaine, pourrait en être le premier bénéficiaire. « C’est en discussion », assure le cabinet de la ministre. Pour Yamina Benguigui, « la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU en septembre à New York sera un moment important ».

 

Au regard de l’attitude des autorités françaises depuis le début de la crise, un engagement direct de la France est très peu probable. En Centrafrique, pays symbole des dérives de la « Françafrique », Paris a tenté d’appliquer sa nouvelle politique africaine. Lors des deux offensives de la Séléka, François Hollande a refusé d’intervenir pour sauver le régime de François Bozizé, qui en avait fait la demande, et laissé le soin aux dirigeants d’Afrique centrale, notamment à Idriss Déby Itno, de régler la crise.

________

 

Par Vincent Duhem

 


 

Yamina Benguigui : "Il faut que la France monte au créneau" en Centrafrique  

 

 

31/07/2013 à 10h:15 Par Vincent Duhem Jeune Afrique.com

 

Une dizaine de représentantes d’associations de femmes centrafricaines ont rencontré la ministre française déléguée chargée de la Francophonie, Yamina Benguigui, mardi 30 juillet, à Paris. Qui estime que la RCA doit revenir dans l'agenda diplomatique français.

C’est dans son bureau du Quai d’Orsay dans le centre de Paris, que la ministre française déléguée chargée de la Francophonie, Yamina Benguigui, a reçu une dizaine de femmes représentantes de plusieurs associations centrafricaines, mardi 30 juillet. Pour la plupart issues de la diaspora, c’est elles qui ont sollicité la rencontre. « Elles m’ont contacté après mon déplacement au Burundi » [début juillet], confie la ministre qui dit vouloir « mettre les droits des femmes au centre de la Francophonie ».

Les représentantes d'associations se sont tour à tour exprimées. Souvent émues, elles ont fait part de leur détresse, partagé leur expériences, et relayé les cas de violences quotidiennes dont sont victimes les Centrafricains depuis l'arrivée de la coalition Séléka au pouvoir, fin mars. « Il y a une semaine à Lobaye (sud-ouest), des hommes en armes ont ligoté neufs enfants, réclamant une rançon pour chacun d’entre eux. Comme les familles ne pouvaient pas payer, ils les ont tous tués », a ainsi raconté l’une d’elles.

Cette rencontre, appuyée par le président François Hollande, était également l’occasion pour la ministre de militer pour le retour de la crise en Centrafrique à son agenda diplomatique. « Cette crise, écrasée par les deux plus gros conflits de la décennie sur le continent africain (la RDC et le Soudan), est un drame oublié. Il faut que la France monte au créneau avec l'Union européenne. Nous devons être présents », estime-t-elle.

En tournée au Gabon, en RDC, au Burundi, au Congo-Brazzaville et en Côte d'Ivoire du 6 au 12 juillet, « Yamina Benguigui a longuement évoqué la situation centrafricaine avec Denis Sassou Nguesso et Ali Bongo Ondimba », assure un de ses conseillers.

Aide logistique

Quel pourrait être l’engagement de la France, que les chefs d’États d’Afrique centrale avaient déjà sollicité en mai ? Dans l’immédiat, il devrait se limiter à une aide logistique aux troupes africaines, dans le cadre de l'action européenne. Le Burundi, dont le président Pierre Nkurunziza s’est dit prêt à envoyer 500 hommes dans le cadre de la force de l’Union africaine, pourrait en être le premier bénéficiaire. « C’est en discussion », assure le cabinet de la ministre. Pour Yamina Benguigui, « la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU en septembre à New York sera un moment important ».

Au regard de l’attitude des autorités françaises depuis le début de la crise, un engagement direct de la France est très peu probable. En Centrafrique, pays symbole des dérives de la « Françafrique », Paris a tenté d’appliquer sa nouvelle politique africaine. Lors des deux offensives de la Séléka, François Hollande a refusé d’intervenir pour sauver le régime de François Bozizé, qui en avait fait la demande, et laissé le soin aux dirigeants d’Afrique centrale, notamment à Idriss Déby Itno, de régler la crise.

________

 

Par Vincent Duhem




Lu pour vous : Yamina Benguigui : "Il faut que la France monte au créneau" en Centrafrique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com