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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 21:02

 

 

 

                                     

         

 

1°) Depuis le 24 mars 2013

 

      En raison de la situation de notre pays et de ses habitants qui se sont empirées, nous avons manifesté par nos diverses contributions à la réflexion et au débat le souci de mettre fin à cette situation  douloureuse.

 

 Nous refusons ainsi de nous taire, de nous voiler la face, et de faire la sourde oreille devant les meurtres, viols, pillages, disparitions dont sont victimes encore nos Compatriotes. Nous devons continuer ce combat jusqu'à ce que tous les habitants de notre pays retrouvent la paix, et vivent en sécurité sur tout le territoire national. Surtout pour que les coupables soient traduits devant les tribunaux, et que la justice soit rendue aux victimes ou à leur famille.

 

2°) L'objet de mon  présent billet est  tout autre ; même sa nature est encore de dénoncer une injustice

 

Le dimanche dernier, 10 novembre 2013, en milieu de la matinée,  écoutant N'Déké luka, j'ai été bouleversé par l'appel du compatriote M. José Emmanuel Kogréngbo, Président du Collectif des Handicapés en voie d'intégration dans la fonction publique, dont je vais essayer de résumer les doléances..

 

« Il a rappelé que depuis l'année 2000, une loi a été votée, définissant un quota de 10°/° sur le nombre total des personnes que la fonction publique centrafricaine doit intégrer chaque année. Malheureusement cette loi n'a jamais été appliquée, faute du manque de signature du Ministre de la Fonction Publique.... »

 

Ce Collectif ayant épuisé toutes les voies légales de recours, s'apprête à faire   grève. Pas n'importe laquelle des grèves, s'il vous plaît : la GRÊVE DE LA FAIM, dans les prochains jours, et dans quelles conditions sociales...

 

Très disert  et convainquant, M. José Emmanuel Kogréngbo a rappelé :  « Qu'il y a  de cela six mois, encore, un groupe d'hommes, se sentant léser à tort ou à raison, ont fait le choix des armes pour se faire entendre - résultat : ils sont maintenant au pouvoir, mais eux les Handicapés, ne sont pas aptes pour ce genre « d'exploit », ils n'ont que la grève de la faim, pour se faire entendre. »

 

Lorsque chacun se rappelle que : malgré la gravité et l'étendu des crimes de la Séléka, malgré les dénonciations multiples et diverses, les cris poussés, la Communauté internationale est restée pendant longtemps insensible, l'on peut imaginer sans peine que nos Compatriotes Handicapés, qui ne font que demander leur droit, risquent de voir leur situation ignorée, voire délaissée ou méprisée, et mettre leur vie en danger dans l'indifférence totale !

             

Est-ce ce genre de République que nous voulons rebâtir ?

 

3°) Puisse chacun entendre cet Appel !

 

N'ayons pas des oreilles sélectives. Ce seraient-là aussi, une forme de handicape, et de mépris, plus sournoise ! Nous devons le  relayer cet appel pour que, les autorités de notre pays répondent promptement aux doléances de nos compatriotes. Il s'agit de droit et non  de faveur.

 

Ne soyons pas des complices en nous taisant. On reconnaît la grandeur d'une nation par la place qu'elle accorde à la veuve, à l'orphelin, aux personnes malades et aux handicapés. Sur ce point, il est vrai que jusqu'à présent la lâcheté ,l'indifférence à l'Autre et l'incompétence ont présidé à  notre destinée, et motivé nos actes. Nous en payons le prix fort collectivement ! Nous ne sommes pas condamnés à réitérer une telle attitude  et nous laisser aller à la fatalité, au découragement...

 

Nous, les valides (c'est en ces termes que notre compatriote s'est adressé à nous),  sommes placés devant une forme de ségrégation, d'ostrascisme voire de racisme tout court. Nous ne pouvons pas dénoncer dans la matinée le tribalisme qui perdure, et nous voiler la face, ou demeurer insensibles  s'agissant d'une frange de la population vulnérable. Nos frères handicapés (et autres victimes récentes) sont besoin de notre soutien.

 

Il faut le leur donner en exigeant que leur droit au travail soit ratifié et suivi de fait !

 

Léon K. Grant

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Centrafrique-Presse.com
11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 09:36

 

 

 

 

http://www.bbc.co.uk/  11 novembre, 2013 - 03:37 GMT

 

Une quarantaine de pays et d'organisations non gouvernementales viennent de boucler une importante réunion sur la situation en Centrafrique.

 

La rencontre a été présidée par le chef de l'Etat Congolais Denis Sassou Nguesso en présence des trois hauts responsables qui gouvernent actuellement la république centrafricaine.

 

Plusieurs importantes décisions ont été prises notamment sur la sécurité et l'organisation des prochaines échéances électorales.

 

Il a été question de l'organisation des élections présidentielles et législatives avant février 2015, du déploiement des forces africaines et onusiennes, du désarmement des ex-rebelles d'ici janvier 2014 et de l' appui financier que devra apporter, à la RCA, la communauté internationale.

 

Le président Sassou Nguesso médiateur dans la crise et initiateur du groupe international de contact, qui a rappelé que la transition a officiellement commencé le 18 août dernier pour prendre fin en février 2015 avec l'organisation des élections ,a demandé aux autorités centrafricaines de respecter leurs engagements.

 

Le chef de la transition Michel Djotodia pour sa part, a plaidé pour un appui financier concret de la communauté internationale afin d'éviter à son pays de sombrer dans le chaos.

 

Il a également promis de respecter la feuille de route soumise par le groupe international de contact .

 

Plusieurs voix ont également demandé aux bailleurs de fonds d'intervenir urgemment dans ce pays, afin de lui éviter une catastrophe humanitaire de grande ampleur.

 

 

Michel Djotodia Am Nondroko croit que la troisième réunion du Groupe International de Contact sur la RCA à Bangui est un tournant décisif

 

Bangui, 10 Nov. (ACAP) - Le Chef de l’Etat de la Transition centrafricaine, Michel Djotodia Am Nondroko, a estimé que la tenue à Bangui de la troisième réunion du Groupe International de Contact sur la République Centrafricaine est un tournant décisif dans l’engagement de la communauté internationale à soutenir ce pays dans ses efforts de restauration de la sécurité, de la paix et de la stabilité, en présence du Président congolais Denis Sassou Nguesso, Médiateur dans la crise centrafricaine, vendredi 8 novembre 2013, à Bangui.

 

La troisième réunion du Groupe International de Contact, dont le principe avait été acquis à Addis-Abeba en Ethiopie le 8 juillet dernier, vise à mobiliser des réponses appropriées de la communauté internationale à la crise centrafricaine et surtout contribuer à mettre fin à la souffrance de la population. 

  
La souffrance des populations se traduit par la détérioration rapide de la situation sécuritaire, humanitaire et l’Etat de droit en Centrafrique, en particulier dans l’arrière -pays. Les éléments de l’ex-Séléka sont toujours mis en cause dans l’action de terroriser la population, les pillages, les graves violations des droits de l’homme généralisées, les arrestations et détentions arbitraires, les violences sexuelles contre les femmes et les enfants, les actes des tortures, les assassinats ciblés et le recrutement d’enfants soldats, les répressions à connotation religieuses. 

  
D’après M. David Brown, Ambassadeur des Etats Unis d’Amérique en Centrafrique, son pays, quand bien même a suspendu ses programmes d’aide à la République Centrafricaine, à cause de l’arrivée non démocratique au pouvoir de la Séléka, a maintenu le programme de lutte contre l’Armée de Libération du Seigneur (LRA) et la protection des civils. 


 Toujours selon lui, l’Union européenne a annoncé une contribution de 57 millions d’euros, la France 40. 

  
Seulement, à l’inverse de la bonne volonté des partenaires de la République Centrafricaine, l’Ambassadeur David Brown a fait remarquer que l’incorporation de quelque 3500 ex-Séléka dans l’armée et 1500 autres dans la gendarmerie et la police relève d’un plan boudé par la communauté internationale. 

  
Cela serait de nature à grever la masse salariale alors que les finances sont sous perfusion, soutenues par la deuxième tranche d’un prêt généreux de 25 milliards de francs CFA provenant du Congo. 

  
Les priorités perçues par M. Brown sont les besoins urgents de développement, axés sur l’éducation, la santé, les infrastructures routières vers les zones rurales, pour permettre aux populations rurales d’écouler leurs produits et améliorer la qualité de leurs conditions de vie. 

  
Il a rappelé le paragraphe 17 de la de la Résolution 2121 du Conseil de sécurité des Nations Unies a souligné la nécessité de disposer des forces de sécurité de la République centrafricaine professionnelles, équilibrées et représentatives alors que les éléments de la Séléka sont majoritairement analphabètes. 

  
C’est dire que s’il y a eu de la bonne volonté, cependant, quelques zones d’ombres subsistent et peuvent servir de pierre d’achoppement quant à la bonne volonté des partenaires au développement dans le cadre du Groupe International de Contact. 
  
Les pays intervenant dans le cadre du Groupe Internationale de Contact sur la République Centrafricaine sont : l’Afrique du Sud, l’Algérie, l’Allemagne, l’Australie, le Brésil, le Burundi, le Cameroun, le Canada, la Chine, le Congo, les Etats-Unis d’Amérique, l’Ethiopie, la France, le Gabon, la Guinée Equatoriale, l’Inde, le Japon, le Luxembourg, la Libye, le Nigeria, l’Ouganda, la RD. Congo, le Royaume-Uni, la Russie, le Rwanda, le Soudan, le Soudan du Sud, le Tchad, le Togo, la Turquie et de nombreuses organisation non gouvernementales telles que, les grands lacs, l’Organisation internationale de la Francophonie, l’UAEU, le Fonds Monétaire Internationale, la Banque mondiale, la Banque Africaine de Développement, l’Union Européenne, la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale et la Commission de l’Union Africaine. 

Bangui : fin de la réunion du G.I.C
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Centrafrique-Presse.com
11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 00:37

 

 

 

 

 

http://www.leparisien.fr Frédéric Gerschel, notre envoyé spécial à Bangui (Centrafrique) 10.11.2013, 21h08

 

Un ressortissant français a été blessé par balles aujourd'hui dimanche à Bangui à proximité du Stade de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Blessé au dos et au thorax, cet expatrié, dont l'identité n'a pas été dévoilée, à d'abord été conduit dans un hôpital de la ville (l'hôpital Communautaire) avant d'être dirigé vers le camp des forces françaises stationnées sur place, près de l'aéroport de Bangui.

 

Son état était qualifié ce dimanche soir de stationnaire et il pourrait être rapatrié en France dès lundi.


Dans un pays plongé dans le chaos et qui ne compte plus qu'une centaine de ressortissants français, c'est la première fois qu'un Français est blessé depuis le renversement du président François Bozizé le 24 mars dernier par la coalition rebelle Séléka, aujourd'hui officiellement dissoute par son chef, Michel Djotodia, investi comme président de transition le 18 août. Des combattants de l'ex-Séléka multiplient les exactions contre une population épuisée par des années de troubles, rébellions et coups d'Etat.


Les circonstances précises dans lesquelles le ressortissant français a été blessé de deux balles ne sont toutefois pas connues. Il s'agit d'un homme qui vivait depuis un certain temps en Centrafrique, où il travaillait pour une société de lutte contre le braconnage. Le drame a eu lieu non loin du Stade de Bangui au cours d'une journée tendue, riche en incidents divers. 


Un homme été mortellement blessé par balle et plusieurs personnes atteintes par des tirs dimanche en fin de journée à Bangui, lors de violences nées d'un différend entre un ex-militaire et un ex-rebelle. Il s'agirait «d'un caporal de l'ex-garde de l'ancien président François Bozizé», selon une source de la gendarmerie.


A la suite de cet incident, «un groupe d'habitants a entrepris d'ériger des barricades sur la voie publique pour exprimer son mécontentement. Des éléments de l'ex Séléka sont alors arrivés et ils ont commencé à tirer pour déloger les manifestants, faisant des blessés parmi les manifestants», précise cette source , sans préciser le nombre de blessés.


Des éléments de la police et de la gendarmerie centrafricaine ainsi que des troupes de la force africaine en Centrafrique (Misca) ont été déployés dans le secteur pour rétablir le calme. Les tirs ont cessé à la nuit tombante.

Lu pour vous : Centrafrique : un expatrié français blessé par balles
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Centrafrique-Presse.com
11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 00:34

 

 

 

 

 

 

French.china.org.cn 11-11-2013

 

Un ex-aide de camp du président déchu François Bozizé a été tué par des éléments de l'ex- rébellion de la Séléka (au pouvoir) dimanche à Miskine, un quartier du 3e arrondissement de Bangui où la tension est aussitôt montée au sein de la population, qui s'est spontanément mise à manifester pour protester contre l'acte des ex-rebelles.

 

Du nom de Tanguy Touaboy, cet ancien membre de l'ex-garde présidentielle et par ailleurs ancien ministre délégué à la Défense a été tué en recevant trois balles à la poitrine lors d'un accrochage devant un bar de Miskine avec les ex-Séléka dont les circonstances exactes restent inconnues.

 

Son corps a été jeté devant la résidence du président du Conseil national de transition (CNT, organe législatif de transition), Alexandre Ferdinand Nguendet, avant d'être transporté par la suite à la morgue de l'hôpital communautaire de Bangui.

 

Cet assassinat a provoqué émoi et colère chez les habitants du quartier qui, comme ailleurs dans la capitale et le reste de la République centrafricaine (RCA), se plaignent des exactions de l'ex-rébellion de la Séléka depuis son arrivée au pouvoir le 24 mars après plus de trois mois de combats avec le régime du président François Bozizé et malgré un accord de paix conclu le 11 janvier à Libreville au Gabon.

 

"Nous ne pouvons pas supporter les crimes que commettent les ex-rebelles de la Séléka dans le pays. Nous sommes déterminés à mourir pour sauver notre pays", s'est indigné à Xinhua un manifestant.

 

Sous une pluie battante, les jeunes du quartier ont bloqué les routes par des barricades de pneus brûlés.

 

A bord d'une dizaine de véhicules, des équipes d'intervention de la Force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC) déployée depuis plusieurs années par les pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) afin d'aider à stabiliser la RCA n'ont pu maîriser la situation.

 

Les efforts de conciliation du colonel Christian Zouma Narkoyo, ancien porte-parole de la Séléka propulsé à la tête de la gendarmerie mobile, se sont eux aussi révélés vains face aux jets de pierre des manifestants en réaction à la présence d'un ex- rebelle Séléka armé ayant tenté de tirer sur ces derniers.

 

Aux dernières nouvelles, les manifestants ont finalement été dispersés par des tirs de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre et de sécurité qui ont causé deux blessés.

 

C'est depuis le coup de force des ex-rebelles de la Séléka dirigés par Michel Djotodia que la Centrafrique est plongée dans une crise sécuritaire. Les exactions, pillages et violations des droits humains sont commis décriés au quotidien de la part des ex- rebelles sur la population.

 

Malgré les opérations de désarmement forcé lancées par la FOMAC, les armes continuent de circuler et provoquer des tueries.

 

Source: Agence de presse Xinhua

Centrafrique : tension dans un quartier de Bangui après l'assassinat d'un ex-aide de camp de Bozizé par les ex-Séléka
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Centrafrique-Presse.com
11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 00:28

 

 

 

 

( Xinhua ) 09.11.2013 à 16h01

 

Les élections présidentielle et législatives devront se tenir en février 2015 en République centrafricaine (RCA) pour doter le pays de nouvelles institutions démocratiques, a décidé vendredi à Bangui le Groupe international de contact pour la mise en oeuvre des accords de paix du 11 janvier pour une sortie de crise, au terme d'une réunion tenue en présence du président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur de cette crise.


"Nous sommes les amis de la Centrafrique, les amis attentifs. Mais notre message est clair, il est ferme même s'il est généreux", a affirmé Léonard Essongo, représentant du chef de l'Etat congolais qui n'a pas participé aux travaux de la 3e réunion du Groupe international de contact jusqu'à la fin, après la lecture de la déclaration finale pour exprimer la détermination de la communauté internationale pour le respect de la "feuille de route" de la transition.


Jean Jacques Demafouth, ex-chef rebelle et conseiller à la présidence chargé du Programme de désarmement, démobilisation et de réinsertion (DDR) des ex-combattants rebelles et d'autres groupes armés actifs en RCA, a déclaré à Xinhua que la Centrafrique a pris lors de cette réunion de sortie de crise des engagements "très sérieux" et "vient de trouver une issue" à la crise.


Selon un diplomate de l'Union africaine (UA), le pouvoir de Bangui doit montrer la volonté pour la réussite de ce programme, condition fondamentale pour pouvoir prétendre à un appui financier pour la sortie de crise.


D'ici janvier 2014, les Nations Unies vont reprendre en main les opérations de désarmement des ex-combattants de la Séléka, un désarmement de gré ou de force afin de bien réussir la transition, a-t-il annoncé sous couvert à Xinhua.

"On ne peut pas organiser les élections alors que les armes circulent partout", a-t-il prévenu.


David Brown, conseiller spécial des Etats-Unis pour la Centrafrique, estime pour sa part qu'il est capital de "constituer une armée professionnelle qui tient compte de l'équilibre ethnique et régional".


L'armée centrafricaine, fragilisée par la crise déclenchée par la rébellion de la coalition Séléka en décembre 2012, compte à ce jour 3.000 homes, selon les chiffres officiels. Michel Djotodia plaide pour l'incorporation de 3.500 ex-rebelles de la Séléka dans les rangs de celle-ci et 1.500 dans la police et la gendarmerie.


Pour le diplomate américain, les éléments de l'ex-rébellion de la Séléka sont "constitués pour la plupart de mercenaires tchadiens et soudanais" en majorité musulmans et "auteurs des tensions intercommunautaires et religieuses" dans ce pays constitué de 85% de chrétiens contre 15% de musulmans.


Le Groupe international de contact pour la Centrafrique estime que la restauration de la paix passe par la tenue d'élections démocratiques dont les résultats seront acceptés par tous.


Les trois principaux acteurs de la transition, à savoir le chef de l'Etat Michel Djotodia, le Premier ministre Nicolas Tiangaye et le président du Conseil national de la transition (CNT, organe législatif de transition) Alexandre Ferdinand Ngeundet, sont interdits par la charte constitutionnelle (loi en vigueur pour la transition) d'être candidats aux futures élections présidentielle et législatives.


La prochaine réunion du Groupe international de contact a été programmée en févier 2014 à Brazzaville au Congo.

Centrafrique : les élections présidentielle et législatives fixées en février 2015
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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 00:26

 

 

 

 

http://www.agenceecofin.com

 

(Agence Ecofin) dimanche, 10 novembre 2013 03:01- Longuement négocié, l’accord de libre circulation des personnes au sein de l'espace CEMAC devait garantir, au 1er janvier 2014, la suppression des visas et l'instauration d'un passeport biométrique commun au Gabon, Congo, Cameroun, Centrafrique, Tchad et Guinée équatoriale.

 

Le Gabon, longtemps opposé à cet accord, avait fini par accepter de jouer le jeu de l’intégration, en dépit de son niveau moyen de revenus sensiblement supérieur à celui de ses voisins camerounais et congolais.

 

Malheureusement cette belle harmonie aura été de courte durée : Malabo vient d’annoncer que, finalement, le gouvernement équato-guinéen n’appliquera pas l’accord : « Le gouvernement de la Guinée équatoriale constate ces jours-ci une situation (...) de préoccupation qui prévaut parmi les habitants équato-guinéens par rapport à l'entrée en vigueur de cet accord. »

 

Selon l’agence officielle d’information du pays de Teodoro Obiang Nguema), la population équato-guinéenne craindrait « une immigration massive » en provenance des pays de la CEMAC les moins nantis. Une explication qui peine à convaincre puisque la première provenance des immigrés de Guinée équatoriale est le Nigéria, qui ne fait pas partie de la CEMAC mais de la CEDEAO, un espace qui, lui, a déjà adopté la libre circulation en son sein...

La Guinée équatoriale fait capoter l’accord de libre circulation de la CEMAC
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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 00:22

 

 

 

 

 

RFI  samedi 09 novembre 2013 à 22:32

 

La République centrafricaine s'est dotée cette semaine d'un nouveau code électoral. Une étape essentielle en vue d'un retour à la normalité constitutionnelle dans ce pays. Le code a été adopté par le Conseil national de transition (CNT) et promulgué par le chef de l'Etat. Au terme de ce code, le prochain président sera élu pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Tous les responsables de la transition, président, Premier ministre et membres du CNT, ne pourront briguer la magistrature suprême.

 

C'est l'Autorité nationale des élections (ANE) qui est chargé par le nouveau code électoral de tout ce qui touche aux élections et referendums en RCA. L'autorité est un organe indépendant et neutre vis-à-vis de l'administration et des partis politiques. Elle est indissoluble et ses membres sont désignés pour sept ans.

 

Un comité technique composé de représentants de l'administration, des partis et de la société civile sera chargé de choisir les membres de l'ANE qui seront ensuite nommés par décret présidentiel. L'ANE, organisera, supervisera et contrôlera tous les processus électifs à venir et ses membres ne pourront être limogés.

 

Les artisans de la transition exclus de la course à la présidence

 

Le code électoral reprend certaines dispositions constitutionnelles en fixant la durée du mandat présidentiel à cinq ans, renouvelable une fois. Les artisans de la transition, à savoir le chef de l'Etat, le Premier ministre, ses ministres et les membres du Conseil national de transition, ne pourront se présenter.

 

Pour se faire élire président, un citoyen centrafricain doit être âgé de 35 ans minimum et posséder une propriété bâtie en RCA. Il faut en outre ne jamais avoir été condamné pour escroquerie, vol, abus de confiance et détournement de biens publics ou encore pour des infractions aux lois sur les mœurs et stupéfiants.

La Centrafrique a un nouveau code électoral
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 14:59

 

 

 

 

http://www.toulouse7.com  nov 9, 2013

 

Le Secrétaire général adjoint pour les affaires politiques, Jeffrey Feltman, a transmis l’appel vigoureux du Secrétaire général Ban Ki-moon à agir pour mettre fin à la « terrible » situation qui frappe le pays et sa population.

 

Centrafrique « situation terrible » – Dans un message, prononcé devant le Groupe international de contact sur la République centrafricaine, qui s’est réuni pour la troisième fois, le Secrétaire général de l’ONU plaide en faveur d’« actions concrètes pour que cette crise soit traitée sous tous ses aspects : sécuritaire, politique, des droits de l’homme et humanitaire ».

 

À Bangui, la réunion a porté sur les progrès réalisés pour permettre un retour à l’ordre constitutionnel en Centrafrique et sur les mesures visant à établir la paix et la sécurité dans le pays. Le Groupe international de contact est le cadre d’accompagnement politique de la communauté internationale au processus de transition en République centrafricaine. Il se compose de représentants de gouvernements, d’organisations régionales et internationales, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement et a été établi après le renversement du gouvernement en mars.

Centrafrique : « terrible situation » selon Ban-Ki moon
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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 14:25

 

 

 

 

 

 RFI  samedi 09 novembre 2013 à 00:11

 

En Centrafrique, le Conseil national de transition s'est réuni à Bangui autour du Premier ministre Nicolas Tiangaye. Celui-ci a présenté sa feuille de route pour la période de transition. Il faudra 490 milliards de francs CFA pour la financer.

 

La feuille de route qui a été présentée par le Premier ministre Nicolas Tiangaye et qui a été adoptée par le Conseil national de transition (CNT) compte quatre piliers : la restauration de la sécurité, l'assistance humanitaire, les questions de politique et de gouvernance, et enfin la relance économique.

 

Le Premier ministre a indiqué qu'il avait besoin de 490 milliards de francs CFA pour financer cette feuille de route. « L'Etat, a-t-il dit, en apportera 50, mais les 440 autres sont attendus des bailleurs de fonds. » Le gouvernement envisage, en concertation avec les bailleurs, l'organisation d'une table ronde des donateurs.

 

« Sans l'apport des bailleurs de fonds, a indiqué à RFI Luc Guéla, l'un des membres du conseil de transition au titre du parti MLPC, la feuille de route n'aura pas de sens, car le pays est économiquement à plat depuis l'arrivée de la Séléka dans ce pays ».

 

Un Pacte républicain ?

 

Ce conseiller du CNT appelle également la communauté internationale à fournir un appui sur le plan sécuritaire. « Il faut que les Nations unies s'impliquent, nous a-t-il déclaré, pour que la force internationale puisse se mettre en place sur toute l'étendue du territoire. »

 

Les autorités de transition ont signé vendredi un pacte républicain avec la communauté Sant'Egidio. Le texte est un catalogue de bonnes intentions dans lequel le pouvoir s'engage à rechercher le bien commun, respecter les droits humains et à ne jamais recourir à la violence. Ces mots sont pour l'instant bien loin de la réalité du terrain, car à l'intérieur du pays, les ex-rebelles de la Séléka continuent à faire régner la terreur dans plusieurs préfectures.

 

Le 8 novembre, le groupe international de contact sur la Centrafrique coprésidé par le Congo et l'Union Africaine s'est réuni à Bangui pour examiner les moyens de ramener la paix et la sécurité dans le pays.

Centrafrique : qui financera la feuille de route ?
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Centrafrique-Presse.com
9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 14:14

 

 

 

 

http://www.45enord.ca   09/11/2013 à 0:0

 

«Armés et dangereux»: les rebelles de l’ex-Séléka, qui avaient chassé le président centrafricain Bozizé le printemps dernier, ne sont toujours pas rentrés «dans le rang» et multiplient violences et exactions.

 

Un enseignant a été tué le mois dernier par les forces de l’ex-Séléka, qui lui ont roulé dessus à plusieurs reprises avec un véhicule en raison de son soutien supposé à des milices adverses.

 

L’événement est survenu après que des milices d’autodéfense, connues sous le nom d’«anti-Balaka», ont attaqué et occupé Bouar, une ville située dans l’ouest du pays, près du Cameroun voisin. Cette attaque a déclenché des affrontements avec les forces issues de l’ex-Séléka, qui ont fait au moins 20 morts parmi les civils.

 

Au moins 10.000 personnes ont été déplacées par ces combats.

 

Loin de la normalisation, la RCA semble au bord d’un «cycle de violences incontrôlables», prévient l’ONU.

 

La Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a lancé vendredi 8 novembre une mise en garde contre le cycle d’attaques et de représailles violentes qui risque de faire plonger la République centrafricaine dans un nouveau conflit, rapporte le service d’information de l’ONU.

 

«Je suis profondément choquée par les meurtres et violations des droits de l’homme perpétrés en République centrafricaine», a déclaré la Haut Commissaire dans un communiqué de presse. «Ces incidents violents ont exacerbé les tensions entre les communautés et engendré des divisions confessionnelles. Ils pourraient déstabiliser encore davantage le pays.»

 

Mme Pillay a aussi déclaré que les rapports récents faisant état d’un massacre, principalement de femmes et d’enfants, dans un village près de Bouar, le 26 octobre, reflétaient le niveau de violence qui prévaut actuellement en RCA et le « manque absolu de considération pour la vie humaine » des combattants, en particulier les forces de l’ex-Séléka.

 

Des combats et violations des droits de l’homme ont également été observés dans d’autres parties du pays. À Bossangoa, une ville située elle aussi dans l’ouest du pays, les affrontements entre les deux groupes ont fait un nombre indéterminé de victimes depuis le mois de septembre et provoqué des déplacements de population à grande échelle.

 

Une équipe onusienne des droits de l’homme s’est récemment rendue sur place, où elle a reçu des informations faisant état de violations généralisées des droits de l’homme perpétrées par les deux parties, notamment des exécutions sommaires, des violences sexuelles ainsi que des cas d’arrestations et de détentions arbitraires.

 

Des centaines de civils, dont deux travailleurs humanitaires appartenant à l’ONG Aide à la Coopération Technique et au Développement (ACTED), auraient perdu la vie au cours des deux premières semaines de septembre.

 

«La population civile subit de plein fouet les conséquences de cette situation chaotique. Les civils sont clairement pris pour cible pour leur soutien supposé à un groupe ou pour leur appartenance religieuse», a dénoncé Navi Pillay. «Des villages entiers sont réduits en cendres et des pillages à grande échelle continuent, y compris du vol de bétail.»

 

Par ailleurs, la Haut-Commissaire a fait part de sa préoccupation devant les informations faisant état d’arrestations et de détentions illégales et de cas de tortures dans des centres de détention secrets à Bangui, la capitale centrafricaine.

 

«Il faut de toute urgence rétablir l’état de droit en RCA», a ajouté la Haut-Commissaire. «Si aucune action immédiate n’est entreprise, tant par les autorités que par la communauté internationale, il existe un risque réel de voir la situation dégénérer rapidement et inexorablement en un conflit ouvert, avec des répercussions terribles sur la population centrafricaine et pourrait le reste de la région.»

 

En outre, le Programme alimentaire mondial (PAM) a prévenu pour sa part le 8 novembre que 1,1 million de Centrafricains, soit près de 30% de la population vivant en dehors de la capitale Bangui, ne mangent pas à leur faim ou dépendent d’une aide alimentaire pour survivre.

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté jeudi 10 octobre une résolution prévoyant le déploiement éventuel dans plusieurs mois en République centrafricaine (RCA) de Casques bleus pour rétablir l’ordre dans le pays.

 

Fin octobre le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé l’envoi de 250 militaires pour protéger le personnel et les installations de l’ONU en République centrafricaine (RCA),

 

Dans un premier temps, ces 250 soldats, qui ne seront pas des Casques bleus, ont été déployés à Bangui. Au total, quelque 560 soldats pourraient être déployés, avec l’envoi d’autres hommes dans d’autres parties du pays.

 

La France quant à elle a déployé 450 hommes sur place pour sécuriser l’aéroport et protéger ses ressortissants, et a laissé entendre qu’elle pourrait porter, si nécessaire, cet effectif à 750 soldats.

 

Un conflit qui passe sous le radar

 

Pendant ce temps, les violences inter-religieuses ont chassé de leurs maisons environ 400.000 personnes.

 

«Des atrocités indescriptibles sont commises contre les civils par des groupes armés créant un climat de peur incroyable», affirmait déjà le mois dernier John Ging, le directeur des opérations du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, mais les violences en Centrafrique passent en grande partie sous le rada médiatique.

Nalgré les appels de l’ONU et des humanitaires, le conflit en Centrafrique passe toutefois largement sous le radar.

 

Il y a deux mois déjà, Bruno Charbonneau, directeur de l’Observatoire sur les missions de paix et opérations humanitaires de la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM, écrivait sur 45eNord.ca «Entre les conflits au Mali et en Syrie, entre l’intervention militaire de la France dans le premier et l’hésitation des États-Unis dans le second, la crise humanitaire et sécuritaire en République centrafricaine (RCA) est plus ou moins passée inaperçue.»

 

Le professeur Charbonneau ajoutait: «Depuis le coup d’État, le gouvernement provisoire n’a démontré aucun réel pouvoir ou contrôle de la situation. Les rapports d’abus et de désordre se répètent et font craindre à certains la normalisation d’une situation sans État dans une région qui n’a nullement besoin d’une zone non gouvernée».

 

Il faut dire, comme le soulignait Bruno Charbonneau, que des six pays limitrophes à la République centrafricaine, quatre au moins (la RDC, le Soudan, le Soudan du Sud et le Tchad), sont eux-mêmes aux prises avec des conflits ou, tout au moins, des situations «de paix fragile».

 

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