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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 11:51

 

 

 

 

 

 

http://www.jolpress.com

 

Des soldats tchadiens ont tiré sur une foule de manifestants réunis à l'aéroport de Bangui, lundi 23 décembre. Il n'en fallait pas plus pour raviver une nouvelle fois les doutes d'une grande partie de la population centrafricaine sur les réels objectifs du Tchad déployé dans le cadre de la force africaine en Centrafrique.

 

Lundi 23 décembre au matin, des soldats tchadiens appartenant à la force africaine en Centrafrique (Misca) ont tiré sur des manifestants qui s'étaient rassemblés près de l'aéroport de la capitale Bangui.

 

Exactions de l'armée tchadienne à Bangui

 

Réunis pour demander le départ du président de transition Michel Djotodia, plusieurs centaines de manifestants chrétiens ont été la cible de tirs de l'armée tchadienne, chargée de rétablir le calme dans la zone.

 

A bord de deux 4x4, des soldats ont foncé sur la foule en tirant en l'air et vers les manifestants. Le premier bilan fait état d'un mort et d'un blessé.

 

Cet incident, survenu à peine quelques semaines après le début de l'opération Sangaris en Centrafrique, jette de nouveau un trouble sur le jeu que jouent les soldats tchadiens dans le pays.

 

Déployés en grand nombre dans le cadre de la force africaine en Centrafrique, les Tchadiens ont en effet fait, à plusieurs reprises, l'objet d'attaques de la population qui les accuse de partialité dans ce conflit.

 

Le Tchad, une puissance régionale devenue incontournable

 

Dans un article paru sur son blog, le journaliste tchadien Makaila Nguebla revient sur le rôle ambigu du Tchad auprès de la France en Centrafrique. Le Tchad, « jadis considéré comme l’un des" Etats malades" de l’Afrique » et « tristement célèbre pour ses dictateurs, François Tombalbaye, Hissene Habré et aujourd’hui Idriss Deby », est en effet en passe de devenir « une puissance régionale », explique Makaila Nguebla. A l'exercice de la présidence tournante de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest mais également candidat à un siège de membre non-permanent au Conseil de sécurité de l'ONU, le Tchad est également un pays à la manne pétrolière non-négligeable et doté d'une armée considérable dans la région.

 

C'est ainsi que les soldats tchadiens, largement aguerris, se sont illustrés lors de l'opération Serval au Mali, au côté des Français, pour faire fuir les islamistes. Durant cette guerre, les Tchadiens ont d'ailleurs subi de nombreuses pertes.

 

Derrière les rebelles de la Séléka, les autorités tchadiennes

 

Mais aujourd'hui, ce n'est sans doute pas pour aider les Français que les Tchadiens sont – en grand nombre, déployés en Centrafrique.

 

« Le Tchad s’est montré plus ambigu en Centrafrique, un pays qui relève de sa zone d’influence et dont les dirigeants ont toujours été tiraillés entre deux pôles de solidarité, la Libye du colonel Kaddhafi et la France », explique ainsi Makaila Nguebla.

 

Un comportement qui trouve son explication dans l'histoire. En effet, en 2003, lorsque l'ancien président François Bozizé prend le pouvoir après un coup d'Etat, c'est grâce au fort soutien des troupes tchadiennes.

Or « dix ans plus tard, ses alliés initiaux ont constaté que Bozize les avait déçus : pas plus que ses prédécesseurs, il n’avait réussi à endiguer la corruption, mais surtout, il s’était rapproché de la Chine, où il avait voyagé en 2009, autorisant ensuite la société chinoise CNPC à entamer des prospections pétrolières à Boromata, dans le Nord-est du pays, au grand déplaisir des Français et des Américains », poursuit Makaila Nguebla.

 

C'est alors que le Tchad entre en course. Il y a un an, c'est grâce à l'appui des autorités tchadiennes que la rébellion de la Séléka a parcouru le pays en à peine quelques semaines pour se diriger vers Bangui et défaire, quelques semaines plus tard, le président François Bozizé.

 

Les Tchadiens craignent des représailles

 

Il n'en fallait pas plus pour achever la réputation des Tchadiens sur le sol centrafricain.

 

« Ces soldats tchadiens, reflets de la politique de leur pays, ont joué un rôle ambigu, refusant parfois de désarmer la Séléka, fournissant des brassards à ses soldats afin qu’ils puissent continuer à circuler », explique Makaila Nguebla. « Cette attitude équivoque a poussé la population de Bangui à prendre à partie des commerçants d’origine tchadienne, très nombreux dans la capitale. Plus largement, des ressortissants centrafricains originaires des provinces du Nord et de confession musulmane ont été assimilés à des Tchadiens et massacrés par les milices « anti balaka » qui se sont créées pour défendre les chrétiens face à la Seleka ».

 

Désormais accusés d'exactions contre les chrétiens, les soldats tchadiens sont plus que jamais une cible dans ce conflit et le Tchad « redoute de voir ses 15 000 ressortissants vivant en Centrafrique être obligés de fuir pour cause de représailles ».

Lu pour vous : Les soldats tchadiens, nouvelle cible des Centrafricains?
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Centrafrique-Presse.com
24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 11:31

 

 

 

 

 


BUJUMBURA (Burundi) AFP / 24 décembre 2013 08h50 - Des échanges de tirs sont intervenus lundi après-midi à Bangui entre soldats tchadiens et burundais de la force africaine déployée en Centrafrique (Misca), a-t-on appris dans la nuit de lundi à mardi auprès du chef du contingent burundais au sein de la Misca.


Selon le lieutenant-colonel Pontien Hakizimana, les Tchadiens ont lancé une grenade en direction des Burundais alors que ceux-ci venaient d'intercepter six ex-rebelles Séléka dans le nord de la capitale centrafricaine.


Le responsable militaire a indiqué que la grenade avait explosé sans faire de dégâts et assuré que le contingent burundais avait fait preuve de retenue mais que des soldats à l'avant-garde avaient tout de même essuyé des coups de feu et répliqué, blessant trois Tchadiens.


Les soldats tchadiens sont repartis avec les six ex-Sélékas, en tirant dans tous les sens, puis ils sont revenus en force dans l'après-midi et ont attaqué nos positions, mais nous les avons repoussés sans aucun problème, a poursuivi le lieutenant-colonel.

Les soldats du contingent burundais sont très disciplinés et aguerris et n'ont aucune responsabilité dans les incidents d'hier, a-t-il encore affirmé.


Nous n'avons aucun contentieux avec aucune partie de la population centrafricaine, nous, a ajouté le responsable, espérant qu'un tel incident ne se reproduirait pas.

Cependant, selon une source militaire interrogée à Bujumbura, des tensions existaient déjà avec les Tchadiens, qui n'ont pas bien accueilli le fait d'être redéployés à l'intérieur de la Centrafrique et remplacés notamment par des soldats burundais dans la sécurisation de Bangui.


La défiance de la population de Bangui -- très majoritairement chrétienne -- à l'égard des soldats tchadiens de la Misca -- accusés de complicité avec les ex-rebelles Séléka, majoritairement musulmans -- est croissante.


Le ressentiment a encore été alimenté lundi par un autre incident, quand une patrouille de soldats tchadiens a brièvement ouvert le feu sur quelques milliers de manifestants rassemblés devant l'aéroport, faisant un mort.


L'armée burundaise participe à plusieurs opérations de maintien de la paix en Afrique.

Outre les quelque 850 hommes actuellement en Centrafrique, le Burundi, petit pays d'Afrique des Grands Lacs sorti d'une longue guerre civile en 2006, a déployé en Somalie depuis cinq ans environ 5.500 soldats, et en a préparé 425 autres, qui, selon l'armée, seront déployés au Mali dès que possible.



(©) 

Centrafrique : échanges de tirs entre soldats burundais et tchadiens de la Misca
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Centrafrique-Presse.com
24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 00:22

 

 

 

 

 

 

RCA - le 23 décembre 2013 © koaci.com – Le gouvernement tchadien a "formellement" démenti lundi l'implication de soldats tchadiens de la force africaine en Centrafrique (Misca) dans la mort d'un manifestant tué, ce lundi à Bangui


"Aucun soldat tchadien n'a tiré sur les manifestants. Nous apportons un démenti formel à cette information", a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Hassan Sylla Bakari 


Ce lundi 23 décembre, des soldats tchadiens de la force africaine en Centrafrique (Misca) ont tiré sur des manifestants à Bangui, faisant au moins un mort et une quarantaine de blessés suite à des manifestations pour le départ du président de la transition Michel Djotodia.


Les manifestants de Bangui à majorité chrétienne, accusant les Tchadiens de la Misca de complicité avec l'ex-Séléka, ont demandé le départ des soldats Tchadiens du pays.


Près d'un millier de personnes ont été tuées depuis le 5 décembre dans la capitale et dans l’intérieur dans les violences qui opposent musulmans et chrétiens, selon Amnesty International.


Nanita

 

Les soldats Français évacuant le manifestant mort ce lundi 23 décembre 

 

 

 

Centrafrique: les troupes étrangères mises en cause

 

RFI Sonia Rolley  lundi 23 décembre 2013 à 20:08

 

Depuis dimanche, on assiste à des manifestations à répétition contre la présence des troupes étrangères sur le sol centrafricain. Certains demandent le départ des militaires français. D’autres, des soldats tchadiens de la Misca, la force africaine. Au moins un manifestant est mort ce lundi matin et d'autres ont été blessés. La Misca a ouvert une enquête, car ce sont, selon les premiers éléments, des militaires tchadiens qui ont ouvert le feu.

 

Les circonstances sont encore confuses. Cette manifestation contre la présence militaire tchadienne se déroulait devant le camp M'poko et l'aéroport où justement des familles tchadiennes étaient évacuées.

 

Une décision prise par les autorités de Ndjamena durant le week-end pour protéger ses ressortissants, victimes d'exactions. Il y a une hostilité profonde d'une partie de la population centrafricaine à l'égard des Tchadiens, des militaires jugés trop brutaux et plus largement à l'égard de Ndjamena, accusés d'être à l'origine d'une partie des troubles en Centrafrique et notamment plus récemment de soutenir la Seleka, l'ex-rébellion aujourd'hui au pouvoir.

 

Les soldats tchadiens bientôt déplacés

 

Selon le chef militaire de la Misca, il y a eu une série d'incidents à éclaircir. Un gendarme tchadien en civil qui cherchait à évacuer sa famille s'est retrouvée pris à partie et, dans la panique, il a ouvert le feu avec son arme automatique. Selon le général Martin Tumenta Chomu, certains de ces manifestants avaient des armes blanches et le gendarme en question a été blessé.

 

Il y a aussi ces images tournées par des journalistes étrangers où l'on voit des militaires tchadiens ouvrir le feu devant des militaires français stupéfaits. L'enquête devra déterminer s'ils ont tiré en l'air ou sur la foule. Ndjamena dément. Les militaires tchadiens ne seront très bientôt plus déployés dans Bangui. Ils seront envoyés dans le nord du pays, selon le plan de réorganisation des contingents de la Misca. Mais rien à voir, assure le patron de la Misca, avec l'hostilité à l'égard de ces troupes.

 

Le Quai d'Orsay a dit « espérer » que la lumière sera faite sur l'usage de la force par des soldats tchadiens de la Force africaine en Centrafrique et que Paris garde « toute confiance » dans le président tchadien Idriss Déby.

 

Manifestations contre Sangaris

 

Cette manifestation contre la présence des troupes tchadiennes fait suite à d’autres, dimanche, contre l’armée française. Ces manifestations n’ont peut-être rien de spontané. De nombreux observateurs estiment qu’il s’agit d’une instrumentalisation de la population à des fins politiques. Si pour les anti-balaka, l'ennemi, c'est la Seleka et par extension, les militaires tchadiens accusés de la soutenir, pour l’ancienne rébellion, ce sont les militaires français de l'opération Sangaris qui sont partiaux et qui doivent partir.

 

A l'origine des manifestations de dimanche, des échanges de tirs entre une patrouille française et des membres de l'ancienne rébellion faisant trois morts. La Seleka estime que les soldats de l'opération Sangaris n'auraient pas dû ouvrir le feu contre des hommes, certes armés, mais qui avaient l'autorisation des autorités pour porter une arme. Du côté de l'État-major français, on assure que ce sont ces hommes qui ont menacé les militaires français de leurs armes, ne leur laissant pas d’autres choix que de riposter.

 

Plus largement, la Seleka accuse la France de soutenir les anti-balaka et de s'en prendre dans ses opérations de désarmement quasi exclusivement à ses membres à elles. Du coup, la Misca, comme Sangaris, multiplie les messages à destination de la population pour expliquer le rôle des forces étrangères, que leur objectif c'est de désarmer tous ceux qui portent illégalement des armes, quel que soit leur camp.

Centrafrique : Le Tchad dément son implication dans la mort d’un manifestant à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 00:14

 

 

 

 

 

 

 

RFI  lundi 23 décembre 2013 à 22:53

 

Le Premier ministre Nicolas Tiangaye a condamné, ce lundi 23 décembre, «avec la plus grande fermeté » les déclarations, dimanche, du conseiller du président Djotodia qui menaçait d’une possible partition du pays. Il faudra « diviser le pays en deux : nous rentrons au nord et ceux qui veulent rester au sud restent au sud, pour qu’il y ait la paix », a déclaré l’ancien chef rebelle de la Seleka nommé la semaine dernière conseiller à la présidence. Des propos que le Premier ministre de la transition a qualifié d’extrémistes lors d’une conférence de presse.

 

Une condamnation ferme mais pour l'instant il est « prématuré de parler de sanctions contre Abakar Sabone », a également expliqué le Premier ministre lors de sa conférence de presse. Même gêne du côté de la présidence. « C'est un problème secondaire », explique Guy Simplice Kodegue, porte-parole de Michel Djotodia qui insiste sur l'importance de la condamnation verbale même si, ajoute-t-il, « on comprend bien la colère d'Abakar Sabone. »

 

Selon un diplomate africain en poste dans la région, ce n'est pas la première fois que des chefs de la Seleka parlent de partition et menacent de repartir dans le nord s'ils continuent d'être visés ou dénigrés par la communauté internationale. « C'est leur sentiment profond depuis leur accession au pouvoir. Ils considèrent aujourd'hui que leurs adversaires, les anti-balakas, sont favorisés par les pays occidentaux et notamment par la France », estime ce diplomate.

 

« Ces propos sécessionnistes n'engagent que leur auteur », a lancé Nicolas Tiangaye. Cependant, Abakar Sabone les a tenus devant au moins un autre officiel de renom et membre influent de la Seleka, Nourredine Adam. Une présence très remarquée.

 

Par conséquent, malgré les condamnations, de nombreux observateurs centrafricains comme étrangers restent circonspects, avec une question : pourquoi le président Djotodia, qui est aussi le chef de la Seleka, ne s'est-il toujours pas exprimé ?

 

Nicolas Tiangaye   Premier ministre centrafricain.

 

« Le chef de l’Etat et le gouvernement d’union nationale de transition condamnent énergiquement et avec la plus grande fermeté ces propos irresponsables, scandaleux et suicidaires au regard de la République centrafricaine une et indivisible. »

Centrafrique : le Premier ministre condamne les déclarations sur une possible partition du pays
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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 19:35

 

 

 

 

 

 

Mikhaïl Kalachnikov, l'inventeur du fusil d'assaut soviétique AK-47, est mort lundi dans sa ville d'Ijevsk, capitale de l'Oudmourtie, à 1300 km à l'est de Moscou. Il était âgé de 94 ans.

 

Sa célèbre arme automatique a été déclinée en de multiples modèles et vendue à des millions d'exemplaires dans le monde. Mais Mikhaïl Kalachnikov, parmi les citoyens les plus décorés par son pays, n'a retiré presque aucun bénéfice financier de son invention, utilisée par les armées de quelque 80 pays.

 

Il a vanté toute sa vie la simplicité exemplaire de cette arme, emblématique de l'URSS, puis de la Russie. Le fusil AK-47 restera sans doute encore longtemps l'arme la plus répandue sur la planète, car sa production est plus ou moins hors de contrôle.

 

Terroriste, enfant soldat et dictateur

 

Légère et fiable, la "kalach" a valu à son inventeur le respect de tous les spécialistes. Uzi Gal, l'inventeur israélien de la mitraillette Uzi (mort en 2002) avait confié à Kalachnikov: "Vous êtes un constructeur inégalé et le plus compétent".

 

Dans son ouvrage intitulé "The Gun", Christopher Chivers explique : "La kalachnikov est l'arme de prédilection de la guérilla, du terroriste, de l'enfant soldat, du dictateur et du criminel".

 

Elle est d'une telle simplicité que le novice peut s'en servir aussi bien que le professionnel, ce qui en fait une arme extrêmement meurtrière.

 

Symbole des luttes d'indépendance

 

Avec une cadence de tir allant jusqu'à 600 coups par minute, elle est maniable et d'une robustesse à toute épreuve, quelles que soient les conditions climatiques dans lesquelles elle est utilisée.

 

L'AK-47 est toujours un symbole national en Russie, où chacun, garçons et filles, en apprenait le maniement au lycée jusqu'à la chute du régime soviétique en 1991.

 

Le fusil devient le symbole de la lutte armée pour l'indépendance, et orne de nombreux drapeaux, dont celui du Mozambique ou celui du mouvement chiite Hezbollah.


(ats / 23.12.2013 18h51) 
 

 

 

L'inventeur de la Mikhaïl Kalachnikov est décédé à 94 ans lundi...

 

Créé le 23/12/2013 à 17h21 -- Mis à jour le 23/12/2013 à 17h51

 

L'inventeur du fusil d'assaut soviétique AK-47, Mikhaïl Kalachnikov, est décédé lundi à l'âge de 94 ans, a annoncé l'agence officielle Itar-Tass, citant un porte-parole des autorités de la région d'Oudmourtie, dans l'Oural.

 

100 millions d'exemplaires

 

L'inventeur de la kalachnikov, produite à quelque 100 millions d'exemplaires dans le monde, avait déjà été hospitalisé à plusieurs reprises ces derniers mois.

 

 Avec AFP

L'inventeur de la kalachnikov est mort à l'âge de 94 ans
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Centrafrique-Presse.com
23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 18:59

 

 

 

 

 

 

http://www.lesinrocks.com

 

Chaque jour qui passe rapproche Bangui du chaos, comme en témoigne notre reporter sur place.

 

[Bangui] “Français assassins ! Français assassins !” Il est 16h à Bangui. Plusieurs centaines de personnes, escortées par plusieurs pick-ups remplis à ras bord de soldats, prennent l’assaut de l’avenue Boganda, où se trouvent la plupart des hôtels de la ville. Majoritairement musulmans, mais suivis de quelques chrétiens, ils prennent le relais d’un premier cortège qui avait encerclé l’aéroport et la base militaire française le matin. Trois morts au compteur.

 

“Nous ferons sécession”. Surplombant les collines, à deux pas du palais présidentiel, dans une salle du luxueux hôtel Ledger, le conseiller spécial et ancien compagnon de geôle du Président de transition Michel Djotodia, entouré de ministres, officiers Seleka et imams, tient une conférence de presse. Il accuse la France de livrer des armes aux milices chrétiennes et annonce son intention de créer un Etat musulman indépendant au Nord du pays la semaine prochaine. Il est 16h30 à Bangui.

 

Depuis le début de la semaine, les événements s’accélèrent et les morts s’accumulent dans la capitale centrafricaine. Plus de nuit qui passe sans que des tirs et des annonces d’affrontements ne réveillent ses habitants. Au centre des spéculations qui allègent leur sommeil : la France. Il y a quelques jours, le général Soriano, responsable du déploiement français, livrait une conférence de presse truffée d’éléments de langage. Bangui était désormais sûre et le pays en voie de stabilisation. Le lendemain, le représentant spécial de l’ONU pour le génocide annonçait que “le pays est à un pas du chaos”.

 

Quatre jours plus tard, l’on hésite à lui donner tort. La famille du Président de la République a été évacuée, les affrontements armés sont quotidiens et aucune information ne revient du reste du pays où le pire est à attendre tant les forces françaises sont présentes en nombre insuffisant. Incapables de faire du maintien de l’ordre, celles-ci en sont réduites à circuler dans les principales avenues de la capitale et à mener des opérations de désarmement aussi symboliques qu’inutiles. Les militaires semblent eux-mêmes plongés dans un certain désarroi, décontenancés face au flou de leur mission et à l’ampleur de la tâche qui les attend. Si les hélicoptères français réussissent pour l’instant à calmer ponctuellement les affrontements réguliers qui peuplent la nuit centrafricaine, rien n’indique que ce maigre résultat ne se maintienne à terme.

 

A Bangui, personne ne semble connaître la volonté réelle de la France

 

Déjà au début du mois, des sources au ministère de la Défense admettaient des erreurs lors de la planification du déploiement, mettant en cause les services de renseignement et leur lecture erronée de la situation. Sous-estimation des Seleka, incompréhension des anti-balaka, incapacité à cerner l’humeur du pays… à ces problèmes se sont visiblement ajoutées des difficultés au Quai d’Orsay. L’ambassadeur de France a été ainsi remplacé à la veille du déploiement de l’opération Sangaris, ce qui ne manque pas de poser question. Il faut dire que la gestion de la chute de Bozizé en mars 2013, qui avait laissé place à Michel Djotodia et aux Seleka, avait laissé transparaître un certain sens de l’improvisation. Aujourd’hui, personne à Bangui ne semble savoir quelle est la volonté réelle de la France, ni les moyens qu’elle entend mettre en œuvre. Les espoirs initialement soulevés se retournent contre l’ancienne puissance coloniale, dont la présence intermittente commence à être comprise comme une garantie d’impunité par les forces en présence. L’approche militaire montre ses graves insuffisances, alors que prisons, tribunaux et administrations sont toujours fermées et que la justice est laissée aux mains des populations. Faute d’évolution sur ces questions, les violences ont repris de façon de moins en moins sporadique, laissant place à des affrontements qui, sous des abords communautaires et religieux, ont tous les abords d’une vulgaire criminalité déguisée.

 

Ces urgences se posent avec d’autant plus de force que la distinction entre forces légitimes et illégitimes reste floue et aucune action visant à mettre fin à la confusion ne semble être mis en place. Les Seleka qui pillent et tuent quotidiennement dans les rues de Bangui le font habillés tantôt en policiers, tantôt en gendarmes et tantôt en militaires des forces armées centrafricaines. Au camps du Kasaï, où une partie d’entre eux sont cantonnés, kalachnikovs, RPG, mitrailleuses lourdes et pick-ups sont présents en nombre et fièrement exhibés. Hier, nous avons même patrouillé avec eux dans les villages environnants, sous le regard inquiet des populations, mais sans que le moindre signe d’inquiétude ne se lise sur le visage des soldats. Le “désarmement” annoncé par la France, qui est pourtant censée avoir contrôlé le camp la semaine dernière, n’a semble-t-il été que cosmétique, et le contrôle de leurs mouvements très relatif.

 

Les conséquences se font sentir. Tous les jours, de longs convois, remplis de réfugiés musulmans et escortés par les forces de l’ONU, quittent la capitale dans des conditions déplorables. Certains ont la chance d’être rapatriés par leurs pays, Tchad en tête. Les autres sont livrés à leur sort et commencent un long voyage dont ils ne connaissent parfois pas encore la destination finale. L’inflation des discours anti-musulmans dans la population, à très grande majorité chrétienne, est alimentée par les exactions des Seleka, qui ont envoyé plusieurs dizaines de milliers de personnes dans des camps de réfugiés où ils vivent dans des conditions inacceptables.

 

Instrumentalisées par Bozizé à son départ, accrues par la présence importante de soldats tchadiens et soudanais au sein de la rébellion qui les doublent d’une peur légitime d’une main-mise étrangère, les haines inter-religieuses ne sont pourtant en rien naturelles pour un pays qui n’avait jamais connu de violences religieuses jusqu’en mars dernier. Surtout, elle ne correspond pas à la réalité du conflit, qui n’a jamais porté sur des revendications confessionnelles. C’est en réalité à une lutte entre Bangui et ses alentours, seule zone du pays où l’Etat maintient une présence rare, et son Nord, complètement abandonné depuis des décennies et laissé à l’influence croissante des puissances environnantes et des sociétés multinationales chargées du pillage en règle du pays, à laquelle nous assistons. Délaissées et coupées du Sud, soumises à un mouvement d’islamisation et partiellement arabophones, les populations du Nord ont progressivement perdu leur sentiment d’appartenance à la Centrafrique et ont été en retour catégorisées comme “musulmanes”. Les exactions commises par la Séléka qui ont porté au pouvoir un président Musulman pour la première fois de l’histoire, leur appartenance majoritaire aux ethnies du Nord et leur incapacité à exercer leur pouvoir ont créé un ressentiment qui ne se concentre pourtant pas sur les questions religieuses. Il n’y a, contrairement à ce qui pourrait être compris à tort, de volonté de conversion massive, ni de crainte réelle de celle-ci, ou de transformation des habitus des populations chrétiennes, ni encore moins d’ambition djihadiste. Souvent mélangée à l’animisme, la pratique religieuse est ici lâche chez toutes les communautés et n’a toujours constitué qu’un marqueur identitaire secondaire. C’est d’ailleurs sur des critères physiques que s’appuient les anti-balaka, milices elles exclusivement chrétiennes, pour distinguer leurs ennemis. Ceux-ci ont pourtant réussi à capter l’attention des médias et des chancelleries occidentales en simplifiant à l’extrême leur message. Progressivement, celui-ci s’étend au sein des populations – et l’essentialisation de la communauté musulmane, amalgamée à “l’étranger” – se banalise. L’urgence se trouve là.

 

par Juan Branco  le 23 décembre 2013 à 17h20

Centrafrique : à Bangui, la confusion règne
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Centrafrique-Presse.com
23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 18:39

 

 

 

 

 

 

 

YAOUNDE Lundi 23 décembre 2013 | 14:17 UTC (Xinhua) - Environ 10.000 ex-rebelles de la Séléka (au pouvoir) ont été désarmés suite au désarmement des groupes armés et des milices mené par l'armée française et les forces africaines de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), annonce lundi matin le commandant de la gendarmerie nationale, le colonel Christian Narkoyo, joint à Bangui par Xinhua.

 

Ce chiffre représente « 95% des ex-combattants de la Séléka » regroupés dans des sites de cantonnement en vue notamment du désarmement devant être suivi de la réinsertion socioprofessionnelle, rapporte le responsable sécuritaire connu auparavant comme le porte-parole militaire de l'ex-coalition rebelle qui s'est emparée du pouvoir le 24 mars à Bangui.

 

Dans la capitale centrafricaine, six sites de cantonnement sont annoncés. « Ceux (ex-rebelles) qui sont en détachement dans les provinces, décrit l'ex-gendarme de deuxième classe ayant acquis ses galons de colonel dans la rébellion, seront cantonnés l à où ils se trouvent. C'est aussi sur place qu'ils recevront leur formation » pour la réinsertion socioprofessionnelle qui prévoit l' incorporation d'une partie des démobilisés dans l'armée et la reconversion de l'autre partie dans la vie civile.

 

Une organisation hétéroclite de plusieurs mouvements rebelles, la Séléka (alliance en sango, la langue vernaculaire) constituée aux deux tiers de mercenaires tchadiens et soudanais n'arrive pas à déterminer elle-même le nombre de ses éléments. Rejointe par des milliers de bandits et de repris de justice libérés de prison au moment de l'offensive de l'ex-rébellion contre le régime de François Bozizé, elle aurait vu ses effectifs gonfler entre 20.000 et 25.000 lors de sa prise du pouvoir, selon les estimations.

 

Avant l'installation officielle de l'opération française Sangaris le 5 décembre à Bangui et de la MISCA le 19 décembre, quelque 5.000 de ces combattants recevaient déjà deux mois leur formation pour l'incorporation au sein de nouvelles Forces armées centrafricaines (FACA) en composition, avait annoncé auparavant le colonel Narkoyo.

 

La semaine dernière, la force africaine avait plutôt fait état du désarmement de quelque 7.000 ex-rebelles. « Avec les forces africaines, il n'y a pas de problème. Elles ont vraiment montré leur neutralité. C'est la différence avec les Français qui apparaissent comme les complices des anti-Balakas. La présence des forces françaises ne va rien changer. Au contraire, ça va empirer les choses », commente Narkoyo au lendemain d'une manifestation d' un millier de personnes contre l'armée française dimanche à Bangui.

 

Une initiative de populations musulmanes qui dénoncent le « parti pris » de cette armée qui, selon celles-ci, d'être avec les ex-rebelles dont ils sont accusés d'être complices, les principales victimes des attaques des milices anti-Balakas et d'un conflit interreligieux soudain avec leurs compatriotes chrétiens plus nombreux en Centrafrique (près de 90% de la population), cette manifestation a aussi mobilisé certains de ces derniers, à en croire le patron de la gendarmerie nationale.

 

« Depuis l'arrivée des Français, 45 ex-combattants Séléka ont été tués. Après avoir désarmé une personne, ils l'abandonnent à son sort sans assurer sa sécurité. La situation est catastrophique. Chaque jour, il y a des violences, une vingtaine voire une quarantaine de morts. Cette nuit, on a tué encore cinq personnes à Bangui, des proches des ex-Séléka », rapporte-t-il.

 

Avec la police, Christian Narkoyo et ses unités sont interdits de patrouilles à Bangui depuis le 16 décembre par la force française qui aux premiers jours de son déploiement avait perdu deux jeunes parachutistes dans un accrochage violent avec des hommes armés. « La tension est très vive. On croyait que les Français venaient nous sauver, ils ont aggravé la situation, on ne sait comment la résoudre », se lamente l'ancien dirigeant rebelle.

 

Pourchassés aujourd'hui par les anti-Balakas (anti-machettes), ces fameux groupes d'autodéfense villageois créés sous le régime de François Bozizé (mars 2003-mars 2013) pour lutter contre les coupeurs de route, les ex-Séléka se sont eux-mêmes illustrés depuis leur prise du pouvoir par diverses exactions (massacres, exécutions sommaires, viols, enlèvements) et des pillages contre la population.

 

Depuis la nouvelle escalade de violences déclenchée le 5 décembre à Bangui suite à une attaque de ces milices et d'ex- militaires déclarés tous fidèles au président déchu, l'Ong internationale Amnesty International dénombre un millier de morts, un décompte qui vient alourdir le bilan du chaos sécuritaire et humanitaire dans lequel est plongée la Centrafrique, ex-colonie française.

 

Saluée au départ comme un espoir de sortie de crise, l'intervention française est rejetée aujourd'hui par une partie de la population, de la même manière que l'armée tchadienne ayant aid é à l'arrivée au pouvoir de Michel Djotodia, ci-devant président par intérim, et son ex-coalition rebelle.

 

Une autre source proche de la Séléka affirme cependant que « la marche de dimanche à Bangui est l'oeuvre de ceux qui refusent de désarmer ». « Le conflit qui se passe maintenant, ce n'est pas contre les musulmans. C'est l'attitude des soldats tchadiens qui est dénoncée. Depuis six à sept mois, ce sont eux qui orchestraient les violences dans les quartiers de Bangui », a-t- elle indiqué sous couvert d'anonymat à Xinhua.

 

Cette source révèle toutefois qu'« il y a des gens de la Sélé ka qui ont rejoint les anti-Balakas » et dénonce par ailleurs « l' islamisation au sein de l'armée », ainsi que les menaces de création d'un Etat musulman au Nord exprimées en marge de la manifestation anti-française à Bangui.

Centrafrique : 10.000 ex-Séléka désarmés et 45 autres tués depuis l' opération française Sangaris
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Centrafrique-Presse.com
23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 18:23

 

 

 

 

 

 

 

La situation en République Centrafricaine est aujourd’hui grave et complexe. L’ensemble du pays et tout particulièrement la capitale, Bangui, sont secoués par des affrontements qui ont fait de trop nombreuses victimes.

 

            Alors que les différentes communautés ont pendant des années vécu en paix, quelle que soit leur origine ou leur confession, partageant leur volonté de construire côte à côte un Etat viable, la spirale de la vengeance et de la haine menace de s’imposer pour le malheur de tous.

 

            Ces affrontements déstabilisent la Centrafrique et lui interdisent d’exploiter ses atouts. Ils l’appauvrissent et font peser une menace sur la stabilité régionale. Afin que tous puissent vivre en paix et en bonne intelligence, les affrontements doivent cesser. Les fauteurs de troubles et groupes armés doivent dès maintenant prendre conscience de l’extrême gravité de leurs actes et déposer leurs armes.

 

            C’est pourquoi tous les acteurs de la communauté internationale présents en Centrafrique, déterminés à remplir la mission qui leur a été fixée et résolus à agir ensemble, sont réunis aujourd’hui pour lancer un solennel appel au calme.

 

            Seule une action rapide et complète permettra aux autorités de transition d’organiser au plus vite les élections qui désigneront le prochain Président de la République. Ce n’est qu’à ce prix que la Centrafrique pourra se reconstruire.

Communiqué conjoint de tous les acteurs de la communauté internationale présents en RCA (MISCA-SANGARIS-BINUCA-Union européenne-Ambassade de France) concernant la situation actuelle et qui lancent un appel au calme
Communiqué conjoint de tous les acteurs de la communauté internationale présents en RCA (MISCA-SANGARIS-BINUCA-Union européenne-Ambassade de France) concernant la situation actuelle et qui lancent un appel au calme
Communiqué conjoint de tous les acteurs de la communauté internationale présents en RCA (MISCA-SANGARIS-BINUCA-Union européenne-Ambassade de France) concernant la situation actuelle et qui lancent un appel au calme
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Centrafrique-Presse.com
23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 18:17

 

 

 

 

Francis Macaire YABENDJI-YOGA

Journaliste-Graphiste

Pointe-Noire

Tél. : 242 05 605 57 73

Courriel : iabnj@yahoo.fr

 

Pointe-Noire, le 23 décembre 2013

 

A

Monsieur le Procureur de la République

Bangui – République Centrafricaine

 

 

Objet : Dépôt de plainte contre Abacar Sabone pour trahison nationale, atteinte à la diplomatie internationale et intention criminelle

 


Monsieur le Procureur de la République, 

 

En ma qualité de citoyen centrafricain, j’ai l’honneur d’attirer votre attention sur les faits suivant :

 

Le dimanche 22 décembre au matin, de nouveaux échanges de tirs d’armes avaient éclaté, entre les forces étrangères, françaises et africaines, et d'ex-rebelles de la Seleka, à Bangui. Ces coups de feu avaient été suivis par des manifestations hostiles aux opérations de désarmement menées par les forces françaises et la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique), dans un quartier tout proche de l'aéroport, le quartier Yangato. En début de soirée, plusieurs milliers de musulmans s’étaient réunis pour manifester contre l'opération française.

 

Les manifestants musulmans s’étaient rassemblés dans le centre-ville et avaient ensuite marché pacifiquement sur une grande avenue vers le quartier musulman PK5. « Non à la France », « Hollande criminel ! », scandaient notamment les protestataires, qui entendaient dénoncer « la partialité » des militaires français déployés en Centrafrique.

 

Une conférence de presse avait été aussi donnée en marge de cette manifestation animée par Monsieur Abacar Sabone, ci-devant ancien chef de faction de la Seleka, chargé de de missions à la Présidence de la République Centrafricaine. Au cours de cet événement médiatique, des déclarations de chocs étaient tenus par l’officiel dans lesquelles on pouvait entendre l’accusation selon lesquelles les soldats français avaient exécuté trois musulmans, et armé des chrétiens. Abacar sabone avait déclaré que non seulement la France est partisane de l’exécution de la population musulmane, mais ne fait donc pas son travail, d'où la menace, je cite « Dans un délai d’une semaine, nous allons prendre la décision que tous les Nordistes, musulmans, rentrent dans le Nord et [allons] demander la scission de la République en deux : Nord et Sud. »  Si la cohésion nationale n'est pas revenue. Une déclaration relayée sur la Radio France internationale le soir même du show médiatique.

 

Monsieur le Procureur de la République,

 

Les déclarations d’Abacar Sabone sont ignobles, absurdes et dénuées de tout fondement qu’elles sont dangereuses à la tâche que l’Union Africaine et la France s’engagent à faire sous mandat de l’Organisation des Nations-Unies. En agissant de la manière, l’officiel  semble maintenir le carnage populaire, s’oppose à la refondation de la nation, à la reconstruction de l’Etat et à la mise en place des mécanismes d’une gouvernance démocratique, tâches que se sont données l’UA et la France réunies.

 

Je voudrais rappeler que si la République Centrafricaine est aujourd’hui comme abandonnée de Dieu et des hommes, livrée aux milices et contrebandiers,  sujet au carnage, privée d’appareils de sécurité et, n’a de facto qu’un drapeau à cinq couleurs comme instrument de pouvoir légitime, c’est à cause des Abacar Sabone et les disciples de la somalisation de la RCA.

 

En conséquence, je porte plainte contre l’ancien chef de guerre pour trahison à la nation, atteinte à la diplomatie internationale et intention criminelle contre une communauté. Monsieur Abacar Sabone doit venir devant votre juridiction expliquer au peuple centrafricain sur la partialité de la France, l’exécution des trois musulmans et sa menace de scinder la République Centrafricaine en deux : Nord et Sud.

 

Vous remerciant de bien vouloir m’informer des suites que vous donnerez à cette affaire, je vous prie d’agréer, Monsieur le Procureur de la République, l’expression de mes salutations distinguées.

 

Francis Macaire YABENDJI-YOGA

Un compatriote porte plainte contre  Abakar Sabone pour  trahison nationale,  atteinte à la diplomatie  internationale et intention  criminelle
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23 décembre 2013 1 23 /12 /décembre /2013 17:34

 

 

 

 

 

 

Par Le Figaro.fr avec AFP   Mis à jour le 23/12/2013 à 13:16

 

Si ça continue, "nous rentrons chez nous dans le Nord, et nous divisons le pays en deux!": dans une Centrafrique déchirée par les violences interreligieuses, des partisans de l'ex-rébellion Séléka brandissent désormais ouvertement la menace de la partition.


"Ce que nous sommes en train de faire maintenant n'a pas d'issue. C'est une guerre inutile", a déclaré hier au cours d'une conférence de presse à Bangui, Abakar Sabone, ancien chef rebelle, aujourd'hui conseiller du président Michel Djotodia. Si le dialogue entre chrétiens et musulmans échoue, il faudra "diviser le pays en deux: nous rentrons au nord et ceux qui veulent rester au sud restent au sud, pour qu'il y ait la paix!", a lancé Sabone.


"Cette déclaration n'engage que lui, ça n'engage pas le président" Djotodia, a réagi ce matin son porte-parole, Guy Simplice Kodégué. "Il ne peut pas y avoir de sécession. Nous sommes un pays uni, ça n'arrivera pas. Ces mots s'expliquent par un climat d'exaspération générale", a-t-il commenté.


Originaire du nord-est du pays, ancien chef rebelle devenu ministre sous le régime du président déchu François Bozizé, Abakar Sabone ne joue pas de rôle clé au sein de la Séléka. Ses déclarations illustrent néanmoins un ressentiment croissant chez les musulmans centrafricains.


Déployée en urgence pour éteindre le feu, l'armée française concentre pour l'instant l'essentiel de ses efforts sur Bangui, où elle tente en priorité de désarmer les belligérants.

 

Centrafrique : la rébellion évoque une sécession
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