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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 19:14

 

 

 

 

Le Messager    30/08/2013 03:12:02

 

700 soldats issus de la débandade subie le 24 mars 2013 par les troupes fidèles au général-président François Bozizé effectuent actuellement un mouvement vers la ville de Bertoua. La raison principale de cette invasion en terre camerounaise est, selon des sources sécuritaires, « leur curieuse volonté de ne s’inscrire que dans les lycées et collèges du chef-lieu de la région de l’Est alors que le Cameroun et le Hcr leur avaient ouvert les portes des établissements scolaires des localités de Bétaré-Oya, Borongo et Garoua-Boulaï ».

 

Les mêmes sources affirment que « nous doutons de la sincérité de ces jeunes hommes dont les origines et l’âge nous font dire que ce sont d’anciens soldats de Bozizé recrutés dans les dernières heures de son règne et mis en déroute par la Séléka de Michel Djotodia Am Nondroko ». Conséquence de ce doute, « sur hautes instructions du haut-commandement, une centaine de soldats camerounais du 81ème Bataillon d’infanterie motorisé (Bim) ont été dépêchés de Bertoua, pour empêcher la progression de ces soldats en chômage au niveau du village Borongo situé à environ 70 km de Garoua-Boulaï ».

 

La riposte préventive camerounaise s’inspire du fait que ces anciens soldats pourraient venir gonfler les effectifs de leurs compagnons d’armes en divagation à Bertoua. En effet, l’on se souvient qu’une centaine de soldats centrafricains désarmés et cantonnés au 81è Bim avaient été remis en liberté et errent à Bertoua où on les soupçonne d’être à l’origine de la montée de la grande criminalité urbaine. Les services de sécurité pensent de ce fait qu’il faut les maintenir à Borongo, Garoua-Boulaï et Bétaré-Oya où ils seront plus contrôlables au sein d’une population facilement identifiable du fait de sa minorité. Mais, selon certains d’entre ces anciens soldats de l’armée centrafricaine, « nous avons peur d’être facilement repérés par les éléments de la Séléka qui sont à nos trousses depuis un certain temps et qui ont pour seule mission de nous exterminer. Certains de nos camarades ont déjà trouvé la mort alors qu’ils pensaient être protégés en terre camerounaise dans des villages supposés inconnus. D’où notre insistance à nous rendre à Bertoua où les forces de sécurité sont mieux outillées pour nous défendre.»

 

« Niet !» Rétorque la partie camerounaise qui ne veut plus s’encombrer d’étrangers qui enlèvent et tuent impunément sur ses terres. Cette posture rejoint celle de Kombo Gbéri, le vice-président à l’Assemblée nationale et ancien maire de la commune de Garoua-Boulaï. Le candidat a relevé au cours des réunions du parti politique auquel il appartient que «si nous ne faisons pas attention, les Centrafricains viendront nous diriger ici un jour». Il faisait ainsi allusion au fait que « certains se sont massivement inscrits sur les listes électorales et que nous [le Rdpc] risquons perdre les élections si rien n’est fait pour prévenir leur avancée. » L’avancée de ces anciens soldats restés fidèles à Bozizé prouve que, selon Kombo Gbéri, « Bertoua n’est pas à l’abri  d’une invasion ».

 

Ange-Gabriel OLINGA B.

 

Lu pour vous : Cameroun-Rca : Des soldats de Bozizé foncent sur Bertoua
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Centrafrique-Presse.com
30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 19:10

 

 

 

Excellence Monsieur le Chef de l'Etat de la transition

Excellence Monsieur le Premier ministre, Chef du gouvernement de la transition

Excellence Madame la Vice-Présidente du Conseil national de la transition,

Excellence, Monsieur le Président de la Commission de la CEMAC

Excellence Mesdames et Messieurs les Ministres,

 

Excellence Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations internationales,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Distingués invités en vos rang, grade et qualité.

 

En octobre 2009 j'ai débarqué à Bangui, conscient que ce ne serait pas une sinécure au vu de l'histoire de ce pays. En effet, j'avais déjà visité le Centrafrique au cours de quelques missions ponctuelles dans le domaine des finances publiques et j'avais remarqué que des problèmes simples n'engendraient pas nécessairement des solutions simples.

 

Mon mandat était clair, précis et à posteriori terriblement ambitieux: "aider les autorités à créer un Etat de droit digne de ce nom". Imaginez  ma surprise d'avoir été nommé Ambassadeur dans un Etat qui se cherche.

 

C'est pourtant avec beaucoup d'enthousiasme que je me suis attelé à la tâche, aidé en cela par mon collègue Vidon, Ambassadeur de France à l'époque, fin connaisseur du pays et de certaines personnalités attachantes qui m'ont apporté un soutien sans faille. Qu'ils en soient ici remerciés.

 

L'euphorie que procure l'arrivée dans un nouveau poste n'a malheureusement été que de courte durée. Le processus électoral démarrait ainsi que le DDR. Le dialogue politique inter centrafricain quasi inexistant. Il n'y avait pas de dialogue politique structuré entre l'Union européenne et les autorités.

 

Ce sont les questions sur lesquelles il m'a fallu porter toute mon attention sans oublier notre coopération au développement.

 

Sur les élections tout le monde se souvient qu'elles ne furent pas vraiment transparentes malheureusement menant à la réélection du Président et à la mise en place d'une Assemblée nationale presque monocolore. L'image du pays, déjà brouillée, venait de prendre un coup dur et d'aucun pourrait penser que c'était là les signes avant-coureur de la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui. Tout au long de ce processus l'UE n'a eu de cesse de dénoncer les mauvaises pratiques et les risques politiques qu'ils impliqueraient inévitablement. Rien n'y a fait.

 

Durant les dix-huit mois qu'a duré le processus électoral, le dialogue politique inter centrafricain a été purement et simplement saboté malgré tous les efforts que la communauté internationale a déployés. De réunions au Palais de la Renaissance en réunions, nous avons tous assisté à un monologue, chacun campant sur ses positions, qui ne pouvait permettre d'envisager une sortie de crise.

 

Parallèlement nous mettions tout en œuvre pour faire aboutir le processus DDR dans le Nord-ouest du pays et force est de constater que nous y sommes finalement, non sans mal, parvenus et je m'en félicite. La préparation du DDR dans le Nord-est a dès lors été entamée et l'UE a pris ses responsabilités en mettant les fonds à disposition. D'autres fonds sont toujours disponibles mais la perspective  d'un DDR s'est éloignée avec les récents événements et je le regrette.

 

S'agissant du dialogue politique UE-RCA, il nous aura fallu près de dix-mois, là aussi, pour obtenir l'accord de BOZIZE pour qu'il puisse démarrer et, après une période de tâtonnement et de méfiance, cet exercice nous a permis d'aborder tous les sujets, même les plus sensibles comme les droits de l'Homme, les détentions arbitraires, les violences faites aux femmes, la sorcellerie, l'abolition de la peine de mort, l'impunité, les tribunaux militaires mais également les grands problèmes économiques et sociaux, la coopération au développement et l'intégration régionale pour ne citer que ceux-là. Aujourd'hui, après quelques mois d'interruption, le dialogue entre l'UE et la RCA a repris sans tabou. Ce dialogue politique renforcé a notamment pour objet d'appuyer toutes les démarches qui sont aujourd'hui effectuées par la Communauté internationale, le Comité de suivi des Accords de Libreville et de N'Djamena et par le Groupe international de contact.

 

Excellence Monsieur le Chef de l'Etat de la transition,

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Distingués invités,

 

En matière de coopération au développement, malgré tous les écueils que je viens de rappeler, et surtout grâce à tous mes collaborateurs et ceux de l'Ordonnateur national du Fonds européen de développement, nous avons pu engager 87% du programme indicatif du 10ème Fonds européen de développement soit 158 M€ et le solde sera engagé avant la fin de cette année. Toutes ces décisions de financement ont engendré la contractualisation de 130 à 140 M€ avec bon nombre d'opérateurs économiques centrafricains et des décaissements à peu de chose près de même niveau. Tout cet argent injecté dans l'économie a directement servi au développement du pays et à la réduction de la pauvreté. A ces sommes déjà très considérables, il convient d'ajouter les fonds mis à disposition directement par le budget européen et l'aide humanitaire ce qui représente encore près de 16 M€ par an. Ainsi l'Union européenne est-elle le premier bailleur de fonds de ce pays, encore plus si l'on y ajoute l'aide au développement de la France, seul Etat membre encore présent en RCA. Je ne saurai omettre de signaler que concomitamment la Délégation a également eu à gérer, en étroite collaboration avec la Commission de la CEMAC, le volet intégration économique de notre programme régional soit quelques 97 M€. Je vous laisse imaginer le défi que cela représente pour les 20 professionnels qui ont eu et auront à mettre en œuvre un portefeuille aussi important dans des circonstances difficiles et sachant les problèmes de capacités des administrations nationales.

 

Excellence Monsieur le Chef de l'Etat de la transition,

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Distingués invités,

 

Le non-respect des engagements pris par le passé et dans le cadre des Accords de Libreville, Accords qui auraient permis à BOZIZE d'assurer son maintien jusqu'au terme de son mandat , la rupture du dialogue politique inclusif, les mauvaises pratiques en matière de droits de l'Homme, le renoncement aux valeurs d'un Etat de droit nous ont conduit dans la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui.

 

Nous ne pouvons bien évidemment pas cautionner ni de près ni de loin la prise de pouvoir par la force pas plus que nous ne pouvons cautionner toutes les exactions qui ont été commises et qui, aujourd'hui encore, terrorisent les populations. Il faut que cela cesse sur toute l'étendue du territoire. Les centrafricaines et les centrafricains sont à bout. Il faut rétablir la sécurité et l'ordre public au plus vite. Il en va de la responsabilité première des autorités de la transition, pour la plupart installées aujourd'hui.

 

Nous avons déjà perdu trop de temps à mettre en place les institutions de la transition alors même que c'était en réalité la phase la plus facile à réaliser. Faudra-t-il encore et toujours recourir à la médiation du Président Sassou Nguesso et l'appui du Président Deby, Président en exercice de la CEEAC, pour que les choses progressent dans la bonne direction. Faudra-t-il inlassablement répéter que ceux qui sont aujourd'hui aux commandes de ce pays doivent agir pour le bien de la population et non pour leurs propres intérêts personnels? Devra-t-on attendre que l'Etat soit déclaré en faillite pour que l'on arrête de dépenser l'argent qu'on n'a pas? Il y a quand même dans ce pays des personnalités intègres, compétentes et dont la probité ne fait aucun doute, j'ai eu la chance de les rencontrer et beaucoup sont devenus des amis.

 

 Excellence Monsieur le Chef de l'Etat de la transition,

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

Distingués invités,

 

Ce sont ces hommes et ces femmes sur lesquels la RCA doit s'appuyer et non sur quelques baroudeurs, politiciens de petit calibre, épris de pouvoir et uniquement guidés par leur intérêt personnel. Ne répétez pas ce qui a fait la marque de fabrique du pouvoir sortant, on sait où cela a conduit le pays. Il faut se ressaisir sinon il sera trop tard et ce seront une fois encore  les centrafricains qui paieront le plus lourd tribu.

 

Excellence Monsieur le Chef de l'Etat de la transition,

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

 

Distingués invités,

 

Je quitte le pays avec le cœur serré car mes espoirs initiaux sont déçus. Le cœur serré aussi car je laisse derrière moi un peuple attachant mais qui souffre, le cœur serré car je ne suis pas sûr que l'on verra rapidement le bout du tunnel si chacun n'y met pas du sien. Mais je pars aussi confiant dans les hommes et les femmes de ce beau pays dont les richesses sont inestimables.

Dans un premier temps je serai affecté auprès du Directeur général Afrique du Service européen d'action extérieure, ce qui me permettra de continuer à œuvrer à sensibiliser ma hiérarchie sur la situation de la RCA.

 

Excellence Monsieur le Chef de l'Etat de la transition,

 

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

 

Distingués invités,

 

Je vous demande de faire preuve de courage et d'abnégation pour sauver ce beau pays et sa population.

 

Excellence Monsieur le Chef de l'Etat de la transition,

 

Excellence Monsieur le Premier Ministre,

 

Comme il est de coutume en Afrique de l'ouest, je vous demande de bien vouloir me donner la route. Comme le veut la tradition, je l'ai déjà demandée deux fois, à mes collaborateurs, à mes amis, il vous appartient maintenant au terme de cette troisième demande de me permettre de partir le cœur tranquille.

Je vous remercie. Bonne chance

 

 

Discours d'adieu de Guy  Samzun, ambassadeur de l'Union Européenne
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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 22:58

 

 

 

 

7/08/2013 à 17h:42 Par Jeune Afrique

 

Parmi les multiples facettes de Jacques Vergès, l'Afrique tenait une place importante. Et à son enterrement, le 20 août à Paris, certains de ses amis africains ont fait le déplacement.

 

Ils sont venus rendre un dernier hommage à leur ami Jacques Vergès, le 20 août, à l'église Saint-Thomas-d'Aquin, à Paris. Il y avait là le général Bozizé, président centrafricain récemment déchu, qui avait fait appel à l'avocat en 2008 quand la Cour pénale internationale (CPI) s'intéressait à lui ; Michel Roussin, ex-ministre de la Coopération ; Roland Dumas, ex-ministre des Affaires étrangères ; ou encore Jean-Claude Martinez, ex-vice-président du Front national, qui fut conseiller juridique du roi Hassan II dans les années 1970. Beaucoup de pro-Gbagbo ont fait le déplacement, à l'instar d'Éric Kahé, son ancien ministre du Commerce, d'Alain Toussaint, son ex-conseiller à la communication, d'Abel Naki, président du CRI panafricain, ou encore de Bernard Houdin, porte-parole du président déchu.

 

À leurs côtés, plusieurs confrères du défunt, comme Me Marcel Ceccaldi, défenseur de proches de Kaddafi, l'Ivoirienne Habiba Touré, avocate de Michel Gbagbo, et Karim Achoui, radié du barreau parisien, auquel la pègre et les islamistes confiaient leur dossier et qui souhaite commencer une nouvelle carrière au barreau d'Alger. Les autorités algériennes ont, pour leur part, dépêché leur ministre de la Culture, Khalida Toumi-Messaoudi. Tous ont versé leur écot à une association de soutien aux enfants de la rue de Brazzaville dirigée par le père Alain de La Morandais, maître de la cérémonie religieuse, et... le publicitaire Jacques Séguéla. La sortie du cercueil de Vergès fut longuement applaudie avant que des Ivoiriennes lancent des "Merci pour Laurent Gbagbo, merci pour l'Afrique, merci pour la lutte contre l'impérialisme". Des cris finalement couverts par les youyous des militantes algériennes.

Lu pour vous :  Enterrement de Jacques Vergès : l'adieu des Africains
Lu pour vous :  Enterrement de Jacques Vergès : l'adieu des Africains
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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 22:52

 

 

 

 

Le président burundais, Pierre Nkurunziza, a annoncé hier que le gouvernement se préparait à envoyer des troupes au Mali et en Centrafrique dans le cadre de missions de maintien de la paix.

 

Soulignant que les troupes burundaises ont été fort appréciées lors de leur participation à des missions de maintien de la paix en Somalie, au Soudan, en Côte d'Ivoire et en Haïti, il a indiqué que c'est grâce au rétablissement de la situation sécuritaire au Burundi que la communauté internationale place sa confiance dans les troupes burundaises.

 

Le conseiller burundais en droit des conflits armés auprès du ministère de la Défense nationale et des anciens combattants, le colonel Jacques Bizabigomba, avait d'ailleurs annoncé à la mi-août la volonté du gouvernement de former tous ses militaires dans le domaine des droits de l’homme au cours des deux prochaines années.

 

 (Source : 27 août 2013  Xinhua)

 

Burundi : envoi imminent de troupes au Mali et en Centrafrique
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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 22:48

 

 

 

 

Paris (AFP) - 27.08.2013 19:38 - Le président François Hollande a appelé mardi l'ONU et l'Union africaine "à se saisir de la situation" en Centrafrique, pays, a-t-il dit, "au bord de la somalisation" où 60.000 enfants risquent de mourir de malnutrition et qui compte un million et demi de déplacés.

 

"J'appelle l'Union africaine et le Conseil de sécurité à se saisir de cette situation. La France les y aidera", a déclaré le chef de l'Etat, en ouvrant la conférence des ambassadeurs français réunis à Paris.

 

"Il est plus que temps d'agir" pour ce pays qui traverse une grave crise politique et humanitaire, a souligné le président.

 

Depuis la chute du régime de François Bozizé, renversé le 24 mars par la coalition rebelle du Séléka, le pays vit dans un climat d'insécurité généralisée, avec des exactions contre la population perpétrées par des combattants issus de l'ex-rébellion.

 

"Ce pays est hélas au bord de la somalisation. (...) Le bilan est accablant. 60.000 enfants risquent de mourir de malnutrition. Un million et demi d'habitants sur 5 millions sont déplacés", a poursuivi François Hollande, rappelant qu'il avait reçu la semaine dernière les représentants d'organisations non gouvernementales engagées en RCA.

 

La diplomatie française prépare des initiatives, y compris au Conseil de sécurité des Nations unies, d'après une source à l'Elysée. Des consultations sont en cours à New York sur un projet de résolution.

 

Selon la ministre française de la Francophonie Yamina Benguigui, une réunion internationale sur la Centrafrique pourrait se tenir en marge de l'Assemblée générale des Nations unies fin septembre à New York.

 

Paris souhaite notamment que l'ONU apporte son soutien à l'UA dans la mise en place de cette Mission. Une réunion internationale à caractère humanitaire aura lieu en marge de l'Assemblée générale des Nations unies fin septembre à New York et la France voudrait lui donner un caractère plus "politique", a indiqué la source diplomatique.

 

"L'objectif est de mobiliser tous nos partenaires pour mettre la Centrafrique au coeur des débats et pour soutenir la Misca", la Mission internationale de soutien en Centrafrique, une force panafricaine, militaire et policière pour l'essentiel, censée compter 3.600 hommes à terme mais dont le déploiement traîne en longueur, indique une autre source diplomatique.

 

La Misca doit apporter un soutien aux autorités nationales dans la protection des civils et la restructuration de l'armée et des forces de sécurité. Elle aura également pour mission de faciliter la fourniture de l'aide humanitaire.

 

Elle sera composée de 2.475 militaires, 1.025 policiers et 152 civils, parmi lesquels des Camerounais, des Congolais (Congo-Brazza), des Gabonais et des Tchadiens.

 

Paris plaide également pour un soutien financier européen accru. "L'idée, c'est d'aller vite car la situation se dégrade sur le terrain", souligne une source diplomatique.

 

© 2013 AFP

Centrafrique: Hollande appelle l'ONU et l'UA à agir
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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 00:00

 

 

 

Paris 26 août (CAP) – Ce lundi aux environs de 16 h 30, heure de Paris, au Timhotel de la Porte de Clichy à Paris, le sanguinaire et dictateur déchu avait rendez-vous avec un de ses obscurs ami libanais dont nous ignorons pour le moment l’identité, mais que les photos prises opportunément de lui sur les lieux de l’incident par notre source, permettront de trouver ensuite le nom.

 

Flanqué d son fils Franklin Bozizé, le dictateur devait vraisemblablement  traiter avec son ami libanais, de ses douteux et louches plans de déstabilisation du processus de transition actuellement en cours en Centrafrique et de ses projets de retour au pouvoir qu’il a dernièrement annoncés dans son interview sur Radio France Internationale et dont il ne fait nullement mystère.

 

Contre toute attente, Bozizé, son fils  et son interlocuteur sont débusqués et dérangés dans leur quiétude par deux compatriotes, puis trois et des tasses de thé et de café volent dans les lieux du rendez-vous vers le visage des débusqués. S’en suit une bagarre entre un des compatriotes que le fils Bozizé  croît devoir agresser ce qui vaut à ce dernier d’être correctement rossé. Survient la police appelée par les tenanciers de l’hôtel qui embarque les deux pugilistes au commissariat le plus proche tandis que Bozizé et son invité prennent la poudre d’escampette.

 

D’après notre source présent sur les lieux, le Libanais parlait à Bozizé de choses qu’il va « livrer », probablement des armes peut-on deviner. Il est clair que les autorités françaises qui ont déjà fermement mis Bozizé en garde quant à ses activités et tentatives de déstabilisation de la RCA à partir du territoire français, doivent redoubler de vigilance et surveiller de très près cet individu qui est as de la roublardise, qualité qui l’a finalement perdu car il croyait qu’il pouvait rouler tout le monde dans la farine. Affaire à suivre….

Incident dans un hôtel parisien où Bozizé est débusqué alors qu'il s’entretenait avec un de ses obscurs amis libanais
Incident dans un hôtel parisien où Bozizé est débusqué alors qu'il s’entretenait avec un de ses obscurs amis libanais
Incident dans un hôtel parisien où Bozizé est débusqué alors qu'il s’entretenait avec un de ses obscurs amis libanais
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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 23:23

 

 

 

 

http://www.la-croix.com  26/8/13

 

Mgr Dieudonné Nzapala-Hinga, archevêque de Bangui, président de Caritas-Centrafrique et de la conférence épiscopale centrafricaine, témoigne des violences perpétrées par les rebelles de la coalition Séléka, dont il a été témoin.

 

Quatre mois après le coup d’État du 24 mars, par lequel les rebelles de la coalition Séléka ont destitué l’ancien président Bozizé, le pays vit toujours dans le chaos et la terreur, s’est inquiété l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapala-Hinga, dans une interview à l’agence Misna, vendredi 23 août. La veille, 25 personnes avaient été tuées dans une attaque contre des partisans de l’ancien président.

 

« Même après la cérémonie d’investiture du président Michel Djotodia, les violences ne se sont pas arrêtées. Bangui et tout le pays vivent dans la terreur des rebelles de la Séléka », a déclaré à l’agence d’information missionnaire Mgr Nzapala-Hinga, racontant le dernier épisode de violence imputé aux anciens rebelles, essentiellement composés de Tchadiens et de Soudanais.

 

« La Séléka a isolé tout le quartier de Boy-Rabe. Je le sais parce que j’étais là et j’ai réussi à en sortir juste à temps », a-t-il dit, avant de préciser qu’un groupe nombreux de rebelles armés est entré dans les habitations durant la nuit dans le but de désarmer les partisans de Bozizé et a ouvert le feu sur des civils désarmés. « Je ne saurais dire s’ils ont fini par trouver des armes, mais ce que je peux dire, c’est que j’ai vu ce matin les signes de pillages, de maisons éventrées, de meurtres, de blessures et de violences en tout genre ».

 

« LES CENTRAFRICAINS PERDENT PROGRESSIVEMENT TOUT ESPOIR »

 

Selon lui, « les Centrafricains perdent progressivement tout espoir », car en dépit de l’arrivée de la Mission internationale de soutien au Centrafrique (Misca), chargée de rétablir l’ordre dans le pays, « peu de chose à l’heure actuelle semble avoir changé ».

 

L’archevêque, qui est également président de Caritas-Centrafrique et de la conférence épiscopale, indique que les habitants de Boy-Rabe, terrorisés par les miliciens, ont cherché refuge dans le monastère de la Mère du Verbe, situé près de là, « dont nous avons laissé les portes ouvertes toute la nuit pour permettre aux gens de s’y réfugier. Des centaines de personnes se trouvent encore à l’intérieur et ne veulent pas sortir parce qu’elles ont peur ».

 

« INSÉCURITÉ ET IMPUNITÉ TOTALES »

 

Cette situation, poursuit l’archevêque, « ne correspond pas à un cas isolé et des attaques semblables se sont vérifiées dans d’autres quartiers, comme à Boeing et à Bainville » et témoignent d’un climat d’« insécurité et d’impunité totales et la population se sent laissée à elle-même et à la merci des anciens rebelles ».

 

Par ailleurs, une nouvelle église a été profanée et sa sacristie pillée par des rebelles de la coalition Séléka. Selon l’agence Fides, les prêtres et les religieuses de la congrégation des Sœurs de la Charité ont été contraints, dimanche 18 août, de fuir Bohong et de se réfugier à Bouar, à 80 kilomètres de là, à la suite de violences.

 

Alors que quatre mois se sont écoulés depuis le coup d’État, les autorités de transition ne sont toujours pas parvenues à rétablir l’ordre et la sécurité dans le pays. « La sécurité est pratiquement inexistante, il n’y a pas de police, pas de système judiciaire ni de services sociaux », a pour sa part déploré le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les droits de l’Homme, Ivan Simonovic.

Apic

 

 

NDLR : A noter que prélat était curieusement peu prolixe du temps de Bozizé où des matchettes et des armes étaient distribuées à certaines milices et des citoyens étaient torturés et exécutés froidement dans des prisons spéciales et personnelles de Bozizé et ses fils sans la moindre réaction du clergé catholique centrafricain. 

Lu pour vous : L’archevêque de Bangui s’inquiète d’un pays qui « vit dans la terreur »
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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 23:15

 

 

 

 

 

APA-Douala (Cameroun) 2013-08-26 16:35:03- Le gouvernement centrafricain envisagerait l’éventualité d’extrader vers le Cameroun des militaires de l’ex coalition rebelle de la SELEKA ayant assassiné un policier camerounais dans son bureau à Toktoyo (Est), localité frontalière à la Centrafrique, a-t-on appris de source informée.


''Les deux gouvernements sont en train de voir comment les auteurs de cet acte crapuleux pourraient être jugés ; il n'est pas exclu que le Cameroun soit finalement retenu pour juger les mis en cause'', a notamment dit à APA une source proche du dossier.


Un certain Hassan, lieutenant de la coalition SELEKA et de ses complices, ont traversé la frontière camerounaise et abattu froidement le chef de poste de police, l'officier de deuxième grade Ngangué, avant de prendre la poudre d'escampette à l'aide de la moto de leur victime.


Le gouvernement centrafricain qui ‘'a fermement condamné cette barbarie nous a rassurés que les auteurs de cet acte seront sévèrement punis'', a déclaré le ministre camerounais de la Communication Issa Tchiroma Bakary, écartant dans la foulée ‘'toute incidence diplomatique entre le Cameroun et la Centrafrique''.


Cette démarche des autorités centrafricaines aurait pour but de dissiper des malentendus que cet acte barbare supplémentaire de l'ex rébellion pourrait engendrer entre les deux pays, au moment où les nouvelles autorités de la transition, sous la houlette de Michel Djotodia, font des mains et des pieds pour s'attirer les bonnes grâces du régime de Yaoundé.


Depuis la prise du pouvoir par la force par la coalition SELEKA en mars 2013, cette dernière est boudée par les autorités camerounaises qui ont jusque-là opposé une fin de non-recevoir à Michel Djotodia, qui a pourtant multiplié des visites au sein des pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC).

L'information qui n'est pas encore confirmée a toutefois fusé aussi bien dans les rangs du gouvernement camerounais que de sources diplomatiques proches de l'ambassade centrafricaine, ceci au moment où le régime de Yaoundé est de plus en plus disposé à écouter les nouvelles autorités, Paul Biya ayant par exemple dépêché un émissaire à Bangui le 18 août dernier lors de la cérémonie d'investiture des autorités de la transition.


Les autorités camerounaises ont d'ailleurs procédé à la réouverture de la frontière, à l'exception de Toktoyo, le lieu de l'incident où la frontière est toujours fermée.

Ces signes de normalisation sont marqués par la reprise des activités commerciales entre les deux pays, à l'image des camionneurs centrafricains qui sont de plus en plus visibles sur le corridor Douala-Bangui.


Plus de 80 pour cent du volume des marchandises de la Centrafrique, pays d'hinterland, transite par le port de Douala.

 

Source : http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=206512#sthash.BmCjHaxF.dpuf

Bangui pourrait livrer à Yaoundé des militaires accusés du meurtre d'un policier camerounais
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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 12:20

 

 

 

 

Bangui, 23 Août (ACAP) - Le ministre d’Etat en charge de la communication, Christophe Gazam Betty, a reconnu que l’opération de sécurisation de quartier Boy-Arabe à enregistrer des dérapages de la part des forces de Défenses, au cours d’une interview accordée au magazine Farafina, le magazine de la diaspora africaine en France, vendredi 23 août 2013.

 

Cette interview a pour objectif d’expliquer à l’opinion internationale les motifs de l’opération de désarmement au quartier Boy Rabe dans le 4ème Arrondissement de Bangui qui s’est soldée par des effets collatéraux regrettables. 

  
Le ministre d’Etat Christophe Gazam Betty a situé l’origine de cette opération à ma veille de la cérémonie d’investiture du Chef de l’Etat de la Transition Michel Djotodia Am Nondroko où des éléments incontrôlés résidant dans ce quartier se sont mis à entretenir des tirs nourris d’armes automatiques et arsenaux lourds dans la seule intention de gêner la cérémonie pour laquelle d’éminents invités, parmi lesquels les présidents Idriss Déby Itno du Tchad et Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville. 
  
Le membre du gouvernement a qualifié ces agissements « d’actes terroristes », en dépit de ce que les autorités de l’armée et de la sécurité avaient formulé, sans succès, un plaidoyer auprès chefs de groupes et de quartiers de Boy Rabe de « dénoncer les fauteurs de troubles résidant dans ce secteur ». 

  
Autrement dit, l’opération de désarmement est une réponse à la réticence des auteurs des troubles, a souligné le Ministre d’Etat Gazam Betty, afin que soit rétablie l’autorité de l’Etat. 

  
Cependant, il a regretté qu’au cours de cette opération, des dérapages ont été à l’origine des pertes en vie humaine et également des milliers de déplacés, dont un grand s’est réfugié dans l’enceinte de l’hôpital de l’Amitié, dormant à même le sol à la merci des moustiques et des maladies. 

 

Le ministre d’Etat Christophe Gazam Betty reconnait les dérapages de l’opération de désarmement à Boy Rabe
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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 11:49

 

 

 

 

Bangui, 23 août (ACAP) Le Président de la Transition, Michel Djotodia Am Nondroko a nommé un cadre de l’administration centrafricaine comme responsable général de la cellule coton en République Centrafricaine, jeudi 22 août 2013 à Bangui.

 

Il s’agit de Monsieur Hamadou Ibrahim, Ingénieur Agronome, est nommé Responsable Général de la Cellule de la cellule coton en RCA, par décret n°130295 du 21 août 2013 

  
Aussi, le Chef de l’Etat de la Transition a pris un autre texte officiel rattachant toutes les activités de la filière coton sur toute l’étendue du territoire à la présidence de la République, par décret n°13.294 du 21 août 2013. 

Le Président de la Transition, Michel Djotodia Am Nondroko nomme Hamadou Ibrahim, Ingénieur Agronome, responsable général de la cellule coton
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