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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 23:43

 

 

 

Bangui, le  9 octobre 2013

 

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

 

 

M. Laurent FABIUS, Ministre des affaires étrangères de la République française, effectuera une visite à Bangui, dimanche 13 octobre 2013.

 

 

 

A l’occasion d’une question d’actualité, ce jour, à l’Assemblée Nationale française, le Ministre français des affaires étrangères, M. Laurent FABIUS, a déclaré à la fin de son intervention :

 

« La France est décidée à ne pas laisser tomber la République centrafricaine »

 

 

Communiqué de l'Ambassade de France en Centrafrique
Communiqué de l'Ambassade de France en Centrafrique
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 23:39

 

 

 

L'OBSERVATEUR PAALGA   9 OCTOBRE 2013

 

Réunion au sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale le week end dernier, déplacement de Laurent Fabius prévu ce dimanche à Bangui, projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU… "Enfin un médecin au chevet de ce grand malade oublié !" se réjouit le quotidien du voisin burkinabé.

 

Certes, il reste "l'épineux problème" des moyens financiers qui seront mis en œuvre pour venir en aide au pays en plein chaos depuis le coup d'Etat du mois de mars, qui a porté le nouveau président Michel Djotodia au pouvoir.

 

 

 

Visite de Laurent Fabius dimanche pour évaluer la situation

 

PARIS, 08 oct 2013 (AFP) - Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius se rend dimanche à Bangui pour évaluer la situation dans ce pays en proie au chaos depuis le renversement en mars du président François Bozizé, a-t-on appris mardi de source diplomatique.

Cette visite de quelques heures intervient alors que Paris espère dans les prochains jours l'adoption d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Centrafrique, visant notamment à renforcer la force panafricaine présente dans ce pays pour tenter de rétablir l'ordre.

M. Fabius rencontrera "les autorités locales", selon la source diplomatique qui n'a pas précisé si un entretien était prévu avec le président de transition Michel Djotodia, qui dirigeait la rébellion Seleka ayant renversé François Bozize en mars.

Il devrait rencontrer les représentants de la communauté française encore présente à Bangui (quelques centaines de personnes) ainsi que des militaires français (450 hommes basés à l'aéroport de Bangui) et des représentants de la force panafricaine Misca.

La République centrafricaine (RCA) est plongée dans la violence et l'anarchie depuis mars. Les défenseurs des droits de l'homme accusent les ex-rebelles de nombreuses exactions contre la population, et la situation humanitaire se dégrade.

Mardi encore, au moins 30 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées dans des affrontements entre ex-rebelles Séléka et groupes d'autodéfense dans le nord-ouest du pays.

Fin septembre à New York, le président français François Hollande a appelé la communauté internationale à agir, mettant en garde contre un risque de "somalisation" du pays, ancienne colonie française.

Un projet de résolution français à l'ONU prévoit de renforcer le soutien à la Misca, qui doit à terme rassembler 3.500 hommes mais ne compte pour l'instant que 1.400 soldats.

Selon l'ONU, 1,6 million de Centrafricains, soit un tiers de la population, ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence. Plus de 270.000 ont été déplacés ou se sont réfugiés dans les pays voisins.

 

 

 

CENTRAFRIQUE : "La communauté internationale se réveille enfin"
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 23:37

 

 

 

BANGUI (AFP) - 09.10.2013 21:11

 

Le spectre de violences religieuses plane sur la Centrafrique, avec de nouveaux affrontements dans le nord-ouest du pays entre ex-rebelles Séléka et groupes d'autodéfense, qui ont fait une cinquantaine de victimes, la plupart "froidement abattues dans leur maison".

"Le dernier bilan des affrontements de Garga (petite localité à environ 200 km au nord de Bangui) fait état de près de 50 morts, pour la plupart des personnes froidement abattues dans leur maison", a déclaré une source sécuritaire à l'AFP.

Le précédent bilan était d'une trentaine de morts.

Le village de Garga se trouve dans une zone minière où les anciens rebelles s'étaient installés depuis plusieurs mois et accaparaient l'exploitation des ressources à leur profit.

Lundi, les paysans "excédés" par cette occupation forcée, et organisés en groupes d'autodéfense, avaient attaqué la base des ex-Séléka, déclenchant une riposte sanglante de ces derniers le lendemain.

Les combats ont cessé mercredi, mais la plupart des habitants de Garga ont fui leur village pour se réfugier en brousse ou dans des localités voisines, selon des témoignages recueillis au téléphone par l'AFP.

Ces évènements rappellent les récents affrontements qui ont fait 100 morts début septembre dans la région voisine de Bossangoa (à une centaine de kilomètres au nord de Garga), opposant là encore des paysans en armes surnommés les "anti-balakas" ("anti-machettes") à des ex-Séléka.

Alors que la situation sécuritaire était déjà chaotique depuis la prise du pouvoir par la Séléka en mars, elle soulève aujourd'hui de nouvelles inquiétudes, avec l'apparition de tensions inter-religieuses jusque-là inédites.

A Bossangoa comme à Garga, attaques et représailles ont en effet opposé deux communautés religieuses, avec d'un côté les ex-rebelles Séléka - musulmans - et de l'autre des paysans, chrétiens comme la très grande majorité de la population.

Fabius à Bangui dimanche

Le président de transition Michel Djotodia, après avoir dissout la Séléka qui l'avait porté au pouvoir, tente désormais de rétablir son autorité face au chaos régnant et à la montée en puissance de certaines figures de l'ancienne rébellion.

Il a ainsi limogé trois ministres ex-Séléka, dont le ministre de la Communication Christophe Gazam Betty, démis de ses fonctions mercredi.

Le même jour, l'exécutif centrafricain a nommé 12 commandants de régions militaires avec pour mission de sécuriser l'intérieur du pays, à la tête de contingents de 200 à 400 hommes des ex-forces armées centrafricaines (FACA) et de la Séléka intégrés dans les FACA".

Mais ces décisions n'ont pour l'instant aucun effet en dehors de la capitale, où l'Etat n'existe plus depuis six mois et où des chefs rebelles dispersés, à l'aide d'une poignée de combattants, règnent en maîtres sur des populations traumatisées par les exactions et les pillages.

Face à cette situation, la force panafricaine -Misca- chargée de désarmer les anciens rebelles, a pour l'instant réussi à rétablir un semblant de calme à Bangui mais elle manque de moyens. Un projet de résolution français doit être adopté jeudi à l'ONU pour renforcer le soutien à la Misca, censée à terme rassembler 3.500 hommes, mais qui ne compte pour l'instant que 1.400 soldats.

Fin septembre à New York, le président français François Hollande avait appelé la communauté internationale à agir, mettant en garde contre un risque de "somalisation" de l'ancienne colonie française.

Son ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius se rendra dimanche à Bangui pour évaluer la situation et rencontrer les autorités locales ainsi que la communauté française de Bangui.

Selon l'ONU, 1,6 million de Centrafricains, soit un tiers de la population, ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence. Plus de 270.000 ont été déplacés ou se sont réfugiés dans les pays voisins.

 

© 2013 AFP

Centrafrique : le spectre de violences religieuses plane
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 23:34

 

 

 

Par RFI mercredi 09 octobre 2013 à 06:38

 

Les autorités centrafricaines affichent, sur le papier, leur volonté de restaurer l’autorité de l’Etat dans les provinces. Au moment où la population proteste contre la loi des seigneurs de guerre dans les provinces, un décret signé le 8 octobre par le président Djotodia, son Premier ministre, Nicolas Tiangaye, et le ministre délégué à la Défense, a nommé des commandants de régions militaires et leurs adjoints. Les autorités disent qu’ils seront prochainement déployés avec des hommes pour sécuriser l’ensemble du territoire. Les Centrafricains, eux, répondent qu’ils jugeront cette initiative à ses résultats.

 

Le décret 13-406 dont RFI a pu obtenir copie nomme douze commandants de régions militaires et leurs adjoints La liste mêle des hommes sans matricule, à d’autres immatriculés, la plupart du temps en position de numéro 2.

 

« Cette installation des régions militaires est un moyen de sécuriser l’ensemble du territoire, a indiqué à RFI le porte-parole du gouvernement Arsène Sendé. Car, dit-il, chaque région disposera de 200 à 400 hommes qui pourront être envoyés en cas de besoin ».

 

Selon le ministre, les contingents déployés mêleront des militaires des anciennes forces armées, les FACA, et des éléments de l’ex-Seleka intégrés dans le rang.

 

Dans la population, la nouvelle est accueillie avec prudence. « Je suis encore sceptique, dit un habitant de Bouca, l’une des localités frappées par les violences, ça ne peut marcher, poursuit-il, que si on envoie assez de FACA sur le terrain pour que les Seleka ne dominent pas cette troupe ».

 

→ A (RE)LIRE : les autorités tentent de museler la Seleka

 

« On veut faire les choses trop vite, au risque que ça ne marche pas, s’inquiète de son côté Gervais Lakosso, l’un des leaders de la société civile. L’intégration des Seleka dans l’armée, estime-t-il, ne pourra se faire qu’au travers d’un processus de sélection, d’un DDR et cela va prendre du temps. En attendant, conclue Gervais Lakossoil faut que la Misca [ Mission internationale de soutien en Centrafrique], vienne vite avec un mandat politique et militaire fort pour mettre tout le monde au pas ».

 

→ A (RE)LIRE: la nouvelle mission internationale bientôt sur le terrain

Au coeur de la FOMAC

 

RFI vous propose d’entrer dans l’armurerie de la Force d’Afrique centrale, là où sont stockées les armes collectées depuis dix jours à l’occasion des opérations de désarmement menées conjointement avec la police et la gendarmerie. Les quelques chiffres cités par la Force d’Afrique centrale montrent l’ampleur de la tâche qui reste à accomplir. Visite guidée avec le lieutenant-colonel Beri Néolé, le chef des opérations.

 

Lieutenant-colonel Néolé Berri   Chef des opérations de la FOMAC

 

« Les armes récupérées vont être utilisées pour la défense du territoire. Mais il reste beaucoup à récupérer en ville ».

 

 
 

 

RCA : Bangui nomme des commandants de régions pour restaurer son autorité
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 22:57

 

 

 

 

RFI  mercredi 09 octobre 2013 à 18:27

 

Le ministre centrafricain de la Communication, Christophe Gazam Betty, a été limogé par le président de transition. La décision a été annoncée ce mercredi 9 octobre au matin par un décret diffusé sur la radio nationale. Christophe Gazam Betty était pourtant considéré comme un proche de Michel Djotodia. Porte-parole de la Seleka jusqu'à la prise de pouvoir en mars dernier, il a occupé le poste de ministre de la Communication depuis le lendemain des accords de Libreville. Il a même été porte-parole du gouvernement de transition. C'est donc - une nouvelle fois - une figure centrale de l'ancienne coalition rebelle qui quitte les devants de la scène.

 

C’est en écoutant la radio nationale que Christophe Gazam Betty et ses proches ont appris la nouvelle. Pour le moment, les autorités centrafricaines n'ont pas donné les raisons officielles de ce limogeage. Mais selon une source au sein de son cabinet, les relations entre l'ancien ministre et le président de la transition Michel Djotodia s'étaient considérablement dégradées ces derniers temps.

 

En cause notamment : le train de vie de Christophe Gazam Betty et sa gestion controversée des médias publics. Les deux hommes se seraient même violemment disputés la semaine dernière, selon cette même source. Mais y-a-t-il des raisons plus profondes à ce limogeage ? C'est en effet la troisième personnalité clé de l'ancienne coalition rebelle à quitter les devants de la scène en quelques mois.

 

(RE) LIRE : Centrafrique: interrogations autour de la stratégie politique de Michel Djotodia

 

En juin dernier, l'ancien ministre des Eaux et Forêts Mohamed Dhaffane avait été remercié, et même arrêté. Puis ce fut au tour de Noureddine Adam, l'ancien ministre de la Sécurité, remplacé par José Binoua au mois d'août.

 

Contacté par RFI en fin de matinée, Christophe Gazam Betty n'a pas souhaité commenter son départ du gouvernement. « Il y a un début et une fin à tout », a-t-il simplement affirmé. On ne connaît pas encore le nom de son remplaçant.

 

RCA : le président Djotodia limoge son ministre de la Communication
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 02:00

 

 

 

08/10 | 19:19 (Reuters)

 

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius se rendra dimanche en Républicaine centrafricaine pour faire le point sur la situation dans ce pays plongé dans le chaos depuis le printemps, a-t-on appris mardi de source diplomatique.

 

La France devrait déposer et faire voter dans "les prochains jours" un projet de résolution devant le Conseil de sécurité de l'Onu afin d'accentuer le soutien au Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (Binuca), a précisé cette source.

 

Depuis que les rebelles nordistes de la coalition Séléka ont pris par la force la capitale et déposé le président élu François Bozizé en mars, la Centrafrique s'enfonce chaque jour un petit peu plus dans la crise.

 

Quatorze personnes ont trouvé la mort ces derniers jours dans des heurts entre des chrétiens et des musulmans, qui seraient soutenus militairement par la Séléka, à Bangassou, une ville isolée de l'est du pays située à quelque 750km de la capitale Bangui ( ).

 

Selon les Nations unies et des organisations de défense des droits de l'homme, les deux camps se sont rendus coupables depuis mars d'exactions pouvant être assimilées à des crimes de guerre.

 

Face à la dégradation de la situation, l'Union africaine envisage de déployer une force de paix de 3.600 hommes sous le nom de Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) incorporant la force régionale de 1.100 soldats déjà présente sur le terrain. Mais la force de l'UA a peu de chances d'être opérationnelle d'ici l'an prochain.

 

Outre la résolution qui devrait être présentée cette semaine, Paris a également l'intention de faire adopter une deuxième résolution qui apporterait un soutien de l'Onu à une force menée par l'Union africaine qui deviendrait ensuite une mission de maintien de la paix sous l'égide de l'Onu.

 

Les intentions françaises pourraient toutefois se heurter à des réticences au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, notamment sur la question du financement et de l'encadrement des missions.

 

Selon une source diplomatique française, plusieurs options militaires sont actuellement sur la table. Paris, qui dispose de 450 soldats déployés autour de l'aéroport de Bangui, pourrait faire passer son contingent à 1.200 dans le cadre d'une sécurisation rapide menée sous mandat de l'Onu, ou le faire passer à 750 soldats dans le cadre d'une opération de soutien à la Misca.

France : Déplacement de Fabius en Centrafrique dimanche
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 01:57

 

 

 

 

Bangui 08-10-2013 à 09h45 (AFP) - Parrain historique de la Centrafrique, le régime tchadien a désormais décidé d'imposer directement sa loi à Bangui via le président de transition Michel Djotodia pour étouffer toute tentative de déstabilisation de sa frontière, selon des sources diplomatiques et militaires.

 

Après avoir soutenu à bout de bras - y compris financièrement - le régime centrafricain de François Bozizé pendant des années, le président Idriss Deby Itno l'a laissé brutalement tombé - le jugeant incapable de garantir la stabilité de la longue frontière commune entre les deux pays - et a imposé un nouveau président à Bangui au début 2013.

"Sans l'aide de N'Djamena, Djotodia ne serait jamais rentré dans Bangui" à la tête des rebelles de la Séléka, le 24 mars, rappelle un diplomate africain. Des combattants d'origine tchadienne fournissent un bonne part des forces de Michel Djotodia. Et l'armée tchadienne apporte le contingent le plus nombreux de la force africaine déployée à Bangui.

 

Cette politique d'intervention directe en Centrafrique tient en grande partie à l'histoire personnelle du chef de l'Etat tchadien. "Par expérience, il sait qu'à N'Djamena, le danger vient des zones frontières", explique ce diplomate.

 

En 1990, pour renverser le président tchadien Hissène Habré, il avait lui lui-même lancé son offensive depuis les confins tchado-soudanais. En 2008, où son pouvoir a vacillé quand des rebelles sont parvenus jusqu'aux grilles du palais présidentiel de N'Djamena, les colonnes insurgés venaient là aussi de la frontière soudanaise.

 

"Cette affaire l'a marqué. Depuis, il veut étouffer dans l'oeuf toute tentative de déstabilisation à ses frontières", explique un officier supérieur africain basé à Bangui.

 

Selon un diplomate occidental en Centrafrique, c'est d'ailleurs cette logique qui a amené N'Djamena à intervenir en première ligne aux côtés des Français au Mali contre des groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda. "Idriss Déby préférait se battre contre eux à l'étranger, plutôt que d'avoir à les affronter un jour au Tchad".

 

Un général pour ambassadeur

 

Et grâce à l'argent du pétrole, le régime tchadien a désormais les moyens de sa politique. A coups de pétro-CFA, il a en effet entièrement rééquipé son armée.

 

Maintenant, la priorité, c'est la Centrafrique, comme l'a encore rappelé le 19 septembre le président Idriss Deby en affirmant que le chaos chez son voisin du sud risquait d'en faire "un sanctuaire de terroristes".

Traditionnellement, l'ambassadeur du Tchad à Bangui est un homme de confiance pour N'Djamena, selon une source diplomatique tchadienne: "il n'est pas là pour faire de la figuration".

 

Le profil pour le moins atypique du titulaire du poste, le très discret et influent Mahamat Bechir Cherif Daoussa, illustre les préoccupations d'Idriss Deby en Centrafrique.

 

Général de gendarmerie, c'est son premier poste diplomatique. Mais il a été successivement directeur général de la police nationale, gouverneur de Moundou (sud), région frontalière de la Centrafrique, et secrétaire d'Etat à la Sécurité.

 

Si le Tchad prend directement en charge le dossier centrafricain, c'est également en raison de l'absence de ses voisins et du retrait relatif de la France - qui maintient toutefois un détachement de 400 hommes à l'aéroport de Bangui, selon plusieurs diplomates africains.

 

Il ne peut laisser la main aux deux Soudan, du fait de la défiance historique entre N'Djamena et Khartoum. La RDCongo est engluée dans ses propres problèmes internes. Le Congo-Brazzaville joue certes un rôle de médiateur mais ne peut guère faire plus. Quant au Cameroun, "le président Paul Biya se désintéresse totalement des affaires de la région", déplore un responsable onusien.

 

Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20131008.AFP7979/la-centrafrique-une-affaire-de-securite-nationale-pour-n-djamena.html

La Centrafrique,  une affaire de sécurité nationale pour N'Djamena
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 01:41

 

 

Comme en atteste le courrier émanant de l’Administrateur de la RCA au FMI dont la rédaction a pu se procurer une copie et qu’elle publie ci-dessous, Mme Christine Lagarde Directrice Générale de cette institution a décidé de reconnaître et renouer avec les nouvelles autorités de la Transition en cours à Bangui. C’est à n’en pas douter le couronnement des inlassables efforts du Chef d’Etat de la Transition et notamment de son Premier Ministre Nicolas Tiangaye qui n’a eu de cesse depuis le renversement du régime Bozizé de se démener et plaider encore très récemment à Paris, New York et Washington, le triste sort de la RCA.

 

La Rédaction  

 

 

RCA - FMI : Christine Lagarde décide de reconnaître les autorités de la Transition et de renouer avec elles
RCA - FMI : Christine Lagarde décide de reconnaître les autorités de la Transition et de renouer avec elles
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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 01:31

 

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

***************

UNITE-DIGNITE-TRAVAIL

 

***************

 

CONFERENCE DE PRESSE  RELATIVE A LA MISSION EFFECTUEE AUX NATIONS UNIES DE SON EXCELLENCE MAITRE NICOLAS  TIANGAYE, PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT D’UNION NATIONALE DE TRANSITION

 

                            DECLARATION LIMINAIRE

 

 

 

 

 

 

Bangui, le  07 Octobre 2013

 

 

Mesdames et Messieurs chers compatriotes,

 

C’est pour moi un réel plaisir d’informer l’opinion publique nationale et internationale, de la mission que j’ai effectuée du 19 au 29 septembre 2013 au siège des Nations Unies à New York pour participer à la 68ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies.

 

Notre pays, la République Centrafricaine a été longtemps oubliée par la Communauté internationale alors qu’elle a traversé la page la plus sombre de son histoire. Cette mission a été avant tout une mission de plaidoyer c'est-à-dire attiré l’attention de la Communauté internationale sur le sort de nos populations qui vivent un drame humanitaire sans précédent.

 

Dans cette période difficile, il est nécessaire que les centrafricains quel que soit leur obédience, doivent être soudés et travailler pour ramener la paix sociale dans un pays que nous avons tous partage et partant, créer les meilleures conditions possibles pour la mise en œuvre d’une Transition apaisée. Il est donc du devoir de chaque compatriote de jouer son rôle au-delà des considérations idéologiques et partisanes.

 

La mission a quitté Bangui, le 19 septembre 2013 pour Paris. Après les formalités de visa, celle-ci a finalement quitté Paris le 21 septembre 2013 pour New York. Je tiens à réaffirmer ici que cette mission a été une réussite éclatante parce que la voix de la République Centrafricaine a été écoutée. La Communauté  internationale est disposée à accompagner notre pays afin de sécuriser le territoire, apporter une aide humanitaire à nos populations en détresse et soutenir financièrement notre pays.

 

  1. Du déroulement de la Mission

 

  • Contact préliminaire à Paris

J’ai été reçu au cours de mes contacts préliminaires sur la route de New York le 20 septembre 2013 au Palais de l’Elysée par Mme Hélène Le Gal assisté assistée de quatre conseillers. Les discussions ont porté sur les questions sécuritaires, humanitaires  et l’appui financier au gouvernement de Transition. J’ai aussi fait le plaidoyer pour que la France intervienne auprès du FMI pour la reprise de la coopération et le renforcement de la Mission Internationale  de Soutien à la République Centrafricaine (MISCA). Les autorités françaises ont exprimé leur total soutien au processus de transition en cours  et plaidé la reprise de la coopération avec le FMI. La France va également soumettre au Conseil de sécurité de l'ONU, un projet de résolution en faveur d'un soutien financier et logistique à la MISCA.

 

  • Mission de New York

 

Après l’arrivée de la Mission à New York le 21septembre 2013, j’ai  été reçu par la 3ème personnalité des Nations Unies à savoir Mme Helen Clark, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Madame Helen Clark, assisté de M. Adoulaye Mar Dieye, Sous-secrétaire Général, Directeur Régional pour Afrique du PNUD et Mme Priya Gajraj, Chef d'Equipe de soutien aux pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre. Par contre la délégation centrafricaine conduite par moi-même, le Monsieur Abdalla Kadre Assane, en charge du Plan, de l’Économie et de la Coopération Internationale, Maxime Balalou, Conseiller en matière des Finances à la Primature et l'Ambassadeur, Représentant Permanent de la RCA aux Nations Unies, Charles Armel Doubane.

 

Les discussions avec Mme Helen Clark ont porté essentiellement sur les questions sécuritaires, humanitaires, et la possibilité d’accompagner Gouvernement  d’Union Nationale de Transition.  J’ai insisté sur les quatre défis majeurs qui s’imposent à mon Gouvernement à savoir la sécurisation du territoire et la protection de nos populations, humanitaires avec la mobilisation de l’aide d’urgence, la mise en œuvre de la Feuille de route et l’organisation des futures élections.

 

Pour le gouvernement, le défi majeur demeure la sécurisation du pays. A cet effet, j’ai informé l’Administrateur du PNUD des actions importantes menées par le gouvernement, notamment le désarmement et le cantonnement des ex-éléments de la Coalition Séléka, le redéploiement des forces de police et de gendarmerie placées désormais sous la tutelle du Ministère de la Sécurité Publique.

 

Cette situation d’insécurité a eu un impact sans précédent sur la situation humanitaire résumé comme suit : 4,6 millions de Centrafricains sont touchés par la crise, c’est-à-dire la totalité de la population du pays ; 1,6 millions de déplacés internes ont « cruellement besoin d’aide ». ; 60 000 enfants risquent de mourir de malnutrition ; 62 714 personnes ont cherché refuge dans les pays voisins, dont 40.500 principalement en République Démocratique du Congo.; 650 000 enfants au moins ne peuvent pas se rendre à l’école ; 484 000 habitants (10,5 % de la population) sont en situation d’insécurité alimentaire sévère ; 3 500 enfants ont été enrôlés par des groupes armés ; 13.703 personnes en traitement antirétroviral risquent de ne plus pouvoir prendre leurs médicaments à cause des risques d’interruption de la chaîne d’approvisionnement ; Moins de 20% des structures médicales du pays sont opérationnelles.

 

J’ai également informé Madame Helen Clark de la mise en place des forces de la Mission Internationale de Soutien au Centrafrique (MISCA), de l'augmentation des effectifs de la FOMAC à 1400 hommes avec le déploiement prochain de 490 éléments gabonais et camerounais. Le Burundi a annoncé un contingent de 450 hommes supplémentaires.

 

Madame Helen Clark quant à elle, a exprimé sa satisfaction et a cependant noté en passant que les évènements en cours en Centrafrique retiennent une attention particulière de son Institution (PNUD) dont le Bureau pays a contribué avec le Ministère du Plan et de l’Economie à l’élaboration d’un programme stratégique d’urgence et de relèvement pour la période 2013-2015. Le PNUD est déterminé à appuyer la RCA, c’est déjà le cas de la sécurisation des Corridors Bangui-Béloko en direction du Cameroun pour le dédouanement des marchandises et l’amélioration des recettes de l’Etat, de l’octroi  de microcrédits aux populations de quatre arrondissements de la ville de Bangui victimes de la crise politico-militaire afin de leur permettre de reconstituer des moyens de subsistance à travers des activités génératrices de revenus. Iles de même des travaux d’assainissement de la ville de Bangui pour la réhabilitation du Centre de traitement des déchets de la capitale et des canaux d’évacuation des eaux.

 

  1. Journée du lundi 23 septembre 2013

 

  • Mission de Washington 1

Dans la soirée du 22 septembre 2013, j’étais parti à Washington pour sensibiliser les autorités américaines sur la situation sécuritaire et humanitaire en République Centrafricaine, ensuite, faire un plaidoyer pour une assistance d’urgence aux populations sinistrées. A cet effet, j’ai rencontré successivement Monsieur YAMAMOTO, Sous-secrétaire d’Etat aux affaires, de Donald TEITELBAUM, Sous-secrétaire d’Etat Adjoint, David Brown, Conseiller Spécial des USA pour la RCA et l’Assistante de la Directrice des Affaires de l’Afrique Centrale.

 

Je tiens à préciser qu’au cours de cette rencontre, certains représentants des autres Départements et Institutions ont participé à cette réunion. Ma délégation était composée de Mme Léonie BANGA-BOTHY  Ministre des Affaires Etrangères de la Francophonie et des Centrafricains de l’Etranger, Monsieur SISSA Le Bernard, Conseiller Spécial du Premier Ministre et Monsieur Samuel RANGBA, Ambassadeur, Directeur Général des Affaires Politiques.

 

Après l’exposé sur l’état des lieux en RCA, les efforts entrepris par le Gouvernement, nous avons présenté les attentes de notre pays à savoir la sécurisation du pays, une aide humanitaire d’urgence pour soulager la population en détresse et l’appui budgétaire au Gouvernement de Transition. Les autorités américaines ont beaucoup plus mis l’accent sur la faisabilité et l’efficacité  des actions relatives au désarmement  et au cantonnement des éléments de l’ex-Séléka, la constitution d’une armée républicaine avec le respect de l’équilibre géopolitique, les prises de mesure pour lutter contre l’impunité des auteurs d’exactions diverses, violations des droits de l’homme, le processus de réconciliation nationale, la protection des ressources du pays par le respect des engagements pris par la RCA (ITIE, processus de Kimberley). J’ai demandé une intervention auprès du FMI afin de faciliter la reprise de la coopération avec le Gouvernement centrafricain. Juridiquement la décision du FMI ne peut pas être liée à la suspension de la RCA aux instances de l’Union Africaine.

 

Il faut retenir que ce panel des représentants du gouvernement américain a exprimé sa ferme volonté de plaider en faveur de la RCA et d’apporter une aide d’urgence en vue de soulager une population en détresse.

 

  • Réception offerte par le Président des Etats Unis, M. Barack OBAMA le 23 septembre 2013 à 19h

 

Au retour de Washington le soir du 23 septembre 2013, j’ai participé au dîner offert par le Gouvernement des Etats Unis, M. Barack OBAMA. J’ai profité de cette opportunité pour rencontrer les dirigeants africains de l’Afrique Centrale (Je veux citer entre autres les Présidents Idriss DEBY du Tchad, Ali Ben BONGO du Gabon et de l’Afrique de l’Ouest (Les Présidents Blaise  COMPAORE du Burkina Faso  et Macky SALL  du Sénégal)

 

  • Rencontre avec Mme Kristalina Geaorgieva

 

Le mardi 24 septembre 2013, j’ai reçu en audience à 13h00, à la Mission Permanente de la République Centrafricaine auprès des Nations Unies, Mme Kristalina Georgieva, Commissaire Européen en charge des questions humanitaires. Les questions sécuritaires et humanitaires ont dominé cette rencontre. L’organisation de la réunion ministérielle de haut niveau sur la situation humanitaire en RCA a été évoquée. Mme Georgieva a exprimé la disponibilité de l’Union Européenne à apporter son soutien à la République centrafricaine.

 

  • Réunion ministérielle de haut niveau sur la situation humanitaire en RCA

 

Le 25 septembre 2013 sera considérée comme une journée historique pour la RCA. La réunion ministérielle de haut-niveau sur la crise humanitaire en République Centrafricaine a été organisée conjointement par Monsieur Laurent Fabius, Ministre français des Affaires Etrangères, Mme Valéry AMOS, Secrétaire Général Adjointe des Nations-Unies, coordinatrice des secours d’urgence des Nations unies, et Mme Kristalina Georgieva, Commissaire Européen en charge des questions humanitaires au 666 Third Avenue NY, de 9h30 à 11h00 heure locale.

 

Cette réunion a vu la participation de trente-cinq pays et organisations internationale (au moins trente-cinq). Cette forte mobilisation témoigne de la prise de conscience de la Communauté internationale vis-à-vis de la tragédie que vit le peuple centrafricain.

 

Tous les participants se sont accordés de la nécessité d’investir dans la stabilité et la recherche de la paix en RCA. La non implication de la communauté internationale risquerait de prolonger sinon d’aggraver les conditions épouvantables de vie et ferait peser des menaces supplémentaires pour la paix et la sécurité dans cette région d’Afrique Centrale très fragile.

 

Pour certains il y a un risque de  somalisation de la RCA. Seule, une mobilisation immédiate et décisive de la communauté internationale permettra de sortir la RCA de la situation grave dans laquelle elle se trouve actuellement. La priorité première est le rétablissement de la sécurité en RCA. Ce rétablissement passe par le déploiement d'une force africaine. En terme de mobilisation des ressources, la France a mis dans la cagnotte 10 millions d’euros, les USA, 32 millions de dollars destinés plus aux centrafricains réfugiés dans les pays voisins et deux millions de dollars pour le Fonds de Consolidation de la paix, le Royaume Uni, 5 millions de dollars, le Luxembourg : 500.000 euros, l’Union Européenne 20 millions d’euros. Les autres Etats vont annoncer leurs contributions dans les jours à venir. 

 

Dans la même journée, de 11h45mn à 12h30, une conférence de presse a été organisée conjointement par moi-même, Mme Kristalina Georgieva et le Général Babacar Gueye du Binuca. Cette conférence a permis de sensibiliser l’opinion internationale de l’urgence d’un appui exceptionnel à la RCA en vue de sauver les populations en détresse.

 

Réunion au siège de la Banque mondiale à New York

 

Une importante réunion a aussitôt été organisée au siège de la Banque mondiale à New York. En face de la délégation centrafricaine, M. Makthar DIOP, Vice-Président Afrique de la Banque mondiale assisté de son Adjoint, en présence de M. Gregor Binkert Directeur des Opérations pour l’Afrique Centrale de la Banque mondiale et M. Midou Ibrahima, Représentant Résident de la Banque en RCA.

 

Le plaidoyer sur la situation actuelle a été présenté. La Vice-Président a réaffirmé sa disponibilité à reprendre la coopération avec la RCA. Il a demandé illico presto au Représentant Résident et son équipe de reprendre les activités à Bangui. Il a demandé la restructuration de certains portefeuilles de projet et le décaissement sur les portefeuilles de certains projets en cours. La question de l’organisation de la table ronde des bailleurs de fonds sur la RCA à Bruxelles a été abordée. Il a ensuite promis de contacter la BAD et le FMI en vue de conjuguer les efforts pour une plus grande mobilisation des ressources en faveur de la RCA.

 

  • Discours à la 68ème Session de l’Assemblée Générale des Nations Unies

 

Le 26 septembre 2013, j’ai adressé au nom de la République Centrafricaine le message du Gouvernement à la 68ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Dans ce message, le constat implacable de la situation sécuritaire et humanitaire  du pays a été fait.

 

J’ai rappelé qu’en un demi – siècle d’indépendance, la République Centrafricaine  a connu une série de crises politico-militaires cycliques, ayant  conduit à des changements successifs de régimes politiques. Ces crises récurrentes ont créé ces dernières décennies, une instabilité quasi permanente, qui a entrainé une dégénérescence de l’Etat. 

 

Les causes de la crise centrafricaine sont à la fois endogènes et exogènes, dans la mesure où la mal-gouvernance, le tribalisme exacerbé, et l’exclusion etc. ont renforcé les frustrations et poussé à la révolte. Ces causes se combinent aujourd’hui avec des phénomènes nouveaux, jamais connus en République Centrafricaine : les tensions inter – ethniques et inter – religieuses  passionnelles, nous rappellent les drames vécus par certains pays africains.

 

J’ai noté également les néfastes de la crise du Darfour, de la  Libye, le long conflit du Soudan qui a abouti à l’indépendance du Soudan du Sud, le conflit en République Démocratique du Congo, les agrégats résiduels des anciennes rébellions tchadiennes ont eu des conséquences négatives.

 

J’ai enfin insisté sur la nécessité d’une plus grande mobilisation de la Communauté internationale.il n’y a pas de raison que la Communauté internationale se détourne de notre pays. C’est pourquoi, j’ai dit que le moment est venu aujourd’hui pour cette communauté internationale de se lever pour sauver la République Centrafricaine. Elle l’a fait pour le Mali. Il n y a pas de raison qu’elle s’abstienne de le faire pour mon pays. Le peuple centrafricain ne comprendrait pas cette solidarité internationale à géométrie variable.

 

Un échec de la transition rendra la RCA impossible à gouverner et donnera inéluctablement naissance à une zone grise au cœur du continent africain.

 

J’ai insisté enfin devant la Communauté internationale que c'est aujourd'hui plus que jamais qu'il faut agir pour les populations civiles de mon pays. Si rien n'est fait aujourd'hui, demain il sera trop tard. Et la communauté internationale ne pourra plus, face à l'Histoire, s'exonérer de ses responsabilités politiques et morales.

 

  • Mission de Washington 2
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Le vendredi 27 septembre 2013, j’ai effectué une 2ème visite à Washington pour continuer le plaidoyer auprès des autorités américaines. A mon arrivée à Washington, j’ai rendu une visite de courtoisie aux membres de la société civile centrafricaine composés de : Pasteur Nicolas Guerekoyame, le Monseigneur Aziagbia, Mme Béatrice Epaye, Me Barthelemy Mourouba et Mme Lydie Nzengou, en déplacement à Washington.

 

D'importantes réunions ont été organisées sans désemparée de 10h30mn à 17h30mn. Ainsi j’ai rencontré successivement :

 

  • Cabinet du Sénateur Jeff Flake, Membre permanent du Comité sénatorial des affaires étrangères et Mme Colleen Donnelly, son assistante,
  • Monsieur Christopher Smith, Membre du Congrès, Président du sous-comité Afrique sur les questions globale de santé, des droits de l’homme et des organisations internationales
  • le Sénateur Christopher Coons, Président du Comité Afrique assisté de Mme Susan Driano, chargé de la politique étrangère.
  • Mme Karen Bass, membre du Congrès, Haut responsable du sous-comité Afrique
  • Monsieur Kenneth Wollack, Président de L'ONG américaine National Democratic Institute (NDI)
  • Le tour de table avec la NDI a été organisé au siège du NDI avec la participation de plusieurs ONG intervenant en République Centrafricaine.

Les différents plaidoyers sont articulés autour des questions de sécurité, le drame humanitaire et la nécessité d'un appui important au gouvernement pour mener à bien cette transition. A chaque étape, j’ai demandé avec insistance à mes interlocuteurs d’être le porte-parole de mon pays auprès du FMI. La reprise de la coopération permettra une relance de la coopération avec le reste des organisations multilatérales. Les éminentes personnalités américaines très influentes ont promis d'aider notre pays. Une requête sera envoyée pour exprimer les besoins pressant du pays tels que souhaités par nos interlocuteurs.

  •  
  • Perspectives
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Je tiens à préciser que cette mission a été salutaire pour mon pays. La République Centrafricaine attire maintenant l’attention de la Communauté internationale. Les différents plaidoyers viennent de nous donner un signal fort. Le Fonds Monétaire International (FMI) reprend sa coopération avec la République Centrafricaine. La Mission Résidente de la Banque mondiale reprend ses activités et promet la restructuration de certains portefeuilles de projet et le décaissement sur les portefeuilles des projets suspendus provisoirement.

 

L’amélioration de la sécurité à Bangui avec les opérations de désarmement et de cantonnement en cours, la sécurisation du principal corridor Bangui/Béloko, et l’examen en cours du projet de résolution proposé soumis au Conseil de Sécurité à l’initiative de la France, permettant de donner les moyens logistiques  et financiers aux troupes de la MISCA, nous donnent les raisons d’espérer.

 

En marge des contacts, d’autres réunions importantes ont vu la participation de mes collaborateurs. Il s’agit entre autre des réunions à savoir la réunion ministérielle sur New Deal organisée par le g7+ et le Dialogue International sur la consolidation de la paix et le renforcement de l’État, dont le thème portait sur : « Mettre la paix au cœur du développement durable », le Forum de Haut niveau sur le développement durable, la réunion sur le Sahel.

 Je vous remercie. 

Propos liminaires à la conférence de presse du Premier Ministre Nicolas Tiangaye
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Centrafrique-Presse.com
9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 00:55

 

 

 

 

Pas plus tard que jeudi 3 octobre, la France a déposé un projet de résolution au Conseil de sécurité des Nations-Unies. Quinze(15) pays membres dudit Conseil ont commencé à examiner ce projet.

 

C’est quoi exactement une résolution ?

 

Tout d’abord, il serait opportun d’expliquer au grand nombre qu’une résolution est l’ensemble d’une décision ou des décisions prises au sein du Conseil de sécurité ou de l’Assemblée générale de l’ONU. Au niveau du Conseil de sécurité, cette résolution est un texte qui a une valeur juridique très contraignante. Dans le droit international, elle est consacrée à l’article 25 de la Charte des Nations Unies. Une fois que la résolution est votée, « les membres de l’Organisation conviennent d’accepter et d’appliquer les décisions du Conseil de sécurité conformément à la présente Charte ».

 

Qu’est-ce que la France a donc prévu dans son projet de résolution concernant le Centrafrique?

 

Dans ce projet de résolution, la France estime notamment que la force panafricaine présente en Centrafrique (FOMAC) et bientôt, peut-être la Mission internationale de soutien en Centrafrique (MISCA), devrait être renforcée pour tenter de rétablir l'ordre sur tout le territoire centrafricain, qui depuis est plongé dans une anarchie sans précédente à la suite du renversement en mars du Président François BOZIZE par une coalition rebelle dite la Seleka. Il faut signaler que cette force tarde à venir dans le cadre du Chapitre VII, article 43 al 1, 2 et 3, de la Charte des Nations Unies.

 

Que disent le Chapitre VII, l'article 43 et ses alinéas ?

 

Chapitre VII : Action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression

 

Article 43

 

1. Tous les Membres des Nations Unies, afin de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité internationale, s'engagent à mettre à la disposition du Conseil de sécurité, sur son invitation et conformément à un accord spécial ou à des accords spéciaux, les forces armées, l'assistance et les facilités, y compris le droit de passage, nécessaires au maintien de la paix et de la sécurité internationales.

 

2. L'accord ou les accords susvisés fixeront les effectifs et la nature de ces forces, leur degré de préparation et leur emplacement général, ainsi que la nature des facilités et de l'assistance à fournir.

 

3. L'accord ou les accords seront négociés aussitôt que possible, sur l'initiative du Conseil de sécurité.. Ils seront conclus entre le Conseil de sécurité et des Membres de l'Organisation, ou entre le Conseil de sécurité et des groupes de Membres de l'Organisation, et devront être ratifiés par les États signataires selon leurs règles constitutionnelles respectives.

 

Est-ce qu’aujourd’hui la Communauté internationale est prête à reconnaître que le peuple centrafricain est non seulement agressé militairement, mais aussi humilié, violé, massacré, torturé et qu’il subit toutes sortes d’actes de barbarie ? Si oui, alors le projet de la résolution doit avoir une portée plus large qu’un simple renforcement de la MISCA. La France doit cependant compléter la liste de ses propositions, ceci, en écoutant les cris du peuple centrafricain.

 

On peut clamer tous ce fait d’envoyer un renfort à cette force panafricaine qui ne compte que 1400 hommes à ce jour contrairement à ce qui a été prévu , c’est-à-dire 3600, mais rien ne pourra changer si aucune résolution n’oblige le Tchad et le Soudan à rappeler d’urgence leurs ressortissants qui sèment la terreur en République centrafricaine. Il faut le dire, ce sont les Zaggawas et les Djandjawids qui sont les éléments perturbateurs dans ce pays. Il pourrait beau  avoir des textes votés mais si ces envahisseurs assassins demeurent en Centrafrique, aucune sécurité n’y règnera. Ils seront désarmés certes, mais il faut dire qu’ils vont se fondre dans la masse au sein de la société centrafricaine et vont devenir demain encore le vrai cauchemar de la population en général et de ceux qui les ont fait venir en particuliers car ils n’auront plus grand-chose à racketter chez les pauvres citoyens et ils se retourneront contre eux. Ils deviendront des « coupeurs de routes », c’est-à-dire des bandits de grands chemins ; ils attaqueront ceux qu’ils protègent aujourd’hui, qui sont leurs « collabo » éléveurs peuls et emporteront tout leur cheptel, car ils n’auront plus de compte à rendre à qui que ce soit. Ils auront certes d’autres moyens de se doter d’armes à nouveau pour contrôler des zones de richesses centrafricaines comme le fait la LRA depuis, deviendront les ennemis numéro un public, commettront des trafiques de tout genre sur le sol centrafricain en toute impunité.

 

L’idée serait donc en ce moment de ne pas soigner les maux, mais d’attaquer directement les causes. Si les mercenaires tchado-soudanais et les éléments de la LRA quittent le territoire centrafricain, la sécurité reviendra en claire d’elle-même et naturellement.

 

Que pense le peuple centrafricain de ce projet de résolution déposé par la France ?

 

Ce qui est sûr, tout le monde ou presque tous les centrafricains disent qu’enfin la Communauté internationale, grâce au travail de la France s’empare des maux centrafricains. Mais rien n’est encore effectif et suffisant. Car il y a des revendications dont les centrafricains scandent depuis des mois et des mois et qu’à la grande surprise générale, certaines de ces revendications ne figurent pas pour le moment dans ce projet de résolution.

 

Le peuple pense aussi que les centrafricains sont agressés sur leur propre sol même si tout le monde sait que ces agresseurs sont sollicités par les autorités actuelles et qu’ils exécutent le plan machiavélique de leurs chefs de guerre qui aujourd’hui n’arrivent plus à les contrôler.

 

Donc le peuple demande l’application entre autre de l’article 51 du Chapitre VII de la charte qui dit clairement qu’ «  aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective le cas où un Membre des Nations Unies est l'objet d'une agression armée, jusqu'à ce que le Conseil de sécurité ait pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales.

 

Les mesures prises par des Membres dans l'exercice de ce droit de légitime défense sont immédiatement portées à la connaissance du Conseil de sécurité et n'affectent en rien le pouvoir et le devoir qu'a le Conseil, en vertu de la présente Charte, d'agir à tout moment de la manière qu'il juge nécessaire pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales. » Donc le Conseil peut se référer à l’article 44 qui prévoit le recours à la force et non de mettre sur le terrain une simple force d’interposition mais d’intervention et de riposte comme cela a été le cas le jeudi 28 mars quand l’ONU a adopté la résolution 2098 créant une brigade spéciale chargée de combattre les groupes armés opérant dans l’Est de la République démocratique du Congo (Nord Kivu) dont la MONUSCO.

 

Ceci étant, on ne comprend pas pourquoi ces agresseurs considèrent en dépit de leur massacre les groupes d’auto-défenses en Centrafrique, plus particulièrement dans la localité de Bossangoa, comme des groupes rebelles. Ils doivent comprendre que la population n’a pas besoin d’eux au sein de leur communauté. Il serait difficile pour cette population de vivre avec son propre bourreau d’hier même s’il y a désarmement et cantonnement. La notion du vivre ensemble avec ces assassins semeurs de terreurs serait difficile en réalité.(Et s’il y a cantonnement, c’est pourquoi faire après ?) En plus de quoi, ils se revendiquent déjà d’être soldats centrafricains car la coalition a été dissoute. Mais que vont devenir ces maisons et villas qui sont occupées aujourd'hui par des officiers tchado-soudanais de l’ex-seleka s’ils ne veulent pas les quitter ou s’il n’y a aucune résolution qui prévoit leur cantonnement et leur rapatriement ?

 

On est en Centrafrique, le pays de tous les paradoxes, comme le dit souvent un de mes concitoyens.

 

Quelles sont les revendications et les propositions du centrafricain d’ici et d’ailleurs?

 

Le-la  centrafricain-ne d'ici ou d'ailleurs demande catégoriquement qu’il y ait :

 

Le retour à une PAIX et une SECURITE durables en Centrafrique,

Le DEPLOIMENT des troupes MISCA en SOUTIEN à l’Armée Nationale dans les seize (16) Préfectures du pays,

Le RETRAIT IMMEDIAT de toutes les troupes armées irrégulières (y compris la LRA qui, depuis des années, sévit en toute impunité dans l’est du pays),

Et l’application de la JUSTICE pour condamner les coupables des exactions

 

Que se passe-t-il au niveau de l’Union européenne par rapport à la République centrafricaine ?

 

Aux dernières nouvelles venues de Bruxelles, l’Union européenne serait prête à venir au soutien à la nouvelle force panafricaine, la MISCA au niveau financier et matériel si une résolution concernant une opération de maintien de la paix est votée. L’UE pense tout de même que « cette crise sans précédente comme ses conséquences au plan régional, de la société humanitaire » requièrent « une réponse internationale coordonnée, forte et revêtant plusieurs dimensions. » Affaire à suivre donc.

 

 

Au niveau international

 

La résolution demande aussi à l'ONU de renforcer sa mission actuelle, le Binuca (Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en RCA) en développant ses activités en dehors de Bangui, sous la protection d'une «force neutre», et en déployant davantage d'experts en droits de l'homme. Selon l'ONU et des ONG, des éléments incontrôlés de la Séléka ont commis de graves exactions contre les civils. Il faut rappeler ceci concernant ce Bureau ; 21 décembre 2011 - Résolution 2031 renouvelant le mandat du BINUCA jusqu’au 31 janvier 2013. Une présence perpétuelle du Bureau dans un Etat inexistant ?

 

Au niveau africain

 

La CEEAC, la CEMAC et l’UA ont essayé en préliminaire de mettre en place la FOMAC, bientôt transformée en  MISCA grâce au soutien de la Communauté internationale et qui sera sous l’égide de l’UA suite au chaos centrafricain d'il y a six(6) mois, d’ailleurs il faut dire que cette force africaine peine à œuvrer déjà au niveau de la capitale Bangui car des éléments du contingent tchadien s’opposent à certaines opérations de désarment. Encore pire dans les provinces, là où les populations sont abandonnées à leur triste sort. Les chefs de guerre seleka y règnent en maîtres, plus d’administration: ils démettent et nomment qui ils veulent. En un mot un Etat de non droits dans l’arrière pays. Tous les jours, les populations vivent avec la peur au ventre.

 

Le Cameroun de Biya agit dans l’ombre à la frontière Centro-camerounaise et on note néanmoins une présence de la FOMAC camerounaise pour maintenir l’ordre. Par exemple, la recente arrestation d’Abdoulay Miksine. Acte louable au niveau de Bangui sans que cela ne soit médiatisé.

 

Sassou Nguessou, le parrain de la transition pourvoit pour l’instant au moyen  financier en dépit de ses soldats sur le territoire centrafricain depuis le début de la crise.

 

Deby  décide  d’imposer directement sa loi à Bangui via le président de transition Michel Djotodia afin d’empêcher toute tentative de déstabilisation de sa frontière ; c’est la cause réelle du renfort des effectifs de la FOMAC tchadienne au sein de cette force panafricaine ; informations relayées par des sources diplomatiques et militaires.

 

Infine, la République centrafricaine est devenue un sol ou les faiseurs de lois étrangers y font la pluie et le beau temps, sans demander l’avis du peuple. Est-ce que le Centrafrique est-il entrain de devenir un simple territoire comme la Palestine ? Où sera-t-il un jour un gouvernorat tchadien ou soudanais avec une autorité qui sera nommée par Ndjamena ou Khartoum officiellement un jour? Aucune autorité centrafricaine ne maîtrise plus rien jusqu’ici au niveau politique, administratif et militaire. Tout se passe à l’extérieur sans demander l’avis du peuple centrafricain. Les autorités centrafricaines sont dépourvues de tout moyen de pression et ne peuvent plus s’imposer en quoi que ce soit. Elles disent amen à tout ce qui vient d’ailleurs.

 

Alors le mieux ce serait bien que la Communauté internationale via la France écoute ce qui sort de la bouche du peuple centrafricain afin de trouver des solutions adéquates par rapport à ce qu’il vit et non de se contenter de ce que les comploteurs et les « collabo » murmurent pour faire savoir qu’ils sont dépassés par la situation car c’est eux l’auteur de ces faits troubles faits.

 

Rocka Rollin LANDOUNG

Analyste du système international, ancien étudiant, Institut Catholique de Paris-ICP

landoungr@gmail.com

A LA UNE, LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE S’INTERESSE PEU A PEU A LA CRISE CENTRAFRICAINE, MAIS…. !!! par Rollin Landoung
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