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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 13:34

 

 

 

 

 

11/11/2013 à 15:47 Par Vincent Duhem   http://www.jeuneafrique.com

 

 

Près de 3 000 militaires étrangers sont actuellement présents sur le territoire centrafricain pour aider à la stabilisation du pays. Ils sont tchadiens, congolais, burundais, gabonais, équato-guinéens ou encore français.

 

Près de trois mois après la prestation de serment du président de la transition, Michel Djotodia, la situation sécuritaire reste des plus précaires en Centrafrique. Dimanche 10 novembre en fin de journée, dans le 5e arrondissement de la capitale Bangui, un caporal de l'ex-garde de l'ancien président François Bozizé a été mortellement blessé par balle, lors d'un affrontement avec un ex-élément de la coalition Séléka. D'autres personnes ont été blessées.

 

Pour tenter de stabiliser le pays, ses principaux partenaires de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC) ont chacun déployé des troupes. Regroupés au sein de la Force multinationale de l'Afrique centrale (Fomac), crée en 2008, ces contingents forment le gros des 3 000 militaires étrangers présents sur le territoire centrafricain. En janvier, c'est cette force qui avait provisoirement stoppé l'avancée des rebelles de la Séléka vers Bangui. Elle est commandée par un Gabonais, le général Jean-Félix Akaga.



Initialement composée de quelques centaines d'hommes, la Fomac a été progressivement renforcée dès le début de l'offensive de la Séléka, en décembre 2012. Ses effectifs sont aujourd'hui d'environ 2 600 hommes. Ils seront rejoints dans les prochains jours par 450 militaires burundais (principalement des éléments d'infanterie équipés par la CEEAC), avant que 400 Camerounais et deux unités mixtes (une aérienne et une de génie) ne viennent la renforcer.

 

Basée à Bangui, elle effectue des missions ponctuelles à l'intérieur des terres, comme lors des affrontements sanglants de Bossangoa et Bouar, dans le nord-ouest du pays. En octobre, une compagnie mixte de 120 soldats composée de Tchadiens, de Gabonais et de Congolais, a également été déployée à Bangassou (Sud) pour tenter de réduire les tensions entre jeunes chrétiens, jeunes musulmans et membres de la Séléka.

 

Les troupes de la Fomac

 

Tchad : 800 militaires accompagnés de 50 policiers

Congo-Brazzaville : 500 militaires

RDC : 50 policiers

Cameroun : 500 militaires (1 élément de gendarmerie et 2 compagnies militaires)

Guinée-équatoriale : 200 militaires

Gabon : 500 militaires

 

Le 19 décembre, cette force sera remplacée par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca). Ses effectifs devraient atteindre 3 650 personnes, dont 3 500 en uniforme. Les prémices du concept de l'opération, son mandat et son financement ont été abordés à Addis-Adeba, où officiers de la CEEAC, de l'Union africaine et des experts internationaux se sont réunis début octobre. Le commandement militaire a été attribué au général camerounais Tumenta Chomu Martin.

 

Aux avant-postes sur le plan diplomatique, la France est également présente militairement. 450 soldats prennent en charge la sécurisation de l’aéroport M’Poko de Bangui, la surveillance des points d’intérêts français et la sécurité des ressortissants. Depuis le 30 octobre, son commandement est assuré par le colonel Vincent Tassel, chef de corps du 8e régiment parachutiste d’infanterie de marine (8e RPIMa). Ce contingent pourrait être étoffé pour atteindre 700 à 1 000 soldats d'ici à la fin de l'année. Mais son rôle devrait se borner à une aide logistique et de renseignement.

 

Enfin, des soldats de l'ONU viendront prochainement s'ajouter aux troupes de la Fomac et de l'armée française. Une unité de 250 Casques bleus va être déployée à Bangui pour protéger le personnel et les installations du Binuca (Bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en RCA). Dans une deuxième phase, ces effectifs passeront à 560 hommes afin de se déployer progressivement à l'extérieur de la capitale. Certains espèrent que cette mesure conduira à terme à l’envoi d’une mission de maintien de la paix.


Par Vincent Duhem



 
 

Lu pour vous : Crise en Centrafrique : les troupes étrangères déployées en Centrafrique
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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 12:57

 

 

 

Bangui, 5 Nov (ACAP) - Le Vice-Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), Tahir Guilid a envisagé avec optimiste l’avenir de la croissance économique de la République Centrafricaine, à cause de la réduction du nouveau taux directeur de la BEAC de 3,5% accordé aux Etats membres de la Communauté Economique de l’Afrique Centrale (CEMAC), lors de la réunion trimestrielle du Comité Monétaire Economique de la BEAC pour la Centrafrique, lundi 4 novembre 2013 à Bangui.


L’objectif de cette réunion est d’évaluer et projeter l’avenir de la croissance économique et monétaire de la République Centrafricaine. 


 Au sujet de la construction du siège de la BEAC à Bangui, M. Tahir Guilid a affirmé que le projet qui est en cours est conditionné par la sécurisation du pays, car aucune entreprise ne prendra pas de risque pour investir dans un pays où règne l’insécurité. 
  
Par ailleurs, le ministre des Finances et du Budget, Christophe Mbré-Maïdou, a d’emblée déclaré que la croissance économique de la République Centrafricaine est dans un état de relèvement progressif. 

  
Il a estimé que la sécurisation de la République Centrafricaine permettra aux partenaires au développement de revenir investir. 


Justifiant ses propos, le ministre Mbré-Maïdou a assuré que le gouvernement centrafricain, avec l’appui de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC) sécurise le corridor Béléko-Bangui, ce qui à contribué à une légère hausse des recettes fiscalo-douanières. Car, la fréquence des véhicules en provenance de Béloko est passée de 200 à 700 véhicules et les recettes ont atteint 2 milliards par mois au lieu de 1,5 milliards qu’auparavant. 

  
Il a relevé qu’actuellement la masse salariale se chiffre à 4,5 milliards par mois pour les fonctionnaires et agents de l’Etat, et 1,5 milliards de trimestre pour les pensions des fonctionnaires retraités. 

Le Vice-Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale Tahir Guilid se dit optimiste quant à la croissance économique et monétaire de la Centrafrique
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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 12:38

 

 

 

 

 

RFI  mardi 12 novembre 2013 à 11:22

 

En Centrafrique, les membres du Conseil national de transition (CNT) ont officiellement mis fin, hier lundi 11 novembre, à leur session extraordinaire de travail, une session menée au pas de course depuis la fin du mois d'octobre et au cours de laquelle les conseillers ont eu à se prononcer sur trois textes fondamentaux : la feuille de route du gouvernement, le code électoral et le collectif budgétaire. En trois mois de session ordinaire et trois sessions extraordinaires, plusieurs textes ont été adoptés, mais le Conseil ne joue pas encore réellement son rôle de contrepouvoir. Premier bilan de cette institution qui avait provoqué la polémique lors de sa mise en place.

 

En République centrafricaine, après trois mois de session ordinaire et trois sessions extraordinaires, le rapporteur général du CNT, Thierry Patrick Akoloza, se dit satisfait du bilan de l'institution : « Ca a été dense en examen des textes sur la Cour constitutionnelle de transition avec le règlement intérieur du Conseil national de transition et la loi organique sur le Haut conseil de communication des transitions. Et compte tenu de l’importance de certains textes que nous n’avons pas pu examiner pendant cette session ordinaire, le lendemain, le Conseil national était convoqué en session extraordinaire. Nous avons examiné trois textes : la feuille de route du gouvernement, le code électoral et le collectif budgétaire ».

 

Peu d'interpellations

 

Trois ministres ont également été interpellés en plénière par les membres du CNT. Trop peu si l'institution veut réellement jouer un rôle de contrôle de l'exécutif. Selon Gaétan Moloto, conseiller représentant à la préfecture de la Lobaye, dans le sud-ouest du pays : « C’est assez insuffisant au regard des exactions et des différentes questions d’insécurité qui prévalent dans la capitale et l’arrière-pays. Il aurait fallu interpeller beaucoup plus souvent le ministre de la Sécurité publique et de la Défense au niveau du Conseil national de transition ».

 

Problème d'organisation

 

Un autre conseiller déplore un problème d'organisation du calendrier de travail, peu d'activité au début de la session ordinaire et depuis onze jours, des sessions extraordinaires qui ont dû examiner au pas de charge des textes essentiels. Pour Bruno Gbiegba enfin, qui représente la société civile, il faut lutter contre l'absentéisme au sein du CNT et appliquer les sanctions prévues en cas d'absence.

 

En Centrafrique, le Conseil national de transition a du mal à jouer son rôle (RFI)
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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 12:27

 

 

 

 

Bangui, 12 Nov (ACAP) – Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, Abdalla Kadre Assane et le Représentant résident du Bureau national de la Banque Africaine de Développement (BAD), Modibo Sangaré ont procédé à la signature d’un protocole d’Accord de don entre la BAD et la République Centrafricaine (RCA) pour un montant de 2,5 millions d’Unité de compte (UC), soit environ 1,94 milliards de francs Cfa au titre de la contribution de la RCA au financement du « programme de conservation de biodiversité en Afrique Centrale », lundi 11 novembre 2013 à Bangui.

 

La signature de ce protocole d’Accord vise à stabiliser la taille de la population d’éléphants de savane au Cameroun et au Tchad et d’appuyer les institutions en charge de protection de la faune et de la flore en RCA.

   
Signalons que ce programme vient s’ajouter aux quatre autres programmes régionaux portant ainsi  l’enveloppe globale régionale de la BAD allouée à 71,9 millions d’UC, soit environ 55,72 milliards de francs cfa. 

  
La durée du programme est de trois ans à compter de la date de signature du protocole d’Accord de don et s’articule autour de deux composantes à savoir : la gestion transfrontalière améliorée avec des volets lutte anti-braconnage et sensibilisation et la gestion du programme. 

  
Le ministre Abdalla Kadre Assane s’est réjoui de la conclusion heureuse de cet Accord, car, selon lui, le programme permettra de répondre à l’une des préoccupations du gouvernement, à savoir sécuriser les populations vivant à la périphérie de ces aires protégées afin de leur permettre de bénéficier des retombées de la conservation et du maintien de l’équilibre écologique attribué à l’éléphant dans leur milieu naturel.

   
Il a ajouté que ce programme constitue une réponse aux préoccupations soulevées dans la stratégie régionale de conservation des éléphants, de la vision environnementale de la CEEAC et de la COMIFAC. 

  
Le représentant résident de la BAD en Centrafrique, M. Modibo Sangaré a dénoncé la fréquence des braconniers qui ont littéralement assiégé la population des éléphants pour répondre à la demande d’ivoire en Asie. 

  
Il a indiqué qu’en 2012, pas moins de 25 milles éléphants ont été massacrés et le phénomène s’amplifie, les statistiques de 2013 sont encore alarment. C’est dans ce cadre que la BAD en marge de l’Assemblée annuelle de Marrakech en mai 2013, a lancé la déclaration de Marrakech, un plan d’action de lutte contre le trafic illicite d’espèce de faune et de flore. 

Signature d’Accord du programme de conservation de biodiversité en Afrique Centrale entre la Banque Africaine de Développement et la République Centrafricaine
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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 12:16

 

 

 

 

 

BANGUI Mardi 12 novembre 2013 | 12:03 UTC (©AFP) - Deux personnes ont été tuées lundi soir à Bangui, tuées par l'explosion d'une grenade lancée par des ex-rebelles Seleka pour voler des motos, a-t-on appris mardi auprès de la gendarmerie centrafricaine.

 

"Des éléments ex-Séléka ont attaqué deux conducteurs de moto pour subtiliser leurs engins. Pourchassés par des éléments des forces de défense et de sécurité, ils ont jeté une grenade qui a explosé dans la concession d'un particulier, faisant deux morts", a expliqué à l'AFP sous couvert d'anonymat une source de la gendarmerie.

 

"Des habitants ont réagi" en incendiant des pneus sur la chaussée et en érigeant quelques barricades dans le quartier, selon la même source. Des gendarmes "ont fait des tirs de sommation pour ramener l'ordre".

 

Des tirs sporadiques ont ensuite été entendus dans la ville pendant une demi-heure environ. Aucun bilan d'éventuelles victimes de ces tirs n'était disponible mardi matin.

 

Plusieurs actes de banditisme armé, oeuvres d'ex-rebelles, ont été signalés dans la capitale centrafricaine depuis début novembre. Dimanche encore, un homme a été mortellement blessé par balle et plusieurs personnes atteintes par des tirs lors de violences nées d'un différend entre un ex-militaire et un ex-rebelle.

 

La Centrafrique est livrée à un insécurité généralisée depuis le renversement du président François Bozizé le 24 mars par la coalition rebelle Séléka, aujourd'hui officiellement dissoute par son chef, Michel Djotodia, investi comme président de transition le 18 août. Des combattants de l'ex-Séléka multiplient les exactions contre une population épuisée par des années de troubles, rébellions et coups d'Etat.

 

Des groupes d'autodéfense ont pris les armes contre eux, entraînant des violences qui prennent un caractère inter-communautaire et ont déplacé des dizaines de milliers de civils, essentiellement dans le nord-ouest du pays.

Centrafrique : 2 morts dans un vol de motos par des ex-rebelles Seleka
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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 10:22

 

 

 

 

 

Nul n’est sans savoir que la France est omniprésente au Mali depuis janvier 2013 pour une guerre éclaire au Nord de ce pays. Les gouvernements malien et français avaient annoncé il y a bien de cela quelques mois la fin des djihadistes dans la région de Kidal. Mais la réalité aujourd'hui est toute autre. http://www.centrafriquelibre.info/wp-includes/js/tinymce/plugins/wordpress/img/trans.gif

 

Hasard du calendrier?

 

Le 10 décembre 2012, la République centrafricaine sombra dans le chaos; les extrémistes nigérians boko-haram,  les zagghawas et baggaras, même si ces derniers furent invités par les centrafricains eux-mêmes pour renvoyer le président François Bozizé du pouvoir, vont devenir les bourreaux du peuple centrafricain. Un tombeau à ciel ouvert vient de voir le jour dans une indifférence totale de la Communauté internationale.

 

Aucun déploiement militaire de la Communauté internationale n'a vu le jour dans ce pays  malgré l'appel au secours de l'ex-président centrafricain à son homologue français; le président François Hollande a été ferme dans sa réponse: si la France doit intervenir en République centrafricaine, ce sera uniquement pour protéger les ressortissants français et défendre ses intérêts.

 

Drôle de réponse. Certains observateurs politiques considéraient même qu’il n’y a pas un risque de terrorisme ou d’islamisation en République centrafricaine. D'où sortent-ils leurs arguments? 

 

Conséquence 

 

Après les interventions française, tchadienne et de la CEDEAO au Nord de ce pays dont on croyait que les islamistes Jihadistes étaient définitivement délogés, on vient d’apprendre que deux journalistes français viennent d’être abattus froidement et cet assassinat a été revendiqué par Aqmi, et en dépit de quoi il menace directement la France.

 

Faut-il conclure cependant que la guerre se répète au Nord Mali ? Cette guerre qui a fait oublier totalement la crise centrafricaine de part le monde.

 

La priorité de la Communauté internationale sous l'impulsion française depuis ce jour et même jusqu'à présent fut les problèmes maliens et bien d’autre tel que celui de la Syrie.

 

Mais c’est quoi donc cette Communauté internationale ?

 

Il n’y a pas si longtemps que ça, j’ai assisté à un colloque à la maison de l’Afrique dans le 5è arrondissement de Paris sur la crise Centrafricaine, je me souviens du speech d'un conférencier, un diplomate français qui a servi dans les pays africains tels que le Soudan, le Cameroun et bien d'autres et qui expliquait clairement que cette Communauté internationale aujourd’hui n’est tout simplement que le triangle France-USA-Royaume-Uni.

 

Elle n'est plus ce qu'elle  était avant les années 90. Le système mondial depuis l'éclatement de l'URSS a totalement changé de configuration et la notion bipolaire a laissé place à l'unipolaire.

 

 Les motivations

 

La France pense que l’État malien est menacé par les islamistes terroristes Jihadistes qui se trouvent au nord de ce pays. Un pays 3 fois plus grand que la France et la Belgique réunies. Alors il faut intervenir en urgence car il y a des risques d’islamisation et de la scission.

 

La France va amener in incognito le dossier malien devant le Conseil de sécurité et celui-ci va adopter la résolution 2085 le 21 décembre 2012. Projet de résolution validé. Mais bien avant cela, il faut reconnaître que les maliens de France n’ont pas dormi. Les manifestations étaient au quotidien devant des institutions.

 

 Le but de la résolution

 

Elle va autoriser le déploiement d’une force africaine au Mali  lui permettant de recouvrer son intégrité territoriale par la reconquête du Nord, tombé aux mains des narco-terroristes et en proie à des fondamentalistes. Elle répond à l’appel à l’aide du Mali et aux attentes des partenaires africains qui, au sein de la CEDEAO et de l’Union africaine, ont pris la direction des efforts internationaux pour résoudre la crise.

 

Le déploiement de la MISMA étant autorisé, la préparation du déploiement (génération de force, entrainement, déploiement effectif sur le terrain) doit s’engager sans tarder. De nombreux pays ont fait part de leur disponibilité

 

 A l’initiative de la France, l’Union Européenne avait d’ores et déjà décidé d’apporter son soutien, financier et en termes de formation, à la MISMA.

 

Il faut signaler que suite à toutes les résolutions adoptées généralement, le Conseil de sécurité continue de suivre plus ou moins le processus de préparation d’intervention sous la surveillance de l’État membre portant le projet devant lui. Ce qui fut le cas du Mali depuis décembre 2012, au même moment où la RCA a commencé à voir noir.

 

 Les belligérants

 

 L’intervention malienne sera conduite avec l’aide de plusieurs contingents africains de l’espace CEDEAO essentiellement et l’appui du Tchad qui fait partie de la CEEAC mais sous une autre appellation qui est FATIM pour spécifier sa place au sein de l'opération. C’est surtout à partir de là que le Tchad d’Idriss DEBY va avoir une notoriété considérable au vu et su du travail que les troupes tchadiennes ont effectué et continuent de faire sur le sol malien. Le Tchad va donc devenir l’allié légitime de la France.

 

 La volonté de la Communauté internationale

 

L’Union européenne va aider le Mali sur les plans financier et logistique. La résolution 2085 va ainsi être  appliquée intégralement et l’Organisation des Nations-Unies va imposer aux maliens de faire un pas de plus sur le plan politique durant la période de la transition et aussi une mise en place d’un processus de dialogue et de réconciliation nationales avec les maliens touaregs du Nord. Un des volets importants de cette résolution c’est la lutte contre l’impunité et de respect des droits de l’Homme. Est-ce l’application par rapport à l’appel du général Sanogo? Wait and see.

 

 Et la République centrafricaine dans tout ça ? 

 

Ici, ce qui est similaire avec l’affaire malienne, c’est que, quelques mois après les tueries, assassinats, viols, et toute sorte d’acte de barbarie qui ont vu le jour en République centrafricaine depuis le 10 décembre 2012, la France a réagi 6 mois après même si cela a été timidement ressenti par les centrafricains de part le monde.

 

Certains observateurs, société civile et ONG avaient qualifié la crise centrafricaine d’une crise oubliée. Dans le cas centrafricain, il a fallu que le Groupe SOS d’ONG françaises  interpelle le président François Hollande pour que ce dernier s’intéresse à la crise centrafricaine oubliée de tous, malgré que les ressortissants centrafricains de France n’ont cessé de tirer la sonnette d’alarme par des manifestations, rassemblements et des marches pacifiques à Paris et dans d’autres métropoles françaises.

 

 Les similitudes et les différences

 

Adoption de la résolution 2085 pour le Mali le 21 décembre 2012, 11 jours après l’éclatement de la crise centrafricaine et l'adoption de la résolution 2121 pour le Centrafrique le 10 octobre 2013. Tous ses projets ont été portés devant le Conseil de sécurité de l’ONU par la France. Mais les contenus ne sont pas les mêmes.

 

 Que disent les contenus ?

 

 La RES 2085 prévoit :

-le déploiement d’une force africaine

-l’appel à l’aide du Mali et aux attentes des partenaires africains

-le déploiement de la MISMA autorisé (préparation et génération de force, entrainement, déploiement effectif sur le terrain)

-la présence des forces étrangères au Mali :

 

les noms donnés à cette intervention sont l'opération Serval pour la France, MISMA pour l'UA et la CEDEA et Forces armées tchadiennes d'intervention au Mali pour le Tchad (FATIM)

Plus de 5000 soldats français au début des opérations.

 Cependant, la RES 2121 prévoit :

 

-le renfort de la présence des Nations unies et demander aux Nations unies de proposer des modalités de soutien à la force africaine d’où la Misca avec une limite de 3600 hommes en remplacement de la Fomac

 

-présence étrangère FOMAC (Tchad, Congo, Gabon et Cameroun).

-450 soldats français uniquement basés à l’aéroport.

 

 Différences

 

 Au Mali

 

Au moment où j’écris ces quelques lignes, il n’y a pas en Centrafrique une présence effective des casques bleus. Tandis qu’au Mali, la France compte plus de 2000 soldats à elle seule aujourd’hui, mais il faut dire qu’au début de la crise malienne, ils étaient plus de 5000, la zone CEDEAO comptabilise plus de 3300 soldats et le Tchad 160 soldats.

 

Sans oublier les 100 hommes que le gouvernement américain a envoyés dans ce pays pour surveiller les dromes en dépit de la réticence du Président américain Barack Obama dès le début de l’opération.

 

Après la tuerie des journalistes de RFI, la France compte aujourd’hui renforcer l’effectif de son armée au Mali.

 

 Et en Centrafrique 

 

Il y a pour l’heure 450 soldats français depuis le début de la crise dès mars, cantonnés juste au niveau de l’aéroport Bangui M’Poko et qui de temps en temps font patrouillent dans la capitale.

 

1400 soldats de la force panafricaine (FOMAC) et aucun effectif de l’armée nationale aujourd’hui puis que ces derniers, que cela soit les officiers et les soldats, tous ont été désarmés sur toute l’étendue du territoire,la police et gendarmerie comprises.

 

Une prévision de 250 soldats sous l’égide de l’ONU d’ici décembre pour protéger les biens de l'ONU. Lors du dernier sommet de N'Djamena, on a parlé du désarmement forcé des 20 000 hommes armés de l’ex-rébellion Séléka qui prennent plus de 4.500 millions de centrafricains en otage et ceux-ci sur toute l’étendue du territoire, une vraie utopie car des chiffres exacts n'ont pas été donnés.

 

Il y a néanmoins la présence américaine en Centrafrique spécialement pour traquer Joseph Kony,  selon nos informations. Mais au nombre de combien ? Aucune statistique ne nous le signifie depuis. Certains parlent de 150 experts américains dans la localité de Haut-Mbomou et d’autres, de la moitié et ceux-ci peinent à attraper ce chef de guerre qui est accusé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

 In fine

Il faut dire que les 7 460 à 8 000 hommes étrangers armés se trouvant au Mali le sont uniquement juste parce que le Nord-Mali est menacé de scission islamiste.

 

Tandis que l’ensemble du territoire centrafricain est menacé d’annexion par des Etats voisins qui ont des tendances islamistes à savoir le Tchad et le Soudan si des noms doivent être cités.

 

Au Nord Mali, on y trouve des jihadistes touaregs, tandis qu’en Centrafrique, on trouve les déchets terroristes nigérians boko-haram, des islamistes tchadiens et soudanais, ayant tous des rêves d’instaurer la charia dans cette partie de planète, sans oublier les mercenaires rebelles esclavagistes ougandais du chef de guerre Joseph Kony.

 

Que feront donc quelques 1 400 hommes contre plus de 30 000 hommes armés irréguliers sur un territoire qui s’étend sur plus de 623 000 km² ?

 

Et même si après décembre 2013 la Communauté internationale  envoyait les 3 600 hommes comme cela a été prévu, qu’est-ce que ces derniers pourront réellement faire ? Que les scientifiques fassent le ratio.

 

En gros, le problème centrafricain n’est pas prêt à être résolu.

 

Il faudra normalement plus de 8000 hommes de cette MISCA bien dotés en armes afin de couvrir toute l’étendue du territoire centrafricain, c'est--dire les 16 préfectures, soit 500 hommes par préfecture pour combattre toutes ces armées non conventionnelles qui y règnent en maître, en toute impunité et qui prennent le peuple centrafricain en otage sur sa propre terre comme certains centrafricains le demandent.

 

Rocka Rollin LANDOUNG

 

CENTRAFRIQUE-MALI : DEUX NATIONS OPPOSÉES, DEUX SITUATIONS PRESQUE IDENTIQUES MAIS…par Rocka Rollin LANDOUNG
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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 21:38

 

 

 

 

 

http://www.tv5.org  11.11.2013  Propos recueillis par Liliane Charrier

 

Percevez-vous un risque d'embrasement au-delà des frontières centrafricaines ?

 

Il y a un risque de déstabilisation de toute la région. Un effort de la communauté internationale et de cohésion dans le pays est urgent. L'intervention de forces de maintien de la paix est indispensable d'autant plus que les pays avoisinants sont déjà instables. Avec une zone sans état de droit, surtout dans un endroit stratégique comme le coeur de l’Afrique, on ne peut pas espérer de rétablissement. Et puis, il y a des armes dans le pays, et les gens savent s'en servir. Sans action maintenant, on s'achemine vers le pire.

 

La Centrafrique est le coeur de l'Afrique. Si l'on veut que ce continent, demain, soit un foyer de rayonnement et de dynamisme, cela passe par le centre. Et pourtant, la Centrafrique est un pays très riche - forêt, or, diamants, uranium... Mais tout a été négligé, ces dernières années. Etant donnée l'interdépendance dans laquelle nous vivons aujourd'hui, on ne peut pas se permettre de laisser piller la faune ou la forêt, ni dilapider les trésors du pays, ni que les enfants qui naissent et grandissent maintenant soient marginalisés. Car pour exploiter ces ressources, il faut des enfants capables de lire et de penser. Etant donné la déscolarisation, le pays ne pourra pas prendre son envol, et c'est tout le continent qui en pâtit.

 

Comment évolue situation en Centrafrique ces dernières semaines ?

 

Depuis le mois d'août, il y a une augmentation de 57 % des déplacés : les gens fuient, ils ont peur. On estime maintenant à 400 000 le nombre de déplacés, soit 10 % de la population - comme en Colombie. Cette dispersion ne fait que renforcer les problèmes de cohésion sociale et de dialogue intercommunautaire.

 

Sur une population de 4,6 millions d'habitants, la moitié a moins de 18 ans. Depuis décembre 2012, avec l'explosion du nombre de déplacés, 7 enfants sur 10 ne peuvent plus aller à l'école. Avant la crise, il y avait déjà 1,2 millions d'enfants déscolarisés.

 

Avant 2012, la Centrafrique présentait déjà l'un des taux de développement humain les plus critiques d'Afrique, voire du monde. Le taux de mortalité maternelle, par exemple, est le 3e plus bas du monde, après le Tchad et la Somalie. 

 

Nous sommes aujourd'hui à la veille d'une famine, en l'absence de semis et de récolte. La malnutrition menace, avec son cortège de problèmes cognitifs chez les enfants. 

 

Quelle est la situation dans la capitale, Bangui, où vous retournez dès demain ?

 

C'est la désolation. Les routes sont des pistes. Les dispensaires ont été pillés ; le système bancaire étant paralysé, il n'est plus possible de payer les employés des services de santé ou les enseignants ; avec les ponts dynamités et les stations d'essence vides autour de Bangui, il est très difficile d'accéder à la capitale. Tous les projets de création et de réhabilitation d'école et de centre de jeunes que l’Unicef avait prévu avant la crise sont gelés. Tout était déjà très triste avant la crise, mais maintenant, il ne reste plus rien, tout ce qui tenait encore debout a été saccagé de façon systématique. On sent que les gens arrivent au bout de leur extraordinaire résilience - trop d'injustice, trop de violence, trop d'impunité ; alors ils se regroupent pour contre-attaquer et la situation s'envenime encore. Or la sécurité est la clé de voûte de notre travail.

 

Pourquoi la situation se dégrade-t-elle ?

 

Depuis l'indépendance, il n'y a jamais eu de cohésion sociale nationale. A chaque changement de pouvoir, une crise face au pouvoir central a éclaté. Cette fragmentation s'est même aggravée au fil du temps, comme les tensions régionales. C'est d'ailleurs ainsi que s'est installé le sous-développement. 

 

Et pourtant, la Centrafrique est un paradis pour les ethnologues, une mosaïque de populations chrétiennes et musulmanes qui ont longtemps vécu en harmonie. Or aujourd'hui, il y a une douzaine de groupes armés et plusieurs foyers de crise. Les exactions de ces derniers mois cristallisent des antagonismes extrêmement dangereux car il y a un amalgame avec les communautés religieuses, chrétiennes et musulmanes. On ne pourra pas parler de réconciliation tant que les crimes sont commis en toute impunité. 

 

Et ailleurs ?

 

Dans la région de Bosangoa, par exemple, où la cristallisation est forte entre communauté musulmane et chrétienne, on estime à au moins 37 000 le nombre de déplacés. Nos collaborateurs qui travaillaient sur nos chantiers ont marché dans la brousse pendant une semaine et sont arrivés dans un triste état dans les camps. L'atmosphère est très tendue, respire la peur. Les déplacés n'ont pas commencé à rentrer chez eux.

 

Les ponts étant détruits, nous avons beaucoup de mal à accéder à une population dont les besoins de base sont criants - eau, services sanitaires, espace d'accueil pour les enfants, chrétiens ou musulmans, pour qu'ils puissent évacuer les traumatismes. Les enfants expriment dans leurs dessins les horreurs qu'ils ont vécues - villages en feu, corps sanguinolents. 800 villages ont été mis à feu et à sang en Centrafrique.  C'est à la fois très touchant effrayant. Les enfants gèrent aussi le traumatisme à travers de petites pièces de théâtre, des chansons. On sait que quand toute une population vit dans la violence, les conséquences seront graves, et à très long terme. C'est aussi ce que nous essayons d'éviter. 

 

Avez-vous rencontré des enfants soldats ?

 

Le phénomène n'est  pas nouveau, car les groupes armés existent depuis un moment déjà. Mais on estime aujourd'hui leur nombre à 3 500 - peut-être plus - soit près de deux fois plus qu'avant 2012. Les enfants-soldats sont particulièrement incontrôlables, car ils ne se rendent pas compte des conséquences de leurs actes. Dernièrement, notre convoi de médecins a été pris d'assaut par des enfants soldats à un poste de contrôle. Ils ont fini par descendre au bout de quelques kilomètres, mais l'attaque aurait très bien pu finir en massacre et nos collaborateurs ont eu très peur. 

 

A ce jour, l'Unicef a récupéré 151 enfants soldats, dont 15 filles. Différents ministères, dont  ceux de la Défense et du Désarmement, nous donnent accès aux cantonnements des groupes armés. Au-delà de ce travail en amont, le suivi auprès des communautés et des familles est très serré. Car certains enfants soldats sont très fiers d'avoir fait partie de mouvements armés. D'autres voulaient sortir, notamment les filles qui ont vécu des atrocités. Il faut d'abord identifier les familles, puis nous les réintégrons après trois mois dans un centre de transit où nous assurons un encadrement psychosocial. La réinsertion n'est pas facile, surtout pour les jeunes filles qui ont eu des enfants. Il faut leur donner suffisamment de confiance en eux pour repartir dans la vie. C'est un travail de plusieurs années. Après la période de transition, on leur apprend un petit métier - menuiserie, électricité - pour qu'ils puissent contribuer à la reconstruction de leur pays. Ceux que nous avons sortis sont très contents d'avoir eu la chance d'apprendre un métier. Reste à pouvoir le mettre en pratique...

 

À quoi vous attendez-vous à votre retour ?

 

Je retourne dans un pays où la situation sécuritaire est très préoccupante. Avec les infrastructures détruites, nous ne pouvons plus accéder aux populations pour assurer une protection par notre présence. Dans ces conditions, comment résoudre les problèmes de base, comme l'accès à l'eau potable ? Outre Bangui, nous avions un bureau à Bossangoa, un autre à Kaga-Bandoro, et tous deux ont été pillés, comme toutes les agences des Nations unies.

 

Unicef en Centrafrique : aider les enfants pour secourir le pays
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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 21:20

 

 

 

POINT DE PRESSE

 

11/11/2013

 

Après les attaques de la ville de Bouar perpétrées le 26 novembre 2013 par des hommes armés dans le but de s’emparer de l’Aérodrome de Bouar,

 

La Présidence de la République, le Gouvernement de Transition, le Conseil National de Transition ont salué le courage héroïque des forces de défenses et de sécurité qui se sont battues pour non seulement stopper les velléités guerrières de ceux-là qui ont perdu le pouvoir mais surtout protéger les populations civiles.

 

Cette attaque de Bouar illustre bien plus, contrairement à une ligne de défense facile de certains commentateurs de l’actualité centrafricaine, que c’est une une nouvelle rebellion en gestation.

 

Depuis la prestation de serment de Son Excellence Michel DJOTODIA, une série de faits criminels à caractère militaire, minitieusement préparée à émailler la vie des centrafricains.

 

L’objectif recherché n’est que de donner une mauvaise image des autorités de la Transition.

 

Sur toute l’étendue du territoire, nonobstant des dommages collatéraux comme c’est le cas dans toute crise structurelle de groupes de personnes instrumentalisés se sont formés et prennent faussement le nom de Groupe d’Autodéfense ou d’Anti-Balakas une création de l’ancien Chef de l’Etat Bozizé, pour semer des troubles.

 

Appuyés par des militaires, ces groupes s’organisent, sachant qu’ils ne peuvent nullement engager des grandes manœuvres militaires aux fins d’assouvir leurs cyniques ambitions, tentent  de porter atteinte à la sureté intérieure et extérieure du pays par tous les moyens à saboter le processus en cours actuellement.

 

D’abord après avoir vainement chercher à alimenter le spectre de conflits interreligieux (chrétiens-musulmans), c’est autour des questions des Droits de l’Homme qui s’orientent l’essentiel des activités de ces groupes criminels et qui veulent faire porter la responsabilité pleine et entière sur les éléments des forces de défense et de sécurité. Des réunions se tiennent partout dans le pays et les commanditaires tant urbains que ruraux identifiés par les services compétents.

 

Des lieux de rassemblements comme les projets d’attaques tant diurnes que nocturnes sont répérés grâce aux concours des compatriotes épris de paix qui ont participé à ces réunions lugubres.

 

C’est dire qu’à l’heure actuelle les ennemis de la République, de la paix, de la réconciliation nationales sont à l’œuvre pour anéantir tous les efforts consentis. C’est ainsi que depuis plusieurs jours d’importantes caches d’armes ont été récupérées.

 

Dans la journée du 10 Novembre 2013 comme tout le monde le sait, certains militaires centrafricains à l’intérieur comme à l’extérieur ont à tout résister à l’appel lancé par le Chef Suprême des Armées, appel relayé par le haut commendement militaire, de regagner les casernes. Notons qu’ils perçoivent leur solde.

 

Au cours d’une opération de démantèlement d’un lieu de réunion dont sont impliqués certains militaires, un drame s’est produit.

 

Quelques heures d’intervalle, un ancien militaire français employé dans un projet d’assistance technique pour la protection de la Faune Centrafricaine a échappé à une tentative de braquage dans les environs du Stade 20.000 Places. Il est malheureusement blessé.

 

Notons que l’Avenue Conjugo entre Place des Nations Unies et Rond Point des Martyrs, l’Université de Bangui jusqu’à l’Hôpital Communautaire constituent la cible des bandits et autres criminels de tout genre à la solde d’individus déjà identifiés. Les autorités de Transition n’entendent nullement permettre à qui que ce soit de saboter la bonne marche de la Transition et de surcroit jeter du discrédit.

 

D’ores et déjà, des mesures tant sur le plan de la sécurité que de la justice sont prises pour renforcer la protection des biens et des personnes tant à Bangui que dans l’arrière pays.

 

G.S. KODEGUE

PROPOS LIMINAIRE DU PORTE-PAROLE DE LA PRESIDENCE
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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 21:16

 

 

 

communiqué

 

relatif à la reprise des cours de français

de l’Alliance française de Bangui le 12 novembre 2013

 

 

11 novembre 2013

 

 

 

 

            Après plusieurs mois d’interruption d’activité pour raisons de sécurité, l’Alliance française de Bangui rouvrira partiellement au public à compter du mardi 12 novembre 2013, du lundi au samedi, de 8h00 à 15h00 : seul l’Espace Langues et Formation (ELF) est concerné pour l’instant.

 

            Les apprenants inscrits à la troisième session 2013, qui devait débuter fin mars, sont invités à se présenter dès maintenant à l’Alliance française (Espace Langues et Formation) pour faire confirmer leur inscription pour la session qui débutera le 18 novembre 2013.

 

            Principale association francophone en République Centrafricaine, l’Alliance française de Bangui est à la disposition de toute personne désireuse d’apprendre le français ou de se perfectionner, qu’il s’agisse du français général ou du français professionnel.

 

 

Alliance française de Bangui : Reprise des cours de Français
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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 21:04

 

 

 

 


Ambassade de france

 

haute représentation de la république française

auprès de la république centrafricaine

 

 

 

 

Discours de l’ambassadeur, haut representant

 de la République française

 à l’occasion de la commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918

11 novembre 2013

 

 

 

            La sonnerie du cessez le feu qui retentit le 11 novembre 1918 à 11 h 00 du matin, il y a quatre-vingt-quinze ans, annonce la fin des combats.

 

            La joie de la Victoire n’allège pas le chagrin des veuves, des orphelins, des familles dont les fils sont morts au combat. Elle ne soulage pas ceux qui garderont à jamais dans leur corps, la morsure de la guerre. Sans cesse, ils revivront les tirs assourdissants du pilonnage d’artillerie. Gueules cassées, ils ne reconnaîtront plus leur propre visage. Infirmes, gazés, estropiés, à peine humains, ils sont les témoins vivants des atrocités qu’ils ont vécues. Mais cette joie marque l’espoir du retour à l’ordre des choses : celui qui veut que ce soient les fils qui enterrent leur père…

 

            La Victoire, la Patrie ressoudée, les honneurs décernés aux survivants n’atténuent en rien le souvenir de ceux qui ne reviendront pas de l’enfer. Beaucoup dorment dans une terre qui ne les a pas vus naître, souvent inconnus, leurs os mêlés pour l’éternité à ceux de leurs frères d’armes et dont le nom, gravé sur un monument, est la seule pierre tombale.

 

            Bientôt, nous entrerons dans la commémoration du centenaire de la Première guerre mondiale que le Président de la République vient de lancer. Elle ravivera la mémoire de la plus terrible des guerres et la naissance d’un nouvel ordre social, avec une place nouvelle faite aux femmes. Au front comme infirmières, aux champs, à l’atelier, à l’usine, dans les autobus et les trains, le commerce et l’industrie, partout les femmes prennent la relève et assument leur rôle nouveau de chef de famille. Femmes et soldats sont unis dans le même effort de guerre. Gardons dans nos mémoires et dans nos vie, ce grand, cet intense, ce noble moment d’unité nationale.

 

            La guerre n’a pas atteint le territoire national depuis longtemps. Pourtant, nombreux sont tombés en faisant leur devoir, lors d’opérations extérieures auxquelles participe la France. L’hommage rendu le 11 novembre à tous les morts pour la France, les confond dans le long cortège funèbre des héros de la France éternelle qui, à toutes les époques, se sont sacrifiés pour que nous soyons ce que nous sommes. Si nous sommes fiers d’eux, montrons-nous, aussi, dignes d’eux.

 

            J’associe dans cette pensée, nos compatriotes retenus en otages simplement parce qu’ils sont Français et Mme Ghislaine Dupont et M. Claude Verlon, assassinés, il y a quelques jours, à Kidal, au Mali.

 

            Pour nous qui célébrons la Victoire loin de France, nous ressentons encore davantage la force de ce lien national qui s’exprime aujourd’hui, dans la longue chaine du temps, qui fait de nous une Nation, avec son histoire, ses valeurs et son génie.

11 novembre 2013 : Discours de l'Ambassadeur de France à Bangui
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