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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 00:41

 

 

 

 

http://www.afrik.com   LUNDI 6 MAI 2013 / PAR FRED KROCK

 

Après une réticence à la demande du président Michel Djotodia qui l’a nommé à la tête de l’armée nationale, le Général Jean-Pierre Dollo Waya a finalement accepté de prendre ses fonctions. Il succède ainsi au vieux compagnon de François Bozizé, le Général Jules Bernard Ouandet.

 

 

Nommé le 18 avril 2013 par le décret présidentiel, le chef d’état-major de l’armée, le Général Jean-Pierre Dollo Waya a accédé à ses fonctions. Dimanche, sur les ondes de la radio nationale, il s’est affirmé en appelant tous les éléments des forces régulières qui ont fui le pays ou ceux vivant en clandestinité dans le pays à cause des représailles du séléka, à revenir pour la refondation de l’armée nationale. Il a, entre temps, ostensiblement décliné l’offre du président Djotodia, pourtant ministre de la Défense nationale. D’aucuns disaient que Dollo Waya n’allait pas accepter cette responsabilité délicate, étant donné qu’il a été victime lui-aussi des bavures de ceux qu’il est sensé gérer, au point de s’en fuir en exile au Congo.

 

A cela, faut-il ajouter que dans une lettre ouverte à l’endroit du Premier ministre, M. Jean Serge Bokassa ancien député et ancien ministre de la jeunesse sous le régime de Bozizé a noté : « comment voulez-vous qu’un militaire de carrière comme Jean Pierre Dollo Waya puisse travailler avec des collaborateurs qui entrés à l’armée en 2006, la quitte pour regagner la rébellion Séléka avec un galon de caporal-chef, pour se retrouver aujourd’hui promu à la tête de l’armée non seulement comme général mais comme sous-chef d’Etat-major ? » Allusion faite au petit soldat nommé par Djotodia dans les rangs de la séléka pour seconder le chef d’état-major. Ce changement contre toute attente de prise de position du nouveau chef d’état-major après plus de trois semaines de résistance et d’hésitation cache mal le sens élevé de patriotisme qu’incarne ce dernier.

 

Les militaires en fuite appelés à rentrer au pays

 

« Je les comprends, et je sais que moi même si je n’avais pas le courage d’un général, je ne reviendrais pas (...) Mais j’ai pris mon courage en tant qu’officier, en tant que général pour revenir au pays » a-t-il déclaré à l’AFP. D’ailleurs, à en croire certains éléments de la Faca, si Tiangaye est « le seul » à pouvoir tenir la situation politique en Centrafrique, seul Dollo Waya était l’homme de la situation pour une réorganisation réelle d’une armée véritablement républicaine. Ce qui s’est justifié par le fait que Djotodia a tenu coute-que-coute à que ce soit lui qui prenne cette responsabilité, car l’on se souviendra que l’appel lancé par un autre général pour le regroupement des Faca n’a pas été suivi.

 

La mission de Dollo Waya est d’autant plus délicate puisqu’il aura à gérer une armée non seulement hétérogène, du moins pour un début, mais également par que les Faca devront désormais faire équipe avec les ex-rebelles dans un même box, alors qu’ils ont été humiliés les ex-combattants de la séléka, au point de les contraindre en exile pour certains et en vie de clando pour les autres.

 

Ce faisant, le Général Dollo Waya succède au Général Jules Bernard Ouandet à la tête de l’armée nationale. Rappelons que, nommer au temps fort de la montée de la Séléka, ce compagnon de Bozizé, en dépit des accords de Libreville, s’est obstinément refusé de collaborer avec Djotodia, ministre de la Défense dans le cadre du gouvernement d’union nationale. Le sort de Ouandet, même si le président Djotodia lui avait promis à Ledger qu’il n’était pas ancien chef d’état-major, était prévisible.

Lu pour vous :  Centrafrique : la réforme de l’armée en marche
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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 00:39

 

 

La sécurité, facteur important pour une reprise effective des cours en RCA

 

Radio Ndéké Luka   Lundi, 06 Mai 2013 13:38

 

« La rentrée des classes est timide ce matin à Bangui. Dans cinq établissements secondaires visités, notamment les lycées Barthelemy Boganda, Gobongo, Miskine, Martyrs et Caron, l’administration est opérationnelle, les professeurs y sont mais n’ont pas dispensé les enseignements et  les élèves sont comptés au bout des doigts » .Il s’agit d’un constat fait ce matin du 6 mai 2013 par un reporter de Radio Ndeke Luka  dans la capitale centrafricaine.

 

La reprise des cours sur toute l’étendue du territoire centrafricain fait suite à l’appel lancé la semaine dernière  par le ministre de l’enseignement supérieur, Marcel Loudégué. Un appel qui d’ailleurs  n’a pas inspiré confiance à la Fédération des Associations des Parents d’Elèves de Centrafrique (FNAPEC).

 

Au cours d’une assemblée générale qu’elle a organisé le 4 mai dernier à Bangui, les parents d’élèves ont demandé aux nouvelles autorités centrafricaines de « déployer les gendarmes et policiers pour règlementer  la circulation routière et sécuriser des établissements scolaires ».

 

Par ailleurs, La FNAPEC a  exigé des conditions pour la reprise entre autre, « l’interdiction des tirs sporadiques dans les quartiers, le cantonnement réel des éléments de Séléka, le paiement du salaire du mois d’avril et  le retour des enseignants dans leurs circonscriptions scolaires ».

 

D’après le proviseur du Lycée de Gobongo, situé dans le 4ème Arrondissement de Bangui, « pour réussir cette reprise, la sécurité reste un facteur favorisant. Les autorités du pays doivent pacifier très rapidement certaines villes pour que les enfants qui s’y trouvent reprennent les cours ».

 

De même dans les villes des provinces de la République centrafricaine, la reprise des cours reste hypothétique.

 

« Les enseignants ont regagné Bangui, pour se mettre à l’abri des exactions de certains éléments incontrôlés de Séléka » précise une source locale.

 

Les activités pédagogiques sont restées longtemps paralysés depuis plusieurs mois en République Centrafricaine. L’avancée des rebelles de la coalition Séléka vers Bangui, au début du mois de décembre 2012 jusqu’au   renversement du régime de François Bozizé par l’actuel Président Michel Djotodia Am Nondroko en est la cause.

 

 

 

Centrafrique: reprise partielle des cours à Bangui

 

 

BANGUI, 06 mai 2013 (AFP) - La reprise des classes demandée par les autorités reste partielle à Bangui, toujours dans l'insécurité, alors que beaucoup d'établissements ont été pillés et saccagés dans la capitale centrafricaine depuis la prise du pouvoir par la coalition Séléka le 24 mars, a constaté l'AFP lundi.

 

"Le spectacle est désolant", confie Saturnin Kossé, élève au lycée Boganda. "La plupart des matériels, registres d'appel, tables-bancs, ont été détruits ou emportés. Des salles de classe ont été souillées. Cela empêche les élèves d'y entrer", a-t-il dit.

 

A Bangui comme en province, de nombreux témoignages d'habitants font état de pillages et de destructions dans les établissements scolaires.

 

Au lycée technique, les élèves étaient venus nombreux, contrairement aux enseignants. "C'est mardi que les cours vont réellement démarrer. La majorité des professeurs n'est pas venue", a souligné une des élèves, Anthony Nguérévenda.

 

"L'essentiel pour nous, c'est que les éléments de la Séléka soient partis. Il en reste un petit groupe, mais on n'en veut pas. Le reste on verra", a déclaré Sylvestre Kétéguia, proviseur du lycée Boganda

 

Jeudi, le ministre de l'Education nationale Marcel Loudégué, avait appelé à la reprise des activités scolaires ce lundi 6 mai, alors que la plupart des écoles étaient toujours fermées, plus d'un mois après la prise de Bangui par le Séléka.

 

"Je lance un appel fraternel à mes frères de la coalition Séléka, qui ont occupé ou qui continuent d'occuper encore les écoles ou les bureaux des responsables de l'enseignement, de les libérer sans délai, pour permettre la reprise effective des activités", avait notamment déclaré le ministre.

 

Depuis, les rebelles du Séléka qui avaient établi leurs quartiers dans les principaux établissements secondaires de Bangui, ont quitté les lieux.

 

Dimanche, la Fédération nationale des associations de parents d'élèves a demandé au gouvernement de faire surveiller les établissements scolaires par les forces de défense et de sécurité, d'interdire les coups de feu dans la rue, et de verser immédiatement les salaires du mois d'avril aux fonctionnaires

Centrafrique : reprise partielle des cours à Bangui
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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 00:37

 

 

Cameroun-Centrafrique-Transport     

 

       

APA-Douala (Cameroun) 2013-05-06 16:13:28 - Des camionneurs camerounais qui avaient déjà observé un arrêt de travail pendant le week-end pour protester contre l’assassinat d’un des leurs par des éléments de l’armée centrafricaine, ont suspendu la desserte de la Centrafrique lundi au cours d’une réunion de crise à Douala.


« Si notre sécurité n'est pas assurée et que toute la lumière n'est pas faite suite à l'assassinat de l'un de nos collègues, nous allons suspendre jusqu'à une durée indéterminée le ravitaillement de la Centrafrique », ont-ils souligné.


Bien que les autorités centrafricaines aient condamné cet assassinat, « nous exigeons toute la lumière sur cette affaire et toutes les garanties de sécurité, car rien n'indique que ces bavures ne vont pas se répéter ».


Dépourvue d'une façade maritime, la plupart des marchandises en direction ou en provenance de la Centrafrique passent par le port de Douala, au Cameroun.


D'après des sources concordantes, le camionneur camerounais assassiné était en stationnement à la sortie de Bangui, à la suite d'une panne, quand un véhicule transportant des éléments du Séléka, les ex-rebelles arrivés au pouvoir par les armes il y a deux mois, a heurté une roue posée à côté de son camion.


Après avoir rançonné une somme de 50 000francs CFA au camionneur, un des éléments de la patrouille lui a logé quatre balles dans la tête, avant de prendre la clé des champs.

 

Les enquêtes en cours permettront peut-être de connaître toute la vérité sur cette affaire qui risque de mettre à mal le commerce transfrontalier entre les deux pays voisins.

 

 

 

BANGUI : LES PRÉSUMÉS TUEURS DU TRANSPORTEUR CAMEROUNAIS MIS SOUS VERROU

 

 

Bangui, 6 mai 2013 (RJDH) – Des éléments de la Séléka qui ont tué un conducteur  camerounais,  le vendredi 3 mai au PK 13 (sortie nord de Bangui), ont été arrêté par la police centrafricaine. L’Annonce a été faite ce dimanche dans un communiqué lu à la radio nationale, par Henri Wanzet Linguissara, le directeur général de la police.

 

Henri Wanzet Linguissara a d’abord condamné cet acte, avant d’annoncer que les présumés auteurs ont été déjà arrêtés et placés sous mandat de dépôt en entendant l’ouverture d’une enquête, suivant les instructions du parquet.

 

Le samedi dernier, les conducteurs camerounais ont suspendu les activités,  pour protester contre cet acte. Ils revendiquaient par la même occasion des autorités centrafricaines les meilleures conditions de travail et de sécurité.

Des camionneurs camerounais menacent de ne plus desservir la Centrafrique
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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 02:04

 

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 06.05.2013 à 02h06

 

 

Le général Jean-Pierre Dollé-Waya, chef d'état-major des armées en Centrafrique, a appelé les éléments de l'ancienne armée régulière qui ont fui depuis la prise du pouvoir par la rébellion Séléka le 24 mars, à regagner leur pays, dans un entretien avec l'AFP dimanche 5 mai. "Il va falloir que les éléments de nos forces de défense et de sécurité ne craignent rien pour leur sécurité et leur protection, qu'ils prennent leur courage et qu'ils reviennent (...) je vais garantir leur sécurité", a-t-il déclaré.

 

Après la prise de Bangui, une grande partie de l'armée mise en déroute par les rebelles avait fui la Centrafrique ou abandonné l'uniforme pour se fondre parmi les civils, craignant les représailles des nouveaux maîtres du pays. "Je les comprends, et je sais que moi même si je n'avais pas le courage d'un général, je ne reviendrais pas (...) Mais j'ai pris mon courage en tant qu'officier, en tant que général pour revenir au pays", a ajouté cet officier supérieur du régime du président déchu François Bozizé, nommé à la tête de l'armée par le nouveau chef de l'Etat  Michel Djotodia.

 

Le général Dollé-Waya avait notamment mené des opérations conjointes avec l'armée tchadienne contre le Front populaire pour le rassemblement (FPR), la rébellion tchadienne du général Abdel Kader Baba Laddé, en janvier 2012. Peu avant la chute du régime Bozizé, il avait quitté sa résidence de Bangui, pour se réfugier dans sa région natale, la Lobaye, dans le sud du pays.

 

M. Dollé-Waya a affirmé que le président Djotodia avait "réuni tous les chefs de la Séléka et le staff de l'état-major" pendant 48 heures pour faire le point sur la situation sécuritaire dans le pays. "J'en ai déduit vraiment une très bonne volonté. Et j'ai vu que les éléments de la Séléka ont également une bonne volonté pour que la sécurité et la paix reviennent ", a déclaré le général.

 

Fin mars, Michel Djotodia avait lancé "un appel patriotique et fraternel à tous ceux qui ont pris le chemin de l'exil de revenir au pays. Il n'y aura pas de chasse aux sorcières car nous devons ériger la tolérance, le pardon et le dialogue en méthode de gestion des affaires de l'Etat". Depuis la chute de François Bozizé, deux autres officiers supérieurs de l'armée centafricaine, les lieutenants-colonels Guy Arnold et Thomas Tchimangoa, ont été nommés à des hauts postes de commandement militaire.

Un général appelle l'armée en exil à revenir en Centrafrique
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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 01:51

 

 

 

Communiqué de presse : L'Afrique à l'heure d'internet et des réseaux :
Communiqué de presse : L'Afrique à l'heure d'internet et des réseaux :
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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 01:49

 

 

 

 

Afrik.com   DIMANCHE 5 MAI 2013 / PAR FRED KROCK

 

 

M. José Antonio Bastos, président de Médecins sans frontières (MSF) Espagne a animé, le 3 mai au restaurant Kanakou à Bangui, une conférence de presse. L’objet de cette rencontre avec les professionnels des médias était de présenter le but de l’évaluation de la situation humanitaire post-crise centrafricaine et le scénario de relèvement.

 

(De notre correspondant)

 

Le président de Médecins sans frontières (MSF) Espagne est arrivé à Bangui. Son objectif est de faire un état des lieux après la crise sécuritaire qui a secoué le pays, et qui n’a pas épargné cette organisation internationale. M. José Antonio Bastos a rencontré les autorités centrafricaines, le 3 mai, et des discussions ont eu lieu au sujet de la collaboration entre MSF et l’Etat. « Je suis venu pour rencontrer les hautes autorités de la République centrafricaine, en vue de discuter sur la situation humanitaire dans le pays, mais plus particulièrement en ce qui concerne MSF », a-t-il déclaré.

 

Il importe de préciser que Médecins sans frontières a beaucoup contribué aux côtés des populations vulnérables en République centrafricaine ce, depuis 1996 quand l’organisation humanitaire s’est implantée dans le pays. Pour plus d’efficacité et d’impact, MSF intervient dans un espace bien limité et ciblé en fonction de la prévalence des besoins humanitaires, ceux relevant de sa compétence. Il s’agit principalement d’apporter de l’aide médicale aux populations vulnérables et par extension l’appui logistique et nutritionnel aux hôpitaux et centres de santé. C’est pour cela que MSF intervient à Kabo, Bantangafo, Ndélé, Kaga-Bandoro, Zémio.

 

La crise sécuritaire en Centrafrique qui a débuté le 10 décembre 2012 dans la partie nord-est du pays a fait perdre à MSF toutes ses structures dans ces localités. La plus importante perte a eu lieu le 24 mars 2013 quand la rébellion de la Séléka s’emparait du pouvoir de Bangui. A ce jour, les trois sections de MSF, de France, d’Espagne et des Pays-Bas ont été mises à sac par les pillards. M. Bastos a estimé à environ 700 millions de francs CFA, la totalité des pertes enregistrées par l’institution entre le 10 décembre 2012 et le 24 mars 2013.

 

La visite du président de MSF à Bangui qui s’inscrit bien dans la dynamique du scénario post-putsch, lui a permis de rencontrer plusieurs autorités du pays. Il a d’abord rencontré le président du Conseil national de transition (CNT), M. Alexandre Nguéndet avec qui est revenu sur la santé de la collaboration entre MSF et la République centrafricaine de manière globale. Ensuite, un entretien a eu lieu avec la ministre de la Santé publique avec qui, les questions d’évaluation rapide des besoins humanitaires d’urgence sur le terrain ont été discutées, en vue de mener des actions d’urgence pour appuyer les personnes en détresse suite à la crise. Enfin, cette tournée a conduit M. Bastos chez le ministre de la Sécurité publique, le Général Noureldine Adam. Lors de leur entrevue, ils ont parlé de la problématique de la sécurisation non seulement des populations vulnérables, mais également des quelques 1600 personnels de l’organisation humanitaire présents en Centrafrique, ainsi que la garantie sécuritaire pour la logistique.

 

M. José Antonio Bastos a par ailleurs lancé un plaidoyer aux partenaires internationaux de MSF pour « respecter leurs engagements initiaux », mais également d’accorder des nouvelles aides, en vue de permettre à l’institution de mieux aider les personnes vulnérables qu’il a estimé à 1 million de personnes. L’appel du président de Médecins sans frontières est à la hauteur de l’enjeu, puisque même si une évaluation, en termes de besoin humanitaire, n’est pas encore exactement établie, le phénomène des personnes déplacées va de pair avec la recrudescence de certaines maladies telles que le paludisme, le choléra, l’hépatite, etc.

Lu pour vous : Centrafrique : le président de Médecins sans frontières à Bangui
Lu pour vous : Centrafrique : le président de Médecins sans frontières à Bangui
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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 01:46

 

 

 

 

http://www.la-croix.com  5/5/13

 

Les trois évêques du diocèse de Bangui ont écrit au nouveau président, issu de la rébellion du Séléka.

 

« Plus jamais ça… Non à l’impunité ! » Ainsi s’intitule la longue et ferme lettre envoyée le 23 avril au président Michel Am-Nondroko Djotodia, par les trois évêques du diocèse métropolite de Bangui, capitale de la République Centrafricaine : Mgr Dieudonné Nzapalainga (archevêque de Bangui), Mgr Nestor Désiré Nongo Aziagbia (évêque de Bossangoa) et Mgr Cyr Nestor Yapaupa (évêque coadjuteur d’Alindao). En « proximité avec le peuple en souffrance et portés par (leur) souci pastoral », les évêques lui font, « dans l’humilité », quelques propositions pour sortir de la crise et reconstruire le pays si meurtri depuis cinq mois.

 

« Il ne faut pas profiter du principe du pardon pour abuser impunément des autres », commencent par rappeler les évêques en citant la réponse de Jésus au garde du grand-prêtre qui l’avait giflé (Jn 18,23). Au nom du principe évangélique de vérité, ils interpellent le président (qui s’est autoproclamé président de la République le 24 mars) et le premier ministre, ainsi que divers représentants internationaux, « au sujet du drame dans lequel le paisible peuple centrafricain est plongé depuis le 10 décembre 2012 », date à laquelle la rébellion du Séléka (« alliance » en sango, la langue nationale) a pris les armes.

 

« LE PAYS SERAIT TOUT LE TEMPS À FEU ET À SANG »

 

« L’avancée fulgurante de la coalition de la Séléka a abouti le 24 mars à la conquête de la ville de Bangui, à la fuite du président Bozizé et au changement de régime », rappelle les évêques. Mais selon eux, la légitimation du coup de force par « le sentiment d’oppression imposée par Bozizé et son régime » et les arguments avancés par certains ténors de la coalition (pauvreté, manque d’eau, de routes, d’électricité…) posent question – même si les intentions sont louables. « Si chaque région de la République Centrafricaine tenait un tel langage, le pays serait tout le temps à feu et à sang », expliquent-ils.

 

Et d’énumérer les conséquences désastreuses qui ont découlé de cette « logique de guerre » partout où les troupes du Séléka sont passées : menaces et tortures psychologiques ; viols des jeunes filles et des femmes (dont certaines se sont suicidées) ; enrôlement d’enfants soldats ; déplacement de personnes ; pillage des édifices publics, des hôpitaux, des écoles, des unités de production économique… « La République centrafricaine est ainsi devenue un pays fantôme dont les valeurs éthiques ont été remplacées par le gain du pouvoir, l’injustice, la loi du plus fort, les règlements de compte et la chasse aux sorcières », déplorent encore les hommes d’Église, considérant que les Centrafricains sont désormais considérés « comme des bêtes de somme qu’il faut traquer et abattre impunément ».

 

RÉPARATION POUR TOUS LES BIENS DE L’ÉGLISE VOLÉS

 

Face à tout cela, les évêques demandent au président de condamner les méfaits de la Séléka et de s’atteler « de toute urgence » à relever les vrais défis que sont : la sécurisation du pays ; le désarmement et le cantonnement des combattants ; l’établissement d’une administration forte et garante de la justice ; le bon fonctionnement des organes de transition ; le rapatriement de tous les biens volés et convoyés au Tchad et au Soudan…

 

Par ailleurs, la lettre souligne que cette crise a mis en évidence « un malaise social dont personne ne veut parler et dont les conséquences à long terme risquent d’être explosives » pour la cohabitation entre chrétiens et musulmans. Dans les zones occupées par les troupes de la Séléka (constituées en grande partie de musulmans étrangers), la population chrétienne a subi des pillages tandis que les familles musulmanes ont été épargnées. « Quelles sont les intentions réelles de ce mouvement contre nos institutions chrétiennes ? », interroge les évêques en énumérant les préjudices graves subis par l’Église : vol systématique des véhicules ; profanation des édifices et des objets religieux ; saccage des radios catholiques à Bambari et à Bossangoa ; perturbation des célébrations liturgiques ; agression physique de prêtres, religieux et religieuses et même de l’évêque de Bambari… Les évêques terminent en exigeant du président « réparation pour tous les biens de l’Église volés, pillés, saccagés ou vandalisés ».

 

C. LE.

Lu pour vous : Les évêques de Centrafrique demandent « réparation » au président
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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 01:45

 

 

 

 

BANGUI 5 avril (AFP)  Des hommes de la coalition rebelle Séléka, qui a pris le pouvoir en Centrafrique il y a six semaines, ont été arrêtés après le meurtre d'un camionneur camerounais sur la route qui relie Douala (Cameroun) à Bangui, a annoncé dimanche la police centrafricaine.

 

Samedi, les camionneurs camerounais effectuant le trajet Douala - Bangui s'étaient mis en grève pour réclamer de "meilleures conditions de travail et de sécurité".

 

La route qui relie le port de Douala à Bangui est la principale voie d'accès commerciale vers la capitale centrafricaine, par où transitent l'essentiel des marchandises importées en Centrafrique.

 

"Nous condamnons avec la dernière rigueur cet incident, qui a causé la mort d'un ressortissant d'un pays voisin avec lequel nous avons toujours eu des relations fraternelles", a déclaré le directeur général de la police, Henri Wanzet Linguissara, dans un communiqué lu à la radio nationale.

 

"Les présumés auteurs de cet incident sont déjà identifiés et placés en lieu sûr. La police a ouvert une enquête suivant les instructions fermes du parquet", a-t-il ajouté.

 

Selon une source au sein de l'Union syndicale des camionneurs de Centrafrique (USCC), "le camionneur camerounais se trouvait en stationnement à la sortie nord (de Bangui) (...) quand un véhicule transportant des éléments du Séléka a heurté sa roue posée à côté du véhicule. Interpellé par ces éléments qui le conduisaient à leur base, le camionneur a tenté de s'enfuir. Il a été poursuivi par l'un eux qui l'a abattu", criblant son corps de balles.

 

Les hommes du Séléka, "pensant à un piège", ont "ouvert le feu et la balle a ricoché pour atteindre mortellement le chauffeur", a pour sa part expliqué M. Linguissara.

 

Depuis la prise du pouvoir à Bangui par la rébellion Séléka le 24 mars, la situation s'est fortement dégradée en Centrafrique. Hommes du Séléka et bandes armées sont régulièrement accusés de se livrer à des violences et des pillages.

 

 

Copyright © 2013 AFP. Tous droits réservés. 

Centrafrique : des hommes du Séléka arrêtés après la mort d'un camionneur camerounais
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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 01:41

 

 

 

 

A la fin des années 80, on ne pouvait que constater l’échec des tentatives de développement dans la quasi-totalité des pays de l’Afrique du sud du Sahara, dont la Centrafrique. – La plupart des rentrées financières de ces pays sont basées sur des cultures dites de rentes : - café, coton, banane, cacao, arachide, etc.…

.

Des plans de développement avaient été élaborés dans la plupart des Etats au cours des années 60 et 70. Certains n’avaient guère été plus que des incantations. D’autres avaient connu une mise en œuvre au moins partielle et avaient permis des avancées dans un certain cas importantes, mais ils s’étaient avérés impuissants à enrayer la crise provoquée notamment par la baisse durable des prix des matières premières exportées par le continent africain. Quand au programme d’ajustement structurel, conçus pour établir les équilibres financiers engendrés par la crise et créer les conditions d’une croissance durable, ils n’avaient que très partiellement atteint leurs objectifs. S’ils avaient bien contribué à réduire les déséquilibres, ils n’avaient manifestement pas entraîné la croissance soutenue attendue.

 

On pouvait constater aussi que les nombreuses tentatives de promouvoir le développement au niveau des régions ou au niveau du continent, notamment le plan d’action de Lagos pour le développement économique de l’Afrique élaboré en 1980 et sur lequel beaucoup d’Africains avaient fondé de grands espoirs, n’avaient pas non plus donné les résultats escomptés.

 

Il est admis aujourd’hui que le développement de l’Afrique et particulièrement celui de la Centrafrique ne serait pas seulement le fruit de mesures purement économiques comme on semblait l’avoir cru dans le passé, que de bonnes politiques économiques étaient certes nécessaires, mais que des changements dans les comportements et dans les structures sociales, culturelles et politiques devaient leurs être associés. Et il est aussi admis que ces changements n’adviendraient pas sans une vision de l’avenir largement partagée par les populations concernées. – Et pour que ces populations y adhèrent, il faut qu’ils y voient un intérêt, une espérance, une solution réelle à la misère.

 

Le véritable Tiers Monde se trouve chez les mono-exportateurs de matières premières non énergétiques telle que la République Centrafricaine. Notre pays s’est placé sur des marchés peu porteurs et les termes de leurs échanges ont tendance à se dégrader. Nous nous sommes fait piéger par l’exportation de matières premières ou de produits agricoles.

 

Chacun sait que les sociétés africaines sont en plein mutation, que le monde dans lequel elles sont plongées change lui aussi très vite et que les interférences entre toutes les parties du monde sont de plus en plus nombreuses. Aujourd’hui plus que jamais, se remettre sur le métier de la réflexion sur le long terme pour prendre en compte ces changements, pour tirer parti aussi des progrès accompli dans les méthodes d’investigation de l’avenir, est une nécessité pour ne pas dire obligation. - Et, s’il existe une volonté réelle de construire un avenir commun, alors une réflexion prospective peut contribuer à s’interroger ensemble sur le contenu de cet avenir commun et sur les meilleurs moyens de la construire, d’où mon étude prospective, (Voir aussi texte suivant) ici en partie publiée, sur l’amorçage d’un développement durable, équitable et solidaire à l’horizon 2025/2030 en République Centrafricaine.

 

On ne peut pas dire, honnêtement, que nous sommes  « en voie de développement » ; le centrafricain qui croit à cela est peut être extrêmement dangereux  pour le pays, car il a atteint un tel degré d’amnésie, de cécité à l’égard de ses besoins criants, qu’il ne faudrait rien moins que réhabiliter la notion de sous-développement pour lui remettre les pupilles en face des orbites. Cher Compatriote, je t’autorise à utiliser cet article et tous les autres que je publierai comme support afin de faire passer le message. – Si tongana kékéréké, mbénizo a ga a tènè na môn : « La Centrafrique est en voie de développement » ; dô séssé na lo ; yoro mabôko na lè ti lo ; na tènè na lo : « vênè, so vênè, so kota vênè la. – Sigui na mbéti so, na mo dikô na lo ni. Na poko ni, sara photocopie ni, mouna lo titènè lo goué lo gbou litilo na ndouni ». - Il serait, en effet, salutaire de faire coïncider enfin les mots et les choses, de redonner à la situation centrafricaine son exacte dimension, d’éliminer une fois pour toutes, les possibilités de leurre. La République Centrafricaine, on le sait, n’est pas en voie de développement, loin s’en faut. Mais le pouvoir des mots est tel que la notion de « pays en voie de développement » encourage la répétition d’attitudes, de décisions, de comportements sans rapport aucun avec ce que l’indiscutable réalité commande de faire.

 

Le centrafricain de la Diaspora sait aujourd’hui que la vie « en métropole » n’est pas facile, et resterait volontiers au pays si les opportunités d’emploi ne s’étaient singulièrement réduites. Du coup, on rêve donc d’aller crapahuter ailleurs, faute de trouver à s’employer chez soi ou dans un pays voisin : les politiques africaines « d’africanisation » ne sont-elles pas les meilleures garants de la pérennité du discours xénophobe d’un Le Pen et de toute cette jeunesse anti-tiers-mondiste qui maintenant crie : « La Roumanie ou la Grèce avant la Tanzanie, la Somalie ou le Darfour ! » ? - Il faut donc se demander pourquoi les centrafricains préfèrent encore aller subir des vexations policières en France ou dans un autre pays occidental, plutôt que de rester en Afrique ou en Centrafrique. Sommes-nous masochistes ?

 

Après plus de 50 années d’indépendance, nous constatons avec fausse surprise et consternation l’effet dévastateur des politiques de développement conçues et pilotées depuis « la métropole » et approuvées par les gouvernements centrafricains successifs, au mépris des réalités socioculturelles et économiques locales. L’analyse  approfondie de l’état des lieux de la Maison  « Centrafrique » débouche sur ce constat amer :  - ces politiques venues d’ailleurs ont toujours été conçues pour résoudre les problèmes d’ordre idéologique, politique ou économique de l’occident et non ceux de la République Centrafricaine comme on a voulu le faire croire.

 

Jusque là,  les « experts » centrafricains impliqués ou non dans les différents programmes se croient obligés de mettre en veilleuse leurs convictions ou les adaptent aux idéologies de l’occident et peignent les réalités socioéconomiques locales en fonction des objectifs qui leurs sont imposés. A l’évidence, la satisfaction des intérêts particuliers prime car il faut bien mériter sa place dans la sphère où se partage « le gâteau national » ou encore la manne financière internationale, au détriment des populations qu’on est censé servir. – A cet effet, le pays est passé maître dans l’art de la démultiplication des séminaires, colloques, conférences, commissions, etc.…., où nos pseudo-experts viennent déverser leurs formules passe-partout et repartent avec de substantiels perdiem. Ceux qui s’aventurent dans un cheminement critique en osant une lecture froide de la situation désastreuse dans laquelle ces options de développement « importées texto » pourraient nous mener s’exposent au bannissement de la société « bien-pensante ».

 

La question qui s’impose est de savoir si cela constitue une véritable raison de baisser les bras ? - La réponse est NON. – D’ailleurs, cette réflexion sur le développement souhaitable en Centrafrique à l’horizon 2025/2030 a pour but, entre autres, de dire que nous savons ce qu’il nous faut faire et comment le faire afin de mettre les bases et d’amorcer notre modèle développement.

 

Je constate, avec regret, que mes compatriotes ont développé une attitude qui consiste non pas à s’interroger sur les erreurs successives commises pour être aujourd’hui à la traîne dans un monde en pleine évolution, mais à incriminer indifféremment la baisse des cours des matières premières, la traite négrière, la colonisation, la France, les puissances occidentales, les blancs, l’exploitation forcée ou non de notre sol et de notre sous-sol, etc., etc.….  - cette manière de se plaindre est tout simplement de la fuite en avant propre aux fatalistes et aux partisans du moindre effort. – Je me permet de leurs rappeler ceci : « Dans l’existence d’un Homme, rien n’est écrit d’avance, tout se construit au jour le jour. Le développement n’est pas entre les mains d’un destin aveugle ».

 

Les prétextes énumérés ci-dessus ne résistent pas à l’analyse critique. Il faut savoir que la baisse des cours de quelque produit que ce soit sur le marché international est inhérente à la surproduction ;  - par conséquent, celle des matières premières ne saurait échapper à cette règle. En outre, la colonisation et la traite négrière n’ont été possibles que parce que « l’Afrique était colonisable et vendable ». Enfin, l’exploitation de nos matières premières à notre défaveur s’est faite et continue à se faire jusqu’à ce jour de 2013, avec notre complicité, active ou passive, mais complicité quand même.

 

Il est grand temps que la République Centrafricaine s’embarque dans le train de la révolution du management qui nous conduira tout droit vers la société du savoir, du savoir-faire et du savoir-être (Lire aussi ce texte).

 

Il n’y a pas de raison valable à ce que les autres pays aient réussi leur développement alors qu’en Centrafrique nous sommes encore aujourd’hui incapable d’assumer notre développement, notre sécurité, notre autosuffisance alimentaire. Il n’y a pas de raison que certains pays d’Asie qui dans les années 60, partageaient le même niveau de développement que nous, -et qui de surcroît sont moins nantie que nous en matière de richesses du sol et du sous-sol,- soient entrain de réussir leurs plans de développements au moment où nous peinons à émerger du chaos par nos propres moyens.

 

L’état des lieux de la Maison Centrafrique nous oblige à reconnaître et admettre notre incapacité, jusqu’à ce jour de 2013, à adapter les techniques modernes à notre contexte socioéconomique. Tout cela doit changer, car nous n’acceptons plus, et la jeunesse centrafricaine et la nouvelle génération, arrivées en âge de comprendre et prendre les choses en mains n’acceptent plus d’être et de rester le pays de désolation, le pays de l’agonie qui figure à peine sur la carte géopolitique internationale (Lire aussi ce texte).

 

Dans cette lutte contre le sous-développement, il est de mon devoir de Moléngué ti kodro de prendre ma plume, mon micro, mon bâton de pèlerin et de faire comprendre au peuple tout entier que cette guerre ne peut-être gagnée en prenant une attitude statique comme nous le faisons depuis les années 1970. – Celui qui n’a plus l’initiative perd généralement ; - celui qui la conserve gagne habituellement. – En Centrafrique, cela fait des décennies que nous avons perdu l’initiative ; … voyez où nous en sommes aujourd’hui. – Le pilotage à vue et nos experts, hors hiérarchie de l’intérêt personnel, nous ont mis dans le ‘’Pourôu’’ !..... – Nous nous sommes laissés enfoncer, doucement mais sûrement, dedans jusqu’à la poitrine, même le menton est impacté ; l’indigestion, l’asphyxie et la mort lente dans la souffrance ne sont pas loin ; seuls nos bras et notre tête sont encore à l’air libre. - Alors retroussons nos manches, agrippons nous à l’espoir possible d’un mieux vivre ensemble qui nous tend la main, avec ce champ des possibles qui viennent de voir le jour depuis les évènements du 24 Mars et, surtout, depuis les différents Sommets de la CEEAC à N’Djaména, où nos Frères et Amis balisent le terrain, mettent des gardes fous afin de nous remettre les pieds à l’étrier dans les meilleures conditions potentielles. – A nous Centrafricains d’utiliser, désormais, notre matière grise pour trouver des solutions adaptées à nos besoins et manquements. Rebombons le torse et mettons nous résolument au travail avec pour objectif la croissance, le développement et la prospérité. – Il nous faut vite sortir de là et laver notre Dignité, notre Honneur et regagner le Respect des autres Nations.

 

Nous avons pris du retard, mais ce retard n’est pas irrattrapable. Il existe un certain nombre d’idées préconçues qu’il faut abandonner, certains actes à ne plus poser, des croyances à restaurer et des erreurs à corriger. - Notre devoir patriotique, que dis-je, c’est plus que du patriotisme, notre devoir de KOLI, de ZO so à ihnga ndo, de Moléngué ti Kodro aujourd’hui est de créer les conditions d’introversion de notre économie afin d’éviter la spirale infernale de la misère.

 

Cher Internaute et compatriote, merci d’avoir pris le temps de me lire. Avant de te coucher le soir, poses-toi la question : « Qu’ai-je Fais pour faire avancer Mon Pays aujourd’hui ? – Gui tênè ti ôkô bozo ti mbi la akè so mbi ? – Quel acte ai-je, directement ou indirectement, posé pour favoriser le bien-être des générations futures ? – L’avenir dans un « Mieux vivre ensemble en Centrafrique » a-t-il un jour fait partie ou fait-il encore partie de mes priorités au quotidien ? Wala mbi kê na vourou bê ti moléngué ti kodro, wala mbi kê na kota  bê ti yé ti séssé ???.....».

 

La jeunesse centrafricaine et la nouvelle génération, arrivées en âge de comprendre et prendre les choses en mains, en ont plus qu’assez d’appartenir à un pays complexé où la médiocrité occupe une place considérable;- cette jeunesse semi-lettrée écoute la radio et s’informe via d’autres médias et comprend mal que la Centrafrique reste à la traîne, alors que les autres avancent. Le peuple est mûr et a conscience qu’il faut agir, et que lui aussi devra agir et impulser une dynamique ; - Raison de plus pour que nous remettions maintenant tout sur la table et fassions un tri  (Voir aussi texte suivant).

 

Toutefois, souviens-toi qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire et qu’une action personnelle venant de toi, quel quelle soit, est espérée et attendue car : « Aucune Nation ne naît grande, les Grandes Nations sont l’œuvre de leurs citoyens ».La construction de notre Pays est l’affaire de TOUS.

 

Fin de la 2ème partie de la Réflexion N°03

 

CD. DARLAN

 

Consultant en Stratégies de Développement

 

E-mail : batir.rca@gmail.com

 

 
 
Le Développement Durable en RCA : Etat des lieux de la Maison Centrafrique (2/3)  Par Christian Dominique DARLAN
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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 13:49

 

 


 

 

RFI  dimanche 05 mai 2013 à 01:43

 

Le parquet de Bangui vient d'ouvrir une enquête pour violation des droits de l'homme à l'encontre de l'ancien président centrafricain François Bozizé, renversé le 24 mars par les ex-rebelles de la Seleka. C'est ce qu'a indiqué le ministre centrafricain de la Justice, Arsène Sendé.

 

« J'ai donné des instructions au procureur général près la Cour d'appel de Bangui, parce que des crimes et autres graves violations des droits humains ont été commis, et continuent de l'être, par l'ex-président François Bozizé, les éléments de sa garde rapprochée et certains de ses proches », a déclaré le ministre de la Justice Arsène Sendé.

 

Pour justifier cette procédure, le ministre centrafricain de la Justice a évoqué « des assassinats, des arrestations, séquestrations, détentions arbitraires et tortures, des destructions et incendies des maisons d'habitation, des enlèvements, exécutions sommaires et extrajudiciaires, l'incitation à la haine et au génocide, les crimes économiques, et des actes de nature à compromettre la paix civile ».

 

Il a également accusé la garde rapprochée de François Bozizé, dirigée par Eugène Ngaïkosset, d’avoir commis 119 assassinats. Garde rapprochée de l’ancien président que le ministre de la Justice a également accusé d’avoir tué une dizaine de personnes pour leur appartenance supposée à la Seleka, le 23 mars dernier, veille de la prise de Bangui par la coalition d’ex-rebelles.

 

Le cas de Charles Massi évoqué

 

Arsène Sendé accuse également la garde rapprochée de François Bozizé de la mort du colonel Charles Massi, chef de la Convention des patriotes pour la justice et la paix, qui a été « arrêté en début 2010 au Tchad et remis aux autorités centrafricaines, puis exécuté par la garde rapprochée du président Bozizé », a affirmé le ministre de la Justice.

 

 

Il y a deux semaines, le nouvel homme fort de Bangui, Michel Djotodia avait accusé les partisans de François Bozizé de vouloir « une guerre civile » et d’avoir tué des éléments de la Seleka.

 

Depuis le coup d'Etat du 24 mars, la Seleka peine à rétablir l’ordre dans « Bangui la coquette ». Pillages, exactions, les habitants vivent toujours dans la peur.

 

Interviewé le 6 avril par RFI, alors qu'il avait trouvé refuge à Yaoundé, l'ex-président centrafricain accusait alors le Tchad d'avoir orchestré le coup d'Etat, et exigeait d'être rétabli dans ses fonctions. Il réclamait également des élections dans les plus brefs délais.

 

Lévy Yakété   Porte-parole du président déchu François Bozizé

 

« Le président Bozizé est serein, il considère cette plainte comme un non-événement ».

 

RCA : enquête ouverte contre l'ex-président François Bozizé pour violation des droits de l'homme
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