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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 21:29

 

 

 

 

 

 

RFI  mercredi 25 décembre 2013 à 14:54

 

En ce jour de Noël, Monseigneur Antoine Koné, évêque d'Odiénné, dans le nord-ouest de la Côte d'Ivoire, interpelle les religieux qui servent des intérêts politiques en relayant des discours dangereux au lieu de travailler à la paix. Ces discours, qui jouent sur la fibre tribale, communautaire, il les entend aussi ailleurs, en Centrafrique.

 

RFI : Le mois dernier, vous avez épinglé dans une homélie les religieux qui se laissent emporter par les politiciens qui battent le tambour macabre du tribalisme. Pourquoi ce coup de colère ?

 

Monseigneur Antoine Koné : Parce que je me rends compte que les choses n’avancent pas. Nous continuons à nous comporter comme avant la crise. Les religieux doivent être comme des guetteurs, pour dire au peuple qu’il faut faire attention, pour ne pas revenir à nouveau à ces discours qui ont fait tant de mal à la Côte d’Ivoire. Je vois qu’ils ne font pas leur travail comme il se doit.

 

Vous avez l’impression que certains sont otages de discours politiques ethnicistes ?

 

Très exactement. Je le sens. Parce que si les religieux avaient voulu, nous serions déjà parvenus à la réconciliation. Je me rends compte que nous en sommes à nous adonner à la superstition, faisant croire que ce qui nous est arrivé est une fatalité, alors qu’il s’agit de reconnaître que nous avons fait une sortie de route terrible et que nous avons à nous convertir pour que nous ayons un autre regard sur le frère, sur la sœur.

 

Vous avez déclaré dans cette homélie prononcée en novembre : « Il n’y a, ni Yacouba, ni Malinké, ni Sénoufo ». Ce sont des termes que vous entendez dans la bouche des religieux ?

 

Oui ! Vous voyez que le religieux, quand il ne fait pas attention, pense dire la parole de Dieu, mais il ne sait pas qu’il bat le tambour de telle ou telle chapelle politique. Les témoins de la haine tribale sont toujours en train de rôder autour. Il faudrait que les religieux soient mis en garde, pour ne pas se faire prendre dans le piège de ces discours xénophobes.

Qu’est-ce qui fait que ces discours reviennent ? Et qu’est-ce qui fait que l’on n’arrive pas à aller au-delà, aujourd’hui, en Côte d’Ivoire ?

 

Parce que les gens n’arrivent pas, je pense, à panser leurs plaies. En 1999, je l’avais déjà dit. Dans chaque pays, il y a un Rwanda et un Burundi cachés. Je pense que les jeunes n’ont pas saisi le message. Et voilà que nous en sommes arrivés là.

 

Est-ce que les hommes politiques sont effectivement les premiers responsables de ces dérives ?

 

Oui, la tentation de se servir et de servir ses frères nous guette tous. Personne n’est à l’abri de cela. Si, en son temps, Laurent Gbagbo a été gagné par cet ethnicisme-là, ça ne voudrait pas dire que les autres ne puissent pas, aujourd’hui, se trouver piégés. C’est pourquoi nous devons dire : "Attention. Ne recommençons pas !"

 

En Guinée, pas loin de la ville d’Odienné, où vous vous trouvez, les dernières législatives ont montré qu’il y avait eu un vote largement communautaire. Comment expliquer que l’ethnie, le groupe social, devienne de plus en plus l’unique référent ?

 

Il me semble que nous ne sommes pas encore parvenus à l’Etat-Nation. Nous sommes encore autour de nos tribus, de nos familles culturelles... Il y a un repli identitaire qui vient trop vite dans nos comportements, dans nos réflexes. Je pense qu’il faudrait sortir un carton rouge à l’égard de chaque politicien qui voudrait effectivement jouer avec l’élément religieux. Le cas de la Centrafrique, vous voyez où nous en sommes..

.

Justement, pour parler de la Centrafrique… Quel regard portez-vous sur la situation dans ce pays où les musulmans crient à la discrimination, où une vraie défiance s’est installée entre des communautés qui, jusque-là, vivaient ensemble ?

 

Mais je vois là l'influence du politicien. Sinon, on ne peut pas comprendre que des gens aient vécu ensemble comme des frères et des sœurs et que, brusquement, ces personnes commencent à se regarder en chiens-de-faïence.

 

L’argument religieux sert d’autres intérêts ?

 

Je pense qu’il y a tous les intérêts en jeu, des intérêts inavoués. Et donc, on amène le peuple à s’autodétruire. Et, pendant ce temps, on profite effectivement de cette situation de trouble dans laquelle on met le peuple.

 

Les représentants des communautés chrétiennes, musulmanes et protestantes ont pourtant multiplié les appels au calme. Mais on a l’impression que leur parole n’a plus de prise sur les populations...

 

Je pense que la réconciliation ne se décrète pas. C’est au niveau comportemental que cela se joue. Le plus souvent, chez nous, on s’adonne trop aux discours. Mais le discours est loin de la réalité que vit le peuple.

 

L’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga a dit : « Je crains que mon autorité morale ne soit plus suffisante pour faire tenir la digue, car les gens ne sont plus prêts à pardonner. » Comprenez-vous cet état d'esprit ?

 

Je comprends. Je l’avais déjà dit dans une homélie : nous avons beaucoup baptisé sur notre terre, mais nous n’avons pas eu beaucoup de chrétiens. Parce qu’une chose est d’avoir les églises remplies ou d’avoir les mosquées pleines, une autre chose est d’être des vrais musulmans ou des vrais chrétiens !

 

Je pense que ce que nous vivons actuellement doit nous interpeller et nous amener à revoir notre manière de catéchiser nos peuples. Il va falloir passer à une nouvelle évangélisation. Une nouvelle manière de voir l’islam, car il semble que nos discours sont des discours inadaptés. Nous devons le savoir.

 

Lu pour vous : Monseigneur Koné sur RFI: «Il y a un repli identitaire» en Côte d'Ivoire
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Centrafrique-Presse.com
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 21:23

 

 

 

 

 

 

http://www.lesinrocks.com  par Juan Branco

 

le 25 décembre 2013 à 17h35

 

A Bozoum, dans le nord-ouest de la République centrafricaine, la situation s’était apaisée depuis deux mois. Mais après un retrait prématuré de l’armée française, la mort a fait son retour. Récit de notre reporter.

 

[Depuis Bouar (nord-ouest) et Bangui] Hier, veille de Noël, au moins dix personnes sont mortes à Bozoum, au nord-ouest de la Centrafrique. Dix personnes lointaines, invisibles, sans nom, dont la disparition aurait pu être considérée comme une petite vaguelette dans un océan de violence, une fatalité comme une autre. Dix morts au cœur du néant qui ne devaient pas faire événement – que l’on n’aurait même pas du voir. Dix morts pourtant que nous avons vues – et qui ne doivent rien à la fatalité. Une semaine avant ces morts, le général Francisco Soriano, responsable des forces françaises déployées en Centrafrique, avait décidé de faire de Bouzoum un symbole. Les autorités religieuses y avaient obtenu par leurs médiations successives une paix précaire. Il n’y avait plus de violences depuis la fin octobre, malgré la présence d’un important contingent d’anti-balaka et de membres de la Seleka. La France a décidé de le faire savoir. Dix personnes l’ont payé de leur vie.

 

Explications.

 

Le 20 décembre, dans le cadre d’une conférence de presse, le Général Soriano annonce fièrement qu’il fera de la réussite de Bozoum un modèle et un exemple à suivre, notamment à Bossangoa – préfecture du nord marquée par des violences quotidiennes malgré la présence des forces françaises. Une grande opération de communication pour vanter cette réussite est lancée avec mobilisation d’un escadron et d’importants moyens logistiques. Les forces en présence, les autorités locales et les populations sont soulagés par une initiative qui leur permettra de mettre en œuvre le plan de désarmement négocié depuis plusieurs mois et maintenu en attente depuis. Le Général en personne fait le déplacement depuis Bangui en hélicoptère, accompagné de journalistes qui ne partent plus dans le Nord qu’avec les forces françaises. Ceux-ci relayeront largement la success-story avant de repartir dans la journée. Mais, malgré les suppliques des religieux présents sur place, loin d’installer une force permanente, les Français plient eux aussi bagage après à peine quatre jours. Les anti-balaka, qui avaient commencé à désarmer, et les membres de la Seleka, qui avaient accepté un cantonnement volontaire sous condition de la venue d’une force exogène neutre, sont sidérés. Le 21 décembre le Père Aurelio, missionnaire vivant à Bozoum, écrit dans son journal :

 

“Les militaires français partent ! Ils devraient être remplacés par les camerounais, mais quand ? Ce matin, il y a déjà les Seleka qui recommencent à faire leurs gaffes : je dois descendre en ville parce qu’ils ont arrêté un jeune, et je le fais libérer. Ça va durer jusqu’à quand ?”

Il n’a plus écrit depuis.

 

Trois jours pour ruiner des mois d’efforts

 

Après deux mois d’accalmie, trois petits jours après l’opération de communication de l’armée française auront suffi pour ruiner les mois d’efforts des populations locales. Trois jours pour que la confiance soit rompue et la mort fasse son retour dans la ville de Bozoum. Les anti-balaka, armés de fusils de chasse, gris-gris, et machettes, ne croyant plus aux promesses des religieux, attaquent les membres de la Seleka présents dans la ville. Bien moins nombreux, bien mieux armés, ces derniers se lancent dans de violentes représailles qui durent encore.

 

A l’heure où nous écrivons ces lignes, des tirs se font encore entendre dans la ville vide tandis que les corps jonchent les rues adjacentes à la place du village. Trois cent maisons ont été incendiées aux alentours. Les populations chrétiennes ont passé la nuit de Noël réfugiées dans l’église, les populations musulmanes sur la route, protégées par un contingent tchadien. Un convoi de l’ONU arrivé le jour même pour relancer les opérations humanitaires a été évacué dans la foulée sous les tirs. A Bangui, on leur avait assuré que les gilets pare-balles ne seraient pas nécessaires. Mais les rondes des hélicoptères français ne dissuadent plus personne – et la présence discontinue de ses troupes déstabilise plus qu’elle ne sécurise. Déjà, le long de la route vers Bouar, capitale de la province, des villages vides et des maisons brûlées avaient fait leur apparition. Sur l’axe “le plus sécurisé” du pays selon le général Soriano, le seul qui relie Bangui au Nord du pays et au Cameroun, les barrages se comptent par dizaines.

 

Une foule armée de kalachnikovs, de machettes et d’arcs

 

La dégradation de la situation est visible sur l’ensemble de cet axe. Ce même soir de Noël, au retour de la région, à l’entrée de Bangui, deux véhicules de l’Unicef dans lesquels nous nous trouvions ont été attaqués. Suite aux rumeurs annonçant une offensive anti-balaka dans la capitale, près d’une demi-douzaine de barrages avaient été installés par les habitants musulmans des faubourgs de la capitale, bloquant la seule entrée de la ville.

 

A la vue des 4×4 blancs, une foule armée de kalachnikovs, de machettes et d’arcs a entouré les véhicules, les forçant à faire marche arrière, tandis que des détonations se faisaient entendre des deux côtés de la route. Malgré leurs tentatives, les blindés de l’ONU ne réussiront pas à sortir de Bangui pour venir nous escorter, tout comme les forces françaises, qui refuseront d’intervenir au sol de peur de “provoquer un massacre”. Alors qu’un héliportage est envisagé, c’est seulement à la nuit tombée qu’un convoi camerounais de la Misca revenant de Bossangoa – dans le cadre d’une opération d’exfiltration de la préfète – réussira à nous évacuer, négociant longuement notre passage à chaque barrage auprès de miliciens armés et visiblement nerveux.

 

A l’entrée de la capitale du pays, au soir de Noël, il aura fallu trois heures et une grande dose de chance pour permettre à deux employés de l’Unicef et à un journaliste d’entrer dans la ville. Trois heures pendant lesquelles l’armée française n’aura pas trouvé les moyens de dégager sans dommages la seule entrée de Bangui pour laisser passer un convoi rempli de médicaments. Trois heures pendant lesquelles des civils auront pris pour cible un convoi de l’Unicef et menacé de tuer ses occupants, dont deux Centrafricains. Le lendemain, sur le bord de cette même route, des morceaux de corps de musulmans découpés à la machette seront visibles toute la matinée.

 

A partir de demain, les troupes tchadiennes de maintien de la paix de la Misca – qui ont tiré sur leurs acolytes burundais la veille – seront redéployées de Bangui vers le nord du pays – où elles pourront tuer et piller en toute impunité. Peut-être un contingent sera-t-il déployé à Bozoum. Là où le niveau d’urgence humanitaire vient d’être fixé par l’ONU au même niveau qu’en Haïti au lendemain du tremblement de terre. La messe de Noël n’y a pas été dite et les téléphones ne répondent plus. Faute d’autorisation de ramassage de la part de la Seleka, dix corps au moins jonchent toujours les rues.

 

Lu pour vous : Centrafrique : l’erreur française à Bozoum
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Centrafrique-Presse.com
25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 21:12

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Non à la Partition de la République Centrafricaine !

 

La République Centrafricaine, anciennement Oubangui-Chari, l'un des rares pays d'Afrique a avoir une langue nationale, le Sango, parlé sur l'ensemble du Territoire National, dont le Président Fondateur, Barthélémy BOGANDA, Père de zo kwé zo :

 

Tout être humain a droit à la vie et à la dignité ! ne saurait tolérer toute velléité de scission.

 

Jamais ! Le Peuple Centrafricain, debout comme un seul homme ne permettra au Président de Transition Michel DJOTODIA par la voix de son conseiller spécial Abakar SABONNE de diviser la République Centrafricaine ! Notre Pays demeure et demeurera une République, une et indivisible !

 

Les propos de monsieur Abakar SABONNE lèvent le voile sur les obscurs projets de la SELEKA, une coalition des forces hétéroclites, qui, faute de pouvoir faire de la République Centrafricaine, un État islamique, est aujourd’hui contrainte par la résistance héroïque des Centrafricains, à vouloir la partition du Pays.

 

Les auteurs des crimes contre l'humanité au sein de la SELEKA et porteurs de ce projet macabre de division, doivent répondre devant la Justice internationale.

 

L’Union des Démocrates Centrafricains (UDECA) condamne avec la plus grande fermeté, le sinistre projet de partition de la République Centrafricaine de la part de certains de nos compatriotes égarés et frustrés par une défaite annoncée, et, renouvelle son attachement aux grands idéaux de l’unité nationale de son fondateur Barthélémy BOGANDA.

 

Fait à Mauléon-Licharre le 25 décembre 2013

 

Président de l'Union des Démocrates Centrafricains (UDECA)

 

Faustin ZAMETO MANDOKO

Propos sécessionnistes de Sabone : Condamnation de l'UDECA
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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 21:05

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE

 

 

La fédération de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) de France-Europe-Asie a suivi avec stupéfaction la déclaration du conseiller à la Présidence centrafricaine, Abakar SABONE qui consistait à « demander la sécession de la République centrafricaine en deux : le Nord et le Sud » (sic).

 

Cette déclaration de M. SABONE constitue par sa nature une atteinte manifeste à l’intégrité territoriale de la RCA, pays de BOGANDA.

 

Ainsi, la CRPS France-Europe-Asie condamne avec énergie cette volonté antinationale et scissionniste de ce Conseiller de la République ;

 

Elle lui rappelle que la République Centrafricaine est UNE ET INDIVISIBLE ;

 

Elle demande au Président de la transition, Michel Djotodia de condamner ces propos car lors de sa prise de fonction, celui-ci avait prêté serment en ces termes :«…JE JURE DEVANT DIEU ET DEVANT LA NATION D'OBSERVER SCRUPULEUSEMENT CHARTECONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION, DE GARANTIRL'INDEPENDANCE ET LA PERENNITE DE LA REPUBLIQUE, DESAUVEGARDER L'INTEGRITE DUTERRITOIRE, DE PRESERVER LA PAIX, DE CONSOLIDER L'UNITENATIONALE, D'ASSURER LE BIEN-ETRE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, DE REMPLIR CONSCIENCIEUSEMENT LES DEVOIRS DE MA CHARGE SANS AUCUNE CONSIDERATION D'ORDRE ETHNIQUE, REGIONAL, RELIGIEUX OU CONFESSIONNE...»

 

Elle exhorte le peuple centrafricain à demeurer toujours vigilant face aux tentatives de déstabilisation de la RCA par des prédateurs avérés.

 

Fait à Paris le 23 décembre 2013

 

Pour le Bureau Fédéral

 

Daniel Makouri Kiwi

Propos sécessionnistes de Sabone : Condamnation de la CRPS France Europe
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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 20:56

 

 

 

 

 

 

Dans sa déclaration à la presse du 22 décembre 2013, Abakar Sabone, ancien chef rebelle et actuel Conseiller du Président Djotodia, a envisagé la partition du pays en deux : une partie Nord musulmane et une partie Sud chrétienne.

 

Si une telle déclaration lâchement sécessionniste sur une base religieuse, sans précédent dans l’histoire du pays de BOGANDA, a réussi à capter l’attention des médias, elle ne correspond en rien à la réalité multiconfessionnelle de la République Centrafricaine et ne fait que participer à la confusion et au flou habilement entretenus par le pouvoir au lendemain de l’opération Sangaris pour faire oublier sa responsabilité pleine et entière dans les atrocités commises depuis le 24 mars 2013 par l’attelage Séléka majoritairement composée de mercenaires musulmans sur la population Centrafricaine.

 

Le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) tient à marquer sa totale opposition à cette velléité séparatiste qu'il condamne avec la plus grande fermeté.

 

Le PARC attire l’attention des oripeaux du pouvoir à tout faire pour mettre fin à de telle déclaration qui risque de mettre en péril l’unité nationale.

 

Fait à Baltimore, le 24 décembre 2013

 

Pr. Gaston Mandata N'Guérékata,  

 

Président du PARC

COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARC
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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 18:16

 

 

 

 

 

 

M.G. avec AFP   Le 24/12/2013 à 16:39

 

Les équipes de Médecins sans Frontières ont pris en charge près de 200 blessés ces quatre derniers jours à Bangui, capitale de la Centrafrique, où un regain de violence a également provoqué le déplacement de milliers de personnes, a annoncé mardi l'ONG humanitaire.


Depuis le 5 décembre, ce sont quelque 400 blessés soignés dans la capitale par MSF: près de 300 atteints par des balles, plus d'une centaine blessés à l'arme blanche, a précisé l'ONG à Paris.

    
Dans un texte mis en ligne sur son site, MSF rappelle que la capitale centrafricaine a "renoué avec la violence" le 20 décembre, "alors que les forces internationales tentaient de désarmer les groupes armés et qu'un calme précaire régnait sur Bangui".
    
Le 20 décembre, "nous avons reçu 49 blessures par balle, et maintenant nous continuons à en recevoir environ 15 par jour", précise dans ce texte Jessie Gaffric, coordinatrice du projet MSF à l'hôpital communautaire, le principal hôpital de Bangui.
    
En quatre jours, MSF dit avoir reçu près de 200 blessés et ajoute que cette nouvelle vague de violence a "incité des milliers de personnes à fuir et à venir gonfler les différents camps de personnes déplacées", où les conditions de vie sont déplorables.

Centrafrique : près de 200 blessés ces quatre derniers jours, selon MSF
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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 17:39

 

 

 

 

 

 

http://observers.france24.com/fr   24/12/2013 / CENTRAFRIQUE

 

Les violences entre des rebelles de l’ex-Séléka, de confession musulmane, et les milices chrétiennes anti-balaka plongent chaque jour un peu plus la Centrafrique dans le chaos. C’est dans ce contexte que notre Observateur, prêtre à Bozoum, dans l’ouest du pays, s’apprête à tenir les célébrations de Noël, a minima.

 

 À Bozoum, comme dans la capitale Bangui où un couvre-feu a été instauré, les messes de minuit se tiendront dans l’après-midi par mesure de sécurité.

 

Déjà l’an dernier, Noël avait été difficile car les rebelles de l’ex-Séléka avaient entamé leur marche. Et aujourd’hui, après une année de leurs exactions, les gens sont vraiment épuisés. Les dernières semaines ont été particulièrement difficiles. Beaucoup de personnes ont été déplacées. Deux mille hommes, femmes et enfants ont trouvé refuge dans notre mission catholique. Ce sont des chrétiens, mais nous essayons aussi de faire venir des déplacés musulmans, car nous avons encore de la place ici.

 

Nous allons faire notre messe de minuit en fin d’après-midi car personne ne sort tard le soir en ce moment, c’est trop dangereux. Nous avons ce qu’il faut, les hosties, la calice, mais ce ne sera bien sûr pas un Noël comme les autres. Noël, c’est la fête des lumières, de la paix … alors à un moment où tant de gens prennent les armes, c’est un peu étrange. Mais c’est d’autant plus important de rappeler que nous sommes tous frères, ainsi que d’essayer de faire en sorte que les enfants vivent un moment de tranquillité.  On va par ailleurs essayer de faire des repas un peu plus copieux grâce aux aides du Programme alimentaire mondial. Moi, je vais essayais de faire des raviolis.

 

"Quand les troupes françaises sont arrivées, c’était comme un Noël pour nous"

 

La ville de Bozoum a été particulièrement tourmentée ces derniers temps . Nous avions bon espoir que la situation se stabilise quand les forces françaises sont arrivées – ce jour-là, c’était comme si c’était Noël, tout le monde était joyeux dans la mission. Mais elles ne sont restées à Bozoum que quatre jours, et sont reparties vendredi. Depuis, les tensions ont repris le dessus. Les ex-Séléka contrôlent toujours la ville, mais des anti-balaka sont positionnés tout autour. Hier, un petit groupe d’anti-balaka a attaqué des ex-Séléka. Les échanges de tirs ont duré toute la journée.

 

Nous craignons maintenant une plus grande offensive. Les deux côtés sont mal organisés, et il y a peu de respect pour les hiérarchies. Par exemple, hier, durant les combats, deux rebelles ex-Séléka sont venus à la mission pour me menacer, avant de repartir. Ils ont fait cela pour marquer leur territoire. Je me suis plaint à leurs responsables, qui se sont excusés. Mais on doit rester sur nos gardes, car ces électrons libres ne sont pas contrôlables. Pour Noël, tout ce que l’on souhaite, c’est qu’il n’y ait pas de tirs.

 

Triste Noël en Centrafrique : "On souhaite juste qu’il n’y ait pas de tirs"
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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 16:18

 

 

 

 

 


BANGUI - AFP / 24 décembre 2013 14h30 -  Le président centrafricain Michel Djotodia a lancé mardi un nouvel appel à la paix, et interdit tout manifestation illégale à Bangui, accusant le président déchu François Bozizé d'être derrière les massacres perpétrés ces dernières semaines dans le pays.


Aimez-vous les uns les autres! On retrouve ça dans la bible et le coran, a expliqué dans un long plaidoyer le président Djotodia, au cours d'une conférence de presse organisée à sa résidence du camp militaire de Roux.


Le Premier ministre Nicolas Tiangaye, et les trois leaders religieux du pays, le pasteur Nicolas Grekoyame, l'archevêque Dieudonné Nzapalainga, et l'imam Oumar Kobine Layama étaient présents à ses côtés.


M. Djotodia, arrivé au pouvoir en mars 2013 à la tête de la rébellion de la Séléka (coalition à dominante musulmane venue du nord du pays), a accusé le président déchu François Bozizé (aujourd'hui en exil) et ses complices d'être derrière ceux qui égorgent, massacrent des Centrafricains innocents, alors qu'eux-mêmes se trouvent à l'abri à l'étranger.


Il a sévèrement désavoué les propos de son conseiller Abakar Sabone, ancien chef rebelle qui avait évoqué dimanche une sécession prochaine entre le nord et le sud de la Centrafrique si les violences ne cessaient pas.


M. Sabone a fait ses déclarations de sa propre initiative. Un tel comportement mérite une sanction sévère, je ne vais pas pardonner cela. La Centrafrique est une et indivisible!, a martelé le président de transition, censé quitter le pouvoir avant l'organisation d'élections début 2015.


Il a par ailleurs annoncé l'interdiction de toute marche illégale dans la capitale, et condamné les manifestations désordonnées et non-autorisées qui attisent la haine.

Revenant sur les tirs fratricides qui ont opposé lundi soldats tchadiens et burundais de la force africaine (Misca), le président Djotodia a assuré que le contingent tchadien n'était pas impliqué. C'est faux. Les deux troupes ont été attaquées par les anti-balaka, les milices d'auto-défense chrétiennes, a-t-il affirmé.


La polarisation sur les troupes tchadiennes est un faux problème, a réagi à ce propos le Premier ministre Tiangaye, alors que de nombreux Centrafricains reprochent aux troupes de N'Djamena d'être complices de l'ex-Séléka.


Les troupes tchadiennes sont là dans un cadre communautaire et travaillent dans le cadre d'un mandat. En tant qu'Etat, nous n'avons pas à formuler un quelconque jugement de valeur, a-t-il commenté, faisant état par ailleurs de la mort de 58 ressortissants tchadiens, dont un soldat de la Misca, durant les récents évènements.

M. Tiangaye a par ailleurs défendu l'action des 1.600 soldats français de l'opération Sangaris, qui intervient depuis le 5 décembre en RCA au côté de la force africaine pour tenter de rétablir la paix dans le pays.


La mission de la Misca et de Sangaris est de désarmer tout le monde. Il n'est pas dans la vocation de Sangaris de désarmer uniquement les ex-Séléka et de laisser les anti-balaka, a-t-il rappelé.


De nombreux musulmans accusent l'armée française de partialité dans ses opérations de désarmement, lui reprochant de ne neutraliser que les ex-Séléka.


Le Premier ministre a par ailleurs promis pour les prochains jours la formation d'un nouveau gouvernement, critiquant certains ministres actuels qui ne fichent rien.

MM. Tiangaye et le président Djotodia ont critiqué la couverture des évènements en cours par les médias internationaux, les accusant d'exagérer la dimension religieuse du conflit.



(©) 

 

NDLR : Selon nos informations de sources dignes de foi, un décret présidentiel devait relever aujourd'hui même de ses fonctions de Conseiller, Abakar Sabone, l'auteur des propos sécessionnistes qui ont déclenché un véritable concert de condamnation et d'indignation.

 

Centrafrique : le président Djotodia lance un nouvel appel à la paix
Centrafrique : le président Djotodia lance un nouvel appel à la paix
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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 13:34

 

 

 

 

 

 

RFI  mardi 24 décembre 2013 à 07:07

 

La Misca, la force africaine en Centrafrique, a ouvert une enquête après la mort d'au moins une personne, mardi, lors d'une manifestation contre la présence des militaires tchadiens. Ceux-ci ne seront bientôt plus en charge de la sécurisation de Bangui, mais seront envoyés dans le nord du pays. Le général Martin Tumenta Chomu, chef militaire de la Misca, assure que cette réorganisation est menée pour « plus d’efficacité ».

 

« La sectorisation de la ville de Bangui est en cours. Bangui est sectorisée de manière à être occupée, d’ici peu, par les troupes burundaises et les troupes congolaises. Les forces tchadiennes de la Misca vont recevoir un secteur qui est plus au nord, tout comme d’autres troupes », a affirmé à RFI le général Martin Tumenta Chomu, chef militaire de la Misca. Il a également insisté sur le fait que les troupes tchadiennes n’étaient pas les seules à être concernées par cette réorganisation, puisque « les troupes camerounaises, par exemple, ont également un autre secteur ». Il a précisé que, « ni les troupes camerounaises, ni les troupes tchadiennes ne vont se retrouver dans la ville de Bangui d’ici peu ».

 

Interrogé sur le lien entre cette réorganisation de la Misca et l’hostilité d’une partie de la population de Bangui vis-à-vis des troupes tchadiennes, le chef de la Misca a assuré qu’il n’y a « qu’un seul objectif et c’est de pouvoir efficacement prendre des positions sur la ville de manière à ramener les populations tout près des militaires, de manière à ce que les populations se sentent plus sécurisées ». Un objectif de meilleure coordination des différents contingents africains présents au sein de la Misca qui a également pour but de « pouvoir efficacement soutenir les militaires de l’opération Sangaris » française.

 

Général Martin Tumenta Chomu   Chef de la Misca en RCA

 

« Il n'y a qu’un seul objectif et c’est de pouvoir efficacement prendre des positions sur la ville de manière à ramener les populations tout près des militaires, de manière à ce que les populations se sentent plus sécurisées. »

Centrafrique : les troupes tchadiennes vont quitter Bangui
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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 12:05

 

 

 

 

 

 

http://www.jolpress.com

 

Alors que la tension s'aggrave en Centrafrique, un ancien ministre musulman a affirmé que le nord du pays pourrait être amené à demander son indépendance. Le pays serait alors coupé en deux, au sud la majorité de chrétiens, au nord la minorité de musulmans.

 

La situation semble se compliquer dans la capitale centrafricaine. Dimanche 22 décembre, au cours d'une opération de désarmement dans un quartier nord de Bangui, trois anciens rebelles de la Séléka auraient été tués. Immédiatement, les musulmans s'en sont pris aux forces françaises intervenues dans le cadre de l'opération Sangaris et se sont réunis pour manifester leur colère contre ce qu'ils estiment être de la partialité de la part des Français en faveur des chrétiens.

 

Le nord musulman voudrait son indépendance

 

Rassemblés dans le centre-ville de la capitale, ils étaient plusieurs milliers à marcher, armés de pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Hollande criminel ! », ou encore « Non à la France ! » avant de se diriger vers le quartier musulman PK5.

 

Le même jour, en fin d'après-midi, un ancien ministre se présentant comme porte-parole de la communauté musulmane et des ex-rebelles a fait une déclaration surprenante qui devrait aggraver la tension de ces derniers jours.

 

« Dans un délai d'une semaine, nous allons prendre la décision, tous les nordistes musulmans, de demander la sécession de la République centrafricaine en deux : le Nord et le Sud », a ainsi déclaré Abakar Sabone, ancien ministre du Tourisme et chefs d'une des factions de la Séléka.

 

Une déclaration non-officielle et dont le président actuellement en fonction, Michel Djotodia, n'avait visiblement pas été informé.

 

Un enjeu ethnique autant que religieux

La Centrafrique – 4,5 millions d’habitants – est principalement composée de chrétiens qui constituent 80% de la population et qui cohabitent avec 10% de musulmans et 10% d’animistes. Au-delà de ces différences religieuses, la Centrafrique est également un conglomérat de tribus qui se partagent un territoire vaste de 623 000 km².

 

« Comme quasiment partout en Afrique, le problème est d’abord ethnique », estime ainsi l’africaniste Bernard Lugan sur son blog.

 

« L’histoire de la RCA depuis l’indépendance est rythmée par l’alternance de  cycles ethno-politiques conflictuels qui donnèrent tour à tour le pouvoir à des populations originaires des grandes régions du pays [...] En RCA où, une fois encore, la longue histoire explique les événements contemporains, l’intervention militaire trop tardive ne réglera pas le problème de fond », ajoute-t-il encore.

 

« La seule solution qui sera proposée par la France sera une nouvelle fois un processus électoral, donc une ethno-mathématique, qui redonnera le pouvoir aux plus nombreux, donc aux peuples de la savane. Les ‘gens du fleuve’ au sud et les nordistes seront automatiquement perdants car minoritaires, ce qui sera la cause de futurs conflits », indique-t-il encore.

 

Un affrontement social

 

Une thèse qui n’est pas partagée par tous les spécialistes de l’Afrique. « Ce n’est pas du tout un affrontement ethnique, contrairement à tout ce qui a été dit dans les médias », estime pour sa part Jean-Loup Amselle, anthropologue africaniste interrogé cette semaine sur le plateau de l’émission 28 Minutes, sur Arte.

 

« C’est un affrontement religieux [...] et c’est presque un affrontement de classe entre les bases populaires chrétiennes et cette espèce de ‘bourgeoisie’ de commerçants (principalement des musulmans, ndlr) », explique-t-il encore, avant d’ajouter : « En général, on analyse tous les conflits qui se déroulent en Afrique comme des affrontements ethniques, or ce n’est pas du tout le cas ».

 

Dans le cas actuel, il semble que le religieux se mêle à l'ethnique pour créer un foyer sécessionniste composé de musulmans lassés de ne pas être partie prenante de la politique centrafricaine. Une équation qui compliquera fortement l'action pacificatrice de la France et de la force africaine sur place.

 

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