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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:34

 

 

 

 

 

PARTI POUR LA RENAISSANCE CENTRAFRICAINE

Patrie - Paix - Progrès

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Réf. 22-06-2013/001/COM/PARC/BE/Récépissé de déclaration

 

En date du 17 juin 2013, le Directeur Général de l'Administration du Territoire et de la Décentralisation a donné sous le numéro 004/MATDR/DIRCAB/DGATD/DAPA/SAP récépissé de la déclaration en date du 03 avril 2013 faisant connaître la constitution du PARTI POUR LA RENAISSANCE CENTRAFRICAINE (PARC).

 

Cet acte marque le point de départ du processus de reconnaissance par les autorités centrafricaines compétentes de ce nouveau Parti, qui a pour vocation de rassembler les Centrafricaines et Centrafricains autour des valeurs de la démocratie, de l'amour de leur pays, de la paix, de la justice, de la fraternité, et des libertés et droits de l'homme.

 

L'assemblée constituante du PARC a décidé de la composition des membres du Bureau Politique National Provisoire comme suit :

 

                - Président : M. Michel LAGUERRE

                - Vice-Président : M. François MBOLIDI

                - Secrétaire Général : M. Crépin Aristide FOUKPIO

                - Trésorière Générale : Mme Marie-Noëlle SODJI

 

L'assemblée constituante a confié par ailleurs, au Professeur Gaston MANDATA N'GUEREKATA et au Bureau Politique National Provisoire, la mission de coordonner la mise en place du Parti, aussi bien du point de vue juridique et administratif que celui de son implantation sur toute l'étendue du territoire national.

 

Fait à Fort-de-France, le 22 juin 2013

Pour le Bureau Politique National Provisoire, par ordre

 

Le Vice - Président

 

 

Dr François MBOLIDI

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:26

 

 

 

 

RFI  dimanche 23 juin 2013 à 04:27

 

Conséquence de la crise en Centrafrique, le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) estime dans son dernier rapport que 484 000 personnes dans le pays sont en situation d'insécurité alimentaire.

 

Les équipes qui ont effectué l'évaluation de la situation alimentaire ont visité 60 sites en République centrafricaine. Certaines familles ont perdu leurs réserves de nourriture ou du bétail en raison des pillages de la Seleka.

 

La crise prolongée a conduit à une perte de moyens de subsistance. Elle a désorganisé les marchés qui reprennent lentement, mais avec moins de produits alimentaires et des prix plus importants. Le rapport de l’OCHA pointe « un risque élevé » de crise nutritionnelle pendant la période de soudure si l'assistance d'urgence n'est pas fournie.

 

Ce sont aussi les risques qui pèsent sur la prochaine récolte qui inquiètent le bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires. Car avec les pillages et les déplacements internes, certains ruraux ont aussi perdu leurs semences ou leurs outils. « Il y a un problème d'accès aux semences pour les populations les plus vulnérables », insiste Amy Martin, la chef du bureau de l’OCHA pour la Centrafrique.

 

A ces difficultés liées à la crise s'ajoute un problème désormais récurrent : dans la partie nord du pays, les habitants voient, comme chaque année, les troupeaux de nomades tchadiens et soudanais regagner leur pays en piétinant certains champs déjà semés. « Ces éleveurs sont bien armés, regrette Amy Martin, et les cultivateurs n'ont pas d'administration sur place qui puisse gérer les choses ou négocier des compensations. C'est un problème ».

Le risque d'une crise nutritionnelle grandit en Centrafrique
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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 10:21

 

 

 

 

RFI   samedi 22 juin 2013 à 02:38

 

En Centrafrique, des tirs ont été entendus ce vendredi 21 juin à Bangui mais aussi à Bria. Dans cette ville du nord-est du pays, des éléments de la Seleka ont été très près de s'affronter dans les rues de la ville. Aucun mort n'est à déplorer mais l’incident est révélateur des tensions au sein de la Seleka.

 

C'est un banal accident de la route qui a failli mettre le feu aux poudres. Le commandant militaire de la zone assure que rien ne s'est passé mais selon des habitants, Bria a connu hier matin une subite poussée de fièvre.

 

D'après les informations collectées, tout a commencé lorsqu'un élément de la Seleka circulant à moto a renversé un enfant ayant lui-même des parents au sein de l'ex-rébellion. De bonne volonté, le jeune homme a conduit le blessé à l'hôpital de la ville, acheté les médicaments, mais les tensions entre les différents groupes qui composent la Seleka ont été plus fortes. Attendu à un rond-point de la ville, le motard qui est issu de la communauté Runga est passé très prêt d'une exécution par ses frères d'armes de la communauté Goula.

 

Des coups de feu tirés, un blessé

 

L'altercation a failli finir en bataille rangée dans les rues de Bria lorsque les compères du jeune combattant sont arrivés sur les lieux. Des coups de feu ont été tirés. Par chance, selon une source souhaitant garder l'anonymat, un seul garçon a été blessé au bras par une balle ayant ricoché sur le sol. Ce fait divers est révélateur des divisions qui traversent la Seleka. Celles-ci ont jusque-là été contenues mais pour nombre d'observateurs si ces tensions, toujours latentes, venaient à dégénérer en conflit ouvert alors le risque de somalisation de la Centrafrique serait immense.

 

RCA : incident entre des éléments de la Seleka
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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 10:33

 

 

 

 



La SELEKA vient à peine de prendre les rennes de ce pays et ne laissera pas le temps aux centrafricains pour leur montrer de quel bois elle se chauffe. 


Après avoir saccagé les édifices publics  et religieux qui ne cadrent pas avec leur plan de transformation islamique de ce pays, après avoir violé les femmes et les filles pour faire courber l'échine aux hommes, après avoir rempli le gouvernement de ministres à tendance musulmane, après avoir épinglé de grades militaires élevés les poitrines de certains rebelles de la même assonance, la SELEKA et son chef autoproclamé s'orientent maintenant dans la chasse aux sorcières. 

 

Il va leur falloir étêter les centrafricains sinon procéder au lavage de leur cerveau  pour les faire passer dans leur moule. 


Toi centrafricain, obéis sans broncher aux commandements de la SELEKA.

Toi centrafricain, courbe l'échine devant un enturbanné SELEKA et respecte les 
commandements de sa religion.


Toi centrafricain, ferme les yeux devant les supplices de ton frère qu'on égorge ou qu'on émascule, sans verser la moindre larme. 


Toi centrafricain, regarde les yeux écarquillés et sans mot dire, ta sœur, ta tante, ta  mère, ta fille qu'on viole sauvagement, sans faire cas de ses complaintes car le  CENTRAFRIQUE n'est plus à toi ; il est désormais le sucre de la SELEKA. 


On te promet un, deux ou trois mois de salaire pour te faire oublier toutes ces exactions, on promet de réparer les ponts cassés dans ta ville de BANGUI pour te donner  l'illusion qu'elle va devenir une ville coquette avec la SELEKA et sa dictature. 


Vas-tu continuer à mordre à ces genres d'appâts empoisonnés ? 


Où sont passés tes vrais droits ? Les ignores-tu ou fais-tu semblant de ne rien y  comprendre ?


Le  de ton tribalisme, de ton manque de solidarité, de ta cécité face à la réalité des  choses, de ton esprit partisan aveugle qui te fait applaudir le bourreau de tes parents?

 
Comment peut-on être quatre millions et ne pas penser un seul instant qu'on ne peut pas laisser une horde de buffles sauvages détruire tous les champs, sans pousser les cris qui les mettraient à la déroute ?

 
Aujourd'hui c'est un chasseur d'images qui est en train de  subir des interrogations "certainement amicalement douloureuses" à cause de sa volonté de faire savoir les choses à ceux qui les ignorent. A cause de ce désir de partager avec ses frères, il est en train de passer de très mauvais quarts d'heure. Va-t-on laisser la SELEKA et ses bull-dogs, continuer à arracher de leurs crocs la chair des centrafricains ?


A un moment où les hommes politiques de ce pays ont totalement baissé les bras pour ne rien dire face aux exactions de la SELEKA, il convient de se montrer solidaires dans l'instinct de survie et d’entraide, de ne pas perdre toute lucidité pour trouver la parade et mettre un terme à toute cette série de comportements barbares, 
d'incompréhensions et d'intolérances inimaginables.


Face à cet acte inacceptable que constitue la mise aux arrêts de quelqu'un qui ne fait qu'informer à travers des images soumises à l'appréciation de tout un chacun, et parce qu'il ne fait aucun commentaire de ces images, nous demandons, si l'information est vraie, la mise en liberté totale du frère SEREFIO.

 
Le CENTRAFRIQUE a encore une institution judiciaire capable de régler ce genre d'affaire.


Adolphe PAKOUA

CENTRAFRIQUE :  LIBERTE D'EXPRESSION MENACEE
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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 10:31

 

 

 

 

RFI   samedi 22 juin 2013 à 02:38

 

En Centrafrique, des tirs ont été entendus ce vendredi 21 juin à Bangui mais aussi à Bria. Dans cette ville du nord-est du pays, des éléments de la Seleka ont été très près de s'affronter dans les rues de la ville. Aucun mort n'est à déplorer mais l’incident est révélateur des tensions au sein de la Seleka.

 

C'est un banal accident de la route qui a failli mettre le feu aux poudres. Le commandant militaire de la zone assure que rien ne s'est passé mais selon des habitants, Bria a connu hier matin une subite poussée de fièvre.

 

D'après les informations collectées, tout a commencé lorsqu'un élément de la Seleka circulant à moto a renversé un enfant ayant lui-même des parents au sein de l'ex-rébellion. De bonne volonté, le jeune homme a conduit le blessé à l'hôpital de la ville, acheté les médicaments, mais les tensions entre les différents groupes qui composent la Seleka ont été plus fortes. Attendu à un rond-point de la ville, le motard qui est issu de la communauté Runga est passé très prêt d'une exécution par ses frères d'armes de la communauté Goula.

 

Des coups de feu tirés, un blessé

 

L'altercation a failli finir en bataille rangée dans les rues de Bria lorsque les compères du jeune combattant sont arrivés sur les lieux. Des coups de feu ont été tirés. Par chance, selon une source souhaitant garder l'anonymat, un seul garçon a été blessé au bras par une balle ayant ricoché sur le sol. Ce fait divers est révélateur des divisions qui traversent la Seleka. Celles-ci ont jusque-là été contenues mais pour nombre d'observateurs si ces tensions, toujours latentes, venaient à dégénérer en conflit ouvert alors le risque de somalisation de la Centrafrique serait immense.

RCA: incident entre des éléments de la Seleka
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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 17:40

 

 


 

 

RFI  vendredi 21 juin 2013 à 13:53

 

En Centrafrique, les habitants continuent de craindre les attaques à main armée, trois mois après l'arrivée des rebelles de la Seleka au pouvoir. Le pasteur Josué Binoua est ministre conseiller chargé des Affaires religieuses. Au micro de RFI, il revient sur le braquage à Notre-Dame d’Afrique, et rappelle l’attachement au principe de la laïcité de l’Etat.

 

RFI : « La paix revient progressivement chez nous », dit Michel Djotodia. Mais il y a trois semaines, plusieurs centaines de fidèles de la cathédrale Notre-Dame d’Afrique de Bangui ont été braqués au milieu de la messe dominicale par quelques éléments armés. Est-ce que ce n’est pas inquiétant ?

 

C’est inquiétant. Mais vous savez qu’il y a trois mois, nous avons eu un coup de force dans notre pays, et les combattants dits de la Seleka n’ont pas été maîtrisés, pour la principale raison qu’il y a eu beaucoup d’auto-incorporations des jeunes désœuvrés, et leur entrée dans la capitale a aggravé la situation. Aujourd’hui, il est estimé à plus de 10 000 jeunes, ce que l’on appelle donc des faux Seleka. Progressivement, la sécurité revient. Mais nous regrettons ces faits qui continuent, notamment celui qui s’est produit à la cathédrale dont vous faites mention.

 

Le jour de ce braquage à Notre-Dame d’Afrique, quand le ministre d’Etat à la Sécurité publique, le général Noureddine Adam, est arrivé à la cathédrale pour rétablir l’ordre, il s’est fait braquer à son tour, et les sept agresseurs n’ont pris la fuite qu’à l’arrivée des éléments tchadiens de la Fomac. N’est-ce pas le signe qu’il n’y a aucune autorité aujourd’hui à Bangui ?

 

Vous savez que le nombre écrasant des membres de la Seleka fait que tous ces combattants ne connaissent pas, ni le ministre de la Sécurité ni les principaux responsables. Ils connaissent leur chef, leur recruteur.

 

Et lors de ce braquage, les agresseurs ne parlaient ni sango ni français. Ils ne comprenaient que l’arabe. Etaient-ce vraiment des Centrafricains ?

 

Le fait qu’ils ne parlent pas français ou sango ne détermine pas forcément qu’ils ne soient pas centrafricains. On peut être Centrafricain et puis être né à l’étranger. Mais pour ce qui les concerne, ces gens qui étaient là, leur nationalité est à déterminer.

 

Ils venaient en fait de la zone des Trois frontières. C’est ça, des confins de la Centrafrique, du Tchad et du Soudan ?

Très certainement.

Et toujours lors de ce braquage, le ministre Noureddine Adam a interpellé les agresseurs en leur disant : « Mais pourquoi est-ce que vous vous attaquez à une église ? Est-ce que vous feriez la même chose dans une mosquée ? » Est-ce que ce n’est pas une bonne question ?

 

C’est une bonne question. Et le ministre d’Etat à la Sécurité va dans le même sens que le président Djotodia, quand il a réaffirmé lors de sa rencontre avec les confessions religieuses, protestantes, musulmanes, catholiques, qu’il est pour la laïcité, et qu’il était hors de question de toucher à ce principe intangible !

 

Vous-même, Josué Binoua, êtes pasteur. Vous avez été nommé par Michel Djotodia conseiller aux Affaires religieuses auprès de la présidence centrafricaine. Mais franchement, est-ce que ce n’est pas juste une nomination gadget pour essayer de rassurer ?

 

Vous savez que dans les jours écoulés le président de la République a rencontré les trois grandes confessions. Et c’était justement l’occasion qu’il puisse réaffirmer le fait qu’il n’a pas écrit un courrier à l’OCI pour l’islamisation du pays.

 

Ça, c’est une fausse rumeur ?

 

C’est une fausse rumeur. Et nous avons besoin de dialogue avec les confessions religieuses.

 

Vous parlez d’islamisation de la Centrafrique. Est-ce qu’il y a aujourd’hui parmi les maîtres de la Seleka certains islamistes qui rêvent de cela, ou pas ?

 

Tout le monde s’en défend. Il n’y a aujourd’hui dans mon pays aucun responsable de la Seleka qui ne dit autre chose que la laïcité de l’Etat. Et nous nous en félicitons.

 

Oui, mais quand vous étiez, il y a encore quelques mois, l’un des hommes forts du régime Bozizé – c’était au début de cette année – vous dénonciez le péril islamiste que portait la Seleka !

 

J’étais ministre de l’Administration du territoire ! Et l’interrogation était légitime ! Dès lors que ce sont les Eglises et les infrastructures des églises qui étaient attaquées, le doute était permis, les interrogations étaient légitimes. Mais aujourd’hui, il appartient au responsable de la Seleka devenu gouvernant d’affirmer le principe de laïcité de l’Etat. C’est ce qui a été fait.

 

Vous dites qu’à l’époque, les églises étaient attaquées. Mais est-ce qu’il n’y a pas trois semaines, Notre-Dame d’Afrique n’a pas encore été attaquée ?

 

Il y a encore de ces faits qui continuent et qui mettent de l’huile sur le feu ! Mais je le dis : le principe de laïcité de l’Etat n’a pas été remis en cause, ni par le président de la République ni par aucun responsable de la Seleka.

 

Oui, mais si l’homme fort du pays, Michel Djotodia, n’a pas autorité sur les éléments armés, est-ce que tout ça n’est pas que du verbe?

Le président de la République a instruit clairement le gouvernement d’enquêter, d’arrêter et de sanctionner tous ceux qui se seront rendus responsables de ces faits.

 

Parmi les partisans de l’ancien président Bozizé, beaucoup agitent le chiffon islamiste. Si vous ne réglez pas ce problème entre musulmans et chrétiens, est-ce que le camp Bozizé ne risque pas de se renforcer ?

 

On ne bâtit pas le pays avec de la revanche. Il n’y a pas de chasse aux sorcières, et donc tous les fils du pays doivent pouvoir apporter leur pierre à la construction du pays.

 

Passer du camp Bozizé au camp Djotodia, comme vous l’avez fait en quelques semaines, est-ce que ce n’est pas le signe que l’intérêt passe avant les convictions ?

 

La question est mal posée. Nous travaillons pour le pays. J’ai été contre la rébellion de Bozizé en 2003 pendant que d’autres étaient pour. J’ai été encore contre la rébellion de la Seleka. Aujourd’hui, le président Djotodia a lui-même dit qu’il prie pour être le dernier rebelle ! La seule manière d’accéder au pouvoir c’est le suffrage universel. Personne dans mon pays aujourd’hui ne peut dire que la rébellion est une bonne chose !

 

Donc en fait, vous êtes toujours loyal au camp du vainqueur ? C’est ça ?

 

Je ne suis pas loyal au camp du vainqueur, je suis loyal au camp du pays ! Les hommes passent et le pays reste ! Bozizé a travaillé pour le pays, Djotodia travaille pour le pays. Il passera et d’autres viendront également à la tête du pays.

 

Djotodia passera, dites-vous. Selon les derniers accords, la transition doit durer dix-huit mois et s’achever par une élection présidentielle. Que fera Michel Djotodia à ce moment-là ?

 

Il l’a dit, au terme de la transition, il recouvre toute sa liberté de citoyen !

 

Donc, il ne se présentera pas ?

 

Il l’a dit. 

 

Josué Binoua sur RFI: «On ne bâtit pas le pays avec de la revanche»
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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 20:54

 

 

L’Editorial de Julien BELA

 

Centrafric Matin n° 1533 du 20 juin 2013

 

 

 

L'Union Européenne n’a fait que rappeler une exigence de la CEEAC au sommet de Ndjaména 2. Il y avait plusieurs exigences qui concernent aussi bien le président de la transition, Michel Djotodia, que le Premier ministre Nicolas Tiangaye à qui le sommet a imposé de prendre en compte de manière significative certaines personnalités du régime défunt de François Bozizé. La pilule est difficile à avaler pour l’ancien Coordonnateur du « FARE-2011 ». Mais, il n’avait pas le choix. Le gouvernement Tiangaye 3 vient de voir le jour en intégrant cette exigence. La page du gouvernement est définitivement tournée.

 

Du sommet de Ndjaména, il ressort que la CEEAC a augmenté le nombre des Conseillers de 30 personnes. L’effectif total des Conseillers de la Transition passe de 105 à 135. Pour les chefs d’Etat de la CEEAC, il faut reprendre l’élection des membres du bureau du CNT sur la base de 135 Conseillers de la transition. Dans l’état actuel des choses, la CEEAC est le principal bailleur de fonds de la RCA. L’Union Européenne étant aussi une communauté, elle travaille en symbiose avec la CEEAC. La France s’appuie notamment sur les décisions, les recommandations de la CEEAC. Si le président du CNT doit se mettre sur le dos de tout ce beau monde, aura-t-il la crédibilité nécessaire ? Comme nous le constatons, Tiangaye n’y est pour rien dans le dossier du bureau du CNT. Le directeur de cabinet du président du CNT aurait dû s’entourer de toutes les garanties avant de tenir sa conférence de presse fracassante et retentissante. Les réactions ont été purement épidermiques, ne reposant sur aucune base, et donc sans fondement.

 

L’Union Européenne est le premier bailleur de fonds de la RCA de tous les temps. C’est elle qui soutient les forces de la FOMAC, mais en plus, elle est sur tous les fronts de la misère qui accable les Centrafricains. Avec qui coopérera le président du CNT, s’il engage un bras de fer absolument stérile avec les principaux partenaires qui sont la CEEAC et l’Union Européenne ? Que la sagesse et le bon sens priment sur toutes les actions, avant d’émettre quoi que ce soit. A ce stade de responsabilité, c’est une question d’honneur, de crédibilité qu’il faut assumer. Ce n’est pas la fin du monde.

 

Les Conseillers n’oseront pas désavouer leur président en si peu de temps. C’est l’opportunité que lui offre la CEEAC d’avoir une légitimité totale et complète. Le gouvernement Tiangaye 3 est en place, les choses sérieuses doivent commencer. Michel Djotodia a bien accepté d’être président de la transition, et non président de la République. Et pourtant, il exerce tous les attributs d’un président de la République, chef de l’Etat. Que le CNT mette seulement la main à pâte, sans paniquer.

 

Julien BELA

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 20:49

 

 

 

 

JEUDI 20 JUIN 2013 / PAR FRED KROCK

 

Une pluie diluvienne s’est abattue sur la capitale centrafricaine, Bangui, dans la matinée du mercredi 19 juin 2013. Le bilan provisoire fait état de près d’une centaine de maisons écroulées. Le pont Saye-Voir et le pont de fortune de Sapéké se sont effondrés. Le président Djotodia qui vient de rentrer du Soudan, accompagné par le ministre d’Etat à l’Equipement et aux travaux publique, Crépin Mboli-Goumba, s’est rendu directement sur les lieux d’effondrement du pont Saye-Voir.

 

(De notre correspondant à Bangui)

 

Les banguissois couvert d’eau ce mercredi dès l’aube. Une pluie diluvienne a coulé à 5 heures du matin dans la capitale centrafricaine, et ce, jusqu’à 10 heures du matin. Une pluie rare qui cause d’importants dégâts. Provisoirement, l’on parle de près d’une centaine de maisons et de ponts écroulées y compris le plus important pont de la ville de Bangui, notamment Saye-Voir qui relie le centre ville, le PK 12, au principal centre commercial du Kilomètre 5 affectueusement appelé par les Banguissois marché Km5.

 

Cette situation est la résultante directe de la mauvaise urbanisation de la ville où les canaux de drainage d’eaux sont le plus souvent débordés en cas de grandes pluies. Ainsi, l’eau inonde les quartiers, alors que la précarité des conditions de vie de la plupart de la population ne leur permet pas de s’offrir des bâtiments durables, résistantes à ce type d’inondation. Par conséquent, en cas de fortes pluies, les maisons écroulées se comptent par centaine, tout en sachant que construire une maison reste un rêve pour nombre de centrafricains aujourd’hui.

 

Quant au pont de Saye-Voir qui s’est effondré sous le poids d’un camion d’ognon et qui vient augmenter le nombre de ponts cassés de la ville de Bangui ne trouve sa justification que dans sa vétusté, puisque construit il y a plusieurs décennies. Ce qui fait qu’il n’a pu résister à la puissance des eaux de pluie d’hier. L’on craint si la réhabilitation du pont de Saye-voir devra durer deux ans comme en est le cas du pont Langbassi dans le 6e arrondissement et du pont Sica-Castor dans le 3e arrondissement. Le pont Saint Sauveur, qui par chance avait été réhabilité, a résisté à l’effondrement.

 

La réactivité des autorités politiques

 

Alors qu’il vient de rentrer de Khartoum, la capitale du Soudan, le président Michel Djotodia est immédiatement descendu sur les lieux de l’effondre du pont. Il était accompagné de son ministre d’Etat à l’équipement et aux travaux publics, Crépin Mboli-Goumba. Par ailleurs, la « médiaphobie » de Djotodia ne nous a pas permis d’obtenir une seule réaction de sa part. Il s’agissait pour le président de la transition de constater personnellement l’effondrement pour un probable projet de réhabilitation d’urgence. Histoire également de rassurer la population banguissoise du dynamisme de son régime.

 

Entre temps, selon des sources proches du département de l’équipement, le financement du pont Sica-Castor et du pont Sapéké est déjà bouclé et que n’eût été la situation sécuritaire qui prévaut encore dans le pays, les travaux auraient déjà commencé. Alors que lors de sa première tournée sous-régionale, le président Djotodia par les contacts pris par son ministre d’Etat à l’équipement a décroché un gigantesque projet de la réhabilitation de toutes les routes de la ville de Bangui devenues impraticables auprès du gouvernement équato-guinéen.

Centrafrique : des maisons et des ponts s’écroulent sous une pluie diluvienne
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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 12:17

 

 

 

Lu pour vous : 

 

Yaoundé, 19 juin 2013© Dominique Mbassi    http://www.cameroon-info.net

 

Libre circulation des personnes, création d'un fonds d'emplois jeunes doté de 100 milliards de FCFA, soutien de 25 milliards de FCFA pour renforcer la sécurité à Bangui, Air Cemac...La session extraordinaire de la Conférence des chefs d'Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale (Cemac) tenue le 14 juin à Libreville au Gabon a pris des décisions susceptibles de sortir l'organisation de son immobilisme.

 

Les dirigeants de la Cemac ont donc décidé de franchir le pas en généralisant la libre circulation des personnes. Dès le 1er janvier 2014, aucun citoyen de l'espace, communautaire n'aura plus besoin de visa, mais juste de sa carte nationale d'identité ou de son passeport sécurisé pour aller d'un pays à un autre. Un peu comme cela se fait depuis belle lurette en Afrique de l'Ouest. 


Pour l'heure, l'annonce de cette mesure ne suscite guère l'enthousiasme des populations, qui attendent de voir pour croire. Longtemps annoncée, la libre circulation des personnes, effective entre certains pays, a toujours rencontré les réticences d'autres. Mais c'est compter aujourd'hui sans la détermination de certains dirigeants qui entendent tout faire pour mettre un terme à la Cemac des gouvernants, afin de consacrer celle des peuples. 



Air Cemac: l'urgence de lever les blocages 


L'entrée en vigueur de cette mesure pourrait coïncider avec le lancement de la compagnie communautaire Air Cemac. Au cours de leur conclave du 14 juin en effet, les chefs d'Etat ont discuté de l’évolution des négociations avec Air France, l'actuel partenaire stratégique, qui a pris la relève de South Africa Airways, parti simplement parce que des divergences sont apparues entre les Etats sur l'exigence de faire de Douala le hub technique de la future compagnie. 


«Constatant toutefois que le partenaire stratégique conditionne son engagement dans le projet à la levée de certaines incertitudes, la Conférence a réaffirmé le principe de la libre concurrence sans monopole». C'est que, souffle une source très au fait du dossier, «Air France exige que chaque compagnie nationale desserve uniquement son pays, laissant le soin à Air Cemac de transporter les passagers à partir d'un hub national vers les hubs des autres pays de la sous-région». Cette restriction est assimilée à une volonté d'asphyxier les compagnies aériennes nationales. 

Soucieux de voir Air Cemac prendre enfin les airs, les chefs d'Etat ont prescrit la tenue toutes affaires cessantes d'une session ad hoc des ministres en charge de l'aviation civile «afin (...) de trouver des solutions appropriées pour la finalisation, dans les meilleurs délais, d'un accord de partenariat». 



Création d'un fond d'emplois jeunes doté de 100 milliards de fcfa 


Le président Gabonais, Ali Bongo Ondimba, a annoncé dimanche à Libreville, dans son discours de clôture de la 2è édition du New York Forum Africa, la décision prise par la Conférence des chefs d'Etat de la Cemac réunie en session extraordinaire à Libreville le 14 juin, de mettre en place un Fond de 100 milliards de FCFA destiné exclusivement à la création d'emplois jeunes. 


Ce Fonds, dénommé «Train My Generation», sera financé à hauteur de 25 milliards de FCFA par les Etats de la Cemac, alors que les ressources additionnelles seront levées auprès du secteur privé africain et international, des institutions financières et des marchés financiers internationaux. 


Cette initiative, qui a été motivé par le taux jugé élevé du chômage des jeunes en zone Cemac, vise notamment à créer des écoles professionnelle et à former à court terme des jeunes dans les métiers de l'agriculture, du tourisme et des services. Il s'agit en somme de tout mettre en œuvre pour améliorer l'employabilité des jeunes. 

Le président gabonais a précisé que la traçabilité des dépenses de ce Fond sera garantie par de grands groupes d’audit internationaux conformément, aux règles de, bonne gouvernance. 


Le président gabonais, président en exercice de la Cemac, a été mandaté par ses pairs pour présenter cette initiative Sommet du G8 tenu du 17 au 18 juin en Irlande, afin de démontrer que l'Afrique en général et la Cemac en particulier accordent une priorité à l'emploi des Jeunes. 



Une dotation de 25 milliards de fcfa pour sécuriser Bangui 


Les chefs d'Etat ont surtout planché sur la situation en République Centrafricaine, où la sécurité est loin d'être restaurée. Ce qui a décidé la Commission de la Cemac et d'autres institutions communautaires à quitter avec leurs fonctionnaires la capitale centrafricaine, plombant de ce fait leur fonctionnement. 


Evoquée dans certains couloirs quelques semaines avant cette rencontre des chefs d'Etat, la délocalisation du siège de la Commission de la Cemac n'a pas finalement eu lieu. « Il n'est pas excessif de dire que c'est la seule présence des institutions communautaires qui donnent encore vie à la capitale centrafricaine. Une délocalisation aurait signé la mort inéluctable de ce pays », susurre un cadre de la Commission.

 
Aussi, tous les personnels de l'institution ont été priés de regagner leurs postes à Bangui dès lundi soir. «Nous y allons au péril de nos vies », se résigne un fonctionnaire. Conscients que cette menace sécuritaire est de nature à contaminer les pays voisins, les chefs d'Etat ont décidé de l'octroi de 25 milliards de FCFA par la Cemac à la Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale (Ceeac) afin de renforcer la sécurité à Bangui. Reste maintenant à chacun des cinq Etats concernés à mettre à disposition sa contribution de 5 milliards de FCFA.

 
S'agissant justement de l'assistance financière apportée à la Centrafrique, la Conférence s'est souvenu que tous les Etats n'ont pas encore remboursé leur quote-part dans les 5 milliards de FCFA débloqués par la Cemac en décembre 2012 au profit de ce pays. 


Le peu d'empressement des Etats, cet argent paralyse aujourd'hui le Fond de développement communautaire, qui avait servi de caisse d'avance en puisant dans ses réserves destinées aux investissements. D'après les informations glanées auprès de certaines délégations, ce n'est pas tant l'argent qui manque aux Etats. En vérité, croit savoir un expert ayant participé à la préparation technique des dossiers examinés par la Conférence des chefs d'Etat, certains Etats dissimulent à peine leur lassitude sur le cas centrafricain. 


«La Centrafrique est un casse-tête pour la sous-région. Ce qui reste de l'Etat ne résiste en grande partie que grâce aux perfusions financières de la Cemac. Dans le même temps, le pays, en entretenant de manière récurrente rebellions et coups d'Etat, semble se complaire dans une posture d'éternel assisté. Un Etat qui cause tant de soucis sans en contrepartie de montrer une volonté de se prendre en charge mérite simplement d'être mis sous tutelle », suggère un fonctionnaire de la Cemac.

 

 

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 23:43

 

 

 

 

RFI  mercredi 19 juin 2013 à 23:19

 

En Centrafrique, la situation économique ne s’améliore pas. L’Etat est exsangue, les caisses sont vides et les salaires des fonctionnaires sont, encore une fois, menacés. Pendant ce temps, le président de la transition, Michel Djotodia, continue de voyager. Après le sommet de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), qui s’est tenu le 14 juin à Libreville, au Gabon, il s’est envolé pour le Soudan et le Soudan du Sud.

 

Comment éviter aux fonctionnaires un troisième mois d'arriérés de salaires ? C'est aujourd'hui le casse-tête des autorités centrafricaines.

 

La semaine dernière, tout semblait pourtant réglé. Le Premier ministre, Nicolas Tiangaye, rentrait de Brazzaville avec en poche une promesse de prêt de 25 milliards francs CFA. C'était compter sans le Fond monétaire international (FMI). D'après un ministre centrafricain très au fait des questions financières, le FMI n'a pas mis formellement son veto à ce prêt mais il en a bloqué, pour l'heure, le versement estimant que les critères ne sont pas respectés. En clair, le FMI considèrerait que le taux d'intérêt de 4% de ce prêt est trop élevé pour un pays non solvable.

 

Confrontées à ce blocage et à des caisses vides, les autorités de Bangui tentent de trouver, en urgence, une solution. Il y a quelques semaines, elles étaient allées piocher dans les fonds réservés au programme de désarmement pour payer un mois de salaire aux fonctionnaires. Cette fois, d'autres astuces sont à l'étude.

 

Plusieurs sources haut placées admettent que l'heure est grave, d'autant que sous l’ancien président François Bozizé, les salaires étaient payés. Un ministre, sous couvert d'anonymat, reconnaît qu’un troisième mois d’arriérés, c'est une grenade dégoupillée. « Aujourd'hui, le principal danger pour le gouvernement, c'est une insurrection populaire tant le mécontentement est fort », dit-il.

 

 

NDLR : A noter que deux échéances de remboursement viennent s’ajouter aux nombreuses difficultés financières de l’état centrafricain dont celui d’un emprunt obligataire levé par le régime déchu de Bozizé de plus de 3 milliards de F CFA qui ont été dilapidés. Au 22 juin 2013, c’est-à-dire dans 48 heures, il faut régler cette somme d’argent. 

Menace sur les salaires des fonctionnaires en RCA
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