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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 15:31

 

 

 

http://www.adiac-congo.com   Mardi 3 Février 2015 - 13:22

 

Le Conseil national de transition (CNT), l’actuel Parlement a débuté le 2 février, une session extraordinaire afin d’examiner les trois dossiers épineux de la transition centrafricaine. Il s’agit de l’avant-projet de la nouvelle Constitution, de la relecture de la loi électorale et de la mise en place d’une cour pénale spéciale.

 

Durant deux semaines, les parlementaires centrafricains essayeront d’examiner tour à tour les différents textes qui leur sont soumis, permettant le retour rapide à l’ordre constitutionnel dans le pays.  

 

Alexandre Ferdinand Nguendet, président du CNT a promis une large consultation avant l’adoption de la loi fondamentale. « Je tiens, cependant à dire que la production de cet avant-projet de la Constitution n’est que la première étape du processus, puisque après l’appréciation des Conseillers nationaux et la prise en compte des amendements qu’ils peuvent apporter au document, le texte final sera soumis à discussion au cours d’un séminaire national de validation qu’organisera le Gouvernement. », a rassuré Alexandre Nguendet.

 

 En effet, l’adoption d’une nouvelle Constitution pouvant accélérer le rétablissement des Institutions de la République, est une demande forte de la communauté internationale et des partenaires traditionnels de la Centrafrique. Le texte fondamental sera donc adopté par le parlement, présenté au public lors d’un séminaire national de validation avant qu’il ne fasse l’objet d’un référendum au mois de juin prochain.

 

 Au cours de cette session, les 135 conseillers nationaux seront appelés à amender l’actuelle loi électorale. Plusieurs dispositions devront être toilettées afin de faciliter la tenue dans le délai des prochaines échéances électorales. En novembre dernier, le président de l’Autorité nationale des Elections, Dieudonné Kombo-Yaya, avait suggéré le retrait de la biométrie qui pouvait servir de fichier électoral. Les autorités centrafricaines avaient par la suite validé cette solution, invoquant le problème de budget.

 

 Outre la biométrie, des questions liées au recensement général de la population, à l’éligibilité de certains candidats, seront aussi étudiées durant cette session. « Le vœu du peuple aujourd’hui, c’est d’aller aux élections. », a lancé lors de son discours d’ouverture, le président du CNT.

 

Enfin, le CNT pourra étudier l’avant-projet relatif à la mise en place d’une Cour pénale spéciale chargée de juger les auteurs des crimes commis pendant la crise. Cet examen parlementaire fixera la composition de la future cour, la compétence des juges ainsi que la durée.  

 

Une experte indépendante de l'ONU sur la situation des droits de l'Homme en République centrafricaine a entamé, depuis mardi, une visite de dix jours dans le pays. Marie-Thérèse Keita Bocoum est venue évaluer les efforts de lutte contre l’impunité dans ce pays meurtri par la guerre civile.

 

Fiacre Kombo(Stagiaire)

Centrafrique : le CNT se penche sur les derniers dossiers épineux de la transition

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 15:24

 

 

 

Par Habibou Bangré (Kinshasa, République démocratique du Congo)

 

Le Monde.fr

 

Depuis décembre, au moins 10 000 réfugiés auraient traversé la rivière Oubangui pour se rendre en République démocratique du Congo (RDC) voisine, selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). La Direction générale de migrations rapporte pour sa part l’entrée d’environ 30 000 personnes. Un grand écart, mais le HCR et la Commission nationale pour les réfugiés enquêtent conjointement pour vérifier les chiffres et enregistrer les réfugiés – qui s’ajouteront aux quelque 68 000 que compte déjà le nord congolais.

 

En attendant, de nouveaux réfugiés arrivent chaque jour depuis la République centrafricaine (RCA), en proie à une grave crise politique, sécuritaire et sociale depuis mars 2013. Ils traversent l’Oubangui en pirogue et atteignent les localités de Boduna-Sidi et Dula, dans l’extrême-nord de la province de l’Équateur, située dans le nord-ouest de la RDC. Les exilés disent fuir les combats entre les milices anti-balaka (majoritairement chrétiennes) et ex-Seleka (principalement musulmanes) qui attaquent et brûlent les villages du camp adverse.

 

« Des villages réduits en cendres »

 

« Les réfugiés () font des témoignages déchirants sur leurs villages réduits en cendres, sur les violences et les meurtres. (…) Lors de notre évaluation dans un site spontané (…), nous avons vu de la fumée noire s’élever au-dessus des arbres de l’autre côté de la rivière Oubangui en RCA. Les réfugiés nous ont dit que ce sont leurs villages qui sont en train de brûler », raconte Céline Schmitt, porte-parole du HCR en RDC, qui revient du terrain.

 

« Certains réfugiés arrivent blessés, y compris avec des blessures par balles », ajoute-t-elle, soulignant que le HCR en a évacué certains jusqu’à Kinshasa.

 

Justine, la trentaine, mère de 4 enfants, fait partie des blessés transférés dans la capitale congolaise. Son village avait été attaqué il y a environ trois semaines. « C’était vers 4 heures du matin. Les combattants Seleka sont arrivés en tirant, en disant qu’ils voulaient en finir avec les chrétiens. C’est en courant pour m’échapper qu’une balle m’a touchée », raconte Justine sur son lit à l’hôpital Saint-Joseph. « Ils ont épargné les enfants, ils leur ont donné des bonbons et des biscuits », affirme-t-elle. Reste qu’une balle a gravement blessé sa petite sœur, Marie-Nadia, encore adolescente, dont la jambe gauche commence à guérir.

 

Des besoins humanitaires énormes

 

Marie-Nadia, également hospitalisée à Saint-Joseph, peut se déplacer seule et sans béquilles. Pour Justine, le chemin sera long : la balle a fracturé les os de sa jambe gauche et, il y a peu, les médecins envisageaient une amputation, tant l’infection était sévère. « J’ai prié le bon Dieu pour que ma jambe redevienne en bon état », commente la jeune femme, sa jambe immobilisée par une attelle. Aujourd’hui, elle va beaucoup mieux, et une opération est envisagée cette semaine ou la suivante. « Quand je serai soignée, je regagnerai le camp d’Inke où sont mon père, mes frères et mes enfants. Ils me manquent. »

 

Le HCR et ses partenaires travaillent à éloigner de la frontière les réfugiés qui se sont installés sur les rives de l’Oubangui ou qui « vivent dans des abris de fortune sur de petites îles au milieu du fleuve avec un accès limité aux soins de santé et à l’eau potable », indique Céline Schmitt. Cette mesure doit permettre de les mettre plus en sécurité et les aider à recevoir une aide humanitaire – une tâche qui se révèle très difficile à acheminer dans cette zone, où les routes sont difficilement praticables et où plusieurs ponts sont détruits.

 

Or, les besoins humanitaires sont énormes. « Il y a (…) un taux élevé de malnutrition chez les enfants et les femmes enceintes et allaitantes, confie Céline Schmitt. Nous travaillons (...) à apporter une aide d’urgence dans les centres de santé des zones où arrivent les réfugiés pour sauver des vies, par un appui dans le domaine de la santé, nutrition (distribution de biscuits énergétiques) et accès à l’eau potable. Une autre priorité est de sensibiliser les autorités locales sur la protection des réfugiés. »

 

Habibou Bangré Kinshasa, République démocratique du congo


 

Lu pour vous : L’interminable exode des Centrafricains en RDC

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 11:21

 

 

 

 

03/02/15 (Dw-World)

 

Menaces contre des magistrats, absence de matériel, prisons vidées: l'état de la justice reste très préoccupant en Centrafrique et met à mal la lutte contre l'impunité. L'experte indépendante de l'Onu sur la situation des droits de l'Homme en République centrafricaine entame à partir de ce mardi une visite de dix jours dans le pays. Marie-Thérèse Keita Bocoum mettra à profit son 4ème séjour sur place pour faire le point sur l'évolution de l'état de droit en RCA. Elle a d'ores et déjà salué les efforts fournis pour mettre rapidement en place le Forum de réconciliation, à Bangui. Mais la lutte contre l’impunité reste un chantier difficile, vu l'état de l'appareil judiciaire dans le pays.

Le piteux état de la justice en Centrafrique

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 11:16

 

 

 

 

03/02/15 (APA)

 

Le Conseil National de Transition (CNT) a entamé ce lundi une session extraordinaire en vue d’examiner le projet de la nouvelle Constitution de la République et de la relecture du Code électoral, deux textes fondamentaux pour la République Centrafricaine.

 

Pendant quinze jours, les 135 conseillers nationaux vont débattre et adopter les différents articles de ces textes pour les soumettre par la suite à l’appréciation des forces vives de la nation avant leur promulgation par la Présidente de la République.

 

Le Président du Conseil National de Transition, Ferdinand Alexandre NGUENDET, a déclaré à l’ouverture de la session que la commission loi du CNT a auditionné beaucoup de personnalités pour savoir si le projet de la nouvelle Constitution répondait aux aspirations de la population centrafricaine avant de le soumettre à la plénière.

 

Pour M. NGUENDET, l’analyse de ce projet par le CNT répond aux exigences de la communauté internationale qui souhaite que la transition aille vite en mettant en place les textes refondant la RCA.

 

Ce texte une fois adopté par le Conseil National de Transition sera présenté au public lors d’un séminaire national de validation avant qu’il ne fasse l’objet d’un référendum au mois de juin prochain.

Le CNT en session extraordinaire à Bangui sur le nouveau projet de Constitution

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 03:27

 

 

 

 

http://www.afrik.com   lundi 2 février 2015  

 

L’Organisation des Nations Unies (ONU) a fait état « d’initiatives positives » en Centrafrique où des consultations nationales ont été lancées pour préparer le prochain Forum de Bangui sur le processus de réconciliation. L’institution va dépêcher une experte indépendante pour étudier l’évolution de la situation en Centrafrique, du 3 au 14 février.

 

L’Experte indépendante sur la situation des droits de l’Homme en République Centrafricaine (RCA), Marie-Thérèse Keita Bocoum, se rendra en RCA, du 3 au 14 février 2015. Cette quatrième visite a pour but de faire le point sur l’évolution de la situation et sur la mise en œuvre de ses recommandations.

 

La situation sécuritaire « précaire »

 

« La situation en RCA semble être à la croisée des chemins, avec des initiatives positives, comme le lancement des consultations nationales pour préparer le forum de Bangui sur la réconciliation nationale. En même temps, la situation sécuritaire reste très précaire et les menaces et exactions persistent, affectant les droits fondamentaux des populations civiles et des personnes déplacées qui sont dans l`attente d’une meilleure protection », a déclaré l’Experte indépendante.

 

Au cours de cette visite, l’Experte indépendante espère se rendre à l’intérieur du pays pour évaluer la situation des droits de l’homme et l’évolution de l’Etat de droit et s’enquérir notamment des conditions de vie des déplacés internes et des personnes vulnérables. Elle rencontrera les membres du gouvernement de transition, les autorités judiciaires, la société civile, les partenaires internationaux y compris le système des Nations Unies pour identifier les défis et mesurer les progrès réalisés dans la mise en œuvre de ces précédentes recommandations.

 

Les résultats de cette mission, y compris les constatations de l’Experte indépendante, seront communiqués au Conseil des Droits de L’Homme, à travers un compte rendu oral, en sa session de mars 2015.

 

avec African Press Organization (APO)

La Centrafrique "à la croisée des chemins", selon l’ONU

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 03:13

 

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   lundi 2 février 2015 14:01

 

La morgue de l’hôpital de l’Amitié est temporairement fermée dimanche 1er février 2015. L’annonce officielle de la fermeture provisoire a été faite par le directeur de cette formation sanitaire, Germain Piamalet. Dans une interview accordée à RNL, le médecin militaire explique que la prise de décision est due aux multiples cas de délestages enregistrés au sein de l’hôpital. 

 

« L'hôpital ces derniers temps connaît des cycles de coupure d'électricité qui ont une répercussion sur le fonctionnement de la chambre froide. Nous avons 12 heures de coupure d'électricité par jour en plus de cela nous sommes en saison sèche, il fait chaud. Quand il y a des coupures d'électricité, les corps ne supportent pas la chaleur et on assiste à des décompositions », a expliqué Germain Piamalet

 

Le directeur général regrette que la décomposition des corps de certains cadavres  devienne une source d'agression du personnel travaillant au niveau de la morgue par certains parents des malades décédés. « Nos concitoyens ne nous comprennent pas. Ils pensent que ce sont des actes de sabotage. Certains parents ont eu a agressé le personnel qui travail au niveau de la morgue. Nous avons pris conscience qu'ils ont un peu raison de s'énerver bien que ce n'est pas bien d'agresser », s'est-il indigné.  

 

« Pour mettre terme à cela, nous avons pensé que ce serait mieux de fermer temporairement la morgue, le temps de trouver une solution au problème de coupure d'électricité », a-t-il souhaité.

 

Il invite les responsables de l’Enerca à reconduire l’électricité pour le bon fonctionnement de l'ensemble du centre hospitalier. 

 

La direction générale de l’Énergie centrafricaine (Enerca) mise en cause, regrette la fermeture temporaire.  

 

Interrogée ce lundi, la directrice générale de l’Enerca, Élisabeth Koffio, justifie ces coupures d'électricité par les nombreuses difficultés de fonctionnement que rencontre la société de distribution de l'électricité. Elle appelle la population environnante à prendre conscience de la situation et surtout à accepter de vivre dans le noir.

 

« On a amélioré l'alimentation de cet hôpital dans la journée. On n'est en train de voir comment sensibiliser la population environnement pour qu'on alimente l'hôpital et que celle-ci reste dans le noir ou on continuera dans le même sens c'est-à-dire avec plusieurs coupures, parce que on le fait à distance », a indiqué Élisabeth Koffio.  

 

« La morgue est fermée, ça nous apporte un pincement au cœur, les morts méritent respect », s'est-elle indignée. « Nous osons croire que l'hôpital a un groupe électrogène », a-t-elle souligné, exhortant le directeur de l'hôpital de l'Amitié à mener des démarches en vue de trouver de carburant et faire tourner le groupe. 

 

Bangui : fermeture temporaire de la morgue de l'hôpital de l'Amitié

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 03:09

 

 

 

Bozoum : Des groupements agropastoraux ont exposé leurs produits
 

Bozoum, 02 février 2015 (RJDH) ---Une centaine de groupements venus de Bozoum et des autres sous-préfectures de l’Ouham Péndé, ont exposé et vendu leurs produits agro pastoraux. C’est  à l’occasion d'une foire, organisée conjointement par l’ONG  Cordaid et la Caritas de Bozoum avec l’appui financier de l’ambassade de France. L'exposition s'est faite  du samedi 31 janvier au dimanche 1er  février 2015.

 

178 coopératives venues de la ville de Bozoum, de Bocaranga, des localités de Ndim, de Ngaoundaye, de Bossemptélé, de Tali  sont arrivées et ont exposé des produits champêtres et de l’élevage. "Il faut toutefois noter que, peu de personnes sont venues acheter les produits exposés à cause de la difficulté financière  dans la région", a constaté le correspondant du RDJH dans la ville de Bozoum.

 

"Cette foire a été une occasion pour les groupements agropastoraux d’exposer leurs produits sur le marché et de les vendre à bon prix. C’est aussi une occasion pour sensibiliser les gens à faire la paix", a dit David, représentant  des agriculteurs de Bozoum.

 

"Ces coopératives ont exposé des produits agricoles tels que le  riz, les arachides, le maïs, le mil, le sésame, les haricots et de nombreux autres produits de leur travail. Une fête de couleurs et de visages, enfin joyeux, après deux années de guerre", a dit Père Aurelio Gazzera, dirigeant la paroisse de Bozoum.

 

Selon le récit fait par le religieux, l'après-midi du samedi était consacré  à la visite des stands des maraichers. "Nous avons visité 13 jardins. Une façon de stimuler et d'encourager ceux qui ont travaillé  pendant la saison sèche et l’aménagement des zones inhabitées de la ville. Aussi  d’encourager l'horticulture. En arrivant dans la «vallée des jardins" la vue est impressionnante: les légumes vertes, sur la terre rouge, et tout bien ordonné et propre. Bravo à tous", s'est exclamé Père Aurelio.

 

L'exposition de la foire agricole à Bozoum sera suivie par celle de la ville de Bouar, qui aura lieu en ce mois de février. /

 

Alban Nokoumona


 

Bangui : Un enregistrement remis à la famille d’Armel Sayo relate son enlèvement
 

 

Bangui, 02 février 2015 (RJDH) Armel Ningatoloum Sayo, ministre de la Jeunesse et des Sports, kidnappé le 25 janvier dernier, a raconté les circonstances de son arrestation et demande à la plateforme religieuse et à la présidente de la transition de s’investir davantage pour sa libération. On peut écouter ces propos dans un enregistrement remis aux membres de sa famille dont le RJDH  a reçu la copie.

 

Dans cet enregistrement de cinq minutes, Armel Ningatouloum Sayo a raconté les circonstances de son arrestation, qui ne sont pas autres que celles présentées par les média quelques heures après son kidnapping. La voix semble être celle du membre du gouvernement. «J’ai été effectivement kidnappé le dimanche 25 janvier lorsque je revenais de la messe avec ma femme et mon cadet Louba Martial. Je suis conduit à une destination inconnue et suis vivant, détenu par mes ravisseurs », dit-il sur un ton inhabituel.

 

« Je demande l’implication de la plateforme et du gouvernement surtout de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, pour ma libération. Je souhaite reprendre mes activités et retrouver ma famille surtout ma femme. Raison pour laquelle je demande l’implication de la plateforme religieuse spécialement de Mgr Dieudonné Nzapalainga et des autorités actuelles (...) ».

 

Armel Ningatouloum Sayo est également revenu sur les conditions de sa détention, qui ne peuvent pas lui permettre de rester longtemps. « Les conditions de ma détention sont déplorables et je ne souhaite pas y rester pour longtemps. Que les autorités actuelles s’investissent et s’impliquent à fond pour que je sois libre ».

 

Pour le kidnappé, il n’y a pas de doute qu’il est détenu par les proches de Andjilo. « Je suis entre les mains des hommes du patriote Andjilo. Ils me retiennent parce qu’ils veulent la libération de ce dernier », explique-t-il.

 

Dieudonné Nzada, l’aîné du kidnappé a indiqué au RJDH qu’il n’y a pas de doute que la voix est belle et bien celle de « notre frère Armel. Ce qui nous a davantage convaincus c’est le fait que l’élément ex-Anti-Balaka qui nous a amenés l’enregistrement ait dit que le ministre souffre présentement au niveau de sa jambe gauche. Effectivement, il avait fait un accident et souffrait momentanément de ce mal ».

 

Une source proche de la présidence a confié au RJDH qu’une réunion de sécurité a été convoquée ce matin et le kidnapping d’Armel Sayo était inscrit à l’ordre du jour. « Seulement que les résolutions de la réunion n’étaient pas portées au public », raconte-elle.

 

Une semaine et un jour, c’est la durée de la détention de Armel Ningatouloum Sayo depuis son kidnapping le dimanche 25 janvier./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

 

 

Bangui : Les consultations à la base pour les arrondissements de la capitale sont lancées ce matin

 

 

Bangui, 02 février 2015 (RJDH)-- Les activités précédant les consultations à la base dans la capitale centrafricaine, sont lancées ce lundi 2 février. Le lancement des travaux a eu lieu ce matin au Complexe Sportif 20 000 places. Le constat fait par le RJDH, dans certains arrondissements de Bangui révèle que certains habitants ne sont encore prêts pour accueillir ces activités.

 

« Les consultations à la base ont bel et bien commencé ce 2 février à Bangui. La journée du lundi est consacrée au lancement des travaux dans la salle de conférence du Stade 20 000 Places par le Ministre-Conseiller à la présidence, Jean Jacques Demafouth et le maire de la ville de Bangui, Hyacinthe Wodobodé», a fait savoir une source à la présidence. 

 

Selon le chargé de mission en communication au ministère de la Communication, Didier Martial Pabandji, les facilitateurs vont se mettre en équipe de quatre. Une équipe travaille pour deux arrondissements.  La première équipe va couvrir le premier et le septième arrondissement.  La deuxième équipe s’occupera  du deuxième et du cinquième arrondissement. La troisième prendra en compte le quatrième et le huitième arrondissement. Et la quatrième équipe se rendra dans le troisième et le sixième arrondissement. 

 

 « Les lieux des consultations se différent d'une équipe à une autre. La  première équipe va travailler  au  ministère des Arts et de la Culture. Elle occupera également une salle au département  des  Affaires Etrangères. La deuxième  équipe, quant à elle occupera le local de la Caisse Café et le parc de cinquantenaire.  La troisième équipe et ses membres,  vont se réunir  au siège du Conseil nationale de transition. Enfin, la quatrième équipe va réunir ses interlocuteurs  au niveau  du cinéma Rex », a-t-indiqué Didier Martial Pabandji.

 

Ces facilitateurs sont composés des leaders de différentes couches sociales, les représentants de CNT,  ceux de différents partis politiques Centrafricains, les représentants de la jeunesse, les représentants de la confession religieuse et autres.

 

Tout semble être calme dans la ville

 

Du 1ème arrondissement de la ville de Bangui en passant par les 2ème,  4ème, 3ème, 5ème et 8ème, les locaux de la mairie sont quasiment vides. Aucune activité n’est réalisée sur place.

 

« C’est demain que les consultations vont  commencer. Ce matin, on s’est réuni au niveau du Complexe Sportif 20.000 Places.  Nous avons décidé en commun accord de commencer le 03 de ce mois », a fait savoir une source de la mairie du 4ème arrondissement qui a participé à la rencontre de ce matin.

 

Cependant,  la plupart de la population banguissoise témoigne ne pas être informée de la tenue de ces consultations à la base. «  Je n'ai aucune idée sur ces consultations et je me demande si, elles auront lieu ici », a dit une autorité communale du 5ème arrondissement.

 

Les travaux des consultations à la base de Bangui qui commencent  aujourd’hui par le lancement officiel, prendront fin le 07 février. 

 

Annette Maélaine Malebingui.


 

 

Nouvelles nationales sur RJDH

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 12:07

 

 

 

http://france3-regions.francetvinfo.fr   01/02/2015 | 11:02

 

L'humanitaire bourguigonne qui avait été enlevé à Bangui, en Centrafrique est rentrée dans le village où elle réside hier, samedi 31 janvier 2015.La municipalité avait  organisé une cérémonie d'accueil simple et chaleureuse en son honneur.

 

Claudia Priest avait été enlevée et prise en otage en Centrafrique durant 5 jours par des miliciens chrétiens anti-balaka. Cette humanitaire d'origine bourguignonne était en mission à Bangui, pour une ONG médicale catholique. Elle avait été libérée au terme de négociations auxquelles Monseigneur Nzapalainga (l'archevêque de Bangui) avait pris une part active.

Un employé centrafricain de l'ONG, kidnappé en même temps qu'elle, avait lui aussi été libéré.


Les anti-balaka sont des milices principalement chrétiennes qui se sont formées pour lutter contre les rebelles, essentiellement musulmans, de la coalition Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013 avant d'en être chassée en janvier 2014. Les deux camps sont accusés d'avoir commis de graves exactions.


Les auteurs de l'enlèvement de la Française, le premier en Centrafrique depuis le début de l'intervention militaire française "Sangaris" dans ce pays en décembre 2013, protestaient contre l'arrestation de Rodrigue Ngaïbona, dit "général Andjilo", l'un de leurs chefs, soupçonné d'être l'un des meneurs de massacres de musulmans dans la capitale centrafricaine.

Le retour de Claudia Priest à Pont-de-Veyle dans l'Ain

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 11:51

 

 

 

 

La Séléka Rénovée pour la Paix et la Justice a appris avec satisfaction les conclusions de la réunion des Chefs d’Etat de la CEEAC, en marge du 24ème sommet de l’Union Africaine à Addis Abeba, rejetant le pseudo accord tant décrié de Nairobi qui ne pouvait en rien « aider la République Centrafricaine à parvenir à la stabilité et à la paix » (Président de la CEEAC)

 

Hélas ! Les faits nous donnent une fois encore raison comme sur tout ce dont nous avons prévenu nos différents interlocuteurs, et ce en raison de notre connaissance des hommes et du terrain.

 

La Séléka Rénovée salue également le soutien de la CEEAC à l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville du 23 juillet 2014, et aussi la promesse d’un appui significatif au processus de paix et de réconciliation en Centrafrique.

 

La Séléka Rénovée attire l’attention de l’opinion nationale et internationale sur l’esprit belliqueux des signataires de Nairobi et leur vision étriquée du processus politique se résumant à des calculs d’intérêts égocentriques. La collusion de Nairobi n’est rien qu’une association de ceux qui ne respectent pas leurs engagements, qui continuent de trahir et qui n’arrêtent pas d’agacer la patience des Centrafricains et celle des amis de la Centrafrique.

 

La Séléka Rénovée lance un appel à tous les signataires de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville d’en respecter les termes et de s’y conformer inconditionnellement afin de ne pas succomber aux illusions et la supercherie des ennemis de la paix, fauteurs de troubles.

 

La Séléka Rénovée appelle tous les Centrafricains, ainsi que les réfugiés et les personnes déplacées, à une très grande vigilance, car l’échec de Nairobi pourra ne pas rester sans suite compte tenu des enjeux géostratégiques qui y étaient liés. La Centrafrique entre dans la phase la plus sensible de sa Transition politique.

 

La Séléka Rénovée sollicite de la CEEAC et de toute la Communauté internationale la continuité de leur appui à la Transition avec l’implication de toutes les sensibilités dans un esprit de tolérance, sans occulter la nécessité d’un rapide retour assisté des compatriotes déplacés et réfugiés, ainsi que des perspectives de justice et de dédommagement gage d’une paix durable sans esprit de vengeance.

Fait le 31 janvier 2015

 

Pour la Séléka Rénovée pour la Paix et la Justice,

 

Général Mohamed-Moussa DHAFFANE,

 

Chef de Délégation au Forum de Brazzaville,

 

Ancien Ministre d’Etat

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 02/01/15 de Séléka Rénovée

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 11:47

 

 

 

 

C’est indéniable, depuis  le lancement  de la phase préparatoire du forum de la réconciliation par le gouvernement Centrafricain, il se passe quelque chose, annonciatrice de turbulence et de jacquerie au sein de la communauté Centrafricaine de France. Les quelques rares associations  qui prétendent  représentées les 30.000 Centrafricains qui vivent en France ont retrouvé de la voix et de la passion. La boîte mails de la Présidence de transition et de la Primature sont inondées de mails malsains qui tentent tous d’influencer les autorités Centrafricaines afin de  se faire une place au forum de Bangui.

 

La manifestation de cette passion s’est faite  les 17 et  18 Janvier 2015 où  trois réunions différentes ont été convoquées à trois endroits différents de Paris par trois groupes différents sous le seul et unique prétexte  de permettre à la diaspora de France de formuler une « contribution forte ». Cette même passion s’est encore manifestée le samedi  31 Janvier 2015 où trois réunions  de restitution à trois endroits différents sont convoquées par les trois mêmes groupes différents.

 

Le drame de ce réveil des passions  c’est que toute cette agitation cache mal les stratégies déployées par les uns et les autres pour essayer de s’attribuer la représentativité de la diaspora et  conserver ainsi une image positive vis-à-vis des autorités Centrafricaines.  Une stratégie faite de deux artifices : un appel permanent au rassemblement, à l’unité  et une ferme volonté de capter les ressources de l’autre  afin de mieux le contrôler et d’en tirer un bénéfice symbolique. C’est  sur le mode de ce subtil dosage stratégique qu’il faut déchiffrer  les motivations de cette agitation qui exclut, de fait, tous les autres Centrafricains de bonne volonté qui ont envie de participer au retour de la paix dans notre pays faute de cadre saint et fédérateur approprié.

 

En enfermant le débat à la seule surenchère à la légitimité d’un groupe ou de l’autre, la diaspora de France s’interdit, de fait, de s’inscrire dans le débat inclusif en cours dans le pays.

 

C’est ici l’occasion de s’interroger sur l’absence de forme définitive d’organisation de la diaspora centrafricaine qui contrairement à la diaspora Ouest africaine peine à disposer d’une structure d’accompagnement et de contact  capable de créer une synergie forte d’abord entre  tous les membre de la diaspora et ensuite dans  ses efforts pour participer au développement socio-économique de la République Centrafricaine.

 

ROGER  ANDJALANDJI, Paris.

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