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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 12:37

 

 

 

Par RFI le 25-09-2015 à 01:15

 

Après deux années de conflit en Centrafrique, la situation se normalise peu à peu dans les écoles, même si beaucoup reste à faire. A Bambari par exemple, 335 enfants affiliés aux groupes armés libérés par l'Unicef en mai dernier vont retrouver les bancs de l'école.

 

Lever des couleurs, hymne du pays entonné à plein poumon par les enfants, la rentrée scolaire à Bambari a des allures de fête nationale. Parmi les écoliers, des ex-enfants soldats dont la réinsertion fait l'objet de toutes les attentions. « Les enseignants ont été formés pour l’encadrement de ces enfants qui, qu’on le veuille ou non, ont connu un autre monde que les autres enfants, explique Benoît Daoundo, le responsable protection de l'enfance pour l'Unicef. Nous travaillons aussi avec les écoles et les enfants pour que ces enseignants aient un regard un peu plus particulier à l’endroit de ces enfants pour qu’ils retrouvent vraiment la vie d’enfant que les groupes armés leur avaient volée entre temps. »

 

Julien avait 14 ans quand il est entré dans les anti-balaka. Aujourd'hui l'école lui redonne de l'ambition. Et pas des moindres. « Je veux étudier le français et les maths pour devenir ministre ensuite, assure-t-il. Ça fait trois ans que je n’ai pas été à l'école à cause de la guerre dans mon pays. Je me suis engagé dans les anti-balaka pour venger la mort de mes parents. Mais maintenant c'est fini, j'ai abandonné les armes et les anti-balaka. »

 

Pour ces ex-enfants affiliés aux groupes armés, c'est le début d'une nouvelle vie. Mais lesrécents affrontements à Bambari risquent bien de contrarier les taux de scolarisation. Beaucoup de parents hésitent à laisser leurs enfants à l'école à cause de l'insécurité

 

RCA: des ex-enfants soldats de retour sur les bancs de l'école
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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 12:33

 

 

 

Depuis quelques jours, le président du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) Désiré NZANGA KOLINGBA fait l’objet d’attaques personnelles en tout genre, d’un niveau de bassesse jamais atteint dans un débat démocratique digne de ce nom. Ces attaques notoires qui agitent la haine et l’inquisition à l’égard d’un homme politique qui n’a rien à prouver dans un pays dirigé depuis plusieurs années par d’indécrottables profito-situationnistes sont inadmissibles et indignes de leurs auteurs. Après tout le drame que traverse encore le peuple centrafricain, quoi de plus irresponsable et odieux que d’alimenter la haine tribale et ethnique avec les conséquences que chacun reconnait. Même si l’on sait pertinemment que les vautours ne doivent la vie qu’aux traînées de carcasses, mais il y a des limites du tolérable à ne pas dépasser.

 

En effet, ceux qui agitent la haine tribale et/ou confessionnelle n’ont rien compris à la crise qui frappe le peuple centrafricain. Les clivages ethniques constituent une catastrophe pour toute société humaine en général et, en particulier, pour la société centrafricaine. Au stade actuel des choses, chaque citoyen devra comprendre qu’appartenir à une ethnie ou une tribu n’est pas un défaut, ni même un délit (surtout qu’on ne la choisit pas) ; mais elle est une énorme richesse pour tout le pays. L’unité dans la diversité est une source de fierté nationale pour les Humains ; il n’y a donc pas de raison que ce ne soit pas le cas en Centrafrique. Pourquoi avoir honte de son ethnie ? Pourquoi la renier ? Pourquoi juger ou regarder les gens en fonction de leur appartenance ethnique ou tribale ? Je suis yakoma, banda, gbaya, kaba, mandjia, ngbaka, etc … et alors… Pourquoi nous devrions-nous faire le procès de nos ethnies et nos tribus ? Quelle aberration de s’entretuer parce que tel est yakoma, tel est kaba ou gbaya ? Combien d’innocents ont perdu la vie lors des tristes événements survenus dans le pays simplement parce leur seul tort est d’appartenir à une ethnie détestée ou en conflit avec une autre (alors que personnellement et individuellement ils sont irréprochables ou y sont pour rien dans les causes de ce conflit) ?

 

Il en est de même pour les patronymes que nous portons ! Je m’appelle POLISSE-BEBE et fier de porter ce nom et de le faire porter à mes enfants. Au nom de quoi mes enfants ne pourront-ils pas faire valoir leurs compétences (si elles étaient reconnues) simplement parce qu’il porte mon nom ? Pourquoi un fils KOLINGBA ou PATASSE (par exemple) ne pourrait-il pas briguer la magistrature suprême alors qu’il en a la capacité ? En quoi être fils de (…) constitue-t-il un obstacle à l’ambition de quelqu’un ? Faut-il juger les gens pour les erreurs commises par leurs ascendants ? Ou condamner les enfants pour la faute de leurs parents ???

 

Pour tout parent soucieux de la réussite de ses enfants, ce serait une injustice inqualifiable. Et si mon pauvre père était devenu Président de la République, rien ne m’aurait empêché de penser à le devenir à mon tour, pas par dynastie, mais par ambition personnelle de servir mon pays. D’ailleurs, quand je me rase le matin, … Suivez mon regard !

 

Cela me laisse penser que le reproche fait habituellement aux fils de (…) de faire carrière dans tel ou tel domaine, a fortiori postuler à la magistrature suprême, est un faux procès. Il est, dans ce cas, préférable de s’assurer de la compétence et surtout de la capacité de l’individu à gérer le pays, plutôt que de vouloir l’empêcher de s’assumer. Cela dit, pourquoi s’en prendre à Désiré NZANGA KOLINGBA à cause de son patronyme ? Quelle petitesse intellectuelle de susciter un faux débat de ce type sur un sujet qui, ailleurs, notamment aux USA, (à l’exemple des BUSH) ne préoccupe personne ? 

           

Alors, entendons-nous bien ! Ce qui est révoltant dans ces attaques minables, ce n’est nullement le débat démocratique qui devrait, à mon sens, porter sur les projets des candidats, leur vision politique et leur capacité à conduire la destinée de ce pays dévasté, mais plutôt les diatribes infondées portant sur leur vie privée, leur situation familiale, leur patronyme et leur appartenance ethnique, tribale ou confessionnelle; ce débat-là n’a pas droit de cité dans une société au bord de la déflagration. Car, ne l’oublions pas, le spectre de la scission plane encore sur Centrafrique, et ce n’est pas l’instrumentalisation de la haine tribale et confessionnelle qui l’en épargnerait. Cela dit, ceux qui se livrent à des exercices consistant à fouiller dans les poubelles de l’histoire pour exhumer le passé douloureux des centrafricains (comme  l’histoire des Kaba/Yakoma, Gbaya/Goula, Nordistes/Sudistes, Chrétiens/Musulmans) sont autant responsables du désastre de Centrafrique que les assassins qui ont soumis à la désolation tout un peuple.

 

S’agissant de Désiré NZANGA KOLINGBA qui fait l’objet de manœuvres dilatoires tendant à ternir son image et jeter le discrédit sur sa personne, l’on ne peut  que déplorer l’obsession, l’acharnement et l’obscurantisme avec lesquels ses détracteurs s’activent. La plupart de ces derniers sont pourtant les transfuges du RDC ou les opportunistes patentés dont la volonté effrénée de ravir la fédération France-Europe-Amérique s’est évaporée un certain temps grâce à la vigilance des militants et qui souffrent aujourd’hui du manque d’intérêt, voire (pour reprendre leur propre terme) du « mutisme » soit disant des dirigeants. Sinon, comment comprendre qu’un militant discipliné puisse faire avec délectation l’étalage, sur les sites internet et réseaux sociaux, de ses états d’âmes et critiques obsessionnelles contre, non pas la politique, mais la personne de celui qui est désigné par le congrès pour porter le projet du parti  auprès de ses concitoyens ? Comment comprendre qu’un militant sensé puisse déclarer publiquement qu’il ferait campagne pour les députés et non le candidat de sa formation politique aux présidentielles ? Comment comprendre qu’un militant à qui l’opportunité a été donnée de faire part des problèmes personnels qu’il a avec ses dirigeants (on ne sait trop pourquoi ?) et qui se dit démissionnaire, refusant ainsi tout dialogue, puisse se défausser tout azimut sur ses anciens camarades du parti ?

 

Tout cela est triste et pathétique… Bref, évitons de tomber plus bas !

 

Par ailleurs, il est tout de même important de rappeler que, dans la situation actuelle, Centrafrique a besoin d’un homme de Paix, d’Unité, de Rassemblement, un homme calme et plein de sang-froid (et non d’un belliqueux, un va-t’en guerre ni même un fou furieux) pour faire sortir ce pays du désastre dans lequel il a été plongé. De ce point de vue Désiré NZANGA KOLINGBA ainsi qu’Emile Gros Raymond NAKOMBO sont des vaillants cadres du RDC (entre autres) qui répondent à cette exigence, et dont les énormes qualités peuvent aider la République centrafricaine à éviter le pire. Et s’il y en a qui fantasment encore sur l’extrême tension, voire une rupture entre ces deux frères (au profit de qui ???), je vous recommande de cesser de prendre vos chimères pour des réalités. Pour avoir eu le privilège de travailler à leur côté, je puis vous assurer qu’il n’y a pas l’ombre d’une divergence politique entre les deux, ni même un doute sur l’engagement ou le soutien de l’un en faveur de l’autre pour les prochaines échéances.

 

Je recommande à ceux qui se livrent à ces manœuvres indignes du niveau de la crise que traversent les centrafricains de cesser immédiatement ces attaques de bas étages à l’égard des candidats aux élections présidentielles et législatives, et d’élever le débat en cette période préélectorale plutôt au niveau de la confrontation des projets de société, des programmes d’actions et des différentes visions politiques. Ce pays meurtri a besoin d’aller à ces élections dans des conditions apaisées, surtout dans l’unité et la dignité. Je lance, de ce fait, un vibrant appel à tous les militants et sympathisants du Rassemblement Démocratique Centrafricain et, à travers eux, à tous ceux qui aiment ce beau pays de Centrafrique de redoubler de vigilance afin de barrer la route à toutes les velléités de déstabilisation d’où qu’elles viennent, ainsi qu’à tous les apôtres de malheur et de la haine tribale ou confessionnelle qui soufflent indéfiniment sur les braises de la crise centrafricaine dans le seul but de maintenir cyniquement le statu quo total et ainsi pérenniser la souffrance des populations centrafricaines.  

 

En définitive, j’ai envie de dire que la politique est belle et noble, pourvu qu’on la fasse bien ! On ne s’improvise pas politique. Je comprends pourquoi sous d’autres cieux, elle est une affaire de spécialistes.

 

Médard POLISSE-BEBE

POURQUOI S’EN PRENDRE A Désiré KOLINGBA ? par Médard Polisse Bébé
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 21:56
Lu pour vous : Les Fennec repartent en Centrafrique

 

 

 

http://www.journal-aviation.com /    Helen Chachaty

 

Après un été de pause dans l’Hexagone, les Fennec reprennent finalement le chemin de la République Centrafricaine. Deux appareils devraient décoller ce weekend pour Bangui et retrouver le tarmac du camp de M’Poko en début de semaine prochaine. La durée du mandat n’est pas encore connue de manière exacte.

Les hélicoptères, opérés soit par l’EH 3/67 « Parisis » ou l’EH 5/67 « Alpilles », seront employés pour des missions de reconnaissance, de transport logistique, d’appui-feu ou encore d’évacuations sanitaires. Ces « couteaux suisses » de l’armée de l’air ont déjà fait leurs preuves sur le territoire centrafricain, ayant été déployés entre décembre 2013 lors du lancement de l’opération Sangaris et le mois de juin dernier. En 19 mois, le détachement a accumulé 1 700 heures de vol sur 800 vols.

Sur les missions des Fennec en Centrafrique, voir notre reportage de décembre 2014 : Les Fennec à l'épreuve de Sangaris

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 21:06

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 24 SEPTEMBRE 2015

 

La clause d’inéligibilité et la période qui suivra le 30 décembre date de la fin de la transition sont deux sujets encore préoccupants de la transition en Centrafrique. Ils défraient la chronique et continuent d’alimenter les discussions dans le pays et partout ailleurs. Si sur l’inéligibilité, un arrêt de la Cour Constitutionnelle de Transition avait été rendu le 28 août 2015 déclarant inéligibles les anciens et nouveaux acteurs de la transition, les débats autour de la fin de la transition, eux vont crescendo.

 

Une interview avait été accordée au RJDH par le Ministre Conseiller politique de la cheffe de l’État, le Pr Anicet Guiyama Massogo sur la fin de la transition. Serein le philosophe plus serein que la sérénité déclarait que l’expression « ultime » n’avait jamais été utilisée dans la lettre de la CEEAC du 30 juillet dernier concédant la prorogation de la transition en Centrafrique. Il est allé plus loin en invoquant les dispositions de la Charte Constitutionnelle d’après lesquelles, « la transition finit avec les élections », une manière de renvoyer aux calendes grecques la fin de la transition.

 

Ces sujets étaient en trame des thèmes abordés ce 23 septembre 2015 par le RJDH avec son invité du débat « Actualité et Nous », Charles Armel Doubane.

 

L’ancien ministre et candidat déclaré à la prochaine présidentielle, Charles Armel Doubane, tout en refusant de commenter la décision, selon lui émanant de la plus haute juridiction qu’est la Cour Constitutionnelle de Transition en a trouvé un motif de satisfaction et de fierté. « Pour le juriste que je suis, quand j’ai lu la décision, j’étais fier d’être centrafricain. Les argumentaires développés en se fondant sur les textes et au regard du contexte ont permis de trancher définitivement cette question. Je ne vais pas faire de commentaire mais simplement l’avenir de la RCA doit se bâtir avec deux dynamiques. Première chose à faire c’est toujours respecter ce qui est du cadre légal. Deuxième manche c’est le compromis politique », a-t-il confié aux journalistes du RJDH.

 

La décision de la Cour bien qu’irrévocable et opposable à tous, pouvoirs publics en premier lieu sans oublier tout l’ensemble politique pourrait se déjuger sur le terrain politique. La jurisprudence largement évoquée par les partisans de la levée du verrou de l’inéligibilité est celle de 2005 où des candidatures déclarées d’abord irrecevables par la Cour Constitutionnelle, ont fini par l’être suite à des arrangements politiques. Au grand dam des défenseurs de l’État de droit, les recalés des élections de cette époque ont emboité le pas sans scrupule aux autres candidats qui, eux jouissaient de leur plein droit. Charles Armel Doubane ne nie pas cette situation mais la regrette au cas où elle adviendra, « Ce sera la volonté des Centrafricains. Malheureusement, autant nous devons construire ce pays en acceptant les compromis politiques ou les arrangements politiques mais je crois que le véritable État de droit ne peut se construire que sur le respect scrupuleux des textes que nous nous donnons ».

 

Quant à la problématique de la troisième transition qui n’émeut ni ne fait bouger la présidence centrafricaine, Armel Doubane a ressuscité son génie de juriste pour réponde au Conseiller politique de la présidente de la transition. Anicet Guiyama Massogo estimait au début de ce mois que la transition est encore envisageable après 30 décembre. « Les autorités actuelles pourront adresser une demande aux Chefs d’Etats de la CEEAC pour solliciter un autre report et aussi la Charte Constitutionnelle dit que la transition finit avec les élections », proclamait le Ministre Conseiller. En réponse, « Voilà encore ce qui tue ce pays. Je respecte les uns et les autres. Nous tous aimons ce pays et par moment il faut prendre des actes courageux pour avancer. Les textes sont clairs, les trois têtes avaient demandé au président en exercice de la CEEAC l’ultime report et une réponse a été donnée à cela. J’ai lu le texte, on parle de nécessité et la nécessité c’est ce qui a justifié l’ultime report. Donc il n’y a plus de nécessité par ce qu’il n’y a pas de nécessité avec (S). Il faut par conséquent dire la vérité au peuple centrafricain, que nous courons vers une difficulté majeure pour notre pays. Il faut sortir des calculs politiciens et dire que c’est notre pays à nous et on ne peut pas le construire avec des clivages parce qu’on veut garder sa position », une véritable interpellation pour tout le Centrafrique.

 

Il appelle la présidente de la transition à convoquer un dialogue qui permettra de déboucher sur un accord politique et de continuer le processus.

 

 

 

 

 

La clause d’inéligibilité et l’après 30 décembre, C.A Doubane en parle
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 20:48
Burkina Faso : «Le coup d’Etat le plus bête du monde»
Burkina Faso : «Le coup d’Etat le plus bête du monde»

 

 

 EDITO

 

Par Isabelle Hanne — 24 septembre 2015 à 19:56

 

Qu’il semble loin, le temps où quelques treillis maladroits installaient un homme pour vingt, trente ans au pouvoir ! Le coup d’Etat de la semaine dernière au Burkina Faso est anachronique. Hors sujet, presque. Les acteurs déjà : des putschistes du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), garde prétorienne du président déchu Blaise Compaoré, renversé en octobre 2014. Le lieu, ensuite : un pays d’Afrique de l’Ouest, à la société civile très structurée et dont le soulèvement, l’an dernier, a donné des envies de printemps à tout un continent. Le premier acte, enfin : prendre le contrôle de la télé publique, et laisser un militaire ahuri annoncer l’avènement d’une nouvelle autorité à l’intitulé pour le moins antiphrastique - le «Conseil national de la démocratie» - alors que la population écoute les radios pirates, communique via Whatsapp et reste vissée sur Twitter et Facebook…

 

Une semaine plus tard, le «coup d’Etat le plus bête du monde» - si tant est qu’il en existât d’intelligents -, comme l’ont surnommé des manifestants burkinabés, est terminé. L’armée loyaliste a permis d’inverser le rapport de force, et de contraindre le RSP à déposer les armes. Le Président et le Premier ministre, renversés jeudi dernier, ont repris les rênes du pouvoir. Idem pour l’ensemble du gouvernement et l’assemblée intérimaire.

 

Même si une série de questions épineuses restent en suspens. Le RSP, armée dans l’armée et épée de Damoclès des autorités de transition, va-t-il être désarmé et dissous ? Les putschistes vont-ils être amnistiés pour les violences depuis le coup d’Etat, comme le proposait la première médiation, désastreuse, de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ? Les proches de Compaoré pourront-ils se présenter aux prochaines élections ? Des décisions d’importance devraient être prises, ce vendredi, lors du premier conseil des ministres post-crise. Quel bilan tirer de ce coup d’Etat ? Dix morts et plus d’une centaine de blessés pour sept petits jours de pouvoir d’un homme, le général Gilbert Diendéré, qui a piteusement avoué «regretter» cet acte. Des autorités de transition ébranlées, déjà épuisées par une année de gestion d’un pays exsangue. Le report des élections présidentielle et législatives.

 

Il aura, néanmoins, eu quelques vertus inattendues. Comme mettre hors d’état de nuire le général Diendéré, à la tête des putschistes, ce à quoi la transition n’était pas parvenue. Malgré le palmarès qu’on lui attribue - l’assassinat de l’icône Thomas Sankara, entre autres -, il n’avait pas jugé nécessaire de s’exiler après la chute de Blaise Compaoré.

 

De libérateur d’otages occidentaux décoré par Sarkozy, Diendéré est devenu en une semaine un «terroriste», pour l’Union africaine. Et ses déclarations de gosse pris la main dans le pot de confiture ont fini de le décrédibiliser, aux yeux du monde - «Le putsch est terminé, on n’en parle plus […]. Le plus grand tort a été d’avoir fait ce putsch. Aujourd’hui, quand on parle de démocratie, on ne peut pas se permettre de faire des actions de ce genre.» Pas faux. Le coup d’Etat aura également permis de rappeler l’engagement et la détermination des Burkinabés. Leur humour aussi, comme cette invention du verbe «diendérer». Pour «faire le mal, s’entêter, puis dire qu’on n’en parle plus». 

 

Isabelle Hanne

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 20:33

 

 

        

APA-Bangui (Centrafrique) 2015-09-24 17:27:13 Des bons d’achat ont été distribués à quelque 2 650 réfugiés congolais de Zémio, localité de la préfecture du Haut Mbomou, à l’est de la République centrafricaine, pour leur permettre de s’approvisionner en denrées alimentaires sur le marché local à l'occasion d’une foire agricole.


La manifestation entre dans le cadre d'un partenariat entre le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM), a annoncé le HCR dans un communiqué de presse publié jeudi à Bangui.


Les réfugiés passent de stand en stand et achètent avec leur bon, manioc, riz, haricots, arachides, viande, poisson, tomates en conserves, lait en poudre, huile, sucre et condiments. 


Chaque réfugié a reçu un bon de 5 000 FCFA par personne à charge. C'est ainsi que le chef d'une famille de 4 membres doit recevoir 4 coupons pour un montant total de 20 000 FCFA. 


Les réfugiés congolais avaient fui les violences de l'Armée de libération du Seigneur (LRA) en 2009 et trouvé refuge à Zemio. En 2010, le gouvernement centrafricain leur a octroyé des parcelles de terre pour les encourager à développer des activités agricoles. 

Mais les attaques persistantes de la LRA dans la zone frontalière avec la République démocratique du Congo (RDC) a entrainé un ralentissement des activités agricoles et maraichères des réfugiés qui ne peuvent toujours pas subvenir à leurs besoins essentiels. 


Près de 80 Congolais, arrivés la semaine dernière à Rafai, à 150 km de Zemio, ont fui devant les nouvelles attaques lancées par la LRA au chantier minier de Mabia, dans le Bas-Uele en RDC, à une quinzaine de km de la frontière centrafricaine

Le HCR et ses partenaires facilitent l'accès à l'eau potable aux réfugiés congolais et leur fournissent également les services de santé et l'éducation. 


Une assistance particulière est également fournie aux personnes vulnérables, notamment les personnes âgées et les orphelins.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834621#sthash.aHXkAO52.dpuf

Centrafrique : Programme d'assistance alimentaire pour les réfugiés congolais
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 19:31

 

 

 

http://www.lapresse.ca/  Agence France-Presse  LA HAYE  24 septembre 2015 à 13h24 

 

La Cour pénale internationale a dévoilé jeudi au moins 60 nouvelles accusations de crimes contre l'humanité et crimes de guerre à l'encontre de Dominic Ongwen, un des principaux chefs de la sanguinaire rébellion de la LRA, née dans les années 1980 en Ouganda.

 

«L'accusation a formellement fait état de son intention d'augmenter l'étendue des charges contre Dominic Ongwen», a annoncé la CPI, qui siège à La Haye, dans un communiqué, précisant que le procureur soumettrait officiellement ces charges le 21 décembre.

 

«Une notification précoce de ces charges additionnelles était requise afin de laisser à la défense suffisamment de temps pour se préparer», a souligné la CPI.

 

Dominic Ongwen, écroué à La Haye après sa reddition en janvier en Centrafrique auprès des forces spéciales américaines, est le premier haut responsable de l'Armée de résistance du seigneur (LRA), dirigée par Joseph Kony, à comparaître devant la CPI.

 

Les nouvelles charges portent toutes sur des attaques menées entre octobre 2003 et juin 2004 sur des camps de civils forcés à fuir leurs foyers suite à la sanglante rébellion de la LRA, débutée dans les années 1980.

 

Plus de 100 personnes, dont de nombreux enfants et bébés, avaient été tuées lors de ces attaques. La CPI a également évoqué le recours à des enfants-soldats et à des esclaves sexuels.

 

Dominic Ongwen, qui a environ 40 ans, est poursuivi pour sept crimes contre l'humanité ou crimes de guerre. L'accusation souhaite lui imputer au moins 60 autres exactions.

 

Lors d'une des attaques, contre le camp Lukodi dans le nord de l'Ouganda, «de nombreux civils dont des enfants ont été brûlés vifs dans des huttes que les combattants de la LRA avaient mises en feu», a affirmé l'accusation dans un document de la CPI.

 

M. Ongwen est dans l'attente d'une audience de confirmation des charges, étape préalable à un éventuel procès.

 

Créée dans la deuxième partie des années 80, la LRA opérait dans le nord de l'Ouganda, où elle a multiplié les exactions - enlèvements d'enfants transformés en soldats et en esclaves, mutilations et massacres de civils.

 

Elle en a été chassée au milieu des années 2000 par l'armée ougandaise avant de s'éparpiller et de semer la terreur dans les forêts équatoriales des pays alentour, dont la Centrafrique.

 

Dominic Ongwen est lui-même un ancien enfant-soldat. Il avait été enlevé à l'âge de 10 ans sur le chemin de retour de l'école.

 

Selon l'ONU, depuis sa création la rébellion a tué plus de 100 000 personnes en Afrique centrale et enlevé plus de 60 000 enfants.

 

La CPI dévoile 60 nouvelles charges contre un chef de la LRA
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 19:04

 

 

 

http://adiac-congo.com/  Jeudi 24 Septembre 2015 - 13:34

 

Selon l’ONU, le financement marocain de 250 millions de FCfa et japonais de 334 millions de FCfa, contribuera au budget électoral notamment à la participation des réfugiés centrafricains aux prochaines élections.

 

Le besoin financier global suscité par l’Autorité nationale des élections (ANE), l’administration chargée d’organiser les élections en RCA, est estimé à environ 10 milliards de FCfa. Cependant, des interrogations subsistent quant à la tenue du calendrier électoral car le fonds électoral géré par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) n’a pour l’heure pas reçu l’intégralité de l’enveloppe concourue.

 

La préoccupation des autorités de la transition centrafricaine, tout comme de celle des partenaires du pays, est de parvenir à tenir dans le délai les prochaines échéances électorales en vue du retour à l’ordre constitutionnel. « Le déroulement des élections pacifiques contribuera à la stabilité et au développement social et économique du pays. C’est la raison pour laquelle le Japon a décidé de soutenir les élections pour l’avenir éclatant de la population centrafricaine », a indiqué l’ambassadeur du Japon en poste au Cameroun, Kunio Okamura, rapporte le RJDH.

 

L’un des volets importants du processus en cours, est l’opération de recensement électoral amorcée depuis fin juillet. La divergence liée à la participation ou non des déplacés ou réfugiés centrafricains dans les pays voisins, n’a pas du tout facilité l’allure du processus. L’enrôlement des réfugiés et demandeurs d’asile centrafricains dans les pays limitrophes ayant été achevé, l’ANE ne parvient pas à rendre public le fichier électoral complet.

 

D’après des chiffres provisoires publiés par l’administration électorale, le 10 septembre dernier, environ 1,4 millions de personnes sont déjà inscrites soit 64, 97% de l’électorat attendu. Des détails ont été affichés par préfecture et grande-ville, « l’Ombella-M’Poko et de la Lobaye raflent respectivement, 97% et 93% ; l’Ouham 26% ; la Bamingui-Bangoran avec 114% et le Haut-Mbomou 66% ainsi que la Ouaka et la Vakaga avec 11% chacun. », a dévoilé dans un communiqué le président de l’ANE, Dieudonné Kombo Yaya cité par la même source.

 

Le calendrier électoral en Centrafrique prévoit la tenue d’un referendum constitutionnel, le 4 octobre, alors que le premier tour de la présidentielle et des législatives est fixé pour le 18 octobre 2015.  

  

Fiacre Kombo

Élections en Centrafrique : les gouvernements marocain et japonais accordent 800.000 dollars
Élections en Centrafrique : les gouvernements marocain et japonais accordent 800.000 dollars
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 18:52
La BDEAC va relancer ses projets en Centrafrique

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2015-09-24 17:47:29  - Les experts de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC) en provenance du Cameroun, du Congo et de la Centrafrique sont réunis à Bangui depuis mercredi pour se pencher sur le dossier de financement d’une centrale hydraulique sur les chutes de Ndjimoli, dans la localité de Nola à l’ouest de la Centrafrique, à la frontière du Congo et du Cameroun.


La construction d'un barrage hydraulique sur les chutes de Ndjimoli est un projet intégrateur sous-régional. Financé par la BDEAC, le projet, réalisé avec l'appui du pôle énergétique en Afrique centrale, un organisme chargé de l'électrification des villes de la sous région, vise à fournir plus de 200 mégawats d'électricité aux villes camerounaise, congolaise, centrafricaine et même à la République démocratique du Congo (RDC).


La BDEAC tient beaucoup à ce projet qui va fournir une électricité en quantité et en qualité aux populations de l'Afrique centrale, a souligné le coordonnateur du pôle énergétique, Blaise Mavoula.


Outre ce projet énergétique, la banque finance aussi d'autres projets destinés à fournir de l'eau potable aux habitants de Bangui, ainsi que des projets des opérateurs économiques centrafricains.


Le financement de ces projets a été bloqué par la BDEAC à cause de l'insécurité qui a régné en Centrafrique.


Avec l'accalmie retrouvée, la banque est à la recherche des voies et moyens pour débloquer le financement de ces projets. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=834624#sthash.GP48MHQm.dpuf

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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 18:44

 

 

ENTRETIEN

 

Propos recueillis par Laurence Caramel  LE MONDE Le 24.09.2015 à 15h51

 

Isabelle Gaudeuille est ministre des eaux et forêts de Centrafrique depuis août 2014. Elle fait partie des quelques femmes appelées au gouvernement par la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza. Juriste de formation, elle avait jusqu’alors occupé de hautes fonctions dans l’administration et dans les cabinets ministériels. De passage à Paris, elle a accordé un entretien au « Monde Afrique » alors qu’elle est confrontée depuis cet été à la crise ouverte par les révélations de l’ONG britannique Global Witness sur les liens entre le commerce du bois et le financement des rebelles de la Séléka en 2013.

 

Vous contestez vigoureusement les accusations de Global Witness. Pourtant, les entreprises forestières elles-mêmes reconnaissent avoir versé des sommes importantes aux rebelles de la Séléka pour acheter leur sécurité et pouvoir continuer à travailler. Ce bois a ensuite été exporté vers l’Union européenne.

 

Je reproche à Global Witness d’avoir sorti les faits de leur contexte et de vouloir nous ramener en arrière alors que le gouvernement de transition fait des efforts importants pour stabiliser un secteur qui assure environ un tiers des recettes de l’Etat et est le premier employeur privé du pays. Le pays va à nouveau traverser une épreuve délicate avec la tenue des élections et la démobilisation des groupes armés qu’il va falloir intégrer. Nous ne pouvons pas en plus avoir des milliers de personnes au chômage parce que notre bois ne serait plus accepté par l’Europe qui constitue notre principal débouché. Nous demandons à ce qu’on nous fasse confiance. Nous étions engagés dans la négociation d’un accord de partenariat volontaire avec l’Europe qui doit nous permettre d’exporter dans un cadre légal reconnu par tous. La crise a interrompu les discussions. Nous devons maintenant les reprendre et aller jusqu’au bout. Lui seul fera taire les doutes.

 

Votre ministère a été pillé pendant la crise de 2013 et beaucoup de fonctionnaires ont dû quitter leur poste en province pour s’éloigner des conflits. De quels moyens disposez-vous réellement pour contrôler l’exploitation forestière ?

 

Je ne vais pas vous dire que je dispose de moyens suffisants. On repart de zéro mais la situation s’améliore. D’abord, les conditions de sécurité dans le sud-ouest du pays où se trouvent les grandes concessions industrielles bénéficient de la présence de la Minusca (Mission des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique) et des forces de l’ordre centrafricaine. Nous avons redéployé des fonctionnaires en province et tous les postes frontières ont été pourvus. Le ministère a six véhicules dont quatre tout-terrain. Et il ne faut pas oublier le travail de Bivac (filiale de l’entreprise de certification Veritas), qui vérifie la provenance du bois exporté et lève les taxes auprès des exploitants forestiers.

 

Vous avez un contentieux fiscal avec les exploitants, de quoi s’agit-il ?

 

C’est exact. Les exploitants forestiers connaissent une situation difficile depuis la crise financière internationale de 2008 et ils ont subi des pertes importantes pendant les troubles de 2013. Nous en sommes conscients et nous en avons tenu compte dans les régimes de taxation. Ceci étant, des arriérés de paiement se sont accumulés et il faut maintenant trouver une solution. Le pays a besoin de cet argent que nous avons évalué à 3 milliards de francs CFA (4,5 millions d’euros).

 

J’ai par ailleurs commandé un audit pour disposer d’informations précises sur les contraintes qui pèsent sur l’exploitation du bois en RCA. L’enclavement du pays représente une charge importante pour les entreprises qui doivent, en moyenne, acheminer leur marchandise sur plus de 1 000 km, avant d’atteindre le port de Douala (Cameroun). Mais même en tenant compte de ces coûts de transport, je crois que nous faisons beaucoup de facilités. Il faudra trouver un juste prix. Les forêts sont un bien national. Leur exploitation doit profiter à la population.

 

Dans un récent rapport, l’ONG International Crisis Group estime que la prédation à grande échelle des ressources naturelles par des intérêts privés, avec dans le cas du diamant des dérives criminelles, est une des causes structurelles de l’instabilité de la RCA. Etes-vous d’accord ?

 

Il faut être lucide. La Centrafrique n’a pas les moyens d’exploiter seule ses ressources naturelles. Mettre en valeur les mines de diamant, l’uranium, l’or, et les forêts demande d’importants investissements qui imposent aujourd’hui de se tourner vers des partenaires étrangers. Ceci étant, l’Etat doit pouvoir poser ses conditions sur la répartition des revenus et exercer son contrôle. L’utilisation de ces recettes doit ensuite être faite en toute transparence. Dans le cas des forêts, notre position est claire : l’instauration de plans d’aménagement qui garantissent la préservation de la ressource forestière demeure notre priorité et nous allons intensifier les contrôles.

 

Nous souhaitons que les exploitants aillent vers des normes de certification de gestion durable. Le code forestier adopté en 2008 imposait de transformer sur place 70 % du bois récolté. Aucune société ne respecte ce cahier des charges. Mais je mets en garde contre les amalgames. En 2013, le processus de Kimberley qui garantit l’exportation légale de diamants sur le marché international a suspendu la Centrafrique. L’exploitation ne s’est pas pour autant tarie. Elle a simplement glissé davantage vers le secteur informel en privant les caisses de l’Etat de recettes. Appliquer un tel embargo au secteur forestier conduirait à un marasme.

 

Laurence Caramel


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/09/24/l-exploitation-des-forets-de-centrafrique-doit-profiter-a-la-population_4770368_3212.html#RI6fEJEZcwRca5s9.99

Lu pour vous : « L’exploitation des forêts de Centrafrique doit profiter à la population » : Ministre centrafricain des eaux et forêts
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