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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 21:18

 

 

 

 

 

Centrafrique : arrivée du président Hollande à Bangui

 

Le président français François Hollande est arrivé mardi soir à Bangui, placée sous couvre-feu, où deux soldats français ont été tués quelques heures plus tôt lors d'opérations de désarmement de milices, ont constaté des journalistes de l'AFP.

 

Accompagné notamment du chef de la diplomatie française Laurent Fabius, M. Hollande est arrivé à 19H15 (18H15 GMT) à l'aéroport de Bangui, où se trouve la base des forces françaises, en provenance d'Afrique du Sud où il avait assisté à la cérémonie d'hommage à l'ancien président sud-africain Nelson Mandela.

 

Le chef de l'Etat s'est recueilli dès son arrivée devant les cercueils des deux paras tués dans la nuit de lundi à mardi dans la ville, alors que Bangui était survolée en permanence par des avions des combats.

 

 

Centrafrique: il était temps d'agir dit Hollande à Bangui


BANGUI - AFP / 10 décembre 2013 20h33 - Le président français François Hollande a déclaré mardi soir à Bangui qu'il était temps d'agir en Centrafrique face aux massacres, après avoir rendu hommage au deux soldats français tués quelques heures plus tôt lors d'une opération de désarmement de milices.


Arrivé à l'aéroport de Bangui - placée sous couvre-feu - où se trouve la base des forces françaises, où il est arrivé en provenance d'Afrique du Sud après avoir assisté à la cérémonie d'hommage à l'ancien président sud-africain Nelson Mandela, M. Hollande s'est recueilli devant les cercueils des deux paras tués.


Les deux hommes ont été tués dans la nuit au cours d'un accrochage avec des assaillants non identifiés dans quartier proche de l'aéroport. Il s'agit des premières pertes françaises depuis le déclenchement jeudi soir de l'intervention française Sangaris, dans la foulée d'un feu vert de l'ONU.


L'émotion, elle est évidente après ce qui s'est produit: deux soldats qui sont morts pour la mission qui leur avait été confiée, qui se poursuit, et d'autres soldats qui sont encore en ce moment même, au moment où je suis présent, sur le terrain, pour pacifier cette ville et ce pays, a déclaré le président.


Il était temps d'agir (...) Ici même à Bangui près de 400 personnes ont été tuées. Il n'était plus le temps de tergiverser, a déclaré M. Hollande devant les troupes françaises, alors que la ville était survolée en permanence par des avions et des hélicoptères de combat.


La France, ici en Centrafrique, ne recherche aucun intérêt pour elle-même (...) La France vient défendre la dignité humaine, a ajouté le président français.


Antoine et Nicolas (NDLR: prénoms des deux soldats) sont morts pour la France, pour une belle mission où ils ont donné leur vie pour en sauver d'autres, a-t-il ajouté.

Après l'hommage rendu aux soldats, M. Hollande devait s'entretenir à l'aéroport avec les autorités centrafricaines de transition, dont le président Michel Djotodia, vivement critiqué ce week-end par le chef de l'Etat français et qui a présenté mardi soir ses condoléances à la France dans un message radio-diffusé.


Le président français avait notamment accusé l'ancien chef rebelle, arrivé au pouvoir en mars à la tête de la coalition rebelle Séléka qui a ensuite dissoute, d'avoir laissé faire les massacres inter-religieux de ces derniers jours qui ont fait quelque 400 morts.

Selon l'état-major français, la quasi-totalité des groupes armés ont été désarmés sans incident majeur et en moins de 24 heures, avec le soutien de la force africaine (Misca). Les bases des Séléka dans les quartiers ont été évacuées, et leurs combattants rassemblés dans plusieurs camps militaires.


La confusion continuait de régner dans une grande partie de la capitale centrafricaine, ont constaté des journalistes de l'AFP.


L'urgence pour les militaires français semble désormais de contenir la vengeance des populations de la capitale, en très grande majorité chrétiennes, contre les ex-Séléka et la minorité civile musulmane qui y est associée.


Frustrés d'avoir été désarmés et cantonnés dans leurs bases, beaucoup d'hommes de la Séléka sont de leur côté furieux d'avoir été privés par les Français de tout moyen de se défendre --avec leurs familles et leurs proches-- face à la vindicte populaire.


(©) 

 

 

Bangui: premières victimes parmi les soldats français

 

Le président français François Hollande est arrivé mardi soir à Bangui, placée sous couvre-feu. Il s'est recueilli devant les cercueils des deux soldats français tués quelques heures plus tôt lors d'opérations de désarmement de milices.

 

Accompagné notamment du chef de la diplomatie française Laurent Fabius, M. Hollande est arrivé à 19h15 à l'aéroport de Bangui, où se trouve la base des forces françaises, en provenance d'Afrique du Sud où il avait assisté à la cérémonie d'hommage à l'ancien président sud-africain Nelson Mandela.

 

Le chef de l'Etat français s'est recueilli dès son arrivée devant les cercueils des deux paras tués dans la nuit de lundi à mardi, alors que Bangui était survolée en permanence par des avions de combat. Il s'agit des premières victimes dans les rangs militaires français depuis le déploiement de l'opération en Centrafrique, en appui aux forces africaines. Cinq jours après le début officiel de son intervention en Centrafrique, l'armée française fait face à des "accès de violence", pillages et tentatives de représailles contre les civils musulmans, lourds de menaces pour la suite des événements.

 

Coups de feu, mouvements de foule, corps sans vie sur la chaussée: la confusion a régné une grande partie de la journée dans le quartier "Combattant", proche de l'aéroport M'Poko.

 

C'est dans un quartier voisin que deux militaires français ont été tués dans un accrochage au cours de la nuit, lors d'un échange de tirs "à très courte distance". Selon l'état-major, l'échange de feu "extrêmement nourri" a eu lieu vers 23h30 à l'est de l'entrée de l'aéroport.

 

La France a déployé un contingent de 1600 soldats en Centrafrique, pour l'essentiel dans Bangui, mais aussi dans le nord-ouest du pays. Il vient appuyer la force africaine présente sur place, la Misca, désormais forte de 3000 soldats. Les soldats français ont pour mission de "rétablir la sécurité, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire".



(ats / 10.12.2013 20h09) 

Centrafrique: il était temps d'agir dit Hollande à Bangui
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 21:10

 

 

 

 

 

Mardi 10 décembre 2013

 

Communiqué de presse

 

 

Harlem Désir, Premier secrétaire du Parti socialiste 

Didier Boulaud, secrétaire national à la Défense

 

 

 

Hommage à nos soldats tués en Centrafrique

 

 

C’est avec une très grande tristesse que nous apprenons la mort de deux soldats français du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres cette nuit en Centrafrique.

 

Au nom du Parti socialiste, nous rendons hommage à ces deux soldats qui ont sacrifié leur vie au service de la France, et voulons exprimer notre reconnaissance et notre gratitude à l’ensemble des soldats français engagés aux côtés des forces africaines pour protéger les populations civiles des exactions et rétablir la sécurité en Centrafrique.

 

Le Parti socialiste adresse aux familles de ces militaires et à leurs proches ses plus sincères condoléances.  

 

 

-- 

Service de presse

Parti socialiste

presse@parti-socialiste.fr

01 45 56 77 23 / 78 78 / 79 96 / 78 45

Hommage du PS aux soldats français tombés à Bangui
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 21:02

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le 5 décembre 2013 le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l'unanimité la résolution 2127 proposée par la France sur la situation en République Centrafricaine. Cette résolution donne mandat à la force de l'Union africaine, la MISCA ainsi que la France de rétablir l’ordre en République centrafricaine.

 

A ce même moment des bandes armées perpétraient des exactions en tout genre à Bangui et dans  l’arrière-pays, faisant de centaines de morts et des blessés graves parmi les populations civiles. Ces actes de violences, œuvres de gens barbares, ont replongé notre pays dans un désordre sécuritaire, humanitaire et sanitaire.

 

La Fédération « EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE » du MLPC 

:

  • salue tout d’abord l’accord unanime obtenu au Conseil de sécurité et remercie la France pour les actions menées afin de permettre à la République Centrafricaine de mettre fin à la violence et de s’inscrire définitivement dans un processus de paix durable, l’une des conditions incontournables pour la reconstruction d’un Etat de droit, de démocratie et d’un développement durable;
  •  
  • condamne avec la plus grande fermeté les actes de tueries, de tortures et de pillages commis sur les populations civiles ces derniers jours ;
  •  
  • demande aux autorités de la transition de collaborer étroitement avec les forces françaises et celles de la MISCA pour le désarmement effectif des éléments de la SELEKA et toutes les milices armées afin de rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire national ;
  •  
  • demande au gouvernement centrafricain de prendre les mesures appropriées pour traduire les coupables de ces exactions en justice ;
  •  
  • appelle les autorités de la transition de s’inspirer de l’exemple du Président Nelson MANDELA qui vient de nous quitter, pour la grandeur de son œuvre, la fermeté de ses convictions et la construction d’une nouvelle Afrique du Sud ;
  •  
  • compatit aux  souffrances des populations éprouvées et adresse ses condoléances les plus émues aux  familles des victimes.

 

Fidèle à ses engagements le MLPC, Parti de masse, sera toujours aux côtés de la population centrafricaine pour défendre son intégrité physique et morale.

 

 

Fait à Paris, le 9 décembre 2013

 

Antoine Jérémie NAM-OUARA

Membre du Bureau Politique

Chargé de communication extérieure 

 

 

 

Communiqué de presse de la Fédération Europe du MLPC
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 20:51

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE PRESIDENTIEL

 

 

 

Son Excellence le Président de la République Chef de l’Etat de Transition,  Michel DJOTODIA AM NONDROKO tient  à rendre hommage aux deux valeureux soldats  français de l’Opération SANGARIS qui ont perdu la vie cette nuit à Bangui.

 

Il  souligne l’importance de l’action internationale sur le sol centrafricain et remercie la France et ses soldats qui se battent pour la paix, au prix de leurs vies, aux côtés des troupes africaines et centrafricaines

 

Il présente ses sincères et profondes condoléances à leurs familles respectives.

 

Il  adresse aussi au Président François HOLLANDE et à la France les gratitudes du peuple centrafricain.

 

Au moment où le peuple centrafricain traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire, ces sacrifices consentis ne seront pas vains.

 

Fait à Bangui, le 10 décembre 2013

 

 

Michel DJOTODIA AM NONDROKO

 

 

 

MESSAGE  DU PRESIDENT

DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT

SON EXCELLENCE MONSIEUR MICHEL DJOTODIA AM NONDROKO

 

(10.12.13)

 

CENTRAFRICAINES, CENTRAFRICAINS,

 

LE PEUPLE CENTRAFRICAIN VIENT UNE FOIS DE PLUS DE SUBIR UNE AGRESSION PERPETREE PAR LES ENNEMIS DE LA PAIX ET DE LA DEMOCRATIE.

 

EN EFFET, DANS LA NUIT DU LUNDI 09 DECEMBRE 2013, DEUX ELEMENTS APPARTENANT A L’ARMEE FRANÇAISE QUI A ETE DEPÊCHEE PAR LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS A MA DEMANDE, AUX FINS DE RESTAURER L’ORDRE ET LA PAIX, AUX COTES DE LA MISCA ET DES FORCES DE DEFENSE ET DE SECURITE CENTRAFRICAINES, ONT ETE LACHEMENT ASSASSINES PAR LES ENNEMIS DE LA PAIX.

 

IL EST A NOTER QUE LE CONTINGENT FRANÇAIS AU MEME TITRE QUE LES FORCES SOUS REGIONALE DE LA PAIX (FOMAC) SONT NOS PARTENAIRES POUR LA RESTAURATION DE LA PAIX ET DE LA SECURITE DANS NOTRE PAYS.

 

C’EST POURQUOI, JE CONDAMNE AVEC TOUTE LA DERNIERE RIGUEUR CET ACTE QUI MALHEUREUSEMENT JETTE L’ANATHEME SUR LE PROCESSUS DE DESARMEMENT QUI PARTICIPE DE LA VOLONTE DU GOUVERNEMENT DE RETABLIR LA PAIX SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE NATIONAL.

 

CENTRAFRICAINES, CENTRAFRICAINS,

 

EN CES MOMENTS DIFFICILES OU LES ENNEMIS DE LA PAIX ET DE LA DEMOCRATIE CHERCHENT PAR TOUS LES MOYENS A SAPER L’ELAN NATIONAL D’UNE PAIX DEMOCRATIQUE ET LA BASE DE LA COHESION NATIONALE,

 

JE VOUS DEMANDE D’OBSERVER LA DIGNITE ET L’UNITE NATIONALES.

 

IL EST A RAPPELER QUE LA SITUATION DU MOMENT EST LA CONSEQUENCE LOGIQUE DE CE QUE L’ANCIEN PRESIDENT BOZIZE A PROGRAMME A SAVOIR:

 

  • LIBERATION DES PRISONNIERS ET DES BANDITS DE GRAND CHEMIN ET DE TOUS POILS LE 23 MARS 2013;

 

  • LA DISTRIBUTION D’ARMES DE GUERRE ET DE MACHETTES DANS LES QUARTIERS DE BANGUI;

 

  • L’INCITATION A LA HAINE TRIBALE ET RELIGIEUSE.
  •  

LES AUTEURS DE CES ASSASSINATS ODIEUX SERONT RECHERCHES AFIN DE REPONDRE DEVANT LA JUSTICE POUR QUE FORCE RESTE A LA LOI.

 

JE PRESENTE AU PEUPLE FRANÇAIS, AU GOUVERNEMENT, AU PRESIDENT FRANÇOIS HOLLANDE AINSI QU’AUX FAMILLES RESPECTIVES DES ILLUSTRES DISPARUS TOMBES SUR LE CHAMP D’HONNEUR, LES CONDOLEANCES LES PLUS EMUES AU NOM DU PEUPLE CENTRAFRICAIN.

 

ENFIN, JE LANCE UN VIBRANT APPEL A TOUTES LES FILLES ET FILS DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE A COLLABORER POSITIVIEMENT AVEC TOUTES LES FORCES ETRANGERES QUI SONT VENUES NOUS SECOURIR ET A S’ABSTENIR DE TOUT ACTE DE VIOLENCES DES UNS CONTRE LES AUTRES.

VIVE LA REPUBLIQUE

Soldats français morts à Bangui : Message de condoléances du Président Michel Djotodia
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 20:11

 

 

 

 

 

La société civille lance un appel au calme

RCA : Appel au calme de la société civile
RCA : Appel au calme de la société civile
RCA : Appel au calme de la société civile
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 16:11

 

 

 

 

Plateforme pour la participation politique de la femme centrafricaine à la consolidation de la paix en RCA

déclaration du G 23 pour un désarmement volontaire et pacifique
déclaration du G 23 pour un désarmement volontaire et pacifique
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 16:00

 

 

 

 

 


PARIS - AFP / 10 décembre 2013 15h49 - Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault a assuré mardi à l'Assemblée nationale que l'intervention française en Centrafrique, au cours de laquelle deux soldats français ont été tués dans la nuit, serait l'affaire de quelques mois.

Le Président de la République l'a dit très clairement: notre intervention sera rapide, elle n'a pas vocation à durer, a ajouté le Premier ministre lors d'un débat sans vote au Parlement sur l'opération française en Centrafrique.

 

Le désengagement de nos forces commencera dès que la situation le permettra, en fonction de l'évolution sur le terrain et de la montée en puissance des capacités opérationnelles des forces africaines, a expliqué le chef du gouvernement, pour qui ce doit être l'affaire de quelques mois.

M. Ayrault a affirmé que la France n'agissait pas en gendarme de l'Afrique. Le temps de la Françafrique est terminé! a-t-il lancé, ajoutant que la France répond à l'appel de ses partenaires africains et fait face à l'urgence absolue de prévenir une spirale de massacres.


Pour la France, l'inaction n'était pas une option, a aussi expliqué M. Ayrault, ajoutant: attendre, c'était prendre le risque d'un désastre. Attendre, c'était nous exposer au risque d'une intervention ultérieure, beaucoup plus coûteuse et difficile, a-t-il fait valoir.


Au cinquième jour de l'opération Sangaris, le Premier ministre a rappelé les objectifs de l'intervention.

Premièrement, rétablir la sécurité en République centrafricaine, enrayer la spirale d'exactions et la dérive confessionnelle, et permettre le retour des organisations humanitaires ainsi que le déploiement des structures étatiques de base, a détaillé M. Ayrault.


L'intervention des 1.600 soldats français doit aussi favoriser la montée en puissance rapide de la Misca (la force panafricaine présente en Centrafrique, ndlr) et permettre son plein déploiement opérationnel, a poursuivi M. Ayrault.


La Misca doit en effet être en mesure d'assurer le contrôle de la situation sécuritaire, de désarmer les milices et de faciliter la transition politique, a-t-il dit.


La France n'est pas seule, a-t-il aussi assuré. Elle bénéficie du soutien politique de tous les membres du Conseil de sécurité des Nations unies. Le secrétaire général des Nations unies a encore lancé, vendredi dernier, un appel d'urgence sur la situation en République centrafricaine. La France agit (...) aux côtés des Africains, regroupés au sein de la Misca.


M. Ayrault a rappelé par ailleurs que l'Union européenne l'accompagne depuis le début, avec des capacités de financement, que le Royaume-Uni a mis des moyens aériens à disposition, que la Belgique se prépare à apporter son appui, ou encore que les Etats-Unis fourniront, dans les prochains jours, des capacités de transport pour les contingents africains et ont promis 40 millions de dollars pour la Misca.


Cette cause est juste. Elle correspond à l'idée même que la France se fait de sa place dans le monde, a-t-il conclu.



(©) 

Centrafrique: l'intervention française sera l'affaire de quelques mois
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 15:51

 

 

 

 

 

 

 


PARIS - AFP / 10 décembre 2013 14h51 - Deux soldats français ont été tués au cours d'un accrochage dans la nuit de lundi à mardi à Bangui, les premiers à tomber en Centrafrique depuis le déclenchement de l'opération Sangaris jeudi, a-t-on appris auprès de la présidence française.


Le président François Hollande, qui doit se rendre mardi soir dans la capitale centrafricaine, a appris avec une profonde tristesse la mort au combat, la nuit dernière à Bangui, de deux soldats français du 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Castres (sud-ouest), a indiqué l'Elysée dans un communiqué.

Le chef de l'Etat exprime son profond respect pour le sacrifice de ces deux soldats qui ont perdu la vie pour en sauver beaucoup d'autres. Il renouvelle sa pleine confiance aux forces françaises engagées, aux côtés des forces africaines, pour rétablir la sécurité en République centrafricaine, protéger les populations et garantir l'accès de l'aide humanitaire, a encore ajouté l'Elysée.


Les deux soldats étaient âgés de 22 et 23 ans et ont été tués lors d'un échange de tirs à très courte distance, a indiqué mardi Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, dans un communiqué. Ils sont décédés des suites de leurs blessures à l'antenne chirurgicale de l'aéroport.


Selon l'état-major des armées, l'échange de feu extrêmement nourri a eu lieu vers 23H30 à environ 1.200 mètres à l'est de l'entrée de l'aéroport. Les deux militaires marchaient en tête d'un groupe d'une trentaine d'hommes. Ils venaient de débarquer de leurs véhicules blindés pour patrouiller à pied quand l'accrochage s'est produit, environ 400 mètres plus loin, a précisé le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron. Aucun assaillant n'a été retrouvé sur les lieux de l'incident.


Selon le porte-parole, il n'y a pas eu d'autre accrochage mettant en cause des soldats français durant la nuit.


Les soldats français ont entamé lundi dans Bangui une délicate opération de désarmement des milices et groupes armés, après une nouvelle vague de violences meurtrières qui avait près de 400 morts dans la capitale.


Un bref échange de tirs avait déjà éclaté en fin de matinée lundi près de l'aéroport M'Poko, sans faire de victimes dans les rangs français.


Dimanche, le ministère de la Défense avait fait état d'une tension palpable entre soldats français et certains groupes armés dans les rues de la capitale centrafricaine, faisant référence aux combattants de l'ex-rébellion Séléka qui ont pris le pouvoir en mars et ont depuis lors commis de nombreuses exactions contre les populations.

Lundi soir, l'état-major des armées à Paris avait indiqué que ces groupes armés qui tenaient les rues de Bangui avaient pour la plupart quitté leurs positions pour se regrouper dans un camp et que la population n'était plus menacée.


La Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires et inter-religieuses entre chrétiens et musulmans depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka.


Après avoir obtenu le feu vert de l'ONU jeudi, la France a déployé 1.600 militaires en Centrafrique, en appui à la force africaine présente sur place, la Misca (3.000 soldats).


(©) 

Premières pertes françaises en Centrafrique: deux soldats tués à Bangui
Premières pertes françaises en Centrafrique: deux soldats tués à Bangui
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 15:43

 

 

 

 

 

 

http://www.lejdd.fr  10/12/2013 - 13:27

 

Les effectifs militaires français déployés en Centrafrique - 1.600 au total - sont suffisants pour mener à bien le désarmement des milices et la sécurisation du pays, a dit mardi Jean-Yves Le Drian après la mort de deux soldats à Bangui.

 

"Aucune opération militaire n'est facile, il y a toujours beaucoup de risques", a déclaré le ministre de la Défense sur France 2. Prié de dire si des renforts étaient nécessaires au vu de la situation, il a répondu : "Dans l'état actuel des choses, il y a 1.600 militaires français qui assurent progressivement leur mission qui est impérativement le désarmement de toutes les milices".

 

"Ils sont secondés par 3.000 militaires africains, bientôt davantage", a-t-il précisé. "Je pense qu'avec ce périmètre-là, nous serons en mesure progressivement de rétablir la sérénité, la sécurité sur ce territoire", a assuré le ministre.

 

 

Centrafrique : Hollande rencontrera "les autorités de transition"

 

François Hollande doit rencontrer mardi soir lors de son escale à Bangui "les autorités de transition centrafricaines", a-t-on appris dans l'entourage du président français.

 

Le chef de l'Etat devrait ainsi s'entretenir avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, et le Premier ministre Nicolas Tiangaye mais aussi "saluer et encourager" les soldats français engagés dans l'opération Sangaris, a-t-on précisé de même source. Deux d'entre eux ont été tués dans un accrochage à Bangui dans la nuit de lundi à mardi.

 

Centrafrique : pas de renforcement prévu du contingent français
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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 14:42

 

 

 

 

 

 

http://www.lejdd.fr  10 décembre 2013

 

Les soldats français ont commencé lundi à désarmer les milices présentes à Bangui, la capitale centrafricaine. Mardi matin, l'armée française a estimé que "la population n'était plus menacée". François Hollande se rendra à Bangui dans la soirée.

 

Dans un premier temps, il fallait parer à l'urgence et désarmer les groupes armés qui sillonnaient Bangui. Ce serait désormais chose faite selon l'armée française. Les soldats français ont en effet commencé leur opération lundi dans la capitale centrafricaine, traumatisée par de récents massacres le délicat désarmement des milices et groupes armés.

 

Les groupes armés qui tenaient les rues de Bangui ont pour la plupart quitté leurs positions pour se regrouper dans un camp de la capitale centrafricaine et "la population n'est plus menacée", a indiqué lundi soir à Paris l'état-major des armées, alors que l'opération se poursuivait dans la capitale centrafricaine. Mardi matin, l'Elysée a fait savoir que François Hollande fera étape à Bangui, lors de son voyage retour depuis l'Afrique du Sud. Le chef de l'Etat doit rencontrer son homologue centrafricain et devrait rencontrer des soldats français.

 

"Il n'y a pas eu de combats dans Bangui"

 

Les miliciens, notamment des ex-rebelles de la Séléka, dont les anciens responsables sont aujourd'hui au pouvoir, se sont regroupés au camp Béal, dans le centre de Bangui, qui leur avait été assigné par les forces françaises. Selon l'état-major, "tous ceux" qui étaient encore dans les rues ont été désarmés, l'opération ayant été conduite "en coopération" avec la Misca, la force africaine en RCA.

 

"Il n'y a pas eu de combats dans Bangui. A aucun moment les groupuscules n'ont cherché à engager le combat contre nous", selon le porte-parole de l'état-major, le colonel Gilles Jaron. Les soldats français ont toutefois dû riposter brièvement à "des tirs fugaces" qui ont aussitôt cessé, a-t-il poursuivi. Selon lui, des "accès de violence", notamment de pillages, se sont en revanche produits dans l'après-midi, auxquels les militaires se sont opposés quand ils étaient à proximité.

 

L'opération de désarmement vise expressément les combattants de l'ex-Séléka, coupables de nombreuses exactions ces derniers mois. Les soldats français vont désormais tenter de désarmer les autres forces armées encore présentes dans les régions de Bangui, notamment les Faca (l'ancienne armée régulière fidèle au président déchu François Boziré) ou encore les milices civiles anti-balaka.

 

 

 

Sécuriser l'Afrique sans être son gendarme

 

Alexandre Duyck - Le Journal du Dimanche dimanche 08 décembre 2013

 

Le président de la République a conclu samedi le sommet France-Afrique en précisant la mission des forces françaises en Centrafrique.

 

Promis juré, l'intervention française ne relève en rien de la si décriée "Françafrique". La preuve en est, dit-on au ministère de la Défense, qu'en mars dernier la France a refusé d'entendre l'appel au secours du président Bozizé : "Nous n'avons pas à intervenir pour sauver un régime." Et si Paris a déployé l'intégralité des 1.600 soldats dont elle a annoncé l'envoi en Centrafrique, c'est pour accomplir une mission prioritaire qu'a rappelée François Hollande samedi : "Désarmer toutes les milices et groupes armés qui terrorisent les populations", afin de "permettre le moment venu des élections libres et pluralistes". L'intervention française sera "rapide, efficace" a ajouté le chef de l'État. Chercheur à l'Iris*, Jean-Pierre Maulny confirme la distinction entre cette intervention et celles qui, par le passé, pouvaient relever de la Françafrique : "C'est contrainte et forcée que la France intervient cette fois-ci. Elle y est obligée."

 

Un diplomate tient à préciser que le sommet qui vient de s'achever à Paris n'a "rien à voir avec celui de La Baule en 1990. À l'époque, les Africains venaient écouter la voix de la sagesse en France et repartaient avec l'ordre d'appliquer ces principes. En 2013, nous sommes dans la concertation. Les Africains sont devenus des acteurs à part entière, ils ne sont plus passifs." Au ministère des Affaires étrangères, on convient tout de même que l'agenda - le déclenchement de l'opération en plein sommet franco-africain - "n'est pas idéal. Envoyer des troupes au moment où l'on insiste sur l'idée que c'est aux Africains d'assurer leur sécurité… Mais il a fallu prendre ses responsabilités".

 

Demande de "mobilisation" financière

 

Un participant à la session consacrée au thème paix et sécurité dit avoir été frappé par l'approbation des chefs d'État africains sur la nécessité de cette intervention de la France. "Puisqu'ils ne sont pas encore capables de le faire eux-mêmes…"

 

Car demeure le manque, cruel, de moyens. La vieille idée d'une "force panafricaine d'intervention rapide" a pourtant ressurgi ce week-end à Paris. Les chefs d'État ont appelé samedi à une "large mobilisation internationale" pour la financer, Paris s'engageant à soutenir sa mise sur pied d'ici à 2015. "Elle monte en puissance", assure-t-on au Quai d'Orsay. "Mais le problème n'est ni la volonté politique ni les effectifs, mais les capacités logistiques et la formation des troupes." D'où la proposition de François Hollande d'aider à former 20.000 soldats africains par an. 

 

"Passer de l'assistance au partenariat" 

 

Au ministère de la Défense, on ajoute que Paris est prêt à doter cette future force d'équipements de transmission et de renseignement : "Nous voulons passer de l'assistance au partenariat." Avec toutefois deux idées derrière la tête : maintenir les effectifs français sur le continent (plus de 8.000 hommes) et passer à une présence plus discrète. D'abord axée sur le renseignement et la lutte antiterroriste pour les troupes au Tchad, au Mali, au Burkina et au Niger, puis avec la présence de deux drones Reaper qui devraient être très prochainement basés au Sahel en permanence.

 

* Institut de relations internationales et stratégiques.

Centrafrique : Hollande va se rendre à Bangui
Centrafrique : Hollande va se rendre à Bangui
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