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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 04:05

 


 

Bangui, 07 mai 2015 (RJDH)—La Coordination des Affaires Humanitaires en Centrafrique constate une avancée positive dans le processus du retour des déplacés de M’Poko. Dans un communiqué de presse, publié le mercredi 6 mai 2015, OCHA a fait remarquer que les personnes déplacées ont commencé à se "dé-enregistrer" de la liste des déplacés depuis le 05 mai dernier. Cet acte constitue, « une nouvelle étape dans le processus de retour des déplacés et de fermeture du site tel que décidé par le gouvernement ».

 

Indiquant que le « site héberge actuellement plus de 18 000 personnes déplacées, dont 77% sont du 3èmearrondissement de Bangui », le communiqué de presse a déclaré que ces personnes ont commencé à se désengager comme personnes déplacées depuis le 05 mai 2015.

 

Le document précise en outre qu’ « Après les phases d’enregistrement au mois de février qui ont permis d’avoir un effectif de 4319 ménages, les activités ci-après s’en suivirent notamment la sensibilisation des déplacés sur le libre choix de décision quant au lieu de retour, les visites dans leurs quartiers de retour et entretien avec les chefs de quartiers et maires. En parallèle, la sécurité dans ces quartiers a été renforcée par les acteurs habilités. Le dé-enregistrement des déplacés qui a débuté le 5 mai est une nouvelle étape concrète dans ce processus ».

 

Cette « avancée positive », n’est pas exempte des cas litigieux. Sans énumérer ces cas, le communiqué note qu’ils sont gérés par le gouvernement. « Bien que le début des opérations soit assez positif, des cas litigieux ont déjà été enregistrés et sont en cours de traitement par le Gouvernement. De plus, la situation sécuritaire dans certains quartiers un défi majeur. A cet effet, les mesures pour protéger les civils doivent être la priorité absolue pour tous les acteurs, a ajouté Mme Bourgeois.»

 

Le 15 avril 2015, le gouvernement avait annoncé aux personnes déplacées de M’Poko le processus de la fermeture de leur camp. Une première phase consistant à enregistrer ces déplacés avait précédé la sensibilisation de ceux-ci sur le processus de leur retour et les différentes étapes qui y sont contenues. Ce dé-enregistrement entrepris le 05 mai est donc le troisième acte posé dans le processus de la fermeture du camp de M’Poko./ 

 

Naim-Kaélin ZAMANE

Centrafrique/Bangui : OCHA note une avancée positive dans le processus du retour des déplacés de M’Poko
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 04:02

 


 

Bangui, 07 mai 2015 (RJDH)—Aux termes de la 12e Conférence des  Chefs d’Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), tenue le 6 mai à Libreville au Gabon, la relocalisation immédiate et sans condition du siège de la Commission de la CEMAC à Bangui a été décidée. Le siège a été délocalisé suite aux violences dans le pays.

 

Les Chefs d’Etat et de gouvernement ont d’abord salué les efforts consentis par la communauté internationale, les pays de la CEMAC ainsi que le peuple centrafricain pour le rétablissement de la paix et de la sécurité dans le pays, en proie à une grave crise sécuritaire et humanitaire aux conséquences dramatiques. Se félicitant de la normalisation progressive de la situation en République Centrafricaine, la Conférence a décidé de la relocalisation immédiate et sans conditions du siège de la Commission de la CEMAC, de l’Ecole Inter-Etats de Douanes (EIED) et de la Carte Rose à Bangui.

 

Pour accompagner cette mesure, la Conférence a pris acte de l’engagement des Autorités centrafricaines à renforcer la sécurité des personnels et des infrastructures des structures communautaires ayant leurs sièges à Bangui.

 

Le communiqué final de cette assise révèle d’importantes décisions et de nominations. « Examinant la question de la libre circulation des personnes, la Conférence a décidé de l’application immédiate de l’Acte additionnel y relatif sur l’ensemble du territoire de la CEMAC. A cet effet, les ressortissants des pays de la CEMAC sont autorisés à circuler sans visa, à l’intérieur du territoire communautaire, munis soit de la carte d’identité biométrique, soit du passeport biométrique, soit du passeport CEMAC biométrique homologué », note le communiqué final.

 

Le document a aussi précisé qu' «En matière de transport aérien, au regard des difficultés de démarrage de la Compagnie communautaire Air CEMAC, les Chefs d’Etat, de gouvernement et de délégation ont décidé de renoncer à ce projet », précise le communiqué.

 

La Vice-présidence de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC)  revient à Armand Guy ZOUNGUERE- SOKAMBI, en remplacement d’André NZAPAYEKE, pour couvrir la durée du mandat de la République Centrafricaine.

 

Aussi, le secrétariat général adjoint de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale (COBAC)  sera assuré par  Maurice Christian OUANZIN, de nationalité centrafricaine.

 

La Présidence de la CEMAC sera assurée par le président de la République de Guinée Equatoriale OBIANG NGUEMA MBASOGO et la 13ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC se tiendra à Malabo en Guinée Equatoriale.

 

La Centrafrique a été représentée par le Premier ministre Mahamat Kamoun qui siégeait au nom de la présidente de transition Catherine Samba-Panza à cette 12e conférence des Chefs d’Etats de la CEMAC./

 

Fridolin Ngoulou

Centrafrique /CEMAC : Réouverture du siège de la Commission de la CEMAC à Bangui
Centrafrique /CEMAC : Réouverture du siège de la Commission de la CEMAC à Bangui
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 03:58

 

 

Centrafrique/Forum de Bangui : Les freins au développement du pays passés en revue par la commission 4

 

Bangui, 07 mai 2015(RJDH)  --  Les problèmes qui freinent le développement économique et social de  la Centrafrique étaient au centre des débats de la commission 4 du Forum de Bangui. Il s'agit de la commission développement économique et social où les participants se sont regroupés à l'hôtel l Azimut.

 

La deuxième journée s’est débutée par la mise en place des deux sous commissions. Une première  sous commission va réfléchir sur  le développement économique et la deuxième  sous commission parle sur comment développer  le social.

 

L’agriculture, l’élevage et la pèche sont les principaux points abordés  par la sous commission développement économique. D’après les intervenants, ces secteurs économiques ont besoin d’une assistance d’urgence et du suivi de la part des autorités centrafricaines. Ces secteurs d’activités doivent-être modernisés et ne doivent pas être l’apanage des minorités mais de tous les centrafricains.

 

Dans  cette même sous commission, l'accent a été beaucoup plus mis sur le secteur des mines et géologie (diamant, or, uranium, pétrole). Alfred Poloko propose une rencontre avec le médiateur de la crise centrafricaine et les acteurs d’exploitation du pétrole centrafricain avant la fin de transition pour trouver une solution.

 

Une intervention soutenue par plusieurs intervenants. Un autre intervenant a proposé la révision des textes sur les accords miniers.  Les prochaines autorités de la Centrafrique  sont appelées à axer leur politique dans ce domaine pour un meilleur développement de la Centrafrique.

 

Guy de Dieu Mokozengue rapporteur principal de la commission a résumé les problèmes identifiés par les participants ainsi que les solutions proposées, avant de les classer en trois catégories à savoir,  les  besoins d’urgences, les besoins à moyens termes et les besoins à long termes.

 

La deuxième  sous commission  a abordé les questions sur l’éducation, la santé, le logement et les violences (victimes des crises). Les problèmes ciblés étaient regroupés en deux phases. D’abord les besoins d’urgences et les besoins à long termes.

 

« L’éducation des filles, la santé physique et alimentaire, le logement, car beaucoup des maisons ont été détruites pendant les crises, les enseignants ont été tués, la mauvaise gérance des hôpitaux et centres de santé, tous ces maux font  que les centrafricains meurent beaucoup », a fait observer Delphine Yakazagba présidente de la sous commission sociale.

 

Les solutions proposées pour le développement économique et social de la Centrafrique seront présentées devant la plénière du Forum le vendredi prochain. /

 

Bienvenue Marina Moulou-gnatho.


 

Centrafrique/Forum de Bangui : Des groupes armés font des propositions de sortie de crise
 

Bangui, 07 Mai 2015 (RJDH) – La troisième journée du Forum National de Bangui est consacré à des travaux en commission. La salle de conférence du palais de la CEMAC a abrité la commission paix et sécurité. Différents groupes armés, partis politiques et autres entités ont passé tour à tour pour exposer leur sujet et proposer des solutions de paix et  sécurité en Centrafrique.

 

Le général Jérôme Boulos est le président de la commission paix et sécurité. La réflexion est axée sur l’instauration de la paix globale et durable en RCA, le détachement globale de tous les groupes armés, la restructuration et la réforme des forces de défense, la nécessité de garantir à la population la sécurité, l’importance de la réconciliation et l’apaisement des cœurs et des esprits et enfin la nécessité de mettre les femmes au cœur du circuit du pouvoir. 

 

Le général Joseph Zoudenko président du Rassemblement du Peuple Centrafricain pour le Renouveau (RPCR), l’une des fractions de l’ex-Séléka a demandé pardon au peuple centrafricain.  « Si nous acceptons de prendre part à ce Forum, c’est que nous voulons que la paix définitive revienne en RCA. Le désarmement forcé des groupes armés non conventionnel ne va pas ramener la paix, si réellement nous voulons une paix définitive et durable, nous devons s’approcher de nos enfants qui ont pris les armes et écouter leur proposition » a-t-il affirmé.

 

Selon Dieudonné Dama chargé des opérations du mouvement Anti-Balaka, la prise en compte des chefs de différents groupes armés détenus en prison est indispensable. Car ils ont des influences et des secrets cachés qui pourront ramener la paix au sein de leur troupe.

 

«Nous avons évoqué certains points pour le retour de la paix, d’abord écouté nos chefs emprisonnés, car ils ont aussi leur part de contribution dans ce processus, ensuite le désarmement forcé des peuhls armés dans les provinces et enfin éviter les manipulations dans ce Forum de réconciliation », a rapporté Dieudonné Dama représentant des Anti-Balaka.

 

Ahamat-Medjad Ibrahim, président du Mouvement de l’Unité de la Paix (MUP), porte-parole des ex-Séléka a quant à lui préconiser la réconciliation nationale avant tout processus de dialogue. Il est optimiste pour la paix. «Il faut qu’il y ait d’abord la réconciliation nationale, que le Centrafricain lave son cœur et ait l’esprit de pardon et de cohésion sociale ».

 

Les travaux de la commission paix et sécurité se poursuivent depuis ce matin dans la salle de conférence de la CEMAC avec la déclaration des autres entités faisant partie de cette commission./

 

Vivien Ngalangou


 

Centrafrique/Forum de Bangui: La population espère un pardon et une réconciliation sincère

 

Bria, 07 Mai 2015(RJDH)— La population témoigne qu’elle accorde de l'importance et de l'espoir aux travaux de Forum de Bangui qui se déroulent en ce moment. Dans la ville de Bria après avoir suivi les débats des deux premières journées, les habitants souhaitent  que la paix, le pardon sincère et la cohésion sociale s’installent après ces assises.

 

Joseph Akomoli, habitant de la ville de Bria, souligne que l’échec n’est pas permis lors de ces pourparlers. « Le forum national de Bangui est une étape très déterminante dans le processus de rétablissement de la paix en République Centrafrique. Aucune erreur n’est donc permise. C’est une rencontre d’envergure », précise -t-il.

 

Pour que la paix revienne définitivement en République Centrafricaine, Marie Zélaou appelle  le peuple centrafricain au pardonner. « Il faut avoir l’esprit de pardon, socle de la cohésion et d’un nouveau départ pour le peuple centrafricain».

 

Narcisse Danboye, estime pour sa part que la paix est nécessaire pour le retour à la normale, « et cette paix doit être accompagnée avec le pardon, la tolérance, et la cohésion sociale.»

 

La population de la localité de Bria demande aux autorités du pays de mettre en place un comité de suivi qui veillera à la stricte application des recommandations à l’issue de ce forum de Bangui./

 

Narcisse Jaubert.

Echos du Forum National de Bangui sur RJDH
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 03:56

 

 

 

Tanguy Berthemet  Le Figaro 07/05/2015 à 17:08

 

Des magistrats français vont mener les investigations sur les accusations de viols d'enfants portées contre des soldats français en Centrafrique.

 

Le parquet de Paris a ouvert, jeudi, une information judiciaire pour «viols sur mineurs de quinze ans par personnes abusant de l'autorité conférée par leurs fonctions», et «complicité» dans le cadre des accusations d'abus sexuels sur des enfants commis par des militaires français en Centrafrique. Des juges d'instruction vont désormais conduire l'enquête. Ce mouvement donne la possibilité à la justice française d'interroger de nouveau les victimes mais aussi les éventuels suspects.

 

L'affaire a démarré fin avril, après la révélation d'un rapport de l'Onu accusant des soldats français en poste à Bangui d'avoir violé des enfants contre des menues sommes d'argent ou même de la nourriture. Les faits se seraient déroulés entre décembre 2013 et le début juin 2014 près de l'aéroport de M'Poko, alors transformé en un immense camp de réfugiés accueillant jusqu'à 150.000 personnes.

 

En juillet 2014, les agents de l'Onu recueillaient les témoignages de quatre victimes, âgées de 9, 11 et 13 ans, assurant avoir été forcées de pratiquer des fellations, certaines à plusieurs reprises, à des militaires français. Deux autres victimes supposées, qui se sont également confiées aux enquêteurs, n'auraient été que témoins des faits.

 

Les révélations de deux jeunes garçons, ayant précisé les surnoms, les tatouages ou les habitudes des supposés violeurs, permettraient d'identifier trois militaires. Au total, quatorze soldats français seraient impliqués, ainsi que des soldats du Tchad et de Guinée Equatoriale.

 

Retard dans l'enquête

 

Après le sordide des accusations, c'est la lenteur de l'enquête qui a soulevé un tollé. Le ministère de la Défense, puis celui de la Justice, ont été avertis le 29 juillet 2014. Une enquête préliminaire a immédiatement été ouverte, et les gendarmes se sont rendus à Bangui dès le 1 er août. Dans le même temps, l'armée a ouvert une «enquêt de commandement». Le ministère de la Défense a annoncé jeudi qu'elle serait déclassifiée.

 

Cette enquête interne ne devait toutefois pas apporter de précisions, selon une source au sein du ministère de la Défense. Les investigations semblent piétiner. Pour l'heure aucune mise en examen n'a eu lieu, ni aucune audition par la justice.

 

Jeudi, dans un communiqué, le parquet de Paris laisse entendre que ce retard, et le délai anormalement long dans un tel cas entre l'enquête préliminaire et la nomination d'un juge, serait imputable à l'ONU. Alors que les enquêteurs souhaitaient entendre l'enquêtrice de l'ONU, auteur du rapport, «la hiérarchie onusienne a cependant refusé cette audition», souligne le parquet.

 

L'ONU n'aurait fini par accepter qu'un questionnaire par écrit, qui ne seraient revenu que le 29 avril dernier. «L'ONU traîne c'est vrai mais cela n'explique pas tout. La révélation par la presse des cas à considérablement accéléré les choses», concède un proche du dossier.

 

L'ONU a été confrontée à plusieurs reprises à des cas de pédophilies dans ses rangs lors de mission de maintien de la paix. Des ONG ont accusé l'organisation de tenter d'étouffer le scandale ainsi que la France. L'ONU et Paris s'en défendent. «Si quelqu'un a sali le drapeau, parce que c'est de cela qu'il s'agit, il faut qu'il le dise dès à présent, car cela revient à trahir ses camarades, l'image de la France et la mission des armées», a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

 

Bangui va poursuivre les militaires français soupçonnés de viols

 

AFP 6 mai 2015 à 20:58

 

C'est la première réaction officielle du gouvernement centrafricain au sujet de l'affaire des 14 soldats de l'opération Sangaris.

 

La Centrafrique va engager des «poursuites» contre des militaires français soupçonnés de viol d’enfants à Bangui, a déclaré mercredi le ministre de la Justice Aristide Sokambi, lors de la première réaction officielle du gouvernement centrafricain à ce sujet. «Des poursuites vont être engagées (...) c’est quand même des actes très graves (...) J’insiste sur le fait qu’il ne faut pas d’amalgame, ce n’est pas Sangaris, ce n’est pas la France. C’est des individus, c’est des militaires et c’est contre ceux-là que nous nous insurgeons», a affirmé le ministre à propos des accusations de viols sur mineurs commis en 2014 dans un camp de déplacés, situé près de l’aéroport M’Poko et du camp de l’opération militaire française Sangaris.

 

Des juges français vont enquêter en Centrafrique
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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 03:40

 

 

 

http://www.secours-catholique.org   07/05/2015

 

Dans une interview réalisée le 18 avril dernier à Bangui, le président de la Caritas centrafricaine, Mgr Dieudonné Nzapalainga, porte un regard positif sur l’issue de la crise que vit son pays depuis deux ans.

 

Cela fait deux ans que les Centrafricains vivent des moments difficiles, deux années noires. Vous, vous parlez d’avancées positives. Quelles sont-elles ?

 

Les choses positives, c’est cette jeunesse qui décide de se mettre ensemble pour dire non à la violence. Ces jeunes, ces hommes et ces femmes qui circulent pour dire à leurs frères que la paix est possible. Quand je vois les jeunes de tous bords, ensemble, réfléchir et agir, il y a quelque chose de positif en marche.

 

Avec le révérend Nicolas Guérékoyamé-Gbangou et l’imam Oumar Kobine Layama, président de la communauté islamique centrafricaine, vous avez créé une plateforme interreligieuse. En quoi consiste-t-elle ?

 

Cette plateforme travaille à reconstruire la cohésion sociale en rassemblant des milliers de musulmans et de chrétiens dans le cadre de grandes manifestations de solidarité. Elle forme également des responsables religieux, des membres de la société civile, des fonctionnaires du gouvernement et des représentants des groupes armés pour qu’ils deviennent les ambassadeurs d’une coexistence pacifique. Nombre de ces dirigeants ont ensuite guidé leurs groupes d’intérêt ou leurs communautés à travers un processus similaire.

 

Les résultats sont-ils encourageants ?

 

Absolument. Je pense au final que la crise n’est pas toujours négative. Elle peut être une opportunité. Avant les événements, nous nous rencontrions avec l’imam mais nos discussions restaient théoriques, et abstraite. La crise nous a rapprochés. Nous nous sommes découverts comme des frères. Nous nous sommes mis ensemble pour parler un même langage, pour dire : nous ne voulons pas que les faits religieux soient manipulés à des fins politiques. Nous avons dit non à cette instrumentalisation.

 

La plateforme est une réponse pour refuser la division, pour dire « nous sommes un seul pays et sommes centrafricains avant d’être musulmans, protestants ou catholiques ». La Centrafrique est le patrimoine que nous partageons tous. Après, chacun fait son choix d’être musulman, catholique ou protestant. Nous devons respecter ce choix. C’est cela le principe de laïcité.

 

Quand on est dans un pays, chacun a le droit de choisir sa religion et d’être respecté dans sa pratique. C’est ce que nous voulons. La plateforme est ce socle propre à rassembler tous les enfants de ce pays. Nous avons un seul et même Dieu. Abraham est notre père dans la foi. Les musulmans disent la même chose. Et le père d’Abraham c’est Dieu. Nous nous sommes unis pour envoyer un message unique à tous nos fidèles qui nous écoutent et nous suivent.

 

Avez-vous des relations avec le gouvernement de transition ?

 

Nous sommes régulièrement consultés. La plateforme a son mot à dire. Nous demandons parfois à rencontrer la Présidente de transition pour dire ce que nous pensons, et lui avons écrit pour demander une démarche consensuelle sans quoi la plateforme n’aurait pas soutenu le travail gouvernemental en cours. Nous avons été entendus.

 

Vous avez invité le pape à venir en Centrafrique. Va-t-il accepter ?

 

Nous sommes sur la bonne voie. Le pape, lors de son voyage retour des Philippines, a dit qu’il pensait visiter les pays d’Afrique. Nous avons lancé une invitation, il a répondu et nous espérons le recevoir bientôt.

 

Propos recueillis par Jacques Duffaut

 

Lu pour vous : Centrafrique : « Il y a quelque chose de positif en marche » : Mgr Nzapalainga
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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 10:38

 

 

http://www.radiondekeluka.org   jeudi 7 mai 2015 08:39

 

Les travaux en commission du Forum national de Bangui lancés ce mercredi, 06 mai 2015, se poursuivent. Quatre sites abritent chacune des commissions.


La salle de conférence de la CEMAC abritera la commission Paix et Sécurité alors qu'à l’hôtel Azimut, se réunira la commission Gouvernance. La commission Développement Économique et Social occupera la salle 101 du Complexe sportif Barthélémy Boganda (stade 20.000 places) tandis que les travaux de  la Commission Justice et Réconciliation se dérouleront à l'hémicycle des Affaires Étrangères.

Selon M. Sylvain Brahi, représentant de la jeunesse du Bamingui-Bangoran au forum inter-centrafricain, les quatre thématiques retenues pour ces pourparlers permettront une sortie définitive de la crise en République centrafricaine.


« Ces quatre points nous permettront de nous retrouver après cet échec politique. Le Bamingui-Bangoran m'a commissionné de venir au Forum prononcer rien que la paix, la paix et le pardon ».


Pour M. Nicaise Wilikondi, délégué de la sous-préfecture de Boda, la question de réparation des victimes doit être pris en compte : « On a parlé de la paix, cela vient d'abord du cœur. Il faut d'abord un désarmement du cœur et d'esprit. Maintenant, eux c'est seulement la réparation et la justice. La plupart des maisons qui sont brûlées, et des gens qui se retrouvent encore dans la brousse, voila pourquoi jusque lors, on parle toujours de la paix ».


Durant deux jours, les délégués au forum de Bangui auront à faire une analyse objective ainsi que des propositions concrètes relatives à chaque thématique.

Pour sa part, le général ex Séléka, Abdel Kader Khalil demande à ses pairs de se rendre à la justice s'ils veulent que la paix reviennent définitivement dans le pays. « Je demande au nom de notre mouvement – l'UFDR Fondamentale – pardon au peuple centrafricain. Je demande au gouvernement de tout mettre en œuvre pour que les politico-militaires qu'il s'agisse des ex-Seleka, des ex-Faca ou des Antibalaka qui ont commis des crimes et autres exactions sur le peuple centrafricain soient jugés. Je me porte volontiers popur montrer l'exemple à mes pairs. Sils aiment leur pays, ils doivent répondre devant la justice pour que la paix revienne définitivement en Centrafrique ».


A l'ouverture de ce forum de Bangui, le président congolais Denis Sasou Nguesso, médiateur international dans la crise centrafricaine, avait appelé les Centrafricains à réécrire les lettres de noblesse qui feront de la République Centrafricaine, un État à part entière. « La priorité est que la République Centrafricaine renaisse à la vie. Que le peuple centrafricain réconciliée avec lui-même retrouve son unité. Que l’État soit au plus vite restauré dans sa responsabilité impartiale, dans son incontestable autorité, dans son entière souveraineté. Qu'enfin, le pays retrouve dans la sécurité de chacun et de tous, la voie de la stabilité et de développement ».


Par ailleurs, un village culturel et artistique pour rassembler et réconcilier

Un village culturel et artistique sur la réconciliation est ouvert au Parc du Cinquantenaire à Bangui. C'est le ministère du tourisme, des arts, de la culture qui organise cet événement en marge du Forum de Bangui pour rassembler les artistes centrafricains et montrer l'importance de la culture en Centrafrique.


Justifiant cette initiative qui intervient juste au moment du Forum, Mme Mauricette Psimhis Monthé, ministre du tourisme, des arts et de la culture précise « qu'on a attendu le Forum pour que ce village soit un rassemblement pour tous les participants, toutes les populations, pour tous les centrafricains afin qu'ils viennent également prendre part au forum mais plutôt du côté culturel, artistique et artisanal. Parce que notre pays regorge de richesses ».

 
Ce village culturel, c'est aussi le moment de promouvoir la culture centrafricaine. « Avec tout ce qui s'est passé dans notre pays, la culture centrafricaine a été mise à mal. Les artisans, les artistes, toutes les personnes qui sont les héritiers de notre culture ont été mis à mal. L'occasion du Forum ne doit pas seulement être un rassemblement politique mais un rassemblement culturel où tous les centrafricains puissent se retrouver », a-t-elle expliqué.


Au programme de ce village culturel, des représentations théâtrales, des spectacles de hip-hop, des concerts de danses modernes et traditionnelles, des expositions de peinture, d'art sur le thème la Centrafrique avant, la Centrafrique aujourd'hui, la Centrafrique de demain ainsi que des expositions d’œuvres d’art.


Au cours de ce village culturel et artistique qui connaîtra la participation de plusieurs artistes dans différents domaines, l'occasion leur est aussi donnée de venir se faire répertorier par le ministère mais aussi s'exprimer. A cet effet,  la ministre du tourisme, des arts et de la culture précise que « les artistes centrafricains n'ont pas beaucoup l'occasion de s'exprimer. Ce village est leur village, ils peuvent venir s'exprimer, avec ou sans rémunération, ils doivent venir parce que c'est le moment de venir participer à la paix, à la concorde. C'est le village du forum, donc la réconciliation doit avoir lieu.  Parce que la réconciliation, et la paix ne se font pas sans joie. Et s'il doit avoir joie, il doit avoir réjouissance, il doit avoir musique, il doit avoir l'art, la peinture, l'artisanat, la cuisine centrafricaine, la gastronomie…, en un mot, la fête au village comme à l'époque », a-t-elle ajouté.


A propos des droits d'auteurs souvent ignorés en Centrafrique, Mme Mauricette Psimhis Monthé précise, « qu'un texte de loi est en préparation pour la préservation des droits d'auteurs en général. Mais il faut que nos artistes apprennent à se vendre et pour cela, il faut qu'il se rapprochent du département qui est le leur afin que les techniciens qui sont là puissent les accompagner dans leurs promotions. Parce que quand on voit les artistes qui réussissent à l'étranger, ils ont un accompagnement mais cela ne se retrouve pas encore avec les musiciens centrafricains. Il n'y a pas que les musiciens, il y a aussi les peintres, les poètes, les conteurs, les artisans, il faut que ces corps de métier se structurent pour pouvoir apprendre à se vendre ».

Au cours de ce Forum, il faut que les centrafricains aient le courage de se pardonner, de se réconcilier,  de s'aimer. Et avec la volonté, tout ira mieux. Mais conclut-elle, les artistes ont une mission capitale, celle de contribuer à apaiser les cœurs tant, il n'y a jamais eu de réjouissances sans musique.

Forum national : poursuite des travaux en Commissions
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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 10:16

 

             

 

APA-Libreville (Gabon)- 2015-05-07 08:09:19 Les pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ont décidé, mercredi à Libreville, de rendre effective la libre circulation des personnes dans l’espace communautaire.


L'annonce été faite par le président de la Commission de la CEMAC, Pierre Moussa, qui lisait le communiqué final du 12ème Sommet des chefs d'Etats de la CEMAC qui regroupe six pays de l'Afrique centrale, à savoir le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad.


Cette décision de l'effectivité de la libre circulation des personnes dans l'espace CEMAC est automatiquement entrée en vigueur dès son annonce.


Selon M. Moussa, la libre circulation des personnes sera conditionnée à la présentation de la carte nationale d'identité et des passeports biométriques pour les ressortissants des pays membres de la communauté.


En 2013, lors d'un sommet extraordinaire des chefs d'Etat de la CEMAC, il avait été annoncé la suppression des visas pour les ressortissants des pays de la communauté dès le 1er janvier 2014. Mais cette décision n'était pas entrée en vigueur à cause des réserves émises par la Guinée Equatoriale.


Quatre chefs d'Etat sur les six que compte la CEMAC ont pris part à ce 12ème Sommet de Libreville. Il s'agit du Gabonais Ali Bongo Ondimba, hôte de la rencontre, le Congolais, Denis Sassou Nguesso, de l'Equato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema et du Tchadien, Idriss Deby Itno.


Le Cameroun était représenté par le président du Conseil économique et social, Luc Ayang, et la République centrafricaine par Mahamat Kamoun, Premier ministre.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=823383#sthash.0kbsl8zv.dpuf

 

La libre circulation des personnes devient effective dans l'espace CEMAC
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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 01:52

 

 

 

Au moment ou le Peuple centrafricain se prépare pour aller au forum de réconciliation ou dialogue nationale ,nous avons choisi la voix de Centrafrique Presse qui est depuis plusieurs années déjà le porte parole des sans voix ,qui pendant plusieurs années a combattu le népotisme ;le clanisme ,la gabegie ,le mal gouvernance ,la cupidité ,l’égoïsme ,l’affairisme, et pire le manque de vision politique a long terme  de nos dirigeants ,pour nous exprimer librement .

 

Le mot d’ordre de la plupart des armées républicaines ou révolutionnaires est :

 

La patrie ou la mort nous vaincrons. « Servir la nation et non se servir soit même »

 

Si les Vietnamiens ont eu a combattre les americains dans les années 70 ,c’est bien Grace au patriotisme a l’esprit de sacrifice, qu’ils ont eu a tenir en échec la première armée du monde .Notons que le Viet-Nam n’était pas à l’époque une puissance militaire mondiale .

 

Une armée est une émanation de la nation.

 

Si aujourd’hui le pays est mis à mal , sans repère et sans dignité ; c’est principalement  à cause de son armée Une armée est l’identité même d’un pays et vice versa .Elle se doit d’être intègre ,patriotique et déterminée pour défendre les intérêts de la nation Un pays n’existe que quand ces frontières sont sécurisées et quand son peuple aspire a la paix , condition sine qua none pour un développement harmonieux d’un pays .Nous nous résumons ,pas d’armée =pas de pays =,pas de paix =pas de développement .

 

Par définition l’armée demeure socle ou se fonde la nation donc, pour une unité il faut que cette armée représente tout le peuple (toutes les ethnies proportionnellement.).

 

De tout ce qui a été décrit nous constatons avec amertume que l’armée et les forces de défense et de sécurité sont diamétralement a l’oppose 

 

Par conséquence  pour être recrute dans l’armée, il faudrait des critères:

 

-1 un minimum de connaissance, savoir lire et écrire pour s’orienter et s’éduquer.

 

-2 répondre au critère physique d’endurance et de capacité de vivre dans des  conditions de survie

 

-.3 être intègre, d’une moralité irréprochable.

 

-4 Avoir un esprit d’équipe et corporatiste.

 

80% de nos militaires ne répondent pas a ces critères.

 

Conséquence le peuple depuis trente ans erre et vit un calvaire sans fin à cause de l’instabilité, le désordre, et l’anarchie crées par son armée qui était censée le protéger. La conclusion est que l’état n’existe plus puisqu’il n’a pas d’armée 

 

Tous les braquages effectués en ce moment sont les faits des anciens FACA.

 

Ils se sont constitués en bandes organisées entre le PK 12 et Sibut ainsi que BOALI, collectent les informations sur les transporteurs et operateurs afin de les braquer lors de passage sur ce tronçon, comme sur l’axe BOALI .Tous les motos circulants du PK12 a Sibut appartiennent aux FACA anti balaka.

 

Un conseiller de la CNT a été tué en toute impunité par les AB FACA,  jusqu'à ce jour, l’enquête n’a rien donné .cette impunité ne peut favoriser le développement ,tout au contraire .personnes ne nient les crimes abominables commis par le régime de DJOTODJA . Seulement DOTODJA n’avait pas une armée mais une horde de bandits de grands chemins de mercenaires, d’assoiffées de sang, d’extrémistes islamistes.

 

Beaucoup de nos soldats sont décédés du fait de leurs forfaits et des malédictions qu’ils attirent sur eux.

 

Le recrutement dans l’armée depuis trente ans se fait essentiellement sur des critères ethniques,  mettant en mal l’unité nationale et ceci depuis le régime du défunt président KOLINGBA, PATASSE, BOZIZE .Les critères de recrutement  n’étant pas au rendez vous ,nous avons assisté a un démantèlement de l’armée au profit d’un caste ,d’un cercle d’amis brillants par l’incompétence ,la cupidité et l’affairisme éhonté .

 

Prenons le cas pathétique de la gendarmerie .Nous avons le souvenir des anciens gendarmes qui ont fait la fierté, l’honneur et la dignité de l’armée. Nous citons, le Colonel GRELOMBE, le général NDJADDER, le général NGBALE, le Colonel IZAMO, MANDE etc…..Tous ont laissé des traces, posé des actes dans les garnisons où ils sont passés en province comme dans la capitale. Le jeune capitaine GRELOMBE entrainait les gendarmes tous les matins a la garnison dans les années 1970. Tous les officiers se réveillaient à 4 heures, faisaient la course a pied jusqu'à 12 km (,ensuite pratiquaient le rugby au stade de jusqu'à 6 heures avant de vaquer à leur tâches quotidiennes avec dignité, respect et honneur. Où en sommes nous a ce jour ?

 

Le concours de gendarmerie qui jadis recrutait des éléments capables et compétents est devenu source de finances pour officiers supérieurs qui intègrent uniquement parents, amis et connaissances. Conséquence : l’impunité, la cupidité, l’affairisme et la corruption ont vite fait face par rapport a l’efficacité et le patriotisme.

 

Les militaires et gendarmes au lieu de contrôler  le flux migratoire et les activités régaliennes se sont livrées au racket , l’alcoolisme, le braquage ,banditisme ,en toute impunité puisque bénéficiant de protection des supérieurs eux-mêmes cupides .

 

L’armée c’est l’ordre et la discipline, l’intégrité, le sacrifice, l’honneur. Nous en sommes loin. .Les multiples braquages effectuées à Boy-rabe sont le fait des prétendues forces de sécurité recrutées sur des critères ethniques sans moralité  ni esprit de patriotisme.

 

Les militaires centrafricains détiennent de travers eux, beaucoup d’armes qu’ils cachent à des fins obscures, laissant la nation sans défense. Ils rêvent que la communauté internationale vole a leur secours, c’est une erreur monumentale, ridicule et absurde  .L’exemple le plus pertinent est le viol des enfants innocents ,affamés par les soldats Français de la SANGARIS, alors que ces enfants ne demandaient que protection ,et nourritures. Si nous avions ds forces de sécurité dignes de ce nom .ces faits ne devraient pas se produire.

 

Si la mentalité de nos forces de défense et de sécurité, ne changent pas ,aucun progrès  ni relève de ce pays n’est a envisager malheureusement.

 

L’esprit de cupidité et de corruption persiste chez les gendarmes encore .Nous illustrons ces faits par l’arrestation d’un peul ayant assassiné une femme qui se rendait au champ .Arrêté par la MINUSCA et conduit a une brigade .Les nouveaux gendarmes retenus par leur hiérarchie ont manifesté l’intention de libérer le coupable après avoir perçu des pots de vin .Les militaires de la MINUSCA offusqués ont menacé de se retirer de la localité, si le présumé coupable est libéré. On ne peut prétendre assurer la sécurité d’un peuple en le dépouillant de ces droits et de la justice.

 

Si le Burkina Faso connait une transition paisible, c’est que ce pays a des militaires intègrent qui contribuent au développement de leur pays.

Les militaires ne doivent pas être que des agents de barrière qui pillent les automobilistes .Ils doivent être des producteurs .Ils peuvent être des créateurs de richesse en apprenant des métiers dignes (mécanique, maçonnerie  informatique, médecine etc….).

 

L’armée ne doit pas que être budgétivore ;

 

Qu’ils se rendent compte de l’humiliation subie. Les forces internationales venues pour la sécurisation de la Centrafrique ne feront rien pour relever l’armée .Tout au contraire elles sont venues s’enrichir et si l’instabilité peut perdurer, cela servira leur cause et justifier leur présence .C’est une utopie et honte que de se retourner toujours vers l’extérieur pour des problèmes dont nous sommes nous-mêmes à l’origine .Nous sommes la risée du monde a cause de notre armée.

 

Les erreurs du passées, si elles persistent, plongeront irréversiblement la nation centrafricaine dans les profondeurs de l’abîme .La notion même de nation est déjà erronée quand on parle de la RCA.

 

Nos forces de défense ont vendu beaucoup d’armes aux étrangers, qui se sont retournés contre la nation .Les militaires, gendarmes, policiers doivent faire leur mea culpa et demander sincèrement pardon à la nation centrafricaine .

 

La majeur partie des officiers après enrichissement illicite se trouvent tous a l’extérieur, œuvrant a travers des réseaux mafieux ,dans le seul but de déstabiliser  la transition et venir se réinstaller pour finir les maigres ressources

 

Tous les gendarmes en province ne touchaient particulièrement pas leurs salaires mensuels qui étaient virés dans les banques .Par contre ils excellent dans le racket des peuls, commerçants, transporteurs et autres opérateurs économiques, musulmans lors des auditions en cas de problèmes judiciaires.

 

Il est un secret de polichinelle, tout le monde le sait que BOZIZE, 48 heures avant sa fuite ? a distribu2 7000 kalachnikov aux forces de défense et sécurité pour leur protection.

 

Les frontières sont poreuses et perméables a des trafics de tout genre .Tous les grands officiers sont a Bangui, abandonnant l’arrière-pays aux mercenaires et bandits de grands chemins. Plusieurs s’adonnent a l’alcool, la débauche, refusent d’être affectés  dans les provinces et tournent les pouces a ne rien faire a Bangui .A ce jour 7000 militaires sont à Bangui. Etant un pays enclavé, nous devrons notre subsistance que par l’efficacité de nos services de douane et de l’armée a nos frontières .ces deux forces sont celles qui doivent permettre au régie financière de renflouer les caisses du trésor public, pour permettre à l’état de faire face a ces charges régaliennes.

 

Les conseillers en matières de sécurité et défense de la nation, doivent être des stratèges, des personnes ayant fait des études militaires et qui connaissent les règles. Malheureusement ceux qui conseillent nos responsables politiques en matière de sécurité sont des civils qui n’ont d’ambition que leur soif d’asseoir une main mise sur l’armée de façon a s’enrichir quitte à prendre le pouvoir. Le cas de Jean-Jacques DEMAFOUTH est pathétique .Ce Monsieur n’a aucune référence militaire mais s’est illustré depuis l’époque de PATASSE dans tous les coups bas , assassinats d’homme politiques, d’officiers, et coups d’état . Malgré ces imperfections et crimes , on le voit déambuler dans les couloirs de tous les régimes qui se sont succédé comme étant la personne ressource en matière de sécurité. Les hommes politiques doivent prendre leur responsabilité à tous les niveaux .On ne le dira jamais assez « l’homme qu’il faut a la place qu’il faut » , La médiocratie a lourdement pénalisé notre nation . Tous les pays africains ont compris que le développement ne peut se faire que sur des valeurs propres sur l’ éthique, sur des critères de compétence  et d’intégrité .

 

Les visions  a court terme qui consistent a penser d’abord a soi même ,sa famille ,ces amis n’ont jamais été porteuses d espoir ,ni d’avenir pour un pays .Malheureusement l’histoire na jamais enseigné les centrafricains dans la grande majorité .

 

La vie d’une nation ne s’articule pas qu’a la capitale .Force est e constater que nous centrafricains ne pensons que la capitale est seul point ou la vie d’une nation dépend .Le développement ne peut se concevoir qu’en maitrisant l’aspect sécuritaire entier, en commençant par les provinces et frontières.

 

Nous l’avons vécu depuis trente ans, cela suffit, il faut changer de mentalité. Un proverbe africain dit « la pipe qui consume le tabac, finit par être consumée elle-même à la longue par le tabac. » .Retenons au moins cette notion que le bien mal acquis ne profite jamais, du moins à long terme .

 

Pierre Gunpou

 

Libre tribune - Mémorandum  pour les forces de sécurité et de défense de la nation centrafricaine
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Centrafrique-Presse.com
7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 01:29

 

 

 

Par RFI 06-05-2015 à 17:47

 

En RCA, le Forum de réconciliation à Bangui s’est ouvert le lundi 4 mai. Près de 600 personnes sont présentes pour représenter les groupes armés, partis politiques, pays voisins ou grandes instances internationales. Au programme de ce mercredi : la paix et la sécurité avec notamment le programme de désarmement, démobilisation et de réinsertion.

 

Les débats sur le thème de la paix et de la sécurité se déroulent au siège de la Cemac, la Communauté économique et monétaire d'Afrique Centrale, à Bangui. L’amphithéâtre était rempli ce mercredi matin et on pouvait y croiser des représentants des groupes armés, mais aussi de nombreux délégués de la population qui a eu à souffrir de cette crise.

 

Beaucoup de temps a été consacré à la mise en place des instances de ce groupe sur la paix et la sécurité, puis des experts ont posé le débat en présentant les six axes de la discussion. Il s’agira évidemment de réfléchir aux raisons pour lesquelles les crises politico-militaires sont récurrentes en RCA ou aux moyens permettant de garantir plus de sécurité aux populations centrafricaines.

 

Quelle nouvelle armée?

 

Mais au-delà de ces pistes très générales, il s’agira de réfléchir concrètement, pratiquement à ce que pourra être le futur programme de DDR, c'est-à-dire le programme de désarmement, démobilisation et de réinsertion. Tout cela en traçant les contours de la future armée nationale. Les deux aspects sont liés dans les discussions puisque certains combattants des groupes armés sont censés pouvoir rejoindre l’armée, la police ou les eaux et forêts.

 

Différents intervenants ce matin ont rappelé que les différents processus de DDR avaient été un échec en Centrafrique et avaient créé un désordre supplémentaire. On attend donc les propositions des orateurs qui se sont inscrits nombreux et qui se succèdent à la tribune pour de brèves interventions alors que les débats se poursuivent dans les couloirs.

 

 

Centrafrique/Forum de Bangui : Le développement économique et social au centre du débat de la commission 4

 

Bangui, 06 mai 2015(RJDH)  -- Les travaux en commission sur la thématique du développement économique et social ont démarré ce mercredi 6 mai dans la salle de conférence de l’hôtel Azimut. Cette thématique est le quatrième axe de réflexions et de discussions ciblées pour alimenter les travaux du Forum de Bangui. L’agriculture, l’élevage, les forêts et les mines constituent les points forts de cet atelier qui va durer deux jours.

 

Les travaux ont démarré par la mise en place du bureau de l’atelier composé de quatre personnes avec comme président  Constant Ngougnogbia, une femme comme vice présidente Delphine Yakazangba, le 1er rapporteur est Guy de Dieu Mokozengue et le 2ème rapporteur Abdoulay Naharoun.

 

Les recommandations qui ont été enregistrées lors des consultations populaires à la basse sur toute l’étendue du territoire ont été lues avant l'ouverture des débats.  La préfecture de la  Lobaye demande la réhabilitation des bâtiments scolaires des cinq sous préfectures pour permettre aux enfants d’étudier dans des conditions descentes. La  Basse-Kotto réclame la subvention de l’Etat en faveur des secteurs agropastoraux.

 

Les représentants de la Sangha Mbaéré exigent à ce que  la transparence soit faite dans la gestion des ressources publiques ainsi que la répartition des ressources locales au profit de la population locale. Quant à ceux de la Nana-Gribizi , ils ont demandé la réhabilitation et la  réouverture des hôpitaux ainsi que le dédommagement des propriétés des champs détruits par la MINUSCA.

 

Les recommandations venues de la préfecture de la Haute-Kotto sont axées sur la construction d’un barrage hydroélectrique pour le développement de la région. Alors que les représentants de  Mbomou réclament la réhabilitation de l’axe Bangui-Bangassou pour l’écoulement des produits viviers et la prise en charge des victimes de cette crise. Une demande partagée par les représentants de la Vakaga.

 

Les déplacés centrafricaines au Tchad ont quant à eux parlé du rétablissement de l’impôt de capitation pour prendre conscience de la question de citoyenneté et de la contribution citoyenne. Le représentant de la ville de Baboua quant à lui a demandé la décentralisation de l’Université de Bangui afin de donner une meilleure condition d’étude à tous les Centrafricains.

 

Patrick Albert Djouka docteur en Anthropologie philosophique et représentant de la jeunesse du 6ème arrondissement à ce Forum revient sur l’importance de cette thématique qui selon lui est le socle d’un nouvel élan si les centrafricains en fait bons usages. « Un développement ne peut être réel que si  une personne qui aime son pays travaille avec honnêteté  Donc au sortir de ce Forum, nous, étant centrafricains, devons adopter cette mentalité pour faire développer notre pays », a-t-il dit.

 

Sur le plan économique, « le gouvernement doit aider les centrafricains à reprendre le monopole du commerce de son pays et l’application des textes qui interdisent aux étrangers de fouler les zones synergétique » a-t-il suggéré.

 

Sur le plan social, il suggère le respect humain car les centrafricains ont tendance à rejeter son frère au profit de l’étranger.

 

Les débats au tour cette thématique  continue jusqu'à demain afin de remonter les recommandations qui seront mise en pratique. Ces recommandations tourneront autour de : Urgence alimentaire, la consolidation de l’économie centrafricaine et la conduite à tenir aux gouverneurs pour la sortie de crise./ 

 

Bienvenue Marina Moulou-Gnatho.

RCA : le programme de désarmement abordé lors du Forum de Bangui
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7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 01:22

 

 

http://telquel.ma  6 mai 09:52 2015

 

L’ancien premier ministre français, Jean-Pierre Chevènement, a tenu, le 3 mai, des propos dérangeants sur la radio Europe 1 au sujet du viol d’enfants en Centrafrique par des soldats français.

 

« Il est clair que le fait de se trouver au contact des populations malheureuses, abandonnées peut favoriser les comportements de ce type ». C’est par ces mots que Jean-Pierre Chevènement, ministre français de l’Intérieur de 1997 à 2000, explique le viol d’enfants en Centrafrique par des militaires français. Pour l’ancien ministre, il faut « laisser l’armée au-dessus de ça » étant donné les services qu’elle rend en Afrique.

 

Quatorze militaires français ont été mis en cause et une petite minorité d’entre eux a été identifiée suite à une enquête conduite par le parquet de Paris sur de possibles abus sexuels sur des enfants commis par des soldats en Centrafrique.

 

Timothée Le Puil

 

 

La curieuse petite phrase de Jean-Pierre Chevènement sur les viols présumés d'enfants par les militaires français en Centrafrique

 

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Dimanche 3 mai, Jean-Pierre Chevènement était l'invité de l'émission « Europe 1 Dimanche Soir ». Au moment d'évoquer l'enquête sur les soldats français soupçonnés de viols d'enfants en Centrafrique, l'ancien ministre de la Défense a tenu des propos pour le moins étranges. Interrogé sur les conditions de vie des militaires de l'armée française dans le pays depuis le début de l'opération Sangaris en 2013, Jean-Pierre Chevènement a déclaré : « Il est clair que le fait de se trouver au contact des populations malheureuses, abandonnées, peut favoriser les comportements de ce type ».

 

Une petite phrase incompréhensible, et curieusement absente du compte-rendu de l'interview disponible sur son blog, comme le révèle Les Inrocks. La journaliste qui l'interviewait l'a immédiatement coupé : « quelque soit le contexte, pardonnez-moi, aussi sombre soit-il et François Hollande l'a rappelé; il faut être implacable face à ce qu'il s'est passé ». 

 

« Si ces faits étaient avérés, ils doivent être sévèrement sanctionnés, car on ne peut pas laisser porter atteinte à l'honneur du drapeau, l'honneur du soldat, comme l'a dit le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian », reprend Jean-Pierre Chevènement. «  Il faut que les faits soit reconnus, avérés », poursuit-il. « On est dans le temps de l'enquête. Essayons de bien voir ce dont il s'agit. Et surtout, laissons l'armée au-dessus de cela. L'armée rend beaucoup de services et s'acquitte avec beaucoup de professionnalisme des tâches qui lui sont confiées. Son intervention au Mali a permis qu'un grand pays, au cœur de l'Afrique de l'ouest, ne bascule pas dans le djihadisme ».

 

Pour rappel, 14 soldats français sont soupçonnés de viol sur des enfants lors de la mission Sangaris en Centrafrique. Les faits se seraient produits au début de l'année 2014. 

 

 

Jean-Pierre Chevènement dérape sur le viol des enfants centrafricains
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