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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 03:03

 

 

 

L’ONU annonce aujourd’hui le départ d’une délégation composée de plusieurs directeurs d’agences humanitaires (OCHA, UNICEF, PAM, HCR) afin d’évaluer sur place les besoins de la population centrafricaine.

 

L'équipe devrait arriver demain le 17 octobre à Bangui pour examiner les possibilités d’un renforcement de l’accès humanitaire et de la protection des civils, en coopération avec les autorités centrafricaines.

 

Selon les dernières estimations de l’ONU, le conflit aurait entraîné depuis décembre 2012 le déplacement de plus de 394 000 civils et la fuite vers l’étranger d’environ 64 000 personnes.

 

(Source : ONU   16 oct. 2013)

Centrafrique : départ d’une mission conjointe d'évaluation des besoins
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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 00:00

 

 

 

http://www.camer.be 

 

Une fois de plus, les Africains auront échoué. A la faveur de la visite du ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, en République centrafricaine (RCA), l’annonce de l’envoi futur de renforts militaires français pour aider à la sécurisation du pays a été faite. Michel Djotodia, qui a sollicité le soutien de la France, devrait se frotter quelque peu les mains maintenant. L’acceptation de Paris de répondre à son appel au secours signifie que, quelque part, il bénéficie d’une certaine considération de la part des autorités françaises malgré le fait qu’il a pris le pouvoir de façon illégale. En tout cas, ce soutien devrait l’aider à mettre un peu d’ordre dans son pays. Certainement que la dissolution de la fameuse Séléka par les autorités de Bangui, n’a pas été pour rien dans l’acceptation de Paris de donner maintenant un coup de main à Bangui.

 

De tergiversations en reculades, l’Union africaine, dans son ensemble, fait étalage de toute son impuissance à faire face avec efficacité aux nouvelles crises qui secouent le continent

 

En contrepartie, la France a indiqué que les autorités de la transition doivent donner des gages de bonne volonté. Et pour Paris, un des engagements, et non des moindres, que doivent prendre le président Michel Djotodia et son équipe de transition, consiste à ne pas faire acte de candidature à la prochaine présidentielle qui devrait se tenir en fin 2015.

 

Les souverainistes, à leur habitude, trouvent à redire face à ce qui peut être présenté comme une nouvelle ingérence française dans les affaires du continent. L’idéal, il faut en convenir, c’est que la France n’ait pas à intervenir encore militairement sur le continent. Encore faut-il que les Africains, à commencer par les Centrafricains, dans le cas d’espèce, se montrent matures. Ils devraient prouver au monde leurs capacités à prévenir les crises et à les résoudre de façon efficace. Seulement, tel n’est pas le cas. Comme on l’aura vu en Côte d’Ivoire, au Mali et maintenant en RCA, les pays africains, pris individuellement et au-delà, l’Union africaine et ses instances régionales, n’ont pas les moyens d’assurer et donc d’assumer cette souveraineté tant réclamée. De tergiversations en reculades, l’Union africaine, dans son ensemble, fait étalage de toute son impuissance à faire face avec efficacité aux nouvelles crises qui secouent le continent. Tant et si bien que la solution est toujours venue de l’extérieur, de la France notamment.

 
De ce fait, on constate que l’Afrique souverainiste refuse de grandir. En effet, ces renforts annoncés de troupes françaises sont tout simplement dus au fait que l’Afrique s’est montrée, une fois de plus, incapable de prendre ses responsabilités. Et quand les dirigeants africains sont incapables d’assumer la si savoureuse souveraineté de leurs pays respectifs au point de demander, toute honte bue, de l’aide à l’ancienne puissance coloniale, on en vient à ne rien comprendre.

 

Il n’est pas décent de demander à la France d’intervenir pour sécuriser le pays et exiger en même temps qu’elle n’ait pas son mot à dire sur la gouvernance politique de celui à qui elle a porté assistance

 

Cette attitude de bon nombre de dirigeants africains qui s’en prennent à la France quand elle se dresse contre leurs infamies et qui l’appellent au secours dès que ça commence à sentir le roussi, est indéfendable. Il est temps que les Africains grandissent et, mieux, mûrissent. Ils doivent se convaincre qu’ils sont les premiers responsables de cette violation de la souveraineté des Etats du continent par les puissances occidentales si violation il y a vraiment. Certes, on sait que les Occidentaux défendent leurs intérêts. Mais ils n’interviennent que dans un cadre de légitimité international bien précis. 

 

Pour ce qui est de la poudrière centrafricaine, la France a d’abord observé la retenue nécessaire en pareille circonstance. Elle a certainement espéré que les Africains se montreraient, une fois n’est pas coutume, à la hauteur du défi. Mais, elle a dû se rendre à l’évidence : l’Afrique n’est pas à même de prendre toutes les dispositions nécessaires pour la sécurisation de la Centrafrique et la protection des populations civiles victimes d’exactions multiformes. Du reste, le cas centrafricain n’étant pas isolé, on n’a aucune peine à se convaincre que ce n’est pas demain la veille la fin de cette assistance des anciens colonisateurs. Ainsi donc, au regard de ses intérêts dans le pays mais aussi certainement par humanisme, la France a dû se résoudre à mettre la main à la pâte. De quel interventionnisme parle-t-on quand des populations, meurtries, en viennent à s’exclamer : heureusement, il y a la France pour les sauver ! Il n’est pas décent de demander à la France d’intervenir pour sécuriser le pays et exiger en même temps qu’elle n’ait pas son mot à dire sur la gouvernance politique de celui à qui elle a porté assistance. Du reste, la France connaît trop bien les rapports des hommes politiques africains au pouvoir. Elle sait que dans beaucoup de ses ex-colonies, « on n’organise pas des élections pour les perdre ». Alors, elle a pris les devants en demandant gentiment, mais fermement, à l’équipe de transition de Djotodia de s’abstenir de prendre part à la course à la prochaine présidentielle, en contrepartie de son soutien. Ce n’est pas une atteinte à la souveraineté de la Centrafrique. C’est juste du réalisme politique.

 

© Source : Le ¨Pays

 

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE : LA FRANCE À LA RESCOUSSE : QUAND L’AFRIQUE SOUVERAINISTE REFUSE DE GRANDIR
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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 23:47

 

 

 

 

LE MONDE GEO ET POLITIQUE 15.10.2013 à 17h10 • Par Cyril Bensimon et David Revault d'Allonnes

 

Le temps des émissaires à la réputation sulfureuse, des visiteurs du soir pénétrant discrètement au Château par la "grille du coq", est révolu. La cellule Afrique de l'Elysée n'existe plus, la coopération, qui fut pendant plus de cinq décennies le ministère officieux chargé des affaires du continent, a cédé la place à un plus politiquement correct ministère délégué au développement, confié qui plus est à un écologiste, Pascal Canfin. Un diplomate proche de François Hollande en atteste : "Quand nous sommes arrivés, des gens appelaient l'Elysée en expliquant qu'il fallait recevoir tel ou tel... Aujourd'hui, il n'y a plus de parasites."

 

A tel point, d'ailleurs, qu'aucune figure forte n'incarne désormais la politique africaine de la France. "Pour l'Afrique, il n'y a plus personne", lâche avec un brin de désarroi un ancien ambassadeur. La réalité est plus nuancée. François Hollande, qui n'a jamais eu d'appétence particulière pour l'Afrique, est arrivé à l'Elysée vierge de tout réseau sur ce continent. Durant ses onze années à la tête du PS, il avait fréquenté, dans le cadre de l'Internationale socialiste, plusieurs leaders africains aujourd'hui au pouvoir, comme le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Guinéen Alpha Condé, le Malien Ibrahim Boubacar Keïta. Mais il n'a pas construit d'amitiés fortes.

 

LES VIEUX AFRICANISTES DU PARTI SOCIALISTE À DISTANCE

 

François Hollande appelle, reçoit, mais garde ses distances avec les chefs d'Etat et les vieux "africanistes" du Parti socialiste. Le président "normal" entend construire une relation normale avec la seule région du monde où la France maintienne une influence démesurée par rapport à sa puissance réelle.

 

Son équipe est à l'image de cette ambition. Installés dans ce qui fut le temple de la "Françafrique", les bureaux du 2 rue de l'Elysée, la diplomate Hélène Le Gal, la nouvelle "Mme Afrique", et son adjoint, l'ex-responsable Afrique du PS Thomas Melonio, ne ressemblent en rien à leurs prédécesseurs. Ils n'ont servi dans aucune grande ambassade du pré carré et sont plus sensibles au respect des droits de l'homme et à la bonne gouvernance qu'à l'idée de maintenir Paris dans un rôle de gendarme de ses anciennes colonies.

 

Autres signes évidents d'un changement d'époque, le ministère des affaires étrangères a acquis une influence qu'il n'avait jamais eue jusque-là, et les diplomates chargés des affaires africaines ont pour l'essentiel fait leurs classes en Afrique de l'Est, où le rayonnement de la France est minime. "Les modernes l'ont emporté sur les anciens, mais, avec ce changement de génération, on a perdu une expertise dans les pays où il existe encore une forte demande à l'égard de la France", analyse Yves Gounin, l'auteur de La France en Afrique (De Boeck, 2009).

 

ABSENCE DE STRATÉGIE

 

Plus acide, un diplomate remarque l'absence de stratégie française sur le continent. "Le problème de François Hollande, c'est qu'il ne veut pas être sur la photo avec Denis Sassou-Nguesso, mais qu'il se doit de préserver nos intérêts à Brazzaville... La fin de la Françafrique, comme doctrine, c'est un peu court. Délaisser les vieilles relations, c'est bien, mais ça n'en fait pas naître de nouvelles."

 

Reste que près de dix-huit mois après son accession au pouvoir, François Hollande a été rattrapé par la realpolitik. La France est intervenue militairement au Mali et renforce ses troupes en Centrafrique. Dans l'ombre du chef de l'Etat, un homme discret a gagné en importance. Déjà auréolé de sa victoire militaire en Libye sous Nicolas Sarkozy, le général Benoît Puga, chef d'état-major particulier du président, est, selon plusieurs observateurs, l'une des personnalités les plus influentes auprès de François Hollande. "A propos du Mali, raconte une bonne source, ce gradé a écouté les diplomates dire qu'il n'y aurait pas d'intervention. Il s'est tu et, quand la situation s'est emballée, il a sorti son plan." Faute de ligne politique claire, les militaires et leurs réseaux restent aujourd'hui les gardiens du temple de la relation franco-africaine.

 

Lu pour vous : Faute de réseau africain, François Hollande met l'armée en première ligne
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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 23:44

 

 

 

Le président sud-africain, Jacob Zuma, et son homologue français, François Hollande, ont estimé hier qu’une intervention était nécessaire en Centrafrique afin de stabiliser le pays.

 

« Nous avons convenu que nous devons faire quelque chose et agir rapidement. Nous nous sommes engagés (…) à être prêts à faire partie de la solution pour aider la Centrafrique à revenir à la normalité », a déclaré M. Zuma à l’issue d’une rencontre avec M. Hollande, précisant que toute future intervention en Centrafrique devait se faire dans le cadre de l’ONU et de l’UA.

 

 « Nous avons pensé qu'il était nécessaire de mobiliser l'UA et le Conseil de sécurité de l'ONU (…) afin de déployer une force pour aider à stabiliser la Centrafrique », a pour sa part affirmé le président français, plaidant toutefois pour une plus grande implication des pays africains dans le cadre des opérations de paix sur le continent.

 

Le ministre français des Affaires des étrangères, Laurent Fabius, avait annoncé la veille l'envoi de troupes supplémentaires en Centrafrique « d'ici la fin de l'année ».

 

(Source : South African Press Association15 oct. 2013)

 

Centrafrique : la France et l’Afrique du Sud estiment qu’une intervention est nécessaire
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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 23:40

 

 

 

 

Reuters  le 16/10/2013 à 16:43

 

La RCA est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé en mars par les rebelles de la Séléka. Selon l'Onu et des organisations de défense des droits de l'homme, les deux camps se sont depuis rendus coupables d'exactions pouvant être assimilées à des crimes de guerre.

 

"Des dizaines de milliers de villageois ont fui une nouvelle vague d'attaques et d'exécutions sommaires - perpétrées tant par des groupes armés que par des forces gouvernementales - dans le nord-ouest du pays", écrit MSF dans un communiqué.

 

"Dans ce climat de peur et de violence généralisées, les gens fuient dans la brousse ou bien se regroupent en quête de plus de sécurité", souligne l'ONG, qui s'alarme du risque accru pour ceux partis se réfugier dans la brousse de contracter le paludisme, première cause de mortalité en RCA.

 

Face à la dégradation de la situation, MSF appelle l'ensemble des groupes armés à respecter la sécurité des civils, du personnel médical et humanitaire et exhorte à déployer une aide d'urgence accrue dans la zone concernée.

 

La France, qui évoque un risque de "somalisation" en RCA, tente d'attirer l'attention de la communauté internationale sur une crise largement éclipsée par d'autre conflits régionaux, notamment le Mali où l'armée française est intervenue en janvier pour chasser des groupes armés islamistes.

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé ce week-end à Bangui l'envoi de troupes supplémentaires françaises en RCA d'ici la fin de l'année.

 

(Marine Pennetier, édité par Gilles Trequesser)

 

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/msf-s-inquiete-de-la-situation-en-centrafrique_407192.html#3cxwttzWwHqi94De.99

 

 

Centrafrique : MSF réclame de l'aide

 

Lefigaro.fr avec AFP  Mis à jour le 16/10/2013 à 06:41

 

Dénonçant une violence "sans précédent" en Centrafrique, l'ONG Médecins sans frontières appelle les groupes armés à respecter la sécurité des civils et humanitaires et exhorte à déployer une aide d'urgence, dans un communiqué aujourd'hui.

"Des dizaines de milliers de villageois ont fui une nouvelle vague d'attaques et d'exécutions sommaires -perpétrées tant par des groupes armés que par des forces gouvernementales- dans le nord-ouest du pays", rapporte l'ONG, estimant à plus de 30.000 le nombre de déplacés sur Bossangoa et des milliers d'autres aux alentours.


Les gens se réfugient dans la brousse, sans protection, et sont particulièrement exposés au risque de paludisme, première cause de mortalité dans le pays, s'inquiète l'ONG. "Ces familles vivent dans une grande promiscuité. Elles cuisinent, mangent, dorment, se lavent et font leurs besoins au même endroit. Ces conditions d'hygiène désastreuses accroissent de manière critique le risque d'épidémie", décrit Ellen Van der Velden, chef de mission MSF en RCA, citée dans ce communiqué.


"MSF est aujourd'hui l'une des seules ONG à travailler dans les zones du pays affectées par le conflit. Elle fournit des soins médicaux et chirurgicaux, un accès à l'eau potable et à l'hygiène, ainsi qu'un soutien nutritionnel. Mais une aide plus importante est nécessaire", soulève-t-elle. "Il n'y a pas encore assez d'acteurs présents sur le terrain pour venir en aide à toute cette population", renchérit auprès de l'AFP le Dr André Munger, responsable de programme sur la Centrafrique.

"Si tout ça perdure, ça va toucher encore plus de gens et ça va être encore plus difficile pour eux de rejoindre les structures de santé qui ne sont déjà pas très nombreuses et pas très fonctionnelles", poursuit-il. Parmi les acteurs humanitaires, certains ont quitté le pays, d'autres ont été victimes de pillages. "Ils doivent se rééquiper et trouver les fonds suffisants", explique le Dr Munger.


La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis la chute en mars du président François Bozizé, renversé par une coalition hétéroclite de rebelles, la Séléka, aujourd'hui officiellement dissoute.


Depuis, le pays est livré à des chefs de bande et des mercenaires étrangers, l'État s'est effondré et les violences menacent de prendre un tour religieux entre chrétiens, qui constituent la majorité des 5 millions d'habitants, et musulmans. Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a annoncé l'envoi de troupes supplémentaires et réclamé l'organisation d'élections libres dans le pays début 2015.

 

MSF s'inquiète de la situation en Centrafrique
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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 23:49

 

 

 

 

15/10/2013 à 06h00  Par Pierre Cherruau, correspondant spécial

 

La France va renforcer son soutien au régime en place. Au risque d’être accusée d’ingérence.

 

Exécutions sommaires sur des bases ethniques ou religieuses, viols, racket : les témoignages accablants sur les exactions commises ces derniers mois par les hommes en armes à Bangui, la capitale, et dans le reste du pays, se multiplient. Depuis que la Séléka a renversé le régime du président François Bozizé en mars 2013, la paix n’est jamais revenue en Centrafrique. Des milices d’autodéfense paysannes - majoritairement chrétiennes - se sont constituées à l’intérieur du pays pour affronter les troupes de la Séléka - majoritairement musulmanes.

 

Deux bases sur place

 

La France semble à même de changer la destinée d’un pays dans lequel son armée a longtemps disposé - jusqu’à la présidence Patassé, de 1993 à 2003 - de deux bases permanentes : l’une à Bangui, l’autre à Bouar (ouest de la Centrafrique). La tentation de l’intervention est d’autant plus forte que François Hollande tire des bénéfices politiques de son action au Mali, très largement approuvée par les Français. « Que va-t-on retenir du début de quinquennat de Hollande, sinon le Mali ? C’est d’autant plus étonnant qu’il n’était pas vraiment attendu sur ce terrain-là », analyse Antoine Glaser, écrivain, spécialiste du continent.

 

L’Afrique est la seule partie du monde où la France et son armée peuvent encore changer le cours de l’Histoire. Ses interventions sur le continent permettent de montrer qu’elle reste encore une grande puissance, au moins en Afrique, et justifie ainsi son poste de membre permanent du Conseil de sécurité.

 

« Si on ne fait rien en Centrafrique, on sera accusés d’indifférence coupable. Si on agit, on nous taxera de néocolonialisme. Autant être accusés de néocolonialisme et sauver des vies », estime un diplomate français qui sait que l’intervention de Paris est de plus en plus attendue en Centrafrique. L’idéal pour la diplomatie française serait de pouvoir intervenir sous mandat des Nations unies ou d’agir en soutien d’une mission de l’Union africaine afin de ne pas être perçue comme se livrant à une ingérence.

 

L’intervention française sera d’autant moins suspecte d’arrière-pensées économiques que Paris ne possède guère d’intérêts économiques à défendre dans ce pays de 5 millions d’habitants. La Centrafrique n’est pas dépourvue de matières premières, mais elles restent peu exploitées. L’intervention sera avant tout perçue comme une action humanitaire et un moyen d’éviter que le conflit entre les partisans de la Séléka et ceux de Bozizé ne devienne un affrontement entre musulmans et chrétiens. La montée de l’islam radical, de la Somalie au Kenya en passant par le Nigeria et le Mali, fait craindre aux Occidentaux la constitution d’un axe djihadiste le long du Sahel, de plus en plus difficile à circonscrire.

 

Hollande l’interventionniste

 

Autre motif qui pousse Paris à sortir de son immobilisme : si les hommes de la Séléka multiplient les exactions, les militaires français sur place pourraient être accusés de complicité passive. Hollande, présenté au début de son mandat comme un « dirigeant mou », pourrait bien se révéler comme un chef d’État très interventionniste. Qui lui reprochera une intervention en Centrafrique, si elle est présentée comme une œuvre humanitaire, une continuation de celle accomplie au Mali ?

 

Son discours du 19 septembre à Bamako tenait autant de celui du chef de guerre que de celui du chef d’État. Grand amateur d’anaphores, le président a commencé par énumérer toutes les villes reprises par l’armée française aux djihadistes. Il a rappelé la communauté internationale à ses devoirs, là où des femmes et des enfants sont victimes d’exactions. L’horizon africain de Hollande s’est considérablement élargi ces derniers mois. Et ses regards et ceux de ses généraux sont plus que jamais tournés vers Bangui.

 

Source : http://www.sudouest.fr/2013/10/15/la-tentation-centrafricaine-1199594-5137.php

 

 

 

Lu pour vous :  La France pourra-t-elle intervenir en Centrafrique ?

 

par: Frédéric Powelton 15 octobre 2013

 

La situation se dégrade de plus en plus en République centrafricaine.Une intervention de la France, qui souhaite que le soutien au régime en place soit renforcé, devient de plus en plus probable pour plusieurs raisons, malgré les risques d’accusations d’ingérence.

 

Plus de six mois après le renversement du régime du président François Bozizé par la Séléka, le pays est au bord d’un conflit ouvert entre les chrétiens, les milices d’autodéfense paysannes,   les musulmans, et  les troupes de la Séléka. Les exécutions sommaires sur bases ethniques ou religieuses, les viols et les rackets se multiplient. Dans ce contexte, avec la montée de l’islam radical aux deux extrémités de l’Afrique, à l’Ouest au Mali et au Nigéria et à l’Est en Somalie et au Kenya, la principale crainte au niveau international est la formation d’un axe djihadiste, le long du Sahel, qui aurait des conséquences graves pour la région.

 

La France est toute désignée pour une intervention dans ce pays pour rétablir le calme. Ancienne puissance coloniale, elle a disposé jusqu’à la présidence de Patassé, de 1993 à 2003, de deux bases permanentes, dans la capitale Bangui et à Bouar dans l’ouest du pays. De par l’ampleur de l’instabilité dans le pays, son armée est capable de gérer elle-même le conflit mais, évite d’être taxée d’ingérence.Paris préfèrerait certainement agir sous mandat des Nations unies ou en soutien d’une mission de l’Union africaine.

 

Une intervention de la France en Centrafrique pourrait plus facilement revêtir un aspect humanitaire  vu le peu d’intérêts économiques que Paris dispose  en Centrafrique.

 

En un an et demi, l’intervention au Mali reste le seul succès du président François Hollande. Certains observateurs s’attendent à ce qu’il  poursuive sur cette voie en matière de politique étrangère.

 

Source : http://sahel-intelligence.com/4243-la-france-pourra-t-elle-intervenir-en-centrafrique.html

 

 

 

"La France craint que la Centrafrique ne devienne un sanctuaire de terroriste"

 

Par Christophe Decroix , Marie Leynaud  le 15/10/2013 à 17h38  http://www.rtl.fr

 

La France envisagerait une intervention de l'armée en Centrafrique. Pour Christophe Decroix, journaliste au service étranger de RTL, Paris craint que cet État ne devienne un repaire de terroristes.

 

Laurent Fabius a annoncé, dimanche 13 octobre à Bangui, l'envoi de troupes supplémentaires en Centrafrique. La situation semble préoccupante pour Paris. Un coup d'État en mars dernier a renversé le président Bozizé, lui-même arrivé au pouvoir à la faveur d'un coup d'État. 


Il y a chaque jour des morts dans des combats entre ex-rebelles qui ont pris le pouvoir et les milices d'auto-défense. La France souhaite intervenir d'une part à cause des violations des droits de l'homme. Un tiers de la population a des besoins urgents d'aide humanitaire


L'autre crainte de la France est que la Centrafrique ne devienne un nouveau sanctuaire pour les terroristes de la région, des terroristes venus du Mali, du Soudan, du Tchad, du Nigéria…

Lu pour vous : La tentation centrafricaine
Lu pour vous : La tentation centrafricaine
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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 23:29

 

 

 

 

Jeuneafrique.com  14/10/2013 à 18:07 Par Jeune Afrique

 

L'ancien président centrafricain François Bozizé a quitté Paris Nairobi. Et il ne renonce pas à rentrer à Bangui.

 

Sa présence et son activisme ayant été jugés gênants par les Français, qui le lui ont discrètement fait savoir, François Bozizé, l'ancien président centrafricain, a, le 24 septembre, quitté Paris pour Bruxelles, Addis-Abeba, puis Nairobi, où il avait déjà longuement séjourné en juin et en juillet derniers. Six mois après sa chute, Bozizé, qui ne manque pas de partisans dans les milices anti-balakas - lesquelles combattent les ex-rebelles de la Séléka dans sa région natale de Bossangoa -, n'a pas renoncé à revenir à Bangui. Mais il se heurte à un double problème.

 

1. Il manque cruellement de moyens financiers.

2. La perspective de son retour ne figure sur aucun agenda, qu'il soit français, onusien ou régional.

Lu pour vous : Centrafrique : Bozizé bouge encore (J.A)
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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 23:26

 

 

 

BANGUI Mardi 15 octobre 2013 | 21:58 UTC (Xinhua) - Les musulmans de Centrafrique doivent "cultiver la paix et la solidarité envers tous", a déclaré mardi le chef d'État de transition Michel Djotodia dans un message adressé exclusivement en langue national le Sango, à la mosquée Centrale de Bangui, à l'occasion de la fête de Tabaski.

 

Selon Michel Djotodia, les musulmans de Centrafrique doivent référer aux enseignements coraniques car, « il est hors de question que les musulmans et les chrétiens s'affrontent. Ces deux groupes ont toujours vécu en parfaite harmonie ».

 

La crise de confiance entre les chrétiens et les musulmans est apparue avec les violences commises contre les populations par des membres de l'ex-rebellion de la Séléka dont certains combattants sont musulmans venus de Tchad et du Soudan.

 

Dans l'arrière pays, des groupes d'autodéfenses composés de jeunes à majorité chrétiens s'organisent pour attaquer les positions des ex-rebelles de la Séléka qui a pris le pouvoir par la force le 24 mars dernier.

 

Après des affrontements à Bossangoa, Bouca, Bangassou et Gaga, ces jeunes d'autodéfenses ont réussi à déloger depuis le 6 octobre les ex-rebelles dans la localité de Bogangolo, située à 171 km à la sortie nord de Bangui.

 

Selon les dernières informations diffusées sur la radio Ndeke Luka, un violent affrontement a opposé les groupes d'autodéfenses et les ex-Séléka vers Rafaï dans l'Est dont le bilan a fait 5 morts du coté Séléka et une centaine des maisons brulées.

 

Une source militaire proche de l'ex-Séléka joint au téléphone par Xinhua a déclaré que « les autorités militaires du pays sont dépassées par la situation qui prévaut dans les villes de provinces ».

 

« Pour ramener la paix sur tout le territoire national, une conférence nationale souveraine s'impose aux dirigeants de la transition », a-t-il dit.

Centrafrique : Djotodia invite les musulmans à cultiver la paix
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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 23:20

 

 

 

 

 

PARTI POUR LA RENAISSANCE CENTRAFRICAINE

Patrie - Paix - Progrès

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Réf. 14-10-2013/002/COM/PARC/BE/

Le 2 octobre 2013, le Pr Gaston MANDATA N'GUEREKATA a été reçu en audience par le Chef de l’Etat de Transition, Monsieur Michel DJOTODIA, en présence de Monsieur Crépin Aristide FOUPKIO, Secrétaire Général du PARC au Camp de Roux. Les questions liées à l'insécurité sur toute l'étendue du territoire et l’état de la Transition étaient au centre de cette rencontre.

 

Le Bureau Exécutif du PARC réuni ce jour à Bangui, constate qu'en dépit du calme précaire qui règne dans la capitale grâce notamment aux efforts des forces de la FOMAC, la situation sécuritaire dans l'arrière-pays reste préoccupante. En témoignent les événements malheureux de Bangassou, qui hélas, sont venus une fois de plus mettre en lumière l'incapacité des autorités de transition à assurer la protection des populations civiles et prévenir le conflit interconfessionnel qui se profile à l’horizon.

 

Par ailleurs, il apparait de plus en plus clairement que Monsieur DJOTODIA éprouve de grandes difficultés à se débarrasser de ses amis de Séléka, en particulier les Seigneurs de guerre originaires du Darfour et d’autres pays voisins. La sécurisation de notre pays n’est donc pas pour demain.

 

En conséquence, le Bureau Exécutif du PARC réitère l'appel du Pr Gaston MANDATA N'GUEREKATA à la démission du Président de transition, Michel DJOTODIA pour incompétence et collusion avec des criminels étrangers.

 

A Bangui, le 14 octobre 2013

 

Pour le Bureau Exécutif

Le Vice - Président du PARC

 

Docteur François MBOLIDI

Le parti du Pr Gaston Nguérékata réitère son exigence de la démission de Michel Djotodia
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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 23:17

 

 

 

 

RFI   mardi 15 octobre 2013 à 07:00

 

Quelle forme pourrait prendre l'intervention de l'armée française en RCA ? Lundi 14 octobre, le président de la République a évoqué un risque de débordement de la situation. A Paris, on parle d'un risque de « somalisation », et on promet des renforts. L'armée française attend encore un mandat clair de la part des Nations unies pour lancer une opération.

 

Première étape : l'adoption, la semaine dernière, d'un texte à l'ONU soutenant le renforcement de la force africaine Misca.

 

Mais il faudra encore une deuxième résolution afin de pouvoir intervenir au titre d'une mission de maintien de la paix des Nations unies : sous casque bleu, mais avec un mandat robuste, c'est-à-dire autorisant l'emploi de la force.

 

Etat des forces

 

La France dispose déjà sur le terrain de 250 soldats au titre du détachement Boali, auxquels se sont ajoutés 150 militaires en renforts, en début d'année. L'armée française tient l'aéroport de Bangui Mpoko, permettant l'acheminement de nouvelles troupes dans la capitale et l'évacuation de ressortissants. De 400 militaires actuellement, le dispositif français sera renforcé d'ici la fin de l'année, pour passer à près d'un millier d'hommes.

 

Coté africain : quatre pays de la région (Tchad, Gabon, Cameroun, et Congo) se sont engagés. 2 100 militaires africains sont sur place, un demi-millier d'hommes supplémentaires devraient arriver dans les semaines à venir, pour porter la force à 3 500 soldats.

 

Vers un appui français ?

 

« La France n'est pas là pour se substituer aux troupes africaines, mais elle sera là pour les appuyer », rappelle le président François Hollande, en déplacement en Afrique du Sud, où le dossier centrafricain a été central au cour des discussions.

 

Sous quelle forme ? Aide logistique, force de réaction rapide pour aider les soldats africains en cas de coup de dur ou sécurisation en intervenant directement au contact contre les milices ? « Les scénarii sont sur la table, tout dépendra du mandat de l'ONU », avancent les militaires.

 

A (RE)LIRE : RCA: Laurent Fabius annonce l'envoi de troupes supplémentaires


  ZOOM : Le délicat travail d'identification des dépouilles en Centrafrique

Les affrontements en République centrafricaine entre partisans et adversaires de la Seleka, l’ex-groupe rebelle qui a mis fin au régime de François Bozizé, laissent dans la forêt plusieurs corps sans vie. Le CICR et ses équipes ramassent les corps et font l'inhumation avec l'aide de la Croix-Rouge centrafricaine. Mais au préalable, pour l'identification ultérieure, chaque corps est placé dans un sac mortuaire individuel et numéroté, les effets personnels ont été récupérés et des photos ont été prises pour permettre plus tard aux familles de reconnaître l'endroit où ont été enterrés leurs membres.

 

Georgio Georgiantas  Président du CICR en République centrafricaine

 

« On peut soupçonner qu’à un certain moment, si les conditions de sécurité s’améliorent et que les familles rentrent au village, l’une des premières préoccupations sera d’essayer de retrouver les corps de leurs proches… »

 

Quel type d'intervention française en Centrafrique?
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