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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 10:52

 

 

 

Par RFI 11-02-2015 à 04:34

 

Le calme était précaire mardi 10 février à Bria. Cette ville de l’est de la RCA a été le théâtre d'affrontements violents entre les forces internationales (Sangaris et Minusca) et l'ex-Seleka. Des combats ont éclaté quand les forces internationales ont tenté de reprendre les bâtiments officiels occupés par l'ex-Seleka. Ils ont fait au moins six morts dans les rangs du groupe armé, aucun du côté de Sangaris et de la Minusca. Plusieurs civils auraient également été tués.

 

Officiellement, c’est le contingent de la Minusca qui a conduit cette opération, appuyé par une colonne de blindés français de la force Sangaris et plusieurs hélicoptères, arrivés à Bria à l'aube, ce mardi. L’opération était destinée à restaurer l'autorité de l'Etat centrafricain en reprenant possession des bâtiments administratifs occupés par l'ex-Seleka.

 

« Depuis longtemps, il y avait des discussions, disons pour obtenir l’évacuation pacifique des emprises de l’Etat pour qu’il n’y ait pas justement ces affrontements meurtriers, détaille Hamadoun Touré, le porte-parole de la Minusca. Malheureusement il y a eu en face une certaine intransigeance qui n’a pas permis une solution pacifique. La violence n’est pas la solution. La solution c’est s’intégrer dans une dynamique de paix. S’insérer dans la réconciliation nationale et la cohésion sociale. C’est le seul gage de paix durable dans le pays. »

 

L'ex-Seleka, qui affirme n'avoir fait que se défendre se dit prête à en découdre à nouveau. « C’est lui qui vient m’attaquer, dans mon cas je fais de la défense légitime, affirme Arda Hakouma, chef militaire de l'ex-Seleka rebaptisée FPRC. Je suis là dans la ville de Bria. Sangaris a dit que dans 48 heures si on n’a pas déposé les armes ils sont prêts pour nous désarmer par la force, pour nous neutraliser. Moi j’ai dit, je suis prêt. »

 

L'opération de ce mardi vise aussi à permettre la tenue à Bria des consultations populaires, sorte d'états généraux où les populations sont invitées à s'exprimer en vue du grand Forum de Bangui. Fin janvier, Arda Hakouma avait empêché les émissaires du gouvernement de transition de venir à Bria tenir ces consultations.

RCA : des affrontements à Bria font plusieurs morts

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 10:41

 

 


Bangui AFP / 11 février 2015 10h31 - Le ministre centrafricain de la Jeunesse et des Sports, l'ex-chef rebelle Armel Ningatoloum Sayo, enlevé le 25 janvier à Bangui, a été libéré dans la nuit de mardi à mercredi, a appris l'AFP de source militaire centrafricaine.


Il a été libéré et conduit dans un hôtel du centre de Bangui mardi en fin de soirée, a affirmé cette source, précisant que M. Sayo était en bonne santé. Le ministre, premier membre du gouvernement retenu en otage depuis le début de la crise centrafricaine, avait été capturé par des hommes armés lors d'une série d'enlèvements dans la capitale fin janvier, sans que l'on puisse déterminer s'il y avait un réel rapport entre eux.


Une Française et un Centrafricain travaillant pour une ONG avaient été retenus pendant plusieurs jours par des miliciens chrétiens anti-balaka qui voulaient obtenir la libération d'un de leurs chefs arrêté. La même semaine, une expatriée de la Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique) avait été retenue quelques heures, également par des anti-balaka.


Ancien chef de la rébellion Mouvement Révolution Justice (MRJ) basée dans le nord-ouest du pays, Armel Sayo était entré au gouvernement du Premier ministre Mahamat Kamoun après la signature de l'accord de cessation des hostilités du 23 juillet 2014 à Brazzaville, au Congo.


Il avait été enlevé dans le quartier de Galabadja, dans le nord de Bangui, alors qu'il rentrait de l'église après la messe dominicale.


Quatre hommes armés étaient à bord (d'un taxi qui a bloqué le véhicule du ministre). Trois sont sortis et ont tiré des coups de feu en l'air. Le ministre leur a demandé +Quel est le problème?+. Mais ils lui ont intimé l'ordre de monter à bord du taxi. Il est donc monté, ils ont fouillé la voiture et pris le sac de son épouse. Puis ils sont partis en direction du 4e arrondissement (quartier de Boy-Rabe, nord-est de Bangui), fief des militants anti-balaka, avait expliqué un proche du ministre.



(©)

Centrafrique: libération du ministre des Sports Armel Sayo, enlevé le 25 janvier

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 00:13

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 03/02/15

 

Relatif aux affrontements de Bria du 10 février 2015

 

 

La Séléka Rénovée pour la Paix et la Justice a suivi avec beaucoup de consternation et de colère les affrontements armés entre les forces internationales et les combattants du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) qui ont failli ramener le pays dans une situation de nouveau désespoir.

 

La Séléka Rénovée tient pour responsables de la dégradation actuelle sur le terrain les seuls acteurs des différentes réunions de Nairobi. La Médiation congolaise doit mettre tout en œuvre pour imposer l’Accord de Brazzaville comme seul cadre légal de discussions politiques et de facilitation des consultations populaires en prélude au forum de Bangui.

 

Dans notre dernier communiqué, nous avions pourtant attiré l’attention en disant : « La Séléka Rénovée appelle tous les Centrafricains, ainsi que les réfugiés et les personnes déplacées, à une très grande vigilance, car l’échec de Nairobi pourra ne pas rester sans suite compte tenu des enjeux géostratégiques qui y étaient liés. La Centrafrique entre dans la phase la plus sensible de sa Transition politique » fin de citation.

 

Par conséquent, nous ne le dirons jamais assez, le FPRC est une organisation criminelle. Et la transition du 25 mars 2013 au 10 janvier 2014 a été pleinement influencée et pitoyablement commandée par deux esprits centraux, l’un belliqueux et l’autre sournois. Ils ont tout le temps trompé tout le monde sauf un petit nombre qui a su dire : NON ! Ce qui a donné lieu à l’Accord de N’Djamena dont l’une des clauses est la démission de Michel Djotodia.

 

C’est pourquoi, la Séléka Rénovée, pour lever tout équivoque, lance un nouvel appel à tous les combattants de l’Ex-Coalition Séléka - toutes tendances confondues - de se désolidariser totalement et publiquement du FPRC, et de s’engager clairement dans la poursuite des consultations populaires à la base afin de réussir le forum de Bangui au nom de la paix et de la réconciliation nationale. Il faut faire le choix de la paix, il n’y a plus aucune autre alternative qui tienne.

Fait le 10 février 2015

 

Pour la Séléka Rénovée pour la Paix et la Justice,

 

Général Mohamed-Moussa DHAFFANE,

 

Chef de Délégation au Forum de Brazzaville,

 

Ancien Ministre d’Etat

Evénements de Bria : Réaction de Séléka rénovée

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 23:56

 

 

 

PAR FABRICE ARFI   dans Médiapart LE MARDI 10 FÉVRIER 2015

 

Les dernières découvertes de la police au domicile d’un neveu du président du Congo-Brazzaville sont étourdissantes. Une société offshore est au coeur du système, essentiellement alimentée par… le Trésor public congolais, affirment les enquêteurs.

 

Au 76 bis du boulevard Bourdon, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), les policiers ont commencé leur perquisition par le cinquième étage. L’appartement, d’une superficie totale de 638 m2, occupe également les deux niveaux supérieurs. Le plus élevé, le septième, se résume à une immense terrasse de 100 m2.

 

Vue imprenable sur la tour Eiffel, les tours du quartier de la Défense et, par beau temps, sur la pointe de la basilique de Montmartre. En dessous, au sixième, l’ambiance respire le luxe, le marbre et les canapés en daim blanc.

 

Mais c’est le dressing qui réservera, ce 3 octobre 2014, à 9 heures du matin, la plus saisissante des découvertes policières. Une valise en cuir marron est posée là, par terre. Elle est cadenassée. L’une des occupantes des lieux, présente au moment de la descente de police, remet la petite clé aux enquêteurs. La valise était bourrée de cash. Les euros sont sous vide ou dans des enveloppes frappées du sigle du Georges V, l’un des plus beaux palaces parisiens. Les dollars, eux, ont été glissés dans des enveloppes kraft. Il y en a pour plusieurs centaines de milliers d’euros.

 

Sur procès-verbal, les policiers sont tenus d’en faire le décompte fastidieux. Il y a, au total, vingt-quatre liasses de cent billets de 100 euros — soit 240 000 euros ; une liasse de cent billets de 200 euros, plus encore dix billets de 200 — soit 22 000 euros ; sept liasses de cent billets de 200 dollars et une liasse de dix billets de cent — soit 71 000 dollars ; cent billets de 10 francs CFA et soixante-sept billets de 10 000 francs CFA — soit 1 670 000 francs CFA.

 

Un peu plus loin, dans des sacs à main ou dans des boîtes du joaillier Chopard, à Genève, des bijoux : rivières de diamants, colliers et bagues de pierres précieuses en tout genre. Ailleurs, des dizaines de montres de luxe, elles aussi serties de diamants et d’or. Les policiers mettent également la main sur une dizaine de téléphones portables. Le butin d’un braquage ? En quelque sorte.

 

Ce jour-là, les enquêteurs de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) ont ajouté une nouvelle adresse sur leur carte, déjà bien garnie, des “Biens mal acquis”, du nom de cette enquête judiciaire qui fait trembler les chancelleries de trois pays africains : le Gabon, la Guinée-Équatoriale et le Congo-Brazzaville. Saisie par plusieurs ONG, la justice française piste depuis cinq ans les « détournement de fonds publics », « blanchiment » et « abus de biens sociaux et de confiance » susceptibles d’être aujourd’hui reprochés aux dignitaires de ces trois pays qui, à l’extrême inverse de leur population souvent miséreuse, vivent dans l’opulence à Paris et alentour.

 

Au 76 bis du boulevard Bourdon, à Neuilly, c’est du Congo qu’il est question et tout particulièrement de l’un des piliers du régime, Edgard Nguesso. Dans le grand “qui est qui ?” de l’affaire des Biens mal acquis, lui, c’est le neveu de Denis Sassou Nguesso, maître du Congo-Brazzaville, qu’il dirige sans discontinuer depuis 1997 d’une main de fer. Né le 29 septembre 1967 à Brazzaville, Edgard Nguesso n’a pas seulement un nom qui compte, il a aussi un titre qui en impose : directeur du Domaine présidentiel.

 

Au total, plus de 1,5 million d’euros de travaux (dont 90 000 euros d’enceintes Bang & Olufsen…) ont été effectués dans cet appartement après son acquisition.

 

Les sommes ont été réglées par l’intermédiaire d’une société offshore, CIPCI International, comme l’AFP l’a déjà indiqué. C’est cette même société-taxi, domiciliée dans le paradis fiscal des îles Vierges britanniques, qui a réglé 200 000 des 290 000 euros d’honoraires de l’architecte qui a mis en musique le chantier. Le reste a été payé par des chèques établis au nom… d’Edgard Nguesso. Dans un procès-verbal de synthèse du 9 octobre, les policiers écrivent : « L’étude du compte de la société CIPCI International nous a permis de démontrer que ce compte est essentiellement alimenté par des fonds provenant de la Direction générale du Trésor du Congo-Brazzaville ; qu’il sert essentiellement pour des dépenses personnelles comme des vêtements et bijoux de luxe, des véhicules de luxe, des séjours à la Réserve Paris (un palace parisien – ndlr) mais également pour payer les fournisseurs ayant effectué des travaux pour le bien situé 72 bis boulevard Bourdon à Neuilly-sur-Seine et dont notre enquête a démontré que les réels propriétaires des lieux sont Edgard et Michèle Nguesso. »

Au Congo-Brazzaville, qui fait partie des « pays pauvres très endettés » (PPTE) référencés par la Banque mondiale, près de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. L’accès à l’eau potable ou à l’électricité demeure encore difficile. Le taux de chômage national dépasse les 30 %. Un quart des enfants de moins de 5 ans y souffre de malnutrition chronique.

 

Dans cette affaire, la position du Congo consiste à affirmer que les investigations judiciaires françaises sont « illégales au regard du droit international », selon l'un des avocats du régime cité par l'Agence France-Presse, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi.

 

Dans une précédente enquête sur le « shopping de la corruption » du clan Sassou à Paris, qui a réussi l’exploit de dépenser 7,7 millions d’euros dans les plus beaux magasins de la capitale en moins de quatre ans, Mediapart avait déjà montré qu’Edgard Nguesso savait tenir son rang. C’est lui qui a, par exemple, dilapidé 1,04 million d’euros (dont près de 200 000 en espèces) chez le joaillier Arije. Lui qui s’est offert chez Dubail, place Vendôme, en 2006, trois montres pour 94 484 €, dont l’une d’elles — une IWC “Tourbillon” en or rose — a coûté a elle seule près de 60 000 €. Lui encore qui a claqué chez Pape 443 452 € pour l’achat de 140 costumes.

 

[[lire_aussi]]

 

En perquisitionnant son triplex de Neuilly, les policiers ont atteint l’une de ses plus onéreuses acquisitions. Le bien, vendu en février 2008, a coûté 2 328 000 euros. La transaction a été opérée par l’intermédiaire d’une société civile immobilière (SCI) baptisée M.IMMO, selon l’acte notarial. Edgard Nguesso a tout fait pour ne pas apparaître comme propriétaire du triplex. Dans le hall d'entrée de l’immeuble, les policiers n’ont d'ailleurs trouvé nulle part la trace du nom du neveu du président congolais. Les boîtes aux lettres supportaient cette seule inscription : « SCI M.IMMO », une société de droit congolais.

 

Les investigations menées auprès de l’opérateur Orange ont pourtant vite démontré que la ligne fixe du triplex avait été ouverte au nom d’une certaine “Claudie NGouelondele”. Soit le nom de jeune fille et le deuxième prénom de Michèle Nguesso, l’épouse d’Edgard… Mieux, les éléments fournis par le syndic de copropriété ont permis d’établir que les charges avaient été réglées par la même Mme Nguesso pour un montant total de 53 500 euros. Le tout en espèces.

Lu pour vous : Biens mal acquis : rivières de diamants et valise de cash à Neuilly

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 23:00

 

 

 

  2015-02-10 05:08:28  (xinhua)

 

L'Union européenne (UE) a appelé lundi les groupes armés actifs en République centrafricaine à participer au processus politique en cours, pour une cessation effective et durable des hostilités dans ce pays qui est l'un des plus pauvres du monde.

 

Dans un communiqué rendu public à l'issue d'une session ministérielle à Bruxelles, les chefs de la diplomatie des 28 ont demandé aux acteurs centrafricains de respecter le cadre de la transition et les principes de lutte contre l'impunité pour les responsables de crimes graves au regard du droit international. Tous les pays de la région et les autorités de transition centrafricaines ont été appelés à cette occasion à continuer à coopérer étroitement avec la Cour pénale internationale.

 

Les ministres se sont félicités de la coopération étroite des autorités de transition centrafricaines avec les Nations Unies, l'Union africaine et la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC). "Les accords de Libreville en janvier 2013, de N'Djamena en avril 2013, et de Brazzaville en juillet 2014, endossés par le Conseil de sécurité des Nations Unies, restent le cadre de référence incontournable pour tous les acteurs nationaux, régionaux et internationaux", ont-ils indiqué.

 

Les ministres ont réaffirmé l'importance pour tous les acteurs centrafricains et tous les pays de la région de coopérer avec le Comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies, saluant la prise de position ferme de la CEEAC lors de la concertation d'Addis Abeba du 31 janvier dernier à l'égard de toute démarche parallèle pouvant compromettre les efforts en cours de la communauté internationale visant à rétablir la paix, la sécurité et la stabilité en République centrafricaine.

 

L'UE a aussi salué la tenue à Bangui depuis le 21 janvier dernier de consultations populaires inclusives autour des valeurs de paix, de dialogue et de réconciliation. Elle a exprimé sa préoccupation sur la fragilité de la situation et des entraves au bon déroulement des consultations, en particulier dans le centre et le nord-est du pays.

 

Pour les ministres européens des Affaires étrangères, la transition en République centrafricaine "devra aboutir à des élections présidentielle et législatives bien organisées, libres, justes, crédibles". Ils ont donc appelé les autorités centrafricaines à apporter les précisions indispensables à la poursuite du processus électoral, surtout les modalités de mise en œuvre des opérations électorales, afin de pouvoir mobiliser tous les acteurs dans le respect du calendrier électoral prévu.

 

L'UE maintient une présence militaire à Bangui depuis avril 2014, avec l'opération EUFOR RCA. Après son départ prévu le 15 mars prochain, une nouvelle mission militaire de conseil de l'UE (EUMAM RCA), établie le 19 janvier dernier pour une durée d'une année, sera déployée en étroite coordination avec la mission des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

 

EUMAM RCA fournira au gouvernement centrafricain des conseils d'experts dans la perspective de la réforme des Forces armées centrafricaines, ont indiqué les ministres.

L'UE appelle les groupes armés centrafricains à participer au processus politique

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 22:40

 

 


New York AFP / 10 février 2015 21h20 - Une étude met en lumière mardi le brutal héritage des violences raciales aux Etats-Unis, révélant que près de 4.000 Noirs ont été lynchés dans le sud du pays entre 1877 et 1950, soit plus d'une exécution par semaine pendant 73 ans.


A l'origine de cette enquête, le groupe Equal Justice Initiative, une organisation de défense des droits de l'homme, démontre que la discrimination raciale encore prégnante aujourd'hui aux Etats-Unis trouve ses racines dans le passé trouble du pays.

En Allemagne, ils sont contraints de gérer les conséquences de l'Holocauste, explique à l'AFP le fondateur de cette association installée en Alabama, Bryan Stevenson.

Nous faisons exactement le contraire en Amérique. Nous ne nous sommes pas engagés sur le chemin de la réconciliation et de la vérité, nous n'avons pas réellement tenté de faire face aux conséquences de cet héritage, affirme ce professeur de droit.


Son association a enquêté durant plusieurs années sur ce qu'elle appelle le terrorisme racial dans 12 Etats du Sud: Alabama, Arkansas, Floride, Géorgie, Kentucky, Louisiane, Mississippi, Caroline du Nord, Caroline du Sud, Tennessee, Texas et Virginie.


Dans son rapport, elle fait état de 3.959 lynchages dans cette partie du pays, soit plus de 700 victimes supplémentaires par rapport aux études précédentes sur le sujet.

Les membres de Equal Justice Initiative se sont rendus sur plusieurs lieux où ont eu lieu ces meurtres brutaux. Dans son rapport, l'organisation raconte comment des milliers d'Américains blancs, y compris des élus locaux, se rassemblaient pour assister au lynchage public de victimes qui étaient torturées, mutilées et démembrées.

Plus dérangeant encore, des cartes postales présentant des photographies des corps étaient produites, des vendeurs ambulants profitaient de ces rassemblements pour vendre de la nourriture et les spectateurs sirotaient régulièrement de la limonade ou du whisky. Les parties des corps des victimes étaient aussi parfois distribuées en guise de souvenir.



Des centaines de personnes ont été assassinées sans être formellement accusées de crime sérieux, parfois même pour des futilités comme d'avoir refusé de descendre d'un trottoir ou pour avoir accidentellement bousculé une femme blanche.

Près de 25% des lynchages étaient perpétrés en réponse à des accusations d'agression sexuelle, et une accusation de viol pouvait, sans même confirmation par la victime de l'identité de son agresseur, conduire à un lynchage par une foule en colère.

Durant cette période, pas un seul Américain blanc n'a été condamné pour avoir lynché un Noir, note le rapport.


Face à ces menaces, plus de 6 millions de Noirs américains ont fui les Etats du Sud entre 1910 et 1970, se réfugiant dans des ghettos urbains dans les villes du nord et de l'ouest des Etats-Unis.


Les lynchages ont eu un impact très important sur les relations entre les races en Amérique et ont façonné les conditions de vie géographiques, politiques, sociales et économiques des Noirs américains d'une manière qui reste très claire aujourd'hui, indique le rapport.


De manière complètement disproportionnée, les Noirs ont toujours couru plus de risques de se faire arrêter, d'être accusés d'un crime, emprisonnés ou condamnés à mort aux Etats-Unis. Aujourd'hui, près de 42% des condamnés à mort sont noirs et 34% des personnes exécutées depuis 1976 sont noires alors que cette minorité ne compte que pour 13% de la population américaine.


Equal Justice Initiative veut maintenant lever des fonds et bâtir des monuments en mémoire des victimes.



(©)

Près de 4.000 Noirs lynchés dans le sud des Etats-Unis entre 1877 et 1950

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 20:15

 

 

 

 DISCOURS DU PORTE-PAROLE DE L’AFDT MARTIN ZIGUELE

AU IVème CONGRES ORDINAIRE DU « RASSEMBLEMENT DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN »

 

BANGUI, LE 10 FEVRIER 2015

 

Monsieur le Président du Rassemblement Démocratique Centrafricain et cher frère,

 

Mesdames et Messieurs les Membres du Comité Directeur  du Rassemblement Démocratique Centrafricain,

 

Chères Sœurs et Frères Militantes et Militants du Rassemblement Démocratique Centrafricain,

Distingués Invités,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Au nom de notre plateforme commune, l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) que votre Parti le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) préside actuellement et dont  je suis le Porte-Parole, et au nom de tous les partis membres de l’AFDT, à savoir l’Alliance pour la Solidarité et le Développement (ASD), la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), le Mouvement Citoyen PATARA (M.C.P), le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) , le Mouvement  pour la Démocratie et l’Evolution Sociale (MDES) et l’Union des Démocrates Centrafricains  (UDECA) , je vous présente nos très vives félicitations et notre totale solidarité pour la tenue ce jour de votre IVème Congrès  ordinaire.

 

Les partis membres de l’AFDT considèrent que notre parti frère le Rassemblement Démocratique Centrafricain est un pilier de la démocratie et de la République en ces temps de  très forts vents contraires, et nous vous encourageons  à continuer de façon aussi déterminée  à contribuer à renforcer les valeurs de Fraternité, de Travail et de Progrès, qui sont ces tryptiques  inscrites en lettres d’or dans la devise de votre Parti.

 

Oui, le Rassemblement Démocratique Centrafricain   a toujours été fidèle, au premier mot de son patronyme, le « Rassemblement ».

 

En effet, depuis sa création en 1987, votre Parti a toujours fait le choix de  rassembler le plus possible de filles et de fils de ce pays, au-delà de leurs origines et de leurs croyances, dans un creuset initialement  unitaire.

 

Ensuite,  depuis le retour à la  démocratie multipartiste en RCA que votre Parti a favorisé en 1992, vous continuez, dans l’environnement multipartite de notre pays, de toujours jouer la carte du rassemblement, malgré les vicissitudes de l’histoire.

 

Et vous continuez à rechercher les voies et moyens, et à saisir toutes les opportunités pour  rassembler les centrafricaines et les centrafricains, autour des valeurs de la République et la démocratie, comme en témoigne votre participation à tous les regroupements politiques de l’opposition depuis de nombreuses années

 

Aujourd’hui, vos frères et sœurs de l’AFDT vous en sont reconnaissants et ont décidé de vous porter à la Présidence du Collège des Présidents des partis membres de l’AFDT, et la dextérité avec laquelle vous vous acquittez de cette tâche est un réel motif de satisfaction et d’espoir pour nous tous.

 

Monsieur le Président d Rassemblement Démocratique Centrafricain et cher frère,

 

Mesdames et Messieurs les Membres du Comité Directeur du RDC,

 

Chères Sœurs et Frères Militantes et Militants du RDC,

 

Distingués Invités,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Nous émettons le vœu que votre congrès soit une réelle opportunité pour votre Parti, et pour tout notre pays. Pour votre Parti, puisse ce congrès être toujours marqué par le triple sceau de la fraternité en ces temps de division, de travail en ce temps d’inanition, et de progrès en ce temps de recul sur tous les plans de notre pays.

 

Pour notre pays son sort dépend en grande partie de la ferme détermination des militantes et militants de votre Parti, aux côtés de tous les démocrates centrafricains, pour transformer les difficultés actuelles en  autant d’opportunités pour un nouveau départ de notre pays.

 

Nous comptons sur vous, Monsieur le Président et sur les cadres du RDC dont nous connaissons l’engagement patriotique, pour atteindre ces  objectifs que vous vous êtes assignés, et de la plus belle manière, en dépit des difficultés  politiques, administratives et sociales de notre pays.

 

Monsieur le Président,

 

Mesdames et Messieurs les Membres du Comité Directeur du RDC,

 

Militantes et Militants du RDC,

 

Distingués Invités,

 

Mesdames et Messieurs,

 

L’actualité nous  invite à réitérer la ferme condamnation de la pratique de  prises d’otage, qui est devenue le nouveau visage masqué de ces soldats perdus de la haine tribale, de la division et de la violence gratuite et aveugle.

 

Même à genoux, la République centrafricaine reste un Etat de droit, et de tels crimes, qui s’ajoutent à de nombreux crimes antérieurs, ne doivent en aucun cas rester impunis. La ligne politique de l’AFDT est claire : d’abord la justice, puis la réparation et enfin la réconciliation et non pas l’inverse.  

 

C’est pourquoi nous condamnons sans réserve le kidnapping du Ministre de la Jeunesse et des Sports, Monsieur Armel Ningatoloum Sayo , dont le sort nous inquiète profondément. Nous exigeons sa libération sans conditions et surtout sans paiement de rançons et sans céder aux chantages des preneurs d’otages.

 

Par ailleurs, nous réitérons nos encouragements aux autorités de la transition, aux  autorités judiciaires et aux forces internationales pour qu’elles poursuivent sans relâche et de manière déterminée les efforts louables déjà entrepris  pour identifier, traquer, arrêter et remettre à la justice, tous les auteurs des crimes et autres actes portant gravement atteinte à l’intégrité des Centrafricains, à la sécurité de leurs biens ainsi qu’aux intérêts de l’Etat.

 

La situation actuelle de notre pays est due en grande partie à notre mauvaise habitude prise lors des foras antérieurs d’accorder à tour des bras des amnisties qui nous reviennent aujourd’hui sous la forme d’un cyclone dévastateur. La survie de notre pays dépend de notre détermination à résister aux chantages dont l’accord mort-né de Nairobi en est une parfaite illustration.

 

Oui à l’accélération ds procédures contre tous les auteurs, co-auteurs et complices des crimes contre le peuple centrafricain devant la Cour Pénale Internationale. Oui à la mise en place très rapide dans notre pays de la Cour Pénale Spéciale Centrafricaine pour enquêter, instruire et juger les crimes graves contre notre peuple sans défense.

 

Monsieur le Président et chers frères et sœurs du RDC,

 

Nous avons  une pensée compatissante pour ceux de nos compatriotes tombés, blessés, meurtris, exilés ou déplacés du fait de cette longue  crise. La recherche de solutions pour aider notre pays à mettre fin à cette situation invivable pour nos populations est pour nous une préoccupation de chaque instant. Nous devons tous, dans une unité d’action, trouver dans les larmes, les sueurs et le sang versé de nos sœurs et frères l’énergie nécessaire au combat pour la survie de notre pays.

 

C’est un défi historique et unique.

 

 C’est dans ce sens que l’AFDT, ensemble avec nos frères et sœurs des plateformes de l’Alternative Citoyenne pour la Démocratie et la Paix (ACDP) regroupant sept partis, du  Collectif des Partis et Associations Politiques Sans Plateforme ( CPAPSP) composé de 6 partis et de l’Union des Partis ¨Politiques pour la Renaissance du Centrafrique (UPPRC) constitué de plus de dix partis politiques, nous organiserons ce vendredi  13 février à Bangui dans la matinée une grande Marche pour la Patrie , et à laquelle nous vous invitons, ainsi que tous les démocrates et républicains de Bangui,  à venir massivement y participer.

 

Monsieur le Président,

 

Mesdames et Messieurs les Membres du Comité Directeur du RDC,

 

Militantes et Militants du RDC,

 

Distingués Invités,

 

Mesdames et Messieurs,

 

Le Forum de Bangui et ses différentes étapes est et reste l’unique voie et le  passage obligé vers la paix dans notre pays. Toute autre approche en dehors de ces cadres n’est qu’une aventure qui ne saurait lier le peuple centrafricain.

 

Je termine maintenant mes propos pour vous laisser travailler car c’est par notre travail, c’est par notre génie créateur que notre pays s’en sortira.

 

Tout en souhaitant pleins succès aux travaux du IVème  Congrès ordinaire du Rassemblement Démocratique Centrafricain, je voudrais vous  adresser au début de cette année nouvelle tous mes vœux de bonne santé et d’espoir pour une vie meilleure.

 

Je vous remercie.

DISCOURS DU PORTE-PAROLE DE L’AFDT MARTIN ZIGUELE AU IVème CONGRES ORDINAIRE DU RDC
DISCOURS DU PORTE-PAROLE DE L’AFDT MARTIN ZIGUELE AU IVème CONGRES ORDINAIRE DU RDC

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 19:07

 

 

 

         DECLARATION DE CANDIDATURE

 

                        PRESIDENTIELLE DE 2015

 

Mes chers compatriotes,

 

Avant de commencer mes propos, je vous demanderais d’observer une minute de silence à la mémoire de nos concitoyens  et de nos amis de la communauté internationale qui ont perdu la vie pendant ces périodes tristes de l’histoire de notre pays…….Je vous remercie.

 

Centrafricaines, Centrafricains

 

        La République centrafricaine, en plus d’être notre patrie, est notre patrimoine  commun. Elle a vu naître nos parents, nous-mêmes, nos enfants et nos petits enfants. Elle a accueilli et donné à tous ceux qui ont choisi de s’installer sur son sol des chances  et des droits, pourvu que ceux-ci respectent ses lois et règlements. Elle a donné à chacun de ses fils et filles la chance de réussir. En somme, elle nous a donné  individuellement et collectivement des chances et des droits.

 

        Mais, comme par principe, les droits sont assortis de devoirs et d’obligations, notre pays attend fermement de ses enfants que nous sommes, la matérialisation constante de notre gratitude sous diverses formes, et surtout lorsqu’il y’a péril en la demeure.

 

         Dans cette perspective et surtout au bilan de ses 55 ans d’indépendance où nous avons accompagné, individuellement et collectivement son développement économique et son pré-positionnement dans le concert des nations, c’est bien plutôt la désolation qui supplante les grandes espérances nées des indépendances ainsi que des années qui l’ont  suivi .

 

        En place et lieu des nobles ambitions de développement, adossées à la mobilisation des énergies créatrices de notre peuple, nous avons entretenu, cautionné ou soutenu ouvertement des contre-valeurs qui ont conduit à la destruction du seul patrimoine que nous avons en commun à savoir, la République Centrafricaine.

 

         Plongé dans une furie meurtrière, notre peuple qui, hier vivait dans une parfaite fraternité de culte et des cases, s’est mis en embuscade contre lui-même, occasionnant  ainsi pour la première fois dans l’histoire de notre pays, des centaines de milliers de morts, de disparus et des déplacés  mais également, la création de ghettos identitaires sur des bases confessionnelles dans presque toutes les villes de la République Centrafricaine.

 

        A défaut d’être un crime, être musulman ou chrétien devint ainsi un délit à tolérance zéro.

 

        Si par ailleurs, par delà la laïcité et la tolérance, être chrétien, musulman ou animiste est une option de conscience, garantie comme liberté fondamentale, celle-ci vient d’être déclassée et commuée dans notre pays, en compromission fatale.

 

        Alors que les pays avec lesquels nous partageons le même espace socio-économique tels que  la Guinée Equatoriale, le Cameroun, le Congo, le Tchad et le Gabon   sont entrain de niveler les dernières aspérités de leurs économies  pour accéder au statut de pays émergents en 2035, nous nous sommes englués dans des conflits et contradictions de basses classes, adossés à nos petits intérêts égoïstes et partisans,  qui ont plongé depuis bientôt deux ans , notre chère patrie dans un indescriptible chaos. La haine et le désespoir ont gagné les cœurs et les esprits. Les irrédentismes sociaux, tribaux et religieux ont succédé à l’impérieuse solidarité agissante nationale. La méfiance a succédé à la confiance, à l’amour et à la fraternité.

 

        L’espérance de vie de nos concitoyens estimée  à 43 ans en 2012 est réduite à 24 heures, du fait de la prolifération des armes et du développement du grand banditisme sur toute l’étendue du territoire national.

 

        Si  ailleurs, il parait bien normal, d’appartenir à une ethnie, à une tribu de son pays, nous venons de constater ensemble, que ces statuts sociaux qui n’ont jamais résulté d’un choix personnel peuvent être sévèrement réprimés.

 

        Si ailleurs, l’abnégation au travail et la pleine jouissance  est une valeur sociétale, nous venons malheureusement de constater que le fait de travailler dur et d’avoir des biens devenaient un risque social.

 

        Si ailleurs, l’adversité démocratique se gère à travers les débats et dans les urnes, chez nous, elle s’est transformée en inimitié  et se gère sur des fronts  armés, où se nouent des alliances incestueuses entre des démocrates et des politico-militaires.

 

        Nous avons même osé penser à la Balkanisation de notre pays, alors que près de nous,  des peuples se mobilisent  derrière leurs armées pour se battre  afin de préserver l’unité de leur patrie et construire ensemble leur destin.  Tout laisse à penser que ces valeurs universelles fonctionnent à l’envers chez nous et qu’il est urgent de les remettre à l’endroit.

 

        Si  ce triste  bilan par son objectivité vous convainc, alors  c’est  ensemble que nous devons affronter ces défis, car leurs conséquences à court  et moyens termes seront graves sur l’avenir de notre pays et surtout de nos enfants.

 

        Oui !  Nous vivons un drame national.

 

 Beaucoup parmi nous y sont demeurés sourds parce que, aveuglés par les intérêts immédiats qu’ils tirent de ce deuil National. Malgré les multiples appels à la retenue  lancés par certains d’entre nous et surtout par la Communauté internationale à notre chevet depuis près de 20 ans. Il est temps de s’arrêter, de se mobiliser afin de prendre en main notre destin mais aussi et surtout d’apporter à notre peuple, à notre jeunesse et à la Communauté internationale  la preuve de l’existence dans notre pays d’hommes et de femmes patriotes, matures, expérimentés et responsables, ayant le sens du devoir, de l’honneur, de l’amour de la patrie  et de l’Etat, capables de restaurer l’orgueil et la fierté nationale.

 

        Oui ! il faut des réponses.

 

        Oui ! Il faut des solutions, des solutions originales.

 

Je persiste à penser que c’est du génie créateur de notre peuple que naitront les véritables  solutions du décollage économique et social de notre pays. C’est en inventant et en réinventant  sans cesse le possible que les grands peuples s’approprient les leviers de leur destin.

 

        Elèves, étudiants, enseignants, médecins, fonctionnaires et agents de l’Etat, cadres des Institutions et Organisations publiques et privées, diplomates, acteurs du développement, sportifs, acteurs culturels, opérateurs économiques, cultivateurs, pêcheurs, ouvriers, forces du travail et du renouveau, forces de défense et de sécurité, hommes, femmes, chrétiens, musulmans, animistes, centrafricaines et centrafricains, de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud ,vous attendez des futurs dirigeants, à la tête desquels, le futur Président de la République Centrafricaine,  des réponses à vos angoisses, des raisons de renoncer à la fatalité , d’espérer en un Centrafrique nouveau.

 

        Jeunesse de Centrafrique,  pendant plus de 20 ans, je me suis engagé à vos cotés, d’abord  comme  Professeur  d’Université   dans le domaine de l’éducation et de la formation, mais aussi comme Président de la fédération centrafricaine de Basketball dans le domaine du sport.

 

       J’ai pu mesurer combien il est exaltant de travailler pour l’avenir.    

 

                                                                       Parallèlement à ces activités,  j’ai répondu favorablement aux sollicitations de mon pays pour le servir comme membre du gouvernement ou comme député et Vice – Président de l’Assemblée Nationale. Et c’est avec honneur et dévouement  que je l’ai servi.

 

        Mais à chaque fois, je me rendais à l’évidence des pesanteurs rétrogrades ou inhibitrices de type institutionnel, idéologique, sociologique, les jeux d’intérêts, qui minent notre pays et compromettent dangereusement les perspectives de son développement. Les graves crises de ces deux dernières années en sont les formes évidentes et immergées.

 

        Chers Compatriotes,

 

        C’est donc fort de ces enseignements tirés du livre de la vie et de mes engagements politiques au cours de ces dernières années, dans mon pays que : Je m’engage solennellement ce jour à vos cotés comme candidat à la prochaine élection présidentielle de notre pays. J’en mesure la charge et les contraintes. Mais je puis vous assurer que c’est avec conviction et détermination que j’entends honorer votre confiance.

 

        Je concède que l’élection présidentielle  dans une démocratie est le lieu de rencontre entre un peuple et un homme en vue de la construction d’un destin commun.

 

       C’est pourquoi, ma candidature est également une réponse à la ferme volonté de notre peuple de sortir de ces dures épreuves, par le haut, en dotant notre pays d’Institutions fortes, de nouvelles ambitions de développement, d’Hommes compétents  et intègres , capables de garantir l’unité, la cohésion sociale, la paix et la sécurité dans notre pays.

 

       Le résumé de mon programme d’action, déjà disponible dans ma profession de foi, sera rendu public très prochainement.

 

       D’ores et déjà, je vous exhorte à une grande  mobilisation autour de ma candidature afin de redonner espoir à :

 

  • Notre jeunesse au bord du désespoir, en perte de repère ;
  • Nos fonctionnaires et agents de l’Etat qui, sans moyens mais avec dévouement donnent ce qui leur reste en énergie pour faire fonctionner ce qui reste de notre administration ;
  • Nos  retraités qui auront tout donné à une République qui semble ne plus le leur reconnaitre ;
  • Nos opérateurs économiques, victimes des crises politiques et des options de politique-économiques, hasardeuses et réductrices ;
  • Nos populations rurales qui ont perdu tout espoir en notre République, et  dont la jeunesse est régulièrement abusée par les incubateurs de rebellions ;
  • Nos partenaires au développement qui, après avoir assisté à la destruction par nous-mêmes de nos biens, attendent  de nous voir reprendre  en main la reconstruction de notre pays ; 
  • Nos frères  désarmés et démobilisés  des groupes politico-militaires, prêts à s’impliquer dans de vrais projets de développement socio-économiques ;
  • Nos forces  de  défenses et de sécurité très bien formés au cours de ces 20 dernières années, mais qui ont été successivement piégés puis humiliés par les hommes politiques qui ne leur ont jamais fait confiance, ni donné les moyens de leur mission. 
  •  

Comme toutes les autres composantes de notre patrie, nos soldats attendent des réponses originales et durables à leur frustration afin de continuer à porter le treuilli  national et défendre notre patrie avec honneur et dignité.

 

        Mes chers compatriotes, vous voulez d’une République centrafricaine unie, forte et prospère.  Moi aussi. Alors mobilisons nous tous, pour ce combat.

       

En ce qui me concerne, Je m’y emploierai sans réserve pour que vive la paix, l’unité, la réconciliation, le développement et surtout la fierté retrouvée de notre peuple.

 

Vive la République.

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Centrafrique-Presse.com
10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 18:41

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mardi 10 février 2015 15:52

 

La Ville de Bria (Haute Kotto, 600 kilomètres de Bangui) dans le nord-est de la République Centrafricaine (RCA) a été ébranlée mardi matin par des tirs d'armes lourdes et automatiques des soldats des forces internationales.


Les positions des ex-combattants Séléka ont été attaquées aux environs de 05h 30. Des frappes aériennes de grande envergure, menées par les forces internationales, ont visé les sites occupés par ces ex-rebelles. « L’opération consiste à la reprise de certains édifices publics à Bria, occupés illégalement par les éléments armés ex-Séléka du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) », a indiqué un communiqué de presse de la Minusca.


Des sources locales parlent des morts et des blessés mais ne donnent pas encore de bilan précis. Les frappes ont été menées par les Casques bleus de l'ONU avec l’appui logistique de l'opération française Sangaris.


Les sites occupés par ces ex-combattants Séléka,  cibles de cette frappe, sont entre autres les résidences du préfet, du sous-préfet, le tribunal, le commissariat de police. Difficile de mesurer l’ampleur des dégâts matériels pour l'instant.


De source hospitalière, on parle de 4 blessés. Un porte-parole de la Séléka, Mahouloud Moussa Moctar, annonce avoir connaissance d’au-moins 4 morts, civils et combattants Séléka, déposés à la Mosquée centrale de Bria. 


Pour la Minusca, « cette opération, intervenue après le refus répété des groupes armés d’évacuer pacifiquement les emprises de l’Etat, vise, entre autres, à mettre fin à l’existence d’une administration parallèle et à assurer davantage la protection des civils ».

 
Selon des témoignages locaux, les forces internationales ont occupé tous les points stratégiques de la ville. Aucune présence d’ex-combattants n’était visible toute la matinée. Ils ont fondu dans la nature, mêlés à la population, selon les témoins. 

L’attaque permet de faire appliquer les mesures de confiance en vue de désarmer les combattants, de lever les barrières illégales érigées par ceux-ci, et de mettre fin aux désignations anarchiques à des postes de responsabilité.

 
Vendredi dernier, le général Arda Hakouna qui s'est autoproclamé chef d’état-major de la région militaire du nord-est, a nommé de nouvelles personnalités à la tête de la délégation spéciale de la ville de Bria, une situation perçue par la population comme le déclencheur de l'attaque.


L'opération d’envergure devrait également permettre la restauration de l’autorité de l’État, à savoir, récupérer les édifices publics sous contrôle des Séléka, les régies financières (douanes, impôts, mines)…, et permettre aux fonctionnaires et agents de l’Etat démis de leur responsabilité de reprendre le travail.


« Cette initiative a également pour objectif de permettre la tenue des consultations populaires à Bria en donnant aux citoyens la possibilité de s’exprimer librement sur ce qu’ils pensent être les racines de la crise centrafricaine et leur vision de l’avenir », a aussi précisé le communiqué de la Minusca.


A la mi-journée, les hélicoptères survolaient encore la ville… la situation est sous contrôle des forces internationales. Des blindés sont positionnés à tous les coins des rues… la circulation est limitée, seuls des groupes de badauds formés spontanément sont visibles à certains endroits… la majeure partie de la population est restée chez elle. Les rues sont désertes, les commerces sont restés fermés ont indiqué des témoins joints par RNL.

Des bâtiments publics repris par les forces internationales à Bria

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Centrafrique-Presse.com
10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 18:22

 

 

 

Le Monde.fr Le 10.02.2015 à 16h20

 

Des sourires à Bangui. Des enfants qui enfin retournent à l’école. Des déplacés qui quittent les pourtours de l’aéroport pour regagner leur quartier. Des réfugiés musulmans qui rentrent peu à peu. Le visage de la capitale centrafricaine est marqué de cicatrices indélébiles mais le changement est réjouissant. Les forces internationales, soldats français de l’opération Sangaris, Européens de l’Eufor et Casques bleus, en premier lieu les militaires rwandais et burundais, ont ramené à la ville une sécurité appréciable.

 

Au kilomètre 5, la dernière enclave musulmane, Moussa Hassaba Rassoul, qui épaula un temps le plus craint des généraux de l’ex Séléka, le soudanais Moussa Assimeh, a rouvert la boutique familiale et joue désormais les chantres de la réconciliation. Les inscriptions antifrançaises ont été recouvertes et, chose impensable il y encore quelques mois, des drapeaux tricolores ont fleuri dans le quartier. Tout est cependant d’une extrême fragilité. « Les trois fois où je suis allé en centre ville, on a tenté de m’agresser. Un musulman ne sort du quartier qu’en verrouillant sa voiture et en s’arrêtant là où il y a des soldats étrangers », dit-il.

 

Les armes ne sont plus visibles mais communautés ont cédé la place au banditisme. Des combattants de l’ex Séléka ont menacé récemment de faire sauter la poudrière du camp où ils sont cantonnés si leurs revendications n’étaient pas entendues. Des centaines de soldats sans affection constituent une main d’œuvre bon marché pour les ambitieux. La violence est toujours l’un des principaux outils du jeu politique. De bonne source, en octobre, un puissant voisin de la RCA a financé des groupes anti-Balaka pour bloquer la ville et faire tomber les autorités de transition dans l’objectif de préserver ses intérêts miniers et pétroliers menacés par une autre puissance régionale.


Ngou-Komba, dans les environs de Bangui. Une fois l’an, les chrétiens venus par centaines prient au sommet d’une colline, sur laquelle la légende dit qu’une croix est apparue. Avant la crise politique de 2013, la tradition était partagée avec les musulmans.
 

Lu et vu pour vous : Centrafrique : à Bangui, la vie reprend doucement
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