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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 10:34

 

 

 

 

Conférence nationale, justice transitionnelle et élection présidentielle constituent aujourd’hui dans un repère ordonné le triptyque d’un implacable continuum pour la réconciliation nationale.

 

L’axiome de cet ordre évident ne devrait porter à débat, du moins dans le fond. Or, par la volonté de quelques irréductibles va-t-en guerres, adeptes du désordre et de l’anarchie, l’ordre prégnant est rompu faisant du désordre la norme, la chasse aux centrafricains, une activité quelconque sous le regard et le silence complice des principaux acteurs politiques et autres probables candidats à l’élection présidentielle. L’on peut se demander pourquoi, ces derniers ne sortent t-ils pas de leur  incompréhensible et désespérant mutisme pour dénoncer fortement les exactions commises au quotidien sur une population abandonnée à elle-même, auprès de laquelle ils se rendront bientôt gaillardement sans aucune gène pour quérir leur suffrage. S’ils ne défendent pas aujourd’hui la population alors en péril, comment leur faire confiance demain pour nous gouverner ? De quoi ont-ils peur ? Eux, qui bénéficient nuit et jour d’une protection des forces de sécurité ou de la notoriété que leur donne leur parti politique respectif. Attendent t-ils que la communauté internationale fasse tout à leur place pour ensuite les inviter à s’installer ? Elle, qui a déjà tant fait pour notre pays. Diantre ! Mais où sont donc  passés nos hommes politiques ?  Où sont passés les principaux partis politiques ?

 

A vouloir inverser coûte que coûte ou bannir à jamais pour des intérêts inavoués cet ordre cohérent, presque naturel participe de la déraison, pire, de la haute trahison. La volonté manifeste de saborder quelque part le retour à la stabilité du pays par des « amis » roublards aux intérêts contradictoires à ceux de nos concitoyens ne fait plus de doute. Madrés qu’ils sont, en sachons que nous sommes divisés par de puériles et futiles considérations, ils se  cachent sous nos pieds pour manœuvrer avec les plus naïfs, les plus incompétents, les plus corruptibles d’entres-nous, ces ingrats, fils indignes de la patrie nourricière qui ont vendu d’une manière abjecte leurs âmes impures à l’étranger.  

  

Si le dialogue à travers une conférence nationale est la seule alternative qui vaille en politique pour réconcilier un peuple aussi divisé et en péril comme le nôtre, il n’en demeure pas moins que l’on peut se poser des questions en somme toute légitime aussi bien sur la légitimité, le timing politique, le caractère improvisé de la démarche que les objectifs non affichés. Au lieu de chercher à offrir à la va-vite l’impunité à tous ces criminels, assassins et autres fossoyeurs de la république qui ont sévi depuis ces cinquante dernières années, nous devons à très court terme offrir au peuple martyr de Centrafrique non pas une justice revancharde mais une justice à la hauteur de ces horribles exactions afin de mettre un terme définitivement aux très lourds dossiers des impunités.

 

Tôt ou tard la conférence nationale est incontournable mais…

 

La précipitation avec laquelle on a décrété la conférence nationale depuis les allées du palais rose à N’djamena nous laisse perplexe et fait planer de nombreux doutes. Si conférence nationale il y’a,  elle  doit être mieux préparé et ne doit être initié que par la volonté des centrafricains, que pour les centrafricains. Tôt ou tard, la conférence nationale suivie d’une justice transitionnelle réparatrice est incontournable pour une réconciliation nationale. On n’a pas besoin d’avoir un baccalauréat plus vingt années d’études supplémentaires en sciences politiques pour comprendre que les centrafricains doivent plus que jamais se parler et se rendre justice pour mettre fin à l’impunité. Fallait t-il attendre les directives maladroites et volontairement déstabilisatrices de N’djamena pour s’y consacrer ? En tout cas, rien ne sortira de bon de celui qui est à la fois juge et partie.

 

Nous devons prendre en compte les erreurs qui étaient commises lors des précédents dialogues. En conséquence, un certain nombre de dispositions fermes doivent êtres prises au préalable pour en garantir la crédibilité afin qu’aucune entité ou personnalité n’en fasse main basse ou tente de se soustraire aux recommandations qui doivent êtres appliqué par la suite d’une manière stricto-sensu. En dehors de ces préalables, toute conférence nationale est vouée à l’échec. Il est vrai que nous devons nous parler quoi qu’il arrive pour ne pas avoir à faire la guerre.  Les peuples qui ne se parlent pas sont appelés à se faire la guerre jusqu’à ce que mort s’en suive. Est-ce bien de cela que nous souhaitons pour notre pays ?  Il en a été ainsi aussi bien dans le processus d’identification et d’appartenance à un peuple, de la constitution des  états que pour l’édification des nations. Le malheur est que nous autres, enfin, nos « hommes politiques », toujours les mêmes ont la manie d’annoncer  ou de reprendre de nobles concepts politiques qu’on leur a suggéré pour aussitôt les vider de leur substances par incompétence, irresponsabilité, compromission, mauvaise volonté, trahison. Il en a été ainsi des différents dialogues, des assises et autres séminaires que nous avions organisés. Hélas ! La présente conférence nationale qui s’annonce porte déjà en elle toutes les tares des précédents dialogues.

 

Si le modèle démocratique se nourrit du dialogue, il est par ailleurs le ferment de la pérennité nationale que les gouvernants se doivent d’entretenir au quotidien. En dehors du dialogue, point de paix car il n’y a pas une autre alternative pour la réconciliation en politique en tant que telle. Il aurait fallu commencer par la conférence nationale, suivie d’une justice transitionnelle pour aboutir à l’élection présidentielle. Une fois de plus, nos « hommes politiques » qui ont toujours marché sur la tête ont encore une fois de plus attelé leur charrue avant les bœufs.

 

En définitive , nous devrons prendre aujourd’hui en compte les erreurs du passé, prendre le temps nécessaire pour bien organiser une véritable conférence nationale assortie de recommandations souveraines avec notamment la participation de tous les citoyens qui en manifeste le désir pour ne pas laisser la main aux seuls acteurs politiques  et autres « indispensables ». En même temps, cette conférence nationale souveraine doit être menée conjointement avec la mise en place d’une justice transitionnelle pour se prononcer sur les crimes économiques et les crimes de sang commis depuis 53 ans afin de mettre fin à la culture de l’impunité. En même temps, elle permettra aux victimes et à leur famille respective  de faire le deuil des traumatismes subis. Par ailleurs, elle permettra aux coupables de se repentir pour ensuite pouvoir se racheter de leurs péchés.  Une sorte d’exutoire et de thérapie pour le peuple centrafricain. La réconciliation me semble t-il est à ce prix et seulement à ce prix. Toute autre tentative que l’ordonnancement de ce triptyque qui s’inscrit dans un continuum pour la réconciliation nationale est contre productive, contre la stabilité du pays.

 

Franck SARAGBA

Triptyque d’un implacable continuum pour la réconciliation nationale par Franck Saragba
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Centrafrique-Presse.com
19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 10:32

 

 

 

 

 

Par lefigaro.fr avec Reuters 18/11/2013 à 21:36 

 

Les Nations unies se préparent à un éventuel déploiement de casques bleus en République centrafricaine et se tiennent prêtes à redéployer des effectifs issus de missions dans des pays proches si la situation se détériore rapidement, a annoncé aujourd'hui Ban Ki-moon.


Pays enclavé, la Centrafrique a sombré dans le chaos depuis que les rebelles de la Séléka ont évincé le président François Bozizé en mars. 


La Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) a déployé une force de maintien de la paix de 2.500 militaires. Ban Ki-moon a déclaré que l'Union africaine (UA) allait prendre en décembre la direction de cette force, la Misca, et en porter les effectifs à 3.600 hommes. 


Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté en octobre à l'unanimité une résolution proposée par la France soutenant un renforcement de la Misca et prévoyant l'éventuel déploiement de casques bleus. 


Ban Ki-moon, secrétaire général de l'Onu, a déclaré que l'UA et la CEEAC soutenaient l'hypothèse d'une intégration de la force africaine dans une mission de maintien de la paix de l'Onu mais qu'elles souhaitaient d'abord tenter de régler la crise elles-mêmes.


"J'ai donné pour instruction au secrétariat (de l'Onu) de préparer des plans en conséquence, dans l'attente d'une décision du Conseil de sécurité", écrit Ban Ki-moon dans un rapport remis aux 15 membres du Conseil. 

 

 

 

L’ONU envisage de déployer 6 000 casques bleus en Centrafrique

 

RFI  mardi 19 novembre 2013 à 05:47

 

C’est l’une des options retenues par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. Il a présenté un rapport dans lequel il estime que la République Centrafricaine n’a pas les moyens de garantir la sécurité de l’Etat et de sa population sans un soutien international.

 

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

 

C’est bien la solution casques bleus qui a la préférence de l’ONU en Centrafrique. Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'organisation consacre à l’envoi d’une mission de maintien de la paix de 6 000 à 9 000 hommes la partie la plus détaillée de son rapport.

 

Mais dans l’immédiat, ce sont d’abord des soldats de l’Union Africaine qui iront en Centrafrique. Les Africains ont fait savoir à l’ONU qu’ils voulaient d’abord tenter de régler le problème par eux-mêmes.

 

Dans son rapport, Ban Ki-moon estime que la Misca, la force africaine, mal équipée, mal entraînée, présente de nombreuses faiblesses et qu’elle aura besoin d’un soutien financier et matériel important. Mais, l’ONU doit aussi respecter la primauté de l’Union Africaine.

 

La force africaine comptera jusqu’à 3 600 hommes et sera officiellement déployée le 19 décembre. La France prépare une résolution pour la mettre sous mandat de l’ONU. Si la situation continue de se détériorer, les casques bleus pourront prendre le relais, mais sans doute pas avant une période de six mois. La France va également annoncer une augmentation de son contingent en Centrafrique qui devrait passer de 450 à 1 000 soldats.

 

 

Centrafrique: l’ONU envisage l’envoi de 6.000 Casques bleus

 

New York  18/11/2013 à 21:17  (AFP) - Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon propose au Conseil de sécurité cinq options pour rétablir la sécurité en République centrafricaine (RCA), dont l’envoi de 6.000 Casques bleus, dans un rapport qui souligne la « grave détérioration de la situation ».

 

Basé sur une mission d’évaluation de l’ONU menée du 27 octobre au 8 novembre, le rapport déplore « un niveau alarmant de violence inter-communautaire », entre chrétiens et musulmans. Les affrontements entre ex-rebelles Séléka et milices « menacent de dégénérer en conflit religieux et ethnique à l’échelle du pays avec le risque d’aboutir à une spirale incontrôlable débouchant sur des atrocités », prévient M. Ban.

 

Face à ces risques, l’Etat est « pratiquement absent », les forces de sécurité impuissantes et quelque 15 à 20.000 ex-combattants du Séléka « continuent de commettre de graves violations des droits de l’homme en toute impunité ».

 

Ce rapport sera examiné par le Conseil lundi prochain.

 

« Il est urgent de traiter cette crise avant qu’elle n’échappe à tout contrôle », affirme M. Ban qui « demande au Conseil d’autoriser une action collective immédiate pour protéger la population civile ». « Il faut déployer d’urgence une force efficace, avec un financement durable et prévisible », estime-t-il.

 

En octobre, le Conseil avait adopté une résolution envisageant le déploiement à long terme de Casques bleus en RCA et demandant à M. Ban de préciser les options possibles.

 

L’idée est de soutenir la Misca (Mission internationale de soutien en Centrafrique), une force de l’Union africaine (UA) censée sécuriser le pays, avant de la transformer éventuellement en mission de maintien de la paix. La Misca doit compter 3.652 hommes au total mais seuls 2.500 sont pour l’instant disponibles et ils sont mal équipés et entrainés.

 

Les cinq options détaillées par M. Ban vont d’un soutien logistique à la Misca, par l’intermédiaire d’un fonds géré par l’ONU et alimenté volontairement par les Etats membres, jusqu’à l’envoi de Casques bleus, en passant par une opération hybride comme celle menée en Somalie (Amisom, force de l’UA financée par l’ONU).

 

Une éventuelle opération de maintien de la paix (OMP) aurait un effectif allant de 6.000 à 9.000 soldats selon la gravité de la situation, plus environ 1.700 policiers, estime le rapport.

 

S’il ne se recommande pas clairement une option, M. Ban ne cache pas que la Misca, même renforcée, sera moins efficace qu’une OMP.

 

« Quand on lit avec attention le rapport, on se rend compte qu’une force africaine ne serait pas capable de faire face aux enjeux et que seule une mission de mantien de la paix de l’ONU permettrait d’éviter le pire », estime Philippe Bolopion, directeur auprès de l’ONU de Human Rights Watch.

 

« Il est clair que Ban voudrait une OMP, estime un diplomate. Mais les Africains souhaitent gérer cette affaire eux-mêmes autant que possible, donc la première étape devrait être un fonds » pour donner davantage de moyens à la Misca.

 

Selon des diplomates, la France devrait déposer d’ici début décembre un projet de résolution dotant la Misca d’un mandat plus précis et d’un soutien logistique et financier et demandant à M. Ban un nouveau rapport plus détaillé. L’éventuelle OMP serait lancée dans un deuxième temps, dans six mois environ.

 

Copyright : © 2013 AFP

Envoi de casques bleus en Centrafrique ?
Envoi de casques bleus en Centrafrique ?
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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 10:20

 

 

 

 

 

 

 

C’est avec une profonde émotion que j’ai appris l’assassinat de Monsieur Modeste BRIA, froidement abattu dans la nuit du 16 au 17 novembre 2013 à Bangui. Ce Magistrat de haut rang était l’un des meilleurs en Centrafrique.

 

Au nom du Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC), je condamne avec la plus grande fermeté cet acte barbare, qui vient rappeler plus que jamais, la nécessité d’éradiquer au plus vite les groupes terroristes qui sévissent à Bangui et dans l’arrière-pays.
J’adresse à l’endroit des familles de la victime, mes condoléances les plus attristées et mes sentiments de compassion et de sympathie. J’espère que tout sera fait pour retrouver et traduire devant la justice les criminels ainsi que leurs complices, afin de rompre avec la culture de l’impunité, qui malheureusement est devenue la règle en Centrafrique.

 

L’assassinat du Magistrat Modeste BRIA fait suite à une série de crimes crapuleux perpétrés à dessein contre les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Cette manœuvre qui vise à les exterminer, dans le but d’enrôler des éléments étrangers doit être dénoncée avec la plus grande vigueur.

 

Le Président de Transition, le Président du Conseil National de Transition ainsi que le Premier Ministre, ayant échoué à ramener la sécurité et la paix sur toute l’étendue du territoire, doivent en tirer les conséquences et démissionner immédiatement.

 

Fait à Baltimore, le 18 novembre 2013

Le Président du PARC


Pr Gaston Mandata N’Guérékata

COMMUNIQUE DE PRESSE du Parc
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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 15:48

 

 

 

 

Par lemonde.fr - 18/11/2013

 

Plusieurs lieutenants des forces de l’organisation ont mis en garde, ces derniers jours, contre un risque de génocide dans ce pays

 

Face à cette situation le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, appelle à une action immédiate et propose, entre autres options, le déploiement de 6 000 à 9 000 casques bleus, dans son dernier rapport devant être distribué aux quinze pays membres du Conseil de sécurité, lundi 18 novembre. Il y a un besoin urgent de répondre à la crise avant que la situation n'échappe à tout contrôle et mène à un nombre plus important de victimes, prévient le patron des Nations unies, qui insiste : Nous avons une opportunité, et la responsabilité, d'empêcher ce qui pourrait devenir des atrocités généralisées. La Centrafrique vit dans le chaos depuis le renversement, en mars, du président François Bozizé par la coalition rebelle de la Séléka, officiellement dissoute depuis par son chef, Michel Djotodia, investi président de la transition. Le document de vingt-cinq pages, dont Le Monde a obtenu copie, est le fruit d'une mission d'évaluation menée début novembre par le numéro deux du département des opérations de maintien de la paix, Edmond Mulet, conjointement avec l'Union africaine (UA) et la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC).

 

L'objectif est de déterminer quel type de soutien la communauté internationale peut apporter à la force de l'UA en Centrafrique, la Misca, censée être opérationnelle le 19 décembre. Cinq options sont proposées au Conseil de sécurité de l'ONU, dont quatre suggèrent un appui, notamment par le biais de contributions bilatérales et multilatérales volontaires, ou sous forme de paquet logistique et financier tel que celui établi pour l'Amisom en Somalie. Le rapport laisse clairement entendre toutefois que seule une opération de maintien de la paix pourrait faire face à l'urgence et à l'ampleur des défis auxquels est confrontée la Centrafrique, souligne le directeur de Human Rights Watch auprès des Nations unies, Philippe Bolopion. Etant donné la complexité de la crise en RCA, la mission d'évaluation estime que la situation requiert une réponse cohérente, intégrée et multidimensionnelle, affirme le secrétaire général de l'ONU, précisant que l'UA et la CEEAC soutiennent l'éventuelle transformation de la Misca en une OMP, tandis que M. Djotodia ne s'y oppose pas. Des violences opposent, depuis plusieurs semaines, musulmans – accusés de soutenir l'ex-Séléka – et chrétiens, organisés en groupes d'autodéfense. Des tensions entre communautés dont Ban Ki-moon se dit très inquiet, redoutant qu'elles ne mènent à une violence sectaire incontrôlable avec des conséquences inédites pour le pays, la sous-région et bien au-delà.


Les tâches prioritaires d'une force onusienne seraient la protection des civils, le soutien au processus et à la transition politiques, l'organisation d'élections et la promotion des droits de l'homme. Elle devrait opérer avec de robustes règles d'engagement, et un mandat placé sous chapitre VII lui permettant de recourir à tous les moyens nécessaires pour empêcher aux groupes armés d'accéder aux centres urbains, affirme le rapport. Ses effectifs, d'environ 6 000 soldats, pourraient passer à 9 000, en cas de détérioration de la situation sécuritaire. Mais les Américains et les Britanniques rechignant à financer une nouvelle OMP quelques mois seulement après le déploiement de la Minusma au Mali, la seule option crédible défendue par Ban Ki-moon risque d'attendre quelques mois avant de devenir incontournable.

Centrafrique : l’ONU recommande l’envoi de casques bleus
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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 15:25

 

 

 

 

 

Reuters  17/11/2013 | 23:50

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L'armée camerounaise a annoncé dimanche avoir repoussé une attaque venue de la Centrafrique voisine contre une localité de l'est du Cameroun.

 

Dans un communiqué, le ministre de la Défense, Edgar Allain Mebe Ngo'o, a précisé que cinq assaillants avaient été tués à cette occasion.

 

Un militaire camerounais a trouvé la mort de même qu'un villageois lors de la contre-offensive de l'armée menée samedi soir par la division Kadei de la région Est.

 

Un membre du commando a également été capturé et va être interrogé pour permettre aux autorités camerounaises d'établir l'identité des assaillants et leurs mobiles.

 

"Pour le moment, la situation est sous notre entier contrôle et l'ordre, la paix et la sécurité ont été restaurés dans le village attaqué", a souligne le ministre.

 

Pour des responsables camerounais, le commando venu de RCA était peut-être à la recherche de nourriture et d'argent dans une région considérée comme le grenier à céréales de l'Afrique centrale.

 

La Centrafrique est en proie au chaos politique et sécuritaire depuis la chute, en mars, du président élu François Bozizé par les rebelles du Séléka venus du Nord.

 

(Tansa Musa; Jean-Loup Fiévet pour le service français)

 

 

 

Cameroun : accrochages à la frontière centrafricaine

 

RFI   lundi 18 novembre 2013 à 11:15

 

Des affrontements ont eu lieu, dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 novembre, entre l’armée camerounaise et des assaillants venus de Centrafrique dans un village frontalier. Les violences ont fait officiellement sept morts dont cinq du côté des assaillants.

 

Le groupe d’hommes armés et en treillis a traversé la frontière samedi soir, en direction de Gbiti, un petit village de la région de l’Est. Ils ont procédé à des pillages et semé la panique, provoquant la réplique de l’armée camerounaise, avant de se replier en Centrafrique. Les affrontements ont fait sept morts, selon un bilan officiel, dont cinq assaillants, un militaire camerounais et un civil. D’autres sources en provenance de Gbiti font état de quatre morts parmi la population. Une quinzaine de prisonniers seraient par ailleurs aux arrêts et en cours d’exploitation par les forces de l’ordre.

 

La Seleka pointée du doigt

 

Qui sont ces agresseurs : s’agit-il d’hommes de la Seleka ou d’un autre groupe armé centrafricain ? Le communiqué officiel se garde d’accuser quiconque, mais selon une bonne source, il s’agirait d’éléments de l’ex-rébellion qui a pris Bangui en mars dernier. La même source précise que ces hommes, dont on ignore le nombre exact, étaient au Cameroun à la recherche de vivres et de carburant.

 

L’instabilité en Centrafrique provoque régulièrement des incidents à la frontière est du pays. Il y a trois mois, une précédente incursion d’assaillants avait déjà causé un accrochage avec l’armée camerounaise.

L'armée camerounaise dit avoir repoussé une attaque de la RCA
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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 15:10

 

 

 

 

 

RFI  lundi 18 novembre 2013 à 12:24

 

L'assassinat d'un haut magistrat centrafricain, «froidement abattu» par d'anciens rebelles de la coalition Seleka, a provoqué à Bangui des heurts, le dimanche 17 novembre 2013. Les habitants des quartiers du centre de Bangui ont en effet érigé des barricades sur la voie et brûlé des pneus pour manifester leur mécontentement. Peu de temps après, des tirs des éléments de l'ex-Seleka ont été entendus provoquant la débandade et la peur dans ces quartiers.

 

Josué Binoua   (ministre centrafricain de la Sécurité)

 

« Le magistrat a été froidement abattu suite à une tentative de braquage de son véhicule de fonction »

 

 

NDLR : Dans un communiqué qu'il a publié le dimanche dans la journée, le ministre centrafricain de la sécurité publique a déploré le comportement de certains ex-séléka qui continuent de tuer des citoyens et affirmé que l'ordre sera rétabli par tous les moyens. Il a également ajouté que les trois assassins du magistrat dont le ministre a révélé les noms, ont été abattus par les forces de l'ordre alors qu'ils résistaient à leur tentative d'interpellation. 

RCA : un haut magistrat assassiné à Bangui
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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 14:11

 

 

 

COMMUNIQUE  DE PRESSE

 

 

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) porte à la connaissance de l’opinion Nationale et Internationale ce qui suit :

 

Depuis quelques jours, la ville de Bangui qui semblait retrouver une quiétude relative est redevenue le théâtre d’évènements meurtriers qui endeuillent quotidiennement des familles Centrafricaines.

 

Cette recrudescence de la violence et des exactions criminelles commises particulièrement par les ex-éléments de la coalition SELEKA sur la population de Bangui, ses environs et toutes les provinces, a atteint le seuil de l’intolérable au point où les observateurs de la vie politique nationale et la population  disent : TROP C’EST  TROP.

 

Aujourd’hui sur toute l’étendue du territoire national, nul n’est à l’abri des assauts criminels sans cesse répétés des ex éléments de la SELEKA qui jouissent d’une totale impunité devenue une règle d’administration de la cité.

 

Le dernier acte de barbarie qui vient s’ajouter à tant d’autres, s’est soldé par l’assassinat le plus odieux du Directeur Général des Services Judiciaires, le Magistrat Modeste Martineau BRIA  et deux autres compatriotes le samedi 16 Novembre 2013 aux environs de 19 heures.

 

Cet acte de barbarie a soulevé la grande colère des habitants du quartier SICA  II qui, à leur tour, ont érigé des barricades en signe de protestation et de ras-le-bol.

.

De toute évidence, la poursuite de ces exécutions sommaires risque à la longue, si les autorités politiques et militaires de la transition ne prennent garde, de conduire à une insurrection populaire aux conséquences incalculables.

 

La Communauté Internationale et les organisations non gouvernementales (ONGs) humanitaires intervenant en RCA ont suffisamment tiré sur la sonnette d’alarme et les populations Centrafricaines continuent de vivre la terreur des ex-éléments de la SELEKA qui se traduit  généralement par les rackets, pillages, viols, braquages, tortures, exécutions sommaires et autres humiliations.

 

De même, les éléments des forces de défense et de sécurité désarmés, sont pris pour cibles, enlevés et exécutés sans aucune forme de procès.

 

De manière générale, les populations Centrafricaines sont livrées à elles –mêmes sans que cela ne puisse émouvoir les responsables des ex-éléments de la SELEKA  qui se sont repartis le territoire national en zones d’occupation.

 

Face à cette terrifiante situation qui  interpelle la conscience  nationale au regard des violations de droits humains et des exactions meurtrières quasi  quotidiennes des citoyens Centrafricains et en solidarité avec  les familles éplorées,

 

Le Bureau Politique  du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) épris de justice, de paix et de liberté décide de la non participation au défilé du 1er Décembre 2013 qui est une manifestation de réjouissance populaire.

 

 En outre, le Bureau Politique :

 

  • Condamne sans réserve une fois de plus les violations de droits humains et les assassinats quotidiens des citoyens Centrafricains ;
  •  
  • Présente sa compassion et ses condoléances les plus émues aux familles des victimes de la barbarie ;
  •  
  • Exige des autorités politiques et militaires de la Transition, l’interpellation, la traduction effective en Justice des auteurs, co-auteurs et complices des crimes et autres exactions commis sur les populations ;
  •  
  • Demande à toutes les autorités de la Transition de prendre des mesures pour empêcher de nouvelles exactions ;
  •  
  • Invite les autorités de la Transition à procéder à l’équipement et au redéploiement effectif des forces de défense et de sécurités sur toute l’étendue  du territoire national ;
  •  
  • Prend à témoin la Communauté Internationale sur le risque d’une implosion sociale généralisée aux conséquences néfastes ;
  •  
  • Exhorte l’ONU, l’UA, la CEEAC, la CEMAC et autres partenaires de la RCA à œuvrer pour la mise en place rapide de la MISCA;
  •  
  • Appelle tous les démocrates, les forces de progrès, ses militantes et militants à demeurer vigilants et de faire échec à toutes  les tentatives de violations de droits humains à commettre par les ex-éléments de la SELEKA.

 

La République Centrafricaine a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils pour son développement  harmonieux et durable.

 

              Fait à Bangui, le 18 Novembre  2013

 

Le MLPC condamne les exactions et assassinats quotidiens des citoyens centrafricains
Le MLPC condamne les exactions et assassinats quotidiens des citoyens centrafricains
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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 23:39

 

 

 

 


BANGUI - AFP / 17 novembre 2013 14h15 - L'assassinat d'un haut magistrat centrafricain, froidement abattu par d'anciens rebelles de la coalition Séléka, a provoqué des heurts qui ont fait deux morts civils dimanche à Bangui, a-t-on appris de source policière.


Deux personnes ont été tuées et d'autres blessées par balles dimanche alors que les habitants de ces quartiers (dans le centre de Bangui) protestaient contre l'assassinat du magistrat Modeste Martineau Bria et de son aide de camp, a déclaré cette source sous couvert d'anonymat.


Les habitants ont érigé des barricades sur la voie et brûlé des pneus pour manifester leur mécontentement (...) Peu de temps après, des tirs des éléments de l'ex-Séléka ont été entendus provoquant la débandade et la peur dans ces quartiers, a expliqué la source.


Des éléments de la police, de la gendarmerie et des Séléka intégrés dans l'armée sont intervenus en fin de matinée pour rétablir l'ordre et effectuer des patrouilles. La situation était toujours tendue à la mi-journée, les manifestants ayant refusé de quitter la chaussée.


Une source à la gendarmerie avait annoncé plus tôt dimanche matin l'assassinat du magistrat et de son aide de camp par des anciens rebelles Séléka.


Le magistrat Modeste Martineau Bria, directeur général des services judiciaires, et son aide de camp ont été froidement abattus dans la nuit de samedi à dimanche au quartier Sica II (centre de Bangui), au moment où ils allaient quitter une buvette, par des éléments des ex-Séléka qui ont surgi à leur hauteur sur une moto et ont ouvert le feu, avait déclaré cette source sous couvert d'anonymat.

 
Les deux victimes ont été tuées sur le coup, avait ajouté la source, précisant que le motif de cet assassinat était inconnu.


Plusieurs actes de banditisme armé, oeuvres d'ex-rebelles, ont été signalés dans la capitale centrafricaine depuis le début du mois. Le parquet de Bangui a ouvert mercredi des enquêtes contre des auteurs présumés de violences qui se multipliaient ces derniers jours.


Les nouvelles autorités peinent à mener des opérations de désarmement et de cantonnement des ex-insurgés, accusés d'exactions à Bangui et en province.

La Centrafrique est livrée à une insécurité généralisée depuis le renversement du président François Bozizé le 24 mars par la coalition de la rébellion Séléka, aujourd'hui officiellement dissoute par son chef Michel Djotodia, investi comme président de transition le 18 août.


Des groupes d'autodéfense ont pris les armes contre les ex-rebelles, entraînant de nouvelles violences qui prennent un caractère communautaire, et ont provoqué le déplacement de dizaines de milliers de civils.



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Centrafrique : La population d'un quartier de Bangui dans la rue

 

BANGUI Dimanche 17 novembre 2013 | 23:26 UTC (Xinhua) - La population du quartier SICA 2 dans le 2e arrondissement de Bangui est depuis ce dimanche matin dans la rue pour protester contre l'assassinat samedi soir du magistrat Modeste Bria, ancien procureur de la République et actuel directeur général des services judiciaires, et de son aide de camp par les ex-éléments de la Séléka.

 

Les manifestants ont barricadé l'avenue de France 1 et brulé les pneus en signe de protestation. Pour les manifestants, il n'est plus question de dialoguer avec le pouvoir de Bangui, "seule la rue déterminera la suite", a confié à Xinhua un manifestant.

 

Les éléments des forces de défense et de sécurité tentent de maîtriser les manifestants pour éviter le débordement. Cependant, la colère devient de plus en plus vive, la population environnante quitte le quartier pour se mettre à l'abri des représailles. Modeste Bria a été assassiné samedi soir par deux hommes venus à port d'une moto, habillés en tenue civile dont l'un en grand boubou, parlant l'arabe. Ces hommes identifiés comme éléments de l'ex-rébellion de la Séléka ont tenté de braquer son véhicule.

 

 "C'est après une opposition qu'il a été assassiné vers 19 heure locale. Son compagne qui a tenté de le secourir a été aussi tué par ces hommes", a déclaré à  Xinhua un témoin. Le Directeur général de la police centrafricaine Alain Victoire Nabéza a annoncé à Xinhua que les malfrats sont déjà arrêtés et remis à la justice.

 

Depuis dimanche dernier, la ville de Bangui vibre au rythme des manifestations contre les exactions diverses des ex-éléments de la coalition rebelle Séléka qui brillent par les enlèvements, tueries et assassinats après huit mois de la prise de pouvoir le 24 mars 2013.

Centrafrique : deux civils tués dans des heurts après l'assassinat d'un magistrat
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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 23:36

 

 

 

 

 

YAOUNDE Dimanche 17 novembre 2013 | 18:56 UTC  (Xinhua) - Une colonne de près de 400 rebelles centrafricains a attaqué par surprise samedi aux environs de 18h30 locales Gbiti, un village d'environ 600 familles de l'est du Cameroun situé à quelques encablures de la frontière avec la République centrafricaine (RCA), faisant 7 morts, d'après des sources sécuritaires locales,

 

Une source administrative haut placée à l'Est du Cameroun joint par téléphone a confirmé cette attaque mais a toutefois laissé entendre qu' "il nous est impossible d'avoir des informations plus précises du front où se battent nos forces de défense".

 

D'après une source au sein des services de sécurité, dans sa riposte l'armée camerounaise a fait quatre tués et 15 arrêtés dont une dame, deux Arabes Choas, deux Tchadiens et quatre Camerounais dans les rangs des assaillants. Du côté camerounais, l'on déplore trois tués, dont un soldat tombé dans une embuscade, deux commerçants, un soldat et une fillette de 15 ans blessés.

 

Selon des sources sécuritaires locales, ces hommes qui "ont attaqué à l'arme lourde le principal point de connexion et coupé le réseau de téléphonie mobile", réclament la libération de leur chef, Abdoulaye Miskine.

 

Ce dernier a été interpellé début septembre à Bertoua, chef- lieu de la région de l'est, alors qu'il y séjournait depuis près d'un mois déjà, et est toujours détenu à Yaoundé, la capitale camerounaise.

 

D'après des témoignages, les populations locales, à l'instar de la famille Kamba qui vit juste à la frontière entre le Cameroun et la Centrafrique, ont été molestées. Par ailleurs, leurs maisons ont été pillées et leurs animaux domestiques égorgés pour l'alimentation des troupes centrafricaines.

 

Cette attaque intervient quelques jours après les installations des responsables des unités spécialisées des forces de défense nouvellement créées dans la région de l'est.

 

Gbiti est un village de l'arrondissement de Ketté, département de la Kadéy, où se tient chaque semaine le plus grand marché de bétail de la région de l'est. Outre les familles camerounaises évoquées plus haut, on y retrouve des réfugiés centrafricains et quelques ressortissants tchadiens à la quête de l'or.  

Une attaque des rebelles centrafricains fait 7 morts dans l'est du Cameroun
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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 23:22
Centrafrique : Michel Djotodia remet des armes aux forces de sécurité
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