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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 02:15

 

 

 

 

 

Par Chems Eddine Chitour

 

http://www.mondialisation.ca   27 décembre 2013

 

«Il pleut toujours là où c’est mouillé»

 Proverbe africain

Ce proverbe résume le destin des pays africains faibles qui, pour leur malheur disposent de réserves minières convoitées. Encore une fois et pour ne pas changer l’Afrique se signale par un énième conflit. Souvenons-nous en décembre c’était le Mali aux prises avec les islamistes d’Al Qaîda en décembre 2013. C’est un autre pays, la Centrafrique, aux prises dit-on depuis quelque temps à un conflit religieux. La France a été appelée à intervenir pour faire régner l’ordre après y avoir entretenu le désordre… Brève présentation de la Centrafrique.

 

Brève histoire et géographie de la République centrafricaine

 

La République centrafricaine, est un pays d’Afrique centrale, dont la population est estimée à 4.500.000 habitants, pour une superficie d’environ 623.000 km². Le pays est partagé entre savanes et forêt équatoriale (au Sud), et connaît pour l’essentiel un climat tropical. La Centrafrique (RCA) est un pays enclavé sans accès à la mer. La République centrafricaine dispose par ailleurs de nombreuses ressources naturelles, notamment l’uranium, l’or et les diamants. Le pétrole et l’énergie hydroélectrique sont d’autres ressources potentiellement importantes mais inexploitées à ce jour. Les Français colonisèrent la région à la fin du xixe siècle et l’administrèrent sous le nom d’Oubangui-Chari. Le projet colonial français, avait pour objectif de traverser le continent africain d’ouest en est. Ce projet est stoppé net en 1898 à Fachoda, par les Anglais (on parle du fameux complexe français de Fachoda).

 

Le premier chef de l’État, Barthélemy Boganda, est considéré comme le père de la nation centrafricaine. En 1965, lors du «coup d’État de la Saint-Sylvestre», le sergent Jean-Bedel Bokassa renverse son cousin David Dacko et prend le pouvoir. On sait que les diamants de Bokassa – scandale qui éclaboussa le président Giscard D’Estaing- lui permirent d’avoir un sursis pour régner, voire devenir un empereur dont le journal satirique français le Canard enchaîné a pu écrire que «son état empirait».

 

En septembre 1979, «l’opération Barracuda», organisée par la France, renverse Bokassa et remet au pouvoir David Dacko. En effet, Bokassa se rapprochait de plus en plus de Kadhafi dont la politique au Tchad est en contradiction complète avec les intérêts français. David Dacko lui succède encore brièvement. Il sera chassé du pouvoir le 1er septembre 1981 par le général André Kolingba, qui établit un régime militaire. jusqu’en 1993, année où, suivant le courant de démocratisation lancé par le sommet de La Baule, en France sous le président Mitterand, Ange-Félix Patassé désigné par la France est élu président de la République. En 2001, une tentative de coup d’État provoque de violents affrontements dans la capitale, Bangui. Après une nouvelle série de troubles et malgré l’intervention de la communauté internationale (Minurca), le 15 mars 2003, le général François Bozizé réussit, avec l’aide de militaires français (deux avions de chasse de l’armée française survolaient Bangui pour filmer les positions des loyalistes pour le compte de Bozizé) et de miliciens tchadiens (dont une bonne partie va rester avec lui après son installation au pouvoir.» (1)

 

«Une élection présidentielle a eu lieu, après plusieurs reports, le 13 mars 2005, L’accession à la présidence de Bozizé est violemment contestée et une première guerre civile ravage le pays entre 2004 et 2007, jusqu’à la signature d’un accord de paix en France. Cependant, les rebelles reprennent les armes fin 2012, lançant une série d’attaques démarrant la deuxième guerre civile de Centrafrique. Le 24 mars 2013, les rebelles de la coalition Seleka s’emparent de Bangui et Bozizé s’enfuit. Michel Djotodia s’autoproclame président de la République centrafricaine. Mais les nombreuses exactions commises par les miliciens de la Seleka, majoritairement musulmans, amènent l’insécurité dans le pays, et des milices chrétiennes d’auto-défense, les anti-balaka se forment. Le conflit débouche sur une situation «pré-génocidaire» selon la France et les États-Unis. Le 5 décembre 2013, une résolution de l’ONU permet à la France d’envoyer des troupes armées en Centrafrique (opération Sangaris) aux fins annoncées de désamorcer le conflit et de protéger les civils.

 

L’acharnement sur la Centrafrique pour cause de richesse

 

Pourquoi cet acharnement pour le pouvoir et pourquoi la sollicitude permanente de la France, ancienne puissance coloniale? Est-ce une guerre ethnique? Est-ce un conflit religieux? D’après le World Factbook de la CIA (USA), près de 50% de la population est chrétienne dont 25% de catholiques et 25% de protestants. 15% des habitants sont de religion islamique. Le reste de la population, soit environ 35%, reste fidèle aux religions africaines traditionnelles (animisme, génies, ancêtres, divinités).

 

La réponse est dont surtout économique. Les Centrafricains avant les interférences vivaient en bonne intelligence. La culture du coup d’Etat permanent est entretenue de l’extérieur, notamment de la France avec sa politique gravée dans le marbre de la Françafrique- France à fric- pourrions-nous être tenté de dire, qui peut prendre des formes différentes. La deuxième raison concerne les richesses de ce pays. Bien qu’il soit très arriéré du point de vue économique, le revenu par habitant vaut 350 dollars en 2007. L’agriculture représente 55% du PIB. La croissance était 2% en 2005. L’activité minière (or et diamants) constitue l’autre ressource importante de la République centrafricaine en matière de recettes d’exportation. Il faut signaler la présence de multinationales dont Areva: le Groupe industriel français spécialisé dans l’exploitation de l’uranium de la région de Mbomou à Bakouma.


Archéologie récente du conflit

 

Si on remonte plus loin, on s’aperçoit que le conflit larvé avec des interférences extérieures date pour la période récente de la fin de l’année dernière. Patrick O’Connor écrit: «Les Etats-Unis et la France sont en train d’envoyer des troupes supplémentaires en République centrafricaine (RCA) alors que les milices anti-gouvernementales progressent vers la capitale Bangui. L’intervention fait partie d’un renforcement plus général des opérations militaires impérialistes sur l’ensemble de l’Afrique alors que Washington et ses alliés européens s’efforcent de maintenir leur domination stratégique sur le continent et le contrôle de ses ressources naturelles ». (2)

 

« Les Etats-Unis et la France menaient déjà des opérations militaires en RCA avant qu’une offensive des rebelles ne menace de renverser le gouvernement du président François Bozizé. (…) Washington a profité de la crise pour consolider davantage ses opérations militaires en Afrique. Le déploiement en RCA qui a eu lieu quelques jours à peine après l’annonce de l’armée américaine qu’une brigade armée spéciale forte de quelque 3500 soldats allait mener des activités continues partout sur le continent. Une nouvelle ruée sur l’Afrique est en cours. (..) Derrière l’attitude fausse de la «non-intervention», le gouvernement français travaille incontestablement main dans la main avec le gouvernement américain pour déterminer l’issue de la crise en République centrafricaine.(2)

 

La cause de toutes ces sollicitudes? On n’est pas naïf au point de croire que c’est la raison humanitaire. Patrick O’ Connor décrit l’influence soft de Chine que les Occidentaux combattent: «Le 17 juin 2009, l’ambassadeur américain Frederick Cook avait envoyé un câble disant, «relations France-RCA sérieusement sous tension,» (…) Une autre dépêche envoyée cinq mois plus tard était intitulée «L’influence chinoise grandissante en RCA est évidente. Il ajoutait qu’environ 40 officiers de l’armée de la RCA étaient formés tous les ans en Chine, contre les deux ou trois officiers qui allaient aux Etats-Unis et les 10 à 15 en France. En montrant clairement les calculs prédateurs qui se cachent derrière la présence américaine et française en République centrafricaine, le câble faisait référence aux «riches ressources naturelles inexploitées» du pays en prévenant: les investissements français étant moribonds et l’influence française de façon générale en déclin, les Chinois en toute probabilité se positionnent comme étant le principal bienfaiteur de la RCA en échange de l’accès aux vastes dépôts d’uranium, d’or, de fer, de diamants et probablement de pétrole. (3)

 

La détermination de la France à intervenir

 

La France déterminée a procédé par étapes: «Durant sa visite du 13 octobre à Bangui, la capitale de la Centrafrique, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé que la France déploierait des troupes supplémentaires dans le pays à la fin de l’année.

 

Des miliciens de la Seleka, dont beaucoup viennent du Tchad ou du Soudan voisin, ont été accusés à plusieurs reprises de saccager des églises et de terroriser les communautés chrétiennes. (…) Ce projet fait partie d’une multiplication des interventions militaires françaises en Afrique visant à garantir les intérêts géostratégiques français et à contenir l’influence croissante de la Chine sur le continent. En moins de trois ans, la France a déjà mené trois guerres en Afrique, en Libye, en Côte d’ivoire, et celle toujours en cours au Mali. En décembre 2012, les forces rebelles de la Seleka sont passées à l’attaque contre les forces du président alors en place, François Bozizé, s’emparant de villes dans le nord et l’est du pays. La Seleka a accusé le gouvernement de revenir sur les accords de paix de 2007-2008 qui imposaient de payer les guérilleros rebelles et de les intégrer dans l’armée nationale.» (4)

 

Pour rappel, le 11 janvier 2013, les accords de Libreville ont temporairement empêché un coup d’état et initié un accord de partage du pouvoir. L’accord n’a toutefois eu qu’une courte durée; les forces rebelles de la Seleka, avec le soutien tacite des puissances impérialistes, ont lancé une offensive contre les forces de Bozizé. Bozizé a été renversé le 24 mars, et le chef rebelle Michel Djotodia s’est déclaré président. Paris s’est retourné contre Bozizé quand celui-ci a infléchi sa politique en faveur de la Chine et passé des accords bilatéraux sur les investissements, le commerce et le développement d’infrastructures. C’est dans ces conditions que Paris a soutenu la coalition Seleka. La Seleka est constituée de factions armées dissidentes venant du Nord-Est, et dominée par les musulmans, comme l’Ufdr et la Convention des patriotes pour la justice et la paix.(4)

 

La première semaine de décembre, le gouvernement français a donc lancé l’opération Sangaris. Officiellement, il est question de sauver la population menacée par un conflit interne. (…) Après la Côte d’Ivoire en 2010, la Libye en 2011 et le Mali en 2012, c’est donc au tour de la Centrafrique d’être le théâtre d’une intervention militaire française sur le continent africain. Le président François Hollande a qualifié l’opération d’ «humanitaire», et a ajouté que «les Français doivent être fiers d’intervenir quelque part sans intérêts». (5)

 

Tony Busselen invite à ne pas être naïf, il poursuit:

 

«Quoique… Le mercredi 4 décembre, Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères et collaborateur proche de Mitterrand entre 1981 et 1995, rend public un rapport commandé par le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, 15 propositions pour une nouvelle dynamique économique entre l’Afrique et la France. Védrine note: «Entre 2000 et 2011, la part de marché de la France au Sud du Sahara a décliné de 10,1% à 4,7%.» Jeudi 5 décembre, la France obtient un consensus au Conseil de sécurité de l’ONU autour de la résolution 2172 pour une nouvelle intervention dans la République centrafricaine (RCA). Cette résolution est un compromis assez compliqué. La France aurait voulu, comme au Mali, une mission de l’ONU qu’elle viendrait appuyer. Mais, vu la résistance de l’Union africaine, cette option d’envoi d’une mission des Nations unies sera rediscutée dans trois mois. Entre-temps, l’Union africaine déploiera une mission de 6000 hommes (Misca) qui remplacera les Forces africaines de la Communauté d’Afrique centrale (Fomac), actuellement présentes avec 1400 soldats. La France, de son côté, a reçu l’aval du Conseil de sécurité pour lancer une opération parallèle au Misca ».(5)

 

«Le même vendredi 6 décembre conclut Tony Busselen, Hollande préside un sommet à l’Elysée où sont invités 53 gouvernements africains. Lors de ce sommet, Hollande lance la proposition d’entraîner 20 000 soldats par an pour une force de l’Union africaine. (..) La France veut ainsi affaiblir l’Union africaine et renforcer des structures régionales plus contrôlables. Ces événements cadrent donc bien avec une stratégie visant à retrouver une hégémonie économique dans la région, aujourd’hui menacée par la montée de l’influence de pays émergents comme la Chine et l’Inde. Pas exactement une «intervention sans intérêts», donc (…) Si, aujourd’hui, la République centrafricaine est complètement K.O. et que l’anarchie y règne, c’est en grande partie la France qui en est responsable. Sur le plan économique aussi, le pays n’a jamais cessé de dépendre de la France. Ainsi, la société d’énergie française Areva décidait en 2010 de reporter l’exploitation de la mine d’uranium de Bakouma jusqu’au moment où le prix de l’uranium allait augmenter. De même, la politique monétaire du pays est définie à Paris par la Banque de France…» (5)

 

Conclusion

 

En 2050, le quart du monde sera africain. Ce qui positionne le continent qui regorge de richesse comme une destination incontournable des prédateurs. Cinquante ans après, le destin de l’Afrique est toujours décidé dans les anciennes officines. On est en droit de se demander si le temps de la Françafrique est révolu. C’est un fait, durant ce cinquantenaire, que l’Afrique n’a jamais connu la paix du fait des interférences des anciennes puissances coloniales, de la rareté des matières premières dont l’Afrique regorge et de l’apparition de nouveaux acteurs qui font à l’Afrique des propositions qu’elle ne peut pas refuser.

 

Devant toutes ces avanies, que pense-t-on que l’Afrique fait? Coordonne-t-elle en vue d’une sécurité alimentaire? En vue d’une médecine de qualité? Etudie-t-elle un développement endogène? Demande-t-elle qu’on la laisse en paix en alimentant en armes des belligérants ou en soutenant des tyrans qui refusent l’alternance? Rien de tout cela, sa «force d’action rapide» avec les armes des Occidentaux est devenue une vue de l’esprit. A titre d’exemple, le Tchad d’Idris Deby joue les chiens de garde de la France tant qu’il est en odeur de sainteté jusqu’au prochain coup d’Etat. La politique française concernant ses «colonies», quel que soit le président a une longévité remarquable. Les pays francophones-anciens ont tous des dictateurs adoubés par Paris.

 

En  définitive au juste, pourquoi ce  nouveau conflit? Apparemment l’excuse d’ingérence humanitaire est toute trouvée. Cette fois çi c’est le conflit religieux qui est mis en avant. Pendant ce temps les mêmes médias qui diabolisent avec une géométrie variable nous parle du Sud Soudan -arraché au Soudan-, qui se déchire pour le pétrole. Il y aurait des milliers de morts, une famine épouvantable et personne ne bouge si ce n’est Ban Ki Moon qui présente sa bourse vide  pour recueillir l’aumône, auprès  des pays riches en vain. Ainsi va le Monde.

 

Professeur Chems Eddine Chitour

 

Ecole Polytechnique e np-edu.dz

Lu pour vous : Le drame de la Centrafrique :Une autre prédation humanitaire occidentale
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Centrafrique-Presse.com
28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 01:31

 

 

 

 

 

 

http://www.france24.com  26/12/2013

 

Les 850 soldats tchadiens de la Misca sont mis en cause dans plusieurs incidents récents à Bangui et accusés de complicité avec l'ex-rébellion Séléka. Une situation qui rend la tâche des forces françaises plus compliquée.

 

"On commence à avoir de vrais problèmes avec nos amis tchadiens en Centrafrique". Ces propos tenus par un diplomate français, et repris par France Info jeudi 26 décembre, pointent du doigt le rôle flou des850 soldats tchadiens aguerris. N'Djamena est pourtant un partenaire incontournable de la France au sein de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), dont le déploiement a débuté début décembre.

 

Mercredi 25 décembre, journée marquée par des tirs et des détonations à Bangui, six soldats tchadiens ont été tués dans le quartier Gobongo, non loin de l'aéroport, dans des conditions encore indéterminées. Selon notre envoyé spécial dans la capitale centrafricaine, Nicolas Germain, des habitants parlent d'une attaque de miliciens "anti-balaka", ces milices chrétiennes d'auto-défense qui accusent le Tchad d’avoir aidé le président Michel Djotodia à prendre le pouvoir en mars 2013.


"Nous intervenons pour la paix en Centrafrique"

 

Deux jours plus tôt, des soldats tchadiens avaient lancé, dans un quartier nord de Bangui, une grenade en direction de militaires burundais de la Misca qui venaient d'intercepter six ex-rebelles Séléka. Selon le chef du contingent burundais, le lieutenant-colonel Pontien Hakizimana, ses hommes ont répliqué, blessant trois Tchadiens. "Les soldats tchadiens sont repartis avec les six ex-Séléka, en tirant dans tous les sens", puis ils "sont revenus en force dans l'après-midi et ont attaqué nos positions, mais nous les avons repoussés sans aucun problème", a-t-il rapporté.


Interrogé sur FRANCE 24, l’ambassadeur tchadien à Paris, Hissein Brahim Taha, a réfuté l’idée "d’accrochages" au sein même de la Misca, qui a ouvert une commission d’enquête pour déterminer les circonstances de ces tirs entre ses deux contingents. "Nos forces ne sont pas incontrôlées, a rappelé le diplomate. Nous intervenons pour la paix en Centrafrique".

 

Le matin même, une patrouille tchadienne avait déjà brièvement ouvert le feu - sous l'œil de journalistes - sur des manifestants anti-Séléka devant l'aéroport, faisant un mort. Pourtant, le président Djotodia a assuré que le contingent tchadien n'était pas responsable. "Les deux troupes [tchadiennes] ont été attaquées par les anti-balaka (milices d'auto-défense chrétiennes)’’, a-t-il affirmé.

 

"L'armée tchadienne n'a rien à voir avec la Séléka"

 

Ces derniers incidents ont nourri le ressentiment des Centrafricains, composés à 80 % de chrétiens, à l’égard des Tchadiens, majoritairement musulmans. Interrogé sur la question, Hissein Brahim Taha a évoqué une "manipulation de la population civile par les politiques centrafricains, et notamment l’ancien président Bozizé, qui cherchent à discréditer nos forces". L'ambassadeur tchadien en France n'a toutefois pas nié que la Séléka était composée de mercenaires tchadiens, mais a affirmé qu’ "ils n’avaient rien à voir avec notre armée".

 

Le sentiment anti-tchadien s’explique aussi par le rôle trouble tenu par le voisin tchadien, qui tient un rôle influent sur les différents présidents centrafricains depuis deux décennies. Sans compter les intérêts pétroliers tchadiens le long de la frontière centrafricaine que N’Djamena cherche à protéger.

 

De nombreux observateurs à Bangui s’accordent pour dire que les soldats tchadiens sont en train de devenir un facteur d'instabilité dans la capitale centrafricaine. Leur redéploiement vers les confins du nord, régions frontalières du Tchad et du Soudan, qui doit se faire dans les prochains jours devrait apaiser les tensions avec les populations locales,  parmi lesquelles vivent de nombreux Tchadiens.

Avec AFP

Centrafrique : le rôle ambigu du contingent tchadien de la Misca
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Centrafrique-Presse.com
28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 01:15

 

 

 

 

 

 

Edité par R.P


http://lci.tf1.fr  le 27 décembre 2013 à 08h58 , mis à jour le 27 décembre 2013 à 09h24.

 

"Les effectifs sont insuffisants et surtout la question de la date ne doit jamais être évoquée", a affirmé vendredi matin sur RTL l'ancien ministre de la Défense UMP.

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Alors que la tension reste très vive en Centrafrique trois semaines après l'arrivée de quelque 1.600 soldats français, l'ancien ministre de la Défense de Nicolas Sarkozy continue de soutenir la décision de François Hollande mais donne son diagnostic. Selon Gérard Longuet, le nombre de soldats déployés est "insuffisant pour rétablir la sécurité dans le pays". Par ailleurs, il estime dangereux de fixer une date de fin de l'intervention. "Les effectifs sont insuffisants et surtout la question de la date ne doit jamais être évoquée", a-t-il ajouté. "Quand vous dites à votre adversaire (...) 'on est là mais on va partir', que fait-il ? Il attend tranquillement que vous partiez."

 
En conseil des ministres lundi, le chef de l'Etat François Hollande avait rappelé que la présence des troupes françaises était "limitée dans le temps et dans l'ampleur". La fin de l'intervention militaire française, initialement prévue pour durer six mois, n'est aujourd'hui d'ailleurs plus évoquée avec précision. 


L'envoi de casques bleus risqué

 
L'ancien ministre de la Défense se montre également réservé sur l'envoi de casques bleus en Centrafrique, une option prônée par l'archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga et le président de la communauté islamique de la République centrafricaine, l'imam Omar Kobine Layama, dans une tribune publiée dans Le Monde. "Si on envoyait des casques bleus qui aient une culture de l'impartialité (...), ce serait formidable, malheureusement il n'y a pas beaucoup de réservoir dans la matière", a-t-il dit. "Avant d'être des soldats des Nations unies, ce sont des soldats qui ont des histoires, en particulier les Tchadiens."

 
Des soldats tchadiens de la force Misca ont été ces derniers jours impliqués dans des incidents, notamment des tirs contre des soldats burundais. Les militaires tchadiens sont accusés par une partie de la population centrafricaine de soutenir les combattants de la Séléka, auteurs d'une série d'exactions depuis le mois de mars. "Il faudrait que les Nations unies acceptent l'idée que sur certains territoires il vaut mieux des unités qui soient complètement indépendantes des réalités locales", a dit Gérard Longuet. "Ça peut être sympathique de mettre des Africains en Afrique mais dans une affaire qui s'apparente à une guerre civile, c'est prendre parti d'un camp pour un autre car chaque pays a des intérêts", a-t-il ajouté.  

Centrafrique : "Les effectifs sont insuffisants", déplore Longuet
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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 00:51

 

 

 

 

Afrique Education du 16 au 31 décembre 2013

Michel Djotodia parle.... Interview à lire dans Afrique Education du 16 au 31 décembre 2013
Michel Djotodia parle.... Interview à lire dans Afrique Education du 16 au 31 décembre 2013
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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 00:36

 

 

 

 

MOUVEMENT DEMOCRATIQUE POUR LA RENAISSANCE ET L’EVOLUTION DE CENTRAFRIQUE

                              M. D .R . E . C. Mbi Yeke Zo

 

                                     Liberté – Persévérance – Progrès

 

                                           Email : lepartimdrec@yahoo.fr

 

 Siège National : BOEING - Quartier ALI, Bimbo IV – R.C.A. Tél. Portable (236) 75.50.96.94

 

COMMUNIQUE

 

Le mardi 24 décembre 2013 à 10 heures 35 minutes, alors que le Démocrate Joseph BENDOUNGA, Président du  MDREC, marchait au centre-ville, il avait croisé la colonne de marche des gens qui se disaient musulmans avec des banderoles sur lesquels on pouvait lire : nous voulons la paix, non à Sangaris etc.  

 

Lorsqu’ils ont aperçu le Démocrate Joseph BENDOUNGA, ils se sont arrêtés, ils l’ont injurié et promis de le tuer. Rapidement comme des charognards assoiffés de sang, une vingtaine de ces marcheurs pour la paix ont dégainé des couteaux cachés sous leurs habits et ils ont couru vers lui en vociférant des insanités pour l’assassiner.

 

Rapidement, le Démocrate Joseph BENDOUNGA a trouvé refuge dans un cyber café qui fait également office de guichet de Western Union qui se trouve à sa portée, au réez de chaussé de l’immeuble La PAIX. Les excités de la fameuse marche pacifique de la communauté musulmane ont assiégé le cyber café pendant une heure.

 

Le Démocrate Joseph BENDOUNGA effleuré très légèrement au bras gauche par un couteau a été protégé par ses concitoyens et le personnel du cyber café qui ont fermé la porte d’entrée et fait écran entre ses agresseurs et lui.  

 

Ce ne sera qu’à 11 heures 10 minutes, que les éléments MISCA du contingent congolais en faction à l’ambassade du Congo ont exfiltré le Démocrate Joseph BENDOUNGA du cyber café pour le conduire à la chancellerie congolaise.

 

Cette agression stupide à l’alkaïda avec un goût amère d’intégrisme islamique débridé emmène le MDREC à s’interroger avec dégoût à haute et intelligible voix :

 

1 – Que font des hommes armés dans une foule de prétendus musulmans qui marchent pour la paix ?                                                                               

 

 2 – Comment des gens qui marchent pour la paix ont-ils des armes cachées sous leurs habits ?                                            

 

 3 – Comment les organisateurs de cette marche dont, Sieur WANANGA KABARA ont-ils accepté des gens armés en leurs seins surtout qu’ils se disent croyants et fils d’ALLAH, le miséricordieux et créateur de tous les humains ?  

                                                                       

Le MDREC, à la lumière de cet acte de barbarie indigne des gens qui se croient musulmans, alors qu’ils ne le sont pas parce que l’Islam est une religion de tolérance, d’amour, de paix, de compassion et non un instrument de manipulation au service d’une bande de criminels assoiffés de sang et de voyous incultes.

 

Le MDREC rappelle à ces extrémistes que les actions politiques de BENDOUNGA contre les dictateurs et bourreaux du peuple en faveur de la justice, la paix, l’unité, la renaissance de la RCA et la démocratie sont pacifiques et légales.

 

Le MDREC demande avec force à Sieur DJOTODIA AM NONDROKO Michel, chef rebelle de SELEKA et ses acolytes  qui ont instrumentalisé l’islam pour des fins politiques de comprendre que tôt ou tard, ils seront rattrapés par la justice. Seule la démission de DJOTODIA ramènera la paix en Centrafrique, car DJOTODIA est le mal qui mine la RCA et le seul remède à ce mal est son départ immédiat et sans condition du pouvoir.  

 

Le MDREC réaffirme à tous les MUSULMANS, le respect de leur choix confessionnel. Il rappelle très fraternellement à tous les musulmans de Centrafrique, que le Démocrate Joseph BENDOUNGA, Président du MDREC est le frère de tous les musulmans du monde et encore plus de ceux de la RCA avec qui ils ont en partage : une seule langue le Sango, une seule patrie la RCA et le même sang coule dans leur veines car, ils sont tous les enfants d’un seul DIEU.

 

Fait à Bangui, le 26 décembre 2013

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA

 

 

 

    MOUVEMENT DEMOCRATIQUE POUR LA RENAISSANCE  ET L’EVOLUTION DE CENTRAFRIQUE

                              

M. D .R . E . C. Mbi Yeke Zo

                                    

 Liberté – Persévérance – Progrès

                                          

 Email : lepartimdrec@yahoo.fr

 

 Siège National : BOEING - Quartier ALI, Bimbo IV – R.C.A. Tél. Portable (236) 75.50.96.94

 

Appel solennel du Démocrate Joseph  BENDOUNGA, Président du MDREC à tout le PEUPLE CENTRAFRICAIN, le 21 décembre 2013

 

Filles et Fils de la République Centrafricaine, l’heure est très grave.

 

Depuis la période de nos ancêtres en passant par l’ère coloniale (Oubangui – Chari) pour arriver à l’indépendance de la République Centrafricaine, jamais et jamais notre beau et cher pays n’a vécu une crise sociale, politique, économique et inter confessionnelle comme nous le vivons aujourd’hui avec DJOTODIA.

 

La RCA était jadis : le sese ti siriri, sese ti mosoro et la Suisse africaine. La RCA était la terre de Zo kwe ZoLe même sang coule dans les veines de tous ses enfants, qui ont en partage, une seule langue : le SANGO.

 

Que vous soyez de : l’Est, l’Ouest, le Nord, le Sud, Bangui ou le Centre, vous le parlez avec ou sans accent de l’un des patois de l’ethnie dont vous êtes issus. Nos frères des autres pays le parlent avec leurs différents accents.

 

Malheureusement, force est de constater que cette cohésion sociale a été ébranlée depuis le 10 décembre 2012, lorsque le chef rebelle de la coalition SELEKA, Sieur Michel DJOTODIA AM NONDROKO et ses complices ont recruté les mercenaires tchadiens et les DJANDJAWIDES soudanais tous arabophones pour renverser le Général d’opérette François BOZIZE.

 

Au lieu de sécuriser les villes conquises, DJOTODIA AM NONDROKO Michel et ses complices ont semé la désolation et la division sur leurs passages. En un an et 11 jours, DJOTODIA en bon diable a plongé la RCA dans un chao total. La RCA n’existe plus et comme le malheur ne vient jamais seul, ses enfants s’entretuent.

 

Filles et fils de Centrafrique, il ne vous reste qu’une seule chose à faire : chasser immédiatement le despote et criminel de guerre DJOTODI AM NONDROKO Michel et tous ses complices.

 

Vous devez les arrêter et les juger pour crimes contre l’humanité, crimes de guerre, assassinats ciblés, pillage et destructions massives planifiées des patrimoines de l’Etat ainsi que des populations, les violations des accords de Libreville et de la Charte Constitutionnelle de Transition.

 

Chrétiens et musulmans marchez ensemble, le mercredi 25 décembre 2013 pour chasser DJOTODIA du pouvoir.

 

Chrétiens et musulmans cessez de vous entretuer. DIEU pour les chrétiens et ALLAH pour les musulmans est amour et miséricorde.

 

Rien ne doit diviser les Centrafricains qui n’attendent qu’un Président de la République compétent et éclairé pour jeter les bases de son développement.

 

Idris DEBY ITNO, Président du Tchad est désormais devant ses responsabilités de pyromane en RCA, il doit les assumer.

 

Centrafricaines, Centrafricains ressaisissez-vous, car DJOTODIA qui n’a aucune base et programme politique pour la RCA et son peuple vous divise pour régner, piller et assouvir sa soif du pouvoir.  

La MISCA comme la France sont venues pour vous protéger et sécuriser la RCA. Aidez la MISCA et la FRANCE à sécuriser notre pays qui n’existe plus, depuis que la coalition SELEKA a pris les pouvoirs de l’Etat, le 24 mars 2013.

 

Aucun développement ne peut se faire en République Centrafricaine sans la justice, la paix, la cohésion sociale et la concorde nationale. DJOTODIA doit démissionner où vous le chassez du pouvoir pour que la RCA renaisse de ses cendres et retrouver sa place dans le concert des nations pour sa prospérité et le bonheur de son PEUPLE uni dans l’amour, la fraternité et le travail.

 

Le Président du MDREC 

 

Démocrate Joseph BENDOUNGA    

 

 

Joseph Bendounga se dit avoir été menacé de mort
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 23:43

 

 

 

 

 

 

Bangui, le 27 décembre 2013:  Le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) en République centrafricaine (RCA) et Chef de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA), le Général Jean-Marie Michel Mokoko, condamne fermement l’attaque perpétrée, dans la nuit du 26 décembre 2013,  par des éléments armés non identifiés, contre une unité de police constituée (UPC) du Congo appartenant à la MISCA, alors qu'elle patrouillait dans le centre-ville de Bangui. Au cours de l'échange de feu qui a suivi, deux membres de l'UPC ont trouvé la mort, cependant que quatre autres ont été blessés.

 

Le Représentant spécial tient à réaffirmer la détermination de la MISCA à mettre en œuvre son mandat de protection des populations civiles centrafricaines et à prendre toutes les disposions requises à cet effet.  Il présente ses condoléances aux familles des policiers morts dans l’accomplissement de leur mission de paix, ainsi qu'au Gouvernement congolais, et souhaite prompt rétablissement aux  blessés.

 

http://www.peaceau.org/fr/article/communique-de-presse-le-representant-special-de-l-union-africaine-en-rca-condamne-l-attaque-perpetree-contre-une-unite-de-police-de-la-misca#sthash.fM7mywAB.dpuf

Le Représentant spécial de l'Union africaine en RCA condamne l’attaque perpétrée contre une unité de police de la MISCA
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 22:34

 

 

 

 

 

 

 

RFI  vendredi 27 décembre 2013 à 20:14

 

Ce vendredi, on a observé une présence militaire française massive dans les rues de Bangui, où des tirs ont encore retenti durant la nuit dernière aux abords immédiats du palais présidentiel. La Croix-Rouge assure ne pas encore disposer d'un bilan complet des violences de ces derniers jours. Depuis le début de la semaine, une centaine de corps ont été retrouvés dans la ville, où un certain calme semble néanmoins être revenu.

 

Un calme relatif a régné ce vendredi à Bangui. Quelques tirs sporadiques étaient encore signalés dans les quartiers nord de Bangui, mais cet après-midi, le calme est revenu à peu près partout. « C'est un calme très incertain », nous disait cependant un habitant du centre.

 

Les gens ne sortent pas. Ils ont encore peur après les affrontements violents qui ont secoué jeudi soir les abords du palais présidentiel et dans lesquels deux éléments congolais de la force africaine ont été tués. A ce sujet, le patron de la Misca, le général Mokoko, a affirmé ce vendredi soir sur RFI qu'ils ont été tués par la garde présidentielle. Voici son récit :

 

« J'ai reçu personnellement un coup de téléphone du chef de l'Etat faisant état du fait que sa résidence était attaquée. L'une de nos unités avancées, en l'occurence l'unité de police congolaise, s'est retrouvée pratiquement face aux derniers éléments de la présidence, qui ont la responsabilité de la sécurité du périmètre présidentielle. Et c'est à ce moment-là qu'on a vu débouler un camion Seleka qui s'en est pris à une sentinelle qui était là. Et quand l'officier congolais, et deux ou trois de ses éléments, sont sortis pour s'enquérir de la situation, les Seleka ont ouvert le feu et il y a eu riposte. »

 

Et d'ajouter : « Ce que je constate sur le terrain, c'est que les unités qui sont venues pour aider ce pays à sortir de l'ornière sont attaqués. Et cette fois-ci, par des éléments de la sécurité présidentielle. C'est tout à fait inacceptable et intolérable. J'ai donné l'ordre que désormais, puisque nous sommes sous le régime de couvre-feu, s'ils s'aventurent à rentrer dans le dispositif de la Misca, ils seront tout simplement détruit. »

 

Au moins un civil a perdu la vie

 

Après ces combats nocturnes, qui ont aussi coûté vie à deux éléments de la Seleka, la plupart des magasins sont restés fermés ce vendredi. Presque aucune circulation non plus dans les rues de Bangui, mis à part les patrouilles de blindés français de l'opération Sangaris, et celles de la Misca.

 

C'est d'ailleurs au passage d'un convoi de la force africaine qu'au moins un civil a perdu la vie ce vendredi matin dans le quartier PK9. Des éléments tchadiens escortant des civils tentant de fuir la ville après les violences da la veille ont été pris à partie par des habitants au niveau de PK9.

 

Ces heurts ont causé la mort d'un civil et blessé au moins deux enfants. Ce vendredi soir, beaucoup à Bangui craignaient une reprise des violences. Dans les quartiers PK5 et PK13 notamment, des barrages de jeunes armés de machettes sont signalés, pour se protéger - disent-ils - dans la perspective de nouvelles attaques dans la nuit.

 


François Hollande s'est entretenu ce vendredi avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, auquel il a demandé que les Nations unies « jouent un rôle plus important encore dans la période de transition en Centrafrique », a rapporté la présidence de la République française. Le président français a souligné que « l'action de la France visait à protéger l'ensemble de la population centrafricaine des exactions commises à son encontre, sans discrimination », souligne la présidence dans un communiqué.

 

Centrafrique : retour au calme précaire à Bangui
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 21:53

 

 

 

 

 


NEW YORK - AFP / 27 décembre 2013 21h48 - Les Nations unies ont annoncé vendredi qu'elles comptaient intensifier les préparatifs sur l'éventuel déploiement d'une force de maintien de la paix en Centrafrique.


Des consultations supplémentaires entre des membres du Conseil de sécurité et l'Union africaine vont avoir lieu très rapidement dans les prochains jours, a indiqué l'ONU dans un communiqué. Le président français François Hollande a demandé vendredi à l'ONU de jouer un rôle plus important en Centrafrique où le bilan des violences ne cesse de s'alourdir.


Lors du vote du Conseil de sécurité de l'ONU donnant mandat à la France pour intervenir en Centrafrique, le 5 décembre, la résolution envisageait la transformation de la Misca en force de maintien de la paix de l'ONU, mais à condition que le Conseil donne son feu vert.


De source proche du président français, on rappelle que le secrétaire général de l'ONU doit rédiger au plus tard dans les trois mois un rapport sur la transformation éventuelle de la Misca en une opération de maintien de la paix des Nations unies.

Selon des diplomates, M. Ban pourrait envoyer une force de maintien de la paix d'urgence, dont les effectifs seraient prélevés sur d'autres missions pour aider les troupes françaises et africaines à contenir les violences qui ont déjà fait plus de 1.000 morts.


Et dans son communiqué, l'ONU explique: ainsi que le Conseil de sécurité l'a demandé, les Nations unies ont déjà commencé à étudier les contingents et à préparer l'éventuelle transformation de la Misca en une mission de maintien de la paix de l'ONU. 



(©) 

Casques bleus en Centrafrique : l'ONU va intensifier les préparatifs
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 21:24

 

 

 

 

 

 

 

http://www.dw.de  27.12.2013

 

Des tirs d'origine indéterminée ont encore été entendus dans plusieurs quartiers à Bangui. La confusion règne dans la capitale, les populations fuient. Les autorités de Bangui pointent du doigt l'ancien président Bozizé.

 

Pas un jour ne passe sans que les armes ne crépitent en République centrafricaine, particulièrement dans la capitale Bangui, et ce malgré la présence de la force africaine, la Misca, et des militaires français de l'opération Sangaris. Les violences continuent de provoquer d'importants déplacements de populations à Bangui et dans le reste du pays.

 

La situation sécuritaire dépasse apparemment les autorités actuelles qui pointent du doigt le camp de l'ancien président, François Bozizé. « Il y a la main cachée de François Bozizé derrière à juste titre et à raison parce que c'est lui qui se réclame d'être le lieutenant coordinateur des anti-Balaka... » a déclaré Nicaise Samedi, l'un des conseillers du président Michel Djotodia.

 

Les milices font régner leurs lois

 

Aujourd'hui le pays semble divisé en deux entre les ex-Seleka d'un côté et les Anti-Balaka de l'autre. Mais pour Hyacinthe Gbiégba, l'un des responsables de la société civile, il est difficile de voir derrière les violences la main de l'ancien président« Je ne peux pas vous garantir avec certitude que c'est l'ancien Président François Bozizé qui est derrière cette situation. Mais je sais que les anti-Balaka sont une force nuisibles qui sont en train de nous indisposer comme l'ont fait les Séléka auprès de la population... »

 

Le chaos est omniprésent dans le pays

 

Francois Bozizé l'avait dit, après lui se serait le chaos. Malheureusement le fil des événements semble lui donner raison. Certains observateurs craignent l'enlisement après la découverte hier d'un charnier à Bangui, proche d'une base de la garde présidentielle. Selon le procureur de Bangui, la fosse contenait au moins une trentaine de cadavres, dont certains étaient ligotés.

 

Selon l'Onu, près de 710.000 déplacés ont été recensés sur tout le territoire depuis le début des violences confessionnelles, dont 214.000 à Bangui et 40.000 à Bossangoa. Des chiffres qui seraient en train de monter selon un porte-parole du HCR.

Lu pour vous : La confusion règne toujours en Centrafrique
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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 20:24

 

 

 

 

 

 


PARIS - AFP / 27 décembre 2013 19h34 - François Hollande s'est entretenu vendredi par téléphone avec le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, auquel il a demandé que les Nations Unies jouent un rôle plus important encore dans la période de transition en Centrafrique, a rapporté la présidence de la République française.

François Hollande a aussi souligné que l'action de la France visait à protéger l'ensemble de la population centrafricaine des exactions commises à son encontre, sans discrimination.


Enfin le président français a souhaité que les Nations unies jouent un rôle plus important encore dans la période de transition en Centrafrique, selon le communiqué.

Le président français a remercié le chef de l'ONU pour l'action déployée par les Nations unies en vue de renforcer la force africaine sur place, la Misca, écrit la présidence dans un communiqué.


La présence militaire française était massive vendredi dans les rues de Bangui où des tirs ont encore retenti durant la nuit, alimentant la confusion parmi la population, le bilan des violences ne cessant de s'alourdir.


La Croix-Rouge ne dispose pas d'un bilan complet, mais certaines estimations font état d'un millier de personnes tuées par balle ou à l'arme blanche en Centrafrique, depuis le 5 décembre.


Depuis le début de l'intervention française, les violences interconfessionnelles se sont multipliées entre les milices chrétiennes anti-balaka (anti-machette, en langue sango) et la Séléka, l'ex-rébellion majoritairement musulmane qui a chassé le président François Bozizé en mars 2013.



(©)

Hollande appelle l'ONU à jouer un rôle plus important en Centrafrique
Hollande appelle l'ONU à jouer un rôle plus important en Centrafrique
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