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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 10:06

 

 

 

 

http://cameroonvoice.com   

 

Le Messager  21/05/2013 01:32:20

 

«...Nous n’avons aucune intention de déstabiliser le Cameroun et vice versa»

 

Le président de la transition en République centrafricaine en visite en Guinée équatoriale était face à la presse



Le président de la transition en République centrafricaine (Rca) en visite en Guinée équatoriale du 17 au 18 mai 2013, s’est prêté au jeu des questions-réponses de la presse panafricaine invitée par le président de la République de la Guinée équatoriale, Obiang Nguema Mbasogo, en marge de la campagne électorale sénatoriale, législative et municipale qui culmine le 26 mai par le vote proprement dit.

 

Qu’est-ce qui justifie votre présence en Guinée équatoriale ?

 

C’est une joie immense de me retrouver à Malabo. Nous sommes venus présenter notre sentiment de gratitude au peuple frère de la Guinée équatoriale et à son illustre guide, Obiang Nguema Mbasogo. La République centrafricaine est membre la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale(Cemac, Ndlr) et membre de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Ceeac). A ce titre, il est de mon devoir de passer dans les capitales des pays membres de ces zones pour leur dire merci et profiter pour exposer  à leurs chefs d’Etat nos problèmes. Je puis vous dire, qu’ils sont prêts à nous accompagner dans la gestion de la transition qui est consensuelle.

 

Avant votre séjour en Guinée équatoriale, vous avez été reçu à Libreville par le président Ali Bongo, à Ndjamena au Tchad par Idriss Deby Itno.  Mais vous n’êtes pas arrivé à Yaoundé. Est-ce en raison de la présence de François Bozizé ou y a-t-il un problème entre le Cameroun et la Rca ?

 

Vous savez, l’agenda de mon frère Paul Biya du Cameroun est chargé ces jours-ci. C’est la raison pour laquelle, nous n’avons pas encore pu le rencontrer. C’est l’occasion pour moi, d’affirmer haut et fort qu’il n’y a aucun problème entre la Rca et le Cameroun. Nous n’avons aucune intention de déstabiliser le Cameroun et vice versa.  Nous avons déploré un incident survenu au niveau de la frontière entre les deux pays qui sont frères et possèdent beaucoup de similitudes. Je pense que Monsieur Bozizé ne va pas rester éternellement au Cameroun. En temps opportun, il partira de là. Des démarches sont faites.

 

Quelle est la situation sécuritaire en République centrafricaine au moment de votre départ, surtout que ces dernières semaines, l’on a enregistré des exactions des éléments de la Séleka, aussi bien à l’intérieur du pays qu’à la frontière avec le Cameroun par exemple?

 

La sécurité revient peu à peu. Depuis environ deux semaines, il n’y a plus de vols, de viols, de braquages ou encore des coups de feu. Progressivement, la paix s’installe jusqu’à l’arrière-pays à l’exception du Nord-est où quelques forces sévissent encore.  Globalement, le calme et la stabilité reviennent. Pour préserver cet acquis, nous avons lancé le 13 mai dernier, l’opération de cantonnement de nos hommes. Nous avons prescrit un délai de trois mois aux forces de la Lra pour déposer les armes. Ils le savent et nous savons où ils se trouvent.  Nous allons les déloger en cas de nécessité. Après le cantonnement, nous allons affecter des instructeurs pour la formation de nos forces de la Séleka qui vont constituer les forces armées centrafricaines. Nous allons aussi désigner un secrétaire par cantonnement qui sera chargé d’enregistrer ceux qui veulent désarmer, toutes choses indispensables au recrutement de nouveaux hommes qui va suivre.

 

Quels sont les rapports que vous entretenez avec l’Union africaine qui a condamné le coup de force que vous avez opéré et suspendu la Rca ?

 

Nous n’avons rien contre l’Union africaine qui est notre organisation. Nous espérons qu’en temps opportun, l’Union africaine pourra reconsidérer sa position et lever la suspension de la Rca. Nous allons nous employer à discuter avec les responsables de l’Union africaine et mes pairs afin que la Rca retrouve la place qui est la sienne au sein de cette organisation panafricaine.



Qu’est-ce qui garantit que la Rca ne va plus vivre le spectacle de coups d’Etat de plus en plus récurrent ces décennies ?

 

Il est bien vrai que nous sommes arrivés au pouvoir par les mêmes moyens que notre prédécesseur a utilisés. Mais nous avons tendu la main à Bozizé car nous voulons la paix. C’est dans ce cadre que la rencontre de Libreville a servi de balises. Nous étions alors mus par la recherche de la paix. Nous voulions que Bozizé écoute la voix de la raison.  Bozizé n’a pas voulu coopérer. Nous voulons que l’économie centrafricaine redémarre. Mais il a refusé de nous écouter. Bozizé avait l’intention de se représenter comme candidat à la magistrature suprême en 2016. Nous avions les armes et nous ne pouvions l’admettre. Vous à notre place, que feriez-vous ? Nous avons mis sur pied depuis Libreville une transition consensuelle qui est garante de la stabilité et de la cohésion nationale. Nous nous sommes engagés à ramener la paix, la liberté d’expression sera garantie. Je voudrais vous exhortez à ramener chez-vous l’image vraie de ce pays (Guinée équatoriale, Ndlr) qui vous a accueillis.

 

Propos recueillis par Alain NJIPOU, envoyé spécial à Malabo

Michel Djotodia : «Bozizé ne va pas rester éternellement au Cameroun»
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Centrafrique-Presse.com
20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 23:16

 

 

  

 

 

APA-Libreville (Gabon) 2013-05-20 12:49:21

 

 

Le Gabon, à travers l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), appuiera la République centrafricaine (RCA) dans la mise en place d’un cadre juridique, institutionnel et opérationnel de gestion de ses aires protégées, actuellement menacées par le braconnage d’éléphants à grande échelle, a-t-on appris de source officielle.

 


Selon un communiqué de la présidence de la république gabonaise publié lundi, cette assurance provient de ce que Libreville a été sollicité jeudi dernier, par le président centrafricain, Michel Djotodia en personne lors d'un bref séjour dans la capitale gabonaise où il a rencontré le chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba.



Au moins 26 éléphants ont été tués dans le parc national Dzanga Sangha au début du mois dans la forêt de Dzanga Bai, un site du patrimoine mondial dans le sud-ouest de la République centrafricaine. 



Le "Dzanga Bai" est une grande clairière de forêt, unique au monde, où entre 50 et 200 éléphants se rassemblent tous les jours pour puiser les sels minéraux présents dans le sol. 



‘'La première fois que j'ai visité Dzanga Bai, j'ai été immédiatement captivé par l'une des merveilles naturelles les plus fascinantes du monde'', a déclaré le professeur Lee White, secrétaire exécutif de l'ANPN, ajoutant que ‘'c'est un de ces endroits que chaque être humain devrait avoir vu une fois dans sa vie. Il est officiellement reconnu comme un site du patrimoine mondial, et notre monde ne serait plus le même si nous perdions un trésor naturel tel que le Dzanga Bai''. 



Ces dernières semaines, cette région a connu un braconnage si intense que la loi et l'ordre n'ont pu y être maintenus. Certaines de ces attaques sont aussi le fait des braconniers locaux qui ont profité de la situation. 



Une délégation de l'ANPN dirigée par Mike Fay, le conseiller spécial du président de la République gabonaise qui a participé à la classification du parc national de Dzanga-Ndoki il y a 30 ans, a été envoyée le 16 mai à Bayanga en RCA afin de travailler avec le gouvernement sur une stratégie pour sécuriser la zone et rétablir les activités de conservation.

 

La délégation a fait savoir que la sécurité était actuellement revenue dans la zone. Le travail de restauration de la protection du parc et de sa richesse doit être entamé sans tarder. 



‘'Il faut immédiatement lancer des actions de protection et appuyer les capacités des agents'', a indiqué Richard Ruggiero, du Service de la Vie sauvage du gouvernement américain (US Fish and Wildlife Service). ‘'En protégeant les éléphants, on protège les populations locales par la création de pôles de bonne gouvernance. La coopération internationale vient en aide aux humains comme aux animaux ‘'. 



Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a exprimé l'espoir que les organisations sous régionales de coopération et de préservation de l'environnement (CEEAC, COMIFAC, RAPAC) et les organisations non gouvernementales de conservation vont accompagner le Gabon et la République centrafricaine pour répondre à ce défi. 

 


‘'Il y a un lien direct entre l'ivoire tâchée de sang et la stabilité en Afrique. Ainsi ce drame dépasse la simple question de l'environnement'', a indiqué le président gabonais. ‘'Nous devons tous travailler ensemble pour restaurer la bonne gouvernance en République centrafricaine, protégeant tout à la fois les populations et la biodiversité'', a-t-il exhorté. 



Une étude publiée dans le journal PLOS ONE1 confirme que l'Afrique a perdu plus de 60% de ses éléphants de forêt ces 10 dernières années. La situation est plus qu'alarmante : il s'agit rien de moins que de la disparition annoncée d'une espèce emblématique de la surface de la terre. 



Le Gabon, qu'on pensait relativement protégé, a pourtant également été lourdement frappé par le braconnage. Une étude menée par l'ANPN en 2012 a révélé que depuis 2004, 17.500 éléphants de forêt ont été abattus dans le nord du pays.

 

 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=200480#sthash.MXnMMmxD.dpuf

Gestion des aires protégées : Libreville promet un appui à Bangui
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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 22:58

 

 

 

 

20 mai 2013 par Odile Tobner   Analyse

 

La République centrafricaine est un pays grand comme la France et comptant moins de six millions d’habitants, huit au km2. Entre savane et forêt, le pays ne manque pas de ressources agricoles. Son sous-sol est très riche en métaux précieux, minerais et énergies fossiles : diamant, uranium, pétrole. Cependant la Centrafrique est classée dans les dix pays les plus pauvres du monde en matière de développement humain.

 

Les causes de cette distorsion entre potentialités et réalité, qui caractérise tant d’États en Afrique, sont d’ordre historique et politique. La colonisation, du fait des exactions des grandes compagnies concessionnaires, a laissé un désert humain, assujetti ensuite à une tutelle néocoloniale constante. Aucun leader nationaliste n’a pu rester ou accéder au pouvoir. Après la rapide disparition de Barthélemy Boganda et la mise à l’écart d’Abel Goumba, le pays a connu surtout la férule de militaires centrafricains issus de l’armée française : Jean-Bedel Bokassa, au pouvoir de 1966 à 1979, ancien capitaine, vétéran des campagnes de France, d’Indochine et d’Algérie, puis André Kolingba, au pouvoir de 1981 à 1993, ancien enfant de troupe, élève puis officier de l’armée française. Ce dernier sera flanqué, cas extrême de tutelle coloniale, d’un « proconsul » en la personne du colonel des services français Jean-Claude Mantion, gouverneur de fait de Centrafrique de 1980 à 1993. La RCA est aussi alors un porte-avion français au cœur du continent, avec les bases de Bouar et de Bangui, qui ne seront évacuées qu’en 1998.

 

Vainqueur de la première élection dite démocratique, Ange-Félix Patassé, ancien ministre de Bokassa, échoue à gouverner un pays en proie au chaos et aux violences. L’armée française intervient à trois reprises en 1996 pour rétablir l’ordre, tandis que Barril assure la sécurité du président. Patassé tombera en 2003, après avoir en vain demandé le secours de la France, dont la passivité complice permet au général François Bozizé de prendre le pouvoir. C’est aussi le début d’une régionalisation du conflit, le Tchad d’Idriss Déby soutenant Bozizé, alors que les milices congolaises de Jean-Pierre Bemba se portent au secours de Patassé, au prix d’une guerre civile féconde en atrocités de part et d’autre.

 

En février 2013, le même scénario se reproduit, aux dépens cette fois de Bozizé, devenu encombrant en raison de ses excès de prédation et des faveurs qu’il accorde aux Chinois. Une nébuleuse de mouvements rebelles, la Séléka, s’empare de Bangui et chasse Bozizé. Leur chef, Michel Djotodia, se proclame président, alors qu’il est lui- même contesté au sein de la Séléka. François Hollande a lancé un « appel au calme ».

 

La France et l’UE ont fait de molles déclarations demandant « le respect des accords de Libreville », fruit d’une négociation tripartite entre le gouvernement, l’opposition et la rébellion visant à mettre fin au conflit - que Bozizé n’aurait pas appliqués. Pendant que Bangui est une nouvelle fois livrée au pillage, l’armée française, qui occupe l’aéroport pour « protéger les ressortissants étrangers », selon les termes consacrés, a tué deux citoyens indiens qui s’approchaient de l’aéroport. Le Drian a déclaré qu’on enquêterait sur cet incident ubuesque, qui offre une bonne illustration de l’absurdité qui prévaut depuis tant d’années en Centrafrique.

 

Cela fait maintenant plus d’un demi-siècle que les Centrafricains, appauvris et massacrés, souvent par centaines, par les chefs de clan qui se disputent un pouvoir privatisé, assistent impuissants à la mise à sac de leur territoire. Ils sont la quantité négligeable de l’histoire, dont les enjeux se jouent entre intérêts autrement importants, loin de l’Afrique, essentiellement à Paris. C’est là en effet qu’on a toujours décidé de soutenir ou d’éliminer tel ou tel potentat, telle ou telle faction, non selon leur malfaisance pour leur pays et leurs concitoyens, mais selon les services qu’ils sont susceptibles de rendre aux intérêts français. Après la Côte d’Ivoire et le Mali, voilà un autre exemple des bienfaits de la tutelle française. Quel est le prochain ?

 

Odile Tobner

 

http://survie.org

 

Centrafrique : un État fantôme sous l’œil de Paris
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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 22:05

 

 

 

 

BBC Afrique  20 mai, 2013 - 14:42 GMT

 

Le premier bilan était de quatre morts dont une civile.

 

Les premiers coups de feu ont été ouverts à la suite d’une querelle verbale qui a dérapé.

La police militaire étaient venue récupérer des véhicules qui avaient été « dérobés et cachés dans une concession à Bimbo » par les éléments de la Séléka selon la source militaire.

 

Mais le refus de céder ajouté à l’appel à des renforts a déclenché les hostilités.

 

Côté Séléka, on s’est fait plus « menaçant » et un homme a été abattu par la police militaire.

 

La fusillade s’est poursuivie alors que des civils ont été contraints à fuir les lieux.

 

Dans la soirée de dimanche, il a fallu l’intervention des soldats de la force multinationale de l'Afrique centrale (FOMAC) pour que la situation retrouve son calme.

 

Mercredi, le Premier ministre Nicolas Tiangaye avait demandé l’aide de la France pour désarmer les éléments de la Séléka avec la Fomac, pour sécuriser la capitale centrafricaine.

 

Bangui est en proie aux pillages et la situation n’a pas été sécurisée depuis la prise de pouvoir par les ex-rebelles.

Une fusillade a opposé la police militaire à des membres de l'ex-rébellion Séléka, dimanche à Bimbo au sud de Bangui
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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 21:56

 

 

 

 

Par AFP  20 mai 2013 à 19:40

 

 

Les grands noms de la médecine s’apprêtent à donner un aperçu optimiste de la lutte contre le sida, lors d’un symposium à Paris, 30 ans après l’identification du virus par les Français, même s’il reste bien des obstacles à franchir avant de remporter la bataille.

 

Obtenir une «quasi-guérison» ou plutôt une «rémission persistante» au long cours ,chez les séropositifs qui permettrait de se passer de traitement est désormais à l’ordre du jour pour médecins et chercheurs réunis pendant une conférence de 3 jours intitulée «Imagine the Future», célébrant cet anniversaire à Paris.

 

La guérison suppose l’éradication du virus de l’organisme, et donc de le chasser de tous les compartiments, les réservoirs où il se cache et «c’est extrêmement difficile avec ce virus», note la Prix Nobel de médecine, Françoise Barré-Sinoussi, codécouvreur du virus.

 

Le 20 mai 1983, dans la revue américaine Science, l’équipe dirigée par le professeur Luc Montagnier (également Nobel pour cette découverte) révèle un nouveau virus différent de ceux jusque là suspects d’être responsables du syndrome d’immunodéficience acquise (sida). Isolé à partir d’un patient séropositif, ce virus est baptisé Lav pour virus associé à la lymphadénopathie par allusion au gonflement des ganglions (adénopathie), signe avant-coureur de la maladie. Le rôle de cet agent meurtrier était confirmé l’année suivante par l’équipe américaine du professeur Robert Gallo.

 

Depuis les choses sont allées très vite : «il est clair que jamais on n’avait été aussi vite pour identifier une nouvelle maladie, identifier sa cause, apporter des réponses thérapeutiques et arriver au résultat d’aujourd’hui», résume le Pr Willy Rozenbaum, spécialiste français des maladies infectieuses et cosignataire de l’article de 83.

 

L’arrivée, en 1996, des traitements combinés surnommés trithérapies, a radicalement changé la donne en permettant aux séropositifs dépistés précocement d’avoir une durée de vie équivalente à celle de la population générale, avec un risque de transmettre la maladie extrêmement faible», souligne ce clinicien.

 

1,8 million de décès par an

 

Toutefois, même si la recherche n’a pas baissé les bras, 30 ans après, et des échecs, il n’existe toujours pas de vaccin préventif. Un tel vaccin reste indispensable si l’on veut vraiment voir la fin du sida, dit le Pr Adeeba Kamarulzaman (Malaisie) spécialiste des maladies infectieuses qui coprésidera la conférence internationale sur le sida de juin à Kuala Lumpur.

 

Mais pour l’heure, les espoirs paraissent résider dans la rémission persistante après arrêt du traitement et le développement de stratégies d’attaque des réservoirs du virus, d’où il peut ressurgir.

 

A côté des «contrôleurs naturels», personnes très rares (moins de 1%) qui peuvent contenir le virus (vih) sans jamais avoir pris le moindre traitement, les cas de contrôleurs adultes (étude française Visconti), traités très précocement, qui peuvent se passer d’antirétroviraux, pour certains jusqu’à dix ans après avoir cessé de les prendre, et celui apparemment similaire d’un bébé du Mississipi, traitée moins de trente heure après sa naissance, offrent des pistes et des lueurs d’espoir.

 

Réduire les sanctuaires du virus dans le corps et doper les défenses immunitaires, pour augmenter le nombre de ces contrôleurs, font partie des objectifs.

 

«On était très naïfs à l’époque» se souvient Mme Barré-Sinoussi. «On pensait: ça y est, on a identifié le virus, on va trouver un traitement, un vaccin et le problème sera réglé, et puis on a vu que c’était plus complexe avec ce virus...» qui a fait montre de son extraordinaire capacité à défier tous les schémas connus et contourner les défenses du corps.

 

Mais, dit-elle, on ne poursuit pas la recherche, sans avoir «l’espoir chevillé au corps».

 

La maladie a déjà fauché 30 millions de vie, alors que les pays les plus pauvres n’ont pas une égalité d’accès face au traitement.

 

Et quelque 34 millions de personnes vivent avec le VIH dans monde, dont 1,8 million environ décèdent chaque année.

Sida : après 30 ans de recherche, «l’espoir chevillé au corps»
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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 08:42

 

 

 

 

RFI  vendredi 17 mai 2013 à 10:16

 

Alors que le Premier ministre Nicolas Tiangaye était à New York où il a rencontré Ban Ki-moon, et alors que le chef de l'Etat Michel Djotodia doit se rendre ce vendredi 17 mai en Guinée Equatoriale dans le cadre d'une tournée régionale qui l'a déjà mené au Tchad et au Gabon, François Bozizé est quant à lui toujours au Cameroun. Mais que devient le président déchu ?

 

Si François Bozizé a quitté sa suite de l'hôtel Hilton de Yaoundé, ce n'est pas pour un exil béninois qui semblait acquis, mais pour une villa de la capitale camerounaise. Ses journées se partagent entre prières, sport et réunions avec ses derniers fidèles à la résidence de l'ambassadeur centrafricain. « François Bozizé n'est pas un exilé politique et nous travaillons à son retour au pouvoir par des voies diplomatiques », clame Levi Yakete, son porte-parole.

 

Si le Cameroun fait preuve d'une hospitalité -qui suscite un léger embarras dans la sous-région-, il ne semble pas pour autant prêt à appuyer une rébellion au service de l'ex-président centrafricain.

 

Depuis plusieurs semaines des rumeurs circulent sur une connexion entre des cadres de l'ancien régime et les mouvements dirigés respectivement par Abdoulaye Miskine et Armel Sayo« Nous ne sommes pas dans une logique conflictuelle, mais si des officiers veulent se battre pour le rétablissement de l'ordre constitutionnel, nous considérerons que la fin justifie les moyens »,admet le porte-parole de l'ex-président.

 

Tous les observateurs de la scène centrafricaine estiment que moins de deux mois après son renversement, la page Bozizé est tournée, et qu'un retour est illusoire. « Personne ne se battra pour lui. Tout le monde souhaite que Michel Djotodia soit le dernier rebelle. Sinon, nous pourrons acter la disparition de la RCA », considère un ancien proche de François Bozizé.

 

Selon cette source, aujourd'hui, la vraie menace pour le nouveau pouvoir à Bangui est une insurrection populaire.

 

 

 

 

NDLR : Lévi Yakété prend l'opinion centrafricaine et internationale pour des demeurés. Quelles "voies diplomatiques" peut ramener Bozizé au pouvoir si c'est encore et encore et toujours celle des armes ! Revenir au pouvoir pour faire quoi qu'il n'ait pu faire en dix ans de règne sanguinaire fait surtout de prédation et de descente aux enfers de la RCA. Aujourd'hui, "Bangui la coquette" d'antan la capitale n'est plus que l'ombre d'elle même et fait honte sauf à Bozizé. 

 

 

Voici la liste de présence des participants aux réunions de la bozizie à Yaoundé selon nos informations

 

Vendredi 10 mai à l'Ambassade:
 

BOZIZE François;
BOZIZE Francis;
Franklin BOZIZE;
Teddy BOZIZE;
NGAIKOSSE alias le "boucher de Paoua"
Rodrigue BOZIZE;
Papy BOZIZE;
Lévy YAKITE;
GBANGOUMA;
NGAISSONA;
KOTAYE.

 

Samedi 11 mai à la résidence de l'Ambassadeur:
 

NGAIKOSSE;
FRANCIS BOZIZE;
RODRIGUE BOZIZE;
GBANGOUMA;
FRANKLIN BOZIZE;
PAPY BOZIZE;
TEDDY BOZIZE;
GERVILLE OGUERE;
GBADORA;
NGAISSONA;
Mme KELEFIO;
KOTAYE.

 

 


N.B.: L'ex Ambassadeur Louis Oguéré à distribué les cartes consulaires à tous ceux dont les noms sont cités ci-dessus mais aussi aux autres membres de knk.

RCA : la «nouvelle vie» de François Bozizé, exilé au Cameroun
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Centrafrique-Presse.com
16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 23:03

 

 

 

 

YAOUNDE (AFP) - 16.05.2013 15:17 - Des hommes du Séléka centrafricain et l'armée camerounaise ont échangé des tirs à la frontière des deux pays, poussant à s'enfuir les habitants de la zone où la sécurité à été renforcée, a appris l'AFP jeudi de sources concordantes.

 

"Il y a eu des tirs, des coups de feu, de part et d'autre de la frontière (à Garoua-Boulaï, dans l'est du Cameroun, ndlr)", entre mardi et mercredi a affirmé à l'AFP un commercial camerounais travaillant dans la zone, soulignant que "les gens étaient paniqués et ont fui".

 

De sources concordantes, la présence des forces de sécurité dans les rues de la ville a été renforcée.

 

"De l'intérieur de la ville, nous avons entendu beaucoup de coups de feu. C'était un affrontement entre les militaires (camerounais) et le Séléka. Les gens se sont éloignés du secteur", a rapporté un habitant de Garoua-Boulaï, joint par téléphone.

 

L'information a été confirmée à l'AFP par un responsable de l'armée qui n'a pas pu donner plus de précisions sur les raisons et le bilan de l'accrochage.

 

Un responsable local de la gendarmerie a lui fait état jeudi de "troubles à la frontière".

 

Les forces de sécurité camerounaises avaient déjà renforcé la sécurité dans la ville depuis que la Séléka a pris le pouvoir à Bangui, procédant de temps à autres à des perquisitions dans des domiciles pour rechercher des armes provenant de l'armée centrafricaine.

 

Plusieurs éléments du Bataillon d'intervention rapide (BIR), redoutable unité d'élite de l'armée camerounaise y sont déployés.

 

 

© 2013 AFP

Centrafrique : échange de tirs entre Séléka et armée camerounaise à la frontière
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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 22:58

 

 

 

 

Bangui (Agence Fides) – « La République centrafricaine risque de devenir un siège d’Al Qaeda » : telle est l’alarme lancée à Fides par le Père Anastasio Roggero, missionnaire carme rentré le 2 mai de République centrafricaine. « J’ai été seulement quelques jours en République centrafricaine mais j’y œuvre depuis 1975 et je peux dire bien la connaître ». Depuis que l’alliance rebelle Seleka a chassé le Président François Bozizé et que son chef, Michel Djotodia, s’est autoproclamé Président, la République centrafricaine vit dans le chaos.

 

« Ma crainte – explique le Père Roggero – vient du fait que la République centrafricaine est un pays grand comme la France qui ne compte que 5 millions d’habitants. Maintenant que le peu d’administration d’Etat a été détruit, qui peut le contrôler ? Nous sommes au cœur de l’Afrique et le danger que se mette en place ici une centrale du terrorisme est réel, à mon humble avis ».


Le danger en question est par ailleurs alimenté par le fait que les hommes de la Seleka ont une attitude hostile envers les chrétiens, un fait qui semble ne pas avoir de précédents dans l’histoire du pays, ainsi que le confirme le Père Roggero. « J’ai vécu les mutineries de l’armée de 1996, 1997 et 1998 ainsi que les rébellions de 2001 et de 2002-2003 mais ce qui se passe actuellement dépasse toutes les autres crises qu’a connues la République centrafricaine » déclare le missionnaire.


Le Père Roggero cite comme exemple le traitement reçu par les missionnaires, rapportant « le récit que lui a fait le Père Valentino, missionnaire capucin qui se trouvait avec moi sur l’avion du retour en Italie ». « Sa mission de Gofo, dans le nord du pays, à la frontière avec le Tchad, a été complètement détruite. Les rebelles sont arrivés en tirant à l’aveuglette et le Père Valentino ainsi que ses confrères ont dû se cacher sous leurs lits pour se protéger. Ensuite, grâce à l’intervention de ce qui restait des forces de l’ordre, ils ont été accompagnés jusqu’à Bangui, au cours d’un voyage de 800 Km ». Le Père Roggero ajoute cependant que « le Père Valentino, qui a 78 ans dont 52 passés en Afrique, n’a pas perdu courage et a conclu son récit en s’exclamant : Nous ressusciterons ! ».


Le Père Roggero poursuit : « Alors qu’à Bangui, quelque chose est maintenant fait pour améliorer la sécurité, tant est que le lycée Charles De Gaulle vient d’être rouvert, dans les autres zones du pays, la situation demeure extrêmement précaire. Les rebelles, qui sont en majorité soudanais et tchadiens, demandent de l’argent aux pauvres, qui n’en ont pas. Alors, ils volent les pauvres choses que possède la population, parfois même les quelques vêtements que les gens portent. La République centrafricaine est leur butin de guerre qui finit directement au Tchad. Plus que des guérilleros, il s’agit de mercenaires payés au travers de la mise à sac des biens des centrafricains ».


Le Père Roggero, face à l’importance des destructions commises par la Seleka – dont les archives communales et paroissiales qui ont été systématiquement détruits – commente : « Il semble que tout soit détruit afin d’instaurer l’islam ».


« Les hommes de la Seleka ont détruit toutes les structures étatiques : écoles, édifices publics et sanitaires. Comment peut-on penser relancer l’administration d’Etat dans ces conditions » conclut le missionnaire. (L.M.)

 

 

(Agence Fides 13/05/2013)

 

Source : http://www.fides.org/fr/news/35360-

 

 

NDLR : Tout ce qui est excessif est dérisoire

 

 

 

La Centrafrique s’enfonce dans la violence, un jésuite témoigne

 

http://fr.radiovaticana.va/ 2013-05-16 19:10:17

 


L’Onu est déterminée à ramener le calme en République Centrafricaine. Le Conseil de sécurité devrait imposer des sanctions ciblées aux groupes armés qui sèment le chaos et violent les droits de l'homme. Premiers visés, les combattants du Séléka. Viols, mutilations, mariages forcés et recrutements d'enfants font partie de la liste des crimes dont ils sont accusés.


Selon la représentante spéciale de l'ONU en RCA Margaret Vogt « il est temps pour le Conseil d'envisager d'imposer des sanctions individuelles contre les organisateurs et les responsables de ces violations flagrantes ». Ce chaos a aggravé une situation humanitaire déjà difficile, a-t-elle souligné déplorant que l'appel de fonds de 129 millions de dollars lancé par l'ONU pour le pays n'ait été couvert qu'à 29% à la date du 10 mai.


Pour les Nations Unies, la Centrafrique semble par ailleurs être devenue un repaire pour des rébellions étrangères cherchant à exploiter les ressources naturelles du pays, riche en diamants et en or. Nous avons joint à Bangui le père Jean-Luc Ragonneau, jésuite, qui revient sur le climat d’insécurité dans lequel est plongé le pays.

 

Des propos recueillis Par Olivier Bonnel

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Centrafrique-Presse.com
16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 17:29

 

 

BANGUI : REPRISE DES TESTS DU VIH/SIDA À L’INSTITUT PASTEUR

 

Bangui, 16 mai 2013 (RJDH) – L’institut pasteur de Bangui (IPB) reprend les analyses des tests du VIH/Sida dès vendredi. Une annonce faite par le directeur de l’institut, Mirdad Kazanji, ce jeudi 16 mai. Le laboratoire a suspendu ces travaux en fin mars 2013, à cause du non payement des analyses, par le fonds mondial.

 

Selon le directeur de l’IPB, cette reprise fait suite à l’implication de l’ambassadeur de France en Centrafrique, Serge Monceti, qui est intervenu pour que cette somme soit payée, le mardi 15 mai.

 

D’après Mirdad Kazanji, le non payement des frais des analyses par le fonds mondial, qui prend en charge les malades du Sida, a posé un problème sérieux de trésorerie, surtout dans les commandes des réactifs. A en croire le directeur de l’institut pasteur, les fournisseurs envoient plus de réactifs que l’institut, n’arrive pas à payer tous.

 

Le fonds mondial a également payé par la même occasion, les analyses des CD4 et autres analyses, jusqu’au-delà de fin de l’année 2013. Le directeur de l’institut pasteur a ajouté que les patients du VIH/Sida, seront pris en charge par le fond mondial pour un certain nombre d’analyses entre autres le CD4, l’analyse biochimique et l’hématologique. Tout ceci, sur présentation d’un document du médecin traitant, tandis que les autres patients vont  payer à un tarif réduit.

 

Quant à l’adjoint au directeur de l’IPB, le docteur Cloter Rafai, il a fait savoir que les activités de l’IPB vont se dérouler de façon habituelle, c’est-à-dire, quand les patients du VIH arrivent, ils présentent un reçu établi par le médecin traitant et sont enregistrés puis orientés vers les boxes de prélèvement ou s’effectuent les  prélèvements, avant d’être acheminés vers les différents laboratoires d’analyse.

 

De septembre 2012 à mars 2013, l’institut pasteur de Bangui a, grâce à un contrat signé avec le CNLS (comité national de lutte contre le Sida), effectué des milliers d’analyses (CD4 et autres) des malades de SIDA avant de suspendre en fin mars 2013.

 

 

 

BANGUI : L’HÔPITAL COMMUNAUTAIRE REÇOIT UN DON EN MATELAS ET MÉDICAMENTS

 

Bangui, 16 mai 2013 (RJDH) – Un don de 300 matelas a été fait ce  jeudi 16 mai, à l’hôpital communautaire de Bangui, par l’ambassade de France en Centrafrique. Cette aide d’un montant de 10 millions a été faite simultanément avec la remise de médicaments mobilisés par un groupe des centrafricains de la diaspora.

 

La remise officielle des matelas a été faite par M. Serge Mucetti, ambassadeur de la France auprès de la République centrafricaine.  « Au nom de la France je vous remet ces 300 matelas. C’est modeste certes, mais c’est un geste que nous accompagnerons avec d’autres actions différentes dans les autres hôpitaux. Mais aussi d’autres actions de soutiens aux ONG françaises qui travaillent dans le domaine de la santé », a-t-il dit.

 

Le diplomate français a, dans ses propos, condamné les actes de vandalisme survenus le 24 mars lors de la prise de pouvoir par la coalition Séléka, avant de rassurer son auditoire que la France est toujours au côté du peuple centrafricain. Car en ce moment, selon lui, « on fait beaucoup d’appel à la France et on s’imagine qu’elle n’est pas sur place. Mais elle est présente, elle agit ».

 

« Au nom de la France je voudrai les condamner une fois de plus avec la plus extrême fermeté les violations des droits humains.  Aucun pays ne pouvait se construire sur des exactions des viols, des vols, des pillages et des atteintes aux droits de l’homme. Et je forme des vœux pour que toutes ces atteintes soient réprimées avec fermetés pour que tout soit édifié et qu’elle ne se reproduira plus à jamais », a-t-il martelé.

 

L’ambassadeur français se dit « scandalisé » suite aux informations selon lesquelles les orphelinats et les hôpitaux ont fait l’objet de pillage. « C’est absolument condamnable », dit-il, avant de présenter son admiration du corps médical centrafricain.

 

Dans ses propos de remerciement, le directeur de l’hôpital Communautaire de Bangui, le général Romain Nguitizia, a mentionné que sa structure n’a pas été épargnée des pillages, faits par les éléments de la Séléka. « Un nombre important des matelas, d’équipement et un véhicule de l’hôpital ont été emportés », a-t-il énuméré.

 

« Cependant, l’hôpital communautaire de Bangui était l’unique centre de santé opérationnel pendant les temps-forts de la crise », a ajouté le général Romain Nguitizia.

 

La remise de matelas a précédé l’assistance en médicament mobilisé par les centrafricains de la diaspora. Ces produits pharmaceutiques ont été remis à l’hôpital Communautaire par le Monseigneur Dieudonné Nzapalaïnga. Selon l’Archevêque, les bénéficiaires sont des personnes les plus démunies. Il prie le corps soignant de faire bonne usage afin que les destinataires puissent en bénéficier.

 

 

BANGUI : ENVIRON 8 000 PERSONNES COUPÉES DE L’ÉLECTRICITÉ

 

Bangui, 16 mai 2013 (RJDH) – Les habitants des quartiers Lipia 2, 3, 4, dans le 8ème arrondissement de Bangui, sont coupés de l’électricité  depuis le 25 mars. Des balles perdues tirées par des éléments de la Séléka ont endommagé l’unique transformateur de courant électrique de cette partie de la capitale. Une situation qui inquiète la population à cause de l’insécurité déjà grandissante dans la capitale.

 

C’est depuis fin mars que la population de cette partie de Bangui est plongée dans l’obscurité. Le transformateur électrique de cette zone a été endommagé par une balle tirée par les éléments de la Séléka. Les autorités locales ont affirmé avoir adressé deux fois, une note à la direction de la société Energie centrafricaine (ENERCA) pour la réparation de la pièce endommagée, mais cette demande demeure sans suite.

 

Le chef de quartier Lipia4 a fait savoir que l’absence du courant accroisse les actes de banditisme dans sa zone de juridiction. « Mes administrés sont toujours victimes des cas de vol, de braquage à main armée chaque nuit. Les activités génératrices de revenu sont bloquées. Nous dépensons beaucoup d’argents pour le pétrole lampant. En pleine ville, passer deux mois sans électricité est inadmissible », a-t-il déploré.

 

Cette coupure de courant a des répercutions sur les activités génératrice de revenu. « Mon atelier ne fonctionne pas depuis deux mois et j’ai des problèmes à répondre aux besoins de ma famille. Cette panne a bloqué toutes nos activités. Nous souhaitons la reprise urgente de la ligne coupée », a témoigné, un chef de garage de voiture sous couvert de l’anonymat.

 

Le chef du quartier a lancé un SOS au gouvernement afin qu’une solution rapide soit trouvée

 

 

 

BANGUI : ENCORE UNE DÉVIATION DE ROUTE À CAUSE DE LA DÉGRADATION AVANCÉE

 

Bangui, 16 mai 2013 (RJDH) – La route qui relie l’avenue David Dacko et l’avenue Barthelemy Boganda en passant par le quartier Sapéké, dans le 6ème arrondissement de Bangui, est déviée depuis le Jeudi 16 mai, dans la matinée, à cause de la dégradation avancée de la route.

 

Des taxis, et taxi-bus ainsi que des véhicules des particuliers ne peuvent plus emprunter cet axe. Les véhicules passent désormais par la rue Oubangui qui relie la rue du canal à l’avenue de la CEMAC  en passant par 92 logements dans le 6eme arrondissement de la ville de Bangui.

 

En empruntant cet axe, on peut apercevoir un panneau de signalisation à 100 mètres du pont de Sapéké déjà affaissé, sur lequel est inscrit : ‘’ROUTE BARREE’’. Aussi, aux environs de 800 mètres du pont sur la ‘’rue poussière’’ qui longe le canal jusqu’au siège du BINUCA, sur l’avenue Boganda, deux autres panneaux de signalisation sont plantés indiquant respectueusement la déviation.

 

Le reporter du RJDH a remarqué que vu le rétrécissement de la rue joignant l’avenue David Dacko et Boganda, juste à proximité du pont, il est trop risqué de passer avec une voiture. Seuls les motos, les pousse-pousses et les piétons peuvent circuler.

 

Les travaux de reconstruction du pont de Sapéké, qui s’était affaissé le 12 octobre 2012, se sont arrêtés le 24 mars, avec la prise de pouvoir par la coalition Séléka, juste à 60 mètres du pont. Le jeudi 09 mai, une portion de terre qui longe le canal, en construction s’est encore affaissée.

 

D’après le témoignage des riverains du canal, Michel Djotodjia, le président de la transition en Centrafrique aurait fait une décente sur les lieux, pour constater la situation avec le ministre de l’Habitat.

 

Géneviève Bonémé, chef de ménage riverain du canal, a fait savoir que le Président de la transition aurait demandé aux personnes dont les habitations sont proches de ce canal, de quitter les lieux, affirmant que le gouvernement s’occupera de leurs frais de loyer pour une période d’un an, en attendant la fin des travaux.

 

Des sources bien informées ont fait savoir que cinq ménages menacés ont perçu une somme de 300 000 FCFA  qui serait apportée par le ministère de l’Habitat, pour les aider à quitter les lieux, qui représentent désormais un véritable danger.

 

 

 

OBO : UN SOUTIEN LOGISTIQUE AUX FACA

 

Obo, 16 mai 2013 (RJDH) – Les conseillers militaires américains ont promis apporter un soutien logistique aux éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) et à la gendarmerie, détachés pour la lutte contre les éléments de l’Armée de la résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony, dans le Haut-Mbomou (sud-est).

 

Cette annonce a été faite le mercredi 15 mai, lors de la réunion de sécurité avec les leaders communautaires de la ville d’Obo. Ce soutien logistique s’inscrit dans le cadre de réponse aux plaintes des autorités locales, relatives aux nombreux cas de braquage enregistrés dans la ville d’Obo.

 

Cette rencontre a permis aux officiers des FACA, de présenter un plan pour la lutte contre les braquages à main armée qui sont récurrents ce derniers temps et les coupeurs de route dans la localité.

 

Par ailleurs, les leaders communautaires ont  signalé la présence des éléments de la LRA à 20 kilomètres de la ville d’Obo, qui chercheraient à se rendre aux autorités locales.

Dépêches du réseau d'informations des journalistes centrafricains des droits de l'homme
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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 17:26

 

 

 

 

Bangui, 16 mai 2013 (RJDH) – Le président de la transition centrafricaine, Michel Djotodia, a entamé une tournée sous régionale dans les pays de la Communauté économiques des Etats de l’Afrique central (CEMAC), le mardi 14 mai. Cette première sortie officielle du nouvel homme fort de Bangui, est  diversement appréciée par des centrafricains, interrogés par le RJDH.

 

D’après le constat fait par le RJDH,  la visite de Michel Djotodia ne semble pas avoir beaucoup d’importance chez certains centrafricains. Ceux-ci pensent que cette visite n’est pas bénéfique pour le peuple centrafricain. Mais c’est plutôt une occasion pour le président de la transition de  remercier ceux qui l’ont aidé à prendre le pouvoir.

 

« L’essentiel de la mission du président de transition n’était pas de demander une aide, pour  ramener la paix en Centrafrique. Il était parti gratifier les présidents qui ont été actifs dans la crise qui l’a conduit au pouvoir. La preuve est qu’il ne tienne que des discours de remerciements, à Ndjamena et à Libreville, lorsqu’il était passé au Tchad et au Gabon », a observé un agent de l’Etat.

 

Toutefois, un autre groupe de centrafricains pensent que la visite sous régionale de Michel Djotodia peut inciter les chefs des Etats visités à aider la Centrafrique, à retrouver la paix et la sécurité.

 

« Pour moi, le président était parti dans le but de négocier avec ses paires la possibilité de l’aider à ramener la sécurité en Centrafrique. Il en avait même parlé avec Idriss Deby, le président tchadien. Nous pensons qu’à l’issue de cette visite, quelque chose de positif peut se dégager, afin de permettre aux centrafricains de retrouver la paix et la sécurité », a dit un cadre de l’administration centrafricaine.

 

Par ailleurs, neuf personnes sur dix  interrogées par le RJDH souhaitent le cantonnement et le désarmement des éléments de la Séléka. Le Premier ministre Nicolas Tiangaye avait promis que d’ici fin mai et début juin, la ville de Bangui sera une ville sans arme. Cependant pour le président de transition Michel Djotodia et  leader de la Séléka a fait savoir que  les anciens rebelles ne seront pas désarmés, mais ils vont collaborer avec l’armée nationale et la force multinationale, dans le but de sécuriser le pays.

 

La prochaine étape de la visite de Michel Djotodia devrait le conduire au Cameroun, où se trouve le président François Bozizé, qu’il avait renversé le 24 mars dernier, mais cette visite a été annulé.

BANGUI : LES CENTRAFRICAINS S’EXPRIMENT SUR LA TOURNÉE SOUS RÉGIONALE DE MICHEL DJOTODIA
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