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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 17:23

 

 

 

BANGUI / GENEVE (8 février 2017) – L’Experte indépendante des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, exhorte tous les acteurs à saisir l’opportunité historique qui s’offre pour la justice, le développement et la réconciliation.

 

Au terme de sa huitième visite en République centrafricaine, Mme Keita-Bocoum s’est inquiétée de la dégradation de la situation sécuritaire, humanitaire et des droits de l’homme dans certaines préfectures et du peu d’avancées concrètes sur le terrain, en particulier la protection des civils, la lutte contre l’impunité et le désarmement, la démobilisation, la réinsertion et le rapatriement.

 

L’Experte indépendante a constaté que le conflit centrafricain avait mué en une multiplication de conflits locaux et de groupes armés avec des alliances surprenantes.

 

« Les conflits qui, auparavant, semblaient opposer les communautés chrétiennes et musulmanes ont évolué vers des oppositions armées entre des groupes se disant nationalistes et d’autres considérés comme étrangers, avec parfois une connotation ethnique qui pourrait devenir dangereuse », a-t-elle déclaré.

 

Malgré l’élaboration d’un cadre législatif et institutionnel, les centrafricains sont toujours en attente d’actions concrètes et significatives en matière de désarmement, de réforme du secteur de sécurité, de restauration de l’autorité de l’Etat, de lutte contre l’impunité et de réconciliation nationale.

 

« Force est de constater que peu de progrès ont été enregistrés en matière de restauration effective de l’autorité de l’Etat en dehors de Bangui, notamment en ce qui concerne les forces de sécurité et le personnel judiciaire et administratif en général », a-t-elle noté. « Les groupes armés règnent en maitre sur plus de 60% du territoire, bénéficiant d’une totale impunité . Ils se substituent à l’appareil judiciaire, terrifient la population et sont souvent accusés de se livrer à des abus sur des personnes soupçonnées de sorcellerie »

 

Mme Keita-Bocoum s’est dite encouragée par les messages reçus relayant la détermination des autorités politiques de lutter contre l’impunité, une détermination partagée par la population centrafricaine et en accord avec les recommandations du Forum de Bangui et la Constitution. Ces messages confortent les efforts et investissements des partenaires, pays voisins et amis de la République centrafricaine pour mettre en place des institutions et mécanismes de justice formelle et de justice transitionnelle ; cette dernière accordant une place significative aux autorités traditionnelles et aux femmes.

 

L’Experte indépendante a noté les développements dans la mise en place de la Cour Pénale Spéciale, notamment le processus de recrutement du Procureur, des magistrats et des officiers de police judiciaire. Elle a aussi salué la finalisation du projet « Mapping » de la MINUSCA, qui répertorie les violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre 2003 et 2015, et qui devrait aider à la définition d’une stratégie de poursuites et à l’identification des axes prioritaires d’enquête.

 

En matière de justice ordinaire, l’Experte a salué la tenue de la seconde session des audiences criminelles devant la Cour d’assises et exhorté les partenaires de la République centrafricaine à appuyer les juridictions nationales, en particulier la sécurisation des tribunaux, des juges, des témoins et des victimes, comme pour la Cour Pénale Spéciale.

 

« La Conférence des bailleurs de fonds à Bruxelles, en novembre 2016, a généré de très fortes attentes de la population pour une mise en œuvre effective et rapide du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix», a déclaré l’Experte.

 

« Les bailleurs de fonds et le Gouvernement doivent travailler de concert pour s’assurer que le pays saisisse l’opportunité historique qui se présente de se relever de plusieurs décennies de crises et de sous-développement », a souligné Mme Keita-Bocoum.

 

Au cours de sa visite , l’Experte a rencontré des représentants du gouvernement, des groupes armés, du corps diplomatique, de la société civile, des partis politiques, des organisations non gouvernementales et des Nations Unies, ainsi que des représentants de victimes et de personnes déplacées, à Bangui, Birao et Bambari.

 

Mme Keita Bocoum rendra compte de ses conclusions au Conseil des droits de l’homme de l’ONU le 21 mars 2017 et présentera son rapport final en septembre 2017.

 

FIN

 

Le mandat de l’Experte indépendante sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine a été créé par le Conseil des droits de l’homme le 27 septembre 2013. Mme Marie-Thérèse Keita Bocoum, ancienne professeure à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’université d’Abidjan en Côte d’Ivoire, a occupé différents postes tant dans son pays qu’au sein de l’ONU. Elle a été Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme au Burundi, Représentante de la Haut-Commissaire aux droits de l’homme auprès de l’UNOWA, mais également Directrice de la division droits de l’homme et Représentante de la Haut-Commissaire aux droits de l’homme au Darfour.

 

Les Experts indépendants font partie de ce qui est désigné sous le nom des « procédures spéciales » du Conseil des droits de l’homme. Les procédures spéciales, l’organe le plus important d’experts indépendants du Système des droits de l’homme de l’ONU, est le terme général appliqué aux mécanismes d’enquête et de suivi indépendants du Conseil qui s’adressent aux situations spécifiques des pays ou aux questions thématiques partout dans le monde. Les experts des procédures spéciales travaillent à titre bénévole; ils ne font pas partie du personnel de l’ONU et ils ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants des gouvernements et des organisations et ils exercent leurs fonctions à titre indépendant.

République centrafricaine : l’Experte de l’ONU exhorte tous les acteurs à saisir l’opportunité historique qui s’offre au pays
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Centrafrique-Presse.com
8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 17:07
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Une opération de police tourne au drame au KM5

 

PAR NOURA OUALOT LE 8 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 08 février 2017(RJDH) — Les forces de sécurité nationale et internationale ont mené une opération hier au Km5. La personne recherchée a été tuée lors de cette manœuvre. Dans sa conférence hebdomadaire, l’institution onusienne a fait le bilan de cette opération.

 

Pour assurer la quiétude au Km5, la gendarmerie centrafricaine et la Minusca, appuyées par les autodéfenses du Km5 ont organisé une opération de police pour appréhender, alias « Big-man » accusé de banditisme.

 

Au cours de cette opération, « Big-Man et ses hommes ont ouvert le feu sur les populations », a rapporté le Porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro. En riposte à leurs tirs, les forces de sécurité « ont neutralisé le brigand et aussi l’un de ses hommes lieutenant qui sont tous décédés sur le coup. Trois gendarmes centrafricains ont également été blessés», a rapporté la Minusca. Elle a regretté que « la population ait été victime des tirs indiscriminés de ces criminels ».

 

Le défunt Big-Man et sa bande faisaient régner la terreur au Km5. Ils étaient responsables de la hausse de la criminalité dans le 3ème arrondissement. Dans sa communication, la Minusca a appelé la population à garder le calme et à éviter tout acte susceptible d’exacerber des tensions inter communautaires et qu’« elle continuera d’appuyer les forces pour protéger les populations et maintenir l’ordre », a promis la Minusca.

 

Selon les informations du RJDH, en représailles, les proches de Big-man ont poignardé à mort le pasteur Jean Paul Sankagui, ancien Haut Conseiller à la Communication, qui se rendait pour libérer ses fidèles dans une église apostolique du secteur.

 

Les proches de « Big-Man » ont aussi mis le feu à l’église Catholique Saint Mathias, située juste à côté de la concession familiale de ce dernier.

 

Des tensions montent au créneau ces derniers temps dans plusieurs villes du pays notamment à Bocaranga, Bambari, Bria, Dashima et Ippy.

 

/Noura Oualot et Félicien Nzapayéké.

 

 

Centrafrique: Reprise des activités au km 5 après le meurtre de « Big-man »

 

PAR MANUELLA GOTTO LE 8 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 08 février 2017 (RJDH) —- L’ambiance est revenue au Km5 après le meurtre d’un jeune homme dans une opération conjointe de police menée par la Gendarmerie, la Minusca et les autodéfenses dans la localité.

 

Accusé de malfrat, alias Big-Man auteur de nombreux braquages au KM5 est décédé hier dans une opération de police devant la Mosquée Centrale de Bangui menée conjointement par les forces de sécurité nationales et internationales appuyées par les autodéfenses du secteur. Cela a perturbé les activités au Km5, en particulier la périphérie de la Mosquée Centrale.

 

Ce matin, le RJDH était sur les lieux du drame et a constaté la reprise de l’activité sur une partie du marché où les commerçants et les transporteurs exercent librement leurs activités et nombreux étaient les clients devant les étalages. Monsieur Bolere Bouchia, conducteur de taximoto a témoigné que « cet événement ne vise seulement que le secteur où la tuerie s’est déroulée, mais ici au marché chacun fait ses activités».

 

Cet événement a été aussi largement commenté par les centrafricains.

 

Fadi Raham, commerçant au Km5 a déploré la méthode utilisée dans « cette opération qui a tourné au drame ». Pour lui, « la paix est encore fragile ».

 

Interrogés, les leaders religieux et les autorités locales du Km5 se sont réservés de tout commentaire par crainte de représailles des partisans de Big-Man.

 

Après la mort de 50/50 et d’Abdoul Danda, le Km 5 avait repris son ambiance d’avant la crise. Les forces de police et de gendarmerie effectuent des patrouilles dans la localité pour rassurer la quiétude de la population.

 

 

Centrafrique : Une dizaine de cas de viols sur mineur enregistrés dans le sud-ouest

 

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PAR JUDICAEL YONGO LE 8 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 08 févriers 2017 (RJDH) — A la fin ou au début de chaque année, l’heure est au bilan et aux perspectives d’avenir. Au cours d’une interview accordée au RJDH, le défenseur des Droits de l’Homme et de l’Environnement, Jean Bruno Ngougnogbia chef du « projet Verdir-RCA » a rapporté qu’une dizaine de cas de viol sur mineur a été recensée dans les préfectures de la Sangha-Mbaéré, de la Mambere-Kadeï et de la Lobaye en 2016. Face à cette situation déplorée par l’ONG, le programme «Verdir-RCA » promet un plaidoyer contre ces pratiques en 2017 pour interpeller les autorités nationales et la communauté internationale.

 

RJDH : Jean Bruno Ngougnogbia bonjour !

 

JBN : Bonjour monsieur le Journaliste !

 

RJDH : Vous êtes le chef du projet « Verdir », Respect pour les Droits de l’Homme, quel bilan faites-vous de l’année 2016 sur les questions des Droits de l’Homme et de l’environnement dans les préfectures du sud-ouest de la République Centrafricaine?

 

JBN : Mieux vaut tard que jamais, je présente mes vœux de réussite pour l’année 2017. Dans le cadre de notre attribution, nous avons constaté des cas de violations dans le cadre de la mise en œuvre du projet, particulièrement dans les préfectures du sud-ouest du pays : la Sangha-Mbaéré, la Mambéré-Kadeï, la Lobaye et plus précisément auprès des communautés, des exploitants miniers et forestiers.

Pour cette année 2016, nous avons reçu des cas de viols qui ont été commis par la communauté Bantous sur le peuple pygmée. Et nous avons alerté les autorités locales sur ces affaires. Aussi, il faut citer la violation des Droits des communautés en ce qui concerne la consultation. Parce que certaines communautés ont désapprouvé l’occupation des zones par des exploitants miniers et forestiers qui limitent le champ d’activité des peuples vulnérables. Ces cas sont nombreux, mais nous essayons au fur et à mesure de les gérer afin de lutter contre la pratique dans les zones d’interventions de nos programmes.

 

RJDH : Avez-vous les statistiques des cas de violations et de viols sur mineur enregistrés en 2016?

 

JBN : Dans nos zones d’intervention, nous avons recensé plus d’une dizaine de cas de violations que nous qualifions de très fragrante et qui méritent que l’opinion nationale lui accorde une attention particulière.

En exemple, un citoyen lambda qui viole une fille parfois âgée de neuf ans, cela est vraiment déplorable. L’autre cas est celui de déguerpissement des communautés autochtones dans certaines zones par des exploitants miniers ou forestiers. A Mokotobilo, une entreprise a promis de dédommager des occupants d’un site d’exploitation. Au finish, cette société n’a pas honoré son engagement. Ces cas sont similaires je peux le dire pour les communautés de Binawoyo et d’autres localités couvertes par notre organisation.

 

RJDH : Alors Mr, quelle assistance apportez-vous aux victimes de viols et des violations des droits humains?

 

JBN : Premièrement, si nous avons des cas de viol, nous apportons une assistance psychosociale et sanitaire à la victime. Et pour les auteurs, nous déposons une plainte afin qu’il soit poursuivi par la justice. Présentement, trois dossiers sont devant les autorités pour des cas de viol sur mineur que nous avons enregistrés dernièrement et l’affaire suit son cours.

 

RJDH : Bilan 2016 fait, alors quels sont vos projets ou perspectives pour 2017 dans le cadre de la défense des droits humains et de l’environnement?

 

JBN : Comme nous l’avons souligné au début de notre entretien, nous avons beaucoup d’activités en 2016. Pour cette année, nous mettrons un accent particulier sur la communication pour faire la lumière sur les faits recensés dans les zones d’intervention. Le but est de rendre public les exactions commises par certaines communautés au bénéfice des peuples vulnérables, de recenser tout ce qui se passe autour de nos ressources minières et forestières afin que leurs auteurs soient punis et les détenteurs de permis respectent également au moins les droits coutumiers des peuples autochtones.

 

RJDH : Justement, à propos des exploitants miniers et forestiers, quels types de relations existent entre vous ces sociétés forestières en Centrafrique?

 

JBN : Dans certains endroits où nous travaillons, certains exploitants établis, portent des regards très critiques et cherchent à nous mettre en conflit avec les autorités locales. Alors que notre mission est de mettre à la disposition de la population, des messages et de faire un plaidoyer en matière de gestion rationnelle de nos ressources. Car dans certaines zones où nous avons fréquentées, il y a des superpositions entre les permis miniers et forestiers, et donc nous avons inscrit dans le programme de l’année 2017, de nous rapprocher auprès des exploitants pour respecter au moins des clauses de manières à ce que l’environnement de la République Centrafricaine puisse rester sain au bénéfice de la génération future.

 

RJDH : Monsieur Jean Bruno Ngougnogbia, merci.

 

JBN : Je vous en prie Monsieur le Journaliste.

 

Propos recueillis par Judicaël Yongo.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 17:03

 

 

 

Par RFI Publié le 07-02-2017 Modifié le 07-02-2017 à 23:52

 

Au PK5, le quartier à majorité musulmane de Bangui, le chef d'un groupe d'autodéfense a été tué par la police centrafricaine mardi 7 février, alors que celle-ci tentait de l'interpeller. De quoi faire craindre des représailles dans la capitale.

 

Il se faisait appeler Bigman. Youssouf Malinga, le chef de l'un des groupes d'autodéfense du PK5, l'enclave à majorité musulmane de Bangui, a été abattu, mardi après-midi par les Forces de sécurité intérieure centrafricaines.

 

Dans une opération conjointe avec la Minusca, la force onusienne en présence, les forces de l'ordre devaient interpeller ce chef de groupe armé.

 

Mais selon Jean-Serge Bokassa, le ministre de la Sécurité publique, Bigman n'a pas laissé le choix à ses hommes. « L'objectif c'était de l'arrêter, de procéder à son arrestation, affirme-t-il. Il se trouve que ce dernier ne s'est pas laissé faire, a ouvert le feu sur nos positions et il en résulte que ce dernier, à défaut de pouvoir être appréhendé vivant, a été exécuté. »

 

Au kilomètre 5, plusieurs personnes affirment que celui-ci n'était pas armé lors de l'arrivée des forces de l'ordre et qu'il a été exécuté sans autre forme de procès.

 

Peu apprécié dans le quartier, Bigman avait récupéré, en novembre dernier, la succession de celui que l'on appelait 50/50, tué à la suite de combats avec un autre groupe d'autodéfense du PK5.

 

Mardi soir, le quartier était calme, mais toujours sous tension. Le ministère de la Sécurité publique appelle les populations au calme alors que la mort de ce leader peut faire craindre des représailles, notamment dans les quartiers voisins.

 

 

RCA: fusillade lors de l'arrestation du chef de milice Youssouf Sy

 

08/02/17 (BBC)

 

Une opération conjointe forces de sécurité intérieure et Minusca pour interpeller un chef de milice a mal tourné. Le nommé Youssouf Sy alias Big man et deux de ses acolytes, réputés entretenir l'insécurité au PK5 depuis la disparition du chef de guerre 50/50, ont été neutralisés. Selon la police, l'homme recherché a été abattu après avoir tenté d'ouvrir le feu sur les forces de sécurité intérieure.

 

Son arrestation a donné lieu à une scène de fusillades au PK5 en fin de journée mardi. La scène s'est déroulée à la hauteur de la Mosquée centrale en plein cœur de l'enclave musulmane de PK5. Tirs à l'arme lourde et de petits calibres. La tension est vite montée dans ce secteur qui peine à retrouver la stabilité.

 

Le chef de milice Youssouf Sy encore appelé le nouvel homme fort de PK5 était fortement recherché par les forces de sécurité intérieure, Gendarmerie et Police. Il multipliait des actes de provocations ces deux derniers mois dans le secteur.

 

Lui et ses hommes avaient empêché à deux reprises une visite du cardinal Dieudonné Nzapalaïnga dans le cadre de la réouverture d'une école maternelle dans l'enceinte de l'église catholique St Matthias de PK5.

 

Ils ont aussi organisé récemment le braquage d'une équipe de reporters de la BBC dans ce même quartier. Un braquage au cours duquel ils ont saisi du matériel de reportage, un véhicule et une importante somme d'argent.

 

La mort du chef de milice a été suivie d'actes de représailles dans la zone. L'église catholique St Matthias proche de son domicile et une église apostolique logée à l'intérieure du pk5 ont été incendiées par les proches de Youssouf Sy. Le pasteur de l'église apostolique qui est en même temps un cadre du Haut Conseil de la Communication, a été tué sur le champ.

 

 

Centrafrique: 5 morts dans des violences à Bangui


Bangui - AFP / 08 février 2017 14h53 - Une opération des forces de sécurité centrafricaines appuyées par la police de l'ONU contre un "chef de groupe d'auto-défense" a fait cinq morts mardi à Bangui dans le quartier du PK-5, épicentre des violences intercommunautaires dans la capitale centrafricaine, a indiqué mercredi la force de l'ONU en Centrafrique.


"Une opération a eu lieu mardi après-midi au PK-5 dans le 3e arrondissement. Au cours de cette opération, Youssouf Malinga alias +Big Man+ et ses hommes ont ouvert le feu sur les forces de sécurité intérieures tuant deux passants: un homme et une femme et causant des blessés", a déclaré lors d'une conférence de presse le porte-parole de la force de l'ONU (Minusca), Vladimir Monteiro.


"La riposte des forces de sécurité intérieures, a entrainé la mort de Youssouf Malinga et d'un de ses hommes. Au cours de cet incident, trois gendarmes centrafricains ont également été blessés", a-t-il ajouté.


Un pasteur d'une église apostolique basée au PK-5 a été poignardé mortellement par les hommes de Big Man dans les représailles qui ont suivi sa mort. "Il est regrettable, a déploré M. Monteiro, que des populations civiles aient été victimes des tirs indiscriminés des criminels".


"Youssouf Malinga et ses hommes, a poursuivi le porte-parole, faisaient régner depuis un certain temps, un climat de terreur et étaient responsables de la hausse des activités criminelles dans le 3e arrondissement".


"La Minusca appelle les populations à garder le calme et à éviter tout acte susceptible d'exacerber les tensions intercommunautaires".


Le 3 février, le président Faustin-Archange Touadéra avait averti qu'un plan "visant à réduire les malfaiteurs était en cours". Big Man avait pris la place d'un autre chef, tué l'an dernier dans une rixe entre groupes armés rivaux du PK-5.


La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane. La contre-offensive des anti-balaka majoritairement chrétiens a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.



L'intervention de la France et des Nations unies a ensuite permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans Bangui. Mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions du pays.




(©)

 

Centrafrique: 5 morts dans des violences à Bangui


Bangui - AFP / 08 février 2017 16h38 - Une opération des forces de sécurité centrafricaines appuyées par la police de l'ONU contre un "chef de groupe d'auto-défense" a fait cinq morts mardi à Bangui dans le quartier du PK-5, épicentre des violences intercommunautaires dans la capitale centrafricaine, a indiqué mercredi la force de l'ONU en Centrafrique.


"Une opération a eu lieu mardi après-midi au PK-5 dans le 3e arrondissement. Au cours de cette opération, Youssouf Malinga alias +Big Man+ et ses hommes ont ouvert le feu sur les forces de sécurité intérieures tuant deux passants, un homme et une femme et causant des blessés", a déclaré lors d'une conférence de presse le porte-parole de la force de l'ONU (Minusca), Vladimir Monteiro.


"La riposte des forces de sécurité intérieures, a entrainé la mort de Youssouf Malinga et d'un de ses hommes. Au cours de cet incident, trois gendarmes centrafricains ont également été blessés", a-t-il ajouté.


Un pasteur d'une église apostolique basée au PK-5 a été poignardé mortellement par les hommes de Big Man dans les représailles qui ont suivi sa mort. "Il est regrettable, a déploré M. Monteiro, que des populations civiles aient été victimes des tirs indiscriminés des criminels".


"Youssouf Malinga et ses hommes, a poursuivi le porte-parole, faisaient régner depuis un certain temps, un climat de terreur et étaient responsables de la hausse des activités criminelles dans le 3e arrondissement".


"La Minusca appelle les populations à garder le calme et à éviter tout acte susceptible d'exacerber les tensions intercommunautaires".


- 'totale impunité' –


Le 3 février, le président Faustin-Archange Touadéra avait averti qu'un plan "visant à réduire les malfaiteurs était en cours". Big Man avait pris la place d'un autre chef, tué l'an dernier dans une rixe entre groupes armés rivaux du PK-5.


La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane. La contre-offensive des anti-balaka majoritairement chrétiens a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.


L'intervention de la France et des Nations unies a ensuite permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans Bangui. Mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions du pays.


"Les conflits qui, auparavant, semblaient opposer les communautés chrétiennes et musulmanes ont évolué vers des oppositions armées entre des groupes se disant nationalistes et d'autres considérés comme étrangers, avec parfois une connotation ethnique qui pourrait devenir dangereuse", a relevé mercredi l'experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l'Homme en Centrafrique, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, dans un communiqué.


"Force est de constater que peu de progrès ont été enregistrés en matière de restauration effective de l'autorité de l'Etat en dehors de Bangui, notamment en ce qui concerne les forces de sécurité et le personnel judiciaire et administratif en général", a-t-elle noté.


Selon elle, "les groupes armés règnent en maître sur plus de 60% du territoire, bénéficiant d'une totale impunité. Ils se substituent à l'appareil judiciaire, et terrifient la population"

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 16:28

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 08 Février 2017 – Au lendemain de l’opération menée au KM5, dans le 3ème arrondissement de Bangui, par les Forces de Sécurité Intérieures (FSI), avec l’appui de la Force et la Police de la MINUSCA, la Mission appelle les populations à garder le calme et à éviter tout acte susceptible d’exacerber les tensions inter-communautaires. La MINUSCA affirme par ailleurs qu’elle continuera à appuyer les forces de sécurité intérieure pour protéger les populations civiles et maintenir l’ordre.

 

Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, mercredi à Bangui, les porte-parole Vladimir Monteiro, Lieutenant-colonel Clément Cimana, de la Force, et Salifou Konseiga, de la Police sont revenus sur l’opération de mardi après-midi. « Au cours de cette opération, Youssouf Malinga, alias “Big Man”, et ses hommes ont ouvert le feu sur les FSI, tuant deux passants et causant des blessés. La riposte des FSI a entrainé la mort de Youssouf Malinga et l’un de ses hommes », a dit Monteiro, regrettant que « des populations civiles aient été victimes des tirs indiscriminés des criminels. »

 

La MINUSCA réitère sa volonté de continuer à travailler avec le Gouvernement centrafricain pour consolider la sécurité et promouvoir le dialogue et le vivre ensemble dans la capitale et dans le reste du pays, selon Monteiro. Parmi les nouvelles mesures prises pour la protection des populations, il y a le récent déploiement de policiers de la Mission à Bambari. « La Police de la MINUSCA a procédé au déploiement temporaire de 70 éléments de ses unités mobiles à Bambari, en vue d’assurer la protection immédiate et urgente des civils, en attendant un déploiement permanent », a annoncé Salifou Konseiga.

 

Au chapitre des droits de l’homme, la MINUSCA a annoncé que 50 femmes leaders et membres de l’Association des Femmes des Seize Préfectures prendront part jeudi et vendredi, à Bangui, à un atelier sur la mise en place des mécanismes de la justice transitionnelle. Le but est d’informer et sensibiliser les participantes sur le concept de justice transitionnelle et susciter la contribution des femmes au processus de réconciliation.

 

Dans le domaine de la cohésion sociale, le porte-parole de la MINUSCA a fait part des rencontres en cours entre les maires du 5e arrondissement de Bangui et des arrondissements limitrophes, les chefs de quartier, les communautés et la MINUSCA pour faciliter le retour des déplacés au PK5. Face à quelques difficultés enregistrées et « conformément à son mandat, la MINUSCA appuie depuis deux semaines les acteurs locaux pour sensibiliser les communautés afin de permettre la libre circulation et le retour des communautés chrétienne et musulmane au PK5 et dans les arrondissements limitrophes. »

 

De son côté, le porte-parole de la Force a indiqué que la situation sécuritaire est relativement calme à Bangui mais perturbée dans les secteurs. Le Lieutenant-colonel Cimana a fait part des mesures prises par la Force pour rassurer les populations. Dans le cadre des activités liées à la restauration de l’autorité de l’Etat et à la sécurisation, la Force annonce avoir escorté environ 1.200 véhicules la semaine dernière sur les 3 principaux axes routiers, soit 1.157 sur l’Axe 1 (Bangui-Bouar), sur l’Axe 2 (Bangui-Kaga Bandoro-Kabo) enfin 68 sur l’Axe 3 (Bangui-Sibut-Bria).

 

Pour sa part, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, Lieutenant Konseiga, est revenu sur les actions menées par la Police de la mission au cours de la semaine, dans le cadre de la police de proximité. Ainsi, une journée de salubrité a eu lieu samedi dernier au marché de Boy-Rabe, dans le 4ème Arrondissement de Bangui, et l’activité doit être reprise samedi 11 février. Cette activité a pour objectif d’assainir l’environnement, pour lutter contre certaines maladies comme le choléra et le paludisme. Par ailleurs, souligne Lieutenant Konseiga, le processus de recrutement de 250 gendarmes et 250 policiers, évolue normalement, avec notamment les travaux de réhabilitation de l’école de police et une campagne d’information sur l’ensemble du territoire.

 

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

LES POPULATIONS APPELEES AU CALME ET A EVITER LES TENSIONS INTER-COMMUNAUTAIRES
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 16:11
Centrafrique: 5 morts dans des violences à Bangui
Centrafrique: 5 morts dans des violences à Bangui

 

 


Bangui - AFP / 08 février 2017 16h38 - Une opération des forces de sécurité centrafricaines appuyées par la police de l'ONU contre un "chef de groupe d'auto-défense" a fait cinq morts mardi à Bangui dans le quartier du PK-5, épicentre des violences intercommunautaires dans la capitale centrafricaine, a indiqué mercredi la force de l'ONU en Centrafrique.


"Une opération a eu lieu mardi après-midi au PK-5 dans le 3e arrondissement. Au cours de cette opération, Youssouf Malinga alias +Big Man+ et ses hommes ont ouvert le feu sur les forces de sécurité intérieures tuant deux passants, un homme et une femme et causant des blessés", a déclaré lors d'une conférence de presse le porte-parole de la force de l'ONU (Minusca), Vladimir Monteiro.


"La riposte des forces de sécurité intérieures, a entrainé la mort de Youssouf Malinga et d'un de ses hommes. Au cours de cet incident, trois gendarmes centrafricains ont également été blessés", a-t-il ajouté.


Un pasteur d'une église apostolique basée au PK-5 a été poignardé mortellement par les hommes de Big Man dans les représailles qui ont suivi sa mort. "Il est regrettable, a déploré M. Monteiro, que des populations civiles aient été victimes des tirs indiscriminés des criminels".


"Youssouf Malinga et ses hommes, a poursuivi le porte-parole, faisaient régner depuis un certain temps, un climat de terreur et étaient responsables de la hausse des activités criminelles dans le 3e arrondissement".


"La Minusca appelle les populations à garder le calme et à éviter tout acte susceptible d'exacerber les tensions intercommunautaires".


- 'totale impunité' –


Le 3 février, le président Faustin-Archange Touadéra avait averti qu'un plan "visant à réduire les malfaiteurs était en cours". Big Man avait pris la place d'un autre chef, tué l'an dernier dans une rixe entre groupes armés rivaux du PK-5.


La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane. La contre-offensive des anti-balaka majoritairement chrétiens a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.


L'intervention de la France et des Nations unies a ensuite permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans Bangui. Mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions du pays.


"Les conflits qui, auparavant, semblaient opposer les communautés chrétiennes et musulmanes ont évolué vers des oppositions armées entre des groupes se disant nationalistes et d'autres considérés comme étrangers, avec parfois une connotation ethnique qui pourrait devenir dangereuse", a relevé mercredi l'experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l'Homme en Centrafrique, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, dans un communiqué.


"Force est de constater que peu de progrès ont été enregistrés en matière de restauration effective de l'autorité de l'Etat en dehors de Bangui, notamment en ce qui concerne les forces de sécurité et le personnel judiciaire et administratif en général", a-t-elle noté.


Selon elle, "les groupes armés règnent en maître sur plus de 60% du territoire, bénéficiant d'une totale impunité. Ils se substituent à l'appareil judiciaire, et terrifient la population"

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 13:28
Cinq preneurs d’otages centrafricains arrêtés au Cameroun

 

 

 

APA-Douala (Cameroun)- fév 08, 2017 à 08:33 - Cinq Centrafricains spécialisés dans le rapt des personnes ont été arrêtés dans la localité de Ndokayo (l’Est), alors qu’ils tentaient d’enlever des ressortissants camerounais, a appris APA, mercredi, de sources sécuritaires.

 

Ces sources proches de l’enquête révèlent que les cinq malfrats qui étaient en possession de trois armes à feu et d’une trentaine de munitions, de deux chargeurs, d’un gilet pare-balles ainsi que des armes blanches, ont été neutralisés par le Groupement polyvalent d'intervention de la gendarmerie nationale (GPIGN), alors qu’ils voulaient emmener de force en Centrafrique, des occupants d’un véhicules de transport en commun.

 

«Ils sont une quinzaine, se meuvent, se disloquent en petits groupes, et agissent dans différents endroits. Ils organisent des prises d’otage, incursions et enlèvements sur notre territoire. Ils demandent ensuite de fortes rançons aux intéressés», a expliqué le chef d’escadron Abba Saîdou, commandant de cette unité d’élite.

 

Les forces de sécurité qui ont confirmé que les armes utilisées par les bandits sont effectivement venues de la RCA, ont ajouté qu'il s'agirait des bandits en quête de pitance pour la survie.

 

Les premiers éléments de l’enquête révèlent que des bandits arrêtés ont avoué, avoir participé dans le passé, à l’enlèvement des otages dans le territoire camerounais pour la Centrafrique.

 

«Ça fait plus d’un mois que nous sommes à leur traque. Ce résultat est appréciable. Nous nous montrerons davantage intraitables devant ces bandits. Ils auront en face la réplique efficace et la puissance de feu requise», a renchéri le colonel Lihep Pout Jean Ismaël, commandant en second de la légion de gendarmerie de l’Est à Bertoua.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 11:32
Fermeture du site de M’Poko: Les retournés du quartier Fondo à la reconquête d'une vie normale

 

 

 

Plus d’un mois après le lancement de l’opération «Noël à la maison », les anciens déplacés du site de M’Poko situé sur l’emprise de l’aéroport international de Bangui regagnent par petits groupes leur quartier d’origine de Fondo dans le 5ème arrondissement pour réhabiliter leurs maisons détruites. Lancée le 15 décembre 2016 par le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, l’opération représente un nouvel espoir pour des milliers de Centrafricains qui avaient quitté leurs foyers sous le coup d’une violence aveugle trois ans auparavant et s’étaient réfugiés sur le site de M’Poko.

 

Le site de M’Poko était le plus grand de la capitale avec une population de plus de 28 000 déplacés. Aujourd’hui, il est presque vide. Certains déplacés ont regagné leurs anciens quartiers dans les 3e et 5e arrondissements. C’est le cas du quartier Fondo (3e arrondissement) où l’optimisme et la bonne humeur que les retournés affichent ne cachent pas pour autant les difficultés auxquelles ils devront faire face. Tout est à refaire pour les 3 922 ménages qui au 15 janvier 2017 avaient choisi de revenir dans ce qui fut leur quartier, il y a plus de trois ans.

 

On estime que Fondo comptait 12 000 habitants avant la crise. Sourire aux lèvres, du matériel de construction jonchant le sol, certains sont occupés au déblaiement des concessions envahies par de hautes herbes. D’autres en sont déjà à la fabrication de briques de terre pour reconstruire des maisons en ruines. En attendant que leurs maisons soient habitables à nouveau, les habitants de Fondo ont démantelé les tentes qu’elles occupaient sur le site de M’Poko pour construire des abris de fortune dans des concessions nues. Annette, veuve et mère de quatre enfants est une pionnière.

 

En effet, elle a été la première à s’être réinstallée à Fondo. Fière de son courage et heureuse d’être enfin de retour à la maison, elle explique son périple. «Juste après le lancement de l’opération Noël à la maison, j’ai décidé de quitter le site de M’Poko et de venir installer ma tente sur ma concession en attendant la construction d’une maison. Je vis avec ma mère qui est souffrante et mes enfants. Ce n’est pas simple mais je préfère être chez moi», explique-t-elle.

 

La décision hardie d’Annette a incité beaucoup d’autres déplacés à regagner leur quartier. Sous un soleil de plomb, truelle en main et le corps couvert de boue, Moussa, un jeune homme d’une vingtaine d’années, fabrique des briques pour reconstruire sa maison. Comme beaucoup d’autres jeunes du quartier, malgré un environnement peu amène, il a décidé de réinstaller sa famille à Fondo. Derrière le sourire et la volonté se cachent des difficultés

 

Après plus de trois années passées sur le site de M’Poko, les habitants du quartier de Fondo mettent fin à leur «vie de déplacés » et retrouvent le plaisir de rentrer chez eux, mais non pas sans embûches. L’absence d’un vrai toit est la première difficulté à laquelle ils font face. Les trois quart des habitants continuent de vivre sous des tentes comme sur le site de déplacés. En attendant que les maisons soient complétement réhabilitées, les bâches permettent d’abriter la famille même si cette solution est précaire. Le manque d’eau courante et potable est un autre problème que beaucoup d’habitants ont relevé. Un seul point d’eau de la Société centrafricaine de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) dessert tous Fondo, 3 e arr. de Bangui, Préfecture de l’Ombella M’Poko,

 

Moussa et ses amis rénovent la maison dans laquelle il entend loger sa famille dès qu’elle sera habitable les habitants du quartier. Les puits sont hors d’usage par manque d’entretien ou contaminés par la présence de cadavres. De l’avis de certains habitants, les puits auraient servi de lieux de sépulture pendant la crise. En plus des besoins en eau, hygiène et assainissement, les retournés sont confrontés à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Pour la survie de leur famille et en attendant des jours meilleurs, certaines femmes ont planté des cultures maraichères dans leur concession.

 

D’autres femmes ont choisi de faire fructifier une partie de l’enveloppe offerte par les Gouvernement pour accompagner le retour en lançant de petites activités génératrices de revenus. Il s’agit essentiellement de vente au détail de denrées alimentaires, de tabac et d’articles divers. Dans le même temps, beaucoup d’enfants n’ont plus accès à l’éducation. Sur le site de M’Poko, ils bénéficiaient des activités des Espaces temporaires d'apprentissage et protection d'enfants (ETAPE). Cette rupture scolaire est malvenue au moment où les familles aspirent à un retour à la normalité. Les structures de santé sont aussi complétement absentes du quartier.

 

Ce manque affecte en particulier les femmes, les enfants et les personnes du troisième âge. En sus de l’absence des services sociaux de base, les séances de dialogue communautaire facilitées par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), ont mis en évidence des besoins en abris. Dans la grande majorité des cas, les familles continuent à habiter sous des bâches en attendant la fin de la réhabilitation de leur maison. La protection est un autre point important sorti des débats. En effet, des individus appartenant à des milices d’auto-défense circulent librement dans le quartier et parfois dépouillent les retournés de leurs maigres biens. Tirant les leçons du passé, la réconciliation et la cohésion sociale sont devenus des mantras pour les retournés.

 

Les parcelles appartenant à des musulmans ont été nettoyées sur instruction du chef de quartier. «Ils peuvent revenir quand ils veulent. Nous n’avons pas de problèmes avec eux», a indiqué un habitant. Certes, la vie reprend ses droits à Fondo mais beaucoup reste encore à faire. Interpellé par la grande vulnérabilité qui affecte encore l’ensemble des quartiers de retour, la communauté humanitaire est déjà à pied d’œuvre pour effectuer une évaluation multisectorielle afin d’apporter une assistance adaptée aux besoins.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 11:14
Centrafrique: L'arrestation d'un chef milicien débouche sur une fusillade au pk5
Centrafrique: L'arrestation d'un chef milicien débouche sur une fusillade au pk5
Centrafrique: L'arrestation d'un chef milicien débouche sur une fusillade au pk5

 

 

RCA: le chef d'un groupe d'autodéfense abattu par la police dans le quartier PK5

 

Par RFI Publié le 07-02-2017 Modifié le 07-02-2017 à 23:52

 

Au PK5, le quartier à majorité musulmane de Bangui, le chef d'un groupe d'autodéfense a été tué par la police centrafricaine mardi 7 février, alors que celle-ci tentait de l'interpeller. De quoi faire craindre des représailles dans la capitale.

 

Il se faisait appeler Bigman. Youssouf Malinga, le chef de l'un des groupes d'autodéfense du PK5, l'enclave à majorité musulmane de Bangui, a été abattu, mardi après-midi par les Forces de sécurité intérieure centrafricaines.

 

Dans une opération conjointe avec la Minusca, la force onusienne en présence, les forces de l'ordre devaient interpeller ce chef de groupe armé.

 

Mais selon Jean-Serge Bokassa, le ministre de la Sécurité publique, Bigman n'a pas laissé le choix à ses hommes. « L'objectif c'était de l'arrêter, de procéder à son arrestation, affirme-t-il. Il se trouve que ce dernier ne s'est pas laissé faire, a ouvert le feu sur nos positions et il en résulte que ce dernier, à défaut de pouvoir être appréhendé vivant, a été exécuté. »

 

Au kilomètre 5, plusieurs personnes affirment que celui-ci n'était pas armé lors de l'arrivée des forces de l'ordre et qu'il a été exécuté sans autre forme de procès.

 

Peu apprécié dans le quartier, Bigman avait récupéré, en novembre dernier, la succession de celui que l'on appelait 50/50, tué à la suite de combats avec un autre groupe d'autodéfense du PK5.

 

Mardi soir, le quartier était calme, mais toujours sous tension. Le ministère de la Sécurité publique appelle les populations au calme alors que la mort de ce leader peut faire craindre des représailles, notamment dans les quartiers voisins.

 

 

Centrafrique: 4 morts dans des violences à Bangui

 

08/02/17 (AFP)

 

Des affrontements entre des hommes armés et les forces de sécurité qui tentaient d'interpeller un "chef de groupe d'auto-défense" ont fait quatre morts mardi à Bangui dans le quartier du PK-5, épicentre des violences intercommnautaires dans la capitale centrafricaine, a-t-on appris mercredi auprès de la police centrafricaine.

 

De source policière, "un chef de groupe d'autodéfense connu sous le sobriquet de +Big Man+, impliqué dans de nombreuses exactions a fait l'objet d'une interpellation par les forces de sécurité intérieures appuyées par la force de la Minusca (Casques bleus). Big Man et ses éléments ont opposé une résistance. Une fusillade a éclaté et le chef a été neutralisé ainsi que deux de ses hommes".

 

"Des tirs tantôt rapprochés ou sporadiques ont été entendus durant la fin d'après-midi jusqu'à la nuit tombante. Les hommes de Big Man ont lancé des représailles contre la paroisse Saint Mathias et une église apostolique dont les membres ont été encerclés", selon la même source.

 

Un pasteur de l'église apostolique venu demander aux croyants de quitter les lieux, a été pris à partie et poignardé mortellement, selon un membre de sa famille. La victime, Jean-Paul Sankagui, avait été conseiller en communication à la Primature auprès de l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé (2001-2003).

 

"Le pasteur de mon église au PK-5, Jean-Paul Sankagui, a été assassiné et l'église brûlée", a confirmé à l'AFP Lazare Ndjadder du Collectif 236 KM5, une association militant pour la paix.

 

Aucun bilan officiel n'était encore établi. Toutefois, selon la police, "les éléments de la Minusca ont circonscrit la zone de la fusillade et ont réussi à contenir les velléités des hommes de Big Man".

 

Le 3 février, le président Faustin-Archange Touadéra avait averti qu'un plan "visant à réduire les malfaiteurs était en cours". Big Man avait pris la place d'un autre chef, tué l'an dernier dans une rixe entre groupes armés rivaux du PK-5.

 

La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane. La contre-offensive des anti-balaka majoritairement chrétiens a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

L'intervention de la France et des Nations unies a ensuite permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans Bangui. Mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions du pays.

 

 

RCA: fusillade lors de l'arrestation du chef de milice Youssouf Sy

 

08/02/17 (BBC)

 

Une opération conjointe forces de sécurité intérieure et Minusca pour interpeller un chef de milice a mal tourné. Le nommé Youssouf Sy alias Big man et deux de ses acolytes, réputés entretenir l'insécurité au PK5 depuis la disparition du chef de guerre 50/50, ont été neutralisés. Selon la police, l'homme recherché a été abattu après avoir tenté d'ouvrir le feu sur les forces de sécurité intérieure.

 

Son arrestation a donné lieu à une scène de fusillades au PK5 en fin de journée mardi. La scène s'est déroulée à la hauteur de la Mosquée centrale en plein cœur de l'enclave musulmane de PK5. Tirs à l'arme lourde et de petits calibres. La tension est vite montée dans ce secteur qui peine à retrouver la stabilité.

 

Le chef de milice Youssouf Sy encore appelé le nouvel homme fort de PK5 était fortement recherché par les forces de sécurité intérieure, Gendarmerie et Police. Il multipliait des actes de provocations ces deux derniers mois dans le secteur.

 

Lui et ses hommes avaient empêché à deux reprises une visite du cardinal Dieudonné Nzapalaïnga dans le cadre de la réouverture d'une école maternelle dans l'enceinte de l'église catholique St Matthias de PK5.

 

Ils ont aussi organisé récemment le braquage d'une équipe de reporters de la BBC dans ce même quartier. Un braquage au cours duquel ils ont saisi du matériel de reportage, un véhicule et une importante somme d'argent.

 

La mort du chef de milice a été suivie d'actes de représailles dans la zone. L'église catholique St Matthias proche de son domicile et une église apostolique logée à l'intérieure du pk5 ont été incendiées par les proches de Youssouf Sy. Le pasteur de l'église apostolique qui est en même temps un cadre du Haut Conseil de la Communication, a été tué sur le champ.

 

 

Centrafrique: L'arrestation d'un chef milicien débouche sur une fusillade au pk5

 

© koaci.com-Mercredi 8 février 2017- L’arrestation de Youssouf Sy, présenté comme un chef milicien, a débouché hier sur une fusillade au pk 5 qui a causé au moins un mort.



Fortement recherché par les forces de sécurité centrafricaines, le chef de milice Youssouf Sy encore appelé Big Man et présenté comme l’homme fort du PK5, a été tué hier, alors que la police tentait de l’arrêter et qu’il a dégainé son arme.



Youssouf Sy était en compagnie de deux de ses hommes de main, lorsque les forces de sécurité ont tenté de l’interpeller.



L’opération menée conjointement par la Minusca et les forces de sécurités centrafricaines, n’a pas été du goût des partisans de Youssouf Sy. Ce dernier a été abattu après avoir tenté d’ouvrir le feu sur les forces de sécurité.



Armés de fusils de petits calibres, les partisans de Youssouf Sy, ont ouvert le feu, sur les bâtiments du PK5.



Les coups de feu ont été entendus pendant plusieurs dizaines de minutes, aux environ de la mosquée du PK5.



En guise de représailles, une église catholique et une chapelle apostolique, ont été incendiées par les partisans de Youssouf Sy, qui ont tué le pasteur apostolique.



Youssouf Sy était accusé d’entretenir l’insécurité depuis la mort du chef de guerre 50/50. Il lui était reproché de multiplier des actes de banditisme.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 18:50
Lu pour vous : L’ex ambassadeur de France en Centrafrique au coeur d’un trafic

 

 

 

http://mondafrique.com/  Par Nicolas Beau  7 février 2017

 

En poste à Bangui jusqu'en octobre 2016, Charles Malinas, démis de ses fonctions d'ambassadeur, est soupçonné d'un vaste trafic de visas

 

Cet automne, une enquête de l’inspection générale des Affaires Etrangères françaises est lancée dans la plus grande discrétion sur le fonctionnement de l’ambassade de France en Centrafrique. On sait à quel point le président français, François Hollande, et son ministre de la Défense, Jean Yves Le Drian ont vendu la légende d’une France qui avait sauvé la Centrafrique de la guerre civile. Rien ne devait ternir cette image d’Epinal. Et naturellement le quai d’Orsay n’a donné, jusqu’à présent, aucune publicité inutile à ces investigations qui éclairent d’un autre jour le rôle de la France en Centrafrique.

 

Pas de vagues

 

« Des dysfonctionnements ont été constatés dans la gestion des visas à Bangui », reconnait-aujourd’hui le Quai d’Orsay interrogé par Mondafrique. Et d’ajouter: « Des mesures devront être prises ». Le dossier ne peut plus être enterré compte tenu de la gravité des faits constatés. L’ambassadeur en fonctions jusqu’en octobre dernier en Centrafrique, Charles Malinas, a été rappelé brutalement fin décembre de la République tchèque où il avait été promu. Joint par Mondafrique, l’ancien ambassadeur n’a pas souhaité répondre à nos questions

 

« Monsieur Malinas ne travaille plus à Prague, nous attendons son successeur », constate, laconique, un diplomate français à Prague. Autant dire qu’il a été mis brutalement fin aux fonctions de ce diplomate, brutalement rappelé à Paris après moins de trois mois de fonctions. Ce que l’on veut bien reconnaitre au Quai d’Orsay, mais en minimisant la portée de cette révocation. « C’est une procédure habituelle lorsqu’une enquête est déclenchée, explique-t-on. Cela s’est produit un certain nombre de fois ces dernières années ».

 

Tout démontre pourtant que le dossier est ultra sensible. La semaine dernière, le directeur Afrique du Quai, Rémi Maréchaux, ancien numéro deux de l’ambassade de France à Bangui, s’est déplacé lui-même en Centrafrique pour vérifier les conclusions du service d’enquête. La vérité, la voici: les « dysfonctionnements » constatés sont très graves, « hors normes », nous confie un diplomate, et éclairent de façon peu glorieuse l’action de la France en Centrafrique.

 

Des centaines de visas bradés

 

Voici quelques mois, les premières alertes sur les pratiques douteuses de l’ambassadeur français à Bangui étaient venues du ministère de l’Intérieur français. Les services de police chargés à Paris de la lutte anti terroriste avaient constaté en effet que des musulmans radicalisés avaient débarqué de Centrafrique en France. Les visas, apparemment, leur avaient été accordés généreusement, sans les vérifications d’usage. Or, selon un diplomate français fin connaisseur de la Centrafrique, « ce sont en fait des centaines et des centaines de visas ont été en fait distribués à des centrafricains musulmans par les services de l’Ambassade de France ».

 

Au cabinet de Jean Yves le Drian, ces alertes ont été prises très au sérieux. Il devenait difficile pour le Quai d’Orsay de fermer les yeux. Très rapidement, l’enquête diligentée par le Quai d’Orsay révèle que cette politique laxiste était couverte par l’ambassadeur lui-même, Charles Malinas. Dans quel but? A ce stade, le soupçon d’enrichissement personnel n’est pas écarté par les enquêteurs des Affaires Etrangères

 

Un ambassadeur modèle

 

Charles Malinas représente cette une nouvelle génération d’ambassadeurs en Afrique plus préoccupés de leurs bonnes relations avec le pouvoir local que soucieux de servir les intérêts français. On les voit devenir peu à peu les messagers à Paris de régimes africains dont ils tolèrent toutes les frasques, du moins quand ils n’y sont pas associés.

 

L’ancien ambassadeur à Bangui était ainsi au mieux avec l’ancienne présidente Catherine Samba Panza, choisie par Laurent Fabius pour mener de janvier 2014 à mars 2016 la transition démocratique tout en assurant ses arrières par quelques placements en Cote d’Ivoire. Mais cet homme de réseaux sut rebondir et posséder également quelques entrées sous la présidence actuelle de Faustin-Archange Touadera. Charles Malinas connaissait de longue date le numéro deux du gouvernement et ministre de la Défense, Joseph Yakété. Ce dirigeant centrafricain, ancien colleur d’affiches à la section du treizième arrondissement du Parti Socialiste, avait fort bien connu l’ambassadeur, lui aussi militant socialiste de la première heure.

 

Charles Malinas était si bien avec le pouvoir centrafricain qu’il fut promu, le 29 avril 2014, chevalier des arts et lettres, contrairement aux usages en vigueur qui prévoient que les diplomates ne peuvent accepter de décoration que lors de leur départ. Une joyeuse fête au bar dancing « le songo » marque la fin de son séjour à Bangui. « L’ami Charles Malinas va manquer à ses amis centrafricains », constatent les sites d’information de Bangui.

 

Apparemment ces bonnes relations avec le pouvoir en place furent mises à son crédit. Notre diplomate obtint en octobre le poste convoité d’ambassadeur à Prague, où il recevait un mois plus tard le président Hollande.

 

Plus dure est aujourd’hui la chute de ce diplomate comblé.

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 18:06
Les conseils du président Déby à son homologue centrafricain

 

 

FS : Autre voisin à problèmes : la Centrafrique. Quel conseil formulez-vous à l’endroit du président Touadéra afin qu’il stabilise son pays ?

 

Idriss Déby Itno :  " La crise centrafricaine remonte à loin, aux mutineries du milieu des années 1990. Depuis lors, le Tchad se tient aux côtés de Bangui pour l’aider à se relever. Le président Touadéra a été bien élu, celui de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua aussi, mais la Centrafrique a besoin d’une réconciliation nationale inclusive. Tant qu’on ne fera pas en sorte que le président Touadéra puisse organiser un vaste forum national en ce sens, incluant tous ceux qui, aujourd’hui, sont mis à l’écart par la communauté internationale, à savoir les anciens présidents Bozizé et Djotodia, les chefs de l’ex-Séléka et des anti-balaka, on n’y arrivera pas.


Si parmi eux il y a des gens qui ont du sang sur les mains, laissons du temps au temps. Inutile de créer une juridiction pour cela : les victimes pourront toujours porter plainte et obtenir gain de cause, comme cela s’est produit au Tchad avec les agents de l’ex-DDS du temps de Hissène Habré. La réconciliation nationale est un préalable. Sans cela, l’essentiel du territoire centrafricain restera sous la coupe de bandes armées "

 

Propos recueillis par Jeune Afrique

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