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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 17:14
NOTE D’INFORMATION  MINUSCA

 

 

REUNION MINISTERIELLE VIRTUELLE SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

EN MARGE DE L’ASSEMBLEE GENERALE DE L’ONU  

 

Bangui, le 29 septembre 2020 - Les Nations Unies organisent une réunion ministérielle virtuelle sur la République centrafricaine (RCA), le 1er octobre 2020, co-présidée par le Président de la RCA, Faustin-Archange Touadéra, le Président de la commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahamat, et le Président de la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), Gilberto da Piedade Veríssimo, et avec la participation du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. La rencontre, qui se tient en marge de la 75e session de l’assemblée générale de l’ONU, réunira également des pays de la sous-région et les membres du Groupe international de soutien à la RCA.  

 

Cette rencontre a lieu trois mois avant la tenue des élections présidentielle et législatives et plus d’un an et demi après la signature de l’Accord politique pour la paix et la stabilité en RCA (APPR-RCA), le 6 février 2019, entre le Gouvernement centrafricain et quatorze groupes armés. Elle se tient également dans le contexte de la pandémie du COVID-19, ce qui explique son format électronique.  

 

Pour le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, la communauté internationale continue à accompagner la RCA : « Cette réunion ministérielle démontre une fois encore l’engagement continu des Nations Unies en particulier et de la communauté internationale en général, aux côtés des autorités et de la population centrafricaines pour les aider à relever les défis urgents, notamment l’organisation des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020 et la mise en œuvre effective de l’Accord de paix ». « Dans un contexte mondial marqué par la Covid-19, la RCA a plus que jamais besoin de la solidarité et du soutien de la communauté internationale dans cette nouvelle étape de son histoire. Cependant, c’est d’abord aux Centrafricains qu’il revient l’énorme tâche de contribuer à leur quête collective d’une paix durable et de stabilité politique sans lesquelles, aucune démocratie n’est viable », ajoute le Représentant spécial.  

 

De son côté, la ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, Sylvie Baïgo-Temon, précise que la rencontre permettra au gouvernement centrafricain de « faire le point sur les progrès et défis dans la mise en œuvre de l’APPR-RCA et l’état des préparatifs pour la tenue d’élections inclusives, libres, régulières, transparentes, crédibles et pacifiques, et dans les délais constitutionnels ». « Les contributions des États Membres et des autres partenaires à la tenue des élections ainsi que la question de la participation des réfugiés seront également évoquées. Cette réunion sera également l’occasion de continuer à mobilier les partenaires de la RCA dans la contribution à l’aide humanitaire et au développement », ajoute la ministre, précisant que la Centrafrique se sent soutenue.   

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org │

Facebook https://www.facebook.com/minusca.unmissions

Twitterhttps://twitter.com/@UN_CAR

Flickr https://www.flickr.com/photos/unminusca/

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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 23:23
Rca –présidentielle 2020 : Touadera en larmes lors de son investiture
Rca –présidentielle 2020 : Touadera en larmes lors de son investiture

 

 

 (Agence de presse panafricaine) 28 sept 2020 - Le week-end dernier a été marqué par le congrès du MCU du président Archange Touadera qui comme l’indique sa dénomination voudrait unifier les cœurs des Centrafricains. Une posture adossée sur l’impératif d’assainir la sécurité intérieure de ce pays de même que de le doter d’infrastructures modernes sur tous les domaines et singulièrement ceux dits prioritaires de la santé, de l’éducation et des communications. Si ledit congrès fut marqué par le discours-bilan du candidat investi, on retiendra surtout que ce dernier a été adoubé par de hauts dignitaires religieux et traditionnels qui n’ont pas hésité parfois de parcourir de longs kilomètres pour être présents à cet important rendez-vous à l’instar du Sultan de Ndele qui a bravé l’insécurité de cette zone pour honorer de sa présence effective cet investiture aux allures de célébration à venir de la victoire dès le premier tour d’Archange Touedera le 27 décembre prochain.

Au regard de la foule nombreuse et notamment des dignitaires évoqués supra, on comprend que d’aucuns aient assimilé ce congrès à la fête nationale centrafricaine quand bien même il y eut une suspension momentanée des travaux pour accueillir le Sultan de Ndelé plutôt inattendu, eu égard à l’insécurité régnant en la zone en laquelle il réside ce qui le contraignit du reste à emprunter l’avion pour faire le déplacement de Bangui et y soutenir la candidature du président sortant qui le lui rendit bien en lui faisant allégeance, non sans couler des larmes à l’occasion, preuve de ce qu’il sait désormais compter sur l’implication des populations centrafricaines pour aplanir la situation sociopolitique de ce pays.

Ce que confirmeront les propos d’un militant pour qui, «le Président sortant est une aubaine pour la Rca, c’est pourquoi nous allons lui permettre de réaliser un second mandat en lui accordant nos suffrages en masse». Le ton est ainsi donné pour une présidentielle qui devra à coup sûr taire à jamais les mutineries et autres conflits internes préjudiciables à plus d’un titre pour le développement socioéconomique harmonieux de ce pays qui, quoique béni des Dieux, ne parvient toujours pas à valoriser son gigantesque potentiel minier.

Et dans cette perspective le camp présidentiel part inéluctablement avec les faveurs des pronostics quand bien même les positions sont loin d’être tranchées avant le scrutin en lui-même qui fera intervenir d’autres critères que ceux objectifs du bilan plutôt élogieux du candidat-président. Et c’est tout à son honneur que de vouloir rempiler pour non seulement étendre au mieux son action mais surtout s’attaquer à d’autres chantiers aussi pressants que la sécurité et la stabilité sociopolitique de la Rca.

Kelle Dadou pour (App)

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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 23:15
RCA/Elections 2020: l'enrôlement électoral bat de l'aile à Ngaoundaye

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 28 septembre 2020 16:25

 

L'enrôlement électoral demeure encore hypothétique dans la sous-préfecture de Ngaoundaye dans l'Ouham-Pendé. Cette zone, où se déroule une vaste opération militaire conjointe contre le groupe armés 3R, est encore loin de satisfaire les besoins l'Autorité nationale des élections. Après une suspension de 5 jours, le processus peine à reprendre du fait de l'opposition du groupe armé de Sidiki Abbas.  

L'enrôlement électoral reste encore hypothétique dans la sous-préfecture de Ngaoundaye dans l'Ouham-Péndé. Ce processus de 21 jours, suspendu après seulement 5 jours d'activité, peine à reprendre à cause des menaces d'éléments du groupe armé 3R, présents dans la région. En effet, cette interruption était due aux dysfonctionnements d'ordre technique.   

Dans un premier temps, les fiches électorales étaient insuffisantes. Il a fallu des discussions pour que la vile de Ngaoundaye soit ravitaillée. Après seulement 5 jours d'activité, le mouvement armé 3R s'impose et suspend l'enregistrement des électeurs. A entendre les responsables locaux de l'ANE, une partie des agents chargés de l'enrôlement des électeurs dans cette localité, a rebroussé chemin sur Bangui.

"L'enrôlement est arrêté. Arrêté par le mouvement 3R. Ils nous ont demandé de cesser les opérations en attendant une entente entre le gouvernement et leur mouvement. Selon eux, jusqu'à lors, ils n'ont pas encore trouvé un terrain d'entente. Les agents tablette ne sont plus dans la ville. Il n'y a que les agents recenseurs car ceux-ci sont recrutés localement" a fait savoir Paulin Timondokoni, rapporteur général de l'autorité sous-préfectorale des élections.

Alors que l'Assemblée nationale vient d'accorder 30 jours à l'Autorité nationale des élections pour lui permettre de finaliser le processus d’enrôlement et d’établissement des listes électorales, cette nouvelle situation inquiète certaines autorités locales. Devant l'urgence, des voix s'élèvent pour condamner cette attitude et appeler les autorités à réagir très rapidement.

"Il faut que des décisions soient prises. On ne peut pas continuer à jouer à ces jeux là. Nous venons juste de proroger, de quelques jours, ce processus d'enrôlement. Mais avec tout ce qui est entrain de se passer, on se demande si l'ANE réussira à publier la liste électorale provisoire et définitive. On ne peut pas du tout admettre qu'une partie de la population centrafricaine soit mise à l'écart" martèle Bernard Dillah, député de Ngaoundaye 1.

Par ailleurs, le mouvement 3R a empêché la formation des agents locaux sur l'utilisation des tablettes numériques. Ces agitations de ce groupe armé, à trois (3) mois de la tenue des élections, sont un message fort pour l'exécutif qui n'a pas encore réagi.

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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 23:13
Le «Washington Post» qualifie Donald Trump de «pire président des temps modernes»

 

Le «Washington Post» qualifie Donald Trump de «pire président des temps modernes»

 

Le journal soutient le candidat démocrate Joe Biden pour la présidentielle du 3 novembre. Par Le Figaro avec AFP

Le prestigieux quotidien américain Washington Post a déclaré lundi 28 septembre son soutien au candidat démocrate Joe Biden pour battre, le 3 novembre, Donald Trump, «pire président des temps modernes».

Dans un éditorial, le journal estime que l'ancien vice-président américain est, à 77 ans, «exceptionnellement bien qualifié, par son tempérament et son expérience, pour relever les défis colossaux» des quatre prochaines années. En 2016, le Washington Post avait déclaré son soutien à la candidate démocrate Hillary Clinton face à Donald Trump.

Quatre ans plus tard, le milliardaire républicain brigue un nouveau mandat à la croisée de plusieurs crises historiques : la pandémie de Covid-19, qui a fait plus de 200.000 morts aux Etats-Unis et durement frappé l'économie, ainsi qu'un profond mouvement de colère contre le racisme et les brutalités policières. Avec à l'échelle mondiale, des « autoritarismes » en pleine ascension face à un «recul de la démocratie», et une «planète en danger à cause du changement climatique», souligne le journal. Toutes ces crises ont été « créées, exacerbées ou négligées » par Donald Trump. «Afin de renvoyer le pire président des temps modernes, de nombreux électeurs pourraient être prêts à voter pour presque n'importe qui», concède le Washington Post, puisque le scrutin apparaît avant tout comme un référendum sur Donald Trump, 74 ans. Mais «heureusement», les électeurs n'auront pas à «abaisser leurs critères» le 3 novembre, selon le comité de rédaction, qui souligne le «puits d'expérience» de l'ex-bras droit de Barack Obama.

Le journal rappelle leur arrivée à la Maison-Blanche en 2009 en pleine crise économique et financière et le rôle de l'ancien sénateur Biden dans les négociations avec républicains et démocrates du Congrès pour obtenir un plan de sauvetage de l'économie.

Pour le «WaPo», propriété du multi-milliardaire Jeff Bezos, bête noire de Donald Trump, Joe Biden serait aussi capable de mieux «positionner les Etats-Unis comme un concurrent capitaliste à la Chine», tout en renouant les alliances internationales mises à mal par le républicain.

 

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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 23:10
Centrafrique. Le goût du pouvoir
Centrafrique. Le goût du pouvoir

 

Lu pour vous

 

http://pagesafrik.info/  - 28 septembre 2020

 

L’élection présidentielle en REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE aura bientôt lieu. Le Président sortant FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA devrait affronter parmi ses challengers, deux REVENANTS.

Le premier, FRANCOIS BOZIZE, Président de la République de 2003 à 2013, est arrivé au pouvoir par EFFRACTION en renversant MILITAIREMENT feu ANGE-FELIX PATASSE (démocratiquement élu). Il avait quitté le pouvoir de la même manière qu’il y était arrivé. Exilé en OUGANDA pendant 6 ans, il est revenu au pays par la grâce de son ancien Premier-ministre devenu Président, c’est-à-dire FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA.

La CENTRAFRIQUE n’avait enregistré AUCUN progrès pendant ses 10 ans de règne ABSOLU. Lors du CINQUANTENAIRE de l’indépendance du pays en 2010, FRANCOIS BOZIZE, général en carton, a dû se résoudre à réhabiliter Sa Majesté BOKASSA 1er, SEIGNEUR DE BERENGO, en tant que principal « bâtisseur du pays », un AVEU D’ECHEC. Il serait bon de préciser qu’en dehors de quelques routes goudronnées et de son palais dans son village, BOKASSA 1er, lui non plus, n’a apporté AUCUN progrès à son pays pendant son règne ABSOLU. Les CENTRAFRICAINS se souviendront de lui comme l’homme qu’il leur imposait l’écoute de la MUSIQUE CLASSIQUE à la radio nationale tous les DIMANCHES.

La seconde, CATHERINE SAMBA-PANZA, a été Maire de BANGUI, la capitale, avant d’être nommée PRESIDENTE DE LA REPUBLIQUE pendant la période de transition. Elle a brillé par son ABSENCE d’autorité et demandé la CHARITE à ses voisins pour payer les salaires des FONCTIONNAIRES. Pendant la TRANSITION c’est le CONGO-MFOA (aka Brazzaville) qui a financé le fonctionnement de l’Etat centrafricain. Le SEUL mérite de Mme SAMBA-PANZA est d’avoir respecté l’échéance de son retrait du POUVOIR. Elle a cédé son écharpe présidentielle avec ELEGANCE.

Quant à l’actuel Président FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA, bien que son bilan économique soit MAIGRE, il bénéfice des circonstances atténuantes pour avoir hérité d’un pays EXSANGUE économiquement et complètement DELABRE.

L’AMNESIE pousse souvent les populations AFRICAINES à accorder une prime à la RECIDIVE aux MALFAITEURS.

Au nom de la solidarité ETHNIQUE, des CHAROGNARDS peuvent bénéficier d’un scrutin MAJORITAIRE et revenir au POUVOIR. La DEMOCRATIE est incompatible avec L’IMPUNITE.

Nysymb Lascony

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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 23:07
Les USA sanctionnent un proche de Poutine en Centrafrique
Les USA sanctionnent un proche de Poutine en Centrafrique
Les USA sanctionnent un proche de Poutine en Centrafrique

 

Les États-Unis sanctionnent deux sociétés du Russe Evgueni Prigozhin en RCA

 

https://www.rfi.fr/ Publié le : 28/09/2020 - 05:12

 

Le Trésor américain a annoncé la semaine dernière de nouvelles mesures contre Evgueni Prigozhin et son réseau en Centrafrique. L’homme d’affaire russe, proche de Vladimir Poutine, est accusé d’ingérence lors des élections de 2016 aux États-Unis. Depuis, il figure sur la liste des sanctions américaines. Il est également accusé d’être l’homme de main du Kremlin en Afrique, via ses liens avec le groupe de mercenaires Wagner. Cette fois, les sanctions visent trois Russes et deux sociétés impliquées dans les opérations de Prigozhin en RCA.

Dans un communiqué, le Trésor américain sanctionne deux entreprises minières opérant en Centrafrique appartenant à Evgueni Prigozhin.

La première, la société russe M Finans, s’occupe d’extraction de métaux précieux et fournit des services de sécurité privés. M Finans serait liée à une entreprise détenue par Evgueni Prigozhin à Saint Petersbourg, accusée de soutenir indirectement « l’exacerbation des tensions politiques et des divisions à l’international » pour le compte de la Russie.

La deuxième société, Lobaye Invest, a été fondée en RCA en 2017. Elle est spécialisée dans l'extraction d'or et de diamants, « un secteur lucratif » pointe le communiqué.

Ces deux entreprises sont également accusées d’être associée aux activités des mercenaires du groupe Wagner en Centrafrique.

Parmi les trois personnes ciblées par les sanctions du Trésor, deux sont des dirigeants Lobaye Invest. Le dernier est simplement cité comme étant un employé de Prigozhin. Tous trois seraient impliqués dans les opérations de l’oligarque en RCA depuis 2017.

Leurs biens ainsi que ceux de M Finans et Lobaye Invest détenus par des Américains sont désormais gelés. Les États-Unis interdisent également à leurs ressortissants de collaborer avec eux et avertissent les étrangers qui le feraient qu’ils seraient également la cible de sanctions américaines.

Dans son communiqué, le Trésor américain annonce également des sanctions contre cinq autres personnes et cinq sociétés en Russie et en Finlande. Accusées d’être en lien cette fois avec le FSB, le service de renseignement russe, pour contourner de précédentes sanctions américaines.

 

 

Les USA sanctionnent un proche de Poutine en Centrafrique

 

https://lanouvelletribune.info/    Par Florian Guénet 

 

La semaine dernière, le gouvernement américain a confirmé la mise en place de mesures à l’encontre d’Evgueni Prigozhin. L’homme d’affaires, d’origine russe, est un proche du président Poutine. Il est accusé d’ingérence au sujet de la campagne présidentielle américaine, menée en 2016, au cours de laquelle le président Trump a été élu.

Disposant d’un vaste réseau en Centrafrique, ce dernier figure sur la liste des sanctions américaines. Selon le Trésor américain, Prigozhin agirait, sur place, au compte du Kremlin. Il aurait, en outre, des liens avec plusieurs groupes de mercenaires, dont le groupe Wagner. Enfin, il dispose, sur place, de deux entreprises. La première M Finans, est spécialisée dans l’extraction de métaux précieux et fournit des services de sécurité privés.

Washington sanctionne un homme d’affaires russe

Selon le gouvernement américain, cette société est directement liée à une autre société détenue par Evgueni Prigozhin, accusée par certains experts, d’exacerber les tensions politiques et les divisions à l’international. Sa seconde société, Lobaye Invest, est pour sa part, spécialisée dans l’extraction d’or et de diamants. Trois autres personnes sont directement visées par les sanctions américaines, deux des dirigeants de la firme M Finans ainsi qu’un employé de Lobaye Invest.

Le Trésor américain prévient

Résultat, leurs biens détenus aux USA sont gelés alors que le gouvernement américain interdit tout simplement ses ressortissants à collaborer avec des individus et ces entreprises. Le Trésor a également mis en garde les ressortissants étrangers qui souhaitent eux aussi travailler avec ces individus, affirmant que ceux-ci s’exposaient également à une série de sanctions.

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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 22:48
LE PRESIDENT TOUADERA DEVANT LE CONGRES D'INVESTITURE DE SON PARTI
LE PRESIDENT TOUADERA DEVANT LE CONGRES D'INVESTITURE DE SON PARTI

 

Discours bilan du Pr TOUADERA au congrès du MCU

 

Permettez-moi de relire avec vous l’histoire récente de la République Centrafricaine et de vous prendre à témoins des faits et réalités vécus ensemble à l’aune de ma prise de fonction, le 30 mars 2016.

Notre pays, souvenons-nous, avait trop souffert de l’instabilité politique à laquelle il a été en proie depuis les premières années de son indépendance. Cette instabilité l’a conduit à de reculs qui lui ont été d’un préjudice que nous mettrons de temps à réparer.

Pire, depuis décembre 2012, notre pays était plongé dans un chaos indescriptible, sans précédent. 

L’Etat avait disparu pour laisser place à l’anarchie, à des violations graves, massives et répétées des droits de l’Homme, notamment des crimes de sang, des exécutions extrajudiciaires, des arrestations illégales et séquestrations de personnes, des prises d’otage, des viols, des incendies et destructions des maisons d’habitation, des édifices publics et privés, des édifices religieux et des récoltes ; la liste est tragiquement longue. 

A ma prise de fonction le 30 mars 2016, le contexte socio-politique et économique était toujours marqué par des crises récurrentes et paralysantes : présence massive des groupes armés sur l’ensemble du territoire, échec du processus de réconciliation et de désarmement, déplacement forcé des populations vers des sites de fortune appelés pudiquement « Ledger », avec pour corolaire une atmosphère d’angoisse et d’insécurité généralisée.  

Les organisations humanitaires avaient dénombré plus de 800.000 réfugiés et personnes déplacées à l’intérieur du pays, pour se retrouver dans des sites précaires et des enclaves qui subissaient, malheureusement, de fréquentes attaques des groupes armés. 

Certains observateurs affirmaient, non sans raison, que plus de 80% du territoire était occupé par des groupes armés.

Sur le plan économique et de la gouvernance publique, nous avons constaté, médusés, la destruction du tissu économique, la prédation et le pillage des ressources minières et fauniques du pays, les détournements des biens publics et la prévarication, crimes qui ont d’ailleurs défrayé la chronique.

Le taux du PIB était de – 36%. Tous les indicateurs étaient au rouge.

Le règne des groupes armés qui se sont emparées du pouvoir de l’Etat a entraîné, entre autres, la fragilité et la désorganisation du pouvoir judiciaire avec comme corollaire l’impunité et le recours à la justice privée. 

Sur le plan social, nous avons hérité de la dégradation de toutes les infrastructures sociales, notamment les écoles, les lycées, les établissements d’enseignement supérieur et les hôpitaux. 

Aussi, les nombreuses années d’arriérés de salaires, de bourses, de pensions, de dettes intérieures et de coton ont entraîné la détérioration des termes de l’échange des fonctionnaires et paysans, condamnant ainsi le peuple centrafricain à vivre dans des conditions les plus inhumaines. 

La cohésion sociale, le vivre ensemble et l’unité qui sont le socle de notre Nation ont été durement ébranlés, la crise ayant pris un relent de conflit communautaire. 

L’Armée Nationale, symbole de notre souveraineté, était tombée en déconfiture et croupissait sous l’embargo décidé par le Conseil de Sécurité de l’ONU, laissant ainsi le peuple sans défense.

Le 30 mars 2016, le pays ne disposait d’aucun groupe de combat, d’aucun bataillon, d’aucune poudrière ni d’infrastructures de formation et d’encadrement de l’Armée. 

Sur le plan sécuritaire, les groupes armés avaient transformé des régions entières du pays en des zones de non-droit et soumis des innocentes populations à des souffrances indicibles. 

Les sièges des Cours et Tribunaux, les Brigades de Gendarmerie, des Douanes, des Eaux et Forêts, les Commissariats de Police et les bâtiments administratifs étaient tenus par des éléments des groupes armés. 

Les Préfets et Sous-préfets, dépositaires de l’autorité de l’Etat ainsi que les fonctionnaires et agents de l’Etat ne pouvaient rejoindre leurs postes d’affectation. L’autorité de l’Etat était donc bafouée.

Ni le Forum de Bangui de mai 2015 ni les gouvernements successifs de Transition n’ont pu réduire la capacité de nuisance des groupes armés qui ont, en revanche, continué à étendre leurs influencer sur le territoire et constitué une enclave au cœur de la capitale, au PK5, au Camp BEAL et au PK11.

La jeunesse, fer de lance du pays, était déboussolée et avait perdu tout espoir et confiance en ses dirigeants qui n’arrivaient plus à lui offrir des perspectives meilleures et un avenir radieux. Le chômage des jeunes avait atteint son paroxysme.

Chers Frères et Sœurs Unis;

L’inquiétante situation de notre cher pays, dont le point culminant fut le changement brutal de régime en 2013, a conduit le peuple centrafricain à donner sa confiance au candidat indépendant que j’étais, lors de l’élection présidentielle 2015-2016, jugées libres, inclusives, démocratiques, transparentes et équitables.

Investi le 30 mars 2016, le mandat que le peuple centrafricain m’a confié tire à sa fin. En cinq ans, des progrès importants ont été réalisés dans la marche de la République Centrafricaine vers une paix définitive et son développement.

Toujours guidé par le devoir de reddition de comptes, la responsabilité et la transparence, je souhaite maintenant vous présenter, de manière indicative et succincte, le bilan du mandat, bilan somme toute élogieux que nous allons présenter à nos concitoyens, dans les mois qui viennent.

Ensemble, nous avons réalisé une partie appréciable des promesses faites à nos concitoyens, dans le cadre de notre Profession de Foi, en dépit des difficultés sécuritaires et du contexte national et international défavorable caractérisé par la récession économique et la pandémie de COVID 19.  

Il me revenait, l’Elu du peuple, avec la participation de nos Compatriotes désireux de s’engager dans une union sacrée devenue nécessaire, de trouver les voies et moyens de sortie de crise afin de lever l’unique option de la politique de la main tendue par le dialogue avec les groupes armés et avec l’accompagnement significatif et efficient de la communauté Internationale.

Ainsi, à l’ère du multilatéralisme, j’ai pris l’option de la diversification de nos relations diplomatiques pour renforcer les relations bilatérales entre la RCA et d’autres Etats, désireux de prendre leur part de solidarité internationale pour la sauvegarde des intérêts vitaux de notre pays.

Soucieux de ramener la paix et la sécurité, nous avons entrepris la reconstruction de nos forces de défense et de sécurité par des recrutements massifs de jeunes Centrafricaines et Centrafricains sur toute l’étendue du territoire national pour enfin constituer des forces véritablement républicaines, professionnelles et pluriethniques, capables de défendre et protéger notre pays. 

Dans le cadre de la Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), nous avons doté notre pays pour la première fois d’un Plan National de Défense qui donne le cap d’une mutation majeure, le passage de l’Armée de projection à une Armée de garnison. 

Ainsi, nous avons créé quatre (4) zones de défense, un bataillon de parachutistes et de forces spéciales, ceci avec le soutien permanent de la Mission Militaire Européenne, EUTM-RCA.

Les FACA sont progressivement dotées de moyens nécessaires à leur montée en puissance grâce à la loi de programmation militaire pour la période 2019-2023 qui permet le recrutement de 1023 jeunes citoyens par an, soit une prévision de 5.115 jeunes soldats en cinq ans, en tenant compte de l’équilibre régional et du concept genre à hauteur de 15% d’effectif féminin. 

De 2016 à ce jour, nous avons recruté et formé pour le compte des FACA, 3.838 jeunes citoyens sur l’ensemble du territoire.

Nos Forces Armées ont pu bénéficier d’un appui substantiel de la Communauté Internationale en équipements non létaux, grâce à une bonne coordination des échanges avec le Comité de sanctions des Nations Unies et ceci dans le cadre de l’appui logistique et de la dotation en équipements aux unités à déployer.

En quatre ans, nous avons formé six (6) Bataillons d’Infanterie Territoriale, un Bataillon amphibie et  reconstruit l’Armée de l’Air. Sept (7) armureries dans les différentes unités ont été réhabilitées sans oublier la dotation en moyens roulants et de communication de nos Forces.

Pour la première fois depuis sa création, notre Armée disposera d’une base logistique, au PK 22, route de Damara, dont les travaux de construction sont très avancés.

En outre, grâce aux soutiens financiers de l’Union Européenne, nous avons réhabilité les centres d’instruction militaire du camp LECRERC de Bouar, la construction de l’Armurerie du Camp Kassaï, libéré et réhabilité les Camps BEAL et BSS occupés par les ex-combattants à la faveur de la crise.

La réalisation des infrastructures de formation professionnelle et de reconversion, d’instruction et d’entraînement ainsi que la construction d’une base logistique, ont permis la reprise des recrutements et formations des Sous-officiers de notre Armée.

S’agissant des Forces de sécurité intérieure, nous avons recruté 1550 nouveaux Policiers et 1300 Gendarmes déployés sur l’ensemble du territoire. 

Ce signe patent de la réconciliation du peuple avec ses forces de défense et de sécurité constitue les prémices d’une montée en puissance rassurante qui ouvre la voie à la quête inlassable de la levée de l’embargo, tenant compte des actions de pacification en cours dans l’Ouham-Pendé, menées de manière conjointe par les FACA et la MINUSCA.

D’ailleurs un avant-goût éloquent teinté d’espoir et de confiance a réjoui le cœur du peuple centrafricain lors de la parade militaire du 13 août commémorant le 60ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance.

A la faveur de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation du 6 février 2019, nous sommes en train de réussir le pari du DDRR à Bouar, à Ndélé, à Bria, à Kaga-Bandoro.

Bientôt cinq (5) ans, dans des conditions difficiles où il n’existe pas de baguette magique ou de panacée, nous poursuivons avec détermination et abnégation la construction de l’édifice national par des réalisations concrètes dans les domaines sociaux.

Ainsi, à titre d’illustration et, dans un souci de rajeunir l’Administration et de résorber le chômage des jeunes, nous avons intégré 3.867 jeunes diplômés dans la Fonction publique. 

Au total, plus de 10.555 jeunes ont été intégrés dans la Fonction publique et les Forces de défense et de sécurité au cours de ce quinquennat.

Sur le plan socio-économique, la rupture dans la gouvernance du pays a permis de mobiliser des ressources nécessaires qui nous ont permis, au nom du principe de continuité de l’Etat, de payer 18 mois d’arriérés de salaires soit 40 milliards 370 millions de FCFA sur les 64 milliards 885 millions que représentaient les 38 mois d’arriérés de salaires des années 1992, 1993, 2000, 2001, 2002 ainsi que le premier trimestre de l’année 2003 et de 2013.

En ce qui concerne les pensions, nous avons apuré les 9 trimestres des années 2001, 2002 et 2003 pour un montant total de 7 milliards, 986 millions 706 mille FCFA.

En même temps, nous avons payé les arriérés de bourses et des dettes intérieures de la même période, ce qui a permis de relancer la croissance économique.

Les arriérés dûs aux producteurs de coton pour les campagnes 2012-2016 ont été apurés pour un montant total d’un milliard soixante-dix-neuf millions deux cent soixante mille francs CFA (1 079 260 000 FCFA).

D’autres réformes ont porté sur la mensualisation des pensions et le numérique. 

Ainsi, j’ai lancé le projet de paiement mobile des salaires des fonctionnaires et de numérisation des services des impôts et taxes qui contribue au relèvement du niveau des recettes domestiques et la qualité des services publics fournis aux usagers.

Dans le domaine de l’action humanitaire et la réconciliation nationale, grâce à notre détermination de redonner aux Centrafricains leur dignité, plus de 4 100 réfugiés ont bénéficié de rapatriement facilité et 10 000 retours spontanés ont été enregistrés.

On constate aujourd’hui qu’il n’existe aucun site de déplacés internes à Bangui et plus d’une trentaine à Bangui ont été fermés.

Nous avons mis en place la Commission Vérité, Justice, Réconciliation et Réparation pour une justice transitionnelle afin de libérer les cœurs et favoriser la réconciliation nationale.

Je dois vous informer que depuis 2016, notre économie a retrouvé le chemin de la croissance. Le taux du PIB qui était de – 36%  a atteint 4,3 en 2018 et 5% en 2019.

Le Gouvernement n’a ménagé aucun effort pour exécuter convenablement le programme appuyé par la Facilité Elargie du Crédit conclu avec le FMI en juillet 2016. 

Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, nous avons réussi six (6) programmes avec le FMI, ce qui nous offrait de meilleures perspectives pour les années à venir, n’eut été l’avènement de la Covid-19.

Parmi les axes majeurs de la politique de développement économique et social de notre pays figure la transformation structurelle de notre économie, à travers l’intensification du programme de réhabilitation, de construction et d’équipement dans les secteurs des routes, des transports, de l’énergie, de l’eau potable, de l’agriculture, de l’élevage, du commerce, des télécommunications, de la communication et des médias dont les résultats sont visibles.

Dans le domaine de l’énergie nous avons lancé le projet de construction d’un champ solaire à DANZI d’une puissance de 25 mégawatts sur financement de la Banque Mondiale à hauteur de 65 000 000 de dollars américains. 

Nous avons également réalisé l’extension de l’usine de Boali 2, grâce à l’appui financier de la BAD pour un montant de vingt-trois milliards (23 000 000 000) de FCFA. 

A terme, ces investissements fourniront à l’ENERCA 10 MW supplémentaires et renforceront la capacité du réseau de transport et de distribution. Dix (10) autres mégawatts renforceront la capacité de l’ENERCA grâce à l’installation d’une centrale thermique financée par le Fonds saoudien pour l’éclairage public de 14 avenues de la ville de Bangui. 

Parallèlement, nous avons lancé les travaux d’éclairage des Avenues de Bangui en lampadaires solaires photovoltaïques, ce qui permet de lutter contre la petite délinquance.

S’agissant des infrastructures routières, nous avons effectué des voiries urbaines à Bangui par la réhabilitation d’environ 10 Km asphaltés, le bitumage du tronçon NGARAGBA-KASSAI et réalisé 286 Km dans les villes secondaires par la méthode à haute intensité de main d’œuvre dits THIMO qui a permis d’employer les jeunes ouvriers nationaux. L’axe Bouar-Baoro dont les travaux de bitumage ont été lancés le 24 mars 2018 sera très bientôt opérationnel.

Dans le domaine de la communication et de médias, j’ai fait procéder à la rénovation et la réhabilitation des studios de la Radio et de la Télévision sur fonds propres de l’Etat. Aujourd’hui, la Radio Centrafrique couvre désormais une grande partie du territoire national. 

Le projet d’accès à la télévision par satellite au profit de 103 villes et villages financés par le Gouvernement chinois a été réalisé.

Dans le domaine des communications électroniques et de la poste, nous avons lancé, le 4 octobre 2019 à Berberati, le grand projet de la dorsale à fibre optique Afrique Centrale grâce au co-financement de la BAD et l’Union Européenne. 

Les grands travaux d’infrastructures concernent 1.100 Km de tranchées Bangui-Berberati et permettront le désenclavement numérique des zones rurales et contribuera à améliorer les recettes fiscales tout en réduisant le coût des transactions économiques et sociales ainsi que l’emploi de plus de 5000 jeunes dans les villes traversées. 

Des efforts ont été également déployés dans les domaines des services sociaux de base, notamment en matière de santé, d’éducation, d’eau et d’assainissement, d’habitat et urbanisme.

Dans le domaine de la santé publique, mon projet de construire des infrastructures modernes de santé pour améliorer la santé de nos populations s’est matérialisé par la construction d’un centre de pédiatrie et d’un centre de dialyse et d’imagerie médicale. 

J’ai instauré la gratuité des soins chez les femmes enceintes et celles qui allaitent, les enfants de moins de cinq ans et les victimes des violences basées sur le genre. Pour atteindre cet objectif, nous avons intégré tous les diplômés de la santé.

Au cours de ce quinquennat, nous avons accordé un intérêt particulier à l’éducation nationale, notamment par l’intégration de plus de 300 enseignants dans la Fonction publique, ce qui a favorisé un retour massif des enfants à l’école et des résultats scolaires en nette progression.

Au regard de l’ampleur des incendies et destructions volontaires des maisons d’habitation, nous avons, grâce à la coopération agissante  avec le Maroc, construit 100 logements sociaux à SAKAÏ, 10 logements au village Sakpa, sur fonds propre de l’Etat et 30 autres sur financement du groupe Ngaliema.

Dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, les différents investissements réalisés par le Gouvernement avec l’appui de nos partenaires ont permis à plus de 600.000 personnes tant en milieu urbain que rural d’avoir accès à l’eau potable et aux installations d’assainissement, portant ainsi le taux de couverture pour la première fois à plus de 36%.

Chers Compatriotes,

Quand j’ai pris, pour la première fois, ma carte du M.C.U, je savais avec fierté, comme vous tous, que je devenais membre d’un parti pas comme les autres ; mais vraiment pas comme les autres. 

D’autres partis ont pour seul objectif de conquérir ou de reconquérir le pouvoir pour gouverner avec leurs militants, les parents des responsables de ces partis politiques et les ressortissants de leur région et ceux au détriment des autres Centrafricains.

Mais notre parti, le M.C.U, fonde son espoir sur toutes les femmes et tous les hommes qui aiment véritablement leur pays, et qui ont les ressources, l’audace et la sagesse de vouloir aspirer à prendre en main leur destin. 

Nous du M.C.U, nous sommes unis par le cœur et nous sommes ouverts à toutes les sensibilités, qu’elles soient politiques, philosophiques ou religieuses, car nous sommes membres d’un Parti d’obédience centriste et démocratique. 

Je vous rappelle que nous sommes à la croisée des chemins, à une étape cruciale de choix. Nous sommes en train de vivre un bouleversement historique dans notre pays. Plus rien ne sera comme avant en République Centrafricaine.

Chers Congressistes,

Aujourd’hui, vous avez bien voulu me renouveler votre confiance. 

Je me sens fortement inspiré et revigoré à l’idée de relever ensemble avec vous ce challenge, car je sens déjà se développer ce souffle nouveau qui a émergé avec la mise en place de la Plateforme « BE OKO » et l’adhésion de plus de cinquante Partis et Associations Politiques aux idéaux et valeurs que nous avons en partage au sein du M.C.U.

Nous devons inverser le sens de la décente en enfer et faire de notre pays un modèle de paix, de concorde nationale, de cohésion sociale et de bien–être pour ses filles et fils et pour ceux de nos amis qui ont choisi notre pays pour y résider et investir.

Pour y arriver, je vous exhorte à vous mettre en ordre de bataille, à travers les Fédérations, Sous-Fédérations, Sections et Cellules, ceux du Bureau Politique de notre parti ainsi que nos Alliés de la Plateforme BE OKO.  

Croyez, Chers Congressistes, que je ne ménagerai aucun effort, aucune énergie pour asseoir solidement les valeurs d’intégrité morale, de probité, d’équité, de transparence, du goût de l’effort et surtout de lutte contre la corruption.

Nous devons aller vers des horizons meilleurs et plus élevés en nous inspirant de l’expérience du quinquennat passé. 

La situation de notre pays n’est pas immuable. Ce n’est pas un véritable statu quo. Tout dépend de nous ; nous venons de démontrer en cinq ans que nous pouvons faire mieux ; que nous sommes capables de surmonter nos clivages pour bâtir un patrimoine commun, la République Centrafricaine.

Je veux bâtir avec vous un Centrafrique fort, uni, ambitieux et solidaire ; un Centrafrique tourné vers la modernité en vue de son émergence et de sa puissance à long terme. 

Chers Frères et Sœurs Unis,

Au cours de ce quinquennat, j’ai pu parcourir toute la République Centrafricaine du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. J’ai pu mesurer l’ampleur et la profondeur de la crise centrafricaine.

Au cours de ces missions à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, j’ai entendu les cris de douleur de mes Compatriotes. J’ai enregistré leur crainte de me voir abandonner le pays entre les mains des démagogues, des va-t’en-guerre, de ceux qui veulent conquérir ou reconquérir le pouvoir de l’Etat pour satisfaire des intérêts égoïstes. 

Depuis 72 heures, des jeunes, des femmes, des leaders traditionnels, des universitaires, des partis et associations politiques, ont relayé ces appels. 

Je mesure nettement la volonté du peuple qui me presse de répondre à toutes ses sollicitations. 

Profondément inspiré par l’amour de la République Centrafricaine et l’intérêt du peuple centrafricain, j’accepte solennellement d’être candidat à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020.

Je ne saurais comment vous exprimer toute la gratitude que me cause le renouvellement de votre confiance. 

Je suis profondément pénétré de la gravité du devoir qui m’incombe et vous pouvez croire que je n’y faillirai pas.

Aujourd’hui, je mesure le chemin parcouru, la délicatesse de la mission et ma rage de continuer à faire davantage pour que ce peuple meurtri retrouve définitivement le chemin de la paix, la sécurité, la concorde nationale et le vivre ensemble.

Vous le savez, je suis toujours animé d’un seul idéal : bâtir la République Centrafricaine dans la paix et l’unité nationale.

Je souhaite affronter ce nouveau challenge avec chacun de vous, Centrafricaines et Centrafricains de toute ethnie, de toute religion, de toute région, de toute sensibilité politique et philosophique sans exception aucune ; et avec nos Compatriotes vivant à l’étranger.

Engageons-nous à tracer un nouveau chemin pour un devenir meilleur de notre cher et beau pays.

Engageons-nous tous pour la restauration de la sécurité aux frontières et à l’intérieur de notre pays, étant entendu que la restauration de la paix est un gage pour le vivre ensemble et la cohésion sociale.

A cet effet, je m’engage à parachever le processus de mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation du 6 février 2019. 

Je tiens à souligner avec force que ceux qui entravent le processus de mise en œuvre de ce processus en paieront le prix fort, car le peuple centrafricain est debout et la Justice devenue véritablement indépendante.

Je m’engage à continuer à promouvoir le secteur privé et à moderniser l’agriculture pour faciliter la création des emplois en faveur de tous et surtout de notre jeunesse.

Je m’engage à poursuivre le développement des infrastructures de transport, de l’énergie, des nouvelles technologies de l’information et de la communication, pour susciter la relance économique.

Candidat de la Plateforme « BE OKO », loin de tout microcosme politique, clanique et autre, je déclare que le bien-être de la population demeurera mon credo politique.

Convaincu et rassuré de vos suffrages qui seront massivement et utilement exprimés sur ma personne, je m’engage à respecter strictement les exigences de gestion d’un Etat républicain et démocratique.

Ce sont ces valeurs qui me mobilisent au service du Peuple centrafricain. Rien, absolument rien ne peut troubler ma détermination à servir la République Centrafricaine avec humilité, sincérité et justice. Je vous exhorte à épouser ces valeurs qui nous permettront d’obtenir des résultats tangibles.

Chers Congressistes, 

A la lumière de tout ce que je viens de vous présenter, je puis me rassurer que vous et moi battons désormais d’un même cœur. 

Ainsi, nous allons ensemble :

• Réconcilier les populations et garantir l’unité nationale ;

• Asseoir une gouvernance fondée sur l’éthique et le leadership, valeurs qui conditionnent la suite de mon programme ;

• Reformer nos Forces de Défense et de Sécurité pour qu’elles soient capables de protéger l’intégrité du territoire national et de jouer leurs rôles de protection du citoyen et de ses biens ;

• Placer l’agriculture et l’levage au cœur de l’économie et garantir l’autosuffisance alimentaire pour mon peuple ;

• Rendre la justice libre de toutes pressions politiques et économiques et la doter de moyens conséquents de travail pour asseoir un Etat de Droit véritable afin de renforcer la cohésion sociale ;

• Entreprendre une politique d’aménagement du territoire efficace afin de lutter contre les disparités régionales ;

• Rapprocher l’Administration des citoyens par la politique de Décentralisation, Déconcentration, Régionalisation afin de susciter le développement local ;

• Développer les infrastructures de transport et de l’Energie, des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication pour réduire la fracture numérique qui est un frein à notre processus de développement ;

• Développer les conditions existentielles fondamentales telles que l’éducation, la santé, l’eau et l’assainissement pour le mieux-être de la population ;

• Promouvoir la bonne gouvernance économique, financière, politique et administrative fondée sur l’éthique afin de lutter contre les vices (affairisme, clanisme, népotisme, clientélisme, favoritisme, corruption…) ;

• Redorer l’image de la République Centrafricaine à l’extérieur par une diplomatie de développement axée sur les relations qu’elle entretient avec les pays amis et sur son intégration effective au sein des institutions internationales ;

• Promouvoir le secteur privé et l’émergence des Centrafricains dans le monde des affaires afin de redynamiser l’économie nationale et réduire le chômage ;

• Promouvoir les ingrédients qui font le soft power (puissance douce) d’un pays : les valeurs de notre culture traditionnelle, essence de notre existence, l’artisanat, le sport pour ce citer que ceux-là.

Mesdames et Messieurs ;

Chers Congressistes ;

J’ai rappelé les quelques acquis de notre quinquennat. Ils sont indéniables.  

Basée sur ce bilan élogieux, notre campagne électorale sera le moment venu une campagne sans complexe, soutenue par des arguments palpables.

Pour avoir été sur la brèche pendant les 5 ans de notre mandat, nous serons ceux qui savent le mieux ce qu’il reste à faire et à en parler à nos concitoyens avec la crédibilité de ceux qui ont prouvé qu’ils peuvent bien tenir un pays même quand c’était particulièrement difficile.

Certes, les élections de cette année ont une particularité de se tenir à un moment où le monde est frappé de plein fouet par la pandémie à Coronavirus et la récession économique, le terrorisme, le racisme et la perte des valeurs morales et éthiques.

Mais les scrutins doivent se tenir impérativement le 27 décembre 2020, quels que soient les agendas cachés et autres manœuvres inavouables de ceux qui, le jour se proclament démocrates et qui, la nuit, en deviennent des fossoyeurs.

A ceux-là je voudrais rappeler qu’une nouvelle République est née le 30 mars 2016. Un Etat de droit est en construction, et l’Etat de droit, c’est aussi et surtout le respect de la Constitution, des lois et règlements, des institutions de la République et leur indépendance. Le peuple centrafricain ne retournera plus en arrière. 

Les vieilles recettes politiques qui ont conduit ce pays dans le malheur ne sont plus acceptées par mes Compatriotes. 

La communauté internationale est lassée de porter le fardeau de nos errements politiques, de nos compromissions, de nos calculs politiciens. 

Je sais que la bataille sera rude et l’adversité féroce. 

Mais nous avons tous les atouts pour gagner l’élection présidentielle dès le premier tour et obtenir une majorité confortable à l’Assemblée Nationale. 

Vous en êtes capables au vu de votre détermination et de la confiance renouvelée de nos compatriotes de l’Est, de l’Ouest, du Nord, du Sud et du centre.

Je demande par conséquent à tous les responsables du M.C.U de sensibiliser les Frères et Sœurs Unis sur la nécessité d’entretenir des relations saines avec tous les partis et associations alliés de la Plateforme BE OKO et tous ceux de l’opposition qui souhaiteraient collaborer avec nous, car notre cohésion et notre victoire en dépendent, la stabilité de notre pays aussi. 

Pour que la cohésion sociale que nous souhaitons soit réelle, pour que notre victoire soit assurée dès le premier tour du scrutin présidentiel, il faut mettre en place, à tous les niveaux, sur toute l’étendue du territoire et à l’étranger, les structures du M.C.U et de la Plateforme BE OKO.

Je demande donc aux Frères et Sœurs Unis, responsables de nos organes, de prendre en main cette tâche dès aujourd’hui. Je vous charge d’une mission militante :

Allez dire à nos Compatriotes de l’Est, de l’Ouest, du Nord, du Sud, du centre et de l’étranger que j’ai un profond respect pour le peuple centrafricain et pour tout être humain, de manière générale.

Allez-leur dire que mon ambition est et restera constante : je veux que chaque Centrafricain vive dans la paix et la sécurité et qu’il soit fier de son pays ; qu’il vive dans l’unité, la dignité et qu’il travaille sereinement pour le développement de son pays. 

Allez-leur dire qu’ensemble, il nous revient de reconstruire notre pays, de mobiliser les bonnes volontés, d’apaiser les querelles stériles, de surmonter les divisions au nom de l’intérêt général. 

Je vous recommande de continuer à pratiquer la politique d’addition et de multiplication, pas celle de la soustraction et de la division qui peuvent conduire à l’explosion du pays.

La République Centrafricaine est notre avenir commun. Nous devons la protéger contre les agissements de tous ceux qui, rongés par la haine, la méchanceté, l’esprit de vengeance et l’amertume, usent de tous les artifices pour empêcher le peuple d’exercer son droit fondamental qui est celui de choisir librement ses dirigeants.  

Je vous invite à unir nos cœurs, nos forces, notre génie et notre énergie pour rebâtir notre pays afin de donner à la jeunesse et à nos progénitures un pays prospère, pacifique, uni où il fait mieux vivre.

En terminant mon propos, j’adresse mes remerciements et félicitations au Comité d’organisation du Congrès et au Présidium pour le succès enregistré.

Je souhaite un bon retour aux Congressistes de la diaspora et de nos provinces.

Ensemble pour la victoire dès le premier tour!

Ensemble nous gagnerons le défi de la Paix, de la sécurité et de la Réconciliation Nationale !

Ensemble nous gagnerons le défi du développement de notre cher et beau pays ! 

Vive la République Centrafricaine !

Je vous remercie.

 

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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 22:45
Centrafrique: Faustin Touadéra candidat à la présidentielle du 27 décembre

 

RCA/Elections 2020: Faustin-Archange Touadéra investi candidat à sa propre succession par le MCU

 

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 28 septembre 2020 16:15

 

Ouvert du 24 au 26 septembre 2020 à Bangui, le congrès ordinaire du Mouvement cœurs unis (MCU), s'achève avec l'investiture de Faustin-Archange Touadéra comme candidat à la présidentielle de décembre 2020. Prenant la parole, le président de la République, candidat à sa propre succession, a tout d'abord, brossé les périodes sombres du pays avant de dresser le bilan de son mandat.

Prévues pour décembre prochain, les élections groupées en Centrafrique continent d'enregistrer des candidats. Lors de son congrès ordinaire tenu à Bangui, le Mouvement cœurs unis (MCU), parti soutenant les actions de l'actuel chef de l'Etat l'a investi le samedi 26 septembre 2020, candidat. La cérémonie d'investiture s’est déroulée en présence des diplomates, des membres du gouvernement et de ses partisans venus de Bangui, de l’intérieur du pays et de la diaspora. Désormais candidat à sa propre succession à la prochaine présidentielle, l'actuel locataire du palais de la Renaissance s'est adressé au public. Durant une heure et demie, Faustin-Archange Touadéra a fait un rappel de la période sombre de sa prise de fonction avant de faire son bilan quinquennal.

"Parmi les axes majeurs de la politique de développement et social de notre pays, figure la transformation de notre économie, à travers l’intensification  du programme de réhabilitation, de construction et d’équipement dans les secteurs des routes, des transports, de l’énergie, de l’eau potable, de l’agriculture, de l’élevage, du commerce, des télécommunications, de la communication et des médias; dont  les résultats sont visibles" a développé Faustin-Archange Touadéra.

Après avoir présenté selon lui, un bilan notable, l’homme se dit encore crédible pour demander le suffrage du peuple, quelles que soient les manœuvres de ses opposants. Pour lui, les élections doivent se tenir coûte que coûte le 27 décembre 2020. S'adressant aux congressistes, le président sortant répond à ses détracteurs.

"Les scrutins doivent se tenir impérativement le 27 décembre 2020. Quels que soient les agendas cachés et autres manouvres inavouables de ceux qui, le jour se proclament démocrates et qui la nuit en deviennent des fossoyeurs. A ceux-là, je voudrais rappeler qu’une nouvelle République est née le 30 mars 2016" a martelé Faustin Archange Touadera.

Conscient du challenge électoral, l'actuel locataire du palais de la Renaissance croit en une victoire certaine dès le premier tour.

"Je sais que la bataille sera rude et l’adversité féroce. Mais, nous avons tous les atouts pour gagner l’élection présidentielle dès le 1er tour et surtout d’obtenir une majorité confortable à l’Assemblée nationale" a déclaré le candidat investi par le MCU.

Le pouvoir et tous ses soutiens sont favorables à la tenue du 1er tour des scrutins groupés le 27 décembre 2020, alors que l’opposition démocratique appelle à une concertation des Forces vives de la Nation afin d’organiser des élections apaisées, libres, transparentes et inclusives.

 

 

 

Centrafrique. Le président Faustin Archange Touadéra, candidat à l’élection présidentielle

 

https://www.ouest-france.fr/ Publié le 26/09/2020 à 14h54

 

Le premier tour des élections présidentielle et législatives est prévu pour le 27 décembre. Mais des retards importants dans leur organisation, rendent ce double scrutin incertain.

Le président de la Centrafrique, Faustin Archange Touadéra, a annoncé samedi sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 27 décembre, dans un pays meurtri par plus de sept années de guerre civile et encore aux deux tiers sous la coupe de groupes armés rebelles.

« C’est une lourde responsabilité. Une très lourde responsabilité. J’accepte d’être votre candidat », a déclaré le chef de l’État, élu en février 2016 et dont la candidature n’est pas une surprise, devant les membres de son parti, le Mouvement cœurs unis (MCU), réunis en congrès dans la capitale Bangui.

 

Élu en 2016 avec 62,71 % des suffrages

Plus de 7 ans après le coup d’État d’une coalition de groupes armés à majorité musulmane, la Séléka, qui a renversé le président François Bozizé en 2013, le premier tour des élections présidentielles et législatives est prévu pour le 27 décembre mais l’incertitude prévaut aujourd’hui quant à la possibilité de les tenir dans ce délai, des retards importants s’étant fait jour dans leur organisation, notamment l’enregistrement des électeurs.

M. Touadéra, 63 ans, avait été élu en février 2016 avec 62,71 % des suffrages, déjà sur un territoire largement aux mains de milices rebelles et théâtre d’exactions meurtrières. Ce sera encore le cas en décembre, malgré la signature, en février 2019, d’un accord de paix entre les 14 principaux groupes armés rebelles et le gouvernement. Le principal rival de M. Touadéra devrait être, cette fois, M. Bozizé, de retour depuis un an dans le pays, si sa candidature est validée.

 

 

Centrafrique: Faustin Touadéra candidat à la présidentielle du 27 décembre

 

https://www.rfi.fr/  27/09/2020 - 13:18

 

En Centrafrique, c’était le dernier jour ce samedi 26 septembre du congrès du parti présidentiel, le MCU. Réunis au palais omnisports de Bangui, les délégués du Mouvement cœurs unis viennent d’investir leur candidat Faustin-Archange Touadéra pour la présidentielle du 27 décembre.

Réunis dans le palais omnisports de Bangui, les délégués du Muc ont appelé le président sortant à briguer un deuxième mandat, une mission acceptée sans surprise par Faustin-Archange Touadéra. « Je vous ai entendu et c’est avec beaucoup de plaisir que j’accepte. (...) La date du 26 septembre s’inscrit en étape fondatrice de la marche du peuple centrafricain vers son avenir qui sera fait de sécurité, de paix, de cohésion sociale de vivre ensemble et de développement dans l’unité et la dignité et le travail ».

Le président a profité de cette tribune pour vanter son action à la tête du pays, qualifiant son bilan d’élogieux et mettant en avant la reconstruction de l’armée centrafricaine ou le désarmement de plusieurs milices. Parmi les promesses de campagne du président-candidat, la poursuite de la mise en œuvre de l’accord de paix de 2019, accord critiqué par certains de ses adversaires…

« Je m’engage à parachever le processus de mise en œuvre de l’accord politique pour la paix et réconciliation de 2019. Je tiens à souligner avec force que ceux qui entravent la mise en œuvre de ce processus en paieront le prix fort. »

Faustin-Archange Touadéra a réaffirmé que les élections législatives et présidentielle se tiendraient bien le 27 décembre prochain, conformément a-t-il, dit à la Constitution du 30 mars 2016. Le président n’entend pas lâcher sur ce point alors qu’une partie de l’opposition appelle à un report du scrutin.

Le principal rival de Faustin Touadéra devrait être, cette fois, François Bozizé, de retour depuis un an dans le pays, si sa candidature est validée.

L'élection présidentielle doit en principe se tenir le 27 décembre prochain. Une dizaine d'autres candidats se sont déjà déclarés pour la présidentielle, dont Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, deux anciens Premiers ministres, ainsi que Catherine Samba-Panza, présidente de la République de transition de 2014 à 2016.

Aujourd'hui, la situation s’est améliorée (avec Touadéra)

Evariste Ngamana, porte-parole du MCU

 

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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 22:39
En Centrafrique, la mémoire fragmentée par les conflits

Lu pour vous

 

https://www.lemonde.fr/ Par Antoine Rolland (Bangui, correspondance)

 

Secoué par les crises, le pays n’a jamais eu le temps ni les moyens de mettre en œuvre une politique mémorielle et de préservation du patrimoine.

 

Qui se souvient encore que Bangui, capitale de la Centrafrique, a un musée ? Certains jours, le directeur pense qu’il est bien le seul. Même les dorures des deux trônes de Bokassa, dans un coin du bureau, semblent se demander ce qu’elles font là. En face, le ministère des mines, rénové en 2019 grâce à un don chinois, nargue la petite bâtisse dont Abel Kotton a la charge et qui, elle, attend toujours ses travaux.

En 2014, le musée Boganda a subi le premier pillage de son histoire. Avant que les 3 500 pièces restantes ne soient à leur tour menacées par les fuites d’eau, dues aux impacts de balles sur la toiture. Décision est alors prise d’abriter le tout dans des caisses en bois avant que le toit ne soit refait et les sarcophages fermés.

Abel Kotton libère toujours du temps pour les quelques expatriés qui franchissent les portes de son musée, voyant peut-être en chacun un potentiel mécène. En attendant, la visite est autant un voyage dans l’absurde que dans l’histoire du pays. On y voit des montagnes de caisses, on passe devant des étagères vides, avant le point d’orgue du bloc B : un gorille et un alligator empaillés, posés à quelques mètres d’un lit impérial démonté. Le tout dans une relative pénombre, l’électricité étant hors service aux étages.

Relancer un musée n’est pas chose simple. « Il y a un travail scientifique et technique de restauration à mener, explique Abel Kotton. D’autant qu’on ne sait pas dans quel état on va trouver les pièces. » Elles ne verront pas la lumière du jour avant la rénovation des lieux, cofinancée par les coopérations française et chinoise, à hauteur de 100 millions de francs. Mais la pandémie a mis un coup d’arrêt provisoire au projet.

Une politique mémorielle a minima

Lors de son inauguration en 1966, le musée voulait promouvoir les richesses culturelles des quelque 90 ethnies du pays, ainsi que la vie du premier président Barthélémy Boganda. L’objectif était de tourner la page coloniale et d’écrire l’histoire du pays. Soixante ans plus tard, les lieux illustrent l’abandon de toute politique mémorielle dans ce pays où les priorités sont ailleurs.

« On célèbre l’indépendance deux fois par an, on dépose une gerbe sur le monument Boganda, mais c’est à peu près tout, constate Bernard Simiti, historien et ancien ministre de l’enseignement supérieur. Il n’y a pas de continuité. Chaque nouveau régime veut effacer les traces du précédent. »

La villa de Bokassa à Petevo ? Détruite. Le palais de Bérengo ? Un camp militaire géré par les Russes. Au centre-ville, les maisons coloniales délabrées du camp Fidèle-Obrou laissent place à un centre administratif flambant neuf. Elles faisaient pourtant parti du bâti colonial de Bangui, inscrit sur la liste indicative de l’Unesco, antichambre du patrimoine mondial. Un regret pour Georges Davy Touckia, chargé de mission et des arts au ministère de la culture, qui a bien envoyé une note en conseil des ministres, mais a « perdu l’arbitrage ».

Le ministère dispose d’un poids politique assez faible pour connaître une valse des titulaires et que les dossiers concernant le patrimoine avancent difficilement. « Nous avons peut-être oublié que la République doit avoir une mémoire, avance Georges Davy Touckia. Par exemple, nous avons créé juridiquement une bibliothèque nationale, pour conserver les archives. C’était il y a vingt ans. Mais elle n’est toujours pas construite. »

Bernard Simiti regrette aussi « le peu de place » que prend l’histoire centrafricaine dans les manuels scolaires. Une gageure quand l’analphabétisme touche près de la moitié de la population. Et pourtant, si l’on veut que l’histoire ne balbutie pas, l’enjeu est grand. « Les événements étaient en partie liés au fait que beaucoup de Centrafricains voyaient les musulmans comme des étrangers. Or, la communauté est présente dans le pays depuis ses origines. Mais cela n’est pas enseigné », précise-t-il.

Poursuivre malgré l’insécurité

Le déficit de mémoire alimente les crises sécuritaires qui, elles-mêmes, menacent la discipline. Quand le secrétaire général de l’université de Bangui se plonge dans ses souvenirs d’étudiant en histoire dans les années 1980, il se rappelle que « dès la deuxième année, on nous envoyait faire des recherches en province. » « Ce n’est plus possible aujourd’hui, ajoute Jean Kokidé. Alors les travaux se concentrent désormais sur les ONG et les institutions internationales, parce que réalisables à Bangui. »

Le centre d’archéologie et d’histoire voisin, le Curdhaca, a lui aussi vu son domaine de recherche se rétrécir dès 2003, à mesure que les rebellions s’intensifiaient dans le pays. Pire, il a perdu par deux fois ses locaux, pillés et détruits, avec pièces et archives, lors des mutineries de 1996, puis à l’arrivée de la Séléka en 2013. La dizaine de chercheurs est depuis logée dans une annexe exiguë de l’université, sans crédit de recherche.

Et, pourtant, tous continuent. Abel Kotton planche sur un dépliant de promotion à distribuer dans les hôtels. L’université projette de s’appuyer sur les affectations des futurs enseignants en province pour récolter des informations sur les troubles qu’a connus le pays depuis 2003. Les archéologues du Curdhaca se cotisent pour ratisser les alentours de Bangui. Ils sont parvenus, il y a deux ans, à aller à Carnot, à 400 kilomètres à l’ouest, grâce à un financement de l’Unesco.

« Si on ne continue pas, qui d’autre le fera ? », rétorque le directeur de recherche du Curdhaca, Xavier Milenge. Blaise Yandji, son supérieur, approuve : « On existe depuis 1989, mais on commence à peine à défricher. On a découvert des traces de civilisations remontant au paléolithique. Nous montrons aux générations futures que notre pays n’était pas un espace vide avant l’arrivée des colons. On doit continuer à réécrire notre histoire. »

Antoine Rolland (Bangui, correspondance)

 

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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 00:11
Centrafrique: l’enrôlement polémique d’Ali Darass sur les listes électorales
Centrafrique: l’enrôlement polémique d’Ali Darass sur les listes électorales
Centrafrique: l’enrôlement polémique d’Ali Darass sur les listes électorales
Centrafrique: l’enrôlement polémique d’Ali Darass sur les listes électorales

 

 

https://www.rfi.fr/ 22/09/2020 - 04:52

 

Sur une photo, le chef de guerre Ali Darass, à la tête de l’UPC, issu de l'ex-Séléka, apparaît en train de s'enrôler sur les listes électorales afin de pouvoir voter à la présidentielle de 2020. Or ce dernier, accusé par l’ONU d’avoir violé plusieurs fois l'accord de paix, n’est pas considéré comme centrafricain.

La présidence confirme : Ali Darass s'est bien inscrit sur les listes électorales. Mais le chef de guerre, accusé de nombreuses exactions ne parle pas sango, la langue principale en Centrafrique. Il est issu de l'ethnie Ouda des peuls Mbororos entre le Niger et le Tchad. « Il n'est pas considéré comme Centrafricain, explique le chercheur Thierry Vircoulon. Et c'est ce qui fait scandale ».

Alors comment a-t-il pu s'enrôler sur les listes électorales ? Albert Mokpème, porte-parole de la présidence ne soulève que des hypothèses. Peut-être a-t-il reçu un certificat de nationalité lorsqu'il a été nommé commandant de zone en 2014, après avoir aidé Michel Djotodia à renverser le pouvoir ? Peut-être un chef de village dans la zone qu'il contrôle lui a-t-il délivré un certificat de naissance ?

Un enrôlement contesté judiciairement

La présidence prend en tout cas ses distances avec cet enrôlement polémique. Son porte-parole affirme qu'il ne s'agit pas d'un accord avec le chef de l'État Faustin Archange Touadéra en échange d'un éventuel soutien d'Ali Darass pour l'élection.

Du côté de l'opposition, on déclare simplement que l'inscription du chef de l'UPC sur les listes électorales est inadmissible. Elle sera d’ailleurs contestée au niveau judiciaire.

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