Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 22:26

 

 

 

Bangui, le 7 mars 2017 – La situation humanitaire ne cesse de se détériorer en République centrafricaine et les foyers de tensions se multiplient en plusieurs endroits. La violence renouvelée entre groupes armés rivaux entraine dans son sillage de nouveaux déplacements de population et de nouveaux besoins humanitaires. A titre d’exemple, la ville de Bambari et ses environs a accueilli plus de 26 000 déplacés en l'espace de 3 mois, entre janvier et mars 2017. Les exactions contre les civils sont légion à Bria et les villages qui l’entourent sont incendiés ou saccagés. A Kaga Bandoro dans la Nana Gribizi, 15 000 déplacés vivent toujours autour de la base de la Force internationale suite aux violences de novembre 2016. Dans l’Ouest du pays, alors que 15 000 personnes se sont réfugiées à Bocaranga, un grand nombre restent incommunicado dans la brousse.

 

Face à ce tableau, le Coordonnateur humanitaire ad intérim pour la République centrafricaine, le Dr Michel Yao, a appelé « les auteurs de ces violences à ne pas perdre de vue les conséquences néfastes de leurs affrontements sur les civils » avant de réaffirmer avec fermeté les principes qui régissent l’action humanitaire en particulier la neutralité et l’impartialité. A la faveur de la conférence de presse mensuelle sur l’évolution de la situation humanitaire en RCA, Michel Yao, a appelé à nouveau les parties au conflit « à continuer à respecter et à faire respect le Droit international humanitaire (DIH) ».

 

Les nouveaux besoins générés par le regain de violence s’ajoutent à un niveau de besoin et de vulnérabilité déjà élevé et accentuent la pression sur la planification de la réponse humanitaire mais aussi sur la résilience déjà limitée des communautés hôtes. Cette détérioration intervient au moment où l’action humanitaire en Centrafrique souffre le plus d’un sous-financement devenu chronique. Avec un budget de 399,5 millions de dollars américains, le Plan de réponse humanitaire de 2017 n’est financé qu’à hauteur de 5% à ce jour soit 19 millions. « Un déferlement de la violence aurait un impact dévastateur sur la population centrafricaine alors que 2,2 millions de personnes ont toujours besoin d’une aide humanitaire » a averti le Docteur Yao.

 

Eu égard à ce contexte, le Coordonnateur humanitaire a invité les donateurs à maintenir leur engagement auprès de la Centrafrique. « Ce n’est qu’à ce prix que le passage de témoin de l’humanitaire vers le relèvement et ensuite le développement aura lieu » a-t-il souligné. Le sous-financement de l’action humanitaire ferait « courir le risque de perdre les acquis obtenus au cours des trois dernières années et d’une aggravation d’une situation humanitaire déjà extrêmement inquiétante » a-t-il insisté.

 

En conclusion et en prélude à la célébration de la Journée internationale de la femme, le Dr Yao a rappelé que « plus qu’une célébration, il s’agit d’un moment pour rappeler que même si beaucoup a été fait, le chemin vers l’égalité des genres est encore long, parfois semé d’embuches ». En 2016, 11 110 cas de violences basées sur le genre ont été recensés en 2016, dont 2313 cas de violence sexuelle. « A la veille de la célébration de la Journée internationale de la femme, je souhaite que nous nous engagions tous à faire baisser ces chiffres alarmants et à éradiquer les violences faites aux femmes » a-t-il conclu.

 

Virginie Bero


Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)


République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)
Email: berov@un.org| Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

LE COORDONNATEUR HUMANITAIRE RAPPELLE LES PRINCIPES DE NEUTRALITE ET D’IMPARTIALITE QUI GUIDENT L’ACTION HUMANITAIRE
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 22:20
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Les Etats-Unis s’engagent à équiper les FACA

 

Par Fridolin Ngoulou le 7 mars 2017

 

BANGUI, 7 mars 2017 (RJDH)—Les américains vont céder aux forces armées centrafricaines (FACA) des équipements militaires dont le coût s’élève à 8 millions de dollars. L’annonce a été faite par l’ambassadeur américain, Geoffrey Hawkins lors d’un colloque sur les forces armées ce 6 mars à Bangui.

 

Certaines compagnies de l’armée sont certifiées par la mission européenne d’entrainement de l’Armée mais éprouvent des difficultés de disposer des moyens létaux dans l’accomplissement de leurs missions. C’est dans ce contexte que la mission d’entrainement militaire de l’Union européenne (EUTM), a organisé conjointement avec d’autres acteurs un colloque pour faire un point sur la situation des FACA. Cette rencontre intervient quelque mois après que le comité de sanction ait prorogé l’embargo sur les armes en République Centrafricaine.

 

Selon le diplomate américain, « le Congrès américain avait accepté de céder à la Centrafrique des équipements militaires d’une valeur de 8 millions de dollars. Ces équipements, seront constitués des véhicules de combats et autres effets militaires mais pas des armes et des munitions » a-t-il précisé.

 

Ludovic Ngaifei, chef d’état-major des armées, estime que ce don est un pas important vers la reconstruction de l’armée nationale. Toutefois, il s’inquiète des moyens disponibles pour le moment, « les capacités militaires ne peuvent équiper qu’une compagnie de 150 soldats et les munitions ne pourraient supporter que trente minutes de combat », a-t-il relevé.

 

Le ministre de la Défense nationale, Joseph Yakété, a souligné qu’en dépit des sanctions de l’ONU, interdisant la Centrafrique à acheter des armes, des démarches sont en cours pour obtenir une dérogation, « les résolutions du comité de l’ONU, à travers le comité de sanctions, nous permettent par dérogation d’avoir des armes et j’ai entamé toutes les démarches », a-t-il lâché.

 

Le gouvernement a obtenu une première dérogation pour permettre aux FACA de s’entrainer avec les armes. Le 1er bataillon des FACA sera déployé en avril prochain, sauf que le manque d’armes constitue encore un frein à ce redéploiement.

 

 

Centrafrique : Faustin Archange Touadera appelle le PEAC à passer à l’action

 

Par Judicael Yongo le 7 mars 2017

 

BANGUI, 07 Mars 2017(RJDH) —Faustin Archange Touadera appelle les Etats membres du Pool Energétique en Afrique Centrale (PEAC) de passer à l’acte en lieu et place des engagements. Appel lancé ce 6 mars à la tribune de la 17e session du Conseil des ministres des 11 Etats membres au Palais de la CEMAC à Bangui.

 

L’électrification est l’un des problèmes majeurs pour le développement économique et social des pays de la sous-région membres du pool énergétique de l’Afrique centrale. Le président centrafricain a lancé l’appel alors que 5% de la population ait l’accès à l’électricité dans le pays. L’appel de Faustin Archange Touadera intervient dans un contexte où les partenaires chinois sont sur le chantier de réhabilitation des infrastructures hydroélectriques de Boali 3 à la sortie nord et dans le sud du pays.

 

Selon Faustin Archange Touadera, il faut accélérer le processus « l’électricité est la base et le fondement de tout développement économique du pays. Il est important de passer maintenant comme précise la thématique à l’accélération du processus d’électrification dans la zone sous régionale en vue du relèvement économique », a-t-il insisté.

 

Selon le ministre centrafricain des mines, de l’Energie et de l’hydraulique, Léopold Mboli Fatrane, l’électricité est le gage du développement « là où passe l’énergie, le développement s’installe », a-t-il indiqué avant de se féliciter du retour de la CEMAC dans le pays après la crise politico-militaire.

 

La sous-région d’Afrique centrale dispose 58% du potentiel hydro-électrique sur le continent africain.

 

 

Centrafrique : Des filles s’adonnent à la prostitution pour être à l’abri du besoin

 

Par RJDH le 7 mars 2017

 

Bien que la pratique de la prostitution soit condamnée par les mœurs dans la société centrafricaine et considérée comme un attentat à la pudeur selon l’article 85 du code pénal, elle est devenue ces derniers temps, pour certaines jeunes filles, un véritable fléau à travers le pays. Entre misère et espérance dans l’avenir, elles vendent leur corps, aux quatre coins de la Centrafrique pour être à l’abri du besoin.

 

Elles ont entre 15 et 30 ans, ces jeunes filles qui quittent leur communauté pour aller jouer au « Championnat », selon leur propre terme pour qualifier leur voyage de sexe à travers le pays depuis la crise. Beaucoup sont des déplacées internes ou des retournées. Certaines semblent bien organisées avec leurs référentes dans chacune des localités parcourues de manière cyclique. D’autres n’ont pas de domicile fixe mais, leur point commun, c’est l’Argent Contre le Sexe, peu importe l’endroit et le client même si, selon plusieurs de ces filles, les clients paient toujours en fonction de leurs humeurs.

 

Marceline, âgée de 34 ans travaille depuis 2015 dans une ONG humanitaire à Bouar, préfecture de la Nana-Mambéré, située à 450 km de Bangui. Elle affirme avoir accueilli en l’espace d’une année, plus de 13 filles venant de son quartier à Bangui. « Ce sont presque toutes ces jolies filles que je croisais à Bangui qui se prostituent à présent dans la région ici. Au début, elles te disent qu’elles sont venues acheter des marchandises pour aller revendre à Bangui. Tu leur offre l’hospitalité mais, tu ne verras jamais ces marchandises. Tu verras toujours ces filles roder autour des cabarets, des gare-routières et des endroits où sont basés les travailleurs humanitaires. J’ai fini par comprendre qu’elles sont là pour vendre leur corps contre de l’argent».

 

C’est le même constat fait par Apollinaire, un transporteur habitué de l’axe Bangui-Kaga-Bandoro. « Généralement parmi nos passagers, tu trouveras une catégories de jeunes filles et femmes qui ont le langage facile. Elles veulent toujours payer leur transport qu’à destination, le temps pour elles d’amasser un peu d’argent auprès des hommes qui tomberont sous leur charme et qui auront de l’admiration pour elles. Elles sont capables de coucher avec deux ou trois mecs durant le trajet juste pour combler leur besoin alimentaire et financier».

 

Une des prostituées, que nous avons rencontrées dans notre enquête participative n’a pas nié ces faits. « Ce n’est pas un tabou. Nous nous prostituons ! Je me prostitue pour survivre. Je suis issue d’une famille pauvre et la récente crise vient empirer ma situation et celle de mes parents qui n’ont pas de travail. Aujourd’hui personne ne peut te rendre un service sans pour autant demander à coucher avec toi. Et donc, c’est de cette manière-là que je peux résoudre mes problèmes. Mon retour dans ma communauté après un temps de «championnat », a été toujours apprécié car, j’apporterais des trucs à la maison, des articles des jeunes filles et c’est de cette façon que j’ai gagné le respect des gens et de ma famille», explique Nadia, âgée de 26 ans qui se prostitue dans la préfecture de la Lobaye.

 

«Les comportements à risques pour la jeunesse»

 

Et, même si cette plate-forme de prostitution créée avec la crise parait comme une possibilité de survie ou de réussite pour de nombreuses jeunes filles, elle n’est pas sans conséquences. À Béléko, localité située à 2 km de la frontière Centrafricano-Camérounaise, sur l’axe Bangui-Garoua-Boulai, Bertrand, était témoin d’une violence faite à une prostituée. « Ce sont des filles qui ne connaissent pas leur droit et qui ne sont pas également instruites. Elles sont, pendant le jour, exploitées dans le circuit de renseignement par les groupes armés, par les forces de l’ordre et mêmes les forces internationales présentes en Centrafrique. Elles sont aussi à la merci des maladies sexuellement transmissibles(SMT) », avant de conclure que Béléko est une localité spirale où la drogue, les viols et la prostitution sont devenues les normes et que les anciennes prostituées continuent de faire appel aux plus jeunes filles pour alimenter le marché.

 

Le Commissaire de la police nationale de Béléko, Narcisse Yakendet, reconnaît l’affluence des filles centrafricaines venues de tous les horizons. Il explique avoir été plus souvent alerté pour des actes de violences qui tournent parfois au drame suite à un marché de prostitution qui aurait mal tourné. Cependant, il pointe du doigt le suivisme et certains hommes qui favorisent la prolifération.

 

Interrogée sur le sujet, Lucie Agbo, Coordonnatrice de l’ONG Fille-Mère/Femmes de Centrafrique, ne cache pas son désarroi face à ce phénomène qui risquerait, selon elle, d’hypothéquer l’avenir de toute une nation. «C’est avec beaucoup d’amertume que je constate ces derniers temps la montée de la prostitution dans le pays. Ailleurs, c’est dès le bas âge que l’avenir se prépare. Or, chez nous, vous vous rendez compte qu’une fille de 10 ans est déjà préparée à épouser un homme ou s’asexuée avec un homme. Malheureusement, une fille ou femme qui ne connaît pas la valeur de son propre corps, ne peut pas connaître la valeur de l’enfant qu’elle a mis au monde. Et c’est la société qui dépérit de cette façon car, cette femme-là ne pourra pas gérer des problèmes au quotidien et contribuer à l’émergence de son pays», regrette-elle.

 

Francis Mongombé, Président du Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine(CNJCA), se dit très préoccupé par ce phénomène. Il souligne plusieurs facteurs favorisant la prostitution dans le pays depuis la crise, entre autres, la dégradation du système éducatif, le manque de repère culturel pour la jeunesse, l’effondrement du tissu économique, le manque de moyens pour les parents de garder le contrôle de leurs enfants. «Bien qu’il y a un certain niveau de responsabilité individuelle face à ce phénomène qui gangrène présentement la valeur de la jeunesse centrafricaine, j’accuse le contexte aussi. Dans certaines localités l’école ne fonctionne pas et même s’il y a l’école le cadre ne favorise pas l’épanouissement intellectuel des jeunes car, l’école ce n’est pas seulement les cours et les diplômes. Il faut créer des cadres conviviaux pour les élèves, pour les jeunes afin de minimiser les comportements à risque pour la jeunesse », exprime ce dernier avant d’appeler le gouvernement et les collectivités des jeunes à prêter une attention particulière sur ce phénomène avec un mécanisme d’urgence telle que la sensibilisation.

 

Notons que la prostitution reste un phénomène mondial et qu’il est difficile pour le moment, de dresser une statistique des nombres des filles ou femmes actives dans cet acte. Mais, son ascension dans la société centrafricaine crée un malaise et installe la peur chez bon nombre de gens ces derniers temps. Cette situation pourra mettre aussi en péril la collaboration entre certains individus et des personnes venues en Centrafrique dans le cadre humanitaire. /

 

Rosmon

 

Cet article a reçu le soutien de l’Association des Blogueurs Centrafricains(ABCA) et de ses partenaires USAID, Internews et RJDH. Ceux-ci ne sont pas responsables éditorial de cet article.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 19:57

 

APA-Bangui(Centrafrique) 06/03/17- Le président du cabinet financier français FINACTU, Denis CHEMILLIER-GENDREAU, veut aider l’Etat centrafricain a disposé d’une caisse autonome des pensions des fonctionnaires retraités en vue de mettre un terme aux tracasseries administratives de ces derniers à la fin de leur vie active.

 

Il a rencontré à cet effet, vendredi, le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra pour discuter de la création de cette caisse autonome des pensionnaires du secteur public.

 

Ce cabinet financier a apporté deux projets sur la protection sociale à savoir celui qui concerne le secteur public et celui portant sur le renforcement de la capacité opérationnelle de la caisse nationale de sécurité sociale qui s’occupe des retraités du secteur privé.

 

Cette annonce est une bonne nouvelle pour les fonctionnaires centrafricains qui n’auront plus à craindre la retraite, synonyme de galère dans le pays, à cause de la lenteur administrative dans le traitement de leurs dossiers de pensions.

 

Parfois, certains retraités décèdent sans avoir obtenu leur carnet de pension exigé pour être paye.

 

D’autres difficultés que connaissent ces retraités concernent le détournement de leur pension au niveau du trésor public mais aussi le non-paiement de certains de leurs arriérés à cause du déficit chronique du trésor public.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 19:35

 

 

 

NEW YORK, (Xinhua) 06/03/17 -- La Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) a qualifié d'inacceptables les menaces proférées par la coalition dirigée par le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) contre le personnel de la MINUSCA, les acteurs humanitaires et les populations civiles, et a mis en garde les chefs de la coalition qu'ils seront tenus individuellement responsables pour de tels actes.

 

Dans un communiqué de presse publié samedi, la MINUSCA souligne que "toute attaque ciblant la population civile, le personnel des Nations Unies et des organisations humanitaires constitue un crime de guerre passible de poursuites judiciaires, conformément à la législation centrafricaine et au droit international".

 

Elle précise qu'aucun groupe armé n'a le droit d'interdire ou d'entraver le libre accès des acteurs humanitaires aux populations vulnérables, y compris dans les zones où ces groupes continuent d'avoir une influence néfaste.

 

La Mission appelle par conséquent la coalition du FPRC en particulier et tous les groupes armés à s'abstenir de toute entrave au travail des humanitaires ainsi que des menaces contre les organisations internationales humanitaires et les populations civiles.

 

La Mission onusienne a rejeté par ailleurs la justification du FRPC concernant l'arrestation d'éléments de sa coalition - Idriss Ahmed El Bashar, Yaya Idriss et Line Angou Aneser - selon laquelle ils se rendaient à Bambari pour "faciliter et dénouer les incompréhensions entre la MINUSCA et les combattants".

 

Elle a rappelé que les trois individus faisaient partie de la quarantaine d'hommes lourdements armés dont la progression, vers la ville de Bambari, a été stoppée par la Force de la Mission le 26 février. Ces hommes et le reste des éléments de la coalition ont violé la ligne de démarcation établie par la MINUSCA, en s'approchant de Bambari avec des kalachnikovs et des lance-roquettes, posant ainsi un risque d'embrasement de la ville aux conséquences désastreuses pour les populations civiles.

 

Selon la MINUSCA "les menaces contenues dans le communiqué du FPRC prouvent encore une fois son caractère belliqueux et le rejet par ses chefs de toute solution pacifique à la crise actuelle, telle que prônée par le gouvernement centrafricain et par la communauté internationale".

 

La MINUSCA a déclaré qu'elle poursuivrait sa mission en toute impartialité et "se réserve le droit d'utiliser tous les moyens mis à sa disposition par le Conseil de sécurité pour y parvenir, en appui au gouvernement centrafricain".

 

Centrafrique : l'ONU condamne les menaces proférées par un groupe armé contre les civils et les Casques bleus
Centrafrique : l'ONU condamne les menaces proférées par un groupe armé contre les civils et les Casques bleus
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 19:16
COMMUNIQUE CONJOINT DU GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN ET DE LA MINUSCA

 

 

 

Dans le cadre du déploiement d’une nouvelle unité de police mobile de la MINUSCA, deux conteneurs de 20 pieds transportant des armes et des munitions, sont arrivés le 18 février dernier à Bangui, en provenance du port de Douala, au Cameroun.

 

Le dédouanement de cette cargaison ayant suscité des incompréhensions, le Gouvernement centrafricain et la MINUSCA tiennent à informer l’opinion publique nationale et internationale, qu’après des échanges et des explications claires de part et d’autre, tout malentendu sur la question a été levé.

 

Le Gouvernement centrafricain et la MINUSCA réaffirment leur engagement à travailler ensemble en vue de la stabilisation de la République centrafricaine.

 

Bangui, le 06 mars 2017

 

Pour le Gouvernement Centrafricain Pour la MINUSCA

Le Ministre Porte-parole Le Porte-parole

 

 

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 18:56
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Deux conteneurs d’armes créent des incompréhensions au port Amont à Bangui

 

Par Fridolin Ngoulou le 6 mars 2017

 

BANGUI, 6 mars 2017 (RJDH)–Des armes confondues ont été découvertes aujourd’hui au port amont à Bangui. Les armes proviennent de la ville d’Akwaba l’une des villes de Jakarta en Indonésie. La Minusca et le gouvernement ont réagi dans un communiqué conjoint à ce sujet et qualifient d’incompréhension la réaction de la population.

 

La découverte de ces conteneurs crée la panique au sein de la population, alors que le pays est sous embargo, l’interdisant l’importation des armes. Ceci intervient dans un contexte où les forces armées centrafricaines sont frappées par ces mesures, alors que les groupes rebelles utilisent des armes.

 

Selon les informations du RJDH, « c’est au total 523 armes confondues qui ont été découvertes dans l’un des deux conteneurs ouvertes ce jour au port Amont. Ces armes viennent d’Akwaba une ville de Jakarta via Douala avant d’être acheminées à Bangui ».

 

Les autorités centrafricaines et la Minusca étaient présentes au port Amont pour constater la découverte de ces armes.

 

Dans un communiqué conjoint Minusca-Gouvernement à ce sujet, il s’agirait des armes destinées à la Minusca, « dans le cadre du déploiement d’une nouvelle unité de police mobile de la MINUSCA, deux conteneurs de 20 pieds transportant des armes et des munitions, sont arrivés le 18 février dernier à Bangui, en provenance du port de Douala, au Cameroun. Le dédouanement de cette cargaison ayant suscité des incompréhensions », explique le communiqué conjoint.

 

Selon le communiqué, le « Gouvernement centrafricain et la MINUSCA tiennent à informer l’opinion publique nationale et internationale, qu’après des échanges et des explications claires de part et d’autre, tout malentendu sur la question a été levé ».

 

Des sources policières ont fait savoir qu’il s’agirait de 10 conteneurs dont 8 seraient déjà en circulation, « nous cherchons à confirmer l’information. Si cela est vraie, nous ferons tout pour mettre la main sur les 8 autres », a promis cette source.

 

Après la crise qu’a connue la RCA, l’insécurité reste un problème majeur des centrafricains. L’Etat Centrafricain a perdu le contrôle de son territoire. La sécurité est assurée par la Minusca qui est la seule institution qui a l’habilité à contrôler le pays à défaut des forces nationales.

 

Par Fridolin Ngoulou et Suzan Daworo

 

 

Centrafrique : Des bâtiments administratifs toujours occupés par les éléments de l’UPC à Bambari

 

Par Nina Verdiane Niabode le 6 mars 2017

 

BAMBARI, 06 mars 17, (RJDH)… Les bâtiments administratifs de Bambari à l’est du pays sont toujours occupés par les éléments de l’UPC de Ali Daras alors que quelques habitants nettoient leur terrain ce 6 mars en vue de leur probable retour.

 

Selon le constat du RJDH, les éléments de l’UPC sont encore dans les bâtiments administratifs qu’ils ont occupés depuis leur installation dans la ville. Cette présence est notée alors que la Minusca a déclaré la ville de Bambari une ville sans groupe armés et intervient quelque jour après le retrait des leaders Anti-Balaka et UPC de cette localité sous pression de la mission onusienne.

 

Des sources concordantes confirment la présence des éléments de l’UPC « Il y’a des éléments de l’UPC qui sont encore visibles dans la ville de Bambari. Ils se promènent désormais sans armes avec des tenus civils et font des exactions dans la ville. Ils occupent les administrations publiques telles que le commissariat, la commune et la direction des douanes » a-t-on rapporté au RJDH.

 

Le retrait de Ali Daras stimule le retour des déplacés de la ville de Bambari « malgré que la majorité des maisons soit détruite, les personnes déplacées commencent à nettoyer leurs terrains en attendant une aide de la part du gouvernement ou des humanitaires à reconstruire leur maison » a ajouté ces sources.

 

La présence des hommes de l’UPC à Bambari a été brandi par le FPRC comme une raison de marcher sur la ville après la mort de Zoundeko./

 

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 14:55
Telecel Centrafrique verra ses opérations s’améliorer avec la fusion de NFS et Telecel Global

 

 

 

(Agence Ecofin) 6 March 2017- Durant le Mobile World Congress qui s’est tenu à Barcelone, en Espagne, du 27 février au 02 mars 2017, la société NFS, holding des opérations mobiles de Telecel, et Telecel Global, le transporteur international de service de télécommunication, ont signé un accord de fusion. Cette opération permettra à la filiale de NFS, Telecel Centrafrique, de réaliser des économies sur ses coûts d'exploitation, d'améliorer sa qualité de services de télécommunication à l’international et d'élargir l'offre de ses produits.

 

D’après Aimable Mpore, le président directeur général de Telecel Centrafrique, la fusion de la société avec Telecel Global lui permettra d'atteindre sa vision d’amélioration continuelle des services fournis à ses clients tout en tirant parti de nouveaux segments de marché dans les opérations existantes et nouvelles.

 

Malek Atrissi, le directeur des opérations de Telecel Global, a souligné que « l'accord avec Telecel est stratégique pour nos entreprises en termes d'extension de notre portée et de consolidation des services de télécommunication international. Cette décision stratégique nous permet de renforcer notre position sur ce continent où nous sommes actifs depuis plus de 10 ans et fait en sorte que les synergies générées par l’alliance entre les deux entités créent une valeur significative pour toutes les parties prenantes ».

 

NFS et Telecel Global ont refusé de divulguer davantage de détails sur les termes de leur accord et leurs plans d'expansion. Les deux sociétés sont certaines que leur collaboration va alimenter leur croissance future en Afrique.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 13:54
Lu pour vous : L’Afrique à l’heure du nouveau régionalisme sécuritaire par Thierry Vircoulon
Lu pour vous : L’Afrique à l’heure du nouveau régionalisme sécuritaire par Thierry Vircoulon

 

L’Afrique à l’heure du nouveau régionalisme sécuritaire

 

https://theconversation.com  March 1, 2017 1.24am

 

 Par Thierry Vircoulon  Enseignant en sécurité et conflit en Afrique, Sciences Po – USPC

 

Face aux nouveaux défis sécuritaires du continent africain – le djihadisme et la piraterie –, un nouveau régionalisme sécuritaire est présenté comme la solution. Les partenariats régionaux de sécurité se sont récemment multipliés : G5 au Sahel, la Force multinationale conjointe dans le bassin du lac Tchad (plus connue sous son acronyme anglais MNJTF), centres régionaux de sécurité maritime dans le golfe de Guinée, etc. Un rapide panorama du régionalisme sécuritaire permet d’examiner ses avantages et ses inconvénients et de comprendre s’il s’agit d’une vieille idée dans une bouteille neuve ou d’une nouvelle idée dans une vieille bouteille.

 

De multiples initiatives

 

Créé dans le sillage de la crise malienne, le 16 février 2014, et structuré en décembre 2014, le G5 Sahel réunit la Mauritanie, le Mali, le Tchad, le Niger et le Burkina Faso. Cette nouvelle structure régionale a installé son secrétariat à Nouakchott, en Mauritanie et a un mandat très large qui englobe le développement. Mais son objectif et sa motivation premiers sont bien la sécurité dans l’espace des pays membres. À ce titre, le G5 Sahel met en avant le concept de « partenariat militaire de coopération transfrontalière » et organise des opérations de sécurisation conjointes dans les zones frontalières.

 

En janvier 2015, pour contrer l’expansion rapide du groupe djihadiste Boko Haram, le Tchad, le Niger, le Nigéria, le Cameroun et le Bénin ont créé la Force multinationale conjointe (MNJTF) qui compterait plus de 10 000 hommes. L’Union africaine a autorisé cette initiative le 29 janvier 2015, et le porteur institutionnel de la MNJTF est une organisation régionale longtemps inconnue et inactive : la Commission du bassin du lac Tchad. Le quartier général de cette force multinationale a été installé au Tchad, son commandement est tournant entre les pays membres et l’objectif de la MNJTF est de mutualiser le renseignement et de fournir une réponse militaire coordonnée contre Boko Haram.

 

Depuis plusieurs années, la piraterie s’est déplacée de l’est de l’Afrique (le golfe d’Aden) à l’Ouest (le golfe de Guinée). En 2013, lors d’un sommet au Cameroun, 22 pays d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest ont lancé un ambitieux projet de sécurisation maritime du golfe de Guinée. Celui-ci a été découpé en plusieurs zones maritimes et trois centres sont dédiés à leur surveillance : le Centre régional de sécurisation maritime de l’Afrique centrale (CRESMAC) installé à Pointe-Noire (Congo-Brazzaville), le Centre régional de sécurisation maritime de l’Afrique de l’Ouest (CRESMAO) à Abidjan (Côte d’Ivoire) et le Centre interrégional de coordination à Yaoundé au Cameroun.

 

Parallèlement, les organisations régionales d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale (la CEDEAO et la CEEAC) ont adopté une stratégie maritime intégrée respectivement en 2009 et 2014. La lutte contre la piraterie qui reste d’actualité est donc désormais l’affaire d’une architecture régionale ad hoc de sécurité maritime.

 

Force de papier

 

Les nouvelles initiatives sécuritaires qui se déploient en réponse à de sérieuses menaces traduisent un double échec : l’échec des réponses purement nationales et l’échec de l’ancien régionalisme sécuritaire incarné par l’Architecture de Paix et de Sécurité Africaine (l’APSA).

Aucun des pays menacés par les pirates ou les djihadistes n’est en mesure de faire face à ces nouveaux défis sécuritaires transnationaux. En 2012, les islamistes ont facilement mis l’armée malienne en déroute et se seraient emparés de Bamako sans l’intervention militaire française. À partir de son bastion au nord-est du Nigéria, Boko Haram a surpris et bousculé les forces nigérianes avant d’étendre sa campagne d’attentats aux pays voisins (Tchad, Niger et Cameroun). Dans le golfe de Guinée, l’absence de moyens de surveillance de leur espace maritime par les pays côtiers a permis aux pirates d’étendre leurs opérations à partir du delta du Niger de l’Angola à la Côte d’Ivoire.

 

L’APSA conçue pour maintenir la paix et la sécurité sur le continent était déjà un régionalisme sécuritaire bloqué par la réticence des États africains à lui fournir un bras armé. Non seulement l’Union africaine devait disposer d’une Force africaine en attente (FAA) mais celle-ci devait se décliner au niveau des communautés régionales (SADC, CEDEAO, EAC, CEEAC). Or, depuis 2005, la Force africaine en attente (FAA) qui devait comprendre une capacité rapide de déploiement est toujours… en attente d’être créée. La première feuille de route pour créer la FAA date de 2005 et, malgré leurs « efforts soutenus », l’Union africaine et les communautés régionales ne sont toujours pas dotées de forces efficientes et rapidement déployables.

 

La crise malienne a porté un rude coup à la crédibilité de l’Union africaine en révélant au grand public ce que tous les experts savaient déjà : les efforts d’opérationnalisation de la FAA étaient plus théoriques que réels. Les leçons de cette humiliation ont presque été tirées. Dès 2013, l’UA a décidé de mettre en place une Capacité Africaine de Réponse Immédiate aux Crises (CARIC) de 5 000 hommes répartis en groupements tactiques capables de se déployer rapidement. Mais alors qu’elle était censée pallier le retard de mise en œuvre de la FAA et être opérationnelle en 2015, la CARIC est une force de papier toujours en discussion à Addis Abeba.

 

Coopérations à la carte

 

Dans un contexte où les menaces se font plus pressantes et où le système de sécurité continental est paralysé, les nouveaux partenariats régionaux de sécurité paraissent être la plus pragmatique des réponses. En effet, à l’inverse de l’UA et des communautés régionales, il s’agit d’alliances militaires ad hoc, des « coalition of the willing » au sens de Georges W. Bush, mais avec l’aval des Nations unies et de l’Union africaine.

 

En font partie ceux qui le souhaitent, c’est-à-dire ceux qui ont pris conscience de la nécessité d’une action sécuritaire commune dont la définition reste générale. Ni le format de l’alliance ni son contenu ne sont contraignants. La MNJTF est, par exemple, composée de quatre des six pays membres de la Commission du bassin du lac Tchad et le Bénin – qui ne fait pas partie du bassin du lac Tchad – s’est joint à la MNJTF. Leur logique n’est pas celle du découpage institutionnel de l’Afrique en cinq grandes régions incarnées par des structures régionales mais celle de la géographie de la menace. Ainsi le Sénégal, qui n’a pas connu les attaques d’AQMI, ne fait pas partie du G5 Sahel.

 

Le G5 Sahel prône une coopération à la carte pour sécuriser les zones frontalières : ses membres sont invités à travailler en bilatéral ou en trilatéral avec un état-major ad hoc pour mener des opérations là où ils les estiment nécessaires en attendant la création d’un commandement permanent. Ainsi, en 2016, les forces nigériennes, tchadiennes et françaises ont monté l’opération « Michi » afin de perturber les flux logistiques des groupes armés aux confins du Tchad et du Niger (triangle Madama-Korizo-Zouar).

 

Ces alliances circonstancielles sont plus souples et plus opérationnelles que les grandes messes sécuritaires et le régionalisme institutionnel. D’une part, elles ont moins de membres : le G5 Sahel a strictement les mêmes buts que le Processus de Nouakchott lancé par l’Union africaine en 2013 (renforcer la coopération sécuritaire et échanger le renseignement) mais compte cinq pays au lieu de onze. D’autre part, ces alliances ad hoc ne sont pas assujetties à la bureaucratie des communautés régionales et à leurs jeux de pouvoir stériles. Elles ont des mécanismes de décision plus courts et donc plus rapides et se décrivent comme « une solution adaptée, collective et évolutive contre le terrorisme ».

 

Géopolitique de la souveraineté et de la méfiance

 

Malgré le développement rapide de cette nouvelle idée sécuritaire, il ne faut pas exagérer la régionalisation de l’action militaire. Les relations entre les États africains restent dominées par une géopolitique de la souveraineté et de la méfiance.

 

Premièrement, qu’il s’agisse de lutter contre les djihadistes ou les pirates, les gouvernements africains ont exclu de mutualiser leurs forces et de créer une force régionale en tant que telle, à savoir des unités militaires multinationales sous commandement unique. La terminologie est ici trompeuse : de nombreux documents officiels emploient la notion de force multinationale ou régionale pour désigner des opérations planifiées conjointement et conduites par des forces nationales.

 

Deuxièmement, face à des groupes armés qui se jouent des frontières, le régionalisme sécuritaire réaffirme l’intangibilité de celles-ci. Le G5 Sahel, la MNJTF et l’architecture de sécurité maritime prévoient des patrouilles et opérations conjointes dans les zones frontalières, pas au-delà. Le projet de force conjointe du G5 Sahel précise qu’« en dehors des situations exceptionnelles », les forces de chaque État doivent rester à l’intérieur de leurs frontières et que des règles d’engagement claires (écartant toute implication ou interférence dans les problèmes propres aux États) doivent être conçues. La plus grande audace de la MNJTF consiste à octroyer un droit de poursuite réciproque d’une dizaine de kilomètres aux armées des pays membres contre les djihadistes de Boko Haram. Les forces qui font partie de la MNJTF dans un pays sont les forces de ce pays.

 

Les offensives conjointes, comme celle contre le bastion de Boko Haram dans la forêt de la Sambisa menée en décembre 2016 par les forces nigérianes et camerounaises, sont des exceptions. Au plan sécuritaire, la règle du « chacun chez soi » reste de mise. Ainsi les troupes tchadiennes qui ont porté l’estoc contre Boko Haram au début de l’année 2015 au Nigéria et au Cameroun sont rapidement rentrées chez elles. Malgré l’urgence à contrer Boko Haram et l’accord des gouvernements concernés, des voix critiques s’étaient élevées au Cameroun et au Nigéria contre cette expédition tchadienne.

 

La force « multinationale » visant à lutter contre l’insécurité dans la zone du Liptako-Gourma qui vient d’être décidée par le Niger, le Burkina Faso et le Mali à la fin du mois de janvier est calquée sur la MNJTF et ne devrait donc pas déroger au principe du « chacun chez soi ».

 

Coquilles vides et coquilles pleines

 

Par ailleurs, pour être efficace, le régionalisme sécuritaire ne doit pas seulement reposer sur les affinités électives de certains gouvernements, il doit avoir le « bon périmètre ». Le format resserré de ces coalitions est un atout certain mais à condition que le périmètre de la coalition corresponde à la géographie de la menace – celle-ci évoluant rapidement.

 

Est-il en effet judicieux de ne pas inclure l’Algérie, le Sénégal et la Côte d’Ivoire dans le G5 Sahel ? La Côte d’Ivoire a été victime d’un attentat djihadiste en mars 2016 et l’exclusion d’Alger, qui a joué le rôle de médiateur entre le gouvernement malien et les groupes armés, se comprend par une certaine défiance des gouvernements sahéliens à son égard. L’exclusion du Sénégal est due au fait que ce pays n’ait pas encore été victime du terrorisme, mais ne faudrait-il pas l’inclure dans le G5 Sahel avant un attentat plutôt qu’après ? À l’inverse, plus au sud, l’architecture maritime de sécurité dans le golfe de Guinée ambitionne de contrôler la mer du Cap-Vert à l’Angola, ce qui rappelle l’adage « qui trop embrasse mal étreint ».

 

À terme, les nouveaux partenariats de sécurité du XXIe siècle risquent de s’institutionnaliser et d’avoir les mêmes défauts de fonctionnement que les structures régionales créées au XXe siècle. La seule certitude au sujet du radicalisme islamiste et de la piraterie est le fait que ces périls ne sont pas passagers mais durables. Avec le temps va s’enclencher une dynamique d’institutionnalisation de ces coalitions ad hoc qui fera surgir les travers habituels des organisations régionales africaines : mécanisme de décision ultra-centralisé, lourdeur bureaucratique, rivalité entre pays pour les postes, absence de financement africain, duplication des mêmes projets, etc.

 

Ainsi, le G5 Sahel a mis deux ans pour élaborer son concept de force conjointe (c’est chose faite depuis la résolution du 5 février dernier) et ce concept n’est qu’une copie de la CARIC de l’Union africaine qui se heurte strictement au même problème-clé : le manque d’argent.

 

Dans un paysage institutionnel saturé par des organisations multilatérales inefficaces (8 organisations régionales sont chargées de la paix et de la sécurité en Afrique), l’intérêt de nouvelles structures régionales qui sont toutes en quête de financement auprès des mêmes bailleurs risque de vite s’émousser.

 

Plus que jamais la rationalisation des structures régionales est nécessaire en Afrique. Hier elle l’était dans le domaine du développement ; aujourd’hui elle l’est dans le domaine de la sécurité. En refusant de faire cette rationalisation, les gouvernements africains en laissent le soin aux bailleurs qui décideront quelles seront demain les organisations de sécurité qui seront des coquilles vides et des coquilles pleines.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 10:17
 RCA : tension toujours croissante autour de Bambari
 RCA : tension toujours croissante autour de Bambari

 

 

 

Par RFI Publié le 06-03-2017 Modifié le 06-03-2017 à 04:19

 

La Ouaka, préfecture du centre-est de la Centrafrique, est toujours sous haute tension. Malgré le départ de son ennemi Ali Darass chef de l'UPC, le FPRC et ses alliés veulent toujours prendre la ville de Bambari. Une offensive à laquelle la Minusca a promis de s'opposer. Des affrontements ont déjà eu lieu sur le terrain. Et ces derniers jours le ton est encore monté par voie de communiqués interposés.

 

Dans son dernier communiqué, la Minusca cible sans ambiguïté le FPRC accusé d'avoir proféré des menaces contre son personnel et les acteurs humanitaires notamment. Quelques jours plus tôt, elle accusait le même FPRC de fournir des armes à des jeunes, à Ippy, à quelques dizaines de kilomètres au nord de Bambari. Le FPRC dément.

 

Mais casques bleus et rebelles se sont aussi affrontés sur le terrain. Début février des hélicoptères de la force onusienne ont ouvert le feu sur une colonne du FPRC qui descendait sur Ippy, tuant un des leaders, Joseph Zoundeko. Pour le FPRC c'est le signe que la Minusca joue le jeu de ses ennemis de l'UPC.

 

Entretemps la Minusca, qui souhaite éviter à tout prix des combats à Bambari, a obtenu le départ d'Ali Darass ainsi que celui du chef local des anti-balaka, Gaetan Boadé. Mais le FPRC et ses alliés n'ont pas renoncé à prendre la ville et ont poursuivi leur avancée. Le 26 février, une de ses colonnes a été arrêtée à quelques kilomètres de la ville par les casques bleus qui ont du même coup arrêté trois cadres du mouvement.

 

« Nos éléments sont à 10 km de Bambari », affirmait ce dimanche soir un des leaders rebelles, Azor Kalit. « Ali Darass n'était pas le seul à représenter un danger à Bambari. Ses hommes sont toujours là-bas. Dès que l'UPC sera vaincu la sécurité reviendra », ajoute Azor Kalit.

 

A Bambari, où l'on a vu arriver des centaines de nouveaux déplacés ces dernières semaines, les humanitaires décrivent un sentiment de peur persistant.

 

 

Les populations de la Ouaka invitées à dénoncer la présence d’éléments armés

 

Après avoir écouté et échangé avec les autorités locales et les responsables de la MINUSCA à Bambari pendant plus de deux heures, Paul, chef du site des déplacés « Alternatif », prend une décision : « Avec les explications qu’on vient de nous donner, je suis prêt à conduire la Force et la Police de la MINUSCA vers les tentes où vivent des gens qui possèdent des armes ». Aline voudrait procéder de la sorte, surtout « lorsqu’elle voit une maison tout d’un coup habitée par des hommes inconnus alors que le lieu était vide quelques jours plus tôt », mais elle ne cache pas une certaine crainte de devoir parler.

 

C’est précisément contre la peur et pour appeler les populations à l’aider dans la lutte qu’elle mène depuis quelques semaines à Bambari et ses environs, que la MINUSCA multiplie les rencontres avec les communautés locales. Les sessions ont commencé la dernière semaine de février. Ce matin, ils sont entre 35 et 40 hommes et femmes, la plupart des leaders communautaires, religieux, chefs de sites de personnes déplacées et représentants de groupements de la rive droite de la Ouaka, le cours d’eau qui donne le nom à la préfecture et traverse la deuxième ville de la République centrafricaine.

 

Le chef de bureau de la MINUSCA à Bambari, Alain Sitchet, explique l’opération lancée par la Mission dans la ville et pour laquelle il a fallu déployer des militaires du Gabon, du Portugal, du Bangladesh et des policiers de la Mauritanie et de la République du Congo, venus s’ajouter aux soldats de la paix mauritaniens et burundais, qui étaient déjà surplace. « Nous voulons éviter la guerre à Bambari. Nous ne laisserons pas les groupes armés contrôler Bambari et prendre les populations en otage. Les groupes armés ne défendent que leurs propres intérêts », lance-t-il. Une voix parmi la foule fait part de ses doutes : « Moi, je dis que c’est juste Bambari sans les leaders des groupes armés car les armes et les groupes sont encore dans la ville. Quelle est la stratégie de la MINUSCA ? ». D’autres participants veulent avoir des informations sur la sécurité dans les camps de déplacés et sur les exactions commises ailleurs par les éléments armés qui ont quitté la ville…

 

Le chef du détachement de l’unité de police mobile congolaise demande de la patience et rassure ces leaders : « nous avons fait face à des situations identiques à Bria, à Bangui et nous sommes là pour vous aider. N’ayez pas peur ». Le chef du poste de commandement avancé de la Force explique les mesures prises notamment un couvre-feu dans la ville de 19h00 à 6h00, annonce le lancement d’un numéro de téléphone gratuit pour permettre d’alerter les casques bleus et appelle la population à avoir confiance et à coopérer avec la MINUSCA. Le même message est réitéré par le commandant de la force portugaise : « Nous sommes là pour vous protéger mais pour réussir, nous avons besoin de vous ». Le secrétaire-général de la préfecture de la Ouaka renchérit : « la population ne doit pas fermer les yeux face aux projets de ces malfaiteurs des groupes armés. La sécurité c’est l’affaire de chacun. Chacun doit veiller à la paix dans sa localité». La réunion se termine au bout de deux heures et quinze minutes. Les participants semblent satisfaits des explications apportées par la Mission onusienne, le maire et la préfecture.

 

Au même moment, au PK0, sur la rive gauche, on s’active avant le départ du convoi hebdomadaire vers Bangui. Plusieurs dizaines de têtes de bœufs sont entassés dans les camions, des passagers sont assis sur les cabines des véhicules… Le convoi partira une heure plus tard sous escorte des casques bleus jusqu’à la capitale. Dans d’autres localités, le scénario est le même ; les populations vaquent à leurs occupations, les marchés grouillent de monde tandis que quelques 25 jeunes hommes et femmes de différents quartiers nettoient la ville, dans le cadre d’un projet d’une ONG. Depuis le départ des chefs du Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) et des anti-balakas grâce à la MINUSCA, un « vent nouveau souffle sur la ville », selon un responsable local. Disparus, les hommes en armes et en uniforme dans la ville…

 

Postes fixes, patrouilles et opérations

 

La présence des casques bleus n’est pas étrangère à ce tableau. Le début des affrontements entre l’UPC et la coalition du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), en novembre 2016 à Bria, et la menace de la coalition d’attaquer Bambari a poussé la MINUSCA à adapter sa stratégie. Certains contingents occupent des positions fixes hors de la ville, d’autres sont chargés des actions de réaction rapide. Il y a aussi ceux qui occupent des postes fixes comme au croisement des routes vers Bakala et Bangui. Ici, des patrouilles pédestres sont menées régulièrement pour prévenir les infiltrations et pour rassurer les populations environnantes.

 

Ailleurs, d’autres soldats de la paix occupent des postes avancés conformément aux mesures prises par la Mission d’empêcher la guerre dans la ville ou mènent des missions concrètes comme la frappe aérienne contre une quarantaine d’hommes lourdement armés qui tentaient de s’infiltrer dans la ville ou la sécurisation de l’exfiltration de déplacés qui étaient retenus contre leur gré par la coalition dans la ville d’Ippy.

 

Les pick-up et les véhicules blindés de la MINUSCA changent l’atmosphère dans la ville. Ici, les institutions et points stratégiques sont également gardés par les casques bleus. Comme la cour d’appel, l’hôpital ou la gendarmerie où il ne reste plus que deux gendarmes centrafricains, depuis l’assassinat de six de leurs collègues par des hommes armés. L’adjudant-chef et responsable des lieux salue le déploiement prochain de policiers et gendarmes centrafricains mais propose que les autres acteurs de la justice soient également dépêchés à Bambari. « Voyez là-bas, la maison d’arrêt est vide », dit-il.

 

De nouveaux déplacés dans les sites de Bambari

 

Les affrontements entre les deux groupes armés de l’ex-Seleka ont entrainé un drame humanitaire entre la Haute-Kotto et la Ouaka, avec plusieurs morts et plus de 20.000 déplaces, selon les chiffres des agences des Nations Unies. Des hommes, des femmes et des enfants ont fui Bakala, Ippy, Maloum et d’autres localités, et plusieurs d’entre eux se retrouvent aujourd’hui dans les camps de déplacés de Bambari comme ceux de « Sangaris » et « Alternatif ». « La population du site était tombée de 15.000 à 9.000 personnes mais elle risque d’augmenter car nous avons enregistré l’arrivée de déplacés des zones touchées par les combats. Nous n’avons pas encore le chiffre exact car le recensement est en cours », explique Joseph, chef du site « Sangaris ».

 

Joseph affirme que la présence des groupes armés a perturbé l’avenir de ses enfants. Alors, ce membre d’un des réseaux d’alerte précoce mis en place par la MINUSCA a décidé de sensibiliser les jeunes à ne pas se laisser enrôler par ces mouvements. Quant à Jean Gilbert, chef d’un des huit blocs du site, il attend surtout que les groupes armés participent au DDRR (Désarmement, démobilisation, réintégration, rapatriement) : « C’est à ce moment que nous regagnerons nos maisons et abandonnerons les sites ».

 

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

 

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 22:27

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Bangui, 04 mars 2017 – La MINUSCA qualifie d’inacceptables les menaces proférées par la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) contre le personnel de la MINUSCA, les acteurs humanitaires et les populations civiles, et met en garde les chefs de la coalition qu’ils seront tenus individuellement responsables pour de tels actes.

 

La MINUSCA souligne que toute attaque ciblant la population civile, le personnel des Nations Unies et des organisations humanitaires constitue un crime de guerre passible de poursuites judiciaires, conformément à la législation centrafricaine et au droit international.

 

La MINUSCA précise qu’aucun groupe armé n’a le droit d’interdire ou d’entraver le libre accès des acteurs humanitaires aux populations vulnérables, y compris dans les zones où ces groupes continuent d’avoir une influence néfaste. La Mission appelle par conséquent la coalition du FPRC en particulier et tous les groupes armés à s’abstenir de toute entrave au travail des humanitaires ainsi que des menaces contre les organisations internationales humanitaires et les populations civiles. La MINUSCA rappelle que le Conseil de sécurité lui a donné pour mission de mettre en place des « conditions de sûreté favorables à l’acheminement immédiat, complet, en toute sécurité et sans entrave de l’aide humanitaire. »

 

La MINUSCA rejette par ailleurs la justification du FRPC concernant l’arrestation d’éléments de sa coalition - Idriss Ahmed El Bashar, Yaya Idriss et Line Angou Aneser - selon laquelle ils se rendaient à Bambari pour « faciliter et dénouer les incompréhensions entre la MINUSCA et les combattants ». La MINUSCA rappelle que les trois individus faisaient partie de la quarantaine d’hommes lourdements armés dont la progression, vers la ville de Bambari, a été stoppée par la Force de la Mission le 26 février. Ces hommes et le reste des éléments de la coalition ont violé la ligne de démarcation établie par la MINUSCA, en s’approchant de Bambari avec des kalachnikovs et des lance-roquettes, posant ainsi un risque d’embrasement de la ville aux conséquences désastreuses pour les populations civiles.

 

La MINUSCA souligne que les menaces contenues dans le communiqué du FPRC prouvent encore une fois son caractère belliqueux et le rejet par ses chefs de toute solution pacifique à la crise actuelle, telle que prônée par le Gouvernement centrafricain et par la communauté internationale – CEEAC, UA, OIF, UE et Nations Unies.

 


La MINUSCA entend poursuivre sa mission en toute impartialité et se réserve le droit d'utiliser tous les moyens mis à sa disposition par le Conseil de sécurité pour y parvenir, en appui au Gouvernement centrafricain.

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

LE FPRC SERA RESPONSABLE DE TOUT ACTE CONTRE LES CASQUES BLEUS ET LES ACTEURS HUMANITAIRES
Repost 0
Centrafrique-Presse.com