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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 22:19

 

 

 

 

Entretien réalisé à Brazzaville par Meriem Adama Allahoui

 

FRANCIS MACAIRE YABENDJI-YOGA

 

« En République Centrafricaine aujourd’hui le cynisme en politique est une règle de fonctionnement au quotidien »

 

Il est graphiste centrafricain et connaît bien les arcanes des médias internationaux et des organisations non gouvernementales internationales dont les rapports ont fait bouger  la communauté internationale à prendre des décisions qui s’imposent aux autorités au pouvoir en République Centrafricaine. C’est en effet en observateur de la scène politique centrafricaine que ce trentenaire résidant au Congo-Brazzaville, jeune intellectuel engagé dresse un portait dur et sans concession de son pays. Et de l’avenir de la RCA, qu’il a pourtant cru en tant que citoyen. Une interview rare qui ne fait pas dans la langue de bois…

 

Axiome Magazine (AMAG) : La RCA se remet peu à peu depuis le 24 mars 2013 malgré l’insécurité, les affrontements interreligieux,  les crises humanitaires et sociales, l’incertitude de l’avenir. Pensez-vous que le citoyen centrafricain retrouvera bientôt la République Centrafricaine à laquelle il aspire ?

 

FRANCIS MACAIRE YABENDJI-YOGA (FMYY) : Chaque citoyen centrafricain semble avoir « son Centrafrique » quelque part dans un coin de son cerveau. Il s’active, il milite, il s’investisse, il défend et il fait de son possible pour le réaliser. Ce qui, à mon humble avis, est illusoire et improbable. Le Centrafrique a perdu ses références, ses valeurs morales et de fraternités et de probités qui faisaient sa société, nées des sociétés africaines et des différentes religions qui venaient se greffer là-dessus. Revenu des études en 2001 en RCA, j’ai eu le temps de constater, comme tout les centrafricains, les ravages économiques, humains, culturels et civilisationnels des régimes du feu Ange Félix Patassé et plus récemment de François Bozizé. Le pays avait déjà été décapité. Le Centrafrique d’aujourd’hui, notre Centrafrique à nous tous est une tragédie : tous le monde a payé le lourd tribut. La faute à qui ? Au peuple centrafricain en général et aux éternels et zélés intellectuels qui ont préféré le cynisme comme règle de fonctionnement au quotidien. Chacun cherche à manger le pays lui-même, à bouffer le voisin, en quelque sorte. Je suis convaincu, le Centrafrique a un bel avenir, il a beaucoup de potentiels à conditions que le change de comportement et que l’on s’accorde à stimuler ses nombreux atouts. C’est de l’abime que nait la lumière a dit l’écrivain guinéen Tierno Monémbo.

 

AMAG : Vous faites de reproches aux Centrafricains dont vous faites partie, pourquoi n’êtes-vous pas à Bangui pour reconstruire ensemble le pays ?

 

FMYY : Assurément. Il faut qu’il y’ait des centrafricains restés au pays et ceux à l’extérieur, quelque soit les raisons, pour reconstruire le pays. Le bel exemple nous vient du siège des Nations Unies où l'ambassadeur centrafricain Charles-Armel Doubane a travaillé pour préparer l'Assemblée générale des Nations unies et mobiliser la communauté internationale sur la crise centrafricaine malgré qu’il ait été révoqué par les nouvelles autorités de Bangui en juillet-septembre dernier. Le résultat est connu. En aparté, il été félicité pour bons et loyaux services. Pour être un acteur crédible en Centrafrique il ne suffit pas seulement d’être directement aux affaires intérieures publiques. Être indépendant est une posture manifestement stratégique dans le cycle qui nous concerne pour apporter sa contribution, dans un esprit de solidarité, de patriotisme. Nous avions vu aussi la diaspora centrafricaine de France chargée le ministre des affaires étrangères françaises, Laurent Fabius, des doléances et autres mémorandums à remettre aux dignitaires centrafricains lors de sa récente visite à Bangui. Des volontés d’accompagnement du processus de la transition en RCA de la part de la communauté centrafricaine de l’extérieur ne manquent pas. L’échec de la RCA aujourd’hui s’explique en partie par manque d’homogénéité sociale qui crée des divergences de vue et d’actions. Un congloméra de classe intellectuelle fermée, toujours attelée aux affaires publiques est réfractaire à l’idée qu’il existe une autre manière, plus habile, de fonctionner en politique. Il maintient la dictature, la violence et la corruption en mode de gouvernance. Ces trois dernières sont les métaphores de la RCA au jour d’aujourd’hui qui sont même devenues des principes culturels. Elles se reproduisent systématiquement toutes seules quelque soit l’individu au pouvoir. Ils ne seront pas loin du pouvoir à mettre en place en 201. Vous comprendrez que les problèmes actuels en RCA ne  sont que de faux problèmes, à commencer par la politique, la pauvreté et l’éducation.

 

AMAG : Quelles sont leurs origines ?

 

FMYY : Feu l’empereur Jean-Bedel Bokassa à la chute de son empire vers la fin des années 1970 a laissé un pays avec une politique, une économie et une société ostracisées. Alors qu’il est lui-même bâtisseur reconnu. Lorsque le général André kolingba a repris le pouvoir des mains de feu David Dacko en 1980, le spectre de la violence, de la dictature et de la corruption a réussi à s’enraciner dans les mentalités et les jeux sociaux parce qu’elles usent de la pauvreté et du manque d’érudition. A l’époque l’armée était la seule force réellement organisée et qui s’impose pour le redressement national. Sous le rassemblement démocratique centrafricain (RDC) de Kolingba l’on pouvait encore espérer un Centrafrique prospère grâce aux nombreuses réformes qui favorisent les secteurs primaires (l’agriculture, de l’élevage, l’environnement, pêche…). Le commerce était porteur sinon possible. Les centrafricains n’étaient pas devenus étrangers à la culture. Les jeunes lisaient et écrivaient. Le sport avait réuni plus d’un centrafricain malgré que les infrastructures étaient pauvres mais beaucoup de travail se faisaient dans la sérénité et la patience. Avec l’avènement du multipartisme qu’il a instauré vers la fin de son règne en va emporter son régime qui lambine avec le népotisme têtu. Le mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de feu Ange Félix Patassé aurait pu profiter de peu d’enthousiasme qu’a connu l’essor centrafricain sous le régime Kolingba. Il a rencontré une série de difficulté pour faire assoir une politique réaliste sur le plan national qu’international. Ange Patassé premier ministre sous l’empire centrafricain n’a pas su apprendre aux centrafricain l’importance capitale de la nuance chère à Senghor du Sénégal des années 1960. Avec une culture stalinienne du pouvoir, son régime a favorisé une mafia administrative au sommet de l’Etat et qui rend très difficile toutes réformes régaliennes. Si Patassé avait mieux maîtrisé la corruption sous son régime le pays aurait pu vivre dans des conditions plus normales. Mais on a assisté à une montée de violence au cours de son règne où la brutalité était devenue un reflexe des forces de l’ordre. Le mlpc est d’une telle prédation qu’elle phagocyte tous les projets : détournement d’hydrocarbure, de deniers publics, arriérés accrus de salaires, chômage des jeunes, privatisations fantaisistes d’entreprises publiques. Peu à peu une dictature s’installe au premier mandat chapeauté par de nombreuses mutineries et tentatives de coup d’état militaires. Ange Felix Patassé ne jouira jamais de son deuxième mandat écourté par son ancien chef d’état major de l’armée centrafricaine, François Bozizé, qui n’a jamais baissé la garde des coups de forces politiques : il est celui qui a entretenu l’esprit de coup d’état en Centrafrique pour l’avoir toujours inspiré depuis les années 1980. Mais dès lors qu’il a pris le pouvoir à Ange Félix Patassé le 15 mars 2003 avec l’appui de son allié tchadien Idriss Déby Itno, le pays va souffrir du manque de l’institution. Cela a déjà dégénéré sous le régime MLPC et va davantage se dégrader avec l’arrivée du parti Kwa Na Kwa (Travail rien que le Travail) de l’homme de Benzambé [le village de François Bozizé, NDLR]. Bozizé réussira a inculqué aux centrafricains la préservation de l’individu au détriment de l’institution. La RCA était devenue le seul pays au monde où vous verrez un fonctionnaire qui gagne 200€ par mois aligner une kyrielle de véhicule 4x4, des villas cousues et ultra modernes, des emparements en France, en Afrique de l’Ouest. L’argent circule qu’entre de mains inexpertes et égoïstes. L’approvisionnement en eau potable et électricité reste erratique. Lorsqu’on propose un budget pour une route ou un projet social, la moitié sinon les trois quart est prélevée et le reste est confié à une entreprise complice qui va faire dans la débrouille. Et on passe au suivant.  N’eut pas la prise du pouvoir de la seleka la RCA court le risque d’avoir un François Bozizé président à vie comme voulait l’être l’empereur Bokassa.

 

AMAG : De tout cela ou est la place des intellectuels centrafricains ?

 

FMYY : Bien sûre qu’il existe en RCA des élites vivantes qui pouvaient sortir du bois pour remettre les pendules à l’heure sous chaque régime déchu. Mais il faut rappeler qu’au temps où l’empereur Jean-Bedel Bokassa était aux manettes, il avait mené une guerre sans se lasser contre eux avec des assassinats et une marginalisation totale. Beaucoup sont en exile à l’extérieurs. Bozizé qui se disait grand rassembleur et bâtisseur n’était pas pressé de réunir autour de lui des intellectuels. D’ailleurs de ce point de vue, c’est d’ailleurs les personnels de l’empire, des régimes Kolingba et Patassé qu’il s’était dépêché de recycler. Dans l’armée se sont ses frères d’armes de même promotion, d’anciens vigiles gbaya [l’ethnie dont il est issu, NDLR] et des hommes de main des trois anciens régimes qui sont les hommes clé du système KNK. A ne rien comprendre ! Malheureusement, même l’armée dite nationale, dont il est encore aujourd’hui général cinq étoiles, n’était pas seulement un appareil de défense du territoire mais un engin de violence, un repaire de bandits au sens plein du terme. Sous son régime tout le monde sait que la plupart des hold-up en Centrafrique sont commis par des policiers et militaires avec des armes lourdes. Le centrafricain garde encore en souvenir la déconsidération qu’il a réservé aux universitaires qui lui réclamaient leurs droits. Dans de tel cas, pour un intellectuel qui se respecte collaborer avec untel régime c’est de l’ordre de la provocation. Aussi, faut-il le dire, la dictature fonctionne bien dans un pays lorsque la culture et l’éducation sont humiliées, bafouées et minimisées. Pour mieux appliquer puis défendre la démocratie, je crois, il faut des infrastructures fortes. Or en RCA, si elles ne sont pas absentes, elles sont très pauvres.

 

AMAG : Revenons à la transition encours. La légitimité et la responsabilité des autorités actuelles suffisent pour mener à terme la transition ?

 

FMYY : Si elles en manquent il était temps qu’elles en recherchent. Rire. Mais s’en est finit avec le temps de recherche de légitimité, plutôt c’est de la responsabilité qu’il est question. Les autorités de Bangui auront à justifier leur responsabilité dans la gestion de l’après 24 mars 2013 encore, encore et encore même jusqu’après les élections générales en 2015. Car avec tout ce qu’elles ont contrôlé ou pas sur le terrain à Bangui et à l’intérieur du pays, elles portent et porteront l’entière  part et  payeront le prix. L’opposition démocratique et l’ex-seleka qui ont réussi le coup de force contre le régime de Bozizé n’avaient pas attendu longtemps, du sommet de l’Etat où ils sont perchés, de comprendre qu’en faisant fi de la souffrance et de la misère de la population elles s’exposent aux écrans du monde. C’est aujourd’hui chose faite. « Ils doivent tout faire pour le retour de la sécurité, l’amélioration de la situation humanitaire dans le pays et l’organisation des prochaines élections. » a été le message du ministre français des affaires étrangères récemment dépêché à Bangui. Le président de la transition, Michel Djotodia, le président du CNT, Alexandre-Ferdinand N'Guendet, et le Premier ministre, Nicolas Tiangaye n’ont pas été surpris. Au contraire ceci n’est qu’un rappel à l’ordre sans mal aucun. Ils n’ont jamais eu droit à un état de grâce et je ne pense pas qu’ils en auront besoin.

 

AMAG : Mais il y’a un énorme travail à faire avant de pouvoir organiser les élections pour le peu de temps qui reste.

 

FMYY : Attendons que les autorités de Bangui manifestent leurs incapacités à organiser les élections dans les délais fixés pour se prononcer. Quand on arrive au pouvoir par une telle voie c’est qu’on a suffisamment d’énergies à mettre à profit. Mais se serrait de l’ordre de la provocation si jamais elles osent un jour se plaindre du délai.

 

AMAG : Etablir des fichiers d’état civil détruits dans les zones occupées, restaurer la sécurité favorable à la tenue des élections, ramener les populations déplacées, établir des listes et cartes électorales, gérer les campagnes et autres en moins de quinze mois…

 

FMYY : En moins de quarante jours l’ex-rébellion a lancé l’offensive sur Bangui depuis la ville de Birao [extrême nord-est du pays, NDLR] et a pris le pouvoir. En quelques semaines elle a pillé Bangui et les grandes villes centrafricaines, en six mois ils ont réussi à attirer l’attention du monde entier sur eux pour les graves crimes humains jamais causés dans l’histoire de la RCA. Croyez-vous que l’ex-seleka manque de notion de temps et de travail bien à accomplir ?

 

AMAG : Pour avoir mandat d’agir en RCA la France a dû intervenir auprès de l’ONU en octobre 2013.

 

FMYY : Il y’a de cela très longtemps que le peuple centrafricain le souhaitait même si c’est bien connu du public africain que la France reste fidèle à la politique africaine  de l’Elysée qui refuse de guerroyer contre d’éventuels ennemis d’une nation africaine. Bozizé au pouvoir avait lancé un cri de secours  pour sauver son fauteuil devant l’avancée de seleka en fin décembre 2012. Hélas, l’armée française présente à Bangui n’avait de mandat que pour protéger ses ressortissants et ses intérêts. La France répond aujourd’hui par l’affirmative sans s’écarter de leur logique.  Toutefois elle s’engage à renforcer la capacité des troupes présentes en RCA depuis un certains temps, fournir matériels et conseils à la force internationale peu opérationnelle sur le champ des opérations. Je me suis interrogé récemment sur l’attitude de la France et le bien fondé de cette politique africaine de l’Elysée. Quand bien même qu’une population en détresse a exprimé son impuissance face au chaos qui règne et l’escalade de la violence quotidienne dont elle est victime, l’appelle au secours, la France est longtemps restée de marbre. Si ce n’est pas que les ONG internationaux d’origines européennes et les médias n’ont pas fait du chaos centrafricain une super production digne de studio Warner Bros, l’Elysée ne devrait pas revenir sur terre. Je suis allé jusqu’à me poser la question de savoir sans la population centrafricaine quelle serait la raison d’être des ressortissants et des intérêts français en Centrafrique ? Et avait-elle eu besoin de faire voter une résolution aux ONU pour envoyer ses ressortissants et exploiter lesdits intérêts en RCA ?

 

AMAG : Etes-vous désespéré de la RCA ?

 

FMYY : Je n’ai le droit, c’est mon pays et ma jeunesse m’oblige à croire dans les générations montantes. Il faudra réussir à surmonter, avec le temps, le quatriple héritage Bokassa, André Kolingba, Patassé et Bozizé. Notre génération sait qu’elle a été dupée quelque part. Il faut une révolution morale et mentale en RCA. C’est là où j’attendais le plus la société civile. De ma génération, beaucoup ont vécu dans le désarroi total, sans repaire et perspectives. Ceux qui ont tenté le secteur privé ont vite fait faillite : parce qu’ils n’ont pas compris que le système est bloqué au plus haut sommet comme le poisson commence toujours à pourrir par la tête. Je lis ces derniers temps des manifestations d’intention à la magistrature suprême de certains compatriotes. Tous ont déjà été à de très hauts postes de hautes responsabilités et dans les institutions nationales dans les régimes passés. Sans rien produire de consistants. Ils doivent comprendre qu’à cause d’eux et de leurs manques de visions politiques la RCA a connu la barbarie comme norme de fonctionnement plus d’un quart de siècle après les indépendances. Ils doivent retirer de leur projet toute ambition politique en 2015. Leur logiciel aussi vieux que le Centrafrique n’a jamais varié.

 

AMAG : Comment se passe votre séjour au Congo-Brazzaville, envisagez-vous un retour en RCA ?

 

FMYY : Je ne suis pas au premier séjour au Congo-Brazzaville. C’est un pays que j’affectionne bien pour son accueil, le parfum d’océan atlantique et du pétrole exploité. Le pays fait rêver. Il est un des géants en Afrique centrale. Un pays normal, qui se défend lui-même, qui défend le continent et développe un sens à la responsabilité morale qu’il assume dans un esprit de solidarité. A Brazzaville tout comme à Pointe-Noire, que je visite de temps à l’autre, il est évident de rencontrer une communauté qui a la joie de vivre. Des gens s’éclatent du fruit de leurs commerces et administrations. Des grands chantiers se multiplient. Les gens  bâtissent sans compter, ils se globalisent et montent au front du développement durable. Le gouvernement à quant à lui des objectifs à court et à long terme : L’émergence et l’industrialisation du pays en 2025. C’est mieux qu’un pays sans Etat, sans institution, sans réels projets de société. Le Congo-Brazzaville n’est pas une voyoucratie. Pour mon retour prochain, je répondrais comme le prédis une sagesse africaine  éléphant finit toujours par revenir sur son lieu de naissance tôt ou tard, même à la veille de sa mort.

Interview de FRANCIS MACAIRE YABENDJI-YOGA
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Centrafrique-Presse.com
22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 22:17

 

 

 

http://www.bfmtv.com  De nos envoyés spéciaux en Centrafrique | Guillaume Couderc et Quentin Baulier 


Le 22/10/2013 à 16:15

 

La situation humanitaire est de plus en plus alarmante en Centrafrique, aux mains de mercenaires. BFMTV s'est rendu sur place, là où un massacre de civils a eu lieu il y a quelques jours.

 

La Centrafrique est plongée dans le chaos depuis le renversement du président François Bozizé le 24 mars par une coalition hétéroclite de rebelles, la Séléka. Ce groupement à dominance musulmane a été officiellement dissous par son chef, Michel Djotodia, qui a été investi comme président de transition le 18 août.
    
Depuis, le pays est livré à des chefs de bande et des mercenaires. L'État s'est effondré et les violences menacent de prendre un tour religieux entre chrétiens - qui constituent la grande majorité des près de cinq millions d'habitants - et musulmans. Michel Djotodia est d'ailleurs le premier président musulman de l'histoire du pays.

BFMTV s'est rendu dans le village de Gaga, où des milices se sont affrontées il y a quelques jours, tuant aussi des civils. On compte près de 80 morts. Pour rejoindre cette bourgade minière aujourd'hui déserte, il faut traverser la forêt et passer le contrôle de miliciens. 

 

Maisons pillées, exode forcé

 

Sur place, c'est la désolation. Des maisons pillées et incendiées, des cadavres, quelques rares habitants, et des militaires sont encore sur place, dont certains ont peut-être participé au massacre. Beaucoup de miliciens ont en effet récemment intégré l'armée officielle.


"On a massacré beaucoup de monde ici. Il y a encore des corps là bas au bord de l’eau. Hier, il y en avait beaucoup, mais certains ont déjà été inhumés. Ils les enlèvent peu à peu pour les cacher...", témoigne une dame, seule, devant les restes de sa maison.


Ces victimes seraient probablement des chrétiens. Alors, comme dans des centaines de villages en Centrafrique, les chrétiens fuient les lieux, emportant quelques affaires, et rejoignent des milliers de déplacés, qui partout dans le pays vivent apeurés dans les forêts.


"Les musulmans de la Séléka ont tué beaucoup de monde. Ils ont pillé des valises, des matelas, les meubles des gens. Il y a encore des corps là-bas, il y en a aussi ici, dans la forêt autour de nous. On marche en se bouchant le nez...", confie l'une d'elles, convaincue de la culpabilité de l'ancienne milice rebelle. Actuellement, un sommet extraordinaire rassemble les états d'Afrique centrale pour tenter de trouver une solution d'urgence.

 

Musulmans et chrétiens en Centrafrique : plongée au coeur du chaos
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Centrafrique-Presse.com
22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 22:14

 

 

 

Par Stéphane YAS (AFP) - 22/10/2013

 

Les participants au sommet de Ndjamena ont aussi exigé du régime de Bangui la mise sur pied d'un calendrier précis sur l'organisation d'élections générales dans un délai de 18 mois

 

Les dix pays membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) se sont encore réunis à N’djaména hier lundi 21 octobre. Après que l’application des précédentes déclarations de Ndjamena soit restée sans effets conséquents sur les personnes, les présidents d’Afrique centrale ont ordonné à la force africaine en Centrafrique (Misca) de désarmer "sans délai" et par la force s’il le faut, "tous les éléments armés étrangers" qui martyrisent une population livrée aux crimes de bandes armées. Les participants ont également exigé du régime de transition à Bangui la mise sur pied d'un calendrier précis sur l'organisation d'élections générales dans un délai de 18 mois. Le Tchad, qui organisait la rencontre et principal soutien du régime de Bangui, joue un rôle politique et militaire majeur chez son voisin centrafricain.

 

Lors de ce sommet extraordinaire à N'Djamena convoqué par le chef d'Etat tchadien Idriss Déby Itno, président en exercice de la CEEAC, les chefs de l'Etat et de gouvernement ont aussi exigés le déploiement de la Misca sur tout le territoire centrafricain en lui demandant de procéder au désarmement et à l'éloignement sans délai, volontaire ou forcé, de tous les éléments armés étrangers du territoire de la République centrafricaine. A cet effet, ils ont décidé d'apporter à la Misca l'appui aérien approprié, selon le communiqué final du sommet.


Depuis le renversement du président François Bozizé le 24 mars par la coalition rebelle Séléka dirigée par Michel Djotodia, la population du pays vit, selon l'ONU, "une tragédie", victime de meurtres, viols, pillages perpétrés par d'ex-rebelles et des mercenaires venus du Tchad et du Soudan qui avaient rejoint les rangs de la Séléka. La force africaine - qui compte actuellement 2.500 soldats sur un total prévu de 3.600 - tente d'y rétablir la sécurité et de désarmer ces hommes. Mais son action est limitée par des difficultés logistiques et financières. A cet égard, le sommet appelle la communauté internationale à apporter de "façon urgente un appui financier et logistique à la Misca".


"Instrumentalisation des populations"


Les chefs d'Etat ont également demandé au secrétariat général de la CEEAC et à l'Union africaine de "poursuivre leurs efforts en vue d'obtenir du conseil de sécurité des Nations unies un mandat robuste pour la Misca, sous chapitre 7 de la charte de l'ONU", qui autorise l'emploi de la force. En réclamant des moyens et un mandat conséquents pour la Misca, les pays d'Afrique centrale se placent sur le même terrain que la France, l'ancienne puissance coloniale qui est montée en première ligne au Conseil de sécurité de l'ONU afin d'obtenir un renforcement du mandat de la force et se dit prête à augmenter le nombre de ses troupes dans le pays. Paris a un détachement de 400 soldats qui contrôlent l'aéroport de Bangui mais ne participent pas aux opérations de la Misca. Sous pression internationale, le président Djotodia, présent au sommet de N'Djamena, a lui dissout la Séléka et cherche depuis à neutraliser les chefs des bandes armées qui en faisaient partie.


Les exactions sans fin d'ex-rebelles ont provoqué des violences intercommunautaires qui menacent désormais de prendre un tour religieux entre chrétiens, qui constituent la grande majorité de la population, et musulmans. Les combattants qui formaient les rangs de l'ex-rébellion se revendiquent de confession musulmane et M. Djotodia est le premier président musulman de l'histoire du pays.


Sur ce point, le sommet a "condamné l'instrumentalisation des populations sur la base des appartenances ethniques et religieuses à des fins politiciennes". Mais il a également exigé "l'organisation, dans les meilleurs délais, d'une conférence nationale incluant tous les acteurs de la vie politique et sociale de la RCA" et que le régime de transition désigne rapidement l'autorité en charge de conduire le processus électoral vue de l'élaboration et de la mise en œuvre d'un calendrier précis" des élections générales devant se tenir dans un délai de 18 mois à compter du 18 août, date de la prestation de serment de M. Djotodia.

Ceeac : on désarmera de force en Centrafrique
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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 08:43

 

 

 

2013-10-22 04:57:06  xinhua

 

La solution au problème centrafricain ne peut provenir que du peuple centrafricain lui- même, a déclaré le président tchadien Idriss Déby Itno, en ouvrant lundi le sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) .

 

Selon le chef de l'Etat tchadien, qui dirige également la CEEAC, les Centrafricains doivent conjuguer leurs efforts et ne rien négliger qui puisse interrompre l'action entreprise dans le cadre de l'organisation régionale, les assurant qu'ils peuvent compter sur l'appui de la CEEAC et de toute l'Afrique.

 

"Nous exhortons la MISCA (la Mission internationale de soutien à la Centrafrique, sous conduite africaine, Ndlr) à poursuivre son engagement aux côtés des autorités centrafricaines pour neutraliser, désarmer et éloigner du territoire centrafricain tous les éléments armés étrangers qui sèment des troubles et de la désolation. De même, nous oeuvrerons avec nos partenaires à soutenir la réorganisation de l'armée centrafricaine afin qu'elle assure elle-même la défense et la sécurité de son territoire", a indiqué le président Déby.

 

Les effectifs de la MISCA, constitués par les pays de la sous- région, ont augmenté, avoisinant les 3.000 hommes.

 

Le chef de l'Etat tchadien a félicité les pays membres de la CEEAC pour leurs énormes sacrifices, tant humains que matériels, en faveur du peuple centrafricain, remercié l'Union africaine et les partenaires pour leur soutien à la CEEAC. Il a ensuite adressé "une mention spéciale" à la France pour son action diplomatique et militaire à la sous-région et l'a invité à poursuivre son appui au processus de stabilisation de la République centrafricaine.

 

"J'invite les Etats-Unis d'Amérique, la Chine, la Russie, la Grande Bretagne, en leur qualité de membres permanents du Conseil de sécurité, à soutenir les efforts de la CEEAC en lui apportant un appui financier et matériel pour la réalisation de la paix et de la stabilisation en République centrafricaine", a conclu le président Déby.

 

Crise RCA: "la solution viendra des Centrafricains" (Idriss Déby Itno)
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Centrafrique-Presse.com
22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 08:38

 

 

 

Reuters - publié le 22/10/2013 à 01:40

 

Depuis qu'il a renversé le président François Bozizé en mars, l'ancien chef de la coalition rebelle Séléka, Michel Djotodia, n'a pas réussi à contrôler ses combattants, dont des mercenaires tchadiens, soudanais et ougandais, qui ont plongé la Centrafrique dans une spirale de violence ethnique.

 

Lors d'un sommet à N'Djaména, les chefs d'Etat des dix pays membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), ont demandé lundi aux troupes de l'UA "de procéder au désarmement et à l'éloignement sans délai, volontaire ou forcé, de tous les éléments armés étrangers du territoire de la République centrafricaine".

 

Plusieurs de ces pays, dont le Tchad, le Gabon, la République démocratique du Congo et le Cameroun, ont déployé en Centrafrique quelque 2.600 soldats dans le cadre d'une force de l'UA (Misca) qui devrait comporter au final 3.600 hommes.

 

Les membres de la CEEAC se sont engagés à apporter une aide supplémentaire à la Misca, dont un appui aérien, ajoute le communiqué final du sommet de N'Djaména, sans plus de précisions.

 

(Madjiasra Nako; Tangi Salaün pour le service français) )


Source : http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-force-africaine-va-combattre-les-mercenaires-en-centrafrique_408550.html#GctWFedhFQXqJihT.99

La force africaine va combattre les mercenaires en Centrafrique
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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 08:31

 

 

 

Midi Libre  22/10/2013, 09 h 09

 

La population, victime des combats politiques, manque cruellement de tout dont de médicaments. 

 

"Un vrai soulagement" pour la communauté centrafricaine de Montpellier: "Le 21 septembre dernier, la communauté centrafricaine de Montpellier manifestait pour la troisième fois en cinq mois pour demander l’aide des autorités françaises afin de plaider auprès de la communauté internationale pour une sortie rapide de crise en Centrafrique, à la suite du coup d’État du 24 mars 2013. Les autorités françaises, après avoir plaidé pour la République centrafricaine, envoient ce dimanche (13 octobre) le ministre des Affaires étrangères sur place."

 

L'association montpelliéraine lance un appel à toutes les bonnes volontés pour "aider dans les collectes de médicaments destinés à nos frères et sœurs qui manquent de tout."

Montpellier : l'association des Centrafricains lance une collecte
Montpellier : l'association des Centrafricains lance une collecte
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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 08:12

 

 

 

 

 

RFI  mardi 22 octobre 2013 à 04:42

 

Une enquête vient d'être ouverte sur une affaire de détournement d'argent du Trésor public de Bangui. Dans des documents comptables ont été découverts des titres de paiement inscrit sous la référence « Première dame ». S'agit-il de faux en écriture ? Existe-t-il un réseau, des complicités à l'intérieur du Trésor public ? La justice centrafricaine devra faire la lumière sur cette affaire. Plusieurs responsables de la haute administration, parmi lesquels le directeur général du Trésor, doivent être entendus, et deux personnes ont déjà été arrêtées.

 

Selon les informations de RFI, c'est une anomalie figurant sur le document de programmation des dépenses qui a mis la puce à l'oreille. Un ordre de paiement stipulait simplement « Première dame », une erreur grossière à plusieurs titres. D'abord parce que tout paiement doit être attribué nominativement, ensuite parce que l'épouse de Michel Djotodia ne peut évidemment bénéficier à titre personnel de l'argent public.

 

Il est également précisé qu'un acompte de six millions de francs CFA aurait déjà été payé. L'acompte aurait été touché vendredi dernier par un homme dont l'identité n'a pas encore été révélée. Le même homme se serait à nouveau présenté le lendemain à la caisse du Trésor public. Il a été interpellé avec un fonctionnaire du ministère des Finances qui l'accompagnait. Des sources judicaires affirment avoir trouvé d'autres titres de paiement et des procurations dans le véhicule utilisé par les deux hommes.

 

Probables complicités

 

L'enquête ne fait que commencer mais, quoi qu'il en soit, on voit mal comment tout cela a pu se réaliser sans la complicité d'agents du Trésor public. Les documents de programmation des dépenses de l'Etat sont en principe vérifiés ligne par ligne, et c'est le directeur général du Trésor public qui transmet ces documents au ministre des Finances et du Budget pour signature. Le ministre aurait-il manqué de vigilance ? Le procureur doit convoquer tous les hauts responsables du Trésor et le ministre pour qu'ils s'expliquent.

Exclusivité RFI : une affaire de détournement de fonds au Trésor public centrafricain (RFI)
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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 08:09

 

 

 

Yaoundé, 18 Octobre 2013  © Peter Kum | Cameroon-Info.Net

 

Ce haut gradé de l’armée camerounaise déposera ses valises à Bangui où il doit commander les forces de la MISCA.

 

Le GB Tumenta Martin Chumo vient d’être propulsé de Garoua à Bangui. Le Cameroun a été honoré par l’Union Africaine (UA) pour commander les troupes de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca). Cette mission qui est sous l'égide de l'UA, a officiellement été créée le 1er août 2013. 

Le mandat de la MISCA vise à la consolidation et à la restauration de l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire de la Centrafrique, et bien sûr au rétablissement de l'ordre constitutionnel. La MISCA doit aussi contribuer à la protection des civils, à la réforme de l’armée centrafricaine et à la facilitation de la fourniture de l’aide humanitaire. Elle sera composée de 3652 hommes (militaires, policiers et civils) provenant du Cameroun, du Congo, du Gabon et du Tchad.

 
La Misca dispose d'un mandat de 6 mois renouvelables avec des missions proches de celles de la Fomac: la protection des civils et la restauration de la paix, la stabilisation du pays, la réforme et la restructuration de l'armée nationale. La lourde tâche à mener à bon port par cette structure repose sur les épaules du GB Tumenta Martin Chumo, diplômé de l’Ecole de Maintien de la Paix du Caire. 


Ce fils du Nord Ouest a été la vedette de la célébration du cinquantenaire des Armées à Bamenda en décembre 2010. Plein d’énergie, Tumenta Martin a su mettre fin au carnage des éléphants dans le parc de Bouba Ndjidda au nord du Cameroun. Cet homme de terrain avec tact a mis un terme au phénomène des coupeurs de routes qu’a connu les régions septentrionales. Les rebelles centrafricaines n’ont qu’à bien se tenir face à ce Grand cordon de l’Ordre de Mérite Camerounais dont les lunettes noires cachent toujours les pensées, lon regard et les émotions. 



CV du GB TUMENTA CHOMU Martin 

FORMATION SCOLAIRE 

- CEPE en 1966 

- GCE O’Level en 1971 à CPC (Cameroon Protestant College) Bali 

- GCE A’Level en 1973 à CCAST (Cameroon College of Arts Science and Technology) 

Bambili 

- 1°Année Université de Yaoundé, Mathématiques/Physiques (MP1). 1973/1974 

FORMATION MILITAIRE: 

- E. M.I.A: Promotion Jeunesse et Responsabilité; 

- E.T.A.P: (Ecole des Troupes Aéroportées) à Pau en France 

a) Instructeur Parachutiste 

b) Officier de la Livraison par air 

- E.M.I.A: 7°Stage de Commandant de Compagnie. Major de la Promotion 

- Israël/Tel Aviv: a) Instructeur Parachutiste - b) Chuteur Opérationnel 

- USA; Ft. Benning: a) Certificat d’Etat-Major - b) Instructeur Commando Pathinder 

- c) Officier Train du Bataillon. 

- USA; Ft Leavenworth: Diplômé d’Etat-major (Commandant General Staff College) 

- USA; Florida: Forces Spéciales 

- France; Paris; Brevet de l’Ecole de Guerre de la 7° Promotion CID 

- Egypte; Caire: Diplômé de l’Ecole de Maintien de la Paix 

FONCTIONS OCCUPEES 


En 38 (Trente huit) ans de carrière, il a occupé les fonctions ci-après: 

- 1977/1979: Chef de section de Combat : Groupement Aéroporté à Koutaba 

- 1979/1980: Adjoint au Commandant de la 1ère Compagnie Parachutiste, Koutaba 

- 1981/1984: Instructeur et chef de la Section des Elèves officiers de la 
Promotion Bavoure et Persévérance de l’EMIA 

- 1984/1986: Commandant de la 1ère Compagnie de Parachutiste, Koutaba 

- 1986/1988: Chef B2/B3 au Bataillon des Troupes Aéroportées, Koutaba 

- 1988/1990: Chef d’Etat-major du BTA, Koutaba; 

- 1990/1993: a) Chargé d’Etudes au Cabinet MINDEF Yaoundé - b) Chef des Opérations 
à Douala lors des « Villes mortes » 

- 1993/1994: Chef du Bureau Formation à l’EMIA 

- 1995/1998: Commandant du Centre d’Entraînement des Forces Armées Nationales, à 

Ngaoundal 

- 1998/2000: Chef B3 à l’Etat-major de l’Armée de Terre, Yaoundé 

- 2000/2001: Chef de la Division Plans à l’Etat-major des Armées 

- 2001/Avril 2005 : COMDELTA à Limbé 

- 2005/2006: Adjoint Opérationnel à la RMIA3 Garoua 

- 2006/2010: Chef d’Etat-major de la RMIA3 Garoua 

- 2010/2011: Directeur des Ressources Humaines / MINDEF 

- Depuis le 11 mars 2011: Commandant la RMIA3. 

AVANCEMENT DE GRADE 


- Sous-lieutenant le 16/07/1977 

- Lieutenant le 01/01/1980 

- Capitaine le 01/07/1984 

- Chef de Bataillon le 01/07/1990 

- Lieutenant-colonel le 01/07/1997 

- Colonel le 01/01/2000 

- Général de Brigade le 11 Mars 2011 

DECORATIONS 

- Force Publique 

- Chevalier de Mérite Camerounais 

- Officier de Mérite Camerounais 

- Commandeur de Mérite Camerounais 

- Chevalier de l’Ordre de la Valeur 

- Officier de l’Ordre de la Valeur 

- Commandeur de l’Ordre de la Valeur 

- Croix de la Valeur Militaire à l’Ordre des Armées 

- Grand cordon de l’Ordre de Mérite Camerounais. 

SITUATION FAMILIALE 

Marié et Père de 8 (huit) enfants. 

SITUATION MEDICALE 

Apte OPS (Opérationnel) 

Commandement MISCA: Le Général de Brigade Tumenta Martin quitte la troisième région militaire inter-armée de Garoua
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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 08:06

 

 

 

 

Bangui, 21 Oct (ACAP – Le ministre de la Sécurité, de l’Immigration Emigration et de l’Ordre Public, Josué Binoua a redéfini les principes et les orientations du gouvernement en matière de politique de sécurité intérieure du pays pendant la transition, lors du grand rapport, samedi 19 octobre 2013, à Bangui. 

 

Le but de grand rapport est d’instruire les forces de sécurité intérieures notamment la gendarmerie nationale et la police centrafricaine sur leur mission dévolue par l’article 44 de la Charte constitutionnelle de transition, qui stipule entre autres la restauration de la paix et la sécurité des personnes et des biens, et de veiller à la protection des populations civiles à travers tout le territoire national. 

  
Selon le ministre Josué Binoua, la police centrafricaine et la gendarmerie nationale dont le placement sous l’autorité du ministère de la Sécurité publique répond à un besoin opérationnel et un objectif de performance. Le personnel de la gendarmerie conserve en revanche le statut militaire. Cette spécificité permet à la gendarmerie nationale de constituer un élément de continuité de l’action de l’Etat avec le domaine de la défense.

 
S’agissant de la dichotomie entre force armée et force de sécurité intérieure, le ministre Josué Binoua a rappelé que la défense opérationnelle du territoire constitue la mission essentielle des forces armées. Ces forces armées ne peuvent intervenir pour maintenir ou rétablir l’ordre public qu’exceptionnellement et sur réquisition de l’autorité publique, sauf lorsque l’Etat de siège ou l’Etat d’urgence est décrété. 
  
Cependant, a-t-il précisé, pour veiller à la tranquillité publique, l’Etat dispose à titre principal de force de sécurité intérieure. 


Enfin de terminer, le ministre Josué Binoua a également rappelé les trois missions principales qui constituent l’essence de l’action de la gendarmerie nationale notamment : la mission de police judiciaire ; la mission de police administrative et la mission de police militaire. 

 

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 23:07

 

 

 

 

 

RFI  lundi 21 octobre 2013 à 11:53

 

Le général Moussa Assimeh a quitté la Centrafrique. Ce militaire soudanais, chef de guerre qui a participé à la prise du pouvoir par la Seleka en mars 2013, est rentré ce dimanche 20 octobre au Soudan avec une dizaine de fidèles. Chargé un temps d'une phase du désarmement à Bangui, il était perçu par beaucoup comme un facteur de déstabilisation.

 

Depuis des mois la force d’Afrique centrale (Fomac) demandait son départ. Les autorités de transition souhaitaient également le voir partir, tout en le ménageant. Au début du mois, le général Moussa Assimeh avait même été décoré pour sa participation aux opérations de désarmement à Bangui. Cérémonie lors de laquelle il fut élevé au grade de commandeur de l'ordre national de la reconnaissance centrafricaine

 

Pourtant les descentes du général Moussa et ses hommes dans certains quartiers de Bangui finissaient souvent en pillages et exactions. Aujourd'hui, ses éléments ont quitté la capitale. Selon la présidence, ils seraient tous repartis au Soudan, mais une autre source indique qu'une partie d'entre eux se trouveraient à l'intérieur du pays.

 

Arrangement financier ?

 

Alors qu'est ce qui a décidé le général Moussa à partir, a-t-il touché de l'argent ? «Non», répond la présidence centrafricaine qui jure qu'il n'y a eu «aucune contrepartie» à ce départ. Une source bien informée parle de pressions des Etats de la sous-région qui se seraient accrues ces derniers temps. A la présidence on confirme par ailleurs que le cas Moussa a été brièvement évoqué lors de la visite de Laurent Fabius à Bangui, il y a huit jours.

 

Quoiqu'il en soit ce départ intervient à la veille de l'ouverture à Ndjamena d'un sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) consacré en grande partie à la situation en Centrafrique.

 

Centrafrique: retour au Soudan du général Moussa Assimeh ex-Seleka
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