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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 22:19
Nouvelles nationales sur RNL et RJDH
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Calme relatif à Bangui, Samba-Panza appelle à la retenue et au patriotisme

 

http://www.radiondekeluka.org/  mardi 29 septembre 2015 13:25

 

Un calme précaire règne en ce moment à Bangui au quatrième jour d'une violente manifestation qui paralyse la Capitale centrafricaine. Dans un discours radiodiffusé le 28 septembre 2015, le Chef d’État de la transition, Catherine Samba-Panza a appelé les centrafricains à la retenue et au patriotisme.


" J'appelle tous les protagonistes de cette énième nouvelle crise de tous les bords à la retenue et au respect des engagements pris devant l'opinion nationale et internationale lors du forum national de Bangui afin d'accorder la primauté au dialogue et à la réconciliation ", a déclaré Catherine Samba-Panza. " J'en appelle au patriotisme des forces vives de la nation de s'impliquer sincèrement dans la recherche de la paix et au maintien de la cohésion inter-communautaire en évitant à tout prix de jeter l'huile sur le feu " , a-t-elle ajouté avant de réitérer sa " ferme volonté de conduire le pays vers des élections apaisées, démocratiques et incontestables en vue du retour à l'ordre constitutionnel ".


L'ONU et la CEEAC s'en mêlent

 

Dans une déclaration sur la République centrafricaine et attribuée au porte-parole du Secrétaire général de l'ONU, l'organisation" déplore l'éruption soudaine de violence en République centrafricaine et la perte tragique de vie de plus de 30 personnes ainsi que les plus de 100 blessés". Tout en condamnant tous les actes de violence, le porte-parole du Secrétaire général de l'ONU " appelle à un arrêt immédiat de la violence inacceptable et des attaques de représailles. Il exhorte les Autorités de transition de la République centrafricaine à faire tout ce qui est dans leur pouvoir pour prévenir de nouvelles violences". 


De son côté, la présidence de la Communauté Économique des États de l'Afrique Centrale (CEEAC) invite les parties prenantes au processus de sortie de crise en RCA "au calme et à  plus de retenue, et à privilégier le dialogue  et la concertation pour sauvegarder les acquis obtenus jusqu'ici dans le retour à la paix  et la stabilité, grâce aux sacrifices et efforts de la  Communauté internationale, et des acteurs nationaux".


Maintenir la pression

 

Alors que plus de 500 détenus ont réussi à s'évader de la prison centrale de Ngaragba ce 28 septembre 2015, la société civile maintient son appel à la désobéissance civile. Gervais Lakosso, son Coordonnateur explique que " le mouvement "Le temps de Béafrika" est un mouvement pacifiste et citoyen qui n'a aucun lien avec la marche qui a eu lieu avec la tentative de déstabilisation des institutions de la République". Il précise par ailleurs que les revendications de la société civile restent fondamentalement " le redéploiement des FACA et la stricte application du mandat de l'ONU ". Toutefois, renchérit Gervais Lakosso, " le rassemblement citoyen qui devrait avoir lieu ce mercredi 30 septembre 2015 est maintenu". A cet effet, les habitants de Bangui sont invités à se rassembler à la place des Martyrs afin de revendiquer leurs droits à la sécurité et ce, "sans armes à feu ni armes blanches, sans sacs à mains et sans sacs au dos".


Cet appel à la désobéissance civile lancé par le groupe de la société civile est soutenu par le Collectif des Jeunes Leaders Centrafricains (COJELCA). Bienvenu Paradis Gbadora, Coordonnateur dudit mouvement demande à la jeunesse et au peuple centrafricain " sans esprit de manœuvre, de considération ethnique et autres méfaits de maintenir pacifiquement la pression de la rue sans bavures en évitant de tirer sur les forces étrangères, de s'adonner aux braquages, aux pillages et à la destruction des biens publics et privés".


Le Conseil National de la Jeunesse Centrafricaine (CNJCA) met en garde pour sa part le gouvernement centrafricain et la communauté internationale en leur exigeant de s'assumer en traquant sous 72 heures les auteurs des derniers crimes intervenus dans le pays. "Nous demandons au gouvernement et à la communauté internationale de prendre leurs responsabilités et de traquer dans un délai de trois jours tous ceux qui ont massacré les paisibles populations centrafricaines", a déclaré Jean Félix Riva, président du CNJCA.


" Si le gouvernement et la communauté internationale refusent de prendre leurs responsabilités, les forces armées centrafricaines doivent s'assumer et la population va les soutenir ", martèle le président du CNJCA qui affirme par ailleurs que " nous n'avions plus confiance en personne car personne n'est aujourd'hui capable de défendre les populations centrafricaines ".


Dans un communiqué rendu public ce 29 septembre 2015 par le Directeur général de la police centrafricaine, il est demandé aux officiers généraux, les officiers supérieurs, officiers et hommes de rang de la police centrafricaine présents à Bangui de se faire enregistrer.


Quartier consigné

 

" Le Gouvernement demande à tous les policiers, gendarmes et militaires   qui n’ont pas encore  rejoint leurs  casernes respectives, de le faire sans délai, le quartier  étant consigné  jusqu’à nouvel ordre.  Tous ceux qui prendront le risque de rester dans le camp des  ennemis de la paix, seront considérés comme déserteurs avec toutes les conséquences de droit " peut-on lire dans une déclaration publiée le 28 septembre par Dominique Saïd Paguindji, ministre de la sécurité publique et porte parole du gouvernement centrafricain.

 

" Tous les  officiers de l’armée et les gens qui sont derrière ce coup de force sont bien  identifiés et suivis. Le moment venu, le Gouvernement prendra ses responsabilités car toutes ces agitations sont contraires aux engagements pris publiquement lors du Forum de Bangui, à savoir que  les FACA  sont et resteront apolitiques et  souveraines" , souligne le communiqué gouvernemental.


" Toutes les dispositions sont prises pour garantir la libre circulation et  la sécurité des populations par le déploiement des patrouilles  dans la ville, la levée des barricades sur certaines artères de la ville de Bangui, l’ouverture de quatre stations services Total et Tradex à Pétévo, Bamag et marché Central et Oubangui, et l’ouverture d’un numéro vert  à partir duquel toutes les  personnes en besoin de protection  peuvent joindre les forces de sécurité intérieure", conclut le communiqué signé parDominique Saïd Paguindji.


Selon un bilan encore provisoire, les violences qui paralysent la Capitale centrafricaine depuis quatre jours ont déjà fait plus de 40 de morts, une centaine de blessés et plusieurs maisons incendiées.

 

 

Centrafrique : Plusieurs prisonniers se sont évadés à la prison centrale de Ngaragba

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 29 SEPTEMBRE 2015

 

De nombreux prisonniers ont réussi à s’évader, le lundi soir de la prison centrale de Bangui. Selon nos informations, c’est dans la foulée d’un mouvement d’ensemble que ces prisonniers ont réussi à quitter la prison.

 

Pour le moment, il est difficile de connaitre le nombre exact des prisonniers qui se sont évadés, ni les circonstances exactes de ces évasions. Mais de sources bien informées, ces évasions ont eu lieu en présence des gardiens de prison.

 

Un témoin a confié au RJDH que les prisonniers ont cassé les cellules avant de devancer le portail. La même source a fait savoir qu’un prisonnier a été tué. « Il y a un prisonnier qui a été tué lorsque tous voulaient sortir mais l’intimidation n’a pas dissuadé la foule. C’est ainsi que plusieurs prisonniers sont entrés dans les quartiers. Beaucoup sont montés par la colline pour s’évaporer. Il n’y a plus personne là-bas » a-t-elle expliqué.

 

De sources concordantes, la prison a été pillée par une foule qui est entrée après le départ des prisonniers. Ce matin, selon le constat du RJDH, le portail de la prison centrale de Bangui était ouverte. Plusieurs effets dont des chaussures, ustensiles de cuisine et des assiettes trainaient devant la maison d’arrêt.

 

Un prisonnier que le RJDH a pu rencontrer s’est dit satisfait. Pour lui, retourner en prison n’est pas envisageable. Ce dernier n’a pas souhaité commenter sa libération ni donner des précisions sur les circonstances de son évasion. Toutefois, cet ancien prisonnier reconnait que les choses leur étaient facilitées par qui, il refuse de donner le nom.

 

Aucune réaction des autorités n’est pour le moment enregistrée sur ces évasions. Les responsables de la maison d’arrêt sont restés injoignables. Selon nos informations, certains prisonniers considérés comme dangereux dont le chef Anti-Balaka Andjilo, ont été transférés au camp de roux quelques jours avant cette évasion de masse.

 

La prison centrale de Bangui réhabilitée par la Minusca, est sécurisée par les forces internationales et nationales. Notons dans la foulée, une villa de la cheffe de l’Etat en construction et son poulailler ont été pillés par la même occasion.

 

Maitre Tiangaye appelle les centrafricains à se parler entre eux

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 29 SEPTEMBRE 2015

 

Le président du parti Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) Me Nicolas Tiangaye appelle les centrafricains à se calmer et à promouvoir le dialogue. Un message lancé le lundi 28 septembre lors d’une rencontre avec la presse.

 

« Je demande à la population de Bangui de ne pas jeter l’huile sur le feu devant cette situation. Il faut que les centrafricains se parlent entre eux pour que le pays subsiste », a-t-il lancé.

 

Face à la montée des violences, le président de CRPS se dit inquiet. «  Je vois avec beaucoup de tristesse, ce qui se passe ces derniers jours dans le 3ème et 5ème arrondissement de Bangui, et je suis très préoccupé de la situation  qui prévaut en ce moment » a-t-il souligné.

 

L’appel au calme de Me Tiangaye intervient après le regain de violence enregistré dans la capitale centrafricaine. La mort d’un conducteur de taxi-moto, dans le 8ème arrondissement de Bangui a été l’élément déclencheur des violences de ces derniers jours.

 

 

Centrafrique : « bannir l’esprit de vengeance », lancent les leaders religieux

 

http://rjdh.org/ PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 29 SEPTEMBRE 2015

 

Les membres de la plate-forme interconfessionnelle ont demandé aux Centrafricains de bannir l’esprit de vengeance et de règlements de comptes, pour le bien de tous.

 

« Notre pays a trop souffert. Quand allons-nous sortir du gouffre ? Il est temps pour que nous puissions dire au monde qui nous observe, que nous sommes maintenant adultes », a dit l’Imam  Kobine Layama, président  de la Communauté Islamique Centrafricaine.

 

Cette même réaction est enregistrée chez le président de l’Alliance des Evangéliques en Centrafrique (AEC), Nicolas Guerekoyamé. Ce dernier qui a vu sa maison incendiée par des manifestants a affirmé que   « c’est la ruse du diable et  que chacun doit se ressaisir pour éviter le pire. C’est la volonté des ennemis de ce pays de le détruire. Disons non à la ruine de notre pays ».

 

Nicolas Guerekoyamé a invité la population centrafricaine à ne pas se livrer à la vengeance car, « la vengeance appelle la vengeance ».

 

Ces réactions enregistrées ce matin par le RJDH, interviennent après des affrontements entre groupes armés dans la ville de Bangui, depuis le samedi 26 septembre.

 

 

Grande affluence sur le site de déplacés de M’Poko et celui de la Mosquée centrale

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 29 SEPTEMBRE 2015

 

De nombreux déplacés ont rejoint les sites de l’aéroport M’Poko et de la mosquée centrale, suite aux violences de ces derniers jours à Bangui. Selon un bilan du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), ce sont plus de 27 000 personnes qui ont abandonné leurs domiciles, fuyant les violences.

 

Sur le site de l’aéroport Bangui M’Poko, ils étaient plus de 4000, les déplacés qui ont passé la nuit à même-le-sol. Ce matin, on peut voir des familles assises sur des nattes. Les enfants qui n’ont rien à manger pleurent. « Nous ne pouvons plus les contenir », a relevé Bertrand Botto, coordonnateur du site.

 

Ces personnes sont venues de différents quartiers, entre autres, Bazanga, Kolongo 2, Ngbenguéwé,  dans le 5ème arrondissement.  « C’est douloureux et émotionnel, parce que ces personnes manquent à l’heure actuelle une assistance humanitaire. Ils manquent de vivres et des matériaux pour la construction des huttes », a-t-il expliqué.

 

A la mosquée centrale  2000 personnes ont regagné le site. Parmi ces personnes on note la présence de plus d’une cinquante de non musulmans venus des  quartiers  Ramadji et Fondo.  Selon  Haroun Com, responsable de ce site, ces déplacés  manquent de vivres et de médicaments.

 

Sur ces sites « ceux qui ont perdu leurs maisons, leurs documents et leurs proches, sont traumatisés », affirment les deux coordonnateurs des sites joints par le RJDH.

 

Selon le bilan provisoire du HCR, plus de 27.000 personnes sont déplacés et 36 ont perdu la vie, suite aux violences de ces derniers jours.

 

 

Centrafricaine : « l’insécurité empêche les blessés d’accéder aux hôpitaux », déplore MSF

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 29 SEPTEMBRE 2015

 

Depuis le 26 septembre, Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA) est en proie à une nouvelle éruption de violence. Malgré les obstacles, notamment sécuritaires, les équipes de Médecins Sans Frontières maintiennent leur présence et prennent en charge les blessés qui « parviennent  difficilement à rejoindre l’une de nos trois structures médicales de la ville », déplore MSF.

A l’origine suscitées par l’assassinat d’un chauffeur de moto-taxi, les représailles et la violence se sont depuis généralisées et propagées à d’autres quartiers de la ville : manifestations contre le gouvernement de transition en place, heurts notamment avec les forces internationales, mouvements de foule, barricades et barrages routiers érigés, bâtiments détruits et pillés, y compris les bases d’ONG internationales, a fait observer MSF.

 

« Les équipes MSF travaillant depuis plusieurs mois ou années dans le camp de déplacés de Mpoko et dans les hôpitaux Castor et Général de Bangui y ont activé les plans d’urgence afin de faire face aux afflux de blessés. Entre le 26 et le 28 septembre, près de 84 patients ont pu être pris en charge et/ou stabilisés sur nos structures de Mpoko et de Castor. Dans le même temps, 97 blessés ont été reçus à l’Hôpital Général, l’une des rares structures chirurgicales et traumatologiques de référence encore opérationnelles à Bangui », relève MSF.

 

« Parmi la centaine de blessés reçus, 15 étaient des cas graves et deux étaient déjà décédés à leur arrivée. La majorité ont été blessés par balle, mais nous avons aussi pris en charge des blessures par arme blanche ou explosions de grenade et opéré 45 patients », décrit Thomas Lauvin, coordinateur médical MSF à Bangui.

 

« Du fait de l’insécurité, nos ambulances ne circulent plus. Lorsque c’est possible, nous assurons les transferts de patients, en taxi, vers nos structures. Mais la plupart des blessés, des malades, des patients en général doivent les rejoindre par leurs propres moyens, à pied ou en moto. Ainsi, le 28, aucune femme n’est venue accoucher à Castor, alors que normalement 30 bébés y naissent, en moyenne, chaque jour », constate Emmanuel  Lampaert, chef de mission MSF en RCA.

 

Le 27, tous les accès étant bloqués, les blessés du quartier PK5, de Castor et de Mpoko n’ont pas pu être transférés vers l’Hôpital Général et certains sont décédés sur place. De même, dans la nuit du 27 au 28, seuls 15 blessés ont pu rejoindre la structure.

 

« Au vu de ce qui se passe en ville, le nombre de blessés qui parvient jusqu’à nous semble faible. Nous pensons que – malheureusement – nombre de personnes n’ont pas du tout accès aux soins d’urgence à Bangui aujourd’hui ; soit parce qu’elles ne parviennent pas à rejoindre les structures de santé, soit parce que nous ne pouvons pas accéder à elles », conclut Thomas Lauvin.

 

Autre conséquence de la violence et de l’insécurité : des mouvements de population en quête de sécurité ont lieu à partir de certains quartiers de Bangui vers les camps de déplacés préexistants. Ainsi, les équipes MSF de Mpoko – site en place près de l’aéroport international de Bangui depuis la crise du 5 décembre 2013 – ont constaté l’arrivée de plusieurs milliers de personnes ces derniers jours.

 

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Centrafrique-Presse.com
29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 22:10
Samba-Panza : "je garde le cap"

 

 

 

Interview avec Iréné Herman Houngbo, correspondant BBC Afrique à New York 29/09/15 (BBC)

 

La présidente de la RCA, Catherine Samba-Panza, répond aux questions de la BBC concernant sa décision d'écourter son séjour à New York où elle participait à l'Assemblée générale des Nations unies.

 

Elle serait attendue mardi en fin de journée à Bangui, où des violences meurtrières continuent pour la troisième journée consécutive, selon des sources proches de la présidence.

 

BBC Afrique : Pour quelles raisons étiez-vous présente à l’assemblée générale des Nations Unies?

 

Catherine Samba-Panza : Je suis venue à New York pour défendre un dossier sur la République Centrafricaine, pour convaincre les partenaires qu’il était très important de continuer à nous accompagner, non seulement sur la période de transition, mais également au-delà. Pour permettre aux nouveaux dirigeants qui seront élus démocratiquement d’avoir les moyens de leur politique en attendant que les programmes se mettent en place pour la République Centrafricaine.

 

BBC Afrique : Pourquoi un retour anticipé en RCA ?

 

Mme Samba-Panza : Le peuple centrafricain vit des moments difficiles et a besoin de savoir que son chef de l’Etat est à ses côtés pour partager ses difficultés. Le peuple a surtout besoin d’être rassuré, je pense qu’il faut que j’aille à Bangui rassurer le peuple centrafricain. Je l’avais fait quand j’étais maire de Bangui. Le 5 décembre 2013, lors d’attaques des ex-Seleka et des anti-balaka, j’étais vite rentrée. Cela a rassuré la population centrafricaine qui a pu se réorganiser et avoir de l’espoir à nouveau.

 

BBC Afrique : Pensez-vous que d’anciens dignitaires de la classe politique centrafricaine pourraient être derrière ces turbulences qui secouent aujourd’hui votre pays ?

 

Mme Samba-Panza : Nous savons que les anciens dignitaires du pouvoir en RCA ont la volonté de revenir aux affaires. Ce n’est un secret pour personne, Nairobi nous l’a démontré. Et depuis Nairobi, il y a eu des demandes incessantes d’une troisième transition avec l’inclusion de tous les anciens dignitaires du pays. Sur le terrain, nous savons quels sont les éléments qui instrumentalisent et qui alimentent cette insécurité.

 

BBC Afrique : Sur place à Bangui, des manifestants réclament le retour de l’armée régulière et le retrait des forces françaises. Que leur répondez-vous ?

 

Mme Samba-Panza : Sans la présence de la communauté internationale, nous n’aurions pas pu obtenir les avancées de la transition. Mais nous comprenons parfaitement l’impatience du peuple centrafricain qui aimerait vite voir le retour à la sécurité, à la normalité, et la présence des forces de sécurité qui sont en mesure partout à l’intérieur du pays de les protéger. Nous allons ensemble gérer cette crise avec la communauté internationale, et expliquer aux populations centrafricaines que nous avons besoin de la solidarité de nos frères africains et de nos frères de la communauté internationale pour continuer à mener ensemble le combat de la sécurité.

 

BBC Afrique : Certains réclament même votre départ…

 

Mme Samba-Panza : Depuis que je suis arrivée à la tête de la transition, il est constamment demandé ma démission. Mais je garde le cap. J’ai reçu mandat de la population de diriger cette transition à son terme et de manière apaisée. Je garde ce cap pour mon pays.

 

BBC Afrique : Pouvez-vous tenir les élections comme le souhaite la communauté internationale ?

 

Mme Samba-Panza : Les dates prévues des élections seront sans doute revues, compte tenu des difficultés sur le terrain rencontrées dans le cadre des opérations électorales. Il ‘s’agit d’une décision qui doit se prendre avec toute la classe politique, avec tous les acteurs centrafricains, pour qu’ensemble nous voyons d’ici la fin 2015 à quelle date nous pouvons organiser le référendum constitutionnel et les élections groupées présidentielles et législatives.

 

BBC Afrique : Vous quittez les négociations, alors que vous avez besoin d’environ 3 million de dollars américains pour boucler le budget des élections. Qu’allez-vous faire si vos partenaires ne réagissent pas à temps ?

 

Mme Samba-Panza : Il y a eu beaucoup d’annonces, beaucoup d’engagements, qui vont se manifester ces jours-ci. Nous étions fiers de venir annoncer cela lors du sommet sur la RCA. Malheureusement nous sommes obligés d’écourter notre séjour, mais nous avons des ministres qui ont toute la capacité de nous représenter lors de ces négociations.

 

 

Violences en Centrafrique : la présidente Samba-Panza rentre précipitamment à Bangui

 

http://www.france24.com/fr  29/09/2015

 

La présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza a quitté précipitamment l'Assemblée générale de l'ONU lundi pour rentrer à Bangui sous haute tension. Les violences intercommunautaires ont fait une vingtaine de morts depuis ce week-end.

 

La présidente de transition de la Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a quitté New York prématurément lundi 28 septembre alors qu’elle participait à l'Assemblée générale de l'ONU, pour rentrer précipitamment à Bangui en proie à de violents affrontements intercommunautaires.

 

Depuis trois jours, les barricades sont de retour, les pillages et les affrontements se multiplient. Lundi, plusieurs centaines de manifestants ont tenté de prendre d'assaut le palais présidentiel avant d'être repoussés par les forces de la Minusca (mission de l'ONU en Centrafrique). Ils réclament le départ du gouvernement de transition ainsi que le retrait des forces françaises Sangaris et des casques bleus de l'ONU, accusés de tirer sur les manifestants.

 

"Les habitants sont désespérés et les plus jeunes ne décolèrent pas. Selon une députée jointe par téléphone et qui vit près du centre, les barricades sont partout et les habitants ne peuvent même pas rejoindre les hôpitaux. Elle explique aussi que les anti-balaka se pavanent en armes, estimant que la Centrafrique a fait un bond en arrière", explique Matteo Guidoux, correspondant de France 24 à Bangui.

 

Un bilan qui s’alourdit, les ONG évacués

 

Malgré l'instauration d'un couvre-feu, la nuit de lundi à mardi a été agitée. Des tirs ont été entendus et les pillages ont repris dans le centre ville de Bangui. Les locaux des ONG, désertés depuis lundi par les personnels, ont été assaillis. "Médecins du Monde aurait fait les frais des pillards et de la population qui vient se servir", assure Matteo Guidoux.

 

Des humanitaires ont encore été évacués dans la nuit vers la République démocratique du Congo par la Minusca. Une mesure de sécurité nécessaire face à l’insécurité croissante. Selon une source de la gendarmerie, plusieurs centaines de détenus se sont évadés lundi de la prison de Ngaragba, la principale prison de Bangui.

 

Les violences ont fait entre 20 et 30 morts depuis ce week-end, selon des sources hospitalières et humanitaires. Lundi, trois manifestants ont été tués et sept blessés à la mi-journée. Les manifestants accusent les casques bleus de la Minusca, qui a démenti avoir ouvert le feu.

 

Pour Samba Panza, l’ombre de Bozizé plane sur les manifestations

 

Interrogée par France 24, la présidente du gouvernement de transition Catherine Samba-Panza estime que ces manifestations sont orchestrées par les partisans de l'ex-président François Bozizé, renversé par la rébellion de la Séléka en 2013.

 

"Nous savons que les anciens dignitaires du pouvoir en République centrafricaine ont la volonté de revenir aux affaires, ce n'est un secret pour personne. (...) Et sur le terrain, nous savons quels sont les éléments qui agitent, qui instrumentalisent et qui alimentent cette insécurité", accuse Catherine Samba-Panza. Quand notre journaliste, Gallagher Fenwick, lui demande si l’ancien président fait partie des agitateurs, elle répond sans hésiter : "Très certainement !"

 

L'ex-président Bozizé, exilé en Ouganda depuis son renversement, accuse de son côté le gouvernement en place de vouloir l'exclure de la prochaine élection présidentielle. "La démocratie a été assassinée à ciel ouvert en Centrafrique. La seule solution possible c'est le dialogue politique inclusif qu'on n'a jamais voulu faire réaliser jusqu'à présent", a-t-il déclaré à la presse.

 

L’ONU préoccupé

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé lundi soir sa "profonde préoccupation" concernant la situation en Centrafrique et a appelé à l'"arrêt immédiat des violences". Il a réitéré son "soutien aux autorités de transition, dirigées par Catherine Samba-Panza", et appelé à la tenue d'élections libres et transparentes "d'ici la fin 2015".

 

Ravagée pendant deux ans par un chaos indescriptible et des violences intercommunautaires sanglantes ayant suivi un coup d'État, la République centrafricaine reste en déliquescence, malgré la présence des forces onusiennes et françaises, et en dépit d'une aide internationale massive.

 

Même si le niveau des violences a considérablement baissé en Centrafrique, le pays connaît une insécurité persistante. Le processus de transition engagé en janvier 2014 devait en effet aboutir à la tenue d’élections présidentielle et législatives le 18 octobre prochain, mais tout le monde s’attend désormais à ce qu’elles soient reportées

 

 

Centrafrique : Catherine Samba Panza coupe court à sa visite à New York

 

http://www.voaafrique.com/  29.09.2015 01:21

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU a exprimé sa profonde préoccupation devant la flambée de violence de ces derniers jours à Bangui et appelé à une fin rapide d’une telle violence.

 

La présidente de la transition a quitté New York pour Bangui lundi après-midi, en raison de la situation qui prévaut dans son pays.

 

Selon des sources contactées par VOA Afrique, le chef de la mission de l’ONU en République centrafricaine, Parfait Anyanga Onyanga, accompagne Mme Samba Panza.

 

Avant de quitter New York, elle avait lancé un appel au calme :

 

De leur côté, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont exprimé leur profonde préoccupation devant la flambée de violence de ces derniers jours à Bangui, et ils ont appelé à une fin rapide d’une telle violence. Ils ont fermement condamné ces violences, y compris toutes les attaques contre les civils, la violence intercommunautaire, ainsi que les attaques contre le personnel humanitaire. Les responsables répondront de leurs actes devant la justice, ont-ils rappelé.

 

Le Conseil de sécurité a réitéré son appel à toutes les milices et aux groupes armés de déposer les armes et de cesser immédiatement toute forme de violence et activité de déstabilisation.

 

 

Centrafrique: la présidente appelle au calme, 40 morts selon l'Onu

 

http://www.lamontagne.fr/

 

La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a appelé au calme la population de Bangui, en proie depuis trois jours à une vague de violences populaires, et écourté un voyage aux Nations unies à New York pour rentrer en Centrafrique.

 

"Je lance un appel au calme à vous mes compatriotes. Je vous demande de regagner vos domiciles. Je sais que quand je m'adresse à vous, vous m'écoutez", a affirmé la présidente dans un message en langue nationale sango diffusé mardi matin par la radio nationale.

 

Près de 40 personnes ont été tuées dans les récentes violences en Centrafrique, et au moins 27.400 autres ont été déplacées en quelques jours tandis que 500 détenus se sont échappés, s'est alarmé mardi l'ONU.

 

"Nous craignons que la violence que nous voyons à Bangui soit un retour aux jours sombres de la fin 2013 et de 2014, lorsque des milliers de personnes ont été tuées et des dizaines de milliers ont dû fuir leurs foyers", a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Leo Dobbs, lors d'un point de presse à Genève.

 

Selon des sources proches de la présidence, Mme Samba Panza, qui participait à New York à l'Assemblée générale des Nations unies, était attendue mardi en fin de journée à Bangui. "Je serai de retour dans quelques jours et nous verrons ensemble comment sortir de ces nouvelles violences", a-t-elle indiqué dans son message.

 

Pour la troisième journée consécutive, la capitale centrafricaine était paralysée mardi par des barricades tenues par des manifestants réclamant notamment la démission de la présidente après les violences du week-end suivies de pillages dans plusieurs quartiers.

 

Des tirs sporadiques ont encore émaillé la nuit de lundi à mardi et étaient toujours entendus dans la matinée après la levée de couvre-feu, à 06H00 (05H00 GMT).

 

Selon une source militaire jointe par l'AFP, ces tirs venaient des forces de sécurité qui tentaient de disperser des groupes de pillards qui ont vandalisé les locaux de plusieurs organisations humanitaires, évacués auparavant par le personnel pour des raisons de sécurité.

 

Selon le Haut-comissariat aux Réfugies de l'ONU, les violences ont déja fait 36 morts et quelque 27.400 éplacés. Médecins sans frontières (MSF) avait évoqué lundi 21 tués et "plus de 100 blessés', tandis que l'Unicef faisait état d'"une trentaine de tués".

 

- Peur des pillards -

 

Nombre d'habitants restaient cloîtrés dans leurs maisons, de crainte de nouvelles violences ou d'être attaqués par des pillards. Plusieurs milliers de Banguissois ont également fui leurs domiciles pour se mettre à l'abri dans des camps de déplacés, notamment près de l'aéroport, où sont basées les forces internationales.

 

Des bâtiments des ONG Première urgence ou Cordaid ont notamment été la cible de pillards ainsi que des locaux du Programme alimentaire mondial de l'ONU (PAM), selon la gendarmerie centrafricaine, qui indique avoir repoussé des pillards devant plusieurs locaux d'ONG.

 

Dans la ville, où sont présentes les forces de l'ONU (Minusca) et française Sangaris, des barricades empêchaient quasiment toute circulation et seuls de très rares taxis étaient visibles.

 

Le meurtre d'un conducteur de moto-taxi musulman samedi a servi de détonateur à cette nouvelle explosion de violences dont la capitale centrafricaine est coutumière depuis deux ans.

 

Les violences ont débuté dans le quartier de PK-5, épicentre des massacres intercommunautaires à Bangui et dernier bastion des musulmans chassés des autres quartiers par les milices chrétiennes anti-balaka. Violences et pillages de commerces, d'entrepôts et de maisons se sont ensuite étendus aux quartiers limitrophes.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française, un des pays les plus pauvres au monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

Le niveau des violences a depuis considérablement baissé, mais de nombreux groupes armés continuent de sévir.

 

Des élections présidentielle et législatives doivent être organisées avant la fin 2015. Un referendum sur l'adoption d'une nouvelle Constitution - préalable à toute élection - était fixé au 4 octobre. Or les opérations de recensement électoral ne sont toujours pas achevées, alors que le 1er tour de la présidentielle avait été fixé au 18 octobre.

 

C'est également dans ce contexte de troubles persistants que le pape François est attendu les 29 et 30 novembre à Bangui, dernière étape d'une tournée africaine.

 

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 22:08

 

 

 

Par RFI 29-09-2015 à 20:41

 

Depuis quatre jours, la capitale centrafricaine est en proie à une nouvelle série de violences. Tout est parti, samedi, de l'assassinat d'un chauffeur de moto-taxi. Malgré un couvre-feu décrété à Bangui, les esprits continuent de s'échauffer. Et si ce mardi matin, la situation était sous contrôle, ce calme reste extrêmement précaire.

 

S'il n'y a pas eu de manifestation ce mardi matin, la situation s'est tendue dans l'après-midi puisque des affrontements et des tirs à l'arme lourde sont signalés dans le quartier Combattant, le long de l'avenue des Martyrs, qui relie l'aéroport au centre-ville.

 

Cet axe est jonché de barricades depuis plusieurs jours. Une situation qui a empêché ce mardi les vols commerciaux de se poser sur l'aroport de Bangui Mpoko puisque les passagers qui débarquent ne peuvent être conduits en sécurité en ville.

 

Il semble donc que la Minusca, appuyée par les troupes françaises de la force Sangaris, ait décidé de mettre un terme à cette situation et de démanteler ces barricades. Les tirs sont nourris, et d'après nos informations, les casques bleus progressent lentement le long de cet axe.

 

Mais ce matin sur cette même avenue un incident meurtrier a été signalé. Un convoi de la Minusca a été la cible d'un jet de grenade. Les casques bleus ont alors riposté et aurait tué deux hommes qui se situaient sur ce barrage.

 

On ignore le bilan total des combats pour le moment. « Le calme est vraiment précaire, il n’y a même pas de circulation et la population circule à pied, témoigne un habitant du quartier Combattant. Il y a toujours des barricades, même devant ma porte, il y a des jeunes du quartier qui ont mis des barricades. On ne peut donc pas accéder au centre-ville, on ne peut pas aller au bureau et on ne voit pas les forces centrafricaines sur la voie. »

 

Depuis le début de la soirée, le calme semble revenir peu à peu à Bangui même si des tirs sporadiques se faisaient toujours entendre dans la zone de l'aéroport. Selon une source onusienne, la route de l'aéroport est désormais rouverte.

 

Plus de 27 000 déplacés

 

Dans la nuit de lundi à mardi, le couvre-feu n'a pas été respecté. Les bureaux de plusieurs ONG ont été pillés, vandalisés. Des tirs étaient par moment perceptibles. Dans un tel contexte, il est bien difficile soigner les blessés.

 

Médecins sans Frontières a accueilli une centaine de blessés, par balle ou par machette, qui sont obligés de se déplacer par leurs propres moyens, à pied ou à moto, comme l'explique Axelle de la Motte, responsable de projet pour MSF : « On a reçu près de 100 blessés en trois jours. Nos équipes ne se déplacent pas, car il y a des barricades, des mouvements de population, des manifestations qui ne permettent pas des déplacements en toute sécurité. Lundi, on a reçu une quinzaine de personnes qui avaient vraisemblablement été blessées la veille, mais qui n’ont pu accéder qu’à ce moment-là à l’hôpital ».

 

Autre conséquence de cette insécurité : les populations fuient en masse se réfugier dans le camp de Mpoko, près de l'aéroport. En deux jours, selon les Nations unies, près de 27 000 personnes auraient convergé vers ce camp de réfugiés.

 

Face à la gravité de la situation, la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, a décidé de quitter New York où elle participait à l’Assemblée générale des Nations unies. Ce matin, elle a fait diffuser un message, un appel au calme sur les ondes de la radio nationale centrafricaine.

RCA: pas de manifestation, mais encore des violences à Bangui
RCA: pas de manifestation, mais encore des violences à Bangui
RCA: pas de manifestation, mais encore des violences à Bangui
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 22:05
ANE : Cartographie et centres du recensement électoral en France
ANE : Cartographie et centres du recensement électoral en France
ANE : Cartographie et centres du recensement électoral en France
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 21:56
Message pour les électeurs centrafricains de France

 

 

Bureau Fédéral                                         

               Secrétariat  Général

               N°_00055_BF/SG/2015

 

Message à l’attention des électeurs

 

Objet : Inscription sur les listes électorales dans les centres d’enregistrement installés en  France

 

 

  Camarades militants (es), sympathisants,

 

  Chers compatriotes,

 

Le Bureau Fédéral EAAMOO du MLPC vous informe les militantes et militants, sympathisants ainsi que tous les compatriotes centrafricains de France que le programme des opérations d’inscription sur les listes électorales pour les électeurs qui dépendent du bureau d'enregistrement de Nantes est le suivant :

 

  • du 10 au 11 octobre 2015 à Nantes : Les départements de Loire Atlantique et la Vendée
  • du 17 au 18 octobre 2015 à Rennes : Les départements de Côtes d'Armor, Finistère et  Ille-et-Vilaine;
  • du 24 au 25 octobre 2015 à Angers : Les départements de: Maine-et-Loire, Mayenne, Sartre;
  • Le 31 octobre 2015 à Niort : le département de Deux-Sèvres

 

Pour Nantes, le recensement aura lieu à la manufacture des tabacs 10 bis Bd Stalingrad 44000 Nantes (dans la salle commission 1 au 1er étage)

 

  • Samedi 10 octobre de 13h à 19h
  •  
  • Dimanche 11 octobre de 9h à 19h.

 

Les informations concernant les autres bureaux de recensement vous seront transmises ultérieurement dès qu’elles nous seront communiquées par l’Autorité des Ambassades ou Consulats des Elections (A.A.C.E), démembrement de l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E) pour la France.

Pour rappel, vous trouverez ci-dessous la liste  pièces exigées pour l'inscription :

 

  • CNI centrafricaine
  • Passeport centrafricain
  • Acte de naissance (centrafricain)
  • Jugement supplétif
  • Livret militaire
  • Livret de pension
  • Certificat de nationalité centrafricaine

 

Pour ceux qui n'ont que des papiers Français :

 

* Faire 1 transcription au préalable auprès de l’Ambassade de l’acte de naissance français en acte de naissance centrafricain en justifier de la nationalité centrafricaine d'un des ascendants.

 

Tarif 25€

 

* Carte consulaire (Se faire délivrer auprès de l’Ambassade en présence d'un TÉMOIN qui valide la filiation à la nationalité Centrafricaine).

 

Tarif 30€

 

Fait à Paris le 29 septembre 2015

 

Pour le Bureau Fédéral,

 

Le Secrétaire général

 

Romuald NGBALE

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 21:51
Coup de gueule de Dominique YANDOCKA

 

 

Mes chers compatriotes,

 

Disons nous la vérité.

 

Ce qui se passe depuis ces derniers jours dans notre capitale Bangui c'est un COUP D'ÉTAT en gestation. Je condamne avec force et détermination. Les centrafricains ne veulent plus être les cobayes de service pour favoriser une prise de pouvoir par la force orchestrée par les Balaka et les Séléka ou encore moins une éternelle transition de Mme SAMBA PANZA,voire encore une 3éme transition demandée par les recalés de la République. Nous avons les informations sérieuses sur la mauvaise volonté de ces bandes susnommées,de saboter délibérément le processus électoral en cours.

 

Mes Chers compatriotes à la lecture de ces événements malheureux ou bon nombre de nos compatriotes ont perdu la vie, pour faire simple sans oublier le passé, vous constaterez que cette entreprise mafieuse veut que notre pays la RCA reste dans l'abîme, pour tirer profit au maximum au détriment du sang  versé des centrafricains.

 

C'est pourquoi, je lance un appel à la MINUSCA et les SANGARIS de continuer à défendre la population et les institutions sans distinction et de hausser le ton vigoureusement à toutes agressions pour mettre hors d'état de nuire ces bandits et de protéger le peu qui nous reste encore dans ce pays.

 

Pour les Balaka et les Séléka,arrêtez de prendre le peuple en otage. Aucun coup d'état ne serait plus être toléré  dans ce pays. Pour les autorités de la transition arrêtez de jouer avec les nerfs du peuple avec votre mauvaise volonté de faire traîner encore et encore l'organisation des élections. On a tout compris.

 

je lance un vibrant appel aux centrafricains et plus particulièrement à la jeunesse de ne surtout pas tomber dans cette machination de rester vigilant et mobiliser pour contrer toutes sortes de manipulations égoïstes des autorités de transition, des Balaka, et des Séléka . ça suffit ! ça suffit ! ça suffit ! 

 

Patriotiquement,


Dominique Ephrem YANDOCKA       Tel: +33 6 36 94 62 11

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 21:48

 

 

 

Pendant que la population centrafricaine est en train de conjuguer  ses efforts pour consolider le vivre ensemble et raffermir la  cohésion sociale et ce, dans la perspective des échéances électorales qui vont permettre définitivement à notre pays de retrouver la légalité constitutionnelle, les ennemis de la paix ont encore fait verser ce jour, le sang des  compatriotes innocents vivant dans les 3e et 5e arrondissements de Bangui.

 

De source indépendante, on note déjà un lourd bilan provisoire de vingt compatriotes tués et d’une centaine de blessés. Le Parlement de transition par ma voix, condamne avec fermeté ces  actes barbares assimilables aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Comment laisser en liberté  les auteurs de tels assassinats ignobles et crapuleux?

 

Le Parlement de transition interpelle le gouvernement de transition qui a la charge régalienne de préserver la paix  et de garantir la sécurité de nos compatriotes, à tout mettre en œuvre pour rétablir la sécurité  et le calme dans les zones touchées.

 

Aussi, voudrais-je exhorter les forces de la MINUSCA ainsi que  les éléments de la SANGARIS à s’assumer dans la plénitude afin de mettre hors d’état de nuire tous les malfaiteurs rencontrés lors de leurs patrouilles de routine.


J’appelle  toute la population au calme et à la retenue. Notre pays, la République Centrafricaine  doit renaitre, les pleurs et la misère de ses enfants doivent cesser.

 

Mes pensées vont aux familles endeuillées ainsi qu’à toutes les victimes  durant ces moments de douleur et de tristesse.

 

Que Dieu bénisse la RCA et son Peuple

                                                                                Fait à Bangui le 26 Septembre 2015

 

                                                                         Le Président du CNT

 

 

                                                      Alexandre Ferdinand N’GUENDET

MESSAGE DE SON EXCELLENCE ALEXANDRE FERDINAND N’GUENDET, PRESIDENT DU CNT SUITE AUX EVENEMENTS DU JOUR DANS LES 3e ET 5e ARRONDISSEMENTS DE BANGUI
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 21:44

 

 

ALLIANCE DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LA TRANSITION

 

(AFDT)

 

(ASD-CRPS-MCP-MDES-MLPC-RDC-UDECA)

 

DECLARATION N° 16

 

RELATIVE AUX MASSACRES DES POUPULATIONS CIVILES DES 3ème ET 5èmeARRONDISSEMENTS DE BANGUI

 

 

Le samedi 26 septembre 2015, à la suite de la découverte dans le 8ème arrondissement de la ville de Bangui du corps d’un conducteur de taxi-moto de confession musulmane tué par des individus non identifiés, des bandes organisées munies d’armes de guerre et d’armes blanches se sont livrées en représailles au massacre  des populations civiles des  3ème et 5ème arrondissements. On dénombre provisoirement  à ce jour plus d’une quarantaine de morts et plus de cent cinquante blessés.

 

Rien ne pouvait justifier une telle barbarie où des hommes, des femmes et des vieillards aux mains nues ont été tués froidement, certains égorgés comme des animaux dans leurs maisons.

 

Des milliers de personnes sont en fuite et sont venues grossir à nouveau les sites des déplacés.

 

Ce regain de violence s’est poursuivi le lendemain 27 septembre à un moment où après le Forum National de Bangui le pays s’achemine inexorablement vers des élections devant permettre à notre peuple de choisir librement ses dirigeants.

 

Cette recrudescence de violence intervient surtout en violation flagrante de l'Accord de paix et de désarmement signé à l'issue de ce Forum par les mêmes groupes armés impliqués dans les violences actuelles. Cet Accord prévoyait que faute de désarmement volontaire dans un délai d'un mois, les forces internationales procéderaient au désarment forcé des groupes rebelles. Le regain de violence aujourd'hui s'explique donc par l'absence de volonté politique des Forces Internationales à procéder à ce désarmement forcé mais aussi à l’impunité de fait accordée aux criminels de guerre bien identifiés qui écument la capitale et certaines villes de nos provinces sans compter leurs commanditaires manœuvrant depuis des pays étrangers biens connus.

 

L’AFDT n’a eu de cesse de répéter que sans désarmement des forces négatives, la paix dans notre pays sera illusoire, les élections seront perturbées, et l’intégrité du territoire national gravement menacée.

 

En l’absence de Forces Nationales opérationnelles, cette mission de désarmement incombe de fait et au premier chef aux Forces Internationales.

 

L’AFDT  comprend la colère légitime du peuple centrafricain qui aspire à la paix, à la sécurité des biens et des personnes après ces massacres inqualifiables, mais  elle appelle solennellement nos compatriotes à ne pas exprimer cette colère contre la communauté internationale.

 

Profitant de la confusion, certains éléments égarés nostalgiques d’un passé peu glorieux ont tenté de s’emparer du pouvoir par les armes afin de déstabiliser la Transition et de compromettre ainsi les élections que notre peuple appelle de  tous ses vœux.

 

Face à la gravité de la situation politico-sécuritaire mettant en danger la paix et la stabilité de notre pays, l’AFDT, coalition de partis politiques responsables et soucieux de la préservation des acquis consensuellement obtenus en vue de la réconciliation nationale, de la cohésion sociale et du retour à la légalité constitutionnelle dans un cadre républicain et apaisé en conformité avec la Charte Constitutionnelle de Transition :

 

Condamne avec la dernière énergie les odieux massacres des populations civiles innocentes des 3è et 5ème arrondissements de Bangui ;

 

Exige que leurs auteurs soient recherchés, arrêtés, jugés et condamnés pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ;

 

Exige que les Autorités de la Transition et les Forces Internationales mettent en place un programme urgent de désarmement des sanctuaires des hors la loi identifiés à Bangui et dans toutes les villes de province  avant les élections ;

 

Présente ses condoléances aux familles éprouvées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés ;

 

Condamne toute tentative de récupération politique par des aventuriers sans foi ni loi qui n’ont aucun schéma alternatif crédible et légitime de sortie de crise ;

 

Réaffirme son indéfectible attachement aux valeurs républicaines de la démocratie et à la légitimité du suffrage universel comme seul mode de dévolution du pouvoir de l’Etat ;

 

Appelle les patriotes, les démocrates et toutes les forces politiques et sociales du pays à la vigilance afin de déjouer les manipulations des ennemis de notre pays ;

 

Appelle  le peuple centrafricain à la retenue afin de préserver la paix sociale encore fragile, et d'éviter ces spectacles désolants de pillages des biens publics et d'organisations internationales accourues avec efficacité au secours des populations centrafricaines.

 

Bangui,  le 28 septembre 2015

 

 

Le Président de la Conférence des Présidents

 

 

 

Me Nicolas TIANGAYE

 

Massacres de populations à Bangui : Déclaration de l'AFDT
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 21:42

 

 

New York, 28 septembre 2015

 

Le Secrétaire général déplore l’éruption soudaine de violence en République centrafricaine et la perte tragique de vie de plus de 30 personnes ainsi que les plus de 100 blessés. Les attaques ont été déclenchées par l’assassinat d’un jeune homme musulman le 26 Septembre à Bangui.

 

Le Secrétaire général condamne fermement tous les actes de violence et appelle à un arrêt immédiat de la violence inacceptable et des attaques de représailles. Il exhorte les Autorités de transition de la République centrafricaine à faire tout ce qui est dans leur pouvoir pour prévenir de nouvelles violences. Le Secrétaire général est aussi profondément préoccupé par l’évasion de plus de 500 prisonniers ce matin de la prison de Ngaragba à Bangui et l’augmentation conséquente de la menace pour la population civile et la situation sécuritaire. Il appelle les Autorités de transition de la République centrafricaine à faire tout ce qui est possible pour appréhender ces individus.

 

Le Secrétaire général rappelle que tous les acteurs des crimes, incitations de violence, violations des droits de l’Homme, ainsi que les instigateurs, seront tenus responsables, y compris par le biais des sanctions. Le Secrétaire général réitère que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) prendra toutes les mesures nécessaires permises par son mandat pour protéger les civils, mettre en œuvre son mandat et favoriser la stabilité. Il appelle les forces internationales présentes en République centrafricaine à prendre toutes les mesures nécessaires pour appuyer ces efforts.

 

Le Secrétaire général souligne l’importance de l’engagement de la communauté internationale dans le soutien du processus politique en République centrafricaine à ce moment critique. Il souligne également l’importance de rehausser les efforts visant à établir la confiance et assurer une coexistence paisible entre les communautés religieuses dans le pays. Il exhorte les leaders de la République centrafricaine et ses partenaires dans la sous-région à travailler étroitement avec la MINUSCA pour s’assurer que la violence ne mène pas au déraillement du processus politique et que la Transition soit achevée dans les plus brefs délais, afin de tracer une voie durable vers la paix.​

 

 

 

Déclaration attribuable au Porte-parole du Secrétaire général sur la République centrafricaine
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 21:40

 

 


Paris - AFP / 29 septembre 2015 21h40 - Les juges chargés de l'enquête dite des biens mal acquis ont saisi plusieurs propriétés, notamment une luxueuse demeure en région parisienne, soupçonnant un neveu du président congolais Denis Sassou Nguesso d'en être le véritable propriétaire, a-t-on appris mardi de source proche du dossier. 

Les juges ont ordonné le 15 août la saisine de deux biens immobiliers à Courbevoie (Hauts-de-Seine) et de la villa Suzette, une demeure de près de 500 mètres carrés au Vésinet (Yvelines).


Les enquêteurs sont persuadés que leur véritable propriétaire, dissimulé derrière des sociétés-écrans, est le neveu du président, Wilfrid Nguesso, selon la source proche du dossier. 


Tout comme le Gabonais Omar Bongo, décédé en 2009, et son homologue de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang, le président du Congo et sa famille sont visés depuis 2009 par une enquête sur leur patrimoine français. 


Elle a été déclenchée par une plainte de l'association Transparency International qui le soupçonnait d'avoir détourné, à son profit et au profit de sa famille et de son clan, une partie substantielle de la rente pétrolière de ce pays d'Afrique centrale.

La justice avait déjà saisi une quinzaine de véhicules de luxe en février à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) chez des membres de sa famille. 


La villa Suzette a été achetée, en 1983, 450.000 euros par Valentin Ambendet, frère du président congolais, décédé en 2004.


Cette saisie est emblématique. De fortes présomptions laissent penser que Denis Sasssou Nguesso et son épouse ont longtemps bénéficié de la jouissance de ce bien, relève la source.


D'importants travaux avoisinant les trois à quatre millions d'euros y ont été réalisés entre 2002 et 2005. Une partie d'entre eux ont été financés par des sociétés dont le bénéficiaire économique est Wilfrid Nguesso, selon la source.


L'écheveau de sociétés est complexe, mais les enquêteurs s'appuient notamment sur des signalements de la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, Tracfin.

Pour William Bourdon, avocat de l'association Transparency International France, les investigations ont mis en évidence des circuits de financements frauduleux. L'enquête sur le clan Sassou Nguesso va maintenant s'accélérer. 


Sollicité, l'avocat parisien de la République du Congo, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi, n'était pas disponible dans l'immédiat pour commenter ces informations.

Âgé de 72 ans, Denis Sassou Nguesso, qui cumule plus de 30 ans au pouvoir en République du Congo, a annoncé le 22 septembre vouloir soumettre à référendum une nouvelle Constitution qui lui permettrait de briguer un nouveau mandat.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=634507

Biens mal acquis : la justice saisit plusieurs propriétés du clan Sassou près de Paris
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