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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 16:32

 

 

 

12/05/15 (AFP)

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a "félicité le peuple centrafricain" pour l’adoption d'un pacte républicain à l'issue du Forum national de Bangui qui s'est tenu du 4 au 11 mai, selon un communiqué de l'ONU.

 

Les recommandations du pacte "reflètent les aspirations du peuple centrafricain à mettre une fois pour toutes le conflit derrière lui et à construire un pays plus pacifique et plus démocratique".

 

M. Ban a également félicité le gouvernement de transition et les groupes armés pour avoir signé dans le cadre du Forum un accord sur le désarmement, appelant à "sa mise en oeuvre rapide et intégrale".

 

Il "se félicite du rôle de premier plan joué par les femmes tout au long du forum" et a encouragé le gouvernement de transition, avec le soutien de l'ONU, à "mettre en oeuvre sans délai les recommandations du forum".

 

Le communiqué de l'ONU n'a pas fait référence à la demande des délégués du forum de retarder les élections présidentielles et législatives, comme le réclame aussi la communauté internationale.

 

Selon la présidente de transition, Catherine Samba Panza, "ces élections devraient se tenir au plus tard d'ici la fin de l'année 2015".

 

 

Centrafrique : l'ONU se félicite des résultats du Forum de Bangui

 

NEW YORK (Nations Unies), 12/05/15 (Xinhua) -- Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est félicité lundi des résultats du Forum national de Bangui, qui a réuni du 4 au 11 mai divers acteurs de la crise en République centrafricaine, et a appelé à mettre en œuvre rapidement les recommandations de ce forum.

 

Le chef de l'ONU a notamment félicité le peuple centrafricain pour l'adoption du "Pacte républicain pour la paix, la réconciliation nationale et la reconstruction en République centrafricaine".

 

"Les recommandations du Pacte reflètent les aspirations du peuple centrafricain à mettre une fois pour toutes le conflit derrière lui et à construire un pays plus pacifique et plus démocratique", a souligné le porte-parole du chef de l'ONU dans une déclaration à la presse.

 

Pendant une semaine, les autorités de la transition, les représentants des groupes armés, les partis politiques, des dirigeants religieux et des membres de la société civile ont participé aux débats qui ont porté sur la paix et la sécurité, la justice et la réconciliation ainsi que la gouvernance et le développement économique et social.

 

Le secrétaire général a également félicité le gouvernement de transition et les groupes armés pour la signature, dans le cadre du Forum, d'un accord sur les principes de désarmement, de démobilisation et de réintégration. Il a appelé à sa mise en œuvre rapide et intégrale.

 

"Le Forum de Bangui est le résultat d'un processus historique et inclusif qui a permis aux représentants locaux, aux femmes, à la jeunesse et à la société civile de faire entendre leurs voix. Le secrétaire général se félicite du rôle de premier plan joué par les femmes tout au long du Forum", a ajouté le porte-parole. "Le secrétaire général encourage le gouvernement de transition, avec le soutien des Nations Unies et de la communauté internationale, à mettre en œuvre les recommandations du Forum sans délai".

 

De son côté, le représentant spécial du secrétaire général pour la République centrafricaine, Babacar Gaye, a invité la communauté internationale à continuer de se mobiliser pour accompagner le pays "sur le chemin courageux et difficile de la paix".

 

"Le Forum a dépassé nos attentes avec cette pertinente particularité de réunir toutes les composantes de la nation mettant ainsi les Centrafricains et les Centrafricaines au chevet de leur propre pays", a dit M. Gaye.

Centrafrique Ban Ki-moon appelle à appliquer les décisions du Forum de Bangui
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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 22:43

 

 

 

http://www.afrik.com   lundi 11 mai 2015 / par Makaila Nguebla

 

Dans un communiqué de presse parvenu, ce lundi, à la rédaction d’Afrik.com, Reporters Sans Frontière (RSF) rappelle qu’il y a déjà un an que Camille Lepage, photographe, a trouvé la mort dans une embuscade entre Bouar et Garoua Boulai dans l’ouest de la République Centrafricaine (RCA) alors qu’elle était en reportage dans la région.

 

C’était le 12 mai 2014, entre Bouar et Garoua Boulai, où Camille Lepage, jeune photojournaliste indépendante, a été tuée par des hommes en armes, jusque là non identifiés. Elle effectuait un reportage dans cette région en proie à un conflit armé. Décrite comme photographe engagée, Camille Lepage était arrivée en Centrafrique en 2013. Elle avait déjà parcouru l’Europe, couvert la révolution égyptienne de 2011 et assisté, en 2012, à la naissance du Sud Soudan.

 

Alors que la Centrafrique était plongée dans une guerre civile, la photojournaliste a décidé d’y rester pour témoigner de la violence de ce conflit qui a causé des centaines de morts, des milliers de personnes déplacées et des réfugiés éparpillés dans les pays voisins. A travers son travail, Camille Lepage a montré le quotidien de la population prise dans un engrenage des groupes armés : la séléka et les anti-balaka.

 

A l’annonce de sa mort, le Président François Hollande avait déclaré mettre les moyens nécessaires pour « faire la lumière » sur les circonstances de son assassinat. Portée partie civile dans l’enquête ouverte à Paris, depuis une année, Reporters Sans Frontière (RSF) souligne être peinée d’obtenir des informations tangibles au regard du « contexte sécuritaire compliqué ». De même, l’enquête ouverte à Bangui n’avance pas rapidement, selon RSF qui a interrogé, sur ses attentes, Mme Maryvonne Lepage, mère de la journaliste reporter d’images (JRI), qui précise attendre « plus de précisions sur ce qui s’est réellement passé. Je comprends que l’enquête soit compliquée en RCA, en raison des faiblesses de la justice et de l’insécurité, mais nous avons besoin de la vérité pour pouvoir avancer ».

 

Une association dénommée "Camille Lepage - On est ensemble" a été créée afin de poursuivre l’engagement de Camille en faveur des « causes oubliées, des gens qui souffrent en silence et auxquels personne ne prête attention », révèle RSF. L’organisation rappelle qu’en 2014, La République centrafricaine a chuté dans son classement sur la liberté de la presse, perd de nouveau une place en 2015 et se situe à la 110ème place sur 180 pays.

Lu pour vous : Centrafrique : RSF réclame la vérité sur la mort de la photojournaliste Camille Lepage
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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 22:28

 

 

Par RFI 11-05-2015 à 21:08

 

En République centrafricaine, le Forum de Bangui s’est achevé ce lundi 11 mars. Un rendez-vous qui avait été pris pour offrir une sortie de crise au pays. Mais en fin de journée, avant même que les conclusions du Forum soient présentées, des tirs ont éclaté devant l'Assemblée nationale.

 

Cette cérémonie voulait être un symbole de paix et d’unité ; elle aura finalement illustré la fragilité de la situation en Centrafrique et la difficulté de trouver un accord. A peine la lecture des recommandations du Forum terminée, des éclats de voix ont commencé à se faire entendre et plusieurs leaders anti-balaka sont sortis en colère, en criant que leurs revendications n’avaient pas été prises en compte dans les résolutions finales et qu’ils n’en resteraient pas là.

 

Un peu plus tard, se sont fait entendre devant l’Assemblée de transition, des tirs de kalachnikov, des explosions de grenades et des tirs de gaz lacrymogène de la Minusca. Des barrages sont apparus dans différents quartiers de la ville. Certains témoins disent avoir vu, avec surprise, des anti-balaka et des ex-Seleka réunis dans cette contestation.

 

Les leaders anti-balaka nient ce lundi soir toute responsabilité dans ce qui s’est passé, mais leurs discours traduisent bien l'état de nervosité de leurs troupes. « Nous ne reconnaissons pas le Forum de Bangui parce que nos revendications n'ont pas été prises en compte, déclare ainsi un général. Nous, les Seleka et les anti-balaka, ont été ensemble parce que le gouvernement nous a abandonnés. » A ses côtés, le lieutenant Konaté réclame la prise en compte des revendications anti-balaka pour que « le Forum de Bangui ne soit pas un fiasco ».

 

Il cite comme revendications la libération des combattants anti-balaka incarcérés à Ngaragba ou la prise en compte des éléments anti-balaka venus des forces armées, les FACA.

RCA: heurts à Bangui lors de la clôture du Forum de réconciliation
RCA: heurts à Bangui lors de la clôture du Forum de réconciliation
RCA: heurts à Bangui lors de la clôture du Forum de réconciliation
RCA: heurts à Bangui lors de la clôture du Forum de réconciliation
RCA: heurts à Bangui lors de la clôture du Forum de réconciliation
RCA: heurts à Bangui lors de la clôture du Forum de réconciliation
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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 20:14

 

 

 

AFP 11/5/15 - 20 H 00

 

Le forum de réconciliation centrafricain a réclamé lundi le report des élections présidentielle et législatives, en prenant acte de l'impréparation des autorités de transition et malgré les demandes insistantes de la communauté internationale pour un retour rapide à la normalité constitutionnelle à Bangui.

 

A la clôture de ses travaux, le Forum - réunissant près de six cents délégués devant proposer une sortie de crise au pays -en a appelé aux autorités de transition pour qu'elles "introduisent au plus tôt auprès de la conférence des chefs d'Etat de la CEEAC (Communauté économique des Etats d'Afrique centrale) la demande de prorogation à titre exceptionnel de la transition" et donc le report des élections réclamées par la communauté internationale, ont affirmé les participants aux travaux dans une motion publique.

 

Le forum demande aux chefs d'Etat de la CEEAC de "donner une suite favorable à cette demande", ont-ils ajouté, en mettant en avant "la faible mobilisation des bailleurs de fonds pour financer les opérations électorales".

 

-'d'ici la fin 2015'-

 

Les délégués n'ont fixé aucune échéance pour la tenue des scrutins dans ce pays plongé en 2013-2014 dans une meurtrière crise politico-militaire, sans précédent dans son histoire pourtant très troublée.

 

Mais, selon la présidente de transition, Catherine Samba Panza, clôturant le forum, "ces élections devraient se tenir au plus tard d'ici la fin de l'année 2015".

 

Lundi matin, quelques dizaines de manifestants ont brandi devant le forum des pancartes, demandant la démission de la présidente et s'opposant à une prorogation de la transition.

 

Dans l'après-midi, de très brefs tirs d'origine indéterminée ont été entendus dans la capitale, provoquant des mouvements de panique dans certains quartiers.

 

Selon le calendrier de sortie de crise en Centrafrique, les élections devaient être organisées au plus tard en août. Mais, les échéances se rapprochant, les préparatifs ont accumulé les retards, sur fond de désintégration de l'Etat.

 

- réaménagement de la transition -

 

Si les chefs d'Etat d'Afrique centrale acceptent la requête de Bangui, la transition va devoir être réaménagée, le mandat de Mme Samba Panza arrivant à expiration en août

 

A l'ouverture du forum le 5 mai, le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, avait pourtant insisté sur la nécessité de respecter les délais, jugeant que la "priorité" était l'organisation d'élections.

 

La Centrafrique s'est retrouvée en plein chaos après le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par Michel Djotodia, à la tête d'une rébellion à dominante musulmane, la Séléka.

 

Les exactions commises par la Séléka dès son arrivée au pouvoir contre les populations majoritairement chrétiennes ont ensuite débouché sur la création de milices d'autodéfense, les anti-balaka, qui s'en sont alors pris aux civils musulmans.

 

Ces violences contre les civils ont entraîné l'intervention miliaire de la France, ancienne puissance coloniale, avec son opération Sangaris. Une force onusienne est également déployée dans le pays.

 

Malgré le déploiement de forces internationales, des bandes armées continuent de sévir dans des régions reculées du pays, renforçant les difficultés d'organisation d'élections paisibles.

 

Le forum de Bangui a dans ce cadre été l'occasion de dirigeants d'une partie de ces groupes armés à relâcher les enfants soldats sous leur coupe. L'Unicef estime leur nombre de 6.000 à 10.000 dans le pays.

 

Certains groupes armés ont également donné leur accord de principe à un désarmement, moyennant un programme de désarmement, démobilisation, réinsertion (DDRR) prévoyant l'intégration de leurs combattants dans les nouvelles forces de sécurité ou leur retour à la vie civile.

 

Mais cet accord de principe ne comprend aucune modalité pratique de mise en oeuvre ni le précise son financement.

 

La Centrafrique en route pour une prolongation de la transition
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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 19:13

 

 

FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (FDPC)

   

 

Le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC)  vient par la présente marquer son indignation et sa désapprobation face au déroulement des travaux du Forum de Bangui tenu courant Mai 2015. Toute attitude qui ne milite guère pour un retour rapide, calme et favorable à la quiétude à la concorde et à l’unité nationale car dénué de tout caractère inclusif.

 

En effet, depuis le début du chaos en République Centrafricaine (Mars 2013), le FDPC a toujours pratiqué la politique de la « main tendue » pour le retour sans condition de la PAIX sur toute l’étendue du territoire. Malgré notre bonne volonté manifeste et notre ambition de voir le pays pacifié dans son entièreté, les dirigeants actuels de la transition nous ont toujours servi une fin de non-recevoir. Nous en voulons pour preuve, la multitude des correspondances envoyées au Médiateur International pour la crise centrafricaine le Président de la République du Congo son Excellence Denis SASSOU N’GUESSO ainsi qu’à la Présidente de Transition et dont les objets ont toujours indiqué notre position qui est celle de la promotion de la PAIX et le retour à l’ordre constitutionnel. Hélas, ces correspondances sont quasiment et toujours restées sans réponse de leur part.

 

Ce silence complice de la Très Haute Institution du pays, de nature à mettre en hibernation tout projet et concept sur la PAIX, nous pousse à croire qu’il s’agit là d’une attitude consciente et souhaitée ; et dont le principal but inavoué est basé sur les calculs électoraux à venir. Bien plus, la désinvolture avec laquelle certains ministres et hauts dignitaires gèrent les questions publiques est criarde.

 

Car comment comprendre que pour la tenue et l’organisation d’un tel Forum, hautement stratégique pour la Centrafrique et les Centrafricains, que le Conseil National de Transition, les acteurs emblématiques, les mouvements politico – militaires combattantes et non combattantes en soient  à la fois ignorés et minorés par la Présidente de Transition ? Ceci témoigne comme nous l’avons relevé précédemment, qu’il s’agit à la fois d’un jeu de positionnement politique des uns à la solde du système ou des soient disant « potentiels candidats » et d’une épuration systémique des autres  artisans de la démocratie.

 

Ce jeu, s’il fait les affaires de certaines personnes tapies dans l’environnement de Madame la Présidente de  Transition, est loin de ramener une PAIX future aux Centrafricains. Car il s’agit là d’une POLITIQUE DISCRIMINATOIRE pratiquée par le système politique actuel. Or la crise politico-sociale qui traverse le pays actuellement ne nous permet pas de construire notre avenir politique sur la discrimination. Ceci est une autre porte ouverte à l’impasse.

 

Toute attitude et lassitude d’une classe politique  que le FDPC déplore pour la simple raison qu’il s’agit là des germes prémonitoires d’une future crise qui peut s’avérer plus cruelles que les précédentes.

 

Comment allez-vous expliquer aux Centrafricains que c’est exclusivement un tel qui a le monopole de la gestion de sortie de crise ?

 

Comment allez-vous  expliquer aux Centrafricains que pour une pacifique et réussie transition, il faut exclure voire écarter certaines tendances ?

 

Comment allez-vous expliquer aux Centrafricains que vous les prenez en considération alors que jour après jour, leur quotidien est fait de pleurs, de viols, de famine, de discrimination, de deuils, de rapts, d’emprisonnements illégitimes, d’appauvrissement  croissant et de tribalisassions exaspérées ?

 

Comment allez-vous expliquer aux Centrafricains que la transition a réussis alors que rien n’a évolué, surtout dans le domaine politico-économique- social du pays à cause de l’hypocrisie manifeste et de la mauvaise gestion des fonds alloués au pays ?

 

Convaincu que la République Centrafricaine a besoin, pour le redécollage de tous ses secteurs d’activités d’une révolution idéologique, le Front Démocratique du Peuple Centrafricain réaffirme son engagement de voir éclore une nouvelle classe politique dont le leitmotiv sera basé uniquement et exclusivement sur la modernisation  inconditionnelle et la promotion irréversible de la PAIX en RCA.

 

A ce titre ; le FDPC décide :  

 

  1. Ne pas reconnaitre les résolutions du  dernier Forum de Bangui car présentant des caractères de non inclusion ;
  2.  
  3. Ne plus reconnaitre la légitimité de la Présidente de Transition et de son gouvernement transitoire dans l’état actuel de sa gestion ;
  4.  
  5. Soutenir  la reconfiguration du Conseil National de Transition pour le rendre plus représentatif à l’échelle nationale ;

 

Toutefois, nous mettons en garde les autorités actuelles Centrafricaines sur les risques sécuritaires que peuvent entrainer leurs calculs électoraux et leurs jeux d’intérêts égoïstes après ce forum de Bangui de Mai 2015. Le peuple sera seul juge au temps convenable.

 

                                     Fait à Brazzaville, le 11 mai 2015

 

                                    Le Président du FDPC

 

                                    Le Général de Division

 

                                    Martin KOUMTA MADJI    (Abdoulaye MISKINE)

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 18:54

 

 

 

11/05/2015 à 18:29 Jeune Afrique Par Vincent Duhem

 

Le forum de Bangui s'est achevé lundi par une cérémonie solennelle organisée à l'Assemblée nationale. Pendant une semaine, près de 600 participants venus des quatre coins du pays ont débattu de l'avenir de la Centrafrique. Quelles décisions importantes ont-ils pris ?

 

Le DDR

 

L'accord de Désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) signé entre neuf groupes armés et le ministère de la Défense est un passage obligé vers le règlement de la crise centrafricaine. Il engage chaque groupe à cesser immédiatement la lutte armée, à prévoir le regroupement dans un bref délai des combattants dans différents sites. Leur prise en charge sera faite par le gouvernement avec l'appui de ses partenaires. Ils pourront soit être candidats à une intégration dans les corps en uniforme de l'État (l'armée, la gendarmerie, la police, les Eaux et forêts), soit être reconduits à l'intérieur du pays pour bénéficier de programmes de développement communautaire générateur de revenus.

 

Sur ce point, les critères d'intégration restent très flous, comme la taille de la nouvelle armée centrafricaine. Les combattants étrangers (notamment les Tchadiens et Soudanais) seront quant à eux rapatriés dans leurs pays d'origine s'ils n'ont pas commis de crime de guerre.

 

"Je veux croire qu’une page est vraiment tournée en Centrafrique, a déclaré dimanche à Bangui le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour la République centrafricaine, Babacar Gaye, après la signature de l’accord. Sur ce chemin de la paix, le pas qui a été franchi aujourd’hui est un pas très important ".

 

Assez critique, un ancien ministre estime que "créer une armée avec des membres de différentes factions est trop dangereux pour un pays aussi instable politiquement que la Centrafrique".

 

Report des élections et reconduction de transition

 

C'est l'autre grande décision du forum. À l’annexe du rapport de la commission "Gouvernance", trois propositions fortes ont été formulées par les participants : le report des prochaines élections (prévues en juin-juillet) après concertation entre l’Autorité nationale des élections (ANE) et d’autres institutions, la saisine de la conférence des chefs d’États de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC) pour la prolongation de la transition et le maintien des hautes autorités de la transition jusqu’aux élections.

 

Élue en février 2014, la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, devrait donc rester en place jusqu'à la fin de l'année au minimum. Tout comme son Premier ministre, Mahamat Kamoun, et le président du Conseil national de transition (CNT) Alexandre-Ferdinand Nguendet.

 

Justice et réconciliation

 

La lutte contre l'impunité était l'un des recommandations principales des délégués. Le Forum de Bangui a donc recommandé la création de structures devant permettre justice et réconciliation. Une Commission vérité, justice et réconciliation, ainsi que des comités locaux de paix et de réconciliation doivent être mis en place. Le Forum demande également la création d’une commission d’enquête sur les crimes transfrontaliers, notamment ceux de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

 

Absents et mécontents

 

L'événement se voulait inclusif, il ne l'aura pas été. Une des trois composantes de l'ex-Séléka, celle dirigée par l'ancien président Michel Djotodia et son numéro deux Noureddine Adam, a refusé de prendre part au débat. Djotodia comme son prédécesseur François Bozizé ont été exclus des discussions. En conséquence, le parti de Bozizé, la Convergence Nationale Kwa Na Kwa (KNK), a lui aussi boycotté l'évènement.

 

Le déroulement du forum n'a pas fait que des heureux. La reconduction de la transition fait polémique. Au moment où les recommandations du forum de Bangui étaient lues dans l'hémicycle du CN, plusieurs centaines de manifestants demandaient la démission de Catherine Samba-Panza et la libération de membres de l'ex-Séléka et des anti-balaka. La Minusca a dû intervenir. Des coups de feu ont été entendus.

Centrafrique : ce qu'il faut retenir du forum de Bangui
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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 18:05

 

 


Bangui AFP / 11 mai 2015 18h43 - Le forum pour la réconciliation en Centrafrique, réunissant près de six cents délégués devant proposer une sortie de crise au pays, a demandé lundi à Bangui le report des élections présidentielle et législatives prévues au plus tard en août.


A la clôture de ses travaux, le Forum de Bangui en appelle aux autorités de transition pour qu'elles introduisent au plus tôt auprès de la conférence des chefs d'Etat de la CEEAC (Communauté économique des Etats d'Afrique centrale) la demande de prorogation à titre exceptionnel de la transition et donc le report des élections réclamées par la communauté internationale, ont affirmé les participants aux travaux dans une motion publique.


Le forum demande aux chefs d'Etat de la CEEAC de donner une suite favorable à cette demande, ont-ils ajouté, en mettant en avant la faible mobilisation des bailleurs de fonds pour financer les opérations électorales.


Les délégués n'ont fixé aucune échéance pour la tenue des scrutins dans ce pays plongé en 2013-2014 dans une meurtrière crise politico-militaire, sans précédent dans son histoire pourtant très troublée.


Mais, selon la présidente de transition, Catherine Samba Panza, clôturant le forum, ces élections devraient se tenir au plus tard d'ici la fin de l'année 2015.


Lundi matin, quelques dizaines de manifestants ont brandi devant le forum des pancartes, demandant la démission de la présidente et s'opposant à une prorogation de la transition.


Dans l'après-midi, de très brefs tirs d'origine indéterminée ont été entendus dans la capitale, provoquant des mouvements de panique dans certains quartiers.

Selon le calendrier de sortie de crise en Centrafrique, les élections devaient être organisées au plus tard en août. Mais, les échéances se rapprochant, les préparatifs ont accumulé les retards, sur fond de désintégration de l'Etat.


A l'ouverture du forum le 5 mai, le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, avait pourtant insisté sur la nécessité de respecter les délais, jugeant que la priorité était l'organisation d'élections.

La Centrafrique s'est retrouvée en plein chaos après le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par Michel Djotodia, à la tête d'une rébellion à dominante musulmane, la Séléka.


Les exactions commises par la Séléka dès son arrivée au pouvoir contre les populations majoritairement chrétiennes ont ensuite débouché sur la création de milices d'autodéfense, les anti-balaka, qui s'en sont alors pris aux civils musulmans.

Ces violences contre les civils ont entraîné l'intervention militaire de la France, ancienne puissance coloniale, avec son opération Sangaris. Une force onusienne est également déployée dans le pays.



(©)

 

 

Accord de paix au Centrafrique: une lueur d'espoir après 2 ans de situation politique macabre

 

ALGER lundi, 11 mai 2015 16:54  - Les parties en conflit en République centrafricaine (RCA) sont parvenues péniblement à la signature d'un accord de fin des hostilités, ouvrant une nouvelle ère de stabilité politique dans ce pays confronté à une crise humanitaire sans précédent depuis le début de la crise en 2013.

 

Le gouvernement centrafricain et dix groupes armés (Seleka et anti-balaka) réunis dans le cadre du Forum de réconciliation nationale à Bangui ont signé "un accord de désarmement, de démobilisation et de réinsertion" afin de mettre un terme aux violences qui ont fait des milliers de morts en deux ans.

 

Les dix groupes armés signataires de l'accord de paix se sont engagés lors d'une cérémonie publique en marge du Forum, à déposer les armes et à renoncer à la lutte armée comme moyen de revendication politique, a indiqué le représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies pour la République centrafricaine (RCA), Babacar Gaye.

 

"L'accord n'a pas été obtenu facilement en raison de l'hésitation affichées par des responsables des groupes armés qui voulaient prendre du recul au moment même de la signature", a-t-il noté.

 

"Je veux croire que cet engagement est sincère, qu'une page est vraiment tournée en Centrafrique et que nous allons nous engager dans une construction progressive de la paix", a-t-il ajouté.

 

L'accord comprend également une clause interdisant l'enrôlement des enfants dans les rangs de l'armée ou leur utilisation dans les travaux forcés.

La République centrafricaine a ouvert le 4 mai un Forum autour de quatre thèmes, la paix et la sécurité, la gouvernance, la justice et la réconciliation et enfin le développement économique et social.

 

Une crise humanitaire sans précédent

 

Les violences en Centrafrique ont donné lieu à une grave crise humanitaire jugée par le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) comme "la plus grande crise humanitaire oubliée de notre temps".

 

Selon le HCR, il y a plus de 460 000 réfugiés centrafricains dans les pays voisins et près de 436 000 personnes sont déplacées à l'intérieur du pays, précise le HCR. Ceci en sus des quelques 2,7 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire en Centrafrique.

 

En dépit de ces données frappantes, la solidarité internationale ne s'est pas exprimée comme il se doit.

 

Les programmes d'assistance humanitaire et le Plan de gestion régionale de la situation des réfugiés manquent de financement , seuls 14% et 9% de leurs besoins respectifs ont été financés.

 

Des chiffres qui ne permettent pas d'assurer la protection de toutes ces personnes déplacées ou de fournir le minimum nécessaire pour répondre à leurs énormes besoins humanitaires, estime la coordonnatrice humanitaire de l'ONU dans le pays, Claire Bourgeois.

 

L'organisation des élections, l'autre rendez-vous crucial

 

Après la signature de l'accord de paix, la Centrafrique, à travers un autre rendez-vous, devra mettre en place un processus de paix. Il s'agit de l'organisation des élections nationales. Un événements crucial pour l'avenir de la Centrafrique.

 

A ce titre, deux propositions fortes ont été formulées par les participants au Forum de Bangui: Le report des prochaines élections prévues en août après concertation entre l'Autorité nationale des élections (ANE) et d'autres institutions, la saisine de la conférence des chefs d'Etats de la CEEAC pour la prolongation de la transition et le maintien des hautes autorités de la transition jusqu'aux élections.

 

Sur un autre volet, celui en lien avec la future Constitution centrafricaine, il a évoqué le caractère laïc de l'Etat centrafricain, la consultation de la base (peuple) sur les grandes questions de société et la mise en place d'une haute autorité de bonne gouvernance.

 

Il est question aussi de l'élargissement du Conseil national de transition (CNT, le parlement provisoire) aux Antibalaka.

 

Un autre point: garantir la stabilité de la transition en maintenant en fonction la présidente de la transition, le Premier ministre et le président du CNT.

 

La Centrafrique a plongé dans la violence depuis que l'ex-rébellion Séléka, conduite par Michel Djotodia, a renversé en mars 2013 le président François Bozizé.

 

L'ex-rébellion a été évincée du pouvoir en janvier 2014 après une intervention de l'armée française dans le cadre d'une mission de l'Onu, consécutive à un cycle sanglant de violences et de représailles entre combattants de la Séléka et milices anti-balaka.

 

La violence n'a pas complètement disparu aujourd'hui, mais l'ordre a été relativement rétabli depuis que la présidente de transition Catherine Samba-Panza est soutenue par la force onusienne de maintien de la paix.

 

(Par Rebiha AKRICHE)

Centrafrique: le forum de réconciliation demande le report des élections
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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 17:29

 

 


11/05/2015 à 15:37 Par Jeune Afrique

 

Selon les termes de cet accord - dont J.A. a obtenu copie (voir ci-dessous) -, Cofrexport (groupe Sofema), dont le président est Guillaume Giscard d'Estaing, petit-neveu de l'ancien chef de l'État français, s'engage à fournir au ministère centrafricain toute une série de produits et de services relevant des "grandes oreilles" (formation de personnels incluse) et destinés à "faire échec aux menaces de toute nature susceptibles de porter atteinte à la stabilité de l'État".

 

Son article 2 stipule que "le montant minimum des commandes est fixé à 20 millions d'euros", et qu'"il n'y a pas de montant maximum" (sic). Autant dire que l'addition, dont 40 % sont payables à la commande, est salée pour un pays sous perfusion. Cofrexport, qui a déjà travaillé avec les autorités béninoises et angolaises, jouit certes d'une réputation de sérieux.

 

Quant au ministre Karnou, un proche de Samba-Panza et de son prédécesseur Michel Djotodia, il a, depuis sa nomination au mois de janvier, fait baisser le taux de criminalité à Bangui avec des méthodes tranchantes qui lui valent une certaine popularité. Mais le diable réside souvent dans les détails. "Le présent accord-cadre, lit-on, est conclu pour une durée de trente-six mois à compter de sa date de signature par les deux parties."

 

Et donc, si l'on compte bien, jusqu'en février 2018. Soit très au-delà de la période de transition pendant laquelle le gouvernement intérimaire, dont les fonctions prendront fin avec l'élection présidentielle prévue pour le dernier trimestre de 2015 au plus tard, est autorisé à engager l'État. Sauf à croire que CSP a décidé de s'éterniser au pouvoir, en dépit des injonctions de la communauté internationale, il y a de quoi être perplexe.

Lu pour vous : Centrafrique : CSP, son ministre et les "grandes oreilles"
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Centrafrique-Presse.com
11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 16:47

 

 

Centrafrique Bangui : Le gouvernement scelle avec dix groupes armés un accord sur le DDRR

 

Bangui, 11 mai 2015 (RJDH)— Au total dix groupes armés non conventionnels ont signé le dimanche 10 mai un accord sur les principes du Désarmement Démobilisation, Réintégration et Rapatriement. Le document fixe les critères d’éligibilité des combattants au DDRR et énumère les différentes étapes de ce processus de désarmement.

 

L’UFR, la RJ, l’UPC, le FDPC, le MLCJ, l’UFRF, le RPRC, le FPRC, la Séléka Rénovée et les ex-combattants Anti-Balaka sont les groupes armés qui ont signé cet accord. Marie Noëlle Koyara, ministre d’État en charge de la Défense Nationale représentant la partie gouvernementale était présente  lors de la cérémonie de signature, qui s’est déroulée en marge des travaux du forum national de Bangui.

 

En son article 1, les signataires décident d’œuvrer pour la paix et à travers le processus du DDRR, « Les combattants desdits groupes armés s’engagent fortement à déposer les armes, renoncer à la lutte armée comme moyens de revendication politique et à entrer dans un processus de DDRR et d’entrer dans la lutte politique telle que défini dans le présent accord ».

 

L’article 3 fixe trois critères rendant éligible au processus du DDRR : être membres des groupes armés signataires du présent accord, avoir déposé son matériel (armes en fonction et effets militaires) et l’éligible des enfants associés aux groupes armés est d’office, même s’ils ne détiennent pas d’armes.

 

Les dispositions de l’article 4 prévoient le regroupement des groupes armés dans un délai raisonnable, « Tous les ex-combattants et ex-éléments armés signataires du présent Accord doivent être regroupés dans un délai raisonnable ». Le même article ajoute que durant leur cantonnement, les éléments seront pris en charge par le gouvernement avec l’appui de ses partenaires.

 

Selon le même texte, le DDRR se composera d’une série d’opérations, allant de l’identification des enfants associés aux groupes politico-militaire, à la vérification des critères d’éligibilité et la remise de la carte de démobilisé aux éligibles. S’en suivent une phase de sensibilisation des combattants sur le contenu du plan national de DDRR et le choix laissé aux candidats entre la réintégration communautaire et l’intégration conditionnée dans l’armée nationale. Tel est le contenu de l’article 5.

 

Les articles 6, 7 et 8 parlent de la situation des combattants inéligibles et des sujets étrangers, présents dans les rangs des groupes armés. Les premiers bénéficieront des programmes conçus en faveur d’eux et les seconds seront rapatriés dans leur pays d’origine, s’il s’avère qu’ils n’ont pas commis de crimes en Centrafrique.

 

De ce que nous pensons : L’Accord a été applaudi quelques heures après sa signature. La Minusca a publié à cet effet un communiqué en date du 10 mai. Son chef, le Général Babacar Gaye affirme qu’un pas important est franchi sur le chemin de la paix en Centrafrique.

 

Du point de vue de la solennité, cet Accord succède à l’Accord de Cessation des Hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014. Chose curieuse, un iota de ces lignes n’a bougé. Les groupes armés se rejettent constamment la responsabilité de la violation du texte de Brazzaville. En attendant de voir sa mise en œuvre, le manque de calendrier précis sur les opérations de DDRR, dans l’accord du dimanche 10 mai s’apparente déjà au premier défi que devraient relever les acteurs de sa mise en œuvre./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

 

 

Centrafrique/Bangui : Double manifestations devant le CNT
 

Bangui, 11 Mai 2015 (RJDH) – La clôture du Forum National de Bangui s’annonce perplexe. Une centaine des protestataires venus des quartiers Boy-Rabe et Combattant ont manifesté devant l’hémicycle du Conseil National de Transition (CNT) demandant la libération des chefs Anti-Balaka et la démission de Catherine Samba Panza présidente de la transition. Alors que de l’autre côté, une marche de soutien aux assises est organisée pour les résolutions du Forum de Bangui.

 

Drapeaux en main et feuilles de palmiers, ils chantent et dansent en face des forces de l’ordre. Les pro-Anti-Balaka, ont brandi des cartons et banderoles sur lesquels ils réclament la libération des chefs de guerre incarcérés à la maison d’arrêt de Ngaragba, le retour des deux ex-chefs d’Etat centrafricain François Bozizé et Michel Djotodjia et la démission de Catherine Samba Panza, présidente de la transition.

 

Les représentants des Anti-Balaka ont rejoint ceux qui sont venus manifester. Certaines informations parlent aussi de la présence des ex-Séléka dans cette manifestation pour la même cause.

 

De l’autre côté de la devanture du CNT, un autre groupe soutien plutôt les grandes décisions attenues du Forum de Bangui. « Une réussite totale du Forum condition du retour de la paix et la légalité constitutionnelle », tel est le point soulevé par les organisateurs de la marche du soutien au Forum National de Bangui. 

 

Ces dernières refusent toutes prises de position pouvant replonger le pays dans la crise et perturber la « bonne marche de la transition ».

 

La cérémonie de clôture du Forum National de Bangui s’est déroulée en absence du président de la République du Congo Brazzaville Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise Centrafricaine qui était  présent à l’ouverture le 04 Mai./

 

Vivien Ngalangou


 

Centrafrique/Signature d'un Accord de désarmement, un pas important franchi, selon le chef de la MINUSCA

 

Bangui, 11 mai 2015 (RJDH) ---- « Je veux croire qu’une page est vraiment tournée en Centrafrique », a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Babacar Gaye, le dimanche 10, mai à Bangui. Une déclaration faite après la signature de l’Accord sur les principes de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) entre le Gouvernement de transition et les groupes armés.

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies a salué la démarche historique, intervenue après des intenses négociations, tout en souhaitant que la signature de l’Accord soit suivie d’effets sur le terrain. «Ce n’est pas sans hésitation que les groupes armés abandonnent la lutte pour entrer dans le seul chemin qui mérite, celui de la paix », a-t-il dit.

 

Babacar Gaye a réitéré la disponibilité de la communauté internationale à appuyer le programme national du DDRR. « La signature de cet accord montre le spectre du soutien que l’on peut apporter à un pays. Il constitue une possibilité de remobiliser tous les partenaires autour de la Centrafrique ». a-t-il ajouté.

 

La MINUSCA et le PNUD avaient déjà lancé un programme de travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO) pour les ex-combattants et les jeunes à risque. Ces travaux sont dans le cadre de l’Article 4 de l’Accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014.

 

Les signataires ont tous salué la signature de cet Accord qui mettra un terme aux souffrances de la population Centrafricaine.

 

En dehors des dix groupes armés qui ont signé cet accord, le Président du Présidium du Forum de Bangui, le Professeur Abdoulaye Bathily, le Ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara et le Représentant des forces vives de la Nation, Gervais Lakosso, ont aussi signé cet Accord./

 

RJDH

 

Centrafrique/Bangui : Double manifestations devant le CNT
Centrafrique/Bangui : Double manifestations devant le CNT
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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 15:00

 

 

 

Par RFI 11-05-2015 à 15:44

 

En Centrafrique, le Forum de Bangui arrive à son terme. Après une semaine de travaux et la présentation des conclusions, ce lundi 11 mai, place à la cérémonie de clôture qui se déroule dans l’hémicycle du Conseil national de transition (CNT).

 

Les principales recommandations du Forum ont été lues devant la plénière en présence de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, de son Premier ministre, Mahmat Kamoun, et du président de l’Assemblée de transition, Alexandre Ferdinand Nguendet. Ces recommandations concernent notamment les élections. Ces dernières ne pouvant avoir lieu ni en juin, ni en juillet, le Forum recommande le report de la fin de la transition.

 

Le Forum appelle aussi au vote d’une loi sur la liberté religieuse et la laïcité, il propose également la création d’une commission Vérité-justice-réconciliation ; entre autres puisque ce sont des dizaines de propositions qui sortent de ces travaux.

 

Une série de motions ont ensuite été lues puis des discours sont attendus. Dans son allocution, le général Babacar Gaye, le chef de la Minusca, a dit que le « Forum de Bangui a mis les Centrafricains et les Centrafricaines au chevet de leur propre pays pour un exercice démocratique modèle ». Il a appelé la communauté internationale à se remobiliser autour de la Centrafrique pour l’accompagner sur le chemin de la paix.

 

Désaccord au grand jour

 

Les participants interrogés par RFI ce matin, avant le début de cette cérémonie, se sont montrés partagés. Il y a ceux qui se disent heureux d’avoir pu faire entendre les préoccupations de leur localité, de leur préfecture. Il y a ceux aussi qui se félicitent de la signature dimanche de l’accord sur le désarmement dans lequel les groupes armés se sont engagés à abandonner la voie des armes. D’autres enfin se disent frustrés de la façon dont le temps de parole a été réparti. Ils accusent ceux qui ont présidé les débats d’avoir fait preuve de parti pris. Dans la salle, plusieurs responsables anti-balaka sont sortis furieux de l’hémicycle après la lecture des résolutions. Ils estiment que leurs demandes n’ont pas été prises en compte.

 

Mécontentement aussi à l’extérieur du CNT. Pendant que la cérémonie se déroulait, des manifestants très échaudés, 200 ou 300, se sont rassemblés devant le CNT pour réclamer la démission de Catherine Samba-Panza et la libération des Seleka et anti-balaka arrêtés. Le face-à-face avec la Minusca a été très tendu.

RCA: clap de fin pour le Forum de Bangui
RCA: clap de fin pour le Forum de Bangui
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