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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 16:42

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org  lundi 23 mars 2015 13:32

 

Les secteurs administratifs et économiques à Ndélé, chef lieu du Bamingui Bangoran (nord de la Centrafrique), situé à 476 kilomètres de Bangui sont négativement affectés par la crise qui a frappé le pays depuis le 24 mars 2013. La situation humanitaire s'est considérablement dégradée. Le constat a été fait par la présidente de transition, Catherine Samba Panza, lors de son passage d'une journée samedi 21 mars dans la ville de Ndélé.

 
« Les conséquences de cette crise ont négativement impacté sur votre vie et sur l'économie de la préfecture du Bamingui-Bangoran. La famille s'est installée dans les villages suite à la destruction des champs et des récoltes par les groupes armés et les bêtes sauvages », a déploré Catherine Samba-Panza.

La Présidente de Transition n'est pas passée par quatre chemins pour pointer du doigt l'insécurité qui prévaut dans la région, ce qui empêche les opérateurs économiques d'exercer librement leurs activités. « Les échanges commerciaux avec la capitale Bangui et les pays limitrophes sont également affectés, non seulement du fait de l'impraticabilité des routes, mais également de la sécurité »,a-t-elle souligné.


« Alors comment ne pas venir partager vos douleurs, vos souffrances, vos difficultés après tant d'épreuves ? Comment ne pas vous apporter le réconfort et l'espoir que vous êtes en droit d'attendre ? », s'est-elle interrogée devant une population meurtrie.


A Bangui, lors de la 7e édition de la journée de la CEMAC célébrée le 16 mars 2015, le commissaire centrafricain auprès de la Communauté, Jean Eudes TEYA, a affirmé que : « Les pertes [ Ndlr : occasionnées par la crise] pour la République Centrafricaine sont innombrables ».


Selon le commissaire centrafricain, tous les secteurs d'activité du pays sont touchés par l'insécurité sans exclusive. « Sur le plan économique, tous les secteurs d'activité ont été impactés. Le blocage des axes routiers, essentiellement celui de l'axe Douala-Bangui, la prinicipale voie d'approvisionnement; le secteur forestier qui, avant la crise représentait 25% des emplois du secteur du formel national, n'a pas pu avoir accès pendant de longs mois à ces zones de production. (...) Le secteur minier ne contribue pratiquement plus aux recettes publiques depuis que la Centrafrique a été suspendue du processus de Kimberley, en mai 2013. Le secteur agricole se trouve également désarticulé. Or il concerne la majorité de la population centrafricaine qui est à plus de 80% rurale », a précisé Jean Eudes Téya.

 
Bien que le coton et le café centrafricains ne peuvent pas se vendre sur le marché extérieur, la population ne peut subvenir à ses besoins alimentaires. Ce que Jean Eudes Téya n'a pas manqué de dénoncer : « Si pour l'instant le marché à l'exportation du secteur agricole n'est pas à la hauteur des potentialités du pays, il permet néanmoins d'assurer l'alimentation de la population. Or les populations déplacées ne peuvent plus se livrer à la culture pour l'auto-consommation ».


Le fonctionnaire de la CEMAC ajoute que « Ce tableau apocalyptique, les Centrafricains en voient tous les jours les manifestations autour d'eux ».

Bamingui Bangoran frappé par la crise centrafricaine selon Samba-Panza
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Centrafrique-Presse.com
23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 12:44

 

                                       

 Des actes fondateurs

 

     Plus de cinquante ans après l’indépendance, l’humilité nous force à accepter l’échec complet de tous les gouvernements à développer le Centrafrique . De coups d’Etat militaires en mutineries diverses jusqu’à l’irruption brutale de la « Séléka », nous nous sommes entre-tués longtemps avant d’aider les étrangers djihadistes dans leurs œuvres macabres de ces dernières années . Le reconnaître et s’en servir comme tremplin dans le cadre d’une résilience nationale est absolument nécessaire pour poser enfin des actes fondateurs susceptibles de redonner confiance aux Centrafricains pour un mieux-vivre ensemble .

 

    Le premier de ces actes fondateurs nous semble être la détermination du genre de notre pays . Faut-il dire le Centrafrique ou la Centrafrique ? Tout Centrafricain qui a voyagé hors du territoire national a été confronté à un moment ou à un autre à cette question récurrente : « mais où se trouve votre pays ?» . Un interlocuteur m’a même demandé « si la Centrafrique se trouve au Sénégal » . A quoi j’ai répondu que cela revenait à placer la France en Belgique …Au lieu de nous accrocher obstinément au rêve brisé de Barthélémy Boganda d’une République Centrafricaine d’expression latine en  regroupant toute l’AEF plus le Congo belge et l’Angola , nous ferions mieux de trouver un nom qui nous définit mieux . L’Oubangui-Chari ? La République du Yadé ? Béafrica ? Ou la République de Karinou ? C’est aux Centrafricains de se prononcer . N’oublions pas qu’avant l’avènement de Thomas Sankara, la Haute-Volta était confrontée au même problème . Aujourd’hui, rares sont les personnes  qui ignorent le Burkina Faso . Je postule même que c’est parce qu’ils sont « Burkinabé » que les habitants de l’ex-Haute Volta ont chassé Blaise Compaoré, l’assassin de Thomas Sankara .

 

    Après le changement du nom du pays avec un genre précis, l’étape suivante serait de déplacer la capitale Bangui vers …Bambari ou Bria dans une position plus centrale et donc moins pénalisante pour les autres habitants du pays cf Abuja ou Brasilia . Une telle délocalisation sera mise à profit pour mettre en place un plan d’occupation des sols (POS) adapté . Les architectes et urbanistes nationaux s’emploieront à redessiner un nouveau schéma urbain répondant enfin aux besoins d’une nouvelle capitale ambitieuse : campus universitaires, cités scolaires, quartiers résidentiels, centre des affaires, casernes, gares routières, siège du gouvernement, palais de justice, hôpitaux, zones d’activités commerciales et j’en passe et des meilleurs !

 

     Statistiquement, il y a plus de piétons que d’automobilistes à Bangui . Alors pourquoi cette absence presque totale de trottoirs, obligeant les piétons à empiéter sur les chaussées,  ce qui provoque inévitablement des accidents ? Les rues de notre capitale posent un autre problème qu’il s’agit d’éradiquer car c’est une question de salubrité publique . Par leurs eaux stagnantes, croupies dans des caniveaux jamais récurés, elles entretiennent en permanence les larves de moustiques, vecteurs du paludisme qui est la première cause de décès en RCA .  Nos ingénieurs hydrauliciens ne peuvent-ils pas nous concocter un plan général de la ville légèrement incliné vers l’Oubangui pour nous débarrasser de ce fléau ? Cette cause mérite l’attention car gouverner c’est surtout veiller au bien-être des populations .

 

A propos des rues et places, il est temps que les Centrafricains pensent sérieusement à débaptiser la place Valéry Giscard d’Estaing en place Nelson Mandela ainsi que toutes ces rues qui fleurent bon « la colonie de papa » . Ils n’auront que l’embarras du choix : Karinou, Tétimbou, Zaoulé, Bérandjoko, Kouzoulitou, Mopoï, Koursou, Krikri, Kpokourta, Nabawé, Kpoté, Lokoti, Hermann, Noko-Boudey, Ndalé, Zotoué, Bingué, Dongué, Bayanga-Didi, Maïgaro, Niem, Yandzéké, Yanga, Daoudou, Zaorollim ( Yenga ), Bayembo, Pengué, Gongolo, Bépé, Bangassou, Fayama, Adama Tamboux… ;  Lumumba, Nkrumah, Desmond Tutu, Luthuli, Steve Biko , Moumié, Sankara…Mayélé, Beckers, Thierry Yézo …et pourquoi pas Bob Marley, Peter Tosh, Jimmy Cliff, U Roy,  Lucky Dubé ? S’ils sont à court d’idées et de noms, qu’ils donnent des numéros aux rues comme en Amérique car depuis que je parcours les routes de France, nulle part je n’ai vu un chemin creux, un sentier et à plus forte raison une place porter un nom centrafricain : même pas celui de Koudoukou, héros national centrafricain mort pour la France .

 

    Pour la tranquillité de nos étudiants, il est plus que souhaitable de construire un campus universitaire digne de ce nom en dehors de la capitale pour favoriser un meilleur brassage entre les futures élites centrafricaines et tordre le coup au népotisme, au tribalisme et au régionalisme qui gangrènent notre société .

 

De même, le palais de la Renaissance qui devrait refléter la fierté nationale,  regrouper les servies essentiels de l’Etat tout en servant de résidence officielle au chef de l’Etat , n’a pas vocation à rester coincé entre les flancs de la colline Bas-Oubangui et un centre-ville bondé, bruyant et malodorant . Il en va de la dignité des Centrafricains et de la sécurité du chef de l’Etat .

     Doter chaque sous-préfecture et PCA d’un collège d’enseignement général, paver certaines portions de rues, installer deux ou trois passerelles aux endroits les plus passants et donc « accidentogènes » seraient des mesures de bon sens .

 

    Enfin, il faut interdire purement et simplement le plastique utilisé par les Centrafricains sous toutes ses formes pour tout vendre aujourd’hui . Il contient des éléments perturbateurs du système endocrinien, est souvent toxique et/ou cancérigène . Au rythme où vont les choses chez nous, si une mesure rigoureuse n’est pas immédiatement prise, dans dix ans, le sol centrafricain saturé de plastique ne produira plus de « goussa », ni de « gboutou », ni de « gozo » qui constituent la base de l’alimentation nationale . Et que dire de la nappe phréatique ? Cette interdiction aurait l’avantage de ressusciter un artisanat national qui fournissait naguère les « sakpa ti gara » sains, ergonomiques, écologiques, pratiques à nos mères . Qu’en pensent les écologistes centrafricains ? D’ailleurs, y a-t-il seulement un parti écologiste en RCA ?

 

     Le peuple centrafricain tout entier qui est résilient . Pour parfaire cette résilience, le futur Président doit poser des actes fondateurs forts, susceptibles de fédérer un grand nombre de ses compatriotes . Or, même en chercant beaucoup, on  ne voit pas de programmes clairement déclinés par les nombreux candidats , ni de professions de foi . Cette absence de programmes à la veille des élections n’est pas rassurante : chaque Centrafricain doit y réfléchir à deux fois avant d’accomplir son devoir civique . A bon entendeur, salut !

 

  La suite au prochain numéro .

 

                                            KOULAYOM-MASSEYO David .

ELUCUBRATIONS N° 4 par David KOULAYOM-MASSEYO
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 12:33

 

 

23/03/15 (RFI)

 

Les autorités de la transition centrafricaines préparent le forum de réconciliation prévu mi-avril à Bangui. Pour engager les débats sur l’avenir du pays et notamment sur les différents groupes armés, anti-balaka et ex-Seleka, les doléances des Centrafricains recueillies lors des « consultations populaires à la base », de fin janvier à début mars, sont en train d’être compilées. Jean-Jacques Demafouth est ministre, conseiller à la présidence sur les problèmes de sécurité et les relations avec Sangaris et la Minusca. Il est celui qui a coordonné ces consultations dans toute la Centrafrique, et il s’occupe de l’organisation du forum de Bangui. De passage à Paris, Jean-Jacques Demafouth est l’invité d’Amélie Tulet.

 

« Nous avons constaté une volonté des populations centrafricaines de participer pleinement à la vie politique pour l’avenir de notre pays. […] En tête, il y a le problème de sécurité, ensuite le problème économique et les problèmes sociaux également. Les gens aujourd’hui nous demandent lorsqu’ils voient les ONG arriver : mais où sont les médecins centrafricains, où sont les commissariats de police, où sont nos Faca, les Forces armées centrafricaines ? »

RCA: pour le ministre Demafouth, «une armée nationale n’est pas un dépotoir»
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 12:31

 

 

23/03/15 (Agence Ecofin)

 

(Agence Ecofin) - Dans un communiqué publié vendredi 20 mars 2014, le Fonds Monétaire International a estimé que la gestion budgétaire des autorités centrafricaines en 2014 a été globalement adaptée. Dans un contexte de recettes inférieures aux objectifs, l'institution constate que le gouvernement de transition est parvenu à maitriser les dépenses non prioritaires pour éviter de perturber davantage la stabilité macroéconomique.

 

« La République centrafricaine reste confrontée à une crise qui nuit à la reprise économique et perturbe les fonctions élémentaires de l’État. Face à cette situation, le gouvernement de transition en place depuis août 2014 redouble d’efforts pour promouvoir la réconciliation sociale, améliorer la sécurité et mettre en œuvre son programme d’urgence », a fait savoir Mitsuhiro Furusawa, Président par intérim et Directeur général adjoint du FMI, selon des propos rapportés par le communiqué

 

Sur la base de ces constats d'améliorations et de maitrise, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé une assistance financière dans le cadre de ce qu'on appelle la facilité de crédit rapide, d’un montant équivalant à 5,57 millions de Droits de Tirage Spéciaux (environ 7,63 millions de dollars) à l’appui du programme d’urgence de redressement économique proposé et mis en œuvre par les autorités de transition.

 

« Ce nouveau concours financier aidera la RCA à poursuivre la mise en œuvre d’un ensemble de mesures et de politiques économiques et structurelles destinées à rétablir la stabilité macroéconomique, à assurer le rééquilibrage des finances publiques et à renforcer les capacités des pouvoirs publics », explique le FMI.

 

Rappelons que la Facilité de crédit rapide, permet à l'institution d'apporter rapidement une aide financière concessionnelle assortie d'une conditionnalité limitée aux pays à faible revenu qui se heurtent à un problème urgent de balance de paiement. Un financement au titre de la FCR est généralement assorti d’un taux d’intérêt nul, d’un différé d’amortissement de cinq ans et demi et d’une échéance finale de 10 ans. Mais, le FMI revoit tous les deux ans les taux d’intérêt de toutes les facilités concessionnelles.

 

Idriss Linge

Le FMI juge adaptée, la réponse budgétaire du gouvernement de transition centrafricain en 2014
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 12:25

 

 

 

Centrafrique : réouverture des mosquées

 

http://www.pressafrik.com Lundi 23 Mars 2:30

 

Dix mosquées ont été rouvertes à Bangui, la capitale de la Centrafrique, à la suite du retour au bercail de nombreux musulmans.

 

De nombreux Banguissois s’étaient réfugiés dans d’autres parties du pays ou à l’étranger, à cause des violences religieuses de 2013-2014 à l’origine de la mort de cinq mille morts au moins.

 

Aliou Ousseini, l’un des imams du pays, a dit à l’Associated Press (AP) que les 10 mosquées rouvertes avaient été épargnées des saccages.

 

Un autre responsable musulman affirme qu’environ trois mille de ses coreligionnaires sont retournés à Bangui.

 

Un diplomate américain cité par AP affirme que 417 des 436 mosquées de la Centrafrique avaient été saccagées lors des affrontements entre chrétiens et musulmans.

 

Le pays a retrouvé la stabilité, à la suite de l’intervention des soldats de l’ONU et de l’armée française.

 

 

RCA : des mosquées rouvrent leurs portes après 2 ans de fermeture

 

23/03/15 (Afrique Actualité)

 

Crise politique à l'origine, la crise centrafricaine a basculé progressivement dans un conflit inter communautaire. La religion a été durement secouée et particulièrement la religion musulmane. Ainsi, « sur 436 mosquées que compte le pays, 417 ont été littéralement détruites en deux ans de crise », a confié Samantha Power, ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU au terme d'une mission du conseil de sécurité en RCA.

 

Dans ces conditions, nombreux sont les fidèles qui changent de lieux de culte ou prient à la maison par crainte de se faire agresser.

 

A Bangui, on estime aujourd'hui à dix le nombre de mosquées qui ont rouvert leurs portes après près de deux années d'inactivité. Même si l'amélioration de la situation sécuritaire a facilité le retour de certains musulmans déplacés à leur domicile, les fréquentations des mosquées sont loin de retrouver leur rythme normal.

 

« Ma mosquée a été vandalisée. Elle est à plat de même que mon domicile. Je suis aujourd'hui déplacé dans un autre quartier jugé sécurisant. Mais pour prier, je suis souvent obligé de me rendre au PK5 où les mosquées ont échappé à la destruction, » expliqué Youssouf Fabdelmadjid Nam-Inguina, Imam de la mosquée Wananga de Gobongo dans le 4earrondissement, un des fiefs des miliciens Antibalaka.

 

L'imam Youssouf regrette cependant cette confusion qui rend impossible tout effort de cohésion aujourd'hui.

 

« Les gens confondent l'islam à une ethnie. On ne peut pas dire qu'on est chrétien ou Centrafricain, ou encore musulman ou Centrafricain. C'est un amalgame absurde. Toutes les religions implantées en Centrafricain sont importées d'ailleurs. Cette situation rend difficile tous les efforts de cohésion sociale dans ce pays. »

 

Condamnés

 

Tout comme l'imam, certains musulmans dont la proximité avec des quartiers non musulmans empêchait tout culte dans leurs mosquées respectives, étaient obligés d'aller prier ailleurs. C'est le cas d'Ousmane, aujourd'hui déplacé au PK5.

 

« Nous sommes à proximité d'un quartier où des miliciens armés hostiles à la communauté musulmane multiplient des scènes de violence contre nous. Nous ne pouvons y rester pour prier par peur de nous faire agresser. Et donc on se rend soit à la mosquée centrale ou dans une mosquée quelconque de PK5 pour prier », regrette-t-il.

 

Au cœur de la crise centrafricaine, le quartier PK5 est devenu la dernière enclave musulmane de Bangui. Cette situation a permis de sauver les mosquées se trouvant dans le secteur. « Toutes les mosquées de PK5 n'ont pas été détruites parce que nous étions là et nous les avions protégées. Par contre en dehors de ce quartier, plus de 400 mosquées sont vandalisées à Bangui et dans les villes de provinces », témoigne Aliou Ousseini, imam de la mosquée Atick, la première mosquée du pays construite en 1945.

 

Depuis des générations, les communautés centrafricaines - musulmans et non musulmans - ont toujours vécu ensemble. Cette cohésion sociale, l'imam Aliou Ousseini espère la revoir un jour... « Une maison de culte qui ferme ses portes n'est pas une bonne chose en soi. Nous sommes un pays laïc. Centrafricains et musulmans sont condamnés à vivre ensemble. Nous les imams, ce que nous voulons c'est la paix. Nous n'avons pas un autre pays que la République Centrafricaine. »

RCA : des mosquées rouvrent leurs portes après 2 ans de fermeture
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 12:22

 

 

23/03/15 (Afrique Actualité)

 

Au moins une vingtaine de personnes ont péri samedi et dimanche dans des attaques attribuées à un groupe armé dans la région de Kaga-Bandoro à environ 340 kms dans le nord-centre du pays. Plusieurs villages sur l'axe Kaga Bandoro-Mbrès ont été la cible d'attaques.

 

Selon des sources locales, plusieurs dizaines de combattants ex Séléka associés aux Peuls armés s'en sont pris à des civils en représailles au vol de bétails des éleveurs par des miliciens Antibalaka présumés.

 

« Tout a débuté vendredi lors que ces Peuls ont constaté la disparition de leurs bœufs. Pour ces Peuls ce sont des Antibalaka qui ont volé leurs bétails », explique Auguste Magoussou, un habitant du village Ndenga dans la commune de Mbrés qui a fui les attaques pour se réfugier à Kaga-Bandoro centre.

 

« En représailles, ces Peuls se sont armés grâce à l'appui des ex-Séléka basés à Kaga-Bandoro, et ont ratissé 9 villages dans un rayon de 35 km dans la localité de Kaga-Bandoro (principale ville du centre-nord sous contrôle de l'ex-rébellion Séléka) » précise-t-il.

 

« Les assaillants, divisés en deux groupes, étaient lourdement armés. Ils ont d'abord fait incursion au village Kassaï, puis Ndenga avant de progresser sur Mbrés, Ndomete et Bagaza-Kako. Ils tuaient systématiquement tous ceux qu'ils croisaient sur leur chemin. Sur cet axe, ils ont tué 11 villageois, » explique la même source.

 

« L'autre groupe d'assaillants qui a emprunté l'axe inverse menant vers Dékoa en passant par le village Ngomango, a occasionné la mort d'au moins 9 personnes. »

 

Les ex-Séléka de Kaga-Bandoro qui déclinent toute implication dans cette attaque, pointent du doigt les éleveurs Mbororo (Peuls) armés qui ont agi eux-mêmes en représailles au vol de leurs troupeaux.

 

« Les Antibalaka sont partis emporter 6 troupeaux de bœufs appartenant à des éleveurs Mbororos après avoir tué 4 éleveurs. Ayant été alertés, ces Peuls se sont organisés pour attaquer les voleurs. Nous (Séléka), nous ne sommes pas associés à cette affaire », explique Mahouloud Moussa-Moctar, porte-parole de l'état-major de Séléka basé à Kaga-Bandoro.

 

Au moins 9 villages sont vidés de leurs habitants qui se sont massés pour l'instant à Kaga Bandoro centre, précisément au site de l'évêché. Dimanche matin, des villageois continuaient d'affluer vers ce site fuyant les attaques des hommes armés qui continuent de patrouiller les villages.

Une vingtaine de villageois tués dans le centre-nord de la RCA
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 12:18

 

 

23/03/15 (APA)

 

Les tarifs de transport des marchandises sur les corridors Douala (Cameroun)-Bangui (Centrafrique) et Douala-N’Djamena (Tchad) connaîtront une revue à la hausse dès lundi prochain, a appris APA de source officielle.

 

Cette annonce, indique-t-on dans les services compétents du ministère des Transports, intervient au terme d’âpres négociations entre le Bureau de gestion du fret terrestre (BGFT) et les syndicats des transporteurs.

 

Plus prononcée vers le Tchad en raison de la distance à parcourir, cette hausse des tarifs de transit, dont le niveau va sur certaines rubriques jusqu’à 8,6 millions FCFA pour Bangui et 11,5 pour N’Djamena, concerne les produits alimentaires, les boissons, le ciment, les engins lourds, les matériaux de construction ainsi que les colis volumineux.

 

L’annonce de cette revalorisation tarifaire, qui elle-même fait suite à l’augmentation des prix des carburants à la pompe intervenue début juillet dernier au Cameroun, fait néanmoins hurler les associations de transitaires.

 

Avant ces augmentations, le niveau des tarifs de transit des marchandises sur les corridors Douala (Cameroun)-Bangui (Centrafrique) et Douala-N’Djamena (Tchad) oscillait entre 2 et 5 millions FCFA.

 

Hausse des tarifs de transport des marchandises sur les corridors Douala-Bangui et Douala-N‘Djamena
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 23:18

 

 

D’aucuns  disent que toute société s’appuie sur un socle précis, c'est-à-dire constituée d’un ensemble de règles fondamentales  de la vie en Communauté. L’idée que l’on se fait de la police, couvre soit des services différents soit comme la police et la gendarmerie, soit des fonctions différentes comme assurer la circulation, arrêter les voleurs ou démasquer les espions. Ces exemples montrent  l’importance  et  l’utilité  de  la police dans la société car sans la police plus de contrôle et de frein à l’activité de chacun. Ce serait le règne du plus fort, par conséquent l’anarchie et le désordre.

 

En effet, on n’en parlera jamais assez. Les policiers centrafricains jusqu’au 21eme siècle n’ont pas encore acheté des lunettes prescrites par un ophtalmologue  digne de ce nom pouvant leur permettre de faire  une bonne lecture des événements.

 

Le Général Ministre sortant de la Sécurité se croyait très malin en mettant en place des commissions pour régler le dossier d’application du statut de la police ; rien n’a avancé d’un cran jusqu'à son  débarquement du gouvernement et ses victimes (policiers) ont compris qu’il les  avait trompé, car ils étaient sous forte tension  qui allait déboucher sur une grève illimitée en créant lesdites commissions dont  l’une avait pour mission l’étude de l’applicabilité du statut de ce noble corps et l’autre de préparer l’avancement aux ayants droits. Force est de constater que ces deux commissions ne sont constituées que  de parents, amis, et traitres qui ont toujours brillé et animé par l’esprit de népotisme et clientélisme au sein de la police à chaque occasion.

 

La Présidente de la  Transition dont le terme du mandat arrive à grand pas  doit être plus qu’attentive pour sortir grandit de  cette noble mission. Pour éviter de tomber dans une situation similaire à la magistrature, l’urgence de l’applicabilité du statut spécial de la police  s’impose.

 

La Police, corps  paramilitaire  comme la Gendarmerie, de même que l’Armée, au service de la nation pour sa défense et sa sécurité  ne doit pas être dirigée par un chef  avec une vision clanique comme le Général  JBO(paix à son âme) à l’époque qui allait enterrer  définitivement ce corps en le polluant  de parents et amis sans formation requise ou formés à son initiative et  image négative ancrée aux centrafricains.

 

De même le Général Ministre sortant, a suivi les traces de son homologue Général à la tête de ce département à une époque en se laissant manipuler par ce même groupe  ci-haut décrié. NAPOLEON BONAPARTE ne disait-il pas que : « un Général qui regarde avec les yeux des autres n’est pas digne de commander une troupe. » ?

 

Que le Ministre entrant de la Sécurité se démarque d’un tel fonctionnement. Il doit savoir que ce groupe de traitres  est encore très actif dans la collecte de fonds pour acheter sa conscience et le rendre esclave de leurs rites, et surtout qu’il a déjà un passé peu élogieux en matière d’argent. Malheureusement le dernier mouvement qu’il vient d’opérer est emprunte de l’équipe de fossoyeurs de la police. La composition de la Direction Générale de L’EMIGRATION-IMMIGRATION en est une parfaite illustration .Outre le Directeur Général, Commissaire Divisionnaire de son Etat, les autres responsables portent le pseudonyme de : « AIR OUANDE » ou «  BRAS CASSES ».

 

A bas le népotisme à la Police ;

 

A bas la traitrise à la Police 

 

Vive le mérite ;

 

Vive le statut spécial de la Police centrafricaine.

 

La Police  aux Policiers

 

A BON ENTENDEUR SALUT

 

NGUERESSI  Le Policier

L’urgence d’une nouvelle image de la Police centrafricaine  s’impose par un policier en colère
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 23:12

 

 

 Père Paul Sylvain SONGHO

 

Né le :

 

A :

 

Ordonné Prêtre de Jésus-Christ Pour le compte des pères Comboniens en la paroisse N.D de Fatima, le 11/12/1999 Par. Mgr Joachim Ndayen,

 

PROGRAMME DES OBSEQUES

 

JOURNEE DU MERCREDI 25 MARS 2015

 

16h00 : Levée du corps à l’hôpital Communautaire de Bangui

 

 La Prière de levée du Corps : Père Claude Bernard WAKOUZOU, mccj

 

17h00 : Exposition à la Paroisse Notre Dame de Fatima

 

18h00 : OFFICES DES DEFUNTS (La grande famille religieuse des Comboniens)

 

18h30 : Recueillement

 

20h00 : Veillée de prière animée par le Renouveau Charismatique (Révérend Abbé Marc BELIKASSA)

 

JOURNEE DU JEUDI 26 MARS 2015

 

07H00 : LAUDES (Animées par les Soeurs de Saint Paul de Chartre)

 

07H30 : Recueillement

 

09H00 : *Témoignages = 1°) Père Giorgio ALTHERI, mccj

 

2°) Mr Raphaël KAKPAEN

 

3°) Sr Pauline OLAWO

 

*dépôt des gerbes des fleurs : Flora + Estelle + + +

 

10H30 : Messe

 

- Présidence : Mgr l’Archevêque de Bangui, Dieudonné NZAPALAINGA, Cssp

 

- Homélie : Père Giovanni ZAFFANNELLI, mccj

 

- Les signes :

 

 Lumière :

 

 Croix : Père Mozes OZITI, mccj

 

 Fleurs : Abbé Appolin De SOUZA

 

 Etole : Père Adélino BRUNELLI, mccj

 

- Absout : Abbé Mathieu BONDOBO

 

- Animation liturgique (Notre Dame de Fatima)

 

12H30 : Inhumation à Saint Paul.

 

 Rite au cimetière : Abbé Alter BOLIBO

 

 

Pour l’Archevêché de Bangui

 

Abbé Xavier-Arnauld FAGBA, Chancelier !

PROGRAMME DES OBSEQUES DU Père Paul Sylvain SONGHO
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 16:09

 

 

 

APA-Yaoundé (Cameroun) - 2015-03-22 12:51:00 Le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Antonio Guterres, est attendu lundi au Cameroun pour une visite de travail de trois jours, a appris APA de source officielle.


En dehors des rencontres avec des autorités locales, il se rendra au camp de réfugiés de Minawao (Extrême-Nord) qui abrite aujourd'hui plus de 33.000 ressortissants nigérians fuyant les exactions de la secte islamiste Boko Haram.


Au total, ce sont plus de 200.000 réfugiés de ce pays, mais aussi des Centrafricains que le Cameroun a vu affluer sur son sol en l'espace d'un an.


Ces dernières semaines, les équipes de terrain du HCR semblaient de plus en plus débordées par le nombre de nécessiteux arrivés en un temps très court et qu'on dit en manque d'abris, de soins, d'eau et de nourriture.


S'agissant des réfugiés centrafricains aujourd'hui abrités dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua, le HCR et l'Organisation des Nations unies pour l'enfance (UNICEF) viennent d'initier, en collaboration avec le ministère camerounais de l'Education de base, une initiative d'accès des enfants nécessiteux à l'éducation à travers une contribution de plus de 300 millions FCFA de l'Union européenne.

 

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Le patron du HCR attendu lundi au Cameroun
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