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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 02:09

 

 

 

 

Édité par Hélène Decommer 

 

Par Réfugiée centrafricaine

 

LE PLUS. Le 24 mars 2013 avait lieu un coup d’Etat en Centrafrique. Depuis, près de 450.000 personnes ont fui les combats et les massacres pour se réfugier dans les pays voisins, notamment au Cameroun. C'est le cas de Kathy (prénom d'emprunt), 43 ans. Elle raconte.

 

J’ai fui mon village pour sauver ma vie. Quand ma maison a été attaquée par des hommes armés, je me suis cachée à quelques mètres de chez moi.

 

 Mes voisins tués à coups de machettes

 

 J’ai assisté au meurtre de mes voisins, qui ont été tués à coups de machettes. Ma maison a été détruite par ces hommes venus piller, terroriser et massacrer la population. La seule solution pour survivre était de fuir.

 

 Dans la confusion du moment, j’ai été séparée de mes enfants et de mon mari.

 

 J’étais seule et j’avais peur. J’ai marché de longues journées sans eau, sans nourriture et sans abri. Je dormais toutes les nuits dehors. Je me cachais et sursautais à chaque bruit.

 

 Je savais que je ne serais pas en sécurité tant que je n’aurais pas traversé la frontière camerounaise. J’avais peur d'être attaquée et tuée sur le chemin, mais je ne pouvais pas abandonner.

 J'ai retrouvé mon frère, pas mes enfants

 

 J’ai marché pendant plusieurs semaines. Parfois, un véhicule s'arrêtait pour me prendre à son bord. Le chemin était plus rapide, mais je ne me sentais toujours pas en sécurité. Nous étions entassés avec d'autres passagers.

 

 Un jour, les deux personnes assises en face de moi se sont fait tuer par balle.

 

 J’étais à bout de force quand je suis arrivée dans le site de réfugiés de Timangolo, dans l’Est du Cameroun. J’y ai retrouvé mon frère, mais je sursautais encore à chaque mouvement. Je n’arrivais pas à dormir, les cauchemars me hantaient.

 

Il y a quatre mois, j’ai rencontré les équipes psychosociales de l’ONG CARE. Les premiers échanges avec le psychologue étaient difficiles. Je n’arrivais pas à parler de ce que j’avais vécu.

 

 Aujourd’hui, j’ai retrouvé le sommeil et l'envie de communiquer avec les autres, mais je voudrais savoir où sont mes enfants et mon mari. Ne pas savoir ce qu’ils sont devenus est insupportable.

 

Propos recueillis par une équipe de l'ONG CARE.

 

 

Les équipes de l’ONG CARE soutiennent les réfugiés centrafricains installés dans l'Est du Cameroun. CARE mène des activités de soutien psychosocial, ainsi que des programmes d'assainissement et d'accès à l'eau. CARE aide également les populations camerounaises dont les ressources limitées sont confrontées à une pression supplémentaire.

Lu pour vous : Centrafrique : mes voisins ont été tués sous mes yeux. Alors j'ai fui, pour sauver ma vie
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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 15:26

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mardi 24 mars 2015 14:11

 

La République Centrafricaine est plongée dans une crise sans précédent depuis le 24 mars 2013 avec l'arrivée des hommes armés de l'anciennne coalition Séléka avec à leur tête, Michel Djotodia Am Nondroko, installé au pouvoir à l'issu du coup de force. Deux ans après le renversement du général François Bozizé Yangouvonda, les Centrafricains subissent encore aujourd'hui les conséquences de ce coup de force, surtout que la situation a poussé des miliciens dits « Antibalaka », d'entrer dans la danse. Même si aujourd’hui le pouvoir n’est plus entre les mains de cette coalition rebelle, la Centrafrique a connu les moments les plus sombres de son histoire.
 
La traversée de ''la ligne rouge'' le 24 mars 2013 a ouvert la voie à de graves violations de droits humains. Le peuple centrafricain a commencé à compter ses morts par millier, à vivre des atrocités inimaginables, des actes inhumains. La personne humaine a été chosifiée : décapitation, mutilation, torture, viol, bref. Des biens matériels ont été détruits, pillés et volés. Le Centrafricain lambda se souvient encore négativement de cette date fatidique.


Les rebelles, dont une présence d'étrangers notamment les Tchadiens et les Soudanais,  s'étaient installés au pouvoir.


Après neuf mois de pouvoir, Michel Djotodia, chef de file de la coalition Séléka, a été contraint à la démission par ses pairs le 10 janvier 2014 à Ndjamena au Tchad. C'était au cours d'un sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC). Une nouvelle histoire s'est ouverte avec l'élection de Catherine Samba Panza par les Conseillers nationaux de Transition (parlementaires provisoires) au mois de janvier 2014.


La mauvaise gestion et l'insécurité, perpétrées contre les populations civiles à Bangui notamment dans les quartiers nord considérés comme le fief de l'ancien chef d’État Bozizé, avaient entraîné l'invasion des miliciens Antibalaka, le 5 décembre 2013, conduisant ainsi le pays dans un chaos profond.


Ces miliciens, considérés comme des sauveurs à leur entrée, se sont transformés  en bourreaux des populations. Armes au poing, gâchette facile, les Antibalaka ont également tué, torturé, pillé, violé et volé. Ils se sont spécialisés dans le braquage des véhicules appartenant à des organismes nationaux et internationaux, des organisations non gouvernementales et plus ceux des particuliers. La population a été totalement prise en otage : implantation des barrières illégales, perception des taxes de tous ordres, blocage de l'appareil étatique par l'organisation de journées « villes mortes ». Enfin, ces miliciens ont excellé dans les opérations de kidnapping. Deux humanitaires de l'ONG Codis, dont une française Claudia Priest et un frère de l'église catholique ont été kidnappés et relâchés quelques jours après. Le sommet de ces enlèvements est celui du ministre de la Jeunesse et des Sports, Armel Ningatouloum Sayo, relâché  après des pourparlers avec les bourreaux.


La situation humanitaire et sécuritaire dégradante de la Centrafrique a interpellé la communauté internationale. Selon Amnesty International, en deux jours, environ 1.000 chrétiens et 60 musulmans sont tués dans les combats et les massacres. Le 5 décembre 2013, alors que des violents combats éclatent à Bangui et Bossangoa, une résolution de l'ONU autorise le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), appuyée par la France, afin d'intervenir pour stabiliser la situation. Le 15 septembre 2014, la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation de la République Centrafricaine (Minusca) a pris le relais de la Misca.

Or du 5 au 8 décembre 2013, alors que l'armée française a commencé son déploiement, Bangui, la capitale de la Centrafrique, était le théâtre de violents combats entre les Séléka et les Antibalaka. 

 
Plus tard, le 30 avril 2014, les premiers soldats de l'Union européenne (Eufor-RCA) prennent la relève des forces de l'opération Sangaris à l'aéroport Bangui M'Poko qu'ils sont chargés de sécuriser ainsi que les troisième et cinquième arrondissements de Bangui.


La troisième guerre civile centrafricaine est un conflit inter-communautaire apparu au cours de l'année 2013 République Centrafricaine.


Le conflit se caractérise par de nombreuses exactions contre les civils, musulmans ou chrétiens. Un grand nombre d'entre-eux ont fui les villages pour se réfugier dans la brousse. La situation débouche sur une crise humanitaire importante, aggravée par le chaos sécuritaire.


Le 23 juillet 2014, les belligérants ont signé un accord de cessation des hostilités à Brazzaville.

24 mars 2013 : une date inoubliable en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 15:16

 

 

 

Ils arrivent à Bangui avec le cinéma,

la comédie des dents, des pillages

des vols des viscères l’argent après

l’Embargo imposer la Tutelle à la

Centrafrique

libre aux champs dès l’Avril

 

                   1

 

Unité Dignité Travail

Centrafricains aujourd’hui 

nous sommes maîtres

chez nous en Centrafrique

 

                   2

 

c’est fini le partage de

l’Afrique en 1881 à Berlin

c’est fini l’esclavage

les macaques les travaux forcés

 

                   3

 

c’est fini les vieux crocodiles

dans la colonne de notre dos

avec des maquereaux du

monde entier qui accourent

 

                   4

 

c’est fini le mépris des voleurs

des assassins de 1881 à 2015

ce Pays de Centrafrique tes

accouchés sont devenus plus

pauvres

 

                   5

 

C’est fini Centrafricains

nous avons trouvé au

fond de nous la Résistance nous

sommes debout secouant tous

les maquereaux du corps de Centrafrique

 

                   6

 

c’est fini depuis 1881

en mars 2012 cette déchirure

se soigne s’éteint entre frères

mais en 2015 les colonialistes

ne se mettent pas debout

à notre hauteur d’homme

 

                   7

 

car voici bientôt l’avril

du Peuple Centrafricain disparu

aux champs florissants

aux gardiens de mouton noir

de Ouadda Djalé

c’est fini les déchirures

au travail c’est la guérison du Pays

car voici son gouvernement

 

                   8

 

unité Dignité Travail

le Drapeau du Peuple entier

c’est fini l’esclavage

les macaques les travaux forées

les pancartes des organisations

des Femmes mères de Centrafrique disent!

levez l’embargo sur nos diamants

levez l’embargo sur les armes

des FACA Forces Armées Centrafricaines

pour la défense de notre Patrie

nous avons demandé aux

États-Unis comme le Rwanda, l’Algérie

des armes modernes et la

Formation de notre Armée FACA

nous sommes les soldats

de la République de Centrafrique

 

                   9

 

ces gens-là n’ont donc pas

de cœur ! depuis 1881 sans cesse

les voici les voilà derrière

nous leur chose nous forçant

nous tuant nous mentant

nous détruisant tout autour de nous

 

                   10

 

ces gens-là n’ont donc pas

de cœur ! depuis 1881 sans cesse

les voici les voilà derrière

nous leur chose leurs macaques

notre identité dans leur trou du

cul nos Autorités morales

 

                   11

 

ces gens-là n’ont donc pas

de cœur ! depuis 1881 sans cesse

ils mangent dans le cœur de

notre pays emportant les fibres

de son corps Centrafrique démantelé

 

                   12

 

ces gens-là n’ont donc pas

que des dents qui s’en prennent

à la moindre résistance du Peuple

debout En 1944 leur longue

aiguille pique des poisons dans

l’échine droite de Krebedjé

en 2013 ils arrêtent nos flèches

en 2015 ils élargissent une déchirure

entre des frères ils en font une plaie large

au cœur de Centrafrique

 

                   13

 

ces gens-là n’ont donc pas

de cœur que des dents des vols

des pillages en compagnie des

maquereaux du monde accourez

il y a à manger à affaiblir

le sang de Centrafrique disent-ils

depuis 1881 ils vomissent

sur les Droits des Peuples

à disposer d’eux-mêmes

ça n’est pas là leur affaire

 

                   14

 

Unité Dignité Travail

derrière les pancartes du Peuple

entier les Étudiants des Paysans

aux champs en avril 2015

ils ne sont pas au travail

à cause des manigances colonialistes

le Sangho c’est notre Patrie

 

                   15

 

Le Sangho c’est notre Pays

Nous l’avons forgé depuis 1881

Le Sangho étudie la Liberté

D’un coup de son poing noir

Il a bousculé votre esclavage

Nous allons étudier ce Pays

Notre Langue en paix

 

                   16

 

Unité Dignité Travail

ces gens-là dépassés depuis 1881

ont-ils de l’entendement arrogants

ils se placent d’eux-mêmes

en ennemi du Peuple nous !

devant nous n’êtes-vous plus à la

hauteur de la Résistance du Peuple ?

Tous vos prétextes sont bons

pour nous écrouler par terre

toujours recommencer nous lancer

des pierres dans les pierres de bâtir

à notre manière ce Pays ?

 

                   17

 

Unité Dignité Travail

en 2015 secouons tous Centrafricains

les haleines des crocodiles logés

depuis 1881 dormant dans notre dos

Nous ne voulons pas haïr

ce Peuple de France frère au loin

nous demandons des armes une

armée forte FACA aux États-Unis

pour soutenir notre Résistance

voilà la base de travailler

étudier accoucher en paix

 

                   18

 

le 12 mars le gouverneur général

Delattre ne fait pas mention

pourquoi donc de l’assassinat

de trois jeunes gendarmes désarmés

les Centrafricains sont-ils des gens ?

l’ambassadeur gouverneur

avec une part de complaisance

du mépris des Droits de l’Homme

du Conseil de Sécurité sans

les États-Unis sans la Puissante Russie

toute fois

avec les affairistes aux plaies

des bouches pour briser les os

encore et encore la moelle les restants

les os de Centrafriques turcs soudanais

marocains pour élargir la plaie

d’une déchirure au cœur de cette Terre

avec des confréries étrangères

cachées au Soleil regard du Peuple

avec des élections domestiquées asservies

pour fournir des tirailleurs cravatés

mimiques de leur identité colonialiste

aux frais exangues, réfugiés en

elle-même Centrafrique

ils disent = après l’embargo

nous voulons la Tutelle

pour briser ses os à midi

 

                   19

 

Unité Dignité Travail

Centrafricains aujourd’hui

nous somme maîtres

chez nous en Centrafrique laïque !

 

                   20

 

Mettons nos barrières

autour de nos mines

de nos terres de nos

rivières de nos forêts

Aujourd’hui

Centrafrique libre !

c’est fini ! devant Nous

contre Nous ! leur Tyrannie

à tous étrangère depuis 1881.

 

 

                            BAMBOTÉ MAKOMBO

                            20 mars 2015

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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 14:49

 

 

 

24/03/15 (AFP)

 

La présidente de transition de Centrafrique, Catherine Samba Panza, a estimé sur RFI qu'il fallait "absolument tenir le pari" des élections législatives et présidentielle prévues cet été dans son pays, où un laborieux processus de réconciliation a été engagé après des mois de violences et de chaos.

 

"Nous avons l'obligation de tout faire et de tout mettre en oeuvre" pour tenir le calendrier imposé par la feuille de route établie avec la communauté internationale, prévoyant des élections cet été et la fin de la transition au mois d'août, a souligné Mme Samba Panza.

 

"C'est un pari. Il nous faut absolument tenir ce pari", a-t-elle dit, sans cependant exclure totalement une nouvelle prorogation de la transition.

 

Le processus de transition "a pris du retard", a reconnu Mme Samba Panza, au pouvoir depuis janvier 2014, après que la communauté internationale eut évincé l'ex-président Michel Djotodia, incapable de faire cesser les exactions et le chaos dans lequel avait plongé la Centrafrique après sa prise de pouvoir en mars 2013.

 

"Les Centrafricains attendent beaucoup du Forum" national de réconciliation qui, initialement prévu en février, devrait s'ouvrir fin avril à Bangui, selon Mme Samba Panza.

 

"Au cours de ce Forum, les Centrafricains vont ensemble regarder derrière eux (...) mais surtout avoir une vision pour l'avenir. Qu'est ce que nous voulons faire de notre pays ? Comment allons-nous faire pour réapprendre à vivre ensemble?", a-t-elle déclaré.

 

"Ce sera l'occasion pour eux de se dire la vérité, de donner des explications de ce qui les a amenés où ils sont arrivés aujourd'hui, les raisons qui les ont poussés à commettre des exactions', a-t-elle poursuivi.

 

La Centrafrique a plongé dans le chaos après que Michel Djotodia, à la tête d'une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, eut renversé l'ancien président François Bozizé en mars 2013.

 

Les exactions commises par la Séléka à son arrivée au pouvoir contre les populations majoritairement chrétiennes du pays avaient débouché sur la création des milices d'autodéfense anti-balaka, qui s'en sont alors pris aux civils musulmans, plongeant la Centrafrique dans une crise sans précédent.

 

"Nous voulons aller vers le dialogue, nous voulons aller vers la réconciliation, mais pas au prix de l'impunité", a souligné la présidente centrafricaine, interrogée sur d'éventuelles amnisties.

Questionnée sur la possibilité pour MM. Djotodia et Bozizé de revenir en Centrafrique, elle a rappelé que le Conseil de sécurité de l'Onu avait imposé des sanctions sur plusieurs personnalités centrafricaines, dont M. Bozizé, mais sans exclure une éventuelle participation de ces personnalités au Forum de Bangui.

 

"Nous sommes en train de (...) définir les critères de participation. Nous verrons, à ce moment là, qui participera ou qui ne participera pas au Forum de Bangui", a-t-elle dit

Samba Panza promet de tout faire pour tenir "le pari" des élections cet été en RCA
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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 13:07

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) 24/03/15 - Une reprise timide des activités a été observée mardi dans les juridictions de Bangui, après que les magistrats ont mis fin au mouvement de grève déclenché le 4 mars dernier, à l’appel de leur syndicat, pour réclamer le paiement des indemnités de responsabilité, a constaté APA.

 

Les audiences, qui se sont tenues au Conseil d'Etat et au tribunal de grande instance de la capitale centrafricaine, ont confirmé la fin de cette grève qui paralyse la justice depuis une vingtaine de jours.

 

Mais le mouvement a pris fin sans que les grévistes n'obtiennent la satisfaction de leur principale revendication qui est le versement de leurs indemnités de responsabilité.

 

Selon une proche du syndicat des magistrats, la grève a pris fin sous la pression des autorités. En fait, ce sont les responsables des différentes juridictions qui ont appelé les magistrats à reprendre le travail le 16 mars.

 

Les grévistes se sont exécutés même si leurs responsables syndicaux ont refusé de signer, avec le gouvernement, le document matérialisant la fin du mouvement.

 

De nombreux grévistes estiment toutefois que le fait que le gouvernement soit conscient du bien-fondé de leur revendication constitue déjà une avancée significative et une garantie que leurs primes de responsabilité seront bel et bien payées conformément aux instructions de la présidente Catherine Samba Panza .

 

Les responsables des Cours ont fait savoir que les magistrats qui ne reprendraient pas le travail ne seront pas considérés comme des rebelles.


Ils seront plutôt sensibilisés pour revenir à des meilleurs sentiments.

 

Le ministre d'Etat en charge de la justice, Aristide Sokambi, a félicité les magistrats ayant repris du service. Selon lui, poursuivre cette grève, qui n'a que trop duré, équivaudrait à mettre les bâtons dans les roues du gouvernement.

 

La fin de la grève des magistrats a été accueillie avec soulagement par les justiciables que le retard accusé par le traitement de leurs dossiers commençait à inquiéter.

Les activités au ralenti dans les juridictions de Bangui, après la grève des magistrats
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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 12:52

 

 

 

http://afriqueactualite.com  lundi 23 mars 2015 22:16 par Jeff Murphy Barès à Bangui

 

Les autorités invitent les militaires et les anciens soldats à restituer toute arme en leur possession. Ce, dans le cadre de la lutte contre la profération des armes.

 

Les forces de défense et de sécurité sont appelées à déposer leurs armes et munitions de guerre. Dans un communiqué publié le 18 mars, la ministre d'État à la Défense Nationale invite tous les membres et éléments des forces de défense et de Sécurité à signaler, déclarer et réintégrer les armes et munitions de guerre en leurs possessions.

 

« J'invite en premier lieu, les officiers généraux à faire preuve d'exemple en déclarant les armes et munitions en leur possessios ainsi que celles de leurs aides de camp et éléments de sécurité respectifs », précise le communiqué signé de Marie Noëlle Koyara, ministre d'État en charge de la Défense Nationale.


Il s'agit d'une opération de 30 jours qui a démarré ce lundi 23 mars.


« A l'expiration de cet appel, toutes personnes qui seront appréhendées en possession d'armes et munitions de guerre non déclarées et identifiées se verront appliquer les textes conformément à la loi et la réglementation en vigueur », poursuit le communiqué.


Le document précise par ailleurs que toute action de bonne volonté envers la Nation et contribuant à la protection de la population, à la réduction de la violence armée et à la lutte contre la prolifération des armes, ne se périt jamais et sera reconnue et appréciée avec les valeurs de la République.


Un certificat patriotique de déclaration et remise sous contrôle d'armement et munitions de guerre sera délivré pour reconnaissance et suivi en vue des décisions à venir.

Embargo

Trois sites sont retenus pour la facilitation de l'opération. Il s'agit du ministère de la Défense, le ministère de la Sécurité publique et la direction de la Gendarmerie nationale.

L'opération s'inscrit dans le cadre de la célébration du 54e anniversaire des Forces Armées Centrafricaines prévue pour le 4 avril prochain. Une célébration placée sous le sceau de « l'unité Dignité Travail, l'amour de la patrie, la protection de la population, la défense du territoire ».


5.500 hommes contre les 8000 qui composent l'armée centrafricaine, sont dans la nature. Pour les autorités de Transition, ils constituent un véritable danger public car, aujourd'hui, un hors-la-loi sur trois est un ex-militaire.


Les Forces Armées Centrafricaines ne sont plus opérationnelles depuis la prise du pouvoir par la coalition rebelle Séléka le 24 mars 2013. La communauté internationale a imposé un embargo pour le réarmement des FACA sous prétexte que c'est une force mono ethnique. Les conflits de 2012 et 2013-2014, ont mis fin à l'arme régulière centrafricaine.


Le nouveau commandement militaire mis en place par la Présidente de Transition Catherine Samba Panza mène plusieurs opérations de contrôle d'effectifs pour débusquer les soldats indélicats.


En attendant, ce sont les forces internationales déployées en RCA qui assurent la sécurité du territoire.

RCA: les militaires invités à déposer volontairement les armes
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Centrafrique-Presse.com
24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 12:49

 

 

 

www.huffingtonpost.fr  24/03/15

 

INTERNATIONAL - Deux ans après le coup d'Etat en Centrafrique, près de 450.000 personnes ont fui les combats et les massacres pour se réfugier dans les pays voisins. 138.500 Centrafricains ont rejoint le Cameroun. Beaucoup souffrent de traumatismes liés aux violences dont ils ont été témoins. Les équipes de l'ONG Care ont rencontré Jamila et son fils Paul*, réfugiés dans le site de Timangolo. Ils reçoivent une aide psychosociale de Care.

 

Jamila, professeure, et son fils Paul de 16 ans ont dû fuir leur maison en Centrafrique, abandonner leurs proches et tous leurs biens pour échapper à la mort :

 

"Je venais de perdre mon mari lors d'affrontements lorsque notre maison a été attaquée. Des hommes armés ont tiré sur moi et mes trois fils. Paul a vu son petit frère mourir dans ses bras. Mon autre fils a également été tué. Les hommes armés s'apprêtaient à brûler notre maison quand nous nous sommes échappés sous les balles et les coups de machette."

 

En racontant son histoire, Jamila lance plusieurs regards à sa main gauche et ses trois doigts amputés.

 

"J'ai été touchée d'une balle avant de passer la nuit dehors, cachée, à quelques kilomètres de ma maison. J'ai perdu conscience. Le lendemain, on m'a emmenée à l'hôpital."

 

Paul, lui, a le regard tourné vers le sol. Il a du mal à expliquer les atrocités qu'il a subies.

 

"Nous avons été séparés lors de notre fuite. Mon fils a reçu plusieurs coups de machette à la tête, aux bras et aux mains. Il est tombé dans un trou très profond et nos agresseurs l'ont laissé là pour s'attaquer à d'autres familles. Il est resté dans ce trou pendant 12 heures. C'est une équipe chargée de récupérer les corps des victimes qui l'y a trouvé, pétrifié et ensanglanté", explique Jamila.

 

Cette cache lui a sauvé la vie mais ne l'a pas protégé du traumatisme. Il garde en mémoire l'image de ses frères sans vie ainsi que la douleur physique et les cicatrices.

 

Après s'être retrouvés, Paul et Jamila ont pris part à un convoi humanitaire avant de terminer leur fuite vers leur Cameroun à pied.

 

Ils sont désormais pris en charge par des psychologues de l'ONG Care, qui les aident à réapprendre à vivre et à gérer ces scènes de violences qui les hantent nuit et jour. Jamila est soulagée d'avoir quelqu'un qui l'écoute, qui l'aide à surmonter le deuil de ses fils et à évacuer ce traumatisme qui la ronge.

 

"Je voudrais rejoindre mon frère et les demi-frères et sœurs de Paul, réfugiés dans d'autres sites au Cameroun. Je voudrais retrouver une vie de famille ainsi qu'un travail. Mon fils, lui, souhaiterait juste retourner à l'école."

________________
 

* Les prénoms ont été modifiés

Cameroun: aider les réfugiés centrafricains à surmonter les traumatismes des massacres
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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 12:30

 

 

 

Par Pierre Pinto RFI  24-03-2015 à 09:16

 

En Centrafrique, les consultations à la base sont terminées. Elles doivent nourrir le Forum de Bangui prévu fin avril, mais dont l'organisation a déjà pris beaucoup de retard. Ces retards hypothèquent la tenue des élections dans les délais espérés, c'est-à-dire avant le mois d'août. Le calendrier est-il tenable ? Que ressort-il des consultations ? Comment réorganiser l'armée centrafricaine moribonde ? Interrogée par Pierre Pinto et Bertrand Haeckler, la présidente de transition Catherine Samba-Panza répond à toutes ces questions.

 

RFI : Les consultations populaires à la base se sont achevées. Que retenez-vous des doléances que les Centrafricains ont exprimées ?

 

Catherine Samba-Panza : Ce processus de consultation populaire, à la base, est une véritable innovation, car j’ai voulu sortir des sentiers battus en me disant que le processus de réconciliation ne concerne pas que l’élite et qu’il fallait, pour une fois, obtenir leur ressenti de la situation véritable, leurs préoccupations et surtout leurs solutions de sortie de crise.

 

Cela a été un véritable succès, car toute la population a adhéré. Et dans les 16 préfectures, ce qu’il en est ressorti concerne vraiment leur vécu. C'est-à-dire les problèmes de sécurité, les problèmes humanitaires, les problèmes de justice, de développement, de pauvreté et surtout les problèmes de réconciliation. Cela est très important parce que c’est en fait la base nourricière de ce qui va être dit au Forum national de Bangui.

 

Tout le monde attend ici, en Centrafrique, ce Forum, mais dans l’esprit de beaucoup c’est assez flou. Comment concevez-vous ce Forum ?

 

D’abord, le Forum ne sera pas une occasion pour remettre en cause les institutions de la transition. Au cours de ce Forum, les Centrafricains vont ensemble regarder derrière eux pour savoir comment ils ont fait pour arriver à cette difficile cohabitation, mais surtout avoir une vision pour l’avenir. Qu’est-ce que nous voulons faire de notre pays ? Comment voyons-nous notre pays dans les 20-25 ans qui vont venir ? Comment allons-nous faire pour réapprendre à vivre ensemble ? Comment éviter les erreurs du passé en terme de gouvernance et en terme politique ?

 

Les Centrafricains attendent beaucoup de ce Forum parce que ce sera l’occasion, pour eux, de se dire la vérité, de donner des explications de ce qui les a amenés où ils sont arrivés aujourd’hui, les raisons qui les ont poussés à commettre des exactions. Mais par-dessus tout, il sera question de la justice et de la réparation pour pouvoir faire le deuil de tout ce qui s’est passé.

 

Le groupe international de contact (GIC) s’est réuni la semaine dernière et a donné globalement un « satisfecit » à la transition, mais il a aussi plaidé pour une accélération de la feuille de route.

 

Le groupe de contact a raison. Effectivement, beaucoup reste encore à faire. Ensemble, nous avons surtout relevé qu’il était important d’accélérer le rythme de mise en œuvre de la transition, notamment en ce qui concerne le Forum de Bangui qui aurait dû se tenir déjà depuis fin janvier, début février. Cela a pris du retard. Ensuite, il y a avait les élections qui devaient être organisées, au plus tard, au mois de février puisque la fin de la transition était prévue pour le 15 février 2015.

 

Nous avons eu la possibilité d’obtenir une prolongation de six mois de cette transition avec un chronogramme précis. Il nous faut absolument tenir ce chronogramme. Le groupe international de contact a fort opportunément attiré notre attention sur l’obligation de tenir le pari des élections en juin et juillet et surtout la fin de la transition au mois d’août 2015. Est-ce que ce chronogramme est tenable ? Pour le moment, nous avons l’obligation de tout faire et de tout mettre en œuvre. C’est un pari. Il nous faut absolument tenir ce pari.


Et si le pari n’est pas tenu, une nouvelle prorogation de la transition est-elle envisageable ?

 

Il nous faut, ensemble, voir avec les partenaires techniques et financiers, la communauté internationale et les forces vives de la nation, quelles solutions envisager.

Parmi les grands chantiers de la transition, il y a la restauration de l’autorité de l’Etat et notamment sur le plan sécuritaire, ce qui passe par la montée en puissance des forces de sécurité intérieure (police et gendarmerie) et par la réhabilitation des forces armées centrafricaines (FACA). Sur ce point des FACA, dans quelle mesure la communauté internationale vous soutient-elle ?

 

En fait, quand on regarde les diverses résolutions des Nations unies, tout l’accent est mis sur la police et la gendarmerie. Quand on voit les mesures de confiance signées avec Sangaris, il faut absolument appuyer et renforcer la police et la gendarmerie. Pourquoi cela ? Simplement parce qu’on a estimé que les FACA ne répondaient pas aux standards professionnels, que c’était une armée très ethnicisée qui ne répondait pas aux critères de compétence, qu’elle n’était pas républicaine, qu’elle a vécu beaucoup de chocs et qu’il fallait la restructurer. Seulement, nous avons 7 500 hommes, en attendant, qui sont là, qui ne sont pas utilisés et qui sont prêts à apporter leur contribution à la pacification du pays.

 

Nous avons ensemble convenu, avec la communauté internationale, qu’il ne fallait peut-être pas réhabiliter ces FACA avec ses insuffisances, qu’il fallait, certes restructurer dorénavant une nouvelle armée républicaine professionnelle, mais en attendant, utiliser quand même ces hommes qui sont payés et qui ne demandent qu’à travailler.

 

La population centrafricaine a fortement demandé le retour des FACA mais nous, nous avons des engagements. Nous sommes tenus par les résolutions des Nations unies. Alors, nous avons demandé de commencer progressivement à reconstituer une nouvelle armée. Nous sommes arrivés à ce qu’on a appelé un Bataillon d’intervention territoriale (450 éléments) en attendant qu’au Forum de Bangui, on définisse la vision, le format que nous voulons de notre armée et les critères pour le recrutement dans la nouvelle armée.

 

Vous plaidez, régulièrement, pour la levée de l’embargo sur les armes qui pèse sur la Centrafrique. Que vous ont dit les ambassadeurs du Conseil de sécurité qui sont venus vous rendre visite, il y a quinze jours ?

 

Je me suis tout d’abord réjouie que vingt-cinq ambassadeurs du Conseil de sécurité soient venus en République centrafricaine. Pour nous, cela a été un honneur parce que d’abord cela a attiré l’attention du monde. Cela veut dire qu’il y a un intérêt manifesté par la communauté internationale pour ce pays-là. Cela a été l’occasion pour nous, d’expliquer les avancées et les efforts déployés. Nous avons également profité de leur séjour pour attirer leur attention sur nos attentes et notamment sur l’embargo.

 

Il n’y a pas que l’embargo sur les armes, il y a l’embargo économique, il y a également le processus de Kimberley (les diamants) qui nous crée quelques préoccupations. Et sans une levée, au moins partielle, de l’embargo sur ce processus, nous avons des ressources qui seraient difficilement mobilisables pour nous permettre de faire face à nos obligations régaliennes.

 

S’agissant de l’embargo sur les armes, nous avons expliqué qu’il est inadmissible de renforcer nos forces de défense et de sécurité intérieure sans leur donner un armement. En les envoyant ainsi sans armes, ils constituent, en fait, de la chair à canon. Nous pensons qu’il n’est pas indiqué, si nous voulons restaurer l’autorité de l’Etat sur le terrain, de les envoyer sans armement. Je pense que la dernière résolution 2196 a laissé une porte ouverte pour obtenir un allègement de cet embargo puisque dans les zones où nous avons pu dégager les groupes armés dans les bâtiments administratifs, nous avons ensemble convenu de donner quelques moyens en armes aux forces de défense et de sécurité.


Parmi les défis de la transition, il y a également la lutte contre l’impunité et l’arme choisie notamment, c’est une Cour pénale spéciale, une juridiction mixte composée de juges internationaux et centrafricains. Pourquoi avoir choisi cette formule ?

 

C’est une formule qui vient seulement après. Notre volonté de lutter contre l’impunité s’est manifestée d’abord par la réhabilitation des commissariats, des brigades de gendarmerie, des prisons, des palais de justice... C’était très important, car pour respecter la loi, il faut commencer par avoir peur du gendarme. Ainsi, avec l’appui de la communauté internationale, nous avons vraiment équipé la police et la gendarmerie en moyens de travail, en moyens mobiles pour leur permettre d’être davantage présents sur le terrain pour lutter efficacement contre le banditisme.

 

Cela dit, nous avons également des crimes graves commis à grande échelle et qui relèvent du droit international humanitaire. Dans le cadre des accords avec les Nations unies, nous avions signé un mémorandum pour que, en cas d’insuffisance des capacités des autorités centrafricaines à faire face à la lutte contre l’impunité, la communauté internationale devait être à ses côtés, en appui. Nous avons pensé que la mise en place d’une structure pénale mixte était importante pour connaître les crimes les plus graves qui se commettraient en République centrafricaine puisque la mise en place d’un tribunal pénal spécial pour la République centrafricaine était compliquée.

Est-ce que les amnisties sont totalement à exclure ?

 

A chaque processus de réconciliation, nous avons toujours commencé par prendre des mesures d’amnistie générale. Cela fait vingt ans que le cycle de violence ne s’est pas arrêté. Ce sont des initiatives, en fait, qui ne payent pas, mais, par contre, qui frustrent les victimes. C’est vrai, nous voulons aller vers le dialogue, nous voulons aller vers la réconciliation, mais pas au prix de l’impunité.

 

Au sein des groupes armés, beaucoup attendent un programme de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR) avant de déposer les armes. Quand aura-t-il lieu ?

 

L’ancienne stratégie DDR qui avait été mise en place n’a pas atteint ses objectifs. Nous avons pensé qu’il fallait repenser la nouvelle stratégie DDR qui a d’ailleurs déjà bien avancé. Nous l’avons élaborée. Il nous appartient maintenant de voir ensemble, avec les groupes armés et avec la communauté internationale, si la nouvelle stratégie élaborée correspond bien aux attentes et à la nouvelle situation sécuritaire. Vous avez raison de dire que les groupes armés attendent cela impatiemment. Il faut leur donner des opportunités. Il faut que ces groupes armés se rendent compte qu’il y a un avenir, après avoir déposé les armes. Donc, je pense que dans les jours à venir, nous allons réfléchir sur cette nouvelle stratégie DDR en amont du Forum.

 

Comment la transition peut-elle aider à relancer la machine économique ?

 

Pour commencer, la moitié des salariés sont des agents et des fonctionnaires de l’Etat. Chaque agent et chaque fonctionnaire de l’Etat nourrit à peu près dix personnes. Quand nous sommes arrivés à la tête de la transition, notre défi était d’assurer le paiement régulier des salaires, pensions et bourses.

 

Cela dit, nous avons également du personnel employé par le secteur privé. Ce dernier a beaucoup souffert. Beaucoup d’entreprises ont perdu leur outil de travail. Maintenant, nous essayons d’accompagner ces entreprises pour reconstituer leur outil de travail. Ce n’est pas facile.

 

Nous essayons également de ramener la sécurité, mais il faut reconnaître qu’il y a une très, très grande pauvreté dans le pays. Et si nous sommes arrivés à ce niveau de crise, c’est parce qu’en fait, la moitié de la population centrafricaine vit dans la détresse, vit dans une grande pauvreté parce qu’il n’y a pas suffisamment d’emplois. Nous nous battons avec la communauté internationale pour essayer de mettre en place des travaux à haute intensité de main d’œuvre.


Plus de 400 000 Centrafricains vivent toujours réfugiés à l’étranger, à peu près autant de déplacés à l’intérieur du pays. Quel message avez-vous pour eux ?

 

A l’occasion des consultations populaires à la base, nous avons envoyé des équipes pour aller auprès de ces populations et leur apporter un message de soutien, d’espoir et leur dire notre compassion, mais aussi notre fierté de les voir résister autant face à cette crise. Et c’est pour cela que sur le plan humanitaire, nous lançons souvent un appel aux humanitaires pour leur dire de dépasser le stade de l’urgence alimentaire pour dorénavant organiser véritablement le retour des personnes déplacées et réfugiées, mais avec un appui pour leur réinstallation. Qu’on essaye plutôt de réfléchir à des kits pour leur permettre de se reconstruire.

 

Est-ce que Michel Djotodia et François Bozizé peuvent revenir en Centrafrique ?

 

Il y a eu des réactions et des positions par rapport à cette question. Une fois qu’on aura vu quelle est la tendance généralement exprimée pour la participation – ou pas – de ces personnalités, nous en tirerons toutes les conséquences. Cela dit, je rappelle simplement que la résolution 2196 et le dernier GIC ont insisté sur la nécessité de respecter le régime des sanctions imposé par le Conseil de sécurité qui a prévu un déplacement limité ou surveillé de certaines personnes, ainsi que la restriction de leurs biens. Nous allons tenir compte de tout cela. Nous sommes en train d’exploiter les résultats de ces consultations populaires qui vont définir les critères de participation. Nous verrons, à ce moment-là, qui participera ou qui ne participera pas au Forum de Bangui.

 

RCA : entretien sur RFI avec la présidente de transition Catherine Samba-Panza
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 18:16

 

 

L'Ambassade de Centrafrique à Paris informe :

Programme de la mission de l'ANE à Paris
Programme de la mission de l'ANE à Paris
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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 17:34

 

 

http://www.un.org   23 mars 2015 – En République centrafricaine, les agriculteurs ont besoin de semences et d’outils d’urgence pour la prochaine campagne de semis qui démarre en avril, afin de conjurer une nouvelle détérioration des moyens d’existence des populations vulnérables dans le pays frappé par les conflits, a déclaré lundi l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

 

Environ 1,5 million de personnes souffrent actuellement d’insécurité alimentaire dans le pays et ce chiffre a de fortes chances d’augmenter en l’absence d’une aide immédiate. Par ailleurs, les graves pénuries alimentaires sévissant dans tout le pays pourraient s’aggraver, les mouvements de population déboucher sur une exacerbation des tensions, le retour des personnes déplacées et des réfugiés dans leur village être retardé, et les coûts de l’intervention d’urgence seraient susceptibles de grimper.

 

« Une bonne mise en œuvre des activités de la campagne agricole est essentielle pour atténuer les tensions politiques dont la cause principale est la pauvreté extrême. L’agriculture demeure la première source de revenus pour la majorité de la population du pays », a expliqué le Représentant de la FAO en République centrafricaine, Jean-Alexandre Scaglia. « Garantir les semis durant la prochaine campagne ainsi que des activités de résilience à plus long terme est l’occasion à ne pas manquer de contribuer aux efforts de paix en République centrafricaine ».

 

Dans l’ensemble, la production agricole est encore inférieure de près de 60% à la moyenne d’avant la crise. Ainsi, la campagne de soudure cette année devrait démarrer quatre mois plus tôt que d’ordinaire.

 

La FAO et ses partenaires du Cluster de sécurité alimentaire ont recensé 150.000 ménages touchés par la crise – agriculteurs, réfugiés de retour et familles d’accueil – qui n’avaient reçu aucun soutien et ont besoin d’une aide immédiate. La FAO a déjà dispensé des fonds en faveur de 86.400 ménages, mais elle a besoin de 6,2 millions de dollars supplémentaires pour venir en aide à 63.600 ménages en vue de la prochaine campagne de semis. Chaque famille recevra les intrants agricoles indispensables, tels que semences et outils agricoles pour cultiver un lopin de 0,5 hectare de terre, qui couvriront les besoins alimentaires jusqu’à cinq mois, permettant de réduire la dépendance à l’égard de l’aide humanitaire et de stabiliser les revenus.

 

Grâce aux fonds reçus en 2014, la FAO et ses partenaires sont venus en aide à plus de 140.000 ménages et sont parvenus à endiguer une crise alimentaire de grande envergure.

 

La campagne agricole de 2015 a été planifiée dans le cadre du Cluster de sécurité alimentaire. Les distributions d’intrants agricoles par la FAO sont menées en étroite collaboration avec le Ministère du développement rural et les ONG partenaires, ainsi que le Programme alimentaire mondial (PAM) pour la distribution de rations alimentaires afin d’éviter que les familles ne consomment les semences. Le Cluster de sécurité alimentaire, co-piloté par la FAO et le PAM, rassemble environ 70 organisations autour de stratégies de sécurité alimentaire, de gestion de l’information, de coordination des interventions et d’identification des priorités.

 

En 2015, la FAO met en œuvre un programme de 42 millions de dollars en République centrafricaine pour répondre aux besoins immédiats de la population, en renforçant la résilience de 90.000 ménages ruraux grâce à une approche intégrée centrée sur la communauté.

 

Les agriculteurs de Centrafrique ont d’urgence besoin de semis, selon la FAO
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