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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:33

 

 

French.china.org.cn  le 25-03-2015

 

En perte de vitesse face à l'offensive de la coalition militaire formée du Tchad, du Cameroun et du Niger, rejointe après un temps d'attentisme par le Nigeria, des hordes de combattants de Boko Haram prennent la fuite vers des pays de la région, tels le Tchad, le Soudan et la République centrafricaine (RCA), rapportent des sources sécuritaires camerounaises.

 

A l'origine composée de ressortissants du pays, le groupe terroriste nigérian considéré comme le plus barbare au monde a réussi à étendre, de par ses actions faites d'attentats-suicides, d'attaques armées, de tueries et d'enlèvements de personnes, ses tentacules hors de ses fiefs du nord-est du Nigeria au point d' attirer des adeptes en provenance de pays voisins comme le Cameroun ou encore le Tchad.

 

Dotée d'un arsenal réputé sophistiqué faisant découvrir des armements de fabrication française, selon des sources militaires, l'organisation compterait aussi, à en croire les mêmes sources, dans ses rangs d'ex-insurgés libyens, des rebelles soudanais et des jihadistes du Mouvement national de libération de l'Azawad ( MNLA) du Nord-Mali.

 

Le déploiement des forces tchadiennes mi-janvier en renfort à l' armée nationale du Cameroun, où plusieurs camps d'entraînement de Boko Haram ont été démantelés et par la suite au Nigeria, a favorisé une réelle avancée dans le combat en vue de l'éradication de ce groupe terroriste, chassé de plusieurs villes du nord-est nigérian et secoué en conséquence par une débandade au sein de ses troupes.

 

Certains parmi ces combattants islamistes en fuite vers le Tchad, le Soudan et la RCA "abandonnent armes et motos" utilisées pour les attaques surprises, d'après les sources sécuritaires camerounaises dans l'Extrême-Nord du Cameroun, centre des opérations menées par le Cameroun et le Tchad, dont le dispositif redéployé lundi vers Waza était annoncé en direction de Mora mercredi.

 

C'est une mission, précisent ces sources, destinée à poursuivre aux côtés de l'armée camerounaise la sécurisation de la frontière avec le Nigeria, autour des localités de Fotokol et d'Amchidé, suite à des menaces de nouvelles attaques de Boko Haram au Cameroun, dont la dernière remonte au 16 février, le jour où a eu lieu à Yaoundé un sommet extraordinaire du Conseil de paix et de sécurité de l'Afrique centrale (COPAX).

 

© Source : Xinhua

Des combattants de Boko Haram en fuite vers le Tchad, le Soudan et la Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 22:10

 

 

 

http://www.diaspora-magazine.com  Mercredi 25 Mars 2015 à 19:38

 

Les éléments de la sécurité publique ont lancé depuis Vendredi dernier une vaste opération contre les bandits et délinquants qui sont à l’origine de nombreux cas de vols au centre ville de la capitale. Au cours de cette opération menée par les éléments de l’Office centrale de répression du banditisme (OCRB), 47 délinquants communément appelés « enfants de la rue » parmi lesquels se trouvent deux mineurs ont été arrêtés et détenus dans les geôles de cet office.


Le directeur général de l’OCRB, le colonel  Robert Yékouakété explique : « Nous vivons ces cas de banditisme dans la ville. Des diplomates et des commerçants  sont inquiets de cette situation, qui inquiète également nos pauvres mamans qui vendent différentes denrées. Car le plus souvent ce sont elles les principales  victimes de vol.


Ces enfants les ont à maintes reprises dépouillées de leur argent. Lorsque les diplomates et ceux de la communauté internationale vont faire leurs courses au niveau du centre ville et garent leurs voitures devant les magasins ou devant les pâtisseries, ces délinquants viennent, selon nos enquêtes, avec des clés à mollettes ou des rayons de vélo pour ouvrir les portières ou faire descendre les vitres de ces voitures et voler. Ce n’est pas du tout normal. ça fait la honte du pays. On ne peut plus tolérer de pareilles choses. C’est pour cela que j’ai pris cette décision  pour que ces délinquants soient arrêtés ».

72 heures plus tard, 15 enfants ont été relaxés et orientés à la fondation « Voix du cœur », un centre qui accueille les enfants de la rue, qui les écoute et fait une réinsertion familiale et socioprofessionnelle. Selon les explications du directeur général de cette fondation, l’abbé Ange Anatole Ngassenemo : «  Ces jours-ci, la police est en train de faire la traque aux enfants de la rue. L’OCRB nous a convoyé 15 enfants de la rue, qui ont été maintenus 72 heures. Il y a eu des rumeurs sur « La voix du cœur ». On nous jette la pierre, alors que nous ne sommes qu’une ONG nationale et une association qui travaille aux côtés du gouvernement pour prendre en charge les enfants de la rue c’est - à - dire des êtres humains àgés de moins de 18 ans qui échappent à toute tutelle parentale et qui vivent et dorment dans la rue. Voilà notre groupe cible.


Pour être une organisation non gouvernementale, on doit répondre à certains critères et  nous répondons à ces critères et  le gouvernement est au courant de ce que nous faisons. Ici, on bannit la stigmatisation, les coups de poing, la drogue et beaucoup d’autres choses qui sont anti disciplinaires. Ces jours-ci, j’ai écouté à la radio le DG de l’OCRB qui accuse presque dans ses dires la fondation  comme quoi  on spéculerait sur les enfants ou bien on les enverrait  dans la rue, ce qui est faux. Moi qui vous parle, je suis prêtre.  La doctrine sociale de l’église ne permet pas qu’on puisse spéculer sur les enfants ou bien leur envoyer nous chercher de l’argent. C’est nous qui cherchons les voies et moyens pour prendre en charge ces enfants qui sont des filles et fils de l’Etat centrafricain.

 

Les enfants en conflit avec la loi ne sont pas les enfants de la rue. Qu’on se comprenne et qu’on mette les mots à leur place. Nous travaillons avec les enfants de la rue et les enfants dans la rue qui ont besoin de notre assistance, qui viennent volontairement chez nous. Puis on les aide à embrasser une carrière professionnelle c'est-à-dire, qu’ils passent par la formation professionnelle et on passe à leur réinsertion socio professionnelle et familiale. On les aide pour qu’ils puissent s’installer. Mais les enfants qui volent ce sont des enfants en conflit avec la loi.  Ils ont transgressé la loi. Si celle-ci les prend, leur geôle ne se trouve pas à la fondation « Voix du cœur ». Notre ONG n’est pas une maison carcérale pour mineurs ou bien pour enfants de la rue. Je m’étonne que beaucoup de gens ne connaissent pas la définition des enfants de la rue. Si aujourd’hui, on a 6000 enfants de la rue, vous allez penser que notre dortoir qui n’est qu’un hébergement de transit qui ne peut accueillir que 60 enfants va accueillir en un jour les 6000 enfants ? Ici, on envoie un agent qui va dans la rue pour orienter les enfants au centre sans armes, sans bâton ni gourdin. Il leur parle en leur racontant des histoires et les oriente à la fondation. On ne peut pas dire que c’est la fondation qui fait mal son travail ».


Par ailleurs explique Yekoua Kette, cette opération qui a commencé dans la ville de Bangui se poursuivra dans tous les arrondissements de la capitale.

 

Herve Serefio

Lu pour vous : Centrafrique: L’OCRB débarrasse le centre ville de Bangui des bandits et délinquants
Lu pour vous : Centrafrique: L’OCRB débarrasse le centre ville de Bangui des bandits et délinquants
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Centrafrique-Presse.com
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 21:48

 

 

 

http://www.radiondekeluka.org   mercredi 25 mars 2015 13:45

 

Plus d'une dizaine d'armes de guerre et de chasse et des munitions de guerre,   déposées par des éléments des Forces de défense et de sécurité et des civils, ont été présentées ce mercredi à Mahamat Kamoun, Premier minsitre de la transition. La cérémonie de présentation officielle de ces armes s'est déroulée au ministère de la Défense à Bangui.


Il s'agit des premiers fruits de l'opération de désarmement volontaire des Forces de défense et de sécurité, lancé lundi 23 mars par le ministère de la Défense nationale.

« L'activité ne s'inscrit pas dans le cadre du Désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR). C'est un acte patriotique que le gouvernement a bien voulu lancer en ce qui concerne tous les élements des Forces de défense et de sécurité qui sont détenteurs d'armes et munitions de guerre, propriété de l'Etat centrafricain », a précisé Narcise Foukpio, président du comité d'organisation de l'opération de désarmement volontaire.


Le gouvernement a mis en place des mesures d'accompagnement pour toutes les bonnes volontés qui se feront enregistrées. « Ces éléments vont être enregistrés. Il y aura un suivi et dans le cadre de la récompense, le département de tutelle a prévu la mise en position de stage. Il y a l'opportunité d'avoir à titre exceptionnel des galons et des lettres de félicitations pour les militaires qui déposent volontairement les armes », a souligné Narcisse Foukpio.


« C'est un atout important dans la carrière d'un militaire », a-t-il ajouté.


Le Premier ministre de la transition, Mahamat Kamoun, s'est félicité de cette opération. Le chef du gouvernement demande à tous les détenteurs illégaux d'armes et de munitions de guerre d’emboîter leurs pas. « Notre pays a assez souffert des différentes crises. Il était important que le gouvernement, à travers le ministère d'état à la Défense, puisse lancer une telle opération pour ramasser les armes de guerre et autres qui pullulent dans nos quartiers. L'exemple mérite d'être suivi par tous », a indiqué Mahamat Kamoun.


L'appel du gouvernement au désarmement volontaire des Forces de Défense et de sécurité est suivi par certains civils détenteurs illégaux d'armes et munitions de guerre et/ou de chasse. « Il se trouve qu'il y a des civils qui se sont manifestés. On ne va pas faire la différence. S'il y a des civils qui veulent bien ramener les armes qui se trouvent en leur possession, nous ne pouvons que nous en féliciter », a expliqué le chef du gouvernement Kamoun.


L'opération a été lancée à travers un communiqué radio publié le 18 mars dernier par la ministre d’État à la Défense et s'inscrit dans le cadre de la célébration du 54e anniversaire de la naissance l'Armée nationale centrafricaine prévue pour le 4 avril prochain.

Bangui : une dizaine d'armes de guerre présentées à Mahamat Kamoun
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Centrafrique-Presse.com
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 21:38

 

 

Centrafrique/Bangui : Deux ans après l’ex-Séléka, la lutte contre l’impunité se poursuit
 

Bangui, 24 mars 2015 (RJDH)—Le 24 mars rappelle la prise du pouvoir par la coalition Séléka en 2013. Après avoir franchi la ligne rouge tracée par la Misca à l’époque, les troupes de cette rébellion ont marché sur Bangui. D’après certains observateurs de l’actualité centrafricaine, le cycle infernal de violence est né de l’impunité qui a toujours caractérisé les différents régimes centrafricains. Ils ont vu en la coalition Séléka l’apothéose de cette situation dramatique.

 

Du coup, après la démission de Michel Djotodia et de son Premier ministre Nicolas Tiangaye mettant un terme au règne de la Séléka, les projecteurs se sont braqués sur la lutte contre l’impunité. Arrêter, juger et condamner les auteurs des crimes de violation des droits humains équivaudrait à ramener la paix en Centrafrique, proclame-t-on.

 

Ainsi, dans les différentes résolutions prises dans le cadre de la résolution de la crise centrafricaine, la lutte contre l’impunité est devenue le cheval de bataille de la communauté internationale et des autorités de la transition. Cela s’est traduit tout au long de l’histoire du pays par des arrestations médiatisés et commentées de par tout le pays.

 

Les plus importantes sont celles du général des Anti-Balaka, Rodrigue Ngaibona alias Andjilo, Ousmane Mahamat Ousmane, Vice-président du Front Populaire pour le Redressement de Centrafrique (FPRC), faction de l’ex-Séléka favorable à l’ancien président Michel Djotodia et pas plus tard qu’hier de Romaric Vomitiadé, ministre du tourisme pour viol de mineure. En plus de cela, la Minusca a affirmé avoir arrêté plus de 15 00 personnes pour des faits divers. D’après une source proche de la maison carcérale de Ngaragba, 700 personnes y sont logées présentement.

 

Du côté de la présidence centrafricaine, l’on affirme ne pas être en marge de cette dynamique. D’après la présidente de la transition Catherine Samba-Panza. D’abord « notre volonté de lutter contre l’impunité s’est manifestée par la réhabilitation des Commissariats, de la Gendarmerie, des Prisons, du palais de la justice etc. Nous avons mis à la disposition des forces de sécurité intérieure des moyens mobiles afin qu’elles puissent barrer la route au banditisme », a-t-elle répondu sur les ondes de la RFI.

 

 Ensuite, elle a indiqué que parmi les crimes commis en République Centrafricaine, il y en a qui relèvent de la compétence des juridictions internationales. « Dans les crimes commis en Centrafrique, il y en a de grave et de grande échelle et qui relèvent du Droit International Humanitaire. Notre volonté de lutter contre l’impunité se fait également remarquer dans le mémorandum signé avec la communauté internationale qui prévoit que des appuis soient apportés aux autorités centrafricaines au cas où des insuffisances se seraient constatées dans le système judiciaire ».

 

Entre temps, la coalition Séléka n’a pas pour autant disparu définitivement. Elle s’est morcelée en trois coordinations politiques et militaires.  le FPRC, faction de Michel Djotodia, l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass et le PRC de Joseph Zoundéiko. Ils ont des hommes armés disséminés à travers le pays dont certains dans trois bases de la capitale./

 

Naim-Kaélin ZAMANE


 

 

Centrafrique/Bossangoa : L’eau potable devient rare dans la ville après l'interruption du générateur de la SODECA

 

Bossangoa, 25 mars 2015(RJDH)-- Le générateur de la Société de distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) de Bossangoa est tombé en panne depuis une  semaine. La population doit parcourir de trois à cinq kilomètres pour s’approvisionner en eau mais non potable.

 

Pendant cette saison sèche, la population de la  ville de Bossangoa s’est confrontée à de sérieux problèmes pour s’approvisionner en eau potable dans la ville. « Les femmes quittent entre trois à cinq heures du matin et parcourent parfois cinq kilomètres pour s’approvisionner en eau potable dans la ville. Les habitants de la ville de Bossangoa sont obligés de consommer de l’eau non potable », a rapporté une autorité communale. 

 

Bernadette Denam, une habitante de la ville de Bossangoa s’interroge que les conséquences de la consommation d’eau potable dans la ville. Elle se dit très  inquiète du manque d’eau potable dans la ville, et demande au gouvernement et aux ONG œuvrant dans la ville de leur venir en aide,  car « l’eau c’est la vie », rappelle –telle. 

 

Cette pénurie d’eau potable dans la ville de Bossangoa s’explique par l’absence du générateur de la SODECA de Bossangoa qui est tombé en panne depuis une semaine.

 

Une source proche de la SODECA de Bossangoa a fait savoir que ce dysfonctionnement  est lié à l'interruption de groupe électrogène. La pièce endommagée a été commandée à l'étranger. Elle avoue ne pas avoir une idée sur la date précise de l'arrivée de cette pièce de rechange. /

 

Hyppolite Feidangai  


 

Centrafrique/Bangui : Le Premier ministre Mahamat Kamoun se réjouit de la visite de la cheffe de l’État à Ndélé

 

Bangui, 25 mars 2015 (RJDH) Le chef du gouvernement de transition, Mahamat Kamoun se dit satisfait de la visite de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Cette visite effectuée le 21 mars, marque le retour de l’autorité de l’État dans cette zone.

 

Selon les termes d’un communiqué de la Primature, publié le 24 mars, la visite de Catherine Samba-Panza est intervenue après celle de Mahamat Kamoun au mois de décembre 2014 et «marque incontestablement le retour de l’État dans cette partie du pays ».

 

S’inscrivant également dans la logique de la réconciliation nationale et du dialogue entre Centrafricains,  « cette visite du Chef de l’État de la Transition a redonné espoir à la population meurtrie de Ndélé et a permis à la présidente et toute sa délégation de se rendre compte des actions menées par le Premier ministre Mahamat Kamoun et son gouvernement pour redéployer les services de base en province et restaurer l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire de la République Centrafricaine ». 

 

Signé de Georges Adrien Poussou, ministre Conseiller spécial du Premier ministre, le communiqué conclut qu’ « en effet, le chef du gouvernement, se félicite de la ferme détermination du chef de l’État de la Transition de remettre le pays sur les rails et de sa volonté de conduire cette Transition consensuelle et apaisée à bon port, dans les délais convenus. Le chef du gouvernement, salue enfin l’engagement sans relâche de la communauté internationale aux côtés de notre pays dans la crise sans précédent qu’il traverse ». 

 

De décembre 2014 en mars 2015, deux importantes visites des autorités de la transition y sont effectuées. Il s’agit de celle de Mahamat Kamoun en décembre 2014 et de la cheffe de l’État le 21 mars 2014./

 

Naim-Kaélin ZAMANE

 

 

Centrafrique/Moyenne-Sido : Difficiles conditions de vie des déplacés
 

Kabo, 25 mars 2015 (RJDH)- -Les déplacés  de Moyenne-Sido (extrême nord), vivent dans des conditions déplorables. Ils ont des difficultés à s’approvisionner en vivres, suite à la fermeture de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique. Deux personnes du site des déplacés de cette localité seraient portées disparues la semaine dernière. Un constat fait par une autorité communale jointe par le RJDH.

 

La frontière entre la Centrafrique et le Tchad a été fermée suite aux conflits armés. Dans la communale de Moyenne Sido, les déplacés qui ont été transférés dans cette localité, éprouvent des difficultés suite à la recrudescence de l’insécurité.

 

Une autorité communale jointe par le RJDH a fait  savoir que deux des personnes vivant sur site des déplacés ont été emportées par des personnes non identifiées. « Nous sommes restés sans nouvelles de ces deux personnes enlevées la semaine dernière», a déploré l’autorité communale.

 

Pour Moussa, un habitant de la commune de Moyenne Sido, le mouvement des habitants de la ville de Kabo, Markounda et de Moyenne Sido vers le Tchad est compromise par les forces tchadiennes. « Nous ne pouvons pas traverser la frontière pour aller nous procurer des vivres, des médicaments et des produits de première nécessité. Les déplacés qui s’entêtent sont passés à tabac », a déploré cette source.

 

Plus de 3000 déplacés vivent dans des conditions déplorables. Ils interpellent le gouvernement à plaider auprès du gouvernement tchadien pour la réouverture de la frontière entre le Tchad et la Centrafrique. /

 

Japhet Béroféi.


 

Centrafrique/Lambi : Au moins 80 peulhs, sous protection de la communauté, vivent dans la précarité

 

Lambi, 25 mars 2015 (RJDH) Au moins 80 peulhs vivent dans des conditions difficiles dans la commune de Lambi, située à 185 kilomètres dans la sous préfecture de Bossembele. Selon les informations du RJDH, ces peuples pasteurs sont sous la protection des habitants de cette commune depuis plus d’un an.

 

Omer Aristide Tonzi, président du groupement ‘’Demoyongo’’ qui s’occupe de ces peuples autochtones, a indiqué que  80 peulhs vivent dans la précarité, sans assistance humanitaire. « Ils circulent librement et exercent leurs activités pastorales malgré que les ex-Séléka aient emporté 4 troupeaux, leur appartenant. Ils ne reçoivent pas d’assistance humanitaire et leurs enfants ont des difficultés à fréquenter l’école par manque de fourniture scolaire », a-t-il expliqué.

 

« Nous avons perdu la semaine passée deux membres de cette communauté, Ils sont morts des suites du paludisme. C’est regrettable de vivre dans une situation très pénible et de ne pas bénéficier d’aune aide », a fait observé la source.

 

Selon la source, les ONG humanitaires sont passées discuter avec  les peulhs de Lambi mais sans suite favorable. « Il y a de cela 8 mois, l’ONG ACORD leur était venue en aide. La Croix-Rouge aussi avait distribué des moustiquaires,  l’Archevêque et la Caritas avaient soigné ces peulhs à un moment. Mais depuis au moins 10 mois, il me semble que ces peuples sont tombés dans les oubliettes », a regretté ce leader communautaire.

 

« Ces peulhs n’ont même plus envie de vivre dans la commune. Mais, nous avons acheté des bœufs et des moutons pour eux et ils s’occupent de l’élevage dans la commune. C’est encore faible comme notre appui, c’est pourquoi nous sollicitons l’appui des partenaires pour aider ces peuples », a ajouté Omer Aristide Tonzi.

 

Le groupement ‘’Demoyongo’’, crée en 2003,  s’occupe de la protection des veuves, des orphelins, des éleveurs, des personnes vivant avec le VIH et la protection des minorités peulhs./

 

Fridolin Ngoulou


 

Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique-Presse.com
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 14:01

 

 

Entretien

 

Propos recueillis par Joan Tilouine Le Monde.fr Le 25.03.2015 à 09h41 • Mis à jour le 25.03.2015 à 09h57


À Bangui, les autorités centrafricaines de la transition ont le regard porté vers la tenue, encore incertaine, de l’élection présidentielle prévue à la fin de cette année. Une soixantaine de candidats sont en lice pour cette échéance qui mettra un terme à cette transition menée par la présidente Catherine Samba-Panza.

 

D’ici là, nombreux sont les défis à relever et tout est à faire ou presque, selon Jean-Jacques Demafouth, le conseiller à la présidence en charge de la sécurité et des relations avec Sangaris et la Minusca (Mission des Nations Unies en République centrafricaine). À commencer par la réconciliation. C’est ainsi que le Forum de Bangui réunira, courant avril, des représentants de la société civile, des groupes armés, des religieux, et des partis politiques pour débattre de l’avenir du pays.

 

De passage à Paris, Jean-Jacques Demafouth a plaidé auprès des autorités françaises le maintien de l’opération Sangaris qui a prévu une réduction de ses effectifs, et un soutien renforcé de la France. Entretien.

 

Pourquoi souhaitez-vous le maintien de l’opération Sangaris ?

 

Nous sommes bien conscients que l’opération Sangaris lancée le 5 décembre 2013 ne devait durer que six mois. Or, cela fait plus d’un an que les militaires français de Sangaris sont en République centrafricaine (RCA). Nous avions espéré que Sangaris puisse résoudre les maux du pays, mais la crise se révèle plus profonde.

 

Si aujourd’hui nous traversons une accalmie que je comparerai à de la braise sous de la cendre, le pays est exsangue et nous avons toujours plus besoin de sécurité pour mener à bien cette transition. Le président François Hollande a indiqué que Sangaris restera en RCA jusqu’à l’automne. Ce que nous saluons, mais nous souhaitons un retrait progressif, à un rythme d’escargot.

 

Quelle autre forme d’aide réclamez-vous à la France ?

 

Nous avons besoin d’un soutien financier clair de la France. Nous voulons que Paris soutienne le budget de la RCA et incite d’autres bailleurs à faire de même. Nous avons encore besoin de près de 10 milliards de FCFA pour boucler notre budget. Et ce, sans compter l’organisation de l’élection présidentielle ainsi que le Forum de Bangui. L’Union européenne qui nous aide financièrement compte d’ailleurs la France parmi ses contributeurs, toutefois cela n’est malheureusement pas suffisant. J’ai demandé aux autorités françaises une aide supplémentaire modeste pour l’organisation du Forum de Bangui ainsi que pour le processus électoral.

 

Où en sont les préparatifs du Forum de Bangui ?

 

Nous avons fini le 11 mars la phase des « consultations populaires ». Celles-ci se sont déroulées, depuis le 19 janvier, dans tout le pays et ont réuni toutes les composantes de la société centrafricaine, y compris des groupes politico-militaires, pour dialoguer, échanger. Une première dans le pays ! Chaque région a ainsi pu exprimer ses besoins, ses craintes, ses préoccupations. De la sécurité à la scolarité des jeunes, en passant par la sécurité, nous avons tout noté et nous sommes actuellement en train d’analyser ces comptes rendus pour en dégager des grands thèmes qui seront abordés lors du Forum de Bangui prévu en avril.

 

Près de 500 délégués sont attendus, à raison d’une quinzaine par région, mais aussi des leaders de la diaspora et de partis politiques ainsi que des dignitaires religieux. Là encore, les forces françaises nous ont aidés à organiser ces consultations notamment dans des zones reculées. Et nous avons un besoin patent de Sangaris pour sécuriser ce Forum que d’aucuns veulent empêcher.

 

Cette étape de la réconciliation précède la tenue de l’élection présidentielle. En l’état, la Centrafrique est-elle capable d’organiser des élections ?

 

À la suite du Forum de Bangui, nous allons démarrer la phase de préparation électorale. Selon l’Agence nationale des élections, trois mois au minimum sont nécessaires pour faire ce recensement en vue de la constitution du fichier électoral.

 

« S’il faut attendre que tout le pays soit apaisé et sous contrôle, nous ne ferons jamais d’élection »

 

Alors oui, en effet, nous ne contrôlons pas tout le territoire et cette élection sera sans doute partielle. Mais dans chacune des grandes villes des seize préfectures, il y aura des bureaux de vote sécurisés. S’il faut attendre que tout le pays soit apaisé et sous contrôle, nous ne ferons jamais d’élection. Notre devoir, c’est que tous les candidats – une soixantaine actuellement – puissent faire campagne dans la paix. Nous tenons à ce que cette élection se déroule vite, si possible avant décembre, pour que la transition s’achève et qu’on transmette le pouvoir à un président élu, donc légitime.

 

Comment faire un recensement alors que certaines zones du pays échappent au contrôle de l’Etat ?

 

Je pense que si nous sommes parvenus à mener à bien les « consultations populaires », nous pouvons faire un recensement. Il est vrai que de nombreux Centrafricains sont des déplacés et qu’il sera complexe de tous les identifier. Mais nous avons déjà commencé. Et nous ferons ce que nous pouvons pour qu’ils puissent avoir leur carte d’électeur.

 

Pour ce qui est du fichier électoral, nous partons de zéro ou presque. Nous comptons récupérer l’ancien fichier électoral qui servira de base. C’est indéniablement un défi. Mais il faut le relever, et avancer quitte à faire une élection imparfaite. C’est l’élection de la dernière chance.

 

Dans quel état se trouvent les forces armées centrafricaines ?

 

Nous n’avons ni armée, ni gendarmerie, ni police. Nous disposons d’environ 3 500 gendarmes et 2 800 policiers à Bangui. Mais le problème, c’est qu’ils ne sont pas armés. Tous les stocks d’armes laissés par l’ancien régime ont été pillés par les groups armés. Donc nous hommes en uniforme utilisent parfois des armes récupérées sur les marchés locaux. J’ai plaidé auprès des autorités françaises pour que l’armement saisi par les troupes internationales soit remis à nos forces armées en reconstitution. Et nous souhaitons une levée de l’embargo au moins sur les formations afin de pouvoir entraîner nos militaires et policiers.

 

Redoutez-vous une montée de l’islamisme et de l’influence de Boko Haram en Centrafrique ?

 

« Nous constatons actuellement l’arrivée en Centrafrique de prédicateurs radicaux venus de pays voisins »

Nous ne savons rien ou si peu de ce qui se passe à nos frontières avec le Soudan et le Tchad sous contrôle de l’ex-Séléka. Boko Haram peut opérer dans ces zones, ce qui nous préoccupe d’autant plus que nous savons que des liens existent.

 

Le numéro 2 de l’ex-Séléka, Noureddine Adam, est ou a été en contact avec des éléments de Boko Haram et d’Al-Qaida. Nous constatons actuellement l’arrivée en Centrafrique de prédicateurs radicaux venus de pays voisins. La jeunesse désœuvrée centrafricaine constitue une proie facile pour les mouvements djihadistes. Autant d’éléments d’inquiétude.

 

C’est pour cela que nous sommes allés en février au sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), pour lancer un appel afin que la RCA ne soit pas oubliée dans la lutte contre Boko Haram.

 

Quid du rôle de François Bozizé, actuellement à Kampala, et de la déstabilisation orchestrée par certains de ses fils ?

 

Bozizé, c’est le mal de la politique centrafricaine. Je l’ai bien connu, d’abord comme officier général puis comme chef d’Etat-major lorsque j’étais ministre de la défense. Sa gestion du pouvoir a été honteuse, et il doit des excuses aux Centrafricains. Il ne faut pas oublier que lorsque les rebelles de la Séléka se sont emparés de Bangui en mars 2013, Bozizé a abandonné son pays qu’il a confié, par un décret, à la France.

 

« Les autorités de transition présidées par Catherine Samba-Panza collaborent avec le bureau du procureur de la CPI pour que les enquêtes aboutissent vite »

 

Sa manipulation des groupes armés tels que les milices anti-balaka ont aggravé le désordre et ont précipité le pays dans le chaos. Il ose ensuite se rendre en février à Nairobi pour négocier la paix avec son tombeur et successeur, Michel Djotodia. Les autorités de transition présidées par Catherine Samba-Panza soutiennent la Cour pénale internationale et collaborent avec le bureau du procureur pour que les enquêtes aboutissent vite.

 

Cette rencontre à Nairobi entre Bozizé et Djotodia a été orchestrée par le président congolais Denis Sassou Nguesso, comment percevez-vous l’évolution de sa médiation ?

 

Nous avons été surpris de ne pas avoir été ni associé ni informé de cette rencontre à Nairobi. Or, nous aurions souhaité être présents. D’autant que le processus de Brazzaville, où a été signé en juillet un accord de cessation des hostilités, a été salué par la communauté internationale qui a par ailleurs condamné cette rencontre de Nairobi entre Bozizé et Djotodia.

 

Nous sommes reconnaissants au président Denis Sassou Nguesso, médiateur de la crise centrafricaine, pour son implication et ses efforts pour parvenir à une réconciliation. Mais il est important que ce travail de dialogue implique le gouvernement.

 

La neutralité du président Denis Sassou Nguesso, dont la proximité avec l’ancien ministre centrafricain Karim Méckassoua est publique, n’est-elle pas contestable ?

 

Il a probablement un penchant pour un candidat. Personnellement, je n’ai jamais entendu le président congolais faire état d’un soutien affiché. On sait bien, en effet, que Karim Méckassoua fait les va-et-vient entre Bangui et Brazzaville. Entre proximité et soutien politique, il y a un pas qui, je l’espère, ne sera pas franchi.

 

Joan Tilouine


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/03/25/centrafrique-l-election-de-la-derniere-chance_4600603_3212.html#DBPRhLVQ3iaMuG8p.99

Lu pour vous : Centrafrique : « l’élection de la dernière chance » : Interview de Jean Jacques Demafouth
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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 13:00

 

 

 

http://www.lavoixdelamerique.com  mercredi, mars 25, 2015. 11:53 TU

 

Le ministre du Tourisme, des Arts et de la Culture, Romaric Vomitiade a été placé lundi sous mandat de dépôt, suite à une affaire de viol sur une mineure de 16 ans à Yaloké, dans le nord-ouest de Bangui.

 

L’affaire remonte début février lors des opérations de consultations populaires à Yaloké, localité située à 222 Km au nord ouest de Bangui.

 

Après le retour sur Bangui de la délégation dirigée par le ministre Romaric Vomitiade, une radio locale diffuse le témoigne d’une adolescente de 16 ans affirmant avoir été violée par le ministre lors de ces opérations.

 

L’affaire a fait un véritable buzz dans le pays, mais le membre du gouvernement de transition nie les faits.

 

Depuis ce jour, les relations entre l’exécutif et le ministre présumé violeur ne sont pas au beau fixe.

 

Finalement, lundi, Romaric Vomitiade est arrêté et placé sous mandat de dépôt.

 

Selon Maurice Dibert Dollet, procureur général près la Cour d’appel de Bangui, l’enquête suit son cours et le chef du département du tourisme sera présenté très prochainement à un juge.

 

Joint par VOA Afrique, le ministre de l’Administration du Territoire et Porte-parole du Gouvernement, Modibo Bachir Walidou, "cette arrestation d’un membre du gouvernement en fonction, répond à la volonté de la presidente de la transition, Catherine Samba Panza, de lutter contre l’impunité".

 

Modibo Bachir Walidou joint par Félix Yépassis-Zembrou.

Arrestation d'un ministre centrafricain accusé de viol
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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 12:58

 

 


N'Djamena AFP / 25 mars 2015 11h59 - La cour criminelle spéciale de N'Djamena a condamné mercredi à la réclusion à perpétuité, pour assassinats et tortures, sept responsables des services de sécurité de l'ex-président tchadien Hissène Habré, renversé en 1990, inculpé de crimes contre l'humanité et détenu à Dakar, a constaté un correspondant de l'AFP.


Trois autres des 28 accusés ont été condamnés à 20 ans de réclusion par la cour, qui a relaxé quatre personnes et infligé des peines allant de sept à quinze ans de prison aux autres prévenus.


La plupart faisait partie de la sinistre et redoutée Direction de la Documentation et de la Sécurité (DDS, police politique).


Parmi les sept condamnés à la réclusion à perpétuité figure le principal accusé du procès, l'ancien patron de la DDS, Saleh Younous, ainsi que Mahamat Djibrine, présenté par la Commission nationale d'enquête tchadienne comme l'un des tortionnaires les plus redoutés du Tchad lors de ces années noires.


Cinq des accusés ont été jugés par contumace, dont deux ont écopé de la perpétuité.

Ils étaient jugés depuis le 14 novembre pour assassinats, tortures, séquestrations, détention arbitraire, coups et blessures et actes de barbarie.


Hissène Habré, né en 1942, au pouvoir de 1982 jusqu'à son renversement en 1990 par l'actuel chef de l'État, Idriss Déby Itno, s'était ensuite réfugié au Sénégal, où il bénéficia pendant plus de 20 ans de la bienveillance des autorités sénégalaises avant d'être finalement arrêté.


Le tribunal spécial, créé par le Sénégal et l'Union africaine (UA) pour juger M. Habré, a rendu le 13 février une ordonnance le renvoyant devant une cour d'assises spéciale pour y être jugé pour crime contre l'humanité, crimes de guerre et crime de torture.

Hissène Habré est accusé par l'organisation de défense de droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) de milliers d'assassinats politiques et de l'usage systématique de la torture pendant son régime.



(©)

Tchad : sept condamnations à la perpétuité au procès de complices de l'ex-président Habré
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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 02:37

 


Ouagadougou AFP / 24 mars 2015 23h04 - Un juge d'instruction a été saisi dans l'affaire Thomas Sankara, président du Burkina Faso assassiné en 1987 lors d'un coup d'Etat, dont les proches demandaient depuis des années la réouverture du dossier, a annoncé mardi l'avocat de la famille à l'AFP.

Le commissaire du gouvernement du tribunal militaire nous a confirmé samedi que le dossier a effectivement été transféré à leur niveau et que l'ordre de poursuite a enfin été donné, a déclaré Me Bénéwendé Sankara, qui n'a pas de lien de parenté avec l'ex-président.

Un haut responsable judiciaire burkinabè a confirmé cette procédure, sous couvert d'anonymat. Le dossier est arrivé. L'ordre de poursuite a été signé, un juge d'instruction a été saisi, a-t-il indiqué.

Le capitaine Thomas Sankara, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1983, a été tué quatre ans plus tard lors du putsch qui a porté Blaise Compaoré au pouvoir. Le régime de M. Compaoré, balayé fin octobre par des manifesations de rue après 27 ans de règne, avait toujours refusé de rouvrir son dossier.

Le président Michel Kafando, qui a succédé en novembre à Blaise Compaoré, avait à l'inverse promis que justice serait rendue dans ce dossier très symbolique au Burkina Faso.

Nous sommes allés féliciter le président (Kafando) pour avoir tenu ses engagements, a déclaré Me Bénéwendé Sankara.

- Réformer la justice -

Les chefs d'inculpation ne sont pas encore connus, selon l'avocat de la famille Sankara : remettre la procédure à plat suppose refaire une instruction très sérieuse dans le cadre de ce dossier, donc c'est un véritable combat titanesque qui commence.

La figure de Thomas Sankara, révolutionnaire loué pour son intégrité et icône du panafricanisme, a été abondamment revendiquée durant le soulèvement populaire qui a conduit à la chute du président Compaoré.

Début mars, le gouvernement avait déjà autorisé l'exhumation du corps de Thomas Sankara, dans le but de l'identifier formellement.

Le Che africain avait été inhumé au cimetière de Dagnoën (quartier est de Ouagadougou), mais sa famille et ses nombreux partisans doutent qu'il s'agisse vraiment de sa dépouille.

Après avoir échoué auprès des tribunaux burkinabè, sous le régime Compaoré, à faire effectuer des tests ADN pour trancher cette question, la famille avait saisi la Cour africaine des droits de l'Homme, qui avait ordonné en 2008 au gouvernement du Burkina Faso d'autoriser les expertises nécessaires, en vain.

Le Burkina Faso a entamé mardi des états généraux de la justice en vue de réformer ce pilier républicain très critiqué sous le régime Compaoré.

Citoyens, presse, ONG et même gouvernants dénonçaient constamment la corruption rampante et l'impunité érigée en système de gouvernance alors que des membres du gouvernement Compaoré avaient reconnu publiquement que des juges étaient acquis au pouvoir.

Des réflexions sont actuellement menées sur des réformes qui permettront à la Haute Cour de Justice de juger des dirigeants pour des crimes de haute trahison et attentat à la Constitution commis dans l'exercice de leurs fonctions, a annoncé mardi la ministre de la Justice Joséphine Ouédraogo lors des états généraux. Elle n'a pas précisé si ces réformes auraient un effet rétroactif.

Une trentaine d'organisations de la société civile avaient réclamé fin février des poursuites judiciaires pour attentat à la Constitution contre les membres du dernier gouvernement de Compaoré, des hauts dirigeants de son parti et des partis alliés qui avaient soutenu un projet de révision constitutionnelle visant à le maintenir au pouvoir au-delà de la fin de son dernier mandat.


(©)

Burkina Faso : saisine d'un juge d'instruction dans le dossier de l'ex-président assassiné Thomas Sankara
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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 02:23

 

 

Bangui, 24 mars 2015(RJDH) --  Le ministre du Tourisme, des Arts, de la Culture et de l’Artisanat Romaric Vomitiadé a été mis en garde à vue sur ordre du  Procureur,  dans la soirée du lundi 23 mars. Le membre du gouvernement avait été accusé de viol de mineure, à Yaloké lors d'une mission des consultations à la base ; mission qu’il a conduite dans cette localité.

 

Joint par le RJDH, le Procureur général se réserve de tout commentaire, évoquant la présomption d'innocence du prévenu.

 

Lors d'un entretien accordé au RJDH avant son arrestation, Romaric Vomitiadé, clame son innocence et affirme être surpris d'écouter sur les ondes d'une station nationale les informations selon lesquelles, il a violé une mineure. "Je laisse l’opportunité aux hommes de droit de faire leur travail", a-t-il dit. 

 

 Etant  ministre résident de la préfecture de  l’Ombella M'Poko, le ministre du Tourisme s’est rendu dans cette localité du 21 au 26 janvier pour les consultations populaires à la base. Il est mis aux arrêts malgré la non abrogation du décret de sa nomination comme ministre./

 

Marina Moulougnatho

Centrafrique/Bangui : Après avoir été accusé de viol, le ministre anti-balaka Romaric Vomitiadé a été arrêté
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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 02:12

 

 

 

PARIS, 24/03/201516:13 (Reuters) - La présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a émis des réserves mardi sur l'adoption éventuelle de mesures d'amnistie dans le cadre du processus de réconciliation deux ans après le coup d'Etat de la Séléka. 

 

    Les exactions commises par cette mouvance rebelle à majorité musulmane contre la population chrétienne ont provoqué une réplique des anti-balaka, des miliciens chrétiens qui se sont mis à traquer la communauté musulmane. 

 

    Plusieurs milliers de personnes ont été tuées et près d'un million ont été déplacées. 

 

    "A chaque processus de réconciliation, nous avons toujours commencé par prendre des mesures d'amnistie générale", souligne Catherine Samba-Panza dans une interview à RFI. "Cela fait vingt ans que le cycle de violence ne s'est pas arrêté". 

 

    "Ce sont des initiatives, en fait, qui ne payent pas, mais, par contre, qui frustrent les victimes", estime-t-elle. "C'est vrai, nous voulons aller vers le dialogue, nous voulons aller vers la réconciliation, mais pas au prix de l'impunité."

 

    La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé fin septembre avoir ouvert une enquête sur les crimes commis par les milices armées depuis août 2012. 

 

    En février, une vingtaine d'ONG ont appelé le Parlement centrafricain à adopter le projet de loi créant une Cour pénale spéciale - réunissant des magistrats centrafricains et internationaux - chargée d'enquêter et de juger les crimes commis depuis 2012 dans le pays. 

 

 (Marine Pennetier, édité par Sophie Louet)

La présidente de la RCA réservée sur des mesures d'amnistie
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