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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 18:37
Centrafrique  : 400 millions de dollars pour parer à l'urgence humanitaire

 

 

 

http://afrique.latribune.fr/   Didier Assogba  |  

 

La république centrafricaine n'est pas prête de connaître le bout du tunnel. Malgré l'établissement d'un pouvoir démocratique à l'issue de plus de trois ans de transition, le pays reste toujours confronté à des urgences humanitaires. Hier mardi, les autorités et les organisations humanitaires ont indiqué que près de la moitié de la population de a encore besoin d'aide humanitaire malgré les progrès réalisés depuis la crise de 2013.

 

L'urgence de l'aide humanitaire a été confirmée par la ministre des Affaires sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baikoua, et le Coordonnateur de l'action humanitaire pour la Centrafrique, Fabrizio Hochschild dans un communiqué.

 

Dans les détails, il ressort que près de 400 millions de dollars seront nécessaires pour venir en aide à 1,6 million de Centrafricains. Ces chiffres sont contenus dans le plan de réponse humanitaire 2017 qui complémente le Programme quinquennal national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) lancé à Bruxelles le 17 novembre. Fabrizio Hochschild précise que les efforts humanitaires sont absolument primordiaux afin de pouvoir sauver les vies de personnes qui figurent parmi les plus pauvres et les plus oubliées au monde.

 

Toujours plus de personnes confrontées à l'extrême pauvreté

 

La République centrafricaine détient un des taux les plus élevés de malnutrition chronique au monde. Ceci malgré l'énorme potentiel agricole dont dispose le pays. On note qu'un enfant sur deux souffre de malnutrition. Le taux d'accès à l'eau potable et aux services de santé demeure très faible alors que l'insécurité est persistante. Les autorités expliquent que le manque de graines et d'outil agricoles en sont les raisons principales. Les taux de mortalité maternelle et infantile figurent également parmi les plus élevés au monde. La note publiée mardi souligne que depuis septembre 2016, de nouveaux conflits ont éclaté dans plusieurs villes causant la mort de centaines de civils et entraînant le déplacement de dizaine de milliers de personnes. « Un Centrafricain sur dix est réfugié, la majorité d'entre eux se trouvant au Cameroun voisin», y lit-on.

 

Par ailleurs, Fabrizio Hochschid explique que les efforts humanitaires sont cruciaux pour stabiliser la RCA, ceci parallèlement aux besoins urgents en termes de développement politique et sécuritaire. Le 17 novembre dernier à la conférence des donateurs à Bruxelles, les partenaires ont promis de décaisse au pays une enveloppe de 2,2 milliards de dollars pour financer la relance du pays sur une période de trois ans. Et ce à travers le Programme quinquennal national de relèvement et de consolidation de la paix. La Banque mondiale avance une enveloppe de 500 millions de dollars contre 450 millions de dollars pour la commission européenne.

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:52
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Touadera annonce un dispositif d’absorption des fonds promus à Bruxelles

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 29 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 29 Novembre 2016(RJDH)—le président Faustin Archange Touadera a annoncé dans une interview ce dimanche sur RFI la mise en place d’un dispositif de renforcement de capacité d’absorption de fonds promu par les partenaires, 10 jours après la table ronde de Bruxelles.

 

Selon Faustin Archange Touadera, il y a plusieurs partenaires et que la clé de succès passe par la mise en confiance de ces partenaires, une des exigences de l’accord-cadre signé entre la République Centrafricaine et l’Union Européenne à Bruxelles. Cette initiative a été annoncée alors que la CEEAC projette organiser à Libreville au Gabon une rencontre sur la République Centrafricaine ce 30 novembre 2016. Rencontre où Bangui s’attend aux annonces de fonds de la sous-région d’Afrique Centrale.

 

En mettant en place ce dispositif d’absorption de fonds qui n’a pas encore pris sa forme, Faustin Archange Touadera coupe court à l’idée d’un large consensus demandé par les leaders politiques et entend rester dans la dynamique consensuelle qui a guidé l’élaboration du plan de relèvement présenté à Bruxelles.

 

Cette volonté politique de constituer un dispositif d’absorption de fonds n’est pas aussi loin de l’appel de Touadera à Bruxelles qui consiste à impliquer la société civile dans la gestion des fonds. Gage de transparence que celui-ci s’engage à faire dans le cadre de ces 2,2 milliards mobilisés à Bruxelles et que le gouvernement attend le décaissement pour financer les trois piliers que sont la paix, la sécurité et la réconciliation nationale. Pour ce faire, il faut que les promesses se transforment en recettes, mais aussi en dépense pour que le centrafricain puisse commencer à voir un début de Bruxelles dans son quotidien.

 

A la question de savoir comment va se concrétiser les promesses faites à Bruxelles, Faustin Archange Touadera ne varie pas et reste optimiste sur la volonté et capacité des bailleurs « Nous venons de quitter Bruxelles, il y a peu de temps, et nous sommes déjà en train de travailler sur un dispositif pour renforcer notre capacité d’absorption de ces fonds-là. Nos partenaires sont nombreux puisqu’il y a l’Union Européenne, la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement, la France et les Etats-Unis… Nous allons donc travailler sur un dispositif qui intègre cet aspect de mobilisation concrète des ressources qui sont promises » a-t-il indiqué.

 

La République Centrafricaine a obtenu de ces partenaires 2,2 milliards de dollar soit 1.130 milliards de FCFA lors de la table ronde de Bruxelles le 17 novembre, pour financer ces besoins prioritaires sur trois ans.

 

 

Centrafrique : Le MLCJ de Birao appelle les groupes armés à s’adhérer au processus DDRR

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 29 NOVEMBRE 2016

 

BIRAO, 29 Novembre 2016 (RJDH) : Gilbert Toumoudeya, chef du Mouvement des Libérateurs Centrafricains pour la Justice (MLCJ),  l’une des factions de l’ex-Séléka a invité les groupes armés encore actifs à intégrer le processus DDRR. Appel lancé à Birao au cours d’une interview qu’il a accordée au RJDH et dans laquelle il présente les motivations de son groupe à aller vers la paix.

 

RJDH : Votre mouvement le MLCJ s’est engagé dans le processus du pré-DDRR, alors à ce titre, dites-nous quel est votre apport dans la consolidation de la paix en République Centrafricaine et particulièrement à Birao ?

 

Gilbert Toumoudeya : Le MLCJ est signataire de plusieurs accords de paix, et récemment signataire des accords de paix de Bangui. Ce qui nous anime, c’est que nous voulons la paix. Vous savez que notre pays a connu beaucoup de violences, c’est pour cela que le MLCJ a pris position pour entrer dans le processus du pré-DDRR en attendant que celui-ci n’arrive.

 

RJDH : Quelles sont les actions que vous menez concrètement pour garantir la paix et la sécurité dans les zones sous votre contrôle ?

 

GT : Nous travaillons avec les autorités administratives du pays, nous travaillons avec les autorités locales et aussi avec la Minusca. Nous sommes entrain de construire un bâtiment scolaire, baptisé  école, Djourkitia, un cycle complet, ce sont nous les ex-combattants qui faisons la maçonnerie. Nous avons un chantier de briqueterie. Nous avons un champ de 4 hectares. Nous faisons aussi l’assainissement des bâtiments administratifs de Birao.

 

RJDH : Le MLCJ s’est pleinement engagé dans le processus de paix, en le faisant, est-ce que vous avez un message à lancer aux autres groupes armés qui n’ont pas encore suivi votre exemple ?

 

GT : Je demande à tous les autres groupes armés de déposer les armes que ce soit de l’Est, Ouest, du Nord ou du sud de laisser la violence, que ce soit les Anti-balaka ou les ex Séléka. Nous sommes à l’origine des troubles dans notre pays, l’heure est venue pour nous de laisser nos armes. Nous avons choisi un président à la tête du pays, c’est le moment pour nous de le laisser travailler en paix. Nous demandons à nos frères des groupes armés de suivre le chemin que nous sommes entrain de prendre.

 

RJDH : Monsieur Gilbert Toumoudeya, merci !

 

GT : c’est moi qui vous remercie !

 

Propos recueillis par Juvénal Koherepede

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:21
Cardinal Nzapalainga sur RFI : «Je ne suis pas devenu cardinal pour chercher à être pape»
Cardinal Nzapalainga sur RFI : «Je ne suis pas devenu cardinal pour chercher à être pape»

 

INVITÉ AFRIQUE

 

 

Par Jean-Jacques Louarn  RFI mardi 29 novembre 2016

 

Dix-sept cardinaux ont été créés le 19 novembre par le pape François. Parmi eux, l'archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, qui devient ainsi le premier cardinal de l'histoire de la Centrafrique. A 49 ans, il est aussi le plus jeune des cardinaux. Mais les armes parlent à nouveau dans son pays, où la paix reste bien fragile. De passage à Paris, le cardinal Nzapalainga appelle à un sursaut national. Jean-Jacques Louarn l'a rencontré.

 

RFI : Un pape, Noir, Africain, est-ce pour bientôt ?

 

Mgr Dieudonné Nzapalainga : L’Eglise catholique est une Eglise universelle. Jusqu’à présent, la question ne se pose pas, la question de Noir, et de Blanc ou autres, on accueille seulement celui que les cardinaux pourront élire comme pape. Ça pourrait être un Blanc, comme ça pourrait être un Noir.

 

Vous avez compris le sens de ma question. Vous n’avez que 49 ans, vous êtes le benjamin des cardinaux. Ce prochain pape noir sera peut-être Centrafricain ?

 

Je ne suis pas devenu cardinal pour chercher à être pape. On n’est pas seulement cardinal pour son pays. On sert l’Eglise universelle en étant collaborateur du Saint-Père. Et c’est cela le plus important, quitte à ce que, en plus, plus tard faire des choix, ça c’est les cardinaux dans leur discrétion qui feront le choix.

 

Comment avez-vous appris et pris cette nomination comme cardinal par le pape François ?

 

J’ai appris cette nomination, j’étais en déplacement dans une ville qui s’appelle Bossembélé, à 160 kilomètres sur la route de Bouar. Je finissais une messe. J’étais en train de m’entretenir avec les chrétiens en les invitant à s’occuper de leurs prêtres. C’est là où le chancelier est venu, me tendant le téléphone en disant « Urgence. Il y a un appel pour vous ». A deux reprises, j’ai refusé. La troisième fois, j’ai pris le téléphone. C’était la nonciature qui m’annonçait que le pape vient de me créer cardinal. Donc je suis surpris.

 

Il y a un an, le pape François était à Bangui. Vous-même, vous avez multiplié depuis les gestes de réconciliation. Diriez-vous que cette réconciliation entre Centrafricains musulmans et catholiques est enfin en marche ?

 

On peut dire que c’est en marche. Musulmans, chrétiens, nous avons un seul destin. Avant d’être musulmans ou d’être chrétiens, nous sommes d’abord Centrafricains.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra n’a toujours pas les moyens de rétablir la sécurité dans l’intérieur du pays, de rétablir l’autorité de l’Etat. On pourrait presque dire que Faustin-Archange Touadéra est pour l’instant le président de Bangui en quelque sorte ?

 

Je l’ai dit à beaucoup de gens. Je suis allé à Bandoro. Le préfet ou le sous-préfet, ils sont sous-préfets de nom, mais dans la réalité, ils n’ont pas de militaires pour les protéger. Ils ne peuvent pas intervenir. Quand vous allez à Bambari, ce n’est pas le préfet qui dirige. Quand vous allez à Bangassou… Je peux multiplier le nom des villes. Donc ça veut dire que ce pays, il y a des seigneurs de guerre qui occupent des pans entiers du territoire et qui ont le droit de vie et de mort, et qui décident. Il est temps que le redéploiement de l’Etat puisse être accompagné d’une force pour dire que, force reste à la loi, et non au désordre ni aux hommes informels qui s’improvisent préfet, qui s’improvisent généraux et qui prennent en otage des populations centrafricaines.

 

Vous avez évoqué les seigneurs de guerre. De récents affrontements entre ex-Seleka, entre deux mouvements le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC de Nourredine Adam) et l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC d'Ali Darass) à Bria (400 km au nord-est de Bangui) ont fait plusieurs dizaines de morts, peut-être 85 au moins. Des affrontements en fait sur fond de gestion de mainmise sur des trafics lucratifs ?

 

Cette guerre ne cesse de profiter à certaines personnes. Nous savons aussi que le diamant de Centrafrique sort, passe par d’autres pays. On ne peut pas continuer à regarder ces groupes-là s’entretuer et tuer les civils. Nous avons les forces de la Minusca [Mission des Nations unies en RCA] qui ne sont pas loin, parfois à côté, et qui voient ces forces passer avec leurs armes et bagages. Les gens se posent des questions : à quoi sert la Minusca ? Si la Minusca ne peut pas intervenir, laisse l’UPC traverser, laisse le FPRC traverser, pour aller tuer les autres, pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Ce sont là les questions interminables que se posent les Centrafricains. Il y a aussi un message fort à envoyer : si on fait l’interposition et que les gens de l’UPC qui veulent traverser pour aller attaquer les autres, on peut les arrêter. Là, on aura économisé des vies. Mais si on les laisse aller s’entretuer ou intervenir plus tard, on a déjà eu des morts sur les bras, et on amplifie la guerre, on amplifie aussi le conflit. Nous pensons qu’il est temps d’envoyer un message, un signal fort.

 

L’opération française Sangaris a plié bagage. Vous avez peur de cette étape. Le président de l’Assemblée nationale, Karim Meckassoua, a déclaré que ce départ était, selon lui, « prématuré » ?

 

Le gouvernement français est souverain. Si les Centrafricains continuent à attendre toujours de l’extérieur, notre guerre sera pour 100 ans. Si nous avons nos intérêts particuliers, intérêts partisans, et que nous voulons prêcher pour notre région, pour notre ethnie, pour notre tribu, notre problème demeurera entier. Il est temps de voir plus grand, plus large, plus national, pour ne pas dire être un patriote.

 

La Centrafrique est bien partie ou est mal partie ?

 

La Centrafrique est en voie de sortir de cette crise. Il ne faudrait sombrer dans le pessimisme. La Centrafrique a un avenir et cet avenir commence d’abord dans la tête, dans le cœur des Centrafricains avant que la communauté internationale intervienne.

 

La Centrafrique aux Centrafricains ?

 

La Centrafrique aux Centrafricains et maintenant, les autres peuvent aussi venir aider. Mais je suis en train de provoquer un sursaut dans le cœur des Centrafricains pour qu’ils se disent : il est temps de bâtir ce pays, il est temps, il est temps… il est temps de voir ce pays et de travailler pour l’intérêt de ce pays.

 

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:19
Afrique centrale: sommmet régional mercredi à Libreville

 

 

29 novembre 2016

 

Un sommet régional sur la situation politique et sécuritaire dans une dizaine de pays d’Afrique centrale se tient mercredi à Libreville, a-t-on appris mardi auprès de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC).

 

La lutte contre les jihadistes de Boko Haram au Cameroun et au Tchad, les affrontements entre groupes armés en Centrafrique, l’instabilité politique en RD Congo et au Burundi devraient être au menu de ce « sommet extraordinaire » de la CEEAC.

 

La situation et les tensions post-électorales au Gabon, au Congo et au Tchad devraient aussi être évoquées, a indiqué le secrétaire général de la CEEAC, Ahmad Allam-Mi, cité par plusieurs sites d’information africains.

 

Le représentant spécial des Nations unies en Centrafrique, Parfait Onanga, doit participer à la rencontre alors que l’ONU a condamné les dernières violences entre factions armées rivales qui ont fait des dizaines de morts selon les Nations unies.

 

Le premier vice-président du Burundi, Gaston Sindimwo, représentera son pays pour « que les chefs d’Etat et de gouvernement de la sous-région africaine puissent être nos ambassadeurs auprès de nos détracteurs (…). Nous en profiterons pour vendre une bonne image de marque du Burundi », a-t-il déclaré au site burundais bujumburanewsblog.

 

La CEEAC regroupe onze pays (Angola, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée-Equatoriale, RD Congo, Rwanda, Sao Tomé et Principe, Tchad).

 

La question du futur président de la commission de l’Union africaine (UA), qui doit être désigné en janvier lors d’un sommet à Addis-Abeba, pourrait faire partie de l’agenda caché de la rencontre.

 

Le Tchad défend son candidat, son ministre des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat, pour prendre la succession de la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma.

 

La ministre kényane des Affaires étrangères Amina Mohamed et le Sénégalais Abdoulaye Bathily, ex-représentant des Nations unies en Afrique centrale, sont également candidats.

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:10
Centrafrique : la moitié de la population a encore besoin d'aide humanitaire, selon l'ONU

 

 


(Genève, 28 novembre 2016) : Près de la moitié de la population de la République centrafricaine (RCA) a encore besoin d’aide humanitaire malgré les progrès réalisés depuis la crise de 2013. C’est ce que la Ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation nationale, Virginie Baikoua et le Coordonnateur de l’action humanitaire pour la Centrafrique, Fabrizio Hochschild, ont annoncé aujourd’hui aux Etats membres onusiens lors d’une réunion à Genève. 



En 2017, près de 400 millions de dollars américains seront nécessaires pour venir en aide à 1,6 million de Centrafricains, selon le plan de réponse humanitaire 2017 qui complémente le Programme quinquennal national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) lancé à Bruxelles le 17 novembre. «Les efforts humanitaires sont absolument primordiaux afin de pouvoir sauver les vies de personnes qui figurent parmi les plus pauvres et les plus oubliées au monde », a rappelé Fabrizio Hochschild. 



Malgré un énorme potentiel agricole, la République centrafricaine détient un des taux les plus élevés de malnutrition chronique au monde avec un enfant sur deux malnutri. 


L’insécurité persistante, un faible accès à l’eau potable et aux services de santé, ainsi que le manque de graines et d’outil agricoles en sont les raisons principales. Les taux de mortalité maternelle et infantile figurent également parmi les plus élevés. 



Depuis septembre 2016, de nouveaux conflits ont éclatés dans plusieurs villes causant ainsi la mort de centaines de civils et entraînant le déplacement de dizaine de milliers de personnes épuisés par le conflit. Un Centrafricain sur dix est réfugié, la majorité d’entre eux se trouvant au Cameroun voisin. 



Toutefois, alors qu’au début de l’année 2014 près d’un million de personnes étaient déplacées, la moitié est aujourd’hui retournée. A cet égard, Fabrizio Hochschild a 
souligné que « les efforts humanitaires sont cruciaux pour stabiliser le pays pendant que les besoins urgents en terme de développement, politiques et sécuritaires sont traités ». 


 

Virginie Bero 

Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) 

République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR) 
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22   
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int 

 

 

 

Presque deux semaines après la conférence des donateurs à Bruxelles, les Nations Unies et la République centrafricaine ont lancé, ce lundi à Genève, un appel de fonds de près de 400 millions de dollars américains pour venir en aide à 1,6 million de Centrafricains. Selon le plan de réponse humanitaire 2017 qui complémente le Programme quinquennal national de relèvement et de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA) lancé à Bruxelles le 17 novembre, près de la moitié de la population centrafricaine a encore besoin d’aide humanitaire. Cet appel de fonds témoigne de la fragilité de la situation sécuritaire dans ce pays et de la situation humanitaire.

 

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:08
Centrafrique : Paris "préoccupé", appelle les groupes armés à cesser les violences

 

 

 

Paris 29 NOVEMBRE 2016 (AFP) La France, "préoccupée" par les récentes violences qui ont fait 85 morts dans la région de Bria (centre), a appelé mardi l’ensemble des groupes armés à "cesser toute violence" et à rejoindre le programme de désarmement et réinsertion lancé par Bangui.

 

"Nous appelons l’ensemble des groupes armés à cesser toute violence et à rejoindre sans tarder le programme de "désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement" (DDRR) lancé par les autorités centrafricaines", a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay Romain Nadal.

 

Des affrontements les 21 et 22 novembre entre groupes armés de l’ex-rébellion Séléka ont fait 85 morts, essentiellement des Peuls, dans la région de Bria.

 

"La France soutient l’action de la Minusca (la force de maintien de la paix de l’ONU) et l’encourage à poursuivre avec détermination la mise en œuvre de son mandat de protection des populations civiles", a poursuivi le Quai d’Orsay, réitérant également son soutien au président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

 

La Centrafrique (4,5 millions d’habitants) peine à se relever d’une guerre civile déclenchée par le renversement en mars 2013 de l’ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka demandant plus de justice sociale pour les 20% de musulmans.

 

Leur prise de pouvoir a entraîné une contre-offensive des milices antibalaka majoritairement chrétiennes.

 

L’intervention militaire française Sangaris, qui a pris fin en octobre, puis la Mission des Nations unies (Minusca, 12.500 hommes) ont permis la fin des tueries massives et l’élection en début d’année dans le calme de M. Touadéra, mais la violence subsiste et une grande partie du territoire échappe au contrôle de l’Etat.

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:06
Centrafrique : l’ONU condamne les violences entre groupes ex-Séléka

 

 

 

Nations unies (Etats-Unis) 29 NOVEMBRE 2016 (AFP) Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a condamné lundi les récents affrontements entre membres de l’ex-rébellion Séléka en République centrafricaine (RCA) et a demandé "aux groupes armés de mettre fin immédiatement à la violence".

 

Ces affrontements entre des groupes armés issus de l’ex-Séléka à Bria, à 400 km au nord-est de Bangui, ont fait 85 morts et déplacé près de 11.000 personnes, selon l’ONU.

 

Dans un communiqué, M. Ban a exprimé l’espoir que le prochain sommet extraordinaire de la Communauté des Etats d’Afrique centrale prévu à Libreville le 30 novembre "va soutenir les efforts entrepris par le gouvernement de RCA et le président Faustin-Archange Touadéra pour consolider la paix" et assurer le redressement du pays.

 

Les affrontements de Bria ont opposé deux factions armées de l’ex-Séléka, qui prétend défendre la minorité musulmane, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam et l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass, réputé proche des bergers peuls nomades.

 

 

DECLARATION ATTRIBUABLE AU PORTE-PAROLE DU SECRETAIRE GENERAL SUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
 


 

New York, le 28 novembre 2016 - Le Secrétaire général est profondément préoccupé par le regain de violence survenu la semaine dernière en République centrafricaine. Deux groupes armés, factions de l’ex-Séléka, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) et l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), se sont affrontés à Bria, dans la préfecture de la Haute Kotto. Des dizaines de personnes auraient été tuées et blessées et plus de 11,000 seraient déplacées. Un grand nombre de victimes seraient des civils et beaucoup semblent avoir été ciblées sur des bases ethniques.
 

Le Secrétaire général rappelle que la récente conférence de Bruxelles sur la RCA a souligné la volonté de la communauté internationale de soutenir le pays sur son chemin vers le relèvement et la stabilité. Pour ce faire, il est important que toutes les conditions soient remplies. Ainsi, il enjoint aux groupes armés de cesser immédiatement les violences et de s’engager de bonne foi dans les efforts encours visant à traiter les causes profondes du conflit, notamment par la mise en œuvre du programme de désarmement, démobilisation et réintégration récemment approuvé à Bangui.
 

Le Secrétaire général espère que la session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), prévue à Libreville le 30 novembre, permettra de renforcer les efforts entrepris par le Gouvernement de la République centrafricaine et son Président Touadéra en vue de consolider la paix et d’engager le pays sur la voie du relèvement et de la stabilité.

 

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 18:03
Centrafrique : 85 morts et violences ciblées envers les Peuls

 

 


Bangui - AFP / 28 novembre 2016 20h32 - Les derniers affrontements entre groupes armés ex-Séléka en Centrafrique ont fait 85 morts, selon le conseiller spécial des Nations unies pour la prévention du génocide, qui dénonce des violences ciblées à l'encontre des Peuls.


Depuis le 21 novembre, quelque 85 civils ont été tués, 76 blessés et près de 11.000 personnes ont été déplacées de leur ville de Bria, à 400 km au nord-est de Bangui, a écrit Adama Dieng, dans un communiqué datant du 25 novembre transmis lundi à l'AFP.



Ce bilan a été repris lundi par le porte-parole de la présidence centrafricaine, Albert Mopkem, ainsi que par le ministre de la Communication, Charles Paul Lemasset Mandya, cité par la radio Ndeke Luka.


Ces affrontements ont opposé deux factions armées de l'ex-Séléka qui prétend défendre la minorité musulmane, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Nourredine Adam et l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d'Ali Darass, réputé proche des bergers peuls nomades.


Le FPRC aurait ciblé les Peuls à Bria, par des recherches maison par maison, tuant, pillant et enlevant des habitants. Le FPRC a aussi occupé des bâtiments abritant des hôpitaux, empêchant des Peuls blessés de recevoir des traitements médicaux, a poursuivi M. Dieng, mentionnant l'intervention des Casques bleus et la visite sur place du chef de la Mission des Nations unies (Minusca), Parfait Onanga, le 24 novembre.



Etant donné l'histoire récente du pays, ce type de violence ciblée est extrêmement dangereux et doit être arrêtée, a ajouté le conseiller spécial de l'ONU.


La Centrafrique (4,5 millions d'habitants) peine à se relever d'une guerre civile déclenchée par le renversement en mars 2013 de l'ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka demandant plus de justice sociale pour les 20% de musulmans.



Leur prise de pouvoir a entraîné une contre-offensive des milices antibalaka majoritairement chrétiennes. Bilan: des milliers de morts, quelque 800.000 déplacés internes ou réfugiés au Tchad, au Cameroun et en RDC, un Etat, une administration, des forces armées et une économie en ruine.


L'intervention militaire française Sangaris, qui a pris fin en octobre, puis la Mission des Nations unies (Minusca, 12.500 hommes) ont permis la fin des tueries massives et l'élection en début d'année dans le calme d'un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra.



Des groupes armés et des poches de violences subsistent cependant dans ce grand pays (623.000 km/2).



(©)

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 17:26
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La ville de Bocaranga paralysée suite à des combats fratricides entre deux tendances Anti-Balaka

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 28 NOVEMBRE 2016

 

BOCARANGA, 28 Novembre 2016(RJDH)—Les deux tendances Anti-Balaka, présentes dans la ville de Bocaranga se sont affrontés dans la soirée du dimanche 27 novembre. Cet affrontement a paralysé la ville ce lundi, selon des sources officielles jointes par la RJDH.

 

« Les deux groupes Anti-Balaka s’entretuent ici », ce sont les mots du proviseur du lycée de Bocaranga Maurice Ndomalet que le RJDH a pu joindre ce matin. Les combats ont éclaté dans la soirée du dimanche, selon la même source qui fait un bilan de deux morts « hier vers le soir nous avons écouté des détonations d’armes du côté où se regroupent les Anti-Balaka  qui contrôlent la ville afin d’empêcher une éventuelle entrée des éléments de Sidiki. Dans l’accrochage il y’a eu un mort de chaque côté. C’est ce matin que les deux corps ont été ramenés pour l’inhumation», précise t-il.

 

Les activités sont paralysées dans la ville à cause de ce regain la tension entre ces deux groupes frères, « les gens ont peur de quitter la maison à cause du décès de ces jeunes puisqu’on ignore encore les raisons qui les ont poussés à s’entretuer. Ici les activités sont paralysées », confirme-il

 

Ces combats ont opposé un premier groupe d’Anti-Balaka de Bong composé des jeunes des villages  Loh, Bong, de  la ville de Koui, le village Mokonziouali et une partie des jeunes de Bocaranga contre ceux du village Sangami. Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les deux parties.

 

L’affrontement entre deux tendances Anti-Balaka est signalé quelques jours après les combats qui ont opposé deux groupes de l’ex-Séléka à Bria.

 

 

Centrafrique : La ville de Birao victime de son éloignement de la capitale

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 28 NOVEMBRE 2016

 

BIRAO, 28 Novembre 2016 (RJDH) : La ville de Birao, chef-lieu de la Vakaga, située à environ 1300 km de Bangui souffre de son éloignement de la capitale Bangui. Cette localité est coupée de Bangui sur plusieurs plans.

 

Birao est contrôlé par le bataillon zambien de la Minusca qui a su imposer le calme à travers ce qui est dénommé « Weapon Free Zone », c’est à dire une interdiction de circuler avec les armes et les effets militaires.

 

En dehors de cet aspect positif de la vie à Birao, la ville est coupée de la capitale sur de nombreux points. La justice est tenue par un comité d’autorités locales dirigé par le sultan-maire. Le tribunal n’est pas fonctionnel par manque de personnel.

 

Birao, malgré son éloignement est sans réseau téléphonique depuis le mois de juillet 2016. Difficile d’accéder à la ville par la voie routière à cause de l’état désastreux des routes qui sont généralement inondée par les eaux pendant les six mois de la saison pluvieuse.

 

En dehors de la radio Guira, acquise à la cause de la Minusca, les habitants de Birao n’ont aucun autre moyen d’information nationale. Ils sont contraints de suivre les radios étrangères.

 

L’hôpital préfectoral  de Birao pris en charges par l’ONG International Médical Corps, est géré par une sage-femme qui assure l’intérim du Directeur depuis 4 ans. L’accès à l’eau potable est un parcours de combattant puisque la ville ne dispose que d’un seul point d’eau potable aménagé par la Minusca.

 

Le système éducatif, fonctionnel n’est tenu que par trois enseignants qualifiés qui gèrent les trois écoles primaires de la localité appuyées par les maitres-parents. L’école préfectorale de Birao avec 1400 élèves, comporte cinq salles de classe avec trois enseignants dont un qualifié qui est obligé de regrouper les CEI et CEII dans la même salle.

 

Le lycée moderne de Birao souffre lui aussi du manque de personnel enseignant et la rentrée scolaire 2016-2017 n’y est pas encore effective.

 

La ville de Birao avec plus de 30.000 habitants, comporte l’important gisement de pétrole à Bouroumata d’où est partie la Séléka en 2012 pour renverser le pouvoir de Bozizé une année après.

 

 

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 13:09
Invité Afrique sur RFI : Faustin-Archange Touadéra: en RCA, «nous ne voulons pas faire de désarmement forcé»

 

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Faustin-Archange Touadéra: en RCA, «nous ne voulons pas faire de désarmement forcé»

 

Par Pierre Pinto  RFI dimanche 27 novembre 2016

 

La Centrafrique est de retour au sein de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) après trois années de suspension. Le président Faustin-Archange Touadéra participe au sommet de l’organisation qui a lieu à Antananarivo, la capitale malgache. La RCA – qui a obtenu 2,2 milliards de dollars de promesses de financement de la part des bailleurs de fonds à Bruxelles il y a 10 jours, poursuit son plaidoyer auprès des partenaires internationaux, ne serait-ce que pour que ces promesses se concrétisent. Cet argent commence-t-il à arriver ? Après les violences qui ont fait plusieurs dizaines de morts à Bria cette semaine, où en est la stratégie de Désarmement, démobilisation, réinsertion des combattants (DDR) ? Le président centrafricain [qui réagit d’abord à la disparition de Fidel Castro] est notre invité ce dimanche 27 novembre. Il répond aux questions de Pierre Pinto, l’un de nos envoyés spéciaux à Antananarivo.

 

Fidel Castro vient de disparaitre. Quel souvenir, quel héritage va-t-il laisser en Afrique, selon vous ?

 

Faustin-Archange Touadéra : En tant que leader, Fidel Castro a inspiré beaucoup par rapport à notre jeunesse, par rapport à beaucoup de choses. C’est une très grande figure de la politique mondiale et du leadership mondial qui vient de s’éteindre.

 

La Centrafrique est de retour dans la francophonie trois ans après en avoir été suspendue. Qu’est-ce que cela signifie, pour vous ?

 

Cela signifie beaucoup de choses puisque c’est notre organisation. Même pendant les trois années, pendant la transition, l’OIF était à nos chevets dans la recherche de sortie de crise. Nous sollicitons toujours son appui pour nous aider puisque nous sommes en train de sortir de crise et qu’il y a encore des défis. Par conséquent, nous avons encore besoin de la communauté internationale et plus particulièrement de notre organisation, l’Organisation internationale de la francophonie.

 

A Bruxelles, il y a dix jours, vous avez reçu de la part des bailleurs de fonds internationaux plus de 2 milliards de dollars pour financer votre plan de relèvement. C’est moins que ce que vous espériez mais c’est plus que nécessaire pour régler les urgences ?

 

Evidemment, nous avons estimé nos projets prioritaires à plus de, disons, 1,6 milliard de dollars américains pour les trois années. Nous avons obtenu plus que cela, c’est à dire 2,2 milliards de dollars. Aussi, pour les trois prochaines années, si nous mobilisons réellement tout cela, cela pourrait nous aider dans les projets d’urgence. Nous avons tablé cette stratégie sur les cinq ans qui nécessitait donc des besoins de l’ordre de 3 milliards de dollars mais je crois qu’il y a encore des partenaires qui ne se sont pas prononcés, compte tenu de leur agenda, et on n’a pas tenu compte non plus des projets qui sont déjà en cours. Donc, nous, nous sommes très satisfaits de ce résultat. L’Union africaine prévoit, elle aussi, des rencontres d’ici décembre ou janvier dans le sens de nous appuyer et bien d’autres organisations voudraient aussi nous aider en soutenant ce programme de relèvement de la République centrafricaine.

 

Est-ce que ces promesses commencent à se concrétiser ?

 

Nous venons de quitter Bruxelles, il y a peu de temps, et nous sommes déjà en train de travailler sur un dispositif pour renforcer notre capacité d’absorption de ces fonds-là. Nos partenaires sont nombreux puisqu’il y a l’Union européenne, la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la France et les Etats-Unis. Nous allons donc travailler sur un dispositif qui intègre cet aspect de mobilisation concrète des ressources qui sont promises.

 

Depuis quelques mois, le contexte sécuritaire se dégrade en Centrafrique. On l’a vu encore cette semaine avec des violences très meurtrières à Bria où il y a eu plusieurs dizaines de morts. Est-ce que ce n’est pas le signe qu’il faut peut-être changer de stratégie et que la stratégie de DDR, c’est-à-dire une stratégie concertée, ne marche pas ?

 

Non, cela ne veut pas dire que ça ne marche pas. Nous sommes en train de mettre le processus en route. C’est vrai qu’il a des fenêtres d’opportunités mais la situation est encore critique. Sur les quatorze groupes armés, onze adhèrent au dispositif mais à partir du moment où des groupes armés détiennent encore des armes, il peut y avoir des actes de criminalité, il peut y avoir un certain nombre d’actions…

 

… Les trois groupes qui n’y participent pas sont les plus puissants, les plus nocifs.

 

De toute façon, nous voulons la réconciliation nationale, c’est-à-dire tout le monde, de manière inclusive. Donc, qu’il y en ait un ou deux qui ne participent pas, ce sont toujours des questions qui apportent des difficultés. On veut que tout le monde soit à la table des discussions.

 

Mais cette stratégie de DDR n’est-elle pas trop lente finalement ?

 

Non, c’est tout un processus. Nous, nous ne voulons pas faire de désarmement forcé. Il va donc falloir convaincre ceux qui ont pris les armes, à les déposer et à choisir la République, librement. En effet, aujourd’hui, la violence n’arrange rien. Vous voyez que cela n’a fait que détruire le pays. Nous avons reculé de plusieurs années. Moi, en tant que président de la République, je veux rassembler tout le monde pour construire notre pays dans le dialogue. C’est le désarmement des cœurs et ce n’est pas facile.

 

Régulièrement, ces derniers temps, vous avez exprimé votre volonté ferme de fermer le site de déplacés de Bangui, M’Poko, qui jouxte l’aéroport et où s’entassent environ 25 000 personnes, aujourd’hui. Est-ce que la situation actuelle le permet ?

 

Nos compatriotes qui sont autour de l’aéroport ne sont pas dans de bonnes conditions. Il y a des dangers permanents. Ils vivent dans des conditions difficiles. Nous devons tout faire pour que nos compatriotes puissent regagner des lieux décents de vie. Nous avons déjà entamé des profilages, des concertations avec les organisations non gouvernementales, les partenaires et nous sommes en train d’y travailler pour que, volontairement, ces compatriotes puissent trouver des lieux d’abris plus décents que le danger qu’ils courent autour de l’aéroport.

 

Mais vous comprenez l’inquiétude de ces personnes qui craignent de revenir dans leur quartier où, pensent-ils, la sécurité n’existe pas ?

 

Oui. Nous le savons puisque s’ils sont là-bas, c’est parce qu’il y a l’insécurité et que donc ils se protègent en étant là-bas ou bien parce que leur domicile, leur maison ont été complètement cassés. Aujourd’hui, il y a ces deux problématiques qu’il faut lever.

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