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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 16:30

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 20 AOÛT 2016

 

BANGUI, 20 aout 2016—Les journalistes réunis ont suspendu les journées sans presse qu’ils avaient annoncées pour protester contre le déguerpissement des professionnels de la maison de la presse et des journalistes. La décision a été prise lors d’une Assemblée Générale ce matin à la maison de la presse et des journalistes. 

 

Les journées sans presse prévues par les journalistes en réaction à la commande de déguerpissement de la maison de la presse, sont suspendues. Cette suspension, selon Maka Gbossokotto, président de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) est prise pour donner la chance aux négociations encore en cours « les journalistes ont suspendu ce mouvement parce que des démarches sont en cours pour rencontrer les hautes autorités de la République afin de discuter de la question. Par cette décision, nous voulons donner une chance à ces négociations » a-t-il précisé.

 

Le président de l’Union des Journalistes de Centrafrique a précisé que les professionnels des médias resteront sur leur garde« cette suspension n’est pas un abandon. Les journalistes restent sur leurs pieds, ils resteront vigilants. Au cas où les discussions avec les hautes autorités n’aboutissent pas, nous observerons les journées sans presse pour dénoncer la maquette qui se fait contre la presse pour lui retirer une maison qui a été remise aux journalistes » explique Maka.

 

Selon les informations du RJDH, les responsables de l’UJCA seront reçus par le président de la République dans les prochains jours.

 

Rappelons que les journalistes centrafricains sont en conflit avec la succession Patasse qui réclame la maison de la presse et des journalistes qui aurait été vendue en 2000 au feu président Ange Félix Patassé. La justice a déjà exigé à deux reprises le déguerpissement des journalistes de la maison de la presse et des journalistes.  La dernière décision de la justice remonte à la semaine dernière, laquelle décision donnait huit jours aux journalistes de quitter la maison.

Centrafrique : Les journalistes suspendent un mouvement de grève suite à une commande de déguerpissement de la maison de la presse
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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 13:21

 

 

20/08/16 (Agence d'information d'afrique centrale)

 

La France a salué la qualité de la coopération entre les forces de sécurité centrafricaines et la Minusca et appelle à traduire les auteurs d’exactions en justice.

 

Celle-ci a permis l’arrestation de 11 éléments d’un groupe lourdement armé qui voulait rejoindre Sibut. « Cette opération témoigne de la détermination de la mission à mettre en œuvre le mandat que lui a confié le conseil de sécurité des Nations unies. En le renouvelant le 26 juillet 2016, le conseil a fixé à la mission l'objectif de réduire la présence des groupes armés et la menace qu'ils représentent », indique un communiqué du Quai d’Orsay.

 

Paris a renouvelé son soutien à la poursuite de cette coopération et le maintien « d’une attitude ferme vis-à-vis des groupes armés, afin de renforcer l’Etat de droit, de traduire les auteurs d’exactions en justice et de renforcer la stabilité du pays ».

 

Intitulé « The Bangui Carousel: how the recycling of political elites reinforces and violence in the Centrale African Republic [Tour de manège à Bangui: comment le recyclage des élites politiques aggrave] l’instabilité et la violence en République centrafricaine] », publié par Enough Project, un rapport décrit comment un group restreint d’individus se succède aux plus hautes fonctions de l’Etat, dans une spirale de corruption qui nuit à la gouvernance et alimente l’instabilité et les conflits armés.

 

Selon des sources bien informées, plusieurs combattants ex-Séléka ont fait leur entrée dans la ville de Bria et dans les environs de Bossangoa. Ces mouvements armés sont signalés quelques jours après la fuite d'un groupe de leaders ex-Séléka qui aurait réussi à rejoindre Kaga Bandoro, considérée comme le fief du FPRC, une tendance de l'ex-Séléka.

 

La Minusca a affirmé continuer la poursuite et l'arrestation de ces leaders fugitifs afin de les remettre aux autorités centrafricaines. Aux dernières nouvelles, l'ancien ministre de la Jeunesse et des Sports de Michel Djotodia, Abdoulaye Issene, l'un des chefs de la coalition de l'ex-Séléka et Haroun Gaye, membre du FRPC de Noureddine Adam ont réussi à rejoindre la ville de Kaga Bandoro.

 

Christopher Day, co-auteur du rapport, a déclaré que la nature même du système politique mis en place par l’élite centrafricaine « est au cœur de la crise que traverse le pays, dont une large part est encore contrôlée par des groupes armés et où de nombreux civils voient leur vie bouleversée par la violence et les déplacements. Ils doivent avoir la possibilité de repenser et de réformer le système politique qui les a exclus pendant si longtemps ». Un recyclage qui aggrave, selon le rapport, l’instabilité et la violence en Centrafrique.

 

Noël Ndong

Centrafrique : la France félicite la coopération entre les Faca et la Minusca
Centrafrique : la France félicite la coopération entre les Faca et la Minusca
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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 12:55

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, 19 juillet 2016 – Dix-huit (18) officiers pénitenciers de la MINUSCA ayant pour la plupart effectué plus d’un an de service en République centrafricaine, ont reçu vendredi une médaille de service des Nations Unies. Les récipiendaires, issus de six pays - Madagascar, Rwanda, Burkina Faso, Cameroun, Sénégal, et Bénin – ont contribué à l’extension de l’autorité de l’Etat à travers le renforcement du système pénitentiaire.

 

La cérémonie s’est déroulée au siège de la MINUSCA en présence ministre de la Justice, garde des Sceaux, chargé de la réforme judiciaire et des Droits de l’Homme, Flavien Mbata.

 

Selon le chef de la section des Affaires judiciaires et pénitentiaires de la MINUSCA, Franck Dalton, l’appui apporté par ces officiers pénitenciers porte sur l’application des décisions judiciaires et la protection des détenus. « Depuis leur déploiement, ces officiers ont fortement apporté leur appui, qui va du renforcement technique et professionnelle du personnel pénitentiaire à la réforme du service pénitentiaire de la République centrafricaine. Tous ces éléments contribuent à l’amélioration des conditions de vie et de détention des détenus et au renforcement de la sécurité dans les établissements pénitentiaires » s’est réjoui ce responsable.

 

La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Diane Corner, s’est félicitée du travail accompli et des sacrifices personnels des officiers pénitenciers.

LA MINUSCA DECORE 18 OFFICIERS PENITENCIERS POUR LEUR SERVICE EN RCA
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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 12:48

 

 

Un nouvel épisode de la crise centrafricaine digne d'une réalisation hollywoodienne vient de mettre dos à dos le gouvernement et la Minusca. Ces deux entités ont la particularité d'harmoniser et de mutualiser leurs efforts pour la consolidation de la paix, le respect des droits de l'homme, la suprématie de l'autorité de l'Etat et la bonne gouvernance. Le ciel est actuellement très orageux entre le gouvernement et la Minusca avec des coups de tonnerre précédant la pluie qui ne cesse de retentir. En fait, il s'agit de la fuite non élucidée des chefs de guerre de kilomètre 5.

 

Cette fuite est entourée de misères, confusions et incompréhensions et des questionnements et accusations fusent car le chef du gouvernement, lors d'une sortie médiatique a accusé publiquement la Minusca d'être responsable de cette fuite et d'être de connivence avec la Séléka. La Minusca joue t-elle un rôle hybride dans cet imbroglio en dépit de sa neutralité et impartialité ? Pourquoi toutes ces manoeuvres et manipulations ? S'agit-il d'une complicité ou d'une fuite organisée ? La Minusca a t-elle un intérêt à ce que le désordre perdure en Centrafrique ? Jusqu'où la Minusca est-elle capable pour minimiser et ridiculiser l'Etat centrafricain ? La Minusca soutient-elle l'administration parallèle de la nébuleuse Séléka ? La Minusca entretient-elle l'idée de la partition du pays ? Le rêve pétrolier centrafricain justifie t-il ce désordre ? L'invasion chinoise sur les grands marchés publics peut en être la cause ? Quelle est le degré d'implication du voisin tchadien dans cette mascarade ? Plusieurs questionnements tuent le raisonnement et la compréhension.

 

Il s'avère nécessaire et important de rappeler que la Minusca a été créé par la résolution 2149 du conseil de sécurité de l'ONU en date du 10 avril 2014. Le conseil de sécurité de l'ONU, dans le cadre du chapitre 7 de la charte des nations unies a autorisé la Minusca à utiliser tous les moyens nécessaires à sa disposition pour accomplir son mandat et cela en étroite collaboration avec les autorités locales. Ainsi le mandat de la Minusca défini par le conseil de sécurité de l'ONU supplante-t-il l'autorité de l'Etat ? À notre humble avis, l'Etat centrafricain conserve la plénitude de son autorité. En conséquence, il doit demander de façon ferme à la Minusca de lui donner des explications probantes sur la supposée fuite. Si les accusations sont avérées, le gouvernement doit se plaindre au niveau du conseil de sécurité de l'ONU pour d'éventuelles sanctions en violation de la résolution définissant son mandat. En outre, le peuple est impatient de voir la réaction du locataire du palais de la renaissance qui semble tituber sur le dossier. Parallèlement à cette incompréhension, la gestion gouvernementale de la question sécuritaire est émaillée de beaucoup de déchets.

 

Dans le pays de tous les paradoxes où le ridicule ne tue pas, le ministre de l'intérieur est le seul personnage à se battre sur les questions sécuritaires. Mais où est celui de La Défense ? On peut être démagogue et incompétent certes, mais lorsque l'autorité de l'Etat est défiée et mise à l'épreuve par la Minusca, ne peut-on pas effectuer une sortie médiatique pour prouver son existence ? Nous déplorons au passage le mutisme coupable de l'opposition et d la classe politique centrafricaine qui se trompent en pensant que la question sécuritaire ne concerne que le pouvoir établi. Par cet acte indigne qui n'honore pas les nations unies, le peuple centrafricain est atteint dans son orgueil. En conséquence, nous invitons le peuple à garder espoir et à soutenir solidairement les actions du Président de la République dans son bras de fer digne d'un Clasico espagnol qui l'oppose à la Minusca. Il faut rappeler que les missions de l'ONU en Afrique ne sont pas à leur premier fiasco a l'instar de la Minusco au Congo et de la Minuci en côte d'ivoire.

 

Fort de ce qui précède, nous invitons le Président de l'assemblée nationale de mettre en place une commission d'enquête parlementaire pour définir la responsabilité de la Minusca dans cette affaire et de faire la lumière sur la substance d'un supposé accord passé par le Président de la République et les fugitifs lors de leur réception au palais de la renaissance car la présidence de la République semble jouer une partition importante dans ce désordre organisé. Cette situation expliquerait l'arrivée inopinée et sans crainte de Francis Bozizé et la fuite ou alors le déménagement des seigneurs de guerre de kilomètres 5. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                                                                             

 

Paris le 19 août 2016.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

 

CENTRAFRIQUE : GOUVERNEMENT ET MINUSCA, LE DUEL FATAL par Bernard Selemby Doudou
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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 00:22

 

 

http://www.comboni.org/  Vendredi 19 août 2016


C’est exactement il y a 50 ans (15 août 1966 – 15 août 2016) que les premiers missionnaires comboniens ont foulé le sol centrafricain. Le lundi 15 août, la messe solennelle du jubilé a été célébrée. Elle a été présidée par Mgr. l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga. Etaient aussi présents à la célébration Mgr. Perin Guerrino, évêque de Mbaïki, les confrères de nos communautés, environ quarante prêtres et de nombreuses sœurs. La communauté chrétienne était au rendez-vous. Avec la messe solennelle du jubilé il y a eu l’ordination diaconale de deux confrères centrafricains: Endjegandeyo Yepoussa Fugain Dreyfus et Ngonda Tollet Romain Rodolphe. Dans la photo: Endjegandeyo Yepoussa Fugain Dreyfus et Mgr. l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga.

 

A la paroisse Notre Dame de Fatima à Bangui, la célébration du jubilé a commencée par un triduum pour la prière des vocations. Le mercredi 10 août, premier jour du triduum, les abbés Guy Charly Mamoundayen et Daniel Gbate (tous deux natifs de la paroisse N.D. Fatima) ont partagé avec la communauté chrétienne leur cheminement vocationnel et leurs expériences pastorales. Le jeudi, deuxième jour du triduum, la sœur Marie Charlotte a partagé son cheminement vocationnel et a invité les filles à s’engager dans la vie religieuse sans peur. Le vendredi 12 août, troisième jour du triduum, les laïcs comboniens sont intervenus pour présenter leur groupe et leur engagement aux côtés des missionnaires comboniens et des sœurs comboniennes. Le samedi 13 août, un concert religieux a été organisé et animé par les 3 trois chorales de la paroisse N.D. Fatima. Durant ce concert le scolastique Fugain Dreyfus Endjegandeyo Yepoussa a procédé à la présentation de deux ouvrages : « Plaidoyer pour la paix en Centrafrique » et « Enjeu de Dieu et les défis africains ».

 

Une nouvelle page vient de commencer pour la Délégation de la Centrafrique. « Je L’ai toujours servi, je Le sers maintenant, et je Le servirai toujours jusqu’à la mort» (Écrits n° 6900).

 

Lu pour vous : Une nouvelle page pour la Délégation de la Centrafrique
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 23:35

 

CP/SPK#021/2016

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

Bangui, le 19 août 2016 – A la demande du Procureur de la République, la MINUSCA a remis aux autorités centrafricaines, vendredi, deux des quatre individus qui étaient soignés par la Mission, parmi les 11 personnes appréhendées samedi dernier par la MINUSCA dans les environs de Sibut. Les deux autres individus seront également remis aux autorités nationales dès que leur état de santé le permettra. 

 

La MINUSCA et les autorités centrafricaines sont en contact constant depuis le début de cette affaire. La MINUSCA rappelle que, selon son mandat contenu dans la résolution 2301, et sans préjudice de la responsabilité principale des autorités centrafricaines, elle concourt “au rétablissement et au maintien de la sécurité publique et de l’état de droit, notamment en arrêtant et en remettant aux autorités centrafricaines, conformément au droit international, les personnes responsables dans le pays de graves atteintes aux droits de l’homme et de violations graves du droit international humanitaire afin qu’elles puissent être traduites en justice”.

 

La MINUSCA souligne à cet égard sa détermination à appuyer les efforts du Gouvernement centrafricain en vue d’un règlement durable de la crise centrafricaine.

LA MINUSCA REMET DEUX MEMBRES DU CONVOI ARMÉ AUX AUTORITÉS CENTRAFRICAINES
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 23:26

 

 

19 août 2016 Jeune Afrique

 

Faustin-Archange Touadéra, le président centrafricain, a tout fait pour dissuader Jean-Francis Bozizé de ne pas mettre fin à ses trois ans d’exil en France.

Une première fois quelques jours avant son retour, quand le fils de l’ancien président l’a informé par téléphone de ses intentions.

 

Jean-Francis ayant malgré tout regagné Bangui dans la matinée du 3 août, « FAT » l’a reçu à la présidence le soir même et, évoquant de fortes pressions de la communauté internationale, l’a prié de repartir immédiatement.

 

L’intéressé lui opposant un refus catégorique, Touadéra a accepté que la Minusca procède à son arrestation le 5 août avant de faire machine arrière quatre jours plus tard, après que plusieurs chefs d’État présents comme lui à l’investiture d’Idriss Déby Itno, le 8 août à N’Djamena, lui ont demandé de jouer la carte de l’apaisement.

  

 

JA

 

CENTRAFRIQUE : COMMENT TOUADÉRA A GÉRÉ LE RETOUR DE JEAN-FRANCIS BOZIZÉ

19 août 2016

 

Faustin-Archange Touadéra, le président centrafricain, a tout fait pour dissuader Jean-Francis Bozizé de ne pas mettre fin à ses trois ans d’exil en France.

Une première fois quelques jours avant son retour, quand le fils de l’ancien président l’a informé par téléphone de ses intentions.

Jean-Francis ayant malgré tout regagné Bangui dans la matinée du 3 août, « FAT » l’a reçu à la présidence le soir même et, évoquant de fortes pressions de la communauté internationale, l’a prié de repartir immédiatement.

L’intéressé lui opposant un refus catégorique, Touadéra a accepté que la Minusca procède à son arrestation le 5 août avant de faire machine arrière quatre jours plus tard, après que plusieurs chefs d’État présents comme lui à l’investiture d’Idriss Déby Itno, le 8 août à N’Djamena, lui ont demandé de jouer la carte de l’apaisement.

  

JA

Lu pour vous : CENTRAFRIQUE : COMMENT TOUADÉRA A GÉRÉ LE RETOUR DE JEAN-FRANCIS BOZIZÉ
Lu pour vous : CENTRAFRIQUE : COMMENT TOUADÉRA A GÉRÉ LE RETOUR DE JEAN-FRANCIS BOZIZÉ
Lu pour vous : CENTRAFRIQUE : COMMENT TOUADÉRA A GÉRÉ LE RETOUR DE JEAN-FRANCIS BOZIZÉ
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 17:36

 

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 19 AOÛT 2016

 

Bangui le 18 Aout 2016(RJDH) — Laurent Gomina Pompali, président du parti UNADER accuse la Minusca d’incohérence dans l’exécution de son mandat en Centrafrique. Position exprimée dans une interview accordée au RJDH le mardi 16 aout 2016.

 

RJDH : Monsieur Laurent Gomina Pampali Bonjour 

 

LGP : Bonjour M le journaliste.

 

RJDH : dites-nous quel est l’état de santé de votre parti après les élections présidentielle et législatives.

 

Vous savez dans tous les partis du monde au lendemain des élections, la plus part des partis en dehors du parti ou du groupe qui a gagné les élections. Mais le reste vit une période de fatigue avant de se relever, c’est le cas de mon, parti et moi-même. Mais on réfléchit, on fait le bilan avant de pouvoir relancer.

 

RJDH : beaucoup des informations circulent autour de l’arrestation et d’un probable relâchement des leaders Séléka par la Minusca qu’en dites-vous ?

 

LGP : sur ce malheureux événement, je voudrais user beaucoup de prudence. Non pas que je ne récent rien au contraire, j’en récent beaucoup d’amertume, de la colère, voire de l’indignation. Je suis indigné par ce qui s’est passé. Je n’ai pas les informations précises à part ce qui est livré par la presse et au dernier moment le communiqué gouvernemental qui n’a pas fait le détail puisqu’il demande à la population de faire preuve de retenu et de patience en attendant que les enquêtes aboutissent.

Mais sur l’événement en lui-même, j’ai le devoir de tout faire pour que le pays continue dans la paix, le dialogue. Je ne peux pas faire partie des ceux qui mettent le feu au poudre. Mais ma vision de leaders d’opinion et d’intellectuel aussi fait que je ne pourrai pas me taire. Je vais prendre le temps de m’informer et je sortirai un article plus détaillé. Ce qui est certain, c’est que c’est un événement malheureux et dangereux.

 

RJDH : donc vous êtes inquiet ?

 

LGP : je suis inquiet, je suis plus inquiet dans la mesure où je me rends compte que la RCA fait partie de ces pays faibles malheureux que les puissances et les autres Etats un peu mieux lotis cherchent à tourner dans la farine ; mais avec des drames par ce que c’est suivi souvent des morts comme récemment au Congo RDC. Des civils, des quarantaines, mais bien avant y’en avait déjà qui ont trouvé la mort. Alors que la communauté internationale, les Nations Unies sensées voler au secours des Etats faibles et désorganisés sont présentes par leur troupe en RDC, en RCA. En RDC c’est la Monusco, en RCA c’est la Minusca. Mais on se rend compte que nous sommes pris dans un jeu comme ça c’est passé en Cote d’Ivoire. Moi je parle à base d’exemple après avoir lu des livres sur ces situations. Ceux écrivent ces livres là ne sont pas des monteurs, ils décrivent ce qu’ils ont vu. La Cote d’Ivoire a été l’objet de manipulation des Nations Unies et de ceux qui voulaient mettre au pouvoir de la même manière et dans beaucoup d’autres pays et dans le nôtre. Nous sommes l’objet de manipulation.

 

RJDH : donc vous rendez responsable la Minusca ?

 

LGP : si le désarmement avait été fait, si l’intervention de la Minusca avait été cohérente depuis le début jusqu’aujourd’hui, j’ai été Conseiller national de transition pendant la longue transition et je n’ai cessé de monter à la tribune du Conseil nationale de transition pour demander que la Minusca fasse preuve de cohérence dans ses actions.

 

Elle déclare qu’elle n’est pas venue faire la guerre, que si nous (nous autorités, Homme politique centrafricain et leader d’opinion) voulons le désarmement forcé, nous n’avons qu’à demander au Conseil de Sécurité de corriger la première résolution et de faire en sorte que ce soit maintenant une mission d’imposition de la paix pouvant donc aller désarmer par la force. Donc, il y a ce que dit la résolution et il y a ce que fait la Minusca ici chez nous y a pas de cohérence.

 

Parce que si les ex Séléka avaient été désarmées, on ne connaitrait pas ce genre d’incident ou d’événement malheureux aujourd’hui ; des hommes qui quittent Bangui, le Km5 avec les moyens roulant et les armes lourdes, où est ce qu’ils ont trouvé ces moyens ?

 

Nous sommes en face d’une guerre réellement asymétrique, ça signifie qu’il y a une partie des belligérants parce qu’ils se sont mis dans cette peau-là qui ont l’occasion de s’armer parce qu’on ne contrôle pas les frontières de nord et de l’Est entre le Soudan et la RCA, entre le Tchad et la RCA, les armes entrent et nous on est là sous embargo on ne peut pas s’armer. Donc c’est asymétrique ça !

 

RJDH : le ministre de la Sécurité Jean Serge Bokassa face à la situation  demandé l’ouverture d’une enquête parlementaire. Pensez que cela soit la panacée ou le pis-aller ?

 

LGP : Non moi je crois que c’est une suggestion, Jean Serge Bokassa un garçon intelligent a été député comme moi entre 2005-2011. Il n’appartient pas au gouvernement de susciter l’enquête parlementaire. Elle est une démarche autonome de l’Assemblée nationale. C’est le président de l’Assemblée nationale qui prend une décision conformément à son règlement intérieur et qui met en place une équipe.

 

RJDH : monsieur Laurent Gomina Pampali je vous remercie.

 

LGP : c’est moi qui vous remercie.

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

Centrafrique : Laurent Gomina Pompali traite la Minusca d’incompétente dans l’exécution de son mandat
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 17:32
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : le Groupe de Travail de la société civile lance un programme de dialogue avec les forces vives de la Nation.

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 19 AOÛT 2016

 

Bangui le 19 Aout 2016(RJDH) — Entre 40 et 45 millions de dollars US soit 20 250 000 000 F CFA, c’est le coût estimatif pour le financement du DDRR, selon Jean Wilibiro Sacko ministre conseiller à la Présidence en charge du DDRR-RSS. Cette annonce a été exprimée le 18 aout dernier lors d’une conférence de presse conjointe avec  l’Union Africaine.

 

« Tout est définitivement arrêté à ce jour, et tout ce que nous savons c’est que cela coutera beaucoup à l’Etat, à la Communauté internationale pour réellement réaliser toutes les activités prévues dans ce programme. En ce qui concerne le DDRR nous avons donc une estimation qui tourne tout autour de 40 à 45 millions de dollars et ça, c’est une estimation » a indiqué Jean Wilibiro Sacko.

 

Cette somme sera répartie en fonction des domaines d’activités liées au DDRR «nous sommes en train de faire un travail affiné dans le cadre du RCPC avec les différents groupes, département par département, domaine par domaine pour chiffrer les différents projets qui seront mis en œuvre » a-t-il ajouté.

 

La RCA a de bonne raison d’espérer et de croire au succès des partenaires pour financer DDRR-RSS « oui, nous allons continuer à appuyer la RCA, pas seulement d’ici la conférence de Bruxelles,  ce que nous allons faire, le 25 de ce mois va se tenir ici à Bangui la 9e session du Groupe International de Contact (GIC) qui est l’essentiellement organisé par le gouvernement centrafricain et l’Union Africaine. Nous espérons que cela sera un grand moment de mobilisation de la communauté internationale dans la perspective du succès de la conférence de Bruxelles » a martelé le Pr Mohamed Hacen El Lebatt, représentant spécial de la présidente de l’Union Africaine.

 

Ces estimations découlent de l’atelier organisé par l’Union Africaine sur le DDRR-RSS et feront l’objet de discussions avec les partenaires. Le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji avait annoncé lors de la présentation de son discours programme que le gouvernement dispose déjà de 10 milliards pour le financement du DDRR.

 

 

Centrafrique : La navigation a repris sur l’axe Bangui-Kouango

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 19 AOÛT 2016

 

Bangui, 18 Aout 2016 (RJDH) — Après une semaine d’arrêt de voyage, les navigants ont repris leurs activités entre Bangui-Kouango. Un constat fait ce matin par le RJDH au port Sao.  Florentin Pandassi, transporteur au port confirme cette reprise.

 

D’après le constat fait par le RJDH, les baleinières qui étaient accostées ne sont plus, les abords de la rivière sont libres. Florentin Pandassi, transporteur au port confirme la reprise des voyages en ces termes, « effectivement, les baleinières ont repris le voyage vers Kouango et Pandou. Nous attendons actuellement leur retour la semaine prochaine », a-t-il confié avant de poursuivre en disant, « nos activités ont été perturbées par cet arrêt de voyage, car c’est grâce au  voyage des baleinières que nous nous faisons de l’argent. Nous demandons à ceux qui veillent sur les transports fluviaux de favoriser la libre circulation des baleinières pour notre bien », a souhaité ce dernier. 

 

 L’arrêt des navigations sur cette voie était dû à l’arrestation d’un gendarme présumé braqueur à Ombella dans une baleinière en provenance de Pandou.

 

Une semaine après, le directeur général de la gendarmerie nationale n’est toujours pas disponible pour nous présenter la situation du détenu.

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 17:28

 


L’ONG international Oxfam ainsi que des organisations nationales IRAD et APSUD ont commencé une intervention d'urgence pour empêcher que le cholera se propage davantage.Les actions atteindront près de 3.000 personnes au Port de Sao et l'île Bongossoua. Oxfam a une grande expertise dans la mise en œuvre de programmes humanitaires dans les domaines de l’eau, l’assainissement, l’hygiène et travaille en partenariat avec les acteurs locaux pour améliorer les conditions de vie de la population centrafricaine dans la souffrance.

 

Depuis hier les équipes d’Oxfam, IRAD et APSUD font de mission d’intervention initiale dans les zones touches. Ils ont installé des dispositif de lave-mains avec solution chloré al 0,05% que réduit significativement le risque de transmission de la maladie et ont se prépare pour une deuxième phase de la intervention. Les activités d’Oxfam a distribué des dispositifs de lavage-mains avec de solution chlore pour empêcher l'épidémie de se propager davantage. Dans une deuxième phase, on se prépare également à installer l'infrastructure pour fournir de l'eau potable, des latrines, douches et distribution de kits d'hygiène.


La prévention peut sauver des vies. Il est essentiel de connaitre les voies de transmission de la maladie et adopter des mesures d'hygiène de base : lavage des mains à des moments clés, manger et faire cuire avec de l'eau qui a été traitée et accès à des structures d'assainissement telles que les latrines propres.

 

Barry Siradiou, responsable des programmes d’eau, assainissement et hygiène d’Oxfam en République Centrafricaine a expliqué:  « Après la déclaration de la Ministre de la santé publique le 10 aout 2016 l’épidémie de choléra en Centrafrique, le rôle et devoir d’Oxfam est de promouvoir les messages de préventions, de bonnes pratiques d’hygiène, diffusion d’informations clés sur le comportement à avoir face à des cas de choléra. Pour ça, on renforce les programmes d’accès à l'eau potable, de mise en place d'infrastructures d'assainissement et sensibilisation aux règles d'hygiène »

 

Selon l’ONG, l’épidémie actuelle de cholera intervient au cœur d’une grave crise humanitaire qui secoue le pays depuis près de trois ans.  Les 65 pourcent de centrafricains qui n’ont pas accès à l’eau potable et les 73 autres pourcents qui n’ont pas de latrines sont exposés au quotidien à toutes formes de vulnérabilités et à des maladies d’origines hydriques. Pour ça, Oxfam prévient que si la problématique de l’accès à l’eau et aux structures hygiéniques n’est pas financée pour que des réponses adéquates soient apportées, on doit craindre que d’autres crises opportunistes éclatent à l’avenir.  

 

Oxfam est présent dans le pays depuis janvier 2014 suite aux événements survenus en décembre 2013. Plus 300.000 personnes ont pu bénéficier des actions de l’ONG à travers tout le pays : Bangui, Bria, Paoua et Batangafo.

 

 

Júlia Serramitjana | Media Officer OXFAM |Quartier SICA II, Nº667, Derrière Fédération de Scoutisme | Bangui, République Centrafricaine (CAR), Phone: (+236) 72 85 09 55 email:medocf@oxfamintermon.org, skype: julia.serramitjana  Rejoignez sur Twitter @oxfamenrcawebmail: www.oxfam.org  

Oxfam avec ses partenaires commence une réponse de prévention du choléra
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