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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 18:11
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Les abonnés des réseaux téléphoniques regrettent la suspension des forfaits d’appel

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 15 JUILLET 2016

 

BANGUI, 15 Juillet 2016 (RJDH)—Les utilisateurs de téléphones, interrogés ce jour par le RJDH sont remontés contre la suspension des forfaits d’appels imposée par l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART). Ces derniers se plaignent des conséquences de cette suspension. 

 

Les banguissois interrogés ont unanimement regretté la suspension de ces forfaits. Eric, un abonné de Telecel rencontré au centre-ville, pense que la décision n’a pas été préparée « nous les clients, n’avons pas été préparés à la suspension de ces forfaits qui nous permettaient de communiquer à bas prix. Aujourd’hui, je suis bloqué dans mes appels par manque de ressource » explique t-il.

 

Pour Simplice, commerçant au marché Ouango, dans le 7ème arrondissement de Bangui, c’est la population qui est sacrifiée« l’activation était mieux chère et le peuple gagnait.

 

Aujourd’hui, c’est le peuple qui est victime parce que l’Etat ne voit que ses intérêts. Ceci est regrettable » confie t-il.

 

Cette suspension,  selon Christe Desjansse rencontré au centre-ville, affecte les utilisateurs de téléphones mobiles. Ce dernier dit avoir considérablement réduit ses appels à cause de cette décision «  la communication est revenue au prix normal et cela affecte beaucoup plus les ménages qui sont à faible revenus. Je pense que c’est une décision qui a été prise par l’ART en dépit de nombreuses  plaintes des abonnés. On s’interroge tous les jours de cette décision, est-ce que les opérateurs vont revenir sur l’ancien système puis qu’ils ont parlé de suspension. J’ai de manière personne réduit mes appels » dit-il.

 

Pour Jean-Paul, habitant du quartier Gobongo, dans le 8ème arrondissement de Bangui, cette suspension devrait être faite après une période de sensibilisation.

 

Francette, étudiante à l’université de Bangui dit ne pas comprendre la position de l’ART « depuis que la décision est tombée, les autorités ne disent rien. L’ART qui a exigé cela ne communique pas pour nous expliquer ce qui se passe. C’est de la négligence » dénonce t-elle.

 

L’Agence de Régulation de Télécommunication (ART), à l’initiative de cette suspension de forfait, avait promis tenir une conférence de presse sur la question. A la dernière minute, les responsables de cette agence ont reporté la conférence de presse. Jusque-là, aucune explication officielle n’est donnée sur cette suspension qui mécontente la population.

 

Au moment où nous mettons sous presse cette information, les forfaits viennent d’être rétablis.

 

 

Centrafrique : Plus de cinq mille déplacés regagnent la ville des Mbrès

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 15 JUILLET 2016

 

MBRES, 15 juillet (RJDH)—Les habitants des Mbrès ayant quitté la ville suite aux affrontements qui ont opposé, en novembre 2014 les Antibalaka aux ex-Séléka, commencent à regagner la localité. Cette information a été confirmée par le maire de la ville, joint par le RJDH.

 

Ces retournés, selon nos informations, viennent des villes de Kaga-Bandoro, Ndélé. Le maire de la ville joint au téléphone par le RJDH, parle de 5460 retournés « nous totalisons aujourd’hui 5460 personnes qui ont déjà regagné la ville.  Nous avons aussi des retournés des villages environnants » a-t-il expliqué. Ce retour est fait, selon le maire, malgré la persistance de l’insécurité « ces personnes rentrent alors que la sécurité n’est pas encore au point. Mais ce qui est grave, c’est qu’elles manquent de tout, c’est pourquoi j’appelle les organisations humanitaires à intervenir »indique le maire des Mbrès.

 

Nadège Maleyombo, une des retournée dit avoir décidé de rentrer à cause de la vie difficile qu’elle mène à Ndélé  « j’étais réfugiée à Ndélé mais je vivais dans des conditions très difficiles. C’est pour cela que j’ai décidé de regagner ma ville natale » confie-t-elle en précisant que sa maison n’a pas été détruite.

 

Bénédicte, réfugiée entre temps à Kaga-Bandoro avance les mêmes raisons « je suis rentrée chez moi parce que les conditions de vie étaient déplorable à Kaga-Bandoro » a-t-elle expliqué.

 

La plupart de ces retournés se sont retrouvés aux Mbrès dans des conditions difficiles. Beaucoup, d’après le maire de la ville n’ont pas de maison.

 

Des sources proches du HCR, des humanitaires sont sur place pour accompagner la réinsertion de ces retournés.

 

Les combats qui ont opposé les Antibalaka et les ex-Séléka aux Mbrès en novembre en 2014, avaient fait plusieurs morts. Plus d’un milliers de personnes avaient quitté la ville à l’issue de cet affrontement.

 

 

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 11:04

 

 

http://www.la-croix.com/ Propos recueillis par Malo Tresca, le 14/07/2016 à 16h51

 

Le chef de l’État a annoncé mercredi 13 juillet que la France mettrait définitivement fin, en octobre, à son opération militaire Sangaris en Centrafrique alors que le pays connaît un regain de tensions.

 

Lancée en décembre 2013, la mission ne compte plus que 350 soldats sur place, contre 2 000 au plus fort de la crise.

 

« Involontairement, les forces françaises et onusiennes ont finalement favorisé l’instauration d’un système de cogestion du pouvoir entre Bangui et les milices rebelles », explique Roland Marchal, spécialiste de la Centrafrique et chercheur au CNRS et à l’Institut d’études politiques.

 

Roland Marchal, spécialiste de la Centrafrique, chercheur au CNRS et à l’Institut d’études politiques (Sciences-Po Paris).

 

« Le retrait de l’opération Sangaris en Centrafrique relève de la logique purement politique : la France veut se désengager parce qu’elle n’a pas d’intérêt stratégique dans le pays. Sangaris n’a jamais été une opération très populaire. Les forces françaises sont déployées sur d’autres fronts aux enjeux politiques et médiatiques plus importants, comme en Syrie, en Irak, ou au Sahel et en appui à la lutte contre Boko Haram.

 

De plus, l’opération française en République centrafricaine (RCA) a été mal préparée politiquement. Les revendications de la Seleka, la coalition des forces rebelles, ont été ignorées trop longtemps. Les Français n’ont pas non plus anticipé l’émergence des anti-Balaka, les milices d’autodéfense, persuadés que tous les problèmes venaient de la Seleka.

 

Des promesses non tenues

 

La France a poussé la communauté internationale à se focaliser sur la tenue de nouvelles élections, sans avoir approfondi le processus de réconciliation ni renoué un dialogue politique dans le pays. Le gouvernement centrafricain se retrouve maintenant confronté à d’importantes difficultés, parce que les promesses faites aux mouvements armés pour aller le plus rapidement possible aux élections n’ont pas été tenues.

 

Involontairement, les forces françaises et onusiennes ont finalement favorisé l’instauration d’un système de cogestion du pouvoir entre Bangui et les milices rebelles sur l’ensemble du territoire. Remettre cette situation en cause ne peut que provoquer des affrontements.

 

Mettre fin au système de cogestion

 

Les tensions centrafricaines ne sont pas uniquement liées à la faiblesse militaire du gouvernement. Les autorités doivent relancer le dialogue intercommunautaire, négocier avec les mouvements rebelles :  tout cela n’exige pas forcément des fonds importants ou une force militaire conséquente.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra n’est là que depuis quelques mois, il est encore trop tôt pour savoir s’il pourra corriger les erreurs de la transition et avancer dans la réconciliation. Mais pour restaurer l’autorité du gouvernement légitime, il faudra mettre fin à ce système de cogestion entre le gouvernement, les forces internationales et les rebelles.

 

Or, restées seules, les forces de la Minusca, la mission de stabilisation des Nations unies en Centrafrique, sont réticentes à le faire parce qu’elles savent que cela engendrerait de nouvelles tensions avec les combattants de la Seleka et avec les anti-Balaka. Alors, pourquoi prendre le risque de mourir pour Bangui ? »

 

Propos recueillis par Malo Tresca

Lu pour vous : Pourquoi la France se désengage-t-elle en Centrafrique ?
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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 10:58

 

 

http://aujourdhuilaturquie.com/  Par  le 14 juillet 2016

 

Le président François Hollande a annoncé que l’opération militaire Sangaris, lancée en 2013 en Centrafrique, prendrait fin en octobre. Le pays connaît actuellement un regain de tensions.

 

Acta est fabula 

 

« L’opération Sangaris prendra fin en octobre. », ce sont par ces mots que François Hollande a annoncé le début du retrait de ses troupes militaires sur le continent africain, en commençant par la Centrafrique.

 

« Sangaris », du nom d’un papillon africain, n’était pas moins que la septième intervention militaire française en Centrafrique, depuis l’indépendance du pays en 1960. Lancée en décembre 2013, elle a mobilisé jusqu’à 2.500 hommes à son apogée. Depuis juillet 2015, le déploiement était tombé à 900 militaires.

 

Son objectif était de stopper les massacres intercommunautaires qui ont suivi le renversement du président François Bozizé par le mouvement rebelle Seleka («coalition» en sango, langue officielle de Centrafrique avec le français).

 

Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, élu en février, a déclaré dimanche que son pays était toujours « en danger », avec des « régions entières » sous le contrôle de groupes armés.

 

Ce n’est pas une nouveauté sachant qu’en avril, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait annoncé la fin de l’opération Sangaris d’ici la fin de l’année 2016. Le chef d’État centrafricain s’était alors inquiété alors du départ des Français, qui doivent passer le relais à la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca). « Ces deux entités se complètent dans leurs actions », avait-il estimé.

 

Les 12 000 soldats de la Minusca déployés dans le pays sont aujourd’hui seuls en première ligne face au regain de violences, en attendant la refondation – encore lointaine – d’une armée centrafricaine.

 

Selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, plus de 6 000 personnes ont fui des violences dans l’ouest de la Centrafrique depuis la mi-juin pour se réfugier au Tchad et au Cameroun. Début juillet, au moins 10 personnes ont été tuées dans des affrontements dans l’est du pays, à Bambari.

 

Un pays instable

 

Résumons.

 

Peu après son indépendance, le pays est tombé sous la coupe de Jean-Bedel Bokassa, de 1966 à 1976, qui alla jusqu’à se proclamer « empereur de Centrafrique ». D’abord soutenu par la France, le dictateur est finalement renversé en 1979 par l’ancienne puissance coloniale, inquiète de la tournure répressive du régime, ainsi que par le soutien qu’il apporte à la Libye, qui lutte contre les intérêts français au Tchad.

 

Après un régime militaire, Ange-Félix Patassé est élu président de la République centrafricaine en 1993. Dix ans plus tard, il est renversé par le général François Bozizé, originaire de l’ouest du pays. Assez rapidement, un premier conflit oppose certaines ethnies nordistes au reste du pays. En 2007, après l’intervention militaire de la France au profit du régime, les rebelles déposent les armes. Leur chef, Michel Djotodia, rallume la guerre fin 2012, en rassemblant ses anciens partisans, et en recevant le soutien de mercenaires soudanais et libyens. À la tête de la Sekela, il conquiert la capitale, Bangui, en mars 2013. Jugeant le régime perdu, la France n’est pas intervenue.

 

Rapidement, l’autorité de l’État disparaît, et l’anarchie règne. Les rebelles saccagent la capitale et commettent des exactions contre les chrétiens. En face, les «anti-Balaka», une milice pilotée par l’ex-président François Bozizé en exil s’arme et s’attaque aux musulmans, assimilés aux rebelles. Devant les affrontements, la France n’a pas d’autre choix que de déployer l’opération Sangaris, pour stabiliser le pays.

 

Ne pouvant agir seule, la France a demandé la création d’une mission onusienne, la Minusca, forte de 10 000 soldats et de 2000 policiers. Composée en majorité de contingents africains, qui agissent souvent en fonction des intérêts de leurs dirigeants (les Tchadiens soutenant les rebelles dont ils sont ethniquement proches), cette force a également été accusée d’abus sexuels. Certains militaires français sont également soupçonnés d’avoir commis de tels actes.

 

Quel bilan pour Sangaris ?

 

L’heure est au bilan. Pour Jean-Yves Le Drian, l’opération « a réussi à ramener le calme et à empêcher l’inacceptable», avait-il déclaré en mars dernier devant les forces françaises stationnées à Bangui. Depuis le 30 mars, la Centrafrique a enfin un président élu, en la personne de Faustin-Archange Touadéra, ancien Premier ministre de François Bozizé.

 

L’instabilité demeure cependant. Outre les anciens rebelles de la Sekela qui se sont reconvertis dans le brigandage, la Centrafrique subit les infiltrations de l’Armée de résistance du Seigneur, une secte apocalyptique venue d’Ouganda et soutenue par le Soudan.

 

Pour poursuivre le désarmement et la réintégration des différentes milices, l’ONU et les autorités centrafricaines doivent offrir un travail aux anciens combattants, et mettre sur pied une armée régulière digne de ce nom. Cette mission de formation de l’armée centrafricaine, confiée à l’Union européenne sera, dans la pratique, remplie par les Français. Malgré la fin de Sanagris, il est prévu qu’environ 300 soldats demeurent dans le pays.

 

La France ne plie donc pas complètement bagage…

 

Guillaume Almalech-Asmanoff

 

Lu pour vous : Sangaris : la France quitte (un peu) la Centrafrique
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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 17:29

 

 

Il y’a décidément quelque chose d’affligeant à observer l’actualité en République centrafricaine, avec chaque jour, des faits ahurissants. C’est à croire que ce pays est maudit. 

 

L’information date de la semaine dernière mais nous venons de l’apprendre : Justino Dede Sombo, ex-blogueur de takaparler, est nommé comme chargé de mission au cabinet du président de l’Assemblée nationale.  

 

La nouvelle aurait pu faire pisser de rire le diable s’il ne s’agissait pas de Karim Meckassoua, champion auto-proclamé de l’éthique et de la méritocratie républicaine. 

 

L’éthique d’abord. C’est un secret de polichinelle que Justino Dede Sombo dit « Lerco » est un repris de justice notoire. Condamné en France pour escroquerie, faux et usage de faux, utilisation de moyens de paiement volés, il avait été incarcéré à Angers avant d’être rapatrié à Bangui en 2011. Une fois de retour dans son pays, il s’était lié d’amitié avec Aimé-Vincent Bozizé dit papy et a été au coeur de l’escroquerie de la société de téléphonie Télécel qui avait livré à ces derniers des cartes de crédit de plusieurs millions de Cfa. La société n’a jamais pu recouvrer sa créance et l’affaire est pendante devant la justice. C’est donc pour se soustraire à la justice centrafricaine qu’il avait regagné la France sous une fausse identité en passant par Bruxelles, via Cotonou. 

 

Le mérite républicain ensuite. Meckassoua a-t-il exigé un curriculum vitae à son chargé de mission avant de le nommer ? Car ce dernier n’a aucune compétence dans le domaine de la communication. Tenir un blogue sur lequel on publie des articles repris à partir d’autres sources ne fait pas de Justino Dede Sombo un spécialiste de la communication. D’ailleurs, il est incapable de rédiger correctement un simple communiqué de presse. Sait-il au moins rédiger une dépêche? Rien n’est moins sûr. Sinon, il ne se contenterait pas par exemple de publier in extenso les déclarations de son champion. Car il aurait su que les internautes, entre les réseaux sociaux et les médias audio-visuels, ne consacrent en moyenne que deux à trois minutes pour lire les sites informatifs. C’est pourquoi, les professionnels, les vrais, publient souvent la quintessence des discours et autres déclarations sous forme de dépêche afin de capter l’attention des lecteurs. Ça s’appelle de l’écriture numérique. 

 

Ce qui est affligeant, c’est que le président de l’Assemblée, d’ordinaire très précautionneux, s’est laissé abuser de bonne foi par ce personnage sulfureux et infréquentable. D’autant que le métier de communiquant à ses règles et ses codes dont il faut maitriser. Il ne suffit pas de singer les professionnels pour se considérer comme un vrai professionnel. Où et à quel moment Justino Dede Sombo a-t-il étudié la communication ?  

 

Au-delà, c’est la leçon à tirer de cette pantalonnade. Il est évident que tous ceux qui se sont découverts un nouveau métier, celui de redresseur de torts sur internet, ne visent qu’un seul objectif : être appelés à la mangeoire. On remarquera que maintenant que son objectif est atteint et qu’il a la bouche pleine, il a délaissé son blogue. Alors, takaparler maintenant ! 

 

Michel Koyt.  

 

Centrafrique : takaparler maintenant voir ! par Michel Koyt
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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 17:15
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Centrafrique : Des jeunes militaires recrutés en 2013 revendiquent leur incorporation dans l’armée

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 14 JUILLET 2016

 

BANGUI, 14 juillet 2016 (RJDH)— Les 1819 jeunes recrutés pour la promotion 2013 en vue de leur incorporation dans les Forces Armées Centrafricaines. Mécontent  après trois ans, ils montent au créneau et exigent des autorités leur prise en compte. C’est une position prise lors d’une réunion mercredi 13 juillet à Bangui.

 

Selon le coordonnateur du collectif Thierry Malemodo, ils se sont réunis pour revendiquer leur droit qui consiste à les incorporer et les matriculer dans le rang des Forces Armées Centrafricaines.

 

Thierry Malemodo  a confié à la sortie de la réunion au RJDH que des requêtes ont été déposées, « nous voulons attirer l’attention des autorités par rapport à notre situation. Nous avons mené de multiples démarches, et depuis le temps de la transition jusqu’aujourd’hui, nous ne sommes pas satisfaits. Nos frères qui sont revenus du Soudan et Bouar après notre formation sont déjà incorporés. Nous revendiquons seulement notre droit pour intégrer le corps en uniforme»,  a-t-il expliqué.

 

D’après le coordonnateur, pour le moment, ces jeunes sont dans les quartiers et vivent dans une situation déplorable, « pendant les évènements, nous avons été attaqués et l’Etat-major des Armées n’avait rien prévu pour nous : pas de prise en charge, notre survie est difficile. C’est pourquoi, nous sommes au quartier pour raison de sécurité. Toutefois, nous sommes prêts pour travailler», a promis  Thierry Malemodo.

 

Le RJDH tente toujours d’avoir la version de l’Etat-major des Armées et du ministère de la défense nationale.

 

Ces jeunes étaient formés dans les centres  d’instruction de Sibut, de Bossembele et du Camp Kassaï à Bangui, du 12 juillet 2013 à novembre 2013 sur note de service de l’Etat- Major, signé par le général de Brigade Ferdinand Bombayaké chef d’Etat-Major à l’époque.

 

 

Centrafrique : La Cour des Comptes statue sur la gestion du Haut Conseil de Communication de 2008-2010

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 14 JUILLET 2016

 

BANGUI, 14 juillet 2016 (RJDH)–L’audience de la 3e Chambre de la Cour des Comptes s’est ouverte ce 13 juillet et a statué sur l’exercice budgétaire du Haut Conseil de Communication. L’objet de cette audience est d’inviter les responsables de cette institution de rendre compte de leur gestion allant de la période de 2008 à 2010.

 

José Richard Pouambi, président du Haut Conseil de la Communication de transition et son staff se sont présentés devant les juges de ladite Cour par principe de continuité de l’Etat, en vue d’apporter des éléments de réponses.

 

Pascal Tomandji, président de la 3e Chambre de la Cour des Comptes, a souligné que tous les responsables étaient présents « nous avons fait venir tous les responsables du Haut Conseil de Communication  de transition pour faire la situation de leur gestion, tous les responsables étaient là, sauf le directeur administratif et financier qui est absent. Mais puisque notre procédure est strictement écrite, nous allons faire parvenir des injonctions auxquelles il va répondre », a-t-il confié.

 

 Le 2e avocat général Nestor Paritoine a précisé que le Haut Conseil de Communication est une institution qui dispose d’un budget dont la Cour des Comptes « doit avoir l’œil pour voir si le budget est bien utilisé».

 

Il a en outre déploré le fait que beaucoup de gens échappent à la poursuite judiciaire, par simple refus de se présenter, les cas de décès ou de promotion dans les grades ainsi que l’humilité dont bénéficient certains justiciables «  depuis 2008, il y a beaucoup de dossiers qu’on a conclus, mais qui n’ont pas abouti encore, les gens n’ont pas répondu. Il y a des gens qui sont intéressés, mais qui ne sont pas en place, ou des cas de décès. Pour ceux-là, l’action publique est éteinte en ce qui les concerne », a-t-il regretté.

 

L’audience de la 3e Chambre statuant sur la vérification du budget du Haut Conseil de Communication intervient après celle exclusivement réservée à la vérification du compte de la Commission Electorale Indépendante en juin 2016.

 

 

Centrafrique : Le Maire de la Ville de Bangui brule les pains non protégés au centre-ville

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 14 JUILLET 2016

 

BANGUI, 14 juillet 2016 (RJDH)–Le président de la délégation Spéciale de la ville de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo a lancé une opération d’assainissement alimentaire en commençant par le pain non protégé vendu à la population. Cette opération est lancée au point zéro avec l’exposition des pains ramassés par la police municipale avant d’être brulé au Parc de Cinquantenaire à Bangui ce jeudi 14 juillet 2016.

 

Emile Gros Raymond Nakombo, justifie cette action, « à peine un mois et deux semaines, j’ai arpenté  les rues de Bangui pour dire plus jamais il faut vendre les nourritures à découvert. J’ai donné des instructions fermes pour qu’on ne donne pas du poison à manger au centrafricain. Les gens se sont entêtés, c’est pourquoi, je veux donner moi-même l’exemple, j’ai demandé à la police de ramasser les pains, on va bruler et on va le faire d’abord au centre-ville, ensuite dans tous les arrondissements de  la ville de Bangui », a-t-il justifié.

 

Giscard Guiango un des vendeurs du pain au quartier Langbassi dans le 2e arrondissement de Bangui réfute « les allégations » du premier citoyen  de la ville de Bangui sur les sensibilisations faites en amont,  « je vends du pain devant Mbi Yé, hier à 18h la police municipale est venue confisquer les pains que je vends, je ne suis pas averti, quand je suis venu ce matin pour voir le Maire, il me dit qu’il ne va pas me restituer le pain et qu’il va le brûler. Ce pain représente tout mon capital et c’est avec ça que je nourris ma famille », s’est-t-il lamenté.

 

Interrogé sur les mesures préconisées par la Mairie pour aider ces jeunes qui évoluent dans l’informel, le Maire de la Ville de Bangui déclare « je ne propose rien, dans la mesure où je  ne les empêche pas de faire leur commerce, mais je leur demande d’être propre », a-t-il soutenu.

 

« L’opération revêt tout son importance, cependant le maire de Bangui doit d’abord sensibiliser les vendeurs au maximum avant de procéder à cette opération. Il y va de l’économie des ménages de ces vendeurs », a remarqué un passant qui assiste à l’opération.

 

Cette opération « Brulé le pain » intervient après une faible campagne qui n’a pas assez touché sa population cible et un mois et trois semaines de la nomination d’Emile Gros Raymond Nakombo comme président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui.

 

 

Centrafrique : La société civile échange sur le fonctionnement prochain de la Cour Pénale Spéciale

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 14 JUILLET 2016

BANGUI, 14 Juillet 2016 (RJDH) — Une vingtaine d’organisations de la société civile a échangé du 12 au 13 juillet 2016 sur la problématique de la mise en place de la Cour Pénale Spéciale (CPS). Les relations entre le tribunal, cette institution et le système juridique national étaient au cœur de cet échange.

 

Dans un atelier de réflexion, plusieurs points ont été débattus, notamment l’accélération du processus de la Cour Pénale Spéciale (CPS) en Centrafrique, la problématique des locaux pouvant abrités cette nouvelle machine pénale selon la loi organique n°15.003, du 3 juin 2015.

 

Selon Arsène Sendé, inspecteur général des affaires judiciaires au ministère de la Justice et garde des sceaux, « la mise en place  de la CPS est une réponse à la lutte contre l’impunité en Centrafrique. Malheureusement, il n’y pas encore de local pour abriter les quatre chambres que constituent la CPS », a-t-il relevé.

 

Dans ses interventions, Arsène Sendé est optimiste, « nous sommes convaincus de la mise en place de cette instance judiciaire et de son fonctionnement, afin de juger les présumés auteurs des violations graves commises en Centrafrique de 2003 à jours », a-t-il précisé.

 

La collaboration entre la CPS et la CPI a été clarifiée par  Christ Gilbert Bakéla Wassiolo, directeur général des services judiciaires au ministère de la justice. Selon lui, « les deux  juridictions ont un même objectifs, la lutte contre l’impunité en Centrafrique. Leur spécificité est que la CPI a une durée illimitée. Par contre la durée des activités de la CPS est de cinq (5) ans, renouvelable aux besoins et ses actions se limitent au niveau national », a-t-il précisé.

 

Pour Me Bruno Hyacinthe Gbiégba, les victimes doivent dès maintenant fournir des documents afin de permettre aux instances juridiques de mieux siéger « les réparations des victimes pourront avoir lieux qu’à travers la documentation et les preuves. C’est ici que se découle la fonction de cette instance nationale », a-t-il insisté.

 

La loi organique n°15.003, portant création, organisation et fonctionnement de la Cour Pénale Spéciale a été signée le 3 juin 2015 par Catherine Samba Panza, cheffe d’Etat de la Transition.

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 12:02

 

 

 

Par RFI  14-07-2016 Modifié le 14-07-2016 à 03:39

 

Le ministre de la Défense centrafricain Joseph Yakété a fait état d'un « dialogue » avec les Nations unies pour lever l'embargo sur les armes afin de reconstruire une armée régulière en Centrafrique, où la situation sécuritaire reste très fragile. Imposé en 2013, l'embargo sur les armes avait été prolongé d'un an par le Conseil de sécurité des Nations unies en janvier dernier. Pour le gouvernement, cette levée est nécessaire afin de « remettre en selle » les forces armées centrafricaines.

 

L’armée centrafricaine compte environ 7500 hommes et aujourd’hui selon plusieurs sources, un quart seulement sont armés. Pour le gouvernement centrafricain, le premier objectif est donc de récupérer les armes stockées dans les pays voisins, notamment au Cameroun, depuis l’arrivée de la Seleka à Bangui, quand les militaires centrafricains ont traversé les frontières, avec leurs armes.

 

Deuxième objectif : pouvoir bénéficier de financements pour des programmes d’équipement. Non seulement en armement mais aussi en treillis, en véhicules, en radios.

 

Il existe une procédure de levée partielle de l’embargo. « L’ONU n’est pas forcément fermée », souligne une bonne source. La France vient ainsi de livrer du matériel de campement et des gilets pare-éclats il y a deux semaines.

 

Quant à la levée pure et simple de l’embargo, c’est un processus long. « Il va falloir donner des garanties à la communauté internationale sur les conditions de stockage des armes par exemple, sur la réforme des forces armées aussi », explique une source militaire.

 

« Pour assurer la sécurité, les Faca (forces armées de Centrafrique) devraient pouvoir être formées, équipées et déployées en garnison sur le terrain », affirme de son côté une autre source gouvernementale. « C’est son rôle régalien et pour cela, nous avons besoin que cet embargo soit au moins assoupli le plus rapidement possible. »

RCA: la levée de l'embargo sur les armes en discussion avec l'ONU
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 23:16

 

 

Cameroun :  Plus de sécurité aux frontières avec la Centrafrique

 

http://www.africtelegraph.com/  13 juillet 2016

 

« Nous allons renforcer la sécurité sur notre frontière avec la Centrafrique », a déclaré Jean-Baptiste Bokam. Il est le secrétaire d’Etat à la Défense, chargé de la gendarmerie camerounaise.

 

Le gouvernement camerounais a décidé de renforcer les mesures de sécurité à l’Est du pays. Précisément à la frontière avec la Centrafrique qui est confrontée à des problèmes de sécurité. L’annonce de cette décision a été faite par le numéro 1 de la gendarmerie camerounaise, Jean-Baptiste Bokam.

 

Pour les autorités camerounaises, cette mesure vise à limiter les multiples infiltrations des rebelles Séléka et anti Balaka de Centrafrique. Ces derniers ont récemment multiplié des attaques sur leur territoire.

 

La présence de 154 rebelles armés centrafricains avait été signalée vers la frontière avec le Cameroun, il y a une semaine. Le 19 mars 2015, 15 camerounais au moins avec le maire de Lagdo avaient été enlevé au Nord, par des présumés rebelles centrafricains.

 

Ils ont finalement été libérés le 10 juillet dernier, après 17 mois de captivité. Leur libération est intervenue après de longues négociations. Les deux gouvernements et la Minusca ont dialogué avec des groupes armés.

 

Cette mesure que viennent de prendre les autorités camerounaises permettra de limiter les dégats et prévenir ce genre d’enlèvements.

 

 

La Centrafrique doit fournir plus d’efforts sur la sécurité

 

http://www.africtelegraph.com/  13 juillet 2016

 

Le bilan des 100 premiers jours du président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, fait état des limites. Le chef de l’Etat doit fournir des efforts sur le plan de sécurité. Il a été publié le week-end dernier.

 

« La patrie est en danger. Nous devons la sauver par tous les moyens légaux », a déclaré Faustin-Archange Touadéra. Ce bilan a été fait au terme de ses 100 premiers jours à la tête de la Centrafrique.

 

Élu en mars dernier, le président centrafricain devrait mettre fin aux violences intercommunautaires qui fragilisent ce pays d’Afrique centrale. Il a le soutien de 12.000 hommes de la Mission de l’ONU affectés dans son pays, la MINUSCA.

 

« Au moment où je m’adresse à vous, certaines régions entières du pays sont sanctuarisées par des groupes armés », a-t-il lancé. Alors que la France a prévu la fin de son opération militaire Sangaris, qui a beaucoup aidé pour le maintien de la paix.

 

Cette opération a été lancée par la France en décembre 2013, pour empêcher un génocide entre la Séléka et les milices chrétiennes anti-Balaka.

 

Hormis la situation encore fragile de la sécurité, une vaste opération de recensement des victimes de violences a été lancée. Une loi portant création d’une organisation et du fonctionnement de la Cour pénale spéciale, a été promulguée le 3 juin 2016 pour juger les brigands.

 

Il a également demandé la levée totale de l’embargo sur la commercialisation des diamants, pour faire face au trafic illicite de cette richesse et renflouer les caisses de l’Etat.

 

En tant que Professeur des mathématiques, M. Touadéra a fait le point des besoins en éducation, infrastructures et de l’eau potable. Sans oublier la conférence des donateurs prévue le 17 novembre prochain à Bruxelles (Belgique).

 

Toutefois, Faustin-Archange Touadéra a plusieurs défis à relever. Il doit œuvrer pour le désarmement des groupes armés et la reconstruction de l’armée. Le chef de l’Etat doit également militer pour que les 300.000 réfugiés au Cameroun et au Tchad ainsi que les 415.000 déplacés internes reviennent.

 

Lu pour vous : Cameroun-RCA : La Centrafrique doit fournir plus d’efforts sur la sécurité
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 23:11
Nouvelles nationales sur APA
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90 millions de la France pour des micros-projets à Bangui 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-07-13 17:23:24 L’ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas, et le maire de Bangui, Emile Gros Raymond Nakombo, ont signé, mercredi dans la capitale centrafricaine, un accord de financement des petits projets dits « projets des quartiers d’avenir » d’un montant de 90 millions de FCFA.


Au moins 21 associations et ONG centrafricaines vont bénéficier de cette subvention.

Selon le diplomate français, c’est la deuxième fois depuis 2015 que son pays octroie une subvention aux associations centrafricaines.


Née en 2014 en pleine crise centrafricaine, l’idée de cette subvention est, selon l’Ambassadeur français, de permettre à ces associations de mener des actions de cohésion sociale entre les quartiers qui ne se fréquentaient plus à cause des violences communautaires.


Grâce à cette subvention, ces organisations vont sensibiliser et financer des activités génératrices de revenus et de résilience.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4857777#sthash.RnzhFi7q.dpuf

 

 

Réunion à Bangui sur le retour des déplacés internes

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-07-13 16:22:11 Le ministère des Affaires sociales et les acteurs humanitaires se sont rencontrés mercredi à Bangui, pour valider le projet de retour et la réintégration des 3000 personnes déplacées internes disséminées dans les sites de fortune à Bangui.


Cette rencontre est la deuxième du genre après celle tenue avant-hier, lundi.

Les déplacés refusent, pour la plupart d’entre eux, de retourner chez eux à cause de l’insécurité mais également du fait que leurs domiciles ont été saccagés ainsi que plusieurs de leurs effets 


Le gouvernement et les humanitaires estiment pourtant qu’il est nécessaire qu’ils retournent chez eux et ainsi ils pourront les aider en leur fournissant de l’argent et des vivres.


Le problème de l’insécurité qui les empêche de rentrer sera ensuite réglé par le processus de désarmement qui va bientôt être lancé, selon le gouvernement.

Cependant, les déplacés qui occupent l’église catholique et le grand séminaire Saint Marc de Bangui ont bénéficié d’une assistance financière de la Caritas Centrafrique et de la Nonciature, destinée à les pousser à de libérer les lieux.


Caritas Centrafrique et la Nonciature ont remis à chaque déplacé 90.000 FCFA, soit trois mois de frais de loyer, et des ustensiles de cuisine.

 

La plupart des déplacés sont sur le site de l’aéroport et ils hésitent à revenir dans leur quartier à cause de l’insécurité. La majorité des déplacés habitent les environs du quartier Km5 où les groupes armés musulmans sévissent encore.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4857771#sthash.WgqwfZaD.dpuf

 

 

La dette extérieure de la RCA estimée à plus de 450 milliards de FCFA (ministre)

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-07-13 14:05:06 La dette extérieure de la Centrafrique s’élève à plus de 450 milliards de FCFA, a annoncé le ministre centrafricain des Finances, Henry Marie Dondra, lors d’un point de presse donné mercredi à Bangui


Selon le ministre des Finances qui a bouclé 100 jours à la tête de ce département, cette dette extérieure constitue un handicap de développement pour le pays car ses partenaires financiers hésitent à lui octroyer d’autres dettes pour financer ses projets de développement.


Cependant, certains partenaires font toujours confiance à la RCA, a dit le ministre avant de donner l’exemple de la France, de l’Union européenne et de la Banque des Etats de l’Afrique centrale. 


Ces derniers, a-t-il souligné, ont octroyé à Bangui des aides budgétaires lui permettant de faire face à ses obligations régaliennes. 


En effet, l’Union européenne et la France ont octroyé chacune 5 milliards de FCFA et la BEAC 9 milliards de FCFA au trésor public centrafricain.


Pour Henry Marie Dondra, la table ronde des bailleurs de fonds de Centrafrique qui aura lieu à Bruxelles en Belgique le 19 novembre prochain est une occasion d’alléger la dette du pays.


 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4857762#sthash.SjptXuF3.dpuf

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 22:38

 

http://www.lefigaro.fr/  Par Pierre Jova  le 13/07/2016 à 21:41 

 

La présence militaire française avait mobilisé jusqu'à 2500 hommes lors du déclenchement de l'opération fin 2013. Son objectif était de stopper les massacres intercommunautaires dans un pays en proie à une instabilité chronique.

 

La France réduit son dispositif. Après le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian en mars dernier, le président de la République François Hollande a confirmé mercredi que la France mettrait fin à son intervention militaire en République centrafricaine. «En octobre prochain, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian se rendra en Centrafrique pour prononcer officiellement la fin de l'opération Sangaris», a déclaré le chef de l'Etat lors d'une réception au ministère de la Défense.

 

«Sangaris», du nom d'un papillon africain, n'était pas moins que la septième intervention militaire française en Centrafrique, depuis l'indépendance du pays en 1960. Lancée en décembre 2013, elle a mobilisé jusqu'à 2.500 hommes à son apogée. Depuis juillet 2015, le déploiement était tombé à 900 militaires. Son objectif était de stopper les massacres intercommunautaires qui ont suivi le renversement du président François Bozizé par le mouvement rebelle Seleka («coalition» en sango, langue officielle de Centrafrique avec le français).

 

Un pays en proie à l'instabilité chronique

 

Située au coeur du continent, entre le Cameroun à l'ouest, le Tchad au nord, le Soudan à l'est et la République démocratique du Congo au sud, la Centrafrique est à la croisée des rapports de force entre les Etats voisins. Le pays est également divisé entre les ethnies de l'ouest et du sud, et celles du nord. Ces dernières, qui se trouvent dans la sphère culturelle du Soudan, sont de confession musulmane, alors que plus de 80 % du pays est chrétien.

 

Peu après son indépendance, le pays est tombé sous la coupe de Jean-Bedel Bokassa, de 1966 à 1976, qui alla jusqu'à se proclamer «empereur de Centrafrique». D'abord soutenu par la France, le dictateur est finalement renversé en 1979 par l'ancienne puissance coloniale, inquiète de la tournure répressive du régime, ainsi que par le soutien qu'il apporte à la Libye, qui lutte contre les intérêts français au Tchad.

 

Après un régime militaire, Ange-Félix Patassé est élu président de la République centrafricaine en 1993. Dix ans plus tard, il est renversé par le général François Bozizé, originaire de l'ouest du pays. Assez rapidement, un premier conflit oppose certaines ethnies nordistes au reste du pays. En 2007, après l'intervention militaire de la France au profit du régime, les rebelles déposent les armes. Leur chef, Michel Djotodia, rallume la guerre fin 2012, en rassemblant ses anciens partisans, et en recevant le soutien de mercenaires soudanais et libyens. A la tête de la Seleka, il conquiert la capitale, Bangui, en mars 2013. Jugeant le régime perdu, la France n'est pas intervenue.

 

Rapidement, l'autorité de l'Etat disparaît, et l'anarchie règne. Les rebelles saccagent la capitale et commettent des exactions contre les chrétiens. En face, les «anti-Balaka», une milice pilotée par l'ex-président François Bozizé en exil, s'arme et s'attaque aux musulmans, assimilés aux rebelles. Devant les affrontements, la France n'a pas d'autre choix que de déployer l'opération Sangaris, pour stabiliser le pays.

 

Ne pouvant agir seule, la France a suscité le création d'une mission onusienne, la Minusca, forte de 10.000 soldats et de 2.000 policiers. Composée en majorité de contingents africains, qui agissent souvent en fonction des intérêts de leurs dirigeants (les Tchadiens soutenant les rebelles dont ils sont ethniquement proches), cette force a également été accusée d'abus sexuels. Certains militaires français sont également soupçonnés d'avoir commis de tels actes.

 

Le bilan incertain de Sangaris

 

Deux ans après le début de Sangaris, l'heure est au bilan. Pour Jean-Yves Le Drian, l'opération «a réussi à ramener le calme et à empêcher l'inacceptable», avait-il déclaré en mars dernier devant les forces françaises stationnées à Bangui. Depuis le 30 mars, la Centrafrique a enfin un président élu, en la personne de Faustin-Archange Touadéra, ancien premier ministre de François Bozizé.

 

L'instabilité demeure cependant. Outre les anciens rebelles de la Sekela qui se sont reconvertis dans le brigandage, la Centrafrique subit les infiltrations de l'Armée de résistance du Seigneur, une secte apocalyptique venue d'Ouganda et soutenue par le Soudan.

 

Pour poursuivre le désarmement et la réintégration des différentes milices, l'ONU et les autorités centrafricaines doivent offrir un travail aux anciens combattants, et mettre sur pied une armée régulière digne de ce nom. Cette mission de formation de l'armée centrafricaine, confiée à l'Union européenne sera, dans la pratique, remplie par les Français. Malgré la fin de Sangaris, il est prévu qu’environ 300 soldats demeurent dans le pays. La France ne plie pas complètement bagage.

 

Défense: La France se retire de Centrafrique et se renforce en Irak

 

http://www.20minutes.fr/ 

 

ARMEES 

 

En chef des armées, François Hollande a fait le point ce mercredi sur la politique de défense du pays...

 

Face à Daesh et au Brexit, la France rebat les cartes de sa politique de défense. François Hollande a fait le point ce mercredi dans un discours au ministère de la Défense.

 

Renforcement du soutien aux forces irakiennes

 

« Nous allons encore intensifier le concours de l’armée de Terre pour soutenir les Irakiens dans la perspective de la reconquête de Mossoul », a déclaré le président de la République. Environ 300 à 400 soldats français forment déjà des forces irakiennes à Bagdad et des peshmergas kurdes dans le nord de l’Irak, parfois au plus près de la ligne de front, sans prendre part toutefois directement aux combats.

 

« Le groupe aéronaval avec le porte-avions Charles de Gaulle sera de nouveau déployé au sein de l’opération Chammal à l’automne car nous devons frapper et détruire ceux qui nous ont agressés, ici, en janvier et en novembre 2015 », a ajouté le chef de l’Etat en référence aux attentats de Paris.

 

Retrait de la Centrafrique

 

Si la France s’apprête à renforcer sa présence en Irak, elle va au contraire quitter définitivement la Centrafrique, malgré le regain de violences dans ce pays. François Hollande a confirmé que l’opération Sangaris, lancée en 2013 sur fond d’affrontements intercommunautaires, prendrait fin en octobre. La France maintiendra cependant sa présence au Sahel face aux groupes djihadistes « dans les mois qui viennent ».

 

Défense européenne

 

Face au défi du Brexit - le Royaume Uni étant avec la France une des deux puissances militaires du continent - et aux enjeux sécuritaires de plus pressants aux frontières de l’UE, Paris va proposer une initiative pour renforcer la défense européenne. « Je constate aussi que nos amis allemands y sont prêts. Nous pourrons donc porter ensemble cette initiative », a noté François Hollande, alors que Berlin a dit vouloir profiter du départ britannique pour relancer l’Europe de la Défense.

 

Sécurité intérieure

 

Sur le front intérieur, l’opération Sentinelle, dont l’utilité a été questionnée, va être ramené à 7 000 hommes contre un millier « mais c’est une opération qui va se poursuivre parce qu’elle est indispensable », a confirmé François Hollande.

 

 

Centrafrique : fin de l'opération Sangaris, quel bilan de l'intervention française ?

 

http://www.metronews.fr/

 

GUERRE - L'opération Sangaris prendra fin en octobre, voilà ce que vient d'annoncer François Hollande. Quel bilan peut-on tirer de cette opération militaire française en Centrafrique ?

 

Le président François Hollande a annoncé ce mercredi 13 juillet que la France mettrait définitivement fin à son opération militaire Sangaris en Centrafrique : "En octobre prochain, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian se rendra en Centrafrique pour prononcer officiellement la fin de l'opération Sangaris", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une réception au ministère de la Défense. Retour sur cette opération militaire française.

 

► Pourquoi la France est-elle intervenue en Centrafrique ?

 

La Centrafrique avait basculé dans le chaos en 2013 après le renversement du président François Bozizé, entraînant une spirale de violences entre la rébellion Séléka à dominante musulmane et les milices chrétiennes anti-Balaka.

 

Redoutant un "génocide" dans ce pays d'environ 4,5 millions d'habitants, la France avait lancé l'opération militaire Sangaris. Les troubles ont provoqué l'exil de plus de 300.000 réfugiés au Cameroun et au Tchad, ainsi que 415.000 déplacés internes.

 

► Combien de militaire la France a-t-elle déployé ?

 

La France a mobilisé jusqu'à 2500 soldats au plus fort des tensions. Au mois de juin 2016, les effectifs de l'armée française en Centrafrique avaient été ramenés à 350 hommes. Parallèlement, 12.000 casques bleus de l'ONU étaient sur le terrain aux côtés de l'armée française.

 

► Que faut-il retenir de cette opération Sangaris ?

 

Interrogés par l'AFP, certains habitants de Bangui ne cachent pas leur "inquiétude" après le départ des Français. "Depuis que le président François Hollande a annoncé le retrait de la force Sangaris, les exactions se multiplient. C'est comme si les groupes armés avaient retrouvé leur terrain de prédilection", s'alarme, Valentin Kouangabé, commerçant. "Nous sommes revenus à la case départ. On a chassé Bozizé (renversé par la Séléka) en 2013 et élu Touadéra, son ex-Premier ministre, en 2016", commente un ancien officier centrafricain sous couvert d'anonymat. "Un seul individu est parti, mais le même système est en train de se remettre en place".

 

De plus, la réputation de l'armée française a été entachée par plusieurs accusations d'abus sexuels en Centrafrique, notamment sur des mineurs, et de sévices physiques.

 

► Quel avenir pour la Centrafrique ?

 

La Centrafrique est toujours "en danger", avec des "régions entières" contrôlées par des groupes armés, avait prévenu samedi le président Faustin-Archange Touadéra, en tirant le bilan de ses 100 premiers jours au pouvoir. Son gouvernement doit reconstruire l'Etat en présence d'une force des Nations unies, la Minusca (environ 12.000 hommes et femmes).

 

Il faut également régler le problème du trafic d'armes. Imposé en 2013, l'embargo sur les armes avait été prolongé d'un an par le Conseil de sécurité des Nations unies en janvier dernier. "Un dialogue est entamé avec l'ONU pour lever petit à petit l'embargo qui frappe les forces armées centrafricaines afin de les remettre en selle et d'assurer la défense du territoire", a déclaré le ministre de la Défense centrafricain Joseph Yakété, selon des propos rapportés sur le site de la radio Ndeke Luka. La levée de l'embargo sur les armes permettrait au gouvernement de reconstruire une armée régulière en Centrafrique.

Centrafrique : Hollande annonce la fin de l'opération Sangaris pour octobre
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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 17:46

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  mercredi 13 juillet 2016 14:15

 

L'endettement plonge l’État centrafricain dans une situation financière préoccupante. Le pays fait face aujourd’hui à une dette extérieure de l’ordre de plus de 450 milliards de francs CFA (686.021.000 euros). Ce montant est communiqué à la presse nationale et internationale ce mercredi à Bangui par le ministre en charge des Finances et du Budget, Henri Marie Dondra. 


Le membre du gouvernement estime que cette situation constitue un handicap pour le pays de pouvoir bénéficier d'autres financements de la part des bailleurs de Fonds. 

« Un endettement de 450 milliards de francs CFA. Quelque chose qui pose un problème sur la capacité de l'endettement de l’État. Aujourd'hui l’État ne peut plus s'endetter parce que nous n'avons pas les recettes suffisantes pour couvrir nos engagements », a indiqué le ministre des finances.


Henri Marie Dondra pense qu'avec le soutien de la France, de la Banque des États de l'Afrique Centrale (BEAC) et de l'Union Européenne, le gouvernement parvient à supporter les charges régaliennes de l’État depuis plus de trois mois.


« Nous avons pu mobiliser 9 milliards de francs CFA (13.720.400 euros) sur les recettes enregistrées auprès de la Banque centrale. A cela s'est ajouté la mobilisation des ressources auprès de l'Union Européenne d'au moins 5 milliards 200 millions de francs CFA (7.927.350 euros) et nous sommes en train de bénéficier d'une aide budgétaire de la France ».


Selon le ministre des Finances et du Budget, « le plus urgent, c'est déjà d'arriver à couvrir les salaires. Une mission a été dirigée auprès de la Banque centrale pour pouvoir mobiliser les ressources ».

La Centrafrique, redevable à l’extérieur d’une dette de 450 milliards F CFA
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