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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 14:52
RCA: autour de Bambari, les combats font rage entre ex-factions Seleka

 

 

 

Par RFI Publié le 07-02-2017 Modifié le 07-02-2017 à 05:09

 

De nouveaux combats ont été signalés ces derniers jours dans la préfecture de la Ouaka, dans le centre-est du pays, théâtre d'une véritable guerre de positions depuis plus de trois mois entre factions issues de l'ex-Seleka. Des affrontements violents à une soixantaine de kilomètres de Bambari, où se trouve le quartier général de l'UPC qu'une coalition FPRC-MPC veut déloger. Impossible d'établir de bilan de ces combats puisque les groupes armés maintiennent leurs pertes secrètes. Mais chacun s'accorde à dire que les combats sont très violents, d'une intensité rarement vue en Centrafrique.

 

Depuis plusieurs semaines, la ligne de front est quasi figée. Au nord, une coalition FPRC-MPC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique et mouvement patriotique pour la Centrafrique), deux mouvements issus de l'ex-Seleka, qui visent Bambari. Au sud, l'UPC (Union pour la paix en Centrafrique), aussi issue de l'ex-rébellion, et qui défend ses positions pied à pied.

 

Ce week-end, les affrontements se sont concentrés dans les localités de Djoubissi et de Ndassima, qui a été perdue puis reprise par l'UPC. Mais les éléments de la coalition menacent : ils entreront à Bambari très bientôt pour déloger le chef de l'UPC, Ali Darassa, de la ville dont il a fait son quartier général il y a quatre ans.

 

Arda Hakouma est l'un des chefs militaires du FPRC. « On est actuellement à 40 kilomètres de Bambari pour rentrer à Bambari pour déloger Ali Darassa parce que Bambari est en otage », affirme-t-il.

 

Au sud de cette ligne de front, la Minusca a tracé une ligne rouge au-delà de laquelle elle promet d'intervenir.

 

« Ils sont en train de faire de la propagande »

 

Mais en attendant, c'est l'UPC qui tient la ligne et empêche l'avancée de la coalition vers le sud. « Ils sont en train de faire une propagande, assure Souleymane Daouda, porte-parole de l'UPC. La ville de Bambari n’est pas menacée à ce jour. Cette ligne de défense qu’on a établie est solide. Cette coalition veut la partition du pays. La position des UPC les en empêche donc ils ont jugé nécessaire de récupérer la position de l’UPC ou de pousser l’UPC par la force à se rallier à leur plan machiavélique. »

 

« Ce sont des combats sans précédent, très, très violents, d’une intensité rare, rapporte-t-il. Ça démarre le matin, c’est la nuit qui nous départage et ça reprend encore le lendemain matin. »

 

Des combats qui se poursuivent malgré plusieurs initiatives de paix engagées à Luanda en Angola depuis le mois de décembre et à Rome en fin de semaine dernière par la communauté Sant'Egidio.

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Centrafrique-Presse.com
6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 19:38
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La ville de Bocaranga vidée de sa population après une attaque d’hommes armés

 

PAR NOURA OUALOT LE 6 FÉVRIER 2017

 

BOCARANGA, 06 février 2017 (RJDH)—La ville de Bocaranga s’est vidée de sa population après l’attaque perpétrée par un groupe d’hommes armés assimilés aux rebelles de 3R. Une source jointe dans la localité parle de ville déserte.

 

Selon un habitant que le RJDH a pu joindre dans la journée, plusieurs personnes ont quitté la ville par peur, « vu le degré de la perte en vie humaine, les chocs, les blessures graves, les habitants sont obligés de se réfugier pour certains dans la brousse et pour d’autres près de la base de la Minusca. Ici tout le monde craint de nouvelles attaques de ces hommes armés qui ont pillé et réduit la ville à néant » explique t-il.

 

Dans un communiqué publié le weekend dernier, la Minusca tout en condamnant l’attaque de Bocaranga a mis en garde les groupes opérationnels dans cette région du nord. La mission onusienne a, dans le même document reconnu qu’une certaine partie de la population a trouvé refuge prêt de sa base.

 

Selon le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires en Centrafrique (OCHA), en début de matinée du 2 février 2017, « un groupe armé a attaqué la ville de Bocaranga commettant des exactions à l’encontre de la population. Au moins 9 personnes auraient été tuées et 7 autres blessées par balle. 9 000 personnes nouvellement déplacées de Bocaranga vers les villages environnants ont été rapportées. Le personnel de santé et plusieurs patients ont été contraints à fuir temporairement l’hôpital ». OCHA a aussi ajouté dans un aperçu de la situation que deux bases humanitaires ont été pillées.

 

L’attaque de Bocaranga fragilise l’élan que les députés ont pris en matière de cohésion sociale et de paix lors de la mission qu’ils ont effectuée dans la région entre le 14 et le 15 décembre 2016.

 

 

Centrafrique : Les députés de la Kémo accusent le préfet de détournement de fonds alloués aux chefs de quartiers

 

PAR RJDH LE 6 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 06 février 2017 (RJDH)—Les députés de la Kémo ont accusé le préfet Lazare Morales Ngaya d’avoir détourné les fonds destinés aux chefs de quartiers et villages de la région. L’accusation a été faite lors d’un point de presse tenu ce jour à Bangui par les quatre élus de la région.

 

Ce sont les députés de Sibut, Ndjoukou , Mala et Dékoa qui ont porté l’accusation contre le préfet de la Kémo. Selon Gina Sanzé, député de Dékoa, plus de 700.000 Fcfa se seraient volatilisés, « selon des informations officielles, 1.660.000 Fcfa avaient été remis au préfet de la Kémo qui compte 473 chefs de village. Selon le compte, chaque notable devrait percevoir 3500 Fcfa. Selon nos informations, 178.000 Fcfa ont été remis pour les 52 chefs de la commune de Sibut, 150.000 Fcfa pour les 65 chefs de Goumbélé, 320.000 Fcfa pour les 139 notables de Dékoa et Mala, 300.000 Fcfa pour les 200 chefs de Ndjoukou. Ces sommes font 948.000 Fcfa. Dans ce cas, il y a un gap de 712.000 Fcfa qui s’est volatilisé » a expliqué le député de Dékoa.

 

Les députés de la région ont annoncé avoir demandé aux sous-préfets de suspendre le paiement de ces indemnités, « nous n’avons pas compris que c’est seulement dans la Kémo que les chefs soient traités de cette manières. Alors qu’à Bangui, les notables ont reçu 40.000 Fcfa, 10.000 Fcfa dans certaines villes et 5000 Fcfa dans d’autres. A Sibut, on va jusqu’à donner 1500 Fcfa à ces derniers. Nous avons demandé aux sous-préfets d’arrêter de payer les chefs pour que le gouvernement prenne ses responsabilités. Dans le cas contraire, nous allons restituer l’argent au gouvernement », a confié Gina Sanzé, visiblement remontée.

 

Joint au téléphone, le préfet de la Kémo a rejeté les accusations qui, selon lui n’ont aucun fondement. Lazare Morales Ngaya a reconnu avoir reçu du Directeur Général de l’administration du territoire, la somme de 1.660.000 Fcfa qu’il a utilisé pour payer les chefs de quartiers et villages à travers les sous-préfets. Selon le préfet de la Kémo, le paiement des indemnités des notables de Sibut s’est déjà fait, « nous avons le même jour fait payer les chefs de quartiers du centre. L’argent a été remis aux quatre sous-préfets pour que les notables des autres zones soient payés. J’attends encore le rapport de ces sous-préfets pour savoir combien les notables ont reçu » a-t-il expliqué.

 

Alors que le préfet dit avoir remis 3500 Fcfa aux notables de Sibut centre, le président de la délégation spéciale qui est lui-même chef de groupe avance la somme de 3350 Fcfa soit une différence de 150 Fcfa.

 

L’argent qui fait polémiques à Sibut a été octroyé aux notables par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera. Les notables de Bangui ont reçu 40.000 Fcfa sur les 60.000.000 Fcfa remis par le président de la République.

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 19:34
Fin des opérations du démantèlement du camp de déplacés de l’aéroport de Bangui

 

 

 

06/02/17 (La Voix de l'Amérique)

 

Plus de 28.000 personnes ont, selon les autorités, regagné leurs anciens quartiers ou de nouveau lieux d’habitation de leurs choix au terme des opérations du démantèlement du camp des déplacés de M'Poko.

 

L’opération baptisée Noël à la maison lancée par le président Faustin Archange Touadera semble être un succès pour certaines personnes.

 

Aucune hutte n’est encore debout sur ce site devenu aujourd’hui un grand terrain nu qui s’étend à perte de vue.

 

Même Médecin Sans Frontière a fermé son hôpital installé pour des soins d’urgence. Emmanuel Lampaert, son chef de mission.

 

"Nous avons nos en porte en lien avec l’opération retour débute par le gouvernement depuis maintenant un mois. De toutes les façons, nous avons gardé notre présence médicale à Bangui notamment au niveau des maternités ", précise le chef de MSF.

 

Les huttes dans lesquelles s’abritaient les 8.000 ménages ici ont été rasées par un bulldozer.

 

Certains déplacés ont regagné leurs anciennes habitations.

 

D’autres par contre se sont éparpillés dans la capitale.

 

La ministre des Affaires sociales Virginie Baikoua rassure que les retournés seront assistés dans les quartiers.

 

Alors que la majorité a déjà quitté les lieux, un petit nombre visiblement mécontent décide de rester sous le hangar de l’aérogare.

 

Pierre Noyini explique que sa famille n’a pas encore touché la somme promis par le gouvernement. Donc, difficile pour elle de trouver une maison de location.

 

Une dizaine de ménages se trouvent dans la même situation que Pierre.

 

Les responsables en charge de cette opération ne souhaitent pas pour le moment s’exprimer sur ce qu’ils considèrent comme des "cas isolés".

 

A l’exemple du site de l’aéroport Bangui Mpoko, plusieurs autres camps de la capitale sont déjà fermés.

 

Reportage de Freeman Sipila à Bangui

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 21:03
Centrafrique : Les bases de deux ONG pillées lors de l’attaque de Bocaranga, au nord du pays
Centrafrique : Les bases de deux ONG pillées lors de l’attaque de Bocaranga, au nord du pays
Centrafrique : Les bases de deux ONG pillées lors de l’attaque de Bocaranga, au nord du pays

 

 

 

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 4 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 04 février 2017—Les bases du Conseil Danois pour les Réfugiés (DRC) et de IRC, auraient été attaquées et pillées lors de l’attaque de Bocaranga, jeudi dernier. L’information est confirmée par plusieurs sources humanitaires qui parlent de la présence des Antibalaka dans la localité.

 

La base de IRC, selon les informations du RJDH, a été pillée puis incendiée par les hommes armés qui ont attaqué la ville de Bocaranga. L’information est confirmée par un cadre de cette ONG à Bangui. Un humanitaire qui a pu sortir de Bocaranga après l’attaque, parle de « pillage systématique de DRC avant l’incendie qui semble être volontaire » confie-t-il.

 

La base de DRC, selon les mêmes sources, a été aussi pillée, « le siège de IRC a été attaqué dans la même journée par les assaillants qui ont tout pillé » a expliqué un autre humanitaire. Les informations en provenance de Bocaranga, font état de pillage de plusieurs boutiques dans la ville par le groupe armé qui est entré depuis jeudi dans la ville.

 

Plusieurs habitants ont été contraints de se réfugier prêt de la base de la Minusca qui, selon nos informations n’a ouvert sa base qu’aux humanitaires expatriés, information non encore confirmée par la mission onusienne. La présence des Antibalaka est signalée dans la ville de Bocaranga malgré les patrouilles des soldats de la paix.

 

Difficile d’entrer en contact avec cette ville du nord de la République Centrafricaine à cause des problèmes de réseaux téléphoniques qui persistent depuis le jeudi 02 févier, date de l’attaque de cette ville par un groupes armé que la Minusca dit avoir repoussé alors que les témoignages indiquent que les assaillants sont toujours dans la ville.

 

Le premier bilan non officiel de l’attaque de Bocaranga, fait état d’une dizaine de morts et de plusieurs boutiques pillées.

 

 

TEMOIGNAGES DES PERES ET SOEURS DE BOCARANGA sur L’ATTAQUE INSENSEE DE BOCARANGA DU 2 FEVRIER 2017


Source : PERE Aurelio Gazzera

 

Bocaranga, le 04 février 2017

 

Bonjour de Bocaranga


Dans ces quelques lignes je vais vous décrire la situation à Bocaranga, les évènements depuis matin 02 février 2017. Vers 5h45 nous avons entendu les coups de fusil devant notre église, à côté de la mission. Les sœurs de la Charité et nous les pères capucins nous étions prêts à venir à l’église pour la prière. Les sœurs ont vu des assaillants passer à côté de l’église qui venaient de camp de catéchistes et se dirigeaient vers la ville. Le coup de fusil a donné le signal de l’attaque. La messe matinale annulée, tous rentrent à la mission. Les gens de Bocaranga ont été surpris par des détonations très fortes. Des gens commençaient à fuir, la panique généralisée. Déjà vers 6h00 nous avons appris la mort de 2 personnes. Des tirs des armes lourdes continuaient. Selon des témoins il y avait 3 groupes des rebelles qui sont entrés du côté ouest de Bocaranga venant par le chemin de brousse de Degaulle. Ils étaient des Peuls, moi-même je les ai vus et entendus. Donc des éléments de 3R – une rébellion qui a fait déplacer seulement dans notre région plus que 30 mille personnes. Un d’eux était assis sur un cheval avec une kalachnikov dans la main. Les gens en débandade. Il y avait un groupe des personnes (100-200), surtout des femmes et des enfants réfugiés dans la maison des sœurs, chez nous 2 familles avec des enfants (une vingtaine de personnes). Les tirs continuaient jusqu'à 10h, donc 4 heures … d’Apocalypse… Des rebelles passaient par tous les quartiers incendiant des boutiques et des maisons. Vers 10h ils se sont repliés vers la mission pour prendre la route de retour par la brousse vers Degaulle. Ils étaient autour de 60 personnes, très bien armés. A ce moment-là, un groupe de 7 personnes a commencé forcer notre portail de la Mission. Ils ont tiré au-dessus, les frères étaient dans leurs chambres, chacun priait comme il pouvait. En entendant que notre portail s’ouvre, je suis sorti pour accueillir les bandits, des voleurs. J’espérais qu’ils venaient seulement pour voler, pas pour tuer. C’était le cas… heureusement. Ils venaient avec la force me menaçant, ils voulaient de l’argent, des ordinateurs, des motos, etc. Ils sont entrés dans ma chambre e ils l’ont pillée, (ils ont volé des ordinateurs, de l’argent et une moto) etc. Apres 30 mn sont sortis prenant aussi notre moto, etc. C’était le dernier groupe qui a pris le chemin vers Degaulle.

 

15 mn après sont arrivés les Antybalaka qui les poursuivaient.


Comment est-il possible que soixante personnes terrorisent la ville de 15 mille d’habitants sans compter les déplacés ? D’où ils trouvent des armes, dans quel but, pour obtenir quoi ? Des questions et des questions…


Vers midi certains gens ont commencé à regagner leurs concessions pour constater des dégâts. Jusqu’à vendredi les gens comptaient les morts. A Bocaranga on compte 18 personnes tuées par balle, certains égorgées. Cruel. Plusieurs blessés par balles, certains transportés vers Bouar ou Ndim, Ngaoundaye, certains sont encore à Bocaranga.


Le but des assaillants était la destruction de la ville. Ils ont incendié plus de 35 boutiques de commerçants, plusieurs maisons, des camions. La présence des forces internationales… ambigüe, tout court. Les gens qui ont défendu leurs familles et leurs maisons disaient que la Minusca s’est comportée de cette façon. Difficile de trouver des témoins, j’ai vu, j’ai vu il y a plusieurs, difficile a vérifier, même si tout le monde en parle.


Jeudi 02 février – le jour de personnes consacrées – que le Seigneur nous consacre davantage pour être plus consacrée à Lui. La fête, mais le Seigneur l’a préparée différemment. Jeudi après-midi et soir à Bocaranga – les pleurs de morts et de disparus. « Le cri de RAMA » comme dans la Bible, « le cri de Bocaranga ». En brousse dizaine milliers de déplacés, sans nourriture, sans abris, sans médicaments, sans eau potable, sans couverture devant ce froid, des accouchements et de nouveau-nés en pleine brousse. Des milliers des enfants perdus, sans leurs parents. C’est vraiment triste. Vendredi matin des gens revenaient de brousse, encore traumatisés, choques. Depuis jeudi l’école ne fonctionne plus, peu de chance de reprendre immédiatement, les antennes de téléphonie mobile saccagées, pas de moyen de communication, le travail de l’hôpital paralysé, manque de personnels, des médicaments. Vendredi matin la Minusca a commencé à faire des patouilles en ville. Mais les gens ne se sentent pas en sécurité. Méfiance envers des militaires – d'où vient cela ? Surement il y a une cause.


Vendredi on a fait une rencontre avec le chef de base de Minusca, moi, un autre frère, un monsieur d’une ONG et 5 personnes de la societée civile de la ville de Bocaranga. On échange sur la situation. La Minusca s’excuse de ne pas connaître qui est qui, qui est rebelle, qui est Balaka, qui est civil. Elle assure que des patrouilles de la ville se poursuivent chaque jour. Le commandant de la base semble ouvert, nous attendons des faits concrets. Pas de paroles, souvent vides. On a fixé un jour par semaine pour un échange d’information. Aujourd’hui samedi, le 4 février les gens ne sont pas encore de retour. Timidement viennent en ville pour repartir le soir vers des champs où ils passent la nuit – pas de sécurité selon eux.


Ces jours-ci moi et un autre frère nous devions partir pour une retraite annuelle, mais ça sera pas possible. Voilà une excellente retraite sur place. La vie devient plus simple, avec des soucis, mais avec une conviction que c’est ici notre place.


Merci pour votre prière et les mots d’encouragement, union de prière. Prions surtout pour ce peuple si bien martyrisé ainsi que pour les malfrats. Que les gens retrouvent la vraie paix.

 

 

TEMOIGNAGES DES SŒURS

 

Bocaranga, le 4 février 2017

 

chères sœurs, amies et amis.

 

Voici ce qui s'est passé hier, 2 février, à Bocaranga, ce que nous avons vécu avec la population :

 

Aux premières lueurs de l’aube, j’étais en train d’aller à la Messe. Il était 6h moins 10. Sortie par le petit portail j'ai entendu des pas derrière moi, je ne me suis pas tournée car je pensais que c'était des gens qui venaient à la messe. Tout à coup, quelqu'un m’a tapé sur l'épaule, je me suis tournée et j'ai vu un grand gaillard devant moi et toute une colonne de Bororos puissamment armés.

 

Le Bororo m'a tendu la main pour me saluer et m'a fait signe d'entrer à l'Eglise. Sr. Eliane était derrière moi et elle est rentrée tout de suite à la maison. Sr. Emma était à la porte de l'église, les Bororos lui ont font signe d'entrer. Les autres sœurs étaient encore à la maison. Arrivés devant l'Eglise, les Bororos ont commencé à tirer. En même temps d'autres colonnes étaient entrées à Bocaranga par des endroits différents. Je suis rentrée à la maison, nous avons tout fermé et par les fenêtres nous pouvions voir ce qui se passait…

 

Les gens surpris par cette arrivée ont fui en brousse. Dans la débandade, certains ont rencontré les Bororos qui les ont tués. Beaucoup de gens sont venus chez nous avec le peu de choses qu’ils ont pu sauver. Ils sautaient par le grillage de la concession derrière le foyer Enrichetta pour rentrer, ou passaient par le grand portail du lycée Nemesia. Nous les avons logés aux foyers, dans les salles de classe. Les tirs ont duré plus de 4 heures et étaient bien nourris. C’était terrible !


La Minusca, les militaires de l'ONU, présents à Bocaranga, n’ont pas bougé le petit doigt pour venir au secours de la population... Il y a eu plus de 15 morts, d'autres ont disparu, on ne retrouvait pas des enfants qui avaient fui en brousse.


Les antibalakas, surpris par cette attaque imprévue, se sont organisés petit à petit, mais trop tard... Les Bororos ont eu le temps de brûler le marché, beaucoup de magasins, 2 gros camions... d’enfoncer les portes des maisons des gens, de voler leurs biens.... de détruire les antennes téléphoniques... tout a été si rapide !


Ensuite, ils ont repris le chemin de la brousse en passant derrière notre concession. Ils étaient nombreux. Certains sont allés chez les pères et ils ont volé la moto du curé, sont entrés dans sa chambre et pris 4 ordinateurs, les téléphones, de l’argent…

 

La femme d’un de nos maitres qui travaille à l’école Bakita, a été tuée par des balles perdues.

 

Après le départ de ces groupes armés, un silence de mort planait sur le village…Une profonde tristesse habitait nos cœurs…


Nous avions revécu les événements de janvier 2014 quand le dernier contingent des Selekas était passé à Bocaranga le 2 février, jour de la Fête de la Présentation de Jésus au Temple !

 

Que d’émotions, de peurs… Nous sommes vraiment lasses, nous ne voyons pas d’issue dans ce conflit qui continue à semer la mort dans ce pays, surtout dans les provinces abandonnées par l’Etat.

 

Le soir à 17H30, les pères sont venus célébrer la Messe dans notre chapelle. C’est la fête de la Vie consacrée !


Que de choses à dire à Dieu qui semble oublier la souffrance de son peuple…

 

Nous déposons dans son cœur de Père les cris et les pleurs des familles qui ont perdu des êtres chers, le désespoir qui habite ceux et celles à qui on a tout volé, pillé, saccagé… la tristesse des enfants privés d’instruction, des cours à l’école, notre souffrance de vivre la mission toujours sous tension, entourées par tant de violence.

 

Le soleil nous fait ses adieux. On entend encore quelques tirs, puis le silence s’installe sur le village et la nuit nous enveloppe tous.

 

Malgré ces événements tragiques, nous continuons à croire et à espérer que la PAIX est possible, que le cœur de l’homme peut changer, que la Vie est plus forte que la Mort.


Merci à toutes pour vos prières, votre amitié qui nous donnent le courage de continuer notre mission, filles de Ste. Jeanne Antide au service de ce peuple centrafricain que nous aimons.


La fraicheur du matin de ce nouveau jour et la beauté de l’aurore nous relancent sur le chemin de la mission. Nous ne savons pas ce que le futur nous réserve, nous croyons que Dieu est là malgré son silence !

 

Aurelio Gazzera

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Centrafrique-Presse.com
5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 20:46
PROLONGATION DE L'EMBARGO SUR LES ARMES, PRÉMICES D'UN QUINQUENNAT MAL ENGAGÉ par Bernard SELEMBY DOUDOU

 

 

 

L'avènement des groupes armés à la magistrature suprême de l'Etat et la gestion éphémère de la chose publique ont contribué largement au trafic tous azimuts des armes de guerre de tout calibre. Cette dissémination massive des armes de guerre sur l'ensemble du territoire national est en partie la résultante des crimes, braquages etc...qui sèment le doute et la panique dans la population centrafricaine. Animé par le souci d'arrêter l'hémorragie, le conseil de sécurité de l'ONU avait voté à l'humanité l'embargo sur les armes en Centrafrique.

 

L'embargo par définition est une interdiction provisoire et limitée dans le temps décidée par le conseil de sécurité de l'ONU en vue d'empêcher la libre circulation de certaines matières ( armes, diamants, certaines marchandises...). L'Etat sous embargo est ainsi mis en situation de pénurie. L'embargo contre la Centrafrique est-il légitime et justifié ? L'armée nationale retrouvée par les groupes armés est ethnique, non formée et à majorité analphabète. Elle a montré son manque de professionnalisme avec les événements de l'Ecole Nationale d'Administration et de Magistrature (ENAM) sur invitation de la Présidente de transition. Les armes étant disséminées sur l'ensemble du territoire national et les éléments des Forces Armées Centrafricaine (FACA) sont impliqués dans nombre de braquages et crimes. L'embargo était inévitable.

 

L'embargo étant une sanction provisoire est généralement assorti de conditions. La levée de cette sanction est souvent fonction de l'amélioration ou du respect de ces conditions. Aux termes de l'embargo, le conseil de sécurité de l'ONU a décidé de le proroger d'un an. Le citoyen lambda parle de surprise, frustration, mépris et punition. Qu'est-ce qui étonne l'opinion publique centrafricaine dans ce dossier au lieu de poser les bonnes questions ? Pourquoi l'embargo a été prorogé d'un an ? Comment ont été menées les démarches visant la levée de l'embargo ? Pourquoi la prorogation de l'embargo a été votée à l'unanimité par l'ensemble des quinze membres ? Nous tenons à rappeler que lors du vote, il n'y a pas eu d'opposition ni débat, chose rare. Ce qui explique que les prétendus efforts du gouvernement étaient très intéressants. Que fait concrètement le ministre en charge de la défense de ce dossier ?

 

Au passage, quels sont les apports de la coalition (post premier tour des présidentielles ) au Président de la République ? Était-il nécessaire de cogérer de façon clanique le pays avec des personnalités qui avaient tous des envies et ambitions présidentielles ? Rendent-ils véritablement service au Président de la République ? Cette prorogation de l'embargo ne constitue-t-elle pas encore un obstacle au dénouement de la crise ? Nous estimons que la prorogation n'a d'autres sources que d'être la conséquence logique d'une nonchalance chronique et du manque d'anticipation des nouvelles autorités centrafricaines.

 

Elle constitue également un aveu d'échec selon les experts Internationaux spécialisés dans le domaine de sécurité et de circulation d'armes. La décision de prorogation a surpris nos autorités alors qu'une compagnie des FACA venait de finir leur formation. Peut-on ainsi parler d'une manque de cohérence dans les prévisions gouvernementales ? Ainsi, que vaut un État sans son armée ? En formule imagée, que peut faire un maçon sans ses outils de travail ?

 

Au lieu de laisser la place à l'effet de surprise, cette prorogation de l'embargo sur les armes traduit le non respect des conditions ou du non amélioration des motifs de l'embargo. La levée de ce dernier nécessitera des garanties suffisantes. Au delà de la sanction, cette situation nous amène à réfléchir aux solutions alternatives. N'y a-t-il pas une possibilité de faire un recours ou de demander une levée partielle de l'embargo ? Peut-on outrepasser ou violer cet embargo ? Que se passera t-il si les autorités violent l'embargo ? Il est vrai que le pays s'exposera à des sanctions mais cela vaut-il la peine ? Normalement, les nouvelles autorités ne doivent s'en prendre qu'à eux même.

 

Les conditions de l'embargo sont limpides mais les autorités n'ont pas respecté l'autre volet de la sanction à savoir le gel des avoirs, le retour et la libre circulation des bourreaux d'antan. A défaut de convaincre, les nouvelles autorités cherchent des boucs émissaires. Pourquoi considéré l'embargo comme le seul obstacle au dénouement de la crise ? Le pouvoir n'a t-il pas par le passé écarté toute épreuve de force avec les groupes armés ? N'est ce pas ce même gouvernement qui avait privilégié le dialogue et la négociation ? Quel est le fruit de ce processus à ce jour ?

 

Certains médias de la place rapportent que le ministre de La Défense accuse les parlementaires d'être complices de la prolongation de l'embargo. Si ces propos sont avérés, quelles seront les réactions des parlementaires et à fortiori de la personnalité qui incarne l'institution ? Nous estimons entre autres que les accusations de cette nature sont graves et portent atteinte à l'éthique, aux fondements existentiels du parlement et même cela peut aboutir à une crise de confiance.

 

Fort de tout ce qui précède et en guise de contribution, nous proposons au gouvernement d'œuvre sérieusement pour espérer la levée totale de l'embargo à terme c'est à dire en 2018. Au lieu de pleurnicher, de sangloter sur son sort en emboîtant le pas de l'opinion publique avec des avalanches de condamnations, de déception, d'étonnements, le gouvernement doit se rapprocher du conseil de sécurité de l'ONU pour demander, négocier des mesures d'accompagnement adaptées à la spécificité centrafricaine. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 04 février 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.

 

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Centrafrique-Presse.com
3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 21:45
Centrafrique: Au moins 15 morts dans les dernières violences dans le nord

 

 

 

AFP   03/02/2017

 

Au moins 15 personnes ont été tuées jeudi dans l'attaque par des groupes armés de la ville de Bocaranga, dans le nord de la Centrafrique, a annoncé vendredi à l'AFP un député de la région.

 

Le coordonnateur des Affaires humanitaires des Nations unies, Michel Yao, a aussi fait état dans un communiqué "de pertes en vies humaines et de plusieurs blessés parmi les populations civiles".


De son côté, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) n'a donné aucun bilan, mais a indiqué que les Casques bleus avaient "ouvert le feu" pour rétablir l'ordre.

 

"D'après les informations qui nous sont parvenues, au moins 15 personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées dans l'attaque de la ville de Bocaranga", a déclaré le député Bernard Dilla.


L'attaque et les pillages contre cette ville proche du Cameroun et du Tchad ont été "perpétrés par des éléments appartenant aux 3R ("Retour, Réclamation et Réparation") et aux antibalakas" a indiqué la Minusca.


"Conformément à leur mandat, les Casques bleus déployés à Bocaranga sont intervenus pour arrêter les violences et ont ouvert le feu contre les éléments des deux camps".

 

Par ailleurs, des milliers de personnes ont fui en brousse, selon le député Bernard Dilla. Le coordonnateur humanitaire en Centrafrique parle de 9.000 personnes qui "se sont réfugiées dans la brousse à environ 15 à 20 km de la ville".


"A la suite des accrochages, les bases de deux organisations humanitaires internationales ont été pillées et l'une d'entre elles, incendiée. L'église ainsi qu'une partie du marché ont été aussi brûlés entraînant des pillages des magasins", selon Michel Yao.

 

La Centrafrique, l'un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane.


La contre-offensive des anti-balaka majoritairement chrétiens a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

L'intervention de la France et des Nations unies a ensuite permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans Bangui.


Mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions du pays, régulièrement ponctuée par des violences dont sont victimes les civils.

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 19:42
Taux d'accès internet et sa progression de 54 pays africains (suite et fin)

 

 

http://www.agenceecofin.com/

 

30Rwanda12.40%7.30% 1 473 463
31Mali12.20%18.60% 2 212 450
32Djibouti11.70%4.00% 105 253
33Gabon10.30%3.90% 181 604
34Burkina Faso10.20%7.00% 1 900 640
35Liberia8.60%15.50% 396 909
36Congo7.50%4.40% 355 574
37Togo7.30%10.00% 547 269
38Comoros7.30%3.90% 58 920
39Malawi6.50%6.70% 1 153 739
40Mozambique6.40%5.00% 1 840 087
41Benin5.60%4.50% 625 333
42Tanzania5.30%5.60% 2 923 240
43Central African Republic4.50%5.30% 224 932
44Madagascar4.30%7.30% 1 071 380
45Ethiopia4.20%13.40% 4 277 837
46DR Congo3.90%11.00% 3 109 182
47Guinea-Bissau3.50%4.10% 66 095
48Chad2.70%5.50% 391 412
49Sierra Leone2.40%6.60% 158 210
50Niger2.10%6.70% 435 021
51Guinea1.80%4.70% 233 048
52Somalia1.70%4.60% 188 343
53Burundi1.50%5.10% 173 288
54Eritrea1.10%4.80% 58 868
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 19:38
Taux d'accès internet dans 54 pays africains (suite)

 

 

Taux d’accès internet dans les 54 pays africains

 

RangPaysTaux d'accèsProg. 2016Pop. connectée
1Seychelles57.90%2.60% 56 178
2Morocco57.60%1.70% 20 054 629
3South Africa52.00%3.90% 28 589 032
4Tunisia48.10%2.40% 5 471 481
5Nigeria46.10%5.00% 86 201 267
6Kenya45.00%3.70% 21 263 152
7Mauritius42.50%1.10% 542 920
8Cabo Verde42.50%2.90% 223 972
9Egypt33.00%3.30% 30 816 579
10Ghana28.40%14.00% 7 961 479
11Swaziland27.80%2.20% 362 530
12Sudan26.40%4.50% 10 870 343
13Sao Tome and Principe25.60%3.60% 49 764
14Senegal23.40%11.40% 3 647 939
15Angola23.00%5.70% 5 941 120
16Côte d'Ivoire22.00%14.30% 5 115 920
17Botswana21.40%6.20% 493 017
18Libya21.10%9.90% 1 335 664
19Zimbabwe21.00%4.10% 413 030
20Equatorial Guinea20.90%6.10% 181 744
21Lesotho20.60%18.10% 445 024
22Algeria19.70%4.30% 7 954 063
23Uganda19.00%5.50% 7 661 326
24Zambia19.00%5.90% 3 176 293
25Cameroon18.00%16.50% 4 306 393
26South Sudan17.10%5.50% 2 177 416
27Mauritania17.10%15.80% 712 465
28Gambia16.90%5.70% 347 293
29Namibia15.60%3.80% 392 181
     
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 19:34

 

 

http://www.agenceecofin.com/

 

(Agence Ecofin) 3 February 2017 - L’Afrique compte à ce jour 281 millions d’internautes, soit un taux d’accès moyen à Internet de 23,4%, avec des disparités entre les pays qui vont de 1 à 50. C’est ce qui ressort de l’exploitation des statistiques en temps réel d’Internet Live Stats.

 

Les Seychelles, le Maroc et l’Afrique du Sud présentent les meilleurs taux d’accès internet du continent africain. Plus de la moitié de leurs populations est connectée. Ces trois champions sont suivis de la Tunisie, du Nigeria et du Kenya.

 

Le Nigeria est le pays qui compte le plus grand nombre d’internautes. Ils sont évalués aujourd’hui à plus de 86 millions.

 

En terme de progression sur une année, le Mali (+18.6%), le Lesotho (+18,1%) et le Cameroun (+16,5%) avancent à grands pas.

 

En bas de l’échelle, 4 pays affichent des taux d’accès à Internet inférieurs à 2% : l’Erythrée, le Burundi, la Somalie et la Guinée. Trois autres pays sont en dessous de 3% : le Tchad, le Niger et la Sierra Leone.

 

On notera également le faible score de l’Algérie, au regard de ses moyens. Avec 19,7% de taux d’accès, le pays de Bouteflika fait moins bien que le Zimbabwe, la Côte d’Ivoire, le Sénégal ou encore le Soudan. Comparé aux 57,6% du Maroc, aux 48,1% de la Tunisie, et même aux 33% de l’Egypte, le retard algérien parait difficilement justifiable.

 

Internet Live Stats, membre du projet Real Time Statistics (www.worldometers.info), est une équipe internationale de développeurs, chercheurs et analystes qui vise à rendre les statistiques disponibles dans un format dynamique. Ses compteurs statistiques en temps réel sont utilisés par de nombreux médias et organisations internationales.

 

à suivre...

Le taux d’accès à Internet et sa progression dans chacun des 54 pays africains, selon Internet Live Stats
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:43
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Suspicion de méningite à Paoua.

 

PAR NOURA OUALOT LE 3 FÉVRIER 2017

 

Bangui, 02 février 2017(RJDH)— Des cas de méningite à pneumocoque ont été signalés ces derniers temps dans les sous-préfectures de Paoua et de Bossangoa. Information confirmée au RJDH par OCHA à travers son aperçu humanitaire du 24 au 30 janvier 2017.

 

Selon ce document humanitaire dont RJDH a eu copie, c’est depuis le mois de Novembre 2016 que les humanitaires observent cette recrudescente des cas de méningite à pneumocoque dans les sous-préfectures de Paoua et Bossangoa au nord de la République Centrafricaine.

 

Ces sources indiquent que la méningite a déjà fait des victimes. Elles rapportent qu’« au 22 janvier dernier, 207 cas ont été enregistrés parmi lesquels 19 décès. Face à cela, un système de surveillance au cas par cas a été mis en place après une investigation menée à Paoua le 5 janvier dernier ».

 

Les acteurs humanitaires ont mis en place un dispositif de riposte pour y faire face. « Les protocoles de traitement ont été élaborés et diffusés et les kits de diagnostic ont été pré- positionnés dans les principales structures de santé de la ceinture méningitique (Paoua, Bossangoa, Kaga-Bandoro, Ndélé) », peut-on lire dans le document.

 

Les responsables du district sanitaire de Paoua n’ont pas été joignables mais le Dr Eucher Dieudonné Yazipo, contacté par le RJDH a confirmé cette information.

 

Pour ce dernier, c’est depuis fin décembre 2016 que l’on note cette flambée des cas de méningite à Paoua et Bossangoa, « une équipe de nos techniciens a effectué une mission d’investigation dans la zone, mais ces cas enregistrés ne présentent pas des germes qui ravagent », a-t- il expliqué.

 

Comme prévention, le ministère de la santé se prépare en ce moment à faire une campagne élargie de vaccination contre la méningite qui concernera la tranche d’âge de 1 à 29 ans d’ici la fin de ce mois dans la ceinture méningitique (Paoua, Bossangoa, Kaga-Bandoro, Berberati Ndélé)

 

 

Centrafrique : 573 cas de violations et abus des droits de l’Homme perpétrés entre septembre et décembre 2016

 

PAR RJDH LE 3 FÉVRIER 2017

 

Bangui, 03 février 2017- La situation des droits de l’Homme en RCA continue de se dégrader à l’intérieur du pays depuis septembre 2016. Entre septembre et décembre 2016, 573 cas de violation et abus des droits de l’homme ont été perpétrés à l’encontre de 894 victimes souligné Marie-Thérèse Keita-Bocoum, Experte indépendante en matière des droits de l’homme en Centrafrique.

 

Selon l’experte en Droits de l’Homme, ces violences sont « caractérisées par des exécutions extrajudiciaires, des arrestations et détentions arbitraires, des tortures, des violences sexuelles et des enlèvements ». Au cours de la présentation de son rapport, l’Experte indépendante en matière des droits de l’Homme en Centrafrique, Marie-Thérèse Keita-Bocoum a indiqué qu’«entre septembre et décembre 2016, 573 cas de violation et abus des droits de l’homme ont été perpétrés à l’encontre de 894 victimes » a-t-elle indiqué.

 

Elle a ajouté que des civils ont été attaqués parce qu’ « ils sont assimilées à des groupes armés, en raison de leur appartenance ethnique ».

 

Marie-Thérèse Keita-Bocoum a déploré que les civils aient payé un frais lourd au conflit UPC-FPRC. « Plus de 3.000 populations civiles se sont réfugiées dans la ville (Bambari) fuyant les combats et les exactions des groupes armés sur l’axe Bambari-Ippy-Bria », a-t-elle déclaré.

 

Ce rapport de la MINUSCA intervient après celui de l’ONG Human Right Watch. Ce rapport de la DDH n’a pas encore été commenté par le gouvernement. Il coïncide avec l’attaque de la ville de Bocaranga par des hommes armés non identifiés.

 

 

Centrafrique : Des artères de Bangui transformées en briqueterie

 

PAR RJDH LE 3 FÉVRIER 2017

 

Bangui, le 2 février 17 (RJDH) : Certaines avenues et rues de la capitale centrafricaine sont jonchées de briques de construction de maison. Cette situation est déplorée par certains habitants et les autorités administratives.

 

En cette période de saison sèche, des centrafricains de toutes catégories d’âge fabriquent des briques pour combler leurs économies. Après une investigation du RJDH, des artères de la capitale sont transformées en briqueterie avec des conséquences sur la circulation et la dégradation routière.

 

Sur la fabrication de briques le long des voies de communication, Gervais Vidrakpadi l’un des briquetiers en se justifiant a expliqué que c’est une activité génératrice de revenus et par manque d’espace, les avenues sont utilisées comme aire de séchage des briques. « Nous étalons nos briques sur les voies publiques parce que nous n’avons pas d’espaces dans nos concessions», a-t-il-dit.

 

Pour la municipalité, l’occupation de ces artères par les briquetiers occasionne des accidents de circulation. Interrogé par le RJDH, Mme Francette Makake, Maire du 6e arrondissement de la ville de Bangui a déploré la fabrication anarchique de briques sur les infrastructures publiques. Elle a demandé « aux fabricants de ne pas étaler leurs briques sur les voies publiques car cela créé souvent des accidents de routes » avant de les demander « de faire cela dans leurs concessions».

 

Pour mettre un terme à cette pratique anarchique qui dégrade les voies de communication et les canalisations, Mr Samson Manguesazon, conseiller municipal à la mairie du 6e arrondissement de Bangui, a rapporté que le Maire de Bangui appliquera l’Arrêté municipal portant interdiction de la fabrication des briques dans la capitale.

 

 

 

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