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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 00:31

 

 

http://netafrique.net/ 3 octobre 2016 

 

Alors que le gouvernement malien a du mal à assurer la stabilité dans le nord du pays , des milliers de maliens ont investi samedi les rues de Bamako pour réclamer le retour de l’ancien Président ATT.

 

Rassemblés dans les rues à l’appel de 13 partis d’opposition et leaders de la société civile du Mali, environ 100 000 personnes ont réclamé ce samedi le retour dans leur pays de l’ex président Amadou Toumani Touré, qui vit en exil au Sénégal depuis quatre ans.

 

Réfugié à Dakar depuis près de trois après sa chute le 22 mars 2012 consécutive au coup de force militaire conduit par le général Amadou Haya Sanogo, les manifestants exigent son retour au bercail.

 

“Nous manifestons aussi pour réclamer le retour au pays de l’ancien Président  Amadou Toumani Touré et pour exiger des journées de concertations nationales pour sortir le pays de la crise” dans le nord du pays”, a déclaré un responsable de l’ opposition.

 

Notons que l’ex Président ATT est menacé d’un procès pour “haute trahison” par le régime de l’actuel président Keïta, qui peine à rétablir la stabilité dans le pays malgré un accord de paix signé avec les différents groupes armés Touareg.

 

La semaine dernière, quatre députés ont décidé de quitter la majorité présidentielle pour rejoindre l’opposition pour dénoncer la mauvaise gouvernance du régime  IBK .

Lu pour vous : Mali : Le retour au bercail de l’ex Président ATT en exil à Dakar réclamé
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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 23:40

 

 

 

L’atelier de renforcement des capacités des cadres du Ministère de l’Equipement, des Transports, de l’Aviation Civile et du Désenclavement a démarré ce lundi 03 octobre 2016 à l’hôtel JM résidence, en face de l’Assemblée nationale, à Bangui.

 

La cérémonie d’ouverture de cet atelier a été présidée par M. Clément INGUISSA, Point focal de l’UNOPS, en présence de M. Jonas GOULOUMANDA, Directeur du suivi des marchés publics au Ministère des Finances et du Budget, de M. Moustapha TAHIROU, Chef de projet d’urgence de connectivité locale de la République Centrafricaine, et de Mme Holy RABEARIMANIAINA, expert en passation des marchés-UNOPS.

 

Organisé par l’UNOPS (Bureau des Nations Unies pour les Services d'Appui aux Projets) en partenariat avec la Coordination du Projet de Facilitation des Transports et du Transit en zone CEMAC (PFTT-CEMAC)- Composante Centrafricaine, cet atelier a pour but d’outiller les participants dans le cadre de la mise en œuvre du projet de connectivité locale  en RCA. Ce projet, financé par la Banque Mondiale à hauteur de  2 milliards de francs CFA, vise la réouverture de l’axe Kaga Bandoro-Mbrès –Bamingui-Ndélé distant de 333 km.

 

Dans son intervention, M. Moustapha TAHIROU a souligné que « la passation des marchés est un élément principal dans les activités de développement d’un pays. Il est donc important, avant de démarrer le projet de connectivité locale en RCA, de renforcer les capacités des cadres du Ministère en matière de passation des marchés parce qu’ils feront partie de l’équipe chargée de gérer ledit projet».

 

L’UNOPS aidera également le Ministère de l’Equipement, des Transports, de l’Aviation Civile et du Désenclavement à déployer ses agents à Kaga- Bandoro et Ndelé. « Ces derniers seront  équipés des moyens moyens logistiques et roulants afin de bien assurer le suivi et la pérennité du projet de connectivité locale en RCA », ajoute M. Moustapha TAHIROU

 

Notons que cet atelier de renforcement des capacités des cadres du Ministère de l’Equipement, des Transports, de l’Aviation Civile et du Désenclavement prendra fin le vendredi 7 octobre 2016. 

 

Source : Cellule de la communication du PFTT CEMAC –Composante Centrafricaine

Renforcement des capacités des cadres du ministère des Transports et des Travaux Publics dans le domaine de passation des marchés
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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 23:16

 

 

APA-Bangui(Centrafrique) 2016-10-03 16:44:51 - Un bataillon d’au moins 480 éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) est actuellement formé par la mission militaire de l’Union Européenne en Centrafrique (EUTM-RCA), en vue de leur opérationnalisation, a révélé le Général Eric Hautecloque Raysz, commandant de la Force EUTM- RCA ce lundi à Bangui, dans une interview à une radio privée.


Ces séries de recyclage des Forces Armées Centrafricaines ont démarré depuis mi-juillet et se poursuivront au rythme de 14 semaines par chacune, mais en tenant compte de la capacité de compréhension des stagiaires a expliqué le commandant de la Force EUTM- RCA.


Au cours de cet entretien, le Général Eric Hautecloque Raysz, a expliqué que c’est une formation complète qui est donnée à ce premier bataillon pour le rendre opérationnel selon les vœux du Président centrafricain, Faustin Archange Touadéra.

Il s’agit de la technique au combat, des tirs, l’entrainement physique, le secourisme et le droit international humanitaire.


Dans cette rubrique de l’opérationnalisation des FACA, le Ministre de la Défense Nationale, Joseph Yakété et l’Ambassadeur de France en Centrafrique, Christian Bader, ont signé une convention de partenariat dont le montant s’élève à 200 000 euros, soit 330 millions de FCFA sont destinés à renforcer le Bataillon amphibie des FACA.

L’objectif de cette convention est de renforcer les capacités opérationnelles de la marine centrafricaine, et vise à doter ce corps de nouveaux matériels d’embarcations, à réhabiliter les infrastructures devenues obsolètes et à installer les pelletons sur ladite base pour faciliter les manœuvres maritimes.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4864434#sthash.KGkIuwQ2.dpuf

Bientôt un bataillon de 480 éléments des Forces Armées Centrafricaines opérationnel
Bientôt un bataillon de 480 éléments des Forces Armées Centrafricaines opérationnel
Bientôt un bataillon de 480 éléments des Forces Armées Centrafricaines opérationnel
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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 22:23

 

 

 

Une  convention vient d’être signée entre le gouvernement centrafricain, représenté par le ministre des finances et du budget, Henri–Marie Dondra et la société ci – devant dénommée Centrafrique Cartes Systèmes (CCS), filiale de la société ivoirienne « Ivoire Cartes Systèmes ». Ivoire Cartes Systèmes dispose d’une approche scientifique et globale de la reconstitution des bases de données et de la sécurisation des recettes, en Côte d’Ivoire.

 

Du fait de ses compétences techniques transversales, de sa solide expérience en matière de relèvement des ressources, au lendemain d’une terrible guerre civile qui a ravagé ce pays frère et ami, et de sa capacité à financer l’ensemble des projets identifiés, Ivoire Cartes Systèmes a  séduit, entre plusieurs offres des plus sérieuses, et a convaincu  le président Touadéra, le premier ministre, Sarandji et toute son équipe gouvernementale, de son sérieux, de son offre la plus avantageuse et la mieux adaptée au contexte centrafricain, et de sa totale disponibilité à mettre son savoir – faire au service de la République centrafricaine.

 

Une offre dont l’expertise a déjà fait ses preuves, dans le cadre de l’amélioration du système de gestion des finances publiques et de la bonne gouvernance, au Mali, Burkina – Faso, Sénégal, et même au Niger. Une offre des plus sérieuses qui a permis au Rwanda de recouvrer une bonne santé financière, d’être classé parmi les sept (7) pays les mieux gérés au monde, et d’être une puissance économique émergente au sud du Sahara.

 

Un partenariat stratégique secteur public/privé,  gagnant – gagnant, dans le cadre de la coopération sud/sud qui a le mérite de servir de locomotive au développement des initiatives privées dans notre pays. En contrepartie de ses obligations, des sources dignes de foi soutiennent que le gouvernement n’a  lésiné sur aucun moyen pour que la direction générale de la société « Centrafrique Cartes Systèmes » revienne à un centrafricain et  que cette société soit véritablement une affaire des centrafricains.

 

C’est dans cette dynamique que la société Ivoire Cartes Systèmes a créé la société « Centrafrique Cartes Systèmes » en abrégé CCS, à qui elle a transféré l’ensemble de ses compétences. Un transfert de compétence qui s’accompagnera de la création de 350 emplois directs et plus de 500 emplois à terme. Une véritable bouffée d’oxygène par la création des richesses et de l’emploi !

 

Avant d’arriver à la signature de cet accord de concession, plusieurs missions ont été effectuées en Centrafrique par les experts de la société Ivoire Cartes Systèmes. Des échanges fructueux ont été menés entre ces experts et les responsables politiques et techniques de certains départements ministériels. C’est à l’issue de ces missions que des solutions ont été proposées aux problématiques identifiées. Ces solutions serviront à reconstituer les bases des données qui ont été détruites ou perdues pendant la crise, augmenter sensiblement le niveau des recettes de l’Etat, moderniser la gestion des différents départements ministériels par l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, et à renforcer le climat de sécurité financière.

 

Le domaine d’intervention  de la société CCS est vaste et touche les départements ministériels les plus importants que sont le ministère des finances et du budget, le ministère de la justice, le ministère de l’éducation nationale, le ministère des transports et de l’équipement, le ministère de la sécurité publique, le ministère de l’environnement, etc. L’objet de son offre vise au traitement et à la sécurisation des diplômes, des certificats de nationalité, des permis de conduire, des cartes grises, des plaques d’immatriculation, des passeports, des cartes nationales d’identité, des cartes d’étudiant, etc.…..Un si vaste chantier !

 

En termes clairs, chaque ministère délivre des documents sécurisés et stockés dans une base de données dédiée. Les informations obtenues à partir des bases de données de ces différents ministères sont répliquées et  centralisées dans une base de données dite « base de données biométrique centralisée ». L’interconnexion et la centralisation des différentes bases de données permettent l’échange des informations entre les différents ministères. La synchronisation avec les différentes bases de données dédiées des ministères permet l’actualisation rapide de la base de données biométrique centralisée. L’accès aux données mises à disposition des ministères est soumis à un contrôle préalable conformément à la politique de gestion des informations définie par l’Etat.

 

De façon générale, la mise en œuvre des projets confiés à ICS,  à travers CCS permettra l’augmentation des recettes fiscales, la modernisation de la gestion des différents ministères par l’utilisation des TIC (création des bases de données, partage et synchronisation en temps réel, réplication des données sur un site distant, etc.), l’exploitation des bases de données pour des requêtes et statistiques, l’endiguement de la fraude, la célérité du traitement des demandes.

 

La décision politique a été validée par le conseil de cabinet du 13 septembre, puis entérinée par le conseil des ministres du 15 septembre, autorisant in fine  et à  l’unanimité  le ministre des finances et du budget  à signer la convention en date du 22 septembre 2016.

Gestion des documents administratifs et sécurisation des recettes : le gouvernement centrafricain signent un accord avec la filiale d’une société ivoirienne
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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 18:25
Les Etats-Unis ont lâché les rênes d'internet

 

 

 

 01-10-2016 Par RFI  Avec notre correspondant à New York,  Grégoire Pourtier

 

C’est une information passée inaperçue, mais internet vient de connaître une petite révolution. Depuis samedi, les Etats-Unis ne supervisent plus l’organisme attribuant les adresses des sites internet dans le monde. Désormais, les fameux « noms de domaine » seront gérés par une « entité internationale autorégulée et à but non lucratif ». Difficile de savoir quelles seront les conséquences de cette nouvelle gouvernance de la Toile, mais ce changement inquiète certains, notamment aux Etats-Unis.

 

Internet est-il en danger ou est-il, au contraire, désormais mieux protégé ? Les avis sont très partagés, et seul l’avenir le dira. Mais le moment est en tout cas historique, puisque les Etats-Unis avaient promis de se désengager de la structure gérant les noms de domaine dans le monde entier depuis 1998.

 

Cette structure, l’ICANN, est un acteur inconnu du grand public, et ce changement ne devrait pas avoir de conséquence visible pour les utilisateurs d’internet.

 

Vraiment ? Pour de nombreux élus républicains, cette émancipation de l’ICANN, passant du contrôle par le département américain du Commerce à une gestion privatisée, est une erreur. Craignant que des régimes autoritaires ne profitent de la situation, ils se sont battus jusqu’au bout pour empêcher cette transition.

 

Du côté de l’ICANN, on balaie évidemment ces doutes, en assurant que le fonctionnement pluripartite, avec des ingénieurs, des entreprises, des organisations gouvernementales ou non-gouvernementales, disposera de suffisamment de pare-feu.

 

Et on vante le « sens de l’histoire » : internet se doit d’être contrôlé, mais en restant au-delà des Etats. C’est pourquoi sa mise sous tutelle de l’ONU, un temps envisagée, ne s’est pas concrétisée.

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 16:20
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : « Nous ne sommes plus en alliance avec l’URCA, car l’alliance électorale Dologuelé, a pris fin avec les élections » annonce Désiré Kolingba du RDC

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 3 OCTOBRE 2016

 

L’alliance entre le RDC et l’URCA ne tient plus. Le président du RDC, Désiré Kolingba dans une interview au RJDH parle d’une alliance électorale qui a pris fin avec les élections. Le RDC est prêt, selon son président à apporter sa contribution pour relever la RCA qui, d’après lui doit être la propriété de tous aujourd’hui. Désiré Kolingba est toutefois mitigé sur le bilan des six mois de la présidence Touadéra qu’il appelle à plus d’action.

 

RJDH : Désiré  Kolingba, bonjour.

 

Désiré Kolingba : Bonjour.

 

RJDH : Vous êtes président du Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) qui a soutenu Anicet Georges Dologuelé au second tour de la présidentielle remporté par Faustin Archange Touadéra qui vient de franchir le cap de six mois au pourvoir. Alors quel bilan vous inspire le premier semestre de Touadéra au pouvoir ?

 

DK : Je vous remercie pour cette opportunité qui nous permet de nous prononcer sur les questions d’actualité qui préoccupent tous les Centrafricains. La situation du pays, aujourd’hui est une préoccupation. Cinq mois après l’élection du président de la République, élu par l’ensemble du peuple, nous constatons que la population s’inquiète.

 

RJDH : Est-ce que vous partagez l’inquiétude de la population ?

 

DK : J’en viens ! La population s’inquiète, s’interroge. Nous nous posons des questions, qu’est ce qui se passe puis que nous ne voyons pas d’action concrète qui puisse donc rassurer la population, des actions qui nous rassurent nous tous, Centrafricain. Quel est alors le travail qui est fait par ce nouveau gouvernement pour nous permettre d’aller de l’avant. Ce que nous constatons, c’est une recrudescence de la violence. Nous entendons par ci par là, les bandes armées qui tuent, qui pillent. Le nombre de morts continuent d’augmenter. Tout cela devient une préoccupation. Dans ces conditions là, nous nous tournons vers le gouvernement pour demander le bilan de ces cinq mois ou six mois. Les cent jours sont passés, un bilan a été fait mais nous n’avons pas vu des actions concrètes menées par le gouvernement. Certainement que le gouvernement mène des actions mais il n’en parle pas, c’est pourquoi nous nous posons toujours des questions sur les actions de ce gouvernement.

 

RJDH : Vous soutenez ici Dologuelé qui pense que le président Touadéra n’a rien fait et qu’il met la  République en danger ?

 

DK : Nous sommes dans un Etat de droit où chacun à la possibilité de s’exprimer selon ses propres convictions. Le président Dologuelé s’est prononcé sur la situation, il a livré sa compréhension de la réalité.

 

RJDH : Mais est ce que vous soutenez sa compréhension de la situation.

 

DK : Nous sortons d’une situation extrêmement difficile, une situation je dirai chaotique. Alors, nous devons prendre les précautions nécessaires pour que nous ne puissions pas retomber dans les travers d’antan. Le gouvernement n’a pas fait ce qu’il devrait faire pour rassurer la population. Si c’était le cas, la population devrait ressentir les effets des actions du gouvernement. Mais, le plat aujourd’hui ce sont les violences signalées un peu partout.

 

RJDH : Vous faites allusion aux violences enregistrées ces derniers jours à Kaga Bandoro,  Koui et Kouango.

 

DK : Absolument. Cette recrudescence de violence amène la population à penser qu’il faut repartir encore en exil ou rejoindre les sites de déplacés pour se mettre à l’abri. Je pense que nous sommes en droit d’attendre du gouvernement un peu plus d’action pour nous rassurer et nous orienter vers une réconciliation  et une paix véritables pour permettre la reprise des activités économiques du pays.

 

RJDH : Alors que vous semblez ne pas reconnaitre des actions au gouvernement, la BEAC a annoncé la reprise de la croissance sur le plan économique. Les 6% annoncés, n’est pas les preuves de ce que le gouvernement a réussi le pari ?

 

DK : Le taux de croissance annoncé par la BEAC est certes vrai mais il faut savoir ce qui entre dans cette croissance. Est-ce que c’est la production nationale ? Vous savez, sur les chiffres de croissance, il faut toujours faire attention. Il peut y avoir croissance sans que cela soit ressenti dans le panier de la ménagère. Ce que nous pouvons dire par rapport à cette croissance, il se peut bien que ce soit le taux calculé par la BEAC,  ce sont les activités des internationaux qui injectent beaucoup d’argent dans notre économie mais cela n’est pas la résultante de la production nationale. On peut dire que la production nationale a repris légèrement compte tenu de cette paix relative retrouvée mais il n ya pas encore cet engouement, cette impulsion que le gouvernement devait donc donner au secteur privé n’est pas encore là, parce qu’ils sont en train d’attendre des financements de Bruxelles, nous ne savons rien. Mais toujours est-il que rien n’est pas fait donner une impulsion à notre économie afin que nous puissions connaitre un taux de croissance qui répercute sur la vie quotidienne de la population.

 

RJDH : Le DDRR posé par Touadéra comme la solution à la crise, vous rassure t-il ?

 

DK : La situation avec les bandes armées est préoccupante. Je pense que le gouvernement doit initier un dialogue franc pour permettre de déterminer la position réelle de ces groupes armés. Aujourd’hui, nous entendons beaucoup de chose, nous lisons beaucoup de choses dans les journaux.  Nous ne savons pas véritablement ce que ces bandes armées là demandent. Il faudrait que nous tenions une table ronde afin que ces bandes armées puissent s’exprimer clairement sur leurs désidératas ainsi le gouvernement verra ce qui est possible de faire et ce qui ne l’est pas. Mais l’intérêt, c’est d’aboutir à un consensus qui permet de rassurer, de donner confiance aux groupes armés afin qu’ils puissent déposer les armes.

 

RJDH : Le président Touadéra vous a déjà reçu après sa prise de fonction. Est-ce que vous lui avez fait des propositions sur des questions d’ordre sécuritaire et économique par exemple.

 

DK : Nous avons été reçus par le président Touadéra. Nous lui avions rappelé d’où nous venions. Nous lui avons aussi rappelé la nécessité de mettre en place un cadre qui permettrait au RDC d’intervenir.

 

RJDH : Ce qui suppose que le RDC, votre parti est prêt à entrer dans un gouvernement de large ouverture.

 

DK : Ecoutez, nous sommes Centrafricains. La situation qui se présente à nous est celle d’un pays. Nous ne sommes plus en campagne. Aujourd’hui, nous avons devant nous, la situation préoccupante de notre pays donc il appartient à tous les Centrafricains y compris le RDC à contribuer pour que nous puissions sortir de l’ornière. Et donc, si le président Touadéra propose un cadre qui nous permettrait d’intervenir et d’apporter nos contributions à ce que la situation s’améliore, nous sommes prêts à le faire.

 

RJDH : Vous êtes en train de dénoncer l’alliance qui vous lie à Dologuelé ?

 

DK : Vous parlez de quelle alliance ?

 

RJDH : De celle qui vous a permis de soutenir Dologuelé au second tour de la présidentielle. Est-ce la fin aujourd’hui.

 

DK : C’était une alliance électorale.

 

RJDH : Une alliance qui a pris fin aujourd’hui.

 

DK : Vous-même, vous le dites. Nous ne sommes plus en alliance avec l’URCA, car l’alliance électorale Dologuelé, a pris fin avec les élections.

 

RJDH : Vous n’êtes plus dans la dynamique de l’opposition voulue par Dologuelé.

 

DK : Le RDC est un parti responsable qui fera alliance avec un parti responsable après que nous-mêmes, nous ayons analysé la situation et vu la nécessité et l’intérêt d’entrer dans une alliance politique. Nous étions dans une alliance politique, nous n’avons pas encore fait le point sur cette alliance.

 

RJDH : Vous parlez de l’alliance avec le MLPC, la CRPS et autre à travers l’AFDT.

 

DK : C’est bien de cela. Mais aujourd’hui, s’il faut que nous allions dans une nouvelle alliance, il faudrait en analyser l’opportunité et nous sommes prêts à le faire, ce dans l’intérêt de notre pays.

 

RJDH : Ce qui signifie que les liens entre le MLPC de Ziguelé, la CRPS de Tiangaye sont aussi caduques.

 

DK : L’AFDT était créée par rapport à la transition. Aujourd’hui, la transition est finie.

 

RJDH : L’AFDT est morte avec la transition.

 

DK : Vous l’avez si bien dit.

 

RJDH : Dans quel état se trouve le RDC après les dernières élections.

 

DK : Ayant perdu les élections, beaucoup de passions se sont exprimées, beaucoup de contradictions. Nous sommes dans un processus d’apaisement de ces passions et une fois que c’est fait, nous allons nous asseoir et de manière lucide, froide examiner la situation de notre parti afin que nous puissions corriger ces carences afin de nous préparer pour les futures élections.

 

RJDH : Vous faites allusions aux élections locales.

 

DK : Ce sont bien ces échéances là que nous avons en vue en ce moment.

 

RJDH : Combien avez vous dépensé lors des dernières élections ?

 

DK : Nous n’avons pas encore fait le point mais il faut avouer que nous avons eu des difficultés de mobilisation de ressource.

 

RJDH : On parle d’un milliard dépensé par le RDC.

 

DK : Nous ne sommes pas arrivés au montant que vous indiquez là.

 

RJDH : Désiré Kolingba, merci.

 

Propos recueillis par  Sylvestre Sokambi

 

 

Centrafrique : Plus de 50 millions Fcfa alloués pour la lutte contre la malnutrition infantile

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 3 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 03 Octobre 2016 (RJDH)—Une somme de 50 millions de Fcfa est allouée par l’Unicef au ministère de la santé pour lutter contre la dénutrition des enfants de 0 à 5 ans. Une enquête sur la malnutrition sera organisée sur toute l’étendue du territoire pour cerner les véritables causes de cette maladie. 

 

Ce fonds, selon les informations du RJDH, servira à réaliser des recherches sur les causes de la malnutrition aiguë chez les enfants de moins de 5 ans. Ce financement  sera cogéré par le ministère de la santé publique et l’Unicef.

 

Alfred Sabendo, directeur des statistiques économiques, démographiques et sociales au ministère du Plan, a indiqué que plusieurs enquêteurs seront déployés sur le terrain pour recueillir les informations  nécessaires sur cette maladie, « les activités démarrent ce  3 octobre et ce jusqu’au 13. Les agents sont déployés à Bangui et à l’intérieur du pays afin de recueillir les informations sur la malnutrition afin que le gouvernement puisse connaitre les causes réelles de la maladie dans le but d’apporter des réponses conséquente », explique-t-il.

 

A la fin des enquêtes, selon Alfred Sabendo, le ministère de la santé et l’Unicef feront une étude de faisabilité pour mettre un terme à la mortalité infantile et néonatale liée à la dénutrition.

 

Entre 2012 et 2014, le taux de la malnutrition aiguë chez les enfants était de 6,6%, la malnutrition aiguë sévère de 1,9 %, la malnutrition modérée de 4,4%, la malnutrition chronique de 40,8%. L’insuffisance pondérable était de 20,8%.

 

 

Centrafrique: Calme relatif dans les villes régulièrement sous menace de la LRA

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 3 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 03 octobre 2016(RJDH)—Les villes de Obo dans le Haut-Mbomou et Bria dans la Haute-Kotto, régulièrement menacées par la LRA, connaissent ces derniers temps un calme relatif. Les autorités indiquent que ce calme a permis la reprise progressive des activités économiques.

 

Les villes de Obo, Mboki, Zemio et Bambouti régulièrement attaquées par la LRA, ont retrouvé une certaine quiétude, d’après les autorités contactées par le RJDH.  Le Sous-préfet de Obo, Salet Joseph parle du retour de la stabilité dans la région « il n’y a pas de nouvelles alarmantes, ces derniers temps. Les attaques de la LRA de Joseph Kony, sont rares dans le Haut-Mbomou. Les villes de Obo, Mboki, Zemio et Bambouti retrouvent de plus en plus la stabilité » a-t-il expliqué.

 

Même son de cloche du côté de la Haute Kotto où les rebelles de la  LRA ont multiplié depuis quelques mois leurs incursions. Maurice Balekouzou, président de la délégation spéciale se félicite de ce calme qu’il qualifie toutefois de relatif « nous avons connu ces derniers temps un calme relatif dont on est fier. Les attaques de la LRA contre nos villages ne sont plus enregistrés, ce qui fait que la situation de calme pour le bien de la population » note t-il.

 

L’absence des attaques des éléments de la LRA dans ces deux régions rassure la population qui, selon les autorités, reprend les activités commerciales et agricoles.

 

Depuis 2008, la rébellion ougandaise LRA sévit dans le sud est de la République Centrafricaine. Depuis quelques mois, les attaques de la LRA sont signalées dans l’est du pays. Selon un rapport de Invisible Children publié en juillet dernier, plus de 350 personnes ont été prises en otage par la LRA en Centrafrique en l’espace de six mois, ce qui représente un record depuis six ans.

 

 

Centrafrique : Légère augmentation du nombre des personnes déplacées internes, selon le HCR

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 3 OCTOBRE 2016

 

BANGUI, 03 Octobre 2016(RJDH)—Le nombre des personnes déplacées internes est en légère augmentation alors que celui des réfugiés connait une régression, selon les récentes données publiées par le HCR. L’augmentation du nombre des déplacés serait liés au regain de violence enregistré ces derniers temps dans plusieurs villes de l’arrière-pays.

 

Selon les données du Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (HCR), entre juillet et aout 2016, le nombre de déplacés a augmenté de près de 1% « à la date du 31 aout 2016, les membres et partenaires de la CMP ont indiqué que  385 750 personnes déplacées à l’intérieur de la RCA composées de personnes déplacés en sites et dans les familles d’accueil, comparé au chiffre de 384 314 selon les données du mois de juillet 2016. Il ressort que le nombre de personnes déplacées en RCA a connu une augmentation de 1436 » peut-on lire dans le rapport mensuel du HCR du mois d’aout 2016.

 

Alors que le nombre de déplacés augmente, celui des réfugiés connait une légère baisse. Selon les chiffres du HCR, les chiffres des réfugiés ont baissé d’environ 1797, « la RCA compte aujourd’hui 466.293 personnes réfugiées dans les pays limitrophes contre 468090 en fin juillet » a présenté Patience Ntangwa, administratrice chargée des relations externes.

 

L’augmentation du nombre de déplacés internes en Centrafrique est dû aux violences signalées ces dernières semaines dans plusieurs villes de l’arrière-pays notamment à Kaga Bandoro, à Kouango et à Koui.

 

La baisse de 0,38% des réfugiés centrafricains fait suite quant à lui aux rapatriements volontaires enregistrés depuis deux mois.

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 15:35

 

 

 

Par RFI Publié le 02-10-2016 Modifié le 02-10-2016 à 13:35

 

Depuis le lancement des opérations de démantèlement des péages illégaux à Kaga-Bandoro et dans les villages environnants, des hommes armés apparentés aux ex-Seleka enchainent incursions et pillages dans ces mêmes localités. Ils effraient les populations et s’attaquent aux ONG. Pourtant, il y a quelques mois, la préfecture de la Nana-Grébizi avait été déclarée « ville sans armes » par l’ONU. La Minusca avait alors renforcé contrôles, checkpoints et patrouilles. C’est visiblement un échec. Kaga-Bandoro est toujours sous la coupe des ex-combattants de la Seleka.

 

Le calme semble régner dans la ville de Kaga-Bandoro. Depuis les derniers affrontements entre ex-Seleka et anti-balaka, une partie de la ville est devenue « invisible ». Emmanuel a fui les derniers événements. Il vit dans un camp de déplacés.

 

« Ça ne va pas ! Vous voyez comment les gens dorment. Voyez comment les gens pleurent. Les Seleka sont ici, à Kaga-Bandoro. Ils font des pillages depuis des jours et des jours. Nous les balaka, on reste ici, seulement pour attendre le désarmement et être en paix », a-t-il affirmé.

 

Pour beaucoup, la présence de la Minusca est encore insuffisante. Le préfet Gaston Yemendo demande une aide supplémentaire.

 

« Oui, je l’ai demandée. Je l’ai évidemment demandée afin de multiplier les patrouilles nocturnes et les patrouilles à pied dans la localité pour que la paix revienne parce que vous savez la paix, c’est un facteur de l’Onu », a-t-il insisté.

 

Joint par RFI, Fabrizio Hoschild, de la Minusca, lui répond.

 

« Nous avons renforcé la présence de troupes de la Minusca, ici, à Kaga-Bandoro, avec nos soldats du contingent burundais et les soldats du contingent gabonais. Nous sommes en train de déployer, ici, un poste de police qui doit arriver dans les prochains jours », a-t-il spécifié.

 

Un quartier général (QG) d’un groupe armé est quasiment adossé aux locaux de la préfecture. Entre les deux bâtiments, un serpent de barbelés et quelques soldats de la Minusca.

RCA : appel à un renforcement de la Minusca à Kaga-Bandoro et ses environs
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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 22:38

 

WATERGATE AU GABON

 

 

02 / 10 / 2016 À 12:17

 

Voici le scoop de notre confrère Le Journal du dimanche, qui révèle que Ali Bongo a fait écouter les observateurs de l'Union européenne.

Les services secrets d’Ali Bongo ont écouté les observateurs dépêchés par l’Union européenne pour veiller à la régularité de l’élection présidentielle Les conversations enregistrées révèlent de lourdes suspicions de trucage des résultats.

 

Les observateurs de l’Union européenne au Gabon étaient sur écoute. Anne, Jean-Jacques, Polyna, Xavier, Pierre, Magdalena… Pour le régime gabonais, ce sont des prénoms, mais aussi des voix. Pendant ces heures tragiques entre le 27 août, date de l’élection, et le 23 septembre, jour de la proclamation des résultats, les services secrets d’Ali Bongo savaient tout de leurs faits et gestes, mais aussi de leur conviction : l’élection a été truquée. « Ils ont fait exactement ce que j’espérais qu’ils n’allaient pas faire », réagit à chaud, le 31 août, la chef adjointe de la mission, en découvrant les scores d’Ali Bongo.

 

En privé, comme ces écoutes en témoignent, on est loin du langage diplomatique… Le JDD révèle une vingtaine d’enregistrements clandestins, un échantillon puisé dans un ensemble certainement plus vaste, qui dévoilent l’existence de ce Watergate gabonais (l’une des personnes écoutées a formellement identifié sa propre voix dans un extrait que nous lui avons soumis hier matin). D’ici à deux mois, les émissaires de Bruxelles doivent rendre un rapport de synthèse. Alors qu’Ali Bongo a prêté serment en début de semaine, s’estimant élu pour un nouveau mandat de sept ans, jusqu’où osera aller la Commission européenne dans la dénonciation du scrutin ? La révélation de ces écoutes, et de leur contenu, éclaire d’un jour particulier le climat qui a entouré l’élection et les agissements du pouvoir pour en maîtriser l’issue.


D’autant que le régime gabonais ne s’est pas contenté d’écouter. Les informations collectées par ses services secrets semblent avoir permis de cibler des observateurs de l’Union européenne et de lancer contre eux de violentes accusations dans des journaux gabonais. L’un des observateurs, jugé « hostile » aux autorités de Libreville, a même été menacé de mort et a dû être exfiltré du Gabon. Ces écoutes permettent de comprendre pourquoi. Elles entrouvrent une porte sur les méthodes d’un pouvoir de plus en plus contesté.


La principale cible des services gabonais s’appelle Pierre B. Cet ancien militaire a été nommé responsable de la sécurité de la délégation européenne, dont la députée bulgare Mariya Gabriel a pris la tête. À l’invitation du Gabon, les premiers analystes sont arrivés à Libreville le 12 juillet. Début août, 22 observateurs sont déployés dans les neuf provinces du pays, bientôt rejoints par 22 autres. Au total, une soixantaine de délégués ont été dépêchés.


« La mission a pour objectif de présenter une évaluation précise, détaillée et impartiale du processus électoral. Elle doit opérer en toute indépendance et de manière neutre, sans interférence dans le déroulement électoral… », expose sa feuille de route. « Le jour de l’élection, cela s’est relativement bien passé, sauf pour la province du Haut-Ogooué, le fief des Bongo. Là-bas, nos observateurs ont été sortis au moment des opérations de dépouillement », résume un membre de la mission européenne, interrogé par le JDD après son retour de Libreville. « Je ne peux rien dire de plus, j’ai des consignes », ajoute cette source. Paradoxalement, ce sont les interceptions du camp Bongo qui permettent d’entendre les délégués, tenus au devoir de réserve.

 

« On a anesthésié le discours »

 

L’écoute date du 29 août. Deux jours après l’élection, les résultats ne sont toujours pas proclamés. La situation reste incertaine. Ce jour-là, à 13 heures, la chef de la délégation européenne a tenu une conférence de presse en lisant un communiqué qui ménage les deux camps. « Dans la majorité des cas observés, les conditions du vote et la conduite du dépouillement ont été jugées satisfaisantes », a dit Mariya Gabriel. Elle a cependant déploré « un accès inégal lors des procédures de consolidation des résultats », sans toutefois s’étendre sur la situation du Haut-Ogooué.


Au téléphone, dans l’après-midi, Pierre confie à son interlocuteur (un Européen) que, pour cette conférence de presse, il a fallu « anesthésier le discours pour le rendre moins agressif contre les autorités. Ce qui est une bonne chose. C’est moins violent que le texte initial d’hier soir. Ils ont remplacé le mot “opacité” par le mot “non-transparence”, on a travaillé là-dessus pour éviter de blesser les gens inutilement ». Pierre ajoute néanmoins que « cela ne change rien à la réalité des choses » quant au résultat du scrutin. Les deux hommes sont partagés sur l’avenir. « Ça peut être calme parce que les gens n’ont pas envie d’aller en prison », dit l’homme au bout du fil. Pierre, lui, redoute des tensions.


« Des urnes en cours d’acheminement vont faire la différence »


Deux amis plaisantent. Jean-Jacques, adjoint de Pierre, est, lui aussi, sur écoute. Il téléphone à un membre de la mission qui se trouve à Port-Gentil, le gros centre portuaire et industriel du Gabon. « C’est la première fois que je vois ici comme ça, tout fermé, ville morte, pas une contestation. Les pauvres gens, ils sont tous en train d’attendre devant leur poste de télévision le résultat. Et le résultat, il traîne, il ne sera pas avant cette nuit ; maintenant, c’est fini, pronostique l’homme de Port-Gentil. Ils sont en train de chercher comment tricher et que ça ne se voie pas trop. »


« Oui, pour qu’ils traînent, c’est lié à ça, affirme Jean-Jacques. Bongo sait qu’il a perdu, mais comment il va faire pour annoncer qu’il a gagné ? » Selon l’un des deux hommes, « des urnes sont en cours d’acheminement à Libreville et vont faire la différence ». Il ajoute : « Y’a 3.000 voix d’écart qui seraient annoncées pour Bongo, alors qu’à l’origine y’avait 60.000 voix d’écart pour Ping. Comment faire avaler la couleuvre ? » En clair, les observateurs européens penchent pour une défaite d Ali Bongo et redoutent une manipulation à venir.

 

« C’est complètement fou ! »

 

« Pierre, excuse-moi de te réveiller. » « Tu me réveilles pas. » Il est 6 heures ce 30 août. Pierre est un matinal. Son interlocuteur, Xavier, est un des analystes de la mission. Sa voix trahit l’excitation des informations qu’il a obtenues durant la nuit. Les chiffres officiels sont toujours attendus, mais pour lui, le résultat final ne semble faire aucun doute. Avec Olivier, un autre membre de la mission, Xavier a passé plusieurs heures à discuter avec un opposant dont il donne le nom, ne se sachant pas écouté. « C’est tellement gros que tout le monde se demande ce qu’ils peuvent faire ! Et ce qu’on sait, tout le monde le sait… C’est clair comme de l’eau de roche, c’est complètement fou ! », confie Xavier. Pierre ne le contredit pas. Les deux hommes semblent persuadés de la défaite très large d’Ali Bongo.


Plus tard, Pierre appelle un autre membre de la mission. « Xavier m’a appelé à 6 heures du matin », raconte-t-il. « Avec Olivier, ils ont discuté avec des partis politiques de l’opposition qui ont exactement les résultats que nous, on connaît », dit Pierre. Il signale aussi qu’il y a eu des « modifications de chiffres cette nuit sur Wikipédia ». « Ils ont gonflé la population du Haut-Ogooué ! C’est pas un signe encourageant. » Effectivement, sur l’historique de la notice Wikipédia consacrée au fief du camp Bongo, la population a augmenté de 22.000 personnes en une nuit ! Et au cours de la nuit suivante, plusieurs dizaines de modifications interviendront. Le lendemain de ces conversations, dès le 31 août au matin, plusieurs médias de Libreville commencent à tirer à boulets rouges sur les observateurs européens : « Scandale de corruption au sein de l’Union européenne », titre l’un d’eux. Tous ciblent Xavier, qu’ils accusent d’avoir passé « quatre heures avec un candidat de l’opposition », en s’appuyant sur « des sources des services gabonais ». Est-ce sur la base des écoutes ? Probable…


« Ils ont fait ce que j’espérais qu’ils n’allaient pas faire… »


31 août, dans l’après-midi. La chef adjointe de la mission, Polyna, appelle Pierre. Elle vient de lui envoyer par Internet les résultats tels qu’ils ont été annoncés par l’AFP. La voix féminine paraît nouée : « L’AFP donne les chiffres, la différence est de 5.500 voix, l’opposition va refuser ces chiffres et va faire appel », annonce-t-elle. Pierre ouvre sa boîte mail et souffle à la lecture du score. Polyna résume son sentiment en une seule phrase : « Ils ont fait exactement ce que j’espérais qu’ils n’allaient pas faire… » Elle pense que la situation va déraper. « C’est sûr », acquiesce Pierre. Tous deux conviennent de rappeler tous les observateurs à Libreville au plus vite.


Dans la foulée, Pierre appelle Port-Gentil : « Je ramène tout le monde, dit-il. On met en alerte le Falcon. » Sur les écoutes, les voix semblent un peu plus nerveuses que la veille. Pierre appelle un contact à qui il vient d’envoyer le communiqué de l’AFP. « Tu comprends ce qui se passe ? », demande-t-il comme pour gagner du temps et ne pas se lancer dans de longues explications. « Oui, tout à fait », dit l’autre. « Vous prendrez uniquement ce qui est indispensable. Pas de panique, mais vous vous doutez bien de ce qui va se passer. C’est évident », dit Pierre. « Ali Bongo joue avec le feu, ça sera un deuxième Congo. C’est malheureux… », réplique son interlocuteur avec un accent belge, d’une voix calme et attristée. « On n’en est pas là, tempère le chef de la sécurité, qui envisage encore un autre scénario. On ne sait pas ce que seront les résultats proclamés… C’est peut-être fait exprès, pour tester… »


À l’écoute de ces conversations, les hommes du régime comprennent que pour la mission européenne, les scores annoncés ce 31 août par le ministère de l’Intérieur (les résultats officiels ne seront proclamés que le 23 septembre) relèvent de la mascarade. Le pouvoir a choisi l’option forte : Ali Bongo est donné vainqueur avec 5.594 voix d’écart. Dans le Haut-Ogooué, avec une participation de plus 97 % (contre 59,5 % au niveau national), il est crédité de 95,46 % des voix, soit plus de 68.000 bulletins litigieux d’avance…


« Le quartier général de Jean Ping est attaqué par un hélicoptère »


Pierre décroche son téléphone dans la nuit du 1er septembre. Il est autour de 2 heures. « Bonsoir, c’est Helmut Kulitz, l’ambassadeur de l’Union européenne. Désolé de vous déranger à cette heure… J’ai été appelé parce que le quartier général de Jean Ping est attaqué depuis une heure par un hélicoptère et des gens sont à terre avec des tirs réels. La situation est chaotique… » L’ambassadeur veut savoir si des membres de la mission peuvent se trouver à l’intérieur. « Non, il y a personne », rassure Pierre. « Je suis vraiment très inquiet », dit l’ambassadeur, la voix serrée. Le chef de la sécurité promet d’aller aux nouvelles.


Il compose sur-le-champ le numéro de Xavier, qui ne le rappelle que le lendemain matin. « T’as essayé de m’appeler à 2 heures du mat, je dormais ». « Est-ce que tu t’es déplacé au siège de campagne de Ping ? », lui demande Pierre. « Jamais ! » « C’est bien ce qui me semblait. Y’a un gros problème… J’ai dit qu’on avait personne là-bas. » Xavier comprend entre les lignes qu’on l’accuse de s’être rendu chez le candidat de l’opposition. Il s’en défend. « Ils m’ont vu avec le mari de la femme avec qui j’aurais couché ! », ironise-t-il, faisant allusion à des accusations de la sorte sur les réseaux sociaux gabonais.


Attaqué nommément via des tweets et par des hommes du régime, Xavier livre son analyse : « Les choses les plus difficiles à entendre, elles viennent de la mission électorale. La demande de toutes les ambassades de l’Union européenne de produire les résultats bureau de vote par bureau, entre guillemets, c’est moi. En faisant cela, tu vois ce que je veux dire. Malheureusement, cela m’a amusé jusqu’à un certain niveau. » Xavier remarque que le premier tweet qui le cible, la veille, a été posté dans l’heure qui suivait le communiqué de protestation de l’Union européenne et le tweet « à propos de moi et de la femme », dit-il, dans la foulée…


Pierre semble inquiet pour son collègue, qui a été menacé physiquement et verbalement. « Ce qu’il faut retenir, Xavier, c’est que tu es en danger et en ce qui me concerne, j’ai demandé à ce que tu rentres, discrètement et vite », avertit le chef de la sécurité. Dans la foulée, Pierre appelle un contact à l’ambassade de France. « Un gars est menacé de mort ici, prévient-il. On va faire en sorte que jusqu’à la porte de l’avion ce soir ça se passe bien, mais s’il y avait un souci, j’aimerais un contact au niveau de l’ambassade qui me réponde. L’ambassadeur est parfaitement au courant. »


« Déchirez les documents officiels et jetez-les »


Durant ces jours entre l’élection et la proclamation des résultats, les services gabonais écoutent le téléphone d’un autre membre de la mission, une femme prénommée Anne. Dans un premier temps, elle aussi organise le rapatriement des observateurs. Son inquiétude, outre les horaires d’avion et leur sécurité, concerne les documents. Les agents européens doivent garder sur eux les ordinateurs et les papiers. « Il faut éviter qu’on trouve des documents officiels, prévient Anne. Si vous avez des documents officiels, prenez des photos, déchirez-les et mettez-les à l’hôtel dans la poubelle. Pour éviter qu’à l’aéroport, ils vous fassent ouvrir la valise et vous les prennent. » C’est dire si vis-à-vis des Gabonais la confiance règne…
« Si les autres mettent la main sur ça, c’est foutu »


Anne appelle un interlocuteur gabonais qui lui a laissé un message. L’homme se présente et ne se doute pas une seconde qu’il puisse être écouté. « L’armée a chargé le QG du candidat de l’opposition et a emporté tous les ordinateurs et toutes les copies qu’ils avaient, prévient-il. Ils n’ont plus que les originaux qu’ils veulent sécuriser. » L’homme sollicite l’Union européenne parce qu’il espère qu’elle pourra « organiser un convoi », peut-être « avec l’armée française », pour mettre en sécurité des cartons d’archives.


« Combien y a-t-il de cartons ? » demande Anne. « Ils disent qu’ils ont 98 % des procès-verbaux de tout le territoire, c’est beaucoup de cartons. » Son interlocutrice européenne semble dépassée. « Ils ne peuvent pas faire de photocopies ? », demande-t-elle. L’homme s’emporte : « Non ! Tout est fermé à Libreville… Si les autres mettent la main sur ça, c’est foutu. » Anne lui explique que la mission ne sort plus de l’hôtel Radisson. Elle suggère que les cartons soient acheminés vers la délégation européenne permanente. Mais d’après son interlocuteur, la délégation non plus n’a pas les moyens d’aller les chercher.


L’homme semble dépité : « Je suis chez moi avec ma famille, j’ai été contacté par des hommes politiques locaux qui me connaissent pour voir dans quelle mesure on peut les aider pour sécuriser les procès-verbaux. » « Je vais parler avec mon chef d’abord », temporise Anne, qui ne voit pas de solution. « Oui, parlez avec votre chef, et si c’est opportun, vous me rappelez. Et si c’est pas opportun, bon, je vais dire que la délégation ne peut pas sécuriser les PV et qu’ils les gardent par-devers eux, là où ils sont », conclut l’homme. À l’écoute de cette conversation censée être confidentielle, les services secrets gabonais apprennent qu’un jeu des PV originaux des opérations de vote est encore en circulation…


« Même moi, je ne m’attendais pas à une telle vague »


La plupart des observateurs sont partis. Pierre B. est en train de « plier le dispositif », comme il le dit à son interlocuteur, Jean, qui appelle de Bruxelles. En deux conversations, d’une quinzaine de minutes chacune, les deux hommes débriefent la mission qui s’achève. Deux conversations sans filtre dont les Gabonais ne perdront pas une miette. Les deux interlocuteurs sont critiques sur le personnel européen : « La plupart, je me demande ce qu’ils font ; j’ai l’impression d’être dans une ONG, ce sont des gens qui ont eu des accidents de la vie », confie Pierre. « Oui, c’est un peu le bas de gamme, embraye son correspondant bruxellois. Des gens qui travaillent seulement trois mois par an. » Pierre déplore des tenues « jeans pattes d’éléphant, y compris lors des cocktails aux ambassades ». « Au niveau de la tenue, on est ici dans la cour des miracles. Ils sont tous habillés… pas chemise hawaïenne mais pas loin… On se tire des balles dans le pied », regrette l’ancien militaire.


Pierre revient sur les incidents avec le régime, et notamment sur le cas de Xavier. « Dans son boulot, il était très performant. Mais il s’est fait cibler tout de suite… » Le responsable de la sécurité évoque aussi des problèmes nocturnes : « J’ai passé mes nuits à me déplacer chaque fois que l’ambassadeur m’appelait. Il est très craintif. Un coup, c’est parce qu’un véhicule de gendarmerie passait dans son quartier, une autre fois parce que deux gendarmes étaient entrés dans sa résidence sans autorisation ; il avait oublié que c’était lui qui les avait fait venir ! »


Les deux hommes se demandent qui va prendre le relais sur place. Pierre, pessimiste, prévoit que les Gabonais ne donneront plus de visas aux observateurs européens. Jean lui annonce que « les grands chefs bruxellois » ont « une stratégie » : « Ils veulent mettre l’autorité gabonaise devant cette idée : soit cette invitation est toujours valable et on nous donne les visas, soit elle n’est plus valable et ça sera interprété comme quoi la mission est foutue dehors. Et c’est différent. » Pierre annonce que pour lui, « la rue n’a pas du tout envie qu’on parte ». Jean semble s’en étonner : « Il y a au moins 40 % du pays qui soutient Bongo non ? Si on fait l’arithmétique ethnique ça donne 40 % ? »


Pierre ne partage pas du tout cette analyse : « Même chez Bongo, il y a beaucoup de gens qui ont fait défection, qui ne supportent plus le nom. Il n’a d’ailleurs pas dit Bongo pendant sa campagne, c’est simplement “Ali”, il n’y a aucune affiche avec son nom… » « Franchement, ici, les gens n’en peuvent plus, poursuit Pierre. Mais le Gabonais n’est pas un combattant, il a face à lui 4.000 à 5.000 personnes d’une garde républicaine bien équipée et bien déterminée. Maintenant, ce sont les seuls. Quid de l’armée et de la gendarmerie ? Au vu des résultats électoraux, je doute qu’elle suive et qu’elle tire sur une foule. J’en doute fortement. » « Plutôt une bonne nouvelle », réagit Jean.


« Vous ne pensez pas qu’on est largement écoutés ? »


« Même moi, je ne m’attendais pas à une telle vague. Même les expatriés qui vivent ici », dit Pierre, qui pronostique : « Vu le volume de mécontents, une asphyxie du pays. Les gens ne vont pas jouer la force, ils vont jouer l’asphyxie. Ils n’en veulent plus. » « Hyper-intéressant », réagit son interlocuteur. Sur sa lancée, Pierre résume la situation : « Les conseillers jusqu’au-boutistes qui entourent le président, ils n’ont plus le choix. » Il estime, que « contrairement à l’élection précédente », l’Union européenne est venue cette fois jouer les trouble-fête. Reprenant une formule africaine, il juge que les Gabonais ont mis l’Europe « en plus dans la soupe et ils ne savent pas comment s’en sortir. La soupe est mauvaise… »


Subitement, l’interlocuteur bruxellois a un doute : « Vous ne pensez pas que quand on discute comme ça on est largement écoutés ? », demande-t-il. « C’est probable à 80 % », réplique l’ancien militaire, qui doit espérer, vu ce qu’il dit au téléphone, être dans les 20 % épargnés… Pendant un long moment, les deux hommes évoquent en détail d’autres aspects de la mission, s’échangent une foule d’informations sur les uns et les autres, jusqu’aux frayeurs de MST chez certains membres du dispositif. « Merci pour ce temps, cela m’a édifié », dit Jean, qui promet de rester discret. « Bien entendu, je fais attention à ce que vous m’avez donné parce que j’ai envie de durer », conclut-il. Ce qu’il ignore, c’est que les services d’Ali Bongo n’ont rien perdu de leurs discussions. Le pouvoir gabonais, lui aussi, a envie de durer.

 

Source: Le Journal du dimanche

 

Lu pour vous : Révélations : Ali Bongo espionnait les émissaires de l’Europe !
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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 22:18
Lu pour vous : Réunion de la zone Franc à Bercy

 

 

http://www.financialafrik.com/ par RÉDACTION  30 septembre, 2016

 

Les ministres des finances de la zone Franc se réunissent ce vendredi à Bercy dans un contexte particulier de forte déviance de cette monnaie dont le nom et les mécanismes sont rattachés à la colonisation. Plusieurs économistes du continent dénoncent une certaine forme de « servitude volontaire ». 

 

« Il faut un débat sur le Franc CFA » a déclaré Carlos Lopes, secrétaire général de la Commission Economique Africaine (CEA) dans un entretien avec l’AFP diffusé â la veille de la rencontre. La réunion de Bercy est une rencontre habituelle d’harmonisation des positons qui intervient avant la réunion d’automne des institutions de Bretton Woods prévue la semaine prochaine à Washington. 

 

Au menu de cette rencontre de Paris, l’efficacité de l’investissement public, l’identification des obstacles au développement et à l’intégration du crédit et la convergence en zone franc. Il ne sera certainement pas question d’un débat sur le FCFA qui fait rage partout sauf au sein des institutions centrales (BCEAO et BEAC) qui observent un silence de cathédrale sur le sujet et semblent avoir donné des consignes stricts à leurs cadres. Mais en dehors des cercles officiels, le débat se poursuit.  Ainsi, quatre économistes africains et non des moindres viennent de publier un ouvrage intitulé: « Sortir l’Afrique de la servitude monétaire. À qui profite le franc CFA ? » à paraître le 3 octobre aux éditions La Dispute. Cet ouvrage collectif a notamment reçu le soutien de la Fondation Gabriel-Péri, think tank spécialisé sur l’économie et l’histoire sociale.

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 21:30

 

 

APA – Douala (Cameroun) - 2016-10-02 12:19:28 - Les transporteurs Centrafricains sollicitent l’appui de leurs homologues du Cameroun à mener des activités commerçantes dans leur pays afin de lutter contre l’inflation en Centrafrique.


Les transporteurs centrafricains invitent le gouvernement de Bangui à œuvrer pour la modification de la convention de transport liant ce pays au Cameroun, afin d’offrir plus de marge de manœuvre aux transporteurs camerounais sur le sol centrafricain.

Pour cela, des syndicats des transporteurs souhaitent que des amendements soient apportés au niveau du cadre réglementaire communautaire pour plus de fluidité dans les échanges économiques et commerciaux entre les deux pays.

Il s’agit notamment de l’interdiction règlementaire faite aux transporteurs camerounais de travailler à l’intérieur du territoire centrafricain et vice versa qui devrait être abrogée pour rendre des échanges plus rapides.

A en croire les tenants de cette thèse, une fois à Bangui, plusieurs camions appartenant à des transporteurs camerounais sont bloqués dans la capitale centrafricaine, en attendant que les transporteurs locaux, dont le parc est réduit, prennent le relais de la distribution vers l’intérieur du pays ce qui entraine souvent l’inflation.

En autorisant les camionneurs camerounais à assurer la desserte des villes intérieures de la RCA, le gouvernement centrafricain améliorera la rotation des camions entre le corridor Douala-Bangui et l’intérieur du pays, et contribuera ainsi à la réduction des coûts du transport et des marchandises.

La Centrafrique qui est dépourvue de façade maritime utilise généralement pour plus de 80 pour cent du volume de marchandises, le port de Douala pour assurer les exportations et les importations.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4864337#sthash.aiet93fU.dpuf

Les transporteurs camerounais invités à opérer en Centrafrique
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