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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 17:34

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bambari, 1er mars 2017 – La situation sécuritaire à Bambari, préfecture de la Ouaka (centre de la RCA), est en nette amélioration, mais la MINUSCA maintient sa posture robuste en vue de prévenir l’entrée dans la ville de la coalition du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) qui aurait des conséquences dramatiques pour les populations civiles.

 

« Le sentiment de sécurité a évolué mais nous restons vigilants », a déclaré le chef du bureau de la MINUSCA à Bambari, Alain Sitchet, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, la première organisée depuis une préfecture. « Il y a un grand changement, surtout avec le départ d’Ali Darassa, le chef du Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC). La population vaque librement à ses occupations malgré une certaine psychose », a pour sa part indiqué le maire de Bambari, Abel Matchipata.

 

Le cas d’Ali Darassa, les informations faisant état de violences commises par les éléments de l’UPC dans la Basse-Kotto ainsi que la poursuite des hostilités par le FPRC dans la zone de Bambari ont été les principaux points soulevés par les journalistes, qui intervenaient par vidéo-conférence depuis Bangui. Le Porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a indiqué que la MINUSCA avait documenté plus de 200 violations et abus des droits de l’homme commis par l’UPC et le FPRC dans la Haute-Kotto et la Ouaka entre novembre 2016 et février 2017.

 

A propos des éléments de l’UPC, le porte-parole a précisé que des parlementaires centrafricains ont fait part à la Mission des risques que pourrait constituer la présence d’Ali Darassa dans leur localité, en ajoutant que la MINUSCA vérifie ses informations et tient à rassurer ces communautés. « Le départ de Bambari du chef de l’UPC – et de chefs anti-balakas – était prise pour empêcher la guerre dans la ville mais nous veillerons à ce que les hommes de l’UPC ne s’en prennent à d’autres communautés, dans le cadre de la protection des populations », a dit Monteiro. Quant à la distribution d’armes par la coalition du FPRC à des jeunes à Ippy, le porte-parole a de nouveau condamné ces actes et a appelé les communautés à rejeter les tentatives de manipulation de cette coalition qui prétend les protéger.

 

La MINUSCA a par ailleurs rappelé l’impartialité de son action tant à Bambari que dans le reste du pays, en précisant que lorsqu’elle rencontre les chefs des groupes armés « c’est pour passer des messages forts et obtenir leur engagement dans les processus de dialogue » notamment sur le DDRR. « Ce qui se passe à Bambari n’est qu’un point de départ en vue de la stabilisation définitive de la RCA », a conclu le chef du bureau local de la Mission.

 

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

 

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

LA MAIRIE DE BAMBARI ET LA MINUSCA SALUENT LES PROGRES SECURITAIRES DANS LA VILLE
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Centrafrique-Presse.com
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 17:00
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : « Bambari ne doit pas appartenir aux groupes armés » selon Alain Seties de la Minusca

 

 

Par Minerve Ngoupandé le 1 mars 2017

 

BAMBARI, 1er Mars 2017 (RJDH) — Bambari ne doit pas appartenir aux groupes armés, position soutenue par Alain Seties, chef du bureau de la Minusca de Bambari à l’Est du pays ce 1er mars lors de la conférence hebdomadaire de la Minusca par vidéoconférence.

 

La prise de position de la Minusca se fait dans un contexte d’insécurité dans la Ouaka quelque jour après le retrait de Ali Daras de l’UPC et des leaders Anti-Balaka de la localité. Cette déclaration faite par la Minusca intervient alors que le FPRC menace d’atteindre Bambari, capitale de la préfecture de Ouaka et rejettent l’accusation portée contre lui par la Minusca d’avoir distribué les armes.

 

La Minusca annonce le renforcement du dispositif sécuritaire à Bambari, « la sécurité est renforcée et la population vaque librement à ses occupations. La force de la Minusca est présente multipliant ses patrouilles et rassurant ainsi la population. Malgré tous les appels de la Minusca, la coalition menée par le FPRC tient toujours à marcher sur Bambari c’est ainsi que le 26 février dernier une quarantaine de ces éléments armés a été localisée tôt le matin au nord de la ville de Bambari » a lâché Alain Seties.

 

Les forces de défense et de sécurité seront redéployées à Bambari dans les jours à venir./

 

Minerve Ngoupandé et Félicien Mamadou

 

 

Centrafrique : Des éléments LRA ont enlevé deux femmes et brulés des maisons à Bangassou

 

Par Victor Komas le 1 mars 2017

 

BANGASSOU, 1er Mars 2017 (RJDH) – Deux femmes ont été enlevées, des maisons et des commerces ont été pillés et incendiés au village Derbissaka à 177 kilomètres de Rafaï à l’est, ce 11 février dernier par la LRA. Deux jours après, c’est l’attaque du village Karmada. L’information a été confirmée au RJDH par les autorités administratives de la ville.

 

L’enlèvement des femmes par des éléments de l’armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony présent sur le territoire centrafricain depuis 2008 intervient quelque mois après l’attaque perpétrée contre les éléments de la Minusca faisant deux morts au sein du contingent marocain à l’est du pays.

 

Plusieurs sources autoritaires de la ville de Rafaï qui ont regagné la ville de Bangassou, ont témoigné l’enlèvement de deux femmes des villages Derbissaka à 177 kilomètres et Karmada à 105 kilomètres de Rafaï, « le 11 février dernier les éléments de la LRA ont fait incursion dans plusieurs villages, ils ont enlevé deux femmes, brûlé des maisons d’habitation et des commerces », a souligné cette autorité.

 

Le 13 février, le village Karmada, situé à 105 kilomètres de cette même ville, a été aussi attaqué par ce groupe armé, « ils ont pillé, agressé les habitants, brûlé des maisons. Nous avons regretté cette violation qui a eu lieu alors que les contingents marocains de la Minusca sont présents dans la région », a critiqué une autorité communale de cette localité.

 

L’enlèvement opéré par les éléments de la LRA fait suite à l’audience de confirmation des charges de Dominique Ogwen par le CPI, un des principaux lieutenants de la LRA arrêté en Centrafrique.

 

 

Centrafrique : Des victimes de la crise s’organisent en faveur de la commission réparation

 

Par Teddy Komesse le 1 mars 2017

 

BANGUI, 1er Mars 2017 (RJDH) — Les victimes de la crise apprennent le mécanisme de mise en place de la commission vérité, justice et réparation et de la justice transitionnelle ce 28 Février. Une activité du Réseau des Journalistes pour le Droit de l’Homme et de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme sur financement de Cordaid à Bangui.

 

La crise centrafricaine a fait plusieurs déplacés internes et externes et des morts. Plus de 20 mille victimes se sont déjà enrôlées pour demander justice et réparation, plus de deux semaines après la nomination de procureur général de la Cour Pénale Spéciale qui a pour compétence de juger les crimes commis en RCA.

 

Ephrem Kosh-Komba, Directeur de Cabinet au ministère des Affaires sociales et de la réconciliation, pour la réussite de ce processus, « il faut la volonté politique du gouvernement en ce qui concerne l’appui et plaidoyers auprès des bailleurs ».

 

La Minusca a salué cette initiative, « nous encourageons ceci et ce mécanisme de justice est déjà mis en place dans plusieurs pays d’Afrique pour favoriser les victimes à obtenir leurs droits », a indiqué Pollock Ndonodji, responsable du programme justice transitionnelle à la Minusca et l’un des intervenants.

 

Il a en outre présenté la mission de cette commission, « cette commission d’experts indépendants mandatés pour une durée de 3 ans sera installée pour enquêter sur les abus des violations des Droits de l’Homme. Elle ouvrira une liste pour les victimes afin de les identifier et connaitre les genres des victimes. Sa principale mission est faire des recommandations permettant de réparer les préjudices comme en Afrique du Sud où un montant de (6 à 10 millions de dollars) a été fixé pour la réparation », a-t-il dit.

 

Une des victimes se réjouit de cette initiative sur le mode saisine de la Cour et exhorte le gouvernement à appuyer cette commission.

 

Cette rencontre intervient une semaine après un plaidoyer des victimes à l’Assemblée nationale en faveur d’une loi de réparation

 

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 01:41
Lu pour vous : Vaccin contre le sida : un nouvel espoir à Marseille

 

 

 

Le vaccin testé à Marseille a permis de faire disparaître les cellules infectées chez une dizaine de volontaires porteurs du virus du sida.

 

Par Le Point.fr  Publié le 28/02/2017 à 14:50 | Le Point.fr

 

C'est un nouvel espoir. Encore un, diront certains, au vu des nombreuses tentatives (souvent infructueuses et décevantes) pour éradiquer le mal. Cette fois, les chercheurs espèrent être sur la bonne piste dans la longue route pour mettre au point un vaccin contre le sida. La Provence révèle qu'un protocole mené depuis 2013 auprès de 48 patients a livré des résultats encourageants. Ce vaccin a permis de faire disparaître les cellules infectées du corps d'une dizaine de volontaires qui étaient porteurs du virus. Une avancée qui permet au quotidien de titrer en une « Un espoir fou ».

 

Rétroconversion

 

Sous la conduite du docteur Isabelle Ravaux à l'hôpital de la Conception de Marseille et d'Erwann Loret, biologiste au CNRS, trois doses ont été injectées sur des patients volontaires. Ces 48 personnes ont donc arrêté leur trithérapie. « Le résultat le plus remarquable est que les cellules infectées par le VIH ne sont plus détectables chez une dizaine de patients. Et ce, depuis deux ans, ce qui est tout à fait exceptionnel, détaille Erwann Loret à nos confrères de La Provence. Si des épisodes de ce type sont observés parfois chez des patients, cela ne s'était encore jamais produit sur une telle durée. » Le vaccin aurait donc eu un effet et diminué le nombre de cellules infectées par le virus.

 

Le médecin explique que chez deux patients le taux d'anticorps a chuté, car leur système immunitaire ne voyait plus les cellules infectées. On appelle ce phénomène la rétroconversion. Un signe très encourageant. « Nous allons, avec l'Agence du médicament, proposer à ces deux patients qui ont repris la trithérapie d'arrêter leur traitement, sous suivi médical. Si, après trois mois, les cellules infectées sont toujours indétectables, on pourra alors parler de guérison fonctionnelle », signale-t-il. Et il faudra attendre deux ans pour les considérer comme guéris définitivement. Et transformer ainsi, et pour de bon, l'espoir en réalité.

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 01:32
Centrafrique : l'ONU accuse les rebelles du FPRC de distribuer des armes aux jeunes pour la guerre
Centrafrique : l'ONU accuse les rebelles du FPRC de distribuer des armes aux jeunes pour la guerre

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 01-03-2017

 

La Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) accuse le Front populaire pour la renaissance en Centrafrique (FPRC), une faction de l'ex-alliance rebelle de la Séléka, de distribuer des armes à des jeunes à Ippy (Centre), en vue de poursuivre son offensive sur Bambari, la deuxième ville du pays après Bangui.

 

Selon la MINUSCA, c'est une "violation de la ligne rouge de démarcation tenue par les forces onusiennes" commise par le groupe armé dirigé par Abdoulaye Hissène, une coalition formée en octobre avec le Rassemblement patriotique pour la renaissance en Centrafrique (FPRC) de Joseph Zoundéko, tué dans un raid aérien le 11 février, dans la même localité.

 

"La MINUSCA condamne fermement de telles manœuvres qui, si elles étaient mises à exécution, mettraient gravement en danger la vie d'innocentes populations et donnerait lieu à de nouvelles attaques contre les soldats de la paix", souligne la mission onusienne dans un communiqué de presse.

 

"La MINUSCA demande instamment aux chefs de la coalition du FPRC de mettre fin immédiatement à ces agissements et souligne qu'ils porteront l'entière responsabilité de toute violence dirigée contre la population civile et les forces onusiennes. Elle exhorte les chefs de la coalition à prendre toutes leurs responsabilités et à se retirer d'Ippy sans délai, en regagnant leurs positions initiales", ajoute le communiqué.

 

Cette annonce survient au lendemain d'une mise en garde que la MINUSCA avait lancée lundi à Bangui, en lançant une frappe aérienne contre la coalition dans la région de Bambari.

 

Plus d'un an après l'élection de Faustin-Archange Touadéra à la présidence centrafricaine le 14 février 2016, les violences n'ont pas cessé à Bambari, la deuxième plus grande ville du pays, à environ 400 kilomètres au Nord de Bangui, à cause des hostilités entre les rebelles du RPRC aujourd'hui réunis au sein d'une même alliance avec le FPRC, et l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), groupe armé peul.

 

Les deux ex-factions rivales de l'ancienne coalition de la Séléka, disputent le contrôlent de la ville et ses ressources (or, diamants et autres pierres précieuses) avec leur "ennemi" déclaré Ali Darass, le dirigeant de l'UPC.

 

Ce dernier a été contraint de quitter la ville avec son état-major par la MINUSCA la semaine dernière, pour se replier à une dizaine de kilomètres plus loin, mais son départ n'a pas permis de faire baisser la tension.

 

La force onusienne a averti lundi qu'elle continuerait de "recourir à tous les moyens que lui a conférés le Conseil de sécurité pour empêcher un embrasement de la ville de Bambari, aux conséquences désastreuses pour les populations civiles". Elle a insisté pour une "cessation immédiate des hostilités et un engagement ferme au dialogue", des deux groupes belligérants.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 01:24
Hissein Brahim Taha: «Il faut que l'on se mette tous ensemble pour combattre» les jihadistes

 

 

Invité Afrique  

 

 

Par Christophe Boisbouvier RFI mardi 28 février 2017

 

Depuis un mois, Moussa Faki Mahamat préside la Commission de l’Union africaine, et c’est Hissein Brahim Taha, l’ancien ambassadeur à Paris, qui lui succède à la tête de la diplomatie tchadienne. Quelles sont ses priorités ? Le nouveau ministre tchadien des Affaires étrangères s’exprime pour la première fois depuis sa prise de fonction. De passage à Paris, entre Oslo et Ndjamena, Hissein Brahim Taha répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

 

RFI : Sept millions de personnes sont menacées de famine dans le nord-est du Nigeria et dans le bassin du lac Tchad. Que faites-vous pour ces personnes en détresse ?

 

Hissein Brahim Taha : Je viens de la conférence d’Oslo et 14 pays ont annoncé des aides immédiates, 672 millions de dollars pour apporter du soutien à ces réfugiés et déplacés qui se trouvent dans le bassin du lac Tchad.

 

En effet, 672 millions de dollars ont été débloqués. Mais selon l’ONU, il en faudrait un milliard et demi ?

 

C’est vrai. Mais il y a des pays qui n’ont pas encore annoncé leur contribution, comme les Etats-Unis, comme la Grande-Bretagne.

 

Y a-t-il eu des consignes particulières de la part de Donald Trump ?

 

Non, je ne pense pas. Le délégué américain est d’ailleurs intervenu. C’est peut-être dû au fait que c’est une nouvelle administration qui s’installe et quelque chose va être fait. En tout cas, il a annoncé la bonne volonté de son pays pour le faire.

 

A l’origine de ce drame humanitaire, il y a le chaos provoqué par Boko Haram. Son chef, Abubakar Shekau, vient d’annoncer qu’il a tué un de ses lieutenants qui complotait contre lui. C’est bon signe ou c’est mauvais signe ?

 

C’est toujours mauvais signe quand Shekau apparaît pour pérorer et parler de ses actes macabres. Ceci dit, Boko Haram n’est pas comme il l’était il y a deux ans. Je crois que leur mouvement est sûrement en crise.

 

Autre mouvement jihadiste, le Mujao [Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest] qui multiplie les attaques contre l’armée du Niger à la frontière Niger-Mali. Est-ce que cela vous préoccupe ?

 

Oui, c’est réellement inquiétant ce qui se passe. Maintenant, le Mujao et le reste agissent jusqu’au sud du Mali. Ceci dit, le groupe du G5 [Groupe 5 Sahel-Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Tchad] lors du dernier sommet à Bamako, il a été adopté que les pays du G5 formeront des forces mixtes dans les frontières, entre le Mali et le Burkina, entre le Niger et le Mali, pour essayer de mettre fin à ces actions des terroristes dans la région.

 

« La menace terroriste prend de nouvelles proportions », a dit récemment le chef de l’Etat tchadien. Est-ce que ça veut dire que les jihadistes sont de plus en plus forts au Sahel ?

 

Ils sont présents. Il y a quelques années, on a cru que la menace était enrayée complètement, mais on les voit agir. Voyez l’attentat de Gao, les actions au sud du Mali et l‘action qui s’est passée à la frontière du Niger assez sanglante, il faut le dire. Et je profite de ce micro pour présenter mes condoléances au gouvernement et au peuple nigérien. Il faut que l'on se mette tous ensemble, encore plus, pour combattre ce phénomène. S’ils sont encore là comme vous le dites, c’est encore aussi grâce à la situation en Libye.

 

Pour aider l’armée du Niger, quelque 80 hommes des forces spéciales françaises doivent arriver sur zone. Mais est-ce que Barkhane peut tout faire ?

 

Le président de la République, Idriss Déby, avait toujours dit qu’on ne peut pas laisser la France toute seule faire tout le travail. L’Afrique doit se prendre en charge. Mais il faut saluer l’action de la France. Le fait d’envoyer des troupes pour le moment à la frontière, c’est un acte dans la bonne direction et c’est bien d’avoir comblé ce vide-là.

 

En République centrafricaine, Bambari est sous la menace du FPRC [Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique] de Noureddine Adam, l’ancien numéro deux de la Seleka. Et du coup, les hélicoptères de l’ONU pilonnent ces colonnes FPRC. Est-ce que c’est la solution ou pas ?

 

Je ne pense pas que ça soit la solution. La solution pour nous, c’est le dialogue entre frères centrafricains.

 

Mais ce que disent les autorités centrafricaines, c’est que Noureddine Adam refuse ce dialogue pour l’instant ?

 

Je ne sais pas s’il l’a dit clairement. S’il le refuse, il a tort. Le problème pour lequel les forces des Nations unies sont intervenues en ce moment, c’est dans la bataille entre le groupe de Darassa [Union pour la paix en Centrafrique, l’UPC d'Ali Darassa] et le groupe de Noureddine Adam. Ce n’est pas face aux forces centrafricaines. Ce sont des combats inter-rebelles que nous déplorons. Cela met en cause la paix en Centrafrique et la paix à notre frontière parce que c’est juste à la frontière tchadienne. S’ils nous écoutent en ce moment, nous les appelons les uns et les autres pour qu’ils arrêtent les massacres. Tout doit se faire autour de la table des négociations.

 

Depuis plusieurs années, le rebelle centrafricain, Noureddine Adam, circule assez librement entre le nord de la Centrafrique et Ndjamena. Est-ce que votre pays n’a pas été quelque fois un peu trop compréhensif à son égard ?

 

Non, nous avons invité quand la situation était très grave, quand Noureddine Adam avait été annoncé lors des élections que si les élections se déroulent comme ça, il va annoncer la sécession du Nord, on a voulu le mettre plutôt avec l’OCI, l’Organisation de la conférence islamique, qui avait demandé notre entremise. Et le président de la République a donné des instructions pour que Noureddine Adam vienne parler avec l’OCI. Et c’est comme ça qu’une solution a été trouvée. Et les élections se sont passées dans le calme. Donc c’était une initiative du cadre pour la paix en Centrafrique. Maintenant les Angolais sont en train d’organiser un dialogue pour que tous les frères centrafricains puissent être ensemble pour dialoguer.

 

A Ndjamena ce dimanche matin, le 26 février, Daniel Ngadjadoum, le directeur de cabinet de l’opposant Ngarledji Yorongar, a été arrêté à la sortie de la messe et serait aujourd’hui dans les locaux de l’Agence nationale de sécurité, l’ANS. Du coup, il y a beaucoup d’émotion dans l’opposition ?

 

Dans tous les pays, quand quelqu’un passe à l’action, met en cause la paix et la sécurité, on peut l’interroger. On n’a pas de prison politique au Tchad. Il va être écouté. Et s’il a commis effectivement des fautes, c’est à la justice de le faire. Donc il n’y a pas d’inquiétude. Je pense qu’il va être interrogé, et s’il n’y a rien de grave, il va être libéré.

 

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Centrafrique-Presse.com
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 01:17
Lu pour vous : Selon l’ONU, la prédation économique empoisonne la Centrafrique
Lu pour vous : Selon l’ONU, la prédation économique empoisonne la Centrafrique
Lu pour vous : Selon l’ONU, la prédation économique empoisonne la Centrafrique

 

Selon l’ONU, la prédation économique empoisonne la Centrafrique

 

http://mondafrique.com par La rédaction de Mondafrique  28 février 2017

 

Dans un rapport de 190 pages rendu public le 5 décembre 2016, le Panel d’experts des Nations unies sur la République Centrafricaine met en évidence l’existence de systèmes de prédation économique qui alimentent l’instabilité dans le pays.

 

Outre les luttes que se livrent les nombreuses factions rebelles pour le contrôle des routes d’acheminement des armes et des ressources naturelles du pays telles que l’or ou les diamants, le panel d’experts révèle l’existence de mécanismes de contrôle et d’accaparement de richesses illégaux tenus par des milices avec, in souvent, la complicité des autorités.

 

Taxes illégales

 

Dans les régions de l’est de la capitale, Bangui, contrôlées par les anti-balaka, les milices ont notamment établi des contrôles illégaux en vue de taxer les pêcheurs et les bateaux transportant des marchandises et des passagers sur la rivière Oubangui. Le Panel relève que « de telles taxes illégales font monter les prix des marchandises et s’accompagnent d’agressions physiques, d’actes de torture et de viols à l’encontre des passagers ». Par ailleurs, le rapport souligne que dans l’ouest du pays, « les anti-balaka extorquent de l’argent à des musulmans qui souhaitent revenir de leur exil en leur imposant des services de sécurité ».

 

Le trafic fluvial ayant été suspendu en mars 2016, le nombre de postes de contrôle entre Bangui et la ville de Kouango dans le sud-centre du pays a été ramené de 9 à 3. Des gendarmes ont été mobilisés afin de mettre un terme à ces pratiques. Le panel d’experts note cependant que « diverses sources ont indiqué que loin de prévenir cette imposition illégale, les gendarmes s’y livraient eux-mêmes ».

 

Trafics d’armes

 

Par ailleurs, le sort de la région de la Vakaga, au nord du pays, préoccupe particulièrement les experts de l’Onu. Plusieurs localités de cette zone restent en effet sous le contrôle exclusif du groupe rebelle du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). « Dans les zones qu’il contrôle, le FPRC continue de défier l’autorité de l’État en instaurant des contrôles illégaux de sécurité et en imposant des couvre-feux dans la préfecture de la Vakaga et a réaffirmé son opposition au déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) ».

 

Depuis son retour en République centrafricaine, l’ex numéro deux de la Séléka, Nourredine Adam vit principalement dans la région de Sikikédé, dans l’ouest de la préfecture de la Vakaga. « En 2016, il se serait rendu à Birao et dans la ville trifrontalière de Tissi, où il aurait recruté une centaine de combattants, principalement soudanais » note le rapport.

 

En outre, la localité de Tissi est fréquemment citée comme étant le centre d’approvisionnement en armes et en munitions de groupes de l’ex-Séléka et de bandes criminelles. « Ainsi, des soldats du FPRC munis d’armes de guerre et vêtues d’uniformes militaires flambant neufs ont récemment été aperçus à Ndélé. D’après plusieurs sources, Nourredine Adam aurait organisé, en juin 2016, une livraison d’armes, qui auraient été acheminées par trois camions de transport commercial de Tissi à Ndélé et Kaga Bandoro ».

 

Le business des autorités

 

Le rapport mentionne également plusieurs exemples d’actuels et anciens hauts personnages de l’Etat impliqués dans des transactions non conformes au régime de sanctions qui leur est imposé.

 

Le cas de Mahamat Nour Binyamine est notamment cité. Centrafricain résidant aux Etats-Unis, ce dernier serait chargé de collecter les loyers des immeubles et maisons appartenant à Michel Djotodia, ancien Président de la République et ex leader du FPRC.

 

«En juillet 2016, Binyamine aurait servi d’intermédiaire lors de la vente à un entrepreneur privé d’un terrain sis à Bangui et appartenant à Djotodia. Le 29 août, l’entrepreneur a fait un virement d’un montant total de 25 millions de FCFA (50 000 dollars des États-Unis) sur le compte de Binyamine, lequel a retiré cette somme le jour-même avec un chèque. » Or, le Panel note que « les États-Unis ont gelé les avoirs de Djotodia depuis le 13 mai 2014, et Binyamine, en tant que résidant américain, pourrait bien faire des transactions ou détenir des fonds appartenant à Djotodia aux Etats-Unis », en violation du régime de sanction.

 

Autre personnalité citée dans le rapport, Abdoulaye Hissène, l’un des principaux leaders du FPRC et ancien collecteur de diamants et d’or. Celui-ci a repris ses activités commerciales après avoir quitté, en août 2014, sa fonction de Ministre de la jeunesse et des sports sous la présidence de Catherine Samba Panza.

 

En septembre 2014, Hissène aurait conclu un contrat de vente avec un investisseur indien pour 300 kilogrammes d’or pour un montant total de 9,9 millions de dollars. Le Panel mentionne n’avoir pas de preuve d’exécution du contrat mais souligne que « Hissène n’avait pas d’autorisation d’exportation de minerais – ni en tant que coopérative, ni en tant que maison d’achat ».

 

Les diamants du sang

 

Autre source de revenus, le commerce illicite de diamants se poursuit en Centrafrique. Le 28 mai 2016, l’Unité spéciale antifraude a confisqué quelque 550 carats de diamants non déclarés au collecteur Mahamat Nour et à son frère Mahamat Moustapha à leur débarquement d’un vol de la compagnie aérienne MINAIR en provenance de la ville minière de Bria au centre du pays. « Ils étaient accompagnés d’un collecteur israélien, Youri Freund, et d’un associé. Nour et Freund étaient suspectés non seulement d’avoir acheté des diamants de contrebande, mais également d’avoir falsifié des documents en vue de l’obtention par Freund de sa licence de collecteur » relève le rapport.

 

Une partie du trafic de diamants en provenance de Bria passe probablement par Bangui, mais une partie serait également acheminée par voie terrestre vers la République démocratique du Congo

 

D’autres localités, principalement à l’est du Cameroun, dont Kenzou, Batouri et Bertoua, sont connues pour être les principales plaques tournantes du trafic de diamants provenant de République centrafricaine.

 

Les exportations camerounaises ont toutefois reculé, passant de 2 619 carats au cours des dix premiers mois de 2015, à 1 494 carats durant la même période de l’année 2016, « ce qui laisse à penser que l’infiltration illicite de diamants centrafricains dans le commerce officiel reste limité ».

 

L’or noir

 

Enfin, le site enoughproject.com rappelle, dans un article consacré au rapport du panel d’expert, que ce dernier avait révélé, mi 2016 la signature d’un accord financier entre une société de sécurité privée appelée FIT Protection (FIT-P) et le groupe armé du Mouvement patriotique centrafricain (MPC). La société FIT-P avait alors recruté des agents de sécurité des factions de la Séléka pour protéger les investissements et l’exploration pétrolière menée par la compagnie chinoise PTIAL International Petroleum.

 

Le coordinateur du panel, Ruben De Koning avait alors déclaré que « FIT-P a engagé des chefs du FPRC, qui font toujours partie de la rébellion, et les salaires de gardiens versés ont été récupérés par ces chefs ». Il affirme aussi que « bien que le président centrafricaine Faustin-Archange Touadera a remis en cause ces accords de sécurité dans les médias, dans les faits, le Ministre de la Défense n’a toujours pas révoqué l’autorisation de port d’armes donnée aux éléments recrutés par la compagnie FIT P et qui avait été délivrée en avril 2016 ».

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:54

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Bangui, 28 février 2017 – Des informations concordantes font état de la distribution d’armes à des jeunes par la coalition du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) à Ippy, préfecture de la Ouaka (centre de la République centrafricaine), en vue de poursuivre son offensive sur Bambari en violation de la ligne de démarcation tenue par les forces onusiennes.

 

La MINUSCA condamne fermement de telles manœuvres qui, si elles étaient mises à exécution, mettraient gravement en danger la vie d’innocentes populations et donnerait lieu à de nouvelles attaques contre les soldats de la paix.

 

La MINUSCA demande instamment aux chefs de la coalition du FPRC de mettre fin immédiatement à ces agissements et souligne qu’ils porteront l’entière responsabilité de toute violence dirigée contre la population civile et les forces onusiennes. Elle exhorte les chefs de la coalition à prendre toutes leurs responsabilités et à se retirer d’Ippy sans délai, en regagnant leurs positions initiales.

 

La MINUSCA réitère ses précédents appels et fait écho à ceux du Gouvernement centrafricain et de la communauté internationale à tous les groupes armés, en particulier le FPRC et l’UPC (Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique) pour une cessation immédiate des hostilités et un engagement ferme au dialogue prôné tant par les autorités nationales que par l’initiative africaine de paix.

 

La MINUSCA continuera à remplir en toute impartialité son mandat, conformément à la résolution 2301 du Conseil de Sécurité, notamment en vue de protéger les populations civiles, renforcer l’autorité de l’Etat et faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire. A cet égard, elle ne ménagera aucun effort pour réduire la présence et la menace que continuent de poser les groupes armés sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

 

LA MINUSCA S’INQUIETE DES INFORMATIONS SUR LA DISTRIBUTION D’ARMES AUX JEUNES A IPPY
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Centrafrique-Presse.com
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:52
Lu pour vous : L'ancien ambassadeur français de la Centrafrique soupçonné de fraudes de visas

 

 

 

http://www.voaafrique.com

 

L'ambassadeur de France à Prague Charles Malinas a été rappelé à Paris et un successeur nommé afin de permettre au premier de s'expliquer sur l'attribution irrégulière de visas alors qu'il était en poste à Bangui de 2013 à 2016.

 

"Il faut permettre à Charles Malinas de se défendre", a souligné un responsable du ministère des Affaires étrangères interrogé par l'AFP. Le diplomate, qui était en poste depuis septembre 2016 à Prague, a été rappelé en février à Paris.

 

"Il y a eu un problème de respect des critères pour la délivrance des visas, à l'évidence. On a besoin de faire la clarté là-dessus", a-t-il poursuivi sans plus de précisions.

 

Les "fantasmes" d'enrichissement personnel évoqués dans la presse sont "totalement faux", a en revanche relevé le responsable. L'affaire avait été révélée par le site Mondafrique.com. "Il n'y a pas d'enrichissement personnel, de faute morale. Il y a un problème de respect de la réglementation en matière de visas", a-t-il insisté.

 

En poste de décembre 2013 à l'été 2016 à Bangui, Charles Malinas a accompagné l'opération militaire française Sangaris destinée à enrayer les violences intercommunautaires en Centrafrique.

 

"Il a fait un très bon travail en Centrafrique, a géré dans des conditions extrêmement difficiles une situation de conflit, a contribué à ce que la paix soit ramenée dans ce pays, à ce qu'il y ait des élections qui se sont déroulées de manière convenable", a tenu à souligner le responsable.

 

Sangaris puis la Mission des Nations unies (Minusca, 12.500 hommes) ont permis la fin des tueries massives et l'élection dans le calme en 2016 de Faustin-Archange Touadéra, mais la violence subsiste et une grande partie du territoire échappe au contrôle de l'Etat.

Avec AFP

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Centrafrique-Presse.com
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:41
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des faux papiers découverts dans les dossiers des candidats au concours de la police et de la gendarmerie

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 28 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 28 Février 2017 (RJDH)–Plusieurs faux documents sont descellés dans le traitement du dossier des candidats au concours de la police et de la gendarmerie, organisé par le gouvernement et la Minusca, lancé du 1er au 28 février. Un constat fait et confirmé au RJDH par un membre du comité de sélection du dossier dans le 8e arrondissement ce 27 Février à Bangui.

 

Plusieurs communes ont été touchées par la crise et le redéploiement de l’autorité de l’Etat est progressif et lent à travers le pays. C’est dans ce contexte que les organisateurs de ce concours au sein de la police et de la gendarmerie ont constaté la montée des papiers illégaux versés au dossier exigé pour être candidat.

 

Thibaut Nzio, secrétaire général du conseil local du 8ème arrondissement a noté aussi l’existence des faux documents utilisés par les candidats. « Nous avons constaté plusieurs dossiers composés des faux documents, des faux diplômes, des actes de naissance qui ne correspondent pas à l’âge du candidat ou de la candidate », a-t-il déploré.

 

A la mairie du 4ème arrondissement de Bangui, les gens sont conscients du problème et accusent les faussaires « les dossiers sont ramassés aussitôt à la fin de l’heure par la Minusca. Nous n’avons aucune autorisation de vérifier l’originalité des documents avec un effectif pléthorique de candidats, certainement, il peut y avoir des faussetés dans la constitution des documents, parce qu’il y’a des personnes qui délivrent des faux papiers administratifs au quartier» a affirmé un proche du maire.

 

Des sources proches des organisateurs, plusieurs dossiers seraient rejetés à cause de ces faux documents. Cela risquerait aussi de conduire à la prolongation du dépôt qui sera clôturé ce 28 février.

 

250 policiers et 250 gendarmes seront recrutés sur l’ensemble du pays pour une formation de 7 mois. C’est un premier recrutement en vue après la crise et pendant le régime de Touadera qui totalisera le 30 mars 2017 un an de pouvoir.

 

La contrefaction des documents administratifs est un délit prévu et puni par la loi et la personne reconnue coupable cour la peine de 3 ans maximum.

 

 

Centrafrique : La situation sociale et économique des ménages est encore précaire, selon une enquête

 

PAR SUZAN DAWORO LE 28 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 28 février 2017 (RJDH)–La situation économique et sociale des ménages est encore précaire, c’est la conclusion d’une enquête menée dans le milieu urbain et rural par l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASES) et rendue publique ce 22 février à Bangui par Alfred Sabendo, directeur des statistiques au ministère du Plan.

 

Dans le but d’impacter l’action du gouvernement et avoir une maîtrise des données sur les ménages après la crise, l’ICASES a mené une enquête orientée sur les conditions socio-économiques des ménages. La publication de son rapport intervient alors que les bailleurs ont annoncé 1.130 milliards de CFA pour financer le plan de relèvement du gouvernement après la crise.

 

Alfred Sabendo explique les grands axes du rapport, «nous avons collecté les points de vue de certains ménages qui sont choisis au sort dans 10 ménages, dont 5 en milieu urbain et 5 en milieu rural au-delà de 20 à 40 kilomètres du centre urbain, et les résultats ont montré que nous avons du pain sur la planche. L’état des infrastructures sont à une étape de dégradation très avancée », a-t-il expliqué.

 

Pour lui, les infrastructures socio-économiques de base en particulier les écoles, les marchés, les formations sanitaires, les institutions de micro finance, « ont été pillées, il y’a très peu de ménage qui ont accès à l’électricité et à l’internet, et de la dégradation des routes dans les communes empêche la libre circulation des produits agricoles vers la capitale », a- t-il ajouté.

 

L’ICASES projette lancer une nouvelle enquête le mois de mai prochain.

 

 

Centrafrique : Le gouvernement et la FAO Recherchent la cause des infections de poissons en vue d’une riposte

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 28 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 28 Février 2017 (RJDH)–Connaitre les causes du syndrome ulcératif épizootique des poissons et organiser la riposte, c’est l’objectif de l’investigation au cours d’une rencontre interministérielle avec l’appui de la FAO ce 27 février à Bangui.

 

Le poisson fait partie des recettes quotidiennes des centrafricains. Les blessures constatées sur les poissons constituent une préoccupation pour les consommateurs. Le premier constaté a été enregistré en 2015 dans le sud de la RCA. Plus de deux ans après, il n’existe pas encore de riposte et c’est dans ce contexte que les ministères concernés veulent apporter une réponse.

 

Etienne Ngounio-Gagbia, chargé de programme à la FAO présente les objectifs de l’initiative, « renforcer les connaissances du comité sur la pathologie, savoir le syndrome ulcératif épizootique des poissons, les méthodes de collecte d’échantillons de poissons infectés ; les tests d’application du système de monitoring et les conditionnements d’envoi à l’étranger pour analyse des échantillons, font partie intégrante du programme », a-t-il expliqué.

 

Il a en outre présenté que l’enjeu est « d’établir des documents pouvant aboutir à l’élaboration d’un projet sous régional sur les investigations et riposte contre les syndromes des infections des poissons en Afrique Centrale, car le phénomène est un manque à gagner pour les pisciculteurs et les pécheurs » a-t-il ajouté.

 

Neuf préfectures y compris Bangui sont touchées par la pathologie de poisson blessé. La dernière en date remonte au 3 février dans la Kémo au centre du pays.

 

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Centrafrique-Presse.com
28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 00:18
Au Gabon, le secteur pétrolier se réorganise sous tension

 

 

 

Libreville - AFP / 27 février 2017 18h34 Le français Total va vendre certains de ses actifs au Gabon, dans un contexte d'inquiétudes sur un possible retrait de Shell et plus généralement sur l'avenir de l'or noir dans ce pays, sa principale richesse.



Le géant pétrolier français a annoncé lundi la cession pour environ 350 millions de dollars au franco-britannique Perenco de près d'un quart de ses capacités de production (13.000 barils sur 58.000 barils en quote-part du groupe) au Gabon.



Total a ainsi vendu la société Total participations pétrolières Gabon (TPPG), qui détient des intérêts dans 10 champs pétroliers, ainsi que des participations dans cinq autres champs et dans un réseau de pipelines détenus par Total Gabon, a détaillé le groupe.



Cette annonce intervient dans un contexte tendu dans le pays autour du secteur pétrolier et des enjeux de diversification de l'économie, sur fond de rumeurs de départ pur et simple de Total, présent dans le pays depuis plus de 85 ans, mais aussi de la major anglo-néerlandaise Shell.



Au point que mi-décembre, l'ancien ministre du Pétrole Etienne Dieudonné Ngoubou, révoqué depuis et placé en détention pour détournement de fonds présumés, avait démenti ces départs dans des propos tenus lors d'une conférence de presse et rapportés par des médias locaux.



Shell est cependant bien en discussion avec le fonds d'investissement américain Carlyle pour lui céder ses activités onshore dans le pays, a indiqué mi-janvier une source proche du dossier à l'AFP, ajoutant que la major anglo-néerlandaise conserverait ses activités en mer.



Alors que la compagnie est présente depuis 1960 dans le pays, un tel projet a poussé les salariés de Shell-Gabon à une grève de 11 jours, suspendue après la médiation du gouvernement.

 

- Déclin programmé? -



La société française Maurel-Prom est également secouée par un conflit social après son passage sous le contrôle de l'indonésien Pertamina, ses salariés dans le pays demandant notamment le versement d'une prime.



L'Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), le syndicat qui mène la fronde, est actuellement en train de convoquer des assemblées générales pour tenter de déclencher une grève générale dans le secteur, notamment à Port-Gentil, la capitale pétrolière du pays.



Le Gabon, cinquième producteur d'or noir en Afrique sub-saharienne, a connu son pic de production en 1997 à 18,5 millions de tonnes, et depuis le pays est sur une pente descendante, avec moins de 12 millions de tonnes pompées chaque année, selon les données de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).



Ce mouvement est "inquiétant pour le gouvernement (gabonais) car le pays est très dépendant des revenus pétroliers", note Francis Perrin, président de Stratégies et politiques énergétiques.



Il s'explique par le déclin naturel des champs matures, dont l'exploitation a commencé il y a plusieurs dizaines d'années.



"Le Gabon est un pays mature : il est né au pétrole très tôt, voici quatre-vingt-dix ans. (...)Nous y avons une activité d'exploration, mais n'avons pas fait de découvertes récentes, si ce n'est celle de gaz", déclarait en septembre 2016 le PDG de Total Patrick Pouyanné, dans un entretien à Jeune Afrique.



Pour atteindre leurs objectifs de réduction de coûts, les majors pétrolières stoppent ou cèdent leurs actifs dont les coûts d'exploitation sont les plus importants au regard de la production et des revenus attendus, dans un contexte de prix bas de l'or noir.



- Offshore et gaz -



A l'inverse, Perenco, premier opérateur pétrolier du pays, s'est fait une spécialité de ces champs délaissés par les éléphants du secteur.



C'est "un repreneur bien connu au Gabon et en Afrique, c'est une vraie compagnie pétrolière (...) pas un chasseur de prime ou un fonds d'investissement", estime M. Perrin.



Ce choix illustre la volonté de Total "de ne pas céder ses actifs dans n'importe quelle condition".



Désormais le groupe français dit vouloir "se concentrer sur la maximisation de la valeur de ses principaux actifs stratégiques opérés", et notamment des gisements offshore Anguille et Torpille, dans lesquels il a beaucoup investi, et le terminal pétrolier de Cap Lopez.



Car c'est désormais en mer que sont situées les ressources les plus intéressantes en pétrole et aussi en gaz, mais elles nécessitent des investissements élevés.



Si le pétrole va continuer à représenter une part importante des ressources du pays, ces soubresauts pourraient encourager les projets de diversification de l'économie annoncés par le président Bongo, réélu l'an dernier dans un scrutin très contesté.



TOTAL GABON

ROYAL DUTCH SHELL PLC

CARLYLE GROUP

TOTAL



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