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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 15:55

 

 

CP/SPK#047/2015

 

UN CASQUE BLEU DE LA MINUSCA TUE DANS UNE ATTAQUE

 

 

Bangui, 07 Octobre 2015- Un casque bleu du contingent burundais en service au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a été tué mardi 06 octobre 2015 lors d'une attaque contre un convoi de la Mission entre Damara et Ngerengou, dans la Préfecture de la Ombella M'Poko.

 

Un autre soldat burundais a été blessé lors du même incident au cours duquel des individus armés non identifiés ont ouvert le feu sur les troupes onusiennes à 55 km au nord de Bangui.


La MINUSCA condamne énergiquement cet acte lâche qui constitue un crime de guerre et encourage les autorités centrafricaines compétentes à diligenter une enquête en vue d’en identifier les auteurs et les traduire en justice.


La MINUSCA présente ses condoléances au Gouvernement burundais, à la famille de la victime et souhaite prompt rétablissement au casque bleu blessé qui subit actuellement des soins à l'hôpital de la MINUSCA.


Le meurtre du soldat burundais porte à 17 le nombre de militaires ayant perdu la vie en RCA depuis le déploiement opérationnel de la MINUSCA dans ce pays, le 15 septembre 2014.

 

 

 

L'ONU déplore la mort d'un Casque bleu burundais en Centrafrique

 

07/10/15 (AFP)

 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a dénoncé mercredi la mort d'un Casque bleu burundais de la Mission de l'ONU en République centrafricaine (Minusca) lors d'une embuscade mardi au nord de Bangui.

 

Selon le porte-parole de l'ONU Stéphane Dujarric, un convoi de la Minusca circulant entre Damara et Ngerengou (préfecture d'Ombella Mpoko) a été attaqué par un groupe armé non identifié, à environ 55 km au nord de Bangui.

 

L'escorte militaire du convoi, composée d'une compagnie d'infanterie burundaise, a riposté et durant l'échange de tirs, un Casque bleu a été tué et un autre blessé.

 

Selon son porte-parole, M. Ban "déplore, dans les termes les plus forts, les attaques contre des Casques bleus et demande que leurs auteurs soient rapidement traduits en justice".

 

Il "réitère son appel aux groupes armés à cesser les hostilités et à déposer les armes". Il réaffirme "l'engagement des Nations unies à soutenir les autorités de RCA dans leur lutte contre la criminalité et l'impunité, conformément au mandat de la Minusca".

UN CASQUE BLEU DE LA MINUSCA TUE DANS UNE ATTAQUE
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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 15:41
Ziguélé pour un scrutin avant fin 2015

 

 

http://www.bbc.com/afrique/region/2015/10/151006_ziguele

 

BBC Afrique 6 octobre 2015  à 14:24 GMT

 

L'ancien premier ministre centrafricain et opposant Martin Ziguele partage l'appel du président tchadien Idriss Déby Itno qui souhaite l'organisation des élections en Centrafrique avant fin 2015.

 

Interrogé par la BBC, M. Ziguele déclare qu’il y a une volonté évidente du peuple d’aller aux élections le plus tôt possible.

 

Selon lui, il cet objectif d’aller aux élections doit s’accompagner d’un changement radical en matière de sécurisation du pays.

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 23:57

 

 

http://adiac-congo.com/  Mardi 6 Octobre 2015 - 19:51

 

Plus de 2.000 personnes sont arrivées en une semaine dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo (RDC) après avoir fui le regain de violences en Centrafrique, ont annoncé mardi le Haut-commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR) et le Programme alimentaire mondial (PAM). 

 

"L’escalade rapide de la violence" en Centrafrique a provoqué la "fuite de plus de 2.000 personnes, pour la plupart des femmes et des enfants, vers la RDC voisine en l'espace d'une semaine", indique le communiqué conjoint des deux agences onusiennes. Les réfugiés sont arrivés dans la province de l'Équateur (nord-ouest) bien que Kinshasa ait décrété le 28 septembre la fermeture "jusqu'à nouvel ordre" de sa frontière avec la Centrafrique, espérant ainsi protéger ses citoyens du regain de violence "incontrôlable" dans la capitale centrafricaine, Bangui.

 

Les nouveaux réfugiés sont actuellement enregistrés par les autorités congolaises à Zongo, localité agricole séparée de Bangui par le fleuve Oubangui. La plupart d'entre eux doit être ensuite relocalisée dans le camp de réfugiés de Mole, à une trentaine de kilomètres au sud de Zongo. Les réfugiés disent avoir fui les combats entre les rebelles essentiellement musulmans de la Seleka et les militants majoritairement chrétiens anti-Balaka, rapportent le HCR et le PAM, qui craignent que "l'extrême instabilité" de la Centrafrique n'engendre une "nouvelle augmentation du nombre de réfugiés" dans les "prochains jours".

 

Le renversement de François Bozizé en mars 2013 par la Seleka a plongé la Centrafrique, ex-colonie française déjà très instable, dans l'une des pires crises depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.Depuis le début de cette crise, plus de 65.000 réfugiés centrafricains - sur les 100.000 que compte en tout la RDC - ont été installés dans quatre camps, tandis que d'autres vivent en famille d'accueil. Le HCR et le PAM, qui les assistent, alertent sur le manque de fonds qui les frappe et menace à court terme leurs activités. Un dixième de la population centrafricaine, soit environ 460.000 personnes, serait actuellement réfugiée à l'étranger, principalement au Cameroun, au Tchad, en RDC et au Congo.

 

AFP

RDC : 2.000 personnes ont fui les violences en Centrafrique en une semaine
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 22:44

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

DE L’ASSOCIATION DES CENTRAFRICAINS

AU SENEGAL (ACAS-TONGOLO)

 

 

La Communauté Centrafricaine au Sénégal a suivi avec beaucoup d’émotions les violences perpétrées encore par les ennemis  de la paix en Centrafrique contre la paisible population centrafricaine en dépit des efforts que le Gouvernement de la transition dirigé par Monsieur Maqamat KAMOUN sous l’impulsion de Son Excellence Madame Catherine SAMBA PANZA, Les Chefs d’Etat des pays membres de la CEMAC et les Forces internationales (venues au chevet de Centrafrique agonisé par les rebellions à répétition) ne cessent de déployer pour le retour à une paix durable par l’organisation dans un proche avenir des élections libres, démocratiques, crédibles, transparentes et incontestables.

 

Tout a commencé par l’assassinat d’un « jeune centrafricain » de profession  musulmane qui a suscité la colère de la « communauté centrafricaine »  musulmane !!! Une colère aveugle qui a poussé cette communauté musulmane à perpétrer une violence sanglante sur la population innocente faisant plusieurs morts, des blessés et des dégâts matériels.

 

Cet acte odieux a été condamné unanimement par le Gouvernement de la Transition, les forces vives de la Nation,  l’Union africaine et la Communauté internationale. La ferme détermination des Autorités de la transition et celle de la communauté internationale ont permis le retour à un calme précaire dans la capitale.

 

L’Association des Centrafricains au Sénégal :

 

-         Salue la mémoire des dignes filles et fils de Centrafricaine tombés au nom de la patrie dans le seul but de restaurer la  paix et la cohésion sociale entres les centrafricains qu’ils soient animistes, bouddhistes, kimbanguistes, musulmans ou chrétiens : car il n’y a pas que des musulmans et des chrétiens en RCA comme les Hutus et les Tuttis au Rouanda ou au Burundi ;  

 

-         Souhaite un prompt rétablissement à tous ceux qui sont blessés pendant ces moments si douloureux;

 

-         Salue le courage de la Présidente de Transition, Madame Catherine SAMBA PANZA qui, en pleine session du 70ème  Sommet des Nations Unies a dû écourter son séjour aux Etats-Unis pendant que son pays était dans une violence sans précédent;

 

-         Félicite l’unité d’actions de toutes les forces vives de la Nation (Partis politiques, ONG, Société civile, Forces de défense et de sécurité, les Confessions religieuses et les Médias), qui n’ont laissé aucune chance à cette violence gagner les cœurs du peuple centrafricain.

 

Nous condamnons avec la dernière énergie les attaques dont ont été victimes les paisibles citoyens centrafricains et nous interpellons la conscience des responsables des « Anti-Balaka » et de la « Séléka » sur les conséquences de tels actes qui n’honorent personne.

 

Nous  invitons le Gouvernement de la Transition à restaurer l’autorité de l’Etat par la mise en œuvre des mesures de sécurité appropriées pour défendre la patrie, avec l’appui des forces internationales et la « Sangaris » à l’effet de garantir la libre circulation des personnes, des biens et services sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

 

Nous interpellons le Gouvernement de transition à plus de concertation avec les acteurs politiques pour trouver un consensus sur des solutions pouvant contribuer à la refondation de notre pays, agonisé par des séries de crises sociales et militaro-politiques récurrentes.

 

Ainsi, Nous demandons l’application ferme et effective des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies relatives au désarmement des forces non conventionnelles en Centrafrique et la réorganisation et la restructuration des forces républicaines de défense et de sécurité.

 

La Communauté Centrafricaine au Sénégal invite l’ensemble des couches socio-politiques à avoir des attitudes et des comportements responsables face aux institutions de la République, gages de la paix  et de la cohésion sociale nationale.

 

Nous en appelons à la conscience du peuple centrafricain de cesser de détruire leur propre pays par des actes de vandalismes et de pillages. De tels actes ne font qu’enfoncer la RCA dans la voie de sous-développement pendant que les autres pays membres de la CEMAC se battent pour  connaître et vivre l’émergence.

 

Nous invitons chaque acteur de la vie économique, sociale et politique à jouer son rôle dans le renforcement des acquis démocratiques et au retour de la paix dans notre pays.

 

Nous appelons tous les belligérants à s’accorder et à se conformer au « Pacte National de Réconciliation et de la Paix »  issu du dernier Forum de Bangui en mai 2015, de soutenir les Autorités de la transition jusqu’à la fin de leur mandat par l’organisation des élections libres, démocratiques, crédibles et transparentes.

 

Enfin, nous exhortons les filles et les fils de Centrafricaine à renoncer à la violence comme moyen de revendications légitimes. Car nous sommes appelés à vivre ensemble et en harmonie. La violence n’entraine que la violence, la haine et la division. La violence est un outil destructeur. Le seul moyen de vivre ensemble et en harmonie est de faire la paix les uns envers les autres.

 

Vive la paix, vive la cohésion nationale, vive le vivre ensemble pour que vive un Centrafrique prospère et émergent.

Dakar, le 05 Octobre 2015

 

 

Pour la Communauté Centrafricaine au Sénégal,

 

Le Président

 

Jacob GOYEMA

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 22:15

 

 

L'archevêque Dieudonné Nzapalainga au chevet des personnes déplacées de Bangui. Au total, 12 es des déplacés ont reçu des sacs du riz, de sel, des cartons de sardines et bidons d'huile. 

L'archevêque Dieudonné Nzapalainga remet des vivres aux déplacés
L'archevêque Dieudonné Nzapalainga remet des vivres aux déplacés
L'archevêque Dieudonné Nzapalainga remet des vivres aux déplacés
L'archevêque Dieudonné Nzapalainga remet des vivres aux déplacés
L'archevêque Dieudonné Nzapalainga remet des vivres aux déplacés
L'archevêque Dieudonné Nzapalainga remet des vivres aux déplacés
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 21:15

 

 

http://www.un.org/  6 octobre 2015 – Le Coordonnateur humanitaire, Aurélien A. Agbénonci, a déclaré mardi que les organisations humanitaires étaient déterminées à maintenir leur présence en République centrafricaine, malgré la détérioration de la situation sécuritaire sur le terrain.

 

« Malgré les contraintes sécuritaires, les acteurs humanitaires continuent à apporter leur assistance à la population affectée. Nous restons fermement déterminés à maintenir notre présence dans le pays et apporter l'aide nécessaire à la population dans les zones ou l'accès humanitaire est possible », a déclaré M. Agbénonci dans une déclaration à la presse publiée par le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

 

Des locaux et résidences d'ONG nationales et internationales ainsi que d'une organisation internationale ont été pillés pendant la soudaine éruption de violence qui a commencé le 26 septembre à Bangui. Les affrontements ont fait 42 morts, 414 blessés et plus de 37.000 personnes ont fui les zones d'affrontements pour se réfugier dans des familles d'accueil et dans 32 sites de déplacement de la capitale centrafricaine.

 

Environ deux cent personnels humanitaires ont dû être relocalisés temporairement hors de la République centrafricaine, transportés au bord des aéronefs humanitaires, après leur transfert sécurisé de leurs lieux de regroupement jusqu'à l'aéroport, a précisé OCHA.

 

Une centaine de membres des personnels non essentiels ont été relocalisés à la République démocratique du Congo (RDC). Les conditions de sécurité pour les organismes d'aide à Bangui se sont détériorées entravant la liberté de mouvement de travailleurs humanitaires depuis le début de la crise.

 

« Nous devons continuer les interventions d'urgence. L'accès aux populations déplacées est impératif. Les besoins des personnes déplacées s'accroissent chaque jour et notre seul objectif est de fournir une assistance à ceux qui en ont besoin, indépendamment de leur affiliation politique, race ou appartenance ethnique en suivant les principes humanitaires d'impartialité, indépendance et neutralité », a ajouté M. Agbénonci.

 

Après les dernières violences il y a plus de 417.000 personnes déplacées dans le pays et environ 2,7 millions de personnes, plus de la moitié de la population, sont dans le besoin urgent d'assistance.

 

Centrafrique : les organisations humanitaires déterminées à maintenir leur présence
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 21:07

 

 

http://www.radiondekeluka.org/  mardi 6 octobre 2015 13:18

 

Richard Soumalékré, porte parole du commandant des Antibalaka, Maxime Mokom, basé à Boeing dans la commune de Bégoua, a rejeté en bloc ce mardi 6 octobre, les accusations faisant état de la préparation d'un projet de coup de force portées contre leur leader et les miliciens. Selon lui, la réunion tenue à Boeing avec des musulmans armés du Pk5, présentés comme des Séléka, n'a rien à voir avec les préparatifs d'un coup d'état contre de la transition en cours en République Centrafricaine. 

« Notre déplacement à Boeing ne consistait aucunement à tenir ou à organiser un projet de coup d'état. C'est une fausse accusation », a précisé Richard Soumalékré qui entend saisir la justice le moment venu : « Je prends l'opinion nationale et internationale à témoin. Dès que la République Centrafricaine retrouvera l'ordre constitutionnel, les auteurs de cette fausse accusation seront poursuivis en justice. Nous avons ce droit ».


Pour le porte parole du commandant Maxime Mokom, le déplacement de Boeing est lié à l'insécurité qui a pris de l'ampleur ces derniers temps à Bangui. « Ce qui avait amené l'équipe de notre coordonnateur à se déporter vers Boeing et rencontrer nos frères musulmans de la Séléka, ce sont les derniers événements survenus à Bangui et qui se soldés par des morts d'hommes. Pour ne pas que les hostilités continuent, qu'on continue d'égorger et que les pleurs cessent, notre coordonnateur a pris sur lui la responsabilité d'aller vers nos frères musulmans pour leur dire qu'il n'est pas bien de continuer les hostilités, qu'il faut arrêter et aller à la paix ».


Le porte parole du commandant Maxime Mokom, estime que le gouvernement de la transition a manqué à l'un de ses principaux objectifs, la protection de la population civile. 

« Les derniers événements sanglants à Bangui ne nous ont pas plu. Nous avons comme impression que le gouvernement et  ceux qui ont cette responsabilité de protéger les populations qui ont subi ces atrocités ont failli à leur mission ».


Dans une interview diffusée sur Radio Ndeke Luka ce mardi 6 octobre, Bertin Ganabéam, intervenant au nom de la population de Boeing, a pointé du doigt le capitaine Eugène Ngaïkoïsset, le commandant Maxime Mokom et Goyas Béoroféï,  qui seraient associés dans des réunions informelles et nocturnes avec les musulmans du Pk5 pour fomenter un coup d'état contre le pouvoir de Bangui. 

Il s'agit d'une manipulation orchestrée par le président du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR), Sébastien Wénézouï, à en croire Maxime Mokom. Selon lui, cette manipulation vise à sauver le fauteuil ministériel de M. Wénézouï. 

Les miliciens Antibalaka version Mokom lèvent l'équivoque (RNL)
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 20:50

 

 

Regain des violences à Bangui : Claude-Richard Gouandjia raconte l’attaque armée de sa résidence

 

Les récentes violences dues à la recrudescence de l’insécurité dans la capitale centrafricaine a fait plusieurs victime parmi la population civile. Plusieurs cas de destruction des biens publics et privés ont été enregistré. Des personnalités centrafricaines ont été la cible de certains groupes armés. L’ancien ministre de la Sécurité publique a échappé de justesse à la mort ce 1er Octobre 2015.

 

Le miraculeux a bien accepté de répondre à nos questions sans prendre de gants, toujours égal à lui-même.

 

Question(Q) : Bonjour monsieur le ministre. Dans la nuit du 1er Octobre à 23 heures, votre résidence au Camp des Castors a été attaquée. Avez-vous une idée sur l’identité de ces malfaiteurs ?

 

Claude-Richard Gouandjia (CRG) : Cette nuit-là, trois blindés des forces de la Sangaris en patrouille dans mon quartier ont pris position en direction de ma maison et ont commencé à ouvrir le feu, d’abord sur mon portail, et par la suite sur le mur de ma concession, et les projectiles ont pénétré jusqu’à atteindre la villa, beaucoup plus au niveau de mon salon et aussi ma chambre à coucher. Les tirs ont persisté et les policiers congolais de la MINUSCA basés à côté de l’église MESM ont riposté par des tirs dissuasifs de Kalachnikov d’abord, et devant la persistance des Français, ils ont utilisé l’armement lourd  qu’on appelle communément douze-sept. Ce qui a poussé les assaillants  à déguerpir vers le quartier Yakité.

 

Q : Avez-vous des problèmes particulièrement avec les Français ?

 

CRG : Pauvre de moi ! Que puis-je avoir comme problème avec une grande puissance qui ne peut que m’écraser comme une vermine ?

 

Je m’interroge comme tout le monde pour savoir ce qui s’est passé exactement. Je suis un miraculeux car c’est grâce à Dieu que je suis encore en vie.

 

Q : Comment avez-vous réagit par la suite ?

 

CRG : J’ai informé les autorités du pays et la gendarmerie est venue faire les enquêtes. Les impacts sur les murs de la concession de ma résidence ont été filmés. Plus de douze douilles ont été ramassées et des témoignages ont été recueillis en attendant des auditions.

 

J’ai ensuite eu un entretien téléphonique avec l’ambassadeur de France qui après avoir interrogé son Attaché militaire m’a donné leur version des faits en reconnaissant que les forces de la Sangaris ont patrouillé ce jour dans la zone indiquée.

 

Q : Comment ont réagi les autorités ?

 

CRG : La Présidente de la République m’a appelé personnellement et certains membres du gouvernement l’ont aussi fait pour me réconforter. Et Je les remercie au passage pour leurs soutiens.

 

Q : Comment vivez-vous l’attaque ?

 

CRG : Je suis serein et je n’ai pratiquement pas bougé de ma maison. Les forces de l’ONU contrôlent le quartier qu’elles quadrillent. Je veux qu’une enquête soit ouverte afin d’identifier officiellement tous les responsables de cet acte criminel et prémédité.

 

Grâce aux soutiens de nombreux compatriotes qui ne cessent de m’appeler, j’ai le moral haut.

 

Propos recueillis par Nelson MAZAND

Claude-Richard Gouandjia raconte l’attaque armée de sa résidence
Claude-Richard Gouandjia raconte l’attaque armée de sa résidence
Claude-Richard Gouandjia raconte l’attaque armée de sa résidence
Claude-Richard Gouandjia raconte l’attaque armée de sa résidence
Claude-Richard Gouandjia raconte l’attaque armée de sa résidence
Claude-Richard Gouandjia raconte l’attaque armée de sa résidence
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 20:18

 

 

Par  06-10-2015 à 19:05

 

En rentrant précipitamment de New York lorsque Bangui s'est embrasé fin septembre, la présidente de transition Catherine Samba-Panza avait notamment promis une large concertation pour trouver les voies et moyens de sortir de la crise. Ces concertations commencent tout juste. Ce mardi, les «têtes» de la transition se sont réunies et ce sera bientôt aux forces vives de s'exprimer.

 

La présidence l'assure. Prochainement les forces vives de la nation seront invitées à s'exprimer et à donner leur avis sur les moyens à mettre en œuvre pour sortir de la crise. Ce mardi, les chefs des différentes institutions de la transition se sont déjà réunis à huis clos. Bientôt, ce sera le tour des partis politiques, et de la société civile. Mais pas question, assure-t-on, de refaire le Forum de Bangui. Et pas question de dévier de l'objectif prioritaire affiché par la transition : les élections.

 

Les violences de la fin septembre n'auront donc rien changé à la marche vers les élections si ce n'est ajouter des retards aux retards techniques qui s'accumulent depuis des mois. Le discours reste optimiste. Le budget du processus électoral est quasiment bouclé. Il ne manquerait que 3 millions de dollars selon Anicet Guiyama-Massogo, le porte-parole de la présidence.

 

Si on se permet un « glissement » selon l'élément de langage consacré, l'horizon reste la fin de l'année, terme officiel de la transition. Les partenaires internationaux n'ont pas changé de discours non plus. ONU, France, Tchad maintiennent que les électeurs seront conviés dans les bureaux de vote avant le 31 décembre.

 

La Centrafrique poursuit sa lente marche vers la transition
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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 20:12

 

 

 

Face au chaos qui règne à Bangui, la présidente de la transition a dû quitter l'assemblée de l'ONU. Alors qu'elle rassurait à New York sur la bonne tenue de la présidentielle, elle parle désormais d'un report.

 

Plus les jours passent et plus la situation de Catherine Samba-Panza (CSP) semble intenable. Le 30 septembre, c’est assise dans un hélicoptère de l’armée française que la présidente de la transition centrafricaine a effectué le trajet séparant l’aéroport M’Poko de sa résidence de Bangui. Les rues de la capitale avaient pourtant retrouvé un semblant de calme. Mais la veille au soir, le chaos régnait encore. Pendant quatre jours, la Centrafrique a été le théâtre des violences les plus intenses depuis l’élection de CSP en janvier 2014. Bilan : plus de 60 morts.

 

Devant la violence des affrontements à Bangui, CSP interrompt sa visite à New York

 

Après le meurtre d’un chauffeur de confession musulmane dans la nuit du 25 au 26 septembre, des milices armées basées dans le quartier du PK5 (la dernière enclave musulmane de Bangui) attaquent le 5e arrondissement, un quartier à majorité chrétienne. Depuis New York, où elle assiste à l’Assemblée générale de l’ONU, Samba-Panza est informée des représailles. Ses conseillers estiment qu’il lui faut rentrer, même si cela vient bousculer un voyage crucial, rythmé par plusieurs moments forts : deux adresses à la tribune des Nations unies – dont l’une ce 26 septembre précisément -, et une réunion spéciale consacrée à la Centrafrique le 1er octobre.

 

Malgré le décalage horaire, CSP suit minute par minute la situation à Bangui, l’intensité des combats et le pillage des ONG. Le 27 septembre à la première heure, elle convoque une réunion de crise avec sa délégation. Peu de temps après, dans la capitale, les milices anti-balaka tentent, sans succès, de prendre la gendarmerie nationale, et des manifestants demandent son départ. La présidente décide alors de regagner Bangui. C’est donc son ministre des Affaires étrangères, Samuel Rangba, qui prononcera son second discours à la tribune de l’ONU, le 30 septembre.

 

D’abord avancé, son entretien avec le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, n’a finalement pas lieu faute de temps – l’entourage de CSP reprochera d’ailleurs à la France son manque de « soutien lors de ces moments difficiles ». Le 29 septembre, Samba-Panza prend place, avec le patron de la Minusca, le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga, dans le vol Air France à destination de Douala, via Paris. Elle qui souhaitait vite regagner Bangui doit patienter une demi-journée au Cameroun, le temps pour les Nations unies d’affréter un vol.

 

Des élections retardées ?

 

Peu après son retour, elle s’adresse à la nation : « Avec la dernière tentative de coup de force [derrière laquelle elle voit la main des anciens chefs de l’État François Bozizé et Michel Djotodia] que nous venons de vivre, les élections risquent bien de s’éloigner. » La présidente avait pourtant réaffirmé à New York qu’elle ferait tout pour que la présidentielle se tienne avant le 31 décembre – date de la fin de la transition – et qu’elle ne serait pas candidate. Cette déclaration risque donc de ne pas plaire à tout le monde… À commencer par la France, pour qui rien ne doit retarder le processus électoral. Au contraire, ces événements renforcent Paris dans l’idée que le scrutin doit avoir lieu dans les plus brefs délais, malgré une situation sécuritaire difficile. Une position partagée par la grande majorité de la communauté internationale.

 

 « Plus l’on attend et plus la situation deviendra intenable, ce qui donnera du grain à moudre à ceux qui ne veulent pas des élections. Et ils sont nombreux », estime un candidat. « Les Centrafricains ne doivent pas oublier qu’ils sont sous perfusion et qu’ils doivent prendre des décisions en concertation avec ceux qui permettent à leurs citoyens de manger », s’impatiente un diplomate occidental.

 

Vincent Duhem

Lu pour vous : RCA : branle-bas de combat pour Samba-Panza
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