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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 16:26

 

 

Centrafricaines, Centrafricains,

 

Chers compatriotes et Hommes de média,

 

Notre pays, la République Centrafricaine vient, une fois de plus, de renouer avec la recrudescence de violence qui aura pour conséquence d’élargir davantage le sillon de sa fragmentation sociale.

 

Dans la résurgence des tueries et autres actes de vandalisme, il faut comprendre l’expression de la limite de capacité managériale dont font montre les principaux acteurs de la transition.

 

L’autre facteur aggravant qu’il convient de ne pas sous estimer est la conjonction de certaines volontés négatives telles que :

 

  1. La volonté toute puissante et d’déstabilisatrice d’une frange de la société civile pilotée, en sourdine, par l’une des institutions de la transition ;
  2. La volonté exprimée par la plate forme des leaders et partis politiques acquis à la théorie, combien insoutenable, de la troisième transition ;
  3. La grossière manipulation de l’exécutif de transition dont la volonté réelle d’aller aux élections dans les délais est, manifestement, sujette à caution ;
  4. L’empressement de ce même exécutif à se saisir de la moindre résurgence de crises sanglantes dans le pays aux fins d’organiser une mascarade de concertations avec les forces vives de la nation dans le seul but d’obtenir de ses complices de circonstance la prorogation de la transition. L’exemple le plus frappant est le fameux Forum de  Bangui dont la seule réussite est, et demeure, la prorogation de la transition qui ne pourrait être possible sans la complicité des animateurs de la commission politique dudit forum.
  5. L’application parcellaire de la feuille de route de transition et l’absence de volonté d’appliquer pleinement les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies relatives au Démobilisation, Désarmement, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) et de la Reforme du Secteur de Sécurité (RSS).
  6. La non opérationnalisation de la Cour Spéciale criminelle pour juger sur le territoire centrafricain les nombreux auteurs présumés de graves crimes commis depuis l’avènement de la coalition SELEKA à ce jour.

 

Chers compatriotes,

 

Pour ne pas assister  impuissant à la descente aux enfers de toute la nation, nous demandons solennellement au peuple centrafricain dans son ensemble, musulman et non musulman,  de se mobiliser le moment venu pour opposer une vive résistance pacifique aux prochaines machinations tendant, une fois de plus, à obtenir un glissement de calendrier électoral allant, exagérément, au-delà  de la date du 30 Décembre 2015.

 

Cet appel s’adresse également à la communauté internationale qui ne doit ménager aucun effort afin de conduire la transition à une fin effective dans le délai proposé par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) et accepté par tous les bailleurs de fonds engagés au chevet de notre pays.

 

Pour conduire irréversiblement l’interminable et balbutiante transition vers sa fin, nous proposons, après une large concertation, de procéder sans délai :

 

  1. Au renforcement de l’ANE par des moyens humains et la mise à sa disposition de moyens financiers nécessaires à l’accomplissement de sa mission dans le délai.
  2.  Au renforcement de l’exécutif de transition à dessein de dissuader toutes manigances tendant à obtenir un glissement calendaire des élections.

 

Peuple centrafricain, Chers compatriotes, Hommes de média,

 

Nous avons l’obligation de tenir le calendrier électorale, nous devons le tenir ce calendrier et nous le tiendrons car la transition dans la vie d’une nation n’est qu’une étape passagère qui  n’à jamais vocation à s’éterniser quel qu’en soit le prétexte. Nous le disons parce que nous savons que cette situation d’urgence  empêche le pays de renouer avec le développement.

 

D’aucuns n’ignorent que l’exécutif actuel est l’émanation d’un Conseil National de Transition légal mais illégitime. En connaissance de cause, pour sauvegarder l’intérêt supérieur de la nation, nous avons le devoir de nous opposer à toutes tentatives de cet exécutif qui, par pur cynisme politique,  exploite sans vergogne la souffrance du peuple centrafricain  brandissant toujours la persistance de l’insécurité dans certaine portion du pays, l’insécurité qu’elle contribue elle-même, par action ou par omission, à entretenir sournoisement, à dessein d’imposer au peuple et à la communauté internationale le glissement des dates d’élection, autrement dit une prorogation supplémentaire de la transition qui de fait prorogera inutilement  la souffrance du peuple centrafricain par ricochet.

 

Par conséquent, je lance un appel à la vigilance et à la mobilisation populaire pour faire obstacle à toute manipulation, quel qu’en soit sa provenance, tendant à proroger la transition au-delà de la date du 30 Décembre 2015.

 

Pour cela, nous devrons tous exiger l’organisation des scrutins dans ce délai quel qu’en soit la forme de ces scrutins car l’exécutif actuel ne doit son existence qu’à un CNT illégitime.

 

 Par conséquent, s’il faudrait qu’un seul quartier, un seul arrondissement, une seule sous-préfecture ou qu’une seule préfecture vote parce que les conditions de paix et de sécurité pouvant garantir la sincérité d’un scrutin y sont réunies, nous accepterons le verdict de ce scrutin pourvu qu’il soit inclusif, démocratique, transparent et crédible.

 

Nous le disons aujourd’hui devant vous. Prenez bien date que la République Centrafricaine doit être dotée d’un Président de la République, Chef de l’était, avant le 5 Janvier 2015 car seul le retour à l’ordre constitutionnel est un gage pour le pays à renouer avec les financements et investissements internationaux.

 

Nous vous remercions.

Bangui, le 13 Octobre 2015

 

Léopold Narcisse BARA

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Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 16:14

 

 

Par RFI 13-10-2015 à 12:05

 

La Centrafrique vient d'entamer une semaine de consultations entre le gouvernement et les forces vives de la nation pour discuter des élections et de la sécurité, notamment après les évènements meurtriers de la fin du mois de septembre couplés à la démission du président de l'Autorité nationale des élections. Une consultation boudée par beaucoup à Bangui.

 

Anti-balaka, ex-Seleka, mais aussi la majorité des partis politiques opposés au gouvernement, ont refusé de participer aux consultations.

 

Pour Crépin Mboli Goumba, le porte-parole de la concertation des partis politiques de l'opposition, la chef de l'Etat a choisi à qui elle voulait s'adresser : « La présidente intérimaire a décidé de contourner toutes les organisations dignes de ce nom, simplement parce qu’elle est convaincue que ces organisations-là ne sont pas dociles. Le but premier de cette manœuvre, c’est de tromper la vigilance de la communauté internationale pour après dire : "Voilà, nous avons eu une concertation approfondie avec les Centrafricains". Personne n’est dupe, même le groupe le plus important, le groupe politico-militaire l’ex-Seleka, a opposé une fin de non-recevoir. Finalement, sa concertation, elle l’a fait avec qui ? »

 

Des consultations rallongées

 

Pour Clément Guiyama Massogo, le porte-parole de la présidence, ceux qui refusent le dialogue sont ceux qui ne veulent pas voir le pays avancer : « On s’était mis tous d’accord dans ce pays, que les armes ne devaient plus parler, que le seul mode de règlement de conflit, c’était le dialogue. Donc, aujourd’hui, s’il y a des gens qui ne veulent pas venir à la table de dialogue, à mon humble avis, je pense qu’ils se mettent au ban de l’histoire de leur pays. »

 

Le porte-parole a également précisé que les consultations ne s'arrêteraient pas vendredi, comme initialement prévu. Elles devraient se prolonger pendant deux semaines.

RCA: les rencontres du gouvernement ne font pas l’unanimité
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Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 16:02
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL

 

 

Concertations : Les protestataires maintiennent leur position

 

http://rjdh.org/  PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 13 OCTOBRE 2015

 

La Concertation élargie des plateformes, partis, associations et personnalités politiques indépendantes maintient son mot d’ordre de non participation aux concertations des forces vives de la nation ouvertes hier lundi 12 octobre à Bangui. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 13 octobre, ils ont réaffirmé la volonté de se tenir à l’écart de ces assises.

 

C’était au siège du Parti Africain pour la Transformation et l’Intégration des États (PATRIE) à Bangui que les partis et associations politiques membres de cette Concertation élargie se sont donné rendez-vous. Une salle remplie des journalistes. Les leaders politiques n’étaient aussi nombreux que lors des précédentes rencontres.

 

Crépin Mboli-Goumba, président du PATRIE et porte-parole de la Concertation élargie a ouvert et présidé la séance. Même fermeté que le samedi 10 octobre, jour de la déclaration initiale de la concertation. « Nous ne pourrons pas participer à une telle mascarade. Les autorités veulent organiser un semblant de concertation pour pouvoir publier à la fin que les forces vives de la nation ont décidé de prolonger la transition après le 30 décembre », a-t-il martelé.

 

Selon le planning des concertations, la plateforme politique dénommée Alternative Citoyenne pour la Démocratie et le Progrès (ACDP) devrait être reçue demain par la cheffe de l’État. « Nous sommes invités mais nous n’irons pas. Nous avions souhaité avoir des concertations dignes de ce nom mais tel que c’est conçu, il y a forte probabilité que nous n’aboutissions pas à quelque chose de concret », a prévenu Enoch Dérant Lakoué, ancien premier ministre et président de l’ACDP.

 

Le sujet de l’après 30 décembre est venue se greffer également à l’ordre du jour de la Concertation élargie à l’instar des autres jours de rencontre. Enoch Dérant Lakoué a indiqué que la persistance de cette question se justifie par le fait que « nous sentons le vide constitutionnel venir. Après le 30 décembre, il n’y a plus de légalité. Je ne parle même pas de légitimité. Il n’y a plus de légalité tout court ».

 

Parallèlement à ces débats houleux, la présidence poursuit les concertations depuis le palais de la renaissance. Après les responsables des huit arrondissements reçus hier, les jeunes et la plateforme politique Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition, (AFDT) ont eu un tête-à-tête avec la présidente Catherine Samba-Panza.

 

 

Mécontent, le CNJ promet de rejeter toutes les décisions de la concertation en cours

 

http://rjdh.org/  PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 13 OCTOBRE 2015

 

Se disant  exclue de la concertation encours entre la cheffe de l’Etat de transition et les forces vives de la nation, le Conseil National de la Jeunesse (CNJ) promet de  rejeter toutes les décisions issues de ces assises. Une prise de position exprimée dans un communiqué de presse publié le 12 Octobre.

 

« Le conseil national de la jeunesse est représenté au conseil national de transition, nous avons été signataires de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville, et aussi dans la commission préparatoire du Forum de Bangui, mais pour cette concertation nous avons été exclus sans raison »,  a expliqué Patrick Bokologba membre du CNJ.

 

 « C’est pourquoi, nous avons décidé de rejeter en bloc tout les résultats issus de cette concertation. Ces décisions n’engageront que leurs auteurs et non la jeunesse centrafricaine »,  a-t-il  ajouté.

 

 

Difficile accès au transport sur l’axe Bozoum-Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR ALBAN JUNIOR NAMKOMONA LE 13 OCTOBRE 2015

 

Les véhicules de transport en commun se font rares sur l’axe Bozoum-Bangui. La  dégradation avancée de la route est l’une des raisons évoquées. Une situation qui a  des répercussions négatives sur l’acheminement des produits  agricoles vers les autres villes.

 

Annick, une habitante de cette ville, explique que la petite cuvette de manioc qui se vendait à 3000 francs CFA pendant la saison pluvieuse se négocie actuellement à 1000 francs CFA ou moins sur les marchés hebdomadaires.

 

« C’est vraiment difficile pour nous, même les commerçants qui sont venus de Bangui pour chercher des marchandises éprouvent des difficultés pour y retourner. Ils peuvent passer  une à deux semaines à la  gare routière pour attendre les véhicules », explique-t-elle.

 

En l’absence des véhicules, les taxis moto tentent d’emprunter cet axe. Mais, « ils n’arrivent même pas à parcourir au moins cent kilomètres à cause de la surcharge.  Les accidents sont fréquents. »

 

Une situation qui pénalise également les agents de l’État qui veulent se rendre à Bangui afin de percevoir leur salaire.

 

Ce sont les bus de la société SONATU qui assuraient le transport sur cet axe. Mais pour des raisons sécuritaires ces bus n’arrivent plus à Bozoum.

 

 

Concertation : Catherine Samba-Panza s'entretient avec les représentants de la jeunesse

 

http://www.radiondekeluka.org/  mardi 13 octobre 2015 13:37

 

Au deuxième jour de la concertation qui s'est ouverte ce lundi, 12 octobre 2015, le chef de l’État de la transition, Catherine Samba-Panza, s'est entretenue avec une quarantaine de représentants des différentes organisations de jeunesse des huit arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua. 


Objectif principal de ces pourparlers initiés par le Chef d’État de la transition à son retour de New-York, recueillir les points de vue des différentes entités sur la situation du pays et trouver ensemble des voies et moyens de sortie de crise. Comme à l'ouverture des pourparlers, Catherine Samba-Panza a, une nouvelle fois, déroulé les efforts qu'elle a entrepris depuis son accession à la tête de l’État centrafricain en faveur de la jeunesse. Une jeunesse défavorisée qui a besoin « d'être encadrée », a-t-elle par ailleurs reconnu. 


« Ceux, comme nous autres, qui sont des enfants des pauvres, ne pouvons nous rendre à l'étranger dans des meilleurs instituts et universités parce que nos parents n'ont pas les moyens », a déclaré le président de l'Union Scolaire Centrafricaine (USCA) Nicaise Marboua. Il a précisé par ailleurs « qu'il n'y a pas de volonté politique pour assurer une meilleure éducation des élèves. Quand on parle de baisse de niveau des élèves et étudiants centrafricains, on impute seulement aux élèves la responsabilité de cette réalité et on oublie la responsabilité politique dans cette situation ».


Il a demandé de ce fait aux autorités centrafricaines de tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité du pays afin de donner la possibilité aux enfants centrafricains d'aller à l'école. 


En réponse, Catherine Samba-Panza a précisé qu'elle a entrepris des démarches auprès des partenaires chinois afin de construire en Centrafrique, un centre de formation professionnelle pour former les jeunes et les rendre autonomes. Une jeunesse non formée, a-t-elle renchéri, « est prête à toute forme de manipulation d'où qu'elle vienne ». 


Elle a de ce fait invité la jeunesse centrafricaine à une prise de conscience de son avenir et à ne pas céder à la manipulation des hommes politiques. « Ceux qui vous poussent dans la rue afin de tenir des propos désobligeants envers les autorités de la transition sur Internet et les réseaux sociaux ont tous leurs enfants à l'étranger dans des meilleures écoles de formation », a-t-elle ajouté. 

A l'ouverture de la concertation ce lundi, 12 octobre 2015, les Maires, chefs de groupe et de quartiers des différents arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua, ont demandé aux autorités de la transition de tout mettre en œuvre, avec l'appui des forces internationales, pour sécuriser le territoire centrafricain afin que le processus électoral puisse se tenir dans des conditions acceptables. 


A cet effet, le ministre de la défense Marie-Noëlle Koyara a précisé que les Forces armées centrafricaines (FACA), encore sous embargo du comité de sanction des Nations-unies, seront associées à la sécurisation du processus électoral dans le pays selon le plan de sécurisation arrêté en partenariat avec les forces internationales présentes en Centrafrique.

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Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 00:39

 

 

http://www.afrik.com/  LUNDI 12 OCTOBRE 2015 / PAR ASSANATOU BALDÉ

 

Président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), leader de lopposition depuis des années en Centrafrique, Martin Ziguélé, qui a aussi été le Premier ministre de lancien chef de lEtat Ange Félix Patassé, est aujourd’hui annoncé comme le candidat le mieux placé pour l’élection présidentielle qui devrait se dérouler avant la fin de l’année. Interview.

 

Il n’a pas une minute à perdre. Le temps lui est compté pour convaincre ses concitoyens de le porter à la tête du pays. Agé aujourd’hui de 58 ans, c’est un véritable challenge que Martin Ziguélé va tenter : convaincre ses compatriotes qu’il est l’homme de la situation. ​D’autant que celui qui a commencé à militer en politique à l’âge de 22 ans a été deux fois candidat malheureux à la Présidentielle, en 2005 puis 2001. L’ancien Premier ministre (2001-2003) du défunt Président centrafricain Ange Félix Patassé fait partie des plus sérieux candidats au scrutin, qui est censé sortir le pays du chaos. Joint par téléphone, alors qu’il venait tout juste de sortir d’une réunion à Bangui, concernant l’avenir de son pays, il a accepté de répondre à nos questions le temps d’une pause.

 

Entretien.

 

Afrik.com : Vous êtes candidat à l’élection présidentielle de la Centrafrique, si bien sûr elle se tient, quelles sont les grandes lignes de votre programme pour redresser le pays qui est dans une situation catastrophique ?

 

Pour redresser la Centrafrique, il faut absolument mettre en œuvre la restauration de l’autorité de l’Etat. Il faut avoir une volonté politique inébranlable pour mener cette mission à bien. J’ai déjà prouvé que j’étais capable de faire face à des situations difficiles comme celle-ci lorsque notamment j’étais Premier ministre. Dès mon arrivée à la Primature, j’ai lancé l’opération main propre qui a permis de payer les salaires des fonctionnaires et assuré le fonctionnement de l’Etat alors que nous n’avions pas reçu d’aide extérieure pendant plusieurs mois. Nous sommes actuellement face à un véritable challenge dans le pays. Il faut donc aussi montrer un leadership solide pour la restauration de l’Etat. L’Etat doit être debout même lorsque son autorité est bafouée, contestée et fragilisée par différents groupes d’intérêts. La survie de la Centrafrique dépend de la restauration de l’Etat.

 

Qu’entendez-vous par la restauration de l’Etat ?

 

J’entends par la restauration de l’Etat de faire en sorte que la justice soit respectée, que des lois constituent les fondements de la République. Tout cela ne doit pas juste être un slogan mais la réalité. Tous les auteurs de crimes doivent être poursuivis, et jugés jusqu’à ce que les uns et les autres purgent leur peine dans les établissements appropriés. Il n’y a pas de République sans justice. Il faut aussi un renforcement des forces de sécurité intérieure dans le pays. Vous savez, la Centrafrique est un territoire aussi grand que la France, la Belgique et le Luxembourg réunis, mais avec moins de 6 000 policiers pour assurer la sécurité de tous ! C’est ce qui explique que l’attente sécuritaire soit trop grande et que l’opinion publique ait du mal à comprendre le fait que les forces de l’ONU soient sur place ainsi que les autres forces internationales et que pour autant des personnes armées se baladent dans les rues de Bangui, sèment la terreur et coffrent qui ils veulent.

 

Actuellement peux-t-on affirmer que la Centrafrique n’a toujours pas d’Etat bien qu’une transition soit installée pour mener le pays vers des élections ?

 

​Je ne dirai pas qu’il n’y a pas d’Etat en tant que tel. Mais l’Etat est faible et fragile. Et ces groupes armés qui veulent semer le désordre pour que nous n’allions pas aux élections savent pertinemment que l’Etat est faible donc ils en profitent souvent contre les intérêts généraux de la population. Le problème c’est qu’on ne peut rien construire tant que le pays sera dans cet état. ​Le problème c’est qu’ils sont en train de tout faire pour qu’il n’y ait pas d’élections. Il faut aller aux élections le plus tôt possible et respecter le cadre légal. Dans une République, il faut défendre le point de vue du citoyen tout en respectant la loi et le processus électoral. Il faut toutefois que nous fassions attention, car en l’état actuel du pays, on ne peut pas faire comme si de rien n’était. Les forces armées n’ont pas les moyens de leurs politiques. ​Donc la sécurité du pays est de la responsabilité des forces internationales pour garantir la pérennité de l’élection. Ce ne serait pas honnête de la part des Centrafricains de ne pas reconnaître l’action des forces internationales présentes dans le pays. Sans elles, ce serait pire, ce serait le chaos ! Il faut aussi reconnaître leur sacrifice et tous ceux qui sont tombés dans l’exercice de leur fonction. Pas plus tard qu’hier, un élément burundais a été tué dans le pays.

 

Ce nest un secret pour personne, le pays va mal. Les récentes violences ont fait plus de 61 morts. Des Centrafricains sont même descendus dans les rues de Bangui pour exiger la démission de la présidente de Transition Catherine Samba-Panza. Face à une telle situation peut-on affirmer que la Transition a échoué ?

 

​Ce serait aussi injuste et pas honnête de dire que la Transition a échoué. ​Donc non, on ne peut pas dire cela parce que lorsque Catherine Samba-Panza a été élue, nous étions dans un chaos sécuritaire. Depuis, on a avancé sur le chantier de la sécurité bien qu’il y ait encore beaucoup à faire. Mais on ne peut pas régler le problème sécuritaire en Centrafrique sans une armée forte. Il faut comprendre que nous n’avons plus d’armée, elle a disparu. Heureusement que la MINUSCA et les forces internationales sont venues appuyer le pays.

 

Jusqu’à présent, tous les chefs dEtat de Centrafrique, du premier au dernier, ont tous échoué à redresser ce pays. Dautant quen Afrique, on constate que lorsque les opposants arrivent au pouvoir ils déçoivent souvent leur peuple. Qu’est-ce qui garantit aux Centrafricains que si vous arrivez au pouvoir vous tiendrez vos engagements et que vous aurez la capacité de développer le pays ?

 

​Tout simplement pour deux bonnes raisons. La première est que je suis arrivé à faire tenir ce pays durant deux ans sans budget extérieur, sachant que c’est la seule fois que ça nous était arrivé. Donc, si on me fait confiance, je pourrai faire ce travail. ​Deuxièmement, je ne me présente pas aux élections pour la première fois. Depuis l’âge de 22 ans, je milite en politique. Près de 40 d’expérience, ce n’est pas rien. D’autre part, je suis le seul candidat aux élections qui ait parcouru toute la Centrafrique de fond en comble, village par village. Je connais le terrain et l’ensemble des villes et des localités du pays. En fait, je vois le malade, je peux donc apporter ce qu’il faut pour le guérir. Qu’on ne se trompe pas, ce pays a plein d’opportunités car tout est à faire. Si les Centrafricains me font confiance, j’élargirai l’entrepreneuriat privé, national, et international pour faire en sorte, rapidement, que le pays puisse s’en sortir.

 

Pensez-vous que le pays soit actuellement prêt pour l’organisation d’élections ?

 

Le pays doit aller aux élections. Mais la question sécuritaire ne doit pas être banalisée non plus. Ces groupes armés doivent absolument être désarmés. Et les forces internationales ont les moyens de les désarmer et de désarmer leurs chefs. Ce sont les élections qui nous permettront de sortir de cette crise.

 

On sait aussi que les forces internationales sont uniquement déployées dans Bangui mais pas dans l’arrière-pays où là aussi des groupes armés sèment la terreur chez des populations et mènent de nombreuses exactions dans l’impunité totale. Que faire pour mettre fin à cette situation ?

 

C’est exact. Si je suis élu, je construirai une armée avec des éléments à la hauteur de leur fonction. L’objectif est de recréer une armée républicaine, qui pourra travailler en coopération avec la MINUSCA pour sécuriser le pays. Même 12 000 hommes des Nations Unies déployés ne suffiront pas à garantir la sécurité de la totalité du territoire centrafricain, qui est immense. Ceux qui commandent ces groupes armés savent bien qu’en l’état actuel, on ne peut pas contrôler tout le territoire du pays. Raison pour laquelle, il faut une véritable politique sécuritaire qui soit efficace et permette le rétablissement de l’ordre.

 

Comment expliquez-vous que depuis son indépendance la Centrafrique soit toujours dans cet état et peine à décoller pour ne serait-ce qu’atteindre le niveau des autres pays africains. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné pour ce pays ?

 

​Cela remonte, il me semble, aux origines historiques du pays. A mon avis, c’est en partie lié au fait que le père de l’indépendance de la Centrafrique qui devait naturellement prendre les rênes du pays est mort dans un accident d’avion six mois avant son accès à l’indépendance. D’autre part, le manque de qualité de nos leaders nous a fait aussi du mal. Nous n’avons pas eu la chance d’avoir des dirigeants comme Houphouët Boigny, Senghor, Bourguiba... Je pense que nous avons raté ce tournant. Depuis, les Centrafricains ont toujours été dans l’attente d’un homme providentiel, mais en vain.

 

Nous avons eu des hommes forts mais pas des bâtisseurs d’institutions fortes. Comme je le dis toujours, il n’y a de richesses que d’hommes. Je connais bien ce pays. Je me suis rendu partout, de l’est à l’ouest, du nord au sud. La faiblesse de l’Etat, de l’administration, l’abandon de l’arrière-pays ainsi que des filières agricoles, alors qu’on dispose de beaucoup d’eau provenant de la pluie, nous ont menés à cela. Mais on peut y mettre fin par une politique volontariste pour transformer le pays. C’est La tâche a laquelle que je vais m’atteler, si les Centrafricains me font confiance.

 

Martin Z​iguélé : "La survie de la Centrafrique dépend du rétablissement de l’ordre"
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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 19:39

 

 

                                                          COMMUNIQUE

 

 

L’Autorité des Ambassades ou Consulats des Elections (A.A.C.E), démembrement de l’Autorité Nationale des Elections (A.N.E) en France, informe tous les citoyens et citoyennes centrafricains résidant à Paris et en Ile de France, que les opérations d’inscriptions sur la liste électorale sont prolongées du mardi 13 au dimanche 18 octobre 2015 de 10h à 18h, compte tenu de l’affluence constatée lors des enregistrements dans les derniers jours.

 

Cette prolongation a pour but de permettre aux compatriotes empêchés ou éloignés de venir accomplir leur devoir citoyen et aussi palier au problème de pannes de caméras constatées dans le centre opérationnel de Paris (5 sur 10) et qui constitue un handicap à notre déploiement ailleurs.

 

Pour les opérations en provinces, BORDEAUX, LYON, TOULOUSE, TROYES, STRASBOURG, MONTPELLIERS et ORLEANS, celles-ci débuteront dès réception de nouvelles caméras envoyées par Bangui.

 

Contact: Facebook : aacefrance Mail: aacefrance@yahoo.fr

 

 

Paris le 11 octobre 2015

 

Le Rapporteur Daniel MAKOURI KIWI

Les opérations de recensement électoral à Paris sont prolongées
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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 18:40

 

 


Paris - AFP / 12 octobre 2015 19h04  Au moins 310 opposants équato-guinéens ont été assassinés par le régime du président Teodoro Obiang Nguema depuis son arrivée au pouvoir en 1979, a affirmé lundi à Paris la principale coalition d'opposition du pays.

La Coalition d'opposition pour la restauration d'un Etat démocratique en Guinée équatoriale (Cored) a dit avoir recensé 310 assassinats d'opposants dans le pays ou à l'étranger, une liste qui n'est pas close, ont déclaré ses responsables, qui vivent depuis des années en exil, au cours d'une conférence de presse à Paris.

Le dernier assassinat en date est celui de Bonifacio Nguema Esono Nchama, un opposant rentré récemment au pays avec la garantie de la protection de l'épouse du président Obiang, ont-ils accusé, citant également le cas d'un coopérant français, André Branger, assassiné en 1993 à Malabo.

Si nous n'avions pas fui nous-mêmes, nous serions au nombre de ceux qui ont été assassinés, ont-ils expliqué.


Notre message est clair. Obiang, va-t-en !, a lancé Sévérin Moto, le plus connu de ces opposants. Nous avons conquis notre indépendance, (...) mais aujourd'hui c'est la guerre du peuple pour conquérir la liberté, a clamé M. Moto.

Nous sommes face à l'une des dictatures les plus féroces d'Afrique centrale, a renchéri Filiberto Manale Andem, secrétaire général de la Cored.

Les Equato-Guinéens vivent depuis 37 ans sous la botte de cette famille, responsable d'assassinats, de tortures, de détentions arbitraires, de pressions sur les familles, selon M. Manale.

Obiang a vidé les caisses de l'Etat, la corruption est partout, et il y a encore l'affaire des biens mal-acquis, non seulement en France, mais aussi aux USA, a-t-il ajouté.

Arrivé au pouvoir en 1979 par un coup d'Etat, le président Obiang Nguema est réélu à chaque présidentielle par des scores-fleuve dépassant les 90% des votants.

Son régime est régulièrement dénoncé pour sa violente répression à l'encontre des opposants politiques, des organisations indépendantes de la société civile et des médias, ainsi que pour l'ampleur de la corruption dans le pays.

En octobre 2014, le président Obiang avait accordé une amnistie générale aux opposants en exil en vue de la tenue d'un nouveau dialogue national, le cinquième du genre organisé par le pouvoir.

Ces tables rondes et conférences nationales sont un leurre, a fustigé Mireille Ngosso, en charge de la communication de la Cored.

Obiang ne va jamais rendre le pouvoir par le dialogue ou avec une prétendue conférence nationale, a dénoncé M. Moto. Il n'y a pas de discussion avec la dictature, et il existe désormais une alternative avec la CORED, a-t-il souligné.

Malgré l'exploitation pétrolière, le peuple vit toujours dans la pénurie, a-t-il dénoncé, a affirmé un autre responsable de la CORED.

La famille Obiang régne sur ce pays seulement par la force, a dénoncé pour sa part Roberto Berardi, entrepreneur italien emprisonné pendant près de deux ans à Bata, à l'isolement et dans une cellule d'à peine 4 mètres carrés, a-t-il témoigné.

Associé dans une entreprise de BTP au fils ainé du chef de l'Etat Teodorín Nguema Obiang, M. Berardi avait été accusé de malversations et condamné à deux ans et demi d'emprisonnement. Il avait été libéré en juillet 2015, et accuse aujourd'hui le pouvoir d'avoir tenté de l'empêcher de coopérer avec la justice américaine au sujet de la corruption présumée d Téodorín Nguema Obiang.

Il a dénoncé l'usage de la torture à longueur de journée dans les prisons et les commissariats en Guinée équatoriale.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=638395 

Guinée équatoriale: 310 opposants assassinés à ce jour par le pouvoir Obiang, selon l'opposition
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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 18:30

 

 

http://rjdh.org/  PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 12 OCTOBRE 2015

 

Des déplacés vivant sur le site de la maison Combonie de Bimbo, ont reçu ce matin une somme d’argent de la part des prêtres missionnaires Comboniens du Cœur de Jésus. Ce geste vise à les encourager à regagner leurs domiciles, après deux années passées sur ce site.

 

Cette somme de 50.000 FCFA remise à chaque ménage devrait permettre aux bénéficiaires, soit de louer une maison, soit se ravitailler. « C’est une assistance aux personnes déplacées les plus pauvres et les plus démunies. Nous l’avons fait dans l’optique de les encourager à rentrer chez elles », a précisé Aubert Ngamédé, Recteur des missionnaires Comboniens.

 

« Grande est ma joie pour ce geste symbolique. Je ferai de mon mieux pour sortir d’ici pour faciliter la tâche aux prêtres », a promis  Sylver Danyan, chef de famille habitant le quartier Fatima. Il témoigne avoir passé un an et huit mois sur le site avec sa famille.

 

Certains déplacés craignent pour leur sécurité. Ils ont lancé un appel aux autorités de transition. Ils réclament des garanties afin de regagner leurs domiciles.

 

Au total  52 ménages ont bénéficié de cette aide. Un délai d’une semaine leur a été  fixé pour quitter le site.

 

Le postulat Maison Saint-Joseph de Bimbo a accueilli, depuis le 5 décembre 2013, 6800 familles déplacées.

Appui des prêtres Comboniens aux déplacés de la maison Combonie de Bimbo
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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 18:20

 

 

PROTOCOLE  D’ACCORD ELECTORAL

 

 

Entre

 

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), siège provisoire quartier Ben-zvi, B.P. 136 Bangui RCA représenté par son Président Martin ZIGUELE d’une part,

 

Et

 

L’Union des Démocrates Centrafricains (UDECA), siège provisoire au 123, deux rues goudronnées Lakouanga-Bangui RCA, représentée par son Président Faustin ZAMETO d’autre part,

 

Considérant que l’enjeu politique des prochaines échéances électorales est la sortie de crise, la consolidation de la paix, de la sécurité, de la réconciliation et le retour à l’ordre constitutionnel ;

 

Considérant la ferme volonté des parties de constituer une majorité forte, capable de soutenir la politique du MLPC et de son candidat Martin ZIGUELE en cas de victoire ;

 

Considérant que la crédibilité de la démarche requiert la loyauté des parties seule capable de produire les résultats attendus ;

 

Considérant que la dynamique unitaire appelle la mutualisation des moyens et la contribution des parties à la campagne électorale ;

 

Convaincus que seule la dynamique unitaire est à même de garantir un franc succès aux futures élections présidentielle et législatives ;

 

Il a été convenu de ce qui suit :

 

Article 1er : Le MLPC et l’UDECA s’engagent à créer une dynamique électorale unitaire matérialisée par le présent Protocole d’Accord Electoral en vue de se soutenir mutuellement aux prochaines élections présidentielle et législatives.

 

Article 2 : Pour l’élection présidentielle, les parties signataires s’engagent par la présente à  soutenir la candidature du Président du MLPC Martin ZIGUELE dès le premier tour. Pour les élections législatives, chaque parti présente les candidats dans la circonscription de son choix.

 

Article 3 : Les parties s’engagent lors du second tour des élections législatives à désister au profit du candidat le mieux placé.

 

Article 4 : En cas de victoire du candidat du MLPC à l’élection présidentielle, les Parties contractantes s’engageront par un Protocole d’Accord Politique pour la gestion des affaires publiques.

 

Article 5 : Le MLPC et l’UDECA qui soutiennent le candidat Martin ZIGUELE s’engagent à mutualiser leurs moyens humains, financiers et matériels en vue de la campagne électorale.

 

Article 6 : Les moyens humains, financiers et matériels évoqués à l’article 5 seront mis à la disposition de la Direction Nationale de Campagne et gérés selon les modalités à convenir.

 

A la fin de la campagne électorale, il sera dressé dans les quinze jours qui suivent par les parties un rapport de gestion des moyens octroyés et auquel seront annexées les pièces justificatives.

 

Article 7 : L’UDECA s’interdit de signer un Protocole d’Accord similaire avec un autre candidat ou une autre plate-forme aux élections présidentielle et législatives. Un tel acte entraînerait la rupture d’office du présent Protocole d’Accord Electoral.

 

Article 8 : Tout litige intervenant dans l’application du présent Accord sera réglé à l’amiable. En cas de refus de la solution amiable, le présent accord sera rompu.

 

Article 9 : Le présent Protocole d’Accord Electoral qui est établi pour la durée de la campagne électorale, prend effet à compter de la date de sa signature.

Le MLPC et l'UDECA concluent un accord électoral
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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 16:23

 

 

http://www.radiondekeluka.org/ lundi 12 octobre 2015 14:05

 

Le Chef d’État de Transition, Catherine Samba Panza, s’est entretenue ce lundi 12 octobre au palais de la Renaissance avec les maires d'arrondissements, les chefs de groupes et de quartiers. Certaines entités se sont déclarées non favorables, qualifiant la concertation de mascarade.


Dans son allocution à l'ouverture des travaux, le Chef d’État de Transition a souligné que des efforts ont été faits pour réhabiliter les Forces armées centrafricaines (FACA) et les forces de l'ordre et de sécurité. Elle s'est dite très satisfaite du travail accompli depuis son accession au fauteuil présidentiel.


Sur l'appui aux organisations, Catherine Samba Panza a affirmé avoir reçu et aidé financièrement le coordonnateur du Groupe de travail de la société civile, Gervais Lakosso, pour les activités réalisées au nom de cette entité.


Sur le plan sécuritaire, elle a souligné que les enquêtes se poursuivent encore pour identifier les auteurs des derniers événements survenus dans la capitale centrafricaine, le 26 septembre et qui a occasionné plusieurs morts, des blessés et des maisons incendiées.


Plusieurs membres du gouvernement de Transition ont intervenu. 


Prenant la parole, le Premier ministre de Transition, Mahamat Kamoun, a trouvé que la démission du président de l'Autorité Nationale des Elections (ANE), Dieudonné Kombo Yaya, n'impacte en rien le processus électoral en cours. Selon lui, le gouvernement a recouvré le maximum du budget électoral. Les échéances électorales sont possibles et le processus électoral est irréversible a fait savoir M. Mahamat Kamoun. Car le budget électoral est presque bouclé, il ne reste à rechercher que 1,5 millions de dollars soit 865.875.000 F CFA.


Le ministre de la sécurité publique, Dominique Saïd Panguindji, a exhorté le gouvernement à doter son département de moyens matériels et logistiques afin de rendre la sécurisation du pays plus efficace. 


Le ministre de la Défense nationale, Marie Noëlle Koyara, s'est focalisée sur le processus de refondation de l'armée nationale.


Des non partants à la concertation


Les discussions censées remettre sur la table certaines questions liées au fonctionnement de la Centrafrique ne semblent pas rencontrer le consentement de tous les Centrafricains.


Pour le mouvement Antibalaka, l'intention première du Chef d'Etat de Transition de réunir tous les acteurs de la vie politique autours d'une table n'est pas consensuelle. 

« Au lendemain des événements du 26 septembre et l'intention du Chef d’État de Transition d'organiser un dialogue inclusif, l'initiative a été unanimement et favorablement accueillie par tous y compris les résistants, les auto-défenses, les Antibalaka. Malheureusement, le gouvernement a commencé à prendre des décisions regrettables. Au lieu d'ouvrir un dialogue inclusif, la présidence de la République vient de publier un programme de consultation à la ''roublardise''. Nous nous inscrivons en faux et répondront absent à cette mascarade », a signifié ce 12 octobre, Igor Béranger Lamaka, porte-parole du mouvement Antibalaka.

De son côté, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), dans une déclaration publiée ce dimanche, a dénoncé ce qui appelle « le caractère non inclusif de ces pourparlers ». Pour ce mouvement politico-militaire, il s'agit d'une mascarade visant à rallonger la transition en cours. 


« J'ai l'impression que c'est une consultation entre amis. Tous les concernés, tous les leaders ne sont pas conviés à cette concertation. Nous ne sommes pas conviés, notre position est claire : le but de cette consultation est de proroger la transition, nous disons non à cela et il faut que cette transition prenne fin », a martelé Abdoulaye Hissein, coordonnateur du FPRC. 


« Ils ont demandé d'aller aux élections, tout le monde a accepté. S'ils ont les moyens d'organiser les élections, tout le monde est prêt mais nous disons non à cette tentative de prorogation de la transition », a-t-il poursuivi.


La concertation élargie des plateformes, partis, associations politiques et personnalités politiques indépendantes a aussi affirmé qu'elle ne prendra pas part à ce rendez-vous.


Maître Crépin Mboli-Goumba, porte-parole de cet organe, trouve que le planning des pourparlers présenté par le ministre conseiller politique chargé du Dialogue politique et social, porte-parole de la présidence de la République laisse entrevoir la volonté du régime de transition de ne pas discuter avec les vrais acteurs.


« Le conseiller politique, porte-parole de la Présidence a annoncé et décliné le planning de cette concertation en réalité, une consultation avec certaines filles et certains fils de ce pays. Aussitôt après, nous nous sommes réunis et nous avons publié un communiqué pour opposer une fin de non-recevoir à cette mascarade. Parce que la manœuvre est grossière. Ce planning laisse entrevoir la volonté du régime de transition de ne pas discuter avec les vrais acteurs de notre pays ».


La présidence de la République réagit


Joint au téléphone ce lundi, le ministre conseiller politique chargé du Dialogue politique et social, porte-parole de la présidence de la République, Clément Anicet Guiyama Massogo, a estimé que ces pourparlers avec les forces vives de la nation constituent une voie pacifique de sortie de crise en République Centrafricaine. Il a regretté le fait que certains mouvements aient refusé de prendre part à cette concertation. 


« C'est la première fois que je vois que quand un Chef d’État demande à se concerter avec les forces vives, il y a des contestations. Quand il y a un problème dans un pays, la moindre des choses c'est de se retrouver pour en discuter. La concertation est permanente ».


Selon lui, cette concertation atteste la détermination de Mme Samba Panza de tout mettre en œuvre pour conduire aux élections libres, crédibles et transparentes avant la fin de l'année 2015. « Comme le forum l'avait recommandé, une décision des chefs d’État de la CEEAC l'a entériné, il faut faire les élections d'ici le 31 décembre 2015. Nous avons dit que le Chef d’État veut que la transition finisse dans le délai qui est prescrit », a-t-il mentionné.


C'est après être rentrée précipitamment de New York (Etats Unis), où elle prenait part à l'assemblée générale de l'ONU, alors qu'une violence meurtrière embrasait Bangui, que Mme Samba Panza avait annoncé, début octobre, une concertation avec les forces vives de la nation. 

 

 

Catherine Samba Panza se concerte avec les chefs des quartiers et les maires des arrondissements

 

APA Bangui Centrafrique  2015-10-12 18:29:10  - La Présidente de la Transition Catherine Samba Panza a démarré ce lundi au Palais de la Renaissance une concertation avec les chefs des quartiers et les maires des arrondissements.

Une réunion qui est en fait la première d'une série qu'elle a initiée pour échanger avec certaines couches sociales sur les préoccupations de l'heure des Centrafricains afin de permettre une fin en douceur de la transition.


Cette concertation a permis à la Présidente de la transition centrafricaine d'aborder des sujets concernant l'organisation des élections générales, la sécurité, le rétablissement des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et les difficultés de refondation de la République Centrafricaine après les crises récurrentes.


Sur les élections la Présidente a déclaré qu'elles seront organisées au courant de cette année 2015 puisque le budget est presque bouclé.

Concernant l'insécurité qui domine encore dans le pays, Catherine Samba Panza a expliqué que ‘'beaucoup de choses sont faites mais toujours sapées par les propres fils du pays assoiffés du pouvoir qui ne veulent pas de la démocratie dans le pays''.


Pour la réhabilitation des FACA, la Présidente a expliqué que tout est fait pour les utiliser mais les derniers évènements dont certains éléments des FACA sont cités compliquent tout.


Cette concertation va se poursuivre avec les partis politiques, les religieux et les associations.

Les antibalakas, certains groupes armés et partis politiques ont déclaré boycotter ces rencontres.

Cette concertation initiée par la Présidente fait suite aux violences qui ont déchiré la capitale Bangui vers la fin du mois de septembre et le début d'octobre 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=836049#sthash.peYNcsra.dpuf

Catherine Samba Panza rencontre les forces vives de la nation
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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 16:20

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 ​

CP/SPK#049/2015

 

LA MINUSCA CONDAMNE LES TENTATIVES DES GROUPES ARMES DE DESTABILISER BANGUI

 

Bangui, 12 octobre - La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) est vivement préoccupée par l’infiltration organisée d’éléments de plusieurs groupes armés à Bangui, dont le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPC) et les Anti-Balakas et condamne de manière énergique toute tentative de destabilisation de la capitale.

 

La MINUSCA rappelle que la priorité de son mandat, tel que défini par la Résolution 2217 du Conseil de Sécurité, est d’assurer la protection des civils contre toute menace de violence physique. En plus, la Résolution autorise la MINUSCA à prendre toutes mesures nécessaires pour mettre en œuvre son mandat, conformément à ses ressources et à sa présence sur le terrain ; et autorise la Force française Sangaris à lui apporter son soutien.

Ainsi, Les troupes de la MINUSCA, avec l’appui de Sangaris, ont dû, une fois de plus, faire usage de la force en réponse aux attaques perpétrées par les éléments du FPRC, dans les environs de Sibut.

 

La MINUSCA voudrait rappeler à tous les groupes armés signataires de l’Accord de Brazzaville et de l’Accord sur les Principes du DDRR du Forum de Bangui leurs engagements contenus dans ces accords.

 

La MINUSCA condamne vigoureusement les activités violentes et illégales qui sont une violation de leurs engagements et restent une menace pour  la paix et la stabilité en Centrafrique et appelle tous les groupes armés à mettre immédiatement fin à leurs activités illégales.

 

La MNUSCA est déterminée à continuer à utiliser tous les moyens nécessaires pour assurer la protection des civils, renforcer l’autorité de l’Etat et appuyer le processus politique. La MINUSCA met en œuvre son mandat et fait usage de la force si nécessaire en toute impartialité.

 

La MINUSCA tient à rappeler aux groupes armés et aux auteurs d’actes criminels que toute action hostile contre le personnel de maintien de la paix et ses locaux constitue un crime au regard de la loi internationale.

LA MINUSCA CONDAMNE LES TENTATIVES DES GROUPES ARMES DE DESTABILISER BANGUI
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