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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 16:58

 

 

 

Par RFI  26-08-2016 Modifié le 26-08-2016 à 03:52

 

L’épidémie de choléra a fait 380 morts en République démocratique du Congo depuis le début de l'année, a annoncé mercredi 24 août l’Organisation mondiale de la Santé. La RDC est pourtant loin d’être une exception dans la région. Ces derniers mois, les cas de choléra se sont multipliés en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs.

 

Résurgence ou aggravation, le choléra est aujourd’hui un enjeu de santé publique pour les Etats d’Afrique centrale.

 

La Centrafrique a connu cinq ans d’accalmie avant un retour de la maladie début août. Depuis, une dizaine de personnes sont décédées et plus de vingt cas ont été enregistrés dans le pays. Selon les représentants locaux de l’OMS, l’épidémie serait venue de la République démocratique du Congo voisine.

 

La RDC enregistre déjà plus de 15 000 cas de choléra contre 19 000 sur toute l’année dernière. Une réunion transfrontalière entre les autorités sanitaires de la RDC et celles de la République centrafricaine est prévue dans les prochains jours.

 

Un même foyer endémique

 

Car, comme le révèle une source sanitaire, RCA, RDC et Congo-Brazzaville partagent un même foyer endémique le long des rives du fleuve Congo. Les déplacements de personnes de part et d’autre du fleuve facilitent donc la propagation du choléra. Selon cette même source, les problèmes d’hygiène dans les embarcations et dans les maisons de fortune sont récurrents. Dans des contextes différents, le Burundi et le Soudan du Sud sont eux aussi confrontés au choléra.

 

Une situation que déplore l’OMS dont les préconisations restent l’assainissement des lieux de vie et un accès à l’eau potable pour les populations. La saison des pluies et les risques d'inondation en vue rendent ces conditions plus que jamais urgentes.

Recrudescence des cas de choléra préoccupante en Centrafrique
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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 00:04

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 25 août 2016 – Le retour spontané des refugiés centrafricains a été au cœur de la conférence de presse mensuelle de la représentation du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) à Bangui, ce 25 aout 2016. Lors de son intervention, le Représentant du HCR, M. Kouassi Lazare Etien a appelé les Centrafricains à renouer avec leur tradition d’accueil et d’hospitalité envers les réfugiés et les déplacés qui souhaitent rentrer chez eux. « Il faut qu’on les reçoive comme les frères et sœurs qui reviennent chez eux, qu’on soit humain » les a-t-il exhortés.

 

Faisant le point sur le cadre législatif, Kouassi Lazare Etien a souligné que «la responsabilité première de la protection des réfugiés incombe au pays d’asile, qui a signé et ratifié des conventions relatives à la protection des réfugiés. Pour sa part, le HCR apporte un appui technique et financier auprès du gouvernement centrafricain dans la protection internationale des réfugiés, qui reste la tâche principale du HCR» a-t-il ajouté.

 

En effet, le HCR assure la diffusion des accords internationaux en faveur des réfugiés et leur respect par les gouvernements. «L’organisation fournit également une aide matérielle aux réfugiés dans de nombreux pays, notamment de l’eau, l’hébergement, l’éducation et des soins médicaux», a indiqué Kouassi Lazare Etien. La deuxième mission centrale du HCR est la recherche de solutions durables aux problèmes des réfugiés à travers le rapatriement volontaire, l’intégration locale, ou la réinstallation dans des pays tiers quand les deux premières solutions durables ne peuvent être mise en œuvre».

 

En ce qui concerne le rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains dans les pays voisins, au début du mois d’août s’est tenu à Bangui une réunion transfrontalière entre les gouvernements tchadien, centrafricain et le HCR des deux pays, dans le cadre des échanges devant conduire à la signature, à une date ultérieure, d’un accord tripartite pour le rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains au Tchad.

 

Sur la cohésion sociale, le Représentant du HCR a invité les médias à jouer un rôle de nature à promouvoir et à favoriser le retour du vivre ensemble en RCA. Il s’est toutefois réjoui de l’inauguration prochaine à la fin du mois d’août, des cases des chefs traditionnels dans la Lobaye. Ce projet financé par le HCR et exécuté par l’ONG Afrique Secours et Assistance (ASA) permettra de participer au renforcement de la cohésion sociale, s’est félicité M. Etien. Dans la même dynamique, en partenariat avec Afrique Secours et Assistance, le HCR a formé 40 femmes leaders de la Lobaye sur la paix et le développement.

 

Pour ses activités du mois en cours, le HCR à Bangui et ses bureaux de terrain ont participé aux activités commémorant la Journée mondiale de l’aide humanitaire, pour sensibiliser le grand public sur son mandat et sa présence opérationnelle en RCA. Tout au long du mois d’août, le HCR en appui au Ministère des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale, a apporté une assistance en biens domestiques essentiels pour accompagner les personnes déplacées internes déjà retournées dans leurs quartiers d’origine.

 

Selon les statistiques publié par le HCR, au 31 juillet, la RCA abrite 11,514 réfugiés, 384,314 personnes déplacées internes, tandis que les pays limitrophes abritent 468,090 réfugiés centrafricains. Le HCR assure aussi la coordination de trois groupes sectoriels, appelé des clusters. Il s’agit de la Protection, la Gestion et la Coordination des Camps de déplacés internes, et Abris d’Urgence et Biens Non-Vivres.

 

Pour rappel, L’Office du Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés a été créé le 14 décembre 1950 par la résolution 428 (V) de l'Assemblée Générale des Nations Unies, et a commencé ses opérations le 1er Janvier 1951. Il est présent en RCA depuis 1986, et a multiplié ses interventions avec la longue crise qui a causé beaucoup de déplacements de  population.

Le HCR Fait Le Point Sur Le Retour Spontané Des Refugies Centrafricains Et Des Personnes Déplacées Internes
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 19:53

 

 

Le Président de la République Faustin Archange Touadera s’est entretenu ce jeudi avec certains anciens candidats malheureux de la dernière présidentielle qualifiés par les Centrafricains de « bande des 0% » qui ont soutenu le Pr au second tour.

 

Ces derniers ont mis en place une nouvelle plateforme dénommée « Alliance Patriotique Présidentielle ».

 

 

Le Pr Touadera s'entretient avec certains anciens candidats malheureux de la dernière présidentielle
Le Pr Touadera s'entretient avec certains anciens candidats malheureux de la dernière présidentielle
Le Pr Touadera s'entretient avec certains anciens candidats malheureux de la dernière présidentielle
Le Pr Touadera s'entretient avec certains anciens candidats malheureux de la dernière présidentielle
Le Pr Touadera s'entretient avec certains anciens candidats malheureux de la dernière présidentielle
Le Pr Touadera s'entretient avec certains anciens candidats malheureux de la dernière présidentielle
Le Pr Touadera s'entretient avec certains anciens candidats malheureux de la dernière présidentielle
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 19:38
Nouvelles nationales sur APA
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Ouverture de la 9e réunion du Groupe international de contact sur la RCA

 

APA-Bangui(Centrafrique) -2016-08-25 16:43:44 Le Président Faustin Archange Touadéra, a ouvert, jeudi à Bangui, les travaux de la 9ème réunion du Groupe international de contact (GIC) sur la Centrafrique qui regroupe les huit principaux partenaires au développement de ce pays.


Au menu de cette 9ème rencontre figurent les questions de désarmement, de démobilisation, de réinsertion, de réformes du secteur de sécurité, de Réconciliation et Justice, de l’humanitaire avec en toile de fonds le retour des déplacés, le relèvement économique et l’instauration d’un nouveau cadre politique avec le retour à l’ordre constitutionnel.

Le but cette rencontre est de savoir comment faire pour que la paix revienne définitivement en Centrafrique

.
Le Président Touadéra, en ouvrant les travaux, a souhaité qu’un nouveau cadre de dialogue permanent puisse exister à l’issue de cette réunion pour que le soutien et la solidarité internationale se manifestent davantage en faveur de la Centrafrique qui reste encore un pays fragile et précaire.

 
C’est au lendemain de la prise du pouvoir par une coalition des rebelles dénommés Sélékas en Centrafrique en 2013, que GIC-RCA a été créé à l’initiative de l’Union Africaine afin d’aider la RCA a retrouver le chemin de la normalité.

 
Chaque semestre, ce groupement des partenaires de la Centrafrique se rencontre pour évaluer et trouver de piste de solutions aux problèmes de tout genre qui se pose au pays.

Cette 9ème réunion est la première de l’ère Faustin Archange Touadéra.

 

 

Véhicules et motos pour les mairies de Bangui et de Bimbo

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-08-25 16:35:15 Deux véhicules et 25 motos ont été offerts jeudi par le ministre de l’Economie et du Plan, Félix Moloua, à la mairie de Bangui et à celle de Bimbo, une ville de la banlieue de la capitale centrafricaine.


Ces dons d’une valeur de plus de 120 millions ont été achetés sur financement de l’Union Européenne et ils serviront à aider ces mairies à assurer le suivi des travaux d’assainissement entrepris dans leurs juridictions.


Selon le ministre de l’Economie, Félix Moloua, le but de ces dons est de renforcer les capacités des services techniques de ces municipalités pour leur permettre d’être plus performantes.


Il a ajouté que grâce à ce financement de l’Union Européenne d’autres matériels seront offerts à ces municipalités pour faciliter leur bon fonctionnement.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4861263#sthash.WShnm8xq.dpuf

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 17:29

 

Extension vers la Centrafrique

 

  25.08.2016 à 17h21par Julie Levallois

 

L'épidémie de choléra poursuit son avancée en République Démocratique du Congo. Son extension à la République Centrafricaine inquiète l'ONU.

 

Loin de s’améliorer, l’épidémie de choléra s’étend en Afrique centrale. Après la République démocratique du Congo, la République centrafricaine pourrait en faire les frais. Les foyers s’étendent le long de la frontière entre les deux pays. Lors d’une conférence de presse organisée à Kinshasa (RDC) ce 24 août, l’ONU a fait part de son inquiétude.

 

Une mobilisation multiple

 

Déclarée le 10 août, l’épidémie a connu une expansion le long du fleuve Congo avant de bifurquer vers la frontière avec la Centrafrique. A ce jour, 15 000 personnes sont tombées malades en RDC, dont 382 ont perdu la vie. Le vibrio cholerae, endémique dans le pays, a aussi touché près de 170 personnes de l’autre côté de la frontière.

 

Face à cette menace, les autorités sanitaires des deux pays ont prévu des réunions. L’objectif : définir une stratégie commune de lutte contre l’épidémie, avec le soutien de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’association humanitaire Médecins Sans Frontières. L’Unicef a également fourni du matériel d’hygiène et d’assainissement.
 

Traitement des eaux de source

 

« L’OMS et le ministère de la Santé et de l’Assainissement ont activé un centre de commande et de contrôle du choléra », annonce le bureau de l’OMS en Afrique sur son site. Une équipe mobile de MSF se déplace le long des fleuves Congo et Oubangui. Elle y aide la population à traiter les eaux de source et mettre en place les stratégies adaptées.

 

Mais la situation ne s’améliorera pas tant que les deux pays ne seront pas stabilisés. « La crise persistante du pays, dont l’insécurité de certaines zones, a exacerbé les défis existants sur la surveillance des maladies », alerte le Dr Michel Yao, représentant de l’OMS en Centrafrique.

 

Car la RDC fait actuellement face à une forte épidémie de fièvre jaune. Le pays vit actuellement de fortes tensions entre le gouvernement et l’opposition. Du côté de la Centrafrique, des violents affrontements ont opposé la Séléka musulmane au mouvement anti-Balaka chrétien. L’ONU a fini par intervenir avec le déploiement de casques bleus sur le terrain. Des crises qui affectent lourdement le système de santé.

 

Choléra : l’épidémie en Afrique centrale inquiète l’OMS
Choléra : l’épidémie en Afrique centrale inquiète l’OMS
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 17:26

 

 

25 août 2016 à 15h17 jeune Afrique 

 

par Didier Niewiadowski Didier Niewiadowski est universitaire et ancien conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France à Bangui (Centrafrique) et à celle de Praia (Cap-Vert).

 

Les Camerounais ont toujours manifesté un peu de condescendance envers les Centrafricains. De même, les autorités camerounaises se sont résignées à l’instabilité chronique qui règne à Bangui et aux inconséquences d’une classe politique dépourvue de scrupules pour se maintenir au pouvoir.

 

Alors que depuis 1960, le Cameroun n’a connu que deux chefs de l’État, le palais de la Renaissance de Bangui a vu passer neuf locataires, dont deux fois David Dacko.

 

Les tourments actuels du président Paul Biya viennent, bien sûr, de Boko Haram qui met la région de l’Extrême nord en état de siège, mais aussi des conséquences de la crise centrafricaine qui s’installe dans la durée. Si la lutte contre Boko Haram est une affaire régionale avec le concours du Niger, du Tchad, du Nigeria et l’appui des Occidentaux, en revanche, il revient au Cameroun, seul, de prendre la mesure des problèmes collatéraux venant de la crise centrafricaine et d’y faire face.

 

Si l’élection de l’ancien Premier ministre du président Bozizé a été plutôt bien accueillie, en revanche, beaucoup doutent de la capacité du gouvernement centrafricain actuel pour réussir la réconciliation nationale et lutter contre l’impunité, cause majeure du recyclage des élites centrafricaines et de la mauvaise gouvernance. Devant cette situation dégradée, les autorités camerounaises entendent prendre des mesures unilatérales qui risquent de compliquer davantage le programme politique du président centrafricain. Trois exemples récents peuvent être mis en exergue :

 

La question des réfugiés centrafricains au Cameroun

 

Près de 200 000 Centrafricains, en majorité de confession musulmane, vivent au Cameroun, depuis maintenant plus de deux années. Une grande partie de ces réfugiés vivent dans une petite dizaine de camps, administrés par le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) et dans des conditions particulièrement difficiles. Les réfugiés isolés dans les villages de la région Est souffrent également des tensions avec les villageois dont ils ne partageant souvent ni la langue ni la religion.

 

La détresse de ces Centrafricains constitue une bombe à retardement et peut engendrer une maturation du radicalisme islamiste. Alors que le HCR est à court de financements et que le Cameroun a d’autres préoccupations avec le terrorisme dans l’Extrême nord, ces camps sont délaissés par l’État centrafricain. Beaucoup de réfugiés ont perdu leur état civil, leurs titres fonciers et leurs biens immobiliers, sans réaction des autorités centrafricaines.

 

Le Cameroun peut difficilement s’accommoder de cet abandon. Le rapatriement de ces réfugiés dans leur pays d’origine constitue désormais une possibilité de plus en plus probable pour le Cameroun, quel que soit le contexte centrafricain.

 

Le corridor Douala-Beloko-Bangui, foyer de toutes les illégalités

 

Ce cordon ombilical de la Centrafrique, n’a jamais été aussi problématique. À Douala, le Guichet unique centrafricain des opérations d’import-export est devenu un foyer de l’illégalité : fraude documentaire, usurpation d’identité, faux diplomates, corruption endémique, trafics de marchandises illicites, non respect de l’embargo sur les importations d’armes et les exportations de diamants. La liste est longue des pratiques illégales qui irradient la région du Littoral.

 

Les autorités centrafricaines sont peu réceptives aux demandes réitérées d’assainissement. Le parcours camerounais du corridor est aussi semé de « tracasseries » sonnantes et trébuchantes pénalisantes pour le transport des marchandises centrafricaines mais qui contribuent aussi à développer les mauvaises pratiques au Cameroun.

 

Quant au trajet centrafricain, de Beloko à Bangui, en dépit de la protection assurée par les Casques bleus, il pourrait fournir un scénario à un remake du film Le salaire de la peur. De nombreux chauffeurs camerounais y ont perdu la vie. À défaut d’une réelle implication des autorités centrafricaines et d’une plus grande implication de la Minusca, le gouvernement camerounais pourrait prendre des mesures conservatoires afin de mieux le contrôler et de protéger ses ressortissants.

 

La protection de la frontière avec la Centrafrique devient une priorité

 

La porosité de la frontière avec la Centrafrique, longue de 800 km, permet les incursions criminelles des bandes armées, de plus en plus fréquentes et déstabilisatrices. Les autorités camerounaises ont décidé de réagir avec fermeté en renforçant les effectifs militaires et notamment de la gendarmerie, en multipliant les contrôles approfondis de l’émigration-immigration et en assurant un véritable suivi des opérateurs économiques et des mouvements de transhumance des Peuls Mbororos.

 

À ces mesures d’ordre interne s’ajoute la décision de renforcer le contingent camerounais au sein de la Minusca. Les 750 Casques bleus camerounais affectés à la mission de pacification en Centrafrique pourraient aussi jouer un rôle de prévention de l’ordre public au Cameroun. De manière inhabituelle, ce contingent avait été reçu, avec solennité à Yaoundé, avant leur départ.

 

Chaque Casque bleu a été invité à signer un contrat individuel et les indemnités mensuelles ont été portées à 450 000 CFA. Certes, les mouvements d’humeur des anciens Casques bleus ont joué dans cette nouvelle considération envers ces militaires mais on peut aussi y voir la volonté de dépasser la seule mission internationale pour prendre en compte aussi des considérations nationales d’ordre public.

 

Déjà, deux députés centrafricains se sont plaints des militaires camerounais, ayant un comportement proche de celui d’un corps expéditionnaire. Par pure coïncidence, c’est avec une publicité inhabituelle qu’a été annoncée, à la mi-juillet 2016, la libération des onze otages camerounais, détenus dans cette région depuis mars 2015. Une zone tampon de défense préventive est peut-être en voie de création dans cette région du nord-est de la Centrafrique où l’insécurité est loin d’avoir été éradiquée.

 

Le Cameroun a perdu, depuis longtemps, toute illusion sur l’efficacité de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (Cemac). Les règles communautaires tenant à la libre circulation des personnes et des marchandises ne sont pas considérées comme des dogmes. En signant unilatéralement un Accord de partenariat économique avec l’Union européenne, le Cameroun a rappelé que la défense de ses intérêts nationaux l’emportait sur la solidarité communautaire.

 

Didier Niewiadowski

Lu pour vous : Pourquoi le Cameroun se raidit face à la crise centrafricaine
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 17:02
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La population de la ville de Ngakobo mécontent de la Minusca

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 25 AOÛT 2016

 

Ngakobo, 25 Août 2016 (RJDH)—La population de la ville de Ngakobo a prouvé son mécontentement vis-à-vis de la Minusca, par une marche de protestation pour exiger le départ du contingent mauritanien, après la mort d’un habitant de la localité ce 24 août. Le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro rejette les accusations

 

Selon le témoignage de Nicaise-Floran Lembé, secrétaire général des déplacés de Ngakobo joint par le RJDH ce matin, « la population est montée au créneau pour prouver sa désolation suite à l’incident qui a occasionné la mort d’un habitant en complicité avec les soldats de la paix, à environ de 5 kilomètres de la ville de Ngakobo », a-t-il témoigné.

 

Nicaise Floran Lembé a fait savoir que la victime revenait du champ avec son épouse, « il était descendu dans un marigot pour se laver, subitement un coup de feu a été entendu. Les contingents mauritaniens de la Minusca ont interdit aux présumés auto défense de récupérer le corps de la victime », a-t-il expliqué.

 

Il réitère que « deux véhicules dont l’un est chargé des contingents mauritaniens et l’autre des ex-Séléka ont ramené le corps et l’ont déposé à la gendarmerie de la ville de Ngakobo. C’est à ce moment que la population s’est organisée afin de protester contre cette connivence de la Minusca et les ex-Séléka », a expliqué Nicaise Floran Lembé.

 

Joint par le RJDH Vladimir, porte-parole de la Minusca a rejeté toutes les accusations formulées par la population de cette localité contre la Minusca, « les contingents mauritaniens sont des professionnels et instruits. Ils sont déployés dans cette ville rien que pour assurer la sécurité de la population », a-t-il dit.

 

Les autorités administratives de Bambari se sont rendues dans la localité après l’incident pour s’enquérir de la situation. Une information judiciaire est ouverte et un calme relatif s’est installé à Ngakobo.

 

 

Centrafrique : Aucun dispositif sécuritaire pour la lutte contre le choléra sur le site de M’Poko et de Don Bosco

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 25 AOÛT 2016

 

BANGUI, 25 Août 2016 (RJDH)—Les déplacés des différents sites de Bangui, s’inquiètent du manque des dispositifs pouvant lutter contre le choléra à ces lieux publics, depuis que l’épidémie a été déclarée en Centrafrique. Le constat révèle que des flaques d’eau stagnantes sont visibles un peu partout sur l’aire de ces lieux publics.

 

Le RJDH, a constaté qu’à l’entrée et  la sortie des sites des déplacés de M’Poko, Saint-Sauveur et de Don Bosco, aucun dispositif de prévention n’a été mis en place afin de lutter contre le choléra. Les alentours de certaines maisonnettes sur le site, sont envahis des hautes herbes et des flaques d’eau.

 

Alain Houriack, chargé de programme à l’ONG CREAD, reconnait cette absence « le centre de prise en charge des enfants la rue a été doté par Triangle humanitaire, des détergents composés de l’eau de javel, des savons liquides, savons à linges et toilette, des médicaments pour les enfants admis audit centre, mais il y a encore des dispositif contre le choléra », a expliqué le chargé de programme.

 

Jean-Paul Ngombé déplacé à l’aéroport, déplore quant à lui ce manque de précaution, « tout le monde entre et sort librement, à l’entrée aucun récipient rempli d’eau de clore n’a été installé tant à l’entrée, qu’ à la sortie du site des déplacés. Nous sommes totalement exposés au choléra, parce que nous nous côtoyons avec des personnes qui viennent de l’extérieur  », a-t-il critiqué.

 

Le même constat a été fait sur les sites de, Don Bosco, Saint-Sauveur. Des campagnes de sensibilisation pour la lutte contre le choléra ont été menées par certaines structures humanitaires.

 

109 cas de  choléra ont été enregistrés et 19  décès selon le ministère de la Santé publique.

 

 

Berberati : Les détenus de la prison de Berberati dotés en kits de semences par les groupements locaux

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN CLAUDE GNAPOUNGO LE 25 AOÛT 2016

 

BERBERATI, 31 Aout 2016(RJDH) Les détenus de la maison carcérale de Berberati ont reçu la semaine dernière, des kits de semences de la part des groupements locaux. Un geste pour aider ces derniers au changement de mentalité.

 

Ces kits sont composés de 10 tonnes de semences tels que le haricot, l’arachide, le maïs et autres produits agricoles.

 

Jean Manassé Vonga président de l’association nationale d’aide et de soutien aux personnes incarcérées a indiqué que c’est un appui qui vise à changer les mentalités des détenus,

« l’importance de cette activité qui consiste à une politique d’apprentissage sur l’agriculture et le changement de mentalité envers les personnes détenues et les familles d’accueil » » a expliqué Jean-Manassé.

 

Quant au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Berberati Romaric Kpangba ce geste est salutaire et du coté des responsables pénitenciers et les détenus de bien faire l’usage.

 

Depuis la crise, la maison d’arrêt de cette ville a bénéficié de subvention octroyée dont le montant s’élève à 60.000 frs CFA, selon une source proche de la prison de Berberati.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 12:24

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 24 août 2016 - Les relations entre la MINUSCA et les autorités centrafricaines sont au beau fixe et la Mission n’a d’autres ambitions que de soutenir le gouvernement, a indiqué mercredi, le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, Parfait Onanga Anyanga. « Conformément à son nouveau mandat (Résolution 2301), la MINUSCA va continuer à appuyer les autorités souveraines du pays dans la consolidation de la paix», a-t-il dit, en soulignant que la MINUSCA n’a aucun agenda caché.

 

Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, Parfait Onanga Anyanga, a rejeté les accusations portées contre la mission onusienne par certains secteurs dont les médias après la fuite de certains leaders ex-séléka du Km5 et dont le convoi a été stoppé par les casques bleus dans les environs de Sibut. « Les médias jouent un rôle important pour le  retour de la paix et le vivre ensemble  dans ce pays, ils doivent consolider les acquis de la démocratie en jouant pleinement son rôle qui est celui d’informer  le public», a indiqué Onanga-Anyanga.

 

Le Représentant spécial a rappelé que la MINUSCA avait arrêté des membres du convoi avant de les remettre au gouvernement, tout en ajoutant qu’une opération menée par la MINUSCA et la gendarmerie nationale était en cours pour capturer les fugitifs afin de les remettre à la justice. Onanga-Anyanga s’est par ailleurs réjoui de la déclaration du Ministre de la Justice, selon lequel les individus arrêtés auront droit à un procès équitable, ainsi que du communiqué du Gouvernement appelant les fugitifs à se rendre.

 

Le chef de la mission onusienne a également rappelé qu’il n’y a pas de solution militaire à la crise centrafricaine, d’où le soutien de la MINUSCA à «la politique de main tendue du chef de l’Etat» aux groupes armés à travers la mise en place d’un programme DDR. «Nous appuyons la politique de main tendue du Président de la République. Le nouveau mandat de la MINUSCA accorde une place importante au consensus national dans la résolution des problèmes auxquels la Centrafrique est confrontée», a dit Onanga-Anyanga.

 

Sur le programme de DDR, le Représentant spécial a précisé que « ce n’est pas un échange de la paix avec de l’argent et n’a pas non plus pour but de partager les postes. Il doit traduire la réelle volonté des centrafricains à vivre ensemble». Le Représentant spécial a ajouté que le désarmement forcé n’a jamais marché « où que ce soit » et que le dialogue est l’unique voie pour y parvenir mais il a toutefois précisé que le paragraphe 30 de la résolution 2301 prévoit de «saisir, confisquer et détruire activement, selon qu’il conviendra, les armes et les munitions des éléments armés, y compris de toutes les milices et autres groupes armés non étatiques, qui refusent de déposer les armes ou qui ne l’ont pas encore fait ».

 

Onanga-Anyanga a conclu son intervention en appelant les Centrafricains à «donner le temps au gouvernement pour qu’il mène des réformes de fonds » et à la MINUSCA pour « mettre en œuvre le mandat ».

 

«LA MINUSCA N’A D’AUTRES AMBITIONS QUE DE SOUTENIR LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN», SELON LE REPRÉSENTANT SPÉCIAL
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 12:21

 

En Centrafrique, le site de déplacés de Mpoko est passé en quelques mois de 28 000 à 22 000 personnes. Il faut dire que le gouvernement et la communauté humanitaire s'efforcent d'appuyer le retour des déplacés dans leurs quartiers, dans une optique de fermeture prochaine du site. Mais il existe encore quelques freins au retour.

 

Sourire aux lèvres, regard triste, Marie-Victoire est une jeune femme, mère de 7 enfants. Elle a vécu pendant plus de deux ans, déplacée de chez elle. Depuis quelques semaines, elle est de retour dans son quartier : « Je suis heureuse, mais aujourd’hui la vie est difficile pour se nourrir, pour trouver du travail, pour dormir. Je suis de retour car Boulata est mon quartier. Je suis née ici. J’ai grandi ici, j’ai vécu ici. C’est normal que je revienne ».

 

Marie-Victoire fait partie des 1 500 personnes de retour dans le quartier Boulata, un quartier du 3ème arrondissement de Bangui. C’est un quartier qui a été en grande partie dévasté pendant la crise militaro-politique de 2013-2015. Et c’est un quartier qu'il a fallu rebâtir, comme l'explique Virgile Houssou, un responsable de l'ONG Première Urgence Internationale. Depuis fin 2015, l'ONG a construit plus de 300 maisons : « Une maison, c’est un peu trop dire, ce sont des abris d’urgence. On est conscients que c’est petit, mais ça nous permet de pouvoir satisfaire le plus grand nombre de familles, de cinq personnes en moyenne. Si non, on a des familles de 7 ou de 8. Mais il y a des familles de 2, de 3, ça compense. Donc tout le monde pour ne pas faire trop de distinction, on fait le même type de bâtiments à tout le molnde ».

 

Et même si petit à petit, les camps de déplacés de Bangui se vident, de nombreux habitants ne souhaitent pas retournés chez eux, notamment par peur de l'insécurité et du désœuvrement, mais aussi par peur de revivre les mêmes événements de l'année 2013 : l'angoisse de repartir une nouvelle fois de chez eux.

[Reportage] RCA: les déplacés du camp de Mpoko de retour petit à petit chez eux
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 19:03
RCA : 19 morts du choléra sur 169 cas recensés

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 24/08/16 – Dix-neuf morts ont été enregistrés sur les 169 cas de choléra connus en Centrafrique, selon un bilan rendu public mercredi à Bangui par le ministère de la Santé et la représentation de l’Organisation mondiale de la santé en Centrafrique.

 

Selon les principaux responsables de ces institutions, MSF a envoyé depuis mardi plusieurs unités de traitement de choléra dans les localités de Longo à 30 km le long du fleuve Oubangui, à Port Sao dans le 7ème arrondissement de Bangui, à Kembé et sur les îles de Sao, à Bongossoua et Banga situé toujours au bord de ce fleuve frontalier avec la RDC.

 

C’est de ce pays que le choléra a officiellement fait son entrée en Centrafrique à la date du 10 août dernier.

 

Des ONG nationales et internationales ont aidé aussi aux installations de ces centres du traitement de choléra tout le long du fleuve Oubangui afin de pallier à de probables futurs cas.

 

Les ONG IRAD et OXFAM se sont également installées dans le secteur, afin de venir au secours de la population.

 

Les actions de ces ONG visent à atteindre près de 3000 personnes. Ces centres sont dotés de plusieurs baquets à eau, de chlore et de désinfectants pour les chaussures.

 

Les agents du ministère de la Santé et de l’OMS ont catégoriquement démenti les informations selon lesquelles certains cas de choléra sont signalés dans les sites des déplacés plus principalement celui situé à l’aéroport international de Bangui.

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