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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 12:27
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Centrafrique: dernier hommage de la Nation aux soldats tombés au front à Besson

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 1 juillet 2020 19:22

 

Les obsèques officielles des éléments des forces de défense nationale tués le 21 juin 2020 dans une embuscade de 3R à Besson dans la Nana Mambéré se sont déroulées ce 1er juillet 2020 à la morgue de l'hôpital général de Bangui. C'était sous la houlette du Chef suprême des armées Faustin Archange Touadera. Ces vaillants soldats ont été décorés à titre posthume.

Le Sergent Donatien Dokabona-Dansera, le Caporal Jacob Semnoyo et le maréchal de Logis Chef Edmond Charles Brice Kembi ont été décorés à titre posthume par la ministre de la Défense Marie Noëlle Koyara avant que les corps soient remis à leurs familles respectives.

Leur sens du devoir n'est pas passé inaperçu. Le président de la République Faustin Archange Touadera présent à cette cérémonie, a remis aux disparus des distinctions honorifiques au nom de la nation centrafricaine.

Cette reconnaissance de la République soulage Jean-Séraphin Ali, frère aîné du Caporal Jacob Semnoyo, dans cette douleur de la famille.

"Ce n'est pas une chose facile quand quelqu'un perd un parent. C'est un petit frère sur qui nous comptions beaucoup. Voilà aujourd'hui, nous ne pouvons plus le revoir ni écouter sa voix. Il m'a laissé deux femmes et trois enfants" a-t-il regretté demandant au pays un appui en faveur de ces enfants.

Le Caporal Jacob Semnoyo, a laissé 3 orphelins et 2 veuves, le Sergent Donatien Dokabona-Dansera était père de 5 enfants et le Maréchal de Logis-Chef Edmond Charles Brice Kembi, père de 6 enfants.

Ces obsèques interviennent dans un contexte de vaste opération militaire conjointe Minusca-Faca contre les positions de 3R dans l'Ouest et le Nord-ouest centrafricain.

 

 

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A RENDU L'HOMMAGE DE LA NATION AUX SOLDATS TOMBES SUR LE CHAMP DE BATAILLE A BESSON.

 

Le Président de la République, Chef de l'État, Chef Suprême des Armées à, dans la matinée du 1er juillet 2020, rendu l'hommage de la nation aux soldats tombés lors de l'attaque de leur convoi par les éléments armés des 3R le dimanche 21 juin 2020 à Besson dans la Nana Mamberé .

La cérémonie funéraire s'est déroulée à la morgue du Centre Hospitalier Universitaire de Bangui avec la décoration à titre posthume des disparus et le dépôt de gerbes de fleurs .

Ces valeureux soldats en mission commandée dans le cadre des USMS ont donné leur vie pour protéger le pays contre les ennemis de la paix.

En guise de reconnaissance, le Haut commandement de l'armée a promu à titre posthume :

-Le Maréchal de Logis Edmond Charles Brice KEMBI au grade d'Adjudant-Chef ;

-Le Sergent Donatien DOKABONA DANSERA au grade d'Adjudant;

-Le Caporal Jacob SEMNOYA au grade de Sergent.

Le Président de la République a élevé à titre posthume les 3 soldats disparus au grade de Chevalier dans l'ordre national de la reconnaissance centrafricaine.

Étaient également présents la Ministre de la Défense Nationale Marie Noëlle KOYARA, le Ministre de la Sécurité Publique le Général Henri WANZET LINGUISSARA, les Officiers et Sous-Officiers de l'Armée, les hommes de rang et les familles des disparus.

 

La Renaissance

 

 

Centrafrique: plusieurs bases des 3R détruites par la Minusca dans le Nord-ouest

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 1 juillet 2020 18:48

 

Le mouvement 3R (Retour-Réclamation-Réhabilitation) a subi ces derniers jours un revers important à la suite des combats qui ont opposé ses combattants aux Casques bleus de la Minusca dans la région de Koui (Nord-ouest). Ces violents combats déroulés du 29 au 30 juin 2020 ont coûté en hommes et en matériels au mouvement rebelle, obligé d'abandonner plusieurs de ses positions.

Les affrontements du 29 au 30 juin 2020 opposant les soldats Bangladais de la Minusca aux combattants rebelles des 3R sont intervenus alors que la force conjointe Minusca-Faca est en campagne depuis deux semaines contre ce groupe armé. Ces combats ont éclaté à la suite d'une attaque menée le 29 juin par les hommes de 3R sur un check-point tenu par la Minusca, non loin de la ville de Bocaranga dans la Préfecture de l'Ouham Pendé.

"Aux environs de 11 h 30, les 3R ont attaqué une patrouille de reconnaissance de la Minusca. Il y a eu des échanges de tirs. Nos casques bleus ont répondu de façon robuste. Il y a eu un blessé de notre côté, tandis que des pertes sont enregistrées du côté des assaillants y compris la saisie de matériels", a indiqué Vladimir Montéiro, porte-parole de la Minusca.

Les combats qui ont éclaté non loin de Bocaranga, se sont étendus vers d'autres régions, atteignant la localité de Koui, un des principaux bastions de 3R. Le bilan serait lourd dans le camp du groupe rebelle.

"Au cours de cette opération, il y aurait beaucoup de pertes du côté des 3R. Nous avons saisi un pick up équipé de mitrailleuse, des motos, des fusils d'assaut et beaucoup de munitions" a affirmé M. Montéiro.

"Nous avons perdu beaucoup d'hommes et d'équipements militaires à cause de notre agression sans raison par la Minusca" a réagi le général Bobo, un des principaux chefs militaires du mouvement 3R.

Plusieurs sources ont annoncé la mort de Sidiki Abbas, le chef de 3R au cours de ces affrontements. Rumeurs démenties par le général Bobo précisant que " le président Sidiki Abbas va bien. Rien ne lui est arrivé, il est là!"

A en croire certains habitants de Bocaranga, l'homme serait vu dans l'après-midi du 30 juin dans le village Litélé à moins de 20 Km de Bocaranga, entrain de mobiliser des renforts.

Même si aucun bilan exact de ces combats n'est encore connu, l'on sait néanmoins que la riposte des Casques bleus de la Minusca a permis le démantèlement de plusieurs bases de 3R, illégalement installées après l'accord du 6 février 2019. Ces violences interviennent alors que la force conjointe Minusca-Faca est en campagne depuis mi-juin contre le mouvement 3R afin de le contraindre à cesser ses ambitions expansionnistes et revenir à ses positions initiales avant l'accord de paix conclu le 6 février 2019 avec le pouvoir central.     

Pour la Minusca, "cette opération va se poursuivre jusqu'à ce que Sidiki Abbas cesse les attaques contre les populations, les casques bleus et les forces de défense et de sécurité".

Le 3R est un groupe armé majoritairement Peul créé fin 2015 au lendemain des pires moments de la crise militaro-politique, éclatée en décembre 2012 en Centrafrique. Il est dirigé par Sidi Bi Soulemane alias Sidiki Abbas, un chef de guerre Camerounais, recherché dans son pays pour terrorisme. Le 6 février 2019, le 3R a signé avec 13 autres groupes armés, un accord politique pour la paix avec le pouvoir de Bangui. Depuis lors, ses représentants siègent au gouvernement et son chef Sidiki Abbas est nommé Conseiller Spécial du Premier ministre Firmin Ngrebada.

Le retour dans le maquis du patron de 3R le 13 mai 2020 et l'attaque de la base des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) de Bouar le 9 juin par ses éléments, ont provoqué le déclenchement d'une vaste opération militaire conjointe Minusca-Faca contre ce groupe armé, présent dans plusieurs régions de l'Ouest et du Nord-ouest centrafricain.

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30 juin 2020 2 30 /06 /juin /2020 19:57
Coup d'envoi de l'enrôlement des électeurs à Bangui

 

Centrafrique: coup d'envoi de l'enrôlement des électeurs à Bangui

 

http://www.rfi.fr/  30/06/2020 - 06:23

 

En Centrafrique, après avoir reporté à plusieurs reprises le début de l’enrôlement des électeurs, l’Autorité nationale des élections, l’A.N.E annonce que cette opération va débuter à partir de ce mardi 30 juin au matin à Bangui avant de s’étendre au reste du pays.

Le porte-parole de l’ANE, qui explique que ces reports successifs ont été causés par un problème de configuration des tablettes qui serviront à enregistrer les électeurs - problème aujourd'hui réglé -, assure que cela n’aura pas d’incidence sur le calendrier déjà fixé.

Julius Rufin Ngouadé Baba, joint par Esdras Ndikumana du service Afrique de RFI, ne peut pas -pour le moment- dire exactement combien de temps prendra la première phase qui consiste à enregistrement et prendre les photos des Centrafricains en âge de voter, alors que questions se posent dans certaines zones comme Ndélé et Birao. « N'oublions pas le contexte lié à la République centrafricaine, nous explique t-il : il y a d'énormes aléas liés à la sécurité, dus à l'accès à certaines localités du pays, dûs à beaucoup d'autre problèmes ! »

Julius Rufin Ngouadé Baba: les aléas nous ont obligé à réviser le calendrier...

 

Esdras Ndikumana

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30 juin 2020 2 30 /06 /juin /2020 19:55
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Centrafrique: "Bé Oko", une nouvelle plateforme au sein de la majorité présidentielle

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 30 juin 2020 09:03

 

Prévues pour le 27 décembre 2020 en République centrafricaine, les élections générales se préparent au sein de tous les camps. Pour emboîter le pas à l'opposition démocratique, le Mouvement Cœurs Unis (MCU), parti qui soutient les actions du Président au pouvoir, a mis en place ce 27 juin 2020 une plateforme composée de partis et associations politiques. Dénommée "Bé-Oko", cette entité vise à conjuguer les efforts en vue de la réélection du président sortant, Faustin Archange Touadéra.

La mise en place de cet organe, couplée à la signature d'un protocole d'accord électoral avec une dizaine de partis et associations politiques, intervient à quelques mois de la tenue des élections présidentielle et législatives de 2020. L'objectif visé est de conjuguer les efforts en vue de la réélection de leur candidat Faustin Archange Touadéra. Composé de cinq (5) membres, le bureau de la coordination est dirigé par la représentante du Parti de l'unité nationale (PUN), Léa Mboua Doumta.

Au total, cette plateforme compte 45 partis et associations politiques qui soutiennent les actions du président de la République et comptent l'accompagner dans cette bataille, en vue de sa réélection. En outre, elle fixe sa priorité sur l'acquisition de la majorité parlementaire à l'issue de ces échéances.

"Je pense que notre objectif dans cet accord, c'est le soutien à la candidature du président Faustin Archange Touadéra, pour qu'il reste au pouvoir. Aussi, nous, partis qui avions signé l'accord, que nous ayons des députés à l'Assemblée nationale afin de disposer d'une majorité à la sortie des élections" a affirmé Léa Mboua Doumta, Coordonnatrice de la plateforme.

Pour la coordinatrice de Bé Oko, l'adhésion à la candidature du MCU se justifie par la recherche de la cohésion sociale et la paix à travers les actions de Faustin Archange Touadéra.

"Notre parti a été le témoin de nombreux dérapages dans ce pays. Nous ne voulons plus revenir dans ces dérapages là. C'est fort de ces expériences, que nous voulons nous mettre à la disposition de cette plateforme aux fins de prendre la bonne direction" a renchéri la coordonnatrice.

Albert Sangou-Gbaya, représentant le parti politique Action républicaine pour le progrès (ARP) de Gaston Mackouzangba, se réjouit de la signature de ce protocole d'accord électoral avec le Mouvement cœurs unis (MCU).

"Notre motivation est liée au fait que, lors des dernières élections, nous avions soutenu le candidat Faustin Archange Touadéra, qui est devenu président" a-t-il affirmé rappelant que "Vous mêmes, vous avez constaté les efforts que le président de la République a consenti dans un élan d'ouverture pour pacifier le pays et renforcer l'unité nationale. Ce sont ces éléments qui ont motivé notre engagement à le soutenir et répondre favorablement à l'appel du MCU, visant à intégrer la plateforme Bé Oko".

Plusieurs partis politiques tissent des alliances électorales à quelques mois du double scrutin présidentiel et législatif en Centrafrique. L'Autorité nationale des élections (ANE), fixe le premier tour de ces élections au 27 décembre 2020. Par ailleurs, cette plateforme est la grande créée après la COD-2020 de l'opposition démocratique.

 

 

Diplomatie: Bangui veut le renforcement des capacités opérationnelles de la Minusca contraindre les groupes armés à la paix

 

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 29 juin 2020 17:33

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU tenu par visioconférence le 22 juin 2020 a été l'occasion pour les autorités centrafricaines représentées par Sylvie Baïpo Témon, ministre des Affaires étrangères, de plaider avec les autres Etats le renforcement des capacités opérationnelles de la Minusca et pour la levée totale de l'embargo sur les armes à destination du pays.

Les autorités centrafricaines souhaitent le renforcement des capacités de la Minusca afin de contraindre les groupes armés récalcitrants à respecter leurs engagements dans le cadre de l'accord de paix conclu le 6 février 2019 avec le gouvernement central. Selon la cheffe de la diplomatie centrafricaine, Sylvie Baïpo Témon qui a participé partiellement à cette réunion, une autre demande a été aussi formulée pour la levée de l'embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine.

Même si les efforts des autorités nationales sont salués par le Conseil de sécurité, il n'en demeure pas moins que les agissements des groupes armés inquiètent à un haut niveau.

"De manière unanime, les différents Etats membres ont félicité les efforts des autorités centrafricaines et la volonté de rester dans le dialogue constructif et la réconciliation en République Centrafricaine. Ils ont en outre condamné les violences et les violations de l'accord par certains groupes armés" a indiqué Sylvie Baïpo Témon, ministre des Affaires étrangères.

Les forces armées centrafricaines sont affectées par les conséquences de l'embargo sur les armes à destination de la République centrafricaine. Quoi que ce pays ait bénéficié de l'exemption ayant permis à la Russie de doter l'armée nationale des armes en août 2019, sa capacité opérationnelle demeure très faible pour sécuriser l'ensemble du territoire.

Devant la montée en puissance des forces armées centrafricaines suite aux multiples formations assurées par la mission de l'Union européenne, EUTM et la Russie, le besoin est d'autant plus pressant pour ces forces qui font face à des défis sécuritaires dans plusieurs régions du pays. La ministre des Affaires étrangères se réjouit de ce que certains Etats ont pris la parole pour faire entendre les positions portées par la République centrafricaine.

Mme Baïpo Témon a souligné l'apport de la fédération de la Russie dans cette lutte centrafricaine à obtenir auprès du Conseil de sécurité de l'Onu, la levée totale de l'embargo sur les armes.

" La fédération de la Russie a pris le pas pour appuyer le plaidoyer de la RCA concernant la levée de l'embargo en stipulant que compte tenu de la situation sur le terrain, il ne faut tergiverser sur la levée totale de l'embargo" a-t-elle ajouté.

L'enjeu de cette réunion est de taille et intervient au moment où les groupes armés s'activent dans les violations de l'accord de paix en s'attaquant à la patrouille mixte Faca-Minusca.

 

 

Centrafrique: le gouvernement relance le processus de recrutement des policiers et gendarmes

 

https://www.radiondekeluka.org  lundi 29 juin 2020 17:27

 

Après quelques mois de suspension due à la pandémie de Covid-19, le gouvernement centrafricain vient de lancer la 3e phase du recrutement au sein des forces de sécurité intérieure. L'opération actuelle vise à engager sur l'ensemble du pays, 1000 hommes dont 500 pour la police et 500 pour la gendarmerie.

Ce recrutement s'inscrit dans le contexte de réforme du secteur de sécurité en Centrafrique. 2500 policiers et gendarmes sont déjà formés dans le cadre de cette réforme et les autorités tablent sur la consolidation du processus qui continue jusqu'en 2021.

Pour parvenir à bien mener l'opération, le gouvernement met en place un comité composé des représentants des communes, des cadres de la police et de la gendarmerie ainsi que du représentant des forces de défense et de sécurité), indique Jean Sosthène Dengbe, Directeur de cabinet au ministère de la sécurité publique. Le processus qui se veut inclusif dans le but d'éviter les frustrations sociales.

"Les conditions de candidature sont d'abord les suivantes: il faut être de nationalité centrafricaine et de bonne moralité, âgé de 18 à 25 ans au moment du dépôt de candidature, apte mentalement et physiquement et titulaire d'un brevet de collège ou son équivalent et être de taille 1,60m pour les hommes et 1,50m pour les femmes" précise M. Dengbe

La réforme du secteur de sécurité est l'un des importants chantiers des autorités centrafricaines pour faire face à l'insécurité dans le pays. Depuis son lancement, ce programme bénéficie de l'appui multiforme de la Minusca. Ainsi, 5 étapes importantes marquent le processus.

"Après le dépôt de dossiers, la première phase est l'étude technique des dossiers. La deuxième est l'épreuve d'admissibilité, dans cette épreuve, nous avons une dictée, une QCM, questions à choix multiples et les épreuves sportives. La troisième phase, c'est l'aptitude physique et morale, cela revient à l'enquête de moralité. C'est-à-dire, nous allons mener des enquêtes sur le candidat auprès des voisins du quartier, auprès de la justice......il y a aussi la visite médicale qui est très cruciale" explique Jean Sosthène Dengbe   

Selon le département de la sécurité publique, en plus des huit arrondissements de Bangui, toutes les 16 préfectures de la République centrafricaine sont concernées par ce recrutement. Les opérations sont prévues pour se dérouler dans le strict respect des mesures barrières du Covid-19.

 

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30 juin 2020 2 30 /06 /juin /2020 19:44
Création d'un mouvement politique pour soutenir la candidature de Touadéra

 

Centrafrique/présidentielle : création d'un mouvement politique pour soutenir la candidature de Touadéra

 

Par : Yann | French.china.org.cn | Mis à jour le 28-06-2020

 

Un nouveau mouvement politique regroupant 42 partis, associations et organisations politiques centrafricains a été créé samedi pour soutenir la candidature de Faustin-Archange Touadéra, actuel président de la Centrafrique, à la prochaine élection présidentielle prévue pour la fin de l'année.

La nouvelle formation a été nommée "Mouvement bé oko", la traduction en sango, la langue nationale centrafricaine, du Mouvement cœurs unis (MCU), le parti de M. Touadéra.

Dans un communiqué, le secrétaire exécutif du MCU et ancien Premier ministre, Simplice-Mathieu Sarandji, a indiqué que le Mouvement bé oko est ouvert et restera ouvert aux autres partis, associations et organisations politiques désireux de le rallier pour soutenir la candidature de M. Touadéra.

Le premier tour des élections présidentielle et législative a été fixé au 27 décembre prochain par l'Autorité nationale des élections (ANE), structure officielle ayant la charge de la préparation et de l'organisation des élections en Centrafrique.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

UN BUREAU DE COORDINATION DE LA PLATEFORME BE-OKO A ÉTÉ MISE EN PLACE LE 27 JUIN 2020 A BANGUI. 

 

La salle de conférence de l'Hôtel Ledger Plazza de Bangui a accueillie le samedi 27 juin 2020 à 10h, la réunion des leaders de la plateforme BE-OKO.

Le présidium de cette rencontre était assuré par le Secrétaire Exécutif National(SEN) du MCU Simplice Mathieu Sarandji.

L'objectif de ladite réunion portait sur la signature de l'Accord Politique,  l'adoption du Règlement Intérieur de la plateforme, et la mise en place du bureau de la coordination de la plateforme BE-OKO.

Concernant la signature de l'Accord Politique, 8 nouveaux Partis Politiques et Associations parmi  lesquels: Parti de l'Unité Nationale (PUN) de KOYASSOUM  DOUMTA, Forum pour le Rassemblement  Centrafricain ( FORAC)  de Joseph YAKITE, Mouvement de Libération Démocratique ( MLD) de Jacques BONIBA, LA VERTU de Fessal MANDJO,  Action Républicaine pour le Progrès (ARP) de Gaston MACKOUZANGBA ont respectivement apposés leur signature sur cet Accord, portant le nombre total des signataires à 42 partis politiques et associations.

Pour ce qui est du Règlement Intérieur régissant le fonctionnement de ladite plateforme, il a été adopté avec amendement.

Enfin, le bureau de la coordination de la plateforme BE-OKO a été mise en place. 

Cette équipe sera dirigée par Léa KOYASSOUM DOUMTA du PUN, et se compose de la manière suivante :

 

1/ Coordinateur Léa Koyassoum DOUMTA(PUN)

 

2/ 1er Vice Coordinateur Bertrand Arthur PIRI(MCU)

 

3/ 2e Vice Coordinateur Thierry KAMACH( MOUNI)

 

4/ Rapporteur Général, Porte Parole Thierry AKOLOZA(URD)

 

5/ Rapporteur Général Adjoint Marcel DJIMASSE(APP).

 

ENSEMBLE POUR BÂTIR LA RCA.

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30 juin 2020 2 30 /06 /juin /2020 19:41
Le commandant de la compagnie de gendarmerie nommé en Centrafrique

 

Lu pour vous

 

https://www.letelegramme.fr/ 29 juin 2020 à 15h07

 

Le lieutenant-colonel Christophe Tomc quittera ses fonctions fin juillet à la tête de la compagnie de gendarmerie de Pontivy, qui rayonne sur 53 communes et compte 114 militaires pour trois communautés de brigades, une brigade de recherches et un peloton de surveillance et d’intervention (PSIG). Il prendra en août la direction de Bangui, en Centrafrique, où il exercera la fonction de conseiller du directeur général de la gendarmerie nationale centrafricaine. Commandant de la compagnie de Pontivy depuis août 2016, il était auparavant chef d’escadron de la gendarmerie mobile de Saint-Nazaire. Il sera remplacé par le chef d’escadron Sylvain Giraud, actuellement en poste à Paris.

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27 juin 2020 6 27 /06 /juin /2020 13:08
La Minusca refectionne l'aérogare de Bangui-Mpoko
La Minusca refectionne l'aérogare de Bangui-Mpoko
La Minusca refectionne l'aérogare de Bangui-Mpoko
La Minusca refectionne l'aérogare de Bangui-Mpoko

 

Source : Minusca

 

Environ 3 millions FCFA, c’est le coût total des travaux de réfection effectués par la MINUSCA de l’Aéroport International de Bangui M’poko, en prévision de la reprise des vols internationaux, plus de trois mois après leur suspension, du fait de la pandémie du COVID-19.

 

Les travaux effectués, jusqu'au 22 juin 2020, ont consisté principalement à l’érection de tentes dans le parking principal, des travaux d’électricité et de câblage, de désinfection et surtout de peinture des lieux qui ont consisté à baliser le sol à l’intérieur comme à l’extérieur du terminal, en mettant l’accent sur les passages piétons qui ont été mis aux normes de la distanciation physique, conformément aux mesures gouvernementales de lutte contre le COVID-19.

 

Une salle d'embarquement inutilisée (abandonnée), au premier étage de l'aérogare, et qui peut être utilisée comme zone d'attente pour les passagers après avoir accompli toutes les formalités de voyage, a également été remise en état.

 

Ces travaux qui se sont effectués en présence du directeur de l’aviation civile, du représentant de l’ASECNA et des autorités sanitaires de l’Aéroport, ont ouvert la voie à un vol d’Air France qui a été accueilli dans des conditions optimales le 23 juin à l’aéroport International de M’poko. Vol qui devrait être suivi dans les mêmes conditions par d’autres dans les jours à venir.

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27 juin 2020 6 27 /06 /juin /2020 12:37
HOMMAGE À UNE GRANDE DAME, CHRISTINE KALLOT NEE MASSOUA par Félix Yépassis Zembrou
HOMMAGE À UNE GRANDE DAME, CHRISTINE KALLOT NEE MASSOUA par Félix Yépassis Zembrou
HOMMAGE À UNE GRANDE DAME, CHRISTINE KALLOT NEE MASSOUA par Félix Yépassis Zembrou
HOMMAGE À UNE GRANDE DAME, CHRISTINE KALLOT NEE MASSOUA par Félix Yépassis Zembrou
HOMMAGE À UNE GRANDE DAME, CHRISTINE KALLOT NEE MASSOUA par Félix Yépassis Zembrou

 

 

En Centrafrique, c’est le choc. Le Covid-19 a encore frappé l’une des nôtres et non des moindres, madame Christine Kallot, une valeureuse fille du pays. 

Oui, notre sœur, mère, tante, grand-mère, arrière-grand-mère Christine  Kallot, s’est éteinte le 23 juin 2020 à Bangui, victime du coronavirus. Elle avait 76 ans.

Madame Kallot, de son nom de jeune fille Massoua  est née le 21 juin 1944 à Bangui. Elle était la veuve du commissaire de police Joseph Kallot (du commissariat central), arrêté en avril 1969 et mort dans le cadre de l’affaire Banza. Les deux hommes, le colonel Alexandre Banza et le commissaire Joseph Kallot étaient très proches car appartenant tous deux à la région Grand-Ouest (l’un, originaire de Carnot dans la Haute-Sangha, actuelle Mambere Kadei et l’autre natif de Nola, ancienne sous-préfecture de la Haute-Sangha, aujourd’hui chef lieu de la Sangha-Mbaere). On raconte qu’au moment de son arrestation malgré ses menottes  Kallot s’était jeté sur Bokassa et l’aurait étranglé de ses propres mains n’eut été l’intervention salutaire des militaires pour l’en empêcher.  Incarcéré dans l’isolement à la prison centrale de Ngaragba, il succombera de ses sévices probablement en juin 1969. Son corps n’a jamais été remis à sa famille.

Sa femme Christine Kallot fut également arrêtée et déportée à Berberati puis à Obo dans le Haut-Mbomou ainsi que les enfants Kallot dont le dernier, encore un bébé, Stéphane.

Le 6 juin 1971, madame Kallot est libérée à l’occasion de la fête des mères en même temps que Marine épouse Banza  qui, elle, avait été déportée à Birao dans l’extrême nord du pays avec ses enfants. Présentée au palais de la Renaissance, Bokassa a rappelé à madame Kallot que son « mari n’aurait pas dû taper sur son vieux père ». Signalons qu’au soir de l’exécution de Banza, le 12 avril 1969, sa deuxième femme Julienne Kombo originaire de Berberati, s’était présentée au palais de la Renaissance à moitié dénudée et dans un geste de désespoir, elle aurait craché au visage de Jean-Bedel Bokassa. Elle a connu aussi comme les autres les affres de l’incarcération. Elle sera libérée le 24 juin 1972. Au cours de la même année, soit un an après sa sortie de prison, madame Christine Kallot est nommée première directrice du Centre de la Mère et de l’Enfant Catherine Bokassa qui venait d’être construit et remis au gouvernement centrafricain par l’Union Soviétique, lequel était placé sous tutelle du ministère de la Santé publique et de la Population. Un établissement qu’elle a su diriger avec dévouement et efficacité ce qui lui a valu la médaille d’officier dans l’ordre du mérite centrafricain en 1975. 

Dans le sillage de madame Zanifei-Touambona, madame Kallot a su œuvrer pour la défense et la promotion de la femme centrafricaine au lendemain de l’indépendance. Elle incarnait la gent féminine digne qui faisait honneur à la république au point que certaines premières dames du continent n’hésitaient pas à effectuer des visites d’Etat en Centrafrique. 

 Nous saisissons l’occasion pour rendre ici hommage à toutes ces braves dames qui ont écrit leurs noms dans les annales de la République Centrafricaine. il s’agit entre autres de Mesdames Florence Dacko née Yagbao, Brigitte Dacko née Teya, Zanife-Touambona, ex-Franck née Valaga Ndede, Mireille Kolingba née Kotalimbora, Lucienne Patassé née Lemotomo, Pauline Mbamba, Marie Kenguele, Pauline Loubanda, Elisabeth Domitien, Marie Christiane Yombo, ex-Gbokou née Yombo, Irène Decugis, Augustine Psimhis née Yamboroko, Ruth Rolland, Rosalie Pouzere, Charlotte Fayanga ex-Aguide, Marie-Mathurine Silinghiat, Angélique Toleque née Songomali, Marie Kossi-Maytongol, Thérèse Dejean née Yekawe, Jacqueline Mayte, Catherine Samaba-Panza née Souga pour ne citer que celles la et dont la plupart ne sont plus parmi nous.

Cela dit, quittant l’enfer de Bangui, madame Kallot s’est installée en France où elle a travaillé dur comme aide-soignante pour élever seule ses enfants Edmond, Ghislaine, Josiane, Francine et Stephanie ce, jusqu’à sa retraite.

Après quoi, elle est rentrée à Bangui où elle tenait un kiosque de prêt-à-porter et de produits de beauté au marché central. Sa clientèle ne tarissait pas d’éloge sur sa simplicité, sa gentillesse quand bien même elle avait un caractère bien trempé. En somme elle était une femme qui n’allait pas avec le dos de la cuillère pour dire ses quatre vérités. C’est d’ailleurs ce tempérament qui l’avait animé au cours d’une émission sur une chaîne de télévision française lorsqu’elle est revenue avec beaucoup d’émotion sur cette page sombre de son histoire en relatant les conditions inhumaines dans lesquelles elle avait été enfermée pendant deux ans avec ses cinq enfants.

Au demeurant, madame Kallot était pour son entourage en particulier ses enfants, ses nièces et ses amies plus qu’une mère, une tantine, une marraine, une sœur. En clair, elle était tout simplement une copine, une confidente qui savait être à l’écoute des uns et des autres.

Va, brave dame de Centrafrique. Tu demeureras à jamais gravée dans nos cœurs. Toutes nos condoléances à la famille Kallot.

FYZ 

 

(Crédit photos, la famille Kallot)

 

Prosper N'DOUBA, sa famille ainsi que toute la rédaction de Centrafrique-Presse s'associe à cet hommage et adresse toutes ses condoléances les plus attristées à sa famille, ses enfants et tous ses proches 

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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 14:08
Centrafrique, la connexion avec les groupes armés du Sahel
Centrafrique, la connexion avec les groupes armés du Sahel
Centrafrique, la connexion avec les groupes armés du Sahel

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com/ By Aza Boukhris -26 juin 2020

 

La connexion avec des groupes armés peuls du Sahel se rapproche dangereusement de Bangui. 

Il n’ y a guère que les protagonistes de l’Accord de Khartoum et les parties à cet Accord de paix et de réconciliation, signé à Bangui le 6 février 2019, qui s’accordent pour voir des progrès dans la mise en œuvre de ce pacte de non-agression entre quatorze chefs rebelles et le pouvoir exécutif de Bangui. Pendant ce temps-là, une nouvelle alliance peule vient de naître.

Les implacables réalités 

Le communiqué du Conseil de sécurité de l’ONU du 22 juin 2020 admet que la situation en Centrafrique est « instable », mais les « progrès » dans la mise en œuvre de cet accord sont encore salués et le président Touadera recueille toujours les encouragements et les félicitations pour son action en faveur de la paix. Certes, des textes ont été adoptés, les élections sont toujours programmées fin décembre 2020, et la situation dans Bangui est sous contrôle, avec les florissantes retombées du business de guerre.

Cette économie hors sol, alimentée par le siphonnage des aides extérieures et la présence de 13 000 Casques bleus ne devrait pas masquer les réalités que vivent d’innombrables Centrafricains. Le 22 juin 2020, l’ONU et l’Union africaine ont rappelé que 2,6 millions de Centrafricains, sur une population globale estimée à environ 5 millions d’habitants, avaient besoin d’une assistance humanitaire, que 619 000 Centrafricains étaient réfugiés dans les pays voisins et que 697 00 autres étaient déplacés à l’intérieur de pays. Ces chiffres se passent de commentaires pour apprécier les résultats de l’accord du 6 février 2019.

La déclaration d’entente UPC-3R

Alors que les affrontements dans les fiefs rebelles du sud-est, tenus par l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), et du nord-ouest, sous l’emprise du mouvement Retour, Réclamation Réhabilitation (3R) se multiplient, avec désormais des engagements militaires contre la Minusca et les Forces Armées Centrafricaines, une Déclaration d’entente, du 17 juin 2020, aurait dû alerter le Conseil de sécurité, dans sa séance du 22 juin 2020.

Les deux chefs rebelles que sont le Peul Nigérien Ali Darassa Mahamat, « général d’armée »  autoproclamé de l’UPC et le Peul Camerounais Bi Sidi Souleymane, alias  Abass Sidiki, autoproclamé  » général »  du mouvement 3 R, ont conclu, le 16 juin 2020, une forme de coalition, sous l’appellation sibylline « Déclaration d’entente ». Cette convergence politique entre ces deux groupes armés d’autodéfense de la communauté Peule, signataires de l’Accord de Khartoum, est sans ambiguïtés. Après avoir rappelé cyniquement leur attachement aux engagements de l’Accord de Khartoum, alors que leurs hommes les violent quasi quotidiennement, les deux chefs rebelles solidement établis dans l’arrière-pays, mais également ministres-conseillers militaires à la Primature, ne cachent plus leur objectif commun de défendre leur communauté, sans se  soucier de l’intérêt national. 

Extraits :  » Cette collaboration se veut avant tout politique et vise à explorer les moyens, qui par des synergie communes, sont destinés à bénéficier à la communauté peulh dans son ensemble. La mise en commun des expériences liées  à l’élevage…en corrélation. avec la mise en place des Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) devrait sans nul doute apporter des solutions locales et ainsi améliorer le contexte sécuritaire… ». 
Les cultivateurs des régions concernées apprécieront et les populations devront se plier aux exigences des groupes armés de défense des éleveurs peuls, comme cela est déjà le cas dans les régions de l’Ouham, l’Ouham-Pendé, la Nana-Mambere, la Ouaka et le Haut-Mbomou.

Le rapprochement avec des groupes sahéliens 

La communauté peule est certes diversifiée dans son espace sans frontières allant du fleuve Sénégal aux deux Soudan. Toutefois, elle connaît des valeurs communes, un mode de vie immuable, des héros mythifiés, un passé loin d’être pacifique et un attachement irréductible à un islam conquérant. Mondafrique avait déjà mis en exergue cette montée en puissance de ce peuple sans frontière dans l’article ci-joint intitulé  » Les Peuls, une communauté sans frontières en révolte ».
La nouvelle alliance UPC-3R reprend les thématiques relatives à l’élevage qui se retrouvent dans la plupart des groupes armés sahéliens de défense des Peuls : la protection des parcours de transhumance du cheptel, les représailles contre les vols de bovins et les homicides crapuleux et l’hostilité guerrière envers les communautés sédentaires attachées à leur territoire. On pourrait aussi y ajouter, leur sentiment d’abandon par le pouvoir central et une discrimination dont ils s’estiment victimes, notamment au niveau politique.  Contrairement au Sahel, en Centrafrique la dimension religieuse se surajoute car les musulmans peuls sont souvent confrontés à une population largement animiste/chrétienne. 

Les massacres prennent de plus en plus des caractères inter religieux, ce qui n’était pas le cas encore récemment dans la crise centrafricaine. Ce tournant est particulièrement inquiétant. Il pourrait bien attirer des combattants sahéliens qui ont bien d’autres préoccupations que la protection des parcours de transhumance. Ali Darassa Mahamat, ancien bras droit du rebelle peul Baba Ladde, avait déjà des contacts avec ses coreligionnaires nigériens. L’âpreté des combats, y compris contre la Minusca, les massacres, d’ampleur jusqu’ici inconnue, constituent des signaux qui éclairent un peu plus la Déclaration d’entente du 17 juin 2020.

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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 13:26
« Les papillons menacés en Centrafrique »
« Les papillons menacés en Centrafrique »

 

Lu pour vous

 

Ouest-France le 26/06/2020 à 06h10 Patrick David (Hauts-de-Seine) :

 

Environnement. « Dans ce pays miné par les conflits armés, comment préserver la faune sauvage alors que l’État n’a pas les moyens de faire respecter la réglementation ? »

 

Il peut paraître surprenant de s’émouvoir des risques de réduction des espèces animales et plus spécifiquement des espèces de papillons en Centrafrique, un pays traumatisé par les violences faites aux populations depuis maintenant plus de sept ans.

Le dernier massacre à Ndélé, après des combats entre milices rivales, remonte à mars et avril et a fait de nombreuses victimes parmi la population civile.

La Centrafrique est riche en espèces de papillons : plus de 180 ont été répertoriées uniquement dans le parc national de Dzanga-Ndoki.

En décembre 2019, une mission française s’est rendue en Centrafrique pour tenter de traquer le papillon de jour africain le plus grand, à savoir, le papilio antimachus. Objectif : observer sa chenille et sa chrysalide.

Sangaris, nom de l’opération de maintien de la paix menée par les forces françaises en Centrafrique, est celui d’un papillon.

Aujourd’hui, les espèces de papillons en Centrafrique courent de grands risques. Traditionnellement et cela depuis longtemps, les ailes colorées de papillons sont recueillies pour la confection de tableaux. De leur côté, les collectionneurs n’hésitent pas à mettre le prix pour les spécimens les plus rares. Ceci donne lieu à un trafic très actif.

Par ailleurs, l’utilisation de produits nocifs tels que le mercure et le chlore par les exploitants de mines d’or et de diamants participe au désastre écologique qu’est la pollution des cours d’eau, des zones marécageuses et des lacs, où les papillons viennent s’alimenter en sels minéraux.

L’espoir réside dans les actions menées par certaines associations, parfois de manière « musclée », car les braconniers sont armés et n’hésitent pas à tirer, pour réduire ces dommages.

Cela dit, que peuvent-elles contre le braconnage pratiqué par des populations aux abois économiquement et des milices armées déterminées qui, pour se procurer de l’argent, participent à tous les trafics : or, diamants, bois, espèces animales ?

Le problème de la préservation de la faune sauvage est posé dans un pays où l’État n’a pas les moyens de faire respecter la réglementation internationale et la loi centrafricaine en la matière.

Pendant longtemps, malgré les aléas de l’histoire, la Centrafrique était une zone préservée. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

 

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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 13:21
Lutte contre les incendies dans le monde: missions impossible
Lutte contre les incendies dans le monde: missions impossible

 

Lu pour vous

 

The Economist, no. 950 Samedi 20 juin 2020

 

Lutte contre les incendies dans le monde: missions impossible

 

L'ONU en a trop dans son assiette

 

MANKEUR NDIAYE, un ancien ministre des Affaires étrangères du Sénégal qui dirige la mission de maintien de la paix de l'ONU en République centrafricaine (RCA), est un homme de grande taille avec une grande tâche. L'accord de paix entre la RCA et 14 groupes armés signé en février 2019 est le huitième depuis 2013, lorsque l'intervention française a évité de justesse un génocide. La situation reste fragile dans un pays riche en diamants et en or mais pauvre à d'autres égards. Les élections se profilent en décembre. Avec un budget de 1 milliard de dollars, le double de celui du gouvernement national, les quelque 12 000 soldats et 2 000 policiers de la mission de l'ONU opèrent sur un territoire de la taille de la France et de la Belgique réunies. Dans certaines régions, l'État n'a pas de présence effective. La RCA a des frontières poreuses avec d'autres endroits troublés, comme la République démocratique du Congo, le Soudan et le Soudan du Sud. L'espoir est que les soldats de la paix et l'aide internationale donnent une chance à l'État fragile.

L'idée d'une opération militaire internationale non violente a été inventée pour nettoyer le mess de Suez en 1956, avec beaucoup d'imagination et d'improvisation (les premiers "casques bleus" ont été créés en pulvérisant les doublures de casques de l'armée américaine facilement disponibles en Europe ). Aujourd'hui, le maintien de la paix est un domaine dans lequel le Conseil de sécurité fonctionne bien. Quelque 100 000 personnes originaires de 120 pays participent à 13 missions, allant de la surveillance du cessez-le-feu à Chypre et au Liban à de vastes opérations complexes comme celles menées en RCA, au Congo et au Mali. L'ONU prétend protéger environ 125 millions de personnes vulnérables dans le monde avec un budget à peine supérieur à celui du service de police de New York.

Le rôle des soldats de la paix s'est élargi pour soutenir les États fragiles et protéger les civils. Au mieux, c'est admirable. En 2013, l'ONU a ouvert ses installations militaires au Soudan du Sud à des dizaines de milliers de personnes fuyant le massacre. "Aucune décision prise depuis 1945 - à quelque niveau que ce soit à l'ONU - n'a jamais permis de sauver directement plus de vies que celle-là", estime Andrew Gilmour, jusqu'en décembre dernier, le secrétaire général adjoint des Nations unies aux droits de l'homme.

Mais la paix devient de plus en plus difficile. Le travail des casques bleus consistait à préserver la stabilité après un règlement. "Vous avez maintenant des forces de maintien de la paix dans des zones où il n'y a plus de paix à maintenir", a déclaré M. Guterres. Au Congo, par exemple, les rebelles se cachant dans les forêts proches de la ville de Beni, au nord-est du pays, enlèvent fréquemment des personnes et les tuent à mort avec des machettes. Les manifestations contre la MONUSCO, la mission de maintien de la paix des Nations Unies, sont courantes. "Les rebelles nous tuent, si vous ne pouvez pas les tuer, alors rentrez chez vous", explique Kizito bin Hangi, un leader de la société civile à Beni. Lorsque huit personnes ont été tuées à moins de 2 km des bureaux de la MONUSCO en novembre dernier, une manifestation du lendemain est devenue incontrôlable. Des civils furieux lancés dans des cocktails Molotov ont mis le feu à l'endroit et envoyé du personnel s'enfuir. Aujourd'hui, les anciens bureaux sont constitués de briques noircies, éparpillées autour d'un champ herbeux.

La nature changeante des conflits n'aide pas. Les guerres entre États, que l'ONU devait mettre en place, sont devenues rares. La plupart des combats se déroulent désormais à l'intérieur des pays, impliquant souvent de nombreuses parties. Les conséquences humanitaires sont désastreuses. Le nombre de personnes déplacées à l'intérieur du pays a plus que doublé en une décennie pour atteindre un record de 51 millions, selon le Norwegian Refugee Council. Parmi eux, 46 millions ont été déplacés à l'intérieur de leur propre pays à cause des conflits et de la violence. Les guerres civiles sont particulièrement difficiles à arrêter par la négociation, car la fixation peut sembler trop risquée.

De nombreuses organisations se pressent pour aider. L'art de la paix est de plus en plus l'art du partenariat avec des acteurs comme l'Union africaine, la Banque mondiale et l'Union européenne. La diplomatie privée est également en augmentation, alors que des groupes tels que le Centre pour le dialogue humanitaire (HD) à Genève ou la Fondation Berghof basée à Berlin tentent de construire des ponts là où les canaux officiels sont manquants ou méfiants. L'ONU et les entreprises privées s'efforcent d'impliquer davantage de femmes, de faire en sorte que la paix fonctionne plus inclusivement.

Malgré ces efforts (et parfois à cause d'eux, au fur et à mesure que les nombreux acteurs se chevauchent), les frustrations abondent. Les conflits commencent toujours, mais les nouveaux grands accords de paix sont devenus plus rares: seulement sept ou huit au cours de la dernière décennie, selon David Harland de HD, contre une trentaine au cours des 20 années qui ont suivi la chute du mur de Berlin. Au Moyen-Orient depuis 2011, une succession d'envoyés de l'ONU - trois au Yémen, quatre en Syrie et six en Libye - ont tenté de résoudre les guerres civiles, sans succès. Une médiation bien intentionnée peut finir par favoriser un côté par rapport aux autres. En Syrie, par exemple, des cessez-le-feu locaux ont donné au président Bachar al-Assad une chance de se regrouper.

M. Guterres a tenté de tirer parti de la pandémie pour la paix. Le 23 mars, il a appelé à un cessez-le-feu mondial pour lutter contre le virus. Un nombre surprenant de groupes armés semblaient intéressés par une excuse pour donner une chance aux pourparlers. Au Yémen, la coalition dirigée par l'Arabie saoudite a annoncé puis prolongé un cessez-le-feu unilatéral. En Afghanistan, pour la première fois depuis des années, l'ONU a convoqué une réunion numérique du gouvernement afghan et de six voisins plus l'Amérique et la Russie (une formule "six plus deux" qui a également amené l'Iran et l'Amérique autour de la même table). Mais la guerre persiste en Afghanistan et les cessez-le-feu en Colombie et aux Philippines ont été rompus. Et, alors que l'Amérique et la Chine se disputaient le libellé d'une résolution, le Conseil de sécurité n'a pas réussi à peser sur l'initiative.

Si la fin des conflits est devenue plus difficile, qu'en est-il de s'attaquer à leurs causes et conséquences? Cela ouvre de vastes perspectives pour aider l'humanité. Peut-être trop vaste.

La tâche à court terme est l'aide humanitaire, qu'elle provienne de catastrophes d'origine humaine ou naturelle. Ce travail - nourrir les affamés, héberger les réfugiés, protéger la santé - est énorme. L'année dernière, environ 18 milliards de dollars de financement humanitaire, soit 70% du total mondial, ont été acheminés par le biais des Nations Unies, estime Mark Lowcock, le coordinateur des secours d'urgence de l'ONU, aidant plus de 100 millions de personnes. Environ 60% de l'argent provient d'Amérique, d'Allemagne, de Grande-Bretagne et de l'UE. La Chine fournit très peu.

Le long et le court

Au début de cette année, des troubles supplémentaires ont surgi, avec l'assaut d'Idlib en Syrie ainsi que des criquets qui pullulent à travers l'Afrique. Maintenant, Covid-19 menace de multiplier la misère. M. Lowcock suggère que les secours humanitaires cette année pourraient devoir augmenter de 20% environ; et peut-être 60 milliards de dollars de financements bon marché des institutions financières internationales devraient être destinés à la protection sociale. Il pense que cela pourrait largement protéger 700 millions de personnes dans plusieurs dizaines de pays parmi les plus pauvres et les plus vulnérables du monde. Cela pourrait également aider à éviter qu'un problème d'un an ne devienne un problème de dix ans.

Agir tôt est logique, et pas seulement sur covid-19. La rigidité du financement (dont une grande partie est liée à des programmes spécifiques) restreint la marge de manœuvre de M. Lowcock, mais il tient à anticiper les crises grâce à la mutualisation des risques et à l'utilisation intelligente des données. Il estime que quelque 10% des urgences mondiales, y compris les ouragans et les sécheresses, sont assurables. Et 10 à 15% supplémentaires sont dans une certaine mesure prévisibles. Plus d'efforts sur "l'action d'anticipation" signifieraient obtenir des réponses moins chères et plus rapides avec moins de souffrance.

Au Bangladesh, par exemple, donner de l'argent aux gens tôt pour éviter les inondations s'est avéré efficace. Certains scientifiques pensent qu'ils peuvent prédire les épidémies de choléra en Afrique avant qu'un seul cas ne soit enregistré, une fois qu'un seuil est atteint dans les mesures de déclenchement; une action précoce pourrait réduire considérablement les dégâts. M. Lowcock aimerait expérimenter avec un engagement de débloquer de l'argent contre des problèmes pré-convenus qui se prêtent à cette approche. "Vous pouvez vous tromper sur beaucoup de choses", dit-il, "et cela peut toujours avoir du sens."

À moyen terme, l'attention se tourne vers les objectifs de développement durable (ODD), un ensemble d'aspirations dans 17 grandes catégories (avec 169 cibles) convenues par l'Assemblée générale des Nations Unies en 2015 et censées être atteintes d'ici 2030. Elles font un liste du développement humain, couvrant tout, de l'élimination de la pauvreté et de la faim à la lutte contre les inégalités et la pollution. Si tous les objectifs étaient atteints, l'humanité serait heureuse. Mais dans de nombreux domaines, ils sont très en retard sur le calendrier, et covid-19 les retardera davantage. Cette année, pour la première fois au cours de ce siècle, la proportion de personnes vivant dans l'extrême pauvreté devrait augmenter, annulant presque tous les gains des cinq dernières années, sinon davantage. Les ODD sont de toute façon davantage un appel à l'action qu'un plan réaliste. Dans cette veine, l'ONU fait campagne pour une "Décennie d'action" pour honorer ces promesses.

M. Guterres a commencé comme secrétaire général en mettant l'accent sur la prévention des crises, mais cela s'est avéré difficile, compte tenu des divisions entre les grandes puissances et de la complexité croissante des conflits. Depuis, la crise climatique est apparue, à la fois en raison de son importance intrinsèque à long terme et parce qu'elle semble offrir à l'ONU un moyen de résonner auprès des jeunes. À New York, en septembre dernier, M. Guterres a organisé un sommet sur l'action climatique. Greta Thunberg, une militante suédoise adolescente, a averti les dirigeants que "les jeunes commencent à comprendre votre trahison".

La pandémie a entraîné le report du sommet de la COP26 sur le climat à Glasgow (ainsi que d'un sommet sur la biodiversité à Kunming et d'une conférence sur l'océan à Lisbonne), auxquels les pays devaient apporter des engagements nationaux plus audacieux pour réduire les émissions de carbone. Mais le retard a une doublure verte. M. Guterres a tenté de relier les deux crises, plaidant pour des politiques qui garantissent que la reprise de Covid-19 contribue à sauver la planète.

Le jour de la Terre, le 22 avril, il a proposé un cadre en six points à cet effet. Ses suggestions sont extrêmement larges - lier les sauvetages des entreprises à la création d'emplois verts, par exemple, mettre fin aux subventions aux combustibles fossiles et, sans surprise, "travailler ensemble en tant que communauté internationale" - mais elles sont un avant-goût d'une campagne à venir. Le plaidoyer pour une action climatique drastique est devenu une sorte de cri de ralliement pour l'ONU. Comme Richard Gowan, directeur de l'ONU à l'International Crisis Group (ICG), une ONG, le souligne: "Les optimistes de l'ONU sont principalement des personnes ayant la vision la plus sombre du climat, car ils s'imaginent que c'est ce qui rassemble l'ONU."

M. Guterres a-t-il bien défini ses priorités? La critique qui pique le plus est personnelle. C'est que le secrétaire général place la politique au-dessus des principes fondamentaux et tire ses coups dans un domaine qui n'est ni à court, ni à moyen ni à long terme, mais intemporel: les droits de l'homme. M. Guterres est accusé de ne pas avoir défendu la charte (qui engage l'ONU à promouvoir le "respect universel et le respect des droits de l'homme") en dénonçant les abus de gouvernements puissants, notamment la détention de Ouïghours par la Chine et le meurtre de Jamal par l'Arabie saoudite. Khashoggi, un critique du régime. Certains prédécesseurs, comme Kofi Annan, ont été plus énergiques. Même Ban Ki-moon, souvent invisible, a lancé Human Rights up Front, une campagne pour insérer la question dans le travail de l'ONU. Zeid Ra'ad al-Hussein, ancien commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a condamné la "faiblesse" de M. Guterres. Kenneth Roth, directeur de Human Rights Watch, une ONG, a averti que son mandat devenait "défini par son silence sur les droits de l'homme".


Les défenseurs de M. Guterres disent que de telles attaques sont injustes. Il a choisi ses moments pour s'exprimer en public, que ce soit sur les Ouïghours en Chine ou les Rohingyas au Myanmar, et a défendu les droits des femmes, à l'ONU et au-delà. Oui, il évite les affrontements qui seraient contre-productifs (il ne critique jamais Donald Trump par son nom, par exemple). Mais cela lui donne la possibilité de transmettre un message fort dans les coulisses. Quelle poudre il doit garder au sec. "A l'ONU, il n'y a pratiquement aucun pouvoir", dit-il. "Quand vous êtes au gouvernement, vous avez un certain pouvoir. Ici, c'est fondamentalement un bluff ou une illusion." Une deuxième critique, plus large, à l'égard de l'ONU est qu'elle fait tout simplement trop. C'est, en effet, essayer de sauver le monde à plusieurs reprises. Ses nombreux objectifs peuvent être merveilleux et interconnectés, mais il n'a pas la capacité de tous les poursuivre efficacement. Il a pris plus que ce pour quoi il a été conçu. Et le design lui-même a besoin d'un nouveau look.

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