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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 14:06

 

 

16/10/15 (AFP)

 

Au moins une personne a été tuée et dix ont été blessées à Bangui lors de nouvelles violences dans le quartier majoritairement musulman du PK-5, a-t-on appris vendredi de sources militaire et hospitalière.

 

Ces violences, accompagnées de tirs nourris, dans la soirée de jeudi, ont fait fuir des milliers d'habitants vers d'autres quartiers de la capitale centrafricaine. Vendredi matin, le calme était revenu et nombre d'entre eux regagnaient leur domicile, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

"Ces nouveaux affrontements ont éclaté à la suite de la mort d'un jeune musulman qui a été tué par des individus supposés anti-balaka (miliciens majoritairement chrétiens). Ceux-ci ont ensuite lancé des attaques contre le PK-5 repoussées par des musulmans armés", a expliqué sous couvert d'anonymat une source militaire.

 

Ces affrontements ont fait au moins un mort et près de 10 blessés, selon une source hospitalière. Certains habitants ont toutefois fait état de trois décès.

 

Ce regain de violences au PK-5 survient après les affrontements de fin septembre qui avaient fait 61 morts et plus de 300 blessés avant que les forces internationales (Casques bleus et soldats français) ne réussissent à rétablir le calme.

 

Dans les deux cas, c'est l'assassinat d'un musulman dans le quartier du PK-5 qui a été à l'origine des heurts.

 

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par la rébellion Séléka a plongé l'ex-colonie française, un des pays les plus pauvres au monde, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014.

 

Le niveau des violences a depuis considérablement baissé, mais de nombreux groupes armés continuent de sévir, entrainant notamment un nouveau report des élections présidentielle et législatives dont le premier tour était prévu le 18 octobre.

 

La présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, mène des concertations depuis lundi avec "les forces vives de la nation" sur la situation sécuritaire et le choix de nouvelles dates pour les élections.

 

 

RCA: des hommes armés attaquent le quartier PK5 à Bangui

 

Par RFI 10-2015 à 00:32

 

Des hommes armés supposés être des anti-balaka ont attaqué le quartier majoritairement musulman du PK5 ce jeudi en fin d'après-midi à Bangui, la capitale centrafricaine. Le bilan est encore incertain, mais plusieurs blessés sont à déplorer.

 

Les échanges de tirs ont commencé aux alentours de 17h, jeudi, à Bangui, la capitale centrafricaine. Des hommes armés, a priori des anti-balaka, selon les témoins interrogés, ont attaqué le quartier du PK5, majoritairement musulman, ainsi que plusieurs quartiers environnants. Les hommes du PK5 ont aussitôt réagi et les échanges de tirs entre les deux factions se sont poursuivis pendant près de deux heures.

 

Mais rapidement, les forces de polices et militaires de la Minusca se sont déployées autour et dans les quartiers et ont réussi à disperser les différents belligérants. Très critiquée pour sa présumée passivité durant les événements meurtriers de fin septembre, la force onusienne a été saluée jeudi par les habitants des quartiers où ont eu lieu les violences.

 

Le bilan est encore provisoire, entre deux et huit blessés, mais on sait que les premiers tirs ont eu lieu à proximité d'un terrain de foot. Les victimes sont majoritairement des civils.

 

Vers 19h, la pluie battante a fini par faire taire toutes les velléités des combattants.

Centrafrique au moins un mort et dix blessés à Bangui dans de nouvelles violences
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Centrafrique-Presse.com
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 01:13

 

 

http://kangbi-ndara.info/   Oct 15, 2015

 

Kangbi-ndara.info / « S’il est  démagogique  d’affirmer  aujourd’hui qu’il faut d’abord un désarmement total des milices  avant d’organiser les élections, il est également irresponsable et même vain d’inviter la population civile à des meetings et à des longues séances de vote  sans désarmer au préalable ces seigneurs de la guerre et de la haine qui se sont publiquement exhibés ces dernières semaines avec des armes de tous calibres », estime le candidat à la présidentielle du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricaine, Martin Ziguélé, dans cette nouvelle tribune à Kangbi-ndara. Martin Ziguélé  aborde dans cet entretien l’actualité politique et sécuritaire des trois dernières semaines.

 

Kangbi-ndara : Monsieur  Martin Ziguélé bonjour,  comment appréciez-vous l’Actualité centrafricaine ces derniers temps ? 

 

Martin Ziguélé : Bonjour et merci pour l'opportunité que vous m'offrez de m'adresser à vos lecteurs.

L'actualité de notre pays depuis quelques semaines n'est pas agréable, c'est le moins que l'on puisse dire. Déjà il y'a quelques mois, je disais que si vous demandiez à dix Centrafricains habitant Bangui de vous dire  quelle est leur préoccupation principale, neuf sur dix vous répondraient " la sécurité". Si vous posiez la même question à nos compatriotes de l'intérieur du pays, dix sur dix vous répondraient la sécurité. Mais aujourd’hui, dix Centrafricains sur dix, à Bangui comme en province, placeraient la sécurité au centre de leur préoccupation.

 

La dégradation  brusque de la situation à Bangui depuis le samedi 26 septembre suite à cet  incident malheureux du corps  retrouvé au quartier Combattant, a été le détonateur d'une vague d'atrocités sans précédent, accompagnée d'initiatives insurrectionnelles.

 

 A peine l'accalmie commençait-elle à revenir à Bangui que toute la ville a commencé à bruir des rumeurs d'une descente imminente sur Bangui  de certains éléments armés de l'ex-Séléka, stoppés depuis samedi avant Sibut.

 

 Nous continuons donc à pleurer des morts, et je partage la douleur des familles éplorées, comme nous continuons à vivre ce spectacle insoutenable  de déplacés dans des camps de fortune.

 

De même il y'a des actions répétées dans le but avoué  d'asphyxier économiquement Bangui par l'insécurité volontairement entretenue sur le corridor Bangui-Garoua-Boulai.

 

Quelles sont les réelles causes des « divagations  politiques » et sécuritaires dont fait montre le régime transitoire en place ?

 

MZ : Je ne comprends pas ce que vous voulez dire par "divagations politiques et sécuritaires", mais je suppose que vous voulez parler des difficultés politiques et sécuritaires et des réponses gouvernementales que vous estimez insuffisantes. Si c'est le cas, ce n'est un secret pour personne que la situation aussi bien politique que sécuritaire est délicate, et les marges du gouvernement bien réduites pour des raisons aussi bien objectives que subjectives que je ne pourrais pas exhaustivement énumérer.

 

A mon sens, notre pays est face à des causes objectives de fragilisation comme la mauvaise gouvernance qui a toujours prévalu dans un climat d'impunité totale, le non-respect aussi bien de nos lois et règlements que  la  non application des recommandations issues des nombreux fora que nous organisons, et un incivisme généralisé. Il faut ajouter à cela un phénomène unique dans l’histoire : l’Etat centrafricain  ne dispose en réalité d'aucune force de coercition puisque nos Forces de Défense et de Sécurité ont implosé..

 

Le monopole de la violence qui d’ordinaire  appartient à l’Etat est désormais entre les mains de forces hostiles à la République, à la paix et à la concorde nationale. Ces forces négatives  qui savent que l’Etat est faible et que les forces internationales ont des règles d’engagement contraignantes profitent largement de cette situation pour exercer des pressions intolérables sur l'Etat, sur l'administration et sur la population. Le résultat est logiquement un mécontentement généralisé de  la population, qui de jour en jour s’exaspère et réagit violemment devant ce qu’elle considère comme un  manque de progrès sur le plan sécuritaire et sur le plan de son cadre de vie.

 

Que pensez-vous de la démission fracassante et inattendue du président de l’Autorité nationale des élections ?

 

MZ : Comme tous les  Centrafricains, c’est par les medias que j’ai appris la démission du Président de l’Autorité Nationale des Elections. Une démission étant  une  décision qui relève du libre-choix de chacun, donc personnelle je ne peux qu’en prendre acte.

 

Je note cependant qu'elle survient  dans un contexte particulier,  et surtout après celle du vice-président de cette même ANE.

 

L'ANE est une institution et le propre d'une institution est de pouvoir fonctionner au-delà des mouvements des hommes et des femmes qui l'animent. L'ANE doit donc  continuer à  fonctionner et à accomplir sa mission surtout qu’au regard des chiffres d'enrôlement publiés, les Centrafricains se sont massivement inscrits dans le processus électoral qui doit continuer et nous conduire aux scrutins. 

 

Le Conseil National de Transition est-il pour quelque chose dans le déclic sécuritaire difficile à maitriser depuis la démission forcée voire négociée de Michel Djotodia ?

 

MZ : Le Conseil National de Transition est un  parlement provisoire dont les  attributions sont édictées par la Charte Constitutionnelle de Transition. Il a donc pour missions de voter des lois et de contrôler les actions du gouvernement. Je ne vois donc pas en quoi cette institution pourrait être  responsable de la situation sécuritaire depuis la démission de Michel Djotodjia.

 

Ma démarche a toujours été de ne pas accuser  sans preuves et surtout de ne pas rechercher constamment des boucs émissaires. La Cour Pénale Spéciale de la RCA a été mise récemment en place pour connaître de notre situation en matière de crimes et d’en en poursuivre les différents responsables, commanditaires et exécutants. Il n’y a pas lieu de chercher  des boucs émissaires car la justice fera son travail, quel que soit le temps que cela mettra.

 

Peut-on réellement parler des élections en Centrafrique sans le retour de la sécurité ?

 

MZ : Si vous m’avez posé cette question avant le 26 septembre, date du début des violences vécues à Bangui puis à l’intérieur du pays, ma réponse aurait été différente de celle que je vais vous donner maintenant. Autant avant je pensais qu’avec quelques  aménagements sécuritaires nous pouvions aller aux élections, autant à la lumière de  ces évènements et l’entrée publique, je dis bien publique, en action de forces négatives bien identifiées et documentées, on ne peut pas faire comme si de rien n’était.

 

S’il est  démagogique  d’affirmer  aujourd’hui qu’il faut d’abord un désarmement total des milices  avant d’organiser les élections, il est également irresponsable et même vain d’inviter la population civile à des meetings et à des longues séances de vote  sans désarmer au préalable ces seigneurs de la guerre et de la haine qui se sont publiquement exhibés ces dernières semaines avec des armes de tous calibres.

 

Le peuple centrafricain est mûr et sait que  parler d’un retour total de la sécurité avant d’aller aux élections est une manière de dire que ces élections qu’il appelle de ses vœux sera renvoyée aux calendres grecques , alors qu’il a démontré par son enrôlement massif qu’il veut aller aux élections. De même tout le peuple exige que les groupes armés les plus antirépublicains, que tout le monde a vu à l’œuvre à Bangui  et en province,  soient impérativement désarmés avant d’aller aux élections.

 

Comment abordez-vous la question du désarmement forcé ?

 

MZ : Dans toutes les familles, dans tous les bureaux et ateliers , dans les transports en commun, dans les quartiers, les villages et les villes, partout en RCA et dans les communautés centrafricaines à l’étranger, la question du désarmement des groupes armés mais aussi de la population civile est au centre de toutes les causeries, de tous les débats et de toutes les interrogations. S’il est un point qui cristallise les inquiétudes et les attentes de  tous les centrafricains c’est bien celui-là.  Il est incontournable et justifie l’appel répété à la réhabilitation des FACA devant ce qui est considéré- à tort pourtant – comme l’inaction des forces internationales.

 

La population ne comprend pas que pourquoi à l’expiration du délai d’un mois de désarmement volontaire prévu par l’Accord de Paix et de Désarmement signé entre le gouvernement, les groupes armés ainsi que la communauté internationale, au sortir du Forum de Bangui, le désarmement forcé prévu à l’issue de ce délai n’a pas eu lieu.

 

Cinq mois plus tard c’est le « statu quo ante ». Pourquoi cet Accord n’a pas fonctionné ? Quelles en sont les responsabilités ? Quelles leçons en tirer ? Aucune explication à ma connaissance n’a été donnée sur les difficultés qui ont pu empêcher cette promesse de désarmement que le peuple attend avec impatience.

 

Le désarmement est une condition sine qua non du retour de notre pays à la paix, et il doit se faire dans le cadre du DDRR, volontairement puis en cas de réticence, de force. Ce désarmement doit aller au-delà des groupes armés jusqu’à la population civile car nous avons constaté à la lumière des derniers évènements qu’à Bangui, ceux qui détiennent  des armes de tous types sont plus nombreux que ceux qui n’en ont pas,

 

Abréger la transition en cours et donner la chance à une transition de plus pourraient résoudre définitivement le problème centrafricain ?

 

MZ : La position du MLPC est conforme à celle de l’AFDT et a été clairement exposée lors du Forum de Bangui. Nous ne sommes pas pour une troisième transition comme certains le réclament de diverses manières, car elle ne règlera jamais les querelles de légitimité comme le démontrent les prises de position  actuelles. Nous sommes pour la stabilité des institutions de la transition qui doivent prendre toutes les mesures possibles et nécessaires pour organiser les élections avant la fin de la transition prévue le 31 décembre 2015 afin de régler définitivement cette question de  légitimité qui, comme tout le monde le sait, découle du suffrage populaire.. Si pour des raisons objectives il y’a un « léger » glissement techniquement et légalement nécessaire pour parachever le processus électoral, nous n’en ferons pas un « casus belli ».

 

Les  Centrafricains veulent aller aux urnes afin de choisir  leurs dirigeants à travers les urnes.  Donc réglons les questions sécuritaires les plus dangereuses pour la population et  allons aux élections conformément au calendrier que l’ANE nous indiquera.

 

La population locale nourrie une méfiance à l’endroit de la mission des forces étrangères en Centrafrique, notamment celle de la Minusca et de la Sangaris, qui d’après elle,  serait plus versée dans la protection des intérêts étrangers que ceux des Centrafricains. Comment appréciez-vous la qualité prestataire des forces mixtes en Centrafrique ?

 

MZ : A chaque fois que j’entends ces critiques qui frisent l’ingratitude, je demande à Dieu de nous pardonner nos offenses,  aux responsables des forces internationales de ne pas baisser les bras, et aux dirigeants des pays contributeurs de continuer à soutenir notre pays et notre peuple.

 

Je suis très clair là-dessus : les forces françaises Sangaris et celles de la Minusca font un travail remarquable sur le terrain, toujours dans des  conditions très difficiles et plusieurs de leurs éléments  ont perdu la vie en sauvant les nôtres. Je remercie infiniment les forces internationales et la communauté internationale pour ce travail qu’ils font en lieu et place, il faut le souligner, des Centrafricains à  qui incombent en premier  le devoir de protéger leur propre pays.

 

Toute œuvre humaine étant perfectible, il y’a bien sûr des améliorations souhaitées mais  cela ne doit pas nous pousser à jeter du discrédit sur l’ensemble de la mission internationale dont l’engagement aux côtés du peuple centrafricain est salutaire. 

 

J’aurais bien aimé voir ceux qui ont la critique facile aujourd’hui nous dire quelles sont les solutions alternatives qu’ils avaient proposées face au chaos sécuritaire en 2013 et en 2014 ?  Qu’est ce qu’ils font concrètement  aujourd’hui devant la descente des troupes de l’ex-séléka vers Sibut ?

 

Quand le Premier ministre Nicolas Tiangaye avait pris le risque d’appeler du haut de la tribune des Nations Unies le 13 avril 2013 à l’intervention des forces internationales pour sauver les Centrafricains du chaos sécuritaire, il a été pris à partie ici même à Bangui par certains compatriotes qui lui reprochaient le manque supposé de  solidarité gouvernementale. Seuls les leaders religieux Mgr Nzapalayinga, l’Imam Kobine Layama et le Pasteur Guerekoyamé que je salue- et quelques-uns d’entre nous  avons pris le relais pour sensibiliser l’opinion internationale et demander de voler au secours du peuple centrafricain.

 

Un adage centrafricain dit « lorsque la bouillie est refroidie on peut la boire avec ses narines ». C’est trop facile aujourd’hui d’accuser de tous les maux les forces internationales accourues à notre demande au chevet de notre pays meurtri par la guerre civile..

 

Quelle solution proposez-vous pour tourner la page tragique sur laquelle la Centrafrique s’est arrêtée depuis 2012 ?

 

MZ : Notre pays est par terre, tout est à y refaire, tout est y urgence aujourd’hui.  Il faut remettre le peuple au cœur de l’action  politique, le mobiliser autour des idéaux de « Réconciliation », de « Rassemblement » et de « Réconciliation », afin de nous lancer dans la grande et longue bataille de la reconstruction de notre pays. Il nous faut un pays sûr et réconcilié, avec une administration efficace et des  forces de défenses et de sécurité structurées, républicaines et nationales car nos concitoyens ont  besoin   d’être  protégés et de se sentir en sécurité.

 

Il faut lutter contre l’impunité sous toutes ses formes, et veiller à la bonne marche de la Cour Pénale Spéciale de la RCA et de toute la justice, ainsi que de la chaîne pénale. Il faut assainir nos finances publiques, lutter contre la corruption et la prédation des ressources naturelles pour un partage équitable des richesses. Il y a aussi les questions liées à l’éducation de nos enfants, à la santé, aux infrastructures, etc. Bref, tout est priorité.

 

Que pensez-vous des tentatives de coups de forces comme réponse à la tragédie du peuple centrafricain ?

 

MZ : Les tentatives de coup d’Etat ne peuvent en aucun cas être une réponse, comme vous dites, à la tragédie du peuple centrafricain. Notre histoire est jalonnée de coups d’Etat réels ou supposés, réussis ou échoués, alors s’ils constituaient des réponses à la situation  de notre peuple, nous serions aujourd’hui plus développés que les Etats-Unis. Non les coups d’Etat sont des escroqueries politiques et des crimes contre le peuple. Ce sont ni plus ni moins que des actes de braquages contre la souveraineté populaire.

 

Pour moi qui suis démocrate et républicain, il est des principes intangibles et immuables : le pouvoir appartient au peuple, et tout citoyen qui veut  accéder au pouvoir doit se soumettre au suffrage populaire, à travers les urnes.  Il est plus  que temps que les assoiffés du pouvoir comprennent que les tentatives de coups d’état ne réussiront plus en Centrafrique.

 

Si l’issue des urnes ne vous réussit pas, accepteriez-vous que l’on vous impose futur président post transition soit pour vos accointances avec l’Internationale Socialiste ou en  compensation à votre longue lutte dans l'opposition ?

 

MZ : Je vois. Vous faites subrepticement allusion aux allégations distillées depuis quelques mois dans certains médias nationaux et étrangers  ainsi que sur certains réseaux sociaux, qui, à longueur de journées, prétendent que je serais le candidat de la France, parce que mon parti le MLPC est membre de l’Internationale Socialiste; que c'est moi que la France voudrait imposer aux Centrafricains et que c'est l'Ambassadeur de France à Bangui qui serait mon Directeur National de Campagne et l'aurait donc avoué à certains, et autres balivernes de ce genre Je connais les candidats aux élections à venir qui s’investissent dans  ce type de manipulations tout simplement parce qu’ils ont peur d’affronter dans les urnes le MLPC et son candidat. Ils financent des articles mensongers dans des journaux contre moi, puis les photocopient et les distribuent à Bangui comme la preuve du « complot » monté avec la complicité de hauts responsables français pour m’imposer au pouvoir comme vous dites. Sauf qu’ils n’expliquent pas comment cela peut se faire puisque les Français ne sont jamais venus voter et ne peuvent pas venir voter en RCA en lieu et place des électeurs centrafricains.

 

Tout cela est si terriblement ridicule que je suis surpris qu’une telle question puisse même être évoquée. Je vois que le syndrome barracuda continue à causer encore des ravages près de quarante ans après. Il faut à mes adversaires politiques et à leurs petites mains une psychothérapie de groupe pour guérir de leur obsession maladive.

 

Que dites-vous des allégations selon lesquelles des pressions sont faites sur Catherine Samba-Panza afin que, seul vous, lui succédiez ?

 

MZ : C’est ce que je viens de vous expliquer. Ces  allégations sont non seulement grossières et mensongères mais elles sont surtout l’œuvre de mes adversaires politiques dont je viens de parler et qui, dans un courageux anonymat, utilisent des journaux et des réseaux sociaux pour raconter des histoires à la James Bond. Ils me voient partout. Ils ont aussi ce pouvoir surnaturel de voir, de leurs tanières où ils sont tapis, Madame Catherine Samba-Panza en train de faire des réunions à minuit avec des diplomates étrangers pour m’imposer comme Président. Ils auraient dû saisir les tribunaux à son sujet devant des actes aussi  graves. Mais non ils préfèrent garder courageusement l’anonymat et  répandre dans des journaux en ligne ces « articles » qu’ils vont ensuite photocopier et distribuer dans les quartiers et les débits de boisson. C'est leur manière de faire la "politique". Je n’ai pas à hurler avec les loups ni leur répondre maintenant, car je me consacre entièrement au rendez-vous à venir avec mon peuple. Comme disait quelqu'un il faut laisser les morts enterrer les morts.

 

Monsieur Martin Ziguélé, je vous remercie

 

MZ : C’est moi qui vous remercie.

 

Recueillis par Johnny Yannick Nalimo

MARTIN ZIGUÉLÉ : « LORSQUE LA BOUILLIE EST REFROIDIE ON PEUT LA BOIRE AVEC SES NARINES ».
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 01:08

 

 

Désormais, François BOZIZE est la cause de l’incapacité des autorités de Transition à mettre de l’ordre dans le pays.

 

Qui dirige le pays si ce n’est la séléka, de la Présidence au CNT, en passant par la Primature. La Présidente de Transition ne fait qu’obéir au diktat de son mentor Michel Djotodia qui dirige le pays de Cotonou, son havre de paix.

 

L’incapacité de la Présidente de Transition à pacifier le pays est la cause efficiente du soulèvement du peuple qui demande à cor et à cri sa démission.

 

La plupart des Centrafricains lisent les journaux comme moi. Ils ont lu, il y a plus de deux semaines de cela, l’appel lancé par Michel Djotodia à ses soudards de Bambari leur demandant de marcher sur Bangui. Les heurts entre les Sangaris et les bandits de la séléka à Dekoa en sont la preuve. Au moment où j’écris ses lignes, certains compatriotes quittent Bangui pour trouver refuge en province, mais est-ce le bon choix ?

 

Ce qui est navrant, c’est que le nom de François BOZIZE  est devenu un leitmotiv. Il est sur toutes les lèvres des autorités de Transition. Le matin au petit déjeuner, à midi quand elles bambochent, et le soir quand elles se réunissent autour d’une table aussi garnie que celle de midi pour faire le bilan de la journée et mettre en place de nouvelles manigances. A l’heure du coucher, ils ne rentrent  pas chez eux, mais se cachent loin de leur domicile pour ne pas être surpris dans leur sommeil par François BOZIZE. L’ombre de François BOZIZE plane partout, partout.

 

Soyons sérieux. Pendant combien de temps les autorités de Transition continueront-elles  de justifier leur fuite en avant en faisant endosser les conséquences de leur incompétence au Président BOZIZE ?

 

Le pouvoir en place manipule l’opinion nationale et internationale  par des accusations sans fondement. François BOZIZE est à l’origine de toutes les agitations. Mais la vérité est toute autre.

 

Les autorités de Transition montent les différentes ethnies les unes contre les autres. Quand l’effet escompté se produit, elles accusent BOZIZE d’être l’instigateur des troubles.

 

L’Etat manque d’autorité et ne contrôle absolument rien, sauf la rentrée des recettes dont le trésor public n’y voit que du feu. C’est la faute de BOZIZE.

 

Le désarmement est loin d’être acquis et l’insécurité  perdure. C’est la faute de BOZIZE.

 

Elles sont incapables de réorganiser les administrations dans les provinces. C’est la faute de BOZIZE.  

 

Les autorités de Transition ne sont ni coupables, ni responsables. La question est : pourquoi s’accrochent –elles au pouvoir ?


                                   Simon GOUNEBANA

BOZIZE le Bouc Émissaire par Simon Gounébana
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 00:55

 

 

 

ANE/AACE : Centres d'enregistrement électoral des villes de provinces de France
ANE/AACE : Centres d'enregistrement électoral des villes de provinces de France
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 00:50
Arrivée des urnes électorales et des isoloirs
Arrivée des urnes électorales et des isoloirs
Arrivée des urnes électorales et des isoloirs

 

 

Aéroport Bangui MPOKO


Autorité nationale des élections 


13350 urnes et 12500 isoloirs sont arrivés ce jour à BANGUI en présence de Julius Rufin Ngouande-Baba Président de la commission Organisation Matérielle et Logistique. "Le processus électoral est irréversible, avec ces matériels nous allons aux élections. Nous avons utilisé des procédures d'urgence pour acheter ces matériels avec l'aide de notre partenaire qui est le PNUD, qui gère les fonds mis à notre disposition par les bailleurs "

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 00:31

 

 

15/10/15 à 20:52 (RFI)

 

Des éléments armés supposés appartenir aux groupes anti-balaka ont attaqué le quartier du PK5, l'enclave musulmane de Bangui, selon les informations recueillies par RFI. Des tirs nourris ont été entendus au PK5 pendant au moins une heure. Les comités d'autodéfense de ce quartier ont repoussé les assaillants. Un bilan provisoire fait état de huit blessés.

 

Ces violences surviennent alors que la France a plaidé ce jeudi pour l'adoption de nouvelles sanctions contre ceux qui entravent le processus de paix. C'est ce qu'affirme le ministère français des Affaires étrangères qui se refuse toutefois à dévoiler le nom des personnes susceptibles d'être visées par ces sanctions.

 

 

NDLR : Cette tension survient juste le lendemain des déclarations des différents porte-parole de la MINUSCA qui, lors de leur conférence de presse hebdomadaire, avaient allégué que la situation sécuritaire de Bangui était redevenue "stable" après les graves violences des 26, 27 et 28 septembre derniers. Quel crédit peut-on accorder dorénavant aux paroles de ces responsables de la MINUSCA ?

 

 

 

La situation sécuritaire toujours volatile dans le 5ème arrondissement de Bangui

 

http://rjdh.org/   PAR ARMANDO YANGUENDJI LE 15 OCTOBRE 2015

 

L’insécurité persiste dans le 5ème arrondissement de Bangui. Des crépitements d’armes légères sont quotidiennement entendus. Cette situation inquiète la population de cette partie de Bangui.

 

Selon le constat fait par le RJDH, les quartiers  tels que Banzanga, Gbakoundja, Yassimandji,  Sara et Malimaka sont déserts à cause de l’insécurité. Les habitants desdits quartiers ont trouvé refuge ailleurs.  Les barricades jonchent les ruelles. Dans les quartiers et aux abords des rues, des jeunes armés contrôlent les passants.

 

Un habitant qui a requis l’anonymat a tenté d’expliquer les détonations des armes de la veille: « Une tentative de braquage serait à l’origine des tirs d’hier nuit, mais c’est régulièrement comme ça depuis la récente crise. »

 

Un membre d’un groupe de jeunes armés rencontré au quartier Yassimandji donne les raisons de leur action: « Nous nous sommes organisés pour veiller sur les biens de nos parents contre les malfrats, voilà notre objectif. »

 

Une femme d’environ soixante ans au quartier Malimaka sous l’anonymat précise que, « certaines personnes ont même dû quitter la maison pour  être à l’abri  au quartier Benz-Vi ou ailleurs ».

 

Une autre qui était en train de faire sortir sa famille dans ce secteur a expliqué que la situation est confuse. « On nous parle d’une éventuelle attaque d’hommes armés, on ne sait plus quoi faire. La solution c’est de se retirer d’ici », a-t-elle témoigné. Toujours selon cette dernière, « parfois ces tirs proviennent des jeunes qui  excellent dans le racket et les braquages à main armée. »

 

Plusieurs personnes ont quitté le 5ème arrondissement après le regain de violence, déclenchée le 26 septembre dernier. Le bilan officiel faisait état d’une soixantaine de morts et plusieurs blessés.

Centrafrique: nouveaux affrontements armés à Bangui ce jeudi soir
Centrafrique: nouveaux affrontements armés à Bangui ce jeudi soir
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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 00:26

 

 

Par Martin Mateso@GeopolisFTV | 15/10/2015 à 12H24,

 

La Centrafrique n’avait pas connu une aussi grave crise depuis son indépendance en 1960. Le coup d’Etat perpétré en mars 2013 par des rebelles musulmans a plongé le pays dans une profonde crise. Bangui peine à se relever des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes de 2013 et 2014. La transition est en panne. Un dixième de la population a fui dans les pays voisins.


Des échanges de tirs nourris sur l’axe Sibut-Grimari à 100 km à l’ouest de Bangui. Des habitants des villages environnants qui fuient en brousse pour se mettre à l’abri. Les ex-rebelles de la Séléka, pour la plupart des musulmans, n’ont pas hésité le 10 octobre 2015 à affronter les forces internationales qui leur barraient la route vers Bangui.
 
Ils voulaient marcher sur la capitale centrafricaine au lendemain des violences qui ont fait au moins 61 morts et près de 30.000 déplacés en quelques jours. Des affrontements intercommunautaires provoqués par le meurtre d’un jeune taxi-moto de confession musulmane. Bangui n’avait pas connu un tel degré de violences depuis plusieurs mois.


Dans un communiqué, la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation de la RCA exprime ses vives inquiétudes suite à l'infiltration organisée d'élements de plusieurs groupes armés à Bangui. Autre sujet d'inquiétude, le retour dans le nord de la Centrafrique du seigneur de guerre de l'ex-séléka, Noureddine Adam. Selon l'hebdomadaire Jeune Afrique qui rapporte l'information, il y disposerait encore de soutiens parmi les combattants de l'ex-rébéllion.

 

Les groupes armés réclament le départ de Catherine Samba-Panza


Fin Septembre 2015, la ville de Bangui avait été paralysée pendant quelques jours par des barricades érigées par des manifestants réclamant notamment la démission de la présidente de transition, Catherine Samba Panza.

 
Rentrée précipitamment de New York où elle venait de prendre la parole devant l’Assemblée générale des Nations Unies, elle avait réclamé un désarmement complet et immédiat des milices et des groupes rebelles devenus trop nuisibles pour le processus de transition : «La nature politique de ces événements est évidente. Il s’agissait ni plus ni moins d’une tentative de prise de pouvoir par la force», avait-elle dénoncé à sa descente d’avion. Pour elle, de sérieuses menaces pèsent désormais sur le processus électoral et risquent de compromettre le dialogue politique engagé par la classe politique et la société civile.


Le président de l’Autorité nationale des élections jette l’éponge

 

Dans un premier temps, les autorités de la transition avaient fixé au 18 octobre 2015 le premier tour de la présidentielle et des législatives. Le rendez-vous ne sera pas honoré, tout comme le référendum constitutionnel qui était censé se tenir le 4 octobre 2015.

Dans sa lettre de démission, le président de l’Autorité nationale des élections, Dieudonné Kombo Yaya, évoque des «pressions» pour tenir le calendrier électoral, alors que le pays n’est pas prêt pour des raisons financières et sécuritaires. Son vice-président avait déjà claqué la porte le 28 août 2015.

 

«Cette transition doit s’arrêter» 

 

De passage à Paris, où il a rencontré le président François Hollande le 5 octobre 2015, le chef de l’Etat tchadien Idriss Deby a tapé du point sur la table. Pour lui, il est grand temps que la transition centrafricaine s’arrête : «Il faut une mauvaise élection plutôt qu’une transition chancelante», a-t-il déclaré à RFI, appelant la communauté internationale à trouver «les moyens financiers nécessaires pour permettre à la transition de faire les élections avant la fin de l’année 2015».

 
Idriss Deby a invité en outre les partenaires de la Centrafrique à régler la question des hommes en armes qui déstabilisent les institutions de la transition. Un défi de taille pour les forces internationales déployées dans le pays et qui sont de plus en plus contestées par les populations centrafricaines. Elles sont accusées de manquer de fermeté à l'égard des auteurs des violences qui déchirent le pays.

 
Les concertations entre les forces politiques et la société civile ont repris pour fixer un nouveau calendrier électoral. A Bangui, tout le monde veut croire que les élections seront organisées avant le 31 décembre 2015.

Lu pour vous : Centrafrique : une transition en panne et des violences inquiétantes
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Centrafrique-Presse.com
15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 23:15

 

 

15/10/15 (RFI)

 

Ce mercredi, une discrète réunion s'est tenue à Kaga-Bandoro dans le nord de la Centrafrique (RCA). Une délégation des représentants de la communauté internationale a rencontré Noureddine Adam, le leader du FPRC, l'une des quatre factions de l'ex-Seleka. Ce sont ses hommes qui ont affronté les forces internationales le week-end dernier non loin de Sibut. Noureddine Adam, fraîchement revenu en Centrafrique, inquiète les partenaires internationaux. En effet, pour la première fois depuis le début de la crise, il a noué une alliance avec une partie des anti-balaka restés fidèles à Bozizé.

 

C’est un gros motif d’inquiétudes pour les partenaires internationaux de la RCA : l’alliance du FPRC, et d’une partie des anti-balaka avec qui ils ont négociés à Nairobi en début d’année, plaidant un temps pour une troisième transition sans Catherine Samba-Panza. Il semble que ceux que l’on nomme aujourd’hui les « nairobistes » n’ont pas renoncé à cet agenda.

 

« Nous avons accepté la première transition et nous avons vu que ça n’a pas abouti, estime Moustapha Saboun, coordinateur politique du FPRC. Ils sont allés à la prolongation, on a accepté et maintenant, ils sont à la porte de la troisième transition et rien n’a été fait. Donc, nous nous sommes rendu compte que ceux qui détiennent aujourd‘hui cette formule de ramener définitivement cette paix, c’est le FPRC ex-Seleka et les anti-balaka ensemble ».

 

Violents affrontements à Sibut

 

Les évènements de Sibut, ces derniers jours, ont sonné l’alerte. Les rumeurs sur les velléités de Noureddine Adam de faire descendre ses hommes sur Bangui se sont révélées vraies. La réponse des forces internationales a été ferme, l’ordre a été de faire de l’axe Bambari-Sibut une ligne infranchissable pour les groupes armés.

 

Il est peu probable que cette politique ait changé, mais en venant à Kaga, les ambassadeurs internationaux ont pu entendre les revendications de Noureddine Adam, selon l’un de ses alliés, Abdoulaye Issen : « Noureddine Adam a expliqué pourquoi cette descente, parce que les hommes sont fatigués. Ca fait dix ans qu’ils sont cantonnés et ça fait dix ans qu’il n’y a pas de solution. La transition est incapable, la transition a échoué. Maintenant, il faut absolument une solution ».

 

De leur côté, les autres mouvements issus de la Seleka, comme l’UPC ou le MPC, ont regardé de loin les manœuvres de Noureddine Adam et n’ont surtout pas voulu y prendre part.

 

 

République centrafricaine : le retour de Noureddine Adam inquiète les partenaires internationaux

 

http://acpcongo.com/   oct 15th, 2015

 

Kinshasa, 15/10 (ACP).- Le retour en République centrafricaine  de Noureddine Adam, leader de l’ex-Seleka, qui a noué une alliance avec une partie des anti-balaka restés fidèles à Bozizé inquiète beaucoup les partenaires internationaux de la RCA. C’est un gros motif d’inquiétudes pour les partenaires internationaux de la RCA l’alliance du FPRC, et d’une partie des anti-balaka avec qui ils ont négociés à Nairobi en début d’année. Ces deux groupes plaident pour une troisième transition sans la présidente de transition Catherine Samba-Panza. «Nous avons accepté la première transition et nous avons vu que ça n’a pas abouti. Ils sont allés à la prolongation, on a accepté et maintenant, ils sont à la porte de la troisième transition et rien n’a été fait. Donc, nous nous sommes rendu compte que ceux qui détiennent aujourd‘hui cette formule de ramener définitivement cette paix, c’est le FPRC ex-Seleka et les anti-balaka ensemble», a estimé Moustapha Saboun, coordinateur politique du FPRC.

 

Une délégation des représentants de la communauté internationale a rencontré Noureddine Adam, le leader du FPRC, l’une des quatre factions de l’ex-Seleka. Ce sont ses hommes qui ont affronté les forces internationales le week-end dernier non loin de Sibut.

 

Les rumeurs sur les velléités de Noureddine Adam de faire descendre ses hommes sur Bangui se sont révélées vraies. La réponse des forces internationales a été ferme, l’ordre a été de faire de l’axe Bambari-Sibut une ligne infranchissable pour les groupes armés. De leur côté, les autres mouvements issus de la Seleka, comme l’UPC ou le MPC, ont regardé de loin les manœuvres de Noureddine Adam et n’ont surtout pas voulu y prendre part.

 

La MINUSCA s’inquiète de l’infiltration de groupes armés à Bangui

 

La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) affirme être vivement préoccupée par l’infiltration organisée d’éléments de plusieurs groupes armés à Bangui, ont rapporté jeudi les médias internationaux.

 

Dans un communiqué, la MINUSCA cite nommément ces groupes armées qui sont le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et les Anti-Balakas et «condamne de manière énergique toute tentative de déstabilisation de la capitale». La MINUSCA rappelle que la priorité de son mandat, tel que défini par la Résolution 2217 du Conseil de Sécurité, est d’assurer la protection des civils contre toute menace de violence physique.

 

L’ONU autorise aussi la Force française Sangaris à lui apporter son soutien. Ainsi, les troupes de la MINUSCA, avec l’appui de Sangaris, ont dû, une fois de plus, faire usage de la force en réponse aux attaques perpétrées par les éléments du FPRC, dans les environs de Sibut, précise ce communiqué. 

 

ACP/Kayu/JGD

En RCA, l’ex-Seleka Noureddine Adam revient dans le jeu
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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 09:56

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 14/10/15- La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) affirme être vivement préoccupée par l’infiltration organisée d’éléments de plusieurs groupes armés à Bangui.

 

Dans un communiqué dont APA a reçu copie ce mercredi, la MINUSCA cite nommément ces groupes armées qui sont le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et les Anti-Balakas et « condamne de manière énergique toute tentative de déstabilisation de la capitale ».

 

La MINUSCA rappelle que la priorité de son mandat, tel que défini par la Résolution 2217 du Conseil de Sécurité, est d'assurer la protection des civils contre toute menace de violence physique. En plus, la Résolution autorise la MINUSCA à prendre toutes mesures nécessaires pour mettre en œuvre son mandat, conformément à ses ressources et à sa présence sur le terrain.

 

L'ONU autorise aussi la Force française Sangaris à lui apporter son soutien. Ainsi, les troupes de la MINUSCA, avec l'appui de Sangaris, ont dû, une fois de plus, faire usage de la force en réponse aux attaques perpétrées par les éléments du FPRC, dans les environs de Sibut, précise ce communiqué.

 

La MINUSCA voudrait rappeler à tous les groupes armés signataires de l'Accord de Brazzaville et de l'Accord sur les Principes du DDRR (désarmement) ainsi que le Forum de Bangui, leurs engagements.

 

Elle déclare condamner vigoureusement les activités violentes et illégales qui sont une violation de leurs engagements et restent une menace pour la paix et la stabilité en Centrafrique et appelle tous les groupes armés à mettre immédiatement fin à leurs activités illégales.

 

La mission onusienne réitère en outre sa détermination à continuer à utiliser tous les moyens nécessaires pour assurer la protection des civils, renforcer l'autorité de l'Etat et appuyer le processus politique.

La MINUSCA préoccupée par l'infiltration de groupes armés à Bangui
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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 23:16

 

 

  14 octobre 2015 à 17h34   Par Vincent Duhem

 

L'ex-numéro deux de la Séléka et ancien ministre de la Sécurité de Michel Djotodia a regagné la Centrafrique après un peu moins d'un an passé à l'étranger.

 

Dans les milieux sécuritaires, l’information n’est pas passée inaperçue. Noureddine Adam et son look de seigneur de guerre sont de retour en Centrafrique.L’ex-numéro deux de la Séléka a regagné Kaga Bandoro (245 km au nord de Bangui) il y a un peu moins d’une semaine. Près d’un an qu’il avait quitté la RCA. Nous étions en novembre 2014 et des négociations étaient sur le point de s’ouvrir à Nairobi. Dénoncés par la communauté internationale, ces pourparlers ont échoué. Après plusieurs mois passés dans la capitale kényane, Adam a donc repris ses pérégrinations. Principalement au Tchad – il possède une demeure familiale près de N’Djamena- et au Soudan, où il s’est rendu ses derniers mois pour assister à l’enterrement de son père.

 

Si l’officier trilingue (il parle arabe, français, et rounga) d’une quarantaine d’années, formé à l’académie de police du Caire, a décidé de rentrer, ce n’est pas pour rien. Ainsi, son retour a coïncidé avec les affrontements les 10 et 11 octobre près de Sibut entre environ 150 miliciens du FPRC, la faction qui lui est fidèle, et les forces internationales (Minusca burundaise appuyée par Sangaris). Quatre accrochages successifs lors desquels une colonne Séléka, souvent à pieds, aura subi des pertes significatives – au moins 20 morts et une dizaine de prisonniers. Surtout, le témoignage de plusieurs sources semblent indiquer que le général et trafiquant de diamants Oumar Younous aurait péri pendant les combats.

 

« Une grosse perte »

 

Sanctionné par l’ONU depuis août, cet ancien chauffeur dans une entreprise de diamants était l’un des barons des ex-rebelles, le plus actif militairement. Ses allers-retour au Tchad et au Soudan étaient suivis de près par les services de renseignement français. « Une grosse perte », dit un expert sécuritaire. Sonnés par la violence de la riposte de l’armée française et malgré l’échec de leur descente sur Bangui, les cadres du FRPC assurent qu’ils recommenceront. Ils déclarent pouvoir bénéficier du soutien du millier de combattants ex-Séléka cantonnés dans la capitale centrafricaine, mais pas désarmés, et de la grosse centaine de miliciens armés retranchés dans le quartier PK5. Miliciens dont le principal leader, Aroun Gaye, est un membre des FPRC.

 

Noureddine Adam sait pertinemment qu’il ne peut y arriver seul et que son unique chance repose sur la réunification de l’ancienne coalition Séléka

 

Cependant, Adam, qui fut ministre de la Sécurité de Michel Djotodia, sait pertinemment qu’il ne peut y arriver seul et que son unique chance repose sur la réunification de l’ancienne coalition Séléka. Il tente donc de rallier les deux autres principales factions, l’UPC (Union pour la paix en Centrafrique) du général peul Ali Darassa et le MPC (Mouvement patriotique pour la Centrafrique) de son « homologue » Mahamat Alkhatim. Si un retour d’Alkhatim dans le giron de Noureddine Adam semble aujourd’hui à exclure, l’intégration de l’UPC dans une chaîne de commandement unique est à l’étude. « Les cadres des deux mouvements vont se réunir demain (jeudi 15 octobre) à Kaga Bandoro sur invitation de Noureddine », explique un membre de l’UPC.

 

Retarder les élections

 

« La réunification de la Séléka ? Ce n’est pas pour tout de suite, pense une source sécuritaire française. Mais on la redoute. Alkhatim et Darassa sont des guerriers, leurs hommes sont structurés et aguerris. » Un diplomate onusien tempère : « Noureddine Adam cherche à rassembler des forces mais tout accord dépendra du bon vouloir des chefs sur le terrain. Il veut des signatures sur un bout de papier pour être en mesure de négocier par la suite. Il ne faudra pas commettre l’erreur de le traiter en tant qu’ancien ministre. C’est un chef de guerre, un point c’est tout. »

 

Reste que cette agitation s’inscrit dans la volonté de certains acteurs (principalement ceux qui, chez les Séléka et les anti-balaka, ont pris part aux négociations de Nairobi) de déstabiliser la transition. « Personne n’a les moyens de faire tomber la présidente Catherine Samba-Panza. En revanche, ils peuvent plus facilement retarder les élections [prévue avant la fin de l’année, NDLR] », conclut un diplomate africain en poste à Bangui.

 

Vincent Duhem

Lu pour vous : Noureddine Adam, le seigneur de guerre de l’ex-Séléka, est de retour en Centrafrique
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