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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 00:42
François Bozizé annonce son éventuelle candidature

 

Lu pour vous 

 

Présidentielle en Centrafrique : François Bozizé annonce son éventuelle candidature

https://actucameroun.com/ 29 Jan 2020 

 

Depuis son retour au pays le 16 décembre 2019 après presque 7 ans d’exil, l’ancien président centrafricain s’est adressé pour la première fois à la presse lundi 27 janvier 2020.

En attendant d’être reçu par le président Faustin Archange Touadéra, un ancien du parti Kwa na Kwa (KNK), François Bozize observait un mutisme de carpe. Finalement, le 21 janvier 2020, le chef de l’Etat centrafricain a consenti à recevoir celui dont il a été le Premier ministre. Quelques jours après cette rencontre, le leader du KNK s’est exprimé publiquement dans le cadre d’une conférence de presse.

Selon Radio France Internationale (RFI) qui rend compte de cette rencontre avec la presse, l’ancien chef de l’Etat a saisi l’occasion de cette première prise de parole pour d’abord s’excuser : « Encore une fois, pour toutes les erreurs commises de ma part et pour les torts commis aux uns et aux autres et qui auraient pu résulter de mon action à la tête du pays, je demande solennellement pardon en ce jour. Je prie le peuple centrafricain de croire que je n’ai jamais fait du mal intentionnellement à aucun de mes compatriotes et je prie pour que ces quelques mots puissent contribuer à l’apaisement de leur cœur. »

Ce fut également une opportunité pour François Bozizé de rassurer ses concitoyens, mais surtout l’opinion internationale sur son engagement à respecter l’accord de paix de Khartoum. Qu’il ne manque pas de tacler au passage cependant en déclarant qu’il faudrait lui insuffler une nouvelle énergie.

« Je suis rentré dans un esprit d’apaisement et de recherche de paix contrairement à ce qu’une certaine propagande s’est évertuée à répandre ces derniers jours. Je ne suis pas venu chercher querelle à personne. Je ne suis pas non plus venu fomenter un quelconque complot pour créer le trouble en République centrafricaine. Ce sont d’ailleurs de très graves accusations portées à mon endroit ainsi qu’à celui de mes proches collaborateurs et cela ne restera pas sans conséquence. »

Au cours de ce premier rendez-vous avec la presse, l’ancien président renversé en 2013 a évoqué sa situation judiciaire. Marquée par un mandat d’arrêt centrafricain. François Bozize est également toujours sous sanction des Nations unies pour son rôle dans la crise centrafricaine de 2013, marquée par de violents affrontements communautaires entre populations chrétiennes et musulmanes, au cours de laquelle il est accusé d’avoir soutenu des milices antibalaka. Mais l’homme compte demander une levée de ces dispositions qu’il juge injustes.

« Les événements concernant les antibalaka se sont déroulés en mon absence et tout le monde le sait », s’est défendu l’ancien chef de l’État, précisant qu’il allait prochainement demander aux Nations unies que son cas soit étudié pour mettre fin aux sanctions prises contre lui. « Aujourd’hui, la situation a considérablement évolué et il ne me paraît absolument pas juste que je sois contraint de subir ces sanctions à perpétuité ».

Sur la question de sa possible candidature à l’élection présidentielle de décembre prochain, François Bozizé affirme que le moment n’est pas venu de se déclarer ou non. Cependant, il est affirmatif sur une chose : « Rien ne m’empêche d’être candidat. Rien ne m’empêche selon les textes officiels. Cela dépend de mon parti. C’est le congrès qui désigne les candidats », a fait valoir François Bozizé. Sans donner plus de détails sur ses intentions politiques à moins d’un an de la présidentielle prévue en décembre 2020.

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30 janvier 2020 4 30 /01 /janvier /2020 00:14
Une mission de la Minusca attendue ce jeudi à Birao

 

 

Vakaga : Une mission de la Minusca attendue ce jeudi à Birao

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 22 janvier 2020 17:43

 

La ville de Birao située à l'extrême Nord-est de la République Centrafricaine est replongée depuis le début de la semaine dans une forte psychose. L'incendie de plus d'une centaine de maisons lundi 20 janvier au centre de la ville suite à l'assassinat de 2 jeunes et les combats entre groupes armés autour de la ville, ravivent les tensions ethniques.

Dans ce contexte de tension dominé par des rumeurs, la Minusca a annoncé ce mercredi au cours de sa conférence de presse hebdomadaire, l'envoi imminent d'une mission à Birao. L'objectif est de palper du doigt les réalités du terrain et de remonter l'information à Bangui aux fins d'une action concrète.

"La décision en ce moment de la Minusca, c'est de protéger la population à Birao. Abandonner la population exposerait celle-ci en cas d'attaque. Des casques bleus sont partis en renfort à Birao mais il y a une mission qui se rend jeudi 23 janvier dans la ville pour exprimer sa solidarité aux populations et pour engager les autorités locales et voir comment les forces sont engagées sur le terrain"  a indiqué Vladimir Montéiro, Porte-parole de la Minusca.

Plusieurs villages à la périphérie de Birao ont été le théâtre d'affrontements les 19, 20 et 21 janvier entre le FPRC et MLCJ. Ces combats auraient fait plus d'une vingtaines de morts, plusieurs blessés et de nombreux déplacés, selon des sources locales.

"Plus d'une dizaine de blessés évacués d'urgence, suivent des soins à l'hôpital de Birao " a confié une autre source à Radio Ndeke Luka. Si la ville de Birao est calme, la psychose gagne les esprits et les sites des personnes déplacées se remplissent, entraînant une situation humanitaire catastrophique.

La situation sécuritaire s'est dégradée dans cette région de la Vakaga depuis le déclenchement des hostilités entre le FPRC et le MLCJ au début du 2e semestre 2019. Ces violences qui ont pris une allure ethnique ont coûté la vie à plusieurs dizaines de personnes et se sont étendues dans plusieurs villages et dans la ville d'Amdafock, frontalière avec le Soudan.

 

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 23:49
L'accord de paix a donné de l'oxygène à l'économie (BM)
L'accord de paix a donné de l'oxygène à l'économie (BM)

 

L'accord de paix a donné de l'oxygène à l'économie selon Han Fraeters

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 29 janvier 2020 08:19

 

La Banque Mondiale en Centrafrique se félicite de l'amélioration de la situation économique en Centrafrique. Le dividende de la paix grâce à l'accord de paix signé permet au pays de renouer avec la croissance. La Banque Mondiale finance les activités de développement. Il a évoqué les élections de décembre 2020 qui sont aussi déterminantes pour l'environnement économique du pays. Il est au micro de Juvénal Kohérépédé.  

 

https://www.radiondekeluka.org/actualites/economie/35077-l-accord-de-paix-a-donne-de-l-oxygene-a-l-economie-selon-han-fraeters.html

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 23:43
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

NOTE D’INFORMATION

 

L’ACCORD DE PAIX A PERMIS DES AVANCEES MEME SI LES DEFIS RESTENT IMPORTANTS

 

Bangui, le 29 janvier 2020 –La baisse des violences, l’extension de l’autorité de l’Etat et le désarmement de groupes armés dans l’ouest du pays font partie des dividendes de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) du 6 février 2019, a indiqué mercredi le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro. « L’Accord de paix a permis la démobilisation et le désarmement de combattants de groupes armés dans l’ouest et par conséquent le lancement de la première Unité spéciale mixte de sécurité dans la zone. L’Accord a également contribué au déploiement des forces de sécurité intérieur, notamment des FACA à Alindao, Bria, Birao et Kaga-Bandoro », a rappelé le porte-parole au cours de la conférence de presse hebdomadaire.

 

La MINUSCA, à travers le porte-parole, a en même temps évoqué les nombreux défis en condamnant les violations de cet Accord par certains groupes armés, notamment les tueries de Paoua par les éléments des 3 R, l’occupation de la ville de Bambouti par l’UPC et les affrontements entre le FPRC et le MLCJ dans le nord-est. « Il y a eu des violations graves. Nous combattrons les violations. Le régime des sanctions va désormais être enclenché conformément à l’article 35 de cet Accord de paix », a-t-il dit. Le porte-parole a également ajouté que « tous ceux qui peuvent aider à faire avancer l’Accord de paix sont les bienvenus ».

 

Sur la situation des droits de l’homme, le porte-parole, a présenté les statistiques du 22 au 28 janvier 2020 documentés par la MINUSCA qui font état de 19 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire et 38 victimes, notamment dans les préfectures de l’Ouham et le Mbomou. Les groupes armés restent les principaux responsables présumés de ces violations. Le porte-parole a également mentionné la poursuite de la 3eme phase du programme de réduction de la violence communautaire de la MINUSCA, qui touche 4400 bénéficiaires dans les localités de Bangui, Kaga-Bandoro, Bangassou, Bria, Bouar, Bossangoa et Bambari.

 

De son côté, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Commandant Issoufou Aboubacar Tawaye, faisant part d’une recrudescence de violence, particulièrement dans la région est du pays, a souligné que les casques bleus ont mené 3736 patrouilles dont 1144 nocturnes et ont fourni 524 escortes sur l’ensemble du territoire centrafricain la semaine dernière, afin d’assurer la protection des populations.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, le Capitaine Leo Franck Gnapié, a souligné que son institution a organisé un atelier d’évaluation et de retour d’expérience de la récente campagne de recrutement des 1000 policiers et gendarmes, destiné à « faire une rétrospective de l’ensemble du processus, tirer les enseignements et faire des recommandations pour les prochains recrutements ». Il a aussi fait part de la tenue depuis le 22 janvier, à l’école de Police et avec l’appui de la MINUSCA, d’une formation de pré-déploiement de dix policiers centrafricains pour la relève de leurs collègues présentement à Birao.  

 

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 23:36
En Centrafrique, l’accord de paix, malgré tout
En Centrafrique, l’accord de paix, malgré tout
En Centrafrique, l’accord de paix, malgré tout
En Centrafrique, l’accord de paix, malgré tout
En Centrafrique, l’accord de paix, malgré tout
En Centrafrique, l’accord de paix, malgré tout
En Centrafrique, l’accord de paix, malgré tout

Lu pour vous

 

https://www.lemonde.fr/ 29 janvier 2020 Par Gaël Grilhot

 

Le pays s’accroche au texte signé à Bangui le 6 février 2019 qui, malgré de multiples violations, a déjà produit quelques avancées.

Des factions armées se sont encore affrontées à Bria, dans le nord-est de la Centrafrique, dimanche 26 janvier, faisant plusieurs dizaines de morts. Un épisode violent de plus, qui pourrait laisser penser que le pays reste embourbé dans la crise politico-militaire née en 2013. La prise de la capitale par la Séléka, une coalition de groupes armés venus du nord et de l’est, avait alors plongé le pays dans la guerre civile et placé des pans entiers du territoire sous contrôle de milices.

Pourtant, depuis le début de la période de transition de 2014, l’Etat, soutenu par la communauté internationale, a repris une partie du contrôle de son territoire. Et, en parallèle, les négociations entre le gouvernement et quatorze groupes armés ont abouti à la signature d’un accord de paix à Bangui le 6 février 2019, qui a d’ores et déjà eu des répercussions positives sur le terrain.

 « D’une manière globale, la signature de l’accord s’est traduite par une baisse de la violence, explique ainsi Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca). Même si nous avons encore assisté à des pics de violations extrêmement graves. » Bien que réels, ces progrès sont marqués par un bilan humanitaire lourd, avec 690 000 déplacés internes recensés en 2019, en progression de 40 000 par rapport à l’année précédente.

« L’inclusivité », une des bases de l’accord

Il peut paraître étrange dès lors que certains responsables de groupes armés participent au gouvernement, alors même que leurs troupes ne respectent pas l’accord. Selon Ange-Maxime Kazagui, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, ceci est lié au pari qui a été fait de « l’inclusivité », une des bases de l’accord. Comme il le rappelle volontiers, « ce n’est pas au premier, au deuxième ou au dixième incident que l’on doit dire qu’un accord est mort »Il mise sur un dialogue ferme avec ces groupes armés pour les convaincre de respecter l’accord, et même de démobiliser leurs troupes.

D’ailleurs, côté progrès, des programmes mis en place pour une réinsertion des combattants dans la vie civile ont permis des avancées dans l’ouest du pays. La plupart des volontaires pour ce désarmement demandent à être intégrés dans les Forces armées centrafricaines (FACA) ou au sein des Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS). Ce sont d’ailleurs ces unités, point-clef de l’accord de paix, qui doivent sécuriser les couloirs de transhumance, mais elles tardent à se mettre en place et, pour le moment, une seule d’entre elles a été officiellement créée, dans la ville de Bouar, au nord-ouest du pays.

Il y a pourtant urgence. Avec le retour de la saison sèche, les conflits entre agriculteurs et éleveurs pourrait reprendre, même si le gouvernement assure que les derniers obstacles ont été levés pour étendre ces USMS vers le nord et l’est.

Le redéploiement des forces armées

Tout au long de l’année s’est par ailleurs poursuivi le redéploiement des FACA, y compris dans les zones sous contrôle des groupes. Formées par l’Union européenne mais aussi, depuis 2018, complémentairement par des « instructeurs privés » russes dans le cadre d’un nouvel accord de coopération militaire avec Moscou, les FACA sont désormais également un peu mieux armées. La levée partielle à plusieurs reprises de l’embargo onusien, sur fond de dissensions diplomatiques entre la France et la Russie notamment, a en effet permis plusieurs livraisons d’armes et de matériel à destination de l’armée. Les FACA redéployées sont cependant toujours en nombre insuffisant dans l’arrière-pays. Mais leur présence peut suffire à encourager les fonctionnaires à prendre leurs fonctions dans ces villes de région.

« L’effritement de l’Etat et des services de base (santé, éducation, sécurité, justice) date d’avant le conflit », estime Mamadou Sow, conseiller technique principal au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). « C’est d’ailleurs ce qui a engendré un sentiment de frustration, à l’origine de la création des groupes armés et des groupes d’autodéfense », ajoute-t-il. Moins spectaculaire que le retour des FACA, la réinstallation d’une administration civile dans l’arrière-pays est donc jugé ultra-prioritaire.

« Même dans les zones occupées par les groupes armés, tous les acteurs réclament qu’il y ait plus d’enseignants, de personnel médical, pour leurs familles, leurs enfants, poursuit Mamadou SowLes fonctionnaires que les groupes armés ne voulaient pas voir, sont ceux des régies financières (impôts, douanes) et des forces de défense et de sécurité, même si dans le cadre de l’accord de paix, le redéploiement de forces de police et de gendarmerie a également pu avoir lieu. »

« Apaisement »

Les 1 315 agents de l’Etat recensés à leur poste en 2015 sont désormais 3 418 en janvier 2019, dont 1 200 dans l’est du pays. Même s’il s’est accru depuis un an, ce nombre est là encore très largement insuffisant pour assurer tous les services de base. Néanmoins, veut croire Ange-Maxime Kazagui, « les effets induits par la présence de fonctionnaires, de leurs salaires, ainsi que la réhabilitation d’infrastructures sociales sont bénéfiques et profitent également à la croissance du pays ».

Selon la Banque mondiale, cette croissance a atteint 4,8 % en 2019 (contre 3,7 % l’année précédente). Un bon chiffre, lié en partie au fait que l’économie redémarre de très bas. Mais l’institution rappelle également que « les perspectives économiques demeurent positives grâce à la signature de l’accord ». Les handicaps structurels demeurent cependant importants, notamment pour certaines régions très enclavées. Et l’environnement des affaires n’est toujours pas jugé assez bon pour attirer les investisseurs. « Un problème épineux », reconnu il y a peu sur une radio par le ministre de l’économie Félix Moloua, qui affirme qu’une loi est en cours d’adoption pour améliorer leur protection juridique.

Outre les nombreux projets humanitaires et de développement en cours, la communauté internationale va financer une bonne partie du processus électoral de 2020-2021, dont la présidentielle du 27 décembre. Cette année sera en effet « sensible, prévient Ange-Maxime Kazagui. Il est important que tout le monde reste très concentré afin qu’il n’y ait pas de glissement. » Ce que les partenaires internationaux ont déjà souligné maintes fois.

Le retour récent d’exil des anciens dirigeants Michel Djotodia et François Bozizé, les deux principaux acteurs de la crise de 2013, a de nouveau créé des remous et laissé craindre de nouveaux troubles. Depuis, chacun des quatre anciens dirigeants depuis 2013 a été reçu en tête-à-tête par le président Touadéra, en signe d’« apaisement », souligne le porte-parole du gouvernement. Lundi 27 janvier, lors de sa première apparition publique depuis son retour, François Bozizé a affirmé être rentré lui aussi « dans un esprit d’apaisement ». Un écho rassurant, à quelques jours de l’anniversaire de l’accord de paix.

Gaël Grilhot (Bangui, correspondance)

 

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 23:33
VIOLENCES MEURTRIERES EN RCA : Touadéra a du pain sur la planche
VIOLENCES MEURTRIERES EN RCA : Touadéra a du pain sur la planche

 

Lu pour vous

 

NOUVELLES VIOLENCES MEURTRIERES EN RCA : Touadéra a du pain sur la planche

 

http://lepays.bf/ 29 janvier 2020

 

La violence a repris ses droits en République centrafricaine (RCA). C’est le moins que l’on puisse dire avec les récents affrontements qui ont éclaté le week-end dernier à Bria, du nom de cette ville située à l’Est de la Centrafrique, entre des membres de l’ex-Séléka. Le bilan provisoire fait état de plus de 35 personnes tuées. Ces affrontements, faut-il le rappeler, interviennent un mois seulement après les violences qui avaient opposé des miliciens à des commerçants au quartier majoritairement musulman appelé PK5 de Bangui, et qui, au bas mot, avaient laissé une quinzaine de cadavres sur le carreau. Vous l’aurez donc compris. La RCA a toujours du mal à être gouvernée. Elle est plutôt sous la coupe réglée de différents groupes armés qui tentent de faire main basse sur certaines ressources naturelles du pays. Si fait qu’en dépit de la présence de la MINUSCA, le pays est constamment en proie à des spasmes sociaux. On se rappelle encore que le 10 avril 2019, 18 personnes dont un soldat onusien, avaient perdu la vie dans des combats ayant opposé des groupes armés aux Casques bleus.

La colère était montée de plusieurs crans au point que les Centrafricains n’avaient pas hésité à manifester leur colère en se jetant dans la rue par milliers. Cette scène se déroulait, on s’en souvient, sous les yeux du commissaire paix et sécurité de l’Union africaine (UA) et du chef de département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, qui étaient en séjour à Bangui pour une mission d’évaluation. Sans doute avaient-ils eu l’occasion de prendre toute la mesure du péril qui guette la RCA. Car, comme on le dit, ce que l’œil voit  retient plus l’attention que le contenu d’un rapport qui, parfois, peut s’en trouvé biaisé. Mais hélas, rien, jusque-là, n’a changé sur le terrain. Même pas le retour au bercail des ex-présidents François Bozizé et Michel Djotodia.

La RCA a besoin d’une thérapie de cheval

En tout cas, comment ne pas désespérer de la RCA quand on sait que l’autorité de l’Etat, si elle existe encore, est en plein délitement ? Franchement, le président Faustin Archange Touadéra est plus à plaindre qu’à envier ; lui qui, aujourd’hui, semble dépassé par les événements. Or, on se rappelle encore, il n’y a pas longtemps, que le numéro 1 des Centrafricains avait fait le tour de certaines capitales africaines et européennes pour convaincre les investisseurs de venir  prospecter dans son pays, assurant que la paix et la stabilité y étaient de retour. La suite des événements l’a-t-il fait mentir ? Bien malin qui saurait répondre à cette question, tant les faits parlent d’eux-mêmes. De toute évidence, la RCA a besoin d’une thérapie de cheval. Et le plus tôt serait le mieux, pour autant que la communauté internationale ne veuille pas se rendre complice  d’un massacre à grande échelle,  à l’instar  de ce qui est arrivé au Rwanda en 1994. Pourquoi ne pas mettre le pays sous tutelle onusienne, le temps de mettre au pas tous ces bandits qui, parce qu’ils portent une kalach en bandoulière, se croient tout permis au point de s’arroger le droit de vie et de mort sur les autres ? C’est à ce prix que l’on pourra  sauver l’ex-Oubangui Chari qui est déjà au bord du gouffre et qui, si l’on n’y prend garde,  pourrait, au fil des ans, devenir la destination privilégiée des terroristes  de tout poil.

 

B.O

 

 

Centrafrique: lourd bilan à Bria après les derniers affrontements

 

RFI  29/01/2020 - 11:45 Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

Samedi, des violences ont éclaté dans la ville de Bria, dans l’est de la Centrafrique, entre les membres d’un groupe de l’ex-Seleka. Des violences « a priori » à caractère ethnique. Les combats ont duré jusqu’à dimanche.

Les combats de ce weekend à Bria auront fait plusieurs dizaines de morts. Au moins 35 selon la Croix-Rouge centrafricaine. Un chiffre qui pourrait même s’élever jusqu’à 50, selon le préfet sur place. L’accès aux quartiers était difficile dimanche à cause des tensions ; de plus, des enterrements ont été rapidement effectués rendant le décompte précis des victimes difficile à réaliser.

À Bria, la pression est retombée dans la journée de lundi et les différents acteurs ont pu mener des évaluations. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a ainsi estimé à 11 000 le nombre de déplacés. Un chiffre qui vient s’ajouter aux 50 000 personnes ayant déjà fui de précédentes violences. L’assistance en eau, en vivres et en kits pour abriter ces populations est la priorité assure OCHA qui prépare actuellement sa réponse.

Le préfet a déclaré que des réunions se sont tenues avec les différentes parties et que la situation se normalise peu à peu dans la ville. Les commerces étaient en partie ouverts ce mardi. Mais un suivi est nécessaire affirme-t-il pour assurer la stabilité de la situation.

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 23:27
Suite des entretiens du Président TOUADERA avec les ex-PM
Suite des entretiens du Président TOUADERA avec les ex-PM
Suite des entretiens du Président TOUADERA avec les ex-PM
Suite des entretiens du Président TOUADERA avec les ex-PM

 

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A REÇU EN AUDIENCE MAITRE NICOLAS TIANGAYE, ANCIEN PREMIER MINISTRE

 

Maître Nicolas Tiangaye, ancien Premier ministre de la transition et président du parti Convention Sociale pour le Progrès Républicain (CRPS) a été reçu en audience en fin d’après-midi du 29 janvier 2020 par le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des discussions que le Président TOUADERA a eues ces derniers temps avec les anciens Président de la République et les anciens premiers ministres.

Maitre Nicolas TIANGAYE a livré ses impressions à la presse présidentielle à la sortie de cette audience en ces termes :

« Comme vous le savez le chef d’Etat a eu à s’entretenir dans un passé récent avec les anciens chefs d’Etat et,  il a jugé qu’il fallait étendre les discussions aux anciens premiers ministres. C’est  à ce titre que j’ai été appelé, et j’ai échangé avec le Chef de l’Etat sur les questions d’intérêt national, sur le projet de loi qui est actuellement à l’Assemblée nationale sur le statut d’anciens Présidents de la République. Vous savez que  les anciens présidents de la République méritent la reconnaissance de la nation. Donc après les fonctions, il faudrait bien que l’État les prenne en charge. Nous avons échangé sur ce point.

 Et puis le deuxième point concerne l’accord de paix qui nécessite que sa mise en œuvre puisse permettre que la paix revienne dans la pays. Donc le Chef de l’Etat a voulu échangé avec les responsables du pays, ceux qui ont eu dans le passé à assumer aussi des hautes responsabilités.

C’est un entretien qui a eu lieu dans une atmosphère tout à fait cordiale et de respect mutuel. Et je pense que je ne peux qu’encourager l’initiative visant à avoir une approche consensuelle des anciens dirigeants du pays sur des questions qui concernent l'avenir de notre pays.

Je pense que la question de paix ne concerne pas que les gouvernants, c’est une question qui nous interpelle tous et si nous avons des réflexions, même si elles ne vont toutes dans le même sens, il faudrait que ces réflexions-là soient exprimées pour permettre au pays de pouvoir retrouver la paix perdue ».

 

Source Renaissance

 

 

LE PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE A RECU EN AUDIENCE MAHAMAT KAMOUN, ANCIEN PREMIER MINISTRE DE LA RCA 

La rencontre avec anciens dignitaires du pays s'est poursuivie ce jour au Palais de la Renaissance avec l’audience accordée par le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA à M. Mahamat KAMOUN, ancien Premier ministre de la transition.

Tout comme les anciens dirigeants qui l’ont précédé, M. Mahamat KAMOUN est venu s’entretenir avec le Président TOUADERA sur l’actualité de l’heure, notamment la situation sociale, politique, économique et sécuritaire.

 

Source Renaissance

 

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 01:06
RCA - LEVÉE DE L’EMBARGO SUR LES ARMES : VISITE D'UN DIPLOMATE RUSSE
RCA - LEVÉE DE L’EMBARGO SUR LES ARMES : VISITE D'UN DIPLOMATE RUSSE

 

Source : Palais de la Renaissance

 

LA LEVÉE DE L’EMBARGO SUR LES ARMES AU CENTRE DE LA VISITE DE TRAVAIL EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE DU PREMIER VICE-DIRECTEUR DU DEPARTEMENT D’ORGANISATION INTERNATIONALE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE LA RUSSIE.


Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA a reçu en audience en début de soirée du 28 janvier 2020 M. Mikael AGASSANDIAN, Premier Vice-Directeur du Département d’Organisation Internationale du ministère des Affaires Etrangères de la Russie et Chargé du dossier de la levée de l’embargo auprès des Nations-Unies.


Venu de Moscou, le diplomate russe AGASSANDIAN était accompagné de Son Excellence Vladimir TITTORENKO, ambassadeur de la Fédération de Russie en Centrafrique.


M. Mikael est venu échanger avec le Président TOUADERA sur le contre-projet de la Russie à celui de la France visant à maintenir l’embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine. Cette rencontre a permis au Président TOUADERA et au diplomate russe de discuter en long et en large sur ce contre-projet russe et de définir les voies et moyens pouvant permettre à la levée totale de l’embargo.
 

L’ambassadeur de la Russie en République Centrafricaine a livré la substance de ces échanges avec le Président TOUADERA en ces termes :
 

« Vous savez qu’il y a un projet français qui est discuté hier soir aux Nations-Unies, et la Russie a distribué son contre-projet pour demander la levée de l’embargo surtout, les armes légères dont les 100 millimètre, la grenade et toutes forme de blindé qui doivent renforcer vos forces armées et leur donner beaucoup de mobilité. Mon collègue qui est le responsable du dossier centrafricain a informé le Président de notre pays pour le développement de ce sujet avec notre contre-projet. Il y a une forte coordination ici à Bangui ainsi qu’à New York avec le représentant de votre pays à l’ONU et d’autre partenaires et cela va prendre 3 ou 4 jours de travail. Mais ce qui est important c’est le fait qu’avec ce projet et les pétitions des autres membres, ça sera bien clair de savoir qui est avec le gouvernement légitime de votre pays ; qui veut la paix et la stabilité votre pays ; qui veut vous aider à réaliser l’accord de Khartoum et qui veut renforcer vos Forces armées pour rétablir le contrôle de tout le territoire de votre pays. Celui qui va voter contre le projet russe, c’est celui qui ne veut pas la paix, ni stabilité dans le pays et souhaite que la situation reste telle. Donc celui-là est contre l’intérêt de votre peuple. C’est le moment de vérité et de comprendre qui est vote ami !


La délégation russe a également eu une rencontre avec la ministre de la Défense et de la Restructuration de l’Armée Marie Noëlle KOYARA en vue de la livraison des équipements en armement à la République Centrafricaine. Elle a aussi rencontré la ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Étranger Sylvie BAIPO TEMON.


Ces échanges s’inscrivent dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre la République Centrafricaine et la fédération de Russie tant sur le plan diplomatique que militaire.

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 01:01
Le Président TOUADERA a reçu certains anciens Premiers Ministres
Le Président TOUADERA a reçu certains anciens Premiers Ministres
Le Président TOUADERA a reçu certains anciens Premiers Ministres
Le Président TOUADERA a reçu certains anciens Premiers Ministres
Le Président TOUADERA a reçu certains anciens Premiers Ministres
Le Président TOUADERA a reçu certains anciens Premiers Ministres
Le Président TOUADERA a reçu certains anciens Premiers Ministres

 

Source : Palais de la Renaissance 

 

LE PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE A RECU EN AUDIENCE MARTIN ZIGUELE, ANCIEN PREMIER MINISTRE


M.Martin ZIGUELE président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain ( MLPC) a été reçu en audience en début d’après-midi du 28 janvier par le Président de la République , Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA


Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des échanges que le Président TOUADERA a enclenchés ces derniers jours avec les anciens hauts dirigeants du pays et les anciens premiers ministres.


Faisant face au micro de la presse présidentielle, M. Martin ZIGUELE a affirmé qu’il est d’abord venu présenter ses vœux de nouvel an au Président TOUADERA et échanger avec ce dernier sur l’actualité sociale, politique , économique et sécuritaire du pays.


« Vous savez que le Président de la République a reçu tous les anciens chefs d’état centrafricain, et il a souhaité élargir cette rencontre aux anciens premiers ministres. C’est dans ce cadre qu’en tant qu’ancien premier ministre, il m’a fait l’honneur pour qu’on parle un peu de la situation de notre pays sur tous les plans, notamment sur le plan de la sécurité, sur le plan de la réconciliation nationale, sur le plan de la situation économique. Et nous avons fait un large échange de vu sur ces questions », a-t-il fait savoir.


L’honorable Martin ZIGUELE appelle tous les anciens dirigeants du pays à fédérer leurs efforts en faveur de la paix et de la réconciliation nationale.
 

« Vous savez qu' il y a à peu près un an, nous avons signé l’accord de paix de Khartoum. Et l’accord de paix de Khartoum, son objectif, ce n’est pas uniquement la paix, son objectif c’est la réconciliation entre les filles et les fils de cette nation. Il y a eu dans cet accord une disposition spéciale qui disait que les anciens chefs d’état de ce pays devraient s’impliquer dans la recherche de la paix, et qu’il fallait échanger concrètement avec le Président de la République pour voir qu’est-ce qui peut être fait pour que chacun apporte une contribution effective dans la paix, dans la réconciliation nationale et dans le renforcement de la cohésion sociale et du vivre ensemble. Vous savez quand on a été Président de la République, on a eu l’influence, même si elle est réduite ou si elle se réduit avec le temps, mais on a toujours une influence sur un certain nombre de compatriotes. Et c’est comme dans une église , vous avez le cardinal, vous avez les évêques, vous avez les prêtres, vous avez aussi les catéchistes qui peuvent parler aux uns et aux autres pour faire en sorte que chacun d’entre nous prenne conscience du fait que ça quand même fait 6 ans que nous sommes dans cette crise où nous perdons rituellement des compatriotes comme ça s’est passé à Bria récemment. Il faut que chacun s’implique car qui peut le plus peut le moins. C’est pour ça que tous les anciens dirigeants dans leur ensemble sans distinction, nous pensons que nous devons tous parler de la même voix, nous devons regarder vers la paix et tout faire en sorte que notre pays avance réellement au lieu de continuer à pleurer les morts, à enterrer nos enfants, nos frères et nos sœurs. Autre chose à faire, c’est de transformer ce pays à un endroit où il fera bon vivre pour l’ensemble des filles et des fils de ce fils. Et c’était un peu ça le cadre des échanges. Nous avons fait beaucoup de dialogue, nous avons beaucoup discuté, mais nos enfants, nos fils, nos sœurs veulent nous voir ensemble œuvrer pour la paix partout en RCA.

 

 

LE PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE A REÇU EN AUDIENCE ANICET GEORGES DOLOGUELE, ANCIEN PREMIER MINISTRE.


Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA a reçu en audience en fin d’après-midi du 28 janvier M. Anicet Georges DOLOGUELE, président de l’Union pour le Renouveau de la Centrafrique (URCA).


Les discussions entre le Président TOUADERA et Anicet Georges DOLOGUELE ont porté sur l’actualité socio-politique du pays.


C’est en ces termes que le Président de l’URCA a donné ses impressions à la presse présidentielle à la sortie de ce tête-à-tête avec le Président de la République.


« Le Chef d’état m’a expliqué qu’après avoir reçu les anciens Chefs d’état, il avait commencé à recevoir les anciens premiers ministres. Je n’ai pas besoin de vous rappeler que je suis un ancien premier ministre. Donc c’est à ce titre qu’il m’a reçu pour échanger sur les questions de l’heure essentiellement l’application des accords de Khartoum. J’ai donné mon point de vue sur les questions de paix dans le pays.


Interrogé sur la lecture qu’il faite de l’accord de Khartoum, l’honorable Anicet Georges DOLOGUELE a répondu par ces mots :


« Je vous dis ce que j’ai déjà dit dans une interview dans une presse internationale et les accords de paix au bout d’un moment, il faut faire une halte, faire le point sur ce qui marche, sur ce qui ne marche pas, voir comment améliorer pour devenir plus concret , ça toujours été ma position. Je pense qu’au bout d'un an parce que bientôt nous allons avoir la date anniversaire de l’accord de Khartoum, qu’il est temps de faire le point et de faire le bilan de cet accord.

« Je suis un homme politique donc je dois contribuer à la paix dans mon comportement de tous les jours. Pas besoin de vous dire que je suis un homme raisonnable. Donc chacun de nous dois contribuer à la paix et si on a des arguments à donner je donne à la presse, je les donne à la tribune de l’Assemblée nationale. Si le Chef d’état me reçoit bien qu’il ne m’a pas reçu depuis 4 ans, je lui ai dit qu’est-ce-que je pensais et j'ai donné ma position sur la manière dont on devrait procéder pour améliorer les choses ».

 

 

Centrafrique: Touadera et Dologuele se rencontrent quatre ans après

 

BANGUI, le 29 janvier 2020 (RJDH)---Pour la première fois en 4 ans, le Président Touadera et le Chef de file de l’opposition Anicet Georges Dologuélé, se sont rencontrés à huis-clos au palais de la Renaissance à Bangui le 28 Janvier 2020.Cette rencontre survient à quelques mois des élections Présidentielles et législatives 2020/2021.

Sachant que leurs deux camps URCA et MCU se donnent coup pour coup depuis plusieurs mois, il y a quand même de quoi se poser des questions sur la nature de ce tête à tête entre les adversaires du second tour de la présidentielle 2015-2016.

Quelle est la motivation d’une telle rencontre ? Pourquoi est-ce la première fois qu-ils se voient en quatre ans ? Pourquoi se voir à quelques mois des élections ? Qu’est-ce que Touadera et Dologuele ont-ils bien pu se dire ?

A sa sortie de cet entretien qui aura duré 50 minutes, le Chef de File de l’opposition ne laissera rien fuiter. ''Evidemment je ne vais pas vous répéter ce que j’ai dit au Chef d’Etat'', répond Anicet Georges Dologuele aux journalistes.

Ce que le Chef de l'Etat et l'ancien Premier Ministre d'Ange Félix Patasse (1999-2001) se sont dit en tête à tête restera donc entre les deux hommes. Cependant le Président de l’URCA dira aux médias que c’est en sa qualité d’ancien Premier Ministre, qu’il a été reçu par le Chef de l’Etat pour échanger particulièrement sur l’application des accords de paix de Karthoum. Le Chef de file de l’opposition déclare: « il est temps de faire le point, pour savoir quel est le bilan de ces accords, afin qu’on ne passe pas encore un an à refaire les mêmes choses »dit-il sur un ton fermé.

C'est depuis le début du mois de janvier que le Chef de l'Etat, Faustin Archange Touadera, rencontre les anciens hauts-dirigeants en vue de discuter sur l'actualité socio-politique du pays. Quelques heures avant, les deux anciens premiers ministres ont été reçus par le Président de la République, notamment Martin Ziguele et Enoch Derant Lakoue.

Vianney Ingasso

 

LE PRÉSIDENT TOUADERA A REÇU EN AUDIENCE M. ENOCK DERANT LAKOUE, ANCIEN PREMIER MINISTRE DE LA RCA


Le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA a reçu en audience M. Enock DERANT LAKOUE, ancien Premier ministre de la RCA.

Cette rencontre s'inscrit dans la dynamique de la paix et de la réconciliation en République centrafricaine.
Les deux hommes d’État ont aussi fait le tour d'horizon de l'actualité politique et sécuritaire.
Depuis son accession à la magistrature suprême de l'Etat, le Président TOUADERA ne cesse de tendre la main aux acteurs politiques et les groupes armés pour un retour définitif de la paix dans son pays.

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Centrafrique-Presse.com
29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 00:20
Le KNK dément la présence de mercenaires français et le recrutement des miliciens à Bangui

 

 

Centrafrique : Mercenaires français et recrutement des miliciens à Bangui : le Kwa Na Kwa dément

 

Mardi, 28 janvier 2020 (RJDH) Diffusée sur certains médias centrafricains, une infox soutient qu’il y a un recrutement et une formation des milices, assurés par des mercenaires français pour le compte du parti Kwa Na Kwa. Cette information n’est confirmée ni par le parti politique de l’ancien président François Bozize, ni par les autorités locales et moins encore par les habitants locaux. Ce n’est qu’une infox.

« Nous n’avons vu personne faire des recrutements des milices dans nos quartiers et nous n’y reconnaissons pas l’existence d’un quelconque centre d’entrainement militaires organisés par l’ancien Président Bozize. », ont réagi certains jeunes des quartiers Cité Jean 23 et Voudambala rencontrés par notre rédaction.

 

Une infox reprise par deux médias

 

Dans les éditions du 20 et 21 janvier dernier, Zama Java Papa du Mouvement Centrafrique Debout (M.C.D) a soutenu, sur la radio nationale, que François Bozize avait lancé un processus de recrutement d’anciens militaires et anti-balaka. Il a affirmé que leur formation se faisait aux quartiers Boy rab, Cité Jeans 23, Voudambala et Kagamangoulou, en vue de reprendre le pouvoir par la force.

Mais aussi le Journal Adrénaline Info, dans son numéro du 0626 du 21 janvier 2020, revient sur cette information et titre : « Le Plan B de l’opération en cours de déstabilisation du régime actuel par l’ancien président centrafricain François Bozize Yangouvonda ».  Sans référence à une quelconque source, l’auteur de l’article affirme que François Bozize et ses plus proches collaborateurs recrutent des anciens militaires, les anti-balaka en citant des quartiers Boy-rabe, Cité Jean 23, Voudambala et Kagamangoulou, comme lieux d’entrainement. Il cite le quartier Tekpa, vers Cité Jean 23, comme lieu de perception de la prime globale d’alimentation des recrus. Dans ce même article, l’auteur souligne que dix mercenaires de nationalité française assurent la formation de ces recrus du KNK.

 

Interrogé par notre rédaction sur la question, le chef de quartier Cité Jean 23, Nicaise Ngue dit ne pas être au courant d’une telle initiative dans son entité. « Si cela était vrai, je devrais être la première personne à avoir l’information et la première à dénoncer car cela est une question de sécurité et je suis la première personne en charge de la sécurité dans mon entité ».

 

Ni recrues ni camp d’entraînement, encore moins de mercenaires

 

Pour le Porte-Parole du parti Kwa na Kwa de François Bozize, Christian Guenebem Dedizoum, il s’agit d’une campagne d’intoxication qui vise à ternir l’image du parti KNK et de son président et semer la peur au sein de la population. « Ces allégations relayées malheureusement par la Radio Nationale et reprises sur les réseaux sociaux ne sont pas de nature à contribuer au processus de paix dans notre pays. Quant à la question des mercenaires Français, si nos détracteurs en possèdent les preuves, je leur demande de les fournir à la justice. »

 

Contactée par notre rédaction, l’Ambassade de France en Centrafrique dit ne pas être au courant de la présence de mercenaires français, ni d’autres ressortissants français en RCA qui seraient engagés dans une telle démarche.

 

Aristide Rocard Maleya et Salwa Salle

 

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