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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 13:54
Lu pour vous : L’Afrique à l’heure du nouveau régionalisme sécuritaire par Thierry Vircoulon
Lu pour vous : L’Afrique à l’heure du nouveau régionalisme sécuritaire par Thierry Vircoulon

 

L’Afrique à l’heure du nouveau régionalisme sécuritaire

 

https://theconversation.com  March 1, 2017 1.24am

 

 Par Thierry Vircoulon  Enseignant en sécurité et conflit en Afrique, Sciences Po – USPC

 

Face aux nouveaux défis sécuritaires du continent africain – le djihadisme et la piraterie –, un nouveau régionalisme sécuritaire est présenté comme la solution. Les partenariats régionaux de sécurité se sont récemment multipliés : G5 au Sahel, la Force multinationale conjointe dans le bassin du lac Tchad (plus connue sous son acronyme anglais MNJTF), centres régionaux de sécurité maritime dans le golfe de Guinée, etc. Un rapide panorama du régionalisme sécuritaire permet d’examiner ses avantages et ses inconvénients et de comprendre s’il s’agit d’une vieille idée dans une bouteille neuve ou d’une nouvelle idée dans une vieille bouteille.

 

De multiples initiatives

 

Créé dans le sillage de la crise malienne, le 16 février 2014, et structuré en décembre 2014, le G5 Sahel réunit la Mauritanie, le Mali, le Tchad, le Niger et le Burkina Faso. Cette nouvelle structure régionale a installé son secrétariat à Nouakchott, en Mauritanie et a un mandat très large qui englobe le développement. Mais son objectif et sa motivation premiers sont bien la sécurité dans l’espace des pays membres. À ce titre, le G5 Sahel met en avant le concept de « partenariat militaire de coopération transfrontalière » et organise des opérations de sécurisation conjointes dans les zones frontalières.

 

En janvier 2015, pour contrer l’expansion rapide du groupe djihadiste Boko Haram, le Tchad, le Niger, le Nigéria, le Cameroun et le Bénin ont créé la Force multinationale conjointe (MNJTF) qui compterait plus de 10 000 hommes. L’Union africaine a autorisé cette initiative le 29 janvier 2015, et le porteur institutionnel de la MNJTF est une organisation régionale longtemps inconnue et inactive : la Commission du bassin du lac Tchad. Le quartier général de cette force multinationale a été installé au Tchad, son commandement est tournant entre les pays membres et l’objectif de la MNJTF est de mutualiser le renseignement et de fournir une réponse militaire coordonnée contre Boko Haram.

 

Depuis plusieurs années, la piraterie s’est déplacée de l’est de l’Afrique (le golfe d’Aden) à l’Ouest (le golfe de Guinée). En 2013, lors d’un sommet au Cameroun, 22 pays d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest ont lancé un ambitieux projet de sécurisation maritime du golfe de Guinée. Celui-ci a été découpé en plusieurs zones maritimes et trois centres sont dédiés à leur surveillance : le Centre régional de sécurisation maritime de l’Afrique centrale (CRESMAC) installé à Pointe-Noire (Congo-Brazzaville), le Centre régional de sécurisation maritime de l’Afrique de l’Ouest (CRESMAO) à Abidjan (Côte d’Ivoire) et le Centre interrégional de coordination à Yaoundé au Cameroun.

 

Parallèlement, les organisations régionales d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale (la CEDEAO et la CEEAC) ont adopté une stratégie maritime intégrée respectivement en 2009 et 2014. La lutte contre la piraterie qui reste d’actualité est donc désormais l’affaire d’une architecture régionale ad hoc de sécurité maritime.

 

Force de papier

 

Les nouvelles initiatives sécuritaires qui se déploient en réponse à de sérieuses menaces traduisent un double échec : l’échec des réponses purement nationales et l’échec de l’ancien régionalisme sécuritaire incarné par l’Architecture de Paix et de Sécurité Africaine (l’APSA).

Aucun des pays menacés par les pirates ou les djihadistes n’est en mesure de faire face à ces nouveaux défis sécuritaires transnationaux. En 2012, les islamistes ont facilement mis l’armée malienne en déroute et se seraient emparés de Bamako sans l’intervention militaire française. À partir de son bastion au nord-est du Nigéria, Boko Haram a surpris et bousculé les forces nigérianes avant d’étendre sa campagne d’attentats aux pays voisins (Tchad, Niger et Cameroun). Dans le golfe de Guinée, l’absence de moyens de surveillance de leur espace maritime par les pays côtiers a permis aux pirates d’étendre leurs opérations à partir du delta du Niger de l’Angola à la Côte d’Ivoire.

 

L’APSA conçue pour maintenir la paix et la sécurité sur le continent était déjà un régionalisme sécuritaire bloqué par la réticence des États africains à lui fournir un bras armé. Non seulement l’Union africaine devait disposer d’une Force africaine en attente (FAA) mais celle-ci devait se décliner au niveau des communautés régionales (SADC, CEDEAO, EAC, CEEAC). Or, depuis 2005, la Force africaine en attente (FAA) qui devait comprendre une capacité rapide de déploiement est toujours… en attente d’être créée. La première feuille de route pour créer la FAA date de 2005 et, malgré leurs « efforts soutenus », l’Union africaine et les communautés régionales ne sont toujours pas dotées de forces efficientes et rapidement déployables.

 

La crise malienne a porté un rude coup à la crédibilité de l’Union africaine en révélant au grand public ce que tous les experts savaient déjà : les efforts d’opérationnalisation de la FAA étaient plus théoriques que réels. Les leçons de cette humiliation ont presque été tirées. Dès 2013, l’UA a décidé de mettre en place une Capacité Africaine de Réponse Immédiate aux Crises (CARIC) de 5 000 hommes répartis en groupements tactiques capables de se déployer rapidement. Mais alors qu’elle était censée pallier le retard de mise en œuvre de la FAA et être opérationnelle en 2015, la CARIC est une force de papier toujours en discussion à Addis Abeba.

 

Coopérations à la carte

 

Dans un contexte où les menaces se font plus pressantes et où le système de sécurité continental est paralysé, les nouveaux partenariats régionaux de sécurité paraissent être la plus pragmatique des réponses. En effet, à l’inverse de l’UA et des communautés régionales, il s’agit d’alliances militaires ad hoc, des « coalition of the willing » au sens de Georges W. Bush, mais avec l’aval des Nations unies et de l’Union africaine.

 

En font partie ceux qui le souhaitent, c’est-à-dire ceux qui ont pris conscience de la nécessité d’une action sécuritaire commune dont la définition reste générale. Ni le format de l’alliance ni son contenu ne sont contraignants. La MNJTF est, par exemple, composée de quatre des six pays membres de la Commission du bassin du lac Tchad et le Bénin – qui ne fait pas partie du bassin du lac Tchad – s’est joint à la MNJTF. Leur logique n’est pas celle du découpage institutionnel de l’Afrique en cinq grandes régions incarnées par des structures régionales mais celle de la géographie de la menace. Ainsi le Sénégal, qui n’a pas connu les attaques d’AQMI, ne fait pas partie du G5 Sahel.

 

Le G5 Sahel prône une coopération à la carte pour sécuriser les zones frontalières : ses membres sont invités à travailler en bilatéral ou en trilatéral avec un état-major ad hoc pour mener des opérations là où ils les estiment nécessaires en attendant la création d’un commandement permanent. Ainsi, en 2016, les forces nigériennes, tchadiennes et françaises ont monté l’opération « Michi » afin de perturber les flux logistiques des groupes armés aux confins du Tchad et du Niger (triangle Madama-Korizo-Zouar).

 

Ces alliances circonstancielles sont plus souples et plus opérationnelles que les grandes messes sécuritaires et le régionalisme institutionnel. D’une part, elles ont moins de membres : le G5 Sahel a strictement les mêmes buts que le Processus de Nouakchott lancé par l’Union africaine en 2013 (renforcer la coopération sécuritaire et échanger le renseignement) mais compte cinq pays au lieu de onze. D’autre part, ces alliances ad hoc ne sont pas assujetties à la bureaucratie des communautés régionales et à leurs jeux de pouvoir stériles. Elles ont des mécanismes de décision plus courts et donc plus rapides et se décrivent comme « une solution adaptée, collective et évolutive contre le terrorisme ».

 

Géopolitique de la souveraineté et de la méfiance

 

Malgré le développement rapide de cette nouvelle idée sécuritaire, il ne faut pas exagérer la régionalisation de l’action militaire. Les relations entre les États africains restent dominées par une géopolitique de la souveraineté et de la méfiance.

 

Premièrement, qu’il s’agisse de lutter contre les djihadistes ou les pirates, les gouvernements africains ont exclu de mutualiser leurs forces et de créer une force régionale en tant que telle, à savoir des unités militaires multinationales sous commandement unique. La terminologie est ici trompeuse : de nombreux documents officiels emploient la notion de force multinationale ou régionale pour désigner des opérations planifiées conjointement et conduites par des forces nationales.

 

Deuxièmement, face à des groupes armés qui se jouent des frontières, le régionalisme sécuritaire réaffirme l’intangibilité de celles-ci. Le G5 Sahel, la MNJTF et l’architecture de sécurité maritime prévoient des patrouilles et opérations conjointes dans les zones frontalières, pas au-delà. Le projet de force conjointe du G5 Sahel précise qu’« en dehors des situations exceptionnelles », les forces de chaque État doivent rester à l’intérieur de leurs frontières et que des règles d’engagement claires (écartant toute implication ou interférence dans les problèmes propres aux États) doivent être conçues. La plus grande audace de la MNJTF consiste à octroyer un droit de poursuite réciproque d’une dizaine de kilomètres aux armées des pays membres contre les djihadistes de Boko Haram. Les forces qui font partie de la MNJTF dans un pays sont les forces de ce pays.

 

Les offensives conjointes, comme celle contre le bastion de Boko Haram dans la forêt de la Sambisa menée en décembre 2016 par les forces nigérianes et camerounaises, sont des exceptions. Au plan sécuritaire, la règle du « chacun chez soi » reste de mise. Ainsi les troupes tchadiennes qui ont porté l’estoc contre Boko Haram au début de l’année 2015 au Nigéria et au Cameroun sont rapidement rentrées chez elles. Malgré l’urgence à contrer Boko Haram et l’accord des gouvernements concernés, des voix critiques s’étaient élevées au Cameroun et au Nigéria contre cette expédition tchadienne.

 

La force « multinationale » visant à lutter contre l’insécurité dans la zone du Liptako-Gourma qui vient d’être décidée par le Niger, le Burkina Faso et le Mali à la fin du mois de janvier est calquée sur la MNJTF et ne devrait donc pas déroger au principe du « chacun chez soi ».

 

Coquilles vides et coquilles pleines

 

Par ailleurs, pour être efficace, le régionalisme sécuritaire ne doit pas seulement reposer sur les affinités électives de certains gouvernements, il doit avoir le « bon périmètre ». Le format resserré de ces coalitions est un atout certain mais à condition que le périmètre de la coalition corresponde à la géographie de la menace – celle-ci évoluant rapidement.

 

Est-il en effet judicieux de ne pas inclure l’Algérie, le Sénégal et la Côte d’Ivoire dans le G5 Sahel ? La Côte d’Ivoire a été victime d’un attentat djihadiste en mars 2016 et l’exclusion d’Alger, qui a joué le rôle de médiateur entre le gouvernement malien et les groupes armés, se comprend par une certaine défiance des gouvernements sahéliens à son égard. L’exclusion du Sénégal est due au fait que ce pays n’ait pas encore été victime du terrorisme, mais ne faudrait-il pas l’inclure dans le G5 Sahel avant un attentat plutôt qu’après ? À l’inverse, plus au sud, l’architecture maritime de sécurité dans le golfe de Guinée ambitionne de contrôler la mer du Cap-Vert à l’Angola, ce qui rappelle l’adage « qui trop embrasse mal étreint ».

 

À terme, les nouveaux partenariats de sécurité du XXIe siècle risquent de s’institutionnaliser et d’avoir les mêmes défauts de fonctionnement que les structures régionales créées au XXe siècle. La seule certitude au sujet du radicalisme islamiste et de la piraterie est le fait que ces périls ne sont pas passagers mais durables. Avec le temps va s’enclencher une dynamique d’institutionnalisation de ces coalitions ad hoc qui fera surgir les travers habituels des organisations régionales africaines : mécanisme de décision ultra-centralisé, lourdeur bureaucratique, rivalité entre pays pour les postes, absence de financement africain, duplication des mêmes projets, etc.

 

Ainsi, le G5 Sahel a mis deux ans pour élaborer son concept de force conjointe (c’est chose faite depuis la résolution du 5 février dernier) et ce concept n’est qu’une copie de la CARIC de l’Union africaine qui se heurte strictement au même problème-clé : le manque d’argent.

 

Dans un paysage institutionnel saturé par des organisations multilatérales inefficaces (8 organisations régionales sont chargées de la paix et de la sécurité en Afrique), l’intérêt de nouvelles structures régionales qui sont toutes en quête de financement auprès des mêmes bailleurs risque de vite s’émousser.

 

Plus que jamais la rationalisation des structures régionales est nécessaire en Afrique. Hier elle l’était dans le domaine du développement ; aujourd’hui elle l’est dans le domaine de la sécurité. En refusant de faire cette rationalisation, les gouvernements africains en laissent le soin aux bailleurs qui décideront quelles seront demain les organisations de sécurité qui seront des coquilles vides et des coquilles pleines.

 

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Centrafrique-Presse.com
6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 10:17
 RCA : tension toujours croissante autour de Bambari
 RCA : tension toujours croissante autour de Bambari

 

 

 

Par RFI Publié le 06-03-2017 Modifié le 06-03-2017 à 04:19

 

La Ouaka, préfecture du centre-est de la Centrafrique, est toujours sous haute tension. Malgré le départ de son ennemi Ali Darass chef de l'UPC, le FPRC et ses alliés veulent toujours prendre la ville de Bambari. Une offensive à laquelle la Minusca a promis de s'opposer. Des affrontements ont déjà eu lieu sur le terrain. Et ces derniers jours le ton est encore monté par voie de communiqués interposés.

 

Dans son dernier communiqué, la Minusca cible sans ambiguïté le FPRC accusé d'avoir proféré des menaces contre son personnel et les acteurs humanitaires notamment. Quelques jours plus tôt, elle accusait le même FPRC de fournir des armes à des jeunes, à Ippy, à quelques dizaines de kilomètres au nord de Bambari. Le FPRC dément.

 

Mais casques bleus et rebelles se sont aussi affrontés sur le terrain. Début février des hélicoptères de la force onusienne ont ouvert le feu sur une colonne du FPRC qui descendait sur Ippy, tuant un des leaders, Joseph Zoundeko. Pour le FPRC c'est le signe que la Minusca joue le jeu de ses ennemis de l'UPC.

 

Entretemps la Minusca, qui souhaite éviter à tout prix des combats à Bambari, a obtenu le départ d'Ali Darass ainsi que celui du chef local des anti-balaka, Gaetan Boadé. Mais le FPRC et ses alliés n'ont pas renoncé à prendre la ville et ont poursuivi leur avancée. Le 26 février, une de ses colonnes a été arrêtée à quelques kilomètres de la ville par les casques bleus qui ont du même coup arrêté trois cadres du mouvement.

 

« Nos éléments sont à 10 km de Bambari », affirmait ce dimanche soir un des leaders rebelles, Azor Kalit. « Ali Darass n'était pas le seul à représenter un danger à Bambari. Ses hommes sont toujours là-bas. Dès que l'UPC sera vaincu la sécurité reviendra », ajoute Azor Kalit.

 

A Bambari, où l'on a vu arriver des centaines de nouveaux déplacés ces dernières semaines, les humanitaires décrivent un sentiment de peur persistant.

 

 

Les populations de la Ouaka invitées à dénoncer la présence d’éléments armés

 

Après avoir écouté et échangé avec les autorités locales et les responsables de la MINUSCA à Bambari pendant plus de deux heures, Paul, chef du site des déplacés « Alternatif », prend une décision : « Avec les explications qu’on vient de nous donner, je suis prêt à conduire la Force et la Police de la MINUSCA vers les tentes où vivent des gens qui possèdent des armes ». Aline voudrait procéder de la sorte, surtout « lorsqu’elle voit une maison tout d’un coup habitée par des hommes inconnus alors que le lieu était vide quelques jours plus tôt », mais elle ne cache pas une certaine crainte de devoir parler.

 

C’est précisément contre la peur et pour appeler les populations à l’aider dans la lutte qu’elle mène depuis quelques semaines à Bambari et ses environs, que la MINUSCA multiplie les rencontres avec les communautés locales. Les sessions ont commencé la dernière semaine de février. Ce matin, ils sont entre 35 et 40 hommes et femmes, la plupart des leaders communautaires, religieux, chefs de sites de personnes déplacées et représentants de groupements de la rive droite de la Ouaka, le cours d’eau qui donne le nom à la préfecture et traverse la deuxième ville de la République centrafricaine.

 

Le chef de bureau de la MINUSCA à Bambari, Alain Sitchet, explique l’opération lancée par la Mission dans la ville et pour laquelle il a fallu déployer des militaires du Gabon, du Portugal, du Bangladesh et des policiers de la Mauritanie et de la République du Congo, venus s’ajouter aux soldats de la paix mauritaniens et burundais, qui étaient déjà surplace. « Nous voulons éviter la guerre à Bambari. Nous ne laisserons pas les groupes armés contrôler Bambari et prendre les populations en otage. Les groupes armés ne défendent que leurs propres intérêts », lance-t-il. Une voix parmi la foule fait part de ses doutes : « Moi, je dis que c’est juste Bambari sans les leaders des groupes armés car les armes et les groupes sont encore dans la ville. Quelle est la stratégie de la MINUSCA ? ». D’autres participants veulent avoir des informations sur la sécurité dans les camps de déplacés et sur les exactions commises ailleurs par les éléments armés qui ont quitté la ville…

 

Le chef du détachement de l’unité de police mobile congolaise demande de la patience et rassure ces leaders : « nous avons fait face à des situations identiques à Bria, à Bangui et nous sommes là pour vous aider. N’ayez pas peur ». Le chef du poste de commandement avancé de la Force explique les mesures prises notamment un couvre-feu dans la ville de 19h00 à 6h00, annonce le lancement d’un numéro de téléphone gratuit pour permettre d’alerter les casques bleus et appelle la population à avoir confiance et à coopérer avec la MINUSCA. Le même message est réitéré par le commandant de la force portugaise : « Nous sommes là pour vous protéger mais pour réussir, nous avons besoin de vous ». Le secrétaire-général de la préfecture de la Ouaka renchérit : « la population ne doit pas fermer les yeux face aux projets de ces malfaiteurs des groupes armés. La sécurité c’est l’affaire de chacun. Chacun doit veiller à la paix dans sa localité». La réunion se termine au bout de deux heures et quinze minutes. Les participants semblent satisfaits des explications apportées par la Mission onusienne, le maire et la préfecture.

 

Au même moment, au PK0, sur la rive gauche, on s’active avant le départ du convoi hebdomadaire vers Bangui. Plusieurs dizaines de têtes de bœufs sont entassés dans les camions, des passagers sont assis sur les cabines des véhicules… Le convoi partira une heure plus tard sous escorte des casques bleus jusqu’à la capitale. Dans d’autres localités, le scénario est le même ; les populations vaquent à leurs occupations, les marchés grouillent de monde tandis que quelques 25 jeunes hommes et femmes de différents quartiers nettoient la ville, dans le cadre d’un projet d’une ONG. Depuis le départ des chefs du Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) et des anti-balakas grâce à la MINUSCA, un « vent nouveau souffle sur la ville », selon un responsable local. Disparus, les hommes en armes et en uniforme dans la ville…

 

Postes fixes, patrouilles et opérations

 

La présence des casques bleus n’est pas étrangère à ce tableau. Le début des affrontements entre l’UPC et la coalition du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), en novembre 2016 à Bria, et la menace de la coalition d’attaquer Bambari a poussé la MINUSCA à adapter sa stratégie. Certains contingents occupent des positions fixes hors de la ville, d’autres sont chargés des actions de réaction rapide. Il y a aussi ceux qui occupent des postes fixes comme au croisement des routes vers Bakala et Bangui. Ici, des patrouilles pédestres sont menées régulièrement pour prévenir les infiltrations et pour rassurer les populations environnantes.

 

Ailleurs, d’autres soldats de la paix occupent des postes avancés conformément aux mesures prises par la Mission d’empêcher la guerre dans la ville ou mènent des missions concrètes comme la frappe aérienne contre une quarantaine d’hommes lourdement armés qui tentaient de s’infiltrer dans la ville ou la sécurisation de l’exfiltration de déplacés qui étaient retenus contre leur gré par la coalition dans la ville d’Ippy.

 

Les pick-up et les véhicules blindés de la MINUSCA changent l’atmosphère dans la ville. Ici, les institutions et points stratégiques sont également gardés par les casques bleus. Comme la cour d’appel, l’hôpital ou la gendarmerie où il ne reste plus que deux gendarmes centrafricains, depuis l’assassinat de six de leurs collègues par des hommes armés. L’adjudant-chef et responsable des lieux salue le déploiement prochain de policiers et gendarmes centrafricains mais propose que les autres acteurs de la justice soient également dépêchés à Bambari. « Voyez là-bas, la maison d’arrêt est vide », dit-il.

 

De nouveaux déplacés dans les sites de Bambari

 

Les affrontements entre les deux groupes armés de l’ex-Seleka ont entrainé un drame humanitaire entre la Haute-Kotto et la Ouaka, avec plusieurs morts et plus de 20.000 déplaces, selon les chiffres des agences des Nations Unies. Des hommes, des femmes et des enfants ont fui Bakala, Ippy, Maloum et d’autres localités, et plusieurs d’entre eux se retrouvent aujourd’hui dans les camps de déplacés de Bambari comme ceux de « Sangaris » et « Alternatif ». « La population du site était tombée de 15.000 à 9.000 personnes mais elle risque d’augmenter car nous avons enregistré l’arrivée de déplacés des zones touchées par les combats. Nous n’avons pas encore le chiffre exact car le recensement est en cours », explique Joseph, chef du site « Sangaris ».

 

Joseph affirme que la présence des groupes armés a perturbé l’avenir de ses enfants. Alors, ce membre d’un des réseaux d’alerte précoce mis en place par la MINUSCA a décidé de sensibiliser les jeunes à ne pas se laisser enrôler par ces mouvements. Quant à Jean Gilbert, chef d’un des huit blocs du site, il attend surtout que les groupes armés participent au DDRR (Désarmement, démobilisation, réintégration, rapatriement) : « C’est à ce moment que nous regagnerons nos maisons et abandonnerons les sites ».

 

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Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

 

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 22:27

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Bangui, 04 mars 2017 – La MINUSCA qualifie d’inacceptables les menaces proférées par la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) contre le personnel de la MINUSCA, les acteurs humanitaires et les populations civiles, et met en garde les chefs de la coalition qu’ils seront tenus individuellement responsables pour de tels actes.

 

La MINUSCA souligne que toute attaque ciblant la population civile, le personnel des Nations Unies et des organisations humanitaires constitue un crime de guerre passible de poursuites judiciaires, conformément à la législation centrafricaine et au droit international.

 

La MINUSCA précise qu’aucun groupe armé n’a le droit d’interdire ou d’entraver le libre accès des acteurs humanitaires aux populations vulnérables, y compris dans les zones où ces groupes continuent d’avoir une influence néfaste. La Mission appelle par conséquent la coalition du FPRC en particulier et tous les groupes armés à s’abstenir de toute entrave au travail des humanitaires ainsi que des menaces contre les organisations internationales humanitaires et les populations civiles. La MINUSCA rappelle que le Conseil de sécurité lui a donné pour mission de mettre en place des « conditions de sûreté favorables à l’acheminement immédiat, complet, en toute sécurité et sans entrave de l’aide humanitaire. »

 

La MINUSCA rejette par ailleurs la justification du FRPC concernant l’arrestation d’éléments de sa coalition - Idriss Ahmed El Bashar, Yaya Idriss et Line Angou Aneser - selon laquelle ils se rendaient à Bambari pour « faciliter et dénouer les incompréhensions entre la MINUSCA et les combattants ». La MINUSCA rappelle que les trois individus faisaient partie de la quarantaine d’hommes lourdements armés dont la progression, vers la ville de Bambari, a été stoppée par la Force de la Mission le 26 février. Ces hommes et le reste des éléments de la coalition ont violé la ligne de démarcation établie par la MINUSCA, en s’approchant de Bambari avec des kalachnikovs et des lance-roquettes, posant ainsi un risque d’embrasement de la ville aux conséquences désastreuses pour les populations civiles.

 

La MINUSCA souligne que les menaces contenues dans le communiqué du FPRC prouvent encore une fois son caractère belliqueux et le rejet par ses chefs de toute solution pacifique à la crise actuelle, telle que prônée par le Gouvernement centrafricain et par la communauté internationale – CEEAC, UA, OIF, UE et Nations Unies.

 


La MINUSCA entend poursuivre sa mission en toute impartialité et se réserve le droit d'utiliser tous les moyens mis à sa disposition par le Conseil de sécurité pour y parvenir, en appui au Gouvernement centrafricain.

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

LE FPRC SERA RESPONSABLE DE TOUT ACTE CONTRE LES CASQUES BLEUS ET LES ACTEURS HUMANITAIRES
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 20:37
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le président Touadera procède à l’installation des membres de trois hautes juridictions du pays

 

Par Judicael Yongo le 4 mars 2017

 

BANGUI, 04 Mars 2017(RJDH)—Les magistrats nommés à la Cour de cassation, à la Cour des Comptes et au Conseil d’Etat, ont été installés vendredi 03 mars dernier. La cérémonie a été présidée par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadera.

 

Le président de la République est tenu, selon les dispositions de l’article 155 de la constitution, de mettre en place durant la première année, toutes les institutions de la République. Cette première d’installation intervient é trois semaines de la date butoir du 30 mars 2017.

 

C’est ainsi qu’une trentaine de magistrats ont été installés dans leurs nouvelles fonctions par le chef de l’Etat. Ceux de la Cour de Cassation et de la Cour des Comptes ont prêté serment devant le président de la République.

 

Ces trois institutions judiciaires sont rendues opérationnelles trois semaines avant la fin du délai que la loi fondamentale donne au chef de l’Etat de mettre en place les institutions prévues par la Constitution du 30 mars 2016.

 

Dans son réquisitoire, le Procureur Général près la Cour des Comptes, Nestor Sylvain Sanzé a appelé le gouvernement à aider la Cour des Comptes qui est sur plusieurs dossiers relatifs à la gestion de la transition, afin de bien aboutir les enquêtes.

 

Le Président de la République Faustin Archange Touadera a exhorté les magistrats « d’être des serviteurs de loi et non au déçu de la loi ». Le Chef de l’Etat a appelé le corps judiciaire à l’impartialité dans l’exercice de leurs fonctions.

 

Les magistrats installés ont été nommés par décret du chef de l’Etat le 13 janvier 2017.

 

 

Centrafrique : Le Gouvernement annonce l’arrivée prochaine du vice-président de la Banque Mondiale

 

Par Auguste Bati-Kalamet le 4 mars 2017

 

BANGUI, 04 Mars 2017 (RJDH) – Le porte-parole du gouvernement et le ministre du plan ont annoncé ce vendredi 3 mars, l’arrivée du vice-président de la Banque mondiale Mactar Diop ce 10 mars 2017. L’objectif de cette visite est de s’enquérir de la situation de la RCA, afin de confirmer l’octroi des fonds pour le relèvement économique à travers le secteur agricole.

 

Le 17 novembre 2016, la conférence des bailleurs de fonds s’est tenue à Bruxelles, afin de trouver des voies et moyens pour le relèvement de la Centrafrique fragilisée par la crise. Des donateurs, notamment la Banque Mondiale a tenu des promesses.

 

Le porte-parole du gouvernement Théodore Jousso, a présenté le mobile de cette mission, « nous tenons à vous informer que cette autorité bancaire vient s’enquérir de la situation de notre pays. Le programme la Banque Mondiale consiste en priorité à relancer ce qu’on appelle les bassins des productions agricoles et à connecter les villes entre elles », relève-t-il.

 

D’autres programmes ajoute-t-il concernent la réhabilitation des infrastructures routières, « la route de Baoro-Bouar sera bitumée », précise le Porte-parole.

 

Le ministre du plan et de la coopération internationale Félix Moloua, a profité de cette occasion pour annoncer d’autres visites, « les administrateurs de la Banque Africaine de Développement (BAD) séjourneront en Centrafrique du 20 au 25 mars, afin de discuter sur l’utilisation des ressources qui ont été annoncées à Bruxelles », précise le ministre.

 

Du 24 au 25 janvier 2017, la directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), Christine Lagarde avait aussi effectué une visite en Centrafrique. Le but de son périple était de discuter avec le gouvernement sur le crédit accordé à l’Etat centrafricain.

 

 

Centrafrique : Des actes de naissances fournis aux enfants de l’Ombella Mpoko

 

Par Daniel Nguerelessio le 4 mars 2017

 

BANGUI, 4 Mars 2017(RJDH)—L’ONG World Vision International a procédé vendredi 03 Mars à la remise officielle de 1.000 extraits d’actes de naissances aux enfants de Bossembele et de Boali dans la Préfecture de l’Ombelle M’poko. Il s’agit, selon les responsables de cette organisation, d’un appui dont l’objectif est de redonner l’identité aux enfants afin de favoriser leur scolarisation.

 

Cet appui est le résultat d’un partenariat entre World Vision International et les autorités administratives et judiciaires de la Préfecture de l’Ombella Mpoko.

 

La remise de ces extraits d’actes de naissance, selon Moussa Sangara, Directeur de la Réponse pays de World Vision International en RCA, est le fruit d’un travail fait en amont par les services d’Etat civil de ces localités. Ce travail d’après la même source a été validé par le Tribunal de Grande Instance de Bossembele avant l’établissement des jugements supplétifs. C’est à la base des jugements supplétifs que les mairies ont délivré les actes de naissances.

 

Les autorités administratives et locales de Bossembele et de Boali se sont réjouies de cette initiative qui permet de combler le vide en la matière.

 

Le projet exécuté par World Vision International concerne les enfants dont l’âge varie entre 6 et 12 ans.

 

 

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 20:32

 

 

 

De nombreuses études et de l'avis des experts chevronnés ont conclu que la solution durable à la crise centrafricaine passe indispensablement par une profonde réforme de l'armée qui aboutira à la mise en place d'une véritable armée professionnelle et républicaine. Cette nouvelle armée sera appuyée et encadrée par les forces internationales pour rétablir la paix, la sécurité condition sine qua non du redéploiement de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national. C'est dans cette optique que la communauté internationale, animée par le souci de restructurer nos forces de défense qui est actuellement et majoritairement mono-ethnique a recommandé d'administrer une purge, un contrôle d'effectifs débouchant sur un départ effectif à la retraite des militaires qui n'ont pu faire valoir leurs droits depuis un certain temps.

 

Fort de ce qui précède, le ministère de La Défense a établi une liste de près de mille militaires appelés à faire valoir leurs droits à la retraite. Pour des raisons d'impréparation, de manque d'encadrement et d'accompagnement, ces derniers menacent de manifester leur mécontentement au risque de perturber le processus de pacification du pays et en conséquence refusent d'obtempérer à la hiérarchie en formulant des revendications relatives au règlement des arriérés de salaire, l'avancement de grades, la revalorisation des soldes etc... Ainsi, le citoyen lambda est en droit de s'interroger légitimement sur l'approche juridique et socio-politique d'un départ à la retraite des militaires.

 

Comment s'organise le départ à la retraite des militaires ? Comment fonctionne t-elle ? Dans le cas de ces militaires, la procédure légale a t-elle été respectée ? Pourquoi les militaires s'opposent-ils au départ à la retraite alors qu'ils sont conscients de cette éventualité ? S'agissant du contexte socio-politique et avec la dissémination anarchique des armes de tout calibre sur l'ensemble du territoire national, le moment était-il propice de précipiter des militaires en masse à la retraite sans encadrement et/ou accompagnement ? Les autorités ont-elles pensé à la fragilité sécuritaire du pays ? A t-on pensé au risque de gestation massive de rébellion, de braquages, et autres actes isolés ? Alors pourquoi craignez-vous le risque de mutinerie et/ou d'insurrection ? N'oublions pas que le militaire n'a d'autres moyens de s'exprimer que par l'usage de son arme.

 

La retraite par définition est une situation d'un ancien salarié, qui en fonction de son âge doit cesser ses activités. C'est la voie traditionnelle et normale de cessation définitive de fonction. À la limite d'âge, l'administration militaire est obligé de prononcer la mise à la retraite du militaire. Il faut noter que la limite d'âge varie selon les grades et les catégories. Ainsi, certains militaires partent à la retraite tôt ou tard. Il faut ainsi distinguer le départ à la retraite d'une mise à la retraite. Dans la première situation, l'initiative de la rupture du contrat de travail provient du salarié alors que dans la seconde situation, l'initiative revient de droit à l'employeur. Ces deux modes de rupture de contrat de travail ne doivent pas se confondre à la démission ou au licenciement. On distingue d'abord la retraite anticipée pour les militaires handicapés qui sont invalides suite à une interruption prématurée, précoce de carrière en raison d'une inaptitude physique imputable au service.

 

Dans ce contexte, on abaisse l'âge de départ à la retraite en fonction du taux d'incapacité. Ensuite, il existe la retraite complémentaire qui complète la retraite de base et enfin la retraite progressive qui autorise le salarié à travailler en temps partiel alors qu'il a atteint la limite d'âge. Le taux joue également un rôle très important dans les départs à la retraite. On parle de retraite à taux plein lorsque le salarié remplit les conditions de durée minimale requise. Par contre, le taux est minoré lorsque le salarié ne peut justifier du minimum alors qu'il qu'il a atteint l'âge requis. Il faut noter que la pension est perçue trimestriellement. En ce qui concerne le montant de la pension, il varie en fonction des facteurs cités précédemment c'est à dire les grades, indices etc...mais il ne peut être inférieur à un montant minimum garanti. En cas de cumul c'est à dire de reprise d'une activité après la retraite, celle-ci n'ouvre aucun nouveau droit à la retraite nonobstant le versement de cotisations.

 

En ce qui concerne le paramètre socio-politique, le manque de préparation et d'accompagnement crée la psychose, la peur car le système de sécurité sociale n'est pas au point, ce qui pousse certains militaires à reprendre du travail après la retraite. Les formalités sont généralement longues et en conséquence l'ouverture des droits est différée. Les retraités sont en général ignorants des procédures, ils manquent d'informations, d'argent d'où la vénalité de certains militaires. D'autres retraités meurent sans recevoir le premier versement de sa pension.

 

La priorité devrait être faite aux retraités car ils ont cotisé et leur caisse devrait être spéciale. Pour quelle raison sont-ils obligés de faire la queue devant le trésor public ? Les gens qui ont rendu service à la nation, qui ont risqué leur vie pour protéger les institutions de la République, pourquoi la nation n'est pas reconnaissante envers eux ? Fort de ce qui précède, nous exhortons le chef de l'Etat de s'investir personnellement car le souci des militaires doit être traité avec précaution. Il n'est pas tard de revenir à la raison et de créer les conditions de sortie de crise avec des moyens légaux et politiques. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris le 4 mars 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.

 

L'APPROCHE JURIDIQUE ET SOCIO-POLITIQUE D'ADMISSION À LA RETRAITE DES MILITAIRES EN TEMPS DE CRISE par Bernard Selemby Doudou
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 13:37

 

 

 

http://www.paris-normandie.fr  03/03/2017  Mise à jour 03/03/2017

 

L’association Ecpat, qui lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants, a demandé aux juges d’instruction d’ordonner une expertise psychiatrique pour évaluer le récit des mineurs qui affirment avoir été violés par des soldats de la force française Sangaris en Centrafrique, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

 

Les juges d’instruction français, saisis depuis mai 2015, ont terminé fin décembre leur enquête qui porte sur des accusations de «viols et complicités de viols» qui auraient été commises sur des mineurs sur le camp de déplacés de M’Poko près de l’aéroport de Bangui, entre décembre 2013 et juin 2014.

 

Le parquet doit désormais prendre ses réquisitions avant une probable décision de non-lieu des juges, qui n’ont prononcé aucune mise en examen dans ce dossier.

 

En attendant ces échéances, l’association Ecpat (End child prostitution, pornography and trafficking), partie civile, a demandé le 16 février aux magistrats des actes d’enquêtes complémentaires, à savoir «une expertise psychiatrique» des retranscriptions et enregistrements audiovisuels des auditions des enfants entendus, selon une source proche du dossier. Les juges ont un mois pour répondre.

 

«Face à une affaire aussi symbolique, c’est important d’avoir la certitude que rien n’a été laissé dans l’ombre», justifie Me Emmanuel Daoud, avocat d’Ecpat.

 

Dans ce dossier délicat, les enquêteurs avaient relevé des «invraisemblances» dans les indications de dates et de lieux fournies par les enfants et des variations dans certaines auditions qui ont fragilisé les accusations, selon une source proche du dossier.

 

Six militaires désignés par les enfants comme pouvant être leurs agresseurs avaient été entendus. Ils avaient nié tout abus sexuel.

 

La justice s’était saisie en juillet 2014 mais l’affaire était restée secrète jusqu’à la révélation en avril 2015 d’une note de l’ONU faisant état de six témoignages d’enfants de 8 à 15 ans, quatre se disant victimes et deux témoins de faits. Mais d’autres enfants se sont signalés depuis et ceux qui se disaient témoins se sont ensuite déclarés comme victimes, selon une source proche de l’enquête.

 

Pour l’association, ces contradictions, fréquentes dans ce type d’enquête, ne doivent pas remettre en cause la crédibilité de la parole des enfants, recueillie dans un «contexte local difficile» qui a «compliqué la réunion de preuves matérielles».

 

Entre des auditions et des examens médicaux «tardifs», «cette parole aurait pu être mieux prise en considération», estime l’avocat.

 

Il met en cause des «carences imputables aux agences spécialisées de l’ONU qui ont tardé à dénoncer les faits», révélés en juillet 2014 aux autorités françaises.

 

Depuis cette affaire, d’autres accusations ont été portées contre des militaires étrangers, dont des Français. Une enquête du parquet de Paris est en cours après un signalement de l’ONU sur des soupçons d’agressions sexuelles sur trois mineures, entre 2013 et 2015 à Dékoa (centre). Une autre enquête à Paris a été classée sans suite.

 

La force Sangaris, déployée depuis décembre 2013 pour restaurer la sécurité dans ce pays en proie au chaos, a pris fin en octobre.

 

Lu pour vous : Accusations de viols en RCA par des soldats français une association pour une expertise du récit des enfants
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 13:36
L’UE envisage la création d’un centre de commandement conjoint pour les missions militaires

 

L’UE envisage la création d’un centre de commandement conjoint pour les missions militaires

 

https://francais.rt.com  4 mars 2017, 09:49

 

Les Etats membres de l'UE discuteront le 6 mars de la création d'un centre de commandement conjoint pour les missions de formation militaire de l'Union au Mali, en Somalie et en Centrafrique, a déclaré un responsable européen cité par Reuters.

 

Les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des 28 Etats membres de l’UE se réuniront le 6 mars à Bruxelles pour discuter de la création d’un centre de commandement conjoint qui sera nommé Capacité de planification et de conduite militaire (CPCM).

 

D’après les révélations d’un responsable européen, cité par Reuters, le but principal de ce nouveau centre serait de mener des missions militaires non-exécutives de l’UE, notamment des missions de formation militaire de l'Union au Mali, en Somalie et en Centrafrique. Dans l’avenir, ce centre pourrait aussi avoir pour objectifs de surveiller des missions militaires et s'occuper du retrait des armes.

 

Cependant, le responsable européen a mis en avance qu’il s'agissait donc davantage «d'une initiative symbolique» dans le domaine de la politique de sécurité et de défense commune que «d'une révolution», puisque le CPCM serait dirigé par l'actuel président du Comité militaire de l'UE.

 

Si les ministres approuvent sa création le 6 mars, le nouveau centre de commandement devrait être opérationnel dès le printemps. Mais, d'après Reuters, il ne n'engloberait pas les opérations militaires «actives».

 

Le responsable européen précise que le CPCM constituerait un petit pas vers un «quartier général militaire européen», souhaité notamment par la France et l'Allemagne face aux incertitudes créées par l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis, mais heurté à l'opposition de la Grande-Bretagne.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 13:33
Du Tchad à Kabo : Les réfugiés centrafricains plaident pour leur retour

 

 

http://www.radiondekeluka.org vendredi 3 mars 2017 12:24

 

Trois ans après le début de la crise en République Centrafricaine, prés de 10.000  déplacés internes, officiellement enregistrés vivent toujours sur trois sites dans la ville de Kabo (préfecture de l’Ouham, nord du pays), à quelques 70 kilomètres du Tchad.



Nombreux sont ceux qui veulent rentrer dans leur ville d’origine mais n’ont pas les moyens. Ils appellent les autorités de Bangui à les aider. On appelle à Kabo « les retournés ». 



La plupart d’entre eux, sont partis du Pk5 (Bangui) et du Pk12 (commune de Bégoua), convoyés à Kabo en 2014 au plus fort de la crise. Ils avaient rejoint le Tchad avant de revenir à Kabo.



Dans le site de transit où ils sont installés, ils vivent comme « sous perfusion ». Quelques ONG leur fournissent des soins et parfois de la nourriture.



Tidiane Bafor, ancien habitant du Pk5 est le délégué des « retournés ». Il  vit dans le camp avec sa femme et ses trois derniers enfants depuis 10 mois. Il appelle le gouvernement à l’aide.

« Je veux rentrer à Bangui. Je demande au gouvernement et aux partenaires de faire des efforts pour nous sortir de cette situation ».



« Quelqu’un qui a fait 10 mois ici et qui n’a plus rien à manger, c’est grave », s’est-il inquiété relevant que « c’est MSF qui a fait des efforts pour nous, retournés centrafricains du Tchad, pour nous donner à manger. L’ONG Solidarité nous a donnés des nattes ».



Ousmane Oumar, ancien habitant du Pk12, qui est ici depuis un an à Kabo avec sa femme et ses deux enfants déplore son séjour au Tchad. Il ne cache pas son envie de regagner Bangui.
 

« Il y a beaucoup de souffrance au Tchad. Nous avons eu un problème de nourriture et à cela s’ajoutait l’absence de commerces. Je ne pouvais rester là-bas. Et à Kabo, c’est la même chose. Je veux repartir au Pk12 où il y a plusieurs activités », a-t-il souhaité.



De nombreux réfugiés continuent toujours de retourner à Kabo, malgré le risque que cela représente. La frontière entre le Tchad et la République Centrafricaine est officiellement fermée depuis 2013.  

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 13:19
 Construction d’un marché frontalier entre le Cameroun et la Centrafrique

 

 

APA-Douala (Cameroun) - 03/03/17 - Le Cameroun vient de relancer dans la région de l’Est à Garoua-Boulaï la construction d’un marché frontalier avec la Centrafrique, dans l’optique de renforcer les échanges économiques et commerciaux avec ce pays voisin dépourvu de façade maritime.

 

D’un coût estimatif de 866 millions de francs CFA, ce lieu d’échanges commerciaux est prévu pour s’étendre sur 1000 m2, d’après les services compétents du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT) qui pilote le projet.

 

Ville stratégique du corridor Douala-Bangui, Garoua Boulaï est la principale porte d’entrée des marchandises centrafricaines qui transitent par le port de Douala, pour un chiffre d’affaires annuel de 55 milliards de francs CFA par an d’après l’administration des douanes.

 

Dans le cadre du projet visant à densifier les échanges commerciaux aux frontières avec les pays voisins, le Cameroun prévoit également la construction de deux autres marchés frontaliers notamment à Fotokol, localité de l’Extrême-Nord frontalière au Nigéria devant desservir également le Tchad, et à Ekok, localité de la région du Sud-Ouest également frontalière au Nigéria.

 

Dans la localité d’Abang Minko, au Sud, existe déjà un marché frontalier dans lequel se retrouvent généralement les Camerounais, les Gabonais et les Equato-Guinéens.

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 13:07
La Marocaine Najat Rochdi représentera Antonio Guterres en Centrafrique

 

La Marocaine Najat Rochdi représentera Antonio Guterres en Centrafrique

 

https://telquel.ma mars 02 2017 19:43

 

Najat Rochdi a été nommée représentante spéciale adjointe pour la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

 

La Marocaine Najat Rochdi a été nommée ce 2 mars au poste de représentante spéciale adjointe de l’ONU pour la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), annonce l’agence de presse LAO. Suite à sa nomination, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que Rochdi dispose d’une "vaste expérience dans le domaine du développement et de l’action humanitaire".

 

Elle occupait depuis mai 2013 la fonction de Représentante permanente du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Cameroun. Un poste qu’elle a quitté durant le mois de février 2017 à l’issue de sa mission. Najat Rochdi a également occupé la fonction de Directrice adjointe chargée de la politique, de la communication et des opérations au bureau de liaison du PNUD à Genève. Avant d’entamer sa carrière onusienne, Najat Rochdi était, au Maroc, secrétaire générale au Département de l'économie sociale et des PME.

 

En tant que représentante spéciale adjointe du secrétaire général de l’ONU, Najat Rochdi sera chargée de représenter Antonio Guterres auprès du chef d’État centrafricain. La Minusca a été mise en place en avril 2014 pour protéger les populations civiles lors de la troisième guerre civile centrafricaine. Le conflit a opposé les milices de Seleka, composée majoritairement de musulmans, et les partisans du président Michel Djotodia, en majorité chrétiens.

 

À l’issue des affrontements, la Minusca avait pour but d’assurer la transition en étendant "l’autorité de l’État" et en assurant "le maintien de l’intégrité territoriale". Cette mission de maintien de la paix avait aussi comme objectif de promouvoir les droits de l’Homme et de mener des actions "en faveur de la justice nationale et internationale". En juillet 2016, le mandat de la Minusca a été prorogé jusqu’au 15 novembre 2017.

 

 

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