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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 12:23

 

 

http://afriqueeducation.com/

 

Le fairplay de Pierre Claver Maganga Moussavou a surpris au Palais du Bord de Mer. Alors que les émergents pensaient qu'il était de leur côté, pour avoir, vigoureusement, dénoncé Jean Ping, ces derniers jours, le candidat du PSD et maire de Mouila a, plutôt, félicité, sur sa page facebook, Jean Ping, d'avoir gagné l'élection présidentielle. Un geste de grande valeur.

 

Il y a quelques heures, Jean Ping, candidat de l'opposition et vainqueur (en attendant l'annonce officielle de sa victoire par le Ministre de l'Intérieur Pacôme Moubelet Boubeya) de l'élection présidentielle du 27 août, a réuni, tout ce que Libreville compte de journalistes nationaux et internationaux, pour remercier les Gabonais et les Gabonaises qui ont décidé de faire de lui, le 5e président de la République gabonaise. Comme il l'a juré, il y a deux ans, en démissionnant du PDG, Jean Ping a gagné son pari en battant (sévèrement) « le petit-là », avec un score qui serait supérieur à 65%. Pour une élection à un tour, face au président sortant, c'est une grande déculottée que Bongo Ondimba Ali (BOA) a eue et dont il se souviendra longtemps.

 

Il ne faut pas se voiler la face, et bientôt, les langues vont commencer à se délier : BOA ne récolte que ce qu'il a semé depuis sept ans. De la très mauvaise GRAINE. Après l'avoir installé aux commandes du pays, par reconnaissance pour l'action de paix, de rapprochement des hommes et de solidarité menée par son père, le patriarche Ondimba, BOA a voulu réinventer le fil à couper le beurre. Résultat, les « vieillards » (appellation contrôlée par les émergents du Palais du Bord de Mer, ndlr) le renvoient à son cher piano et à sa guitare, domaine où, semble-t-il, il fait des merveilles.

 

Pendant son discours de près de 5 minutes, Jean Ping (notre photo) a remercié tous ceux qui l'ont accompagné dans cette victoire, et promis d'être le président de tous les Gabonais et de toutes les Gabonaises. Pour calmer les cœurs et les appréhensions, du côté de chez BOA, il a déclaré qu'il n'y aurait pas de chasse aux sorcières. Du moins, jusqu'à un certain niveau. Vraisemblablement pas celui qui concerne les « émergents » et la Légion étrangère.

 

Désormais, c'est la fête dans le camp Ping, en attendant que Pacôme Moubelet Boubeya se décide à confirmer ce que tout le Gabon sait déjà : Jean Ping nouveau président de la République.

Lu pour vous : PRESDENTIELLE GABONAISE : Jean Ping vient de remercier le peuple gabonais de l'avoir élu président
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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 11:27
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

Plusieurs écoles privées de Bangui fermées par arrêté ministériel

 

APA-Bangui (Centrafrique) -29/08/16) -  Le ministre de l’Education nationale, Moukadas Nour, a décidé de fermer une centaine d’établissements scolaires privés de Bangui et environs pour non autorisation de fonctionner et infrastructures inadéquates, a-t-on appris de source officielle.

 

Selon un arrêté ministériel reçu à APA, le but de cette mesure est de permettre aux élèves d’avoir accès à un établissement bien construit pour la rentrée prochaine fixée au 15 septembre prochain. C'est une première depuis que le pays connait la crise en 2013.

 

Face au nombre croissant des enfants à scolariser et au manque d’infrastructures étatiques pour les accueillir, beaucoup d’établissements scolaires ont été créés par des particuliers.

 

Malheureusement, la plupart d’entre eux fonctionnent dans l’illégalité. Mus par le gain facile, certains ont transformé des maisons en écoles.

 

Face à cette situation, le gouvernement a décidé de frapper fort pour mettre au pas les particuliers qui investissent l’espace scolaire afin de faire respecter la réglementation en matière de création des établissements scolaires privés en Centrafrique.

 

Si cette mesure se concrétise, beaucoup d'élèves vont se retrouver sans école à la prochaine rentrée scolaire.

 

 

Prêts scolaires pour les parents d’élèves centrafricains

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 29/08/16 - Les banques commerciales et les établissements de crédit installés en Centrafrique vont à partir de mardi mettre à la disposition de leurs clients des prêts scolaires qui sont des pratiques que ces institutions financières avaient l’habitude de faire avant d’être obligées de les arrêter à cause de la crise traversée par le pays.

 

Plafonné à 500.000 FCFA, le prêt scolaire est un crédit octroyé traditionnellement par les banques aux clients pour leur permettre de disposer de ressources afin de préparer la rentrée scolaire de leurs enfants.

 

Le soumissionnaire a 6 mois pour rembourser le prêt qui est consenti avec un faible intérêt.

 

Toutefois, il a été freiné par la crise militaro-politique vécue par le pays et qui a eu un impact négatif sur son tissu économique caractérisé par la destruction et le pillage de certaines agences des banques.

 

Le prêt scolaire constitue à l’heure actuelle une bouffée d’oxygène pour les parents d’élèves bénéficiaires dont beaucoup manquent de tout et sont encore dans les sites des déplacés. Avec l’argent mis à leur disposition, ils pourront acheter des fournitures et payer la scolarité de leurs enfants.

 

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 11:04

 

 

https://lesamisdesiloe.wordpress.com  

 

Le 10 décembre 2012, l’ex-coalition Séléka et ses alliés sous-régionaux et internationaux déclenchent une rébellion contre l’Etat centrafricain.

 

Cette opération débouche sur le coup d’Etat du 24 mars 2013 qui renverse le président François Bozizé Yangouvonda.

 

Depuis le déclenchement de cette rébellion jusqu’au coup d’Etat, les seize (16) préfectures de la République Centrafricaine y compris Bangui la capitale, sont dévastées par des violations massives, ciblées, systématiques, répétées et continues des Droits Humains.

 

On ignore combien de temps la République Centrafricaine mettra pour se remettre de ce désastre inédit.

 

Lionel Pascal, docteur en droit de l’université de Bordeaux écrit un livre sur cette crise qui s‘intitule : « La crise en RCA (République Centrafricaine) va durer longtemps », publié aux éditions du Net.

 

L’auteur est très pessimiste quant à l’avenir de la RCA

 

A cause du manque d’argent : « Il (président Touadera) voyage beaucoup pour tenter d’obtenir de fonds ».

 

A cause de la culture du pouvoir autoritaire dans ce pays, l’auteur préconise une démocratie participative, où la transparence des choix effectués par les responsables sont réellement discutés dans la rue et votés en connaissance de cause au parlement.

 

A cause de la corruption contre laquelle Il faut mener une lutte féroce.

 

A cause de l’impunité, il suggère d’établir une administration de la justice forte et présente partout.

 

A cause de l’opération Sangaris qui prend fin en octobre 2016, la France ne peut pas partir sans laisser la RCA parfaitement sécurisée.

 

Lionel Pascal conclu :

 

 « Nous avons eu un long destin commun, nous leur (Centrafricains) devons de vivre dans la liberté et la démocratie. Le développement économique viendra. »

 

Un livre qui ouvre des pistes de recherches pour sortir d’une crise qui dure déjà très longtemps et un livre qui montre qu’il y a en France et dans le monde des personnes qui s’intéressent au sort de Centrafricains.

Livre - Centrafrique – La crise en RCA (République Centrafricaine) va durer longtemps
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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 11:02

 

INVITÉ AFRIQUE SOIR

 

 

Par Esteban Galiano  lundi 29 août 2016

 

En Centrafrique, une cour pénale spéciale doit en principe voir le jour pour juger les violations des droits humains commises dans le pays depuis 2003. Vendredi dernier, une étape de plus a été franchie avec la signature d’un accord entre le gouvernement centrafricain et les Nations unies pour la mise en place de cette cours. A Bangui, le gouvernement salue un accord historique pour le pays et parle d’un pas de plus vers la paix. Le ministre de la Justice Flavien Mbata revient sur cet accord avec Esteban Galiano.

 

http://www.rfi.fr/emission/20160829-cours-penale-speciale-rca-tels-crimes-seront-plus-toleres

Cour pénale spéciale en RCA: «de tels crimes ne seront plus tolérés»
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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 10:47
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : L’ex-Séléka créé un comité pour préparer son assemblée générale à Bria

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 29 AOÛT 2016

 

BRIA, 29 AOUT 2016(RJDH)—Une assemblée générale des éléments de l’ex-Séléka est en préparation à Bria. De sources bien informées, un comité préparatoire a été créé pour préparer cette rencontre.

 

Un commandant de l’ex-Séléka contacté depuis Bria, a indiqué qu’un comité a été mis en place pour organiser cette assemblée générale qui, selon lui va réunir toutes les branches de ce mouvement, « nous sommes encore dans les préparatifs. Il y a déjà le comité qui est mis en place et qui travaille. Dès que tout sera prêt, la date sera communiquée y compris les points à l’ordre du jour », a-t-il annoncé. Difficile pour le moment de connaitre les noms de ceux qui sont désignés pour piloter ce comité préparatoire.

 

Le président de la délégation spéciale de la ville de Bria, Moise Balekouzou dit constater l’arrivée massive des éléments ex-Séléka. L’autorité locale parle d’intention d’organiser une réunion dans la ville.

 

Moise Balekouzou a confié au RJDH que sa population est paniquée par cette présence massive et l’intention des ex-Séléka de tenir leur Assemblée  Générale dans la ville « nous avons constaté depuis quelques jours, l’arrivée massive des combattants dans la ville. J’ai été informée de leur intention de tenir une assemblée générale. Ils ont mis en place un comité d’organisation pour la tenue de cette rencontre, mais c’est la population qui a peur » explique t-il.

 

Les mouvements des ex-Séléka se sont multipliés à travers la République Centrafricaine depuis l’évasion le 12 aout dernier de Abdoulaye Hissene et de Aroun Gaye, deux cadres militaires de ce mouvement, recherchés par la justice centrafricaine.

 

 

Centrafrique : Le député de Markounda déplore l’assassinat d’un membre de la délégation spéciale

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 29 AOÛT 2016

 

MARKOUNDA, 29 Août 2016 (RJDH)—Un membre de la délégation spéciale de la ville de Markounda a été abattu à son domicile le 24 aout dernier. Cet assassinat est dénoncé par le député de la localité Emilie Béatrice Epaye qui parle d’acte injustifiable. Elle l’a dit dans une interview accordée ce jour au RJDH.

 

Selon les informations du RJDH, la victime a été abattue à son domicile par des hommes armés à bord de deux motos. Le député de Markounda se dit indignée par ce qu’elle qualifie d’acte abominable et injustifiable. Emilie Béatrice Epaye dit regretter l’inaction de la  Minusca « je pense que c’est un acte indigne et  inadmissible. Aussi, je regrette que cette autorité soit tuée dans une localité où se trouve le contingent camerounais de la Minusca »explique t-elle.

 

Selon le député de Markounda, l’identité des auteurs de cet acte n’est pas encore connue « cette autorité communale a été abattue par des hommes armés à son domicile. Nous ignorons encore l’identité des présumés auteurs, parce que la sous-préfecture de Markounda compte plusieurs  groupes armés, entre autres, les ex-Séléka, la Révolution Justice, les Anti Balaka… », a-t-elle fait savoir.

 

Difficile à l’heure actuelle d’avoir des informations depuis Markounda à cause de la qualité du réseau téléphonique.

 

Les forces de défense et de sécurité nationales ne sont pas encore déployées à Markounda où l’autorité de l’Etat ne se résume qu’à la présence du sous-préfet

 

 

Centrafrique : Des semences distribuées à 2000 ménages dans la Sangha-Mbaéré

 

http://rjdh.org/ PAR DIDIER YETENDJI LE 29 AOÛT 2016

 

BAYANGA, 29 aout 2016(RJDH)–L’ONG nationale Coopération Internationale de l’Amertume et la pêche(COOIAP), a distribué du 20 au 27 aout 2016 des semences et outils agricoles à 2000  ménages dans la Sangha Mbaéré. Ce don s’inscrit dans le cadre d’appui aux groupes vulnérables après la crise.

 

Il s’agit des semences de maïs et d’arachides accompagnées des houes, selon le  président de l’ONG COOIAP, Caetano ThumbaDjuma« nous avons apporté 34 tonnes aux groupements et à la population de la Sangha-Mbaéré. Au moins 2000 ménages ont bénéficié de cet appui qui vise à relancer le secteur agricole afin d’assurer la sécurité alimentaire », a-t-il précisé.

 

Plusieurs communes ont été touchées par cette distribution. Ce sont les ménages des communes de Bambio, Bilolo, Salo, Bayanga et celle de  Nola qui ont reçu cette aide « nous avons atteint les groupements de Anam, un village située à 45 Km après Nola, vers le Cameroun », a-ajouté le président de COOIAP.

 

Dans le village Anam où le RJDH s’est rendu, la population témoigne avoir reçu pour la première fois des semences« nous sommes dans la joie parce qu’enfin les semences sont arrivées jusqu’ici. C’est pour la première fois car, malgré l’état très dégradé des routes, cette ONG est venue pour nous distribuer ces kits », a témoigné Marc Mbali Metamba, chef du village Anam.

 

Marie Chantale Bengue, directrice administrative financière a confié que la mission de l’ONG COOIAP dans la Sangha-Mbaéré consistait aussi à renforcer la capacité administrative du bureau préfectoral ainsi que des groupements, « nous avons remis un ordinateur, une imprimante multifonctionnelle  et  un groupe électrogène au bureau préfectoral pour mieux assurer le renforcement de capacité des bénéficiaires dans les jours qui suivent», a-t-elle fait savoir.

 

C’est le deuxième passage de cette ONG dans la région. Le premier était consacré à la sensibilisation sur l’impact de l’homme sur  l’environnement et l’épidémie qui avait frappé les poissons dans la région. Les semences distribuées sont un appui de la FAO. /

 

Didier Yetendji et Fridolin Ngoulou

 

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 14:37

 

PRÉSIDENTIELLE

 

Par Maria Malagardis Libération  — 28 août 2016 à 15:16 mis à jour à 16:01

 

En Afrique, les lendemains du jour de vote sont parfois plus décisifs que le scrutin lui-même : c’est le cas au Gabon, où s’est déroulée samedi une élection présidentielle particulièrement tendue. Elle le fut à Paris aussi, où les Gabonais de la diaspora avaient eux aussi été appelés aux urnes.

 

Les Jardins du Ranelagh, aux confins du XVIe arrondissement, n’ont guère l’habitude d’être le théâtre de manifestations réprimées à coups de gaz lacrymogènes. C’est pourtant bien ce spectacle hallucinant qui s’est déroulé samedi sur les pelouses qui bordent l’imposante ambassade du Gabon à Paris, avenue Raphaël. «On vote et on reste» : la consigne de vigilance initiée par l’opposition, qui redoutait des fraudes massives, s’était imposée aussi bien dans le pays que dans les ambassades à l’étranger.

 

A Paris comme ailleurs, ils étaient donc nombreux à «rester» sur place, même après avoir voté, accrochés à leurs portables qui retransmettaient les nouvelles du Gabon.

 

Au départ, l’ambiance s’affichait plutôt bon enfant. D’autant que très vite, les premiers résultats réjouissent visiblement la foule. Avec un seul nom répété à l’infini, comme une claque : «Ping». Proclamé en tête dans plusieurs localités du pays à mesure que la nuit tombait mais aussi en Allemagne avec «plus de 80% des voix ! Et même 82% à Cuba !» s’enthousiasme un homme qui brandit son téléphone comme un trophée.

 

«Sur quatre générations, nous n’avons connu quasiment que les Bongo. Qu’ils partent !»

 

Principal challenger du Président sortant Ali Bongo, Jean Ping avait clairement le soutien de tous ceux qui faisaient samedi le pied de grue devant l’ambassade à Paris. Sur les pelouses, certains débouchent même le champagne.

 

Comme ce groupe de femmes qui exhibent leurs coupes et rêvent déjà d’organiser la soirée de la victoire «au Cœur Samba [célèbre restaurant africain de Paris, ndlr] ou même au Fouquet’s, pourquoi pas ?»

 

«Voilà cinquante ans qu’une même famille monopolise le pouvoir, on n’en veut plus», enrage l’une d’elles, évoquant la dynastie des Bongo : le père Omar qui régna sans partage de 1967 à 2009, puis le fils Ali qui lui a succédé et tente de conserver le pouvoir. «Je suis arrière-grand mère et sur quatre générations, nous n’avons connu quasiment que les Bongo. Ils ont ruiné le pays, qu’ils partent !» s’exclame non loin de là Anna, élégante vieille dame qui agite fébrilement son éventail.

 

Bongo l’indétrônable perd des soutiens

 

«Bongo, comme d’autres dictateurs en Afrique, semblait peut-être indétrônable. Mais pour la première fois, il y a une conjonction d’éléments favorables à l’opposition», constate toujours devant l’ambassade Régis Marzin, journaliste et chercheur spécialisé sur les élections en Afrique. Lequel énumère : «Jean Ping bénéficie désormais du soutien d’une partie du système, en rupture de ban avec Ali Bongo. Du coup l’alternance ne fait plus peur : il n’y aura pas de vide au sein de l’Etat. Ping a également réussi à créer une alliance avec d’autres candidats à la mi-août, donc au dernier moment, ce qui a coupé l’herbe sous les pieds du pouvoir qui n’avait pas prévu ce regroupement. Et Ping a beau être lui-même un ancien baron, il a creusé son sillon depuis deux ans, allant même jusqu’à dormir dans des villages pygmées.»

 

Preuve du renversement du rapport de force, on croise aussi devant l’ambassade un ancien proche du clan Bongo, bien connu des réseaux franco-africains : Robert Bourgi est presque un membre de la famille Bongo. C’est lui-même qui le reconnaît. Pascaline, la sœur du Président, mais aussi ex-femme de Jean Ping, serait venu le voir mi-juillet à Paris. «Pour [le] convaincre de rallier le camp d’Ali», explique-t-il. «Mais il y a un tel rejet d’Ali aujourd’hui au Gabon… Même s’il tente de s’accrocher en dépit des résultats, c’est fini pour lui», croit savoir le confident de la famille, qui lui aussi mise désormais sur Ping.

 

Pendant ce temps, les résultats des différents consulats français continuent à tomber : «65% à Rennes, 89% à Lille, 90% à Bordeaux ! Ping écrase tout ! Et c’est pareil au pays», s’exclame Eugénie devant les barrières qui bloquent l’accès à l’ambassade parisienne.

 

Reste qu’à Paris, l’ambiance devient soudain plus tendue. Les derniers électeurs qui font encore la queue ne sont plus autorisés à rentrer. Ils ne voteront pas. Du coup, ceux qui sont encore à l’intérieur refusent de sortir, pour protester.

 

«Castagne» à l’ambassade entre votants et CRS

 

Au même moment des CRS débarquent, boucliers au poing, renforçant le blocage de l’accès à l’ambassade. La température monte d’un cran. «C’est une provocation !» crie la foule qui fait pression sur les barrières. Un projectile vole, déclenchant une pluie de gaz lacrymogène. La foule s’éparpille sur les pelouses dans une immense clameur qui propulse au balcon les discrets résidents des immeubles environnants.

 

Peu après, voilà ces mêmes CRS qui pénètrent dans l’ambassade. «Ces policiers français font sortir les citoyens gabonais qui voulaient assister au dépouillement ! Mais quel scandale, quelle honte pour la France !»s’insurge Mengue M’Eyaà, représentante de la société civile qui aurait dû elle-même observer le dépouillement mais s’est vue refuser l’entrée de l’ambassade.

 

«A l’intérieur de l’ambassade, c’était la castagne. Les policiers français ont jeté des femmes au sol pour les faire partir», révèle, dimanche, Nestor qui lui a réussi à rester à l’intérieur du bâtiment et à assister au dépouillement. Malgré ces dérives, les résultats s’imposent à quatre heures du matin : Paris a voté à plus de 70% pour Jean Ping.

 

Ping en tête, le clan du président sortant crie à la fraude

 

Selon le décompte de l’opposition dimanche, Ping aurait remporté 68% des voix au Gabon. Un résultat aussitôt contesté par le camp d’Ali Bongo qui affirme que ce dernier est en tête avec 54% des voix et accuse l’opposition de fraude. Les résultats officiels seront annoncés mardi en fin de journée, a annoncé dimanche le ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubelet Boubeya, dans un communiqué.

 

Les Gabonais ont voté mais une autre bataille commence : celle des résultats

 

Maria Malagardis

Lu pour vous : Gabon : de Libreville à Paris, l'opposition évoque une «victoire historique»
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 13:32

 

ASSEMBLEE NATIONALE

______________

Le Président


REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité - Dignité – Travail

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Conformément à l’article 89 de la Constitution du 30 mars 2016, le Bureau de l’Assemblée nationale élargi aux Présidents des Commissions Défense et Affaires Etrangères, sous l’autorité de l’Honorable Abdou Karim MECKASSOUA, Président de l’Assemblée nationale, a procédé, le mercredi 24 août 2016, à l’audition de membres du Gouvernement sur les questions d’actualité nationale.

 

Cette mission de contrôle fait suite à la rencontre entre le Président de la République et le Président de l’Assemblée nationale sur les enjeux de sécurité et de défense, mais aussi sur la question des rapports entre le pouvoir Exécutif et le pouvoir Législatif.

 

Ont ainsi échangé avec le Bureau élargi :

 

- Le Ministre de la Défense Nationale, Monsieur Joseph YAKETE,

 

- Le Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, Monsieur Jean Serge BOKASSA,

 

- Le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Centrafricains de l’étranger, Monsieur Charles Armel DOUBANE,

 

- Le Ministre de la Justice, de la promotion des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Monsieur Flavien MBATA,

 

- Le Ministre, Secrétaire Général du Gouvernement chargé des Relations avec les Institutions de la République et du Suivi-Evaluation des Politiques Publiques, Chef de la délégation ministérielle, Monsieur Jean-Christophe NGUINZA.

 

Les échanges ont porté sur le cas de Monsieur Jean-Francis BOZIZE, sur l’affaire des fugitifs du KM5 (Messieurs Abdoulaye HISSENE, Aroun GAYE et leurs bandes), sur la sécurité de l’Assemblée nationale suite aux deux récents actes de vandalisme, et enfin, sur les dysfonctionnements du protocole lors de la cérémonie de la Journée Nationale de l’Arbre.

 

Il s’agissait, pour les élus de la Nation, d’obtenir des informations précises :

 

- sur les conditions de l’arrivée de Jean-Francis BOZIZE sur le territoire national, de son arrestation par la MINUSCA, ainsi que de sa libération conditionnelle et placement sous contrôle judiciaire ;

 

- sur les circonstances de la sortie de Bangui de la bande armée du KM5, du blocage du convoi à Galafondo, de la fuite des principaux chefs de cette bande, dont Abdoulaye HISSENE et Aroun GUEYE, mais aussi sur le dispositif de sécurité et de défense mis en place et sur les raisons de son dysfonctionnement, ainsi que sur le traitement judiciaire de cette affaire ;

 

- sur le rapport établi par le gouvernement entre ces évènements et le processus en cours de DDRR ;

 

- sur les mesures prises ou envisagées par le gouvernement pour la sécurisation des locaux de l’Assemblée nationale suite aux actes récents de vandalisme ;


- sur les dispositions protocolaires lors des cérémonies officielles.

 

Les échanges ont été francs et courtois. Le Président de l’Assemblée nationale, l’Honorable Abdou Karim MECKASSOUA, au nom du Bureau élargi de l’Assemblée nationale, après avoir remercié les ministres présents pour leur disponibilité et leur diligence, a pris acte des informations fournies, tout en faisant observer que d’importantes zones d’ombres demeurent. La Représentation Nationale se réserve, une fois analysées les données issues de cette audition, de prendre toute initiative qu’elle jugera utile pour la sécurité du peuple centrafricain soit mieux assurés à l’avenir.

 

RCA - Assemblée nationale : Audition de membres du Gouvernement sur les questions d’actualité nationale
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 13:24

 

 


Le rapport de mi-parcours publié la semaine dernière par le Panel d’Experts des Nations Unies sur la République Centrafricaine (RCA) révèle que la situation sécuritaire du pays demeure préoccupante. Malgré des améliorations constatées dans les mois qui ont suivi le processus électoral au début de l’année 2016, de nouvelles vagues de violence à partir du mois de juin dans la capitale, Bangui, et dans les régions rurales indiquent que les causes profondes de la violence n’ont toujours pas été résolues.


Maintien d’un climat d’insécurité et poursuite des trafics de minerais


D’après le rapport d’enquête, « les groupes armés déployés à Bangui ont maintenu une position de force, et ont même été en mesure de renforcer leur capacité de déstabilisation », tandis que les groupes armés déployés dans les zones rurales ont étendu leurs zones de contrôle.

 

Depuis le mois de Janvier, des groupes armés et des hommes en armes ont étendu leur présence sur le territoire national, en particulier dans les régions du nord et de l’est. Le Panel rapporte que les factions ex. Seleka ont été en mesure de « maintenir leur capacité de combat à travers les trafics d’armes en provenance du Soudan et de la République Démocratique du Congo ». Dans leurs zones de contrôle, des administrations parallèles et des services de sécurité ont été mis en place par des chefs ex. Seleka. Les activités minières ont continué à attirer les milices armées « motivées par une volonté de piller et d’établir un système parallèle de taxes aux alentours des mines ».


Malgré un profil relativement plus bas, des Anti-Balaka continuent de déstabiliser les communautés de manière plus localisée, en particulier dans les zones où les activités de pastoralisme sont développées. Le rapport indique que « la compétition pour le rackette (des pastoralistes) est une source majeure de la violence perpétrée non seulement par les Anti-balaka mais également par les factions ex. Seleka ». Ce constat révèle que la prédation économique justifie pour beaucoup les violences commises par ces groupes armés.


A Bangui, les tensions entre les forces gouvernementales et une milice locale dirigée par Haroun Gaye et Abdoulaye Hissène, basée dans le quartier musulman au PK5, ont débouché sur des incidents au courant du mois du juin. D’après le Panel d’Experts, « ces incidents ont démontré la fragilité des arrangements sécuritaires » et illustrent le fait que les groupes armés déployés à Bangui ont maintenu une position de force, « ce qui pose un défi de taille au gouvernement dans ses efforts de promouvoir la sécurité ».


Un exemple récent renforce les conclusions du Panel d’Experts. Le 13 août dernier, Hissène accompagné de 35 milices lourdement armées ont forcé un barrage à Bangui, au sein d’un convoi de sept véhicules, pour se rendre dans le nord du pays. Des échanges de tirs ont été mentionnés entre forces gouvernementales et milices armées à la sortie de Bangui, mais ce n’est que plus tard que la Minusca a arrêté la progression du convoi aux alentours de Sibut. Sept hommes ont été arrêtés et transférés à Bangui mais les leaders ont pu s’échapper, ce qui a été source d’importantes tensions entre le gouvernement et la Minusca. A la suite d’une saisie au domicile de Hissène au PK5, 700 armes et munitions ont été retrouvées. La destination du convoi serait certainement les villes de Bria et Kaga-Bandoro où, d’après certains medias locaux, des factions ex. Seleka seraient en train de s’y rassembler. Le 18 août, Bloomberg a rapporté que les milices Seleka ont donné un délai de deux jours au gouvernement pour libérer les prisonniers, sinon ils menacent d’employer « des actions robustes » dans les zones sous leur contrôle.


Des défis importants : la question des groupes armés, la réconciliation, le recyclage des élites et l’embargo sur les armes


Le rapport du Panel d’Experts met à jour un ensemble de défis majeurs que le gouvernement actuel semble échouer à résoudre.


L’échec à négocier des accords de paix avec les groupes armés : malgré la volonté affichée de promouvoir un dialogue avec les groupes armés, les efforts visant à atteindre un consensus ont échoué jusqu'à présent. Pour le Président Touadera, le désarmement est une précondition aux pourparlers. Mais pour les groupes armés, en particulier les leaders ex. Seleka, un arrangement avec le gouvernement visant à intégrer les combattants dans l’Armée Nationale et dans le gouvernement doit être préalable à tout désarmement. Les ex. Seleka réclament également une représentation politique plus grande de la minorité musulmane. Plusieurs déclarations publiques réalisées par le Président Touadera et certains leaders des groupes armés, publiées en annexe du rapport, révèlent des désaccords fondamentaux entre les leaders de l’ex. Seleka et le gouvernement central.


Absence de réconciliation et de politique inclusive : dans son rapport, le Panel dénonce « une inclusion minimale des musulmans au sein de l’appareil étatique » et indique que ce manquement « représente une opportunité ratée qui aurait permis d’envoyer un message politique fort d’inclusion et de réconciliation entre communautés ». Malgré les discours présidentiels qui font de la réconciliation l’une des priorités affichées du gouvernement, le Panel note que parmi les élites politiques et militaires actuelles, il existerait un faible intérêt à promouvoir la réconciliation avec la minorité musulmane, qu’ils continuent de considérer comme des ‘étrangers’. Le Panel note également que la marginalisation des régions du nord et de l’est continue d’alimenter les mécontentements au sein de l’ex. Seleka. Dans le sud-ouest, malgré le fait que « les activités des groupes armés n’affectent pas les mines de diamant », le rapport indique que « la liberté de mouvement et de circulation des opérateurs musulmans est menacée en raison des nombreuses agressions perpétrées sur les réfugiés désireux de rentrer en Centrafrique et sur les personnes déplacées ».


Le recyclage des élites issues du régime de Bozizé et le favoritisme à l’égard des chefs anti-balaka : le Panel note qu’il existe un sentiment fort que « le Président Touadera recycle l’élite politique de l’ère Bozizé ». Le Panel félicite « le Président et le Premier Ministre pour leur décision d’exclure les leaders des groupes armés de la branche exécutive du gouvernement » mais il déplore le fait que le régime actuel accorde un traitement particulier aux milices Anti-balaka. En effet, « certains chefs, notamment Alfred Yekatom aussi connu sous le nom de ‘Rombhot’ et sous sanction de l’ONU, ont été élus à l’Assemblée Nationale. En juillet dernier, Maxime Mokom, un chef Anti-balaka notoire responsable de certaines des violences qui ont secouées le pays en 2015, a été intégré par décret ministériel au sein de la Police nationale. Un autre exemple est le fait que « des milices anti-balaka qui ont servi dans les forces de sécurité nationale par le passé, ont de facto, un accès plus facile au processus de réintégration », notamment du fait qu’elles sont restées active dans les zones où l’autorité de l’État est progressivement restaurée.


Le débat sur l’embargo sur les armes et la Réforme du Secteur de la Sécurité : le gouvernement a de manière répétée lancé un appel visant à mettre fin à l’embargo sur les armes. Le Panel note cependant que « aucune requête formelle n’a été soumise au Conseil de Sécurité ». D’après les élites politiques, « l’embargo perpétue un déséquilibre des forces entre les forces nationales et les groupes armés puisque ces derniers continuent de bénéficier du commerce illicite des armes ». Toutefois, le Panel considère que la levée de l’embargo représente un enjeu complexe compte tenu des abus commis par les Forces Armées Nationales (FACA) ainsi que le manque, jusqu'à ce jour, de réformes effectives au sein des FACA.


En effet, suite aux violences du mois d’Octobre 2015, les autorités de la transition avaient souhaité que certains soldats conservent leurs armes chez eux. Ces « unités FACA irrégulières », placées hors de la chaine de commande centrale et de la supervision des troupes de la Minusca, avaient permis dans un premier temps de restaurer le calme dans la capitale, mais elles ont rapidement commencé à racketter la population et à commettre des abus à des barrières non-officielles. Pour exemple, un soldat de la Minusca a été tué par l’une de ces unités irrégulières. A ce jour, celles-ci continuent d’opérer. Le Panel indique que le manque structurel de capacité à maintenir et contrôler des unités FACA sur le terrain est en enjeu de taille.


Le mandat de la Minusca inclut une assistance au gouvernement en vue de développer une réforme du secteur de la sécurité qui doit permettre d’intégrer un nombre restreint de combattants au sein des services de l’État. L’intégration suppose un accord visant à définir les critères d’éligibilité et mettre en place une procédure de veto, mais jusqu'à ce jour, ces accords n’existent pas. Un processus de vérification des FACA est en cours mais tous ne jouissent pas de chances égales pour s’enregistrer à Bangui, en particulier ceux issus des factions ex. Seleka ou vivant en zones contrôlées par les ex. Seleka. Toutefois, le peu qui sont enregistrés continuent d’opérer au sein des groupes armés. Par exemple, parmi le MPC – l’une des faction ex. Seleka – 14 combattants sont enregistrés et continuent de recevoir un salaire en tant que soldats FACA. Le Panel donne l’exemple d’un soldat FACA enregistré et qui est actuellement le Directeur Général de la gendarmerie contrôlée par le MPC dans la ville de Kaga-Bandoro.


Justice et Réconciliation, des pistes de sortie de crise


Le rapport du Panel d’Experts de l’ONU nous rappelle que le gouvernement et la communauté internationale échouent à adresser les causes profondes du conflit en République Centrafricaine. Le manque de consensus entre le gouvernement (accusé de recycler l’élite issue du régime de Bozizé) et les groupes armés, risque de déboucher sur une réunification des forces Seleka qui pourrait avoir un effet néfaste durable sur les efforts de paix. Afin de mettre fin aux hostilités, le gouvernement de la RCA devra considérer un changement de stratégie, en incluant notamment deux piliers toujours cruciaux - la fin de l’impunité pour les auteurs de crimes ; et la mise en œuvre d’un plan effectif de cohabitation pacifique entre communautés avec pour objectif la réconciliation, qui passera notamment par une inclusion politique de la minorité musulmane.

République Centrafricaine : Un récent rapport d’enquête des Nations Unies révèle les échecs à résoudre les causes profondes du conflit
République Centrafricaine : Un récent rapport d’enquête des Nations Unies révèle les échecs à résoudre les causes profondes du conflit
République Centrafricaine : Un récent rapport d’enquête des Nations Unies révèle les échecs à résoudre les causes profondes du conflit
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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 20:15
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La Révolution Justice se retire de la plate-forme des groupes armés sur le DDRR/RSS

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 27 AOÛT 2016

 

BANGUI, 26 AOUT 2016(RJDH)—La Révolution Justice de Armel Ningatouloum Sayo s’est retirée de la coordination des groupes armés signataires de l’accord du 10 Mai 2016. Ce dernier explique ce retrait par le fait que la plateforme  n’a pas sa raison d’être, par contre  le porte-parole de cette coordination déplore ce retrait et l’appelle à discuter avec ses éléments pour la réussite du DDRR. 

 

Joint au téléphone, Armel Ningatouloum Sayo a expliqué au RJDH que « la coordination du DDRR mise en place n’a pas sa raison d’être, puisqu’il existe une structure pilote du DDRR à la Présidence et le DDRR est individuel » a-t-il expliqué.

 

Le porte-parole de cette coordination Thierry Blaise Angalaka se dit surpris par le retrait de la RJ « C’est une surprise pour nous car, il a beaucoup contribué à travers ses représentants à la mise en place de cette coordination », a-t-il déploré avant d’expliquer les motivations de ce retrait, « la raison de son retrait du processus évoqué met en avant un problème interne à la RJ, le chef d’Etat-major qui a fait une dissidence dans le mouvement » a précisé Thierry Blaise Angalaka.

 

Armel Sayo s’est-il retiré  du processus du DDRR ? Thierry Blaise Angalaka  a souligné que Sayo tient toujours au DDRR et l’a interpellé à un dialogue pour la réussite de ce processus tant attendu « Armel Sayo ne s’est  pas retiré du processus DDRR mais plutôt il conditionne sa participation à la plate-forme au retrait de l’autre RJ que dirige Belanga, c’est pourquoi nous les appelons au dialogue afin qu’ils puissent réussir ce processus du DDRR au sein de leur entité. Notre coordination ne gère pas les problèmes internes de chaque entité qui la compose », a-t-il précisé.

 

Armel Ningatoloum Sayo ne partage pas cet avis, car selon lui, « Belanga est toujours soumis à la RJ et pourquoi ne veut-il pas l’avouer ? » s’est-il demandé.

 

Dans un communiqué de presse publié le 26 aout, Belanga a réitéré son adhésion à la coordination, « le mouvement RJ est dirigé par le Colonel Raymond Belanga, président fondateur de la RJ et tous les principaux lieutenants qui restent favorables à la mise en place de cette Coordination des groupes armés, signataires de l’accord sur le processus DDRR/RSS » peut on lire dans ce communiqué.

 

La plate-forme des groupes armés a été présentée officiellement le samedi 20 Aout 2016, elle regroupe les groupes armés signataires de l’accord du 10 Mai.  Elle a pour objectif de défendre les intérêts matériels et moraux des groupes armés.

 

 

Centrafrique : Quatre dossiers traités à l’ouverture de la session criminelle à Bangui

 

http://rjdh.org  PAR SANDRINE MBAGNA LE 27 AOÛT 2016

 

BANGUI, 27 aout 2016(RJDH)— La cour criminelle a ouvert le vendredi 26 aout, sa session criminelle 2016 à Bangui. Sur 58 dossiers enrôlés, quatre ont été traités dans les deux sites à savoir : le Tribunal de Grande Instance de Bangui et le Tribunal des enfants. Parmi les faits reprochés entre autres, associations des malfaiteurs, détention illégale d’armes de guerre, les pratiques du charlatanisme et bien d’autres fautes.

 

Tout a commencé par la prestation des jurés après le tirage au sort dans les formations du siège du Tribunal pour les enfants et le Tribunal de Grande Instance de Bangui. Sur 58 dossiers enrôlés, quatre dossiers ont été présentés à l’audience dès l’ouverture de ladite session ce 26 aout à Bangui. Il s’agit des dossiers de l’accusé Aubin Alias Chocolat Yanoué, accusé d’association de malfaiteurs, détention illégale d’arme de guerre,  son dossier a été renvoyé au 15 septembre 2016.

 

« L’absence de son conseil est la cause de ce renvoi » selon une source judiciaire. Cette même source note les défaillances dans les enquêtes préliminaires a-t-elle déploré.

 

Le second dossier est celui de Jonathan Fabrice Tchocola poursuivi pour « association des malfaiteurs et détention illégale d’armes, consommation des chanvres et faux usage  de faux». Celui-ci est acquitté pour absence des éléments constitutifs du dossier.

 

Pour la deuxième formation, deux dossiers ont été traités. Le dossier d’Alias Dogo Bomssé,  et le dossier de Guy Wilibona qui sont également accusés de l’association des malfaiteurs.

 

Cette session criminelle qui s’est ouverte par l’audience du tirage au sort des magistrats va se poursuivre ce lundi 29 avec la comparution de 4 autres accusés et suivi de la plaidoirie des avocats.

 

 

Centrafrique: les partenaires internationaux octroient 4.5 Milliards pour le démarrage de la Cour Pénale Spéciale

 

http://rjdh.org PAR JUDICAEL YONGO LE 27 AOÛT 2016

 

BANGUI, le 26 Aout 2016(RJDH)—4.5 milliards de francs CFA, c’est le montant de fonds octroyé à la République Centrafricaine par les partenaires internationaux pour le démarrage de la Cour Pénale Spéciale créée depuis juin 2015. La signature de la convention a eu lieu ce vendredi 26 aout 2016 à Bangui entre le Ministre de la Justice et le PNUD.

 

Le Ministre de la Justice Flavien Mbata a évoqué toutes les questions liées au budget, à la sécurité des juges nationaux et internationaux, et tous ce qui est corolaire à la Cour Pénale Spéciale sont aux points, « aujourd’hui nous avons signé le document du projet entre le gouvernement centrafricain et les partenaires internationaux dont le montant est d’environs 4.5 milliards pour le démarrage de cette cour. Dans ce document signé, toutes les questions du budget de cette Cour figurent dans la convention. Nous allons continuer à mobiliser le gap lors de la rencontre de Bruxelles prévu pour le mois de novembre prochain » a dit le Ministre de la Justice avant de lancer un appel pressant aux auteurs de troubles de cesser.

 

« Nous avons fait un pas dans le cadre de la lutte contre l’impunité et cette cour travaillera avec la Cour Pénale Internationale. Ceux qui ont commis des crimes pendant cette période, tant qu’ils soient au pays ou à l’extérieur, seront traduits devant la juridiction afin qu’ils répondent de leurs actes «  a lancé Flavien Mbata.

 

L’Ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique, Jeffrey Hawkins a affirmé la ferme volonté de la communauté internationale d’appuyer la chaine pénale centrafricaine afin de lutter contre l’impunité dans le pays. « Nous voulons renforcer le système judiciaire dans ce pays et la communauté internationale soutient fermement la création de la Cour Pénale afin de donner la justice à des acteurs importants. Cela va nous donner à construire une nouvelle base pour que l’impunité n’existe plus » a avancé Jeffrey Hawkins l’Ambassadeur des Etats-Unis en Centrafrique.

 

Le Tribunal de grande Instance sera réhabilité pour abriter la Cour Pénale Spéciale. Le procureur spéciale sera nommé en décembre suivi des membres de ladite Cour./

 

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 20:05

 

 

 

Lors de son accession à la magistrature suprême, le President de la République a défini les urgences pour remédier le plus rapidement possible aux besoins prioritaires de l'Etat centrafricain. Ces priorités sont structurées et la restauration de la sécurité à été priorité. Force est de constater que dans les faits, des polémiques stériles ont pris le dessus au détriment de l'objectif. Des manoeuvres de distraction ont commencé par des contrôles inopinés d'effectif du Premier ministre qui barricade des ministères suivi de sanctions.

 

Cette démarche non démocratique s'est rapidement essoufflée, enlisée, embourbée sous le poids de l'immensité de la tâche qui les attendait. La session du baccalauréat sous l'ère de la rupture s'est soldée par une statistique la plus sombre de l'histoire de ce diplôme. Ainsi, comment expliquer cette catastrophe dès lors que les deux têtes de l'exécutif sont des enseignants respectés de l'université de Bangui ? Cette énigme confirme le proverbe qui dit :"un menuisier n'a jamais de bon meuble chez lui".

 

Concernant les polémiques autour du rôle du Directeur de cabinet du President de la République, nous pensons que ce débat n'a pas lieu d'être car il n'influe pas ou n'empêche pas le fonctionnement normal de l'appareil étatique. La fiche technique légale du métier de Directeur de cabinet n'est pas expressément définie par la loi. Devant le mutisme de la loi, ce dernier c'est à dire le Directeur du cabinet présidentiel est devenu l'homme à tout faire du President de la République, son confident, son stratège qui doit le suivre partout.

 

Ne soyez même pas surpris qu'il s'occupe des enveloppes allouées aux maîtresses. Mais attention, son rang et prérogatives de ministre d'Etat ne fait pas de lui un membre du gouvernement et en conséquence ne peut intervenir au conseil de ministres. Il s'agit simplement des émoluments accordés à un collaborateur digne de confiance. Alors de grâce, arrêtons cette polémique et reprochons le Directeur du cabinet présidentiel sur les manquements liés à l'exercice de ses fonctions. 

 

La liste infinie des distractions politiques et stériles s'allonge. Ainsi, on se pose légitimement la question de savoir la suite de la procédure judiciaire engagée contre le sieur Francis Bozizé ? Le pouvoir tente t-il par des manœuvres dilatoires pour endormir le peuple ? Si tel est le cas, la récupération du President de la République par le KNK semble être une opération réussie car les membres de ce parti reviennent en force dans l'arène.

 

Comment le President de la République s'est-il facilement laissé absorber par ce parti alors qu'à quelques des présidentielles, il était déclaré personae non grata ? Dans le feuilleton Gouvernement/Minurca, quelle est la suite de l'accusation publique du Premier ministre contre la Minusca ? À notre connaissance, cette dernière s'est seulement contentée de rejeter l'accusation et continue d'infantiliser, de narguer et de défier l'Etat centrafricain de prouver ses accusations. Le gouvernement doit brandir sa souveraineté et stopper les dérives du représentant de l'ONU en Centrafrique.

 

Au delà de toutes ces affaires que nous qualifions de distractions politiques et stériles, quel est l'apport de ces différentes polémiques au processus de sécurisation du pays ? Quelle est la valeur ajoutée à la relance de l'économie et au respect des Droits de l'homme ? Vous constaterez ensemble avec nous que toutes ces questions sont restées sans réponses et par voie de conséquence ces polémiques stériles risquent de dévier la trajectoire politique du President de la République et d'hypothéquer son mandat.

 

Le pays fonctionne comme si on était encore en période de transition. Ces différents défis devraient exciter le President de la République à prendre ses responsabilités en mettant en place un nouveau gouvernement avec ou sans Sarandji mais une équipe dynamique, jeune, élargie et tout cela dans le grand respect du concept genre. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Paris, le 27 août 2016. 

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

 

UNE MULTITUDE DE POLÉMIQUES POLITIQUES ET STÉRILES POUR PEU D'ACTIONS CONCRÈTES par Bernard SELEMBY DOUDOU
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