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21 novembre 2020 6 21 /11 /novembre /2020 01:34
RCA: inquiétudes autour de la circulation d'armes de guerre

 

RCA: inquiétudes autour de la circulation d'armes de guerre à l’approche des élections

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 20 novembre 2020 16:16

 

A cinq semaines des élections groupées en Centrafrique, la rédaction de Radio Ndeke Luka a décidé de s’intéresser à la circulation des armes dans le pays. L’Accord de paix de Khartoum du 6 février 2019 engage les rebelles à se désarmer. Qu’en est-il aujourd’hui, à un moment où la jeune démocratie centrafricaine s’apprête à être testée ? Une enquête sur la situation sécuritaire, menée ces derniers jours dans le Nord-est du pays.

Il apparait clairement dans les témoignages recueillis par Radio Ndeke Luka ces dernières semaines que des armes neuves de type Kalachnikov, lance-roquettes RPG7, mitrailleuses 12/7 montés sur de véhicules flambants neufs circulent à l’intérieur du pays. Du matériel qui circule librement au vu et au su de tous.

La région dont on parle, est celle qui s’étend de Bria, Obo, Bambouti, Nzako, Alindao, jusqu’à Mobaye, une zone contrôlée et sous-influence du groupe armé UPC d’Ali Darassa. Toujours selon nos sources, ses hommes arborent des tenues militaires de premières mains, leurs bérets sont aussi similaires à ceux des Forces armées centrafricaines (FACA) et patrouillent régulièrement sur l’étendue de ce territoire.

Leur objectif, collecter des impôts et toutes sortes de taxes sur les véhicules, les marchandises et les commerces. Selon nos informations, ces derniers exigent aussi que des éleveurs peuhls leur versent une somme d’argent avant de faire paître leurs bétails. Cependant au Nord-ouest du pays, on rappelle qu’un des gradés des FACA est toujours détenu depuis 2 mois par Abbas Sidiki à De gaulle dans l’Ouham-Pendé, région contrôlée en partie par le mouvement 3R. D’après des habitants de Koui, une des localités de la région, qui ont accepté de parler, ce mouvement continue de recruter des hommes. Ses véhicules, lourdement armés, ne cessent de faire la navette entre la République centrafricaine, le Cameroun et le Tchad.

Il y a de cela deux semaines, deux parlementaires en la personne de Martin Ziguélé et Ernest Mizedio ont dénoncé des exactions commises par ces rebelles sur les populations civiles. Martin Ziguélé, va même jusqu’à parler d’un  véritable « Far-West » lorsqu’il  évoque la situation dans ces régions.

De son coté, la Minusca affirme travailler main dans la main avec le gouvernement afin de garantir la protection des civils. Elle précise que ses troupes sur le terrain ne resteront pas inactives face à la recrudescence des armes ou des véhicules armés des rebelles. Lors d’une conférence de presse le mercredi 18 novembre 2020 à Bangui, la mission onusienne se dit consciente de la réalité de la situation sur le terrain. Elle a voulu aussi se montrer rassurante. Toutefois, des check-points, nous dit-on, sont en train d’être installés dans ces région. Un tour de vis, censé réduire les déplacements et la capacité d’action de ces hommes en armes.

 

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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 23:23
MARTIN ZIGUÉLÉ : "JE PEUX APPORTER AUX CENTRAFRICAINS LA PAIX ET LE PAIN"

Lu pour vous

 

MARTIN ZIGUÉLÉ : "JE PEUX APPORTER AUX CENTRAFRICAINS LA PAIX ET LE PAIN"

 

http://www.54etats.com/ Par GAËTAN KONGO

Spécialiste des questions politiques en RCA
 

Entretien : Martin Ziguélé, président du parti Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC)

Premier ministre entre avril 2001 et mars 2003, député de Bocaranga, président de la Commission Économie, Finances et Plan de l’Assemblée nationale depuis mai 2016, président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et candidat à l'élection présidentielle de décembre 2020, Martin Ziguélé nous dévoile ce qui changerait en Centrafrique s'il accédait à la magistrature suprême. Rencontre.

54 ÉTATS : Vous êtes aujourd’hui candidat à l’élection présidentielle du 27 décembre prochain, que souhaitez-vous profondément apporter à votre pays ?

Martin Ziguélé : Nous sommes vingt-deux à déposer nos candidatures et nous attendons le verdict de la Cour Constitutionnelle pour leur éventuelle validation. En tout état de cause, ce que je pense pouvoir apporter à notre pays est mon expérience, aussi bien de la gestion économique acquise dans une vie professionnelle partagée entre les assurances et la Banque centrale ; que de la gestion en situation de crise aigüe lors de mon passage au gouvernement comme dernier Premier ministre de feu Président Ange-Félix Patassé. En tant que député d’une circonscription rurale qui subit l’insécurité au quotidien, du fait des groupes armés, j’ai effectué des déplacements dans plusieurs régions de notre pays qui m’a permis d'éprouver les réalités de nos compatriotes.

Je peux apporter aux centrafricains la paix et le pain

Cette expérience de l’économie et de la sécurité, et cette connaissance du terrain me permettent de dire à mes compatriotes que je peux leur apporter la paix et le pain.

S’agissant du leadership, ce qui changera ce sera le courage politique, assurément. Ma main ne tremblera pas quand il s’agira de décider, pour la sécurité des centrafricains, de lutter contre la corruption et les nombreuses malversations impunies.

Ma main ne tremblera pas quand il s’agira de décider, pour la sécurité des centrafricains, de lutter contre la corruption et les nombreuses malversations impunies

54 ÉTATS : Les observateurs de l’UN et autres ambassadeurs suffisent-ils à consolider une meilleure préparation des élections à venir ?

Martin Ziguélé : Il revient d’abord aux acteurs centrafricains d’œuvrer à avoir des élections qui reflètent réellement le choix de nos compatriotes. Cela est de la responsabilité première aussi bien de l’Etat, des partis politiques, de la société civile que de la population. Si en 1993, nous avons eu l'élection considérée à ce jour comme la plus transparente, c’est d’abord par la volonté des centrafricains de tenir une élection digne de ce nom.  Aujourd'hui, les partenaires, comme en 1993, ne peuvent que nous accompagner si nous souhaitons tous la transparence.

54 ÉTATS : Quel bilan dressez-vous du mandat du président Faustin-Archange Touadéra ? 

Martin Ziguélé : Selon notre Constitution, le président élu prête serment avant d’entrer en fonction, et ce serment comporte des engagements forts. C’est le président élu, suite à ce serment, qui dresse son bilan au terme de son mandat, et le peuple avise.

En tant que citoyen, je partage l’opinion largement dominante selon laquelle, s’il y’a un frémissement sur le plan de la gestion des finances publiques, et des relations avec les partenaires financiers, il n’en demeure pas moins que l’insécurité du fait des groupes armés reste la préoccupation numéro un de nos compatriotes.

L’insécurité du fait des groupes armés reste la préoccupation numéro un de nos compatriotes

Plus de la moitié de notre pays est occupé par les groupes armés qui refusent délibérément de respecter les dispositions de l’Accord de Khartoum. Ils mettent en place des administrations parallèles, prélèvent impôts et taxes, sévissent contre les populations, et s’installent dans la durée.

Cette mithridatisation doit cesser !

Notre pays doit impérativement recouvrer sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national avant de parler de développement.

54 ÉTATS : En RCA, entre la présence étrangère prégnante des russes, celle bien plus éthérée de la France, et celle de la MINUSCA, un Président de la République a t-il toute la latitude pour gouverner en toute indépendance ?

Martin Ziguélé : En dehors de la MINUSCA qui est une force onusienne de paix, j’observe pour ma part que nous n’avons pas beaucoup de représentations diplomatiques avec résidence dans notre pays.

Si je suis élu, il est acquis que je travaillerai à élargir ce tableau et élargir le cercle des pays ayant leurs représentations domiciliées en RCA.

À mon avis, le problème n’est pas que la Russie soit présente en Centrafrique puisqu’elle y est depuis notre indépendance (1960).

Le problème est que ces relations doivent être des relations d’Etat à Etat et doivent passer par des canaux officiels, et en toute transparence.

La relation russo-centrafricaine doit passer par des canaux officiels et transparents

54 ÉTATS : Le principal défi économique et social de la République Centrafricaine est le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire. Quelle est votre stratégie pour atteindre cet objectif ?

Martin Ziguélé : Notre stratégie repose sur deux piliers : le premier est l’accélération du déploiement de nos Forces de défense et de sécurité dans tout le pays, et nous ne négocierons pas  la présence des FACAS sur notre territoire national.

Nous ne négocierons pas  la présence des FACAS sur notre territoire national

Le second pilier est l’inclusion dans l’Accord de Khartoum des dispositions relatives, au cantonnement des éléments des groupes armés, puis à leur désarmement. S’il n’y a pas de cantonnement des éléments des groupes armés, leur recensement et l’identification de leurs armements, je ne vois pas comment on peut évaluer le désarmement. Ce sera un jeu de colin-maillard.

54 ÉTATS : Malgré le déploiement de la mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca) depuis avril 2014 et la signature le 6 février 2019 à Bangui entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés, de l’accord de paix qui devait permettre de rétablir un climat de sécurité dans le pays, des tensions demeurent toujours et les autorités actuelles ne contrôlent en effet qu’environ un tiers du territoire. Selon vous, qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ? 

Martin Ziguélé : Après la signature de l’Accord de Khartoum, j’ai été désigné membre du Comité Exécutif de suivi. J’ai très rapidement observé que les groupes armés n’avaient d’abord aucune intention de se dissoudre comme le prévoit l’Accord de Khartoum, mais plutôt d’user de tous les artifices pour durer et même s’institutionnaliser avec des complicités inavouées et inavouables.

Trois choses à mon avis n’ont pas permis la bonne application de l’Accord : la première et la plus évidente est comme je l’ai dit l’absence de cantonnement des groupes armés qui continuent à se balader dans le pays comme bon leur semble. Ce qui fait que pour la population rien n’ait changé dans son vécu sécuritaire d’avant l’Accord, alors que dans des pays qui ont connu de longues guerres internes, comme en Angola, au Tchad et au Mozambique, les accords de paix prévoient systématiquement le cantonnement des troupes.

Pourquoi faire l’exception en RCA ?

Le second point est l’absence de régimes de sanctions et de leur opérationnalisation. C’est à cause de ce manquement que les groupes armés ont refusé de s’auto dissoudre dans le délai de 90 jours après la signature de l’accord comme prévue, parce qu’ils savaient bien que rien n’allait leur arriver.

Enfin, le dernier point est la faiblesse structurelle des organes de suivi. Ils ont besoin d’une vraie reprise, sinon le « dialogue » avec les groupes armés s’institutionnalisera et durera encore des années.

54 ÉTATS : Il se trouve que de très nombreux centrafricains semblent ne plus avoir confiance en l’État notamment en cette classe dirigeante, cette élite bourgeoise, que beaucoup accusent d’être corrompue et égoïste. Êtes-vous d’accord avec ce constat ? Et si vous êtes élu président de la République, que feriez-vous pour réconcilier le peuple centrafricain avec ses dirigeants ?

Martin Ziguélé : C’est aux Centrafricains que la Constitution a donné le pouvoir de choisir leurs dirigeants qui consacre le principe de reddition des comptes. Rendre compte de son mandat au peuple est bien l’essence de la démocratie. Il ne s’agit pas de se plaindre mais plutôt de bien faire le choix de leurs dirigeants lors des consultations électorales, pour ne pas justement le regretter demain. C’est leur devoir d’interpeller les candidats sur les détails de leurs programmes, comment ils vont les financer, les gérer, et non pas donner un chèque en blanc sur des bases irrationnelles.

Pour réconcilier le peuple avec ses dirigeants, il faut être intransigeant sur la recherche constante de l’intérêt général, qui passe par le respect de la justice, de la loi et de l’ordre républicain. Il faut lutter sans complaisance contre la corruption, petite et grande, et contre les malversations financières diverses qui horripilent les centrafricains. 

54 ÉTATS : D’après les données du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), le classement de la Centrafrique selon l’indice de développement humain (IDH) est de 188e sur 189 pays en 2018. La part de la population vivant sous le seuil de pauvreté (soit moins de 3,1 dollars par jour) atteint 91,2 % et l’espérance de vie est inférieure à 53 ans. Comment comptez-vous améliorer ces indicateurs de développement, qui demeurent parmi les plus faibles au monde ?

Martin Ziguélé : C’est bien le sens de ma profession de foi et de mon programme qui se résument en deux points : restaurer donc remettre debout l’Etat centrafricain, et bâtir brique par brique une économie forte et saine pour faire face au défi du développement humain.  

Bâtir brique par brique une économie forte et saine pour faire face au défi du développement humain

Notre situation est difficile mais pas désespérée. L’espoir doit demeurer car notre pays dispose de tout le potentiel nécessaire pour améliorer les standards de vie de nos populations.

Nous apporterons ce qui a manqué jusqu’aujourd’hui : la constance, la rigueur et l’intégrité dans le cadre global d’une politique en faveur du développement du secteur privé, des affaires et de l’investissement.

C’est la création des richesses qui générera les emplois et permettra de renverser ce classement.

54 ÉTATS : L’accès à l’électricité et à l’eau sont reconnus par l’ONU comme des objectifs de développement durable (ODD). En RCA, environ 50% de la population n’a pas accès à l’eau potable, tandis que seulement 30% de la population a accès à l’électricité. Ce sont deux problématiques aux enjeux multiples et partagés : sécurité alimentaire, santé, éducation, formation, sécurité, prospérité économique, lutte contre le dérèglement climatique. Comment comptez-vous augmenter ce taux d’accès à ces deux services de base afin d’activer ces huit leviers de développement ?

Martin Ziguélé : Les statistiques que vous évoquez ici sont plutôt celles de la ville de Bangui, parce qu’à l’intérieur du pays que je fréquente assidûment, le vécu est plus déprimant. Il n’y a pas une seule solution ; il y’a des solutions pour augmenter ces taux d’accès à l’eau et à l’énergie. Pour l’énergie, il faut à la fois ouvrir le capital de l’opérateur national Energie Centrafricaine (ENERCA) et l’augmenter pour permettre à cette entreprise d’emprunter, pour réaliser les investissements nécessaires, pour faire face à la demande croissante d’énergie. Il faut également développer les autres sources d’énergie, notamment le solaire et l’éolien. Nous pensons déjà à des mesures d’accompagnement pour l’équipement des collectivités rurales en énergie solaire. La problématique de l’eau est presque similaire : il faut renforcer les assises financières de l’opérateur national la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique (SODECA) pour qu’elle puisse avoir accès au marché financier et investir dans ses installations à Bangui comme en province. Pour l’hydraulique villageoise, notre programme prévoit : « Un village, un puit ».

54 ÉTATS : Dans son analyse de demande de programme de décembre 2019, le FMI estime en octobre 2019 que le nombre de personnes ayant besoin d’une aide alimentaire s’élève à 2,9 millions, soit 60 % de la population totale du pays, une situation alarmante pour un pays qui dispose d’un patrimoine agricole inestimable. Que comptez-vous faire pour booster le secteur agricole et limiter les importations des denrées ?

Martin Ziguélé : Nous avons 25 millions d’hectares de terres cultivables dont à peine 0, 25 % sont cultivées chaque année. Si l’agriculture n’a pas tous les bras dont elle a besoin, c’est principalement à cause de la pénibilité du travail à la houe, et de la difficulté d’écouler les produits. 

Il faut réinvestir massivement dans la relance des filières agricoles

Il faut réinvestir massivement dans la relance des filières agricoles de rente comme du vivrier, pour une raison économique simple : puisque près de 70% de notre population est rurale, tant qu’elle n’aura pas la garantie de revenus monétaires structurés et pérennes, nous ne  pouvons pas parler de développement.  La distribution de revenus à cette majorité de la population, aujourd’hui exclue du circuit monétaire,  permettra l’inclusivité financière et un développement intégré. L’agriculture qui est à la fois un gisement d’emplois et un gisement de revenus stables en est le levier par excellence et Dieu merci notre pays est abondamment doté du capital nécessaire, la terre et l’eau.54 ÉTATS : D’après le Fonds monétaire international (FMI), le risque de surendettement de la Centrafrique demeure élevé, en lien avec la faiblesse de la mobilisation des ressources fiscales et des exportations. Dans ce contexte d’incertitudes liées à l’environnement sécuritaire. Quels mécanismes allez-vous utiliser pour financer votre programme de gouvernement ?

Martin Ziguélé : Je vous rappelle que je suis Président de la Commission Economie, Finances et Plan de l’Assemblée nationale depuis mai 2016, et à ce titre j’ai présidé l’examen d’au moins neuf projets de lois de finances, qu’elles soient initiales ou rectificatives. Je pense qu’on peut faire des efforts pour augmenter les ressources de notre budget. Des pistes existent comme la réduction des franchises fiscalo-douanières, la lutte contre les malversations financières, le démantèlement de l’administration fiscalo-douanière parallèle de certains groupes armés, l’élargissement de l’assiette fiscale au foncier bâti et non bâti.

Notre taux de pression fiscale est de 8% en RCA contre une moyenne de 17% en zone CEMAC

Je rappelle que notre taux de pression fiscale est de 8% en RCA contre une moyenne de 17% en zone CEMAC et 27% en zone UEMOA. Enfin, c’est la TVA qui est la plus grosse pourvoyeuse de ressources des budgets des autres pays frères de la CEMAC, parce qu’ils ont une base industrielle que nous n’avons pas ou plus, et qu’il faut recréer et renforcer en améliorant le climat des affaires et principalement la sécurité juridique des entreprises et de leurs investissements. En matière de dépenses également, il y’a possibilité de réduire des charges notamment le nombre de départements sectoriels et d’institutions. L’addition de ces différentes mesures permettra un début de financement endogène de nos réformes.

54 ÉTATS : Si vous êtes élu président de la république centrafricaine, quelles seront vos premières mesures ?

Martin Ziguélé : Les premières mesures seront destinées à simplifier la vie des centrafricains, à rendre leur vie un peu plus vivable : d’abord mettre fin à l’imbroglio actuel en facilitant l’accessibilité des citoyens aux documents administratifs et de voyage dans les sous-préfectures et les commissariats partout dans le pays, accompagnée du démantèlement des barrières routières dans toute la zone verte du pays. De même, le respect strict du principe de la réciprocité pour les visas et les cartes de séjour pour protéger nos compatriotes vivant ou étudiant à l’extérieur de notre pays. Pour soulager la majorité de la population sans revenus structurels, nous allons déloquer des fonds publics pour éponger les arriérés de coton, et également pour acheter les stocks de café et de cacao détenus par les paysans en zone ruraleIntégrer dans la fonction publique toutes les promotions des cadres issues des écoles professionnelles de l’Etat Ecole Normale Supérieure, Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature, Ecoles des Régies financières, Faculté des Sciences de la Santé, Institut Supérieur de Développement Rural, etc. Et reprise de l’encadrement de base en zone rurale dans le cadre de la relance des filières agricoles. Reconstituer les divisions d’entretien routier dans toutes les régions et les préfectures pour exécuter un programme d’urgence de réhabilitation des routes et ponts et réparation des bacs.

 

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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 23:16
LE PRÉSIDENT TOUADERA LANCE LES TRAVAUX DE LA MODERNISATION DE LA ROUTE PK0 AEROPORT
LE PRÉSIDENT TOUADERA LANCE LES TRAVAUX DE LA MODERNISATION DE LA ROUTE PK0 AEROPORT
LE PRÉSIDENT TOUADERA LANCE LES TRAVAUX DE LA MODERNISATION DE LA ROUTE PK0 AEROPORT

 

LE PRÉSIDENT TOUADERA LANCE LES TRAVAUX DE LA MODERNISATION DE LA ROUTE PK0 - AÉROPORT INTERNATIONAL BANGUI M’POKO ET DU RENFORCEMENT DE LA PISTE D'ATTERRISSAGE  

Renaissance

Sur instruction du Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA, le gouvernement centrafricain a négocié et obtenu du Fonds saoudien un prêt de plusieurs milliards destiné à la construction et à la réhabilitation des infrastructures. Ce programme  concerne la modernisation de la route menant de PK0 à l’Aéroport international Bangui M’poko, le renforcement de la piste d'atterrissage de l'aéroport de Bangui M'Poko, la construction d'un hôpital moderne dans le 7è arrondissement de Bangui et la clôture de l'unique Université du pays.

Dans son discours de circonstance le Ministre des Travaux Publics et de l’Entretien Routier GUISMALAT HAMZA a affirmé que ce

projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du pilier 3 du (RCPCA), notamment la reconstruction et la modernisation des infrastructures de base ainsi que l’amélioration des conditions sociales de la population centrafricaine.

Les travaux de cette route vont se dérouler dans cinq (5) arrondissements sur les huit (8) que compte la ville de Bangui, à savoir : le 1er, le 2eme, le 4emme, le 5eme, et le 8ème arrondissement. 

Regroupés en lot unique, ces travaux concernent sur le bitumage en béton Bitumeux mince (BBM) d'environ 9,265 linéaire pour le tronçon  PK0 -Aéroport Bangui M’poko et en béton bitumeux Aéronautique(BBA) d'environ 1,8 sur 2,6 pour la piste d'atterrissage de l’Aéroport Bangui M’poko.

Ces travaux sont composés de 7 sections à savoir :

-section n°1 : PKO-Rond Barthelemy Boganda ;

-section N°2 Rond-point B. Boganda-Rond-point PNUD ;

-section N°3 Rond-Point PNUD-rond-point des Martyrs ;

-section N°4 : Rond-point des Martyres-Intersection Avenue Faustin Archange TOUADERA ;

-section N°5 : Intersection Avenue Faustin Archange TOUADERA-rond-point Omar Bongo ;

--section N°6 :Rond-point Omar Bongo-Carrefour ASECNA ;

-section N°7 : Carrefour ASECNA-Patte d’Oie (Aéroport)

Ces travaux sont  financés par le fonds Saoudien de Développement  à hauteur 7.080.000.053 FCFA. Ils vont être exécutés par les groupes de BTP chinois, China Civil Engineering Construction Corporation et China Railways avec comme maitre d’ouvrage, le bureau d’études « LE CRAYON ». Cette entreprise centrafricaine aura pour tâche d’assurer le contrôle et la surveillance des travaux.

 Les autres projets du gouvernement centrafricain qui vont bénéficier du financement du Fonds saoudien de développement sont:

-l’extension de l’université de Bangui ;

-la construction de l’Hôpital Polyclinique de 250 lits ;

-la modernisation de la SODECA.

Pour le Président TOUADERA, la route qui mène du centre-ville à l’Aéroport Bangui M’poko est une artère qui dessert une bonne partie des arrondissements de la ville de Bangui. Mais, son état  de dégradation avancée a toujours été une préoccupation pour le gouvernement.

Le Chef de l'Etat a fait savoir que le lancement de ces travaux répond aux attentes de la population banguisoise et centrafricaine ainsi que tous les gens qui empruntent cette voie.

Le Président de la République a demandé à la population riveraine de faciliter les travaux de cette route qui mène à l’Aéroport International Bangui M’poko qui est la vitrine du pays.

Le numéro Un centrafricain a profité du micro des professionnels des médias pour remercier le Fonds Saoudien de Développement pour cet appui important qu'il a fait au profit de la République Centrafricaine.

 

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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 17:15
RCA : Plus de trente enfants souffrent de malnutrition à Nzako au Sud-est du pays

 

Centrafrique : Plus de trente enfants souffrent de malnutrition à Nzako au Sud-est du pays

NZACKO, le 20 novembre 2020(RJDH)--- Au moins 30 enfants souffrent de la malnutrition sévère et 62 autres des cas modérés à Nzacko dans le Mbomou au Sud-est de la République Centrafricaine. Ces données ont été rendues publiques par le chef de centre de santé de la localité Samson Gonga qui explique que le manque d’alimentation équilibrée serait à l’origine de cette épidémie.

Selon le chef de centre santé de Nzacko, Samson Gonga, cette épidémie provient de la consommation d’eau non-potable et aussi du manque d’infrastructures sanitaires adéquates dans la ville pour une population d’environ 28 habitants.

« Au total 95 cas de malnutrition ont été identifiés au centre de santé de Nzako dont 33 cas sévères et 62 modérés », d’après le chef de centre de Nzako, Samson Gonga, du fait que « la ville ne dispose pas d’infrastructures appropriées et à cela s’ajoute le manque d’eau potable qui sont les conséquences directes de cette malade », ajoute-t-il.

Le centre de santé manque également de matériels adéquats pour les examens médicaux et de personnel soignant qualifié, « aujourd’hui le nombre de la population était passé de 15 mille à 28 habitants pour seulement 6 personnels soignants dont 4 stagiaires », déplore le chef de centre.

Face à cette situation, la population de Nzako et les autorités lancent un cri d’alarme pour le renforcement des dispositifs sanitaires dans la région.

Jean Marie Anibikoumba

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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 16:54
En Centrafrique, le mythe des "hommes-caïmans" profite aux criminels
En Centrafrique, le mythe des "hommes-caïmans" profite aux criminels

 

En Centrafrique, le mythe des "hommes-caïmans" profite aux criminels

 

par AFP, le 20 novembre 2020

 

Une odeur nauséabonde flottait depuis quelque temps sur la Corniche, cette route fréquentée de Bangui qui longe l'Oubangui, la plus grande rivière de Centrafrique. C'est dans les hautes herbes froissées par les eaux brunâtres que les pêcheurs ont découvert les corps.

En une semaine, trois cadavres y ont été repêchés en octobre, décapités, menottés et enroulés dans des sacs, ont assuré des sources humanitaires à l'AFP, sous couvert de l'anonymat. Ces découvertes macabres ont fait les titres de la presse locale, alimentant l'inquiétude des populations et toutes sortes de rumeurs: crimes rituels, règlements de compte ...

Mais quand des corps émergent des cours d'eau, les talimbis sont les premiers suspects. Ces "hommes-caïmans" terrorisent les Centrafricains depuis des décennies.

Pour certains, ce sont des hommes qui se métamorphosent en sauriens. Pour d'autres, de simples sorciers qui utilisent leurs pouvoirs sans jamais quitter les rives. Dans tous les cas, le procédé est le même: attirer la victime sous l'eau pour la tuer, en punition d'une faute présumée.

Régulièrement, des mutilations sur des cadavres repêchés sont commodément attribuées aux talimbis: "La langue arrachée, c'est pour punir ceux qui parlent trop", explique un pêcheur de Bangui, qui ne veut pas être identifié. "Le sexe coupé, c'est un adultère. Les oreilles, ceux qui n'écoutent pas".

Car une victime des "hommes-caïmans" leur a nécessairement été "livrée" par un rival ou un parent mécontent. Le mythe des talimbis fonctionne "comme un régulateur des normes de savoir-vivre et de moralité", analyse la chercheuse Aleksandra Cimpric (Les transformations des représentations symboliques relatives à l'eau, Cahier d'études africaines, 2011).

- Carences de la justice -

Alors que la justice institutionnelle souffre de graves carences dans un pays miné par la pauvreté, la corruption et les guerres civiles, les talimbis ont leur propre "tribunal": dans le mythe, il est impossible de leur livrer une victime innocente sous de fausses accusations.

"Celui qui fait le talimbi va vérifier si ce que tu dis est vrai", assure Jean-Claude Beta, président de l'association des tradipraticiens de Centrafrique, ces guérisseurs traditionnels initiés aux secrets du monde des esprits.

Pour cela, un bâton ou une plante sont jetés dans l'eau. Si le bâton flotte, l'accusation est fausse. Mais s'il coule, la sentence est rendue et la victime est "appelée" vers le fleuve. "Quand tu es appelé, tu vas être attiré dans l'eau. Même si tu es à cent kilomètres. Il n'y a pas de remède pour ça, tu vas mourir", explique M. Beta.

La peur des talimbis est solidement ancrée à Bangui, y compris chez les plus éduqués. Il n'est pas rare d'entendre des histoires "d'hommes-caïmans" si détaillées qu'elles feraient frémir les plus cartésiens. Mais ces croyances profitent surtout aux criminels, dans une ville marquée par la violence.

"Il suffit de jeter le cadavre dans le fleuve, et cette histoire de talimbi protège les meurtriers et les enquêtes ne sont pas menées avec la volonté de découvrir la vérité", assène Joseph Bindoumi, président de la ligue centrafricaine des droits de l'Homme et ancien procureur.

La troisième victime retrouvée en octobre sur la Corniche était une jeune femme et personne n'est venu réclamer son corps. Elle a été enterrée sur place par les jeunes du quartier, devant une foule de curieux. Un petit tas de terre surmonté d'une croix de bois tordue, juste au bord de la route. Dossier clos.

- Trois guerres civiles -

La police n'admet la découverte que d'un seul cadavre en octobre, le sien, et assure que la jeune femme ne portait aucune marque de violences.

"Le corps était en décomposition avancée", soutient le commissaire Mathurin Koh, de la brigade criminelle, qui n'a pas pu établir la cause précise du décès faute d'autopsie. "Nous faisons juste le constat", se défend-il.

Auteur d'un mémoire sur les "métamorphoses" magiques, le commissaire Koh connaît bien le phénomène talimbi. Mais les "pratiques de charlatanisme et sorcellerie", sévèrement punies par la loi, échappent en partie à sa compétence, déplore-t-il.

Les familles préfèrent s'adresser à un guérisseur pour retrouver ceux qui ont "livré" leur proche aux talimbis. Quant aux éventuels témoins, ils s'exposent aux représailles de ces redoutés sorciers.

Le phénomène des "hommes-caïmans" existe dans toute l'Afrique centrale, mais il a trouvé un écho particulier dans un pays ravagé par trois guerres civiles - dont la dernière perdure - qui ont sévèrement affecté le système éducatif comme les institutions.

"Quand l'ignorance est élevée, elle devient une règle. Ceux qui sont contre sont pratiquement rejetés par la société", assure Joseph Bindoumi. Pour l'ancien procureur, les mutilations sont souvent les stigmates d'un séjour prolongé dans l'eau après une noyade, "mais si vous dites qu'il s'agit d'un crime classique ou d'une noyade, personne ne vous croit".

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19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 22:42
Le CNJ entame une série de rencontres avec les garants et facilitateurs de l’APPR
Le CNJ entame une série de rencontres avec les garants et facilitateurs de l’APPR

 

Centrafrique : le CNJ entame une série de rencontres avec les garants et facilitateurs de l’APPR

BANGUI, 19 Novembre 2020 (RJDH) --- Le Conseil National de la Jeunesse(CNJ) et la CEEAC ont échangé sur l’Accord politique pour la paix et réconciliation en Centrafrique ce mercredi 18 novembre à Bangui. Il est question selon la présidente du CNJ Pamela Dérome, de rappeler aux garants et facilitateurs le non-respect de certaines dispositions de l’accord notamment les violations des droits humains dans certaines régions du pays.

L’initiative du Conseil National de la jeunesse fait suite au multiple constat par rapport aux violences armées perpétrées par des groupes armés pourtant signataires de l’accord de paix en 2019. Le CNJ déplore le non-respect de l’accord de paix signé depuis le 06 février 2020 à Bangui et compte rappeler les parties prenantes par rapport à leurs engagements.

Selon Adolphe Nahayo, représentant spécial du secrétaire général de la CEEAC, la mise en œuvre de cet accord relève du gouvernement et des groupes armés, principaux acteurs dans le processus, « Le CNJ a effectivement exprimé cette préoccupation, mais je leur ai dit que, les garants ne sont que des accompagnateurs. La mise en œuvre de cet accord, relève des deux parties, c'est-à-dire le gouvernement et les groupes armés. Et les deux sont des clés de mécanisme de mise en œuvre de cet accord. Au niveau des préfectures, nous avons le comité technique de sécurité, le comité préfectoral de mise en œuvre et au niveau national nous avons le comité national de mise en œuvre et donc, nous traitons les questions qui ont dépassé tous ces mécanismes de mise en œuvre », a-expliqué l’Ambassadeur.  

L’inquiétude du CNJ aujourd’hui, se fonde sur d’autres accords qui continuent de voir le jour alors que la mise en œuvre pose toujours problème.

« Vu l’avancement et surtout les résultats que nous constatons sur le terrain en ce qui concerne la mise en œuvre de cet accord, nous avons constaté qu’il y’a beaucoup de failles et de lenteur et surtout de laxisme du côté des garants.  Et au-delà de cet accord, d’autres sous-accords ont été signés et nous constatons que l’accord lui-même est en train d’être mis à coté en faveur d’autres accords.  Et c’est ce qui nous inquiète parce que nous sommes en train d’aller dans un processus électoral », s’inquiète Pamela Derome.

Après la CEEAC, le CNJ projette rencontrer l’Union Européenne et l’Union Africaine la semaine prochaine pour faire le point sur la mise en œuvre de l’accord.

Sandra Cynthia Belly.

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19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 18:03
RCA : GLOBAL TECHNOLOGIES VEUT REDYNAMISER LA SOCATEL

 

LE GROUPE GLOBAL TECHNOLOGIES VEUT REDYNAMISER LA SOCIÉTÉ CENTRAFRICAINE DES TÉLÉCOMMUNICATIONS SOCATEL

 

Source : Palais Renaissance

 

Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA a accordé une audience ce mercredi 18 novembre 2020 à Monsieur Jean-Paul STEINIZ, Président du groupe Global Technologies, spécialisé en télécommunications.

Accompagné de Monsieur Gourna NZAKO et de Monsieur Saturnin Cyriaque SEM, respectivement Ministre des Postes et Télécommunication et Directeur Général de la SOCATEL, Monsieur Jean-Paul STEINIZ est venu proposer au Président de la République la restauration du réseau du faisceau hertzien de la SOCATEL par son groupe.

Le groupe Global Technologies entend également soutenir la SOCATEL dans la mise place de la fibre optique qui est en cours de déploiement dans le pays.

Jean-Paul STEINIZ a fait savoir que le déploiement de ce projet qui passe par le Cameroun et le Congo sera fait dans une durée d’une année.

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19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 17:47
Les projets intégrateurs de la CEMAC : le désenchantement numérique.
Les projets intégrateurs de la CEMAC : le désenchantement numérique.

 

Les projets intégrateurs de la CEMAC, les retombées pour la RCA : le désenchantement numérique.

 

Sommaire

A. CONTEXTE

Initié en avril 2007 par les pays de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale, lors du sommet de Ndjamena, au Tchad, le projet Central African Backbone (CAB) vise à favoriser l’intégration sous-régionale et à réduire la facture numérique grâce à des infrastructures terrestres de haut débit à fibre optique.

L’ambition affichée à travers ce projet est de doter les pays membres d’un réseau de télécommunications haut débit par le maillage en fibre optique des États de la CEMAC.

C’est l’aboutissement d’une décennie d’efforts continus et la concrétisation d’une ambition forte exprimée par les dirigeants de la sous-région pour arrimer les pays à l’économie numérique et favoriser ainsi l’intégration régionale.

Le Cameroun occupe potentiellement une position stratégique pour le développement des TIC en Afrique centrale car étant frontalier avec trois pays côtiers ayant des points d’atterrage des câbles sous-marin (SAT3, WACS et ACE) et qui pourraient lui fournir une alternative à l’unique sous-marin (WACS) auquel il a accès jusqu’à date.

Le déploiement de cette « dorsale » est décliné en programmes nationaux dans chacun des pays concernés.

B. DESCRIPTION DU PROJET

Le projet consiste en :

la mise en place d’un point sous régional d’échanges internet (IXP),

la mise en place des infrastructures d’interconnexion directe par fibre optique entre le Gabon et le Cameroun (Kye-ossi au Cameroun et Bitam au Gabon),

la mise en place des infrastructures d’interconnexion directe par fibre optique entre la Guinée Équatoriale et le Cameroun (Kye-ossi et Ebebiyin),

la mise en place des infrastructures d’interconnexion directe par fibre optique entre le Cameroun et le Congo (Sangmelima – Djoum – Ntam),

la mise en place des infrastructures d’interconnexion directe par fibre optique entre la RCA et le Cameroun (Garoua Boulaï – Cantonnier),

la mise en place des infrastructures d’interconnexion directe par fibre optique entre le Tchad et le Cameroun (Yagoua – Bongor).

Les études technique, économique, sociale et environnementale ainsi que les dossiers d’appels d’offres sont disponibles.

C. OBJECTIFS

Les objectifs assignés au projet sont de contribuer à : (i) l’augmentation effective de la connectivité au niveau national et régional, (ii) l’accroissement des services à large bande, (iii) la réduction du coût élevé des télécommunications/TIC sur le climat des affaires et (iv) l’extension de la production des biens et services.

D. RESULTATS ATTENDUS

Les principaux résultats attendus sont :

– l’amélioration de l’accès des populations, des administrations et des entreprises à des services de télécommunications/TIC de qualité et avec un prix abordable,

– la contribution à l’inclusion sociale, économique et financière des populations de la zone CEMAC,

– l’amélioration de l’offre de formation et de l’accès aux TIC dans l’enseignement.

E. COUT DU PROJET

Le coût du projet est estimé à environ 8,4 millions d’euros.

F. VIABILITE DU PROJET

Le projet contribuera à la diversification de l’économie de la zone CEMAC grâce à l’augmentation sensible des recettes fiscales et la réduction considérable du coût des transactions économiques et sociales, au désenclavement numérique des zones rurales couplé avec l’intégration régionale par l’entremise d’une infrastructure à fibre optique d’accès aux pays et la création d’opportunités d’emploi, pour les jeunes en particulier.

Le montage du projet sous la forme d’un Partenariat Public-Privé (PPP) a été arrêté par les États

 

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19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 17:39
Les projets intégrateurs de la CEMAC : Le corridor Ouesso - Bangui - Ndjaména
Les projets intégrateurs de la CEMAC : Le corridor Ouesso - Bangui - Ndjaména
Les projets intégrateurs de la CEMAC : Le corridor Ouesso - Bangui - Ndjaména

 

Les projets intégrateurs de la CEMAC. Les retombées pour la RCA :

Le désenclavement du Centrafrique  : Le corridor Ouesso - Bangui - Ndjaména

 

Sommaire

A. CONTEXTE

En Afrique Centrale, la question des infrastructures concernant les services de base (eau, énergie, télécommunications et transports) est au centre des préoccupations. Concernant le secteur des transports et surtout depuis l’adoption du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale PDCT-AC, la Région entend se doter d’un système de transport intégré (tous les modes confondus) fiable et à moindre coût, favorisant la libre circulation des personnes et des biens, contribuant ainsi pleinement au processus de l’intégration économique et physique.

La route Ouesso-Bangui-N’Djamena est un maillon du corridor transafricain Pointe-Noire-Brazzaville-Bangui – N’Djamena, lequel fait partie du réseau du premier programme prioritaire du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale. Ce corridor de près de 3.300 km constitue non seulement une liaison directe entre Brazzaville-Bangui-N’Djamena, mais encore et surtout il permet de relier trois capitales et de fournir à la RCA et au Tchad un accès à la mer (par Pointe-Noire au Congo ou Matadi en RDC), additionnel à celui de Douala (Cameroun).

B. ETAT DES LIEUX

La route Ouesso-Bangui-Mbaikoro commence à la sortie de la ville de Ouesso au Nord du Congo et se termine à la sortie de la ville de Mbaikoro au Tchad, en passant par Bangui, la capitale centrafricaine.

Elle est constituée des deux sections suivantes : (i) au Sud et dans la forêt équatoriale, la section Ouesso – Bangui – Bossembélé au Congo et en RCA et (ii) au Nord et dans la savane arborée, la section Bossembélé – Mbaïkoro située en RCA et au Tchad. Actuellement : (i) la section Mbaiki – Bangui – Bossembélé est revêtue et (ii) les sections Ouesso – Mbaiki et Bossembélé – Mbaikoro sont à l’état de route en terre. Les tronçons à l’état de route en terre représentent 81% du linéaire total avec de nombreuses zones de bourbiers quasiment sans accès possible pendant les saisons de pluies.

C. DESCRIPTION DU PROJET

L’étude a subdivisé la route Ouesso-Bangui-Mbaikoro en 19 lots distincts dont 8 au Congo, 9 en Centrafrique et 2 au Tchad. La route traverse un relief relativement doux sur tout son itinéraire. Il est marqué en territoire Congolais par une zone marécageuse importante sur le tronçon Ouesso-Mbirou et par un pont de 616 ml situé sur la rivière Sangha dans la ville de Ouesso.

Le tronçon de Mbaïki-Bangui-Bossembele est bitumé, mais présente un défaut de portance dans la majeure partie de l’itinéraire. Il a été retenu de procéder à sa réhabilitation.

Le linéaire de la route Ouesso – Bangui – Mbaikoro d’environ 1.384 km (y compris des pénétrantes et des voiries dans les localités traversées) se répartit comme suit :

– Congo : 542 km environ soit 39% du linéaire,

– RCA : 724 km environ soit 52% du linéaire,

-Tchad : 118 km environ soit 9% du linéaire.

D. OBJECTIF

L’objectif global du projet est de contribuer à l’efficacité du sous-secteur des transports routiers pour soutenir le développement économique et social ainsi que l’intégration régionale. Il participe ainsi à la mise en œuvre du Plan Directeur Consensuel des Transports en Afrique Centrale (PDCT-AC) dont l’une des priorités est d’assurer, à brève échéance, des liaisons fiables et pérennes entre les capitales des différents Etats de la Région.

De façon spécifique, il s’agit d’améliorer le niveau de service de la chaine logistique de transport sur l’axe routier Ouesso – Bangui – Mbaikoro pour transformer le corridor Pointe Noire – Brazzaville – Bangui – N’Djamena en une route commerciale viable et améliorer les conditions de vie des populations de la zone d’influence.

Les Etudes technique, économique, sociale et environnementales détaillées ainsi queles dossiers d’appels d’offres ont été réalisées.

E. RESULTATS ATTENDUS

Les principaux résultats attendus du projet sont :

– la construction et le bitumage d’environ 1.310 km de route,

– la construction et le bitumage de 25 km de pénétrantes et 49 km de voiries,

– l’amélioration des conditions de vie des populations de la zone d’influence,

– l’accroissement et le renforcement des échanges économiques Inter – Etats à travers une amélioration quantitative et qualitative des infrastructures de transport, pour répondre aux besoins du développement durable et de l’intégration régionale,

– l’accès direct aux ports de Pointe Noire et de Matadi par où pourront transiter les marchandises en provenance et à destination de la RCA et du Tchad,

– la mise en valeur des ressources naturelles et des richesses minières de la région

ELIGIBILITE AU NEPAD

Le projet de construction et de mise à niveau de la route Ouesso – Bangui – N’Djamena s’inscrit en droite ligne des priorités du NEPAD.

F. COUT DU PROJET

Le coût total est estimé à 955.453.183.616 FCFA. Les coûts du projet par pays sont les suivants :

– Congo : 385.582.564.712 FCFA soit 40% environ du coût total,

– RCA : 486.491.159.137 FCFA soit 51% environ du coût total,

– Tchad : 83.379.459.767 FCFA soit 9% environ du coût total.

En raison de l’ampleur du programme nécessitant la mobilisation d’importantes ressources financières, le développement de la route Ouesso – Bangui – Mbaikoro est programmé en deux phases.

Dans le cadre de ses efforts pour la mobilisation du corridor transafricain CD13 (Pointe Noire – Brazzaville – Bangui – N’Djamena), la CEEAC a retenu en phase prioritaire, la réalisation des travaux de construction et de mise à niveau d’environ 289 km au Congo, 312 km en RCA et 118 km au Tchad pour montant d’environ 853,34 Millions d’euros (soit 58,5% du coût total correspondant à environ 52% du linéaire).

Le financement recherché est le complément de celui pour réaliser la totalité des travaux de construction et de mise à niveau du corridor transafricain CD13. Le montant du financement recherché est de 605,37 Millions d’euros.

G. VIABILITE DU PROJET

Les principaux résultats de l’analyse économique du projet de construction et de mise à niveau de la route Ouesso – Bangui – Ndjamena sont présentés par pays et pour la totalité de la route sont les suivants :

– Congo : le Taux de Rentabilité Interne de la route Ouesso – Pokola – Betou – Gouga est de 19,5%,

– RCA : le Taux de Rentabilité Interne de la route Gouga – Mbaiki – Bangui – Bossembélé – Bebouré est de 19,3%,

– Tchad : le Taux de Rentabilité Interne de la route Bekoninga – Mbaokoro est de 12,0%,

– Totalité Route : le Taux de Rentabilité Interne est de 18,8%.

 

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19 novembre 2020 4 19 /11 /novembre /2020 17:12
Les projets Intégrateurs de la CEMAC. Les retombées pour la RCA.
Les projets Intégrateurs de la CEMAC. Les retombées pour la RCA.

 

Construction du port sec de Beloko

 

Sommaire

Construction du port sec de Beloko

A. CONTEXTE

B. DESCRIPTION DU PROJET

C. OBJECTIFS

D. RESULTATS ATTENDUS

E. COUT DU PROJET

F. VIABILITE DU PROJET

A. CONTEXTE

La RCA est un vaste pays enclavé se situant au cœur de l’Afrique Centrale. La position d’enclavement de la RCA constitue une contrainte majeure, pour un pays avec une économie très dépendante de l’extérieur. La problématique réside alors dans la recherche des voies pour relever ce défi qui handicape les échanges avec les partenaires économiques. Cette réalité se traduit par : (i) une lenteur et une irrégularité du circuit d’approvisionnement en transit des principaux secteurs économiques et des exportations centrafricaines, proximité de la frontière et (ii) un système fragile de ravitaillement des populations en produits de première nécessité.

Les échanges commerciaux et économiques de ce pays se font actuellement à partir de la façade maritime de Douala. L’ouverture attendue de la liaison Inter-États RCA/Congo donnera à la RCA une autre alternative d’accès à la façade maritime par le port de Pointe-Noire. Il n’est pas également écarté que la mise en œuvre du projet Transafricaine n° 3 (TH3) sera une troisième alternative pour la RCA d’accéder à la mer.

Le port sec de Beloko aura pour rôle de réduire les coûts et le temps d’acheminement des marchandises et d’utiliser rationnellement des espaces portuaires, à l’avantage aussi bien des usagers des populations de Beloko, que des armateurs et sociétés de manutention.

B. DESCRIPTION DU PROJET

Le port sec sera aménagé à un point de rupture de charge et constituera un terminal multimodal, avec statut d’entrepôt sous douane, où peuvent arriver des convois routiers avec des engins de logistique appropriés en chargement ou déchargement des produits pour diverses destinations. Le Port sec sera composé, notamment :

– d’un parc à conteneurs,

– d’une zone de chargement/déchargement,

– de hangars,

– d’une zone d’opérations,

– d’un réseau de VRD,

– d’aires de stationnement de poids lourds,

– d’un scanner,

– de matériels et équipements de manutention,

-d’un système de protection contre les incendies,

-d’un système de surveillance (caméras, projecteurs, etc.),

– de liaisons routières,

– d’un réseau d’assainissement,

– de bâtiments administratifs,

– d’ateliers de maintenance,

– d’une chaine de froid,

– de réseaux électriques,

– de réseaux d’adduction d’eau,

– de réseaux téléphoniques,

– d’un système informatique connecté à Internet,

– de la clôture du domaine,

– d’un local de transformateur,

– d’entrepôts,

– d’une station de stockage et de pompage de carburants,

– d’un bloc de latrines,

– d’une zone industrielle pour le développement des activités de transformation des produits agricoles et miniers, à terme.

Le site du port sec obéira aux normes sécuritaires et de sûreté éditée par le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS).

Les Termes de référence des études technique, économique, sociale et environnementale sont disponibles.

C. OBJECTIFS

L’objectif général est de contribuer au désenclavement et au développement de la RCA.

L’objectif spécifique est : (i) la régularité et l’accélération du circuit des importations et des exportations permettant l’accroissement de la consommation, (ii) la maîtrise du volume des échanges ainsi que la maîtrise des statistiques nationales qui constituent un outil stratégique de politique économique et (iii) une facilitation du recouvrement des recettes fiscales à travers un centre unique de traitement.

L’objectif sectoriel est de : (i) disposer d’un circuit d’approvisionnement d’urgence efficace, (ii) constituer et mobiliser rapidement un stock de sécurité (produits stratégiques comme les hydrocarbures, produits alimentaires, intrants industriels, autres produits), (iii) contribuer à la lutte contre les fraudes fiscales à travers les modes de gestion de magasins cales ou sous douane et (iv) le paiement des frais d’entreposage et de passage dans l’entrepôt aux opérateurs économiques nationaux.

D. RESULTATS ATTENDUS

La construction d’un Port Sec à Beloko est motivée par plusieurs raisons dont les principales sont :

– résoudre le problème important de désenclavement et d’approvisionnement de la RCA,

– faciliter les opérations de transit de l’import et de l’export de et vers la RCA.

Le port sec de Beloko sera une plateforme, un terminal routier des importations en provenance des différentes façades maritimes pour la RCA et un lieu de passage pour l’import-export du nord de la RDC.

E. COUT DU PROJET

Le coût du projet est estimé à 184 millions d’euros. ;

Pour le financement, le développement et l’exploitation du port sec, trois options peuvent être envisagées : (i) Option 1 : financement par le secteur public et externalisation de l’exploitation par le biais d’un contrat de gestion avec le secteur privé, (ii) Option 2 : financement et exploitation par le secteur privé et (iii) Option 3 : formes variées de Partenariat Public – Privé.

F. VIABILITE DU PROJET

Beloko est située à 578 km de la sortie nord-ouest de Bangui. Le port sec de Beloko sera une alternative supplémentaire pour la RCA d’accéder à la mer.

C’est un projet productif et structurant qui vise à mettre à la disposition des chargeurs du un ensemble d’infrastructures d’entreposage appropriées permettant de préparer les expéditions et d’organiser la réception du fret à l’import-export.

La réalisation de ce projet permettra aux organismes de l’Etat et aux partenaires privés, impliqués dans les opérations d’importation et d’exportation du fret passant par le poste sec de Beloko, d’éviter les fausses déclarations des marchandises, la sous-évaluation de la valeur douanière et les tricheries diverses. Ce qui contribuera à accroître les recettes du Trésor Public et des organismes concernés.

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