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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 01:41

 

CENTRAFRIQUE 

 

http://observers.france24.com/  01/08/2016

 

Le trône de Bokassa 1er, ancien président puis empereur autoproclamé de la Centrafrique, se retrouve au centre d’une polémique à Bangui. Lassée de voir cette pièce qu’elle considère comme une partie intégrante du patrimoine national laissée à l’abandon, une association de jeunes Centrafricains a "rénové" l’objet en le peignant couleur jaune et or et l’a déplacé sur l’une des principales avenue de la capitale… le tout sans l’accord des autorités.

L’histoire est aussi ubuesque que pouvait l’être le fantasque Jean-Bedel Bokassa. Depuis samedi, les habitants de Bangui circulant sur l’avenue des Martyrs, tout près du stade Barthélemy Boganda, ont pu constater en bord de route la présence d’un nouvel et imposant objet doré, loin d’être méconnu : il s’agit du trône de l’empereur Bokassa 1er, chef d’État centrafricain de 1966 à 1979. De l’objet original fabriqué par le sculpteur français Olivier Brice, qui représentait le symbole de l’aigle de Napoléon, il ne reste aujourd’hui que l’armature en ferraille.

 
Le coup aura duré trois jours : prévenue de la situation, la ministre des Arts, du Tourisme, de la Culture et de la Francophonie, Gisèle Pana s’est rendue sur place lundi soir et a demandé à ce que le trône soit dégagé. Peu après, un camion procédait à son retrait. 

L’objet historique a été pillé de son or et de ses diamants à la chute de l’empereur en 1979. Il a depuis été entreposé dans les sous-sols du Palais Omnisport, puis placé dans une cour à l’abri des regards, au sein de ce même lieu. 


Plusieurs de nos Observateurs ont pu confirmer qu’il était cependant toujours accessible à n’importe qui. Certains ont même pu nous faire parvenir des photos d’eux s’asseyant sur le trône, sans en être empêchés.

 

"On n'a pas informé les autorités, on a juste voulu agir pour créer le débat"

 

Comment la structure de ce trône s’est-elle retrouvée sur la voie publique ? France 24 a pu contacter Héritier Doneng, le représentant d’une association se présentant comme "Les patriotes centrafricains", à l’origine de cette initiative. Il explique :

Notre objectif en sortant ce monument et en l’exposant publiquement, c’est d’éduquer les nouvelles générations au patrimoine centrafricain. Beaucoup ne connaissent l’empereur que de nom et savent peu de choses sur lui. C’est l’un des seuls éléments qu’il nous reste de son héritage, sa place est dans un musée. On en a eu assez de le voir à l’abandon dans une cour en friche. On a donc décidé de mettre de la peinture jaune or dessus, pour remettre ses couleurs d’origine [sic] et montrer qu’une telle pièce devait être vue de tous.


Héritier Doneng ajoute que l’initiative vient d’une cinquantaine de membres de son association, et affirme ne pas avoir "d’objectif politique". Il confesse :

 

Nous n’avons pas informé les autorités, nous avons juste voulu agir. Ce n’est qu’un premier pas qui, nous l’espérons, poussera les autorités à prendre leurs responsabilités et à créer le débat.

 

"Estomaqué par ce que je viens de découvrir"

 

Philippe Bokoula, directeur général des arts et de la Culture pour le ministère

 

Contacté par France 24, le directeur général des Arts et de la Culture pour le ministère de la Culture, Philippe Bokoula, découvrait au moment de notre appel la présence de la statue sur l’avenue des Martyrs. À chaud, il a expliqué :

Je suis estomaqué par ce que je viens de découvrir. Ce n’est pas comme ça qu’on attire l’attention des autorités, nous aurions dû être informés de cette initiative. Ici, sur la voie publique, l’objet est à la merci de n’importe qui et pourrait être endommagé.

Nous étions au courant que l’objet était au Palais Omnisport et nous cherchions la possibilité de le déplacer dans un lieu culturel. Par manque de moyens jusqu’ici, nous n’avions pas pu transporter cet objet, car il est très lourd et nécessite des moyens logistiques importants. Sous le gouvernement de transition [de janvier 2014 à avril 2016, NDLR], la Culture était rattachée au ministère de la Jeunesse, des Sports et du Tourisme, et dans le cadre de la reconstruction du pays, ce n’était malheureusement pas la priorité du gouvernement. 

 

Le trône de Jean-Bedel Bokassa ne serait pas le seul à souffrir du manque de moyens des autorités centrafricaines. Nos Observateurs qui ont pu se rendre se rendre sur les lieux affirment que la cité de Berengo, qui fut le siège de l’empire, ou encore le musée Boganda, ancienne résidence du premier président centrafricain Barthélémy Boganda à Bangui, seraient partiellement laissés à l’abandon.

 

Alexandre Capron ,Journaliste francophone

 

Lu pour vous : Des "patriotes" centrafricains exhument et exposent le trône de Bokassa
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Centrafrique-Presse.com
2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 01:39
Lu pour vous : Burundi : Fachosphère d’influence

 

ENQUÊTE

 

Par Dominique Albertini et Pierre Benetti  Libération — 1 août 2016 à 20:21

 

Luc Michel, figure mal connue de l’extrême droite belge, conseille le président Pierre Nkurunziza et l’incite à ne pas dialoguer avec l’opposition.

 

Le cortège officiel roule dans la poussière en direction d’un stade entouré d’hommes armés : ce 2 mai, c’est la Fête du travail au Burundi, et le président Pierre Nkurunziza va s’adresser à la nation. Dans l’enceinte, les diplomates étrangers applaudissent poliment, les autorités locales un peu plus fort. A quelques mètres du chef de l’Etat, un Blanc à lunettes est tout sourire. Quinquagénaire, crâne rasé, vêtu de noir, l’homme est accompagné par une jeune femme qui filme la cérémonie. Le discours terminé, voilà qu’il enchaîne les photos souvenirs avec les cadres du Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), le parti au pouvoir depuis 2005.

 

Surprenant pour les observateurs, ce petit manège n’est qu’un épisode parmi d’autres du séjour burundais de Luc Michel, citoyen belge et hôte du pouvoir local. Tout juste un an après le début de la crise ouverte par la candidature du président à un troisième mandat, au printemps 2015, Luc Michel a été convié à neuf jours de vadrouille à travers le pays. Neuf jours durant lesquels ce militant radical, prophète autoproclamé du «national-bolchévisme», a joué les consultants auprès du régime, et a fait la promotion de celui-ci dans les médias et auprès de la population. «Je suis quelqu’un de controversé, je n’ai pas l’habitude de vendre de l’eau tiède : je vends de l’eau glacée ou de l’eau brûlante», a-t-il déclaré lors d’une réunion publique à Bujumbura, entre deux éloges d’un «panafricanisme» dont Pierre Nkurunziza serait le nouveau champion. Rebelote fin juillet, cette fois à Québec, où Luc Michel a accompagné Willy Nyamitwe, frère du ministre des Affaires étrangères et maître de la communication officielle du régime, à une conférence sur «les vrais enjeux de la crise au Burundi».

 

«National-bolchévisme»

 

«Comme le dit Luc Michel, tous les ennuis du pays viennent du Rwanda et de l’Occident», s’enthousiasme le patron d’un petit hôtel de Ngozi, fief du président dans le nord du Burundi, reconnaissant toutefois qu’il ne connaissait rien du personnage quelques jours auparavant. Et pour cause : non seulement il n’était jamais venu dans ce pays avant cette visite, mais de plus, le curriculum vitæ du «géostratège», présenté par la communication burundaise, reste extrêmement flou. Présent sur plusieurs sites internet (en plus du sien), Luc Michel, né en 1958, se dit «géopoliticien» sans citer de titre qui pourrait le prouver, s’affirme «juriste» sans qu’on sache dans quelle école il a étudié, ou encore auteur d’un livre sur la Libye, non référencé. Du côté de l’opposition burundaise, on dénonce en cet homme un «néonazi» venu encourager le régime dans sa féroce répression.

 

Mais d’où sort donc cet improbable faire-valoir ? Même en Belgique, ils sont peu nombreux à connaître le parcours baroque de ce personnage d’extrême droite, reconverti avocat providentiel de régimes en déroute. «Il est pratiquement impossible de faire un topo sur Luc Michel, reconnaît Jean-Yves Camus, spécialiste des droites radicales. Au fond, on ne sait pas vraiment qui il est.»

 

Le journaliste belge Manuel Abramowicz est cependant familier du personnage. «Luc Michel est originaire de Charleroi, une cité minière en déclin, raconte-t-il. Il a commencé son parcours politique dans les années 70, parmi la mouvance nationaliste révolutionnaire», une branche radicale de l’extrême droite. L’homme est devenu ensuite disciple du Belge Jean Thiriart, collaborateur pendant la Seconde Guerre mondiale, issu du socialisme, qui a ensuite théorisé le «national-bolchévisme». Cet ambitieux projet veut opposer aux superpuissances américaine et chinoise un «empire européen» autarcique, jacobin et non aligné. En 1984, Luc Michel fonde le Parti communautaire national-européen (PCN), partisan d’une «grande Europe de Vladivostok à Reykjavík, du Québec au Sahara». Vomissant «l’anticivilisation yankee», ce parti rejette officiellement le racisme au profit d’un discours révolutionnaire et tiers-mondiste.

 

En dépit de ses grandes ambitions, le mouvement ne dépassera jamais le stade groupusculaire, pas plus que Luc Michel ne deviendra le nouveau Thiriart. «Humainement, c’est un mec un peu fêlé et d’une hallucinante mégalomanie, qui s’est fait des ennemis partout», témoigne un homme qui est passé par la mouvance national-révolutionnaire. «Je me suis dit qu’on était un peu chez les fous», raconte un ancien membre du PCN, qui a participé en 2005 à l’université d’été du mouvement : «On s’est retrouvés dans une sorte de village de vacances en Wallonie, à 30 ou 40, dont un certain nombre de Libyens.» Car en parallèle, Luc Michel s’est fait agent d’influence : politiquement proche des régimes autoritaires arabes, il a entretenu des contacts en Syrie et dans l’Irak de Saddam Hussein, avant de se mettre au service de la Libye kadhafienne. «A l’époque, dès que les Libyens trouvaient quelqu’un capable de rouler pour eux, ils l’arrosaient»raconte un ancien de la mouvance PCN. Contacté par Libération, Luc Michel se targue d’avoir présidé «le réseau paneuropéen des Comités révolutionnaires libyens»Sur le Net, la seule trace de son séjour est un photomontage le montrant avec le Kadhafi à l’arrière-plan. Depuis 2006, le Belge dirige Eode, un organisme chargé de superviser des élections dans des Etats à la démocratie douteuse. «A la demande de ces pays ou de leur Parlement», précise Luc Michel, citant les scrutins en Moldavie ou, plus récemment, le référendum ayant rattaché la Crimée à la Russie.

 

Paranoïa renforcée

 

Ces derniers temps, enfin, le personnage a renoué avec l’Afrique : partisan de l’unité du continent, comme autrefois d’un grand empire européen, il s’entretient régulièrement avec des dirigeants sur Afrique Média, une chaîne de télévision créée au Cameroun. «Je suis devenu une référence pour le public, se vante-t-il. Alors quand je soutiens un gouvernement, ça a de l’influence. Moi qui suis les "révolutions de couleur" [série de soulèvements populaires en Eurasie et au Moyen-Orient dans les années 2000, ndlr] depuis le début, j’ai tout de suite vu que c’est le même modèle qui se répète au Burundi, d’où mon soutien à Nkurunziza.» Pour le Belge, le président burundais est l’un de ces leaders africains «persécutés par le néocolonialisme» et même par le milliardaire George Soros, «un cache-nez du gouvernement américain».

 

Ce soutien ne pouvait pas échapper à un régime au pied du mur : il a valu à Luc Michel une invitation à découvrir le pays - un voyage appuyé par Willy Nyamitwe, le chef de la communication, en particulier sur les réseaux sociaux. «Je suis arrivé à un moment où le gouvernement manquait d’arguments, alors ils ont pris les miens»affirme Luc Michel. Sur place, il participe avec le Président aux «travaux communautaires» ,dans lesquels les autorités appellent la population à construire les édifices publics ou à nettoyer les routes. Cette fois-ci, ce sera pour le nouveau stade de Ngozi. Il a d’ailleurs assisté à un match de l’équipe personnelle de Pierre Nkurunziza, le Halleluya FC, et obtenu un entretien filmé au palais présidentiel avec celui qui ne parle à aucun média. Pas ingrat, le conseiller belge s’est fait, en seulement neuf jours, une excellente image de ce pays pourtant en crise ouverte : à Libération,il vante son «autosuffisance alimentaire», le «bon état de ses routes» et une sécurité «meilleure que ce à quoi [il s’attendait]».

 

Surtout, Luc Michel a martelé un message propre à renforcer la paranoïa et la fermeture du régime burundais, incitant celui-ci à ne pas participer au dialogue avec l’opposition organisé sous l’égide du président tanzanien, Benjamin Mkapa - position désormais tenue par les autorités, qui ont même déserté le dernier sommet de l’Union africaine au Rwanda. Le leader du PNC a ensuite quitté le Burundi pour la république démocratique du Congo, où il a affirmé son soutien au président Joseph Kabila, dont le dernier mandat doit s’achever en novembre. C’est ensuite en Guinée-Equatoriale que Luc Michel a fait escale, s’y affichant partisan du régime de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, au pouvoir depuis 1979.

 

Que gagne le gouvernement burundais à exhiber un faire-valoir aussi baroque ? «Ne pensez pas que les gens sont dupesnuance une source proche du CNDD-FDD, le parti au pouvoir. Nous savons très bien que Luc Michel ne pèse rien en Occident. Mais c’est un Blanc, bon à exhiber dans le Burundi profond.» Si l’homme dément avoir été rémunéré pour son déplacement, plusieurs observateurs doutent que celui-ci ait été effectué à titre gracieux. Quoi qu’il en soit, «il est venu pour consolider les thèses des plus dures du régime, explique Innocent Muhozi, directeur de Télé Renaissance, média indépendant installé au Rwanda depuis sa fermeture par le gouvernement burundais. C’est leur seul appui "intellectuel". Mais le panafricanisme ne peut pas se faire contre les vies des Africains». 

 

Dominique Albertini Pierre Benetti

 

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Centrafrique-Presse.com
1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 23:43

 

 

01/08/16 (AFP)

 

Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a indiqué lundi qu'il allait bientôt "démarrer les échanges" avec les groupes armés pour mettre en place le programme "DDR" (désarmement, démobilisation, réinsertion) dans son pays miné par l'insécurité post-guerre civile.

 

"Avec les représentants des groupes armés, je pense que dans la semaine ou la semaine prochaine, on va démarrer les échanges pour clarifier un certains nombre de points. Avec les groupes armés et les experts", a déclaré M. Touadéra à la radio Ndeke Luka de Bangui.

 

"Il y a beaucoup d'armes dans le pays, du grand banditisme. Dans l'arrière pays, les gens ne peuvent pas aller aux champs. Il faut aborder très vite ce processus", a ajouté M. Touadéra, de retour de son premier sommet de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cemac) samedi à Malabo.

 

Les autres pays membres (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée-Equatoriale, Tchad) ont annoncé une aide de quatre milliards de francs CFA (environ six millions d'euros) en faveur du retour de la paix en Centrafrique.

 

"Les quatre milliards ne vont pas suffire pour couvrir tout le processus mais c'est un signal très fort", notamment pour encourager "les autres pays amis à suivre le pas", a commenté M. Touadéra. Une conférence des bailleurs de fonds de la Centrafrique va se tenir à Bruxelles le 29 novembre.

 

M. Touadéra a été élu en début d'année avec pour mission de relever son pays ravagé par la guerre civile en 2013 après le renversement du président François Bozizé entre rébellion Séléka et milices anti-Balaka.

 

Une mission des Nations unies d'environ 12.000 soldats et policiers (la Minusca) a pris sur le terrain le relais de l'opération militaire française Sangaris, dont Paris a annoncé la fin pour octobre, en attendant la reconstruction d'une armée centrafricaine.

 

Un total de 3.152 ex-combattants ont été enregistrés en un an par le programme pré-DDR, avait indiqué fin juillet un porte-parole de la Minusca.

 

Désarmement en Centrafrique: Touadéra va bientôt parler avec les groupes armés
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 23:38

 

 

01/08/16 (APA)

 

APA – Douala (Cameroun) - Le nouveau gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), le Tchadien Abbas Toli Mahamat, prendra fonction en janvier prochain, a-t-on appris de source interne de cet institut d’émission monétaire sous régional.

 

Désigné lors du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) samedi dernier à Malabo, en Guinée équatoriale, Mahamat était auparavant président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC). Il était en poste à Brazzaville, au Congo.

 

Il succède à l’Equato-guinéen, Lucas Abaga Nchama, en vertu du principe de la rotation adopté en 2010 et qui veut que, désormais, le poste de gouverneur et des autres institutions soit tournant au terme d’un mandat non renouvelable.

 

De sources proches de la BEAC, sa nomination est sans surprise bien que le Tchad ait présenté trois candidats, dont deux ont été naturellement disqualifiés.

 

Il s’agit de Bedoumra Kordje, l’actuel ministre secrétaire général de la présidence et ancien vice-président et dernièrement candidat à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), et de Tahir Hamid Nguilin, vice-gouverneur dans l’équipe sortante de la Banque centrale.

 

L’autre décision des chefs d’Etat de la CEMAC concerne la nomination du Camerounais Dieudonne Evou Mekou, actuel directeur général de la Caisse autonome d'amortissement du Cameroun (CAA), au poste de vice-gouverneur.

 

Le secrétaire général de la BEAC et les directeurs généraux prendront tous fonction au même moment que le nouveau gouverneur.

Le nouveau gouverneur de la BEAC prend fonction en janvier 2017
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 23:36

 

 

01/08/16 (AFP)

 

Les Etats d'Afrique centrale, qui traversent une mauvaise passe économique, ont réaffirmé samedi leur volonté d'accélérer les négociations en vue d'un accord de partenariat économique (APE) avec l'Union européenne (UE) au cours d'un sommet à Malabo en Guinée-Equatoriale.

 

Le président gabonais Ali Bongo Ondimba a plaidé pour la signature d'un "accord de partenariat économique (APE) complet, juste et équilibré" avec l'UE, au nom de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (Cemac).

 

Les négociations entre l'UE et la Cemac (Congo, Cameroun, Gabon, Tchad, Centrafrique, Guinée-Equatoriale) ont commencé en 2003. Seul le Cameroun a signé un accord avec l'UE en 2009.

 

L'Afrique centrale n'a pas conclu d'accord avec Bruxelles contrairement à l'Afrique de l'Ouest. Ces accords sont censés faciliter l'exportation des produits africains vers l'Europe.

 

La croissance économique en Afrique centrale ne devrait être que d'1,7% en 2016 contre 2,5% en 2015, avait dit début juillet le gouverneur de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC).

 

La croissance était en 2014 de 4,9% dans les pays de la sous-région.

 

Le gouverneur de la BEAC avait prescrit aux Etats-membres de diversifier leur économie pour moins ressentir les chocs provoqués par la baisse des cours du pétrole.

 

Pendant la réunion à Malabo, les pays de la Cemac ont par ailleurs décidé de consacrer un fonds de quatre milliards de FCFA (environ six millions d'euros) à la reconstruction de la Centrafrique.

Morose, l'Afrique centrale mise sur un accord économique avec l'UE
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 23:32

 

 

Par RFI Publié le 31-07-2016 Modifié le 31-07-2016 à 14:14

 

La délégation olympique centrafricaine a décollé en direction des Jeux olympiques de Rio. Ils sont six athlètes, hommes et femmes, à partir représenter le pays sur le continent sud-américain. Envoyer une délégation de RCA aux JO n’a pas été chose aisée.

 

Une délégation de six athlètes, mais une délégation quand même. « Très sensible aux problèmes qui sévissent en République centrafricaine, le président du Comité international olympique a décidé d'attribuer six places au pays. Nous avons ainsi pu avoir des invitations. En athlétisme et en natation, nous avons deux garçons et deux filles, en boxe, une fille, et en taekwondo, nous avons eu notre champion national et vice-champion d'Afrique, qui est aussi invité pour ces Jeux », raconte Gilles Gilbert Gresenguet, le président du Comité national olympique.

 

La crise militaro-politique qui a frappé le pays, ces dernières années, a gâché l’occasion pour de nombreux sportifs de participer aux compétitions internationales et donc de se qualifier pour les Jeux olympiques de Rio. Le manque d’argent dans les caisses n'a pas non plus aidé à l'envoi d'une délégation. Mais les six sportifs invités n’y vont pas que pour participer.

 

Une chance pour le pays

 

« Je suis très contente d'y aller au nom de mon pays pour ramener une médaille. Malgré l'état de crise, je suis prête à défendre les chances de notre pays aux Jeux olympiques », a notamment déclaré Judith Bouyade, la boxeuse de la délégation.

 

Représenter la Centrafrique et donner de l’espoir à tout une nation, c’est peut-être déjà la première victoire de la délégation centrafricaine.

RCA : six athlètes représenteront le pays aux Jeux olympiques de Rio
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 23:31
Les policiers burundais quittent la Centrafrique

 

 

01/08/16 (BBC)

 

Les autorités burundaises ont annoncé lundi le retrait de tout son contingent de policiers déployés en Centrafrique.

 

Près de 126 policiers sont arrivés à Bujumbura à bord d'un vol d'Ethiopien Airlines.

 

Un autre groupe de 280 policiers qui venaient de passer une année et dix mois à Bangui sont attendus dans la soirée à Bujumbura.

 

Seulement 10 policiers vont rester en Centrafrique pour assurer la garde des équipements lourds.

Le porte-parole de la police burundaise Pierre Nkurukiye a indiqué qu'ils ont bien rempli leur mission auprès de la population centrafricaine.

 

En juin, l'ONU avait annoncé qu'elle ne renouvellera pas le mandat des policiers burundais accusés d'exactions commises au Burundi avant leur déploiement.

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Centrafrique-Presse.com
1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 23:28

 

 

Par RFI Publié le 01-08-2016 Modifié le 01-08-2016 à 11:48

 

En Centrafrique, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU souhaitent donner une nouvelle impulsion à la mission onusienne en RCA. Mais pour une ONG internationale, Oxfam, la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) manque de moyens. C’est le constat qu’elle dresse dans un nouveau rapport.

 

Avec 920 millions de dollars alloués par an, plus de 12 000 hommes et femmes répartis sur tout le territoire : les chiffres de la Minusca sont impressionnants, mais c’est peu en comparaison avec d’autres missions onusiennes sur le continent africain. Par exemple, la Mission des Nations unies au Congo-Kinshasa (Monusco), c’est plus d’un milliard quatre cents millions de dollars pour 20 000 hommes.

 

Autrement dit, la Minusca est tout simplement sous-financée, et cela a des conséquences sur la protection des civils, selon Isidore Ngueuleu, de l’ONG Oxfam en Centrafrique : « C’est une incapacité à pouvoir réagir rapidement. Et ça, c’est une demande des civils eux-mêmes. C’est une incapacité à pouvoir patrouiller sur des routes secondaires, mais aussi à faire des patrouilles nocturnes ou des patrouilles à pied ».

 

A la Minusca, on sait et on promet d’agir, comme en témoigne le général Balla Keïta, commandant en chef de la force onusienne en Centrafrique : « Dans certains coins reculés de la Centrafrique, des troupes qui travaillent dans des conditions difficiles. Mais ça n’a pas impacté sur la qualité du travail que ces soldats sont en train de faire parce que ce sont des hommes de sacrifice, ce sont des hommes de foi ».

 

En Centrafrique, 12 000 personnels de la Minusca sont répartis sur 600 000 km². Ils sont seulement 1 500 pour couvrir 41% du territoire, à l’est du pays.

RCA: Oxfam critique envers les moyens des missions de l’ONU
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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 22:48
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des retours spontanés des déplacés et des réfugiés enregistrés par des acteurs humanitaires

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 1 AOÛT 2016

 

BANGUI, 1er aout 2016 (RJDH)—Plusieurs refugiés centrafricains ont commencé à rentrer. 728 centrafricains refugiés sur le site de Molai en RD Congo sont déjà rentrés.  Selon la Commission Nationale pour les Réfugiés, ces derniers ont pris cette décision à cause de leurs conditions de vie difficile dans le pays d’accueil.

 

Selon les informations du RJDH, la CNR a déjà enregistré plus de 20.000 retournés.  Le Haut-Commissariat  des Nations Unies pour les Réfugiés  renvoie la balle dans le camp du gouvernement. Charles Mbala, représentant adjoint en charge de la protection au HCR présente deux conditions pour le retour « la première condition, c’est la sécurité, la 2e condition est la coexistence pacifique. Il faudrait que celui qui a fui la guerre vive avec son voisin comme avant la guerre » note t-il.

 

Il y a, selon le HCR et la CNR, trois préalables au retour des déplacés et des réfugiés « le retour est volontaire, il faut une garantie d’intégration pour les réfugiés ou les déplacés qui ne désirent plus rentrer chez eux ou la réinstallation dans un autre pays en cas de menace pour la sécurité du réfugié » a expliqué Ervey Zouaka, Directeur des Réfugiés à la CNR. Ce dernier a indiqué que des mécanismes sont déjà en cours pour faciliter le retour des déplacés et des réfugiés.

 

Au HCR, on dit ne pas encourager le retour massif « le HCR n’encourage pas un retour  massif car pour que le retour soit durable il faut qu’il ait un préalable », a déclaré Magatte Guisse, le chef de bureau du HCR à Bouar. Pour ce dernier, le retour est un processus qui doit être accompagné par l’organe onusien en charge des réfugiés.

 

Des  retours timides  sont constatés, ces derniers jours en provenance du Cameroun  dans les préfectures de la Nana Mamberé et de la Mamberé Kadei. Il y a aussi des cas de retournés du côté tchadien, de la RDC en faveur respectivement de la Moyenne Sido et de Mobaye ainsi que des retours négligés 0 Birao en provenance du Soudan du Sud.

 

 

Centrafrique : Des propriétaires de sites se plaignent de la présence prolongée des déplacés

 

http://rjdh.org/  PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 1 AOÛT 2016

 

BANGUI, 1er août 2016 (RJDH)—Les propriétaires de certains sites de déplacés commencent à se plaindre de la présence prolongée des déplacés. Tandis que certains déplorent le dysfonctionnement de leurs activités d’autres regrettent des dégâts matériels sur leurs infrastructures.

 

Sur le site des déplacés de la paroisse Saint-Sauveur dans le 2ème arrondissement de Bangui, l’Abbé Bienvenu Paterne Zolo, vicaire de la paroisse fait savoir que les activités paroissiales sont réduites à cause de la présence des  déplacés « depuis que les déplacés sont là, il y a un petit frein par rapport aux activités pastorales de la paroisse Saint-Sauveur. L’espace a été occupé entièrement par ces déplacés alors qu’on se trouve dans des difficultés pour tenir les réunions. Les mouvements ne peuvent pas tenir aussi correctement leurs réunions, et le fait qu’on cherche par-ci, par-là des endroits pour tenir les réunions, ça fait ralentir le travail pastoral. Mais en plus de cela, il faudrait noter également le dégât matériel, c’est-à-dire des cas de vol sur le site » a expliqué le religieux.

 

Pasteur Paul Dénou, responsable de l’église évangélique Luthérienne de Bangui Mpoko, se dit impatient par rapport à la présence des déplacés au sein de l’église, « nous sommes impatients. Nous attendons le départ des déplacés pour réaliser nos projets. Le temps qui passe ne revient jamais » dit-il avant d’interpeler le gouvernement à accélérer le processus du retour des déplacés.

 

Le Curé de la paroisse Saint-Charles Lwanga de Begoua, le Père Anicet Senganambi déplore plusieurs dégâts matériels sur le site après le retour des déplacés, « nous avons eu beaucoup de dommages au niveau de la paroisse, des bancs ont été cassés, et la disparition de certains matériels. Donc après l’accueil réservé aux déplacés, nous avons besoin d’un appui pour pouvoir réaménager certaines choses cassées » a lancé le Curé.

 

Au niveau du site des déplacés de la FATEB à Bangui, le Pasteur Francis Bella a quant à lui témoigné son sentiment de compassion envers ces personnes déplacées. Il appelle les humanitaires et les autorités centrafricaines à conjuguer leurs efforts afin de faciliter le retour de ces personnes encore présentes sur le site de FATEB, « pour nous c’est plus tôt un souci. Puisque la volonté est là et les conditions de certains ne sont pas réunies où une partie de la ville de Bangui demeure encore sous l’insécurité grandissante, nous appelons les autorités à tout mettre en œuvre pour qu’ils rentrent » a-t-il avancé.

 

La ville de Bangui compte aujourd’hui trente sites. Soixante dix autres sont éparpillés dans l’arrière-pays./

 

Judicaël Yongo et Bati-Kalamet.

 

 

Centrafrique : Des retournés déplorent leurs conditions de vie après le retour

 

http://rjdh.org/   PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 1 AOÛT 2016

 

BANGUI, 01 Aout 2016(RJDH)—Des retournés interrogés par le RJDH affirment vivre dans des conditions difficiles depuis leur retour au pays ou à la maison. Ces derniers appellent le gouvernement et les ONG humanitaires à voler à leurs secours.

 

William Gata, qui a regagné la ville des Mbrès après plusieurs mois passés à Kaga-Bandoro dit vivre dans des conditions très difficiles depuis son retour, « nous sommes nombreux à regagner notre ville natale mais nous vivons actuellement comme des animaux. Nous n’avons pas de maison. Il nous est aussi impossible de reprendre nos activités champêtres à cause de la situation sécuritaire », déplore-il.

 

Les réfugiés centrafricains qui sont retournés au pays et que nous avons contactés, n’ont pas souhaité se prononcer sur leurs conditions de vie après leur retour. Sous l’anonymat, beaucoup ont affirmé être en train de reprendre leurs activités.

 

De nombreux retournés rencontrés au quartier Bea-Rex, dans le 3ème arrondissement ont repris le commerce. Tous n’ont pas voulu donner plus de précisions.

 

Selon Issen Nouraldine, vice-président du comité des retournés de Kaga Bandoro, 3700 réfugiés ont regagné cette ville depuis quelques mois. Il a déploré les conditions dans lesquelles ces derniers vivent et appelle le gouvernement à voler à leur secours. Selon le HCR, prêt de 30.000 déplacés et réfugiés ont regagné le pays ou leurs domiciles depuis le début de l’année.

 

 

Centrafrique : « Le gouvernement dispose d’un plan précis de retour des déplacés», affirme la ministre des Affaires Sociales

 

http://rjdh.org/  PAR JEAN FERNAND KOENA LE 1 AOÛT 2016

 

BANGUI, 1er  Aout 2016(RJDH)—La ministre des  Affaires Sociales, Mme Virginie Mbaikoua a confié au RJDH la reprise par le gouvernement du lead des actions humanitaires en Centrafrique. Elle a développé tout le plan que le gouvernement a préparé pour amorcer dans les meilleurs conditions le retour des déplacés et des réfugiés. Virginie Mbaikoua l’a dit dans une interview accordée le vendredi dernier au RJDH.

RJDH Virginie Mbaïkoua Bonjour 

 

Bonjour : Mr le Journaliste.

 

RJDH : La RCA compte aujourd’hui plus de 400.000 déplacés et plus de 500.000 réfugiés. Le gouvernement a-t-il un plan pour créer les conditions de ces personnes chez elles ?

 

VM : Merci pour la question. Effectivement, nous avons plus de 900.000 déplacés internes et réfugiés. Aujourd’hui, le gouvernement a repris le lead de la gestion du dossier des personnes déplacées et réfugiées. Avant, c’était les partenaires humanitaires qui avaient le lead vu la crise que le pays traversait. Mais depuis le retour à l’ordre constitutionnel, et étant donné que le président a fait de ce volet la priorité des priorités, le gouvernement a  repris le lead pour mener les activités dans le cadre de ce qui a été prévu dans le programme gouvernemental.

 

Alors qu’est ce qui se passe aujourd’hui ! Nous avons deux structures qui ont été mises en place : la première est une structure stratégique qui donne des orientations sur les stratégies de retour, et la deuxième structure, c’est une structure technique qui met en œuvre les grandes orientations. La structure technique est dirigée  par le président de la République lui-même avec le premier ministre et les ministères concernés par la problématique des personnes déplacées. La structure technique est dirigée par moi-même ainsi que les experts des départements ministériels concernés et les partenaires humanitaires œuvrant en République Centrafricaine.

 

Nous avons mis en place un projet de retour qui a été écrit. Un chronogramme de retour du premier site pilote qu’est le site du M’poko est décidé. Compte tenu du problème sécuritaire, nous avons voulu commencer par le site de M’poko.  Mais pour le retour dans le quartier d’origine ou la relocalisation, il faudrait aussi faire un chronogramme et celui-ci est établi avec des étapes importantes visant à rassurer ce retour-là. Cela veut dire que dans les quartiers de retour, les gens sont partis parce qu’il y a un problème sécuritaire, il fallait sécuriser ces quartiers de retour. Ce que nous avons fait avec l’appui de la Minusca.  Nous allons sécuriser certains quartiers qui sont déjà prêts au retour. Nous avons aussi prévu la mise en place des services sociaux de base, c’est-à-dire qu’il faut préparer  les quartiers de retour, il faudrait qu’il y ait des points d’eau, qu’il y ait des centres de santé s’il y a besoin, il faudrait qu’il y ait des écoles, tout ce qu’il faudrait pour que la population puisse revivre tranquillement. Nous avons aussi prévu des mesures d’accompagnement pour ceux qui vont revenir dans leur quartier d’origine et même relocalisés ailleurs. Il faut accompagner ces personnes pour s’assurer que leur retour s’est fait dans des bonnes conditions, mais aussi préparer ceux qui sont restés dans ces quartiers de retour pour l’accueil de ces personnes-là afin qu’ils puissent vivre en harmonie. Donc toutes ces activités sont inscrites dans le projet  de retour mis en place par le gouvernement.  Le gouvernement dispose d’un plan précis de retour des déplacés, plan qui a été consensuellement préparé et sera mis en œuvre par toutes les parties.

 

RJDH : En dépit de ce qui se fait, il ya des partenaires humanitaires qui sont sceptiques et posent de préalables  quant au retour des déplacés et des refugiés. Qu’en dites-vous ?

 

VM : Quel préalable ?

 

RJDH : par exemple le HCR ne veut pas entendre parler de retour massif des déplacés et des réfugiés.

 

VM : Je vais vous dire une chose, nos parents vivent un moment déjà très difficile sur ces sites ou à l’étranger. L’Etat est quand même responsable, il ne peut pas mettre en danger la vie de la population surtout pas le gouvernement, et nous ne pouvons pas le faire. L’Etat doit protéger la population. Si le gouvernement a décidé  de mettre en place un processus de retour, c’est que les préalables ont déjà été étudiés.

 

Nous venons de faire la demande auprès de la Minusca et le ministère de l’Intérieur pour sécuriser les quartiers de retour et parallèlement à ça, il  y a un travail de dialogue qui va se faire dans les quartiers de retour pour la cohésion sociale. Je vous dis, il y a des quartiers qui sont  propices y’en a qui ne le sont pas. Ceux qui sont prêts, on va permettre aux gens de rentrer, ceux qui ne sont pas prêts et s’il y a un travail de réconciliation, de cohésion sociale, le gouvernement va prendre sa responsabilité pour le faire avant le retour de ces personnes-là. Mais il y a une possibilité de relocalisation ailleurs. Vous savez, il y a des pays qui ont connu la même chose que nous et il y a eu de nouveaux quartiers qui sont nés. On pourra éventuellement créer de nouveaux quartiers avec toute la prise en charge holistique pour que la population puisse vivre normalement.

 

Vous savez, les partenaires humanitaires sont avec nous dans un groupe de travail, ils sont avec nous dans le groupe technique que je dirige et si vous me dites qu’ils vous disent à vous les journalistes qu’ils ne sont pas d’accord, et qu’à moi ou au gouvernement lors des réunions, ils disent qu’ils sont d’accord, il y a un quiproquo, donc il va falloir que nos partenaires soient clairs sur leur volonté. Est ce qu’ils sont avec nous ou ils ne sont pas avec nous. Mais moi aux dernières nouvelles, ils sont avec nous. Pour moi, ce problème de réticence n’existe pas. Il y a un travail qui se fait. Nous respectons la convention de Kampala, nous respectons la procédure qu’il faut mettre en place pour le retour des personnes déplacées.

 

RJDH : Vous parlez très peu des réfugiés, Mme.

 

En ce qui concerne les réfugiés, c’est vrai, dès qu’ils ont appris que le retour à l’ordre constitutionnel est établi, beaucoup ont manifesté la volonté de rentrer. Il y a eu des rentrées qui se sont faites spontanément, il y a aussi des problèmes. Ces jours-ci, je vais me rendre dans certaines villes de provinces avec mes collègues en lien avec ce dossier pour essayer de faire un travail de préparation de retour. En même temps, il  y a une équipe qui est arrivée ce dimanche pour préparer le retour de nos frères qui sont dans les pays limitrophes. Vous savez qu’une fois qu’ils sont des réfugiés, il y a des préalables donc  les choses vont se faire à un rythme que nous ne maitrisons pas, mais avec une volonté ferme du chef de l’Etat et du gouvernement de préparer le retour de nos compatriotes qui sont à l’extérieur depuis plus de deux ans et qui ont envie de rentrer et moi je pense que cela va se faire correctement,  j’y crois.

 

RJDH : Quelques déplacés du grand séminaire St Marc de Bimbo ont reçu de l’Archevêque de l’argent pour payer les loyers. Que fait donc le gouvernement pour consolider ce qu’il a commencé ?

 

Je venais de vous dire qu’il y a une coordination de toutes les activités de retour étant donné que nous avons repris le lead. Je suis au courant de ce dossier parce que le Nonce Apostolique est passé avec toute l’équipe de la Caritas pour nous exposer tout le travail qu’ils ont fait pour le retour des déplacés du grand séminaire de Bimbo. Nous travaillons en étroite collaboration. L’objectif c’est quoi ? Ce n’est pas d’être tous au même endroit, s’ils sont à Bimbo, nous, nous devons aller dans un autre secteur pour permettre un autre retour sur un autre secteur. Ça permet à tout le monde de rentrer rapidement au lieu d’aller tous au même endroit et investir au même endroit.

 

C’est clair qu’il y aura un suivi qui va se faire étant donné que ce secteur a été pris en main par la Caritas. Nous restons en lien étroit avec la Caritas pour voir l’évolution de ce retour et en même temps nous commençons à fermer d’autres sites qui sont insignifiants dans le même objectif c’est-à-dire ceux qui veulent rentrer et qui ont besoin de kit, en partenariat avec nos partenaires et même le gouvernement va les aider.

 

On va mettre en place ce qu’il faut parce que ces personnes-là n’ont pas besoin de grand-chose et pour les cas les plus difficiles, cela va être traité cas par cas parce chaque personne déplacée à un profil différent de l’autre. Donc, on ne peut pas globaliser le retour de tous les déplacés, en disant qu’ils rentrent tous. Il y a des gens qui sont seuls et qui ont besoin d’un appui pour partir. Il y a des gens qui vont jusqu’à 11 dans une famille, selon chaque cas, nous essayons de trouver une réponse adéquate pour permettre le retour digne des déplacés.

 

RJDH : Certains retournés de Berberati ont éprouvé des difficultés pour leur sécurité est ce avec le nouveau mandat de la Minusca leur sécurité sera garantie ?

 

Je ne parlerai pas à la place de la Minusca, mais je pense que oui si la Minusca est chargée d’assurer la sécurité, elle doit le faire et je pense qu’ils vont le faire. Je ne pense pas qu’ils ne vont pas le faire, ils sont là pour nous aider, ils l’ont confirmé quand j’ai rencontré l’équipe qui devait assurer la sécurité des quartiers de retour.

 

Ils nous ont rassurés qu’ils vont accompagner le gouvernement. Aujourd’hui, je n’ai pas à douter de cette ferme volonté de sécuriser, mais c’est vrai et je sais qu’à Berberati il y a eu quelque souci parce que vous savez que c’est là où on parle de préparatif de retour. Mais je pense que le retour de Berberati a été spontané. C’est pourquoi d’ailleurs, il faudrait que j’aille là-bas avec une équipe pour essayer de régler ce problème pour que le retour puisse se faire rapidement.

Mme, Je vous remercie !

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

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Centrafrique-Presse.com
31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 21:22
L'Afrique centrale au chevet de la Centrafrique

 

 

http://www.voaafrique.com/

 

Six pays d'Afrique centrale ont pris plusieurs mesures pour participer au financement du retour de la paix en Centrafrique lors d'un sommet samedi, à Malabo en Guinée-Equatoriale.

 

Les six membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (Cemac) ont notamment décidé "d'apporter un soutien supplémentaire de quatre milliards de francs CFA (environ six millions d'euros), à la charge du Cameroun, du Congo, du Gabon et de la Guinée-Equatoriale", indique la Cemac dans un communiqué reçu dimanche par l'AFP.

 

Cette enveloppe servira à financer le lancement en Centrafrique du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), est-il précisé.

 

Les Etats-membres (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée-Equatoriale, Tchad) ont aussi décidé "de l'octroi, par la Banque centrale, d'une avance exceptionnelle de neufs milliards de francs CFA" à la Centrafrique.

 

Les présidents Ali Bongo (Gabon), Teodoro Obiang (Guinée-Equatoriale), Denis Sassou-N'guesso (Congo) ont félicité leur homologue Faustin-Archange Touadéra "pour sa brillante élection" il y a quelques mois.

 

La Centrafrique a basculé dans la guerre en 2013 après le renversement du président François Bozizé. Des violences communautaires entre rébellion Séléka et milices anti-Séléka ont conduit la France a lancé l'opération militaire Sangaris fin 2013, Paris redoutant alors "un génocide".

 

Une mission des Nations unies (Minusca, près de 12.000 militaires et policiers) prend le relais de l'opération Sangaris dont la France a annoncé la fin pour octobre.

 

Avec AFP

 

 

Extrait du communiqué final du sommet de Malabo


« La conférence s’est félicitée de l’initiative de l’organisation d’une table ronde des Bailleurs de Fonds à Bruxelles le 17 novembre 2016. En vue de l’accompagnement politique et économique de cet Etat, la conférence a exhorté les états membres, la communauté internationale ainsi que les partenaires techniques et financiers, à soutenir cette initiative et à mettre en oeuvre un plan d’engagement plus robuste des forces déployées sur le terrain. A cet effet, la Conférence a adopté le principe de l’admission des éléments des forces armées centrafricaines dans les différents centre d’instruction des Etats membres de la CEMAC.


La Conférence a également décidé:


1. d’apporter un soutien supplémentaire de quatre milliards de francs CFA à la République soeur, à la charge du Cameroun, du Congo, du Gabon et de la Guinée Equatoriale, en vue du démarrage de son programme de Désarmement, Démobilisation et de Réinsertion( DDRR);

2. de rétrocéder à la RCA le remboursement de l’avance faite aux Etats sur le Fonds Spécial d’Intégration, soit cinq milliards de Francs CFA;

3. de charger la BDEAC de jouer un rôle particulièrement actif dans le financement des projets mentionnés au Programme de Relance Économique du Gouvernement de la République centrafricaine;

4. de l’octroi, par la Banque centrale, d’une avance exceptionnelle de neuf milliards de francs CFA;

5. de la consolidation de la dette de la RCA envers la Banque centrale;

6. d’étudier la création d’un fonds fiduciaire propre à la remise à flot des secteurs sociaux de base et à la relance des secteurs économique prioritaires;

7. d’ériger un Observatoire de Crises qui soit en mesure d’accompagner le relèvement de la République centrafricaine mais qui soit tout aussi appelé, pour l’avenir, à faciliter le règlement des conflits qui pourraient survenir au sein de la Communauté.

Les Chefs d’Etat ont pris acte des remerciements de Son Excellence Faustin Archange Touadera, pour le soutien multiforme et la solidarité que les autres Etats de la CEMAC ont témoignés à la République Centrafricaine durant toute la période de crise ».

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