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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 12:13

 

 

 

GABON – ELECTIONS PRESIDENTIELLES

 

Les conditions de l’annonce des résultats de l’élection présidentielle au Gabon sont une source de préoccupation. La France réitère son souci de transparence. Nous estimons nécessaire que les résultats de tous les bureaux de vote soient publiés. C’est la crédibilité du scrutin ainsi que la réputation internationale du Gabon qui sont en jeu.

 

La France demande aux acteurs gabonais d’inscrire leur action dans le cadre de la loi et de récuser toute forme d’intimidation ou de confrontation. La contestation des résultats doit se faire selon les voies juridictionnelles. L’examen des recours devra être impartial et dédié à l’établissement incontestable de la sincérité du scrutin.

 

Aux côtés de ses partenaires africains et internationaux, la France sera vigilante.

Gabon : DÉCLARATION DE M. JEAN-MARC AYRAULT MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DU DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL
Gabon : DÉCLARATION DE M. JEAN-MARC AYRAULT MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DU DÉVELOPPEMENT INTERNATIONAL
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Centrafrique-Presse.com
1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 11:32

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 31 août 2016 – La réforme du secteur de la sécurité en Centrafrique, notamment l’opérationnalisation des Forces armées centrafricaines (FACA), a été l’un des principaux points abordés lors de la première conférence de presse conjointe Gouvernement de la République centrafricaine-MINUSCA, mercredi à Bangui. Le Ministre porte-parole du gouvernement, Théodore Jousso, et le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, ont fait face aux journalistes lors de cette rencontre à laquelle était présent le ministre de la Défense, Joseph Yakete.

 

Le Ministre porte-parole a appelé les Centrafricains à la patience sur la question de la réorganisation des FACA, précisant que leur déploiement sur l’ensemble du territoire nécessite une restructuration ainsi que l’appui de la communauté internationale. « Nous savons exactement comment le processus est conduit, dans quel délai et quels sont les cheminements par lesquels il faut passer pour rendre un bataillon opérationnel. Nous partageons l’impatience et l’urgence de nos populations. Mais aujourd’hui, nous devons nous rendre à l’évidence, après la crise que nous venons de traverser, nous devons renforcer la capacité de nos Forces armées centrafricaines”, a dit Thédore Jousso.

 

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a précisé que l’appui de la MINUSCA à la restructuration des forces armées se fait dans le cadre global de la réforme du secteur de la sécurité. «Les Nations Unies sont véritablement derrière ce processus de réforme de secteur de sécurité, conformément au discours de Chef de l’Etat, au discours programme du gouvernement. Le fait que cela fasse partie de la Résolution 2301 est une preuve de cet appui », a-t-il dit. Le porte-parole a par ailleurs précisé des appuis concrets aux forces armées centrafricaines avec des projets de réhabilitation tels que le Camp Kassaï et de formation non-opérationnelle.

 

Le Chef d'État-Major des FACA, Général Ludovic Ngaïféï, et le Commandant de la Mission militaire de formation de l'Union européenne (EUTM), Général Éric Hautecloque, qui étaient également présents, ont pour leur part apporté des précisions sur la restructuration des FACA. Le Général Ngaïféï a précisé que l’état mensuel des effectifs des FACA est de 7.567 FACA tandis que “le nombre des officiers et des sous-officiers et hommes de troupes variant”. L’officier a, en outre, précisé qu’il y a “des critères qu’il faut remplir, il y a des normes d’engagement qu’il faut atteindre avant d’engager les FACA”. “Nous le ferons peut-être à court terme, car sur les instructions du chef de l’Etat qui est Chef suprême des armées, la première mouture des FACA qui va bientôt sortir de la formation avec l’EUTM va commencer à s’engager progressivement dans une mission conjointe avec la MINUSCA”, a-t-il souligné.

 

Pour sa part, le Général Hautecloque, a indiqué que la mission européenne et le gouvernement sont en train de faire l’état des lieux et évaluer les hommes, les responsables de la chaîne de commandement, la mission et les moyens des FACA.

 

La conférence de presse a également abordé les dernières recommandations issues de la 9eme réunion du Groupe International de Contact sur la RCA tenue le 25 août dernier à Bangui.

 

 

 

 


NATIONS UNIES 

Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine


UNITED NATIONS
United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

MINUSCA


 

 

 

 

TRANSCRIPTION INTEGRALE DE LA CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE GOUVERNEMENT RCA-MINUSCA - 31 août 2016

 

 

M. Théodore Jousso, Ministre porte-parole du Gouvernement et Vladimir Monteiro, porte-parole de la MINUSCA

 

 

 

Propos introductifs

 

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrai au nom du gouvernement que dirige son Excellence Monsieur Simplice Mathieu Sarandji, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, sous la très haute impulsion et le leadership de son Excellence Pr. Faustin Archange Touadéra, président de la République, Chef de l’Etat, souhaiter la bienvenue à tous les journalistes qui ont accepté d’honorer leur présence cette conférence de presse animée conjointement par le Ministre porte-parole du Gouvernement et le porte-parole de la MINUSCA.

 

L’objectif de cette conférence de presse est de présenter :

 

  • premièrement, les dernières recommandations issues de la 9eme réunion du Groupe International de Contact sur la RCA tenue le 25 aout 2016 à Bangui ;
  •  
  • deuxièmement, les efforts réalisés par le gouvernement et l’Union Européenne dans le cadre de la réorganisation des Forces Armées Centrafricaines (FACA).

 

Concernant le premier point, soulignons que la neuvième (9eme) réunion du Groupe International de Contact sur la RCA, organisée la semaine dernière à Bangui, s’inscrit dans le contexte particulier pour le gouvernement, puisqu’il s’agit de l’aboutissement du processus d’accompagnement des amis de la République Centrafricaine au retour à la légalité constitutionnelle.

 

Tout en saluant les actions menées par le gouvernement et les partenaires sur les plans politique et sécuritaire, les participants à la 9eme réunion du Groupe International de Contact sur la RCA ont décidé, entre autres, de la transformation du GIC-RCA en Groupe International de Soutien à la République Centrafricaine (GIS-RCA). L’Union Africaine (UA) continuera sur le terrain à coordonner les activités de ce Groupe à travers le G8-RCA élargi aux pays de la sous-région impliqués dans la reconstruction de la RCA.

 

S’agissant du deuxième point inscrit à l’ordre du jour de la présente conférence de presse, à savoir la réorganisation des FACA, je tiens à rappeler que ce vaste et délicat projet de construction d’une nouvelle armée nationale est conduit par le gouvernement avec l’appui de la Mission Européenne d’Entrainement et de Formation Opérationnelle (EUTM).

 

Lancées officiellement le 26 aout 2016 par son Excellence Pr. Faustin Archange Touadéra, président de la République, Chef de l’Etat, les activités de l’EUTM visent la réorganisation des FACA dont la capacité militaire a été entièrement détruite à la suite des crises militaro-politiques que le pays a traversées depuis quelques années.

 

Il s’agit, plus précisément, d’œuvrer à la constitution des bataillons et à l’entrainement opérationnel des unités des FACA afin d’engager progressivement le processus du passage d’une armée de projection à une armée de garnison, gage d’une meilleure surveillance du territoire national.

 

Bref, il s’agit de mettre sur pied une nouvelle armée professionnelle, républicaine, équipée, ayant les aptitudes nécessaires pour assurer efficacement la mission de protection des intérêts fondamentaux de notre nation.

 

Mesdames et Messieurs les journalistes,

 

La reconstruction des FACA constitue également une réponse à l’embargo sur la formation professionnelle à laquelle étaient astreints les éléments de nos forces armées et de sécurité. Elle constitue également la traduction de la volonté politique des nouvelles autorités du pays de mettre un terme aux nombreuses turbulences qui ont considérablement affecté nos familles et nos diverses réalisations socio-économiques.

 

Le Gouvernement est pleinement conscient de l’importance que la population accorde à la question de réarmement des FACA et à leur déploiement sur l’ensemble du territoire national. Un tel travail doit s’inscrire dans un processus qui nécessite la patience de tous nos compatriotes et l’appui de la communauté internationale sur lequel s’appuie le gouvernement.

 

C’est pourquoi, le gouvernement, conscient qu’il n’y a pas de développement sans sécurité, exhorte tous les Centrafricains à continuer à faire confiance aux institutions de la République nouvellement mises en place. Il rassure les uns et les autres que tous les efforts en cours ne visent qu’un seul et unique objectif à savoir : la sécurisation du territoire national et le développement du pays.

 

Sur ce, je termine le propos liminaire de cette conférence conjointe tout en restant à votre disposition pour des préoccupations de nature à susciter des débats fructueux autour de points exposes ci-haut.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Avec votre permission monsieur le ministre nous allons prendre trois questions, ensuite nous allons y répondre. Nous voudrions également vous dire qu’une première partie de cette conférence de presse sera en français, elle a déjà commencé. L’autre partie sera en Sango. On demande à chaque journaliste de s’inscrire et décliner le nom de l’organe.

 

Bonaventure Ngomba Katikkiro - Radio Ndeke Luka. J’ai trois petites préoccupations très rapidement, après il y aurait l’opportunité de finir les autres.

 

La première question de Radio Ndeke Luka est de savoir, quel est le nombre exact présentement des éléments de FACA, c’est-à-dire soldats et officiers y compris qui est prise en charge par la mission de formation militaire de l’Union Européenne, qu’ils puissent être utile pour le pays et qu’on ne sent pas en ce moment dans le pays ?

 

Deuxième préoccupation, quand est ce que le premier déploiement des FACA sur le terrain aura lieu ?

 

Troisième question. Vu le regain des violences en ce moment dans le pays, à Bangui se sont des cas des braquages qui se repentent malgré les interventions des Forces de sécurité intérieures, et dans l’intérieur du pays dans certaine ville de province. Il y a des cas de tuerie, des arrestations arbitraires et autres. On peut citer les cas Ngaoundaye, Kakombo et Kaga Bandoro.

 

Alors qu’est-ce que le gouvernement et la MINUSCA compte faire pour résoudre ce problème le plus rapidement possible ?

 

Lucien Mapékayamo - Radio Centrafrique : Ma question est celle-ci. Chers excellences et assistance, la première c’est de savoir à travers cette formation, pendant combien est ce que nos forces seront formés de temps pour qu’elles soient opérationnelles ?

Et quand on parle de leur opérationnalité, le peuple a hâte de son armée. Une fois cette formation finie, est ce qu’elles seront automatiquement déployées à l’intérieur du pays ? Si oui qu’est ce qui pourra nous convaincre, parce que jusqu’alors l’apport de la MINUSCA ne convainc pas le peuple centrafricain.

 

Thierry Bamba - AFP/VOA : Monsieur le ministre, monsieur Vladimir Monteiro nous sommes en train d’assister à la formation des militaires centrafricains par l’Union Européenne, armée pourtant sous embargo des Nations Unies. Jusqu’à présent il y’a un flottement on comprend plus rien. Est-ce que l’embargo de l’ONU est conditionné à la fin de la formation des FACA ? Lorsque monsieur le ministre dit que nous allons vers une armée de garnison, quel est l’effectif qu’on va avoir ? Un citoyen pour combien de militaire ? Pour finir jusqu’à présent nous continuions d’assister à une circulation d’armes de guerre et de plusieurs véhicules banalisés et nous ne savons plus sur quel territoire nous nous trouvons. Puisque le porte-parole du gouvernement est également le ministre du transport, plus d’une centaine des véhicules banalisés constituent un réel danger pour la population. Alors quels sont les dispositions que vous avez prises pour arrêter ce phénomène ?

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Merci, trois questions monsieur le ministre Porte-parole du Gouvernement.

 

Théodore Jousso – Porte-parole du Gouvernement : Je vous remercie pour ces trois questions. Je voudrais vous rassurer qu’au cours de cette première conférence de presse, le Général chef d’Etat-major des armées nous a fait l’amitié à cette rencontre. Le Général Chef de la mission européenne de formation est ici présent. Les deux pourront vous fournir des éléments techniques détaillés que vous souhaitez avoir aujourd’hui, notamment sur le nombre exact pris en charge, dans le cadre du processus de formation des FACA, processus conduit par la défense nationale avec l’appui de la mission européenne. La date de déploiement des FACA, ensuite à quel moment ces bataillons, qui sont arrivés à maturité peuvent être opérationnels sur le terrain. Je pense qu’il serait peut-être bon de passer directement la parole à nos deux généraux, tour à tour vont vous fournir tous les éléments techniques et détaillés sur les préoccupations que vous venez de soulever ici.

 

Général Ludovic Ngaïféï - Chef d'État-Major des armées: Merci Monsieur le Ministre, je vais faire fi des mots d’usage car ceux du Porte-parole du Gouvernement suffisent largement. Messieurs les journalistes je vous salue une deuxième fois. Vous avez demandé quel est en ce moment le nombre des FACA. Ceci n’est un secret pour personne, je vais vous donner le nombre exact. A ce jour, l’état mensuel des effectifs nous donne 7 567 FACA. Le nombre des officiers et des sous-officiers et hommes de troupes varient. Donc, je ne peux pas vous le donner avec exactitude. Voilà le nombre des FACA contrôlés. C’est ce que l’on appelle la vérification simplifiée par la partie Union européenne et la partie MINUSCA. 7 567 FACA. Pour les détails, peut-être que les techniciens de notre département vous les donneront parce que cela varie. Il y a ceux qui partent en stage, d’autres en reviennent. D’autres, des sous-officiers, sont en formation à Kassaï. Donc, je n’ai pas les détails précis sous les yeux. Je répète encore 7 567 FACA en ce moment après la vérification simplifiée.

 

En ce qui concerne le déploiement des FACA, vous savez que nos forces sont dans l’état que tout le monde connait. Je puis vous assurer que ce ne sont pas de jeunes soldats que nous formons en ce moment. Nos soldats ont dans la moyenne 6 à 7 années de service. Pratiquement, 50% ont été dans le passé engagés dans des opérations. Alors, s’il faut parler déploiement, nous pouvons l’inscrire si les moyens le permettent, si les conditions de l’embargo sont levées, et si nous avons des objectifs clairs et opérationnels. Tant que ces conditions ne sont pas remplies, question de délai, question de périodicité d’engagement ou de déploiement, je ne peux pas vous répondre avec précision.

 

Je sais que la population attend avec beaucoup d’impatience l’engagement des FACA, nous en sommes conscients. Il y a des critères qu’il faut remplir pour pouvoir engager les FACA. Dire que nous ne sommes pas maitres de notre engagement ou de notre déploiement, je ne le pense pas. Il y a des critères qu’il faut remplir, il y a des normes d’engagement qu’il faut atteindre avant d’engager les FACA. Nous le ferons peut-être à court terme, car sur les instructions du chef de l’Etat qui est Chef suprême des armées, la première mouture des FACA qui va bientôt sortir de la formation avec l’EUTM va commencer à s’engager progressivement dans une mission conjointe avec la MINUSCA. Demain, nous avons rendez-vous avec la MINUSCA pour voir dans quelles mesures cet engagement ou ce déploiement va se faire. Est-ce que c’est dans des missions conjointes, dans des missions d’accompagnement ou des missions de soutien, nous ne l’avons pas encore défini. Demain, nous avons une réunion par rapport à ça. Rassurez-vous que les FACA seront déployés à court terme, à moyen terme et bien entendu à long terme quand nous aurons retrouvé notre capacité opérationnelle. Pour les cas de braquage, ce n’est pas à moi d’y répondre.

 

Pour la question de Radio Centrafrique, le Général de Hautecloque est très bien placé pour vous dire dans combien de temps et combien de FACA seront formés. J’ai déjà répondu à la question sur l’opérationnalisation. Je passe donc la parole au Général de Hautecloque qui est chargé de la formation. Je vous remercie.

 

Général Éric Hautecloque, Commandant de l’EUTM : Mesdames et messieurs les journalistes, chers auditeurs, je vous salue. Je voudrais tout d’abord mettre les choses en perspectives pour dire qu’une armée, se sont des soldats, une armée se sont des chefs, des missions et des moyens. Les soldats doivent être formés. Le chef d'État-Major des armées vous a dit que les soldats avaient une ancienneté dans l’armée centrafricaine qui finalement n’a pas travaillé pendant les 3 ou 4 dernières années, pendant la période des évènements. Donc aujourd’hui, nous sommes en train de conduire un état des lieux à Kassaï avec une première compagnie. Une compagnie c’est environ 150 soldats. Nous sommes en train d’analyser ce que les soldats connaissent pour partir du connu. Nous sommes en train d’analyser au niveau du bataillon d’infanterie territoriale numéro 3, au niveau de son état-major et au niveau des compagnies, ce que la chaine de commandement est capable de faire pour commander les soldats.

 

On a de très bonnes nouvelles parce que les soldats sont très motivés. Il y a une envie de retrouver les fonctions légitimes des forces armées centrafricaines. Au niveau de la chaine de commandement, c’est un peu plus compliqué parce que les chefs militaires au niveau des bataillons, compagnies ou sections n’ont pas travaillé et manque d’expérience aujourd’hui. Beaucoup de choses sont connues au niveau tactique. En revanche dans la vie quotidienne, dans ce que l’on appelle le commandement au quotidien, actuellement nous avons déjà commencé à travailler en mettant en place des mentors pour retrouver les réflexes et les faire renaitre. Donc la première chose au niveau des hommes, c’est de faire l’état des lieux pour pouvoir évaluer les savoirs faire, les savoir-être et le pouvoir-faire que nous allons remettre en place. Une armée ce sont des chefs, je viens d’en parler. Il y a un travail à faire parce que commander, c’est quelque chose qui ne s’improvise pas. D’abord il faut des talents et ensuite, il faut de l’expérience. Commander, c’est aussi être capable de contrôler. Pour tout cela, nous allons aider le chef d'État-Major des armées à redresser la colonne vertébrale de l’ensemble des FACA.

 

Je disais tout à l’heure que l’armée c’était un chef, une mission, des moyens. Les missions, il s’agit de les redéfinir aujourd’hui. Vous savez qu’un plan national de sécurité est en train d’être finalisé. Il va être approuvé au niveau des hautes instances pour terminer par être approuvé par le Parlement, et qui permettra de décliner les missions régaliennes qui sont données à la défense. Toujours est-il que ce document est important pour nous, parce qu’il nous permet, à partir des missions qui y sont décrites de définir le niveau opérationnel dont doivent être capables les unités. Si je veux transformer les unités en forces spéciales, il faudra plusieurs années. Si je veux transformer des unités dans des capacités de contrôle de zones, de contrôle d’itinéraires, d’escortes, ce sont des missions, je dirais de base que doivent remplir toutes les armées, cela ira beaucoup plus vite.

 

Et puis le dernier point ce sont les moyens. Les moyens sont importants. Aujourd’hui j’en suis vraiment désolé, mais ils sont inexistants. C’est dire qu’il faut un budget, c’est dire qu’il faut une capacité de gestion des ressources humaines, il faut de l’équipement, il faut pouvoir soutenir en fournissant du fuel, en fournissant l’alimentation, et là tout est à reconstruire. Et tant que nous n’aurons pas reconstruit au moins dans les premières briques, nous aurons du mal à redéployer l’armée centrafricaine. Maintenant je veux être plus concret. La durée de la formation. Nous estimons que pour former une compagnie, il faut 14 semaines. Et dès que la compagnie est formée, si les critères de soutien, d’administration, si les équipements sont en place, nous pourrons déployer immédiatement les compagnies. Et les conditions de déploiement en termes d’opérationnalité seront étudiées par le chef d’Etat-major des armées, en liaison avec la MINUSCA, et sur décision du Président de la République.

 

Ensuite, si on parle d’un bataillon au complet, former l’ensemble des compagnies, en sachant que nous pouvons former deux compagnies en simultanée, plus former l’Etat-major de la compagnie, au moins avoir un entrainement complet du bataillon, on imagine qu’il faut 6 à 7 mois. Ce sont les premières évaluations. Tout dépendra de la vitesse à laquelle les unités progresseront. La méthode est très simple, je ne suis pas ici, pour imposer des normes, des modes d’action, je suis ici pour me mettre à la disposition et partir du connu et aider l’armée centrafricaine dans une logique de formation des formateurs, et dans une logique d’auto-entrainement. Parce que nous avons pu voir aujourd’hui c’est que les choses vont très vite. Donc, j’ai bon espoir qu’on puisse tenir le rythme de 14 semaines pour une compagnie et de 6 à 7 mois pour un bataillon.

 

Mais derrière, il faudra qu’en parallèle, on puisse rétablir le fonctionnement du ministère en terme d’administration, de budget et de soutien. Et il faudra aussi que l’on puisse obtenir un rééquipement des Forces armées centrafricaines. Et la mission EUTM ne se limite pas à la formation, mais prend en compte l’ensemble de ces aspects, qui permettront dans leur ensemble, dans une approche globale de recomposer les Forces armées centrafricaines, en soutien du travail fait par le Chef d’Etat-major des armées et du ministre de la défense que je salue aujourd’hui.

 

Général Ludovic Ngaïféï - Chef d'État-Major des armées: Je tiens juste à préciser qu’un bataillon, pour le moment, le format est de 662 personnels. Je vous remercie.

 

Théodore Jousso – Porte-parole du Gouvernement : Je pense que vous avez tous à votre disposition des détails techniques que les deux généraux viennent de mettre à la disposition de la presse. Nous savons exactement comment le processus est conduit, dans quel délai ce processus est conduit et quels sont les cheminements par lesquels il faut passer pour rendre un bataillon opérationnel. Nous partageons l’impatience et l’urgence de nos populations à voir nos Forces armées centrafricaines à être opérationnelles, parce que nous sommes très conscients de ce lien fusionnel entre le peuple et son armée. C’est le concept armée-nation. Mais aujourd’hui, nous devons nous rendre à l’évidence, après la crise que nous venons de traverser, nous devons renforcer la capacité de nos Forces armées centrafricaines. Et pour cela nous vous demandons un peu de patience, le temps que les bataillons soient à nouveau en capacité d’être projetés sur le terrain, d’être à nouveau opérationnels selon les normes internationales admises pour ce type de mission.

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Il y a une question sur la MINUSCA selon laquelle son apport n’aurait pas convaincu. Le chef d’Etat-major des Forces armées centrafricaines vient d’annoncer la réunion qui doit se tenir demain (jeudi), entre la MINUSCA et les autorités centrafricaines notamment les institutions de sécurité. Cela prouve que l’on avance. Et cette réunion fait suite à une demande expresse du Chef de l’Etat. Ceci pour montrer qu’il y a une coordination. Le chef de l’EUTM a également évoqué la vision et le développement de la politique nationale de sécurité, à laquelle la MINUSCA a beaucoup contribué. Ce document devra bientôt être approuvé par les institutions. Et c’est dans ce cadre que la MINUSCA apporte son soutien à cette structuration des FACA. C’est une contribution plus large, dans le cadre de la Réforme du secteur de la sécurité dans son ensemble. Il y a eu des interventions plus concrètes de la MINUSCA pour justement renforcer les FACA, notamment dans les projets de réhabilitation. Le Camp Kassaï par exemple, la MINUSCA s’y est beaucoup impliqué, je peux également donner l’exemple de la clinique médicale militaire au Camp de Roux. Et il y a également des interventions dans le cadre de la formation non opérationnelle.

 

Comme vous le savez, le document de la Résolution qui porte sur l’embargo permet des ouvertures de collaborations quand il s’agit de formations non opérationnelles. Il y a des efforts qui sont faits. Le chef d’Etat-Major, le général des Forces Armées à parlé de certains critères que les FACA devront suivre pour être véritablement cette force républicaine. Sachez que les Nations Unies sont véritablement derrière ce processus de réforme de secteur de sécurité, conformément au discours de Chef de l’Etat, au discours programme du gouvernement. Le fait que cela fasse partie de la Résolution 2301 est une preuve de cet appui. Et nous espérons vraiment que ce Groupe de contact soutiendra également, notamment dans la mobilisation des ressources.

 

Didier Youtendji - RJDH : Quel est l’apport de la police de la Minusca dans la chaine pénale ou encore la justice centrafricaine ? Quelle est la situation des villes occupées par les groupes armés vis-à-vis de la justice ?

 

Bonaventure Ngoma-Katikiro – Radio Ndeke Luka : Plus de 900 éléments de l’ex-seleka auraient signé hier à Bria un code de bonne conduite pour la paix. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ? Pourquoi la signature de ce code de conduite pour les seleka de Bria alors qu’ils se trouvent aussi dans plusieurs zones ?

 

Les forces de sécurité intérieure de la Nana-Mambéré se plaignent du fait que la MINUSCA les empêche de procéder au contrôle de certains véhicules qui font partis des convois hebdomadaires. Est-ce que les véhicules des particuliers sont exempts de tout contrôle lorsqu’ils font partie du convoi de la MINUSCA ?

 

Junot Séraphin Gokouzou - Tribune d’Info - Pouvez-vous nous en dire plus sur le mécanisme que vous souhaitez mettre en place pour transformer le GIC-RCA au groupe de soutien à la RCA à travers le G8?

Ma deuxième question s’adresse au ministre de la Défense. Comment dans 14 semaines si on doit former les bataillons et toutes les composantes des FACA alors qu’hier nous avons suivi le mouvement des enseignants qui d’ici peu doivent être déployés pour prendre fonction. Malheureusement à l’état actuel des choses en province, il y a des zones qui sont inaccessibles. N’y a-t-il pas des mesures de sécurité qui pourraient être mises en place avant l’aboutissement de la formation des FACA et leur déploiement ?

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Je vais d’abord intervenir par rapport à la question qui parle de l’appui de la MINUSCA à la chaine pénale. C’est un appui qui va au-delà de l’intervention de la police, et qui est impliqué dans des formations. Récemment, il y a eu cet atelier sur le plan national de développement des forces de sécurité. Et parallèlement à cela, nous avons la section de MINUSCA «Justice et Affaires pénales » qui également travaille en étroite collaboration avec le ministère de la Justice et le ministère de la Sécurité. C’est un travail qui se fait seulement en termes d’appui logistique, réhabilitation de certains commissariats, de centres de détention, mais également dans le cadre de la formation. Depuis cette semaine, une réflexion est menée pour que le pays puisse se doter de Forces de sécurité intérieures capables d’assurer la sécurité des populations et des citoyens.

 

Concernant la question sur la signature par 900 éléments des ex-seleka d’un code de bonne conduite, qui porte sur leur engagement dans le pré-DDDRR,  nous ne pouvons que saluer des groupes qui renoncent à la violence. A ce jour, 3800 ex-combattants ont adhéré au programme pré-DDRR. Cela est extrêmement important car ils rendent volontairement leurs armes. En échange, ils participent à la reconstruction de leur zone d’une façon ou d’une autre en travaillant, en réhabilitant des infrastructures. Et c’est l’appel que le Représentant spécial avait réitère il y a une semaine et c’est également l’objectif du Chef de l’Etat. C’est surtout l’objectif stratégique de cette Résolution 2301 c’est réduire la présence et la menace des groupes armées et le fait que des combattants adhèrent à ce programme c’est un développement positif.

 

Théodore Jousso – Porte-parole du Gouvernement : Merci Monsieur Monteiro. Je voudrais compléter. Chers compatriotes, vous savez que l’une des conséquences des crises que notre pays vient de traverser c’est la désorganisation totale de notre tissu socio-économique, et surtout l’effondrement de l’autorité de l’Etat. Donc à la faveur des élections que nous venons d’organiser et qui ont été saluées par toute la communauté internationale, l’une des priorités des institutions mises en place et notamment le gouvernement, c’est de pouvoir restaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national. Comment est conduite cette restauration? D’abord l’administration territoriale, les préfets, les sous-préfets, les différents postes de commandements administratifs qui s’accompagnent aussi d’une politique de décentralisation et de déconcentration des services administratifs, notamment la santé et l’éducation qui doivent progressivement irriguer l’ensemble de notre territoire national afin de fournir les services sociaux de base à toutes nos populations.

 

C’est un processus qui est long, qui est complexe, parce que comme vous l’avez si bien souligné, il y a des zones de non-droits occupées par les groupes armés. Dans ces zones de non-droits règnent une impunité qui est parfois transnationale. Il y a donc un processus de mise en place de la chaine pénale sur toute l’étendue du territoire, un processus aussi de répression de personnes qui se sont rendues coupables des actes délictueux, et pour cela nous devons reconstruire toute la chaine pénale, mon collègue vous en avait parlé tantôt.

 

Cette chaine pénale est constituée d’abord de la police judiciaire, ensuite au niveau de nos tribunaux, la prise en charge de ces personnes, et bien entendu toutes les procédures pénales que nous devons mettre en place pour réprimer tous les délits, réprimer toutes les infractions, que nos magistrats et nos officiers de police judiciaires auront déjà constaté. C’est un processus qui est long au fur et à mesure que l’administration se déploie, donc ces zones de non-droits disparaissent progressivement. Nous sommes tout à fait conscients qu’il y a des zones de non-droits, qui persistent et vous les avez soulignés tantôt, nous partageons cette information et ces préoccupations de nos populations. Je voudrais à travers vos organes, rassurer nos concitoyens que le gouvernement met tout en œuvre pour restaurer son autorité sur l’ensemble du territoire, en recréant là où il le faut la chaine pénale, en donnant à nos populations, les moyens de vaquer à leurs occupations en toute quiétude, selon donc l’environnement juridique qui est prescrit dans ce cas d’espèce.

 

Pour répondre aussi à certaines préoccupations qui ont été soulevées ici, nous allons bientôt organiser la rentrée scolaire. Cette rentrée scolaire est un processus très complexe à mettre en place, il y a la réhabilitation des infrastructures scolaires qui ont été endommagées, il y a l’absence d’entretien de ces mêmes infrastructures endommagées pour les raisons que vous pouvez imaginer ici. Le gouvernement s’attèle déjà à ces réparations. Il y a le déploiement d’effectif en termed’enseignants, d’encadrement par les inspections académiques, qui vont armer progressivement toute la chaine de production de notre savoir éducatif sur l’ensemble du territoire national. Il y a des arrêtés d’affectation du personnel enseignant, qui sont en cours de signature et de diffusion. Les maitres seront affectés partout où ils pourront travailler en toute sécurité, en toute quiétude. Parallèlement à cela, les commissariats, les brigades de gendarmerie se mettent en place, pour donner justement à nos populations, les moyens de développer leurs activités en toute quiétude sans pour autant subir les affres des groupes armés qui écument encore certaines contrées de l’arrière-pays.

 

Donc la mission de sécurité à mettre en place c’est une préoccupation du gouvernement, cette mission est en cours. Je voudrais simplement vous demander un peu de patience parce que c’est un processus qui est complexe, et qui prend du temps et qui nécessite certainement beaucoup de moyens,  des moyens qui nous font défaut. Nous allons les chercher bientôt au cours d’une conférence des donateurs, amis de la République Centrafricaine le 17 novembre à Bruxelles, et pour cela je demanderais encore une fois votre indulgence. Faites confiance au gouvernement que vous-même vous avez choisi. Ce gouvernement travaille dans l’intérêt supérieur de la Nation et ce gouvernement répondra aux attentes de la population.

 

En ce qui concerne la circulation des véhicules banalisés dans le pays, comme vous le savez, notre administration a été complètement désorganisée, il y a des parties du territoire que nous contrôlons, d’autres pas, l’administration se déploie comme je vous l’ai dit progressivement, le département dont j’ai la charge a ses directions à l’intérieur du pays, ce sont les directions régionales de l’équipement et des travaux publics et des transports. Ces administrations déconcentrées sont là pour fournir un certain nombre de prestation notamment la fourniture des documents administratifs qui accompagnent l’immatriculation des véhicules, qui accompagnent la conduite des véhicules par la délivrance des permis de conduire, des certificats de capacité. Malheureusement, dans toute l’étendue du territoire, ce phénomène n’est pas observé de la même manière. Au niveau de Bangui comme vous pouvez vous en rendre compte, tous les véhicules sont immatriculés, même si nous avons observés çà et là, des véhicules banalisés qui circulent encore. Les forces de défense et de sécurité patrouillent régulièrement pour sécuriser la ville capitale. A l’intérieur du pays, les informations négatives que vous avez soulevées tantôt remontent au niveau de l’administration centrale dans les rapports que nous adressent les directions régionales. Nous essayons avec la collaboration des Forces de sécurité intérieures, police et gendarmerie, de juguler les phénomènes que vous avez déplorés tantôt.

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Il y avait également une question pour le ministre de la défense.

 

Theodore Jousso – Porte-parole du Gouvernement : Le ministre de la Défense ne parlera pas ici aujourd’hui puisqu’il y a un Porte-parole du Gouvernement. Donc je répondrais à la place de mon collègue.

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Merci beaucoup : un dernier tour de question en français.

 

Bonaventure Ngomba-Katikkiro - Radio Ndeke Luka: Vous n’avez pas répondu à la question sur les véhicules qui ne sont pas contrôles dans les convois.

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Vous savez, il y a des structures de coordination entre le gouvernement et la MINUSCA. S’il y a des difficultés, on essaiera de trouver des solutions au sein de ces structures.

 

Guy-Vincent Masseroang – Njoni Sango : J’ai trois petites préoccupations. La première. Le General avait dit tout à l’heure qu’une armée, c’est un chef, une mission et des moyens. Je suppose que lorsque l’armée centrafricaine s’était effondrée, c’était pendant les évènements de mars 2013 où elle a connu un choc. Avec le retour à la légalité constitutionnelle, tout suppose que les choses devraient vraiment aller dans les normes. Une fois le chef de l’Etat élu, on devrait mettre en place l’armée et lui donner les moyens. On suppose qu’il y a les sous-chefs, c’est-à-dire après le chef de l’Etat qui est le chef suprême des armées, il y a le chef d’état-major ainsi de suite. On suppose que l’armée est là, la mission qui est celle de restaurer la paix et la sécurité est là aussi mais les moyens manquent. Doit-on tout refaire ? Chercher un chef, une mission et des moyens ?

 

La seconde préoccupation. Au niveau de l’ENAM, on voit les policiers et les gendarmes qui sont formes au vu et au su de tout le monde, tous les passants. On constate que ce n’est pas digne, ce n’est pas stratégique de prendre les gens qui sont appelés à défendre le pays en leur montrant les techniques de combat et de sécurité au vu et au su de tous les passants. Il se pourrait que parmi les passants, il y ait des bandits qui peuvent étudier les techniques. Je propose qu’on les forme dans des lieux appropriés, soit dans leur camp ou dans les casernes.

 

La dernière préoccupation. Le Général a parlé de la formation d’un bataillon qui doit durer de 6 à 7 mois. Alors si nous faisons un peu les proportions par rapport à plus de 7000 l’effectif des FACA, est ce qu’on peut vraiment espérer que l’armée centrafricaine pourrait vraiment être établie, pendant ce régime ? Est-ce que ce n’est pas vraiment la stratégique pour maintenir le pays dans cette situation ?

 

Rufin Mapekayamo - Radio Centrafrique : L’opérationnalité de nos forces de défense, le redéploiement de l’autorité de l’Etat dans nos provinces, la relance de l’économie, selon moi sont tributaires du développement de bonnes routes dans un pays. L’état des routes dans nos provinces sont très dégradés, monsieur le ministre vous qui avez la charge de l’équipement, transport et autres. Le passage de GIC pour sa 9ème session ici en Centrafrique, nous a rassuré et cette assurance s’est encore manifestée par le GIS. C’est-à-dire le soutien devrait toujours  être accompagné, s’ajoute à cela la grande rencontre du 17 novembre à Bruxelles. Alors est ce que vous pouvez nous dire si le gouvernement fait du problème de la réfection des routes de nos provinces une priorité ?

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Il y a deux interventions monsieur le ministre porte-parole.

 

Théodore Jousso – Porte-parole du Gouvernement : Je prendrais la dernière question sur laquelle je serais peut-être un peu plus à l’aise pour rassurer notre compatriote. Lorsque nous parlons de l’effondrement de l’autorité de l’Etat, sur toute l’étendue du territoire national ça veut dire que l’Etat n’a plus de capacité de fournir aux populations les services sociaux de base, notamment les infrastructures de soutien à la production de l’économie nationale. Cela veut dire que depuis 2012 aucun programme consistant d’entretien routier n’a été mis en œuvre. Donc, six ans sans entretien, lorsque vous venez après cette période, je veux dire d’arrêt total de nos activités vous trouvez donc des routes en très mauvais état, cela ne doit pas vous étonnez.

Que fait le gouvernement légalement mis en place aujourd’hui ? C’est de travailler à la définition et l’expression des besoins d’entretien, c’est de monter des projets de réhabilitation de nos routes nationales, de nos pistes rurales pour apporter ces projets à maturité et les présenter à nos partenaires techniques et financiers.

 

A cet égard, j’ai le plaisir de vous annoncer ici et maintenant que la Banque mondiale, qui va présider avec l’Union Européenne la Conférence des donateurs le 17 novembre prochain à Bruxelles, a décidé, dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet appelé de connectivité locale, sans d’abord passer par son  Conseil d’administration, de mettre à la disposition de notre pays la somme 50 millions de dollars pour réhabiliter les pistes rurales. Pourquoi réhabiliter les pistes rurales aujourd’hui, parce qu’en accord avec nos partenaires, le territoire national a été divisé en cinq bassins de production agricole. Trois bassins sont financés par la Banque mondiale et deux autres par la Banque africaine de développement. Il s’agit donc de relier ces bassins de production aux marchés ; les marchés qui doivent accueillir les productions agricoles, les marchés qui permettent les transactions commerciales de manière à injecter une masse monétaire dans nos populations rurales. En faisant cela nous impactons directement sur le niveau de vie de nos populations rurales en leur donnant des moyens de générer des revenus dans des activités qui leur rapportent de l’argent. C’est ce que l’on appelle des activités génératrices de revenus. En faisant cela aussi nous essayons donc de former nos populations rurales notamment les composantes jeunes à des métiers de base, des métiers de soudeur, des métiers de maçon, des métiers d’entrepreneur, des métiers d’entretien routier. Ce sont donc les travaux de contenage, des travaux qui nécessitent de petites compétences que nous allons leur fournir. Et faisant cela nous disons que nous offrons à cette jeunesse une seconde chance que peut être l’école n’a pas su leur offrir. Donc ces perspectives nouvelles que nous allons offrir à notre jeunesse leur permettra de développer une plus grande autonomie, une autonomie qui leur permettrait de se prendre en charge et de développer un certain nombre de compétences qui leur servira à l’avenir, en donnant les moyens de leur autonomie.

 

Je voudrais donc à travers ce projet-là rassurer nos amis journalistes qui ont soulevé cette question que c’est une priorité du gouvernement avec l’appui de nos partenaires techniques et financiers notamment la Banque mondiale, l’Union européenne et la Banque africaine de développement qui ont décidé de soutenir les efforts du gouvernement dans la réhabilitation de nos routes nationales et surtout de nos pistes rurales pour améliorer le système d’appui aux productions agricoles, aux productions de l’économie forestière. Voilà ce que je peux dire au programme d’entretien routier de mon département dont j’ai la charge et conduit avec l’appui de nos partenaires techniques et financiers.

 

Les questions sur l’armée reviennent encore malgré les explications fournies par nos Généraux. Donc ce que je peux dire, c’est que le délai de formation d’un bataillon ou d’une compagnie, ce sont des normes qui sont admises par la communauté des hommes qui s’occupent des problèmes de défense. C’est un standard international. Ce délai est incompressible mais en fonction, comme l’a dit le général, de l’appropriation par nos forces armées de ces nouvelles techniques, de ces modes de gestion du commandement, de l’appui, de la gestion des ressources humaines, de la gestion du budget, ce délai peut être aménagé pour permettre la prise en charge de plusieurs compagnies. Et ces formations peuvent se faire de manière simultanée sur plusieurs sites et nous permettra de rendre opérationnel très rapidement certaines compagnies, certains bataillons puisque le peuple souhaite avoir son armée sur l’intégrité du territoire. C’est une urgence que le gouvernement partage, c’est pour cela que le gouvernement a sollicité l’appui des pays amis pour mettre à niveau nos forces de sécurité, nos forces armées centrafricaines. Mais soyons patients, corrigeons les erreurs du passé, mettons nos forces en condition de remplir la mission régalienne qui consiste à défendre l’intégrité du territoire national.

 

Voilà ce que je peux vous dire pour rassurer. Le travail se fait de manière très rigoureuse, très professionnel par des équipes qui sont spécialisées dans la formation des hommes dans la conduite d’un processus aussi complexe. Et je suis convaincu que nous pouvons leur faire confiance parce que les résultats seront au bout de l’effort qui est déployé aujourd’hui.

 

Vladimir Monteiro – Porte-parole de la MINUSCA : Le ministre Porte-parole a parlé justement de la nécessité de développer le réseau routier, je voulais juste rappeler la visite du président de la République à Kaga Bandoro. Avec la Banque mondiale cette route qui doit permettre justement le désenclavement a été lancée. Et c’est extrêmement important parce que, en plus de ce qu’a dit le journaliste de Radio Centrafrique sur son impact sur la relance économique, il y va de la sécurité. Parce que quand il y a des routes, les gens peuvent circuler, des patrouilles peuvent être menées et la protection des populations assurée. Nous comptons beaucoup sur la conférence de Bruxelles non seulement pour le réseau routier nais également pour la Réforme du secteur de la sécurité. C’est comme cela qu’il faut voir la réforme des FACA. C’est un cadre global voulu par le président de la République lors de son investiture et également lors du discours du programme du gouvernement avec le Premier ministre Monsieur Sarandji. Il y a un travail global et c’est dans cette vision de réforme qu’il faut voir également l’autre composante les Forces de sécurité intérieures c’est-à-dire la Gendarmerie et la Police. Du travail est en train d’être fait avec beaucoup de partenaires dont la MINUSCA et l’EUTM pour permettre justement aux éléments de la Force et de la Police d’être déployés sur le territoire et d’assurer cette protection des populations.

LA REFORME DU SECTEUR DE SECURITE ET LES FACA DOMINENT LA PREMIERE CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE GOUVERNEMENT-MINUSCA
LA REFORME DU SECTEUR DE SECURITE ET LES FACA DOMINENT LA PREMIERE CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE GOUVERNEMENT-MINUSCA
LA REFORME DU SECTEUR DE SECURITE ET LES FACA DOMINENT LA PREMIERE CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE GOUVERNEMENT-MINUSCA
LA REFORME DU SECTEUR DE SECURITE ET LES FACA DOMINENT LA PREMIERE CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE GOUVERNEMENT-MINUSCA
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 11:08
RCA: vaste campagne de dépistage volontaire du VIH

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 31/08/16– Une vaste campagne de dépistage volontaire du VIH a été lancée, mercredi à Bangui, par le comité national de lutte contre le VIH/Sida.

 

Démarrée à la Présidence de la République, l’opération qui sera organisée sur toute l’étendue du territoire national vise à mettre sous traitement d’anti-retro viraux trente mille personnes.

 

Le professeur Nestor Mamadou Nali, coordonnateur du comité national de lutte contre le VIH/Sida, a souligné que l’objectif de cette campagne est de réduire les nouvelles infections, une option s’inscrivant dans une nouvelle technique de lutte contre le sida en Centrafrique.

 

La RCA est un pays à fort taux de prévalence au VIH. Cependant avec la crise connue par le pays, beaucoup de malades sous traitements ont été perdus de vue et on note également d’autres nouveaux cas de contamination qui ne sont pas pris en compte par le traitement.

 

Le CNLS voudrait à travers cette campagne attirer l’attention sur la montée de la pandémie pour que la crise sécuritaire que le pays connait n’ait pas un impact très négatif sur la lutte contre le VIH et ne laisse les malades dans l’oubliette.

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 17:23
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : L’accès à la justice soutenu par plusieurs ONG après la crise

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 31 AOÛT 2016

 

BANGUI, 31 Aout 2016(RJDH)—Plusieurs Organisations Non Gouvernementales se sont engagées au coté de la justice centrafricaine à l’issue de la crise qui a secoué le pays. Celles-ci développent de nombreux programmes de renforcement de capacité de l’appareil judiciaire et de lutte contre l’impunité.

 

Plusieurs ONG sont aujourd’hui engagées dans le domaine de la justice en Centrafrique. Cet apport se manifeste à travers diverses activités, visant, selon le représentant pays de l’une de ces ONG, de redonner une crédibilité à la justice centrafricaine grâce à un meilleur respect des textes et à un accès équitable à la justice.

 

En Centrafrique depuis janvier  2015, l’Association du Barreau Américain (ABA), une de ces ONG développe des activités dans le cadre de renforcement de capacité de l’appareil judiciaire, selon Me Guy Antoine Dangavo, Avocat consultant  au sein de cette ONG «  notre objectif est d’outiller les acteurs de la justice de faire en sorte qu’ils jouent leur rôle efficacement. Plus de trois cent acteurs du système judiciaire dont des magistrats, des avocats, des officiers de police judiciaire, des greffiers viennent de subir une série de formation sur la thématique des violences basées sur le genre par exemple. C’est un programme que nous mettons en œuvre » a-t-il indiqué.

 

Me Guy Antoine Dangavo a précisé que l’ONG ABA a aussi créé des cliniques pour favoriser l’accès à la justice « nous avons une clinique juridique à Bangui et huit autres dans certaines villes de l’arrière-pays. Ces centres favorisent l’accès des populations à la justice » note t-il.

 

La justice centrafricaine est aussi accompagnée par l’ONG Avocat Sans Frontière qui œuvre dans le pays depuis mai 2015. Ludovic  Kaye, assistant a confié que Avocat Sans Frontière travaille en Centrafrique pour améliorer l’accès des populations au service de la justice « nous intervenons sur l’amélioration de l’accès à la justice à travers cinq activités entre autres la traduction et de diffusion du droit en langue nationale à l’intention de la population et des acteurs  de la justice, appui  technique et financier aux organisations de la société civile  pour relancer des services  minima d’aide légale, l’appui  aux audiences foraines en matière d’enregistrement des naissances, le renforcement des capacités des avocats et membres de la société civile œuvrant dans  l’accès à la justice en Centrafrique et enfin  soutien à la coordination des acteurs de l’aide légale ».

 

L’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC), une ONG nationale a renforcé ses actions depuis la crise. Selon une de ces cadres, le nombre des cliniques juridiques a été augmenté et leur capacité renforcée « vu les nouveaux défis liés à la crise, nous avons créé d’autres cliniques pour favoriser l’accès des femmes à la justice » a précisé cette source.

 

Le système judiciaire centrafricain est soutenu par plusieurs autres ONG nationales et internationales dont les interventions vont de la collecte des faits jusqu’à l’accès à la justice. Les ONG telles que DRC…sont celles qui sont engagées dans ce domaine.

 

La dernière crise centrafricaine a brisé les repères du système judiciaire centrafricain qui tarde à se relever.

 

 

Centrafrique : La classe politique doute de la crédibilité de la justice

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 31 AOÛT 2016

 

BANGUI, 31 Aout 2016(RJDH)—Des leaders politiques interrogés par le RJDH, se sont dit dubitatifs sur la crédibilité de la justice. Ceux-ci déplorent la récurrence de l’immixtion de la politique dans les affaires judiciaires.

 

Léa Mboua Doumta, présidente du Parti de l’Unité Nationale soulève la question de l’ingérence de la politique dans le judiciaire « la justice centrafricaine pourrait inspirer confiance si on laissait les magistrats, les avocats, les notaires faire leur travail selon les textes. Mais il y a beaucoup d’immixtion de la politique dans la justice. Et avec ce rythme là, je pense que si vous posez les questions à des Centrafricains de quartier, ils vont vous dire que la justice n’est plus crédible » explique t-elle.

 

Elle plaide pour la séparation effective des pouvoirs « il faudrait que la politique laisse la justice faire son travail. Les magistrats, les notaires et les avocats doivent dire le droit au lieu de se laisser entrainer parfois par la corruption. Nous devons respecter la séparation des pouvoirs » souhaite la présidente du PUN.

 

Laurent Gomina Pampali, ancien ministre de la justice, président de l’UNADER est plus nuancé «  on ne peut pas décréter que la justice centrafricaine n’est pas crédible. Ce serait vraiment exagéré de le dire. Je pense qu’il ya de problèmes sérieux qui bloquent l’indépendance du système et réduit le degré de confiance entre le peuple et sa justice. Moi je plaide pour que la justice puisse s’améliorer et rassurer le peuple qui a besoin d’elle » a-t-il affirmé

 

Un ancien ministre et cadre d’un parti politique, a sous couvert d’anonymat, estimé que la justice centrafricaine pourrait mieux faire si elle se débarrasse de la corruption qui la mine depuis des années.

 

Dans son discours d’investiture du 30 mars 2016, le président Faustin Archange Touadéra a fait de l’indépendance de la justice une de ses priorités.

 

 

Centrafrique : La justice limitée dans sa capacité opérationnelle

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 31 AOÛT 2016

 

BANGUI, 31 Aout 2016 (RJDH)—Le système judicaire centrafricain est limité aujourd’hui en ce qui concerne sa capacité opérationnelle. Après la crise, le constat indique que la capacité de la justice est réduite de plus de la moitié.

 

La capacité opérationnelle de la justice centrafricaine est limitée, selon un cadre de la justice centrafricaine qui indique le système n’est pas en mesure d’agir un peu partout sur le territoire « la capacité de l’appareil judiciaire déjà limitée avant la crise, a été fortement réduite avec la crise que nous avons connue avec des décès, des départs…Dans ces conditions, il n’est pas possible pour la justice de jouer son rôle sur tout le territoire » a-t-il expliqué.

 

Selon les données officielles, la justice centrafricaine compte 198 magistrats, 61 greffiers, 100 agents pénitentiaires. Le ministre de la justice Flavien Mbata, a déploré la faible capacité du système judiciaire en matière de ressources humaines« pour une population d’environ 5 millions habitants, le ratio est d’un magistrat pour 25.000 Centrafricains et un greffier pour 61.000 Centrafricains. Ce tableau ne peut permettre de faire face aux besoins des populations en matière de la justice »regrette le membre du gouvernement.

 

La République Centrafricaine ne compte aujourd’hui que cinq prisons opérationnelles sur les 35 que le pays comptait avant la crise. Les trente autres ne sont pas encore réhabilitées après les pillages subis lors de la crise. Le système judiciaire est composé de 24 tribunaux de grande instance dont moins d’une dizaine sont en activité et trois cours d’appel.

 

Le gouvernement centrafricain avec l’appui de la communauté internationale a engagé des chantiers pour renforcer la capacité opérationnelle du système judiciaire. Dans ce cadre, des prisons, des commissariats, des brigades de gendarmerie et des tribunaux sont en cours de réhabilitation. Avec l’appui de l’Union  Européenne, le gouvernement centrafricain a amorcé le recrutement de 100 agents de la justice dont environ 80 magistrats.

 

 

Centrafrique : Le système judiciaire contrôlé par des groupes armés dans plusieurs villes

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 31 AOÛT 2016

 

BANGUI, 31 août 2016 (RJDH)—Depuis la prise de pouvoir par l’ex-Séléka en 2013, la chaine pénale dans de nombreuses villes, est sous contrôle des hommes armés. Cette situation complique l’accès des populations à la justice.

 

La justice dans les zones sous contrôle des groupes armés, ne fonctionne pas conformément aux textes en vigueur pour deux raisons notoires. Dans certaines zones sous influence des groupes armés, le personnel de la justice affecté par le gouvernement est contraint de collaborer avec les hommes armés, de recevoir ou d’appliquer leur décision.

 

La deuxième figure est l’absence du personnel judiciaire dans les zones contrôlées par les groupes armés. Une autorité de la Nana-Gribizi parle de justice des rebelles, « dans les sous-préfectures de Kaga-Bandoro et des Mbrès, la justice est assurée par des hommes armés. La police, la gendarmerie  et les agents judiciaires sont inexistants »fait-elle remarquer sous l’anonymat.

 

Un notable de Kabo parle de justice au bout des canons, « la justice dans les villes de Kabo, Batangafo est au bout des armes. Elle est orientée par les hommes en armes », regrette cette source.

 

Le gouvernement centrafricain et la Minusca, lors d’une conférence de presse conjointe ce mercredi, ont réaffirmé leur volonté de redéployer la justice sur toute l’étendue du territoire afin de mettre fin à l’impunité, « nous devons reconstruire toute la chaine pénale pour mettre fin à l’existence des zones de non droit. Les dispositions sont en cours pour redéployer la chaine pénale dans les villes où la situation demeure sous contrôle des groupes armés. C’est ce à quoi nous nous attelons aujourd’hui », a annoncé le ministre porte-parole du gouvernement, Théodore Jousso.

 

La justice est contrôlée aujourd’hui par les groupes armés dans environs huit préfectures sur les seize que compte la RCA.

 

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 14:05

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) –2016-08-31 12:08:12 Le directeur général de l’Agence nationale de développement de l’élevage (ANDE), Donatien Monkonzi,a demandé, mercredi, aux éleveurs des villages situés au centre de la RCA de cesser tout déplacement avec leurs troupeaux de porcs afin de barrer la route à la propagation d’une épidémie d’origine incertaine qui a tué déjà une centaine d’animaux.


Les porcs, une fois l’apparition d’une plaie sur leur corps, décèdent quelques jours après. Selon le directeur général de l’ANDE, cette maladie serait la peste porcine d’origine africaine. 

Il parle pour le moment au conditionnel car par manque de laboratoire vétérinaire --le seul dont disposait le pays disposait a été détruit--, il lui est difficile de déterminer la cause de l’épidémie qui tue ces porcs. 

Le directeur de l’ANDE demande aux éleveurs d’empêcher la circulation non seulement des porcs mais également des outils et matériels servant à leur élevage dans les différents villages de la zone d’épidémie.

La FAO avec l’appui de certaines ONG a entamé depuis un certain temps une campagne nationale de vaccination contre la péripneumonie contagieuse des bovidés et la peste des petits ruminants face à la généralisation de certaines épidémies.

Cette campagne, suspendue pour mesurer son impact, sera reprise au courant du mois de septembre.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4861672#sthash.u9ddyXcl.dpuf

Une épidémie décime les porcs au centre de Centrafrique
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 12:48

 

 

Par JusticeInfo - 30/08/2016

 

Didier Niewiadowski est un juriste français et ancien conseiller à l’ambassade française à Bangui (2008-2012)

 

Didier Niewiadowski est un juriste français et ancien conseiller à l’ambassade française à Bangui (2008-2012). Dans une interview avec JusticeInfo en Juin dernier, il a exhorté le nouveau président de la République centrafricaine Faustin Archange Touadéra à mettre en place rapidement un processus de justice transitionnelle. Il est désillusionné aujourd’hui. Il pense que le nouveau gouvernement a mis de côté la justice transitionnelle. Il souligne le fait que les chefs de guerre de l’ex-Séléka * continuent de commettre des exactions sur des civils, et à la récente libération conditionnelle de l’ancien ministre de la Défense Jean-Francis Bozizé, fils de l’ex-président **.


Comment voyez-vous la libération conditionnelle de Jean-François Bozizé à un moment où les Centrafricains veulent la justice?

 

Sa libération conditionnelle est une plaisanterie qui ne fait pas rire les Centrafricains. Le procureur du pays n’a-t-il pas émis un mandat d’arrêt contre lui le 14 mai 2014, pour des accusations très graves? Il faut aussi rappeler que les chefs de guerre de l’ex-Séléka circulent librement bien qu’il y ait des mandats d’arrêt pour eux aussi, car ils ont commis des exactions sur d’innombrables Centrafricains. N’oublions pas que près d’un million de réfugiés Centrafricains et des personnes déplacées vivent sous la tente dans la plus grande misère.

 

Vous pensez donc que le nouveau gouvernement n’est pas pressé de lancer un processus de justice transitionnelle?

 

Le Président Faustin-Archange Touadera et le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji ne semblent pas conscients des avantages de la justice transitionnelle. La seule chose qui compte est pour eux le financement de séminaires et d’autres initiatives de sensibilisation qui lui sont liés. En RCA tout le monde est plus ou moins impliqué dans le détournement de fonds, falsification, corruption et ainsi de suite. L’impunité est la condition de survie politique, car tôt ou tard vous serez pris. Comme d’habitude, seul le menu fretin sera remis au système de justice. De même, aucune personnalité politique de la transition ne sera inquiétée, et encore moins de la période de la présidence Bozizé, puisque beaucoup de gens qui se trouvaient dans ce régime autocratique et corrompu sont maintenant de retour au sein du gouvernement.

 

Donc, quelles pourraient être les conséquences pour lui-même et le président Touadera pour la République centrafricaine?

 

Quand il était premier ministre sous Bozizé (2008-2013), Touadera était fortement sous l’influence de Sylvain Ndoutingaï, ministre d’État et le neveu du président, et bien sûr le clan Bozizé. Touadera est un homme qui a le sens de l’intérêt public, modeste et pas tellement intéressé par l’argent. Il est avant tout un universitaire qui est un peu perdu dans ce monde de roues-traitant qui est de la République centrafricaine. Les Centrafricains l’ont élu sachant ce qu’ils faisaient. Malheureusement, il a de mauvais conseillers et les gens qu’il a nommés au cabinet et le gouvernement ne sont guère compatibles avec son slogan « rupture avec le passé. » Les Centrafricains sont déçus et ont l’impression qu’ils ont été pris pour un tour. Il est comme Bozizé à nouveau sans Bozizé. Il pourrait finir de la même façon.

Une table ronde des donateurs doit avoir lieu en novembre sur le programme de (DDRR) désarmement, la démobilisation, la réintégration et rapatriement en RCA. Pensez-vous que les donateurs potentiels peuvent hésiter à cause de ce manque de mesures concrètes sur la justice transitionnelle?

 

Le gouvernement de l’Afrique centrale met le coût du programme DDRR à 45 milliards de francs CFA. Le projet de loi sera présenté à Bruxelles en Novembre à la table ronde. En RCA, tout recommence sans tenir compte du passé. Ce sera la troisième table ronde à Bruxelles. La plupart des participants d’Afrique centrale ont pris part, avant. D’autre part, les experts et les diplomates internationaux découvrent les problèmes de la RCA pour la première fois. Donc, ils sont sensibles aux arguments présentés. Les missions diplomatiques devraient faire en sorte qu’ils aient de bonnes archives de sorte qu’ils ne soient pas dupés par les politiciens qui obtiennent toujours de revenir au pouvoir en dépit de leur passé.


Le gouvernement présentera les choses que les donateurs veulent entendre. Il suffit pour le gouvernement de connaître les exigences des donateurs et il adaptera. Donc, il présentera le budget que le FMI veut. Par exemple en réactivant une Cour des comptes abandonnée pendant des années pour poursuivre une commission électorale de 2011 de transition illusoire, alors que la commission électorale indépendante de l’année 2010 ne soit pas tenu responsable. Ou le sondage dans un Haut Conseil de la Communication 2011 dont le président est mort. Ils jouent à la galerie, mais les donateurs mordent l’appât à chaque fois. Ils ont mis en prison un pauvre petit fonctionnaire en grande pompe médiatique alors que les ministres ne seront pas touchés. Voilà comment il en a toujours été en République centrafricaine.

Y justice transitionnelle et DDRR étroitement liée à la République centrafricaine, comme certains le disent? Peut-on réussir si l’autre échoue?

 

Malgré les avantages potentiels évidents de la mise en place des mécanismes de justice transitionnelle, je ne pense pas que le gouvernement actuel envisage un instant de faire. De la même manière, DDRR est une machine ridiculement complexe inventée par les technocrates de l’ONU dans les bureaux climatisés de New York. Il est repris par des soldats retraités, souvent généraux, qui voient des opportunités intéressantes, d’autant plus que les sommes d’argent en jeu sont considérables. Pensez – vous que les chefs de guerre, souvent étrangers, qui règnent sur les mines et la population locale vont renoncer à leurs belles vies pour retourner dans leurs villages pour des sommes d’argent, ou pour l’intégration de bas niveau dans l’armée? Je suis très sceptique quant à ces programmes technocratiques, et je crains que la RCA poursuivra son inexorable délitement, avec un pays découpé en une multitude de fiefs. Comme en Somalie, le pouvoir du gouvernement reconnu par l’ONU couvrira environ quelques km2 dans la capitale et ses membres seront basés dans quelques grands hôtels fortement protégés. Le gouvernement actuel à Bangui contrôle à peine un quart du pays. Comment est – il censé mettre en œuvre DDRR dans les trois autres quarts?


Que peut-on faire pour arrêter la RCA de devenir comme la Somalie?

 

Malheureusement, la Constitution ne nous permet pas vraiment d’envisager une solution à la crise. Il a été établi plutôt comme amateur sans réelle volonté de changer la gouvernance, et adoptée par référendum dans la plus grande opacité en Décembre 2015, quelques jours seulement avant les élections présidentielles et législatives. Je ne pense pas que la création d’un Sénat et d’une copie exacte de la Constitution française sera en mesure de donner un regain d’espoir à la population. Ce qui était nécessaire était de réduire les pouvoirs centraux et d’introduire une réelle décentralisation, abolir l’ élection du président au suffrage universel pour créer une forme de gouvernance parlementaire, rétablir l’autorité politique et administrative des chefs traditionnels, donner la priorité absolue à l’éducation et non à l’armée et interdire les politiciens corrompus en les rendant inadmissibles à tous les postes politiques et administratifs élus.

 


* Séléka est une coalition rebelle qui a chassé le président François Bozizé du pouvoir en Mars 2013 et qui est liée à des atrocités de masse contre la population. Le Séléka ont combattu par la milice anti-balaka auto-défense qui, à son tour commis de graves abus.


** Jean-Francis Bozizé est chargé dans le cadre de détournement de fonds publics et les actes de violence perpétrés en 2013 lorsque son père, l’ex-président François Bozizé, a été évincé. Après trois ans d’exil au Kenya, Bozizé le cadet se présenta au début d’Août à la Mission de l’ONU en RCA, ce qui lui a remis aux autorités centrafricaines. Ils lui ont accordé une libération conditionnelle.

Lu pour vous : Centrafrique : «L’impunité est une condition pour la survie politique» (Ephrem Rugiririza)
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 11:47

 

 

http://www.ledjely.com/ 31 août 2016

 

Au Gabon, c’est dans une ambiance empreinte de fébrilité et d’incertitude que l’on attend les résultats de l’élection présidentielle du 27 août 2016. Chacun des camps revendiquant déjà  la victoire et mobilisant conséquemment des troupes pour protéger l’acquis, on redoute le remake de 2009. Sur place, les risques de contestation électorale sont très élevés. Ce qui, aussi dramatique que cela puisse l’être, est révélateur d’une seule certitude : la compétition aura été âprement disputée.

 

Dans le contexte du Gabon, dirigé depuis quasiment un demi-siècle par une seule famille, c’est une évolution remarquable que de savoir que le président sortant a été contraint à un duel serré. Certes, c’est la défaite d’Ali Bongo qui aurait des allures d’une véritable convulsion politique à la dimension du continent. Mais à défaut, on pourrait bien se contenter de la promesse d’une fin proche du règne de la dynastie Bongo. Or, les signes de cette fin annoncée, l’élection du samedi dernier en a suffisamment.

 

Tout d’abord, on a la réserve et la pondération dont font montre les proches du président sortant. L’initiative de l’offensive semble avoir été laissée au camp de Jean Ping. Ainsi, c’est ce dernier qui a été le premier à revendiquer la victoire et à date, il demeure le plus catégorique par rapport à cette prétention. Le camp Bongo a essayé de réagir, mais entre les lignes, on lit un malaise et une gêne qui pourraient résulter d’une brusque et désagréable surprise. Autour d’Ali Bongo, on voudrait expliquer cette propagande au rabais par la sérénité et le souci de se conformer aux principes républicains qui voudraient qu’aucun camp ne communique les résultats avant l’instance constitutionnellement habilitée à le faire. Mais il n’y pas que ces raisons-là.

 

Par ailleurs, autour de l’héritier d’Omar Bongo, on est plutôt sur la défensive. Ça sent la gueule de bois. Ainsi, le recours trop hâtif aux forces de l’ordre et à l’armée dont quelques éléments sont déjà postés au niveau de carrefours et bâtiments stratégiques, sonne comme un début de panique et une volonté d’intimidation. Par ailleurs, le régime gabonais dont on sait qu’il est une pièce-maîtresse de la Françafrique, fait valoir des prétentions opportunément souverainistes. Ainsi, face  au communiqué sans concession du parti socialiste français et aux conclusions préliminaires de la Mission d’observation de l’Union européenne, le gouvernement se borne à répéter que le Gabon est un pays indépendant qui n’a pas d’injonctions à recevoir de qui que soit.

 

Un troisième et dernier signe de l’inconfortable position du camp Bongo, c’est l’accusation de velléité de déstabilisation qu’il brandit désormais contre le principal opposant, Jean Ping. Une certaine tradition des élections en Afrique voudrait que ce type d’accusation ne sorte que de la part des régimes aux abois. En perte de vitesse et redoutant une fin à la fois probable et périlleuse, ils peignent l’adversaire en chef rebelle, espérant ainsi reconquérir l’opinion publique, en jouant sur sa peur de la guerre et des troubles.

 

Ces trois attitudes, si elles ne permettent de prédire la défaite certaine du président Ali Bongo, révèlent tout de même qu’il a été sérieusement malmené. Ce qui, pour qui connait l’emprise de la famille de ce dernier sur le pays via tous les réseaux qu’elle a pu tisser au gré de son long règne, est un motif d’espoir quant à l’alternance politique.

 

Boubacar Sanso Barry

Lu pour vous : PRESIDENTIELLE GABONAISE : Une certitude…
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 10:31

 

 

Par RFI  le 31-08-2016 Modifié le 31-08-2016 à 04:54

 

Au Mali, on dénombre encore près d'un millier de réfugiés venus de Centrafrique. La situation s'apaise depuis quelques mois dans le pays, mais pas de quoi faire revenir les réfugiés. Reportage.

 

A Bamako, la communauté des réfugiés centrafricains est très soudée. Ils se réunissent régulièrement, tiennent des réunions, tentent de s'entraider. La plupart ont fui le pays en janvier 2014, à la faveur d'un vol venu rapatrier les ressortissants maliens bloqués à Bangui. Mais à Bamako, ils ont débarqué sans rien. Amy Daf est arrivée avec ses enfants.

 

« Moi je suis là depuis presque trois ans avec des enfants et des petits-enfants. Quand on est arrivé là, on a acheté un petit congélateur avec un peu de sous. Maintenant, on vend de l'eau... On peut rester deux ou trois jours sans manger », déplore cette mère de famille.

 

Nzas Ngakaba, le représentant des réfugiés centrafricains au Mali, évoque, lui, l'idée du retour. Mais comme beaucoup de ses compatriotes, la situation à Bangui lui paraît encore trop précaire.

 

« Je rentrerais bien en Centrafrique, mais dans des conditions stables et sécuritaires, explique-t-il au micro de RFI. Vu que je suis entre le marteau et l'enclume comme j'ai un côté musulman et un côté chrétien, c'est un peu difficile pour moi donc je ne rentrerai pas s'il n'y a pas un peu de stabilité dans le pays. »

 

Beaucoup de réfugiés centrafricains disent vouloir rentrer, mais entre leur condition de vie au Mali et ce qui les attend à Bangui, beaucoup hésitent à franchir le cap.

[Reportage] Les réfugiés centrafricains encore nombreux au Mali
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 09:52
Nouvelles nationales sur APA
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La Banque mondiale va payer les arriérés des cotonculteurs centrafricains 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2016-08-30 21:47:2 - Une mission d’expertise de la Banque Mondiale qui séjourne en ce moment à Bangui a rencontré ce mardi le Ministre de l’Agriculture, Honoré Féizouré, avec qui elle a eu une discussion au sujet de l’épuration de plusieurs mois d’arriérés d’impayées des cotonculteurs.


C’est un nouvel espoir qui se dessine pour les cotonculteurs centrafricains qui totalisent plusieurs milliards de FCFA d’arriérés d’impayés de coton dus par l’Etat. 

La Banque Mondiale s’engage à les apurer pour permettre à ces derniers de reprendre les activités qu’ils ont abandonnées à cause de l’insécurité.


Le coton cultivé en Centrafrique est vendu par l’Etat sur le marché mondial et au retour il verse des subventions aux groupements des cotonculteurs qui les repartissent entre les planteurs.


Avec la crise militaro-politique que le pays a connu, l’Etat n’arrive plus à verser aux planteurs le prix du coton vendu si bien que la culture du coton est abandonnée.

Cet engagement de la Banque mondiale sera une bouffée d’oxygène pour les planteurs qui pourront ainsi avoir des ressources pour refaire leur vie.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4861637#sthash.VmIdMkUl.dpuf

 

 

Centrafrique ; 900 ex-combattants signent un code de bonne conduite pour la paix 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2016-08-30 21:41:03 - Les 900 ex-combattants enregistrés dans le cadre du programme pré-DDR dans la ville de Bria au centre est de Centrafrique, ont signé ce mardi un code de bonne conduite.

 

Ce code est un document consensuel décrivant le comportement à afficher afin de contribuer à la bonne marche du programme pré-DDR dans la Préfecture de la Haute-Kotto en général et la ville de Bria, chef-lieu de la Préfecture en particulier.

Selon les termes du document, « Le pré-DDR entraine de facto la renonciation des activités de nature à perturber les acquis du processus de paix. Tout acte ou tentative de nature à perturber la paix et la cohésion sociale constituent une faute lourde et entraine la disqualification du combattant ».


C’est dans cette perspective de paix et la cohésion sociale que ce code de bonne conduite a été adopté par les combattants prenant part au pré-DDR.


Le code de bonne conduite prend aussi en compte l’aspect genre pour éviter aux femmes de subir des violences de la part de ces ex-combattants

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 09:48
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : L’OMS et le ministère de la santé annoncent la baisse du décès dû au choléra

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 30 AOÛT 2016

 

BANGUI, 30 Aout 2016(RJDH)- : Deux  cent trente-neuf (219) cas de choléra enregistrés en Centrafrique  dont 19 décès et 7 cas confirmés par le laboratoire de l’Institut Pasteur  de Bangui, ont annoncé  ce 30 aout 2016, le Ministère de la santé publique et l’Organisation Mondiale de la Santé au cours d’un point de presse conjoint.

 

Selon Michel Yao, représentant de  l’Organisation Mondiale de la Santé,  le taux de décès est en  baisse, « au départ, nous avons 44% des personnes décédées  et à ce jours nous sommes à 8% pour dire qu’il y a des mesures qui ont été prises pour éviter le décès de ceux qui contractent  la maladie », a indiqué le représentant de l’OMS.

 

L’objectif est d’inverser la tendance, « nous voulons atteindre au moins 1% des cas de décès lié au choléra. Pour ce faire, des équipes mobiles se rendent dans tous les villages tout au long du fleuve pour mener des activités dans ce sens », a-t-il indiqué.

 

Michel Yao appelle à une mobilisation en faveur de l’assainissement, « dans les jours à venir, l’intervention la plus importante sera qu’on se mobilise tous pour l’assainissement », a souligné Michel Yao.

 

L’épidémie de choléra déclaré a touché quelques régions sanitaires, « trois  régions sanitaires sont  atteintes par cette épidémie à savoir la région sanitaire n°1, 4 et 7 », a souligné Bernard Boua directeur de la Santé publique au ministère de la Santé.

 

Selon lui,  quelques foyers à risque demeure encore  dans le pays, «  les points chaud de cette épidémie en Centrafrique  actuellement sont d’abords  Bangui précisément dans le 5eme arrondissement au quartier Benz ville, à Boeing  et dans le 2eme Arrondissement à l’ile Bongossoua, l’Ombella M’poko et la préfecture de la Kémo », a-t-il ajoué.

 

Il présente le défi axé sur la sensibilisation, «si la population est sensibilisée sur les mesures préventives, nous pensons avoir zéro personne atteinte de choléra d’ici deux mois », renchérit-il.

 

Le dernier cas de choléra est enregistré au quartier Benz-vi dans le 5eme arrondissement ce samedi 27 aout. Trois semaines après, la contamination est en hausse, par contre la mortalité liée au cholera a baissé/

 

Angela Pascale Saulet Yadiberet et Prospert  Seket Kouali

 

 

Centrafrique: Le député de Boguila signale la présence suspecte des hommes armés dans la zone

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 30 AOÛT 2016

 

BOGUILA, 30 août 2016 (RJDH)— Le député de Nanga-Boguila, Franck Saragba, a condamné la présence massive des groupes armés, le samedi 27 août dans la sous-préfecture de Boguila. Il souligne avoir remonté les informations aux instances nationales et internationales en charge de la sécurité.

 

Selon les informations du RJDH, ces éléments armés font des navettes entre la sous-préfecture de Nanga-Boguila et Boguila. Plusieurs villes au nord du pays sont restées toujours sous contrôle de ces groupes armés parmi lesquelles la sous-préfecture de Markounda, la ville de Nanga-Boguila,  Bria et au nord-est.

 

Joint par le RJDH, le député de Nanga-Boguila a condamné la présence massive des groupes armés assimilés aux éléments du général rebelle Alkatine. Selon lui, ce mouvement a des effets négatifs sur la population, « les habitants de différentes localités ont fui dans la brousse, pour se mettre à l’abri du danger. Les activités champêtres, commerciales, entre autres, sont paralysées. La ville est contrôlée par ces hommes en armes », a déploré Franck Saragba député de Nanga-Boguila.

 

Le député appelle au respect de l’état de droit et la démocratie, « nous venons de franchir une étape qui est le vote démocratique du président de la République Centrafricaine. Les membres du gouvernement sont nommés, pourquoi les groupes armés continuent de sévir dans plusieurs régions du pays sans en être inquiété ? », se demande-t-il.

 

Franck Saragba s’inquiète de la paralysie des activités agricoles et commerciales et dénonce la passivité de la Minusca, « au moment où je vous parle, la ville s’est vidée de sa popularité, parce qu’elle se rappelle des exactions commises par des groupes armés en 2014 où plusieurs chefs de villages ont été tués à Boguila. Cette histoire a fait déplacer les habitants vers les recoins de la ville», précise-t-il.

 

En 2014 à Nanga-Boguila, une vingtaine de personnes dont trois humanitaires ont été tués par des groupes armés.

 

 

Centrafrique : Les éléphants du PARC de Dzanga Sangha, bouffée d’oxygène pour l’économie centrafricaine

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 30 AOÛT 2016

 

BAYANGA, 30 aout 2016 (RJDH)—Le PARC National de Dzanga Sangha regorge d’énormes richesses fauniques dont les éléphants qui se trouvent dans les Aires-protégées, même s’ils sont menacés parfois d’extermination par des braconniers en quête d’ivoire. C’est ce qui ressort du reportage réalisé par le RJDH à la Saline à Bayanga le 24 août 2016.

 

Il est 13 heures 30 min, nous entrons dans la forêt à la découverte des éléphants au pas feutré. Une marche de 45 minutes dans l’eau et dans la forêt avant de découvrir ce prestigieux lieu. La Saline, où les éléphants viennent s’approvisionner en sels minéraux, ainsi que d’autres espèces.

 

Dans cette forêt, c’est le silence qui domine. Lambert Padou, responsable du volet écotourisme dans les Aires protégées de Dzanga Sangha, qui a conduit la visite guidée nous décrit l’environnement « nous sommes dans la partie nord du Parc Dzanga Ndoki à la Saline. C’est une grande clairière d’une importance internationale. C’est ici qu’on peut voir les éléphants en temps réel 24h/24h mais très actifs à partir de 13 heures », a-t-il expliqué.

 

Ce jour-là, 157 éléphants sont sortis à la Saline pour se ressourcer.  Cette espèce animale a un mode de vie, « les éléphants ont un système de vie sociale bien organisé. Le père est solitaire et se sont les autres membres de la famille, notamment la mère et la tante qui s’occupent de l’enfant. Ils se connaissent dans leur lien maternel et se communiquent même en étant très éloignés », a ajouté Padou Lambert.

 

L’endroit est idéal pour ces éléphants. Mais qu’en est-il de leur espérance de vie et de leur mode de reproduction ? Les explications de Lambert Padou « Les éléphants peuvent vivre pendant 80 ans. Les femelles reproduisent au moins chaque six an. Il est difficile pour une femelle de faire des jumeaux mais cela est déjà arrivé sur le Parc de Dzanga Sangha. Ils ont horreurs des cochons à cause de leurs odeurs et aiment le sel minéral », a-t-il indiqué.

 

Dans cette région frontalière avec le Congo, le brassage est ambiant, mais comment faire pour distinguer les éléphants centrafricains et ceux des pays voisins ? « Les éléphants du PARC national de Dzanga Sangha sont identifiés grâce aux moyens technologiques. Ce mercredi 24 aout, un éléphant du Congo Brazzaville a parcouru plus de 200 km pour arriver à la Saline du parc Dzanga Sangha. Il a été reconnu après les échanges des photos par des chercheurs », c’est ce qu’a fait savoir  Andréa, une chercheuse américaine  qui vit depuis trente ans dans la zone.

 

Même si les éléphants vivent dans cette forêt protégée, il n’en demeure pas moins que les menaces des braconniers sont réelles. Mais face à ces menaces, les éléments des eaux forêts multiplient les patrouilles pour la sécurisation de l’aire protégée a signifié au RJDH le responsable d’écotourisme Lambert Padou.

 

Les Aires Protégées de Dzanga-Sangha font parties intégrantes du Tri-National de la Sangha, l’un des plus importants sites de conservation transfrontalière du Bassin du Congo. Ce Parc partage ses frontières avec le Cameroun et la République du Congo Brazzaville et constitue pour la RCA une source d’entrée de devise de son économie à cause des touristes qui visitent ce site malgré la crise.

 

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