Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 19:03
La Centrafrique dans la spirale infernale avant le retrait de la France et la conférence des donateurs

 

La Centrafrique dans la spirale infernale avant le retrait de la France et la conférence des donateurs

13/10/16 (AFP)

Groupes armés toujours actifs, attaques contre des civils qui grossissent le lot des déplacés, repli des humanitaires, absence de l'Etat, Casques bleus en embuscade mais parfois critiqués...: de nouvelles violences, qui ont fait 30 morts, résument l'impasse dans laquelle se trouve la Centrafrique alors que la France s'en va définitivement.

Les 30 et 31 octobre, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, doit venir à Bangui pour officialiser la fin de l'opération militaire Sangaris, laissant les 12.000 Casques bleus de la Mission des Nations unies (Minusca) seuls sur le terrain miné de ce pays pauvre d'environ 4,5 millions d'habitants.

En lançant en décembre 2013 sa deuxième grosse intervention africaine après le Mali, le président François Hollande voulait éviter un "génocide", après le renversement de l'ex-président François Bozizé par les rebelles "séléka" majoritairement musulmans, entraînant une contre-offensive des groupes antibalaka majoritairement chrétiens.

Des milliers de morts et des centaines de milliers de réfugiés plus tard, la France quitte une ex-colonie qui est parvenue à élire dans le calme en début d'année le président Faustin-Archange Touadéra.

Professeur d'université, M. Touadéra se trouve cependant à la tête d'un Etat sans armée ni autorité, sous la tutelle de fait des Nations unies et sous la menace de petits chefs de guerre résolument sourds aux appels au fameux "DDRR" (désarmement, démobilisation, réintégration, rapatriement).

"Là où il y a des groupes armés, l'autorité de l'Etat n'est pas totale", résume Gaston Yéndémo, préfet de la Nana-Gribizi, région du centre où les violences mercredi ont fait au moins 30 morts et 57 blessés.

- 'Eléments ex-séléka' -

A l'origine, un groupe de quatre "éléments ex-séléka" - comme les désignent les autorités - perd l'un des siens en tentant de voler le groupe électrogène d'une radio locale à Kaga Bandoro (centre).

En représailles, ces "éléments" - aux ordres d'un certain Al Katim, d'après le ministre de la Sécurité Jean-Serge Bokassa - s'en prennent aux civils, à un camp de déplacés, aux organisations humanitaires, aux autorités locales.

Les Casques bleus pakistanais et burundais remplissent leur mandat de protection des civils, tuant douze assaillants, selon la Minusca, plusieurs fois sous le feu des critiques en raison de l'inaction présumée de certains contingents - sans parler des scandales sexuels qui ont aussi visé l'armée française.

Conséquence de cette nouvelle flambée de violences: "Plus 5.000 déplacés du camp de l'évêché se sont réfugiés à côté de la base de la Minusca", s'alarme le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

Pris pour cible, les humanitaires eux-mêmes se replient au moment où la situation des populations se dégradent: "A Kaga Bandoro seul, la réduction de l’espace humanitaire a privé au moins 200.000 personnes d'assistance. Dans la région, l’insécurité alimentaire affecte 120.000 personnes et 73.206 personnes sont toujours déplacées", selon l'OCHA.

Cette dégradation peut avoir des conséquences terribles dans un pays en proie à toute une série de fléaux: rentrée des classes difficile - des groupes armés occupent parfois les écoles -, inondations, épidémies de choléra et de la variole du singe...

Dans ce contexte, "la communauté internationale ne peut se désolidariser de la République centrafricaine", a déclaré le 10 octobre le secrétaire général adjoint des Nations unies, Hervé Ladsous. Il a appelé "le Conseil de sécurité à obtenir des États Membres, y compris les bailleurs de fonds +non-traditionnels+, leur participation à la conférence des donateurs organisée à Bruxelles le 17 novembre prochain".

Ni bailleurs de fonds, ni pourvoyeur de Casques bleus, le pape fait ce qu'il peut pour la paix en Centrafrique avec un voyage à Bangui en novembre 2015 et la récente promotion au rang de cardinal de l'archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga.

A peine nommé, sa première initiative mercredi a consisté à marcher vers le quartier musulman du PK5 où l'assassinat la semaine précédente d'un officier avait entraîné des représailles - onze morts au total, dont des bergers peuls musulmans.

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 19:00
Le HCR s'inquiète des attaques contre les civils en RCA

 

 

GENEVE, 14/10/16  (Xinhua) -- Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a exprimé jeudi son inquiétude sur les attaques contre des civils en République centrafricaine (RCA), où des affrontements entre groupes rivaux ont forcé des milliers de personnes à fuir leurs domiciles et perturbé les opérations d'assistance humanitaire.

Le HCR "condamne fermement les attaques contre des civils qui entravent sérieusement la livraison d'une aide humanitaire d'urgence aux populations dans le besoin", a déclaré le représentant du HCR en RCA, Kouassi Lazare Etien,cité par un communiqué de presse.

Selon la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), au moins 11 personnes ont été tuées et 22 autres blessées lors d'affrontements entre différents groupes armés qui ont suivi l'assassinat d'un officier de l'armée le 4 octobre, et 14 personnes sont toujours portées disparues.

Quelque 150 personnes ont fui leurs maisons et 35 familles ont trouvé refuge dans la capitale centrafricaine, Bangui, toujours selon la MINUSCA.

"Les activités de groupes armés engendrent de l'insécurité et provoquent des mouvements de population", a poursuivi M. Etien, ajoutant que les personnes déplacées ont perpétuellement besoin de nourriture, d'ustensiles, de médicaments et d'un accès à l'éducation.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 18:07
Bangui dénonce l’inefficacité’’ des Casques Bleus à Kaga Bandoro (Centre)
Bangui dénonce l’inefficacité’’ des Casques Bleus à Kaga Bandoro (Centre)

 

 

APA 14/10/16 Bangui (Centrafrique) - Le Ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, Jean Serge Bokassa a qualifié ce vendredi d’’’inacceptables’’ les violences qui ont secoué la ville de Kaga Bandoro, au Centre du pays, et qui ont entrainé la mort de plusieurs personnes et la destruction des maisons et des paroisses de l’évêché de la localité.

Selon Jean Serge Bokassa, le gouvernement ne peut plus négocier avec les groupes armés qui ne cessent de commettre des exactions sur la population.
Les tueries et les destructions ne sont plus tolérables
a-t-il déclaré.

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a suffisamment montré ses limites a dit le ministre soulignant à cet effet, qu’il ne faut plus se voiler la face.

Pour le ministre, la MINUSCA s’est opposée au déploiement des policiers et gendarmes centrafricains à Kaga Bandoro au début des violences au mois de septembre souhaitant que seules les Casques Bleus puissent protéger la localité des exactions des ex sélékas.

Malheureusement il a été constaté que le contingent pakistanais de la MINUSCA déployé à Kaga Bandoro agit en connivence avec les ex sélékas et laisse ces derniers commettre des exactions sur la population civile malgré les gros moyens militaires dont il dispose.

Le gouvernement doit se battre pour trouver d’autres pays amis pour l’aider à ramener la sécurité dans le pays a affirmé le ministre de la Sécurité Publique.

Le bilan de ces violences de Kaga Bandoro dressé par la mission onusienne est de 37 morts, 58 blessés.

 

RCA: le MPC d’al-Khatim dément être à l’origine des violences à Kaga-Bandoro

Par RFI Publié le 14-10-2016 Modifié le 14-10-2016 à 14:52

Méfiance et défiance à Kaga-Bandoro, en Centrafrique, après la flambée de violences de ce mercredi 12 octobre 2016. Une attaque sur un site d'accueil de déplacés à l'évêché a fait 37 morts, selon un bilan du bureau des affaires humanitaires de l'ONU. Plusieurs sources accusent les ex-Seleka d'être responsables de cette attaque en représailles après une tentative de braquage la veille. Pour la première fois, la faction pointée du doigt donne sa version des faits. Le MPC, qui répond aux ordres du général Mahamat al-Khatim, dément être à l’origine des violences.

Abel Balenguélé est le secrétaire général du MPC. Depuis Bangui, il dément la version du braquage d'un groupe électrogène qui a mal tourné. Tout a commencé, selon lui, par la mort mardi soir de deux hommes du MPC, dans deux évènements distincts.

Selon Abel Balenguélé, quand des éléments du MPC vont récupérer le deuxième corps au site de l'évêché, ils ont essuyé des tirs nourris : « Avant d’atteindre le site, nos éléments ont essuyé des coups de feu. Il y a deux hommes qui sont morts et les autres ont demandé à la Minusca (la mission onusienne) des tirs de sommations pour disperser les assaillants afin de permettre aux nôtres d’aller récupérer le corps. C’est ainsi que les nôtres sont allés jusque quand le camp pour récupérer le corps, à ce moment-là, les coups de feu ont continué et les nôtres ont riposté. C’est comme ça qu’il y a eu des morts dans le camp ».

« Eléments infiltrés »

Toujours selon le MPC, les combattants sont alors venus massivement prêter main-forte à leurs éléments en difficultés sur le site de l'évêché. Abel Balenguélé rejette la responsabilité des violences sur des hommes armés non identifiés infiltrés : « Depuis un certain temps, certains éléments incontrôlés se sont infiltrés à Kaga-Bandoro pour faire de la provocation. Pour le moment, nous sommes en train d’enquêter pour déterminer exactement qui sont ces éléments. Est-ce que ce sont des éléments anti-balaka ? Parce que ça ne serait même pas compréhensible puisque nous sommes tous en train de concourir pour la paix ici ».

Le MPC dit avoir par ailleurs tout fait pour barrer la route aux pilleurs et s’est déployé dans la ville pour mettre fin aux pillages. Version qui contredit des témoignages sur place qui évoquaient ce jeudi une poursuite de ces pillages.

 

RCA: Kaga-Bandoro coupé en deux après les violences meurtrières

Par RFI Publié le 13-10-2016 Modifié le 13-10-2016 à 23:38

Climat toujours très tendu à Kaga-Bandoro en Centrafrique. Des combattants de l'ex-Seleka en armes étaient toujours visibles jeudi 13 octobre en ville et selon des témoins, les pillages se sont poursuivis. Mercredi, ces combattants s'en sont pris en particulier au site de déplacés situé à l'évêché de la ville. Les bâtiments religieux ont été pillés ou détruits, tout comme les locaux appartenant à plusieurs ONG, et de nombreuses autres maisons ou abris de fortune, avant que la Minusca finisse par repousser les assaillants. Ces violences de mercredi ont fait 30 morts et une soixantaine de blessés, selon le dernier bilan fourni par la Minusca.

Mgr Tadeusz Kusy est l'évêque de Kaga-Bandoro depuis un peu plus de deux ans. Mercredi il n'était pas en ville quand les violences ont éclaté. Mais selon lui, il semble bien que l'Eglise catholique était ciblée par les assaillants. « Ce qui s’est passé (mercredi), nous l’avons pressenti il y a quatre semaines, rapporte-t-il. D’abord on a attaqué notre presbytère, la maison des prêtres le 13 ou le 14 septembre. Et puis les deux paroisses qui sont aussi à proximité du centre de Kaga-Bandoro ont aussi été attaquées, pillées. J’ai l’impression que c’est prémédité. Qu’il y a quelqu’un qui propose de provoquer ainsi l’Eglise. »

Aujourd'hui, le prélat décrit une ville plus que jamais coupée en deux. La défiance entre communautés chrétiennes et musulmanes s'est installée, enracinée. Pourtant personne n'est épargné par les exactions des groupes armés. « Les commerçants musulmans des quartiers de Kaga-Bandoro se plaignent des Seleka qui les séquestrent et qui les rançonnent 50 000 francs CFA par semaine ou leur demande 15 000 francs CFA par jour. Les commerçants de Kaga-Bandoro en ont aussi marre de tout ça », affirme-t-il.

« On se rend compte que nous n'avançons pas sur le chemin de la paix pour vivre ensemble », déplore Mgr Kusy. Par ailleurs, l'évêque ne cache pas non plus son amertume vis-à-vis des casques bleus de la Minusca qui, selon lui, ont trop tardé à réagir.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 18:04
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique: L’ouverture d’une enquête annoncée lors des funérailles du commandant Mombeka

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 14 OCTOBRE 2016ACTUALITÉS

BANGUI, 14 octobre 2016(RJDH)—Une enquête est ouverte sur l’assassinat du commandant Marcel Mombeka tué le 04 octobre dernier au Km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui. L’annonce a été faite lors des funérailles du défunt par le ministre de la sécurité Jean Serge Bokassa ce vendredi 14 octobre 2016.

La disparition du commandant Mombéka est qualifié par le gouvernement de perte incommensurable « le décès du commandant Marcel Mombeka constitue une grande perte pour l’armée nationale qui a plus que jamais besoin de tout le monde pour rassurer la population centrafricaine » a expliqué Jean Serge Bokassa, ministre de la sécurité publique, présent aux funérailles de l’officier.

La prochaine étape, selon le membre du gouvernement est l’ouverture d’une enquête sur laquelle l’exécutif compte pour mettre la main sur les auteurs de ce qu’il appelle crime injustifié « le gouvernement va prendre ses responsabilités. Une enquête est menée pour que les auteurs de ce cet acte criminel soient identifiés et traduits en justice. Notre objectif, c’est de rassurer et de mettre fin à ces comportements » a annoncé le ministre.

Né en 1964 à Sibut, préfecture de la Kémo, Marcel Mombeka a été tué le 04 octobre 2016 après 32 ans dans l’armée nationale. Son dernier poste a été le responsable de la sécurité rapprochée de l’ancienne présidente Catherine Samba-Panza.

 

Centrafrique : L’attaque d’un convoi au centre du pays fait quelques morts et des blessés

http://rjdh.org/ PAR CELESTIN YENTOMAN LE 14 OCTOBRE 2016

BANGUI, 14 octobre 2016—Un convoi sécurisé par les forces onusiennes est tombé dans l’embuscade d’un groupe armé entre Bambari et Grimari. L’incident qui a fait deux morts et trois blessés, s’est produit dans la nuit du jeudi au 14 octobre vendredi.

De sources concordantes, l’attaque a eu lieu au village Gbakomalékpa, situé à 30 km de Bambari d’où est parti le convoi de bœufs. L’attaque est attribuée aux Anti-Balaka de l’axe qui auraient exigé de l’argent au convoi, demande rejetée par les forces internationales « le convoi a été arrêté par les Anti-Balaka sur la barrière qu’ils ont érigée dans le village. Ces hommes armés ont exigé aux chauffeurs de leur verser de l’argent mais la Minusca a refusé, c’est de là que les choses ont dégénéré. Deux Anti-Balaka ont été tués et trois passagers dont un chauffeur ont été blessés » a confié un habitant de la localité, contacté par le correspondant du RJDH à Bambari.

Dans la nuit du jeudi à 14 octobre vendredi, la population de Gbakomalékpa s’est réfugiée en brousse à cause des combats qui ont opposé les forces internationales et les Anti-Balaka dans la localité. Au moment où nous mettons sous presse, on apprend que le village a retrouvé son calme et que les habitants ont commencé à sortir de la brousse.

Les blessés, de sources concordantes ont été transférés à Bambari où ils reçoivent des soins. Le convoi attaqué, transportait des bœufs à destination de Bangui où la viande de bœuf se fait rare depuis les violences signalée à Kaga Bandoro, en septembre dernier.

 

Centrafrique : « Les dernières violences à Kaga-Bandoro sont intolérables et elles exigent des réactions urgentes », affirme Anicet Georges Dologuelé

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 14 OCTOBRE 2016

BANGUI, 14 octobre 2016 (RJDH)—Le président de l’URCA et leader de l’opposition, Anicet Georges Dologuelé se dit indigné par l’attaque du site des déplacés de Kaga-Bandoro qui, selon lui est intolérable. Pour le président de l’URCA, il faut des réactions à la hauteur des violences enregistrées. Anicet  Georges Dologuelé a choisi dans cette interview de s’adresser aux chefs rebelles à qui il exige le contrôle de leurs hommes s’ils veulent négocier avec le gouvernement.   

RJDH : Anicet Georges Dologuelé Bonjour !

Anicet Georges Dologuelé Bonjour

RJDH : Le site des déplacés de Kaga Bandoro a été attaqué mercredi dernier par les combattants de l’ex Séléka. Le bilan fait état d’une trentaine de morts. Comment réagissez-vous face à cette situation ?

AGD : Je réagi avec beaucoup d’indignation et je présente mes condoléances aux familles éprouvées. Mais je trouve que les chefs de guerre qu’ils soient Séléka ou d’autre obédience, doivent prendre leur responsabilité. Lorsqu’on est chef, c’est pour avoir la maîtrise de ses hommes. On ne peut pas se proclamer chef de guerre et avoir des hommes indisciplinés. Le chef de guerre quand il pose un acte, doit savoir pourquoi il le pose.

Je n’ose pas supposer que ces Séléka ont envoyés par leur chef pour massacrer les pauvres innocents parce que l’un d’entre eux a fauté et il a été tué. C’est des choses qui doivent cesser parce que le gouvernement est certainement dans une démarche pour discuter avec ces chefs de guerre. Mais ces démarches pour qu’elles soient cohérentes, il faut que chaque chef maitrise ses effectifs et que les effectifs respectent les consignes du chef, sinon on ne sait pas où on va.

RJDH : Vous avez l’impression que les leaders des groupes armés ne contrôlent pas leurs hommes. C’est cela ?

AGD : Bien sûr. Je pense que c’est extrêmement grave si les violences de Kaga-Bandoro relèvent d’une volonté quelconque. Mais on ne peut pas imaginer que des personnes qui sont déplacées qui sont  sur un site à l’intérieur d’une église en plus, soient massacrées simplement parce que quelqu’un qui a voulu voler, s’est fait tuer, cela n’a aucun sens.

RJDH : Des voix se lèvent déjà pour dénoncer l’attitude de la Minusca que le gouvernement n’a pas hésité à prendre pour responsable.

AGD : La protection de la population par la Minusca est l’une des choses difficile à comprendre. C’est pourquoi nous n’arrêtons pas de dire à la Minusca que le rôle de protection de la population doit être organisé. Ceci doit être fait avec les populations et avec les groupes armés.  Ça doit être quelque chose organisé pour qu’il n’y ait pas de surprise désagréable, comme ce que nous sommes en train de vivre à Kaga-Bandoro.  C’est quelque chose de vraiment dommageable.

RJDH : Les violences sont enregistrées dans plusieurs villes alors que le président de la République a lancé la première réunion du comité consultatif du DDRR. Comment comprendre l’attitude des groupes armés ?

AGD : Je suis député de Bocaranga et Koui est à quelque kilomètre de Bocaranga et la population qui s’enfuit de Koui se retrouve à Bocaranga qui du jour au lendemain s’est retrouvé avec des milliers de population qu’il faut nourrir. En même temps, les violences sont commises sur les humanitaires qui ont quitté la ville et donc ces populations sont livrées à elle-même. Les dernières violences sont intolérables et elles exigent des réactions urgentes. A Koui, les violences sont organisées par Sidiki qui aurait été reçu par les autorités de Bangui.

RJDH : Vous voulez dire que le président de la République a reçu le rebelle Sidiki, auteur des violences de Koui ?

AGD : C’est ce que j’ai appris. Je  n’ai pas encore vérifié cela mais je me suis laissé dire qu’il aurait été reçu et qu’on lui aurait donné de l’argent. Je suppose qu’il a été payé parce qu’il a massacré la population. Si c’est le cas c’est extrêmement grave.

RJDH : Pensez-vous, en tant que leader de l’opposition que le pouvoir en place fait ce qu’il faut pour mettre fin aux violences ?

AGD : Je me suis déjà prononcé sur cette question et je ne compte pas revenir dessus. Aujourd’hui, je parle aux chefs de guerre. S’il doit y avoir négociation avec le gouvernement, il faut qu’ils maitrisent leurs hommes, c’est extrêmement important. Vous savez ce qui est important, c’est la population. Quand elles sont massacrées par des rebelles, on n’est pas autorisé à rester les bras croisés. Mais au chef rebelles, je dis ceci : on ne devient pas chef rebelle pour tuer les femmes, les vieillards et les déplacés.

RJDH : Les violences de ces derniers jours, peuvent-elles impacter sur la table ronde de Bruxelles vers laquelle tous les yeux sont tournés aujourd’hui ?

AGD : Non, je pense que c’est deux choses différentes. La table ronde est préparée conjointement par la communauté internationale et le gouvernement centrafricain. Pour la communauté internationale, la plupart des donateurs ont déjà arrêté les sommes qui vont être annoncées. Par contre, une fois que le fond octroyé pour que le projet voit le jour, il faut la paix et la sécurité parce que vous n’imaginez pas que ceux qui réalisent les projets puissent être massacrés. Je crois que c’est deux choses différentes. Je crois que la table ronde elle, aura lieu et cette rencontre aura des résultats parce que le monde entier s’est penché sur la RCA et c’est l’unique chance pour notre pays pour recevoir des fonds pour redémarrer. Une chose est d’annoncer les fonds mais après il faut les utiliser surplace. Mais pour les utiliser, il faut la paix et la sécurité sinon le développement ne peut se faire.

RJDH : Anicet Georges Dologuélé, je vous remercie.

AGD : c’est moi qui vous remercie.

Propos recueillis par Sylvestre Sokambi

 

Centrafrique: La sécurité toujours volatile à Kaga-Bandoro malgré l’intensification des patrouilles de la Minusca

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 14 OCTOBRE 2016

KAGA-BANDORO, 14 octobre 2016(RJDH)—La situation sécuritaire est toujours instable à Kaga-Bandoro malgré la multiplication des patrouilles de la Minusca. Les habitants de la ville, joints ce matin au téléphone, affirment n’être pas toujours rassurés par ces patrouilles.

La Minusca a intensifié, selon des sources concordantes, ses patrouilles dans la ville de Kaga-Bandoro. Mais, elles n’arrivent pas à rassurer la population qui est encore sous le choc des violences de ces derniers jours. « La Minusca a renforcé sa présence et multiplié ses patrouilles mais tout cela ne rassure personne ici. C’est pourquoi, les gens sont restés sur les sites » a confié un notable qui a trouvé refuge aux alentours de la base de la Minusca.

Une commerçante se dit plus inquiète aujourd’hui que le jour de l’attaque « la situation est certes calme mais cela, c’est parce que les ex-Séléka ne veulent pas organiser un autre coup. Le calme que nous observons est lié à la volonté des combattants de l’ex-Séléka et non grâce aux patrouilles de la Minusca parce qu’en même temps, les ex-Séléka font aussi leurs patrouilles dans la ville. Je suis plus inquiète aujourd’hui que le jour de l’attaque» affirme-t-elle.

Dans la nuit du jeudi à vendredi14 octobre, deux personnes ont été tuées par les ex-Séléka, selon des sources humanitaires qui ont requis l’anonymat.  Cet incident démontre que la situation est restée instable.

Le bilan des évènements de Kaga-Bandoro est revu une fois de plus en hausse. Selon les données actuelles, ces violences auraient fait plus d’une trentaine de morts.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 22:08

 

 

Bangui, le 12 octobre 2016 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) se félicite de la ratification/adhésion de la RCA, le 11 octobre 2016, à certains des principaux traités et protocoles facultatifs relatifs aux droits de l’homme, à savoir la Convention contre la torture et son protocole facultatif, la Convention sur les droits des personnes handicapées et son protocole facultatif et la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, ainsi que les protocoles facultatifs de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels .

La MINUSCA se réjouie de cette importante avancée qui démontre l’engagement du Gouvernement centrafricain vis à vis de ses obligations et devoirs de respecter, de protéger et d’instaurer les droits de l’homme. 

Dans le cadre de son mandat de promotion et protection des droits de l’homme, la MINUSCA réitère sa disponibilité à soutenir le Gouvernement dans la mise en œuvre de mesures et l’adoption des lois compatibles avec ces nouvelles obligations et devoirs découlant des traités, afin de faciliter l’exercice des droits fondamentaux de l’homme. Elle s’engage également aux côtés des ONG locales des droits de l’homme, de la presse et de la société civile pour continuer à suivre la manière dont la République centrafricaine s’acquittera de ses obligations juridiques dans le domaine des droits de l’homme.

La ratification/accession des traités et de leurs protocoles facultatifs renforce ainsi le devoir de protéger les personnes ou groupes de personnes contre les violations des droits de l’homme. 

Ces instruments, adoptés le 11 octobre, entreront en vigueur trois mois plus tard.

LA MINUSCA SE FELICITE DE LA RATIFICATION PAR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE D’IMPORTANTS INSTRUMENTS INTERNATIONAUX DES DROITS DE L’HOMME
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 17:31
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique: Le bilan de l’attaque du site des déplacés de Kaga-Bandoro revu à la hausse

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 13 OCTOBRE 2016

KAGA-BANDORO, 13 Octobre 2016 (RJDH)—Le bilan de l’attaque du site des déplacés de l’évêché continue d’évoluer.  Le bilan de 9 morts publié hier par la Caritas, a évolué, selon les récentes données recueillies par le RJDH.

Selon les informations recoupées par le RJDH, plus de vingt cinq personnes ont été tuées lors de ces violences. Ce bilan a été confirmé par la Coordination des Actions Humanitaire en Centrafrique qui évoque le chiffre de 25 morts.

De sources hospitalières, 47 blessés ont été enregistrés. Le CICR confie avoir évacué à Bangui 9 blessés graves dont l’état nécessite des interventions plus poussées.

Les ¾ du site des déplacés de l’évêché ont été incendiés. Les informations en notre possession font aussi état de plusieurs maisons brulées dans les quartiers proches de la cathédrale de Kaga Bandoro.

Depuis l’attaque du site des déplacés à Kaga Bandoro, le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec les responsables des ex-Séléka mis en cause dans cette vague de violence./

Auguste Bati-Kalamet et Sandrine Mbagna

 

Centrafrique : La prise en charge des malnutris évaluée par l’Ambassadrice de l’Italie

http://rjdh.org/ PAR ALBAN JUNIOR NAMKOMONA LE 13 OCTOBRE 2016

BOZOUM, 13 Octobre 2016 (RJDH)—L’Ambassadrice de l’Italie en Centrafrique, Samuel AIrizopi a effectué une mission le 12 octobre dernier à Bozoum où exerce l’ONG italienne Intersos. Il s’agit d’une d’évaluation du projet relatif à la prise en charge des enfants malnutris, projet mis en œuvre par l’ONG italienne.

La diplomate italienne s’est rendue à l’hôpital préfectoral où Intersos accueille et prend en charge les enfants malnutris. Antolela Gerardi, chef du projet Intersos à Bozoum, a confié à la presse que son ONG prend en charge une soixantaine d’enfants touchés par cette maladie, « à Bozoum, beaucoup d’enfants souffrent de la malnutrition. Nous prenons présentement en charge soixante de ces enfants » a-t-il précisé.

Noel Mdébo, président de la délégation spéciale de la ville de Bozoum a profité de la visite de la diplomate pour plaider en faveur des agriculteurs de la région qui, selon lui ont besoin d’outils « je remercie la République de l’Italie qui à travers l’ONG Intersos, nous aide dans divers domaines dont celui de la malnutrition. Je profite de votre passage pour solliciter des outils et des semences  afin de permettre aux agriculteurs de Bozoum de relancer l’agriculture » plaide t-il.

C’est la première visite d’un ambassadeur italien dans la ville de Bozoum pour évaluer le travail de cette organisation.

 

Centrafrique : Des bâtiments administratifs et des ONG pillés lors des violences à Kaga-Bandoro

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 13 OCTOBRE 2016

BANGUI, 13 Octobre (RJDH)—Plusieurs bâtiments administratifs et les locaux de certaines ONG ont fait l’objet de pillage lors des violences qui ont suivi, mercredi dernier l’attaque du site des déplacés de Kaga Bandoro. L’information a été confirmée par des sources bien informées qui accusent les ex-Séléka.

Le responsable d’une ONG joint depuis Kaga Bandoro parle de plusieurs organisations non gouvernementales prises pour cible. Lucien Judicaël Montinda, Coordonnateur National du Projet Lôndo, confirme le pillage de son ONG en ces termes « des hommes armés  ont tenté de prendre  notre véhicule dans la journée mais ils ont été dissuadés par la Minusca. Ils sont revenus dans la nuit pour piller notre base emportant tous les matériels  heureusement que le personnel s’est refugié à la mission Onusienne ».

Des ONG telles que Solidarités, IRC et Intersos auraient aussi été pillées, selon un communiqué de la Caritas dont le RJDH a eu copie. Ces informations n’ont pas encore été confirmées par les responsables des ONG citées.

De nombreux bâtiments administratifs ont aussi été pillés lors des violences, selon des informations qui sont parvenues à la rédaction du RJDH. Une autorité locale jointe dans la journée parle de pillage systématique des résidences et autres édifices publics « les agents de l’Etat aussi ont trouvé refuge à la Minusca puis que les résidences et autres édifices de l’Etat sont systématiquement attaqués » a expliqué cette source qui n’a pas donné des précisions sur les bâtiments touchés.

D’après la Caritas de Bandoro, la maison de l’évêque et plusieurs autres bâtiments de la mission catholique sont touchés par cette vague de pillage.

L’attaque du site et les violences contre les symboles de l’Etat et des humanitaires, risque de complique la situation de la ville de Kaga Bandoro que de nombreux humanitaires ont du quitter après les violences du mois dernier.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 17:00
Antonio Guterres devient officiellement le prochain secrétaire général de l'ONU

 

Antonio Guterres devient officiellement le prochain secrétaire général de l'ONU


AFP / 13 octobre 2016 16h35 - Nations unies (Etats-Unis) - Le Portugais Antonio Guterres succédera le 1er janvier au Sud-Coréen Ban Ki-moon au poste de secrétaire général de l'ONU, après que l'Assemblée générale l'eut formellement nommé jeudi.


M. Guterres, 67 ans, ex-Haut commissaire de l'ONU aux réfugiés et ancien Premier ministre du Portugal, a été désigné pour une durée de cinq ans. Sa nomination était une formalité après le soutien à l'unanimité qu'il avait reçu du Conseil de sécurité la semaine dernière.


Les attentes sont fortes pour que le Portugais reprenne l'initiative sur les grandes crises actuelles, comme la guerre en Syrie ou la crise des réfugiés, dans un contexte de tensions croissantes entre les Etats-Unis, la Russie et la Chine.

Avec lui, les Nations Unies se dotent du meilleur barreur possible pour cette période de tempêtes: un leader capable de tracer une direction et de rassembler, un grand professionnel capable de réformer et d'innover, un humaniste doté d'une vraie boussole morale, avait estimé avant sa confirmation l'ambassadeur français à l'ONU François Delattre.


M. Guterres doit prononcer un discours après son élection jeudi, avant de prendre ses quartiers avec son équipe de transition dans des bureaux temporaires situés en face du siège de l'ONU à New York (Etats-Unis).



(©)  

 

 

Guterres, prochain chef de l'ONU, appelle à surmonter les divisions sur la Syrie


Nations unies (Etats-Unis) AFP / 13 octobre 2016 17h55 - Le futur secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé jeudi les grandes puissances à surmonter leurs divisions sur la Syrie, deux jours avant de nouvelles discussions internationales sur ce conflit.

Quelles que soient les divisions, il est plus important de s'unir, a déclaré M. Guterres lors de son premier point de presse à l'ONU après sa nomination comme secrétaire général à partir du 1er janvier. Il est grand temps de se battre pour la paix.

Les pays qui sont les acteurs-clé vont se retrouver à nouveau pour essayer de faire avancer le processus de paix: je ne peux que souhaiter qu'ils réussissent car c'est notre obligation morale à tous de mettre un terme aux souffrances du peuple syrien, a déclaré l'ex-Haut commissaire de l'ONU aux réfugiés.

Les Etats-Unis et la Russie, qui avaient suspendu il y a plusieurs jours leur dialogue sur la Syrie, ont annoncé mercredi deux réunions internationales avec des puissances arabes et européennes: la première samedi à Lausanne et la seconde dimanche à Londres.

M. Guterres a également estimé qu'il fallait combattre avec détermination tant les groupes terroristes et les extrémistes violents que l'expression du populisme et de la xénophobie, qui se renforcent mutuellement, dans son premier discours devant l'Assemblée générale de l'ONU.

L'ex-Premier ministre portugais 67 ans, a été désigné jeudi officiellement secrétaire général en remplacement du Sud-Coréen Ban Ki-moon, après avoir été aboubé à l'unanimité par le Conseil de sécurité la semaine dernière.



(©)   

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 16:51
Centrafrique: 30 morts dans les violences de mercredi

 


BANGUI (Centrafrique) AFP / 13 octobre 2016 17h30 - Les violences de mercredi en Centrafrique ont fait 30 morts et 57 blessés, a annoncé jeudi la Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca) qui révèle que ses Casques bleus ont tué douze assaillants.

La Minusca déplore que cette violence ait provoqué la mort de 30 personnes, à ce jour, et 57 blessés, dont la majorité reçoit des soins appropriés dans ses structures médicales, selon un communiqué publié au lendemain des affrontements à Kaga-Bandoro (centre).

Les violences ont commencé après la mort d'un milicien ex-séléka qui tentait avec trois autres de voler le groupe électrogène d'une radio locale.

Il s'en est suivi une réaction disproportionnée d'éléments ex-seleka. Ces derniers s'en sont pris aux populations civiles, y compris les déplacés internes retranchés à l'évêché. Les violences ont également visé les autorités préfectorales, et donné lieu à des pillages contre des ONG et des agents des Nations unies, accuse la Minusca, qui est forte d'environ 12.000 hommes.

Les Casques bleus ont immédiatement réagi pour repousser les assaillants, entrainant la mort de douze d'entre eux, ajoute la Minusca.

Les responsables humanitaires et la ministre des Affaires sociales, Virginie Baïkoua, ont condamné à l'unisson dans des communiqués les attaques contre les déplacés et les actes de représailles envers les populations civiles.

A Kaga-Bandoro seul, la réduction de l'espace humanitaire a privé au moins 200 000 personnes d'assistance. Dans la région, l'insécurité alimentaire affecte 120.000 personnes et 73.206 personnes sont toujours déplacées, s'alarme dans un communiqué le bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires.

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles séléka (coalition en sango) majoritairement musulmans, entraînant une contre-offensive des milices antibalaka majoritairement chrétiennes.


(©)
 

Repost 1
Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 15:01
IMPRESSIONS DE BANGUI  par David Masseyo Koulayom (suite)
IMPRESSIONS DE BANGUI  par David Masseyo Koulayom (suite)
IMPRESSIONS DE BANGUI  par David Masseyo Koulayom (suite)
IMPRESSIONS DE BANGUI  par David Masseyo Koulayom (suite)

 

                       

          S’il est rafraichissant, stimulant voire enthousiasmant de constater la présence de nombreux jeunes, à Bangui et partout ailleurs en Centrafrique, il est tout aussi angoissant de voir que cette jeunesse dynamique, curieuse, avide de connaissances, connectée au reste du monde, reste désespérément inoccupée, au chômage . Tant d’ énergie non canalisée, véritable bombe à retardement plus la présence massive des mercenaires étrangers camouflés dans la nébuleuse Séléka qui écume l’arrière-pays, constituent les véritables enjeux futurs de la RCA . Gouverner, c’est surtout prévoir .

 

  III .  LA REPUBLIQUE DES ENFANTS

    Certes, mon séjour au pays a coïncidé avec les vacances scolaires en Centrafrique . Certes la guerre larvée, sans nom que livrent les mercenaires apatrides et leurs suppôts à notre pays, a vidé les provinces centrafricaines de leurs jeunes…mais il est indéniable qu’on rencontre beaucoup d’enfants à Bangui . Des enfants qui errent seuls à travers la ville ou par grappes entières, qui jouent au football à longueur de journée sur des terrains défoncés, exiguës, des chaussées mêmes … Pour cela, le football est le sport idéal car il est moins exigeant en matériels : un vieux ballon même crevé ou fait de vieux chiffons, des poteaux de fortune ( sacs à dos, habits posés par terre, cailloux ) font l’affaire . Pas besoin de crampons appelés bottines ici . C’est avec leurs mgbala (sandales ) que ces jeunes font des prodiges balle au pied : dribles, pointe de vitesse, jongles, ailes de pigeon…On se prend à rêver en voyant ces jeunes réussir plus de cent jongles chaussés de mgbala ! Que ne feraient-ils pas sur des pelouses !

    Les parties de football sont entrecoupées de jeux d’adresse : un mini-goal avec filet ( toile de moustiquaire ) est posé à dix, vingt ou trente mètres d’un commun accord . Ramasse la mise celui qui réussit à marquer le plus de buts . Ces joueurs crient beaucoup, ne respectent pas toujours les personnes âgées qui viennent à passer sur leur aire de jeu et parlent une sorte de Sango argotique . Leur dynamisme sur les terrains de football n’a d’égal que celui mis par certains Centrafricains à fréquenter les nouvelles églises et leur engouement pour ce sport me rappelle ce que j’ai vu à Douala . 

     Après le football , l’autre passe-temps favori des enfants de mon arrondissement est le jeu de la guerre avec des armes faites de bric et de broc jusque y compris des gilets pare-balles ! Ils ont ainsi passé une demi journée à se faire la guerre, élaborant des plans tactiques, évacuant les blessés à dos d’homme ou sur des civières improvisées sans oublier de faire des prisonniers . Une vraie guerre en miniature et non pas une guerre des boutons !

     Les plus grands ou plus débrouillards ( collégiens, lycéens, étudiants …) font dans l’informel c’est-à-dire qu’ils sont « boubanguéré » ou moto-taxis . Le phénomène boubanguéré est fascinant à observer car il fait de Bangui une ville où l’on vous propose, le temps d’avaler une bière, tout ce qu’il  est possible et imaginable d’acheter : des habits, des chaussures, des lunettes, des bracelets, des casquettes, des cure-dents, des brosses à dents, des couverts, des bouteilles d’alcool plus ou moins douteux, des téléphones, des jouets, des friandises de toutes sortes, des beignets, des bananes, des arachides, des matériaux de construction, des outils, des bouilloires, des radios, des casseroles, des briquets, des cigarettes, des clés USB, des rallonges, des drapeaux, des médicaments….Tant et si bien que vous pouvez sortir tout nu à Bangui et revenir à la maison habillé comme un nabab avec de quoi construire une maison et l’équiper entièrement…si vous avez beaucoup d’argent .

    Quant aux motos-taxis, nonobstant l’énorme service qu’ils rendent aux plus démunis, aux familles nombreuses en les déposant dans les endroits les plus reculés de la capitale et au dehors, ils posent quelques réels problèmes qu’il ne s’agit pas d’occulter sous prétexte qu’ils pallient l’absence de transports en commun : ils polluent énormément et en plus, rares sont les conducteurs de motos à avoir leurs permis moto . Ne parlons même pas du casque qui est inconnu ici . Chaque fois que j’ai eu affaire aux motos-taxis, j’ai essayé de sensibiliser les conducteurs au port du casque, en vérité, leur seule protection ! Autant pisser dans un violon …   

 

     Un jeune ex-Séléka m’a été présenté . A ma question :

-Pourquoi t’es-tu engagé dans la Séléka ?

Il a répondu le plus tranquillement du monde :

-A cause de mes cinq mille francs ( 5000 francs CFA )

Il faisait allusion aux cinq mille francs exigés par Francis Bozizé en complément d’un dossier de recrutement  dans la gendarmerie ou l’armée nationale et dont il n’a jamais revu la couleur .   Que répondre à ce jeune et plus généralement à la jeunesse centrafricaine ? Des raisons subjectives ou objectives ne manquent pas en Centrafrique pour embrasser une mauvaise cause . Cependant la jeunesse qui est l’avenir du pays doit prendre conscience de son rôle futur . Pour cela, nous devons lui offrir une bonne éducation, des équipements sportifs, des emplois y compris dans l’arrière-pays . Bref, donner des raisons d’espérer à cette jeunesse traumatisée par plusieurs années de guerre .  

     L’atout de la jeunesse peut très vite se transformer en inconvénient .

Dieu bénisse la RCA .

 

      La suite au prochain numéro .

                                                                Le 13 Octobre 2016-10-13

                                                                David KOULAYOM-MASSEYO .

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 14:47
Le MLPC condamne l'insécurité et les violences gratuites
Le MLPC condamne l'insécurité et les violences gratuites

 

Bureau Politique

Secrétariat Général

N°_______MLPC/BP/SG/016

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

L’intronisation du Président élu de la République le 30 mars 2016, ainsi que l’élection puis l’installation des nouveaux Députés à l’Assemblée Nationale ont consacré le retour à l’ordre constitutionnel normal de notre pays et galvanisé  l'espoir de notre peuple de sortir enfin d'une crise dévastatrice.

Force est de constater paradoxalement la résurgence de violences meurtrières, perpétrées successivement contre les populations civiles innocentes partout sur le territoire national comme à Ndomété, Kaga-Bandoro, Kouango, Koui, Bocaranga et Bangui, et occasionnant de manière récurrente, de nombreuses pertes en vies humaines, le déplacement massif des populations amenées à vivre à nouveau dans des conditions précaires déplorables, de destructions de biens privés, y compris ceux des ONG humanitaires les obligeant contre leur volonté à suspendre leur assistance aux populations.

C'est dans ce contexte qu’est intervenu l'assassinat du Commandant Marcel  Mombeka ici même à Bangui, comme pour défier l'autorité de l'Etat et exacerber la haine qui engendre à son tour des représailles aveugles.

Le Bureau Politique du MLPC :

- condamne avec force, cette défiance de l’autorité de l’Etat et les actes de violence gratuite qu'elle entraine et que rien ne justifie aujourd'hui;

- s’incline respectueusement devant la mémoire des victimes et présente ses sincères condoléances aux familles éplorées par ces différents actes;

- souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Par ailleurs, le Bureau Politique :

-  exhorte le Gouvernement à enclencher de façon effective et dans les meilleurs délais le Programme DDRR et à redoubler d'efforts dans la recherche de solutions innovantes et efficaces pour stopper la résurgence d'autres actes inqualifiables de violence contre les civils et les ONG dont le but ultime inavoué est l'affaiblissement progressif de l'Etat et sa désagrégation;

-  exhorte le Gouvernement et les forces internationales à tout mettre en œuvre afin que tous ceux qui ont perpétré ces violences, ainsi que leurs commanditaires, soient identifiés, arrêtés et traduits en justice ;

-  demande au Gouvernement  d'accélérer le rythme et le calendrier de la Réforme du Secteur de Sécurité, et d'impliquer dès maintenant et progressivement les unités formées des FACA au rétablissement de la sécurité sur l'ensemble du territoire national ;

-  encourage la MINUSCA et ses forces à obéir à l’esprit et à la lettre des termes de leur mandat et à étendre son exécution à l'ensemble du territoire national.

-  félicite les ONG humanitaires pour leur engagement aux côtés des populations démunies et sans défense et les encourage à continuer leurs œuvres salvatrices.

Fait à Bangui  le 13 octobre 2016

Pour le Bureau Politique

Le 2ème Vice Président

 

MAZETTE Jacquesson 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com