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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 12:17
6 milliards de FCFA de la Banque mondiale à la population de Bambari en RCA

 

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 13/03/17 - Le vice-président de la banque mondiale, Makhtar Diop, a annoncé ce dimanche à Bambari (centre) une aide financière de 6 milliards de FCFA à la République centrafricaine pour reconstruire 23 centres de santé de la région détruite pendant le conflit qui déchire encore la région.

 

M. Diop a fait cette annonce au cours d’une visite dans la région, en compagnie de son hôte, le chef de l’Etat centrafricain Faustin Archange Touadéra.

 

Les déplacés ainsi que l’insertion des éléments armés de Bambari, une ville marquée par les destructions lors de la guerre civile et l’état de misère dans laquelle vit la population, seront financées avec ces fonds de la Banque mondiale.

 

Le Président Faustin Archange Touadéra a pour sa part annoncé le retour de l’autorité de l'Etat dans la ville jadis occupée par les groupés armés de l’ex-Séléka qui se battent entre eux. Ainsi des policiers et gendarmes ont été installés dans la ville pour soutenir les enseignants, le préfet et certains fonctionnaires qui y travaillent déjà.

 

Le Chef de l’Etat a profité de son passage pour payer aux cotonculteurs plus de 16 millions FCFA d’arriérés que l’Etat leur doit depuis quatre ans.

 

Le vice-président de la Banque mondiale a quitté la RCA dès son retour à Bangui.

 

 

RCA: la restauration de l’autorité de l’Etat à Bambari en question

 

Par RFI Publié le 14-03-2017 Modifié le 14-03-2017 à 03:47

 

En République centrafricaine (RCA), le président Faustin-Archange Touadera s’est rendu dimanche 12 mars dans la ville pour annoncer que l’Etat était de retour à Bambari. La ville a été sous la coupe des groupes armés pendant plusieurs années. En dépit de l'annonce du chef de l'Etat, la remise en marche de la machine administrative et judiciaire va être laborieuse.

 

Le maire Abel Matchipata aura longtemps été l’une des rares autorités civiles à Bambari. « Compte tenu des violences au niveau de Bambari, les trois quarts des services de l’Etat ne fonctionnaient pas, et donc presque tous les fonctionnaires se sont retirés à Bangui. C’est lors de la visite de monsieur le président que ce personnel est revenu », a signalé le maire de Bambari avant de rappeler que « cela fait à peine une ou deux semaines que les groupes armés ont été invités à quitter la ville » et qu’il faut donc attendre un peu pour voir s’il y a un changement ou pas.

 

« C’est progressivement que les autorités vont chercher à s’affirmer sur le terrain », a tenu à souligner Abel Matchipata. Désormais, une trentaine de gendarmes ont été déployés mais ils ne sont pas encore pleinement opérationnels. Quatre magistrats, un juge d’instruction, un procureur, un greffier et le président du Tribunal de grande instance (TGI) sont également revenus, mais la reprise de leurs travaux s’annonce difficile.

 

« La police n’est pas là, la gendarmerie non plus. Il est difficile, pour les magistrats, de faire le travail convenablement. Ce ne sont pas les magistrats qui se déplacent sur le terrain, c’est la police judiciaire. Une trentaine de gendarmes ont été redéployés dans la ville mais ils sont encore sous contrôle de la Minusca. L’autre difficulté, c’est qu’entre les parties même, il y a des menaces de représailles dans les quartiers et que les parties ont donc peur de venir se plaindre à la justice », a, pour sa part, expliqué le président du Tribunal de grande instance de Bambari.

 

De plus, tous les bâtiments officiels sont loin d’être opérationnels. Le TGI siège à la Cour d’appel. Les magistrats logent à la gendarmerie, et les gendarmes au camp de la Minusca.

 

On est à la Cour d’appel de Bambari, qui abrite présentement le siège du TGI...

 

Reportage à la Cour d'appel de Bambari

 

14-03-2017 - Par Pierre Pinto RFI

 

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Centrafrique-Presse.com
13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 16:27
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La recrudescence de vol à main armée inquiète à Bangui

 

Par Auguste Bati-Kalamet le 13 mars 2017

 

BANGUI, 13 Mars 2017 (RJDH) – Les autorités locales du 8e arrondissement de Bangui s’inquiètent de la montée de vol à mains armées et appellent à la régularité des patrouilles des forces de sécurité. Inquiétude exprimée par Moustapha Balla, chef de quartier Ngongono 6 dans un entretien avec le RJDH ce 13 mars à Bangui.

 

La plainte des notables de 8e arrondissement est exprimée alors qu’un semblant d’accalmie est observé dans la capitale Bangui. La maitrise de l’ordre et la paix est un défi et la montée en puissance de vol à mains armées intervient alors que le gouvernement et la Minusca ont bouclé le recrutement des policiers et gendarmes en vue de faire face à ces problèmes.

 

Le chef de quartier Ngongono 6 Moustafa Balla, a relevé une recrudescence de braquage dans sa localité tant le jour que la nuit, « nous avons enregistré régulièrement des cas de vol à main armée, au quartier et dans les rues. Ce fait est lié au manque de patrouille des forces de défense et de sécurité. Au niveau de St Tite et Timothée, on enregistre déjà plusieurs victimes dépouillées de leurs biens, téléphones, des sommes d’argent etc… », a-t-il indiqué.

 

Selon les informations du RJDH, six cas sont enregistrés entre février et mars 2017, des cas liés aux braquages à main armée.

 

Le grand banditisme dont le vol à main armée monte en puissance avant le DDRR considéré comme passage obligé pour la stabilité et la sécurité du pays après la crise.

 

 

Centrafrique : Les déplacés du Centre Jean XXIII quittent le site

 

Par Bienvenue Matongo le 13 mars 2017

 

BANGUI, 13 mars 2017(RJDH)—968 déplacés du centre Jean XXIII de Bangui ont reçu de l’aide de Caritas, une enveloppe en vue de leur retour. Une initiative caritative financée par le saint siège pour un montant de 80 millions de FCFA et visant plusieurs sites.

 

L’aide du Vatican favorisant le retour des déplacés intervient deux mois après l’opération noël à la maison lancée par le gouvernement qui a permis la fermeture de site de l’aéroport Bangui M’poko et bien d’autres sites à Bangui. Ce geste ce fait alors que la coordination du mouvement de la population estime à 127.933 le nombre des déplacés sur les sites en février 2017 contre 138.415 déplacés en mars 2016.

 

Cet appui du St siège vise environs 371 ménages selon la Caritas « le contenu de l’enveloppe varie de 105 000 Francs à 180 000 FCFA et l’enveloppe mise à la disposition par le St-siège pour les 4 sites à savoir Centre Jean XXIII, le Grand Séminaire St Marc de Bimbo, Paroisse St Sauveur et les Capucins est de 80. 000 000 francs » a indiqué Marcel Bendo, chargé des programmes à Caritas.

 

Certains déplacés interrogés par le RJDH ont salué la réponse humanitaire qu’a apportée le st siège après le passage du pape dans le pays en 2016, « nous ne pouvons que dire merci au pape qui a bien voulu nous aider en nous donnant cette somme. Cela va nous permettre de de payer des loyers en attendant le retour à la normal dans notre quartier après la crise », a témoigné Jérémie un père de famille.

 

La Caritas projette évaluer l’impact de son action avant de mobiliser d’autres ressources. Les déplacés du Grand Séminaire St Marc de Bimbo et de la paroisse St Sauveur ont déjà bénéficié de cet appui et quitté les sites.

 

 

Centrafrique : Des munitions à destination de Garoua-Boulai saisies à Douala

 

Par Fleury Agou le 13 mars 2017

 

DOUALA, 13 mars 2017 (RJDH)—Un policier retraité camerounais de 61 ans a été appréhendé dans la nuit du mardi à mercredi 7 mars en possession de 6.000 munitions d’armes à destination de Garoua-Boulaï en Centrafrique et maintenu à la gendarmerie pour nécessité d’enquête. Information des sources sécuritaires relayées par les médias camerounais.

 

Depuis l’éclatement de la crise centrafricaine, le banditisme transfrontalier s’est accru entre les deux pays (Cameroun et Centrafrique). Des trafics d’armes et de munitions seraient suspectés en partance des pays voisins. Cette arrestation intervient alors la Centrafrique fait face à un conflit interne où la maitrise du circuit d’approvisionnement des groupes armés reste un défi pour les autorités qui cherchent des solutions transfrontalières. Ce coup de filet de la gendarmerie camerounaise vient alors qu’une cargaison d’armes de la Minusca a été découverte par la police obligeant le gouvernement et la Minusca à publier un communiquer pour rassurer l’opinion dans un contexte où le comité de sanction vient de proroger la sanction sur les armes à destination de la RCA.

 

Selon nos informations, l’ancien flic camerounais de 61 ans a été arrêté par la Gendarmerie de Douala II, lorsqu’il s’apprêtait à monter dans un bus de l’agence de voyage Touristique en partance pour Garoua-Boulaï, ville frontalière de la République Centrafricaine. « Ce sont ses agissements qui ont attiré l’attention sur lui », a rapporté un agent de la société de transport.

 

Des sources anonymes ont rapporté à La Nouvelle Expression (LN) qu’« au moment de mettre les bagages dans la soute, on a demandé au monsieur de présenter ses bagages comme les autres. Il a refusé catégoriquement. En plus, un policier a également tenté de s’interposer en vain. C’est son comportement qui a suscité des suspicions à son endroit », ont précisé ces sources. D’après les explications de cet agent, « dès lors, un bagagiste a saisi discrètement le chef d’agence, qui à son tour, a saisi les forces de l’ordre ».

 

Alertés, les gendarmes sont descendus sur le terrain et ont saisi les munitions et interpellé le concerné qui est en garde à vue à la brigade de recherche de Ndongbong.


D’après La Nouvelle Expression, qui a cité un gendarme « le concerné laisse entendre qu’il voulait vendre ces munitions (calibres 12) aux chasseurs de la localité de Garoua-Boulai, pour leurs activités », dit-il en rappelant « qu’elles sont très dangereuses ».

 

Un témoin a déclaré que le policier retraité avait « dissimulé les munitions dans des sacs de vêtements et des seaux de peinture ». Les premiers éléments de l’enquête laissent penser que l’ancien flic serait un trafiquant et « aurait avoué avoir des lieux de livraison dans au moins deux zones frontalières du Cameroun ».

 

Sur la nature de ces munitions, « même s’il s’agit de Calibre 12, elles sont mortelles à une certaine distance et selon la partie du corps », a commenté un ancien militaire centrafricain au RJDH, expert en balistique. Il a rappelé que l’Armée Populaire pour la Restauration de la Démocratie (APRD), l’ancienne rébellion de Jean Jacques Demafouth qui disposait pour la majorité d’armes artisanales et de munitions de calibre 12 avait donné du fil à retordre aux Forces Armées Centrafricaines (FACA) entre 2006 et 2008.

 

Une investigation dans la région de Garoua-Boulaï à l’Ouest et le nord-ouest laisse comprendre que de jeunes autochtones moto-taximen transfrontaliers, les « cascadeurs », seraient pleinement impliqués dans le trafic de munitions destinées aux groupes armés qui écument la région.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 14:21
RCA : les Casques bleus portugais de la Force de réaction rapide déployés à Bambari
RCA : les Casques bleus portugais de la Force de réaction rapide déployés à Bambari

 

RCA : les Casques bleus portugais de la Force de réaction rapide déployés à Bambari

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr 12.03.2017

 

 

De passage en RCA, il y a quelques jours, le président portugais, Marcelo Rebelo de Sousa, a félicité le contingent portugais intégré à la Minusca pour son action à Bambari (région de la Ouaka), fin janvier, face à des militants armés aux ordres d'un chef de guerre, Balla Keita.

 

La région de Bambari est actuellement le théâtre d'affrontements entre milices de l'ex-Séléka; à plusieurs reprises depuis janvier, les Casques bleus sont intervenus de façon musclée pour prévenir des attaques et pour neutraliser des groupes armés.

 

Ainsi, le 26 février, des Casques bleus appuyés par un hélicoptère de combat ont attaqué un groupe de quarante miliciens du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (lire un communiqué ici). Ces ex-rebelles menaçaient de s'en prendre à des habitants de la région de Bambari. Cette action aurait provoqué la mort d'une figure historique du groupe armé, le général Zoundeko. Quelques jours plus tard, dans cette même zone de Bambari, l'Onu a mis en déroute un autre seigneur de guerre, le général Darassa, de l'Union pour la paix en Centrafrique, une autre excroissance de la Séléka.

 

L'action des soldats portugais a été saluée par de Sousa et par le ministre portugais de la défense, José Alberto Azeredo Lopes.

 

Ces soldats font partie d'un contingent de 160 hommes, dont 110 commandos qui constituent une force d'intervention rapide de la Minusca. Ils sont arrivés sur le théâtre centrafricain en janvier dernier, dans le cadre de l'opération Bekpa.

 

Cette force est actuellement engagée autour de Bambari où sont aussi déployées des forces spéciales bangladaises; elle agit en appui du contingent mauritanien arrivé en février 2016.

 

Selon le correspondant d'Ouest-France en RCA, "l'arrivée des Portugais en terre centrafricaine coïncide avec le changement d'attitude des forces onusiennes vis à vis des groupes armés. Changement d'attitude qualifié de "plus robuste" par les observateurs."

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 14:12
RCA: «Nous ne vous oublions pas», promet le président Touadéra à Bambari

 

 

 

Par RFI Publié le 12-03-2017 Modifié le 12-03-2017 à 19:27

 

En République centrafricaine (RCA), le président Faustin Archange Touadéra s'est rendu, ce dimanche 12 mars, à Bambari, chef-lieu de la Ouaka. Cette région du centre de la Centrafrique a été le théâtre de violents affrontements entre groupes armés rivaux depuis plusieurs mois. A Bambari, le président était accompagné de Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale venu annoncer un certain nombre d'investissements dans la région.

 

Symboliquement, le président a choisi la mairie pour s’adresser à la population et marquer le retour de l’Etat à Bambari. Il l’a fait à quelques mètres du QG où, il y a quelques semaines encore, Ali Darass exerçait son règne sur la Ouaka et dirigeait ses affaires.

 

Le maire a été le premier à s’exprimer puis, Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale a pris la parole. Il a annoncé 6 milliards de francs CFA d’investissements dans la région pour notamment réhabiliter 23 centres de santé, mais aussi pour soutenir les déplacés et les victimes de violences. Il est question d’investir également dans les écoles, les caniveaux, les pistes et les marchés.

 

Le président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, a ensuite fait passer un message de courage et de résilience à la population, promettant aux habitants de Bambari que Bangui ne les oubliait pas.

 

« La Ouaka et les préfectures voisines sont devenues le sanctuaire des groupes armés. Cette situation est maintenant derrière nous. Les ennemis de la paix répondront de leurs actes devant la justice. C’est une question de temps », a déclaré le chef de l’Etat centrafricain avant de réaffirmer l’indivisibilité de la RCA.

 

« Non à ceux qui veulent la partition », a-t-il conclu.

 

 

Lu pour vous : Centrafrique : 500 millions de dollars pour la reconstruction

 

http://afrique.latribune.fr  Par Emmanuel Atcha | 12/03/2017, 16:40

 

La banque mondiale envisage de décaisser une somme de 500 millions de dollars à la Centrafrique pour sa reconstruction. Le décaissement des fonds sera un des sujets de discussion entre le vice-président de l'institution financière, en visite à Bangui du 10 au 12 mars 2017 et le chef de l'Etat Faustin Archange Touadéra.

 

La Banque mondiale l'a promis à la Centrafrique, lors de la conférence des donateurs de Bruxelles. Elle s'était engagée à participer avec une somme de 500 millions de dollars à la construction du pays, après plusieurs années de crises meurtrières. En tournée dans le pays du 10 au 12 mars 2017, le vice-président de la banque mondiale (BM), Makhtar Diop a prévu évoquer avec le président de la République Faustin Archange Touadéra, l'intention de son institution financière d'honorer le plus rapidement possible, leur engagement.

 

« Cette visite se tient dans un moment capital pour la République centrafricaine, alors que le pays tente de bâtir la paix et de reconstruire la nation. En tant que partenaire privilégié du développement de la République centrafricaine, la Banque mondiale est prête à commencer la mise en exécution de ses engagements au cours de la conférence internationale des donateurs, qui s'est tenue en novembre dernier à Bruxelles », a expliqué le chargé de mission pour la RCA à la Banque mondiale, Jean-Christophe Carret, à la presse centrafricaine.

 

Selon ce dernier, Makhtar Diop lors de son voyage à Bangui et à Bambari, s'entretiendra avec les dirigeants centrafricains, sur les priorités de la stratégie du pays pour son développement. En outre, a-t-il ajouté, le vice-président de la Banque mondiale échangera avec le représentant du Secrétaire général des Nations Unies et le chef de la MINUSCA, au sujet des tensions qui continuent à l'intérieur du pays.

 

Malgré la crise qui se poursuit en Centrafrique, contrairement à ce qui prévalait, aujourd'hui le pays dispose d'un chef d'Etat, d'un parlement constitué de députés élus démocratiquement. Elle a aussi réussi à maîtriser ses finances publiques. Des efforts qui encouragent la communauté internationale.

 

10 fois l'aide traditionnelle à la Centrafrique

 

Le problème de la Centrafrique n'est pas des moindres. Environ 2,3 millions de Centrafricains ont encore besoin d'aide humanitaire. Un chiffre très alarmant qui explique la promesse de la BM. Les 500 millions de dollars seront décaissés sur une période de 3 ans et représentent dix fois l'aide traditionnelle accordée par l'institution au pays. Découlant d'un programme ambitieux financé par le régime de soutien au redressement (turn-around facility) de l'Association internationale de développement (IDA), il s'agit d'un fonds de la Banque mondiale destiné à soutenir les États fragiles dans leurs processus de transition.

 

L'appui de la BM devra donc servir à appuyer la gestion des finances publiques ainsi que la réinsertion des anciens combattants et des personnes déplacées. Il vise également à créer des emplois en réhabilitant un axe routier important et en relançant le secteur agricole. « La République centrafricaine, l'un des pays les plus pauvres et les plus fragiles au monde, se remet à peine d'une des crises les plus violentes de son histoire. Mais aujourd'hui, pour la première fois, le pays peut instaurer la paix, la stabilité et les conditions d'un développement durable », a déclaré Makhtar Diop.

 

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 12:57

 

 

 

http://www.lechorepublicain.fr le 27/02/2017 à 20h49

 

Cyrus Bounandélé, un Mainvillois de 33 ans, a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises d’Eure-et-Loir, ce lundi 27 février 2017.

 

Le verdict est tombé en un peu plus de trois heures, ce lundi 27 février 2017 : quinze années de réclusion criminelle. Cyrus Bounandelé a été jugé suffisamment inquiétant par les jurés de la cour d’assises, pour qu’ils décident d’assortir cette condamnation de dix ans de peine de sûreté. Après sa sortie de détention, ce Mainvillois de 33 ans, de nationalité centrafricaine, sera expulsé du territoire français, avec interdiction définitive d’y remettre les pieds.

 

L’homme était jugé, depuis jeudi, pour avoir violé une prostituée dans sa camionnette, à Nogent-le-Phaye, le 26 avril 2015.

 

Il était aussi reparti avec les bijoux de la femme

 

Il s’y était rendu au volant de la voiture de sa compagne, qu’il a épousé depuis. La jeune femme était alors enceinte.

 

Un habitant de Mainvilliers accusé de deux viols

 

Cyrus Bounandelé n’a jamais varié dans sa version : « Nous avons eu des rapports ensemble. Mais je ne lui ai pas payé les 30 € qu’elle me réclamait, parce que je n’ai pas joui. »

 

Pourtant, il était aussi reparti avec les bijoux de la femme. Elle portait des traces de coups ; ce qui a mis à mal la défense de l'accusé.

 

Comme la procédure l’exige, une fois identifié et interpellé, le Mainvillois a été soumis à un prélèvement ADN.

 

Ce prélèvement a permis de résoudre une autre affaire de viol, deux ans auparavant.

 

Un deuxième viol résolu

 

En 2013, une jeune Chartraine avait porté plainte contre son agresseur. L’homme aurait forcé sa porte et abusé d’elle à plusieurs reprises. Mais, ce n’est que dans le cadre du dossier de viol sur la prostituée que les enquêteurs ont pu mettre un nom sur un suspect, grâce aux relevés ADN effectués à l‘époque.

 

Quinze ans de réclusion requis contre l'habitant de Mainvilliers accusé de viols

 

Fidèle à sa ligne de défense, l’accusé a expliqué avoir eu des relations consenties avec la jeune femme. Pourtant, selon les témoignages d’amies proches, elle tenait à préserver sa virginité jusqu'au mariage.

 

Après le verdict, l’homme a été reconduit en détention.

 

Jacques Joannopoulos

 

Lu pour vous : Cour d'assises : 15 ans de réclusion criminelle pour le violeur d'une prostituée et d'une jeune Chartraine
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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 12:15
Lu pour vous : La Centrafrique, refuge de la voyoucratie
Lu pour vous : La Centrafrique, refuge de la voyoucratie

 

 

 

http://mondafrique.com  Par  Aza Boukhris  12 mars 2017

 

Comme le rappelle notre confrère « La République du Centre », l’ex-avocat orléanais, le Franco-Centrafricain Dede Vianney Mboe, a été incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis, suite à un mandat d’arrêt délivré par le Juge d’Application des Peines de la Cour d’Appel d’Orléans. Comme dans la récente affaire du député To-Sah Be-Nza, condamné à de la prison ferme par la Cour d’Appel de Guadeloupe, le Franco-Centrafricain Dede Vianney Mboe, avait pris la poudre d’escampette pour se réfugier en Centrafrique afin de rebondir dans une autre activité lucrative.

 

Avec l’impunité absolue comme fondement de la gouvernance centrafricaine et l’absence des relations judiciaires entre la France et la Centrafrique, les délinquants franco-centrafricains s’en donnent à coeur joie. On notera que ces deux intermédiaires qui viennent d’être condamnés sont des proches du pouvoir centrafricain et jouent un rôle éminent dans les relations entre la France et la Centrafrique. Pourquoi ce manque de vigilance de la diplomatie française?

 

Dans l’entourage de l’ex présidente

 

Beau-frère de Catherine Samba-Panza, le Franco-Centrafricain Dede Vianney Mboe a été cueilli à Roissy en provenance de Bangui pour avoir omis de répondre aux convocations du JAP pour sa condamnation par la Cour d’Appel d’ Orléans du 15 octobre 2012. L’ex avocat, radié à vie en 2012, avait été condamné à trois ans de prison avec mise a l’épreuve et au paiement des dommages et intérêts aux parties civiles. Il s’agissait d’une banale affaire d’abus de confiance, comme il en existe tant dans les relations France-Centrafrique, lors de l’acquisition d’une pseudo entreprise de négoce en bois tropicaux. Dans sa décision du lundi 8 mars 2017, la Chambre d’accusation de l’application des peines de la Cour d’appel d’Orléans a confirmé la révocation du sursis de la peine de 3 ans de prison.

 

Dès avril 2013, l’ex avocat est devenu le conseiller juridique pour la réforme de l’administration du premier ministre Me Nicolas Tiangaye qu’il avait connu à la Faculté de droit d’Orléans-la-Source. Avec l’appui de Catherine Samba-Panza, il continua de prodiguer ses onéreux conseils juridiques au gouvernement de Mahamat Kamoun sans oublier ses conseils patrimoniaux à Catherine Samba-Panza et à son fils Stéphane Sappot, installé à Orléans, dont le train de vie de nouveau nabab ne pouvait laisser indifférent son « tonton » protecteur.

 

Le grand silence de l’ambassade de France

 

Dede Vianney Mboe était devenu un oracle du droit en Centrafrique, sans réaction de l’ambassade de France suite à la condamnation de la Cour d’Appel d’Orléans. Nullement inquiété, Dede Vianney Mboe aurait ainsi été l’une des plumes de la constitution de 2016, rédigée sous Catherine Samba-Panza. Il faut dire que l’ambassadeur de France de l’époque, qui vient d’être rappelé de Prague où il avait été nommé après Bangui et révoqué de ses fonctions, n’était pas le mieux placé pour tirer la sonnette d’alarme. Lui aussi avait des relations très proches avec la présidente centrafricaine, Catherine Samba Panza, qu’il recevait presque quotidiennement à la résidence de l’ambassade de France.

 

Choisie comme présidente de transition par Laurent Fabius malgré l’opposition de l’Elysée et de nombreux diplomates, la présidente Catherine Samba-Panza a laissé s’enrichir ses proches dans des conditions suspectes

 

Il va de soi que la manne internationale qui commence à tomber sur Bangui, pourrait bien arroser de nombreux responsables centrafricains. La nouvelle représentante du SGONU évoque la somme astronomique de 2 milliards de dollars. Ce qui va motiver de nombreux intermédiaires, entre Paris et Banqui, connus déjà à la rubrique « condamnations pénales »

 

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 12:05
LA PROMISCUITÉ DES NORMES HUMANITAIRES ET LE DROIT POSITIF DANS LES CONFLITS ARMÉS par Bernard Selemby Doudou

 

 

 

Quelles que soient les causes ou les mobiles de la crise centrafricaine, le plus long conflit armé de l'histoire de notre chère patrie s'est caractérisé par une violence incomparable, une barbarie, des actes cauchemardesques et une atrocité inégalée. Selon des constats amers, des villages et personnes brûlés, des personnes découpées à la machette, des femmes enceintes éventrées, des traitements inhumains sur des personnes vulnérables et même sur des dépouilles mortelles. Pour atteindre leurs objectifs, les belligérants ont-ils besoin de pousser le niveau de barbarie à une échelle extrême ?

 

Dans les conflits armés, on assiste entre autres à des agressions des organisations non gouvernementales publiques ou privées qui œuvrent dans le domaine humanitaire, des agressions des hôpitaux, des personnes âgées et parfois des grabataires. Pour répondre à ces genre de préoccupation, le comité international de La Croix rouge avait initié une règle appelée communément "Droit de guerre" dont il est le garant. Cette règle codifiée a eu un corpus à travers les quatre conventions de Genève du 12 août 1949, les deux protocoles additionnels du 8 juin 1977 et le dernier protocole additionnel de 2005.

 

Les alinéas 1 et 2 de l'article 3 commun des quatre conventions de Genève énoncent les conduites à tenir par chacune des parties en cas de conflit armé et disposent : "d'abord les personnes qui ne participent pas directement aux hostilités, y compris les membres des forces armées qui ont déposé les armes et des personnes qui ont été mis hors de combat par maladie, blessure, détention ou pour toute autre chose seront en toute circonstance traitées avec humanité sans aucune distinction de caractère défavorable basée sur la race, la couleur, la religion ou la croyance, le sexe, la naissance ou la fortune, ou tout autre critère analogue.

 

Enfin, les blessés et les malades seront recueillis et soignés". La lecture synoptique de cette convention de Genève connue traditionnellement sous le nom de "Droit humanitaire international" impose le respect de la dignité humaine, le respect des droits de l'homme et en cela découle une valeur universelle. Ainsi existe un droit dans les conflits armés mais les centrafricains sont fondés légitimement à s'interroger si notre pays est signataire et a ratifié cette convention. Nous présumons que la Centrafrique a ratifié la convention de Genève au même titre que la quasi totalité des nations.

 

Par définition, le droit humanitaire international est une branche du droit international public qui consiste à limiter l'usage de la violence, des atrocités dans les conflits armés. Par ailleurs, quelle est la place de cette convention dans la hiérarchie des normes centrafricaines ? Comment s'intègre t-elle dans le droit positif centrafricain ? Ces normes humanitaires protègent-elles des violences ? Les actes posées par les seigneurs de guerre sur la population centrafricaine violent les dispositions de cette convention, pourquoi les chefs de guerre ne sont pas inquiétés ? Qu'attendent les autorités centrafricaines de les traduire devant les instances judiciaires ? A défaut d'institutions judiciaires fiables, pourquoi les autorités ne sollicitent pas la cour pénale internationale ? La cour pénale spéciale qui a été créé est mise en place pour juger qui ? Les autorités centrafricaines ont-elles les instruments et les moyens de faire respecter ou de sanctionner les violations répétées des normes humanitaires ?

 

La mise en application de cette convention passe indiscutablement par la politique de l'impunité mais outre le laxisme, la passivité, l'hésitation, l'indécision, la nonchalance et le manque de volonté politique, le citoyen lambda se pose la question : combien d'informations judiciaires ont été diligentées par le parquet général ? Combien de dossiers ont abouti ? Certaines informations judiciaires sont closes eux même sous le poids des autres dossiers. Il faut noter qu'en cas de défaillance des institutions judiciaires nationales, la cour pénale internationale apporte un début de solutions à cette préoccupation pour sanctionner les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre et les crimes de génocide.

 

La cour pénale internationale a été initié par le statut de Rome en 2002 pour sanctionner les violations du droit de guerre. C'est un gage de l'inaction des juridictions nationales mais malheureusement parmi les affaires examinées par la cour pénale internationale souvent mis en cause et critiquée, peu d'affaires ont été faites à la demande des États. Cela démontre un manque de volonté politique de la part de nos gouvernants, ce qui contribue à l'inefficacité du processus de répression rendant difficile la mise en application des normes humanitaires.

 

Pourquoi la cour pénale internationale n'ouvre pas directement une enquête préliminaire contre les seigneurs de guerre qui sévissent en Centrafrique ? Suite au respect approximatif du principe de respect de la dignité humaine et les timides applications des normes humanitaires, nous proposons au Président de la République d'instruire le garde des sceaux pour délivrer des mandats d'arrêt contre les seigneurs de guerre et de solliciter le concours de la cour pénale internationale. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

le 10 mars 2017.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Administrateur des Elections

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 11:06
Lu pour vous : Najat Rochdi, une mathématicienne à la tête de la Minusca

 

 

 

http://www.medias24.com

 

Antonio Gutterez, secrétaire général de l'ONU, a nommé cette Marocaine qui a occupé plusieurs fonctions importantes au Maroc et à l'international comme sa représentante spéciale adjointe en République Centrafricaine. L'occasion de revenir sur le parcours de celle qui devra gérer une force d'interposition militaire et un budget de 2 milliards de dollars pour reconstruire le Centrafrique.

 

Inconnue du grand public marocain, Najat Rochdi qui est de passage à Rabat pour saluer sa famille avant de rejoindre son affectation à Bangui, a levé le voile, pour Médias24, sur son expérience qui l'a amenée à occuper un poste dont peu de femmes peuvent se prévaloir.

 

Titulaire d'un doctorat en mathématiques obtenu conjointement à l'INSEA et l'université de Montréal, son expérience passée de professeure à l'Ecole d'ingénieur des sciences de l'information a permis à la fonctionnaire de l'ONU qu'elle est devenue de se préparer à contribuer à un avenir meilleur pour les générations futures.

 

Après cette première expérience d'enseignement, la mathématicienne rejoint le cabinet du ministre Larbi Ajoul en charge du département des technologies de l'information dans le premier gouvernement d'alternance (1998) de Abderahman Youssoufi.

 

À l'époque, encartée à l'USFP, elle devient conseillère du ministre puis dirigera l'ambition chantier du ministère qui aura pour tâche de faire entrer l'outil internet dans les foyers marocains grâce au programme e-Maroc (améliorer le service public, valoriser les territoires, tourisme ...).

 

"J'ai fait partie des pionniers de la politique d'informatisation du Maroc, car j'ai été la première présidente de l'internet society (monde arabe et Afrique), association mondiale oeuvrant à la généralisation du net dans le quotidien des citoyens", précise-t-elle.

 

En 2001, elle s'installe au Liban et rejoint les rangs de l'ONU en intégrant le programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) comme conseillère politique pour le monde arabe.

 

"Je conseillais les Chefs d'État et de gouvernements des 22 pays arabes, dont le Maroc, sur les politiques de développement et les méthodologies pour traduire leurs visions en réalité économique (justice sociale, amélioration des droits humains, autonomisation des femmes, désenclavement ...".

 

Rappelée au Maroc après une année, Najat Rochdi est nommée pour la première fois de l'histoire du Maroc, première femme secrétaire général d'un ministère, en l'occurrence celui de la petite et moyenne entreprise.

 

"C'était un double challenge, car hormis cette casquette inédite de numéro 2 d'un ministère, c'était aussi la première fois qu'une femme prenait la tête d'un département technique, économique car autrefois, elles étaient reléguées à la condition féminine ou aux questions des personnes handicapées".

 

Cette expérience qui prendra fin en 2003 précèdera son retour définitif au sein de l'organisation internationale dans le centre régional du Caire où elle retrouvera sa fonction de conseillère du PNUD en politique de développement des pays arabes.

 

Après avoir résidé cinq années dans la capitale égyptienne, elle est propulsée en 2008 numéro 2 du siège central du PNUD basé à Genève pour s'occuper de questions internationales de développement.

 

C'est en 2013 qu'elle sera affectée au Cameroun comme ambassadrice des Nations-Unies, coordinatrice humanitaire et représentante de l'instance internationale de développement pour ce pays situé en Afrique du centre-ouest.

 

"Je dirigeais toutes les agences de l'ONU (Unicef, OMS ...) avec plusieurs missions économiques et humanitaires comme la gestion des 300.000 réfugiés centrafricains, la lutte contre Boko Haram ..., en collaboration avec le gouvernement du Cameroun".

 

Tout juste nommée représentante spéciale-adjointe pour la Minusca (mission multidimensionnelle intégrée des NU pour la stabilité en République de la Centrafrique), Rochdi s'est dite très émue de devenir également, par voie de conséquence, sous-secrétaire générale de l'ONU.

 

Rappelons que la Minusca est l'équivalent de la Minurso au Maroc, c'est-à-dire une force de maintien de la paix dans un conflit régional. De passage au Maroc pour saluer ses enfants et sa maman, cette mère de 4 enfants s'installera à Bangui dans quelques jours pour commencer son mandat qui devrait durer 3 à 4 ans.

 

"Comme dans le passé, je m'occuperai de dossiers économiques et humanitaires, mais ça sera la première fois que j'aurai en charge une mission de maintien de la paix avec plusieurs milliers de d'éléments militaires (dont un contingent marocain). La médiation occupera une partie importante de mon travail pour désarmer les groupes armés et les réinsérer dans la vie civile".

 

Elle aura aussi pour tâche de s'assurer que les fonds recueillis par la conférence des donateurs de Bruxelles (octobre 2016) serviront à reconstruire le pays pour assurer son développement économique.

 

"Avec le représentant spécial et notre équipe, nous devrons gérer une enveloppe de 2 milliards de dollars qui financeront un certain nombre de projets tout en essayant de reconstruire les âmes éplorées des populations meurtries par ce conflit qui s'éternise", conclut la représentante adjointe du secrétaire général de l'ONU.

 

La diplomate marocaine aura donc fort à faire pour résoudre ce conflit qui peut contaminer toute la région, mais hormis deux collègues féminines qui occupent la même fonction au Mali et en Libye, elle peut se targuer d'être une des seules femmes au monde à gérer un dossier international aussi lourd.

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 20:46

 

 

 

10 mars 2017 à 16h09  Par Jeune Afrique avec AFP

 

Les associations "Innocence en danger" et "Enfance et partage" ont annoncé vendredi avoir demandé à la justice française d'auditionner à nouveau des soldats français de la force Sangaris accusés de viols sur mineurs en Centrafrique entre 2013 et 2014. Elles dénoncent une instruction "partiale et lacunaire".

 

C’est peut-être la requête de la dernière chance pour faire la lumière sur une sombre affaire. Car le 20 décembre dernier, les juges d’instruction français ont notifié la fin de l’enquête portant sur des accusations de « viols et complicités de viols » qui auraient été commis sur des mineurs dans le camp de déplacés de M’Poko près de l’aéroport de Bangui, entre décembre 2013 et juin 2014. Et faute de personnes mises en examen, l’affaire pourrait s’acheminer vers un non-lieu.

 

Ainsi, pour relancer un dossier qui n’est pas encore définitivement enterré, les associations françaises « Innocence en danger » et « Enfance et partage », parties civiles, ont déposé mercredi 8 mars auprès des juges d’instruction une demande d’auditions de dix militaires français, dont cinq déjà entendus au cours de l’enquête. L’un d’entre eux avait été placé en garde à vue, mais n’avait pas été mis en examen.

 

Les cinq autres soldats ont été identifiés par des victimes présumées « en raison de leur surnom ou de leur description physique », selon les avocats des parties civiles.

 

« Extrême partialité »

 

Les avocats ont également demandé aux magistrats d’auditionner l’enquêteur prévôtal chargé durant l’enquête « de la rédaction des procès-verbaux d’analyse des auditions des victimes présumées et des militaires », dont ils dénoncent « l’extrême partialité ».

 

Enfin, ils demandent la réalisation d’une liste complète et détaillée des noms et caractéristiques physiques des soldats français présents dans la zone du camp de M’Poko entre 2013 et 2014, pour confronter ces données aux témoignages des enfants.

 

« Les magistrats se sont contentés d’une enquête uniquement à décharge, réalisée de façon totalement partiale et lacunaire », a regretté Rodolphe Costantino, avocat d’Enfance et partage.

 

« 41 enfants du camp de M’Poko, majoritairement des garçons âgés entre sept et 13 ans, se sont déclarés victimes d’agressions sexuelles ou de viols de la part de militaires français entre décembre 2013 et juillet 2014 », a relevé de son côté Marie Grimaud, avocate d’Innocence en danger.

 

Image écornée

 

La semaine dernière, l’association Ecpat (End Child Prostitution, Pornography and Trafficking), qui lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants, avait demandé aux juges d’instruction d’ordonner une expertise psychiatrique pour évaluer le récit des mineurs qui affirment avoir été violés.

 

Depuis cette affaire, d’autres accusations ont été portées contre des militaires étrangers, dont des Français. Une enquête du parquet de Paris est en cours après un signalement de l’ONU sur des soupçons d’agressions sexuelles sur trois mineures, entre 2013 et 2015 à Dékoa, toujours en Centrafrique. Une autre enquête à Paris a été classée sans suite.

 

Viols en Centrafrique : deux associations appellent la justice à une nouvelle audition des militaires français mis en cause
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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 20:44
 Guterres veut renforcer la présence de l'ONU en RDC

 

Nations unies (Etats-Unis) AFP / 10 mars 2017 20h30 - Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a demandé vendredi au Conseil de sécurité d'envoyer 320 Casques bleus supplémentaires en République démocratique du Congo (RDC) par crainte de possibles poussées de violence avant les élections, prévues fin juin.



Dans un rapport consulté par l'AFP, M. Guterres dit être "très inquiet de la forte augmentation des violations des droits de l'homme", et estime que les nouvelles unités de soldats pour la Monusco (la Mission de l'ONU en RDC) aideraient à protéger les civils.

 

Il a proposé que deux nouvelles unités soient déployées dans les villes de Lubumbashi et de Kananga, "qui risquent d'être des points chauds pour les élections" et où il n'y a pas de police de l'ONU pour le moment.



"De telles forces pouvant intervenir rapidement dans ces centres urbains clés amélioreraient les capacités de la mission à protéger les civils, de même que les personnels des Nations unies et leurs installations, en cas de flambée de violence liée aux élections", indique M. Guterres.



Celui-ci a aussi requis 36 véhicules blindés de transport de troupes supplémentaires pour les Casques bleus.



L'ONU dispose déjà de près de 19.000 soldats déployés en RDC, sa mission de maintien de la paix la plus importante et la plus coûteuse.



"L'année 2017 va être cruciale pour la République démocratique du Congo", ajoute M. Guterres dans le rapport envoyé au Conseil vendredi. "La présence de la Monusco dans le pays reste ainsi essentielle pour maintenir le processus politique sur les rails, préserver les avancées et renforcer les perspectives de stabilité dans le pays".



L'an dernier le précédent secrétaire général, Ban Ki-moon, avait proposé de réduire de 1.700 soldats la Monusco mais le Conseil de sécurité avait voté contre cette mesure.



Le Conseil doit voter d'éventuels changements à la Monusco le 29 mars.



La demande de M. Guterres intervient alors que l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley a promis une révision de toutes les missions de maintien de la paix, avec pour objectif d'en réduire les coûts et d'en fermer certaines.



Les Etats-Unis ont très peu de Casques bleus sur le terrain mais ils sont le plus gros contributeur financier aux missions de maintien de la paix, apportant 29% du budget total de 7,9 milliards de dollars par an.



La Monusco a relevé 5.190 violations des droits de l'homme en RDC l'an dernier, une hausse de 30% par rapport à 2015.



"La police nationale reste la principale responsable de ces violations, avec un total de 1.553 abus", souligne le rapport de l'ONU.



Le pouvoir et l'opposition ont signé le 31 décembre un accord de cogestion sous l'égide de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco).



Cet accord censé sortir le pays de la crise est resté inappliqué et la mort à Bruxelles d'un opposant historique, Etienne Tshisekedi, est encore venue compliquer les choses.



Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a demandé mercredi à Genève l'établissement d'une commission d'enquête sur les violences contre les civils en RDC.



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