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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 00:20

 

 

 

Source : Présidence


Le Président de la république Son excellence Pr Faustin Archange Touadéra a reçu en audience hier dans l'après-midi une délégation des partenaires du groupe suisse Turbolub, conduite par Mr Serge Mageot.


Interrogé par la presse, M. Michel Grange, président du dit groupe déclare avoir échangé avec le Président Touadera sur l’écologie et la gestion des énergies renouvelables fortement recommandées dans l’accord de la Cop 22.


Par ailleurs, M. Michel Grange a promis associer ses partenaires angolais, belges et suisses pour accélérer le démarrage des travaux de l’implantation de Turbolub (entreprise de vente d’électricité) dès le mois de janvier 2017.


La société Turbolub élira domicile à proximité de Béréngo dans la préfecture de la Lobaye.

LE PRÉSIDENT TOUADERA A REÇU EN AUDIENCE M.MICHEL GRANGE, PRÉSIDENT DU GROUPE SUISSE TURBOLUB
LE PRÉSIDENT TOUADERA A REÇU EN AUDIENCE M.MICHEL GRANGE, PRÉSIDENT DU GROUPE SUISSE TURBOLUB
LE PRÉSIDENT TOUADERA A REÇU EN AUDIENCE M.MICHEL GRANGE, PRÉSIDENT DU GROUPE SUISSE TURBOLUB
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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 21:14
Lu pour vous : Le Tchad sous la menace d’une explosion sociale

 

Le Tchad sous la menace d’une explosion sociale

 

La baisse des cours du pétrole a vidé les caisses de l’Etat. Depuis des mois, enseignants, étudiants et personnels de santé sont en grève.

 

Par Cyril Bensimon LE MONDE Le 20.12.2016 à 11h33

 

Une fois n’est pas coutume : Idriss Déby, dont l’aura repose sur son sens de la tactique militaire, pourrait se prévaloir des encouragements d’organisations de défense des droits de l’homme et d’associations féministes. Les députés tchadiens ont voté, lundi 12 décembre, l’abrogation de la peine de mort, sauf pour les actes de terrorisme, interdit les mariages précoces des jeunes filles mineures et fait passer l’homosexualité de crime à délit. Mahamat Ali, étudiant en première année à l’université de N’Djaména, se fiche pas mal de ces mesures progressistes qui semblent destinées avant tout à séduire les partenaires occidentaux du Tchad au moment où son pays traverse une violente crise sociale.

 

Les principaux tourments du seul président que le jeune homme ait connu – Idriss Déby est au pouvoir depuis vingt-six ans – ne viennent pas cette fois des colonnes de pick-up rebelles fonçant sur la capitale depuis le Darfour ou les montagnes du Tibesti. Ni des insurgés islamistes de Boko Haram qui s’infiltrent par le lac Tchad. Le danger vient aujourd’hui de l’état des finances publiques.

 

Depuis trois mois, les enseignants, les étudiants et les personnels de santé sont en grève. Seuls les magistrats viennent de suspendre pour un mois leur mot d’ordre. Le débrayage a commencé en septembre, lorsque le gouvernement a annoncé de sévères mesures d’austérité pour juguler la crise financière due, dit-il, à la chute des cours du brut et à l’effort de guerre contre les groupes djihadistes. Sèchement, les indemnités des fonctionnaires ont été réduites de moitié et les bourses des étudiants ont cessé d’être versées. L’objectif gouvernemental est de diminuer de 31 % les dépenses de l’Etat.

 

« Malédiction de l’or noir »

 

Depuis lors, Mahamat Ali ne reçoit plus un sou de l’Etat et, comme tous les élèves du pays, « ne [fait] rien puisqu’il n’y a rien à faire et que tout est à plat ». Le chef de division d’une administration confie que sa situation, comme celle des comptes publics, est « alarmante ». « Nous en sommes à trois mois d’arriérés. Normalement, je touche 600 000 francs CFA [912 euros] par mois, qui couvrent le tiers des dépenses de la famille. Depuis septembre, mon salaire mensuel est amputé de 200 000 francs CFA [304 euros] », dit-il sous couvert d’anonymat.

 

La colère est d’autant plus grande que, « pendant la période faste des revenus pétroliers, le gouvernement a refusé d’augmenter les salaires, dénonce l’opposant Gali Ngothé Gatta. Face au mécontentement général, le pouvoir n’a aucune proposition, aucune solution, car les comptes sont à sec. Cette situation peut mener à une explosion sociale que le gouvernement aura du mal à contenir, sauf par la répression ». Depuis le début de la fronde sociale, les voix contestataires sont soumises à la pression des forces de l’ordre.

 

Pivot sécuritaire dans la bande sahélo-saharienne, principal allié militaire de la France dans la région – le quartier général de l’opération « Barkhane » est installé à N’Djaména –, le Tchad a vu ces dernières années ses échanges commerciaux, notamment de bétail, perturbés par l’insécurité aux frontières. Ses interventions militaires extérieures ont renforcé le poids d’Idriss Déby sur la scène internationale mais ont grevé les comptes publics, même si celle au Mali est financée par les Nations unies.

 

Désormais, c’est de la « malédiction de l’or noir » que souffre le Tchad. « Les investissements sont montés en flèche au début des années 2000 sous l’effet du développement du secteur pétrolier [la production a débuté en 2003]. (…) Au cours de la période 2004-2015, le Tchad a perçu le montant impressionnant de 13 milliards de dollars en recettes pétrolières », indique le Fonds monétaire international (FMI) dans un rapport d’août. Mais les cours se sont effondrés et les revenus tirés du pétrole, qui culminaient à 2 milliards de dollars en 2011, n’étaient plus que de 200 millions en 2015, selon le FMI.

 

Nouveaux riches

 

De surcroît, les finances de l’Etat sont étranglées par un accord avec la multinationale Glencore. Pour racheter en 2014 les parts de Chevron dans les gisements de Doba, le pouvoir a contracté auprès du géant anglo-suisse des matières premières un prêt de 1,45 milliard de dollars. Glencore devait se rembourser en quatre ans en exportant pour son propre compte les barils tchadiens. Mais, là encore, la chute du prix du brut a bouleversé les plans. « Cette dette a été rééchelonnée jusqu’en 2022, indique le chercheur Ousmane Houzibé. Résultat : le pays ne bénéficie toujours pas des dividendes de la Société des hydrocarbures du Tchad dans le consortium de Doba, puisqu’ils sont directement cédés à Glencore en remboursement. »

 

Or cette dette n’est pas le seul gouffre des finances tchadiennes. « La vraie question, c’est la gouvernance, dit une source officielle sous couvert d’anonymat. Ces dernières années, on a ouvert des chantiers un peu partout, sans planification. Aujourd’hui, tout est à l’arrêt. Les voyages intempestifs du chef de l’Etat avec toute sa cour coûtent excessivement cher. Quant aux régies de l’Etat [douanes et impôts], le président y a placé ses parents qui ne reversent pas les prélèvements sur le compte du Trésor. »

 

Le boom pétrolier a fait naître au Tchad une classe de nouveaux riches, mais ce sont aujourd’hui les populations qui payent le prix de la chute des cours. A Paris, certains décideurs s’inquiètent pour la stabilité de ce pays stratégique. Mais remettre en cause l’alliance avec Idriss Déby n’est pas envisageable, il est trop précieux pour être ouvertement critiqué et les bailleurs internationaux devraient lui apporter au plus vite une bouffée d’oxygène.

Cyril Bensimon


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/20/le-tchad-sous-la-menace-d-une-explosion-sociale_5051735_3212.html#gf6OuzKtT0ol9YP0.99


 

 

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 20:49
Après les élections législatives : L'ex-présidente centrafricaine échange avec Affi N'Guessan
Après les élections législatives : L'ex-présidente centrafricaine échange avec Affi N'Guessan

 

 

 

mercredi 21 décembre 2016 | Notre Voie

 

L’ancienne présidente de la transition de la république centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a reçu en audience le président du front populaire ivoirien (fpi), l’ex premier ministre pascal Affi N’guessan.

 

C’était hier, mardi 20 décembre, à l’hôtel ivoire. L’audience a duré de 9h à 9h30 mn. Mme Samba Panza a dit avoir ajourné son départ pour la Centrafrique quand elle a appris que le président du fpi a été élu député à l’assemblée nationale.

 

Qu’elle tenait à le féliciter et à l’encourager dans son engagement. L’ex-chef de l’Etat de la Centrafrique a conduit une délégation d’observateurs de l’union africaine (UA) en mission pour les élections législatives du dimanche 18 décembre 2016.



KouKouGNoN Zabri

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 19:46
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

 

Sommet des chefs d’Etat de la CEMAC vendredi à Yaoundé (officiel)

 

APA-Yaoundé (Cameroun) - 2016-12-21 17:57:00 - Les chefs d’Etat du Congo, du Gabon, de la Guinée Equatoriale et du Tchad sont attendus vendredi à Yaoundé, pour un sommet extraordinaire de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC), annonce un communiqué de la présidence de la République du Cameroun rendu public mercredi.

 


Même si le communiqué ne précise pas l’ordre du jour de cette réunion qui sera précédée d’un conseil des ministres en charge des questions économiques et financières, des sources introduites renseignent, toutefois, que les chefs d’Etat auront à plancher sur le marasme économique affectant leurs pays.



Il pourrait aussi s’agir, selon les mêmes sources, de se prononcer sur l’éventualité d’une dévaluation du FCFA dès 2017 en vue d’ajustements macroéconomiques communautaires.



Mardi dernier à Yaoundé, le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a indiqué que le taux de croissance de la CEMAC devrait se situer à 1,0% en 2016 contre des projections de l’ordre de 1,7% effectuées en octobre dernier et de 1,8% annoncées en juillet 2016.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4870698#sthash.T3qtO9vb.dpuf

 

 

Human Rights Watch accuse une rébellion centrafricaine d’exactions sur les civils

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-12-21 17:25:46 - L'ONG Human Rights Watch (HRW), dans un rapport reçu mercredi à APA, accuse le groupe armé « Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R)» , d'avoir tué, violé et provoqué le déplacement massif de plusieurs populations civiles au cours de l’année 2016.

 


«Le groupe armé 3R qui se présentait au départ comme garant de la protection des Peuls, a utilisé sa puissance accrue pour multiplier le nombre d’attaques et d’exactions », a indiqué Lewis Mudge, chercheur auprès de la division Afrique de Human Rights Watch.



Selon HRW, au moins « 50 civils dans les sous-préfectures de Bocaranga et de Koui dans l’Ouham Pendé au nord de Centrafrique ont été tués entre les 21 et 27 novembre 2016 ».



L'organisation des droits de l'homme a en outre relevé que « 42 personnes ont été interrogées, dont 8 victimes des violences du groupe 3R pour 9 familles de victimes dont 16 témoins »



Ce groupe armé qui fait parler de lui depuis mai dernier, occupe plusieurs régions du nord-ouest de Centrafrique.



Ses membres sont des peuls qui réclament un dédommagement après la perte de leurs biens suite à leur départ en exil forcé dans les pays frontaliers de la Centrafrique.
 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4870693#sthash.0e5qvmN9.dpuf

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 19:30
L'Onu dénonce l'usage excessif de la force en RDC
L'Onu dénonce l'usage excessif de la force en RDC

 

 

 


L'Onu a condamné mercredi "l'usage excessif de la force" par les forces de sécurité de RDC face aux manifestants protestant contre le maintien au pouvoir du président Joseph Kabila. L'Eglise catholique a de son côté exigé qu'un accord soit trouvé avant Noël.


Selon José Maria Aranaz, directeur du Bureau aux droits de l'homme des Nations unies en République démocratique du Congo (RDC), au moins 19 personnes ont été abattues et 45 autres blessées par balles lors d'affrontements avec les forces de l'ordre depuis lundi minuit, date de l'expiration du second et dernier mandat de M. Kabila.


"Nous sommes très préoccupés par l'usage excessif de la force par les agents de l'Etat", a dit José Maria Aranaz à des journalistes. Il a mis en cause "en particulier la police, la Garde républicaine, la police militaire et l'Agence nationale de renseignement".


Pas de bilan fiable


Les bilans des violences de mardi varient d'une source à l'autre et le porte-parole de la police congolaise, Pierre Mwanamputu, a fait état de 21 civils et un policier tués dans l'ensemble du pays où se déroulent des pillages. Les forces de sécurité ont procédé à 275 arrestations, a-t-il ajouté.


Le porte-parole du gouvernement Lambert Mende avait annoncé mardi un bilan de neuf morts dont un policier, ajoutant que tous les civils tués se livraient à des pillages. L'ONG Human Rights Watch (HRW) a pour sa part avancé un bilan d'au moins 26 tués.


Ultimatum des évêques


Dans ce contexte, les évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) ont adressé un ultimatum aux participants des négociations qui ont repris mercredi entre pouvoir et opposition.


"Notre souhait est de clôturer avant Noël. Si les acteurs politiques et de la société civile n'arrivent pas à un compromis à cette échéance [...] la Cenco en tirera toutes les conséquences qui s'imposent", a averti Mgr Marcel Utembi, président de la Cenco. Les évêques jouent le rôle de médiateur dans ces négociations.


L'Eglise catholique a joué un rôle majeur dans l'ouverture démocratique pendant les dernières années du règne de Mobutu Sese Seko, renversé en 1997 par Laurent-Désiré Kabila, père de l'actuel président. Sur les questions politiques, elle jouit d'une audience qui dépasse largement le cercle de ses fidèles (40% de la population).


Pourparlers bloqués


M. Kabila, 45 ans, est au pouvoir depuis 2001 et la Constitution lui interdit de se représenter. Les pourparlers sous l'égide de la Cenco ont commencé le 8 décembre pour instaurer un régime de transition chargée d'organiser une élection présidentielle et d'éviter une nouvelle guerre civile dans ce pays, ravagé par deux conflits qui ont fait au moins trois millions de morts de 1996 à 2003.


Les négociations ont été suspendues le 17 décembre en l'absence d'avancée majeure. Elles achoppent notamment sur l'avenir du chef de l'Etat, soupçonné par ses détracteurs de vouloir se maintenir éternellement au pouvoir.


(ats / 21.12.2016 18h54)

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 18:55
ALLOCUTION D’OUVERTURE DU CONCLAVE DU MLPC PAR SON PRESIDENT MARTIN ZIGUELE

 

 

 

Chers Camarades


- Conseillers Politiques Nationaux
- Membres du Bureau Politique du Parti
- Membres de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage
- Membres du Comité des Sages
- Membres des Bureaux Nationaux MLFC et MLJC
- Responsables Fédéraux

 

L’engagement résolu qui caractérise le militant du MLPC a permis à plusieurs d’entre nous de braver, parfois au péril de leur vie, de nombreux obstacles d’Est à l’Ouest, du Nord au Sud pour répondre présent à l’invitation du Bureau Politique pour être présent là où se détermine la vie du Parti, je veux parler du présent Conclave.


Comme vous pouvez le constater avec moi, il y a de nombreux et remarquables absents qui auraient pu être des nôtres en ce moment précis où le parti sonne le rassemblement de tous ses vaillants militants.


Quelques temps avant mais aussi pendant et bien après les éprouvantes campagnes électorales, notre parti continue d’être durement frappé par le décès successif de plusieurs de ses valeureux militants, comme si ce triste sort attendait le moment ces grands enjeux pour se liguer avec nos ennemis et attaquer dans nos rangs.


Aussi, pour tous ces camarades défunts et afin d’être tout en esprit avec eux pendant la durée de nos travaux, je vous demande de vous lever et d’observer une minute de silence en leur mémoire. ………………….Je vous remercie.


Chers Camarades,


L’heure n’est pas au discours. Le Bureau Politique a jugé impératif et urgent de convoquer le présent conclave pour deux raisons essentielles à savoir :


- Evaluer sans complaisance les causes de nos échecs aux dernières élections ;


- Relancer de façon vigoureuse les activités du Parti en vue des enjeux à venir en tenant compte des leçons apprises de ces élections.


Le revers que notre Parti a essuyé lors des dernières élections est sans précédent. Il interpelle la conscience politique de chaque militante et de chaque militant du MLPC pour rechercher sans complaisance et sans passion ses causes en vue d’affronter avec efficacité les combats futurs.


Camarades,
 

C’est cette perspective qui, comme vous devez vous en douter, sert de trame de fond à la vaste campagne de dénigrement médiatique de la part de ceux dont le rêve secret, le dessein inavoué est l’affaiblissement de notre Parti, sa division et son asservissement.


Il y a lieu de rappeler, s’il en était encore besoin, que notre Parti est le fruit d’un engagement déterminé et téméraire de ceux qui l’ont créé, d’un militantisme convaincu et forcené de ceux dont l’action résolue et quotidienne le maintien en vie dans son combat pour la libération et le bien-être du Peuple Centrafricain. De ce point de vue, nous pourrons nous satisfaire de ce que notre Parti ne s’est jamais trompé de combat et d’adversaires. Militer est une œuvre de longue haleine. Il faut s’y préparer surtout moralement et physiquement.
 

Camarades,


Les résultats obtenus par notre Parti, tant pour la présidentielle que pour les législatives, sont loin d’être ceux escomptés par nos militants et nos compatriotes.


C’est ici le lieu de reconnaître que le MLPC, son Président et ses candidats à la députation avaient été désignés à la vindicte populaire par ceux-là mêmes qui n’osent pas l’affronter de façon loyale courageuse en agissant contre nous encagoulés. Seuls contre tous, nous étions les victimes à abattre sans foi ni loi.


Accusé d’avoir soutenu, financé et conduit Séléka jusqu’à Bangui pour renverser le Président François Bozizé et semer le chaos, notre Parti n’a pas su par sa communication démonter cet éhonté et grossier mensonge.


Peint et présenté de cette façon, nous sommes apparus comme l’ennemi public numéro un, l’empêcheur de tourner rond contre lequel il faut dresser le peuple centrafricain.


C’est dans cette ambiance que nous avons abordé les campagnes électorales, en mettant de notre côté la bonne foi, la loyauté de nos adversaires, la lucidité des électeurs, etc. C’était sans compter avec la détermination de certains de nos adversaires à l’origine de cette campagne et pour qui l’objectif inavoué de nous écarter de la scène politique, de déstabiliser notre parti, de tricher et d’opérer un hold up sur les résultats des élections était sous estimée et plus forte que tout.


Bien que les élections sont achevées et leurs résultats connus, force est de constater malheureusement que les commanditaires ainsi que les exécutants de cette sordide campagne de dénigrement entendent la poursuivre, preuve que leur objectif n’est pas encore atteint parce que notre parti est resté debout.


Si tant est que l’argumentaire de leur campagne de désinformation était avéré et que notre parti avait effectivement servi de mentor à la Séléka, la logique aurait voulu que lorsque celle-ci a quitté le pouvoir en janvier 2014, notre pays retrouvât la paix et la sécurité.


La persistance de l’insécurité par des acteurs clairement identifiés qui n’hésitent plus à opérer à visage découvert et à revendiquer les actes criminels perpétrés contre des populations civiles non belligérantes aussi graves les uns que les autres assène à nos détracteurs la preuve de notre innocence, tout comme le fait de ne pas figurer sur les listes des criminels épinglés par les Nations Unies ou la CPI.


Un autre motif de la persécution dont notre parti fait l’objet est le soutien apporté au candidat Faustin Archange TOUADERA au second tour de l’élection présidentielle et qui lui a permis de gagner.


Le soutien à un candidat est la possibilité laissée à tout électeur ou groupe d’électeurs de voter pour le candidat de son choix sur la base des critères propres. Et le MLPC a fait son choix dans le seul intérêt du peuple centrafricain.
 

Chers Camarades


- Conseillers Politiques Nationaux
- Membres du Bureau Politique du Parti
- Membres de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage
- Membres du Comité des Sages
- Membres des Bureaux Nationaux MLFC et MLJC
- Responsables Fédéraux


Les rideaux sont maintenant définitivement tombés sur les élections de 2015 et 2016. Le seul combat qui vaille dorénavant reste celui au terme duquel la paix, la sécurité, le bien-être et le développement seront assurés au peuple centrafricain. Rien ne pourra détourner notre parti de ce noble objectif.


Les divergences s’il y en a ne porteront que sur les idées, les propositions de solution et les méthodes. Jamais sur les hommes et par la calomnie et le dénigrement.


Mais avant d’engager ce combat au noble objectif comme je l’ai dit tantôt, il convient de tirer les leçons de la participation de notre parti et de nos candidats aux dernières élections.


C’est une démarche d’analyse et de déduction dont l’objectif final est la relance vigoureuse des activités du parti par des militants qui seront conquis à un changement radical de comportement et dont les campagnes de haine et de calomnie menée par des concurrents en mal de militantisme doivent constituer le catalyseur.


Si jusqu’ici nous avons surtout pensé et dit à juste titre que notre malheur vient des autres, c’est le lieu et l’occasion de reconnaître que nos détracteurs et nos traîtres sont également dans nos rangs et partagent avec nous les maigres fruits de nos efforts.


Il est inutile de dire que sans leur travail contre productif, la moisson aura été abondante et bénéfique pour tous.
 

Camarades,


C’est par notre attitude que notre parti est devenu victime de la traitrise de certains de nos camarades d’hier et d’aujourd’hui et que son Président est la victime expiatoire qu’on recherche partout comme Jésus Christ, pour lui faire porter la croix de tout le monde.
Malheureusement, je ne suis pas Jésus Christ mais plutôt un militant qui comme vous, se bat aux côtés du peuple centrafricain pour son bien-être d’une part et la survie du parti d’autre part.


Je voudrais vous rappeler à ce propos qu’il ne faut ni se tromper de combat ni d’adversaire en nous laissant guider en tout et partout que par l’amour pour notre patrie, l’amour pour nos compatriotes, l’amour pour la paix et le développement de la République Centrafricaine dont les cris du peuple nous interpellent tous chaque jour.


Camarades,


Nous nous sommes retranchés ici pour réfléchir sur des thématiques dont les conclusions sont porteuses d’un nouvel élan pour notre parti.


Je vous exhorte à vous livrer à des analyses et à des critiques sans complaisance, sans tabou ni langue de bois, de tout ce que vous aurez constaté comme étant à l’origine des dysfonctionnements des organes du parti et des mauvais résultats de ses candidats à l’issue des dernières élections. Mais cela doit se faire en toute camaraderie dans le respect du sacro saint principe de la critique et de l’autocritique consacré dans nos textes de base et qui nous a toujours caractérisés. Nous sommes entre camarades après tout.


C’est à cette condition que jaillira la lumière qui guidera les pas des militants pour le raffermissement du parti avant les combats à venir.


Sur ce, je déclare ouverts les travaux du conclave post-électoral du MLPC.


Vigilance, vigilance, vigilance Camarades.


Je vous remercie.

 

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 18:00
Le gouvernement contraint les déplacés de l'aéroport Bangui M'poko à libérer le camp

 

 

 

http://afriqueactualite.com / mardi 20 décembre 2016 10:31 par Paterson Fintia à Bangui

 

28000 déplacées du site de l'aéroport Bangui Mpoko sont appelés à regagner leurs domiciles. Le gouvernement a lancé l’opération « Noël à la maison. »

 

Cette opération a été lancée jeudi 15 décembre par le chef de l'Etat Faustin Archange Touadera. L'objectif consiste à emmener les déplacés à regagner leurs domiciles avant la fête de noël, afin de libérer les locaux de l'aéroport Bangui M'poko qu'ils occupent depuis 2013 suite à l'avènement de l'ex rébellion Séléka au pouvoir. Une période trouble pendant laquelle le pays a sombré dans le chaos total.

 

Pour favoriser le retour des déplacés à la maison, une enveloppe de 50.000 f cfa a été mise à la disposition de chaque ménage. Le suivi se fait par une équipe du ministère des Affaires sociales. Les enveloppes sont offertes selon la taille des ménages. Une famille de 3 personnes perçoit 50000 FCFA. A partir de 4 personnes, on octroie 100000 F. Le chef de l'équipe explique qu'il s'agit de sommes forfaitaires pour encourager les déplacés.



Certains déplacés refusent le montant proposé par le gouvernement par contre d'autres se disent obliger de faire avec.



Aimé Namfeï vit avec sa famille de 8 personnes sur le site. Ils habitaient PK 12, loin du site de l'aéroport. Pour lui, la somme octroyée n'est qu'une goutte d'eau dans la mer. « Nous vivons sur le site depuis 3 ans. Notre maison a été détruite, je ne travaille plus, je ne sais quoi faire pour ma famille. »

 

Crise

 

Selon lui, cette somme doit être accompagnée de mesure. Le gouvernement devrait reconstruire les maisons cassées aux déplacées avant de les contraindre à regagner leurs domiciles.



Par contre pour Anne Dabalé, mère de deux enfants, l'argent du gouvernement lui permettra de faire du commerce et reprendre l'avenir de la famille en main, plutôt que de rester sur le site sans activité.



Suite à ces agitations, le responsable de l'équipe du ministère des Affaires sociales a indiqué qu'il s'agit de la première phase d'appui aux déplacés, le reste se fera dans les quartiers.



Au total, 8000 ménages représentant 28000 personnes sont concernés par cette opération. Elle bénéficie de l'appui du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés et du groupe du G7+. A l'aéroport Bangui Mpoko, les premières huttes ont été détruites. Le site de l'aéroport est le plus grand site des déplacés en RCA. Il contenait plus de 100 000 personnes au plus fort de la crise.

 

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 17:55
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Le gouvernement pose des conditionnalités par rapport au dialogue politique inclusif

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 21 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 21 décembre 2016(RJDH)–Trois semaines après le mémorandum de François Bozizé souhaitant un dialogue inclusif, le pouvoir s’accorde sur le principe mais pose des conditions sur l’identité des parties prenantes à cette rencontre.

 

Le 24 novembre 2016, l’ancien Président centrafricain en exil a demandé au pouvoir de Bangui d’organiser un dialogue politique inclusif pour le retour de la cohésion en RCA. Il a été soutenu dans sa demande par son parti le Kwa Na Kwa.

 

Interrogé sur la proposition de François Bozizé lors de la conférence conjointe Minusca-Gouvernement tenue hier, 20 décembre, le Ministre Théodore Jousso, porte-parole du Gouvernement a donné le point de vue du pouvoir actuel en déclarant que le dialogue ne doit pas servir de tremplin. Il a souligné que le dialogue politique inclusif permet aux centrafricains de tous bords de diagnostiquer les maux qui minent le pays « mais cela se fait avec un certain nombre de conditions que lorsque les parties prenantes ne sont pas entachées de problèmes d’ordre judiciaire et les participants ne sont inscrits sur la liste de sanction de l’ONU», a-t-il dit.

 

La position du gouvernement ne décourage pas le KNK qui croit à une issue favorable de sa proposition, selon son SG par intérim, Bertin Béa. Sur ce dialogue, « nous avons dit de notre côté au KNK que, ce qui a été lancé comme offre politique ce n’est que cela et dont il revient aux uns et aux autres d’apprécier. En tout état de cause nous sommes dans un pays sur 16 préfectures, qui constituent notre pays, dix sont occupées par des forces non conventionnelles », a-t-il précisé.

 

Le dernier dialogue inter-centrafricain est le forum de Bangui organisé du 4 au 11 mai 2015 par la Transition et boycotté par le KNK de François Bozizé.

 

 

Centrafrique : Le personnel de la Sonatu revendique 17 mois d’arriérés de salaire

 

PAR NOURA OUALOT LE 21 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 21 Décembre 2016(RJDH) — Grogne du personnel de la Société Nationale de Transport Urbain (SONATU) ce matin du 21 décembre devant le ministère des Transports. Ces derniers ont manifesté pour revendiquer le paiement de leurs 17 mois d’arriérés de salaire.

 

La Sonatu avait fait faillite et cédera la place à une autre société de transport qui commencera ses activités dans les prochains jours. Les travailleurs de cette ancienne entreprise ont manifesté pour réclamer le paiement de leurs arriérés de salaire qui s’élèvent à 17 mois.

 

Sur la banderole tenue par les grévistes, il est écrit « 17 mois d’arriérés de salaire, trop c’est trop ! » Sur les raisons de leur sit-in, Jean-Louis Litte, délégué du personnel de la Sonatu a expliqué que leur Ministre de tutelle ne les a pas rencontré pour trouver un compromis aux revendications. Il nous a juste dit qu’ « il ne peut rien car la Sonatu n’est pas tombée en faillite sous son pouvoir », et « c’est cette réponse qui nous a motivé à manifester afin qu’on réponde à nos préoccupations», s’est-t-il justifié.

 

Cette version est soutenue à moitié par Léopold Bangassou, chargé de mission en matière des transports de surface, qui a qualifié de « sauvage » cette grève. Il a déclaré que ces grévistes avaient déposé un préavis. « Le ministre m’avait instruit de leur demander de patienter en attendant la liquidation de la Sonatu. Il a promis de les embaucher progressivement dans la nouvelle société ». Pour Léopold Bangassou, « les employés de la Sonatu devront être reçus par le Ministre le jeudi, mais on est surpris aujourd’hui de leur setting. Pour moi, c’est une grève sauvage », a qualifié Léopold Bangassou.

 

Léopold Bangassou a précisé que, « sur les 47 receveurs de la Sonatu, 10 ont déjà été retenus pour aller récupérer les nouveaux bus de transport qui sont stationnés à Douala et que le reste des employés est prioritaire dans le recrutement de la nouvelle société ». Cette déclaration de Léopold Bangassou est rejetée énergiquement par l’ensemble du personnel de la Sonatu qui soutient que ces 10 receveurs ont fait leurs efforts personnels et individuels pour être retenus.

 

La Sonatu est une société d’Etat affilée à l’ACFPE. Le personnel de cette société promet de continuer la grève pendant trois jours au cas où il ne trouve pas satisfaction.

 

 

Centrafrique : Grève du personnel de la SOCATEL pour réclamer 5 mois de salaires

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 21 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 21 Décembre 2016 (RJDH) —- Les travailleurs de la Société Centrafricaine de Télécommunication (SOCATEL) ont manifesté ce mercredi 21 décembre devant leur Direction Générale de Bangui-Sica pour réclamer le payement de 5 mois de salaire sur les 32.

 

Pour obliger la Direction Générale à payer leurs arriérés de salaires, les travailleurs de la SOCATEL sont en grève de huit jours.

 

Devant le siège de la société à Bangui-Sica, les travailleurs de la SOCATEL brandissent des feuilles d’arbre prononçant des slogans que « nous mourrons de faim, c’est la faute de notre DG ».

 

Le coordonnateur des délégués du personnel de la SOCATEL, Théophile Yangakola a indiqué que la décision du DG les a motivé à intensifier leur mouvement de grève. Selon lui, après la grève de trois (3) jours pour réclamer le versement de 5 mois de salaire sur 32, « la réponse du DG n’était que des menaces, des insultes et des questionnaires distribués à certains travailleurs. C’est pourquoi nous avons décidé en assemblée générale hier de poursuivre le mouvement de 8 jours », s’est-il justifié.

 

Mis à part ce comportement qu’il a dénoncé, il a ajouté d’autres raisons qui ont amplifié leurs réclamations. « Pour cette année 2016, l’Etat a remis une enveloppe de 156 millions pour les investissements à la SOCATEL et il a supporté le salaire du personnel de Janvier à Septembre. La SOCATEL n’a pas pu payer un mois de salaire après l’Etat », a-t-il précisé.

 

Pour le délégué du personnel de la SOCATEL, Jospin Blaise Konze, le mouvement de grève continuera s’il y a pas de gain de cause, « Le DG a fait la discrimination en payant deux mois de salaire aux autres directeurs, c’est de l’injustice. Nous poursuivrons le mouvement jusqu’à obtenir notre droit », a-t-il ajouté.

 

Le gouvernement n’a pas encore réagit sur les propos avancés par les grévistes.

 

Le DG de la SOCATEL n’était pas disponible pour sa version des faits. Le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera qui présidait une cérémonie à l’Omnisport a promis aux grévistes qu’il s’entretiendra avec leurs responsables.

 

 

Centrafrique : Des produits avariés du CICR retrouvés sur des marchés

 

Par RJDH Centrafrique - 21/12/2016

 

Des produits incinérés par le CICR sur autorisation du Ministère du commerce se sont retrouvés sur plusieurs marchés des localités proches de Bangui où sa destruction a eu lieu.



De sources concordantes, ce sont 200 tonnes de haricots et de riz qui sont destinés à la destruction. Leur incinération a débuté depuis la semaine dernière sur l’axe Bangui-Boali où environ 70 tonnes de ces vivres, selon nos sources ont été détruits après PK26.



Ces produits se sont retrouvés sur les marchés des localités situés sur cet axe le week-end dernier. Dans les investigations du RJDH, un notable interrogé a confirmé les faits que nous avons relevés. Il a déclaré que « toute la quantité du haricot n’a pas été détruite. La population a réussi à éteindre le feu et a récupéré une bonne partie que les gens consomment ou vendent comme vous le voyez sur les tables au bord de la route ».



Cette information est confirmée par la cheffe de délégation adjointe de la représentation du Comité International de la Croix Rouge (CICR) en Centrafrique, Mme Marie Dubeau.



Selon elle, ces produits sont sur le marché, car la population a trompé la vigilance des équipes de destruction. Mme Marie Dubeau a regretté cette situation et a appelé les possesseurs de ces produits à se signaler car ce sont des vivres nocifs pour la santé. « La population a réussi à déjouer notre vigilance, c’est pourquoi certains produits sont en circulation. Mais nous appelons tous ceux qui les détiennent à se signaler ou à ne pas les consommer parce que ce sont des produits dangereux pour la santé », a-elle indiqué.

 

Pour éviter que cette situation se répète, la chef de délégation adjointe a précisé que « des mesures nécessaires sont prises avec les autorités centrafricaines pour garantir la destruction sans risque du reste des produits » elle a ajouté qu’« il y a d’ailleurs eu changement de site à cet effet, et les équipes de sécurité seront renforcées ».



Quelle est la réaction des autorités de Bangui et les Consommateurs ?



Les produits récupérés par les habitants de l’axe Bangui-Boali sont déjà vendus sur certains marchés de Bangui. Aucune mesure n’est encore prise par les Ministères de la santé et celui du commerce pour protéger la population contre toutes formes d’intoxication alimentaire.



L’Association des Consommateurs Centrafricains dit n’avoir pas été informée de la destruction de ces vivres.



Et, selon nos investigations, le CICR verse une importante somme d’argent au Département du commerce pour de telles opérations. La chef de délégation adjointe n’a pas démenti cela. Elle ne nous a pas indiqué le montant réel que sa structure donne au Ministère du commerce. « Je confirme que le CICR paye quelque chose pour ces opérations. Nous payons les droits légaux notamment les impôts et autres, comme l’exigent les lois en la matière, assurons aussi les frais de mission des membres du comité que le ministère du commerce a dépêché pour ces opérations ainsi que ceux des agents de sécurité », a déclaré Marie Dubeau au RJDH.



Sur le montant, des sources avancent un chiffre de 3 millions de CFA. Les cadres du département du commerce contactés sur le sujet ne se sont pas prononcés.



Depuis lundi, c’est sur l’axe Bangui-Mbaïki que le CICR et le ministère du commerce incinèrent ces produits avariés.

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 23:36
Lu pour vous : En république démocratique du Congo, «Kabila doit partir»

 

 

REPORTAGE

 

Par Pierre Benetti, Libération Envoyé spécial à Kinshasa — 20 décembre 2016 à 20:46

 

Au moins 20 manifestants ont été tués lors d’affrontements avec les forces de l’ordre à Kinshasa, alors que le Président, dont le mandat se terminait mardi, tente de se maintenir au pouvoir.

 

Il est minuit ce mardi en république démocratique du Congo : le dernier mandat du président Joseph Kabila est terminé mais il est toujours en poste. A la lisière des quartiers les plus riches et les plus pauvres de Kinshasa, les habitants sifflent et tapent des casseroles pour lui donner «un carton rouge». Des militaires déployés dans les ruelles arrêtent les siffleurs. Ces sifflets, arrestations et tirs durent une partie de la nuit, tandis que la radio énumère le nom des membres du nouveau gouvernement, désignés sans même attendre les résultats des négociations en cours entre le pouvoir et une partie de l’opposition. Au même moment, l’opposant historique Etienne Tshisekedi appelle dans une vidéo, à la «résistance pacifique» contre le «coup d’Etat» de Kabila. Le nouveau Premier ministre, lui, lance quelques heures plus tard, un appel au calme, exhortant les forces de l’ordre à la «retenue».

 

Mardi matin, dans une ruelle délabrée du quartier Lemba, une foule entoure un vieux minibus jaune et bleu, un de ces tas de ferraille que les habitants de la capitale appellent «esprits de la mort». Le pare-chocs est recouvert de branchages, les sièges sont occupés par un cadavre, une balle au-dessus de l’œil. Celui de Patrick Likewe, jeune homme d’une vingtaine d’années qui habitait le quartier voisin Ngaba, mort vers 8 heures.

 

Ville fantôme

 

Selon les Nations unies, au moins 20 civils ont été tués entre lundi et mardi. Lemba et Ngaba font partie des quartiers qui ont manifesté en dépit du dispositif militaire et policier déployé depuis plusieurs jours. «Ce n’était pas un manifestant, s’écrie sa sœur, il allait seulement acheter du pain !»Une marche avait commencé, on a tiré à bout portant. La famille n’a pas les moyens d’emporter le corps à la morgue. «Joseph Kabila doit partir !» scandent des voisins en colère.

 

Les affrontements ont laissé les rues désertes, longées par des habitants hagards, noircies de pneus et de planches brûlés, jonchées de cailloux et de cartouches de gaz lacrymogène qui arrache la gorge et les yeux. En deux jours, Kinshasa est devenu une gigantesque ville fantôme. Ses artères embouteillées et ses vendeurs de rue ont soudain disparu. Même les milliers d’enfants de la rue sont partis se cacher. Les épiceries sont vides, les commerçants chinois, libanais et indiens ont déplacé leurs stocks.

 

Seuls circulent les camions de policiers, de gardes républicains, de gardes présidentiels, d’agents de renseignement et d’informateurs qui leur indiquent où intervenir. Les stations-essence, protégées en cas d’attaque, ont été transformées en campements où s’allongent des policiers épuisés qui demandent à boire. Déjà sous-payés, ce sont eux qui doivent maîtriser les quartiers après les ratissages de l’armée. Des têtes se penchent à travers les portes, de rares habitants tentent le diable pour trouver de quoi manger. Les plus téméraires, ou les plus en détresse, ont pris le bus pour aller au travail. Difficile de prévoir les jours à venir dans une ville qui vit «au taux du jour» (allusion aux fluctuations du dollar), et encore plus de penser à Noël qui approche.

 

«C’est ça la démocratie ?»

 

A la limite entre Lemba et Ngaba, l’inquiétude a empêché Barnabé et sa famille de dormir. A 72 ans, il reste assis derrière la porte fermée de sa maison jaune, dans laquelle il a rentré sa voiture, tandis que dehors des jeunes avancent et reculent au gré de la répression. Le quartier est pris en tenaille par plusieurs bataillons. «Il faut poursuivre nos efforts pour faire partir ce monsieur Kabila, dit Barnabé, car nos enfants veulent travailler et vivre. Nous, nous avons déjà fait notre vie.»

 

Un camion anti-émeutes asperge d’eau une maison en face. Les journalistes sont interpellés pour «vérification». «C’est interdit de taper sur les gens !» crie un homme en apercevant un pick-up où trois jeunes interpellés se font frapper avant d’être emmenés. Un homme accourt d’une autre rue : «On jette du gaz lacrymogène dans les maisons, les enfants ne respirent plus ! C’est ça la démocratie ?» Des voitures de la Monusco, la mission de maintien de la paix des Nations unies présente en république démocratique du Congo depuis 1999, passent au ralenti.

 

Les plaies de Kinshasa se font moins nombreuses en remontant vers les avenues désertes des quartiers plus aisés. Des jeunes tapent le foot dans des terrains vagues, des bars rouvrent peu à peu. Ce calme pourtant peu serein faisait dire au conseiller diplomatique de Joseph Kabila dès lundi soir que «la population ne met pas la pression au Président». Mais dans «la Cité», l’ancienne cité indigène, d’autres débuts de manifestation se heurtent à des cordons militaires. «Rentrez chez vous, le Congo est aux Congolais !» hurle un vrai-faux policier en demi-costume, une branche de bambou à la main. Les prochains jours seront difficiles. «On ne sait pas comment on va manger», répètent en boucle les habitants de Kinshasa.

 

Pierre Benetti Envoyé spécial à Kinshasa

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 17:42
Centrafrique: au moins 50 civils tués en un an par un nouveau groupe armé (HWR)
Centrafrique: au moins 50 civils tués en un an par un nouveau groupe armé (HWR)

 

 

 

20/12/2016 (AFP)

 

Un nouveau groupe armé prétendant défendre les Peuls a tué "au moins" 50 civils depuis sa création fin 2015 dans le nord-ouest de la Centrafrique, près du Cameroun, a accusé mardi Human Rights Watch (HRW).

 

"Le groupe +Retour, Réclamation et Réhabilitation+ ou +3R+, a tué et violé des civils, et provoqué des déplacements de population à grande échelle au cours de l'année écoulée", affirme l'association de défense des droits de l'homme dans un rapport transmis à l'AFP.

 

"Les forces de maintien de la paix des Nations unies dans la région n'ont pas été en mesure de protéger pleinement les civils", ajoute HRW qui avait déjà dénoncé la Mission des Nations unies (Minusca, plus de 12.000 hommes) au sujet d'une attaque d'autres groupes armés contre des civils à Kaga Bandoro (centre) en octobre.


"Entre le 21 et le 27 novembre 2016, Human Rights Watch a enquêté sur le meurtre d'au moins 50 civils" dans deux sous-préfectures du nord-ouest "théâtre d'une crise émergente".

 

Les témoins "ont décrit comment les membres de 3R tuaient les civils par balle, violaient des femmes et des jeunes filles, et pillaient et brûlaient des villages", selon le rapport.


"Les actes de ce groupe armé ont provoqué le déplacement d'au moins 17.000 personnes", poursuit le rapport, qui estime que "le nombre des victimes de +3R+ est probablement plus élevé".

 

"3R", l'un des nombreux groupes armés encore actifs en Centrafrique, est apparu fin 2015 sous le commandement d'un général autoproclamé nommé Sidiki pour protéger la communauté Peul contre les attaques des milices anti-balaka à majorité chrétienne, selon HRW.

 

Le pays peine à se relever du conflit communautaire ouvert en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par l'ancienne rébellion Séléka, à dominante musulmane.


Sa prise de pouvoir avait entraîné la contre-offensive des groupes armés anti-Balaka à majorité chrétienne, ce qui avait provoqué la mort de milliers de personnes, et des centaines de milliers de déplacés et réfugiés.

 

L'intervention militaire française Sangaris (décembre 2013-octobre 2016) et celle de la Minusca ont stabilisé la situation et permis l'élection dans le calme en début d'année du président Faustin-Archange Touadéra.


Mais, outre le "3R", d'autres groupes armés sont encore actifs dans l'intérieur du pays, comme les factions ex-Séléka UPC d'Ali Darass et FPRC de Nourredine Adam, qui se sont violemment affrontés en novembre à Bria à 400 km au nord-est de Bangui.

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