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23 juin 2022 4 23 /06 /juin /2022 17:36
Centrafrique: le constat alarmant de la cheffe de la Minusca

 

 

https://www.rfi.fr/ 23/06/2022 - 13:14

Valentine Rugwabiza, la cheffe de la Minusca, s'exprimait devant le Conseil de sécurité de l'ONU ce mercredi 22 juin pour présenter son premier rapport sur la situation dans le pays.

Deux mois après sa prise de fonction à Bangui, Valentine Rugwabiza s'inquiète, sur le plan sécuritaire, de « la persistance de violations du cessez-le-feu par toutes les parties qui poursuivent leurs opérations et actes de belligérances ». Elle souligne notamment le repositionnement de groupes armés dans le Nord, le Centre et l'Est du pays.

« De nature à saper le vivre-ensemble »

Sur le plan politique, si la diplomate rwandaise se réjouit d'un « renforcement des mesures de confiance » avec le gouvernement, elle fait part de sa préoccupation quant aux discours violents visant les leaders politiques.

 « La Minusca relève avec la même préoccupation la persistance de la stigmatisation et l’incitation publique à la violence contre des leaders de l’opposition démocratique ou à l’égard de certains partenaires de la République centrafricaine. L’histoire et le passé récent démontrent que ce type de messages peut rapidement se traduire en actes de violence aux conséquences imprévisibles et incontrôlables. Ils sont aussi de nature à saper le vivre-ensemble, fragiliser le processus de réconciliation nationale et freiner les efforts entrepris. Par conséquent, il relève de la responsabilité du gouvernement centrafricain d’y apporter une réponse appropriée en prenant toute mesure utile afin de prévenir, de réprimer et de faire cesser de tels actes répréhensibles ».

Devant la presse, la diplomate rwandaise a annoncé la publication pour le mois de juillet de deux rapports d'enquêtes sur les violations des droits humains, notamment par les forces gouvernementales et leurs supplétifs russes. L'un de ces deux rapports a déjà été remis au gouvernement centrafricain afin d'avoir sa « réponse » sur les conclusions des enquêteurs, a-t-elle précisé.

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23 juin 2022 4 23 /06 /juin /2022 17:21
La Russie emploie les grands moyens pour pousser la France hors d'Afrique
La Russie emploie les grands moyens pour pousser la France hors d'Afrique

Lu pour vous

 

Groupe Wagner et désinformation: la Russie emploie les grands moyens pour pousser la France hors d'Afrique

Pierre Coudurier — Édité par Thomas Messias — 23 juin 2022 à 7h30

Délaissé après la fin de l'URSS, le continent africain est redevenu un terrain de prédilection pour le pouvoir russe, un fort sentiment anti-français en prime.

 «Pour caricaturer, dès qu'il y a un vide en Afrique, la Russie est sur les rangs pour le combler», décrit François Backman, membre de l'Observatoire de l'Afrique subsaharienne à la fondation Jean-Jaurès. Sur quarante pays n'ayant pas voté à l'ONU en faveur de l'arrêt de la guerre que la Russie mène contre l'Ukraine, vingt-sept étaient africains. Un bloc sur lequel peut compter Moscou, et qui rappelle l'époque des pays satellites de l'URSS.

Après avoir signé des centaines d'accords avec l'Afrique et formé de nombreux jeunes dans ses collèges soviétiques, la situation change brutalement pour l'Union soviétique, qui disparaît en 1991. Diminué, l'ancien Empire n'a plus les moyens d'investir. De nombreuses ambassades ferment.

À la suite de ces années d'indifférence durant lesquelles l'Afrique n'était plus une priorité, la Russie portée par Vladimir Poutine a fait son grand retour sur le continent noir. Mais, faute de moyens financiers suffisants pour rivaliser avec la Chine ou l'Europe, elle utilise avant tout son expertise en matière sécuritaire et militaire.

La France dans la ligne de mire

C'est ainsi que Moscou sort de ses zones d'influence traditionnelles, comme le Maghreb et plus récemment l'Afrique australe. Vente d'armes, prestations militaires, défense de gouvernements fragiles et désinformation... La machine se met une première fois en branle en Centrafrique à partir de 2018, dans ce qui prend la tournure d'un bras de fer avec la France.

Dans ce pays très pauvre mais riche en diamants, l'arrivée d'armes et de dizaines de «conseillers militaires» russes permet au Kremlin d'opérer un spectaculaire retour sur le théâtre africain. Tout ceci s'accompagne d'une violente campagne de désinformation anti-française. Le film russo-centrafricain Turist, qui s'inspire de la guerre civile déchirant le pays depuis 2013, en est un exemple.

Dans cette fiction, les forces russes de maintien de la paix se battent vigoureusement contre la rébellion dirigée par l'ex-président François Bozizé, soutenu par les Européens. La production est diffusée au stade Barthélemy Boganda de Bangui, le 14 mai 2021, en présence de plusieurs ministres.

En parallèle, des médias et associations hostiles à la France sont financés par la Russie, qui entend bien mettre fin à l'influence de l'ancien colonisateur. «L'utilisation de relais pro-russes coûte environ 2.000 francs CFA, soit environ 3 euros», indique le général Ianni, porte-parole du chef d'état-major des armées françaises.

Parmi ces groupes anti-français, l'association Galaxie nationale, qui défile dans les rues de Bangui en brandissant l'étendard russe, et s'indigne contre certains prétendus agissements de la France et de la mission des Nations unies en Centrafrique, la Minusca (11.000 soldats).

Dans un communiqué, son fondateur Blaise-Didacien Kossimatchi déclare ainsi que «toute attaque contre un patriote défendant son pays, quelle que soit la forme qu'elle revêt [...] sera réprimée par la population à mains nues, et la France sera tenue responsable devant l'histoire».

Le Groupe Wagner bien en place

L'actuel président centrafricain Faustin-Archange Touadéra dispose en outre d'un conseiller russe à la sécurité intérieure: Valery Zakharov, un membre du commandement du Groupe Wagner, des paramilitaires sans existence légale avec lesquels Moscou dément tout lien, malgré l'évidence. Cette milice a été fondée par Evgueni Prigojine, un oligarque de Saint-Pétersbourg, incarcéré par le passé pour banditisme, qui a fait fortune dans la restauration haut de gamme.

Accusés de multiples exactions, les mercenaires de Wagner, qui se battent sans insigne, sont déjà très présents en Afrique.

Propriétaire de restaurants de luxe fréquentés en 2000 par Poutine, celui qu'on surnomme «Chef» est devenu depuis le traiteur officiel du Kremlin, selon un rapport d'Amnesty International. «Il utilise la rente pour bâtir un empire de communication et de médias que le FBI accuse, en 2016, d'avoir influencé l'élection présidentielle américaine en faveur de Donald Trump à travers son usine à trolls, la fameuse Internet Research Agency»écrit l'ONG dans son rapport.

Accusés de multiples exactions, les mercenaires de Wagner, qui se battent sans insigne, sont déjà très présents en Afrique. En Libye, plusieurs centaines d'entre eux sont engagés aux côtés du maréchal Haftar, l'homme fort de l'est du pays, d'après un rapport indépendant de l'ONU. Des médias occidentaux comme le magazine Jeune Afrique ont signalé leur présence au Soudan, et ils seraient passés au Mozambique selon l'agence de presse turque Anadolu.

Guerre de l'information

Au Mali, la Russie tente là aussi de pousser la France dehors. Les mercenaires de Wagner ont été accusés par Paris d'avoir tenté de mettre en scène un charnier à 3,5 kilomètres de la base de Gossi, qui avait été rendue deux jours plus tôt à l'armée malienne. Les images sont diffusées sur Twitter mercredi 20 avril 2022, et accompagnées d'un commentaire pointant la responsabilité de Paris. Des accusations démenties grâce à des vidéos capturées par drone, où l'on voit des hommes en train de filmer cette mise en scène.

«Du point de vue français, le charnier de Gossi est un signal donné à nos compétiteurs indiquant que nous prendrons toutes les dispositions nécessaires pour défendre notre crédibilité et légitimité, affirme le général Ianni. Face à ces adversaires qui ne respectent pas le droit international, notre principale arme demeure la transparence.»

Il reste toutefois difficile de contrecarrer toutes les fake news et rumeurs qui enflent sur les réseaux sociaux à un rythme effréné. À cela viennent s'ajouter les différents comptes affiliés au pouvoir russe qui partagent intensivement la communication du Kremlin. Une guerre de l'information donc, en plus de celle, militaire, menée par Wagner.

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23 juin 2022 4 23 /06 /juin /2022 17:20
Mankeur Ndiaye menacé de mort

Lu pour vous

 

https://www.rewmi.com/

L’ancien ministre des Affaires étrangères Mankeur Ndiaye a reçu hier des menaces de mort et de sévices physiques. Il paie ainsi sa sortie ce mardi pour soutenir l’ancienne présidente du Conseil économique, social et environnemental Aminata Tall.

L’ancien Représentant du SG des Nations-Unies en Centrafrique et chef de la Minusca écrivait dans un twitte le lundi 20 juin que « Depuis des semaines, le monde observe le Sénégal. Notre pays doit continuer d’être un État de droit respectueux des libertés individuelles et collectives, de sa Constitution et des lois et attaché à son unité nationale. Discutons pour pacifier le champ politique ».

A l’endroit de l’ancienne présidente du CESE, l’ancien patron de la diplomatie sénégalaise (2012-2017) ceci : «Je salue sa lucidité et son courage politique et lui dis tout mon soutien. Travaillons pour les consensus, pour la paix civile et des élections inclusives ». Assez pour que Mankeur Ndiaye reçoive les représailles du camp présidentiel.

« Depuis hier (mardi), j’enregistre des injures et des menaces de sévices physiques et de mort. Je prends à témoin l’opinion nationale et internationale. Je n’ai offensé personne. Je n’ai dit du mal de personne. Je continue de plaider pour le dialogue politique et des élections inclusives », écrit Mankeur Ndiaye dans un tweet.

Sur ce tweet, l’ancien diplomate s’est présenté en tant que Consultant international, ancien ministre des Affaires étrangères, ancien Représentant spécial du SG/ONU en Centrafrique et Chef de la Minusca.

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23 juin 2022 4 23 /06 /juin /2022 17:15
Pourquoi le Vatican organise une Rencontre mondiale des familles
Pourquoi le Vatican organise une Rencontre mondiale des familles

Lu pour vous

 

https://africa.la-croix.com/ 23 juin 2022 

Question de foi  

Le pape François doit ouvrir mercredi 22 juin à Rome la 10e édition de la Rencontre mondiale des familles. Les témoignages de couples du monde entier occuperont une place centrale au cours de ces cinq jours de réflexion.

Plus de 2 000 personnes venues du monde entier doivent se retrouver à Rome, du 22 au 26 juin, pour une Rencontre mondiale des familles organisée par le Vatican.

Cette rencontre, organisée tous les quatre ans, et qui sera la dixième du genre, sera marquée par la place importante donnée aux témoignages des familles. Environ 70 personnes, dont de nombreux couples, prendront ainsi la parole dans la Salle Paul-VI, où seront organisées les conférences. Cette « écoute mutuelle », préférée aux conférences données par des théologiens, est présentée, au Vatican, comme l’une des conséquences concrètes de la méthode synodale voulue par le pape François.

« Notre travail de théologiens est d’abord d’écouter les familles », explique Mgr Philippe Bordeyne, président de l’Institut Jean-Paul-II sur la famille.

Des témoignages plutôt que des conférences

Parmi les thèmes abordés : « Église domestique et synodalité »« Époux et prêtres ensemble pour construire l’Église »« Jeunes et personnes âgées ensemble pour l’Église de demain », ou encore « L’amour de la famille dans l’épreuve » ou « Être chrétien à l’ère du numérique ». Les participants seront rejoints par le pape François qui participera, mercredi 22 juin, à un « Festival des familles » place Saint-Pierre, et présidera la messe de clôture des Rencontres, samedi 25 juin.

Mais cette Rencontre, dont l’édition initiale était prévue en 2021, est aussi la deuxième du genre organisée depuis l’exhortation Amoris laetitia, publiée en 2016. Avec les années, la famille constitue pour le Vatican un sujet toujours plus sensible. Jusqu’à mettre en difficulté la capacité de Rome à tenir un discours universel, en particulier lorsqu’il s’agit de thèmes délicats comme les couples homosexuels.

« Les réalités ne sont pas les mêmes en Centrafrique et à New York »

« Lorsque nous parlons de préparation au mariage, il est naturel que nous parlions du mariage comme nous le comprenons, insiste une source vaticane. Mais nous ne mettons pas les gens dehors pour autant. Il est très clair que tous les baptisés peuvent aller à l’Église. »

« Nous sommes une Église universelle, et donc on ne peut pas réduire le débat à certaines questions, poursuit la même source. Les réalités ne sont pas les mêmes en Centrafrique et à New York. » Pour faire face à ces différences d’approche, qui ont tendance à s’accroître, certains au Vatican insistent sur la marge de manœuvre des évêques de chaque pays afin qu’ils « s’adaptent aux réalités rencontrées sur le terrain »

Loup Besmond de Senneville (à Rome)

 

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23 juin 2022 4 23 /06 /juin /2022 17:12
Centrafrique : L'ancien chef de l’armée acquitté après 17 mois en prison
Centrafrique : L'ancien chef de l’armée acquitté après 17 mois en prison
Centrafrique : L'ancien chef de l’armée acquitté après 17 mois en prison

 

 

- Le général Ludovic Ngaïfei était poursuivi pour atteinte à la sûreté intérieure de l'État et complot de déstabilisation.

Fatma Bendhaou   |22.06.2022

Peter Kum

L'ancien chef d'état-major des forces armées centrafricaines (Faca), le Général Ludovic Ngaïfei a été acquitté, mardi, par la Cour d'appel de Bangui. Il était poursuivi pour atteinte à la sûreté intérieure de l'État et complot de déstabilisation. Ngaïfei a été déclaré non coupable après avoir passé près d’un an et demi en prison, a appris l'Agence Anadolu auprès de la Cour d’appel de Bangui.

« Le général Ludovic Ngaïfei a été acquitté dans la soirée du 21 juin pour insuffisance de preuves et pour infraction non constituée », a indiqué mercredi à Anadolu le juriste centrafricain, Jos Benam, un des juges de la cour.

Un membre de la famille du général Ludovic a rapporté au journal local, Corbeau News, que « le parquet n’a pas été capable d’apporter des preuves à la défense qui font du général Ludovic Ngaïfei l’auteur de tous les crimes qu’on lui avait imputé ».

Soupçonné d’« intelligence avec les assaillants qui perturbent la paix et la tranquillité ainsi que la stabilité en Centrafrique », Ngaïfei avait été mis sous dépôt à la prison militaire de camp de Roux à Bangui en janvier 2021. C’est de là qu’il comparaissait pour la suite de son procès.

Pour rappel, c'est dans la nuit du 15 au16 janvier 2021, que le général à la retraite avait été arrêté à son domicile au quartier PK11 à Bangui par des militaires lourdement armés.
Il avait été conduit à la Section de recherches et d’investigation (SRI) où il avait été auditionné pendant plusieurs jours.

Ludovic Ngaïfei avait été limogé de l'armée centrafricaine par un décret du président Touadéra le 26 juillet 2018. Officiellement, les raisons de ce limogeage n’ont jamais été dévoilées.
Les médias locaux ont toujours évoqué « une brouille » entre l’ancien chef d’état-major des armées et le Président Faustin-Archange Touadéra.

Poursuivi pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État et complot de déstabilisation, le général centrafricain Ludovic Ngaïfei a été acquitté.

 

Centrafrique : le général Ludovic Ngaïféi acquitté par la Cour d’appel de Bangui

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 23 juin 2022 07:13

La Cour d’appel de Bangui a prononcé, mardi 21 juin, l’acquittement de l’ancien chef d’état-major des armées, le général à la retraite, Ludovic Ngaïféi, pour infraction non-constituée. Il avait été poursuivi pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, complot, incitation à la haine et mépris du gouvernement. Libération intervenue alors que le parquet avait requis 10 ans de travaux forcés contre lui.  

Au centre de ce procès historique, le ministère public s’est fondé particulièrement sur les publications de Ludovic Ngaifei à travers les médias de la place en 2020. Selon les faits, l’accusé avait publié, par voie de presse, certains articles dans lesquels il aurait mis en avant les difficultés que rencontre l’armée nationale. Chose que le parquet considère comme une incitation à la haine et un mépris vis-à-vis du gouvernement. Durant l’interrogatoire, l’accusé a donné les raisons qui l’ont poussé à faire cette sortie médiatique qui, selon lui, a été mal interprétée. Selon le général Ngaïféi, il était important d’informer et de prévenir l’armée du danger qui guettait le pays.

Infraction non-constituée

Dans son réquisitoire de moins de 30 min, le parquet général représenté par Benoit Narcisse Foukpio, 1er Avocat général, a demandé que le général à la retraite soit condamné à 10 ans de travaux forcés. Une demande de peine balayée par la défense qui a plaidé l’acquittement de son client. Les avocats de l’accusé ont brandi la non-constitution des infractions présentées par l’accusation.

"La cour, statuant publiquement, contradictoirement à l’égard de l’accusé avec le concours des jurés à la majorité des voix ; en matière criminelle et en dernier ressort sur la culpabilité, acquitte l’accusé Ngaifei Demabona Ludovic pour infraction non-constituée", telle est la sentence délibérée par les juges de la Cour d’appel de Bangui.

Pour les avocats de Ludovic Ngaifei, les juges ont dit le droit. Cette décision de la Cour d’appel intervient après que le Général de division, Ludovic Ngaifei, a passé plus d’un an en prison au Camp de Roux.

Ce procès met un terme à la première session criminelle ouverte du 29 avril au 21 juin 2022. Parmi les 26 dossiers inscrits au rôle, 21 ont été jugés dont 6 acquittements et 15 condamnations.

 

Centrafrique: l’ancien chef d’Etat-major de l’armée acquitté après 17 mois en prison

https://actucameroun.com/ 22 Juin 2022 par Marturin ATCHA 

La Cour d’Appel de Bangui a acquitté ce mardi, l’ancien chef d’état-major des forces armées centrafricaines (Faca), le Général Ludovic Ngaïfei, poursuivi pour atteinte à la sûreté intérieure de l’État et complot de déstabilisation. Le général Ngaïfei a été déclaré non coupable par la Cour d’appel de Bangui après avoir passé près d’un an et demi en prison.

Pour insuffisance de preuves et pour infraction non constituée, l’ancien patron des Faca recouvre sa liberté. Soupçonné d’«intelligence avec les assaillants qui perturbent la paix et la tranquillité ainsi que la stabilité en Centrafrique», Ngaïfei avait été mis sous dépôt à la prison militaire de camp de Roux à Bangui en janvier 2021.

Ludovic Ngaïfei avait été limogé de l’armée centrafricaine par un décret du président Touadéra le 26 juillet 2018. Des motifs de son limogeage sont toujours restés flous. La RCA est plongée dans la crise politico-sécuritaire depuis le renversement du président François Bozizé par une coalition rebelle.

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23 juin 2022 4 23 /06 /juin /2022 17:11
RCA : évaluation des demandes d’agréments des sociétés du secteur pétrolier

 

 

Florine Mouano

La Commission interministérielle d’agrément du secteur pétrolier, s’est réunie ce mardi 21 juin 2022, à l’effet d’évaluer les demandes d’agréments de deux sociétés du secteur pétrolier.

La réunion a été présidée par le ministère du Développement de l’énergie et des Ressources hydrauliques 𝐁𝐞𝐫𝐭𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐀𝐫𝐭𝐡𝐮𝐫 𝐏𝐈𝐑𝐈, par ailleurs président de la commission interministérielle d’agrément. Cette rencontre a été rehaussée par la présence de deux autres membres du gouvernement notamment 𝐋é𝐚 𝐊𝐎𝐘𝐀𝐒𝐒𝐎𝐔𝐌-𝐃𝐎𝐔𝐌𝐓𝐀 du Commerce et de l’Industrie, et 𝐇𝐞𝐫𝐛𝐞𝐫𝐭 𝐆𝐨𝐭𝐫𝐚𝐧 𝐃𝐉𝐎𝐍𝐎-𝐀𝐇𝐀𝐁𝐀 en Charge des Transports et de l’Aviation Civile. L’ordre du jour de cette réunion a porté essentiellement sur l’examen des demandes d’agréments des sociétés telles que : 𝐀𝐅𝐑𝐈𝐂𝐀 𝐏𝐄𝐓𝐑𝐎𝐋𝐄𝐔𝐌 𝐂𝐄𝐍𝐓𝐑𝐀𝐅𝐑𝐈𝐐𝐔𝐄 et 𝐀𝐍𝐃𝐋-𝐆𝐑𝐎𝐔𝐏. Ces deux sociétés demandent des agréments auprès du gouvernement pour s’investir en République Centrafricaine dans le secteur pétrolier. Cette demande intervient au moment où le pays traverse les effets de la crise du carburant qui secoue le monde entier à l’heure actuelle.

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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 21:27
Centrafrique : le groupe de spécialistes internationaux du bitcoin présente son rapport

 

 

https://www.rfi.fr/ 20/06/2022 - 09:30

Le groupe de spécialistes internationaux du bitcoin, qui s'est rendu fin mai en Centrafrique, a envoyé une note d'analyse au président centrafricain Faustin-Archange Touadéra. Les experts évoquent les importants chantiers à mener pour rendre applicable la loi sur les cryptomonnaies votée fin avril.

Parmi les éléments favorables, selon ce rapport : le cadre légal, le recours régulier au paiement mobile et la faible bancarisation de la population, de l'ordre de 5%. Pour les spécialistes, ce contexte offre un bon terreau pour utiliser une monnaie virtuelle.

Mais plusieurs éléments défavorables sont à noter : le manque d'accès à l'électricité, à internet et la question de l'éducation au sujet bitcoin. Les auteurs du rapport proposent de mettre en place une « ambassade » ou une « maison du bitcoin », chargée de dispenser des formations. Ils insistent sur des programmes de sensibilisation dans les administrations, les entreprises, ou encore les universités.

Autre frein selon eux : la nécessité de présenter une pièce d'identité pour obtenir une carte SIM limite les souscriptions individuelles, donc l'accès au paiement mobile, et, à terme, aux cryptomonnaies. Ces spécialistes insistent sur le fait qu'ils ne sont « pas impliqués » dans le projet Sango porté par le président Touadéra. « Nous n'avons pas suffisamment de détails et son issue n'est pas prise en compte dans notre analyse » précisent-ils.

Une loi sur les cryptomonnaies qui inquiète

Opposants et organisations de la société civile continuent de dénoncer « la précipitation » et « l'opacité » d'une loi « radicalement contraire à la souveraineté » du pays, selon la plateforme G-16, le Groupe d'action des organisations de la société civile pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016.

Samedi, le bitcoin est tombé sous la barre des 20 000 dollars, son plus bas niveau depuis 18 mois, poursuivant sa baisse en raison de la nervosité des investisseurs face aux problèmes croissants du secteur des monnaies digitales et d'une baisse persistante de l'appétit pour les actifs les plus risqués. La plus importante et la plus connue des cryptomonnaies continue de baisser en valeur et a maintenant perdu environ 61% de sa valeur par rapport à son taux de change de 48 234 dollars le 28 mars.

 

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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 20:45
Le plus grand producteur russe contrecarre la décision de redéfinir les « diamants de conflit »

 

Par Helen Reid

JOHANNESBURG, 16 juin (Reuters) – La Russie, soutenue par la  Biélorussie, la République centrafricaine, le Kirghizistan et le Mali, a  torpillé une proposition soutenue par l’Occident pour discuter de la  question de savoir si ses diamants financent la guerre avant une réunion  internationale sur les diamants du conflit au Botswana, comme le  montrent des lettres.

La fracture du processus de Kimberley (KP), qui certifie les  exportations de diamants bruts, risque de paralyser l’organisme qui  prend des décisions par consensus.

Les lettres, qui n’ont pas été rapportées auparavant, montrent un  différend sur une proposition de l’Ukraine, de l’Union européenne, de  l’Australie, de la Grande-Bretagne, du Canada et des États-Unis de  discuter de l’invasion de l’Ukraine par la Russie et de l’opportunité  d’élargir la définition des diamants de guerre du PK pour y inclure les  acteurs étatiques lors de sa réunion du 20 au 24 juin au Botswana.

Les États-Unis et la Grande-Bretagne ont déjà imposé des sanctions à  la Russie Alrosa (ALRS.MM), le plus grand producteur mondial de diamants  bruts, qui représentait environ 30 % de la production mondiale l’année  dernière, et appartient en partie à l’État.

Un projet d’ordre du jour daté du 20 mai comprenait un créneau d’une  heure pour discuter de la question, mais ce point a été supprimé à la  suite d’objections de la Russie, de la Biélorussie, de la République  centrafricaine (RCA), du Kirghizistan et du Mali.

« Nous nous trouvons dans une impasse », a déclaré le président du PK  du Botswana, Jacob Thamage, aux participants – qui comprennent 85 pays,  des représentants de l’industrie et des organisations de la société  civile – dans une lettre du 9 juin les exhortant à trouver un terrain  d’entente.

Le PK définit les diamants de la guerre comme des pierres précieuses  utilisées pour financer les mouvements rebelles qui cherchent à saper  les gouvernements légitimes.

L’étiquetage officiel des diamants russes « diamants de conflit »  nécessiterait un élargissement de la définition. La Coalition de la  société civile du PK appelle à un tel changement depuis des années, de  même que certains pays membres du PK.

Le système de certification, destiné à éliminer le commerce des  soi-disant « diamants de sang », a été mis en place en 2003 à la suite  de guerres civiles dévastatrices en Angola, en Sierra Leone et au  Libéria, qui ont été en grande partie financées par le commerce illicite  des diamants.

Le délégué du PK de la Russie a déclaré dans une lettre du 20 mai que  la situation en Ukraine n’a « aucune incidence » pour le processus de  Kimberley et est « absolument au-delà de la portée » de son système de  certification.

La Biélorussie, la RCA, le Kirghizistan et le Mali ont tous également  fait valoir que la proposition était « politique » ou en dehors du  champ d’application du PK, et que son inscription à l’ordre du jour  était inappropriée. Les quatre pays ont soutenu la Russie lors des  récents votes de l’Assemblée générale des Nations unies.

La RCA déchirée par la guerre est le seul pays au monde actuellement  soumis à un embargo partiel sur le PK pour les exportations de diamants  bruts. La Russie, avec laquelle elle entretient des liens étroits en  matière de commerce et de sécurité, s’est efforcée de lever ces  restrictions.

Le Mali entretient également des liens étroits avec la Russie. Des  centaines d’entrepreneurs militaires russes s’y sont déployés depuis le  début de cette année pour aider le gouvernement à combattre les  insurgés.

« Si le processus de Kimberley doit être un garant crédible que les  diamants exportés avec un certificat PK sont en fait exempts de conflit,  il ne peut pas refuser d’examiner les questions valables qui ont été  soulevées quant à savoir si les diamants bruts exportés par la Russie  financent son invasion de l’Ukraine », a écrit la Canadienne Ioanna  Sahas Martin à la présidente du PK plus tôt ce mois-ci.

Dans une lettre à la présidence lundi, le représentant ukrainien du  PK, Andrii Tkalenko, a proposé deux amendements au système de  certification : élargir la définition pour inclure les acteurs  gouvernementaux et permettre aux pays du PK, par un vote majoritaire,  d’expulser un pays qui porte atteinte à la souveraineté d’un autre  membre du PK.

La Grande-Bretagne, l’Union européenne et les États-Unis ont  également déclaré que la Russie devrait se retirer des comités du PK  qu’elle préside actuellement. lire la suite

« L’inaction porterait atteinte à la crédibilité et à l’intégrité du  processus de Kimberley non seulement en tant que mécanisme de prévention  des conflits, mais aussi en tant que mécanisme de réglementation  commerciale », a déclaré Marika Lautso-Mousnier de la Commission  européenne dans une lettre.

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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 20:44
Entre Paris et Abidjan, la difficile traque des « brouteurs », ces cyberarnaqueurs ivoiriens

 

LU POUR VOUS...

 

Entre Paris et Abidjan, la difficile traque des « brouteurs », ces cyberarnaqueurs ivoiriens

Pédocriminalité, pornographie, vidéos et photos volées privées sont utilisées pour faire chanter de potentielles victimes, notamment françaises.

Par Yassin Ciyow(Abidjan, correspondance) et Youenn Gourlay(Abidjan, correspondance)

C’est un message que des millions de Français ont reçu ces derniers mois : « Vous avez commis l’infraction, après avoir été ciblé sur Internet, visualisation de vidéos à caractère pédopornographique, des photos/vidéos dénudées de mineurs ont été enregistrées par notre cyber gendarme et constituent les preuves de votre infraction. » Le texte, attribué à la Brigade de protection des mineurs (BPM), est signé et tamponné par la gendarmerie nationale ou la police nationale française et par Catherine De Bolle, la présidente d’Europol, l’agence européenne de police criminelle.

Ce courriel malveillant et d’autres fausses convocations en justice du même genre, que trahissent parfois des fautes d’orthographe, des maladresses de style et des erreurs dans le nom des services ou des autorités, circulent sur le web depuis fin 2020. Cette escroquerie aurait connu une recrudescence durant l’été 2021, selon les autorités françaises, et même une explosion au mois de septembre de cette même année.

Selon nos informations, plusieurs enquêtes de la section cybercriminalité du parquet de Paris ont été ouvertes concernant les différentes campagnes de spams. Le journal Le Parisien révélait en février que l’une d’entre elles, ouverte en mars 2020, avait permis de recueillir plus de 120 plaintes pour un préjudice de plus de 1,1 million d’euros en France. De fait, les usurpateurs réclament généralement à leurs cibles des amendes de plusieurs dizaines de milliers d’euros sous peine de voir les accusations de pédopornographie révélées « aux médias et aux proches ». Pire, plusieurs victimes se seraient suicidées ou auraient tenté de le faire.

Escroqueries 2.0

Qui se cache derrière ces cyberarnaques ? Début 2021, les enquêteurs français ont commencé à s’intéresser sérieusement à la Côte d’Ivoire. Là-bas opèrent ceux que l’on nomme les « brouteurs », en référence aux moutons qui se nourrissent sans faire d’efforts. Un phénomène qui a d’abord vu le jour au Nigeria au début des années 2000, avec l’arrivée d’Internet, avant de s’étendre progressivement à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. Désormais, les brouteurs sont disséminés à travers le pays, notamment à Soubré et Divo (sud), deux villes moyennes situées dans des régions riches en produits agricoles et où circule beaucoup d’argent liquide.

Dans l’affaire des fausses convocations, la piste ivoirienne est confirmée par un officier ivoirien des services de renseignement. « Deux émetteurs de mail spam en Côte d’Ivoire ont usurpé les identités du patron de la gendarmerie française, du préfet de police de Paris et de la directrice d’Europol : il s’agit de chantage à la pédopornographie, à la pédophilie. Ce mail s’est retrouvé propagé des millions de fois », révèle-t-il. Difficile toutefois de dire le nombre d’escrocs que dissimulent ces deux émetteurs. « Une ou deux personnes peuvent causer beaucoup de dégâts », poursuit la source qui privilégie toutefois l’hypothèse de « petits groupes » qui se passent le mot et répliquent les campagnes de ce type. Des cas similaires ont été signalés en Belgique, au Canada et en Suisse. Tous renvoient vers la Côte d’Ivoire.

Plus discrets ces dernières années, les brouteurs ivoiriens ont tiré profit de la pandémie de SARS-CoV-2 pour reprendre du service. Ils se sont attaqués aux individus confinés à travers le monde et, surtout, davantage connectés. La crise sanitaire mondiale a été un « facteur de développement » des arnaques au chantage ainsi qu’à toutes les formes d’escroquerie 2.0, confie l’officier ivoirien. Malgré quelques grosses ficelles, les brouteurs seraient aujourd’hui mieux organisés et plus ingénieux que par le passé. Avec des fraudes très variées, comme les arnaques à la location, aux faux chèques ou aux faux comptes de stars.

Les plus répandues seraient encore celles liées à l’emploi et à l’amour. Cette dernière consiste pour un brouteur à se faire passer pour une femme ou un autre homme grâce à des photos et vidéos volées, puis à soutirer de l’argent à la personne séduite en la faisant chanter ou en jouant sur ses sentiments. Le tout, sans jamais montrer son vrai visage. L’intelligence artificielle permet aujourd’hui de contourner cette dernière difficulté. Empruntant aux techniques de « deep fake » (ou hypertrucage), les escrocs en ligne peuvent désormais aller jusqu’à réaliser des vidéos ou répondre à des appels vidéo de leurs victimes en se faisant passer pour des personnes qu’ils ne sont pas. Des canulars sophistiqués et dangereux qui sont bien développés au Nigeria et dont certains cas ont déjà été signalés en Côte d’Ivoire.

« Forme de mépris »

De l’avis des services spécialisés et des experts en cybercriminalité, les arnaques virtuelles en tout genre provenant de Côte d’Ivoire ont considérablement augmenté. Pourtant l’ampleur du phénomène reste difficilement mesurable, car les chiffres ne reflètent que les plaintes déposées dans les pays où résident les victimes. Des plaintes qui sont ensuite transmises aux autorités judiciaires et sécuritaires ivoiriennes par voie diplomatique, comme l’ont fait récemment le Canada ou la Suisse.

En Côte d’Ivoire, la Direction de l’information et des traces technologiques a lancé une enquête sur les fausses convocations judiciaires. A ce stade, aucune interpellation n’a eu lieu. « C’est en bonne voie », affirme un responsable au sein de ce très discret service de police scientifique. Gênées par la réputation de « pays du broutage » que nourrissent ces affaires, les autorités ivoiriennes affirment tout mettre en œuvre pour identifier les cyberarnaqueurs qui usurpent l’identité de responsables sécuritaires français et européens : « On sait qu’il en va de notre image », reconnaît un officier de sécurité ivoirien.

Côté français, on déplore pourtant un « manque d’efficacité » et de « franche coopération » des services ivoiriens sur les cas de fausses convocations judiciaires ainsi que sur les « scam romance », le jargon policier pour décrire les arnaques aux sentiments. « Quand on discute, on a le droit à plein de promesses, mais aucune demande n’aboutit, même pour une simple identification d’adresse », se plaint un enquêteur français. En attendant, les policiers français procèdent à des interpellations en France. Et pour cause : le modus operandi des brouteurs requiert d’avoir des relais locaux pour récupérer les fonds soutirés aux victimes. Sur place, jusqu’à une vingtaine de personnes peuvent faire partie du « réseau logistique » de complicité. Certains sont chargés de retirer au distributeur les fonds extorqués, d’autres repartent en Côte d’Ivoire en transportant jusqu’à 10 000 euros, soit le montant maximum en espèces autorisé sur un vol. Un « travail de fourmi », confie l’enquêteur français.

Côté ivoirien, on se défend en évoquant de la « frustration » et un certain « déséquilibre » dans la coopération avec les pays occidentaux. « Quand nous leur signalons des victimes en Côte d’Ivoire de délinquants résidant dans leurs pays, il n’y a jamais d’interpellation, et on nous avance des arguments de procédure », peste l’officier de sécurité ivoirien déjà cité. Les signalements en question concernent essentiellement des « appels à la haine » contre le pouvoir en place ou certaines communautés, diffusés par des individus, souvent des Ivoiriens, établis en Europe ou en Amérique du Nord. « Ils nous soupçonnent de traquer des opposants, poursuit la source, nous y voyons une forme de mépris. »

Hackeurs militants

En parallèle des réseaux d’enquête officiels, des militants français et ivoiriens s’efforcent à leur niveau de traquer les brouteurs et de faire de la sensibilisation. « On reçoit une vingtaine de plaintes de victimes chaque semaine », indique Assane Coulibaly, créateur en 2015 de Police secours, un compte Facebook qui fait le lien entre les services de secours et la population. Car 95 % des victimes des brouteurs sont basées en Côte d’Ivoire, selon nos informations. Le premier travail de M. Coulibaly est de les écouter et de les conseiller, avant de les orienter vers la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité, un service de la police nationale ivoirienne qui, dit-il, « a beaucoup avancé sur ce phénomène. Il y a eu beaucoup d’arrestations et d’interpellations ces derniers temps ».

De son côté, le youtubeur français Sandoz agit comme un hacker militant. Depuis un peu plus de trois ans, il infiltre les ordinateurs de certains escrocs et supprime les photos ou vidéos compromettantes d’une victime qui se serait par exemple déshabillée devant sa caméra. Il dénonce les arnaques sur sa chaîne Youtube, publie des vidéos de ses contre-attaques et prévient dès qu’il le peut des victimes en train de se faire piéger, surtout des personnes âgées. Certaines, souligne-t-il, ont parfois tenté « de mettre fin à leurs jours ». « Mais tout seul, je ne peux pas mettre la main sur tous les brouteurs », concède-t-il.

Ce chasseur de brouteurs plaide pour une meilleure « collaboration entre les deux pays concernés pour que les choses avancent plus vite ». Sinon, craint-il, les meilleurs escrocs conserveront toujours une longueur d’avance : « La durée de vie d’un brouteur est de quelques heures, il change rapidement d’identité. Quand on porte plainte, ça prend des mois, des années. Si on agit vite, qu’on a la localisation, le nom, le numéro de téléphone, on peut garder l’œil sur lui. »

 

Yassin Ciyow (Abidjan, correspondance) et Youenn Gourlay (Abidjan, correspondance)

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Centrafrique-Presse.com
20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 20:43
ABDOULAYE MISKINE : UNE DETENTION INCONGRUE DU LEADER DE FDPC AU TCHAD

 

Lu pour vous

 

AUSSI BIZARRE QUE CELA PUISSE PARAITRE, PRESQUE TOUS LES LEADERS POLITICO-MILITAIRES CENTRAFRICAINS LES PLUS CRUELS ET RADICAUX SONT AU TCHAD, MAIS SEUL CELUI DU FDPC, LE GENERAL MARTIN KOUMTANMADJE ALIAS ABDOULAYE MISKINE CROUPIT EN DETENTION BIENTOT TROIS ANS. COMMENT CELA PEUT-IL S’EXPLIQUER ?

La détention du leader de FDPC, le général Abdoulaye MISKINE  suscite  vraiment des interrogations et indignations car celui-ci s’est donné  corps et âme pour un retour réel de paix  en RCA à travers des actions concrètes, visibles mais  non reconnues par la haine des ennemis qui veulent tout simplement en découdre avec le Général.

FOND DU PROBLEME

En tant que  doyen de la rébellion Centrafricaine, Abdoulaye MISKINE  a compris l’enjeu et a refusé l’option de  guerre au détriment de la paix  après l renversement du régime  sanguinaire de François Bozizé ;Aussi, c’est grâce à sa sagesse  que les 14 groupes politico-militaires et le Gouvernement Centrafricain sont parvenus  aux accords de Khartoum  signé à Bangui en 2019 ; Il reste le premier leader du groupe politico-militaire qui a réussi le cantonnement de ses éléments à Zoukoumbo dans le cadre du projet DDRR, mais malheureusement, c’est la base de ses éléments qui a subi  un  bombardement aérien et attaque terrestre avec  des chars en Avril 2019 par la MINUSCA sous un prétexte de blocage du convoi des véhicules de la CFAO,  juste après les accords de Khartoum et Bangui, pourtant, ces éléments attendaient le processus de DDRR depuis Juin   2016 ;Il apparait de manière claire que Abdoulaye MISKINE n’est ni officiellement accusé par les organisations de droit de l’homme ni par les cours internationales pénales sauf que les autorités centrafricaines l’ont diabolisé parce qu’il voulait dénoncer la violation des accords de Khartoum. La détention du leader de FDPC depuis trois ans au Tchad est surprenante  car l’on s’interroge sur les causes réelles de celle-ci. Or il y a des chefs rebelles connus pour leurs atrocités commises sur les populations civiles, parfois reconnus coupables de crimes de guerre et crime contre l’humanité, ceux-là sont en liberté et circulent librement au Tchad.

RESUME DES ACTIONS DE MEDIATION

Nous publions in fine le résumé de la médiation menée entre le FDPC, les organismes internationaux et le gouvernement pour un  retour définitif de la paix en République Centrafricaine. Ce résumé permet de mettre en lumière les bonnes intentions du leader de FDPC sur sa volonté de créer une atmosphère de concorde entre les centrafricains. Après la prise de pouvoir par la coalition SELEKA dont le FDPC n’est pas partie prenante, celui-ci  était accusé de groupe traitre, ce qui a créé une  divergence entre  le FDPC et cette coalition au point que son groupe a été attaqué par des éléments sélékas dans la région de la Nana Mambéré. Aussi fallait-il convaincre le FDPC et son leader de négocier très rapidement avec le Gouvernement pour obtenir un cessez le feu afin de ramener la paix en RCA. Par la suite, le Général Abdoulaye MISKINE a donné son accord pour les négociations et arrêts des hostilités par son groupe. A cet effet, l’appui des organisations et institutions internationales sur cette démarche crédibilise cette volonté. Chose faite.

Ainsi, Le 05 août 2O13, le Comité de médiation a fait adresser une lettre de bonne intention à la MINUSCA, demandant son appui par rapport à son initiative de paix et de réconciliation en RCA. Le 13 octobre 2013, une deuxième lettre a été adressée à la même organisation pour solliciter son intervention auprès du Président Camerounais Mr Paul BIYA pour la libération d’Abdoulaye MISKINE leader du FDPC écroué au Cameroun. Le  FDPC  adresse une lettre de félicitation à la Présidente Catherine SAMBA PANZA, le 27/ 01/2014, pour son élection comme Présidente de la Transition, dans ce même courrier, le FDPC a exprimé sa ferme volonté de déposer les armes car son objectif n’était  pas de poursuivre les hostilités.

En définitive, plusieurs courriers ont été adressés à la MINUSCA, sollicitant des appuis multiformes pour relancer un dialogue franc avec le Gouvernement afin de faire démobiliser et désarmer ses combattants, mais c’est bien dommage que ces écrits sont demeurés lettre morte. Toutefois la raison a pris le dessus et tout le monde s’est fait rattraper avec les pourparlers de Khartoum suivi de l’accord qui piétine faute d’un consensus hardi. Après la libération d’Abdoulaye MISKINE, celui-ci est accueilli à Brazzaville par le Président Denis SASSOU NGUESSO, occasion d’activer les pourparlers de paix et de réconciliation selon le vœu du FDPC.Il convient de souligner que la libération du général Abdoulaye MISKINE et celle de 26 otages dont le prêtre polonais en novembre 2014 est une œuvre du comité sous les auspices de la Communauté de SAINT’EGIDIO.

Toujours dans le souci d’amener le FDPC et son leader Abdoulaye MISKINE à abandonner les armes, le comité en entrepris de relancer les démarches de négociations en 2016 après l’élection du Président, le Prof. Faustin Archange TOUADERA. Une lettre de félicitation a été adressée à l’endroit du Président élu, montrant une fois de plus que le FDPC est résolument tourné vers la recherche de paix en Centrafrique. Mais pour mieux avancer, le comité a changé de stratégie en sollicitant l’implication des députés de la circonscription de Kabo. Aussi, les deux députés ont-ils accepté de prendre part aux démarches et négociations, ce qui aboutit à l’élaboration d’un avenant permettant au FDPC de faire partie des groupes signataires de l’accord du forum  Bangui.

Sans relâche, le comité poursuit ses activités puisque tenu par l’obligation de résultat : Paix et Réconciliation. Aussi, par l’entremise de son coordinateur Mr Lucien ASSALBAYE, une série de rencontres a eu lieu entre autre avec le Président de la République, Son Excellence Faustin Archange TOUADERA, le 27 Mai 2019, Mme la Ministre de l’Action Humanitaire et de la réconciliation, le 6 Juin, puis le Premier Ministre le 21 juin 2019. Le comité entend poursuivre ses actions pour atteindre son objectif, celui de rencontrer Abdoulaye MISKINE ; avec une délégation qui impliquera les Députés de KABO, région d’origine du leader du FDPC. Tels sont les actions menées sans tabous ni réserve avec le leader du FDPC pour la paix en RCA, son pays.

PEREZE KO

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