Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

4 novembre 2022 5 04 /11 /novembre /2022 22:16
« L’internationale » naissante des patrons des juntes militaires africaines

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com/ By Nicolas Beau 4 novembre 2022 

Cette visite de quelques heures seulement avait pour principal but de de renouer la coopération militaire entre les deux Etats, cette dernière
ayant été mise à mal par le départ du Mali de la force conjointe du G5 Sahel. Mais dès l’annonce de ce déplacement des suspicions sont nées dans la presse et sur les réseaux.  Ne s’agissait-il pas d’organiser l’arrivée de la milice russe Wagner au pays de Thomas Sankara ?

Les Burkinabè ont beau s’époumoner pour dire, à l’instar de leur Premier ministre que la coopération, avec la Russie est ancienne et qu’il n’est pas question de faire venir les « musiciens » la crainte des partenaires de voir ce pays tomber sous l’emprise de Moscou subsiste.

Les avertissements américains

Les Etats Unis ont dépêché, Victoria Nuland, sous-secrétaire d’Etat aux affaires politiques, pour s’en assurer. Cette dernière est une politicienne sophistiquée  néoconservatrice, elle est la principale artisane du changement de régime à Kiev en 2014 où elle distribuait des petits pains aux insurgés ! Elle est allée à Ouagadougou en personne pour s’assurer que la nouvelle junte ne rejoindrait pas le « camp du mal ». Après avoir prévenu Ibrahim Traoré de tous les risques qu’il encourait s’il faisait le mauvais choix, elle est partie rassurée en laissant entendre que le Burkina Faso n’avait pas l’intention de recourir à Wagner et qu’il comptait sur ses propres forces.

Tous les Etats du G5 Sahel traversent la pire période de leur histoire, tant sur les plans sécuritaires qu’humanitaires, la situation n’a jamais
été aussi volatile et dangereuse, il semble pourtant que la seule préoccupation des partenaires soit la main du Kremlin dans le béret des
putschistes…

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
4 novembre 2022 5 04 /11 /novembre /2022 21:44
Paul Biya et les autres présidents "Duracell" - version 2022
Paul Biya et les autres présidents "Duracell" - version 2022
Paul Biya et les autres présidents "Duracell" - version 2022
Paul Biya et les autres présidents "Duracell" - version 2022
Paul Biya et les autres présidents "Duracell" - version 2022

Lu pour vous

 

Bertrand Gallicher - franceinfo Radio France Publié le 04/11/2022 16:48

 

PAUL BIYA (Cameroun)

La deuxième marche du podium est occupée par Paul Biya, 89 ans, président du Cameroun depuis le 6 novembre 1982, soit 40 ans à la tête de l’État. Sachant qu'avant d'être président, il avait été Premier ministre pendant sept ans.

Il a été réélu en octobre 2018 pour un huitième mandat.

Paul Biya a serré la main de cinq présidents français successifs (François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron).

 

DENIS SASSOU-NGUESSO (Congo-Brazzaville)

Son voisin congolais n'est pas en reste. Denis Sassou-Nguesso a été président entre 1979 et 1992, puis il est revenu aux affaires en 1997. Il n'a plus lâché les rênes du pouvoir depuis.

Mis bout à bout, cela fait près de 38 ans qu'il dirige la République du Congo.

Il ne compte pas s'arrêter là : âgé de 78 ans, il a remporté la présidentielle du 21 mars dernier et ce, dès le premier tour.

Son nouveau mandat court jusqu’en 2026.

 

YOWERI MUSEVENI (Ouganda)

Autre président ‘‘Duracell’’ : Yoweri Museveni. Il prend le pouvoir en Ouganda en 1986, se fait élire président en 1996 et réélire depuis. En janvier 2021, il a facilement remporté la présidentielle, décrochant là un nouveau mandat de 5 ans.

Yoweri Museveni avait fait modifier la constitution, supprimant la limite d’âge de 75 ans requise pour être président.

Agé de 78 ans, "M7" affiche une longévité de 36 ans à la tête de ce pays d'Afrique de l'Est.

 

ALEXANDRE LOUKACHENKO (Bélarus)

Hors d’Afrique, il y a Alexandre Loukachenko, inamovible président du Bélarus depuis 1994.

Élu chef de l’État en 1994, il est réélu en 2001, 2006, 2010, 2015 et 2020, avec des scores dépassant systématiquement les 75%.

En août 2020, il décroche un sixième mandat, faisant fi de toute contestation.

Dans les pays occidentaux, l'homme fort de Minsk, aujourd'hui âgé de 68 ans, est considéré comme le "dernier dictateur d'Europe".

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
4 novembre 2022 5 04 /11 /novembre /2022 21:39
Au Cameroun, des célébrations pour les 40 ans au pouvoir de Paul Biya
Au Cameroun, des célébrations pour les 40 ans au pouvoir de Paul Biya

 

Lu pour vous

 

Au Cameroun, des célébrations pour les 40 ans au pouvoir de Paul Biya et beaucoup de flou pour la suite

Bertrand Gallicher - franceinfo Radio France Publié le 04/11/2022 16:48

Le parti présidentiel fêtera dimanche 6 novembre les 40 ans de pouvoir de Paul Biya, 89 ans. Censé continuer à diriger le Cameroun jusqu'en 2025, il n'a désigné aucun dauphin et ne laisse rien paraître de ses intentions.

Les festivités marquant les 40 ans de l'accession au pouvoir de Paul Biya sont organisées par le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, fondé par le président en 1985. Des préparatifs étranges nul ne sait aujourd'hui si le principal intéressé participera, dimanche 6 novembre, à cette célébration.

À 89 ans, Paul Biya, dont la santé paraît fragile, cultive la discrétion. Ses apparitions publiques sont rares. L'une des dernières remonte au 26 juillet 2022, lors de la visite à Yaoundé d'Emmanuel MacronInterrogé sur ses intentions après la fin de son mandat en 2025, le président camerounais avait entretenu le doute "Le mandat que je mène a une durée de sept ans, avait-il rappelé. Quand ce mandat arrivera à expiration, vous serez informé sur le point de savoir si je reste ou si je m'en vais au village."

Une boutade qui laisse dans l'expectative les éventuels prétendants à sa succession. Personne ne s'est officiellement déclaré. Sur ce sujet, tabou dans son entourage et dangereux pour les opposants, quelques noms circulent. D'abord celui du fils aîné du chef de l'Etat, Franck Biya, un homme d'affaires de 51 ans qui a autrefois participé à des campagnes électorales de son père. Mais certains le jugent peu intéressé par la politique et assez velléitaire. D'autres noms sont cités, ceux de l'actuel ministre des Finances ou encore du ministre de la Communication. Sans oublier le secrétaire général de la présidence, Ferdinand Ngoh Ngoh, qui bénéficie du soutien de la première dame Chantal BiyaC'est lui qui exerce de facto une grande partie du pouvoir exécutif.

Un président qui passe beaucoup de temps à l'étranger

Paul Biya a souvent séjourné à Genève, à l'hôtel InterContinental qu'il semble beaucoup apprécier. L'an dernier, des activistes camerounais avaient manifesté devant l'établissement pour dénoncer les coûteux séjours en Suisse du président et ses absences répétées du Cameroun. Ce mode vie interroge d'autant plus que la situation du pays se dégrade. 30 % des 28 millions d'habitants vivraient dans la pauvreté, tandis qu'une partie de l'entourage présidentiel profite de la corruption régnant au Cameroun. "Une clique de prédateurs qui s'enrichit en bénéficiant de l'absence du chef de l'Etat", selon une source journalistique camerounaise. Sur place la corruption qui sévit parmi l'administration et dans l'armée est un secret de polichinelle.

Pourtant le pays doit relever de sérieux défis, économiques et sécuritaires. L'ouest anglophone du Cameroun -frontalier du Nigéria- est en proie à une rébellion armée qui a fait plus de 6.000 morts et un million de déplacés depuis 2016.Dimanche le parti présidentiel -le RDPC- fêtera les 40 ans de règne de Paul Biya sur le thème de la stabilité politique et de la paix.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
4 novembre 2022 5 04 /11 /novembre /2022 21:36
Le groupe paramilitaire Wagner ouvre son premier quartier général à Saint Petersbourg,
Le groupe paramilitaire Wagner ouvre son premier quartier général à Saint Petersbourg,
Le groupe paramilitaire Wagner ouvre son premier quartier général à Saint Petersbourg,

Lu pour vous

 

Guerre en Ukraine : le groupe paramilitaire Wagner ouvre son premier quartier général à Saint Petersbourg, en Russie

https://www.francetvinfo.fr/ Franceinfo Publié 

Le "Centre SMP Wagner" a pour vocation officielle de rassembler des entrepreneurs afin d'"augmenter les capacités de défense de la Russie".

Wagner a désormais pignon sur rue. Le groupe paramilitaire russe a inauguré vendredi 4 novembre son "Centre SMP Wagner", des locaux flambants neufs situés à Saint-Pétersbourg (Russie). Il s'agit du premier quartier général public de ce groupe confidentiel, dont les mercenaires sont actuellement déployés en Ukraine mais aussi dans des pays d'Amérique latine, d'Afrique et du Moyen-Orient.

Le complexe est destiné à accueillir des entreprises tierces et doit notamment "héberger des inventeurs, des designers et des informaticiens", avait expliqué fin octobre le fondateur de Wagner, l'homme d'affaires russe Evguéni Prigojine. Tout de verre et d'acier, l'immeuble dispose notamment de salles d'exposition dans lesquelles sont installés des drones à usage militaire.

Le groupe paramilitaire poursuit ainsi sa mue et son installation dans le paysage sécuritaire et médiatique en Russie. Jusqu'ici silencieux sur le sujet, Evguéni Prigojine a récemment confirmé avoir fondé Wagner. Il a depuis critiqué publiquement des cadres de l'armée russe et de hauts responsables politiques en Russie.

"Evguéni Prigojine et son groupe gagnent en notoriété, et sont en train de monter dans la hiérarchie des élites politico-économiques russes", expliquait à franceinfo le 31 octobre le chercheur Maxime Audinet, spécialiste des stratégies d'influence russes. "La 'SMP [société militaire privée] Wagner' semble devenir une marque, un objet marketing destiné à recruter de nouvelles recrues".

De l'aveu d'Evguéni Prigojine, ce QG doit servir à "augmenter les capacités de défense de la Russie" avec de possibles "ouvertures de succursales", "si l'aventure est concluante" avait-il déclaré sur le réseau social VKontakte. Mais il ne s'agit pas d'un centre de recrutement pour autant, ont assuré des représentants du groupe sur place. En mêlant sécurité privée, affaires et sous-traitance de conflit pour la Russie notamment, Wagner continue d'opérer dans une zone grise – ce qui vaut au groupe d'être considéré tantôt de groupe semi-privé, tantôt d'acteur semi-étatique.

 

 

 

Le groupe Wagner a désormais son QG officiel à St Petersbourg

PARIS MATCH

Le bâtiment à la façade de verre composé de plusieurs étages, et surmonté d'un grand panneau blanc marqué "Wagner", a ouvert ses portes vendredi.

Le groupe paramilitaire russe Wagner a ouvert vendredi son premier QG à Saint Petersbourg, en Russie, a constaté un journaliste de l'AFP.

Yevgeny Prigozhin, qui a récemment confirmé avoir fondé le groupe très secret et déployé dans des pays d'Amérique latine, d'Afrique et en Ukraine, avait annoncé l'ouverture de ce bureau à l'occasion de la Journée de l'unité nationale dans un communiqué publié sur le site de sa société Concord.

Le bâtiment à la façade de verre composé de plusieurs étages, et surmonté d'un grand panneau blanc marqué "Wagner", a ouvert ses portes vendredi.

Des individus en tenue de camouflage déambulaient dans les couloirs gris du bâtiment, en regardant une exposition présentant des drones.

"La mission du Centre PMC Wagner est de fournir un environnement confortable pour générer de nouvelles idées afin d'améliorer la capacité de défense de la Russie", a déclaré M. Prigozhin dans son communiqué.

Pendant des années, le groupe Wagner a été soupçonné de jouer un rôle dans la réalisation des ambitions de Moscou à l'étranger

Le mois dernier, Yevgeny Prigozhin a mis fin à des années de rumeurs en reconnaissant avoir fondé le groupe. Pendant des années, le groupe Wagner a été soupçonné de jouer un rôle dans la réalisation des ambitions de Moscou à l'étranger, le Kremlin niant tout lien.

Le groupe - et son chef - ont joué un rôle de plus en plus important dans l'offensive en Ukraine lancée par la Russie en février dernier.

Le groupe paramilitaire Wagner ouvre son premier quartier général à Saint Petersbourg,
Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 novembre 2022 4 03 /11 /novembre /2022 23:41
LE CONTINGENT MAROCAIN DE LA MINUSCA ACHÈTE DE L'OR ET DES DIAMANTS

Lu pour vous

 

CENTRAFRIQUE : LE CONTINGENT MAROCAIN DE LA MINUSCA ACHÈTE DE L'OR ET DES DIAMANTS À DES REBELLES À MBOMOU

https://www.camer.be/ © Camer.be : Franck Bafeli  02 nov. 2022 17:15:03

 

Depuis son arrivée dans le pays, au plus fort de la crise, la MINUSCA a fait l’objet de plusieurs critiques acerbes venant de la part des populations de plusieurs villes de province qui se sentaient parfois abandonner par les forces de «maintien de la paix» face aux groupes de bandits sans foi ni loi.

Cependant, la MINUSCA continue d'apporter un soutien indéfectible aux criminels sur le terrain. Les informations récentes en provenance de la localité de Mbomou montrent la profondeur de la coopération entre la MINUSCA et les groupes armés.

Le lundi 10 octobre 2022, une partie de la population de la Commune de Bakouma ont appelé la hotline 1320 pour signaler le survol d'un hélicoptère de contingent Marocain de la MINUSCA en ce moment de BAKOUMA à NZAKO

Le même jour, les habitants de Nzako ont rapporté avoir vu le contingent Marocain échanger des produits miniers or et diamant contre de l'argent avec les rebelles.

Les mêmes rapports ont été reçus le 24-25 octobre, indiquant que les armes de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) avaient été transférées aux militants. Il y avait aussi des rumeurs selon lesquelles des groupes armés pourraient attaquer la ville de Bakouma.

Fin octobre, les habitants ont remarqué une importante somme d'argent contenant des nouveaux billets de banque de FCFA, le contingent de la MINUSCA a fait circuler ces nouveaux billets de FCFA. Ce qui soulève de nombreuses questions.

La France, qui cherche à déstabiliser le pays par tous les moyens, envoie les nouveaux billets de banque de FCFA au MINUSCA, qu'elle utilise à son tour pour le commerce illégal des métaux avec des groupes armés.

Les actions de la MINUSCA continuent de susciter de nombreuses interrogations. Malheureusement, les responsables de l’ONU et la communauté internationale d’une manière générale, ne remarquent pas les crimes commis par ces Casques bleus.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
3 novembre 2022 4 03 /11 /novembre /2022 23:21
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

Centrafrique : les organisations des professionnels des médias, inquiètes des menaces et intimidations contre les journalistes

https://www.radiondekeluka.org/  jeudi 3 novembre 2022 17:59

A l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, les organisations des professionnels des médias se disent inquiètes de l’environnement dans lequel évoluent les médias. Au cours d’une conférence-débat organisée par le Réseau des médias communautaires de Centrafrique (RMCC) ce 02 novembre à Bangui, les journalistes ont déploré les conditions dans lesquelles ils travaillent en République centrafricaine.

Le débat s’est focalisé sur les crimes commis contre des journalistes en République centrafricaine, et qui sont restés jusque-là impunis. Afin d’éviter que les professionnels des médias soient pris pour cibles, le Haut Conseil de la Communication (HCC) les appelle au respect du code d’éthique et de la déontologie du métier.

"Les journalistes sont assassinés parce qu’ils ont diffusé une information. Le cas qui fait jurisprudence, est celui d’Elisabeth Olofio de la radio Siriri de Bambari. Il nous appartient de respecter scrupuleusement les règles d’éthique et de déontologie. Cela nous permettra d’éviter les problèmes avec les ennemis de la presse" a conseillé José Richard Pouambi, président du HCC.

Acteur dans la lutte contre l’impunité 

Pour les journalistes, les professionnels des médias doivent être au centre du dispositif de lutte contre l’impunité.

"Nous sommes dans un contexte difficile qui expose non seulement les journalistes, mais tous les Centrafricains à un certain nombre de menaces. Le journaliste doit être au centre du dispositif que nous devons mettre en place pour lutter contre l’impunité à travers le travail qu’il fait" a fait savoir Sylvestre Sokambi, journaliste.

En République centrafricaine, la liberté d’expression reste un défi à relever. Cependant, les Organisations syndicales des journalistes, éprouvent des difficultés à s’assumer dans leur rôle de défense et de protection des droits des journalistes.

La journée internationale  pour la fin de l’impunité des crimes commis contre des journalistes a été adoptée par les Nations-Unies en mémoire de Ghislain Dupont et Claude Verlon, deux confrères de RFI assassinés le 02 novembre 2013 à Kidal au Mali.

 

 

Centrafrique : des mouvements d’hommes armés signalés dans une partie de l’Est et du Nord-est

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 3 novembre 2022 17:34

Après une période d’accalmie dans l’Est et dans le Nord-est de la République centrafricaine, des mouvements d’hommes armés ont été signalés entre les préfectures du Mbomou et de la Vakaga, en passant par la Haute-Kotto. Une information confirmée par des habitants et des autorités locales. Le déplacement de ces hommes armés inquiète les populations de ces régions, surtout ceux de Birao, chef-lieu de la Vakaga.

Selon les témoignages, ce mouvement d’hommes armés a commencé depuis Nzacko dans le Mbomou. Ces derniers ont traversé la Haute-Kotto, en passant par Ouadda, où ils ont raflé des produits vivriers entre les mains des habitants pour leur survie.

« On ne sait pas s’ils comptent attaquer une localité »

"Ces derniers jours, ces éléments armés commencent encore à se regrouper. On ne sait pas s’ils comptent attaquer une localité ou s’ils sont simplement dans une phase de retrait. D’après les témoignages, ils ont quitté Nzacko, passés par Ouadda et Ouanda-Djallé avant de gagner les villes de Tiringoulou et Birao. Au cours de leur trajet, ils ont dépouillé des habitants de leurs biens" a témoigné un habitant de Ouadda (Haute Kotto).

La présence et le déplacement de ces hommes armés ont été confirmés par plusieurs sources locales dont des autorités.

« Ils leur ont ravi quelques vivres pour la subsistance »

"Il s’agit d’une colonne d’environ 80 hommes. Sur leur chemin, ils se sont croisés avec des paysans. Heureusement, ils ne leur ont pas fait de mal. Néanmoins, ils leur ont ravi quelques chevreaux et des vivres pour leur subsistance. Ces derniers ont des fusils d’assaut en mains" a affirmé Zacharia Ramadan, sous-préfet de Ouanda-Djallé.

Selon d’autres sources contactées à Birao par Radio Ndeke Luka, une partie de ces hommes armés, environ 400, ont été aperçus le mercredi 2 novembre au village Aïfa dans la Vakaga. Ces derniers progresseraient vers la rivière Bahr Aouk, à la frontière avec le Tchad.

 

Centrafrique: plusieurs routes en chantier dans la ville de Bangui

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 3 novembre 2022 09:50

Lancés il y a quelques mois, les travaux de réhabilitation de 50 kilomètres de routes se poursuivent dans la ville de Bangui. Ce projet du gouvernement vise à réduire les problèmes de la libre circulation des biens et des personnes.

Plusieurs avenues et ruelles de la ville de Bangui sont en chantier. Améliorer les tronçons presque impraticables, c’est la mission confiée aux entreprises nationales et internationales sélectionnées pour les travaux. Sur l’avenue de l’Indépendance, un Centrafricain donne son avis sur les travaux.

« Il y avait trop de poussière »

"C’est l’avenue qui mène directement au centre-ville. Auparavant, il y avait trop de poussière ici et beaucoup de tracasseries. Mais maintenant, je vois qu’effectivement, le gouvernement reconstruit quelques avenues" témoigne Joachim Dangassa, un habitant.

Avec les travaux du prolongement de la ruelle de la tribune vers le quartier Yassimandji dans le 5e arrondissement, ce riverain voit enfin, le bitume traverser son quartier.

"Je suis ému. Je remercie le gouvernement, car nous voyons au moins le bitume dans notre quartier" se réjouit-il.

Des inquiétudes 

Même si ces travaux sont appréciés par certains, les déviations qui entravent la libre circulation et la qualité de l’ouvrage, sont pointées du doigt par d’autres. Les sceptiques s’inquiètent de la durabilité des ouvrages.

"Les travaux se déroulent bien. Seulement, l’épaisseur du bitume laisse à désirer. Et puis, ce n’est pas une grande piste. Quand il y aura un embouteillage, comment les voitures et les autres usagers vont passer" s’interroge Mathieu, un Banguissois.

Le département des travaux publics assure que ces travaux vont également s’étendre dans les villes de provinces.

"Les travaux que nous faisons dans la ville de Bangui sur 50 kilomètres, c’est le bitumage des routes. Certaines routes sont bitumées en recouche et les grandes artères vont être reprises en béton bitumé. Les routes, non seulement à Bangui mais dans l’arrière-pays, sont dégradées. Donc, ces travaux se feront également à l’intérieur du pays" affirme Guismala Hamza, ministre des travaux publics.

Avec ces travaux en cours, de nombreux tronçons commencent à connaître une certaine amélioration. Le projet, prévu pour 18 mois, est financé par le gouvernement centrafricain à hauteur de 17 milliards de francs CFA.

 

 

Centrafrique : 26 ans après sa disparition, les Centrafricains se souviennent encore de Jean-Bedel Bokassa

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 3 novembre 2022 17:49

Vingt-six ans après sa disparition, les Centrafricains se souviennent encore de feu empereur Jean-Bedel Bokassa. Décédé le 3 novembre 1996 à Bangui, il a régné d’une main de fer du 1erjanvier 1966 au 20 septembre 1979. Même si certains Centrafricains gardent de lui un dictateur violent, de nombreux autres se souviennent d’un patriote bâtisseur.

Même si durant le règne de Jean-Bedel Bokassa, plusieurs personnes ont déploré son abus d’autorité, certains fonctionnaires de l’époque, mis en prison, reconnaissent en lui, la fermeté dans le travail.

« Un journaliste n’avait pas ce droit-là »

"C’est quelqu’un qui était rigoureux, qui aimait le travail bien fait et qui veillait pour que tout soit bien fait. Ma première arrestation, c’est lorsque j’ai annoncé, au cours d’un journal, la mort du président français Pompidou. L’entourage de Bokassa a estimé qu’un journaliste n’avait pas le droit d’annoncer la mort d’un chef d’Etat. C’était tout un problème. Aussitôt, on m’a envoyé en prison" raconte Hubert Marie Djamani, ancien journaliste à Radio Centrafrique.

Un bâtisseur

Même s’il est connu que l’Empereur Jean-Bedel Bokassa s’était illustré par la dictature, plusieurs personnes ayant vécu son époque témoignent d’un grand homme d’Etat, rigoureux et bâtisseur.

"Quand j’étais plus proche de lui, j’ai connu 3 types d’homme. D’abord, très paternaliste, un peu dans l’humour et homme d’Etat. Lorsqu’il s’habille en gris, il faut faire attention. Mais lorsqu’il est dans son bleu-marine, c’est la courtoisie. Ce que j’ai aimé en lui, il s’inspirait de tout ce qu’il voyait à l’étranger pour bâtir le pays" atteste Tita Samba-Solé, un ex proche de Jean-Bedel Bokassa.

Malgré cette proximité, l’ancien garde du corps n’a pas fini en beauté aux côtés de l’empereur.

« C’est là où j’ai pu voir l’autre côté de la chose »

"Mes moments difficiles sont arrivés lorsque je devais passer quelques années à la prison de Ngaragba. C’est là où j’ai pu voir l’autre côté de la chose. Je n’avais jamais imaginé qu’on tuait à Ngaragba. Je n’avais jamais pensé que les gens souffraient autant derrière les barreaux. Est-ce que c’est sous ces ordres ?" se demande Tita Samba-Solé.

Ces témoignages montrent les bons et mauvais souvenirs de l’empereur Jean-Bedel Bokassa. Vingt-six ans aujourd’hui après son décès, beaucoup de Centrafricains continuent de se souvenir de ce grand homme qui a régné sur la République centrafricaine de 1966 à 1979.

 

Bangui : des mécontents bloquent la route qui mène à la SEGA

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 3 novembre 2022 18:05

L’état défectueux des avenues et routes, ne favorise pas que les accidents. Il est aussi source de mécontentement. Ce jeudi 03 novembre 2022, le voisinage de la Société de gestion des abattoirs (SEGA) dans le 6èmearrondissement de Bangui, s’est soulevé. Plusieurs dizaines de personnes ont barricadé très tôt ce matin, la ruelle qui mène à cette société. Les mécontents réclament la réhabilitation de cette route dont la dégradation est très avancée.

Les manifestants, en majorité des femmes, ont pris d’assaut la ruelle qui mène à la SEGA aux environs de 4 heures du matin. Les cris et concert de casseroles ont rythmé la manifestation. Des dizaines de riverains ont occupé la voie pour empêcher le passage des bétaillères, motos et pousse-pousse. Ils ont une seule revendication : la réhabilitation de cette ruelle très dégradée.

Les riverains n’en peuvent plus !

"Cette route est très dégradée. La viande de bœuf qui est transportée sur les motocyclettes et dans les pousse-pousse se renverse régulièrement dans ces eaux stagnantes et boueuses. C’en est trop ! Nous voulons une solution à ce problème" s’est indignée, une manifestante.

Les manifestants ne comptent pas libérer la voie bloquée par l’épave d’une vieille voiture.

"Ces grands trous qui se trouvent sur cette voie, ont déjà occasionné beaucoup d’accidents. Et ces eaux sales ont favorisé la prolifération des moustiques dans le secteur. A partir de 17 heures déjà, les moustiques nous piquent. Il n’y a personne pour nous secourir" a renchéri, une autre manifestante.

D’après le constat, la ruelle en question est impraticable. On y voit des trous remplis de boue et d’eau stagnante. A plusieurs endroits, elle dégage une odeur nauséabonde.

Paralysie des activités 

Ce mécontentement a perturbé les activités des bouchers.  Pour les responsables de leurs associations, la SEGA doit prendre ses responsabilités.

"C’est un terrible handicap. La population est sortie sur la route pour la barricader. Mais où les transporteurs de bovins vont-ils passer ? Il faut que la SEGA trouve une solution pour que les choses rentrent dans l’ordre. Le boucher paie des taxes à la SEGA. En retour, celle-ci doit lui donner satisfaction" a regretté Joseph Fadhès Ndjéodi, président de l’Union des bouchers centrafricains.

A la SEGA, les responsables, que nous avons rencontrés, n’ont pas souhaité s’exprimer. Jusqu’en début d’après-midi, la circulation est restée paralysée sur cette ruelle. Les mécontents, de leur côté, conditionnent la libération de cette voie par le lancement des travaux de réhabilitation.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 novembre 2022 3 02 /11 /novembre /2022 22:16
Les vaccins pourraient changer la donne dans la lutte contre le paludisme en Afrique

 

Lu pour vous

 

THE CONVERSATION

La mise au point d'un vaccin efficace contre le paludisme s'est avérée bien plus difficile que celle d'un vaccin anti-COVID-19. Plusieurs vaccins différents contre le COVID-19 ont été développés et approuvés pour une utilisation dans l'année qui a suivi l'apparition de la maladie.

En revanche, il a fallu plus de 30 ans de recherches intensives et de nombreux essais cliniques menés par le Walter Reed Army Institute of Research et ses partenaires pour que le premier vaccin contre le paludisme, Mosquirix, soit approuvé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2021.

Mettre en place un vaccin contre une maladie à transmission vectorielle telle que le paludisme est un véritable défi. Le parasite prend différentes formes chez différents hôtes. Et il évolue constamment pour échapper au système immunitaire humain et aux interventions de contrôle.

Un pas important vers le déploiement équitable de Mosquirix a été franchi avec la décision de l'OMS accordant le statut de préqualification du vaccin en septembre 2022. L'étape de préqualification suit l'approbation. Elle permet de s'assurer que seuls des produits de bonne qualité sont achetés et distribués par les agences des Nations unies et d'autres grands donateurs.

Plus récemment, des chercheurs du Burkina Faso et de l'Institut Jenner de l'Université d'Oxford - la même institution qui a développé le vaccin COVID-19 d'Oxford/AstraZeneca - ont fait leur propre révélation. Ils ont publié des résultats très encourageants issus d'un essai clinique évaluant le nouveau vaccin antipaludique R21.

Comme Mosquirix, le vaccin R21 cible le sporozoïte. Il s'agit du stade du parasite du paludisme qui est transféré à l'homme lorsque le moustique anophèle femelle infecté par le paludisme suce le sang. Lorsqu'ils sont efficaces, les deux vaccins garantissent que les sporozoïtes sont détruits avant de pénétrer dans le foie. Ils préviennent efficacement l'infection par le paludisme en arrêtant le cycle de vie du parasite chez l'hôte humain..

La lutte contre le paludisme a été considérablement renforcée par l'ajout de vaccins antipaludéens à l'ensemble des mesures de prévention. Ces vaccins ont le potentiel de réduire les maladies et les décès liés au paludisme chez les enfants de moins de cinq ans - l'une des couches actuellement les plus touchées par le paludisme.

Ce que montrent les études

Les deux vaccins - Mosquirix et R21 - ciblent le même stade parasitaire et utilisent les mêmes protéines du paludisme. Mais le vaccin R21 d'Oxford contient un plus grand nombre de ces protéines du paludisme. Il utilise également un adjuvant différent - une substance chimique qui stimule la réponse immunitaire de l'organisme. Ces deux facteurs sont censés améliorer l'efficacité du vaccin R21 en provoquant une réponse immunitaire plus forte.

Les données préliminaires sont tirées d’une étude de deux ans portant sur 409 enfants âgés de cinq à 17 mois. Les enfants ont reçu une dose de rappel 12 mois après avoir reçu les trois premières doses du vaccin. Les données suggèrent que le vaccin R21 a entraîné un niveau de protection plus élevé que le Mosquirix.

Huit enfants sur dix ayant reçu quatre doses du vaccin R21 n'ont pas développé de paludisme au cours de la période d'essai - faisant de ce vaccin antipaludéen le premier à atteindre l'objectif d’efficacité minimale de l'OMS de 75 % pendant 12 mois dans la population cible des jeunes enfants africains.

Les résultats de cette étude sont encourageants. Mais les chercheurs ont mis en garde contre une comparaison directe entre les performances des vaccins R21 et Mosquirix. Contrairement au vaccin Mosquirix, le vaccin R21 a été administré aux enfants avant le début de la saison du paludisme. Et il n'a été testé que sur un petit nombre d'enfants d'une région du Burkina Faso. En outre, un certain nombre de mesures de contrôle et de prévention étaient en place.

Une étude de plus grande envergure est nécessaire pour confirmer l'efficacité du vaccin chez les enfants africains sur l'ensemble du continent. Cette étude doit être réalisée dans des régions où l'intensité de la transmission du paludisme, les niveaux de malnutrition et d'anémie dans les populations cibles et la couverture des interventions de contrôle varient.

Quatre mille huit cents enfants de quatre pays africains - dont deux ont une transmission du paludisme toute l'année - ont été recrutés dans un essai clinique de phase 3. L'objectif de cet essai est de démontrer la sécurité et l'efficacité du vaccin dans un groupe d'enfants plus important et plus diversifié. Les chercheurs de l'Institut Jenner s'attendent à ce que l'utilisation du vaccin R21 soit approuvée l'année prochaine, à condition qu'aucun problème de sécurité inattendu ne soit soulevé dans cet essai de plus grande envergure

Des goulots d'étranglement au niveau de la fabrication et de la distribution ont empêché la distribution équitable et en temps voulu des vaccins COVID-19. Pour éviter que cela ne se reproduise, l'Université d'Oxford a signé un accord de fabrication avec le Serum Institute of India, le plus grand fabricant de vaccins au monde. En vertu de cet accord, le Serum Institute a accepté de fournir au moins 200 millions de doses par an. C'est beaucoup plus que les 15 à 18 millions de doses de Mosquirix que GlaxoSmithKline doit produire chaque année jusqu'en 2028.

Mais, selon l'OMS, cette quantité est bien inférieure à la demande de vaccins prévue. Pour augmenter la capacité de production, l'Institut Jenner est en pourparlers avec des fabricants de vaccins africains.

Les prochaines étapes

La fabrication des vaccins n'est que la première étape. Il faut aussi veiller à ce que les pays puissent se procurer les vaccins, à ce qu'ils soient livrés équitablement aux pays demandeurs et à ce que les vaccins soient distribués rapidement à tous les établissements de santé dans les zones à risque de paludisme. Et surtout, il faut que l'utilisation des vaccins soit optimale.

La désinformation, l'hésitation à se faire vacciner et les préoccupations en matière de sécurité ont contribué à un taux de vaccination plus faible contre le COVID-19, en particulier chez les enfants.

Pour qu'un vaccin contre le paludisme ait un impact, la promotion de la santé est essentielle. Les campagnes de sensibilisation doivent aborder les problèmes de sécurité, tout en soulignant les effets positifs attendus du vaccin.

Ces campagnes doivent cibler à la fois les professionnels de santé et les communautés affectées. Elles doivent être menées avant et pendant le déploiement du vaccin afin de s'assurer que toute nouvelle information erronée ou inquiétude soit traitée rapidement et efficacement.

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 novembre 2022 3 02 /11 /novembre /2022 22:08
Le Nil, plus grand fleuve d’Afrique, est-il en voie d’assèchement ?

 

 

https://www.sudouest.fr/ Par sudouest.fr avec AFP  Publié le 02/11/2022 à 17h38

De l’Ouganda à l’Égypte en passant par le Soudan, le plus grand fleuve du continent, qui assure la survie de millions de personnes, voit son débit baisser. En cause, le réchauffement climatique et l’exploitation humaine

Pour les Pharaons, il était la vie. Aujourd’hui, le Nil assure la survie de millions d’Africains. Mais avec le changement climatique, conjugué à son exploitation par l’homme, le compte à rebours a commencé pour le deuxième fleuve le plus long du monde.

L’image du fleuve long de plus de 6,500 km, célébré comme un dieu aux temps pharaoniques avec ses felouques, ses papyrus et ses mythes, n’a déjà plus rien d’idyllique.

La transformation est en cours. En 50 ans son débit est passé de 3 000 m³ par seconde à 2,830 m³ - 100 fois moins que l’Amazone. Avec la baisse des précipitations et la multiplication des sécheresses, il pourrait diminuer de 70 %, selon les pires prévisions de l’ONU.

Dans le delta, la Méditerranée a grignoté chaque année entre 35 et 75 mètres de terre depuis les années 60. Si elle monte d’un mètre seulement, elle engloutira 34 % de cette région du nord de l’Égypte et neuf millions de personnes devront se déplacer.

Le lac Victoria, plus gros pourvoyeur d’eau du Nil, est menacé par le manque de pluie, l’évaporation et les lents changements d’inclinaison de l’axe de la Terre. Ces prévisions aiguisent les appétits et les barrages construits au fil des années n’ont fait qu’accélérer une catastrophe annoncée.

De la mer à la source, de l’Égypte à l’Ouganda, le dépérissement du Nil, dont le bassin couvre 10 % de la superficie de l’Afrique et constitue une ressource essentielle pour quelque 500 millions de personnes, est visible.

Engloutie par la mer

Dans le delta du Nil, la terre a été engloutie sur 3 km entre 1968 et 2009. Le débit affaibli du fleuve ne peut plus repousser la Méditerranée, dont le niveau s’élève avec le réchauffement climatique (environ 15 cm au XXe siècle). Et le limon, qui consolidait le terrain et faisait barrage naturel, n’arrive plus jusqu’à la mer.

Ces sédiments de terre et de débris organiques restent bloqués dans le sud de l’Égypte depuis la construction du barrage d’Assouan pour réguler les crues, dans les années 60. Si les températures augmentent encore, la Méditerranée avancera chaque année de 100 mètres dans le delta.

À 15 km de la côte à vol d’oiseau, le bourg de Kafr Dawar. Sayed Mohammed, 73 ans y cultive maïs et riz au milieu de ses champs irrigués par des canaux de pierres. Mais le sel de la Méditerranée y a déjà pollué de nombreux hectares, affaiblissant les plants ou les tuant. Dans certains coins du delta, des champs ou des cultures ont été abandonnés.

À terme, la Méditerranée pourrait avaler 100 000 hectares de terres agricoles. Une catastrophe pour le nord de l’Égypte, d’où provient 30 à 40 % de la production agricole nationale.

Coupures de courant

En Égypte, 97 % des 104 millions d’habitants vivent le long du fleuve sur moins de 8 % du territoire. La moitié des 45 millions de Soudanais vivent sur 15 % du territoire le long du Nil qui assure 67 % des ressources en eau du pays.

En 2050, la population de ces deux pays aura doublé. Ils auront aussi tous deux gagné deux à trois degrés. Les projections du groupe des experts climat de l’ONU (Giec) anticipent qu’avec le réchauffement, l’évaporation réduira son débit de 70 % et la quantité d’eau disponible par habitant de 75 % en 2 100.

Or, dans les 10 pays qu’il traverse, le Nil assure aussi énergie. Le Soudan, par exemple, tire plus de la moitié de son électricité de l’énergie hydroélectrique. En Ouganda, c’est 80 %.

Mais cette électricité qui a radicalement changé la vie des locaux pourrait ne pas durer. Si les pluies se raréfient, le niveau du lac Victoria et donc du Nil va baisser. D’autant que selon une étude se basant sur des données historiques et géologiques des 100 000 dernières années, le lac Victoria pourrait avoir disparu d’ici 500 ans.

Capturer le débit

La vie sans électricité, c’est toujours le quotidien pour la moitié des 110 millions d’Éthiopiens, malgré une des croissances les plus rapides d’Afrique, et Addis Abeba compte sur son méga-barrage pour y remédier. Quitte à se brouiller avec ses voisins.

Le Grand barrage de la renaissance (Gerd), dont la construction a été lancée en 2011 sur le Nil Bleu, a un objectif de 13 turbines pour 5,000 MW. Depuis août, son réservoir contient 22 milliards de m³ d’eau sur 74 milliards.

Pour Le Caire, c’est une source de tension qui remet en question un accord conclu en 1959 avec Khartoum, mais sans l’Éthiopie, qui accorde 66 % du débit annuel du Nil à l’Égypte et en concède 22 % au Soudan. Pour protéger cet acquis, en 2013, des conseillers du président égyptien de l’époque, Mohamed Morsi, proposaient à la télévision le bombardement du barrage éthiopien.

Dans leurs plantations, les agriculteurs égyptiens, eux, ont déjà vu les effets du super-barrage d’Assouan qui, comme les barrages hydroélectriques construits en Éthiopie, en Ouganda ou au Soudan, retient le limon, précieux engrais naturel.

Privé de limon

Dans les luxuriants champs verdoyants d’al-Jazira où il cultive concombres, aubergines et pommes de terre grâce à des canaux sortis du Nil qui crachent l’eau à gros bouillons, Omar Abdelhay en sait quelque chose.

Au fil des ans, le travail est devenu de plus en plus dur pour cet agriculteur. Il y a huit ans, quand ce père de famille a commencé à cultiver les terres familiales, « il y avait du bon limon et le Nil nourrissait nos cultures ». Mais peu à peu, avec les barrages qui ne cessent de pousser, « l’eau s’est éclaircie, elle n’a plus de limon, même lors des crues », poursuit l’homme.

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 novembre 2022 3 02 /11 /novembre /2022 21:50
Note d'information de la MINUSCA

 

LA POPULATION DE ZANGBA SE REJOUIT DES RESULTATS DE L’OPERATION MENEE PAR LA FORCE DE LA MINUSCA  

 

Bangui, le 02 novembre 2022 - La Force de la MINUSCA poursuit son opération à Zangba, dans la Basse-Kotto (sud de la RCA), atteignant des résultats probants tandis que la population salue la présence des casques bleus dans la localité.  

« À l’arrivée des casques bleus, plusieurs éléments armés ont fui la localité de GBADA, abandonnant derrière eux divers matériels et outils qui ont été saisis par la Force », a indiqué le porte-parole de la Force, le colonel Abdoul Aziz Ouédraogo, en précisant que « les troupes engagées ont déjà couvert plus de 280 kilomètres le long de l’axe Bambari–Ngakobo–Goya–Bianga–Yagara–Sabagoude–Gbada ». Selon le porte-parole qui s’exprimait lors de la conférence de presse hebdomadaire, « l’impact de cette opération est très positif sur la population qui exprime sa satisfaction et manifeste constamment sa réjouissance de la présence forte et robuste de la MINUSCA », a-t-il annoncé.    

Le colonel Abdoul Aziz Ouédraogo a, par ailleurs, affirmé que les casques bleus népalais ont échangé avec les autorités locales et les populations tout en réparant des ponts en état de délabrement.  

Le porte-parole a indiqué que cette semaine, la situation sécuritaire dans le pays a été relativement stable sur l’ensemble du territoire grâce aux efforts des différentes unités de la Force de la MINUSCA qui ont effectué « 1.607 patrouilles contre 1.373 la semaine précédente. Dans ce total, trois ont été menées conjointement avec les FACA à IPPY, Birao et Bria », a-t-il précisé.  

De son côté, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, est revenu sur le communiqué de presse rendu public par la Mission en date du 31 octobre, à l’occasion de la tenue du premier verdict de la Cour pénale spéciale (CPS), à l’encontre de trois membres du groupe armé Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R). Paraphrasant la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Valentine Rugwabiza, le porte-parole a affirmé que la MINUSCA va poursuivre son soutien à la Cour pénale spéciale. Le porte-parole a également précisé que ce mardi à Bangui, lors d’une rencontre de la Configuration centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix relative au processus de paix à laquelle ont notamment pris part des membres du Gouvernement, la Représentante spéciale adjointe, Lizbeth Cullity, a appelé à la mobilisation de fonds pour soutenir la CPS et la Commission Vérité Justice Réparation et Réconciliation (CVJRR), qui sont, avec le DDR, « des indicateurs précieux sur l’état d’avancement du processus de paix ».  

 Pour sa part, le porte-parole intérimaire de la composante Police, l’Officier de Police Casimir Nagalo, a indiqué que depuis le 31 octobre, dans la ville de Bangassou, se déroule une formation en police de proximité au profit des chefs des unités des Forces de sécurité intérieure (FSI) des localités de Bangassou, Bema, Zemio, Ouango, Dimbi, Bakouma, et Rafai. « Cette session de formation de six jours,  animée par une équipe composée de formateurs UNPOL et FSI, fait partie des formations conjointes avec le PNUD pour le renforcement des capacités des FSI », a-t-il dit.  

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com
2 novembre 2022 3 02 /11 /novembre /2022 21:29
Le massacre menace le plan de transition
Le massacre menace le plan de transition
Le massacre menace le plan de transition
Le massacre menace le plan de transition

 

Lu pour vous

 

Africa Confidential  2 NOVEMBRE 2022

Le plan de Mahamat Déby de rester au moins jusqu'à fin 2024 et de garder le contrôle de la sécurité est remis en question après que les forces de l'État ont brutalement réprimé les manifestations

Le président par intérim Mahamat Idriss Déby Itno "Kaka" et son nouveau gouvernement "inclusif", qui se vante d'opposer des opposants réconciliés et des chefs de milice réformés, traversent une crise profonde après que les forces de sécurité, dont beaucoup en civil, ont déclenché une vague de violence meurtrière contre des manifestants à N' Djamena et les villes méridionales de Moundou, Sahr, Koumra et Doba, le 20 octobre, date à laquelle les militaires s'étaient initialement engagés à rendre le pouvoir aux civils.

Les manifestants protestaient contre la décision du processus de consultation nationale dirigé par l'armée d'autoriser le chef de la junte Mahamat à rester au pouvoir jusqu'aux élections, désormais prévues pour octobre 2024.

Mahamat, qui a pris le pouvoir après la mort de son père le président Idriss Déby Itno sur le champ de bataille en avril dernier, a prêté à nouveau serment le 17 octobre, cette fois à la tête du gouvernement civil de transition. Il pourra également nommer et révoquer les membres de son gouvernement ; l'interdiction putative imposée à Mahamat et à d'autres officiers militaires de se présenter aux élections de 2024 a également été levée.

Environ 80 personnes, selon des estimations non officielles, ont été tuées et des centaines blessées par des balles réelles lors des manifestations du 20 octobre. Le bilan officiel est de 40 marcheurs et 10 policiers.

L'Union africaine et l'Union européenne ont toutes deux prudemment condamné la violence et la répression des manifestations. Le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, est un ancien Premier ministre du Tchad ; et les régimes de Mahamat et de son père ont été de proches alliés en matière de sécurité des gouvernements français successifs (voir l'encadré, les conspirations « étrangères » responsables des troubles). Leurs préoccupations pourraient obliger à repenser le plan de transition.

Les manifestations étaient dirigées par la figure de proue de l'opposition Succès Masra et son parti, Les Transformateurs, et l'avocat des droits de l'homme Max Loalngar, coordinateur du groupe de coordination des organisations de la société civile (OSC), Wakit Tamma, ("le temps est venu" en arabe tchadien).

Les autorités ont saisi des dizaines de jeunes et de militants connus après les marches, les emmenant à la prison de Moussoro, à 300 kilomètres au nord de la capitale, ou à la tristement célèbre prison à sécurité maximale de Koro-Toro, dans le centre du pays. Les familles n'ont pas été informées si leurs proches sont en détention et les corps des morts ne sont pas relâchés.

L'extrême violence était un choc sévère et pouvait perturber la transition vers une plus grande responsabilité politique civile, qui s'était déroulée relativement sans heurts. Un nouveau cabinet venait de prendre ses fonctions sous la direction du Premier ministre Saleh Kebzabo, ancien opposant de premier plan, qui comprenait des dirigeants de groupes d'opposition armés, comme le nouveau ministre de l'Enseignement supérieur Timane Erdimi, qui dirigeait la milice du Rassemblement des Forces pour le Changement (AC Vol 63 Non 4, le Premier ministre démissionne alors que la crise de financement s'aggrave).

Un "processus de réconciliation" de longue haleine était en cours depuis qu'une junte militaire a pris le pouvoir après la mort du président Idriss Déby Itno, avec des négociations avec des groupes politico-militaires à Doha, et un dialogue national à N'Djamena avec des personnalités de la société civile et des politiciens civils. les élites.

Malgré l'accent mis sur la réconciliation et l'inclusivité, la junte ne prenait aucun risque (AC Vol 62 No 9, Les dirigeants régionaux rendent hommage à Déby lors d'un sommet funéraire & La mort en première ligne, un coup d'État, puis un revirement). De nombreux délégués aux conférences et réunions étaient ses alliés, bien que des débats importants aient eu lieu et que des efforts de réconciliation sans précédent aient été tentés.

Pourtant, personne impliqué dans les pourparlers n'a contesté le droit du clan Déby à contrôler l'État, ou le rôle central de l'armée. Ils se sont mis d'accord sur des élections générales libres et équitables dans deux ans, mais l'accord inclut le droit des chefs militaires de se présenter aux élections, ce qui permettrait probablement aux membres de l'élite actuelle de conserver le contrôle tout en cooptant certains opposants à des postes gouvernementaux inférieurs. – un peu comme le cabinet actuel.

La perspective d'une concertation sans grand changement et d'une victoire de Mahamat aux élections de 2024 pousse Succès Masra à boycotter le dialogue national et à déclarer son opposition aux institutions de la transition. Il annonce la formation d'un gouvernement « populaire » parallèle tout en appelant aux manifestations.

Il s'attendait peut-être à ce que l'État réprime les manifestations, mais pas avec une telle férocité.

Quoi que le gouvernement ait dit plus tard, personne ne peut faire un coup d'État avec le dérisoire assortiment de couteaux et de machettes que certains ont apporté aux marches, comme le gouvernement a tenté de le prétendre (voir l'encadré, les conspirations « étrangères » sont responsables des troubles).

Mais d'autres éléments ont concouru à faire monter la tension le jour de la contestation. Les fortes pluies ont déplacé des dizaines de milliers de personnes vers les centres-villes pour attendre l'aide minimale qu'elles pouvaient obtenir de l'État, qui les atteignait rarement. Des personnes déjà désespérées et démunies étaient plus que prêtes à se joindre aux manifestations, tout comme les légions de la jeunesse tchadienne privée de ses droits.

Dans ce contexte, il n'est guère surprenant que des magasins et des bâtiments officiels aient été pillés et incendiés. Plus inquiétants étaient les signes d'attaques à motivation ethnique contre la communauté de Moundang, à laquelle appartient le Premier ministre Kebzabo.

Il existe également un antagonisme générationnel entre les conciliateurs plus âgés de l'ethnie Moundang et les jeunes, principalement Sara, qui sont convaincus que le système est irréformable. Haroun Kabadi, ancien président du Conseil national de transition et Kedzabo appartiennent au premier, et Succès Masra au second.

Au milieu du chaos, les plateformes de médias sociaux ont été remplies d'appels à « attaquer les musulmans », c'est-à-dire les commerçants et les commerçants, tandis que d'autres messages ont exigé la défense contre « les sudistes ». Un tel discours de haine en temps de crise politique est bien antérieur aux médias sociaux et il a été alimenté par les frustrations suscitées par le processus politique et la conviction que certaines sections de la communauté profitent aux dépens des autres.

Violence d'État

La réaction des forces de sécurité a été excessive mais elle n'a pas été incontrôlée. Les détentions massives et les ordres de tirer pour tuer ont été mis en évidence dès le début, y compris avant le début du pillage et de l'incendie des voitures et des magasins. Les policiers ont été rejoints par des agents en civil dans des voitures principalement utilisées par l'Agence nationale de sécurité (ANS, service de renseignement intérieur), dirigée par le redoutable Beguera Charfadine.

Des voitures militaires, couvertes de terre et de boue afin qu'elles ne puissent pas être facilement identifiées, étaient également présentes. C'est un déguisement préféré de la Direction des Affaires Réservées, une unité secrète au sein de la garde présidentielle, ou Direction Générale des Services de Sécurité des Institutions de l'Etat (DGSSIE). Cela signifie que même si la DGSSIE et l'ANS font l'objet d'un examen minutieux, la preuve sera difficile à trouver.

L'implication de ces unités indique une approbation de la violence au plus haut niveau. Mahamat avait jusque-là opéré de manière sophistiquée, permettant le retour des dissidents et oeuvrant à la réconciliation avec des opposants acharnés comme Timane Erdimi. Mahamat a même fait libérer le frère de Timane et co-chef de milice, Tom, de prison en Égypte et est retourné au Tchad.

Mahamat a dû donner le feu vert à la répression, affirment des experts connaissant la structure du pouvoir à N'djamena, après avoir entendu ses plus proches conseillers : Abakar Adoum Mannany, le général Idriss Youssouf Boye et Mahamat Hamid Koua.

Ils auront recommandé la suppression des manifestations pour deux motifs principaux. Le premier est l'exaspération face à Succès Masra qui, malgré sa position publique radicale, s'est rendu plusieurs fois à la présidence pour tenter de négocier un rôle beaucoup plus important dans la politique tchadienne pour lui-même et son parti, et qui a agacé le président par ses manières hautaines. Réprimer violemment les manifestations remettrait Masra à sa place, c'est peut-être le raisonnement.

Le deuxième argument était qu'il fallait dire aux dissidents que la période de dialogue national était terminée et que la nouvelle dispense, avec le nouveau cabinet, était en place et qu'il n'y avait pas de place pour d'autres compromis. Leur dire qui était le patron était un autre facteur. Le risque est que tout cela se retourne contre lui, entraînant davantage de troubles et de difficultés à consolider le nouveau gouvernement.

Des conspirations "étrangères" accusées d'être à l'origine des troubles

La conférence de presse du Premier ministre Saleh Kebzabo au soir de la répression sanglante du 20 octobre est apparue triste et ironique. Autrefois ennemi juré et bête noire de feu le président Idriss Déby Itno, Kebzabo a dénoncé les manifestants dans des termes presque identiques à ceux que le régime de feu le président avait utilisés contre lui.

Lui et le président Mahamat Idriss Déby Itno 'Kaka' ont tous deux affirmé dans leurs déclarations que les manifestations visaient à déclencher un soulèvement populaire et qu'environ 1 500 jeunes marcheurs avaient déjà reçu une formation militaire à l'étranger dans cette optique. Leur plan était de créer des ravages, de détruire des biens privés et publics et de tuer des fonctionnaires de l'État et des membres de certains groupes ethniques, dans l'espoir de détruire le tissu social et de fomenter la guerre civile.

Ils ont nommé plusieurs dirigeants de l'opposition et lié la violence à des groupes d'opposition armés, tels que le Front pour l'Alternance et la Concorde au Tchad (FACT) de Mahamat Mahdi, qui a revendiqué le meurtre du père de l'actuel président.

Il était tout simplement absurde que 1 500 jeunes puissent s'entraîner secrètement à la révolte armée sous les yeux d'une police secrète notoire et d'autres agences de renseignement, sans parler de l'agence française de renseignement extérieur, de la Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) et des États-Unis. Central Intelligence Agency, tous deux présents au Tchad en force. Le Tchad est considéré en Occident comme l'un de ses alliés les plus efficaces dans la lutte contre les jihadistes au Sahel.

L'image du 20 octobre qui émerge des militants civiques et des groupes de défense des droits de l'homme est celle de manifestations qui ont pris de l'ampleur à partir de plusieurs sources différentes mais qui n'ont jamais menacé la sécurité de l'État.

Parce que la France est le partenaire étranger le plus étroitement associé au régime, elle a été la première de la communauté internationale à réagir, affirmant immédiatement qu'elle n'avait joué aucun rôle dans les violences et exprimant sa tristesse face aux morts. Mais en tant qu'allié le plus fidèle du régime, Paris peut s'attendre à un déferlement de critiques et d'attaques – sans avoir besoin des encouragements russes – contre son « néo-colonialisme ».

L'Union européenne et les États-Unis ont rapidement dénoncé l'usage excessif de la force. C'est arrivé un jour après un grand séminaire sur « Les droits de l'homme au Tchad ». L'UE – l'Allemagne en particulier – hésite à accepter des excuses pour ce qui s'est passé et souhaite une action plus ferme pour encourager la responsabilité démocratique au Tchad.

Une réunion spéciale de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC) s'est tenue le 25 octobre à Kinshasa et le président Félix Tsishekedi a été nommé "médiateur" - ne serait-ce que pour prouver que la CEEAC existe et tenir l'Union africaine à distance.

L'UA risque de voir plus durement les manquements du Tchad à ses promesses sur la durée de la période de transition vers un régime civil et l'autorisation aux militaires de se présenter aux élections, sans parler de l'effusion de sang déclenchée le 20 octobre.

Copyright ©️ Africa Confidential 2022

https://www.africa-confidential.com

Traduit de l'Anglais par la rédaction

 

 

Partager cet article
Repost0
Centrafrique-Presse.com