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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 23:31
Un fonds bleu créé à Brazzaville pour gérer les eaux dans le bassin du Congo
Un fonds bleu créé à Brazzaville pour gérer les eaux dans le bassin du Congo

 

 

 

http://www.voaafrique.com 09 mars 2017

 

Neuf pays membres du bassin du Congo ont signé le 9 mars à Oyo, à environ 400 Km au nord de Brazzaville, un mémorandum d’entente pour créer un fonds bleu la gestion des ressources en eau de cette région. L’idée consiste à engranger des financements pour préserver des mauvaises pratiques dans le bassin en favorisant des activités alternatives au bénéfice des populations locales.

 

L’Angola, le Congo, la RDC, le Gabon, la Centrafrique, le Burundi, le Rwanda, le Tchad et le Maroc ont signé cet accord d’Oyo.

 

La Guinée équatoriale, la Tanzanie et la Zambie, engagées dans le projet, signeront prochainement, selon les conclusions de la rencontre.

 

Il s’agit de financer des projets visant à préserver les ressources du bassin du Congo. L’initiative avait été présentée et adoptée en novembre 2016 pendant la conférence internationale sur le climat, la COP22, tenue au Maroc.

 

La secrétaire générale de la Conférence internationale des pays du bassin du fleuve Congo et du lac Tchad (CICOS) a indiqué qu’il était temps de mettre en œuvre ce fonds.

 

"Les populations dans tous les villages du bassin du Congo subissent les effets du changement climatique et n’attendent que ces financements pour exercer d’autres activités", a-t-elle dit avec satisfaction.

 

Le fonds, créé ce jour à Oyo, prévoit de financer les activités de lutte contre la pollution des eaux au sein de ce bassin.

 

L’expert congolais en hydrographie, Alexis De Larivière, a expliqué que ces financements allaient permettre de fin à certaines pratiques de pêche à la grenade ou au poison.

 

"En plus, on va prévenir la gestion des eaux frontalières afin de garantir leur bon état", a-t-il affirmé.

 

Au Tchad, les populations menacées par la sécheresse du lac Tchad nourrissent de grandes attentes face à cette initiative. Pour le ministre tchadien de l’Environnement et de la pêche, Brah Mahamat, il faut structurer des projets afin que les populations bénéficient des biens faits de ce fonds. Il a insisté sur la gouvernance des fonds qui vont constituer le Fonds bleu par un comité indépendant "où on trouvera les responsables de la société civile".

 

Le Fonds bleu a été initié par le président congolais Denis Sassou N’Guesso qui l’a ensuite présenté à la COP22 au Maroc. Avec l’appui du roi du Mohamed VI du Maroc, le chef de l’Etat congolais a pu organiser cette conférence pour attirer les partenaires internationaux à financer la gestion des ressources en eau.

 

La signature de cet accord par huit ministres dont les pays font partie du bassin du Congo et le celui du Maroc a eu lieu en présence du président togolais Faure Gnassingbe. Les anciens chefs d’Etat, Olusegun Obasanjo du Nigeria et Alpha Omar Konaré du Mali ont également pris part à cet événement.

 

Ce Fonds bleu sera basé à Brazzaville et logé dans le compte de la Banque africaine de développement (BAD).

 

Ngouela Ngoussou, correspondant à Brazzaville​

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 23:10
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Les magistrats présélectionnés pour la Cour pénale spéciale en phase d’entretien

 

Par Judicael Yongo le 9 mars 2017

 

 

BANGUI, 9 mars 2017(RJDH)—Six magistrats nationaux en lice pour le poste du procureur général adjoint de la Cour pénale spéciale sont en phase d’entretien à Bangui. Information confirmée au RJDH par le comité de recrutement qui souhaite l’accélération dans les traitements en vue de faciliter la mise en place de la structure.

 

Près d’un mois après la nomination du procureur général de la Cour Pénale Spéciale, le comité de recrutement des magistrats recherche un adjoint au procureur général de ladite cour. Six magistrats centrafricains sont en lice pour ce poste à savoir : Alain Ouaby-Bekaï, Christ Bekela Wassilo, Eric Didier Tambo, Ghislain Gresénguet, Parfait Rodrigue Yangadia et Sanny Jacob Damili. L’entretien se poursuit alors que la Minusca et le PNUD penchent sur le dossier du juge d’instruction relevant de la partie internationale.

 

Joint par le RJDH, un membre du comité présente les avancés dans le travail de présélection « l’interview des candidats se déroule bien, les membres du comité sont entrain de poser des questions et évaluer en fin de compte sélectionner les deux meilleurs. C’est au niveau du Conseil supérieur de la magistrature que le choix va se faire entre les deux avant le décret de nomination par les autorités » a indiqué ce cadre du comité.

 

Un soutien d’un montant de 6.9 million de dollars américain pouvant supporter les charges des 14 premiers mois est déjà disponible selon le PNUD et la Minusca. Ce fond va faciliter l’installation de l’arsenal juridique centrafricain qui se fera en deux phases. La première phase consacrée à l’appui aux enquêtes et le fonctionnement du bureau du procureur, de l’unité spéciale de police judiciaire, des cabinets d’instructions, de la chambre d’accusation spéciale, et du greffe. Et la seconde sera à l’appui aux procès.

 

 

Centrafrique : Des éleveurs peulhs verseraient de l’argent contre les zones de pâturages à Sibut

 

Par Ketsia Kolissio le 9 mars 2017

 

SIBUT, 09 Mars 2017(RJDH)–Des éleveurs peulhs de retour à Sibut au centre du pays auraient versé de l’argent aux autorités de cette localité en contrepartie de zone de pâturages. Cette situation a été au cœur d’une réunion sécuritaire ce jeudi 09 mars avec les habitants dans la ville.

 

Plusieurs éleveurs peulhs ayant fui la localité par peur de représailles retournent progressivement à Sibut et à Damara au centre du pays après la crise. Ce retour se fait dans un contexte de transhumance parfois caractérisée par un conflit entre agriculteurs et éleveurs.

 

Des sources indépendantes ont rapporté au RJDH que les peulhs auraient versé une somme de 1.500.000 Fcfa et 3 bœufs au préfet de la Kémo pour disposer des zones de pâturages. « Certains habitants de la localité ont confirmé l’information mais les éleveurs peulhs refusent d’en parler par peur de leur vie », rapporte un leader communautaire.

 

Ce problème est l’échec de la réconciliation, selon la population qui accuse la section affaire civile de la Minusca « la réconciliation doit être minutieusement préparée, mais la section affaire civile de la Minusca est entrain de forcer la cohésion sociale avec le retour des peuhls. Or, le DDRR est l’un des facteurs du retour de la paix et de la cohésion sociale », a critiqué un chef du quartier présent à la réunion.

 

Le préfet de la Kémo ne s’est pas encore prononcé sur les accusations portées contre lui. Cette affaire intervient un mois après l’accusation supposée de détournement des émoluments des chefs de village par les députés de cette préfecture.

 

La Minusca dans la localité a rejeté l’idée émise par la population pour le forcing du retour des peuls.

 

C’est depuis les évènements de 2013 que les éleveurs peuls ont quitté Sibut. Ce retour progressif est favorisé par le retour de la sécurité dans cette zone.

 

 

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 23:09
Brigitte Touadéra promet de faire évaluer la situation sociale de la femme centrafricaine
Brigitte Touadéra promet de faire évaluer la situation sociale de la femme centrafricaine

 

Brigitte Touadéra promet de faire évaluer la situation sociale de la femme centrafricaine

 

mar 08, 2017 à 17:53 APA-Bangui (Centrafrique)

 

Brigitte Touadéra, épouse du chef de l'Etat centrafricain Faustin Archange Touadéra, a promis mercredi, à l'occasion de la Journée internationale de la Femme, de "changer la situation de la femme centrafricaine, sous le mandat de son époux, promettant plus de filles à l’école et une grossesse sans risque pour les femmes enceintes.

 

Elle a reçu au palais de la République, des femmes leaders pour un échange d'idées autour de « l’autonomisation de la femme et le relèvement économique de Centrafrique».

 

Plusieurs manifestations ont marqué la Journée internationale de la Femme à Bangui notamment l'organisation d’une exposition philatélique par le personnel féminin de la Poste centrafricaine et des dons d'aliments aux prisonnières de droit commun de la prison pour femmes de Bimbo.

 

La célébration a également permis aux femmes de revendiquer l'égalité et de faire un bilan sur leur situation dans la société centrafricaine.

 

Mme Touadéra a aussi relevé dans son allocution que 64% des femmes centrafricaines ne vivent que de petits commerces et 21% d'entre elles ont pu trouver une occupation bien que 80% soient analphabètes.

 

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 22:57
Lu pour vous : Le président du groupe d’amitié France-Centrafrique condamné pour corruption…en Guadeloupe

 

 

 

http://mondafrique.com Par Aza Boukhris 8 mars 2017

 

 

L’honorable député centrafricain Augustin To-Sah Be-Nza, élu député de Bangui, en mai 2016 avec l’étiquette KNK de l’ancien président Bozizé, aimait l’air du grand large. Ce député qui possède la double nationalité française et centrafricaine a été condamné en effet, le mardi 7 mars 2017, pour corruption et favoritisme par la Cour d’Appel de Basse-Terre ( Guadeloupe) à douze mois d’emprisonnement ferme, douze mois de prison avec sursis, deux ans de privation des droits civiques. Entre la Guyane, la France et la Centrafrique, cet activiste menait ses affaires tambour battant.

 

Un ami de la France

 

Cette condamnation accompagne celle de trois ans ferme avec mandat de dépôt, de Léon Bertrand, ancien ministre de Chirac et maire de Saint-Laurent-du-Maroni, dans une affaire de marchés publics passés en Guyane. L’ancien ministre travailliat étroitement avec Augustin To-Sah-Be-Nza, sa cheville ouvriere en tant qu’ex directeur général de la Communauté des Communes de l’Ouest guyanais. Selon l’avocat général, les méthodes de Augustin To-Sah Be-Nza, « étaient basées sur le chantage et l’intimidation ».

 

Cette condamnation est d’autant plus spectaculaire que le député condamné en Guyane, To-Sah Be Nza, était le président du groupe d’amitié France-Centrafrique ! A ce titre , il est un interlocuteur privilégié des relations politiques des deux pays et reçu avec les honneurs à l’Assemblée nationale. Le fait qu’il avait été condamné en première instance en 2013 n’a guère ému les Français. Pas plus son limogeage en 2013 de son poste de directeur financier de la ville de Villeneuve’le-Roi

 

Main basse sur la Centrafrique

 

Cette affaire de corruption a généré des sommes importantes qui justifient la sévérité des peines. Elle n’a évidemment pas empêché Augustin To-Sah Be-Nza d’être brillamment élu au premier tour député de Bangui. Faute d’avoir été nommé ministre des finances, ce proche des personnalités actuelles au pouvoir, a naturellement intégré la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Ce fut surement pour mieux lutter contre les détournements de fonds, dans un des pays les plus corrompus de la planète et des moins bien gouvernés. Cette affaire illustre bien que la Centrafrique est un pays de cocagne pour tous les délinquants financiers, dans une indifférence générale de la Communauté internationale.

 

 

NDLR : Ce député est plutôt un militant du RDC dont il est même vice-président contrairement à ce qui est écrit dans cet article

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 22:53
Un militaire rentré d’EUTM RCA décède… de paludisme

 

 

 

http://www.bruxelles2.eu 8 Mar 2017 Bangui, EUTM RCA, Memoriam

 

(B2) La mission européenne de formation des forces armées centrafricaines (EUTM RCA) est en deuil.

 

Le brigadier-chef Anthony Rémy, du 1er régiment d’artillerie, est décédé, mardi (7 mars), des suites d’une forme grave de paludisme, contractée en Centrafrique lors de la mission européenne. Les symptômes ne sont apparus qu’après son retour en France (le 11 février), précise le ministère de la défense dans un communiqué. Anthony Remy avait servi, pendant trois mois, dans la « force protection » de la mission EUTM RCA.

 

C’est la 57e personne à être décédée dans une mission ou opération européenne, depuis les débuts de la PESC, selon notre décompte (lire : *In Memoriam. Diplomates et militaires morts en mission CE / UE). En Centrafrique, il s’agit du cinquième militaire français mort en mission, et le deuxième engagé dans une des missions européennes dans le pays. En novembre 2014, le caporal Moana avait ainsi été rapatrié de Bangui vers Paris, pour les mêmes causes (paludisme) alors qu’il participait à la mission EUFOR RCA (lire: Un militaire français d’EUFOR RCA décède de maladie).

 

Un engagé volontaire, artilleur de formation

 

Né le 8 août 1987 à Belfort, Anthony Rémy est entré dans l’armée en 2010, comme volontaire de l’armée de Terre. Le 11 juillet 2012, il embarque pour sa première mission de courte durée pour rejoindre la Nouvelle-Calédonie. A son retour en France, il est désigné pour occuper le poste de conducteur d’artillerie. Le 1er juillet 2013, il passe au 1er régiment d’artillerie, et est nommé brigadier le 1er août 2014. Le 3 novembre 2016, il est déployé en RCA (Centrafrique) au poste de chef d’équipe. Il est promu brigadier-chef le 1er décembre 2016. Au cours de son engagement, il réalise trois missions de type « Vigipirate ». Depuis janvier 2015, il a pris part également à sept missions Sentinelle ». NB : Le brigadier-chef Anthony Rémy était titulaire de la médaille de la protection militaire du territoire avec agrafe « Sentinelle », de la médaille échelon argent de la défense nationale agrafe artillerie et mission d’opérations extérieures et de la médaille d’outre-mer avec agrafe « République centrafricaine ».

 

Leonor Hubaut

 

Décès du paludisme d'un artilleur du 1er RA rentré de RCA en février

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr 08.03.2017

 

L'armée de Terre a annoncé que le 7 mars 2017, un militaire français récemment engagé dans la mission européenne EUTM RCA est décédé des suites d’une forme grave de paludisme contracté en Centrafrique dont les symptômes sont apparus après son retour en France.

 

Il s’agit du brigadier-chef Rémy, affecté au 1er régiment d’artillerie. A son retour en France le 11 février 2017, il développe rapidement les symptômes d’une forme très grave de paludisme. Il est hospitalisé le 4 mars 2017 et décède le 7 mars 2017.

 

Sa biographie:


Né le 8 août 1987 à Belfort, le brigadier-chef Anthony REMY aura servi la France durant plus de six années. Le 3 août 2010, à l’âge de 23 ans, il s’engage au titre du 8e régiment d’artillerie de Commercy en tant que volontaire de l’armée de Terre avant de signer un contrat d’engagé volontaire de l’armée de Terre en 2011.


Motivé, il acquiert rapidement l’ensemble des savoir-faire et des savoir-être du soldat. Il est élevé à la distinction de 1ère classe le 4 février 2011 et obtient le certificat pratique de servant canon au mois de juin de la même année. Le 11 juillet 2012, il embarque pour sa première mission de courte durée pour rejoindre la Nouvelle-Calédonie. Servant canon sur mortier, il fournit un excellent travail notamment en maîtrisant parfaitement son matériel. Plein d’allant, cultivant le don de soi, il s’investit sans compter lors des tournées de province à Canala et à Hienghène. Il rentre en métropole le 18 novembre 2012. Sorti grandi de cette mission au cours de laquelle il a montré de belles qualités humaines et professionnelles, il est désigné pour occuper le poste de conducteur d’artillerie.


Le 1er juillet 2013, il est muté au 1er régiment d’artillerie au poste d’adjoint chef de groupe munitions. Il s’intègre rapidement à son unité et obtient le certificat militaire élémentaire et le certificat technique élémentaire dans la spécialité d’artilleur navigateur. Opérateur navigateur efficace, vif d’esprit et rigoureux, il est nommé brigadier le 1er août 2014. Au cours de son engagement, il réalise trois missions « Vigipirate » et depuis janvier 2015, aura pris part à sept missions « Sentinelle » au service de la protection de nos concitoyens. Son goût de l’effort et son implication dans chacune de ces missions sont soulignés par ses chefs. Le 3 novembre 2016, il est projeté en République centrafricaine au poste de chef d’équipe.


Apprécié pour sa discrétion, sa grande motivation et ses compétences, il réalise une excellente mission. Il est promu brigadier-chef le 1er décembre 2016. Le brigadier-chef Anthony REMY aimait tout particulièrement son métier et faisait preuve d’une disponibilité exceptionnelle. D’un caractère jovial, très bon camarade, il était unanimement estimé de ses pairs comme de ses supérieurs.


Le brigadier-chef Anthony REMY était titulaire de la médaille de la protection militaire du territoire avec agrafe « Sentinelle », de la médaille échelon argent de la défense nationale agrafe artillerie et mission d’opérations extérieures et de la médaille d’outre-mer avec agrafe « République centrafricaine ».

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 22:03
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La Minusca finance la reconstruction de la maison carcérale de Bossangoa

 

Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 8 mars 2017

 

 

BOSSANGOA, 08 mars 2017 (RJDH)—La Minusca a engagé plus de vingt millions de Fcfa pour la reconstruction de la prison de Bossangoa, au nord de la RCA. L’annonce a été faite par le numéro 2 de la mission onusienne, Diane Corner en visite ce 8 mars dans la région.

 

L’appui à la justice occupe une place importante dans le mandat de la Minusca. Plusieurs prisons dont celle de Bangui ont été réhabilitées ces dernières années sur fonds de la Minusca. C’est ainsi que Diane Corner a procédé à la pose de la première pierre de la maison carcérale lors sa visite à Bossangoa.

 

La mission onusienne va, selon Diane Corner, déboursé 28 million 646.789 Fcfa pour reconstruire la maison d’arrêt afin de relancer la machine judiciaire dans la ville.

 

La maison carcérale de Bossangoa a été pillée en 2013 lors de la prise de cette ville par la Séléka. Elle a encore été saccagée quelques mois plus tard lors de l’assaut des Anti-Balaka. La réhabilitation de cette maison d’arrêt est considérée par les autorités locales comme un coup de pouce qui va redynamiser la justice et contraindre les fauteurs de troubles à cesser leurs activités, selon le président de la délégation spéciale de la ville de Bossangoa.

 

Difficile de connaitre la durée et l’entreprise chargées d’assurer les travaux de réhabilitation de cette prison. Diane Corner, numéro 2 de la Minusca a lancé les travaux de cette réhabilitation lors de la visite qu’elle a effectuée à Bossangoa où elle a célébré la journée internationale des droits de la femme.

 

 

Des femmes réfugiées en Centrafrique plaident en faveur d’un appui de leurs activités commerciales

 

Par Noura Oualot le 8 mars 2017

 

BANGUI, 08 ars 2017(RJDH)—Les femmes réfugiées en Centrafrique ont exprimé leur difficulté dans l’exercice de leurs activités génératrices de revenu. Plaidoyer fait lors de la foire de la journée internationale des droits de la femme en la Cathédrale Immaculée conception à Bangui. Une initiative de l’ONG ASA.

 

Au moins 12.897 réfugiés et demandeurs d’Asile vivent en République Centrafricaine malgré la crise. Leur situation est d’autant plus compliquée avec la crise politico-militaire de 2013. C’est dans ce contexte que l’ONG Afrique Secours et Assistance (ASA) apporte son appui dans le cadre de projet « réfugiés urbain » à travers la formation sur les activités génératrices de revenu depuis 2014. Ce plaidoyer est exprimé alors que les femmes de Centrafrique célèbrent la journée autour de l’autonomisation de la femme pour le relèvement économique.

 

Les femmes réfugiées veulent avoir une place pour s’installer et exercer leurs activités. Elisabeth Nayo est réfugiée Sud-soudanaise, « nous sommes contentes de fêter et d’exposer nos produits comme les centrafricaines. Avec l’appui d’ASA, nous faisons des petits commerces mais d’une manière individuelle. Donc, nous demandons au gouvernement de nous trouver des places pour nous permettre de nous installer confortablement », a-t-elle souhaité avant de déplorer la non satisfaction à son appel de regrouper les femmes réfugiées en renforçant leur capital en vue de participer à la relance économique du pays.

 

Elles sont une trentaine appuyées par ASA dans diverses activités génératrices de revenu et ces femmes réfugiées sont d’origine tchadienne et soudanaise et congolaise RD

 

 

Centrafrique : Des femmes de Bouar appellent à l’aide pour combattre le cancer de sein

 

Par Jean Fernand Koena le 8 mars 2017

 

BOUAR, 8 Mars 2017(RJDH)—Des femmes de Bouar à l’ouest du pays appellent le gouvernement et les organismes internationaux à l’aide pour doter les centres hospitaliers de la localité de manographe en vue de combattre le cancer de sein. Appel lancé lors de réflexion des femmes autour de la journée de 8 mars. Une initiative de l’association Reflet Cœur d’Afrique.

 

Le cancer de sein constitue une cause de mortalité des femmes à travers le pays. Le combat contre cette maladie reste un défi majeur faute du nombre des spécialistes et des appareils manographes. Plusieurs personnes touchées par cette maladie se font soigner à extérieur du pays. La maladie est considérée comme la maladie des riches dans ce pays qui se relève après la crise. C’est dans ce contexte que l’association reflet cœur d’Afrique a mobilisé les femmes de Bouar pour réfléchir autour des problèmes dans le cadre de la journée internationale de la femme.

 

A défaut des statistiques pouvant quantifier le nombre des femmes affectées et qui attendent des soins à Bouar, Scillia Dokossi Carpentier, reste convaincue du mal que cette maladie représente pour la société et pour la localité de Bouar « la sensibilisation va nous permettre de dire que cette maladie existe, mais nous n’avons pas les moyens de faire le dépistage et la mammographie à cette occasion nous demandons au gouvernement et aux organismes des appareils pour pouvoir dépister » a-t-elle indiqué.

 

Selon les données de 2005, en Centrafrique, au moins 105 cas de cancer de sein sont diagnostiqués chaque année. Le pays n’a qu’une spécialiste en la matière et la plus part des cas sont transférés au Cameroun.

 

Reflet Cœur d’Afrique est une association centrafricaine née en 2014 à Loire en France. Elle appuie les femmes de la Nana Mambéré dans la lutte contre les violences basées sur le genre.

 

 

« L’égalité des genres en Centrafrique est encore loin d’être satisfaisante », selon les Nations-Unies

 

Par Teddy Komesse le 8 mars 2017

 

BANGUI, 8 Mars 2017 (RJDH) —« l’égalité des genres en Centrafrique est loin d’être satisfaisante » telle est la conclusion du rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), sur le développement humain présenté par Charles Nich, représentant résidant de l’institution onusienne ce 7 mars à Bangui.

 

Le rapport du PNUD sur les genres en République Centrafricaine intervient quelque mois après le vote de la loi instituant la parité entre hommes et femmes dans le pays. Laquelle loi consacre une marge de 35% pour les femmes dans les nominations. Ce rapport est publié alors que l’agenda des Nations-Unies pour 2030 en ce qui concerne l’Objectif 5 du développement durable (ODD) prévoit l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans tous les domaines.

 

Le document présente les facteurs politiques, économiques et sociaux qui influencent l’égalité et les genre en ces termes : « En dépit de 11 % que la RCA a affiché pour un taux d’amélioration de développement humain le plus rapide au monde entre 1990 et 2014, la représentation des femmes en Centrafrique dans les instances de prise de décision politique, économique, sociale et culturelle reste encore très faible et le pays est placé l’avant dernier en terme de ce développement au monde avant le Niger ».

 

Si la montée en puissance des femmes comme chef d’entreprise est encore faible à travers le pays, on peut noter une avancée dans le micro-finance où les femmes domestiquent leur compte « sur 26 000 clients de Sofia Crédit, les femmes représentent 30% », a indiqué Mme Isabelle Dessande directrice générale de Sofia Crédit.

 

En Centrafrique 4 femmes siègent au gouvernement et 11 à l’Assemblée nationale.

 

 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 23:15
Lu pour vous : Le 8 mars, une légende et un symbole
Lu pour vous : Le 8 mars, une légende et un symbole
Lu pour vous : Le 8 mars, une légende et un symbole

 

 

 

Récit Par Virginie Ballet Libération —

 

Une Journée des droits des femmes, oui, mais comment ? Depuis quand ? Pour en finir avec les mythes, l’historienne Mathilde Larrère a retracé la naissance du 8 mars.

 

Une fois encore, cette année, il va falloir le marteler : ce mercredi n’est pas la fête des soutifs à prix bradés, ni la journée de la femme, mais bel et bien la Journée internationale des droits des femmes. Nuance. Mais pourquoi un 8 mars ? D’où et de qui émane cette idée ? Pour clouer le bec à tous ceux qui dévoient ce jour, Mathilde Larrère, maître de conférence en histoire contemporaine, spécialiste des révolutions et de la citoyenneté, a intégralement retracé l’an dernier, via Twitter, les véritables origines de ce 8 mars. «Je me suis aperçue que peu de gens les connaissaient», se souvient-elle.

 

Lénine

 

Et pour cause : pendant longtemps, une légende, née dans les colonnes de l’Humanité en 1955 puis largement véhiculée, voulait que ce rendez-vous soit un hommage à une grève d’ouvrières du textile new-yorkaises, survenue le 8 mars 1857. Sauf que deux chercheuses ont démontré au début des années 80 qu’il ne s’agissait que d’un conte, qui plus est démenti par le fait que ce jour-là était un dimanche… «Le projet d’instaurer une Journée internationale des femmes est né en 1910, à l’issue de décennies de revendications de militantes», affirme Mathilde Larrère.

 

Cette année-là, la journaliste et femme politique allemande Clara Zetkin soumet cette idée lors de la deuxième Conférence internationale des femmes socialistes, qui se tient à Copenhague. En ligne de mire : l’obtention du droit de vote, le droit au travail et la fin des discriminations. Aucune date précise n’est fixée, mais dès l’année suivante, en mars, des millions de femmes et d’hommes se mobilisent, notamment en Allemagne, au Danemark ou en Suisse. «En réalité, c’est Lénine qui, en 1921, fixera la date du 8 mars comme Jour international des femmes, en hommage aux débuts de la révolution russe de 1917», poursuit l’historienne.

 

Suffragettes

 

Le 23 février 1917 (soit le 8 mars dans le calendrier géorgien), des ouvrières de Saint-Pétersbourg sont en effet descendues dans la rue pour réclamer du «pain et la paix», vite rejointes par des suffragettes et par plusieurs milliers de personnes.

 

Assez logiquement, dès l’après-guerre, le 8 mars sera donc célébré dans les pays communistes, avant de prendre de l’ampleur, notamment avec les mouvements féministes des années 60-70. En 1977, l’Organisation des Nations unies appelle tous les pays à consacrer une journée aux droits des femmes et à la paix dans le monde. Cinq ans plus tard, la France mitterrandienne officialise la journée du 8 mars dans l’Hexagone. En grande pompe, le Président et sa ministre des Droits des femmes, Yvette Roudy, célèbrent ce nouveau rendez-vous du calendrier… et prient, sur le carton d’invitation, les 400 convives considérées comme des «femmes méritantes» de se rendre à l’Elysée vêtues d’une jupe.

Virginie Ballet

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 22:40
RCA: un colloque sur l’armée révèle des chiffres inquiétants
RCA: un colloque sur l’armée révèle des chiffres inquiétants
RCA: un colloque sur l’armée révèle des chiffres inquiétants

 

 

 

Par RFI Publié le 07-03-2017 Modifié le 07-03-2017 à 00:50

 

République centrafricaine (RCA), cela fait plus de six mois que la mission européenne chargée de former les Forces armées centrafricaines (FACA) a commencé à entraîner les soldats. Le pays, soumis à un embargo sur les armes, peut toutefois demander des dérogations au Conseil de sécurité de l'ONU.

 

Selon le chef d'état-major centrafricain, les chiffres sont inquiétants. Les capacités militaires de son pays ne peuvent équiper qu'une compagnie de 150 soldats et les munitions que compte l'armée ne pourraient supporter que trente minutes de combat.

 

Lors de ce colloque, qui réunissait les principaux acteurs de la Défense en Centrafrique, Joseph Yakété, ministre de la Défense, a rappelé que malgré les sanctions de l'ONU, son pays pouvait toujours recevoir des dons ou acheter des armes.

 

« Les résolutions du comité de l’ONU, à travers le comité de sanctions, nous permettent, par dérogation, d'avoir des armes, et j'ai entamé toutes les démarches », a-t-il souligné.

 

L'ambassadeur américain en a profité pour annoncer que le Congrès américain avait accepté de céder pour 8 millions de dollars d'équipement militaire, excluant toutefois des armes et des munitions. Pour Ludovic Ngaifei, chef d'état-major des armées, ceci est un premier pas vers la reconstruction de la Défense nationale.

 

« Nous allons avoir quelques équipements comme des véhicules combat ou encore des véhicules tactiques. C'est une bonne nouvelle, car cela va nous aider un peu dans cette phase de remontée en puissance de l'armée centrafricaine », a-t-il précisé.

 

Aujourd'hui, les soldats centrafricains sont formés par la Mission européenne de formation militaire (EUTM). Au mois d'avril prochain, le premier bataillon centrafricain sera apte à retourner sur le terrain, mais pour cela, il lui faudra des armes.

 

 

Le 1er bataillon des Forces Armées Centrafricaines prêt à la mi-mai

 

http://www.radiondekeluka.org mardi 7 mars 2017 12:23

 

La mission européenne de formation des FACA (EUTM-RCA) a annoncé ce lundi lors d’un colloque à Bangui, rendre disponible les premiers soldats formés d’ici trois mois.



Les parlementaires, les partenaires au développement, la Minusca et la presse ont échangé autour du thème : « les FACA : point de situation et réorganisation en cours ». Initié par la mission de l’Union Européenne (UE) et l’état-major des Armées, l’objectif est d’avoir une visibilité sur l’évolution de la modernisation de l’armée nationale.



EUTM-RCA a assuré que les Centrafricains n’ont plus que quelques mois pour voir le tout premier bataillon des Forces armées centrafricaines opérationnel.

 


« A partir de mi-mai, le 1er bataillon de 750 hommes sera prêt pour des opérations, sous condition de matériel et d’armement », a précisé le général Herman Ruys, commandant en force de EUTM-RCA. Toujours « en mai, nous allons continuer avec le 2e bataillon et, en fin d’année, nous aurons deux bataillons complets de 1500 hommes opérationnels », a ajouté l’officier.

 


« Nous avons des contraintes dans le camp Kassaï où on peut former à peu près 300 hommes à la fois, la deuxième contrainte, c’est un nombre limité d’instructeurs que j’ai en ce moment », s’est plaint Herman Ruys.

 


De l’autre côté les autorités militaires centrafricaines ont appelé la population à prendre son mal en patience. « L’armée existe avec ses manquements. Le personnel est là. Les moyens, les équipements et les infrastructures manquent », a fait savoir le général Ludovic Ngaïféï, chef d’état-major des armées.

 


Il est conscient du désespoir et de l’insatisfaction qui ont gagné les cœurs. Le général Ngaïféï promet de tout mettre en œuvre pour redonner confiance aux filles et fils du pays. « Vous pouvez dire que l’armée n’existe pas, parce qu’elle ne remplit pas sa mission. Nous allons petit à petit la mettre sur les rails », a-t-il souligné rassurant qu’il faut cet outil pour la défense des intérêts nationaux. Pour le chef d’état-major, « les politiques en sont conscients ».

 


Le gouvernement devrait saisir cette occasion pour sensibiliser les partenaires du pays à apporter de l’aide dans ce domaine, a conseillé, Jean-Pierre Raymondet-Commy, l’Ambassadeur de l’UE en poste à Bangui.

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Centrafrique-Presse.com
7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 22:38
«Le secteur de la santé centrafricain attend les investisseurs marocains» : Fernande Ndjengbot

 

«Le secteur de la santé centrafricain attend les investisseurs marocains»

 

http://www.leseco.ma Écrit par Oumar Baldé 7 mars 2017

 

Après la guerre civile traversée par la Centrafrique, le secteur de la santé essaie de se remettre en marche, mais les défis sont immenses. Dans cette interview, Fernande Ndjengbot, la ministre centrafricaine de la Santé fait le point sur la situation et invite les investisseurs marocains à aller ouvrir des cliniques privées dans son pays.

 

Les Inspirations ÉCO : Quel est l’objet de votre déplacement au Maroc ?


Fernande Ndjengbot : J’ai participé au Forum Afrisanté à Marrakech et j’en ai profité également pour avoir des discussions avec les autorités marocaines afin de préparer une réunion des ministres africains de la Santé qui aura lieu en avril prochain.

 

Comment se porte le secteur de la santé en Centrafrique ?


Nous sommes en phase de relèvement après la crise que nous avons traversée. Ainsi, nous invitons toutes les bonnes volontés à venir nous appuyer pour faire face aux défis auxquels nous sommes confrontés. Durant la crise, les infrastructures ont été détruites soit totalement ou partiellement. Nous sommes en train de les réhabiliter et de les équiper. C’est une tâche très importante.

 

En termes d’épidémiologie, quelle est aujourd’hui la situation ?


Ce sont toujours les maladies les plus classiques qui prévalent, notamment le paludisme, la tuberculose, ainsi que le VIH. Chez les enfants aussi, ce sont les maladies classiques, telle la diarrhée, qui prédominent. Vous savez, il est très difficile de traverser une crise semblable à celle que nous avons connue, sans que cela ne laisse des séquelles. Tous les piliers de notre système de santé se sont effondrés. Nous avons également des problèmes d’approvisionnement en médicaments. Le système de santé a besoin d’être soutenu afin que nous puissions donner des soins de qualité à notre population.

 

Quelles mesures ont-elles été prises par le gouvernement centrafricain pour faire face à cette situation ?


Nous avons décidé de prendre le problème à bras le corps et de relever le système de santé du pays à travers ses 6 piliers, dont notamment les infrastructures, les médicaments et l’information sanitaire que nous devons maîtriser. Si nous parvenons à rétablir ces piliers, le système pourra se remettre en marche.

 

De quel soutien avez-vous besoin de la part de pays comme le Maroc ?


La coopération dans le domaine de la santé entre le Maroc et la République Centrafricaine est une vieille coopération. Notre grand hôpital, à savoir le Centre hospitalier de Bangui est en train d’être rénové par le Maroc. À travers cette coopération, nous aimerions que le Maroc nous appuie à le réhabiliter, mais aussi à la rééquiper. Nous allons également étudier les moyens de développer la coopération afin que le Maroc nous appuie en ressources humaines, car c’est l’une des faiblesses de notre système de santé. Nous n’avons pas assez de ressources humaines pour soutenir le système de santé. Nous pouvons donc voir avec le Maroc afin d’avoir des médecins marocains sur place, le temps que nous formions de nouvelles compétences pour renforcer l’effectif existant. Des étudiants centrafricains sont formés au Maroc, mais ce que nous voulons aujourd’hui, c’est augmenter cette quantité afin de combler le déficit.

 

Vous prévoyez de participer à une réunion des ministres africains de la santé à Casablanca en avril. De quoi allez-vous discuter ?


Nous parlerons de deux problématiques. D’une part, nous discuterons des maladies infectieuses, dont l’hépatite C et d’autre part de l’approvisionnement en médicaments. Le Maroc nous a montrés qu’il a l’expertise pour pouvoir accompagner ses pays frères africains afin de lutter contre l’hépatite C. Cette maladie fait déjà partie des programmes de lutte contre les pathologies dans les pays africains. Le Maroc va donc nous accompagner afin que ces programmes puissent se concrétiser. Les industriels pharmaceutiques marocains se disent disposés à nous accompagner en fourniture de médicaments. L’approvisionnement en médicaments est un volet important du système de santé. Nous étudierons les moyens de nous approvisionner au Maroc à des prix plus abordables, en quantité et en qualité.

 

Avez-vous besoin d’investissements dans le secteur privé de la santé en Centrafrique ?


Le secteur de la santé a besoin de partenariats public/privé. J’ai été impressionnée par la modernité des cliniques privées au Maroc. Si cette offre peut être exportée en Centrafrique, ce serait très salutaire. Ces investissements sont effectivement les bienvenus.

 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 22:36
Processus de réinsertion des ex-combattants en marche en Centrafrique

 

Processus de réinsertion des ex-combattants en marche en Centrafrique

 

http://www.voaafrique.com 07 mars 2017

 

En Centrafrique, près de 1000 anciens rebelles de la Séléka sont engagés dans les activités du pré-DDR à Bria. Ils apprennent de nouveaux métiers et construisent des bâtiments dans la ville.

 

Plus d’une vingtaine d’ex-combattants, hommes et femmes sont mobilisés aux abords de la Kotto, le grand cours d’eau de la région. Certains fabriquent des briques, d’autres entassent du sable sorti de l’eau.

 

Ces matériaux ont déjà servi et serviront encore à la construction de certains bâtiments dans la ville.

 

"J'ai fait une demande, et on a construit une mosquée, et nous avons aussi réparé une église, des caniveaux, la gendarmerie", explique Davy Didier Datila, 1er superviseur du groupe.

 

Un contrôle physique de chaque élément est fait par les responsables. Le projet pré-DDR est initié à Bria en octobre 2015 par la Minusca.

 

Les bénéficiaires perçoivent chaque deux semaines, une somme plus ou moins à 30 000 francs CFA. Cette initiative a positivement impacté leurs comportements.

 

Kadidjia Catherine a combattu dans l’ex-rébellion de la Séléka. Avec cette activité de pré-DDR, elle explique n’avoir plus l‘envie de reprendre les armes.

 

"Nous vivons mieux aujourd’hui. Nous avons décidé de déposer les armes pour retrouver la paix. Nous allons apprendre de nouveaux métiers pour soutenir nos familles. Par exemple pour nous les femmes, on peut apprendre la couture. Je ne reprendrai plus les armes. A présent, je me considère comme civile".

 

Plusieurs modules sont au menu de la formation proprement dite, prévue pour démarrer au mois d’avril prochain.

 

Chaque ex-combattant suivra des cours de son choix, notamment dans le domaine de la mécanique, de la menuiserie, de la maçonnerie, de la couture, de l’informatique ou encore de la création des activités génératrices de revenus.

 

Freeman Sipila, correspondant à Bangui

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