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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 19:42

 

 

 

 

 

 

Suite à la guerre psychologique déclenchée par certains compatriotes notamment ceux de la diaspora vivant en France, qui ont cru bon développer une irresponsable campagne de désinformation par sms, tendant à faire croire à l’empoisonnement de l’eau distribuée par la Société des Eaux de Centrafrique (SODECA), la direction générale de cette entreprise a non seulement, opposé un démenti catégorique à ces malveillantes allégations fantaisistes mais aussi et surtout, fait procéder comme du reste elle a l’habitude de le faire, par l’Institut Pasteur de Bangui ou le laboratoire d’Hydrosciences Lavoisier de l’Université de Bangui , à des analyses physicochimiques de plusieurs échantillons de son eau, prélevés à différents endroits de la ville suite à cette crapuleuse campagne d’intox.

 

Les résultats de ces analyses dont la rédaction de Centrafrique-Presse s’est procuré copie et qu’elle se fait le plaisir de publier ci-dessous, concluent à la qualité parfaitement potable à la consommation du public de l’eau produite par SODECA.

 

La rédaction

Résultats de  l'analyse physicochimique de l'eau de SODECA distribuée à Bangui
Résultats de  l'analyse physicochimique de l'eau de SODECA distribuée à Bangui
Résultats de  l'analyse physicochimique de l'eau de SODECA distribuée à Bangui
Résultats de  l'analyse physicochimique de l'eau de SODECA distribuée à Bangui
Résultats de  l'analyse physicochimique de l'eau de SODECA distribuée à Bangui
Résultats de  l'analyse physicochimique de l'eau de SODECA distribuée à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 19:09

 

 

 

 

 

 

http://www.afriquechos.ch   samedi 14 décembre 2013 Dr Vincent Sosthène Fouda

 

Depuis quelques années, [je pense au coup d’État qui porta le général Robert Gueï au pouvoir en Côte d’Ivoire le 25 décembre 1999], le monde occidental essaie de trouver une sorte de justification à tout ce qui se passe en Afrique noire dans un pseudo conflit interreligieux. Une analyse directement inspirée des études européocentristes qui doublent les études africanistes. Et cela s’est généralisé avec la multiplication des conflits en Afrique noire ces 15 dernières années. Personne ne semble avoir pris le temps en amont d’étudier les mouvements sociaux africains depuis les années 90 que beaucoup ont pris comme point de départ de la volonté des Africains à inscrire dans leur registre de gouvernance la démocratie. Une lecture attentive de la production scientifique sur la base de laquelle nous arrivons à cette omniprésence « des guerres interreligieuses » en Afrique noire nous montre que les chercheurs ne se sont point intéressés aux mouvements sociaux en eux-mêmes, plutôt de nouveau aux nationalismes et à leur construction, aux religions et à leurs rapports avec l’État, à la construction de la nation (nation building) [rivking, 1969, Fouda, 2006].

 

Mais au fond, avec un peu de recul, nous constatons que les concepts utilisés pour étudier les systèmes politiques et la construction des Nations africaines étaient essentiellement calqués sur les concepts occidentaux. En vérité, il s’agit pour beaucoup et malheureusement les plus nombreux, d’étudier les « transitions » africaines de la tradition vers la modernité (puisque les sociétés, les systèmes politiques et les économies africaines sont encore considérées comme pré-modernes.)

 

Les analyses auxquelles nous assistons aujourd’hui et qui donnent la base politique de toutes analyses occidentales de la situation en République Centrafricaine sont fausses. L’homo sociologicus africain est complètement disqualifié en tant qu’acteur social doté d’intentionnalité et agissant comme tel dans un système social donné. Ce sont pour les chercheurs occidentaux, deux religions importées qui font la pluie et le beau temps en Afrique noire. Elles lèvent les fonds, fournissent les armes et dressent les uns contre les autres !

 

Les groupes linguistiques en République centrafricaine

 

Nous nous refusons de croire qu’en changeant les mots, il nous est possible de changer aussi les choses. Mais il est difficile pour nous de parler de tribu et d’ethnie en République centrafricaine. Il convient de s’entendre, pour nous ici sur la notion d’ethnie et de tribu, nous n’envisageons pas les ethnies et les tribus comme réellement existantes à l’état brut. Elles ne sont que des classifications héritées des vieux empires coloniaux tel que nous pouvons le lire dans La République des tribus de Janine Cels-Saint-Hilaire (1995, Presses Universitaires du Mirail du droit de vote et de ses enjeux au début de la République romaine 495 – 300 AV J.C). Les groupes ethniques et tribaux tels qu’ils s’imposent à nous aujourd’hui en Afrique et se vulgarisent dans la perception et la conception du « vivre ensemble » et des conflits qui peuvent en naître, ne sont que des classifications, au même titre que les espèces animales, végétales et minérales, avec leurs nomenclatures multiples latinisées et hellénisées. Nous pouvons d’ailleurs remarquer que cette classification change et se dissout dès que l’on change de critère permettant de les distinguer. La République Centrafricaine c’est donc quatre groupes linguistiques, les Gbayas, les Mboums, les Yanguérés et les arabisés.


 On ne parlera plus de classe indépendante des vertébrés si l’on ne choisit pas l’existence d’une colonne vertébrale comme critère de distinction mais seulement l’existence des pattes. Les frontières entre les classes changent aussitôt, et la classe même des vertébrés disparaît, autrement dit, n’est plus prise en compte. Une classification est toujours absolument arbitraire mais relativement pertinente par rapport à un objectif technique. Il n’y a pas de science pure qui connaîtrait et exprimerait directement le réel, mais seulement des classifications établies en vue d’un champ d’objectifs, même si ce dernier n’apparaît pas forcément à première vue. Comme l’a montré Heidegger, la mathématique s’inscrit, dans sa structure même, dans un projet de découpage de la réalité, d’imposition de forme, de déracinement, de prédation. Lorsque Karl Marx reprend à son compte le concept de classe sociale, il établit ses propres normes de distinction, essentiellement la propriété de ce qu’il appelle le capital. Cette distinction entre propriétaires du capital (capitalistes) et ceux qui en sont dépourvus (les prolétaires) est absolument arbitraire mais relativement pertinente en fonction de l’objectif de transformation sociale qui est au cœur du marxisme. La science la plus « pure » est toujours d’abord un projet qui se manifeste dans les critères choisis pour classer le réel. Les sciences sociales occidentales, dans leur volonté de domination, ont donc lu et imposé une vue de l’Afrique tant dans sa construction que dans sa déstructuration qui n’a pour leur et unique but que sa propre compréhension. Cette compréhension de l’Afrique et du conflit qui sévit aujourd’hui en République centrafricaine est inscrite dans sa propre rationalité et ne montre, si besoin est, aucune réalité du conflit tel qu’il est né, se développe et ruine les peuples de cette partie du continent.

 L’intervention de la France en RCA se couvre de bonne conscience et convainc tout le monde parce qu’elle s’est développée sous le sceau d’une rationalité, d’une certaine rationalité mais pas de la Rationalité qui, elle, est universelle et immuable. En mettant en avant la fin de l’État en RCA, les autorités françaises ne font, en réalité, que faire triompher de vieilles études qui font de l’État l’agent principal du changement social en Afrique alors qu’elles auraient pu s’intéresser aux mouvements sociaux ayant abouti à la mise en cause de l’État comme seul constructeur et régulateur du « nous-commun ». L’erreur commise, par tous ici, est notre incapacité à porter la critique sur ce qui est admis ou semble admis par tous.

 

Pourquoi donc cette erreur ?

 

Elle réside dans le fait que nous avons développé, peut-être sans le savoir, des théories de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur et de la France en particulier. Ces théories sont d’abord d’ordre intellectuel. Plusieurs chercheurs qui se sont intéressés aux mouvements de libération nationale ont par exemple inscrit leurs travaux dans un cadre analytique fortement teinté par l’idéologie marxiste en associant les luttes de libération nationale africaine avec la problématique plus générale de la lutte des classes (Ake, 1978 ; Amin, 1973 ; Chaliand, 1977 ; Mamdani, 1976).

 

Qu’aurait-il fallu faire ?

 

Il aurait fallu dans un premier temps, prendre des distances par rapport à l’européocentrisme des recherches afin de ne point produire un afrocentrisme calqué sur les maîtres d’hier alors que la base empirique était nulle. Dans un second temps il aurait été nécessaire de ne point opérer une rupture épistémologique par rapport à la négritude, seule la négritude a su tenir un discours de « résistance à l’assimilation » du nègre dans toute sa composante. Non malheureusement plus nous avançons mieux nous nous enfermons dans des réflexions épistémologiques, des recherches théoriques et empiriques marquées du sceau du maitre d’hier, c’est-à-dire un appel à un universalisme qui refuse de se localiser, de prendre racine en Afrique noire. Pourtant Raymond Boudon (2000a) insiste sur l’importance du soin qu’a pris l’un des pères de la sociologie de la connaissance pour affirmer que la science comporte des propositions universelles et des propositions relationnelles (endogènes), car «  le choix des sujets et des problèmes, voire de certains concepts, est souvent d’origine externe, le perfectionnement des méthodes et des théories ainsi que l’évaluation des résultats obéissent à des règles internes » (Boudon, 2000a : 161).

 

Où nous mène tout ceci ?

 

En vérité, l’historien Joseph Ki-Zerbo nous invite à nous mettre un toit sur la tête, en nous disant qu’il n’était pas judicieux que nous dormions « sur la natte des autres ». Notre rencontre avec l’école étrangère ne nous a pas appris « l’art de vaincre sans avoir raison » comme nous y invite pourtant depuis 1959 La Grande Royale. En 1990, Joseph Ki-Zerbo a écrit cet ouvrage au titre prophétique Éduquer ou périr(L’Harmattan) parce que ce qui se passe en République centrafricaine, non pas la guerre, mais ses fondements, découle de notre propre ignorance de nous-mêmes. Ce fut le cas hier en Côte d’Ivoire, au Mali pour ne citer que les événements qui ont ébranlé le continent ces dix dernières années. Tout semble indiquer que nous nous sommes mis nous-mêmes sous « un embargo historique sur le savoir » pendant que les autres nous maintiennent sous « un embargo historique sur la technologie et la science ». Oui, l’Autre nous dit parlez-moi de vous à partir de moi, de ce que je vous ai dit de vous !. Nous sommes donc inhibés, confinés à l’imitation, à la consommation des inventions d’autrui. Oui l’on nous a déresponsabilisé au point de vue progrès technique et industriel, pendant ce temps, oui la traite des Noirs a facilité à l’Angleterre l’accession à la suprématie industrielle. 


 Non, la guerre en RCA est loin d’être une guerre de religion, tout comme les tribus et ethnies n’existent pas à part entière mais tout simplement comme la continuité des transpositions du vieil empire colonial. Il est donc nécessaire de se construire, en tant qu’Africain, des outils d’analyse pour une meilleure compréhension des conflits qui peuvent surgir dans la volonté de construction du « nous-commun ». Ce n’est qu’ainsi que les solutions à ces conflits seront pérennes. 

 

Dr Vincent-Sosthène Fouda*

Centrafrique : non, ce n’est pas une guerre de religion ! par Dr Vincent Sosthène Fouda
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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 19:05

 

 

 

 

 

Par Raphaël Bosse-Platière 14/12/2013 à 16h44 | Mis à jour le 14/12/2013 à 16h51

 

INVITÉ RTL - La France intervient aussi en Centrafrique pour préserver des entreprises comme Total ou Areva, rappelle Antoine Glaser, journaliste et écrivain spécialiste de l'Afrique.

 

Rédacteur en chef exceptionnel du Journal Inattendu de Marie Druker ce samedi, le comédien Tchéky Karyo a interviewé Antoine Glaser, journaliste et écrivain spécialiste de l'Afrique.

 

Les Français oublient Total et Areva

 

"La France est la seule puissance militaire occidentale à avoir des bases militaires en Afrique, a-t-il expliqué pour justifier l'intervention de l'armée françaises en Centrafrique. Le contraire aurait été "absolument inimaginable" pour Antoine Glaser, qui rappelle que "ce pays a connu huit coups d’État depuis 1960".

Antoine Glaser a également invoqué une autre raison pour expliquer l'envoi des troupes françaises. "Il ne faut pas oublier les intérêts économiques de la France dans le pays, en particulier énergétiques comme Total ou Areva". Un point que négligent les Français d'après l'expert, qui sont 50% à faire confiance au président de la République pour mener l'intervention en Centrafrique.

 

Une situation "très complexe" pour les soldats

 

D'autant que "si cela devient vraiment le chaos dans ce pays, cela risque d'entraîner les autres pays de la région par effet domino", ajoute ce spécialiste de l'Afrique.


Autre difficulté pour les soldats français et leurs alliés africains de la Misca : "Parmi les rebelles présents en Centrafrique, il n'y a pas que des Centrafricains, explique Antoine Glaser. Sur les 10.000 membres de la Seleka, vous avez 3.000 Soudanais, 1.000 Tchadiens, ainsi que des soldats démobilisés, des rebelles, des coupeurs de route... ", a énuméré le journaliste.

Lu pour vous : Centrafrique : "Ne pas oublier les intérêts économiques de la France", explique un spécialiste
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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 19:03

 

 

 

 

 


TOULOUSE - AFP / 14 décembre 2013 15h19 - Des parachutistes français sont partis samedi matin pour le Cameroun où ils seront pré-positionnés pour se rendre éventuellement en Centrafrique, a-t-on appris auprès de leur régiment.


Ces soldats du 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) de Carcassonne (sud) se pré-positionnent à Douala pour la République centrafricaine, en cas de besoin, a précisé à l'AFP l'officier de communication du 3e RPIMa.

Il s'agit bien d'une relève, il n'y aura pas de renforcement, a indiqué le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Gilles Jaron, interrogé par l'AFP.

 
Selon le quotidien régional La Dépêche du Midi, cent cinquante hommes d'une compagnie de combat du 2e RPIMa sont concernés par cette mission.

La France a lancé le 5 décembre, avec le feu vert de l'ONU, une opération militaire en Centrafrique déployant 1.600 hommes en quelques jours pour tenter de mettre fin aux exactions des groupes armés et stabiliser le pays.


Les tueries entre chrétiens et musulmans ont fait plus de 600 morts en une semaine en Centrafrique, a déclaré vendredi l'ONU.

 

 

(©) 

Centrafrique : des paras français pré-positionnés au Cameroun
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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 18:52

 

 

 

 

                                                                                                                            

 

Chers compatriotes,

 

Avant de vous adresser cet appel, je profite de cette opportunité pour présenter tout d’abord mes vives condoléances aux familles  des victimes des évènements en cours en Centrafrique et particulièrement à celles des deux  vaillants soldats français morts pour notre pays, dans le cadre de la mission des forces françaises pour la restauration de la sécurité et de la paix en Centrafrique.

 

Je condamne très sévèrement les actes barbares ayant occasionné ces pertes humaines.

 

La République Centrafricaine notre pays vit les moments les plus agités, les plus sombres, les plus dramatiques de son histoire par la crise en cours.

 

La population dans son ensemble, aussi bien chrétienne que musulmane vit les conséquences de cette affreuse crise  présentée  à tort par les médias  internationaux  par son apparence  comme un  conflit interreligieux, à l’exemple de ce qui se passe ailleurs.

 

Cette qualification est certes inexacte. Cependant, rappelons-nous que la République Centrafricaine est un pays  majoritairement chrétien et à ce titre,  soutenons activement les actions de paix, de réconciliation, de tolérance, prônées depuis  le début de cette crise par les religieux centrafricains, notamment l’Evêque de BANGUI, le Président de l’Alliance Evangélique en Centrafrique  et l’Imam de BANGUI.

 

Ce sont ces actions qui, bien que n’étant pas soutenues par le pouvoir en place,  ont calmé, empêché pendant de longs mois l’explosion  des sentiments de vengeance, de représailles dans le pays, sentiments  réveillés brutalement par les récents actes odieux orchestrés à quelques heures du vote du Conseil de Sécurité des Nations unies concernant des mesures de sécurité et de paix en Centrafrique. 

 

Rappelons-nous que les principales caractéristiques d’un chrétien et surtout d’une nation majoritairement chrétienne sont l’amour, le pardon, l’absence de haine, de vengeance. Confions pour cela tout à la justice en dénonçant les vrais auteurs des crimes, viols, exactions, pillages vols, sans nous venger sur des personnes innocentes prises au hasard sur la base leur religion musulmane ou chrétienne, leur aspect vestimentaire, leurs lieux de résidence etc.

 

Les pillages des boutiques appartenant aux commerçants musulmans compliqueraient davantage la situation et surtout l’intervention salvatrice des forces françaises et africaines.

 

De la même manière que l’intervention française a été souhaitée et saluée par l’ensemble de la population centrafricaine, de la même manière, celle-ci doit aider dans un esprit le plus objectif possible les troupes françaises à désarmer aussi bien les SELEKA,  les  ANTI-BALAKA que tout détenteur illégal d’armes, ceci dans l’intérêt du retour de la sécurité et de la paix durables dans notre pays.

 

En effet, c’est maintenant que cette paix durable doit être bâtie avec le concours de toute la population pour la reconstruction du pays détruit par l’irresponsabilité de certains d’entre nous.

 

Cette irresponsabilité et cette trahison  qui ont consisté à s’appuyer sur la rébellion, elle-même soutenue par des mercenaires étrangers dans l’unique but  d’accéder au pouvoir  pour sa propre grandeur, ses propres intérêts, ont fait couler un fleuve de sang dans le pays, précisément le sang d’innocents centrafricains et détruit entièrement le pays.

 

Cette irresponsabilité et cette trahison ne doivent pas être impunies, la justice étant une forme d’éducation populaire et de réparation, au moins morale.

 

Ne perdons pas de vue que l’intervention française et africaine dans notre pays doit être accompagnée des conditions d’un retour à une paix durable en vue de la reconstruction nationale.

 

Par ailleurs, le volet politique de l’intervention nous incombe comme la sécurité, la paix durables, la reconstruction. Tout cela   dépendra de notre prise de conscience après cette crise par le choix des dirigeants qui ne doivent pas replonger le pays dans les affres dont les conséquences pèsent sur la nation toute  entière.

 

Ne tombons surtout pas dans le piège diabolique de sombres hommes politiques qui, par un incivisme criminel cherchent par tous les moyens à pousser  le peuple centrafricain à se balkaniser en chrétiens d’un côté et musulmans de l’autre.

 

Ayons le discernement nécessaire pour éviter le piège dont l’objectif politique est de semer la haine, la division, le chaos au sein de la population centrafricaine.

 

M’adressant particulièrement à la jeunesse centrafricaine, je rappelle que la gestion désastreuse des régimes qui ont eu à se succéder à la tête du pays jusqu’à ce jour  et principalement les deux derniers, ont mis son avenir en péril.

 

Il est donc temps que la jeunesse puisse avoir le discernement nécessaire pour comprendre que la crise actuelle n’est que la conséquence de cette gestion qui ne l’a jamais prise en compte dans un quelconque programme et qu’elle a l’impérieuse nécessité de prendre en main son propre destin à partir de la sortie de cette situation, en œuvrant activement au sein de la population pour préserver l’unité, la cohésion, la concorde entre musulmans et chrétiens afin de ne pas hériter du chaos, de la ruine que certains lui destinent.

 

Il est pour cela primordial pour la jeunesse de faire cesser les représailles en cours de part et d’autre, sensibiliser tout autour  d’elle en faisant sortir du chemin de la colère du moment, de la vengeance, de la division, du déchirement aux conséquences incalculables pour une nation dont les membres aussi bien chrétiens que musulmans ont toujours vécu en symbiose depuis des temps séculaires.

 

La nation ne pourrait jamais se reconstruire par des  sentiments de rejets réciproques et l’avenir de la jeunesse en pâtirait encore gravement.

 

Elle doit cesser de faire vendre sur les médias internationaux, l’image d’une jeunesse épouvantable et par voie de conséquence d’un avenir encore plus sombre de la République Centrafricaine.

 

N’oublions pas que de nombreux pays à travers le monde ont vécu des crises certainement plus dramatiques que la nôtre, mais ceux -ci ont réussi à les surmonter en plaçant l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de tout, ce qui leur a permis de tout enterrer définitivement pour se développer ou se mettre sur la voie du développement.

 

Rappelons-nous que les principales caractéristiques d’un chrétien et surtout d’une nation majoritairement chrétienne sont l’amour, le pardon, l’absence de haine, de vengeance. Confions pour cela tout à la justice en dénonçant les vrais auteurs des crimes, exactions, pillages sans nous venger directement sur des personnes innocentes prises au hasard sur la base de leur religion musulmane ou chrétienne, leur aspect vestimentaire, leurs lieux de résidence etc.

 

Les pillages des boutiques appartenant aux commerçants musulmans compliqueraient davantage la situation et surtout l’intervention salvatrice des forces françaises et africaines.

 

De la même manière que l’intervention française a été souhaitée et saluée par l’ensemble de la population centrafricaine, de la même manière, celle-ci doit aider dans un esprit le plus objectif possible les troupes françaises à désarmer aussi bien les SELEKA,  les  ANTI-BALAKA que tout détenteur illégal d’armes, ceci dans l’intérêt du retour de la sécurité et de la paix durables dans notre pays.

 

En effet, c’est maintenant que cette paix durable doit être bâtie avec le concours de toute la population pour la reconstruction du pays, détruit par l’irresponsabilité, la trahison, l’incivisme  de certains d’entre nous.

 

C’est à nous et principalement à la jeunesse qu’il appartient désormais de faire preuve d’une plus  grande vigilance, d’une plus grande responsabilité afin de  créer ce nouvel environnement sociopolitique nécessaire à la remise sur le rail du pays tout en l’orientant vers un nouveau destin.

 

Je lance un appel pressant à toute la jeunesse centrafricaine afin de ne pas  voir le pays s’autodétruire,  en lui demandant de se mobiliser et  se constituer en :

 

1° comités de quartiers pour sensibiliser contre les représailles, les exactions, pillages et surtout prôner la  réconciliation, la coexistence pacifique entre chrétiens et musulmans ;

 

2° Comités de recherche et de dénonciation des  auteurs de crimes  tant chrétiens que musulmans dans l’intérêt de la justice, de la sécurité et de la paix ;

 

3° Comités  de recherche et d’informations sur les caches d’armes en les signalant discrètement aux forces compétentes ;

 

4° Comités de soutien aux actions des religieux afin de favoriser la réconciliation et le retour  d’une paix durable dans le pays.

 

Le danger que court le pays est également le fait de penser dans son inconscient, en suivant les médias internationaux qu’il y a un conflit entre chrétiens et musulmans.

 

Cela est totalement inexact car de nombreux exemples montrent que des musulmans ont bien caché des chrétiens pour les protéger contre leurs propres représailles et vice-versa.

 

Par ailleurs, imputer des actes barbares à des chrétiens centrafricains est à la fois inexact, insultant, dangereux, contraire aux actions entreprises par les religieux catholiques, protestants,  en collaboration avec l’imam de Bangui.

 

De même, considérer tous les musulmans comme  appartenant à SELEKA  ou les complices de cette coalition alors que beaucoup d’entre eux sont hostiles aux actes de celle-ci,  est également une erreur très dangereuse pour la cohésion nationale dans un contexte de vives tensions, d’atmosphère agitée.

 

Je demande par ailleurs  très fermement aux autorités en place de ne pas se préoccuper principalement  de la perspective de  la fin de leurs fonctions, mais de prendre leurs responsabilités pour répondre à la principale  aspiration actuelle  du peuple centrafricain qui est la paix, celle-ci étant conditionnée par la justice entre victimes et bourreaux.

 

Le nouveau destin de notre pays dépendra  surtout d’une prise de conscience et de la transformation profonde de notre propre mentalité.

 

Que Dieu sauve et bénisse notre pays.

 

Paris le 12 Décembre 2013

 

Emmanuel Olivier GABIRAULT

 

Personnalité Politique Indépendante, précédemment :                                                                                     

-Député de la ville de BANGUI ;                                                                                                                                                    

-Vice-président de l’Assemblée Nationale ;                                                                                                                                                                                      

-Ministre ;                                                                                                                                                                    

 -Maire de la Ville de BANGUI ; -Vice-président du Comité de Suivi du Dialogue national de 2003 (ayant démissionné du fait que les recommandations n’ont pas été appliquées par absence de volonté politique du pouvoir de l’époque) ;                                                                                  

-Initiateur et Vice-président  du Présidium du  Dialogue Politique inclusif de 2008 ;                       

-Président de la commission Internationale Coopération et Développement de l’Assemblée internationale des Parlementaires de Langue Française (AIPLF), Chargé de Mission Afrique et Membre du Bureau international ;                                                                                                                                                    -Président de la Fédération Centrafricaine  de Football ;                                                  ;                                                                                                                            

 -Président de l’Union des Fédérations de Football de l’Afrique Centrale etc..

APPEL  A TOUS LES CENTRAFRICAINS par Olivier Gabirault
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Centrafrique-Presse.com
14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 18:24

 

 

 

 

 

 

Centrafrique - 14h57

 

C'est pour des raisons de sécurité que la distribution de vivres a été suspendue dans l'immense camp de déplacés de l'aéroport de Bangui.

 

 Des hommes armés de machettes se montrant menaçant, la distribution d'huile, de riz et de petits pois aux 45.000 déplacés de ce camp n'a pas pu commencer samedi, les humanitaires du PAM et de l'ONG italienne Cooperazione internacionale ayant été encerclés.

 

La veille, la première distribution de vivres organisée pour ce camp de déplacés avait fini en pillage généralisé peu avant 16H00.

 

Un combat pour les populations en détresse

 

"Nous avons été entourés par des jeunes organisés et très nombreux. Il y a eu un déferlement de jeunes qui nous a inquiété, on a dû arrêter la distribution", a expliqué le directeur adjoint du PAM Centrafrique.

 

"Notre combat, nous le menons pour des populations en détresse. Nous avons besoin que la distribution soit sécurisée. Si la Fomac (la force multinationale de l'Afrique centrale) ou les Français ne sont pas présents en permanence, nous ne pourrons rien faire", affirme-t-il.

 

70 000 rations distribués

 

Avec 45.000 déplacés selon Médecins sans frontières, le camp de l'aéroport de Bangui, situé aux abords immédiats des pistes non clôturées de l'aérodrome, est l'un des plus grands de Centrafrique.

 

Rien qu'à Bangui, 159.000 déplacés ont été comptabilisés par le HCR depuis que des violences interreligieuses ont éclaté dans le pays.

 

Le PAM estime à 70.000 le nombre de rations distribuées aux déplacés ces derniers jours, dans une quinzaine de camps situés dans la capitale. Hormis le camp de l'aéroport

 

 

 

Bangui: La distribution de vivres suspendue
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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 18:07

 

 

 

 

 

Par Raphaël Bosse-Platière 14/12/2013 à 16h44 | Mis à jour le 14/12/2013 à 16h51

 

INVITÉ RTL - La France intervient aussi en Centrafrique pour préserver des entreprises comme Total ou Areva, rappelle Antoine Glaser, journaliste et écrivain spécialiste de l'Afrique.

 

Rédacteur en chef exceptionnel du Journal Inattendu de Marie Druker ce samedi, le comédien Tchéky Karyo a interviewé Antoine Glaser, journaliste et écrivain spécialiste de l'Afrique.

 

Les Français oublient Total et Areva

 

"La France est la seule puissance militaire occidentale à avoir des bases militaires en Afrique, a-t-il expliqué pour justifier l'intervention de l'armée françaises en Centrafrique. Le contraire aurait été "absolument inimaginable" pour Antoine Glaser, qui rappelle que "ce pays a connu huit coups d’État depuis 1960".

Antoine Glaser a également invoqué une autre raison pour expliquer l'envoi des troupes françaises. "Il ne faut pas oublier les intérêts économiques de la France dans le pays, en particulier énergétiques comme Total ou Areva". Un point que négligent les Français d'après l'expert, qui sont 50% à faire confiance au président de la République pour mener l'intervention en Centrafrique.

 

Une situation "très complexe" pour les soldats

 

D'autant que "si cela devient vraiment le chaos dans ce pays, cela risque d'entraîner les autres pays de la région par effet domino", ajoute ce spécialiste de l'Afrique.


Autre difficulté pour les soldats français et leurs alliés africains de la Misca : "Parmi les rebelles présents en Centrafrique, il n'y a pas que des Centrafricains, explique Antoine Glaser. Sur les 10.000 membres de la Seleka, vous avez 3.000 Soudanais, 1.000 Tchadiens, ainsi que des soldats démobilisés, des rebelles, des coupeurs de route... ", a énuméré le journaliste.

Centrafrique : "Ne pas oublier les intérêts économiques de la France", explique un spécialiste
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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 17:56

 

 

 

 

 

Edité par M.D.S avec AFP


http://lci.tf1.fr   le 14 décembre 2013 à 15h54 

 

A l'issue d'un entretien avec le président du Tchad, Idriss Déby, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a affirmé qu'il était nécessaire d'engager le processus de transition politique "dès 2014" en Centrafrique. Les Français sont de plus en plus sceptiques face à l'engagement de la France dans ce conflit.

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Alors que le soutien des Français à l'opération militaire en Centrafrique s'amenuise et que la tension sur place est de plus en plus palpable, le ministre de la Défense tente de rester confiant. A l'issue d'un entretien, samedi à N'Djamena, avec le président tchadien Idriss Déby Itno,Jean-Yves Le Drian a déclaré qu'il était nécessaire de démarrer le processus de transition politique "dès 2014" dans le pays. "Nous avons convenu avec le Président Déby de la nécessité de ramener la sécurité et de faciliter l'intervention humanitaire" a-t-il indiqué, répétant que "la sécurité passe par le désarmement de tous. La France comme la Misca (la force africaine en Centrafrique) seront impartiales (et) le seront jusqu'au bout."

 

Les soldats français avaient été accusés par la communauté musulmane de faire le jeu des chrétiens en désarmant en priorité les anciens rebelles à majorité musulmane". Le Tchad a, lui, été accusé d'avoir soutenu les rebelles de la Séléka lors du renversement du président François Bozizé en mars 2013 et compte un important contingent dans la Misca, des soldats aguerris mais accusés par de nombreux Banguissois d'être complice des ex-rebelles.

 

Le soutien des Français en baisse

 

"Nous avons également convenu (...) de la nécessité du démarrage du processus politique dès 2014", qui doit mener à l'organisation d'élections libres, a souligné Le Drian devant la presse. Une déclaration qui rassurera peut-être les Français qui s'inquiètent d'un conflit qui s'enlise. A peine une semaine après le début de la mission Sangaris, le soutien des Français fléchit considérablement, passant de 51% à 44% en une semaine, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France diffusé samedi (56% pas favorables).

 

L'Ifop rappelle que "le fléchissement du soutien n'était intervenu qu'au bout d'un mois et demi" pour l'intervention au Mali et qu'après deux semaines de bombardement en Libye en 2011. Un autre sondage BVA pour i>TELE, CQFD et Le Parisien-Aujourd'hui en France indique cependant que 50% des sondés font confiance à François Hollande pour mener l'intervention militaire. C'est en deçà des 60% d'opinion favorable en janvier pour l'opération au Mali.

 

Des parachutistes positionnés au Cameroun

 

La France a déployé 1.600 hommes en Centrafrique pour mettre fin aux exactions des groupes armés et tenter de stabiliser le pays. Un bataillon de 150 soldats du 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa) de Carcassonne (Aude) sont partis samedi matin pour le Cameroun où ils seront pré-positionnés à Douala "comme renforts éventuels pour la Centrafrique". "Une relève et non un renforcement", précise l'Etat-major des armées françaises.

 

La France est intervenue en Centrafrique officiellement pour appuyer la Misca, qui compte environ 3.000 hommes et doit prendre à terme le relais des forces françaises une fois le pays stabilisé. La force africaine est notamment constituée de contingents tchadiens, camerounais et gabonais. Les tueries entre chrétiens et musulmans ont fait "plus de 600 morts" en une semaine en Centrafrique, et 160.000 déplacés rien qu'à Bangui, a déclaré vendredi l'ONU. La France a déjà perdu deux soldats dans des affrontements avec les rebelles lundi, quatre jours après le début de l'opération, lors d'un accrochage à proximité de l'aéroport.

Centrafrique : la transition politique engagée dès 2014, selon Le Drian
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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 17:33

 

 

 

 

 

 

http://www.jeuneafrique.com  13/12/2013 à 19:55 Par Vincent Duhem, à Bangui


 

Le ministre français de la Défense a achevé, vendredi, sa visite en Centrafrique. Il devait se rendre dans la soirée à N’Djamena pour s'entretenir avec le président tchadien, Idriss Déby Itno, avant de regagner Paris.

 

Malgré quelques accrochages signalés dans la journée, Bangui avait retrouvé un semblant de calme, vendredi 13 décembre, au moment où le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, y était présent.


« Je retiens de ce déplacement quatre impératifs : la sécurité, le désarmement, la situation humanitaire et les prochaines échéances politiques qu'il faut déjà commencer à préparer », a-t-il déclaré en fin d'après-midi, avant de se rendre à N’Djamena où il devait s'entretenir avec le président tchadien, Idriss Déby Itno. « La transition doit aller le plus vite possible, sans doute avant 2015 », a-t-il précisé.


Arrivé en début de matinée dans la capitale centrafricaine, il s'est félicité de ce début de retour à la normale. « Mettre fin à cette période de très forte tension était notre priorité », a-t-il déclaré. 


Jean-Yves Le Drian s'est exprimé devant les militaires français et a tenu une réunion avec les responsables africains de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca). Cette force, qui compte environ 3 000 hommes, sera renforcée dès lundi par près de 800 militaires burundais, acheminés par des C 17 de l'armée américaine.

Il s'est également rendu à Bossangoa, ville qui a payé un lourd tribut aux affrontements communautaires. Il y a rencontré les responsables religieux et souligné le rôle important joué par les troupes congolaises de la Misca.


De retour à Bangui à la mi-journée, Jean-Yves Le Drian a fait le point avec le chef de la force française en RCA, le général Francisco Soriano et a rencontré les autorités de la transition.

 

Michel Djotodia, première autorité du pays


S'exprimant devant la presse à la résidence de l'ambassadeur de France, le ministre français a déclaré que la première autorité du pays était le président Michel Djotodia, reléguant au second plan le Premier ministre, Nicolas Tiangaye. Une déclaration qui tranche avec les récentes sorties de François Hollande. « On ne peut pas laisser en place un président qui n'a rien pu faire, voir laissé faire », avait affirmé le chef de l'État le 7 décembre.


Sur le plan militaire, Jean-Yves Le Drian a reconnu que Paris avait été pris de court par l'attaque menée le 5 décembre contre Bangui. « Nous pensions que les risques viendraient de l'extérieur, c'est le contraire qui s'est produit. »


Les forces françaises, présentes dans la capitale centrafricaine ainsi qu'à Bossangoa, devraient prochainement poursuivre leur déploiement plus au Nord.

 

 

 

Centrafrique :  Le Drian : "Quatre impératifs" pour l'avenir

 

Centrafrique - 

 

Jean-Yves Le Drian, en visite à Bangui, a insisté sur l'impartialité des soldats. Il a également identifié "quatre impératifs" pour l'avenir.

 

Les soldats, "impartiaux jusqu'au bout"

 

Jean-Yves Le Drian a affirmé que les soldats français, accusés par la communauté musulmane de faire le jeu des chrétiens, étaient "impartiaux" et "le seront jusqu'au bout". 

 

"On me dit la même chose de l'autre côté (accusations de ne pas protéger les musulmans).C'est l'impartialité qui doit dominer (...) Ils (les soldats) seront impartiaux jusqu'au bout. Les forces françaises font bien leur boulot", a déclaré le ministre vendredi soir après un voyage à Bossangoa (nord-ouest) secouée par des violences ces dernières semaines. 

 

"J'ai trouvé des soldats très professionnels, très déterminés, conscients de l'importance de leur mission, très volontaires pour l'accomplir et avec une force d'esprit qui frappe et qui est indispensable", a-t-il souligné. 

 

"Quatre impératifs"

 

M. Le Drian a précisé que les forces françaises se "déploieront sur l'extérieur (de Bangui) pour sécuriser l'ensemble du pays (...) au fur et à mesure que les forces africaines se renforceront et que le calme se poursuivra à Bangui". 

 

Le ministre retient "quatre impératifs" pour l'avenir. "Un impératif sécuritaire (...). Rien ne pourra se faire ici sans tant que la période de très forte tension et de violences se calme. Un impératif de désarmement: il est en cours, il se fait pas à pas, mais il se fait". 

 

"Un impératif humanitaire (...) avec l'état dramatique de souffrance des populations dont plus de la moitié est en sous-nutrition. Et un impératif politique qui sera incontournable et qu'il faut déjà commencer à préparer", a-t-il conclu, faisant référence à la démocratisation du pays.

 

La "spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée"

 

Le ministre a aussi estimé qu'il fallait dans un avenir "proche (...) penser à la formation de la gendarmerie et à la reconstruction d'une armée qui ne soit pas une armée de clans. Et ce travail-là est assez proche de ce qu'on fait aujourd'hui au Mali". 

 

En arrivant le matin, le ministre avait estimé que la "spirale de l'affrontement s'est brutalement aggravée" en Centrafrique. 

 

Environ 110 000 déplacés fuyant les violences vivent dans des camps dans des conditions très précaires à Bangui. Autour de Bossangoa, où s'est aussi déployée l'armée française, on compte également plusieurs dizaines de milliers de déplacés dans des camps. 

 

Risques "d'anarchie"

 

Qualifiant la Centrafrique de "pays à la dérive", M. Le Drian a prévenu des risques "d'anarchie", soulignant que la situation pouvait "déstabiliser toute la région en attirant des groupes criminels et terroristes". 

 

Le ministre doit s'entretenir en soirée avec le président centrafricain de transition, Michel Djotodia, ex-chef de la rébellion Séléka. Dans la soirée, il se rendra au Tchad, où il rencontrera le président Idriss Deby. 

Lu pour vous : Centrafrique  Jean-Yves Le Drian : "La transition politique doit aller le plus vite possible en Centrafrique"
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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 00:11

 

 

 

 

 

 

 

French.news.cn   2013-12-13 20:58:08

 

YAOUNDE, 13 décembre (Xinhua) -- Bangui, la capitale de la Ré publique centrafricaine (RCA), a enregistré une nouvelle journée de violences jeudi où environ 10 civils musulmans ont été tués par lynchage par des chrétiens manifestement animés d'un esprit de vengeance après les exactions subies de la part des ex-rebelles de la Séléka (au pouvoir) à dominante musulmane, a appris vendredi de l'agence Chine Nouvelle d'une source sécuritaire.

 

« Parmi les dix morts, cinq, des membres d'une même famille, ont été enregistrés au PK 5 et deux autres au quartier Combattant (où deux jeunes soldats français ont été tués lors d'un accrochage avec des hommes armés lundi soir, NDLR) », a rapporté le commandant de la gendarmerie nationale, le colonel Michel Narkoyo, ex-porte-parole militaire des ex-Séléka.

 

Ces violences sont des actes de règlements de compte commis en marge du désarmement des groupes armés dont essentiellement ces ex- rebelles mené par l'armée française, par des chrétiens à l'égard des musulmans accusés de collusion avec les ex-rebelles qui se sont illustrés depuis leur arrivée au pouvoir le 24 mars à Bangui par une barbarie inouïe, caractérisée par des massacres, des exécutions sommaires, des viols, des pillages, des vols à main armée, des pillages, etc.

 

Désarmés, les ex-Séléka se retrouvent sans défense à la merci à la vindicte populaire d'une population qui, confondue avec des groupes d'autodéfense villageois d'obédience chrétienne dits anti- Balakas (anti-machettes) qui ont pris à leur tour les armes pour combattre les nouveaux maîtres de Bangui, en profite pour spolier de leurs biens des commerçants musulmans.

 

Impuissant, le pouvoir de Michel Djotodia dénonce pour sa part des manoeuvres de déstabilisation de la part de l'ancien régime du président déchu François Bozizé qui bénéficierait du soutien des anti-Balakas.

 

Selon le porte-parole de la présidence Guy Simplice Kodégué, joint aussi par Xinhua, une information judiciaire a été ouverte contre l'ex-chef de l'Etat et ses partisans à la suite de l' offensive menée contre plusieurs sites stratégiques de Bangui dont une caserne militaire et un commissariat de police la semaine dernière par d'anciens militaires proches de Bozizé et des anti- Balakas.

 

Près de 400 personnes avaient péri au cours de cette attaque dite « généralisée » et repoussée après plusieurs heures de violents combats par les ex-Séléka qui tiennent aujourd'hui le rôle de forces de défense.

Centrafrique : nouvelle journée de violences jeudi à Bangui, 10 civils musulmans tués par lynchage (source sécuritaire)
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