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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 01:36

 

 

 

 

 

 

De son côté, Paris ne veut pas engager plus de troupes et demande un renforcement de la Misca.

 

Les pays d'Afrique centrale tiennent jeudi 9 janvier un nouveau sommet à N'Djamena sur la Centrafrique, convoqué par le Tchad, ulcéré par l'incapacité des autorités de Bangui à mettre fin aux violences et alors que la France veut une montée en puissance au plus vite de la force africaine (Misca).

 

"Le sommet a été convoqué à cause de la détérioration de la situation sécuritaire", a déclaré à l'AFP le secrétaire général de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), Allami Ahmat, ajoutant: "il ne s'agit pas de changer un régime, ni de changer la transition, il s'agit de prendre des dispositions pour restaurer la paix et la sécurité en Centrafrique".

 

Des "décisions" sur l'avenir de Michel Djotodia

 

"Les autorités centrafricaines seront interpellées pour mieux faire au lieu de perdre leur temps à se quereller, à s'insulter sur la place publique", a indiqué Allami Ahmat en référence aux relations notoirement mauvaises entre le président Michel Djotodia et le Premier ministre Nicolas Tiangaye qui assisteront tous les deux aux débats.

 

"On assiste à une situation déplorable: d'un côté les autorités de la transition qui font montre d'une certaine incapacité, voire impuissance, à résoudre le problème, de l'autre une société civile et une classe politique qui s'évertuent à jeter de l'huile sur le feu", selon le secrétaire général.

 

Selon Paris, qui ne veut pas engager plus de troupes sur le terrain et réclame plus d'hommes pour la Misca, le sommet pourrait également aboutir à des "décisions" sur l'avenir de Michel Djotodia.

 

A Bangui, les tueries à grande échelle de ces dernières semaines ont progressivement cessé et une partie de la ville avait retrouvé mercredi une activité quasi-normale.

 

Mais des exactions et des tirs sporadiques sont encore signalés presque toutes les nuits malgré le déploiement massif des soldats français de l'opération Sangaris et de ceux de la Misca. Mercredi soir, des manifestants criaient "dehors la France" et brûlaient des barricades dans un quartier musulman, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Soldats rwandais à Bangui 

 

Le sommet a été convoqué par le chef de l'Etat tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l'organisation et dont l'armée joue un rôle majeur dans la Misca.

 

Mis en cause par des habitants de Bangui pour sa proximité avec les ex-rebelles de la Séléka coupables d'innombrables exactions, le contingent tchadien a malgré tout reçu un soutien très net de l'Union africaine (UA) le 28 décembre.

 

L'UA, comme la France, cherche toujours plus de troupes pour la Misca, forte actuellement d'environ 4.000 hommes. Or le Tchad, puissant voisin tutélaire de la Centrafrique, possède l'une des armées les plus aguerries de la région.

 

"La Misca monte en régime"

 

Selon une source diplomatique africaine, la convocation du sommet "n'est pas étrangère" à la tournée dans la région la semaine dernière du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

"On appréciera la situation au début février (...) La Misca devra être absolument opérationnelle dans ces délais-là", a déclaré mardi Jean-Yves Le Drian.

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a lui aussi écarté mercredi tout renforcement du dispositif français.

 

"La Misca monte en régime et passera bientôt à 6.000 hommes (...) Elle joue déjà son rôle sur le terrain. Donc, il n'y aura pas de renforts en Centrafrique. Nous maintiendrons notre contingent de 1.600 hommes", a-t-il dit au quotidien "Le Parisien".

 

Le Rwanda a annoncé mercredi l'envoi de 800 hommes sous une dizaine de jours dans la Misca.

 

Pas d'union nationale en perspective

 

Un peu plus d'un mois après le début, le 5 décembre de l'intervention française, aucune perspective politique durable de sortie de crise ne se dessine, alors que les violences ont provoqué des déplacements massifs de population à Bangui comme en province.

 

A N'Djamena, les chefs d'Etat pourraient également opter pour une clarification des accords politiques actuels interdisant à tous ceux qui gèrent la transition d'être candidats aux futures élections.

 

En l'état actuel, tous les chefs de partis refusent de participer à la transition en cours, bloquant toute tentative d'"union nationale".

 

Le président français François Hollande souhaite que des élections générales soient organisés au plus tôt, avant la fin 2014.

 

Michel Djotodia s'est engagé, sous la pression de la CEEAC, à ne pas se présenter à la présidentielle.

 

Depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka, dirigée par Michel Djotodia, la Centrafrique a été emportée dans une spirale de violences communautaires et interreligieuses.

La transition au menu du sommet sur la Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 01:34

 

 

 

 

 

2014-01-09 15:45:58  xinhua

 

L'objectif du 6ème sommet extraordinaire de chefs d'Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), qui se tient ce jeudi dans la capitale tchadienne, est de renforcer les conditions de sécurisation de Bangui, capitale de la Centrafrique, et d'interpeller les autorités de la transition centrafricaine à faire mieux, a déclaré à Xinhua Ahmat Allami, secrétaire général de l'organisation régionale.

 

"Evidemment, s'ils [les autorités de la transition centrafricaine] ne font pas mieux, ils sont appelés à jeter le tablier et laisser la place à d'autres dans le respect de la charte de la transition, de la feuille de route du gouvernement de la transition", a-t-il précisé.

 

Selon M. Ahmat Allami, les acteurs politiques centrafricains doivent aider la communauté internationale, notamment la CEEAC, à les aider, au lieu d'adopter une attitude amorphe, au lieu de tirer les ficelles derrière et alimenter l'instabilité. "Qu'ils cessent ce jeu-là, qu'ils prennent conscience de la gravité de la situation parce que leur pays est au bord du gouffre; il leur appartient de le prendre aussi en main, de contribuer à la stabilisation de leur pays autant que possible", a-t-il indiqué.

 

Le président de Sao Tomé & Principe, Manuel Pinto Da Costa, le Premier ministre camerounais, Philémon Yang, ainsi que les responsables de la transition en République Centrafricaine, notamment le président Michel Djotodia et le Premier ministre Nicolas Tiangaye, sont arrivés mercredi soir dans la capitale tchadienne.

 

D'autres délégations de la sous-région y sont attendues ce jeudi matin. Des représentants des Nations Unies, de l'Union Africaine et d'autres organisations ou pays partenaires devront également prendre part au sommet de N'Djaména.

 

La CEEAC a été créée en 1983 avec pour mission de conduire le processus de coopération et d'intégration en Afrique centrale. Elle est composée de 10 pays membres: Angola, Burundi, Cameroun, Gabon, République démocratique du Congo, Congo, Sao Tomé & Principe, Tchad, République Centrafricaine et Guinée Equatoriale. Le Rwanda s'est retiré de cette Communauté en juin 2007.

L'Afrique centrale veut accélérer la stabilisation de la Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 01:32

 

 

 

 

/npa2009.org/  (09/01/2014)

 

Les deux troupes armées présentes en Centrafrique sont la Misca, qui vient de passer sous le contrôle de l’Onu, et qui rassemble des soldats de plusieurs pays de l’Afrique centrale avec une prédominance de soldats tchadiens, et l’armée française, composée de 1 600 hommes. Elles sont toutes deux prises à partie par les populations qui leur reprochent leur manque d’impartialité.

 

De fortes tensions sont perceptibles à l’intérieur de la Misca où les troupes de N’Djamena sont considérées comme partisanes dans le conflit, en prenant systématiquement parti pour les Tchadiens, et plus généralement pour les musulmans présents dans le pays. Ils sont assimilés par le reste de la population à des combattants ou du moins à des soutiens de la Seleka, l’organisation qui a pris le pouvoir en déposant François Bozizé.

 

Cette organisation s’est rendue coupable de nombreuses exactions contre les populations. Il y a quelques jours, les soldats tchadiens de la Misca ont ouvert le feu sur leurs collègues burundais pour libérer des membres de la Seleka qu’ils détenaient. Pour éviter de nouveaux incidents, la décision a été prise d’envoyer les soldats tchadiens dans le nord du pays.


Quant aux troupes françaises, elles rencontrent les mêmes difficultés. En effet, elles sont considérées par la partie musulmane comme des partisans des milices anti-Balaka, dont certaines veulent le retour de l’ancien dictateur François Bozizé. Des manifestations ont eu lieu contre la présence des troupes françaises en Centrafrique aux cris de « Français dehors, Hollande assassin » !


L’intervention militaire française, mais aussi tchadienne, ne fait qu’approfondir la division des populations en Centrafrique. Qu’on le veuille ou non, la France mais aussi le Tchad, ne peuvent prétendre à une impartialité dans le conflit, puisque ces deux pays ont systématiquement interféré dans le cours de l’histoire de la Centrafrique, en imposant à la population, d’un commun accord, leurs hommes qui se sont tous révélés des dictateurs de la pire espèce.

 

La France fait bien partie du problème


Ces vagues de violence mettent en exergue le fait que la réconciliation des populations est impossible en l’absence d’une solution politique unanimement acceptée. Et comme au Mali, une telle situation ne peut que déboucher sur un enlisement de l’armée française.

 

La politique de soutien aux dictatures en Centrafrique par la France a eu comme conséquence une quasi-inexistence de l’État, vu comme une simple source d’enrichissement pour le clan au pouvoir. Dans la plupart des cas, les manifestations de son existence résidaient dans la violence arbitraire. C’est ainsi que le tissu social s’est progressivement délité, favorisant le repli identitaire sur sa communauté vu comme seul moyen de survie.


Hollande peut tenter d’habiller ses aventures militaires en Afrique d’une parure humanitaire, il se situe bien dans la continuité de son prédécesseur. À tel point qu’il en a gardé le principal artisan, Benoît Puga. Ex de la légion étrangère, ce général aura été de toutes les aventures néocoloniales de la France, en participant aux interventions à Kolwezi, au Gabon, à Djibouti, au Tchad et au Congo. Il connaît bien la Centrafrique pour y être intervenu en 1983 et en 1996. Père de onze enfants, catholique intégriste, chef d’état-major particulier du président Sarkozy… Avec un tel profil, Hollande ne pouvait que… le reconduire dans ses fonctions !


Plus que jamais, la mobilisation pour exiger la fin du soutien de Paris à tous les tyrans du pré-carré africain, est le meilleur service que l’on puisse rendre aux populations du continent.

 

Paul Martial

Lu pour vous : Centrafrique : l’impasse française (NPA)
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 01:29

 

 

 

 


KINSHASA - AFP / 09 janvier 2014 21h12 - Le centre de Kinshasa a été traversé par un mouvement de panique jeudi après-midi à la suite de rumeurs dix jours après un apparent coup de force dans la capitale congolaise, selon des habitants et la police.

Un mouvement de panique est parti du grand marché, a indiqué à l'AFP le colonel Mwana Mputu, porte-parole de la police nationale congolaise.

 

Plus tôt, un technicien avait indiqué à un journaliste de l'AFP qu'il quittait son travail de façon anticipée par crainte que quelque chose n'arrive. Je ne peux pas rester car [le centre] de la ville est en train de se vider, avait-il dit. Un gardien de boîte de nuit a indiqué de son côté qu'il avait rebroussé son chemin et renoncé à se rendre sur son lieu de travail.


Plusieurs groupes d'étudiants avaient indiqué que trois établissements importants du centre de la ville, l'Institut supérieur de commerce (ISC), l'Institut facultaire des sciences de la communication (Ifasic) et l'Institut supérieur pédagogique (ISP) avaient été évacués par les forces de l'ordre.


Les policiers nous ont dit que le pays n'était pas sûr et de rentrer chez nous, avait indiqué une étudiante, sous le couvert de l'anonymat, ce que le colonel Mputu a démenti.

Il n'y a pas eu d'opération destinée à vider les facultés, a-t-il déclaré.


Vers 16h30 (14h30 GMT), un témoin avait dit avoir vu plusieurs dizaines de policiers aux alentours de l'ISC. Une heure plus tard, ils étaient encore une trentaine, selon un journaliste de l'AFP.


Le colonel Mputu a rappelé que l'ISC était proche d'un important commissariat et que pour peu que l'on soit à l'heure de la relève il était normal de voir beaucoup de policiers dans la zone ; il a aussi estimé que dans les cas de panique, les gens avaient tendance à voir plus de policiers que de raison.


Avec Lubumbashi (sud-est), deuxième ville du pays, et Kindu, dans l'Est, Kinshasa a été le théâtre le 30 décembre d'une étrange insurrection matée dans le sang par les forces de l'ordre et dont les circonstances sont encore loin d'être éclaircies.

Mégalopole dont la population varierait de 10 à 18 millions d'habitants, selon les estimations, Kinshasa est le royaume du bouche à oreille et des rumeurs. Rien que jeudi ont couru le bruit que l'aéroport international de N'Djili avait de nouveau été attaqué, comme le 30 décembre, que des rebelles prépareraient une attaque pour le jour même ou autour des congés du 16 et 17 janvier, et que le gouvernement de cohésion nationale promis en octobre par le président Joseph Kabila était sur le point d'être annoncé.



(©)

RDC : mouvement de panique à Kinshasa à la suite d'une rumeur
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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 01:27

 

 

 

 

 

http://afrique.kongotimes.info  09/01/2014 04:50:00 

 

Les ressortissants centrafricains ayant fui les combats dans leur pays  pour trouver refuge dans la province de l’Equateur ont dépassé la barre de 50.000 personnes au mois de décembre dernier, a indiqué mardi 7 janvier le chef de bureau du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à Mbandaka, Geert Van de Castelle cité par Radio Okapi.

 

Il a affirmé cependant que ce nombre ne concerne que les réfugiés officiellement enregistrés. D’autres réfugiés se trouvant dans de petites localités situées le long de la frontière entre la RDC et la République centrafricaine ne se sont pas signalés. Le HCR entend faire appliquer son plan d’urgence de prise en charge de ces réfugiés.

 

Parmi ces réfugiés, 400 sont arrivés mardi 7 janvier au Port Batanga, à 15 kilomètres de Libenge, sur la rivière Ubangi, a indiqué le chef de bureau du HCR. Ils vont intégrer le camp des réfugiés de Boyabu, à 20 kilomètres de Libenge-centre, qui abrite déjà plus de 6 700 personnes.

 

D’autres réfugiés, nouvellement arrivés, sont signalés à Elaka, localité difficile d’accès située à 40 kilomètres de Libenge-centre.

 

Au camp Inke, non loin de Gbadolite, le nombre de réfugiés centrafricains est resté presque le même, contrairement au camp Mole où le nombre de réfugiés a doublé en l’espace d’un mois, note le HCR.

 

M. Van de Castelle indique que, pour répondre aux besoins de ces personnes démunies, le HCR va faire appliquer le plan d’urgence de prise en charge, en débloquant l’assistance stockée à Gbadolite.

 

Le grand défi, selon lui, est d’acheminer cette assistance vers les réfugiés sur des routes quasi impraticables.

 

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Lu pour vous : RDC : Plus de 50000 réfugiés Centrafricains en Equateur
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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 01:34

 

 

 

 

COMMUNIQUE PRESIDENTIEL N°04.01.14

 

L’agence de Presse Reuters a publié ce jour mercredi 08 janvier 2014 une dépêche prétendant une probable démission de Son Excellence Michel DJOTODIA AM NONDROKO, Chef d’Etat de Transition de la République Centrafricaine.

 

Nous démentons en bloc de telles insinuations qui n’engagent que leurs sources déstabilisatrices contre les efforts consentis sur le terrain; lesquelles peuvent inciter le peuple centrafricain à la haine.

 

 

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COMMUNIQUE PRESIDENTIEL

 

Suite à la déclaration de Monsieur François HOLLANDE, Président de la République Française lors de la présentation des Vœux aux Armées ce jour Mercredi 8 Janvier 2014, les plus Hautes Autorités centrafricaines tiennent à saluer la sagesse du Président Hollande  dans ses analyses sur la situation de la République Centrafricaine.

 

Les constats faits, les préoccupations exprimées sur la situation sécuritaire, humanitaire et politique en Centrafrique rejoignent ceux déjà exprimés par les plus Hautes Autorités de la Transition.

 

Tout en reconnaissant les efforts déployés ces derniers temps par les forces africaines appuyées par les forces françaises, les Autorités de la Transition sollicitent un accompagnement des efforts des Etats de la CEEAC et de l’Union Africaine pour le retour de la sécurité et à l’ordre constitutionnel.

 

Au sujet d’une opération de maintien de la paix des Nations Unies en Centrafrique, les Autorités de la Transition  ne l’envisagent  pas pour l’instant dans la perspective que les opérations en cours peuvent valablement conduire à un retour à la paix, à la confiance et à la réconciliation nationale.

 

En effet, dans cette adresse aux Armées, le Président HOLLANDE a clairement indiqué que le rôle joué par les soldats français reste et demeure un rôle de soutien aux africains d’abord, qui étaient au chevet de la Centrafrique dès les premières heures.

 

Il a aussi précisé que dans les jours qui suivent une grande implication de la France  sera perceptible pour résoudre la crise humanitaire qui s’est accentuée du fait de l’insécurité dans les quartiers en citant les déplacés de l’aéroport international Bangui Mpoko.

 

Enfin, au sujet des élections, le Président HOLLANDE réitère son soutien aux Autorités de la transition jusqu’à la tenue des élections qu’il appelle de ses vœux être libres, transparentes et démocratiques. Ce qui est aussi la vision des Autorités de la transition. 

COMMUNIQUES PRESIDENTIELS
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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 01:30

 

 

 

Centrafrique : le président Djotodia sur le départ

 

http://www.franceinfo.fr  LE MERCREDI 8 JANVIER 2014 À 21:20  Par Baptiste Schweitzer

 

Le président centrafricain Michel Djotodia s'est envolé mercredi pour le Tchad où doit se tenir jeudi un sommet extraordinaire régional sur la Centrafrique. Laurent Fabius a affirmé que ce sommet "pourrait prendre des décisions" sur le sort de Michel Djotodia. Plusieurs sources évoquent elles clairement un départ du président centrafricain par intérim.

 

Pour l'instant, les mots d'ordres officiels sont clairs. Le sommet extraordinaire régional sur la Centrafrique qui se tient jeudi à N'Djamena au Tchad "n'a pas pour objet de changer de régime". "Parler du départ de Djotodia aujourd'hui serait mettre le pays à feu et à sang", explique le porte-parole de la présidence Guy Simplice Kodégué. Et en quittant Bangui pour la capitale tchadienne mercredi, le président centrafricain Michel Djotodia – comme son entourage – n'ont fait aucune déclaration.

 

Mais en coulisse, les rumeurs de démission – plus ou moins forcées – se font pressantes.  Ainsi, le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, a expliqué que le sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) "pourrait prendre des décisions" sur le sort de Michel Djotodia. Plus clair, un haut responsable de la diplomatie française a déclaré à Paris que le président tchadien Idriss Déby, jusqu'ici soutien du président centrafricain, avait lâché son protégé.

 

 Par ailleurs, la France n'apprécie guère le président par intérim. "Djotodia et nous, ce n'est pas une histoire d'amour. Plus vite il partira, mieux on se portera", a expliqué un autre diplomate français. Ce départ, qui pourrait être annoncé jeudi, permettrait de faciliter une sortie de crise. 

 

À la recherche d'un "plan B"

 

Le sommet de N'Djamena devrait donc débattre des options avant une deuxième réunion prévue samedi à Bangui pour discuter des détails de la transition, ont dit des diplomates qui expliquent que le président tchadien et son homologue congolais Denis Sassous Nguesso sont déjà à la recherche d'un "plan B".

 

Après le renversement de François Bozizé en mars dernier, Michel Djotodia a progressivement perdu le contrôle des combattants de la Séléka, essentiellement musulmans, qu'il commandait. Les exactions des Séléka ont conduit à l'émergence de milices chrétiennes baptisées anti-balaka, provoquant des affrontements interethniques qui ont incité la France à lancer l'opération Sangaris il y a un mois.

 

 

Centrafrique: le sommet au Tchad pas pour changer de régime


N'DJAMENA - AFP / 08 janvier 2014 19h27 - Le sommet extraordinaire des pays d'Afrique centrale jeudi à N'Djamena sur la Centrafrique n'a pas pour objet de changer un régime, ni de changer la transition à Bangui, a déclaré mercredi à l'AFP le secrétaire général de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale.

Le sommet a été convoqué à cause de la détérioration de la situation sécuritaire, a déclaré le secrétaire général de la CEEAC, Allami Ahmat, ajoutant: il ne s'agit pas de changer un régime, ni de changer la transition, il s'agit de prendre des dispositions pour restaurer la paix et la sécurité en Centrafrique.


Il s'agit de voir les voies et moyens pour éviter que la situation n'échappe au contrôle de la communauté internationale, a-t-il poursuivi.


Les autorités centrafricaines seront interpellées pour mieux faire au lieu de perdre leur temps à se quereller, à s'insulter sur la place publique, a indiqué M. Ahmat en référence aux relations notoirement mauvaises entre le président Michel Djotodia et le Premier ministre Nicolas Tiangaye qui assisteront tous les deux aux débats.

On assiste à une situation déplorable: d'un côté les autorités de la transition qui font montre d'une certaine incapacité, voire impuissance, à résoudre le problème, de l'autre une société civile et une classe politique qui s'évertuent à jeter de l'huile sur le feu, à compliquer la situation en désignant certains pays de la sous-région comme s'ils étaient responsables de leurs problèmes, selon le secrétaire général.


Le sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) se tient alors que la Centrafrique est plongée dans un conflit sanglant et une impasse politique.


Selon le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, le sommet de la CEEAC pourrait prendre des décisions sur le sort de M. Djotodia.


Une source française avait indiqué mercredi matin à l'AFP que les présidents tchadien Idriss Deby et congolais Denis Sassou Nguesso voulaient rebattre les cartes et étaient à la recherche d'un plan B.


Selon une autre source française, en convoquant ce sommet, l'idée de Deby est d'accélérer la transition politique en Centrafrique. Mais la vacance du pouvoir est un risque que personne ne veut prendre, a ajouté cette source.


Interrogé sur une éventuelle démission de M. Djotodia, le porte-parole de la présidence centrafricaine Guy Simplice Kodégué avait estimé qu'elle n'était pas à l'ordre du jour. Parler du départ de Djotodia aujourd'hui serait mettre le pays à feu et à sang, avait-il ajouté.



(©) 

 

Michel Djotodia poussé à la démission en Centrafrique

 

par John Irish

 

N'DJAMENA/PARIS (Reuters) - Le président centrafricain par intérim Michel Djotodia sera prié jeudi de démissionner par ses pairs africains afin de faciliter une sortie de crise, a-t-on appris mercredi auprès de sources à Bangui et Paris.

 

Son départ pourrait être entériné lors d'un sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale convoquée à N'Djamena et annoncé au Tchad ou au retour de Michel Djotodia à Bangui, a-t-on ajouté.

 

"C'est terminé pour lui maintenant", a déclaré un membre de l'entourage de Michel Djotodia. Un porte-parole du président a toutefois démenti tout projet de démission.

 

Un haut responsable de la diplomatie française a déclaré à Paris que le président tchadien Idriss Déby, jusqu'ici soutien du président centrafricain par intérim, avait lâché son protégé.

 

Le sommet de N'Djamena devrait débattre des options avant une deuxième réunion prévue samedi à Bangui pour discuter des détails de la transition, ont dit des diplomates.

 

Après le renversement de François Bozizé en mars dernier, Michel Djotodia a progressivement perdu le contrôle des combattants de la Séléka, essentiellement musulmans, qu'il commandait et son maintien au pouvoir fait débat.

 

Les exactions des Séléka ont conduit à l'émergence de milices chrétiennes baptisées anti-balaka, provoquant des affrontements interethniques qui ont incité la France à lancer l'opération Sangaris il y a un mois.

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait évoqué la possibilité d'un départ de Michel Djotodia dans une interview publiée mercredi par Le Parisien.

 

"Il est envisagé que les pays de la région (Afrique centrale) se réunissent jeudi pour prendre des décisions", a-t-il dit selon le texte validé par le Quai d'Orsay.

 

DJOTODIA PAS EN ODEUR DE SAINTETÉ À PARIS

 

De source diplomatique française, on souligne que Paris souhaite que le président par intérim quitte le pouvoir le plus vite possible pour faciliter une sortie de crise.

 

"Djotodia et nous, ce n'est pas une histoire d'amour. Plus vite il partira, mieux on se portera", déclare ce diplomate.

 

A Bruxelles, Catherine Ashton, porte-parole de la diplomatie européenne, a proposé mercredi qu'un contingent de l'UE soit déployé rapidement, a-t-on appris de sources diplomatiques.

 

Le déploiement d'une telle force, dont les effectifs seraient de 700 à 1.000 hommes, soulagerait la France, qui a invité ses partenaires à faire davantage pour épauler les 1.600 membres de l'opération Sangaris.

 

Les différentes options proposées par Catherine Ashton seront débattues pour la première fois vendredi. Si l'une d'elle emporte l'adhésion des "28", qui doivent se prononcer à l'unanimité, ce contingent pourrait être déployé en quelques semaines, selon un diplomate ayant requis l'anonymat.

 

Un mois après le début de l'opération Sangaris, Laurent Fabius refuse de parler d'enlisement malgré les tensions qui subsistent et un drame humanitaire.

 

"La situation est difficile mais on ne doit certainement pas parler d'enlisement. Que se serait-il passé si nous n'étions pas intervenus ? Probablement, dix fois, cinquante fois plus de victimes !", estime-t-il dans l'interview.

 

"Des problèmes existent, la situation politique n'est pas stabilisée, mais l'objectif doit être maintenu : désarmer impartialement, rétablir la sécurité, faciliter l'aide humanitaire, préparer la transition politique. Personne ne pouvait penser qu'en un mois tout serait réglé."

 

Prié de dire si la France allait renforcer son contingent de 1.600 hommes présents en Centrafrique, le chef de la diplomatie française explique que les Français n'ont pas "vocation à (se) substituer" aux 6.000 soldats africains de la Misca.

 

Avec Ange Aboa a Abidjan et Jean-Philippe Lefief à Paris

Centrafrique: le sommet au Tchad pas pour changer de régime
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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 01:28

 

 

 

 

 

08/01/2014 | 20:40

 

http://www.zonebourse.com/images/spacer.gif

Catherine Ashton, porte-parole de la diplomatie européenne, a proposé mercredi qu'un contingent de l'UE soit déployé rapidement en Centrafrique, a-t-on appris de sources diplomatiques.

 

Le déploiement d'une telle force, dont les effectifs seraient ceux d'un bataillon, c'est à dire entre 700 et 1.000 hommes, soulagerait la France, qui a invité ses alliés à faire davantage pour épauler les 1.600 membres de l'opération Sangaris.

 

Reste à savoir si des Etats-membres de l'UE sont prêts à envoyer des troupes et à assumer le risque de pertes humaines.

 

Les différentes options seront débattues pour la première fois vendredi. Si l'une d'elle emporte l'adhésion des "28", qui doivent se prononcer à l'unanimité, ce contingent pourrait être déployé en quelques semaines, selon un diplomate ayant requis l'anonymat.

 

Les propositions de Catherine Ashton, sollicitées le mois dernier par les dirigeants européens, ont été mises en circulation mercredi. La diplomate propose notamment que la force européenne soit chargée d'assurer la sécurité des civils et éventuellement celle des organisations humanitaires.

 

Dotée d'un mandat de quatre mois à un an, elle permettrait d'assurer la transition avec la Misca, la force africaine qui doit prendre le relai, ou avec une mission de l'Onu, précise-t-on de sources diplomatiques.

 

La première option proposerait d'établir des bases dans plusieurs localités de l'Ouest et d'effectuer des patrouilles entre ces bases afin de créer une zone de sécurité qui engloberait la route menant au Cameroun.

 

La deuxième mettrait l'accent sur Bangui, ce qui suppose une étroite coordination avec les autres missions internationales. Dans ce cadre-là, la force européenne serait chargée d'assurer la sécurité de l'aéroport, où 100.000 déplacés ont trouvé refuge, ce qui libérerait les soldats français pour d'autres missions.

 

(Adrian Croft, Jean-Philippe Lefief pour le service français)

L'envoi d'un contingent de l'UE en Centrafrique à l'étude
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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 01:25

 

 

 

 

 

 

Un sommet de la CEEAC incluant les partenaires internationaux de Centrafrique prévu pour avoir ses assises à NDJAMENA au TCHAD le jeudi 9décembre 2014. Ce sommet, provoqué précipitamment sans tenir compte des acteurs majeurs qui ont pris part aux accords de Libreville, devra plancher sur la crise centrafricaine. En dépit de l'intervention des troupes Françaises et de la FOMAC , puis de la MISCA, la situation centrafricaine reste toujours très délicate à gérer, l'insécurité continuant à miner la vie des populations, aussi bien à BANGUI que dans les provinces.

 

Des supputations vont bon train, pour alimenter les rumeurs selon lesquelles le Président de la transition serait sur le départ, un départ forcé, pour être remplacé par un ancien Ministre d’État, de confession musulmane. Si DJOTODIA doit quitter son fauteuil de massacres et de défaillance, la solution ne se trouve pas dans le choix arbitraire de celui qui doit le remplacer. Cela doit nécessairement passer par une concertation de toute la représentation de la communauté centrafricaine, à travers les partis politiques, la société civile et les chefs religieux.

 

Les difficultés ne feront que s'amonceler si d'aventure on prenait des décisions capitales sur le dos des centrafricains. Sans eux, il n'est pas question de choisir, comme certains le laissent entendre déjà, une personnalité quelconque, quelle que soit son appartenance religieuse, sans tenir compte de l'avis des centrafricains à travers les formations politiques, même si elles sont défaillantes et la société civile. La crise centrafricaine n'a jamais été un conflit interconfessionnel, c'est une intoxication extérieure qui veut que les choses soient ainsi nommées, pour arriver à diviser les centrafricains. Ceux qui sont venus de l'extérieur ont été recrutés pour faire ce sale boulot.

 

Commencer par dire que les musulmans n'ont jamais gouverner ce pays est une dérive très grave que les centrafricains, chrétiens comme musulmans confondus et sensés ne peuvent admettre. C'est laisser le terrain à toutes les tribus qui composent la population centrafricaine de revendiquer à leur tour la gouvernance de ce pays. Et où serait passé le CENTRAFRIQUE en tant que République dans une telle situation ?

 

Ne tuez pas BOGANDA une énième fois. Le premier crime est déjà trop suffisant et nous continuons à en payer le prix jusqu'aujourd'hui. Si DJOTODIA et sa clique devaient partir, une des solutions idoines pour conduire la transition serait de mettre en place une gouvernance collégiale composée de l'archevêque de Bangui, de l’Imam et d'une personnalité de la société civile pour une transition de quelques mois pendant lesquels les partis politiques s'organiseraient pour mettre en place leurs stratégies de campagne pour les élections majeures. Le danger serait de désigner d'office quelqu'un qui sera très vite vomi par la MAJORITE des centrafricains, comme M DJOTODIA aujourd'hui.

 

Adolphe PAKOUA

AVANT SON OUVERTURE LE SOMMET DE NDJAMENA SUSCITE DEJA DES CRITIQUES par Adolphe PAKOUA
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Centrafrique-Presse.com
9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 01:19

 

 

 

Centrafrique: décisions attendues jeudi sur Djotodia, pas de changement militaire français


PARIS - AFP / 08 janvier 2014 14h27 Le sommet des chefs d'Etat d'Afrique centrale jeudi à D'jamena devrait prendre des décisions sur le sort du président centrafricain de transition Michel Djotodia, selon le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, en écartant la possibilité de modifier le dispositif militaire français.

Il est envisagé que les pays de la région (Afrique centrale) se réunissent jeudi pour prendre des décisions, a indiqué M. Fabius dans un entretien au quotidien français Le Parisien, selon la transcription de ses propos obtenue par l'AFP.

 
Le ministre, qui venait de souligner la nécessité d'une stabilisation politique de la situation en République centrafricaine, répondait à une question sur le maintien du président de transition centrafricain.


Michel Djotodia a été porté au pouvoir en mars par les ex-rebelles de la Séléka, accusés d'avoir commis de nombreuses exactions contre les civils centrafricains. Il n'a pas réussi depuis à stabiliser le pays.


Depuis Bangui, le porte-parole de la présidence a affirmé mercredi matin que le départ de M. Djotodia n'est pas à l'ordre du jour.


Le sommet jeudi des dix pays membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC), pour lequel aucun ordre du jour n'a été rendu public, a été convoqué par le chef de l'Etat tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l'organisation et dont l'armée joue un rôle majeur dans la force d'interposition africaine en Centrafrique, la Misca.


Interrogé sur l'éventualité de renforts militaires français en Centrafrique, le chef de la diplomatie française souligne que la Misca monte en régime et passera bientôt à 6.000 hommes. Elle joue déjà son rôle sur le terrain. Donc, il n'y aura pas de renforts en Centrafrique. Nous maintiendrons notre contingent de 1.600 hommes, dit-il au Parisien. Nous n'avons pas vocation à nous substituer aux Africains, ajoute-t-il. 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait déjà estimé mardi qu'il n'y avait, dans l'état actuel des choses, pas de raisons particulières d'envoyer des renforts en Centrafrique.

En RCA, nous tiendrons nos engagements comme nous l'avons fait au Mali, ajoute M. Fabius. Il n'y aura pas d'engrenage. La situation est difficile mais on ne doit certainement pas parler d'enlisement, estime-t-il.


Des problèmes existent, la situation politique n'est pas stabilisée, mais l'objectif doit être maintenu: désarmer impartialement, rétablir la sécurité, faciliter l'aide humanitaire, préparer la transition politique, souligne le ministre des Affaires étrangères. Personne ne pouvait penser qu'en un mois tout serait réglé.



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Centrafrique: le départ du président Djotodia «n'est pas à l'ordre du jour»

 

Agence France-Presse  Bangui  08 janvier 2014 à 10h47 | Mis à jour à 10h47

 

Un départ du président de transition centrafricain Michel Djotodia «n'est pas à l'ordre du jour», a affirmé mercredi le ministre de la Communication Guy Simplice Kodégué, alors que les États d'Afrique centrale se réunissent jeudi pour un sommet extraordinaire sur la Centrafrique, où aucune sortie de crise ne semble en vue.

 

«Les questions qui seront abordées demain sont le bilan des opérations (française) Sangaris et (africaine) MISCA. La question d'un éventuel départ du président Djotodia n'est pas à l'ordre du jour», a déclaré M. Kodégué, juste après l'annulation sans explication d'une conférence de presse de M. Djotodia convoquée dans la matinée.

«Parler du départ de Djotodia aujourd'hui serait mettre le pays à feu et à sang», a-t-il ajouté.

 

Le président centrafricain et son premier ministre Nicolas Tiangaye doivent quitter Bangui mercredi pour N'Djamena, où se tient jeudi un sommet extraordinaire des dix pays membres de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC), consacré à la Centrafrique.

 

Aucun ordre du jour officiel n'a été rendu public pour ce sommet convoqué par le président tchadien Idriss Déby Itno, président en exercice de l'organisation et dont l'armée joue un rôle majeur dans la force africaine (MISCA) déployée en Centrafrique.

 

Selon une source diplomatique française, le président congolais, et médiateur africain dans la crise, Denis Sassou Nguesso et Déby voudraient rebattre les cartes, car ça ne marche pas bien. Il faut prévoir un plan B» pour sortir de la crise en Centrafrique.

 

Ce nouveau sommet extraordinaire est convoqué un peu plus d'un mois après le début, le 5 décembre de l'intervention militaire française Sangaris pour rétablir la sécurité en Centrafrique, livrée à des violences sanglantes.

 

Si les tueries de masse ont cessé dans la capitale, aucune perspective politique de sortie de crise n'apparaît pour le moment alors que les violences ont provoqué des déplacements massifs de population à Bangui et en province et engendré une crise humanitaire majeure.

 

Une décision attendue jeudi, selon Fabius

 

Le sommet des chefs d'État d'Afrique centrale jeudi à N'Djamena devrait prendre des décisions sur le sort du président centrafricain de transition Michel Djotodia, selon le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius, en écartant la possibilité de modifier le dispositif militaire français.

 

«Il est envisagé que les pays de la région (Afrique centrale) se réunissent jeudi pour prendre des décisions», a indiqué M. Fabius dans un entretien au quotidien français Le Parisien, selon la transcription de ses propos obtenue par l'AFP.

 

Le ministre, qui venait de souligner la nécessité d'une «stabilisation politique de la situation» en République centrafricaine, répondait à une question sur le maintien au pouvoir du président de transition centrafricain.

 

Centrafrique Djotodia présentera sa démission jeudi

 

http://www.ouest-france.fr

 

Le président centrafricain par intérim Michel Djotodia présentera jeudi sa démission afin de faciliter une sortie de crise.

 

Son départ sera entériné lors d'une réunion au sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale convoquée à N'Djamena, au Tchad.

 

Il a perdu le contrôle

 

"C'est terminé pour lui maintenant", a déclaré un membre de l'entourage de Michel Djotodia.

 

Un haut responsable de la diplomatie française a déclaré à Paris que le président tchadien Idriss Déby, jusqu'ici soutien du président centrafricain par intérim, avait lâché son protégé.

 

Après le renversement de François Bozizé en mars dernier, Michel Djotodia a progressivement perdu le contrôle des combattants de la Séléka, essentiellement musulmans, qu'il commandait et son maintien au pouvoir fait débat.

 

Les exactions des Séléka ont conduit à l'émergence de milices chrétiennes baptisées anti-balaka, provoquant des affrontements interethniques qui ont incité la France à lancer l'opération Sangaris il y a un mois.

 

Centrafrique : le président Djotodia démissionnaire

 

http://www.franceinter.fr   mercredi 08 Janvier à 17H19

 

 

Le président centrafricain a décidé de présenter sa démission sous la pression de ses pairs africains. Son départ sera entériné lors d'une réunion au sommet de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale convoquée à N'Djamena, au Tchad jeudi. 

 

Un haut responsable de la diplomatie française a déclaré à Paris que le président tchadien Idriss Déby, jusqu'ici soutien du président centrafricain par intérim, avait lâché son protégé. Après le renversement de François Bozizé en mars dernier, Michel Djotodia a progressivement perdu le contrôle des combattants de la Séléka,  essentiellement musulmans, qu'il commandait et son maintien au pouvoir fait débat.

 

 Les exactions des Séléka ont conduit à l'émergence de milices chrétiennes baptisées anti-balaka, provoquant des affrontements interethniques qui ont incité la France à lancer l'opération Sangaris il y a un mois.

 

 Pourquoi Djotodia est poussé vers la sortie ? Eléments de réponse d'Antoine Giniaux à Bangui

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, avait évoqué la possibilité d'un départ de Michel Djotodia. De source diplomatique française, on souligne que Paris souhaite que le président par intérim quitte le pouvoir le plus vite possible pour faciliter une sortie de crise. Selon ce diplomate : Un mois après le début de l'opération Sangaris, Laurent Fabius refuse de parler d'enlisement malgré les tensions qui subsistent et un drame humanitaire. "La situation est difficile mais on ne doit certainement pas parler d'enlisement. Que se serait-il passé si nous n'étions pas intervenus ? Probablement, dix fois, cinquante fois plus de victimes ! Des problèmes existent, la situation politique n'est pas stabilisée, mais l'objectif doit être maintenu : désarmer impartialement, rétablir la sécurité, faciliter l'aide humanitaire, préparer la transition politique. Personne ne pouvait penser qu'en un mois tout serait réglé.

 

 Prié de dire si la France allait renforcer son contingent de 1 600 hommes présents en Centrafrique, le chef de la diplomatie française explique que les Français n'ont pas "vocation à (se)substituer" aux 6 000 soldats africains de la Misca.

 

 

En Centrafrique, le président Djotodia est sur le départ

 

http://www.journaldafrique.com

 

Il y a une dizaine de jours, la population de Bangui a étrangement bravé le couvre-feu, les gens sont sortis devant leur maison au milieu de la nuit et ont commencé à crier leur joie et à chanter : une rumeur courait que le président centrafricain, Michel Djotodia, venait de démissionner. Les hommes de la Séléka au pouvoir ont sorti les kalachnikovs et tiré en l’air dans la nuit banguissoise, indiquant que leur règne n’était pas fini. La rumeur était infondée.

 

Ces jours-ci, aucune rumeur ne semble encore courir au sein de la population de la capitale centrafricaine, tout aussi étrangement car M. Djotodia serait, cette fois, sur le départ, que certains annoncent imminent. Le bruit semble pour l’instant cantonné aux cercles politiques, diplomatiques et militaires. «Son sort est scellé. Le président Djotodia va partir », annonce un diplomate. Diverses sources centrafricaines, régionales et françaises confirment au Monde le fait qu’un mois après le déclenchement de l’intervention militaire à Bangui, plus personne n’imagine que Michel Djotodia puisse diriger son pays.

 

Des diplomates affirment que la démission du président a failli avoir lieu le 06 janvier, mais qu’il s’est ravisé après une réunion avec d’autres chefs de la Séléka. A Bangui, une «adresse à la nation » du chef de l’Etat a été annoncée à la presse mardi, avant d’être annulée. D’autres pensent que son départ pourrait être entériné au sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale, convoqué à la surprise générale jeudi 9 janvier à N’Djamena au Tchad. D’autres attendent de connaître le scénario politique alternatif.

 

NE PAS APPARAÎTRE COMME « PUTSCHANT UN PUTSCHISTE »

 

Bien que Paris ne veuille pas « apparaître comme putschant un putschiste », comme le note un observateur, le sort de M. Djotodia aurait été scellé pendant la tournée dans la région du ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drian, qui, outre en Centrafrique, s’est rendu du 1er au 3 janvier au Congo, au Gabon et deux fois au Tchad afin de s’entretenir avec le président Idriss Déby, « parrain » de la Séléka centrafricaine. « Cette tournée a permis à la France de revenir dans le jeu politique, alors qu’elle en était exclue, affirme un conseiller du ministre. La Séléka est un fauteur de troubles. »

 

Idriss Déby se serait récemment résolu à l’idée de revoir son scénario centrafricain. « Les faits sur le terrain depuis un mois ont convaincu Déby delâcher Djotodia. Il a été surpris, fâché et humilié par le sort qu’ont subi les Tchadiens de Bangui », explique un politique centrafricain. Idriss Déby serait en train de chercher une solution avec son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso, qui a fait part de sa vive inquiétude quant à une implosion de la Centrafrique. Les présidents gabonais et camerounais sont également consultés.

 

La parole de la France pèsera fortement. « Paris a sans doute sauvé la population de Bangui en lançant “Sangaris” mais a sous-estimé la crise politique, note un observateur. Hollande va devoir dire à ses homologues africains, même discrètement, ce que souhaite la France. »

 

« DJOTODIA S’EST FAIT À L’IDÉE »

 

« Djotodia s’est fait à l’idée de son départ. Le premier ministre Nicolas Tiangaye devrait également sauter, raconte un diplomate. Et les autres chefs de la Séléka ont compris que ces deux hommes ne pouvaient plus prétendre piloter la période de transition devant mener le pays à des élections. Ils ont aussi intégré le fait que ce n’était pas un complot de la France seule, mais que les dirigeants de la région souhaitent désormais un changement de pouvoir. »

 

Les diplomates interrogés insistent tous sur un constat : l’Etat centrafricain n’existe plus, la Séléka l’a détruit. Tandis que Michel Djotodia est retranché dans son QG du camp de Roux, sur les hauteurs de Bangui, Nicolas Tiangaye ne gouverne rien. Les ministères sont fermés ou vides. Les 20 000 fonctionnaires ne sont pas payés. Quasiment aucune institution ne fonctionne. Et en province, l’Etat a totalement disparu.

 

Dans l’attente du sommet de N’Djamena, les forces militaires française (Sangaris) et africaine (Misca) ont revu leur dispositif. Leur présence nettement plus musclée sur le terrain ces derniers jours se traduit déjà par une baisse significative des affrontements. Mais les officiers craignent les réactions à un départ de Michel Djotodia.

 

Les soldats de la Séléka, officiellement cantonnés dans leurs casernes mais de fait loin d’être désarmés, manifesteront-ils leur mécontentement ? Les combattants anti-Séléka, stationnés dans les quartiers périphériques et dans la brousse autour de Bangui, profiteront-ils de la situation pour tenter de s’emparer de la capitale ? « Sangaris se prépare à cette probable nouvelle étape, affirme un diplomate. Des contacts sont pris avec tous les mouvements armés. » Chacun tente de se persuader que, dans le chaudron de Bangui, les combattants resteront l’arme au pied.

 

Centrafrique: le départ du président Djotodia «n'est pas à l'ordre du jour»
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