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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 15:59
Nouvelles nationales sur RJDH et RNL
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Le coordonnateur humanitaire invite la communauté internationale à ne pas oublier la crise centrafricaine

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 19 AOÛT 2015

 

Le Coordonnateur humanitaire, Aurélien Agbénonci, a invité la communauté internationale à ne pas oublier la crise centrafricaine. Il a fait cette déclaration mercredi 19 aout 2015  lors d’une conférence de presse à l’occasion de la journée internationale de l’aide humanitaire, qui sera célébrée le samedi 22 août prochain.

 

Aurélien Agbénonci, a d’abord rappelé la situation humanitaire encore précaire en Centrafrique. « Plus de 2.7 million de personnes ont encore besoin d’une assistance pour sauver des vies et d’un soutien pour renforcer leurs moyens de subsistance. 370.000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays et 461.000 personnes se sont réfugiées dans les pays voisins. L’insécurité alimentaire touche encore 32% de la population (NDLR 4.5 millions d’habitants) ».

 

Le Coordonnateur humanitaire Aurélien Agbénonci a aussi relevé que les humanitaires travaillent dans des environnements difficiles. « De janvier 2014 à juillet 2015, 19 travailleurs humanitaires ont été tués en RCA. Durant la même période, 272 incidents contre les partenaires humanitaires ont été reportés dont 138 en 2015 ».

 

Il a aussi noté que la situation humanitaire s’est améliorée, néanmoins les besoins humanitaires demeurent toujours important et ne sont pas correctement couverts, faute des ressources disponibles.

 

« Seulement 35% de 613 millions de dollar dont nous avons besoin pour l’aide humanitaire dans ce pays ont été décaissés. Je sollicite l’appui de la communauté internationale pour aider la Centrafrique à sortir durablement de cette crise. On a tort de croire que la crise humanitaire en Centrafrique est derrière nous. Il est important de soutenir les acteurs humanitaires dont certains risquent  à court terme d’interrompre les opérations d’assistance faute de financement suffisant», a lancé le coordonnateur humanitaire Aurélien Agbénonci.

 

La 12e célébration de la journée internationale de l’aide humanitaire est placée sous le thème « inspirer l’humanité dans le monde ». Les manifestations y relatives auront lieu samedi 22 août à l’Alliance Française de Bangui.

 

 

Les cultivateurs reçoivent des semences de la part de l’ONG COHEB

 

http://rjdh.org/  PAR VICTOR KOMAS LE 19 AOÛT 2015

 

Au total 1000 ménages issus de 50  groupements et les habitants des villages périphériques de Bangassou ont reçu des semences le weekend dernier. Une aide de la part de l’ONG Coheb, elle s’inscrit dans le cadre de projet d’appui aux cultures vivrières.

 

Les bénéficiaires ont reçu d’arachides, de maïs et de sésame. Des outils agricoles, entre autres, la houe et les machettes ont été également distribués.

 

«  Cette distribution permettra aux cinquante groupements et des habitants des villages périphériques de la ville de Bangassou d’avoir des semences pour la seconde culture de cette année »  a expliqué Abdan Djegon, chef de base de l’ONG COHEB.

 

Une source locale a salué l’initiative, selon lui une occasion pour  la population d’accéder aux travaux champêtres afin de relancer les activités agricole pour le développement de la République Centrafricaine.

 

Faute d’acheminement de semence Bakouma n’a pas pu  bénéficier de semences pour cette distribution a fait savoir un des responsables de l’ONG COHEB.

 

Toute fois l’ONG COHEB promet de poursuivre ces activités dans la préfecture de Mbomou.

 

 

Reprise des activités au rond-point de 5ème arrdt, les menuisiers déplorent la faible demande

 

http://rjdh.org/  PAR BABIKIR OUSMANE LE 19 AOÛT 2015

 

Les vendeurs des meubles et lits du 5ème arrondissement ont repris les activités, après des mois de suspensions suite aux violences dans le secteur. Ils déplorent le manque de clientèle afin d’évacuer leurs marchandises. Interrogés par le RJDH, Basile Kabo, délégué des menuisiers, rassure le rétablissement de la sécurité dans ce secteur.

 

Il est 9 heures au rond-point du 5e arrondissement situé sur l’avenue Koudoukou.  On peut voir une trentaine de lits, des salons et autres meubles installés. De l’autre côté en face  de l’ancienne station service Fadoul, des  femmes vendent de brochettes et une station lavage des motos et véhicules y est installée.

 

Sous le hangar est assis un homme vêtu de chemise en couleur carrelet  et pantalon jeans. C’est le délégué des menuisiers Basil Kabo. « Nous avons repris nos activités, il y a de cela deux  mois et demi.  La sécurité est rétablie. Je demande aux clients de ne pas avoir peur, qu’ils viennent acheter des meubles qui sont déjà disponibles et au gouvernement de la transition de veiller sur le rond point du 5e arrondissement », a-t-il lancé.

 

La reprise des activités est un signe d’espoir et de la restauration de la paix, selon Nguessara  Wenseslas, menuisier au rond point du 5e arrondissement. « Quand nous avons commencé les activités, les habitants de ce secteur étaient très contents, même les taxi-moto qui passent pour aller acheter les marchandises au Km5, se disent satisfaits de ce courage que nous avons eu. Par jour, nous pouvons fabriquer sept à dix meubles mais la demande est encore faible ».

 

Guy, un habitant  du quartier  PK 12, qui vient acheter un lit, a exprimé sa joie de voir les menuisiers reprendre les activités au rond point 5ème arrondissement.  « Je peux dire que les prix sont abordables malgré la hausse des prix des bois. Je lance un appel à la population de venir payer les meubles comme avant au 5e arrondissement ».

 

Depuis le 05 décembre 2013, les activités des menuisiers au rond point du 5e arrondissement étaient  suspendues, suite aux multiples affrontements qui ont opposé les groupes armés dans ce secteur.

 

 

L’Unicef demande le respect de l’intégrité de l’enquête sur le viol présumé d’une mineure à Bangui

 

http://rjdh.org/  PAR VIRGINIE BERO LE 17 AOÛT 2015

 

La Direction générale,  du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) à New York, demande le respect de l’intégrité de  l’enquête sur le viol présumé d’une fille par un casque de l’ONU. Un incident survenu au début de ce mois dans le 3ème arrondissement de Bangui.

 

Cette  déclaration a été faite ce lundi 17 août, par le Directeur Général, Anthony Lake.  « Il convient de respecter l’intégrité de l’enquête sur cet incident mais il est clair que cet enfant a subi une épreuve des plus brutales » a relevé le document.

 

A la victime,   « nous lui offrons, à elle et à sa famille, toute l’aide possible, y compris une assistance médicale, l’appui nécessaire pour surmonter l’impact psychologique de cette agression et des conseils juridiques », poursuit le communiqué.

 

Anthony Lake a par ailleurs demandé le respect absolu de l’intimité  de la victime. Cela pour  qu’elle ne souffre pas davantage.

 

Dans la nuit du 2 au 3 août, la Minusca a tenté, sans succès, d’arrêter un présumé auteur de troubles dans le 3ème arrondissement de Bangui. Une opération qui a  entraîné la mort de cinq personnes et des blessés. Et une fille de 12 ans aurait été violée par un élément de cette force onusienne.

 

Ce présumé viol, considéré comme un scandale de trop, à  conduit à la démission de Babacar Gaye, le chef de la Minusca.

 

 

La prolongation de la transition et l’arrestation de Bertin Béa font réagir Cyriaque Gonda

 

http://rjdh.org/  PAR NAÏM-KAÉLIN ZAMANE LE 19 AOÛT 2015

 

Cyriaque Gonda,  président du Parti National pour un Centrafrique Nouveau (PNCN) et candidat déclaré à la prochaine présidentielle s’est dit  favorable à la prolongation de la transition. Toutefois il a  déploré  l’arrestation du Secrétaire Général du parti travailliste Kwa Na Kwa, Bertin Béa.

 

« Nous devons faire une lecture objective de la prolongation de la transition en Centrafrique car nous-mêmes avons la responsabilité de perturber un peu le cours de la transition avec les polémiques et les querelles. Je considère que les choses ont été faites conformément à la Charte Constitutionnelle de Transition qui consacre les méthodes d’extension et laquelle consécration a été paraphée par le forum national de Bangui », a-t-il commencé en souhaitant que « cette extension soit la dernière », a noté Cyriaque Gonda.

 

Dans les débats entourant la prolongation de la fin de la transition, il y a celui d’une troisième transition. Sur cette question, le président du PNCN a souligné qu’il faut que « nous soyons sereins et logiques avec nous-mêmes » avant de s’interroger « est-ce que le changement des individus nous amènera à une solution de la gestion institutionnelle d’un Etat ?»

 

L’autre point de l’actualité qui a intéressé le candidat du PNCN est l’arrestation de Bertin Béa. « J’ai déploré l’arrestation de Bertin Béa en tant que leader politique. Toute arrestation d’un leader politique constitue un recul dans le cadre du renforcement d’un Etat de droit et de la démocratie. Si c’est seulement sur ces déclarations qu’il est arrêté, juridiquement ce n’est pas nécessaire, politiquement c’est une erreur et stratégiquement c’est un glissement ».

 

C’est le 31 juillet 2015 que requête conjointe du Chef de l’Etat de la Transition, du Président du Conseil National de la Transition et du Premier ministre, Chef du Gouvernement de Transition, M. Ali BONGO, Président en exercice de la CEEAC, après consultations de ses pairs, a signé la lettre concédant formellement la prolongation de la Transition du 18 août au 30 décembre 2015. En revanche, l’arrestation du Secrétaire Général du KNK est intervenue le samedi 15 août 2015 alors que l’intéressé s’apprêtait à s’envoler pour la France.

 

 

Le bureau du curé de la paroisse Saint Sauveur de Bangui incendié

 

http://rjdh.org/  PAR SANDRINE MBAGNA LE 19 AOÛT 2015

 

Le bureau du curé de la paroisse Saint Sauveur a pris feu ce mercredi 19 Aout  aux environs de 1h du matin. Selon les informations reçues par le RJDH, le reste d’un petit morceau de bougie allumée serait à l’origine de cet incendie. 

 

Marc Belikassa curé de la paroisse Saint Sauveur, explique que les faits se sont produits après sa prière de minuit. «  C’était après ma prière de minuit, il restait un petit morceau de bougie placé sur un chandelier.  Quand j’ai eu un moment de sommeil je me suis retrouvé dans une flamme impossible » a-t-il expliqué.

 

« Tout le bureau a été incendié, la seule chose que j’ai pu faire c’est de couper le disjoncteur  afin de sauver les autres bâtiments. Je ne peux pas confirmer que c’est le petit morceau de bougie resté  qui pourra être à l’origine de cet incendie puisque tous mes documents de prière son brulés. Je n’accuse personne, ce qui est arrivé est arrivé, je remercie Dieu car je suis sorti sain et sauf » a-t-il ajouté.

 

L’abbé Marc Belikassa se trouve toujours à la paroisse Saint Sauveur entouré par les chrétiens de cette paroisse qui sont venus lui rendre visite. C’est la première fois qu’un tel incident est signalé au niveau de la paroisse Saint Sauveur.

 

 

La ruée vers l'or à Ndolobo engendre des conséquences dans la Lobaye

 

http://www.radiondekeluka.org/  mercredi 19 août 2015 13:41

 

Les populations autochtones du village Ndolobo dans la Lobaye appellent les autorités centrafricaines à s'impliquer dans le maintien de l'ordre dans cette localité devenue, depuis quelques semaines, le théâtre d'enrichissement pour bon nombre de compatriotes qui s'y rendent à la recherche de l'or.


Venus de tous les coins de la RCA, des ouvriers miniers et des commerçants se sont retrouvés dans ce village créant ainsi un problème de sécurité dans la zone. 

Interrogé par le correspondant de Radio Ndeke Luka (RNL) dans la région, l'explorateur de l'or de Ndolobo demande que « Pour une exploitation durable de cette ressource qui vient d'être découverte à Ndolobo et qui a drainé autant de personnes avec ce que cela comporte comme conséquences, il faut que les autorités puissent agir pour réglementer la situation ».


Ce petit village d'environ 2800 habitants enregistre déjà une surpopulation  de plus de 20.000 personnes à la recherche de l'or. Conséquences directes, la ville de Mbaïki enregistre en ce moment une crise alimentaire avec pour effet induit, la surenchère sur les autres produits de première nécessité.


« Les populations de M'Baïki éprouvent d'énormes difficultés à s'alimenter. Cela est due en partie à l'exploitation de l'or dans le village Ndolobo situé à 19 km de Mbaïki.  Les produits vivriers tels le manioc, la viande boucanée, le poisson fumé, la viande de bœuf, les légumes et autres marchandises sont déportés dans ce village où une cuvette de manioc qui se vendait à 1000 Fcfa se vend aujourd'hui à 3.000 Fcfa »,  a précisé le correspondant de RNL.


Une situation qui risque d'avoir aussi des conséquences sur les « plans sanitaires, sécuritaires, éducatives et alimentaires », conclut le correspondant. La population autochtone qui se dit disposée à bien accueillir ses hôtes, souhaite également que ceux-ci soient respectueux de l'environnement de leur village et appellent par la même occasion les autorités centrales à prendre toutes les mesures qui s'imposent pour éviter d'autres conséquences.

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Centrafrique-Presse.com
19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 15:16
Affaire Bertin Béa : Réaction des partis politiques
Affaire Bertin Béa : Réaction des partis politiques
Affaire Bertin Béa : Réaction des partis politiques
Affaire Bertin Béa : Réaction des partis politiques
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Centrafrique-Presse.com
17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 19:20

 

 

         

APA Bangui (Centrafrique) 2015-08-17 15:54:58 - Au total, 15 000 candidats sont en lice pour l’examen du baccalauréat session 2015, dont les épreuves écrites démarrent mardi sur toute l’étendue du territoire national centrafricain.


Les élèves de Kaga Bandoro ont été exemptés de l'examen à cause de l'insécurité qui y a perturbé le bon déroulement des cours. Le gouvernement a décidé d'organiser un examen spécial du bac dans cette région. Mais des cours de rattrapage doivent y être préalablement organisés.


En revanche, le bac technique a démarré lundi en Centrafrique. Cinq cents candidats sont en lice pour cet examen qui, en fait, a débuté la semaine dernière par les épreuves pratiques.


Le bac 2014 a été marqué par un faible taux de réussite en raison des violences ayant perturbé le bon fonctionnement de certains établissements. 


A cause des actes de violences, l'examen a été organisé à deux reprises. Les élèves des établissements privés ont été les premiers à passer le bac suivis par ceux des lycées publics.


 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=831424#sthash.B7VB9Tk4.dpuf

Centrafrique: Plus de 15 000 candidats en lice pour le Bac
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Centrafrique-Presse.com
17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 18:47

 

 

 

http://www.africatopsports.com/   LE 17 AOÛT 2015 À 17:02

 

Les Fauves de la Centrafrique iront à la conquête du trophée du 28e Afrobasket sans leur star Romain Sato. L’ailier (arrière) de Valencia BC ne figure pas le groupe des 12 joueurs publié par le coaching staff.

 

Malgré l’assurance de la Fédération, Aubin Goporo ne pourra pas composer avec Romain Sato pour l’Afrobasket 2015 qui débute ce 19 août. Le head coach des Fauves de la Centrafrique a dévoilé la liste des 12 joueurs qui seront à Radès pour la compétition. Si Sato brille par son absence, Max Kouguere est bien présent. Le néo-sociétaire d’Orléans va tenter de mener les Fauves à leur mission dans la grande messe continentale du basket. La Centrafrique disputera son premier match de la phase de groupes contre les D’Tigers du Nigeria.

 

La liste des 12 joueurs des Fauves de la Centrafrique pour l’Afrobasket 2015 :

 

Destin Damachoua (meneur), Junior Madozein (meneur), Yannick Zachee (arrière), Junior Pehoua (arrière), Johan Grebongo (ailier), Severin Febou (ailier fort), Philippe Djadda (intérieur), Max Kouguere ( ailier), Dimitri Kongbo (intérieur), Sydney Pehoua (ailier fort), Jimmy Djimarmbaye (intérieur) et Glenn Feidanga (intérieur).

 

 

NDLR : Et dire que le ministre centrafricain des sports et le président de la fédération centrafricaine de basket ball avaient fait exprès le déplacement de Bangui en Espagne pour rencontrer ce Romain Sato afin de tenter de le convaincre de jouer pour son pays en vain. L'interessé les aura tourné en bourrique jusqu'à la fin. Encore des millions inutilement jetés par la fenêtre alors que des milliers de compatriotes continuent de végéter dans les "Ledger".

RCA - AFROBASKET 2015 : LES 12 FAUVES DE LA CENTRAFRIQUE SANS Romain SATO
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 17:05
Nouvelles nationales sur RJDH
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Réouverture de cimetière des musulmans à Boeing, un signe de vivre ensemble, selon la population

 

http://rjdh.org/  PAR LINE PÉGUY GONDJE LE 17 AOÛT 2015

 

La population de quartier Bimbo et celle du 3ème arrondissement ont exprimé le sentiment de revivre ensemble, le mercredi 12 août dernier, lors de la réouverture du cimetière des musulmans qui se trouve dans le quartier Boeing.

 

Interrogées, plusieurs personnes se disent contentes de la réouverture de cimetière, dont les enterrements ont été suspendus depuis le début des affrontements du 5 décembre 2013.

 

« C’est une marque de nouvelle collaboration entre les deux communautés », a avancé un homme rencontré à Boeing. Il souhaite aussi à ce que la paix et la cohésion sociale reviennent définitivement entre ces deux communautés.

 

 « C’est très bien qu’on soit ensemble. On souhaite un véritable changement pour notre pays. Tout ce qu’on veut, c’est la paix pour avoir une vie commune avec les musulmans comme auparavant », a relevé une femme lors de la cérémonie de réouverture, organisée par la Minusca.

 

Pour d’autres personnes, c’est un pacte de non-agression qui vient être signé.  « Nous c’est un pacte de non-agression que nous avons signé entre chrétiens et musulmans du quartier Boeing. Je demande à nos frères de respecter leur engagement et de ne plus agresser les jeunes qui vont vendre au KM5 », a dit  un homme habitant ce quartier.

 

Pour l’Imam Omar Kobine Layama, président du Comité Islamique de Centrafrique,  la réouverture de ce cimetière marque un point fort du processus de retour de la paix, de confiance entre les communautés car « si la population se réunie pour trouver une solution à un problème, cela doit nous interpeller tous ».

 

C’était le mercredi 12 août dernier que la cérémonie de la réouverture de ce cimetière a eu lieu en présence de la Minusca et de certaines autorités de Bangui et dudit quartier.

 

Le cimetière des musulmans de Bangui, situé au quartier Boeing avait été fermé pendant la crise qu’a connue la RCA.

 

 

La population de Birao dans l’attente du recensement électoral

 

http://rjdh.org/  PAR BABIKIR OUSMANE LE 17 AOÛT 2015

 

La formation des formateurs et des membres de démembrement de la préfecture de la Vakaga  a pris fin le 5 août dernier. Les participants et la population ont témoigné être dans l’attente du lancement des opérations qui ont pris du retard.

 

« C’est depuis le 3 août que la formation des formateurs et des agents recenseurs des trois communes a eu lieu. Nous attendons le signal de Bangui pour commencer l’enregistrement», a expliqué Songo Guy Vincent, président de l’Autorité sous-préfectorale des élections.

 

Selon la même source, ce retard est lié à l’insuffisance du matériel, notamment des appareils photos qui ne sont pas nombreux. La difficulté financière a été aussi relevée.

 

« La population des trois communes, à savoir Ridina, Voukouma, Ouandja, est prête pour participer à l’enroulement et aux prochaines élections. Ceci s’explique par la présence massive des participants à la formation, donc la population est prête », ajouté Songo Guy Vincent.

 

La préfecture de la Vakaga fait partie de l’aire 3, définie par l’autorité Nationale des Elections.

 

 

La ministre de la défense rassure les parents des otages à Bouar

 

http://rjdh.org/ PAR CONSTANT NDOLO-BABOU LE 17 AOÛT 2015

 

Lors d’une mission effectuée le weekend dernier à Bouar, la ministre résidente de la Nana Mambéré Marie-Noëlle Koyara, ministre d’Etat à la Défense a rassuré les parents des autorités prises en otages que des négociations sont en cours afin d’obtenir leur libération.

 

Marie-Noëlle Koyara a également fait savoir que ces otages sont vivants et en parfaite santé. « Nous avons reçu des informations selon lesquelles, les otages sont en parfaite santé », a-t-elle avancé aux termes d’une rencontre avec les parents des otages.

 

Marie Noëlle Koyara, a tenu également une réunion avec les  autorités communales.  A l’issue  de cette réunion, elle a relevé le non respect des chefs coutumiers, entre autres, les chefs des quartiers, de groupes et les maires,  par certains habitants.

 

Une occasion pour le même du gouvernement d’installer, le lieutenant colonel Zéna Nicaise Adouma, à la tête de la garnison de Bouar et présenté à la population.

 

Des matériels, entre autres,  deux véhicules, des effets militaires, ont été remis à la garnison de Bouar.

 

La population de la ville de Bouar a apprécié l’initiative du ministre d’Etat à la Défense Nationale. Les parents des otages se trouvent toujours dans un désarroi, suite à l’enlèvement de leurs parents.

 

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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 13:42

 

 

 

(BANGUI)

 

 

Conformément à sa Charte constitutive l’Observatoire Nationale des Elections a procédé à l’observation des opérations d’inscription des électeurs de l’aire géographique 1 (Bangui). Celle –ci était officiellement lancée le lundi 29 juin 2015 à l’école Jean COLOMB dans le 7ème Arrondissement 

 

Initialement prévue du 26 juin au 11 juillet 2015, l’inscription sur la liste électorale s’est déroulée trois jours plus tard, en raison de quelques problèmes techniques évoqués par le Commissaire des opérations électorales de l’ANE.

 

L’opération d’inscription sur la liste électorale est officialisée à Bangui par Madame le Chef de l’Etat de la Transition, Mme Catherine SAMBA PANZA, en présence du Ministre de l’Administration du Territoire de la Décentralisation et de la régionalisation (MATDR) ; Mr. Modibo Bachir WALIDOU et  de la Rapporteur Générale de l’Autorité Nationale des Elections ; Mme NKOUET  HORNAERT (Voir photo annexes).

 

Une forte délégation de la Mission internationale multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA) était également présente. Les militaires armes en mains circulaient librement dans le centre d’inscription au lieu d’être aux abords. (Voir photos annexes).

 

La Coordination de l’Observatoire National des Elections était présente pour observer le lancement des opérations d’inscription des électeurs, grâce à  la parfaite collaboration de Mr. Marc LEMIEUX de la Mission intégrée assistance électorale de la MINUSCA.

 

I –DES AVANCEES NOTOIRES OBSERVEES

 

Relativement à l’inscription des citoyens en âge de voter, les échéances électorales de 2015 ne seront en aucun cas comparables à celles organisées en 2011. La différence fondamentale se situe au niveau de la production des cartes d’électeurs. En 2011, la carte était manuscrite sans aucune photo d’identification de l’électeur. Or, pour les échéances électorales à venir, la carte d’électeur sera informatisée.

 

Elle comprendra la photo de l’électeur, tout en mentionnant le (s) nom (s) et le (s) prénom (s) des électeurs, la date et le lieu de naissance, la filiation, le domicile de l’électeur, et des cases destinées à recevoir le cachet ou le poinçon de contrôle au jour du vote.

 

II –DES DYSFONCTIONNEMENTS ORGANISATIONNELS ET TECHNIQUES

 

L’officialisation des activités d’inscription des citoyens en âge de voter n’a pas eu lieu le 26 juin 2015 tel que prévu dans le chronogramme de l’ANE. Les opérations d’inscription des électeurs ne se sont pas opérationnalisées dans tous les autres arrondissements de la ville de Bangui le même jour que le lancement officiel.

 

A cela s’ajoute des problèmes de capacités pédagogiques de certains agents de l’ANE, que l’Observatoire National des Elections (ONE) a relevés dans plusieurs centres d’inscription des électeurs du troisième et du cinquième arrondissement de la ville de Bangui. Notamment, dans les centres de l’école KOUDOUKOU, de l’école KINA (3ème arrondissement), Ecole maternelle SOS de BENZ VI, Mairie du 8ème Arrondissement pour ne citer que ceux-là. Certains agents recrutés par l’ANE ne savent pas bien écrire.

 

En outre, on a aussi observé, lors de ces opérations, des problèmes liés aux pannes des appareils photographiques qui ont certainement paralysé les opérations d’inscription des électeurs dans plusieurs Centres de la Ville de Bangui. Notamment, aux centres d’inscription de KINA (3ème arrondissement), de PETEVO (6ème arrondissement), du centre de santé de SAIDOU (2eme Arrondissement), à la Mairie et à l’Ecole Combattant dans le 8ème Arrondissement de Bangui. Des opérations d’inscription n’ont pas eu lieu dans ces différents centres pendant une journée ou un après midi, parce qu’il fallait ramener les appareils photo au siège de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) pour qu’ils soient remplacés ou réparés.

 

Or, plusieurs citoyens en âge de voter ont pu se faire inscrire, mais malheureusement ils n’ont pas pu être photographié. Très peu sont ceux là qui sont revenus plus tard se faire photographié.

 

III –DES IRREGULARITES RELEVEES

 

Le Code Electoral prévoit un délai d’un mois pour les opérations d’inscriptions des électeurs. Or, en réalité, l’Autorité Nationale des Elections a transgressé la loi électorale . La ville de Bangui dénommée Aire géographique n° 1 est l’exemple palpable de ces errements dans l’opération d’enrôlement des électeurs, ou l’on a assisté à un enregistrement par séquence. D’abord deux semaines, ensuite une semaine et enfin trois jours.

 

La loi électorale a prévu que, sont électeurs, les personnes de deux sexes ayant la nationalité centrafricaine, âgées de 18 ans révolus au moment de l’inscription, jouissant de leurs droits civiques. Et qui sont régulièrement inscrites sur la liste électorale. Que cette inscription s’effectue sur présentation de la carte nationale d’identité, de l’acte de naissance, du passeport, du livret militaire, du livret de pension,

 

ou à défaut de l’une de ces pièces, ou en cas de doute sur l’identité, la nationalité centrafricaine, le lieu de résidence ou l’âge du candidat, le comité d’inscription requiert le témoignage  du représentant du conseil  du village, de quartier ou de ville et contresigné par le président du bureau d’inscription (Art. 34).

 

C’est dire que lorsqu’ un centrafricain en âge de voter n’a pas de pièce sur lui il doit être  témoigné par son chef de quartier. Malheureusement nous avons assisté à une autre pratique, la volonté imposée de la personne qui désire s’inscrire et ce sans témoignage du chef de quartier tel a été le cas dans certains bureaux d’inscription notamment au niveau de l’école Saint Paul à OUANGO (7eme arrondissement), dans les bureaux d’inscription du 8ème Arrondissement où l’électeur dicte lui-même sa filiation à l’agent recenseur. Très peu de chefs de quartier étaient présents pendant les opérations d’inscription sur la liste électorale.

 

Des fraudes ou tentatives de fraude, dans certains centres d’inscription ont été relevées, à titre illustratif dans le 3ème et le 2ème Arrondissement notamment dans le centre d’inscription de YAPELE où une personne a pu s’inscrire avec un faux acte de naissance  et a été appréhendée lorsqu’il voulait s’inscrire pour une deuxième fois.

 

Aucun parti politique n’avait de représentant dans la quasi-totalité des centres d’inscription de Bangui.

 

Le terme de « l’Aire Géographique d’enregistrement » est  un vocable qui a troublé beaucoup d’opinions car ne figurant nulle part dans le code électoral.

 

Les centres d’enregistrement sont très éloignés de certaines populations en âge de voter. Or, parmi ces populations il y a des personnes de troisième âge incapables de faire de longs déplacements, une raison de plus de démotivation de la population. 

 

Les organes habilités à gérer les élections en République Centrafricaine sont l’ANE et le Cadre de Concertation. L’ONE constate la violation du Code électoral avec des structures informelles comme le Comité Stratégique de suivi des élections et le pool des élections altèrent parfois l’indépendance de l’ANE, comme ce fut le cas avec la publication du nouveau chronogramme électoral.

 

L’Observatoire National des Elections constate que certains partis politiques et candidats indépendants ont commencé à battre        campagne, à afficher des banderoles, à rendre public leur profession foi  au mépris flagrant du code électoral.

 

Pour assurer la bonne marche du processus électoral avec des élections crédibles, transparentes et inclusives, l’Observatoire National des Elections formule les recommandations ci-après :

 

1) le respect  par tous du code électoral,

 

2) Le Gouvernement de Transition doit financer l’organisation des élections

 

3) Les partenaires financiers et techniques doivent appuyer la société civile pour observer le processus électoral sur l’étendue du territoire, en vue de garantir le respect de l’expression du suffrage populaire.

 

4) L’Observatoire National des Elections renouvelle sa recommandation de voir impliquer la société civile, et les autorités locales en vue de mobiliser la population électrice autour des grandes questions liées au processus électoral en cour. 

 

L’Observatoire National des élections continuera, comme par le passé, à apporter sa modeste contribution à l’amélioration du processus électoral en République Centrafricaine en respectant scrupuleusement le Code Electoral dans la transparence et l’impartialité. Il lance un vibrant appel  à la population centrafricaine de s’impliquer fortement  pour la réussite des opérations d’inscription sur les listes électorales.

 

Il en appelle également au civisme du peuple centrafricain pour fournir aux autorités des informations fiables pour garantir des élections apaisées et crédibles. Il en appelle au professionnalisme et au sens du dialogue des agents recenseurs afin de ne pas prendre en otage le processus en cours. Enfin il demande au Gouvernement d’observer la légalité et de dissoudre tous les organes officieux qui traitent actuellement des questions liées aux élections.

 

                                                           Fait à Bangui, le 14 août 2015

 

                        POUR L’OBSERVATOIRE NATIONAL DES ELECTIONS

                                  

Le Coordonnateur National

 

 

Me Serge Soleil SERAMALE

 

 

RAPPORT PRELIMINAIRE DE L'ONE SUR L’ENREGISTREMENT DES ELECTEURS SUR LA LISTE ELECTORALE DANS L’AIRE GEOGRAPHIQUE I
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 11:53

 

 

 

                                        

 

    C’est ainsi que m’apparaît le placide, le sourd et surtout le creux Babacar Gaye, placé à la tête des forces onusiennes pour le malheur du peuple centrafricain qui n’en peut plus des années de guerre imposées par ceux que le général sénégalais appelait « ses frères » . Il vaut mieux tard que jamais, le secrétaire général de l’ONU vient de se déciller les yeux pour appeler un chat un chat et un incompétent un incompétent . Pourvu qu’il ne nous envoie pas à nouveau un autre incompétent ! Telle est notre prière .

 

     Et d’abord quelle violence, quelle force dans la dénonciation des viols à répétition perpétrés par les soldats de l’ONU partout où ils ont sévi ! Les diplomates de l’ONU, toujours pondérés, calmes, marchant sur du velours ne nous ont pas habitués à une telle réaction :

 

                    « Il m’est impossible de mettre en mots, la colère, le tourment et la

                       honte que je ressens après les accusations récurrentes au fil des

                       années d’exploitation sexuelle et d’abus commis par les forces

                       onusiennes »

                                                     Ban KI Moon .

 

La colère ? La honte ? Le tourment Monsieur Ban Ki Moon ? Le peuple centrafricain, laissé seul face à ses tueurs armés jusqu’aux dents, ses tortionnaires avec la complicité tacite de ceux-là mêmes qui sont censés le protéger a failli douter de vous…

 

    Vos paroles de fermeté sont reçues cinq sur cinq par les Centrafricains . Faites en sorte qu’elles ne restent pas lettre morte . Surtout quand vous ajoutez :

 

                      « Je ne tolérerai aucun agissement de ceux qui remplacent la

                         confiance par la peur …Assez, c’est assez !» .

 

    Saviez-vous Monsieur Le Secrétaire général que les Résolutions régulièrement votées par l’ONU en faveur de la République Centrafricaine sont contournées par votre Représentant spécial pour pérenniser sa présence en RCA ? Que le temps qu’il mettait à durer, il ne le mettait pas à travailler ?

 

     Saviez-vous qu’il appelait les Séléka « ses frères » parce que musulmans ? Qu’en réalité il était juge et partie dans la crise centrafricaine ?

 

     Sur la base de ce qui suit, nous vous demandons solennellement d’être logique avec vous-même et de ne plus envoyer en Centrafrique un Représentant amorti pour le recycler, mais un homme ou une femme digne de la confiance des Centrafricains . Une personne capable de faire appliquer enfin le chapitre VII de cette Résolution 2149 de manière à restaurer la paix et la sécurité qui sont les souhaits de tous les Centrafricains et les gages d’une reprise économique dans un pays qui ne manque pas de potentialités .

 

    Aujourd’hui, votre Représentant parle de « sa résignation forcée »

 

Il ne peut s’en prendre qu’à lui-même au regard de son attitude arrogante, ses méthodes barbares, son petit sourire de satisfaction en coin, son mépris ( il ne communique pas ou si mal ) etc …

 

     Bref, le grand OUF de soulagement poussé dans les rues de Bangui ne doit pas être déçu .

 

     Le général Babacar Gaye n’est pas un inconnu pour l’ONU . Il était déjà à la tête de la MONUC au Congo Démocratique avec des moyens autrement plus importants en hommes et en matériels . Là-bas aussi, il s’est montré hostile au chapitre VII de la Résolution des Nations Unies qui préconisait l’emploi de la force pour désarmer les belligérants . Fidèle à lui-même, il a réédité le même exploit criminel en Centrafrique . Ce faisant, le général a prouvé à suffisance qu’il n’aime ni les Congolais, ni les Centrafricains .

 

      Dans une réaction éminemment politique, le Président sénégalais vient de louer le professionnalisme du général Gaye . Macky Sall risque de retrouver Babacar Gaye sur son chemin …

 

      Enfin, quel est l’âge de la retraite à l’ONU ?

 

 

                                         David KOULAYOM-MASSEYO 

LE LIMOGEAGE DE LOU RAVI  par David KOULAYOM-MASSEYO
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 11:40

 

 

 

17/08/15 (RFI)

 

Le secrétaire général de l'ONU ne s’est pas fait attendre. Dés le jeudi 13 août, il a nommé Parfait Onanga-Anyanga, un Gabonais, à la tête de sa mission en Centrafrique, après le limogeage de Babacar Gaye. La Centrafrique reste un pays en convalescence, à la recherche d'une sortie de crise via des élections démocratiques. Et toute défaillance des partenaires internationaux pourrait être fâcheuse.

 

Le nouveau chef de la Minusca devra très vite se mettre au travail. Et pour cause : les défis à relever pour ce pays encore meurtri par une guerre civile sont nombreux. Pour les autorités de la transition et la communauté internationale, l'objectif est d'organiser dans des délais raisonnables un référendum constitutionnel puis des élections générales.

 

Officiellement, le référendum est programmé au 4 octobre et la présidentielle dans la foulée. Mais d'ici là beaucoup reste à faire : le recensement a pris beaucoup de retard, notamment à l'intérieur du pays. Les circonscriptions électorales ne sont pas toutes constituées. Quant aux autorités centrafricaines, elles n'ont toujours pas validé le code électoral ni le texte constitutionnel.

 

A Bangui, beaucoup concèdent que le timing est impossible à tenir et qu'un nouveau report du calendrier électoral est inéluctable. L'autre incertitude est le sort des 450 000 réfugiés : vont-ils obtenir le droit de vote ? Le CNT, le parlement de transition, devrait rendre sa décision définitive dans les tous prochains jours.

 

Sur le terrain politique aussi tout n'est pas simple. Les bozizistes demandent le retour de leur mentor, l'ancien président déchu François Bozizé, sous le coup d'un mandat d'arrêt et de sanctions internationales.

 

« Redéfinir le contrat social centrafricain »

 

Plus que jamais la Centrafrique a besoin du soutien international. Tout récemment, la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale a décidé de prolonger une nouvelle fois l'actuelle transition, jusqu'à la fin de l'année.

 

Un soutien des pays de la sous-région dont le nouveau patron de la force de l'ONU en Centrafrique dit se « réjouir ». Parfait Onyanga-Anyanga estime que le pays est en train d’amorcer un changement positif mais qui reste fragile. « Nous avons en face de nous un pays extrêmement fragilisé où il va y avoir un effort de réconciliation immense, une nécessité de redéfinir un tout petit peu le contrat social centrafricain. Je veux croire que c’est un pays qui dispose d’un potentiel humain, naturel qui n’a pas été malheureusement exploité à son maximum », analyse-t-il.

 

Face à ces multiples défis, le Gabonais, « optimiste de nature », est convaincu qu'il ne faut pas « désespérer » et affirme sa volonté de « travailler avec tous les acteurs afin de sortir ce pays du marasme dans lequel il se retrouve malheureusement depuis des décennies ».

 

« Nous faisons des efforts à l'intérieur pour nous en sortir, mais il ne faudrait pas qu'au niveau international, on vienne encore nous écraser »

 

Maître Mathias Morouba président de l’Observatoire centrafricain des droits de l’homme

 

15/08/2015 - par Antoine Cavaillé-Roux

RCA: les nombreux défis qui attendent le nouveau chef de la Minusca
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 11:36

 

 

 

Par RFI 15-08-2015 à 17:06

 

En République centrafricaine, plus d’une quinzaine de détenus se sont enfuis de la prison de Ngaragba, à Bangui, avec la complicité des gardiens. Une évasion que vient tout juste de révéler le ministre centrafricain de la Justice qui a pris tout son temps pour passer aux aveux, car l'affaire remonte à juillet dernier.

 

Il aura fallu plusieurs semaines avant que la nouvelle de cette évasion ne finisse par éclater au grand jour. Le scénario a des allures de série télévisée.

 

Le 30 juillet dernier, les gardiens de la prison s’aperçoivent qu’un tunnel a été creusé depuis l’intérieur de la maison d’arrêt jusqu’au-delà du mur d’enceinte. « Dix-sept prisonniers, au moins, ont emprunté ce tunnel pour prendre la tangente, sans que personne ne s’en aperçoive et ne soit même en mesure de dire quand a eu lieu précisément l’échappée belle », explique un porte-parole de la Minusca.

 

Aussi, les responsabilités sont partagées puisque les abords extérieurs de la prison sont surveillés par les Casques bleus et, pour ce qui est de la surveillance interne à la maison d’arrêt de Ngaragba, ce sont des militaires et des gardiens centrafricains qui veillent sur les détenus.

 

« Impossible de nier la complicité des gardiens », a déclaré le ministre de la Justice, Aristide Sokambi qui a confirmé que quatre gardiens chargés de la surveillance, le jour de l’évènement, ont été placés sous mandat de dépôt pour complicité d’évasion.

 

Néanmoins, cette complicité est sans doute plus vaste car habituellement, une trentaine de surveillants, en plus de la Minusca, sont présents chaque jour.

 

Entretemps, l’histoire rocambolesque ne s’arrête pas là puisque les fuyards ont pu dérober deux armes automatiques de type kalachnikov. Selon les dires du ministère de la Justice, la sécurité a depuis été renforcée à l’intérieur et à l’extérieur de la prison.

RCA: des gardiens complices de l’évasion de la prison de Ngaragba
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 11:33
Note d'information de la MINUSCA

 

 

 

LA MINUSCA REMET LE PONT GBADOU REHABILITE AUX POPULATIONS DE BRIA

 

Bria, le 17 août 2015 – Le Bureau régional de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) à Bria, Préfecture de la Haute Kotto, a remis le 13 août 2015 aux autorités administratives, le Pont Gbadou réhabilité. C’était à l’occasion de la célébration du 55e anniversaire de la proclamation de l’Indépendance de la République Centrafricaine.

 

Selon le Chef du Bureau de Bria, Oumar Ba, l’ouvrage s’inscrit dans la continuité des efforts de la MINUSCA pour la restauration de l’autorité de l’Etat. Après la réhabilitation des bâtiments de la Préfecture, du Commissariat, de la Brigade de Gendarmerie, la MINUSCA continue de travailler aux côtés des autorités et des populations pour le retour à la stabilité à Bria. Il a souhaité que «ce pont soit un pas de plus vers le développement de Bria ».

 

Le pont Gbadou qui traverse la rivière éponyme est situé sur l’artère principale qui mène à Bangui. Il s’agit d’un axe vital pour l’approvisionnement de Bria. C’est le Génie militaire cambodgien qui a réalisé les travaux d’un coût de plus de neuf (9) millions de FCFA. Les travaux ont été réalisés dans le cadre du «Projet pilote d’appui à la réinsertion des jeunes à risque et des autres personnes affectées par le conflit armé en République centrafricaine» communément appelé «Initiative Article 4». Il s’inscrit dans le cadre de l’Article 04 de l’Accord de cessation des hostilités en RCA signé à Brazzaville le 23 juillet 2014. Ainsi, douze (12) bénéficiaires dont deux femmes ont été retenus.

 

Le Préfet de la Haute Kotto, Robert Morgode, a réitéré ses remerciements à l’endroit de la MINUSCA qui ne cesse de soutenir les autorités de Bria et exhorté, par la même occasion, les populations « à prendre soin de ce pont et à ne pas l’endommager ».

 

L’inauguration du pont réservé aux automobilistes et motocyclistes de Bria a donné lieu des joyeux klaxons et des applaudissements lors de la traversée.

 

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