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  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 21:32

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 20 AOÛT 2015

 

Le Conseil National de Transition a voté favorable au vote des réfugiés, pendant la cession de ce jeudi 20 août 2015. 60 conseillers nationaux ont voté  oui contre  et 57 qui ont voté non contre le vote des réfugiés, qui a suscité des débats ces derniers jours. Au total 118 conseillers ont voté.

 

461.000 personnes se sont réfugiées dans les pays voisins, selon les données officielles des humanitaires. Le CNT était contre le vote des réfugiés souhaité par le gouvernement et la communauté humanitaire, avant que la Cour Constitutionnelle de Transition ne déclare favorable le vote de ces derniers.

 

Le CNT est donc revenu sur sa décision pour voter  favorable au vote des réfugiés centrafricains pour  les élections présidentielles  d’octobre 2015.

 

Le recensement des électeurs se poursuit dans les provinces. Les centrafricains de l’étranger et les réfugiés ne se sont pas encore inscrits sur la liste électorale.

 

 

Les réfugiés centrafricains pourront voter (Parlement provisoire)

 

21/08/15 (AFP)

 

Le Conseil national de transition (CNT, parlement transitoire de Centrafrique), a approuvé jeudi le droit de voter aux élections d'octobre pour les centaines de milliers de Centrafricains réfugiés dans les pays voisins, a constaté un correspondant de l'AFP.

 

"Nous voulons à travers ce vote, une transition apaisée et transparente", a déclaré Alexandre-Ferdinand Nguendet, président du CNT à l'issue du vote.

 

La Cour constitutionnelle centrafricaine avait estimé le 24 juillet que "la non prise en compte du droit de vote des Centrafricains déplacés et réfugiés" était une "violation" de la Charte constitutionnelle, après le rejet par le CNT de cette disposition contenue dans le projet de loi électoral, lors d'un premier vote en juin.

 

Les difficultés liées à l'"organisation technique et matérielle ne permet(tent) pas de dénier aux citoyens centrafricains qui ont craint pour leur vie, leur droit de vote", selon la juridiction suprême, dont les décisions s'imposent à toutes les autorités administratives et juridictionnelles.

 

Le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) avait également exprimé mi-juillet son inquiétude face à cette décision.

 

Il y a actuellement 460.000 réfugiés centrafricains (un dixième de la population), installés principalement au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo (RDC) et au Congo.

 

Les autorités de transition en Centrafrique, qui peine à se relever de décennies de troubles incessants ayant abouti en 2013-2014 à des violences intercommunautaires massives, ont fixé la tenue des élections présidentielle et législatives au 18 octobre. Un éventuel second tour est prévu le 22 novembre.

 

Il s'agissait du troisième report de ce scrutin, initialement prévu en novembre 2014 dans cette ex-colonie française plongée dans la plus grave crise de son histoire depuis l'indépendance de 1960.

Centrafrique : Le parlement de transition favorable au vote des réfugiés à 60 oui contre 57 non
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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 21:29

 

 

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 20 AOÛT 2015

 

La cour constitutionnelle de transition a approuvé la prorogation de la transition décidée par le chef d’Etat gabonais et président en exercice de la CEEAC, Ali Bongo, le 30 juillet dernier. Une décision rendue, le 14 août dernier.

 

C’est par décision n°009/15/CCT que la cour constitutionnelle a fait savoir que la prorogation de la transition est conforme à la charte constitutionnelle de transition. Cette décision est rendue sur demande de la cheffe de l’Etat transition, Mme Catherine Samba-Panza qui, dans une correspondance datée du 11 août, a souhaité vérifier la conformité de la décision n°76/CEEAC/CCEG/XVI/15 portant prorogation de la transition en Centrafrique.

 

Dans sa décision, la cour constitutionnelle de transition relève que la demande de la cheffe de l’Etat est conforme aux dispositions de l’article 102 de la charte constitutionnelle de transition dont, la cour est la gardienne en vertu de l’article 76 de la même charte.

 

Au fond, la cour constitutionnelle de transition rappelle que l’article 102 alinéa 2 de la charte constitutionnelle de transition a prévu la seconde prorogation de la transition. De ce fait, elle relève que cette prorogation est conforme à la charte constitutionnelle de transition.

 

Quelles sont les raisons profondes de la saisine de la cour constitutionnelle de transition sur la conformité ou non de la prorogation de la transition pat la cheffe de l’Etat, Mme Catherine Samba-Panza ? Cette saisine était-elle utile du moment où, la décision de la CEEAC entant qu’institution supranationale s’imposait à tous ? Ce sont des questions que se posent beaucoup d’observateurs.

 

Dans les couloirs de la présidence de la République, on prend la saisine de la cour comme des précautions dont l’objectif est de calmer ceux qui, selon de sources bien informées, à la présidence, pensent qu’il n’est pas question de proroger la durée des institutions d’un Etat par une simple décision. « Il y a eu dès la notification de la décision, des gens qui ont trouvé anormal la prorogation de la transition par une simple décision. Cela constituait un début de polémique qu’il fallait régler pour éviter que cela dégénère et c’est pourquoi la cour constitutionnelle a été saisie » a confié un ministre conseiller à la présidence de la République, contacté par le RJDH.

 

La saisine de cour constitutionnelle de transition par la cheffe de l’Etat, est de toute évidence, une manière de taire ceux qui, depuis un certain temps, évoquent  la question de la troisième transition. En effet, il s’agit pour Catherine Samba-Panza de taire toute contradiction et tout doute. Le secteur propice pour mener ce combat, est le domaine juridique et donc la cour constitution dont la décision s’impose à tous.

 

A l’approche du 18 août 2015, considérée comme la fin officielle de la transition, un courant favorable à une troisième transition s’est développé. L’ancien Premier ministre, principal défenseur de cette tendance appelait à la mise en place d’une nouvelle transition, dite troisième transition qu’il se propose de diriger pour une durée de deux ou trois années.  

 

Malgré la décision de la CEEAC du 30 juillet, les défenseurs de la troisième transition persistaient dans leur lancée, ce qui a fini par inquiéter la présidence de la République. Le recours à la cour constitutionnelle de transition devenait, ainsi capital car, comme nous a expliqué une proche de la cheffe de l’Etat « on ne peut pas vouloir diriger un pays et combattre les décisions de la cour constitutionnelle censée d’imposer à tout le monde, le bon sens oblige ».

 

En clair, il s’agit là d’une tactique du pouvoir pour taire l’idée de la troisième transition.

 

Rappelons que la cheffe de l’Etat a saisi la cour constitutionnelle une semaine avant le 18 août et la décision de la cour a été rendue quatre jours avant cette date

La cour constitutionnelle de transition déclare la prorogation de la transition, conforme à la charte constitutionnelle
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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 21:26

 

 

 

http://rjdh.org/  PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 20 AOÛT 2015

 

Un incident a failli bouleverser le déroulement des examens du baccalauréat au centre n°1 de l’école Benz-vi à Bangui. Le non entente sur l’heure de ramassage des copies d’examen serait à l’origine de cet incident. La police est  intervenue pour rétablir l’ordre dans l’établissement mais elle a été prise à partie par des candidats.

 

Marcel Kembe, président du centre n°1 qualifie «  de l’incident mineur » car dans tout examen, il y’a des règles du jeu que les candidats doivent se contenter.

 

« Dans la salle 1 ou se trouve les élèves du lycée de Fatima, les surveillants ont mis la durée de l’épreuve qui est de quatre(4) heures. A la fin de l’heure, les surveillants ont voulu ramasser les copies et les candidats ont refusé, ils ont commencé à s’insurger contre la surveillante », a-t-il expliqué.

 

Il regrette par ailleurs le comportement que les candidats ont affiché vis-à-vis des policiers qui étaient venus pour rétablir l’ordre. « Je regrette le mauvais comportement des candidats à l’endroit des policiers qui ne font que leur travail. Ces candidats n’ont pas compris le sens de la police et elle a été pris à partie » a regretté Marcel Kembé.

 

Il conclut par ailleurs qu’aucun candidat n’a été blessé pendant ce mauvais moment et demande aux candidats de prendre leur avenir au sérieux car le résultat des examens est individuel et non collectif. Chacun doit se battre pour son avenir.

 

La fin des examens de baccalauréat sera demain avec la composition de l’économie pour la série B et physique pour les séries C et D.

Un incident survenu pendant les examens du Bac 2015 au centre de l’Ecole Benz-vi à Bangui
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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 21:22

 

 

 

20/08/15 (AFP)

 

La République démocratique du Congo va juger ses trois soldats accusés de viol en Centrafrique, où ils sont déployés dans le cadre d'une mission de paix de l'ONU, a-t-on appris jeudi de source judiciaire congolaise.

 

"J'ai donné injonction aujourd'hui même au général [Joseph] Ponde, auditeur général des forces armées, pour engager des poursuites" sur la base du "dossier que l'ONU mettra à notre disposition", a déclaré à l'AFP Alexis Thambwe Mwamba, ministre congolais de la Justice.

 

Il a ajouté que la RDC ne pouvait pas "tolérer" de tels actes, et que les militaires concernés seraient rapatriés et jugés devant une cour militaire.

 

"Il a été rapporté que ces trois membres du contingent militaire congolais ont chacun eu des relations sexuelles avec deux jeunes femmes, âgées de 18 et 19 ans, ainsi qu'avec une mineure âgée de 15 ans", et qu'elles auraient subi des pressions pour garder le silence, précise une notification du secrétariat de l'ONU daté du 18 août, que l'AFP a pu consulter.

 

Le document précise que deux Congolais auraient reconnus les faits et payé dans un cas 100.000 FCFA (environ 152 euros) et dans l'autre 250.000 FCFA à la mère des deux filles les plus âgées - dont l'une est enceinte, tandis que l'autre a dit avoir eu des "rapports (...) consensuels".

 

Le secrétariat souligne que la présente affaire est la quatrième du genre pour le contingent et avertit que des sanctions pourraient tomber si de tels incidents étaient à nouveau signalés ou si la RDC n'y mettait pas fin.

 

Une source proche du dossier à Kinshasa a déclaré à l'AFP qu'une délégation partirait bientôt en Centrafrique pour enquêter, même si la RDC préférait des investigations "indépendantes" pour éviter toute contestation.

 

Mais dans un rapport d'enquête daté du 18 août, que l'AFP a pu consulter, le contingent congolais en Centrafrique souligne que ses trois hommes sont victimes d'un "montage" orchestré par l'"oncle" des trois jeunes filles, qui a depuis démenti ses "mensonges".

 

Une porte-parole de l'ONU a annoncé mercredi que trois Casques bleus de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) ont été mis en cause dans trois nouveaux cas de viols et ce, une semaine après le renvoi du chef de la mission onusienne dans ce pays pour des faits similaires.

 

D'après plusieurs sources les faits se sont produits dans la ville de Bambari, au nord-est de Bangui, la capitale centrafricaine.

 

Suite à cette nouvelle affaire, des responsables onusiens avaient donné dix jours à la RDC pour décider de l'éventuelle ouverture d'une enquête, faute de quoi l'ONU en ouvrirait une.

 

La Minusca, forte de 12.000 Casques bleus, fait face à au moins 61 accusations de fautes, dont 12 concernant des cas d'abus sexuels.

 

Le général sénégalais Babacar Gaye a été écarté de la tête de la mission après une série d'accusations d'abus sexuels contre des enfants. Il a été remplacé le 13 août par le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga.

 

Après le renvoi du général Gaye, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait qualifié les cas d'agressions sexuelles imputées à des Casques bleus de "cancer dans notre système".

 

La RDC a été ravagée par deux guerres entre 1996 et 2003 et la moitié du pays reste aujourd'hui déchirée par des conflits armés.

 

L'ONU dénonce régulièrement les viols dont sont victimes chaque année des milliers de femmes, et qui sont commis tant par les groupes armés que par les troupes régulières.

 

Le président congolais Joseph Kabila a nommé le 9 juillet 2014 une conseillère spéciale en matière de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement d'enfants: Jeannine Mabunda Lioko Mudiayi.

La RDC va juger ses soldats accusés de viol en Centrafrique (Justice)
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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 21:19

 

 

 

Par RFI  20-08-2015 à 13:34

 

Les camionneurs camerounais sont en grève pour protester contre l'insécurité sur l'axe qui relie Garoua Boulaï à Bangui, la capitale centrafricaine. Depuis plusieurs semaines, les incidents se multiplient. Un routier camerounais a même été tué le 18 juillet dernier dans une attaque alors que le convoi était pourtant escorté par les casques bleus. Résultat : les camionneurs camerounais refusent de desservir Bangui depuis près de deux semaines, les prix flambent et les produits de première nécessité commencent à manquer.

 

Au marché du PK5, à Bangui, ce n'est pas encore la panne sèche, mais ça ne saurait tarder. Dans son échoppe où il vend des produits de première nécessité, Ibrahim Daouda n'a quasiment plus rien. « Il manque de la farine, du sel, de l’huile. Tout manque ». Ibrahim Daouda estime lui qu'il ne pourra tenir que « deux ou trois jours».  « Si d’ici deux ou trois jours, on n’a pas la livraison des marchandises, on sera obligés d’arrêter », s'inquiète-t-il.

 

Depuis le blocage du corridor qui relie le Cameroun à Bangui, tous les prix ont augmenté. Mohammed en a fait les frais. « Auparavant la farine, on la vendait à 27 000 [CFA] (soit 41 euros), maintenant on vend ça à 37 500 (soit 57 euros). Ça devient cher. Il y a certains clients qui ne sont pas venus (à cause des) prix qui ont monté ».

 

Les prix ont « doublé »

 

L'augmentation des prix fait logiquement fuir les acheteurs potentiels. Dans sa quincaillerie, Ibrahim ne vend quasiment plus de boulons, ses prix ont doublé depuis quelques semaines. Son chiffre d'affaires lui n’arrête pas de baisser. « Avant on vendait quasiment 30 000 (45,6 euros), 40 000 francs CFA (60,80 euros). Mais maintenant avec ce qu’il s’est passé les gens ne viennent plus au marché. On ne vend que 15 000 (22,8 euros), 20 000 francs (30,40 euros), 12 500 (19 euros) et c’est tout ce qu’on peut vendre ».

 

Les commerçants sont unanimes et lancent un appel à la Minusca et au gouvernement : il faut sécuriser cette route martèlent-ils, sinon ils ne pourront plus continuer.

Grève des camionneurs camerounais: les prix flambent à Bangui
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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 21:15

 

 

 

    Avez-vous remarqué au creux de cet été chaud, que le fameux policier de Ferguson, Darren Wilson est de retour un an après son forfait ? Cet homme de 1,93 m pesant 95 kg qui avouait sa peur des Noirs est-il revenu dans le long article qui lui a été consacré par le New Yorker pour demander pardon ? Avoir des paroles apaisantes ? Prendre un peu de recul avec un meurtre qui a mis le feu dans plusieurs villes et ébranlé quelques croyances ? Non, Darren Wilson a aggravé son cas en usant d’un langage racial codé qui fleure bon son Ku Klux Klan .

 

   LES FAITS

 

   Tout le monde se souvient du meurtre du jeune étudiant Mickaël Brown, froidement abattu dans la rue par le policier Darren Wilson . Le corps est resté quatre heures trente minutes dans la rue, ce qui a suscité une colère légitime de la communauté noire américaine .

 

    Retrouvé dans sa nouvelle cache par le journaliste Jake Halpern du New Yorker qui se penche lourdement sur son enfance difficile dans une famille monoparentale ( élevé par sa mère), kleptomane, bipolaire,  célibataire et toujours intimidé par les Noirs, Darren Wilson reconnaît avoir eu recours à un mentor blanc dans son premier poste . L’accumulation d’arguments étant une logique d’avocat, nous dirions tout simplement qu’il ne suffit pas d’avoir souffert pour donner facilement la mort à un innocent . Si tous les désaxés américains devaient se retrouver dans la police pour assouvir leurs instincts criminels, voire leurs complexes divers, il ne resterait bientôt plus grand monde …surtout si l’on suit le « raisonnement » de Darren Wilson :

                 

                                    « Je ne l’ai connu que quarante cinq secondes, pendant lesquelles il a

                                       essayé de me tuer, donc je ne sais pas …Est-ce que je pense à qui il

                                       était en tant que personne ? Est-ce que je pense qu’il a eu la meilleure

                                       éducation ? Non . Pas du tout ».

 

 

Après les révélations du New Yorker sur l’enfance de Darren Wilson, on peut dire que c’est « l’hôpital qui se moque de la charité » . Pour rappel, Michaël Brown était étudiant et avait ses deux parents d’une part . D’autre part, quarante cinq secondes pour ôter la vie d’un homme quelles qu’en soient les raisons, cela doit interpeller toute conscience humaine . Que vaut la vie d’un homme ( noir) dans l’Amérique d’Obama un demi siècle après les combats de Martin Luther King ? Questions subsidiaires : Darren Wilson a-t-il un miroir chez lui ? Existe-t-il une conscience darrenwilsonienne ? 

 

     A L’ORIGINE DU MAL

   

    A l’origine du mal qui gangrène la police américaine se trouvent une mentalité et une organisation ahurissantes : le Noir en particulier et tous les bronzés américains sont désignés comme des cibles . C’est ainsi que les Noirs américains reçoivent trente cinq fois plus de contraventions que les Blancs . Là-bas, ce sont encore les pauvres qui renflouent les caisses des Etats et des villes défaillantes !

 

    La formation d’un policier tel que Darren Wilson est essentiellement axée sur le combat :

 

-cinquante huit heures de cours de tirs

-quarante neuf heures de tactique de défense

-dix heures de communication

-huit heures de tactique de « désescalade » .

 

Après cela, on s’étonne que Darren Wilson tire avant de réfléchir et s’emmêle dans ses multiples contradictions .  La police américaine s’honorerait en changeant radicalement de paradigme .

 

    La ville de Ferguson dépense quatre fois plus d’argent pour l’achat d’uniformes flambant neufs que pour la formation de ses agents .

 

     Enfin, Ferguson qui est une banlieue chic noire, totalise cinquante trois policiers dont SEULEMENT quatre Noirs …Pourquoi ?

 

           UN HEROS DE L’AMERIQUE RACISTE ?

 

    Darren Wilson n’éprouve donc aucun remords un an après avoir assassiné son jeune compatriote .  Pire, il affiche une désinvolture choquante qui dit davantage ce qu’il est que ce qu’il cherche désespérément à cacher . Devenu propriétaire d’une villa grâce aux 500000 dollars réunis par ses supporters, réconforté par les milliers de lettres de soutien reçues depuis son forfait, le « cop » de Ferguson reste droit dans ses bottes et emploie volontiers un langage codé pour stigmatiser les jeunes Noirs qui « sont absorbés par une culture différente » . De quelle culture parle cet homme qui n’en a pas un échantillon sur lui ?  Avec sa femme Barb, également policière, ils fréquentent désormais les « endroits où les gens ne sont pas mélangés ». Ce langage cousu de fil blanc ne trompe personne en Amérique, ni dans le reste du monde .

 

    Un observateur un peu plus perspicace que les autres a remarqué que Darren Wilson présente plusieurs coupures au visage, consécutives à son rasage matinal . Aurait-il une main qui tremble ?

 

    Quant à ceux qui s’attardent sur les yeux bleus et profonds de Darren Wilson, je leur rappellerais volontiers que Reinhard Heydrich, le bourreau de Lidice, l’homme de la conférence de Wansee les avait aussi .

 

 

    Faire de Darren un héros en Amérique ? Pourquoi pas ? A condition de préciser que c’est un héros pitoyable d’une certaine Amérique pourrie par la ségrégation raciale, nostalgique de tenues blanches à masques pointus, qui profite de la tenue de policier pour tuer impunément des Noirs au XXI ème siècle sans soulever beaucoup d’indignation .

 

    Bertolt  Brecht dans La Résistible Ascension d’ Arturo Ui se désolait déjà du « ventre (qui) est encore fécond » . Oui Mesdames,  Messieurs,  Darren Wilson, l’homme qui est entré dans la police parce qu’il a peur des Noirs, qui les tue sans remords ; cet homme-là vient d’avoir un enfant !   

 

 

                                            David KOULAYOM-MASSEYO .

DARREN WILSON OU L’HONNEUR PERDU D’UN POLICIER AMERICAIN  par David KOULAYOM-MASSEYO
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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 19:02

 

 

LA MINUSCA VA POURSUIVRE SON APPUI AUX AUTORITES DE LA TRANSITION, ASSURE DIANE CORNER

 

 

Bangui, le 19 août 2015 – La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Diane Corner, a réitéré mercredi à Bangui l’engagement de la MINUSCA à poursuivre son appui aux autorités de la Transition, suite au départ de l’ancien Représentant spécial, Babacar Gaye.

 

Mme Corner a rendu un hommage appuyé au Général Gaye, lors du point de presse hebdomadaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). «Nous sommes tristes d’avoir perdu un grand homme, un grand officier des Nations Unies, et un grand leader » a-t-elle déclaré.

 

«Le Secrétaire général a exprimé sa gratitude au Général Gaye pour les services remarquables qu’il a accomplis pendant une longue période pour les Nations Unies, en particulier au cours de ces deux dernières années, pendant une phase critique en République centrafricaine » a-t-elle ajouté. Son remplaçant par intérim, Parfait Onanga-Anyanga, apporte avec lui plusieurs années d’expérience qu’il a acquise dans le cadre des Nations Unies dans des régions affectées par des conflits.

 

Le Général Gaye a rendu sa démission sur demande du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, suite aux allégations de viols commis par des éléments de la MINUSCA lors d’une opération. Son départ intervient au moment où des défis importants sont à relever. Fort des acquis apportés par le Général Gaye, la Mission derrière son nouveau leadership, continuera son travail pour la mise en œuvre de son mandat.

 

La Représentante spéciale adjointe a ensuite annoncé des nouvelles allégations de mauvaise conduite survenues au cours des dernières semaines dans le centre du pays.

 

Elles portent sur un cas où trois jeunes femmes (dont une mineure) auraient été victimes de viol par des membres de la Force de la MINUSCA. La Mission en a été informée le 12 aout 2015.

 

La MINUSCA a immédiatement informé le siège de l’Organisation des Nations Unies à New York, qui a notifié le bureau des services de contrôle interne des Nations unies et le pays contributeur de troupes en question. Selon la procédure, ce pays devrait, dans un délai de dix jours, indiquer s’il a l’intention d’enquêter lui-même sur ces allégations. Dans le cas contraire, l’Organisation diligentera sa propre enquête.

 

De son côté, l’UNICEF travaille avec une organisation partenaire qui offre une assistance médicale et psycho-sociale. Les détails spécifiques de cette assistance restent confidentiels pour préserver l’intimité des personnes concernées.

 

La MINUSCA se charge de préserver toutes les preuves disponibles concernant ces allégations. La responsabilité pénale est celle du pays contributeur. Ce dernier est également responsable de la bonne conduite, de l’ordre et de la discipline de ces forces. La MINUSCA et ces agences partenaires ont été chargées de fournir une assistance aux victimes ces allégations. La MINUSCA attache une importance capitale à la protection des victimes, ainsi qu’au respect de leurs droits et à la confidentialité.

 

La MINUSCA réitère son engagement ferme à combattre toute forme de mauvaise conduite de la part son personnel. Elle en appelle à toute personne détentrice des éléments d’information à cet égard à les partager avec la MINUSCA qui leur assurera anonymat et protection. Diane Corner a rappelé le communique du Conseil de sécurité des Nations Unies condamnant dans les termes les plus forts les cas d’exploitation et d’abus sexuels commis par le personnel des Nations Unies.

 

Le Conseil insistait également sur l’importance pour les auteurs de répondre de leurs crimes et les victimes d’êtres assistées. Il avait réitéré la responsabilité première qui est celle des pays contributeurs de troupes et de police de mener des investigations sur des allégations impliquant les hommes en uniforme sur le terrain et d’informer l’ONU des résultats des enquêtes. Le Conseil avait mis un accent particulier sur le fait que les Nations unies ne doivent pas laisser le comportement de quelques-uns de son personnel ternir le travail héroïque que fournissent ses troupes sur le terrain.

 

Dans la même dynamique, Diane Corner a assuré de la détermination de la MINUSCA à enquêter sur toutes les allégations d'exploitation et d'abus sexuels protées contre ses employés et à tenir les éventuels auteurs de ces actes pour responsables. Elle a aussi rappelé sa détermination sans équivoque à appliquer la politique de tolérance zéro de l'Organisation des Nations Unies contre l'exploitation ou les abus sexuels. «La MINUSCA adopte une position de transparence lorsque ses forces ont commis des abus ».

 

A ce sujet, Mme Corner a informé de la poursuite de l’enquête sur les récentes allégations d'agression sexuelle sur une mineure et d’homicides commis par les forces de l'ONU à Bangui. Dans ce cadre, une équipe spécialisée dans la gestion des abus sexuels est arrivée à Bangui. Les informations recueillies par la MINUSCA ont été transmises au Bureau des services de contrôle interne des Nations Unies chargé d'enquêter sur les allégations de mauvaise conduite par les forces des Nations Unies, d’identifier les auteurs et d'assurer la reddition de comptes pour les victimes. L'enquête est rendue plus complexe par le nombre important de nationalités des policiers et des militaires impliqués dans les opérations lancées dans la zone "PK5" de Bangui les 2 et 3 août 2015. Les résultats préliminaires ne seront pas rendus publics par la MINUSCA de crainte de porter préjudice à l'enquête en cours.

 

Enfin, au titre des activités de la Mission, Mme Corner s’est rendue à Berberati en compagnie du Commandant de la Force en second, pour renforcer les efforts pour la protection des civils, et poursuivre les efforts de prévention contre l’exploitation et les abus sexuels. Ce fut l’occasion pour elle de rencontrer les autorités locales, des membres de la société civile et organisations humanitaires sur les questions de protection des civils. Elle a échangé avec des personnes déplacées revenues récemment vivre dans leur quartier. La visite de Diane Corner a également coïncidé avec la clôture d’une série de formations pour nos forces, sur les questions de protection des civils, de protection des enfants et des femmes, et des questions de discipline et de bonne conduite, notamment sur les abus et l’exploitation sexuelle.

Note d'information de la Minusca
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Centrafrique-Presse.com
19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 18:47

 

 

De nouvelles allégations de viols présumés signalées par la Minusca

 

http://rjdh.org/  PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 19 AOÛT 2015

 

Trois jeunes femmes dont une mineure auraient été violées par des éléments de la Minusca, au centre de la Centrafrique, a dit  Diane Corners, représentant spécial faisant fonction du secrétaire général des Nations-Unies, ce mercredi 19 août de point de presse hebdomadaire de la Minsuca.

 

Selon la source, cette nouvelle  allégation a été signalée le 12 août. L’information avait été déclarée à la Minusca par les parents des trois jeunes filles qui auraient été violées et parmi lesquelles figure une mineure. Aussitôt saisie de la situation, le siège des Nations-Unies à News York a été informé de la situation.

 

S’agissant de viol présumé d’une mineure à Bangui, Diane Corners a précisé que les enquêtes sur le viol et d’homicide commis par les forces de l’ONU à Bangui continuent. Car « les informations recueillies par la section des droits de l’homme, de la protection de l’enfance ainsi que la police de la Minusca ont été transmises au bureau de service interne des Nations-Unies ».

 

Elle conclut par ailleurs que le résultat est devenu plus complexe avec des nombres importants de nationalités des policiers et des militaires impliqués dans les opérations lancées du 2 au 3 août au quartier KM5 de Bangui.

 

Selon la procédure, la Centrafrique dispose d’un délai  de 10 jours pour ouvrir  une enquête sur ce cas de viol. En cas de négligence l’organisation diligentera sa propre enquête, a indiqué Diane Corners.

 

 

Centrafrique: trois Casques bleus mis en cause dans trois nouveaux cas de viols


Nations unies (Etats-Unis) AFP / 19 août 2015 19h43 - Trois Casques bleus ont été mis en cause dans trois nouveaux cas de viols en Centrafrique, a rapporté mercredi une porte-parole de l'ONU, une semaine après le renvoi du chef de la mission onusienne dans ce pays pour des faits similaires.


Ces nouvelles allégations font état du viol de trois jeunes femmes par trois membres d'un contingent militaire de la Minusca la mission de l'ONU en Centrafrique, a déclaré une porte-parole de l'ONU, Vannina Maestracci.


L'un des victimes est mineure, a-t-elle assuré.


Les viols auraient eu lieu il y a quelques semaines et ont été signalés par les familles des victimes à la Minusca le 12 août, selon Mme Maestracci.


Elle a refusé de donner la nationalité de ces Casques bleus. Plusieurs sources affirment qu'ils seraient originaires de la République démocratique du Congo (RDC) et que le contingent se trouvait en mission dans la ville de Bambari, au nord-est de Bangui.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait qualifié les cas d'agressions sexuelles imputés à des Casques bleus de cancer dans notre système, après le renvoi de Babacar Gaye.


Le chef de la Minusca a été écarté après une série d'accusations d'abus sexuels contre des enfants et remplacé jeudi par le Gabonais, Parfait Onanga-Anyanga.


Assez c'est assez avait intimé Ban Ki-moon en prenant cette décision sans précédent.

La Minusca, forte de 12.000 Casques bleus, fait face à 57 allégations de fautes, dont 11 concernant potentiellement des cas d'abus sexuels sur des enfants. 

Le Conseil de sécurité a exprimé mardi son indignation et sa colère et estimé que les pays dont les troupes sont impliquées doivent enquêter de leur côté.


Une enquête a été ouverte par l'ONU sur des accusations de viol contre une fillette et l'homicide d'un adolescent de 16 ans et de son père qui auraient été commis par des Casques bleus début août à Bangui.


Cette investigation fait suite à plusieurs cas similaires mettant en cause des Casques bleus marocain et burundais. 


Dans une affaire distincte, la France enquête sur des allégations d'abus sexuels commis sur des enfants en Centrafrique. Ces accusations visent notamment 14 soldats français qui faisaient partie de l'opération Sangaris menée par la France. Ils n'étaient pas sous le commandement de l'ONU.


L'ONU a toutefois nommé une commission indépendante pour enquêter sur ce cas et plus précisément sur la façon dont les Nations unies ont géré l'affaire, après des critiques pointant du doigt la lenteur de sa réaction sur le dossier.



(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=622218 

 

 

Centrafrique/abus sexuels: le Conseil de sécurité "partage la colère" de Ban Ki-moon

 

NEW YORK (Nations Unies) 19/08/15 -- Le Conseil de sécurité de l'ONU a déclaré mardi partager la colère du secrétaire général Ban Ki-moon concernant les allégations d'exploitation et d'abus sexuels par des Casques bleus en République centrafricaine.

 

Dans une déclaration à la presse, les membres du Conseil ont également rappelé que les Casques bleus sont là pour protéger les civils dans les zones où ils sont déployés et qu'ils doivent respecter le droit international, notamment en ce qui concerne les droits de l'homme.

 

Dans leur déclaration à la presse publiée mardi, les membres du Conseil de sécurité ont souligné que "l'ONU ne devait pas laisser les actions de quelques-uns ternir le travail héroïque des dizaines de milliers de soldats de la paix et de personnel des Nations Unies".

 

Ils ont salué l'engagement de M. Ban à appliquer strictement sa politique de tolérance zéro et ont noté la récente nomination d'une commission externe indépendante pour examiner les allégations concernant des abus en République centrafricaine et la réponse systémique de l'Organisation. Ils ont dit attendre avec impatience que les conclusions de cette commission soient rendues publiques.

 

 

Viols en Centrafrique: le Conseil de sécurité demande aux Etats d'enquêter

 

18/08/15 (AFP)

 

Le Conseil de sécurité des Nations unies a exprimé mardi son indignation et sa colère concernant le scandale de viols présumés par des Casques bleus et estimé que les pays dont les troupes sont impliquées doivent enquêter de leur côté.

 

Les 15 membres du Conseil se sont exprimés une semaine après la décision sans précédent du secrétaire général Ban Ki-moon qui a demandé -- et obtenu -- la démission de Babacar Gaye, le chef de la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca).

 

Les Casques bleus de la Minusca font face à une série d'accusations d'abus sexuels contre des enfants lors de leur mission dans ce pays.

 

Dans un communiqué validé à l'unanimité, le Conseil a dit partager "l'indignation (de M. Ban) et la colère concernant ces allégations".

 

Il a rappelé "la responsabilité des pays qui contribuent par (l'envoi) de troupes et de (forces de) police à enquêter sur ces faits présumés contre leurs personnels en uniforme", ajoutant que les pays concernés devaient, "si cela est approprié, les traduire en justice".

 

Selon les lois onusiennes, il relève de la discrétion de chaque Etat de mener ou non ces enquêtes.

 

Pour l'instant, une enquête a été ouverte à l'ONU sur des accusations de viol contre une fillette et l'homicide d'un adolescent de 16 ans et de son père qui auraient été commis au cours d'une opération dans la capitale centrafricaine début août par des Casques bleus.

 

Dans une affaire séparée, l'ONU a nommé une commission indépendante pour enquêter sur des allégations d'abus sexuels commis sur des enfants en Centrafrique entre décembre 2013 et juin 2014.

 

Ces accusations visent notamment 14 soldats français qui faisaient partie de l'opération Sangaris menée par la France et n'étaient pas sous le commandement de l'ONU.

 

L'enquête porte notamment sur la façon dont les Nations unies ont géré l'affaire, après des critiques pointant du doigt la lenteur de sa réaction sur le dossier.

 

De nouvelles allégations de viols présumés signalées par la Minusca
De nouvelles allégations de viols présumés signalées par la Minusca
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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 16:21
Parfait Onanga-Anyanga: en RCA, «protéger les civils est sacré»

 

 

INVITÉ AFRIQUE   RFI

 

 

Par Christophe Boisbouvier  mercredi 19 août 2015

 

En Centrafrique, il ne va pas être facile de succéder au général Babacar Gaye, le chef de la Minusca, qui a dû démissionner la semaine dernière à la suite du scandale de viols présumés commis par ses casques bleus. Le nouveau patron de la Minusca est un Gabonais. Il s’appelle Parfait Onanga-Anyanga ; il doit arriver ce vendredi à Bangui. Sur la route, il s’est arrêté hier, mardi 18 août, à Paris et se confie ce matin à Christophe Boisbouvier. Le diplomate gabonais s’exprime aussi sur le Burundi, où il a dirigé pendant trois ans le bureau des Nations unies.

 

RFI : Quelle est votre priorité en arrivant à Bangui ?

 

Parfait Onanga-Anyanga : Il faut tout faire pour tenir des élections crédibles, transparentes et paisibles, afin de mettre fin à la transition. Une transition qui, il faut le dire, a été dans l’ensemble plutôt bien menée et pouvoir doter le pays de nouvelles autorités, démocratiquement élues qui auront la lourde responsabilité de conduire le processus de stabilisation et de consolidation de la paix dans leur pays.

 

Est-ce que la date du 18 octobre prochain pour le premier tour pourra être tenue ?

 

Il n’y a pas de raison à ce jour d’en douter et je crois que tous les acteurs, nationaux, internationaux et régionaux, travaillent à cette fin.

 

Donc les Centrafricains pourront choisir leur président le 18 octobre prochain ?

 

C’est, je crois, ce qu’il devrait se passer. En le disant, j’ai conscience du fait qu’il peut y avoir ici et là encore quelques défis à relever. Mais je crois qu’il n’est pas question de renégocier ce calendrier pour l’instant.

 

Est-ce que les quelque 10% de Centrafricains qui ont dû fuir leur pays à l’étranger, au Cameroun, au Tchad et ailleurs vont pouvoir voter ?

 

Je crois qu’il y a une évolution positive dans ce sens. C’est une question de principe. C’est un droit constitutionnel et tout citoyen centrafricain, y compris ceux que le sort et l’histoire récente ont conduit à l’extérieur de leur pays, devrait avoir ce droit de pouvoir aussi participer à ce processus de choix de leurs dirigeants politiques.

 

Mais vous savez que le Conseil national de transition n’est pas du même avis ?

 

Je crois comprendre que la cour constitutionnelle a rappelé au CNT leur obligation de s’en tenir à la loi et seulement à la loi.

 

Il y a actuellement un trou de 11 millions de dollars dans votre budget électoral, comme allez-vous faire pour organiser cette élection présidentielle ?

 

C’est vrai, c’est un autre défi, le financement des élections. Mais pour le cas d’espèce, j’ai eu l’occasion de discuter hier à Bruxelles avec les partenaires de l’Union européenne. Je crois qu’il y a une bonne volonté des différents partenaires pour faire en sorte que ces importantes échéances ne butent pas sur une difficulté financière.

 

Parfait Onanga-Anyanga vous succédez au général Babacar Gaye qui a été poussé à la démission la semaine dernière à la suite de crimes sexuels à répétition dont se sont rendus responsables plusieurs casques bleus du contingent de la Minusca. J’imagine que pour vous, ce n’est pas facile de prendre la direction d’un contingent dans de telles conditions.

 

J’en conviens, c’est un immense défi. Cependant il faut reconnaître que sur un terrain, où il y a 12 000 hommes et femmes en uniforme avec des rotations extrêmement lentes, toutes sortes d’exactions peuvent hélas se produire. Nous le regrettons profondément. Et je dois dire ici que dans la décision extrêmement difficile que le secrétaire général a dû prendre, j’aimerais d’abord saluer mon collègue, le général Babacar qui est un fonctionnaire d’une rare compétence et d’une rare intégrité personnelle. Le secrétaire général s’est félicité du fait que dans la décision difficile qu’il a eu à prendre le général Babacar Gaye ait accepté de démissionner en assumant la responsabilité individuelle et institutionnelle à laquelle nous sommes tenus. C’est un précédent fort, mais c’est aussi un précédent qui a valeur de symbole. Parce qu’il veut dire à nous tous, que notre vocation première de protéger les civils est sacrée. Et que lorsque ces situations se produisent, nous ne devons jamais perdre de vue que la majorité, l’écrasante majorité, des hommes et des femmes qui sont sous le drapeau de l’ONU font un travail noble, un travail de dignité auquel d’ailleurs le général lui-même a participé sur plusieurs terrains, pas seulement en Centrafrique.

 

Il y a quelque sept à huit contingents différents de pays différents à l’intérieur de la Minusca. Est-ce qu’il n’y a pas un problème d’autorité du chef de la mission sur ses différents contingents ?

 

Ce serait trop tôt pour moi de me prononcer sur cette question spécifique. Je veux simplement reconnaître qu’il y a une complexité réelle à [être] le chef d’une telle mission, qui est composée de divers bataillons venant de pays différents avec des cultures militaires différentes, de commandements différents. Je crois que c’est un vrai défi. Cependant ce qui est et qui devrait nous rassembler, c’est le fait qu’au fond l’armée partout est fondée sur le principe d’obéissance. Je ne suis pas moi-même un militaire, mais… Il faudrait donc très rapidement qu’il y ait une conversation, je m’emploierai très rapidement à en discuter avec les différents responsables, pour qu’évidemment on s’astreigne à plus de rigueur. Et que toutes les fois que des situations de violation des droits de l’Homme seront identifiées, les sanctions les plus fermes soient prises. Et là, je voudrais dire un mot sur les victimes : aucune population civile, aucune femme, aucun garçon, aucune fille ne devraient avoir peur de la couleur du drapeau bleu des Nations unies. Notre vocation première est de les protéger.

 

Ce que beaucoup de gens ne savent pas, c’est que les casques bleus qui commettent ces crimes ne sont pas poursuivis ensuite par un tribunal international, ils ne peuvent être poursuivis que par un tribunal de leur pays d’origine, ce qui arrive très rarement. Est-ce que du coup, ces casques bleus ne vivent pas dans un sentiment d’impunité totale ?

 

Il y a un risque extrêmement grave. Et c’est donc pour cette raison que le secrétaire général a plaidé auprès du Conseil de sécurité pour demander que les pays contributeurs de troupes s’engagent dans la poursuite des auteurs de crimes avérés qui seraient renvoyés dans leur pays d’origine.

Quelles mesures concrètes le secrétariat général compte-t-il prendre pour un suivi des sanctions judiciaires dans le pays d’origine du casque bleu qui a commis un crime ?

 

Nous avons malheureusement les limites que nous impose la souveraineté. Nous ne pouvons que nous engager dans un dialogue constructif avec les pays. Ne pas poursuivre un soldat qui aurait commis des actes graves dans un pays étranger serait quelque part être complice du crime. Alors les victimes auront été doublement agressées.

 

Et qu’est-ce qui vous empêche Parfait Onanga-Anyanga de publier tous les ans un rapport sur le suivi des actions judiciaires dans chaque pays d’où un casque bleu a commis un crime ?

 

Ecoutez, nous sommes une organisation d’Etats-membres et je ne pense pas qu’il serait constructif d’exposer à la face du monde des pays. Si on s’engageait dans une voie qui viserait à stigmatiser des pays, je crois qu’on risque de tomber dans un autre excès. Et donc ce qu’il faut faire, c’est rentrer dans un dialogue constructif avec ces pays, pour faire en sorte que des poursuites judiciaires soient diligentées avec le plus grand sérieux pour faire en sorte qu'il y ait un début de réparation pour les victimes.

 

Parfait Onanga-Anyanga, avant de venir à Bangui vous avez tenu le bureau des Nations unies au Burundi pendant 3 ans de 2012 à 2014, vous êtes parti en décembre dernier. Vous avez fermé le bureau. Pourquoi êtes-vous parti avant la bataille ?

 

Nous sommes partis avant la bataille parce que c’était ce qu’avait décidé le Conseil de sécurité à travers sa résolution 21-37.

 

Mais pourquoi le Conseil de sécurité vous a-t-il demandé de partir ?

 

Le consensus qui s’est dégagé au Conseil de sécurité, c’était de décider que la mission partirait. Mais avant de partir, le secrétaire général avait fait deux demandes importantes : s’assurer qu’une mission électorale soit mise en place, elle y est encore aujourd’hui, c’est la Menub, et qu’il y ait un bureau des droits de l’Homme qui soit également maintenu dans le pays. Sur ces deux questions, nous avons obtenu satisfaction et les Burundais ont été plutôt coopératifs. Maintenant les récents évènements nous ont démontré qu’il y avait certainement quelque chose d’inachevé et qu’il aurait fallu, peut-être, poursuivre encore avec les Burundais un certain accompagnement politique.

 

En décembre dernier, ce sont les Russes, au sein du Conseil de sécurité, qui ont poussé à la fermeture de ce bureau. N’était-ce pas sous pression de leur ami burundais, Pierre Nkurunziza ?

 

Non, j’ai parlé d’un consensus au sein du Conseil de sécurité. Je ne me souviens pas d’un rôle que l’une ou l’autre délégation aurait joué. Mais il faut dire, c’est une mission qui était prise sous le chapitre 6, c'est-à-dire un chapitre de la charte qui demande le consentement express du pays. Dès qu’il n’y avait plus ce consentement du pays, du gouvernement du Burundi, de maintenir la mission, il fallait se rendre à l’évidence qu’il était peut-être bon de fermer la mission.

 

Est-ce que vous craignez un retour d’une guerre civile tragique comme celle que le Burundi a connue dans les années 90 ?

 

Tout le monde la craint. C’est une crainte qui est d’abord le fait de l’expérience, donc c’est des craintes fondées. Mais, tout en déplorant évidemment tout ce qu’il vient de se passer dans ce pays, la mort de plusieurs Burundais, je veux encore croire que ce pays réussira à ne pas tomber dans l’abysse. Je veux espérer qu’il va y avoir un sursaut national dans ce pays qui n’a que trop souffert pour dire non, au cycle de la violence et pour dire non au retour d’un conflit inter-burundais.

 

L’entêtement du régime. Les assassinats politiques. Le début d’une insurrection dans certaines provinces. L’apparition d’une milice, les Imbonerakure, est-ce que tous ces ingrédients ne font pas craindre une explosion ?

 

Ils font absolument craindre une explosion. Et c’est bien pour cela, que le secrétaire général continue d’insister auprès des forces politiques burundaises, des autorités en charge de ce pays encore aujourd’hui et des acteurs régionaux. Il faut dialoguer, sans condition, sans préalable. Il faut aller au bout d’Arusha qui a été au fond un moment important pour la nation burundaise, au cours duquel ils se sont tous rendus compte que ce qui a causé tant de mal à ce pays, c’est l’exclusion politique. Elle était au début une exclusion politico-ethnique. Evidemment, là encore une fois, je dirais ethnique ou plutôt communautaire, avec une manipulation de l’identité communautaire. Il faudrait éviter l’autre exclusion qui pourrait être, vous me permettrez le mot, une sorte de tyrannie de la majorité. Et donc il faut que ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir comprennent que les appels et les protestations d’une partie de leur peuple sont un rappel à gouverner différemment. C’est un désir de dignité. C’est un désir de vivre différemment ensemble. Et ils ne peuvent pas être sourds à ces cris, au nom de la majorité que leur donneraient des urnes, dont vous savez le caractère plutôt contesté du processus qui a conduit justement à l’organisation de ces élections. Alors il est possible au fond d’utiliser la période de division actuelle en une occasion de refonder la démocratie burundaise. On ne peut le faire que par le dialogue. Le pain est amer quand on le mange seul. Ce qu’il faut dire également, et il faut s’en féliciter, c’est que jusque-là ce que nous avons vu au Burundi ne nous fait pas dire qu’il y a un glissement dans une sorte de confrontation inter-communautaire telle que celle que nous avons connue dans le passé.

 

Ça, c’est plutôt rassurant.

 

C’est plutôt rassurant, mais nous n’en sommes jamais loin ! Parce que lorsque des personnalités importantes de l’une ou l’autre communauté se retrouvent sauvagement assassinées, c’est un appel à ce qu’il y a de plus émotionnel dans l’une ou l’autre communauté. C’est un appel à une violence aveugle.

 

Comme en 1993 après l’assassinat de Melchior Ndadaye ?

 

Absolument, il faut s’en méfier et tout faire pour mettre fin à ce cycle de la démence.

 

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Centrafrique-Presse.com
19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 16:18

 

 

 

http://www.tdg.ch/  19.08.2015, 16h52

 

Guerre en Centrafrique

 

Ils luttent ensemble contre un conflit soi-disant confessionnel. Cet après-midi à Genève, ils ont reçu le Prix Sergio Vieira de Mello pour leur œuvre de réconciliation. Rencontre.

 

Imam, archevêque et pasteur, c’est un commando spirituel de choc qui depuis plus de deux ans parcourt une Centrafrique à feu et à sang, cherchant à désamorcer un conflit que certains veulent confessionnel. Ce mercredi à Genève, c’est cet impressionnant effort de réconciliation qui est honoré par la remise du Prix Sergio Vieira de Mello à l’organisation Interfaith Peace Platform mise sur pied par les trois «Saints de Bangui»: Mgr Dieudonné Nzapalainga, l’imam Oumar Kobine Layama, président du Conseil islamique, et le pasteur Nicolas Guérékoyaméné-Gbangou, qui préside l’Alliance évangélique. Pour eux, il n’y a pas d’un côté les combattants musulmans de la Séléka et de l’autre les milices d’autodéfense chrétiennes, dites «anti-balaka». C’est Dieu qui est pris en otage. Rencontre.

 

Comment vous est venue l’idée de ces tournées à trois? Quel a été le déclic?

 

L’imam: C’était le 15 décembre 2012, bien avant que les rebelles de la Séléka ne prennent le pouvoir (ndlr: en mai 2013), des nouvelles inquiétantes parvenaient de l’arrière-pays. Je me suis entretenu avec le pasteur et nous avons contacté l’archevêque. Il a tout de suite compris l’enjeu.

 

L’archevêque: Il y avait des morts, des musulmans tuaient des chrétiens, temples et églises étaient détruites… Inimaginable dans un pays où les familles mélangent chrétiens et musulmans! Avant même d’avoir confirmation des troubles, nous avons vu le danger.

 

Le pasteur: A Mobaye, la Séléka a détruit l’église catholique. La population a traversé la frontière pour se réfugier en RDC. Mais les jeunes voulaient revenir attaquer des intérêts musulmans. C’est là que nous avons commencé nos tournées. A chaque fois que nous entendions parler de tensions, nous nous rendions sur place, pour délivrer ensemble notre message: «Ne laissez pas la religion être instrumentalisée! Qu’on soit musulman ou chrétien, Dieu est amour et pardon.»

 

En pratique, comment faites-vous pour réconcilier les gens?

 

L’archevêque: Nous procédons avec méthode. A notre arrivée, chacun rencontre sa propre communauté et note tous les griefs. Puis nous nous retrouvons tous les trois pour faire le point. Ensuite, nous réunissons tous les imams, pasteurs et abbés autour d’une table et les poussons à formuler leurs accusations, confronter les versions, éclaircir les malentendus, demander pardon… Ces gens ne se parlent plus depuis des mois! Il faut rétablir la vérité. C’est ce que nous faisons ensuite devant toute la population rassemblée, souvent pour la première fois. Un exemple? Tel commerçant musulman est détesté parce qu’on croit qu’il vend des marchandises volées. En réalité, il est lui-même victime de combattants qui occupent son magasin.

 

Le pasteur: On croit les musulmans complices de la Séléka, mais beaucoup en sont la cible.

 

L’imam: Pareil pour les anti-balaka, qui ne visent pas que des musulmans, aujourd’hui à Bangui les chrétiens souffrent davantage.

 

N’êtes-vous pas vous-mêmes pris pour cibles?

 

Le pasteur: Si bien sûr. La maison de l’imam a été détruite. Il a été hébergé six mois par l’archevêque. Moi-même, qui ai recueilli le frère de l’imam et sa famille, mon temple a reçu huit grenades.

 

L’archevêque: Mais on nous reconnaît aussi une autorité morale. Nous leur parlons comme à des enfants égarés. A ceux qui disent combattre au nom de leur foi, nous montrons les contradictions. Quand des gens sont détenus injustement, nous allons réclamer des comptes et obtenons leur libération. Au départ, nous étions les seuls à pouvoir dire ces choses. Quand l’imam déclarait haut et fort «Un bon musulman ne vole pas», la foule l’applaudissait. Depuis, notre démarche en a inspiré d’autres, comme des plates-formes de jeunes ou de femmes.

 

L’imam: A présent il y a même des anti-balaka qui viennent me demander conseil quand ils ont un souci. Et des Séléka vont voir le pasteur ou l’archevêque. (TDG)

 

 

L'archevêque, le pasteur et l'imam de Bangui récompensés par l'ONU

 

19/08/2015 17:55 (Radio Vatica) Le prix des droits de l’Homme des Nations Unies a été remis ce mercredi à la Plateforme de Paix Inter-religieuse de Centrafrique, mise en place par Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, par l'imam Oumar Kobine Layama, président du Conseil Islamique et par le pasteur Guerekoyame-Gbangou, président de l’Alliance évangélique. Ce prix porte le nom de Sergio Vieira de Mello, un fonctionnaire brésilien des Nations Unies, tué dans un attentat à la voiture piégée, en 2003 à Bagdad. Il est attribué aux personnes ou associations qui, par leur travail exceptionnel, œuvrent pour la réconciliation entre les peuples ou les parties divisées par un conflit. Jean-Baptiste Cocagne 

 

La plateforme de paix interreligieuse de Centrafrique a déployé des efforts considérables en vue de la réconciliation des groupes religieux dans ce pays dévasté par une guerre entre factions. Créée en 2013, en pleine guerre, par les représentants des trois religions les plus importantes du pays, la plateforme favorise le dialogue à titre de mesure préventive contre la violence religieuse et combat les désirs de vengeance entre les communautés religieuses. En Centrafrique, la manipulation de la religion à des fins politiques a causé la mort de centaines de milliers de personnes. 

 

Les trois fondateurs se déplacent sans répit à travers le pays, y compris dans les villages les plus reculés pour sensibiliser les communautés et promouvoir la paix, le respect et la confiance mutuels. Les trois chefs religieux ont également mené leur action sur la scène internationale. Elle a conduit entre autres à la décision du Conseil de sécurité des Nations Unies d’envoyer sur place une force de maintien de la paix, la Minusca.

 

Les responsables catholique, musulman et protestant travaillent main dans la main pour restaurer le tissu social de leur pays en abordant les causes profondes du conflit. La plateforme qu’ils ont fondé peut servir de modèle dans d’autres pays où les fractures sociales, culturelles et religieuses ont conduit à la violence. La remise du prix s’est déroulée en présence des lauréats ce mercredi à Genève, pendant les cérémonies marquant la Journée humanitaire mondiale au Palais des Nations. 

 

Imam, archevêque et pasteur: «Ne laissons pas la religion être instrumentalisée!»
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