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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 21:38
RDCongo/Centrafrique: Haut-Uélé: la révolte contre les Mbororos

Lu pour vous

 

 

https://afrique.lalibre.be/ 26 novembre 2019  Marie-France Cros

 

Depuis juin de cette année, la société civile du Haut-Uélé a lancé des opérations contre les Mbororos, éleveurs semi-nomades qu’elle considère comme des « envahisseurs ». Voilà plusieurs années que la population locale doit cohabiter avec ces pasteurs et leurs troupeaux; cela ne se passe pas bien, selon elle. L’absence de réaction de l’Etat pour régler le problème, depuis des années, pousse les Congolais à « l’auto-prise en charge ». Une situation qui peut dégénérer.

Voilà des années que les Congolais du Haut-Uélé (nord-est; ex-Province orientale) cohabitent avec des Mbororos. Il s’agit d’un sous-groupe des Peuls (originaires d’Afrique de l’ouest) qui se consacre à l’élevage du bétail et pratique le nomadisme saisonnier. Mais ce mode de vie est de plus en plus difficile à mener en raison de la destruction des routes traditionnelles de la transhumance par la vente de terres, l’installation d’agriculteurs, l’érection de clôtures et constructions diverses qui empêchent le bétail d’accéder aux cours d’eau, etc…

Les guerres les chassent

Les affrontements armés au Sud-Soudan et en Centrafrique ont en outre fait fuir les Mbororos de ces pays. En Centrafrique, en particulier, la richesse (relative) que constituent leurs troupeaux les a fait prendre pour cibles de bandits de grands chemins, qui ont razzié leur bétail et enlevé leurs enfants contre rançon, tandis que leur religion musulmane les fait assimiler automatiquement aux ennemis des « anti-balakas » chrétiens dans la guerre civile que vit ce pays. En 2006-2007, des milliers de Mbororos centrafricains ont fui ce pays pour le sud du Tchad, le Cameroun et la RDCongo. La richesse des pâturages dans le nord-est de l’ancienne colonie belge est un rêve pour les éleveurs Mbororos venus de ces pays.

Les Mbororos sont cependant de plus en plus mal acceptés par les Congolais. La population locale leur reproche d’être armés et, comme tous les agriculteurs confrontés à du bétail non enfermé, accuse leurs bêtes de détruire des champs et « polluer » des points d’eau. Certaines groupes de la société civile congolaise assurent qu’ils « tuent » et « violent » des Congolais, tandis que l’organisation américaine de défense des droits de l’homme Human Rights Watch a rédigé un rapport dénonçant des cas d’exactions dont les Mbororos sont victimes de la part de soldats congolais.

Une région abandonnée par Kinshasa

Le Haut Uélé, très excentré, est indéniablement une des régions les plus abandonnées par les pouvoirs publics congolais et cela depuis longtemps. Riche de 2 millions d’habitants seulement pour un territoire grand comme trois fois la Belgique, cette province a subi les exactions de la Lord’s Resistance Army (LRA) ougandaise, avec son flot de mutilés et traumatisés à vie, et l’arrivée de 13.000 réfugiés soudanais et sud-soudanais à la suite des conflits civils. Cela a encore accru les tensions dans une zone pratiquement privée de vraies routes, où fonctionne un seul tribunal de grande instance. (Voir documentaire réalisé en 2017 par une ONG locale https://youtu.be/sHFr-orenBs ).

En avril dernier, un affrontement entre Congolais et Mbororos à Tadra (territoire de Faradje) a fait un mort et deux blesses chez ces derniers. Le drame a entraîné une série d’actions de la part de la société civile locale, encouragée à agir par le député provincial Jean Faustin Akuma et lassée d’attendre une intervention des pouvoirs publics congolais.

« Opération zéro Mbororo »

En juin, la « jeunesse » de la province a ainsi lancé une « Opération zéro Mbororo »: une marche et une journée ville morte le 12 juin « pour que tous les moyens utiles d’autodéfense se voient amorcés par cette population vulnérable », selon les mots de l’organisateur, Me Isaac Degba Egboko. Les protestataires, soutenus par le député national de Faradje Jean-Pierre Anokonzi, accusent « la communauté internationale » de « cajoler » les Mbororos, « présentés abusivement comme des réfugiés climatiques ».

Le 11 septembre dernier, on déplore plusieurs blessés dans un nouvel accrochage entre Congolais et Mbororos à Nyangara centre. Ces derniers sont accusés de se comporter « en territoire conquis, avec une tendance de sédentarisation ». Bref: les habitants du Haut Uélé ont peur que les Mbororos s’installent.

Le 9 octobre, la société civile lance « un train de mesures pour chasser les envahisseurs ». Il s’agit d’un appel à la population à rompre toute relation avec les Mbororos: ne plus consommer leur viande (NDLR: vendue moitié moins chère que celle des bouchers congolais, au grand mécontentement de ceux-ci mais à la satisfaction de la population pauvre) et refuser de les « voir » sur les marchés; ne plus leur acheter de bétail; ne plus rien leur vendre; ne plus les saluer; ne plus leur louer de logement; ne plus les transporter; ne plus avoir de « relations sexuelles » avec eux; exiger qu’ils quittent « votre village, votre quartier ».

Le gouvernement provincial se réveille alors. Le 17 octobre, il a exhorté les Mbororos à regagner « leurs pays » et la population congolaise à les laisser rentrer chez eux sans incidents. Selon l’ONG locale Apru (Action pour la promotion rurale), des départs sont effectivement observés. On ignore encore, toutefois, où se rendent les éleveurs qui ont repris la route.

 

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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 17:17
«Вагнер» - «Wagner» : les mercenaires du Kremlin

 

Lu pour vous

 

Par Veronika Dorman — https://www.liberation.fr/ 21 novembre 2019 à 21:11 (mis à jour le 22 novembre 2019 à 12:08)

 

Petit glossaire de la réalité russe à travers des mots qui n’ont pas toujours une traduction exacte, ni même d’équivalent, dans la réalité française.

 

«Вагнер». «Wagner». Les Russes sont mélomanes, mais le célèbre patronyme renvoie moins ces derniers temps aux accords épiques de la Walkyrie qu’à ces hommes sans noms ni insignes qui font la guerre au nom du Kremlin là où il assure ne pas la faire : en Ukraine, en Syrie, en Centrafrique, en Libye… «Wagner», c’est l’alias de Dmitri Outkine, un ancien officier du GRU (le renseignement militaire russe), qui a fondé une société militaire privée, dont les combattants participent à l’annexion de la Crimée au printemps 2014, puis aux combats dans le Donbass ukrainien, et sont présents sur le sol syrien depuis 2015.

Sur le continent africain, ils protègent les intérêts des alliés de Moscou, qu’ils soient des acteurs étatiques ou non. En Russie même, le mercenariat est interdit. Ce qui n’empêche pas Outkine de poser au côté de Vladimir Poutine sous les ors du Kremlin, en décembre 2016, avec d’autres combattants, à l’occasion d’une cérémonie pour les «héros» russes de la Syrie.

Il s’avère pourtant que certains de ces «héros» sont plutôt de sanguinaires criminels de guerre. En juin 2017, commence à circuler une vidéo sur laquelle on voit quelques combattants, le visage couvert et en tenue informelle, massacrer à coups de masse un homme à terre. On les entend parler russe, sans accent, les prémices rappellent une friche industrielle dans le désert syrien. La suite sordide de l’exécution - trois vidéos insoutenables et une photo posée - a été mise en ligne ce mois-ci : les tortionnaires coupent la tête de la victime avec un couteau et les bras à coups de pelle. L’ayant suspendue par les jambes, ils mettent le feu à la dépouille, le torse barré de l’inscription «За ВДВ», «pour les paras»…

Ces nouvelles images ont permis au journal indépendant Novaya Gazeta d’identifier l’un des Russes, qui apparaît à visage découvert. Un certain Stanislav D., simple policier de la ville de Stavropol, devenu «grenadier-éclaireur» au sein du groupe «Wagner». Selon le site d’opposition Jesr Press, la victime est Mohammed Taha Ismail Al-Abdoullah, un Syrien né à Deir el-Zor en 1986, mobilisé de force dans l’armée syrienne, qu’il aurait tenté de déserter. L’exécution se déroule, selon les sources syriennes, sur le site pétrolier d’Al-Chaer, dont les unités de «Wagner» ont chassé Daech en 2017…

Sans surprise, le Kremlin, qui nie aussi bien l’existence des groupes militaires que leurs diverses interventions, ne semble pas inquiet. «Je suis sûr que cela n’a aucun lien avec l’opération militaire en Syrie, a balayé le porte-parole de la présidence, Dmitri Peskov. En l’occurrence, il n’y a aucun risque pour notre réputation.» Pour sûr, la renommée de menteur du Kremlin n’a rien à craindre.

 

Veronika Dorman

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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 17:14
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

RCA : Un nouveau plan de politique générale d'électrification rurale

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 26 novembre 2019 13:17

 

Le gouvernement dispose désormais d'une politique de l'électrification rurale. Ce plan est élaboré suite à un diagnostic fait par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). Le document a été remis au gouvernement ce 22 novembre 2019 à Bangui.

L'électricité est vitale pour le développement d'un pays. En Centrafrique pays post conflit où l'électricité constitue un besoin non négligeable, les zones rurales en sont dépourvues de l'électricité. C'est dans ce contexte que le PNUD a appuyé le gouvernement en élaborant cette politique d'électrification rurale.

Ce document sert d'un cadre institutionnel pour le gouvernement de bien agir sur le terrain selon Evelyne Bamba, représentante adjointe du PNUD en Centrafrique. "Nous nous sommes rendus compte que la Centrafrique ne disposait pas d'un cadre institutionnel et légal pour les énergies et l'électrification rurale. Le PNUD a apporté son appui technique pour l'élaboration de cette politique" a-t-elle indiqué.

Le PNUD estime que le document servira comme outil de mobilisation des ressources. " C'est un outil indispensable pour le gouvernement et pour tous les autres acteurs qui soutiennent le gouvernement pour pouvoir mobiliser les ressources nécessaires en vue d'accompagner cette politique" a-t-elle ajoutée.

Le ministre du  Développement de l'énergie, Herbert Gontran Djono Ahaba salue l'élaboration de ce document qu'il considère comme une avancée. " Tous les partenaires de la République Centrafricaine n'attende que ça pour accompagner le gouvernement dans cette lancée" a-t-il précisé.

Pour relever le pays après la crise, plusieurs partenaires et amis de la RCA ont appuyé à travers le plan de consolidation de la paix (RCPCA).

 

 

RCA : La Haute autorité à la bonne gouvernance procède à l'état des lieux du patrimoine de l'Etat en province

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 26 novembre 2019 13:22

 

Dans le cadre de ses activités, la Haute Autorité à la Bonne Gouvernance multiplie des campagnes de sensibilisations à l'endroit des acteurs de la société civile, des responsables déconcentrés de l'Etat sur les biens publics. Ceci après un constat fait par cette institution, sur l'occupation des domaines de l'Etat par des tierces personnes. 

Zéphirin Mogba,  Haut-Commissaire chargé de la Bonne Gouvernance, justifie cette mission qu'il a conduite à Bossangoa au nord du pays. " Il est question pour nous de procéder à l'état des lieux des biens de l'état, les bâtiments administratifs, les terrains relevant du domaine privé de l'Etat et questionner les notables et les collectivités sur tout ce qui concerne l'accès au foncier" a-t-il rapporté. Plusieurs de ces biens de l'Etat sont soit bradés, soit expropriés et pause un sérieux problème selon le commissaire à la bonne gouvernance. " Dans notre approche, nous avons documenté des cas similaires à Paoua dans l'Ouham Péndé et un rapport dans ce sens sera fait et remis à qui de droit pour toute fin utile" a ajouté Zéphirin Mogba. La Haute Autorité à la bonne gouvernance est une institution de l'Etat et assure le rôle de gardien de la gouvernance cause des problèmes du développement du pays.

 

 

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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 13:42
JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UNION EUROPEENNE A BANGUI

 

 

JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UE A L'ALLIANCE FRANCAISE DE BANGUI

JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UNION EUROPEENNE A BANGUI
JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UNION EUROPEENNE A BANGUI
JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UNION EUROPEENNE A BANGUI
JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UNION EUROPEENNE A BANGUI
JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UNION EUROPEENNE A BANGUI
JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UNION EUROPEENNE A BANGUI
JOURNEES PORTES OUVERTES DE L'UNION EUROPEENNE A BANGUI

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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 13:36
Un émissaire de l’Union africaine chez le PM

Lu pour vous

 

https://www.cameroon-tribune.cm/ Par Jean Francis 26 Nov. 2019 12:28

 

Au menu de l’entretien entre Joseph Dion Ngute et Matias Bertino Matondo, la situation en République centrafricaine.

Visite de courtoisie, certes, mais qui a néanmoins permis au représentant spécial du président de la Commission de l’Union africaine et chef de mission de l’Union africaine pour la Centrafrique et l’Afrique de faire le point avec le Premier ministre, chef du gouvernement sur la situation en République centrafricaine et dans la sous-région. « Nous avons dressé un état des lieux à la suite de l’accord de paix qui a été signé le 6 février 2019 pour un retour de la paix en République centrafricaine », a indiqué à l’issue de l’entretien de près d’une heure, Matias Bertino Matondo.

Le représentant spécial de Moussa Faki Mahamat a ensuite remercié les autorités camerounaises, en tête desquelles le président de la République Paul Biya pour « le soutien que le Cameroun n’a cessé d’apporter pour la stabilisation de la République centrafricaine ». Mais dans la tradition africaine, c’est connu : qui dit merci, en redemande. Matias Bertino Matondo a précisé que la rencontre avec le chef du gouvernement camerounais lui a également permis de « mener un plaidoyer pour que le Cameroun continue de jouer son rôle de leader dans la sous-région et pour l’accompagnement de la stabilisation de la République centrafricaine ».

Pour le représentant spécial du président de la Commission de l’Union africaine, le Cameroun, à travers le président de la République, Paul Biya a toujours joué un rôle majeur dans la sous-région. Il est nécessaire que cela se poursuive, parce que cela contribue à préserver parmi les Etats membres : « lorsque l’un des pays est en crise, c’est toute la sous-région qui est affectée ». Il en a également profité pour réitérer les félicitations des autorités de la Commission de l’Union africaine pour le succès du Grand dialogue national qui a été organisé au Cameroun du 30 septembre au 4 octobre 2019.

Soulignant qu’il s’agit là de la meilleure façon pour les pays du continent de régler leurs différends. Matias Bertino Matondo était à la tête d’une délégation au sein de laquelle l’on retrouvait également l’ambassadeur du Cameroun en République centrafricaine, S.E. Nicolas Nzoyoum. Avant les Services du Premier ministre, l’émissaire du président de la Commission de l’Union africaine a été reçu hier en début de matinée par le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella.

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 22:00
Le cardinal NZAPALAINGA reçu par le Président KABORE 
Le cardinal NZAPALAINGA reçu par le Président KABORE 
Le cardinal NZAPALAINGA reçu par le Président KABORE 
Le cardinal NZAPALAINGA reçu par le Président KABORE 

 

Lu pour vous

 

IVe Congrès panafricain de la Miséricorde divine : l’envoyé spécial du pape François fait le point au président du Faso.

 

(Ouagadougou, 25 novembre 2019). Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a accordé ce matin, une audience à une délégation du IVe Congrès panafricain de la Miséricorde divine. Conduite par l’envoyé spécial de  sa Sainteté le Pape François, Son Eminence le cardinal de Bangui, Dieudonné Nzapalainga,  la délégation a  fait le point de ce congrès qui s’est tenu  du 18 au 24 novembre 2019 à Ouagadougou.

« Nous sommes venus rendre compte du résumé de ce congrès qui a regroupé plus de 1200 personnes, au président du Faso », a déclaré le cardinal Dieudonné Nzapalainga à sa sortie d’audience.

La situation sécuritaire difficile que vit le Burkina Faso, ainsi que les problématiques liées à la pauvreté, aux migrations et à la misère, ont été au centre du IVe Congrès panafricain de la Miséricorde divine.

A cet effet, « nous avons assuré le président du Faso, de nos prières pour que la paix revienne, que la réconciliation revienne et que ceux qui ont pris des armes puissent accepter la conversion et déposer ces armes, et regarder les autres, non pas comme des ennemis, mais comme des frères, et bâtir un nouveau pays ici au Pays des Hommes intègres », a soutenu le cardinal Dieudonné Nzapalainga.

La délégation est venue partager également  ses espoirs et son espérance avec le chef de l’Etat. « En tant que religieux, nous sommes les messagers de Dieu pour réveiller l’espérance et dire aux uns et aux autres que tout n’est pas fini et qu’il est possible de rebondir. Il faut dire aux uns et aux autres de se mettre ensemble et d’être solidaires », a indiqué l’envoyé spécial de  sa Sainteté, le Pape François.

 

Direction de la communication de la présidence du Faso

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 18:41
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : La MINUSCA met en garde l’UPC à Alindao

 

BANGUI, le 22 novembre 2019 (RJDH)---La MINUSCA a mis en garde les combattants de l’UPC impliqués dans les tirs à l’arme automatique à Alindao ce jeudi en prenant à partie les Forces Armées Centrafricaines déployées dans la ville.

La ville d’Alindao a été secouée hier dans la soirée par des tirs à l’arme automatique. Les informations RJDH indiquent que les éléments des FACA et de l’UPC ont failli s’affronter. Pour l’heure, les raisons ne sont pas encore connues, selon une source proche du ministère de la défense jointe au téléphone par le RJDH.

Contactée, la MINUSCA a indiqué que la situation dans la ville est sous-contrôle des forces onusiennes et met en garde l’UPC contre toutes violences orientées vers les civiles et les forces de défenses et de sécurité, « la situation est calme pour le moment. Il y a eu, effectivement, des incidents après des tirs des éléments de l’UPC. En riposte, les FACA ont tiré en l’air. Tout est sous contrôle,  nous avons envoyé une patrouille pour vérifier la situation. Je puis vous dire que tout est calme », a confié au RJDH ce jour, Vladimir Monteiro porte-parole de la MINUSCA.

Face à ce genre d’attitudes, la MINUSCA met en garde les combattants de l’UPC présents dans la ville d’Alindao. « Encore une fois, nous rappelons aux groupes armés d’éviter le recours à des armes. Dans le cas contraire, nous serons obligés de prendre des dispositions par rapport à ce type de comportement », a-t-il prévenu.

Le gouvernement de son côté n’a pas encore réagi officiellement et les causes de ces tirs qui ont failli tourner à un affrontement entre les FACA et l’UPC ne sont pas encore connues.

 

 

Centrafrique : Un poste des Anti-Balaka proche du site PK 3 de Bria démantelé par la MINUSCA

 

BRIA, le 25 Novembre 2019 (RJDH)---Les casques bleus basés à Bria ont démantelé le samedi 23 novembre un poste de contrôle des miliciens antibalaka à Bria. Ces derniers mécontents ont manifesté vivement créant ainsi un climat de terreur sur le site des déplacés de PK3 de la ville.

L’opération des casques bleus visait un poste de police établi depuis quelque temps par les miliciens antibalaka à quelques mètres du site des déplacés de PK3 à Bria. De différentes sources locales et bien introduites ont indiqué que ce poste faisait office à lui de la gendarmerie et d’une quelconque juridiction.

« Ils se sont transformés en policiers et gendarmes. Ils jugent et tranchent les affaires civiles et autres. Ils emprisonnent les gens, organisent des procès comme au tribunal, rackettent les populations et perçoivent des taxes illégales », a rapporté au RJDH un déplacé du site de PK3 à Bria.

Après plusieurs plaintes formulées par les déplacés face à cette anarchie, « les forces mauritaniennes de la Minusca ont réussi à démanteler samedi dernier ce poste, deux  miliciens Anti-Balaka en faction ont été interpellés et leur poste a été complètement détruit », confie un autre habitant.

Enragés à cause de l’arrestation de leurs frères d’armes, les miliciens ont bouclé tout le secteur du PK3 pour exiger leur libération immédiate et sans condition.« Toute la journée du samedi, le secteur est paralysé, des détonations d’armes de fabrication artisanale et industrielle fusent de partout durant plusieurs heures, faisant fuir des milliers de personnes dans la brousse ».

Après des pourparlers engagés avec ces derniers, les barricades sont enlevées et les véhicules circulent librement et les commerces ont rouvert, « parce que les deux miliciens arrêtés ont été relâchés par les forces onusiennes dans le souci de ne pas envenimer la situation », témoigne une autorité locale.

Les activités ont repris le 24 novembre dans la ville après deux jours de paralysie.

 

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 18:22
Père Luk Delft, un prêtre belge accusé d’abus sexuels sur mineurs
Père Luk Delft, un prêtre belge accusé d’abus sexuels sur mineurs

Lu pour vous

 

Laurent Larcher, La Croix le 20/11/2019 à 11:43 Modifié le 22/11/2019 à 10:34

 

L’ex-secrétaire général de Caritas Centrafrique est soupçonné d’avoir violenté sexuellement des enfants. Il avait été condamné pour des faits similaires en 2012 en Belgique d’où il est originaire. Les justices centrafricaine et belge ont été saisies de cette affaire.

► Quels sont les faits ?

Une procédure judiciaire a été ouverte, à Bangui, contre l’ancien secrétaire général de Caritas de la Centrafrique pour des abus sexuels présumés sur mineurs. Plusieurs rumeurs faisaient état d’abus attribués à ce prêtre belge, le P. Luk Delft, de la congrégation des Salésiens, en RCA. Dans un communiqué publié le 18 novembre, le président de la Caritas centrafricaine, l’abbé Alain-Bienvenu Bangbanzi, affirme avoir signalé ce prêtre à la justice de son pays. Les Salésiens ont fait la même démarche en Belgique.

En juin, une équipe de CNN avait rencontré le père Luk dans le cadre d’un sujet sur les Salésiens. « Visiblement, CNN savait des choses sur lui que nous ignorions », explique Aloysius John, le secrétaire général de la confédération mondiale des Caritas. « Le 16 juin, le père Luk m’a appelé pour me faire part de sa rencontre avec CNN. Il m’a appris qu’il existait des allégations d’abus sexuels sur mineurs contre lui et qu’il avait été condamné en Belgique pour cela. J’ai aussitôt ouvert une enquête interne et alerté le président de la Caritas Centrafrique et les Salésiens. Nous avons découvert son passé, que nous ignorions, et l’avons démis de ses fonctions le 29 juin. »

De son côté, l’Église belge explique que la Fondation Dignity, la structure créée par l’Église de Belgique pour lutter contre les abus sexuels sur les mineurs, a été alertée sur les suspicions qui entouraient ce prêtre, le samedi 23 juin. « La Fondation a exigé le 25 juin que les responsables des Salésiens le rappellent immédiatement et qu’il soit placé en résidence surveillée, et suspendu de manière préventive de toutes ses missions de prêtre durant l’enquête », explique le porte-parole de la conférence épiscopale de l’Église belge, le père Tommy Scholtès. Les Salésiens l’ont fait rentrer en Belgique le 29 juin.

Quel est son passé judiciaire ?

En novembre 2012, le tribunal correctionnel de Gand l’a reconnu coupable d’avoir abusé de deux jeunes garçons en 2001 à l’internat de l’établissement scolaire Don Bosco à Gand. Il détenait également du matériel à caractère pédopornographique. Il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis, à suivre un traitement psychologique et à ne plus exercer de fonctions en contact avec des mineurs pendant dix ans. Il a été aussi déchu de ses droits civils pour une période de cinq ans.

► Que sait-on de ce prêtre ?

Il est arrivé en RCA en 2013. Il a d’abord été accueilli à Kaga-Bandoro par Mgr Albert Vanbuel, évêque de Kaga-Bandoro, lui-même salésien. « Mgr Vanbuel lui a demandé de prendre la responsabilité de la Caritas de Kaga-Bondoro », précise Aloysius John. Puis de 2015 à 2019, il occupe le poste de secrétaire exécutif national de la Caritas à Bangui. La Croix l’avait rencontré en juin 2017. Il semblait avoir toute la confiance de la hiérarchie catholique centrafricaine et il acceptait de se rendre dans des zones extrêmement dangereuses pour superviser et encadrer les actions de l’ONG catholique. Sherif Abel, le maire de Kaga Bandoro, a bien connu ce prêtre entre 2013 et 2015. Joint par téléphone, il affirme : « Il s’occupait d’apporter assistance aux déplacés de la concession catholique. Les temps étaient très durs, il y avait beaucoup de monde, des femmes et des enfants. Je n’ai rien entendu sur des abus qu’il aurait commis à ce moment-là. J’ai appris la nouvelle dimanche 17 novembre, en écoutant la radio ».

► Pourquoi a-t-il été envoyé en RCA ?

« Nous cherchions à lui trouver une fonction sans qu’il soit en contact avec des mineurs, assure le père Loots, des Salésiens de Belgique. Nous avions un confrère qui était l’évêque de Kaga Bandoro. La situation était catastrophique. Il lui fallait une personne pour s’occuper de la logistique, trouver de l’aide humanitaire, de la nourriture pour les déplacés de l’évêché. Le père Luk est parti pour prendre cette responsabilité. » « Cela s’est fait avec l’approbation de la Commission de probation de la justice belge et de sa congrégation », ajoute le père Tommy Scholtès.

► Qui avait connaissance du passé du père Luk ?

Les Salésiens assurent avoir signalé à l’Église centrafricaine la situation juridique du père Luk dès son arrivée en 2013 et lorsqu’il a été pressenti pour devenir le secrétaire exécutif de la Caritas. Ce que contredit le communiqué du président de la Caritas Centrafrique qui explique que la Conférence épiscopale n’a eu confirmation de ce passé que récemment. « Ni le président de Caritas Centrafrique, ni l’archevêque de Bangui n’ont été informés du passé judiciaire de ce prêtre. Dans le cas contraire, il n’aurait pas travaillé pour Caritas. Je l’ai découvert en juin 2019 », assure aussi de son côté, Aloysius John.

 

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 16:41
Vers une réforme inéluctable du franc CFA
Vers une réforme inéluctable du franc CFA
Vers une réforme inéluctable du franc CFA

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com/ By Aza Boukhris 25 novembre 2019

 

L’avenir du franc CFA est désormais à l’ordre du jour de toutes les réunions impliquant les Etats de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC).

La réunion extraordinaire des chefs d’État de la  CEMAC, le vendredi 22 novembre 2019 à Yaoundé, était consacrée à la question existentielle pour cette zone de l’avenir du franc CFA. Comme souvent, les déclarations d’intention et la « réflexion » l’ont emporté sur un programme d’action. Davantage que dans la CEDEAO, dans l’espace CEMAC, il y a loin de la coupe aux lèvres.

Un héritage colonial

Pendant longtemps, les débats sur les avantages et inconvénients du franc CFA, hérité de la colonisation française, étaient circonscrits entre des économistes africains, plutôt défavorables à son maintien, et quelques africanistes occidentaux, partagés sur ses bienfaits pour les économies africaines concernées.

Aujourd’hui, les opinions publiques africaines ont, à leur tour, investi les réseaux sociaux. La France a perdu sa position dominante dans les pays utilisant le franc CFA.  Emmanuel Macron a imposé un nouveau paradigme dans les relations France-Afrique où le franc CFA apparaît comme un vestige de l’ancien monde. Enfin, la Chine et la Russie sont devenus des partenaires privilégiés des Etats africains. Ce nouveau contexte a accéléré la remise en cause du franc CFA et a contribué à promettre sa fin prochaine, mais sans véritable chronogramme.Les autorités françaises, notamment Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, sont désormais acquises à « une  réforme ambitieuse » du franc CFA.

La monnaie est commune à huit États d’Afrique de l’ouest formant l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA). Soit le Bénin, le Burkina Faso, la Cote-d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Le franc CFA a aussi cours au sein de la CEDEAO qui compte sept autres États dont le Ghana et le Nigeria.

Cette monnaie est aussi celle de six Etats d’Afrique centrale ( Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale et Tchad), formant la CEMAC

Deux zones étanches

Le curseur de cette réforme n’est pas encore arrêté, d’autant que les deux Zones du franc CFA- UEMOA et CEMAC- sont dissemblables, tant au point de vue de l’économie, de la politique que de l’intégration régionale.  
 Partageant les quatre principes fondamentaux du franc CFA avec les institutions financières françaises ( garantie de convertibilité illimitée, fixité de la parité (1)- , libre transférabilité et centralisation de la moitié des réserves de change), les deux Zones du franc CFA restent toutefois étanches avec leur deux instituts d’émission, l’appellation différente du franc CFA et l’impossibilité de les interchanger dans les deux Zones.

En Afrique de l’ouest, les économies et les régimes politiques de la Zone du franc de « la communauté financière d’Afrique » (XOF), dépendant de la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), possèdent des avantages comparatifs évidents par rapport aux économies et régimes politiques de la Zone du franc de « la coopération financière d’Afrique centrale » (XAF), dépendant de la Banque des États d’Afrique centrale (BEAC).

Si les États de la CEDEAO ont déjà envisagé la création graduelle d’une monnaie commune, qui pourrait commencer en 2020 avec l’ECO, ce qui entraînerait la disparition progressive du franc CFA, les États de la CEMAC en sont encore au stade de la réflexion, voire du slogan politique anticolonialiste. D’autant que les positions des uns et des autres ne sont pas convergentes.

Du temps au temps

Idriss Deby Itno est un ardent partisan de l’abandon rapide du franc CFA, tandis que le président Paul Biya est beaucoup plus nuancé. Comme toujours, les États de la CEMAC affichent leurs désaccords et plusieurs présidents trouvent là un bouc émissaire idéal à leur gouvernance coupable. Idriss Deby Itno, Denis Sassou Nguesso, Paul Biya et Teodoro Obiang Nguema Mbsogo n’étaient-ils pas déjà en fonction lorsque Houphouët-Boigny présidait aux destinées de la Côte-d’Ivoire ?

Dans la CEDEAO, les  monnaies nationales du Nigeria (le naïra), du Ghana (le cedi), de la Guinée (le franc guinéen) et du Cabo Verde ( l’escudo capverdien) n’ont pas engendré des catastrophes, mais non pas également apporté un développement exemplaire.

Il va également de soi que la mise en place d’une monnaie commune dans quinze États, aussi disparates que ceux de la  CEDEAO, prendra plusieurs années. Le seul rapatriement de la moitié des réserves de change, actuellement entreposé au Trésor public français et rémunéré au profit de la BCEAO, au taux de 0,75 %, constituera une simple étape, après les éclaircissements indispensables que la France donnera sur le degré de son implication envers cette nouvelle monnaie.

Le poids du Nigeria

Le changement de nom d’une monnaie a surtout une valeur symbolique. En revanche, la création d’une monnaie commune exige le respect d’une politique de convergence financière, comme un déficit budgétaire inférieur à 3% du PIB, un endettement extérieur inférieur à 70 % du PIB et une inflation plafonnée à un taux annuel de 10%. Cette convergence ne sera pas  facile dans une zone comme la CEDEAO, d’autant qu’elle doit inclure le Nigeria, qui représentera, à lui seul, près de 60% de la population de cette nouvelle zone monétaire, 70% de son PIB et une économie largement dépendante des cours du baril de pétrole. Actuellement, le Nigeria est loin de remplir les trois critères de convergence.

Dans la zone CEMAC, en dépit des trompeurs taux de croissance et taux de l’inflation, la situation paraît encore plus difficile. La disparition du franc CFA n’est pas programmée, même si un changement de nom, purement cosmétique, n’est pas à exclure. Il est vrai que les crises politiques et sécuritaires qui affectent durablement le Cameroun, la Centrafrique et le Tchad, les endettements excessifs non maîtrisés, des économies peu diversifiées et anémiées, la mauvaise gouvernance politique avec ses dérives financières et la confiscation du pouvoir par des autocrates ne sont pas de nature à permettre de rejoindre le projet de l’Eco concernant la CEDEAO. Au demeurant, le franc CFA en zone CEMAC a une appellation (franc de coopération financière en Afrique centrale) plus réaliste que son jumeau en zone UEMOA ( franc de la communauté financière en Afrique).

Christine Lagarde en appui

La réunion de Yaoundé du 22 novembre 2019 a néanmoins eu l’avantage de demander à la BEAC de proposer des pistes vers une mutation du franc CFA en Afrique centrale, réclamée par les opinions publiques et de nombreux intellectuels. La question est de savoir si la stabilité monétaire actuelle est un handicap pour le développement des six États de la CEMAC.

Les termes de « réforme ambitieuse », utilisés par Bruno Le Maire, pour l’abandon du franc CFA dans l’UEMOA, sont explicites. Ils indiquent les difficultés et les limites de la novation du franc CFA vers d’autres horizons, largement inconnus.

En cette période pleine d’incertitudes, le soutien de Christine Lagarde, nouvelle présidente de la Banque centrale européenne ne sera pas de trop. Ancienne directrice générale du Fonds monétaire international, durant huit ans, l’ancienne ministre française de l’Economie et des Finances est probablement la mieux placée pour apporter ses conseils avisés pour cette entreprise éminemment politique.

(1) 1 euro vaut 655, 96 francs CFA

 

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 16:37
RCA : L'opposition accuse Bangui de vouloir truquer les élections de 2020

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 25 novembre 2019 14:35

 

L'opposition démocratique a accusé le pouvoir de vouloir voler les élections de 2020. Ceci après la mise en place du comité stratégique d'appui au processus électoral le 16 novembre 2019. Lequel comité mis en place par le premier ministre et présidé par lui-même.

S'achemine-t-on vers une crise pré-électorale ? Ce comité fait cristalliser le processus et met les partis politiques sur pied de garde.

Le comité stratégique d'appui au processus électoral présidé par le premier ministre Firmin Ngrébada est composé de trois structures à savoir : le gouvernement, les institutions dont l'Autorité Nationale des Elections et la communauté internationale. Seulement cette initiative se heurte aux articles 7 et 10 du code électoral en vigueur qui précisent que l'ANE est indépendante et neutre par rapport aux administrations publiques, aux partis politiques et la société civile, ainsi que l'article 10 qui spécifie le mode de financement des élections. A la question de savoir comment l'ANE accueille cet arrêté, Julius Rufin Ngoudebaba, joue la carte d'ironie.

" Je suis le porte-parole de l'Institution, mais je vous dis que nous avons pas connaissance d'un tel arrêté puisque nous n'avons pas été notifié" a-t-il indiqué.

L'opposition démocratique rejette elle en bloc  la composition de ce comité qui, selon elle constitué des proches du chef de l'Etat. C'est le cas du RDC qui, dans un communiqué du 22 novembre a dénoncé la caporalisation de l'ANE et l'exclusion des autres composantes des élections. Anicet Georges Dologuélé, président de l'URCA accuse lui, le régime de Bangui de volonté manifeste de fraude électorale.

" Tout porte à croire que nos frères là font comme si y a personne dans ce pays, il n'existe pas des partis politiques, il n'y a que eux. Ils ont retiré la loi organique sur l'ANE, ils ont mis en place un comité stratégique et pour bien faire, ils ont mis les ambassadeurs, les ambassadeurs n'ont pas besoin d'être dans le comité. Pour voler, on se cache, mais ils ne s'en cachent pas" a-t-il déploré.  

Après le retrait du projet de loi à l'Assemblée nationale portant la loi organique de l'ANE par le gouvernement, ce comité stratégique vient s'ajouter au chapelet de doute légitime que puisse avoir la classe politique. Un front politique se dessine contre ce comité et le premier ministre est attendu mercredi au parlement pour justifier les motivations de ce comité stratégique.

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