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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 17:32

 

 

N'DJAMENA, 12/08/16 (Xinhua) -- Dans le sud du Tchad, il y a maintenant plus de 6.000 réfugiés enregistrés par le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui ont fui les violents affrontements dans le nord de la République centrafricaine depuis le 12 juin 2016, annonce le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Tchad dans son bulletin publié en milieu de semaine.

 

"En ligne avec la politique d'alternative au camp du HCR, leur réinstallation volontaire dans le village de Diba 1 situé plus loin de la frontière (à 45 km) a commencé le 15 juillet. Au 18 juillet, quelque 229 personnes avaient été transférées à Diba 1 dans quatre convois", précise l'OCHA Tchad.

 

Après des séances d'information, plus de 800 réfugiés s'étaient volontairement inscrits pour être relocalisés. Cependant le processus s'est heurté au refus de dernière minute de la majorité des réfugiés qui ne souhaitaient pas s'éloigner de la frontière et de leur zone d'origine alors que les autorités avaient favorisé l'accès aux terres arables à ces personnes.

 

Plus de 91.000 réfugiés centrafricains ont été accueillis ces dernières années dans des camps au sud du Tchad. On y dénombre également des dizaines de milliers de personnes d'origine tchadienne ayant fui les violences en Centrafrique en 2013 et 2014.

Le Tchad enregistre plus de 6.000 nouveaux réfugiés centrafricains
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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 17:29
Choléra : alerte maximale à Bangui

 

 

11 août 2016

 

Vingt-quatre heures seulement après l’annonce de l’épidémie, la capitale Bangui vit au rythme de la crainte d’une éventuelle propagation de la maladie.

 

Vingt-quatre heures seulement après l’annonce de l’épidémie, la capitale Bangui vit au rythme de la crainte d’une éventuelle propagation de la maladie.

 

Malgré la mobilisation des autorités et de l’Organisation Mondiale de la Santé, la psychose gagne de plus en plus la population.

 

Selon un bilan fourni à l’issue d’une réunion d’urgence tenue ce Jeudi à Bangui, au moins 46 personnes en sont déjà affectées et 13 autres en sont déjà mortes.

 

Plusieurs cas sont aussi recensés à Bangui ainsi que dans la commune de Bimbo.

La crainte et l’inquiétude gagnent du terrain dans la capitale.

 

Le médecin généraliste Germain Piamale, directeur de l’Hôpital de l’Amitié de Bangui conseille le strict respect des règles d’hygiène appelle la population.

 

"Si quelqu’un a cette maladie et que son entourage prenne des précautions d’hygiène appropriées, par exemple pour se laver les mains, pour entretenir les ustensiles de cuisine et tout ce qu’il mange, je crois que le risque que cette maladie se propage va être ralenti. Si quelqu’un qui a le choléra va par exemple faire le sel et se lave les mains, vous pouvez le saluer, il n’y a aucun risque. C’est-à-dire que l’hygiène des mains, l’hygiène de tout… C’est l’hygiène tout court", affirme-t-il.

 

La Croix Rouge Centrafricaine a annoncé un numéro vert, le 4040, que les populations peuvent appeler en cas de suspicion d’un malade de choléra.

 

Son président Antoine Mbao Bogo indique que la croix rouge va aussi mettre à la disposition du centre de traitement des épidémies, les outils nécessaires et une équipe de volontaires.

 

La mobilisation devient plus en plus importante contre cette maladie dont le foyer est la ville de Ndjoukou située à plus de 200 Km de Bangui, précisément dans la Préfecture de la Kémo au centre du pays.

 

Reportage de Freeman Sipila à Bangui

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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 17:19
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La Croix Rouge Centrafricaine s’engage à soutenir la lutte contre le cholera

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 12 AOÛT 2016

 

BANGUI, 12 Aout 2016(RJDH)- La  croix rouge Centrafricaine  s’est engagée à mettre à la disposition des Centres de  traitement des épidémies,  des équipements de protection individuelle  et une équipe de volontaires formés. L’annonce a été faite le 11 aout dernier par Antoine Mbao Bogo, président de cette structure. 

 

Selon Antoine Mbaobogo, les volontaires de la Croix rouge vont intégrer l’équipe de prise en charge des cas de choléra. Il a indiqué que des équipements de prise en charge seront disponibilisés à cet effet.

 

Le président de la Croix rouge appelle la population à la  vigilance «  La  population doit observer les règles d’hygiènes pour prévenir les maladies. Les lavages de main, la protection des aliments. Pour tous  les cas  suspects de diarrhée, la population doit alerter les autorités humanitaires en composant le numéro 4040 » a-t-il précisé.

 

L’épidémie de choléra a été déclaré en Centrafrique le 10 aout dernier après les soupçons à Djoukou où une équipe OMS et le Ministère de santé s’apprêtent à se rendre.

 

 

Centrafrique : Le médecin chef de Bambari déplore les conditions de vie des déplacés de Ngakobo

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 12 AOÛT 2016

 

NGAKOBO, 12 août 2016(RJDH)—Les 4.000 personnes se trouvant sur le site des déplacés de Ngakobo dans la Ouaka, vivent dans des conditions critiques, selon le médecin chef de l’hôpital préfectoral de Bambari Chamberlain Bama qui s’est rendu dans cette ville. Ce dernier plaide pour une assistance d’urgence pour soulager ces déplacés.

 

 Selon le médecin chef de Bambari, ces déplacés vivent dans des conditions d’hygiène inquiétantes « ces personnes réfugiées sur le site de Ngakobo font face à des conditions d’hygiène très préoccupantes. Leur alimentation est très limitée faute d’assistance mais, les femmes et les enfants sont obligés de vivre dans un environnement insalubre » a-t-il décrit.

 

Chamberlain Bama pense que ces déplacés sont exposés à plusieurs

épidémies « l’environnement dans lequel vivent ces personnes nous inquiète. Leur environnement est une porte ouverte aux épidémies » confie t-il avant de lancer un appel à l’aide « j’en appelle au gouvernement et aux ONG humanitaires. Il faut une assistance d’urgence pour éviter le pire aux déplacés de Ngakobo ».

 

Le médecin chef de  Bambari a indiqué que des démarches sont en cours pour tenter d’apporter une aide à ces déplacés « nous sommes en discussion avec des organisations humanitaires présentes à Bambari. Si les démarches aboutissent, ces déplacés vont recevoir une aide d’urgence puis qu’il ya une ONG qui est sur le point de confirmer son soutien » a expliqué Chamberlain Bama.

 

La ville de Ngakobo où est installée l’usine de fabrication de sucre, est en proie à de fréquents affrontements  entre groupes armés. Le dernier acte de violence est l’attaque du 24 juillet dernier qui a fait trois morts, de nombreux blessés et plusieurs centaines de déplacés.

 

 

Centrafrique : Des irrégularités constatées lors du second tour du Bac à Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 12 AOÛT 2016

 

BANGUI, 12 Aout 2016(RJDH)—Plusieurs cas d’irrégularités ont été enregistrés à Bangui dans l’organisation du deuxième tour des épreuves écrites du Baccalauréat session d’Aout 2016. C’est un constat fait ce matin par le RJDH dans plusieurs centres d’examens.

 

Parmi ces cas enregistrés, on peut noter un nombre important de candidats déjà déclarés admis dès le premier qui se retrouvent sur la liste des admissibles appelés à composer le second tour.

 

Cette situation est confirmée par des sources proches de la direction des examens et concours confirment «  nous continuons de recevoir des plaintes même au moment où les épreuves sont lancées ce vendredi 12 aout » a indiqué une de ces sources.

 

Interrogé, le Directeur des Examens et Concours Didier Bertrand Mette confirme ces cas et rassure  les candidats en ces termes « nous avons constaté ces erreurs ce matin dans le déroulement des épreuves du bac de second tour. Les candidats déclarés admis dans les résultats du premier tour et qui se trouvent encore sur la liste des autres candidats du 2ème tour, nous avons remédié à cela pour éviter des dysfonctionnements ».

 

Difficile de savoir avec précisions l’effectif des candidats appelés à subir les épreuves du second groupe de cette année 2016.

 

Selon des sources proches du Ministère des enquêtes sont ouvertes sur les irrégularités constatées lors du premier tour.

 

Les résultats du baccalauréat session juillet 2016 ont été proclamés le 2 aout dernier.

 

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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 00:38
Lu pour vous : La guerre civile plane sur le Burundi

 

 

Par Pierre Benetti, Envoyé spécial à Mugamba  Libération — 11 août 2016 à 20:01

 

Un an après les manifestations dénonçant la réélection du président Pierre Nkurunziza, opposants et proches du régime multiplient les règlements de comptes, comme à Mugamba dans le sud du pays.

 

Une sorte de quiétude se dégage de l’air frais des pâturages et des champs de thé bordés d’eucalyptus, comme si rien ne se passait jamais à Mugamba, en tout cas rien de grave. A Nyagasasa, l’une des six collines où sont dispersés les 50 000 habitants de la commune, des vieillards, les yeux rongés par la cataracte, regardent leurs vaches paître en silence. Ils portent de longs manteaux en cuir élimé. Des femmes attendent qu’une voiture passe au bord de l’unique route goudronnée, des garçons remplissent de charbon des sacs de toile ficelés par des herbes. Des nuages de poussière brune noient la piste qui traverse ce qui ressemble à un centre-ville, où seuls s’animent le bureau communal et une usine de thé. «Ici, on ne fait que travailler», dit le chef de colline. Quand on demande ce qu’il s’est passé à Nyagasasa il y a quelques semaines, les vieux regardent leurs vaches, les femmes la route, les garçons leur charbon et le chef sourit. Un homme portant costume beige, chapeau de velours côtelé et chemise en jean dit soudain qu’il a «tout vu». Puis désigne de son bâton le buisson où deux hommes se cachaient, le 8 juin vers midi, et là où, quelques heures plus tard, deux corps «bien habillés» ont été découverts de part et d’autre du sentier. L’un dans un parterre de fleurs violettes, à côté d’un champ de bambous, l’autre parmi des branchages, le long d’un enclos, une balle dans la tête chacun.

 

Qu’étaient venus faire ici Jean-Baptiste Mbonihankuye et Egide Nahimana, chauffeur et employé de banque de Bujumbura, la capitale, située à plus de 80 kilomètres ? La version officielle est simple : partis à la recherche d’un homme qui leur devait de l’argent, ils auraient été victimes de ses complices «malfaiteurs». Un règlement de comptes qui n’aurait rien à voir avec l’émergence d’une opposition armée hétéroclite, née après la répression des manifestations de plusieurs quartiers de Bujumbura contre le maintien au pouvoir du président de la République, Pierre Nkurunziza, au printemps 2015 (lire Libération du 1er juin 2015 ).

 

Ce n’est malheureusement pas la première fois que le calme de Mugamba est rompu par des coups de feu. Depuis un an, les embuscades se multiplient dans la commune, verrouillée de policiers, de militaires et d’agents de la Documentation, les renseignements burundais. En novembre puis en janvier, de longs affrontements ont eu lieu entre des patrouilles et un groupe armé. La deuxième attaque a été revendiquée par le RED-Tabara (Résistance pour un Etat de droit), l’un des deux principaux mouvements d’opposition nés en 2015. Des attaques ont eu lieu dans les communes voisines de Matana, Gisozi, Burambi et Bururi. A Mugamba, la violence a désormais pris la forme d’assassinats ciblés : au moins 15 morts depuis mars, en particulier des membres du Conseil national de défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), le parti de Pierre Nkurunziza.

 

Cachots informels

 

La situation est telle que, le 1er juin, juché sur un camion entouré d’hommes lourdement armés, le président de la République est venu en personne appeler la population à dénoncer ses «frères», donnant à ces derniers quinze jours pour se rendre. «Nous sommes prêts à utiliser les mêmes méthodes que dans la province de Bujumbura rural en 2010», a prévenu Pierre Nkurunziza, faisant référence à la sanglante répression de la dernière rébellion burundaise, les Forces nationales de libération, au début de son deuxième mandat.

 

«Ce sont de simples bandits», répète le chef de la police, assis dans son commissariat dénué d’électricité où s’empile une paperasse faite à la main. Ne jamais reconnaître que les attaques sont l’œuvre d’un groupe rebelle en formation : telle est la stratégie du régime, qui soutient que le pays est en paix et refuse donc tout dialogue avec l’opposition ou une quelconque intervention internationale. Sonnant comme une provocation une semaine après la visite présidentielle, l’assassinat de Jean-Baptiste Mbonihankuye et d’Egide Nahimana montre à l’inverse une exécution soigneusement menée en plein jour. Tous deux habitaient Kamenge, un quartier du nord de Bujumbura et bastion des Imbonerakure, la jeunesse du CNDD-FDD, qui depuis un an prête main-forte à la police. «Tout le monde a eu peur quand ils sont arrivés. Ils interrogeaient tous les ménages pour savoir qui vivaient là, raconte un jeune homme. Des familles ont appelé à l’aide. Puis des hommes armés et en tenue militaire sont arrivés, les ont encerclés et les ont tués. Tout le monde sait qui Jean-Baptiste Mbonihankuye et Egide Nahimana recherchaient : le commandant Janvier et les autres manifestants.»

 

Au printemps 2015, Prosper Arakaza, dit «Janvier», menait la foule qui manifestait à Mugamba contre le troisième mandat présidentiel. La commune fit exception : plus d’un mois de rassemblements, alors que les provinces rurales, majoritaires, restaient silencieuses face à la mobilisation de plusieurs quartiers de la capitale. Mugamba ne fut pas épargnée par la répression. Le 25 mai 2015, Innocent Gahiro, un étudiant de la colline Kivumu, était tué par une balle de la police. Le 29 juillet, la police a annoncé la mort d’un «voleur armé» dans la commune. C’était le commandant Janvier. Son oncle et son voisin avaient été arrêtés en mai ; son nom figurait sur une liste de personnes recherchées rendue publique par la police en juin.

 

Difficile de comptabiliser les arrestations qui ont eu lieu à Mugamba, où, comme ailleurs au Burundi, les cachots informels se multiplient en même temps que les disparitions. «Tous les jeunes de Mugamba sont en danger, car nous avons tous manifesté», juge un élève du lycée communal, foyer de la contestation, où certains lycéens dénoncent leurs camarades contre rémunération et où d’autres en recrutent pour la rébellion. D’autres encore ne viennent plus en cours ou ont réussi à quitter le pays. Les voitures de la Documentation attendent parfois à la sortie. Le directeur de l’établissement, jugé trop laxiste, a été remplacé.

 

Selon un policier, «la situation est terrible, car les habitants soutiennent la rébellion». Ils sont désormais nombreux à mener une vie à moitié clandestine. Les familles sont accusées de prévenir les opposants de l’arrivée de la police, les motards de les déplacer, les restaurateurs de les nourrir. Ce soutien tacite n’est pas sans histoire au «Sud», région du pouvoir militaire tutsi pendant trente ans, d’où étaient originaires la plupart des intellectuels, des cadres politiques et des officiers avant la guerre civile (1993-2006). De quoi donner un air de revanche à la répression de Mugamba par l’actuel appareil d’Etat, largement composé d’ex-combattants hutus du CNDD-FDD ; de quoi aussi attiser les craintes d’un retour à l’ethnisme dans une région historiquement peuplée de Tutsis.

 

Fin de l’ultimatum

 

Combien sont-ils à avoir pris le maquis ? Une dizaine selon la police, plusieurs centaines selon C. et H., 22 et 23 ans, qui ont quitté le lycée pour rejoindre «les combattants» après les manifestations. «Pour le moment nous nous cachons, mais nous nous battrons jusqu’au bout», disent-ils, le regard aussi enfantin que déterminé. Ils vivent désormais chez des amis ou «dans la forêt», là où l’habitat est trop dispersé pour tout contrôler. Leur nom ? «Ceux qui n’ont plus de maison à cause de Pierre Nkurunziza.»

 

Eparpillés dans les collines, ce sont ces garçons à peine sortis de l’adolescence qui mènent cette petite guerre mobile faite d’escarmouches, attaquant les patrouilles à jets de pierres, se partageant des kalachnikovs récupérées ici et là, se formant aux armes auprès d’anciens militaires et chantant sur leur passage que Pierre Nkurunziza est un «corbeau». Ils accueillent parfois certains jeunes de Bujumbura et disent recevoir quelques armes du RED-Tabara, estimant que «quiconque débarrassera le Burundi de Pierre Nkurunziza est bienvenu», sans avoir prêté allégeance à aucun leader. «Nous n’attaquons pas, nous nous défendons», insistent C. et H. Quitte à abattre ceux qui renseignent la police ou s’apprêtent à le faire, comme ces chefs de colline, ce domestique et ce coiffeur éliminés ces derniers mois. Ou encore comme Jean-Baptiste Mbonihankuye et Egide Nahimana, les deux morts de Nyagasasa : «Nous aussi, comme les Imbonerakure, nous faisons notre loi.»

 

Le chef de zone n’a plus de bureau, occupé par les policiers, les militaires et les agents de renseignement venus en renfort à l’approche de la fin de l’ultimatum qui ordonne aux opposants de se rendre. De plus en plus de jeunes changent de maison afin d’échapper à la vaste opération de répression qui a discrètement lieu de jour en jour. Dans cette situation qui n’est ni vraiment de guerre ni vraiment de paix, «tous ceux qui ont manifesté sont pris pour des rebelles, dit un autre élève. Si tu n’es tranquille ni à la maison ni à l’école, il faut prendre une arme». Avant de repartir de Mugamba, Pierre Nkurunziza avait dit aux habitants :«Dites-leur qu’ils vont tout perdre.» 

 

Pierre Benetti Envoyé spécial à Mugamba

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 23:44

 

 

Par Cameroon-into - 11/08/2016

 

Papy Bozizé a été interpellé mercredi par des éléments de l’immigration à l’entrée de l’Est du Cameroun.

 

La famille de l’ancien Président centrafricain, François Bozizé, n’est pas encore au bout de sa peine. Après l’arrestation de Francis Bozize le 5 août dernier par la MINUSCA en République Centrafricaine, c’est le tour de son frère, Papy Bozize, de tomber entre les mains de la police.


Selon des sources sécuritaires, le fils de François Bozize, Aimé Vincent alias Papy Bozize, a été interpellé mercredi 10 août 2016 dans la localité de Gamboula à la Kadie dans la Région de l’Est, alors qu’il entrait au Cameroun.

 

Lors de son interpellation, les éléments de la police de l’immigration du Cameroun ont retrouvé sur Papy Bozize, «une importante somme d’argent, plusieurs pièces identités et un chèque contenant une importante somme d’argent», relève notre source.


Les autorités camerounaises et centrafricaines n’ont pas encore communiqué sur cette arrestation et la police n’a pas indiqué les charges retenues contre le fils de l’ancien Président de la République Centrafricaine.


Dans un article publié le 16 mars 2015, l’AFP avait indiqué que «François Bozizé et sa famille» sont explicitement visés par une plainte d'anciens responsables gouvernementaux pour des faits présumés de «recel, de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, abus de confiance et recel de corruption d'agent public étranger».


Avant que François Bozize ne soit renversé par le coup d’État de 2013, son fils Papy Bozize dirigeait la Section Recherche et Investigation (SRI) de la gendarmerie nationale qui était en réalité la police politique du régime Bozizé.

Lu pour vous : Un autre fils de François Bozizé interpellé au Cameroun
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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 23:24
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La Minusca soumet les mandats d’arrêts reçus de la justice à l’analyse de ses experts

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 11 AOÛT 2016

 

BANGUI, 11 aout 2016—-Les mandats d’arrêts, remis par la justice centrafricaine à la Minusca pour exécution, sont actuellement analysés par les experts de la mission onusienne. L’information a été rendue publique par le porte-parole de la Minusca, Vladimir Montéiro lors de la conférence de presse hebdomadaire de mercredi 10 aout dernier. 

 

Selon le porte-parole de la Minusca, les mandats d’arrêts sont soumis à l’analyse des experts de la mission. Lors de la conférence de presse, Vladimir Montéiro n’a pas explicitement dit pourquoi ces mandats sont analysés par les experts de la Minusca.

 

Joint ce matin au téléphone par le RJDH, le porte-parole de la Minusca a indiqué que ces documents sont analysés pour permettre à la mission d’avoir une idée précise sur leur contenu. Vladimir Monteiro n’a pas souhaité communiqué sur les raisons de cette analyse ni les conclusions qui en découleront. Pour lui, les conclusions de ces analyses relèvent du travail interne de la Minusca, un travail qui, selon le porte-parole de la mission ne saurait être publié.

 

Les mandats d’arrêts, selon un cadre du ministère de la justice, sont remis à la Minusca pour être exécutés et non pour des analyses « ce sont des mandats d’arrêts qui sont remis pour exécution rien d’autre » confie cette source qui dit ne pas comprendre l’option de la Minusca « je ne comprends pas pourquoi, des mandats d’arrêts doivent être examinés. Il nous faut des explications dessus » souhaite t-il.

 

La question des mandats d’arrêts émis par la justice et remis à la  Minusca pour exécution, a refait surface depuis l’arrestation le 05 aout dernier de Francis Bozizé par la mission onusienne.

 

 

Centrafrique : La ville de Mbaïki retrouve l’électricité après plusieurs années de rupture

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 11 AOÛT 2016

 

MBAÏKI, 11 août (RJDH) — La ville de Mbaïki a renoué avec l’électricité grâce à la fondation ISONGO créée par le député de Mbaïki 1, Stève Koba. Ce projet va s’étendre à d’autres communes de la Lobaye, selon son initiateur.

 

L’ONG a installé des lampadaires solaires et a réhabilité les poteaux électriques de l’Energie Centrafricaine (ENERCA). Le député Stève Koba a indiqué que deux générateurs ont été disponibilisés pour accompagner l’électrification de la ville, «  à Mbaïki, nous avions installé des lampadaires solaires en 2012 et peu de temps après, nous avons installé des éclairages urbain de l’ENERCA sur lesquels nous nous appuyons mais, l’électricité est produite par deux générateurs que nous avons achetés » a-t-il précisé.

 

La fondation compte étendre ce projet à d’autres communes de la Lobaye « ce projet est étendu à la commune de Pissa et sur le mausolée du président Barthelemy Boganda, Notre objectif, c’est que toute la préfecture de la Lobaye soit électrifiée voire l’ensemble du territoire » projette le député de Mbaiki 1.

 

L’électrification de la ville de Mbaiki est la 3ème action menée par la fondation ISONGO dans ce domaine. Elle a installé des lampadaires solaires à la grotte de la Cathédrale de Bangui et au site du pèlerinage de Ngu-Komba.

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 23:21

 

 

11/08/16 (AFP)

 

Une épidémie de choléra a fait au moins 10 morts en Centrafrique, pays déjà ravagé par trois années de conflit intercommunautaire, a annoncé mercredi la ministre de la Santé, Fernande Ndjengbot.

 

Une "épidémie de choléra" dans la commune de Ndjoukou, localité située à une centaine de kms au nord-est de Bangui, et frontalière de la République démocratique du Congo (RDC), a fait "au moins une dizaine de morts", a précisé la ministre.

 

Au total, 19 cas ont été enregistrés dans la région depuis le début du mois d'août, dont un à Bangui, où il a été diagnostiqué par l'Institut Pasteur.

 

La ministre a assuré que toutes les dispositions avaient été prises pour endiguer l'épidémie et a invité la population à respecter "les mesures d’hygiène de base".

 

Une épidémie de choléra avait déjà frappé la Centrafrique fin 2011, faisant au moins une vingtaine de morts dans la région de Bangui.

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit intercommunautaire qui a ravagé le pays - déjà l'un des plus pauvres de la planète - de 2013 à 2015 après le renversement du président François Bozizé entre rébellion Séléka et milices anti-Balaka.

 

La crise a fait plusieurs milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, selon l'ONU.

 

Les principaux secteurs de l'économie ont été dévastés par l'instabilité politique et les nombreuses rébellions qui ont empêché le pays, pourtant riche en matières premières (uranium, diamants, bois, or), de se développer depuis l'indépendance en 1960.

 

Le pays, enclavé au coeur de l'Afrique centrale, est à 80% rural. Près de 70% de la population, qui s'élève à 4,8 millions d'habitants, vit en dessous du seuil de pauvreté, et en 2014, le RNB par habitant s'élevait à 330 dollars, selon la Banque mondiale.

Centrafrique : une épidémie de choléra fait au moins 10 morts près de la frontière avec la RDC
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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 23:18

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 11 août 2016 – Une quarantaine de directeurs de publication et rédacteurs en chef des médias de la République centrafricaine ont participé jeudi à une session d’information sur la teneur de la Résolution 2301 qui établit le nouveau mandat de la MINUSCA. Deux autres sessions similaires sont prévues vendredi 12 août et devraient réunir environ 100 journalistes et reporters.

 

Dans son mot d’ouverture, le Directeur de cabinet par intérim, Baboucarr Jagne, a expliqué le processus d’adoption d’une résolution ainsi que les objectifs de la campagne d’information sur le mandat initié la semaine dernière par la MINUSCA.

 

Un panel de la Mission, composé du Commissaire de la Police, du Directeur de cabinet du Commandant de la Force, de la directrice des Affaires politiques et des  représentants des sections des Affaires civiles, des Droits de l’Homme, du DDR, de la RSS ainsi que de la protection des civils a ensuite présenté les voies et moyens que la MINUSCA compte mettre en œuvre afin d’exécuter le mandat  avant de répondre aux préoccupations des journalistes.

 

Les principales questions  ont porté sur la protection des civils, l’exécution du programme national de DDR, la levée de l’embargo sur les armes à destination de la Centrafrique, la réhabilitation des FACA ainsi que la Réforme du secteur de la sécurité (SSR).

 

La résolution 2301 en son paragraphe 4, «rappelle le rôle crucial que joue la société civile dans le processus de paix et de réconciliation pour ce qui est de faire en sorte que la solution politique s’attaque aux causes profondes du conflit ». Cet appel englobe aussi les journalistes.

 

Il convient de rappeler que la MINUSCA a débuté cet exercice avec les représentants des Organisations de la société civile. L’objectif poursuivi est de faire en sorte que tous les segments de la société puissent s’approprier ce nouveau mandat dont ils sont les premiers bénéficiaires. Les prochaines sessions s’adresseront aux partis politiques. Ces rencontres ont également déjà débuté dans les préfectures.

LES MEDIAS CENTRAFRICAINS A LA DECOUVERTE DU NOUVEAU MANDAT DE LA MINUSCA
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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 19:52

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 10 août 2016 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), a réitéré son engagement à lutter contre l’impunité en Centrafrique, soulignant qu’elle est derrière les autorités centrafricaines pour les aider à mettre fin à l’impunité. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, mercredi, le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, a rappelé que la Mission ne réserve pas de traitement de faveur envers les auteurs présumés de crimes en Centrafrique et dont la justice a délivré un mandat d’arrêt à leur encontre.  

 

Pour le porte-parole de la MINUSCA, les crimes commis pendant la crise en Centrafrique ne doivent pas rester impunis. Il a affirmé que des experts sont en train d’analyser les mandats d’arrêts émis à l’encontre des auteurs présumés de crime et que les personnes visées seront arrêtées, mais « on ne peut pas dire où et quand », a-t-il affirmé. Le porte-parole a aussi précisé que la MINUSCA ne protège aucun criminel, d’autant plus que sa mission est aussi de promouvoir les Droits de l’Homme et la lutte contre l’impunité.

 

En revenant sur le cas Jean Francis Bozizé, le porte-parole a rappelé qu’il a été arrêté dans les locaux de la MINUSCA, alors que sa présence n’était pas attendue. Monteiro a précisé que la MINUSCA a agi conformément au mandat d’arrêt, tout en ajoutant que l’article 35, alinéa A et le point 3 de son nouveau mandat prévoit l’arrestation et la remise aux autorités, conformément au droit international, « les personnes responsables dans le pays de graves atteintes aux droits de l’homme et de violations graves du droit international humanitaire afin qu’elles puissent être traduites en justice ».

 

En ce qui concerne le pré-DDR, le porte-parole a annoncé le démarrage lundi dernier des activités dans la zone de Ndélé et rappelé l’appel de la MINUSCA aux groupes armés à y adhérer. Un total de 3.273 ex-combattants a été déjà enregistré par la Mission, depuis le début des opérations du pré-DDR en octobre 2015.

 

Pour sa part, le porte-parole de la force de la MINUSCA, le Lieutenant-Colonel Clément Cimana, a noté une baisse du niveau de violence de masse, liée à la fin de la transhumance. Il a énuméré la situation sécuritaire sur l’ensemble du territoire centrafricain ainsi que les mesures prises par la Force pour renforcer la sécurité, notamment par une présence dissuasive à l’égard des groupes armés. La force reste active dans la protection des populations civiles dans le cadre de son mandat, a-t-il dit.

 

De son côté, le porte-parole de la Police, le Lieutenant Salifou Konseiga, a souligné que les activités de la police de la MINUSCA ont été notamment marquées la semaine écoulée, par des actions de soutien aux forces de sécurité intérieure (FSI). Une formation conjointe en maintien de l’ordre opérationnel a en effet réuni, du 2 au 4 août, des sections de la police de la MINUSCA et  deux sections des FSI de la Compagnie Nationale de Sécurité.

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LA MINUSCA REITERE SON ENGAGEMENT A LUTTER CONTRE L’IMPUNITE EN RCA
LA MINUSCA REITERE SON ENGAGEMENT A LUTTER CONTRE L’IMPUNITE EN RCA
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Centrafrique-Presse.com
10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 19:24

 

 

APA-Abidjan (Côte d'Ivoire) - 2016-08-10 18:09:25 - Une délégation de l’Autorité nationale des élections (ANE) de la Centrafrique conduite par son Vice-Président, Bernard Kpongaba, et accompagnée par un membre de la Mission multidimensionnelle intégrée de Stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) a rencontré, mardi, à Abidjan la Commission électorale indépendante (CEI) ivoirienne, rapporte une note d’information transmise à APA, mercredi.


Selon cette note la rencontre a permis au président de la CEI ivoirien Youssouf Bakayoko de féliciter les membres de l’ANE pour l’organisation des élections présidentielle et législative en Centrafrique.

« Vous avez bravé tous les obstacles pour organiser ces scrutins, a-t-il souligné, faisant remarquer que « cela démontre que les organisations en charge des élections peuvent être solides».

Pour sa part, le Vice-Président de l’ANE a reconnu que la CEI a largement contribué à cette réussite. « Nous étions déjà passés ici, et nous avons beaucoup appris de vous », a rappelé Bernard Kpongaba, ajout que « nous vous en sommes reconnaissants ». 

C’est donc fort de cette expérience que l’ANE de la Centrafrique a dépêché son Vice-président pour échanger à nouveau avec les membres de la CEI dans la perspective des élections locales centrafricaines.

« Nous sommes venus rencontrer la CEI pour un échange de bonnes pratiques », a poursuivi Bernard Kpongaba. En d’autres termes, a-t-il expliqué, «nous sommes venus échanger sur les mécanismes de préparation et d’organisation des élections locales ».

Après les élections présidentielle et législative en Centrafrique, l’ANE a en vue l’organisation des élections locales. 

« A cet effet, il nous est apparu important de venir auprès de nos frères qui ont l’expérience en la matière, et essayer de comprendre comment ils s’y prennent, comment ils font pour réussir si bien. Je crois qu’il y a un secret quelque part à prendre », a conclu M. Kpongaba. 

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4860117#sthash.bC1kwPIe.dpuf

Organisation d’élection : la Centrafrique s’inspire de l’expérience ivoirienne
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