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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 21:49
Déçus, les Centrafricains demandent le départ des Casques bleus

 

Déçus, les Centrafricains demandent le départ des Casques bleus

http://www.voaafrique.com/

En Centrafrique, la société civile appelle à une journée ville morte ce lundi à Bangui. Appel qui a suscité la colère du gouvernement.

Le groupe de travail de la société civile veut, à travers cette journée ville morte, exiger le retrait de la Minusca, la force de l’ONU dans le pays.

Les leaders de cette organisation accusent les Casques bleus de ne pas respecter leur mandat, comme la réduction de la présence des groupes armés et la protection des civils.

Selon l'un des leaders de la société civile, Gervais Lakosso, les Casques bleus "ont doublement failli leur mission" car "ils sont là pour protéger les populations civiles, et pour réduire la présence des groupes armés". Or, selon lui, des civils "sont tués chaque jour devant eux" et "l'on assiste à une montée en puissance des groupes armés".

Le gouvernement n’a pas caché sa colère. Dans une déclaration, il invite les Centrafricains au boycott de cet appel à travers les déclarations de Théodore Jousso, le porte-parole du gouvernement.

"Il y a lieu de s'interroger sur les motivations qui tournent à soutenir l'organisation de cette ville morte", a-t-il déclaré, avant de demander : "Ville morte pour quoi ? Ville morte pour qui ?"

Une pétition de la société civile est en circulation depuis la semaine dernière dans le pays pour exiger le retrait de la Minusca. Une pétition qui aurait déjà recueillie plus de 30 000 signatures en 72 heures.

Freeman Sipila, à Bangui

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 21:41
L'Angola et la RCA renforcent la coopération

 

L'Angola et la RCA renforcent la coopération

Luanda - 22/10/16 (Angola Press) Les autorités angolaises et centrafricaines (RCA) ont signé vendredi, à Luanda, par de leurs respectifs chefs des diplomaties, Georges Rebelo Pinto Chikoti et Charles Doubane, deux nouveaux instruments juridiques en vue de renforcer la coopération bilatérale.

Il s’agit d’un accord général de coopération révisé et du mémorandum politique entre les Ministères des Relations Extérieures de l'Angola et des Affaires Etrangères, Intégration Africaine et des Centrafricains à l'étranger.

Parlant à la presse après la signature des instruments juridiques, le ministre Georges Chikoti a déclaré que la révision de l'Accord général permettrait d'accélérer la coopération entre les deux pays, ouverte à tous les secteurs.

Il a expliqué que il ne restait que la définition des domaines prioritaires dans sa mise en œuvre, soulignant que l'accord entre les deux ministères renforcerait les relations existantes entre les deux pays et garantirait davantage des moments d’échange d’opinions sur divers thèmes d’intérêt du continent africain et au-delà.

Avec ces instruments juridiques, a-t-il dit, les deux pays marquent des pas solides pour la consolidation des relations bilatérales.

À son tour, le ministre Charles Doubane a exprimé sa satisfaction quant à la signature des instruments qui régiront désormais la coopération entre les deux Etats.

De même, il a remercié la fraternité, la solidarité et l'amitié du peuple et autorités angolaises en ce qui concerne les relations entre les deux pays.
Il a ajouté que c’était le début d’une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays, basées sur la volonté et disposition des deux Etats d’accroitre les relations bilatérales.

Ont assisté à la cérémonie de signature des documents, des hauts fonctionnaires du Ministère angolais des Relations Extérieures (Mirex) et ceux des Affaires Etrangères, Intégration africaine et des Centrafricains à l'Etranger.

Le dirigeant de la République Centrafricaine effectue une visite de trois jours en Angola.

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 21:37

 

                     

En marge de la rencontre du President de la république avec la diaspora de France au palais des congrès de Paris, l'élu de la nation centrafricaine avait accordé une interview à une chaîne de télévision généraliste francophone dénommée TV5. Au cours de cet entretien, le President de la république a réaffirmé son attachement à la négociation comme mode de règlement de conflit avec les groupes armés qui occupent illégalement les 2/3 du territoire centrafricain. Mais depuis son avènement à la magistrature suprême, les choses ne se sont pas passées comme initialement prévues.

Les centrafricains ne cessent d'enterrer leurs morts, des réfugiés et déplacés en nombre non maîtrisable, des destructions des biens meubles et immeubles, des primes à la violence au risque de rendre impopulaire celui qui était plébiscité et acclamé par tous. La France a décidé de retirer ses troupes au 31 octobre 2016 pour des raisons budgétaires parce que l'assemblée nationale française et la cour des comptes ont évalué le coût de l'opération Sangaris à hauteur de 450 millions d'euros. Face au jeu obscure de la Minusca et l'absence d'une force de l'Union Africaine, que deviendra la Centrafrique ?

La multiplication des violences menacera la paix et l'avenir du pays, la disparition de l'état de grâce et de tolérance. Ainsi, comment fera le President de la république pour stopper la spirale de violence ? Au regard des derniers événements qui ont semé la désolation à Kaga-bandoro, le chef de l'Etat regrette t-il d'avoir privilégié le dialogue et la négociation avec les groupes armés ? Le President de la république a t-il encore intérêt à négocier avec les groupes armés ? Il faut noter que la négociation par définition est le fait d'entamer un pourparlers dans l'optique de mettre un terme à un différend ou un conflit.

L'objectif de la négociation est de parvenir à un accord ou une convention satisfaisante pour les parties en cause. Ce processus peut aboutir à un accord ou à un échec. En cas d'accord, les parties prenantes doivent faire des concessions, rapprocher les différents intérêts en vue d'un compromis. Ce dernier peut être assorti de clauses de partage de pouvoir, de cessation des hostilités etc... L'essentialisation du mandat du President de la république était placée sur la sécurité et la paix mais le pays semble être dans l'impasse ou dans un sketch à la "Touadera comédie club" où les centrafricains ne cessent de mourir dans des scènes récurrentes de violence.

Le représentant de la Minusca, lors d'une interview sur Radio France Internationale ( RFI ) en date du 21 octobre 2016 a pointé du doigt le laxisme de la justice centrafricaine. A ce propos, que disent les autorités centrafricaines et plus particulièrement le garde des sceaux en guise de défense ? Le President de la république, en optant pour la négociation a emprunté la traditionnelle voie démocratique dans ce type de conflit qui à ce jour n'a pas de revendications politiques formelles. Ce principe de négociation est imposé par les règles du droit international. En effet, l'article 33-1 de la charte de l'ONU dispose que : "les parties à tout différend dont la prolongation est susceptible de menacer le maintien de la paix et de la sécurité internationale, doivent en rechercher la solution, avant tout, par voie de négociation, d'enquête, de médiation, de conciliation, d'arbitrage, de règlement judiciaire, de recours aux organismes ou accords régionaux, ou par d'autres moyens pacifiques de leur choix".

L'article 33-2 de la même charte confirme le principe de négociation et dispose que : "le conseil de sécurité, s'il le juge nécessaire, invite les parties à régler leur différend par de tels moyens". Il faut noter que l' article 51 de la charte de l'ONU que nous faisons l'économie du contenu prohibe l'usage de la force et ne l'autorise qu'en cas de légitime défense. Sur ce point, nous tenons à féliciter le President de la république pour son attachement et le respect des règles du droit international mais cela à quel prix ? Au prix du sang de paisibles citoyens ? Le principe de dialogue et négociation est acquis mais négocier avec qui ? Que se passera t-il si l'accord issu de la négociation ne sera pas respecté par l'une ou l'autre partie ? Quelles sont les garanties qu'un éventuel accord résoudra le problème de sécurité et de la paix ? Le chef de l'Etat a t-il opté pour la négociation parce qu'il n'a pas les moyens militaires pour combattre les groupes armés ?

La conclusion de cet accord assure t-elle véritablement la paix ? Dans l'affirmative, cette paix sera t-elle durable ? Outre le problème de la juridicité de l'accord politique résultant des négociations, la partition de fait du pays risque de perdurer pendant la mandature et le locataire du palais de la renaissance risque de léguer ce gâteau empoisonné à son successeur en cas de non réélection ou de non représentation de sa candidature aux présidentielles de 2021. En guise de conclusion, le chef de l'Etat maintient t-il l'option de la négociation dans ce conflit ? Ou alors, est-il tenté par la maxime de l'ancien vice-président des Etats-Unis Dick CHENEY qui dit " qu'on ne négocie pas avec le mal, on le vainc". Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                                                                                                           

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections

CENTRAFRIQUE : LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE REGRETTE T-IL D'AVOIR PRIVILÉGIÉ LA NÉGOCIATION AVEC LES GROUPES ARMÉS ?  par Bernard SELEMBY DOUDOU
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 22:36
RCA : des tracasseries sur le Haut-Oubangui

 

RCA : des tracasseries sur le Haut-Oubangui

http://www.bbc.com/ Max Allaroum, BBC Afrique, Bangui 21/10/2016

En République Centrafricaine (RCA), la navigation sur le fleuve Haut-Oubangui est un parcours du combattant pour les nombreux opérateurs économiques, depuis le déclenchement de la crise dans ce pays. L'organisation des élections et le retour à l'ordre constitutionnel n'ont rien changé.

La navigation a repris sur le fleuve après une interruption qui a duré plus de deux ans à cause de l'insécurité. A Port Sao, en amont du fleuve Oubangui, à Bangui, une vingtaine de baleinières sont accostées. Elles desservent les villages longeant le fleuve : Kouango, Zangba, Mobaye, etc.

Autour du port est installé un marché de fortune, qui est alimenté par des hommes et des femmes vivant du commerce, des deux côtés du fleuve.

Les tracasseries, ont les subit encore à Kouango, où les Séléka sont les maîtres des lieux. Ils prélèvent des taxes sur toutes nos marchandises. Léa Josiane Azouka, une commerçante

Les commerçants qui font ce trajet de 1 200 kilomètres subissent les nombreuses tracasseries des groupes armés et des forces de sécurité. Exploitants de baleinières et commerçants se plaignent des taxes exorbitantes qui leur sont imposées.

Léa Josiane Azouka, une commerçante, dénonce les tracasseries subies durant le voyage qui dure généralement deux semaines. "Ces voyages nous amènent souvent jusqu'à Kouango, où nous achetons du manioc, du poisson fumé, de l'huile de palme et des arachides. Auparavant, c'était les Antibalaka (Ndlr : une milice constituée majoritairement de chrétiens) qui étaient la cause de nos souffrances", se rappelle-t-elle.

"Depuis que les gendarmes ont repris le contrôle sur les barrières, la situation s'est améliorée. Par contre, les tracasseries, ont les subit encore à Kouango, où les Séléka (une milice constituée de musulmans pour la plupart) sont les maîtres des lieux. Ils prélèvent des taxes sur toutes nos marchandises : savon, sucre, sel, essence, etc. Et cela nous fait dépenser beaucoup d'argent", se désole Léa Josiane Azouka.

Antoine Koyambomou, le président de l'Association des propriétaires des baleinières et mini-embarcations en Centrafrique, se plaint, lui aussi, de l'attitude de gendarmes. "Quand le pays est revenu à l'ordre constitutionnel, le ministre de la Sécurité a demandé aux gendarmes basés à Damara de sécuriser deux postes : Danga et Mbata. Subitement, ces mêmes gendarmes ont créé un troisième poste. Et c'est sur ce troisième poste que nous avons beaucoup de difficultés", se plaint-il.

"Il faut payer des taxes pour toutes les marchandises (…) Les gendarmes ont même passé les menottes à un armateur qui descendait de Kouango. L'affaire est en cours devant la justice. Et au niveau de Kouango, ce sont les Séléka qui gèrent le poste", ajoute Antoine Koyambomou.

Au total, cinq postes de contrôle sont contrôlés par les ex-Séléka, quatre autres sont mis en place par les gendarmes, qui sont assistés des Antibalaka, ce qui rend difficile la traversée du fleuve. Désiré Gongoro, alias Zakaba, commandant de la baleinière baptisée "Nzapa O sendé" (ce qui veut dire "Dieu pourvoit", dans une langue locale), ajoute que "les marchandises sont taxées par sac et/ou par litre". "Ce qui rend notre voyage un peu difficile."

Le voyage par le fleuve reste la principale source de ravitaillement des populations centrafricaines en vivres et produits de consommation courante. Les transports terrestres sont difficiles à cause de l'insécurité.

Pour chaque voyage, l'armateur paie un manifeste à 12 000 francs. Imaginez ce que cela donne comme montant en une année pour l'Etat. Antoine Koyambomou, un armateur

Antoine Koyambomou tient à rappeler que pour devenir armateur, il faut se faire immatriculer au ministère des Transports. Il précise que leurs activités apportent suffisamment de ressources à l'Etat, car, "conformément au gabarit de votre moteur, vous pouvez payer entre 45 000 à 75 000 francs CFA".

"Ensuite, poursuit-il, pour chaque voyage, l'armateur paie un manifeste à 12 000 francs. Imaginez ce que cela donne comme montant en une année pour l'Etat. Ajouter à cela les différentes gammes de marchandises que nous échangeons sur les marchés de Bangui, dans les provinces et sur le marché Pando, en République démocratique du Congo."

Les tracasseries subies par les commerçants sont la conséquence de l'incapacité de l'Etat centrafricain à contrôler l'intégralité de son territoire, l'un des défis auquel est confronté le régime élu au début de l'année.

Le pays a connu des affrontements sanglants opposant notamment musulmans et chrétiens, de fin 2013 à 2015.

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 22:06
IMPRESSIONS DE BANGUI (suite) par David KOULAYOM-MASSEYO

 

                                                                   

    L’engrenage de la violence inouïe qui frappe mon pays d’une part, et d’autre part le silence éloquent des forces internationales, leur inertie devant l’urgence  me conduisent aujourd’hui à interpeler directement le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU, chef de la Minusca à travers cette lettre ouverte . Je prierais par la même occasion ce (pourtant) fils de l’Afrique centrale de transférer cette lettre ouverte à qui de droit .

 

     V . LETTRE OUVERTE A MONSIEUR ONANGA-ONYANGA Parfait, REPRESENTANT SPECIAL DU SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU ET CHEF DE LA MINUSCA EN CENTRAFRIQUE

 

                                  Monsieur Le Représentant Spécial,

 

      Je viens très respectueusement, par la présente, vous prier de bien vouloir m’aider à exorciser le mal qui ronge mon pays depuis trois ans en nommant symboliquement ceux qui tuent en masse en Centrafrique .  Vous ne les nommez jamais alors que tout le monde sait qui tue dans ce pays .

    Vous êtes dans l’exhortation permanente, l’incantation stérile et la condamnation verbale dans vos communiqués de presse pour sensibiliser et promouvoir la cohésion sociale en Centrafrique . Est-ce bien la seule mission qui vous a été confiée par l’ONU ? Outre le fait que peu de Centrafricains accèdent à vos communiqués alambiqués avec des statistiques manifestement grossies, le bilan global de votre présence en RCA semble bien maigre au regard des espoirs suscités par votre arrivée . Aucun leader Séléka n’est arrêté, bien au contraire, des sanctuaires leur sont aménagés au kilomètre cinq ( PK5 ) et dans l’arrière-pays, entérinant de fait la balkanisation de la RCA au profit de mercenaires et de brigands de grands chemins .

     Les villes centrafricaines sont scindées en deux, avec d’un côté des Séléka armés jusqu’aux dents qui se pavanent goguenards devant des civils centrafricains apeurés, abandonnés même, avec ce que ces derniers considèrent de plus en plus comme la complicité des contingents de la Minusca ( Mauritaniens à Bambari, Pakistanais à Kaga-Bandoro, Bengladeshis sur l’axe Bangui-Douala et Camerounais à l’Ouest ) . Pourquoi ne répondez-vous pas aux appels pressants de détresse des populations locales qui vous prient de relever ces contingents, de confession musulmane, qui ne leur inspirent pas confiance ?

     Que voulez-vous que les Centrafricains retiennent de votre passage dans leur pays Monsieur Le représentant Spécial ?

La protection des civils dans les camps de réfugiés ? Vos troupes arrivent toujours en retard malgré la sophistication de leurs moyens .

La sauvegarde des sites économiques, objets de la convoitise des apatrides en RCA ? ( mines de diamants, d’or, pétrole …) Vous laissez les Séléka faire à Ndassima, à Bria, Ouadda-djallé…à Ndélé .

Vous vous gargarisez de protéger les convois routiers ? Laissez-moi vous dire que je rentre du pays et que mes observations ne corroborent pas le triomphalisme qui sous-tend vos nombreux communiqués de presse .  

Alors, que faites-vous réellement en RCA, à la tête de douze mille hommes ( 12 000 ) censés user de la force pour désarmer cf Résolution 2149 chapitre 7 de l’ONU ? Cette force dispose d’une suprématie aérienne incontestable dont elle ne sert pas . Pourquoi ?

   Les seuls endroits protégés, bunkérisés même que j’ai vus à Bangui sont vos camps retranchés, parfois survolés de drones ! Les véhicules quatre roues motrices blancs, généreusement mis à votre disposition ne sont-ils là que pour embouteiller la circulation dans Bangui et permettre à vos hommes de se ravitailler en ville ?

    Outre la pollution sonore, nuit et jour, à quoi servent les hélicoptères de la Minusca ?

Les bulldozers, les engins de terrassement flambant neufs entr’aperçus à Bangui ne sont-ils là que le décorum ?

    Monsieur Le Représentant Spécial, loin de moi l’idée de vous accabler personnellement . Avant d’écrire cette lettre ouverte, j’ai passé en revue les missions similaires de l’ONU en Afrique : aucune n’a abouti . Puissiez-vous être l’exception qui confirme la règle ! Surtout ne faites pas comme votre prédécesseur Babacar Gueye qui appelait les Séléka ses frères et que j’ai surnommé LOU-RAVI . Il vous reste toujours la solution de désarmer ou partir …

     En vous souhaitant de réussir votre mission en Centrafrique, je vous prie, Monsieur Le Représentant Spécial, d’agréer l’expression de mes sentiments respectueux .    

 

             La suite au prochain numéro .

                                                                   Le 20 Octobre 2016

                                                                  David KOULAYOM-MASSEYO .

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 21:46

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 21/10/16- Une délégation sud africaine conduite par le vice-ministre des ressources minières, Godefroy Holifran, en visite en Centrafrique, a souligné ce vendredi à Bangui que sa présence s’explique par la volonté d’établir des liens économiques avec la République Centrafricaine dans le but de favoriser le transfert du savoir-faire sud africain.

Selon le consul honoraire d’Afrique du Sud en Centrafrique, Maxime Kazagui, des experts sud africains des ressources minières vont aider leurs homologues centrafricains à mettre en place une cartographie des ressources minières de Centrafrique.

Signalons que par le passé l’Afrique du Sud et la République Centrafricaine ont eu une coopération économique renforcée à tel point que des sociétés minières sud africaines s’étaient installées dans le pays. C’est le cas de la société DE BEERS qui a exploité le diamant à l’est de Centrafrique. Une autre société avait aussi obtenu un permis de recherche pétrolière vers l’ouest du pays.

Malheureusement les crises militaro-politiques que la République Centrafricaine a traversés ont fait fuir ces entreprises sud africaines de Centrafrique.

Les Sud Africains ont également échangé avec les plus hautes autorités de l’Etat en vue d’étudier les possibilités de tisser durablement ces relations qui non seulement doivent être économiques mais également éducatives avec la possibilité de former certains jeunes centrafricains en Afrique du Sud.

 

Le vice ministre sud africain des ressources minières en Centrafrique pour renforcer les liens économiques
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 21:38
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique: Le Gouvernement appelé à protéger les sites miniers pour combattre le mercenariat

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 21 OCTOBRE 2016

BANGUI, 21 octobre 2016(RJDH) —- Le Groupe de Travail sur l’Utilisation de Mercenaires a invité le gouvernement à mettre en place un système de sécurisation des sites miniers pour une gestion transparente des ressources naturelles. Un appel lancé après une mission effectuée du 10 au 19 octobre 2016 en Centrafrique. 

Selon le constat du Groupe de travail, des mercenaires en provenance des pays voisins de la République Centrafricaine sont recrutés par les groupes armés qui écument ce pays. Ils sont motivés par le gain.

« Durant la crise de 2013, environs 500 mercenaires ont rejoint les rangs de la Séléka et sont encore présents. Ils profitent de l’instabilité pour continuer à s’enrichir par des activités criminelles », a noté Patricia Arias, présidente et rapporteuse du groupe. Elle a interpelé les autorités centrafricaines sur «la nécessité de combattre le mercenariat en étroite collaboration avec les pays limitrophes.

Le groupe a par ailleurs invité le gouvernement à ratifier les deux instructions des Nations-Unies et de l’Union Africaine sur la lutte contre le mercenariat.

La République Centrafricaine n’est pas partie prenante de la Convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction de mercenaires adoptée par l’Organisation des Nations unies en 1989 et celle de l’Union Africaine sur l’élimination du mercenariat en Afrique.

 

Centrafrique : L’assassin du Commandant Mombeka démasqué par la Minusca

http://rjdh.org/ PAR RJDH LE 21 OCTOBRE 2016

BANGUI, 21 octobre 2016 RJDH) —- L’assassin du Commandant des FACA au Km5 est identifié, a déclaré le responsable de la Minusca au cours d’une interview accordée à nos confrères de RFI ce 21 octobre. Les Nations Unies saluent dans cet entretien l’envoi des forces d’intervention rapide portugaises.

Invité du journal Afrique de Radio France Internationale ce 21 octobre, Parfait Onanga Anyanga a fait le tour de table de la situation sécuritaire de la RCA avec C. Boibouvier. Au cours de cette interview, il a déclaré que la mission onusienne a démasqué le meurtrier du Commandant Marcel Mombeka, assassiné le 04 octobre au Km5. « C’est établi. L’individu est connu et bénéficie encore aujourd’hui de la protection honteuse de soi-disant groupes d’autodéfense», a indiqué Onanga. Il a par ailleurs réclamé l’arrestation de l’assassin et l’ouverture des enquêtes « pour que tous ceux, qui ont commis ces actes de représailles absolument odieux, répondent de leurs actes devant la justice centrafricaine ».

Concernant le départ de Sangaris et la demande d’un appui aérien, Onanga a affirmé que « la capacité française à laquelle je faisais allusion sera une capacité justement de renseignements qui viendra sur le terrain et qui nous permettra de profiter précisément des moyens aériens qui nous donneront une plus grande capacité de surveiller des mouvements suspects de groupes armés. Et nous le faisons déjà dans Bangui ».

Pour étayer ses propos, il a cité les moyens utilisés pour l’identification du meurtrier de M. Mombeka. « Exemple dans ces évènements malheureux du km 5, grâce à nos moyens, nous disposons des informations suffisantes qui nous ont permis d’identifier l’assassin », a-t-il indiqué.

Le responsable de la Minusca s’est réjoui du prochain déploiement d’une force d’intervention rapide portugaise, « donc nous sommes dans une situation plus confortable, je crois qu’il est bon de le souligner » a noté le responsable de la mission onusienne.

Le Commandant M. Mombeka était assassiné le 04 octobre au Km5. Un élément du groupe d’autodéfense de Abdoul Danda est mis en cause dans cet assassinat.

 

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 21:37
L'Ouganda prolongera le séjour de ses troupes en RCA pour aider à combattre le groupe rebelle

 

L'Ouganda prolongera le séjour de ses troupes en RCA pour aider à combattre le groupe rebelle

KAMPALA, 21/10/16 (Xinhua) -- L'armée ougandaise a annoncé mercredi qu'elle prolongera le séjour de ses troupes en République centrafricaine (RCA) pour quelques mois suite aux demandes de l'Union africaine (UA) et de l'Union européenne (UE).

Le lieutenant-colonel Paddy Ankunda, porte-parole de l'armée ougandaise, a déclaré à Xinhua par téléphone que l'UA et l'UE ont demandé au pays d'Afrique orientale de proroger d'une autre année le mandat de son contingent participant à l'Initiative de coopération régionale dirigée par l'UA pour l'élimination de la LRA (RCI-LRA).

En avril de cette année, le haut commandement militaire de l'Ouganda a annoncé le retrait prévu d'un puissant contingent de 2.500 soldats de la Force populaire de défense en octobre.

"L'UE et l'UA ont écrit pour nous demander de ne pas retirer nos troupes jusqu'à l'année prochaine. La décision finale n'a pas encore été prise. Mais nous serons là pour quelques mois", a affirmé M. Ankunda.

En juin, le Conseil de paix et de sécurité de l'UA a exhorté les autorités ougandaises à reconsidérer leur décision de retirer leurs troupes.

Le Conseil a fait valoir que le retrait pourrait créer un vide sécuritaire, que l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et d'autres forces rebelles pourraient exploiter pour intensifier leurs activités dans la région.

Le Conseil a recommandé que le mandat des troupes soit prolongé jusqu'en mai 2017.

Les autorités ougandaises estiment toutefois que la LRA a été affaiblie et n'a plus les moyens de s'engager dans les combats.

L'Ouganda contribue une partie des troupes RCI-LRA, une initiative lancée en mars 2012 pour aider à éliminer la LRA et à stabiliser les zones touchées par les activités des rebelles ougandais.

La LRA est un groupe rebelle ougandais, qui a été chassé du pays en 2006 après deux décennies de rébellion qui a laissé des dizaines de milliers de morts et plus de deux millions d'autres sans abri.

 

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 21:34
P. Onanga-Anyanga: l’attaque de Kaga-Bandoro «est un acte comparable à un crime contre l’humanité»

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Par Christophe Boisbouvier  vendredi 21 octobre 2016

 

En Centrafrique, les exactions meurtrières se multiplient depuis un mois, notamment à Kaga-Bandoro, dans le nord du pays. Pour le président Faustin-Archange Touadéra, c’est la première épreuve depuis son élection de février dernier. Et ce pic de violence tombe au moment où les militaires français de la force Sangaris s’apprêtent à plier bagage. Est-ce que tout peut déraper ? Parfait Onanga-Anyanga est le représentant spécial de Ban Ki-moon et le chef de la Minusca, la force des Nations unies. En ligne de Bangui, le diplomate gabonais répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

RFI : Depuis un mois, la situation se dégrade en Centrafrique. Pourquoi y a-t-il multiplication des attaques ?

Parfait Onanga-Anyanga : Il ne faut surtout pas généraliser parce qu'il y a certainement plusieurs foyers de tensions renouvelés, mais ils n’ont pas tous la même cause. Dans l’est du pays, nous avons toujours un peu cette fracture ancienne de groupes armés qui ont des revendications diverses. Ils se plaignent de marginalisation, ils souhaiteraient être pris en compte et participer à une gestion du pouvoir.

Vous parlez des ex-Seleka ?

Tout à fait. Alors qu’à l’Ouest, on a là des tensions anciennes liées pour une large part à la transhumance, le bétail. Ce sont des tensions de nature différente. Mais voilà, on se retrouve à être un peu sur tous les fronts pour l’instant.

Quel est le chef Seleka qui est à l’origine des exactions qui ont fait 30 morts la semaine dernière, le 12 octobre, à Kaga-Bandoro, c’est Noureddine Adam ou c’est al-Khatim ?

C’est difficile à dire. Les deux en tout cas nient avoir pris une part quelconque dans ces violences. J’ai eu le privilège d’accompagner le chef de l’Etat à Kaga-Bandoro lundi dernier [17 octobre]. Lui-même évidemment a rencontré plusieurs acteurs sur le terrain, y compris le responsable des groupes armés. Ce qui a été choquant dans les derniers évènements, c’est la nature des attaques qui avaient apparemment pour but de casser la ville de Kaga-Bandoro, en attaquant les représentants de l’autorité de l’Etat - le préfet, le sous-préfet, l’aide de camp du préfet aurait été assassiné-, en attaquant les humanitaires qui fournissent une aide vitale à près de 120 000 populations civiles, à Kaga-Bandoro, à toutes les communautés, et en s’attaquant également à la Minusca. Donc, nous sommes en train de mener des enquêtes, mais c’est un acte qui peut être comparable à un crime contre l’humanité.

Parmi les chefs de groupes armés rencontrés par le président Touadéra, y avait-il lundi dernier Noureddine Adam ?

Non.

Et al-Khatim ?

Monsieur al-Khatim était présent. Tout à fait.

Alors à Kaga-Bandoro, il y a des casques bleus. Mais le ministre centrafricain de la Sécurité publique, Jean-Serge Bokassa, accuse votre contingent pakistanais de connivence avec les ex-Seleka ?

Non, c’est une déclaration abusive. Non, je ne pense pas que ce soit la position du gouvernement centrafricain. Je trouve qu’il est vraiment dangereux de stigmatiser publiquement un contingent d’une force qui n’a d’autre vocation que de venir au secours des populations civiles en République centrafricaine. Je crois que c’est un écart de langage qu’il faudrait se garder de faire, car malheureusement ce que nous observons également, c’est que pour certains, ça peut être interprété comme un appel simplement au crime. J’ai aujourd’hui deux de mes soldats qui sont entre la vie et la mort parce qu’ils ont subi des attaques de groupes et cette fois-ci, anti-balaka, entre Grimari et Bambari.

Et les propos du ministre Bokassa peuvent jeter de l’huile sur le feu ?

J’ai quand même attiré l’attention sur le risque qu’il y avait justement de stigmatiser des forces qui sont sur un terrain difficile où il y a encore malheureusement des communautés entières qui sont armées. Et les embuscades tendues ici et là contre une force de maintien de la paix, d’ailleurs j’en profite pour dire que ce genre d’actes peuvent être considérés comme des crimes de guerre, passibles donc de poursuites internationales.

Les agressions contre les casques bleus ?

Absolument.

Autres violences meurtrières au PK5, le quartier musulman de Bangui. Après l’assassinat d’un officier centrafricain, les représailles contre des civils musulmans ont fait 11 morts. Qui a pu tirer sur cet officier, est-ce un membre du groupe d’autodéfense du PK5 ?

C’est établi. L’individu est connu et bénéficie encore aujourd’hui de la protection honteuse de soi-disant groupes d’autodéfense.

Donc vous demandez l’arrestation de cet assassin présumé ?

Absolument, de cet assassin et nous demandons également des enquêtes pour que tous ceux, qui ont commis ces actes de représailles absolument odieux, répondent de leurs actes devant la justice centrafricaine.

La semaine prochaine, le 31 octobre, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, va venir à Bangui pour annoncer le retrait définitif des militaires français de Sangaris. Est-ce que la France n’abandonne pas la Centrafrique au pire moment ?

Non, il n’y a pas de pire moment. Au contraire, moi j’ose dire que les choses sont encore fragiles, les choses ne sont pas simples, mais ce n’est pas le pire moment de ce pays. Ce pays vient de se doter de dirigeants politiques élus de bien belle manière. Ce pays a renoué avec la légitimité constitutionnelle. Donc la Centrafrique n’est pas au pire moment. Non. D’abord pour être précis, la France maintiendra une capacité sur le terrain de près 350 hommes en uniforme, ce qui n’est pas rien. Et en plus, il va y avoir une capacité de Sangaris qui sera mise à la disposition de l’Eutm qui est cette capacité de l’Union européenne qui assure la formation justement des militaires centrafricains. Puis la Minusca elle-même se dotera d’une capacité de renseignements française pour répondre aux menaces auxquelles nous pourrons faire face. Puis la Minusca elle-même va bientôt avoir une force d’intervention rapide portugaise. Donc nous sommes dans une situation plus confortable, je crois qu’il est bon de le souligner.

Malgré votre requête, il y a trois mois à New York, le Conseil de sécurité des Nations unies ne vous a pas accordé de nouveaux moyens, notamment de drones, pour surveiller et écouter les mouvements armés qui circulent en Centrafrique. Si vous aviez eu ces drones, est-ce que vous auriez pu empêcher les exactions de ces dernières semaines ?

Il faut tout dire, la capacité française à laquelle je faisais allusion sera une capacité justement de renseignements qui viendra sur le terrain et qui nous permettra de profiter précisément des moyens aériens qui nous donneront une plus grande capacité de surveiller des mouvements suspects de groupes armés. Et nous le faisons déjà dans Bangui. Donc, non. Nous avons aujourd’hui et nous aurons dans un petit mois, je crois, encore plus de capacités qui nous permettront précisément d’être un peu plus vigilants. Mais maintenant, ces moyens-là ne règlent pas tous les problèmes. Exemple dans ces évènements malheureux du kilomètre 5, grâce à nos moyens, nous disposons d’informations suffisantes qui nous ont permis d’identifier l’assassin.

 

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Centrafrique-Presse.com
20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 22:40
RCA: l’assassin du colonel Mombeka identifié par l'ONU
RCA: l’assassin du colonel Mombeka identifié par l'ONU
RCA: l’assassin du colonel Mombeka identifié par l'ONU
RCA: l’assassin du colonel Mombeka identifié par l'ONU

 

 

Par RFI Publié le 20-10-2016 Modifié le 20-10-2016 à 22:54

En République centrafricaine, un colonel de l'armée était tué par balles par deux hommes circulant sur une moto le 4 octobre dans la capitale, un incident qui avait entraîné un regain de tensions et de violences à Bangui où on avait alors dénombré au moins huit morts. Selon une information de RFI, l'enquête sur cet assassinat a beaucoup avancé, mais l'homme qui jouirait de la protection de groupes d'auto-défense n'a pas pu être arrêté jusqu'ici.

La Minusca serait parvenue à identifier l'un des assassins du colonel Mombeka début octobre, selon une source de RFI. Mais il n'a pas pu être arrêté jusqu'ici car cet homme aurait trouvé refuge en plein cœur du quartier PK5 de Bangui, où il jouit de la protection des milices d'auto-défense. Sa cachette n'a pas encore été localisée avec précision, mais les casques bleus de l'ONU ont pu circonscrire une petite zone où il serait caché, selon notre source. Et de préciser que « nos hommes sont sur place et ils surveillent les va-et-vient ». En espérant qu'il ne passera pas entre les mailles du filet.

Plus de deux semaines après cet assassinat, des tensions persistent toujours après la flambée de violence qui a suivi la mort du colonel Mambeka. Au moins deux musulmans auraient été tués dans des actes de représailles selon des sources sur place.

La Minusca est donc attendue au tournant. La population et même le gouvernement centrafricain lui ont demandé une nouvelle fois depuis cet incident de mettre hors d'état de nuire les fauteurs de trouble du PK5.

La mission de l'ONU en Centrafrique, elle, se veut rassurante, en rappelant qu'elle est toujours intervenue à chaque fois qu'il y avait un problème. Quant à l'assassin présumé du colonel Mombeka, la Minusca tente aujourd'hui d'obtenir la collaboration de groupes locaux d'auto-défense qui se rejettent la responsabilité, alors qu'elle ne peut pas intervenir militairement dans cette zone densément peuplée.

 

 

RÉACTION DE LA JEUNESSE DU NORD CENTRAFRIQUE-JNC À MR TOUADERA

Réponse à Mr Touadera .

Depuis votre accession à la magistrature suprême du 30 mars 2016 jusqu'à ce jour la Centrafrique ne fait que s'enfoncer de jour en jour. Le rêve de voir la Centrafrique sortir se cette merde se transforme en cauchemar . Depuis votre accession à la magistrature suprême on a tout entendu des beaux discours mais pratiquement rien ne change . Dans votre discours d'aujourd'hui de kaga bondoro vous nous demander le désarmement de coeur or vous même vous n'avez pas desarmez votre coeur tout simplement vous et votre gouvernement vous ne traitez pas la population centrafricaine que vous gouvernez sur le même point d'égalité en vous basant sur des critères subjectifs d'ordre ethnico- religieuse et régionale . Ce comme si il y'a une population centrafricaine supérieure et une population centrafricaine inférieure . Ce comme si il y'a une population centrafricaine importante à protéger et une population centrafricaine moins importante .

Pourquoi décréter un deuil national à la mémoire des victimes de kaga bondoro et ne pas décréter un deuil national à la mémoire des victimes musulmanes froidement assassinés et cannibalisés par les antibalaka à la SEGA ?? Pourquoi le président et le gouvernement prennent partie quand il s'agit d'une même population centrafricaine ?? Parce que les premières victimes sont musulmanes et d'autres sont chrétiennes ?? Pourquoi le président dans son allocution parle d'une église-archevechée pas détruite mais vendalisée alors qu'on compte plus de 700 mosquées détruites et réduites en cendres depuis fin 2013 jusqu'à ce jour tant à Bangui qu'à l'ouest et la partie nord du pays (bossangoa) qu'aucun des gouvernants depuis Catherine samba panza jusqu'à Touadera personne n'a osée condamner les destructions des lieux des cultes des musulmans . En quoi l'archevêché peut - elle beaucoup préoccupée les gouvernants au détriment des mosquées détruites et réduites en cendres ?? 


C'est une question d'inégalité , de rancœur , de mépris de l'autre . 


Le gouvernement est le premier responsable des protections des biens et des personnes de toutes les couches de la population sans distinction aucune . S'il s'agit de décréter un deuil national on doit décréter pour les personnes massacrée de la SEGa , les victimes de LRA qui ont été abbatues froidement et les femmes prises en esclaves sexuelles à l'Est et au nord-est du pays . 


Tant que le gouvernement continue avec sa politique de discrimination on est loin de la paix , loin de la cohésion sociale , loin du vivre ensemble , loin du développement . 
C'est l'injustice , la discrimination et l'exclusion qui poussent les gens à prendre des armes . 
Touadera et ton government prenez votre responsabilité . 


On a trop entendu des discours nous voulons des actes , on a trop entendu le terme je suis élu démocratiquement par les suffrages , les élections ne sont pas les premières préoccupations des centrafricains d'aujourd'hui . Changez votre gouvernance . 
Il n'ya pas de sous peuple , tous les humains sont nés égaux en dignité et en droit . 
Quand l'injustice devient loi la résistance devient un devoir jusqu'à la victoire finale . 
La liberté ça ne se donne pas mais ça s'arrache . 


Qui vivra verra . 
Vive la paix 
Vive la jeunesse 
vive l'égalité .

Directeur de publication de JNC

 

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