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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 12:13
 

 

NEW YORK (Nations Unies), 16/08/16 (Xinhua) -- Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et ses partenaires doivent agir immédiatement face à l'épidémie de choléra en République centrafricaine, où la première flambée de choléra depuis 2011 a déjà fait au moins 16 morts, a déclaré samedi l'institution dans un communiqué de presse.

 

L'épidémie a été déclarée par les autorités centrafricaines le 10 août. Soixante cas, dont au moins sept enfants, ont été signalés le long de l'Oubangui, selon le communiqué.

 

"Les enfants en bas âge, en particulier ceux qui ont moins de cinq ans, sont particulièrement vulnérables à cette maladie mortelle", a indiqué Mohammed Malick Fall, représentant de l'UNICEF en République centrafricaine. "Nous devons agir rapidement afin d'empêcher que cette maladie facilement évitable ne fasse plus de morts", a-t-il déclaré

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a également confirmé l'épidémie en précisant que 13 morts avaient été signalés dans les villes de Djoukou, Damara et Bangui.

 

Le choléra est une maladie diarrhéique aiguë provoquée par l'ingestion d'aliments ou d'eau contaminés par la bactérie Vibrio cholerae, qui se trouve dans les matières fécales.

 

L'épidémie a éclaté à Djoukou, dans le district de Kémo, une région difficile d'accès à une centaine de kilomètres en amont de la capitale Bangui.

 

La population de la région utilise l'Oubangui comme première source d'eau dans la vie quotidienne, car elle n'a pas ou peu accès à l'eau propre. "Il est extrêmement difficile, voire impossible, d'accéder à certaines parties de la région par la route. En voyageant dans des embarcations surchargées, les personnes infectées ont amené les bactéries en aval", a indiqué l'UNICEF dans son communiqué.

 

En collaboration avec le ministère centrafricain de la Santé ainsi que d'autres partenaires, l'UNICEF fournit des médicaments, de l'eau potable, des comprimés de purification de l'eau et des kits d'hygiène aux communautés affectées, et des activités de sensibilisation du public aux mesures de prévention sont en cours, selon le document.

UNICEF: l'épidémie de choléra en Centrafrique exige une intervention immédiate
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 12:08

 

 

http://rapideinfo.net/ nouvelles de Nouakchott

 

Un véhicule ayant à son bord sept soldats mauritaniens de force de maintien de la paix au Centrafrique a subi un tonneau samedi, non loin de l’Ouganda, à l’est du Kenya et au nord du Soudan du sud. Heureusement, il n’a eu aucun mort mais certains blessés parmi les passagers ont été évacués en Ouganda pour des soins et on ne ferme aucune idée sur la cause de cet accident. Rappelons que la Mauritanie participe aux opérations de maintien de la paix dans le cadre de la mission de l’ONU en Centrafrique.

Lu pour vous : Centrafrique : Des soldats mauritaniens blessés suite à un tonneau
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 11:46

 

RCA : des ex-Séléka arrêtés

 

http://www.bbc.com/  16 août 2016

 

L'arrestation d'une trentaine de commandants de l'ex-rébellion Séléka sème la confusion à Bangui, la capitale de la République Centrafricaine (RCA).

 

Les ex-rebelles ont été interpellés par les casques bleus, les soldats de l'ONU, près de Sibut, dans le nord de la RCA.

 

Les autorités centrafricaines se disent surprises que la MINUSCA, la mission des Nations unies en RCA, leur présente seulement sept des 35 hommes arrêtés.

 

Elles déplorent n'avoir pas reçu des soldats de l'ONU les véritables chefs rebelles recherchés.

 

Le gouvernement réclame des explications à la MINUSCA et envisage de mener des enquêtes.

Bangui déplore que les casques bleus leur aient remis seulement sept des 35 ex-Séléka arrêtés.
Bangui déplore que les casques bleus leur aient remis seulement sept des 35 ex-Séléka arrêtés.
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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 16:52
Nouvelles nationales sur RJDH
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Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Les leaders de l’ex-Séléka arrêtés proche de Sibut, transférés à Bangui

 

http://rjdh.org/  PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 15 AOÛT 2016

 

BANGUI, 15 août 2016 (RJDH)—Les leaders de l’ex-Séléka, arrêtés entre Damara et Sibut le 13 août dernier, ont été transférés à Bangui le même jour à bord d’un hélicoptère de la Minusca. Ces leaders sont gardés dans un endroit tenu secret pour des besoins de sécurité, selon des sources proches de la mission onusienne.

 

Dans un communiqué, la Minusca a, sans donner de noms, fait état de l’arrestation à 50 km de Sibut, de dix leaders de l’ex-Séléka. De sources concordantes proches de la mission onusienne, il s’agit de Abdoulaye Hissene, Aroun Gaye, Tidjani Mahamat, Faraz et Pakim.  Selon les mêmes sources, ces chefs militaires ont été transférés le même jour à Bangui où ils sont gardés dans un endroit tenu encore secret.

 

Plusieurs des cadres de ce mouvement armés, arrêtés sont recherchés par la justice centrafricaine, selon le communiqué de la Minusca qui précise que les forces onusiennes ont récupéré d’importante quantité d’armes dans les véhicules de ces chefs militaires.

 

Une source militaire centrafricaine jointe à Sibut a confié au RJDH que des véhicules lourdement armés appartenant à ces membres de la Séléka se trouvent à Sibut « leurs véhicules ont été amenés à Sibut mais ils sont déjà transférés à  Bangui. Ici, il ne reste que les blessés dont cinq graves », a-t-elle précisé.

 

Le gouvernement centrafricain n’a pas encore officiellement réagi par rapport à cette affaire. Mais un ministre  a, sous couvert d’anonymat justifié cette attitude en ces termes « le gouvernement réagira quand il aura les détails parce que jusque-là, nous ne connaissons pas encore avec précision les leaders arrêtés ».

 

Abdoulaye Hissene et Aroun Gaye arrêtés, sont  les deux principaux cadres du FPRC encore à Bangui, ville qu’ils ont tenté à plusieurs reprises de quitter en vain. Abdoulaye Hissene, arrêté le 15 mars 2016, s’est fait libérer par ses hommes quelques heures plus tard à la Section de Recherches et d’Investigations (SRI) où il était détenu. Aroun Gaye quant à lui, a résisté à son arrestation par la Minusca dans la nuit du 1er au 2 août 2015. Les affrontements entre ses hommes et les casques bleus avaient fait trois morts dont un soldat de la paix.

 

L’arrestation de ces chefs militaires du FPRC intervient huit jours après celle de Francis Bozizé mis en liberté provisoire sous surveillance judicaire, après son audition le 9 août dernier par le doyen des juges.

 

 

Centrafrique : le député de Paoua 1 mis en cause dans l’assassinat d’un jeune par son aide de camp

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 15 AOÛT 2016

 

PAOUA, 15 août 2016(RJDH)—Le Député Lucien Mbaïgoto de Paoua 1 a été indexé dans l’assassinat d’un jeune âgé de 26 ans, par son aide de camp. Ce dernier rejette les accusations ainsi que son refuge à la base de la Minusca de Paoua suite à cette affaire.  

 

C’est lors d’une cérémonie organisée par le représentant de cette circonscription Lucien Mbaïgoto que l’incident a eu lieu dans la nuit du samedi 13 à dimanche 14 août.

 

Lucien Mbaïgoto a confié au RJDH que ces éléments ne sont pas à l’origine de la mort du jeune homme, « c’est depuis le 6 août que je suis dans la ville de Paoua pour remercier mes électeurs. La cérémonie a coïncidé avec la célébration du 13 août et les autorités locales ont été conviées.  La rencontre s’était passée dans la convivialité entre les habitants. C’est dans la soirée du samedi, aux alentours de 22 heures que  nous avons attendu des coups de feu et par la suite un jeune a trouvé la mort », a-t-il expliqué.

 

Pour l’honorable, des jeunes se sont manifestés en accusant ses proches et ont procédé au pillage de sa maison ainsi que son véhicule.

 

Selon le député, des personnes soupçonnées sont entendues par les autorités judiciaires, « la victime a reçu une balle de type artisanal, c’est une arme de chasse, et tous mes éléments sont interpellés par le parquet de Paoua pour des explications », a indiqué Lucien Mbaïgoto.

 

Toutefois, il a remis en cause l’information de son refuge au sein de la base de la Minusca, « je suis dans la ville avec les autorités administratives pour essayer de calmer la tension et tout est en train de rentrer dans l’ordre. Je ne suis  pas passé à la base de la Minusca de Paoua  », a-t-il précisé.

 

Contacté par le RJDH, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Paoua Narcisse Danboye confirme l’information judiciaire ouverte pour déterminer et identifier les causes du meurtre de ce jeune.

 

Le calme est revenu dans la ville après l’incident et le bureau du procureur continue de poursuivre les investigations.

 

 

Centrafrique : La ville de Ndjoukou continue d’enregistrer des cas de choléra

 

http://rjdh.org/  PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 15 AOÛT 2016

 

BANGUI, 15 août 2016(RJDH)–Vingt autres cas de malades de cholera  ont été enregistrés  au centre de santé de Ndjoukou, une ville de la préfecture de la Kemo où cette épidémie a été déclarée le 10 août 2016. Selon Placide  Bingou, responsable du laboratoire audit centre, 20 nouveaux cas ont été enregistrés avec zéro décès.

 

Le centre de santé de Ndjoukou enregistre  toujours des  cas de choléra, « nous avons reçu après le passage de la mission d’investigation, plus d’une vingtaine de malade de choléra qui ont tous été guéris », a confié Placide Bingou lors d’une mission du RJDH dans la ville.

 

Au niveau du centre de santé qui reçoit ces malades de choléra,  à part la disponibilité des médicaments, le personnel soignant est exposé au risque de contamination, « nous avons pris des risques depuis le début de cette épidémie. Nous n’avons  pas de cache-nez ou de gang à l’hôpital, c’est maintenant que nous avons  reçu deux blouses et quelques matériels de travail », a-t-il souligné.

 

Le constat sur le terrain est que, aucun dispositif pour le renforcement de la surveillance des malades n’est observé par les agents. Les malades du choléra  sont admis avec d’autres  malades dans la même salle, ce qui favorise la propagation du vibrion cholérique, l’agent pathogène de cette épidémie.

 

Malgré l’épidémie de choléra qui sévit dans la région depuis  plus d’une vingtaine de jours, la population autochtone est  loin de réaliser le danger qu’elle coure en consommant de l’eau sale. Ces habitants n’observent pas encore les règles d’hygiène, recommandées pour endiguer cette épidémie.

 

Selon le constat du RJDH, la plus part des foyers ne dispose pas de toilette et se soulage dans le fleuve et dans les hautes herbes. C’est ce qu’a déploré Moise Mapouka, l’un des habitants du village de Pasteur-Bac, situé à 15 kilomètres de la commune de Ndjoukou.

 

Moise Mapouka ignore ces mesures et continue de consommer de l’eau salle, « nous n’utilisons que l’eau de la rivière de Kemo pour faire la lessive et la toilette et pour boire», a –t-il confié.

 

L’enclavement de cette sous-préfecture est l’une des causes des difficultés d’avoir accès aux soins de qualité, l’eau potable et à l’assainissement. Selon le rapport d’urgence sur le choléra en Centrafrique en date du 12 août 2016,  78 cas suspectés ont été enregistrés avec 5 cas de confirmation et 16 décès. 6 malades sont en cours de prise en charge au centre de traitement des épidémies à Bangui et 3 anciens malades ont reçu leur autorisation de sortie après la guérison.

 

Une mission conjointe OMS-Ministère de la santé a séjourné du 12 au 14  août dans la commune de Ndjoukou et ses environs, conduite par le ministre Fernande Ndjengbot pour réorganiser la riposte contre cette épidémie.

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 13:54
RCA: la Minusca intercepte un convoi armé d'ex-Seleka

 

 

 

Par RFI  15-08-2016 Modifié le 15-08-2016 à 03:58

 

En Centrafrique, La Minusca a annoncé dimanche 14 août, avoir arrêté 10 individus « lourdement armés » qui circulaient au sein d'un convoi. Dans la foulée, dans un communiqué donné par l'AFP, le ministre centrafricain de l'Intérieur, Jean Serge Bokassa, a affirmé que trois des hommes arrêtés faisaient l'objet d'un mandat d'arrêt « pour leur appartenance » au Seleka.

 

Vendredi soir, Bangui se prépare à fêter les 56 ans de son indépendance. Pendant ce temps, à la sortie nord de la ville, au point kilomètre 12, un convoi de plusieurs véhicules force un barrage de police. Après sommation et échange de coups de feu, le convoi continue sa route.

 

A bord une trentaine, d'ex-Seleka avec pour objectif de se rendre à une assemblée générale des groupes armés. Et puis chaque point de contrôle, le même scenario se répète : sommation, tirs, barrage forcé.

 

Jusqu'à ce que le convoi soit stoppé par la Minusca, à l'aube du samedi 13 août à 50 km de au sud de Sibut. Bilan : au moins deux morts côté Seleka, des blessés, et 10 arrestations, le reste des ex-rebelles ayant fui dans la nature.

 

Joint au téléphone par RFI, l'un des porte-paroles d'une faction des ex-Seleka conteste la version des faits : « Le gouvernement nous a donné l'autorisation de rejoindre cette assemblée générale. Mais la police nous a bloqués et tirés dessus, alors nous avons riposté. »

 

De son coté, une source du ministère de l'Intérieur assure que les services n'ont pas eu connaissance de cette demande d'autorisation. Puis on ajoute : « c'est un pur mensonge, c'est d'abord eux qui ont tiré sur nos policiers. » Une autre source assure qu'ils mettront « tout en œuvre pour rechercher les fuyards. »

 

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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 13:37

 

 

Radio Ndéké Luka  AOÛT 15 2016

 

La célébration du 13 août marquant le 56ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance de la RCA a été marquée à Paoua dans l’Ouham-Pendé par un meurtre. Un jeune de la localité a été tué par balles par l’un des garde-corps du député de Paoua 1, Lucien Mbaïgoto.

 

Conséquence, le domicile de l’élu de la Nation a été pillé et son véhicule incendié. Au lendemain de cette scène dramatique, la ville de Paoua tente de retrouver sa quiétude.  « Pour l’instant, le calme est revenu dans la ville suite à l’intervention des leaders religieux appelant les manifestants au calme », a précisé le correspondant de RNL à Paoua. Si on ne connait pas encore le mobile de ce meurtre, moins encore la destination de son auteur, on sait néanmoins que le député de Paoua 1 a trouvé refuge à la base de la Minusca de la ville.

 

D’une pierre, trois coups

 

Alors que le pays célèbre le 56ème anniversaire de la proclamation de son indépendance, le député de Paoua 1 Lucien Mbaïgoto, a fait d’une pierre trois coups. En plus des festivités, l’élu de cette localité a organisé une double cérémonie: la réconciliation entre les ethnies Kaba et Tali et ses remerciements à l’endroit de ses compatriotes qui ont voté pour lui lors des élections législatives. Alors que l’ambiance de la fête se poursuit au domicile du député, aux environs de 22 heures, l’un de ses garde-corps va commettre l’irréparable. Ouvrant le feu à balles réelles, il met fin à la vie d’un jeune de Paoua qui figurait parmi les invités.

 

Sources: RNL

Crime à Paoua : le domicile du député Lucien Mbaigoto pillé et son véhicule incendié
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15 août 2016 1 15 /08 /août /2016 12:48

 

 

14/08/16 (AFP)

 

Les forces onusiennes en Centrafrique (Minusca) ont annoncé dimanche avoir arrêté 10 individus "lourdement armés" qui circulaient au sein d'un convoi tenu pour responsable de plusieurs affrontements meurtriers.

 

Il s'agit de membres de l'ex-rébellion Séléka, d'après les autorités centrafricaines.

 

"Les forces de la Minusca ont stoppé un convoi d'environ 35 hommes lourdement armés à bord de sept véhicules, à l’aube du samedi 13 août 2016, à 50 km au sud de Sibut (centre-est du pays). Parmi ces 35 individus, plusieurs feraient l'objet de mandats d'arrêt", écrit la Minusca dans un communiqué.

 

"Le convoi avait quitté Bangui très tard le 12 août 2016 et avait échangé des tirs avec les forces de sécurité nationale à plusieurs points de contrôle en cours de route. Ces incidents ont causé un certain nombre de morts et de blessés", ajoute la Mission des Nations unies en Centrafrique. Les victimes sont "des rebelles", a précisé une source de la Minusca à l'AFP.

 

"Les forces terrestres de la Minusca étaient soutenues par une couverture aérienne. Après un survol en hélicoptère, les membres du convoi ont fui vers la brousse environnante et ont été poursuivis par les forces de la Minusca. La Minusca a capturé et détenu dix hommes armés, qui ont été emmenés à sa base militaire à Sibut", poursuit le communiqué.

 

Les 25 autres ont réussi à s'enfuir. "On maintient la pression, on les cherche", précise la source de la Minusca à l'AFP.

 

"Les troupes de la Minusca ont récupéré une quantité importante d'armes et de munitions, ainsi que les véhicules utilisés par le convoi", ajoute le communiqué.

 

Joint par l'AFP, le ministre centrafricain de la Sécurité, Jean Serge Bokassa, a affirmé que trois des hommes arrêtés faisaient l'objet d'un mandat d'arrêt "pour leur appartenance" à l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane.

 

La prise du pouvoir par les Séléka en 2013, après le renversement de l'ex-président François Bozizé, a précipité le pays d'environ 4,5 millions d'habitants dans le chaos, avec la contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes.

 

Le conflit a entraîné des milliers de morts et de centaines de milliers de déplacés d'après les Nations unies. La Minusca (environ 12.000 hommes) a pris le relais de l'opération militaire française Sangaris.

 

Elu en début d'année, le président Faustin-Archange Touadéra tente de mettre en oeuvre un programme de désarmement des groupes armés.

 

 

La MINUSCA arrête un convoi d'hommes armés près de Sibut

 

Communiqué de presse de la MINUSCA


Les forces de la Minusca ont stoppé un convoi d'environ 35 hommes lourdement armés à bord de sept véhicules, à l’aube du samedi 13 août 2016, à 50 km au sud de Sibut. Parmi ces 35 individus, plusieurs feraient l'objet de mandats d'arrêt. Le convoi avait quitté Bangui très tard le 12 août 2016 et avait échangé des tirs avec les forces de sécurité nationales à plusieurs points de contrôle en cours de route. Ces incidents ont causé un certain nombre de morts et de blessés.

 

Conformément au mandat robuste de la Minusca, les forces de la Minusca ont empêché le convoi de poursuivre sa route et ont exigé que toutes les armes et les munitions soient remises. Cette demande a été rejetée ce qui a causé un blocage pendant plusieurs heures. Les forces terrestres de la Minusca étaient soutenues par une couverture aérienne. Après un survol en hélicoptère, les membres du convoi ont fui vers la brousse environnante et ont été poursuivis par les forces de la Minusca. La Minusca a capturé et détenu dix hommes armés, qui ont été emmenés à sa base militaire à Sibut. Les troupes de la Minusca ont récupéré une quantité importante d'armes et de munitions, ainsi que les véhicules utilisés par le convoi.


La Minusca est en contact avec le gouvernement et les autorités centrafricains depuis le début de cette affaire, y compris au plus haut niveau. La Minusca a cherché à déployer une équipe conjointe MINUSCA-autorités gouvernementales, en vue d’un traitement approprié et rapide de cette situation, dans le cadre de l’État de droit. L'équipe de la Minusca est arrivée à Sibut le 13 août et a interrogé les détenus tandis que les victimes blessées sont soignées sur place à Sibut. Les autorités centrafricaines étaient attendues à Sibut le 14 Août.

 

Le gouvernement de la RCA, détenteur de l’autorité nationale, est le premier responsable de la restauration et le maintien de la sécurité publique et la primauté du droit. La Minusca, conformément à son mandat, agit dans le cadre de cette responsabilité. Il convient de noter que le Conseil de sécurité de l'ONU, dans sa dernière résolution 2301 sur la situation en République centrafricaine, a demandé que toutes les milices et les groupes armés déposent les armes et cessent toutes les formes de violence et des activités déstabilisatrices.

 

La Minusca réitère son appel à tous les groupes armés et les milices à adhérer au processus de DDRR initié par le Président Touadéra, en conformité avec l'Accord sur le DDRR signé lors du Forum de Bangui en mai 2015. La Minusca encourage tous les Centrafricains à privilégier le dialogue, y compris à travers un accord rapide sur un processus de DDRR sans exclusive.

 

Centrafrique: les Casques bleus stoppent "un convoi d'hommes lourdement armés"
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Centrafrique-Presse.com
14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 00:18

 

 

http://www.un.org/ 12 août 2016 – Dans un contexte humanitaire difficile en République centrafricaine (RCA), l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et ses partenaires intensifient leurs efforts pour répondre à une récente épidémie de choléra dans les villages situés le long du fleuve Oubangui et soulignent le besoin urgent de ressources et d'aides supplémentaires pour le pays.

 

Le Bureau régional pour l'Afrique de l'OMS a confirmé jeudi par communiqué de presse la déclaration d'une épidémie de choléra en RCA le 10 août, avec 46 cas confirmés et 13 décès enregistrés dans les villes de Djoujou, Damara et Bangui.

 

« Cette épidémie de choléra dans les villages le long des rives de l'Oubangui ne fait qu'amplifier les besoins de sécurité sanitaires déjà inquiétants pour les Centrafricains qui ont déjà tant souffert des conséquences d'une crise humanitaire prolongée due à la guerre et aux déplacements », a déclaré le représentant de l'OMS en RCA, Michel Yao.

 

L'OMS et le ministère centrafricain de la santé et de l'assainissement ont activé un centre de commandement de lutte contre le choléra, qui comprend tous les partenaires humanitaires présents sur le terrain avec des groupes de travail couvrant la gestion des cas d'épidémie, la surveillance, l'eau, l'assainissement et l'hygiène, la communication des risques et la mobilisation sociale, la logistique, la sécurité et la gestion des cadavres.

 

Les patients arrivés dans la capitale, Bangui, sont pris en charge dans un centre médical soutenu par l'OMS avec du matériel de traitement provenant de stocks qui ont déjà été pré-positionnés dans le cadre du plan centrafricain de lutte contre le choléra pour la saison des pluies.

 

L'OMS a également précisé qu'une équipe mobile de partenaires de la santé mène des activités de traitement des sources d'eau et de sensibilisation des communautés dans les villages le long du fleuve Oubangui.

 

« La crise persistante dans le pays, y compris l'insécurité dans certaines régions, a exacerbé les problèmes existants. La surveillance des maladies est essentielle pour permettre une détection précoce et une réponse efficace aux épidémies telles que le choléra », a souligné M. Yao.

 

Le représentant de l'OMS en RCA a également souligné le besoin urgent d'aide et de ressources supplémentaires pour améliorer la surveillance des maladies et rétablir les services de santé, alors que de nombreuses menaces pour la santé publique existent toujours.

 

 

L'épidemie de choléra a déjà fait 16 morts en Centrafrique

 

http://www.voaafrique.com/  12 août 2016

 

"Au moins 16 personnes sont mortes dans la première épidémie de choléra en Centrafrique depuis 2011", écrit l'Unicef dans un communiqué.

 

"66 cas, dont au moins sept enfants, sont enregistrés le long du fleuve Oubangui", ajoute le fonds des Nations unies pour l'enfance.

 

"Les enfants, surtout en dessous de cinq ans, sont particulièrement vulnérables. Nous devons agir vite (...)", selon le représentant de l'Unicef en Centrafrique, Mohammed Malick Fall, cité dans le communiqué.

 

Le choléra entraîne une diarrhée sévère et une déshydratation parfois mortelle. Il est provoqué par l'absorption d'eau ou de nourriture contaminée par la bactérie vibrio, présente dans les matières fécales.

 

"Les enfants, en terme de diarrhée, c'est plus facile pour eux de transmettre la bactérie à d'autres individus du fait que l'on s'occupe d'eux plus souvent que d'autre personnes, mais la sévérité de la maladie est égale quelque soit l'â​ge de la personne." Dr. Christelle Ilboudo, spécialiste des maladie infectieuses de l'université du Missouri

 

L'Unicef indique fournir avec le ministère de la Santé des médicaments, de l'eau potable et des kits d'hygiène. L'agence des Nations unies mène aussi des campagnes de sensibilisation dans les zones touchées.

 

L'épidémie s'est déclarée dans la commune de Ndjoukou, à une centaine de kilomètres au nord-est de Bangui, frontalière de la République démocratique du Congo (RDC). Celle de fin 2011 avait fait au moins une vingtaine de morts dans la région de Bangui.

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit inter-communautaire qui a ravagé le pays - déjà l'un des plus pauvres de la planète - de 2013 à 2015 après le renversement du président François Bozizé.

 

La crise a fait plusieurs milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, selon l'ONU.

 

Centrafrique : L'OMS renforce sa réponse face à l'épidémie de choléra
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Centrafrique-Presse.com
14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 00:15

 

 

Le panorama des putschs militaires perpétrés en Centrafrique depuis son accession à l’indépendance politique est un sujet de grande inquiétude. En effet, si nous nous permettons de  faire un petit calcul par rapport à nos années d’indépendance politique, force sera de constater que sur les cinquante-six (56) années, le Centrafrique totalise plus de trente-cinq ans de pouvoir dirigé par des militaires. A mon humble avis, cela prouve à suffisance l’irresponsabilité et l’incompétence de la classe politique centrafricaine. Logiquement, cela doit nous interpeller tous. J’avoue franchement toute ma déception de constater que nous sommes en manque criard de  « professionnels politiques ». Et, j’affirme sans ambages que la crise actuelle est la résultante de cette  incapacité des partis politiques centrafricains à couvrir la totalité des questions citoyennes et celles des demandes sociales. 

 

A la lumière des événements qu’a connu le pays depuis le coup d’Etat manqué de 2001 en passant par le parachutage de Michel DJOTODJA à la tête du pays pour arriver à l’élection du Président  Faustin Archange TOUADERA en Février 2016, on peut ne pas  avoir l’outrecuidance de dire que les formations de certains partis politiques centrafricains sont dépourvues d’idées et de programmes sérieux. Leurs leaders paraissent plus préoccupés par les postes à occuper dans tel ou tel gouvernement que par l’intérêt du peuple Centrafricain. On note clairement que la conquête et la conservation des postes juteux demeurent leur unique souci au mépris du projet de société.

 

Le champ théorique de la politique centrafricaine est entièrement marqué par des discours démagogiques, mensongers,  irrationnels  et haineux. Le pouvoir pour le pouvoir demeure la finitude de la pratique politique dans ce pays. Les partis politiques dont la fonction générale est d’exercer le contrôle des mandats d’autorité, c'est-à-dire de rendre l’action politique conforme à des normes, ont tous manqué à leur devoir. Beaucoup de politiciens ne s’intéressent aux préoccupations des populations que lorsqu’il y a des élections. Cela pose même la question de leur crédibilité au niveau aussi bien national qu’international.

 

Il est temps aujourd’hui de leur rappeler qu’une Nation est comme une maison et on ne peut pas la bâtir sans plan. C’est toujours par rapport au projet initial de construction que l’on peut apprécier l’état d’avancement de sa maison. Il faut chercher à faire comme les Nations européennes en liant  intrinsèquement la problématique du développement centrafricain à la rationalité, c'est-à-dire à une certaine exigence de la méthode, de l’efficacité, de la prévision et de la planification. Ce que le peuple attend d’eux, en ce moment, c’est d’arrêter  de fantasmer et de le berner ; il a besoin des politiciens cultivés, véridiques et pragmatiques.

 

A l’aube de ce 56è anniversaire  de son indépendance politique, le peuple Centrafricain a besoin d’une nouvelle culture : celle du développement intégral.  Nos politiciens doivent faire de sorte que notre indépendance politique qui demeure jusque-là un mythe, devienne réalité. Qu’ils arrêtent de confier la gestion de notre  pays aux conseillers étrangers qui ne visent que leurs intérêts égoïstes. Ils doivent assumer leur responsabilité.   C’est à eux qu’on a confié notre destiné et celui de notre pays et non aux « conseillers étrangers ».

 

Somme toute, il faut que le politique Centrafricain retrouve sa dignité, son intégrité et sa fonction qui est de se mettre au service de la Cité et des citoyens. Nos responsables politiques doivent aujourd’hui s’évertuer à améliorer les conditions de vie de populations, en priorité, les plus démunies et vulnérables. Ils doivent aider à créer des conditions permettant à tout un chacun d’épanouir ses facultés, de vivre dans la liberté et la dignité, et d’être en mesure d’assumer lui-même, par son travail et par ses initiatives, la couverture de ses besoins essentiels individuels et ceux des personnes qui sont sous sa responsabilité. Il nous faut un Centrafrique de type nouveau, une rupture avec une certaine conception de la politique. Que s’installe une autre manière de faire de la politique et la mise en place d’un véritable Etat de droit.

 

Par Julien Junior KOVOCKOUA, Juriste, Spécialiste en Passation des Marchés

 

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12 août 2016 5 12 /08 /août /2016 18:41
Lu pour vous : Comment Idriss Déby fait plier la France ?

 

CHRONIQUE

 

Par Seidik Abba (chroniqueur Le Monde Afrique)

 

LE MONDE Le 11.08.2016 à 10h03

 

C’est la preuve irréfutable de la haute estime dans laquelle la France tient le président tchadien : le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a interrompu ses vacances estivales pour assister lundi 8 août à N’Djamena à l’investiture, en grandes pompes, d’Idriss Déby Itno pour un nouveau mandat de cinq ans. Mais à bien y regarder, les relations entre le président tchadien et son homologue français, François Hollande, n’ont pas toujours été excellentes.

 

On peut même affirmer que les rapports entre les deux chefs d’Etat ont été exécrables en 2012, au tout début du quinquennat de M. Hollande. Le président français, qui tenait encore à rester fidèle à sa promesse de campagne faite au Bourget, près de Paris, de « démanteler la Françafrique », se méfiait à son entrée à l’Elysée de ses homologues africains usés par leur longévité. Arrivé au pouvoir en décembre 1990 à la faveur de l’éviction de son prédécesseur Hissène Habré, Idriss Déby Itno faisait alors naturellement partie des parias à l’Elysée.

 

Après avoir accepté de recevoir le président tchadien, au terme d’un lobbying intense, François Hollande a fini par déprogrammer l’entrevue à quelques semaines du 14e Sommet de la Francophonie prévu fin novembre 2012 à Kinshasa. Piqué au vif, Idriss Déby Itno décide, en représailles, de ne pas se rendre à la grand-messe du monde francophone dans la capitale congolaise. Et comme pour mieux manifester son mécontentement, le chef de l’Etat tchadien choisit la période du Sommet pour effectuer une visite de travail en Afrique du Sud.

 

Il marque, à son retour du pays de Nelson Mandela, une escale à Kinshasa d’où venaient de repartir ses pairs du monde francophone, mais où il retrouve toutefois le président congolais Joseph Kabila, lui aussi, remonté à bloc contre François Hollande et « ses leçons de démocratie ». Entre Déby Itno et Hollande la rupture semblait alors consommée.

 

Sorti de la promotion 1986 de l’Ecole de guerre de Paris, le chef de l’Etat tchadien, que même ses adversaires politiques décrivent comme un redoutable guerrier, compte en France de solides amitiés dans les milieux militaires et à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Tout ce monde-là ne rêvait alors que d’une seule chose : remettre en selle leur filleul auprès de François Hollande. La décision du président français de lancer en janvier 2013 l’opération militaire Serval pour débarrasser le Mali des groupes djihadistes va leur en donner l’occasion.

 

A N’Djamena, le lobby militaire français réussit à convaincre Déby Itno de s’engager militairement au Mali aux côtés des forces françaises et des autres troupes africaines. Le chef de l’Etat tchadien, qui fleure la bonne affaire, décide d’y dépêcher des troupes d’élite lourdement armées avec comme Commandant en second son propre fils, le général Mahamat Déby Itno. La première manche est ainsi gagnée.

 

A Paris aussi, la manœuvre se poursuit auprès de François Hollande pour vanter l’engagement militaire décisif tchadien. Les lobbyistes pro-Déby Itno trouvent ainsi une oreille attentive auprès du général Benoît Puga, à l’époque chef d’état-major particulier du président français, de l’Amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées françaises et du général Didier Castres, sous-chef d’etat-major Opérations.

 

Distingués pour leurs engagements aux combats sur le champ de bataille, les militaires tchadiens sont choisis par l’armée française pour l’opération de « nettoyage » des montagnes des Ifoghas. Suivant le schéma tactique convenu, les français prennent le flanc ouest, les Tchadiens le flanc est avec pour objectif une jonction au centre. L’armée tchadienne s’acquitte de son mandat avec efficacité et rapidité. C’est le triomphe pour Déby Itno.

 

Retournement de situation

 

Plus rien ne sera dès lors comme avant pour le président tchadien. Le paria du début du quinquennat accéde ainsi au statut d’allié stratégique et incontournable de la lutte contre le terrorisme au Sahel. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les militaires français ont choisi N’Djamena pour y installer le quartier général de l’opération Barkhane, héritière de Serval mais élargie à la lutte contre les groupes djihadistes dans toute la bande sahélo-saharienne. 

La crise centrafricaine va par ailleurs donner à Déby Itno une nouvelle occasion de conforter sa position d’interlocuteur incontournable de la France.

 

Connaissant l’influence du Tchad sur les rebelles de la Séléka, c’est en effet par Idriss Déby Itno que Paris passe pour obtenir en janvier 2014 la démission du président Michel Djotodia du pouvoir et la mise en place d’une transition à Bangui. Comme le souligne avec justesse, notre confrère Christophe Boisbouvier de RFI dans son ouvrage Hollande, l’Africain (La Découverte, octobre 2015), cette nouvelle conjoncture va consacrer le leadership des militaires dans la gestion des relations entre la France et les pays d’Afrique subsaharienne, dont le Tchad d’Idriss Déby Itno.

 

Derrière l’alliance stratégique entre Déby et la France dans la lutte contre le terrorisme, l’opposition tchadienne pointe du doigt le « renoncement total » de Paris à soutenir la défense de la démocratie et des droits de l’homme au Tchad. Elle cite, pour étayer ce constat, le profil bas affiché par la France lors de la présidentielle controversée du 10 avril, tout comme son silence lors de l’incarcération de plusieurs figures de la société civile tchadienne à la veille du scrutin présidentiel.

 

Myopie française

 

D’autres événements sont venus conforter les opposants tchadiens dans le sentiment que l’Elysée et le Quai d’Orsay ont choisi de passer la démocratie et les droits de l’homme par pertes et profits pour ménager Idriss Déby Itno.

 

Il y a d’abord eu l’expulsion manu militari du Tchad en juin 2015 du journaliste de RFI Laurent Correau. L’ambassadrice de France au Tchad, Evelyne Decorps, avait été physiquement empêchée à l’époque d’accéder à notre confrère à l’aéroport international de N’Djamena, sans que la France ne lève le petit doigt. La diplomatie française avait manifesté ensuite la même désertion lorsque le jeune écrivain français de 25 ans, Thomas Dietrich, a lui aussi été expulsé, en avril 2016, par la force du territoire tchadien.

 

Le dossier des militaires tchadiens disparus après la dernière présidentielle pour n’avoir pas voté pour Idriss Déby Itno est cité comme preuve supplémentaire de la complaisance de Paris envers son allié dans la lutte contre le terrorisme. Pour les opposants et les proches des militaires présumés disparus, l’attitude de la France est d’autant plus incompréhensible que certains d’entre eux travaillaient directement avec des éléments de Barkhane.

 

« De passage à N’Djamena,Jean-Yves Le Drian a posé la question sur le sort des militaires à Déby qui lui a répondu qu’ils étaient en mission, se défend une source en charge de l’Afrique à l’Elysée. Nous en avons pris acte. »

 

C’est justement cette prudence qui fait dire à l’opposition tchadienne que la France n’est plus neutre au Tchad et qu’elle a tourné le dos à la défense de la démocratie et des droits de l’homme au profit de Déby Itno, le paria du début du quinquennat, devenu allié stratégique dans la lutte contre le terrorisme.

 

Seidik Abba, journaliste et écrivain, auteur de « Rébellion touarègue au Niger. Qui a tué le rebelle Mano Dayak ? », l’Harmattan, 2010.

 

Seidik Abba chroniqueur Le Monde Afrique


 http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/08/11/comment-idriss-deby-fait-plier-la-france_4981230_3212.html#uwwjaeVYWQrEHqll.99

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