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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 01:47
Les Russes envoient des centaines de mercenaires en Libye

 

Lu pour vous

 

By Nicolas Beau  mondafrique.com 28 novembre 2019

 

Les mercenaires russes de la compagnie privée Wagner qui soutiennent les troupes de l’ANL donnent un sérieux coup de main à l’offensive lancée le 4 avril par le maréchal Haftar pour mettre la main sur la Libye

 

Combien sont-ils? Les estimations sur le nombre de mercenaires russes envoyés en Libye aux cotés de l’ANL d’Haftar varient considérablement. Les « privés » appartenant à la compagnie russe Wagner, qui est intervenue notamment en Centrafrique, au Soudan et en Syrie avec une extrême brutalité, seraient près de 150 d’après des sources basées à Moscou, 500 pour des ONG libyennes et jusqu’à 2000 pour le département d’Etat américain.

Lors de la rencontre entre le maréchal Haftar et le ministre russe de la Défense, Segueï Choïgou, le 7 novembre 2018 à Moscou, le patron de Wagner, Evgueni Prigojine, était présent sur la photo.

Un scénario syrien

Un diplomate occidental basé à Tripoli, cité par le Monde (23/11), estime lui que près d’un millier de mercenaires russes combattrait aux cotés d’Haftar. « Tout cela est très préoccupant, note ce dernier, on risque un scénario de type syrien ».

Les forces loyales du gouvernement d’union nationale de Faiez Sarraj basé à Tripoli et reconnu par la communauté internationale sont désormais sur la défensive. L’intervention au sol des militaires russes et la livraison de drones performants venus des Emirats Arabes Unis, ont permis à l’ANL d’Haftar de marquer « des avantages modestes mais systématiques », note un chercheur allemand, Wolfran Lacher, cité lui aussi par « le Monde ».

Et la France dans tout cela?

Moscou n’a jamais digéré l’intervention occidentale en Libye en 2011, un bouleversement géo politique dont ils avaient été tenus à l’écart alors que Dmitri Medvedev présidait la Russie. Vladimir Poutine qui a le vent en poupe en Syrie et en Afrique est bien décidé à placer ses pions en Libye.

Les Américains s’alarment naturellement de la présence croissante des Russes. Les Français nettement moins; le silence de la diplomatie française est même étourdissant. Et pour cause, la politique française en Libye, menée notamment par Jean Yves Le Drian, chef de la diplomatie, est marquée depuis des mois par une totale duplicité; Paris soutient du bout des lèvres le gouvernement de Faïez Sarraj, mais soutient dans les coulisses du conflit libyen les forces d’Haftar.

Au nom d’une lutte contre le terrorisme qui a bon dos pour couvrir des arrangements moins glorieux du ministre français.

 

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 01:43
Mali, une hostilité grandissante contre la France

 

Lu pour vous

 

 

By La rédaction de Mondafrique 27 novembre 2019

 

L’euphorie qu’avait provoquée l’arrivée des troupes françaises, en 2013, s’est estompée laissant place à un sentiment anti-français de plus en plus fort au sein d’une partie de la population, lassée par une guerre qui s’éternise. Les manifestations récentes et la déclaration fracassante de l’artiste Salif Keita en sont l’illustration parfaite.

En 2013, les soldats français étaient accueillis en héros par une foule en liesse tout au long de leur passage sur les routes. Six ans plus tard, l’ambiance n’est plus la même et les populations n’hésitent plus à accuser les militaires de la force Barkhane d’être complices des djihadistes. Les raisons de la montée en puissance du sentiment anti-français s’expliquent surtout par la gestion du cas de Kidal et de la détérioration de la situation sécuritaire au Centre et au Nord.

Le problème Kidal

En effet, en 2013, la majorité des Maliens n’avait pas compris pourquoi les soldats français avaient laissé les forces du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (Mnla) libérer la ville de Kidal, contrôlée depuis des mois par le groupe salafiste Ansar Dine d’Iyad Ag Ghaly. Une incompréhension majeure était née de là, entre la population malienne et les troupes de Paris. Aussi, Kidal demeure toujours sous l’emprise des groupes armés notamment ceux de la coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), échappant ainsi au contrôle de l’Etat. Cette situation provoque la colère des populations qui ont aussi eu le sentiment que la France « collaborait » avec des « ennemis » du Mali, comme la CMA [analyse Aurélien Tobie, chercheur et chargé de mission en faveur de la paix au Mali pour le Stockholm international peace research Institute.

Beaucoup de Maliens reprochent notamment aux forces françaises de privilégier les intérêts de la CMA et sont, de ce point de vue, au centre des alliances entre groupes armés qui se font et se défont au rythme des saisons.

Au sein de l’opinion malienne, l’on est convaincu que la rébellion touarègue a fait un compromis avec l’Otan et la France en abandonnant Kadhafi en pleine crise libyenne. Le marché était que si elle quittait le sud de la Libye, la France l’aiderait au mieux dans ses revendications au Mali. Vrai ou Faux ? Au vu de certains évènements troublants, l’on est tenté de croire à la thèse du complot contre la République du Mali. Et pour cause, la rébellion du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui a commencé ses attaques le 17 janvier 2012, a été aussitôt condamnée par la CEDEAO, l’Union africaine (UA) et les États-Unis. Mais pas explicitement par la France.

La mémoire coloniale

Aussi, combattu par leurs alliés djihadistes, Serval dans son intervention pour libérer le Mali a permis la régénération du MNLA. Et certains médias français se sont investis pour séparer théoriquement ce mouvement des djihadistes. Alors que lors de l’occupation du Nord, les populations se sentaient plus en sécurité avec AQMI et MUJAO qu’avec le MNLA qui violait, pillait, volait et tuait sans état d’âme.

Autant d’actes qui ont longtemps cristallisé la colère des maliens contre la puissance colonisatrice. Et le fossé s’élargisse, au rythme des actions de Barkhane en faveur de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), chaque fois que celle-ci est menacée. Pas aussi lointain que la semaine dernière, de violents affrontements avaient opposé les combattants du GATIA (Groupe d’auto-défense touareg Imghad et alliés) aux éléments de la CMA. La suite est connue Le Gatia a fini par abandonner la ville de Ménaka et de Kidal. En réalité, le Gatia avait subi la pression (l’intervention ?) des forces françaises et de la Minusma. Ce n’était pas une première.

En effet, en juillet 2016, des responsables du Gatia et de la Plateforme avaient dénoncé l’ingérence française en ces termes : « les français ont sauvé leurs protégés ». C’était à la suite de violents combats à Kidal. On se souvient aussi que la plateforme avait pris la localité de Ménaka, le 27 avril 2015. Elle sera contrainte, à la faveur d’un « arrangement sécuritaire » de quitter cette localité. Il s’est avéré que la pression de la médiation visait surtout à satisfaire les désidératas de la CMA, qui avait fait de ce retrait un préalable à la signature de l’accord de paix déjà entériné le 15 mai 2015 par le gouvernement malien et ses alliés. Également, toujours sur fond de chantages et de fourberies, la CMA avait aussi réussi à retrouver ses positions à Anéfis, d’où elle avait été chassée par la Plateforme, en septembre 2015. Pour y revenir, la CMA a dû faire appel à ses soutiens occultes. Après les évènements d’Anéfis, survint ceux de Kidal. Là également, les casques bleus de la Minusma ont unilatéralement établi (18 août 2015) une zone de sécurité autour de la ville de Kidal, afin d’empêcher le Gatia d’entrer dans la ville de Kidal. En réalité, le jeu était orchestré par la France qui fait tout pour maintenir Kidal sous le contrôle des rebelles de la CMA. Conséquence : l’autorité de l’État n’a pas été retrouvée (à Kidal) et ne peut pas l’être, puisque la France l’interdit.

Au-delà, la question majeure qui se pose aujourd’hui est la suivante : Que font les militaires français déployés au Nord du Mali ?

La dégradation de la situation sécuritaire

L’autre grief des populations à l’encontre des forces françaises est la dégradation de la situation sécuritaire au fil des années de l’opération Barkhane. Aux combats qui se poursuivent dans le Nord, se sont ajoutées des conflits intercommunautaires qui ont fait basculer la région du Centre dans le chaos. «Dans le Nord du pays, le désarmement des groupes armés n’a guère avancé et le gouvernement a réalisé des progrès insuffisants en matière de rétablissement de l’autorité de l’État, ce qui a aggravé l’absence d’État de droit et le vide sécuritaire, facilitant un banditisme généralisé et le déplacement de nombreuses personnes. Dans le Centre du Mali, la présence de groupes armés islamistes et les mesures d’intimidation à l’encontre de la population se sont accentuées tout au long de l’année, entraînant plusieurs exactions graves, dont des exécutions sommaires de fonctionnaires locaux et de personnes suspectées d’être des informateurs du gouvernement», s’alarmait l’ONG Human Rights Watch dans son rapport 2017 sur la situation au Mali.

Paris, qui mène toujours une chasse aux djihadistes dans le désert, n’est en revanche pas intervenu dans le Centre du pays pour maintenir la paix. Une dichotomie dans l’investissement militaire français qui laisse un goût amer dans la bouche d’une partie de la population malienne, confrontée chaque jour à une montée de l’insécurité.

« On les voit, ils sont là et on continue de nous attaquer. C’est devenu même pire qu’avant. On tue les gens au Centre, au Nord. Où sont les soldats français ? S’ils veulent nous aider, ils n’ont qu’à nous aider en donnant du matériel seulement à nos soldats qui vont eux-mêmes faire le travail», s’indigne Adama Keita, commerçant au grand marché de Bamako.

Un discours majoritaire chez les habitants qui ne voient pas l’utilité de la présence de Barkane. En effet, malgré Barkhane, qui a remplacé, le 1er août 2014, l’opération Serval déclenchée début 2013 au Mali, le septentrion malien n’a pas vu diminuer les activités des djihadistes et d’autres groupes armés qui s’y sont confortablement installés. Les attaques récentes contre l’armée avec son lot de lourdes pertes le certifient de la belle manière, tout comme les embuscades quotidiennes et les explosions des mines dans les régions de Mopti, Tombouctou et Gao. Aujourd’hui au Nord, rien ou presque n’a encore été réglé.

Paris est plus généralement accusé de nombreux maux par les habitants qui côtoient ses militaires. Pour les populations locales, l’ex-puissance coloniale dissimule ses véritables motivations sur les raisons de sa présence renforcée sur le continent. Dans une note d’analyse datant de juillet 2016, le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (Grip), un centre de recherche indépendant fondé à Bruxelles en 1979, livre les résultats d’une enquête réalisée pour connaître l’opinion des populations (Maliennes) sur la présence de soldats étrangers sur son sol. Le résultat est accablant pour la France. Plus de 76% des sondés souhaitent le départ des forces françaises.

Aujourd’hui, le pouvoir à Bamako n’a ni le courage ni la force pour accuser Paris de soutenir la rébellion touarègue. Laquelle a bien compris la complexité des enjeux, en insistant dans sa communication sur son opposition aux djihadistes. Et en prétendant réussir à lutter contre ces derniers, là où précisément le Mali a jusqu’à présent échoué.

Cependant, le peuple malien ne cache pas sa colère et ne mâche pas non plus ses mots.

Dans les colonnes des journaux et/ou à travers des manifestations, des maliens dénoncent le jeu trouble des autorités françaises. La dernière manifestation en date, le 8 août 2019. Ce jour-là, ils étaient des milliers à dénoncer ce qu’ils appellent « la partialité de la France » dans le conflit qui opposent l’Etat malien aux groupes armés. Sur les pancartes des manifestants, on pouvait lire « France = CMA ». Des messages accusateurs qui remettent en cause la mission de lutte contre le terrorisme de la France au Mali. « Lorsque les français sont venus, ils ont libéré Gao, Tombouctou sauf Kidal. Pourquoi pas Kidal ? », s’interrogeaient les manifestants. « Kidal la cité interdite. Kidal avec un autre drapeau différent de celui du Mali sous les yeux de la Minusma et de la force Serval devenu entre-temps force Barkhane », s’indignait un autre manifestant? Et dans les jours à venir, ces manifestations sur fond de dénonciation pourraient s’étendre dans tout le pays.

Malijet.fr

*Source : Sen360.sn

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 01:37
Journées portes ouvertes de l’Union Européenne en Centrafrique
Journées portes ouvertes de l’Union Européenne en Centrafrique

 

Lancement officiel des  journées portes ouvertes de l’Union européenne en Centrafrique par le chef de l’État Touadera

 

 28 novembre 2019 , 6:04 

 

L’Union européenne en Centrafrique, Samuela Isopi. Cette cérémonie inaugurale a eu lieu en présence des plusieurs hautes personnalités dont les présidents des institutions républicaines, les membres du gouvernement présents à Bangui et les corps diplomatiques accrédités en République centrafricaine.

Organisées en étroite collaboration avec ses États membres et ses 53 partenaires comme les institutions, les agences de coopération des États membres, les ONG internationales et nationales et les agences des Nations-Unies, les journées portes ouvertes de l’UE (JPO) sont déjà ouvertes au public banguissois afin qu’il  découvre l’UE dans sa diversité géographique, historique et culturelle.

 Cette première édition des JPO permet aux Centrafricains de connaître tous les domaines de la coopération UE-RCA représentés entre autres par la relance économique, les services sociaux de base tels que la santé et l’éducation, les infrastructures, la consolidation de l’État poursuivi à travers l’aide budgétaire, la formation des forces de défense et de sécurité, l’appui à la justice, le soutien au secteur privé, ou encore l’aide humanitaire.

 Samuela Isopi, l’ambassadrice de l’Union européenne en Centrafrique, présente les enjeux de cette première édition des journées portes ouvertes qui offre la possibilité aux Centrafricains de s’exprimer, « pour la première fois, les journées portes ouvertes de la coopération UE-RCA donneront la parole aux Centrafricains. Ce sont les Centrafricains, les protagonistes de cette coopération, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale pour le relèvement et consolidation de la paix, le RCPCA, adoptés à Bruxelles en novembre 2016. Ce sont les Centrafricains en tant que bénéficiaires, mais surtout en tant qu’acteurs de la paix, de sécurité et de développement, qui sont les protagonistes de ces journées et les vrais artisans de l’avenir de leur pays. Le relèvement et le développement de la Centrafrique ne se feront que par les Centrafricains eux-mêmes », a précisé la cheffe de la délégation de l’UE-RCA, Samuela Isopi.

 Félix Moloua, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération et ordonnateur national du Fonds Bakou dans son allocution de la circonstance ont plaidé pour qu’il y ait plus de visibilité sur les actions de l’UE en Centrafrique, « cependant, nous avons constaté qu’il n’y a pas assez d’actions de visibilité d’envergure sur l’ensemble des interventions de ce partenaire au développement durant toute cette période, malgré les résultats visibles obtenus », a constaté Félix Moloua.

 L’alliance française de Bangui se transformera pour l’occasion en Village commun “I LA!” composé de 9 quartiers regroupés par “domaine d’intervention” liés à la coopération UE-RCA, ainsi que d’un quartier consacré à l’Union européenne et ses États Membres.

Le nom des quartiers traduits en sango est un message fort de rassemblement et d’engagement commun comme le recommande l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) signé le 6 février 2019 entre le gouvernement et les groupes armés.

 Dix rencontres-débats et ateliers sont programmés pour échanger et débattre des thématiques d’actualité et d’intérêts pour les CentrafricainsL’Union européenne est présente en République centrafricaine depuis 1957 et ses nombreuses interventions à travers différents cycles de financements témoignent à suffisance son engagement depuis plusieurs décennies auprès de la RCA.

Il est à noter que dans le cadre de cette première édition des JPO de l’UE en Centrafrique, un atelier focus sur le Fonds Bekou aura lieu à l’Alliance française de Bangui ce vendredi 29 novembre 2019 à 9h45.

 

Jefferson Cyrille Yapende   

 

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 01:28
Centrafrique : face à l’offensive russe, la France réagit
Centrafrique : face à l’offensive russe, la France réagit

 

Lu pour vous 

 

https://lanouvelletribune.info/ Par Florian Guénet 27 novembre 2019

 

En visite à Bangui, le directeur Afrique du Quai d’Orsay a participé mardi dernier à une réunion relativement importante pour redéfinir et rappeler le rôle de la France en Centrafrique. Une relation qui, traditionnellement, s’est toujours bien déroulée, même si les derniers mois, la coopération entre les deux nations a connu quelques soubresauts.

Trois heures durant, les deux parties ont ainsi eu l’occasion de discuter de divers sujets, évoquant tour à tour les questions liées à la sécurité, la situation humanitaire ou la bonne gouvernance. L’idée était alors de remettre à plat les relations entre les deux pays, tendues depuis plusieurs mois à cause notamment de la présence russe sur le territoire que le gouvernement français voit d’un très mauvais œil.

Il y a quelques mois, le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s’en était d’ailleurs ému auprès de son homologue russe Sergueï Lavrov, invitant le Kremlin à laisser le président Touadéra à tenir et mettre en place ses engagements constitutionnels.

La France, soucieuse de son rôle en Centrafrique

Face à la menace russe et à la possibilité de perdre en influence sur le territoire, la France a donc décidé de répliquer et de s’impliquer le plus possible en Centrafrique. Un échange salué par Sylvie Baïpo-Temon, ministre centrafricaine des affaires étrangères, qui a souligné le caractère inédit de cette démarche.

De quoi lancer une nouvelle dynamique dans les relations entre les deux nations, symbolisées par ailleurs, par la rencontre entre les chefs d’État des deux nations, le 5 septembre dernier. Une manière de normaliser la politique commune d’autant que ce type de rencontre est amené à se réitérer tous les ans.

Une rencontre amenée à se répéter

Une idée à laquelle Rémi Maréchaux directeur Afrique du Quai d’Orsay adhère totalement. Selon ses dires, les relations entre la France et la Centrafrique viennent de connaître une subite avancée. 

Après un inventaire réalisé, des nouvelles questions ont été soulevées, notamment en ce qui concerne l’éducation supérieur ainsi que les besoins nationaux en matière de renforcement de la sécurité. Enfin, il convient de noter que le montant de l’aide allouée par la France à la Centrafrique est en hausse de 130 millions d’euros, en comparaison à 2019.

 

 

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 23:56
Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition
Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition
Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition
Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition
Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition
Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition
Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition
Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition

 

 

Centrafrique: une nouvelle plateforme rassemble les leaders de l'opposition

 

Par RFI Publié le 28-11-2019 Modifié le 28-11-2019 à 23:37

 

Une nouvelle plateforme d’opposition a été créée à l’initiative d’Anicet Georges Dologuélé. L’objectif : organiser « une coalition de l’opposition démocratique », une structure pour parler d’une seule voix. Elle regroupe une quinzaine de partis politiques dont les principaux leaders d’oppositions.

Anicet Georges Dologuélé, Bertin Béa, Karim Meckassoua, Nicolas Tiangaye, Ferdinand Nguendet, Désiré Kolingba… Ils ont décidé de se regrouper dans une plateforme purement politique à la différence de celle d’E Zingo Biani qui accueille aussi des organisations de la société civile.

« Une convergence de points de vue » a permis ce regroupement expliquent-ils. Plusieurs thématiques réunissent ces leaders d’opposition : la dénonciation de l’accord de Khartoum et des violences qui se poursuivent sur le territoire ou encore leur désaccord quant à la mise en place du comité stratégique d’appui au processus électoral qu’ils qualifient de « machine de fraude ».

« Tout reste à définir », tempèrent certains. Et déjà des divergences pourraient diviser cette nouvelle union. En toile de fond, les élections générales de l’année prochaine.

Certains de ces leaders défendent l’idée d’une nouvelle transition estimant que les conditions sécuritaires ne sont pas réunies pour l’organisation du scrutin. D’autres veulent l’organisation d’élections crédibles dans les temps. Ce que défend le gouvernement, soutenu par la Minusca, qui souhaite coûte que coûte le respect du calendrier électoral.

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 22:39
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga appelle le gouvernement et les politiques au dialogue

 

BANGUI, le 28 novembre 2019 (RJDH) ---Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga appelle le gouvernement et les partis politiques à un dialogue sur l’épineuse question du comité stratégique d’appui au processus électoral qui s’est invité dans le débat politique ces temps derniers. Un appel lancé dès son arrivée à l’aéroport Bangui-M ’poko le mardi 26 novembre après avoir représenté le Pape au quatrième congrès sur la Miséricorde divine au Burkina-Faso.

Le paysage politique centrafricain risquerait de s’obscurcir avec des prises de position tranchées de la classe politique s’opposant à la mise en place du comité d’appui au processus électoral porté par le gouvernement centrafricain.

Cette forme de contestation qui se dessine inquiète le prélat, Dieudonné Nzapalainga, qui a lancé un appel au dialogue à l’endroit de toute la classe politique pour éviter une éventuelle crise politique et créer un climat apaisé pour le processus électoral. «  On ne pourra jamais trouver la solution si on n’engage pas le dialogue. Seul le dialogue, pourra poser carte sur table ce qui nous fâche et se dire des choses, chercher des solutions », a souhaité l’homme d’église.

« La fuite en avant ne nous apportera pas de solution. En même temps aussi, tous ceux qui veulent être conservateurs ne pourront pas faire évoluer ce pays. Il va falloir qu’on s’asseye et qu’ensemble on trouve des solutions », dit-il.

Pour le leader religieux, les élections sont des moments favorables dans lesquelles le peuple s’exprime librement sans qu’elles ne soient entachées d’irrégularités, « le moment des élections, c’est le moment favorable où on donne la parole au peuple de choisir qui doit conduire sa destinée, car l’on parle de destin commun. Et nous pensons que, c’est important que nous y allons dans la sérénité. Mais quand on y va avec la colère, la haine et bien cela peut susciter des tensions. Nous avons assez souffert et nous voulons une autre perspective », a déclaré Dieudonné Nzapalainga.

Même si le gouvernement affiche sa volonté de tenir le calendrier électoral en justifiant la mise en place de ce comité, rien n’est sûr que la classe politique puisse s’aligner dans cette logique. Car les partis politiques y voient en cela des germes d’un échec du processus électoral.

 

 

Centrafrique : Deux conventions à hauteur de 14 millions d’euro signées entre la RCA et la France

 

BANGUI, le 28 novembre 2019, (RJDH) ---Le dialogue politique Centrafrique-France a débouché sur la signature de deux conventions. La signature a eu lieu ce mardi 26 novembre 2019 entre Félix Moloua, ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération et l’Agence Française de Développement.  

La première convention se chiffre à hauteur de 10 millions d’Euros, soit 6,66 milliards de francs CFA. Le montant représente l’aide Budgétaire de la France à travers l’Agence Française de Développement destiné à rembourser une partie des arriérés de salaire et de pension. La seconde convention est relative au financement du projet de la promotion des initiatives locales et environnementales pour la gestion des inondations, (PILEGI) d’un montant de 4 millions d’euros soit près de 2,6 milliards de francs CFA. Ce projet PILEGI a pour finalité, « d’améliorer les conditions de vie des populations vivant dans les 1er et 2ème arrondissements de Bangui suite aux inondations », indique le document.   

Le projet structuré autour de quatre composantes a pour objectifs de, « réduire les risques liés aux inondations et aux questions sanitaires ainsi que les malades hydriques et paludisme.  Ceci pour favoriser l’emploi en proposant des travaux à haute intensité de main d’œuvre (Timo) et le recrutement de PME local du secteur BTP. Egalement, à renforcer des capacités des institutions et des dynamiques collectives dans l’appropriation et la gestion des services urbains ».

Selon le communiqué, ce concours vient compléter le portefeuille de l’Agence Française de Développement en Centrafrique représentant plus de 78 millions d’euros de projets actifs visant à soutenir la relance de secteur prioritaire et à répondre aux enjeux de développement de court et moyen terme. Au cours de ces échanges qui ont duré plus de 3h, les deux partenaires sont également convenus de la nécessité de procéder à la revue des accords bilatéraux, la poursuite des travaux pour la définition d’un cadre de suivi de ce partenariat pour le rendre plus efficace, à travers des consultations politiques.

A cette occasion, la France a annoncé l’octroi de 118.000 euros d’aide d’urgence pour les victimes de récentes inondations. Cette appui sera mise en œuvre par la croix rouge française.

 

 

Centrafrique : Le CNLS table sur 5 milliards FCFA pour la mise en œuvre du plan d’accélération et de prévention du VIH/SIDA

 

BANGUI, le 26 novembre 2019 (RJDH) ---Environs 5 milliards de FCFA, c’est le montant que le Comité National de Lutte Contre le Sida (CNLS) souhaite réunir avec le concours des partenaires financiers en vue de permettre la mise en œuvre du plan d’accélération de la prévention du VIH/SIDA d’ici 2020. Ce plan permet à tous les acteurs accompagnant le gouvernement à réduire le taux d’infection dans le pays.

L’organe technique national en charge de la lutte contre le VIH/SIDA souhaite, à l’issue de cette table-ronde de ce mardi 26 novembre 2019, réunir avec le concours des partenaires techniques et financiers plus de 5 milliards FCFA pour faciliter la mise en œuvre du plan d’accélération et de la prévention du VIH/SIDA d’ici 2020. Le plan est défini autour de quatre (4) axes stratégiques prioritaires pouvant permettre de balancer la courbe du taux de prévalence qui est de 4,9 % dans le pays encouragé par des nouvelles infections annuelles, touchant les personnes âgées de 15-49 ans (2010-2017).

Les quatre axes stratégiques et prioritaires tournent autour de la prévention de transmission de mère à l’enfant, prévention chez les populations ciblées, (jeunes filles et garçons et autres franges de la population ainsi que les plus vulnérables), de renforcement de la gouvernance par l’appropriation, le financement, la coordination et le suivi ou évaluation.

L’atteinte de ces objectifs, le Gouvernement centrafricain doit permettre la décroissance de la courbe de l’épidémie. « C’est un plan qui est prévu de 2019 à 2020 avec comme objectif de réduire la transmission de VIH de la mère à l’enfant. Réduire également la transmission de cette pandémie  au sein de la population  à savoir les professionnels de sexe, les déplacés ainsi que les hommes ayant de rapport sexuel avec les hommes. Ce plan fait un montant de 5 milliards de FCFA, ce que nous avons pour le moment dans la caisse est 3 milliards de FCFA. Nous sollicitons nos partenaires à une mobilisation financière pour la mise en œuvre de ce projet », a expliqué le Coordonnateur du CNLS, Professeur Sylvain Wilfried Nambei.

Le financement de ce plan s’avère nécessaire car la fourniture des ARV se fait avec intermittence. C’est pourquoi, âgée de 16 ans, une fille vivante avec le VIH appelle les partenaires à s’impliquer dans ce projet pour éviter la rupture d’ARV dans les hôpitaux, « bien que je vis avec le virus. J’ai des droits et des obligations qui devraient être garantis, respectés et préservés. Je profite de cette assise de lancer un message à tous nos partenaires nationaux et internationaux, les bailleurs et les pays amis de la RCA d’aider ce projet financièrement afin de lutter contre cette maladie et éviter les ruptures d’ARV pour ceux qui vivent avec cette maladie», a-t-elle plaidé.

L’organisation de cette table-ronde des bailleurs de fonds est de combler le gap financier pouvant permettre de mobiliser les ressources nécessaires au développement du plan.

 

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 22:34
Bangui accueillera le « Forum for Africa development 2020 »
Bangui accueillera le « Forum for Africa development 2020 »

 

Lu pour vous

 

Faustin Archange Touadera : « Il y a des avancées dans le sens de l’amélioration de notre économie »

 

https://agencecamerounpresse.com/ jeudi, 28 novembre 2019 17:44

 

Le président de la République centrafricaine voit d’un bon œil les efforts de la sous-région Afrique centrale. Ceci au niveau économique et de l’intégration.

 

Le 22 novembre dernier, Yaoundé la capitale politique camerounaise abrite un sommet extraordinaire de la communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Cinq chefs d’Etat sont présents ici, à l’exception du président gabonais donc l’état de santé est fragile en ce moment. À la sortie de cette rencontre les chefs d’Etat  font plusieurs annonces. Ils expriment  leur volonté de voir  évoluer le FCFA.

Les cinq chefs d’Etat passent surtout  en revue, la coopération monétaire avec la France. Ils décident d’engager une réflexion approfondie sur les conditions et le cadre d’une nouvelle coopération. Dans cette lancée, la Banque des Etats d’Afrique centrale (Beac) doit proposer dans des délais raisonnables un schéma approprié conduisant à l’évolution de la monnaie commune.

Présent à Yaoundé, le président centrafricain ne cache pas sa joie. Sa gratitude va surtout à l’endroit du numéro un camerounais.  « Nous sommes très satisfaits de l'initiative du président Paul Biya, président en exercice des chefs d'Etat de la Cemac. Il  a vu juste en nous invitant à ce sommet extraordinaire. Il a été un moment important. Car, compte tenu de la situation de la sous-région, il était utile que nous puissions nous retrouver et évaluer les grandes décisions prises il y a quelque temps à Yaoundé, puis à N'Djamena », confie Faustin Archange Touadera, à Cameroon Tribune.

Pour le président centrafricain, il est important de revisiter les grands chantiers communs, surtout en ce moment très crucial pour la Cemac. Plus loin, il note qu’il y a des avancées significatives. Surtout dans le sens de l’amélioration de nos économies et de la gouvernance. « Cette réunion a été opportune pour nous, chefs d'Etat. Le secteur de l'intégration est prioritaire, c'est-à-dire le développement des infrastructures qui permettent de favoriser la circulation des biens et des personnes », poursuit ce dernier. 

Après cette lecture très appréciable de la Cemac, il appelle à faire mieux. « Cela a été relevé, il est question de redoubler d'efforts dans le sens de l'intégration régionale, et aussi l'amélioration de la gouvernance économique dans la sous-région. Ces deux points ont fait l'objet de discussions. Nous avons décidé que l'intégration doit vraiment être réelle, ainsi que la coopération et les échanges entre nos pays ».

 

 

Afrique/Economie/Bangui, la capitale centrafricaine accueille le « Forum for Africa development 2020 »

 

Par Afrique Matin Sur Nov 28, 2019 Par Brou François/afriquematin.net

 

La République Centrafricaine abritera, au mois de  mars 2020, un important évènement. Il s’agit du forum pour la promotion de l’investissement dénommé « Forum for Africa development 2020 ». Ce Forum se tiendra à Bangui, sous le parrainage du Président Faustin-Archange Touadéra.

Le développement économique et social d’un pays implique la mise en place d’infrastructures modernes dans tous les secteurs économiques. Conscients de ce fait, les autorités centrafricaines, avec à leur tête le président Faustin-Archange Touadéra, ont décidé de promouvoir l’investissement en vue de la relance économique post-crise. Ainsi, Bangui accueillera, dans quelques mois, des hommes d’affaires, des investisseurs qui viendront de divers horizons pour le  développement de la République Centrafricaine.

En prélude à ces assises, William Bogui, opérateur économique ivoirien et  grand artisan de cet important rendez-vous du donner et du recevoir, donne quelques grandes lignes.

« La République Centrafricaine   regorge   beaucoup de potentialités et d’opportunités dans tous les domaines. Bangui est une ville en pleine mutation infrastructurelle, et c’est l’occasion choisie de faire connaitre et faire découvrir ce pays à des investisseurs.  Plusieurs objectifs  sous-tendent ce grand rendez-vous que nous organisons au mois de mars 2020. Nous voulons faire comprendre que  le pays est attractif en termes d’investissements, faire connaitre les ambitions affichées par les gouvernants et amener les populations à croire en l’émergence de leur pays. Vous êtes sans savoir que la Centrafrique sort d’une crise militaro-socio-politique. Pour atteindre l’émergence, il est important de redonner de la vie, de la confiance à ce peuple. Ce qui nous a amenés à choisir le thème « Investir dans les objectifs du développement durable », explique-t-il.

A cette rencontre d’affaires, sont attendus plusieurs participants qui viendront des cinq continents du globe.

« Forum for Africa development 2020 » sera l’occasion pour  des décideurs, des investisseurs et autres hommes d’affaires d’apporter leur expertise, voire leur soutien au développement de la Centrafrique », a conclu William Bogui.

 

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 22:12
Nouvelles nationales sur RNL
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RCA : Controverse autour du comité stratégique d'appui aux élections, Faustin Archange Touadéra brise le silence

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 28 novembre 2019 11:56

 

A un an des prochaines élections groupées en Centrafrique, l'opposition démocratique a mis en place ce 27 novembre 2019 à Bangui une coalition pour faire face à Faustin Archange Touadéra et à son parti le Mouvement Cœurs-Unis (MCU). A l'initiative du chef de file de l'opposition démocratique et président de l'URCA (Union pour le Renouveau Centrafricain), Anicet Georges Dologuélé, tous les partis politiques d'opposition au régime de Bangui se sont réunis pour définir leur stratégie électorale.

Ce contact des leaders de l'opposition politique, la première du genre depuis les dernières élections groupées de 2015-2016, intervient dans un contexte pré-électorale marqué par des suspicions.

"Nous avons parlé de toutes les questions d'actualité et surtout des conditions d'organisation des élections, des inquiétudes qui habitent tous les membres et de la stratégie à mettre en place pour que la démocratie reste une réalité en RCA" a expliqué Crépin Mboli-Goumba, président du Parti Africain pour la Transformation Radicale et Intégrale des Etats (PATRIE) pour qui, cette rencontre de circonstance n'a rien de hasard. Pour lui, "cette démocratie est menacée dans la pratique politique et dans la gouvernance de tous les jours".

La démocratie est menacée mais comment faire face pour changer les choses ? Bertin Béa, secrétaire général du parti travailliste KNK, crache la stratégie de l'opposition qui est à la fois politique, économique et sociale. "Le KNK se réjouit de cette rencontre regroupant l'opposition démocratique pour que nous puissions échanger sur les scandales financiers et la question électorale" a précisé M. Béa indiquant que  "un arrêté a été pris par le Premier ministre pour mettre en place 'un soi-disant' comité stratégique. Nous pensons que c'est totalement illégal, arbitraire" avertissant que "c'est une machine à préparer une fraude électorale". Bertin Béa souligne "qu'ensemble, nous allons rectifier toutes les dérives du régime du Président à l'heure actuelle" estimant que "trop c'est trop".

Les leaders présents à la rencontre sont ambitieux et ont soif de solliciter le suffrage du peuple. Dans le contexte actuel, Nicolas Tiangaye, président de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS), ne discute pas d'opinions au sujet de l'arrêté du Premier ministre, Firmin Ngrébada. "Ce comité stratégique est illégal. Il viole la loi qui a créé l'Autorité Nationale des Elections. La position des leaders des partis politiques est que l'arrêté qui a été pris par le Premier ministre soit purement et simplement rapporté" a-t-il exigé.

L'idée de la coalition est lancée, mais il faut la formaliser. L'initiateur Anicet Georges Dologuélé, président fondateur de l'Union pour le Renouveau Centrafricain, se félicite du caractère légal qu'aura à prendre cette coalition. "Pour une plateforme, il faut des textes juridiques. Cela va être rédigé avec les modalités de fonctionnement pour qu'on puisse avoir un cadre dans lequel parler du pays" a-t-il fait savoir.

Après la délivrance de l'acte de naissance de cette coalition ce 28 novembre 2019, les élections de 2020 permettront de déterminer son poids politique.  

Le MDREC brandit l'ordonnance 058 devant la Cour Constitutionnelle

Le président du parti politique Mouvement Démocratique pour la Renaissance et l'Evolution de Centrafrique (MDREC), Joseph Bendounga, a déposé mercredi 27 novembre un recours au greffe de la Cour Constitutionnelle, brandissant une ordonnance. "Nous déferons l'ordonnance 058 devant la Cour Constitutionnelle et nous attendons une décision qui puisse apaiser le peuple centrafricain", a lâché M. Bendounga après la saisine de la Cour Constitutionnelle.

Par cette requête, M. Bendounga relève que ce n'est pas par un arrêté qu'on peut nommer les chefs des institutions. "Que ce soit les pouvoirs du Président de la République, du Premier ministre, des membres du gouvernement et de l'administration, tout est régi par la loi. La Cour Constitutionnelle est la garante du fonctionnement des institutions de l'Etat. L'organisation des élections, dans le strict respect du code électoral et des textes juridiques, est la garantie de paix et de sécurité pour la RCA" a précisé l'homme politique au regard des textes en vigueur.

En pleine période post-crise, Joseph Bendounga dit ne pas comprendre "pourquoi le Premier ministre veut créer un comité stratégique pour piloter les élections" ajoutant que "le Premier ministre se croit en période de transition depuis le 30 mars 2016". Pour Joseph Bendounga, depuis la prestation de serment du Chef de l'Etat Faustin Archange Touadéra, "ce sont les institutions de la République, dûment établies par la Constitution qui fonctionnent et qui agissent; il n'y a que l'ANE sous le contrôle de la Cour Constitutionnelle" pour organiser et gérer les élections.

Faustin Archange Touadéra brise le silence autour de la création du comité, stratégique

Le Président de la République balaie du revers de la main toute idée de truquage des prochaines élections. Selon Faustin Archange Touadéra dans une interview exclusive accordée à Radio Ndeke Luka ce 27 novembre 2019, la mise en place de ce comité stratégique n'est pas une première en Centrafrique. Son rôle n'est pas de remplacer l'Autorité Nationale des Elections mais de mobiliser des ressources pour l'organisation des élections.

"L'organisation des élections est de la responsabilité du gouvernement avec les institutions de la République notamment l'Autorité Nationale des Elections. Il faut l'accompagner. Quand nous manquons de ressources, c'est le gouvernement qui doit faire. Nous devons mettre tous nos partenaires autour de la table pour nous appuyer" rassure le Président de la République. Il souligne que "ceux qui interviennent dans le dispositif" le font "de la manière la plus transparente".

L'idée d'après Faustin Archange Touadéra est d'amener les uns et les autres à être au même niveau d'information. "Nous devrions faire en sorte que tout le monde sache ce qui tourne autour des élections. Quelles sont les difficultés ?".

"Nous sortons de crise, c'est d'éviter tout ce qui peut nous ramener dans des crises ? Ce n'est pas la première fois qu'on le mette en place. Pendant les dernières élections, il y a eu un comité stratégique" ce qui n'empêche pas d'aller à des élections "crédibles et transparentes" selon le Chef de l'Etat Touadéra.

 

 

RCA : L'UE ouvre ses portes aux Centrafricains

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 28 novembre 2019 12:02

 

L'Union Européenne (UE) ouvre ses portes du 28 au 30 novembre 2019 à la population centrafricaine. Une campagne qui vise à présenter au public ses multiples activités dans le cadre du relèvement du pays. Elles s'inscrivent dans la commémoration des 60 ans de son appui en Afrique en générale, en Centrafrique en particulier et se déroule à l'Alliance Française de Bangui. Le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, a personnellement coupé le ruban symbolique pour lancer les portes ouvertes. 

Cette toute première édition des Journées Portes Ouvertes (JPO) appelée « I La » [Ndlr : Nous sommes là], qui démarre ce jeudi va donner l'occasion aux bénéficiaires de nombreuses actions menées par l’UE en faveur de la paix, de la reconstruction et du développement de la RCA de présenter leurs réalisations. Mercredi 27 novembre dans la soirée, le Président Faustin Archange Touadéra, accompagné du 1er vice-président de l’Assemblée Nationale, Symphorien Mapenzi, et de l’Ambassadrice de l’UE, Samuela Isopi, a procédé à la coupure du ruban, symbole officiel de l’ouverture de ces journées portes ouvertes.

« Ce n'est que la façade de l'Union Européenne. Vous avez vu le nombre de réalisations qui se font dans notre pays. Les gens se posent la question, qu'est-ce qu'on a fait des ressources de Bruxelles ? Je lance un vibrant appel à la population de venir constater » a lancé le Ministre de l’Économie et du Plan, Félix Moloua, invitant la population à aller massivement découvrir les réalisations de l’UE en partenariat avec le gouvernement.

Déjà au lancement à 16h 00, à l’Alliance Française de Bangui, plusieurs stands enrichis en documents, posters et annonces montrent que ces JPO de l’Union Européenne ont été bien préparées.

Pour illustration, l’espace Radio Ndeke Luka donne l'opportunité à la population de découvrir l’importance de l’information, la communication et la sensibilisation autour du slogan : « bâtir une société civile active pour accompagner la résilience, le relèvement et la paix en RCA ». Le Comité de Coordination des Organisations non gouvernementales (CCO) en Centrafrique n’est pas resté en marge. Il met l'accent sur la lecture des bandes dessinées, les principes humanitaires et les activités humanitaires financées par l’UE.

A quelques pas et dans le même cercle, les agents du Centre pour le Dialogue Humanitaire, actif en RCA depuis 2007, expliquent  la portée de leurs actions notamment la médiation d’accords locaux, la négociation de l’accès humanitaire, les garanties de sécurité et l’appui au processus de justice transitionnelle avec l’appui de l’UE.

Ces JPO de l’UE seront clôturées avec un méga-concert le samedi 30 novembre à l’Alliance Française de Bangui.

 

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 15:12
Le président de la Commission de l’UA en séjour au Cameroun
Le président de la Commission de l’UA en séjour au Cameroun

 

Lu pour vous

 

Crise Anglophone : Le président de la Commission de l’UA en séjour au Cameroun

 

https://agencecamerounpresse.com/ jeudi, 28 novembre 2019 09:32 Marie MGUE

 

Accueilli ce mardi à Yaoundé par le Premier ministre, Chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute, le président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, échangera avec le Cameroun , principalement  sur la situation  dans les régions du Sud-Ouest et Nord-Ouest.

 

Le Président de la Commission  de l’Union Africaine (UA), Moussa Faki Mahamat  est arrivé au Cameroun ce mardi 26 novembre 2019  à Yaoundé, en fin de matinée. Le diplomate africain, a été accueilli par le Premier ministre, Chef de gouvernement, Joseph Dion Ngute.

Cette visite entre dans le cadre d’une mission conjointe, Union africaine, Organisation  internationale  de la Francophonie  et  du Commonwealth.

Au cours de son séjour, le diplomate tchadien  évaluera avec les dirigeants locaux, la situation dans les régions du Sud-Ouest et Nord-Ouest, en proie depuis 2016 à une crise sociopolitique, dite anglophone.

Par ailleurs, l’Union africaine souhaite une implication du gouvernement camerounais pour un retour de la paix en République Centrafricaine.  

En effet, la visite du Président de la Commission  de l’Union Africaine intervient après celle de chef de mission de l’Union africaine pour la Centrafrique et l’Afrique, Matias Bertino Matondo.  Ce dernier a été reçu en audience par le Premier ministre. Les deux parties se sont entretenues sur la situation en RCA. « Nous avons dressé un état des lieux à la suite de l’accord de paix qui a été signé le 6 février 2019 pour un retour de la paix en République centrafricaine », a révélé,  Matias Bertino Matondo, au terme de l’entretien avec le Chef du gouvernement camerounais. Et d’ajouter : «  Nous avons mené  un plaidoyer pour que le Cameroun continue de jouer son rôle de leader dans la sous-région et pour l’accompagnement de la stabilisation de la République centrafricaine. »

Le Président de la  Commission  de l’Union Africaine a été rejoint par la secrétaire générale de la Francophonie, la Rwandaise Louise Mushikiwabo et Xavier Puppinck, le Directeur de Commonwealth.  

 

Marie MGUE 

 

NDLR : En se préoccupant seulement maintenant de la situation grave que vivent les régions du Sud-Ouest et Nord-Ouest du Cameroun, l’UA confirme les critiques et reproches qui lui sont souvent adressés à savoir qu’elle est toujours en retard d’une guerre. Combien de morts et quel seuil de drames faut-il atteindre pour que l'Union Africaine se saisisse d'une crise en Afrique ?

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28 novembre 2019 4 28 /11 /novembre /2019 15:03
Le leader rebelle centrafricain Miskine toujours détenu au Tchad

 

 

Par RFI Publié le 28-11-2019 Modifié le 28-11-2019 à 04:38

 

Les autorités tchadiennes ne doivent pas extrader Abdoulaye Miskine et ses compagnons. C’est ce que disent les avocats du président du Front démocratique du peuple centrafricain, un mouvement rebelle signataire des accords de Khartoum entre le gouvernement centrafricain et les mouvements rebelles. Lui et ses compagnons ont été arrêtés il y a dix jours alors qu’il venait de traverser la frontière entre la Centrafrique et le Tchad. Pour ses avocats, ils venaient solliciter une médiation du Tchad.

Les avocats des responsables de mouvements rebelles centrafricains indiquent que ceux-ci ont traversé la frontière en direction du Tchad pour demander une médiation avec le pouvoir de Bangui au sujet de la mise en œuvre des accords de Khartoum conclus en février dernier.

Malheureusement, ils n’ont pas été écoutés mais ont plutôt été interpellés et sont depuis détenus au secret, en toute illégalité, tempête Me Maxvelt Loalngar, un de leurs avocats : « L'accord entre les pays membres de la Cemac dispose qu'au bout de 72h l'étranger détenu sur le sol de l'État devrait être remis en liberté. À l'heure où nous parlons, nous n'avons pas accès à Abdoulaye Miskine et ses compagnons de fortune. Cela fait que cette détention est arbitraire, abusive, illégale. »

Les défenseurs des rebelles centrafricains font aussi remarquer qu’en tant que signataire des accords de Khartoum, Abdoulaye Miskine et ses compagnons ne devraient pas être poursuivis par l’État centrafricain.

« Vous vous souviendrez qu'en février dernier, il y a eu un accord signé entre l'État centrafricain et 14 groupes armés. Il a été stipulé très clairement que les chefs de ces mouvements-là ne devaient pas faire l'objet de poursuites. Aujourd'hui, on nous invente de toutes pièces des infractions qui n'ont nullement existé. C'est inadmissible. »

En attendant, les responsables de la rébellion centrafricaine restent hors de portée de la justice parce que toujours détenus par les services secrets.

 

 

NDLR: Etre signataire de l'Accord de paix ne donne pas qualité ni autorise à faire n'importe quoi et à se comporter en hors la loi. 

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