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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 00:41
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des faux papiers découverts dans les dossiers des candidats au concours de la police et de la gendarmerie

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 28 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 28 Février 2017 (RJDH)–Plusieurs faux documents sont descellés dans le traitement du dossier des candidats au concours de la police et de la gendarmerie, organisé par le gouvernement et la Minusca, lancé du 1er au 28 février. Un constat fait et confirmé au RJDH par un membre du comité de sélection du dossier dans le 8e arrondissement ce 27 Février à Bangui.

 

Plusieurs communes ont été touchées par la crise et le redéploiement de l’autorité de l’Etat est progressif et lent à travers le pays. C’est dans ce contexte que les organisateurs de ce concours au sein de la police et de la gendarmerie ont constaté la montée des papiers illégaux versés au dossier exigé pour être candidat.

 

Thibaut Nzio, secrétaire général du conseil local du 8ème arrondissement a noté aussi l’existence des faux documents utilisés par les candidats. « Nous avons constaté plusieurs dossiers composés des faux documents, des faux diplômes, des actes de naissance qui ne correspondent pas à l’âge du candidat ou de la candidate », a-t-il déploré.

 

A la mairie du 4ème arrondissement de Bangui, les gens sont conscients du problème et accusent les faussaires « les dossiers sont ramassés aussitôt à la fin de l’heure par la Minusca. Nous n’avons aucune autorisation de vérifier l’originalité des documents avec un effectif pléthorique de candidats, certainement, il peut y avoir des faussetés dans la constitution des documents, parce qu’il y’a des personnes qui délivrent des faux papiers administratifs au quartier» a affirmé un proche du maire.

 

Des sources proches des organisateurs, plusieurs dossiers seraient rejetés à cause de ces faux documents. Cela risquerait aussi de conduire à la prolongation du dépôt qui sera clôturé ce 28 février.

 

250 policiers et 250 gendarmes seront recrutés sur l’ensemble du pays pour une formation de 7 mois. C’est un premier recrutement en vue après la crise et pendant le régime de Touadera qui totalisera le 30 mars 2017 un an de pouvoir.

 

La contrefaction des documents administratifs est un délit prévu et puni par la loi et la personne reconnue coupable cour la peine de 3 ans maximum.

 

 

Centrafrique : La situation sociale et économique des ménages est encore précaire, selon une enquête

 

PAR SUZAN DAWORO LE 28 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 28 février 2017 (RJDH)–La situation économique et sociale des ménages est encore précaire, c’est la conclusion d’une enquête menée dans le milieu urbain et rural par l’Institut Centrafricain des Statistiques et des Etudes Economiques et Sociales (ICASES) et rendue publique ce 22 février à Bangui par Alfred Sabendo, directeur des statistiques au ministère du Plan.

 

Dans le but d’impacter l’action du gouvernement et avoir une maîtrise des données sur les ménages après la crise, l’ICASES a mené une enquête orientée sur les conditions socio-économiques des ménages. La publication de son rapport intervient alors que les bailleurs ont annoncé 1.130 milliards de CFA pour financer le plan de relèvement du gouvernement après la crise.

 

Alfred Sabendo explique les grands axes du rapport, «nous avons collecté les points de vue de certains ménages qui sont choisis au sort dans 10 ménages, dont 5 en milieu urbain et 5 en milieu rural au-delà de 20 à 40 kilomètres du centre urbain, et les résultats ont montré que nous avons du pain sur la planche. L’état des infrastructures sont à une étape de dégradation très avancée », a-t-il expliqué.

 

Pour lui, les infrastructures socio-économiques de base en particulier les écoles, les marchés, les formations sanitaires, les institutions de micro finance, « ont été pillées, il y’a très peu de ménage qui ont accès à l’électricité et à l’internet, et de la dégradation des routes dans les communes empêche la libre circulation des produits agricoles vers la capitale », a- t-il ajouté.

 

L’ICASES projette lancer une nouvelle enquête le mois de mai prochain.

 

 

Centrafrique : Le gouvernement et la FAO Recherchent la cause des infections de poissons en vue d’une riposte

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 28 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 28 Février 2017 (RJDH)–Connaitre les causes du syndrome ulcératif épizootique des poissons et organiser la riposte, c’est l’objectif de l’investigation au cours d’une rencontre interministérielle avec l’appui de la FAO ce 27 février à Bangui.

 

Le poisson fait partie des recettes quotidiennes des centrafricains. Les blessures constatées sur les poissons constituent une préoccupation pour les consommateurs. Le premier constaté a été enregistré en 2015 dans le sud de la RCA. Plus de deux ans après, il n’existe pas encore de riposte et c’est dans ce contexte que les ministères concernés veulent apporter une réponse.

 

Etienne Ngounio-Gagbia, chargé de programme à la FAO présente les objectifs de l’initiative, « renforcer les connaissances du comité sur la pathologie, savoir le syndrome ulcératif épizootique des poissons, les méthodes de collecte d’échantillons de poissons infectés ; les tests d’application du système de monitoring et les conditionnements d’envoi à l’étranger pour analyse des échantillons, font partie intégrante du programme », a-t-il expliqué.

 

Il a en outre présenté que l’enjeu est « d’établir des documents pouvant aboutir à l’élaboration d’un projet sous régional sur les investigations et riposte contre les syndromes des infections des poissons en Afrique Centrale, car le phénomène est un manque à gagner pour les pisciculteurs et les pécheurs » a-t-il ajouté.

 

Neuf préfectures y compris Bangui sont touchées par la pathologie de poisson blessé. La dernière en date remonte au 3 février dans la Kémo au centre du pays.

 

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Centrafrique-Presse.com
28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 00:18
Au Gabon, le secteur pétrolier se réorganise sous tension

 

 

 

Libreville - AFP / 27 février 2017 18h34 Le français Total va vendre certains de ses actifs au Gabon, dans un contexte d'inquiétudes sur un possible retrait de Shell et plus généralement sur l'avenir de l'or noir dans ce pays, sa principale richesse.



Le géant pétrolier français a annoncé lundi la cession pour environ 350 millions de dollars au franco-britannique Perenco de près d'un quart de ses capacités de production (13.000 barils sur 58.000 barils en quote-part du groupe) au Gabon.



Total a ainsi vendu la société Total participations pétrolières Gabon (TPPG), qui détient des intérêts dans 10 champs pétroliers, ainsi que des participations dans cinq autres champs et dans un réseau de pipelines détenus par Total Gabon, a détaillé le groupe.



Cette annonce intervient dans un contexte tendu dans le pays autour du secteur pétrolier et des enjeux de diversification de l'économie, sur fond de rumeurs de départ pur et simple de Total, présent dans le pays depuis plus de 85 ans, mais aussi de la major anglo-néerlandaise Shell.



Au point que mi-décembre, l'ancien ministre du Pétrole Etienne Dieudonné Ngoubou, révoqué depuis et placé en détention pour détournement de fonds présumés, avait démenti ces départs dans des propos tenus lors d'une conférence de presse et rapportés par des médias locaux.



Shell est cependant bien en discussion avec le fonds d'investissement américain Carlyle pour lui céder ses activités onshore dans le pays, a indiqué mi-janvier une source proche du dossier à l'AFP, ajoutant que la major anglo-néerlandaise conserverait ses activités en mer.



Alors que la compagnie est présente depuis 1960 dans le pays, un tel projet a poussé les salariés de Shell-Gabon à une grève de 11 jours, suspendue après la médiation du gouvernement.

 

- Déclin programmé? -



La société française Maurel-Prom est également secouée par un conflit social après son passage sous le contrôle de l'indonésien Pertamina, ses salariés dans le pays demandant notamment le versement d'une prime.



L'Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), le syndicat qui mène la fronde, est actuellement en train de convoquer des assemblées générales pour tenter de déclencher une grève générale dans le secteur, notamment à Port-Gentil, la capitale pétrolière du pays.



Le Gabon, cinquième producteur d'or noir en Afrique sub-saharienne, a connu son pic de production en 1997 à 18,5 millions de tonnes, et depuis le pays est sur une pente descendante, avec moins de 12 millions de tonnes pompées chaque année, selon les données de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).



Ce mouvement est "inquiétant pour le gouvernement (gabonais) car le pays est très dépendant des revenus pétroliers", note Francis Perrin, président de Stratégies et politiques énergétiques.



Il s'explique par le déclin naturel des champs matures, dont l'exploitation a commencé il y a plusieurs dizaines d'années.



"Le Gabon est un pays mature : il est né au pétrole très tôt, voici quatre-vingt-dix ans. (...)Nous y avons une activité d'exploration, mais n'avons pas fait de découvertes récentes, si ce n'est celle de gaz", déclarait en septembre 2016 le PDG de Total Patrick Pouyanné, dans un entretien à Jeune Afrique.



Pour atteindre leurs objectifs de réduction de coûts, les majors pétrolières stoppent ou cèdent leurs actifs dont les coûts d'exploitation sont les plus importants au regard de la production et des revenus attendus, dans un contexte de prix bas de l'or noir.



- Offshore et gaz -



A l'inverse, Perenco, premier opérateur pétrolier du pays, s'est fait une spécialité de ces champs délaissés par les éléphants du secteur.



C'est "un repreneur bien connu au Gabon et en Afrique, c'est une vraie compagnie pétrolière (...) pas un chasseur de prime ou un fonds d'investissement", estime M. Perrin.



Ce choix illustre la volonté de Total "de ne pas céder ses actifs dans n'importe quelle condition".



Désormais le groupe français dit vouloir "se concentrer sur la maximisation de la valeur de ses principaux actifs stratégiques opérés", et notamment des gisements offshore Anguille et Torpille, dans lesquels il a beaucoup investi, et le terminal pétrolier de Cap Lopez.



Car c'est désormais en mer que sont situées les ressources les plus intéressantes en pétrole et aussi en gaz, mais elles nécessitent des investissements élevés.



Si le pétrole va continuer à représenter une part importante des ressources du pays, ces soubresauts pourraient encourager les projets de diversification de l'économie annoncés par le président Bongo, réélu l'an dernier dans un scrutin très contesté.



TOTAL GABON

ROYAL DUTCH SHELL PLC

CARLYLE GROUP

TOTAL



(©)

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 00:08
Centrafrique: un rebelle tué, sept blessés dans des frappes de l'Onu
Centrafrique: un rebelle tué, sept blessés dans des frappes de l'Onu

 

Centrafrique: un rebelle tué, sept blessés dans des frappes de l'Onu

 

AFP  27/02/2017

 

Un rebelle a été tué et sept autres ont été blessés dans des frappes menées dimanche par des hélicoptères de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) sur la ville de Bambari, selon un porte-parole de l'Onu lundi.

 

Trois rebelles ont été arrêtés par les Casques bleus durant ces opérations et seront interrogés par les autorités locales, a précisé ce porte-parole, Stéphane Dujarric.

 

L'intervention des soldats de maintien de la paix visait à "empêcher une guerre à Bambari" entre deux groupes rivaux lourdement armés, le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) et l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC). C'est la deuxième fois en deux semaines que les soldats de l'Onu font feu sur des groupes armés marchant vers la ville.

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué par le renversement en 2013 du président François Bozizé, un chrétien, par la coalition de la Séléka prétendant défendre les droits des 20% de musulmans, entraînant une contre-offensive des milices anti-balakas majoritairement chrétiennes. L'Onu a déployé 12.000 soldats en Centrafrique pour aider à restaurer la stabilité.

 

Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de réfugiés. L'intervention de la France et des Nations unies a permis l'élection d'un nouveau président il y a un an et le retour d'un calme relatif dans la capitale Bangui. Les groupes armés restent cependant actifs dans l'intérieur du pays, principalement pour le contrôle des ressources (bétail, or, diamants...).

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 23:51
Lu pour vous : République Centrafricaine: Qu'est-ce qui ne va pas? (IRIN)
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Conflit

 

https://www.irinnews.org  Par Philip Kleinfeld  Journaliste indépendant et contributeur IRIN

 

Points clés :

 

Le contrôle du gouvernement est limité à la capitale, Bangui

 

La dynamique chrétienne-musulmane s'est transformée en lutte intra-musulmane selon des lignes ethniques

 

Le nombre record de déplacements a dépassé 410 000

 

La deuxième ville de Bambari est menacée

 

Les forces de maintien de la paix des Nations Unies luttent pour éviter les avancées des rebelles

 

BAMBARI, 24 février 2017  - L'année dernière, il y avait l'espoir que l'élection du président Faustin-Archange Touadéra apporterait un réel changement à la République centrafricaine en difficulté. Mais depuis 12 mois, il n'a pu étendre son autorité au-delà de la capitale, Bangui, et le reste du pays est toujours aussi sans loi.

 

Fatimatou Issa et sa famille ont été témoins de cette violence le mois dernier. Ils avaient entendu des rumeurs de troubles pendant des jours, mais quand les ex-rebelles de Séléka sont montés, ils n'ont pas eu le temps de réagir.

 

Au début, ils ont supposé que les hommes étaient venus combattre d'autres rebelles. Mais alors que les balles fouettaient autour du village peul de Mbourtchou, dans la province de Ouaka, en République centrafricaine, il était clair qui ils visaient.

 

"Ils se sont retrouvés dans des véhicules et ont tiré partout", a déclaré Issa, 26. "Mon mari a combattu pour protéger la communauté, mais il a été abattu dans la tête."

 

Transpirant dans la chaleur poussiéreuse, Issa se tenait devant une cabane de paille et de bambou au camp de l’Elevage pour les personnes déplacées à proximité de Bambari, un bourg de rues rouges et de maisons de briques de boue à 400 kilomètres de Bangui. "Beaucoup de familles ici n'ont rien reçu", a déclaré le dirigeant communautaire Mohammadou Saibou, qui a fui la même attaque. "Quand nous sommes arrivés, la Croix-Rouge nous a fourni de la nourriture, mais il n'y en avait pas assez pour tout le monde." Devenir pire Une année après les élections démocratiques qui ont promis une nouvelle ère en RCA, la crise se détériore, les groupes armés contrôlant la grande majorité du pays et les civils comme Issa et Saibou étant les principales victimes. Le renouveau des combats entre les groupes rebelles dans les provinces de la Ouaka et Haute-Kotto, au centre et à l'est, est maintenant dangereusement proche d'arriver à Bambari, la deuxième plus grande ville de la RCA. Avec les combats à Kaga Bandoro au nord et Ouham-Pendé au nord-ouest, le nombre de personnes déplacées a dépassé 411 000, soit le plus haut niveau depuis la crise.

 

En 2013, le conflit a opposé la Séléka, une coalition majoritairement musulmane de groupes rebelles du nord, qui a renversé l'ancien président François Bozizé dans un coup d'état, contre l'anti-balaka - un réseau de milices chrétiennes d'autodéfense qui s'est levé en réponse. Aujourd'hui, cette dynamique a changé. Après une partition de facto entre les chrétiens du sud et les musulmans du nord, les hostilités entre les deux groupes ont diminué. A sa place se trouve une explosion de combats fratricides entre différentes factions des Séléka, qui ont été dissous en 2014 et chassés de Bangui. «Contrairement à la logique chrétienne contre musulmane de ce conflit, nous voyons maintenant des groupes musulmans lutter contre des groupes musulmans, divisés en groupes ethniques et en lutte pour le territoire», a déclaré Richard Moncrieff, directeur du projet International Africa Crisis Group. Dans la Ouaka et la Hautte-Kotto, les deux principaux groupes en quête de contrôle sont l'Union pour la paix en République centrafricaine (UPC), dominée par des musulmans de l'ethnie peul et une coalition de rebelles dirigée par le Front populaire pour la Renaissance En République centrafricaine (FPRC), dominée par les musulmans des communautés Gula et Runga.

 

L'UPC et le FPRC se sont séparés en 2014, après que le dirigeant du FPRC Noureddine Adam ait exigé l'indépendance pour le nord majoritairement musulman de la RCA, un mouvement rejeté par le chef de l'UPC Ali Darassa. Les tensions se sont intensifiées lorsque Darassa a rejeté les tentatives du FPRC d'unifier les factions ex-Séléka en octobre dernier, et s'est révélée critique un mois plus tard après les affrontements autour d'une mine d'or à Ndassima. Teint ethnique Depuis, la violence a pris une physionomie ethnique, les deux groupes ciblant les civils associés à leurs adversaires. L'attaque du FPRC contre Issa et le village de Saibou est venue après un assaut encore plus brutal à Bria, à 100 kilomètres à l'est. Plus de trois jours, du 21 au 23 novembre, le groupe a choisi et abattu Fulani, un groupe historiquement nomade qui est faussement stéréotypé comme «étranger» et «tchadien». Pour Saibou, qui a travaillé comme commerçant avant de fuir le FPRC, cet argument n'a pas de sens. "Notre communauté a été ici tout au long de l'histoire du pays, même avant l'indépendance", at-il dit, comme un groupe d'hommes prié à côté de lui. "Alors pourquoi disent-ils que nous ne sommes pas de ce pays?" Fulani qui restent à Bria sont maintenant piégés dans des enclaves, et il ya des craintes croissantes le même, ou pire, pourrait se produire dans Bambari. Les forces de la FPRC se referment actuellement sur la ville à partir de deux directions distinctes: Ippy du nord-est, et Bakala du nord-ouest. Leur intention est de déloger l'UPC, de «libérer le pays des groupes armés étrangers», et de déclarer Bambari la capitale d'un Etat indépendant appelé République de Logone ou Dar al-Kuti.

 

L'UPC tente d'empêcher leur avance, mais commettant leurs propres atrocités dans le processus. À Bakala, ils ont exécuté 32 civils et capturé des combattants en décembre, selon un rapport de Human Rights Watch. Environ 10 000 civils ont fui vers Mbrés, Grimari et Bambari, avec plusieurs milliers d'autres qui campent dans la brousse. "Ils sont arrivés un dimanche après-midi et ont attaqué la communauté chrétienne et Gula [personnes] aussi", a déclaré Christine Passio, un chrétien de 45 ans qui a fui Bakala en décembre dernier. Sans-abri, elle vit maintenant dans une cabane de paille près de la piste d'atterrissage de Bambari, survivant à de maigres rations de nourriture attachées dans un sac de toile. "Nous n'avons pas eu le temps de prendre nos affaires, et nous avons passé trois semaines à voyager dans la brousse, portant nos enfants sans nourriture", a-t-elle dit. Pour le moment, Bambari reste libre de conflits. Mais les combats entre les deux groupes ont empoisonné les relations au sein de la communauté musulmane de la ville, avec l'UPC ciblant Gula et Runga qu'ils considèrent sympathique à la FPRC.

 

Découvrir plus La communauté internationale ne doit pas manquer cette chance d'agir sur la crise du lac Tchad "C'est la première fois que nous avons ce genre de division au sein de la communauté musulmane", a déclaré un travailleur humanitaire, qui a demandé de ne pas être nommé. "Chaque fois qu'il y a un convoi pour Bria ou Bangui, ils [Gula et Runga] en profitent pour partir. D'autres ont fui vers le côté chrétien de Bambari ". L'ennemi de mon ennemi À l'arrière de Notre-Dame des Victoires, une petite église catholique qui fait office de camp de chrétiens déplacés, Zoyondonko Sogala Deya, une Gula de 32 ans, était remarquablement calme. Jusqu'à récemment, le père de trois enfants n'aurait pas rêvé de marcher un pied dans la région, située au milieu du territoire anti-balaka contrôlé par Bambari. Mais après que la maison de Deya a été pillée le mois dernier par des combattants de l'UPC, il a dit qu'il avait peu d'autre choix que de chercher le refuge parmi la communauté chrétienne. Interrogé s'il s'inquiétait de vivre parmi les anti-balaka, il secoua la tête. "Je me sens mieux de vivre ici avec des chrétiens qu'avec des musulmans", a-t-il dit. «Nous avons tous peur de l'UPC».

 

Pour le moment, la confiance de Deya dans l'anti-balaka n'est pas aussi folle que cela semble. Désireux de partager le butin de la guerre, ou de pousser simplement les Fulani hors de la RCA, les éléments anti-balaka dans et autour de Bambari ont forgé une alliance opportuniste avec le FPRC, ennemis juré il y a quelques mois. Marcelin Orogbo, secrétaire général de l'anti-balaka à Ouaka, a déclaré que la seule chose qu'il voulait, c'est "le départ d’Ali Darassa", assis dans un restaurant près de sa maison, à l'ouest de Bambari. En battant des bouteilles de Mocaf, une bière brassée à Bangui, il a félicité le FPRC pour leur "discipline" et a fait valoir que leur objectif dans Bambari est simplement "de lancer l'UPC". La durée de cette alliance reste à voir. Lorsque IRIN a soulevé l'objectif déclaré du FPRC de diviser le pays, Orogbo rapidement ramé en arrière. "S'ils vont au-delà de leur objectif de se débarrasser de Darassa, nous ne l'accepterons pas", a-t-il dit. "Nous sommes strictement contre la division du pays. La RCA est une. "

 

Test majeur de l'ONU

 

Pour endiguer la vague croissante de violence dans le centre et l'est de la RCA, la force de maintien de la paix des Nations unies, la MINUSCA, mène deux batailles distinctes dans l'un de ses plus grands tests à ce jour. La mission, qui a fait face à des critiques d'inaction malgré son mandat de protéger les civils, a dessiné des «lignes rouges» figuratives sur les routes menant à Bambari pour empêcher le FPRC de progresser. Il a également émis un ultimatum aux combattants de l'UPC à l'intérieur de la ville de quitter. "Nous sommes prêts, disposés et capables de prendre la ville et nous le ferons", a déclaré le chef de la direction haussière de l'ONU à Ouaka, Alain Sitchet. "Bambari va être une ville sans arme." D'autres sont moins optimistes.

 

Le FPRC a déjà franchi une "ligne rouge" et, selon une source bien placée, contourne les positions de la MINUSCA sur les routes principales en avançant à Bambari à travers la brousse. Alors que les rapports de cette semaine suggèrent Ali Darassa a maintenant quitté Bambari, UPC combattants restent dans la ville en civil, et d'autres continuent à lutter contre le FPRC dans les villes voisines et les villages. Dans une entrevue antérieure avec IRIN, Darassa - une figure imposante effondrée dans une chaise en plastique dans une robe blanche - était délibérément ambiguë au sujet de ses plans. "Si la population civile veut que je parte, je partirai", a-t-il ajouté, ajoutant que la protection de la population fulani de Bambari était sa priorité.

 

Le dilemme de Touadéra

 

Pour sa part, le gouvernement central semble presque complètement impuissant. Il montre que «avoir une élection relativement bien acceptée produit un gouvernement légitime dans la capitale Bangui, mais cela ne vous donne pas beaucoup plus», a déclaré Moncrieff. Pour tenter de freiner les différents groupes armés, un dialogue sur le désarmement, la démobilisation et la réintégration a été lancé par le président Touadéra, ancien professeur de mathématiques. Mais les régimes de DDR précédents en RCA ont échoué, et peu sont optimistes quant à la tentative actuelle.

 

Le FPRC, un nouveau groupe armé appelé Return, Reclamation, Rehabilitation (mieux connu sous le nom de 3R), et anti-balaka sous le commandement de Maxime Mokom, ont tous boycotté le processus. Toutes les mesures prises par les ex-groupes Séléka pour désarmer ont été «symboliques», a déclaré Lewis Mudge, chercheur chez Human Rights Watch. "Si vous pensez à cela, il n'y a aucune raison pour eux de [désarmer]", a-t-il ajouté. "Ils en profitent. L'UPC pourrait être dans une position défensive, mais le FPRC et le Mouvement patriotique pour la République centrafricaine (un autre ex-groupe de Séléka) bénéficient du conflit. Les griefs sous-jacents à la conduite des conflits n'ont pas non plus été abordés, selon Moncrieff. «Un problème est le manque total d'opportunités économiques dans les provinces, et l'autre est la citoyenneté», a-t-il dit. "Beaucoup de gens dans le pays ont le sentiment d'être des citoyens de seconde classe et d'être complètement marginalisés des classes politiques à Bangui." La RCA est riche en minéraux, mais depuis des décennies ça été un mot d'ordre pour le sous-développement. La violence continue d'aggraver la pauvreté dans un pays où la moitié des 4,6 millions de personnes dépendent déjà de l'aide humanitaire.

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 17:09

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

 

Bangui, 27 février 2017 – Trois éléments de la coalition du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), dont la progression vers la ville de Bambari (centre de la République centrafricaine) a été stoppée dimanche par la Force de la MINUSCA, se trouvent entre les mains de la Mission. Les autorités judiciaires centrafricaines, avec l’appui de la MINUSCA, vont procéder à leur interrogation à propos de leur présence dans les environs de la ville.

 

Les trois hommes - Idriss Ahmed El Bashar, Yaya Idriss et Line Angou Aneser - ainsi que le reste des éléments de la coalition ont violé la ligne rouge établie par la MINUSCA, en s’approchant de Bambari avec des AK47 et des RPG. L’intervention aérienne de la MINUSCA de dimanche s’est soldée par sept blessés et un mort dans les rangs de la coalition. La MINUSCA dénonce à nouveau l’attaque dirigée il y a quelques jours par la coalition du FRPC ayant blessé grièvement des soldats de la paix. Elle souligne que de tels actes d’agression peuvent constituer des actes de guerre et que leurs auteurs seront poursuivis devant les tribunaux nationaux et internationaux.

 

La MINUSCA demande à nouveau une cessation immédiate des hostilités. La Mission réitère sa détermination à recourir à tous les moyens que lui a conférés le Conseil de Sécurité pour empêcher un embrasement de la ville de Bambari, aux conséquences désastreuses pour les populations civiles. L’action de la MINUSCA vise entre autres à aider les autorités nationales à réduire la présence et la menace des groupes armés, conformément à la résolution du Conseil de Sécurité. La Mission se félicite du départ de la ville du chef de l’UPC et de deux responsables des anti-balakas et souligne que rien ne devrait justifier une poursuite des hostilités à Bambari.

 

La MINUSCA dénonce par ailleurs les pressions exercées actuellement par la coalition du FPRC sur les personnes déplacées à Ippy (est de Bambari), en empêchant ces civils de quitter la localité. La Mission demande aux leaders de cette coalition de mettre fin immédiatement à ces interdictions et à se conformer au droit national et international sur la libre circulation des personnes, en précisant qu’ils seront tenus responsables pour toute violation.

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

MISE EN GARDE DE LA MINUSCA A LA COALITION DU FPRC A PROPOS DES DÉPLACÉS DE IPPY
MISE EN GARDE DE LA MINUSCA A LA COALITION DU FPRC A PROPOS DES DÉPLACÉS DE IPPY
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 17:06
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Touadera octroie 72,5 millions de FCFA pour la réhabilitation de l’ISDR de Mbaïki

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 27 FÉVRIER 2017

 

MBAÏKI, 27 Février 2017(RJDH)–Dans le cadre du plan de relèvement de la Centrafrique sur financement de la Banque Africaine du Développement (BAD), le gouvernement a lancé ce 27 février à Mbaïki Chef-lieu de la Lobaye des travaux de réhabilitation de l’institut supérieur du développement rurale (ISDR).

 

Ce déplacement du président de la République intervient après la table ronde de Bruxelles du 18 novembre 2016 et à l’occasion 3 interventions ont été prononcées.

 

Le président de la délégation spéciale auprès de la commune de Mbaïki a saisi l’opportunité pour exhorter les autorités de la République à soutenir la ville de Mbaïki qui est confrontée à beaucoup de problèmes qui nécessitent une attention particulière. Il a rappelé au Chef de l’état que son initiative d’assurer la formation des ingénieurs agronomes est soutenue par la population de sa localité qui estime que l’agriculture est le socle du développement en République Centrafricaine.

 

Le Ministre du plan et la Coopération Félix Moloua a rappelé que le coût de la réhabilitation de cet institut supérieur s’élève à 72,5 millions de Francs CFA et ce financement vient de la Banque Africaine du Développement avec qui le gouvernement Centrafricain a échangé pour qu’il soit effectif et que celui-ci se situe dans le cadre du plan de relèvement et de la consolidation de la paix, document présenté par le gouvernement lors de la rencontre de Bruxelles avec les Bailleurs en Novembre 2016.

 

Ainsi le Président de la République Faustin Archange Touadéra visite pour la 2éme en 4 mois la ville de Mbaïki après son élection, la 1ere fois, c’était lors de la Fête des moissons.

 

En sus du lancement des travaux de réhabilitation de l’ISDR, le président de la République a fait don d’un véhicule 4×4 à cet institut, une ambulance à l’hôpital préfectorale de Mbaïki ainsi que des médicaments./

 

 

Centrafrique : Des investisseurs de la CEEAC réunis à Bangui autour de libre-échange énergétique

 

PAR JUDICAEL YONGO LE 27 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 27 février 2017(RJDH) — Plusieurs investisseurs envisagent la politique énergétique et du suivi de la politique des études de constructions des infrastructures de l’organisation des énergies électrique ce 27 février à Bangui. Un programme de la Communauté économique des Etats de l’Afrique Centrale qui s’inscrit dans le cadre du projet Pool énergétique dans la sous-région.

 

L’énergie est le moteur du développement, les pays d’Afrique centrale en dépit de leur potentialité éprouvent des difficultés d’énergie pour booster l’essor économique. C’est dans ce contexte que les Etats membres de la CEEAC veulent mettre en commun leurs efforts dans le cadre de la coopération sud-sud et d’intensifier et accélérer le processus.

 

Le constat est mitigé selon Léopold Mboli Fatrane, ministre centrafricain de l‘Energie « l’Afrique Centrale a d’énormes potentielles en matière d’hydraulique et d’électricité. Malheureusement, la République Centrafricaine n’a pas bénéficié de la bonne partie du réseau électrique. Conséquence : des cas de délestage sont enregistrés dans le pays. Et donc, cette rencontre va donner la possibilité à la RCA de se connecter avec les autres pays membres du projet afin de renforcer sa capacité en matière d’électricité », a-t-il souligné.

 

Cette rencontre sous régionale, ouverte au palais de la Commission de la CEMAC à Bangui, prendra fin le 6 mars 2016.

 

Le Pool Energétique en Afrique Centrale (PEAC) a été créé le 12 avril 2003 au Congo Brazzaville par la décision des Chefs d’Etats et du gouvernement de la CEEAC. Le but est de valoriser l’énorme potentielle hydraulique de l’Afrique Centrale pour satisfaire à l’horizon 2025 toutes formes de demandes en électricité au sein et en dehors de la CEEAC.

 

 

Centrafrique : 53,10% de la population souffre de la Filariose lymphatique

 

PAR BIENVENUE MATONGO LE 27 FÉVRIER 2017

 

BANGUI, 27 Février 2017(RJDH)—Plus de la moitié de la population Centrafricaine souffre de la Filariose lymphatique, une des maladies tropicales négligées. Information confirmée par le docteur Innocent Maguezangba, chef de services des maladies tropicales négligées au ministère de la Santé publique à Bangui.

 

Plusieurs personnes sont décédées des maladies tropicales négligées notamment dans la Sangha Mbaéré au Sud-Ouest, dans le Haut Mbomou et le Mbomou à l’Est et l’Ouham dans centre Nord. La montée de cette maladie est constatée alors que le gouvernement vient de déclarer la fin de l’épidémie de choléra en décembre 2016.

 

Docteur Innocent Maguézamba, présente les caractéristiques de ces maladies tropicales négligées, « dans le deuxième groupe qui concerne les maladies tropicales négligées nécessitant un diagnostic et une prise en charge des cas, on retrouve la Lèpre, la tripanomiase humaine africaine, une autre maladie qui se manifeste sous forme de plaie appelée ulcère de Birulie, une maladie appelée le Pian et les Verres de guinée » a-t-il précisé.

 

Il a en outre présenté des mesures préventives « pour prévenir ses maladies tropicales négligées, il faut des mesures d’hygiène. Parmi ces maladies, certaines sont transmises par l’eau de consommation. Pour ce faire, il faut prendre des mesures qui s’imposent afin d’éviter de les contracter, les moustiques sont aussi des vecteurs des maladies telles que la filariose lymphatique en République Centrafricaine et plus la moitié de la population souffre de la Filariose, autrement dit 53,10% », a-t-il dit.

 

Le gouvernement dispose d’un plan d’action pour la lutte contre ces maladies, mais pour l’instant, il projette des sensibilisations sur les bonnes pratiques d’hygiène.

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 11:49

 

 

 

http://www.la-croix.com  Recueilli par Pierre Cochez, le 26/02/2017 à 17h13

 

ENTRETIEN Il y a un an et demi, « La Croix » rencontrait Auguste à Kaga Bandoro, en Centrafrique. Il était élu par les déplacés du camp de la cathédrale pour les représenter.

 

Aujourd’hui, il est réfugié au camp de la Minusca et, joint par téléphone, constate que la tension croît entre civils et groupes armés.

 

La Croix : Quelle est votre situation actuelle ?

 

Auguste : Je suis déplacé à Kaga Bandoro depuis maintenant trois ans. Jusqu’au début de l’an dernier, j’habitais dans une hutte au toit de feuilles de palme qui faisait partie du camp entourant la cathédrale de la ville.

 

Et puis, le camp a brûlé une nuit. Nous avons reconstruit nos huttes. Mais en octobre 2016, le 12 pour être précis, nous avons tous dû nous réfugier autour de la Minusca, la force de l’ONU qui est présente à Kaga Bandoro. Le camp de l’évêché a été attaqué. Il y a eu une quarantaine de victimes et les deux tiers du site ont été incendiés.

 

Depuis le 12 octobre, nous sommes 20 000 déplacés environ à la Minusca, répartis en une dizaine de blocs. Je suis le responsable du Bloc 3 qui comprend 3 391 déplacés. Il n’y a plus personne autour de la cathédrale. Nous sommes en majorité des chrétiens ici, dans ce camp. La messe est dite le dimanche à l’intérieur de la Minusca, car il y a trop de tensions, trop de menaces pour sortir en ville. La situation est de plus en plus difficile.

 

Est-ce un problème religieux ?

 

A. : C’est avant tout un problème entre civils et groupes armés. Avant tout. Mais, il se trouve qu’ici, les groupes armés appartiennent aux Selekas, à majorité composés de musulmans, et que nous, déplacés, sommes en majorité chrétiens.

 

Ces groupes armés abusent de leur force. Ils nous empêchent d’aller cultiver nos champs. Ils enlèvent certains d’entre nous. Ils mettent des barrières aux sorties de la ville pour nous racketter. Ces exactions sont multiples et sont en progression. Nous demandons le cantonnement de ces groupes armés.

 

Dans ce climat, il est très difficile de pouvoir bâtir de la cohésion sociale entre nous, chrétiens, et musulmans. Comment le faire ? Nous n’avons accès à rien. Ni à l’éducation pour nos enfants. Ni à la santé. Dans ce climat, on aperçoit souvent des commerçants venus du Soudan qui vendent armes et cartouches. Cela ne peut pas arranger la situation. Nous sommes livrés à nous-même ici. La Minusca ne bouge pas et les autorités de Bangui sont absentes.

 

Recueilli par Pierre Cochez

Lu pour vous : Centrafrique : « Le climat à Kaga Bandoro rend très difficile la cohésion entre chrétiens et musulmans »
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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 11:45
L'Onu disperse un rassemblement de miliciens en Centrafrique

 

 

 

DAKAR, 26 février (Reuters) 26/02/2017 à 23:0 - La mission de l'Onu en Centrafrique a annoncé avoir dispersé un rassemblement de miliciens lourdement armés dimanche à Bambari en République centrafricaine en utilisant notamment à un hélicoptère d'attaque.

 

    Une quarantaine de combattants du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), armés de Kalachnikov et de grenades RPG s'étaient rassemblés à Bambari, mais les forces de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique) indiquent dans un communiqué être intervenues pour les empêcher de se livrer à des violences.

 

    Il s'agit "d'empêcher une guerre" entre la milice et une milice rivale, l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), ajoute la Minusca.

 

    Ces deux groupes sont issus de la Séléka, alliance de rebelles musulmans qui a évincé le président François Bozizé du pouvoir en 2013, déclenchant une riposte des milices chrétiennes "anti-balaka". Le pays s'est alors retrouvé en proie aux violences confessionnelles.

 

    La France, intervenue en décembre 2013 pour faire cesser l'escalade meurtrière dans le cadre de l'opération Sangaris, a mis fin à sa mission en octobre, pour laisser la charge de la sécurité à la Minusca, qui comprend 12.500 casques bleus.

 

    Le bilan de l'opération aérienne n'est pas connu, a déclaré le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro.

 

    "La Minusca met en garde la coalition (FPRC) contre toute tentative d'amener la guerre à Bambari", a-t-il ajouté.

 

    Le FPRC est désormais allié aux milices anti-balaka. 

 

    Lors de combats avec le FPRC en décembre, les rebelles de l'UPC ont tué plus de 30 personnes, a indiqué l'ONG Human Rights Watch.     

 

 (Tim Cocks; Danielle Rouquié pour le service français)

 

 

Centrafrique: intervention aérienne de l'ONU contre un groupe "lourdement armé"

 

27/02/17 (AFP)

 

La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a déclaré avoir conduit dimanche une opération aérienne contre un groupe "lourdement armé" près de Bambari (centre), la deuxième ville de Centrafrique.

 

"Une quarantaine d'éléments de la coalition dirigée par le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), lourdement armés avec des (fusils) AK47 et des RPG (ndr: lance-roquettes), ont été localisés dimanche matin à quelques kilomètres au nord de la ville de Bambari", indique la Minusca dans un communiqué.

 

"La Minusca est intervenue entre 08h00 et 10h00 (07h00 et 09h00 GMT) pour stopper la progression offensive de la coalition. Le bilan de cette opération aérienne n'est pas encore connu", ajoute la Minusca, qui compte au total 12.000 hommes en Centrafrique.

 

"On a envoyé la Croix-Rouge pour s'occuper des blessés du côté du FPRC", a précisé un porte-parole de la Minusca joint par l'AFP.

 

La région de Bambari a été le théâtre ces dernières semaines d'affrontements entre deux factions rivales de l'ex-milice de la Séléka, le FPRC et l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), au détriment des populations civiles.

 

La Minusca avait indiqué mardi avoir obtenu le départ de Bambari du chef de l'UPC, Ali Ndarass. Elle avait aussi indiqué que quatre de ses Casques bleus avaient été blessés à Ippy (à une centaine de km au nord-est de Bambari) par des éléments du FPRC.

 

Dans son communiqué, la Minusca "rappelle qu'elle utilisera tous les moyens à sa disposition pour éviter une escalade de la violence qui mettrait en péril la vie des populations civiles".

 

La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué par le renversement en 2013 du président François Bozizé par la coalition de la Séléka prétendant défendre les droits des 20% de musulmans, entraînant une contre-offensive des milices anti-balakas majoritairement chrétiennes.

 

Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de réfugiés. L'intervention de la France et des Nations unies a permis l'élection d'un nouveau président il y a un an et le retour d'un calme relatif dans la capitale Bangui. Les groupes armés restent cependant actifs dans l'intérieur du pays, principalement pour le contrôle des ressources (bétail, or, diamants...).

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 18:12

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

 

 

Bangui, 26 février 2017 – Une quarantaine d’éléments de la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), lourdement armés avec des AK47 et des RPG, a été localisée dimanche matin à quelques kilomètres au nord de la ville de Bambari, préfecture de la Ouaka (centre de la République centrafricaine).

 

Conformément aux mesures annoncées depuis le début des affrontements pour empêcher une guerre à Bambari entre la coalition du FPRC et le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC), la MINUSCA est intervenue entre 8h00 et 10h00 du matin pour stopper la progression offensive de la coalition. Le bilan de cette opération aérienne n’est pas encore connu.

 

La MINUSCA met à nouveau en garde la coalition contre toute tentative de porter la guerre à Bambari et rappelle qu’elle utilisera tous les moyens à sa disposition pour éviter une escalade de la violence qui mettrait en péril la vie des populations civiles. La Mission tend à rappeler que Bambari a été déclarée “ville sans groupes armés” suite départ du chef de l’UPC et d’autres chefs de groupes armés tels que Gaétan et Tarzan. La MINUSCA souligne à cet égard qu’un déploiement conjoint décidé par les autorités légitimes centrafricaines est en cours afin d’établir l’autorité de l’Etat à Bambari. Il ne saurait donc y être toléré toute autre force que celle voulue par l’Etat centrafricain. En conséquence, la présence des éléments de la coalition du FPRC à Bambari constituerait une violation flagrante du droit national et international.

 

La MINUSCA demande à nouveau une cessation immédiate des hostilités, conformément aux appels lancés par le gouvernement centrafricain et par la communauté internationale - CEEAC, Union africaine, OIF, Union européenne et Nations Unies. La Mission demande aux groupes armés de prendre part au dialogue sur le programme de DDRR initié par le Président de la République ainsi qu’à l’initiative de l’Union africaine pour un accord de paix et de réconciliation.

 

La MINUSCA rappelle par ailleurs sa détermination à œuvrer aux côtés des autorités légitimes centrafricaines pour restaurer l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national et de faire de faire régner la paix et la sécurité pour tous les habitants de Bambari. La MINUSCA rassure également les communautés locales et souligne que seules les autorités légitimes centrafricaines, à qui elle apporte tout son appui, sont à même de protéger en toute impartialité les populations civiles contre les violences et les exactions des groupes armés.

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

LA MINUSCA INTERVIENT CONTRE DES ELEMENTS LOURDEMENT ARMES AU NORD DE BAMBARI
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 18:08
PROPOS LIMINAIRE DU PRESIDENT DU MLPC A SON POINT DE PRESSE

 

PROPOS LIMINAIRE

 

Né dans les conditions résultant des soulèvements et troubles sociaux contre la dictature de l’Empire de Jean Bedel BOKASSA, le MLPC tire sa substance idéologique dans la social-démocratie dont la justice sociale fonde l’objectif principal.

 

Depuis lors, le MLPC s’est méthodiquement employé, autour de leaders téméraires et éclairés, mais surtout avec des militants déterminés à conquérir le pouvoir de l’Etat par les voix démocratiques pour libérer effectivement le peuple Centrafricain.

 

Les prémisses de la victoire de cette lutte politique étaient perceptibles dès 1981, lors des premières élections démocratiques que la RCA a organisées.

 

Mais ce sera enfin en 1993 que la victoire aux élections présidentielles couronnera la lutte du MLPC.

 

L’exercice du pouvoir suite à cette victoire durera 10 ans avec des péripéties telles qu’en terme de bilan, il sera plus raisonnable de tout relativiser.

 

Le coup de force du 15 mars 2003 mettra un terme à l’expérience démocratique, entrainant notre pays dans un cycle de violences dont nous payons le prix fort encore aujourd’hui.

 

Où est  le MLPC aujourd’hui ?

 

Suite aux dernières élections, il fallait remettre le Parti au travail en remontant le moral des militants affecté par les résultats.

 

A cet effet, un conclave a été convoqué les 17 et 18 décembre 2016 à Bangui où les hauts responsables du Parti, tant au niveau central que régional, se sont  retrouvés pour faire l’état des lieux du Parti et tracer les nouvelles perspectives.

 

Ce jour même, une importante Assemblée Générale a été tenue et  les résultats du conclave y ont été restitués aux militants.

 

Désormais, les militants du MLPC sont imprégnés des nouvelles recommandations et orientations à mettre en œuvre aux niveaux de toutes les instances du Parti.

 

Je salue la présence parmi nous de mes frères et sœurs des formations politiques avec qui nous menons ce combat si difficile pour l’épanouissement de notre démocratie et pour le bien-être de nos compatriotes sans distinction aucune.

 

A nos militants, militantes et sympathisants, bon et joyeux 38ème anniversaire.

 

C’est l’objet principal du point de presse que je souhaite que la presse en soit également le relais

 

Merci à tous et à toutes

 

 

Martin ZIGUELE

Président du MLPC

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