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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 14:57
Eric Émeraux, témoignage d’un «traqueur» d’auteurs de crimes contre l’humanité
Eric Émeraux, témoignage d’un «traqueur» d’auteurs de crimes contre l’humanité

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Eric Émeraux, témoignage d’un «traqueur» d’auteurs de crimes contre l’humanité

 

https://www.rfi.fr/ 17/09/2020 - 15:51 Par Carine Frenk

 

Le colonel de gendarmerie Éric Émeraux commandait, jusqu’au 1er août, l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH), une petite unité d’une vingtaine d’enquêteurs de la gendarmerie qui traque, en France, les auteurs de crimes considérés comme imprescriptibles. C'est cet organisme qui a arrêté, le 16 mai 2020, en banlieue parisienne, Félicien Kabuga, présumé « architecte financier » du génocide des Tutsis en 1994 au Rwanda. Il vient de publier La traque est mon métier aux éditions Plon, un livre témoignage qui nous emmène en Bosnie-Herzégovine, en Syrie mais aussi au Rwanda et au Liberia.

RFI : Est-ce que l’arrestation le 16 mai de Félicien Kabuga, qui est soupçonné d’être l’investigateur du génocide au Rwanda, est l’une de vos plus grandes fiertés ?

Eric Emeraux : L’arrestation de Kabuga effectivement est l’une de nos plus grandes fiertés, à titre personnel bien sûr, pour l’office d’une manière globale puisque c’est l’aboutissement d’un long travail. C’est l’aboutissement aussi d’une coopération internationale qui s’est avérée très fructueuse, notamment européenne, sur le sujet.

Parce que l’office ne travaille pas seul…

Voilà. La grande leçon de ce type de dossier, c’est qu’on ne travaille pas seuls. Nous, on est intégrés au sein de structures qui coopèrent avec nous en matière de coopération internationale, évidemment tout ce qui est ONU, Cour pénale internationale, Europol, Interpol. Mais aussi, on est en permanence en train de travailler, et c’est vraiment une spécificité de l’office, avec les organisations non gouvernementales, notamment les ONG chercheuses de preuves, qui nous alimentent en permanence en dossiers, en témoignages, etc.

Sur les 150 dossiers traités par l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité (OCLCH), combien concerne l’Afrique ?

Il faut compter qu’environ 50% des dossiers concernent l’Afrique.

Quels sont les pays, beaucoup de dossiers concernent le Rwanda ?

Notre premier portefeuille concerne effectivement le Rwanda avec 28 ou 29 dossiers. Ensuite, nous avons la République centrafricaine, le Liberia. Nous avons la Libye qui est aussi un pays très important pour nous et ensuite en dégradé, on a le Congo-Brazzaville, la Côte d’Ivoire, le Soudan, etc.

Pour un pays comme le Rwanda, est-ce que votre travail est devenu plus facile aujourd’hui ?

C’est devenu plus facile dans la mesure où effectivement, les relations diplomatiques se sont apaisées entre la France et le Rwanda, cela est un premier point qui est capital. Le second, c’est qu’effectivement, à partir du moment où on a un certain nombre de dossiers, qu’on les propose aux autorités rwandaises -et c’est toujours comme ça que cela se passe-, par la voie des commissions rogatoires internationales. On leur présente une liste de victimes, de témoins, d’auteurs potentiels, d’auteurs condamnés aussi. Et à partir de là, nous derrière, on enquête au Rwanda avec les autorités rwandaises.

Et à chaque fois, il s’agit d’enquêtes complexes. Un travail très long ?

C’est toujours un travail très long parce que, effectivement, nous sommes de fait et de nature éloignés de la scène de crime dans le temps et dans l’espace. Donc à partir du moment où on reçoit un signalement, on commence à travailler au plan national, ça suppose des écoutes téléphoniques, donc beaucoup d’écoutes téléphoniques, de la surveillance, des filatures si besoin est parce que parfois, il n’y en a pas besoin. Ensuite, il y a des recherches sur les comptes bancaires, sur tout ce qui est mis à la disposition des enquêteurs de manière traditionnelle dans la lutte contre la criminalité organisée ou la lutte contre le terrorisme. Tout ce travail-là, c’est beaucoup, beaucoup de travail. Après, le deuxième volet international doit nous amener et nous amène dans le pays. Et là aussi, cela suppose, par exemple pour un dossier rwandais, d’être en mesure d’entendre entre 50, 70, 80 témoins pour être absolument sûrs d’avoir une vision la plus précise de l’implication ou pas de l’individu dans les atrocités qui lui sont reprochées.

La traque de ces criminelles a-t-elle beaucoup évolué notamment avec l’apparition des réseaux sociaux ?

Maintenant, on les intègre dans la traque, c’est-à-dire que les réseaux sociaux, la façon dont les gens évoluent, se prennent en photo etc., nous permettent de les localiser plus facilement. Et si ce n’est pas lui, ce sera peut-être son entourage. Puis après derrière, en perquisition, parce que quand on va aller arrêter l’individu, souvent il y a des téléphones, des tablettes, etc., et on peut aussi récupérer ces éléments de preuves.

Avez-vous déjà reçu des pressions politiques ?

Nous n’avons pas forcément à devoir subir des pressions politiques parce que, comme on travaille sous l’égide du pôle crimes contre l’humanité au sein du Parquet national antiterroriste, on reçoit soit-transmis des magistrats qui nous demandent d’enquêter sur tel ou tel individu, sur tel ou tel fait, etc. Donc, à partir de là, on ne subit pas forcément de pressions puisque ce sont des dossiers qui nous sont transmis par les magistrats.

150 dossiers, cela veut dire 150 criminels présumés qui vivent tranquillement en France. Et vous n’avez qu’une petite équipe d’une vingtaine d’enquêteurs au sein de l’office…

Oui, actuellement, il y a environ une vingtaine d’enquêteurs et encore, nous avons été renforcés de dix personnes susceptibles de pouvoir travailler sur ces 150 dossiers, qui sont pourtant des dossiers très importants parce que, ce que l’on ne souhaite pas, c’est que la France devienne un sanctuaire pour les criminels de guerre. Donc, la France, qui parle souvent de lutte contre l’impunité, devrait effectivement se donner les moyens d’arrêter ces individus.

 

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 14:54
Geneviève Darrieussecq, ministre française déléguée aux Armées en visite à Bangui
Geneviève Darrieussecq, ministre française déléguée aux Armées en visite à Bangui
Geneviève Darrieussecq, ministre française déléguée aux Armées en visite à Bangui
Geneviève Darrieussecq, ministre française déléguée aux Armées en visite à Bangui

 

Geneviève Darrieussecq, ministre française déléguée aux Armées, a effectué une visite à Bangui ce 18 septembre.

 

 « Nous sommes ici pour la population centrafricaine, pour que la sécurité revienne dans ce pays » 

 

Elle s’est entretenue avec le président Touadéra et la ministre de la Défense Mme Koyara. Elle leur a transmis un message d’amitié et de solidarité de la France, rappelant la constance et la solidité du partenariat de défense entre nos deux pays, pour la sécurité des Centrafricains.

 

Elle a participé à la cérémonie de passation de commandement de l’opération EUTM RCA entre le général français Eric Peltier et le général Portugais Paulo Neves de Abreu. Elle a ainsi témoigné du soutien indéfectible de la France à cette opération européenne : « J’ai dit au président Touadéra que l’EUTM RCA est une belle mission que nous allons continuer à porter. Je rappelle que la France est le premier contingent de l’EUTM. »

 

Elle a également partagé un temps d’échange avec les troupes françaises en mission en Centrafrique, au sein du Détachement d’appui opérationnel (DETAO) et de l’EUTM, leur témoignant sa gratitude pour leur engagement sans faille, au service de la sécurité de la Centrafrique.

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 14:52
Le grand désarmement à Bria

 

 

18 septembre 2020

Mardi 15 septembre, le processus de désarmement an République centrafricaine a commencé dans la ville de Bria. Selon les dernières informations, un peu plus de 500 combattants de divers groupes armés y prendront part.

Il s’agit des anciens combattants de FPRC, RPRC, MLCJ et Anti-Balaka. Selon le capitaine Guy Sylvère Ngoni en charge du suivi dudit processus et de démobilisation, celui-ci comporte notamment le désarmement, une visite médicale, et finalement l’enregistrement de leur liste dans une base de données. Ensuite, les ex-rebelles choisiront leur orientation, soit vers les USMS (Unités spéciales mixtes de sécurité), soit la réintégration socioéconomique.Rappelons que l’étape du programme de désarmement (DDRR) à Bria intervient après ceux à Kaga-Bandoro et Ndéle.

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 14:39
RCA-ELECTIONS  : IL Y AURA UN LEGER GLISSEMENT DU CALENDRIER ELECTORAL 
RCA-ELECTIONS  : IL Y AURA UN LEGER GLISSEMENT DU CALENDRIER ELECTORAL 

 

RCA-ELECTIONS  : IL Y AURA UN LEGER GLISSEMENT DU CALENDRIER ELECTORAL 

 

Bangui le 18 Séptembre 2020

 

On s’approche tout doucement du 27 décembre 2020, date prévue pour les élections présidentielle et législatives en République centrafricaine. Rien n’est encore sûr si effectivement ce délai sera respecté, car l’ANE qui a accusé beaucoup de retard dans le processus électoral a demandé 11 jours supplémentaires afin de boucler le reste des opérations d’enrôlement devant permettre la publication de la liste électorale et la convocation du corps électoral.  

 

Tout semble aujourd’hui inévitable, en ce qui concerne le glissement du calendrier électoral. Car, l’Autorité Nationale des Elections (ANE) n’a pas de miracle à opérer. Mais, elle a l’obligation de tout mettre en œuvre pour réussir le processus électoral. L’institution est aujourd’hui à bout de souffle pour tenir le pari. Cela ne veut pas dire qu’elle ne va pas arriver à se tenir.

 

L’actualité brulante en République centrafricaine est le reste des opérations d’enrôlement des électeurs de la diaspora et dans deux des 16 préfectures que compte le pays. C’est une équation difficile de l’ANE doit résoudre pour respecter le délai.

 

C’est pourquoi, lors de la réunion des acteurs du processus électoral le 14 septembre dernier à la Primature, l’institution en charge d’organiser les élections a sollicité 11 jours pour sauver ce qui lui reste à faire.

 

Selon le calendrier électoral, l’ANE doit publier la liste électorale avant le 27 septembre courant, date de la convocation du corps électoral par le président de la République, Faustin Archange Touadera. Ce qui devrait aussi permettre à l’institution de d’ouvrir les candidatures et pour la présidentielle et pour les législatives pour que démarrent les compagnes électorales.

 

Rien n’est surprenant que ces derniers temps, il y a des concertations qui se font au haut sommet de l’Etat. La semaine écoulée, le Président de la République a eu des concertations avec différentes entités : les présidents des institutions républicaines, les anciens chefs de l’Etat, les leaders de l’opposition entre autres.

 

Les élections ont été portées sur la tenue des élections. Il s’agit de voir la possibilité de s’accorder sur un délai en cas d’impossibilité de tenir effectivement les élections le 27 décembre 2020.

 

Dans toutes ces tractations, il faut écarter l’idée d’une transition politique comme le souhaite les leaders de l’opposition, même s’il arrivera à former un gouvernement d’union nationale. C’est un avertissement de la Cour constitutionnelle qui a proposé à la classe politique centrafricaine de trouver un consensus en cas de la non tenue de ces élections à la date prévue.

 

Pendant ce temps, les déclarations de candidature à la présidentielle et aux législatives ne cessent d’être enregistrées et que les congrès des partis politiques continuent d’animer l’actualité à Bangui. Le plus important, de réussir ces élections dans la quiétude, l’apaisement et la transparence.

 

 

Incertitudes sur la tenue de la présidentielle fin décembre en Centrafrique

 

Par Camille LAFFONT © 2020 AFP Mise à jour 18.09.2020 à 14:00

 

A moins de quatre mois des élections présidentielle et législatives, c'est l'incertitude en Centrafrique: la guerre civile entamée en 2013, même de basse intensité, sévit toujours, les tensions politiques s'avivent et l'organisation du scrutin prévu le 27 décembre a pris du retard.

Le président Faustin Archange Touadera devrait, en toute logique, briguer un second mandat mais doit composer avec le retour en force de François Bozizé, le chef de l'Etat renversé en 2013 à l'issue d'un putsch de milices à majorité musulmane coalisées au sein de la Séléka. M. Bozizé a annoncé sa candidature.

La question est aussi de savoir si on peut tenir des élections crédibles dans un pays encore aux deux tiers aux mains de groupes armés rebelles, qui risquent de monnayer au prix fort leurs soutiens aux candidats, ou d'empêcher le vote sur de larges portions du territoire.

- Pourquoi ce retard du calendrier électoral ? -

L'enrôlement des quelque deux millions d'électeurs --sur environ 4,7 millions de Centrafricains-- doit s'achever le 27 septembre selon la Constitution. Mais il a fallu attendre juillet pour que le Parlement vote enfin la mise en place de l'Autorité nationale des élections (ANE) pourtant prévue début 2019.

Le travail des agents de l'ANE pour enregistrer les électeurs a été aussitôt perturbé par les violences sporadiques et des difficultés logistiques. "On est restés coincés une semaine en province, et il a fallu payer avec notre salaire pour rentrer à Bangui", témoigne l'un d'eux sous couvert de l'anonymat.

L'ANE a finalement reconnu l'impossibilité de tenir le calendrier prévu par la Constitution et demandé récemment un "délai technique" pour repousser la date-butoir du 27 septembre au 8 octobre pour l'enrôlement. C'est ce délai qui cristallise aujourd'hui les tensions.

Le 27 septembre, "c'est le délai maximal possible sans être obligé de repousser les élections", rappelle Hans de Marie Heungoup, expert de la Centrafrique à l'International crisis group (ICG).

Si le "délai technique" est accordé, le premier tour peut en théorie avoir lieu le 27 décembre, ce que veut le camp Touadéra. S'il est rejeté, il faudra envisager un report des scrutins. C'est l'Assemblée nationale qui doit voter ou non le "délai technique" mais elle n'a été convoquée que vendredi et a jusqu'au 23 septembre pour le faire.

- Un report des scrutins est-il possible ? -

La Cour constitutionnelle a exclu en juin toute prolongation du mandat du chef de l'Etat, qui prend fin le 30 mars 2021. Si le scrutin ne peut avoir lieu dans les temps, la Cour a évoqué la nécessité d'une "concertation nationale" incluant notamment l'opposition pour décider de la suite: un pouvoir de transition négocié entre M. Touadéra et ses adversaires, interprètent les juristes.

"Il sera très difficile de trouver un consensus", juge Hans de Marie Heungoup.

Le dépôt officiel des candidatures n'est pas encore ouvert mais une dizaine de personnes ont déjà annoncé leur intention de se présenter à la présidentielle.

La Coalition de l'opposition démocratique (cod2020), qui réunit les principaux partis opposés à M. Touadéra, a accusé jeudi le pouvoir de vouloir "bâcler les élections" et estimé que l'ANE "ne peut organiser de scrutins crédibles dans les délais constitutionnels".

"Nous ne comprenons pas cet acharnement à vouloir tenir un calendrier à tout prix. Nous voterons contre ce projet de loi", avertit Christian Guenebem, directeur de campagne de François Bozizé.

Or, la majorité présidentielle est fragile: elle a déjà essuyé un revers récemment lors d'un vote concernant l'ANE. Ce qui laisse présager une âpre bataille parlementaire sur le "délai technique" avec le report des élections en toile de fond.

- Des élections sous la coupe des groupes rebelles ? -

Agents recenseurs kidnappés, communes interdites d'accès… Les opérations électorales restent soumises au bon vouloir des milices, qui tiennent les deux tiers du territoire.

Malgré la signature d'un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés en février 2019, les civils sont toujours en proie aux exactions et crimes des miliciens.

Le gouvernement a activé lundi le "plan de sécurisation du processus électoral" avec l'aide des Casques bleus de la Minusca, mais cette mission des Nations unies en Centrafrique n'a jamais pu empêcher les milices de sévir sur la majorité du territoire.

L'opposition fustige la proximité de groupes armés avec le pouvoir de M. Touadéra qui, selon elle, fait preuve de beaucoup de mansuétude à l'égard de certains chefs de guerre.

L'opposition n'est pas non plus épargnée par ces accusations: le parti Kwa Na Kwa (KNK) de M. Bozizé est réputé proche des milices chrétiennes anti-balaka, formées en 2013 pour combattre la Séléka et, comme cette dernière, accusées de crimes de guerre en 2015 par l'ONU.

M. Bozizé cristallise les inquiétudes du camp Touadéra, qui redoute un éventuel coup de force en cas de contestation électorale.

 

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 00:36
Brèves nouvelles nationales sur Xinhua
Brèves nouvelles nationales sur Xinhua

 

 

Sénégal : le directeur général sortant de l'ASECNA réélu pour un nouveau mandat de quatre ans (presse)

DAKAR -- Le Nigérien Mohamed Moussa, directeur général sortant de l'Agence pour la sécurité de la navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) a été réélu lundi à Dakar pour un nouveau mandat de quatre ans à compter du 1er janvier 2021, a rapporté lundi soir l'Agence de presse sénégalaise (APS). Durant la 66e session extraordinaire du Comité des ministres de l'ASECNA tenue ce lundi, M. Moussa, candidat à sa propre succession, faisait face à trois challengers. Il s'agissait du Mauritanien Hassen Ould Ely, du Centrafricain Théodore Jousso et du Camerounais Zoa Etoundi. Fin

Source: Agence de presse Xinhua

 

Centrafrique : 60 rebelles désarmés dans la Nana-Grébizi (nord) (préfet)

BANGUI -- Dans le cadre de la mise en oeuvre du processus de paix dans la ville centrafricaine de Kaga-Bandoro (nord), 60 rebelles ont été désarmés et démobilisés jusqu'à dimanche dernier, a indiqué lundi Abdoulaye Mahamat, préfet de la Nana-Grébizi dont Kaga-Bandoro est le chef-lieu. Il s'agit de 53 ex-combattants du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), et sept autres de la Séléka rénovée. Ils ont choisi la paix après avoir obtenu un préalable de la part d'une mission officielle chargée du désarmement. Celui-ci concerne notamment le cantonnement immédiat et la prise en charge des ex-rebelles par le gouvernement, a précisé le préfet.

Source: Agence de presse Xinhua

 

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 00:26
 La crise alimentaire en Centrafrique s'accentue

 

Lu pour vous

 

By Dalia Hassan and Samuel Thierry NZAM BRIA avec Africanews Dernière MAJ: 15/09 - 08:31

 

Plus de deux millions trois cent mille personnes, soit environ la moitié de la population de la République Centrafricaine vivent dans un état d’insécurité alimentaire aïgue.

Les déplacements de populations et les épisodes de violence empêchent une production vivrière normale.

Rachida habite dans le quartier de Bornu à Bria. Elle possède un potager et recueille chaque matin une maigre récolte de fruits et légumes qui permettent à sa famille de subsister :

« Avant nous avions suffisamment à manger, jusqu'à trois repas par jour, mais actuellement c’est très difficile. Avec un peu de chance nous mangeons une fois par jour , parfois rien du tout, et les enfants vont au lit sans manger. Sur le marché tout est cher, même gagner de l’argent est très difficile », dit-elle.

Au marché, la pénurie de denrées alimentaires se fait ressentir, même la farine de manioc, la plus consommée, et dont le prix est pourtant accessible se fait rare.

La crise économique et sociale engendrée par le coronavirus ne permet plus à la population d’aller s’approvisionner dans les champs.

Zibert MOUNA, commerçante, est en rupture de stock :

« Nous vendions le manioc entre 3 et 4 dollars, mais aujourd’hui il devient difficile de s'en procurer. C’est compliqué de se rendre aux champs et les pluies ont dévasté les terrains agricoles. Les gens parcourent deux à trois kilomètres pour nous en livrer. »

Face à ces difficultés, des bénévoles se sont mobilisés pour distribuer des vivres à la population qui vit sous la menace constante des groupes armés.

Leur objectif est aussi d'initier les habitants à l'agriculture et promouvoir l’autosuffisance alimentaire à travers des formations en agronomie, tel que l'explique Fatmata FOFANA BINTOU, responsable sécurité alimentaire OXFAM BRIA :

« Nous sommes en train d’apprendre aux producteurs une technique qui va leurs permettre d’augmenter leur productivité, même s’ils ne peuvent pas aller au-delà de la ville pour cultiver cela va leurs permettre de cultiver aux alentours de leurs maisons pour faire face à cette situation de l’insécurité alimentaire. »

 

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 23:57
Le virage sécuritaire de la politique franco-africaine de Hollande

 

Lu pour vous

 

https://www.guineenews.org/ Par Libre Opinion - 15 septembre 2020 Par Youssouf Sylla, analyste à Conakry.

 

Il hérite du fiasco de la politique africaine de Sarkozy, notamment en Libye et en côte d’Ivoire. Connaissant peu l’Afrique, il n’échappe pas, lui aussi, au début de son quinquennat (2012-2017), à la règle qui consiste pour chaque nouveau président français, à promettre la fin des réseaux parallèles qui dominent depuis les années « 60 », en toute opacité, les relations franco africaines. 

Les déclencheurs de l’engagement français

Il s’agit principalement des risques de partition du Mali et du génocide en Centrafrique, deux anciennes colonies françaises. En 2012, le président de Centrafrique, François Bozizé demande urgemment à Hollande d’agir pour contrer la rébellion Seleka, composée essentiellement de musulmans, et qui est sur le point de s’emparer de Bangui, la capitale. Bozizé est ensuite renversé et Michel Djotodia, musulman, est installé comme président. Situation qui fait révolter les milices d’autodéfense chrétiennes, les anti-balakas, qui engagent un combat meurtrier avec la rébellion Seleka. Le combat est d’ordre politique et confessionnel, avec un risque accru de génocide dans le pays. Avec le feu vert de l’ONU, la France lance l’opération Sangaris de 2013 à 2016 pour pacifier et stabiliser le pays.

Au Mali et dans toute la bande Sahélo saharienne, le contexte sécuritaire s’emballe avec la forte pression militaire des djihadistes islamistes qui ne reculent devant rien. La présence du terrorisme islamique dans cette partie de l’Afrique menace les intérêts français, au sens large du terme. Le laisser faire est donc exclu et la France sous Hollande se voit dans l’obligation d’agir pour endiguer le mal.

Entre 2013, Hollande lance l’opération Serval pour sauver le Mali d’une partition. Les djihadistes avaient déjà réussi un exploit, en mettant sous leur contrôle, le nord du pays. La crainte d‘extension de ce contrôle sur tout le pays était donc redoutée, sans compter le risque de contamination des voisins. En 2014, l’opération Berkhane est, lancée toujours par Hollande, et remplace Serval dans la bande Sahélo saharienne. Elle vise à y lutter contre le terrorisme avec l’appui de cinq Etats de la zone : le Mali, le Burkina Faso, le Tchad, la Mauritanie, et le Niger, tous membres du G5 du sahel.

Selon le site web du ministère des Armées françaises,  » La stratégie sahélienne de la France vise à ce que les États partenaires acquièrent la capacité, d’assurer leur sécurité de façon autonome. Elle repose sur une approche globale (politique, sécuritaire et de développement) dont le volet militaire est porté par l’opération Barkhane, conduite par les armées françaises ».

Le G5 Sahel est institué sur la base d’un accord interétatique conclu en décembre 2014 entre ses cinq Etats membres. C’est une organisation qui dans ses objectifs fait le lien entre la sécurité (lutte contre le terrorisme et le crime organisé) et le développement, le tout soutenu par la démocratie. Le G5 Sahel semble pleinement prendre conscience que sans l’élévation du niveau de vie des populations, et le respect des principes démocratique, il sera aléatoire de vaincre durablement le terrorisme et le crime organisé.

Poussant vers la constitution du G5 Sahel, F. Hollande a réussi, à aider à la mise en place d’un mécanisme institutionnel africain de règlement des conflits dans la bande sahélo saharienne. C’est la concrétisation d’une vieille idée qui a émergé dans les esprits, lors du sommet franco-africain de Biarritz en 1994, après le génocide rwandais.

Les raisons de l’engagement de F. Hollande

En Centrafrique, les raisons de cette intervention sont plus humanitaires qu’économiques. A ce propos, Vincent Jauvert, journaliste de l’Obs, dit ceci : «Bien que Paris y soit le premier investisseur, les intérêts économiques français en Centrafrique sont désormais peu importants. Les échanges commerciaux s’élèvent à peine 50 millions d’euros. A part France Télécom qui s’est installé à Bangui en 2007 et l’inévitable Bolloré (qui gère le terminal porte-containeurs du port de Bangui), les grands groupes français ne s’intéressent plus guère à ce pays. Aréva, qui avait signé en 2008 un accord pour l’exploitation d’une mine d’uranium dans l’Est du pays, y a renoncé, après la catastrophe de Fukushima ».

En ce qui concerne le Mali en revanche, les raisons peuvent être trouvées dans l’analyse de la nature territoriale de certains conflits. En effet, dans la Revue stratégique de défense et de sécurité nationale (2017), avec la préface de Macron, il est écrit que la France est exposée à ce type de conflit à raison du fait que  » la contraction de l’espace géopolitique, résultat de l’accroissement des interdépendances, facilite la propagation rapide des effets des crises, mêmes lointaines, jusque sur le continent européen ». En ce qui concerne plus précisément l’espace sahélo saharienne, la Revue poursuit, en disant que, cet espace est « porteur d’enjeux prioritaires pour la France en matière de lutte contre le terrorisme ». Car cette zone « connaît un risque d’enracinement durable des mouvances djihadistes ». Ce qui se passe dans cette zone constitue donc une menace réelle pour la sécurité de l’Europe et de la France.

Hollande, homme de rupture ?

Il avait promis dans sa campagne de rompre avec la Françafrique. La promesse finalement est non tenue, car par réalisme, il a reçu à l’Elysée les autocrates africains. Il avait besoin d’eux pour le succès de sa politique sécuritaire dans le continent.

Malgré les critiques suscitées par l’action militaire française pour empêcher, d’une part, l’extension du contrôle des djihadistes sur tout le Mali, et possiblement sur ses voisins, et d’autre part, la répétition de la tragédie rwandaise en Centrafrique, cette fois-ci, entre musulmans et chrétiens, on se demande qu’allait être la situation sécuritaire dans ces pays sans cette intervention ?

Ceci dans un contexte d’indifférence des pays les plus puissants du monde, et d’impuissance des organisations régionales africaines à relever les défis sécuritaires. Même si l’intervention française ne peut être exempte d’intérêts géostratégiques et économiques, elle a eu le mérite de protéger l’intégrité territoriale du Mali, ce qui est loin d’être une mince affaire, et d’éviter au Centrafrique un génocide.

De ce point de vue, Hollande en s’engageant dans le conflit de Centrafrique se distingue de Mitterrand, socialiste comme lui. Ce dernier avait plutôt cherché à protéger les génocidaires hutus. Il se distingue aussi de certains de ses prédécesseurs, de la droite, qui agissaient lançaient des opérations militaires en Afrique pour rétablir au pouvoir des chefs d’Etats amis.

 

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 23:29
 RCA : un projet de loi électorale fait monter la société civile au créneau

 

Centrafrique: un projet de loi électorale fait monter la société civile au créneau

 

https://www.rfi.fr/ 16/09/2020 - 12:46

 

Un projet de loi modifiant le code électoral, issu du conseil des ministres extraordinaire de ce mardi 15 septembre, a fait monter les tensions entre le gouvernement et le groupe de travail de la société civile, à trois mois de l’élection présidentielle.

Un conseil des ministres extraordinaires a eu lieu ce mardi 15 septembre en Centrafrique. De cette réunion a accouché un projet de loi portant modification du code électoral, qui répond à la demande de l’ANE (Autorité nationale des élections), de prolonger la période d’enrôlement des électeurs tout en restant dans les clous constitutionnels.

Ce projet prévoit, entre autres, de renvoyer la publication des listes électorales au 8 octobre et la convocation des électeurs au 25 octobre. Des dates qui ont fait monté la société civile au créneau. « Le glissement est un faitexplique à RFI le porte-parole du groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine, Paul Crescent Beninga. Lors de la dernière réunion du cadre de concertation, vous avez constaté que se dégageait un consensus en faveur de nouvelles discussions pour aborder les modalités de ce glissement. Mais aujourd’hui, le gouvernement prend une initiative qui surprend, alors que ce glissement est un fait. »

Paul Crescent Beninga dénonce un choix qui viole ce qui a été convenu sur le dialogue : « La nouvelle date du 8 octobre annoncée par l’ANE n’est pas possible du tout du point de vue légal. Il faut nécessairement modifier la loi et cela nécessite toute une démarche. Aujourd’hui, je ne vois pas comment on peut convoquer une session extraordinaire du Parlement pour modifier la loi en deux ou trois jours. »

Il est question de réviser le code électoral en vue de permettre à l’ANE de continuer l’enrôlement et d’organiser les élections dans les délais constitutionnels.

Ange-Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement et ministre en charge de la Communication

Esdras Ndikumana

Une erreur d'interprétation, plaide le gouvernement

Du côté du gouvernement, on estime qu’il s’agit d’une erreur d’interprétation des textes et de la décision de la Cour constitutionnelle. Le gouvernement n’est pas contre la concertation, mais la Cour constitutionnelle a parlé d’une concertation obligée au cas où ces modifications sur le calendrier électoral auraient impacté les délais constitutionnels, c’est-à-dire le 27 décembre, date de la présidentielle. « Ça n’est pas le cas ici », explique Ange-Maxime Kazagui, le porte-parole du gouvernement.

Pour lui, « la Cour constitutionnelle a été claire. La Cour constitutionnelle a évoqué la nécessité d’une concertation que le gouvernement, bien entendu, admet dans son principe. Encore faut-il qu’il y ait un sujet. Il y aura un sujet - c’est ce que dit la Cour constitutionnelle - lorsque l’ANE dira que son impossibilité éventuelle à organiser les élections amènerait à dépasser les délais constitutionnels. Pour l’instant, le gouvernement, suite aux requêtes de l’ANE, suite, me semble-t-il aussi, aux discussions qui ont eu lieu dans les instances que j’ai évoquées tout à l’heure, travaille à ce que ces élections se déroulent encore dans le délai constitutionnel, c’est-à-dire avec un premier tour au 27 décembre. »

 

 

 

RCA: l'ANE reconnait des difficultés d'organisation mais veut éviter un report du scrutin

 

https://www.rfi.fr/ 15/09/2020 - 14:41

 

L’Autorité nationale des élections (ANE) a reconnu lundi 14 septembre des difficultés dans l’organisation des élections présidentielle et législatives prévues le 27 décembre prochain; et a fait quelques propositions au Comité stratégique d’appui au processus électoral, pour essayer de rattraper son retard, en particulier dans l’enrôlement des électeurs. Un conseil des ministres extraordinaire doit se réunir ce mardi après-midi à Bangui pour discuter ces propositions. L’objectif des autorités : éviter un report des élections. Mais l’opposition reste sceptique.

Devant le Comité stratégique d'appui au processus électoral, ce lundi, l’ANE a fait un état des lieux de l'avancement des opérations. Ainsi le weekend dernier, 1,667 million de personnes étaient inscrites sur les listes électorales. L’enrôlement est terminé dans le pays sauf dans quelques localités en raison de l'insécurité.

Reste la diaspora et les réfugiés. L'ANE explique qu'elle n'a pas pu mener à bien leur enrôlement à cause de la pandémie de coronavirus et la fermeture des frontières.

Mesure principale demandée par l’ANE : le report de 15 jours la date butoir pour la publication des listes électorales. Initialement prévu le 27 septembre, l'ANE propose le 8 octobre prochain. Autre demande : doubler le nombre des agents pour l’enrôlement ainsi qu'un raccourcissement du délai de réclamation et de contentieux.

Marcel Djimassé qui représente la majorité au Comité stratégique d’appui au processus électoral, estime que les délais pourraient ainsi être tenus. « Si l’arrangement que propose l’ANE, est accepté par la Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale, peut-être que oui, on pourrait tenir le premier tour dans les délais. »

Mais pour cela il faudrait modifier le code électoral. À trois mois de la présidentielle, cela paraît trop court à Sosthène Guetel Dilamkoro, représentant de l’opposition au sein du comité. « Ce sont des propositions irréalistes, le temps pour l’Assemblée nationale de recevoir le code électoral, de l’examiner, de le renvoyer au chef de l’Etat, au chef de l’Etat de l’envoyer à la Cour constitutionnelle. Vraisemblablement, on ne pourra pas tenir ce délai. Pour ne pas perdre de temps, il faut aller à l’essentiel. Il faut ouvrir une consultation des forces vives pour débloquer la situation dans un cadre de consensus. »

Il faut faire vite. En cas de retard trop important, le mandat du chef de l’État pourrait arriver à son terme. Tous insistent pour éviter une vacance du pouvoir et une nouvelle transition politique.

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 23:25
Ferdinand Alexandre NGUENDET investi candidat à la présidentielle par le Rassemblement pour la République

 

RCA/Elections 2020: Ferdinand Alexandre NGUENDET investi candidat à la présidentielle par le Rassemblement pour la République

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 15 septembre 2020 16:17

A quelques jours de la convocation du corps électoral et de l’ouverture du dépôt des candidatures, les partis politiques s’activent à travers des congrès. Le Rassemblement pour la République (RPR) qui a organisé son 2e congrès ordinaire du 11 au 12 septembre 2020 à Bangui, a investi son président Ferdinand Alexandre Nguendet, candidat à la présidentielle de décembre 2020.

Ce 2è congrès ordinaire marque les sept années d'existence du Rassemblement pour la République (RPR), en même temps, le coup d’envoi des préparatifs pour les prochaines élections.

Après avoir fait le tour de la situation sociopolitique et sécuritaire du pays, revu les textes organiques dudit parti, les partisans du RPR ont officiellement investi Ferdinand Alexandre Nguendet, candidat à la présidentielle dont le 1er tour est fixé au 27 décembre 2020.

"Aujourd'hui, notre président fondateur sort de sa vacance politique pour s'affirmer entant que leader et président de notre entité politique. C'est bel et bien lui qui va nous représenter pendant les échéances à venir. Il s'est positionné comme leader d'un parti politique. En créant le RPR en 2013, il a eu à gérer les affaires de l'Etat entant que président du Conseil national de Transition" a fait savoir Abdon Nadin Liango, porte-parole de la jeunesse du RPR.

M. Nguendet qui a dirigé durant deux semaines la transition politique en janvier 2014 dit répondre à l’appel du peuple.

"Ce qui justifie aujourd’hui mon retour, c’est l’appel pressant des militants et militantes de mon parti, l’appel pressant de la population centrafricaine qui me réclame tout le temps en estimant que, pendant qu’il était aux affaires, nous avons aspiré à une sécurité et à une paix" a martelé Alexandre Ferdinand Nguendet, estimant être le candidat idéal.

Presque tous les leaders des partis politiques de l'opposition, membres de la COD-2020 ont pris part à la cérémonie d'ouverture du congrès. Une occasion pour les opposants au président Touadera d'étaler, ce qu'ils qualifient de failles dans la gestion de la chose publique.

"Du haut de cette tribune, je demande incessamment au président de la République d'écouter son peuple. De suivre la lecture du contexte. Que l'ANE offre très rapidement son rapport de carence et que les centrafricains se parlent pour se frayer leur voie à la course" a lancé Charles Armel Doubane, ancien ministre des Affaires étrangères, devenu opposant au président Touadera.

Fondé le 28 janvier 2013 à Bangui par Ferdinand Alexandre Nguendet, le Rassemblement pour la République n'avait pas présenté de candidat à la présidentielle de 2015-2016.

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 23:23
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

NOTE D’INFORMATION  

506 PROJETS À IMPACT RAPIDE FINANCÉS EN SIX ANS PAR LA MINUSCA POUR 16 MILLIONS DE DOLLARS  

Bangui, 16 septembre 2020 – Depuis le transfert de responsabilités de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) à la MINUSCA, le 15 septembre 2014, la Mission a financé un total de 506 projets à impact rapide en République centrafricaine (RCA) pour un montant de 16 millions de dollars (8.8 milliards FCFA). « Les projets à impact rapide sont un outil d’appui à la mise en oeuvre du mandat de la MINUSCA au bénéfice de la population. Ils sont identifiés avec les autorités et les communautés locales dans les domaines de protection des civils, cohésion sociale et restauration de l’autorité de l’Etat », a annoncé le chef de la section des affaires civiles de la Mission, Laurent Guepin, mercredi à Bangui.  

« Ces projets servent d’abord aux jeunes, aux communautés, aux populations de tout bord. Ce sont des projets fédérateurs de l’ensemble des communautés », a-t-il dit, soulignant qu’ils ont été exécutés dans 12 bureaux de terrain de la MINUSCA, à Bangui et autour de bases où les casques bleus sont déployés. Selon ce responsable, les projets ont largement « permis d’établir des relations de confiance entre la MINUSCA et les populations, mais aussi et surtout à participer à la protection des civils, à la cohésion sociale ainsi qu’à la restauration de l’autorité de l’Etat ».  

Lors de la conférence de presse hebdomadaire, ce responsable a fait le bilan de cette activité entre 2014 et 2020 et dont le budget annuel est de trois millions de dollars (1.6 milliard FCFA). Parmi les réalisations, il a cité 202 bâtiments administratifs et 48 ponts construits, la réhabilitation de 66 écoles, 12 radios communautaires, des marchés, des maisons des jeunes et des femmes, l’appui aux activités génératrices des revenus, touchant également des femmes, etc. Ces projets exécutables dans un délai maximum de trois mois « ont permis de créer quelques 7500 emplois d’urgence, parmi lesquels 2.000 pour les femmes », a précisé le chef de la section des affaires civiles, ajoutant qu’avec l’apparition du COVID-19 la MINUSCA a réaffecté un tiers des trois millions de dollars du budget 2019-2020 des projets à impact rapide pour soutenir les efforts des autorités contre la propagation de la pandémie.  

Pour sa part, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a rappelé que depuis six ans, la Mission œuvre « pour la paix, la sécurité, la réconciliation et la lutte contre l’impunité » en RCA, en coordination avec les autorités centrafricaines, les partenaires et l’équipe-pays des Nations Unies ». « Dans l’exécution de ces tâches, beaucoup de casques bleus de la Mission ont consenti le sacrifice ultime. Nous leur rendons hommage », a a-t-il renchéri.  

Concernant l’opération militaire conjointe MINUSCA-FACA dans le nord-ouest, le porte-parole de la Mission ainsi que son homologue de la Force ont rejeté certains commentaires sur un échec. « Devant la nouvelle forme d’action de 3R, il y aura en face la position de la Force et des FACA. Nous travaillons dans ce sens », a dit le porte-parole. Pour sa part, le porte-parole de la Force, le Commandant Issoufou Aboubacar Tawaye a rappelé que les éléments des 3R « sont partis en débandade de leurs principales bases, ils sont divisés et scindés en de petits groupes, c’est ce qui rend la troisième phase de l’opération, celle de la neutralisation de ces éléments, un peu complexe. Mais on reste toujours déterminé, il y aura très prochainement une réunion, pour revoir cette stratégie et apporter quelques modifications opératoires afin d’y faire face ».  

Pour sa part, la nouvelle porte-parole de la Police de la MINUSCA, la Capitaine Mazalo Ipo Agba, a souligné que plusieurs activités ont été menées et continuent d’être menées par UNPOL, pour la sécurisation du processus électoral. « Il y a la sécurisation des agents de l’ANE sur le terrain, la sécurisation des sites d’enrôlement, la sécurisation des populations et leur sensibilisation à se faire enrôler massivement. Il y a également une formation des formateurs des Forces de sécurité intérieure en cours sur la sécurisation des élections, qui a démarré depuis le 14 septembre », a-t-elle signalé.  

 

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