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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 15:57
Pourquoi la France lutte contre les djihadistes au Mali
Pourquoi la France lutte contre les djihadistes au Mali
Pourquoi la France lutte contre les djihadistes au Mali
Pourquoi la France lutte contre les djihadistes au Mali

Lu pour vous

 

https://www.bbc.com/ 27 novembre 2019

 

  • Alors que la violence djihadiste s'intensifie au Mali, l'analyste Paul Melly se demande si la France peut persuader le reste de l'Europe de se joindre à cette lutte.
  • La ministre des Forces armées, Florence Parly, a appelé les autres gouvernements de l'UE à dépêcher des forces spéciales dans le Sahel, pour aider à freiner les attaques des militants islamistes qui ont tué plus de 100 soldats maliens ces dernières semaines.
  • Mais la France, elle aussi, paie un lourd tribut pour son rôle dans la lutte contre le djihadisme au Sahel avec la mort de 13 soldats lors d'un crash.
  • Deux hélicoptères, un de combat et l'autre de transport se sont percutés lundi. Au total, la France a perdu 38 soldats au cours de cette campagne de près de sept ans.
  • Embuscades meurtrières
  • La violence extrémiste, parfois mêlée à des trafics (drogue, armes, êtres humains) ou à des tensions communautaires locales, perturbe la vie quotidienne et tout espoir de développement dans cette région désespérément pauvre, en bordure du Sahara.
  • Mais les causes sont complexes et ni les négociations ni les opérations militaires n'ont encore réussi à rétablir la sécurité.
  • En effet, la crise semble s'aggraver.
  • Malgré la création par les pays sahéliens d'une force commune de lutte contre le terrorisme et la présence de 4.500 soldats français et de plus de 14.000 Casques bleus de l'ONU, les groupes djihadistes ont cette année intensifié leur guerre contre le Mali et ses alliés internationaux.
 

Dans les régions du centre, l'activité djihadiste est dirigée par le charismatique prédicateur Amadou Koufa, qui est Peulh, un groupe ethnique d'éleveurs semi-nomades majoritairement musulmans.

  • Cette situation s'est entremêlée de tensions au sujet de ressources telles que la terre, les pâturages et l'eau, ce qui mine les relations avec un autre groupe ethnique musulman local, les Dogon, dont certains ont formé leur propre milice.
  • Plus à l'est, surnommée la "région des trois frontières" où le Mali, le Burkina Faso et le Niger partagent une frontière commune ; la zone a été le théâtre d'attaques transfrontalières répétées de groupes armés, dont l'un revendique l'allégeance à l'Etat islamique (IS).
  • Les militants ont monté une série d'embuscades meurtrières, étendu leurs activités à une grande partie du Burkina Faso et même enlevé deux touristes dans un parc national du nord du Bénin, confirmant les craintes qu'ils pourraient bientôt constituer une menace pour les pays côtiers, que sont la Côte d'Ivoire, le Ghana et le Nigeria.
  • Le Mali "n'est pas oublié"
  • Ce n'est pas une crise africaine qui a été ignorée par le reste du monde. Bien au contraire.
  • Elle est régulièrement au centre des discussions du Conseil de sécurité de l'ONU et de l'opération des Nations Unies au Mali (MINUSMA), avec des troupes d'Asie, du Canada et d'Europe ainsi que d'Afrique.
  • En outre, depuis 2013, l'Union européenne forme l'armée malienne, tandis que la force antiterroriste française - l'opération Barkhane - déployée dans le Sahel, est soutenue par des hélicoptères britanniques, d'autres alliés européens ainsi que des drones de surveillance américains.

 

  • Principaux groupes djihadistes :

 

  • Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), alliance de djihadistes, comprenant :
  •  

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqim)

Ansar Dine, dirigé par Iyad Ag Ghaly, chef général du GSIM

Le Front de libération de Macina, dirigé par Amadou Koufa

 

  • L'Etat islamique du Grand Sahara (ISGS), affilié à IS, actif dans le nord-est du Mali
  • Ansarul Islam, actif dans le nord du Burkina

 

Pourtant, la crise sécuritaire continue de s'aggraver.

La MINUSMA est la mission de l'ONU la plus dangereuse au monde, ayant perdu 206 personnes au cours des six dernières années.

Sous la supervision du fragile accord de paix de 2015 entre les gouvernements maliens et les groupes qui ne sont pas engagés dans le terrorisme, la force des Casques bleus tente de soutenir les communautés locales.

Mais comme les lignes de ravitaillement s'étendent sur plusieurs centaines de kilomètres jusqu'à leurs bases isolées, ses troupes sont très vulnérables.

Cependant, ce sont les armées des pays du G5 Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie, Tchad et Mauritanie) qui sont les plus touchées par la campagne djihadiste.

Elles ont désespérément besoin d'un financement et d'équipements internationaux supplémentaires pour leur propre force interarmées de 5.000 hommes.

L'armée malienne, en particulier, a du mal à s'en sortir : loin de la capitale, Bamako, sur un terrain difficile où les températures peuvent grimper jusqu'à environ 50°C pendant les mois chauds, les soldats sont en danger lorsqu'ils se déplacent en patrouille et se barricadent dans des bases de garnison rurales isolées.

Cette année a été particulièrement meurtrière : la mort de plus de 100 soldats maliens dans des embuscades à Boulikessi (région de Mopti), Indélimane et Tabankort depuis fin septembre a porté un coup au moral d'une armée qui se sent déjà mal équipée et sans soutien.

Les troupes françaises, appuyées par des hélicoptères et des avions d'attaque Mirage 2000, fournissent un soutien d'urgence chaque fois qu'elles le peuvent.

Mais ils couvrent une vaste région où, même avec le soutien des drones de surveillance américains, il est difficile de traquer de petites bandes de militants qui traversent à moto le terrain aride.

Les emplois, pas les armes à feu

Tout le monde s'accorde à dire qu'une action militaire ne peut mettre fin au terrorisme et rétablir la stabilité.

  • Coordination des mouvements azawadiens (CMA), anciens séparatistes touaregs qui ont signé l'accord de paix de 2015, notamment :
  •  

Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA)

Le Conseil Supérieur pour l'Unité (HCUA)

 

  • La Plate-forme, une alliance pro-gouvernementale de milices du nord du Mali qui ont signé l'accord de paix de 2015, notamment :
  •  

Le Groupe d'autodéfense touareg Imghad et ses alliés (Gatia), dirigé par Ag Gamou.

Ganda Koy (signifiant Maîtres de la Terre)

Le Mouvement pour le salut de l'Azawad (MSA)

 

  • Dan Na Ambassagou (Chasseurs qui ont confiance en Dieu), milice Dogon lancée au Mali central en 2016, en théorie dissoute par le gouvernement mais toujours en cause.

 

La santé, l'éducation, la justice et l'administration de base sont nécessaires pour renforcer le soutien communautaire à l'Etat malien.

Davantage d'emplois et de moyens de subsistance pourraient réduire le risque que des jeunes soient attirés par des groupes djihadistes ou des bandes criminelles qui offrent de l'argent et le statut qui peut découler du port d'une arme.

Un large éventail de donateurs ont engagé d'importants budgets d'aide au Sahel, motivés par l'inquiétude face à la pauvreté et au changement climatique dans cette région fragile et sujette à la sécheresse, mais aussi par la crainte des répercussions du terrorisme et d'une résurgence potentielle des flux migratoires à travers le Sahara et la Méditerranée.

Mais même avec une aide importante, il est difficile de fournir des services publics efficaces ou d'assurer le développement économique à la base lorsque les conditions sont si précaires et que les employés du gouvernement font face à des menaces et intimidations et parfois à un risque d'assassinat.

La méfiance entrave le progrès

Dans le centre du Mali, il y a eu des négociations au niveau communautaire qui pourraient déboucher sur un processus de paix local durable.

Mais elle est fragile au mieux, entravée par la méfiance et la réticence au niveau politique.

Plus au nord, des progrès ont été réalisés dans la démobilisation des combattants des groupes armés qui ont signé l'accord de paix de 2015.

L'intention est que nombre d'entre eux soient absorbés par des unités spéciales intégrées de l'armée, afin de renforcer la sécurité locale.

Mais là encore, les progrès ont été lents et n'ont pas été facilités par la réticence du gouvernement à développer pleinement les services publics à Kidal, la capitale régionale du nord-est, toujours sous le contrôle des anciens séparatistes Touaregs, même si ceux-ci sont signataires de l'accord de paix.

L'approche militaire actuelle des armées sahéliennes et de leurs partenaires internationaux ne fonctionne pas, du moins pas suffisamment, et la France est bien consciente de la nécessité d'une approche nouvelle.

C'est l'une des régions les plus pauvres du monde et il est essentiel de se concentrer davantage sur le développement. Mais cela ne peut toujours pas se faire sans une meilleure sécurité.

C'est la raison pour laquelle, malgré la perte de 13 hommes dans l'accident d'hélicoptère de cette semaine, le président Emmanuel Macron reste engagé dans la campagne militaire, en alliance avec les gouvernements sahéliens.

Mais Paris attend désespérément que d'autres pays européens fassent plus pour aider à partager ce fardeau.

A propos de l'auteur

Paul Melly est consultant auprès du groupe de réflexion britannique Chatham House et journaliste spécialisé, Afrique francophone.

 

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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 12:38
Discours du Président TOUADERA à l'occasion du 1er décembre 2019
Discours du Président TOUADERA à l'occasion du 1er décembre 2019
Discours du Président TOUADERA à l'occasion du 1er décembre 2019

 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE LE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, A L’OCCASION DU 1ER DECEMBRE 2019

 

Mes Chers Compatriotes,

 

Le 1er décembre 1958, sous la conduite éclairée du Président Fondateur, Feu Barthélemy BOGANDA, le territoire de l’Oubangui-Chari fut proclamé « République Centrafricaine ».

 

La célébration demain, 1er décembre 2019, dans la solennité républicaine, du 61ème anniversaire de la Fête nationale de la République Centrafricaine, m’offre l’agréable occasion de rendre un vibrant hommage au Président Fondateur Barthelemy BOGANDA, à ses compagnons de lutte et à tous nos Devanciers, pour les sacrifices immenses consentis pour la défense des droits fondamentaux de l’Homme centrafricain.

 

Ce soir, je voudrais tout d’abord féliciter et remercier toutes nos forces de défense et de sécurité, toutes ces femmes et tous ces hommes, ainsi que notre ardente et généreuse jeunesse, qui défileront demain en donnant à la fois une belle image de la jeunesse de notre pays, du dynamisme de nos forces vives et de la renaissance des Forces Armées Centrafricaines. 

 

Je voudrais aussi, en votre nom, associer à cette fête nationale, l’ensemble de la communauté internationale, qui a toujours accompagné notre pays, dans ses moments de joie et de douleurs.

 

Mes Chers Compatriotes ;

 

Dans mon adresse du 13 août, je n’ai pas manqué de souligner que notre accession à l’indépendance fut l’achèvement d’un rêve, celui de Barthélemy BOGANDA, celui de nos pères fondateurs. 

 

La proclamation de la République Centrafricaine qui fut l’aboutissement heureux d’une longue lutte, était accompagnée du rêve du Père Fondateur, le feu Président Barthélemy BOGANDA : rêve d’unité nationale, rêve de développement, rêve d’un Etat démocratique. 

 

Des valeurs comme l’unité nationale, la dignité, le travail acharné ainsi que la responsabilité, la compassion et la détermination, ont constitué le crédo du Père Fondateur dans sa quête de notre rêve national.

 

Le 1er décembre que nous célébrons chaque année est donc l’incarnation calendaire la plus symbolique de ce rêve républicain.

 

En célébrant cette Fête nationale, nous devons être solidaires de nos devanciers et nous engager résolument à construire notre pays dans l’unité, la dignité et par le travail qui constituent la devise de notre République.

 

Mes Chers Compatriotes,

 

Nous célébrons ce 1er décembre à un moment crucial de l’histoire de notre pays. A cette occasion, je voudrais tenter de répondre à vos interrogations sur les problèmes qui nous préoccupent tous ; qu’il s’agisse de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, signé le 6 février 2019; qu’il s’agisse du contexte assez tendu de la politique intérieure de notre pays ; qu’il s’agisse des prochaines élections présidentielle et législatives.

 

Comme vous le savez, je me suis engagé à être continuellement à votre écoute, à trouver des voies et moyens de sortir notre pays de la situation dramatique dans laquelle il a été plongé par des choix politiques irrédentistes de certains de ses fils.

Les choix politiques et les sacrifices que nous avons consentis depuis le 30 mars 2016 ont abouti, grâce à votre soutien et l’appui de la communauté internationale, à la signature d’un Accord de paix, prometteur.

 

Cet Accord, qui demeure une œuvre humaine, donc perfectible, semble ne pas avoir levé tous les doutes dans l’esprit de certains d’entre nous. 

 

Je vous exhorte à ne pas céder au pessimisme et aux manœuvres de diversion qui pourraient mettre en péril la perspective d’un retour à une paix durable en Centrafrique. 

 

Cette paix durable, à laquelle nous aspirons tous et pour laquelle je consacre toute mon énergie, est avant tout une responsabilité nationale. 

 

Il appartient donc aux Centrafricains, avec l’aide de nos partenaires, de s’approprier l’Accord pour la paix et la réconciliation et de trouver les voies et moyens pour sa mise en œuvre efficace et effective. 

 

Les raisons évoquées, Mes Chers Compatriotes, pour expliquer la situation de notre pays ne sont cependant pas propres à la République Centrafricaine ; plusieurs nations à travers le monde se développent dans un contexte souvent difficile, voire contradictoire.

 

Je sais que nous sommes capables de transcender nos divergences et nos intérêts égoïstes et de nous mettre résolument au travail pour la relance économique de notre pays.

 

Si nous persistons dans les luttes fratricides, dans d’éternels débats et autres diatribes pour la revendication du pouvoir politique, il est à craindre que nous occultions l’essentiel, à savoir le développement socio-économique de notre pays. 

 

Je vous invite donc à revenir à l’essentiel, aux fondamentaux de développement identifiés par le Père Fondateur de la République, à savoir : nourrir, vêtir, loger, soigner et instruire.

 

Mes Chers Compatriotes, 

 

L’autre source de préoccupation que je souhaiterais aborder avec vous concerne le climat politique actuel. Sur le plan de la politique intérieure, j’observe deux faits dominants qui semblent attiser les humeurs et alimenter les contradictions.  

 

Il s’agit de l’Accord de paix que je viens d’évoquer et les prochains scrutins présidentiel et législatifs.

 

Je déplore notamment le climat délétère qui s’est instauré dans le débat politique de notre pays. 

 

Dans le contexte délicat qui est le nôtre, ma tâche est de me placer au-dessus des contingences partisanes et en particulier, d’éviter que les passions ne s’exacerbent et que le débat contradictoire, propre à toute démocratie, ne prenne l’allure de guérilla permanente et de règlement de compte.

 

Notre Constitution nous donne le droit à la liberté d’expression et selon ce principe, le débat politique se doit être libre, vigoureux, éducatif, digne et courtois. 

 

Mais il ne doit pas semer la discorde et saper la confiance des Centrafricains envers leurs institutions démocratiques.

 

En ce qui me concerne, je me suis toujours efforcé de donner au débat politique toute sa dignité, toute sa noblesse et toute sa hauteur. 

 

En ma qualité de Père de la Nation, je dois veiller à ce que chacun garde son sang-froid ; je dois veiller à ce que les principes républicains, consacrés par notre Constitution, soient respectés par tous.  

 

C’est ce à quoi je me suis employé depuis un peu plus de trois ans sans me dédire. 

 

L’approche des élections présidentielle et législatives ne justifie pas que l’on puisse céder aux passions les plus basses et les plus dangereuses. 

 

Le peuple centrafricain a trop souffert. Le peuple ne veut pas la guerre. Le peuple veut la paix.

 

J’en appelle donc à la sérénité, à la responsabilité de chacun et à une conception plus haute de l’intérêt du pays et de la République.

 

La République ne se construit pas par la démagogie et le mensonge !

 

Mes Chers Compatriotes,

 

Permettez-moi enfin d’aborder le troisième fait dominant qui est au cœur de nos préoccupations actuelles. Il s’agit des prochains scrutins présidentiel et législatif. 

 

Ces scrutins constituent une occasion historique pour consolider les espoirs suscités par l’Accord pour la Paix et la Réconciliation entre le Gouvernement et les groupes armés.

La mobilisation des ressources financières est désormais une urgence et une priorité. A cet effet, j’ai donc instruit le Gouvernement de tout mettre en œuvre pour que le financement de ce double scrutin soit assuré.

 

Je me suis adressé aux partenaires internationaux de la République Centrafricaine et à la communauté internationale, pour qu’ils saisissent cette occasion historique pour garantir, dans les délais constitutionnels, la tenue d’élections crédibles, libres et équitables sur toute l’étendue du territoire national.

 

Mes Chers Compatriotes, 

 

Il y a des signes qui ne trompent pas, il faut savoir les lire. J’observe que les contributions de l’Union Européenne et du Gouvernement ont déjà été mobilisées. 

 

J’observe également avec satisfaction la récente décision du Conseil de Sécurité d’élargir le mandat de la MINUSCA pour l’assistance, la coordination et la sécurisation électorale en Centrafrique. 

 

Cette décision constitue un signal fort envoyé à la communauté internationale et à nos partenaires afin d’indiquer que les élections doivent se tenir dans les délais.  

 

Je ne doute pas un seul instant que ce signal arrivera à destination et qu’il nous permettra de combler le reste du budget.

 

Je ne ferai donc pas de politique fiction. Ce n’est ni mon rôle, ni ma mission. Je m’adresse à vous en toute responsabilité, en exerçant pleinement la charge qui est la mienne, avec la certitude que les élections se tiendront dans les délais constitutionnels.  

 

Le Gouvernement est à pied d’œuvre, il y va de la pérennisation de l’Accord de paix et de la stabilisation politique de notre pays.

 

Je vous exhorte donc à la retenue.

 

Mes Chers Compatriotes ;

 

Je ne peux terminer cette adresse sans avoir une pensée particulière pour les milliers de nos Concitoyens qui se sont retrouvés sans abri, submergés par les eaux à travers tout le pays, après les pluies exceptionnelles et incessantes de ces dernières semaines.

 

En cet instant solennel où la Nation s’apprête à fêter sa République et son unité, où notre pays fait corps avec lui-même, je veux ici adresser en son nom notre compassion, notre sollicitude aux populations et aux familles victimes de ce terrible épisode climatique.

 

Je pense à ces maisons emportées par les eaux, ces quartiers où les habitants ont été contraints de se déplacer les pieds dans l’eau ou en pirogue, à ces familles contraintes de dormir sans toit ni moustiquaire pour les protéger. 

 

Je pense à ces problèmes de nourriture et de santé, à la souffrance des enfants.

 

Le Gouvernement, en coordination avec les différents acteurs en charge de la situation, mène une concertation avec nos différents partenaires pour trouver dans les plus brefs délais les réponses les plus adéquates à la situation de nos Compatriotes sinistrés. 

 

D’ores et déjà, je voudrais féliciter le Gouvernement, les acteurs humanitaires et tous les hommes de bonne volonté, pour leurs précieuses contributions qui ont permis de sauver des vies et préserver les moyens de subsistance de nos Compatriotes, victimes de ces catastrophes naturelles.

 

En terminant mon adresse, je formule le vœu ardent que cette célébration consacre solidement la réconciliation et l’unité de tous les Centrafricains.

 

Bonne fête nationale à toutes et à tous.

 

Vive la République !

 

Que Dieu bénisse la République Centrafricaine !

 

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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 12:32
Le Président  Issoufou Mahamadou reçoit l’ancien Chef d'Etat de transition  centrafricain Michel Djotodia

 

Le Président Issoufou Mahamadou reçoit l’ancien Chef d'Etat de transition  centrafricain Michel Djotodia

 

Le Président de la République Issoufou Mahamadou a reçu, ce vendredi 29 novembre, l’ancien Président de Centrafrique  Michel Djotodia.

Il est venu à Niamey pour participer au sommet pour la Paix Universelle qui se déroule, depuis le 28 novembre, dans la capitale nigérienne.

Il a déclaré à sa sortie d’audience, avoir rendu visite à son «  frère pour le féliciter de l’organisation de ce sommet important pour nous en Afrique, l’encourager pour beaucoup d’initiatives qu’il a prises au niveau de la nation ».

Deux « questions purement familiales  ont été évoquées mais aussi sur la situation politique de mon pays, la République centrafricaine».

Ce pays est entré en guerre interreligieuse depuis 2014.  Jusque-là les choses ne font que perdurer et s’empirer.

Le Président Issoufou Mahamadou m’a encouragé, et m’a dit que le peuple frère du Niger est solidaire au peuple frère centrafricain, et d’ici là, la situation va s’améliorer ».

 

Agence Nigérienne de Presse

 

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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 12:12
Installation du commandant  de zone de défense nord-ouest

 

RCA : Le commandant de la zone de défense nord-ouest installé dans ses fonctions ce vendredi

 

https://www.radiondekeluka.org/ samedi 30 novembre 2019 13:35

 

L'inspecteur général des armées, Général Jean Pierre Dolo Waya a installé ce 29 novembre le commandant de la zone de défense nord-ouest dans ses fonctions. Il a son poste de commandement à Bouar dans la Nana Mambéré. Il est intronisé en même temps que le chef de Corps du Bataillon d'Infanterie 1. Une réponse au souhait du Président de la République, Faustin Archange Touadéra de rapprocher l'armée de la population.

Le Lieutenant-colonel Roger Godondaï et le chef de Corps du 1er Bataillon d'Infanterie, Commandant Florent Raoul Ogalama, ont été installés dans leurs fonctions au camp Leclerc de Bouar par l'inspecteur général des armées Général Jean Pierre Dolo Waya. Ils sont désormais appelés à assurer la défense et la sécurité dans les préfectures de la Nana-Mambéré, la Mambéré Kadéï, la Sangha-Mbaéré, l'Ouham Péndé et l'Ouham. 

Général Jean Pierre Dolo Waya estime que cette intronisation est une priorité de l'exécutif. "Depuis l'investiture du Chef de l'Etat à la magistrature suprême, il a mis en priorité la sécurité" a expliqué l'officier général. Et pour faire de la sécurité son cheval de bataille, "le Président avait validé la politique nationale de sécurité. Il en a découlé le plan national de défense qui donne un nouveau format à notre armée" la subdivisant en quatre zones de défense a expliqué le Général Dolo Waya précisant qu'il s'agit de "la zone de défense autonome de Bangui, la zone de défense du nord-ouest avec le poste de commandement à Bouar, la zone de défense du nord-est avec le poste de commandement à Ndélé et la zone de défense du sud-est avec le poste de commandement à Bangassou"

Pour Général Jean Pierre Dolo Waya, le gouvernement a usé de tactique en choisissant la zone nord-ouest. "De manière stratégique et géopolitique, le gouvernement a mis la priorité sur l'installation de la zone de défense nord-ouest" indiquant que c'est la raison qui l'a amenée "à introniser non seulement le commandant de zone, le lieutenant-colonel Roger Godongaï, mais aussi le chef du 1er bataillon d'infanterie territoriale, le commandant Florent Raoul Ogalama"

"Ces deux autorités militaires seront les piliers de la sécurité et de la défense dans la zone" a-t-il souligné tout en faisant savoir que cela constitue le souci majeur du peuple centrafricain qui veut voir "son armée à ses côtés (...) l'armée de proximité"

Le chef de Corps du 1er bataillon d'infanterie Roger Godondaï a demandé "l'appui de la population, des partenaires et des amis de la RCA, pour travailler main dans la main afin de ramener la paix et la sécurité dans la zone de défense nord-ouest qui couvre une superficie de 1600 km²".

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 19:47
La BEAC annonce la mise en circulation de nouvelles pièces de monnaies

 

Centrafrique : La BEAC annonce la mise en circulation de nouvelles pièces de monnaies dans la zone CEMAC

 

BANGUI, le 29 Novembre 2019(RJDH)---La Banque des Etats de l’Afrique Centrale CEMAC a annoncé l’émission des nouvelles pièces de monnaies en remplacement de certaines pièces depuis en circulation dans les pays. Ceci pour lutter contre l’utilisation des pièces de monnaie à d’autres fins. L’annonce a été faite par le Gouverneur de la BEAC, Abass Mahamat Tolli, lors de la dernière session du Comité Monétaire et Financier National tenue à Bangui le 27 Novembre 2019.

La mise en circulation de certaines dénominations, selon le terme utilisé, par le gouverneur de la BEAC Abass Mahamat Tolli  au RJDH, dans les pays de la sous-région est attendue d’ici la fin de ce mois soit le début de l’année prochaine pour répondre à la crise de monnaie constatée en Centrafrique et dans d’autres pays de la sous-région.

Pour le gouverneur, les nouvelles gammes de pièces de monnaies ne concernent que certaines dénominations dont la rareté se fait sentir sur le marché local. « Nous avons le stock de toutes les pièces de la sous-région ici en RCA. Il a été signalé quelque besoin pour certaines dénominations, pas toutes sortes de pièces la plus grande dénomination en particulier. Les commandes ont été placées, nous attendons la livraison normalement d’ici la fin de ce mois-ci », a annoncé le Gouverneur de la BEAC, Abass Mahamat Tolli.

Cette rareté des pièces de jeton dans la sous-région est encouragée par les jeux de casino se trouvant dans tous les coins des rues de la capitale par les chinois, à en croire, Henri Marie Dondra ministre des finances et du budget. « Cette situation est créée par ces machines des jeux d’argent installés dans la ville de Bangui. Nous avons pris des mesures avec le ministère de l’intérieur pour arrêter cela. Mais il se trouve que les pièces sont rares aujourd’hui et nous devons en fournir des nouvelles », a indiqué le membre du gouvernement Centrafricain.

En Centrafrique, il est difficile d’avoir de pièces de monnaies plus particulièrement la pièce de 100 fcfa. Cette crise est liée à la prolifération de jeux qui perdurent malgré qu’un arrêté ait été pris pour l’interdire et l’utilisation de cette pièce à d’autres fins par certaines personnes qui exportent.

 

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 19:42
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

RCA : Faustin Archange Touadéra réitère la tolérance zéro pour les responsables de crimes

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 29 novembre 2019 14:02

 

Dans une interview exclusive accordée à Radio Ndeke Luka jeudi 27 novembre 2019, le Chef de l'Etat Faustin Archange Touadéra a rassuré les victimes de la crise que les bourreaux répondront de leurs actes devant la justice.

Selon le Président de la République tous ceux qui ont commis des crimes, qu'ils soient au gouvernement ou non, seront traduits devant la justice. Faustin Archange Touadéra réagit ainsi à la colère de certains centrafricains qui déplorent la nomination de responsables présumés des violences à de hautes fonctions de l'Etat.

"Nous avons signé un accord de paix. Et dans les dispositifs de cet accord, les groupes armés devaient désigner leurs membres au gouvernement. C'est ce que nous avons fait en respect de l'engagement du gouvernement au sortir de ces discussions. Mais cela n'empêche pas la justice de faire son travail. On l'a dit et l'accord l'a réaffirmé" relève Faustin Archange Touadéra.

Il n'est pas question pour le Chef de l'Etat de "faire la passe belle à l'injustice. Tout le monde est justiciable aujourd'hui. La loi s'applique à tout le monde" a martelé le Président ajoutant que "certains membres des groupes armés ont rejoint le gouvernement, cela ne veut pas dire qu'ils ne seront pas poursuivis".

Le Chef de l'Etat reste et demeure imperturbable quant au travail de la justice. "Aujourd'hui, la Cour pénale spéciale continue de faire son travail. Il y a des enquêtes. Vous avez suivi des sessions criminelles. Personne ne peut-être exempte devant la loi" précise Faustin Archange Touadéra.

L'intégralité de cette interview exclusive du Président de la République à Radio Ndeke Luka va être diffusée samedi 30 novembre 2019 dans le dialogue politique Patara à partir de 17h en français et 18h 05 en langue nationale sango et dimanche en rediffusion à 10h 05 en français et 11h 05 en sango.

 

 

RCA : L'UE ouvre ses portes aux centrafricains

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 28 novembre 2019 12:02

 

L'Union Européenne (UE) ouvre ses portes du 28 au 30 novembre 2019 à la population centrafricaine. Une campagne qui vise à présenter au public ses multiples activités dans le cadre du relèvement du pays. Elles s'inscrivent dans la commémoration des 60 ans de son appui en Afrique en générale, en Centrafrique en particulier et se déroule à l'Alliance Française de Bangui. Le Président de la République, Faustin Archange Touadéra, a personnellement coupé le ruban symbolique pour lancer les portes ouvertes. 

Cette toute première édition des Journées Portes Ouvertes (JPO) appelée « I La » [Ndlr : Nous sommes là], qui démarre ce jeudi va donner l'occasion aux bénéficiaires de nombreuses actions menées par l’UE en faveur de la paix, de la reconstruction et du développement de la RCA de présenter leurs réalisations. Mercredi 27 novembre dans la soirée, le Président Faustin Archange Touadéra, accompagné du 1er vice-président de l’Assemblée Nationale, Symphorien Mapenzi, et de l’Ambassadrice de l’UE, Samuela Isopi, a procédé à la coupure du ruban, symbole officiel de l’ouverture de ces journées portes ouvertes.

« Ce n'est que la façade de l'Union Européenne. Vous avez vu le nombre de réalisations qui se font dans notre pays. Les gens se posent la question, qu'est-ce qu'on a fait des ressources de Bruxelles ? Je lance un vibrant appel à la population de venir constater » a lancé le Ministre de l’Économie et du Plan, Félix Moloua, invitant la population à aller massivement découvrir les réalisations de l’UE en partenariat avec le gouvernement.

Déjà au lancement à 16h 00, à l’Alliance Française de Bangui, plusieurs stands enrichis en documents, posters et annonces montrent que ces JPO de l’Union Européenne ont été bien préparées.

Pour illustration, l’espace Radio Ndeke Luka donne l'opportunité à la population de découvrir l’importance de l’information, la communication et la sensibilisation autour du slogan : « bâtir une société civile active pour accompagner la résilience, le relèvement et la paix en RCA ». Le Comité de Coordination des Organisations non gouvernementales (CCO) en Centrafrique n’est pas resté en marge. Il met l'accent sur la lecture des bandes dessinées, les principes humanitaires et les activités humanitaires financées par l’UE.

A quelques pas et dans le même cercle, les agents du Centre pour le Dialogue Humanitaire, actif en RCA depuis 2007, expliquent  la portée de leurs actions notamment la médiation d’accords locaux, la négociation de l’accès humanitaire, les garanties de sécurité et l’appui au processus de justice transitionnelle avec l’appui de l’UE.

Ces JPO de l’UE seront clôturées avec un méga-concert le samedi 30 novembre à l’Alliance Française de Bangui.

 

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 19:26
"Rendre justice est un devoir pour le gouvernement" PM Firmin Ngrébada
"Rendre justice est un devoir pour le gouvernement" PM Firmin Ngrébada

 

 

https://information.tv5monde.com/video/en-centrafrique-rendre-justice-est-un-devoir-pour-le-gouvernement-estime-le-premier-ministre

 

En Centrafrique, "rendre justice est un devoir pour le gouvernement", estime le Premier ministre Ngrebada

 

Le 6 février 2019, le gouvernement centrafricain et 14 groupes rebelles signaient à Khartoum, sous l'égide de l'Union africaine, un "accord politique pour la paix et la réconciliation". Justice, désarmement, fin des violences... dix mois plus tard, et alors que l'un des signataires, Abdoulaye Miskine, a été arrêté au Tchad, l'accord se heurte à certaines difficultés. Entretien avec le Premier ministre centrafricain, Firmin Ngrebada.

Durée : 10 min 06   29 NOV 2019

 

TV5MONDE

 

avec Nidhya Paliakara

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 19:16
Inondations en Centrafrique: un premier vrai test pour les pompiers volontaires

 

Inondations en Centrafrique: un premier vrai test pour les pompiers volontaires

 

RFI De notre correspondant en Centrafrique, Par Gaël Grilhot  le 29-11-2019  à 15:17

 

Depuis un an et demi, la protection civile centrafricaine peut compter sur plus de 140 sapeurs-pompiers volontaires pour intervenir à tout moment. Un corps en pleine formation, mais qui manque cruellement de moyens. Reportage.

Comme des ombres, à la lueur de réverbères, les sinistrés du camp Delacourt se regroupent pour le repas du soir. Sur les seules communes de Bangui et Bimbo, la crue de la rivière Oubangui a fait plus de 15 000 déplacés. À la tombée de la nuit, un véhicule de secours et d'assistance aux victimes (VSAV) rouge de la protection civile se gare à proximité du camp. Ils seront quatre de vacation cette nuit-là. Ces inondations constituent leur première intervention d'ampleur depuis qu'ils ont intégré le processus de formation des sapeurs-pompiers volontaires (SPV).

Pour Mansour, chef d'agrès (responsable du maniement d'un camion), la question de devenir sapeur-pompier volontaire ne se posait pas. « Dieu nous a donné la force, il faut venir en aide à ceux qui ne l'ont pas », affirme-t-il. Originaire du IIIe arrondissement, où se trouve le quartier sensible du PK5, ce jeune amateur de basket de 25 ans, qui gagne sa vie comme couturier, a connu son épreuve du feu pendant la crise de 2013. Bénévole à la Croix-Rouge centrafricaine, il menait alors des blessés dans des centres de soin. De là sont nées sa vocation et son envie de s'inscrire à la formation des SPV, il y a un an et demi. Il a vu l'arrivée des inondations comme une opportunité d'appliquer ce qu'il a appris. « Il y a six jours, nous avons évacué une petite fille de 10 mois qui était gravement malade. Elle va bien aujourd'hui. Ça fait vraiment plaisir », poursuit-il avec un brin de fierté.

Un rôle primordial

Évacuations de blessés ou de malades, montage d'abris, nettoyage des sites de transit, « les SPV ont joué un rôle primordial dans les premiers secours à nos concitoyens, affirme le maire de Bangui, Émile Gros Raymond Nakombo, très reconnaissant. Ça a été un véritable soulagement pour les populations de Bangui. »

Les inondations auront également été l'occasion de renforcer le matériel de la protection civile centrafricaine. Deux VSAV fournis par l'ONG Pompiers humanitaires français (PHF) ont été acheminés via Douala, au Cameroun, même si des équipements ont été pillés en route. Ils compléteront la petite flotte d'engins de la protection civile, qui ne part de rien ou presque. « Il existait les Sapeurs pompiers de Bangui, un corps militaire dont les locaux ont été totalement vandalisés en 2013-2014 », explique le Lieutenant-Colonel Philippe Risser, coopérant militaire technique et chef de projet protection civile. La coopération française a également aidé à la reformation du bataillon, mais s'est très rapidement concentrée sur la composante civile.

La France en appui

« La Direction générale de la protection civile (DGPC), qui dépend du ministère de l'Administration du territoire, a été reformée durant la transition, mais vivotait à l'état d'embryon », poursuit Philippe Risser. De nouveaux locaux fournis par la mairie de Bangui ont été réhabilités, ainsi que deux centres de secours dans le VIe et VIIe arrondissement, avec l'appui de l'ambassade de France. Et surtout, le gouvernement a pu lancer un appel pour la formation de deux bataillons de sapeurs-pompiers volontaires, dont la première série a débuté en mars 2018. Ils sont près de 140 désormais à avoir suivi ce cursus, et devraient être entre 250 et 300 d'ici fin 2020.

Médard, grand gaillard longiligne de 32 ans, au visage anguleux, est le conducteur du VSAV. « Je vois pas mal de choses qui se passent dans le pays (les conflits, les violences, etc.), et ça me fend le cœur. Je veux aider les gens, mais sans prendre parti », lâche ce technicien touche-à-tout. Médard et Mansour veulent tous les deux, bien sûr, faire de cette vocation leur métier. Mais parmi tous les sapeurs-pompiers volontaires, seule une trentaine d'entre eux pourront passer professionnels. Et la formation est la clef.

Des entraînements intensifs

Deux jours plus tard, autre décor. Au milieu des hangars, des containers et des véhicules blindés, nous retrouvons Mansour au camp militaire français de Mpoko, où se déroulent les entraînements des SPV. Aujourd'hui, les chefs d'agrès sont évalués sur leur capacité à combattre des feux de brousse, simulés ici par des fumigènes et des bandeaux rouge et blancs. Mansour dirige ses hommes, explique aux instructeurs sa stratégie, gère les renforts. Il n'est pas seul. Sur les huit SPV à passer ce test, seuls trois seront retenus. Romaine, 26 ans, est la seule femme aujourd'hui. Petite mais énergique et volontaire, elle semble sûre de ses décisions, même si elle doit s'affirmer dans ce monde très masculin.

Mansour et Romaine ont réussi leurs tests, une étape de plus dans leur formation. Ils devront bientôt retourner sur le front des inondations. Avec la décrue, les sinistrés voudront retourner chez eux, mais il va falloir opérer une grosse opération de nettoyage auparavant et veiller à vérifier la solidité des maisons.

Feux de brousse ou urbains, intempéries : les besoins sont aussi énormes que les moyens limités. Un centre de secours devrait être implanté prochainement au cœur du PK5. « Un endroit stratégique, explique Philippe Risser, puisque c'est le poumon économique de Bangui. » Pour Mansour, travailler dans cet environnement où les groupes d'autodéfense continuent d'imposer leur loi ne pose pas de souci. « Même eux, nous appellent pour nous signaler des départs de feu », affirme-t-il. Un plan national de développement est également en projet, avec à terme la création d'un Centre national de coordination des secours.

« Il faut qu'il y ait un budget conséquent pour les appuyer, souligne cependant le maire de Bangui. La France nous a beaucoup soutenus, mais nous devons pérenniser cela par nos propres efforts. » Le gouvernement, lui compte également sur le développement d'une « culture de la protection civile au sein de la population ».

 

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 19:08
La capacité du réseau électrique de Bangui sera accrue de 10 MW

 

 

(Agence Ecofin) 29 novembre 2019 13:03 - Clarke Energy a annoncé jeudi qu’elle fournira quatre groupes électrogènes diesel très robustes Kohler-SDMO, de type KD3500-F, à la société tunisienne Tragedel pour alimenter le réseau électrique de la République centrafricaine. Le projet apportera 10 MW supplémentaires au réseau électrique de la capitale, améliorant de facto les conditions de vie de la population qui subit quotidiennement des coupures de courant pendant plusieurs heures.

Tragedel, qui est l’entrepreneur principal du projet, a sélectionné Clarke Energy en tenant compte de sa capacité à gérer un certain nombre de spécifications et de facteurs.

« Le package SDMO de Clarke Energy a été choisi en raison du meilleur compromis puissance/encombrement, des contraintes d’installation, des intervalles de maintenance longs, de la disponibilité, de la fiabilité, de la maintenance simplifiée, du prix concurrentiel et des meilleurs délais de livraison », a déclaré la société.

La Centrafrique a actuellement un taux d’électrification d’environ 15 % selon la Banque mondiale pour une capacité installée de 30 MW. Le nouveau projet de Tragedel est financé par le Fonds saoudien pour le développement (FSD) sous l’égide du ministère de l’Économie, de la Planification et de la Coopération du pays.

 

Louis-Nino Kansoun

 

 

Des groupes électrogènes diesel vont alimenter Bangui – Afrique Centrale

 

Bangui– 29 nov. 2019 06:49

 

Un projet entrepris par une société tunisienne est sur le point de remédier aux problèmes d’électricité à Bangui.

 

Le projet, financé par le Fonds de développement saoudien (FDS) sous l’égide du ministère de l’Économie, de la Planification et de la Coopération de la République Centrafricaine (RCA), a été confié à TRAGADEL, une entreprise tunisienne. Le projet comprend l’acquisition et l’installation de générateurs et de l’éclairage public photovoltaïque.


Clarke Energy a annoncé la fourniture de quatre de ses unités de groupes électrogènes diesel de modèle Kohler-SDMO KD3500-F à TRAGEDEL pour l’alimentation du réseau électrique de la RCA.


Ce projet est une étape importante pour Clarke Energy car ce sera sa première référence en République centrafricaine et sa plus grande centrale diesel en Afrique. L’entreprise a d’ores et déjà des centaines de groupes électrogènes de modèle Jenbacher déjà installés et fonctionnant au gaz à travers le continent africain.


Soulagement pour les résidents de Bangui


Le projet permettra d’ajouter 10 MW au réseau électrique de la capitale du pays, améliorant ainsi les conditions de vie de la population, Bangui subissant plusieurs heures de coupures de courant quotidiennes.


La centrale électrique doit fonctionner en courant de base ou de pointe et l’énergie électrique générée sera injectée dans le réseau public, qui est détenu et géré par ENERCA.


Les nouvelles unités sont robustes et offriront la flexibilité nécessaire pour mettre en œuvre une maintenance lourde sur une centrale hydroélectrique existante obsolète.


Les groupes électrogènes sont conçus dans des conteneurs résistants aux intempéries, répondant aux critères les plus stricts en termes de performances, d’insonorisation, de robustesse et de facilité de maintenance. La base du conteneur est conçue pour avoir une rétention interne, capable de retenir une éventuelle fuite de carburant, d’huile ou de liquide de refroidissement.
 

Des spécifications adaptées au pays


Le concept de conteneur « Contenergy » de Kohler-SDMO offrira une adaptation particulière aux besoins du client. Grâce à leur taille standard, les conteneurs Contenergy sont facilement transportables et, une fois sur site, l’installation est simplifiée puisqu’ils seront disposés sur une dalle en béton externe ayant un encombrement relativement réduit.


Le moteur du générateur KD3500-F produit une puissance électrique nominale de 2,5 MW et se caractérise par une faible consommation de carburant due à une technologie d’injection à rampe commune élevée et par une empreinte au sol réduite.


Selon Clarke Energy, la capacité à gérer le projet clé en main tout en respectant les spécifications du projet et l’empreinte au sol pour l’installation du progiciel constituaient un critère de sélection important pour TRAGEDEL.


Le progiciel de Clarke Energy a également été choisi en raison du meilleur compromis puissance / encombrement, des contraintes d’installation, des intervalles de maintenance longs, de la disponibilité, de la fiabilité, de la maintenance simplifiée, du prix concurrentiel et des meilleurs délais, a indiqué la société.

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 18:55
LA FIFA INFLIGE 6 ANS DE SUSPENSION A PATRICE EDOUARD NGAISSONA
LA FIFA INFLIGE 6 ANS DE SUSPENSION A PATRICE EDOUARD NGAISSONA

Lu pour vous

 

PATRICE NGAISSONA : LA FIFA INFLIGE 6 ANS DE SUSPENSION AU CENTRAFRICAIN

 

https://www.africatopsports.com/ LE 29 NOV 2019 À 14:03

 

On devrait pas revoir de sitôt Patrice Edouard Ngaissona dans les affaires du football. L’ancien président de la fédération centrafricaine de football écope de 6 ans et 8 mois d’interdiction de toute activité liée au football.

C’est la sanction prononcée par la Chambre d’Ethique de la FIFA (Fédération internationale de football association). L’ancien membre du Comité exécutif de la CAF est coupable d’avoir enfreint l’art. 14 (Devoir de neutralité), art. 22 (Discrimination et diffamation) et l’art. 23 (Protection de l’intégrité physique et mentale) du Code d’éthique de la FIFA (édition 2018).

Ngaissona est notamment inculpé de crimes de guerre et crimes contre l’humanité pour son rôle dans la guerre civile en Centrafrique entre décembre 2013 et décembre 2014 au moins. Il a été interpellé en décembre 2018 et est actuellement jugé à la CPI.

Au moment des faits, Ngaissona était membre de Commission d’organisation de la Coupe du monde des clubs à la FIFA. Avant d’être nommé en 2017 dans la Commission des Associations membres.

Il écope également de 500000 frs suisse dans sa sanction.

 

par Steven LAVON pour Africa Top Sports

 

Rédacteur en chef à Africa Top Sports. Premier portail sportif Africain.

http://www.africatopsports.com 

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