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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 21:32

 

                               

 

      Sous cette rubrique, je souhaite décliner mes impressions après mon récent séjour au pays .  Ces impressions seront malheureusement limitées à Bangui car pour des raisons indépendantes de ma volonté ( insécurité, rackets ), je n’ai pu me rendre dans l’arrière-pays pour m’incliner devant les tombes de mes parents et prendre le pouls réel du pays .

       

      I .  Bienvenue à Bangui !

 

     Fouler le sol centrafricain m’a toujours procuré les sensations les plus extraordinaires . C’est ce que je m’apprête à faire ce jour de juillet 2016 dans une chaleur moite qui colle les habits à la peau . Je n’ai pas sorti un appareil photographique ni un téléphone . Bien m’a pris …

 

     C’est en arrivant à Bangui que je vais comprendre pourquoi notre avion était rempli de vieux blancs décatis ou de très jeunes comme ces Italiens volubiles et sympathiques . Un jeune compatriote m’aborde et me montre d’un geste ample « un pays vierge » à travers le hublot . Il a sorti sa perche, l’a ajustée à son téléphone et a commencé à filmer depuis le haut de l’échelle de coupée encombrée de Centrafricains en gilets fluo . Arrivé au bas de l’échelle un des hommes en fluo à l’identité indéterminée ( policiers, douaniers, FACA en civil ou simples agents ?) lui lance d’un ton courroucé :

 

-Il est interdit de photographier les installations aéroportuaires !

 

A quoi notre jeune homme a répondu tranquillement :

 

-Je suis Centrafricain

 

Que n’a-t-il pas dit là ?

 

-Justement, si vous êtes Centrafricain, vous devriez le savoir ! lui rétorque vertement l’homme en fluo .

 

-Bienvenue à Bangui, lui dis-je in petto, en guise de consolation devant l’air furibard de l’homme fluoré .

 

    Cette interdiction qui remonte au temps du mégalomaniaque Bokassa n’est toujours pas levée en Centrafrique . Elle doit faire rire des générations de voyageurs qui débarquent à Bangui en provenance de JFK, de Roissy, d’Addis Abéba et récemment de Yaoundé . L’aéroport de Bangui est un ensemble de hangars et de baraquements épars, qui ne suscitent d’intérêt que chez les nostalgiques . D’ailleurs au temps de Google maps, cette interdiction n’a absolument plus de sens sauf à démontrer par l’absurde l’attachement du peuple centrafricain aux délires de Bokassa …

 

    En colonne par deux, nous progressons sous le cagnard centrafricain pour atteindre enfin les bureaux . Des fiches d’enregistrement nous ont été préalablement distribuées dans les rangs : nous les remplissons tant bien que mal en marchant .

 

Le premier guichet est occupé par une petite dame en blouse blanche qui enjoint uniquement aux Centrafricains de présenter leurs carnets de vaccinations et confisque derechef  nos passeports . Pour les récupérer, ceux qui ne sont pas à jour de leurs vaccinations et notamment de la fièvre jaune doivent le faire à l’aéroport même moyennant la somme de 5000 francs CFA . Des protestations ont fusé de toutes parts : d’une infirmière, d’un homme (probablement juriste qui asséné des arguments juridiques pour refuser une vaccination ), du jeune compatriote qui avait eu maille à partir avec l’homme en fluo et de moi . Ni l’ambassade de Centrafrique en France, ni les réseaux sociaux ne nous ont alertés sur une quelconque épidémie de fièvre jaune en Centrafrique ! Pour couper court aux discussions oiseuses, je décide de me laisser vacciner même dans ces conditions douteuses car nos valises sont en train d’arriver de l’autre côté de la cloison . Après quoi, c’est avec un large sourire que la petite dame en blouse me rend mon passeport et me prie d’aller prendre mes valises . Cette triste histoire de vaccins à écouler a généré tant de désordres que personne d’autre ne s’est préoccupé de ramasser ma fiche : résultat, je suis rentré clandestinement en RCA sans laisser de trace .

 

     Ah, j’oubliais : le jeune compatriote dont j’ai relaté les déboires est un sous-officier FACA  de retour de formation  .

 

     Le bordel ( pardon, mais quels autres mots employer ?) dans la salle exiguë où arrivent les bagages est indescriptible : tous les corps habillés sont là en plus des centaines de voyageurs qui débarquent . Certains sont armés . D’autres pas . Des civils donnent des ordres aux militaires et vice versa . La cohue est à son comble . Les bagages sont fouillés et refouillés . Il est extrêmement difficile de déplacer le moindre chariot . La foule est compacte . On suffoque . Vivement que je sorte de cette fournaise . Mais non, le dernier douanier en civil me renvoie illico vers sa collègue en tenue malgré les marques fraîches de craie blanche laissées par cette dernière sur ma valise !

  

     En guise de conclusion à ce numéro 1 des IMPRESSIONS DE BANGUI consacrées à l’arrivée à Bangui, je dirais qu’un aéroport est la première porte d’entrée dans un pays quand on arrive par avion . Il est aussi le reflet de l’ordre ou du désordre qui règnent dans ce pays . A cet égard, ce qui se passe à Bangui M’Poko est éloquent .

 

     Mais il n’est pas tard pour y remédier .

 

La suite au prochain numéro .

 

 

                                             Le 13 Septembre 2016

 

                                              David KOULAYOM-MASSEYO .

  IMPRESSIONS DE BANGUI  par David KOULAYOM-MASSEYO
  IMPRESSIONS DE BANGUI  par David KOULAYOM-MASSEYO
  IMPRESSIONS DE BANGUI  par David KOULAYOM-MASSEYO
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Centrafrique-Presse.com
18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 18:39

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) –16/09/16 -  La République du Congo et la Centrafrique ont signé ce vendredi, en marge de la réunion des ministres des Finances de la CEMAC, une convention portant sur la réduction et l’échelonnement du paiement d'une dette de 25 milliards FCFA contractée par Bangui auprès de Brazzaville.

 

Avec cet accord, la République Centrafricaine ne paiera plus sa dette avec un taux d’intérêt de cinq pour cent comme initialement prévu et, en plus, elle dispose désormais d’un délai de paiement de six ans.

 

Réduite de 25%, cette dette a été contractée par le gouvernement de la transition dirigé en 2013 par Me Nicolas Tiangaye sous le régime de Michel Djotodjia. L’enveloppe avait servi à l’Etat centrafricain de faire face à ses obligations régaliennes.

 

Vue les difficultés que le pays traversait au lendemain de la prise du pouvoir en mars 2013 de la coalition rebelle séléka dirigée par Michel Djotodjia, le gouvernement centrafricain de l’époque avait tendu la main à ses voisins pour l’aider financièrement.

 

Le Congo fait partie de ceux qui avaient répondu favorablement à cette demande.

 

En son temps, cette dette avait fait couler beaucoup d’encre et de salive en Centrafrique à cause de son taux d’intérêt très élevé, selon les détracteurs du gouvernement de l’époque.

 

 

Fin à Bangui de la réunion des ministres des Finances de la CEMAC

 

APA-Bangui(Centrafrique) -16/09/16  La réunion des ministres des Finances et de l’Economie des six pays membres de l’Union monétaire de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEMAC) a pris fin ce vendredi à Bangui sur le constat selon lequel la baisse des prix du pétrole a eu un impact négatif sur l'économie des membres de l'organisation sous-régionale.

 

En effet, cinq des six pays membres sont des producteurs de l'or noir, rappellent les ministres qui n'écartent pas le fait que cette situation soit l'une des raisons ayant conduit à la tenue de la réunion de la zone FCFA le mois prochain en France.

 

Pourtant tout n'est pas préoccupant car selon le ministre centrafricain des Finances, Henri Marie Dondra, si le PIB de la zone CEMAC est de 2% à cause de la baisse de prix de pétrole, il reste que son pays, la Centrafrique, connait une embellie avec un PIB de 5 à 6 pour cent.

 

La réunion de la CEMAC, présidée par le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Lucas Abaga Nchama, a en outre permis de valider certaines nominations au sein de l’union monétaire. Ainsi le Congo a eu un nouveau directeur d’exploitation à la banque centrale.

 

Cette réunion s’est tenue alors qu’une quarantaine de cardes du trésor publique, des établissements bancaires et de micro finance de Centrafrique ont entamé mercredi à Bangui une session de formation sur les nouveaux signes distinctifs des billets de banque afin de barrer la route à la fausse monnaie qui circule dans le pays.

Brazzaville réduit une dette de 25 milliards consentie à Bangui
Brazzaville réduit une dette de 25 milliards consentie à Bangui
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Centrafrique-Presse.com
18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 17:20

 

 

Source : Présidence

 

Alors qu'il se trouve actuellement dans la ville sainte d'Assise en Italie pour co-présider le Trentenaire pour la Paix et la Prière avec son homologue italien Sergio Mattarella, le Président Touadera a confirmé qu'il rencontrera les centrafricains de France et d'Europe le jeudi 29 septembre à Paris.

 

Le Président Touadera profitera de cette occasion pour parler de ses premières actions sur la recherche de la paix, de la réconciliation, du DDRR, du retour de l'autorité de L’État, de la réforme de l'administration, de l'assainissement des finances publiques, de la formation des FACA, et de son offensive diplomatique.


Il permettra également à ses compatriotes de lui faire part de leurs préoccupations sur l'avenir de la RCA.

 

Nous reviendrons vers vous pour vous communiquer le l'adresse et l'heure de cette rencontre

LE PRÉSIDENT TOUADERA RENCONTRE LES CENTRAFRICAINS DE FRANCE ET D'EUROPE LE 29 SEPTEMBRE A PARIS
LE PRÉSIDENT TOUADERA RENCONTRE LES CENTRAFRICAINS DE FRANCE ET D'EUROPE LE 29 SEPTEMBRE A PARIS
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 15:41
 

 

http://www.ouest-france.fr/ Centrafrique - 17/09/2016 à 22:55 | Publié le 17/09/2016 à 22:55

 

Des rebelles de la Séléka ont tué 26 civils dans un village du nord de la République centrafricaine, a annoncé samedi un porte-parole de la présidence, soit le pire carnage de ces derniers mois dans un pays qui tente de se relever après des années de chaos.

 

« C'était un massacre », a dit Albert Yakolé Mokpeme, qui a précisé que l'attaque s'était produite dans le village de Ndomete, à 350 km au nord de la capitale, Bangui. « Les Séléka sont allés de porte en porte », a-t-il dit.

 

Des affrontements entre Séléka et miliciens chrétiens anti-Balaka ont débuté vendredi à Ndomete avant de se propager vers la ville de Kaga-Bandoro, où les casques bleus de la Minusca, la mission de l'Onu en Centrafrique, se sont interposés, parvenant à séparer les deux groupes.

 

La Minusca n'a pas fourni de bilan mais, dans un communiqué, « regrette les pertes humaines et les blessés qui ont été enregistrés et dénonce également des attaques contre la communauté humanitaire et le personnel des Nations unies ».

 

La République centrafricaine tente de tourner la page sur les violences à caractère ethnique et confessionnel qui ont débuté début 2013 lorsque les rebelles de la Séléka ont renversé le président François Bozizé.

 

Les miliciens chrétiens anti-Balaka ont répliqué, et le cycle des exactions et des représailles a déplacé un cinquième de la population, tandis que l'armée française et les casques bleus de l'Onu intervenaient pour tenter de stopper les effusions de sang.

 

Faustin-Archange Touadéra, ancien Premier ministre, a été élu président en février dernier. Mais rebelles et miliciens sont toujours présents dans de larges portions du territoire.

 

 

Les rebelles centrafricains ont tué 26 villageois selon le porte-parole de la présidence

 

Par Reuters World

 

Les rebelles ont tué 26 villageois en République centrafricaine, a déclaré samedi un porte-parole de la présidence, le pire carnage survenu au cours des derniers mois dans un pays qui tente de tirer un trait sur des années de violence religieuse et d'agitation politique.

 

Albert Mokpeme a déclaré que les tueries ont eu lieu dans le village de Ndomete, non loin de la ville de Kaga-Bandoro, à environ 350 km (220 miles) au nord de la capitale Bangui. Il a accusé les combattants de l'ex-coalition rebelle Séléka.

 

"Il y avait 26 victimes. La Séléka (rebelles) ont fait le porte à porte ... Le chef du village a été parmi les victimes», a déclaré Albert Mokpeme dit. "Ce fut un massacre."

 

Les représentants de la Séléka ne sont pas disponibles pour commenter.

 

La violence opposant les combattants Séléka principalement musulmans contre des membres des milices rivales anti-Balaka chrétiennes a commencé vendredi à Ndomete avant de se propager à Kaga-Bandoro.

 

La mission de maintien de la paix U.N. de la République centrafricaine, la Minusca, a envoyé des troupes dans la région et a séparé les deux groupes. Elle a déclaré dans un communiqué qu'elle renforçait ses positions dans et autour de Kaga-Bandoro et de procéder à l'intensification des patrouilles dans un effort pour protéger les civils et de prévenir la violence.

 

La mission a refusé de donner le nombre de morts.

 

"La Minusca regrette la perte de vies humaines et les blessés qui ont été enregistrés et dénonce également les attaques contre la communauté humanitaire et le personnel des Nations Unies," a -t-elle dit, sans préciser davantage.

 

La République centrafricaine, qui détient des réserves d'uranium, de l'or et des diamants, a subi la plus grande crise de son existence depuis un demi-siècle d'indépendance, depuis le début de 2013 quand la Séléka a renversé alors le président François Bozizé.

 

Les milices chrétiennes ont répondu en attaquant les musulmans. Un cinquième de la population a fui leurs maisons pour échapper à la violence, laissant la nation appauvrie encore plus divisée selon des lignes ethniques et religieuses.

 

L'ancien Premier ministre Faustin-Archange Touadera a remporté l'élection présidentielle en Février, qui était destinée à aider le pays à sortir de son passé sanglant. Cependant, les rebelles et les combattants des milices contrôlent encore une grande partie du pays en dehors de la capitale.

 

(Reportage par Joe Bavier, édité par Louise Irlande)

Centrafrique. Les rebelles de la Séléka accusés d'un massacre
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 15:05
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique Plusieurs morts dans un affrontement entre Séléka et Anti-Balaka à Kaga-Bandoro

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 17 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 17 septembre 2016 (RJDH)—Un affrontement a eu lieu vendredi 16 septembre dans la soirée entre des fractions ex-Séléka et des miliciens Anti-Balaka au village Ndomété situé à 10 kilomètres de Kaga-Bandoro, faisant au moins une dizaine de morts et plusieurs blessés, a-t-on appris des sources hospitalières.

 

Cet affrontement est survenue après la visite du président Faustin Archange Touadera le 4 août dernier dans la ville pour parler de la paix et du désarmement. Des sources hospitalières ont fait savoir qu’au moins dix (10) personnes ont été tuées et une quinzaine de blessés enregistrés après les événements.

 

Le Préfet de la Nana-Gribizi, Gaston Yendemo, joint par le RJDH alors qu’il se trouve à Bangui, a confirmé l’attaque« oui la situation est sérieuse, il y-a eu au moins cinq personnes tuées et des pillages. Je continue à recouper les informations sur les raisons de cet affrontement car la ligne téléphonique est mauvaise », a-t-il confié au RJDH.

 

Une source sécuritaire a précisé au RJDH que des miliciens Anti-Balaka auraient pris fuite dans la brousse « des représailles des ex-Séléka s’en sont suivis sur la population civile. Des commerces et maisons ont été pillés. La radio Kaga, nouvellement installée a aussi été pillée et des civils repartent en vague sur les sites des déplacés », a-t-elle expliqué, sans donner les raisons de ce nouvel affrontement.

 

Des structures humanitaires sont aussi touchées. L’ONG Person in Need Relief Mission (PNRM), installée à Kaga-Bandoro depuis mai 2016 a été pillée par des hommes armés.

 

Joint par le RJDH, le porte-parole de la Minusca n’a pas été en ligne y compris celui du gouvernement pour donner leur version des faits.

 

Dans la journée du vendredi vers 11 heures, les commerces ont été fermés suite à la sortie massive des ex-Séléka avec leurs armes de guerre. Des humanitaires ont été interdits de sortir de leurs bureaux à cause de ce mouvement inquiétant.

 

Ce matin du samedi 17 septembre, on rapporte la présence des casques bleus de la Minusca pour sécuriser les endroits stratégiques notamment l’aérodrome et l’hôpital préfectoral de Kaga-Bandoro, qui a été fermé le 12 septembre suite à l’incursion des ex-Séléka avant d’être rouvert le 15  septembre. Ces derniers avaient violenté le personnel soignant et traumatisé les malades pour mettre la pression afin de soigner leurs compagnons d’armes blessés dans un accident de circulation

 

La ville de Kaga-Bandoro, l’un des fiefs des rebelles de la Séléka, est contrôlée par le général Alkatim, un ancien soldat de 2e classe de l’armée régulière (FACA), promotion 2004 qui avait soutenu la rébellion de François Bozizé en 2003 avant de rejoindre la Séléka en 2011.

 

 

Centrafrique : Plus de 40% d’enfants atteints de malnutrition sévère et aigue à Bouar

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 17 SEPTEMBRE 2016

 

BOUAR, 17 Septembre 2016 (RJDH)—De sources proches de l’hôpital préfectoral de Bouar, plus de 40% d’enfants souffrent de la malnutrition sévère et aigue à Bouar. Au moins, deux enfants meurent de cette maladie par semaine dans cette ville, selon les mêmes sources.

 

En évoquant la malnutrition, un cadre de l’hôpital préfectoral parle de situation inquiétante « aujourd’hui plus de 40% d’enfants souffrent de la malnutrition sévère et aigue. La situation est plus inquiétante que l’on ne saurait imaginer » a confié cette source sous l’anonymat.

 

La même source a précisé que plusieurs enfants meurent chaque semaine de cette maladie, « nous enregistrons régulièrement des cas de décès d’enfants malnutrition. Pour être précis, un à deux enfants meurent de la malnutrition sévère et aigüe par mois ».

 

L’hôpital préfectoral tente d’apporter les soins à la limite de ses moyens sauf que les aliments distribués prennent d’autres directions, « l’hôpital de Bouar prend en charge gratuitement les enfants atteints par cette maladie, malheureusement, les produits distribués, sont vendus sur le marché et au quartier », regrette un autre responsable de l’hôpital.

 

Une évaluation menée dans la Nana Mambéré, Mambéré Kadei, Sangha Mbaéré et la Lobaye a révélé que 16% des enfants de moins de 5 ans souffrent de la malnutrition aiguë et 6,6% de la malnutrition sévère aigue.

 

Centrafrique : L’ancien ministre Christophe Gazam Betty dément la présence des soldats chinois à Birao

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 17 SEPTEMBRE 2016

BANGUI, 17 septembre 2016 (RJDH)–Christophe Gazam-Betty, ancien ministre d’Etat, silencieux depuis quelques mois, est sorti de sa réserve sur l’affaire des soldats chinois signalés à Birao. L’ancien ministre d’Etat a installé à Birao une société de gardiennage dont les agents s’occupent de la sécurisation du site pétrolier où une entreprise chinoise fait des recherches. La société de Gazam-Betty, est au cœur de polémique depuis l’annonce de la présence des soldats chinois dans cette zone. L’ancien ministre d’Etat répond au RJDH sur la présence des Chinois à Birao, l’origine de sa société, le statut des agents, les relations avec les groupes armés dans la région.

 

RJDH Monsieur Christophe Gazam-Betty,Bonjour

 

Christophe Gazam-Betty Bonjour

 

RJDH : Vous êtes ancien ministre d’Etat mais vous avez mis créé une société de gardiennage dans le Bamningui Bangoran et la Vakaga. Vous qui portez un projet dans ces parties de la RCA, est ce que vous pouvez confirmer la présence signalée des soldats chinois à Ndélé où une entreprise chinoise fait des prospections de pétrole ?

 

CG : Les gens doivent arrêter de fantasmer parce que tout cela, c’est du fantasme. Où est ce que vous avez vu l’armée chinoise installée dans le nord du pays ? Aujourd’hui même les techniciens qui travaillent sur le site pétrolier sont en vacance, il n’y a personne et ils sont en train de chercher à rentrer.  Demandez à ceux qui véhiculent ce type de nouvelles, d’en apporter les preuves.

 

Il ne faut pas rester sur la présence des chinois, pour moi, c’est de l’invention et du fantasme. Aujourd’hui, il y a autre chose qu’on cherche à faire. C’est d’arrêter le projet pétrolier voilà.

 

RJDH : Mais quels sont ceux qui cherchent à arrêter le projet ?

 

CG : Ceux qui diffusent ce genre de nouvelles. Quel objectif poursuivent-ils? Qu’est ce qu’ils veulent réellement en mettant la population dans des situations de détresse et de pression.  Cela devait être sanctionné. Il faudrait qu’il y ait des dispositions qui permettent au pouvoir public d’interpeller et aussi bien les journalistes que ceux qui  diffusent ce genre de nouvelle.

 

Vous ne pouvez pas aller sur une station radio, dans un journal ou sur un site, racontez des énormités. Vous dites que Djotodia fait des courses au marché de Ndélé alors qu’il est à Cotonou, vous dites qu’il est à Birao. Mais qu’est ce que vous racontez comme ça ?

 

RJDH : C’est plutôt Nouredine le n°2 du FPRC qui est dans les environs de Ndélé, vous le confirmez ?

 

CG : Il est dans les environs de Ndélé mais ce n’est pas de ça que vous dites à la population. Vous dites que Djotodia fait des courses au marché de Ndélé, mais ce n’est pas sérieux.

 

RJDH : Le RJDH n’a jamais dit cela !

 

Je n’indexe pas le RJDH mais ces journalistes qui disent que je suis à Birao avec Djotodia. Mais que signifie cette pantalonnade là ! Ceux-ci doivent arrêter.

 

Je crois qu’il va falloir qu’au niveau des textes qui régissent le métier de journalisme et de la presse et au niveau de la gestion de la sécurité du pays, que ceux qui annoncent des coups d’Etat par ci par là, des rebellions par ci par là,  qu’on leur demande au moins de répondre aux questions qui ? Que ? Quoi ? Qu’ils nous disent qui fait le Coup d’Etat, qui finance, qui fait quoi. Ça ne sert à rien d’ameuter les gens. Non ce n’est pas sérieux. Il faudrait que ceux qui répondent ce genre de nouvelles et bien qu’ils soient sanctionnés. Parce que c’est aussi une manière d’insécuriser le pays que de raconter de tel phénomène. Il n’y a aucun militaire chinois sur le territoire centrafricain à Ndélé qu’est ce qu’ils ont à faire là bas. Vous vous pensez que un Etat, une puissance comme la Chine va déployer une force sur un territoire étranger comme ça ?

 

RJDH : Mais il y a au moins des soldats chinois au  niveau de l’Ambassade à Bangui !

 

Ah ! Mon cher ami, depuis qu’il ya des forces spéciales  à l’ambassade des  Etats Unis, vous trouvez normal ! Il y a des militaires français dans l’ambassade de France, c’est normal ! C’est leur territoire, les chinois ont le droit d’avoir la protection des militaires chinois dans leur territoire qu’est leur ambassade.

 

RJDH : Donc ces soldats sont à Bangui et non à Ndélé !

 

CG : L’Ambassade de Chine a failli être détruite comme d’autres sites autour comme l’Assemblée et le ministère des Affaires étrangères. Ils ont pris la peine d’analyser leur situation sécuritaire et ils ont fait garder leur ambassade alors où est le problème ?

 

Les 200 forces spéciales à l’Ambassade des Etats Unis, vous n’avez jamais soulevé ça comme problème. Aujourd’hui quand je vais à  l’ambassade de France, je vois des gendarmes français, ça ne pose pas de problème. Pourquoi voulez vous en faire un débat ? Ils ne sont pas en nombre opérationnel. Ils gardent leur  site dans ces conditions, ils sont protégés par le traité international de Vienne. Les sujets de sécurité du pays, ce n’est pas ça.

 

Si vous posez le problème de sécurité de l’Ambassade de Chine, posez également le problème de sécurité de l’Ambassade de France, des Etats Unis de la même manière, on ne peut pas autoriser et trouver normal que les autres pays ont leur force et que pour les chinois, on en fait un problème. C’est autre chose qu’on veut faire.

 

RJDH : Monsieur le ministre vous avez crée une société de gardiennage à Birao dans la Vakaga et dans le Bamingui Bangoran et ce sont vos agents qui selon les informations protègent le site pétrolier où travaillent les chinois. Comment vous êtes arrivé à créer cette société. Il semble que vous n’engagez que des combattants Séléka.

 

CG : Cette société, je ne l’ai pas créée que pour les sites pétroliers. Mais je ne travaille pas qu’avec les chinois. J’ai crée ma société et j’ai choisi le créneau d’aller sur les secteurs  sensibles tels que le pétrole et autres. C’est ainsi que vous allez voir que le matériel chinois qui a été protéger pendant deux ans n’a pas subi de perte. Il fallait que quelqu’un le fasse. Et ceux qui l’ont gardé au lieu au moins de leur dire merci, mais vous les vilipendez.

 

RJDH : Vous avez créé cette société depuis très longtemps ?

 

J’ai crée ma société pour au moins faire autre chose. N’oublier que j’ai été ministre de la communication et de la réconciliation nationale. J’ai été normalement avec l’ancienne structure vice président du DDR, je me suis occupé de cette question là.

 

RJDH : Vous avez créé votre société pour faire du DDR.

 

 CG : Ma société fait du pré-DDR et je suis en avance  et aujourd’hui je travaille avec les Nations-Unies qui surveillent mes activités. Le panel des experts des Nations-Unies croise les listes que j’ai avec la liste des gens qui sont recherchés. Et il arrive qu’on me dise, faites attention à tel ou tel nom. On travaille sur cette base là. Les critères sont les suivants : le volontariat. Je dis aux gens, vous m’avez dit que vous avez pris les armes parce que, parce ce que etc.., aujourd’hui il y a un projet qui est le vôtre. Qui va développer la région, qui va régler le problème de la mauvaise répartition des richesses dans le pays et qui va résoudre le problème du sous développement  et du désenclavement d’une région. N’oubliez pas que j’ai été ministre résident de la Vakaga, donc j’étais en charge de connaitre les problèmes de la Vakaga.

 

Il ne va pas falloir que je sois candidat à une élection présidentielle que je trouve de solution. Je suis citoyen, je suis patriote. Je n’ai pas à annoncer que je suis ami à tel où tel président pour que le président là, m’aide à faire des solutions dans mon pays. J’ai deux ou trois petites relations qui peuvent m’aider à  apporter des solutions aux miens.  Je viens dans les villages, je leur demande au  nom d’une préférence nationale de garder leur village de le protéger contre les invasions des gens qui viennent d’ailleurs et qui mettent le désordre et les gens comprennent. Aujourd’hui ces gens sont occupés à protéger les sites et vous voyez bien qu’il y a moins de désordre dans la Vakaga et dans le Bamingui Bangoran.

 

Je dis aux jeunes au lieu de vous enrôler dans la rébellion, vous demandez un statut social, je vous le donne, vous êtes salarié, vous êtes déclarés, vous avez une carte de travail.

 

Qu’est ce qui interdit cela ? Pourquoi tant de débat, il y a des sociétés qui font la même chose.  Pourquoi vous ne parlez pas aussi de cela comme vous le faites.

 

J’essaie d’apporter ma part de contribution patriotique. Aujourd’hui, j’essaie de donner un peu de revenus aux gens qui protègent un projet qui va changer la donne au niveau national.

 

RJDH : Nous savons que dans la région, il ya le FPRC de Nourredine et le MPC d’Alkatim. Quelles relations entretenez-vous avec ces groupes armés ?

 

CG : Personne ne me dérange et je ne dérange personne.

 

RJDH : Est ce vous avez rencontré Nourredine qui est signalé dans les environs de  Ndélé ?

 

CG : Non,Nourredine est  dans un village à 80 ou 100 km de Ndélé. Il n’est pas dans la ville. Il arrive qu’il passe à Ndélé quand je ne suis pas là et on n’a pas eu l’occasion de se voir.

 

RJDH : Et Alkatim du MPC ?

 

CG : Alkatim, il est à Kaga Bandoro. Au mois de novembre, ses hommes sont venus saboter le site, je lui ai demandé  de se retirer et je l’ai fait, j’ai aidé le gouvernement à restaurer l’autorité de l’Etat.

 

RJDH : C’est là où vous avez remis de l’argent à ses éléments. On parle de quelques millions.

 

C’est une campagne de diffamation orchestrée par certains journaux. J’ai vu dans un journal que moi, j’ai donné 20 000 000 de franc à Nouredine. Le Confident, j’aurai pu le trainer devant la justice, qu’il apporte la preuve de ce contrat de partenariat  dont il parle, mais tout ça, on ne répond pas au coup de pied de l’âne ! Quand les éléments de MPC étaient arrivés, je leur ai demandé de rester à plus de 80 km et on a parlé pour qu’ils partent. C’est 2 millions qui étaient remis.

 

RJDH : Qui a remis cet argent ?

 

Je vous dis que 2 millions ont été remis, je crois que c’est suffisant car l’essentiel que des vies soient sauvées et le site protégé. Il faut savoir aujourd’hui que certaines personnes ne veulent pas que le projet là réussisse.

 

RJDH : Christophe Gazam-Betty, les agents de sécurité que vous engagez sont-ils armés ?

 

CG : dites moi,  qui n’est pas armé dans ces zones ? Et je vous dirai.

 

RJDH : Ils sont alors armés ?

 

CG : je n’ai pas dit ça ! Je vous demande si vous êtes courageux de venir avec moi, et de me dire qui n’est pas armé la bas, je vous répondrai.

 

RJDH : Est-ce que c’est vous qui fournissez les armes ou les agents amènent leurs propres armes ?

 

RJDH : Que vous inspire les cinq mois de présidence de Touadéra ?

 

CG : je crois qu’à partir du moment où  la transition qui a commencé  pour ma part à Libreville et qui a fini par les élections n’a pas réglé le problème du désarmement, et bien, nous n’avons pas aidé MonsieurTouadera à asseoir un pouvoir qui va dans le sens de la reconstruction.

 

RJDH : Vous vous culpabilisez ?

 

CG : si vous voulez, j’ai géré la transition comme beaucoup d’autres, je dis globalement nous n’avons pas désarmé.

 

RJDH : Christophe Gazam-Betty je vous remercie

 

CG : Je vous en prie.

 

Propos recueilli par Sylvestre Romain Sokambi

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 15:02

 


 

Les élections présidentielles post-crise ont été organisées par l'Agence Nationale des Élections dans des conditions sécuritaires hypothétiques. Le premier tour qui avait lieu le 27 décembre 2015 a connu la participation de trente candidats à la magistrature suprême. La particularité de cette élection est la présence massive des candidats indépendants, candidats sans étiquette politique, un phénomène de mode dans l'embryonnaire démocratie centrafricaine. Les candidats dits indépendants sont généralement des dissidents ou des radiés des partis politiques. Le candidat n°2 a été plébiscité dans les deux tours et élu Président de la République. Une première dans l'histoire des élections en Centrafrique qu'un candidat indépendant gagne les présidentielles.

 

Après cinq mois de gouvernance, les centrafricains s'interrogent légitimement de savoir à quand le parti politique du President Touadera ?  Un parti politique par définition est un groupement d'hommes qui partagent les mêmes intérêts, les mêmes opinions, les mêmes idées sur l'organisation et la gestion de la société et qui cherchent à les faire triompher en accédant au pouvoir. Cela suppose la présence d'un projet de société où une feuille de route bien définie. Un parti politique est alors une organisation structurée au service d'une idée. Logiquement, faire de la politique en dehors d'un parti politique n'est pas adapté car il ya un risque élevé de pilotage à vue. L'élu de la nation continuera t-il a géré le pays sans mettre en place son parti politique ?

 

En d'autres termes, peut-on gouverné un pays sans être affilié à un parti politique ? Si tel est le cas, le mathématicien de Boyrabe est entrain de révolutionner ou de réinventer la démocratie et la gouvernance en Afrique. A défaut de parti politique, l'ancien parti du President de la République, le KNK est-il tacitement homologué comme parti au pouvoir ? Son ancien parti est-il le seul qui détient en filigrane la réalité du pouvoir ? Entend t-il transformer le groupe parlementaire qui lui est favorable à l'assemblée nationale en parti politique ? Nous sommes sans ignoré que mettre en place un parti politique digne prendra quand même quelques temps ( élaboration, validation des statuts etc...) le pays attendra t-il ce processus ?

 

Ne serait-il pas très illusoire de construire un véritable parti politique dans la précipitation ? Une telle démarche ne constitue t-elle pas un handicap sérieux à l'émergence et à la croissance économique du pays ? Faisons un peu du politiquement correct, quelle est actuellement la couleur politique du President de la République ?Gouverner un pays sans parti politique a aussi des vertus pour la démocratie car ce dernier peut prendre le President de la République en otage et monopoliser le débat politique.

 

Certaines études ont prouvé à contrario que gouverner sans parti politique peut affecter la légitimité du locataire du palais de la renaissance et le fragiliser en cas de crise d'une grande envergure. Dans la même logique d'idée, qu'adviendrait-il si le groupe parlementaire qui lui donne la majorité nécessaire pour gouverner le lâche a mi parcours ? Nous pensons que dans cette circonstance, on assistera à la mise en danger de l'homme et par la même occasion de l'institution qu'il représente.

 

S'agissant du processus de désarmement déjà engagé, la présence d'un parti politique fort et implanté sur l'étendue du territoire national devrait être un atout. Nonobstant l'absence de parti politique, nous exhortons le chef de l'Etat de ne pas faire avancer le processus DDR a son rythme car il ya généralement un décalage entre la feuille de route et les aléas du terrain. Ce déphasage n'est souvent pas perceptible par nos décideurs. Mais attention, ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

CENTRAFRIQUE : À QUAND LE PARTI POLITIQUE DU PRESIDENT TOUADERA ? par Bernard Sélemby Doudou
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 14:35

 

 

Par Christian PANIKA  © 2016 AFP 18.09.2016 à 11:00

 

Une vingtaine de personnes ont été tuées depuis vendredi dans le centre de la Centrafrique dans des attaques lancées par des hommes armés issus de l'ex-coalition rebelle séléka, illustrant la fragilité de la stabilisation d'un pays ravagé par des violences intercommunautaires en 2013-2014.

 

"Au moins 20 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans des attaques lancées vendredi par des éléments ex-séléka contre Kaga Bandoro et des villages environnants, provoquant la peur parmi les habitants qui ont fui en brousse ou encore vers les localités voisines", a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat un responsable de la gendarmerie centrafricaine.

 

Ces attaques qui se sont poursuivies samedi "ont fait 19 morts dans des villages, dont celui de Ndomété, très affecté par ces nouvelles violences" autour de Kanga Bandoro, selon la même source, qui a également fait état de morts à Kanga Bandoro sans pouvoir donner un bilan précis dans un premier temps.

 

Dans un communiqué, la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) a indiqué dimanche avoir "décidé de renforcer son dispositif militaire à Kaga Bandoro et Ndomété pour prévenir toute détérioration de la situation".

 

"La Force de la MINUSCA est déjà intervenue à Ndomété pour séparer les belligérants afin d’éviter des répercussions sur la population civile, ainsi qu’à Kaga Bandoro afin de renforcer la sécurité dans la localité, notamment tant celle de l’hôpital que des déplacés", ajoute le communiqué de la Minusca, qui compte quelque 10.000 Casques bleus.

 

- Neutraliser les groupes armés -

 

Kaga Bandoro est le fief du Front populaire pour le renouveau de Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam, groupe armé issu de l'ex-coalition rebelle Séléka.

 

Noureddine Adam est sous le coup de sanctions internationales pour son implication présumée dans les tueries intercommunautaires de 2013-2014.

 

"Les assaillants lourdement armés ont incendié des dizaines de maisons d'habitation qu'ils ont pillées dans ces villages, emportant de surcroît des biens et animaux domestiques. Certains habitants qui le peuvent ont pris la route de Bangui, ou se sont réfugiés à Sibut" ville voisine, a encore le responsable de la gendarmerie.

 

Toujours de même source, "ces attaques, selon les habitants de Kaga Bandoro, en fuite à Sibut, feraient suite aux informations faisant état de regroupement d'éléments anti-balaka dans les villages situés autour de Kaga Bandoro. Ces derniers s'apprêteraient à déloger les ex-séléka les accusant de prendre en otage la population".

 

La prise du pouvoir par les Séléka en 2013, après le renversement de l'ex-président François Bozizé, a précipité la Centrafrique et ses 4,5 millions d'habitants dans le chaos avec une contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes.

 

Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés d'après les Nations unies.

 

L'intervention militaire française de l'opération Sangaris, fin 2013, puis le déploiement de Casques bleus, ont permis de stabiliser la situation sécuritaire, mais des bandes armées continuent de sévir dans plusieurs régions de ce pays dont l'histoire est jalonnée de coups d'Etat, de mutineries et de rébellions.

 

Dirigée par Michel Djotodia, actuellement en exil, la coalition Séléka a finalement été chassée du pouvoir en 2014 sous la pression internationale.

 

Après une transition politique, les Centrafricains ont élu début 2016 à la tête du pays Faustin-Archange Touadéra.

 

Avec l'aide de la communauté internationale le nouveau président tente de mettre en oeuvre un programme de désarmement des groupes armés qui tiennent la population sous leur coupe dans leurs fiefs.

 

 

Massacre dans un village du nord de la Centrafrique, selon la présidence

 

ABIDJAN, 17 septembre (Reuters) - Des rebelles de la Séléka ont tué 26 civils dans un village du nord de la République centrafricaine, a annoncé samedi un porte-parole de la présidence.

 

"C'était un massacre", a dit Albert Yakolé Mokpeme, qui a précisé que l'attaque s'était produite dans le village de Ndomete. "Les Séléka sont allés de porte en porte", a-t-il dit.

 

 (Joe Bavier; Henri-Pierre André pour le service français) 

Centrafrique: au moins 20 morts dans une nouvelle flambée de violences
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 14:27

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

Bangui, 17 septembre 2016 - La Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) dénonce les actes de violence et de pillages survenus vendredi à Kaga Bandoro, suite à des tensions entre éléments anti-Balaka et ex-Séléka à Ndomete puis à Kaga Bandoro.

 

La MINUSCA regrette la perte de vies humaines et les blessés enregistrés et dénonce par ailleurs les attaques contre la communauté humanitaire et le personnel des Nations Unies. Un travailleur humanitaire a été sérieusement blessé.

 

La MINUSCA appelle les protagonistes à cesser immédiatement les hostilités et précise qu’ils seront tenus responsables pour leurs actes. Elle met en garde tous ceux qui facilitent et alimentent ces tensions dans la préfecture de la Nana Gribizi ou ailleurs en Centrafrique dans le but de mettre en cause la stabilité du pays.

 

La MINUSCA a décidé de renforcer son dispositif militaire à Kaga Bandoro et Ndomete pour prévenir toute détérioration de la situation, conformément à son mandat de protection des populations civiles. La Force de la MINUSCA est déjà intervenue à Ndomete pour séparer les belligérants afin d’éviter des répercussions sur la population civile, ainsi qu’à Kaga Bandoro afin de renforcer la sécurité dans la localité, notamment tant celle de l’hôpital que des déplacés. Elle poursuit également des patrouilles dans la ville et sur l’axe Kaga Bandoro-Ndomete.

 

La MINUSCA est en contact permanent avec les autorités centrafricaines ainsi qu’avec les responsables locaux pour des mesures conjointes, afin de mettre un terme aux violences. La Mission appelle les communautés de Kaga Bandoro à ne pas céder à la panique et à rejeter toute tentative de manipulation ou tout désir de vengeance.

 

La MINUSCA continue de suivre de près l’évolution de la situation tant à Kaga Bandoro que sur l’ensemble du territoire national et n’hésitera pas à prendre des mesures appropriées pour éviter toute déstabilisation et pour assurer l’intégrité territoriale.

 

______________________________________________________________________________

Bureau de la Communication et de l'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 

 

https://minusca.unmissions.org  | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

LA MINUSCA MET EN GARDE CONTRE TOUTE ATTEINTE A LA SITUATION SÉCURITAIRE
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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 01:11

 

 

APA - Addis-Abeba (Ethiopie) - 2016-09-16 18:49:01 L’Ethiopien Abebe Sélassié Aemro a été nommé Directeur du Département Afrique du Fonds monétaire international (FMI), a annoncé vendredi, la Directrice générale du FMI, Christine Lagarde.


Dans un communiqué, Mme Lagarde a fait remarquer que “Abebe apporte une compréhension profonde des défis qui assaillent l’Afrique, pour avoir travaillé en étroite collaboration avec les décideurs de toute la région, durant une bonne partie de sa carrière.


Elle a déclaré que la capacité éprouvée de Sélassié à asseoir un leadership intellectuel, son bilan en matière d’établissement de relations de collaboration, sa profondeur d’analyse, et sa chaleureuse collégialité font de lui l’homme idéal pour diriger le travail du FMI avec les membres du FMI en Afrique sub-saharienne.

“Ayant eu l’occasion de travailler avec Abebe au cours des cinq dernières années, je suis frappée par son bon jugement, son intégrité et son engagement pour le travail d’équipe”, a-t-elle déclaré, ajoutant que “Le FMI demeure profondément attaché à servir nos membres en Afrique”.


Lagarde a exprimé l’espoir que Abebe apportera un mélange unique de grandes connaissances et d’expériences à son nouveau poste de Directeur du Département Afrique.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4862985#sthash.aXKAKcoU.dpuf

Un Ethiopien nommé Directeur du Département Afrique du FMI
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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 01:07
Centrafrique : une rentrée scolaire sur fond d’insécurité

 

 

APA Bangui (Centrafrique) - 2016-09-16 17:03:36 - Près de deux millions d’enfants centrafricains vont reprendre le chemin des écoles lundi, pour une rentrée scolaire sur fond d’insécurité, car certaines zones du pays sont encore sous occupation des groupes armés.


La ville de Bouar située à l’ouest du pays a été choisie pour abriter la cérémonie officielle marquant le démarrage de rentrée scolaire 2016-2017.

De nombreuses écoles du pays souffrent d’un déficit de salles de classe, d’enseignants et de matériels didactiques.

Présentant cette situation difficile que traversent les écoliers centrafricains le représentant de l’Unicef en Centrafrique Malick Fall a déclaré qu’au moins une dizaine d’écoles sont occupées par des mouvements armés. 

Ce qui prive plus de dix mille élèves de cours. 

Il a également souligné que l’Unicef va distribuer des kits scolaires à près d’un million d’élèves ainsi que des matériels didactiques à certains enseignants.

Pour la réussite de cette année académique, la fédération nationale des parents et étudiants de Centrafrique a déjà entrepris de sensibiliser la population sur les bienfaits de l’école. 

Elle a également demandé aux parents d’élèves de procéder au nettoyage des établissements scolaires afin de favoriser une rentrée effective des classes.

L’Unicef s’est engagé à redéployer les enseignants dans certaines régions d’accès difficile. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4862970#sthash.Swwph08e.dpuf

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