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10 décembre 2019 2 10 /12 /décembre /2019 22:21
La Croix-Rouge néerlandaise fait un don de kits d'assainissement

 

Centrafrique : La Croix-Rouge néerlandaise fait un don des kits d’assainissement aux comités locaux de la Croix Rouge nationale

 

BANGUI, le 10 décembre 2019 (RJDH) --- La Croix Rouge Néerlandaise, partenaire de la Croix Rouge Centrafricaine (CRCA), a offert des kits d’assainissement et d’hygiène aux comités locaux de la Croix-Rouge Centrafricaine des huit arrondissements de la ville de Bangui, Bimbo et de Bégoua, lundi 9 décembre. Ces kits serviront à ces comités de procéder au nettoyage des zones touchées par les inondations sous la supervision de la mairie de Bangui.

Ces dons composés en kits d’assainissement et d’hygiène offerts aux huit comités locaux de la ville de Bangui s’inscrivent dans le dynamisme de la préparation de retour des ménages dans les zones inondées dans un environnement sain et favorable.

Le président du comité local de la CRCA du 6ème arrondissement, David Angbanga, a indiqué que les activités de nettoyage de la ville de Bangui seront gérées par la Mairie de Bangui mais avec les comités locaux, « ces kits d’assainissement sont composés des brouettes, des pelles, des houes, des gans, des balais, qui ont été donnés par le gouvernement des Pays-Bas, représentés, par l’Ambassadrice des Pays-Bas Karin Boven. Le travail va s’effectuer en collaboration avec la mairie de Bangui », a-t-il expliqué, en précisant que la mairie mettra à la disposition des comités locaux des biens qui assureront le ramassage des ordures entassées par les habitants des huit arrondissements de Bangui.

Pour la vice-présidente de la CRCA, Zénaba Katara, elle met plus l’’accent sur la lutte contre le paludisme à travers les activités de salubrité qui seront menées par les comités locaux de la CRCA en partenariat avec la mairie centrale de la capitale. « Les fréquents cas de paludisme constatés sur les sites des sinistrés de la ville de Bangui et les périphériques ne nous ont pas laissé insensibles. Plusieurs cas des maladies liées à l’insalubrité ont été également enregistrés. Cet appui est une réponse à nos besoins qui sont les besoins de la communauté », a laissé entendre la Vice-Présidente de la CRCA, avant de noter que « la croix rouge centrafricaine demeure reconnaissante des gestes salvateurs du gouvernement des Pays-Bas représenté par son  Ambassadrice Korin Boven ».

Le don en kits d’assainissement effectué par la Croix Rouge Néerlandaise complète celui accompli de l’Association des banques et des Crédits qui s’élevaient à environ 30 millions de FCFA.

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10 décembre 2019 2 10 /12 /décembre /2019 19:04
Nouvelles nationales sur RNL
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RCA - CPI : Audiences de confirmation des charges dans l'affaire le Procureur contre Yékatom et Ngaïssona, les centrafricains dans l'attente de la décision des juges

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 10 décembre 2019 15:06

 

La décision des juges de la Cour Pénale Internationale (CPI) dans l’affaire le Procureur contre Alfred Yékatom Rombhot et Patrice Edouard Ngaïssona est toujours attendue par les centrafricains. Les audiences de confirmation des charges s'étaient déroulées du 19 septembre au 11 octobre 2019.

En principe, ce 10 décembre marque le 60e jour prévu pour le verdict des juges comme le mentionne le Statut de Rome en son article 61. Le bureau de la CPI à Bangui indique que cette décision des juges aura probablement lieu au courant de la semaine.

Alfred Yékatom Rombhot est soupçonné par la Cour Pénale Internationale pour sa présumée responsabilité de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en République centrafricaine entre décembre 2013 et août 2014.

Patrice Edouard Ngaissona est reproché, quant à lui d’être présumé responsable des crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis en décembre 2013 et décembre 2014 en République Centrafricaine.

La confirmation ces charges, une procédure étrangère au mécanisme centrafricain

Sous réserve du paragraphe 2, dans un délai raisonnable après la remise de la personne à la Cour ou sa comparution volontaire, la Chambre préliminaire tient une audience pour confirmer les charges sur lesquelles le Procureur entend se fonder pour requérir le renvoi en jugement. L'audience se déroule en présence du Procureur et de la personne faisant l'objet de l'enquête ou des poursuites, ainsi que du conseil de celle-ci.

La Chambre préliminaire peut, à la demande du Procureur ou de sa propre initiative, tenir une audience en l'absence de l'intéressé pour confirmer les charges sur lesquelles le Procureur entend se fonder pour requérir le renvoi en jugement lorsque la personne :

A renoncé à son droit d'être présente; ou

A pris la fuite ou est introuvable, et que tout ce qui était raisonnablement possible a été fait pour garantir sa comparution et l'informer des charges qui pèsent contre elle et de la tenue prochaine d'une audience pour confirmer ces charges.

Dans ces cas, la personne est représentée par un conseil lorsque la Chambre préliminaire juge que cela sert les intérêts de la justice.

Dans un délai raisonnable avant l'audience, la personne :

Reçoit notification écrite des charges sur lesquelles le Procureur entend se fonder pour requérir le renvoi en jugement; et

Est informée des éléments de preuve sur lesquels le Procureur entend se fonder à l'audience.

La Chambre préliminaire peut rendre des ordonnances concernant la divulgation de renseignements aux fins de l'audience.

Avant l'audience, le Procureur peut poursuivre l'enquête et peut modifier ou retirer des charges. La personne visée reçoit notification de tout amendement ou retrait de charges dans un délai raisonnable avant l'audience. En cas de retrait de charges, le Procureur informe la Chambre préliminaire des motifs de ce retrait.

A l'audience, le Procureur étaye chacune des charges avec des éléments de preuve suffisants pour établir l'existence de raisons sérieuses de croire que la personne a commis le crime qui lui est imputé. Il peut se fonder sur des éléments de preuve sous forme de documents ou de résumés et n'est pas tenu de faire comparaître les témoins qui doivent déposer au procès.

A l'audience, la personne peut :

Contester les charges;

Contester les éléments de preuve produits par le Procureur; et

Présenter des éléments de preuve.

A l'issue de l'audience, la Chambre préliminaire détermine s'il existe des preuves suffisantes donnant des raisons sérieuses de croire que la personne a commis chacun des crimes qui lui sont imputés. Selon ce qu'elle a déterminé, la Chambre préliminaire :

Confirme les charges pour lesquelles elle a conclu qu'il y avait des preuves suffisantes; et renvoie la personne devant une chambre de première instance pour y être jugée sur la base des charges confirmées;

Ne confirme pas les charges pour lesquelles elle a conclu qu'il n'y avait pas de preuves suffisantes;

Ajourne l'audience et demande au Procureur d'envisager :

i) D'apporter des éléments de preuve supplémentaires ou de procéder à de nouvelles enquêtes relativement à une charge particulière; ou

ii) De modifier une charge si les éléments de preuve produits semblent établir qu'un crime différent, relevant de la compétence de la Cour, a été commis.

Lorsque la Chambre préliminaire ne confirme pas une charge, il n'est pas interdit au Procureur de demander ultérieurement la confirmation de cette charge s'il étaye sa demande d'éléments de preuve supplémentaires.

Après confirmation des charges et avant que le procès ne commence, le Procureur peut modifier les charges avec l'autorisation de la Chambre préliminaire et après que l'accusé en a été avisé. Si le Procureur entend ajouter des charges supplémentaires ou substituer aux charges des charges plus graves, une audience doit se tenir conformément au présent article pour confirmer les charges nouvelles. Après l'ouverture du procès, le Procureur peut retirer les charges avec l'autorisation de la Chambre préliminaire.

Tout mandat déjà délivré cesse d'avoir effet à l'égard de toute charge non confirmée par la Chambre préliminaire ou retirée par le Procureur.

Dès que les charges ont été confirmées conformément au présent article, la Présidence constitue une chambre de première instance qui, sous réserve de l'article 64, paragraphe 8, conduit la phase suivante de la procédure et peut remplir à cette fin toute fonction de la Chambre préliminaire utile en l'espèce.

 

 

RCA : Lancement des opérations de désinfection des quartiers inondés

 

https://www.radiondekeluka.org  mardi 10 décembre 2019 15:32

 

L’ONG Initiative Développement Centrafrique (IDC) et l’Agence Nationale de l'Eau et de l'Assainissement (ANEA) ont lancé le lundi 9 décembre 2019 les opérations de désinfection de plus de 1000 maisons et 480 puits dans Bimbo 1. Le secteur a été durement affecté par les dernières inondations.

Ces opérations visent à assainir plus de 1000 maisons d’habitation et rendre potable 480 puits. Elles concernent d’abord sept quartiers de Bimbo 1 et doivent s’étendre à d’autres secteurs touchés. Les opérations ont commencé au quartier Mpoko Bac 2. L'organisation IDC mandatée pour le travail utilise le pulvériseur pour assainir les maisons affectées, identifiées par le Ministère de l’Urbanisme et de l'Habitat. 193 jeunes formés par l’ONG IDC et l’ANEA sont déployés sur le terrain. La désinfection se fait avec un mélange d'eau et de chlore.

Pour assainir une maison, il faut "mélanger 10 litres d'eau et 5 cuillérées de 15 grammes de chlore. On laisse le mélange 30 minutes avant de l'introduire dans le pulvérisateur afin de désinfecter" explique Rustin Fred Rébénzi de l'ONG IDC.

L’équipe de l'ANEA s'occupe spécialement des puits au quartier Mpoko Bac 2. "On commence par vider l'eau, après on cure le puits et on le désinfecte sur toutes les parois jusqu'au fond avec une solution de chlore. On mesure le volume d'eau, on n'y ajoute 15 grammes de chlore par litre et on laisse 48 heures avant utilisation. Après ce délai, on fait le test d'analyse et on autorise la population à en faire usage" indique Jean Maturin Démagazoa, chef d’antenne de l'ANEA.

Ces opérations de désinfection des puits et des maisons, initiées par le gouvernement, sont effectuées avec l’appui financier de l’Unicef. Elles vont toucher sept quartiers de Bimbo 1 et les autres secteurs de Bangui affectées notamment les 2e, 6e et 7e arrondissements.

Il convient de rappeler que de nombreuses personnes ont regagné leurs domiciles respectifs dans les 2e et 6e arrondissements malgré la mise en garde du gouvernement, dès la décrue des eaux.

 

 

RCA : Les victimes de la crise exigent la libre circulation

 

https://www.radiondekeluka.org mardi 10 décembre 2019 15:08

 

Les victimes de la crise centrafricaine ont interpellé ce 10 décembre 2019 les autorités nationales et les partenaires sur l'occupation d'une partie du territoire par des hommes armés. Elles ont organisé ce mardi une marche à Bangui pour exiger la libre circulation.

Une centaine de victimes issues de différentes associations et des membres des organisations de défense des droits humains ont marché du rond point Place Omar Bongo pour chuter au Complexe Sportif Barthélémy Boganda. Ces personnes affectées par la crise ont toutes un seul slogan fondé sur l’article 3 de la déclaration universelle des Droits Humains qui stipule que : « tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sureté de sa personne ».

« Nous victimes, face à la crise que la RCA est en train de traverser, sollicitons des autorités nationales, des partenaires qui appuient le gouvernement pour la restauration de l'autorité de l'Etat, un soutien pour que ces droits puissent être effectifs dans le pays. Que les victimes circulent librement, qu'elles aient la liberté de s'exprimer » a souhaité Hervé Séverin Lidamon, président de l’association des victimes (AVED).

Selon M. Lidamon, les victimes veulent être libres et non sous la coupe réglée des hommes en arme. « Nous n'avons pas besoin que les hommes en arme occupent le territoire et nous empêchent de circuler, de parler et de vaquer à nos occupations. C'est pourquoi nous nous mobilisons pour demander à la communauté nationale et internationale, la liberté » a-t-il lancé à la fin de cette marche.

La célébration de la journée mondiale des Droits de l’Homme 2019 met un accent particulier sur les capacités des jeunes en matière de défense des Droits de l’Homme. Cette journée mondiale a été instituée le 10 décembre 1948 par les Nations Unies.

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9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 22:16
République centrafricaine: le Conseil établit une mission consultative civile

 

République centrafricaine: le Conseil établit une mission consultative civile

 

9/12/2019 

 

Le Conseil a établi une mission consultative civile PSDC de l'Union européenne en République centrafricaine (EUAM RCA). La mission sera lancée par le Conseil au plus tard au printemps 2020. En conséquence, une équipe centrale fera les préparatifs nécessaires pour permettre à la mission d'atteindre sa capacité opérationnelle initiale.

L'objectif de la mission est de soutenir la réforme des forces de sécurité intérieure pour permettre aux autorités de la République centrafricaine (RCA) d'atténuer les problèmes de sécurité actuels dans le pays. Des experts de l'UE soutiendront le ministère de l'Intérieur et les forces de sécurité intérieure, la police et la gendarmerie, dans le but d'aider à leur déploiement dans tout le pays.

Dans une approche progressive, évolutive et modulaire, l'EUAM RCA fournira des conseils aux autorités centrafricaines au niveau stratégique pour soutenir la transformation durable des forces de sécurité intérieure centrafricaines en un fournisseur de sécurité cohérent et responsable opérant sous contrôle national. La mission se coordonnera étroitement avec la mission militaire de formation de l'UE (EUTM RCA), la mission de la MINUSCA des Nations Unies et la communauté internationale.

La mission sera établie conformément au concept de gestion de crise (CMC) approuvé par le Conseil le 21 novembre 2019 et aux documents de planification opérationnelle ultérieurs. La RCA sera le troisième pays à recevoir un soutien parallèle des missions militaires et civiles PSDC après le Mali et la Somalie.

 

Press contacts

Veronica Huertas-Cerdeira +32 2 281 45 48 / +32 470 88 21 99
Maria Daniela Lenzu (gen) +32 2 281 21 46 / +32 470 88 04 02

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9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 22:03
A Washington, le président Touadéra plaide pour l’appui du FMI et de la Banque Mondiale

 

Lu pour vous

 

A Washington, le président Touadéra plaide pour l’appui du FMI et de la Banque Mondiale

 

http://lepotentielcentrafricain.com/ Par Patrick décembre 9, 2019

  

Bangui, le 09 décembre 19 - Le Président Faustin-Archange Touadéra mène toujours une offensive diplomatique avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux. Le numéro un centrafricain est un infatigable combattant de la paix qui s’engage toujours à sortir définitivement de la crise endurée. Après plusieurs lobbyings réalisés dans le monde entier, les résultats sont là et le pays se remet progressivement mais sûrement.

Accompagné de ses ministres Félix Moloua et Henri-Marie Dondra, respectivement ministres de l’économie et finances, le président Touadéra a rencontré ce 06 décembre 2019, les responsables des Institutions de Breton Woods à savoir le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale.

Lors de cette entrevue, le président Touadéra a eu à négocier un second programme avec le FMI et les gestes ne tarderont à se faire voir dans les mois à venir. Cette négociation a eu lieu également avec les responsables de la Banque Mondiale qui sont prêts à financer plusieurs projets de développement du pays. Ces projets concernent les infrastructures de base et autres domaines qui sont prioritaires pour le moment.

Le moins qu’on puisse dire, le FMI et la Banque sont des partenaires incontournables pour la RCA. C’est grâce à ces deux institutions que le pays sort toujours de sa situation. Les autorités centrafricaines, notamment le président Touadéra est engagé à accomplir la mission qui lui est confiée par son peuple. Avec cette négociation avec la Banque Mondiale et le FMI, les retombées sont attendues et seront bénéfiques pour l’intérêt national.

@Herman THEMONA

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9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 21:48
A propos de l’alliance contre-nature de Meckassoua et Bertin Béa

 

 

DECLARATION DE TALITHA KOUM CENTRAFRIQUE RELATIVE AUX AGITATIONS DE L’OPPOSITION ET A L’APPEL EHONTE AU RETOUR DE L’EX-PRESIDENT FRANCOIS BOZIZE YANGOUVONDA

 

TALITHA KOUM Centrafrique observe avec beaucoup d’inquiétude les agitations de l’opposition ces derniers temps et surtout l’appel éhonté au retour de l’ex-Président François BOZIZE lancé ci et là par ceux-là mêmes qui ont occasionné sa chute et favorisé sa fuite et son exil vers l’extérieur.

En effet, un meeting organisé à Boy-Rabe dans le 4eme arrondissement de Bangui sur le terrain de Ndress2 le 7 Décembre 2019 autour d’une petite centaine de manifestants a réuni une fois de plus les ténors de la haine et de la division nationale, les mêmes qui ont plongé le pays dans la pire crise de son histoire et qui ne cherchent qu’une seule chose, assouvir leurs ambitions personnelles, je veux citer les trois principaux nommés ABDOU-KARIM MECKASSOUA du « Chemin de l’Esperance », Bertin BEA du KNK et le marmiton Thierry SAVANAROLE MALEYOMBO, ancien coursier des dignitaires du KNK, chantre du BDR ou « BOZIZE DOIT RENTRER ».

L’occasion a servi aux nouveaux « alliés contre-nature » de lancer un appel au retour de l’ex-Président François BOZIZE exilé à Kampala en Ouganda.

Nombreux sont les centrafricains qui s’étonnent et restent dubitatifs face à ce mariage de dupes entre un Abdou Karim MECKASSOUA qui a été l’artisan de la chute du régime KNK et du départ en exil de son leader BOZIZE, et un certain Bertin BEA, transfuge du MDD, voltigeur politique notoirement connu, qui a réussi le coup de maître en faisant descendre de son piédestal un Karim MECKASSOUA,  occasionnant sa chute vertigineuse de son prestigieux poste de Président de l’Assemblée Nationale. N’oublions que KARIM MECKASSOUA lui-même avait entre-temps organisé l’éjection de Bertin BEA de l’Assemblée des parlementaires du Grand Lac….

Tout porte à croire que ces ennemis d’hier et amis de circonstance aujourd’hui, aient enfin trouvé un point de convergence et un cahier des charges qui ne vise qu’un seul objectif, celui de maintenir le peuple centrafricain dans le chaos et entretenir la crise par tous les moyens.

La faible mobilisation observée autour de cette manifestation qui n’a réuni qu’une poignée de militants du KNK et quelques miliciens en grands boubous et armés venus du KM5, est la preuve s’il en était besoin du rejet de cette stratégie du tout chaos par le peuple centrafricain qui n’aspire qu’à la paix et à l’unité de toute la nation. C’est aussi le signe du rejet de cette classe politique aigrie, qui ne veut le pouvoir que pour le pouvoir, et s’obstine à déstabiliser par tous les moyens le Régime du Président Faustin Archange TOUADERA qui a de toute évidence le soutien indéfectible de la population au vu des efforts consentis pour la consolidation de la paix, la cohésion sociale et le retour de la confiance entre le peuple et ses dirigeants.

Nos trois mousquetaires à la mémoire courte ignorent-ils que l’ex-Président  François BOZIZE reste sous le coup d’un mandat d’arrêt lancé contre lui depuis par les régimes de transition sous DJOTODJIASAMBA-PANZA et Alexandre NGUENDET, mais qu’il est aussi sous sanction des Nations-Unies avec une interdiction de voyage ?

Le jeu est subtil et on le sait. Le subterfuge BEA Bertin veut vendre le KNK au prix le plus cher à son ami de circonstance MECKASSOUA, et pour ce faire il faut éliminer l’obstacle BOZIZE en favorisant son retour au pays, ce qui l’emmènerait droit en prison. BOZIZE en prison, BEA Bertin aurait donc l’argument nécessaire et la légitimité pour soutenir, contre monnaie sonnante et trébuchante la candidature du djihadiste MECKASSOUA sans susciter le moindre soupçon et encore moins la colère des militants du KNK.

Pauvre Honorable Nadia Christine BEA, tu dois certainement te remuer dans ta tombe pour cette haute trahison de ce mari irresponsable qui s’allie aujourd’hui sans objection de conscience avec celui que tu as combattu de toute ton énergie.

Le peuple centrafricain n’est pas dupe et observe les faits et gestes de ces ennemis de la nation.

Nous appelons chaque fille et chaque fils de Centrafrique à une vigilance accrue pour barrer la route à ces oiseaux de mauvaise augure, ces croque-morts et partisans du tout chaos qui veulent raviver la fibre de la haine et de la division.

Nous ne les laisserons pas faire, ils trouveront le peuple devant eux comme un seul homme et récolteront ce qu’ils auront semé.

Comme le disent nos amis italiens « CHI INGANNA IL POPOLO SCAVA LA SUA TOMBA ».

 

  Fait à Bangui, le 9 Décembre 2019

Le Coordonnateur de Talitha Koum Centrafrique

Blaise Didacien KOSSIMATCHI

A propos de l’alliance contre-nature de Meckassoua et Bertin Béa

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9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 21:30
Ngaïssona-Yekatom à la CPI: à Bangui, les attentes des victimes du quartier PK5

 

 

Par RFI Publié le 09-12-2019 Modifié le 09-12-2019 à 09:38

 

La CPI doit décider ce mardi 10 décembre si oui ou non les chefs anti-balaka Edouard Ngaïssona et Alfred Yekatom Rhombot feront face à un procès devant la justice internationale pour les crimes commis pendant la crise. De nombreux crimes ont notamment été commis dans le quartier musulman de Bangui. À PK5, les attentes des victimes sont grandes.

Oumar dispose une à une des photos sur l’étal de sa petite boutique de PK5. Sur ses clichés des bâtiments rasés, des corps mutilés. Là, c’est lui avec des gants jaunes à la morgue de PK5. Pour lui, la justice est nécessaire pour apaiser les cœurs.

« Le procès, c’est bon. Celui qui a fait de mauvaises choses, on doit le juger. On ne peut pas le laisser. Parce qu’avant on vivait ensemble, mais maintenant il y a la haine… Du côté des musulmans il y a de la haine, du côté des chrétiens il y a la haine, donc comment on va faire ? On ne peut pas accepter. Donc on fait le jugement pour faire baisser les tensions… »

Ramadan Abakar Mazgoul est le président d’une association d’aide aux victimes. Il espère beaucoup de la justice internationale. « C’est vraiment pour connaître la vérité. Jusque-là, on ne sait même pas qui est à l’origine de ces crises. On ne sait même pas qui est qui. Pour le moment, nous on dépose toujours plainte contre monsieur X parce qu’on ne sait pas qui est à l’origine. Donc dès qu’on a dit que "voilà c’est X", son nom est dévoilé, alors on va demander un dommage, une réparation, que la justice soit faite et après on va se réconcilier parce que nous sommes tous des Centrafricains. »

À PK5, la plupart des commerces sont de nouveau ouverts. Mais les abords du quartier n’ont pas encore été reconstruits. Et les blessures psychologiques sont toujours profondes.

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9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 21:08
Un début de solution à la libre circulation des biens et des personnes à Bangui

 

RCA : Un début de solution à la libre circulation des biens et des personnes à Bangui

 

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 9 décembre 2019 15:25

 

L'Office National du Matériel (ONM) a entrepris au centre-ville de Bangui, la réhabilitation de certaines rues en état de dégradation très avancée. Des travaux appréciés par des centrafricains.

L'avenue Charles De Gaulle à proximité du Palais de la Renaissance, la rue Joseph Degrain qui passe devant la Direction Générale de la Police Centrafricaine (DGPC) et celle de Guerillot sont les principales avenues et rues réparées. Le bitumage a permis de rendre fluide la circulation des véhicules.

Des centrafricains parlent d'un pas en avant pour la RCA. "Cela fait la beauté de la ville" s'est réjoui Benjamin Sorondji, un jeune empruntant la rue Joseph Degrain. Mêmes appréciations faites par Elysée Mouagalé rencontré sur l'avenue Charles De Gaulles. "J'apprécie la réhabilitation de cette route parce que lorsqu'il pleut la circulation devient difficile" a indiqué Elysée Mouagalé encourageant le gouvernement à élargir ces travaux de bitumage dans d'autres villes de la RCA.

Selon les informations recueillies par Radio Ndeke Luka, le montant accordé aux travaux publics dans le budget national pour l'exercice 2020 est revue en baisse. De 16 milliards de francs Cfa en 2019, l'enveloppe chute à 10 milliards de francs Cfa en 2020 soit une réduction de 6 milliards de francs Cfa.

Début décembre 2019, Radio Ndeke Luka a constaté dans un reportage que des tronçons de la capitale présentent des nids de poule, de la poussière ou de la boue. Les canaux d'évacuation d'eaux sont bouchés, d'autres remplis d'ordures ou d'eaux stagnantes. Les usagers et la population environnante se plaignent de l'état des lieux.

Le Ministre des Travaux publics, Gusmala Hamza, a mis en cause la crise centrafricaine qui a négativement impacté sur la reconstruction des routes. Le membre du gouvernement a rassuré que des projets de réhabilitation étaient en cours.

Cette dégradation des routes n'affecte pas que la capitale, plusieurs axes routiers reliant Bangui aux villes de province sont aujourd'hui impraticables.

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9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 20:52
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le retour de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize s’invite dans le débat politique

 

BANGUI, le 09 décembre 2019(RJDH)---Le retour au pays de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize s’invite dans le débat politique et divise les opinions ces derniers temps.  

L’actualité politique nationale est aujourd’hui dominée par le sujet évoquant le retour au pays de l’ancien Chef de l’Etat, François Bozize, chassé du pouvoir en 2013 par la coalition Séléka. Son retour est aujourd’hui le cheval de bataille de son parti KNK et soutenu par les ténors de l’opposition démocratique. Pour le KNK et ses nouveaux alliés dans l’opposition, c’est le pouvoir de Bangui qui empêche aujourd’hui le retour tant réclamé de Bozizé et dans leur ligne de mire Faustin Archange Touadera.

De manière interposée et à distance, les camps opposés se sont lancé dans une série de meeting pour véhiculer leur position sur la question aux centrafricains. A titre illustratif, le 07 décembre dernier, les militants et sympathisants du parti travailliste KNK ont tenu un meeting à l’école Ndrès 2. Une occasion pour le Secrétaire Général du KNK, Bertin Béa, d’exiger le retour sans condition de leur leader et pointe du doigt directement le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera d’empêcher ce dernier de rentrer dans son pays. Avec des mots peu commodes et durs, Bertin Bea qualifie Touadera d’ingrat vis-à-vis de son mentor en politique, « Bozize est son géniteur politique et Touadera a décidé aujourd’hui de le jeter avec son eau de bain pour son ingratitude à l’endroit de celui à la mamelle politique de qui il s’allaitait », selon l’ouvrier Secrétaire Général du KNK, Bertin Bea.

Ce même jour, un autre meeting s’est tenu sur le terrain de l’UCATEX par le Mouvement Centrafrique Debout (MCD), mouvement qui soutient les actions du Chef de l’Etat. Une fois de plus, la question du retour de l’ancien Chef de l’Etat était évoquée mais sous un autre angle. « Le Chef de l’Etat veut que l’ancien Président de la République revient au pays dans la dignité. Mais les gens manipulent les choses pour dire que Bozize doit revenir or son retour doit être encadré, c’est l’affaire du gouvernement, c’est l’affaire du Président de la République », a souligné le Coordonnateur adjoint du Mouvement Centrafrique Debout, M. Abakar Pico.

Du côté du parti KNK, le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera est la seule personne qui peut renouveler le passeport de leur leader pour lui permettre de rentrer au pays mais jusqu’alors, son passeport n’est pas toujours renouvelé, cela démontre la volonté du Chef de l’Etat d’empêcher ce dernier de rentrer au pays.

Le retour de l’ancien Chef de l’Etat François Bozize au pays est diversement apprécié par la classe politique ce dernier temps. De Meckassoua à Anicet Georges Dologuele en passant par Nguendet, tous sont unanimes pour le retour de François Bozize.

Pour rappel, ces avocats ont déposé une plainte au tribunal administratif au mois de septembre dernier pour demander l’annulation de l’arrêté de l’ancien Ministre des Transports, Theodore Jousso interdisant à toutes les compagnies aériennes qui desservent l’aéroport international Bangui-M’poko de ne pas embarquer le passager François Bozize. Le verdict du tribunal administratif de Bangui sur la question est attendu mercredi 11 décembre 2019.

 

 

Centrafrique : La gestion de la transhumance au cœur des échanges entre des acteurs  centrafricains et tchadiens

 

PAOUA, le 09 décembre 2019 (RJDH)--- L’ONG Concordis a organisé du 6 au 8 décembre 2019 à Paoua une session d’échanges entre les agriculteurs centrafricains et éleveurs tchadiens pour préparer la gestion de la transhumance, qui est source de tensions entre les paysans et les éleveurs dans cette partie du pays.

A l’approche de la période de transhumance, les cultivateurs centrafricains et les éleveurs tchadiens veulent accorder leur violon sur la question de la gestion de transhumance du bétail entre les deux États sur initiative de l’ONG internationale Concordis, basée à Paoua. Les déplacements des éleveurs transhumants se passent dans des conditions difficiles en quête de pâturage dans les régions centrafricaines entrainent sans cesse des affrontements meurtriers car, les éleveurs sont armés.

C’est dans ce contexte que l’ONG internationale Concordis a organisé une session d’échanges de deux jours, du 6 au 8 décembre à Paoua, entre les principaux acteurs impliqués dans la transhumance. Pour cela, une délégation des éleveurs tchadiens conduite par le Préfet de Gore Mahamat Gassabi, a été reçue par son homologue de l’Ouham-Pende Dieudonné Youngaïna

Pour Tony Kasuza, chef de projet à Concordis, explique que « le but de cette rencontre est d’établir en amont un cadre d’échanges et de dialogue entre les éleveurs transhumants du Tchad et les communautés sédentaires de la Centrafrique pour discuter de tout ce qui touche à la transhumance. Nous voulons aboutir à la mise en place d’un groupe de conseil réunissant les deux parties pour organiser les couloirs de passage, résoudre les conflits qui naitraient car, nous ne voulons plus avoir encore dans la région une nouvelle crise »indique le Chef de projet de l’ONG Concordis.

Les principaux points assortis de cette rencontre demandent aux éleveurs à se présenter aux autorités centrafricaines chaque fois qu’ils veulent entrer en Centrafrique, rapporte le Préfet de l’Ouham-Pende, et sur ce principe tout le monde est d’accord, explique un responsable d’un groupement agricole de Paoua. Les préfets de Paoua et Gore seront respectivement les responsables de la gestion des transhumances dans leur zone.

Les acteurs impliqués ont réitéré leur engagement à veiller scrupuleusement sur les résolutions prises. Mais d’autres voix souhaitent que cet exercice soit régulier, mais avec l’implication des deux Etats pour institutionnaliser l’encadrement et la gestion de la transhumance.

 

Centrafrique : 63 victimes d’abus sexuels attribués au personnel des Nations-Unies

 

BANGUI, le 08 Décembre 2019 (RJDH)---63 victimes des allégations d’exploitation et d’abus sexuelles sur 143 cas recensés par la Minusca, sont attribués au personnel des nations-unies. C’est le rapport des nations-Unies sur la RCA rendu public ce 04 décembre 2019.

Rendu public en date du 04 décembre 2019, le document présente les cas recensés depuis 2014 à ce jour, 143 allégations d’exploitation et d’abus sexuel commis par le personnel des Nations-Unies en RCA. 25 de ces cas sont établis contre 35 non-établis et 83 autres en attente de résultat ou de sanctions.  « De toutes ces allégations, 356 victimes et victimes alléguées sont concernées dont 63 demandent de reconnaissance de paternité », lit-on dans ce document

Rien que pour l’année 2019, 32 allégations d’abus et d’exploitation sexuels ont été reçues. « De ces 32 cas, 27 allégations impliquent des personnels militaires, deux allégations impliquant le personnel de police et trois allégations impliquant des civils dont un personnel  national et deux contractants des Nations-Unies », rapporte le même document tout en  précisant que 12 des cas sont présumés être intervenus en 2019, et 20 les années précédentes. « Deux de ces allégations ont été non-établies et un cas établie, après enquête. Toutes concernent des militaires. La sanction est en attente concernant le personnel reconnu coupable. Les autres allégations au nombre de 42 sont en cours d’enquête ».

Entre temps, 16 incidents sont signalés pour l’année 2018 et 13 incidents signalés en 2017. Au titre de l’année 2016, c’est 24 cas qui sont enregistrés contre 51 en 2015. Par contre, pour des années inconnues en 2014, 29 incidents sont signalés.

La MINUSCA a indiqué que lorsque des allégations impliquent des civils, le bureau des services de contrôle interne enquête et des mesures administrative et ou disciplinaires sont prises. En outre, tout membre du personnel de l’ONU, y compris les militaires contre lesquels une allégation fondée a été établie, est exclu de tout emploi futur dans une mission de maintien de paix.

De tous ces incidents,  63 victimes de ces cas d’abus sexuels attribués au personnel des Nations-Unies réclament une reconnaissance de paternité car « de ces relations, il y a eu des enfants », nous précise un personnel de la MINUSCA.

Pour cela, des protocoles d’assistance aux victimes avec des prestataires de services ont été établis notamment l’UNICEF, et l’UNFPA, pour « s’assurer que toutes les victimes reçoivent un soutien et une assistance. Cela inclut le conseil, l’aide médicale d’urgence et régulière pour que les victimes et les bébés nés de rapport sexuel avec le personnel de l’ONU ».

Ces victimes sont assistées par le MINUSCA pour couvrir des besoins urgents tels que le transport, l’habillement et la nourriture et a aidé à fournir aux victimes dans des situations d’urgence un emploi temporaire.

 

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8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 16:39
G5 Sahel, Emmanuel Macron devra revoir sa copie

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com/ By La rédaction de Mondafrique 8 décembre 2019

 

Le président français Macron, qui tente de renvoyer la responsabilité des échecs du G5 Sahel sur les partenaires de la France, a été mal briefé sur les accords qui dès maintenant et à l’exception du Burkina, encadrent la présence française.

En marge du Sommet sur le 70 ème anniversaire de l’OTAN, le président français Emmanuel Macron a laissé entendre le mercredi 4 décembre à Londres qu’il attendait que les pays du G 5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) clarifient leurs demandes à l’égard de la présence militaire française. En réalité, le Mali, le Niger et le Tchad ont passé des accords militaires bilatéraux qui justifient les opérations de la force Barkhane sur leur territoire.

En revanche, le Burkina Faso et la Mauritanie n’ont pas signé d’accord pour permettre à Barkhane d’intervenir de façon permanente.

Tchad, le bon élève

Aucun accord militaire global entre le G 5 Sahel pris comme entité et la France n’est possible. Le G 5 Sahel est né en décembre 2014, soit cinq mois après le début de l’opération Barkhane lancée en août 2014 par la France, à la suite de l’opération Serval engagée en janvier 2013 au Mali pour stopper l’avancée des djihadistes, partis du Nord Mali vers Bamako.

La France maintient une présence militaire permanente au Tchad depuis 1986 d’abord dans le cadre de l’opération Epervier déclenchée à la demande du président Hissène Habré pour faire face à l’arrivée sur son territoire des troupes libyennes. Après avoir évolué au gré de très nombreux accords entre Paris et N’Djamena, Epervier est devenu Barkhane en août 2014. C’est d’ailleurs au Tchad que se trouve le quartier général de Barkhane.

Niger et Mali, la France chez elle

Avec le Niger, l’accord bilatéral qui régit l’intervention de Barkhane date de 2013. Il définit les conditions de stationnement sur le sol nigérien (précisément sur l’aéroport de Niamey) de la composante « Air » de Barkhane. En vertu de l’accord entre entre Niamey et Paris, le Niger accorde, entre autres, une liberté totale de stationnement aux mirages ainsi qu’aux drones et au personnel de l’opération Barkhane.

Avec le Mali, Barkhane hérite des accords passés lors de l’opération Serval. Une smiple demande était alors adressée en janvier 2013 par le président de transition Diancounda Traoré à son homologue français François Hollande. L’accord d’intervention a ensuite été formalisé sous forme d’un accord bilatéral franco-malien qui précise, notamment, le statut du personnel militaire de Barkhane, les conditions d’atterrissages et de décollage des aéronefs de Barkhane ainsi que les exonérations sur le matériel et équipement introduit par l’opération militaire française.

Mauritanie, des échanges encadrés

Pour des raisons différentes, le Burkina Faso et la Mauritanie n’ont pas avec la France des accords qui encadrent les opérations de Barkhane sur leur territoire.

Depuis près de dix ans, la Mauritanie n’a pas connu d’attaque djihadiste d’envergure sur son territoire. Le pouvoir mauritanien estime donc qu’il n’a pas besoin de forces étrangères pour lutter contre la menace terroriste.  Ici, la coopération militaire bilatérale avec la France concerne non pas des opérations de Barkhane, mais la formation d’officiers mauritaniens dans les écoles françaises. La France envoie également des instructeurs en Mauritanie. Les deux pays échangent du renseignement et partagent des expériences dans la lutte contre le terrorisme grâce à l’antenne que la DGSE possède en Mauritanie.

Burkina, le grain de sable

Si elles paraissent claires avec quatre pays du G 5 Sahel, les relations militaires entre la France et le Burkina Faso sont, en revanche, beaucoup plus complexes. La demande de clarification d’Emmanuel Macron concerne surtout ce pays. En dépit de la dégradation de la situation sécuritaire intérieure, le Burkina Faso a choisi comme doctrine de refuser toute installation d’une base de Barkhane sur son territoire.

Mieux, dans une lettre au ton ferme adressée à l’attaché militaire auprès de l’ambassade de France à Ouagadougou, le pouvoir burkinabé a exigé qu’il soit avisé de toute opération de survol de son territoire par tout aéronef étranger. A la veille d’une élection présidentielle incertaine, le pouvoir burkinabé ne souhaite pas s’aliéner une bonne partie de l’opinion publique hostile à l’installation d’une force étrangère.

Dans ces conditions où chaque pays du G 5 Sahel a fait son choix en tenant compte de ses réalités nationales, on ne voit pas à quoi pourrait bien servir le Sommet auquel le président Macron a convié le 16 décembre à Pau, dans le sud-ouest de la France, ses pairs du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad.

Un sommet franco-africain pour rien? L’hypothèse est plus que probable.

 

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8 décembre 2019 7 08 /12 /décembre /2019 16:02
HOMELIE DE S.EM. DIEUDONNE CARDINAL NZAPALAINGA

 

 

HOMELIE DE S.EM. DIEUDONNE CARDINAL NZAPALAINGA, ARCHEVEQUE METROPOLITAIN DE BANGUI POUR LA FETE DE L’IMMACULEE CONCEPTION:

 

NGUKOMBA 2019, 5 AU 7 DECEMBRE 2019.

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Chers frères et sœurs dans le Christ, Notre archidiocèse a vécu des moments importants ces derniers temps : D’abord la rentrée pastorale diocésaine tenue en la paroisse Notre Dame d’Afrique qui a regroupé toutes les représentations de nos paroisses, des bureaux diocésains des mouvements, fraternités et groupes de prière, et des communautés religieuses autour du thème « Oecuménisme et dialogue interreligieux en pays de conflit : le cas de la République Centrafricaine ». En effet, ce moment a été marqué d’un caractère oecuménique et interreligieux avec la présence bénie de nos frères protestants et musulmans.

Ensuite avec l’Eglise toute entière nous avons célébré d’une manière particulière le mois du Rosaire couplé avec le «mois missionnaire extraordinaire », décrété par le Pape François, qui invite l’Eglise a raviver son ardeur missionnaire ; et nous venons de clôturer les 125 ans de l’évangélisation en Centrafrique le 30 novembre en la paroisse St Paul. Enfin nous voici réunis au sanctuaire marial de Ngukomba pour le pèlerinage annuel diocésain autour du thème « Marie, Mère de l’Eglise Missionnaire ».

Chers frères et sœurs,

Chaque année l’archidiocèse nous offre ce temps précieux, marqué par les enseignements, les exhortations, les préparations spirituelles afin de vivre un moment de « Rencontre avec le Christ », sous le manteau maternel de Marie notre Mère, la Mère de l’Eglise missionnaire. Le sanctuaire marial de NguKomba accueille en son sein tout le monde sans distinction de peuples, de nations et de confessions religieuses. Autant de fruits spirituels sont vécus par les uns et les autres, et pour nous c’est un motif d’action grâce à Dieu pour son immense amour.

Sur notre route de Noël, nous trouvons cette fête de Marie que nous appelons « l’Immaculée Conception ». En vertu d’une grâce exceptionnelle, Marie, Mère de Jésus n’a jamais connu le péché. En cette solennité de la fête d’aujourd’hui, la liturgie nous donne d’entendre les textes de Genèse 3, 9-20 ; nous voyons le premier couple humain qui se soustrait du projet de Dieu de parfaire la création. Dieu vient à sa rencontre, il ouvre le dialogue par cette question « où es-tu ? » (Gn 3, 13). L’attitude orgueilleuse du premier couple humain est la triste réalité de son désengagement par rapport à l’alliance avec Dieu dans la création.

Le psaume 97, (Ps 97 (98), 1, 2-3ab, 3cd-4) vient nous rappeler que « Le Seigneur a fait connaître sa victoire et révélé sa justice aux nations ; il s’est rappelé sa fidélité, son amour, en faveur de la maison d’Israël». Personne et aucune nation ne peut se soustraire devant la victoire de Dieu, d’où l’invitation du psalmiste : « Acclamez le Seigneur, terre entière, sonnez, chantez, jouez ! » Le texte de St Paul aux Ephésiens 1, 3-12 est un hymne de louange à Dieu pour son don de l‘Evénement-Christ. Le mot clé de ce passage est «mystère », qui embrasse le décret original divin : création- élection- rédemption- et sa réalisation à la fin des temps.

A partir de cet Evénement-Christique, le projet de Dieu pour sauver l’humanité n’est que le fruit de son amour pour faire de nous un peuple : « En lui, il nous a choisis avant la création du monde, pour que nous soyons, dans l’amour, saints et irréprochables sous son regard. Il nous a d’avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus- Christ » ( Ep 1, 4-6a). N’est-ce pas pour nous un appel à la vie de sainteté ? Cette sainteté engage une vie continuelle de conversion de notre part en lien au projet de Dieu qui est de nous sauver.

Dans l’Evangile de l’Annonciation (Lc 1, 26-38), c’est Dieu qui entre en dialogue avec Marie à travers l’ange Gabriel, pour lui annoncer qu’elle a été choisie pour être la mère de son Fils, afin de coopérer au projet de Dieu. Lequel projet ? C’est pour mettre au monde l’Enfant-Jésus, sauveur de toute l’humanité. 2 En effet, quand Dieu appelle, il respecte la liberté de chacun. Marie reste libre d’accepter. Elle cherche simplement à comprendre : « Comment cela va-t-il se faire ? » (Lc 1, 34) L’ange lui répond : « L’Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très haut te prendra sous son ombre. »(Lc 1, 36)

Et Marie accepte en prononçant ces simples paroles : « Je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi selon ta parole. »(Lc 1, 38) La fête d’aujourd’hui nous donne l’occasion à méditer sur ce rôle de la plus haute importance que Dieu a confié à Marie. Chers frères et sœurs Dans la première lecture que nous avons écoutée, la figure de Eve semble être négative. Elle a refusé de coopérer à ce projet précieux que Dieu lui a confié : parfaire la création.

Ce rôle va subir un échec. Par contre Marie, dans l’évangile de saint Luc, va manifester cette coopération au projet de Dieu pour l’humanité par son « OUI ». Dès lors sa figure devient plus positive. Dans une perspective culturelle et religieuse de son temps, Marie, qui a son projet de mariage, devrait être la fierté du village, des voisins, de ses parents, va abandonner cela pour une cause noble, c’est-à-dire pour que le projet de Dieu se réalise en elle pour le salut de toute l’humanité. Marie a répondu positivement à ce projet, qui ouvre à l’universel, aux multitudes.

Aujourd’hui encore, la mission de Marie et celle de l’Eglise est d’annoncer le Christ sauveur de l’humanité ; faire raisonner ce message afin que l’amour de Dieu soit connu et accueilli. La mission de Marie se voit par sa présence à la naissance de l’Eglise et se prolonge également en vue de sa réalisation parfaite en Dieu. Un des aspects que je voudrais souligner ici, cette mission consiste aussi à parfaire la création : « (…) « Loué sois-Tu, mon Seigneur », chantait saint François d’Assise.

Dans ce beau cantique, il nous rappelait que notre maison commune est aussi comme une sœur, avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouvert : « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe » (cf. Laudato Si n°1 du Pape François). Il nous faut faire justice à la création qui est avant tout l’œuvre de Dieu. C’est ce que j’appelle le respect pour la création ; car elle ne cesse de crier du fait que nous la méprisons.

Et encore le Pape souligne au n° 2 de Laudato Si : « Cette sœur crie en raison des dégâts que nous lui causons par l’utilisation irresponsable et par l’abus des biens que Dieu a déposé en elle. (…) C’est pourquoi, parmi les pauvres les plus abandonnés et maltraités, se trouve notre terre opprimée et dévastée, qui ‘gémit en travail d’enfantement’ (Rom 8, 22). Nous oublions que nous-mêmes, nous sommes poussières (cf. Gn 2, 7). Notre propre corps est constitué d’éléments de la planète, son air nous donne le souffle et son eau nous vivifie comme elle nous restaure ».

Regardons par exemple, notre fleuve Oubangui qui rejette tous les déchets que nous lui avons fait avaler, il nous les remet. Quelles sont les dispositions prises pour la salubrité dans nos villes ? Comme Marie, Dieu nous appelle pour nous confier une mission, une responsabilité. Il compte sur nous dans nos paroisses, nos familles, nos lieux de vie et de travail pour être les témoins et les messagers de son amour. En effet, les différentes responsabilités que nous exerçons dans l’église, et dans la société, devraient être en conformité avec le projet de Dieu. Ce projet de Dieu qui reçoit notre adhésion personnelle, ne reste pas un acte individuel, par contre, c’est pour les œuvres de Dieu en nos frères et sœurs afin qu’ils retrouvent leur dignité première d’enfants de Dieu.

 Chers frères et sœurs, la manière dont nous abusons de nos responsabilités dans ce pays est inadmissible ! Certains de nos compatriotes ont été victimes des inondations. Ceux et celles qui avaient la responsabilité d’apporter des vivres et d’autres soutiens multiples, n’ont pas jugé mieux que de les détourner à leur profit et d’abandonner les sinistrés à leur triste sort. Et encore que se passe-t-il aujourd’hui dans les différents services d’églises, étatiques, paraétatiques et mêmes privés? Des séries de détournements des biens, la pratique de corruption qui méprise le sens du bien commun et tue le projet de Dieu qui nous a été confié pour l’intérêt de la nation.

Si Marie avait confisqué le projet de Dieu pour elle- 3 même, nous n’en serions pas les bénéficiaires aujourd’hui. Nos responsabilités doivent dépasser les barrières régionalistes, religieuses, ethniques, culturelles, politiques etc. Aujourd’hui encore le Seigneur continue d’appeler des hommes, des femmes et même des enfants. Il nous rejoint dans les diverses circonstances par les personnes qu’il met sur notre route. Il nous invite à puiser à la Source de son amour pour le rayonner autour de nous.

Nous sommes choisis par Dieu pour incarner sa bonté, sa tendresse et sa justice. Dans ce monde troublé, notre collaboration à ce projet de Dieu apportera le vivre ensemble, la paix et l’unité dans la diversité, le respect de la nature. Le Seigneur a besoin de nos mains pour construire ce monde. Il a besoin de nos lèvres pour prononcer ses paroles. Il a besoin de nos yeux pour voir la souffrance humaine et la soulager. Quelle que soit la question qu’il nous pose, il nous invite à lui dire oui. Si nous répondons oui à la suite de Marie, nous devenons porteurs de lumière.

Et à l’instant où nous disons oui, nous comprenions le oui de Marie. C’est une grande aventure qui commence. Il n’y a pas de plus grand honneur pour les hommes que d’être les serviteurs de l’amour. Marie n’a pas suivi un autre chemin que ce qu’elle nous enseigne : « Faites tout ce qu’il vous dira ». (Jn 2, 5) Le Seigneur continue à vouloir chercher et sauver ceux qui sont perdus. C’est pour cela qu’il est venu dans notre monde.

Nous qui avons instinctivement le goût du péché, tournons-nous vers Marie, la Mère Immaculée. Qu’elle nous oriente vers l’adoration, la reconnaissance, le goût d’une vie entièrement donnée pour la gloire de Dieu. Par l’intercession de l’Immaculée Mère de Dieu, prions pour que le visage de Dieu se manifeste dans sa miséricorde à nous pécheurs. Que sa totale ouverture à Dieu nous obtienne de vivre pleinement notre oui du baptême et d’aimer Dieu dans nos frères et sœurs. Marie mère de l’Oubangui, prie pour nous.

Cardinal NZAPALAINGA

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