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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 02:06
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Abdoul Danda et Issa Capi alias 50/50 morts dans un combat inter autodéfense du km5 à Bangui

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 30 OCTOBRE 2016

BANGUI, 30 octobre 2016 (RJDH)—Les chefs des milices du KM5, Abdoul Danda et 50/50 sont morts dans un combat inter autodéfense du km5 dans la soirée de ce dimanche 30 octobre 2016. Les raisons de cet affrontement ne sont pas encore clairement connues.

Selon des informations du RJDH, un combat a opposé des groupes d’autodéfenses du Km5 dans l’après-midi, causant la mort de Abdoul Danda et Issa Capi alias 50/50 et d’au moins huit(8) autres personnes dont la plus part sont des civils innocents.

Les premières informations indiquent qu’il s’agissait d’une mésentente suite aux collectes des taxes chez les commerçants « le groupe de Danda avait traversé la route pour patrouiller et collecter les taxes chez les commerçants. Un autre groupe s’est opposé et le soir, Abdoul Danda à bord d’un véhicule a tenté de franchir encore l’autre zone et c’est de là que les combats ont commencé », a confié au RJDH cette source.

Plusieurs autres personnes sont blessées sous des tirs d’armes légères et lourdes entendus dans la soirée au Km5. Il était encore difficile de vérifier les informations car, la population est dans la psychose et les quartiers voisins se sont vidés de leurs habitants par peur des représailles.

Abdoul Danda est le chef d’un groupe d’autodéfense accusé de la tuerie le 4 octobre dernier de Marcel Mombeka, Commandant des Forces Armées Centrafricaines au Km5. Issa Capi alias 50/50 est un autre chef milice qui a kidnappé six (6) policiers le 19 juin au Km5 alors qu’ils étaient en service entre les 5e et 3e arrondissements de Bangui, avant leur libération le 24 juin 2016.

 

Centrafrique : Le Gouvernement demande à la Minusca d’arrêter les personnes sous mandat d’arrêt

http://rjdh.org/ PAR RJDH LE 29 OCTOBRE 2016

BANGUI, 29 octobre 2016 (RJDH)–Le Gouvernement centrafricain par la voix de son Ministre des Affaires Etrangères, Charles Armel Doubane a demandé à la Minusca d’arrêter les personnes sous mandat d’arrêt international. Déclaration faite ce 28 octobre 2016 sur RFI.

Depuis trois (03) ans, la République Centrafricaine est secouée par une crise militaro-politique. Pour stabiliser ce pays d’Afrique Centrale, la communauté internationale a déployé la Minusca qui a reçu mandat de protéger la population civile appuyée par l’opération Sangaris.

Invité de la réunion internationale à Paris sur les interventions de maintien de la paix en milieu Francophone, le Ministre centrafricain des Affaires Etrangères, Charles Armel Doubane a déploré sur Radio France Internationale (RFI) que les auteurs d’atteinte aux Droits de l’Homme ne sont pas inquiétés par la justice à cause de l’absence de l’autorité de l’Etat dans les zones sous contrôle des groupes armés. Il a demandé à la communauté internationale d’arrêter les responsables de crime sous mandat d’arrêt international.

Charles Armel Doubane a demandé à ce   que la communauté internationale qui dispose des mandats aide le gouvernement à arrêter les criminels sous mandat d’arrêt international « pour que centimètre après centimètre, nous reconquérons l’espace national centrafricain et que l’autorité s’établisse. Et pour que l’autorité s’établisse sur ces zones-là, nous avons besoin de l’accompagnement et de l’appui de la communauté internationale pour le faire », a dit le ministre centrafricain.

Le chef de la diplomatie centrafricaine a noté que « l’impunité a fait le lit du cycle de la violence, est venu le temps pour l’Etat, appuyé  par la communauté internationale de créer les conditions de rupture de ce cycle là. Et cela passe par l’arrestation et il y a une possibilité de neutraliser par la voie judiciaire justement  tous ceux qui veulent échapper à l’espace du contrôle régalien de l’Etat».

Cette demande relative à l’arrestation des auteurs de crimes par la Minusca intervient quelques jours après l’annonce de la Minusca d’arrêter tous ceux qui sont visés par le mandat d’arrêt à Bria. Laquelle arrestation n’a pas lieu lors de l’assemblée générale de la Séléka.

 

Centrafrique : Les ex-Séléka démantèlent les barrières à Ndélé

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 29 OCTOBRE 2016

BANGUI, 29 Octobre 2016 (RJDH) — Plusieurs barrières érigées par les ex- Séléka à Ndélé ont été démantelées. Cette action a été menée mercredi 26 octobre dernier, dans le but de restaurer la sécurité dans la région.

La question sécuritaire et la liberté de circuler sont une préoccupation des ex Séléka à Ndélé. Abdoulaye Hissene, nouveau chef d’état-major du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) a décidé le démantèlement des multiples barrières de la ville.

Joint par le RJDH, un habitant de Ndélé a confirmé la levée des barrières par les éléments de Abdoulaye Hissene « il continue sa première action auprès de la population de la ville de Ndélé, (..) des barrières qui ont été dressées par eux-mêmes », a témoigné cette source.

Une source proche du FPRC a relevé qu’ « Abdoulaye Hissene a recommandé aux ex-combattants Séléka de ne plus porter des tenues et des effets militaires dans la ville. Ceci pour identifier des combattants étrangers dans la ville » a-t-elle martelé.

Nestor Kagba, président préfectoral de la jeunesse de Bamingui Bangoran, estime que ce démantèlement des barrières est un soulagement pour la population « toutes les artères sont libres, le raquette de la population semble être réduit. Un apaisement relatif est constaté depuis le mercredi dernier », a-t-il témoigné.

Les ex-Séléka avaient organisé leur assemblée générale à Bria les 9 et 10 octobre. Ils exigent du gouvernement le dédommagement des combattants victimes des conflits armés, la prise en charge sociale des invalides, des veuves et des orphelines victimes de conflits armés, la réhabilitation des éléments des Forces de Défense et de Sécurité radiés de leurs corps respectifs.

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 01:50
Lu pour vous : «La situation normale en Centrafrique, c’est la crise»
Lu pour vous : «La situation normale en Centrafrique, c’est la crise»

 

 

http://www.tdg.ch/

Intervention militaire  

La France met un terme à son intervention, laquelle a évité le pire. Mais elle se retire alors que la violence secoue encore le pays. Bilan avec trois experts militaires.

L’opération Sangaris est une réussite, mais le futur de la République centrafricaine reste incertain. Voilà l’analyse que livrent la majorité des spécialistes des activités militaires françaises en Afrique. Ce lundi, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se rend à Bangui pour clore officiellement l’intervention française en République centrafricaine. Cette opération militaire, lancée à la fin de l’année 2013, a permis de stabiliser le pays, et même d’éviter un génocide, selon certains.

L'opération Sangaris a déployé jusqu’à 2000 soldats français. Ils ne sont aujourd’hui plus que 800. Il en restera encore quelque 350, engagés avec les forces onusiennes de la Minusca (10 000 Casques bleus). Et une capacité d’intervention tricolore «sur court préavis» reste basée dans la région, histoire de rassurer les partenaires, locaux comme internationaux.

«Il faut bien se rendre compte que la situation normale en République centrafricaine, c’est la crise», glisse Pierre Conesa. Cet ancien haut fonctionnaire au Ministère de la défense salue ainsi le travail des troupes françaises.

«Sangaris a été menée avec une issue politique. Contrairement à ce qui se passe en Syrie… En République centrafricaine, notre action a tout d’abord évité le pire. Et maintenant, la France passe le relais à la communauté internationale. Tout en espérant que les ressorts de la crise alimentés de l’extérieur se calment un temps», pense Pierre Conesa.

Massacres de masse

La République centrafricaine a replongé dans le chaos en mars 2013 quand les rebelles Séléka, majoritairement musulmans, avaient renversé le président François Bozizé. La réaction des milices anti-Balaka, en grande partie chrétiennes, avait donné suite à des violences intercommunautaires qui ont motivé l’intervention de la France pour éviter des massacres de masse de part et d’autre.

«Et la composante animiste est aussi importante que l’islam et le christianisme des uns et des autres», met en garde Pierre Conesa ceux qui seraient tentés par une projection d'une grille de lecture religieuse occidentale.

«Primo, les processus génocidaires en action à l’époque ont été entravés. Ensuite, l’autre finalité de Sangaris était la stabilité de la République centrafricaine. Dans un pays où il n’y a plus d’Etat depuis longtemps, on peut estimer que la France remet un pays plus calme à la communauté internationale. Cette dernière doit donner les moyens de la reconstruction», analyse Pierre Servent. Pour ce colonel de réserve, ancien journaliste au Monde et à La Croix, le désengagement de la France était urgent.

L'armée française à bout de souffle

«Nous touchons aux limites de notre instrument militaire. Nous sommes à bout de souffle avec des opérations extérieures importantes et l’opération Sentinelle en France contre le terrorisme», rappelle Pierre Servent. Dans l’Hexagone, ce sont en effet 13 000 militaires qui sont sur le terrain.

Et à l’étranger, la France est «plus nombreuse que jamais». Sans compter le matériel, l’opération Chammal (Irak et Syrie) mobilise 1450 hommes. L’opération barkhane (Sahel), ce sont 3500 militaires. Au Sénégal (350), en Côte d’Ivoire (900) ou encore au Gabon (350), la France reste encore très présente en Afrique.

... Jamais quitté la Centrafrique

«En réalité, nous n’avons jamais réussi à quitter la République centrafricaine. Et la France reste en vigilance. Car les groupes armés menacent toujours une paix très fragile», estime Jean-Dominique Merchet, journaliste à L’Opinion, dont le blog Secret Défense est l’un des plus reconnus en matière militaire.

Par ailleurs, la présence des soldats onusiens et des Français est remise en cause par des groupes qui n’ont aucun intérêt à un retour à l’ordre. Le pays est notamment un important producteur de diamant. Aussi les accusations de violences sexuelles de la part de soldats onusiens et français, actuellement instruits par la justice, sembleraient en partie instrumentalisées par ceux à qui profite le chaos. (TDG)

 

(Créé: 30.10.2016, 21h44)

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 01:36
Centrafrique: affrontements meurtriers dans le quartier PK5 de Bangui
Centrafrique: affrontements meurtriers dans le quartier PK5 de Bangui

 

 

Par RFI Publié le 30-10-2016 Modifié le 31-10-2016 à 00:44

En Centrafrique, des affrontements meurtriers sont survenus dimanche soir 30 octobre dans le quartier PK5 de Bangui, capitale du pays. Selon les premières sources, trois groupes d'autodéfense se seraient affrontés. Le bilan serait d’au moins dix morts, dont un chef de groupe d'autodéfense, et de nombreux blessés.

Dimanche 30 octobre vers 17h30 et pendant plus d'une heure, des fusillades ont éclaté dans le quartier PK5, quartier à majorité musulmane. Une source onusienne confirme des tirs de RPG.

Selon plusieurs sources concordantes, les incidents ont opposé le groupe d'autodéfense de Mohammed Ali Fadoul à deux autres groupes dirigés pas Issa Kapi, alias 50-50, et Abdoul Danda, soupçonné d'avoir commandité l'assassinat d'un commandant des Faca, Marcel Mombeka, au début du mois. Assassinat qui avait provoqué des représailles, au cours desquelles une douzaine de personnes avait été tuées.

On ne connaît toujours pas la cause précise de cet affrontement, mais selon une source onusienne, on parle d'une « mésentente tenace » entre ces différents groupes. Mais on ne sait pas qui a attaqué qui et pourquoi.

En tout cas, selon plusieurs habitants joints au téléphone par RFI, le calme semble régner depuis la fin de ces incidents. Mais la population est terrée chez elle, terrorisée, et craint un cycle de représailles. La Minusca a envoyé des renforts sur place.

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 01:29
L'opération militaire française Sangaris se termine
L'opération militaire française Sangaris se termine
L'opération militaire française Sangaris se termine
L'opération militaire française Sangaris se termine

 

L'opération militaire française Sangaris se termine


L'opération française Sangaris a été lancée dans l'urgence en décembre 2013 pour casser la spirale des tueries intercommunautaires en Centrafrique. Clap de fin ce lundi. Mais "la France n'abandonnera jamais la Centrafrique", a certifié Manuel Valls.


Le ministre français de la défense Jean-Yves Le Drian est arrivé dimanche soir à Bangui, la capitale, pour acter la fin de cette opération qui aura permis d'enrayer les tueries sans parvenir à neutraliser les bandes armées qui terrorisent la population.


Depuis Abidjan, en Côte d'Ivoire, le Premier ministre a justifié ce départ en mettant en avant la présence de plus de 10'000 Casques bleus de la Minusca, la force de l'ONU en Centrafrique. Paris avait mobilisé quelque 2500 soldats au plus fort des tensions, épaulés par des soldats de l'Union africaine remplacés par la force onusienne.


En juin dernier, l'état-major français des armées avait indiqué que l'opération Sangaris (du nom d'un petit papillon rouge) constituait "désormais une force de réserve tactique de 350 soldats, équipés de drones, au profit des Casques bleus". Et en juillet dernier, une nouvelle mission européenne d'entraînement et de formation de l'armée centrafricaine (EUTM-RCA) a été lancée.


Le 19 octobre, devant l'Assemblée nationale à Paris, Jean-Yves Le Drian avait énuméré les apports de la France dans cette crise: "Nous avons évité des massacres de masse, permis un processus de réconciliation intercommunautaire, la reconstitution de l'Etat centrafricain, une élection présidentielle et des législatives". 


Offensive redoutée


Avec le départ des troupes françaises, nombre de Centrafricains ne cachent pas leur inquiétude. "Les groupes armés sont en train de prendre leurs marques. Et je crains qu'ils ne lancent une offensive générale une fois les Français partis", a déclaré à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, un responsable politique centrafricain de premier plan. Avant d'ajouter cette observation: "les groupes armés redoutent la force française, mais pas la force onusienne".



Ces dernières semaines, les Centrafricains voient ces bandes reprendre leurs exactions à grande échelle à l'intérieur du pays. Selon la Minusca, elles ont fait au moins plusieurs dizaines de morts et contraint des villageois à se cacher dans la brousse.

Nouvelle flambée au PK5 

Jeudi et vendredi, 25 personnes, dont six gendarmes, ont été tuées lors d'affrontements à Bambari (centre) et dans les environs, a indiqué la Minusca. Et dimanche soir, des heurts ont éclaté dans le quartier musulman PK 5 de Bangui entre deux groupes d'auto-défense. Bilan: quatre miliciens tués, selon une source sécuritaire. La situation s'est ensuite apaisée après une intervention de la Minusca.

Les groupes qui sèment le trouble en Centrafrique sont surtout issus de factions parfois rivales de l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane, chassée du pouvoir après l'intervention de la France, de miliciens anti-balaka (d'obédience chrétienne), mais aussi de groupes d'"auto-défense" d'éleveurs nomades peuls, de bandes spécialisées dans le racket et d'éléments qualifiés d'"incontrôlés".


Goût d'inachevé 

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ancien président François Bozizé par des rebelles séléka, ce qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka.


"Je trouve que cela a un goût d'inachevé et risque bien de replonger le pays dans une situation beaucoup plus dramatique", redoute un enseignant de Bangui interrogé sur le départ des soldats français. 


L'inquiétude des Banguissois est nourrie par les nouvelles parvenant de l'intérieur du pays. Selon des sources centrafricaines, plusieurs centaines d'ex-séléka lourdement armés et issus de factions rivales se sont regroupés récemment à Batangafo, à 350 km au nord de Bangui.


Ombre au tableau 


L'opération Sangaris a par ailleurs été mise en cause dans des scandales d'abus sexuels, tout comme c'est le cas pour des Casques bleus d'autres contingents. Des enquêtes judiciaires sont en cours à Paris sur des accusations de viols, d'abus ou d'exploitation sexuelle, notamment sur des mineurs, ainsi que des sévices physiques.


(ats / 31.10.2016 01h14)

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 01:07
Massacres de Kaga-Bandoro et tueries de Bangui : Condamnation de la CRPS
Massacres de Kaga-Bandoro et tueries de Bangui : Condamnation de la CRPS
Massacres de Kaga-Bandoro et tueries de Bangui : Condamnation de la CRPS
Massacres de Kaga-Bandoro et tueries de Bangui : Condamnation de la CRPS
Massacres de Kaga-Bandoro et tueries de Bangui : Condamnation de la CRPS
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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 01:00
Centrafrique: Sangaris s'en va, les bandes armées dans les starting-blocks
Centrafrique: Sangaris s'en va, les bandes armées dans les starting-blocks

 

 

Centrafrique: Sangaris s'en va, les bandes armées dans les starting-blocks

30.10.2016 à 20:00 (AFP)

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est arrivé dimanche soir à Bangui pour acter la fin de l'opération Sangaris qui aura mis fin aux tueries de masse en Centrafrique, sans parvenir à neutraliser les bandes armées qui terrorisent la population.

Si Paris se veut rassurant - "la France ne laisse pas tomber la Centrafrique", a insisté le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault - et met en avant la présence de plus de 10.000 Casques bleus de la Minusca, nombre de Centrafricains ne cachent pas leur inquiétude au sujet du départ des soldats français, arrivés dans l'urgence en décembre 2013.

"Les groupes armés sont en train de prendre leurs marques. Et je crains qu'ils ne lancent une offensive générale une fois les Français partis", dit à l'AFP en demandant l'anonymat - "car le sujet est très sensible" - un responsable politique centrafricain de premier plan, ajoutant: "les groupes armés redoutent la force française, mais pas la force onusienne".

Ces dernières semaines, les Centrafricains voient en effet - la peur au ventre - ces bandes reprendre leurs exactions à grande échelle à l'intérieur du pays. Selon la Minusca, elles ont fait au moins plusieurs dizaines de morts et contraint des villageois à se cacher dans la brousse.

Jeudi et vendredi, au moins 25 personnes, dont six gendarmes, ont été tuées lors d'affrontements à Bambari (centre) et ses environs, selon la Minusca.

- cocktail sécuritaire explosif -

Ces groupes sont essentiellement issus de factions parfois rivales de l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane, chassée du pouvoir après l'intervention française, de miliciens anti-balaka, se revendiquant chrétiens, mais aussi de groupes d'"auto-défense" d'éleveurs nomades peuls, de bandes spécialisées dans le racket routier et d'éléments "incontrôlés".

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles séléka qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka.

Malgré ce cocktail sécuritaire explosif, la France, ancienne puissance coloniale restée omniprésente depuis l'indépendance, considère que la mission de Sangaris est achevée.

"Nous fermons une opération parce que cette opération a été un succès", a assuré le 19 octobre devant l'Assemblée nationale à Paris M. Le Drian.

"Nous avons évité des massacres de masse (...) permis un processus de réconciliation intercommunautaire, la reconstitution de l'Etat centrafricain, une élection présidentielle, des élections législatives", a-t-il énuméré.

"Nous avons aussi permis la mise en oeuvre d'un outil de formation de la nouvelle armée centrafricaine (EUTM RCA) et le déploiement de la mission des Nations unies", a-t-il poursuivi.

"Même si la stabilité n'est pas totalement revenue, il importe maintenant que (...) le relais soit pris et par les forces centrafricaines et par la mission des Nations unies".

- concentration de combattants -

Selon Paris, environ 350 militaires français, équipés de drones d'observation, resteront présents, dont une centaine au sein de la force de l'ONU.

Si Sangaris - dont l'action a été ternie par des accusations de violences sexuelles qui mettent en cause également la Minusca - a effectivement mis fin à la terreur des bandes armées, les Centrafricains attendaient de la France qu'elle les débarrasse de ces "combattants" qui les martyrisent depuis des années dans l'impunité la plus totale.

"Je trouve que cela a un goût d'inachevé et risque bien de replonger le pays dans une situation beaucoup plus dramatique", déclare ainsi à l'AFP, Edgar Ngbaba, enseignant, interrogé sur la fin de Sangaris, qui a compté 2.000 hommes au plus fort de la crise et quelques centaines ces derniers mois.

"Moi, je ne crois pas du tout à ce départ", dit Marie Ndoïnam, commerçante. "Je me demande si ces gens ne sont pas déjà en train de tirer profit du départ des Français, en prenant position ça et là. Et que font les autorités?".

Le gouvernement centrafricain ne dispose pas de forces de sécurité capables de tenir tête aux groupes armés et doit s'en remettre à la Minusca.

L'inquiétude des Banguissois est nourrie par les nouvelles parvenant de l'intérieur du pays. Selon des sources centrafricaines jointes par l'AFP, plusieurs centaines d'ex-séléka lourdement armés et issus de factions rivales se sont regroupés récemment à Batangafo (350 km au nord de Bangui).

Par Christian PANIKA à Bangui et Michel CARIOU à Libreville

© 2016 AFP

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 00:58
Après Sangaris, "la Centrafrique en situation de partition potentielle"

 

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 00:55
Centrafrique : malgré les violences persistantes, la France met fin à l'opération Sangaris

 

 

http://www.france24.com/ 30/10/2016

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a atterri dimanche soir en Centrafrique pour mettre fin à l'opération Sangaris, qui avait permis de mettre fin aux tueries en décembre 2013. Des groupes armés poursuivent pourtant leurs exactions.

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est arrivé en Centrafrique dimanche 30 octobre dans la soirée à Bangui pour acter la fin de l'opération Sangaris qui aura mis fin aux tueries de masse en Centrafrique, sans parvenir à neutraliser les bandes armées qui terrorisent la population. L'annonce du repli des soldats français avait été faite le 30 mars dernier.

"La France ne laisse pas tomber la Centrafrique", a insisté le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault. Mais malgré la présence de plus de 10 000 Casques bleus de la Minusca, la mission des Nations Unies en Centrafrique, nombre de Centrafricains ne cachent pas leur inquiétude quant au départ des soldats français, arrivés dans l'urgence en décembre 2013.

Recrudescence de la violence

Ces dernières semaines, les Centrafricains voient en effet les groupes armés reprendre leurs exactions à grande échelle à l'intérieur du pays. Selon la Minusca, elles ont fait au moins plusieurs dizaines de morts et contraint des villageois à se cacher dans la brousse.

Jeudi 27 et vendredi 28, au moins 25 personnes, dont six gendarmes, ont ainsi été tuées lors d'affrontements à Bambari (centre) et ses environs, selon la mission onusienne.

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles séléka qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka.

Selon Paris, environ 350 militaires français, équipés de drones d'observation, resteront présents, dont une centaine au sein de la force de l'ONU.

Avec AFP

 

RCA : fin de l'opération Sangaris

http://www.bbc.com/

Cette opération a essayé de mettre fin aux tueries de masse dans le pays.

Elle n'a pas réussi à neutraliser les bandes armées qui sévissent encore dans certaines localités.

Le ministre français des affaires étrangères s'est voulu rassurant en déclarant que la France ne laissait pas tomber la Centrafrique.

Jean-Marc Ayrault a justifié ses propos en évoquant la présence de plus de 10.000 Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca).

Parmi ces Casques bleus, il y a une centaine de militaires français.

Les Centrafricains ne cachent toutefois pas leur inquiétude au sujet du départ des soldats français, arrivés dans l'urgence en décembre 2013.

Jeudi et vendredi, au moins 25 personnes, dont six gendarmes, ont été tuées lors d'affrontements dans le centre du pays.

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 00:53

 

Fin de l'opération Sangaris en Centrafrique : une réalité sur le terrain nettement moins apaisée que le bilan officiel

http://www.atlantico.fr/ 30 Octobre 2016

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian doit annoncer ce dimanche 30 octobre la fin de l'opération Sangaris. Alors que l'intervention militaire visait à stabiliser la situation en Centrafrique, l'heure est désormais au bilan.

Atlantico : Jean-Yves Le Drian, actuellement en Centrafrique, doit prononcer ce dimanche 30 octobre l'arrêt de l'opération Sangaris. Après plusieurs années d'opérations, quel est le bilan militaire qu'il est possible de réaliser ?

Jean-Vincent Brisset : Il faut se souvenir que la résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations unies, votée à l’unanimité le 5 décembre 2013, autorisait avant tout "le déploiement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) pour une période de 12 mois".

Ce déploiement devait être appuyé par des forces françaises autorisées "à prendre temporairement toutes mesures nécessaires". Peu de temps avant l’adoption de cette résolution, différents moyens militaires français avaient été mis en place en Centrafrique et dans les pays voisins. Dès le lendemain du vote, environ 1 000 militaires français sont venus renforcer les 240 membres du détachement permanent installé depuis 2002 pour protéger les ressortissants français et entraîner les troupes locales. Très vite, le Président Hollande annonce que cet effectif sera porté à 1 600 hommes et que l’opération durera "aussi longtemps que nécessaire". Le but affiché est de désarmer les belligérants et de permettre le retour à une situation de stabilité concrétisée par de vraies élections.

Les forces françaises, qui ne seront jamais seulement des "forces d’appui", ont été les seules à agir dès les premiers jours. Les actions de sécurisation commencent immédiatement, marquées par des combats limités. Le volume de la MISCA atteint 4 500 hommes en janvier 2014. Les effectifs français montent à 2 000 hommes et les opérations de désarmement commencent en février, en même temps que la quasi-totalité des musulmans sont évacués de Bangui. Les combats et les massacres continuent, pendant que les forces françaises se concentrent sur l’extension de la zone de responsabilité des militaires de l’Union Africaine à l’ensemble du pays. A partir de juin 2015, l’effectif français est ramené à 900 hommes alors que la MINUSCA, qui a remplacé la MISCA en septembre 2014, compte désormais - au moins en théorie - plus de 10 000 hommes. Le 30 mars 2016, le nouveau Président, Faustin Archange Touadéra, est investi en présence du ministre français de la Défense. La fin de l’opération Sangaris, dont l’effectif est déjà réduit à 350 hommes, est annoncée pour avant la fin 2016.

Les forces françaises, dont 15 000 hommes sont passés sur le terrain, ont eu 3 morts et 120 blessés, mais un nombre très élevé de leurs membres (12%, contre 8% en Afghanistan), spectateurs de violences extrêmes, sont victimes de stress post traumatiques. La MINUSCA a eu une vingtaine de tués. A partir de la fin de 2014, les violences ont largement diminué, mais se sont encore poursuivies en 2015. Le conflit aurait fait entre 3 000 et 6 000 morts et un million de déplacés.

Dans quelle mesure cette opération a-t-elle illustré l'absence de coopération militaire ? Lesquels de nos alliés ont décidé de nous épauler ?

Avant même le lancement "officiel" de l’opération Sangaris, la France a sollicité l’aide de ses alliés, en particulier sur le plan de la logistique aérienne, stratégique ou intra théâtre, domaines particulièrement sensibles alors que la flotte nationale est en forte sous-capacité. Dans les premiers jours, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont fourni quelques rotations d’avions de transport stratégiques C17, l’Allemagne annonçant la mise à disposition d’un avion de transport médicalisé. La Lituanie, la Pologne, l’Espagne et la Belgique ont assuré un certain nombre de missions de transport tactique.

Les interventions de troupes au sol alliées se sont limitées à une sécurisation de l’aéroport et de certains quartiers de Bangui, dans le cadre de l’opération européenne EUFOR RCA, qui a concerné 700 hommes au maximum (dont 250 Français, des Espagnols, Finlandais, Italiens, Géorgiens et Polonais), avec un centre de commandement basé (pourquoi ?) en Grèce. L’Europe a aussi lancé, pour 2016, de petites coopérations visant à la formation de militaires centrafricains et à l’aide à la bonne gouvernance.

Comment justifier aujourd'hui l'opération Sangaris ? Alors que son coût est estimé à 200 millions d'euros par Jean-Yves Le Drian, visait-elle à défendre divers intérêt français ? Dans quelle situation laisse-t-elle le pays ?

L’opération Sangaris a globalement atteint les premiers objectifs fixés par le président de la République, qui étaient de désarmer les belligérants et de faire cesser les massacres. Elle a aussi aidé à la difficile montée en puissance d’une force africaine capable, mieux que les précédentes, d’assumer presque seule une opération de maintien de la paix. Par contre, malgré les discours optimistes, le futur est très loin d’être garanti. La situation politique actuelle n’est guère porteuse d’avenir. Le pays reste coupé en deux, avec un pouvoir central très faible.

La fin de l’opération ne se concrétise pas non plus par le départ des derniers militaires français, puisque 350 d’entre eux resteront sur place comme force d’appui de la MINUSCA, donc sans changement ni dans les effectifs ni dans la mission avec ce qui existe depuis plusieurs mois. Et, depuis quelques jours, les exactions semblent reprendre. De nouveaux affrontements entre bandes armées ont fait des dizaines de morts.

Sangaris a permis de défendre le premier des intérêts de la France, qui est de sauvegarder la vie de ses ressortissants. Par contre, les accusations de viols et autres exactions qui auraient été commis par des militaires français laisseront des traces. Le chiffre de 200 millions d’euros, annoncé par le Ministre, est celui du surcoût par rapport à ce qui aurait été dépensé si l’opération n’avait pas eu lieu. Il ne tient pas compte des surconsommations de potentiel des matériels engagés, ni de l’usure des personnels. 

Jean-Vincent Brisset

Le Général de brigade aérienne Jean-Vincent Brisset est directeur de recherche à l’IRIS. Diplômé de l'Ecole supérieure de Guerre aérienne, il a écrit plusieurs ouvrages sur la Chine, et participe à la rubrique défense dans L’Année stratégique.

Il est l'auteur de Manuel de l'outil militaire, aux éditions Armand Colin (avril 2012)


http://www.atlantico.fr/decryptage/fin-operation-sangaris-en-centrafrique-realite-terrain-nettement-moins-apaisee-que-bilan-officiel-jean-vincent-brisset-2865467.html#rwlHwOVzSlUlSz3S.99

Fin de l'opération Sangaris en Centrafrique : une réalité sur le terrain nettement moins apaisée que le bilan officiel
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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 00:51

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

30 octobre 2016 – Le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson, est attendu mardi à Bangui pour une visite officielle de 48 heures au cours de laquelle il devra réitérer l’engagement de l’organisation onusienne et de la communauté internationale en République centrafricaine.

 

Jan Eliasson sera reçu en audience mercredi par le Président Faustin Archange Touadéra, avant de s’adresser aux députés à l’Assemblée Nationale. Le Vice-Secrétaire général se réunira aussi avec des représentants de la société civile et la plateforme religieuse. La visite sera notamment marquée par la participation du Vice-Secrétaire général à une réunion de travail sur le DDR ainsi qu’une visite au camp des déplacés à Mpoko, Bangui. La visite de Jan Eliasson s’achève jeudi après-midi par une conférence de presse.

 

Le séjour de Jan Eliasson à Bangui a lieu deux semaines avant la conférence des donateurs à Bruxelles, dont il sera l’un des principaux animateurs. Le 21 octobre dernier à New York, ce responsable de l’ONU avait appelé la communauté internationale à soutenir le nouveau « Plan national de relèvement » en République centrafricaine.

 

Lors d’une séance d’information, Jan Eliasson a rappelé que la République centrafricaine venait de « sortir d’une des pires crises de son histoire  grâce au soutien et à l’assistance de la sous-région, de l’Union africaine, de l’ONU et d’autres partenaires internationaux » et qu’il peut « désormais se concentrer sur la stabilisation, la réconciliation et la reconstruction, tout en s’attachant à remédier aux causes profondes du conflit. »

 

Le Vice-Secrétaire général a ajouté que « la tâche qu’il reste à accomplir est titanesque » et que pour que la République centrafricaine y parvienne, « il faut que la communauté internationale continue de lui apporter systématiquement son soutien. »

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail:monteiro6@un.org

 

 

Le Vice-Secrétaire général de l'ONU à Bangui pour réaffirmer le soutien de la communauté internationale à la Centrafrique
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