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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 17:29

 

Extension vers la Centrafrique

 

  25.08.2016 à 17h21par Julie Levallois

 

L'épidémie de choléra poursuit son avancée en République Démocratique du Congo. Son extension à la République Centrafricaine inquiète l'ONU.

 

Loin de s’améliorer, l’épidémie de choléra s’étend en Afrique centrale. Après la République démocratique du Congo, la République centrafricaine pourrait en faire les frais. Les foyers s’étendent le long de la frontière entre les deux pays. Lors d’une conférence de presse organisée à Kinshasa (RDC) ce 24 août, l’ONU a fait part de son inquiétude.

 

Une mobilisation multiple

 

Déclarée le 10 août, l’épidémie a connu une expansion le long du fleuve Congo avant de bifurquer vers la frontière avec la Centrafrique. A ce jour, 15 000 personnes sont tombées malades en RDC, dont 382 ont perdu la vie. Le vibrio cholerae, endémique dans le pays, a aussi touché près de 170 personnes de l’autre côté de la frontière.

 

Face à cette menace, les autorités sanitaires des deux pays ont prévu des réunions. L’objectif : définir une stratégie commune de lutte contre l’épidémie, avec le soutien de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l’association humanitaire Médecins Sans Frontières. L’Unicef a également fourni du matériel d’hygiène et d’assainissement.
 

Traitement des eaux de source

 

« L’OMS et le ministère de la Santé et de l’Assainissement ont activé un centre de commande et de contrôle du choléra », annonce le bureau de l’OMS en Afrique sur son site. Une équipe mobile de MSF se déplace le long des fleuves Congo et Oubangui. Elle y aide la population à traiter les eaux de source et mettre en place les stratégies adaptées.

 

Mais la situation ne s’améliorera pas tant que les deux pays ne seront pas stabilisés. « La crise persistante du pays, dont l’insécurité de certaines zones, a exacerbé les défis existants sur la surveillance des maladies », alerte le Dr Michel Yao, représentant de l’OMS en Centrafrique.

 

Car la RDC fait actuellement face à une forte épidémie de fièvre jaune. Le pays vit actuellement de fortes tensions entre le gouvernement et l’opposition. Du côté de la Centrafrique, des violents affrontements ont opposé la Séléka musulmane au mouvement anti-Balaka chrétien. L’ONU a fini par intervenir avec le déploiement de casques bleus sur le terrain. Des crises qui affectent lourdement le système de santé.

 

Choléra : l’épidémie en Afrique centrale inquiète l’OMS
Choléra : l’épidémie en Afrique centrale inquiète l’OMS
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 17:26

 

 

25 août 2016 à 15h17 jeune Afrique 

 

par Didier Niewiadowski Didier Niewiadowski est universitaire et ancien conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France à Bangui (Centrafrique) et à celle de Praia (Cap-Vert).

 

Les Camerounais ont toujours manifesté un peu de condescendance envers les Centrafricains. De même, les autorités camerounaises se sont résignées à l’instabilité chronique qui règne à Bangui et aux inconséquences d’une classe politique dépourvue de scrupules pour se maintenir au pouvoir.

 

Alors que depuis 1960, le Cameroun n’a connu que deux chefs de l’État, le palais de la Renaissance de Bangui a vu passer neuf locataires, dont deux fois David Dacko.

 

Les tourments actuels du président Paul Biya viennent, bien sûr, de Boko Haram qui met la région de l’Extrême nord en état de siège, mais aussi des conséquences de la crise centrafricaine qui s’installe dans la durée. Si la lutte contre Boko Haram est une affaire régionale avec le concours du Niger, du Tchad, du Nigeria et l’appui des Occidentaux, en revanche, il revient au Cameroun, seul, de prendre la mesure des problèmes collatéraux venant de la crise centrafricaine et d’y faire face.

 

Si l’élection de l’ancien Premier ministre du président Bozizé a été plutôt bien accueillie, en revanche, beaucoup doutent de la capacité du gouvernement centrafricain actuel pour réussir la réconciliation nationale et lutter contre l’impunité, cause majeure du recyclage des élites centrafricaines et de la mauvaise gouvernance. Devant cette situation dégradée, les autorités camerounaises entendent prendre des mesures unilatérales qui risquent de compliquer davantage le programme politique du président centrafricain. Trois exemples récents peuvent être mis en exergue :

 

La question des réfugiés centrafricains au Cameroun

 

Près de 200 000 Centrafricains, en majorité de confession musulmane, vivent au Cameroun, depuis maintenant plus de deux années. Une grande partie de ces réfugiés vivent dans une petite dizaine de camps, administrés par le Haut-Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) et dans des conditions particulièrement difficiles. Les réfugiés isolés dans les villages de la région Est souffrent également des tensions avec les villageois dont ils ne partageant souvent ni la langue ni la religion.

 

La détresse de ces Centrafricains constitue une bombe à retardement et peut engendrer une maturation du radicalisme islamiste. Alors que le HCR est à court de financements et que le Cameroun a d’autres préoccupations avec le terrorisme dans l’Extrême nord, ces camps sont délaissés par l’État centrafricain. Beaucoup de réfugiés ont perdu leur état civil, leurs titres fonciers et leurs biens immobiliers, sans réaction des autorités centrafricaines.

 

Le Cameroun peut difficilement s’accommoder de cet abandon. Le rapatriement de ces réfugiés dans leur pays d’origine constitue désormais une possibilité de plus en plus probable pour le Cameroun, quel que soit le contexte centrafricain.

 

Le corridor Douala-Beloko-Bangui, foyer de toutes les illégalités

 

Ce cordon ombilical de la Centrafrique, n’a jamais été aussi problématique. À Douala, le Guichet unique centrafricain des opérations d’import-export est devenu un foyer de l’illégalité : fraude documentaire, usurpation d’identité, faux diplomates, corruption endémique, trafics de marchandises illicites, non respect de l’embargo sur les importations d’armes et les exportations de diamants. La liste est longue des pratiques illégales qui irradient la région du Littoral.

 

Les autorités centrafricaines sont peu réceptives aux demandes réitérées d’assainissement. Le parcours camerounais du corridor est aussi semé de « tracasseries » sonnantes et trébuchantes pénalisantes pour le transport des marchandises centrafricaines mais qui contribuent aussi à développer les mauvaises pratiques au Cameroun.

 

Quant au trajet centrafricain, de Beloko à Bangui, en dépit de la protection assurée par les Casques bleus, il pourrait fournir un scénario à un remake du film Le salaire de la peur. De nombreux chauffeurs camerounais y ont perdu la vie. À défaut d’une réelle implication des autorités centrafricaines et d’une plus grande implication de la Minusca, le gouvernement camerounais pourrait prendre des mesures conservatoires afin de mieux le contrôler et de protéger ses ressortissants.

 

La protection de la frontière avec la Centrafrique devient une priorité

 

La porosité de la frontière avec la Centrafrique, longue de 800 km, permet les incursions criminelles des bandes armées, de plus en plus fréquentes et déstabilisatrices. Les autorités camerounaises ont décidé de réagir avec fermeté en renforçant les effectifs militaires et notamment de la gendarmerie, en multipliant les contrôles approfondis de l’émigration-immigration et en assurant un véritable suivi des opérateurs économiques et des mouvements de transhumance des Peuls Mbororos.

 

À ces mesures d’ordre interne s’ajoute la décision de renforcer le contingent camerounais au sein de la Minusca. Les 750 Casques bleus camerounais affectés à la mission de pacification en Centrafrique pourraient aussi jouer un rôle de prévention de l’ordre public au Cameroun. De manière inhabituelle, ce contingent avait été reçu, avec solennité à Yaoundé, avant leur départ.

 

Chaque Casque bleu a été invité à signer un contrat individuel et les indemnités mensuelles ont été portées à 450 000 CFA. Certes, les mouvements d’humeur des anciens Casques bleus ont joué dans cette nouvelle considération envers ces militaires mais on peut aussi y voir la volonté de dépasser la seule mission internationale pour prendre en compte aussi des considérations nationales d’ordre public.

 

Déjà, deux députés centrafricains se sont plaints des militaires camerounais, ayant un comportement proche de celui d’un corps expéditionnaire. Par pure coïncidence, c’est avec une publicité inhabituelle qu’a été annoncée, à la mi-juillet 2016, la libération des onze otages camerounais, détenus dans cette région depuis mars 2015. Une zone tampon de défense préventive est peut-être en voie de création dans cette région du nord-est de la Centrafrique où l’insécurité est loin d’avoir été éradiquée.

 

Le Cameroun a perdu, depuis longtemps, toute illusion sur l’efficacité de la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (Cemac). Les règles communautaires tenant à la libre circulation des personnes et des marchandises ne sont pas considérées comme des dogmes. En signant unilatéralement un Accord de partenariat économique avec l’Union européenne, le Cameroun a rappelé que la défense de ses intérêts nationaux l’emportait sur la solidarité communautaire.

 

Didier Niewiadowski

Lu pour vous : Pourquoi le Cameroun se raidit face à la crise centrafricaine
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 17:02
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La population de la ville de Ngakobo mécontent de la Minusca

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 25 AOÛT 2016

 

Ngakobo, 25 Août 2016 (RJDH)—La population de la ville de Ngakobo a prouvé son mécontentement vis-à-vis de la Minusca, par une marche de protestation pour exiger le départ du contingent mauritanien, après la mort d’un habitant de la localité ce 24 août. Le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro rejette les accusations

 

Selon le témoignage de Nicaise-Floran Lembé, secrétaire général des déplacés de Ngakobo joint par le RJDH ce matin, « la population est montée au créneau pour prouver sa désolation suite à l’incident qui a occasionné la mort d’un habitant en complicité avec les soldats de la paix, à environ de 5 kilomètres de la ville de Ngakobo », a-t-il témoigné.

 

Nicaise Floran Lembé a fait savoir que la victime revenait du champ avec son épouse, « il était descendu dans un marigot pour se laver, subitement un coup de feu a été entendu. Les contingents mauritaniens de la Minusca ont interdit aux présumés auto défense de récupérer le corps de la victime », a-t-il expliqué.

 

Il réitère que « deux véhicules dont l’un est chargé des contingents mauritaniens et l’autre des ex-Séléka ont ramené le corps et l’ont déposé à la gendarmerie de la ville de Ngakobo. C’est à ce moment que la population s’est organisée afin de protester contre cette connivence de la Minusca et les ex-Séléka », a expliqué Nicaise Floran Lembé.

 

Joint par le RJDH Vladimir, porte-parole de la Minusca a rejeté toutes les accusations formulées par la population de cette localité contre la Minusca, « les contingents mauritaniens sont des professionnels et instruits. Ils sont déployés dans cette ville rien que pour assurer la sécurité de la population », a-t-il dit.

 

Les autorités administratives de Bambari se sont rendues dans la localité après l’incident pour s’enquérir de la situation. Une information judiciaire est ouverte et un calme relatif s’est installé à Ngakobo.

 

 

Centrafrique : Aucun dispositif sécuritaire pour la lutte contre le choléra sur le site de M’Poko et de Don Bosco

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 25 AOÛT 2016

 

BANGUI, 25 Août 2016 (RJDH)—Les déplacés des différents sites de Bangui, s’inquiètent du manque des dispositifs pouvant lutter contre le choléra à ces lieux publics, depuis que l’épidémie a été déclarée en Centrafrique. Le constat révèle que des flaques d’eau stagnantes sont visibles un peu partout sur l’aire de ces lieux publics.

 

Le RJDH, a constaté qu’à l’entrée et  la sortie des sites des déplacés de M’Poko, Saint-Sauveur et de Don Bosco, aucun dispositif de prévention n’a été mis en place afin de lutter contre le choléra. Les alentours de certaines maisonnettes sur le site, sont envahis des hautes herbes et des flaques d’eau.

 

Alain Houriack, chargé de programme à l’ONG CREAD, reconnait cette absence « le centre de prise en charge des enfants la rue a été doté par Triangle humanitaire, des détergents composés de l’eau de javel, des savons liquides, savons à linges et toilette, des médicaments pour les enfants admis audit centre, mais il y a encore des dispositif contre le choléra », a expliqué le chargé de programme.

 

Jean-Paul Ngombé déplacé à l’aéroport, déplore quant à lui ce manque de précaution, « tout le monde entre et sort librement, à l’entrée aucun récipient rempli d’eau de clore n’a été installé tant à l’entrée, qu’ à la sortie du site des déplacés. Nous sommes totalement exposés au choléra, parce que nous nous côtoyons avec des personnes qui viennent de l’extérieur  », a-t-il critiqué.

 

Le même constat a été fait sur les sites de, Don Bosco, Saint-Sauveur. Des campagnes de sensibilisation pour la lutte contre le choléra ont été menées par certaines structures humanitaires.

 

109 cas de  choléra ont été enregistrés et 19  décès selon le ministère de la Santé publique.

 

 

Berberati : Les détenus de la prison de Berberati dotés en kits de semences par les groupements locaux

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN CLAUDE GNAPOUNGO LE 25 AOÛT 2016

 

BERBERATI, 31 Aout 2016(RJDH) Les détenus de la maison carcérale de Berberati ont reçu la semaine dernière, des kits de semences de la part des groupements locaux. Un geste pour aider ces derniers au changement de mentalité.

 

Ces kits sont composés de 10 tonnes de semences tels que le haricot, l’arachide, le maïs et autres produits agricoles.

 

Jean Manassé Vonga président de l’association nationale d’aide et de soutien aux personnes incarcérées a indiqué que c’est un appui qui vise à changer les mentalités des détenus,

« l’importance de cette activité qui consiste à une politique d’apprentissage sur l’agriculture et le changement de mentalité envers les personnes détenues et les familles d’accueil » » a expliqué Jean-Manassé.

 

Quant au Procureur de la République près le tribunal de grande instance de Berberati Romaric Kpangba ce geste est salutaire et du coté des responsables pénitenciers et les détenus de bien faire l’usage.

 

Depuis la crise, la maison d’arrêt de cette ville a bénéficié de subvention octroyée dont le montant s’élève à 60.000 frs CFA, selon une source proche de la prison de Berberati.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 12:24

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

 

Bangui, le 24 août 2016 - Les relations entre la MINUSCA et les autorités centrafricaines sont au beau fixe et la Mission n’a d’autres ambitions que de soutenir le gouvernement, a indiqué mercredi, le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Centrafrique, Parfait Onanga Anyanga. « Conformément à son nouveau mandat (Résolution 2301), la MINUSCA va continuer à appuyer les autorités souveraines du pays dans la consolidation de la paix», a-t-il dit, en soulignant que la MINUSCA n’a aucun agenda caché.

 

Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, Parfait Onanga Anyanga, a rejeté les accusations portées contre la mission onusienne par certains secteurs dont les médias après la fuite de certains leaders ex-séléka du Km5 et dont le convoi a été stoppé par les casques bleus dans les environs de Sibut. « Les médias jouent un rôle important pour le  retour de la paix et le vivre ensemble  dans ce pays, ils doivent consolider les acquis de la démocratie en jouant pleinement son rôle qui est celui d’informer  le public», a indiqué Onanga-Anyanga.

 

Le Représentant spécial a rappelé que la MINUSCA avait arrêté des membres du convoi avant de les remettre au gouvernement, tout en ajoutant qu’une opération menée par la MINUSCA et la gendarmerie nationale était en cours pour capturer les fugitifs afin de les remettre à la justice. Onanga-Anyanga s’est par ailleurs réjoui de la déclaration du Ministre de la Justice, selon lequel les individus arrêtés auront droit à un procès équitable, ainsi que du communiqué du Gouvernement appelant les fugitifs à se rendre.

 

Le chef de la mission onusienne a également rappelé qu’il n’y a pas de solution militaire à la crise centrafricaine, d’où le soutien de la MINUSCA à «la politique de main tendue du chef de l’Etat» aux groupes armés à travers la mise en place d’un programme DDR. «Nous appuyons la politique de main tendue du Président de la République. Le nouveau mandat de la MINUSCA accorde une place importante au consensus national dans la résolution des problèmes auxquels la Centrafrique est confrontée», a dit Onanga-Anyanga.

 

Sur le programme de DDR, le Représentant spécial a précisé que « ce n’est pas un échange de la paix avec de l’argent et n’a pas non plus pour but de partager les postes. Il doit traduire la réelle volonté des centrafricains à vivre ensemble». Le Représentant spécial a ajouté que le désarmement forcé n’a jamais marché « où que ce soit » et que le dialogue est l’unique voie pour y parvenir mais il a toutefois précisé que le paragraphe 30 de la résolution 2301 prévoit de «saisir, confisquer et détruire activement, selon qu’il conviendra, les armes et les munitions des éléments armés, y compris de toutes les milices et autres groupes armés non étatiques, qui refusent de déposer les armes ou qui ne l’ont pas encore fait ».

 

Onanga-Anyanga a conclu son intervention en appelant les Centrafricains à «donner le temps au gouvernement pour qu’il mène des réformes de fonds » et à la MINUSCA pour « mettre en œuvre le mandat ».

 

«LA MINUSCA N’A D’AUTRES AMBITIONS QUE DE SOUTENIR LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN», SELON LE REPRÉSENTANT SPÉCIAL
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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 12:21

 

En Centrafrique, le site de déplacés de Mpoko est passé en quelques mois de 28 000 à 22 000 personnes. Il faut dire que le gouvernement et la communauté humanitaire s'efforcent d'appuyer le retour des déplacés dans leurs quartiers, dans une optique de fermeture prochaine du site. Mais il existe encore quelques freins au retour.

 

Sourire aux lèvres, regard triste, Marie-Victoire est une jeune femme, mère de 7 enfants. Elle a vécu pendant plus de deux ans, déplacée de chez elle. Depuis quelques semaines, elle est de retour dans son quartier : « Je suis heureuse, mais aujourd’hui la vie est difficile pour se nourrir, pour trouver du travail, pour dormir. Je suis de retour car Boulata est mon quartier. Je suis née ici. J’ai grandi ici, j’ai vécu ici. C’est normal que je revienne ».

 

Marie-Victoire fait partie des 1 500 personnes de retour dans le quartier Boulata, un quartier du 3ème arrondissement de Bangui. C’est un quartier qui a été en grande partie dévasté pendant la crise militaro-politique de 2013-2015. Et c’est un quartier qu'il a fallu rebâtir, comme l'explique Virgile Houssou, un responsable de l'ONG Première Urgence Internationale. Depuis fin 2015, l'ONG a construit plus de 300 maisons : « Une maison, c’est un peu trop dire, ce sont des abris d’urgence. On est conscients que c’est petit, mais ça nous permet de pouvoir satisfaire le plus grand nombre de familles, de cinq personnes en moyenne. Si non, on a des familles de 7 ou de 8. Mais il y a des familles de 2, de 3, ça compense. Donc tout le monde pour ne pas faire trop de distinction, on fait le même type de bâtiments à tout le molnde ».

 

Et même si petit à petit, les camps de déplacés de Bangui se vident, de nombreux habitants ne souhaitent pas retournés chez eux, notamment par peur de l'insécurité et du désœuvrement, mais aussi par peur de revivre les mêmes événements de l'année 2013 : l'angoisse de repartir une nouvelle fois de chez eux.

[Reportage] RCA: les déplacés du camp de Mpoko de retour petit à petit chez eux
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 19:03
RCA : 19 morts du choléra sur 169 cas recensés

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 24/08/16 – Dix-neuf morts ont été enregistrés sur les 169 cas de choléra connus en Centrafrique, selon un bilan rendu public mercredi à Bangui par le ministère de la Santé et la représentation de l’Organisation mondiale de la santé en Centrafrique.

 

Selon les principaux responsables de ces institutions, MSF a envoyé depuis mardi plusieurs unités de traitement de choléra dans les localités de Longo à 30 km le long du fleuve Oubangui, à Port Sao dans le 7ème arrondissement de Bangui, à Kembé et sur les îles de Sao, à Bongossoua et Banga situé toujours au bord de ce fleuve frontalier avec la RDC.

 

C’est de ce pays que le choléra a officiellement fait son entrée en Centrafrique à la date du 10 août dernier.

 

Des ONG nationales et internationales ont aidé aussi aux installations de ces centres du traitement de choléra tout le long du fleuve Oubangui afin de pallier à de probables futurs cas.

 

Les ONG IRAD et OXFAM se sont également installées dans le secteur, afin de venir au secours de la population.

 

Les actions de ces ONG visent à atteindre près de 3000 personnes. Ces centres sont dotés de plusieurs baquets à eau, de chlore et de désinfectants pour les chaussures.

 

Les agents du ministère de la Santé et de l’OMS ont catégoriquement démenti les informations selon lesquelles certains cas de choléra sont signalés dans les sites des déplacés plus principalement celui situé à l’aéroport international de Bangui.

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 17:52
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des maisons effondrées le long du pont Langbashi suite aux dernières pluies diluviennes

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 24 AOÛT 2016

 

Bangui, 23 Aout 2016(RJDH)— Environs trois maisons se sont écroulées et quelques autres  fissurées suite aux dernières pluies qui se sont abattues sur la ville de Bangui. Ces maisons se trouvent aux abords du canal du pont Langbassi.

 

L’érosion a considérablement dégradé les abords du pont  Langbassi depuis son  écroulement, ce qui inquiète la population riveraine.

 

Les abords du canal s’érodent  à chaque pluie, emportant une partie  des maisons situées le long du canal. C’est le cas de Jeanne d’Afrique Ayi qui a été surprise par un bruit d’effondrement « la semaine dernière pendant qu’il pleuvait, nous avons écouté un bruit c’était une partie de notre maison qui s’était écroulée en apportant quelques fauteuils du salon dans le canal » a-t-elle témoigné.

 

La même source reconnait qu’elle coure des risques « nous savons que nos familles sont en danger mais ce sont nos terres et nous ne savons où aller, c’est pour cela que nous restons encore là » explique t elle.

 

 Jeanne d’Afrique Ayi, s’en remet au gouvernement « nous demandons au gouvernement de nous  déloger et de nous trouver des sites ailleurs » a-t-elle plaidé.

 

Yetene Jeanne s’inquiète aussi par rapport à cette situation « quand nous dormons la nuit, nous avons peur car nous ne savons pas ce qui peut arriver »  selon elle ces dernières pluies ont fissurés sa maison « J’ai peur également car ma maison est fissurée, je sais qu’à la prochaine pluie ma maison va s’effondrer mais je ne sais ou aller avec mes enfants » se plaint elle.

 

Les informations du RJDH quelques habitants logeant proches du pont Langbassi ont été indemnisés pour quitter les lieux.  Malheureusement, l’érosion  qui a considérablement dégradé a fait d’autres victimes qui auraient aimé avoir une petite aide de l’État afin de reconstruire  leurs maisons.

 

Le pont de Langbassi situé sur l’avenue David Dacko au quartier Sapeke s’est écroulé depuis octobre 2011. Les travaux de reconstruction  de ce pont sont estimés à  5 milliards 500 millions Fcfca. Montant revu à la hausse du fait de la dégradation avancée du pont depuis  en  2008.

 

 

Centrafrique : Abdel Kader Kalil s’inquiéte d’un éventuel échec du processus DDRR

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 24 AOÛT 2016

 

BANGUI, 24 AOUT 2016(RJDH) —Le général Abdel Kader Kalil de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement Fondamental (UFDRF) une fraction de l’ex-Séléka qui prône la paix appelle la population Centrafricaine de marcher le 21 Septembre prochain pour demander le départ de la Minusca. Il s’inquiète de la plateforme du DDRR mise en place par la présidence et propose au président Tchadien Idriss Déby Itno de rendre Noureldine Adam et Abakar Sabonne à la justice centrafricaine. Une position exprimée hier 23 Aout lors d’un point de presse tenu à son domicile au centre-ville.

 

Abdel Kader Kalil  s’inquiète de la mise en place du comité de pilotage DDRR, pour lui la personne nommée à la tête du comité n’est pas pleinement impliquée dans ces éléments, « Vous devez savoir que Abakar Sabone n’est pas de la Séléka et si aujourd’hui, la présidence nomme quelqu’un qui se dit chef d’Etat-major d’Abakar Sabone, c’est déjà un échec pour le DDRR. Puisqu’il ne connait pas les mercenaires tchadiens, soudanais et sud-soudanais qui étaient avec nous dans la Séléka» a-t-il affirmé.

 

Il a annoncé la tenue prochaine d’une grande marche citoyenne, pour demander le départ des forces onusiennes de Centrafrique. Selon lui, la présence de la Minusca ne fait qu’enfoncer le pays dans la crise, « nous avons pris notre temps pour observer la Minusca et nous avons constaté que les forces des Nations-Unies sont là que pour leur propre intérêt. C’est pourquoi j’appelle toute la population Centrafricaine de sortir massivement le 21 Septembre pour demander le départ de la Minusca, trop c’est trop, c’est notre pays », a-t-il laché.

 

Sur la situation de Noureldine Adam et Abakar Sabone, Abdel Kader Kalil a demandé au président Tchadien Idriss Deby Itno de tout mettre en œuvre pour les rendre à la justice centrafricaine, afin de garantir les relations diplomatiques entre ces deux Etats. « Ils sont là tranquilles sur le territoire tchadien et créent une psychose à la population centrafricaine à travers leurs déclarations et des images publiées, que le président tchadien les rende à la justice de leur pays », souhaite-il.

 

Abdel Kader Kalil est l’un des leaders de la coalition ex-Séléka, il prône la paix après la démission sous pression de Michel Djotodia en janvier 2014.

 

 

Centrafrique : l’OIM envisage développer un projet relatif à la lutte contre la traite des personnes

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 24 AOÛT 2016

 

BANGUI, 24 Aout 2016(RJDH)– l’organisation internationale pour les migrations(OIM) en Centrafrique entend mettre en place un projet pour lutter contre la traite des personnes et les autres formes d’exploitation en République Centrafricaine. Dans une interview accordée au RDJH ce mercredi 24 aout, le Chargé du projet à l’OIM Clément Hamon, a souligné qu’un programme sera mis en œuvre pour soutenir le gouvernement centrafricain et les ONG nationales à mener des activités dans le pays.

 

RJDH: monsieur Clément Hamon bonjour!

 

CH : Bonjour!

 

RJDH: vous avez réuni les acteurs de la société civile centrafricaine, quels sont les points inscrits au menu de cette rencontre?

 

CH: L’idée est de réunir les acteurs de la société civile principalement les ONG nationales pour commencer un partenariat, et parallèlement avec les partenariats entamés avec les ministères de la sécurité Publique des affaires sociales et de la justice afin d’aboutir à une vision commune de ce qu’on appelle le phénomène de traite des personnes. L’expression « traite des personnes » désigne l’enrôlement, le transport, le transfert de personnes par la force. C’est un recours à la force, à la menace ou encore d’autres contraintes pour obtenir le consentement d’une personne ayant autorité sur une autre aux fins d’exploitation.

 

RJDH: quelle est la situation de la traite des personnes pour le cercle familial centrafricain ?

 

CH: la traite des personnes est un phénomène qui touche durement la RCA. Il y’a des études qui le prouvent, notamment les pays qui ont subi le conflit. L’idée est de réunir les forces vives pour faire un constat et remettre les objectifs pour prévenir le phénomène. Il faut savoir qu’un cadre de concertation existait avant la crise entre 2012 et 2013, et des efforts ont été entrepris. Malheureusement, ces efforts n’ont pas abouti à un résultat. Donc, il était bon de revenir sur ce travail et de redynamiser la société civile, les autorités nationales autour de ce phénomène de la traite des personnes.

 

RJDH: prévenir ce phénomène quelles sont les actions qui sont mises en places par l’OIM ?

 

CH: il faut que tous les acteurs collaborent afin de prévenir le phénomène, c’est-à-dire les communautés doivent être sensibilisées. Puisse que les gens n’ont pas la vision très claire de ce que c’est que la traite des personnes. A partir de cette vision commune qui est en phase des textes internationaux qui définissent la traite, on peut s’attaquer au phénomène. Et si on assiste a une situation d’exploitation, il ne faut pas hésiter de référer aux autorités compétentes, comme la société civile l’a fait. En ce moment-là, des enquêtes seront menées pour que soient punis les éventuels coupables.

 

RJDH : cela se fait à combien de niveau ?

 

CH : Nous avons trois (3) niveaux dans le projet, dont premièrement la sensibilisation auprès de la communauté et de la société civile. Ensuite, des formations au profit de la police, la gendarmerie, la justice et de la société civile, et enfin, nous avons prévu une assistance aux victimes. A l’issue de cette formation, les gens seront d’avantage outillés pour mettre un terme au phénomène de traite des personnes.

 

RJDH: dans le contexte actuel, combien de cas de victimes déjà enregistrés en RCA par l’OIM ?

 

CH: effectivement il existe des cas. Mais il faut savoir que le phénomène de traite des personnes est invisible. C’est ce qui se passe le plus souvent dans le cercle familial dont les gens n’en parlent pas. Ceci étant dit, il existe une ligne d’assistance aux victimes au 4040, une ligne que les gens peuvent appeler de manière confidentielle pour signaler un cas. A travers ce mécanisme, l’OIM a déjà eu à accompagner les victimes et continuera de le faire pour permettre aux victimes de se réintégrer dans la société.

 

RJDH: monsieur Clément Hamon merci

 

CH: je vous en prie.

 

 

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 12:17

 

 

APA-Douala (Cameroun) 2016-08-24 10:32:20 La douane camerounaise et le groupe Bolloré ont signé un protocole d’accord visant à améliorer le dispositif de sécurisation des opérations de transit sur les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena, la Centrafrique et le Tchad qui deux pays d’hinterland utilisant le port de Douala comme principal zone de transit, puisque plus de 80 pour cent des volumes de leurs marchandises passent par cette plateforme portuaire camerounaise, a constaté APA mardi sur place dans la métropole économique camerounaise.


L’opération se veut aussi une nouvelle illustration de la mise en œuvre du partenariat douanes/entreprises, vise l’amélioration de la plateforme de transit du port de Douala, la mise en place de magasins et aires de dédouanement à Ngaoundéré, Belabo, Kribi, ainsi que la construction au sein de ces espaces d’infrastructures dédiées à la douane.

La présence des bandes armées en territoire centrafricain jusqu’aux frontières orientales du Cameroun, ainsi que des attaques armées de la secte terroriste nigériane Boko Haram dans l’Extrême-nord du Cameroun, militent pour le renforcement des mesures de sécurité dans les deux corridors pour assurer la fluidité du trafic.

Dans cette perspective, sont également envisagées la mise en place du titre unique rail/route, l’accélération du processus de dématérialisation de l’ensemble des procédures de transit jusqu’aux frontières et celle de la nouvelle réglementation sur les ports secs et les magasins et aires de dédouanement extérieurs.

« Nous devons tous avoir à l’esprit que l’Etat attend de nous la facilitation et la sécurisation des échanges, ainsi que la mobilisation des recettes fiscales et douanières. De même, nos partenaires aussi doivent améliorer leur chiffre d’affaires. C’est donc un partenariat gagnant-gagnant », a souligné le directeur général de douanes (DGD) Edwin Fongod Nuvaga.

Pour le directeur régional Golfe de Guinée de Bolloré Transport & Logistic Mohamed Diop, « on peut s’attendre à une amélioration de la compétitivité du mode de transport rail/route par une réduction drastique des délais de passage, une réduction des contraintes liées aux choix du rail grâce à la fluidité des formalités douanières et la mise en place du titre unique de transit rail/route », a-t-il indiqué.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4861118#sthash.6GWqMXIt.dpuf

Vers plus de fluidité et de sécurité sur les corridors Douala-Bangui-Ndjamena
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 11:18

 

Expédition d'Abdoulaye Hissène et Haroun Gaye

Affaire Abdoulaye Hissène et Haroun Gaye : Communiqué gouvernemental
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 01:13

 

 

Par RFI  23-08-2016 Modifié le 23-08-2016 à 11:23

 

Avec les récentes précipitations, les eaux stagnantes se multiplient en Centrafrique. Le pays est en pleine saison des pluies. Elle s'étend d'avril à octobre. Et dans les zones urbaines surtout, l'eau a du mal à s'écouler. Cela comporte forcément des risques en termes sanitaires. D'autant plus qu'une épidemie de choléra a été déclarée dans le pays.

 

Après la pluie, les eaux stagnantes se multiplient en Centrafrique alors que le pays fait face à une épidémie de choléra. « Il y a des couches d’algues, vertes et noires, que je vois et puis il y a un dépôt de moustiques qui sont là-dessus », constate Alain, habitant d’un quartier de Bangui. Et ce en dépit de travaux d’assainissement ou de voirie lancés par les autorités par les autorités dans les quartiers de Bangui, depuis le début des années 2000.

 

L’Etat ne peut pas tout, selon le docteur Hama Cloutse, ingénieur en hydraulique pour Unicef : « Ces eaux stagnantes, comme on l’a vu, sont des niches de prolifération des insectes tels que les moustiques ou les mouches. Des endroits favorables par exemple pour les ânes ou les chiens qui vont venir, qui peuvent se balader dans ces eaux. Et on a vu aussi que les enfants peuvent facilement aller dans ces endroits un peu insalubres pour revenir à la maison avec donc des saletés. Ce qui fait que si on ne sensibilise pas la population sur une meilleure pratique en termes de gestion des eaux usées, en termes de gestion et d’utilisation des latrines, ça risque de poser d’autres problèmes. Une eau qui est usée et qui est déjà utilisée doit être bien gérée pour ne pas être source de maladies. »

 

Un autre adage populaire dit qu’il « faut se méfier de l’eau qui dort », on pourrait même ajouter, « notamment au temps du choléra ». 

 

65 - CENTRAFRIQUE _Enrobé L'eau en temps de choléra -

23-08-2016 - Par RFI

 

[Reportage] Epidémie de choléra en RCA: la menace des eaux stagnantes
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