Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 21:26

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

 

Bangui, 27 septembre 2016  Alors que l’année scolaire 2016-2017 vient de débuter, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) constate que des groupes armés occupent encore les bâtiments de certaines écoles ou installent des barrières à proximité de plusieurs établissements scolaires. Ces pratiques empêchent ainsi près de 10.000 enfants de bénéficier de leur droit à l’éducation qui est obligatoire pour tous les enfants centrafricains.

 

La MINUSCA condamne fermement cette situation intolérable et ces actes qui constituent une violation grave du droit international humanitaire et des résolutions 1612 (2005) et 1998 (2011) du Conseil de Sécurité.

 

La MINUSCA appelle les groupes armés à quitter immédiatement et sans conditions préalables tous ces établissements scolaires qu’ils occupent,  à se tenir à une distance de plus de 500 mètres des écoles et dorénavant, à ne plus entraver,  de quelque manière que ce soit, les activités éducatives des enfants centrafricains.

 

Afin de préserver le caractère civil de ces écoles, et conformément à son mandat de protection des populations civiles, la MINUSCA aura recours à tous les moyens pour déloger ces groupes y compris, en faisant usage de la force si cela s’avère nécessaire.

 

La MINUSCA est en contact permanent aussi bien avec les autorités centrales qu’avec les responsables locaux pour des mesures conjointes, afin de permettre une reprise effective de l’école sur l’ensemble du territoire national.

 

Finalement, la MINUSCA félicite le Gouvernement Centrafricain, l’UNICEF et les partenaires de l’éducation pour l’ouverture officielle de l’école à l’occasion de la rentrée scolaire 2016-2017.

 
 
United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic 


Vladimir Monteiro


Spokesperson/Porte-parole 


MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic 


Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

LA MINUSCA EXIGE LE DEPART DES GROUPES ARMES DE TOUTES LES ECOLES OCCUPEES
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 20:47

 

 

Lundi 26 Septembre 2016 à 16:25

 

Diaspora-Magazine/ Depuis le début de ce mois de septembre, la population de la préfecture de l'Ouham Pende au nord de Centrafrique est retombée dans la psychose à cause des éléments du général SIDIKI, un chef rebelle camerounais, qui tuent pillent et occupent des villages dans ladite région du pays.

 

Le 19 septembre dernier, plus d'une centaine de personnes ont été massacrées dans le village Dankouri situé à 300 km de la capitale Bangui dans la préfecture de l'Ouham-pende au nord du pays, par les éléments du chef rebelle camerounais appelé le général SIDIKI. Le 25 septembre dernier, selon Mme Hélène GUENABAYE, sous préfète de la ville de KOUI située à environ 400 km de la capitale Bangui, ces hommes armés ont déjà occupé toute la localité et promettent de poursuivre leur conquête des autres villes stratégiques de ladite préfecture.

 
Selon la sous-préfète, le général SIDIKI a affirmé à la population de KOUI que c'est le président Faustin Archange TOUADERA après leur entretien à Bangui le mois dernier, qui lui a ordonné de contrôler toute la préfecture en vue d'empêcher les bandits armés qui sévissent dans la localité. Et que d'ici peu de temps, il mettra le cap sur la sous préfecture de BOCARANGA ainsi de suite. Plusieurs cas de morts sont déjà signalés par la population de ces localités qui cherche refuge dans les villes environnantes.

Selon une source communautaire joint par téléphone le 25 septembre dernier, la population de la sous préfecture de BOCARANGA et ses environs commence à vider la région pour se réfugier pour la plupart des cas dans la ville de BOUAR qui abrite le camp de formation militaire appelé camp LECLERC où sont souvent formés les militaires centrafricains.

 
Pour le moment, les autorités nationales ne se sont pas encore prononcées sur cette triste réalité même si le chef de l'Etat est en déplacement à New York. La MINUSCA qui est censée garantir la sécurité de la population civile sur toute l'étendue du territoire conformément à leur dernier mandat du 26 juillet 2016 elle aussi, ne réagit toujours pas pour arrêter ces massacres.

 
L’enjeu de ces actes odieux perpétrés par le chef rebelle camerounais le pseudo-général SIDIKI et ces hommes va impérativement répercuter négativement sur la réussite de la table ronde de Bruxelles entre l'Etat centrafricain et ses partenaires au développement, prévue le 17 novembre prochain.

 

Herve Serefio

Lu pour vous : Centrafrique: Le chef rebelle camerounais le général SIDIKI sème la psychose dans la préfecture de l'Ouham-Pende
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 20:25
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Regain de violences dans plusieurs villes de l’arrière-pays, selon un document de OCHA

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 27 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 27 septembre 2016 (RJDH)—L’insécurité reste persistante dans plusieurs villes de l’arrière-pays, selon un rapport de la coordination humanitaire. Ce regain de violence, d’après le même document met à mal les actions de protection.

 

Les derniers jours sont marqués dans plusieurs provinces centrafricaines, par des violences que relève l’aperçu humanitaire de Ocha.

 

A Mbomou dans le sud-est, deux personnes ont été prises en otage par un groupe armé le 15 septembre à 18 km de Nzako, rapporte l’aperçu humanitaire de la coordination des affaires humanitaires.

 

Au centre du pays, selon le même document, deux jeunes hommes âgés de 21 et 28 ans ont été tués dans la nuit du 24 au 25 septembre par des hommes armés dans un quartier situé derrière l’aérodrome de Bria. Le 20 septembre, un véhicule a été pillé par des hommes armés qui ont pris quelques passagers en otage. Au moment où nous mettons sous presse cette information, les otages sont encore entre les mains de leurs ravisseurs.

 

La population de la ville de Yalinga, toujours dans la même région, a trouvé refuge  au camp des forces internationales et à la résidence du sous-préfet suite aux incursions répétées des hommes armés et surtout à la présence signalée d’un groupe armé dans les périphéries de la ville.

 

Au nord, précisément dans la commune de Niem-Yelewa, le document de Ocha fait état de plusieurs morts enregistrés après des représailles organisées le 18 septembre par un groupe armé au village Dangkobira.

 

Dans le nord, les patrouilles des forces internationales et les missions humanitaires sur l’axe Kambakota-Batangafo sont difficiles en raison d’une panne sur la barge.

 

Alors que l’aperçu sur les villes Nzako, Bria,  Yalinga et Niem-Yelewa fait état de violence, à  Kaga Bandoro, la situation semble de plus en plus stable après les combats des 12 et 13 septembre dernier. Un retour progressif des personnes déplacées est observé à Ndomété, village où avaient eu lieu les violences. Selon Ocha, au 21 septembre, environ 50% des déplacés soit au moins 1 600 personnes, avaient regagné leurs maisons.

 

 

Centrafrique : De nouvelles violences signalées dans la ville de Koui

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 27 SEPTEMBRE 2016

 

KOUI, 27 Septembre 2016(RJDH)—La sous-préfecture de Koui  a enregistré depuis 4 heures du matin de nouvelles violences qui ont contraint de nombreux habitants à quitter la localité. L’information est confirmée par des sources humanitaires contactées par le RJDH.

 

De sources indépendantes, ces violences font suite à la mort de six éléments de Sidiki, leader militaire d’un nouveau mouvement armé dénommé Retour Réclamation et Réhabilitation (RRR).

 

La sous-préfète de Bocaranga, Héleine Dénembai assurant l’intérim à Koui, confirme ces nouvelles violences et parle de situation critique dans la ville, « on continue de recevoir les personnes déplacées en provenance des villages environnants suite aux violences de ce matin à Koui. Toute la sous-préfecture de Koui s’est vidée à cause des affrontements entre les éléments de Sidiki et les jeunes autodéfense qui ont réagi à l’assassinat des membres d’une famille. La situation est critique sur place depuis ce matin » confie-t-elle.

 

Héleine Dénembai dit craindre une attaque de ces hommes armés contre la ville de Bocaranga « il nous a été rapporté que Sidiki projette d’attaquer Bocaranga. C’est une réelle inquiétude pour moi aujourd’hui » avance la sous-préfète qui parle de plus de vingt morts suite aux violences de ce matin.

 

Anicet Georges Dologuélé, député de Bocaranga déplore cette situation et appelle le gouvernement à l’action,« j’ignore ce que le tristement célèbre Sidiki veut. Que le gouvernement entreprenne une discussion avec lui comme il a fait avec les autres groupes et en même temps, qu’il prépare des FACA aux fins d’assurer la sécurité de la population car les innocents ne peuvent pas continuer de mourir comme des animaux. Sidiki a bien dit qu’il va conquérir toute la région mais qu’est-ce que le gouvernement attend ? », s’interroge t-il.

 

La Minusca a promis à travers son porte-parole, réagir demain sur les violences enregistrées dans la ville de Koui. Impossible d’entrer en contact avec Sidiki et des sources à Koui par défaut de liaison téléphonique.

 

Deux villages environnant de Koui ont été attaqués entre le 13 et  22 septembre par les combattants de RRR. Ces attaques ont fait une dizaine de morts. L’attaque de ce matin est la troisième du genre en l’espace de dix jours.

 

 

Centrafrique: 62% des dossiers traités par la Cour lors de la session criminelle 2016

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 27 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 27 septembre 2016(RJDH)—62% des dossiers enrôlés ont été traités, lors de la dernière session criminelle, selon les données de la justice centrafricaine. Plusieurs affaires, selon Benoit Narcisse Foukpio, Avocat général près la Cour d’Appel de Bangui,  ont été renvoyées à la prochaine session par manque d’investigation.

 

Ce sont 36 des 58 dossiers qui ont été jugés lors de la session criminelle, selon Benoit Narcisse Foukpio,  Avocat général à la Cour d’Appel de Bangui « les statistiques générales font état de  36 dossiers jugés dont 26 jugés selon la procédure de la contumace conformément aux dispositions des articles 294 à 312 du code de procédure pénale »résume-t-il.

 

Narcisse Foukpio a donné des précisions sur les condamnations prononcées en ces termes, « la Cour a enregistré 7 cas d’acquittement, 15 condamnations à des peines forcées à temps, ont été prononcées, 2 condamnations à des peines de travaux forcés à perpétuités et 11 condamnations ont été prononcées à des peines simples d’emprisonnement fermes allant de cinq années à la détention à perpétuité ».

 

Selon les données présentées par l’Avocat  Général, 22 dossiers ont été renvoyés à la prochaine session criminelle. Certains l’ont été par manque d’information d’autre pour complément de dossier.

 

La difficulté fondamentale de la dernière session criminelle situe au niveau des investigations préliminaires et des cabinets d’instructions, « nous avons eu des peines à mobiliser les pièces à conviction dans le cadre des preuves, c’est là la principale difficulté que nous avons enregistrée » fait savoir Benoit  Narcisse Foukpio.

 

La session criminelle 2016 s’est tenue du 23 aout au 23 septembre. C’est la deuxième session depuis le coup d’Etat de mars 2013.

 

 

Centrafrique : L’Autorité Nationale des Elections amorce l’évaluation du processus électoral

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 27 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 27 Septembre 2016(RJDH)—L’Autorité Nationale des Elections a lancé ce jour un atelier sur l’évaluation du processus électoral en Centrafrique. Pendant quatre jours, les participants vont examiner chaque étape du processus.

 

Cet atelier pour Marie Madeleine N’kout Hoornaert, présidente de l’ANE est l’occasion de faire le point sur les forces et faiblesses de la structure en vue de faire la projection du futur « il ne faut pas qu’on se voile la face, qu’on ressorte tous les manquements que nous avons eu, les difficultés rencontrées, tout ceci en vue de tirer les leçons et de mieux organiser l’avenir » a-t-elle relevé.

 

La présidente de l’ANE compte faire la lumière sur les fonds utilisés lors du processus « dans le déroulement de l’atelier, nous allons dire devant tout le monde le montant reçu et le montant dépensé. Cela avoisine 39 millions de dollars américain »  a-t-elle déclaré.

 

Cet atelier va permettre aux participants d’évaluer le cadre légal des élections, l’enregistrement des électeurs, les différentes opérations électorales, l’éducation civique et l’administration du processus, selon un autre membre de l’ANE.

 

L’atelier d’évaluation du processus électoral se tient alors que l’ANE s’apprête à organiser les législatives de Bimbo 1, circonscription où ces élections ont été annulées quatre fois par la cour constitutionnelle de transition.

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 18:34
Hadj 2016 : les pèlerins centrafricains de retour mercredi à Bangui

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-09-27 13:01:57 Les 122 pèlerins centrafricains ayant pris part au hadj de cette année en Arabie Saoudite sont attendus mercredi à Bangui via Douala, selon leur responsable El Hadj Laurent Gon Baba.


Ce dernier s’exprimait sur la radio nationale depuis l’aéroport de Djeddah où les pèlerins vont embarquer mardi soir à bord d’un vol de la compagnie Camer-co.

Les 122 pèlerins sont sains et saufs et ont prié pendant leur pèlerinage pour la paix et le développement de la Centrafrique, a indiqué El Hadj Laurent Gon Baba.

Face à l’insécurité qui règne dans certaines régions de Centrafrique rendant difficile la circulation, les musulmans centrafricains qui ont fait le hadj sont tous de Bangui.

Au nombre de 221 cette année, ils sont plus nombreux que l’année dernière où ils étaient seulement 85.

Une trentaine de femmes figurent parmi les 221 pèlerins centrafricains qui étaient partis de Bangui pour l’Arabie Saoudite le 29 août dernier. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4863867#sthash.3NhYVW98.dpuf

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 17:49

 

 

Par RFI Publié le 26-09-2016 Modifié le 26-09-2016 à 14:45

 

Les députés centrafricains doivent voter, ce lundi 26 septembre, le collectif budgétaire. La loi de finance rectificative a donné lieu à des débats ces derniers jours. Le vote de ce collectif est aussi l'occasion pour les élus d'exposer leurs priorités politiques, à quelques semaines d'une conférence des donateurs.

 

Le gouvernement revoit son budget à la hausse. Il faut dire que celui alloué actuellement date de la transition, une enveloppe qui ne prend pas en compte toutes les priorités d’un budget en temps de paix, autrement dit en légalité constitutionnelle selon Davy Victorien Yama, vice-président de l’Assemblée nationale : « La relance économique, la restauration de la sécurité et de la paix, le lancement du processus DDR, tout ça méritait que des crédits nouveaux soient alloués pour enclencher tous ces processus. »

 

La sécurité intérieure reste une priorité budgétaire. Autre enjeu : la République centrafricaine est à quelques semaines de la conférence des donateurs à Bruxelles, fin novembre. Il faut montrer que le pays se remet sur les rails du développement, selon Davy Victorien Yama, en envoyant « un message fort à la communauté internationale pour dire que la RCA est en train de renouer avec les pratiques normales d’une démocratie et [qu'elle] mérite toute l’attention de la communauté internationale, mérite d’être renforcée dans son processus de recherche de la paix, de la réconciliation nationale et de la relance des activités économiques. »

 

En octobre, la session budgétaire parlementaire devra préciser comment financer les dépenses. La dette globale de la République centrafricaine s’élève à plus 500 milliards de francs CFA.

La RCA veut passer d’un budget de transition à un budget de développement
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 17:36

 

 

27/09/2016 . Mis à jour à 16h35 par Sudouest.fr avec AFP

 

Les Nations unies ont fait état mardi de nouveaux morts en Centrafrique ainsi que d'agressions contre des organisations humanitaires

 

Depuis la mi-septembre en Centrafrique, des violences ont fait "10 à 20 morts dans le village de Kouango (centre-est)". La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui compte 12.000 militaires et policiers, prépare une action conjointe sur place avec le gouvernement de Bangui, a expliqué Vladimir Monteiro, un porte-parole de cette opération.

 

A l'origine des violences: des rebelles ex-Séléka dont la prise du pouvoir en 2013 avait plongé le pays dans le chaos. Début 2016, l'élection dans le calme du président Faustin-Archange Touadéra, sous les auspices de la Minusca et de l'opération française Sangaris, avait marqué l'espoir d'un retour à la paix.

 

"Des exécutions sommaires"

 

A Kouango, des rebelles ex-Séléka continuent d'attaquer des villages, d'exécuter sommairement des habitants, d'incendier des maisons entraînant la fuite de civils, selon des témoignages recueillis par un journaliste de l'AFP à Bangui.

 

Interrogé  sur la situation à Kouango, le ministre centrafricain de la sécurité, Jean-Serge Bokassa, a évoqué "des exécutions sommaires perpétrées à l'endroit de population". "Cela a cessé du côté de Kouango mais il y a d'autres préoccupations du côté de Koui", a ajouté le ministre.

 

Au moins six personnes ont été tuées et des centaines de maisons incendiées

 

Dans cette région de l'ouest frontalière du Cameroun, une faction de l'ex-rébellion Séléka a attaqué et occupé plusieurs villages dans la région. Au moins six personnes ont été tuées et des centaines de maisons incendiées. Le 19 septembre, la Minusca avait fait état de six morts dans des attaques lancées par des homme armés issus de l'ex-coalition rebelle séléka près de Kaga Bandoro, dans la préfecture de Nana-Grébizi (centre).

 

Les travailleurs humanitaires ciblés

 

Le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires (Ocha) des Nations unies a par ailleurs condamné "les agressions dont ont été la cible les travailleurs humanitaires" dans cette même région de Kaga Bandoro. "Au cours du mois de septembre, 15 agressions ont été enregistrées avec des cas où des individus armés se sont introduits dans les locaux administratifs ou les logements d'ONG internationales", écrit Ocha dans un communiqué. 

 

Ocha "déplore également la dégradation dans la protection des civils" en Centrafrique, rappelant que "2.3 millions de personnes ont encore besoin d'aide humanitaire alors que seules 30% des actions ont été financées. Cela représente 161 millions de dollars sur les 532 requis pour répondre à l'urgence humanitaire".

 

 

 

Bangui, le 26 septembre 2016 - Le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires (OCHA) en République centrafricaine condamne avec la dernière énergie les agressions dont ont été la cible les travailleurs humanitaires dans la région de Kaga Bandoro, préfecture de la Nana Gribizi. Au cours du mois de septembre 15 agressions ont été enregistrées avec des cas où des individus armés se sont introduits dans les locaux administratifs ou les logements d’ONG internationales. OCHA déplore également la dégradation dans la protection des civils en RCA.

 

OCHA rappelle que cette criminalité dirigée contre les travailleurs humanitaires constitue une violation grave du Droit international humanitaire au même titre que l’entrave à l’accès humanitaire. A cet égard, au nom de la Communauté humanitaire, OCHA souhaite souligner l’impact négatif que de tels actes pourraient induire notamment dans les régions où les populations vulnérables ont toujours d’un soutien.

 

A l’heure où le financement des activités humanitaires est à son niveau le plus bas au cours des quatre dernières années, il est vital que les actes de tous contribuent à rassurer les donateurs et à les encourager à investir davantage en République centrafricaine. A ce jour, 2.3 millions de personnes ont encore besoin d’aide humanitaire alors que seul 30% des actions ont été financées. Cela represente161 millions de dollars sur les 532 requis pour répondre à l’urgence humanitaire.

 

Violences mortelles et agressions d'humanitaires en Centrafrique
Violences mortelles et agressions d'humanitaires en Centrafrique
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 17:16

 

Bureau Politique

            _________                                                                Bangui, le 27 Septembre 2016

     Secrétariat Général

            -----------------

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Secrétaire Général du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a le profond regret de porter à la connaissance des Conseillers Nationaux Politiques, des Membres du Bureau Politique, des Membres de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage, des Bureaux Nationaux des Femmes et des Jeunes, des Responsables Fédéraux et Sous Fédéraux, des Sections et des Cellules, des Militants et Militantes du Parti, le décès du Camarade PENDEMOU Désiré, Membre du Bureau Politique et 3ème Vice Président du Parti, survenu ce jour 27 septembre 2016 à Lyon (France) des suites de maladie.

 

Au nom de tous les responsables et militants cités ci-dessus, le Secrétaire Général du MLPC présente ses condoléances les plus émues à toute la famille du défunt ainsi qu’à ses parents et s’incline devant la mémoire de ce grand militant dévoué à la cause du Parti.

 

 

                                                                  Le Secrétaire Général

 

 

                                                       MALEKOUDOU Etienne

 

 

Communiqué nécorologique du Bureau Politique du MLPC
Communiqué nécorologique du Bureau Politique du MLPC
Repost 0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 17:05
Communiqué de presse nécrologique de la Fédération EAAMOO du MLPC
Communiqué de presse nécrologique de la Fédération EAAMOO du MLPC

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

C'est avec une profonde douleur et une grande tristesse que la Fédération « EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE » du MLPC a appris le décès des suites de longue maladie, ce jour 27 septembre 2016 à Lyon, du Camarade Désiré PENDEMOU, 3e Vice-Président du MLPC, Membre du Bureau Politique et Conseiller Politique National.

 

Ancien cadre de la compagnie AIR AFRIQUE, le regretté fut également Président du Conseil d’Administration de la SOCATRAF (filiale du Groupe Bolloré Afrique Logisitic) et ministre de l'Equipement, des Transports, du Désenclavement, de l'Urbanisme et de l'Habitat, ministre des Télécommunications et nouvelles technologies, Conseiller à la Primature chargé de l’amélioration du climat des affaires.

 

Au nom de tous les militants, militantes et sympathisants de la Fédération, nous rendons un grand hommage au Camarade Désiré PENDEMOU et joignons notre voix à celle de toutes les instances du Parti pour présenter nos condoléances les plus émues à sa famille éprouvée ainsi qu’à ses proches.

 

La disparition du Camarade Désiré PENDEMOU est une grande perte non seulement pour sa famille et le MLPC mais aussi pour notre pays car il a été de toutes les luttes pour la démocratie et un Etat de droit.

 

Fait à Paris, le 27 septembre 2016

 

Antoine Jérémie NAM-OUARA

 

Membre du Bureau Politique

 

Chargé de communication extérieure

 

 

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 15:28
Programme des obsèques de Jean TUBIND MAKOUNA

 



Vendredi 30 septembre 2016

8h15 mn Mise en bière (fermeture police 9h15) Maison funéraire, 7 rue Roger Aubry 51100 Reims  

10h00 mn Cérémonie religieuse 
 

Eglise Saint Louis, 2 rue Chanoine René Camus      51100 Reims     

Repost 0
Centrafrique-Presse.com
26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 23:48

 

 

http://www.jeuneafrique.com/ le 26 septembre 2016 à 08h02  Par François Soudan et Mathieu Olivier

 

Élections au Gabon et en RD Congo, intervention au Mali, terrorisme en Libye, relations avec l’Algérie et le Maroc, passé colonial et Françafrique, immigration, islam et burkini… Avant sa tournée ouest-africaine, qui a débuté au Sénégal le 22 septembre, le Premier ministre français a mis les choses au clair.

 

Il croit encore – ou feint de croire – aux chances d’un candidat de gauche à l’élection présidentielle française de l’an prochain. Et il croit toujours – ou feint de croire – en ses propres chances au cas où François Hollande, finalement, renoncerait à se présenter.

 

Même si certains de ses amis, résignés, l’invitent à se préserver pour l’échéance suivante, en 2022, Manuel Valls, 54 ans, continue d’évoluer sur un chemin de crête politique, à la fois loyal envers un président dont il assume le bilan et singulier dans ses attitudes et ses déclarations – une singularité qui lui permet d’être, de sondage en sondage, un peu moins impopulaire que celui qui l’a nommé au poste de Premier ministre en 2014, une veille de 1er avril.

 

L’enfant de Barcelone, naturalisé français en 1982, européen de cœur, social-libéral et passionné d’histoire, s’intéresse depuis longtemps à l’Afrique, sous l’influence d’amis proches comme son conseiller Ibrahima Diawadoh N’Jim ou le cinéaste Abderrahmane Sissako, ainsi qu’au conflit israélo-palestinien et aux rapports entre islam et laïcité – domaines sur lesquels il affiche des positions tranchées et volontiers clivantes.

 

À quelques jours d’une tournée africaine qui, en deux séquences distinctes, le mènera à Dakar, Accra, Lomé et Abidjan, Manuel Valls a longuement reçu Jeune Afrique dans son bureau de l’hôtel Matignon, le 14 septembre.

 

Jeune Afrique : Vous vous rendez au Sénégal cette semaine, avant d’entamer une

tournée en Afrique de l’Ouest. Quel est le sens de ces voyages ?

 

Manuel Valls : Macky Sall et François Hollande ont souhaité que nos deux gouvernements se rencontrent régulièrement, en France et au Sénégal. Nous allons passer en revue tous les domaines de coopération. J’irai ensuite, fin octobre, au Togo, au Ghana et en Côte d’Ivoire, cette région de l’Afrique que je connais bien puisque mon grand-père maternel a longtemps vécu en Sierra Leone.

 

J’ai la conviction qu’une part de l’avenir de l’Europe et donc de la France se joue en Afrique et que ce siècle sera celui des Africains. Le continent fait face à des défis immenses en matière de migrations, de démographie, de développement, d’écologie, d’énergie, de terrorisme ou de gouvernance. Mais les opportunités sont, elles aussi, immenses.

 

Nous avons trop tendance à oublier la soif de modernité de la jeunesse africaine, la vitalité culturelle et la force de la Francophonie. Je veux contribuer à bâtir des ponts. L’Afrique est la nouvelle frontière sur laquelle l’Europe doit bâtir en partie son avenir, pour des raisons démographiques, stratégiques et économiques.

 

L’économie sera donc au programme ?

 

Oui, la France doit être encore plus présente à travers ses entreprises, qui doivent saisir toutes les opportunités. Nous avons connu beaucoup de concurrents ces dernières années, européens, turcs, chinois, indiens, qui ont débordé les firmes françaises sur les marchés africains.

 

Nos entreprises doivent cesser de considérer qu’elles évoluent dans une « chasse gardée ». J’espère également organiser avec mon homologue chinois, Li Keqiang, qui a proposé l’idée, un grand sommet France-Chine-Afrique, qui pourrait se tenir à Dakar, afin de mettre en œuvre toutes les synergies possibles.

 

Vous vous êtes prononcé pour un « recomptage » des voix après l’élection présidentielle contestée du 27 août au Gabon. Ingérence ?

 

Non. Nous avons changé d’époque : lorsqu’il y a des élections, la France ne se mêle pas des résultats, elle en prend acte. Nous n’avons pas à prendre parti, ni pour M. Ali Bongo, ni pour M. Jean Ping. Nous appelons seulement à l’apaisement et au dialogue face à la montée de la violence et au risque de chaos. Il y a eu vote, et il faut s’en féliciter, mais il y a eu aussi contestation, et la Constitution gabonaise prévoit, dans ce cas de figure, une procédure devant la Cour constitutionnelle.

 

C’est la voie qu’a choisie Jean Ping. Il appartient désormais à la Cour d’examiner le recours dans la transparence et l’impartialité. Une crise politique serait terrible pour les Gabonais. Et je pense aussi à nos ressortissants, même si nous faisons confiance aux autorités gabonaises pour garantir leur sécurité.

 

Peut-on faire confiance à la Cour constitutionnelle ?

Jean Ping a décidé de cette voie de recours, il faut respecter la procédure et attendre la décision de la justice. Le président Bongo a dit que les décisions de la Cour s’imposeraient à tous, donc faisons-lui confiance. Il y a, en Afrique, une puissante aspiration des peuples à la démocratie et les exemples récents ont montré que rien ne peut arrêter ce mouvement.

 

La France dispose de troupes stationnées au Gabon et dans la région. Y a-t-il un plan d’évacuation prévu en cas de troubles ?

 

À partir du moment où il y a eu des incidents graves après la proclamation des résultats de la présidentielle, il était de notre devoir de s’assurer que nos ressortissants soient bien protégés. Tous les Français, y compris binationaux, sont sous protection consulaire. Nous suivons cette situation avec une très grande vigilance. Mais ce que nous espérons d’abord, c’est que le Gabon surmonte cette épreuve.

 

Vos relations avec Ali Bongo Ondimba n’ont pas toujours été sereines. Qu’en est-il aujourd’hui ?

 

Lui est supporter du Real Madrid et moi du FC Barcelone. Plus sérieusement, nous nous sommes rencontrés à de nombreuses reprises et nous avons des rapports cordiaux. Je le répète : parce que je crois en l’Afrique, il faut qu’elle ait des dirigeants qui regardent vers l’avenir.

 

La politique de la France en Afrique donne souvent l’impression qu’il faut choisir entre les enjeux sécuritaires et les enjeux démocratiques. Est-ce inévitable ?

 

Non, les deux doivent aller de pair. Il y a eu dans le quinquennat de François Hollande un acte majeur : l’intervention de la France au Mali, en janvier 2013. Le Mali était menacé par le péril jihadiste mais c’était toute la sous-région et également la France qui étaient visées. L’Europe, la France et l’Afrique sont confrontées ensemble à cette menace.

 

Bien sûr, la priorité est à la sécurité, mais pourquoi l’opposer à la démocratie ? La plus belle des réponses au terrorisme, c’est la démocratie. La lutte contre le terrorisme est bien plus efficace quand elle s’appuie sur l’élan démocratique des peuples et l’État de droit. Et n’oublions jamais que, si les terroristes s’attaquent à la Tunisie, au Mali, au Burkina, à la Côte d’Ivoire, qui doit tant à la sagesse du président Ouattara, c’est d’abord parce que ces pays représentent des modèles démocratiques, c’est-à-dire tout ce que les jihadistes détestent.

 

La Françafrique, c’est terminé !

 

L’exemple du Tchad, où, là aussi, l’élection présidentielle a été contestée, mais où Idriss Déby Itno bénéficie de l’appui de la France, ne démontre-t-il pas que les enjeux sécuritaires prédominent ?

 

Je ne regarde pas l’Afrique avec simplisme ou naïveté. Je suis conscient que chaque pays a ses propres enjeux et ses défis démocratiques à surmonter. Avec le Tchad et son président, Idriss Déby Itno, nous sommes alliés dans la lutte contre le terrorisme, notamment contre Boko Haram, pour la sécurité de la région.

 

Et au sujet de la RD Congo ?

 

La RD Congo mobilise toute notre attention, mais aussi celle de l’Union africaine et de la communauté internationale. C’est un pays immense, avec des ressources importantes et, en même temps, des tensions persistantes dans l’Est et une exploitation insuffisamment contrôlée des richesses. Les prochaines échéances obéissent à des règles constitutionnelles sans équivoque, en particulier la limitation à deux mandats présidentiels consécutifs.

 

La Françafrique, c’est terminé ! Pour autant, la France, pays ami de l’Afrique, a à cœur de faire progresser les principes démocratiques, qui sont dans l’intérêt de tous les peuples. Je continue de penser que la France doit assumer ses responsabilités sur le continent africain. La responsabilité de la France, c’est de dire que chacun doit respecter scrupuleusement le cadre constitutionnel, et il faut que des élections soient organisées dans des délais aussi rapprochés que possible.

 

La Françafrique est-elle vraiment morte ?

 

Certes, quand je vois un certain nombre d’individus qui parcourent encore le continent pour le compte de tel ou tel candidat, je ne peux pas nier qu’il reste encore quelques vieilles pratiques. Notre relation avec le continent ne peut pas être banalisée, mais il faut que s’impose à tous l’idée que l’Afrique n’est pas un pré carré. Cela nécessite du respect et de la proximité.

 

L’Afrique change beaucoup et vite. Nous devons mieux comprendre ce continent qui émerge, mieux saisir l’aspiration des peuples, discuter davantage avec la société civile, la jeunesse qui bouge, qui étudie à l’étranger. Il faut faire valoir l’intérêt d’une relation forte avec la France et c’est, je crois, ce qui a été compris depuis 2012. L’intervention au Mali a prouvé, je le répète, que la Françafrique, c’est terminé, et que nous sommes dans l’intérêt mutuel.

 

En Libye, le califat de Syrte est sur le point de tomber, ce qui risque de provoquer un éparpillement des jihadistes à l’étranger. Cela vous inquiète-t-il ?

 

Oui, la situation en Libye a un impact direct sur l’Europe et donc sur la France. Le terrorisme a su y trouver un second refuge alors que la coalition internationale inflige des coups sévères à l’État islamique [EI] en Irak et en Syrie. On compte entre 3 000 et 5 000 jihadistes en Libye, et leur dispersion constitue une menace majeure, d’abord pour les pays voisins.

 

La priorité, c’est de continuer de faire reculer l’EI à Syrte, mais, au-delà de l’action militaire, la seule réponse est une coopération antiterroriste de grande envergure avec l’Égypte, la Tunisie, l’Algérie et le Maroc. Il y a en outre une deuxième préoccupation évidente, celle de la crise migratoire.

 

Elle est alimentée par ce chaos et par les divisions tribales et politiques qui minent les efforts du gouvernement d’union nationale. Il est dans l’intérêt de la Libye qu’il y ait une réconciliation nationale, avec tous ceux qui peuvent participer à la reconstruction du pays.

 

La France parle-t-elle avec le général dissident Khalifa Haftar ?

 

La France est en capacité de parler avec tout le monde. Elle peut favoriser le dialogue dans l’intérêt des Libyens et de la région, en lien bien sûr avec les pays voisins. Toutefois, nous voulons avant tout dialoguer avec celui qui dirige le gouvernement d’union nationale, le président Fayez el-Sarraj, que nous recevrons d’ailleurs prochainement à Paris.

 

Sous François Hollande, Paris a été en bons termes avec Alger, puis avec Rabat, mais jamais avec les deux en même temps. Exercice impossible ?

 

Je ne partage pas votre analyse. Nous ne sommes pas entre l’Algérie et le Maroc. Nous sommes avec l’Algérie et le Maroc. Nous pouvons avoir des relations d’exception avec les uns et avec les autres. Le président Hollande a rétabli avec Alger un partenariat indispensable qui avait été abîmé au cours du quinquennat précédent.

 

Et si nous avons connu avec Rabat une brève période de difficultés pour des raisons juridiques – ce que je regrette –, elle est aujourd’hui totalement surmontée. Ce qui nous rapproche encore davantage aujourd’hui de ces deux pays amis, c’est cette urgence que nous accordons tous à la lutte contre le terrorisme.

 

Elle crée aussi une confiance nouvelle sur le plan économique, sur celui des relations humaines, des échanges culturels… Nous avons des relations politiques de très grande qualité et il ne faut surtout pas se laisser impressionner par tel ou tel commentaire.

 

Le temps d’un tweet, à l’issue de votre visite à Alger en avril, on a pourtant frôlé l’incident diplomatique…

 

Il n’y avait aucune raison de s’emballer. Chacun connaît mon respect à l’égard du président Bouteflika. Cela n’a rien changé à la relation que nous entretenons depuis quatre ans avec les autorités algériennes et le Premier ministre Sellal. Il faut avoir du sang-froid dans ce genre de situation.

 

La France a confiance en l’Algérie et en son potentiel immense de grand partenaire. Il y a l’écume des choses et les polémiques, mais ce qui est essentiel, c’est cette relation stratégique que nous avons construite.

 

Un de vos prédécesseurs, François Fillon, a récemment comparé la colonisation à une forme de « partage », relançant le débat sur le passé colonial de la France. Vous avez quant à vous déclaré, dans une interview en 2007, que le mot « repentance » n’était pas tabou. Le rediriez-vous aujourd’hui ?

 

Je suis le chef du gouvernement, donc je ne m’exprime pas à titre personnel mais au nom de la France. Il faut être lucide sur notre passé pour nous tourner ensemble vers l’avenir. Personne ne peut occulter les pages d’histoire qui ont lié la France et l’Afrique. Je me rappelle de l’émotion du président malien, M. Ibrahim Boubacar Keïta, parlant de son grand-père mort à Verdun pendant la Première Guerre mondiale.

 

Mais personne ne peut oublier les moments sombres ou nier ce qu’a été le 8 mai 1945 à Sétif, personne ne peut oublier le drame de la guerre d’Algérie, les massacres, la torture, mais aussi le sort des harkis ou la répression de la révolte malgache de 1947…

 

Ces faits doivent être rappelés et commémorés. Laissons les historiens mener les travaux et cessons de vivre dans la culpabilité, le ressassement et la repentance. Un pays s’honore de reconnaître ses responsabilités, mais notre relation avec l’Afrique doit être tournée vers l’avenir.

 

Je donnerai toute mon énergie pour que l’islam de France resplendisse dans le monde

Voyez-vous, comme certains, un côté positif à la colonisation ?

 

Non. La colonisation a marqué le continent africain, c’est un fait. Mais elle a nié la réalité des peuples. Elle a représenté beaucoup de souffrances et aussi une perte de richesses économiques et humaines. Aujourd’hui, l’avenir de l’Afrique est entre les mains des Africains et de leurs dirigeants. Ils ne doivent pas être tournés vers le passé mais vers demain. C’est dans ce sens que la France leur tend la main en tant que partenaire, d’égal à égal, sans rien oublier de nos liens, ceux de l’histoire et de la langue.

 

Beaucoup de musulmans s’interrogent sur vos prises de position, jugées clivantes, au sujet de « l’islam de France ». Pouvez-vous préciser votre pensée ?

 

Ce que je dis est très clair : les Français musulmans sont une part de la France et de son identité. La France, c’est une longue histoire, avec des racines chrétiennes bien sûr et la plus vieille communauté juive d’Europe. C’est l’esprit des Lumières, la révolution de 1789, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, la laïcité et la loi de 1905.

 

Et c’est également l’islam, deuxième religion du pays. Je donnerai toute mon énergie pour que l’islam de France resplendisse dans le monde et fasse la démonstration éclatante de sa compatibilité totale avec la démocratie, la modernité et l’égalité entre hommes et femmes. C’est l’un des plus beaux projets qui soient.

 

Qu’attendez-vous des musulmans de France ?

 

L’islam de France, comme partout dans le monde, souffre aujourd’hui d’un poison qui se répand de l’intérieur : les dérives extrémistes liées notamment au salafisme. Elles sont minoritaires, mais elles étendent leur influence, notamment à travers les réseaux sociaux. Il faut donc que les musulmans mènent le combat de l’intérieur. Ils doivent avec leurs représentants réagir contre la mainmise des salafistes sur certaines mosquées, certains quartiers, sur nombre de nos jeunes.

 

Il y a en France des millions de citoyens dont les origines sont en Afrique de l’Ouest et au Maghreb et qui pratiquent un islam dont les racines n’ont rien à voir avec ce fanatisme. Mon gouvernement a entrepris un dialogue très exigeant avec les représentants de l’islam de France et beaucoup de chantiers sont ouverts, comme celui de la Fondation pour les œuvres de l’Islam ou celui de la formation des imams.

 

Ce défi de l’islamisme radical, ce n’est pas seulement celui de la France ou de l’Europe, c’est aussi celui de toute l’Afrique, où les courants extrémistes et sectaires se sont aussi répandus. Mon gouvernement a par conséquent entrepris un dialogue très exigeant avec les représentants de l’islam de France et beaucoup de chantiers sont ouverts, comme celui du financement des cultes et de la formation des imams.

 

Vous prônez une formation des imams en France. De tels cursus existent pourtant déjà au Maroc ou en Algérie. Cela veut-il dire que vous ne leur faites pas confiance ?

 

Les positions du roi Mohammed VI, son engagement pour la tolérance et pour la coexistence des religions, sont des messages très importants pour le monde musulman.

 

Lorsque je l’ai rencontré à Rabat il y a quelques mois, il m’a proposé d’ouvrir aux imams français les portes des instituts de formation marocains, le temps pour la France de créer sa propre filière. Le partenariat s’est engagé et j’ai donc pleine confiance dans les autorités marocaines. Mais il est évident que nous avons besoin d’imams qui parlent français et qui soient formés en France.

 

On demande à l’islam de France d’accomplir une mutation en quelques années alors que les autres religions ont eu parfois des siècles pour le faire. C’est un défi considérable mais nous y parviendrons.

 

Le président Macky Sall a eu cette phrase, le 14 septembre, jour de l’Aïd : « Les premières victimes du terrorisme sont d’abord les musulmans. Qu’on évite les amalgames. Ce n’est pas l’islam qui est en jeu. La réponse au terrorisme, ce n’est certainement pas d’exacerber le choc des civilisations ou le choc des religions. » Vous êtes-vous senti visé ?

 

Votre question est étrange, puisque c’est ce que je répète inlassablement depuis janvier 2015. Je me retrouve totalement dans les propos de Macky Sall, qui est un ami et un grand dirigeant. J’ai toujours rappelé que les premières victimes du fondamentalisme étaient les musulmans. C’est vrai partout dans le monde, au Moyen-Orient, en Afrique.

 

Dans les attentats de Paris, de Nice, il y avait parmi les victimes des Français musulmans. Ce que cherchent les jihadistes, c’est créer dans nos sociétés les conditions d’une guerre civile dans laquelle les musulmans sont pris en otage, car courant le risque d’être assimilés à l’islamisme radical. Je le répète : la République protège et protégera les musulmans de France, et je n’accepterai aucun amalgame.

 

Il faut s’élever contre le populisme, notamment d’une partie de la droite française, qui alimente une confusion entre regroupement familial, immigration, réfugiés et terrorisme, et donc, à la fin des fins, entre musulmans et terrorisme.

 

Êtes-vous conscient que la polémique au sujet du burkini a pu alimenter le malaise des musulmans de France ?

 

Les musulmans de France ont, comme tous les citoyens, le droit de pratiquer pleinement leur foi. Mais le burkini, c’est autre chose que la foi, c’est une revendication comm unautariste dans l’espace public, une provocation lancée à la République et à l’égalité entre les femmes et les hommes. En France, le corps des femmes n’est pas pudique ou impudique. Il est le corps des femmes.

 

Il n’a pas à être caché ou dissimulé. Je ne céderai jamais face aux assauts de l’islam radical. Comme je n’ai jamais cédé face à l’assaut de tous les extrémismes. La République doit être intransigeante lorsque l’essentiel est en cause. Elle doit l’être pour tous les citoyens, et notamment pour les musulmans qui n’ont qu’un seul vœu : vivre libres sans être les otages d’une minorité obscurantiste et prosélyte.

 

Dans les villes qui se libèrent du joug de l’EI en Irak et en Syrie, quel est le premier geste des populations ? Se raser la barbe, se débarrasser du voile qui leur a été imposé, écouter la musique qui avait été interdite… Ce poids insoutenable des interdits, le film Timbuktu l’a si bien montré.

 

Vous étiez en Israël au mois de mai afin de porter un projet de conférence internationale de paix dans le conflit israélo-palestinien. Pensez-vous réellement que l’on puisse encore discuter avec Benyamin Netanyahou, chef du gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël ?

 

La France est forte et sa voix porte car elle parle à tous les acteurs. Je suis allé en Israël et en Palestine rencontrer les autorités politiques des deux pays, mais aussi la société civile, des enseignants, des femmes et des hommes de foi, tous très préoccupés par la montée des tensions dans les deux sociétés et par la montée en puissance des fondamentalismes.

 

L’intérêt d’Israël, c’est la sécurité, c’est que les Palestiniens aient un État viable et reconnu, et c’est ce que j’ai dit clairement à Benyamin Netanyahou. Nous savons que tout plan de sortie de crise doit se faire sur la base de frontières claires, reconnues, garantissant la sécurité des deux États, et sur la reconnaissance de l’État d’Israël.

 

Nous exigeons pour cela l’arrêt de la colonisation, qui empêche l’idée même d’un État palestinien et toute possibilité de paix. La France a pris ses responsabilités en accueillant en juin une conférence à Paris. Nous espérons désormais que les prochaines étapes se feront avec l’ensemble des protagonistes.

 

Je suis loyal au président de la République.

 

Si ce processus n’aboutit pas, la France va-t-elle, comme l’avait déclaré Laurent Fabius lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères, reconnaître unilatéralement l’État de Palestine ?

 

À partir du moment où nous avons engagé un processus de dialogue, il faut tout faire pour sa réussite. Nous ne devons donc pas parier sur son échec.

 

La présidentielle de 2017 en France passionne déjà les Africains. Vous préparez-vous pour cette échéance, au cas où François Hollande ne se représenterait pas ?

 

Je suis loyal au président de la République. Cela fait partie d’une éthique indispensable, surtout à une époque où nos concitoyens rejettent la parole publique. Je suis aussi respectueux des institutions. Et ma loyauté va d’abord aux Français. J’ai une mission, celle de chef du gouvernement, et jusqu’au bout je ferai face au terrorisme et je porterai les réformes, notamment économiques, dont la France a besoin.

 

Les choses vont dans le bon sens, avec des chiffres qui deviennent encourageants dans le domaine du chômage. Je m’en tiens donc à ma mission. Je suis Premier ministre et libre aussi d’ouvrir les débats nécessaires pour l’avenir du pays. François Hollande prendra sa décision en décembre. Dans son discours du 8 septembre, il a aussi assuré qu’il ne laisserait pas le pays dans les mains de ceux qui veulent tourner le dos aux valeurs de la République. Je me retrouve pleinement dans ces propos.

 

Vous croyez vraiment qu’un candidat de gauche peut encore gagner la prochaine présidentielle ?

 

J’en suis convaincu. Rien n’est joué et les grands défis du monde nécessitent plus que jamais une gauche moderne, républicaine et laïque. Une gauche qui regarde le monde, et notamment l’Afrique, et porte une République ferme et bienveillante.

 

C’est cela, la gauche de Manuel Valls ?

 

Oui, c’est cette gauche qui gouverne, qui assume les responsabilités et que nous devons tous porter collectivement.


Le lamido de Matignon

 

Il était là, sous les ors un peu surannés de Matignon, pour assister à cet entretien. Tout comme il était là il y a trois ans, place Beauvau, lors de l’interview de Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur, avec JA.

 

En bout de table, attentif et silencieux. Rien de plus normal : conseiller spécial d’un homme auprès de qui il travaille depuis quinze ans, à qui le lient de vrais rapports d’affection et qu’il est le seul ici à saluer d’un « check » fraternel, Ibrahima Diawadoh N’Jim, mauritanien et français, musulman et républicain, discret et omniprésent, est l’incontournable « Monsieur Afrique » (mais pas seulement) du Premier ministre.

 

Son silence médiatique vaut à ce natif de Kiffa, 61 ans, citoyen d’Évry (en banlieue parisienne) depuis un quart de siècle, d’être l’objet de bien des rumeurs et d’autant de fantasmes. Comme celle de ce voyage secret en Irak, en août, qu’il n’aurait en réalité jamais effectué. Mais ne comptez pas sur lui pour démentir : « les hommes généreux sont sourds et muets », dit un proverbe mauritanien.

 

  Mathieu Olivier

Lu pour vous : Manuel Valls : « Quand un peuple aspire à la démocratie, rien ne peut l’arrêter »
Repost 0
Centrafrique-Presse.com