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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 19:27
Crise en RDC: l'UE s'apprête à sanctionner sept hauts responsables du régime Kabila

 

 


Bruxelles - AFP / 09 décembre 2016 18h58 - L'Union européenne s'apprête à sanctionner sept hauts responsables de la République démocratique du Congo (RDC) accusés d'y entraver le processus démocratique, à l'approche du 20 décembre, terme du mandat du président Joseph Kabila, ont indiqué vendredi plusieurs sources européennes.



Les gels d'avoirs et interdictions de séjour dans l'UE ciblant ces sept personnalités --essentiellement des responsables sécuritaires, selon l'une de ces sources -- pourraient être décidés lundi à l'occasion d'une réunion à Bruxelles des ministres des Affaires étrangères des 28.



Les sanctions seront certainement sur la table, a déclaré un haut responsable européen. Et elles devraient être adoptées, d'après un diplomate.



Au niveau technique, c'est prêt, mais la décision politique doit être prise par les ministres, a tempéré un autre diplomate européen, s'exprimant lui aussi sous couvert de l'anonymat.



Selon lui, une petite minorité parmi les 28 souhaiterait attendre jusqu'au 20 décembre pour voir si la médiation en cours menée par l'épiscopat catholique congolais peut déboucher sur une sortie de crise.



Joseph Kabila est au pouvoir depuis 2001 et ne donne aucun signe de vouloir en partir, alors que la Constitution lui interdit de se représenter.



Le 20 décembre marque la fin de son mandat, mais l'élection présidentielle n'aura pas lieu cette année comme initialement prévu, ce que l'opposition dénonce depuis déjà des mois.



- 'Effet dissuasif notable' -



L'objectif des négociations en cours à Kinshasa est de trouver un accord permettant d'organiser une transition jusqu'à l'élection du successeur de M. Kabila, dont l'UE souhaite qu'elle intervienne le plus tôt possible en 2017.



En décidant de sanctions individuelles contre des proches du président, les pays de l'UE mettraient ainsi leurs menaces à exécution. 



Le 17 octobre, les 28 chefs de la diplomatie s'étaient dits prêts à sanctionner ceux qui sont responsables de graves violations des droits de l'homme (...) ou qui feraient obstacle à une sortie de crise consensuelle, pacifique et respectueuse de l'aspiration du peuple congolais à élire ses représentants.



Parmi les sept personnalités ciblées, certaines le sont pour le rôle prépondérant dans la répression meurtrière des manifestations d'opposants en septembre, d'autres parce qu'elles entravent la tenue d'élections, selon plusieurs sources.



Les 19 et 20 septembre, des émeutes avaient éclaté à Kinshasa en marge d'une manifestation du Rassemblement de l'opposition constitué autour du parti d'Étienne Tshisekedi, opposant historique en RDC. Une cinquantaine de personnes avaient été tuées.



L'opposition brandit la menace de nouvelles manifestations pour faire partir Joseph Kabila, ce qui pourrait replonger l'ancienne colonie belge --déjà ravagée par deux guerres entre 1996 et 2003-- dans une spirale de violence incontrôlable.



Dans un communiqué publié vendredi, plusieurs ONG internationales, parmi lesquelles Human Rights Watch (HRW), la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH) ou encore Reporters sans frontières (RSF) ont appelé l'Europe a emboîter le pas aux États-Unis qui ont déjà pris des sanctions ciblées contre trois responsables sécuritaires congolais.



Jugeant que ces mesures américaines ont eu un effet dissuasif notable et ont ébranlé les personnes impliquées le communiqué appelle l'Union européenne et Washington à étendre les sanctions ciblées contre les personnes principalement responsables de la récente répression violente et d'autres violations graves des droits humains en République démocratique du Congo.


(©)

 

 

UE/États-Unis : Appel à sanctionner de hauts responsables en RDC

 

 

Des mesures urgentes sont nécessaires pour dissuader les violences et la répression à grande échelle


 

(Kinshasa, New York, Bruxelles, Paris) – L’Union européenne et les États-Unis devraient étendre les sanctions ciblées contre les principaux responsables de la récente répression violente et d’autres violations graves des droits humains en République démocratique du Congo, a déclaré aujourd’hui une coalition de 72 organisations congolaises et 15 organisations internationales de défense des droits humains.



Dix jours avant le 19 décembre 2016, date butoir marquant la fin du second et dernier mandat du Président Joseph Kabila autorisé par la constitution, celui-ci n’a toujours pas pris d’engagement clair sur son retrait du pouvoir. Parallèlement, la répression du gouvernement contre les activistes pro-démocratie, l’opposition politique, les manifestants en grande partie pacifiques et les médias s’est intensifiée à une vitesse alarmante.



« L’imposition de sanctions ciblées contre de hauts responsables, en particulier avant le 19 décembre, pourrait aider à éloigner la RD Congo du bord du précipice et éviter une plus grande répression violente. Une telle action montrerait que les conséquences ne cesseront de s’accroître pour le gouvernement au fil des jours. » a déclaré Me Georges Kapiamba, président de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ).

 

Des dirigeants d’opposition et des activistes pro-démocratie ont appelé les Congolais à descendre dans les rues si le Président Kabila restait à son poste au-delà de son mandat. Les manifestations passées laissent penser que les forces de sécurité seront présentes, promptes à faire un usage excessif de la force, y compris létale. Il y a des risques que les dirigeants politiques mobilisent les dizaines de groupes armés actifs dans l’est de la RD Congo à des fins politiques ou que les forces de sécurité nerveuses du pays se brisent si Joseph Kabila s’appuyait sur la force pour rester au pouvoir. Cela laisse craindre que le pays puisse sombrer dans une plus grande répression ou dans une violence généralisée et le chaos, avec de possibles répercussions volatiles dans toute la région.

 


Les sanctions ciblées imposées précédemment par les États-Unis contre trois responsables des forces de sécurité sur le devant de la scène des violences contre les manifestants ont eu un effet dissuasif notable et ont ébranlé les personnes impliquées, ont expliqué les organisations. Les États-Unis devraient imposer des sanctions ciblées contre des représentants de plus haut niveau.

 


En octobre, les ministres des affaires étrangères de l’UE ont affirmé que l’Union européenne « utilisera tous les moyens à sa disposition » contre les individus responsables de graves violations des droits humains, qui incitent à la violence ou « feraient obstacle à une sortie de crise consensuelle, pacifique ». En novembre, le Parlement européen a adopté une résolution appelant l’Union européenne à infliger rapidement des sanctions ciblées. L’Union européenne doit examiner la situation prévalant en RD Congo et éventuellement adopter des sanctions ciblées lors de la prochaine réunion de son Conseil des affaires étrangères le 12 décembre.



Ces sanctions compteraient, entre autres, des interdictions de voyage, le gel des avoirs et le blocage des comptes bancaires et des transactions financières liés aux individus.



« Le Président Kabila et les fonctionnaires congolais doivent recevoir un message fort leur signalant que la violation des droits des Congolais coûte cher aux personnes responsables ». Il est crucial pour la stabilité, l’État de droit et le respect des droits humains fondamentaux en RD Congo et dans l’ensemble de la région d’agir maintenant pour empêcher que la situation en RD Congo ne devienne incontrôlable. » a déclaré Ida Sawyer, chercheuse senior Afrique à Human Rights Watch.


Liste des signataires sur fidh.org



- FIN - 

Contacts presse :


Arthur Manet (français, anglais, espagnol) +33 6 72 28 42 94, presse@fidh.org 


Audrey Couprie (français, anglais, allemand) +33 6 48 05 91 57, presse@fidh.org

 

La FIDH est une ONG internationale de défense des droits humains. Elle fédère 184 organisations nationales de défense des droits humains dans 112 pays. Depuis 1922, partout dans le monde, la FIDH enquête, documente, et pousse les États à adopter des politiques respectueuses des droits humains. Elle poursuit également les auteurs de violations des droits humains et accompagne les victimes devant les tribunaux. La FIDH a son siège à Paris et des bureaux à Abidjan, Bamako, Bruxelles, Conakry, Genève, La Haye, New-York, Pretoria et Tunis.

 

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Centrafrique-Presse.com
9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 00:16
Lu pour vous : Les soldats gabonais en Centrafrique : Haro sur la médisance !

 

 

 

http://www.africtelegraph.com/ LAZARD OBIANG 8 DÉCEMBRE 2016

 

Selon un rapport de l’ONU, des soldats Gabonais de la MINUSCA sont impliqués dans une affaire d’abus sexuels. Le ministre gabonais de la défense a donné la position de son gouvernement qui craint une manipulation.

 

Devant des faits jugés graves dans l’opinion relayés dans un dernier rapport de l’ONU, le Gabon a réagi. Ses soldats déployés en Centrafrique sont cités comme auteurs d’abus sexuels. Etienne Massard Kabinda Makaga, le ministre de la Défense, a tenu à apaiser les esprits des uns et des autres.

 

Le ministre a au départ rappelé que le Gabon, par son contingent militaire est présent en Centrafrique depuis 1997. Il a avancé que son département ministériel n’est pas pour outrepasser la discipline militaire. Mais, face à cette situation, il ne peut que prendre entièrement ses responsabilités.

 

« Le ministre de la Défense rappelle qu’il a toujours veillé à la discipline et à l’éthique du soldat Gabonais ». On peut lire dans le communiqué du ministère de la défense nationale.

 

Cette réaction intervient pour mettre fin à la désinformation et la manipulation de certains médias. Le Gabon veut éviter que ces comportements n’entament le moral des troupes actuellement présent en Centrafrique.

 

Etienne Massard Kabinda Makaga a tenu à apaiser le climat. Il a rassuré que toute la lumière sera faite sur cette sulfureuse affaire. Le ministre a toutefois fait un appel à la présomption d’innocence. Même si son souhait est que ce rapport soit mis à la disposition des autorités gabonaises exclusivement pour usage officiel.

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Centrafrique-Presse.com
8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 20:50

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE 

 


Bangui le 8 décembre 2016 – La ville de Bria, au centre de la République centrafricaine à 600 km de Bangui, la capitale, est depuis le 21 novembre 2016 au cœur d’un conflit d’une violence extrême entre éléments armés rivaux. Ces affrontements ont engendré une nouvelle crise humanitaire avec plus de 12 000 déplacés. Plus de 100 personnes ont trouvé la mort du fait de cette violence à Bria et dans les axes routiers environnants. Ces affrontements ont trouvé une résonance particulière dans la préfecture voisine de la Ouaka. Au 5 décembre, on dénombrait 1 434 personnes nouvellement déplacées dans la ville de Bambari, chef-lieu de la préfecture. Ces mouvements de populations font suite aux affrontements dans la zone de Bakala à 60 km à l’ouest de Bambari.

 

A cet égard, le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Fabrizio Hochschild, appelle les parties au conflit à respecter sans délai le Droit international humanitaire (DIH). Dans les termes les plus forts, il a condamné les violations du DIH par les éléments armés. Leurs agissements violents engendrent de nouveaux défis à la protection des civils et à l’accès aux populations vulnérables. A Bria par exemple, des civils sont confinés dans leurs quartiers et le site de déplacés de PK3 sans possibilité de mouvement à travers la ville, de peur d’être attaqués en raison de leur appartenance ethnique.

 

«A Bria et à Bambari ainsi que sur toute l’étendue du territoire, ces infractions sont intolérables et constituent un délit au regard de la justice internationale» selon Fabrizio Hochschild. «J’insiste particulièrement sur la nécessité de respecter le caractère sacro-saint de la vie humaine et de faciliter sans aucune condition l’accès aux populations enclavées et vulnérables».

 

Ce regain de violence déplorable a contraint les acteurs humanitaires à réduire temporairement l’ampleur de leur présence à Bria et ses environs ainsi qu’à Bambari. «Il convient toutefois de souligner que la famille des humanitaires a réduit sa présence mais ne s’est pas retirée et n’a abandonné ni Bria ni Bambari» a signalé le Coordonnateur humanitaire. «Malgré les affrontements ouverts à Bria et une situation sécuritaire particulièrement délétère à Bambari, ils ont maintenu la présence nécessaire afin d’être en mesure de répondre aux besoins urgents des populations les plus vulnérables » a-t-il précisé.


----------------------------------------- 


Ms. Yaye Nabo SENE

 
Head, Public Information |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
Central African Republic (CAR) 


Email: seney@un.org | Mob: +236 70087565 | Skype: yayenabosene 


car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int 

LE COORDONNATEUR HUMANITAIRE EN RCA APPELLE LES ELEMENTS ARMES A RESPECTER LE DROIT INTERNATIONAL HUMANITAIRE SANS DELAI
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 20:45
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

 

La Centrafrique se dote un budget de 191 milliards de FCFA

 

APA Bangui (Centrafrique) 2016-12-08 15:43:38 Le budget de l’année 2017 en Centrafrique, d’un montant de 191 milliards de FCFA, est soumis ce jeudi, à l’examen des députés


Ce projet de budget, défendu par le ministre du Plan, et de l’Economie, Félix Moloua, est présenté à l’assemblée nationale trois semaines après la table ronde des bailleurs tenue à Bruxelles où le gouvernement a obtenu une promesse de financement de 1 130 milliards de CFA. 



Ce budget, selon Félix Moloua , cadre bien avec la situation de la République Centrafricaine et prend en compte toutes les préoccupations à savoir la réconciliation nationale et le développement. 



Ce budget présente toutes les opportunités de mobilisation des ressources internes et externes, a indiqué le ministre du Plan et de l’Economie.



Il parle d’un budget ‘’ambitieux’’ qui va permettre à l’exécutif de s’attaquer aux grands défis de sortie de crise dans le pays.



C’est un budget déficitaire dont le gap sera comblé par les différentes annonces des partenaires au développement de Centrafrique. 



Il doit être adopté par les élus de la Nation avant la date butoir du 31 décembre pour qu’il soit appliqué le 1er janvier pour éviter au pays une crise financière.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4869842#sthash.rgoJunHY.dpuf

 

 

 

Centrafrique : vers le recrutement de 500 policiers et gendarmes

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-12-08 13:49:21 Cinq-cents nouveaux policiers et gendarmes seront bientôt recrutés en Centrafrique grâce à l’appui de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), a annoncé, jeudi à Bangui, le ministre en charge de la Sécurité.


Selon Jean Serge Bokassa qui s’entretenait avec la presse au terme d’une rencontre avec une délégation de la MINUSCA, les modalités du recrutement des policiers et gendarmes, leur formation et la réouverture prochaine de certains commissariats dans Bangui ont fait l’objet d’échanges entre lui et ses interlocuteurs.



La République Centrafricaine, en proie à un sérieux problème d’insécurité à cause de la multiplication des groupes armés, a un effectif réduit et vieillissant de policiers et de gendarmes.



Le pays dispose certes d’une école nationale de la police et de la gendarmerie mais depuis presque cinq ans il n’y a pas eu de recrutement, soit à cause d’un manque de moyens financiers, soit du fait de la crise militaro-politique qui a eu un impact négatif sur le fonctionnement de l’Etat.



Dans tous les cas, les modalités de ce recrutement annoncé doivent être bien définies pour qu’on ne retombe pas dans les travers des précédents recrutements fondés essentiellement sur des bases partisanes. 



Cela explique pourquoi la population n’a pas confiance aux forces de l’ordre.
 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4869825#sthash.8mNeHK0C.dpuf

 

 

Visite en Centrafrique d'une délégation du port autonome de Douala 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-12-08 13:42:33 Une délégation du port autonome de Douala a entamé ce jeudi en Centrafrique une visite de travail destiné à explorer les voies et moyens de rendre fluide le trafic de marchandises entre ces deux pays.


Le trafic de marchandises est devenu si intense au point que les autorités portuaires camerounaises ont émis le souhait d’ouvrir en terre centrafricaine certains de leurs services pour activer les échanges. 



Avec la présence de la mission onusienne, le port de Douala est devenu une plaque tournante des trafics centrafricains.



Pays enclavé, la RCA importe et exporte la majorité de ses produits à partir du port de Douala où elle dispose des guichets uniques des douanes et autres services.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4869824#sthash.RZUqRCX6.dpuf

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 20:40
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Un comité de trois organes pour absorber les fonds promis à Bruxelles

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 8 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, le 8 Novembre 2016(RJDH)—Trois semaines après la table ronde de Bruxelles, le Ministre du Plan Félix Moloua a présenté la structure d’absorption de fonds à savoir : Un organe politique dirigé par Touadera, un organe de décision où siègent les partenaires et un secrétariat technique permanent pour faire le rapport et mesurer le niveau de décaissement des fonds. Précision apportée dans une interview que le Ministre du Plan a accordée au RJDH hier, 07 décembre à Bangui.

 

RJDH : Monsieur Félix Moloua Bonjour !

 

Felix Moloua : Bonjour monsieur le journaliste.

 

RJDH : Vous venez de présenter devant la représentation nationale les grands axes du projet de Loi de finances 2017. Pouvez-vous nous dire quels sont les grands axes de document ?

 

FM : Le projet de Loi que je viens de présenter en lieu et place de mon collègue des Finances présente en termes de besoins et de dépenses, je crois que pour la Loi de finance, le montant qui a été estimé par le Ministère des finances prend en compte toutes les préoccupations et s’élève autour de 191 milliards et c’est un montant qui a été revu à la hausse compte tenu de tous les défis que nous avons. Maintenant les dépenses, vous savez que nous sommes en période de crise et les défis sont énormes et je sais que par rapport à 2016, ce niveau est élevé et passe de 174 milliards à 191 milliards de Francs CFA.

 

Ce projet de Loi de finances présente toutes les opportunités pour mobiliser les ressources du point interne et externe, notamment en termes de don sur les projets, ainsi que de l’aide budgétaire avec l’appui de nos partenaires traditionnels aussi tous les efforts qui doivent être consentis pour mobiliser les ressources domestiques, c’est-à-dire internes.

 

Voilà donc la grande structuration de la Loi de finances de 2017. Mais ce qu’il faut donc avouer, c’est que le ministère des Finances a fait un travail exceptionnel pour qu’à ce jour, le projet de Loi soit sur la table de l’Assemblée Nationale. C’est un effort par rapport aux nouvelles dispositions au niveau de la communauté économique régionale, c’est-à-dire au niveau de la CEMAC. Il y a des réformes et le Ministère des Finances a tenu compte pour respecter cela  et respecter les engagements du Fonds Monétaire International (FMI). Ce document est donc soumis à examen et j’espère que mon collègue sera là, pour rentrer dans les détails afin de répondre aux préoccupations que pourraient soulever les Députés.

 

RJDH : Monsieur le Ministre, vous avez évoqué la mobilisation interne qui nous fait penser à la fiscalité et à l’impôt. Pouvez-vous nous dire si l’impôt de capitation est aussi consigné dans le budget ?

 

FM : A ma connaissance pour le moment, il n’en est pas question. Il y a d’autres opportunités pour agrandir l’assiette fiscale, il faut d’abord commencer à couvrir toutes les zones. Vous savez que nous pouvons faire plus si la sécurité revient sur toute l’étendue du territoire. Je crois que cela permettra au Ministère des Finances et aux régis financières de pouvoir mobiliser assez de ressources domestiques. En tout cas, si on arrive à augmenter le niveau de ces ressources domestiques, je crois que nous pourrions réduire le gap. C’est vrai que nous comptons sur l’appui extérieur, mais il faudrait, pour des efforts durables, compter sur nos ressources propres. Nous avons des possibilités pourvu que nous fassions tous des efforts en faveur de la paix et de la sécurité sur tout le territoire.

 

RJDH : le Président Faustin Archange Touadera a annoncé la mise en place d’un comité d’absorption de fonds sans proposer un contenu réel de ce comité. Comment allez-vous faire pour mobiliser les ressources annoncées par les partenaires au développement de la RCA ?

 

FM : le Président de la République a répondu aux préoccupations de la communauté internationale qui n’a sans cesse manqué de lui poser la question sur notre capacité d’absorption de ces ressources. Effectivement, ce n’était pas au lendemain, mais c’est une première réponse. Donc un signal fort qui prouve toute la volonté du Chef de l’Etat pour être à la hauteur de l’utilisation des ressources qui pourraient provenir des annonces de Bruxelles.

 

Le problème n’est pas au niveau du contenu, c’est un dispositif qui est structuré qui a donc trois organes. Premier organe sera piloté par le Chef de l’Etat et qui va traiter les questions purement politiques.

 

Le second panier, c’est un organe de décision, donc un comité directoire conjoint qui réunira tous les partenaires qui ont fait des annonces et le troisième organe c’est le secrétariat politique permanent. C’est ce secrétariat qui aura le devoir de donner la visibilité sur ces ressources et comment rendre compte et se passer des annonces au décaissement pour nous permettre d’avoir des rapports sur l’exécution des actions contenues dans le plan.

 

Maintenant c’est de rendre opérationnel ce secrétariat politique permanent et c’est dans ce sens-là qu’automatiquement après Bruxelles, il faut relever que la communauté internationale a décidé de nous accompagner et continue de faire preuve de cet accompagnement. Car aussitôt après Bruxelles la Banque Mondiale a accepté de mobiliser les ressources pour recruter un consultant international devant nous aider à mettre en place ce secrétariat technique permanent.

 

Une fois que le travail en train d’être fait, une fois que les termes de références sont clairement définis pour le suivi des annonces de Bruxelles et la mise en œuvre du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix, pour la coordination il faut communiquer autour de ces actions. Nous pourrons avoir le profil des compétences devant travailler dans ce secrétariat politique permanent. Et c’est ce travail que nous sommes en train de faire parce que ce secrétariat technique va pouvoir nous alerter et nous mettre à dispositions des éléments de décision ou s’il y a des blocus quelque part, nous seront avec tous les partenaires au niveau du comité directoire technique pour nous pencher sur les obstacles et pour les lever d’une manière rapide les ressources. Donc ce n’est pas question de contenu. Nous savons ce qu’il faut faire, il faudrait donner la forme et recruter les compétences dans ce secrétariat technique permanent et c’est ce travail qui a déjà commencé. D’ici peu, le consultant international sera en place, nous allons travailler et il y aura un premier draft d’ici la fin de la semaine.

 

RJDH : Lors de la table ronde de Bruxelles, certains partenaires n’ont pas répondu à l’appel ou fait des annonces. Nous voulons citer la CEEAC, l’Union Africaine qui comptent organiser sa table ronde en faveur de la RCA, alors quel est le niveau d’engagement et de collaboration entre vous et ces institutions ?

 

Il ne faut pas dire cela. Dès le début de l’élaboration de ce Plan de Consolidation et de Relèvement de la Paix, toutes ces institutions étaient impliquées. Elles font bien partie du comité directeur conjoint dont j’avais la présidence et c’est avec tous ces représentants que nous avons travaillé. Et à Bruxelles, l’Union Africaine et la CEEAC ont pris la parole. Au niveau africain, la CEEAC fait partie de notre communauté économique régionale avec qui nous sentons la solidarité africaine déjà. Donc on ne va pas dire qu’ils vont faire leur chose à part. Maintenant, pour démontrer cette solidarité, l’Union Africaine a souhaité et envisagé organiser son prochain Sommet, une réunion avec tous les pays africains, pour apporter un appui à la République Centrafricaine et cela est un plus qui témoigne à suffisance que nous ne sommes pas seuls. Car, non seulement les pays africains sont derrière nous mais toute la communauté internationale est avec nous.

 

RJDH :Joseph Bendounga, président du MDREC dans une interview accordée au RJDH a affirmé que vous avez balbutié devant les partenaires lors de cette table ronde Bruxelles. Qu’en dites-vous ?

 

FM :Ah je l’ai pas vu à Bruxelles, je ne sais pas de qui il tire cette information, cela n’engage que lui. Je ne crois pas qu’on est au niveau de ce genre d’analyse. Je crois qu’il a lui-même lu ce document et ce qu’il contient. Ce n’est pas qu’à Bruxelles que j’ai présenté ce document, je l’ai présenté à New-York, à Washington, à Yaoundé et un peu partout. Depuis les présentations que j’ai faites, c’est la première fois que et cela ne vient pas de l’extérieur mais c’est des gens qui parfois ne sont pas au niveau de l’information qui racontent cela. Aujourd’hui, nous savons qu’il y a eu des annonces et la communauté internationale est mobilisée pour nous appuyer autant qu’on se mette ensemble. Moi je voudrai bien le rencontrer pour qu’on en discute, j’ai besoin des idées.

 

RJDH : Il a demandé un large consensus autour des retombés de Bruxelles que répondez-vous ?

 

FM :Quelle rencontre consensuelle ? Pour parler de quoi exactement ? Il faut qu’on se le dise, on a toutes les informations qui sont là. Après Bruxelles nous avons tenu une conférence de presse avec tous les partenaires, il faut écouter ce qu’ils disent. La population a besoin des réponses urgentes et d’abord nous avons commencé à travailler avant même d’aller à Bruxelles. Je crois qu’après l’investiture du Président, à mon premier déplacement à Bruxelles au mois d’avril, la communauté internationale a commencé à se mobiliser pour dire que la population centrafricaine doit bénéficier de la dividende de démocratie. Et c’est ainsi qu’avant Bruxelles, des actions sont déjà menées sur le terrain. J’ai été sur le terrain et lancé plusieurs projets de réhabilitation des infrastructures scolaires et routières. Et on a bien d’autres choses à faire et nous nous sommes  convenus avec les partenaires pour aller de l’avant. L’heure n’est pas à la théorie pour se lancer des flèches et si ce monsieur veut contribuer, qu’il apporte des éléments. La preuve : si cela ne n’était pas bien perçu, on n’allait pas avoir ce niveau d’engagement et de promesses.

 

RJDH : M le ministre je vous remercie !

 

FM : c’est à moi de vous remercier

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

 

 

Centrafrique : Le Bambou de Chine très prisé par la population de Birao

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 8 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI 8 décembre 2016 (RJDH) : le bambou de Chine est vital pour la ville de Birao. Il est utilisé pour la clôture des maisons d’habitation, dans l’alimentation,… cet arbre est aussi sources des récurrentes incursions soudanaises qui le déciment.

 

A l’instar d’autres communautés qui utilisent le Bambou dans leur quotidien comme matière première pour construire leurs maisons et produit alimentaire, Birao ne fait pas exception. Dans cette partie de la Centrafrique, le Bambou compense le bois et il est aussi sujet de braconnage de la part des voisins soudanais car, son utilisation dépasse le simple cadre de sa transformation en meubles.

 

A Birao, un petit tour dans la ville et vous saurez les bienfaits faits du Bambou de Chine dans cette partie de la RCA cernée par le Tchad et le Soudan. Au coin de certaines rues, l’on aperçoit des ateliers sous lesquels, le Bambou de Chine est utilisé  dans la fabrication de meubles. Ce que nous confirme Idriss, ce menuisier qui déclare que « nous fabriquons des lits, des escarbots ou des chaises avec cet arbre».

 

Outre les tiges de Bambou utilisées dans la menuiserie, ses racines constituent un aliment très apprécié par certains habitants. Selon Oumar Fotor« c’est le bambou de Chine qui  nous a sauvé la vie durant cette période crise, on prépare ses racines pour les manger. Il a le même gout que le mil ».

 

Du coupeur de Bambou aux fabricants de chaises, de fauteuils, …. Toute la chaine tire les bienfaits de cette graminacée. La coupe de Bambou et sa vente sont une activité lucrative a encore témoigné Oumar Fotor qui souligne que « nous les vendons par bottes, on gagne jusqu’à 50.000 frs ». Ce chef a aussi précisé que « c’est une grâce divine, car le Bambou de Chine pousse à l’état sauvage ».

 

Vu son utilité, le Bambou qui est la plus grande graminacée est menacé de disparition pour son abattage et braconnage.

 

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Centrafrique-Presse.com
8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 20:37

 

RÉCIT

 

L’ex-enfant soldat ougandais devenu chef dans l’Armée de résistance du Seigneur est jugé à la Cour pénale internationale. Dix ans ont été nécessaires à sa capture.

 

Par Cyril Bensimon  LE MONDE Le 06.12.2016 à 18h01

 

Le procès de Dominic Ongwen qui s’est ouvert, mardi 6 décembre, devant la Cour pénale internationale (CPI) devrait permettre de mieux cerner la personnalité et l’histoire de cette figure de l’Armée de résistance du Seigneur (Lord’s Resistance Army, LRA). Victime ou bourreau ? Victime devenue bourreau ? A des milliers de kilomètres de La Haye, le commandant Amat Mounir se fiche pas mal des interrogations qui entourent le parcours du chef de guerre ougandais, de sa cavale meurtrière commencée par un rapt alors qu’il n’était encore qu’un enfant.

 

Cet officier de l’ex-Séléka, le groupe rebelle centrafricain qui avait pris le pouvoir à Bangui en 2013, n’a pas fini de ruminer son aigreur, près de deux ans après la capture de Dominic Ongwen en janvier 2015. A l’époque, le commandant Amat Mounir avait revendiqué l’arrestation de cet homme recherché depuis dix ans par la justice internationale et pour la capture duquel les Etats-Unis avaient promis une prime de 5 millions de dollars.

 

« Quand un chasseur nous a prévenus qu’il avait repéré un groupe de la LRA au niveau du village de Koto 3, nous sommes partis de Sam Ouandja [une localité du nord-est de la Centrafrique] avec 60 hommes pour les intercepter. Moi en tête ! », clame aujourd’hui encore le commandant Amat Mounir. « Après quinze à vingt minutes d’accrochages, nous avons arrêté leur chef. Nous l’avons reconnu tout de suite après, grâce aux photos des chefs de la LRA distribuées par les Américains », poursuit l’officier de l’ex-rébellion.

 

Précieux prisonnier

 

Prévenues par ses soins, les forces spéciales américaines, qui disposent depuis 2011 d’une base à Obo, dans le sud-est de la Centrafrique, afin d’appuyer les armées de la région dans la traque de la LRA, viendront récupérer le précieux prisonnier. « Ils sont arrivés avec deux hélicoptères, l’un s’est posé au sol et l’autre est resté dans le ciel. Ils nous ont dit qu’ils allaient amener ce qu’ils avaient promis pour la capture d’Ongwen. »

 

« Après, quand ils sont revenus, ils nous ont dit qu’ils ne pouvaient pas nous donner d’argent liquide, car la Séléka est un groupe rebelle et que nous pourrions acheter des armes avec. On leur a dit d’accord, mais alors vous pouvez construire des écoles, un hôpital, une maison des jeunes, refaire la route, car il n’y rien ici ! Ils ont accepté mais n’ont rien fait. Ils ont seulement amené des tables et des bancs pour l’école et quelques médicaments », râle le milicien, avec la sérieuse impression de s’être fait avoir en n’obtenant pour seule récompense de la part des forces spéciales américaines « un tableau de remerciement que nous avons mis dans notre base de Sam Ouandja ».

 

En janvier 2015, l’apprenti chasseur de prime exprimait sa frustration avec des mots plus crus. « Si j’avais su, je l’aurais tué sur place », disait-il à l’endroit de Dominic Ongwen. Ce dernier, après son transfert à Obo où les armées américaines et ougandaises ont chacune installé leur base, avait affirmé dans un message diffusé par la télévision ougandaise s’être rendu volontairement aux forces américaines après que Joseph Kony, le chef de la LRA, eut voulu le tuer. Une version certifiée par Washington qui a toujours évoqué une reddition.

 

Une chose est certaine, en revanche, le transfert de Dominic Ongwen d’Obo à La Haye ne s’est pas fait sans difficulté. « Il y a eu beaucoup de mensonges, raconte une bonne source. Les Américains ont fait comme s’ils n’étaient mêlés à rien et les Ougandais ont fait croire à Ongwen qu’ils allaient le ramener au pays et l’amnistier, avant de l’envoyer finalement devant la CPI sur pressions de la Maison Blanche. Ce fut un jeu de dupes à tous les niveaux. » A ce sujet, dans son film documentaire Wrong Elements, dont la sortie en France est prévue le 22 mars 2017, Jonathan Littell montre une scène étonnante où, quelques minutes avant d’être embarqué dans un avion, Dominic Ongwen découvre que son avenir se jouera devant la justice internationale et non dans son pays natal. Pas sûr que le commandant Amat Mounir se console de ne pas être le seul à avoir été berné dans cette histoire.

 

Cyril Bensimon

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/06/l-homme-qui-a-arrete-dominic-ongwen-attend-toujours-la-prime-promise-par-les-etats-unis_5044456_3212.html#SL5oT1kTmt5cYaSs.99

 

Lu pour vous : L’homme qui a arrêté Dominic Ongwen attend toujours la prime promise par les Etats-Unis
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 20:34
Soldats de la Minusca en RCA: l’ONU met la pression sur Libreville et Bujumbura
Soldats de la Minusca en RCA: l’ONU met la pression sur Libreville et Bujumbura

 

 

 

Par RFI Publié le 08-12-2016 Modifié le 08-12-2016 à 01:23

 

Le Burundi et le Gabon promettent de faire la lumière sur les soupçons de crimes sexuels qui auraient été commis par leurs soldats en Centrafrique. L'ONU a dévoilé un rapport dans lequel 16  militaires gabonais et 25 Burundais sont accusés d'agressions sexuelles, parfois contre des mineurs. Les faits datent de 2014-2015, dans la préfecture de Kemo. Les Nations unies ont recensé 140 victimes et elles ont demandé aux deux gouvernements de prendre des sanctions pénales.

 

L'ONU a donné six mois à Libreville et Bujumbura pour rendre compte des mesures prises suite à ce rapport accablant. Les deux gouvernements mettent en avant leur bonne volonté.

 

Le porte-parole adjoint du ministère burundais de la Défense explique qu'une commission a été créée pour mener des investigations complémentaires. Ce que les Nations unies avaient d’ailleurs demandé.

 

Le major Côme Ndayiragije affirme qu'il n'y aura aucune impunité si les faits sont avérés. « La justice est là si les enquêtes trouvent qu’il y a des déficiences de ces délégations. La justice doit les sanctionner. Pour un militaire qui est déployé dans la mission de maintien de la paix, il y a un code de conduite qu’il doit suivre, c’est pourquoi le gouvernement prend cela au sérieux. C’est grave, cela ternit l’image du pays et l’image de la mission. »

 

Côté gabonais, le ministre de la Défense Etienne Massard explique que les autorités suivent ce dossier et que si des mesures disciplinaires doivent être prises, elles le seront. Le porte-parole du gouvernement précise que le Gabon n'encourage pas ces pratiques et que les militaires engagés ont un devoir d'exemplarité.

 

Selon le ministre gabonais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Alain-Claude Bilie Bi Nzé, des sanctions sont prévues si les enquêtes démontrent que des crimes ont été commis. Il y aura un principe de fermeté, dit-il.

 

Depuis les faits, les 41 casques bleus accusés dans le rapport ont tous quitté la Centrafrique. L'ONU a fourni leurs identités aux deux pays concernés.

 

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 19:42
L'Afrique dans le viseur des services de renseignement
L'Afrique dans le viseur des services de renseignement

 

L'Afrique dans le viseur des services de renseignement

 

Par RFI Publié le 08-12-2016 Modifié le 08-12-2016 à 18:14

 

Ces dernières années, Edward Snowden - l'ex-consultant de la NSA - a publié plusieurs dizaines de documents confidentiels sur les pratiques des agences de renseignement britannique et américaine. Au coeur de nouvelles révélations, l'Afrique. Des extraits de ces documents couvrant la période 2009 - 2011 sont publiés par le quotidien Le Monde. Présidents, anciens présidents, Premiers ministres, chefs militaires, hommes d'affaires influents, ambassades, institutions, mouvements rebelles, tous ont été placés, à divers degrés, sous surveillance.

 

Pas moins de vingt pays sont concernés par cet espionnage, et pas seulement la partie anglophone du continent. Citons le Kenya, le Zimbabwe, la Somalie, mais aussi le Togo, le Niger, le Mali, le Burkina Faso, l'Algérie.

 

Au premier rang des cibles, les présidents et leurs Premiers ministres. En 2009, le palais présidentiel angolais est sur écoute. C'est cette année-là qu'Hillary Clinton se rend à Luanda, avec en poche de précieuses informations fournies par Londres, qui avec Washington, souhaite faire main basse sur la région.

 

Principale partenaire économique du Kenya, la Grande-Bretagne suit particulièrement les échanges d'un Kibaki, d'un Odinga. Au Nigéria ce sont les président Umarau Yar'Adua puis Goodluck Jonathan.

 

A Conakry, c'est Kabiné Komara, le Premier ministre de Dadis Camara, qui est écouté. Puis Cellou Dalein Diallo et Lansana Kouyaté. A Lomé, les télécommunications de Faure Gnassingbé sont interceptées. En RDC, le secteur sensible des mines est visé, des hommes d'affaires proches de Kabila ont été dans le radar des grandes oreilles.

 

Des mouvements rebelles aussi : au Darfour, au Tchad, en Libye, le Mend au Nigéria... Et des opposants en exil également. L'Afrique est donc loin d'avoir été épargnée par une surveillance massive.

 

Réponse de la NASA et des services britanniques : « nous ne faisons jamais aucun commentaire sur des sujets liés au renseignement (...) c'est un travail mené conformément au strict cadre juridique et politique qui veille à ce que nos activités soient autorisées ».

 

 

 

La RDC, étroitement scrutée par les espions britanniques et américains

 

Les appels et les emails du président congolais Joseph Kabila et de tout son entourage étaient soumis à une surveillance intensive.

 

Par Simon Piel et Joan Tilouine  LE MONDE Le 08.12.2016 à 11h52 • Mis à jour le 08.12.2016 à 13h07


 

Goma, 23 mars 2009. Dans la capitale de la province du Nord-Kivu ébranlée par la guerre civile, le gouvernement congolais et la rébellion politico-militaire du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) signent un accord de paix. Les tractations ont été longues et suivies de près dans les capitales des pays des Grands Lacs, comme au Rwanda, où le président, Paul Kagamé, est accusé de soutenir ce groupe armé. Mais aussi à plus de 6 500 km de là, à Londres. Nul ne le savait, mais les belligérants étaient espionnés par le puissant système de surveillance satellitaire déployé par les services de renseignements électroniques britanniques (GCHQ).

 

Selon des relevés d’interceptions des 13 et 22 janvier, des 12 et 23 février, et du 12 décembre 2009, extraits par Le Monde, en collaboration avec le site The Intercept, des archives de l’ex-consultant de la NSA Edward Snowden confiées à Glenn Greenwald et Laura Poitras, la plupart des négociateurs ont été écoutés. A commencer par le président congolais, Joseph Kabila, dont le numéro de mobile figure sur les listes, de même que son adresse e-mail. On retrouve aussi les courriels, lignes fixes et mobiles de son conseiller spécial et confident, Augustin Katumba Mwanke, de son conseiller politique, Marcellin Cishambo, de son conseiller militaire, le général Denis Kalume Numbi. Toutes les communications de la présidence sont espionnés, tout comme ceux du gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya.

 

Invisible surveillance

 

Les Britanniques ont également espionné plusieurs ministres sans omettre l’armée qui, en 2009, est en pleine reconstitution avec l’intégration de 5 800 miliciens du CNDP. Les documents du GCHQ témoignent d’ailleurs d’une connaissance fine de l’organisation des forces congolaises. Avec une certaine capacité à identifier les gradés promis à un bel avenir, comme le colonel Kahimbi Delphin, alors chargé des opérations contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé hutu formé d’anciens éléments des forces armées rwandaises et de miliciens génocidaires interahamwé. Delphin est aujourd’hui général et chef des services de renseignements militaires. La plupart des responsables opérationnels, du chef du renseignement au chef d’état-major en passant par les hauts gradés en poste à l’est du pays, figurent dans les rapports d’interceptions consultés par Le Monde.

 

Le numéro de portable de l’ambassadeur de France, Pierre Jacquemot, apparaît aussi dans les relevés d’interceptions, avec un « niveau de priorité 3 », le même que la Mission des Nations unies. Le président Kabila est lui « priorité 4 ». « Le chef de l’Etat a changé de numéro de portable récemment », confie l’un de ses proches conseillers. Contacté, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, qualifie ces actes d’« hostilités inacceptables ». Et d’ajouter : « La RDC a été victime de ces ingérences dès son indépendance avec l’assassinat de Patrice Lumumba [le 17 janvier 1961] par des agents étrangers. Voilà ce que cela me rappelle. »

 

Les territoires du Nord-Kivu où évoluent les rebelles sont également sous l’invisible surveillance des Britanniques, quadrillés par leurs satellites qui écoutent leurs chefs. Les alliances se font et se défont au gré des rivalités entre le Rwanda et la RDC, mais aussi de l’Ouganda, où Aronda Nyakairima, chef d’état-major de l’armée ougandaise, impliqué dans les négociations de paix, était aussi espionné par le GCHQ.

 

Importance du secteur minier

 

Et si les Britanniques, qui ont accordé un soutien total à Paul Kagamé, doutaient de sa responsabilité dans les massacres et l’exploitation minière dont il est accusé, à l’est de la RDC ? Laurent Nkunda, le charismatique chef de la rébellion du CNDP dont le commandement est principalement tutsi, a bénéficié à ses débuts du soutien du Rwanda de Paul Kagamé – et a été soigneusement écouté par les services anglais. « En 2009, les Britanniques sont alors sous pression de la communauté internationale et des ONG, qui soupçonnent le Rwanda de crimes à l’est de la RDC, confie un diplomate occidental en poste à Kinshasa à l’époque des faits. Par ces écoutes, ils ont peut-être voulu s’assurer de la nature des liens de Kigali avec certains groupes armés. »

 

Les télécommunications des principaux lieutenants de Laurent Nkunda ont aussi été surveillées. Comme celles de Bosco Ntaganda, qui lui succédera, avant d’être transféré à la Cour pénale internationale en mars 2013. Surnommé « Terminator » pour son extrême violence, ce mercenaire qui a servi dans les rangs de nombreux groupes armés à l’est de la RDC boycotte actuellement son procès, où il est accusé de « crimes contre l’humanité » et de « crimes de guerre ».

 

Les Britanniques attachent aussi une importance particulière au secteur minier. L’exploitation du sous-sol alimente le conflit armé, motive l’ingérence de pays voisins, et profite à certains membres du pouvoir congolais. Leurs interceptions visent donc aussi les télécommunications du vice-ministre des mines, Victor Kasongo, du riche gouverneur de la province minière du Katanga, Moïse Katumbi, et surtout à plusieurs reprises celles d’Augustin Katumba Mwanke. Ce conseiller spécial du président Kabila régnait sur le secteur, son bureau étant le passage obligé de tout minier désireux de négocier des contrats. Soupçonné par l’ONU d’être le chef d’orchestre du « pillage » des richesses de la RDC, il est mort dans un accident d’avion le 12 février 2012. Contacté, le GCHQ n’a pas souhaité réagir.

 

 

Simon Piel

 


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/08/la-rdc-etroitement-scrutee-par-les-espions-britanniques-et-americains_5045622_3212.html#h1slDxrA86TsyH4s.99

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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 23:20
Tchad: onze opposants libérés, des femmes interdites de rassemblement

 

 

N'Djamena - AFP / 07 décembre 2016 21h21 - Onze opposants arrêtés en novembre pour avoir tenté de défier une interdiction de manifester ont été relâchés au Tchad, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.


Les onze opposants ont été libérés pour infraction non constituée sur décision du Tribunal de première instance de N'Djamena, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. 



Ils avaient été arrêtés le 17 novembre lors d'une mobilisation à N'Djamena à l'appel du Front d'opposition nationale pour l'alternance et le changement (Fonac) qui tente de secouer le régime autoritaire du président Idriss Déby Itno.

 

Les opposants, dont les chefs de partis Mahamat Bahr Bechir et Gapili Godebne, étaient poursuivis pour participation à un attroupement non autorisé.

 

Le juge a accédé à la demande d'une dizaine d'avocats qui ont fait valoir que l'accusation +d'attroupement non armé+ ne peut pas leur être imputée, car tous ont été appréhendés soit dans une voiture, soit sur une moto. Tous ont plaidé non coupables et n'ont pas reconnu les faits qu'on leur reprochait, a commenté le leader de l'opposition, Saleh Kebzabo, dans un courriel envoyé à la presse. 



Mardi, des femmes syndicalistes ont en outre été empêchées de se réunir dans la capitale.



Les policiers à bord de quatre véhicules lourdement armés ont pris d'assaut dès le petit matin la Bourse du travail, avec l'ordre de ne laisser entrer personne.
 

 

Au Tchad, aucune marche pacifique n'est autorisée sauf si c'est pour applaudir le président Deby, a déploré une manifestante citée par le site d'information TchadInfos.
 

 

Une centaine de femmes avait pu se réunir lundi au siège de l'UST.

 


Syndicats, opposition et société civile dénoncent la gestion de la crise sociale économique et budgétaire par le régime d'Idriss Déby.

 

Pays pauvre de 12 millions d'habitants, le Tchad vit à l'heure des 16 mesures d'austérité imposées par le gouvernement de M. Déby, nommé peu après son investiture le 8 août dernier pour un cinquième mandat.

 

Ces mesures d'austérité portent principalement sur une restructuration des services de l'Etat pour faire des économies, mais certaines touchent directement les Tchadiens, comme la révision des critères d'attribution des bourses des étudiants, la baisse des indemnités des chefs traditionnels, ou la réduction de 80% des indemnités de toutes les personnes nommées par décret.



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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 19:41
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Des enquêtes internationales ouvertes sur les crimes de Dominique Ongwen en Centrafrique

 

http://rjdh.org/ PAR JUDICAEL YONGO LE 7 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 06 Décembre 2016 (RJDH)—Des enquêtes internationales sont ouvertes sur les crimes commis par Dominique Ongwen, numéro 2 de la LRA dont le procès les crimes commis en Ouganda, a commencé le mardi dernier. L’information a été confirmée par Gervais Bodangaye, chargé d’information publique de la Cour Pénale Internationale en Centrafrique.  

 

Ces enquêtes, selon  Gervais Bodangaye, sont en cours dans le sud-est de la République Centrafricaine où la LRA sévit depuis plusieurs années « l’objectif aujourd’hui est d’arriver à documenter les crimes que Dominique Ongwen a commis sur le sol centrafricain. Les autorités sont sur le point de rassembler des preuves sur les accusations de crimes graves qui relèvent de la CPI et qui auraient été commis dans le pays afin de saisir le tribunal de Haye » confie le chargé de l’information publique de la Cour Pénale Internationale en Centrafrique.

 

Les organisations de défense des droits de l’Homme en Centrafrique ont appelé à la collaboration des victimes de la LRA « à l’étape actuelle, il faut une collaboration franche des victimes pour que les enquêtes aboutissent et que les crimes commis en Centrafrique par Dominique Ongwen soient associés à ceux pour lesquels il est en train de comparaitre. C’est cet appel que toutes les organisations de droits de l’homme lancent en ce moment » a exprimé, Me Célestin Nzala, vice coordonnateur du réseau des ONG pour la défense des droits de l’Homme.

 

Dominique Ongwen, capturé en Centrafrique en janvier 2015, est l’un des principaux lieutenants de Joseph Kony, chef de la LRA, une rébellion ougandaise opérationnelle en Centrafrique depuis 2008. Le procès de ce chef militaire est ouvert depuis le mardi 06 décembre à la Haye. 70 chefs d’accusation ont été retenus contre Dominique Ongwen  qui a plaidé non coupable au premier jour du procès devant la CPI. Ce dernier s’est considéré comme l’une des victimes de la LRA car enrôlé de force par le mouvement à l’âge de 14 ans.

 

 

Centrafrique : Les Nations-Unies projettent la réévaluation des besoins humanitaires

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 7 DÉCEMBRE 2016

 

Bangui, le 07 décembre 2016 (RJDH)— La Coordination des Affaires Humanitaires, l’Unicef et le HCR penchent pour la réévaluation des besoins humanitaires en Centrafrique. L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse conjointe tenue le 06 décembre au siège de l’OCHA.

 

Ces organisations ont émis cette idée après une mission conjointe effectuée à Kaga-Bandoro et Bambari, deux villes secouées ces derniers temps par des combats fratricides entre des tendances ex-Séléka.

 

La mission conjointe, a permis à ces organisations de faire un état des lieux. Fabrizio Holschild, Coordonnateur des Affaires Humanitaires en Centrafrique souhaite un engagement humanitaire à la hauteur des promesses de Bruxelles, « c’est important pour que la communauté des Nations-Unies se positionne de la meilleure manière pour aider la RCA avec les mêmes intentions prononcées à Bruxelles avec une stratégie de relèvement et de stabilisation  » souhaite-il.

 

Il  a engagé les organisations humanitaires à s’impliquer dans la dynamique de mobilisation en ces termes « pour mieux répondre aux besoins des personnes en situation difficile en Centrafrique, il nous faut nous engager parce que les besoins sont énormes. C’est pourquoi les organisations humanitaires doivent s’engagent toutes ».

 

John Ging, directeur Pays de la Coordination des Affaires  Humanitaires (OCHA)  souhaite que les actions humanitaires soient pérennisées par des stratégies de développement en faveur de la population.

 

C’est la première Mission que les Système des Nations Unies effectuent pour évaluer les besoins réels des personnes déplacées en Centrafrique après la table ronde de Bruxelles tenue le 17 novembre dernier.

 

 

Centrafrique : Joseph Bendouga salue l’idée de dialogue émise par François Bozizé

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 7 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 07 Décembre 2016—Joseph Bendouga, président du Mouvement Démocratique pour la Révolution et l’Evolution de Centrafrique (MDREC), s’est félicité de l’idée de dialogue proposée par l’ancien chef d’Etat François Bozizé. Pour lui, l’ancien président doit passer devant la justice après le dialogue inclusif qu’il souhaite aujourd’hui.

 

Le dialogue inclusif, selon Bendounga est la voie qu’il faut aujourd’hui aux Centrafricains pour mettre un terme à la crise qui secoue le pays. Le leader du MDREC dit l’avoir déjà proposée au chef de l’Etat « toutes les forces vives de la nation sont aujourd’hui conscientes du fait que seul le dialogue entre Centrafricains pourra faciliter le retour à la normale. Je me félicite du fait que François Bozizé se soit inscrit dans la dynamique que le MDREC a proposée depuis plusieurs semaines au président de la République » avance - t-il.

 

Joseph Bendounga souhaite que l’ancien président de la République comparaisse malgré la tenue de ce dialogue « nous voulons tous de ce dialogue mais, François Bozizé doit savoir que cela ne saurait se solder par une amnistie sur laquelle il compte aujourd’hui. L’ancien président doit passer devant le tribunal, il doit être jugé avec ou sans dialogue », exige le président du MDREC.

 

Joint au téléphone, Bertin Bea Secrétaire Général par intérim du KNK, parti de l’ancien président de la République, dit n’avoir pas la possibilité de se prononcer sur ce dossier. L’ancien président François Bozizé, a dans un mémorandum appelé à l’organisation d’un dialogue politique inclusif entre les vrais Centrafricains pour apporter des solutions idéales à la crise qu’il qualifie de multidimensionnelle.

 

François Bozizé en exil à Nairobi depuis a chuté en 2013, est sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par l’Etat centrafricain et sous sanction des Nations-Unies. Depuis que son ancien premier ministre Faustin Archange Touadéra a remporté la présidentielle, son parti le KNK qui avait soutenu, Anicet Georges Dologuelé au second tour de la présidentielle contre Touadéra, multiplie les avances pour rentrer dans les grâces du président.

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