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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 17:31

 

 

 

La Division de Communication Stratégique et d’Information Publique de la MINUSCA vous informe que le Chef du Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Jean Pierre Lacroix, arrive vendredi matin à Bangui où il assistera à la cérémonie en mémoire des quatre Casques bleus tués cette semaine en Centrafrique.

 

Le Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine ainsi que le Premier Ministre assisteront également à cette cérémonie qui se déroulera vendredi à 17 heures, au quartier général de la MINUSCA.

LE CHEF DU DEPARTEMENT DES OPERATIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX DE L’ONU A BANGUI
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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 17:24
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : 3 personnes tuées dans un affrontement entre les éléments de FPRC et des Anti-Balaka à Nzacko

 

Par Jean-Marie Andibikounda le 11 mai 2017

 

NZACKO, 11 Mai 2017 (RJDH) —Trois personnes tuées, de nombreux blessés et les réseaux téléphoniques coupés, c’est le bilan d’un affrontement qui a opposé ce 10 mai 2017 les éléments du FPRC aux Anti-Balaka à Nzacko dans le Mbomou à l’est du pays. Au moment où nous mettons sous presse, la psychose gagne les cœurs et la population s’inquiète des éventuelles représailles.

 

Trois personnes ont trouvé la mort dans cet affrontement dont on ignore leur identité. Lors d’un premier affrontement à 16h 40, deux personnes blessées ont succombé de suite de leur blessure à l’hôpital de Nzacko et une autre a trouvé la mort dans un affrontement, ont indiqué au RJDH des sources concordantes dans la localité.

 

La population de Nzacko déplore la montée de la tension et s’inquiète des conséquences de ce combat sur le réseau téléphonique. « Nous sommes restés chez nous à la maison, la crainte de ce qui s’est passé est encore visible chez les gens avec qui nous discutons. Les activités scolaires et commerciales sont paralysées. Il est difficile pour nous de joindre les parents qui cherchent à avoir de nos nouvelles. Pour alerter Bangui, il faut le Turaya, mais c’est couteux. Nous savons quoi faire », a expliqué un habitant de Nzacko.

 

Outre la présence des groupes armés Anti-Balaka et Séléka, la ville de Nzacko est en proie aux actions de la LRA. Cet affrontement intervient alors que le Cardinal Dieudonné Nzapalainga est attendu dans les prochains jours dans cette localité.

 

 

Centrafrique : La situation humanitaire et sécuritaire toujours préoccupante à Alindao

 

Par Minerve Pounenzapa Ngoupandé le 11 mai 2017

 

ALINDAO, 11 mai 2017(RJDH) —La situation sécuritaire et humanitaire demeure préoccupante trois jours après l’affrontement entre les groupes armés UPC et Anti-Balaka. Plus de 37 personnes seraient tuées et 3000 personnes déplacées selon des sources humanitaires dans la localité.

 

La population d’Alindao au sud du pays est dans la psychose après le combat qui a opposé les groupes armés. Environs 3 000 personnes ont trouvé refuge en la paroisse Sacré-Cœur selon la Caritas Centrafrique.

 

Selon des sources humanitaires, le bilan pourrait s’alourdir « la Croix-Rouge locale a pu récupérer 37 morts dans 03 quartiers respectifs à savoir : Paris-Congo, Bangui-ville-Borno et le quartier Wanoma. Pour le moment, le réseau téléphonique de Telecel et Orange n’est pas opérationnel » a témoigné au RJDH une source humanitaire.

 

Des sources humanitaires ont noté que la situation s’est apaisée après l’arrivée du renfort de la Minusca et qu’il n’y a pas de crépitement d’arme, alors que la population redoute la présence d’Ali Daras leaders de l’UPC où la présence est signalée dans la localité.

 

Le sud du pays a connu un pic de violence intergroupe armés cette dernière semaine alors que les 14 groupes politico-militaires se sont engagés dans la mise en œuvre du processus DDRR à Bangui.

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 17:10
Centrafrique: comment se sont battus les soldats marocains pris en embuscade

 

 

 

 

http://fr.le360.ma/ Par Ziad Alami le 11/05/2017 à 13h34 (mise à jour le 11/05/2017 à 13h46)

 

Les Casques bleus marocains escortaient un convoi logistique du génie militaire de l’armée cambodgienne quand ils ont été pris en embuscade lundi 8 mai, en pleine nuit, à l’est de la Centrafrique, par des miliciens anti-balaka. La riposte de nos vaillants soldats a été foudroyante.

 

Lundi 8 mai 2017, Yogofongo. La nuit enveloppe dans son étau noir ce village, situé à 20 kilomètres de Bangassou, à l’est de la Centrafrique. Seuls les phares des blindés marocains escortant un convoi logistique du génie militaire de l’armée cambodgienne percent cette nuit d’encre alors paisible. La mission d’escorte et de protection confiée aux vaillants Casques bleus marocains devait se dérouler normalement, comme d’ailleurs toute autre mission à vocation pacifique. Il s’agit d’une mission visant à pacifier un pays déchiré par autant de drames inutiles. Mais ce n’est visiblement pas de cet oeil que le voient les stratèges du chaos, assoiffés de sang, de vol et de viol. Les miliciens dits anti-balaka (anti-balles AK, de confession chrétienne), à la faveur de la nuit, se sont tapis derrière la brousse du village Yogofongo attendant le convoi cambodgien escorté par les soldats des Forces armées royales. Retranchés en embuscade, ils prennent par surprise et pour cible le convoi.

 

Le Secrétaire général de l'ONU exprime sa solidarité au roi Mohammed VI



Face au déluge de feu en provenance des coupeurs de route anti-balaka, les dix vaillants Casques bleus marocains ont pris leur courage à quatre mains et tiré en direction du foyer de l'attaque. Résultat de cette bataille rapprochée, huit éléments de la milice anti-balaka ont été éliminés sur le coup par les tirs des valeureux soldats marocains.


Durant cette bataille qui, selon les sources de «FAR-Maroc», site spécialisé dans les questions de Défense, «a duré quelques dizaines de minutes», neuf soldats marocains ont été blessés, avant d’être évacués par hélicoptère vers l’hôpital militaire de la Minusca (Mission onusienne en République centrafricaine), situé en plein centre de Bangui, capitale de ce pays en proie à une guerre civile sans merci.

Comme le rapportait le360 dans son édition de mercredi 10 mai, le mystère continue de planer sur le sort d’un Casque bleu marocain toujours porté disparu, alors que trois militaires cambodgiens ont été retrouvés morts par les forces onusiennes mises en état d’alerte. «Malgré l'effet de l'attaque-surprise et avec grand courage, nos vaillants militaires ont pu tuer 8 miliciens anti-balaka», certifie «FAR-Maroc».


A l’heure où nous mettons en ligne, le sort du Casque bleu marocain est toujours inconnu et, selon la mission onusienne, des efforts sont toujours déployés pour retrouver ses traces.


Pour rappel, des messages de solidarité et de sympathie ont été adressés et par le SG de l’ONU, Antonio Guterres, et par le Conseil de sécurité, suite à cette attaque lâche et ignoble qui a visé le convoi escorté par les Casques bleus marocains.


Une vague de solidarité traduite aussi par le déplacement du président de l’assemblée générale des Nations unies, mercredi 10 mai, à Bangui, pour s’enquérir de l’état des Casques bleus marocains blessés.


Notre pensée va également aux trois Casques bleus cambodgiens tués sauvagement par les miliciens anti-balaka.

 

Par Ziad Alami

 

Les Casques bleus marocains escortaient un convoi logistique du génie militaire de l’armée cambodgienne quand ils ont été pris en embuscade lundi 8 mai, en pleine nuit, à l’est de la Centrafrique, par des miliciens anti-balaka. La riposte de nos vaillants soldats a été foudroyante.

 

Lundi 8 mai 2017, Yogofongo. La nuit enveloppe dans son étau noir ce village, situé à 20 kilomètres de Bangassou, à l’est de la Centrafrique. Seuls les phares des blindés marocains escortant un convoi logistique du génie militaire de l’armée cambodgienne percent cette nuit d’encre alors paisible. La mission d’escorte et de protection confiée aux vaillants Casques bleus marocains devait se dérouler normalement, comme d’ailleurs toute autre mission à vocation pacifique. Il s’agit d’une mission visant à pacifier un pays déchiré par autant de drames inutiles. Mais ce n’est visiblement pas de cet oeil que le voient les stratèges du chaos, assoiffés de sang, de vol et de viol. Les miliciens dits anti-balaka (anti-balles AK, de confession chrétienne), à la faveur de la nuit, se sont tapis derrière la brousse du village Yogofongo attendant le convoi cambodgien escorté par les soldats des Forces armées royales. Retranchés en embuscade, ils prennent par surprise et pour cible le convoi.

 

Le Secrétaire général de l'ONU exprime sa solidarité au roi Mohammed VI



Face au déluge de feu en provenance des coupeurs de route anti-balaka, les dix vaillants Casques bleus marocains ont pris leur courage à quatre mains et tiré en direction du foyer de l'attaque. Résultat de cette bataille rapprochée, huit éléments de la milice anti-balaka ont été éliminés sur le coup par les tirs des valeureux soldats marocains.


Casques bleus marocains en Centrafrique: le message du Conseil de sécurité


Durant cette bataille qui, selon les sources de «FAR-Maroc», site spécialisé dans les questions de Défense, «a duré quelques dizaines de minutes», neuf soldats marocains ont été blessés, avant d’être évacués par hélicoptère vers l’hôpital militaire de la Minusca (Mission onusienne en République centrafricaine), situé en plein centre de Bangui, capitale de ce pays en proie à une guerre civile sans merci.

 

Centrafrique: le président de l'AG de l'ONU au chevet des Casques bleus marocains blessés



Comme le rapportait le360 dans son édition de mercredi 10 mai, le mystère continue de planer sur le sort d’un Casque bleu marocain toujours porté disparu, alors que trois militaires cambodgiens ont été retrouvés morts par les forces onusiennes mises en état d’alerte. «Malgré l'effet de l'attaque-surprise et avec grand courage, nos vaillants militaires ont pu tuer 8 miliciens anti-balaka», certifie «FAR-Maroc».



A l’heure où nous mettons en ligne, le sort du Casque bleu marocain est toujours inconnu et, selon la mission onusienne, des efforts sont toujours déployés pour retrouver ses traces.



Pour rappel, des messages de solidarité et de sympathie ont été adressés et par le SG de l’ONU, Antonio Guterres, et par le Conseil de sécurité, suite à cette attaque lâche et ignoble qui a visé le convoi escorté par les Casques bleus marocains.



Une vague de solidarité traduite aussi par le déplacement du président de l’assemblée générale des Nations unies, mercredi 10 mai, à Bangui, pour s’enquérir de l’état des Casques bleus marocains blessés.



Notre pensée va également aux trois Casques bleus cambodgiens tués sauvagement par les miliciens anti-balaka.

 

Par Ziad Alami

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 16:57
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA COORDINATION GENERALE DES ANTI-BALAKA

 

 

 

MOUVANCE DES PATRIOTES EX-COMBATTANTS ANTIBALAKA - (COORDINATION GENERALE) - 72.66.15.08

 


**************************************************************

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Depuis quarante huit (48) heures, des informations diffusées sur la Radio France Internationale (R.F.I) font état d'attaques meurtrières perpétrées contre le contingent Cambodgien et Marocain de la MINUSCA à plus de 20 Kms de Bangassou dans le M'Bomou.

 

Suite à ces attaques, quatre(04) éléments de ce contingent auraient trouvé la mort et un autre militaire porté disparu.


Par ailleurs, huit (08) des assaillants qui seraient affiliés aux ANTIBALAKA auraient aussi été tués.

 

Au regard de ces informations qui désignent les présumés agresseurs comme étant des Ex-Combattants ANTIBALAKA, la Coordination Générale des Patriotes Ex-combattants ANTIBALAKA fait la mise au point suivante :

 

1- Aujourd'hui, nombreux sont les individus, pour des raisons qui leur sont propres, s'érigent en combattants ANTIBALAKA et posent des actes qui n'ont rien à voir avec la philosophie du "PHENOMENE ANTIBALAKA" qui s'articule, à n'en point douter, autour de la protection des populations centrafricaines qui ont longtemps souffert des affres de la Nébuleuse SELEKA et dont les stigmates sont encore présents dans tous les esprits.

 

2- Tant il est vrai que le Mouvement des Patriotes ANTIBALAKA couvre Douze (12) Préfectures sur les Seize (16) que compte la République Centrafricaine, il est aussi et surtout établi qu'en aucune manière ce Mouvement a une quelconque assise dans le M'Bomou dont le Chef-lieu est Bangassou.

 

3- Plutot que de se complaire dans la stigmatisation des ANTIBLAKA à longueur de journée, de semaine et de mois comme étant les auteurs des actes crapuleux et criminels de tous ordres, le Responsable Onusien de la MINUSCA en Centrafrique doit s'employer à élaborer des stratégies de nature à utiliser tous les ARSENAUX MILITAIRES ADEQUATS ET APPROPRIES mis à sa disposition pour combattre ce genre d'actes criminels et barbares que la Coordination Générale des Patriotes Ex-combattants ANTIBALAKA a toujours vigoureusement condamnés.

 

Par ailleurs, la Coordination Générale des Patriotes ANTIBALAKA a tout espoir que la MINUSCA mettra tout en œuvre pour retrouver les auteurs de ces actes criminels afin que ces derniers répondent devant la justice.

 

4- Que les Communautés Nationale et Internationale prennent la mesure de la gravité de la situation afin que des solutions préventives idoines soient désormais trouvées qui puissent ramener la quiétude en terre Centrafricaine.

 

5- La Coordination Générale des Patriotes Ex-Combattants ANTIBALAKA exprime tous ses regrets pour la disparition tragique de ces vaillants combattants et adresse ses condoléances à la famille Onusienne ainsi qu’aux familles des victimes.


Fait à Bangui le 11 Mai 2017


-----------------


Pour la Mouvance des Patriotes Ex-Combattants ANTIBALAKA,


Le Porte-parole


Béranger Ludovic Igor LAMAKA-BOUTOUNGARA

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 14:54

 

 

 

https://www.amnesty.org  10 mai 2017, 17:00 UTC

 

· Les membres de groupes armés ayant commis des viols et des homicides sont toujours en liberté

 

· La population centrafricaine demande que les responsables de crimes répondent de leurs actes

 

· Amnesty International et la société civile centrafricaine demandent justice et réparation pour les victimes dans le cadre de la campagne #JusticeEnRCA

 

Amnesty International et des organisations de la société civile centrafricaine lancent ce 11 mai une campagne nationale demandant aux autorités de la République centrafricaine (RCA) de résoudre le problème de la culture de l’impunité profondément ancrée dans le pays, qui empêche des milliers de victimes d'atteintes aux droits humains et de crimes de droit international d'obtenir une quelconque forme de justice.

 

La campagne La justice maintenant : pour une paix durable en République centrafricaine appelle les autorités à s'engager de façon plus radicale contre l'impunité en amenant les responsables de crimes graves à répondre de leurs actes, et les partenaires techniques et financiers de la RCA à soutenir les initiatives du gouvernement, notamment en finançant la nouvelle Cour pénale spéciale du pays.

 

« Les organisations de la société civile se regroupent afin de veiller à ce que les autorités de la RCA ne sous-estiment pas l'ampleur des souffrances et du désespoir que des milliers et des milliers de victimes ont enduré pendant ce conflit. Les auteurs de crimes odieux, notamment de viols et d'homicides, sont depuis trop longtemps laissés en liberté. Ils doivent être amenés à rendre des comptes, si les autorités veulent passer des paroles aux actes, a déclaré Olivia Tchamba, chargée de campagne sur l'Afrique centrale à Amnesty International.

 

« Malgré certaines avancées telles que la nomination d'un procureur spécial pour la Cour pénale spéciale, la nomination de juges internationaux et nationaux ainsi que l'organisation de deux audiences criminelles à Bangui, de trop nombreux obstacles empêchent encore les victimes du conflit d'obtenir justice. »

 

Les auteurs de crimes odieux, notamment de viols et d'homicides, sont depuis trop longtemps laissés en liberté. Ils doivent être amenés à rendre des comptes, si les autorités veulent passer des paroles aux actes

 

Olivia Tchamba, chargée de campagne sur l'Afrique centrale à Amnesty International

 

La campagne débute le 11 mai et se poursuivra jusqu'en novembre 2018, en collaboration avec la société civile du pays, notamment le Réseau des ONG de promotion et défense des droits de l’homme en République centrafricaine (RONGDH) et la Coordination des organisations musulmanes de Centrafrique (COMUC).

 

Elles vont joindre leurs forces pour mener un travail de plaidoyer auprès des autorités centrafricaines, organiser des conférences pour expliquer la nécessité de rendre justice, engager un dialogue avec la nouvelle Cour pénale spéciale, et se former à la documentation, au suivi et à l’élaboration de rapports sur les violations des droits humains.

 

Depuis la recrudescence des violences en 2013, Amnesty International a rassemblé des informations sur des crimes de droit international perpétrés à travers le pays par toutes les parties au conflit, dans la plupart des cas par les groupes armés anti-balaka et de l'ex-Séléka.

 

Plus de 5 000 personnes sont mortes du fait de l'aggravation des violences, qui a provoqué une crise humanitaire sans précédent. En mars 2017, plus de 460 000 personnes avaient fui dans des pays voisins tels que le Tchad, le Cameroun et la République démocratique du Congo, où elles sont devenues des réfugiés, et quelque 426 000 Centrafricains avaient été déplacés à l’intérieur de leur propre pays.



La population du pays ne cesse de demander que les responsables des crimes commis pendant le conflit armé, notamment des viols et des homicides, rendent des comptes. En mai 2015, les participants au Forum de Bangui ont ainsi rejeté les demandes d'immunité et d'amnistie pour les responsables présumés des crimes relevant du droit international.


Clarisse, une veuve âgée de 57 ans qui a été violée en même temps que sa fille Naomi, âgée de 19 ans, a expliqué les événements tragiques qui ont fait basculer la vie des deux femmes dans la nuit du 23 décembre 2013, quand 11 membres du groupe armé anti-balaka ont attaqué sa maison, à Bangui, la capitale du pays :



« Ils nous ont menacés et insultés. Quelques minutes plus tard, plusieurs anti-balaka m'ont jetée par terre et deux d'entre eux ont déchiré mes vêtements et m'ont violée. J'ai perdu connaissance. Quand je suis revenue à moi, on m'a dit qu’ils [les forces anti-balaka] avaient aussi violé ma fille Naomi. »


Quelques semaines plus tard, Naomi a été diagnostiquée séropositive au VIH, et elle a su qu'elle était enceinte à cause de ce viol. Elle a donné naissance à une petite fille qui est elle aussi séropositive.


Clarisse a déclaré à Amnesty International :


« Je veux que ceux qui nous ont fait ça, à moi et à ma fille, soient poursuivis en justice. Je veux être dédommagée pour tout ce que j'ai perdu. »


Elisée fait partie des 14 hommes qui ont été abattus par des combattants armés de l'ex-Séléka dans la cour d'un hôpital de Bangui le 5 décembre 2013. Sa sœur Delphine a porté plainte auprès du Tribunal de Grande Instance de Bangui, mais jusqu'à présent ni le parquet ni les autorités judiciaires n'ont donné de suite à cette plainte.

 

Je veux que ceux qui nous ont fait ça, à moi et à ma fille, soient poursuivis en justice. Je veux être dédommagée pour tout ce que j'ai perdu

 

Clarisse, une veuve de 57 ans


Elle a déclaré à Amnesty International : « Un jour, ils m'appelleront et la justice fera son travail.»


Amnesty International et ses partenaires dans le pays demandent aux autorités centrafricaines :

· de veiller à ce que les accusations sérieuses de crimes de droit international et d'autres atteintes aux droits humains fassent l'objet dans les plus brefs délais d'enquêtes rigoureuses, indépendantes et impartiales ;

 

· de veiller à ce que les auteurs présumés de ces actes fassent l'objet d'enquêtes et soient jugés par le système judiciaire national, la Cour pénale spéciale ou la Cour pénale internationale dans le cadre de procès équitables et sans recours à la peine de mort ;

 

· d'augmenter le budget du ministère de la Justice et de lui allouer les ressources nécessaires afin d’assurer son fonctionnement efficace et sa bonne gestion ;

 

· en collaboration avec leurs partenaires techniques et financiers, de renforcer la capacité de la police et des gendarmes à mener des enquêtes et de leur fournir le matériel nécessaire, notamment en ce qui concerne la collecte de preuves matérielles ;

 

· de poursuivre et d'intensifier les progrès réalisés en matière de recrutement de juges nationaux et internationaux et des autres membres du personnel de la Cour pénale spéciale.


Les organisations demandent également aux donateurs internationaux de la RCA d'assurer un financement durable afin de garantir le bon fonctionnement de la Cour pénale spéciale et d'honorer les engagements pris lors de la conférence internationale des donateurs qui s'est tenue à Bruxelles en novembre 2016. Ces engagements comprennent le versement de 105 millions de dollars des Etats-Unis consacré par le Plan national de relèvement et de consolidation de la paix pour le renforcement du système judiciaire.


Complément d’information


Amnesty International a lancé la campagne #JusticeEnRCA afin d'obtenir justice et réparation pour les victimes des violences commises depuis le conflit armé de 2012/2013. Cet objectif peut être atteint en renforçant le système judiciaire national, notamment en garantissant le bon fonctionnement des juridictions nationales pour mettre fin au cycle de l’impunité, et en veillant à apporter le soutien nécessaire à la Cour pénale spéciale et à la Cour pénale internationale afin que les victimes puissent obtenir justice

République centrafricaine. Lancement d'une nouvelle campagne demandant justice pour les crimes commis durant le conflit armé
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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 14:50
Lu pour vous : RCA, la justice et la paix maintenant
Lu pour vous : RCA, la justice et la paix maintenant

 

 

 

 

http://www.dw.com 

 

La RCA enregistre, depuis le conflit armé de 2012-2013, de graves violations des droits humains. Amnesty international et des organisations partenaires lancent une campagne contre l'impunité

Viols, homicides... la République centrafricaine est, depuis le conflit armé de 2012-2013, le théâtre de graves violations des droits humains. Les auteurs de ces crimes, souvent issus des groupes armées anti balaka et de l´ex-Séléka, sont toujours en liberté. Amnesty international et des organisations de la société civile centrafricaine lancent ce 11 mai une campagne pour mettre fin à l'impunité.

 

Cela fait des années que les victimes des ces crimes et leurs familles attendent que justice soit faite.Ils souhaitent que les responsables de ces actes puissent les reconnaitre. La campagne "la justice maintenant! pour une paix durable” souhaite empêcher qu'une amnistie soit accordée aux auteurs des crimes souligne Ali Ousmane, le coordinateur des organisations musulmanes de Centrafrique (COMUC), une organisation partenaire d'Amnesty intenational.

 

"Certaines personnes qui ont eu à commettre des violences veulent se dédouaner, ils veulent qu'une amnistie leur soit accordée alors que dans notre pays nous avons accordé beaucoup d'amnistie. Cela n'a pas abouti à des résultats. Cette fois ci l'ampleur des dégâts est très grande, les blessures sont profondes et l'amnistie ne servira à rien"

 

Pour l´ancien Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye, cette campagne s´inscrit dans un cadre global de recherche de justice, avec la création de la cour pénale spéciale qui á déjà commencé ses premières enquêtes. Selon lui, cette cour est une voie pour apaiser le coeur des victimes.

 

" ça continue à faire naitre la rèconciliation nationale parce qu'il ne peut pas y avoir de réconciliation nationale sans justice. Il faudrait que les victimes sachent que leurs bourreaux ont été sanctionnés"

 

La République centrafricaine est encore fragile et un travail de reconstruction de l'État est nécessaire. La protection des civils, le désarmement des groupes armés, le renforcement du système judiciaire national et de l'état de droit, ainsi que le redressement économique et social sont autant de défis considérables à relever.

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 14:46
Lu pour vous : Centrafrique, le bateau ivre

 

 

 

http://mondafrique.com  Par  Aza Boukhris  11 mai 2017

 

Le président Touadera n'était pas présent à Bangui pour accueuillir Peter Thomson, diplomate fidjien, président en exercice de l'Assemblée générale de l'ONU,

 

Peter Thomson, diplomate fidjien, président en exercice de l’Assemblée générale de l’ONU, avait décidé de rendre visite à la Centrafrique, pays qu’il estime particulièrement. Lors de ses rencontres à New York avec le président Touadera, il avait été décidé de programmer cette visite dans la semaine du 8 au 13 mai 2017. Sa visite a donc été effective le 10 mai… mais sans le Président centrafricain en visite officielle en Israël pour une petite semaine.

 

Certains pourraient s’étonner de constater que le Président Touadera, qui se rend assez régulièrement à New York pour rencontrer des responsables de l »Onu, soit curieusement absent de Bangui lorsque le Président de l’Assemblée générale de l’ONU et sa délégation viennent en visite officielle.

 

Etrange agenda

 

La visite du Président Touadera en Israël, la première d’un chef de l’État centrafricain, devait donc être d’une plus grande importance et avoir un caractère urgent, d’autant que le nouvel ambassadeur d’Israël en Centrafrique venait, quatre jours auparavant, de lui remettre ses Lettres de créances.

 

Outre cette question d’agenda, révélatrice de la gouvernance actuelle, le Président de l’Assemblée générale de l’ONU aura probablement vécu, à Bangui, le pire moment de son mandat.

 

Peter Thomson est arrivé au lendemain de la tragédie subie par la Minusca, la. Force onusienne en Centrafrique,. Dès son arrivée à Bangui, il s’est incliné devant les corps de quatre Casques bleus et il a essayé de réconforter les dix autres militaires gravement blessés, lors de l’horrible embuscade tendue à un convoi de la Minusca près de la ville de Bangassou. La réaction du gouvernement centrafricain était encore attendue.

 

Dans cette région de l’extrême est du pays, l’État a progressivement disparu même si quelques fonctionnaires essaient de survivre plutôt que de pouvoir administrer, n’ayant0 aucun moyen pour travailler. De même, les quelques dizaines de militaires centrafricains, totalement oubliés, ont dû manifester à Bangassou pour qu’enfin ils puissent être relevés après deux ans de galère.

 

Totale insécurité

 

Dans cette région orientale, devenue un Far East, l’insécurité est totale. Les populations essaient de se protéger avec les religieux et se constituent en groupement d’auto-défense. Les rebelles de l’UPC, en majorité peule chassés de Bambari, sillonnent ce territoire propice à l’élevage et riche en or. Ils pratiquent les razzias se heurtant parfois aux résidus de la LRA de Joseph Kony qui s’y sont durablement établis, en terrorisant la population. Les milices villageoises se radicalisent et prennent parfois les devants en volant le bétail et tuant leur propriétaires. Comment revenir à la paix dans ces conditions avec un Gouvernement qui ne pensent qu’ appuis financiers préalables ? Comment peut-on encore croire à un DDRR dans ces conditions avec quasiment les mêmes autorités que lors du précédent DDR ayant fini en fiasco financier, politique et militaire ?

 

La disparition progressive de l’État avec une présidence de plus en plus isolée, le récent retrait des conseillers militaires américains, ayant échoué dans la neutralisation de Joseph Kony, le retrait mimétique des Forces ougandaises, signifiant la fin de l’appui de l »Union africaine, la radicalisation des groupes d’auto-défense, moins structurés que ceux de l’ouest, les situations dramatiques dans les régions voisines du Bahr el-Ghazal ( Soudan du sud), de l’Ituri et de Béni ( RDC) devraient désormais pouvoir être mieux pris en compte par l »ONU. La visite de Peter Thompson n’ aura pas été inutile.

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 14:43
Centrafrique : le Casque bleu marocain disparu est probablement mort

 

 

 

 

Carole Kouassi avec Agences

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 14:42
Centrafrique: le président de l'AG des Nations unies rend visite aux soldats blessés

 

 

Centrafrique: le président de l'AG des Nations unies rend visite aux soldats blessés

 

https://www.medias24.com/  Jeudi 11 mai 2017 à 10h44

 

Arrivé à Bangui, mercredi 10 mai, le président de l’Assemblée générale des Nations unies, Peter Thomson, accompagné du président de l’Assemblée nationale, Karim Meckassoua, du Premier ministre Simplice Sarandji et du représentant spécial du secrétaire général et chef de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga, s’est rendu à l’hôpital militaire de la Mission.

Ces derniers étaient au chevet des casques bleus blessés (dont neuf marocains) au cours de l’attaque dont leur convoi a été victime, lundi 8 mai, près du village de Yogofongo à 20 km de Bangassou au sud-est de la Centrafrique.

Peter Thomson a apporté son réconfort et celui de l’organisation aux blessés et en a profité pour saluer le dévouement des casques bleus engagés sur tous les théâtres d’opérations au nom de la paix.

Rappelons que quatre soldats de la paix, tous cambodgiens, ont trouvé la mort au cours de cette attaque. Un soldat marocain est donc toujours porté disparu.

 

 

Centrafrique: le président de l'AG de l'ONU au chevet des Casques bleus marocains blessés

 

Par Ziad Alami le 11/05/2017 à 10h11 (mise à jour le 11/05/2017 à 10h19)

 

Le président de l'Assemblée générale des Nations unies, Peter Thomson, s'est rendu mercredi 10 mai à l'hôpital militaire de la Minusca à Bangui, pour rendre visite aux neuf Casques bleus marocains, blessés lors d'une attaque armée lundi 8 mai à Bangassou, à l'est de la capitale centrafricaine.

Le président de l'Assemblée générale des Nations unies, Peter Thomson, est arrivé mercredi 10 mai à Bangui, capitale centrafricaine, annonce une source à la Mission onusienne de paix (Minusca). Le haut responsable onusien a fait le déplacement spécialement pour rendre visite aux soldats marocains blessés lundi 8 mai, après avoir été pris pour cible avec leurs collègues combodgiens par des miliciens armés dont huit auraient été tués.

 

Le Secrétaire général de l'ONU exprime sa solidarité au roi Mohammed VI

 

Le président de l'AG de l'ONU était accompagné du président de l’Assemblée nationale centrafricaine, Karim Meckassoua, du Premier Ministre, Simplice Sarandji et du Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga.

 

La visite du haut responsable intervient alors que les messages de solidarité continuent d'être adressés au royaume du Maroc, suite à cette attaque ayant visé lundi 8 mai plusieurs soldats de la paix notamment marocains. Après "le message de solidarité" adressé mardi par le SG de l'ONU, Antonio Guterres, au roi Mohammed VI, le Conseil de sécurité a exprimé mercredi "sa sympathie avec le Maroc suite à cette attaque, qui a fait quatre morts et dix blessés, dont neuf marocains" alors qu'un casque bleu marocain est toujours porté disparu.

 

"Les membres du Conseil de sécurité expriment (...) leur profonde sympathie avec les familles des soldats de la paix blessés, et du Casque bleu disparu, ainsi qu'avec (...) le royaume du Maroc et la Minusca", indique un communiqué de l'instance exécutive de l'ONU.

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 14:39
LES CENTRAFRICAINS INVITES A S’INVESTIR POUR UNE PAIX DURABLE
LES CENTRAFRICAINS INVITES A S’INVESTIR POUR UNE PAIX DURABLE

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, 11 mai 2017 - Le Président de l’Assemblée générale des Nations-Unies, Peter Thomson, a appelé les Centrafricains à renouer avec la paix en vue du développement de la RCA. « Il ne peut y avoir de développement durable sans une paix durable et inversement, il ne pas avoir de paix durable sans développement durable. Les Centrafricains doivent retrouver le chemin de la paix », a-t-il souligné tout en appelant les Centrafricains et surtout les jeunes, à s’approprier du concept.

 

Le Président de l’Assemblée générale, qui a achevé jeudi une visite de 24 heures à Bangui, a rappelé que les Nations Unies sont présentes en Centrafrique à travers la MINUSCA, pour aider le pays à sortir de la crise et à prendre le chemin de son développement durable. Il a condamné « fermement », l’attaque contre les Casques bleus, ayant causé la mort de quatre soldats de la paix, dix blessés et un disparu. « Ces casques bleus sont dans ce pays pour aider la population vulnérable à retrouver la paix. Les Centrafricains doivent les aider parce qu’ils sont là pour accompagner ce pays à retrouver sa place dans le concert des nations », a souligné Peter Thomson. Ce responsable s’est rendu au chevet des casques bleus blessés lors de l’attaque survenue lundi soir, près de la ville de Bangassou dans le sud-est de la Centrafrique.

 

Le Président de l’Assemblée générale a par ailleurs, invité les Centrafricains à s’approprier des Objectifs du développement durable (ODD), en ajoutant que l’organisation restera aux cotés des Centrafricains afin de les aider à sortir de la crise et à atteindre ces Objectifs.

 

Le Président de l’Assemblée générale des Nations-Unies a séjourné en Centrafrique du 10 au 11 mai, où il a rencontré le Président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre et visité un projet des jeunes dans un quartier de Bangui et financé par les Nations Unies.

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