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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 14:25
14e pèlerinage de Ngukomba marqué par la crise sanitaire et l’élection présidentielle

 

En Centrafrique, 14e pèlerinage de Ngukomba marqué par la crise sanitaire et l’élection présidentielle

https://africa.la-croix.com/ 7 décembre 2020 

Samedi 5 décembre, des milliers de pèlerins centrafricains se sont réunis au sanctuaire de Ngukomba, à 24 kilomètres de Bangui, la capitale, pour le 14e pèlerinage organisé dans cette localité. À cette occasion, l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzpalainga a prononcé une homélie au cours de laquelle il a longuement évoqué la crise sanitaire liée au Covid-19, dans un contexte préélectoral.

« Notre pèlerinage de cette année revêt une importance capitale et une coloration particulière en raison de la propagation de la pandémie du coronavirus et de la perspective des prochaines élections qui suscite beaucoup d’angoisses », a constaté l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, à l’occasion du pèlerinage de annuel de Ngukomba, samedi 5 décembre. « Dans ce contexte troublé, la voix de l’Archange Gabriel nous est particulièrement adressée. Soyons sans crainte parce que le Seigneur vient bientôt et parce que, déjà, la lumière de son sacrifice sur la croix rayonne dans nos vies. Tel est le message d’espérance ! », a-t-il ajouté.

Covid-19

La République centrafricaine compte un peu moins de 5 000 cas de Covid-19 au 5 décembre. Le cardinal Nzapalainga s’est inquiété, dans son homélie du 5 décembre, du relâchement de l’observance des gestes barrières mais également du relâchement spirituel des fidèles. « Dans de tels moments, le serpent nous suggère l’illusion que l’existence du coronavirus est un leurre, qu’il n’existe pas chez nous, qu’il n’est pas virulent en Afrique noire ou en Centrafrique, qu’ici, il n’est qu’une maladie bénigne, a-t-il fait remarquer. Et ce faisant, la voix du séducteur nous invite à être indifférents, négligents, insouciants. Nous constatons de plus en plus, partout, un relâchement dans le respect des gestes barrières et des mesures préconisées pour endiguer la propagation du virus. Au nom de la vie, au nom de Dieu, je vous invite à prendre soin de la vie que Dieu nous offre et d’obéir aux appels qu’il nous adresse par la médiation des autorités compétentes en matière de santé ».

A lire : En Centrafrique, « Kotoboa » Nzapalainga, prophète chez lui

Selon l’archevêque de Bangui, ce relâchement des gestes barrières s’accompagne curieusement d’un relâchement spirituel dû à la crainte du virus. « Jamais la sauvegarde ou le soin de sa santé n’ont signifié tiédeur ou froideur de la vie de foi, a-t-il prévenu. Dieu n’a jamais baissé d’ardeur dans l’amour dont il nous aime. Au contraire, il se dévoile à nous comme le Père capable de rechercher la brebis égarée jusqu’à la retrouver ».

Élections

Par ailleurs, le pèlerinage annuel de Ngukomba qui en est à sa 14e édition, se déroule cette année, dans un contexte préélectoral puisque le 27 décembre, les Centrafricains doivent élire leur président. Pour cette élection qui s’annonce tendue, la Cour Constitutionnelle a invalidé, jeudi 3 décembre, la candidature de l’ancien président François Bozizé, chassé du pouvoir en 2013, par la coalition rebelle de la Séléka. L’archevêque de Bangui est brièvement revenu sur ce scrutin en préparation « Pendant les élections, nous constatons souvent la pratique à outrance de la démagogie, a-t-il observé. Les démagogues sont des marchands d’illusions : ils promettent ce qu’ils ne pourront jamais réaliser. Ils veulent séduire pour atteindre leur fin. Aux démagogues, s’adjoint une autre espèce de séducteurs, ceux qui s’évertuent à acheter le suffrage à l’aide de l’argent ou du matériel ». Il a, par ailleurs, exhorté le peuple centrafricain « à discerner, en toute maturité, parmi toutes les voix, celles qui désirent son épanouissement intégral ».

Lucie Sarr

 

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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 14:03
Bambari, laboratoire d'une Centrafrique sous perfusion mais encore exsangue

 

 

AFP  Mise à jour 07.12.2020 à 12:19

les allées encombrées du marché de Kidjigira, les clients de toutes confessions se bousculent désormais sans crainte au milieu des fumées des marmites en suspension et des nuées de mouches. Il y a peu, l'endroit était encore un no man's land séparant les quartiers musulman et chrétien de Bambari, épicentre de la guerre civile à son paroxysme en Centrafrique entre 2013 et 2017.

Les affrontements ont cessé depuis 2018. A trois semaines d'élections présidentielle et législatives sous haute tension, cette ville située au cœur d'un pays parmi les plus pauvres du monde se veut l'emblème de la réconciliation entre les communautés qui se sont déchirées, une "cité pilote" où bailleurs de fonds internationaux et humanitaires ont concentré leurs efforts depuis 2017.

Mais en dépit des millions déversés, le chômage et la misère persistent et comme dans le reste d'un pays occupé aux deux tiers par les groupes armés, l'avenir est lourd d'incertitudes.

Bambari fut longtemps coupée en deux et ravagée par les combats entre groupes armés musulmans de l'ex-Séléka, coalition qui avait renversé le président François Bozizé en 2013, et milices chrétiennes et animistes antibalaka.

La ville semble apaisée aujourd'hui. Mais ce n'est pas le cas de tout le pays car, en dépit d'un accord de paix signé par 14 groupes armés et le gouvernement en 2019, les milices s'affrontent sporadiquement dans de nombreuses régions et commettent des exactions contre les civils, entretenant le sentiment d'insécurité.

A Bambari, chrétiens et musulmans arpentent librement les rues. Un à un, les bâtiments ruinés par des décennies d’abandon de l'État puis de combats se couvrent de peinture fraîche.

"On se réjouit du retour à une cohabitation pacifique, mais c'est fragile parce que ça dépend aussi de l'économie", s'inquiète Jeannot Nguernendji, président du Comité de paix de Bambari, dans son bureau refait à neuf.

- Jeunes inactifs -

Dans un rapport fin novembre, la Banque mondiale exhorte le futur pouvoir à "diversifier" une économie "fortement dépendante de l'agriculture de subsistance" pour "sortir du piège de la fragilité et du cercle vicieux des violences". La Centrafrique pointait fin 2018 au 188e rang mondial sur 189 de l'Indice de développement humain de l'ONU, et 71% de la population vivait en dessous du seuil international de pauvreté (moins de 1,60 euro par jour).

A Bambari comme dans tout le pays, les rues sont encore pleines de jeunes inactifs qui vivotent au jour le jour. "Si vous voyez un jeune qui se jette dans la rébellion, c'est par manque de boulot", estime Ousmane, commerçant d'un bazar poussiéreux du quartier musulman où s'entassent les marchandises venues de la capitale.

"Les quelques projets initiés par les ONG réduisent un peu le nombre de demandeurs d'emploi. Certains ont suivi des formations professionnelles, mais le chômage demeure", résume Abel Matchipata, maire de Bambari.

Hormis la fragile société nationale sucrière et quelques succursales de téléphonie mobile, "il n'y a aucune grande entreprise ici", déplore-t-il. La ville peut bien s’enorgueillir de ses 3 km de route tout juste bitumés, il n'y passe que des véhicules humanitaires et des taxis-motos. Les camions des commerçants, eux, sont rares.

Les ONG restent les principales pourvoyeuses d'emplois. Mais les places sont chères et la plupart des personnels qualifiés viennent de Bangui.

- Survivre -

"Les ONG font beaucoup de projets mais il n'y pas de mécanisme qui permette de les pérenniser", déplore Jeannot Nguernendji. Certaines organisations dépendantes des bailleurs multiplient des projets parfois déconnectées de la réalité pour "survivre", confesse un de leurs responsables sous couvert d'anonymat.

Cela donne lieu à des scènes étonnantes. Comme cette sensibilisation au covid dispensée par une ONG internationale à des enfants en bas âge dans un pays où presque aucun adulte ne porte le masque. Ou ce 4x4 muni de haut-parleurs arpentant Bambari pour vanter la Journée internationale des latrines, dans l'indifférence générale.

Nombre de projets ont pourtant des résultats concrets: soutien aux petits commerces, forages, rénovation de bâtiments, panneaux solaires, sanitaires, distribution de vivres... Mais maintenant que la sécurité est revenue, c'est le risque de la dépendance à l'aide internationale qui guette.

A Bambari et alentours, les déplacés montrent peu d'empressement à quitter les sites gérés par les humanitaires pour rentrer chez eux malgré les aides au retour des agences onusiennes.

Au bord de la rivière Ouaka, le centre agropastoral installé par l'Organisation internationale des migrations (OIM) est une des rares opportunités pour les jeunes d'apprendre à cultiver la terre et d'échapper au désœuvrement.

Mais sur les 165 bénéficiaires au départ, beaucoup ont renoncé, découragés par la dureté du travail aux champs, selon le président du centre. "Les gens n'ont pas conscience, ils veulent seulement qu'on leur donne", se désole Ousmane.

Par Camille LAFFONT

© 2020 AFP

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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 13:59
RCA : L’ex-président François Bozizé écarté de la campagne présidentielle

Lu pour vous

 

Centrafrique : l’ex-président François Bozizé écarté de la campagne présidentielle

Analyse 

https://www.la-croix.com/ le 06/12/2020 à 06:05  Laurent Larcher, 

La Cour constitutionnelle a invalidé la candidature de l’ancien chef d’État à l’élection présidentielle du 27 décembre, en raison des poursuites judiciaires dont il est l’objet. Une décision bienvenue pour le président sortant, Faustin-Archange Touadéra.

 

Il est tombé de haut. L’ancien président François Bozizé vient de voir sa candidature à l’élection présidentielle centrafricaine du 27 décembre rejetée par le Conseil constitutionnel qui en a expliqué, jeudi 3 novembre, la raison. Il est « l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé contre lui, le 31 mars 2014 » devant la justice de son pays, notamment « pour assassinats, arrestations, séquestrations, détentions arbitraires et tortures ». Et comme il est aussi sous sanction de l’ONU, « il déroge au critère de bonne moralité inscrit dans le Code électoral ».

Retour perdant

Après avoir été renversé, en mars 2013, par une coalition de groupes armés venus du nord du pays (Séléka), François Bozizé avait fait son retour en République centrafricaine (RCA) à la fin de l’année dernière. Accueilli par ses partisans, il s’était montré assez discret, préférant passer le plus clair de son temps à l’étranger tout en recevant ses partisans et en réactivant ses réseaux en vue de la présidentielle du mois de décembre. Il avait annoncé sa candidature en juillet 2020, et apparaissait comme le principal adversaire du président sortant, Faustin-Archange Touadéra.

→ À LIRE. Centrafrique, un pays entre agitation politique et exactions

Une victoire pour le président sortant

Cette éviction est donc une bonne nouvelle pour Faustin-Archange Touadéra. Désormais, aucun des autres candidats à l’élection présidentielle n’est en mesure de réunir autant de monde sur son nom. Si d’autres candidats connus sont dans la course comme Anicet-Georges Dologuélé, Martin Ziguélé, Karim Meckassoua, Nicolas Tiangaye et Catherine Samba-Panza, présidente de la transition entre 2014 et 2016, leur assise électorale reste limitée, dans un pays fracturé par l’insécurité et les allégeances communautaires.

Seul François Bozizé (un Gbaya, l’un des plus nombreux peuples du pays) pouvait espérer mobiliser suffisamment de voix pour concurrencer le président sortant. Si cette invalidation aplanit le jeu électoral en faveur du palais présidentiel, elle n’est pas sans menace pour la stabilité du pays.

Un chef de guerre

François Bozizé est soupçonné d’avoir été derrière les anti-balaka, ces groupes armés responsables de crime contre l’humanité envers les musulmans, principalement entre 2013 et 2014. Aujourd’hui encore, la RCA est divisée entre plusieurs chefs de guerre, dont une grande partie est issue des anti-balaka. L’inquiétude d’un recours à la force pour s’emparer du pouvoir est d’autant plus grande que François Bozizé est un habitué de la violence.

→ À LIRE. Les évêques centrafricains s’inquiètent de l’omniprésence des groupes armés

Ce militaire de carrière, élevé au grade de général sous l’empereur Bokassa Ier, avait été chargé, par exemple, de la répression des manifestations de lycéens, du 15 au 20 janvier 1979, faisant plusieurs dizaines de morts parmi les jeunes. Après avoir tenté à plusieurs reprises de s’emparer du pouvoir par la force, il y était parvenu en 2003, au prix de plusieurs centaines de morts.

 

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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 13:54
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

Centrafrique: le parquet général salue le dernier rapport d’Amnesty International

 

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 7 décembre 2020 16:11

Le dernier rapport d’Amnesty International publié le 24 octobre 2020 sur la justice en République centrafricaine continue de faire réagir le milieu judiciaire. Le parquet général se réjouit des conclusions de ce rapport et considère que les points évoqués traduisent la réalité du secteur judiciaire dans le pays.

Pour le parquet général qui apprécie cette initiative, ce rapport est impartial et sans bienveillance. Il précise même qu’Amnesty International a rendu un hommage aux tribunaux ordinaires suite à l'organisation des sessions criminelles. Selon le procureur général près la Cour d'Appel de Bangui, Amnesty International salue le travail abattu par le parquet général.

"Je tiens à saluer ce rapport d’Amnesty International. C'est un rapport neutre, indépendante, objectif, sans parti pris et sans complaisance. Intitulé: Au procès, ces chefs de guerre ont baissé la tête, ce rapport rend hommage à la Cour d'Appel de Bangui notamment, la session criminelle. Tout ce que nous disons tout bas lors des sessions criminelles, est apprécié par l'organisation" a fait savoir Eric Didier Tambo, procureur général près la Cour d'Appel de Bangui.

Dans le rapport d’Amnesty International de 51 pages, l'organisation a demandé aux tribunaux ordinaires d'organiser six (6) sessions criminelles dans le pays. Cependant, d'après la Cour d'Appel, la situation sécuritaire encore fragile dans d'autres régions du pays ne favorise pas la tenue de toutes ces audiences criminelles.

"Chaque Cour d'appel doit tenir au moins deux sessions criminelles par année. Avec la présence des groupes armés, il y a une juridiction du pays qui n'est pas opérationnelle. Il s'agit de la Cour d'Appel de Bambari. Suite à cela, le gouvernement a pris des mesures administratives. Des dossiers criminels issus de ces zones, ont dessaisi systématiquement ces juridictions au profit de la Cour d'Appel de Bangui" a renchéri le procureur général près la Cour d'Appel de Bangui.

Par ailleurs, le procureur indique que les deux sessions criminelles de cette année sont repoussées au début de l'année 2021. Selon lui, jumeler une session criminelle aux échéances électorales est quelque chose d'irréalisable.  Pour l'instant, plus de 100 dossiers sont en état d'être jugés par la Cour criminelle. Il s'agit entre autres de dossiers de viols, de coups mortels, d'associations de malfaiteurs, de crimes de dénier public, de vols à mains armées et de détention d'armes et munitions de guerre voire de pratique de charlatanisme et sorcellerie.

 

 

Centrafrique: dégradation de la situation sécuritaire à Kaga-Bandoro

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 7 décembre 2020 16:03

La situation sécuritaire se dégrade à Kaga-Bandoro au centre du pays. Quelques jours après l'attaque du village Ngouvota à 25 kilomètres de la ville par des hommes en armes, faisant 5 morts parmi la population, les localités de Yagarandji et Ngouvota ont été visitées ce 06 décembre 2020 par d'autres hommes en armes. Selon des sources, ces derniers voulaient se venger d'un des leurs tué récemment par la population.

La psychose gagne les habitants de Yagarandji et Ngouvota après cette nouvelle attaque de la part des groupes armés. Face à cette situation, la Minusca dit renforce ses dispositifs sécuritaires dans la ville de Kaga-Bandoro afin de prévenir d'éventuelles agressions. A l'origine de cette situation, une affaire de vol de bœuf, tournée au drame. Des personnes tuées et des maisons incendiées

"Il y a eu, ces jours-ci, quelques maisons incendiées au niveau de Ngouvota et Yagarandji. Il y'aurait une question de vol de bœufs occasionnant la mort en brousse de certains peulhs, dont les corps introuvables ont été revendiqués par leurs familles. Ceci a suscité la réaction de leurs familles qui sont venues incendier le village Yagarandji, tuant 4 personnes et brûlant 8 maisons" a témoigné Abbé Pothin Kangho, curé de la paroisse St-Thérèse de Kaga-Bandoro.

La crainte pour les élections est certes là. Cependant, la Minusca se dit  mobilisée pour ramener la paix. Elle compte intensifier à cet effet, des patrouilles dans la ville.

"Des informations que nous avons obtenues sur le terrain et que nous avons aussi constatées, c'est qu'il y a eu une attaque menée par des éléments non-identifiés et cela aurait causé des morts et des blessés. Suite à cela, des mesures ont été prises. La zone est patrouillée par la Minusca et les Forces armées centrafricaines dans le cadre de la protection des civils. La sécurité revient progressivement" a fait savoir Vladimir Montéiro, porte-parole de la Minusca.

Ce regain de tensions et cette nouvelle vague de violence dans la région, démontrent la fragilité de la sécurité malgré le désarmement, il y a un mois de plusieurs membres de groupes armés. Ils surviennent à trois semaines de la tenue des élections groupées du 27 décembre 2020.

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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 13:51
Fin du régime Biya : Création du MLC

 

Lu pour vous

 

Fin du régime Biya: de nouvelles révélations sur le mouvement de libération crée en Centrafrique

 

https://fr.cameroonmagazine.com/ By CAMEROON MAGAZINE -07/12/2020

Un groupe armé dénommé « Mouvement de Libération du Cameroun » (MLC) vient de voir le jour dans la zone frontalière entre le Cameroun et la République Centrafricaine (RCA). Selon des sources diplomatiques, le MLC aurait pour objectif «d’abuser du peuple camerounais et de combattre le régime de Yaoundé».

Des sources de sécurité publiées de part et d’autre de cette zone frontalière entre les deux pays émettent l’avertissement. Selon eux, les différentes factions des groupes rebelles sont en cours de restauration. A Bangui comme à Yaoundé, les autorités de deux pays voisins prennent la nouvelle au sérieux.

Yaoundé est inquiet et veut anticiper la menace, tandis que Bangui craint de nouvelles violences qui pourraient affecter le Cameroun, comme l’afflux massif de réfugiés

Dans la capitale politique centrafricaine, le chargé d’affaires adjoint par intérim de la République du Cameroun a été, selon son rapport du 2 octobre 2020 au ministre camerounais des Affaires étrangères, par le Premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada à l’initiative de ce dernier, qui l’a informé de la mise en place d’un groupe armé dénommé «Mouvement de Libération du Cameroun». «(MLC) informé dans la zone frontalière.

De la même source: «Le MLC est dirigé par un certain« général »Fafour, ancien membre du mouvement Siriri et transfuge du groupe armé 3R (retour, réclamation et réhabilitation).

Selon le Premier ministre de la République centrafricaine, le MLC aurait pour objectif de maltraiter le peuple camerounais et de combattre le régime de Yaoundé.

Cette nouvelle menace a conduit les autorités centrafricaines et camerounaises à intensifier les consultations ces derniers jours.

Il est donc impératif que les gouvernements camerounais et centrafricain envisagent de s’unir pour contrecarrer l’intention des groupes rebelles qui sont censés se réunir à nouveau à leurs frontières pour mettre en danger la paix dans la sous-région.

En mars 2019, des éléments du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (Fdpc) ont érigé des barrages routiers sur le corridor Cameroun-Rca dans le village de Zoukombo. Ils ont protesté contre la formation du nouveau gouvernement de l’Union nationale dans le cadre des accords de Khartoum, dont les postes proposés ne répondaient pas à leurs aspirations. En conséquence, plus de 400 camions se dirigeant vers Bangui à la frontière à Garoua-Boulaï, dans la région du Cameroun oriental, ont été mis hors service. En réponse, les forces de la Minusca ont frappé et le groupe s’est retrouvé pressé.

« Mais pendant un certain temps, les Fdpc ont rejoint le groupe des » trois R « dirigé par Sidiki Abbas à leur base de Bambari et d’autres groupes armés », rapporte notre source, qui affirme également que « nous sommes là depuis un certain temps. ont pris dans la région de l’Est, l’entrée de jeunes Centrafricains munis de laissez-passer. «  » Ces jeunes seraient des membres de ces groupes armés qui viennent s’approvisionner et tenter de déstabiliser Yaoundé, pense-t-elle .

ref: lescoopsdafrique.com

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8 décembre 2020 2 08 /12 /décembre /2020 13:47
Giscard, le Centrafricain
Giscard, le Centrafricain
Giscard, le Centrafricain
Giscard, le Centrafricain
Giscard, le Centrafricain
Giscard, le Centrafricain

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com/ By Aza Boukhris -7 décembre 2020

 

La disparition de l’ancien président Valéry Giscard d’Estaing (94 ans) a fourni l’occasion aux médias francophones de rappeler les rapports troubles qu’il entretenait en Centrafrique avec l’Empereur Bokassa.

L’attrait du Président Giscard d’Estaing pour le territoire centrafricain a été irrépressible; en revanche, il fut peu sensible à la condition misérable d’une population soumise à une dictature implacable.

Les relations ambiguës, finalement mortifères, entre Bokassa et Giscard datent des années 1960. Le dictateur centrafricain fut l »un des premiers chefs d’ État à être reçu à l’Élysée, une fois Giscard d’Estaing élu.

Les trois événements historiques du septennat 

Il y eut d’abord le sacre extravagant de l’Empereur Bokassa (4 décembre 1977) largement organisé et financé par la France. Puis l’Opération Caban ( Centrafrique-Bangui), avec les légionnaires venus du Tchad qui mirent fin à l’Empire (20 septembre1979). Et ce fut surtout la fameuse plaquette de diamants, révélée le 10 octobre 1979 par le journal satirique Le Canard Enchaîné, qui joua un rôle non négligeable dans la défaite de Giscard, en 1981, contre François Mitterrand.

Jean- Bedel (diminutif de Jean-Baptiste de la Salle) Bokassa ne cessa de donner des précisions sur les nombreux dons de diamants à  » son cher parent » qui ne se seraient pas arrêtés à cette plaquette que Jean-Bedel Bokassa avait offert en 1973 à Giscard. L’ attrait de Valéry Giscard d’Estaing pour l’ancien Oubangui-Chari ne date pas de 1974, ni de 1969, lorsqu’il était devenu ministre d’État, ministre de l’ Économie et des Finances de Georges Pompidou, ni même de 1959, lorsqu’il.était devenu Secrétaire d’État aux Finances du Général de Gaulle.

Bokassa ne cessa de donner des précisions sur les nombreux dons de diamants à  » son cher parent »

L’attachement à la terre centrafricaine

Avant l’indépendance de l’Oubangui-Chari, le jeune Valéry Giscard d’Estaing avait déjà été initié à cette passion irrépressible envers cette Afrique profonde qui avait déjà subjugué André Gide. Les nombreux parcs nationaux, de la savane à la forêt équatoriale, les immenses réserves cynégétiques aux grands gibiers surabondants, Bangui la Coquette, avec ses bases de repos pour les militaires positionnés au Tchad et les Français expatriés et de métropole, offraient des opportunités exceptionnelles, d’autant que l’État centrafricain était embryonnaire et sous l’emprise de centaines de coopérants français.

C’est dans ce contexte, qu’un club de grands chasseurs et amis de la nature avait jeté son dévolu sur cet eldorado de chasseurs, dès la fin de la seconde guerre mondiale. Parmi ces membres, on retrouvait des aristocrates, des grands patrons d’industrie et gentlemen farmers, comme l’Ardennais François Sommer, le compagnon de la Libération et grand résistant Hettier de Boislambert et le chatelain-aventurier très réputé Marc Péchenart, au brillant passé militaire, grand protecteur de la biodiversité mais surtout internationalement reconnu pour la chasse à l’éléphant.

Le jeune Giscard suivait alors son père Edmond et son cousin François, habitués de ces lieux de chasse. Ces équipes de chasseurs de grands gibiers, étaient souvent cornaqués par le célèbre journaliste-académicien Michel Droit qui était officiellement Guide de chasse Centrafricain. La nationalité centrafricaine s’obtenait déjà sans grandes difficultés.

Le jardin secret de Giscard 

Le sacre extravagant de l’Empereur Bokassa (4 décembre 1977) avait été largement organisé et financé par la France. Le ministre Robert Galley veilla à la réussite du sacre et y représenta VGE.

Vers la trentaine, Giscard s’émancipa de plus en plus de ces compagnons de chasse pour s’enfermer dans une discrétion qu’il faisait respecter avec fermeté, notamment vis-à-vis de l’ambassade de France à Bangui. Marc Péchenart était l’un des rares compagnons de chasse acceptés. Il est vrai que sa renommée internationale et surtout son implantation en Centrafrique en faisait un compagnon irremplaçable.

Très proche des présidents Dacko et Bokassa, Marc Péchenart avait obtenu une concession cynégétique de 700 000 hectares dans le Mbomou, proche des frontières de l’ex Zaïre et du Soudan. Cette zone entre Rafaï, Zemio et Djema, est habitée par le peuple Zande qui reconnaissait la prédominance des sultans sur les préfets et autres autorités de l’État. Cette déconnection de Bangui facilitait une large autonomie pour le concessionnaire Marc Péchenart.

C’est dans cette zone que se situe Bakouma, réputée pour son site uranifère, qui intéressait déjà au plus haut point Giscard et son cousin François. Plus tard, Areva paiera cher ses investissements sur ce site
Afin de se prémunir d’éventuelles indiscrétions, qui auraient été malvenues, surtout après 1974 et son accession à la présidence de la république, le président Giscard préférait atterrir sur l’aéroport international de Gbadolite, au Zaïre mais situé à proximité de la ville centrafricaine de Mobaye. Gbadolite était la capitale créée ex nihilo, par Mobutu dans son village natal.  Cette ville était alors surnommée  » la Versailles de la jungle ». Marc Péchenart amenait ensuite Giscard sur sa zone de chasse, avec son avion privé.

Les élèves des classes primaires étaient rassemblés pour chanter la Marseillaise, afin de faire honneur au chef de l’Etat français

Les habitants actuellement âgés de Rafaï et de Zemio se rappellent encore aujourd’hui des visites du président français, notamment celles de 1976 et 1978. Les élèves des classes primaires étaient rassemblés pour chanter la Marseillaise, afin de faire honneur au chef de l’Etat français, en pleine brousse, à 1000 km de Bangui et à 7000 km de Paris. Dans cette zone équivalente à un département français, la chasse à l’éléphant, à l’élan derby, au grand Koudou, au cob de Buffon était sans limite, aucune taxe n’ était prélevée et évidemment aucun contrôle sur les éventuels transports de pierres précieuses et des pépites qui abondent dans cette région. Ce territoire est actuellement sous  » administration » du chef rebelle Ali Darass de l’ UPC

Un autre ami de la nature, protecteur de la faune et guide de chasse exceptionnel, Jean Laboureur, accueillait également le chasseur Giscard, mais plutôt dans les réserves du Nord comme à Ndélé et dans  la zone sahélienne. Les antilopes, les hippopotames, les grands fauves faisaient les tableaux de chasse. Les participants au deuxième Sommet Afrique-France de  mars 1975, organisé à Bangui, se rappellent l’indélicatesse de Giscard qui avait fait patienté les chefs d’Etat et autres invités une bonne journée. Le safari de Ndélé était plus important pour Giscard que ce Sommet.

Giscard et Bokassa, compagnons de chasse

Les relations ambiguës, finalement mortifères, pour Giscard datent des années 1960. Jean- Bedel Bokassa, chasseur émérite, était chef d’état- major des Armées avant son coup d’ Etat du 31 décembre 1965. Avec son comportement plein de bravoure en Indochine, il attirait naturellement la sympathie de ces chasseurs de grands gibiers, souvent pouvant faire valoir des faits de Résistance aux nazis, comme l’étudiant Giscard à Paris.

Lors de ces séjours centrafricains, à partir de 1966, les rencontres, néanmoins assez rares, avec le président Bokassa étaient pleine d’empathie. Le curieux  » cher parent » donné à ce sergent-chef, que De Gaulle affublait du surnom de  » soudard », colle très difficilement avec le style grand bourgeois voire aristocratique de Giscard. Il montre une proximité probablement nourrie par des gestes d’ attention appréciés.

Le troisième président de la cinquième République, Valéry Giscard d’Estaing, a immédiatement montré beaucoup de sollicitude avec le président à vie, le maréchal Bokassa, élevé à cette dignité le 19 mai 1974, soit huit jours avant l’élection de Valery Giscard d’Estaing. Valéry Giscard d’ Estaing chargera personnellement Pierre Abelin puis Robert Galley ministres de la Coopération successifs, de suivre ses relations avec Jean- Bedel Bokassa, sans passer par le premier ministre, Jacques Chirac (1974- 1976) puis Raymond Barre.

Pierre Abelin fut envoyé à Bangui pour préparer le premier voyage officiel d’un président français en Centrafrique qui aura lieu avec le deuxième Sommet Afrique-France de Bangui, en mars 1975. Le dictateur pouvait plastronner devant Léopold Senghor et Félix Houphouët-Boigny, très songeurs. Quant à Robert Galley, il veilla à la réussite du sacre de l’Empereur Bokassa et y représenta la France.

Les deux ministres de la coopération développèrent les projets de coopération tant dans l’ Éducation que dans le développement économique. La construction d’un chemin de fer et la modernisarion de l’aéroport étaient alors des priorités. Il n’ y aura pas de chemin de fer et la modernisation de l’aéroport de Bangui est toujours d’ actualité.

Le palais de Berengo, où résidait VGE, fait aujourd’hui le bonheur des mercenaires russes du Groupe Wagner.

« Le repos du chasseur » 

Si Giscard répugnait à séjourner à Bangui, pour ne pas rompre le secret de ses voyages que les médias n’avaient pas à connaître, en revanche, il acceptait volontiers de répondre à l’invitation du président Bokassa. Le Palais impérial est situé à 80 km de Bangui. Afin de faciliter  et de sécuriser les transferts, une piste d’ atterrissage de 2600 mètres a été construite avec tous les agréments de l’ OACI. Ce palais de Berengo fait aujourd’ hui le bonheur des mercenaires russes du Groupe Wagner.

Giscard appréciait ses séjours près du village natal de Bokassa. Il pouvait y décompresser et profiter de ce lieu propice au  » repos du chasseur ».Aujourd’hui à Bangui, les rumeurs les plus folles courent encore sur ces séjours à Berengo.

La situation catastrophique de l’ ancienne  » Cendrillon de l’ Afrique » est certes imputable à la mauvaise gouvernance des présidents Bokassa, Kolingba, Patassé, Bozizé, Djotodia, Catherine Samba Panza et Touadera. Il ne faudrait pas oublier aussi les grandes responsabilités des présidents français de Valery Giscard d’ Estaing à François Hollande. Pour les Centrafricains, l’époque de Valéry Giscard d’Estaing est bien lointaine et représente la poursuite de la Françafrique, mise en place par Jacques Foccart.

 

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 00:54
François Bozizé, puschiste récidiviste et sulfureux ou "homme de paix" ?

 



Par Camille LAFFONT, FLORENT VERGNES

Bangui - Centrafrique - AFP -03/12/2020, 14:52  François Bozizé, dont la candidature à la présidentielle de fin décembre en Centrafrique a été invalidée, traîne une réputation sulfureuse: putschiste récidiviste devenu président, puis président renversé par un putsch, son nom est aussi associé aux pires heures de la guerre civile qui sévit depuis sept ans.

Il est notamment accusé par les Nations unies d'avoir sinon fondé du moins soutenu des milices coupables, selon l'ONU, de crimes de guerre et de crimes contre l'Humanité en 2013 et 2014. Le conflit perdure, les groupes armés rebelles contrôlant encore deux tiers du territoire, même si les combats et les crimes contre les civils ont baissé d'intensité depuis 2018. 

La Cour constitutionnelle a donc exclu jeudi M. Bozizé du scrutin du 27 décembre, pour lequel il apparaissait le seul en mesure d'inquiéter le sortant Faustin Archange Touadéra, qui brigue un second mandat.

Renversé en 2013 par une coalition de groupes armés dominée par les musulmans, la Séléka, François Bozizé Yangouvonda est accusé notamment par les Nations unies d'avoir organisé une contre-insurrection sanglante depuis son exil, celle des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes et animistes. Malgré des sanctions de l'ONU, il est resté populaire pour une frange importante de la population.

Depuis son retour en catimini à Bangui en décembre 2019, ce militaire de carrière --et seul général cinq étoiles du pays--, protestant né au Gabon, était devenu le rival à abattre pour le candidat Touadéra. 

Désormais, une question hante les esprits des Centrafricains qui le craignent mais aussi des humanitaires et de certains diplomates: à 74 ans, Bozizé va-t-il capituler ou chercher à conquérir le pouvoir hors les urnes ?

-Aide de camp de Bokassa-

Car en matière de coups de force, celui qui fut promu général et aide de camp par l'empereur Jean-Bedel Bokassa --despote fantasque qui régna de 1966 à 1979 et le chargea notamment de réprimer dans le sang une manifestation de lycéens en 1979-- affiche un CV chargé.

En 1983, ministre de l'Information, Bozizé tente en vain de renverser le président André Kolingba. Réfugié au Bénin, il en est extradé en 1989. Emprisonné deux ans, il réchappe d'une tentative d'assassinat dans sa cellule en 1990.

Le général devient en 1997 chef d'état-major du président Ange Félix Patassé. En 2001, il rate encore un coup d'Etat, quitte Bangui pour le Tchad, puis la France, avant de revenir lancer la rébellion des "libérateurs" et prendre le pouvoir en 2003. Putsch gagnant cette fois.

Son régime, miné par la guerre civile et la corruption, n'a jamais tenu ses promesses, l'insécurité empêchant tout décollage économique.

L’appétit du clan présidentiel pour les diamants du nord-est lui mettra finalement à dos les grandes familles musulmanes de collecteurs, premiers soutiens de la Séléka qui déferle sur Bangui en 2013 et le contraint à l'exil.

Depuis le Gabon puis l'Ouganda, il est accusé de soutenir les anti-balaka, coupables de terribles exactions. En 2014, les Nations unies le placent sous sanctions pour "soutien" aux anti-balaka et l'accusent d'"avoir demandé à ses milices de poursuivre les atrocités" contre les musulmans. 

Depuis son retour il y a un an, Bozizé se présente en "homme de paix". "Il n'est plus le même après sept ans d'exil et de solitude, il a à cœur de laisser une autre image", argue Christian Guenebem, secrétaire adjoint de son parti, le Kwa Na Kwa (KNK). 

- Inquiétudes occidentales -

Une mue qui peine à convaincre. Les chancelleries occidentales sont peu enclines à voir revenir aux affaires ce personnage sulfureux et clivant, également visé par les plaintes de familles d'opposants assassinés durant son régime.

"C'est l'homme du rapport de force. Quels que soient les événements, il va les tourner à son avantage pour s'imposer au centre du jeu politique", résume un diplomate.

"Bozizé a manœuvré politiquement et militairement pour son retour au pouvoir, par les urnes ou par la violence", estime même Nathalia Dukhan, spécialiste de la Centrafrique pour l'ONG américaine The Sentry. 

Certains chefs des groupes armés sont d'anciens "libérateurs" l'ayant porté au pouvoir en 2003. Issu de l'ethnie Gbaya, l'une des plus importantes du pays, il jouit d'une solide base populaire et compte encore de nombreux fidèles dans l'armée.

Son aura d'ancien chef d'Etat et son autoritarisme séduisent également une frange de la population lassée par l'impunité dont jouissent les milices et qu'elle impute au régime Touadéra.

Mais pour une autre frange, qui n'aspire qu'à la paix et, face à un Touadéra qui privilégie le dialogue, un général revanchard et va-t-en-guerre peut être un repoussoir.

cmt/gir/blb


AFR - 03/12/2020, 14:52

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 00:35
Le G5 prend acte des décisions de la Cour constitutionnelle sur l'éligibilité des candidats
Le G5 prend acte des décisions de la Cour constitutionnelle sur l'éligibilité des candidats
Le G5 prend acte des décisions de la Cour constitutionnelle sur l'éligibilité des candidats
Le G5 prend acte des décisions de la Cour constitutionnelle sur l'éligibilité des candidats
Le G5 prend acte des décisions de la Cour constitutionnelle sur l'éligibilité des candidats
Le G5 prend acte des décisions de la Cour constitutionnelle sur l'éligibilité des candidats

  

 COMMUNIQUE DE PRESSE CONJOINT DU G5+ 

 

Les membres du G5+ - un groupe d'États et d'institutions internationales partenaires de la République centrafricaine (RCA) - prennent acte des décisions N°024/CC/20 du 27 novembre 2020 et N°026/CC/20 du 03 décembre 2020 de la Cour constitutionnelle relatives respectivement aux candidats éligibles aux élections législatives et présidentielle.  

Le G5+ souligne que ces décisions constituent un pas supplémentaire vers la tenue des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020 et réitère son appel à tous les acteurs et partis politiques, la société civile, les médias ainsi qu’à toutes les forces vives centrafricaines, au respect des décisions de la Cour constitutionnelle, ainsi que toutes les institutions impliquées dans le processus électoral.  

Le G5+ se montre particulièrement préoccupé au regard des tensions croissantes autour des préparatifs électoraux. Il exhorte tous les acteurs à contribuer à la création d’un climat apaisé, en s’abstenant notamment de véhiculer des messages de haine, de dénigrement et de division, à l’encontre des candidats aux élections et des partenaires de la RCA. Tout recours à la violence ou à des manifestations hostiles, est inacceptable.  

Les membres du G5+ appellent également les groupes armés signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), à respecter leurs engagements, en cessant immédiatement les violations contre les populations et toutes actions susceptibles de perturber de quelque manière que ce soit, les opérations électorales sur toute l’étendue du territoire national.  

Les membres du G5+ encouragent les partis politiques et leurs candidats à respecter le Code de bonne conduite, validé par leurs représentants aux fins de maintenir un environnement propice à la tenue d’élections pacifiques sur tout le territoire national.  

Les membres du G5+ réitèrent leur soutien ainsi que l'engagement de chacun des pays et organisations, à accompagner pleinement la tenue d’élections libres, équitables, transparentes, crédibles et apaisées en République centrafricaine, dont le premier tour est prévu pour le dimanche 27 décembre 2020 afin que les Centrafricaines et les Centrafricains puissent exercer en toute sérénité leurs droits civiques.  

    

Bangui, le 03 décembre 2020  

 

Mme Lucy TAMLYN  

Ambassadeur des États-Unis auprès de la République centrafricaine   

M. Jean-Marc GROSGURIN  

Ambassadeur, Haut Représentant de la France auprès de la République centrafricaine   

M. Vladimir TITORENKO  

Ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de la République centrafricaine  

Mme Samuela ISOPI  

Ambassadrice, cheffe de la délégation de l’Union européenne auprès de la République centrafricaine   

M. Matias BERTINO MATONDO
Ambassadeur, Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine et Chef du Bureau de l’Union africaine pour l’Afrique centrale en République centrafricaine


M. Adolphe NAHAYO
Ambassadeur
, Représentant du Président de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) en République centrafricaine

M. Mankeur NDIAYE
Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA  

M. Han FRAETERS
Représentant résident de la Banque Mondiale en République centrafricaine  

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 00:33
LE NOUVEAU MANDAT DE LA MINUSCA PRÉSENTÉ AUX JOURNALISTES

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

LE NOUVEAU MANDAT DE LA MINUSCA PRÉSENTÉ AUX JOURNALISTES

 

Bangui, le 3 décembre 2020 – Une trentaine de journalistes et représentants de la presse privée et publique centrafricaine ont été édifiés jeudi par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) sur son mandat et la résolution 2552 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Au cours de cette rencontre autour du thème « Expliquer nos activités et bâtir des relations de confiance avec les Centrafricains et les partenaires », un accent particulier a été mis sur des tâches prioritaires du nouveau mandat, à savoir la protection des civils, les bons offices et les élections, dans le cadre du processus électoral en cours.

Pour le Directeur de la Division de communication stratégique et d’information publique de la MINUSCA, Charles Bambara, il était question au cours de cette session d’expliquer avec les médias et la presse centrafricaine, « comment la MINUSCA compte exécuter ces tâches prioritaires, les responsabilités de la MINUSCA et du Gouvernement ainsi que le partenariat dans le cadre de l’exécution de ce nouveau mandat, écouter la presse sur leur contribution à des élections apaisées en RCA, et enfin, établir des partenariats avec la presse en prévision de l’organisation de sessions de vulgarisation du nouveau mandat auprès du grand public, y compris la lutte contre la désinformation et les discours de haine ».

Plusieurs composantes, civile, Police et Force de la MINUSCA ont été conviées à cet échange avec la presse. Intervenant sur la question de « la protection des civils dans un contexte électoral et au-delà », le Chef de l’unité Protection des civils, Koffi Wogomebou, a rappelé que le Conseil de sécurité demande à la MINUSCA de « prendre des mesures actives, en appui aux autorités de la République centrafricaine, pour anticiper, écarter et contrer efficacement toute menace grave ou crédible visant la population civile selon une approche globale et intégrée », citant ainsi l’article 31 de la résolution 2552. « Ça veut qu’il n’y a pas que les armes. Il y a le dialogue avec la population, les communautés, créer les conditions nécessaires pour un dialogue », a-t-il précisé entre autres. Il a par la même occasion invité la presse centrafricaine à accompagner la Mission dans la mise en œuvre de cette tâche cruciale. « Si la MINUSCA doit être efficace, on demande à la MINUSCA de travailler avec les acteurs locaux et vous faites partie de ces acteurs locaux », a-t-il plaidé.

Pour ce qui est de l’appui et les bons offices de la MINUSCA au processus électoral et au processus de paix, Marius Krecoum, de la Division des Affaires électorales, a précisé que « l’assistance que la MINUSCA apporte à la RCA dans le cadre de ces élections est proportionnée au niveau des besoins et à la réalité du terrain centrafricain ». Par ailleurs, il a rappelé le leadership des autorités centrafricaines dans la préparation et l’organisation des élections. « Nous intervenons en appui de la partie nationale à préparer et tenir ces élections. Et dans cet accompagnement du gouvernement, la MINUSCA n’est pas seule, elle œuvre avec les partenaires », a-t-il clarifié.

De son côté, Laura Similowski, de la Division des Affaires politiques, a parlé de l’importance de la dimension politique dans l’exécution des tâches de la MINUSCA : « Nous appuyons les mécanismes de la mise en œuvre de l’Accord de paix. Nous faisons aussi l’appui aux institutions nationales en ce qui concerne le gouvernement, l’assemblée nationale, les partis politiques ». A titre d’exemple, elle a cité l’appui apporté dans la rédaction d’un code de bonne conduite pour le processus électoral. « La Mission fait des plaidoyers auprès des pays de la sous-région pour qu’ils maintiennent leurs engagements dans le processus de paix en Centrafrique. Leurs engagements sont à la fois politique, financier, technique », a-t’elle ajouté.

Enfin, parlant de « la contribution de la MINUSCA au Plan intégré de sécurisation des élections », le chef de la composante Police, le Général Pascal Champion et le chef de l’unité de planification de la Force, le Lieutenant-Colonel Louis-Marie Levacher, ont présenté tour à tour, l’apport du personnel en uniforme de la MINUSCA, à la sécurisation du processus. « La sécurisation des élections c’est entre autres, tout un ensemble de missions de sécurisation, une quarantaine, sur lesquelles nous appuyons la police et la gendarmerie depuis de nombreux mois », a souligné le Général Champion. En présentant le plan qui vise à sécuriser l’ensemble du processus, les acteurs, électeurs, ainsi que la matériel électoral, le chef de la composante Police a rassuré que « le dispositif est complet et va couvrir tous les centres de vote et garantir un maximum d’électeurs ».

De son côté, le Lieutenant-Colonel Louis-Marie Levacher a ajouté que le plan intégré sécurisation des élections est une stratégie qui est évolutive en fonction de la zone et de la circonstance et du temps et la Force de la MINUSCA s’y adaptera. « La situation dans telle ou telle préfecture n’est pas la même partout, qu’il y a deux mois et ça nécessite une mise à jour envoyée à tous les acteurs de la sécurisation, non seulement les Forces armées, mais également toutes les parties prenantes », a-t-il dit. Il a par ailleurs souligné que ce plan privilégie le dialogue, mais l’usage de la force n’est pas exclu, conformément au mandat de la Mission. « La réponse armée, c’est une des réponses qui peuvent être à apportées, mais ce n’est pas ce n’est pas la seule. Avant d’arriver à la réponse de la force armée, il faut qu’on épuise toutes les autres solutions, qui sont à notre disposition », a-t-il conclu.

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org

Facebook : https://www.facebook.com/minusca.unmissions

Twitter: https://twitter.com/@UN_CAR

Flickr : https://www.flickr.com/photos/unminusca/

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 00:12
RCA : l’ancien chef de l’État François Bozizé recalé de la course à la présidentielle
RCA : l’ancien chef de l’État François Bozizé recalé de la course à la présidentielle
RCA : l’ancien chef de l’État François Bozizé recalé de la course à la présidentielle

 

Centrafrique: l’ancien chef de l’État François Bozizé recalé de la course à la présidentielle

 

https://www.rfi.fr/ Avec notre correspondante à Bangui,  Charlotte Cosset

Fin de suspens à Bangui, la Cour constitutionnelle a rendu sa décision en début d’après-midi ce jeudi concernant notamment la candidature de François Bozizé pour l’élection présidentielle du 27 décembre 2020. Une candidature finalement rejetée.

Si la Cour constitutionnelle a écarté la condition des un an de résidence sur le territoire, à cause de la circulaire du ministère des Transports qui interdisait les compagnies aériennes d’embarquer François Bozizé, elle s’est appuyé sur l’article 103 du Code électoral pour rejeter la candidature de l’ancien chef d’État. Article qui précise parmi les critères d’éligibilité, la bonne moralité.

La Cour a rappelé que François Bozizé est sous le coup d’un mandat d’arrêt international datant du 31 mars 2014 pour les motifs d’assassinat, d’arrestation, détention, séquestration arbitraire, torture, exécutions sommaires et extrajudiciaires etc. Elle a aussi mis en avant les sanctions onusiennes renouvelées au Conseil de sécurité en juillet 2020.

L’annonce a été accueillie froidement à la Cour, pas de « bravo » comme la semaine dernière à l’annonce de la décision concernant les candidatures aux élections législatives. Il n’y a pas encore eu de réaction du côté du KNK, le parti de Bozizé, l’ancien chef d’État qui est actuellement en déplacement en province.

La Cour a rendu sa décision sous haute protection des forces nationales et de la Minusca. De nombreuses ONG et institutions ont aujourd’hui restreint leurs mouvements en prévision d’éventuelles manifestations de mécontentement. Dans la capitale, les forces de sécurité sont déployées de manière visible.

Sur les 22 candidatures, cinq ont été invalidées. Parmi celles retenues: le président Faustin Archange Touadéra, Annicet Georges Doléguélé, Martin Ziguélé, Abdou Karim Meckassoua.

 

 

RCA : l’ancien chef de l’État François Bozizé recalé de la course à la présidentielle
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