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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 18:34

 

Ouham : Des maisons et champs détruits par des éleveurs armés à Bouca

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 5 mars 2020 15:31

 

Plusieurs maisons ont été incendiées et des champs dévastés fin février et début mars à Bouca suite à la présence des hommes armés assimilés à des éleveurs. Une situation qui sème la psychose au sein de la population. Le député de la localité Teddy Weidane invite le gouvernement à y déployer des FACA pour la protection de la population.

Un an après la signature de l'accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés, les violences ont tendance à reprendre à l'intérieur du pays. En plus de la présence d'hommes armés signalée aux alentours de certaines villes de l'ouest et des affrontements entre groupes armés dans le nord-est, la transhumance constitue également l'une des sources de conflits. Entre fin février et début mars 2020, la Sous-préfecture de Bouca a connu un pic de violence avec l'arrivée en masse des éleveurs avec leur bétail. Armés de fusils d'assaut, ces éleveurs sèment la désolation au passage.  "Au moins 140 maisons sont incendiées et des hectares de champs sont détruits par ces éleveurs", a déploré Teddy Wéidane, député de Bouca 2 estimant qu'à son avis, "le gouvernement a abandonné cette zone".  

"A chaque fois nous sommes interpellés par la population. Et pour moi, ce ne sont pas des éleveurs comme on veut nous le faire croire, mais ce sont bien des rebelles" a alerté l'Elu de la Nation.

Face à cette situation qui risque de replonger la localité dans un conflit armé entre les habitants et les éleveurs, M. Wéidane appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités en y déployant des Forces Armées Centrafricaines.   "Nous avons soutenu l'accord de paix et sensibilisé la population à aller vers la cohésion sociale malgré le fait qu'il n'y ait pas encore eu de désarmement à Bouca. C'est pourquoi nous implorons le gouvernement à tout faire pour sécuriser la population. Au pire des cas, nous allons nous même descendre sur le terrain" a prévenu Teddy Wéidane.

La ville de Bouca sérieusement affectée par la crise depuis 2013 fait face en ce moment à une nouvelle crise entre éleveurs transhumants et cultivateurs, le tout dans un contexte humanitaire fragile.

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 18:22
Les 4 fonctionnaires de la Minusca sommés par le Gouvernement ne quitteront plus le pays

 

Centrafrique : Les 4 fonctionnaires de la Minusca sommés par le Gouvernement ne quitteront plus le pays

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 5 mars 2020 15:20

 

Le gouvernement centrafricain et la Minusca se sont accordés de laisser tomber l'affaire de poursuite contre les 4 cadres de la mission de l'ONU sommés de quitter le territoire de la RCA. C'est ce qu'a annoncé mercredi 4 mars 2020 Ikavi Gbetanou, porte-parole intérimaire de la Minusca.

La Minusca se félicite de la décision du gouvernement de laisser tomber l'affaire de poursuite à l'encontre de 4 de ses fonctionnaires. Soupçonnés d'avoir alimenté la crise, le gouvernement avait notifié le 18 février 2020 à la Minusca une lettre exigeant le départ de ces personnalités de la République Centrafricaine. Des tractations diplomatiques ont eu lieu débouchant sur une solution apaisée entre la RCA et l'ONU.

Selon Ikavi Gbetanou, la décision du gouvernement n'a pas été appréciée à l'ONU. "Des membres du personnel de la Minusca ont été l'objet de différentes accusations que nous avons apprises par voie de presse. En soldats de la paix, ils ne peuvent être passibles de crime et les membres du conseil de sécurité ont dénoncé toutes ces campagnes dont ont été victimes les membres du personnel et ont condamné ces accusations", a-t-elle indiqué mercredi 04 mars au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca.

Pour la Mission de l'ONU en Centrafrique, c'est le sens élevé de l'Etat porté par le Président Faustin Archange Touadera et son gouvernement qui a permis ce dénouement. "Sur ce dossier, le leadership de la mission salue le sens de la responsabilité du président de la République et de son gouvernement dans la gestion de ce dossier. Il s'agit d'une issue heureuse aujourd'hui puisque la lettre que la ministre des Affaires étrangères avait écrite est aujourd'hui levée," a affirmé le porte-parole intérimaire de la Minusca.

La décision du gouvernement entraîne par ricochet l'annulation des manifestations annoncées par les jeunes du Mouvement des patriotes pour la paix, à l'origine des accusations contre fonctionnaires onusiens.

 

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5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 17:56
Sant'Egidio : le président Macron reçoit Andrea Riccardi
Sant'Egidio : le président Macron reçoit Andrea Riccardi

Lu pour vous

 

France, Sant'Egidio : le président Macron reçoit Andrea Riccardi.

 

La paix, le dialogue, l'Afrique et les couloirs humanitaires au centre de l'entretien

 

3 Mars 2020 - PARISFRANCE

 

Le président de la République française, Emmanuel Macron, a reçu ce matin à l’Élysée Andrea Riccardi ainsi qu’une délégation de la Communauté de Sant’Egidio. Au cours de l’entretien, qui a duré plus d’une heure, il a été question de plusieurs dossiers qui concernent de près la France et la Communauté, présente dans plus de 70 pays du monde. Partant du rapport complexe qu’entretiennent la politique et la société, la discussion a porté sur la question de l’Europe, de ses faiblesses mais également des « forces spirituelles » qui représentent une ressource à faire émerger pour le bien commun.

Le travail en faveur du dialogue entre les religions et en particulier avec l’islam a été considéré comme central par les deux parties. Ont également fait l’objet d’une longue discussion l’Afrique - à partir des conflits dans lesquels Sant’Egidio intervient en première ligne en tant qu’artisan de paix, comme la Centrafrique, le Soudan du Sud et la région de la Casamance - ainsi que les raisons d’espérer pour ce continent, comme le programme DREAM pour le soin et la prévention du Sida, lancé au Mozambique et aujourd’hui présent dans onze pays africains.

Le président Macron a remercié la Communauté d’avoir su donner une juste importance, aussi bien en France qu’en Côte d’Ivoire, au drame du jeune Laurent Barthélemy, mort le 8 janvier dernier tandis qu’il tentait depuis Abidjan de rejoindre Paris dans le train d’atterrissage d’un avion. Enfin, sur la question de l’immigration, le président a souligné l’importance des couloirs humanitaires (pour lesquels l’accord entre l’État français et Sant’Egidio est en cours de renouvellement) comme moyen de lutter contre les trafiquants d’êtres humains et comme modèle d’intégration.

Sant'Egidio : le président Macron reçoit Andrea Riccardi

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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 20:28
RCA : les victimes des forces de Bemba vont recevoir l’aide du fonds de la CPI

 

Centrafrique: les victimes des forces de Bemba vont recevoir l’aide du fonds de la CPI

 

RFI 4 mars 2020

 

Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

 

Près de 20 ans après les faits, l’aide effective du fonds au profit des victimes des forces de Jean-Pierre Bemba va débuter au printemps, avec un budget d’environ 1,2 million de dollars pour cette première année. Entretien avec Bertin Bishikwabo, chargé de programme du fonds de la CPI à Bangui.

En 2002-2003, les hommes de Jean-Pierre Bemba sévissent sur le territoire centrafricain. Ils pillent, tuent, et violent de nombreuses femmes. Poursuivi devant la CPI, Jean-Pierre Bemba a été acquitté en juin 2018. Malgré l’acquittement, des milliers de victimes des forces de Bemba sont présentes sur le territoire centrafricain, beaucoup ont besoin d’une assistance.

Le fonds au profit des victimes de la CPI devrait appuyer près de 3 000 personnes cette année. Mais depuis un an, la CPI aide déjà des victimes dans le plus grand besoin. Bertin Bishikwabo, chargé de programme du fond au profit des victimes de la CPI à Bangui, revient sur le processus

Bertin Bishikwabo : Le fonds au profit des victimes a fait une évaluation en 2011, ici en République centrafricaine. Fin 2012, alors que les contrats étaient prêts à être signés par le greffier, les hostilités ont éclaté en République centrafricaine. Nous étions donc dans l’impossibilité de pouvoir développer les programmes d’assistance dans ce contexte. Nous attendions que la situation s’améliore pour que nous puissions venir développer les programmes d’assistance.

En même temps, nous attendions que le procès de Jean-Pierre Bemba aboutisse pour que l’on puisse combiner les deux : la réparation et l’assistance. Mais malheureusement, Bemba a été acquitté. Et à l’acquittement de Bemba, le fonds a décidé d’accélérer la mise en place des programmes d’assistance ici, en République centrafricaine.

RFI : Presque 20 ans ont passé, ce n’est pas trop tard ?

Ce n’est pas trop tard parce qu’on va développer les activités qui vont adresser les conséquences du préjudice. C’était il y a 20 ans, mais les préjudices sont là, les conséquences sont là. Il y a beaucoup de victimes qui vivent des traumatismes, il y a des victimes qui ont des préjudices physiques. Il y en a qui se sont fait violer et qui ont maintenant des maladies sexuellement transmissibles. Ce sont donc des victimes qui sont dans une situation critique, et on va devoir les appuyer pour qu’elles puissent retrouver leur dignité.

Quel type d’aide apporte le fonds à ces victimes ?

Le fonds au profit des victimes intervient dans trois domaines dans le cadre de l’assistance. D’abord, la réhabilitation psychologique. Ensuite, la réhabilitation physique pour les victimes qui ont eu des préjudices physiques, ainsi qu’un soutien socio-économique, tout ce qui est développement d’activités économiques, et moyens de subsistance.

Vous vous êtes tournés vers les victimes de Bemba. Mais depuis, il y a eu d’autres conflits, il y a eu de nouvelles victimes. Le fonds va-t-il s’occuper de ces victimes-là ?

Oui, le fonds va s’occuper de toutes les victimes de la compétence de la Cour pénale internationale. Mais pour nous, sur le plan opérationnel, on a décidé de commencer d’abord par les victimes qui sont connues. Après, on pourra étendre aux victimes qui ne sont pas encore identifiées. Donc, pendant que les programmes seront en train d’être mis en œuvre, on devra identifier et inclure au fur et à mesure d’autres victimes, que l’on devra intégrer dans le programme.

 

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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 19:38
LE PRÉSIDENT TOUADERA LANCE A OUANGO DANS LE 7è ARRONDISSEMENT DE BANGUI

 

 

GRANDS TRAVAUX: LE PRÉSIDENT TOUADERA LANCE A OUANGO DANS LE 7è ARRONDISSEMENT DE BANGUI, LA CONSTRUCTION ET L'INSTALLATION DES LAMPADAIRES SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE SUR 36 AVENUES DE BANGUI, BEGOUA ET BIMBO ET ORDONNE LES TRAVAUX DU BITUMAGE DU TRONÇON NGARAGBA-KASSAI ET LA REHABILITATION DE LA ROUTE BOYRABE-KASSAI

 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE LE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA,
PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ÉTAT

 

A L’occasion de la cérémonie officielle de lancement des travaux du projet « d’acquisition de 4 générateurs et d’éclairage des avenues de la Ville de Bangui en lampadaire solaire photovoltaïque » , de lancement des travaux de bitumage du tronçon NGARAGBA-KASSAI et d’aménagement du tronçon NGARAGBA-BOY RABE


Bangui, 2 mars 2020

 


- Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;
- Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;
- Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;
- Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;
- Mesdames et Messieurs les Membres du Corps diplomatique ;
- Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations internationales ;
- Monsieur le Président de Délégation de la Ville de Bangui;
- Monsieur le Député du 7ème Arrondissement de Bangui;
- Distingués Invités ;
- Mesdames et Messieurs ;
- Vaillante population du 7ème Arrondissement ;

 

Je vous remercie de votre accueil particulièrement chaleureux.
Je mesure aujourd’hui par votre présence massive et par la qualité des propos du Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui, la dimension très symbolique que revêt ce projet.
C’est avec une réelle satisfaction que je préside ce jour la cérémonie officielle de lancement des travaux du projet d’acquisition de quatre (4) générateurs et d’éclairage des avenues de la Ville de Bangui et périphéries en lampadaire solaire photovoltaïque, financés sur les ressources du Fonds Saoudien.
La présence massive de la population du 7ème Arrondissement en général et plus particulièrement celle de Ouango à cette importante cérémonie marque l’intérêt de ce projet dont les réalisations vont améliorer significativement les conditions de vie de nos concitoyens.
Je voudrais également saluer la présence à nos côtés de nos partenaires au développement qui ne cessent de manifester quotidiennement leur volonté et leur détermination à soutenir le Gouvernement dans le processus de relèvement et de la consolidation de la paix en Centrafrique.
Depuis plus de deux décennies, la population de Bangui a perdu l’habitude des lampadaires de la voirie qui jadis, faisaient la beauté de la capitale de Bangui la coquette.
Par ailleurs, le taux d’accessibilité de la population à l’électricité dans notre pays demeurant encore extrêmement bas, je voudrais dire inférieur à 3%, j’ai fait du secteur de l’énergie l’une des priorités de mon action à la tête de l’Etat.
Aussi, les crises récurrentes que notre pays a connues ont considérablement aggravé cette situation, plongeant permanemment notre capital et ses périphéries dans l’obscurité.
C’est ainsi qu’à ma prise de fonction, j’avais non seulement instruit le Gouvernement de rechercher des voies et moyens pour apporter une solution durable à ce problème qui impacte négativement le développement socio-économique de notre pays, mais également je me suis personnellement impliqué dans le plaidoyer à l’endroit de certains partenaires au développement en vue de bénéficier de leurs appuis.
Nous sommes en droit de croire aujourd’hui être sur le bon chemin avec la disponibilité de plusieurs de nos partenaires à nous accompagner dans ce chantier.

Je saisis donc cette occasion pour remercier très sincèrement tous les partenaires et particulièrement le Fonds Saoudien qui a bien voulu accorder à notre pays ce prêt au taux concessionnel pour financer ce projet.
Je note que les 4 générateurs sont en cours d’acheminement sur Bangui et seront bientôt opérationnels.
Vaillante population de Ouango;
Le 7ème Arrondissement fait partie des localités les plus dynamiques dans la vie économique de notre pays. Cependant, l’énorme déficit en fourniture d’électricité constitue, comme dans les autres localités du pays, un énorme frein au développement de cette partie de la capitale.
Par la réalisation de ce projet, je voudrais à nouveau vous témoigner toute ma reconnaissance pour votre participation active aux efforts de relèvement de notre pays et à la cohésion sociale.
Les lampadaires qui sont en train d’être installés constituent désormais votre patrimoine. Vous aurez dorénavant de la lumière en soirée dont l’impact positif sur les ménages sera énorme.
Sans donner une liste exhaustive des avantages attendus, je citerai, par exemple, l’amélioration de la sécurité dans vos quartiers, la réduction du taux d’accident de circulation, la facilité pour les enfants d’apprendre leurs leçons le soir, le développement de petits commerces et donc la lutte contre la pauvreté.
C’est pourquoi je lance un appel pressant aux autorités locales, notamment les Chefs de Groupes et de quartiers et plus particulièrement à la jeunesse du 7ème Arrondissement de veiller sur ce réseau électrique.
Cet appel est valable pour toute la population de Bangui qui doit prendre soin des lampadaires qui vont éclairer plus d’une trentaine de nos avenues.
Je rappelle que ce projet est prévu pour couvrir les rues dans les huit (8) Arrondissements de Bangui et ses périphéries, ceci dans les trois (3) mois qui suivent ce lancement officiel.
Les travaux à haute intensité de main d’œuvre (THIMO) issus de ce projet sont destinés aux jeunes des zones bénéficiaires.
J’instruis donc le Ministre chargé de l’Energie de veiller à la transparence dans le recrutement des jeunes des Arrondissements dans le cadre de ces THIMO.
Je voudrais, à ce stade de mon propos, réitérer à tous nos partenaires au développement, la gratitude du Gouvernement et du peuple centrafricain, pour les appuis multiformes apportés à notre pays après les engagements pris à Bruxelles en 2016 au cours de la Conférence sur le Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA).
Ces mêmes engouements se manifestent aujourd’hui après la signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation du 6 février 2019 dont les dividendes sont attendus par nos concitoyens.
Vaillante population du 7ème Arrondissement ;
Je suis particulièrement heureux de vous annoncer d’autres projets qui doivent être réalisés, dans de meilleurs délais, dans votre Arrondissement.
Il s’agit du lancement aujourd’hui, des projets de bitumage du tronçon NGARAGBA-KASSAÏ et de la réhabilitation du tronçon NGARAGBA-BOY RABE, très dégradés.
Je suis également très fier d’être ici pour des raisons qui tiennent à une magnifique réalisation dans le domaine de la santé publique, en faveur de la population du 7me Arrondissement.
Il s’agit, en effet, de la construction prochaine, dans le 7ème Arrondissement de Bangui, d’un Hôpital polyclinique de 200 lits dont la procédure est très avancée.
J’instruis particulièrement les Ministres chargés du Plan et de la Santé Publique de suivre la procédure afin que cet Hôpital soit rapidement implanté.
J’ose espérer que ces importantes réalisations contribueront à améliorer les conditions de vie de nos concitoyens du 7ème Arrondissement de Bangui et des localités environnantes.
Je voudrais, en terminant mon propos, remercier et féliciter le Groupe TRAGEDEL qui a réalisé les installations électriques que nous inaugurons aujourd’hui.
J’exhorte les autres partenaires techniques et financiers de notre pays et les bailleurs de fonds à suivre le modèle du Fonds Saoudien en apportant davantage leur appui au Gouvernement dans ses efforts pour l’électrification de notre pays.
Sur ce, je déclare lancés les travaux du projet « d’acquisition de 4 générateurs et d’éclairage des avenues de la Ville de Bangui et périphéries en lampadaire solaire photovoltaïque », de bitumage du tronçon NGARAGBA-KASSAÏ et de réhabilitation du tronçon NGARAGBA-BOY RABE.
Je vous remercie.

 

LE PRÉSIDENT TOUADERA LANCE A OUANGO DANS LE 7è ARRONDISSEMENT DE BANGUI

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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 19:30
Message du Pdt Denis Sassou Nguesso au Pdt Touadera
Message du Pdt Denis Sassou Nguesso au Pdt Touadera

 

Source : Palais Renaissance

 

LE MINISTRE CONGOLAIS DE L'AMENAGEMENT DE L'EQUIPEMENT DU TERRITOIRE ET DES GRANDS TRAVAUX, PORTEUR D'UN MESSAGE DU PRÉSIDENT DENIS SASSOU NGUESSO AU PRÉSIDENT FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA

 

Le Président de la République, Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA, a accordé une audience ce mardi 3 mars 2020, à l’émissaire du Président Congolais, le Ministre de l’Aménagement de l’Équipement et des Grands Travaux, Jean Jacques BOUYA.

 

le Ministre de l’Aménagement de l’Équipement et des Grands Travaux, Jean Jacques BOUYA, est venu annoncer au Chef de l’Etat, Faustin Archange TOUADERA, l’organisation d’une table ronde des bailleurs de fonds sur le projet corridor de développement n°16, qui aura lieu à Brazzaville le 19 mars 2020.
 

Cette table ronde qui sera organisée par la CEEAC concerne quatre Etats membres : la RCA, la RDC, la République du Congo, et la République du Tchad.


Baptisé Corridor de développement n°16, ce projet concerne la construction d'une route de Ndjamena-Ouesso via Bangui et la navigation sur les fleuves Congo, Oubangui et la sangha. La modernisation et la construction d’un certain nombre de ports fluviaux, notamment la modernisation des Ports de Bangui, de Brazzaville et de Kinshasa ont été aussi au coeur de cette note.


Enfin, il faut aussi ajouter à ce dossier, la construction du pont haute rail sur le fleuve Congo entre Brazzaville et Kinshasa.

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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 19:08
RCA : deux morts dans de nouvelles violences des rebelles dans le sud-ouest

 

Centrafrique : Inquiétude face à la montée de l'insécurité dans la Mambéré-Kadéï et l'Ombella Mpoko

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 3 mars 2020 15:49

 

La montée de l’insécurité dans la Mambéré-Kadéï et l’Ombella Mpoko inquiète la population et fait réagir les élus de ces régions. Des hommes armés assimilés aux éléments des 3R d’Abass Sidiki envahissent depuis plusieurs semaines une partie de la Mambéré-Kadéï et de l’Ombella-Mpoko. Cette présence des hommes en arme n'est pas sans conséquence et les élus s’alarment des violences ayant fait déjà des morts parmi la population civile. Ils appellent le gouvernement à prendre sa responsabilité pour assurer la sécurité de la population.

La présence de ces hommes armés assimilés aux éléments des 3R sème la psychose au sein des habitants des régions précitées. Face à de nombreuses plaintes venues de leurs circonscriptions respectives, ces élus appellent le gouvernement à contraindre les groupes armés à respecter leurs engagements dans le cadre de l'accord de paix du 6 février 2019. "Ils ont attaqué la population, il y a eu des tueries, il y a eu deux morts et des blessés. Nous voulons porter un message fort pour que l'exécutif puisse arrêter cette hémorragie" a lancé Timothée Bengba, député de Yaloké 2 dans l'Ombella Mpoko.

La situation est d'autant plus confuse dans la sous-préfecture de Gadzi. Pour Martin Boungueze, député de cette localité, il est inadmissible que la population continue de souffrir à cause des  agissements des groupes rebelles. " J'ai demandé et insisté qu'il y ait une équipe des FACA dans cette localité pour protéger la population. Mais personne ne nous écoute. Il veulent que les gens meurent comme ci ce sont les morts qui iront les voter " a-t-il déploré.

Le porte-parole des 3R joint au téléphone par Radio Ndeke Luka ne reconnaît pas les faits reprochés à ce mouvement. Pour lui, les 3R sont dans une "logique de paix et de cohésion sociale".

Depuis plusieurs semaines, les localités de Carnot, Gadzi, Baoro et Yaloké font l’objet d’incursion d’hommes armés mettant à mal la sécurité de la population et l'économie essentiellement axée sur l'exploitation des ressources minières.

 

 

Centrafrique : deux morts dans de nouvelles violences des rebelles dans le sud-ouest

 

BANGUI, 3 mars (Xinhua) -- Au moins deux civils ont été tués dans de nouvelles violences des rebelles dans la partie sud-ouest de la République centrafricaine (RCA), a appris Xinhua mardi des députés locaux.

D'après les députés Timothée Bengba et Martin Bounguenzé, depuis lundi, des hommes armés présumés du groupe rebelle 3R ont fait des incursions dans les villes centrafricaines de Carnot, Gadzi et Yaloké. Outre la mort des deux civils, un troisième a été grièvement blessé. Les habitants locaux sont pour l'heure en fuite en brousse.

Si l'insécurité va perdurer dans ces régions, cela va inéluctablement se répercuter sur les prochaines élections présidentielle et législatives prévues entre fin 2020 et début 2021, ont-ils estimé, ajoutant que les autorités sont maintenant informées de la situation, et que des mesures appropriées seront prises pour protéger la population, notamment par le déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

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4 mars 2020 3 04 /03 /mars /2020 19:04
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

LE CONSEIL DE SECURITE DE L’ONU PREOCCUPE PAR LA SITUATION EN CENTRAFRIQUE

 

Bangui, le 04 mars 2020 – Le Conseil de sécurité de l’ONU a fait part, le 27 février à travers une déclaration à la presse, de sa préoccupation par rapport à la situation sécuritaire en République centrafricaine, a indiqué mercredi, à Bangui, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, la Porte-parole par intérim de la MINUSCA, Mme Uwolowulakana Ikavi-Gbétanou. Et de préciser que cette déclaration fait suite à la présentation, par le chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, devant le conseil, le 20 février, du rapport du Secrétaire général sur la situation en République centrafricaine.

 

La Porte-parole par intérim de la MINUSCA a aussi souligné que les membres du Conseil de sécurité se sont félicités des progrès réalisés dans la mise en œuvre de l'Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA), tout en appelant les acteurs politiques et la population à soutenir ledit Accord. « Les membres du Conseil de sécurité ont fermement condamné les violations de l'Accord de paix, ainsi que les violences perpétrées par des groupes armés dans tout le pays », a souligné Mme Ikavi-Gbétanou, qui a rappelé que les membres du Conseil n’excluent pas la possibilité d'appliquer des mesures, y compris des sanctions contre les parties en situation de non-respect au titre de l'Article 35 de l'Accord de paix.

 

Les membres du Conseil ont également invité les autorités à continuer de mettre en œuvre le Programme national de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR), tout en exhortant les groupes armés signataires à se joindre sans délai à ce processus, a-t-elle poursuivi.

 

La Porte-parole par intérim de la MINUSCA a rappelé que les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont dénoncé « une récente campagne médiatique anti-MINUSCA et son personnel, tout en exhortant toutes les parties prenantes en RCA à cesser de mener des campagnes de manipulation susceptibles d'inciter à la violence contre la MINUSCA et son personnel ». Affaire dont elle a annoncé la fin : « Pour nous, le dossier est clos. Il est clos dans le sens où la requête du Ministre des affaires étrangères a été officiellement retirée, et à ce propos la MINUSCA remercie le Gouvernement pour cette issue heureuse. C’est aussi l’occasion pour nous de déplorer la campagne de diffamation qu’on a vécue ces derniers temps à travers les journaux, la presse en ligne et les médias sociaux ».

 

Répondant à une interrogation de la presse sur l’état actuel des relations entre le Gouvernement et la MINUSCA, la porte-parole a souligné qu’« elles sont au beau fixe ». Et d’ajouter qu’à ce propos, « le leadership de la MINUSCA a salué le sens de responsabilité et de sagesse du Président de la République et du Premier ministre, dans la gestion de cette crise, tout en se félicitant de l’excellence de ses relations avec le gouvernement de façon générale ».

 

Sur la situation des droits de l’homme, la Porte-parole a souligné qu’entre le 26 février et le 4 mars 2020, la MINUSCA a vérifié et documenté sur l’ensemble du pays, sept cas de violations ayant affecté au moins huit victimes. Elle a également informé de la tenue, du 21 au 26 février, d’une une mission à Zemio par la section des Affaires civiles de la MINUSCA à Bangassou, pour mener des séances de dialogues avec les communautés, en préparation à des séances de médiation pour la paix entre les communautés de Dembia, Zemio et Rafai, afin d’aboutir à un accord de cessation des hostilités entre les communautés de ces régions.

 

Du côté de la Force de la MINUSCA, son Porte-parole, le Commandant Issoufou Aboubacar Tawaye, a noté une situation sécuritaire relativement calme à travers le pays. Il a indiqué qu’afin de prévenir tout incident sur les civils, « la Force a mené un total de 4071 patrouilles dont 1230 nocturnes et a fourni 420 escortes sur le territoire centrafricain durant la semaine écoulée ». En dehors des activités militaires, la Force de la MINUSCA a mené plusieurs activités d’assistance à la population, en effectuant des distributions d’eau potable à la population à Bangui, de fournitures scolaires à Kaga-Bandoro et à des campagnes de consultation médicale à la population de l’Ouest du pays.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Police, le Capitaine Leo Franck Gnapié, a fait valoir que la semaine écoulée a été marquée par la présentation du drapeau aux 1000 nouvelles recrues de la gendarmerie et de la Police centrafricaine au cours d’une double cérémonie respectivement à l’école de la gendarmerie puis à l’école de police le vendredi 28 février 2020, avec le soutien de la MINUSCA. « La police de la MINUSCA continuera d’apporter tout l’appui technique nécessaire pour la formation de ces nouvelles recrues de la Gendarmerie et de la Police dont la sortie officielle est prévue au mois de juillet 2020 », a-t-il indiqué.

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3 mars 2020 2 03 /03 /mars /2020 00:07
LA TELEVISION CENTRAFRICAINE FAIT SA MUE
LA TELEVISION CENTRAFRICAINE FAIT SA MUE
LA TELEVISION CENTRAFRICAINE FAIT SA MUE
LA TELEVISION CENTRAFRICAINE FAIT SA MUE

 

Source : Présidence

 

LA TELEVISION CENTRAFRICAINE FAIT SA MUE APRES 46 ANS D'EXISTENCE.
 

Créée le 22 février 1974 par l’empereur Jean-Bedel Bokassa, la télévision centrafricaine occupait une place prépondérante dans la sous-région. La technologie étant en perpétuelle mutation, la télévision centrafricaine n’a pas suivi cette évolution et se distinguait ces 4 dernières décennies par la vétusté de ses équipements, qui la plaçait au dernier rang des pays du monde. Les conditions du travail des journalistes étaient difficiles. Les centrafricains des provinces n’avaient jamais eu l’occasion de suivre en direct les informations du pays parce que la télévision centrafricaine n’émettait qu’à Bangui la capitale.
Mais, c’était sans compter sur le chantre du changement et du relèvement de la RCA, le Président de la République, Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA, qui a instruit le gouvernement, de rénover sur fonds propres cet édifice national et de lui offrir des machines de nouvelle génération.
Cette volonté du Président TOUADERA témoigne son attachement à l’essor de l’information et de la communication, vecteurs de paix, de cohésion sociale et de l’unité nationale.
Le Président Directeur Général du groupe ANECDOTE, adjudicateur du projet de la rénovation de la TVCA, Jean Pierre AMOUGOU BELINGA a remercié les autorités du pays pour la confiance placée en son groupe qui œuvre dans le domaine de l’audiovisuel. Cette réhabilitation dit-il, a permis à la télévision centrafricaine tout comme à la radio nationale de bénéficier de nouveaux équipements techniques.
Pour le ministre de la communication et des Medias, M. Ange Maxime KAZAGUI, ce bâtiment au-delà d’être réhabilité a été entièrement rénové pour l’inscrire dans les normes internationales. Selon ce dernier, « au-delà de la diffusion des actualités, la télévision peut grâce à la production de films, documentaires et des magazines instructifs, contribuer grandement à façonner la personnalité des jeunes centrafricains. C’est cette envie qui a poussé le Président TOUADERA dés son accession à la magistrature suprême de l’Etat, à se lancer dans la recherche des voies et moyens pour engager la reconstruction, la réhabilitation et la rénovation du siège de la télévision nationale ».
M. Maxime KAZAGUI a affirmé qu’au-delà de ces équipements modernes acquis sur fonds propres du gouvernement, les professionnels des médias doivent faire preuve de professionnalisme dans leurs tâches quotidiennes pour rendre la monnaie à la population centrafricaine.

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Centrafrique-Presse.com
2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 23:29
DISCOURS D’OUVERTURE DU  IVème  CONGRES ORDINAIRE DU MLPC  PAR SON PRESIDENT  MARTIN ZIGUELE.
DISCOURS D’OUVERTURE DU  IVème  CONGRES ORDINAIRE DU MLPC  PAR SON PRESIDENT  MARTIN ZIGUELE.
DISCOURS D’OUVERTURE DU  IVème  CONGRES ORDINAIRE DU MLPC  PAR SON PRESIDENT  MARTIN ZIGUELE.
DISCOURS D’OUVERTURE DU  IVème  CONGRES ORDINAIRE DU MLPC  PAR SON PRESIDENT  MARTIN ZIGUELE.

 

Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain

Justice – Liberté – Travail

Membre de l’Internationale Socialiste

                             

Bureau Politique

Présidence

 

 

DISCOURS D’OUVERTURE DU  IVème  CONGRES ORDINAIRE DU MLPC  PAR SON PRESIDENT 

MARTIN ZIGUELE.

 

                              Bangui du 2 au 5 mars 2020

 

 

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique et Représentants des Organisations Internationales ; 

Messieurs les Présidents des Partis et Associations politiques ;

Messieurs les Représentants des Organisations des droits de l’Homme, et de la Société Civile ; 

Distingués Invités ; 

Camarades Militantes et Militants du MLPC ;

Chers Congressistes.

Les assises du IIIe Congrès ordinaire du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, tenu en juin 2007 à Bangui, m’avaient fait l’honneur de me confirmer au poste de Président du Parti, après m’avoir porté provisoirement à sa tête lors du  Congrès extraordinaire de juin 2006. Ce fut un tournant majeur dans la vie de notre Parti, redevenu par la force du glaive, parti d’opposition, et devant subir un long et cruel chemin de croix dont il n’est pas encore sorti.

 Cela fait donc 13 ans  que vous me faites confiance, malgré les dures épreuves et les attaques ignobles que notre Parti a endurées, et -il faut le dire-, malgré nos nombreux rendez-vous électoraux manqués dans des conditions toujours kafkaïennes, à la très grande déception de nos militants, dont certains en sont tout simplement morts.

 

Vous êtes ici la preuve vivante que le MLPC, comme le dit la devise de la Ville de Paris, « peut flotter mais ne se noie jamais ». Le MLPC est un roseau qui peut plier sous de fortes bourrasques mais qui ne rompra jamais, grâce à votre engagement militant qui dure depuis 41 ans, depuis ce jour du 22 février 1979 où notre Parti est né,  dans la clandestinité et dans un contexte de lutte dure et implacable contre la dictature de l’Empire et pour la restauration de la République.

 

Je puis vous affirmer aujourd’hui Camarades, puisque nous sommes à l’heure du bilan d’étape, que depuis juin 2007, c’est-à-dire depuis plus d’une décennie de dur combat militant, beaucoup de choses ont été accomplies, malgré l’immensité de l’adversité, et il faut le rappeler, malgré l’hostilité institutionnalisée, ouverte quoique injustifiée, contre le Parti.

 

Cependant, je dois souligner avec  force que votre soutien militant, vous, mes camarades, et celui de celui de ceux qui ne sont plus de ce monde, ainsi que celui  de nos compatriotes  démocrates,  nous a  été déterminant, pour faire face  à cette adversité.

 

C’est donc pour moi  l’occasion de vous remercier tous, militantes et militants de notre Grand parti, ainsi que tous nos compatriotes Démocrates   présents ou représentés ici.

Je salue et remercie tous  nos Camarades membres de l’Internationale Socialiste et de l’Alliance Progressiste présents dans cette salle,  je veux citer le Camarade Freddy KITA, Président du Parti Social-Démocrate Congolais et Vice-Ministre du Plan du gouvernement de notre pays frère la République Démocratique du Congo, ainsi que la délégation de notre Parti frère le PLD du Tchad conduite par notre cher Camarade le Professeur Mahamat Alabo, son Président. Nous saluons et remercions également les Partis frère qui n’ayant pas pu faire le déplacement, nous ont fait parvenir leurs messages de soutien et de solidarité. Je veux citer la Convergence Citoyenne du Congo, le PNDS du Niger , l’UNDR du Tchad et le Parti socialiste français.

 

Je tiens à saluer chacun d’entre vous et à adresser  mes chaleureux remerciements,  ainsi  que ceux  de tous les militants pour avoir  accepté de participer à cette  cérémonie d’ouverture de notre IVème Congrès ordinaire et pour votre présence effective parmi nous.

 

Je profite de l’occasion, pour vous présenter mes vœux de bonne et heureuse année 2020.

 

Camarades.

En ce jour où nous  nous retrouvons pour le IVe Congrès de notre Parti, je voudrais  solennellement, en ma qualité de Président  du Parti,  vous inviter tous à vous lever et à  observer une minute de silence en  mémoire de nos compatriotes et ressortissants de pays amis, victimes innocentes des événements que notre cher pays  traverse depuis décembre 2012. 

Je vous prie d’associer à vos pensées nos sœurs et frères qui sont tombés, et  plus particulièrement, je voudrais que nous saluons tous  la mémoire de celui qui restera toujours notre Grand Camarade, le défunt Président Ange Félix PATASSE, tout comme celles de nos camarades qui nous ont quitté depuis le Congrès de 2007, notamment les Camarades Hughes DOBOZENDI dit le Che, Désiré PENDEMOU, Luc GUELA, Jeanne TANGA, Jacques MARMIER, KAZANO, KAZANAMO Mathias, WOWI, Etienne MAMOBAY, Delphine MBAYE, DOMBIA-DOMBELE, MOUSSA Petit, MALIKO Denis, DIARO Michel, PASSI Moise, Pierre VESSAB, Joseph Vermond TCHENDO, Jean METE-YAPENDE , Albert Francis OUAKANGA, Paul ZALA, Faustin MONTSOKI, Emmanuel DOKOUNA, Jules Marc LAGUEREMA,  Fulgence MAMADOU, Séraphin Allandikim NGAKOUTOU, Luc Apollinaire DONDON KONAMABAYE, Abraham Espéré LANGOU, Simplice Sylvère NGARSO, Bernadette OUANTINAM, Donatien KAKA pour ne citer que ceux-là.

Je vous remercie.

 

Chers Congressistes ;

Camarades délégués venus de nos provinces et de l’extérieur

 

Je tiens, avant toute chose, à saluer  les camarades venus des fédérations d’Europe-Amérique-Asie-Moyen-Orient et Océanie, du Cameroun et du Congo. 

Je salue les Camarades venus de la Kémo, cette terre des Camarades DOUNIA- DOTE et DOTE BADEKARA ; je salue les camarades venus du  Bamingui-Bangoran, de la Basse-Kotto cette terre d’un de nos pères fondateurs le Camarade Paul PAMADOU PAMOTO, je salue les Camarades du Mbomou de la Camarade Jeanne TANGA, de la Haute-Kotto, du Haut-Mbomou, de la Lobaye, terre des camarades DOBOZENDI, MASSAMBA NGOLIO, BECKETT et Simplice MOHOLO , de la Nana- Gribizi, terre des camarades Thomas KOAZO et LANGOU Abraham Espéré, de la Ouaka, de l’Ouham, terre des camaradas  Simon GONIRE et de ZOUFOUK OUILIBONA,  de l’Ouham-Pendé, terre des Simon BEDAYA NGARO, Anne-Marie PEDOMO et des Généraux NDJADER BEDAYA et Alphonse BAIKOUA, de la Nana-Mambéré la terre du Camarade AGUENE Timothée, de la Mambéré-Kadei, terre des camarades MABESSIMO, DOMBIA DOMBELE et MOTSOKI, de la Sangha Mbaere du Docteur PAMBA que nous venons de perdre, de l’Ombella-Mpoko du Camarade Jean-Luc MANDABA, et de la Vakaga, terre de MOUSSA FOTOR . Je n’oublie pas les jeunes camarades qui ont consacré leur vie à la lutte pour l’instauration de la démocratie ; entre autres, Albert Ndodé, Alias Malabar, Théophile Ganro, Dr NZAFIO BINGUINIMI et Joseph AGBO qui est toujours avec nous. Toutes les seize préfectures de notre pays sont ici représentées.

Vous êtes venus à moto depuis Sam-Ouandja et  Berbérati, en pirogue depuis Mobaye, par divers moyens pour être là, présents à votre congrès. C’est ça le MLPC, cet esprit militant, cet engagement total,  sans lequel ce Parti n’existerait plus et aussi sans lequel les présentes assises n’auraient pas pu se tenir.

 Mes pensées vont aussi en ce moment aux nombreux camarades empêchés pour diverses raisons de  prendre part aux travaux de notre Congrès, je leur envoie mes salutations militantes.

 

 

Camarades militantes et militants du MLPC ;

Chers congressistes.

 

Lorsque je prenais la présidence de notre Parti en juin 2006, le MLPC revenait de loin. Nous venions en effet de perdre le pouvoir suite au coup d’Etat du 15 mars 2003. Ce coup d’Etat consécutif à une longue et dévastatrice rébellion, a introduit dans notre pays un bon nombre de combattants étrangers, venus comme mercenaires pour les besoins de la cause, mais qui se découvrent aujourd’hui un destin national centrafricain.

 

Ils s’inventent des filiations centrafricaines improbables et impossibles, mais surtout ils tuent. Et prédateurs ne savent faire que cela : tuer des civils innocents, voler, piller veaux, vaches, cochons et couvées et surtout racketter ; dresser des barrières illégales sur les routes de nos villes et villages ; occuper nos écoles, édifices publics et autres brigades de gendarmerie, mairies, sous-préfectures et autres ; nous interdire de circuler dans notre pays à nous, filles et fils de  Centrafrique, si ce n’est, selon eux, sur leur autorisation préalable. Et, signe suprême du mépris qu’ils ont pour nous et pour notre pays, cette autorisation préalable s’impose même aux Elus de la Nation qui doivent leur demander et obtenir ladite autorisation avant de circuler  dans leur circonscription électorale, ceci malgré l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation.

 

Comble du paradoxe, le syndrome de l’esclave qui reconnaît des vertus en son maître fait que ces mercenaires sanguinaires ont parmi nous les centrafricains, aujourd’hui, des avocats insoupçonnés pour relayer leurs versions à eux de leur barbarie dans les médias et sur les réseaux sociaux.

 

Au-delà des mensonges relayés ici et là, ces bandits de grand chemin et leurs avocats improvisés et intéressés qui les cautionnent –ces nouveaux disciples de Pétain- n’ont pour vision de la RCA que la destruction, lorsque nous les véritables filles et fils de ce pays nous nous battons pour la reconstruire.  

 

Mais en vérité, je vous le dis, Chers Camarades, Distingués Invités, ces chevaux de Troie en RCA, ainsi que leurs maitres et complices qui tentent désespérément de réécrire l’histoire, en distillant  des rumeurs contre le MLPC et son Président, n’y parviendront pas. Car comme vous le savez tous, les faits sont têtus et les réalités historiques également. Non, ils n’y réussiront pas !

 

Oui Camarades,

 

Notre grand Parti a toujours connu de longues périodes de dures épreuves et d’adversité. Depuis sa naissance en 1979, pendant sa gestion du pouvoir de 1993 à 2003, après son renvoi manu militari dans l’opposition, le parcours du MLPC a toujours été pavé d’embûches, avec comme point d’orgue, des tentatives d’élimination du Parti de l’échiquier politique national.

 

Nos cadres ont connu la prison, d’autres acculés comme moi à l’exil, le tout dans le seul but d’affaiblir notre combat  militant. Mais Camarades, vous avez  su résister à la tempête, et votre résistance  nous a donné la force  de sauver le Parti. Aujourd’hui, grâce à votre lutte, grâce  à votre résistance pacifique, le MLPC est plus que jamais débout.

 

Déjà, lors des échéances électorales de 2005, et en dépit des manœuvres diaboliques mises en œuvre pour nous écarter de la course à l’élection présidentielle, nous avons réussi à être aussi au second tour. Nous n’avions accepté la défaite que l’on nous a affublée que pour préserver la paix sociale.

 

Une fois encore, à l’issue du hold-up électoral de 2011, notre pays a  fait un grand bond en arrière pour se retrouver avec une Assemblée Nationale monocolore, à très forte connotation ethnique, composée des députés du seul parti au pouvoir et des parents, grâce à des fraudes électorales jamais égalées et à une Commission électorale instrumentalisée comme jamais auparavant dans l’histoire de notre pays. 

 

En 2015 enfin, le mot d’ordre de la très grande partie de la classe politique centrafricaine fut « Tout sauf Ziguélé » en abrégé TSZ. J’étais considéré comme le « candidat de la France » à l’époque du pouvoir socialiste.

Et, surtout, grâce à une cabale montée de toutes pièces,  par des compatriotes qui se sont spécialisés par des prestidigitateurs politiques, on m’a fait passer comme le géniteur de la Séléka. Cette campagne de dénigrement et de désinformation nous a fait perdre les élections dès le premier tour ; c’est du jamais vu dans l’histoire du MLPC.

Notre Parti, le MLPC qui s’est toujours battu pour les centrafricains lorsque personne n’osait le faire, était considéré comme pestiféré, désigné à la vindicte populaire, montré du doigt comme une association de malfaiteurs, nos militants pourchassés en province, au point où certains de nos candidats aux législatives de 2015-2016 n’osaient même pas battre campagne au nom du Parti sous les attributs du MLPC.

 

Moi-même j’ai subi des tentatives d’interdiction de faire campagne dans certaines villes, y compris dans le chef-lieu de ma propre préfecture d’origine par une fraction de notre jeunesse manipulée par certains candidats. !

 

Nous sommes sortis de cette épreuve électorale avec dix députés sur 139 candidats. Complètement choqués. Comme si cela ne suffisait pas,  au lendemain de ces élections, certains camarades manipulés par nos adversaires politiques à l’esprit malin et qui se sont certainement dit que c’est le bon moment pour achever la bête à terre, ont voulu déclencher une crise interne, en transposant les débats dans les médias et sur les réseaux sociaux.

 

L’objectif était de décapiter le Parti, et de livrer ses restes à leurs nouveaux maîtres. Mais c’était mal connaitre le MLPC, car beaucoup ont tenté de tuer le MLPC depuis 1979, et toutes ces tentatives se sont brisées sur la vague forte de notre fidélité et de notre loyauté au Parti.

 

Cependant, je ne suis pas là aujourd’hui pour m’étaler sur  le passé et ainsi retourner le couteau dans la plaie. Non !

Je suis là surtout pour parler  avec vous de notre avenir commun. Cet avenir, que nous voulons  radieux, commence par les travaux du présent   Congrès ordinaire,  qui seront suivis par ceux du Congrès extraordinaire et enfin par une session extraordinaire de notre Conseil Politique National,  et porteront sur les points suivants :

 

  1. Adoption de nouveaux textes statutaires du Parti (Statuts et Règlement Intérieur)
  2. Congrès des organes connexes, le Mouvement de Libération de la Femme Centrafricaine (MLFC) et Mouvement de Libération de la Jeunesse Centrafricaine (MLJC) devant se conclure par la mise en place de leurs nouveaux bureaux nationaux.
  3. Election du Président du Parti
  4. Renouvellement du Conseil Politique National.
  5. Renouvellement des membres Bureau Politique.
  6. Election du candidat du Parti à la Présidentielle de 2020. et son Investiture.
  7. Désignation des candidats aux législatives déjà choisis par leurs instances sous-fédérales et fédérales respectives.

 

C’est pour cela que nous avons placé ce IVème Congrès ordinaire du MLPC sous le signe de la Nouvelle Marche.

 

Après ce Congrès de la Nouvelle Marche, nous devons tous ensemble   poursuivre la transformation de notre Parti, en renforçant la gouvernance  démocratique interne, et en redynamisant son maillage territorial selon les impératifs de l’heure. Nous devons également continuer à nous ouvrir à toutes les couches de la société centrafricaine qui se sentent exclues ou fragilisées. Mais surtout le MLPC doit s’atteler à constituer des majorités d’idées autour des préoccupations principales de nos compatriotes, à savoir les défis sécuritaires, le relèvement économique en lieu et place de l’aide d’urgence, et enfin la paix et la cohésion sociale ainsi que la reconstruction progressive de notre pays par le lancement des gros travaux d’infrastructures.

 

 Ces quatre préoccupations légitimes du peuple centrafricain constitueront les termes de référence de toute notre démarche politique, que nous sommes prêts à partager avec les forces politiques qui le souhaitent. Nous lançons un appel patriotique à toutes les forces politiques et sociales qui partagent cette vision pour un rassemblement autour de nous, en vue de mener la troisième lutte de libération du peuple centrafricain, la première ayant été la lutte pour l’indépendance, et la seconde pour la restauration de la République.

 

C’est dire que la position politique proposée en débat au Congrès sera celle-là : oui pour tout combat destiné à répondre aux préoccupations essentielles du peuple centrafricain sur ces quatre points, en association avec les forces politiques qui partagent cette vision ; non à toute caporalisation qui ne viserait que la conquête ou la conservation du pouvoir.

 

C’est justement pour que le MLPC n’oublie pas d’où il vient et les valeurs sociale-démocrates sur lesquelles il s’est créé que nous avons mis en place depuis 2009  l’Ecole du Parti, une structure pédagogique avec une direction composée de cadres multidisciplinaires plus disponibles et qui forme  désormais nos militants à l’idéologie du Parti, aux principes démocratiques et la gouvernance politique.

 

Nous faisons appel, en cas de besoin, à des personnalités non  partisanes pour intervenir dans l’Ecole du Parti, car de la discussion jaillit la lumière. D’ailleurs la première leçon inaugurale de cette nouvelle direction sera délivrée le 6 mars à tous les congressistes.

 

Et, pour inscrire dans le marbre notre positionnement socialiste, le MLPC a intégré depuis juin 2008, la grande famille de l’Internationale Socialiste. Nous en sommes depuis 2018 membre de plein droit après dix années de statut d’observateur.

 

Par ailleurs, notre Parti est membre fondateur de l’Alliance Progressiste Mondiale, créée en Allemagne en  2013. Comme vous le savez, cette Alliance est le réseau de travail des partis progressistes du monde entier, et le MLPC est fier d’être dans son Comité de direction. Nous sommes également membre de l’Alliance Progressiste de l’Afrique centrale (APAC).

 

Le vœu du MLPC est de renforcer les liens avec tous les partis politiques de notre pays qui le souhaitent, pour nous serrer les coudes afin d’asseoir durablement la démocratie en Centrafrique, pour mener ensemble aujourd’hui et demain, le combat de libération de notre peuple  de l’asservissement et de l’esclavage de fait imposé par les groupes terroristes étrangers et les mercenaires et autres anciens coupeurs de route qui les dirigent.

 

J’appelle donc solennellement la classe politique centrafricaine à tourner les pages des querelles inutiles et à regarder vers l’avenir. Nous avions nous-mêmes pendant longtemps sabordé les bases de notre vivre ensemble et de la cohésion sociale à des fins égoïstes. Il est grand temps de nous tendre tous la main pour reconstruire ce pays qui regorge de tant de promesses mais également de rendez-vous manqués. C’est ce que le peuple nous demande !

 

Camarades militantes et militants ;

Chers Congressistes.

 

Au moment où nous ouvrons les assises de ce Congrès, le IVe de l’histoire de notre Grand Parti, fondé le 22 février 1979, sous la dictature, notre peuple est toujours meurtri. Notre société est divisée du fait des conséquences de la crise sécuritaire, et notre économie souffre de la partition de fait imposée à notre pays une bonne partie est tenue par des mercenaires étrangers.

.

Nombreux sont nos frères et sœurs qui ont trouvé la mort dans cette crise qui est une forme déguisée de recolonisation de notre pays et de sa soumission à un nouvel esclavage de fait, et une stratégie d’occupation par la force de territoires par des sujets étrangers, avec l’éviction des populations locales sur fond de stratégies de terreur.

 

Je le dis et le réaffirme pour l’avoir constaté sur le terrain où je me déplace constamment depuis 2018, une bonne partie de nos populations vit sous un esclavage qui ne dit pas son nom, et est prisonnière dans son propre pays des hordes de mercenaires puissamment armés. Ces groupes armés animés et composés majoritairement d’étrangers venus de toute la sous-région voire d’au-delà, continuent à s’armer et à recruter de nouveaux autres mercenaires, dans leur funeste dessein de perpétuer leur emprise sur les cartels du bétail, soutenus dans cette activité criminelle mais très lucrative par des compatriotes sans scrupules.

 

La transhumance est devenue le vecteur de l’insécurité qui frappe notre population rurale du nord au sud, et de l’ouest à l’est. Autrefois attendue avec joie, la période de transhumance est vécue aujourd’hui avec cauchemar par nos populations de l’intérieur du pays, car maintenant les éleveurs armés n’ont plus rien à voir avec les paisibles éleveurs d’hier. Les plantations des paysans centrafricains sont devenues leurs aires de pâturage, et nos cultivateurs ne savent plus  à qui se plaindre, devant la menace tantôt des groupes armés protecteurs des éleveurs, soit des éleveurs armés eux-mêmes. Les plaintes des ruraux sont unanimes sur toute l’étendue du territoire et cette hydre que représente ce nouveau type de transhumance doit être au centre de nos préoccupations dans la recherche d’une paix durable.

 

Le choix du MLPC est clair : malgré les menaces et les tentatives d’intimidation comme celle que nous avons subie récemment à Bordoul, à 19 kms de Bocaranga sur l’axe Man du fait de cette bande terroriste des 3R, le MLPC travaillera à faire tomber les masques de ces avocats du diable qui le jour, parlent de paix et de sécurité, et la nuit, pactisent et entretiennent des relations obscures avec les groupes armés pour du bétail et de l’argent, dans le but de satisfaire leurs seuls intérêts égoïstes.

  • Pensent-ils une seule seconde à nos compatriotes qui ont été froidement tués par ces bandits armés ?
  • Pensent-ils un seul instant à ces compatriotes qui ont dû leur salut  à leur fuite  éperdue, pour se réfugier  dans des pays étrangers, tandis que d’autres vivent en brousse ou sur des sites précaires, déplacés dans leur propre pays ?
  • Pensent-ils seulement, eux qui sont aussi des pères de familles, à ces innocentes femmes et à ces pauvres  enfants qui sont tous les jours exposés à la violence et à la barbarie sanguinaire des miliciens armés ?

Les Centrafricains veulent voir leur pays, la République Centrafricaine, renouer avec un climat de paix et de cohésion sociale leur permettant d’œuvrer à leur bien-être et à leur épanouissement personnel.

 

Heureusement qu’en dépit de tout, j’ai toujours été un optimiste invétéré, et qu’en plus j’ai foi en l’avenir et au destin de notre cher et beau pays. Avant moi, un héros africain de la lutte pour l’indépendance, feu le Premier Président du Togo Sylvanus Olympio disait : « Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour finit toujours par se lever ».

En évoquant la souffrance de mes compatriotes ce jour, je forme le vœu que cette pensée demeure une brulante actualité. Car il faut  y croire.

Oui, nous devons croire, croire en notre humanité. Le jour viendra où la confiance regagnera notre peuple et où la joie de vivre reviendra  dans notre pays.

 

Et ce jour, le MLPC et moi-même, nous y travaillons  chaque heure et chaque jour, avec tous les cadres du Parti, ici, et à l’étranger. Nous travaillons sur un vaste projet de relèvement de notre pays, dans la paix  l’unité, la dignité et le travail. Les Romains, il y a trois mille ans, n’avaient-ils pas dit « Labor  improbus omnia vincit ? » Oui, en effet, seul le travail permettra de vaincre toute cette marée de valeurs négatives qui a déferlé sur notre pays.

 Pour ma part, je continuerai, à vos côtés, à ne ménager aucun effort pour mener le combat pour lequel je me suis engagé très jeune  en  adhérant  au MLPC à l’âge de 22 ans. Ce combat pour la libération du peuple centrafricain qui est aujourd’hui plus que d’actualité, et l’Histoire ne nous pardonnera pas de nous y dérober.

 

Distingués invités,

 

Les élections présidentielle et législative de 2016 ont marqué un nouveau départ dans la vie politique de notre pays. L’engouement constaté de nos compatriotes pour ces scrutions était la preuve de leur espérance d’un avenir rayonnant pour le peuple centrafricain.

Nous avons tous cru que les groupes armés, suite à leurs engagements lors du Forum de Bangui, suivis de leur adhésion à l’Accord de Khartoum que le MLPC continue de soutenir par conviction et par principe, allaient saisir cette opportunité pour s’inscrire dans le chemin de la paix.

 

Mais, hélas ! C’était mal connaitre la duplicité de ces bandits, -et il faut le dire ! C’était également sans compter sur les différentes lectures parallèles des obligations de cet Accord faites par les facilitateurs et les garants.

Nous avons tous cru que les groupes armés, suite à leurs engagements lors du Forum de Bangui, et surtout suite à l’Accord de Khartoum que le MLPC continue de soutenir par conviction et par principe, allaient saisir cette opportunité pour s’inscrire dans le chemin de la paix.

Mais c’était mal connaitre la duplicité de ces groupes terroristes, lesquels  avancent à reculons dans l’application de cet Accord de paix, et le peuple continue de s’interroger sur leur sincérité. Il est vrai que le temps passe avec son lot d’incidents meurtriers pour les populations civiles, et le peuple se demande quand est-ce que tout cela va finir.

 

Il faut le dire, les différentes lectures parallèles des obligations de cet Accord faites par les facilitateurs et les garants ne facilitent pas la réponse aux seules questions qui vaillent :

  • Quand est ce que nous vivrons dans un pays sans groupes armés ?
  • Quand est ce que nous serons débarrassés des mercenaires étrangers qui écument notre territoire ?
  • Quand est ce que l’embargo sur les armes qui pèse sur nos FACAS sera totalement levé alors que même que le Rapport Mapping des Nations Unies documente largement sur les trafics transfrontaliers d’armes en faveur des groupes armés ?
  • Pourquoi personne ne dit que cette guerre n’oppose pas nos forces armées à des groupes armés rebelles autochtones,  mais plutôt que c’est une guerre livrée par des groupes armés dirigés par des mercenaires étrangers contre les populations civiles centrafricaines sur leurs propres terres?
  • Pourquoi ? Pourquoi ?

Le peuple se pose beaucoup de questions et il nous faut des réponses.

 

Den Xiao Ping, le Père des réformes multiformes qui ont fait de la Chine populaire cette superpuissance après Mao Tse Toung, avait coutume de dire : « Peu importe la couleur du chat, pourvu qu’il attrape des souris ». Un chat qui n’attrape pas des souris est-il un chat ?

Quand je pense à ce qui est arrivé à plusieurs reprises à Bambari, à Alindao, à Bria, à Birao, à Zangba, à Zémio, à Obo, à Kaga-Bandoro, à Bohong, à Koundjili et à Lemouna, je suis plus que convaincu que nous devons continuer à nous battre sur plusieurs fronts, pour que la paix soit rapidement une réalité pour notre peuple :

 

  • La politique de monitoring de l’application de l’Accord de Paix et la Réconciliation de Bangui doit être entièrement repensée pour une plus grande efficacité sur le terrain, au bénéfice des populations qui sont les ultimes évaluateurs de cet Accord par rapport aux changements réellement perceptibles dans leur environnement quotidien ;
  • Le rôle des garants et des facilitateurs doit être redistribué : comment peut-on être garant de l’application d’un Accord de paix sans en avoir les moyens militaires tandis que celui qui dispose de ces moyens n’est que facilitateur ?
  • Quid du chronogramme de l’application de l’Accord dont personne ne parle ?
  • Quid de l’application des sanctions en cas de violations flagrantes, et quid de ce curieux spectacle où les groupes armés ont des avocats insoupçonnés ?

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Mission Diplomatique et Représentants  des Organisations Internationales ;

Messieurs les Présidents des Partis politiques ;

Messieurs les représentants des Organisations des Droits de l’Homme ;

Distingués Invités ;

 

 

Les échéances électorales avancent à grand pas. Cependant,  en raison de la situation qui prévaut actuellement sur le terrain, j’’éprouve personnellement, et une grande partie de la classe politique centrafricaine avec moi, des appréhensions par rapport au climat sécuritaire pour le moment où les candidats devront sillonner le territoire pour battre la campagne électorale. Cela m’amène à poser à haute et intelligible voix les questions suivantes :

  • Qu’est ce qui retarde la mise en œuvre du programme de désarmement et aussi de rapatriement que le peuple centrafricain attend ?
  • Quid du projet de loi organique sur l’Autorité Nationale des Elections qui devrait être ramené, comme promis,  à l’Assemblée nationale pour son adoption afin de se garantir l’efficacité, l’exemplarité et la crédibilité de l’arbitre électoral quand on est conscient de notre histoire en la matière ?

Comme tous les peuples du monde, les centrafricains, dans toutes leurs composantes, aspirent à la paix : « Nous voulons la paix ! Nous avons droit, comme membres de l’espèce humaine, à la paix !

 

 La communauté internationale, c’est-à-dire la communauté des nations civilisées,  doit écouter les cris de souffrances de nos cœurs meurtris et nous accompagner dans cette quête de la paix, en commençant par lever aujourd’hui cet embargo  incompréhensible contre l’armement de nos Forces Armées Centrafricaines, qui se retrouvent très souvent frustrées devant l’ennemi.

 

Quant à vous, Chers Camarades, Militantes et Militants du MLPC, je vous exhorte  à travailler  pour la réconciliation  nationale, en allant vers tous nos compatriotes, pour leur parler du dialogue et de la paix, avec tous, même et surtout à ceux qui croient, à tort, que nous sommes leurs ennemis. Nous ne pouvons être les ennemis de nos propres compatriotes centrafricains, pour la simple raison que nous sommes des filles et fils de ce pays bien doté par la nature.

Nous devons tous être conscients que si notre pays est maintenu dans la pauvreté et le dénuement, c’est précisément parce que depuis l’indépendance, nous nous trompons d’adversaire. Notre véritable ennemi est l’absence de conscience citoyenne, c’est-à-dire de l’intérêt général, qui nous a conduits à la misère et surtout à la division. 

Camarades militantes et militants ;

Chers Congressistes.

Le MLPC est un parti politique profondément démocratique. Nous ne connaissons pas d’autres moyens pour l’accession au pouvoir que la lutte démocratique et par  les urnes. Nous le démontrons depuis 1993.

En effet, chassé en 2003 par un coup d’Etat du pouvoir  qu’il avait conquis par la voie des urnes, le MLPC n’a jamais pris des armes contre un pouvoir établi, ni organisé quelque manifestation que ce soit dans le dessein de déstabiliser un pouvoir élu.

Notre seule arme est celle que nous avons utilisée depuis notre création  pour lutter contre la dictature sous le prétendu Empire centrafricain : le combat démocratique.

 Nous sommes toujours présents lorsqu’il s’agit de nous associer aux forces démocratiques de notre pays, éprises de paix et de justice pour mener la lutte politique démocratique contre les potentats de tous poils.

Comme j’ai coutume de le dire, nous sommes un parti de masse, le parti du peuple, issu du peuple, et dont le cœur bat au diapason de celui de toutes les filles et les fils de ce pays. Je lance un appel solennel à toutes celles et à tous ceux qui avant-hier et hier, étaient encore au MLPC et qui se sont retirés pour diverses raisons, à revenir à la maison-mère.

De même, j’appelle tous nos compatriotes qui, pour diverses  raisons, n’ont pas encore rejoint le MLPC à le faire. Nos portes sont largement ouvertes, car nous sommes le Parti du rassemblement.

Enfin, Camarades Militantes et Militants, je voudrais, pour terminer, vous rappeler qu’au cours des présentes assises vous allez choisir parmi plusieurs postulants, le candidat de notre Parti qui sera notre champion pour la future élection présidentielle. Il en est ainsi parce que dans notre Parti, il n’y a pas de candidat naturel. Nos textes statutaires précisent bien que le Président du Parti n’est pas son candidat naturel et automatique lors des joutes électorales nationales. Ainsi donc, votre choix est libre.

Je vous exhorte par conséquent à faire en âme et conscience, c’est-à-dire librement, le choix de celle ou celui que vous estimez être le plus apte à vous représenter dans cette future bataille combien importante pour la libération du peuple.

Pour ma part, je reste au service du Parti et je ne me déroberai pas de mon devoir. Je sollicite donc également vos suffrages lors de ces primaires pour représenter  notre parti lors de la prochaine élection présidentielle, et je vous promets, la main sur le cœur, que si vous m’accordez votre confiance pour vous représenter, je ne ménagerai aucun effort pour être à la hauteur de vos espérance. Une fois cette étape des élections primaires franchie, nous nous mobiliserons tous derrière le ou la camarade désigné (e), pour mener le grand combat pour la victoire finale.

Comme vous le constatez vous-mêmes, Chers Camarades, ce Congrès est plein de perspectives puisqu’au sortir de nos assises, nous aurons désormais un candidat qui portera nos couleurs et notre espoir en vue de gagner la future élection présidentielle. C’est pourquoi j’ai placé ce IVe Congrès sous le signe de la Nouvelle Marche.

Je déclare donc ouvertes, les assises du IVe Congrès ordinaire du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain.

La lutte doit continuer jusqu’à la victoire finale !

La Patrie ou la Mort, nous vaincrons !

Victoire Camarades !

Je vous remercie.

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