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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 18:52
Zone CFA: la lutte anti-blanchiment freine l'interchangeabilité des billets Cemac et UEMOA
Zone CFA: la lutte anti-blanchiment freine l'interchangeabilité des billets Cemac et UEMOA

 

Zone CFA: la lutte anti-blanchiment freine l'interchangeabilité des billets Cemac et UEMOA

 

15/04/17 (AFP)

 

La lutte contre le blanchiment d'argent et le terrorisme ralentissent l'interchangeabilité des billets entre les deux grandes zones utilisant le franc CFA, ont expliqué les gouverneurs des deux banques centrales concernées vendredi à Abidjan.

 

Lié à l'euro par un système de parité fixe, le franc CFA est la monnaie de 14 pays francophones d'Afrique de l'Ouest et centrale, totalisant 155 millions d'habitants: huit appartenant à l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et six à la Communauté économique d'Afrique centrale (Cémac).

 

UEMOA et Cémac sont dotées chacune d'une banque centrale qui émettent leurs propres billets et pièces. Si les billets émis par l'une ou l'autre ont exactement la même valeur, ceux de la zone UEMOA ne sont pas acceptés dans les pays de la Cémac et inversement.

 

"Aujourd’hui les facteurs liés à la sécurité" et "les problématiques liées au blanchiment d'argent et au financement du terrorisme" font que "le maniement de l'argent liquide n'est pas quelque chose de tout à fait approprié", a estimé Abbas Mahamat Tolli, le gouverneur tchadien de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC).

 

"Nos équipes techniques se sont déjà mis en place" pour travailler sur le dossier et "permettre aux citoyens des deux zones de pouvoir utiliser facilement les moyens de paiement" indifféremment dans l'une ou l'autre zone, a-t-il poursuivi.

 

"C'est un élément important. Nous allons nous rencontrer bientôt pour commencer la phase opérationnelle et rendre cette convergence concrète", a-t-il ajouté sans toutefois donner de calendrier précis.

 

M. Tolli s'exprimait, au côté de son homologue ivoirien de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO), Tiémoko Meyliet Koné, lors d'une conférence de presse de ministres et gouverneurs de banques centrales, à l'occasion de la réunion des ministres des 16 pays de la zone franc.

 

Aux 14 pays utilisant le franc CFA, s'ajoutent les Comores, dont la monnaie est le franc comorien, et la France, dont trois collectivités du Pacifique (Polynésie française, Wallis et Futuna et Nouvelle-Calédonie) utilisent le franc pacifique.

 

Franc comorien et franc pacifique sont tous deux également indexés sur l'euro, à une parité fixe différente du franc CFA.

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 23:49
Centrafrique : Deux nouveaux magistrats pour siéger à la Cour pénale spéciale pour la Centrafrique

 

 

 

 

A la faveur d’une conférence de presse qu’il a donnée ce jeudi 11 avril 2017, le ministre centrafricain de la Justice, Flavien Mbata, a annoncé la nomination de deux juges d’instruction internationaux, à la Cour Pénale Spéciale pour la Centrafrique.

 

Créée par la loi n°15.003 du 3 juin 2015, cette Cour est compétente pour enquêter, instruire et juger les violations graves des droits de l’Homme et les violations graves du droit international humanitaire, commis sur le territoire de la République centrafricaine depuis le 1er janvier 2003.

 

Les deux magistrats sélectionnés pour siéger à cette juridiction spéciale sont Emmanuelle Ducos et Adelaïde Dembélé.

 

Emmanuelle Ducos, de nationalité française, est vice-Présidente chargée de l’instruction auprès du tribunal de grande instance de Paris, elle a été affectée, le 1er janvier 2012, au pôle dédié à l’instruction des crimes contre l’humanité, génocide, crimes et délits de guerre. Magistrat depuis 1995, Madame Ducos a débuté sa carrière comme substitut du procureur près le tribunal de grande instance de Meaux en France.

 

Quant à Adelaïde Dembélé de nationalité Burkinabè, elle est titulaire d’une maitrise en droit public de l’Université de Ouagadougou et d’un diplôme du cycle A de la magistrature de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature de Ouagadougou. Elle bénéficie de plus de vingt ans d’expériences en tant que magistrat, notamment en RDC en tant que chef d’équipe des cellules d’appui aux poursuites judiciaires mises en place par la résolution 1925 du Conseil de Sécurité des Nations Unies (2010) au sein de la MONUSCO.

 

La loi portant création de la CPS a prévu une ‘’approche progressive’’ pour la mise en place de la Cour. Ainsi, les Nations Unies, au travers de la MINUSCA qui a reçu du Conseil de Sécurité le mandat d’appuyer l’opérationnalisation de la Cour, ont prévu un soutien à l’installation de la Cour en deux phases : la première étant consacrée à l’appui aux enquêtes et à l’instruction ; et la seconde, axée sur l’appui aux procès.

 

En vertu de la résolution 2301 (2016) du Conseil de Sécurité, la MINUSCA a pour mandat, parmi ses tâches prioritaires, entre autres de faciliter la coordination et la mobilisation de l’appui bilatéral et multilatéral en faveur de la mise en place et du bon fonctionnement de la CPS.

 

La nomination d’Emmanuelle Ducos et d’Adelaïde Dembélé intervient près de deux mois après celui du Procureur spécial, intervenu le 14 février 2017.

 

MINUSCA

 

 

Togo: Catherine Samba-Panza à Lomé pour la 1ère session de l’OPALEF

 

http://www.togotopinfos.com  13 avril 2017

 

L’ancien chef d’État de la transition en Centrafrique et présidente de l’Observatoire panafricain du leadership féminin (OPALEF) Catherine Samba-Panza, séjourne sur le territoire togolais dans le cadre de l’ouverture de la session du comité d’administration de ladite organisation. Pour elle, l’heure n’est plus aux discours sur la parité homme-femme, mais aux actes.

 

A travers cette rencontre de Lomé, l’OPALEF veut poser ses fondements juridiques et élaborer sa feuille de route. Il s’agit pour cette organisation féminine de faire une relecture de ses statuts et d’examiner le chronogramme des activités, le budget de fonctionnement et la mise en place des commissions statutaires.

Ouvrant les travaux de la session, la ministre en charge de la promotion de la femme Tchabinandi Kolani Yentcharé, indique qu’un fonds pilote d’assistance juridique aux filles et aux femmes victimes de violences sera mis en place. Ceci permettra de faciliter la marche des femmes vers l’autonomisation et bien d’autres.

 

L’OPALEF est une structure féminine panafricaine créée en 2016. Elle fait de la promotion du leadership féminin et la lutte pour la parité homme-femme, son cheval de bataille.

 

 

 

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 23:26
18 milliards de FCFA pour la réintégration de 5.000 ex-combattants

 

 

 

BANGUI, le 13 avril 2017 – Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé un don de 30 millions de dollars au profit du Gouvernement de la République centrafricaine (RCA) en vue de soutenir la réintégration sociale et économique de 5000 ex-combattants alors que le pays se relève de plusieurs années de conflits..

 

Financé par un don de l’IDA*, ce projet de réintégration sociale des ex-combattants prendra en charge à la fois les ex-combattants démobilisés et leurs communautés d'accueil. Afin de faciliter leur réintégration au sein des communautés, les anciens combattants bénéficieront de mesures d’accompagnement au rang desquelles l’orientation, le conseil, la formation professionnelle, le soutien au démarrage d’une activité économique. Les communautés d’accueil bénéficieront quant à elle d’un accès amélioré aux services sociaux de base et de nouvelles opportunités économiques.

 

« La Banque mondiale considère que le Programme DDRR est une priorité pour stabiliser le pays et renforcer la cohésion nationale», souligne Jean-Christophe Carret, représentant résident de la Banque mondiale en RCA. « Il est cependant important de non seulement faciliter la réintégration des anciens combattants dans leurs communautés d’accueil mais aussi de donner les moyens aux communautés d’accueillir ces populations en créant des opportunités économiques».

 

Outre les communautés d’accueil, le projet accorde également une importance particulière aux femmes. « L’objectif est d'assurer que les besoins différenciés des ex-combattants hommes et femmes soient pris en compte. Par exemple, la formation professionnelle sera adaptée aux intérêts et aux besoins des femmes et un plan d'action focalisé sur le genre sera déployé», a expliqué Abderrahim Fraiji, le coordonnateur du projet à la Banque mondiale.

 

La mise en œuvre de ce projet, qui s’inscrit dans une durée de trente (30) mois, se fera dans le cadre d’un partenariat solide avec les autorités centrafricaines et les agences des Nations unies. La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) et le gouvernement financeront les activités relevant du désarmement, de la démobilisation, de la réinsertion et du rapatriement. L’UNICEF et le gouvernement prendront en charge les enfants associés aux groupes armés.

 

(Source Banque Mondiale)

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 21:24

 

 

 

 

http://www.mediasrca.info

 

 (ANALYSE) : La politique politicienne ne répondra jamais aux besoins et aux réalités de la population rurale du pays qui compose aujourd’hui encore la plus large part de la population centrafricaine et qui est aujourd’hui exposée aux bandes armées.

 

La Minusca est partie pour rester longtemps en République Centrafricaine. Il faut être naïf pour penser le contraire au vu de la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays et au vu du blanc-seing reçu de la part d’autorités nationales qui peinent à assurer la sécurité dans leur propre capitale, dont l’armée est sous embargo et sous tutelle de puissances étrangères.

 

Dans les préfectures de l’Est, la population est abandonnée à elle-même, otage du FPRC, l’UPC sans que la Minusca qui pourtant a observé les scènes macabres à Ippy, Agoudoumanga, Ndjobissi, Ndassima n’arrive à sécuriser quoi que ce soit dans ces zones où l’on ne peut plus aller aux champs.

 

Cette région ne manque pas de ressources entre UPC et FPRC minières et agricoles mais cette manne est abandonnée aux étrangers qui cherchent par tous les moyens à s’accaparer terres et gisements. Le calcul est simple : par les trafics, la vente des bœufs, les taxes sur les commerçants et transporteurs, les groupes armés gagnent plus que le DDR ne pourra jamais leur apporter donc pourquoi désarmer ? Le rapport accablant du Conseil de sécurité́ des Nations unies du 5 Décembre 2016 pointait des « groupes armés ayant mis en place une autorité́ de fait et une administration parallèle ».

 

Le chef de guerre Ali Darass, de l’UPC, dont la Minusca indiquait avoir obtenu le départ de la ville de Bambari où il s’était installé́ après la démission de Michel Djotodia en janvier 2014, continue de sévir dans la sous-région. Certains éléments de la Minusca (dont son beau-frère, le colonel mauritanien Oumar Bah, mari de l’une de ses sœurs) sont complices mais comment pouvait-il en être autrement lorsque l’on sait que le contingent Mauritanien de la Minusca est composé pour partie de peuls Mauritaniens qui parlent la même langue que les éléments de l’UPC ?

 

Ali Darass a certes été écarté de Bambari mais il compte près de très nombreux éléments qui lui sont fidèles dans cette ville et qui ont gardé leurs armes au quartier Bornou, en complicité avec des éléments de la Minusca qui s’adonnent au trafic d’or contre armes et munitions. Darass continue de contrôler la vente des bœufs via ses colonels qui sont en nombre au quartier Bornou. Il a un troupeau là-bas et prélève toujours des impôts sur les transactions courantes des commerçants locaux Tchadiens qu’il rançonne ainsi toujours sous prétextes que ceux-ci sont les bras financiers du FPRC. Darass, non content de monopoliser l’or de Ndassima, les taxes d’abattage de bœufs (5.000 F/ tête de bétail), de transfert de bœufs sur Bangui (20.000 F la tête de bœuf), des dédouanements de camions en provenance du Soudan et Bangui (3.000.000 F), du contrôle de diamant de Dimbi.

 

Dernièrement, 1400 bœufs de ces commerçants d’origine tchadienne ont été braqués par les éléments de Darass qui les ont ensuite conduits vers Nzako et le grand Nord. Darass contrôle aussi la zone minière de Berengo. Darass réside en ce moment à Atcha dans une zone située à 35 km de Bokolobo, dans une zone aurifère. Il n’est plus entouré que d’un petit groupe d’éléments et se cache car recherché par le FPRC. Il se cache en faisant des allers-retours. Il n’est plus en véhicule et change de cache tous les deux jours. Pour accéder à Atcha, il faut arriver à Poudjio à 5 km de Bokolobo et rentrer 30 km en brousse où se trouve le chantier aurifère. Ils ont mis en place un système pour enlever tous les bœufs appartenant aux sujets commerçants Tchadiens. Tous les bergers Peuls ont démissionné des troupeaux tchadiens ce qui fait que ces bœufs sont en errance (élevés depuis des années, ils ne répondent qu’à l’appel du berger).

 

Les commerçants Tchadiens font venir en ce moment des bouviers et bergers du Tchad pour reprendre la main mais c’est difficile car plus de énormément de bœufs ont déjà été volés par Darass et ses éléments. Dans le même temps, beaucoup d’éléments Tchadiens qui sont dans l’UPC ont fait défection pour regagner le FPRC et promettent d’attaquer l’UPC avant le ramadan. Dans les autres régions de Ouaka, la population civile entre Grimari-Kouango et Digui-Kouango est affectée par les exactions, les destructions et aussi le pillage du café des paysans qui ont déserté les villages Galabourouma, Laoundja et autres.

 

Actuellement, l’Est de la RCA est une zone de non-droit où il n’existe aucune chaîne pénale. Il n’y a ni prison, ni gendarmes, ni officiers de police judiciaire dans cette partie de RCA où règne les bandits de grands chemin et les chefs de guerre.

 

Ali Bi Moyen

Lu pour vous : Centrafrique : Guerre sans fin pour le contrôle des mines d’or et le trafic des bœufs entre l’UPC et le FPRC
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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 21:21

 

 

 

Communiqué conjoint du GVT centrafricain et de la MINUSCA
Communiqué conjoint du GVT centrafricain et de la MINUSCA
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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 20:27
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique: Le Procureur Spécial de la Cour Pénale Spéciale attendu à Bangui début mai

 

Par Judicael Yongo le 14 avril 2017

 

BANGUI, 14 Avril 2017(RJDH) —Le Procureur de la Cour Pénale Spéciale(CPS) nommé par décret en février 2017 est attendu d’ici début mai à Bangui, apprend –t-on de sources proches du dossier. Cette arrivée pourrait, selon les mêmes sources, marquer le lancement des activités de ladite cour.

 

L’arrivée prochaine du Procureur Spécial près la Cour Pénale Spéciale Toussaint Mutazini Mukimapa est confirmée au RJDH par une source internationale impliquée dans la mise en œuvre de la CPS en RCA. Cette même source annonce l’effectivité de la CPS d’ici le mois de mai. « Le Procureur sera la d’ici le mois de mai prochain », a-t-elle confié.

 

L’annonce de l’arrivée du Procureur est faite 48 heures après la nomination par décret de deux juges d’instruction Adelaïde Dembélé et Emmanuelle Vicos, respectivement de nationalités burkinabée et française.

 

Avec ces nominations, la CPS compte désormais 3 magistrats internationaux sur les 12 attendus. D’après certaines indiscrétions proches de la Minusca, quelques problèmes auraient compliqué le processus du recrutement des autres juges. Les mêmes sources affirment que le SG des Nations-Unies est saisi et que les situations seront décomptées.

 

Du côté des magistrats nationaux, aucun magistrat n’aura été nommé. Bien que le Ministre de la Justice ait promis l’effectivité de la CPS pour le mois de juin prochain, difficile de savoir ce qui bloque le processus au niveau national.

 

Aux dernières nouvelles, l’entretien des greffiers et magistrats nationaux avaient commencé. Difficile de savoir ce qui bloque le processus. Au niveau du ministère de la Justice, les gens évitent d’aborder la question. Au moment où nous mettons sous presse, on apprend le lancement du processus d’identification des officiers de police judiciaire qui seront mis à la disposition de la CPS pour mener les enquêtes.

 

La CPS est une cour hybride réclamée par les participants du Forum de Bangui tenu en mai 2015. Elle est entièrement financée par la Communauté internationale.

 

 

Centrafrique : Deux éléments d’un groupe d’auto-défense tués dans un incident au Km5

 

Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 14 avril 2017

 

BANGUI, 14 Avril 2017(RJDH) –Deux éléments d’un groupe d’auto-défense de Km5 ont été abattues par un jeune homme d’un autre groupe. L’incident s’est produit dans la soirée du jeudi 13 avril 2017.

 

Abdoul-Nari, remplaçant du tristement célébré 50/50 et Daouda sont les deux éléments tués dans l’incident qui s’est produit aux environs de 17h au quartier Jamaïque derrière la mosquée centrale. Tout serait parti de la vente d’arme par Ousmane, le présumé auteur de ce double meurtre. « Ousmane leur a vendu une arme mais quand il a constaté qu’il lui serait difficile d’entrer en possession de son dû, il est revenu avec deux grenades c’est là que ça s’est dégénéré entre eux. Deux personnes ont trouvé la mort dans le camp des auto-défenses », a expliqué un habitant de Km5 qui a requis l’anonymat.

 

Ousmane a été remis à la police du 3ème arrondissement. « Après l’assassinat des deux éléments d’auto-défense, le présumé auteur du crime a été remis à la police du 3ème arrondissement avant d’être transféré à l’OCRB », a confié au RJDH une autre source indépendante.

 

Les responsables de la police, contactés sur le sujet, n’ont pas souhaité se prononcer sur ce dossier. Ces derniers confirment l’incident et affirment laisser la justice faire son travail.

 

Les deux corps ont été inhumés quelques heures seulement après l’évènement. Les activités au Km5 n’ont pas été perturbées malgré ce double meurtre.

 

 

« Je vais continuer à plaider pour cette Centrafrique qui se relève », promet Le SG de la Francophonie en visite en RCA

 

Par Jean Fernand Koena le 14 avril 2017

 

BANGUI, le 14 Avril 2017(RJDH)—La RCA accueilli depuis le 13 avril le Secrétaire Générale de la Francophonie (OIF) Michaëlle Jean. Dans une interview exclusive accordée au RJDH, elle annonce sa détermination à continuer le plaidoyer en faveur de la RCA qui s’est, selon elle engagée à sortir de la crise. Michaëlle Jean évoque aussi dans cet entretien le programme incubateur en faveur des jeunes centrafricains.

 

RJDH : Madame Michaëlle Jean, Secrétaire Générale de l’OIF, bonjour !

 

MJ : Bonjour Monsieur le journaliste !

 

RJDH : Comment trouvez-vous la RCA aujourd’hui, une année après son retour à l’ordre constitutionnel et donc dans la famille de la Francophonie ?

 

MJ : Je voudrais simplement saluer la détermination que vous avez eue alors que vous étiez heurtés de front par des violences incroyables. Vous avez porté une transition qui a inclus le projet de charte constitutionnelle et enfin un référendum sur la constitution et des élections législatives et présidentielle.

 

Vous avez engagé un processus de réconciliation, vous engagez une Cour pénale spéciale pour lutter contre l’impunité alors que 60% du territoire est sous la menace des milices armées. C’est incroyable. Moi je ne connais pas de pays, même les mieux pourvus capables de porter autant de projet. Donc je vais saluer votre détermination et bien entendue celle des jeunes durant les élections, détermination transmise à travers des reportages sur le terrain. Ceci m’a bouleversé parce que j’ai vu la volonté des jeunes de participer à la construction de la paix dans ce pays.

 

Ce que j’ai vu à Bambari m’a beaucoup touché. Il y a un tissu humain qui est resté intact malgré cette difficulté énorme. La ville de Bambari a été dévastée. On ne peut pas faire autrement en repartant comme je vais repartir en se disant, j’ai un plaidoyer très fort à faire. Je vais continuer à plaider pour une Centrafrique qui se relève car j’ai trouvée ici une réelle volonté de relancer la machine.

 

RJDH : Les jeunes en Centrafrique sont considérés comme acteurs et victimes de la crise. Que préconise l’OIF par rapport à cette range de la population ?

 

MJ : Nous sommes très heureux d’être là de nouveau en mission parce que nous sommes au côté de la République Centrafricaine depuis des années. Nous avons été là depuis des années, nous avons été là pendant toute la période de la crise, de la transition pour faciliter le retour à l’Etat de droit, pour renforcer les institutions. Nous le faisons en tout égard pour que le pays retrouve la stabilité et les énergies nécessaires, conditions pour son développement. Donc la question économique se pose d’emblée. C’est dire que la reconstruction passe aussi par les appuis et les accompagnements que l’on peut apporter aux forces économiques dans ce pays et cela inclus les jeunes entrepreneurs et les femmes entrepreneures. Nous accordons une priorité à ces porteurs et porteuses de projets économiques.

 

Nous avons créé un programme que nous avons commencé à déployer dans 12 pays africains. La République Centrafricaine devient le 13ème pays. C’est un programme d’incubateur, d’accélérateur pour les petites et moyennes entreprises.

 

Alors qu’est-ce qu’un incubateur ? C’est un espace collaboratif qui regroupe des jeunes entrepreneurs, des femmes entrepreneures dans plusieurs filières et nous identifions les filières à renforcer avec les autorités du pays mais aussi avec les entrepreneurs sur le terrain et c’est un accompagnement structurant sur la professionnalisation. Comment faire et renforcer son plan d’affaire, comment produire, mais sur le standard de qualité, comment peut-on apporter de label et de certification pour pouvoir débourser sur le marché, les marchés parfois locaux, régionaux, continentaux mais aussi internationaux.

 

Parce que la francophonie c’est un espace sur les cinq continents de 84 Etats et de gouvernements et depuis que nous avons amené cette stratégique économique pour la francophonie pour impulser des synergies et partenariat possible, des maillages, nous voyons une plus grande mobilisation de tous nos pays à cet égard et pourquoi les jeunes et les femmes ? Parce que tout nous donne raison. Toutes les études le prouvent. Quand vous investissez dans des initiatives économiques qui sont portées par les jeunes et par des femmes qui sont des très-très petites et moyennes entreprises, vous investissez dans les moteurs de croissance, tout de suite cela a un impact sur la croissance du pays et sur le PIB. Donc c’est son développement, il faut que cela soit inclusif et que ce soit une croissance partagée. Les jeunes et les femmes sont les plus souvent les laisser pour compte.

 

C’est une erreur grave et nous, nous arrivons en renfort pour redresser la barre. A cet égard, nous menons des plaidoyers très importants pour trouver justement la mobilisation des fonds et pour redresser mais aussi pour structurer les petites et moyennes entreprises.

 

RJDH : peut-on avoir une idée sur le coût de ce programme incubateur ?

 

MJ : Alors déjà, nous avons un fonds de démarrage qui est un fonds auquel plusieurs pays ont contribué, rien que le Canada a déjà contribué à hauteur de plus de 10 millions de dollars, l’OIF y a mis de ses fonds propres et il y a des pays africains qui ont aussi répondu parce qu’ils savent à quel point avec la poussée démographique le chômage des jeunes, les risques deviennent énormes.

 

Pour bien savoir ce que représente ce programme en termes de possibilité, il faut tout le partenariat que nous établissons pour mobiliser le fond avec l’Union Européenne, avec la BAD, la Banque Mondiale parce qu’il faut un plan majeur et le chantier est immense avec la masse des jeunes qui sont en chômage notamment dans ces pays où nous œuvrons et auxquels nous dédions ce programme dans un premier temps. Ce qu’il faut comme ressource est considérable. Donc qu’est-ce que nous faisons, il faut mettre dans la balance toutes les synergies, les nouvelles coopérations que nous engageons dans l’espace francophone dans certains domaines et filières par exemple, le cacao, coton, café, artisanal etc. On a des pays qui viennent en renfort et on établit des accords de partenariat tripartites. Le Vietnam est un cas, il vient et il s’engage dans ces filières là, au côté du pays en question et de l’OIF également et d’autres partenaires et cela crée de mouvement et je dirai de possibilité nouvelle dans cette coopération plus robuste et plus dynamique que nous voulons sur le plan économique dans l’espace francophone.

 

RJDH : Madame Michaëlle Jean, je vous remercie !

 

MJ : Merci beaucoup !

 

Propos recueillis par Jean Fernand Koena

 

 

Afrobasket 2017 : Le Congo renonce à l’organisation de la compétition

 

Par Fleury Agou le

 

BANGUI, 14 avril 2017 (RJDH)–A quatre mois du grand rendez–vous du basketball africain, le Congo Brazzaville, le pays organisateur de l’Afrobasket 2017 a désisté. La FIBA Afrique devra choisir un autre lieu de la compétition.

 

Du 19 au 30 août, Brazzaville devra abriter l’Afrobasket 2017, le pays vient d’annoncer qu’il sera impossible pour lui d’organiser cette compétition pour des raisons économiques et sociales.

 

Dans le document de leur renonciation adressé à FIBA-Afrique par les autorités congolaises, Brazzaville a souligné que leur désistement est relatif « malheureusement à la conjoncture nationale et internationale marquée par la chute du prix du baril du pétrole, aggravée par un environnement socio-économique très morose, ne permet plus à la République du Congo d’honorer cet engagement ».

 

Selon des observateurs, cette démission risque fort bien de perturber le calendrier. Il appartient à la Fédération internationale de basketball de « trouver un autre pays pour abriter la compétition ».

 

Déjà, les premiers qualifiés étaient connus. Il s’agit du Cameroun, le Nigéria, le Congo (en organisateur), la République Démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, le Maroc, le Mozambique, la Tunisie, l’Égypte, l’Ouganda, l’Angola, le Mali et le Sénégal avaient déjà leur ticket.


Il ne manque que 3 qualifiés dont deux wild cards (invitations) et un ticket à déterminer entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe pour compléter le tableau des pays qualifiés.

 

La République Centrafricaine, la Guinée et l’Algérie seraient les favorites de la Wild Card. La Guinée a la chance de bénéficier de l’invitation FIBA Afrique compte tenu de sa prestation dans le Groupe 2. L’Algérie multiplie les efforts pour arracher la Wild card, tandis qu’une marge franche des centrafricains souhaitent que les Fauves de Bas–Oubangui (sélection centrafricaine) qui ont été éliminés par la RDC ne participent pas à cette compétition pour mauvais résultat.

 

Depuis 1974 en Centrafrique, aucun pays d’Afrique Centrale n’a abrité l’Afrobasket.

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 20:23
Nouvelles nationales sur APA
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Centrafrique-Arabie-Banque

 

Le Fonds saoudien pour le développement prête 49 milliards à la RCA

 

APA-Bangui (Centrafrique) avr 13, 2017 à 16:53 -  Le Fonds saoudien pour le développement a mis à la disposition de la République centrafricaine une enveloppe de 49 milliards de FCFA, aux termes d’une convention signée jeudi à Bangui par le ministre centrafricain des Mines, Léopold Mboli Fatrane, et le directeur général de l’institution financière, Yousef Al-Bassam.

 

L’enveloppe permettra de financer la reconstruction des infrastructures routières comme celles très dégradées qui mènent à l’aéroport international de Bangui, les établissements scolaires et hospitaliers au nombre insuffisant et le développement du secteur minier en Centrafrique.

 

Avant la crise en RCA, le Fonds saoudien pour le développement fut un partenaire privilégié qui lui a notamment permis de se doter de matériels agricoles.

 

 

Vers l’érection d’un village Pape François au quartier Km5 à Bangui

 

APA-Bangui(Centrafrique) avr 13, 2017 à 19:14  Une mission du Saint Siège conduite par Martin Kankou du département de la culture africaine en séjour à Bangui a échangé ce jeudi avec le cardinal Dieudonné Nzapalaïnga sur la construction prochaine au quartier musulman de Bangui, Km5, situé dans le troisième arrondissement, d’un village moderne dénommé ‘’village François’’.

 

Ce village, selon le promoteur, sera habité par les Centrafricains de toute confession religieuse.

 

Le ‘’village François’’ abritera une nouvelle mosquée, une nouvelle paroisse et une nouvelle église où chacun de ses habitants trouvera son lieu de prière.

 

Des établissements scolaires et hospitaliers, des habitations neuves, seront construits au profit des habitants du village.

 

Il comprendra également d’autres infrastructures modernes pour aider ses habitants à vivre dans l’aisance.

 

L’idée de la construction de ce village est née pendant le passage du Pape François en novembre 2015 au quartier musulman de Bangui pour discuter avec les imams et les associations musulmanes de Bangui sur la paix.

 

Ce village sera construit pour montrer au monde que le conflit que la Centrafrique a traversé n’est pas religieux comme ont prétendu certaines personnes a expliqué le chef de mission Martin Kankou.

 

Martin Kankou signale également que les architectes seront bientôt à Bangui pour commercer les études de faisabilité de la construction de ce village.

 

Si le cout de sa construction n’est pas encore connu beaucoup de partenaires de par le monde sont déjà disponibles selon Martin Kankou à mettre la main à la poche pour l’édification du ‘’village François’’.

 

 

Les Centrafricaines préparent le tournoi qualificatif à l’Afro basket féminin

 

avr 13, 2017 à 17:19  APA-Bangui (Centrafrique) - Les quinze basketteuses sélectionnées pour représenter la RCA au tournoi qualificatif à l’Afro basket féminin 2017 ont démarré, ce jeudi au stade omnisports de Bangui, a constaté APA.

 

Ce tournoi de la zone 4 qui aura lieu à Libreville du 14 au 19 mai prochains regroupera, outre le Gabon et la RCA, la RDC. Les entrainements ont lieu tous les jours, matin et soir, avant le déplacement à Libreville.

 

Leur sélectionneur, Gabin Maraïda, a annoncé que ces joueuses même si elles n’ont pas encore pris part à une grande compétition sous régionale, seront préparées à bien représenter la République Centrafricaine afin que le pays obtienne son ticket pour l’Afro basket féminin de 2017.

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Centrafrique-Presse.com
14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 20:21
Michaëlle Jean à Bangui pour apporter son soutien à la Centrafrique

 

 

 

Par RFI Publié le 13-04-2017 Modifié le 13-04-2017 à 02:14

 

 

En Centrafrique, la valse des grandes instances internationales se poursuit. Après la visite de la directrice générale du FMI en février et celle du numéro deux de la Banque mondiale il y a un mois, c'était au tour de Michaëlle Jean, la secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie de s'exprimer mercredi 12 avril devant le Parlement afin d'apporter son soutien au redressement du pays.

 

A l'issue d'un discours-fleuve et porteur d'espoir, la secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) fait le tour de l'hémicycle pour saluer tous les députés.

 

Après le coup d'Etat de la Séléka en 2013, la RCA avait été suspendue de l'OIF avant d'être réintégrée l'année dernière à la suite des élections.

 

Loin de limiter la Francophonie à un rôle symbolique, Michaëlle Jean vient pour la première fois en Centrafrique et a tenu à rappeler l'engagement de son organisation dans le processus de transition. « Nous restons auprès de la République centrafricaine comme nous le faisons depuis treize ans avec un accompagnement constant. La Cour constitutionnelle, c'est avec nous qu'elle est née ici, l'Autorité nationale pour les élections c'est avec nous aussi qu'elle est née ici. Nous sommes heureux d'entendre les Centrafricains et les Centrafricaines nous dire combien notre présence a été importante pour le renforcement des institutions durant tout le processus de transition et pour la suite également. »

 

Ce jeudi, Michaëlle Jean va se rendre avec le président centrafricain à Bambari, ville symbole de la crise qui continue de traverser le pays, et où les violences sont toujours une réalité.

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 20:18
JMC 2017: Yuma et Emma Lamadji…dans deux concerts haute voltige

 

 

 

Free River" // Emma Lamadji [Centrafrique]

 

Gouvernorat : Tunis

Lieu : Palais des Congrès

Date : Jeudi 13 Avril 2017

Heure : 20:00

 

Artiste autodidacte, Emma Lamadji, qui se destinait au basket professionnel, a commencé à chanter dans une chorale afro-gospel, «Kumbaya» de Montpellier (France), avant d’intégrer d’autres formations de gospel. Elle participe à de nombreuses premières parties comme celles de Liz Mc Comb ou Rhoda Scott. Force de la nature avec un timbre de voix puissant et une sensibilité à fleur de peau, Emma Lamadji est une artiste lead chef de chœur reconnue par ses pairs. «Free river» est le fruit de sa rencontre avec le guitariste Matia Levréro, et de son désir «d’ouvrir son horizon vers un univers musical nouveau, nourri à la fois de Soul, de World, de Jazz, de Gospel, de Pop».

 

http://directinfo.webmanagercenter.com Avr 14, 2017  Par : Di avec TAP

 

Le duo “Yuma” de Tunisie et l’artiste Emma Lamadji de Centrafrique ont donné, jeudi soir, au palais des congrès à Tunis deux concerts de haute voltige où chacun surfe sur un univers musical, devant un public nombreux venu assister à l’avant dernier spectacle de la compétition officielle des 4èmes Journées musicales de Carthage (JMC, 8-15 avril 2017).

 

Dans une parfaite complicité artistique, le duo “Yuma”, formé de Sabrine Jenhani, alias Chupee Do, au chant et Ramzy Zoghlami à la guitare acoustique, a, dans son spectacle intitulé “Sûra – Ghbar Njoum”, joué des mélodies celtiques mais avec une âme tunisienne dans des chansons comme “Nhebbek” (Je t’aime), “Esmek” (Ton prénom ) ou “Liya Snin” (Depuis des années). Leur univers musical se situe entre folk et musique alternative, servi avec des paroles douces et poétiques qui ramènent vers des champs inhabituels dans la façon de s’exprimer musicalement.

 

Pour Chuppee Do, elle garde ce sens d’humour et cette aisance sur scène, le tout conjugué à une voix qui est un mélange entre la sensibilité de Souad Massi et la sensualité de l’Ecossaise Amy MacDonald. Une grande passion réunit le duo à la musicalité singulière à la minimaliste et acoustique.

 

L’artiste autodidacte originaire de la Centrafrique, Emma Lamadji s’est produite en seconde partie du spectacle avec des chansons en anglais. Elle a excellé avec sa voix de gospel, un genre qu’elle maîtrise aussi bien surtout que ses débuts étaient dans une formation d’afro-gospel à Montpellier en France.


Initialement destinée à faire une carrière de basket-balleuse, cette férue de la musique s’est enfin consacrée à sa passion pour la musique et réussit à se distinguer avec une voix puissante et une sensibilité extrême. Son spectacle “Free river” est une ballade aux grooves de l’afrobeat avec une concentration de plusieurs univers musicaux entre Soul, Jazz, Gospel et Pop. Avec Sa voix de diva qui rappelle celles de grandes stars comme Whitney Houston ou Tina Turner, l’artiste a réussi à charmer et conquérir les âmes dans ce premier contact musical avec le public tunisien.

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 20:03
Centrafrique: MSF s’inquiète de la reprise des combats meurtriers, piégeant les civils

 

 

 

14/04/201

 

La reprise des combats dans certaines zones de Centrafrique, jusque-là considérées comme relativement stables, a fait plusieurs dizaines de victimes ces derniers mois parmi les civils, avertit Médecins sans Frontières, vendredi. « Nos équipes ont été témoins d’exécutions sommaires et ont trouvé des corps mutilés laissés à la vue de tous pour terroriser la population », affirme le chef de mission adjoint de MSF sur place, René Colgo.


Selon l’ONG, les civils sont les premiers à pâtir du regain de violences de ces derniers mois. « Ils sont complètement traumatisés, et un grand nombre d’entre eux ont dû se réfugier dans la brousse, où ils survivent grâce à ce qu’ils peuvent y trouver à manger », poursuit M. Colgo.

 

Les luttes au sein des parties opposées depuis la guerre civile de 2014-2015 ont déclenché un nouveau conflit autour des villes et des zones minières, en particulier dans les régions centrales et orientales du pays (préfectures d’Ouaka, de Haute-Kotto, de Basse-Kotto et de Mbomou). « Le week-end du 24 au 26 mars, nous avons accueilli environ 24 personnes grièvement blessées dans notre service de pédiatrie. Parmi elles, se trouvait une petite fille de trois ans, blessée par balle. C’était le chaos absolu. Je me souviens avoir dû laisser un homme grièvement blessé car il fallait que je m’occupe de toute urgence d’un autre qui venait d’arriver, les intestins à nu », raconte Katie Treble, médecin de MSF.

 

« La République Centrafricaine s’enferme dans une spirale de violence jamais vue depuis le point culminant du conflit en 2014 », ajoute Emmanuel Lampaert, représentant de MSF en République Centrafricaine.

 

Le pays, qui compte 4,5 millions d’habitants, peine à se relever d’une guerre civile déclenchée par le renversement en mars 2013 de l’ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka demandant plus de justice sociale pour les 20% de musulmans.

 

Leur prise de pouvoir a entraîné une contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes. Bilan: des milliers de morts, quelque 800.000 déplacés internes ou réfugiés au Tchad, au Cameroun et en RDC, un Etat, une administration, des forces armées et une économie en ruine.

 

L’intervention militaire française Sangaris, qui a pris fin en octobre, puis la Mission des Nations unies (Minusca, 12.500 hommes) ont permis la fin des tueries massives et l’élection en début d’année dans le calme d’un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra. Mais des groupes armés et des poches de violences subsistent, notamment dans la moitié orientale du pays, restée hors du contrôle du gouvernement. Au cours des derniers mois, les ex-Séléka et les anti-Balaka se sont scindés en différentes factions armées vaguement affiliées, qui se disputent actuellement le contrôle du territoire.

 

Source: Belga

 

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