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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 13:04

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Bangui, le 02 mars 2017 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a pris note de la désignation par la direction politique du Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) de deux représentants au Comité consultatif et de suivi (CCS) sur le Désarmement, démobilisation et Réinsertion (DDR).

 

Avec la participation du FPRC aux travaux du CCS, désormais 13 des 14 groupes armés identifiés pour le Programme national du DDR (PNDDR) prendront effectivement part à la mise en œuvre de ce programme.

 

La MINUSCA saisit cette occasion pour exhorter la branche anti- Balaka Mokom à rejoindre ce programme important pour la consolidation de la paix et de la stabilité en République centrafricaine. Elle souligne que le succès de cette entreprise nationale de paix dépendra de la participation, de bonne foi de toutes les parties concernées.

 

La MINUSCA lance à nouveau un appel pressant à tous les groupes armés pour une cessation immédiate de toutes les hostilités afin de donner une chance réelle aux efforts de paix, notamment ceux menés par le Gouvernement et la communauté internationale, en particulier l'Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA.

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

 

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

LA MINUSCA PREND NOTE DE LA PARTICIPATION DU FPRC AU COMITE CONSULTATIF ET DE SUIVI SUR LE DDR
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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 00:21

 

 

 

Bangui, 1er mars (ACAP)- Le Ministre de la Justice, Flavien M'bata, a annoncé, par un communiqué mercredi 1er mars en début de soirée, le transfert à Bangui de six combattants du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) et du Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (RPRC) capturés par les forces de la MINUSCA lors d'une opération près de Bambari et mis à la disposition de la justice centrafricaine.

 

Le parquet de la République de Bangui, « a automatiquement ouvert une enquête judiciaire en saisissant la Section des Recherches et des Investigations de la Gendarmerie nationale pour association de malfaiteurs, détention illégale d’armes ou de munitions de guerre, crime de guerre, crime contre l’humanité et rébellion », souligne le communiqué.

 

« Les présumés auteurs des faits seront traités conformément aux règles prévues par le Code de procédure pénale centrafricain », ajoute le communiqué, qui précise que ces derniers auront » droit à un procès juste et équitable ».

 

L’annonce du transfert à Bangui des six combattants du MPC et du RPRC intervient 48 heures après l’annonce par la MINUSCA d’une opération effectuée par ses forces le 27 février et ayant permis de stopper la progression vers Bambari de combattants du FPRC, dont trois, à savoir Idriss Ahmed El Bashar, Yaya Idriss et Line Angou Aneser, allaient être auditionnés par la justice centrafricaine.

 

Les trois hommes ainsi que d’autres éléments du FPRC « ont violé la ligne rouge établie par la MINUSCA, en s’approchant de Bambari avec des AK47 et des RPG », précise le communiqué de la Mission onusienne.

 

Depuis le 11 février dernier, la coalition du RPRC tente d’assiéger la ville de Bambari pour en déloger les éléments du Mouvement pour l’Unité et la paix en Centrafrique (UPC), dont le chef, Ali Darass a dû quitter la localité il y a 8 jours.

ACAP

Le Ministre de la Justice annonce l'ouverture d'une enquête judiciaire à l'encontre de six combattants capturés par la MINUSCA
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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 23:51
L'insécurité persiste à Bria en Centrafrique (VOA)

 

L'insécurité persiste à Bria en Centrafrique

 

(VOA) 01 mars 2017

 

La ville de Bria, au centre-est de la Centrafrique, est toujours en proie à l’insécurité. La ville balance entre calme et inquiétudes. La présence des Casques bleus de la Minusca ne rassure pas les habitants. Par conséquent, chacun assure sa sécurité à sa manière.

 

Au centre de la ville, c’est un calme apparent. Les affrontements armés entre l’UPC et le FPRC, deux factions ex-séléka rivales, aux alentours de Bria ont renforcé la crainte de la population. Personne ne sait à quel moment tout peut chambouler. Pour Arthur, qui travaille dans une ONG locale, "on se méfie, donc la sécurité n'est pas au beau fixe".

 

Les Casques bleus ne patrouillent que sur les grands axes. La police et la gendarmerie nationale n’existent que de nom. L’autorité de l’État, loin d’être une réalité.

 

Pour se protéger, la plupart des habitants sont armés de couteaux ou de fusils. Aboubakar Charfadine, étudiant déplacé à Bria : "ils se promènent avec des couteaux, on ne sait pas ce qu'ils font, et j'appelle les autorités à réprimer ces comportements".

 

Pour prévenir le danger, restaurer un climat sécuritaire apaisé et lutter contre l’incivisme, le Conseil préfectoral de la jeunesse mène des campagnes de sensibilisation.

 

L’instabilité sécuritaire a paralysé l’administration publique. Tous les services de l’État, réhabilités et rééquipés par la communauté internationale ont été pillés et saccagés durant les affrontements de novembre dernier entre l’UPC et le FPRC au centre de Bria.

 

Freeman Sipila, correspondant à Bangui

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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 23:43
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Des éléments du FPRC remis à la justice après à leur arrestation à Bambari

 

Par Fridolin Ngoulou le 2 mars 2017

 

BANGUI, 2 mars 2017 (RJDH)—Les six combattants de la coalition FPRC et MPC sont remis à la justice qui l’a annoncé ce 1er mars suite à leur arrestation à Bambari dimanche dernier par la Minusca.

 

Les circonstances exactes de leurs arrestations ne sont pas expliquées par la Minusca qui les a transférés à Bangui et remis à la justice. Dimanche dernier, la Minusca a piloté une colonne d’au moins 40 éléments qui tentait de franchir la ligne rouge à Ippy. Les noms des rebelles arrêtés ne sont pas dévoilés.

 

Le ministre de la justice et des droits de l’Homme, garde des sceaux, Flavien Mbata a confirmé dans un communiqué la réception de ces anciens rebelles. « Six éléments du MPC et FPRC ont été capturés par la Minusca. Transférés le 1er mars 2017 à Bangui, ils ont été mis à la disposition de la justice centrafricaine », peut-on lire dans ce communiqué. L’arrestation et la remise à la justice de ces éléments intervient 9 mois après la session criminelle de la Cour d’appel.

 

Pour le ministre, Ils seront jugés conformément à la loi, « (…) le parquet de Bangui, a automatiquement ouvert une enquête judiciaire, en saisissant la Section des Recherches et d’Investigation pour association des malfaiteurs, détention illégale d’armes et munitions de guerre, crime contre l’humanité, conformément aux articles 411, 412, 259, 153 , 381 et 382 du code pénal », a spécifié Flavien Mbata.

 

Flavien Mbata rappelle que « les présumés auteurs auront droit à la défense, au respect du délai de garde à vue. Ils ont le droit d’être consultés par un médecin, et doivent être assistés par un conseil de leur choix au regard des dispositions des articles 48 et 49 du code de procédure pénale et ils auront droit à un procès juste et équitable ».

 

« Le gouvernement réaffirme sa ferme volonté et sa détermination de lutter contre l’impunité sous toutes ses formes », soutient le membre du gouvernement.

 

Bambari et ses environs sont toujours sous la menace des éléments du FPRC et MPC qui, après le départ de Ali Darass de la ville tente toujours de prendre la ville.

 

 

Centrafrique : Le FPRC nie l’accusation de distribution d’armes à Ippy

 

Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 2 mars 2017

 

BANGUI, 02 Mars 2017(RJDH) — Le mouvement armé Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) rejeté en bloc les accusations de distribution d’armes au jeune de Ippy à l’est du pays, accusation portées contre lui par la Minusca dans un communiqué. Deux leaders de ce mouvement armé ont rejeté cette accusation dans une interview accordée ce 1er mars au RJDH.

 

Deux jours après le retrait de Ali Daras, leader de l’UPC et des Anti-Balaka de Bambari à l’est, les éléments FPRC se sont engagés à atteindre Bambari chef-lieu de la Ouaka. C’est dans ce contexte que la mission onusienne en Centrafrique a rendu publique un communiqué accusant le FPRC de distribuer des armes aux jeunes de Ippy localité non loin de Bambari en vue de combattre.

 

Accusation rejetée en bloc par Azor Khalit, sous-chef d’Etat-Major du FPRC qui a ajouté que sa volonté est d’aider la population à retrouver la sécurité, « si j’avais des armes, j’allais les distribuer à toute la population de la Ouaka qui a tant souffert afin de se protéger, comme la Minusca vient de dire. Toutes ces déclarations ne sont que mensongères », a-t-il lâché.

 

Christian Djouma Narkoyo quant à lui a trouvé d’inadmissible cette accusation venant des nations-unies et rend la Minusca complice de l’UPC de Ali Daras, « c’est vraiment une honte d’écouter la Minusca, une force internationale faire ce genre de communiqué. Un petit groupe comme le nôtre a quelle force de combattre contre les Nations-Unies. Où avons-nous trouvé de l’argent pour payer des armes et distribuer aux pauvres innocents ? Notre seul objectif était de capturer Ali Darassa mais la Minusca l’a protégé et nous ne savons plus où il est. C’est notre désolation », a-t-il dit.

 

La coalition FPRC maintient toujours sa position à Ippy et à 7 km de la ville de Bambari après les injonctions de la Minusca pour qu’il regagne sa position initiale. Dans le même communiqué, elle a interpellé les deux groupes FPRC et UPC à cesser immédiatement des hostilités et afin de s’engager fermement au dialogue.

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 19:24
Lu pour vous :« Le Soudan du Sud est dirigé par une bande de gangsters incompétents » Gérard Prunier
Lu pour vous :« Le Soudan du Sud est dirigé par une bande de gangsters incompétents » Gérard Prunier
Lu pour vous :« Le Soudan du Sud est dirigé par une bande de gangsters incompétents » Gérard Prunier

 

 

Entretien

 

Pour l’historien Gérard Prunier, la famine qui frappe le plus jeune Etat de la planète est le résultat d’un processus de décomposition du pouvoir.

 

Propos recueillis par Laurence Caramel

 

LE MONDE Le 01.03.2017 à 09h27 • Mis à jour le 01.03.2017 à 16h34

 

La famine a été déclarée au Soudan du Sud lundi 20 février. Les Nations unies estiment que 100 000 personnes sont menacées dans l’Etat de l’Unité, dans le nord du pays. Cette situation marque une nouvelle étape dans la descente aux enfers du plus jeune Etat de la planète. Né en 2011 de la partition du Soudan, ce territoire où vivent 12 millions de personnes et qui possède d’importantes réserves pétrolières a sombré deux ans plus tard dans la guerre civile après que le président Salva Kiir s’était opposé à l’organisation d’élections. Selon les dernières évaluations de l’ONU, qui y déploie 13 000 casques bleus, 7 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire et 3,6 millions d’aide alimentaire d’urgence. Plusieurs millions de personnes ont été déplacées.

 

En décembre 2016, le conseiller spécial de l’ONU pour la prévention des génocides a alerté sur les crimes dont sont en particulier victimes les Nuer, l’ethnie de l’ancien vice-président Riek Machar, aujourd’hui en résidence surveillée en Afrique du Sud.

 

Fin connaisseur de la région, l’historien Gérard Prunier livre une analyse critique sur la fabrication de ce nouvel Etat et le nouveau drame qui le frappe aujourd’hui.

 

Comment expliquez-vous que ce tout jeune Etat porteur d’espoir pour les populations, qui s’affranchissaient de la tutelle du régime d’Omar Al-Bachir à Khartoum, a-t-il pu basculer dans un tel chaos ?

 

Gérard Prunier Le Soudan du Sud a été donné à une bande de gangsters incompétents et incapables de gérer un Etat. J’ai côtoyé beaucoup de mouvements de guérillas en Ouganda, en Somalie, en Erythrée, au Rwanda. Aucune n’a été aussi brutale envers sa population. Je les ai vus agir tout au long des années 1990. Ces « libérateurs » qui défiaient le pouvoir de Khartoum se comportaient comme des soudards. Ils pillaient les maisons, violaient les femmes, tuaient sans états d’âme ceux qui étaient en travers de leur chemin. Les observateurs étrangers connaissaient la vérité mais ils n’ont rien dit. Moi-même, je n’ai rien dit car nous pensions qu’après toutes les souffrances infligées aux populations du sud du Soudan par les Arabes de Khartoum, la partition du pays était inévitable.

 

« Riek Machar est assez intelligent pour savoir qu’à long terme la vertu paie mieux que le vice » Gérard Prunier

 

Portés au pouvoir, ils ont pu à leur guise puiser dans les caisses de l’Etat remplies par les revenus du pétrole et de l’aide internationale.

 

Quand cela-a-t-il dérapé ?

 

Dès 2011, la situation a commencé à se dégrader mais quand, en décembre 2013, le président Salva Kiir a limogé le gouvernement de Riek Machar et refusé l’organisation d’élections, tout a explosé. Des massacres ont eu lieu contre des soldats nuer [l’ethnie de Riek Machar] par les Dinka [l’ethnie de Salva Kiir]. Ce sont les deux principales ethnies composant l’armée mais les Dinka, qui constituaient le gros des troupes de l’armée de libération, SPLA (Sudan People’s Liberation Army), ont toujours considéré que le pays leur appartenait. Lorsque le prix du baril du pétrole était élevé, ils n’avaient pas besoin de piller. Avec une solde à 300 dollars par mois, ils étaient parmi les soldats les mieux payés d’Afrique. Mais les cours ont chuté, la production également, et l’inflation dans le pays s’est envolée. Le pillage est généralisé. Ils volent la nourriture, les voitures, violent les femmes…

 

Ces pillages sont-ils organisés par le sommet de la hiérarchie militaire ?

 

Non, les officiers n’encouragent pas ces pillages ni ces violences. Mais le pays est en état de désagrégation et d’anarchie. C’est la guerre de tous contre tous. Les Nuer ont fui dans les Etats où les Dinka sont peu présents, comme l’Etat de l’Unité ou du Haut-Nil. Les provinces d’Equatoria, dans le sud du pays, les plus fertiles, sont à leur tour la cible des pillages et c’est pour cela que la famine est apparue. Les soldats ont brûlé une partie des récoltes et les produits ne circulent plus. La situation sur le terrain est très complexe. Ces ethnies de plus petite taille comme les Zandé, les Madi, les Pojulu, sont entrées en rébellion. Le bilan officiel depuis le début de la guerre civile est de 80 000 morts, mais je ne serais pas surpris qu’il atteigne 300 000, voire 500 000 morts. Comme dans tous les conflits de ce type, 80 % des victimes meurent d’épuisement, de faim, de maladies. Pas dans les combats.

 

Quel rôle joue Riek Machar ?

 

Il n’a aucun contrôle sur ce qui est en train de se passer. Il se trouve en résidence surveillée en Afrique du Sud depuis juillet 2016 après avoir fui pour échapper à une tentative d’assassinat. Il est loin d’être sans torts, mais je continue de penser qu’à condition de l’encadrer fermement, il est certainement l’un des seuls à pouvoir remettre ce pays sur une route qui aille quelque part. Riek Machar est assez intelligent pour savoir qu’à long terme la vertu paie mieux que le vice. Il faut être conscient de ce qu’est le Soudan du Sud. C’est l’un des endroits les plus arriérés de l’Afrique. Ces populations ont toujours été négligées. Elles n’ont reçu aucune éducation.

 

Les Nations unies ont dénoncé « une des guerres civiles parmi les plus horribles du monde ». Peuvent-elles faire quelque chose ?

 

Je ne crois plus aux initiatives internationales. Les Américains ont voulu ce pays mais ils n’ont rien vu de ce qui se jouait. Leur responsabilité dans la situation actuelle est massive. La paix est aujourd’hui impossible.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/03/01/le-soudan-du-sud-est-dirige-par-une-bande-de-gangsters-incompetents_5087278_3212.html#7EQ6rF0GirBQH8rg.99

 

 

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 17:34

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bambari, 1er mars 2017 – La situation sécuritaire à Bambari, préfecture de la Ouaka (centre de la RCA), est en nette amélioration, mais la MINUSCA maintient sa posture robuste en vue de prévenir l’entrée dans la ville de la coalition du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) qui aurait des conséquences dramatiques pour les populations civiles.

 

« Le sentiment de sécurité a évolué mais nous restons vigilants », a déclaré le chef du bureau de la MINUSCA à Bambari, Alain Sitchet, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, la première organisée depuis une préfecture. « Il y a un grand changement, surtout avec le départ d’Ali Darassa, le chef du Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC). La population vaque librement à ses occupations malgré une certaine psychose », a pour sa part indiqué le maire de Bambari, Abel Matchipata.

 

Le cas d’Ali Darassa, les informations faisant état de violences commises par les éléments de l’UPC dans la Basse-Kotto ainsi que la poursuite des hostilités par le FPRC dans la zone de Bambari ont été les principaux points soulevés par les journalistes, qui intervenaient par vidéo-conférence depuis Bangui. Le Porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a indiqué que la MINUSCA avait documenté plus de 200 violations et abus des droits de l’homme commis par l’UPC et le FPRC dans la Haute-Kotto et la Ouaka entre novembre 2016 et février 2017.

 

A propos des éléments de l’UPC, le porte-parole a précisé que des parlementaires centrafricains ont fait part à la Mission des risques que pourrait constituer la présence d’Ali Darassa dans leur localité, en ajoutant que la MINUSCA vérifie ses informations et tient à rassurer ces communautés. « Le départ de Bambari du chef de l’UPC – et de chefs anti-balakas – était prise pour empêcher la guerre dans la ville mais nous veillerons à ce que les hommes de l’UPC ne s’en prennent à d’autres communautés, dans le cadre de la protection des populations », a dit Monteiro. Quant à la distribution d’armes par la coalition du FPRC à des jeunes à Ippy, le porte-parole a de nouveau condamné ces actes et a appelé les communautés à rejeter les tentatives de manipulation de cette coalition qui prétend les protéger.

 

La MINUSCA a par ailleurs rappelé l’impartialité de son action tant à Bambari que dans le reste du pays, en précisant que lorsqu’elle rencontre les chefs des groupes armés « c’est pour passer des messages forts et obtenir leur engagement dans les processus de dialogue » notamment sur le DDRR. « Ce qui se passe à Bambari n’est qu’un point de départ en vue de la stabilisation définitive de la RCA », a conclu le chef du bureau local de la Mission.

 

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Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

 

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LA MAIRIE DE BAMBARI ET LA MINUSCA SALUENT LES PROGRES SECURITAIRES DANS LA VILLE
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 17:00
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : « Bambari ne doit pas appartenir aux groupes armés » selon Alain Seties de la Minusca

 

 

Par Minerve Ngoupandé le 1 mars 2017

 

BAMBARI, 1er Mars 2017 (RJDH) — Bambari ne doit pas appartenir aux groupes armés, position soutenue par Alain Seties, chef du bureau de la Minusca de Bambari à l’Est du pays ce 1er mars lors de la conférence hebdomadaire de la Minusca par vidéoconférence.

 

La prise de position de la Minusca se fait dans un contexte d’insécurité dans la Ouaka quelque jour après le retrait de Ali Daras de l’UPC et des leaders Anti-Balaka de la localité. Cette déclaration faite par la Minusca intervient alors que le FPRC menace d’atteindre Bambari, capitale de la préfecture de Ouaka et rejettent l’accusation portée contre lui par la Minusca d’avoir distribué les armes.

 

La Minusca annonce le renforcement du dispositif sécuritaire à Bambari, « la sécurité est renforcée et la population vaque librement à ses occupations. La force de la Minusca est présente multipliant ses patrouilles et rassurant ainsi la population. Malgré tous les appels de la Minusca, la coalition menée par le FPRC tient toujours à marcher sur Bambari c’est ainsi que le 26 février dernier une quarantaine de ces éléments armés a été localisée tôt le matin au nord de la ville de Bambari » a lâché Alain Seties.

 

Les forces de défense et de sécurité seront redéployées à Bambari dans les jours à venir./

 

Minerve Ngoupandé et Félicien Mamadou

 

 

Centrafrique : Des éléments LRA ont enlevé deux femmes et brulés des maisons à Bangassou

 

Par Victor Komas le 1 mars 2017

 

BANGASSOU, 1er Mars 2017 (RJDH) – Deux femmes ont été enlevées, des maisons et des commerces ont été pillés et incendiés au village Derbissaka à 177 kilomètres de Rafaï à l’est, ce 11 février dernier par la LRA. Deux jours après, c’est l’attaque du village Karmada. L’information a été confirmée au RJDH par les autorités administratives de la ville.

 

L’enlèvement des femmes par des éléments de l’armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony présent sur le territoire centrafricain depuis 2008 intervient quelque mois après l’attaque perpétrée contre les éléments de la Minusca faisant deux morts au sein du contingent marocain à l’est du pays.

 

Plusieurs sources autoritaires de la ville de Rafaï qui ont regagné la ville de Bangassou, ont témoigné l’enlèvement de deux femmes des villages Derbissaka à 177 kilomètres et Karmada à 105 kilomètres de Rafaï, « le 11 février dernier les éléments de la LRA ont fait incursion dans plusieurs villages, ils ont enlevé deux femmes, brûlé des maisons d’habitation et des commerces », a souligné cette autorité.

 

Le 13 février, le village Karmada, situé à 105 kilomètres de cette même ville, a été aussi attaqué par ce groupe armé, « ils ont pillé, agressé les habitants, brûlé des maisons. Nous avons regretté cette violation qui a eu lieu alors que les contingents marocains de la Minusca sont présents dans la région », a critiqué une autorité communale de cette localité.

 

L’enlèvement opéré par les éléments de la LRA fait suite à l’audience de confirmation des charges de Dominique Ogwen par le CPI, un des principaux lieutenants de la LRA arrêté en Centrafrique.

 

 

Centrafrique : Des victimes de la crise s’organisent en faveur de la commission réparation

 

Par Teddy Komesse le 1 mars 2017

 

BANGUI, 1er Mars 2017 (RJDH) — Les victimes de la crise apprennent le mécanisme de mise en place de la commission vérité, justice et réparation et de la justice transitionnelle ce 28 Février. Une activité du Réseau des Journalistes pour le Droit de l’Homme et de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme sur financement de Cordaid à Bangui.

 

La crise centrafricaine a fait plusieurs déplacés internes et externes et des morts. Plus de 20 mille victimes se sont déjà enrôlées pour demander justice et réparation, plus de deux semaines après la nomination de procureur général de la Cour Pénale Spéciale qui a pour compétence de juger les crimes commis en RCA.

 

Ephrem Kosh-Komba, Directeur de Cabinet au ministère des Affaires sociales et de la réconciliation, pour la réussite de ce processus, « il faut la volonté politique du gouvernement en ce qui concerne l’appui et plaidoyers auprès des bailleurs ».

 

La Minusca a salué cette initiative, « nous encourageons ceci et ce mécanisme de justice est déjà mis en place dans plusieurs pays d’Afrique pour favoriser les victimes à obtenir leurs droits », a indiqué Pollock Ndonodji, responsable du programme justice transitionnelle à la Minusca et l’un des intervenants.

 

Il a en outre présenté la mission de cette commission, « cette commission d’experts indépendants mandatés pour une durée de 3 ans sera installée pour enquêter sur les abus des violations des Droits de l’Homme. Elle ouvrira une liste pour les victimes afin de les identifier et connaitre les genres des victimes. Sa principale mission est faire des recommandations permettant de réparer les préjudices comme en Afrique du Sud où un montant de (6 à 10 millions de dollars) a été fixé pour la réparation », a-t-il dit.

 

Une des victimes se réjouit de cette initiative sur le mode saisine de la Cour et exhorte le gouvernement à appuyer cette commission.

 

Cette rencontre intervient une semaine après un plaidoyer des victimes à l’Assemblée nationale en faveur d’une loi de réparation

 

 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 01:41
Lu pour vous : Vaccin contre le sida : un nouvel espoir à Marseille

 

 

 

Le vaccin testé à Marseille a permis de faire disparaître les cellules infectées chez une dizaine de volontaires porteurs du virus du sida.

 

Par Le Point.fr  Publié le 28/02/2017 à 14:50 | Le Point.fr

 

C'est un nouvel espoir. Encore un, diront certains, au vu des nombreuses tentatives (souvent infructueuses et décevantes) pour éradiquer le mal. Cette fois, les chercheurs espèrent être sur la bonne piste dans la longue route pour mettre au point un vaccin contre le sida. La Provence révèle qu'un protocole mené depuis 2013 auprès de 48 patients a livré des résultats encourageants. Ce vaccin a permis de faire disparaître les cellules infectées du corps d'une dizaine de volontaires qui étaient porteurs du virus. Une avancée qui permet au quotidien de titrer en une « Un espoir fou ».

 

Rétroconversion

 

Sous la conduite du docteur Isabelle Ravaux à l'hôpital de la Conception de Marseille et d'Erwann Loret, biologiste au CNRS, trois doses ont été injectées sur des patients volontaires. Ces 48 personnes ont donc arrêté leur trithérapie. « Le résultat le plus remarquable est que les cellules infectées par le VIH ne sont plus détectables chez une dizaine de patients. Et ce, depuis deux ans, ce qui est tout à fait exceptionnel, détaille Erwann Loret à nos confrères de La Provence. Si des épisodes de ce type sont observés parfois chez des patients, cela ne s'était encore jamais produit sur une telle durée. » Le vaccin aurait donc eu un effet et diminué le nombre de cellules infectées par le virus.

 

Le médecin explique que chez deux patients le taux d'anticorps a chuté, car leur système immunitaire ne voyait plus les cellules infectées. On appelle ce phénomène la rétroconversion. Un signe très encourageant. « Nous allons, avec l'Agence du médicament, proposer à ces deux patients qui ont repris la trithérapie d'arrêter leur traitement, sous suivi médical. Si, après trois mois, les cellules infectées sont toujours indétectables, on pourra alors parler de guérison fonctionnelle », signale-t-il. Et il faudra attendre deux ans pour les considérer comme guéris définitivement. Et transformer ainsi, et pour de bon, l'espoir en réalité.

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 01:32
Centrafrique : l'ONU accuse les rebelles du FPRC de distribuer des armes aux jeunes pour la guerre
Centrafrique : l'ONU accuse les rebelles du FPRC de distribuer des armes aux jeunes pour la guerre

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 01-03-2017

 

La Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) accuse le Front populaire pour la renaissance en Centrafrique (FPRC), une faction de l'ex-alliance rebelle de la Séléka, de distribuer des armes à des jeunes à Ippy (Centre), en vue de poursuivre son offensive sur Bambari, la deuxième ville du pays après Bangui.

 

Selon la MINUSCA, c'est une "violation de la ligne rouge de démarcation tenue par les forces onusiennes" commise par le groupe armé dirigé par Abdoulaye Hissène, une coalition formée en octobre avec le Rassemblement patriotique pour la renaissance en Centrafrique (FPRC) de Joseph Zoundéko, tué dans un raid aérien le 11 février, dans la même localité.

 

"La MINUSCA condamne fermement de telles manœuvres qui, si elles étaient mises à exécution, mettraient gravement en danger la vie d'innocentes populations et donnerait lieu à de nouvelles attaques contre les soldats de la paix", souligne la mission onusienne dans un communiqué de presse.

 

"La MINUSCA demande instamment aux chefs de la coalition du FPRC de mettre fin immédiatement à ces agissements et souligne qu'ils porteront l'entière responsabilité de toute violence dirigée contre la population civile et les forces onusiennes. Elle exhorte les chefs de la coalition à prendre toutes leurs responsabilités et à se retirer d'Ippy sans délai, en regagnant leurs positions initiales", ajoute le communiqué.

 

Cette annonce survient au lendemain d'une mise en garde que la MINUSCA avait lancée lundi à Bangui, en lançant une frappe aérienne contre la coalition dans la région de Bambari.

 

Plus d'un an après l'élection de Faustin-Archange Touadéra à la présidence centrafricaine le 14 février 2016, les violences n'ont pas cessé à Bambari, la deuxième plus grande ville du pays, à environ 400 kilomètres au Nord de Bangui, à cause des hostilités entre les rebelles du RPRC aujourd'hui réunis au sein d'une même alliance avec le FPRC, et l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC), groupe armé peul.

 

Les deux ex-factions rivales de l'ancienne coalition de la Séléka, disputent le contrôlent de la ville et ses ressources (or, diamants et autres pierres précieuses) avec leur "ennemi" déclaré Ali Darass, le dirigeant de l'UPC.

 

Ce dernier a été contraint de quitter la ville avec son état-major par la MINUSCA la semaine dernière, pour se replier à une dizaine de kilomètres plus loin, mais son départ n'a pas permis de faire baisser la tension.

 

La force onusienne a averti lundi qu'elle continuerait de "recourir à tous les moyens que lui a conférés le Conseil de sécurité pour empêcher un embrasement de la ville de Bambari, aux conséquences désastreuses pour les populations civiles". Elle a insisté pour une "cessation immédiate des hostilités et un engagement ferme au dialogue", des deux groupes belligérants.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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Centrafrique-Presse.com
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 01:24
Hissein Brahim Taha: «Il faut que l'on se mette tous ensemble pour combattre» les jihadistes

 

 

Invité Afrique  

 

 

Par Christophe Boisbouvier RFI mardi 28 février 2017

 

Depuis un mois, Moussa Faki Mahamat préside la Commission de l’Union africaine, et c’est Hissein Brahim Taha, l’ancien ambassadeur à Paris, qui lui succède à la tête de la diplomatie tchadienne. Quelles sont ses priorités ? Le nouveau ministre tchadien des Affaires étrangères s’exprime pour la première fois depuis sa prise de fonction. De passage à Paris, entre Oslo et Ndjamena, Hissein Brahim Taha répond aux questions de Christophe Boisbouvier.

 

RFI : Sept millions de personnes sont menacées de famine dans le nord-est du Nigeria et dans le bassin du lac Tchad. Que faites-vous pour ces personnes en détresse ?

 

Hissein Brahim Taha : Je viens de la conférence d’Oslo et 14 pays ont annoncé des aides immédiates, 672 millions de dollars pour apporter du soutien à ces réfugiés et déplacés qui se trouvent dans le bassin du lac Tchad.

 

En effet, 672 millions de dollars ont été débloqués. Mais selon l’ONU, il en faudrait un milliard et demi ?

 

C’est vrai. Mais il y a des pays qui n’ont pas encore annoncé leur contribution, comme les Etats-Unis, comme la Grande-Bretagne.

 

Y a-t-il eu des consignes particulières de la part de Donald Trump ?

 

Non, je ne pense pas. Le délégué américain est d’ailleurs intervenu. C’est peut-être dû au fait que c’est une nouvelle administration qui s’installe et quelque chose va être fait. En tout cas, il a annoncé la bonne volonté de son pays pour le faire.

 

A l’origine de ce drame humanitaire, il y a le chaos provoqué par Boko Haram. Son chef, Abubakar Shekau, vient d’annoncer qu’il a tué un de ses lieutenants qui complotait contre lui. C’est bon signe ou c’est mauvais signe ?

 

C’est toujours mauvais signe quand Shekau apparaît pour pérorer et parler de ses actes macabres. Ceci dit, Boko Haram n’est pas comme il l’était il y a deux ans. Je crois que leur mouvement est sûrement en crise.

 

Autre mouvement jihadiste, le Mujao [Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest] qui multiplie les attaques contre l’armée du Niger à la frontière Niger-Mali. Est-ce que cela vous préoccupe ?

 

Oui, c’est réellement inquiétant ce qui se passe. Maintenant, le Mujao et le reste agissent jusqu’au sud du Mali. Ceci dit, le groupe du G5 [Groupe 5 Sahel-Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Tchad] lors du dernier sommet à Bamako, il a été adopté que les pays du G5 formeront des forces mixtes dans les frontières, entre le Mali et le Burkina, entre le Niger et le Mali, pour essayer de mettre fin à ces actions des terroristes dans la région.

 

« La menace terroriste prend de nouvelles proportions », a dit récemment le chef de l’Etat tchadien. Est-ce que ça veut dire que les jihadistes sont de plus en plus forts au Sahel ?

 

Ils sont présents. Il y a quelques années, on a cru que la menace était enrayée complètement, mais on les voit agir. Voyez l’attentat de Gao, les actions au sud du Mali et l‘action qui s’est passée à la frontière du Niger assez sanglante, il faut le dire. Et je profite de ce micro pour présenter mes condoléances au gouvernement et au peuple nigérien. Il faut que l'on se mette tous ensemble, encore plus, pour combattre ce phénomène. S’ils sont encore là comme vous le dites, c’est encore aussi grâce à la situation en Libye.

 

Pour aider l’armée du Niger, quelque 80 hommes des forces spéciales françaises doivent arriver sur zone. Mais est-ce que Barkhane peut tout faire ?

 

Le président de la République, Idriss Déby, avait toujours dit qu’on ne peut pas laisser la France toute seule faire tout le travail. L’Afrique doit se prendre en charge. Mais il faut saluer l’action de la France. Le fait d’envoyer des troupes pour le moment à la frontière, c’est un acte dans la bonne direction et c’est bien d’avoir comblé ce vide-là.

 

En République centrafricaine, Bambari est sous la menace du FPRC [Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique] de Noureddine Adam, l’ancien numéro deux de la Seleka. Et du coup, les hélicoptères de l’ONU pilonnent ces colonnes FPRC. Est-ce que c’est la solution ou pas ?

 

Je ne pense pas que ça soit la solution. La solution pour nous, c’est le dialogue entre frères centrafricains.

 

Mais ce que disent les autorités centrafricaines, c’est que Noureddine Adam refuse ce dialogue pour l’instant ?

 

Je ne sais pas s’il l’a dit clairement. S’il le refuse, il a tort. Le problème pour lequel les forces des Nations unies sont intervenues en ce moment, c’est dans la bataille entre le groupe de Darassa [Union pour la paix en Centrafrique, l’UPC d'Ali Darassa] et le groupe de Noureddine Adam. Ce n’est pas face aux forces centrafricaines. Ce sont des combats inter-rebelles que nous déplorons. Cela met en cause la paix en Centrafrique et la paix à notre frontière parce que c’est juste à la frontière tchadienne. S’ils nous écoutent en ce moment, nous les appelons les uns et les autres pour qu’ils arrêtent les massacres. Tout doit se faire autour de la table des négociations.

 

Depuis plusieurs années, le rebelle centrafricain, Noureddine Adam, circule assez librement entre le nord de la Centrafrique et Ndjamena. Est-ce que votre pays n’a pas été quelque fois un peu trop compréhensif à son égard ?

 

Non, nous avons invité quand la situation était très grave, quand Noureddine Adam avait été annoncé lors des élections que si les élections se déroulent comme ça, il va annoncer la sécession du Nord, on a voulu le mettre plutôt avec l’OCI, l’Organisation de la conférence islamique, qui avait demandé notre entremise. Et le président de la République a donné des instructions pour que Noureddine Adam vienne parler avec l’OCI. Et c’est comme ça qu’une solution a été trouvée. Et les élections se sont passées dans le calme. Donc c’était une initiative du cadre pour la paix en Centrafrique. Maintenant les Angolais sont en train d’organiser un dialogue pour que tous les frères centrafricains puissent être ensemble pour dialoguer.

 

A Ndjamena ce dimanche matin, le 26 février, Daniel Ngadjadoum, le directeur de cabinet de l’opposant Ngarledji Yorongar, a été arrêté à la sortie de la messe et serait aujourd’hui dans les locaux de l’Agence nationale de sécurité, l’ANS. Du coup, il y a beaucoup d’émotion dans l’opposition ?

 

Dans tous les pays, quand quelqu’un passe à l’action, met en cause la paix et la sécurité, on peut l’interroger. On n’a pas de prison politique au Tchad. Il va être écouté. Et s’il a commis effectivement des fautes, c’est à la justice de le faire. Donc il n’y a pas d’inquiétude. Je pense qu’il va être interrogé, et s’il n’y a rien de grave, il va être libéré.

 

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