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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 14:05

 

 

APA-Bangui (Centrafrique) –2016-08-31 12:08:12 Le directeur général de l’Agence nationale de développement de l’élevage (ANDE), Donatien Monkonzi,a demandé, mercredi, aux éleveurs des villages situés au centre de la RCA de cesser tout déplacement avec leurs troupeaux de porcs afin de barrer la route à la propagation d’une épidémie d’origine incertaine qui a tué déjà une centaine d’animaux.


Les porcs, une fois l’apparition d’une plaie sur leur corps, décèdent quelques jours après. Selon le directeur général de l’ANDE, cette maladie serait la peste porcine d’origine africaine. 

Il parle pour le moment au conditionnel car par manque de laboratoire vétérinaire --le seul dont disposait le pays disposait a été détruit--, il lui est difficile de déterminer la cause de l’épidémie qui tue ces porcs. 

Le directeur de l’ANDE demande aux éleveurs d’empêcher la circulation non seulement des porcs mais également des outils et matériels servant à leur élevage dans les différents villages de la zone d’épidémie.

La FAO avec l’appui de certaines ONG a entamé depuis un certain temps une campagne nationale de vaccination contre la péripneumonie contagieuse des bovidés et la peste des petits ruminants face à la généralisation de certaines épidémies.

Cette campagne, suspendue pour mesurer son impact, sera reprise au courant du mois de septembre.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4861672#sthash.u9ddyXcl.dpuf

Une épidémie décime les porcs au centre de Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 12:48

 

 

Par JusticeInfo - 30/08/2016

 

Didier Niewiadowski est un juriste français et ancien conseiller à l’ambassade française à Bangui (2008-2012)

 

Didier Niewiadowski est un juriste français et ancien conseiller à l’ambassade française à Bangui (2008-2012). Dans une interview avec JusticeInfo en Juin dernier, il a exhorté le nouveau président de la République centrafricaine Faustin Archange Touadéra à mettre en place rapidement un processus de justice transitionnelle. Il est désillusionné aujourd’hui. Il pense que le nouveau gouvernement a mis de côté la justice transitionnelle. Il souligne le fait que les chefs de guerre de l’ex-Séléka * continuent de commettre des exactions sur des civils, et à la récente libération conditionnelle de l’ancien ministre de la Défense Jean-Francis Bozizé, fils de l’ex-président **.


Comment voyez-vous la libération conditionnelle de Jean-François Bozizé à un moment où les Centrafricains veulent la justice?

 

Sa libération conditionnelle est une plaisanterie qui ne fait pas rire les Centrafricains. Le procureur du pays n’a-t-il pas émis un mandat d’arrêt contre lui le 14 mai 2014, pour des accusations très graves? Il faut aussi rappeler que les chefs de guerre de l’ex-Séléka circulent librement bien qu’il y ait des mandats d’arrêt pour eux aussi, car ils ont commis des exactions sur d’innombrables Centrafricains. N’oublions pas que près d’un million de réfugiés Centrafricains et des personnes déplacées vivent sous la tente dans la plus grande misère.

 

Vous pensez donc que le nouveau gouvernement n’est pas pressé de lancer un processus de justice transitionnelle?

 

Le Président Faustin-Archange Touadera et le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji ne semblent pas conscients des avantages de la justice transitionnelle. La seule chose qui compte est pour eux le financement de séminaires et d’autres initiatives de sensibilisation qui lui sont liés. En RCA tout le monde est plus ou moins impliqué dans le détournement de fonds, falsification, corruption et ainsi de suite. L’impunité est la condition de survie politique, car tôt ou tard vous serez pris. Comme d’habitude, seul le menu fretin sera remis au système de justice. De même, aucune personnalité politique de la transition ne sera inquiétée, et encore moins de la période de la présidence Bozizé, puisque beaucoup de gens qui se trouvaient dans ce régime autocratique et corrompu sont maintenant de retour au sein du gouvernement.

 

Donc, quelles pourraient être les conséquences pour lui-même et le président Touadera pour la République centrafricaine?

 

Quand il était premier ministre sous Bozizé (2008-2013), Touadera était fortement sous l’influence de Sylvain Ndoutingaï, ministre d’État et le neveu du président, et bien sûr le clan Bozizé. Touadera est un homme qui a le sens de l’intérêt public, modeste et pas tellement intéressé par l’argent. Il est avant tout un universitaire qui est un peu perdu dans ce monde de roues-traitant qui est de la République centrafricaine. Les Centrafricains l’ont élu sachant ce qu’ils faisaient. Malheureusement, il a de mauvais conseillers et les gens qu’il a nommés au cabinet et le gouvernement ne sont guère compatibles avec son slogan « rupture avec le passé. » Les Centrafricains sont déçus et ont l’impression qu’ils ont été pris pour un tour. Il est comme Bozizé à nouveau sans Bozizé. Il pourrait finir de la même façon.

Une table ronde des donateurs doit avoir lieu en novembre sur le programme de (DDRR) désarmement, la démobilisation, la réintégration et rapatriement en RCA. Pensez-vous que les donateurs potentiels peuvent hésiter à cause de ce manque de mesures concrètes sur la justice transitionnelle?

 

Le gouvernement de l’Afrique centrale met le coût du programme DDRR à 45 milliards de francs CFA. Le projet de loi sera présenté à Bruxelles en Novembre à la table ronde. En RCA, tout recommence sans tenir compte du passé. Ce sera la troisième table ronde à Bruxelles. La plupart des participants d’Afrique centrale ont pris part, avant. D’autre part, les experts et les diplomates internationaux découvrent les problèmes de la RCA pour la première fois. Donc, ils sont sensibles aux arguments présentés. Les missions diplomatiques devraient faire en sorte qu’ils aient de bonnes archives de sorte qu’ils ne soient pas dupés par les politiciens qui obtiennent toujours de revenir au pouvoir en dépit de leur passé.


Le gouvernement présentera les choses que les donateurs veulent entendre. Il suffit pour le gouvernement de connaître les exigences des donateurs et il adaptera. Donc, il présentera le budget que le FMI veut. Par exemple en réactivant une Cour des comptes abandonnée pendant des années pour poursuivre une commission électorale de 2011 de transition illusoire, alors que la commission électorale indépendante de l’année 2010 ne soit pas tenu responsable. Ou le sondage dans un Haut Conseil de la Communication 2011 dont le président est mort. Ils jouent à la galerie, mais les donateurs mordent l’appât à chaque fois. Ils ont mis en prison un pauvre petit fonctionnaire en grande pompe médiatique alors que les ministres ne seront pas touchés. Voilà comment il en a toujours été en République centrafricaine.

Y justice transitionnelle et DDRR étroitement liée à la République centrafricaine, comme certains le disent? Peut-on réussir si l’autre échoue?

 

Malgré les avantages potentiels évidents de la mise en place des mécanismes de justice transitionnelle, je ne pense pas que le gouvernement actuel envisage un instant de faire. De la même manière, DDRR est une machine ridiculement complexe inventée par les technocrates de l’ONU dans les bureaux climatisés de New York. Il est repris par des soldats retraités, souvent généraux, qui voient des opportunités intéressantes, d’autant plus que les sommes d’argent en jeu sont considérables. Pensez – vous que les chefs de guerre, souvent étrangers, qui règnent sur les mines et la population locale vont renoncer à leurs belles vies pour retourner dans leurs villages pour des sommes d’argent, ou pour l’intégration de bas niveau dans l’armée? Je suis très sceptique quant à ces programmes technocratiques, et je crains que la RCA poursuivra son inexorable délitement, avec un pays découpé en une multitude de fiefs. Comme en Somalie, le pouvoir du gouvernement reconnu par l’ONU couvrira environ quelques km2 dans la capitale et ses membres seront basés dans quelques grands hôtels fortement protégés. Le gouvernement actuel à Bangui contrôle à peine un quart du pays. Comment est – il censé mettre en œuvre DDRR dans les trois autres quarts?


Que peut-on faire pour arrêter la RCA de devenir comme la Somalie?

 

Malheureusement, la Constitution ne nous permet pas vraiment d’envisager une solution à la crise. Il a été établi plutôt comme amateur sans réelle volonté de changer la gouvernance, et adoptée par référendum dans la plus grande opacité en Décembre 2015, quelques jours seulement avant les élections présidentielles et législatives. Je ne pense pas que la création d’un Sénat et d’une copie exacte de la Constitution française sera en mesure de donner un regain d’espoir à la population. Ce qui était nécessaire était de réduire les pouvoirs centraux et d’introduire une réelle décentralisation, abolir l’ élection du président au suffrage universel pour créer une forme de gouvernance parlementaire, rétablir l’autorité politique et administrative des chefs traditionnels, donner la priorité absolue à l’éducation et non à l’armée et interdire les politiciens corrompus en les rendant inadmissibles à tous les postes politiques et administratifs élus.

 


* Séléka est une coalition rebelle qui a chassé le président François Bozizé du pouvoir en Mars 2013 et qui est liée à des atrocités de masse contre la population. Le Séléka ont combattu par la milice anti-balaka auto-défense qui, à son tour commis de graves abus.


** Jean-Francis Bozizé est chargé dans le cadre de détournement de fonds publics et les actes de violence perpétrés en 2013 lorsque son père, l’ex-président François Bozizé, a été évincé. Après trois ans d’exil au Kenya, Bozizé le cadet se présenta au début d’Août à la Mission de l’ONU en RCA, ce qui lui a remis aux autorités centrafricaines. Ils lui ont accordé une libération conditionnelle.

Lu pour vous : Centrafrique : «L’impunité est une condition pour la survie politique» (Ephrem Rugiririza)
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 11:47

 

 

http://www.ledjely.com/ 31 août 2016

 

Au Gabon, c’est dans une ambiance empreinte de fébrilité et d’incertitude que l’on attend les résultats de l’élection présidentielle du 27 août 2016. Chacun des camps revendiquant déjà  la victoire et mobilisant conséquemment des troupes pour protéger l’acquis, on redoute le remake de 2009. Sur place, les risques de contestation électorale sont très élevés. Ce qui, aussi dramatique que cela puisse l’être, est révélateur d’une seule certitude : la compétition aura été âprement disputée.

 

Dans le contexte du Gabon, dirigé depuis quasiment un demi-siècle par une seule famille, c’est une évolution remarquable que de savoir que le président sortant a été contraint à un duel serré. Certes, c’est la défaite d’Ali Bongo qui aurait des allures d’une véritable convulsion politique à la dimension du continent. Mais à défaut, on pourrait bien se contenter de la promesse d’une fin proche du règne de la dynastie Bongo. Or, les signes de cette fin annoncée, l’élection du samedi dernier en a suffisamment.

 

Tout d’abord, on a la réserve et la pondération dont font montre les proches du président sortant. L’initiative de l’offensive semble avoir été laissée au camp de Jean Ping. Ainsi, c’est ce dernier qui a été le premier à revendiquer la victoire et à date, il demeure le plus catégorique par rapport à cette prétention. Le camp Bongo a essayé de réagir, mais entre les lignes, on lit un malaise et une gêne qui pourraient résulter d’une brusque et désagréable surprise. Autour d’Ali Bongo, on voudrait expliquer cette propagande au rabais par la sérénité et le souci de se conformer aux principes républicains qui voudraient qu’aucun camp ne communique les résultats avant l’instance constitutionnellement habilitée à le faire. Mais il n’y pas que ces raisons-là.

 

Par ailleurs, autour de l’héritier d’Omar Bongo, on est plutôt sur la défensive. Ça sent la gueule de bois. Ainsi, le recours trop hâtif aux forces de l’ordre et à l’armée dont quelques éléments sont déjà postés au niveau de carrefours et bâtiments stratégiques, sonne comme un début de panique et une volonté d’intimidation. Par ailleurs, le régime gabonais dont on sait qu’il est une pièce-maîtresse de la Françafrique, fait valoir des prétentions opportunément souverainistes. Ainsi, face  au communiqué sans concession du parti socialiste français et aux conclusions préliminaires de la Mission d’observation de l’Union européenne, le gouvernement se borne à répéter que le Gabon est un pays indépendant qui n’a pas d’injonctions à recevoir de qui que soit.

 

Un troisième et dernier signe de l’inconfortable position du camp Bongo, c’est l’accusation de velléité de déstabilisation qu’il brandit désormais contre le principal opposant, Jean Ping. Une certaine tradition des élections en Afrique voudrait que ce type d’accusation ne sorte que de la part des régimes aux abois. En perte de vitesse et redoutant une fin à la fois probable et périlleuse, ils peignent l’adversaire en chef rebelle, espérant ainsi reconquérir l’opinion publique, en jouant sur sa peur de la guerre et des troubles.

 

Ces trois attitudes, si elles ne permettent de prédire la défaite certaine du président Ali Bongo, révèlent tout de même qu’il a été sérieusement malmené. Ce qui, pour qui connait l’emprise de la famille de ce dernier sur le pays via tous les réseaux qu’elle a pu tisser au gré de son long règne, est un motif d’espoir quant à l’alternance politique.

 

Boubacar Sanso Barry

Lu pour vous : PRESIDENTIELLE GABONAISE : Une certitude…
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 10:31

 

 

Par RFI  le 31-08-2016 Modifié le 31-08-2016 à 04:54

 

Au Mali, on dénombre encore près d'un millier de réfugiés venus de Centrafrique. La situation s'apaise depuis quelques mois dans le pays, mais pas de quoi faire revenir les réfugiés. Reportage.

 

A Bamako, la communauté des réfugiés centrafricains est très soudée. Ils se réunissent régulièrement, tiennent des réunions, tentent de s'entraider. La plupart ont fui le pays en janvier 2014, à la faveur d'un vol venu rapatrier les ressortissants maliens bloqués à Bangui. Mais à Bamako, ils ont débarqué sans rien. Amy Daf est arrivée avec ses enfants.

 

« Moi je suis là depuis presque trois ans avec des enfants et des petits-enfants. Quand on est arrivé là, on a acheté un petit congélateur avec un peu de sous. Maintenant, on vend de l'eau... On peut rester deux ou trois jours sans manger », déplore cette mère de famille.

 

Nzas Ngakaba, le représentant des réfugiés centrafricains au Mali, évoque, lui, l'idée du retour. Mais comme beaucoup de ses compatriotes, la situation à Bangui lui paraît encore trop précaire.

 

« Je rentrerais bien en Centrafrique, mais dans des conditions stables et sécuritaires, explique-t-il au micro de RFI. Vu que je suis entre le marteau et l'enclume comme j'ai un côté musulman et un côté chrétien, c'est un peu difficile pour moi donc je ne rentrerai pas s'il n'y a pas un peu de stabilité dans le pays. »

 

Beaucoup de réfugiés centrafricains disent vouloir rentrer, mais entre leur condition de vie au Mali et ce qui les attend à Bangui, beaucoup hésitent à franchir le cap.

[Reportage] Les réfugiés centrafricains encore nombreux au Mali
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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 09:52
Nouvelles nationales sur APA
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La Banque mondiale va payer les arriérés des cotonculteurs centrafricains 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2016-08-30 21:47:2 - Une mission d’expertise de la Banque Mondiale qui séjourne en ce moment à Bangui a rencontré ce mardi le Ministre de l’Agriculture, Honoré Féizouré, avec qui elle a eu une discussion au sujet de l’épuration de plusieurs mois d’arriérés d’impayées des cotonculteurs.


C’est un nouvel espoir qui se dessine pour les cotonculteurs centrafricains qui totalisent plusieurs milliards de FCFA d’arriérés d’impayés de coton dus par l’Etat. 

La Banque Mondiale s’engage à les apurer pour permettre à ces derniers de reprendre les activités qu’ils ont abandonnées à cause de l’insécurité.


Le coton cultivé en Centrafrique est vendu par l’Etat sur le marché mondial et au retour il verse des subventions aux groupements des cotonculteurs qui les repartissent entre les planteurs.


Avec la crise militaro-politique que le pays a connu, l’Etat n’arrive plus à verser aux planteurs le prix du coton vendu si bien que la culture du coton est abandonnée.

Cet engagement de la Banque mondiale sera une bouffée d’oxygène pour les planteurs qui pourront ainsi avoir des ressources pour refaire leur vie.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4861637#sthash.VmIdMkUl.dpuf

 

 

Centrafrique ; 900 ex-combattants signent un code de bonne conduite pour la paix 

 

APA-Bangui (Centrafrique) 2016-08-30 21:41:03 - Les 900 ex-combattants enregistrés dans le cadre du programme pré-DDR dans la ville de Bria au centre est de Centrafrique, ont signé ce mardi un code de bonne conduite.

 

Ce code est un document consensuel décrivant le comportement à afficher afin de contribuer à la bonne marche du programme pré-DDR dans la Préfecture de la Haute-Kotto en général et la ville de Bria, chef-lieu de la Préfecture en particulier.

Selon les termes du document, « Le pré-DDR entraine de facto la renonciation des activités de nature à perturber les acquis du processus de paix. Tout acte ou tentative de nature à perturber la paix et la cohésion sociale constituent une faute lourde et entraine la disqualification du combattant ».


C’est dans cette perspective de paix et la cohésion sociale que ce code de bonne conduite a été adopté par les combattants prenant part au pré-DDR.


Le code de bonne conduite prend aussi en compte l’aspect genre pour éviter aux femmes de subir des violences de la part de ces ex-combattants

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 09:48
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : L’OMS et le ministère de la santé annoncent la baisse du décès dû au choléra

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 30 AOÛT 2016

 

BANGUI, 30 Aout 2016(RJDH)- : Deux  cent trente-neuf (219) cas de choléra enregistrés en Centrafrique  dont 19 décès et 7 cas confirmés par le laboratoire de l’Institut Pasteur  de Bangui, ont annoncé  ce 30 aout 2016, le Ministère de la santé publique et l’Organisation Mondiale de la Santé au cours d’un point de presse conjoint.

 

Selon Michel Yao, représentant de  l’Organisation Mondiale de la Santé,  le taux de décès est en  baisse, « au départ, nous avons 44% des personnes décédées  et à ce jours nous sommes à 8% pour dire qu’il y a des mesures qui ont été prises pour éviter le décès de ceux qui contractent  la maladie », a indiqué le représentant de l’OMS.

 

L’objectif est d’inverser la tendance, « nous voulons atteindre au moins 1% des cas de décès lié au choléra. Pour ce faire, des équipes mobiles se rendent dans tous les villages tout au long du fleuve pour mener des activités dans ce sens », a-t-il indiqué.

 

Michel Yao appelle à une mobilisation en faveur de l’assainissement, « dans les jours à venir, l’intervention la plus importante sera qu’on se mobilise tous pour l’assainissement », a souligné Michel Yao.

 

L’épidémie de choléra déclaré a touché quelques régions sanitaires, « trois  régions sanitaires sont  atteintes par cette épidémie à savoir la région sanitaire n°1, 4 et 7 », a souligné Bernard Boua directeur de la Santé publique au ministère de la Santé.

 

Selon lui,  quelques foyers à risque demeure encore  dans le pays, «  les points chaud de cette épidémie en Centrafrique  actuellement sont d’abords  Bangui précisément dans le 5eme arrondissement au quartier Benz ville, à Boeing  et dans le 2eme Arrondissement à l’ile Bongossoua, l’Ombella M’poko et la préfecture de la Kémo », a-t-il ajoué.

 

Il présente le défi axé sur la sensibilisation, «si la population est sensibilisée sur les mesures préventives, nous pensons avoir zéro personne atteinte de choléra d’ici deux mois », renchérit-il.

 

Le dernier cas de choléra est enregistré au quartier Benz-vi dans le 5eme arrondissement ce samedi 27 aout. Trois semaines après, la contamination est en hausse, par contre la mortalité liée au cholera a baissé/

 

Angela Pascale Saulet Yadiberet et Prospert  Seket Kouali

 

 

Centrafrique: Le député de Boguila signale la présence suspecte des hommes armés dans la zone

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 30 AOÛT 2016

 

BOGUILA, 30 août 2016 (RJDH)— Le député de Nanga-Boguila, Franck Saragba, a condamné la présence massive des groupes armés, le samedi 27 août dans la sous-préfecture de Boguila. Il souligne avoir remonté les informations aux instances nationales et internationales en charge de la sécurité.

 

Selon les informations du RJDH, ces éléments armés font des navettes entre la sous-préfecture de Nanga-Boguila et Boguila. Plusieurs villes au nord du pays sont restées toujours sous contrôle de ces groupes armés parmi lesquelles la sous-préfecture de Markounda, la ville de Nanga-Boguila,  Bria et au nord-est.

 

Joint par le RJDH, le député de Nanga-Boguila a condamné la présence massive des groupes armés assimilés aux éléments du général rebelle Alkatine. Selon lui, ce mouvement a des effets négatifs sur la population, « les habitants de différentes localités ont fui dans la brousse, pour se mettre à l’abri du danger. Les activités champêtres, commerciales, entre autres, sont paralysées. La ville est contrôlée par ces hommes en armes », a déploré Franck Saragba député de Nanga-Boguila.

 

Le député appelle au respect de l’état de droit et la démocratie, « nous venons de franchir une étape qui est le vote démocratique du président de la République Centrafricaine. Les membres du gouvernement sont nommés, pourquoi les groupes armés continuent de sévir dans plusieurs régions du pays sans en être inquiété ? », se demande-t-il.

 

Franck Saragba s’inquiète de la paralysie des activités agricoles et commerciales et dénonce la passivité de la Minusca, « au moment où je vous parle, la ville s’est vidée de sa popularité, parce qu’elle se rappelle des exactions commises par des groupes armés en 2014 où plusieurs chefs de villages ont été tués à Boguila. Cette histoire a fait déplacer les habitants vers les recoins de la ville», précise-t-il.

 

En 2014 à Nanga-Boguila, une vingtaine de personnes dont trois humanitaires ont été tués par des groupes armés.

 

 

Centrafrique : Les éléphants du PARC de Dzanga Sangha, bouffée d’oxygène pour l’économie centrafricaine

 

http://rjdh.org/  PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 30 AOÛT 2016

 

BAYANGA, 30 aout 2016 (RJDH)—Le PARC National de Dzanga Sangha regorge d’énormes richesses fauniques dont les éléphants qui se trouvent dans les Aires-protégées, même s’ils sont menacés parfois d’extermination par des braconniers en quête d’ivoire. C’est ce qui ressort du reportage réalisé par le RJDH à la Saline à Bayanga le 24 août 2016.

 

Il est 13 heures 30 min, nous entrons dans la forêt à la découverte des éléphants au pas feutré. Une marche de 45 minutes dans l’eau et dans la forêt avant de découvrir ce prestigieux lieu. La Saline, où les éléphants viennent s’approvisionner en sels minéraux, ainsi que d’autres espèces.

 

Dans cette forêt, c’est le silence qui domine. Lambert Padou, responsable du volet écotourisme dans les Aires protégées de Dzanga Sangha, qui a conduit la visite guidée nous décrit l’environnement « nous sommes dans la partie nord du Parc Dzanga Ndoki à la Saline. C’est une grande clairière d’une importance internationale. C’est ici qu’on peut voir les éléphants en temps réel 24h/24h mais très actifs à partir de 13 heures », a-t-il expliqué.

 

Ce jour-là, 157 éléphants sont sortis à la Saline pour se ressourcer.  Cette espèce animale a un mode de vie, « les éléphants ont un système de vie sociale bien organisé. Le père est solitaire et se sont les autres membres de la famille, notamment la mère et la tante qui s’occupent de l’enfant. Ils se connaissent dans leur lien maternel et se communiquent même en étant très éloignés », a ajouté Padou Lambert.

 

L’endroit est idéal pour ces éléphants. Mais qu’en est-il de leur espérance de vie et de leur mode de reproduction ? Les explications de Lambert Padou « Les éléphants peuvent vivre pendant 80 ans. Les femelles reproduisent au moins chaque six an. Il est difficile pour une femelle de faire des jumeaux mais cela est déjà arrivé sur le Parc de Dzanga Sangha. Ils ont horreurs des cochons à cause de leurs odeurs et aiment le sel minéral », a-t-il indiqué.

 

Dans cette région frontalière avec le Congo, le brassage est ambiant, mais comment faire pour distinguer les éléphants centrafricains et ceux des pays voisins ? « Les éléphants du PARC national de Dzanga Sangha sont identifiés grâce aux moyens technologiques. Ce mercredi 24 aout, un éléphant du Congo Brazzaville a parcouru plus de 200 km pour arriver à la Saline du parc Dzanga Sangha. Il a été reconnu après les échanges des photos par des chercheurs », c’est ce qu’a fait savoir  Andréa, une chercheuse américaine  qui vit depuis trente ans dans la zone.

 

Même si les éléphants vivent dans cette forêt protégée, il n’en demeure pas moins que les menaces des braconniers sont réelles. Mais face à ces menaces, les éléments des eaux forêts multiplient les patrouilles pour la sécurisation de l’aire protégée a signifié au RJDH le responsable d’écotourisme Lambert Padou.

 

Les Aires Protégées de Dzanga-Sangha font parties intégrantes du Tri-National de la Sangha, l’un des plus importants sites de conservation transfrontalière du Bassin du Congo. Ce Parc partage ses frontières avec le Cameroun et la République du Congo Brazzaville et constitue pour la RCA une source d’entrée de devise de son économie à cause des touristes qui visitent ce site malgré la crise.

 

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Centrafrique-Presse.com
30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 12:23

 

 

http://afriqueeducation.com/

 

Le fairplay de Pierre Claver Maganga Moussavou a surpris au Palais du Bord de Mer. Alors que les émergents pensaient qu'il était de leur côté, pour avoir, vigoureusement, dénoncé Jean Ping, ces derniers jours, le candidat du PSD et maire de Mouila a, plutôt, félicité, sur sa page facebook, Jean Ping, d'avoir gagné l'élection présidentielle. Un geste de grande valeur.

 

Il y a quelques heures, Jean Ping, candidat de l'opposition et vainqueur (en attendant l'annonce officielle de sa victoire par le Ministre de l'Intérieur Pacôme Moubelet Boubeya) de l'élection présidentielle du 27 août, a réuni, tout ce que Libreville compte de journalistes nationaux et internationaux, pour remercier les Gabonais et les Gabonaises qui ont décidé de faire de lui, le 5e président de la République gabonaise. Comme il l'a juré, il y a deux ans, en démissionnant du PDG, Jean Ping a gagné son pari en battant (sévèrement) « le petit-là », avec un score qui serait supérieur à 65%. Pour une élection à un tour, face au président sortant, c'est une grande déculottée que Bongo Ondimba Ali (BOA) a eue et dont il se souviendra longtemps.

 

Il ne faut pas se voiler la face, et bientôt, les langues vont commencer à se délier : BOA ne récolte que ce qu'il a semé depuis sept ans. De la très mauvaise GRAINE. Après l'avoir installé aux commandes du pays, par reconnaissance pour l'action de paix, de rapprochement des hommes et de solidarité menée par son père, le patriarche Ondimba, BOA a voulu réinventer le fil à couper le beurre. Résultat, les « vieillards » (appellation contrôlée par les émergents du Palais du Bord de Mer, ndlr) le renvoient à son cher piano et à sa guitare, domaine où, semble-t-il, il fait des merveilles.

 

Pendant son discours de près de 5 minutes, Jean Ping (notre photo) a remercié tous ceux qui l'ont accompagné dans cette victoire, et promis d'être le président de tous les Gabonais et de toutes les Gabonaises. Pour calmer les cœurs et les appréhensions, du côté de chez BOA, il a déclaré qu'il n'y aurait pas de chasse aux sorcières. Du moins, jusqu'à un certain niveau. Vraisemblablement pas celui qui concerne les « émergents » et la Légion étrangère.

 

Désormais, c'est la fête dans le camp Ping, en attendant que Pacôme Moubelet Boubeya se décide à confirmer ce que tout le Gabon sait déjà : Jean Ping nouveau président de la République.

Lu pour vous : PRESDENTIELLE GABONAISE : Jean Ping vient de remercier le peuple gabonais de l'avoir élu président
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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 11:27
Nouvelles nationales sur APA
Nouvelles nationales sur APA

 

Plusieurs écoles privées de Bangui fermées par arrêté ministériel

 

APA-Bangui (Centrafrique) -29/08/16) -  Le ministre de l’Education nationale, Moukadas Nour, a décidé de fermer une centaine d’établissements scolaires privés de Bangui et environs pour non autorisation de fonctionner et infrastructures inadéquates, a-t-on appris de source officielle.

 

Selon un arrêté ministériel reçu à APA, le but de cette mesure est de permettre aux élèves d’avoir accès à un établissement bien construit pour la rentrée prochaine fixée au 15 septembre prochain. C'est une première depuis que le pays connait la crise en 2013.

 

Face au nombre croissant des enfants à scolariser et au manque d’infrastructures étatiques pour les accueillir, beaucoup d’établissements scolaires ont été créés par des particuliers.

 

Malheureusement, la plupart d’entre eux fonctionnent dans l’illégalité. Mus par le gain facile, certains ont transformé des maisons en écoles.

 

Face à cette situation, le gouvernement a décidé de frapper fort pour mettre au pas les particuliers qui investissent l’espace scolaire afin de faire respecter la réglementation en matière de création des établissements scolaires privés en Centrafrique.

 

Si cette mesure se concrétise, beaucoup d'élèves vont se retrouver sans école à la prochaine rentrée scolaire.

 

 

Prêts scolaires pour les parents d’élèves centrafricains

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 29/08/16 - Les banques commerciales et les établissements de crédit installés en Centrafrique vont à partir de mardi mettre à la disposition de leurs clients des prêts scolaires qui sont des pratiques que ces institutions financières avaient l’habitude de faire avant d’être obligées de les arrêter à cause de la crise traversée par le pays.

 

Plafonné à 500.000 FCFA, le prêt scolaire est un crédit octroyé traditionnellement par les banques aux clients pour leur permettre de disposer de ressources afin de préparer la rentrée scolaire de leurs enfants.

 

Le soumissionnaire a 6 mois pour rembourser le prêt qui est consenti avec un faible intérêt.

 

Toutefois, il a été freiné par la crise militaro-politique vécue par le pays et qui a eu un impact négatif sur son tissu économique caractérisé par la destruction et le pillage de certaines agences des banques.

 

Le prêt scolaire constitue à l’heure actuelle une bouffée d’oxygène pour les parents d’élèves bénéficiaires dont beaucoup manquent de tout et sont encore dans les sites des déplacés. Avec l’argent mis à leur disposition, ils pourront acheter des fournitures et payer la scolarité de leurs enfants.

 

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 11:04

 

 

https://lesamisdesiloe.wordpress.com  

 

Le 10 décembre 2012, l’ex-coalition Séléka et ses alliés sous-régionaux et internationaux déclenchent une rébellion contre l’Etat centrafricain.

 

Cette opération débouche sur le coup d’Etat du 24 mars 2013 qui renverse le président François Bozizé Yangouvonda.

 

Depuis le déclenchement de cette rébellion jusqu’au coup d’Etat, les seize (16) préfectures de la République Centrafricaine y compris Bangui la capitale, sont dévastées par des violations massives, ciblées, systématiques, répétées et continues des Droits Humains.

 

On ignore combien de temps la République Centrafricaine mettra pour se remettre de ce désastre inédit.

 

Lionel Pascal, docteur en droit de l’université de Bordeaux écrit un livre sur cette crise qui s‘intitule : « La crise en RCA (République Centrafricaine) va durer longtemps », publié aux éditions du Net.

 

L’auteur est très pessimiste quant à l’avenir de la RCA

 

A cause du manque d’argent : « Il (président Touadera) voyage beaucoup pour tenter d’obtenir de fonds ».

 

A cause de la culture du pouvoir autoritaire dans ce pays, l’auteur préconise une démocratie participative, où la transparence des choix effectués par les responsables sont réellement discutés dans la rue et votés en connaissance de cause au parlement.

 

A cause de la corruption contre laquelle Il faut mener une lutte féroce.

 

A cause de l’impunité, il suggère d’établir une administration de la justice forte et présente partout.

 

A cause de l’opération Sangaris qui prend fin en octobre 2016, la France ne peut pas partir sans laisser la RCA parfaitement sécurisée.

 

Lionel Pascal conclu :

 

 « Nous avons eu un long destin commun, nous leur (Centrafricains) devons de vivre dans la liberté et la démocratie. Le développement économique viendra. »

 

Un livre qui ouvre des pistes de recherches pour sortir d’une crise qui dure déjà très longtemps et un livre qui montre qu’il y a en France et dans le monde des personnes qui s’intéressent au sort de Centrafricains.

Livre - Centrafrique – La crise en RCA (République Centrafricaine) va durer longtemps
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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 11:02

 

INVITÉ AFRIQUE SOIR

 

 

Par Esteban Galiano  lundi 29 août 2016

 

En Centrafrique, une cour pénale spéciale doit en principe voir le jour pour juger les violations des droits humains commises dans le pays depuis 2003. Vendredi dernier, une étape de plus a été franchie avec la signature d’un accord entre le gouvernement centrafricain et les Nations unies pour la mise en place de cette cours. A Bangui, le gouvernement salue un accord historique pour le pays et parle d’un pas de plus vers la paix. Le ministre de la Justice Flavien Mbata revient sur cet accord avec Esteban Galiano.

 

http://www.rfi.fr/emission/20160829-cours-penale-speciale-rca-tels-crimes-seront-plus-toleres

Cour pénale spéciale en RCA: «de tels crimes ne seront plus tolérés»
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