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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 23:13
La RDC au bord de la guerre civile, estime Ayrault

 

 


Paris - AFP / 28 septembre 2016 21h37- Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a déclaré mercredi que la République démocratique du Congo (RDC) était au bord de la guerre civile et invité une nouvelle fois le président sortant Joseph Kabila à ne pas se représenter.

La République démocratique du Congo est un très grand pays, avec énormément de potentiel économique, humain, mais au bord de la guerre civile (...) parce qu'il y a un président qui est en place et qui veut garder sa place alors qu'il n'a plus le droit de se représenter, a dit M. Ayrault devant les étudiants de l'École des affaires internationales de Sciences-Po à Paris. 

La capitale congolaise, Kinshasa, a été secouée les 19 et 20 septembre par des violences entre forces de sécurité et membres de l'opposition ou jeunes exigeant le départ de M. Kabila, dont le mandat expire fin décembre.

Le Haut-commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a annoncé mardi que ces affrontements avaient fait au moins 53 morts (49 civils et 4 policiers). 

La Constitution interdit à M. Kabila, au pouvoir depuis 2001, de se représenter, mais le chef de l'État ne donne aucun signe de vouloir quitter son poste alors que le scrutin présidentiel apparaît désormais impossible à organiser dans les temps.

Avec la communauté internationale, la France joue son rôle pour tout faire pour que le dialogue national ait lieu (..) pour que la date des élections soit fixée et pour que le président sortant, dont on garantira la sécurité - bien entendu il ne s'agit pas que cela se déroule dans la violence - annonce clairement qu'il ne se représente pas, a ajouté M. Ayrault.


Sincèrement, qui lui a demandé une protection ? a déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, en réaction à ces propos.


Qu'il sache que nous ne sommes ni le Soudan du Sud ni la Libye. Avec Lumumba, nous avons déjà payé le prix de l'ingérence étrangère, a ajouté M. Mende, en faisant référence au héros de l'indépendance congolaise, Partice-Emery Lumumba, éphémère Premier ministre assassiné en 1961.


Il y a quelque chose qui se trame contre ce pays, a ajouté M. Mende.

M. Mende avait déclaré le 22 septembre que son gouvernement avait été choqué par les propos du président français François Hollande, qui avait accusé l'État congolais de s'être rendu coupable d'exactions contre son peuple les 19 et 20 septembre à Kinshasa.


C'est à se demander si la RDC (est) devenue un nouveau département d'outre-mer issu de nouvelles conquêtes de l'Hexagone, avait-il ajouté en faisant déjà référence au chaos qui règne en Libye depuis l'intervention militaire étrangère dans ce pays en 2011 à l'initiative de la France.

 
(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=740396 

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 22:12

 

 


Libreville -28 septembre 2016 21h45 (AFP) Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, a nommé un nouveau Premier ministre, l'actuel ministre des Affaires étrangères, Emmanuel Issoze Ngondet, pour former un gouvernement d'ouverture, a annoncé la présidence mercredi.

Le président de la République a nommé par décret M. Emmanuel Issoze Ngondet au poste de Premier ministre, chef du gouvernement et lui a demandé de former un gouvernement d'ouverture, a indiqué la direction de la communication présidentielle (DCP) dans un communiqué publié au lendemain de la prestation de serment d'Ali Bongo, 57 ans, pour un second septennat.

Le gouvernement pourrait être annoncé au plus tard dimanche. Puisque c'est un gouvernement d'ouverture, il faut le temps des consultations, a précisé à l'AFP le ministre de la Communication, Alain-Claude Bilie-By-Nze.

M. Issoze Ngondet est nommé en remplacement de Daniel Ona Ondo, cinq jours après la validation de la réélection d'Ali Bongo par la Cour constitutionnelle qui a rejeté la requête de son rival, Jean Ping, dénonçant des fraudes.

La nomination d'un nouveau Premier ministre et les appels au dialogue et à l'ouverture ne changent rien. Il (M. Bongo) doit partir, a déclaré à l'AFP John Nambo, le directeur de cabinet de Jean Ping.

M. Ping devait prendre la parole jeudi après-midi, a précisé M. Mambo.


(©) http://s.romandie.com/news/nbread.php?news=740398 

Gabon: Bongo nomme un nouveau Premier ministre chargé de former un gouvernement d'ouverture
Gabon: Bongo nomme un nouveau Premier ministre chargé de former un gouvernement d'ouverture
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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 21:32

 

 

Diaspora Magazine/ Lundi 26 Septembre 2016 à 18:23

 

 « Pourquoi une Cour pénale spéciale ? Contexte, défis et perspectives », tel est le thème de la conférence présidée par le ministre en charge du Secrétariat Général du Gouvernement, Jean Christophe Nguinza, en lieu et place de son collègue de la Justice empêché, ce jeudi 22 septembre à l’Alliance française de Bangui. Objectif, faire le point sur cette juridiction nationale. 

 

La Cour pénale spéciale crée il y a de cela 9 mois en Centrafrique a pour but de juger les crimes les plus graves et les crimes contre l’humanité commis depuis l’an 2003 en République centrafricaine, a rapporté Bettina Ambach la directrice de la Fondation Wayamo et Directrice du secrétariat pour le groupe Africain pour la justice et la fin de l’impunité (AGJA), à l’ouverture des travaux. « Le but de cette conférence est de faciliter la coopération entre les acteurs. C’est pour promouvoir la justice et la fin de l’impunité », a-t-elle martelé.   


Cette juridiction nationale qui a un mandat de cinq ans renouvelable devra commencer les enquêtes dès que possible en vue de traduire en justice les responsables des crimes les plus graves, a précisé M. Frank Dalton le chef de la Section des Affaires judiciaires et pénitentiaires de MINIUSCA dans son intervention. Il a présenté de manière générale ladite Cour avec toute sa composante. Donc douze magistrats nationaux et greffiers en Chef en feront partie.

 

Le ministre en charge du Secrétariat Général du Gouvernement, Jean Christophe Nguinza a, quant à lui, rappelé la situation de la crise que connait la RCA depuis l’avènement de la Selaka puis celui des Antibalaka avec toutes ses conséquences. Il a également reconnu, dans ses propos, les efforts déployés par les forces internationales au côté de la Centrafrique pour le retour à la normale. 
« Le plus gros défis qui reste est celui de juger les responsables des crimes les plus graves », a-t-il souligné avant de clore ses propos en ces termes : « la Cour pénale spéciale est spécifique au côté de laquelle la République centrafricaine, ne peut s’en passer ». 


Cette conférence prépare le lancement officiel de la Cour pénale spéciale qui, selon le premier président de la cour de cassation de Bangui, M. Christian Londoumon, sera effectif à partir du début de l’année 2017.

 
Frédéric MBOMBA 

Centrafrique : Cour pénale spéciale : Les responsables des crimes les plus graves commis depuis 2003 en Centrafrique ne resteront pas impunis
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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 21:11

 

CHRONIQUE

 

Par Hamidou Anne (chroniqueur Le Monde Afrique) LE MONDE Le 28.09.2016 à 17h57

 

Un spectre hante l’Afrique : le fascisme ! L’excitation autour de la théorie selon laquelle Ali Bongo ne serait pas le fils d’Omar Bongo Ondimba va apparemment s’estomper avec les révélations du journal français Midi Libre. Ce débat, attisé depuis des années par l’opposition gabonaise jusqu’à en faire l’axe de sa précampagne électorale, doit nous interpeller car il procède d’une vague plus générale de diffusion de la question identitaire dans le paysage politique dans plusieurs pays africains.

 

Il faut reconnaître que lorsque ce débat est circonscrit strictement dans le champ de la confrontation politicienne, il a peu de chance d’aboutir face à une opinion publique peu manipulable et souvent plus responsable que sa classe politique. Au Gabon et au Bénin, l’opposition a cristallisé une bonne partie de sa campagne autour de la question identitaire. Cela n’a pas empêché les deux cibles des attaques d’avoir des scores honorables. Lionel Zinsou, victime d’attaques racistes intolérables n’avait perdu qu’au second tour face à une coalition de toute l’opposition réunie, et Ali Bongo a vraisemblablement fini deuxième d’une élection dont il a confisqué la victoire finale.

 

Concept d’ivoirité

 

Ces exemples montrent qu’une partie de la classe politique a beau tenter d’impliquer le peuple dans son délire identitaire et nationaliste, celui-ci garde une lucidité sur un sujet crucial et à haut risque.

 

Mais il y a danger lorsqu’un parti au pouvoir essaie de manipuler les lois et règlements d’un pays pour écarter un adversaire encombrant. Au-delà de la lâcheté du geste, il s’agit d’une instrumentalisation de la force publique avec très souvent une administration et une justice inféodées au régime en place. On se souvient du concept d’ivoirité en Côte d’Ivoire utilisé par Henry Konan Bédié dans les années 1990 pour ostraciser Alassane Ouattara l’empêchant de participer aux élections dans le pays. Le prétexte sera ensuite repris opportunément par Robert Gueï et Laurent Gbagbo contre le même Ouattara accusé d’avoir des origines douteuses et d’être indigne de concourir à la fonction suprême dans son pays.

 

Dans leur entreprise politicienne, les intellectuels et politiques théoriciens de l’ivoirité ont divisé leur pays et l’ont plongé dans une atroce guerre civile de près d’une décennie avec des milliers de vies perdues.

 

Des années plus tard, peu versé dans l’histoire et ses leçons à méditer, un ministre sénégalais a proposé qu’un citoyen binational renonce à sa seconde nationalité cinq ans avant le jour du scrutin pour pouvoir se présenter à la présidentielle.

 

Cette proposition visait clairement le fils de l’ancien président, Abdoulaye Wade, Karim, et l’ancien premier ministre Abdoul Mbaye, deux potentiels adversaires de Macky Sall à la présidentielle de 2019. Elle a été écartée finalement par le président de la République, même si la vigilance reste de mise, car rien n’empêche la majorité actuelle dans le pays de la réintroduire avant 2019.

 

Sédimentation de cultures

 

Irresponsable et inculte souvent, notre classe politique ne recule plus devant aucune ignominie pour arriver ou se maintenir au pouvoir, même par l’usage de méthodes nauséeuses capables de provoquer des victimes innocentes. La soif de pouvoir en vue d’une stricte jouissance et d’accaparement des ressources publiques justifie pour eux de contester la gabonité, l’ivoirité ou la sénégalité de tel ou tel autre adversaire. Rien ne les arrête.

 

Or, dans une époque de multiplication des mariages mixtes et d’une circulation quotidienne des idées à travers le monde, les sociétés gagnent à s’ouvrir à l’autre et à son apport fécondant. Ces ouvertures légueront au monde un Obama à la Maison Blanche ou un Sadiq Khan à la mairie de Londres ou encore un Haïdar El Ali ministre au Sénégal.

 

L’accès aux responsabilités des personnes issues de l’immigration en Afrique doit se généraliser pour aller dans le sens de l’Histoire ; c’est aussi notre chance face à une Europe engluée dans une triste période de résurgence d’un repli identitaire très fort.

 

Le salut est à chercher dans la place qu’un pays accorde à la diversité, en prenant conscience qu’une nation n’est point figée, mais qu’elle est le fruit de plusieurs décennies de sédimentations de cultures et d’emprunts de divers horizons. Considérer qu’un jeune Français nommé Mohamed issu de l’immigration algérienne a pour ancêtre Vercingétorix participe, de même que l’instrumentalisation de la question identitaire au Gabon, au Sénégal ou ailleurs sur le continent, à aller à rebours de l’Histoire. Et c’est défricher un dangereux itinéraire vers le fascisme.

 

Hamidou Anne est membre du cercle de réflexion L’Afrique des idées.

 

Hamidou Anne chroniqueur Le Monde Afrique


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/28/en-afrique-aussi-les-crispations-sur-les-identites-nationales-peuvent-mener-au-fascisme_5005038_3212.html#TYkwRQbDHl0moIG7.99

En Afrique aussi, les crispations sur les identités nationales peuvent mener au fascisme
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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 20:24

 

ANALYSE

 

 

Le Monde.fr avec AFP Le 28.09.2016 à 16h41 • Mis à jour le 28.09.2016 à 16h50

 

La hausse attendue des taux américains, ceux négatifs de la BCE ou encore le Brexit sont autant d’événements extérieurs qui pèsent sur l’économie africaine sans qu’elle ait les moyens d’intervenir, a expliqué à l’AFP le secrétaire général adjoint démissionnaire de l’ONU, Carlos Lopes.

 

 « Le climat international n’est pas très favorable pour l’Afrique et ce sont les raisons de l’essoufflement de la croissance de ces deux dernières années sur le continent », affirme M. Lopes, qui a par ailleurs annoncé mercredi au Monde Afrique qu’il quittait l’ONU et son poste à la tête de la Commission économique pour l’Afrique, à Addis Abeba.

 

Croissance africaine à la baisse

 

Le FMI a réduit en juillet de près de la moitié sa prévision de croissance cette année pour l’Afrique subsaharienne à 1,6 % contre 3 % auparavant, soit la plus faible depuis plus de dix ans. Il prévoit même un recul du Produit intérieur brut du Nigeria de 1,8 %.

 

« Et ces facteurs internationaux sont complètement hors de contrôle pour les Africains, mais ils affectent leurs économies », prévient le diplomate de passage à Paris pour une rencontre à l’Unesco, au retour de l’Assemblée générale de l’ONU.

 

Premier défi : les taux d’intérêt américains. La Fed les a certes maintenus inchangés la semaine dernière, mais une probable hausse en décembre pourrait à nouveau créer des turbulences sur les marchés émergents, comme en décembre 2015 quand elle les a relevés pour la première fois.

 

Pour M. Lopes, il faut s’attendre à des conséquences « assez dures » pour les pays producteurs de pétrole comme l’Angola ou le Nigeria si la Fed durcit sa politique monétaire.

 

A chaque fois que les taux remontent aux Etats-Unis, « la valeur des monnaies de ces pays dégringole par rapport au dollar et ils se retrouvent avec une volatilité qui n’était pas prévue dans leur budget », prévient-il.

 

Fuite des capitaux

 

Les banques centrales africaines se trouvent alors coincées entre la nécessité de relever les taux pour freiner la chute de leur devise et le risque de ralentir leur croissance avec une politique monétaire moins accommodante.

 

Sans compter la fuite de capitaux vers des pays aux rendements moins risqués que les pays émergents, avec des conséquences prévisibles pour des places financières comme celle de Johannesburg, « car elle est plus intégrée » que ses homologues du continent.

 

« Comme la croissance sud-africaine n’est pas fameuse et se situe entre 0 et 1 %, la hausse des taux de la Fed serait un indicateur pour qu’un certain nombre d’investisseurs cherchent à réduire le risque en faisant migrer leurs capitaux en dollars » vers des régions du globe plus sûres et aux taux d’intérêt relevés.

 

Outre la Fed, la BCE pèse également sur l’Afrique avec ses taux d’intérêt négatifs. « Le continent dispose entre 400 à 500 milliards de dollars de réserves », a rappelé le secrétaire général adjoint démissionnaire. Or, avec des taux d’intérêts négatifs, les placements en Europe ne rapportent plus rien.

 

Une situation d’autant plus défavorable que de nombreux pays africains sont « sous la surveillance » du FMI, qui exige de leur part une prise de risque minime. « En d’autres termes, des placements en bons du Trésor américain ou sur le marché européen » où les intérêts sont négatifs, constate le secrétaire général adjoint.

 

Le Brexit touche déjà l’Afrique

 

Pour couronner le tout, la décision britannique de sortir de l’UE a encore compliqué la situation des pays africains. « Le Brexit va beaucoup affecter l’Afrique », reconnaît M. Lopes.

 

« Il y avait déjà auparavant une espèce de turbulence dans les négociations commerciales entre l’Afrique et l’Europe. Avec le Brexit, elles se sont renforcées considérablement », assure le diplomate, qui rappelle que les fonds d’investissements privés actifs en Afrique sont surtout basés à la City londonienne et qu’ils repoussent leurs décisions.

 

 « L’Afrique souffre sur tous ces fronts sans pouvoir intervenir », résume M. Lopes, qui regrette d’autant plus ces turbulences extérieures que le continent se trouve dans une situation idéale après l’allégement de la dette au cours des années 2000.

 

« A un point tel qu’aujourd’hui, pour trouver mieux que l’Afrique, il faut aller dans les pays du Golfe en ce qui concerne la dette », affirme-il. Cette situation est « exceptionnelle », ajoute-t-il, rappelant que le ratio PIB/dette du continent est aujourd’hui autour de 32 à 33 %.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/28/l-afrique-une-victime-collaterale-de-la-fed-de-la-bce-et-du-brexit_5004982_3212.html#tAoYFRGkkVhoDcrK.99

 

ENTRETIEN

 

Carlos Lopes : « Je quitte l’ONU pour garder ma liberté de parole sur l’Afrique »

 

Propos recueillis par Coumba Kane, Laurence Caramel et Serge Michel

 

LE MONDE Le 28.09.2016 à 11h56 • Mis à jour le 28.09.2016 à 12h11

 

Carlos Lopes reprend sa liberté. Dans une interview exclusive accordée au Monde Afrique, le sous-secrétaire général des Nations unies et secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique annonce son départ d’un poste qu’il occupait depuis quatre ans à Addis-Abeba. Pas de brouilles ni de désaccords idéologiques avec ses tutelles derrière la décision de ce bouillonnant économiste de 56 ans, originaire de Guinée-Bissau, mais une volonté assumée de maîtriser son avenir. Et, surtout, de préserver « la pensée alternative » qu’il a su faire pénétrer dans les arcanes les plus orthodoxes des institutions internationales, dont il dénonce parfois la « pensée unique ». A un moment où l’Union africaine et les Nations unies doivent renouveler leurs dirigeants, il préfère se mettre en retrait. Explications.

 

Quelles sont les raisons de votre départ ?

 

Carlos Lopes Les Nations unies, avec le renouvellement du secrétaire général, tout comme l’Union africaine, avec la succession de Mme Dlamini-Zuma, sont entrées dans une période de transition. Je ne me voyais pas rester spectateur. Ce n’est pas une position confortable. Je préfère maîtriser le calendrier de ma sortie. Il faut savoir quitter une institution lorsqu’on est en haut, pas en bas. Il est toujours préférable de pouvoir négocier en position de force.

 

Redoutiez-vous que votre travail et vos idées ne soient remis en cause ?

 

Non, personne ne conteste qu’au cours des quatre dernières années la Commission économique pour l’Afrique (CEA) a largement alimenté la réflexion sur le modèle de développement que doit emprunter l’Afrique. Nous avons réussi à mettre sur le radar de nos dirigeants des sujets qui restaient absents ou marginaux, comme la question de l’industrialisation ou du financement des économies à partir des ressources domestiques.

 

Nous avons également traité de la fuite illicite des capitaux, de la dette, des indices de corruption biaisés, et de bien d’autres choses. Je n’ai pas été un dirigeant passif. J’ai souvent été provocateur et j’ai dû secouer pas mal de cocotiers. C’est à ce prix que j’ai pu faire exister une voix alternative. L’important est pour moi de préserver ma liberté de parole. Je verrai ensuite s’il existe une institution dans laquelle je peux continuer ce travail. Pas l’inverse.

 

Vous êtes en effet souvent apparu comme un provocateur dans cet univers du développement souvent peu imaginatif. Pourquoi ce point de vue toujours alternatif ?

 

Parce que c’était le seul moyen de faire avancer les choses ! Le discours optimiste sur l’Afrique, qui a émergé au début de la décennie, a eu paradoxalement un effet anesthésiant sur la réflexion des Africains. Il a contribué à une forme de paresse intellectuelle. Le portrait de l’Afrique qui émerge en 2010 du fameux rapport « Lions on the move » de McKinsey est celui d’un continent qui offre de grandes opportunités, pas celui d’un continent qui doit se transformer. C’est un appel aux investisseurs à prêter attention à une opportunité oubliée, à un endroit où ils pourraient gagner plus d’argent qu’ailleurs. Les Africains ont absorbé cette narration comme une sorte de compensation au discours afro-pessimiste qui avait prévalu au cours des décennies précédentes et dont ils avaient beaucoup souffert. J’ai toujours trouvé qu’il y avait quelque chose de faux dans ce propos, car il faut évidemment un niveau d’ambition beaucoup plus élevé sur la transformation structurelle des économies africaines. Il ne faut pas se contenter de parler des opportunités de marché.

 

Ne redoutez-vous pas que la Commission économique retombe dans son sommeil après votre départ ?

 

Bien sûr, c’est toujours mieux d’être dirigé par quelqu’un qui sait porter un message et défendre les idées de son institution. Mais le leadership n’est pas tout. La Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, c’est aujourd’hui un cercle de réflexion de trois cents personnes qui produisent une recherche originale dont ont besoin les pays africains. Je n’ai aucun doute sur le fait que cela va continuer. La base est là. Et c’est précieux, parce qu’il n’y a pas en Afrique de think tank qui dépasse vingt personnes.

 

Qu’allez-vous faire en attendant que le paysage institutionnel se clarifie ? Resterez-vous à Addis-Abeba ?

 

Je vais m’installer au Cap [en Afrique du Sud], mais, au cours des prochains mois, je vais aussi passer beaucoup de temps à Kigali. Le président Kagame, que ses pairs ont chargé de réfléchir à une réforme de l’Union africaine, m’a demandé de faire partie de la petite équipe qui travaille avec lui. Nous sommes quatre avec Donald Kaberuka, l’ancien directeur de la Banque africaine de développement, Acha Leke, l’auteur du fameux rapport « Lions on the move » et l’entrepreneur et philanthrope zimbabwéen Strive Masiyiwa. Je continue par ailleurs d’être le conseiller informel d’une dizaine de nos chefs d’Etat.

 

La Commission pour l’Afrique s’était beaucoup investie dans la préparation de la Conférence de Paris sur le climat. Un an après, quel bilan en faites-vous ?

 

Je crois que la conférence de Marrakech [la COP22, début novembre] sera l’occasion pour les Africains de montrer que les promesses n’ont pas été tenues. Les financements ne sont pas là. Le niveau d’ambition exprimé par l’Accord de Paris ne correspond pas à ce qu’on voit sur le terrain. Mais mes craintes vont au-delà de la seule question climatique : ce que nous voyons, c’est un détournement global des flux de l’aide au développement vers les questions migratoires et des réfugiés. Au détriment des priorités du développement. Cela n’apparaît pas encore dans les statistiques de l’OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques] et cela se passe en silence, parce que c’est un glissement qui serait difficile à assumer politiquement.

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/28/carlos-lopes-je-quitte-l-onu-pour-garder-ma-liberte-de-parole-sur-l-afrique_5004798_3212.html#eZW4yr6B7VDTdi1e.99

Lu pour vous : L’Afrique, une victime collatérale de la Fed, de la BCE et du Brexit
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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 18:51

 

 

28 sept.

 

Le Président de la République, Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA et sa délégation sont arrivés ce matin à Paris.

 

Le Président échangera demain avec ses compatriotes au salon Bagatelle de l'hôtel Hyatt Régence Paris Étoile, sis au 3 rue du Général Koening 75850 Paris Cedex 17 France, Métro porte Maillot, RER C station Porte Maillot, Palais des Congrès.


Rendez vous à 16 heures.

 

Source : Présidence RCA

LE PRESIDENT TOUADERA EST ARRIVÉ EN FRANCE CE MATIN
LE PRESIDENT TOUADERA EST ARRIVÉ EN FRANCE CE MATIN
LE PRESIDENT TOUADERA EST ARRIVÉ EN FRANCE CE MATIN
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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 18:23

 

 

Source : Présidence RCA


"Vous êtes très aimable, toutes les personnes que vous avez rencontrées sont sincères: le gouvernement américain va s'engager pleinement jusqu'au plus haut niveau de l’État à côté de votre pays. Nous allons former les Forces Armées centrafricaines. La Banque mondiale est très heureuse de vos prestations de ce matin. Les bailleurs de fonds vont faire de très bons investissements dans votre pays" a répondu Stephen Pomper, Assistant spécial du président Obama et Directeur Général des Affaires Multilatérales et des Droits de l'Homme au Président Touadera.


Prenant la parole le mercredi lors de sa dernière rencontre bilatérale avec les autorités américaines, le Président Touadera actuel meilleur avocat de la RCA, s'est exprimé en ces termes: " la crise centrafricaine prend son essence dans le sous développement et la pauvreté. 80% de la population centrafricaine est paysanne. Si nous développons l'agriculture, nous allons régler l'ensemble de nos problèmes".

 

"Je suis engagé avec mon gouvernement à casser le cycle de la malédiction des 10 ans, c'est pour cela que je m'engage à créer un État de droit. Nous voulons renforcer notre capacité judiciaire pour lutter contre l'impunité, la corruption, sécuriser les investissements et assainir le climat des affaires. Le DDRR est la clé de notre bataille. Pour éviter de retomber dans les travers du passé, nous avons demandé à la Banque Mondiale de nous aider à créer un fonds fiduciaire. Nous allons gérer les mannes qui seront collectées avec nos partenaires au nom de la transparence" a déclaré le Président Touadera lors de cette importante rencontre.


"Nous avons été reçus dans plusieurs institutions américaines, cela nous a permis de parler de la situation de la RCA. Nous repartons satisfaits parce que nous avons trouvé des gens qui étaient à l'écoute de nos problèmes, même en se trouvant aux Etats Unis. Nous savons désormais que la RCA, notre pays n'est plus hors de l'agenda mondial et cela prouve que vous avez la volonté de nous aider" a conclu le Président Faustin Archange Touadera visiblement très ému" Rappelons que Stephen Pomper est l'Assistant spécial du président et Directeur général des Affaires Multilatérales et Des droits de l'homme. Il conseille le Président Obama sur les questions relatives aux droits de l'homme et l'engagement mondial avec les alliés.

LES ÉTATS UNIS S'ENGAGENT DE MANIÈRE FERME A SOUTENIR LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN
LES ÉTATS UNIS S'ENGAGENT DE MANIÈRE FERME A SOUTENIR LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN
LES ÉTATS UNIS S'ENGAGENT DE MANIÈRE FERME A SOUTENIR LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN
LES ÉTATS UNIS S'ENGAGENT DE MANIÈRE FERME A SOUTENIR LE GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN
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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 16:49

 


 

Le Maroc et la République Centrafricaine ont signé aujourd'hui, mercredi 28 septemre 2016 le Protocole de construction de 100.000 logements sociaux.

 

Le document a été paraphé par le Ministre de l'habitat, du logement social et de l'urbanisme, Gaby Francky Leffa et l'Ambassadeur marocain, annonce la page Facebook Ministère de l’Habitat Logement.

 

Selon la page Facebook du Département, "l'objectif – de ce Protocole- est d'intervenir en faveur de la population, suite à la destruction massive de logements et d'habitation, causée par la dernière crise."

Espérons que tout soit fait pour que cela arrive à terme et bénéficie aux ayant droit.

 

Source : ministère urbanisme et logement RCA

Centrafrique: aide marocaine pour la construction de 100.000 logements sociaux
Centrafrique: aide marocaine pour la construction de 100.000 logements sociaux
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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 16:37

 

 

L'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, condamné en juin à 18 ans de prison par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, a officiellement interjeté appel, dénonçant les "vices de forme" de son procès.

 

La semaine dernière, "M. Bemba a interjeté appel de sa condamnation", a annoncé mercredi dans un communiqué l'équipe de défense, ajoutant que ses droits ont été à tel point violés "que le procès Bemba est en fait un jugement entaché d'un vice de procédure".

 

Riche homme d'affaires devenu chef de guerre, Jean-Pierre Bemba, 53 ans, est jugé responsable de la vague de meurtres et de viols commis par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), en Centrafrique entre octobre 2002 et mars 2003.

 

En cinq mois, quelque 1.500 hommes du MLC ont tué, pillé et violé en Centrafrique, où ils s'étaient rendus pour soutenir le président Ange-Félix Patassé face à une tentative de coup d'Etat menée par le général François Bozizé.

 

Pour la défense, le procès, qui présente de "graves vices de forme", a été "déséquilibré et injuste".

 

Les "conclusions des juges sur un contrôle effectif sont éloignées de la doctrine et pratique militaire", ont expliqué les avocats de M. Bemba. Selon eux, ce procès "a inventé une théorie de responsabilité du commandant qui est une impossibilité militaire".

 

Reconnu coupable des crimes de guerre et crimes contre l'humanité en vertu du principe de "la responsabilité du commandant", Bemba a été condamné à la peine la plus lourde jamais imposée par cette juridiction basée à La Haye, aux Pays-Bas, et fondée en 2002 pour juger les pires crimes commis à travers le monde.

 

Ce jugement était également le premier de la Cour à avoir mis l'accent sur le recours au viol comme crime de guerre.

 

"Le bureau de la Procureure a deux mois pour répondre", a précisé mercredi la défense.

 

La CPI rendra son verdict le 19 octobre dans un procès annexe à l'encontre de Jean-Pierre Bemba pour subornation de témoins.

 

Avec AFP

Bemba fait appel de sa condamnation pour crimes de guerre devant la Cour pénale internationale
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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 16:14

 

 

http://rjdh.org/ PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 28 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 28 Septembre 2016(RJDH) – Des renforts de Casques Bleus son dépêchés à Koui et la Minusca a appelé la population au calme. L’annonce a été faite ce mercredi 28 Septembre lors de sa rencontre hebdomadaire avec la presse.

 

Les violences armées refont surface ce mois dans l’arrière-pays, plus précisément au village Ndometé à 10km de Kaga-Bandoro, à Kouango et actuellement Koui.

 

Ces trois villes qui font l’actualité centrafricaine ont dominé la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca.

 

Face aux incursions de bandes armées à Koui, le porte-parole de la mission onusienne, Vladimir Montéiro a rassuré l’opinion que des renforts sont déjà sur les lieux du drame, « il ne se passera rien à Koui parce que les renforts sont déjà arrivés, car nous sommes présents dans ces zones. C’est pourquoi nous appelons la population au calme et à la sérénité, et rappelle que la Minusca prendra toutes les dispositions nécessaires afin d’assurer la sécurité des civils à travers la force et la police. La Minusca est impliquée dans des divers secteurs et à des degrés différents ».  

 

Vladimir Montéiro a qualifié d’intolérable l’usage de la force et a appelé les groupes armés à déposer les armes et d’accepter le dialogue. « A ces groupes armés, la Minusca leur déclare que l’utilisation de la force est intolérable. C’est pourquoi, nous les appelons à déposer les armes conformément à la Résolution 2103 du Conseil de Sécurité et d’adhérer au processus du dialogue mis en place par les autorités centrafricaines », a déclaré le Porte-parole de la Minusca.

 

Les violences enregistrées en ce mois de Septembre 2016 dans certaines provinces ont occasionné des pertes en vies humaines dans le pays. Plus de 20 personnes seraient tuées hier à Koui avant l’arrivée des renforts de la Minusca.

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

LA MINUSCA RÉAFFIRME SA PRÉSENCE DANS DIFFÉRENTS SECTEURS POUR PROTÉGER LES POPULATIONS

 

Bangui, le 28 septembre 2016 - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) est présente dans différents secteurs du pays et à différents niveaux afin de protéger les populations, notamment les victimes de violences récentes provoquées par des groupes armés. « La MINUSCA reste vigilante non seulement dans les zones touchées par ces exactions mais aussi dans d’autres parties du pays pour assurer la protection de la population civile et préserver l’intégrité du territoire. La MINUSCA, à travers la Force et la Police, est impliquée dans divers secteurs et à des degrés différents”, a affirmé le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro.

 

Interrogé sur la situation à Koui et Bocaranga, le porte-parole a indiqué que la  Force patrouille dans le village de Koui et a pris des dispositions pour éviter des attaques contre Bocaranga. « Parallèlement à cette présence dissuasive, la MINUSCA ainsi que les autorités locales et traditionnelles sont en discussion avec les 3R et les anti-balaka pour le retour au calme », a précisé Monteiro. Concernant Kouango, le porte-parole a indiqué que la mission conjointe gouvernement-MINUSCA quitte Bangui vendredi 30 septembre pour évaluer la situation sur place. 

 

Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, le porte-parole a regretté que “des groupes armés tentent de perturber la stabilité en commettant des exactions inacceptables contre des civils” au moment où le Chef de l’État centrafricain mobilise “les partenaires de la RCA en vue de la réunion de Bruxelles de novembre prochain” “A ces groupes armés, la MINUSCA leur dit que l’usage de la force est intolérable et leur demande de déposer les armes sans condition, conformément à la résolution 2301 du Conseil de sécurité, et d’adhérer au processus de dialogue en vue du DDRR mis en place par les autorités”, a dit Monteiro.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Force, le Lieutenant-colonel Ibrahim Al Moustapha, a annoncé une série de mesures prises pour faire face à l’instabilité. « Des barrières illégales des éléments de FPRC ont été démantelées par la Force à Ndélé. A Kouango, la Force contrôle la situation sécuritaire, après l’incident du 11 septembre dernier. A l’Est, cette Force ne cesse de multiplier des patrouilles à la frontière avec la RDC contre les actions de la LRA. 1179 véhicules ont été escortés la semaine passée. Et 1297 opérations de protections de civils ont été réalisées dans le cadre de l’exécution du nouveau mandat », a dit l’officier.

 

La porte-parole de la composante Police, Oana Andreea Popescu, s’est quant à elle, penchée sur des opérations conjointes menées par la Police de la MINUSCA et les forces de sécurités intérieures, notamment « des missions d’escorte et de protection de hautes personnalités, différentes patrouilles, gardes statiques et opérations de lutte contre la délinquance, seule ou en collaboration avec les FSI. « Les sections colocation et les équipes mobiles de Bangui ont effectué des patrouilles conjointes avec les FSI dans les arrondissements de Bangui, à Bimbo et à Bégoua », a dit Popescu.

 
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Centrafrique : La Minusca annonce l’arrivée des renforts à Koui suite aux violences
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