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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 21:05
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Les activités touristiques reprennent progressivement dans les Aires Protégées de Dzanga Sangha

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 2 SEPTEMBRE 2016

 

BAYANGA, 2 septembre 2016 (RJDH)—Les Aires Protégées de Dzanga Sangha à Bayanga attirent à nouveau des touristes, selon un constat de RJDH. Mais cette reprise est confrontée, selon Lambert Padou, responsable du volet écotourisme à plusieurs problèmes.

 

Mr Lambert Padou parle d’une reprise progressive des activités touristiques en affirmant que « le site était fermé en mars 2013 suite au coup d’Etat. Nous avons repris en 2014 et le Parc a accueilli 37 touristes de diverses nationalités. En  2015, c’était 95 touristes et pour 2016, les prévisions dépassent déjà les 100, ce qui signifie qu’il ya reprise progressive », a-t-il noté.

 

Cette reprise est confrontée à des difficultés d’ordre sécuritaire et infrastructurelle, selon Lambert Padou qui souligne que«  l’ennemi du tourisme, c’est l’insécurité. On sort de la crise et certains touristes hésitent encore à cause de la situation sécuritaire. A cela, faut ajouter la vétusté du site hôtelier et la dégradation des voies de communication », a-t-il fait savoir. De sources bien informées, certains touristes, faute de sécurité et du délabrement des routes entre Bangui et Bayanga, passent par le Cameroun pour visiter les Aires Protégées de Dzanga Sangha.

 

Le grand défi de ces Aires Protégées aujourd’hui est, selon le responsable du volet écotourisme, la construction des infrastructures, « nous avons trop de visites et touristes mais la capacité d’accueil au niveau du camp de passage Doli- Lodge est très limité. Il faut procéder à l’extension de Doli-Lodge pour accueillir au moins 200 personnes, c’est un défi pour nous », a-t-il souhaité.

 

Selon nos informations, la Mairie de Bayanga reçoit 40% des recettes tirées de ces activités touristiques. Ces fonds, d’après un cadre de la municipalité servent à l’entretien de la commune et à l’accompagnement de la communauté dans les activités de protection des espèces fauniques.

 

Les Aires Protégées de Dzanga Sangha (APDS), créées le 29 décembre 1990, se trouvent à 700 Km de Bangui. Elles ont une superficie d’environ 400 000 ha (4000 km2). Ces aires sont inscrites depuis juillet 2012 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

 

 

Centrafrique : Le Président projette zéro nouvelle infection à VIH-SIDA d’ici 2030

 

http://rjdh.org/ PAR PROSPER KOUALI LE 2 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 2 septembre 2016 (RJDH)—Dans une interview accordée à la presse lors du lancement de la campagne de dépistage volontaire du VIH/ Sida,  mercredi 31 août 2016 au Palais de la Renaissance, le Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra s’est engagé à lutter contre le VIH/SIDA.

 

La campagne de dépistage volontaire initié par le CNLS, concrétise, selon le Président de la République,  les engagements  pris à New-York  par la République Centrafricaine en vue de mettre fin à la pandémie du Sida.

 

Faustin Archange Touadéra pose cette campagne comme l’une des stratégies de lutte contre le Sida dont l’efficacité dépend de la participation des Centrafricains « je place un grand espoir dans la réussite de cette journée de dépistage volontaire qui renforcera nos stratégies de riposte pour un environnement sans stigmatisation. Cette campagne contribuera sans nul doute à freiner la propagation de ce fléau qui continue de décimer le peuple Centrafricain » espère le président de la République.

 

Le VH/SIDA ne doit plus être un sujet tabou, selon Faustin Archange Touadera qui appelle à la participation de tous les Centrafricains « la population, les cadres et les agents de l’Etat  à  se dépister, car il y a beaucoup d’avantages à connaître son statut sérologique. Le VIH/SIDA ne doit plus être un sujet tabou en République Centrafricaine », lance t-il.

 

La campagne de dépistage volontaire prendra fin le 21 septembre prochain. Le CNLS compte dépister plus de 300 milles personnes. En  Centrafrique, le taux de prévalence du VIH/SIDA est estimé 4,12% selon les projections Spectrum du CNLS contre 4,9% selon l’enquête mixte de 2010.

 

 

Centrafrique : Les activités dans les villes du Nord et de l’Est paralysées par le regroupement des groupes armés

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 2 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 2 septembre 2016 (RJDH)—Les regroupements des groupes armés signalés ces derniers temps dans le Nord et l’Est de la RCA, paralysent les activités dans ces régions.  Plusieurs sources contactées dans ces parties du pays, ont estimé que ces regroupements font peur aux populations qui ont choisi de limiter les mouvements.

 

Ces regroupements sont signalés à Paoua, Markounda, Nanga Boguila et Bria. De sources bien informées, dans ces villes, les activités sont paralysées ou tournent au ralenti.

 

Ali Amsami, 1er vice président de la délégation spéciale de la ville de Paoua, confirme les faits en ces termes « il y a depuis quelques jours la présence des éléments de l’ex-Séléka dans la région. Ils sont dans les préfectures de l’Ouham et Ouham-Pendé. Ils annoncent que ces regroupements sont faits en vu du DDRR mais la population est paniquée et les activités agropastorales sont paralysées ».

 

Même son de cloche de Ndoyé Salahadine, habitant de Paoua joint par le RJDH, évoque la paralysie des activités commerciales bien que ces ex-Séléka n’aient encore commis des exactions. « Nous n’avons pas encore enregistré des cas d’exactions depuis qu’ils sont là. Mais c’est la psychose qui se généralise suite aux multiples navettes effectuées par ces ex-Séléka entre les villes. Certains commerçants ont fermé leurs boutiques par peur tout comme des commerçants ambulants qui sont devenus rares », a-t-il relevé.

 

Le même constat est fait dans les villes de Markounda, Nana Boguila et Bria où les ex-Séléka ont renforcé leur présence, ces derniers jours.

 

Un cadre du DDRR à la présidence de la République s’inquiète de ces regroupements qui selon lui, n’ont pas été ordonné par les structures en charge du DDRR, « il n’est pas encore demandé aux groupes armés de faire de regroupement dans le cadre du DDRR parce que si vous les réunissez, il faut les entretenir Pour le moment, ce n’est pas encore le cas. C’est le pré-DDR qui est en cours. Ces regroupements nous inquiètent tous », a précisé cette source.

 

Les rassemblements des ex-Séléka dans le Nord et l’Est de la RCA sont signalés depuis le 12 aout dernier suite au retrait de Bangui de quelques cadres visés par des mandats d’arrêts.

 

 

Centrafrique : Le gouvernement engage des discussions dans l’arrière-pays pour préparer la table ronde de Bruxelles

 

http://rjdh.org/ PAR CONSTANT NDOLO-BABOU LE 2 SEPTEMBRE 2016

 

BOUAR, 02 septembre 2016 (RJDH)—Le gouvernement a dépêché des missions dans certaines villes de provinces pour discuter de la relance des secteurs productifs avec les communautés. Ces discussions sont organisées pour impliquer les populations à la base dans l’élaboration du document national relatif à la table ronde de Bruxelles.

 

A Bouar, chef lieu de la Nana Mambéré, les discussions ont porté, selon Yvon Hio expert du Ministère du Plan, sur les questions de paix et de la relance économique « les échanges ont été axés sur trois piliers que sont la paix, la sécurité, la réconciliation nationale, le renouvèlement du contrat social et le relèvement économique à travers la relance du secteur productif » a-t-il indiqué.

 

Frederick Wagonda, préfet de la Nana Mambéré s’est félicité de l’initiative qui pour lui, a permis à la population de donner son avis sur les actions gouvernementales «les aspirations ont été entendues, je pense que c’est une bonne chose parce que la population va se reconnaitre dans les projets du gouvernement »  note t-il.

 

A Berberati, la mission du gouvernement a échangé pendant deux  jours avec des leaders religieux, notables, membres de la société civile, les directeurs régionaux des services déconcentrés de l’Etat. Paulin Ngatoua, chef de mission a indiqué que l’objectif est de prendre l’avis de la population, « nous sommes là pour obtenir l’avis de la population sur les priorités, les compléter et les réorganiser avec les propositions que nous avons. Ce travail permettra de tenir compte de la situation de chaque région et préfecture » a-t-il expliqué. Lors des discussions dans la Mambéré-Kadei, les participants ont réclamé la relance effective de l’agropastoral.

 

Les missions gouvernementales dans l’arrière-pays devront permettre d’élaborer un document national qui sera présenté aux bailleurs de fonds lors de la table ronde que le gouvernement compte organiser d’ici le 17 novembre 2016 à Bruxelles. /

 

Jean Claude Gnapoungo et Constant Ndolo Babo

 

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Centrafrique-Presse.com
2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 13:04
Arrivée massive de Gabonais au Cameroun

 

 

APA – Douala (Cameroun) -2016-09-02 08:34:30 - Des dizaines de Gabonais continuent d’arriver au Cameroun, notamment dans la ville frontalière de Kyo-Osi (Sud) pour échapper aux violences post-électorales observées dans ce pays trois jours après la réélection du président Ali Bongo Ondimba contestée par l’opposition, a appris vendredi APA de sources concordantes.


Cette situation a poussé les autorités camerounaises à renforcer les mesures de sécurité, non seulement pour contenir ces nombreuses personnes qui fuient le Gabon, mais également pour les encadrer afin d’éviter d’éventuels débordements.

De l’avis des habitants de Kyo-Osi, plusieurs contingents de la police et de la gendarmerie ont été acheminés à la frontière entre le Cameroun et le Gabon, afin de mieux assurer ces arrivées massives.


« Nous avons momentanément décidé de quitter le Gabon, le temps de voir comment les choses vont évoluer. Nous redoutons que la crise perdure surtout que les violences en cours ont entrainé la destruction des biens, pire on compte déjà les premiers morts », a indiqué un ressortissant gabonais.


D’après des témoignages concordants, s’il est vrai que la situation est plus préoccupante à Libreville, la capitale et à Port-Gentil, la métropole économique, les autres localités du pays ne sont pas épargnées, notamment les villes frontalières au Cameroun, qualifiées de « bastion de l’opposition ».


En plus des Gabonais, plusieurs ressortissants des pays étrangers ont décidé de quitter pour l’instant ce pays. C’est le cas des Camerounais et des ressortissants ouest-africains, assez nombreux au Gabon.


Selon des résultats officiels provisoires, Ali Bongo a obtenu 49,80 % des voix contre 48,23 % à son principal adversaire, Jean Ping, lors de l’unique tour du scrutin présidentiel du 27 août 2016

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Centrafrique-Presse.com
2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 12:02

 

 

Bangui 2 sept (CAP) L'ex- directeur général de la Gendarmerie tchadienne le Général de division Daoud Yaya Brahim est nommé Ambassadeur du Tchad auprès de la République Centrafricaine.

 

Envoyé au front contre Boko Haram, le Général Daoud Yaya Brahim était à la tête d'un régiment de l'armée tchadienne déployé à Bosso, au Niger et avait reçu une balle dans le ventre le 6 février dernier, tirée par un combattant de Boko Haram qui avait fait le mort.

 

A la demande du chef de l'Etat tchadien, Daoud Yaya Brahim avait immédiatement été évacué vers l'hôpital de la Renaissance de N'Djamena puis à Paris. Il fût sauvé grâce à son gilet par balles et se disait même prêt à retourner au front, quelques jours après son hospitalisation.

 

L'ex-directeur général de la gendarmerie Daoud Yaya Brahim aurait également démantelé en décembre 2014, un vaste réseau de détournement de carburant destiné à la gendarmerie.

Nomination d’un nouvel ambassadeur du Tchad en Centrafrique
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Centrafrique-Presse.com
2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 10:41
Lu pour vous : Au Gabon, une tenace odeur de fraude
Lu pour vous : Au Gabon, une tenace odeur de fraude
Lu pour vous : Au Gabon, une tenace odeur de fraude
Lu pour vous : Au Gabon, une tenace odeur de fraude
Lu pour vous : Au Gabon, une tenace odeur de fraude
Lu pour vous : Au Gabon, une tenace odeur de fraude

 

 

Par Célian Macé Libération — 1 septembre 2016 à 19:11

 

Les résultats officiels de la présidentielle dans la région du Haut-Ogooué, ultra-favorables à Ali Bongo, sont contestés par son rival, Jean Ping. Les opposants ont été violemment réprimés.

 

C’est une province peu peuplée, minière (on y trouve les principales réserves de manganèse du Gabon) et où 250 fossiles en excellent état de conservation retrouvés en 2010 ont apporté, pour la première fois, la preuve de l’existence d’organismes pluricellulaires durant le protérozoïque, il y a 2,1 milliards d’années. Mais le Haut-Ogooué est surtout la région natale de la famille Bongo. C’est donc ici que se serait concentrée la fraude électorale du scrutin présidentiel du 27 août.

 

Selon les résultats officiels proclamés par le ministre de l’Intérieur mercredi, les électeurs du Haut-Ogooué auraient voté comme un seul homme en faveur du président sortant, Ali Bongo, qui recueillerait 95,46 % des voix. Mais surtout, ils se seraient mobilisés dans une proportion encore jamais vue : 99,93 % des citoyens inscrits sur les listes électorales auraient fait le déplacement jusqu’aux urnes.

 

En 2009, ils étaient 65 % selon les chiffres officiels. Et, déjà, la participation était gonflée si l’on en croit un câble de l’ambassadrice américaine de l’époque, révélé par WikiLeaks, qui doute à la fois de la dimension des listes électorales et du taux de votants : celui-ci est «considérablement plus haut (15 points) que dans les huit autres provinces du Gabon. Sans le large nombre de votes du Haut-Ogooué, les 41 % de suffrages d’Ali Bongo baisseraient de façon significative. […] Ramené à un taux de participation plus raisonnable, comparable aux autres provinces, Ali Bongo perdrait 12 points sur le décompte total officiel».

 

Cette fois-ci, le régime a poussé le bouchon un peu loin. Il faut dire qu’après le dépouillement des votes dans les huit autres provinces (dont l’opposition ne conteste pas les résultats), il avait près de 60 000 voix à rattraper. Ali Bongo s’est donc octroyé 65 073 bulletins en sa faveur (contre 3 071 pour Ping) dans le Haut-Ogooué, d’après le procès-verbal de centralisation rédigé lundi et dont Libération a obtenu copie. Ce résultat improbable a permis au président sortant de revendiquer la victoire finale, en dépassant le score national de Jean Ping de 5 594 voix.

 

Interrogé sur la crédibilité de ces chiffres, un haut responsable de la Commission électorale, représentant du parti au pouvoir, a commenté ainsi : «Nous sommes à mille kilomètres du Haut-Ogooué. Nous ne pouvons pas savoir quel a été le degré de mobilisation populaire.»

 

Les partisans du leader de l’opposition ont fait leurs propres calculs. Selon leur décompte, transmis à Libération, 29 114 personnes ont voté dans le Haut-Ogooué (et non 68 399, comme indiqué sur le PV officiel). Ali Bongo arriverait bien en tête avec 24 910 voix (soit 86 % des suffrages exprimés), un score insuffisant pour combler l’écart national avec Jean Ping. Celui-ci remporterait donc l’élection avec 38 000 voix d’avance. «Nous avions des représentants légaux dans chaque bureau de vote, même dans le Haut-Ogooué, précise un responsable européen de l’équipe de campagne de Jean Ping. Nos chiffres sont tout simplement ceux des procès-verbaux que nous avons transmis à la mission européenne d’observation des résultats.» Cette dernière demande au gouvernement gabonais la publication des résultats bureau par bureau. Sans succès pour l’instant.

 

Célian Macé

 

 

Violences au Gabon : Bongo appelle au calme, Ping lui demande de partir

 

http://www.france24.com/  01/09/2016

 

Le calme est revenu dans la capitale du Gabon après une nuit d'émeutes post-électorales. Le président Ali Bongo a rejeté sur l'opposition la responsabilité des troubles. Son rival Jean Ping conteste les résultats et lui demande de quitter le pouvoir.

 

• L'annonce de la victoire du chef de l’État sortant Ali Bongo à la présidentielle gabonaise a déclenché une vague de violences à Libreville, la capitale, et dans d’autres villes du pays dans la nuit de mercredi 31 août à jeudi 1er septembre. Des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et des partisans de l’opposant Jean Ping qui estiment s’être fait voler l’élection. L’Assemblée nationale a été incendiée tandis que le QG de campagne de Jean Ping a été pris d’assaut par des militaires. Dans la journée de jeudi, un calme précaire était revenu à Libreville.

 

• Le ministre de l’Intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya, a indiqué que les forces de l’ordre avaient procédé à un millier d’arrestations à travers le pays. Trois personnes auraient été tuées durant les troubles, selon le ministre qui n’a toutefois pas précisé s’il s’agissait de civils ou de militaires.

 

• Lors d’une allocution télévisée, le président Ali Bongo a rejeté sur l’opposition la responsabilité des heurts. "La démocratie s'accommode mal de la prise d'assaut d'un Parlement", a-t-il affirmé jeudi après-midi.

 

• Jean Ping a estimé qu’un recours au Conseil constitutionnel serait inutile. "La seule solution, c'est qu'il [Ali Bongo] reconnaisse sa défaite parce qu'il sait qu'il a été battu", a-t-il estimé sur la chaîne BFM-TV.

 

REVUE DE PRESSE AFRIQUE

 

A la Une: Gabon, la poudrière

 

Par Norbert Navarro RFI

 

Illustration à « la Une » d’Afrique Inside, qui publie une image de nuit de la capitale gabonaise, éclairée par les lueurs d’un incendie, celui de l’Assemblée nationale, embrasée « sans que les forces de sécurité ne ripostent, souligne ce site d’informations en ligne. En 2009, seul Port-Gentil avait subi des troubles, Libreville avait été épargné ». Afrique Inside décrit ainsi une atmosphère « quasi-explosive dans certains quartiers de Libreville ».

 

Emeute, donc, mais aussi appréhension, car, « sans être catastrophiste, on devrait s’inquiéter de ce qui risque d’arriver dans les prochains jours au Gabon, craint Le DjelyParce que dans la crise en gestation, aucune perspective de solution n’est en vue, souligne ce journal guinéen en ligne. Chaque camp demeure dans sa logique et est résolu à faire triompher cette dernière (…) Naturellement, l’image du régime en sortira écornée. Mais au stade où on en est, c’est le cadet des soucis d’Ali Bongo », déplore Le Djely. C’est « la honte ! », lance Le Pays, au Burkina-Faso. Ce quotidien affuble le président sortant d’un sobriquet on ne peut plus lapidaire. Pour Le Pays, Ali Bongo, c’est « Ali Baba » ! « S’il a vraiment compris la soif d’alternance des Gabonais, (Ali Bongo) devrait commencer à songer à préparer, dès à présent, son départ, même si l’orage venait à passer, ajoute Le PaysDeux septennats dans les conditions que l’on sait, ça suffit ! »

 

« Comme on le voit, soupire son confrère L’Observateur Paalgac’est l’ancien îlot de stabilité qui est entré dans une logique d’affrontement à l’issue incertaine ». Dans cette situation de « chaos », cet autre journal ougalais craint que « la Grande Muette vienne mettre les godillots dans le plat ». Ce qui conduit sans attendre L’Observateur à se demander ce que fera la France, « l’ancienne puissance tutélaire qui, outre d’énormes intérêts économiques à préserver, a une base militaire au Gabon. Va-t-elle se ruiner en vaines médiations ou alors comme elle l’a si souvent fait du temps de la Françafrique, se contentera-t-elle de tirer les ficelles ? », s’interroge L’Observateur Paalga.

 

Pour le journal Aujourd’hui, la réponse à cette question est toute trouvée. Tout en se demandant si la France a « lâché Bongo fils », ce confrère estime que « tout semble indiquer, sous réserve d’une évolution de la situation, que Ali Bongo n’est pas dans les petits papiers de la France hollandienne ».

 

Gabon : que fera la France ?

 

Mediapart se demande également si la France va « jouer l’arbitre de la crise électorale gabonaise ». Ce site Internet très en vue estime donc Jean Ping « qui a été pendant longtemps l’un des piliers du régime d’Omar Bongo et complice de ses magouilles (…) compte sur une intervention extérieure pour remporter le bras de fer engagé contre l’oncle de ses enfants ». Et Mediapart souligne que « le soutien de Paris lui est visiblement acquis ».

 

De son côté, Libération se pince le nez. Car, selon ce journal, plane au Gabon « une tenace odeur de fraude ». Comparant l’élection présidentielle de samedi dernier à celle de 2009, ce quotidien français estime que, dans le Haut-Ogooué, le régime Bongo a, cette fois-ci, « poussé le bouchon un peu loin » en octroyant « 65 073 bulletins en faveur (d’Ali Bongo) contre 3 071 pour Ping », précise-t-il.


Refus du recomptage non-prévu par les lois gabonaises ? « Cette position de fermeté ne sera pas facile à maintenir », prédit Le Figaro, le Gabon est « au bord de l’embrasement », car les points de vue « semblent irréconciliables » et la situation « de plus en plus dangereuse », estime ce journal conservateur français.

 

 

Le silence des chefs d’État africains sur les élections et les heurts au Gabon

 

http://www.jeuneafrique.com/  01 septembre 2016 à 19h51 Par Barthélémy Gaillard

 

Le scrutin serré de la présidentielle gabonaise et les heurts qui ont suivi n'ont provoqué que très peu de réactions officielles de la part des chefs d'État africains.

 

Au Gabon et un peu partout dans le monde, les réactions ont fusé. Depuis mercredi soir et la courte victoire largement contestée d’Ali Bongo Ondimba dans la course au palais présidentiel, des heurts ont éclaté à Libreville, avec en toile de fond des déclarations triomphales du vainqueur et des sorties critiques et amères du vaincu, Jean Ping, l’ancien président de la Commission de l’Union africaine, dont le QG de campagne a été attaqué.

 

Déclarations venues du monde entier

 

Au-delà des frontières gabonaises, les dirigeants des principales puissances mondiales sont vite montés au créneau. L’ONU, les États-Unis, l’Union européenne et la France ont tous appelé au calme pour « préserver la paix et la stabilité du pays », comme a pu l’exprimer Ban Ki-moon le secrétaire général onusien. Washington, Bruxelles et Paris ont également tous réclamé le recompte des votes, bureau par bureau, y compris dans la province du Haut-Ogooué, fief de la famille Bongo, où le président sortant a réalisé un score de 95,46% avec un taux de participation de 99,3%.

 

Mutisme des chefs d’État africains

 

Dans ce concert des nations, toute une partie de l’orchestre reste pourtant bien silencieuse. En effet, aucun des principaux chefs d’État de la région n’a fait de déclaration : ni Denis Sassou Nguesso, ni  Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, ni Paul Biya ou encore  Joseph Kabila ne se sont exprimés.

 

Le seul à s’être manifesté, contraint et forcé, reste Alassane Dramane Ouattara. Et pour cause, le président ivoirien s’est vu obliger de limoger son conseiller spécial Mamadi Diané, accusé de soutenir et d’aider le challenger Jean Ping dans la course à la présidence gabonaise. Outre la sanction, Alassane Ouattara s’est contenté d’un communiqué indiquant que « la présidence de la République ivoirienne condamne cet acte d’ingérence et rassure les autorités et le peuple gabonais qu’elle tient au strict respect de la souveraineté de la république gabonaise.»

 

L’Union africaine, seule voix continentale audible

 

Sur le continent, seuls les dirigeants de l’Union africaine ont réagi. Erastus Mwencha, son vice-président, a signifié toute sa « tristesse » face à la « flambée de violence » que connaît le Gabon depuis 24 heures (au moins un mort, un millier d’interpellations et des pillages dans les rues de Libreville) :  « J’espère sincèrement que l’escalade de la violence va être stoppée et qu’elle ne mettra pas en péril la paix et la stabilité du pays », a commenté le Kényan.

 

Quelques heures plus tard, la présidente de la Commission de l’Union Africaine a abondé. Nkosazana Dlamini Zuma a assuré « suivre de près la situation au Gabon et avoir « pris note des résultats préliminaires annoncés par la CENAP » tout en exprimant sa tristesse de voir « surgir la violence dans le pays, entraînant des morts, des blessés et des dégâts matériels ».

 

Finalement, la seule star continentale à s’être exprimée sur le sujet ne vient pas du sérail politique, mais des terrains de footPierre-Emerick Aubameyang, le Ballon d’or africain 2015, a rappelé sur Twitter qu’il jouerait contre le Soudan avec la sélection nationale gabonaise vendredi soir. Un match disputé pour « la chose qui lui tient le plus à cœur » et qui selon lui « a toujours bien décrit le Gabon : la paix. »

 

 

Gabon : pourquoi la France tourne le dos à Ali Bongo

 

http://www.lesechos.fr/  JUSTINE BABIN Le 01/09 à 18:42Mis à jour le 02/09 à 10:43

 

Le ministère des Affaires étrangères a exprimé ses « doutes » quant à la transparence des résultats ayant conduit Ali Bongo Ondimba à la victoire. La France avait pourtant soutenu sa candidature aux précédentes présidentielles.

 

La France a officiellement exprimé ses « doutes » jeudi quant à la véracité des résultats de l'élection présidentielle au Gabon qui donne vainqueur, à 49,85% des suffrages, le président sortant Ali Bongo Ondimba. Cette victoire sur son opposant Jean Ping, contestée par une partie des électeurs, a suscité une vague de violences à Libreville, la capitale du pays. Le président François Hollande a réclamé « un processus garantissant la transparence ». Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a, lui, demandé à ce que « les résultats des élections soient donnés bureau par bureau ».

 

Cette demande fait référence aux résultats étonnamment élevés du président sortant Ali Bongo Ondimba dans sa région natale, le Haut Ogooé. Il y aurait raflé 96% des suffrages avec un taux de participation de 99,98%, ce qui signifie que seuls une dizaine d'électeurs, sur les quelque 71.000 habitants que compte ce « gouvernorat », ne seraient pas allés aux urnes le 27 juin.

 

Avant même la publication des résultats du vote, le Parti socialiste avait esquissé dimanche ce que pourrait être la réaction française à une nouvelle victoire d'un membre de la famille Bongo. « Le vote libre des citoyens est l'outil par lequel la démocratie s'exprime et l'alternance, quand ils le décident, doit fonctionner. Voilà pourquoi la démocratie doit triompher au Gabon, comme c'est déjà le cas dans plusieurs Etats, et ce mouvement doit s'amplifier. Voilà plus d'un demi siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne santé démocratique et un exemple ", avait-il exprimé dans un communiqué.


http://www.lesechos.fr/monde/afrique-moyen-orient/0211247468410-gabon-pourquoi-la-france-tourne-le-dos-a-ali-bongo-2024230.php?2fx5M5M7WDQaqWmK.99#Xtor=AD-6000

 

 

Onze trucs qui arrivent à chaque élection dans une dictature africaine

 

http://www.slateafrique.com/ 31/08/2016 à 13:03

 

Les résultats de l'élection présidentielle gabonaise du 27 août n'ont toujours pas été annoncés. Une caricature de scrutin truqué comme les dictateurs africains savent si bien le faire.

 

Après 49 ans de règne sans partage sur le Gabon et sa rente pétrolière, la famille Bongo tente de s'agripper à son fauteuil en truquant les résultats de l'élection présidentielle du 27 août qui a opposé Ali Bongo, le fils, à Jean Ping, ancien ministre et gendre d'Omar Bongo, le père.

 

Entre une annonce des résultats toujours repoussée, un score de participation indécent dans le fief des Bongo et des centaines de policiers déployés dans les rues de la capitale, le scénario du scrutin gabonais ressemble à une caricature d'élection organisée par une dictature africaine. 

 

1. Les candidats revendiquent la victoire avant le vote

2. La police se déploie dans les rues le jour de l’élection

3. Le leader de l’opposition est un ancien ministre

4. Le président sortant qui détourne l’argent du pétrole promet plus d’égalité

5. Le nombre de votants dépasse le nombre d’inscrits dans certaines circonscriptions

6. La télé nationale diffuse des documentaires animaliers le jour de l’élection

7. Internet ne fonctionne plus pendant l'élection

8. La commission électorale est composée de proches du président

9. L’annonce des résultats est repoussée de trois jours

10. Le résultat ne correspond pas au PV

11. L’ONU rapporte «quelques irrégularités» dans le processus démocratique

 

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Centrafrique-Presse.com
1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 17:17

 

 

http://www.investiraucameroun.com/  jeudi, 01 septembre 2016 08:52

 

(Investir au Cameroun) - Les directeurs généraux (DG) des Douanes du Cameroun, du Tchad et de la République centrafricaine ont validé il y a quelques jours à Douala, la procédure du titre de transit unique (TTU) en zone Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale).

 

L’objectif du TTU est la facilitation et la sécurisation des opérations de transit par route ou par transport multimodal pour les marchandises importées ou manufacturées au Cameroun et destinées à la République centrafricaine (RCA) ou au Tchad. Plus spécifiquement, il vise, entre autres, la dématérialisation des procédures, la réduction des délais de transit sur les corridors Douala-Bangui et Douala-Ndjamena (passer de 12 à 6 jours), la simplification des procédures aux points de rupture de charge (Bélabo, Ngaoundéré, etc.),  la sécurisation des marchandises en transit par une meilleure traçabilité des opérations d’éclatement des cargaisons à partir du bureau Centralisateur, etc.

 

Sur un autre plan, au cours de la cérémonie de Douala, il y a eu la signature solennelle du protocole d’accord en matière d’assistance administrative mutuelle entre les douanes camerounaise et tchadienne. Le DG camerounais Fongod Edwin Nuvaga et son homologue tchadien Akouya Tchalet se sont engagés à renforcer la coopération entre leurs deux administrations, en vue de lutter contre la fraude et favoriser la mobilisation optimale des recettes budgétaires.

 

Sylvain Andzongo

 

Le Cameroun, le Tchad et la Centrafrique valident un titre de transit unique pour la circulation des marchandises
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 16:56
Vers la relance de l’apiculture en Centrafrique

 

 

01/09/16 (APA )

 

La technique moderne de production de miel et de transformation post-récolte des produits de la ruche est au centre d’une rencontre ce mercredi entre les membres du Bureau interafricain des ressources animales de l’Union africaine (BIRA/UA) et les producteurs du miel de Centrafrique.

 

Cette rencontre présidée par le ministre de l’Elevage et de la Santé animale, Yerima Youssoufa Mandjio, vise à maximiser la production de miel et de ses produits dérivés pour que la filière profite financièrement aux producteurs.

 

Pour Marie Noëlle Mbaïkoua, chef de service au ministère de l’Elevage, cette rencontre est une occasion pour les apiculteurs centrafricains d’avoir des nouvelles connaissances non seulement dans la fabrique des ruches mais également de créer des produits dérivés à partir du miel.

 

« Il faut diversifier les sources de revenus des populations », a souligné Marie Noëlle Mbaïkoua estimant que le miel peut être une voie vers l’atteinte de cet objectif.

 

Soulignons que la RCA fut dans le passé un grand producteur de miel. Certains investisseurs avaient des entreprises de transformations du miel en d’autres produits mais ces industries ont été détruites durant les guerres qui ont émaillé l’histoire récente du pays.

 

Compte tenu de l’engouement de beaucoup d’investisseurs plus particulièrement chinois pour le secteur de l’apiculture, cette rencontre sert de base à cette relance et constituera une bouffée d’oxygène pour l’économie centrafricaine.

 

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 16:48
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le gouvernement toujours imprécis sur le sort des otages et des fugitifs de l’ex-Séléka

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 1 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 1er  septembre 2016 (RJDH)—Dans son communiqué du 22 aout dernier, le gouvernement centrafricain annonçait que les fugitifs de l’ex-Séléka, avaient fait, dans leur fuite des otages. Plus d’une semaine après, l’exécutif centrafricain ne donne pas de précision.

 

Dans le communiqué du 22 aout, le gouvernement n’a consacré qu’une ligne aux otages dont il a demandé la libération : « le gouvernement les (fugitifs) exhorte à déposer les armes sans délai, à libérer les otages en leur possession (…) » peut-on lire dans le document.

 

Plus d’une semaine après cette déclaration, le gouvernement n’a toujours pas donné des précisions sur l’identité, le nombre de ces otages. Contacté à plusieurs reprises par le RJDH, Théodore Jousso, ministre des transports et porte-parole du gouvernement a renvoyé le dossier à son collègue de la sécurité publique, Jean Serge Bokassa est injoignable. Néanmoins, au ministère de la sécurité publique on confirme la prise en otage de quelques chasseurs, habitants de Sibut et de ses environs sans donner des précisions sur leur nombre.

 

De sources bien informées, l’exécutif centrafricain n’a pas de données précises sur l’effectif et l’identité de ces otages. Par ailleurs, les mêmes sources indiquent qu’une négociation formelle n’est encore engagée « pour le moment, il n’y a pas de contact formel avec les ravisseurs. Le gouvernement a lancé un appel à la libération, voilà tout », a confié un cadre à la Primature.

 

Aussi, un proche de Abdoulaye Hissene, contacté par le RJDH n’a pas souhaité donner des précisions sur les otages. Ce dernier s’est contenté de rassurer sur leur situation, « les otages vont bien et ils sont entre de bonnes mains en attendant  que les choses se précisent » confie t-il au RJDH.

 

Ces personnes ont été prises en otage dans la nuit du 12 au 13 aout par des combattants de l’ex-Séléka parmi lesquels Abdoulaye Hissène et Aroun Gaye qui tentaient de rejoindre Kaga Bandoro à bord de véhicules armés.

 

 

Centrafrique : Le ministre Jean Serge Bokassa appelle à l’utilisation des atouts traditionnels dans la résolution de la crise

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 1 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 1er septembre 2016—Le ministre de l’administration du territoire et de la sécurité publique, Jean Serge Bokassa pose la chefferie traditionnelle comme voie de sortie de crise en Centrafrique. Il l’a dit dans une interview accordée au RJDH le week end dernier.

 

Jean Serge Bokassa pense que l’imitation des modèles ne saurait apporter la paix dans le pays « tout concept importé, n’a pas servi jusque là. Il faut actuellement apporter des solutions propres tirées de nos cultures, de notre histoire, de la chefferie traditionnelle pour espérer solutionner cette crise. Nous pensons qu’il y a tout un patrimoine immatériel qu’il faut ressusciter » précise le membre du gouvernement.

 

Le patron de la sécurité publique plaide pour la conservation du patrimoine traditionnel, « en Côte-d’Ivoire, ils ont su conserver leur chefferie traditionnelle. C’est le cas aussi  au Cameroun, tout proche de nous. Par contre, nous avons dépassé les bornes. Et aujourd’hui on a dû mal à les rétablir. C’est pourquoi, la crise là, n’est pas que politique, elle est aussi culturelle. C’est pour cela que nous plaidons pour la renaissance de notre culture et de la chefferie traditionnelle, ce qui nous fera gagner d’avantage » note t-il.

 

La réhabilitation de la chefferie traditionnelle est l’une des recommandations du forum de Bangui de mai 2015. Plusieurs ONG sont aujourd’hui engagées pour la renaissance de la chefferie traditionnelle en Centrafrique.

 

Centrafrique : Plus de six cent malades au stade avancé du sida pris en charge par MSF

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 1 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, le 01 septembre 201 6(RJDH)—Plus de six cent malades du Sida avec des infections opportunistes dont la tuberculose sont pris en charge par MSF à l’hôpital communautaire de Bangui. Emmanuel Lampaerd, Chef de mission des Médecins Sans Frontières, section de Belgique, a fait le point sur cette prise en charge dans cette interview accordée au RJDH.

 

RJDH : Bonjour Monsieur Emmanuel Lampaerd

 

EL : Bonjour

 

RJDH : Vous êtes Chef de mission des Médecins Sans Frontières section de Belgique qui vient d’amorcer un projet sur la prise en charge du VIH/SIDA. Quelles sont les ambitions de ce programme ?  

 

EL : Le projet « support à la médecine interne et le service du laboratoire » au sein de l’hôpital communautaire de Bangui veut offrir un accès aux soins de qualité et gratuit pour le stade clinique avancé du Sida. Nous ne parlons pas ici de la prise en charge avec l’antirétroviral pour les patients vivant avec le virus.

 

Nous parlons  ici des PVVIH qui sont pour  une autre raison devenues des cas cliniques sida .Des stades cliniques avancés des malades grabataires, des patients vivant avec le virus avec des infections opportunistes dont notamment la tuberculose qui représente en RCA en terme de coïnfection, une réalité assez importante. Nous voyons dans le service  de la médecine externe  que la proportion des malades du sida avec co-infection représente au moins un tiers et le gap au niveau de Bangui était réellement en terme d’offre  hospitalier pour ces malades VIH/sida, c’est qu’on essaie depuis quelques mois de mettre en place un support aux équipes du ministère de santé à l’hôpital communautaire de Bangui.

 

RJDH : Combien de malade  avez-vous déjà reçu dans le cadre de ce programme ?

 

EL : Nous pouvons dire que depuis le début du programme, nous avons jusque-là pris en charge plus de six cent malades de VIH/Sida, des patients  tuberculeux. Je crois que le nombre des cas est en augmentation  continu depuis le début du programme. En termes de nombre d’admission, nous tournons  facilement autour de  90 nouvelles admissions par semaine.

 

RJDH : Comment le suivi de ces patients se fait-il e dehors de l’hôpital ?

 

EL : Une fois que le malade est stabilisé et que les infections opportunistes aient été contrôlées, nous faisons le lien avec les différents centres qui existent à Bangui avec le soutien du fonds mondial, la fédération Internationale de la Croix Rouge et les sous récipiendaires qui appuient ces différents centres. Je peux citer la croix Rouge Française, Cordaid et l’expertise Française.

 

 RJDH : Quel est la différence entre la prise en charge  ambulatoire et la prise en charge hospitalière en termes de résultat ?

 

E L : La prise en charge ambulatoire, c’est quelque chose de tout à fait normal intégré avec des directives au niveau de la RCA qui s’inscrivent dans les directives de l’organisation Mondiale de la Santé. Nous parlons ici des directives RCA 2014 intégré dans plusieurs centres de santé. Le degré des soins infirmiers, la complexité de la prise  en charge, la nécessité de bon protocole, la nécessité d’un plateau technique biomédical c’est-à-dire un bon laboratoire.

 

Voici les différents défis qui différencient la prise en charge hospitalière vis-à-vis de la prise en charge ambulatoire intégrée dans les centres de santé. Nous voyons également les ressources humaines  au niveau des laboratoires, au niveau de l’équipe soignant, au niveau médecins traitants .Il va de soi que cela nécessite une excellente collaboration, une volonté réelle. Il s’agit d’un projet pilote et qui va pousser l’ensemble de la prise en charge avancée en RCA vers  un niveau de qualité d’accessibilité pour l’ensemble des patients vivant avec le virus et qui développe le sida avec une co-infection sachant que le VIH en RCA est une réalité, c’est le pays avec la plus haute prévalence dans la région de l’Afrique centrale. L’accès au traitement, la recherche des perdus de vue, l’interruption du traitement suite au cycle de violence font en sorte aujourd’hui, qu’il ya pas mal des malades grabataires. Ce projet veut leur offrir un accès au soin de qualité et gratuit.

 

RJDH : Parlons de collaboration. Dites nous, quel genre de collaboration que les Médecins Sans Frontières entretiennent ave l’hôpital communautaire ?

 

E L : L’hôpital communautaire de Bangui est un hôpital de niveau central. Au niveau de la médecine interne et au niveau d’accueil, la capacité est réduite. La collaboration est constructive entre nous. De part et d’autre, il ya très souvent des discussions, des échanges. Je crois qu’ensemble avec la direction de l’hôpital communautaire de Bangui, nous nous inscrivons dans la volonté  de mettre en place un projet pilote, un projet innovateur.

 

Nous sommes convaincus de la nécessité de mettre en place  un projet qui puisse garantir un plateau technique des soins infirmiers, des protocoles qui puissent répondre à cet énorme besoin au niveau de Bangui. C’est l’occasion de remercier les différentes équipes MSF, le ministère, les chefs de services impliqués, la direction de l’hôpital pour la collaboration.

 

RJDH : Monsieur Emmanuel Lampayerd, je vous remercie

 

E L : je vous remercie aussi

 

Propos recueillis par Pascale Angéla Saulet Yadibert

 

 

Relations tendues entre le personnel de l’ambassade de la RCA au Soudan

 

http://rjdh.org/ PAR RJDH LE 1 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 1er septembre 2016—La tension est palpable depuis quelques jours entre le personnel diplomatique de l’ambassade de la RCA au Soudan, a-t-on appris de sources proches du ministère des Affaires Etrangères à Bangui. Des fiches envoyées à Bangui par certains agents, seraient à l’origine de cette situation.  

 

Les relations entre le personnel de la représentation diplomatique centrafricaine au Soudan, sont tendues selon nos informations, suite à des accusations de fiches mensongères qui sont envoyées à Bangui. Le colonel Gérard Mackyo, attaché militaire à l’ambassade de la République Centrafricaine au Soudan est accusé par plusieurs de ses collègues d’être auteur de nombreuses fiches mensongères qui ont fini par glacer les relations. « Pour le moment au sein de l’ambassade, la méfiance s’est installée à cause des fiches que l’attaché de défense ne cesse d’envoyer à Bangui pour demander au ministre de relever certains collaborateurs. Ce sont ces correspondances qui sont à l’origine de la tension ici » a confié un personnel de l’ambassade contacté par la rédaction.

 

Dans un document dont le RJDH a eu copie, le Colonel Gérard Mackfoy, attaché de défense s’est pris à l’ambassadeur qu’il accuse de nourrir des intentions déstabilisatrices. Dans la même note qu’il a adressée au ministre des Affaires Etrangères, Mackfoy a demandé que tous ses proches collaborateurs puissent être relevés et que sa femme soit nommée comme sa secrétaire particulière.

 

De sources autorisées, plusieurs fiches signées par cet officier de l’armée, sont enregistrées au ministère des Affaires Etrangères. Mais, difficile de vérifier la véracité des accusations que le colonel Mackfoy porte contre le numéro 1 de l’Ambassade de la RCA au Soudan.

 

Ni l’ambassadeur ni l’Attaché de défense, sont joignables pour se prononcer sur cette affaire qui a joué sur l’efficacité de la mission diplomatique centrafricaine au Soudan. Au ministère des Affaires Etrangères, on promet d’agir pour mettre fin à la pratique de fiche mensongère « ce n’est pas seulement du Soudan que nous recevons ces fiches qui pour l’essentiel, ne rendent pas compte de la réalité. Des mesures sont en train d’être prises pour que les auteurs soient corrigés parce que cette attitude brise l’élan que est attendu sur le plan diplomatique » a confié un cadre au ministère qui a requis l’anonymat.

 

En fin juillet dernier, la détérioration des relations entre le personnel diplomatique s’est soldée par l’envoi de la police diplomatique au niveau de la mission centrafricaine.

 

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 16:26

 

 

http://www.jeuneafrique.com/  01 septembre 2016 à 15h11 — Mis à jour le 01 septembre 2016 à 15h53 Par Vincent Duhem

 

L'Office central de répression du banditisme (OCRB) et son ancien chef, Robert Yékoua-Ketté, sont accusés d'avoir commis plusieurs dizaines d’exactions contre des civils. Enquête les méthodes pour le moins musclées de cette unité spéciale de la police centrafricaine.

 

Bangui, samedi 20 février 2016. La Centrafrique se prépare à organiser l’élection présidentielle qui doit mettre fin à plus de trois ans d’une transition interminable. Romarick Yakoro, un technicien de 19 ans, est arrêté par un détachement des Forces armées centrafricaines (Faca) après un différend avec l’un de ses clients qui l’accuse de vol. Quelques minutes plus tard, un homme arrive sur les lieux. Il s’agit de Robert Yékoua-Ketté.

 

Ni une ni deux, le patron de l’Office centrale de répression du banditisme (OCRB) assène un coup au technicien avec son arme à feux, le menace et le conduit dans les locaux de l’OCRB, racontent des témoins. Selon un proche de Romarick Yakoro, Ketté l’aurait frappé à plusieurs reprises avant de le mettre dans sa voiture et de quitter les lieux. Le corps sans vie du technicien sera retrouvé plusieurs heures plus tard devant la morgue de la capitale centrafricaine. Avec une blessure par balle à la nuque.

 

Cette affaire sordide est racontée par les experts de l’ONU sur la Centrafrique dans leur dernier rapport, publié en août. Elle s’ajoute à la longue liste d’exactions de l’ORCB auxquelles Robert Yékoua-Ketté est accusé d’avoir pris part. En juin, Human Right Watch (HRW) accusait déjà l’unité spéciale de lutte contre la criminalité d’avoir « exécuté illégalement au moins 18 personnes, et peut-être plus, entre avril 2015 et mars 2016 ». Robert Yékoua-Ketté, qui a été démis de ses fonctions le 8 juin, serait directement impliqué dans 13 de ces « incidents », poursuit HRW. À chaque fois, le scénario est sensiblement le même. Des civils accusés de vols sont arrêtés par l’OCRB, avant d’être froidement exécutés.

 

En exil au Bénin

 

Lieutenant de l’armée centrafricaine, Robert Yékoua-Ketté en est exclu dans les années 1990 après un dérapage. Affecté au centre d’instruction de Bouar (Ouest), il avait été accusé d’avoir froidement abattu un civil en plein centre-ville. Rapatrié à Bangui, exclu de l’armée, il vivra en marge de la grande muette pendant plusieurs années avant de quitter la RCA pour le Bénin.

 

Si Yékoua-Ketté est mis en cause dans ces différents rapports, la culture maison de l’OCRB est aussi visée

 

À Cotonou au milieu des années 2000, il fait la connaissance d’Abakar Sabone et Michel Djotodia, eux aussi en exil dans la capitale économique du Bénin. Il fera son retour à Bangui à l’occasion du coup d’État qu’ils organiseront en mars 2013 avec la coalition rebelle Séléka. C’est pourtant après le départ de Djotodia, sous la présidence de Catherine Samba-Panza, qu’il sera nommé à l’OCRB en février 2015. La raison ? Certaines sources évoquent une proximité avec le ministre de la Sécurité d’alors, Samedi Nicaise Karnou, ou avec Jean-Jacques Demafouth qui fut pendant un moment le « Monsieur sécurité » de CSP.

 

Si Yékoua-Ketté est mis en cause dans ces différents rapports, les méthodes de l’OCRB sont aussi visées. En 1997, cette unité spéciale de la police chargée de lutter contre le banditisme est crée alors qu’Ange-Félix Patassé est président de la République et que Bangui vient de traverser une série de mutinerie dans l’armée. C’est au redouté et populaire commissaire divisionnaire Louis Mazangue qu’est alors confiée sa direction.

 

En 3 ans, 50 personnes exécutées sommairement 

 

À Bangui, celui qui dit ne « prévenir qu’une fois » les délinquants récidivistes confirme rapidement sa réputation. En trois ans, près de 50 personnes sont exécutées sommairement par ses équipes, selon l’ONU. Un jour, l’OCRB torture puis abat un jeune braqueur présumé qui avait défié la police. Un autre, un ressortissant congolais suspecté de braquages est poursuivi et tué par balles. Son corps est jeté dans la rue.

 

Les Nations unies s’emparent rapidement du sujet. Dans la capitale centrafricaine, Nicolas Tiangaye, alors président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme (LCDH) déclare en août 2000 : « Nous allons maintenir la pression jusqu’à ce que ces exécutions extra-judiciaires s’arrêtent. » Mais rien n’y fait.

 

Mazangue bénéficie de la protection des plus hautes autorités de l’État et surtout du soutien de la population pour qui les exécutions sommaires de délinquants par la police sont une bonne chose. « Ces pratiques font aujourd’hui parties de la culture de la maison. D’autant plus quelles sont toujours soutenues par une part de la population », conclut un militaire centrafricain.

 

Une situation qui explique sans doute pourquoi, à ce jour, Yékoua-Ketté n’a pas été inquiété par la justice de son pays.

Lu pour vous : Centrafrique : Robert Yékoua-Ketté et les dérives de l’OCRB
Lu pour vous : Centrafrique : Robert Yékoua-Ketté et les dérives de l’OCRB
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 16:16

 

 

Bangui 1er septembre (CAP) Sous la pluie qui s’est abattue sur Bangui ce matin, un avion cargo de type DC 10 affrété par la Minusca a fait une sortie de piste sans grands dommages aux environs de 11 h (heure locale) à l’aéroport international de Bangui Mpoko en raison d’un début d’incendie, ce qui a dû entraîner momentanément la fermeture au trafic aérien de la piste de l’aéroport.

L’appareil qui s’est immobilisé à côté de l’unique piste d’envol, l’aéroport de Bangui Mpoko ne disposant pas des engins qui tractent habituellement les aéronefs sur le tarmac des aéroports a pu quelque temps après être déplacé pour être conduit sur le tarmac par des engins de Sangaris rendant possible la réouverture de la piste d’envol et d’atterrissage.

Le cargo sortie piste a pu regagner le tarmac de l'aéroport Bangui Mpoko enfin réouvert
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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 13:46

 

 

Bangui 1er septembre (CAP) Sous la pluie qui s’est abattue sur Bangui ce matin, un avion cargo de type DC 10 a fait une sortie de piste aux environs de 11 h (heure locale) à l’aéroport international de Bangui Mpoko qui a dû être fermé au trafic aérien depuis lors, l’appareil étant toujours immobilisé à côté de l’unique piste d’envol, l’aéroport de Bangui Mpoko ne disposant pas des engins qui tractent habituellement les aéronefs sur le tarmac des aéroports.

 

Des raisons de mauvaise visibilité pourraient expliquer cette sortie de piste. Plus de peur que de mal, C’est Sangaris qui procède au déchargement du cargo en attendant de trouver une solution appropriée pour aider l’appareil à reprendre le tarmac ou la piste.

L’aéroport de Bangui Mpoko fermé au trafic en raison de la sortie de piste d’un cargo
L’aéroport de Bangui Mpoko fermé au trafic en raison de la sortie de piste d’un cargo
L’aéroport de Bangui Mpoko fermé au trafic en raison de la sortie de piste d’un cargo
L’aéroport de Bangui Mpoko fermé au trafic en raison de la sortie de piste d’un cargo
L’aéroport de Bangui Mpoko fermé au trafic en raison de la sortie de piste d’un cargo
L’aéroport de Bangui Mpoko fermé au trafic en raison de la sortie de piste d’un cargo
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