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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 17:13
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La population de Kaga-Bandoro s’oppose au retrait des renforts supplémentaires de la Minusca

 

Par Daniel Nguerelessio le 27 avril 2017

 

KAGA-BANDORO, 27 Avril 2O17(RJDH)—La population de Kaga-Bandoro a érigé des barrières et brulés des pneus ce 27 avril pour protester contre le retrait du contingent onusien à Ndomété et exiger par contre le retrait du contingent pakistanais. La Minusca a déploré la marche et dit être en pourparlers avec les autorités locales.

 

Les villes dans lesquelles ont eu ces manifestations ont été touchées par l’attaque contre la population civile d’octobre 2016. Des manifestants disent être déçus de l’abandon par la Minusca « c’est avec beaucoup de regret que nous avons appris le retrait des contingents Burundais et Rwandais de la Minusca avec qui nous sommes en confiance connaissant bien la situation dans laquelle nous vivons avec la Séléka », a expliqué un manifestant joint par le RJDH.

 

Les autorités de la localité se disent remontées à l’annonce du retrait des renforts « nous ne pouvons que comprendre la réaction de la population qui a manifesté ce matin. Le 16 octobre 2016 nous avons demandé au chef de l’Etat et à la Minusca de faire partir les pakistanais et nous ne comprenons pas pourquoi on veut seulement retirer les burundais et rwandais qui font un travail excellent » a-t-il raconté.

 

Le départ de ses deux contingents inquiète aussi les déplacés internes installés sur le site de la Minusca, a confié un humanitaire. « L’émotion est vive dans le camp des déplacés où la marche a eu lieu. Ils ont chanté exprimant leur crainte après le retrait de ces contingents », a rapporté au RJDH des sources humanitaires.

 

Le porte-parole de la Minusca joint par le RJDH parle d’incompréhension « la population a certes marché ce matin et a érigé des barricades, c’est de l’incompréhension. Nos forces sont encore présentes et mènent des patrouilles. Nous sommes en pourparlers avec les autorités locales pour une bonne restitution » a-t-il expliqué.

 

La population de Kaga-Bandoro accuse le contingent pakistanais d’être de connivence avec les Séléka

 

 

 

Centrafrique : Environ 9.500 candidats attendus pour le test de la police et de la gendarmerie

 

Par Parfait Teddy Komesse le 27 avril 2017

 

BANGUI, 27 Avril 2017(RJDH) —Ils sont 9.500 candidats à discuter leur entrée au sein des forces de la Police et de la Gendarmerie à l’issu d’un concours où 500 policiers et gendarmes seront retenus. Le nombre des candidats est rendu public par la Minusca qui Co-organise le recrutement avec le gouvernement.

 

Pour restaurer l’autorité de l’Etat après la crise, le gouvernement centrafricain en collaboration avec la Minusca a lancé le 1er février 2017 le recrutement des policiers et gendarmes sur tout le territoire. L’annonce intervient alors que le gouvernement est attendu sur la date du concours et la modalité pratique pour les candidats de l’intérieur du pays.

 

Selon Konseiga Salifou, porte-parole de la police de la Minusca, la participation à ce concours est forte, mais certains dossiers sont rejetés. « De commun accord avec le gouvernement, nous avons bouclé le traitement des dossiers et nous avons retenus 9.500 candidatures pour concourir. Certains dossiers sont rejetés en fonctions des critères d’âge et l’absence des pièces versées au dossier », a-t-il expliqué.

 

Selon les informations du RJDH, au total 13.500 dossiers ont été déposés avant de retenir 9.500 pour disputer 500 places, dont 250 à la police et 250 à la gendarmerie.

 

Les concours vont se faire dans les chefs-lieux des préfectures selon la Minusca. « Tous les candidats doivent assurer eux-mêmes leur déplacement dans les chefs-lieux où ils ont retiré les formulaires. Nous allons sécuriser le déroulement des épreuves », a-t-il ajouté.

 

Les 500 candidats admis suivront leur formation au camp Kassaï pour les gendarmes et à ceux de la police au PK 10 à la sortie nord de Bangui.

 

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Centrafrique-Presse.com
27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 14:32
[Reportage] La Centrafrique toujours plongée dans une crise humanitaire

 

 

 

Par RFI Publié le 27-04-2017 Modifié le 27-04-2017 à 03:15

 

En Centrafrique, la situation humanitaire est plus qu'inquiétante. Les ONG souffrent de sous-financements, au profit de crises plus urgentes, et aujourd'hui seulement 8% des besoins sont couverts en fonction des projections de l'ONU et des acteurs humanitaires. Les directeurs régionaux des agences onusiennes ont décidé de venir de Dakar pour tirer la sonnette d'alarme.

 

Hôpital de Paoua, dans le nord de la Centrafrique. Ici, les nombreux patients attendent à l'ombre avant de se faire examiner. C'est le cas de Firmin, qui a dû parcourir 50 km à pieds pour venir se faire dépister du VIH. En plus de la santé, il regrette que les humanitaires ne soient pas présents dans son village : « On a besoin de poste de santé et d'un puits d'eau pour aider les femmes, parce qu'elles prennent l'eau dans le marigot pour en donner aux enfants et ça provoque des maladies. »

 

C'est pour cette raison que les directeurs régionaux des agences onusiennes pour l'Afrique Centrale sont en Centrafrique cette semaine. Alarmés par le sous-financement des ONG par les bailleurs de fonds, ils sont venus rappeler que, bien que la crise politique soit en partie résolue, la RCA vit toujours une crise humanitaire.

 

« Je pense que c'est une crise qui a duré dans le temps donc ça devient une crise chronique, et une crise chronique attire moins l'attention que les crises aiguës, explique Allegra Baiocchi, représentante régionale du bureau de coordination humanitaire de l'ONU. Il y a aussi la perception du manque de solutions et la difficulté de travailler avec tous les groupes et les autorités. »

 

Ces derniers mois, la Centrafrique a connu de nouveaux pics de violences, notamment à l'Est, et compte 100 000 déplacés de plus qu'il y a six mois.

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 14:26

 

 

 

YAOUNDE, 27/04/17 (Xinhua) -- Un montant de 60 millions de dollars doit être mobilisé pour couvrir chaque année les besoins alimentaires des quelque 260.000 réfugiés centrafricains avec ceux de leurs communautés d'accueil dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua du Cameroun, rapporte le Programme alimentaire mondial (PAM).

 

"A l'échelle de l'alimentation de ces populations-là, c'est beaucoup d'argent. On est dans l'ordre de 60 millions de dollars. Et donc c'est très important de continuer à demander mais en même temps commencer à trouver des moyens de rendre ces populations autonomes dans la mesure du possible", a indiqué mercredi à Xinhua Abdoulaye Baldé, le représentant-résident du PAM au Cameroun.

 

Depuis le coup d'Etat militaire de mars 2003 de François Bozizé contre le pouvoir Ange-Félix Patassé, premier président démocratiquement élu de l'histoire de la République centrafricaine (RCA), plus d'une centaine de milliers de ressortissants de ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale avaient fui pour se réfugier au Cameroun.

 

Ce chiffre a explosé pour atteindre environ 260.000 avec la récente crise centrafricaine due à la chute du régime de l'ex-chef d'état-major des Forces armées centrafricaines (FACA) par l'ex-coalition rebelle de la Séléka à dominante musulmane en mars 2013, au terme de trois mois de combats avec les forces loyalistes.

 

L'ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibault, a remis au PAM mercredi à Yaoundé une subvention de 560 millions de francs CFA (environ plus de 933.000 dollars) pour soutenir ces réfugiés centrafricains ainsi que les populations locales vulnérables dans les régions de l'Est et de l'Adamaoua où ils sont installés, à travers des activités d'assistance alimentaire et de nutrition.

 

Cette aide vise à renforcer les actions menées par les autorités camerounaises et les agences des Nations Unies en vue de réduire la vulnérabilité des bénéficiaires. Mais, les ressources mobilisées sont insuffisantes pour couvrir les besoins, une situation à l'origine de la diminution depuis novembre 2016 de la moitié des rations alimentaires distribuées par le PAM, a déploré le diplomate français.

 

"Les besoins sont effectivement importants" et sans ces rations alimentaires, ces populations "ne peuvent pas survivre", a-t-il souligné, lançant un appel aux "autres donateurs" pour une plus grande mobilisation pour répondre à une situation qualifiée d'urgence humanitaire.

Lle PAM estime à 60 millions de dollars les besoins alimentaires annuels des réfugiés centrafricains
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 18:09

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, 26 Avril 2017 – Les mesures prises par les soldats de la paix de la MINUSCA à Birao ont permis à cette ville de la préfecture de la Vakaga (Nord-est de la République centrafricaine) de retrouver la sécurité et de retourner aux activités socio-économiques normales. « Grâce à l’action des casques bleus zambiens la sécurité est assurée dans la ville de Birao et la population vaque normalement à ses occupations. Les écoles sont ouvertes car des enseignants se déplacent avec l’appui de la MINUSCA pour venir occuper leur poste », a indiqué le chef intérimaire du bureau de la Mission dans cette localité, Alexandre Moukenga Doume, à l’occasion du point de presse hebdomadaire de la MINUSCA.

 

Le chef de bureau a indiqué que cette situation est le résultat des mesures robustes prises d’abord lors du processus électoral et poursuivies plus tard par les soldats de la paix zambiens et qui ont permis de « faire de Birao une zone sans armes et sans uniformes ». « Cette règle qui s’impose à tous et est suivie par tous », a-t-il dit, en rappelant que la ville avait été l’hypocentre de quelques crises sévères qu’a connues la RCA dans le passé.

 

Le chef de bureau a par ailleurs rappelé les bonnes relations entre les casques bleus de la MINUSCA et les autorités locales et les populations, avec notamment leur participation dans des activités sociales, environnementales, sportives et de formation.

 

Lors de ce point de presse, le porte-parole de la composante Police de la MINUSCA, Lieutenant Salifou Konsiega, a annoncé que le traitement des 13.500 dossiers de candidature pour le recrutement de 500 policiers et gendarmes centrafricains est terminé au niveau de la cellule de recrutement. “Il appartient aux autorités Centrafricaines de se prononcer sur les dates retenues pour passer les épreuves écrites et sportives », a-t-il dit, en ajoutant que ces épreuves se dérouleront dans les chefs-lieux de préfecture. « Ce sera ainsi sauf à Paoua remplace au lieu de Bozoum pour l’Ouham-Pendé tandis que les candidats de Ombella Mpoko, majoritairement de Bimbo, composeront à Bangui », a affirmé le porte-parole.

 

Pour sa part, le porte-parole de la Force, Major Rahhali Khalid, a indiqué que dans tous les secteurs, la Force poursuit ses patrouilles en coordination avec les forces de sécurité gouvernementale. « La situation sécuritaire à Bambari et ses environs reste calme et s’améliore. » La Force, conclut-il, poursuit ses efforts pour protéger la population.

 

Le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a annoncé le début mercredi à Bangui, d’une session sensibilisation de trois jours pour le retour des musulmans dans le 5ème arrondissement de la capitale, avec la participation de 190 personnes dont les leaders communautaires, les chefs religieux, femmes et jeunes. D’autre part, le porte-parole a indiqué que la MINUSCA, la FAO et l’UNOPS poursuivent la formation en agropastorale de 777 ex-combattants dont 47 femmes, dans le cadre du projet de réduction de violence communautaire à Bangui. Au chapitre des droits de l’homme, Monteiro a indiqué que 22 incidents de violations et abus des droits de l’homme ayant pour auteurs les groupes armés ainsi que des agents de l’État, ont été documentés par la MINUSCA entre le 19 au 25 Avril 2017.

______________________________________________________________________________

 

Division de Communication Stratégique et d'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

 

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR

LA MINUSCA RAPPELLE LE RÔLE DES SOLDATS DE LA PAIX DANS LA SÉCURITÉ RÉGNANTE À BIRAO
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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 18:00
Lu pour vous : Centrafrique : Vers une lutte fratricide au sein du FPRC ?
Lu pour vous : Centrafrique : Vers une lutte fratricide au sein du FPRC ?
Lu pour vous : Centrafrique : Vers une lutte fratricide au sein du FPRC ?

 

 

 

Par Abdoulaye Ngamende - 26 Avril 2017 modifié le 26 Avril 2017 - 14:50

 

Une réunion de la coalition FPRC-MPC-RPRC va avoir lieu prochainement pour régler des comptes en interne face à la perte d’autorité de Nourredine Adam qui est de plus en plus débordé par Abdoulaye Issène et Al Khatim et des factions armées de la coalition qui s’entretuent pour le contrôle des richesses. La coalition va-t-elle, une nouvelle fois, vers l’implosion ?

 

Depuis longtemps, le FPRC et sa coalition contrôlent la moitié de notre pays, pillant les ressources minières, imposant des taxes sur les extractions minières et sur les ventes dans les marchés. Ces rentrées d’argent sont très importantes et attisent la convoitise. Les luttes meurtrières entre factions du FPRC s’intensifient, en plus des désaccords entre les chefs.


Déjà, on savait que Abdoulaye Issène, seul maître à bord à N’Délé, intriguait pour prendre la place de Nourredine Adam. On savait que AlKhatim cachait la plus grande partie des taxes prélevées pour ne pas en faire bénéficier Nourredine Adam. On savait que Abdoulaye Issène et l’anti balaka Mokom, qui s’apprécient beaucoup, entretenaient des relations très équivoques depuis qu’ils s’étaient entraidés et soutenus à Bangui. On savait que les leaders FPRC de Bria menaient une chasse contre les Peulhs, assassinant femmes et enfants devant une population terrorisée.



Les limites sont maintenant atteintes. Nourredine Adam semble avoir perdu son autorité sur ses généraux et ses alliés. Abdoulaye Issène donne ses ordres pour prendre le pouvoir dans la région de N’Délé, même s’il lui faut faire abdiquer le sultan Ibrahim Senoussi, héritier d’une longue lignée traditionnelle et coutumière historique. Il évite même que son frère soit lynché par la population après qu’il a tué un moto-taxi à la sortie de N’Délé il y a quelques semaines. Les groupes FPRC se battent à Bria pour s’emparer du butin des taxes sur les extractions minières et contrôler les mines. Abdoulaye Issène refuse les étrangers dans les rangs FPRC, mais Nourredine Adam est arrivé à N’Délé la semaine dernière avec des mercenaires Janjaweed soudanais.

 

 
Ainsi donc, rien ne va plus au royaume du FPRC et de sa coalition ? Une grande réunion de la coalition pourrait avoir lieu prochainement. Pour quoi faire ? Clarifier le fonctionnement ? Régler les comptes ? Destituer Nourredine Adam, ou Abdoulaye Issène ? Remettre au pas certains généraux de la coalition ? Ou tout simplement, faire imploser la coalition comme en 2015 après une assemblée générale qui, déjà, avait montré les limites des capacités d’une bande de criminels qui ne sont pas capables de faire autre chose que de piller, tuer et violer. Il parait que Nourredine Adam ne supporte plus les écarts et les objectifs de prise de pouvoir du FPRC d’Abdoulaye Issène, mais aussi les échecs de AlKhatim. Mais Nourredine est-il encore le chef qu’il croit être ? Ne va-t-il pas être piégé par son orgueil ?



Beaucoup de questions se posent à nous, mais elles sont en même temps des réponses qu’on peut apporter à la réalité de cette coalition. Maintenant, il faut agir vite pour réduire au silence ces trois mouvements armés, car les populations n’en peuvent plus.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 16:21
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Bangui amorce la dernière phase d’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale

 

Par Judicael Yongo le 26 avril 2017

 

BANGUI, 26 Avril 2017(RJDH)—L’opérationnalisation de la Cour Pénale est entrée dans sa dernière phase, selon le comité de sélection des membres de cette juridiction. Les membres dudit comité se sont félicités des avancées enregistrées ces derniers jours.

 

La Cour Pénale Spéciale sera opérationnelle dès l’arrivée du procureur spécial qui selon Fernand Mande-Ndjapou, coordonnateur de la Coalition de la Cour Pénale Spéciale, sera à Bangui d’ici le 1er mai 2017.

 

De sources concordantes, les ministres centrafricains de la justice et de l’intérieur se rendront à Kinshasa d’ici la semaine prochaine pour discuter avec les autorités de la RDC avant l’arrivée du procureur spécial, « c’est la dernière chose à faire pour que le procureur puisse fouler le sol centrafricain », a expliqué Fernand Mande-Ndjapou.

 

Le comité de sélection des membres de la Cour Pénale Spéciale a, lors d’une réunion à Bangui annoncé que toutes les dispositions logistiques sont bouclées pour l’opérationnalisation de la cour, « toutes les dispositions pratiques sont déjà prises en ce moment. Le Tribunal de Grand Instance de Bangui qui doit abriter la cour, est totalement réhabilité. La question de logement des magistrats internationaux est bouclée y compris les questions logistiques liées aux matériels bureautiques et autres », a annoncé le coordonnateur de la coalition de la CPS.

 

Selon un membre du comité de sélection, les deux noms retenus pour le poste de procureur spécial adjoint, ceux du Substitut et des deux juges d’instruction et de la chambre d’accusation sont envoyés au chef de l’Etat, « c’est le président qui doit faire le choix entre les deux noms et nommé un », confie cette source au RJDH. La même source indique que « la phase de sélection des greffiers, des greffiers en chef, du secrétaire du parquet tire à sa fin » ajouté ce cadre qui a souligné que dans les deux semaines, les rapports de ces travaux seront remis au ministère de la justice. Aussi, le recrutement des Officiers de Police Judiciaire(OPJ) est en cours de finalisation ».

 

Les OPJ seront formés, selon nos informations d’ici la fin du mois de juin et le commissariat central de Bangui sera mis à leur disposition.

 

La Cour Pénale Spéciale entre dans sa dernière phase au moment où l’Union Africaine évoque l’idée d’amnistie, idée combattue par la quasi-totalité des forces vives de la nation centrafricaine.

 

 

Centrafrique : L’EUTM boucle la formation du premier bataillon des FACA

 

Par Jean Fernand Koena le 26 avril 2017

 

BANGUI, 26 avril 2017(RJDH)—Des compagnies d’infanteries de 47O hommes entrainés par l’EUTM ont expérimenté la phase pratique avant la remise officielle à l’état-major et au gouvernement. Le scénario et la coordination de combat sont exécutés ce 26 avril à Mboko dans la commune de Bimbo 5.

 

L’itinéraire du soldat et la coordination des opérations sur le terrain est compatible à l’entrainement avec les moyens d’artillerie et des mitrailleuses. La progression du soldat et la lucidité dans l’interprétation de la cartographie constitue le socle de l’intervention du colonel Vermulen, chef de pilier entrainement de l’EUTM.

 

L’opérationnalisation de ce bataillon dépend des autorités selon les le commandant la force de l’EUTM Ruys, « le bataillon est formé, mais cela ne dit qu’il est opérationnel parce qu’il lui faut l’équipement et l’armement. Je sais que le gouvernement est en train de travailler là-dessus. L’équipement est partiel à travers les dons et le gouvernement a décidé de procéder à l’achat des armes mais cela prend du temps », a-t-il expliqué.

 

Le chef de bataillon d’infanterie territoriale n°3 se félicite du renforcement de capacité de ces hommes « l’exercice est axé sur la cohésion du groupe lors d’une opération. Et mon travail est de rester en contact permanent avec les hommes sur le terrain pour coordonner la progression et donner des orientations à temps réel » a-t-il présenté.

 

L’entrainement avec l’EUTM est d’une valeur ajouté selon le capitaine Massé « l’abondance du bien ne nuit pas, avec l’entrainement nos hommes ont pu se souvenir de ce qu’ils ont appris à l’instruction et ont su profiter et capitaliser l’approche européenne du combat. A ce titre l’exercice doit être un sujet de fierté pour notre armée » a-t-il ajouté.

 

75% des forces armées sont concernés par l’entrainement de l’EUTM. Les compagnies de BIT2 sont attendus dans les mois à venir pour des séries de formations.

 

 

Centrafrique : D’anciens dignitaires délogés de la cité des 17 villas

 

Par Juvenal Koherepede le 26 avril 2017

 

BANGUI, 26 avril 2017 (RJDH)—Les anciens dignitaires du pays, logés au camp 17 villas, ont été déguerpis ce matin par la gendarmerie nationale. L’opération a été recommandée par le gouvernement, selon de sources bien informées.

 

La cité des 17 villas est habitée par d’anciens et actuels dignitaires du pays. Seules les personnalités sans fonction officielles ont été délogées par la gendarmerie qui a quadrillé le secteur ce matin. Les anciens dignitaires ont été priés de plier bagages pour libérer les lieux. Difficile d’avoir des précisions sur le déroulement des opérations car les journalistes ont été tenus à l’écart.

 

Les anciens ministres Gotran Djono Haba, Armel Sayo et Christophe Gazambetty font partie des expulsés. Le RJDH a tenté en vain d’entrer en contact avec eux pour leurs versions des faits.

 

Un officier membre de l’équipe d’intervention a confié au RJDH que l’opération a été ordonnée par le gouvernement. Les sources constatées au ministère de l’urbanisme n’ont pas souhaité se prononcer sur le dossier. Un conseiller à la présidence de la République, contacté par le RJDH parle d’une opération attendue depuis des mois. Pour lui, ces anciens dignitaires ont été relancés plusieurs fois sans suite.

 

C’est une première opération du genre depuis un an au pouvoir de Touadera et du gouvernement Sarandji.

 

 

Centrafrique : Des filles de la rue apprennent divers métiers au centre Voix du Cœur

 

Par Auguste Bati-Kalamet le 26 avril 2017

 

BANGUI, 26 Avril 2017 (RJDH)—Des filles de la rue regroupées au centre annexe Voix du Cœur de Damala, apprennent des métiers socioprofessionnelles. L’objectif est de faciliter la réinsertion de ces jeunes filles.

 

Ce sont 18 filles de la rue âgées entre 7 et 17 ans qui sont engagées dans cette formation. La majorité sont des filles-mères. « Sur les 18 filles, huit filles sont inscrites à l’école communautaire de Damala, quatre suivent une formation professionnelle à Don Bosco, six suivent des cours de remise à niveau et les deux dernières sont encadrées dans le domaine des activités génératrices de revenu », a expliqué sœur Bertine Saloma, responsable du centre d’accueil annexe Voix du Cœur.

 

Quotidiennement, l’annexe dépense environ 50.000 FCFA pour prendre en charge ces filles de la rue. Parmi les 18, il y a une qui est venue de la brigade criminelle où elle était détenue suite à une accusation de sorcellerie. Celle-là, selon la sœur responsable, a 7 ans.

 

Therèse Namsé, de la section alphabétisation au centre Voix du Cœur de Damala, se dit rassurante par rapport à la réinsertion de ces jeunes filles, « elles ont désormais un avenir. Nous leur donnons la formation nécessaire pour leur permettre de se prendre en charge d’ici demain », confie-t-elle.

 

Le centre d’accueil annexe Voix du Cœur de Damala, créé en juillet 2016, est soutenu par l’Ambassade de France, Triangle.

 

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 16:03
Centrafrique : début du retrait des troupes américaines luttant contre la LRA

 

 

 

26/04/17 (AFP)

 

Les forces spéciales américaines qui traquaient depuis 2011 la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony dans l'est de la Centrafrique ont débuté leur retrait mercredi, a-t-on appris de source militaire américaine.

 

"Le départ des forces spéciales américaines qui conseillent, assistent et accompagnent les opérations en soutien des nations engagées au sein des troupes régionales de l'Union africaine (AU-RTF), sera terminé peu après le début effectif du retrait le 26 avril", a déclaré à l'AFP le porte-parole du commandement américain en Afrique (Africom), Charles Chuck Prichard, joint depuis Libreville.

 

Il a précisé que le retrait total des troupes se terminera en septembre 2017.

 

De leur côté, les forces ougandaises de l'Union africaine (UA) ont débuté le 19 avril le retrait de leurs troupes de la même région.

 

Depuis 2011, une centaine de militaires des forces spéciales américaines étaient présents dans l'est de la Centrafrique, suivis depuis 2014 de 150 hommes de l'armée de l'air.

 

L'opération a coûté 780 millions de dollars depuis 2011, selon le porte-parole d'Africom.

 

Créée vers 1988 avec l'objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni pour le remplacer par un régime fondé sur les Dix commandements, la LRA s'est forgée une effroyable réputation à force d'enlèvements d'enfants et de mutilations de civils à grande échelle.

 

Selon l'ONU, elle a tué plus de 100.000 personnes et enlevé plus de 60.000 enfants en Ouganda, au Soudan du Sud, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) et en Centrafrique.

 

La rébellion ne compte aujourd'hui plus que 100 membres actifs contre plusieurs milliers il y a une dizaine d'années selon Africom, mais son insaisissable chef, Joseph Kony, court toujours.

 

Les populations de l'est de la Centrafrique et de nombreux analystes craignent que le retrait des troupes américaines et ougandaises laisse un vide sécuritaire, profitable à un retour de la LRA et à la propagation d'autres bandes armées.

 

Seuls des petits contingents des forces armées centrafricaines (FACA) et de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) sont présents actuellement dans l'est de la Centrafrique.

 

"Africom reste engagé auprès de nos partenaires dans la région et va continuer de travailler avec eux pour trouver des solutions aux défis sécuritaires dans la région", a assuré le porte-parole du commandant américain en Afrique.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 16:01
La question de l’amnistie en RCA agitée dans les journaux à Bangui
La question de l’amnistie en RCA agitée dans les journaux à Bangui

 

La question de l’amnistie en RCA agitée dans les journaux à Bangui

 

APA-Bangui (Centrafrique) avr 26, 2017 à 09:38  La question de l’amnistie en RCA domine la Une des journaux de ce mercredi à Bangui avec des critiques acerbes venant de tous bords contre cette initiative.

 

Le quotidien Le Citoyen titre à sa Une : « Du sang sur des groupes armés, un problème moral grave » relevant que « la RCA ne peut pas faire la paix et la réconciliation avec des cadavres ignorés dans les placards de la République ».

 

L’amnistie, écrit Le Citoyen « est une demande immorale qui ne permettra pas aux nombreux Centrafricains de faire leur deuil et d’avoir droit à une justice de réparation. Le journal s’interroge en se demandant : « à quoi servira la Cour pénale spéciale mise en place récemment avec l’appui judiciaire de la communauté internationale ?.

 

Concernant cette question d’amnistie, le RJDH, titre sur un front anti-amnistie qui prend forme dans le pays estimant que l’idée d’amnistie défendue par l’Union africaine en Centrafrique est combattue par la quasi-totalité des forces vives de la nation.

 

« Un bloc s’est naturellement créé contre cette idée », écrit ce journal en ligne qui fait remarquer que la représentation de l’Union africaine en RCA mène depuis quelques semaines des consultations pour préparer l’esprit des forces vives de la nation à l’idée d’amnistie.

 

Le RJDH relève enfin qu’un front anti-amnistie est en train de prendre forme en Centrafrique, ainsi des actions pourraient être organisées dans les jours à venir pour dénoncer l’amnistie, selon des sources proches des organisations de la société civile centrafricaine.

 

Cependant selon Centrafric Matin, un autre quotidien de Bangui, le président tchadien Idriss Déby, lors d’une visite en France, s’est montré favorable à cette idée d’amnistie qui, d’après lui, favoriserait la réconciliation entre les frères centrafricains.

 

Ce quotidien conclut que vu le poids de ce chef d’Etat dans le circuit diplomatique africain voire mondial, on ne peut penser qu’à un combat rude entre la frange de la communauté internationale qui se propose de porter cette idée et les organisations nationales qui s’y opposent.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 16:00
 La Centrafrique relance sa production d'huile de palme

 

 

 

French.china.org.cn | Mis à jour le 25-04-2017

 

Un prêt de 4 milliards de francs CFA (environ plus de 6,6 millions de dollars) de la Banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) est annoncé pour soutenir le financement d'un projet d'implantation d'un complexe agro-industriel de palmier à huile en République centrafricaine (RCA).

 

Ce prêt représente une partie des 17,75 milliards de francs CFA (29,3 millions de dollars) de financements évalués pour la réalisation du projet Palme d'or, qui marque la relance de la production d'huile de palme en RCA, après la grave crise politico-militaire qui a secoué le pays et enclavé d'Afrique centrale au cours des trois dernières années, a appris Xinhua d'une source de la BDEAC.

 

Le projet attire aussi deux banques commerciales, Ecobank et la Banque populaire maroco-centrafricaine (BPMC), qui y apportent 2,5 milliards de francs CFA (4,1 millions de dollars) chacune et portent à 9 milliards de francs (14,9 millions de dollars) la participation totale des institutions financières, y compris le prêt de la BDEAC.

 

"La BDEAC intervient aussi dans le domaine des forêts. Donc, tout projet qui émane de ce domaine, comme c'est le cas du palmier à huile, est susceptible de retenir son attention", a expliqué Bonaventure Miatoumouini, analyste de projets de la BDEAC de l'organisme de développement régional, lors d'un entretien récemment accordé à Xinhua.

 

La RCA est un modeste producteur africain d'huile de palme. Sa première usine, la Centrafricaine des palmiers (Centrapalm), inaugurée en 1986 sur une concession de 5.000 hectares à Bossongo, n'a pu tenir son pari de satisfaire les besoins de la demande locale. En 2015, elle a enregistré 156 tonnes de production sur un total national de 360 tonnes, selon les estimations.

 

En 2012, un autre projet a vu le jour sous le nom de Palmex, mais découragés par l'insécurité dans le pays, ses promoteurs ont préféré s'investir dans l'exploitation forestière et la fabrication du savon à partir des huiles artisanales collectées dans différentes régions centrafricaines.

 

Réalisé par Djamal Sahely, un homme d'affaires d'origine libanaise, deuxième plus grand employeur du pays après l'Etat à travers ses entreprises SFCA spécialisée dans l'exploitation forestière et SN Husaca (Société nouvelle huilerie savonnerie de Centrafrique), le projet Palme d'or couvre pour sa part une concession de 25.993 hectares, dont 16.000 exploitables pour la culture du palmier à huile.

 

Il se situe à Mbaïki, à une centaine de kilomètres au sud-est de Bangui, la capitale. "Ils vont produire près de 15.000 tonnes alors que la société SN Husaca ne va consommer que 6.000. Donc, il y a 9.000 pour satisfaire les besoins locaux et exporter au Tchad et au Congo-Brazzaville", révèle M. Miatoumouini.

 

D'après les prévisions, cette production devrait atteindre plus de 90.000 tonnes à partir de 2023. Pour l'heure, la RCA est obligée à faire aux importations en provenance du Cameroun, de la République démocratique du Congo (RDC) et de pays non africains pour ses besoins en huile de palme. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 21:12
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Le paludisme reste la première cause de mortalité dans le pays

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 25 AVRIL 2017

 

BANGUI, 25 avril 2017 (RJDH—Au moins 58% des patients admis dans les centres de santé tenus par Médecins Sans Frontières (MSF) souffrent du paludisme. Un constat inquiétant chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes selon MSF lors d’une rencontre avec les médias ce 25 avril à Bangui.

 

Malgré les efforts de l’OMS de faire de la prévention un moyen efficace de lutte contre le paludisme, le constat est encore alarmant. Médecins sans frontière a relevé que cette maladie est la cause première de mortalité à travers le pays et représente un problème de santé publique. Position exprimée par l’ONG médicale d’urgence MSF à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme à Bangui.

 

Emmanuel Lampaert, chef de mission MSF, revient sur le bilan des activités de prise en charge du paludisme, « le paludisme reste parmi les maladies tueuses notamment pour les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes. L’année passée, l’ensemble des équipes MSF a pu traiter 582.072 cas du paludisme et 2% des cas traités sont morts », a-t-il présenté.

 

Pour le chef de mission remarque l’inaccessibilité aux structures de soins est un facteur aggravant, « le fait que l’accès aux soins, aux structures de santé, l’accès au test de dépistage avec les tests rapides et l’accès aux moustiquaires restent infime dans beaucoup de préfectures, cela fait en sorte que le paludisme continue de tuer d’une façon importante en RCA » a-t-il déploré.

 

Emmanuel Lampaert lance un appel pour que l’accès aux soins soit garanti, « en marge de la journée mondiale de lutte contre le paludisme 2017, je pense que l’appel est lancé pour que dans l’intérêt de la population centrafricaine, l’accès aux soins puisse être garanti partout », a-t-il lancé.

 

Le paludisme, pourtant première cause de mortalité dans le pays reste et demeure une crise silencieuse qu’il faut analyser pour une solution structurelle durable.

 

 

Centrafrique : L’ANJFAS plaide en faveur des FOSA engagées contre le VIH, le paludisme et la tuberculose

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 25 AVRIL 2017

 

BANGUI, 25 avril 2017 (RJDH)—L’association Nationale des Jeunes Femmes Actives pour la Solidarité (ANJFAS) veut plaider en faveur des formations sanitaires (FOSA) inscrites dans la lutte contre le VIH, paludisme et la tuberculose. C’est la conclusion de six mois d’observation faite par cette structure dans le cadre du projet TAW-RCA à Bangui.

 

Le VIH/Sida, le Paludisme et de la Tuberculose restent un problème majeur de santé publique en Centrafrique. Cependant, la prise en charge de ces trois pathologies reste un défi à relever. C’est dans ce contexte que 14 formations sanitaires de Bangui ont été observées durant six mois en ce qui concerne la prise en charge du VIH, le paludisme et la tuberculose.

 

Cyriaque Ngombé, Coordonnateur des Projets à l’ANJFAS rappelle les indicateurs observation du projet, « TAW-RCA a observé la disponibilité des services de prise en charge de ces trois pathologies. La disponibilité des ARV, accès des patients aux ARV, accès au test de dépistage et programme d’accompagnement psychosocial pour le VIH/Sida. La disponibilité des médicaments, accès des patients aux médicaments et accès aux tests de diagnostic du paludisme et la disponibilité des médicaments, accès des patients aux médicaments, accès au test de crachat pour la tuberculose », a-t-il rappelé.

 

Les FOSA ont été notées selon les appréciations suivantes : Faible, Passable, Acceptable et Satisfaisant. « Aucune FOSA n’a maintenu un niveau satisfaisant durant la période d’observation. Et, d’autres par contre ont maintenu le niveau Faible durant plus de trois mois », regrette Cyriaque Ngombé.

 

La conclusion du rapport dont le RJDH a eu copie laisse comprendre un statuquo. 5 FOSA sur les 14, en ce qui concerne la prise en charge de la Tuberculose ont maintenu un niveau Passable durant les 6 mois d’observation. La situation n’a pas évolué. Les irrégularités constatées concernent le non-respect de la gratuité des soins.

 

En ce qui concerne le paludisme, les observateurs ont relevé le non-respect de la gratuité du traitement (Coartem) et la rupture de coartem, le manque des moustiquaires imprégnées et des irrégularités liées aux tarifications des examens et frais de consultation qui varient de 500 FCFA à 1.500 FCFA selon les FOSA. Peut-on lire dans ce rapport.

 

Cyriaque Ngombé a relevé certains problèmes qui nécessitent un plaidoyer de l’ANJFAS. « La prise en charge du VIH/Sida connait aussi des problèmes dans les dispensations des ARV, des manquements liés aux activités d’accompagnement psychosocial au patient VIH+ et le référencement des patients dépistés vers un autre centre de prise en charge. C’est en février que les FOSA ont connu la rupture d’ARV vue la situation qui est arrivée à l’Unité de Cession des Médicaments (UCM) », a-t-il noté.

 

Au regard des dysfonctionnements et manquements relevés, l’ANJFAS mobilise son pool pour plaider. « Ces situations décrient dans le rapport nous inquiètent pour la suite et pour la prise en charge des personnes vulnérables, c’est pourquoi nous voulons plaider pour une action et solutions à ces problèmes », a ajouté Cyriaque Ngombé.

 

Le projet TAW-RCA a observé les FOSA de Boy-Rabe, de Mamadou Mbaïki (Km5), de Petevo, de Yapélé, de Gobongo, de Lakouanga, de Bédé Combattant, de Castors, de Ouango, de Malimaka, de la Gendarmerie, du Campa Fidèle Obrou, de Saïdou et de Kassaï.

 

 

Centrafrique : Les forces américaines suspendent leurs opérations de lutte contre la LRA dans le Sud-Est du pays

 

PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 25 AVRIL 2017

 

BANGUI, 25 avril 2017 (RJDH)—Les forces américaines basées à Obo dans le Sud-Est de la RCA, ont suspendu ce jour les opérations de lutte contre la rébellion ougandaise LRA. L’information est confirmée au RJDH par le préfet du Haut-Mbomou Dieu Béni Kolengo.

 

L’information est confirmée au RJDH par plusieurs sources locales, « les forces américaines sont encore là. J’ai échangé avec le commandant des forces qui a annoncé la suspension des opérations de lutte contre la LRA. Cette suspension, selon lui entre en vigueur ce 25 avril 2017 », confie Dieu Béni Kolengo, préfet du Haut-Mbomou joint au téléphone par le RJDH.

 

La suspension des opérations de lutte contre la LRA sur le terrain serait la première phase du retrait des forces américaines en RCA. A nos confrères de l’AFP, le 20 avril dernier, le général Thomas Waldhauser, à la tête du commandement américain pour l’Afrique (Africom) affirmait que « le temps est venu de passer à autre chose ».

 

Le retrait des forces américaines de Obo s’inscrit dans le cadre de la nouvelle marque que Donald Trump veut imprimer à la politique extérieure des Etats-Unis. En janvier dernier, Donald Trump déclarait ne pas comprendre que son pays s’acharne contre la LRA qui à ses yeux ne représente pas une menace pour les Etats-Unis qui selon les chiffres de Africom, ont depuis 2011, déboursé 780 millions de dollars pour la lutte contre la LRA, « la LRA n’a jamais attaqué les intérêts américains, pourquoi nous nous en préoccupons ? Est-ce que cela vaut toutes ces dépenses ? », avait déclaré le président américain.

 

De nombreuses exactions dont des enlèvements de masse, des enrôlements forcés, des destructions de villages et des assassinats sont attribuées à la LRA, active au Sud-Est de la République Centrafricaine depuis 2008. Cette rébellion ougandaise est combattue dans cette partie de la RCA par des forces centrafricaines, américaines et ougandaises.

 

Bien que la capacité opérationnelle de la LRA soit réduite, son chef Joseph Kony visé par un mandat d’arrêt international émis par la Cour Pénale Internationale, court toujours. Dominique Ongwen, commandant en chef de la LRA, arrêté en janvier 2015, comparait depuis lors à la CPI pour crime de guerre et crime contre l’humanité./

 

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