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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 22:25
Centrafrique : le président Touadéra à Abidjan pour attirer les donateurs et rassurer
Centrafrique : le président Touadéra à Abidjan pour attirer les donateurs et rassurer

 

 

07/11/16 (AFP)

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, en visite lundi à Abidjan, s'est voulu rassurant sur la sécurité pour attirer les donateurs et bailleurs de fonds dans son pays.

 

"Les dispositions sont prises pour aider, renforcer la force Minusca" des Nations unies qui doit assurer seule la protection des civils après le départ de la force française Sangaris, entériné officiellement le 31 octobre, a affirmé à la presse M.Touadéra.

 

Il a rappelé que la France restait militairement présente avec "200 à 350 hommes", une "unité technique de drones déployée d'ici janvier" et des formations militaires pour une armée nationale quasi-inexistante.

 

Son pays peine à se relever du chaos engendré par une longue série de massacres communautaires commencés après le renversement en 2013 du président François Bozizé par les Séléka, essentiellement musulmans, qui avait entraîné une contre-offensive des rebelles anti-balaka principalement chrétiens.

 

Le président centrafricain a été accueilli par son homologue ivoirien Alassane Ouattara mais devait aussi rencontrer dans l'après-midi les dirigeants de la Banque Africaine de développement (BAD) pour leur présenter "un programme intégré (d'appels de fonds) qui concerne tous les aspects (du plan de sortie de crise) et qui sera présenté aux partenaires", a-t-il dit, sans vouloir donner d'indications chiffrées.

 

"Nous sommes venus discuter avec la BAD pour soutenir la stratégie que nous présentons aux bailleurs (...). Il faut mobiliser pour le DDR (Désarmement, démobilisation réinsertion), la restructuration de nos Forces de défense, la réconciliation nationale et la cohésion sociale. Ca nécessite des ressources", a-t-il ajouté.

 

"Nous allons bientôt à la conférence des donateurs- bailleurs à Bruxelles. La crise centrafricaine qu’on a voulu transformer en crise confessionnelle est d’abord un problème de sous-développement, et donc l’apport de certains bailleurs partenaires (...) pourrait aider au relèvement du peuple centrafricain", a poursuivi M. Touadéra.

 

Il a ensuite mis l'accent sur le nécessaire développement agricole dans son pays, l'un des plus pauvres du monde, essentiellement rural.

 

"80% des centrafricains vivent dans l’arrière-pays et l’activité principale c’est l’agriculture. Beaucoup d'infrastructures ont été détruites. Il nous faut reconstruire les routes et aussi aider les paysans à avoir des intrants, des outils et les aider à pouvoir acheminer le produit après les récoltes", a-t-il plaidé, ajoutant que des écoles et des puits ont été détruits pendant les combats.

 

M. Touadéra, qui a assuré vouloir apprendre du processus de DDR réussi en Côte d'Ivoire, a confié que le président Ouattara avait donné son accord pour que des militaires centrafricains intègrent les "académies" ivoiriennes.

 

Le retrait militaire de la France inquiète beaucoup de Centrafricains: de nombreux chefs de guerre sont encore actifs et le pays a connu un regain de violences meurtrières au cours des derniers jours.

 

 

Le Président centrafricain s’inspire du modèle de sortie de crise de la Côte d’Ivoire avec Ouattara

 

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) 07/11/16 - Le chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadéra séjourne à Abidjan, pour s’inspirer du modèle de sortie de la crise ivoirienne et solliciter le lobbying de son homologue ivoirien pour le financement d’un programme intégré post-crise, a annoncé, lundi à Abidjan, M. Touadéra.

 

« Nous sommes venus parler au Président Alassane Ouattara qui a une voix qui porte et également discuter avec la Banque Africaine de Développement (BAD) pour soutenir la stratégie pour le relèvement de la Centrafrique qui a plusieurs programmes », a expliqué le Président Faustin Archange Touadéra, au terme d’un entretien à Abidjan avec le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara.

 

Selon le Président centrafricain, les priorités de son pays demeurent « le processus de Désarmement Démobilisation de Réinsertion (DDR), de réconciliation, de cohésion sociale et la restructuration de l’armée » pour lesquels «il faudrait mobiliser les ressources ».

 

« La crise que nous avons connue est aussi un problème de développement. Nous avons aussi une stratégie de relèvement. Tout ce dispositif figure dans une stratégie que nous allons présenter aux bailleurs », a-t-il ajouté.

 

Faustin Archange Touadéra a regretté le retrait de la force militaire française baptisée Sangaris, « que nous avons déploré à un moment », mais se dit rassuré par le maintien de 200 à 300 personnes de même que des drones d’observation.

 

La République de Centrafrique a été éprouvée par une crise enclenchée en mars 2013. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA ), cette crise a conduit au déplacement de plus de 438 000 personnes à l'intérieur du pays et forcé plus de 423 000 personnes à fuir le pays pour rejoindre le Cameroun, le Tchad, la République démocratique du Congo et la République du Congo.

 

En 2016, la moitié de la population, soit 2,3 millions de personnes, dépend toujours de l'aide humanitaire. Environ 800 000 personnes sont déplacées ou réfugiées et 2 millions touchées par l'insécurité alimentaire. Plus de 50% des services de santé sont aujourd'hui assurés par les ONG et 800 000 enfants n'ont pas accès à l'éducation. Une réunion des donateurs est prévue dans les prochains jours à Bruxelles en Belgique.

 

 

Le Chef de l’Etat a eu un entretien avec le Président de la République Centrafricaine

 

http://news.abidjan.net/ Lundi 07 novembre 2016

 

Le Président de la République, S.E.M. Alassane OUATTARA, s’est entretenu, ce lundi 07 novembre 2016, au Palais de la Présidence de la République, avec S.E.M. Faustin-
Archange TOUADERA,
Président de la République Centrafricaine.



Au terme de l’entretien, le Président Alassane OUATTARA s’est réjoui d’accueillir ‘’son frère, le Président TOUADERA’’ en Côte d’Ivoire dans le cadre d’une visite d’amitié et de travail devant permettre d’échanger avec les Autorités ivoiriennes sur leur expérience de sortie de crise mais également avec les Dirigeants de la Banque Africaine de Développement (BAD).



La République Centrafricaine ayant connu ‘’une crise sérieuse’’ tout comme la Côte d’Ivoire, il était important, selon lui, d’expliquer à son homologue la manière dont la Côte d’Ivoire a pu surmonter, par étapes, la situation de crise pour parvenir à une paix définitive et faire des progrès importants sur les plans économique et politique avec notamment l’adoption d’une nouvelle Constitution.



Pour terminer, le Président Alassane OUATTARA s’est dit honoré de la visite du Président Faustin-Archange TOUADERA qui est chez lui, en Côte d’Ivoire, puisqu’il y a passé une partie de sa jeunesse.



Le Président de la République Centrafricaine a, pour sa part, exprimé sa gratitude au Président Alassane OUATTARA pour l’accueil chaleureux dont sa délégation et lui ont
été l’objet en Côte d’Ivoire.


Il a tenu ensuite à féliciter le Gouvernement et le Peuple ivoiriens pour l’adoption d’une nouvelle Constitution, moderne, qui va propulser la Côte d’Ivoire sur les plans politique, démocratique, économique et social.



Le Président Faustin-Archange TOUADERA a, en outre, réitéré le souhait de son pays de bénéficier de l’expérience ivoirienne en matière de Désarmement, de Réconciliation nationale et de Cohésion Sociale, qui a connu un franc succès sous le leadership du Président Alassane OUATTARA.



Il a, par ailleurs, félicité le Gouvernement ivoirien pour les progrès remarquables accomplis par la Côte d’Ivoire en matière de développement, notamment dans le domaine des Infrastructures.



Le Chef de l’Etat Centrafricain a également souhaité le renforcement de la coopération bilatérale entre nos deux pays dans plusieurs domaines, notamment en matière d’appui dans la mobilisation des ressources pour la reconstruction post-crise de la Centrafrique et de formation des Forces de Défense et de Sécurité Centrafricaines dans les Académies militaires ivoiriennes.


Pour terminer, le Président TOUADERA a réitéré sa volonté de profiter de l’expérience réussie de sortie de crise ivoirienne.

 

 

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 01:33
Arrivée à Abidjan du Président Centrafricain Faustin Archange Touadéra
Arrivée à Abidjan du Président Centrafricain Faustin Archange Touadéra
Arrivée à Abidjan du Président Centrafricain Faustin Archange Touadéra

 

  

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire) - 2016-11-06 19:45:29 - Le Président de la Centrafrique Faustin Archange Touadéra est arrivé, dimanche, à Abidjan pour une séance de travail au siège de la Banque africaine de développement (BAD), a appris APA de source proche de la Banque panafricaine.


Selon cette source, M. Touadéra qui est arrivé dans la capitale économique ivoirienne en début d’après-midi, aura lundi une séance de travail avec les dirigeants de la BAD dans le cadre de la recherche de financement des programmes de sortie de crise en République Centrafricaine. 


En marge de cette visite en terre ivoirienne, Faustin Archange Touadéra sera également reçu, lundi, en fin de matinée par son homologue ivoirien Alassane Ouattara.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4867208#sthash.uMmP8kDO.dpuf

 

 

LE PRÉSIDENT TOUADERA EN VISITE DE TRAVAIL A ABIDJAN, CAPITALE DE LA CÔTE D'IVOIRE


Le Président de la République, Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera se trouve à Abidjan pour une visite de travail de deux jours.


Accompagné de M.Charles Armel Doubane, Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration Africaine et des Centrafricains de l’Étranger, de M. Félix Moloua, Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale et de M. Georges Gougouei, Ministre Conseiller Chargé des Projets, le Président a été accueilli à sa descente de l'avion à l’aéroport d'Abidjan par M. Toikeusse Mabri, Ministre d'Etat ivoirien aux Affaires Étrangères.


Le Président Touadera est à Abidjan pour deux raisons:
C'est d'abord pour discuter, échanger et voir dans quelle manière consolider les relations entre la RCA et la BAD.


Notons que cette institution est un instrument financier qui finance le développement en Afrique. Cette visite est donc un signal fort pour les autorités centrafricaines à la veille de la Conférence des bailleurs de Fonds pour la RCA prévue à Bruxelles le 17 novembre. 


Ensuite, le Président Touadera va rencontrer le Président ivoirien, Son Excellence M. Alassane Dramane Ouatara pour faire le tour d'horizon de la politique internationale et pour discuter sur les questions d'intérêts communs.


Le Président Touadera a été chaleureusement accueilli par les centrafricains de la Côte d'Ivoire à l’aéroport d'Abidjan.

 

Source : Présidence RCA

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 12:25
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Les partis politiques évoquent leur rôle dans la consolidation de la paix

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 5 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 05 novembre 2016 (RJDH)—Des leaders de partis politiques, interrogés par le RJDH ont des avis partagés sur le rôle des formations politiques dans la recherches et la consolidation de la paix. Tous admettent que pour jouer leur rôle régalien, les partis politiques ont besoin de la paix et pour cela, ils doivent aussi y travaillé.

 

Selon Joseph Bendouga, président du MDREC, les partis politiques ont pour obligation de protéger la paix car c’est elle qui détermine l’action politique, « pendant la crise, les partis politiques ont joué leur rôle pour qu’on arrive à la légalité constitutionnelle et nous continuons de jouer ce rôle pour la paix et la stabilité du pays. Nous faisons tous les jours, des efforts pour préserver la paix parce que sans elle, nous ne pouvons pas animer la scène politique et donc exercer la démocratie. Mon parti n’a jamais cessé de travailler pour la paix et la cohésion sociale dans ce pays » explique t-il.

 

Le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), Eddy-Symphorien Kparékouti pense que la recherche de la paix doit faire partie de la priorité des partis politiques teintés de démocratie « nous ne pouvons pas faire la démocratie avec les armes, dans la guerre. Il faut la paix pour que la démocratie s’exerce. C’est pourquoi, les partis politiques qui ont un sens de démocratie, doivent travailler pour recherche la paix sinon la consolider. Le PUR est engagé depuis sa création dans ce domaine parce que nous savons qu’en RCA, la paix  est menacée » confie t-il.

 

Anicet Georges Dologuelé, président de l’URCA estime qu’en Centrafrique, la politique est faite dans l’agressivité, ce qui n’est pas du genre à préserver la paix. Il appelle les partis politiques à la tolérance « le renouveau pour moi, c’est faire la politique sans agresser. C’est l’agressivité, c’est la provocation qui provoque des chocs et qui fait que petit à petit les gens s’en veulent. Et cela n’entretient pas un climat serein ; donc un partis politiques doit se comporter de façon très responsable, c’est petit à petit qu’on construit au sein de la population un esprit de tolérance et de fraternité et je pense que c’est mieux qu’une grande déclaration du leader politique» a-t-il souhaité.

 

Dans une déclaration, le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra accuse à demi-mot les politiques d’être à l’origine de la crise actuelle en Centrafrique, « point n’a besoin de rappeler qu’à cause de nos incompréhension, de nos querelles partisanes, de nos errements politiques, de notre méfiance réciproque. Notre pays à sombrer dans une grave crise qui a mis à mal la cohésion sociale, provoquée de nombreuse perte en vies humaines, l’effondrement de l’Etat et de l’économie nationale » explique le chef de l’Etat.  

Samuel Bissafi membre du directoire politique de l’UNDP, rejette cette accusation, «ce n’est pas directement les partis politiques qui sont en cause dans la crise, mais implicitement, c’est ce déficit de travail et d’animation pour qu’au moins  les populations puissent comprendre le rôle des partis politiques, c’est  ça qui manque. C’est ça qui fait que les gens ont toujours tendance et cette facilité d’interpréter en rendant les partis politiques responsables. On ne peut pas admettre que ce sont les politiques qui ont créé la crise sans pourtant autant reconnaitre les efforts que les partis politiques font quotidiennement pour consolider cette paix » a-t-il fait savoir.

 

La République Centrafricaine compte aujourd’hui une soixantaine de partis politique. Très peu sont visibles sur la scène politique.

 

 

Centrafrique : Comment les partis politiques sont-ils financés ?

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http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 5 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI? 05 Novembre 2016(RJDH)—Avec une soixantaine de formations politiques reconnues, la République Centrafricaine fait partie des pays africains qui comptent plus de partis politiques. Dans cette atmosphère, l’on se demande comment ces organisations politiques sont financées. En Centrafrique, le financement des formations politiques est considéré par les textes en la matière.

 

Selon l’ordonnance 05.007 Relative aux partis politiques et au statut de l’opposition, le financement des formations politiques provient « des cotisations de membres, produits de ventes des cartes de membres, revenus liés à leurs activités et subventions de l’Etat ».

 

Les dispositions relatives aux sources de revenus des partis politiques consacrées par ordinatrice 05.007 sont reprises par la quasi totalité des textes des textes fondateurs des formations politiques en Centrafrique. C’est ce qu’avance Désiré Kolingba, président du Rassemblement Démocratique Centrafricain “notre parti est soutenu par les cotisations des membres, des legs et soutiens divers” confie t-il.

 

C’est aussi l’avis de Bertin  Bea, secrétaire général par intérim du KNK « nous vivons grâce à la générosité de quelques militants qui se comptent au bout des doigts » a t-il expliqué.

 

L’aide de l’Etat attend et consacrée par les textes n’est jamais donnée, selon les leaders des partis politiques contactés par le RJDH « dans les pays organisés, l’Etat accorde des subventions aux partis politiques, c’est légal car cela permet aux partis politiques d’avoir de quoi à payer la  location de leur siège et de faire quelques petite dépenses pour le fonctionnement. Malheureusement, cela n’existe pas en Centrafrique et c’est dommage » a déplore Anicet Georges  Dologuelé, président de l’URCA, principal opposant au pouvoir actuel en Centrafrique.

 

L’URCA, selon Anicet Georges Dologuele fonctionne grâce à l’aide de ses dirigeants  « la principale source de financement est la cotisation des membres mais c’est très difficile en ce moment pour une population  démunie pour payer tous les mois une certaine somme. Le fonctionnement de l’URCA est base sur ses dirigeants et les relations que nous avons de part le monde »a-t-il souligné.

 

L’Etat doit  prendre ses responsables  pour éviter que les partis politiques ne puissent disparaitre, selon Désiré Kolingba du  Rassemblement Démocratique Centrafricain(RDC) « l’Etat doit prendre ses responsabilités en appuyant les partis politiques sinon, d’ici quelques années, tous vont disparaitre” plaide t-il.

 

C’est souvent quand un parti politique et au pouvoir qu’il fonctionne sans difficulté financière. Mais une fois s’il perd le pouvoir, son fonctionnement devient difficile. C’est le cas du RDC, MLPC et le KNK.

 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 12:09
CENTRAFRIQUE : L'UNION SACRÉE, UN TRAQUENARD AU SOMMET DE L'ÉTAT. par Bernard SELEMBY DOUDOU

 


 

Après des tâtonnements infructueux de la politique de rupture imposée par le President de la République, les nouvelles autorités centrafricaines ont visiblement fait un revirement à 90° et cela de façon informelle en voulant associé les forces vives de la nation à la gestion de la crise. LA cavale solitaire n'a pas permis d'endiguer l'insécurité à travers le territoire national. Les centrafricains continuent d'enterrer leurs morts, on assiste aux lourdeurs dans les prises de décisions, le fatalisme, le laxisme, l'absence de signaux forts pour marquer le changement, la culture de l'impunité, un silence étrange d'Etat face aux désastres, la prolifération des armes de guerre qui entraîne le banditisme, le braquage et la porosité de nos frontières.

 

Cette démarche de l'union sacrée montre les limites du pouvoir central et constitue un aveu de faiblesse pour un pouvoir qui se voulait solitaire d'où la nécessité de cet appel SOS à l'endroit des forces vives de la nation : "venez m'aider à réussir mon quinquennat" ou "il faut sauver le soldat Touadera ". Ainsi, le President de la République a invité les  partis politiques et autres au palais de la renaissance pour réfléchir collectivement sur les voies et moyens de sortie de crise appelé solennellement union sacrée. Sincérité ou traquenard ? Nous vous rappelons qu'en politique, tous les coups sont permis.

 

Nous nous souvenons qu'au palais des congrès de Paris, lors de la rencontre avec la diaspora initiée par le pouvoir de Bangui, un compatriote turbulent dont nous faisons l'économie du nom avait proposé cette union sacrée, la réponse du pouvoir a été lapidaire et méprisante. De vous deux, qui a raison aujourd'hui ? Il est de notre devoir de rappeler la compréhension de ce concept. L'union sacrée par définition est un rassemblement, un rapprochement de politiques pour combattre un mal, un danger, un fléau. C'est alors une invitation à faire bloc contre quelques choses. À titre d'exemple patent, lors des présidentielles françaises de 2002, le candidat de la droite s'est retrouvé au second tour avec le Front National. Les partis politiques français ont fait une union sacrée pour faire obstacle au Front National.

 

Ainsi les traditionnels frères ennemis de la gauche ont voté massivement le candidat de la droite et ce dernier a gagné les présidentielles avec un suffrage record de l'histoire de la cinquième République avec 82%. Dans le contexte centrafricain, tous les partis politiques, associations, syndicats, etc...doivent faire partie de cette rencontre, mais peut-on parler d'union sacrée quand le coordination du groupe de travail de la société civile est paradoxalement déclaré personae non grata ? Cette société civile qui a montré ses capacités de mobilisation en organisant une ville morte réussie ne peut être absente du processus de pacification du pays. Qui se moque de qui ? Qu'est-ce que le citoyen averti va comprendre dans ce scénario un peu dupe ? Qui est le dupé et qui est le dupeur ?

 

La notion d'union sacrée est mal maîtrisée à certains égards et se confond facilement avec la notion de gouvernement d'union nationale alors que ces deux notions sont distinctes et diamétralement opposées. Alors dans ce scénario digne d'un épisode de Tom Sawyer qui nous amusait dans notre adolescence, le citoyen lambda est en droit de se poser légitimement la question de savoir le sort des partis politiques issus de l'opposition après cette fameuse union sacrée. N'est ce pas un piège pour les rendre solidairement responsables des errements du pouvoir ? N'ayant pas de parti politique, les personnalités qui sont cooptés par filiation, copinage, régionalisme, clanisme etc...qui constituent la majorité présidentielle sont-elles déjà unies ? Certaines voix discordantes se font déjà entendre.

 

La coalition entre les deux tours des présidentielles qui a abouti à la victoire n'était pas une union sacrée en miniature ? Quel est l'empreinte ou l'impact de cet attelage politique sur la situation actuelle du pays ? Nous estimons qu'on ne répare pas une erreur par une erreur. Heureusement que le ridicule ne tue pas dans le pays de Boganda et que la démission n'est pas inscrite dans la culture politique centrafricaine, si non on allait déjà capitaliser une demi douzaine même plus. Pour finir, si le pouvoir central est sincère dans sa démarche d'union sacrée, nous l'invitons humblement à associer tout le monde y compris les représentants légitimes des exilés sans oublié de mettre un accent particulier sur la coopération transversale entre les pays voisins. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                                                                            

 

Paris le 05 Novembre 2016.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 13:58
Lu pour vous : Soldats de la paix, parlez-vous français ?

 

 

Même si sept des seize opérations de maintien de la paix de l’ONU se déroulent dans des pays francophones, les casques bleus ne sont qu’un quart à parler français.

 

Par Thomas Hofnung (chroniqueur Le Monde Afrique) LE MONDE Le 03.11.2016 à 13h57


« New York, nous avons un problème. » C’est le message implicite qui sous-tendait la réunion à Paris, les 26 et 27 octobre, consacrée aux opérations de maintien de la paix (OMP) de l’ONU « en environnement francophone ». Une réunion qui coïncidait avec la fin officielle de l’opération « Sangaris » en République centrafricaine, d’où la France tente de s’extirper tant bien que mal, en passant les commandes à la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

 

Pas simple, en effet, de s’effacer alors que les casques bleus paraissent désarmés face à la violence qui perdure sur place, jusque dans le centre de la capitale, Bangui. Dans ce contexte très tendu, la fin officielle de l’opération « Sangaris » masque dans les faits un retour à la case départ : Paris a décidé de maintenir environ 350 soldats dans son ancienne colonie, dont une centaine au sein de la force de l’ONU, soit peu ou prou les effectifs qui prévalaient avant le déclenchement de l’opération…

 

Plus au Nord, les inquiétudes françaises se portent sur les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), qui font régulièrement l’objet d’attaques sanglantes de la part des groupes djihadistes, toujours actifs dans la zone. La Minusma a d’ailleurs le triste privilège d’être la force onusienne ayant à déplorer actuellement le plus de pertes à travers le monde. Et, depuis quelques mois, les attaques ne se déroulent plus seulement dans le « grand Nord », mais aussi dans le centre du Mali, où – sur fond de contentieux sur l’accès à la terre – une partie de la communauté peule se radicalise. Une mauvaise nouvelle, là encore, pour la France qui maintient à grands frais plus de 3 000 hommes dans la bande sahélo-saharienne, chargés de traquer les cellules djihadistes qui subsistent.

 

Minusca et Minusma en première ligne

 

Les difficultés rencontrées sur ces deux théâtres par les « soldats de la paix » contrarient les plans de Paris qui, dès le lancement des opérations « Serval » au Mali (janvier 2013) et « Sangaris » en Centrafrique (décembre 2013), a mis l’ONU dans la boucle avec le secret espoir de lui transmettre le flambeau dès que possible. Aujourd’hui, si la Minusca et la Minusma sont bien en première ligne, il est clair que Paris ne peut se désengager militairement sans risquer de mettre en péril tout l’édifice sécuritaire mis en place mois après mois.

 

Alors que faire ? En attendant une hypothétique stabilisation sur le terrain, la France – l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité – cherche à améliorer l’efficacité des opérations de l’ONU. Laquelle, selon le ministre français des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, passe par « une interaction réussie entre personnels déployés par l’ONU et acteurs locaux ». Et l’un des vecteurs essentiels de cette interaction, a-t-il ajouté, n’est autre que la maîtrise de la langue.

 

Or, si l’ONU mène actuellement sept de ses seize opérations de maintien de la paix en « environnement francophone », mobilisant plus de 60 % de ses effectifs policiers et militaires, la contribution francophone n’est que de 26 % dans ce domaine. Dans le Sahel, la Minusma est certes majoritairement composée d’unités francophones. Mais en République centrafricaine, au sein de la Minusca, les contingents pakistanais et bangladeshi (anglophones) sont parmi les plus importants. Tout comme en RDC, dans les rangs de la Mission de l’organisation des Nations unies pour la stabilisation en RD Congo (Monusco), où se distingue également une forte composante indienne.

 

Mobiliser davantage les pays francophones

 

Autant de contingents dont la communication avec les populations locales est souvent réduite à sa plus simple expression. Ce qui ne contribue pas, c’est une évidence, à dissiper les malentendus et à améliorer les relations entre des casques bleus – accusés de manière récurrente de se terrer dans leurs bases au premier danger venu – et les populations locales qu’ils sont censés protéger.

 

La réunion de Paris, qui a rassemblé les représentants d’une soixantaine de pays, avait pour but de mobiliser davantage les pays francophones, et la France a enregistré avec satisfaction la promesse du Canada de s’engager davantage sur ce terrain. A toutes fins utiles, le Quai d’Orsay en a profité aussi pour mettre en avant la méthode d’apprentissage du français qu’il a élaborée à destination des militaires originaires de pays anglophones déployés au sein des OMP onusiennes. Baptisée « En avant ! », elle a été distribuée à 14 000 exemplaires à ce jour. Le militaire comme vecteur de la francophonie, il fallait y penser.

 

Ancien journaliste chargé de l’Afrique et des questions de défense à LibérationThomas Hofnung est chef de rubrique à TheConversation.fr. Il est l’auteur de La Crise ivoirienne (éditions La Découverte, 2011).

 

Thomas Hofnung chroniqueur Le Monde Afrique


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/03/soldats-de-la-paix-parlez-vous-francais_5024885_3212.html#6ybXbS8PMGG3sOYu.99

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 13:40

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Bangui, 4 novembre 2016 – Sur invitation du Gouvernement de la république centrafricaine, une réunion tripartite entre la République Centrafricaine, la République du Cameroun et le Haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés (UNHCR) s'est tenue à Bangui du  03 au 04 novembre 2016 pour discuter du processus de rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains vivant au Cameroun.

 

         Les délégations étaient conduites respectivement par: M. Nicolas Nzoyoum, Ambassadeur du Cameroun en RCA pour le Cameroun, M. Etienne Bisa, Directeur de Cabinet du Ministre de la Sécurité Publique et de l'Administration du Territoire pour la RCA, M. Kouassi Lazare Etien, Représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés en République Centrafricaine.

 

 

         La réunion avait pour objet essentiel l'examen des préalables en vue de la signature de l'accord tripartite pour le rapatriement volontaire et organisé des réfugiés centrafricains vivant au Cameroun. Pendant deux jours, les différentes délégations ont échangé sur la situation politique et sécuritaire dans les deux pays. Il ressort de ces échanges que certaines conditions préalables doivent être réunies pour que le rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains vivant au Cameroun se fasse dans la sécurité et la dignité.

 

 

           Pour sa part, le Coordinateur Humanitaire du Système des Nations Unies en RCA, Fabrizio Hochschild a appelé à une coexistence pacifique entre les communautés afin de faciliter le retour des réfugiés chez eux, "J'encourage le HCR et les deux gouvernements à continuer d'œuvrer pour le retour des réfugiés centrafricains dans leurs pays."

 

 

            La réunion a pris note avec satisfaction que les parties camerounaise et centrafricaine se sont  accordées sur un projet d'Accord Tripartite qui sera revu et amendé pour être signé d'ici la fin de l'année 2016. Cet accord définit entre autres, les droits des réfugiés centrafricains et souligne le caractère volontaire du rapatriement.

 

 

            Les participants se sont félicités du bon déroulement des travaux dans un climat empreint de fraternité, de cordialité et de parfaite compréhension. La délégation de la République du Cameroun et le HCR ont remercié les autorités de la République Centrafricaine pour toutes les facilités offertes et pour l'accueil chaleureux qui leur ont été réservés.

 

 

           En conclusion de la réunion, les participants ont relevé certains points pour suivi par les parties concernées dans un communiqué final conjoint signé par les deux parties. Il s'agit entre autres, de renforcer les moyens/capacités des cadres de l'administration locale et régionale dans les zones de retour de réfugiés, réaffirmer la priorité du Gouvernement de RCA quant au retour des réfugiés et relayer efficacement cette priorité au niveau local, et mettre en place un cadre de coordination pour mener les activités de cohésion sociale transfrontalière.

 

 

           Selon les statistiques au 30 septembre 2016, 467,960 centrafricains sont réfugiés dans les pays limitrophes, et le Cameroun en abrite le plus grand nombre, soit 275,835 réfugiés.

 

 

 

 

 

Patience Ntemgwa

Public Information Officer

UNHCR, Bangui, CAR

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 REUNION TRIPARTITE SUR LE RAPATRIEMENT VOLONTAIRE DES REFUGIES DE LA RCA  ​VIVANT AU CAMEROUN
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Centrafrique-Presse.com
5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 01:09
Lu pour vous : Centrafrique : un renforcement de la coopération avec l’Angola qui tombe à pic

 

 

http://www.afrik.com/ VENDREDI 4 NOVEMBRE 2016 / PAR OLIVER SANTHO

 

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra vient de terminer une visite de 48h00 à Luanda, la capitale angolaise. Cette visite dont le but était de renforcer la coopération entre l’Angola et le Centrafrique dans plusieurs domaines, parmi lesquels la réorganisation et le renforcement des FACA, intervient à un moment opportun.

 

Ces derniers jours, la RCA a connu un regain de violence d’une vaste ampleur causant la mort de plusieurs civils et une fuite massive de population à l’intérieur du pays. Manquant cruellement de moyens, sous embargo, avec une armée à refonder, cette visite en Angola et ses conséquences ne pouvaient mieux tomber pour le pays.

 

Affichant son soutien à ce "pays frère", le Président Angolais José Eduardo Dos Santos a réaffirmé à son homologue Centrafricain que l’Angola était prêt à soutenir la République Centrafricaine pour l’exécution d’un programme de consensus, de réorganisation et de renforcement des Forces armées et de la Police.

 

En outre, le Président Dos Santos a plaidé pour que le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion en RCA devienne effectif et que l’union et la réconciliation nationale soient une réalité dans un avenir proche et devienne le point de préoccupation majeur de tous les acteurs politiques.

 

Le Président Faustin Archange Touadéra, dans son discours, en a profité pour remercier très chaleureusement son homologue angolais pour le soutien multiforme que l’Angola a apporté et continue d’apporter à son pays. Il a par ailleurs appelé les autorités de Luanda à militer en faveur de la levée de l’embargo sur les armes à destination de la Centrafrique et les a invitées à participer à la table ronde des bailleurs de fonds en faveur de la Centrafrique qui se tiendra le 17 novembre 2016 à Bruxelles.

 

A l’heure où les troupes françaises de l’opération Sangaris s’apprêtent à quitter le pays, la réaffirmation du soutien angolais à la Centrafrique est une bouffée d’air plus que bienvenue.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:28
Lu pour vous : Centrafrique : Fin de la mission de revue du FMI

 

Centrafrique : Fin de la mission de revue du FMI

http://www.africtelegraph.com/ LAZARD OBIANG 4 NOVEMBRE 2016

 

Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Samir Jahjah a séjourné à Bangui du 28 octobre au 4 novembre 2016 pour mener la première revue du programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’accord, d’un montant de 83,55 millions de DTS, a été approuvé par le Conseil d’administration du FMI le 20 juillet 2016. L’examen du dossier par le Conseil d’administration du FMI est provisoirement prévu pour décembre 2016.

 

Au terme de la mission, M. Jahjah a rendu publique la déclaration suivante :

 

« L’équipe des services du FMI et les autorités centrafricaines ont eu des entretiens sur les développements économiques récents en République centrafricaine et sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre du programme appuyé par la FEC.

 

« La mission a conclu un accord au niveau des services du FMI avec les autorités sur les politiques économiques et financières qui pourraient sous-tendre l’approbation de la première revue du programme triennal appuyé par la FEC, sous réserve de la confirmation des assurances de financement des partenaires au développement. Le programme économique du pays est globalement conforme aux objectifs, tous les critères de réalisation quantitatifs ayant été observés, à l’exception du critère relatif à la non accumulation d’arriérés extérieurs. Les réformes structurelles sont progressivement mises en œuvre et tous les repères structurels ont été tenus, parfois avec retards.

 

« La détérioration de la situation sécuritaire, en dépit du dialogue engagé avec les groupes armés, a porté atteinte à l’activité économique. La croissance du PIB se situe à 4,5 % et 5 % en 2016 et 2017 respectivement, en léger repli par rapport aux projections initiales de 5,2 % et 5,5 %. Les prix de certaines denrées ont augmenté, l’inflation annuelle moyenne étant désormais projetée à 5,1 %, contre une prévision initiale de 4 %. La loi de finances rectificative de 2016, adoptée le 30 septembre, consacre une plus forte mobilisation des recettes intérieures, dans un contexte de faibles recettes fiscales provoqué par la crise de 2013. La mission salue les efforts déployés par les autorités pour apurer les arriérés de salaire et pension et maîtriser la masse salariale de la fonction publique. La mission se réjouit des mesures adoptées par les autorités afin d’assurer le paiement des dépenses prioritaires, dont les traitements et salaires, et constituer une réserve budgétaire pour l’exercice prochain de manière à faire face à la volatilité de l’aide extérieure.

 

« La mission salue les efforts consentis par les autorités pour accélérer la préparation de leur nouveau Plan de relèvement et de consolidation de la paix (PRCP) qui servira de base à leur stratégie à moyen terme et à la loi de finances de 2017. Le PRCP vise à réduire la pauvreté, à promouvoir une croissance économique inclusive, à accroître davantage la mobilisation de recettes intérieures et à rétablir la crédibilité et la transparence du processus budgétaire. Les progrès dans la consolidation de la paix et la mise en œuvre rapide des réformes structurelles et du programme d’investissement public contribueront à assurer une croissance économique à moyen terme d’environ 5,5 %, à ramener l’inflation annuelle à 3 % et à réduire le déficit primaire intérieur à 1 % du PIB d’ici 2019. Cela permettra de diminuer la dette publique.

 

« La mission a discuté les mesures envisagées en matière d’administration des recettes et de gestion des finances publiques. Ces mesures prévoient des contrôles renforcés de l’assiette fiscale et des exonérations, une amélioration de l’information relative à l’exécution budgétaire afin d’accroître la transparence, une meilleure gestion de la trésorerie pour mieux hiérarchiser les dépenses et une meilleure maîtrise de la masse salariale pour pouvoir procéder à de nouvelles embauches dans les secteurs de la santé et de l’éducation. La mission salue la participation des autorités au nouveau cadre de renforcement des capacités du FMI, qui permettra d’intensifier l’assistance technique et la formation. »

 

La mission a été reçue en audience par le Président Touadera et a rencontré le Ministre des Finances et du Budget, M. Dondra, le Ministre de l’Économie, du plan et de la coopération, M. Moloua, le Directeur national de la BEAC, M. Chaïbou, les membres de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, les partenaires techniques et financiers et des représentants d’ONG, de la société civile et du secteur privé. La mission tient à remercier les autorités de leur chaleureuse hospitalité, de leur excellente collaboration et de la qualité des échanges.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:26
Lu pour vous :Guinée équatoriale : la justice suisse saisit 11 véhicules de luxe de Teodorin Obiang
Lu pour vous :Guinée équatoriale : la justice suisse saisit 11 véhicules de luxe de Teodorin Obiang

 

Guinée équatoriale : la justice suisse saisit 11 véhicules de luxe de Teodorin Obiang

Le fils du président équato-guinéen et vice-président est poursuivi par le parquet genevois pour « blanchiment d’argent » et « corruption ».

 

Le Monde.fr avec AFP et AP Le 04.11.2016 à 10h21 • Mis à jour le 04.11.2016 à 11h46


La justice genevoise a annoncé, jeudi 3 novembre, avoir procédé lundi au séquestre de onze véhicules de luxe appartenant à Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale et vice-président. Les autorités suisses soupçonnent de « blanchiment d’argent » et de « corruption ». Les voitures ont été saisies sur le tarmac de l’aéroport de Genève.

 

Un porte-parole du procureur genevois a annoncé « l’ouverture d’une procédure pénale dirigée contre Teodorin Obiang », confirmant des informations parues dans la revue suisse L’Hebdo. C’est « dans le cadre de cette procédure » que les voitures en questions ont été séquestrées, dans la zone fret de l’aéroport de Genève, selon le communiqué. L’enquête se poursuivant, la justice genevoise préfère pour le moment ne faire aucun autre commentaire.

 

Une des sept Koenigsegg One produites dans le monde


Selon L’Hebdo, on compte parmi les véhicules saisis une Porsche 918 Spider, évaluée à plus de 750 000 euros, une Bugatti Veyron, estimée à 2 millions, ainsi qu’une Koenigsegg One, un bolide suédois fabriqué à seulement sept exemplaires dans le monde - qui vaudrait plusieurs millions euros.

 

Le magazine avait révélé il y a plusieurs mois « les allées et venues incessantes des avions privés du clan Obiang à Genève » et ce, de janvier 2015 à mars 2016. Pendant cette période, alors que « les autorités américaines et françaises enquêtaient sur lui, Teodorin Obiang gérait ses affaires depuis Genève ».

 

En effet, la justice française s’intéresse aussi de près à Teodorin Obiang. Accusé de s’être bâti indûment en France un patrimoine considérable, il sera jugé à partir du 2 janvier 2017 à Paris dans l’affaire des « biens mal acquis ». Il y est poursuivi pour « blanchiment d’abus de biens sociaux », « détournement de fonds publics », « abus de confiance » et « corruption ».

 

Finalement, « après plusieurs demandes d’entraide adressées par la France, le Ministère public genevois a décidé d’ouvrir sa propre enquête », a-t-on appris le 18 octobre dernier. Il semblerait que rapidement après la confirmation de l’ouverture de l’enquête, plusieurs voitures ont été entreposées sur le tarmac. Mais Teodorin Obiang n’a pas réagi assez vite pour parvenir à faire sortir ses voitures du pays.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/04/guinee-equatoriale-la-justice-suisse-met-sous-sequestre-11-vehicules-de-teodorin-obiang_5025231_3212.html#8YG8OXZl2Y6MxyuT.99

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:24

 

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 4 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 4 novembre 2016 (RJDH)—Les habitants du Km5 ont demandé aux Nations-Unies et au gouvernement Centrafricain d’œuvrer pour la libre circulation et pour un dialogue sincère entre chrétiens et musulmans afin d’amorcer la réconciliation. Demandes exprimées lors de la visite du Secrétaire générale  adjoint des Nations-Unies, Jan Eliasson mercredi 3 novembre dans la localité.

 

Lors de sa visite en Centrafrique, le N°2 des Nations-Unies, Jan Eliasson était au Km5 et camp des déplacés de l’aéroport Bangui-Mpocko.

 

Au Km5, les leaders communautaires et associations musulmanes du Km5 ont profité de l’opportunité de la présence Secrétaire générale  adjoint des Nations-Unies, Jan Eliasson dans leur localité pour  exprimer leurs attentes en prélude à la table ronde des bailleurs de Fonds qui aura lieu à Bruxelles (Belgique) le 17 novembre.

 

Ali Ousmane, président de la Coordination des Organisations Musulmanes de Centrafrique (COMUC) a relevé que la guerre n’apportera pas la paix, « c’est plutôt le dialogue sincère et franc entre les centrafricains qui pourra amener la paix dans le pays. Notre souhait, c’est le dialogue après Bruxelles », a-t-il dit.

 

Libre circulation, cohésion sociale, vivre ensemble sont autant de souhait de cette communauté. Adja SimbaKatidja, vice-présidente de l’Association des Femmes Musulmanes a souhaité aussi que l’ONU apporte un soutien sans faille au gouvernement pour la sécurité dans le 3e arrondissement et à travers le pays.

 

Selon elle, « l’ONU doit toujours soutenir les actions de la société civile afin de favoriser le relèvement et le développement du pays mais aussi appuyer le processus du désarmement afin de garantir le retour de la paix ».

 

Le Président de la Jeunesse Musulmane, Moussa Ibrahim, a noté pour sa part que sans la libre circulation, il sera difficile de parler de la réconciliation, « nous déplorons l’insécurité car nous jeunes, nous sommes victimes de tout et sommes la chair à canon. Sans la liberté de circulation, la réconciliation sera difficile car, nous n’avons pas accès à l’éducation et aux soins », a-t-il déploré.

 

Le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson, a appelé tout le peuple Centrafricain à choisir la voie de la réconciliation pour bâtir ensemble la République Centrafricaine (RCA), en déclarant que la violence n’a jamais été une « solution durable ». Il a ajouté que « l’avenir, c’est la réconciliation, même si ce n’est pas très populaire. Il y a une voie et une route qu’il faut choisir : quel avenir voulez-vous léguer à vos enfants ? Il faut être ensemble, bâtir le pays avec les ressources dont il dispose », a indiqué Jan Eliasson.

 

Jan Eliasson était en visite de 48H en Centrafrique, dans le but de préparer la rencontre de Bruxelles dont il conduira la délégation des Nations-Unies.

Centrafrique : Les habitants du KM5 demandent la libre circulation et un sincère dialogue pour la reconciliation
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