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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 15:06
Lu pour vous : Comment Jean-Marc Ayrault a repris en main les affaires africaines

 

CHRONIQUE

 

Notre chroniqueur analyse les changements que l’ancien premier ministre a imposés au Quai d’Orsay depuis son arrivée en février.

 

Par Seidik Abba (chroniqueur Le Monde Afrique) LE MONDE Le 10.11.2016 à 17h56

 

Il y a comme un parfum de revanche qui flotte dans les couloirs du ministère français des affaires étrangères à Paris. Ici, on savoure, à juste titre sans doute, le grand retour des diplomates dans la conduite des « affaires africaines ». Et ce n’était pas gagné d’avance. Car, profitant du contexte sécuritaire (Sahel, Centrafrique, menace terroriste) et du désintérêt évident du ministre des affaires étrangères Laurent Fabius pour le continent, à la seule exception de ramener les otages du Cameroun (2013, 2014) et du Niger (2013), les militaires avaient pris à Paris le leadership de la réflexion et de la décision sur l’Afrique. Avec naturellement leurs priorités : la stabilité et la sécurité. Cette grille de lecture a fait le bonheur des derniers dinosaures de la Françafrique que sont le Congolais Denis Sassou-Nguesso, le Camerounais Paul Biya ou le Tchadien Idriss Déby Itno. Signe de cette montée en puissance des militaires dans les affaires africaines, depuis le début du quinquennat de François Hollande, les officiels du continent de passage à Paris ont, en bonne place sur l’agenda, un entretien rue Saint-Dominique, siège du ministère de la défense. Parfois avant même de passer par la cellule africaine de l’Elysée ou le Quai d’Orsay.

 

Devenu progressivement « le ministre de l’Afrique », Jean-Yves Le Drian était l’interlocuteur privilégié du président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) pour le règlement de la crise au nord du Mali. Il était également en lien direct avec Idriss Déby Itno, qu’il tutoie désormais, et avec Denis Sassou-Nguesso pour la recherche d’une sortie de crise en Centrafrique. Au plus fort des violences à Bangui, le ministre français de la défense avait réclamé puis obtenu la démission, en janvier 2014, du président centrafricain autoproclamé Michel Djotodia, convoqué en urgence à N’Djamena.

 

Retournement de situation

 

A la faveur du remaniement du gouvernement français en février, l’ancien premier ministre Jean-Marc Ayrault s’est installé au Quai d’Orsay dans le fauteuil de Laurent Fabius, parti prendre la présidence du Conseil constitutionnel. Alors qu’il ne dispose, à la différence de son prédécesseur, d’aucun réseau « françafricain », l’ancien maire de Nantes (1989-2012) fait preuve paradoxalement d’une grande passion pour les dossiers africains. Il se rend ainsi plusieurs fois sur le continent abandonné aux militaires par son prédécesseur.

 

Au moment où paraît cette chronique, Jean-Marc Ayrault se trouve au Sénégal, d’où il devrait partir, vendredi 11 novembre, pour la Guinée. Mieux, l’ex-premier ministre réussit à entraîner son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, au Sahel (Mali, Niger) et en Libye. Mais c’est sans doute l’investiture, le 20 mars, du nouveau président centrafricain Faustin-Archange Touadéra qui marque un tournant dans le retour du Quai d’Orsay aux affaires africaines. Là où Laurent Fabius se serait effacé au profit de son collègue de la défense, Jean-Marc Ayrault décide de se rendre à Bangui pour assister à la prise de fonction du président Touadéra. Fait totalement inédit, chacun des deux ministres s’envole de son côté dans un avion de la flotte gouvernementale.

 

La présidentielle au Gabon et la crise politique en République démocratique du Congo (RDC) vont plus tard achever d’imprimer l’empreinte Ayrault sur les grands sujets africains. Après s’être clairement prononcé pour le recomptage des voix au Gabon bureau de vote par bureau de vote, le chef de la diplomatie française adopte un ton et choisit des mots qui tranchent avec la prudence et l’ambiguïté auxquelles la France nous a habitués, s’agissant des tensions post-électorales ou pré-électorales en Afrique. « La situation des responsables de l’opposition qui se trouvent au quartier général de la campagne de Jean Ping dans des conditions sanitaires difficiles et en dehors de tout cadre juridique présente un risque humanitaire. Nous demandons, a-t-il affirmé le 2 septembre, aux autorités gabonaises d’y remédier en rendant de manière urgente leur liberté de mouvement aux personnes concernées. » Le chef de la diplomatie française a récidivé, quelques jours plus tard, s’exprimant devant les étudiants de Sciences Po Paris sur la situation en RDC. « Ce pays est au bord de la guerre civile, a-t-il estimé le 28 septembre, parce qu’il y a un président qui est en place et qui veut garder le pouvoir alors qu’il n’en a plus le droit. »

 

Le style et la méthode

 

Le nouveau rapport de forces entre diplomates et militaires dans les affaires africaines est d’abord le fruit d’un changement de gouvernance interne au Quai d’Orsay. Aussitôt installé dans la grande maison, qu’il ne connaissait pas auparavant, Jean-Marc Ayrault a libéré l’énergie et les initiatives de ses collaborateurs. Ici, il prête modestement une oreille attentive aux analyses de ses services ; là, il demande des fiches d’éclaircissements sur un contexte qui lui échappe. Ailleurs, le « nouveau patron » consulte dans l’avion qui l’emmène ou le ramène à Paris des notes préparées à son attention. Un management qui tranche totalement, selon nos confrères de L’Obs, avec celui de son prédécesseur. C’est donc l’argumentaire et le point de vue de la maison que le chef de la diplomatie s’évertue finalement à défendre dehors. Il n’est, par exemple, un secret pour personne que la défense et les affaires étrangères n’ont pas une lecture totalement identique de la situation en Libye. En effet, alors que les diplomates sont partisans d’un soutien exclusif au gouvernement d’union nationale, les militaires entretiennent des relations clandestines avec le général Khalifa Haftar, grand rival du premier ministre Fayez Al-Serraj.

 

L’ancien maire de Nantes a par ailleurs eu Jean-Yves Le Drian et Manuel Valls comme ministres dans son gouvernement. Ce n’est pas un moindre atout dans les arbitrages sur les dossiers africains que le président Hollande pourrait être amené à rendre. A cela s’ajoute, comme allié stratégique du Quai d’Orsay, la prise en main en septembre de la cellule africaine de l’Elysée par Thomas Melonio après le départ d’Hélène Le Gal pour le poste d’ambassadrice de France à Tel-Aviv.

 

A en croire Hollande l’Africain, excellent ouvrage du journaliste Christophe Boisbouvier, Thomas Melonio, ancien cadre de l’Agence française de développement (AFD, partenaire du Monde Afrique), qui a travaillé pour le Parti socialiste et la Fondation Jean-Jaurès, a proposé avant la présidentielle de 2012 à Hollande une doctrine visant « la normalisation » des relations entre Paris et ses anciennes colonies.

 

Sa grille de lecture des affaires africaines devrait donc être plutôt proche de celle du Quai d’Orsay que des militaires.

 

Au final, même s’il ne parvenait pas à démanteler d’ici à la fin du quinquennat la Françafrique – ce qu’avait pourtant promis Hollande au Bourget en 2012 –, Jean-Marc Ayrault aura cependant réussi à mettre la diplomatie française dans des habits neufs, en s’exprimant aussi franchement et directement sur la présidentielle au Gabon et sur la crise politique en RDC.

 

Seidik Abba, journaliste-écrivain, auteur de Niger : la junte militaire et ses dix affaires sécrètes (2010-2011) (éd. L’Harmattan, 2013).

 

Seidik Abba chroniqueur Le Monde Afrique


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/10/comment-jean-marc-ayrault-a-repris-en-main-les-affaires-africaines_5029073_3212.html#5CQlXJDsST1L3lO4.99
 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:43
Le président Déby annonce l'organisation d'un sommet régional sur la RCA

 

 

 

French.china.org.cn le 11-11-2016

 

Un sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) se tiendra d'ici le 30 novembre en vue d'aider la République Centrafricaine à sortir de la crise actuelle, a déclaré jeudi le président tchadien, Idriss Déby Itno.

 

"Nous n'avons pas le droit d'abandonner la République Centrafricaine, mais nous devons tout faire, malgré les contrevérités qui se disent sur le Tchad, pour aider la RCA à renouer avec le dialogue et la paix car l'instabilité en RCA touche directement le Tchad", a déclaré le président Déby.

 

"Il appartient aux frères centrafricains d'être conscients, d'abandonner la voie de la violence pour une vraie réconciliation de cœur", a ajouté le président Déby Itno, par ailleurs président en exercice de l'Union Africaine, après un entretien avec son homologue centrafricain, Faustin Archange Touadera en visite à N'Djamena.

 

Le président Touadéra, quant à lui, a exprimé sa "profonde gratitude" à son homologue tchadien "qui a une riche expérience" en vue de permettre à son pays d'aller vers la consolidation de vivre ensemble.

 

"Le président Idriss Déby Itno nous a toujours prêté une oreille attentive et il a été toujours au chevet de la RCA", a-t-il rappelé, et d'ajouter qu'il est venu demander l'appui de l'Union Africaine pour permettre à la RCA de sortir de la situation de crise actuelle.

 

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles Séléka, majoritairement musulmans, qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka, majoritairement chrétiens.

 

L'intervention de la force française Sangaris (dont la mission a pris fin octobre) et de la Minusma, la mission onusienne, a mis fin aux massacres, mais n'a pas réussi à stabiliser la situation sécuritaire dans ce pays voisin du Tchad.

 

Des attaques de groupes armés dans plusieurs localités de province, ont ainsi fait plusieurs dizaines de morts ces dernières années.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

RCA: Le président se rend au Tchad après le retrait de la mission Sangaris

 

http://sahel-intelligence.com/ Abdelkader LAKHSSASSI 11 novembre 2016

 

Le président de la RCA, Faustin Archange Touadéra était jeudi dans la capitale tchadienne, pour une visite officielle qui intervient dans un contexte de préoccupations sécuritaires régionales exacerbées par le retrait de la Centrafrique des soldats de la mission française Sangaris.

 

Alors que la République Centrafricaine fait face à un regain de violence dans plusieurs régions du pays, le dirigeant centrafricain cherche le soutien du Tchad dans le processus de réconciliation nationale en RCA. Le président tchadien Idriss Déby Itno a été prompt à saluer le courage de son homologue centrafricain qui, a-t-il dit « prend toujours l’initiative de venir à chaque fois consulter le Tchad sur les questions de paix et de sécurité ».

 

Les dirigeants des deux pays voisins se sont d’ailleurs longuement entretenus jeudi, affichant leur satisfaction à l’issue de leurs consultations sur la situation sécuritaire dans la région. Les violences inter-ethniques régulières en RCA ont non seulement dévasté le pays, mais impactent désormais également les pays voisins comme le Tchad.

 

Les observateurs craignent que cette crise sécuritaire ne s’aggrave du fait du retrait progressif des militaires français basés en RCA. La France a en effet officiellement retiré ses contingents du sol centrafricain au début du mois de novembre.

 

Et avec la fin de la mission française Sangaris, les craintes ont redoublé de voir le pays sombrer de nouveau dans le chaos des violences inter-ethniques et inter-religieuses.

 

De nombreuses personnalités politiques centrafricaines avaient critiqué le départ précipité de la force Sangaris, alertant sur le risque  d’aggravation de la situation sécuritaire en RCA. Le président de l’Assemblée nationale centrafricaine Abdoul Karim Meckassoua avait résumé la situation en déclarant, lors d’une séance au parlement: « cette décision intervient dans un contexte plus que préoccupant pour notre pays ».

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:39
En Centrafrique, des communautés retrouvent leurs moyens de subsistance  (Oxfam)
En Centrafrique, des communautés retrouvent leurs moyens de subsistance  (Oxfam)
En Centrafrique, des communautés retrouvent leurs moyens de subsistance  (Oxfam)
En Centrafrique, des communautés retrouvent leurs moyens de subsistance  (Oxfam)

 

 

https://www.oxfam.org

 

Les violences qui perdurent en République centrafricaine depuis 2013 ont déplacé plusieurs dizaines de milliers de personnes à l’intérieur du pays. En situation précaire, de nombreuses familles peinent à se procurer eau, nourriture et services de première nécessité.  

 

A Bria, province de la Haute-Kotto, où nous avons débuté nos opérations en août 2014, nous tentons de répondre aux besoins immédiats : production et l’acheminement d’eau potable, réhabilitation et entretien des infrastructures d’assainissement, mais aussi distribution de coupons de nourriture, de kits d'hygiène, d’ustensiles de cuisine et de semences, et soutien aux cultures maraîchères.

 

Oxfam soutient également des ménages et des groupements économiques ayant perdu leurs moyens de production à travers la relance de leurs activités économiques. Dans l’ensemble de ces actions, nous travaillons avec des organisations partenaires aux côtés de femmes et d’hommes vulnérables.

 

“Retrouver une vie normale après la crise”

 

Awa  Oumar, Mariam Bouba  et Awa Amadou sont toutes membres du groupement Pendé la Kotto, composé de 12 personnes, en majorité des femmes. Elles ont comme activités l’agriculture, le maraîchage et l’élevage et ont bénéficié de l’appui d’Oxfam qui leur a fourni des chèvres et du matériel agricole.

 

Elles nous expliquent toutefois que des problèmes subsistent, notamment l’absence d’abris pour les animaux qui dorment dehors à la merci des vols et de la pluie. Un autre problème est dû à l’arrêt brusque de la pluie au moment des semis, ce qui affecte énormément la récolte. Les arachides par exemple ne sont non seulement pas bien formées mais récoltées en faible quantité cette année à cause de la pluie.

 

Camille Yalingui (à gauche) est président du groupement Sara Ndjoni, composé de 14 personnes. Il se félicite du soutien apporté par Oxfam aux populations à travers des activités génératrices de revenus comme la saponification. Des difficultés demeurent, comme le manque de matières premières et des ventes inégales. Mais, dit-il, « c’est vraiment une bonne initiative, car chacun des membres se sent occupé à faire quelque chose qui lui permet de survivre. »

 

Monique Wali Sango (au centre)  est une veuve habitant le quartier Yandomo à Bria. Cheffe d’une famille de neuf personnes, elle raconte qu’Oxfam lui a fourni des poulets qu’elle a élevés et vendus. Cela lui a permis de couvrir toutes les charges de la maison y compris la scolarité des deux enfants de son fils décédé. Auparavant, elle élevait des cabris mais on lui a tout volé.  Grâce à Oxfam, elle a maintenant retrouvé un moyen de subsistance.

 

Idriss Moussa est le chef du groupement Kenabale spécialisé dans l’agropastorale et le petit commerce. L’aide apportée par Oxfam, qui a fourni des moulins, des semences, du petit bétail, des bâches, des pousse-pousse et des brouettes, a été selon lui très bénéfique. Elle a permis au groupement d’agrandir son terrain à 1,5 hectare et  de retrouver une vie normale après la crise.

 

Le groupement des pêcheurs Mokegba, dirigé par Georges Yekondji, a bénéficié de formations organisées par Oxfam qui ont permis aux pêcheurs de changer de méthode de travail, ainsi que d’outils (filets, hameçon, four de fumage…)

 

Jean Moundjoukpake est le technicien du groupement. Grace à l’appui d’Oxfam, il est devenu indépendant. Il a pu quitter la maison familiale et s’est acheté sa propre maison avec l’argent de la pêche. Il a même pu payer les frais d’accouchement de son épouse.

 

Les pêcheurs souhaiteraient à présent développer leur activité, grâce à de grandes pirogues de pêche et des réfrigérants pour la conservation des poissons. Ils aimeraient installer un comptoir sur le marché de Bria pour servir toute la zone de la Haute-Kotto et pourquoi pas, au-delà…

 

Votre aide peut faire la différence

 

Malgré certaines améliorations de la situation sécuritaire, un Centrafricain sur cinq demeure déplacé. 2,3 millions de personnes, soit la moitié de la population, ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence.

 

Oxfam s’efforce de répondre aux besoins urgents de la population affectée par la crise qui sévit depuis décembre 2013. Avec votre aide, nous pourrions faire davantage.

 

Photos: Júlia Serramitjana/Oxfam

 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 19:45
Lu pour vous : La société civile centrafricaine sous pression
Lu pour vous : La société civile centrafricaine sous pression

 

 

http://ccfd-terresolidaire.org/ 10.11.2016

 

Les ONG signataires ont été informées de l’arrestation lundi 7 novembre à Bangui d’un leader de la société civile centrafricaine, M. Gervais Lakosso, coordinateur du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC). Les motifs qui ont prévalu à son arrestation sont graves : troubles à l’ordre public, destruction de biens et surtout atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat.

 

Pour rappel des faits, suite à la recrudescence d’incidents graves dans plusieurs villes de Centrafrique, ayant causé des dizaines de morts (Kouango, Koui, Ngakobo et Kaga Bandoro), le GTSC a appelé les habitants de la capitale à une journée VILLE MORTE le 24 octobre 2016 pour dénoncer en particulier l’incapacité de la force des Nations Unies (MINUSCA) à protéger des populations civiles. Des habitants de Bangui en colère ont mis en place de leurs propres initiatives des barricades dans la rue tandis que d’autres ont tenté spontanément de marcher pacifiquement vers le quartier général des Nations Unies. La MINUSCA est alors intervenue pour libérer la circulation, et, dans un contexte encore mal défini, des Casques Bleus auraient, selon de nombreux témoins, tirés sur les civils non armés au niveau du Ministère du Tourisme, tuant quatre (04) personnes.

 

Suite à cette journée, de nombreux communiqués des autorités centrafricaines et de la communauté internationale ont dénoncé des « ennemis de la paix » sans préciser si cela visait des hommes politiques (dont l’implication dans la rue semble confirmée) ou si cela visait le GTSC qui avait appelé à la journée Ville morte. Plus tard, le coordinateur du GTSC s’était vu refusé de participer à la journée de dialogue entre le président et les forces vives organisée en réponse à ces événements.

 

L’arrestation de M. Lakosso et les motifs invoqués inquiètent fortement les ONG signataires. Sauf, preuve de son implication dans les violences, ce collectif de la société civile n’a fait que jouer son rôle en interpellant fortement les autorités et la Communauté internationale sur son mandat de protection civile des populations, conformément aux différentes résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Même si on peut formuler des réserves quant à ce type de mobilisation qui, dans un contexte trouble et volatile, risquait de déraper, il n’en demeure pas moins que cet appel était légitime et non interdit formellement par les autorités centrafricaines. 

 


Il est inquiétant, au moment où la Centrafrique renoue avec la démocratie, qu’un leader de la société civile soit arrêté et incarcéré au Camp de ROUX, une annexe de la Maison Carcérale de Ngaragba réservée aux détenus les plus durs (serait-ce une punition ?)... Et ce d’autant plus que les casques bleus, mobilisés de manière étonnamment rapide pour une fois, qui ont réprimé une manifestation pacifique encadrée par les forces de police, et qui auraient causé la mort de 4 personnes, ne semblent pas, eux, inquiétés.

 

Le signal donné par cette arrestation peut laisser croire au public et à nos organisations que cette action envers M. Lakosso présente un caractère politique. Les avocats de M. Lakosso constatent, quant à eux, un nombre élevé d’irrégularités dans la procédure qui semblent confirmer la volonté de l’Etat de l’incarcérer, quitte à trouver des prétextes fallacieux.

 

Sans remettre en cause la souveraineté de la justice centrafricaine, les ONG signataires, en dialogue avec leurs nombreux partenaires en Centrafrique, souhaitent alerter les autorités centrafricaines et la communauté internationale sur ce qui semble être une arrestation abusive à caractère politique dans le but de faire pression sur une société civile engagée comme d’autres acteurs collectifs dans le processus de démocratisation du pays. Les signataires demandent à ce que M. Gervais Lakosso puisse bénéficier d’un régime de liberté provisoire pour pouvoir préparer sa défense en toute sérénité.

 

Les ONG signataires invitent également les autorités centrafricaines à ne pas fermer le débat dans cette période de relèvement du pays et à respecter tous ceux qui portent pacifiquement des revendications populaires, quand bien même elles doutent de leur bien fondé.

 

Signataires :

 
 CCFD-Terre Solidaire 


 ACAT France

 

Contact presse


CCFD-Terre Solidaire – Sophie Rebours – 01 44 82 80 64 – s.rebours@ccfd-terresolidaire.org

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 19:12

 

 


Le Président de la République, Chef suprême des armées, le Professeur Faustin Archange Touadera a reçu hier les généraux centrafricains au palais de la renaissance.


Le Président a convié les Généraux pour leur annoncer sa vision du passage d'une armée de projection à une armée de garnison pour être plus proche des populations sur toute l'étendue du territoire.


Face aux menaces constantes des ennemis de la paix, le Président Touadera qui vient d'obtenir de ses paires africains le recyclage des FACA dans leurs académies militaires en complément de la formation de l'EUTM en Centrafrique, lance à travers cette rencontre un signal fort et une reconnaissance à l'endroit de ces illustres fils de son pays dont la plus part ont été formés dans les meilleures écoles du monde.

 

Source : Présidence RCA

LE CHEF SUPRÊME DES ARMÉES A REÇU HIER LES GÉNÉRAUX AU PALAIS AU PALAIS DE LA RENAISSANCE
LE CHEF SUPRÊME DES ARMÉES A REÇU HIER LES GÉNÉRAUX AU PALAIS AU PALAIS DE LA RENAISSANCE
LE CHEF SUPRÊME DES ARMÉES A REÇU HIER LES GÉNÉRAUX AU PALAIS AU PALAIS DE LA RENAISSANCE
LE CHEF SUPRÊME DES ARMÉES A REÇU HIER LES GÉNÉRAUX AU PALAIS AU PALAIS DE LA RENAISSANCE
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 18:22
Cameroun : les rations alimentaires aux réfugiés centrafricains réduites de 50 pour cent

 

Cameroun : les rations alimentaires aux réfugiés centrafricains réduites de 50 pour cent

 

APA-Yaoundé (Cameroun) 10/11/16 - La représentation camerounaise du Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé la réduction de l’ordre de 50% pour les mois de novembre et décembre 2016 des rations alimentaires servies à 150.000 réfugiés centrafricains vivant dans la région de l’Est.

 

Cette mesure découle d’un « sérieux déficit de financement » que rencontre le PAM, explique un communiqué, précisant que l’organisme onusien a un besoin urgent de 2,4 millions de dollars pour couvrir les besoins alimentaires desdits réfugiés jusqu’à la fin de l’année en cours.

 

«Le manque de ressources additionnelles oblige le PAM à procéder à cette diminution de ration alimentaires, qui aura sans doute des conséquences sur la sécurité alimentaire, la santé et l’état nutritionnel des réfugiés centrafricains dans la région de l’Est.», souligne le communiqué.

 

Selon ce communiqué, la baisse desdites rations soulève également des inquiétudes sur la sécurité et la stabilité dans les localités de ladite région où les réfugiés et les communautés d’accueil partagent des ressources et services déjà limités.

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 18:13
Le président centrafricain attendu à N’Djaména

 

 

 

APA-N’Djaména (Tchad) 10/11/16 - Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra est attendu ce jeudi matin à N’Djaména pour une visite d’amitié et de travail, annonce la présidence de la République du Tchad dans un communiqué dont APA a reçu copie le même jour.

 

D’après le protocole d’état, le président centrafricain s’entretiendra avec son homologue tchadien, un voisin et président en exercice de l’Union africaine, sur des questions relatives à à la stabilité de la RCA et à son développement.

 

Même si rien de précis n’a été communiqué sur le programme de la visite, les services de la présidence confient que les relations bilatérales et surtout la situation en RCA sont au centre de cette visite.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra avait, en tant que chef d’Etat nouvellement élu de la RCA, effectué une première visite au Tchad en avril dernier. A l’occasion de cette visite, il avait souligné qu’il était venir bénéficier «des sages conseils et dire toute sa reconnaissance aux plus hautes autorités du Tchad et en même temps solliciter l’appui des autorités tchadiennes pour mieux entamer son 1er mandat à la tête de la RCA».

 

Par la suite, les deux chefs d’Etat se sont rencontrés à plusieurs reprises, notamment, en septembre dernier, lors de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le 8 août 2016.

 

En marge de l’investiture du président tchadien, les deux hommes d’Etat avaient également des entretiens axés «sur les relations de coopération entre Bangui et N’Djamena sur plusieurs domaines notamment le domaine sécuritaire dans une sous-région Afrique-centrale marquée par le terrorisme », rappelle la présidence tchadienne.

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 17:39
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Comment le plan de relèvement et de la consolidation de la paix est élaboré ?

 

http://rjdh.org/ PAR RJDH LE 10 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 10 novembre 2016 (RJDH)–La République Centrafricaine, l’un des pays pauvres de la planète est confronté à un conflit militaro-politique qui a viré au confessionnel pour des raisons endogènes et exogènes. Cette crise a saboté les fondamentaux de la cohésion sociale et a détruit les structures socio-économiques. Tout cela a empiré la pauvreté dans ce pays déjà très pauvre et entraîné le déplacement massif de la population.

 

Après le retour à la légalité constitutionnelle en mars 2016, puis la mise en place des différentes institutions de l’Etat, le nouveau pouvoir s’est vite attelé en mai 2016 à explorer puis à identifier les principales priorités pour le Relèvement et la Consolidation de la Paix (RCPCA) grâce à l’appui de l’Union Européenne, de l’ONU et de la Banque Mondiale.

 

Après ce travail d’identification des besoins indispensables, les mois de juin et de juillet ont été consacrés au travail technique d’évaluation des besoins et des priorités. Ensuite, en août et en septembre, le Secrétariat Technique (ST) a préparé la stratégie en ciblant les activités prioritaires et leurs coûts, et mener une enquête nationale par des consultations.

 

Dans ce processus d’élaboration du Plan National de Relèvement et de Consolidation de la Paix, le Comité de Pilotage (CP) chargé du suivi de la préparation de la conférence des donateurs, constitué de tous les Chefs de Département ministériels et le Secrétariat Technique ont validé, finalisé, disséminé et ont fait des plaidoyers sur le RCPCA pendant le mois d’octobre 2016.

 

Ce processus achevé, les autorités politiques centrafricaines, la société civile et ses partenaires de la communauté internationale seront à Bruxelles le 17 novembre à la table ronde des donateurs pour solliciter des fonds indispensables à son relèvement socio-économique.

 

A la veille de cette rencontre décisive pour ce pays qui cherche à se relever d’une longue crise, les yeux des centrafricains sont rivés sur Bruxelles et leurs cœurs battent aussi pour Bruxelles.

 

 

Un point sur les Table Ronde en faveur de la RCA

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 10 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 10 novembre 2016 (RJDH)–D’ici sept jours, la République Centrafricaine sera à Bruxelles pour négocier des fonds pour exécuter son plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix (PRCPA). Le pays espère par cette troisième Table ronde mobiliser des fonds pour relancer son économie et se stabiliser après trois années de violences qui ont ébranlé son  tissu socio-économique.

 

A la veille de ce troisième grand rendez-vous des bailleurs sur la RCA qui est tant attendu par les centrafricains, n’est-t-il pas indispensable de rappeler les précédentes tables rondes que les différents régimes qui se sont succédé ont organisées ?

 

Après la prise du pouvoir par la force du Général François Bozizé le 15 mars 2003, l’économie centrafricaine était aux abois. Pour sa redynamisation, le pouvoir avait initié le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP 1).

 

Ainsi, le 26 octobre 2007, le gouvernement du Premier Ministre Elie Doté était à Bruxelles (Belgique) devant les bailleurs de fonds pour présenter son plan de développement contenu dans le DSRP première génération. Le Président de la République, François Bozizé était aussi présent dans la capitale belge.

 

A l’issu de cette table ronde, la communauté des bailleurs de fonds ont promis 300 milliards de Fr CFA à la RCA pour une période de 3 ans. Pour les observateurs, cette rencontre est une réussite car, elle est « l’œuvre de la nation toute entière après avoir consenti d’énormes sacrifices».

 

Cette première table ronde avait mobilisé 17 pays, 25 organisations internationales et d’institutions financières et deux ONG internationales qui étaient à Bruxelles en qualité d’observateurs.

 

La Centrafrique ne s’était pas arrêtée là pour mobiliser des fonds pour son développement. Elle a encore initié un second rendez-vous avec les bailleurs à Bruxelles.

 

Bruxelles bis avec le DSRP 2 :

 

Quatre ans plus tard,  le 17 juin 2011, les bailleurs et partenaires financiers ont promis 10 milliards de dollars US, soit 400 milliards de francs CFA à la RCA. La cagnotte a été inscrite dans le cadre de la 2eme génération du Document de Réduction de la Pauvreté (DSRP 2), axée sur le développement du monde rural et l’agriculture, comme moteur de la croissance pour la réduction de l’extrême pauvreté en Centrafrique.

 

Cette fois-ci, 211 participants représentants 80 pays et organisations ont effectué le déplacement de Bruxelles.

 

Des observateurs avaient qualifié de « fiasco » cette deuxième rencontre, qualification rejetée par le Premier Ministre de l’époque, Faustin Archange Touadera. Pour le PM, « la Table ronde de Bruxelles n’a pas été un fiasco. Plus de 10.000 milliards francs CFA ont été annoncés par les partenaires ».

 

Cependant, Fidèle Gouandjika, ministre du développement rural et porte-parole du gouvernement avait déclaré que «  les partenaires avaient promis 400 milliards de F CFA ».

 

Une autre rencontre initiée par les bailleurs en 2015 a débouché à la création d’un Fonds Fudiciaire dénommé « Fonds Bekou ». Le Fonds «Bêkou » vise à renforcer la résilience et le relèvement du pays avec les nouvelles autorités de la transition.

 

2016, la table ronde de tous les espoirs

 

 Après la grave crise militaro-politique que la République centrafricaine a connu de son histoire, la relance socio-économique est salutaire pour stabiliser le pays.


Pour une troisième fois, le 17 novembre 2016, le pays aura un rendez-vous avec les bailleurs de fonds pour soutenir son Plan de Relèvement et de la Consolidation de Paix, un programme de 5 ans après le retour à l’ordre constitutionnel.

 

Centrafrique : Les trois piliers du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix

 

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PAR DANIEL NGUERELESSIO LE 10 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 10 novembre 2016 (RJDH)–Pour relancer l’économie centrafricaine et stabiliser le pays, le gouvernement a établi un document à cet effet, il comporte trois piliers.

 

–        Piller I : soutenir la paix, la sécurité et la réconciliation ;

–        Piller II : Renouveler le contrat social entre l’Etat et la population ;

–        Piller III : Promouvoir le renouvèlement économique et la relance des secteurs.

 

Pour le Pilier I, le gouvernement sollicite 461 millions $ UE pour cinq ans, soit 272 milliards de FCFA. Concernant le Pilier II, il compte mobiliser 1326 millions $ UE, soit 783 milliards de FCFA. Enfin, pour exécuter le Pilier III, il fixe son exécution à 1224 millions $ UE, 722 milliards de FCFA.

 

L’exécution de ces trois piliers se fera sur  cinq ans, elle débutera en 2017 pour finir en 2021.

 

 

Centrafrique : Environ 300 milliards de FCFA indispensables pour soutenir la paix, la sécurité et la Réconciliation

 

http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 10 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 10 novembre 2016 (RJDH)- Dans le Pilier I du document de plaidoyer pour la table ronde de Bruxelles, la composante prioritaire, Soutenir la paix, la sécurité et la réconciliation comporte quatre (04) programmes dont le coût de financement est fixé à hauteur de 272 milliard de FCA. Il sera exécuté sur une période  de quatre ans, selon le Plan de Relèvement et Consolidation de la Paix(RCPA).

 

Dans ce Pilier I l’Appui à la réduction de la violence par le désarmement et la réintégration des ex-combattants et des enfants associés aux groupes armés, comprend trois sous-rubriques : Le DDRR, la Réduction de la violence Communautaire et les Enfants soldats nécessitent un financement d’environ 68 milliards de FCFA.

 

Le programme Désarment-Démobilisation-Réinsertion et Rapatriement (DDRR) quant à lui, a besoin de 25,4 milliards de FCFA qui seront injectés chaque année durant la période du programme. Pour l’année 2017, 10,7milliards et 11 milliards pour 2018. Pour 2019, le financement est estimé à hauteur de 3,7 milliards. Cette sous-rubrique prendra fin en 2019.

 

La réduction de la violence communautaire est un volet qui devra mobiliser 8,9 milliards  en raison de 3 milliard chaque année jusqu’en 2019.

 

Sur les enfants soldats qui ont intégré les groupes armés, sa mise en application nécessite environ 33,5 milliards de FCA  jusqu’en 2019. 11,2 milliards devront être mobilisés chaque année pour l’exécution de ce programme.

 

L’autre volet de cette composante est la promotion de la stabilité par la réforme de la sécurité dont le montant est estimé à 78 milliards de FCFA qui sera exécuté sur une période de 5 ans .Les deux première années, c’est-à-dire 2017-2018, le document prévoit 21 milliards. En 2019, il faudra 16 milliards et en 2020-2021,  19 milliards de CFA.

 

Un autre  volet de Pilier I est la réforme de l’institution judiciaire et promouvoir la fin de l’impunité. Il est prévu à cet effet 62 milliards repartis de la manière suivante : 11 milliards pour 2017, 13 milliards pour 2018,14 milliards en 2019 et enfin, 24 milliards pour 2020-2021.

 

Le volet humanitaire de ce document engendrera une capacité  des institutions Centrafricaines et une diminution des besoins humanitaires.

 

Dans ce premier pilier, le volet faciliter la réconciliation et la cohésion sociale et en  mettant en place les conditions pour le retour des réfugiés et les solutions durables pour les personnes déplacées devra mobiliser un financement à  hauteur de 64 milliards de FCA.

 

Le premier programme concerne la Réconciliation nationale et la cohésion sociale dont le montant de financement est de 15,1 milliards de franc CFA  reparti sur quatre ans. Ce programme espère recueillir 4,5 milliards de F CFA (2017), 5,1 milliards (2018), 3,4 milliards (2019) et environ 2,2 milliards de 2020-2021.

 

Pour  le retour des réfugiés et personnes déplacées, le gouvernement prévoit 49,0 milliard de CFA pour l’exécution de ce programme sur une période de quatre ans. Ces fonds sont repartis comme suit : 7,7 milliards F CFA (2017), 12,6 milliards (2018), 15,0 milliard(2019) et de 2020-2021 49,0 de milliards. /

 

Juvenal Koherepede et Angela Pascale Saulet

 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 14:02

 

 

 

Bangui, le 10 novembre 2016 - Le Coordonnateur humanitaire en République centrafricaine, Fabrizio Hochschild, en sa qualité de dépositaire du Fonds humanitaire en RCA (FH RCA), a approuvé le financement de 26 projets d’Organisations non-gouvernementales nationales et internationales ainsi que des agences des Nations Unies, pour un montant de 12 millions de dollars.

 

Cette allocation arrive à point nommé dans un contexte où la multiplication des zones sensibles en RCA et la recrudescence de la violence engendrent de nouveaux besoins humanitaires dont le financement n’était pas prévu initialement dans le Plan de réponse humanitaire 2016. Cette deuxième allocation pour l’année en cours permettra aussi de répondre à des besoins humanitaires urgents et critiques, dans un contexte de sous-financement humanitaire où un grand nombre de besoins n’pas être couverts.

 

Ces 12 millions financeront des projets qui vont couvrir des besoins de santé, de lutte contre la malnutrition, d’éducation et d’appui en Eau, hygiène et assainissement (EHA), de protection et de logistique pour rétablir l’accès humanitaire. Cette allocation permettra ainsi de répondre aux besoins des déplacés internes, des communautés hôtes vulnérables et de soutenir les premières étapes du retour des déplacés. A ce jour, seul un tiers du plan de réponse humanitaire d’un montant de 532 millions de dollars est financé. Cette allocation permet ainsi de soutenir la poursuite de la réponse à des besoins critiques.

 

Avec deux allocations standard par an, le Fonds humanitaire est un instrument basé en RCA qui a la flexibilité d’organiser l’allocation des ressources lorsque l’action humanitaire en a le plus besoin et lorsque les financements deviennent rares alors que des besoins émergent comme c’est le cas actuellement.

 

Le Coordonnateur humanitaire a remercié les bailleurs pour leur engagement auprès de la Centrafrique et du Fonds humanitaire. «C’est aussi grâce à leur appui que la réserve du FH RCA a été en mesure de débloquer rapidement en août dernier, grâce à son mécanisme de financement d’urgence, un montant de1,5 millions dollars pour soutenir la réponse à l’épidémie de choléra. Il a aussi profité de cette allocation pour lancer un appel à la mobilisation pour financer le financement du Plan de réponse humanitaire de 2017 qui sera lancé prochainement.

 

A quelques semaines de la conférence des bailleurs de la RCA à Bruxelles le 17 novembre, organisée en appui aux efforts de relèvement et de consolidation de la paix en RCA (RCPCA), il a  appelé la communauté internationale à rester mobilisée pour soutenir les activités humanitaires en Centrafrique ». «Beaucoup a déjà été fait mais de grands défis nous attendent encore. Il nous faut maintenir la mobilisation afin que les efforts déjà entrepris ne soient pas hypothéqués et que l’humanitaire puisse passer le relais au relèvement » a-t-il ajouté.

 

Depuis le début de l’année, le FH RCA a alloué 11,6 millions de dollars et financé 43 projets grâce aux contributions du de l’Allemagne, de la Belgique, du Canada, de l’Irlande, du Luxembourg, des Pays-Bas, de la Suède, de la Suisse et du Royaume-Uni. Pour financer la réponse à de nouvelles urgences et préparer la prochaine allocation standard en 2017, des efforts de mobilisation de ressources ont été engagés pour mobiliser des nouveaux financements.

 

Virginie Bero 


Public Information Associate |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) République Centrafricaine (RCA) | Central African Republic (CAR)

 
Email: berov@un.org|  Mob: +236 70 17 76 25| Skype : bvirginie22

   
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int 

LE FONDS HUMANITAIRE EN RCA ALLOUE 12 MILLIONS DE DOLLARS A DES PROJETS HUMANITAIRES URGENTS
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 12:04
RCA : Les milices Séléka et anti-balaka font la loi à la sucrerie de Ngakobo
RCA : Les milices Séléka et anti-balaka font la loi à la sucrerie de Ngakobo
RCA : Les milices Séléka et anti-balaka font la loi à la sucrerie de Ngakobo
RCA : Les milices Séléka et anti-balaka font la loi à la sucrerie de Ngakobo
RCA : Les milices Séléka et anti-balaka font la loi à la sucrerie de Ngakobo
RCA : Les milices Séléka et anti-balaka font la loi à la sucrerie de Ngakobo

 

 

 

La sucrerie de Ngakobo située dans la commune de Kochiotoulou non loin de Bambari dans la préfecture de la Ouaka n’en peut des tueries et de l’insupportable climat d’insécurité qui y règne. Plusieurs crimes ont encore été commis récemment à proximité de l’usine  transformée depuis plusieurs mois déjà en un immense camp de déplacés contenant environ 15.000 personnes qui y ont trouvé abri en ayant fui les incessants affrontements armés entre miliciens séléka et anti-balaka.

 

Les derniers assassinats ont été commis par les anti-balakas  qui habitent également le camp de réfugiés. Ils sont munis d’un minimum de 200 armes à feu de fabrication artisanale et détiennent aussi près d’une demi-douzaine d'armes automatiques. Comme le montrent les photos ci-jointes, la victime est un manoeuvre de la sucrerie qui travaillait non loin du camp des déplacés qui a été attrapé en plein chantier par des éléments anti-balakas qui l’ont accusé de les avoir trahis et d’être le pisteur qui a occasionné les tueries par les séléka de la mi-octobre dernier qui ont fait 13 victimes dans le camp des déplacés.

 

Par ailleurs, les quatre gendarmes affectés à Ngakobo ont plié bagage sous la pression des anti-balakas et des Seleka. La chaine pénale n'existe donc plus à Ngakobo. C’est ainsi que neuf (09) personnes ont été froidement assassinées dernièrement dans le village Galabourouma à 10 km du site de la sucrerie par les peuls oudah en représailles de l'assassinat d’un des leurs. Il y a souvent vol de bétail et il s'en suit une vengeance aveugle dans les villages environnants. Les Villages de Kouango vers Ngakobo sont en train de se vider suite aux assassinats et incendie délibéré des maisons.

 

Les auteurs de ces tueries et de l’opération terre brûlée sont tantôt les Seleka, tantôt les peuls Oudah mais les raisons demeurent toujours le vol des bétails organisé par les malfrats qui se réfugient dans le camp des déplacés sur le site sucrier. L’impunité et la prolifération des armes donc l’insécurité, rend Impossible tout démarrage de la campagne sucrière. 1500 emplois sont en péril depuis le 1° Novembre courant.

 


correspondance particulière pour C.A.P  -  9 novembre 2016

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