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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 18:11
Les donateurs promettent 2,2 milliards de dollars à la Centrafrique
Les donateurs promettent 2,2 milliards de dollars à la Centrafrique
Les donateurs promettent 2,2 milliards de dollars à la Centrafrique
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Les donateurs promettent 2,2 milliards de dollars à la Centrafrique
Les donateurs promettent 2,2 milliards de dollars à la Centrafrique
Les donateurs promettent 2,2 milliards de dollars à la Centrafrique

 

 


La communauté internationale s'est engagée jeudi à apporter à la Centrafrique une aide de 2,2 milliards de dollars, ont annoncé le président Faustin-Archange Touadéra et l'UE à l'issue d'une réunion à Bruxelles. L'aide au pays dévasté par la guerre durera trois ans.



"La conférence a tenu toute sa promesse", s'est félicité le président Touadéra lors d'une conférence de presse. Il a cité le chiffre de 2,268 milliards de dollars, un objectif réalisé "à 141%" par rapport aux 1,6 milliard de dollars qu'il escomptait sur trois ans.



Il avait également dit tabler sur 3,1 milliards de dollars sur cinq ans.



(ats / 17.11.2016 17h57)

 

Aide à la Centrafrique : "Les bailleurs doivent passer des promesses aux engagements"

 

http://www.france24.com/ 17/11/2016

 

La communauté internationale a promis une aide de 2,2 milliards de dollars sur 3 ans à la Centrafrique. Un montant qui va au-delà de la demande du président centrafricain. Mais les ONG craignent que ces promesses de dons ne se concrétisent pas.

 

Le défi est immense. Minée par un conflit amorcé par le coup d’État perpétré par les ex-rebelles Séléka en mars 2013, la Centrafrique fait face à des besoins colossaux. Son président, Faustin-Archange Touadéra, a présenté jeudi 17 novembre à Bruxelles lors d’une conférence de donateurs (Union européenne, ONU, Banque mondiale, France…), un plan de redressement chiffré à 3,1 milliards de dollars sur 5 ans (2017 à 2021) dont 1,7 milliard pour les trois premières années. L'appel à la "solidarité" et la "générosité" lancé par le chef d'État a visiblement été entendu. Au terme d'une journée marathon, les promesses d'aides atteignent  2,2 milliards de dollars sur 3 ans, au-delà de l'objectif.

 

"Il faut faire confiance à ce pays"

 

"Mais ce qui compte le plus, ce ne sont pas les promesses, mais le décaissement réel", prévient le chargé de mission de Médecin sans frontière Belgique (MSF), Manu Lampaert, interrogé par France 24. Un impératif partagé par Isodore Ngueuleu, chargé de mission en Centrafrique pour Oxfam : "Les bailleurs doivent passer des promesses aux engagements. La Centrafrique est habituée à ce type de conférences à Bruxelles, c’est la quatrième en quelques années, pour très peu de résultat au final. La Centrafrique a besoin d’un vrai engagement. Il faut faire confiance à ce pays."

 

Car la Centrafrique est encore très  loin d’avoir retrouvée le chemin de la stabilité. La France a mis fin en octobre à l’opération militaire Sangaris, mais 12 000 hommes de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) sont encore sur place. Et les affrontements entre groupes armés continuent de faire de nombreuses victimes, les populations civiles étant les premières touchées par cette insécurité. "La moitié de la population a besoin d’une aide humanitaire. Plus de 65 % n’a pas accès à l’eau potable et 45 % n’a pas accès à une alimentation de qualité", précise Oxfam. Malgré ce constat, l’aide de la communauté internationale a fondu ces trois dernières années.

 

"Le plan de financement n’est pas à la hauteur"

 

"Cette année, le besoin humanitaire n’est financé qu’à hauteur de 32 %. D’année en année, on constate une baisse progressive des dons, 68 % du financement nécessaire a été apporté en 2015, 56 % en 2014. C’est une crise très ancienne et oubliée, la communauté internationale intervient de manière ponctuelle au moment des pics de crise comme en 2014, mais après plus rien. Au lieu d’un engagement ponctuel, les bailleurs devraient avoir une approche plus durable", prévient Isodore Ngueuleu. "Chaque année, MSF s’engage à hauteur de 55 millions d’euros en Centrafrique, ce qui est plus que le budget du ministre de la Santé du pays", avance Manu Lampaert pour illustrer les immenses besoins et l’inquiétude sur l’engagement des grands bailleurs.

 

"Nous voulons tourner définitivement la page de ces violences, de ces conflits répétitifs", s'est engagé le président Touadéra au cours d’un point presse à Bruxelles. L'aide internationale doit permettre selon lui d'"investir dans l'armée" mais aussi et de réinstaller les déplacés internes et réfugiés centrafricains qui ont fui dans les pays voisins. Il a fait de la fermeture du camp situé près de l’aéroport Mpoko, où des milliers de déplacés vivent encore dans des conditions très difficiles, l'une de ses priorités.

 

Son plan quinquénal devra aussi servir à "la réconciliation". "Une Cour pénale spéciale sera bientôt opérationnelle, matérialisant au-delà de tout autre discours notre profonde foi dans la lutte contre l'impunité", a souligné le chef de l'État. La mise en place de cette juridiction, prévue par une loi de 2015, est vivement souhaitée par les ONG. Elle doit permettre de juger les crimes relevant du droit international. Dès janvier 2015, un rapport d'une commission d'enquête de l'ONU, fruit de plusieurs mois d'enquête, affirmait que des crimes contre l'humanité avaient bien été commis en Centrafrique. Les conclusions de ce rapport détaillaient les assassinats, les viols, les tortures, les incendies, les destructions commis par les deux camps.

 

 

CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS POUR LA RCA DE BRUXELLES
 

Source : Présidence RCA

 

La conférence des Bailleurs de fonds pour la RCA a commencé aujourd'hui à 9 heures

 

par l'ouverture de la séance par Mme Mogherini, Vice Présidente de la Commission Européenne.


Avant de donner la parole au Président Touadera, cette dernière a annoncé qu'il y' avait 80 délégations sur les 93 invitations que la RCA a envoyées. 


Prenant la parole, le Président Touadera a dans un discours éloquent fait part des attentes du peuple centrafricain et son aspiration à vivre dans un pays en paix et tourné vers le développement.


Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera a rappelé à l'assistance le Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix élaboré par son gouvernement.


Le numéro un centrafricain a également remercié la Communauté internationale qui n'a jamais ménagé des efforts pour aider le peuple centrafricain.


Répondant au Président Touadera, les partenaires que sont: les Nations Unies, la Banque Mondiale, l'Union Africaine, la Commission de la Paix et l'Action Humanitaire et le FMI ont salué les efforts du gouvernement, mais surtout l'unité de la classe politique centrafricaine qui participe actuellement à cette conférence.

 

Tous sont mobilisés pour appuyer la RCA dans le processus de sa reconstruction.


Notons que le gouvernement centrafricain attend un peu plus de 3 milliards de dollars pour financer son relèvement. Au regard des annonces des partenaires financiers, ce montant sera atteint.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

                                                                                                                                                                                                                 

LA MINUSCA SALUE LES ENGAGEMENTS DES BAILLEURS ESTIMÉS A PLUS DE DEUX MILLIARDS DE DOLLARS      

                                             

 

17 novembre 2016 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) se réjouit de l’annonce des bailleurs de fonds de mettre à la disposition de la République centrafricaine, plus de deux milliards de dollars américains pour le financement de son plan de relèvement et la consolidation de la paix (RCPCA). Ce montant est largement supérieur aux besoins exprimés pour les trois prochaines années.

 

 

L’annonce a été faite ce jeudi lors de la Conférence de Bruxelles pour la République centrafricaine. Les besoins de financement de ce plan lors des cinq prochaines années sont estimés à 3.1 milliards de dollars.

 

 

“Aujourd'hui est un jour d'espoir et de confiance de la communauté internationale en la République centrafricaine, son peuple et son Gouvernement”, a souligné le Représentant spécial du Secrétaire général, Parfait Onanga-Anyanga.

 

 

Le chef de la MINUSCA salue également la signature à Bruxelles, en marge de la conférence, du Cadre d’engagement mutuel entre la République centrafricaine et la communauté internationale (CEM-RCA). Le document a été paraphé par le Chef de l’État centrafricain, Faustin Archange Touadéra et le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson, au nom du Secrétaire général, en présence de la Haute Représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité et Vice-Présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini et du Vice-Président de la Banque mondiale, Jan Walliser.

 

 

Le CEM-RCA est complémentaire du RCPCA et ces deux instruments permettront d’accroître le partenariat pour la consolidation de la paix dans la transparence et la responsabilité mutuelle, la cohérence et l’appui durable des partenaires internationaux pour la réalisation de cette priorité stratégique. 

 

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail:monteiro6@un.org

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 17:38
Tchad: le régime désamorce une motion de censure et une manifestation d'opposants

 

 


N'Djamena - AFP / 17 novembre 2016 16h47 - Le régime d'Idriss Déby Itno au Tchad a désamorcé jeudi l'examen d'une motion de censure déposée par l'opposition ainsi qu'une manifestation dont les forces de l'ordre ont strictement fait observer l'interdiction, dans un pays en proie à une grave crise sociale.



A l'Assemblée, la séance d'examen de la motion de censure a été annulée faute de quorum de députés présents, a constaté un correspondant de l'AFP. Les élus de la majorité ne sont en effet pas venus en séance à l'appel du président.



Il y avait 110 absences sur 184 députés, a précisé à l'AFP le leader de l'opposition, Saleh Kebzabo. L'examen de la motion de censure a été reporté sine die, a-t-il ajouté.



Les députés d'opposition voulaient sanctionner le gouvernement du Premier ministre Albert Pahimi Padacké pour sa gestion de la grave crise que traverse le pays victime de la chute des cours du pétrole.



Le gouvernement a annoncé 16 mesures d'économie en septembre. Des voix se lèvent contre ces mesures d'austérité au sein même de la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale, rapportait en octobre un média tchadien en ligne, TchadConvergence. Le vote devait se faire à bulletin secret.



Après ce premier revers, l'opposition a dû renoncer à tenir un meeting dont le ministère de la Sécurité publique avait annoncé l'interdiction mercredi.



Les accès ont été bouclés, a indiqué à l'AFP Saleh Kebzabo qui s'est replié avec ses partisans vers le siège de son parti. Nous sommes au siège de l'UNDR avec tous les membres du FONAC (Front de l'opposition nationale pour l'alternance et le changement).



M. Kebzabo a indiqué qu'il envisageait de saisir la Cour suprême contre l'interdiction de la manifestation mais les magistrats sont en grève.



La veille de l'investiture du président Déby le 8 août pour un cinquième mandat, un jeune homme avait été tué lors d'un rassemblement maintenu par l'opposition malgré son interdiction par les autorités.



L'opposition dénonce tout autant la situation sociale que le régime de fer d'Idriss Déby, dont elle qualifie la réélection en avril de hold-up électoral.



Premier allié de la France dans la région contre les jihadistes, M. Déby avait été réélu dès le premier tour avec près de 60% des voix devant M. Kebzabo crédité d'un peu plus de 12% des suffrages.


(©)

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 16:27
CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS POUR LA RCA DE BRUXELLES
CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS POUR LA RCA DE BRUXELLES
CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS POUR LA RCA DE BRUXELLES
CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS POUR LA RCA DE BRUXELLES
CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS POUR LA RCA DE BRUXELLES
CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS POUR LA RCA DE BRUXELLES
CONFÉRENCE DES BAILLEURS DE FONDS POUR LA RCA DE BRUXELLES

 

 


80 délégations sur les 93 invitations envoyées

 

Déjà des promesses de (ENVIRONS 380 MILLIARDS F CFA) dans le panier de Touadera

 

• FRANCE: 85 millions d'euros (55, 760 milliards F CFA)


• BANQUE MONDIALE : 500 millions de dollars (290 milliards F CFA)


• ITALIE : 15 millions de dollars pour les actions humanitaires


• République Tchèque : 110 millions d’euros (9,840 milliards F CFA) afin d’appuyer le secteur de l'éducation et de l'action humanitaire, par an à partir de 2017


• Timor Oriental : 1 million de dollars (680 millions FCFA) pour appuyer le gouvernement centrafricain dans sa quête de la stabilisation


• Gabon : organise une Conférence sur la situation sécuritaire pour le 30 novembre à Libreville. 


• Allemagne : 18,5 millions d'euros (12,136 milliards F Cfa) en 2017 pour réhabiliter les services sociaux et la création des opportunités des emplois aux jeunes.


• Etats Unis : 8 millions de dollars (4,640 milliards F Cfa) pour appuyer la justice à travers la construction des prisons et l'opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale.


• Norvège : 47 millions de couronne norvégienne soit 5, 5 millions de dollars (3,190 milliards F Cfa) pour les actions humanitaires.


• CEEAC : apporte sa contribution à la stabilisation de la RCA à travers l'organisation d'une Conférence le 30 de ce mois.


• Rwanda : se dit prêt à proposer son expérience dans la formation des centrafricains dans plusieurs domaines.


• Francophonie : va aider le parlement centrafricain dans la formation de ses cadres et agents.

 

 

La conférence de Bruxelles S'achève sur une bonne note. Environ 2, 268 milliards de dollars us soit 1 130 milliards de f cfa à mobiliser auprès de nos partenaires pour le financement de projets et autres programmes sur une période de 3 ans.

Mission accomplie pour le président TOUADERA.

 

 

La Centrafrique ''n'est pas une cause perdue''

 

http://www.bbc.com/

 

Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadera, a exhorté les donateurs à aider son pays à se relever après des années de conflits religieux et ethniques.

 

''Nous avons besoin de votre solidarité et de votre aide'' a déclaré le président Faustin Touadera, lors de la Conférence de Bruxelles.

 

Le chef de l'État a rajouté que la Centrafrique ''n'est pas une cause perdue''.

 

Le gouvernement centrafricain recherche quelque 3 milliards de dollars pour les cinq prochaines années.

 

Des milliers de personnes ont été tuées et des centaines de milliers de personnes déplacées en Centrafrique depuis 2013, lorsque des rebelles musulmans ont pris le pouvoir.

 

Plus de 12 000 casques bleus de l'ONU sont déployés dans le pays.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 15:57
Une pilule expérimentale, potentielle arme anti-paludisme

 

Une pilule expérimentale, potentielle arme anti-paludisme

16 novembre 2016, 20h32 AFP

 

Une pilule expérimentale, pouvant rester dans l'estomac plusieurs semaines pour diffuser graduellement un médicament, devrait permettre de surmonter la difficulté de prendre un traitement quotidiennement et potentiellement éliminer des maladies comme le paludisme, selon une publication américaine mercredi.


"Jusqu'à présent, les comprimés ne durent jamais plus de 24 heures et cette nouvelle gélule ouvre vraiment la voie à des systèmes oraux de diffusion de médicament de très longue durée", explique Robert Langer, professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), un des auteurs de cette avancée publiée dans la revue Science Translational Medicine.


"Cette nouvelle pilule pourrait avoir un effet sur toutes sortes de maladies comme Alzheimer ou des troubles psychiatriques", précise-t-il. 


La pilule a été expérimentée sur des porcs avec de l'ivermectine, un antiparasite qui pourrait favoriser les efforts d'élimination du paludisme. 
Si un moustique pique une personne qui prend de l'ivermectine, il meurt, ce qui pourrait fortement réduire l'incidence du paludisme et de toutes les infections transmises par ces insectes comme le Zika. 


La nouvelle pilule a pu rester dans l'estomac de ces animaux pendant deux semaines après avoir été ingérée.


La société Lyndra, basée à Cambridge dans le Massachusetts, développe cette technologie qui bénéficierait d'abord aux malades nécessitant un traitement graduel, à l'instar de ceux souffrant de pathologies neuropsychiatriques, du VIH ou encore du diabète.
Pour le paludisme, cette pilule pourrait également être armée avec de l'artéminisine, un puissant antipaludéen.


Selon des modèles, si 70% de la population à risque était traitée ainsi, le taux de transmission de la maladie pourrait être réduit dans la même proportion que si 90% était soignée avec seulement cet antipaludéen.


"Faire prendre des médicaments à des malades quotidiennement sur de longues périodes est vraiment problématique", note le Dr Andrew Bellinger, un cardiologue à Brigham and Women's Hospital et responsable scientifique de la société Lyndra. 


"Si les médicaments peuvent être efficaces pendant une longue période on pourrait radicalement améliorer l'efficacité des campagnes de traitement de masse", estime le Dr Bellinger.


Cette technologie pourrait également aider les chercheurs à effectuer des essais cliniques de plus grande qualité en facilitant la prise des médicaments.


Une fois dans l'estomac, cette gélule de deux centimètres de diamètre, faite de polymère, se déplie en forme d'étoile mesurant quatre centimètres ce qui l'empêche de passer dans le pylore pour sortir de l'estomac mais sans gêner le passage des aliments. 
La pilule se dissout d'elle-même après plusieurs semaines.
 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 15:35
Centrafrique: appel à la générosité pour financer son relèvement

 

 

 

17 NOV 2016  à 12:00 (AFP

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a appelé jeudi la communauté internationale à la "solidarité" et à la "générosité" pour aider au relèvement de son pays ruiné par la guerre, à l'ouverture d'une conférence de donateurs à Bruxelles.

 

Il a présenté un plan de redressement chiffré à 3,1 milliards de dollars sur cinq ans (2017-2021), dont 1,6 milliard les trois premières années, espérant que les donateurs s'engagent à ce niveau à ses côtés.

 

Mais le montant des promesses de dons, attendu dans la journée, semblait incertain, ce pays africain de moins de cinq millions d'habitants ne figurant plus parmi les priorités diplomatiques.

 

"Rien n'est acquis, on ne sait pas encore si on va atteindre ces chiffres", a déclaré à l'AFP le secrétaire d'Etat français au Développement André Vallini, voulant croire à une "mobilisation" des donateurs, "européens notamment".

 

"Je m'engage à ne pas décevoir les attentes (...), à veiller à l'utilisation judicieuse rigoureuse du fruit de l'expression de votre solidarité et de votre générosité", a plaidé pour sa part M. Touadéra dans son propos liminaire.

 

- "Mobilisation des donateurs" -

 

La Centrafrique, classée parmi les pays les plus pauvres du monde, peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles séléka, majoritairement musulmans. Cela avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka majoritairement chrétiennes.

 

L'intervention de la force française Sangaris --dont la mission a pris fin en octobre-- et de la force de l'ONU Minusca (12.000 hommes toujours déployés) a mis fin aux massacres, mais n'a pas réussi à stabiliser la situation sécuritaire.

 

L'aide internationale, a expliqué M. Touadéra, doit permettre d'"investir dans l'armée", et de réinstaller les déplacés internes et réfugiés centrafricains dans les pays voisins (Tchad, Cameroun), dont le total est estimé à 850.000 personnes.

Il s'agit aussi de contribuer à "la réconciliation".

 

Dans ce but, "la Cour pénale spéciale sera bientôt opérationnelle, matérialisant au-delà de tout autre discours notre profonde foi dans la lutte contre l'impunité", a affirmé le président.

 

La mise en place de cette juridiction, prévue par une loi de 2015 (avant l'élection du nouveau président), est vivement souhaitée par les ONG. Elle doit permettre de juger les crimes relevant du droit international.

 

La conférence des donateurs réunit "plus de 80 délégations" avec des représentants de l'ONU et de la Banque mondiale, selon la chef de la diplomatie de l'Union européenne Federica Mogherini.

 

La France qui a déjà consacré 75 millions d'euros la Centrafrique depuis 2014 (aide d'urgence et aide au développement) va s'engager jeudi pour "85 millions supplémentaires sur 2017-2019", a promis M. Vallini.

 

© 2016 AFP

 

 

La Centrafrique en quête de dons pour reprendre pied

 

 

 

 

 

 

 

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 15:02
Les antirétroviraux manquent en Centrafrique

 

 

 

APA Bangui (Centrafrique) - 2016-11-16 16:25:58 - Les personnes vivant avec le VIH/Sida en Centrafrique manquent pour le moment d’antirétroviraux a déclaré ce mercredi le Pr Nestor Mamadou Nali coordonnateur du comité national de lutte contre le sida



C’est une situation de carence que vivent les malades du Vih/Sida. Cette insuffisance est aussi provoquée par la technique de distribution due à la prévalence de la maladie, selon le Pr Mamadou Nali, après un entretien avec le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji. 



Aujourd’hui, une partie des personnes dépistées positives doit patienter avant de bénéficier d’une prise en charge.


Selon une estimation du comité national de lutte contre le sida, sur 120.000 cas dépistés positifs, 8.000 personnes doivent attendre ces antirétroviraux qui manquent.



Le CNLS et ses partenaires travaillent dans le cadre d’un plan d’urgence qui couvre les années 2017 à 2019 afin de remédier définitivement à ce problème. 



Pour le moment, le CNLS encourage la population à ne pas avoir peur du dépistage, « il y a des personnes qui sont infestées par le VIH mais qui ne le savent pas, il faut qu’elles le fassent pour connaitre leur sérologie » a déclaré le Pr Nestor Mamadou Nali.



Avec un taux de prévalence de 4,9%, selon l’enquête Mixte 4 de 2010, la RCA fait partie des pays les plus infectés en Afrique. 



Ce taux serait en baisse, d’après une étude préliminaire qui sera confirmée en 2017. 



Cette étude nationale diligentée par le CNLS, l’OMS et le Ministère de la santé estime à environ 3% le taux de la prévalence du VIH/Sida en Centrafrique.

 

http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=4868088#sthash.x4UvsUq5.dpuf

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:55
Centrafrique : La justice est indispensable à la reprise économique et à l’instauration de la paix (HRW)
Centrafrique : La justice est indispensable à la reprise économique et à l’instauration de la paix (HRW)

 

 

 

Appel collectif de la société civile aux bailleurs de fonds

 

Human Rignts Watch - 16 NOVEMBRE 2016 10:38AM EST

 

Alors que l’Union européenne organise une conférence à Bruxelles pour discuter des priorités pour la République centrafricaine (RCA), les 17 organisations de défense des droits humains centrafricaines et internationales soussignées appellent les États et les organismes internationaux à s’engager de toute urgence à fournir un soutien financier et technique à la Cour pénale spéciale (CPS). Nous appelons également la communauté internationale à soutenir les efforts des autorités centrafricains, à jouer un rôle moteur, et à guider les efforts pour rendre la CPS réellement opérationnelle.

 

Sur le même thème

 

Déclaration sur la République centrafricaine novembre 2016

 

En raison de la longue histoire d’impunité en RCA pour des crimes relevant du droit international et des nombreux défis que rencontre le pays, la justice doit rester une priorité. Juger les auteurs dans le cadre de procès équitables – et révéler ainsi la vérité sur les crimes commis – peut aider à mettre fin aux cycles de violence et avoir un impact durable sur la paix et la réconciliation.

 

La République centrafricaine est confrontée à une situation sécuritaire difficile, qui s’est dégradée au cours des derniers mois. Néanmoins, en septembre, le président Touadera a rassuré l’Assemblée générale des Nations Unies sur le fait que la République centrafricaine avait « tourné une page sombre de son histoire » et a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à mettre fin à l’impunité. La communauté internationale devrait maintenir son engagement durable envers la République centrafricaine, et envers la justice en particulier, afin de veiller à ce que le pays ne s’enfonce pas dans une nouvelle crise.

 

Le système judiciaire centrafricain reste trop faible pour mener des enquêtes et des poursuites efficaces pour les crimes d’atrocités de masse. L’enquête de la Cour pénale internationale en République centrafricaine offre aux victimes une autre voie indispensable vers la justice, mais elle ne peut tout simplement pas résoudre plus d’une décennie de crimes relevant du droit international, car il est probable qu’elle ne ciblera qu’un petit nombre de suspects. La Cour Pénale Spéciale (CPS), avec son complément de personnel international et national et son expertise, a le potentiel de rendre une justice tant attendue par les nombreuses victimes de crimes relevant du droit international depuis 2003. De plus, une CPS forte et fonctionnelle peut avoir un impact positif sur le système judiciaire centrafricain, permettant un partage d’expertise, apportant un renforcement des capacités et montrant qu’une justice digne de foi est possible.

 

Mais pour réaliser son potentiel, la CPS a besoin du soutien des bailleurs de fonds.

 

Financement de la Cour pénale spéciale

 

Des enquêtes fiables sont un gage de succès des étapes suivantes. En effet, les affaires instruites sur la base d’éléments de preuves solides, suivies de procès équitables et perçus comme tels, inspireront confiance dans l’État de droit.

 

La sécurité pour le personnel judiciaire principal est aussi fondamentale : les juges, les procureurs et les avocats ne peuvent pas faire leur travail efficacement s’ils craignent pour leur sécurité. La protection des victimes et des témoins est tout aussi critique. En rendant l’aide juridique disponible aux victimes, celles-ci peuvent exercer leur droit à participer aux procès, tandis que l’aide juridique pour les prévenus indigents peut contribuer à garantir le caractère équitable des procès. À toutes les étapes, une action d’information efficace peut favoriser une sensibilisation au rôle et au fonctionnement de la Cour, permettre de gérer les attentes et participer à établir une appropriation nationale du processus de justice.

 

Pendant les cinq prochaines années, la CPS coûtera 40 millions de dollars américains, d’après les estimations. Sur cette somme, seuls 5 millions de dollars ont déjà été réunis, soit une insuffisance de financement de 35 millions de dollars. Nous demandons instamment aux bailleurs de fonds de garantir un engagement continu envers la CPS pendant toute la durée où elle s’efforcera de remplir son mandat.

 

Recrutement du personnel

 

Comme nous l’avons souligné dans une déclaration précédente, le recrutement d’un personnel national et international qualifié, indépendant et motivé sera un facteur déterminant pour le succès de la Cour pénale spéciale.

 

Le processus de recrutement du personnel international doit bientôt commencer, y compris pour les magistrats, les juges d’instruction, le procureur et le greffier adjoint. Nous demandons instamment à vos gouvernements de proposer les candidats les plus qualifiés pour les postes et de faire pression pour un processus de sélection transparent qui donne la priorité aux compétences avant toute autre considération.

 

Les juges, les consultants et les experts recrutés devraient parler français et connaître le système de droit civil sur lequel est basé le système judiciaire centrafricain. Les juges devraient avoir une solide expertise en matière d’enquêtes et de poursuites pour les crimes relevant du droit international. Le déploiement de juges, consultants et experts internationaux n’ayant pas l’expérience spécialisée requise pour mener des enquêtes et juger des crimes relevant du droit international peut s’avérer contre-productif et compromettre la légitimité du tribunal.

 

De même, nous attendons des autorités centrafricaines qu’elles fassent preuve de leadership et d’un soutien politique constant à la Cour pénale spéciale, ce qui devrait se traduire par des mesures concrètes, comme la désignation de personnel national qualifié.

 

La République centrafricaine est confrontée à de nombreux défis, y compris la démobilisation des combattants, la réforme du secteur de la sécurité et la protection des civils, alors qu’elle lutte pour se reconstruire après des années de conflit. Cependant, traduire en justice les auteurs des pires crimes dans le cadre de procès dignes de foi devrait être au premier rang des priorités de la communauté internationale. Nous espérons que votre gouvernement ou votre organisme intergouvernemental apportera un soutien financier, technique et politique à la CPS comme décrit plus haut.

 

Bangui, le 16 novembre 2016

 

Les organisations soutenant la déclaration sont les suivantes :

 

Action des chrétiens contre la torture (ACAT - RCA)

Amnesty International

Association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC)

Association des victimes de la LRA en Centrafrique (AVLRAC)

Avocats Sans Frontières

Civis et démocratie (CIDEM)

Commission episcopale Justice et Paix

Enough Project

Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH)

Human Rights Watch

Lead-Centrafrique

Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH)

Mouvement pour la défense des droits de l'Homme et de l'action humanitaire (MDDH)

Observatoire centrafricain des droits de l'Homme (OCDH)

Observatoire pour la promotion de l'Etat de Droit - OPED

Parliamentarians for Global Action

 

 

République centrafricaine : Appel à soutenir la Cour pénale spéciale

 

Il faut accorder la priorité à la justice lors de la conférence des bailleurs de fonds à Bruxelles

 

https://www.hrw.org (Bruxelles) 16 NOVEMBRE 2016 10:36AM EST – Les pays donateurs participant à une conférence à Bruxelles le 17 novembre 2017 devraient apporter leur soutien à la Cour pénale spéciale (CPS) qui doit être mise en place en République centrafricaine, ont indiqué 17 organisations de défense des droits humains centrafricaines et internationales dans une déclaration publiée conjointement aujourd’hui. Les bailleurs de fonds devraient apporter un soutien technique, financier et politique à la CPS et à son mandat qui est de mettre fin à l’impunité pour les crimes relevant du droit international, ont déclaré ces organisations. Le 17 novembre 2016, l’Union européenne accueillera une conférence à Bruxelles afin de discuter des priorités de financement pour la République centrafricaine.

 

En juin 2015, le gouvernement de la République centrafricaine a adopté une loi pour créer la CPS afin d’ouvrir la voie à la justice pour les victimes, mais ce tribunal n’est pas encore devenu opérationnel.

 

« La République centrafricaine a été le théâtre de cycles répétés d’exactions terribles pendant plus d’une décennie, sans aucunes conséquences pour les auteurs de ces crimes », ont déclaré les organisations de défense des droits humains. « Les bailleurs de fonds devraient soutenir les efforts visant à rendre la Cour pénale spéciale opérationnelle afin de briser ce cercle vicieux d’impunité, et les autorités centrafricaines devraient faire preuve de leadership dans sa réalisation. »

 

Au bout de près d’une décennie de conflit intermittent, la République centrafricaine est entrée fin 2012 dans une spirale de violence, avec des groupes armés connus sous le nom de Seleka et d'anti-Balaka, qui ont commis de graves exactions contre des civils, dont des meurtres, des violences sexuelles et des destructions de biens, ce qui a entraîné des déplacements massifs.  En octobre, des tensions ont éclaté de nouveau, avec des attaques contre des camps de personnes déplacées dans le centre du pays et des dizaines de civils abattus, poignardés ou brûlés vifs.

 

En 2014, le gouvernement de transition alors en fonction a renvoyé la situation en République centrafricaine depuis le 1er août 2012 à la Cour pénale internationale (CPI). La Procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a ouvert une enquête en septembre 2014. La coopération du gouvernement avec la CPI est cruciale, mais l’enquête de la CPI, toujours en cours, ne ciblera probablement qu’un petit nombre de suspects. La Cour pénale spéciale, avec son personnel international et national proposé, est essentielle pour le système judiciaire centrafricain dans son ensemble.

 

Les organisations soutenant la déclaration sont les suivantes :

 

Action des chrétiens contre la torture (ACAT - RCA)

Amnesty International

Association des femmes juristes de Centrafrique (AFJC)

Association des victimes de la LRA en Centrafrique (AVLRAC)

Avocats Sans Frontières

Civis et démocratie (CIDEM)

Commission épiscopale Justice et Paix

Enough Project

Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH)

Human Rights Watch

Lead-Centrafrique

Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH)

Mouvement pour la défense des droits de l'Homme et de l'action humanitaire (MDDH)

Observatoire centrafricain des droits de l'Homme (OCDH)

Observatoire pour la promotion de l'Etat de Droit - OPED

Parliamentarians for Global Action

 

 

CPI : Défendre les principes fondamentaux de la Cour

 

Lors de leur assemblée annuelle, les États parties ne doivent pas compromettre les principes de la justice face au risque de nouveaux retraits

 

(La Haye, le 16 novembre 2016) – Les pays membres de la Cour pénale internationale (CPI) devraient protéger la capacité de la Cour à rendre justice de façon complète et équitable pour les pires crimes internationaux, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Les retraits récents de la Cour par trois pays africains soulèvent des inquiétudes quant au risque que les membres de la CPI pourraient faire des concessions sur les principes fondamentaux de la Cour lors de leur réunion annuelle du 16 au 24 novembre 2016, afin de dissuader d'autres pays de quitter la Cour.

 

En octobre et novembre, les gouvernements de l'Afrique du Sud, du Burundi et de la Gambie étant annoncé leurs retraits du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI. Ces retraits sont intervenus dans un contexte de réaction négative à l’égard de la CPI dans certains pays africains, notamment le Soudan et le Kenya. Les dirigeants de ces deux pays ont fait face à des accusations devant la Cour, et l'Union africaine (UA) a appelé à l'immunité de poursuites contre les chefs d'État et autres hauts fonctionnaires en exercice.


« Les retraits de la CPI risquent de devenir une monnaie d'échange pour les pays qui cherchent à rendre le monde plus sûr pour les dictateurs abusifs », a déclaré Elizabeth Evenson, directrice adjointe du programme Justice internationale à Human Rights Watch. « Toutefois, plusieurs États africains ont déjà signalé qu'ils n'avaient aucune intention de quitter la Cour, et tous les pays membres de la CPI devraient indiquer clairement que le mandat de ce tribunal n'est pas à vendre. »


Le Nigeria, le Sénégal, le Botswana, la Côte d'Ivoire, le Malawi, la Sierra Leone et la Zambie, à la suite des retraits, ont publiquement indiqué leur opposition aux retraits de la CPI. Deux cents organisations ont adressé le 14 novembre 2016 une lettre aux présidents de tous les pays membres africains de la CPI, pour appeler leurs gouvernements à continuer de soutenir la Cour. Parmi ces organisations figurent plus d’une centaine d’organisations locales basées dans plus de 25 pays africains et une centaine d’organisations pour la seule République démocratique du Congo, en plus d’organisations internationales.


Les pays membres de la CPI devraient réaffirmer leur soutien à la Cour dans des déclarations lors de la session annuelle de l'Assemblée des États Parties (AEP), en particulier pendant son segment d'ouverture de haut niveau, a déclaré Human Rights Watch.



Ne pas permettre à la position officielle d’un individu au sein d’un gouvernement de le protéger contre des poursuites, une caractéristique des tribunaux internationaux depuis les procès de la deuxième guerre mondiale à Nuremberg, est un élément fondamental de la mission de la Cour d'assurer la justice pour les crimes les plus graves. Laisser les leaders au pouvoir s’en tirer créerait des incitations perverses à ce que certaines personnes essayent de conserver le pouvoir indéfiniment pour éviter des poursuites.



Un tel changement ne permettrait pas de combler les lacunes réelles de la crédibilité du système judiciaire international, notamment les blocages politiques au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies et l'incapacité des principaux pouvoirs comme les États-Unis à signer le traité, a déclaré Human Rights Watch.


« La question du risque d’une justice caractérisée par “deux poids, deux mesures” doit certes être abordée », a déclaré Elizabeth Evenson. « Mais la bonne réponse est d’élargir la portée du champ de travail de la CPI et d’insister sur une action cohérente en faveur de la justice de la part du Conseil de sécurité de l’ONU. Se retirer de la CPI ou porter atteinte à sa capacité de juger des dirigeants en exercice ne sert qu’à saper la justice pour les victimes des crimes les plus graves. »


Des négociations pour contester la capacité de la CPI de poursuivre des dirigeants en exercice pourraient se dérouler lors de la réunion de l'Assemblée des États Parties. D’autres actions de l’assemblée, à défaut d’amendements au traité fondateur, comme des résolutions, risquent encore d'être perçues comme entravant l'indépendance des juges, a déclaré Human Rights.


Les pays membres auront un certain nombre d'autres questions importantes à leur disposition lors de la réunion, y compris l'établissement du budget de la cour et le renforcement de la coopération des pays avec la Cour. Human Rights Watch, dans une note d’information avec des recommandations pour les pays membres, a déclaré que les membres de la CPI devraient tenir une session spéciale lors de la réunion de 2017 afin de faire le bilan des réalisations de la Cour et réfléchir au soutien politique nécessaire pour renforcer son rôle. Le traité de la CPI fêtera son 20ème anniversaire en 2018.


L'organe de direction de l'Assemblée devrait veiller à ce que des mesures soient prises pour répondre aux récentes constatations judiciaires de non-coopération dans les enquêtes et les poursuites de la CPI. Cela comprend une constatation par les juges que le gouvernement du Kenya n'a pas coopéré pleinement dans l'affaire maintenant retirée contre le président Uhuru Kenyatta.


Les pays africains ont conduit les efforts pour établir la CPI dans les années 90, en plaçant la responsabilité des crimes d'atrocité au premier plan de l'agenda international. La CPI a dû faire face à diverses tentatives pour faire échec à ses travaux depuis que son traité a pris effet en 2002. L'administration américaine de George W. Bush a lancé le premier défi. Entre 2002 et 2005, Washington a découragé activement les pays de se joindre à la CPI et a contraint des pays à conclure ce que l'on a appelé des « accords bilatéraux d'immunité » afin de protéger les ressortissants américains contre les poursuites devant la Cour.

 

La CPI est la première cour permanente du monde chargée de traduire en justice les personnes responsables de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et de génocide lorsque les tribunaux nationaux ne peuvent ou ne veulent pas le faire. Le Statut de Rome a créé l'Assemblée des États Parties pour assurer la surveillance de l'administration de la cour. Elle est composée de représentants de chaque pays membre et elle doit se réunir au moins une fois par an.

 

En se retirant de la CPI, le gouvernement sud-africain a invoqué un prétendu conflit entre ses obligations envers la CPI et sa capacité d'interagir avec les dirigeants dans son rôle de garant régional de la paix. Un tribunal sud-africain a conclu que le gouvernement avait violé ses obligations nationales et internationales en omettant d'arrêter le président du Soudan, Omar al-Bashir, fugitif de la CPI, lors de sa visite dans le pays pour un sommet de l'UA en juin 2015. Al-Bashir fait l’objet de deux mandats d’arrêt de la CPI, pour crimes présumés de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis dans la région du Darfour au Soudan.



La compétence de la Cour pour les crimes internationaux présumés peut être déclenchée de trois manières. Les pays membres de la CPI ou le Conseil de sécurité peuvent saisir la Procureure de la CPI d'une situation, c'est-à-dire d'un ensemble spécifique d'événements, ou bien le Bureau du Procureur de la CPI peut demander à sa propre initiative l’autorisation d’une chambre préliminaire de juges de la CPI pour ouvrir une enquête.



Des enquêtes en République centrafricaine, en République démocratique du Congo, au Mali et dans le nord de l'Ouganda ont été ouvertes à la demande du gouvernement. Les situations au Darfour et en Libye ont été renvoyées par le Conseil de sécurité, tandis que la Procureure de la CPI a demandé aux juges de la CPI d'ouvrir les enquêtes en Côte d'Ivoire, en Géorgie et au Kenya.



La Procureure examine également un certain nombre d'autres situations dans les pays du monde entier. Il s'agit notamment de l'Afghanistan, du Burundi, de la Colombie, du Gabon, de la Guinée, du Nigeria, de la Palestine, des abus allégués des forces armées britanniques en Irak, et de l'Ukraine.



« Il est triste de voir le gouvernement sud-africain se tenir aux côtés des idéologues des premières années Bush », a conclu Elizabeth Evenson. « À l'heure de divisions profondes et de la multiplication des crises des droits humains dans le monde entier, la CPI est plus nécessaire que jamais et les membres de la CPI devraient la protéger. »

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:47
Lu pour vous : La Centrafrique à nouveau en quête de fonds à Bruxelles
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Lu pour vous : La Centrafrique à nouveau en quête de fonds à Bruxelles
Lu pour vous : La Centrafrique à nouveau en quête de fonds à Bruxelles

 

La Centrafrique à nouveau en quête de fonds à Bruxelles

 

Bangui espère mobiliser près de 3 milliards d’euros sur cinq ans à l’occasion d’une conférence des donateurs jeudi alors que le pays peine à retrouver la paix.

 

Par Cyril Bensimon LE MONDE Le 16.11.2016 à 18h00

 

C’est l’un des drames de la Centrafrique. Lorsqu’elle fait l’objet de réelles préoccupations internationales, c’est que cette nation, où l’Etat n’est plus qu’un mirage, a basculé dans une crise de grande intensité, menaçant la sécurité régionale comme ces quatre dernières années avec l’irruption des rebelles de la Séléka et la plongée dans les abysses qui s’en est suivie. Puis la Centrafrique disparaît rapidement des radars, tombe dans l’oubli, les promesses de soutiens financiers ne sont pas tenues au motif de l’irréductible corruption des autorités qui se succèdent sans être en mesure d’améliorer les conditions de vie de la population.

 

Aujourd’hui, à Bangui, tous les regards sont tournés vers Bruxelles où doit se tenir, jeudi 17 novembre, une conférence des bailleurs de fonds. Sur la dernière décennie, c’est la cinquième du genre. Les quatre précédentes s’étaient soldées par des annonces de dons à multiples zéros qui ne sont jamais arrivés jusqu’aux caisses du Trésor centrafricain que les bailleurs considèrent, non sans raison, comme un puits sans fond.

 

« Soyons optimistes ! »

 

En dépit de ces expériences passées, le nouveau président Faustin-Archange Touadéra et son gouvernement nourrissent d’immenses espoirs sur cette conférence où seront présents les principaux donateurs (Union européenne, France, Etats-Unis, Banque mondiale). Leur objectif alors que le budget de l’Etat avoisine les 350 millions d’euros annuels, soit approximativement l’équivalent de celui de la ville du Havre : mobiliser près de 3 milliards d’euros sur cinq ans, dont la moitié devrait être versée lors des trois prochaines années. A titre de comparaison, l’Afghanistan s’est vu promettre en octobre 13,6 milliards d’euros pour la période 2017-2020.

 

Selon le Plan de relèvement et de consolidation de la paix préparé par Bangui, « avec un gros appui de la Banque mondiale et de l’UE pour présenter quelque chose de concret et de défendable », indique un observateur sur place, 430 millions d’euros devraient être affectés à « la restauration de la paix, de la sécurité et la réconciliation » à travers des programmes de désarmement et de réinsertion des combattants, de réforme des forces armées et des institutions judiciaires ; 1,24 milliard d’euros devrait être consacré au redéploiement de l’administration, à la fourniture des services de base (éducation, santé, eau) et au « renforcement de la bonne gouvernance » ; enfin 1,14 milliard d’euros devrait être destiné à la relance économique.

 

 « Je pense que les partenaires vont se montrer disponibles. Soyons optimistes ! », déclare depuis Bruxelles un ministre du gouvernement centrafricain qui révèle que près d’un milliard a déjà été promis par la Banque mondiale lors du déplacement du président Touadéra à Washington fin septembre. « Nous sommes confiants pour les annonces », abonde un diplomate sous couvert d’anonymat avant de situer ses inquiétudes : « Le risque, c’est après. Etant donné les faibles capacités du gouvernement pour absorber les fonds et le temps de décaissement, ces promesses risquent de fragiliser le chef de l’Etat, car les projets n’aboutiront pas à des résultats avant plusieurs mois et la vie des Centrafricains ne va pas changer aussitôt », analyse-t-il. Puis de conclure : « Il y a un vrai danger que cela n’encourage de nouvelles contestations. »

 

Le 24 octobre, les milices anti-Balaka, avec le concours d’organisations de la société civile et le soutien d’une partie de la population, avaient effectué une démonstration de force en imposant une journée « ville morte » dans la capitale. « Les jeunes sans emploi et sans éducation représentent la majorité de la population. Ils sont facilement manipulables par des acteurs politiques ou politico-militaires qui vont leur faire croire qu’une manne vient de tomber sur notre pays », ajoute un ministre également soucieux des conséquences immédiates de ce rendez-vous crucial pour le redressement de son pays, où près de la moitié des 4,5 millions des ressortissants demeure dépendante de l’assistance humanitaire et 850 000 personnes sont déplacées ou réfugiées.

 

Aucune initiative majeure

 

A la veille de la conférence, des ONG comme Action contre la faim ou le Comité norvégien des réfugiés ont d’ailleurs fait part de leur inquiétude alors que moins du tiers des 496 millions d’euros requis pour l’assistance humanitaire en 2016 ont été débloqués par les bailleurs. « Après la tenue d’élections démocratiques en 2016, certains acteurs ont commencé à parler d’une “normalisation” de la situation après des années de violences. Un discours inquiétant qui semble vouloir justifier le mouvement progressif vers le développement au détriment de l’humanitaire et qui est déjà amorcé par les gouvernements, donateurs et agences qui sont intervenus au plus fort de la crise », s’alarme pour sa part Médecins sans frontières alors que la Centrafrique est « toujours prisonnière d’une spirale persistante de violence ».

 

En effet, l’opération militaire française « Sangaris » s’est officiellement clôturée fin octobre alors que l’empreinte des groupes armés, anti-Balaka et ex-Séléka, continue de s’étendre sur le pays. « Une partie des ex-Séléka de Bambari est redescendue vers le sud. Ces dernières semaines, ils ont multiplié par cinq le montant des taxes qu’ils prélèvent à la frontière congolaise. Vers Bouca et Bossangoa, des anti-Balaka, sans doute en lien avec Francis Bozizé le fils de François Bozizé et ex-ministre de la défense – se sont réactivés », prévient une source humanitaire. Face à ce regain de violence, le président Touadéra apparaît jusqu’ici désarmé et apathique. Que ce soit dans la mise en œuvre d’une politique claire à l’égard des groupes armés, la réforme des forces de sécurité, de la justice, ou la lutte contre la corruption, le chef de l’Etat centrafricain n’a lancé, plus de sept mois après sa prise de fonction, aucune initiative majeure.

 


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/16/la-centrafrique-a-nouveau-en-quete-de-fonds-a-bruxelles_5032323_3212.html#4WPp3HyjKpk4qAlZ.99

 

RCA : quête de fonds pour la relance

 

http://www.bbc.com/ 17 novembre 2016

 

Bruxelles abrite jeudi une conférence consacrée à la Centrafrique. L'objectif est de mobiliser les donateurs pour financer le plan de relance du pays.

 

Le président centrafricain va présenter à cette conférence, organisée en partenariat avec l'Union européenne, la Banque mondiale et l'Onu, un plan de relance de 5 ans.

 

Il voudrait ainsi restaurer la paix, reconstruire l'armée et l'administration, assurer les services sociaux de base et relancer l'économie.

 

La chef de la diplomatie européenne Fédérica Mogherini, le vice-secrétaire général de l'Onu Jan Eliasson et le vice-président de la Banque mondiale Makhtar Diop ainsi que le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra estiment à 1,5 milliard de dollars les besoins en matière économique et de consolidation de la paix pour les 3 prochaines années.

 

Les ONG soulignent, quant à elles, l'urgence de financer les besoins humanitaires. Le Comité norvégien pour les réfugiés et Action Contre la Faim rappellent que moins du tiers des 532 millions de dollars nécessaires en Centrafrique a pu être mobilisé cette année.

 

Les organisations de défense des droits de l'homme, pour leur part, appellent les donateurs à soutenir la mise en place de la Cour pénale spéciale qui doit juger les crimes de guerre commis dans ce pays.

 

Malgré des élections tenues dans le calme au début de l'année, la stabilisation du pays demeure une mission compliquée.

 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:37
Centrafrique : une conférence des donateurs à Bruxelles pour un chantier colossal
Centrafrique : une conférence des donateurs à Bruxelles pour un chantier colossal
Centrafrique : une conférence des donateurs à Bruxelles pour un chantier colossal
Centrafrique : une conférence des donateurs à Bruxelles pour un chantier colossal

 

Centrafrique : une conférence des donateurs à Bruxelles pour un chantier colossal

 

Par RFI Publié le 17-11-2016 Avec notre envoyé spécial à Bruxelles,  Pierre Pinto

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra doit présenter ce jeudi 17 novembre aux bailleurs de fonds réunis à Bruxelles son vaste plan de redressement sur cinq ans estimé à 3,1 milliards de dollars. Une feuille de route qui a pour ambition le retour à la paix, la stabilisation du pays, et la reconstruction de l'économie d'un pays à genoux après trois ans de conflit et des crises à répétition qui ont marqué son histoire depuis des décennies.

 

Restaurer la paix, relancer l’économie, ressusciter l’administration, fournir aux populations eau, éducation et santé, désarmer les combattants, refonder l’armée, la police et la justice… Le chantier est colossal tant tout est à reconstruire en Centrafrique. A tel point que les 3,1 milliards de dollars demandés par le gouvernement aux bailleurs de fonds internationaux semblent « modestes » pour reprendre le terme du coordinateur humanitaire des Nations unies en RCA, Fabrizio Hochschild.

 

Cette stratégie d’amorce de stabilisation devra aussi s’accompagner d’une poursuite de l’action humanitaire qui reste l’urgence absoluedans un contexte qui se dégrade sur le terrain en raison d’une recrudescence de la violence. Près de la moitié de la population est ainsi en situation d’insécurité alimentaire.

 

Problème : la crise centrafricaine sort des radars médiatiques et politiques. Sur les 532 millions de dollars nécessaires à la réponse humanitaire cette année, moins du tiers est arrivé dans les caisses, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

 

La crise oubliée

 

« La crise centrafricaine a quasiment disparu, souligne Isidore Ngueuleu, chargé du plaidoyer à Oxfam Centrafrique. Il y a des moments de réapparition sur les agendas internationaux pendant les moments de crise comme récemment quand il y a eu les attaques sur les sites de déplacés et contre les civils. Mais on voit par exemple qu’entre 2011 et 2016, le moment où il y a eu le plus de financements - 68% du plan de réponse humanitaire –, c’était en 2014, c’est-à-dire au pic même de la crise. C’est pourquoi on profite aujourd’hui pour dire que la Centrafrique devrait continuer à rester dans les agendas des donateurs et aussi des décideurs. Les besoins de la Centrafrique sont exactement les mêmes, sinon pires que ceux qu’on a aujourd’hui dans les crises qui sont les plus médiatisées. »

 

« Donc il y a de la part de ce gouvernement un positionnement fort qui est attendu, poursuit-il. Je voudrais juste rappeler que la première conférence des donateurs pour la Centrafrique c’était en 1980, et depuis lors il y a eu moult autres conférences qui n’ont jamais produit que des annonces du gouvernement. Donc c’est aussi pour le gouvernement centrafricain un moment clé pour dire : "Nous avons choisi de faire différemment et surtout à travers des actes". Le peuple centrafricain, les bailleurs, les partenaires internationaux attendent maintenant des actes concrets. »

 

Sans justice, il n'y a pas de développement, et nous à Human Rights Watch, on n'est pas d'accord avec cette idée qui est en train de circuler au niveau de la Seleka et des anti-balaka, disant que la paix d'abord et la justice après. Non, pour nous, la paix doit être complètement liée à la justice.

 

La justice, un chantier prioritaire

 

17-11-2016 - Par Pierre Pinto

 

 

La Centrafrique attend l’aide de Bruxelles

 

http://www.la-croix.com/ Laurent Larcher, le 17/11/2016 à 7h11

 

 « La conférence des donateurs » se penche, jeudi 17 novembre, sur la reconstruction de la Centrafrique (RCA) pendant que plusieurs ONG s’interrogent sur les choix de l’aide internationale.

 

Lire la tribune du président Faustin-Archange Touadéra

 

L’Union européenne (UE), les Nations unies et la Banque mondiale se penchent le 17 novembre à Bruxelles, sur la reconstruction de la Centrafrique. Elles doivent s’accorder sur le montant des aides qu’elles vont consentir pour rebâtir ce pays plongé, depuis 2013, dans des violences communautaires.

 

Aider les Centrafricains à bâtir un avenir meilleur

 

http://www.la-croix.com/ le 16/11/2016 à 10h01

 

L’Union européenne organise, en partenariat avec le Gouvernement de la République centrafricaine, la Conférence de Bruxelles sur la République Centrafricaine qui se tiendra le 17 novembre 2016 à Bruxelles.

 

A cette occasion des personnalités ont souhaité s’exprimer.

 

Faustin-Archange Touadéra (Président de la République centrafricaine), Federica Mogherini (Haute Représentante de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité et Vice-Présidente de la Commission européenne), Jan Eliasson (Vice-Secrétaire Général des Nations unies), Makhtar Diop (Vice-Président de la Banque mondiale)

 

ZOOM 

Il y a seulement trois années, la République centrafricaine était au bord du gouffre. Aujourd’hui, le pays a franchi une étape décisive. En organisant des élections libres et démocratiques, les Centrafricains ont tourné une page de leur histoire. La communauté internationale les a accompagnés sans relâche à chaque étape de cette transition. Désormais, alors que le pays s’est engagé sur la voie de la reconstruction, l’espoir renaît.

 

Des besoins pour la paix

 

Dans sa quête de paix et de prospérité, le peuple centrafricain est au cœur de ce processus. Mais la communauté internationale a elle aussi un rôle fondamental à jouer. Les besoins en matière de relèvement économique et de consolidation de la paix sont estimés à 1,5 milliard de dollars au cours des trois prochaines années. Lors de la Conférence de Bruxelles pour la RCA, le 17 novembre prochain, nous nous engagerons ensemble à maintenir la République centrafricaine au centre des préoccupations internationales, à soutenir les efforts déployés pour la paix et la croissance, et à appuyer les réformes clés qui permettront au pays d’envisager l’avenir plus sereinement.

 

La violence ralentit processus de paix

 

Les défis à relever sont immenses. Les tensions récentes ont montré que le chemin vers la réconciliation nationale et la reconstruction est semé d’embûches. La situation sécuritaire, en dépit de progrès certains, reste fragilisée par les tentatives de ceux qui cherchent à saboter le processus de paix en incitant à la violence. Il est de plus en plus difficile pour les organisations humanitaires d’atteindre les 2,3 millions de personnes encore dans le besoin – ce qui représente la moitié de la population du pays. Plus de 380,000 hommes, femmes et enfants sont déplacés à l’intérieur du pays. Les attaques contre leurs camps et contre les organisations humanitaires contribuent à détériorer une situation déjà préoccupante.

 

Vers un développement durable ?

 

Afin de rompre le cycle de la fragilité, la République centrafricaine a besoin d’investissements à long terme, condition sine qua non à l’instauration d’une paix durable et au rétablissement de la cohésion sociale et l’unité nationale. C’est pourquoi, grâce à un effort collectif sans précédent, la République centrafricaine s’est engagée, aux côtés de ses partenaires internationaux, à propulser le pays sur la voie d’un développement durable.

 

Les attentes du peuple centrafricain

 

Un plan national quinquennal sur le relèvement et la consolidation de la paix — élaboré par le gouvernement en consultation avec la population et en collaboration avec la Banque mondiale, les Nations unies et l’Union européenne — sera présenté lors de la Conférence de Bruxelles. Cette feuille de route entend répondre aux attentes du peuple centrafricain en restaurant la paix et la sécurité, en relançant l’économie, en l'améliorant les infrastructures du pays et en fournissant des services essentiels tels que la santé, l’assainissement et l'éducation. Le programme du gouvernement prévoit aussi une stratégie pour le désarmement, la démobilisation, la réintégration et le rapatriement, une indispensable réforme des secteurs de sécurité et justice ainsi qu'une stratégie pour le retour des personnes déplacées.

 

Des soutiens multiples

 

La communauté internationale peut et doit soutenir le gouvernement dans la mise en œuvre de ce plan. Au cours des trois dernières années, nous avons déjà démontré qu’ensemble, nous sommes plus forts. Une mission de maintien de la paix des Nations unies a pris le relais d'une force régionale conduite par l’Union africaine en 2014. Depuis lors, la mission a œuvré à la protection des civils, à assurer la sécurité et à renforcer les autorités nationales.

 

La Banque mondiale s’est attelée à préserver une bonne gestion des finances publiques, à créer des emplois pour les communautés vulnérables et à maintenir les services de base et les infrastructures. L’Union européenne, plus grand contributeur de l’aide internationale au développement en RCA, a mis en œuvre une approche globale pour le pays, à travers l’ensemble de ses instruments de politique étrangère, y compris trois missions militaires

 

Ensemble, nous sommes tous déterminés à en faire davantage. À Bruxelles, nous inviterons nos partenaires internationaux à investir eux aussi dans l’avenir de la République centrafricaine. Nous disposons à présent d’un programme vaste et ambitieux façonné par le gouvernement avec l’aval du peuple centrafricain. Le retour sur investissement en vaut la chandelle, non seulement pour le pays, mais aussi pour l’ensemble de la région affectée par l’instabilité et foyer d’accueil de près d’un demi-million de réfugiés.

 

Un désir de renouveau

 

La République centrafricaine peut être une terre d’opportunités. Ceci n’est pas simplement lié au fait que le pays dispose de ressources naturelles abondantes du pays et d’une position stratégique sur l’échiquier régional. La population centrafricaine souhaite retrouver une vie normale et reconstruire son pays. Les prêtres, les imams et les leaders communautaires jouent un rôle essentiel dans le processus de réconciliation nationale. Soixante pour cent de la population est âgée de moins de 25 ans : il existe une énergie et un désir de renouveau incroyables, mais les jeunes ont besoin d’emplois et de perspectives économiques pour prendre leur avenir en main.

 

Le 17 novembre, à Bruxelles, ensemble, nous pouvons contribuer à bâtir un avenir meilleur pour les Centrafricains et libérer l’immense potentiel dont recèle le pays.

 

 Plan de relèvement et de consolidation de la paix - République Centrafricaine Il sera présenté et discuté pendant la conférence internationale des bailleurs de fonds, qui se tiendra à Bruxelles le 17 novembre 2016.

 

Plaidoyers multiples pour la Centrafrique à la veille de la conférence de Bruxelles

 

http://www.rtbf.be/ mercredi 16 novembre 2016 à 14h57

 

L'Union européenne, les Nations unies et de grandes ONG ont multiplié mercredi les plaidoyers en faveur de la Centrafrique, la veille d'une conférence des donateurs à Bruxelles pour financer le relèvement de ce pays ruiné par la guerre.

 

"Lors de la conférence de Bruxelles, nous nous engagerons ensemble à maintenir la République centrafricaine au centre des préoccupations internationales", promettent dans une tribune conjointe le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, la chef de la diplomatie de l'UE, Federica Mogherini, le vice-secrétaire général des Nations unies , Jan Eliasson, et le vice-président de la Banque mondiale, Makhtar Diop.

 

"Les besoins en matière de relèvement économique et de consolidation de la paix sont estimés à 1,5 milliard de dollars au cours des trois prochaines années", soulignent-ils.

 

Le président Touadéra doit présenter jeudi à Bruxelles "un plan national quinquennal" pour restaurer la paix, reconstruire l'armée et l'administration de Etat, assurer des services sociaux de base et relancer l'économie.

 

"La communauté internationale peut et doit soutenir le gouvernement dans la mise en oeuvre de ce plan", insistent les signataires de cette tribune. Les ONG insistent pour leur part sur l'urgence de financer des besoins humanitaires encore plus immédiats.

 

"Le financement humanitaire pour répondre à la crise en Centrafrique a été déplorablement faible: moins d'un tiers des 532 millions de dollars nécessaires ont été levés cette année", s'alarment dans un communiqué commun Action contre la faim (ACF) et le Comité norvégien des réfugiés (RNC).

 

"Les donateurs doivent fournir les fonds immédiatement", insiste pour sa part Oxfam.

Le Fonds des nations unies pour l'enfance (Unicef) appelle la conférence de Bruxelles à "mettre les enfants en avant dans le plan de relève, en donnant la priorité aux services sociaux de base comme la santé et l'éducation".

 

Les ONG rappellent que près de la moitié des 4,5 millions de Centrafricains (2,3 millions) ont besoin d'assistance humanitaire et que le pays compte près de 850.000 réfugiés ou déplacés internes.

 

La Centrafrique a sombré dans le chaos début 2013 avec le renversement de l'ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, entraînant la contre-offensive des milices anti-Balakas.

 

Sans Etat, ni économie, avec des groupes armés encore à l'oeuvre, le pays tente de se relever sous la tutelle d'une Mission des Nations unies (Minusca) dont certains contingents sont critiqués.

 

 

Centrafrique: une conférence des donateurs pour éviter le retour du chaos

 

http://www.laminute.info/ on 16 novembre 2016@@LaminuteInfo

 

La communauté internationale se penche de nouveau au chevet de la Centrafrique, jeudi à Bruxelles, pour financer le retour d’une paix fragile dans un pays exsangue qui ne figure plus parmi les priorités diplomatiques malgré sa position stratégique au cœur du continent.

 

Comme pour l’Afghanistan, la « conférence des donateurs de Bruxelles » doit annoncer des aides financières sur plusieurs années pour ce pays de près de cinq millions d’habitants dont la pauvreté a encore été aggravée par quatre ans de guerre civile.

 

La conférence se tient après l’intervention militaire de la force française Sangaris (décembre 2013-octobre 2016) et de la Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minusca, 12.000 hommes), qui ont enrayé les tueries communautaires entre rebelles Séléka se disant défenseurs de la minorité musulmane et miliciens anti-balaka se prétendant protecteurs des chrétiens.

 

La Centrafrique a même pu élire dans un calme relatif en début d’année un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra, parti pour Bruxelles dès dimanche.

 

« Nous revenons de très loin et le pays est à reconstruire. Nous travaillons pour la paix mais nous sommes dans une situation extrêmement fragile », a déclaré à l’AFP M. Touadéra, qui tiendra le même discours aux donateurs (France et Etats-Unis, Union européenne, Banque mondiale, FMI…).

 

Le président centrafricain se trouve en effet à la tête d’un Etat sans armée ni administration et dont une large partie du territoire se trouve sous le contrôle de groupes armés.

 

A l’origine de milliers de morts, le conflit a aussi jeté sur les routes des centaines de milliers de réfugiés au Tchad et au Cameroun voisins.

 

Les besoins de la Centrafrique sautent aux yeux dès l’arrivée à Bangui. Des déplacés de l’intérieur survivent toujours le long des pistes de l’aéroport M’poko dans des conditions déplorables. Ils ont peur de rentrer dans leur quartier, qui se trouve pourtant non loin de l’aéroport.

 

En raison de la faiblesse des forces de sécurité, ce sont les Casques bleus qui surveillent en partie ce petit aéroport, tout comme le palais présidentiel.

 

Professeur de mathématiques, le président Touadéra donne toujours des cours à l’université entre deux réunions, par plaisir mais aussi par nécessité, faute d’enseignants qualifiés dans son pays.

 

A Bruxelles, il va présenter sa stratégie et ses priorités: le désarmement, la restructuration des forces armées, un dispositif de réconciliation nationale, l’installation d’une Cour pénale spéciale (CPS) pour juger les crimes de guerre, les besoins sociaux de base…

 

– Besoin de ‘professionalisme’ –

 

En retour, la Centrafrique espère que la communauté internationale lui promettra « 1,6 milliard de dollars sur trois ans, et trois milliards sur cinq ans », avance le président.

 

« On espère atteindre la barre symbolique du milliard de dollars », tempère un bon connaisseur du dossier. « Les Centrafricains ont d’abord envoyé une liste de voeux au père Noël. La Banque mondiale, le FMI et l’UE ont demandé quelque chose de plus sérieux. Ils ont formulé tardivement une évaluation des besoins ».

 

M. Touadéra devra aussi fournir aux donateurs des gages d’une bonne utilisation des fonds. « La lutte contre la corruption est un élément important », admet-il.

 

« Nous devons absorber un énorme montant en cinq ans. Il faudra beaucoup de professionnalisme », s’inquiète Anicet Georges Dologuélé, le chef de l’opposition, qui redoute un exercice d' »effets d’annonce » à Bruxelles.

 

« Nous avons eu du mal à préparer cette conférence », selon une source proche du dossier, rappelant que la communauté internationale a d’autres priorités comme la Syrie, ou Haïti.

 

En première ligne, la France n’a elle-même prévu d’envoyer à Bruxelles que son ministre du Développement et de la Francophonie, André Vallini, et non le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.

 

La stabilité de la Centrafrique intéresse évidemment la France, ex-puissance coloniale, qui maintient des forces prêtes à intervenir dans ce pays, même après la fin de l’opération Sangaris.

 

« Il en va de la stabilité régionale », glisse une source française, rappelant la présence dans la région de groupes jihadistes comme Boko Haram au Nigeria et dans le nord du Cameroun.

 

Pour leur part, les Etats-Unis maintiennent une centaine de soldats des forces spéciales dans l’Est, près de la frontière avec le Soudan du sud, sous le prétexte officiel de lutter contre les incursions des rebelles ougandais de la LRA.

 

AFP

 

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Centrafrique-Presse.com
17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 14:26
Nouvelles nationales sur RJDH
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Belgique : Touadera promet une synergie gouvernement-société civile pour la mise en œuvre des projets de relèvement du pays

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 16 NOVEMBRE 2016

 

BRUXELLES, 16 novembre  2016—Le Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadéra promet une collaboration renforcée avec la société civile pour la mise en œuvre des principaux projets du Plan de Relèvement et de la Consolidation de la Paix. Cette promesse a été faite, ce jour lors de la cérémonie de lancement à Bruxelles de l’Atelier sur le Rôle de la Société Civile.  

 

A un jour de l’ouverture de la table ronde de Bruxelles, le Président de la RCA a sollicité l’appui de la société civile.

 

Selon le N°1 centrafricain, la contribution de la société civile est indispensable dans la gestion de plusieurs domaines, notamment  la justice,  la réconciliation nationale et de la sécurité. « aujourd’hui plus qu’hier, nous avons besoin de votre apport pour gagner le pari de la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’Etat, promouvoir les valeurs d’un Etat de droit, lutter contre l’impunité, et relever le défi de la réconciliation nationale », a plaidé Faustin Archange Touadéra.

 

Dans ces vœux, le Président centrafricain a souhaité que la société civile joue un rôle de premier plan et qu’elle s’implique dans le processus de désarmement par des sensibilisations de masse. Il a invité la société civile «à une véritable campagne de désarmement des cœurs (…) ». La société civile devra avoir sa place dans le processus de désarmement à travers ses actions de proximité à la base » a-t-il lancé.

 

Poursuivant, le Chef de l’Etat a encore une fois sollicité l’appui de la société civile aux comités de paix que le gouvernement a initiés dans le cadre de la réconciliation nationale. « Nous la (société civile) sollicitons dans le soutien aux comités locaux de paix et de réconciliation pour inspirer un modèle de vivre ensemble qui soit réellement en harmonie avec la culture et les réalités locales, facilitant l’appropriation de toutes les actions par les Centrafricaines et les Centrafricains » a déclaré Faustin Archange Touadéra qui, a promis de travailler avec les leaders non-étatiques pour mettre en œuvre la justice transitionnelle. Sur ce, il a déclaré que « nous entendons constamment le cri des victimes des crises répétitives qui réclament vérité et justice. Je requiers votre soutien, vous, acteurs de la société civile, pour que nous travaillions ensemble à initier sans délais un processus de mise en place des mécanismes de justice transitionnelle ».

 

Aussi, le Président centrafricain s’est engagé à s’investir pleinement pour la réconciliation tout en garantissant la justice car, « la réconciliation ne pourra se faire au prix de l’impunité. Et pour cela, j’ai besoin de la participation et de l’appui sans relâche de toutes et de tous, car le chemin de la renaissance sera parsemé d’embûches », a-t-il fait observé. Il a par ailleurs promis la création prochaine d’un cadre de concertation entre le gouvernement et la société civile.

 

Sur les promesses d’impliquer dans la mise en œuvre du Plan de Relèvement et de la Consolidation de la Paix les leaders de la société civile centrafricaine, ceux-ci sont réservés. Un membre de la société civile, présent à Bruxelles qui a requis l’anonymat a déclaré que « nous avons écouté la promesse du chef de l’Etat de nous impliquer dans la mise en œuvre des grands projets de relèvement du pays. Mais nous attendons que ces promesses, soient traduites en actes » a confié au RJDH un des leaders de la société civile.

 

Faustin  Archange Touadéra fait sa promesse de synergie gouvernement-société civile au moment où les leaders non-étatiques, en marge de la conférence de Bruxelles sont réunis pour réfléchir sur leur contribution au relèvement de la RCA. les résultats de la rencontre de la société civile seront présentés demain lors de la conférence des bailleurs de fonds sur la RCA.

 

 

Centrafrique : Le GTSC salue la libération provisoire de Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 16 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 16 Novembre 2016 (RJDH) — Les membres du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC) ont annoncé le mardi 15 novembre la libération provisoire de Gervais Lakosso et de Marcel Mokwapi. Cette liberté temporaire est accompagnée des restrictions.

 

Selon le communiqué de presse publié mardi par le Mouvement ‘’E Zingo Biani’’ membre du GTSC, la libération provisoire des deux leaders est accompagnée de restrictions.

 

Marcel Mokwapi et Gervais Lakosso bien qu’ils sont libres, ils doivent appliquer les instructions imposées par le ministère de la justice qui sont : « l’interdiction de voyager, ils doivent se présenter chaque jeudi aux juges d’instruction, ils sont astreints d’organiser des réunions et faire des déclarations aux médias », a rapporté Auguste Saint-Clair Gbogbo, membre du GTSC.

 

Pour lui, ces restrictions faites à ces deux leaders de la société civile sont encore une autre forme de privation. « La liberté d’aller et de venir est compromise par cette décision. Notre volonté est de voir ces deux personnes retrouver leur liberté totale, afin de continuer de travailler pour le développement du pays », a-t-il commenté.

 

Les chefs d’accusations formulés contre Marcel Mokwapi et Gervais Lakosso, par le Procureur de la République sont, la destruction des biens et violences, trouble à l’ordre public, atteinte à la sureté de l’Etat. Ils ont été auditionnés sur l’organisation de la ville morte. Arrêtés le lundi 7 novembre, par le directeur général des services administratifs au commissariat de police du port.

 

Le lendemain, ils ont été déférés à l’annexe de la prison de Ngaragba au Camp de Roux. Ils sont libérés provisoirement le mardi 14 novembre.

 

Centrafrique : Le Député de Mongoumba exige le départ de l’IFB pour licenciement abusif

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 17 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 17 Novembre 2016-RJDH) —- L’Industrie Forestière de Batalimo (IFB), une société exerçant dans la Sous-préfecture de Mongoumba a mis en chômage technique ses 240 agents. Pour l’IFB, les conditions météorologiques justifient cette décision. Mais le Député de la localité, Thierry Georges Vackat a considéré cela comme un licenciement abusif et a demandé la fermeture de l’entreprise.

 

La mise en chômage de ces 240 personnels de l’Industrie Forestière de Batalimo (IFB) a indigné le Député de cette circonscription qui a estimé que les raisons évoquées par la société ne sont pas fondées.

 

Il a accusé l’IFB de procéder à une compression masquée. «  Nous sommes au mois de novembre et à ce mois, on amorce déjà la saison sèche. Pourquoi n’ont-ils pas pris cette décision au milieu de l’année ? A l’heure où nous parlons, l’IFB coupe des bois et continue de travailler. Donc nous ne pouvons pas accepter cela, c’est un licenciement déguisé », a-t-il relevé.

 

Thierry Georges Vackat a aussi dénoncé le non-respect des cahiers de charge par la société, en déclarant que « nos taxes d’abattage et de reboisement ne sont pas versées aux communes et à l’Etat, les chefs de villages dorment à même le sol ». Et sur un ton menaçant, il a demandé que l’IFB «  laisse notre forêt ! Nous n’avons plus de chenilles, pas de champignons, encore moins de gibiers à cause de la pression des machines qui joue sur l’écosystème. Il n’a qu’à partir ».

 

L’Industrie Forestière de Batalimo avait été accusée par la population autochtone de Batalimo d’inobservation de son cahier de charge en juin dernier.

 

 

Centrafrique: Des enfants associés aux groupes armés reçoivent à Bangui des kits d’installation

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 16 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 16 novembre (RJDH) — Après quatre mois de formation au centre de formation de l’Union des Techniciens en Faveur des Jeunes Désœuvrés, 90 enfants associés aux groupes armés qui ont été démobilisés ont reçus ce mercredi 26 novembre des kits d’installation qui leur permettront de réintégrer la société. C’est un appui du Plan International.

 

En République Centrafrique, certains groupes armés avaient enrôlé des enfants pour combattre dans leurs rangs ou pour servir de transporteurs ou enfants de course. Après l’amélioration de la situation sécuritaire, ces mineurs ont été démobilisés pour retrouver la vie civile après des semaines de formation aux petits métiers. Après ces formations, l’ONG Plan Internationale a offert des kits à ceux-ci pour faciliter leur réinsertion dans leur société.

 

Sur ce don de kits, Henri-Noël, Tatangang, chef de mission de l’ONG Plan Internationale a indiqué que l’objectif de ce projet consiste à amener ces enfants à intégrer la société. « Ces enfants ont été démobilisés par d’autres ONG, et nous nous avons essayez de faciliter leur intégration pour qu’ils sortent de ces groupes et deviennent utiles à la société ».

 

Il a souligné que « ces kits qui vont leur permettre de s’installer, et l’année prochaine son organisation sera toujours avec eux pour s’assurer qu’ils puissent devenir opérationnels.

 

Justin David Sutowé, l’un des bénéficiaires s’est réjoui  du geste qu’il a qualifié d’acte salutaire. Selon lui, « c’est une occasion pour que nous puissions  déposer les armes  et de ne plus jamais nous retrouver dans les groupes armés ».

 

Il a aussi souhaité que l’ONG Plan International les aide à regagner leurs familles, « car moi qui parle là, je n’ai pas des parents à Bangui. J’étais à Bogangolo et j’ai intégré le groupe des ex-Séléka après l’assassinat de mon père par ces derniers. Juste pour venger mon père».

 

L’ONG Plan Internationale compte recruter une nouvelle promotion pour cette formation l’année prochaine afin d’engager le même processus. Et ceux qui n’auront pas l’âge requis de suivre cette formation seront inscrits dans des établissements scolaires.

 

 

Centrafrique : Le village Gouzé près de Paoua sous contrôle des ex-Séléka et RJ

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 15 NOVEMBRE 2016

 

PAOUA, 15 Novembre 2016(RJDH) — Dans la nuit de vendredi à samedi 12 novembre, les ex-Séleka appuyés par les éléments de la Révolution Justice (RJ) se sont emparés du village Gouzé, place forte des Anti-Balaka. Désormais, ils sont les maîtres du lieu. L’onde de choc de ce combat a atteint Paoua où la population est déjà paniquée.

 

A 20 km de Paoua sur l’axe Bozoum, la RJ renforcée par les ex-Séléka ont mis en déroute les Anti-Balaka qui ont cédé Gouzé à leurs ennemis sous la pression des armes. Une source contactée par le RJDH a confirmé ce matin que «  les éléments de la Révolution Justice et leurs alliés occupent le terrain » et a déploré que « la population de Gouzé s’est vidée de ses habitants qui se sont réfugiés à Paoua et d’autres dans la brousse».

 

Il a ajouté que « la population de Paoua est toujours dans la psychose depuis samedi. Elle craint que les ex-Séléka attaquent Paoua. Pour le moment, l’axe Bozoum-Paoua est impraticable ».

 

Après leur débandade, les Anti-Balaka se sont repliés sur la route de Bozoum où ils ont tendu une embuscade à une patrouille de la Minusca. Ces forces onusiennes seraient désarmées par ces miliciens.

 

Le secrétaire général de la Révolution Justice contacté par le RJDH a promis de donner sa version des faits, mais n’a pas encore honoré cette promesse jusqu’au moment où nous mettons cette information sous presse. Le bilan de ce combat n’est pas encore connu.

 

 

Centrafrique : Une centrale solaire pour renforcer l’électrification de la ville de Bangui

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 15 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 15 novembre 2016 (RJDH) —- L’entreprise Power China a présenté le 10 novembre 2016 aux autorités centrafricaines les résultats de ses études de faisabilité pour la construction d’une centrale solaire d’une puissance de 50 KW pour l’électrification de Bangui et ses banlieues.


La vétusté de l’unique centrale hydroélectrique de Boali compromet la production de l’électricité et sa distribution aux ménages et entreprises de la place. Pour trouver une solution à ces problèmes, l’Energie Centrafricaine (ENERCA), unique société de distribution de l’énergie mise sur l’énergie solaire. Elle avait publié en janvier 2015 son programme d’investissement 2016-2030. Dans ce document, elle prévoit la création d’une centrale solaire pour compenser ses déficits.


D’après ce programme d’investissement 2016-2030, le coût de la centrale solaire est estimé à 90 milliards de FCFA. Sur cette centrale de Bangui, le Ministre de l’Energie, Léopold Mboli Fatrane a précisé qu’elle pourra être construite dans un délai de 20 mois, grâce au financement des partenaires chinois. Il a ajouté que la construction de ce parc solaire représente une avancée significative dans la recherche de solutions au problème d’électrification en RCA.

 

Depuis avril 2016, l’entreprise chinoise a procédé à l’installation de lampadaires solaires dans tous les commissariats de Bangui, à l’Université de Bangui et certaines rues de la capitale. Cette initiative de la Chine est l’une de ses contributions à la reconstruction de la Centrafrique après le conflit qui a causé la destruction de plusieurs infrastructures dont une partie de son réseau électrique.

 

L’énergie hydroélectrique est acheminée à Bangui depuis l’usine de Boali I et II par deux lignes de transport qui ont respectivement 17.5 MVA et 35 MVA de capacité de transite. Aujourd’hui, l’offre d’électricité est inférieure à la demande, ce qui     amène l’Enerca à mettre en place un programme de délestage à Bangui tandis que les villes de province, il n’y aucune centrale et les groupes électrogènes de la société ne fonctionnent plus.

 

 

Centrafrique : Action Contre la Faim dénonce l’agression de son personnel à Bocaranga

 

http://rjdh.org/ - 16/11/2016

 

Deux membres de l’équipe d’intervention d’urgence d’Action Contre la Faim (ACF) ont été violemment pris à partie, frappés et blessés à l’arme blanche lors d’une distribution d’aide à Bocaranga le mercredi 9 novembre, a-t-on appris dans un communiqué de presse rendu publique le 15 novembre.


Il y a deux jours, quatre ONG humanitaires ont cessé temporairement leurs activités à Batangafo pour violence sur leurs personnels. Dans une autre province de la Centrafricaine, à Bocaranga les acteurs humanitaires de l’ACF ont été roués de coups. Dans un communiqué de presse publié mardi 15 novembre, cette ONG dénonce la violence sur son personnel.


Selon le communiqué de l’ACF, les agresseurs ont bien identifiés leurs cible qui sont des humanitaires, même si l’incident c’est déroulé dans la soirée. Après cette agression, les victimes sont « blessés et en état de choc. Les travailleurs humanitaires ont été pris en charge à l’hôpital de Bocaranga avant un rapatriement prévu sur Bangui ». Cet incident a indigné le reste du personnel qui est « très choqué, mais a finalement décidé de rester pour continuer son action auprès de la population », lit-on dans le communiqué.


 

L’ACF en condamnant cet incident, considère qu’il s’inscrit dans une escalade d’actes d’intimidation sur les agents en charge de distribuer l’aide humanitaire à leurs compatriotes, et s’alarme d’une nouvelle dégradation de la sécurité dans le pays. Elle demande que «ces attaques soient systématiquement et publiquement condamnées par toutes les institutions de sorte qu’elles ne soient pas normalisées et ne demeurent pas impunies ».


Ce n’est pas la première fois que l’ACF enregistre un cas d’agression ou de vol. Quelques jours auparavant, ses kits d’urgence ont été cambriolés. Selon Arnaud Lavergne, Directeur Pays d’ACF, ces agissements sont « doublement inacceptables » car ils « mettent en danger nos personnels mais aussi tout le bénéfice de notre action auprès des personnes les plus vulnérables ».


Cette distribution qui concernait 1094 ménages déplacés à Bocaranga suite aux violences de fin septembre autour de Koui et 60 ménages hôtes, s’est terminée « dans un climat de tensions ». Le trouble lors de cette distribution a favorisé le vol d’une trentaine de kits supplémentaires, et ce malgré la détermination de l’équipe pour négocier un accès libre et direct aux victimes auprès des autorités et éléments armés, commente le communiqué.


La ville de Bocaranga ainsi que d’autres villes de la préfecture de l’Ouham-Pendé sont menacées par des groupes armés. Dans la même préfecture, un humanitaire a été tué entre Paoua et Bossangoa le 9 novembre dernier.

 

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