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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 18:55
ALLOCUTION D’OUVERTURE DU CONCLAVE DU MLPC PAR SON PRESIDENT MARTIN ZIGUELE

 

 

 

Chers Camarades


- Conseillers Politiques Nationaux
- Membres du Bureau Politique du Parti
- Membres de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage
- Membres du Comité des Sages
- Membres des Bureaux Nationaux MLFC et MLJC
- Responsables Fédéraux

 

L’engagement résolu qui caractérise le militant du MLPC a permis à plusieurs d’entre nous de braver, parfois au péril de leur vie, de nombreux obstacles d’Est à l’Ouest, du Nord au Sud pour répondre présent à l’invitation du Bureau Politique pour être présent là où se détermine la vie du Parti, je veux parler du présent Conclave.


Comme vous pouvez le constater avec moi, il y a de nombreux et remarquables absents qui auraient pu être des nôtres en ce moment précis où le parti sonne le rassemblement de tous ses vaillants militants.


Quelques temps avant mais aussi pendant et bien après les éprouvantes campagnes électorales, notre parti continue d’être durement frappé par le décès successif de plusieurs de ses valeureux militants, comme si ce triste sort attendait le moment ces grands enjeux pour se liguer avec nos ennemis et attaquer dans nos rangs.


Aussi, pour tous ces camarades défunts et afin d’être tout en esprit avec eux pendant la durée de nos travaux, je vous demande de vous lever et d’observer une minute de silence en leur mémoire. ………………….Je vous remercie.


Chers Camarades,


L’heure n’est pas au discours. Le Bureau Politique a jugé impératif et urgent de convoquer le présent conclave pour deux raisons essentielles à savoir :


- Evaluer sans complaisance les causes de nos échecs aux dernières élections ;


- Relancer de façon vigoureuse les activités du Parti en vue des enjeux à venir en tenant compte des leçons apprises de ces élections.


Le revers que notre Parti a essuyé lors des dernières élections est sans précédent. Il interpelle la conscience politique de chaque militante et de chaque militant du MLPC pour rechercher sans complaisance et sans passion ses causes en vue d’affronter avec efficacité les combats futurs.


Camarades,
 

C’est cette perspective qui, comme vous devez vous en douter, sert de trame de fond à la vaste campagne de dénigrement médiatique de la part de ceux dont le rêve secret, le dessein inavoué est l’affaiblissement de notre Parti, sa division et son asservissement.


Il y a lieu de rappeler, s’il en était encore besoin, que notre Parti est le fruit d’un engagement déterminé et téméraire de ceux qui l’ont créé, d’un militantisme convaincu et forcené de ceux dont l’action résolue et quotidienne le maintien en vie dans son combat pour la libération et le bien-être du Peuple Centrafricain. De ce point de vue, nous pourrons nous satisfaire de ce que notre Parti ne s’est jamais trompé de combat et d’adversaires. Militer est une œuvre de longue haleine. Il faut s’y préparer surtout moralement et physiquement.
 

Camarades,


Les résultats obtenus par notre Parti, tant pour la présidentielle que pour les législatives, sont loin d’être ceux escomptés par nos militants et nos compatriotes.


C’est ici le lieu de reconnaître que le MLPC, son Président et ses candidats à la députation avaient été désignés à la vindicte populaire par ceux-là mêmes qui n’osent pas l’affronter de façon loyale courageuse en agissant contre nous encagoulés. Seuls contre tous, nous étions les victimes à abattre sans foi ni loi.


Accusé d’avoir soutenu, financé et conduit Séléka jusqu’à Bangui pour renverser le Président François Bozizé et semer le chaos, notre Parti n’a pas su par sa communication démonter cet éhonté et grossier mensonge.


Peint et présenté de cette façon, nous sommes apparus comme l’ennemi public numéro un, l’empêcheur de tourner rond contre lequel il faut dresser le peuple centrafricain.


C’est dans cette ambiance que nous avons abordé les campagnes électorales, en mettant de notre côté la bonne foi, la loyauté de nos adversaires, la lucidité des électeurs, etc. C’était sans compter avec la détermination de certains de nos adversaires à l’origine de cette campagne et pour qui l’objectif inavoué de nous écarter de la scène politique, de déstabiliser notre parti, de tricher et d’opérer un hold up sur les résultats des élections était sous estimée et plus forte que tout.


Bien que les élections sont achevées et leurs résultats connus, force est de constater malheureusement que les commanditaires ainsi que les exécutants de cette sordide campagne de dénigrement entendent la poursuivre, preuve que leur objectif n’est pas encore atteint parce que notre parti est resté debout.


Si tant est que l’argumentaire de leur campagne de désinformation était avéré et que notre parti avait effectivement servi de mentor à la Séléka, la logique aurait voulu que lorsque celle-ci a quitté le pouvoir en janvier 2014, notre pays retrouvât la paix et la sécurité.


La persistance de l’insécurité par des acteurs clairement identifiés qui n’hésitent plus à opérer à visage découvert et à revendiquer les actes criminels perpétrés contre des populations civiles non belligérantes aussi graves les uns que les autres assène à nos détracteurs la preuve de notre innocence, tout comme le fait de ne pas figurer sur les listes des criminels épinglés par les Nations Unies ou la CPI.


Un autre motif de la persécution dont notre parti fait l’objet est le soutien apporté au candidat Faustin Archange TOUADERA au second tour de l’élection présidentielle et qui lui a permis de gagner.


Le soutien à un candidat est la possibilité laissée à tout électeur ou groupe d’électeurs de voter pour le candidat de son choix sur la base des critères propres. Et le MLPC a fait son choix dans le seul intérêt du peuple centrafricain.
 

Chers Camarades


- Conseillers Politiques Nationaux
- Membres du Bureau Politique du Parti
- Membres de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage
- Membres du Comité des Sages
- Membres des Bureaux Nationaux MLFC et MLJC
- Responsables Fédéraux


Les rideaux sont maintenant définitivement tombés sur les élections de 2015 et 2016. Le seul combat qui vaille dorénavant reste celui au terme duquel la paix, la sécurité, le bien-être et le développement seront assurés au peuple centrafricain. Rien ne pourra détourner notre parti de ce noble objectif.


Les divergences s’il y en a ne porteront que sur les idées, les propositions de solution et les méthodes. Jamais sur les hommes et par la calomnie et le dénigrement.


Mais avant d’engager ce combat au noble objectif comme je l’ai dit tantôt, il convient de tirer les leçons de la participation de notre parti et de nos candidats aux dernières élections.


C’est une démarche d’analyse et de déduction dont l’objectif final est la relance vigoureuse des activités du parti par des militants qui seront conquis à un changement radical de comportement et dont les campagnes de haine et de calomnie menée par des concurrents en mal de militantisme doivent constituer le catalyseur.


Si jusqu’ici nous avons surtout pensé et dit à juste titre que notre malheur vient des autres, c’est le lieu et l’occasion de reconnaître que nos détracteurs et nos traîtres sont également dans nos rangs et partagent avec nous les maigres fruits de nos efforts.


Il est inutile de dire que sans leur travail contre productif, la moisson aura été abondante et bénéfique pour tous.
 

Camarades,


C’est par notre attitude que notre parti est devenu victime de la traitrise de certains de nos camarades d’hier et d’aujourd’hui et que son Président est la victime expiatoire qu’on recherche partout comme Jésus Christ, pour lui faire porter la croix de tout le monde.
Malheureusement, je ne suis pas Jésus Christ mais plutôt un militant qui comme vous, se bat aux côtés du peuple centrafricain pour son bien-être d’une part et la survie du parti d’autre part.


Je voudrais vous rappeler à ce propos qu’il ne faut ni se tromper de combat ni d’adversaire en nous laissant guider en tout et partout que par l’amour pour notre patrie, l’amour pour nos compatriotes, l’amour pour la paix et le développement de la République Centrafricaine dont les cris du peuple nous interpellent tous chaque jour.


Camarades,


Nous nous sommes retranchés ici pour réfléchir sur des thématiques dont les conclusions sont porteuses d’un nouvel élan pour notre parti.


Je vous exhorte à vous livrer à des analyses et à des critiques sans complaisance, sans tabou ni langue de bois, de tout ce que vous aurez constaté comme étant à l’origine des dysfonctionnements des organes du parti et des mauvais résultats de ses candidats à l’issue des dernières élections. Mais cela doit se faire en toute camaraderie dans le respect du sacro saint principe de la critique et de l’autocritique consacré dans nos textes de base et qui nous a toujours caractérisés. Nous sommes entre camarades après tout.


C’est à cette condition que jaillira la lumière qui guidera les pas des militants pour le raffermissement du parti avant les combats à venir.


Sur ce, je déclare ouverts les travaux du conclave post-électoral du MLPC.


Vigilance, vigilance, vigilance Camarades.


Je vous remercie.

 

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Centrafrique-Presse.com
21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 18:00
Le gouvernement contraint les déplacés de l'aéroport Bangui M'poko à libérer le camp

 

 

 

http://afriqueactualite.com / mardi 20 décembre 2016 10:31 par Paterson Fintia à Bangui

 

28000 déplacées du site de l'aéroport Bangui Mpoko sont appelés à regagner leurs domiciles. Le gouvernement a lancé l’opération « Noël à la maison. »

 

Cette opération a été lancée jeudi 15 décembre par le chef de l'Etat Faustin Archange Touadera. L'objectif consiste à emmener les déplacés à regagner leurs domiciles avant la fête de noël, afin de libérer les locaux de l'aéroport Bangui M'poko qu'ils occupent depuis 2013 suite à l'avènement de l'ex rébellion Séléka au pouvoir. Une période trouble pendant laquelle le pays a sombré dans le chaos total.

 

Pour favoriser le retour des déplacés à la maison, une enveloppe de 50.000 f cfa a été mise à la disposition de chaque ménage. Le suivi se fait par une équipe du ministère des Affaires sociales. Les enveloppes sont offertes selon la taille des ménages. Une famille de 3 personnes perçoit 50000 FCFA. A partir de 4 personnes, on octroie 100000 F. Le chef de l'équipe explique qu'il s'agit de sommes forfaitaires pour encourager les déplacés.



Certains déplacés refusent le montant proposé par le gouvernement par contre d'autres se disent obliger de faire avec.



Aimé Namfeï vit avec sa famille de 8 personnes sur le site. Ils habitaient PK 12, loin du site de l'aéroport. Pour lui, la somme octroyée n'est qu'une goutte d'eau dans la mer. « Nous vivons sur le site depuis 3 ans. Notre maison a été détruite, je ne travaille plus, je ne sais quoi faire pour ma famille. »

 

Crise

 

Selon lui, cette somme doit être accompagnée de mesure. Le gouvernement devrait reconstruire les maisons cassées aux déplacées avant de les contraindre à regagner leurs domiciles.



Par contre pour Anne Dabalé, mère de deux enfants, l'argent du gouvernement lui permettra de faire du commerce et reprendre l'avenir de la famille en main, plutôt que de rester sur le site sans activité.



Suite à ces agitations, le responsable de l'équipe du ministère des Affaires sociales a indiqué qu'il s'agit de la première phase d'appui aux déplacés, le reste se fera dans les quartiers.



Au total, 8000 ménages représentant 28000 personnes sont concernés par cette opération. Elle bénéficie de l'appui du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés et du groupe du G7+. A l'aéroport Bangui Mpoko, les premières huttes ont été détruites. Le site de l'aéroport est le plus grand site des déplacés en RCA. Il contenait plus de 100 000 personnes au plus fort de la crise.

 

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 17:55
Nouvelles nationales sur RJDH
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Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Le gouvernement pose des conditionnalités par rapport au dialogue politique inclusif

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 21 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 21 décembre 2016(RJDH)–Trois semaines après le mémorandum de François Bozizé souhaitant un dialogue inclusif, le pouvoir s’accorde sur le principe mais pose des conditions sur l’identité des parties prenantes à cette rencontre.

 

Le 24 novembre 2016, l’ancien Président centrafricain en exil a demandé au pouvoir de Bangui d’organiser un dialogue politique inclusif pour le retour de la cohésion en RCA. Il a été soutenu dans sa demande par son parti le Kwa Na Kwa.

 

Interrogé sur la proposition de François Bozizé lors de la conférence conjointe Minusca-Gouvernement tenue hier, 20 décembre, le Ministre Théodore Jousso, porte-parole du Gouvernement a donné le point de vue du pouvoir actuel en déclarant que le dialogue ne doit pas servir de tremplin. Il a souligné que le dialogue politique inclusif permet aux centrafricains de tous bords de diagnostiquer les maux qui minent le pays « mais cela se fait avec un certain nombre de conditions que lorsque les parties prenantes ne sont pas entachées de problèmes d’ordre judiciaire et les participants ne sont inscrits sur la liste de sanction de l’ONU», a-t-il dit.

 

La position du gouvernement ne décourage pas le KNK qui croit à une issue favorable de sa proposition, selon son SG par intérim, Bertin Béa. Sur ce dialogue, « nous avons dit de notre côté au KNK que, ce qui a été lancé comme offre politique ce n’est que cela et dont il revient aux uns et aux autres d’apprécier. En tout état de cause nous sommes dans un pays sur 16 préfectures, qui constituent notre pays, dix sont occupées par des forces non conventionnelles », a-t-il précisé.

 

Le dernier dialogue inter-centrafricain est le forum de Bangui organisé du 4 au 11 mai 2015 par la Transition et boycotté par le KNK de François Bozizé.

 

 

Centrafrique : Le personnel de la Sonatu revendique 17 mois d’arriérés de salaire

 

PAR NOURA OUALOT LE 21 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 21 Décembre 2016(RJDH) — Grogne du personnel de la Société Nationale de Transport Urbain (SONATU) ce matin du 21 décembre devant le ministère des Transports. Ces derniers ont manifesté pour revendiquer le paiement de leurs 17 mois d’arriérés de salaire.

 

La Sonatu avait fait faillite et cédera la place à une autre société de transport qui commencera ses activités dans les prochains jours. Les travailleurs de cette ancienne entreprise ont manifesté pour réclamer le paiement de leurs arriérés de salaire qui s’élèvent à 17 mois.

 

Sur la banderole tenue par les grévistes, il est écrit « 17 mois d’arriérés de salaire, trop c’est trop ! » Sur les raisons de leur sit-in, Jean-Louis Litte, délégué du personnel de la Sonatu a expliqué que leur Ministre de tutelle ne les a pas rencontré pour trouver un compromis aux revendications. Il nous a juste dit qu’ « il ne peut rien car la Sonatu n’est pas tombée en faillite sous son pouvoir », et « c’est cette réponse qui nous a motivé à manifester afin qu’on réponde à nos préoccupations», s’est-t-il justifié.

 

Cette version est soutenue à moitié par Léopold Bangassou, chargé de mission en matière des transports de surface, qui a qualifié de « sauvage » cette grève. Il a déclaré que ces grévistes avaient déposé un préavis. « Le ministre m’avait instruit de leur demander de patienter en attendant la liquidation de la Sonatu. Il a promis de les embaucher progressivement dans la nouvelle société ». Pour Léopold Bangassou, « les employés de la Sonatu devront être reçus par le Ministre le jeudi, mais on est surpris aujourd’hui de leur setting. Pour moi, c’est une grève sauvage », a qualifié Léopold Bangassou.

 

Léopold Bangassou a précisé que, « sur les 47 receveurs de la Sonatu, 10 ont déjà été retenus pour aller récupérer les nouveaux bus de transport qui sont stationnés à Douala et que le reste des employés est prioritaire dans le recrutement de la nouvelle société ». Cette déclaration de Léopold Bangassou est rejetée énergiquement par l’ensemble du personnel de la Sonatu qui soutient que ces 10 receveurs ont fait leurs efforts personnels et individuels pour être retenus.

 

La Sonatu est une société d’Etat affilée à l’ACFPE. Le personnel de cette société promet de continuer la grève pendant trois jours au cas où il ne trouve pas satisfaction.

 

 

Centrafrique : Grève du personnel de la SOCATEL pour réclamer 5 mois de salaires

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 21 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 21 Décembre 2016 (RJDH) —- Les travailleurs de la Société Centrafricaine de Télécommunication (SOCATEL) ont manifesté ce mercredi 21 décembre devant leur Direction Générale de Bangui-Sica pour réclamer le payement de 5 mois de salaire sur les 32.

 

Pour obliger la Direction Générale à payer leurs arriérés de salaires, les travailleurs de la SOCATEL sont en grève de huit jours.

 

Devant le siège de la société à Bangui-Sica, les travailleurs de la SOCATEL brandissent des feuilles d’arbre prononçant des slogans que « nous mourrons de faim, c’est la faute de notre DG ».

 

Le coordonnateur des délégués du personnel de la SOCATEL, Théophile Yangakola a indiqué que la décision du DG les a motivé à intensifier leur mouvement de grève. Selon lui, après la grève de trois (3) jours pour réclamer le versement de 5 mois de salaire sur 32, « la réponse du DG n’était que des menaces, des insultes et des questionnaires distribués à certains travailleurs. C’est pourquoi nous avons décidé en assemblée générale hier de poursuivre le mouvement de 8 jours », s’est-il justifié.

 

Mis à part ce comportement qu’il a dénoncé, il a ajouté d’autres raisons qui ont amplifié leurs réclamations. « Pour cette année 2016, l’Etat a remis une enveloppe de 156 millions pour les investissements à la SOCATEL et il a supporté le salaire du personnel de Janvier à Septembre. La SOCATEL n’a pas pu payer un mois de salaire après l’Etat », a-t-il précisé.

 

Pour le délégué du personnel de la SOCATEL, Jospin Blaise Konze, le mouvement de grève continuera s’il y a pas de gain de cause, « Le DG a fait la discrimination en payant deux mois de salaire aux autres directeurs, c’est de l’injustice. Nous poursuivrons le mouvement jusqu’à obtenir notre droit », a-t-il ajouté.

 

Le gouvernement n’a pas encore réagit sur les propos avancés par les grévistes.

 

Le DG de la SOCATEL n’était pas disponible pour sa version des faits. Le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera qui présidait une cérémonie à l’Omnisport a promis aux grévistes qu’il s’entretiendra avec leurs responsables.

 

 

Centrafrique : Des produits avariés du CICR retrouvés sur des marchés

 

Par RJDH Centrafrique - 21/12/2016

 

Des produits incinérés par le CICR sur autorisation du Ministère du commerce se sont retrouvés sur plusieurs marchés des localités proches de Bangui où sa destruction a eu lieu.



De sources concordantes, ce sont 200 tonnes de haricots et de riz qui sont destinés à la destruction. Leur incinération a débuté depuis la semaine dernière sur l’axe Bangui-Boali où environ 70 tonnes de ces vivres, selon nos sources ont été détruits après PK26.



Ces produits se sont retrouvés sur les marchés des localités situés sur cet axe le week-end dernier. Dans les investigations du RJDH, un notable interrogé a confirmé les faits que nous avons relevés. Il a déclaré que « toute la quantité du haricot n’a pas été détruite. La population a réussi à éteindre le feu et a récupéré une bonne partie que les gens consomment ou vendent comme vous le voyez sur les tables au bord de la route ».



Cette information est confirmée par la cheffe de délégation adjointe de la représentation du Comité International de la Croix Rouge (CICR) en Centrafrique, Mme Marie Dubeau.



Selon elle, ces produits sont sur le marché, car la population a trompé la vigilance des équipes de destruction. Mme Marie Dubeau a regretté cette situation et a appelé les possesseurs de ces produits à se signaler car ce sont des vivres nocifs pour la santé. « La population a réussi à déjouer notre vigilance, c’est pourquoi certains produits sont en circulation. Mais nous appelons tous ceux qui les détiennent à se signaler ou à ne pas les consommer parce que ce sont des produits dangereux pour la santé », a-elle indiqué.

 

Pour éviter que cette situation se répète, la chef de délégation adjointe a précisé que « des mesures nécessaires sont prises avec les autorités centrafricaines pour garantir la destruction sans risque du reste des produits » elle a ajouté qu’« il y a d’ailleurs eu changement de site à cet effet, et les équipes de sécurité seront renforcées ».



Quelle est la réaction des autorités de Bangui et les Consommateurs ?



Les produits récupérés par les habitants de l’axe Bangui-Boali sont déjà vendus sur certains marchés de Bangui. Aucune mesure n’est encore prise par les Ministères de la santé et celui du commerce pour protéger la population contre toutes formes d’intoxication alimentaire.



L’Association des Consommateurs Centrafricains dit n’avoir pas été informée de la destruction de ces vivres.



Et, selon nos investigations, le CICR verse une importante somme d’argent au Département du commerce pour de telles opérations. La chef de délégation adjointe n’a pas démenti cela. Elle ne nous a pas indiqué le montant réel que sa structure donne au Ministère du commerce. « Je confirme que le CICR paye quelque chose pour ces opérations. Nous payons les droits légaux notamment les impôts et autres, comme l’exigent les lois en la matière, assurons aussi les frais de mission des membres du comité que le ministère du commerce a dépêché pour ces opérations ainsi que ceux des agents de sécurité », a déclaré Marie Dubeau au RJDH.



Sur le montant, des sources avancent un chiffre de 3 millions de CFA. Les cadres du département du commerce contactés sur le sujet ne se sont pas prononcés.



Depuis lundi, c’est sur l’axe Bangui-Mbaïki que le CICR et le ministère du commerce incinèrent ces produits avariés.

 

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Centrafrique-Presse.com
20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 23:36
Lu pour vous : En république démocratique du Congo, «Kabila doit partir»

 

 

REPORTAGE

 

Par Pierre Benetti, Libération Envoyé spécial à Kinshasa — 20 décembre 2016 à 20:46

 

Au moins 20 manifestants ont été tués lors d’affrontements avec les forces de l’ordre à Kinshasa, alors que le Président, dont le mandat se terminait mardi, tente de se maintenir au pouvoir.

 

Il est minuit ce mardi en république démocratique du Congo : le dernier mandat du président Joseph Kabila est terminé mais il est toujours en poste. A la lisière des quartiers les plus riches et les plus pauvres de Kinshasa, les habitants sifflent et tapent des casseroles pour lui donner «un carton rouge». Des militaires déployés dans les ruelles arrêtent les siffleurs. Ces sifflets, arrestations et tirs durent une partie de la nuit, tandis que la radio énumère le nom des membres du nouveau gouvernement, désignés sans même attendre les résultats des négociations en cours entre le pouvoir et une partie de l’opposition. Au même moment, l’opposant historique Etienne Tshisekedi appelle dans une vidéo, à la «résistance pacifique» contre le «coup d’Etat» de Kabila. Le nouveau Premier ministre, lui, lance quelques heures plus tard, un appel au calme, exhortant les forces de l’ordre à la «retenue».

 

Mardi matin, dans une ruelle délabrée du quartier Lemba, une foule entoure un vieux minibus jaune et bleu, un de ces tas de ferraille que les habitants de la capitale appellent «esprits de la mort». Le pare-chocs est recouvert de branchages, les sièges sont occupés par un cadavre, une balle au-dessus de l’œil. Celui de Patrick Likewe, jeune homme d’une vingtaine d’années qui habitait le quartier voisin Ngaba, mort vers 8 heures.

 

Ville fantôme

 

Selon les Nations unies, au moins 20 civils ont été tués entre lundi et mardi. Lemba et Ngaba font partie des quartiers qui ont manifesté en dépit du dispositif militaire et policier déployé depuis plusieurs jours. «Ce n’était pas un manifestant, s’écrie sa sœur, il allait seulement acheter du pain !»Une marche avait commencé, on a tiré à bout portant. La famille n’a pas les moyens d’emporter le corps à la morgue. «Joseph Kabila doit partir !» scandent des voisins en colère.

 

Les affrontements ont laissé les rues désertes, longées par des habitants hagards, noircies de pneus et de planches brûlés, jonchées de cailloux et de cartouches de gaz lacrymogène qui arrache la gorge et les yeux. En deux jours, Kinshasa est devenu une gigantesque ville fantôme. Ses artères embouteillées et ses vendeurs de rue ont soudain disparu. Même les milliers d’enfants de la rue sont partis se cacher. Les épiceries sont vides, les commerçants chinois, libanais et indiens ont déplacé leurs stocks.

 

Seuls circulent les camions de policiers, de gardes républicains, de gardes présidentiels, d’agents de renseignement et d’informateurs qui leur indiquent où intervenir. Les stations-essence, protégées en cas d’attaque, ont été transformées en campements où s’allongent des policiers épuisés qui demandent à boire. Déjà sous-payés, ce sont eux qui doivent maîtriser les quartiers après les ratissages de l’armée. Des têtes se penchent à travers les portes, de rares habitants tentent le diable pour trouver de quoi manger. Les plus téméraires, ou les plus en détresse, ont pris le bus pour aller au travail. Difficile de prévoir les jours à venir dans une ville qui vit «au taux du jour» (allusion aux fluctuations du dollar), et encore plus de penser à Noël qui approche.

 

«C’est ça la démocratie ?»

 

A la limite entre Lemba et Ngaba, l’inquiétude a empêché Barnabé et sa famille de dormir. A 72 ans, il reste assis derrière la porte fermée de sa maison jaune, dans laquelle il a rentré sa voiture, tandis que dehors des jeunes avancent et reculent au gré de la répression. Le quartier est pris en tenaille par plusieurs bataillons. «Il faut poursuivre nos efforts pour faire partir ce monsieur Kabila, dit Barnabé, car nos enfants veulent travailler et vivre. Nous, nous avons déjà fait notre vie.»

 

Un camion anti-émeutes asperge d’eau une maison en face. Les journalistes sont interpellés pour «vérification». «C’est interdit de taper sur les gens !» crie un homme en apercevant un pick-up où trois jeunes interpellés se font frapper avant d’être emmenés. Un homme accourt d’une autre rue : «On jette du gaz lacrymogène dans les maisons, les enfants ne respirent plus ! C’est ça la démocratie ?» Des voitures de la Monusco, la mission de maintien de la paix des Nations unies présente en république démocratique du Congo depuis 1999, passent au ralenti.

 

Les plaies de Kinshasa se font moins nombreuses en remontant vers les avenues désertes des quartiers plus aisés. Des jeunes tapent le foot dans des terrains vagues, des bars rouvrent peu à peu. Ce calme pourtant peu serein faisait dire au conseiller diplomatique de Joseph Kabila dès lundi soir que «la population ne met pas la pression au Président». Mais dans «la Cité», l’ancienne cité indigène, d’autres débuts de manifestation se heurtent à des cordons militaires. «Rentrez chez vous, le Congo est aux Congolais !» hurle un vrai-faux policier en demi-costume, une branche de bambou à la main. Les prochains jours seront difficiles. «On ne sait pas comment on va manger», répètent en boucle les habitants de Kinshasa.

 

Pierre Benetti Envoyé spécial à Kinshasa

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 17:42
Centrafrique: au moins 50 civils tués en un an par un nouveau groupe armé (HWR)
Centrafrique: au moins 50 civils tués en un an par un nouveau groupe armé (HWR)

 

 

 

20/12/2016 (AFP)

 

Un nouveau groupe armé prétendant défendre les Peuls a tué "au moins" 50 civils depuis sa création fin 2015 dans le nord-ouest de la Centrafrique, près du Cameroun, a accusé mardi Human Rights Watch (HRW).

 

"Le groupe +Retour, Réclamation et Réhabilitation+ ou +3R+, a tué et violé des civils, et provoqué des déplacements de population à grande échelle au cours de l'année écoulée", affirme l'association de défense des droits de l'homme dans un rapport transmis à l'AFP.

 

"Les forces de maintien de la paix des Nations unies dans la région n'ont pas été en mesure de protéger pleinement les civils", ajoute HRW qui avait déjà dénoncé la Mission des Nations unies (Minusca, plus de 12.000 hommes) au sujet d'une attaque d'autres groupes armés contre des civils à Kaga Bandoro (centre) en octobre.


"Entre le 21 et le 27 novembre 2016, Human Rights Watch a enquêté sur le meurtre d'au moins 50 civils" dans deux sous-préfectures du nord-ouest "théâtre d'une crise émergente".

 

Les témoins "ont décrit comment les membres de 3R tuaient les civils par balle, violaient des femmes et des jeunes filles, et pillaient et brûlaient des villages", selon le rapport.


"Les actes de ce groupe armé ont provoqué le déplacement d'au moins 17.000 personnes", poursuit le rapport, qui estime que "le nombre des victimes de +3R+ est probablement plus élevé".

 

"3R", l'un des nombreux groupes armés encore actifs en Centrafrique, est apparu fin 2015 sous le commandement d'un général autoproclamé nommé Sidiki pour protéger la communauté Peul contre les attaques des milices anti-balaka à majorité chrétienne, selon HRW.

 

Le pays peine à se relever du conflit communautaire ouvert en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par l'ancienne rébellion Séléka, à dominante musulmane.


Sa prise de pouvoir avait entraîné la contre-offensive des groupes armés anti-Balaka à majorité chrétienne, ce qui avait provoqué la mort de milliers de personnes, et des centaines de milliers de déplacés et réfugiés.

 

L'intervention militaire française Sangaris (décembre 2013-octobre 2016) et celle de la Minusca ont stabilisé la situation et permis l'élection dans le calme en début d'année du président Faustin-Archange Touadéra.


Mais, outre le "3R", d'autres groupes armés sont encore actifs dans l'intérieur du pays, comme les factions ex-Séléka UPC d'Ali Darass et FPRC de Nourredine Adam, qui se sont violemment affrontés en novembre à Bria à 400 km au nord-est de Bangui.

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Centrafrique-Presse.com
20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 16:27
Centrafrique : Le Gouvernement demande à la population une indulgence

 

 

 

PAR NOURA OUALOT LE 20 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 20 décembre 2016(RJDH) — Face à la recrudescence de la violence ces derniers temps dans l’arrière-pays, le gouvernement à travers son porte-parole a demandé l’indulgence des centrafricains sur la sécurité. Propos tenus ce matin du 20 décembre lors de la conférence conjointe avec la Minusca.

 

En Centrafrique, les violences persistent et leurs auteurs ne sont pas inquiétés. Une situation que la population déplore et ne cesse de condamner le gouvernement pour passivité. Ces violences sont perpétrées à Bambari, Bria, Koui, lors des affrontements entre les groupes armés.

 

La population, victime des exactions ne cesse d’interpeller les autorités centrafricaines pour qu’elles mettent un terme à l’impunité. Profitant de la tribune de la conférence conjointe mensuelle avec la Minusca, le porte-parole du gouvernement, le Ministre des Transports, de l’Aviation Civile et du Désenclavement, Théodore Jousso a demandé à ses compatriotes d’être indulgents et patients.

 

Il a souligné qu’il y a une planification conjointe qui se fait chaque semaine entre le Com-force de la Minusca et l’Etat-Major des Forces Armées Centrafricaines pour prendre des mesures sécuritaires qui s’imposent. Selon lui, « ces réunions permettent de partager un certain nombre d’informations, afin d’envisager des opérations de sécurisation de certaines provinces qui font l’objet de menace sérieuse. Cela n’est peut-être pas visible, mais si vous aller dans l’arrière-pays, vous remarquerez qu’il y a un long début de retour à la stabilité ».

 

Il a rapporté que beaucoup de choses se font sur le plan opérationnel et politique. Pour rassurer les centrafricains, le porte-parole a indiqué qu’« au niveau sous-régional et régional, ce problème de sécurité est pris en charge par la CEEAC et l’Union Africaine » avant de demander à ses compatriotes « un peu de patience ».

 

Il a insisté sur la main tendue du Président de la République aux groupes armés pour un dialogue inclusif afin de résoudre tous les problèmes qui s’opposent à la stabilisation politique du pays.

 

Cette réaction du gouvernement est faite quelques semaines après les combats fratricides entre la coalition FPRC-MPC et l’UPC dans la Ouaka.

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 16:22
LE GOUVERNEMENT ET LA MINUSCA SALUENT LES PROGRES EN 2016 MAIS RAPPELENT LES NOMBREUX DEFIS

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

 

Bangui, le 20 décembre 2016 – Des avancées importantes ont été enregistrées au cours de l’année 2016 en République centrafricaine mais les défis à relever restent nombreux, ont affirmé les porte-paroles du Gouvernement de la RCA, Théodore Jousso, et celui de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, mercredi à Bangui, lors de la conférence de presse conjointe des deux institutions. Les deux parties sont déterminées à poursuivre leurs efforts conjoints et réaffirmé la solidité de leur partenariat.

 

« Le Gouvernement est en train travailler d’arrache-pied avec les partenaires et les résultats ne peuvent pas être toujours visibles du jour au lendemain », a annoncé Théodore Jousso tandis que Vladimir Monteiro a rappelé la volonté de la MINUSCA « à poursuivre ses efforts en partenariat avec les responsables et le peuple centrafricains, pour la protection des civils, le renforcement de l’autorité de l’Etat, la protection des droits de l’homme et la lutte contre l’impunité». Le porte-parole de la Mission a ainsi rappelé les contacts réguliers entre la MINUSCA et l’État centrafricain sur le plan politique, avec les consultations réunissant ses responsables, le Président de la République et le Premier-ministre, mais aussi sur le plan opérationnel, dans le cadre du comité composé du Commandant de la Force et le Commissaire de Police de la MINUSCA, le Chef d’Etat-major des FACA, les DG de la Police et Gendarmerie et le Chef de l’EUTM et qui se réunit toutes les semaines pour évaluer la situation sécuritaire dans le pays et coordonner leurs actions.

 

Les progrès notés concernent la conclusion des élections et la mise en place des institutions, le début du dialogue sur le DDRR (Démobilisation, Désarmement, Réinsertion, Rapatriement) ainsi que la Conférence de Bruxelles alors que les violences restent un important défi. « Les violences perpétrées par les groupes armés – anti-Balaka, Ex-Séléka et autres groupes criminels, – contre les populations civiles, notamment à Kaga Bandoro, Ndomete, Kouango ou Bria ont causé plusieurs dizaines de victimes et des milliers de déplacés », a regretté Monteiro, pour qui « les groupes armés n’ont aucune raison de continuer à utiliser leurs armes pour faire avancer leurs agendas ». Il a rappelé le rôle de la Force pour mettre fin aux exactions et ajouté que la MINUSCA reste déterminée à protéger les populations civiles et les institutions par tous les moyens dont elle dispose. De son côté, Jousso a indiqué que la collaboration entre la MINUSCA et les autorités centrafricaines en 2016 a déjà commencé à porter des fruits car « le début du retour à la normalité - quelques fois pénible -, commence à s’observer à l’intérieur du pays, même si cela n’est pas visible à Bangui », a-t-il noté.

 

Les deux porte-paroles ont par ailleurs souligné l’importance du dialogue dans la recherche de solution aux cycles de violence en RCA. « C’est par le dialogue que nous allons résoudre les problèmes de ce pays. C’est un travail complexe, long et qui est en cours », a précisé Jousso, appelant les groupes armés à accepter la main tendue des autorités et à s’engager dans la voix du dialogue et celle du processus de DDRR. Pour sa part, Monteiro a cité la résolution 2301 qui souligne l’importance d’un dialogue inclusif notamment dans le cadre du DDRR.

 

Interrogés sur les violences contenues dans le dernier rapport de la MINUSCA sur la situation des droits de l’homme en RCA entre le 1er juin 2015 et le 31 mai 2016 ainsi que la présence sur le territoire de leaders de groupes armés sur qui pèsent des mandats d’arrêt, Théodore Jousso et Vladimir Monteiro ont fait savoir que la lutte contre l’impunité est essentielle. « Les violations ne resteront pas impunies. Les crimes feront l’objet de procès », a lancé le porte-parole du Gouvernement tandis que son homologue de la MINUSCA a précisé que l’opérationnalisation prochaine de la Cour pénale spéciale sera un important atout dans cette lutte.

 

Le porte-parole de la MINUSCA a finalement rappelé que les visites en 2016 de plusieurs hauts responsables des Nations Unies en RCA, dont le Vice-Secrétaire Jan Eliasson, témoignent de l’engagement de l’organisation envers les autorités et le peuple centrafricains.

 

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 16:11
Centrafrique : Le MLPC renouvelle sa confiance à Martin Ziguélé

 

 

 

PAR JEAN FERNAND KOENA LE 20 DÉCEMBRE 2016

 

BANGUI, 20 Décembre 2016(RJDH) —- Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a renouvelé sa confiance à Martin Ziguélé et au bureau politique du parti. Telles sont les conclusions du conclave de ce parti tenu à Bangui du 17 au 18 décembre 2016 après les élections présidentielle et législatives.

 

Après les élections présidentielle et législatives en Centrafrique, l’heure est au bilan et à la mise en place de nouvelle instance dirigeante.

 

Le MLPC a organisé son troisième conclave après celui de Damara et Boali. Cette fois-ci, il est placé sous le signe du bilan et d’évaluation des résultats des élections présidentielle et législatives. Autres objectifs de cette rencontre, la mobilisation des militants après ces consultations dont les résultats n’ont pas été à la hauteur des espérances.

 

Martin Ziguélé président du MLPC a présenté les enjeux de ce conclave en déclarant qu’il s’agit « de faire le bilan et de voir les possibilités de relancer très rapidement les activités du parti sur toute l’étendue du territoire et à l’extérieur ».

 

Il a profité de cette réunion pour se prononcer sur les attentes du MLPC sur l’accord politique qui lie le parti à Faustin Archange Touadera. Pour Ziguélé, « le parti souhaite que l’accord politique signé soit respecté, appliqué et qu’il devienne une réalité politique et juridique pour que nous puissions travailler pour notre pays».

 

Martin Ziguélé candidat du MLPC est arrivé 4e au premier tour des élections présidentielle de 2015. Le parti dispose de 10 Députés à l’Assemblée Nationale.

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 16:04
HRW alerte sur un nouveau groupe rebelle qui «sème la terreur» en Centrafrique
HRW alerte sur un nouveau groupe rebelle qui «sème la terreur» en Centrafrique

 

 

 

Par RFI Publié le 20-12-2016 Modifié le 20-12-2016 à 11:27

 

Human Rights Watch sonne l'alarme sur une « zone oubliée du nord-ouest » de la République centrafricaine, dans un rapport publié lundi. Un secteur où sévit un nouveau groupe rebelle, les « 3 R » (Retour, réclamation et réhabilitation), créé il y a un peu plus d'une année, officiellement pour protéger les Peuls musulmans de la région, en butte alors aux exactions des anti-balaka depuis 2013. Ce groupe qui sévit dans la préfecture Ouham-Pendé, contrôle désormais toute une sous-préfecture et ne cesse d'étendre son champ d'action, alors que ses méthodes « sèment la terreur », dénonce l'organisation américaine des droits de l'homme, qui tire aujourd'hui sur la sonnette d'alarme.

 

Ce groupe est en train de mettre à feu et à sang le nord-ouest du pays. « Une zone oubliée », selon un rapport de HRW. Alors que personne ne connaissait leur existence jusqu'en avril 2016, les rebelles des « 3 R », qui sont dirigés par le général autoproclamé Sidiki Abass, ont brûlé en quelques mois une dizaine de villages, accusés de complicité avec les anti-balaka. En usant de méthodes passibles de la Cour pénale internationale, dénonce l'organisation américaine.

 

« Nous avons documenté les cas où ils ont attaqué des villages dans la sous-préfecture de Koui. Ils ont brûlé toutes les maisons. Par la suite, ils ont tué des civils et commis des exactions sexuelles contre les femmes et les filles », confirme Lewis Mudge, chercheur Afrique à Human Rights Watch.

 

La présence d'une centaine de casques bleus de la Mission onusienne, la Minusca, dans la capitale de cette sous-préfecture de Koui n'a pas empêché les hommes du général Sidiki Abass de s'emparer de cette ville en septembre de cette année : « En ce moment même, les 3 R sont toujours à Koui et il y a toujours les forces de Minusca sur place. C’est vraiment à la Minusca d’expliquer comment un nouveau groupe armé a pu prendre ce territoire en RCA malgré sa présence ».

 

Le bilan des exactions des « 3 R » est lourd : plus de 50 personnes tuées et d'autres blessés ou torturés, des dizaines de femmes violées et plus de 17 000 déplacés recensés par cette organisation. Alors que cette nouvelle rébellion centrafricaine ne cesse d'accroître son champ d'action, s'alarme HRW.

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 15:57
République centrafricaine : Un nouveau groupe armé sème la terreur (HRW)
République centrafricaine : Un nouveau groupe armé sème la terreur (HRW)

 

 

https://www.hrw.org 20 DÉCEMBRE 2016 12:00AM EST

 

Le groupe 3R a perpétré des meurtres et des viols dans le nord-ouest du pays

 

(Nairobi) – Dans le nord-ouest de la République centrafricaine, un groupe armé récemment formé appelé « Retour, Réclamation et Réhabilitation » ou 3R, a tué et violé des civils, et provoqué des déplacements de population à grande échelle au cours de l’année écoulée. Les forces de maintien de la paix des Nations Unies dans la région n'ont pas été en mesure de protéger pleinement les civils.

 

« La situation en République centrafricaine est suivie par la communauté internationale, mais le nord-ouest du pays, négligé, est d’ores et déjà le théâtre d’une crise émergente », a déclaré Lewis Mudge, chercheur auprès de la division Afrique de Human Rights Watch. « Le groupe armé 3R, qui se présentait au départ comme garant de la protection des Peuls, a utilisé sa puissance accrue pour multiplier le nombre d’attaques et d’exactions. »

 

Entre le 21 et le 27 novembre 2016, Human Rights Watch a enquêté sur le meurtre d’au moins 50 civils dans les sous-préfectures de Bocaranga et de Koui dans la province d’Ouham Pendé. Human Rights Watch a interrogé 42 personnes, dont 8 victimes des violences de 3R, 9 familles de victimes et 16 témoins. Ils ont décrit comment les membres de 3R tuaient les civils par balles, violaient des femmes et des jeunes filles, et pillaient et brûlaient des villages. Les actes de ce groupe armé ont provoqué le déplacement d’au moins 17 000 personnes : 14 000 autour de la ville de Bocaranga et 3 000 à la frontière avec le Cameroun.

 

Le nombre des victimes de 3R est probablement plus élevé, mais Human Rights Watch n’a pas été en mesure de confirmer tous les meurtres et viols qui avaient été signalés, en raison de problèmes d’accès et de préoccupations sécuritaires. Human Rights Watch a pu se rendre dans un village détruit par 3R, Bogon III, et a recueilli des comptes rendus crédibles d’autres personnes, y compris des photos des destructions commises.

 

Sous le commandement du général autoproclamé Sidiki Abass, le mouvement 3R est apparu à la fin de 2015 pour protéger la communauté Peul, minoritaire dans la région, contre les attaques des milices anti-balaka, l’un des deux principaux groupes combattants dans le pays ces dernières années. En avril et mai 2016, le 3R a multiplié ses attaques contre des villages de la sous-préfecture de Koui, prétendument en représailles aux activités des milices antibalaka. Le 27 septembre, le 3R a attaqué la ville de De Gaulle, capitale de la sous-préfecture, qui compte environ 20 000 habitants, ainsi que plusieurs autres villages de la région. 3R nie y avoir commis des mauvais traitements.

 

Les anti-balaka, sous le commandement du général auto-proclamé Abbas Rafal, ont également tué des civils et combattants peuls à Bocaranga et ses environs, où Human Rights Watch a constaté, fin novembre, que des dizaines de combattants anti-balaka armés se déplaçaient librement. Human Rights Watch a également constaté la présence d’au moins 100 combattants 3R armés à De Gaulle.

 

Le 22 novembre, le général Sidiki a indiqué à Human Rights Watch par téléphone que tous ses hommes respectaient les droits humains et a nié toutes les accusations de mauvais traitements. Le 25 novembre, Human Rights Watch a rencontré un porte-parole de 3R, qui a refusé de donner son nom de famille et se fait appeler Bashir, accompagné du Secrétaire général du groupe, Patrick Gombado. Les deux hommes ont reconnu que 3R avait attaqué De Gaulle en raison, disent-ils, de la présence d’anti-balaka dans la ville. Bashir a déclaré à Human Rights Watch que certains combattants 3R avaient commis des pillages – c’est-à-dire volé les biens d'autrui pour leur usage personnel – pendant cette attaque, parce « c’est le combat... mais en tant que groupe nous ne pillons pas ». Il a affirmé que le groupe « essayait de répondre à ce type d’indiscipline », sans préciser comment. Les deux hommes ont nié que les combattants 3R avaient exécuté ou violé.

 

Le 26 novembre, le général Rafal a déclaré à Human Rights Watch que son groupe exécutait des Peuls soupçonnés d’être des espions « même s’ils n’étaient pas armés ». Human Rights Watch a confirmé deux de ces meurtres en novembre. Des personnes chargées des services aux survivants et du suivi de la violence sexuelle dans la région ont déclaré que les combattants anti-balaka avaient également violé au moins six femmes et jeunes filles en 2016.

 

Des témoins ont expliqué à Human Rights Watch que le général Sidiki était arrivé dans la région en 2015 et avait tenu des réunions dans plusieurs villages autour de Koui, en affirmant que l’objectif de 3R était de faire en sorte que les Peuls puissent vivre en paix avec les autres habitants de la région. Mais ces témoins ont raconté que les combattants associés à 3R avaient rapidement commencé à attaquer ces villages, suite apparemment aux attaques anti-balaka contre les Peuls et à des vols de bétail, perpétrés à la fois par des anti-balaka et des habitants de la région.

 

Les attaques ont augmenté en 2016 et le 27 septembre, le groupe 3R a lancé sa plus grande attaque sur De Gaulle. Human Rights Watch a recueilli des informations sur la mort de 17 civils tués pendant ou juste après cette attaque. Leur nombre est probablement plus élevé, car beaucoup de personnes sont toujours portées disparues.

 

Des personnes chargées du suivi de la violence sexuelle dans la région, qui ne souhaitent pas être identifiées pour des raisons de sécurité, disent avoir reçu des informations sur le viol de 23 femmes et jeunes filles par des combattants du 3R pendant et après l’attaque de De Gaulle. Human Rights Watch s’est entrenu avec deux femmes et une jeune fille, qui ont raconté les viols commis par les hommes du général Sidiki. Deux des survivantes ont déclaré que leurs enfants avaient été témoins des viols. « Blandine », une femme de De Gaulle âgée de 30 ans, a raconté à Human Rights Watch que des combattants 3R avaient fait irruption dans sa maison :

 

On m’a demandé : « Où est ton mari ? » J’ai répondu qu'il n’était pas là... L’un d’eux a armé son revolver et l’a pointé sur moi, puis il m’a dit : « On va avoir des rapports sexuels avec toi. » Il m’a jetée par terre et [l’un d’entre eux] m’a violée. Un autre attendait son tour, mais il y a eu des tirs à l'extérieur pendant que le premier était en train de finir, alors quand il a terminé, ils sont tous les deux partis... [Mes] deux plus jeunes enfants étaient à côté de moi et ils pleuraient. »

 

À la date du 13 décembre, l’accès à la région des organisations qui fournissent des services aux victimes de viol était limité en raison de problèmes de sécurité.

 

La force de maintien de la paix de l’ONU dans le pays, la Mission Multidimensionnelle Intégrée de Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), compte 12 870 soldats dont environ 100 soldats prêts au combat à Bocaranga et 100 à De Gaulle.

 

Le 26 novembre, des officiers des Nations Unies à Bocaranga ont indiqué à Human Rights Watch qu’ils menaient autant de patrouilles que possible avec leurs hommes prêts au combat, tout en reconnaissant que les 3R et les anti-balaka s’étaient enhardis et qu’ils circulaient librement avec leurs armes. Ces officiers ont souligné que toutes les informations étaient envoyées à Bangui, la capitale, mais qu’ils ne s’attendaient pas à une augmentation du nombre de soldats dans la région.

 

Conformément à son mandat, la MINUSCA doit prendre des mesures pour protéger les civils, et parmi elles les personnes âgées, les femmes et les jeunes filles, y compris en faisant usage de la force. Elle doit aussi garantir l’accès aux services vitaux, notamment aux soins médicaux et aux services de santé mentale.

 

Les crimes commis dans la région relèvent de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI), dont le procureur a ouvert plusieurs enquêtes sur les crimes commis dans le pays en septembre 2014, et de celle de la Cour pénale spéciale (CPS), une nouvelle instance judiciaire constituée de juges et des procureurs nationaux et internationaux qui ont pour mandat d’enquêter et de poursuivre les violations graves des droits humains commises dans le pays depuis 2003. La CPS offre une authentique possibilité de demander des comptes aux commandants de toutes les parties au conflit qui sont responsables de crimes de guerre, et doit faire l’objet d’un soutien sans faille de la communauté internationale, a déclaré Human Rights Watch.

 

Les exécutions extrajudiciaires, les meurtres ciblés de civils, les viols et autres formes de violence sexuelle sont tous contraire au droit international humanitaire et peuvent être poursuivis comme crimes de guerre. Le droit international humanitaire interdit aussi strictement à toutes les parties aux conflits armés non internationaux de recourir à des actes de vengeance ou à toute riposte contre des civils ou des combattants qui ont cessé de participer directement aux hostilités.

 

Les attaques 3R interviennent à un moment d’agitation et de violences croissantes dans le centre du pays, en particulier à Kaga-Bandoro, Bria et Bambari.

 

« Le gouvernement et la MINUSCA sont confrontés à d’immenses problèmes, mais ils doivent aider à mettre un terme à la violence dans le nord-ouest du pays et à réaffirmer un certain degré de respect de l'état de droit », a déclaré Lewis Mudge. « Les généraux Sidiki et Rafal doivent être avertis qu’ils sont surveillés et qu’ils seront jugés pour les actes qu'ils ont commis. »



La République centrafricaine en crise

 


La République centrafricaine est en crise depuis la fin de 2012, quand les rebelles Seleka, essentiellement musulmans, ont lancé une campagne militaire contre le gouvernement de François Bozizé. La Seleka a pris le contrôle de Bangui en mars 2013. Son régime a été marqué par des violations généralisées des droits humains, y compris l’assassinat volontaire de civils. Au milieu de l’année 2013, la milice chrétienne et animiste anti-balaka s’est organisée pour combattre la Seleka. En associant tous les musulmans à la Seleka, les anti-balaka ont mené des attaques de représaille à grande échelle contre des civils musulmans, à Bangui et dans l’ouest du pays.

 

Depuis 2013, Human Rights Watch a enquêté sur de nombreux cas où des milices anti-balaka, des civils et des groupes Seleka ont attaqué des Peuls.

 

Groupe 3R (« Retour, Réclamation et Réhabilitation »)


Bashir, le porte-parole du 3R, et son Secrétaire général, Gombado, affirment que le 3R n’est pas un groupe rebelle mais un mouvement de résistance créé pour défendre les Peuls contre la violence qui s’étend dans les préfectures de Nana-Mambéré, Ouham Pendé et Mambéré-Kadéï. Ils affirment aussi que le 3R veut le retour des autorités nationales à De Gaulle, qu’ils ont quittée après l’attaque du 27 septembre, mais que le 3R gardera les armes jusqu’à ce que les anti-balaka soient désarmés et que les Peuls soient protégés.

 

Les dirigeants locaux ont déclaré que les relations avec le général Sidiki et le 3R ont d’abord été amicales, mais que les activités des anti-balaka se sont multipliées dans la région et que le 3R a commencé à attaquer des villages. Un responsable local qui ne souhaite pas être nommé a ainsi expliqué :

 

Sidiki a dit qu’il était là pour protéger les éleveurs qui avaient été attaqués et que pour ce faire il avait dû former un groupe. Il a dit qu’il n’était pas un rebelle mais qu’il était là pour protéger les Peuls et qu’il voulait que les autorités soient au courant de sa présence. Il a également déclaré qu’il était prêt à participer au programme DDR [Désarmement, démobilisation et réintégration, un programme conjoint de désarmement du gouvernement et de la MINUSCA], si les anti-balaka ne constituaient pas une menace. Mais sa position a changé et il a commencé à attaquer des villages. Il a attaqué Boumari en 2015 et les attaques ont augmenté. Maintenant, il a détruit la sous-préfecture.

 

Un autre responsable local a déclaré que la violence avait empiré en avril, quand les anti-balaka ont commencé à attaquer les hommes de Sidiki. « Sidiki a envoyé ses hommes brûler des villages et tuer des gens sous prétexte qu’ils cachaient des anti-balaka et volaient des vaches », a-t-il expliqué.

 

Bashir et Gombado ont indiqué qu’ils vendaient du bétail pour se procurer des armes au marché noir, mais ils ont nié les accusations de meurtre et de viol. « Aucun civil n’a été tué par nos hommes », a déclaré Bashir à Human Rights Watch. « Aucune femme n’a été violée. Aucune violence n’a été commise par nos hommes à De Gaulle ou à Koui. »

 

Attaques contre des villages de Koui


Selon les autorités locales, des habitants et d’autres personnes qui suivent l'évolution de la situation dans la région, le groupe 3R a attaqué au moins 13 villages dans la sous-préfecture de Koui depuis novembre 2015. Les anti-balaka étaient présents dans certains de ces villages mais selon plusieurs habitants, ils les ont rapidement quittés en faisant porter l’essentiel du poids de ces attaques aux civils. Human Rights Watch s’est entretenu avec les habitants de neuf villages qui lui ont décrit les attaques.

 

En novembre 2015, plusieurs jours après que le général Sidiki eût assuré aux villageois que ses hommes ne s’attaqueraient pas aux civils, des combattants 3R ont attaqué Boumari, à environ 40 kilomètres de De Gaulle, tuant le chef du village, Abel Ndombe, âgé de 75 ans. « Le chef ne s’est pas enfui quand il a vu les combattants parce qu’il pensait qu’il ne risquait rien si il leur parlait », a déclaré un témoin. « Il s'est approché d’eux et ils lui ont tiré dans la gorge. »

 

Le 23 janvier, des combattants du 3R ont attaqué Sangodoro, un village situé à 22 kilomètres au sud de De Gaulle. Un témoin a déclaré :

 

Il était environ 5h30 du matin et j’ai entendu des coups de feu dans le village. Comme tout le monde, j’ai couru vers les bois. Depuis la forêt, nous avons vu les attaquants brûler le village. C’étaient les hommes de Sidiki. Ils étaient reconnaissables à leurs uniformes. J'ai vu les cadavres de deux personnes du village [des civils], Desa Amado et Anicet.

 

Un autre habitant a déclaré :

 

J’ai couru dehors où j’ai retrouvé mon voisin Anicet et nous avons couru vers les bois. Il a été touché à la tête pendant que nous courions et il est tout de suite tombé. J’ai couru et je me suis caché là où se trouvaient déjà d’autres habitants du village. Après quelques heures, un homme, dénommé Mado, a décidé qu’il allait retourner au village pour chercher l’argent qu’il avait enterré près de sa maison. Très vite, nous avons entendu un coup de feu. Un peu plus tard, nous avons entendu sa fille crier. Il avait été abattu par le 3R, mais il était toujours en vie et nous l’avons trouvé dans les bois. Mais il n’allait pas bien. On lui avait tiré dans la poitrine et il savait qu’il allait mourir. Il disait : « Je vais mourir, qui va s’occuper de mes enfants? » Il est mort peu de temps après.

 

À la mi-septembre, des combattants du 3R ont attaqué le village de Bouzou, à 50 kilomètres de De Gaulle, tuant deux personnes. L’attaque a obligé les résidents à fuir vers De Gaulle, qui a elle-même été attaquée quelques jours plus tard.

 

Une femme de Bouzou, âgée de 40 ans, a déclaré : « Quand l’attaque a commencé, j'ai couru me cacher dans la brousse. L’après-midi, je suis retourné au village et j'ai vu que tout avait été brûlé, même l’église. J’ai alors décidé de marcher jusqu'à De Gaulle. J’ai dû faire le voyage avec six enfants, ce qui m’a pris deux jours. »

 

Ousmanou Alain Doui, âgé de soixante-trois ans, est mort après que sa famille a décidé de fuir vers De Gaulle. Son fils a déclaré : « Le voyage a été trop dur pour lui. »

 

Attaque contre la ville de De Gaulle


Les habitants de De Gaulle ont indiqué à Human Rights Watch qu’ils avaient remarqué une augmentation des attaques du 3R à la périphérie de la ville dans les jours précédant l’attaque principale le 27 septembre. Comme d’autres, « Emmanuel », 56 ans, a demandé à ne pas être identifié par son nom par peur des représailles. Il a déclaré :

 

Le 26 septembre, j’étais à l'extérieur de la ville, à l’endroit où je garde mes vaches et mes moutons. Un groupe d’hommes de Sidiki est arrivé, j'ai reconnu deux d’entre eux. Ils m’ont entouré, puis ils ont vu l’arc et les quelques flèches dont je me sers pour protéger les animaux. L’un des combattants a dit que cela prouvait que j’étais un anti-balaka. Il a dit : « Nous allons te tuer et prendre tes animaux. » J'ai répondu : « Prenez les animaux, mais laissez-moi vivre. » Mais il a insisté : « Non, nous allons te tuer de toute façon. » Alors j’ai dit : « Faites ce que vous voulez, Dieu décidera de mon sort. » Ils m’ont ligoté en attachant mes pieds à mes mains derrière mon dos et ils ont commencé à me rouer de coups. L’un d’eux a pris un couteau et a commencé à me couper la gorge. Je me suis mis à saigner et j’ai pensé que j’étais mort. Mais quand ils sont partis, j'étais encore en vie. Mon fils est arrivé et m’a trouvé. J’avais mal quand je parlais et je devais tourner la tête et poser ma main sur ma gorge pour empêcher le sang de couler, mais j’étais en vie.

 

« Emmanuel » dit qu'il s’est caché pendant quatre jours avec son fils avant d’être transporté à Bocaranga, où il a reçu un traitement médical. Human Rights Watch a vu ce qui semblait être les cicatrices d'une blessure au couteau au niveau de son cou.

 

Quand le 3R a pris la ville, ses combattants ont commencé à s’attaquer aux civils. « Quand j'ai entendu les coups de feu, je suis sorti et je me suis mis à courir », a déclaré un homme de 50 ans. « J’ai vu l’un des combattants de Sidiki et il m’a tiré dans le genou. Il a continué à me tirer dessus mais j'ai couru dans la brousse, où je suis resté caché quatre jours. Je n'étais pas armé, il m'a tiré dessus comme si j’étais un animal. » Human Rights Watch a vu ce qui ressemblait à la cicatrice d’une blessure par balle sur le genou de l’homme.

 

Un habitant décrit ainsi le meurtre de son père, Alain-Josue Yapele, qui avait entre 65 et 75 ans :

 

Il nous a dit qu’il resterait dans la maison parce qu’ils n'allaient pas tuer un vieil homme. Nous nous sommes cachés derrière la maison et de là nous avons vu les hommes de Sidiki entrer. Nous avons entendu des coups de feu. Les attaquants ont quitté la maison peu après et nous avons couru voir mon père. Il nous a dit : « Ils ont brisé la porte, puis ils se sont mis à me donner des coups de pied et à me frapper avec leurs armes avant de me tirer dessus. » Il a dit qu'il connaissait l’un des attaquants, un Mbororo (Peul) de De Gaulle. [C’] était un des hommes de Sidiki. Mon père était touché au bras et au visage.

 

Le fils a expliqué qu’ils n’avaient pas été en mesure d’obtenir de l’aide en raison des conditions dangereuses et que son père était mort après avoir perdu son sang. Ils l’ont enterré et ont pris la fuite et ne sont pas revenus à De Gaulle.

 

Après l'attaque, les combattants 3R ont fait la chasse aux habitants dans les bois des alentours, en s’en prenant aux civils. « Isabelle », une femme de 35 ans qui était enceinte de huit mois à l’époque, a déclaré :

 

Quand De Gaulle a été attaquée, j’ai couru avec mon mari et mes neuf enfants pour rejoindre la brousse. Nous nous sommes cachés avec environ 30 autres habitants de la ville. Le lendemain matin, nous prenions le petit déjeuner, mais les hommes de Sidiki ont trouvé notre cachette. Ils sont venus discrètement pour nous surprendre. Il y en avait au moins 10 et aussitôt ils se sont mis à nous tirer dessus. J’ai vu que quatre personnes avaient été tuées : Noui Njacko, André, Elizar et Korin Nzako. Korin était enceinte. On lui a tiré dans le ventre alors qu’elle essayait de fuir.

 

Korin Nzako, 16 ans et mère d’un enfant, était enceinte de quatre mois quand elle est morte.

 

Viols perpétrés par des combattants du 3R

 


Des personnes chargées du suivi de la violence sexuelle dans la région, qui ne souhaitent pas être identifiées pour des raisons de sécurité, ont déclaré à Human Rights Watch qu’elles avaient recensé 43 cas de femmes et de jeunes filles qui disent avoir été violées par des combattants 3R, dont 23 pendant ou juste après l’attaque de la ville de De Gaulle. Même si certains cas peuvent être enregistrés par plusieurs personnes ou agences, leur nombre total pourrait être beaucoup plus élevé en raison de la tendance des violences sexuelles a être moins signalées. Human Rights Watch s’est entretenu avec trois survivantes.

 

« Agnès », une femme de 33 ans, a déclaré qu'elle avait couru avec son mari et leur fils de 7 ans dans les bois quand le 3R a lancé son attaque. Alors qu’ils couraient, son mari a été touché à la jambe et son fils et elles ont dû poursuivre sans lui :

 

[Mon fils et moi] marchions quand nous sommes tombés sur un groupe de 10 combattants du groupe de Sidiki. Deux de ces combattants m'ont violée... L’un d’eux a pointé son fusil sur moi en disant : « Si tu n'a pas de relations sexuelles avec moi, je te tue. » Ils m’ont violée à tour de rôle. Mon fils était là tout le temps. Ils m’ont forcée à le garder juste à côté. Il pleurait.

 

« Delphine », une jeune fille de 14 ans, a déclaré que son père et elle s’étaient enfuis de leur village après une attaque du 3R. Ils approchaient de De Gaulle à l’aube quand un combattant 3R armé d’un fusil est apparu derrière eux :

 

Il m’a attrapée et quand mon père a voulu réagir [il] l’a pris à la gorge. J’ai crié parce que je pensais qu’il allait tuer mon père. Mais il l’a laissé partir et c’est moi qu’il a prise à la gorge. Il m’a jetée au sol et m’a frappée dans les côtes avec son fusil. Il a pointé son fusil vers moi et m’a dit : « Si tu ne couches pas avec moi, je te tue. » Puis il a pointé le fusil sur mon père en disant : « Si je ne couche pas avec ta fille, je te tue. » Mon père a dû rester près d'un arbre, à quelques mètres de distance. Puis il s’est jeté sur moi... Après avoir fini, il est parti sans un mot... Parfois, je rêve que je suis violée par cet homme et qu’il va me tuer juste après.

 

Si certaines survivantes de violences sexuelles ont pu avoir accès à des soins psychologiques et médicaux, les personnes chargées de ces services ont déclaré à Human Rights Watch que seul un petit nombre de femmes et de filles y avaient accès à cause des problèmes de sécurité. L’une de ces personnes a indiqué à Human Rights Watch que la plupart des survivantes de violences sexuelles n’avaient pas reçu de soins essentiels après leurs viols, y compris des soins de prophylaxie post-exposition (PPE) pour prévenir la transmission du VIH. Les organisations qui offrent une assistance aux survivantes de viols ont été forcées d’évacuer Bocaranga le 27 septembre en raison des problèmes de sécurité et n’ont pas repris leur travail avant le 11 octobre. Depuis le 27 septembre 2016, les forces anti-balaka n’autorisent plus l’accès de ces organisations à la sous-préfecture de Koui.

 

Actes de torture perpétrés par le 3R


Human Rights Watch a pu confirmer trois cas de torture d'hommes perpétrés par des combattants du 3R dans la sous-préfecture de Koui et entendu plusieurs témoignages fiables d'autres personnes.

 

Après avoir attaqué De Gaulle, le 3R a emmené « Claude », 21 ans, jusqu’à la base de Sidiki :

Ils n’arrêtaient pas de me demander où était le pistolet et je leur disais que je n’en avais pas. Un homme a dit : « Ok, puisque tu ne nous montres pas le pistolet, on va te torturer jusqu’à ce que tu nous le donnes. » Ils ont attaché mes mains à mes pieds derrière mon dos pendant deux jours. Pendant ces deux jours, ils m’ont violemment battu avec un cordon métallique. À un moment, ils m'ont ligoté par le cou avec, encore une fois, les pieds et les mains attachés dans mon dos, et ils m’ont suspendu en l’air pendant plusieurs heures. Après deux jours, les soldats de la MINUSCA sont venus me sauver. Les combattants 3R m’ont dit que je pouvais partir avec la MINUSCA parce qu’ils avaient fait leur enquête et n’avaient pas trouvé de pistolet... La douleur que j’ai ressentie est difficile à décrire. Même maintenant, presque deux mois plus tard, je vomis et j’ai encore du mal à manger.

 

Human Rights Watch a vu les cicatrices de « Claude » qui montrent clairement qu'il a effectivement été battu.

 

« Jean » a raconté qu’il était arrivé dans le village de Ngaokala après avoir fui l’attaque à De Gaulle et vu un garçon de 14 ou 15 ans, ses pieds liés aux mains dans son dos. Il avait été accusé d’avoir volé du bétail et battu dans cette position par des combattants 3R pendant plusieurs heures. La communauté locale a recueilli 170 000 francs (environ 275 dollars américains) pour le libérer, a déclaré « Jean ».

 

« Pascal », un habitant de De Gaulle, a déclaré avoir vu des combattants 3R et Sidiki lui-même torturer et tuer un homme de cette ville, Nambona Dounia, 34 ans, retrouvé près de Makonzi Wali, un carrefour à 20 kilomètres de De Gaulle : « Il a été emmené devant le bâtiment administratif de la sous-préfecture et battu par une vingtaine d'hommes. Après un moment, ils l’ont égorgé. Sidiki était là-bas, il a participé. »

 

Meurtres commis par les anti-balaka à Bocaranga


Sous le commandement du général Rafal, les combattants anti-balaka ont assassiné au moins deux Peuls non armés en novembre. Human Rights Watch n’a pas été en mesure de confirmer l’identité de l’une des victimes, mais Rafal a lui-même déclaré qu’il avait tué l’homme, un Peul non armé qu’il soupçonnait d'être un espion, dans les environs de la ville le 24 novembre.

 

Des témoins affirment que début novembre, Rafal et ses hommes ont tué Amadou Tourra, un Peul de 27 ans. En mars, Tourra avait fui les régions placées sous le contrôle de Sidiki car, comme l'’expliquent ceux qui lui ont parlé, le 3R voulait l’enrôler de force. Des connaissances de Tourra ont déclaré que les combattants 3R l’avaient blessé au bras avec un couteau après qu’il avait refusé de se joindre à eux.

 

Les témoins ont raconté que le 11 novembre, vers 4 heures du matin, Rafal et environ six combattants anti-balaka ont fait irruption dans le camp où Tourra était caché. Ils l’ont forcé à se mettre à genoux et malgré ses prières, ils lui ont tiré dans la tête et dans les bras. Human Rights Watch a vu des photos du corps de Tourra prises dans les heures qui ont suivi sa mort, montrant ce qui ressemblait à des blessures par balles aux bras et à la tête.

 

Déplacement de populations et besoins humanitaires


Les combats dans la préfecture d’Ouham Pendé ont déplacé au moins 17 000 personnes en 2016. La majorité d’entre eux vivent dans des cabanes à toit de paille improvisées à proximité des villages le long des routes principales. Certains séjournent chez des amis ou des membres de leurs familles. En raison des problèmes de sécurité, les associations d'aide n’ont pas été en mesure de délivrer toute l’assistance nécessaire.

 

Un homme de 40 ans originaire de Boumari, qui vit à présent avec sa famille de six personnes à la périphérie de Bodé, à 20 kilomètres au nord de Bohong, a déclaré :

 

Nous sommes beaucoup à ne pouvoir aller dans nos champs et ceux qui osent y retourner marchent toute la journée pour y travailler et ne rentrent que le lendemain. Nous avons perdu tous nos biens dans l’attaque. Les ONG qui offrent un soutien ne viennent pas souvent car les routes sont dangereuses. Notre village a été dispersé dans toute la brousse. Combien de temps pouvons-nous encore vivre ainsi ?

 

Une mère de 4 enfants âgée de 41 ans, originaire de De Gaulle et qui séjourne chez des proches à Douya, au sud de Bocaranga, a déclaré : « Les enfants ne vont plus à l’école et ils restent là sans rien faire. Nous ne pouvons pas rentrer à De Gaulle pour reprendre notre vie car les hommes de Sidiki s’y trouvent toujours. Jusqu’à ce que la sécurité soit rétablie, nous resterons ici et dépendrons de la bienveillance de notre famille. Notre vie a été suspendue. »

 

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