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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 13:06

 

 

http://www.lejdd.fr/ samedi 01 octobre 2016

 

Le JDD révèle que le régime d’Ali Bongo avait placé sous surveillance plusieurs membres de la délégation européenne. Selon les observateurs écoutés, la triche électorale ne fait aucun doute.

 

Les observateurs de l’Union européenne au Gabon étaient sur écoute. Anne, Jean-Jacques, Poylna, Xavier, Pierre, Magdalena… Pour le régime gabonais, ce sont des prénoms, mais aussi des voix. Pendant ces heures tragiques entre le 27 août, date de l’élection, et le 23 septembre, jour de la proclamation des résultats, les services secrets d’Ali Bongo savaient tout de leurs faits et gestes, mais aussi de leurs convictions : l’élection a été truquée. "Ils ont fait exactement ce que j’espérais qu’ils n’allaient pas faire", réagit à chaud, le 31 août, la chef adjointe de la mission, en découvrant les scores d’Ali Bongo. En privé, comme ces écoutes en témoignent, on est loin du langage diplomatique…

 

Notre retour, en frise chronologique, sur un mois de crise post-électorale

 

Menacé de mort, un observateur a dû être exfiltré du Gabon

 

Le JDD révèle une vingtaine d’enregistrements clandestins, un échantillon puisé dans un ensemble certainement plus vaste, qui dévoilent l’existence de ce Watergate gabonais. D’ici à deux mois, les émissaires de Bruxelles doivent rendre un rapport de synthèse. Alors qu’Ali Bongo a prêté serment en début de semaine, s’estimant élu pour un nouveau mandat de sept ans, jusqu’où osera aller la Commission européenne dans la dénonciation du scrutin? La révélation de ces écoutes, et de leur contenu, éclairent d’un jour particulier le climat qui a entouré l’élection et les agissements du pouvoir pour en maîtriser l’issue.

 

D’autant que le régime gabonais ne s’est pas contenté d’écouter…  Les informations collectées par ses services secrets semblent avoir permis de cibler des observateurs de l’Union européenne et de lancer contre eux de violentes accusations dans des journaux gabonais. L’un des observateurs, jugé "hostile" aux autorités de Libreville, a même été menacé de mort et a dû être exfiltré du Gabon. Ces écoutes permettent de comprendre pourquoi. Elles entrouvrent la porte sur les méthodes d’un pouvoir de plus en plus contesté.

 

Laurent Vadiguié - Le Journal du Dimanche

 

INFO JDD. Ali Bongo a fait espionner les observateurs européens
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 19:24

 

 

 

POINT DE VUE

 

Par Paul Derreumaux  LE MONDE Le 30.09.2016 à 14h58 • Mis à jour le 30.09.2016 à 15h20


A l’approche des réunions de la zone franc, les procès contre le FCFA refleurissent. Pourtant, cette monnaie commune qui a plus de soixante-dix ans ne porte pas toutes les responsabilités négatives dont on l’accable. Et, surtout, les variables monétaires ne sont pas le déterminant premier de la croissance économique.

 

Pour les inconvénients du franc CFA, quatre exemples au moins méritent l’attention.

 

D’abord, la fixité de la parité avec l’euro ne signifie pas son immuabilité comme l’a montré la dévaluation de janvier 1994, intervenue pour corriger une parité devenue intenable. Certes, le changement fut brutal, en raison d’une attente trop longue pour cet ajustement. Mais il a montré que le changement était possible sans remettre en cause ni la fixité du lien monétaire avec l’euro, ni l’intégration entre pays d’une même zone. L’approfondissement d’espaces régionaux solides est unanimement admis comme une condition sine qua non de l’émergence économique attendue. Il impose en revanche que les politiques adéquates soient menées pour protéger les secteurs d’activité naissants, pour empêcher les importations frauduleuses, pour éviter les obstacles intra-régionaux non tarifaires. Ces conditions n’ont rien de monétaire et leur absence condamne la réussite de toute politique industrielle, parité fixe ou non.

 

« LA ZONE FRANC N’EMPÊCHE PAS LA CÔTE D’IVOIRE DE CONDUIRE DES AVANCÉES IMPORTANTES DANS LA TRANSFORMATION DE SES MATIÈRES PREMIÈRES AGRICOLES » PAUL DERREUMAUX

 

La fixité n’est pas non plus nécessairement exclusive de modifications quant à la base de référence. Une monnaie commune « autonome » est d’ailleurs à l’étude depuis plus de vingt ans dans la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avec une échéance de mise au point qui recule chaque année : la domination du Nigeria et les craintes que cela implique sont la cause majeure de ce qu’il faut bien appeler jusqu’ici un échec.

 

Quelle liberté de change ?

 

La liberté des changes à l’intérieur de la zone CFA est également souvent présentée comme un avantage exorbitant des entreprises françaises, d’un côté, et une incitation à ne pas investir localement dans les activités productives, de l’autre. Cette « liberté » est d’ailleurs loin d’être totale dans les faits. Les transferts directs entre les deux parties de la zone CFA sont ainsi particulièrement difficiles et la plupart des transactions de ce type passent par la France. En même temps, les transferts d’un pays africain vers la France font l’objet de nombreuses demandes de justificatifs par les autorités monétaires, qui interpellent quant à la signification de la liberté de change. Hors ces « restrictions », les risques soulignés dépendent avant tout de la volonté politique des dirigeants et des politiques suivies par les Etats concernés. La zone franc n’empêche pas la Côte d’Ivoire de conduire actuellement des avancées importantes dans la transformation de ses matières premières agricoles et il n’est pas certain que l’absence du CFA permettrait que le Mali en fasse autant pour retrouver son rôle de « grenier de l’Afrique ».

 

Dernière cible des critiques, le compte d’opérations où sont bloquées une partie des réserves en devises de la zone. Encore faut-il, pour des changements, que les demandeurs disposent d’un dossier solide et en débattent dans les instances compétentes. De plus, les chiffres concernés sont sans commune mesure avec les besoins effectifs des Etats : ainsi, pour la partie ouest, 50 % des réserves actuelles de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ne représentent environ que l’endettement supplémentaire des Etats pour une seule année.

 

Quels que soient ses avantages et ses inconvénients, le franc CFA ne peut de toute façon être considéré comme responsable d’une incapacité irrémédiable de la zone franc à atteindre un rythme de développement économique analogue à celui des pays subsahariens qui suivent un autre régime de changes. Sur le long terme, aucun pays subsaharien n’a suivi une trajectoire de croissance montrant que son système monétaire est sans conteste meilleur que tous les autres. L’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA) connaît depuis trois ans une progression du PIB supérieure à celle de la plupart des autres régions d’Afrique subsaharienne, particulièrement en 2016 et grâce à la Côte d’Ivoire. Dans le même temps, et malgré ce même franc CFA, l’Afrique centrale francophone subit pleinement les effets négatifs combinés de la crise pétrolière, de structures économiques peu diversifiées et d’errances politiques, rejoignant ainsi le Nigeria, qui est pourtant hors de la zone franc.

 

Un « jeu » à trois facteurs

 

Les déterminants du développement économique peuvent être regroupés autour de trois principales composantes connectées : les données naturelles du pays ; la qualité des politiques économiques mettant au mieux en valeur ces données naturelles ; l’articulation optimale du pays avec le reste du monde, et donc sa capacité à faire de son environnement international un atout plutôt qu’un handicap. Le « jeu » consiste à exploiter au mieux la première composante grâce aux deux autres.

 

La monnaie se range dans la dernière catégorie au même titre que le degré d’isolement ou d’intégration du pays dans un ensemble régional. Elle est donc un facilitateur de croissance ou un élément de freinage parmi d’autres, mais ne peut être à elle seule la cause d’un immobilisme de long terme. La politique de réduction à tout-va des barrières douanières imposées par la Banque mondiale et les inerties des dirigeants ont sans doute davantage que le franc CFA détruit les industries naissantes d’Afrique francophone.

 

Le franc CFA n’est ainsi ni une panacée ni un repoussoir. Des propositions concrètes, crédibles et soigneusement étudiées d’un système de substitution, tout autant que les progrès dans le développement réalisés dans certaines parties de la zone franc, peuvent conduire à un changement du système en place. La réussite de tout changement d’ordre monétaire sera cependant subordonnée à la mise en œuvre de politiques « réelles » permettant d’exploiter au mieux le nouveau cadre adopté. Ces deux exigences sont avant tout de la responsabilité des dirigeants africains. Hors leur concrétisation, l’immobilisme a de beaux jours devant lui.

 

Paul Derreumaux est économiste et président d’honneur du groupe Bank of Africa, qu’il a développé et dirigé en Afrique jusqu’à la fin de 2010.

 

Paul Derreumaux


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/09/30/non-le-franc-cfa-n-est-pas-responsable-de-l-immobilisme-de-l-afrique-francophone_5006248_3212.html#MZjgVpbkj6sWKe7p.99

 

Lu pour vous : « Non, le franc CFA n’est pas responsable de l’immobilisme de l’Afrique francophone »
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 18:56

 

 

source : Ambassade de France

 

L'ambassadeur de France Christian Bader et le ministre centrafricain de la défense Joseph Yakete ont signé un partenariat pour le renforcement du Bataillon amphibie FACA.

 

200 000 € ont été donnés par la France pour la réparation du matériel de ce bataillon (embarcations et matériels aéronautique qui sont en mauvais état), l'achat de plusieurs nouvelles embarcations (3 zodiacs, une baleinière et 4 pirogues et leurs moteurs, ainsi que le matériel d'accastillage de base) et l'installation d'un ponton sur la base du bataillon amphibie pour faciliter les manœuvres.

 

Ce projet, coordonné avec la mission européenne EUTM-RCA, permet de donner les moyens aux militaires Faca du bataillon amphibie d'accomplir leurs missions de patrouille sur le fleuve Oubangui, d'escorte de bateaux marchands, de sauvetage et d'intervention rapide.

Don de la France au bataillon amphibie des FACA
Don de la France au bataillon amphibie des FACA
Don de la France au bataillon amphibie des FACA
Don de la France au bataillon amphibie des FACA
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 18:40

 

 

MERCREDI 28 SEPTEMBRE 2016

 

Karim Meckassoua, Président de l'Assemblée Nationale, Député du 3ème Arrondissement de Bangui, 2ème circonscription, a ouvert ce matin au siège du Chemin de l’Espérance, la première journée de renforcement des capacités des Députés « Chemin de l’Espérance et Indépendants, Kelemba-PDS-PUN »

 

Dans son allocution de circonstance, l’Honorable Karim Meckassoua a rappelé ses différentes promesses de campagne, notamment celle de faire de ses Députés, des Elus de la Nation outillés pour défendre l’intérêt de leurs électeurs et de leur circonscription, où que ce soit et de la meilleure manière.

 

Ainsi, durant cette journée où Elus de la Nation et adhérents de la vision du "Chemin de l’Espérance" ont reçu un enseignement, il a été question de renforcement de leurs capacités dans le montage et la mise en œuvre des projets de développement.

 

source : chemin de l'espérance

renforcement des capacités des Députés « Chemin de l’Espérance et Indépendants, Kelemba-PDS-PUN »
renforcement des capacités des Députés « Chemin de l’Espérance et Indépendants, Kelemba-PDS-PUN »
renforcement des capacités des Députés « Chemin de l’Espérance et Indépendants, Kelemba-PDS-PUN »
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 18:36

 

 

http://afriquegraphique.com/ 30 septembre 2016 

 

Le mardi 27 septembre, Ali Bongo a été officiellement réinvesti pour un second mandat à la tête du Gabon. Seulement, Ali Bongo n’a jamais paru aussi seul. Peu de présidents africains ont fait le déplacement à Libreville pour la cérémonie d’investiture.

 

Sur le plan international la victoire d’Ali Bongo n’a quasiment pas été reconnue et la crise risque de continuer. Le gouvernement chinois a reconnu la victoire de Jean Ping et a officiellement appelé Ali Bongo à passer la main.

 

La pression s’accentue sur Ali Bongo qui devrait écoper de sanctions chinoises.

Le gouvernement chinois reconnaît Jean Ping comme vainqueur des élections gabonaises
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 17:54

 

 

http://rjdh.org/ PAR THIERRY KHONDE LE 1 OCTOBRE 2016

 

Bangui,  1er  octobre 2016 (RJDH)- La sécurité des écoles dans les zones d’insécurité inquiète les chefs d’établissement,  Dieudonne Emery Kossingou, directeur de l’école Castors dans le 3ème  arrondissement, appelle le gouvernement à renforcer la sécurité au tour des établissements scolaires. L’appel a été lancé au cours d’un entretien accordé au RJDH à l’occasion du nettoyage de l’enceinte de l’école par la croix rouge locale.

 

A l’heure où la rentrée scolaire se prépare pour le reste des établissements scolaires qui n’ont pas eu la possibilité d’accueillir  les élèves le 19 septembre dernier, la sécurité reste la préoccupation de tous les partenaires et le gouvernement. Les chefs d’établissements scolaires veulent voir le gouvernement et ses partenaires prendre des dispositions concrètes pour sécuriser les enfants.

 

« L’année scolaire passée, nous avons terminé les cours au niveau de l’école Sica 2 dans le 2ème arrondissement, et cette année, comme nous avons constaté que certains habitants avoisinant l’établissement sont revenus, et certains parents nous ont demandé de reprendre, voilà pourquoi nous sommes là », a expliqué Dieudonné Kossingou, directeur de l’école Castors.

 

Pour lui, le corps enseignant est prêt à dispenser les cours, mais ils n’ont aucune garantie pour la sécurité des enfants et de l’établissement. « Nous demandons au Gouvernement et ses partenaires de sécuriser les écoles qui sont dans le 3ème arrondissement, car nous ne savons pas ce qui peut surgir. Actuellement, nous n’avons même pas de sentinelle, celui qui était là l’année passée est décédé, il faut que l’Association des parents d’élèves en recrute », a-t-il demandé

 

La croix rouge locale de 3ème arrondissement qui a fait le nettoyage pour un bon accueil des élèves ce lundi 03octobre, compte mener des activités de sensibilisation auprès des élèves et les enseignants sur l’insalubrité et l’hygiène pour éviter le choléra. L’école Castors n’a pas de robinet d’eau, et les installations sanitaires sont dans un état avancé de délabrement a fait remarquer un responsable des responsables de la croix rouge locale.

 

Cette initiative de la croix rouge locale intervient 12 jours après la rentrée scolaire pour l’année 2016-2017.

Centrafrique : Le Directeur de l’école Castors appelle le gouvernement à sécuriser les écoles de 3ème arrondissement
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 11:44

 

 

 

Par RFI Publié le 29-09-2016 Modifié le 29-09-2016 à 04:52

 

En Centrafrique, le pays est toujours en crise humanitaire, avertit et insiste OCHA, le bureau de la coordination humanitaire de l’ONU. Si la RCA a connu une accalmie, ou un moment d’espoir depuis les élections au printemps dernier, depuis le mois de juin on note une recrudescence des violences : banditisme et violence des groupes armés un peu partout sur le territoire centrafricain. Une dégradation de la situation sécuritaire dans le pays qui a des conséquences sur la situation humanitaire.

 

Les besoins humanitaires se font de plus en pressants à mesure que la situation sécuritaire s'aggrave. Alors que les ONG notaient un timide retour des populations, les déplacements forcés se font de plus en plus nombreux.

 

Depuis le début du mois de septembre on dénombre 4 000 déplacés à Kouango dans le centre-sud de la Centrafrique, 4 000 autour de Kaga-Bandoro dans le centre ou encore plus d'un millier du côté de Koui dans le nord-ouest du pays.

 

Deux millions de personnes, dans un pays de cinq millions d'habitants, sont dans une situation d’insécurité alimentaire sévère.

 

Santé et éducation à l'épreuve

 

Parallèlement, si l'épidémie de choléra a été endiguée, elle continue d'inquiéter. Une autre maladie, la variole du singe, prend de l'ampleur selon les autorités; d'autant que l’environnement est favorable à la propagation des maladies car il y a un manque d’accès aux structures de santé et à l'eau potable.

 

Et puis autre sujet d'inquiétude en ce qui concerne l'accès à l'éducation : plus de 400 écoles sont encore fermées selon l'Unicef, notamment à cause de la situation sécuritaire. Une situation sécuritaire qui par voie de conséquence pénalise le travail des humanitaires, rendant de plus en plus difficile l'évaluation de la situation et l'acheminement des aides d'urgence aux populations dans le besoin.

 

Centrafrique: le travail des humanitaires de plus en plus laborieux
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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 20:42

 

 

De son retour du sommet de l'ONU à New-York, le President de la République a émis le voeu de rencontrer la diaspora de France afin d'échanger positivement et de manière constructive sur les problèmes qui minent notre chère patrie. Les objectifs du chef de l'Etat étaient de faire passer quelques messages et en retour recueillir des avis et propositions définissant des pistes pour remédier durablement à la crise centrafricaine. Nous tenons à remercier le President de la République pour cette initiative salvatrice qui a créé un espace d'échange direct avec la diaspora.

 

Cet exercice est souvent craint par ses prédécesseurs mais il a osé se prêter au jeu de questions/réponses en répondant à chacune des questions même tordues. Outre l'éloquence du locataire du palais de la renaissance, qui se croyait dans un amphithéâtre, il répondait avec spontanéité et parfois avec des improvisations. À travers cet exercice, nous ressentons que le President de la République a de l'envie pour réussir sa mission mais la seule envie ne suffit pas. Il faut une équipe et une stratégie et surtout la bonne.

 

Au niveau organisationnel, nous avons apprécié la ponctualité du chef de l'Etat car de tradition, nos autorités n'ont jamais la notion d'heure. Le protocole qui est encore en rodage de courtoisie est vite submergé par le débit festif au point que le President de la République n'était pas en bonne posture pour partager le pot avec la communauté comme initialement prévu. Le choix des internants semblait être avalisé d'avance, peut être dans le souci de museler ou d'imposer une pensée unique alors que l'essence ou la quintessence de cette rencontre était d'échanger contradictoirement. Nous avons également relevé certains actes d'incivisme de nos compatriotes car on ressentait de l'agressivité voire de l'impolitesse dans certains propos adressés au chef de l'Etat.

 

N'oublions pas que quel que soit sa personne, le President de la République est celui qui a été choisi par le peuple pour assurer sa destinée pour un mandat de cinq ans. Nous lui devons du respect en dépit de nos appartenances politiques. Nous avons occulté qu'il y avait la présence des expatriés et de la presse internationale dans la salle. La traditionnelle arrogance intellectuelle des parisiens à pousser certains à faire le déballage de leur cursus universitaire parfois peu élogieux et douteux au lieu de débattre de vrais problèmes qu'attendait le chef de l'Etat. Par ailleurs, le President de la République s'est fait remarqué par des applaudissements fanatiques mais à t-il vraiment convaincu la salle ?

 

Dans ses déclarations liminaires, le President a porté un doigt accusateur sur des personnalités qui seraient en manoeuvres sous-marines pour torpiller la table ronde du 17 novembre 2016 à Bruxelles. Nous nous posons légitimement la question de savoir s'il s'agissait de qui ? Pensez-vous vraiment qu'une tierce personne peut faire obstacle à la réussite de la table ronde de Bruxelles ? Notre modeste personne pense que Bruxelles et les partenaires de développement évalueront les capacités de notre pays sur la base d'un programme établi établi par le comité de pilotage mis en place depuis un certain temps.

 

Si le programme présenté ne fournit pas les garanties nécessaires ouvrant les voies aux financements tous azimuts des projets de développement, cela n'engagera que le gouvernement. Le doigt accusateur n'est-il pas une stratégie du pouvoir pour préparer l'opinion publique en cas d'échec de la table ronde ? N'est-il pas un moyen de faire porter le chapeau par quelqu'un d'autre ? Nous n'envisageons évidemment pas cette hypothèse d'échec car elle sera catastrophique pour notre pays et les nouvelles autorités s'attacheront les cheveux même sur des crânes rasés. Pour finir, la scrutation et la lecture synoptique de la déclaration liminaire du President sous-entend que la Centrafrique est actuellement en stand-by en attendant la table ronde de Bruxelles.

 

Le programme DDR, la mise en place du tribunal pénal spécial, le problème des réfugiés et déplacés, la restauration de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national, la justice et la réconciliation, la formation du nouveau gouvernement de l'union sacrée etc...n'attendent que la table ronde de Bruxelles. Le stand-by se définit comme une situation d'attente à la réalisation d'une autre action prioritaire, une mise en veille. Cela traduit l'immobilisme dans l'espoir. Alors si tel est le cas, que fait concrètement le gouvernement actuel ? Il donne l'impression d'assurer le service minimum limité à l'expédition des affaires courantes. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi. 

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.    

CENTRAFRIQUE : RENCONTRE AVEC LA DIASPORA DE FRANCE, LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A T-IL CONVAINCU ?  par Bernard SELEMBY DOUDOU
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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 20:10
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique – La Minusca encourage les anti-Balaka à demeurer dans le DDRR

 

http://rjdh.org/ PAR RJDH LE 30 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 30 septembre 2016 (RJDH)–La recrudescence de la violence dans l’arrière-pays a fait réagir les anti-Balaka. Dans leur communiqué de presse publié hier, le groupe armé a menacé de quitter le processus du DDDR par rapport à la complicité de la Minusca.

 

Selon la Coordination des anti-Balaka, en dépit de leur engagement au DDRR et à la Réduction des Violences Communautaires (CVR), « nous constatons un complot ourdi contre la République Centrafricaine, une campagne d’intoxication et de déstabilisation menée tous Azimuts, par une main invisible ennemi de la Paix en Centrafrique, Partis politiques, Sociétés civiles, Hommes, Femmes, Jeunes et Vieux Journalistes, Avocats, Magistrats, Médecins, Étudiants, Cultivateurs, Éleveurs, Commerçants », lit-on dans ce communiqué.

 

Pour les anti-Balaka, la mission onusienne est en connivence avec les fauteurs de trouble et ils envisagent de quitter le DDDR.«  Au regard du niveau élevé d’insécurité qui prévaut actuellement dans le pays par la complicité de la MINUSCA  » et sur ce qu’elle a qualifié de laxisme, nous souhaiterons quitter le processus du DDRR, pour voir clair ce qui arrive devant nous, et renforcer notre RESISTANCE » a menacé les anti-Balaka.

 

Sur ce regain de violences, le mouvement des  Ex-combattants anti-Balaka « demande aux Autorités de la place de tout mettre en œuvre pour ramener la quiétude au sein de notre population qui a tant souffert et qui ne demande pas mieux que de vaquer à leurs occupations quotidiennes et de vivre en paix », a-t-il réclamé.

 

Joint par le RJDH, le Porte-Parole de la Minusca, Vladimir Monteiro a encouragé les anti-Balaka a demeuré dans le processus du DDRR. Il a déclaré que « la Minusca travaille dans l’impartialité et s’investit dans la protection des populations civiles. Actuellement les casques Bleus sont à Kaga-Bandoro, Kouango et Koui ».

 

 

Centrafrique : Le HCR et l’ONG ASA encouragent la cohésion sociale pour une réintégration durable

 

http://rjdh.org/ PAR RJDH LE 30 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 30 septembre(RJDH)- La crise politico-militaire a brisé la cohésion sociale qui existait entre les différentes communautés centrafricaines, a favorisé l’incivisme et bafoué l’autorité traditionnelle. Devant cette dégradation, des ONG s’efforcent à restaurer l’autorité traditionnelle.

 

Au cours de leur conférence de presse conjointe tenue le 29 septembre à Bangui, le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés et Afrique Secours et Assistance (ASA) ont souligné que la restauration de la chefferie traditionnelle est un facteur pour le retour de la cohésion sociale dans les communautés : cas de la Lobaye.

 

Selon Aimé Wata,  Administrateur de la Réintégration au Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés, ce programme qui met l’accent sur le respect des autorités traditionnelles permet de créer des conditions favorables au retour des déplacés. «Il est important de pouvoir leur assurer un retour dans la paix et la dignité. Aussi, leur créer des conditions favorables pour qu’ils soient acceptés. Cela est possible si les communautés d’accueil vivent en harmonie, c’est pourquoi il est nécessaire de restaurer la chefferie traditionnelle».

 

Evelyne Adom, Directrice Pays d’Afrique Secours et Assistance (ASA) a quant à elle relevé une reprise du vivre-ensemble dans la Lobaye et déclaré que « depuis 2015, nous pouvons dire qu’il y a une évolution positive concernant la cohésion dans cette région, notre stratégie nous permis  d’amener la communauté  à se réorganiser et à redonner aux chefs son autorité d’antan ».

 

Une concertation nationale basée sur la chefferie traditionnelle est prévue pour le mois de novembre prochain à Bangui. Elle regroupera les chefs des 9.300 villages que compte la RCA. Une opportunité pour le Département de l’Administration du territoire et ses partenaires de faire l’état des lieux chefferies et celui de la gouvernance locale dans les différentes régions.

 

 

Note d'Information

 

Le HCR soutient le gouvernement centrafricain à travers les projets de cohésion sociale pour favoriser le retour durable de réfugiés et déplacés internes centrafricains.

 

 

Bangui, le 29 septembre 2016 - L'Agence des Nations Unies pour les Réfugiés, le HCR, à travers ses projets de cohésion sociale, apporte un appui au gouvernement centrafricain dans la création de conditions favorables au retour et à l'intégration des réfugiés et personnes déplacées internes. Au cours de sa conférence de presse mensuelle le 29 septembre à son siège à Bangui, le HCR, et son partenaire du volet cohésion sociale - Afrique Secours et Assistance (ASA) - ont souligné que les activités de cohésion sociale sont en droite ligne avec le mandat du HCR.

 

Interrogé sur le mandat du HCR en relation avec la cohésion sociale, M. Aime Wata, Administrateur en charge de la Réintégration, a indiqué que le HCR a un mandat de protection aux Réfugiés et personnes déplacées internes. « Malgré le fait que ce projet de cohésion sociale commence dans les préfectures de la Lobaye et de l'Ombella Mpoko, il a une portée nationale et va s'étendre dans les zones de retour dans l'ouest et au centre de la République Centrafricaine (RCA),» a dit M. Wata.

 

Avec son partenaire ASA, le HCR finance depuis 2014, des projets de cohésion sociale dans les préfectures d'Ombella Mpoko et la Lobaye. Ces activités qui sont essentiellement basées sur la restauration de l'autorité de l'Etat par la réhabilitation de la chefferie traditionnelle, comprennent entre autres, les ateliers de formation de leaders communautaires, la mise en place d'une plateforme de journalistes pour la paix, les campagnes de sensibilisation de masse, et tout récemment la construction de six cases de chef que le Gouvernement de la RCA, représenté par les Ministre de la Sécurité Publique et par le Ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationales, a remises aux chefs des collectivités ciblées pour cette phase pilote qui s'est déroulée dans la Lobaye.

 

Sur la question de savoir si les chefs traditionnels ont pris conscience de leur rôle dans la gestion de conflits liés au retour des déplacés, la Coordonnatrice Pays de ASA, Madame Evelyne Adom, a répondu par l'affirmative, « les chefs traditionnels ont pris conscience de leur rôle, et notre projet de construction de cases de chefs dans la Lobaye les a aussi outillés avec un lieu pour résoudre les conflits, et une source de revenu pour les activités communautaires dans les villages. »

 

Le HCR a aussi présenté les deux activités majeures du mois qui ont marqué l'actualité internationale : l'adoption le 19 septembre, par 193 Etats membres de l'ONU de la Déclaration de New York, et la nomination de deux lauréats conjoints de la Distinction Nansen pour les réfugiés. Il s'agit de l'Équipe hellénique de secours et Efi Latsoudi du village Pikpa. Pour information, la Déclaration de New York est un ensemble d'engagements pris par des gouvernements sur la reconnaissance que, la protection des réfugiés et l'assistance aux Etats d'accueil constituent, une responsabilité internationale commune, qui ne doit pas être assumée seulement par les pays d'accueil.

 

Le HCR a saisi cette occasion pour présenter la situation de scolarisation des enfants réfugiés en République Centrafricaine. Il en ressort que sur une population de 11,651 réfugiés, 2,660 sont inscrits au mois de septembre 2016 pour fréquenter dans les établissements maternels, primaires, secondaires et universitaires. Le HCR à travers ses partenaires que sont la Commission Nationale pour les Réfugiés (CNR) et ASA, apporte un soutien en frais d'inscription, fournitures scolaires à toutes ces personnes déracinées.

 

Rappelons qu'au 30 août, la RCA abrite 11,651 réfugiés ; 422 demandeurs d'asile et 385,750 personnes déplacées internes,  tandis que les pays limitrophes abritent 466,293 réfugiés centrafricains.

 

 

 

Patience Ntemgwa | Public Information/Com. Officer | UNHCR Bangui, Central African Republic

Tel: +236 7055 2887 | Pama: 90 236 01 2113 | ntemgwa@unhcr.org | Twitter : @UNHCR_CAR

http://www.unhcr.org/fr/  http://www.unhcr.org/central-african-republic.html  

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 20:04

 

 

30/09/16 (AFP)

 

La mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) a annoncé jeudi qu'elle allait renforcer ses positions dans plusieurs régions du pays victimes d'un regain de violences et de tensions ces dernières semaines.

 

"La Minusca indique qu'elle renforce ses positions à Kaga Bandoro dans la préfecture de Nana-Grébizi (centre) (...) après les manifestations et les tensions dans la ville hier", a indiqué son directeur de communication, Hervé Verhoosel, dans un mail à l'AFP.

 

A Kaga Bandoro, des habitants ont manifesté mercredi contre la passivité du contingent pakistanais de la Minusca face aux exactions des rebelles ex-Séléka ayant fait plusieurs morts dans les villages environnants, d'après des témoignages recueillis par l'AFP.

 

Ces manifestations ont coïncidé avec le déploiement des contingents camerounais et burundais qui arrivaient le même jour dans la région, de même source.

 

Des affrontements entre groupes armés ont fait six morts mi-septembre dans la région de Kaga Bandoro, avait alors indiqué la Minusca, qui compte environ 12.000 hommes dans le pays. A l'origine: des heurts entre ex-Séléka et milices anti-Balaka.

 

"La mission continue de superviser la situation à Koui dans la préfecture de l'Ouham-Pendé" dans le nord-ouest près du Cameroun, où d'autres violences entre groupes armés "ont fait au moins sept morts, dont six civils" mardi, poursuit le directeur de la communication de la Minusca.

 

Un Casque bleu a été blessé par des assaillants non-identifiés sur un check-point près de Koui, précise-t-il.

 

La Minusca doit aussi mener une mission conjointe dans les prochains jours avec le gouvernement centrafricain dans la région de Kouango (centre-est).

 

Dans cette région, les violences de ces derniers jours ont fait 10 à 20 morts, selon la Minusca. Le collectif des ressortissants de Kouango joint par l'AFP parle de "plus de 50 morts" dans des attaques menées par d'ex-Séléka.

 

La prise du pouvoir par cette coalition à dominante musulmane en 2013, après le renversement de l'ex-président François Bozizé, a précipité la Centrafrique et ses 4,5 millions d'habitants dans le chaos avec une contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes menant à de nouvelles exactions.

 

Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés d'après les Nations unies.

 

L'intervention militaire française de l'opération Sangaris, fin 2013, puis le déploiement de Casques bleus, ont permis de stabiliser la situation sécuritaire, mais des bandes armées continuent de sévir dans plusieurs régions de ce pays dont l'histoire est jalonnée de coups d'Etat, de mutineries et de rébellions.

Centrafrique: les Nations unies renforcent leurs positions dans des régions frappées par de récentes violences
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