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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 19:09
RCA : Quatre femmes dans le nouveau bureau de l’Assemblée Nationale

 

 

http://www.radiondekeluka.org  vendredi 10 mars 2017 14:01

 

Conformément à la Constitution et au Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale, le bureau du parlement a été mis en place ce vendredi. L’effectif passe de 11 à 15 personnes. Six parlementaires ont fait leur entrée dont quatre femmes. Deux députés ne font plus partie de la nouvelle équipe.



Le vote s’est déroulé à bulletin secret et dans une parfaite harmonie. Le bureau se présente de la manière suivante : Aurélien Simplice Zingas, du groupe parlementaire « chemin de l’espérance » garde son portefeuille de premier vice-président au détriment de Steve Koba de « cœur uni », l’autre groupe parlementaire. Thimoléon Mbaïkoua maintient sa place de 2eme vice-président contre l'honorable Bindala Kundro. La 3eme vice-présidence est confiée à Ernest Mézidio au détriment de Davy Yama. Gina Michelle Sanzé, occupe le poste de 4eme vice-présidente.



Maxime Bondjo, est élu 1er questeur suivi de Issa Marc 2eme laissant la 3eme place à Bernadette Mbolou.



Le secrétariat est piloté par Bernard Dillah en remplacement de Bernadette Souanizi désormais 3eme secrétaire. Michel Kpingo, prend la place de 2eme secrétaire.



Sall Karim Sédar, Aristide Goundissa, Ghislain Gaël Yago, et Alime Aziza Soumaine, sont respectivement premier, deuxième, troisième et quatrième membre de ce bureau.
 

Le parlement dans son vote a accordé une importance à la parité. « Nous avons voté la loi sur la parité, nous montrons aux autres institutions que nous mettons en application les textes », s’est réjouie Gina Michelle Sanzé, 4eme vice-présidente. « J’incite les autres à en faire autant pour qu’il ait plus de femmes représentées dans les instances de prise de décision », a-t-elle souhaité.



Il faut rappeler que parmi les 11 membres du bureau sortant figurait une seule femme. Le nouveau en compte 4.



La priorité de Gina Michelle Sanzé, « c’est de travailler avec le service financier afin de voir faire l’état des lieux pour qu’ensemble nous trouvions un terrain d’entente ».
 

Sorti du bureau, Davy Yama veut que la nouvelle équipe conduise à bon port la destinée des Centrafricains. « Je souhaite bon vent à celles et ceux qui viennent d’être élu et que l’Assemblée réussisse sa mission dans l’intérêt supérieur de la nation », a-t-il indiqué.



Selon le règlement intérieur de l'assemblée nationale, en dehors du président, les 14 autres postes doivent être renouvelés chaque année. Le président ne peut être relevé de ces fonctions sauf par motion de destitution voté par trois tiers des députés.

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Centrafrique-Presse.com
10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 18:30
Nouvelles nationales sur RJDH  - Spécial infrastructures administratives
Nouvelles nationales sur RJDH  - Spécial infrastructures administratives
Nouvelles nationales sur RJDH  - Spécial infrastructures administratives

 

 

Centrafrique : Un silence entretenu sur la réhabilitation des infrastructures publiques financées à hauteur de 1,6 milliard

 

Par Sylvestre Sokambi le 10 mars 2017

 

BANGUI, 10 mars 2017 (RJDH)—Sur les Fonds Européens de Développement (FED), l’Union Européenne a déboursé sous la transition, 3,9 milliard de Fcfa pour accompagner le redéploiement de l’autorité de l’Etat en Centrafrique. Une partie de ces fonds a été consacrée à la réhabilitation des infrastructures publiques. Mais une année après, le bilan inquiète plus d’un.

 

1,6 milliard de Fcfa pour la réhabilitation et construction des édifices publics dans l’arrière-pays. Les données officielles prévoyaient 100 millions de Fcfa par préfecture. Les travaux étaient partis pour durer entre six et huit mois. Mais une année après, le constat semble désolant.

 

De sources proches du ministère du Plan et de la Coopération Internationale, moins de 40% des travaux sont assurés. Dans une partie du nord, les travaux sont aux arrêts. Au Centre, une partie du nord et à l’Est, rien a commencé alors que les ONG et entreprises ont reçu le premier financement à hauteur de 40 millions de Fcfa.

 

Il y a inquiétude sur ce dossier. L’inquiétude est d’autant plus renforcée lorsque les sources officielles évitent d’aborder la question. Alors, la population est en droit de se poser des questions sur l’issue ou l’utilisation des fonds dont l’objectif était de créer les conditions pour l’Etat de se redéployer et d’être proche des populations. Ce projet est en train de suivre le même circuit qu’avait pris le don japonais sous Ange Félix Patassé entre 1999 et 2003.

 

Ce qui est préoccupant dans cette affaire, c’est le silence entretenu ressemblant à la complicité qu’entretiennent les sources officielles censées éclairer la population sur cette question. A l’Union Européenne, les journalistes se butent au silence voire à la peur. Même atmosphère au ministère du Plan de la Coopération Internationale où tous les cadres affirment clairement éviter ce dossier qu’ils qualifient de « sensible ».

 

« Sujet gênant » au département des Finances où le ministre Henry Marie Dondra saisi par un protocole affirme « c’est un sujet sensible et donc si je l’aborde de mauvaise manière, cela risque de retomber sur moi ».

 

Alors que cachent ou signifient toutes ces esquives ? C’est la question que le RJDH se pose au moment où il traite ce dossier. C’est la même question que se posent les populations de l’arrière-pays, principales bénéficiaire de ce projet.

 

Il serait trop tôt de parler de détournement même si les signes nous forcent à avoir ces genres de pensée parce qu’il y avait des entreprises fictives, créées de toute pièce qui ont eu le premier financement mais qui aujourd’hui ont disparu. C’est ce qui arrive lorsque l’Etat choisi de passer outre les procédures.

 

 

Centrafrique : Des questionnements sur l’exécution des travaux de réhabilitation des édifices publics financés par l’UE

 

Par Vivien Ngalangou le 10 mars 2017

 

BANGUI, 10 Mars 2017 (RJDH)—Plusieurs cadres centrafricains s’inquiètent du niveau d’exécution des travaux de réhabilitation des infrastructures publiques. Des préfets et sous-préfets affirment ne rien savoir sur ce projet qui pourtant, est mis en œuvre dans leurs localités.

 

A Baboua, le sous-préfet continue de louer au quartier. Sa résidence n’est pas encore réhabilitée, «je loue au quartier depuis mon arrivée en 2015. Au mois d’Octobre 2016, l’ONG IDC a entrepris les travaux de mon bureau en passant de la peinture et en remplaçant quelques portes et fenêtres. Mais depuis, cette société a disparu sans explication », explique Robert Tora sous-préfet de Baboua.

 

Les autorités de la Ouaka affirment ne rien savoir sur ce projet, « nous à Bambari, ne savons rien de ce qui se passe. Les édifices publics sont abandonnés », confie une autorité de cette région.

 

Les habitants de Bamingui Bogoran ignorent aussi l’issue de ce projet, « nous ignorons ce qui se passe autour de ce fond alloué par l’Union Européenne. Nous demandons aux autorités compétentes de tout mettre en œuvre pour que la lumière soit faite sur le dossier » a lâché un notable de la localité.

 

Dans le Mbomou, plusieurs sources ont exprimé leur insatisfaction par rapport à ce projet, « les entreprises Général Mobilier (GM) et Construction Centrafrique Equipement (CCE) à Bangassou n’ont pas honoré leurs engagements en dépit des 100 millions de CFA reçus » a confié une autorité de Bangassou.

 

Plusieurs chefs d’entreprises mis en cause dans ce dossier n’ont pas souhaité répondre à nos questions. Ceux qui ont suspendu les travaux, le justifient pas des questions sécuritaires ou le décaissement du reste de l’argent. A Bozoum, Gabin Serge Nakombo, préfet de l’Ouham -Pendé pense que la suspension des travaux se justifie par des questions de fonds, « l’entreprise G3K n’a pas eu la totalité des fonds. Une nouvelle entreprise serait à pied d’œuvre pour reprendre les travaux de réhabilitation des bâtiments administratifs à Bozoum » a-t-il précisé. Contacté par le RJDH, le responsable de cette entreprise n’a pas voulu se prononcer sur ce sujet.

 

Les sources officielles aux ministères des Finances, du Plan et de l’Administration du territoire, contactées ont toutes évité cette affaire. Le ministre des Finances Henri Marie Dondra est allé jusqu’à lâcher, « c’est un sujet sensible et donc si je l’aborde de mauvaise manière, cela risque de retomber sur moi ».

 

 

Centrafrique : Le collectif des entrepreneurs justifie le retard dans la réhabilitation des infrastructures

 

Par Noura Oualot le 10 mars 2017

 

BANGUI, 10 mars 2017(RJDH)—Le 3ème vice-président du collectif des entrepreneurs centrafricains Noel Bernard Logomon a justifié le retard accusé dans les travaux de réhabilitation des bâtiments administratifs financés par l’Union Européenne par le décaissement des fonds et l’insécurité. Il l’a fait savoir dans un entretien très bref accordé ce jour au RJDH.

 

Le collectif des entrepreneurs centrafricain est conscient des retards enregistrés dans l’exécution des travaux de réhabilitation des infrastructures publiques dans l’arrière-pays. Le 3ème vice-président de ce collectif, Noël Bernard Logomon, pense que les ratés de ce projet sont dus au vice de procédure que le pouvoir de la transition a favorisé au départ, « les entreprises n’avaient pas concouru. L’Etat avait choisi lui-même des entreprises pour urgence. Plusieurs de ces entreprises sont fictives. C’est ce qui a cassé l’élan du projet », a-t-il expliqué.

 

Le deuxième problème est lié au décaissement des reliquats, « les entreprises choisies avaient chacune reçu 40 millions sur les 100 millions, ceci comme premier décaissement. Malheureusement, certaines ont commencé les travaux, achevé les travaux, et d’autres par contre n’ont rien fait et elles ont disparu », a précisé Noel Bernard Logomon.

 

Le 3ème vice-président dénonce l’absence de suivi, « il y’a des commissions qui ont vérifié et évalué les travaux sur le terrain mais l’Etat n’a pas interpellé les entreprises qui n’ont pas achevé leurs travaux, ni payé celles qui ont finalisé les travaux. A l’heure où nous sommes, on nous dit que les 1.600.000.000 sont finis » a-t-il confié.

 

Les travaux de réhabilitation des édifices publics dans le cadre du projet PRAP devraient être exécutés dans délai de 6 mois./

 

 

Centrafrique : Déséquilibre dans l’avancement des travaux des infrastructures financés par l’UE dans les préfectures

 

Par Judicael Yongo le 10 mars 2017

 

BANGUI, 10 Mars 2017(RJDH) —L’avancement des travaux de réhabilitation des infrastructures publiques, financée par l’Union Européenne dans le cadre du projet PRAP, est déséquilibré. Si les travaux avancent dans certaines localités dans d’autres ils sont bloqués.

 

Le projet de réhabilitation des bâtiments publics, financé par l’Union Européenne s’inscrit dans le cadre du redéploiement de l’autorité de l’Etat. Une enveloppe de 1,6 milliard de Fcfa a été injectée en raison de 100 millions par préfecture, depuis la période de la transition.

 

Plus d’une année après le lancement de ce projet, les travaux sont bloqués dans certaines régions et sont en cours dans d’autres.

 

Ces travaux sont, selon un constat du RJDH bien avancés dans l’Ombélla Mpoko. Une autorité locale parle de succès, « les bâtiments administratifs dans les sous-préfectures de Damara, Bossembele et Bogangolo ont déjà été réhabilités et équipées par les entreprises contractantes » confie une autorité préfectorale.

 

Dans une partie nord, les travaux sont en cours, selon Clodilte Namboy, préfète de l’Ouham contactée par le RJDH, «à Bouca, Batangafo, Nanga-Boguila, les travaux ont effectivement commencé et se poursuivent » a confié cette autorité sans donner de précision sur les sous-préfectures de Markounda et de Kabo qui font aussi partie de l’Ouham.

 

A Paoua et à Bozoum dans le nord-ouest, les travaux amorcés en 2016 sur les bâtiments administratifs évoluent. Une source dans cette localité évoque la finition des travaux, « il est possible que les travaux prennent fin dans les prochains jours pour être remis aux autorités » fait savoir une source contactée à Paoua.

 

Les travaux sont en cours dans la Nana Mambéré, à l’ouest du pays, « c’est déjà la finition des travaux à Bouar, Baboua, Aba » confie David Gbeti, Inspecteur principal au ministère de l’Intérieur en charge du projet du redéploiement de l’autorité de l’Etat.

 

Les travaux sont en cours dans le Mbomou, « les travaux sont en cours dans le Mbomou et cela avance » a souligné Nestor Mameneyaki, procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangassou.

 

Des retards dans l’exécution des travaux

 

La réhabilitation de ces infrastructures est à l’arrêt dans plusieurs autres villes de l’arrière-pays. « Des retards considérables sont enregistrés dans la réalisation des travaux dans les préfectures de Nana-Gribizi au centre nord du pays, la Ouaka au centre-est, la Haute Kotto au nord-est, Basse Kotto au sud-est » confie un cadre du département du Plan qui n’a pas souhaité commenter cette situation.

 

Dans le Haut Mbomou, à l’Est, les travaux n’ont pas encore été lancés, « le lancement des travaux à travers la pause de première pierre de construction du building et réhabilitation de certaines édifices publics est prévu pour ce 27 mars. Nous attendons toujours » a expliqué au RJDH Gislain Dieu-Beni Koyongo, préfet du Haut-Mbomou.

 

Dans la Vakaga, dans le Nord-est, rien n’est prêt, selon une source au ministère de l’administration du territoire, « nous ne savons pas quand les travaux vont commencer, ni lancés dans la Vakaga » a lâché un cadre de ce département.

 

La réhabilitation des infrastructures publiques a été financée par l’Union Européenne pour booster le redéploiement de l’autorité de l’Etat. Des ONG telles que JUPEDEC, Echelle Appui au Développement, Nourrir, AGETIP–CAF, IDC, COOPI, ADEFI, DRC, ACTED ont reçu le financement sauf que le bilan des travaux reste, une année après très mitigé.

 

 

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 23:34
 LA MINUSCA CONDAMNE AVEC FERMETE LE MEURTRE D’UN CASQUE BLEU A BANGUI
 LA MINUSCA CONDAMNE AVEC FERMETE LE MEURTRE D’UN CASQUE BLEU A BANGUI

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 


LA MINUSCA CONDAMNE AVEC FERMETE LE MEURTRE D’UN CASQUE BLEU A BANGUI

 

Bangui, le 09 mars 2017 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne dans les termes les plus forts le meurtre d’un casque bleu sénégalais à Bangui par des individus armés non identifiés. L’agression a eu lieu mercredi soir et le casque bleu est décédé quelques heures plus tard à l’Hôpital de la MINUSCA où il avait été transporté d’urgence.

 

La MINUSCA dénonce cet acte ignoble et injustifié et indique qu’une enquête a immédiatement été ouverte pour faire toute la lumière sur cet horrible incident et déterminer les circonstances exactes de sa survenue.

 

La MINUSCA rappelle que porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre et souligne que tout sera mis en place pour retrouver les auteurs afin qu’ils répondent de leurs forfaits devant la justice.

 

La MINUSCA présente ses condoléances les plus attristées et émues à la famille de la victime, à son contingent et à son pays, le Sénégal.

 

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

 

Vladimir Monteiro

 

Spokesperson/Porte-parole

 

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

 

 

NOTE D’INFORMATION

 

PARFAIT ONANGA-ANYANGA APPELLE LES ETUDIANTS CENTRAFRICAINS A BRISER LA CHAINE DE LA DIVISION

 

Bangui, le 09 mars 2017 – Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, a appelé les étudiants centrafricains à briser la chaîne de la division et de travailler pour l’avenir de leur pays, jeudi à l’occasion d’une visite à l’Université de Bangui. « Il n’y a pas meilleur endroit que l’université pour promouvoir la diversité et lutter contre la division », a souligné le Chef de la MINUSCA, tout en rassurant sur la présence de la Mission aux côtés des autorités et des Centrafricains pour « bâtir un pays nouveau ».

 

Le Représentant spécial s’adressait aux étudiants après avoir rencontré et échangé avec le recteur et le corps professoral et visité quelques infrastructures. Tout en mettant en garde contre la division « car elle ne finit jamais », Onanga-Anyanga a rendu hommage aux professeurs et aux étudiants de l’institution. « Etre aujourd’hui jeune à l’Université de Bangui est un vrai défi. On a besoin de chacun d’entre vous. Vous avez fait le bon choix d’être à l’université », a déclaré Onanga-Anyanga devant quelques 300 étudiants.

 

Le Représentant spécial a ensuite répondu aux questions notamment sur les étudiants des régions privés d’études à cause des groupes armés, Ali Darassa, l’embargo, le mandat de la MINUSCA ainsi que l’appui qu’elle pourrait apporter à l’Université de Bangui. « Ne vous censurez pas. Il est interdit d’interdire de poser des questions », a-t-il lancé. Sur la demande d’appui, même si le mandat de la MINUSCA ne couvre pas le secteur universitaire, la Mission va étudier avec d’autres partenaires, comment donner le meilleur pour accompagner les efforts de l’institution. La Mission finance actuellement un projet de réhabilitation et équipement de la Bibliothèque de l’université, à hauteur de 24 millions de francs CFA.

 

De son côté, le recteur de l’Université de Bangui, Professeur Jean-Laurent Syssa-Magalé, qui s’est réjoui de la visite du Représentant spécial, a souligné que la crise en Centrafrique, a impacté sur le cursus académique de plusieurs étudiants, qui ont été contraints de quitter Bangui pour l’intérieur du pays. Il est aussi ressorti des échanges avec le recteur et le corps enseignant que 10% des étudiants ont pris les armes pendant la crise en cours dans le pays, selon une étude interne de l’Université de Bangui.

 

Pour sa part, le président de l’Association nationale des étudiants de Centrafrique (ANECA), Norbert Pounaba, a rappelé qu’il ne peut y avoir un futur pour la Centrafrique sans investissement dans la jeunesse. « Nous voulons que le Représentant spécial plaide auprès de nos autorités en vue de l’amélioration des conditions d’étude des étudiants », a-t-il souhaité, avant de remercier la MINUSCA pour l’énorme travail accompli pour la stabilisation de et le retour de la paix en Centrafrique.​

 

______________________________________________________________________________

 

Bureau de la Communication et de l'information publique

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine

 

https://minusca.unmissions.org | @UN_CAR | https://www.facebook.com/minusca.unmissions

 

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 23:31
Un fonds bleu créé à Brazzaville pour gérer les eaux dans le bassin du Congo
Un fonds bleu créé à Brazzaville pour gérer les eaux dans le bassin du Congo

 

 

 

http://www.voaafrique.com 09 mars 2017

 

Neuf pays membres du bassin du Congo ont signé le 9 mars à Oyo, à environ 400 Km au nord de Brazzaville, un mémorandum d’entente pour créer un fonds bleu la gestion des ressources en eau de cette région. L’idée consiste à engranger des financements pour préserver des mauvaises pratiques dans le bassin en favorisant des activités alternatives au bénéfice des populations locales.

 

L’Angola, le Congo, la RDC, le Gabon, la Centrafrique, le Burundi, le Rwanda, le Tchad et le Maroc ont signé cet accord d’Oyo.

 

La Guinée équatoriale, la Tanzanie et la Zambie, engagées dans le projet, signeront prochainement, selon les conclusions de la rencontre.

 

Il s’agit de financer des projets visant à préserver les ressources du bassin du Congo. L’initiative avait été présentée et adoptée en novembre 2016 pendant la conférence internationale sur le climat, la COP22, tenue au Maroc.

 

La secrétaire générale de la Conférence internationale des pays du bassin du fleuve Congo et du lac Tchad (CICOS) a indiqué qu’il était temps de mettre en œuvre ce fonds.

 

"Les populations dans tous les villages du bassin du Congo subissent les effets du changement climatique et n’attendent que ces financements pour exercer d’autres activités", a-t-elle dit avec satisfaction.

 

Le fonds, créé ce jour à Oyo, prévoit de financer les activités de lutte contre la pollution des eaux au sein de ce bassin.

 

L’expert congolais en hydrographie, Alexis De Larivière, a expliqué que ces financements allaient permettre de fin à certaines pratiques de pêche à la grenade ou au poison.

 

"En plus, on va prévenir la gestion des eaux frontalières afin de garantir leur bon état", a-t-il affirmé.

 

Au Tchad, les populations menacées par la sécheresse du lac Tchad nourrissent de grandes attentes face à cette initiative. Pour le ministre tchadien de l’Environnement et de la pêche, Brah Mahamat, il faut structurer des projets afin que les populations bénéficient des biens faits de ce fonds. Il a insisté sur la gouvernance des fonds qui vont constituer le Fonds bleu par un comité indépendant "où on trouvera les responsables de la société civile".

 

Le Fonds bleu a été initié par le président congolais Denis Sassou N’Guesso qui l’a ensuite présenté à la COP22 au Maroc. Avec l’appui du roi du Mohamed VI du Maroc, le chef de l’Etat congolais a pu organiser cette conférence pour attirer les partenaires internationaux à financer la gestion des ressources en eau.

 

La signature de cet accord par huit ministres dont les pays font partie du bassin du Congo et le celui du Maroc a eu lieu en présence du président togolais Faure Gnassingbe. Les anciens chefs d’Etat, Olusegun Obasanjo du Nigeria et Alpha Omar Konaré du Mali ont également pris part à cet événement.

 

Ce Fonds bleu sera basé à Brazzaville et logé dans le compte de la Banque africaine de développement (BAD).

 

Ngouela Ngoussou, correspondant à Brazzaville​

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 23:10
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

Centrafrique : Les magistrats présélectionnés pour la Cour pénale spéciale en phase d’entretien

 

Par Judicael Yongo le 9 mars 2017

 

 

BANGUI, 9 mars 2017(RJDH)—Six magistrats nationaux en lice pour le poste du procureur général adjoint de la Cour pénale spéciale sont en phase d’entretien à Bangui. Information confirmée au RJDH par le comité de recrutement qui souhaite l’accélération dans les traitements en vue de faciliter la mise en place de la structure.

 

Près d’un mois après la nomination du procureur général de la Cour Pénale Spéciale, le comité de recrutement des magistrats recherche un adjoint au procureur général de ladite cour. Six magistrats centrafricains sont en lice pour ce poste à savoir : Alain Ouaby-Bekaï, Christ Bekela Wassilo, Eric Didier Tambo, Ghislain Gresénguet, Parfait Rodrigue Yangadia et Sanny Jacob Damili. L’entretien se poursuit alors que la Minusca et le PNUD penchent sur le dossier du juge d’instruction relevant de la partie internationale.

 

Joint par le RJDH, un membre du comité présente les avancés dans le travail de présélection « l’interview des candidats se déroule bien, les membres du comité sont entrain de poser des questions et évaluer en fin de compte sélectionner les deux meilleurs. C’est au niveau du Conseil supérieur de la magistrature que le choix va se faire entre les deux avant le décret de nomination par les autorités » a indiqué ce cadre du comité.

 

Un soutien d’un montant de 6.9 million de dollars américain pouvant supporter les charges des 14 premiers mois est déjà disponible selon le PNUD et la Minusca. Ce fond va faciliter l’installation de l’arsenal juridique centrafricain qui se fera en deux phases. La première phase consacrée à l’appui aux enquêtes et le fonctionnement du bureau du procureur, de l’unité spéciale de police judiciaire, des cabinets d’instructions, de la chambre d’accusation spéciale, et du greffe. Et la seconde sera à l’appui aux procès.

 

 

Centrafrique : Des éleveurs peulhs verseraient de l’argent contre les zones de pâturages à Sibut

 

Par Ketsia Kolissio le 9 mars 2017

 

SIBUT, 09 Mars 2017(RJDH)–Des éleveurs peulhs de retour à Sibut au centre du pays auraient versé de l’argent aux autorités de cette localité en contrepartie de zone de pâturages. Cette situation a été au cœur d’une réunion sécuritaire ce jeudi 09 mars avec les habitants dans la ville.

 

Plusieurs éleveurs peulhs ayant fui la localité par peur de représailles retournent progressivement à Sibut et à Damara au centre du pays après la crise. Ce retour se fait dans un contexte de transhumance parfois caractérisée par un conflit entre agriculteurs et éleveurs.

 

Des sources indépendantes ont rapporté au RJDH que les peulhs auraient versé une somme de 1.500.000 Fcfa et 3 bœufs au préfet de la Kémo pour disposer des zones de pâturages. « Certains habitants de la localité ont confirmé l’information mais les éleveurs peulhs refusent d’en parler par peur de leur vie », rapporte un leader communautaire.

 

Ce problème est l’échec de la réconciliation, selon la population qui accuse la section affaire civile de la Minusca « la réconciliation doit être minutieusement préparée, mais la section affaire civile de la Minusca est entrain de forcer la cohésion sociale avec le retour des peuhls. Or, le DDRR est l’un des facteurs du retour de la paix et de la cohésion sociale », a critiqué un chef du quartier présent à la réunion.

 

Le préfet de la Kémo ne s’est pas encore prononcé sur les accusations portées contre lui. Cette affaire intervient un mois après l’accusation supposée de détournement des émoluments des chefs de village par les députés de cette préfecture.

 

La Minusca dans la localité a rejeté l’idée émise par la population pour le forcing du retour des peuls.

 

C’est depuis les évènements de 2013 que les éleveurs peuls ont quitté Sibut. Ce retour progressif est favorisé par le retour de la sécurité dans cette zone.

 

 

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 23:09
Brigitte Touadéra promet de faire évaluer la situation sociale de la femme centrafricaine
Brigitte Touadéra promet de faire évaluer la situation sociale de la femme centrafricaine

 

Brigitte Touadéra promet de faire évaluer la situation sociale de la femme centrafricaine

 

mar 08, 2017 à 17:53 APA-Bangui (Centrafrique)

 

Brigitte Touadéra, épouse du chef de l'Etat centrafricain Faustin Archange Touadéra, a promis mercredi, à l'occasion de la Journée internationale de la Femme, de "changer la situation de la femme centrafricaine, sous le mandat de son époux, promettant plus de filles à l’école et une grossesse sans risque pour les femmes enceintes.

 

Elle a reçu au palais de la République, des femmes leaders pour un échange d'idées autour de « l’autonomisation de la femme et le relèvement économique de Centrafrique».

 

Plusieurs manifestations ont marqué la Journée internationale de la Femme à Bangui notamment l'organisation d’une exposition philatélique par le personnel féminin de la Poste centrafricaine et des dons d'aliments aux prisonnières de droit commun de la prison pour femmes de Bimbo.

 

La célébration a également permis aux femmes de revendiquer l'égalité et de faire un bilan sur leur situation dans la société centrafricaine.

 

Mme Touadéra a aussi relevé dans son allocution que 64% des femmes centrafricaines ne vivent que de petits commerces et 21% d'entre elles ont pu trouver une occupation bien que 80% soient analphabètes.

 

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 22:57
Lu pour vous : Le président du groupe d’amitié France-Centrafrique condamné pour corruption…en Guadeloupe

 

 

 

http://mondafrique.com Par Aza Boukhris 8 mars 2017

 

 

L’honorable député centrafricain Augustin To-Sah Be-Nza, élu député de Bangui, en mai 2016 avec l’étiquette KNK de l’ancien président Bozizé, aimait l’air du grand large. Ce député qui possède la double nationalité française et centrafricaine a été condamné en effet, le mardi 7 mars 2017, pour corruption et favoritisme par la Cour d’Appel de Basse-Terre ( Guadeloupe) à douze mois d’emprisonnement ferme, douze mois de prison avec sursis, deux ans de privation des droits civiques. Entre la Guyane, la France et la Centrafrique, cet activiste menait ses affaires tambour battant.

 

Un ami de la France

 

Cette condamnation accompagne celle de trois ans ferme avec mandat de dépôt, de Léon Bertrand, ancien ministre de Chirac et maire de Saint-Laurent-du-Maroni, dans une affaire de marchés publics passés en Guyane. L’ancien ministre travailliat étroitement avec Augustin To-Sah-Be-Nza, sa cheville ouvriere en tant qu’ex directeur général de la Communauté des Communes de l’Ouest guyanais. Selon l’avocat général, les méthodes de Augustin To-Sah Be-Nza, « étaient basées sur le chantage et l’intimidation ».

 

Cette condamnation est d’autant plus spectaculaire que le député condamné en Guyane, To-Sah Be Nza, était le président du groupe d’amitié France-Centrafrique ! A ce titre , il est un interlocuteur privilégié des relations politiques des deux pays et reçu avec les honneurs à l’Assemblée nationale. Le fait qu’il avait été condamné en première instance en 2013 n’a guère ému les Français. Pas plus son limogeage en 2013 de son poste de directeur financier de la ville de Villeneuve’le-Roi

 

Main basse sur la Centrafrique

 

Cette affaire de corruption a généré des sommes importantes qui justifient la sévérité des peines. Elle n’a évidemment pas empêché Augustin To-Sah Be-Nza d’être brillamment élu au premier tour député de Bangui. Faute d’avoir été nommé ministre des finances, ce proche des personnalités actuelles au pouvoir, a naturellement intégré la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Ce fut surement pour mieux lutter contre les détournements de fonds, dans un des pays les plus corrompus de la planète et des moins bien gouvernés. Cette affaire illustre bien que la Centrafrique est un pays de cocagne pour tous les délinquants financiers, dans une indifférence générale de la Communauté internationale.

 

 

NDLR : Ce député est plutôt un militant du RDC dont il est même vice-président contrairement à ce qui est écrit dans cet article

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 22:53
Un militaire rentré d’EUTM RCA décède… de paludisme

 

 

 

http://www.bruxelles2.eu 8 Mar 2017 Bangui, EUTM RCA, Memoriam

 

(B2) La mission européenne de formation des forces armées centrafricaines (EUTM RCA) est en deuil.

 

Le brigadier-chef Anthony Rémy, du 1er régiment d’artillerie, est décédé, mardi (7 mars), des suites d’une forme grave de paludisme, contractée en Centrafrique lors de la mission européenne. Les symptômes ne sont apparus qu’après son retour en France (le 11 février), précise le ministère de la défense dans un communiqué. Anthony Remy avait servi, pendant trois mois, dans la « force protection » de la mission EUTM RCA.

 

C’est la 57e personne à être décédée dans une mission ou opération européenne, depuis les débuts de la PESC, selon notre décompte (lire : *In Memoriam. Diplomates et militaires morts en mission CE / UE). En Centrafrique, il s’agit du cinquième militaire français mort en mission, et le deuxième engagé dans une des missions européennes dans le pays. En novembre 2014, le caporal Moana avait ainsi été rapatrié de Bangui vers Paris, pour les mêmes causes (paludisme) alors qu’il participait à la mission EUFOR RCA (lire: Un militaire français d’EUFOR RCA décède de maladie).

 

Un engagé volontaire, artilleur de formation

 

Né le 8 août 1987 à Belfort, Anthony Rémy est entré dans l’armée en 2010, comme volontaire de l’armée de Terre. Le 11 juillet 2012, il embarque pour sa première mission de courte durée pour rejoindre la Nouvelle-Calédonie. A son retour en France, il est désigné pour occuper le poste de conducteur d’artillerie. Le 1er juillet 2013, il passe au 1er régiment d’artillerie, et est nommé brigadier le 1er août 2014. Le 3 novembre 2016, il est déployé en RCA (Centrafrique) au poste de chef d’équipe. Il est promu brigadier-chef le 1er décembre 2016. Au cours de son engagement, il réalise trois missions de type « Vigipirate ». Depuis janvier 2015, il a pris part également à sept missions Sentinelle ». NB : Le brigadier-chef Anthony Rémy était titulaire de la médaille de la protection militaire du territoire avec agrafe « Sentinelle », de la médaille échelon argent de la défense nationale agrafe artillerie et mission d’opérations extérieures et de la médaille d’outre-mer avec agrafe « République centrafricaine ».

 

Leonor Hubaut

 

Décès du paludisme d'un artilleur du 1er RA rentré de RCA en février

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr 08.03.2017

 

L'armée de Terre a annoncé que le 7 mars 2017, un militaire français récemment engagé dans la mission européenne EUTM RCA est décédé des suites d’une forme grave de paludisme contracté en Centrafrique dont les symptômes sont apparus après son retour en France.

 

Il s’agit du brigadier-chef Rémy, affecté au 1er régiment d’artillerie. A son retour en France le 11 février 2017, il développe rapidement les symptômes d’une forme très grave de paludisme. Il est hospitalisé le 4 mars 2017 et décède le 7 mars 2017.

 

Sa biographie:


Né le 8 août 1987 à Belfort, le brigadier-chef Anthony REMY aura servi la France durant plus de six années. Le 3 août 2010, à l’âge de 23 ans, il s’engage au titre du 8e régiment d’artillerie de Commercy en tant que volontaire de l’armée de Terre avant de signer un contrat d’engagé volontaire de l’armée de Terre en 2011.


Motivé, il acquiert rapidement l’ensemble des savoir-faire et des savoir-être du soldat. Il est élevé à la distinction de 1ère classe le 4 février 2011 et obtient le certificat pratique de servant canon au mois de juin de la même année. Le 11 juillet 2012, il embarque pour sa première mission de courte durée pour rejoindre la Nouvelle-Calédonie. Servant canon sur mortier, il fournit un excellent travail notamment en maîtrisant parfaitement son matériel. Plein d’allant, cultivant le don de soi, il s’investit sans compter lors des tournées de province à Canala et à Hienghène. Il rentre en métropole le 18 novembre 2012. Sorti grandi de cette mission au cours de laquelle il a montré de belles qualités humaines et professionnelles, il est désigné pour occuper le poste de conducteur d’artillerie.


Le 1er juillet 2013, il est muté au 1er régiment d’artillerie au poste d’adjoint chef de groupe munitions. Il s’intègre rapidement à son unité et obtient le certificat militaire élémentaire et le certificat technique élémentaire dans la spécialité d’artilleur navigateur. Opérateur navigateur efficace, vif d’esprit et rigoureux, il est nommé brigadier le 1er août 2014. Au cours de son engagement, il réalise trois missions « Vigipirate » et depuis janvier 2015, aura pris part à sept missions « Sentinelle » au service de la protection de nos concitoyens. Son goût de l’effort et son implication dans chacune de ces missions sont soulignés par ses chefs. Le 3 novembre 2016, il est projeté en République centrafricaine au poste de chef d’équipe.


Apprécié pour sa discrétion, sa grande motivation et ses compétences, il réalise une excellente mission. Il est promu brigadier-chef le 1er décembre 2016. Le brigadier-chef Anthony REMY aimait tout particulièrement son métier et faisait preuve d’une disponibilité exceptionnelle. D’un caractère jovial, très bon camarade, il était unanimement estimé de ses pairs comme de ses supérieurs.


Le brigadier-chef Anthony REMY était titulaire de la médaille de la protection militaire du territoire avec agrafe « Sentinelle », de la médaille échelon argent de la défense nationale agrafe artillerie et mission d’opérations extérieures et de la médaille d’outre-mer avec agrafe « République centrafricaine ».

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 22:03
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : La Minusca finance la reconstruction de la maison carcérale de Bossangoa

 

Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 8 mars 2017

 

 

BOSSANGOA, 08 mars 2017 (RJDH)—La Minusca a engagé plus de vingt millions de Fcfa pour la reconstruction de la prison de Bossangoa, au nord de la RCA. L’annonce a été faite par le numéro 2 de la mission onusienne, Diane Corner en visite ce 8 mars dans la région.

 

L’appui à la justice occupe une place importante dans le mandat de la Minusca. Plusieurs prisons dont celle de Bangui ont été réhabilitées ces dernières années sur fonds de la Minusca. C’est ainsi que Diane Corner a procédé à la pose de la première pierre de la maison carcérale lors sa visite à Bossangoa.

 

La mission onusienne va, selon Diane Corner, déboursé 28 million 646.789 Fcfa pour reconstruire la maison d’arrêt afin de relancer la machine judiciaire dans la ville.

 

La maison carcérale de Bossangoa a été pillée en 2013 lors de la prise de cette ville par la Séléka. Elle a encore été saccagée quelques mois plus tard lors de l’assaut des Anti-Balaka. La réhabilitation de cette maison d’arrêt est considérée par les autorités locales comme un coup de pouce qui va redynamiser la justice et contraindre les fauteurs de troubles à cesser leurs activités, selon le président de la délégation spéciale de la ville de Bossangoa.

 

Difficile de connaitre la durée et l’entreprise chargées d’assurer les travaux de réhabilitation de cette prison. Diane Corner, numéro 2 de la Minusca a lancé les travaux de cette réhabilitation lors de la visite qu’elle a effectuée à Bossangoa où elle a célébré la journée internationale des droits de la femme.

 

 

Des femmes réfugiées en Centrafrique plaident en faveur d’un appui de leurs activités commerciales

 

Par Noura Oualot le 8 mars 2017

 

BANGUI, 08 ars 2017(RJDH)—Les femmes réfugiées en Centrafrique ont exprimé leur difficulté dans l’exercice de leurs activités génératrices de revenu. Plaidoyer fait lors de la foire de la journée internationale des droits de la femme en la Cathédrale Immaculée conception à Bangui. Une initiative de l’ONG ASA.

 

Au moins 12.897 réfugiés et demandeurs d’Asile vivent en République Centrafricaine malgré la crise. Leur situation est d’autant plus compliquée avec la crise politico-militaire de 2013. C’est dans ce contexte que l’ONG Afrique Secours et Assistance (ASA) apporte son appui dans le cadre de projet « réfugiés urbain » à travers la formation sur les activités génératrices de revenu depuis 2014. Ce plaidoyer est exprimé alors que les femmes de Centrafrique célèbrent la journée autour de l’autonomisation de la femme pour le relèvement économique.

 

Les femmes réfugiées veulent avoir une place pour s’installer et exercer leurs activités. Elisabeth Nayo est réfugiée Sud-soudanaise, « nous sommes contentes de fêter et d’exposer nos produits comme les centrafricaines. Avec l’appui d’ASA, nous faisons des petits commerces mais d’une manière individuelle. Donc, nous demandons au gouvernement de nous trouver des places pour nous permettre de nous installer confortablement », a-t-elle souhaité avant de déplorer la non satisfaction à son appel de regrouper les femmes réfugiées en renforçant leur capital en vue de participer à la relance économique du pays.

 

Elles sont une trentaine appuyées par ASA dans diverses activités génératrices de revenu et ces femmes réfugiées sont d’origine tchadienne et soudanaise et congolaise RD

 

 

Centrafrique : Des femmes de Bouar appellent à l’aide pour combattre le cancer de sein

 

Par Jean Fernand Koena le 8 mars 2017

 

BOUAR, 8 Mars 2017(RJDH)—Des femmes de Bouar à l’ouest du pays appellent le gouvernement et les organismes internationaux à l’aide pour doter les centres hospitaliers de la localité de manographe en vue de combattre le cancer de sein. Appel lancé lors de réflexion des femmes autour de la journée de 8 mars. Une initiative de l’association Reflet Cœur d’Afrique.

 

Le cancer de sein constitue une cause de mortalité des femmes à travers le pays. Le combat contre cette maladie reste un défi majeur faute du nombre des spécialistes et des appareils manographes. Plusieurs personnes touchées par cette maladie se font soigner à extérieur du pays. La maladie est considérée comme la maladie des riches dans ce pays qui se relève après la crise. C’est dans ce contexte que l’association reflet cœur d’Afrique a mobilisé les femmes de Bouar pour réfléchir autour des problèmes dans le cadre de la journée internationale de la femme.

 

A défaut des statistiques pouvant quantifier le nombre des femmes affectées et qui attendent des soins à Bouar, Scillia Dokossi Carpentier, reste convaincue du mal que cette maladie représente pour la société et pour la localité de Bouar « la sensibilisation va nous permettre de dire que cette maladie existe, mais nous n’avons pas les moyens de faire le dépistage et la mammographie à cette occasion nous demandons au gouvernement et aux organismes des appareils pour pouvoir dépister » a-t-elle indiqué.

 

Selon les données de 2005, en Centrafrique, au moins 105 cas de cancer de sein sont diagnostiqués chaque année. Le pays n’a qu’une spécialiste en la matière et la plus part des cas sont transférés au Cameroun.

 

Reflet Cœur d’Afrique est une association centrafricaine née en 2014 à Loire en France. Elle appuie les femmes de la Nana Mambéré dans la lutte contre les violences basées sur le genre.

 

 

« L’égalité des genres en Centrafrique est encore loin d’être satisfaisante », selon les Nations-Unies

 

Par Teddy Komesse le 8 mars 2017

 

BANGUI, 8 Mars 2017 (RJDH) —« l’égalité des genres en Centrafrique est loin d’être satisfaisante » telle est la conclusion du rapport du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), sur le développement humain présenté par Charles Nich, représentant résidant de l’institution onusienne ce 7 mars à Bangui.

 

Le rapport du PNUD sur les genres en République Centrafricaine intervient quelque mois après le vote de la loi instituant la parité entre hommes et femmes dans le pays. Laquelle loi consacre une marge de 35% pour les femmes dans les nominations. Ce rapport est publié alors que l’agenda des Nations-Unies pour 2030 en ce qui concerne l’Objectif 5 du développement durable (ODD) prévoit l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans tous les domaines.

 

Le document présente les facteurs politiques, économiques et sociaux qui influencent l’égalité et les genre en ces termes : « En dépit de 11 % que la RCA a affiché pour un taux d’amélioration de développement humain le plus rapide au monde entre 1990 et 2014, la représentation des femmes en Centrafrique dans les instances de prise de décision politique, économique, sociale et culturelle reste encore très faible et le pays est placé l’avant dernier en terme de ce développement au monde avant le Niger ».

 

Si la montée en puissance des femmes comme chef d’entreprise est encore faible à travers le pays, on peut noter une avancée dans le micro-finance où les femmes domestiquent leur compte « sur 26 000 clients de Sofia Crédit, les femmes représentent 30% », a indiqué Mme Isabelle Dessande directrice générale de Sofia Crédit.

 

En Centrafrique 4 femmes siègent au gouvernement et 11 à l’Assemblée nationale.

 

 

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 23:15
Lu pour vous : Le 8 mars, une légende et un symbole
Lu pour vous : Le 8 mars, une légende et un symbole
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Récit Par Virginie Ballet Libération —

 

Une Journée des droits des femmes, oui, mais comment ? Depuis quand ? Pour en finir avec les mythes, l’historienne Mathilde Larrère a retracé la naissance du 8 mars.

 

Une fois encore, cette année, il va falloir le marteler : ce mercredi n’est pas la fête des soutifs à prix bradés, ni la journée de la femme, mais bel et bien la Journée internationale des droits des femmes. Nuance. Mais pourquoi un 8 mars ? D’où et de qui émane cette idée ? Pour clouer le bec à tous ceux qui dévoient ce jour, Mathilde Larrère, maître de conférence en histoire contemporaine, spécialiste des révolutions et de la citoyenneté, a intégralement retracé l’an dernier, via Twitter, les véritables origines de ce 8 mars. «Je me suis aperçue que peu de gens les connaissaient», se souvient-elle.

 

Lénine

 

Et pour cause : pendant longtemps, une légende, née dans les colonnes de l’Humanité en 1955 puis largement véhiculée, voulait que ce rendez-vous soit un hommage à une grève d’ouvrières du textile new-yorkaises, survenue le 8 mars 1857. Sauf que deux chercheuses ont démontré au début des années 80 qu’il ne s’agissait que d’un conte, qui plus est démenti par le fait que ce jour-là était un dimanche… «Le projet d’instaurer une Journée internationale des femmes est né en 1910, à l’issue de décennies de revendications de militantes», affirme Mathilde Larrère.

 

Cette année-là, la journaliste et femme politique allemande Clara Zetkin soumet cette idée lors de la deuxième Conférence internationale des femmes socialistes, qui se tient à Copenhague. En ligne de mire : l’obtention du droit de vote, le droit au travail et la fin des discriminations. Aucune date précise n’est fixée, mais dès l’année suivante, en mars, des millions de femmes et d’hommes se mobilisent, notamment en Allemagne, au Danemark ou en Suisse. «En réalité, c’est Lénine qui, en 1921, fixera la date du 8 mars comme Jour international des femmes, en hommage aux débuts de la révolution russe de 1917», poursuit l’historienne.

 

Suffragettes

 

Le 23 février 1917 (soit le 8 mars dans le calendrier géorgien), des ouvrières de Saint-Pétersbourg sont en effet descendues dans la rue pour réclamer du «pain et la paix», vite rejointes par des suffragettes et par plusieurs milliers de personnes.

 

Assez logiquement, dès l’après-guerre, le 8 mars sera donc célébré dans les pays communistes, avant de prendre de l’ampleur, notamment avec les mouvements féministes des années 60-70. En 1977, l’Organisation des Nations unies appelle tous les pays à consacrer une journée aux droits des femmes et à la paix dans le monde. Cinq ans plus tard, la France mitterrandienne officialise la journée du 8 mars dans l’Hexagone. En grande pompe, le Président et sa ministre des Droits des femmes, Yvette Roudy, célèbrent ce nouveau rendez-vous du calendrier… et prient, sur le carton d’invitation, les 400 convives considérées comme des «femmes méritantes» de se rendre à l’Elysée vêtues d’une jupe.

Virginie Ballet

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