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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 23:54
Démonstration de force de François Bozizé à Bouar
Démonstration de force de François Bozizé à Bouar
Démonstration de force de François Bozizé à Bouar
Démonstration de force de François Bozizé à Bouar

Lu pour vous

 

https://www.dw.com/ 19.03.2020

 

Alors que la présidentielle approche en Centrafrique, François Bozizé montre sa popularité à Bouar, son fief. Il appelle ses partisans à la vigilance.

Quatre mois après son retour d'exil d'Ouganda, l'ancien président centrafricain François Bozizé a été accueilli triomphalement lors de son déplacement à Bouar, dans l'ouest du pays, où il a tenu son premier meeting hors de la capitale.

Un accueil qui risque d'irriter le président Faustin-Archange Touadéra qui souhaite se présenter pour un nouveau mandat à la fin de l'année 2020. Ceci d'autant plus que François Bozize a appelé à la vigilance face aux risques de fraudes lors des scrutins à venir

A Bouar, la mobilisation est semblable à celle d'une reconquête du pouvoir tant dans cette région que dans les villes où le cortège du leader du Parti travailliste KNK est passé.

François Bozizé, la nostalgie du pouvoir

La foule, sortie en masse, ne cachait pas sa nostalgie du temps où François Bozizé était à la tête de l'Etat.

Le déplacement de Bouar revêtait un double enjeu : redynamiser les organes de base du Parti KNK et lancer la bataille pour la reconquête de la présidence face à un ancien allié actuellement au pouvoir et dont la côte de popularité ne cesse de s'amenuiser.

Une occasion pour François Bozizé d'appeler les électeurs à la vigilance car, selon lui, tout est déjà mis en œuvre pour favoriser le candidat du régime en place.

"Les élections sont proches. Si vous manquez de vigilance, on fera venir des gens de l'étranger pour voter à votre place", a notamment déclaré l'ex-président.

"Les mécanismes de fraudes sont lancés. Voyez comment le démembrement électoral a été concocté par l'ANE. C'est de manière exclusive et partisane. La coalition de l'opposition démocratique l'a déjà dénoncé. Moi, je vous appelle à être vigilants !", a aussi lancé François Bozizé.

L'organe électoral se défend

Selon la coalition de l'opposition démocratique – COD 2020, les représentants des démembrements de l'ANE, l'Autorité nationale des élections en Centrafrique, ne seraient constitués que des membres du parti au pouvoir - le MCU, avec la complicité des préfets, sous-préfets et maires nouvellement nommés.

Selon les leaders de l'opposition, l'ANE et le pouvoir se placent dans une logique d'exclusion des partis politiques de l'opposition. Ceux-ci dénoncent un plan de fraudes massives lors des élections présidentielle et législatives prévues au mois de décembre 2020.

Selon Marie-Madeleine Hoornaert Koe, présidente de l'organe électoral, "l'ANE, qui est un organe technique neutre et indépendant chargé de la préparation et de l'organisation des élections en RCA, n'a pas vocation de truquer des résultats, quel que soit le type de scrutin".

Dans ce contexte, le scrutin présidentiel et les élections législatives qui vont se dérouler à la fin de l'année laissent redouter une nouvelle vague de violence dans ce pays encore marqué par des années de guerre civile.

 

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 04:00
L'Observatoire National des Elections désapprouve la mise en place des démembrements de l'ANE

 

L'Observatoire National des Elections désapprouve la mise en place des démembrements de l'ANE

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 17 mars 2020 11:23

 

Le secrétaire général de l'Observatoire des Elections (ONE) Origine Bekondji désapprouve les démembrements de l'ANE contestés par plusieurs partis politiques en Centrafrique. Selon cette organisation de la société civile, l'action de l'Autorité Nationale des Elections viole la loi et la réaction des partis politiques sont légitimes. Il appelle l'ANE à ne pas créer les conditions d'une crise préélectorales et dissolvant ce qui est fait et engage le gouvernement à tout faire pour que la loi organique sur l'ANE retirée soit remise au parlement pour son adoption. Au pis des cas, il y aura toujours de ce problème. Il a dit dans l'interview exclusive à RNL.

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 03:49
Pourquoi la candidature de Martin ZIGUELE commence déjà à déranger certains

 

Lu pour vous

 

RCA : Pourquoi la candidature de Martin ZIGUELE à la prochaine présidentielle commence déjà à déranger certains.

 

Bangui (République centrafricaine) – Depuis le retour clandestin au pays de François Bozizé en décembre 2019, un certain nombre de ses anciens griots et thuriféraires comme Zama Javan Papa et autre Mathurin Dimbélé Nakoé désormais en rupture de ban avec le KNK et son fondateur, mais toujours dans le but de continuer à remplir leur estomac, ont changé de camp et se sont reconvertis pour faire le même boulot cette fois-ci au profit du président Touadéra et son MCU à travers un soi-disant Mouvement Centrafrique Debout. C’est ainsi qu’aussi surprenant que cela puisse être, ils ont pu accéder sans la moindre difficulté aux antennes de la station nationale de Radio Centrafrique pour crier haro sur leur ancien patron Yangouvonda tout juste revenu d’exil, dénonçant et condamnant de façon véhémente ses intentions belliqueuses de revanche et volonté d’orchestrer un coup de force pour reconquérir son fauteuil perdu par la faute de la coalition Séléka.

 

Ce jour 16 mars 2020, les mêmes énergumènes ont réussi à faire une nouvelle incursion aux mêmes antennes de Radio Centrafrique pour s’en prendre gratuitement en Français et Sango à Martin Ziguélé, président du parti politique MLPC et député de Bocaranga 3, proférant sur lui des tonnes d’insultes et le traitant de tous les noms d’oiseau. Ce que ces nouveaux griots du pouvoir de Touadera reprochent à Martin Ziguélé c’est de n’avoir pas pris part aux cérémonies de l’an 1 de l’Accord Politique de Paix pour la Réconciliation en RCA qui ont eu lieu au Palais de la Renaissance le 6 février 2020 en la présence entre autres des seigneurs de guerre Ali Darassa de l’UPC, Sidiki Abass des 3R, Alkhatim du MPC, ceux-là mêmes qui sèment la mort et la désolation dans une grande partie de notre territoire national et que Martin Ziguélé n’a eu de cesse de traiter de mercenaires étrangers et de condamner leurs nombreux crimes de sang et pillage de nos ressources naturelles.

Toujours à en croire ces procureurs d’un genre nouveau qui ont décidé d’instruire sur Radio Centrafrique le procès en sorcellerie de Martin Ziguélé, car à partir du moment où ce dernier et son parti sont dans une alliance politique avec le président Touadera, il ne devrait plus s’autoriser la moindre critique sur ce qui ne va pas dans le pays et fermer plutôt sa gueule. C’est quand même une assez curieuse conception de la liberté d’expression dans un pays qui se dit démocratique. Ce sont ces mêmes griots qui ont conduit Bozize Yangouvonda dans le mur situation qui l’a obligé à s’enfuir devant les hordes Seleka, tout général d’armée qu’il se prenait. Qui est Mathurin Dimbélé sinon celui-là même qui sous le règne de Bozizé, était DG de la SOCASP et s’est illustré par de colossaux détournements de deniers publics et mis par terre cette boîte qui devrait veiller au stockage et à l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Il devrait dormir encore en prison jusqu’ici. Or dans ce pays où l’impunité est la règle, non seulement Dimbélé n’est pas en prison mais s’est fait élire député et vient d’être encore élu pour la seconde fois 2ème vice-président du bureau de l’Assemblée. Il en va ainsi de notre pays. Prime aux voleurs et truands donc !

Que dire de Zama Javan Papa ? Un ancien vendeur de pain qui a réussi à se faire embaucher à la CBCA avant de se faire virer pour malversation et finir griot de Bozizé Yangouvonda  et du KNK pour se retourner à présent contre le même fondateur du KNK. Ce sont ce genre de personnages que la classe politique centrafricaine s’honorerait à extirper de ses rangs. Les  transhumants et autres « retourneurs » de veste devraient tous être montrés du doigt. Peut-on sérieusement reprocher à Martin Ziguélé d’exiger et de faire sans cesse appel aux garants et facilitateurs de l’Accord de Paix de prendre leurs responsabilités et veiller au strict respect des termes de cet Accord, surtout du côté des seigneurs de guerre qui l’ont signé, qui continuent d’en violer les dispositions en faisant couler indéfiniment le sang des fils du pays. Doit-on déverser sur lui des torrents d’insultes parce que le récent congrès ordinaire de son parti vient non seulement de le reconduire à sa tête à l’unanimité mais cerise sur le gâteau, l’a choisi comme candidat aux prochaines élections présidentielles.

Le président Touadera doit faire très attention afin que tous les « chercher à manger » et autres griots qui gravitent autour de lui et au MCU ne lui font ce qu’ils ont fait à Yangouvonda. L’extrême facilité avec laquelle ceux-ci parviennent aux antennes de Radio Centrafrique qui n’est pourtant pas leur propriété, est inadmissible et doit cesser. Le seul crime de Martin Ziguélé est d’appeler sans cesse à la réduction des capacités militaires des groupes armés ayant à leur tête les seigneurs de guerre étrangers comme Ali Darassa, Sidiki Abass, et autre Alkhatim. En s’en prenant à Martin Ziguélé avec une telle virulence, le Mouvement Centrafrique Debout de Mathurin Dimbélé et Zama Javan Papa se fait objectivement l’avocat de ses assassins de nos compatriotes de l’arrière-pays. Que les Centrafricains le sachent ainsi… !

 

Alain Nzilo

Directeur de Publications Du CNC

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 03:41
Communiqué de presse du Collège de surveillance de la CEMAC

 

Communiqué de la 38ème session du Collège de Surveillance Multilatérale de la CEMAC

Communiqué de presse du Collège de surveillance de la CEMAC
Communiqué de presse du Collège de surveillance de la CEMAC
Communiqué de presse du Collège de surveillance de la CEMAC
Communiqué de presse du Collège de surveillance de la CEMAC

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 03:33
Centrafrique: renaissance de la filière coton

 

http://www.rfi.fr/ 17/03/2020 - 23:35 Charlotte Cosset

 

En juillet 2019, l’Assemblée nationale centrafricaine a voté une loi mettant en place l’Office national du coton pour relancer la filière qui s’est écroulée avec la crise militaro-politique qui a secoué le pays. La production a drastiquement chuté mais les autorités font des efforts pour restructurer le secteur et l’envie des cultivateurs sur le terrain est bien présente.

Depuis Bossangoa, sur la route qui mène à Nana Bakassa, de grandes panières remplies de coton blanc attendent d’être ramassés dans les villages. Elles bordent la route comme de petits nuages.

« Je suis le meilleur cultivateur de coton du village ! »

Charles Delawane, assis sur le marché de Nana Bakassa devant sa petite échoppe est très fier de parler de sa production de coton.
 

« Moi j’ai beaucoup profité de l’avantage du coton. J’ai quitté jeune l’école pour cultiver le coton. Et maintenant j’ai construit cinq maisons en tôles dans le village grâce à cet argent. Même le bâtiment où nous sommes assis actuellement est à moi. »

Célestin Youfegan est le secrétaire général de la mairie de Nana Bakassa. Il confirme la motivation dans la région à produire.
 

« Le coton nous donne un peu de la richesse. Ça rapporte. Je pense que cette année on va progresser encore pour doubler ça. »

Aujourd’hui l’État a récupéré la gestion de la filière. Ce qui n’est pas toujours simple dans l’organisation quotidienne explique Célestin Youfegan
 

« Nous préférons que la société revienne ici pour acheter notre coton. La société elle paie rapidement par rapport au gouvernement. Le gouvernement donne les graines, les engrais, les intrants, mais ce sont les retards de paiement qui font défaut. »

Les difficultés d’accès au crédit font que l’Office national paye les cultivateurs lorsque le coton a été vendu sur le marché international. Mais le gouvernement a récemment payé des années d’arriérés. 1,4 milliard de francs CFA. Pour le ministre de l’Agriculture Honoré Feizoure, il est primordial pour l’économie centrafricaine que le secteur soit de nouveau sur les rails.

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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 00:49
RCA : paiement des fonctionnaires en mobile money en phase test bien accueilli

 

Centrafrique: paiement des fonctionnaires en mobile money en phase test bien accueilli

 

16/03/2020 - 23:59  Charlotte Cosset RFI

 

En début d’année, les autorités ont décidé de lancer un nouveau programme dans plusieurs grandes villes de provinces (Bossangoa, Berberati, Bouar…) pour payer les fonctionnaires : Patapaye. En coopération avec Orange et Ecobank, la phase test du paiement des salaires des fonctionnaires par mobile money a débuté.

À Bossangoa, pas de structures bancaires. Le bâtiment d’une succursale qui a existé ici est à l’abandon dévoré par les herbes hautes. Impossible donc pour les fonctionnaires de retirer leur paie. Pierre Denamguere, le maire de Bossangoa:
« Pour le moment chaque fin du mois les personnels vont à Bangui et ça traine pendant deux ou trois mois pour qu’ils perçoivent leur salaire. Quand l’Orange money est venu. Tout le monde est content. Les personnels vont pouvoir rester sur place et percevoir leur argent. »

Le système mis en place nécessite une coordination entre Orange et les comptes bancaires des fonctionnaires qui demandent un gros travail de vérification des identités. Audrey Serefio est chef du département Orange money en Centrafrique.

« La solution qui est mise en place nous on l’appelle en général le Bank Wallet ça permet au fonctionnaire d’interconnecter leurs comptes mobile money et à partir de là de faire des virements de là où ils sont et de toucher leur argent. C’est beaucoup plus pratique parce qu’en région il n’y a pas d’institution financière en tant que telle par contre les télécommunications ont pu développer des réseaux de distribution et ils ont une très bonne traçabilité. »

Le maréchal Delogis Wakamba vient d’être muté à Bossangoa, il est déjà un adepte du Orange Money…

« J’ai commencé à utiliser Orange money depuis presque deux ans. Cela m’a même permis de faire le transfert d’un montant supérieur à un million. Cela m’a donné l’occasion d’aller avec toutes les garanties possibles, pour ne pas risquer d’être volé, de perdre mon argent. Ça m’a permis de faire mes démarches dans la beauté. J’avais effectué le transfert comme ça parce que je voulais me rendre de l’autre côté du Cameroun pour mes petites affaires. Ça m’a permis de quitter Bangui avec un peu de chance pour le manger seulement et le capital était sur le Orange money. Une fois la frontière traversée j’ai retiré mon argent et ça m’a permis de faire mes affaires. »

Aujourd’hui, le maréchal Delogis Wakamba attend avec impatience de pouvoir souscrire à Patapaye.

« Avec ce nouveau système, je souhaite être dans le mécanisme. Je suis en train de voir avec Orange Money si mon compte en banque peut passer directement sur mon compte Orange money. Comme ça partout où je passe dans les provinces je peux avoir accès à mon salaire. »

Le système Patapaye est encore testé à petite envergure. Une centaine de fonctionnaires sur l’ensemble du territoire.

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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 00:37
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

LA MINUSCA MAINTIENT LES MESURES DE SECURISATION ET DE PROTECTION DES POPULATIONS A NDELE

 

Bangui, 16 mars 2020 - La MINUSCA poursuit les patrouilles dans la ville de Ndélé (centre-nord de la République centrafricaine) et ses environs, notamment en coordination avec la gendarmerie centrafricaine, dans le cadre des mesures de protection de la population et de prévention de nouveaux affrontements entre éléments armés du FPRC. Lors d’une patrouille menée dimanche après-midi à 10 km à l’est de la ville, sur l’axe Ndélé-Birao, les casques bleus sont tombés dans une embuscade tendue par des hommes lourdement armés qui ont ouvert le feu sur le convoi de la MINUSCA.

 

Conformément aux dispositions contenues dans la résolution 2499, les casques bleus ont riposté, obligeant les assaillants à prendre la fuite dans la brousse. Lors de l’incident, un casque bleu pakistanais a été blessé tandis que deux assaillants sont morts. La MINUSCA reste en alerte et a intensifié les patrouilles dans la zone avec des gendarmes centrafricains.

 

La MINUSCA rappelle aux groupes armés actifs dans cette région notamment toutes les factions du FPRC, leurs engagements en tant que signataires de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA) à renoncer au recours aux armes et à la violence et leurs obligations en vertu du Droit International Humanitaire de s’abstenir de toute attaque contre les civils, les acteurs humanitaires et les Nations unies et de maintenir paix et sécurité dans les zones où ils sont présents. Il revient au leadership du FPRC de contrôler tous ses éléments sous peine d’engager sa responsabilité hiérarchique pour manquement au Droit International Humanitaire, de nature à constituer un crime relevant des juridictions nationales et internationales compétentes.

 

La MINUSCA relève son mandat de protection des civiles et rappelle que l’APPR-RCA garantit la libre circulation des forces onusiennes et des forces de défense et sécurité centrafricaines sur tout le territoire et, par conséquent, le leadership des groupes armés et les auteurs d’attaques contre la Mission et d’atteinte à la vie des soldats de la paix seront tenus solidairement et/ou individuellement responsables.

 

 

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 00:57
UN CASQUE BLEU DE LA MINUSCA TUE A GRIMARI
UN CASQUE BLEU DE LA MINUSCA TUE A GRIMARI

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

UN CASQUE BLEU DE LA MINUSCA MORT LORS D’UNE ATTAQUE D’ANTI-BALAKAS A GRIMARI

 

Bangui, le 15 mars 2020 - Un casque bleu du contingent burundais de la MINUSCA a été tué dimanche après-midi à Grimari, préfecture de la Ouaka (centre de la République centrafricaine), alors que lui et ses collègues tentaient de stopper une attaque lancée sur la ville par les éléments armés Anti-Balaka sous le commandement direct du dénommé Dimitri Ayoloma.

L’incident a eu lieu après l’entrée dans cette ville située à l’ouest de Bambari, d’éléments armés Anti-Balaka, qui ont immédiatement ouvert le feu sur les domiciles du sous-préfet et du maire, semant la panique au sein de la population. Conformément au mandat de protection des civils de la MINUSCA, les casques bleus du poste militaire avancé de la Mission sont immédiatement intervenus pour mettre fin à l’attaque. L’un d’entre eux a été mortellement touché par les Anti-Balaka, qui ont délibérément ouvert le feu sur les soldats de la paix.

Le Représentant Spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, condamne avec fermeté cet acte odieux ayant coûté la vie à l’un des soldats de la paix. « Cette attaque contre la ville de Grimari et les casques bleus est inadmissible et constitue un crime grave relevant de la compétence des juridictions nationales et internationales. Le leader de ces éléments armés, Dimitri Ayoloma, ainsi que tous les auteurs et complices de l’attaque devront répondre de leurs actes devant la justice », a précisé Mankeur Ndiaye, rappelant que toute atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considérée comme un crime de guerre et passible de poursuites par la justice nationale ou internationale.

Le Représentant spécial et tout le personnel de la MINUSCA présentent leurs condoléances attristées à la famille du casque bleu ainsi qu’au peuple et au Gouvernement du Burundi. 

La Force de la MINUSCA a renforcé les patrouilles à Grimari pour sécuriser les populations et prévenir d’autres incidents.

 

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 00:48
Coronavirus: un premier cas déclaré en République centrafricaine

 

 

http://www.rfi.fr/ De notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset 15/03/2020 - 04:38

 

Le ministre de la Santé a tenu ce samedi une grande conférence de presse à la suite de l’annonce officielle d’un cas positif de coronavirus dans le pays. Des mesures avaient déjà été annoncées, notamment le renforcement des dispositifs d’hygiène dans les lieux publics, ou encore la fermeture des boîtes de nuit pendant un mois.

Des dispositifs de contrôle ont été implantés à l’aéroport Bangui Mpoko, mais les avions atterrissent toujours. « Les mesures récemment édictées par le gouvernement seront revues au fur et à mesure de l’évolution de l’épidémie, a déclaré le ministre de la Santé Pierre Somsé. Les restrictions des vols peuvent être une possibilité. »

Les humanitaires comptent parmi les populations les plus mobiles sur le territoire centrafricain. « On est conscients que la communauté des ONG représente une communauté très mobile et potentiellement exposée, reconnaît Severin Xylander, le représentant de l’OMS en Centrafrique. On a déjà fait des séances d’information, notamment dans le cadre de l’équipe humanitaire pays. Il est prévu qu’il y ait des réunions avec le comité de coordination des ONG internationales pour discuter de ce point. »

Autre communauté étrangère sur le territoire : celle des Nations unies, avec 15 000 personnels Minusca et environ 1 000 personnels dans les agences des Nations unies. « Les directives du ministère de la Santé et de l’OMS seront bien évidemment et sont déjà bien respectées par les Nations unies, a déclaré Denise Brown, la représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies. Il n’y a pas un système parallèle, il n’y a pas d’immunité diplomatique. Le virus ne fait pas de distinction entre un diplomate et un Centrafricain. Donc les mêmes règles pour tout le monde. Les civils des Nations unies passent par les procédures établies à l’aéroport. L’instruction a été donnée. Les troupes sont contrôlées depuis quelques semaines, mais du côté militaire de l’aéroport. »

Parmi les mesures mises en place par le ministère, la mise en quarantaine de tout voyageur ayant séjourné dans un pays avec transmission locale du coronavirus dans les 14 jours précédant l’arrivée en RCA.

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 00:41
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua

 

Centrafrique: afflux massif de populations vers le Soudan fuyant les violences

 

Par  Yann |   French.china.org.cn | Mis à jour le 15-03-2020

 

Dans le contexte de la persistance de l'insécurité dans la corne nord-est de la République centrafricaine (RCA), plusieurs milliers de habitants se sont rendus vers la frontière avec le Soudan pour s'établir dans ce pays voisin, a-t-on appris samedi de sources locales concordantes.

La migration massive est notamment visible dans la ville centrafricaine de Birao (nord-est), à dos d'âne, à bord de motos à trois roues ou d'automobiles, en direction de la ville d'Amdafock, frontalière avec le Soudan. La plupart de ces migrants ont perdu leur logement dans des incendies causés par de récentes violences inter-ethniques et ne mangent plus à leur faim.

Depuis septembre 2019, des affrontements ont opposé deux fractions rivales du groupe armé le Front patriotique pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), l'une appartenant à l'ethnie Rounga, et l'autre au peuple Goula. Ces conflits très dévastateurs ont embrasé trois préfectures du nord-est de la RCA, la Vakaga, le Bamingui-Bangoran, et la Haute-Kotto, dont les chefs-lieux respectifs sont Birao, Ndélé et Bria.

A Ndélé, une vingtaine de personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées mercredi dernier dans les dernières violences entre Goulas et Roungas du FPRC, de nombreuses maisons ont été également incendiées. La paix est pour l'instant revenue à Ndélé après l'intervention des casques bleus.

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

(COVID-19) Le Centrafrique enregistre son premier cas (ministre)

 

Par  Yann |   French.china.org.cn | Mis à jour le 15-03-2020

 

Un premier cas d'infection due au nouveau coronavirus a été confirmé samedi soir par le ministre centrafricain de la Santé et de la Population, Pierre Somsé, à travers les médias nationaux.

Il s'agit d'un sujet italien de sexe masculin âgé de 74 ans qui avait séjourné à Milan. Il a débarqué dans la capitale centrafricaine Bangui le 8 mars à bord d'un vol de Royal Air Maroc.

La détection a été faite ce samedi par l'Institut Pasteur de Bangui. Le patient est actuellement pris en charge, et les autorités sanitaires sont en train de suivre les personnes qui ont eu des contacts avec le patient.

La déclaration du premier cas intervient le lendemain de la prise d'une panoplie de mesures par le gouvernement pour contenir la pandémie. Celles-ci comprennent, entre autres, l'interdiction de rassemblements et mouvements de masse, la fermeture des boîtes de nuit, l'installation systématique d'un dispositif de lavage des mains dans les lieux publics.

Les membres du gouvernement et d'autres fonctionnaires et agents publics ne sont plus autorisés à voyager vers des pays où subsistent les risques de contamination.

Les compagnies aériennes sont appelées à collaborer avec les autorités sanitaires centrafricaines pour la mise en oeuvre des mesures de quarantaine.

Un numéro vert, 1212, a été établi dans le but d'alerter les autorités sanitaires en ce qui concerne les cas suspects. F

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique: lancement d'une campagne nationale de vaccination contre la rougeole

 

BANGUI, 14 mars (Xinhua) -- Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) a lancé samedi une campagne nationale de vaccination contre la rougeole au profit des enfants âgés de six mois à dix ans.

D'après le ministère centrafricain de la Santé et de la Population, cette campagne, fortement soutenue par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), durera cinq jours et visera quelque 162.000 enfants vivant sur l'ensemble du territoire centrafricain.

Le ministère conseille ainsi aux parents de se rendre dans les centres de santé les plus proches ou dans les sites temporairement établis dans le but de faire vacciner gratuitement leurs enfants.

Le 24 janvier dernier, le gouvernement centrafricain avait déclaré en RCA une épidémie de rougeole.

 

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