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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 00:26
Anicet-Georges Dologuélé demande une véritable « alternance politique »

 

Lu pour vous

 

Centrafrique, Anicet-Georges Dologuélé demande une véritable « alternance politique »

 

https://mondafrique.com/ By Nicolas Beau 12 janvier 2020

 

Le mercredi 8 Janvier 2020, la rédaction de Mondafrique a rencontré Anicet-Georges Dologuélé (AGD), le Président du parti  l’Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA).

Le parcours d’Anicet Georges Dologuélé, 62 ans, chef de file de l’opposition centrafricaine, l’a mené aux Services Centraux de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) à Yaoundé (Cameroun), où il a été successivement Inspecteur Chef de Mission (1983-1991), Délégué du Gouverneur en France (1991- 1994), Directeur des Relations Financières Extérieures (1994-1995) et Directeur de l’Organisation et de l’Informatique (1995-1997). Il a assumé les fonctions de Premier Ministre de la République Centrafricaine, de 1999 à 2001, après avoir été Ministre des Finances et du Budget de 1997 à 1999.

Il a enfin été Président de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC), dont le siège est à Brazzaville (Congo) de 2001 à 2010.

 

Mondafrique : Au début de cette nouvelle année 2020, quels sont les vœux que vous souhaitez adresser au peuple centrafricain ?

AGD : Je souhaite à la République Centrafricaine ainsi qu’à tous mes compatriotes une année 2020 sans violence. Je souhaite aussi l’émergence par voie des urnes d’une alternance politique sérieuse qui permettra enfin de donner des perspectives de bien-être, de justice et de développement à la population de mon pays qui n’en peut plus de subir au quotidien la mauvaise gouvernance et la corruption généralisée.

Mondafrique : Le retour de l’ancien Président Bozizé semble faire bouger les lignes du paysage politique centrafricain et inquiéter le gouvernement en place, confirmez-vous cette observation ?

AGD : Il faut tout d’abord noter que François Bozizé est rentré au pays sans aucun contrôle ni anticipation du gouvernement qui avait pourtant tout fait pour empêcher ce retour… Cela en dit long sur l’efficacité des services de renseignement mis en place par l’exécutif depuis qu’il est aux affaires… Pourtant, les résolutions du Conseil de sécurité ne faisaient pas obstacle au retour de Bozizé en Centrafrique. Je regrette l’attitude du gouvernement qui non seulement subit honteusement cet événement, mais en plus jette de l’huile sur le feu par des déclarations incendiaires et contre-productives dans cette affaire….

Ma conviction est qu’il faut instituer un statut spécial pour les anciens chefs d’Etat de façon à contenir les frustrations que pourraient connaître leurs partisans lorsqu’une alternance se produit. François Bozizé en sa qualité d’ancien chef d’Etat doit être traité avec respect. Il a le droit de vivre dans son pays dans des conditions dignes de son rang et de se défendre devant la justice pour les actes pour lesquels il est mis en cause. La réaction de Touadéra et son entourage est symptomatique d’un manque de confiance, là où il est pourtant important de faire preuve de sérénité pour ne pas fragiliser davantage la cohésion nationale et ne pas dégrader davantage le climat politique ambiant. L’accueil réservé à Bozizé par les militants de son parti le KNK (dont Touadéra était jadis le 2ème Vice-Président) dépouillera assurément le MCU, parti présidentiel qui a déjà du mal à exister, d’un grand nombre de ses militants qui préfèreront l’original à la copie. C’est certainement pour cela que les meetings du KNK sont gérés avec autant de nervosité et de maladresse par ce gouvernement.

Mondafrique : Comment évaluez-vous l’application de l’Accord de Khartoum depuis sa signature en février 2019 sur le terrain ? Cet accord a-t-il mis fin aux violations des droits humains ou aux trafics ?

AGD : Cet accord qui a été signé sans consultation aucune ni des partis politiques ni des organisations de la société civile aura bientôt un an. Il comporte en théorie des étapes très précises, qui auraient dû permettre à ce stade de grandes avancées. Mais dans la réalité, l’Accord de Khartoum fait du surplace. Les trafics continuent comme avant et les violations des droits humains n’ont connu aucune amélioration significative parce que les chefs de guerre se sentent peu concernés par ce document qu’ils ont pourtant signé. Il y est fait appel à leur seule bonne foi et aucune des sanctions prévues en cas de violation n’a jamais été appliquée.

Mais comme c’est l’unique instrument qui existe, tous les partenaires de mon pays s’y accrochent. Mon avis est qu’une véritable évaluation doit être initiée, qui aboutirait à la révision en profondeur de cet accord dans le but de le rendre plus concret avec des résultats plus palpables sur le terrain. 

Mondafrique : Comment analysez-vous le déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) dans l’intérieur du pays ?

AGD : La reconstruction de l’armée nationale est souhaitée par tous les centrafricains. Mais pour le moment, il y a un contraste notable entre le sentiment d’abandon que ressentent nos populations en Province et les effets d’annonce triomphalistes du gouvernement quant à la projection des FACA sur le théâtre des opérations. Notre pays avait reçu des financements importants dans le cadre du Plan national de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA), aussi je m’étonne qu’aucune caserne n’ait été construite pour concrétiser la politique de l’armée de garnison chantée par le Chef d’Etat dans tous ses discours…

La Loi de Programmation militaire par ailleurs n’est pas respectée. La récente lettre publiée par le Groupe d’experts du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la RCA souligne le retard pris par ce gouvernement dans le respect du plan quinquennal de recrutement (2018-2022) destiné à refonder notre armée nationale. De nombreux départs à la retraite ont été réalisés de manière anarchique, départs qui n’ont pas été compensés comme cela était prévu par de nouveaux recrutements.

Cette lettre souligne en revanche que le Président Touadéra n’a pas chômé en 2019 pour enrôler en dehors de tout cadre légal plusieurs centaines de gardes présidentiels, principalement issus de son groupe ethnique…

Mondafrique : La Cour Pénale Internationale (CPI) a récemment confirmé le procès qui sera réservé aux leaders anti balaka Ngaïssona et Yekatom. Cela contraste avec le traitement réservé aux ex-Seleka qui semblent bénéficier d’une certaine mansuétude de la part ce gouvernement, est-ce aussi votre constat ?

AGD : Les problèmes de sécurité de la RCA ont été créés par les ex-Seleka et les anti-balaka et des crimes ont été commis dans les deux camps. Il serait donc plus juste et équilibré que des chefs de guerre des deux camps soient jugés à la CPI. Sinon, cela consacre cette perception du « deux poids deux mesures » largement répandue dans l’opinion publique centrafricaine.

S’agissant des structures du gouvernement, les groupes armés y envoient le plus souvent des personnalités qui n’ont aucune influence, voire aucune utilité sur le terrain. Leur présence n’a donc jamais réellement influencé positivement la situation sécuritaire dans le pays. J’ajoute que leur nomination est une violation de la Constitution de la RCA.

Mondafrique : Comment analyser l’instabilité qui sévit récemment dans la préfecture du Haut-Mbomou où le groupe armée UPC semble renforcer ses positions ?

AGD : Ce fait résume à lui seul les faiblesses de l’Accord de Khartoum. Quel sort doit-on réserver à un mercenaire, dont le pays se trouve à plusieurs milliers de kilomètres de la RCA, qui n’est là que pour faire du business et dont les intérêts sont contraires à ceux des centrafricains ? Quel avantage objectif tirerait Ali Darassa, leader de l’UPC, à ce que la paix revienne dans les régions qu’il contrôle, ce qui l’obligerait à mettre fin à ses nombreux trafics ? Alors, il poursuit son bonhomme de chemin, occupe de nouveaux espaces, y renforce ses positions…

Tant que ses positions ne seront pas attaquées et détruites militairement, il continuera de faire ce qu’il sait le mieux faire et qui lui rapporte tellement d’argent ! Il pousse le mépris vis à vis des Autorités centrafricaines jusqu’à nommer le préfet du Haut Mbomou, ainsi que le sous-préfet et le maire de Bambouti sans que cela n’entraîne aucune réaction !

Mondafrique : Des combats ont lieu depuis plusieurs mois dans la préfecture de la Vakaga, comment les interprétez-vous ?

AGD : Je le regrette, parce que ces combats sont fratricides, parce qu’il y a beaucoup de morts et de destructions de toutes natures, parce que des haines ethniques sont ravivées. On signale la présence de combattants djandjawids qui auraient été recrutés à partir de Bangui. Si ces faits été vérifiés, cela serait d’une extrême gravité ! Je ne peux que condamner cette politique de « diviser pour mieux régner » et j’appelle les protagonistes à l’apaisement afin que les pauvres populations de ces localités ne soient pas trop affectées. Je constate là encore la duplicité de l’exécutif qui d’un côté prône « le désarmement des cœurs » et de l’autre attise la haine entre les communautés…

Mondafrique : Plusieurs dizaine de morts ont aussi eu lieu pendant les fêtes dans des affrontements au PK5 de Bangui…

AGD : Manifestement, les commerçants du KM5 ne supportent plus le racket des groupes d’autodéfense qui, sous le prétexte de protéger leurs commerces, les soumettent au quotidien à des « taxes » de plus en plus élevées, avec une organisation digne de la mafia. Ces morts inutiles que je déplore nous rappellent que le Gouvernement et la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique) ont laissé se développer au centre de Bangui une zone de non droit dans laquelle certains individus surarmés continuent de faire la loi. Comment espérer appliquer des accords de paix à des centaines de kilomètres de Bangui, alors qu’une poudrière prospère à quelques mètres du Siège de la MINUSCA et du Palais présidentiel ?

Mondafrique : Comment analyser-vous l’action de la MINUSCA en RCA ?

AGD : Le mandat de la MINUSCA vient d’être renouvelé, avec de nouvelles responsabilités dans l’accompagnement et la sécurisation du processus électoral. Comme je l’ai toujours réclamé, les actions de la MINUSCA vis-à-vis des groupes armés devraient être conformes à leur mission première, qui est la protection des populations civiles. Chaque fois que les casques bleus se sont fait respecter militairement, cela a eu un effet positif sur la quiétude et la sécurité des populations. Ils devraient le faire plus souvent !

Mondafrique : Comment appréciez-vous l’action de la Russie dans votre pays ? Cette action est-elle nécessairement incompatible avec le soutien apporté par la France ?

AGD : Depuis Décembre 2017, des livraisons d’armes et de munitions au profit de nos forces de défense et de sécurité dans le cadre du Conseil de Sécurité se sont accompagnées de l’envoi d’instructeurs russes sur le terrain. L’action de ces instructeurs russes qui s’est ainsi ajoutée à celle prodiguée par la mission de formation de l’Union Européenne (EUTM). Cela s’est aussi matérialisé par la construction à Berengo d’un camp militaire pourvu d’une piste d’atterrissage servant  de base logistique pour ces éléments russes dont certains sont venus renforcer la sécurité du Président de la République.

Je ne pense pas que l’action de la Fédération de Russie soit incompatible avec celle de la France ou celle menée par d’autres partenaires dans notre pays. Nous avons un long partenariat avec la France qui intervient tant au plan bilatéral que multilatéral, notamment à travers l’union Européenne et les Institutions de Bretton Woods. Nous espérons que la Russie développera des mécanismes de coopération qui contribueront à sortir la RCA de l’extrême pauvreté. Je pense qu’il est important d’adopter une diplomatie intelligente pour maintenir de bonnes relations avec les grandes puissances qui œuvrent en RCA cela afin d’éviter que notre pays se transforme en un théâtre d’affrontement larvé entre certaines de ces puissances.

Mondafrique : Les autorités légitimes réussiront-elles à tenir le calendrier électoral dans le délai prévu par la constitution ?

AGD : Je ne pense plus que cela soit possible. Et ce n’est pas en le répétant dans tous les discours, quelquefois avec beaucoup de mépris pour la communauté nationale, que le Gouvernement fera respecter les délais. Je note de la part du pouvoir une réelle volonté de passer par des raccourcis dangereux, notamment sur la question de l’Autorité nationale des élections (ANE).

Je note également que la Communauté Internationale, qui finance les élections, donne l’impression de se laisser séduire par les discours rassurants du Gouvernement, alors que le retard déjà constaté devrait être un grand sujet d’inquiétude.

Mondafrique : La Présidente de la Cour Constitutionnelle a récemment confirmé la mise en place du comité stratégique d’appui au processus électoral mis en place par décret du Premier Ministre, quel est l’enjeu de cette décision ?

AGD : Nous rentrons dans une période pré-électorale très sensible pour notre pays. Le Premier Ministre a récemment signé un arrêté créant un Comité Stratégique chargé d’assurer le suivi régulier du processus électoral. Ce qui nous interpelle est que ce comité, Présidé par le Premier Ministre, est pour partie composé de membres du gouvernement, certains pourront même être candidats aux prochaines élections… En plus de sa neutralité, la légalité de ce comité qui exclut les partis politiques et les organisations de la société civile pose clairement question. En effet, ni la Constitution, ni le code électoral ni la loi organique de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) n’avaient prévu la mise en place de ce comité… Il a été surprenant de constater que la Présidente de la Cour Constitutionnelle intervienne pour apprécier cet arrêté du Premier Ministre… Cela est d’autant plus surprenant que le Premier Ministre semblait, du reste, connaître d’avance la décision de la Cour (cela a clairement transparu lors d’une interpellation de son Gouvernement par l’Assemblée Nationale). Ce n’est pas la première fois que la Cour Constitutionnelle se distingue par des prises de positions polémiques … Tout cela n’est pas rassurant pour la suite des évènements…

Mondafrique : Comment l’opposition s’organise-telle en prévision de ces futures élections ?

AGD : Aujourd’hui, plus de 90% des leaders politiques du pays sont dans l’opposition. Notre parti l’URCA n’y est plus esseulé comme il y a trois ans. C’est dire la grande déception de toute la classe politique face à la gestion catastrophique de l’Etat par le régime de Touadéra. Son parti, le MCU, affiche ostensiblement sa volonté de truquer les futures élections, conscient de la grande impopularité de son candidat. Nous ne laisserons pas faire et les leaders de l’Opposition ont décidé de se regrouper pour former une plateforme politique, patriotique et responsable.

Notre conviction est que c’est dans le rassemblement et les échanges citoyens que nous parviendrons à impacter positivement l’organisation des prochaines élections générales et à imposer une alternance politique par les urnes. C’est ensemble que nous pourrons veiller à ce que les prochaines élections soient justes et équitables. Si les conditions ne sont pas réunies, il n’y aura pas d’élections

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Centrafrique-Presse.com
16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 00:25
RCA : L’église catholique met en place un comité de lutte contre les abus sexuels sur mineurs

 

Centrafrique : L’église catholique met en place un comité de lutte contre les abus sexuels sur mineurs

 

BANGUI, le 14 janvier 2020 (RJDH)--- Face aux multiples cas d’abus sexuel dont, sont victimes les mineurs qu’auraient commis certains responsables ecclésiastiques, l’Eglise Catholique est à pied d’œuvre pour l’élaboration d’un document pouvant sanctionner toutes personnes impliquer dans ces scandales. C’est ce qu’a fait savoir Père Blaise Narcisse Kougomatchi, Secrétaire de la commission des mineurs en Centrafrique.

Ces décisions, selon le père Blaise Narcisse Kougomatchi, font suite aux soupçons de viol qui ont éclaboussé l’ONG Caritas l’an dernier. La mission de cette commission est de prévenir et de sensibiliser les responsables ecclésiastiques sur la question des abus sexuels.

« Les abus sexuels sur les mineurs ne laissent jamais indifférents une personne, et surtout quand ces abus sont causés par un responsable du clergé, c’est pour cela que les responsables de l’église catholique ont pris conscience de la gravité de cette question et se sont donnés de travailler sur la question des abus sexuels sur mineurs à partir des annotations que l’église a déjà données sur cela depuis 2001 et de réaffirmer avec force, que la mission aujourd’hui est une mission de  prévention, de sensibilisation mais aussi surtout la promotion de la protection des mineurs et des personnes vulnérable », explique père Blaise Narcisse Kougomatchi. 

Il souligne que la situation des mineurs reste préoccupante dans le pays et encouragée par cette crise, à en croire Père Blaise Narcisse Kougomatchi, ce qui les rend vulnérables et faciles de tomber dans le piège d’abus sexuels s’ils se retrouvent en présence d’un prédateur qui y voit une occasion pour exploiter cela. « Notre pays a traversé en ce moment une grande crise. Beaucoup de nos enfants sont devenus vulnérables et il y en a qui sont abandonnés voire qui ont perdu leurs parents et qui sont abandonnés dans les sites des déplacés sans abris. Depuis le début de cette crise et donc dans cette situation-là, le sort des enfants reste préoccupant et nous attirons l’attention de l’exécutif de venir à l’aide à ces enfants qui ont perdu leurs parents et qui sont à la merci de la nature. Du côté de l’église nous allons tout faire pour sanctionner tous ceux qui se lancent dans ces pratiques d’abus sexuel sur mineurs », précise père blaise Narcisse Kougomatchi 

La mise en place de cette commission fait suite aux scandales d’abus sexuels qu’auraient commis un prêtre belge en Centrafrique alors qu’il était Secrétaire national de Caritas Centrafrique au mois de novembre 2019, une situation qui a obligé plusieurs partenaires de l’ONG Caritas à suspendre leur financement.

Paméla Dounian-Doté

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Centrafrique-Presse.com
15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 13:58
Nouvelles nationales sur Adiac Congo

 

Centrafrique : le Relefca encourage la candidature féminine aux prochaines élections

 

http://www.adiac-congo.com/ Mercredi 15 Janvier 2020 - 12:30

 

Relancée le 13 janvier à Bangui, la phase de sensibilisation consiste à présenter le réseau des volontaires pour la démocratie aux autorités communales et les maires de chaque arrondissement.

Se basant sur le code électoral qui recommande aux partis politiques de présenter un pourcentage de 35% de candidatures féminines dans la liste de leurs candidats, le Réseau du leadership féminin de Centrafrique (Relefca) s’engage depuis quelque temps à sensibiliser la gent féminine à participer activement aux prochains scrutins électoraux de décembre prochain.

Pour y parvenir, le Relefca a mis en place un Réseau des volontaires pour la démocratie au féminin. Il a été présenté aux autorités communales et les maires des huit arrondissements de Bangui et Begoua ainsi que de Bimbo. Cette présentation est une première étape d’une vaste campagne de sensibilisation au Code électoral qui sera menée par ce réseau à Bangui.

« Nous avons convié les maires des huit arrondissements de Bangui et les maires des communes de Bimbo et Begoua, car ce sont les zones que nous aurons à couvrir pour leur présenter les membres du Réseau et présenté leur rôle », a déclaré Lina Ekomo, coordonnatrice du Relefca.

Pour la vulgarisation du nouveau Code électoral et la sensibilisation de la communauté, ces volontaires ont un rôle très capital à jouer, selon la coordonnatrice.

« Nous les appelons à comprendre leur rôle qui est celui d’encourager nos sœurs à poser aussi leur candidature au prochain scrutin non seulement pour être candidate, mais également pour sensibiliser la communauté, plus particulièrement les femmes contre les pesanteurs socio-culturelles », a-t-elle rappelé.

Lina Ekomo a précisé que les dispositions empêchant ainsi les femmes à aller aux élections ont été levées dans le nouveau code électoral. « Les obstacles juridiques qui empêchaient les femmes à poser leur candidature aux élections ont été retirées dans le nouveau code électoral et toutes les nouveautés qui ont été insérées dans le nouveau code sont de nature à favoriser leurs candidatures aux échéances électorales », a fait savoir Lina Ekomo.

Ce projet mis en œuvre par le Relefca vise à faire passer la moyenne de moins de 15 % de représentativité des femmes dans la sphère de décisions politiques à au moins 35 % conformément à la loi sur la parité et financé conjointement par l’Oufemme et le Fonds des Nations unies pour la population. 

 

Yvette Reine Nzaba

 

 

Centrafrique : mise en place d’un comité de lutte contre les abus sexuels sur mineurs

 

Mercredi 15 Janvier 2020 - 12:40

 

Face aux multiples cas d’abus sexuel qu’auraient commis certains responsables ecclésiastiques sur les mineurs, l’Eglise catholique est en train d’élaborer un document pouvant sanctionner toutes personnes impliquées dans ces scandales. C’est ce qu’a fait savoir le père Blaise Narcisse Kougomatchi, secrétaire de la commission des mineurs en Centrafrique.

Selon le père Blaise Narcisse Kougomatchi, ces décisions font suite aux soupçons de viol qui ont éclaboussé l’ONG Caritas l’an dernier. La mission de cette commission est de prévenir et de sensibiliser les responsables ecclésiastiques sur la question des abus sexuels.

« Les abus sexuels sur les mineurs ne laissent jamais indifférent une personne, et surtout quand ces abus sont causés par un responsable du clergé, c’est pour cela que les responsables de l’église catholique ont pris conscience de la gravité de cette question et se sont donnés de travailler sur la question des abus sexuels sur mineurs à partir des annotations que l’église a déjà données sur cela depuis 2001 et de réaffirmer avec force, que la mission aujourd’hui est une mission de  prévention, de sensibilisation mais aussi surtout la promotion de la protection des mineurs et des personnes vulnérables », a expliqué Blaise Narcisse Kougomatchi. 

Il a, en outre, souligné que la situation des mineurs reste préoccupante surtout avec la crise économique que traverse le pays. Cette situation les rend vulnérables et faciles de tomber dans le piège d’abus sexuels « s’ils se retrouvent en présence d’un prédateur qui y voit une occasion pour exploiter cela ».

 « Notre pays a traversé en ce moment une grande crise. Beaucoup de nos enfants sont devenus vulnérables et il y en a qui sont abandonnés voire qui ont perdu leurs parents et qui sont abandonnés dans les sites des déplacés sans abris. Depuis le début de cette crise et surtout devant cette situation, le sort des enfants reste préoccupant et nous attirons l’attention de l’exécutif de venir en aide à ces enfants qui ont perdu leurs parents et qui sont à la merci de la nature. Du côté de l’église, nous allons tout faire pour sanctionner tous ceux qui se lancent dans ces pratiques d’abus sexuel sur mineurs », a  précisé l’homme d’église.

La mise en place de cette commission fait suite aux scandales d’abus sexuels qu’auraient commis un prêtre belge en Centrafrique alors qu’il était secrétaire national de Caritas Centrafrique en novembre 2019. Cette situation a obligé plusieurs partenaires de l’ONG Caritas à suspendre leur aide financière.

 

Yvette Reine Nzaba

 

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 13:02
RCA : un billard à trois bandes lourd de périls à un an de la présidentielle
RCA : un billard à trois bandes lourd de périls à un an de la présidentielle

 

En Centrafrique, un billard à trois bandes lourd de périls à un an de la présidentielle

 

Publié le 15.01.2020 à 09h51 par AFP

 

Le retour inattendu de deux ex-présidents centrafricains, principaux initiateurs d’une guerre civile qui perdure –François Bozizé et celui qui l’a renversé en 2013, Michel Djotodia– laisse augurer une âpre partie de billard à trois bandes avec l’actuel chef de l’Etat Faustin-Archange Touadéra à un an de la présidentielle.

Nombre d’observateurs voient dans le retour d’exil des deux « frères-ennemis » la volonté de Bozizé –rallié par une partie de l’opposition– de revenir à la tête de l’un des pays les pauvres d’Afrique. Des velléités que Touadéra tenterait de contrer en s’alliant avec Djotodia, lequel n’en pense pas forcément moins à l’horizon du scrutin.

Ces manœuvres sont potentiellement explosives dans un pays où la guerre civile continue de faire des victimes malgré la signature d’un accord de paix entre tous les belligérants à Khartoum il y a près d’un an, et alors que plus des deux tiers du territoire sont encore sous la coupe de groupes armés rebelles.

La présidentielle est prévue pour la fin 2020.

M. Bozizé est revenu en catimini le 16 décembre mais ne s’est affiché en public que six jours plus tard, pour un bain de foule devant des milliers de supporters l’exhortant à « reprendre le pouvoir ».

A ce jour, il n’a pas été reçu par le président Touadéra. « M. Bozizé est entré en Centrafrique dans des conditions obscures et pose des conditions à une rencontre », rétorque le porte-parole du gouvernement Ange Maxime Kazagui. En revanche, le chef de l’Etat a reçu M. Djotodia aussitôt descendu de l’avion vendredi.

« Une arrivée planifiée et négociée », assure Nathalia Dukhan, experte de la Centrafrique pour l’ONG américaine anticorruption The Sentry. « Déjà très impopulaire, le pouvoir actuel démontre qu’il n’a qu’un objectif: la réélection » de Touadéra, « quel qu’en soit le coût », poursuit-elle, estimant à contrario que Bozizé, lui, « est toujours très populaire (…) ce qui menace directement cette réélection ».

Rosmon Zokoué, président de l’Association des blogueurs centrafricains (ABCA) ne dit pas autre chose: « Le retour de Djotodia, c’est une stratégie du pouvoir, Touadéra se garantit ainsi le soutien des électeurs des territoires sous influence de l’ex-Séléka grâce au soutien de Djotodia ».

– Mandat d’arrêt –

François Bozizé, qui a pris le pouvoir à l’issue d’un coup d’Etat en 2003, a été renversé par les armes 10 ans plus tard par Michel Djotodia, chef de la Séléka à majorité musulmane. Puis des combats meurtriers ont opposé la Séléka à des milices d’autodéfense dominées par les chrétiens et animistes, les anti-balaka, cornaquées depuis son exil ougandais par Bozizé.

Après une intervention de l’armée française, la Séléka a abandonné Bangui début 2014, contraignant Djotodia à la démission. Touadéra a été élu président en janvier de la même année mais n’est pas parvenu à stopper les combats, malgré la présence d’une force multinationale de l’ONU.

Si Djotodia a échappé, jusqu’à aujourd’hui, aux foudres des justices internationale et centrafricaine, il n’en va pas de même pour Bozizé: l’ONU a décrété des sanctions contre lui et la Centrafrique émis un mandat international, notamment pour « crimes contre l’Humanité ».

Son entourage a souligné dès son retour que Bozizé est rentré juste à temps pour se présenter à la présidentielle, la loi électorale imposant de résider depuis au moins un an en Centrafrique.

Cependant, « la situation juridique de Bozizé est beaucoup plus compliquée que celle de Djotodia » au regard du mandat d’arrêt, estime l’analyste Thierry Vircoulon, spécialiste de l’Afrique centrale à l’Institut français des relations internationales (IFRI). Son éligibilité n’est pas encore acquise et le camp Touadéra pourrait se montrer moins conciliant si sa réélection paraît en danger, au risque d’enflammer la campagne.

– « Course contre la montre » –

« A moins d’un an de la présidentielle, tous les clans politiques sont engagés dans la course contre la montre », analyse Mme Dukhan.

Attention aussi, préviennent certains observateurs: si les ambitions de Bozizé sont claires, celles de Djotodia restent floues. « L’avenir appartient à Dieu », répond l’intéressé sur ce plan.

Par ailleurs, Djotodia demeure le chef politique du principal groupe armé rebelle de Centrafrique, le Front pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC), qui contrôle le nord-est en y multipliant meurtres, pillages et viols, rappelle à l’AFP Lewis Mudge, directeur Afrique centrale de l’ONG Human Rights Watch (HRW).

Une situation potentiellement explosive pour une campagne électorale donc, dans un pays toujours en guerre civile malgré une accalmie depuis l’accord de Khartoum en février 2019.

« C’est un mauvais signe que Bozizé, pourtant sous sanctions, puisse être réintégré dans le paysage politique. De même la Séléka a commis des crimes de guerres et contre l’Humanité et Djotodia était à sa tête, cela montre que le cycle de l’impunité n’est pas rompu », s’inquiète M. Mudge.

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 12:58
Faustin Archange Touadéra attendu à Abidjan le 23 janvier

 

 

Côte d'Ivoire-Centrafrique: Faustin Archange Touadéra attendu à Abidjan le 23 janvier prochain, raison de sa visite

 

https://www.koaci.com/ © Koaci.com - mardi 14 janvier 2020 - 17:06


Le président Centrafricain Faustin Archange Touadéra est attendu à Abidjan le 23 janvier prochain, a-t-on appris de sources officielles.


Le chef de l’Etat fera le déplacement de la capitale économique ivoirienne pour prendre part au    lancement du forum économique dénommé « Forum for Bangui », le 25 janvier 2020.

Dans le cadre des préparatifs de cet événement, deux ministres de la République centrafricaine sont déjà en Côte d’Ivoire depuis ce lundi 13 janvier 2020. Il s’agit de, Rameaux Claude Bireau, ministre conseiller économique, et Gilbert Poumangue, ministre, conseiller des relations avec les institutions de financement du développement.

Selon Gilbert Poumangue, le choix de la Côte d’Ivoire s’explique par le fait que, après une décennie de crise elle a pu en sortir et amorcer son développement.

La Centrafrique qui vit également une crise veut s’inspirer du modèle ivoirien pour espérer prendre son envol.

Après le lancement du forum à Abidjan, les villes de Paris, Berlin, Washington et plusieurs capitales des pays du Golf seront visités par les émissaires centrafricains afin de mobiliser les investisseurs pour prendre part au rendez-vous de Bangui dont la Côte d’Ivoire est le pays invité d’honneur, a-t-on rapporté.

 

Donatien Kautcha, Abidjan

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 12:51
Centrafrique : le contexte sociopolitique du pays préoccupe les évêques

 

Centrafrique : le contexte sociopolitique du pays préoccupe les évêques

 

http://www.adiac-congo.com/ Mardi 14 Janvier 2020 - 14:45

 

A l’issue de leur réunion tenue du 6 au 12 janvier à Bangui, les prélats de l’Eglise catholique centrafricaine ont adressé un message aux autorités du pays et à la communauté internationale. Ce message est axé principalement sur l’actualité sécuritaire et politique du pays.

Face aux événements douloureux que le peuple centrafricain continue de subir malgré la signature de l’accord de paix du 6 février 2019, les évêques ne sont pas restés indifférents. Dans leur message, les pères de l'Église se sont adressés notamment à la jeunesse, au gouvernement et aux politiciens, aux groupes armés ou encore à la communauté internationale. Ils ont évoqué également les prochaines élections de décembre.

La session ordinaire a permis aux autorités religieuses de dénoncer les exactions des groupes armés sur la population civile, et se demandent « à qui profite le business de la guerre ». Ils appellent l’ensemble des acteurs à discuter mieux pour trouver des solutions au conflit. « L’avenir de ce pays ne se situe pas au bout du canon », assurent-ils. Les autorités religieuses rappellent aussi que des engagements ont été pris pour la justice, en insistant sur l’impunité et la tolérance zéro. Pour ce faire, ils se sont questionnés sur « l’effectivité de la Cour pénale spéciale ou encore de la commission Vérité, Justice, Réconciliation et Réparation (CVJRR) en vue d’une réconciliation durable.» Les difficultés que font face quotidiennement les populations, notamment « le manque cruel d’infrastructures dans le secteur de l’éducation et de la santé sont, entre autres, les préoccupations évoquées par ces autorités religieuses. Elles  ont exhorté à «la bonne gouvernance » et à « une gestion saine des ressources naturelles au profit de la population ». Enfin, les évêques ont réclamé « l’organisation des élections libres et transparentes dans le cadre constitutionnel ». Ils encouragent les citoyens à aller voter en luttant « contre le favoritisme, le tribalisme, l’intolérance entre les groupes ethniques et politiques, la corruption et l’esprit de manipulation politicienne».

 

Yvette Reine Nzaba

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 12:47
Le gouvernement dénonce les violations de l'accord de paix

 

Centrafrique: le gouvernement dénonce les violations de l'accord de paix par un groupe rebelle

 

Par : LIANG Chen French.china.org.cn  le 15-01-2020

 

Le gouvernement centrafricain a vivement condamné ce mardi les récentes violations de l'accord de paix du février 2019 par le groupe armé l'Union pour la Centrafrique (UPC) d'Ali Darassa Mahamat.

Le gouvernement centrafricain a fait connaître aux partenaires internationaux qu'il n'est plus acceptable de laisser l'UPC narguer l'accord de paix, et "il est temps de ne plus se contenter des pressions politiques sur ce groupe armé", a déclaré mardi dans un communiqué gouvernemental Kévin-Dimitri Yalangba, un membre du cabinet du ministre centrafricain de la Communication et des Médias.

Le 4 janvier dernier, le meurtre d'un élément des Forces armées centrafricaines (FACA) par des éléments de l'UPC dans la ville centrafricaine d'Alindao (centre-est) a tourné en affrontement, engendrant des morts et des blessés dans les deux camps. Deux sites de déplacés internes ont également été incendiés par les éléments de l'UPC.

"L'UPC mettait en oeuvre les dispositions de l'accord de paix avec mauvaise foi, et il est temps de mettre en application toutes les mesures de rétorsions prévues par ledit accord", a indiqué M. Yalangba. 

Source: Agence de presse Xinhua

 

3 morts et une centaine de déplacés dans des affrontements au sud de la Centrafrique

 

http://www.agenceafrique.com/ Arsene Severin 14/01/2020 0

 

Au moins 3 personnes sont mortes et une dizaine ont été blessées vendredi dernier dans le sud de la Centrafrique dans des combats opposant des militaires à des membres d’un groupe armé signataire d’un accord de paix conclu avec le gouvernement il y a un an, a-t-on appris hier auprès de la Monusco.

«Il y a eu un accrochage entre les membres des Forces armées centrafricaines (Faca) et ceux de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dans la ville d’Alindao», a déclaré lundi Vladimir Monteiro, porte-parole de la Mission des Nations Unies en Centrafrique, une opération de maintien de la paix.

Une dizaine de blessés ont été évacués et quelque 125 personnes se sont réfugiées autour de la base de l’ONU d’Alindao après l’incendie de deux camps de déplacés, a-t-il ajouté.

Au moins trois militaires centrafricains ont perdu la vie dans ces combats, a précisé le porte-parole du gouvernement, Ange Maxime Kazagui. Une « vingtaine de maisons ont été brûlées ainsi que plusieurs commerces ».

Kazagui a également appelé l’ONU, l’Union africaine et les partenaires internationaux, garants et facilitateurs de cet accord, à réagir : « Des sanctions doivent être prises. L’impunité a trop longtemps prévalu en Centrafrique ».

La Centrafrique est déchirée par une guerre civile depuis le renversement du président François Bozizé en 2013 par une coalition de groupes rebelles. Si la signature d’un accord de paix le 6 février 2019 entre le pouvoir de Bangui et 14 groupes armés, a permis une baisse significative des violences, le pays reste secoué par des combats réguliers.

Michel Djotodia, l’ex-chef de la rébellion centrafricaine Séléka qui avait pris le pouvoir par les armes en 2013, est rentré vendredi à Bangui, après six ans d’exil et moins d’un an avant la présidentielle prévue dans ce pays. «2020 sera une année de paix, je ne suis plus un homme de guerre, je suis un homme de paix», a lancé M. Djotodia aux journalistes.

Djotodia, 71 ans, revient donc au pays après le retour à Bangui de François Bozizé, le président qu’il avait renversé par les armes avant de s’autoproclamer chef de l’Etat le 24 mars 2013.

 

 

Centrafrique: situation toujours tendue à Alindao après des affrontements

 

Par RFI Publié le 15-01-2020 Modifié le 15-01-2020 à 02:39

 

En Centrafrique, des combats se sont produits la semaine dernière dans la ville d’Alindao entre les Forces armées centrafricaines (FACA) et l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), lequel se retrouve de nouveau sous le feu des critiques.

 

En Centrafrique, la semaine dernière, un accrochage a eu lieu à Alindao entre les Forces armées centrafricaines (FACA) et ceux de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) après que le groupe armé a arrêté un membre des FACA en ville. Chacun des deux groupes, en venant chercher ses blessés, a cru à l’arrivée de renforts, créant une montée des violences. Des maisons, des commerces et une partie des camps de déplacés ont été brûlés.

La Minusca, la mission de l'ONU dans le pays, annonce un bilan de deux morts, le gouvernement parle de trois, et une dizaine de blessés. Plusieurs centaines de personnes ont été déplacées. La Minusca a renforcé ses positions à Alindao en dépêchant des casques bleus depuis Bambari. Le calme est revenu à Alindao même si des tensions persistent.

Accord de paix caduc

Signataire de l’accord de paix du 6 février 2019, l'UPC se retrouve à nouveau épinglée. Elle est régulièrement critiquée notamment pour son expansion récente dans le sud-est du pays. Dans un communiqué, la Minusca « met en garde ce groupe armé contre les violations répétées de l’accord ».

Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement relate les propos du président Faustin-Archange Touadéra : « Il n’est plus acceptable de laisser l’UPC narguer le gouvernement ». Et d’ajouter : « Il est temps de ne plus se cantonner aux pressions politiques ».

Il y a bientôt un an, un accord de paix était signé à Bangui permettant une réduction significative des violences. Si les violations de l’accord par les groupes armés sont régulièrement dénoncées notamment par l’opposition, les groupes armés émettent eux aussi des critiques.

Dans une déclaration datée du 13 janvier, trois groupes armés issus de l’ex-Séléka, dont l’UPC, alertent sur les risques de caducité de l’accord. Ils reprochent « l’autosatisfaction » du gouvernement face à la crise qui perdure et demandent la « traduction dans les faits des engagements pris ».

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 12:45
Centrafrique: la MINUSCA condamne l’UPC

 

Centrafrique: la MINUSCA condamne l’UPC suite au meurtre d’un membre des FACA à Alindao 

 

https://www.wakatsera.com/ By Daouda ZONGO 14 janvier 2020

 

Bangui, 13 janvier 2020 – La MINUSCA réitère sa ferme condamnation de l’UPC, suite à l’assassinat d’un membre des Forces armées centrafricaines (FACA) à Alindao (préfecture de la Basse Kotto) le 9 janvier dernier et met en garde ce groupe armé contre les violations répétées de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA). Après cet incident grave, de violents échanges de tirs entre des FACA et des combattants de l’UPC ont éclaté dans la ville, occasionnant deux morts et huit blessés, la fuite de plusieurs dizaines de déplacés internes ainsi que la destruction par le feu des maisons de déplacés situées entre la base des FACA et la position de l’UPC.

Dès le déclenchement des incidents, la MINUSCA, tout en assurant la protection d’environ 200 personnes réfugiées dans son camp sous les tirs de l’UPC, a immédiatement dépêché des casques bleus des unités gabonaises et népalaises pour s’interposer entre les parties et protéger les personnes déplacées au niveau des camps de la ville, tandis que des membres du mécanisme de coordination de sécurité, dont font notamment partie les autorités locales, ont rencontré les deux camps pour faire cesser les tirs. Les soldats de la paix ont pu venir à bout de l’incendie qui s’était déclaré dans le camp de déplacés.

La MINUSCA a également envoyé des troupes additionnelles depuis Bambari pour renforcer ses positions à Alindao. Elle a ainsi pris des mesures à l’endroit de l’UPC, notamment le cantonnement de ses éléments dans leur camp, l’interdiction de circuler avec des armes et la levée des barricades. La situation dans la ville est désormais calme malgré une tension persistante tandis que les casques bleus poursuivent les patrouilles.

La MINUSCA appelle les deux parties à éviter toute situation pouvant provoquer l’escalade des tensions et mettre en danger la sécurité des populations civiles innocentes conformément aux exigences de l’APPR-RCA et réaffirme son engagement à exécuter pleinement son mandat de protection des civils à Alindao.

 

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14 janvier 2020 2 14 /01 /janvier /2020 01:24
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Les évêques de Centrafrique préoccupés du contexte socio-politique du pays

 

BANGUI, le 13 janvier 2020 (RJDH) --- Réunis en conclave à Bangui du 06 au 12 janvier, les évêques de l’Eglise Catholique centrafricaine sont forts préoccupés du contexte socio-politique du pays dans un message fort adressé aux autorités centrafricaines et à la communauté internationale, ce dimanche 12 janvier. Un message axé principalement sur l’actualité sécuritaire et politique du pays.

Les évêques de Centrafrique, dans leur message présenté ce dimanche à la Cathédrale Notre-Dame de Bangui, se sont adressés notamment à la jeunesse, au gouvernement et aux politiciens, aux groupes armés ou encore à la communauté internationale. De l'engagement de l'église dans l'évangélisation à la situation socio-politique du pays, les pères de l'Eglise catholique centrafricaine ont axé leur message sur l'actualité sécuritaire et politique du pays en filigrane les prochaines élections de décembre 2020 en Centrafrique.

Face aux événements douloureux que le peuple centrafricain continue de subir malgré la signature de l’accord de paix du 06 février 2019, les évêques de l’Eglise Catholique de Centrafrique ne sont pas restés indifférents. Ils ont organisé une session ordinaire du 06 au 12 janvier laquelle session a permis aux autorités religieuses de dénoncer les exactions des groupes armés sur la paisible et laborieuse population civile et se demandent finalement à qui profite le business de la guerre ? Ils appellent l’ensemble des acteurs à discuter mieux pour trouver des solutions au conflit.

« L’avenir de ce pays ne se situe pas au bout du canon », assurent-ils. Les autorités religieuses rappellent aussi que des engagements ont été pris pour la justice, en insistant sur l’impunité et la tolérance zéro. Pour ce faire, ils se questionnent sur l’effectivité de la Cour Pénale Spéciale ou encore de la Commission Vérité Justice Réconciliation et Réparation (CVJRR) en vue d’une réconciliation durable.

Les difficultés que font face quotidiennement les populations notamment le manque cruel d’infrastructures dans le secteur de l’éducation et de la santé pour ne citer que celles-là sont entre et autres les préoccupations évoquées par ces autorités religieuses. Elles exhortent à la bonne gouvernance et à une gestion saine des ressources naturelles au profit de la population.

Enfin, les évêques ont demandé l’organisation d’élections libres et transparentes dans le cadre constitutionnel. Ils encouragent les citoyens à aller voter en luttant « contre le favoritisme, le tribalisme, l’intolérance entre les groupes ethniques et politiques, la corruption et l’esprit de manipulation politicienne», souhaitent-ils.

Christian Claude Doba

 

 

Centrafrique : Le Ministère de la Défense Nationale somme les occupants du Camp Fidèle Obrou à déguerpir

 

BANGUI, le 13 janvier 2020 (RJDH) --- Le Ministère de la Défense Nationale ordonne aux militaires occupant le Camp Fidèle Obrou de libérer le lieu déjà vendu aux particuliers, dans une note en date du 06 janvier dernier. Une opération qui est diversement appréciée par les occupants de Camp militaire et certains compatriotes.

C’est depuis lundi 06 janvier 2020, que le Ministère de la Défense Nationale a notifié aux occupants du Camp militaire Fidèle Obrou de déguerpir dans un bref délai pour libérer le lieu aux nouveaux occupants car le site a été déjà vendu par l’Etat Centrafricain.

Sous couvert de l’anonymat, l’un des occupants de ce Camp militaire déplore les conditions dans lesquelles le Ministère de la Défense à procéder à cette opération. « Je n’apprécie pas bien cette opération à mon niveau. Vous savez, nous sommes des parents et en pleine année scolaire, il faut que le Ministère de la Défense tienne compte d’abord de l’aspect social. Nous avons inscrit nos enfants aux alentours de cette caserne militaire. Il est question de patienter jusqu’aux vacances pour nous permettre de prendre nos dispositions », a-t-il déploré.

Pour mener cette opération, le Ministère de la Défense a facilité le départ de ces militaires du Camp en leur octroyant une indemnité de location de trois mois pour permettre de trouver une maison au quartier malheureusement, certains occupants déplorent une ségrégation dans la répartition de ce fonds. « Il est bien vrai que le Ministère de la Défense a octroyé une somme d’argents aux occupants du Camp pour leur permettre de trouver des maisons dans le quartier. Malheureusement, la répartition de cette somme n’est pas équitablement répartie. Certains frères d’armes n’ont pas perçu encore leur frais de caution de loyer. Les uns ont perçu, mais d’autres n’ont. Nous ne comprenons pas », a regretté un autre soldat habitant du camp sous couvert de l’anonymat.

Le Député du 1er arrondissement de la ville de Bangui, M. Augustin Agou où ce Camp militaire se situe dans sa Circonscription, confirme bel et bien la vente de ce camp militaire. « En ma qualité du Député du 1er arrondissement de la ville de Bangui, j’avoue que je n’ai jamais été sollicité ni invité pour assister à une réunion quelconque concernant la vente de Camp Fidèle Obrou. J’ai été comme tout le monde informé par les militaires eux-mêmes parce que je suis le Député du 1er arrondissement de la ville de Bangui et le Camp Fidèle Obrou est dans ma circonscription. Et c’est à ce titre que j’ai été informé et consulté ».

 Et de poursuivre, Augustin Agou a confirmé que « le Camp Fidèle Obrou a été totalement vendu aux particuliers, l’argent a été déjà encaissé par le gouvernement et depuis 72 heures j’ai été également informé par les occupants du Camp Fidèle Obrou que le Ministère de la Défense leur a octroyé un peu d’argent les demandant de déguerpir dans l’immédiat, qu’ils aillent louer des maisons dans le quartier », a fait savoir l’élu de la nation.

Pour le Ministère de la Défense Nationale, la ville de Bangui a connu une évolution, et du point de vue stratégique ce camp militaire n’a pas sa raison d’être en pleine agglomération d’où question de trouver un endroit stratégique pour loger nos forces de défense, a justifié un cadre militaire au département de la défense.

Pour rappel, le ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra avait reçu, au mois de mars 2019 en son cabinet, une délégation des architectes de la société ARCREA. Les échanges ont porté sur la réalisation d’un projet structurant d’acquisition des parcelles pour la construction des immeubles à but socio-commercial au camp Fidel Obrou. Aux dires du promoteur, "cette société envisage transformer ce local en un quartier d’affaires".

 

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14 janvier 2020 2 14 /01 /janvier /2020 00:55
Lancement officiel des travaux de l’Institut supérieur d’agronomie d’Afrique centrale

 

Centrafrique : lancement officiel des travaux de l’Institut supérieur d’agronomie d’Afrique centrale

 

http://www.adiac-congo.com/ Lundi 13 Janvier 2020 - 15:49

 

Le président centrafricain, Faustin Archange Touadera, a procédé, le 11 Janvier, à la pose de la première pierre.

L’Institut supérieur d’agronomie est un démembrement de l’Université catholique d'Afrique centrale, en République centrafricaine. Le coût des travaux s’élève à hauteur de douze milliards FCFA sur financement de la conférence épiscopale italienne.  C’est un atout pour le pays en ce qui concerne les nouvelles techniques agricoles pour l’émergence de l’agriculture du pays.

Le professeur Richard Filakota a souligné que l’institut sera le lieu idéal pour former les jeunes capables d’œuvrer pour le relèvement économique de la sous-région. « L’Université catholique d’Afrique centrale (UCAC), c’est elle qui a donné naissance à l’Institut supérieur d’agriculture d’Afrique centrale. Elle a pour mission la formation intégrale des jeunes hommes et femmes capables d’œuvrer pour la renaissance sociale et économique politique morale et spirituelle du continent africain », a-t-il dit.

Selon Monseigneur Nestor Nongo Azagbia évêque du diocèse de Bossangoa et président de la Conférence épiscopale centrafricaine, l’institut aura quatre missions principales, « en tant qu’université privée Catholique à but non lucratif mais d’utilité publique, l’Institut supérieur d’agronomie d’Afrique centrale a pour mission et ambition de répondre à  quatre vocations : former, moderniser l’agriculture en zone CEMAC, accroître sa productivité et promouvoir une nouvelle génération d’agriculteurs tournée essentiellement vers l’entrepreneuriat et l’agrobusiness ».

Pour le président de la République, le gouvernement centrafricain s’engage résolument dans la voix du développement durable avec cette université. « L’éradication de la pauvreté, la lutte contre la faim pour amorcer ces dynamiques transformationnelle et sectorielle avec des résultats probants, le gouvernement ne ménage aucun effort en vue de renforcer la gestion et la diversification de son économie de manière à mettre nettement en valeur ses immenses ressources naturelles pédologiques à même de permettre à la République centrafricaine de résoudre ces problèmes elle-même », a précisé Faustin Archange Touadera.

Le site attribué par le gouvernement pour le projet de construction de l’ISAAC est situé dans la concession de l’ex-ORSTOM au PK 10 route de Damara. La mise en œuvre du projet d’implantation en RCA de l’Institut supérieur d’agronomie est née d’une réponse aux besoins de diversification et de transformation de ressources naturelles sur laquelle repose l’économie de la plupart des pays du continent.

Yvette Reine Nzaba

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