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13 novembre 2020 5 13 /11 /novembre /2020 18:43
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

RCA/Elections 2020 : le mouvement Bé Oko appelle les candidats au respect des décisions de la Cour constitutionnelle

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 13 novembre 2020 09:51

 

Un jour après la clôture du dépôt des candidatures à l’ANE, la plateforme Bé Oko appelle les différents candidats au respect des prochaines décisions de la Cour constitutionnelle concernant la liste définitive des candidats. Position exprimée le 11 novembre 2020 à Bangui, lors d'une conférence de presse.

Pour cette plateforme politique qui soutient les actions ainsi que la candidature du président de la République Faustin-Archange Touadéra, les différents candidats doivent faire preuve de maturité au moment de la publication des listes définitives par la Cour Constitutionnelle.

Le mouvement Bé Oko soutient que l’heure n’est plus au conflit mais plutôt à l’apaisement. Selon les responsables de cette plateforme politique, certains candidats savent qu'ils sont inéligibles selon le code électoral mais ont, néanmoins, déposé leurs dossiers auprès de l'Autorité nationale des élections, juste pour créer des troubles en cas de rejet. A cet effet, le mouvement appelle tous les candidats au sens du patriotisme.

"Cette question de candidature pose problème par rapport à l'interprétation de l'article 36 qui définit les conditions d'éligibilité. Nous constatons que des velléités se préparent. Raison pour laquelle nous attirons l'attention de la communauté nationale et internationale surtout demander au peuple centrafricain de rester vigilant car on ne peut pas emprunter le chemin de la démocratie et aller à l'encontre de ses principes" a affirmé Patrick Thierry Akoloza, rapporteur général de la plateforme Bé Oko.

Le chemin de la démocratie passe par le respect des lois de la République. Bientôt la liste des candidats retenus à la présidentielle et aux législatives sera publiée. Quelle que soit la décision de la Cour constitutionnelle, prévient ce mouvement, ceux dont les dossiers seront retenus ou invalidés doivent préserver l'intérêt suprême de la Nation.

"Si vous voyez l'engouement manifesté par les milliers de candidats aux législatives et une vingtaine à la présidentielle, vous vous rendriez compte que tout ce monde a besoin de la paix. Généralement en Afrique lorsqu'on prépare les élections, il y a des gens qui se préparent à des contestations, à des troubles. C'est pour cela que nous voulons attirer l'attention des uns et des autres. Nous, hommes politiques, devons faire attention avec ce que nous disons et faisons" a conclu le rapporteur général de la plateforme Bé Oko.  

Le mouvement Bé Oko appelle la population centrafricaine, l'opinion nationale et internationale à suivre à la lettre ce qui se passe dans le pays. Cette période électorale sensible doit-être gérée avec sagesse pour préserver la paix en République centrafricaine.

 

 

Centrafrique : près de 300 ex-combattants intègrent les rangs de l'armée nationale

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 13 novembre 2020 09:32

 

Ils sont près de 300, issus des groupes armés actifs dans le nord-est et le nord-ouest de la RCA à être remis officiellement aux Forces de défense et de sécurité. Il s’agit de l’une des étapes du processus de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement. La cérémonie de la remise de ces ex-combattants a eu lieu mercredi 11 novembre 2020 à Nzila sur la route de Mbaïki (sud de Bangui) en présence du Président Faustin Archange Touadéra.

Ils sont 292 éléments issus des groupes armés FPRC, RPRC, MLCJ, MPC, Séléka rénovée, Anti-Balaka ailes Mokom et Ngaissona à intégrer les rangs des Forces de défense et de sécurité de la République Centrafricaine. 48 éléments intègrent la gendarmerie, 44 la police et 155 autres rejoignent les Forces armées centrafricaines (FACA).

Sous un soleil brulant, ces ex combattants sont attroupés selon leurs corps. Les gendarmes en uniforme bleu-nuit, les policiers en bleu et les FACA en vert armé. Ils entonnent tous une chanson en Sango, langue nationale centrafricaine, pour dire qu’ils ne sont plus membres des groupes armés, mais sont désormais du côté des forces conventionnelles.

Faustin-Archange Touadéra, président de la République, se dit très heureux et salue leur engagement à servir le pays.

« Vous avez été sélectionnés dans le cadre de l'accord politique pour la paix et la réconciliation. Vous devez contribuer au retour de la paix et de la sécurité dans notre pays. Vous ne relevez plus de commandements des chefs des groupes armés mais désormais sous le commandement de l'Etat-major de l'armée nationale. C'est pourquoi ce jour tant attendu est celui de votre choix de défendre et servir désormais votre pays et vos concitoyens, ceci dans la légalité, le respect des droits humains afin de mériter la confiance du peuple Centrafricain », lance Faustin Archange Touadéra.  

Le président de la République demande également aux formateurs de bien veiller sur ces jeunes et de leur apprendre à devenir professionnel dans ce métier.

"Je vous instruis à mettre un accent particulier au cours des formations de ces jeunes recrues sur les modules caractéristiques de l'Etat de droits, des droits de l'Homme, du civisme; du patriotisme, de la discipline militaire et d'adopter un traitement équitable et juste dans le respect du genre envers toutes les nouvelles recrues pour inculquer à nos valeureux soldats, le respect des valeurs républicaines", conclut le Président centrafricain.    

Selon le ministre en charge du désarmement, cet acte est un bel exemple pour encourager ceux qui détiennent encore les armes à accepter la voie pacifique.

Lancé officiellement le 17 décembre 2018 à Paoua dans l'Ouham-Pendé, le programme de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex-combattants a permis de démobiliser quelques 2.500 ex-combattants dans les régions du Nord-ouest, de l'Ouest et du Nord-est.  La prochaine étape concernera les régions du Centre et du Sud-est du pays.

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13 novembre 2020 5 13 /11 /novembre /2020 18:42
Agir sur la reconstruction économique et sociale en Centrafrique

 

https://www.mediaterre.org/ 13/11/20 à 15h07 GMT

Présent en République centrafricaine depuis 2018, le Gret participe à la reprise du développement économique et social à travers des projets de réhabilitation et de construction d’infrastructures urbaines. 

Promouvoir la redistribution économique locale et la cohésion sociale à travers la réhabilitation d’infrastructures publiques, c’est l’objectif de l’approche des Travaux à haute intensité de main-d’œuvre (Thimo) menée à Bangui, la capitale centrafricaine. Afin d’y parvenir, le ministère de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Habitat (MUVH) et sa maîtrise d’ouvrage déléguée, l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public (Agetip), ont fait appel au Gret pour remplir la mission de maîtrise d’œuvre urbaine et sociale sur deux projets de construction et de réhabilitation des infrastructures à Bangui : le Projet de reconstruction économique et sociale en milieu urbain (Presu) et la Promotion des initiatives locales et environnementales pour la gestion des inondations (Pilegi).

 L’approche à haute intensité de main-d’œuvre dans le contexte centrafricain

Capitale économique et politique de la Centrafrique, la ville de Bangui souffre d’un sous-équipement en service urbain et reste marquée par d’importantes fractures socio-spatiales, conséquences des crises ethnico-religieuses de 2012-2015. C’est dans ce contexte que l’Etat centrafricain, soutenu par l’Agence française de développement (AFD), a choisi de construire et réhabiliter des infrastructures publiques via l’approche Thimo. En effet, ces grands travaux permettent à la fois d’améliorer l’accès aux services de base (assainissement, écoles, centres de santé, routes et marchés, etc.) et de promouvoir la reconstruction économique locale, la cohésion sociale et permettre le retour de l’action publique dans les quartiers.

En faisant appel à de petites entreprises et à une main-d’œuvre locale issue de milieux défavorisés, les Thimo permettent une redistribution économique intelligente. Aussi, en faisant travailler ensemble et autour d’un objectif commun des jeunes issus de confessions religieuses différentes, ils agissent dans le sens de la réduction des conflits et de la paix. Enfin, la forte participation des populations riveraines aux travaux permet une meilleure appropriation et la pérennisation des aménagements réalisés.

 L’accompagnement social des travaux réalisés par le Gret

Pour parvenir à l’atteinte des objectifs du projet, le Gret facilite la mise en œuvre des travaux en assurant une fonction d’intermédiation entre tous les acteurs mobilisés autour des Thimo, tels que les autorités étatiques et locales, les communautés, les entreprises et les bénéficiaires. Les missions de la maîtrise d’œuvre urbaine et sociale (MOUS) s’articulent autour de plusieurs axes tels que l’information et la sensibilisation des populations riveraines, l’accompagnement des entreprises dans la mise en œuvre d’une approche sociale des travaux, la médiation entre l’entreprise et les communautés locales pour le recrutement et le suivi de la main-d’œuvre, la gestion des conflits et le dialogue sur les chantiers afin de promouvoir la cohésion sociale, ainsi que l’accompagnement des ouvriers à l’épargne et à la formation.

En 2021, le Gret continuera d’appuyer le MUVH ainsi que les micro-entrepreneurs et organisations de la société civile à travers la mise en œuvre d’un fonds d’appui aux initiatives environnementales dans plusieurs arrondissements de la ville. Ce fonds, implémenté dans le cadre du projet Pilegi, permettra de soutenir des micro-projets d’amélioration de l’espace urbain dans le domaine de l’assainissement et de la gestion des déchets plastiques, en parallèle de la réhabilitation des infrastructures de drainage urbain.

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13 novembre 2020 5 13 /11 /novembre /2020 18:38
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : le gouvernement contribue à hauteur d’un milliard de FCFA pour les élections

 

BANGUI, le 12 novembre 2020(RJDH)----Un montant d’un milliard de francs CFA a été octroyé au Projet d’Appui au Processus des Elections en Centrafrique(PAPEC) pour l’organisations élections dans le pays. La signature du document a eu lieu ce jeudi 12 novembre 2020 entre les Ministres des Finances et de l’Economie Henry Marie Dondra, Félix Moloua et Natalie Boucly, représentante résidente du PNUD.

Ce montant vient s’ajouter au budget du projet d’appui au processus des élections en Centrafrique(PAPEC) pour l’organisation des élections du 27 décembre dont les opérations se poursuivent dans le pays. L’Autorité nationale des élections a besoin de 24 milliards de FCFA pour organiser toutes les étapes.

Plusieurs partenaires d’ores et déjà, ont contribué à l’organisation des élections, notamment la France, les Etats-Unis, l’Union européenne, le Japon, la Minusca et d’autres partenaires.

Le gouvernement et les partenaires tiennent à l’organisation de ces élections groupées en Centrafrique dans le délai constitutionnel. Des étapes importantes ont été franchies par l’ANE qui évite un glissement électoral. Les opérations en cours restent celles de validation des dossiers de candidatures par la Cour Constitutionnelle qui a déjà engagé le traitement.

RJDH

 

Centrafrique : la situation humanitaire préoccupante à Bambouti dans le Haut-Mbomou suite aux combats opposant deux groupes rivaux de l’UPC

 

BAMBOUTI, le 12 novembre 2020, (RJDH)---La situation humanitaire et sécuritaire dans la ville de Bambouti reste préoccupante suite aux combats qui ont opposé deux fractions rivales de l’UPC depuis le samedi 07 Novembre dernier. Selon le Député de Bambouti Jean Bernard Anioué Gbissigui, ces combats qui se sont généralisés dans la ville après deux jours d’affrontement ont provoqué une vague de réfugiés centrafricains sur le territoire sud-soudanais.

Ces combats selon le Député de Bambouti, se sont produits entre les éléments de l’UPC basés à Bambouti, « c’est depuis le samedi 06 novembre qu’une partie d’éléments de l’UPC a traversé la frontière pour aller vers le Sud-soudan alors qu’ils leur sont formellement interdits de traverser de l’autre côté. Une fois aperçu de l’autre côté du territoire, les jeunes les ont rappelé à l’ordre. Mais ces éléments de l’UPC ont eu le courage de tabasser un jeune sur son territoire avant de repartir sur Bambouti », a-t-il expliqué.

De retour de Bambouti, raconte l’honorable, « les échanges de tirs ont démarré. Et arrivée le dimanche c’était devenu le pire. Les informations en ma possession évoquent le décès de certains leaders influents de l’UPC à Bambouti. Les combats qui ont démarré le samedi, dimanche et lundi, cela s’est généralisé et la population ne pouvait pas supporter. La majeure partie de la population a traversé la frontière pour se réfugier au sud soudan » a-t-il poursuivi.

C’est depuis le mois de septembre 2019 que les éléments de l’UPC ont fait leur incursion dans la ville de Bambouti face à ce que l’élu de la nation qualifie de passivité des autorités du pays. « La population est abandonnée à elle-même et ne sait à quel saint se vouer. De l’autre côté vers le sud soudan, nous sommes taxés. Les gens disent que c’est nous qui gardons les rebelles à la frontière, et ce n’est pas normal. Nous savons que l’Etat centrafricain à la possibilité d’envoyer des militaires à la frontière, mais il ne veut pas. Mais aujourd’hui, par contrainte, la population est en train de traverser, quel sort leur sera réservé. C’est là où s’est compliqué », a conclu le Député de Bambouti.

La ville de Bambouti est située à plus de 1400 km de Bangui à l’extrême Est du pays.  La tenue des élections dans cette partie du territoire semble hypothétique vue que même les agents de l’ANE n’ont pas eu le temps de boucler les opérations d’enrôlement sur la liste électorale. Ces derniers ont pu enrôler seulement 700 électeurs, selon le député en trois jours avant d’être chassés par les éléments de l’UPC. /

Cyrille Wegue

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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 23:45
Le Conseil de sécurité de l'ONU prolonge le mandat de sa mission en République centrafricaine
Le Conseil de sécurité de l'ONU prolonge le mandat de sa mission en République centrafricaine
Le Conseil de sécurité de l'ONU prolonge le mandat de sa mission en République centrafricaine

 

Le Conseil de sécurité de l'ONU prolonge le mandat de sa mission en République centrafricaine

https://www.un.org/press/fr/2020/cs14356.doc.htm  

French.china.org.cn | Mis à jour le 13-11-2020

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté jeudi une résolution visant à prolonger le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) d'une année supplémentaire, soit jusqu'au 15 novembre 2021.

En adoptant la Résolution 2552, le Conseil de sécurité a décidé que la MINUSCA continuerait à comprendre jusqu'à 11.650 militaires et 2.080 policiers, et a rappelé son intention d'exercer une surveillance constante sur ce nombre.

Le conseil a déclaré que l'objectif stratégique de la MINUSCA était de soutenir la mise en place de conditions politiques, sécuritaires et institutionnelles propices à une réduction durable de la présence et de la menace des groupes armés, au moyen d'une approche globale et d'une attitude proactive, solide et sans préjugés des principes de base du maintien de la paix.

Le conseil a appelé toutes les parties au conflit armé en République centrafricaine, y compris les groupes armés, à mettre fin aux violences sexuelles et sexistes, et a exhorté les autorités centrafricaines à enquêter rapidement sur toutes les allégations d'abus sexuels afin de lutter contre l'impunité des responsables. Il a également appelé à prendre des mesures concrètes, ciblées et clairement définies dans le temps afin de mettre en oeuvre le communiqué conjoint des Nations unies et du gouvernement centrafricain sur la prévention et la résolution des violences sexuelles dans les conflits, de garantir que les responsables de ce genre de crimes soient exclus du secteur de la sécurité et poursuivis en justice, et de faciliter l'accès immédiat de toutes les victimes de violences sexuelles aux services disponibles.

La MINUSCA a été créée le 10 avril 2014 en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations unies afin de protéger les civils centrafricains. Le Centrafrique est depuis 2012 en proie à une guerre civile liée à des causes à la fois ethniques et religieuses. Le gouvernement centrafricain, qui ne contrôle qu'un cinquième du pays, souhaite que la MINUSCA assume davantage de responsabilités en matière de sécurité.

Source: Agence de presse Xinhua

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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 23:18
Interview du PM centrafricain par Sputnik

Lu pour vous

 

Premier ministre centrafricain : le peuple doit profiter « des dividendes de la paix » - exclusif

Gouvernement de la RCA

https://fr.sputniknews.com/  Par Ksenia Emelyanova 15:27 12.11.2020

La signature d’un pacte de réconciliation pour la zone nord-est a réuni à Bangui les chefs de clans, les sultans, les représentants des groupes armés et même le chef de l’État. En entretien exclusif à Sputnik Firmin Ngrebada, Premier ministre de la République Centrafricaine, explique pourquoi la signature de ces traités est historique pour la RCA.

Sputnik - Vous avez été nommé Premier ministre suite à la signature d'un accord de paix entre les autorités et les groupes armés, et voici encore un accord historique pour la RCA qui a été signé. Tous les acteurs certifient que cette signature est bien différentе et importante. Comment évaluez-vous cet événement?

Firmin Ngrebada - Ce pacte est une matérialisation de l’application de l’accord politique pour la paix et la réconciliation, qui prévoit un mécanisme traditionnel de réconciliation. Cet accord, conformément à la vision du Président de la République, Faustin-Archange Touadéra, a permis de baisser considérablement les violences comme le montre les différents rapports des Nations unies. Pour la région du nord-est, rappelons que, quand les violences communautaires ont débuté, le gouvernement sous l’autorité du Président de la République a envoyé des gens en collaboration avec les facilitateurs pour résoudre le conflit et y faire la lumière, pour que justice soit faite. Donc ce pacte est l’aboutissement de tout un processus qui va permettre aux populations de mettre leur région sur le chemin de développement.

Sputnik - Qu’est-ce qui prouve que cette fois-ci le nord-est centrafricain retrouvera une paix durable?

Firmin Ngrebada – Ici, ce sont les spécificités des communautés du nord-est qui ont été prises en comptes. Plusieurs chefs, sultans, préfets et des habitants ont été réunis pour cette rencontre pour manifester leur désir de paix. Ils ont pris des engagements forts, notamment de privilégier le dialogue et la voie judiciaire pour le règlement des conflits, de respecter rigoureusement la libre circulation, d’éviter toute forme de discrimination ethnique ou religieuse, de s’interdire de voler les ressources naturelles, de dénoncer les alliances avec les mercenaires étrangers. Ces engagements permettront de consolider une paix durable et cela nous rassure.

Sputnik - Qu’est-ce qui a été le plus dur dans l’organisation de la signature de ces traités?

Firmin Ngrebada - Le gouvernement a pu réunir toutes les conditions nécessaires pour que cette rencontre ait lieu, les communautés se sont rendu compte de l’impact négatif qu’a la violence. Cela a facilité les choses pour cette rencontre; ce pacte doit jeter les bases de la paix et du vivre ensemble dans la région du nord-est.

Sputnik - Quels sont les projets cruciaux du gouvernement pour cette région du nord-est?

Firmin Ngrebada - Dans la vision du Président centrafricain, contenue dans le relèvement et de la consolidation de la paix, pour la région du nord-est figure un important projet d’infrastructure routière pour désenclaver la région et puis plusieurs autres projets qui concernent les projets sociaux au bénéfice de la population et qui sont déjà financés, et qui n’attendent que le retour de la paix pour leur mise en route. Il est question que la population se rende compte des dividendes de la paix. 

Sputnik - Cette région se trouve sous l’embargo du processus de Kimberley, estimez-vous qu’après la signature de ce pacte, la RCA pourrait insister sur la levée de l’embargo?

Firmin Ngrebada - Je voudrais d’abord féliciter la Fédération de Russie qui cette année préside le processus de Kimberley. Effectivement, le retour de la paix doit permettre de la levée de cet embargo. Dans ce sens nous sollicitons tous les pays amis qui pourraient plaider en ce sens pour permettre à notre pays de se développer grâce à ses ressources, et surtout de permettre au gouvernement et au Président de la République de créer les conditions pour le meilleur de notre pays grâce à ses ressources naturelles.

Sputnik - D’après vous, est-ce que la signature de ce pacte pourrait être le début d’une nouvelle ère pour la RCA, et donner au Président Touadéra le statut d’un homme politique qui a apporté la paix dans son pays?

Firmin Ngrebada - La recherche de la paix par le dialogue est au cœur de l’action politique du Président Touadéra, nous souhaitons que ce pacte de réconciliation favorise le vivre ensemble durable, qui permet le développement de la région du nord-est et aussi de montrer à d’autres régions du pays les avantages de la paix. Avec la signature de ce pacte, nous venons donc d’assister à l’aboutissement d’un processus supplémentaire entrepris sous l’autorité du Président de République qui aujourd’hui montre sans équivoque qu’il est un homme politique et de paix pour son pays.

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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 22:14

 

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A ACCORDE UNE AUDIENCE A Mme AYANDA DLODLO, MINISTRE DE LA SECURITE D’ÉTAT D'AFRIQUE DU SUD

Source : Palais Renaissance

Le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA a accordé une audience en fin d'après-midi, à Mme Ayanda DLODLO, Ministre de la Sécurité d’État d'Afrique du Sud en visite de travail à Bangui.

Accompagnée d'une forte délégation, Mme DLODLO est venue rencontrer le Président TOUADERA pour renforcer les relations bilatérales entre l'Afrique du Sud et la RCA.

Mme DLODLO a profité de l'occasion pour transmettre au Président TOUADERA et au peuple centrafricain le message de soutien au processus électoral du 27 décembre 2020, du Président Cyrille RAMAPHOSA, Président d'Afrique du Sud et Président en exercice de l'Union Africaine.

Les questions de la logistique, de la sécurisation des bureaux de vote et de la participation des observateurs sud africains pour la réussite de ces élections étaient également à l'ordre du jour.

Interrogée par la presse, la ministre sud africaine qui est aussi en charge de l'organisation des élections dans son pays a déclaré être disponible pour faire bénéficier son expertise à la RCA.

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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 20:28
L'ONU appelle à "appliquer entièrement" l'accord de paix en RCA

 

 

AFP 12 nov 2020

Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé jeudi la Centrafrique à "appliquer entièrement et sans retard" l'accord de paix de février 2019, en renouvelant pour un an sa mission de Casques bleus et l'autorisation faite à la France de les soutenir militairement.

Une résolution en ce sens rédigée par Paris a été adoptée à l'unanimité des 15 membres du Conseil de sécurité.

Le texte "exhorte les autorités centrafricaines et les groupes armés signataires à appliquer entièrement l'Accord de paix de bonne foi et sans retard". Le mandat de la force de Casques bleus Minusca est étendu jusqu'au 15 novembre 2021 avec des effectifs maximum autorisés de 11.650 militaires.

La résolution autorise aussi les forces armées françaises "à recourir à tous moyens pour apporter un soutien opérationnel aux éléments de la Minusca lorsqu'elles sont sérieusement menacées".

Le Conseil de sécurité, par ailleurs, "exhorte les autorités centrafricaines et tous les acteurs nationaux à oeuvrer à la préparation d'élections présidentielle, législatives et locales inclusives, libres, justes, transparentes, crédibles, pacifiques en 2020 et 2021".

Fin octobre, plusieurs groupes armés avaient dénoncé dans un communiqué commun les "agissements irresponsables" du gouvernement et des "désordres qui n'augurent pas d'élections apaisées, transparentes et crédibles".

Vingt-deux candidats à la présidentielle sont en lice, dont le chef d'Etat actuel Faustin Archange Touadéra, pour le scrutin prévu le 27 décembre. Cette élection se tiendra dans un pays contrôlé aux deux tiers par les groupes armés et ravagé par la guerre civile.

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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 19:24
Centrafrique-Présidentielle : Dépôt de 22 dossiers de candidature

 

https://www.afrique7.com/ 12/11/2020 Sumai Issa

 

Une vingtaine de prétendants à la magistrature suprême en Centrafrique ont fait parvenir leur dossier à l’Autorité nationale des élections (ANE), en prévision de l’élection présidentielle de décembre prochain.

Parmi ces 22 dossiers, figurent ceux du président sortant, Faustin-Archange Touadéra et de ces prédécesseurs, Catherine Samba Panza (2014-2016) et François Bozizé, chassé en 2013 par un coup d’Etat militaire.

Ces dossiers seront ensuite traités par la Cour constitutionnelle qui devrait les valider ou les rejeter. Le dossier du candidat Bozizé est particulièrement menacé d’être rejeté, car n’ayant pas rempli le critère de 12 mois de présence au moins sur le territoire centrafricain, comme l’exige la loi en vigueur dans le pays.

En effet, après son reversement en 2013 par Michel Djotodia, François Bozizé est parti vivre en exil d’où il est rentré le 19 décembre 2019. A la date de dépôt de candidature pour la présidentielle, Bozize n’a légalement pas encore fait 12 mois sur le territoire centrafricain, et cela pourrait jouer en sa défaveur.

Mais, malgré cet obstacle, il se dit « confiant », estimant avoir « tous les justificatifs » pour briguer la magistrature suprême.

La campagne électorale se tiendra dans la période du 12 au 25 décembre prochain. Le premier tour de la présidentielle, est fixé au 27 décembre 2020.

 

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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 19:18
Un accord pour enterrer la hache de guerre dans le nord-est centrafricain
Un accord pour enterrer la hache de guerre dans le nord-est centrafricain

 

Centrafrique : les communautés du Nord-est enterrent leurs haches de guerre à Bangui

 

https://www.radiondekeluka.org/  jeudi 12 novembre 2020 08:18

 

A quelque un mois de la tenue des élections générales de 2020-2021 et en plein processus de démobilisation dans plusieurs régions du pays, les leaders communautaires du Nord-est signent le 10 novembre 2020 un pacte de réconciliation à Bangui. A la clôture de ces pourparlers de deux jours, ces représentants de communautés ont formulé plusieurs recommandations dans le cadre de la stabilité de leur région.

A un peu plus d'un mois des élections groupées du 27 décembre 2020, le gouvernement multiplie des rencontres pour la stabilisation et la paix dans les régions du Nord-est. "Il est temps d’enterrer la hache de guerre au profit de la paix", c’est le message clé de cette rencontre. Ces échanges ont également permis de créer un climat d’apaisement et formuler plusieurs recommandations dont le retour de l'autorité de l'Etat, la sécurisation des frontières, la dissolution des groupes armés, le rapatriement des mercenaires étrangers et la traduction devant la justice des auteurs de crimes ou encore le respect de l’Accord du 06 février 2019.

Pour le gouvernement, l'objectif principal demeure la stabilité de ces régions qui, désormais, aspirent à un développement.

"Le message aujourd'hui est celui de la paix et de la réconciliation. Sans la paix et la réconciliation, on ne peut envisager le développement. On a un plan de relèvement du pays. Raison pour laquelle, je les ai interpellés sur la nécessité de tout faire pour que nous ayons la paix, la réconciliation de façon à permettre l'accompagnement du gouvernement en matière de développement pour ces régions" a fait savoir Firmin Ngrébada, Premier ministre, chef du gouvernement.

Selon les représentants venus de Birao dans la Vakaga, satisfaits de cette initiative, le développement d’un pays passe nécessairement par la paix.

"Je suis très ravi d'avoir assisté le président de la République. Maintenant, il n’y a rien. Qu'on nous trouve des moyens pour travailler afin de faire développer le pays. Je demande à tous les centrafricains d'oublier ce qui s’est passé car nous sommes très en retard. Et avec tous ces conflits, le pays n'avancent pas" s'est réjoui Ahmat Moustapha, sultan-maire de Birao.

Pour de nombreux participants à cette réunion de réconciliation, l'acquisition d'une véritablement paix passe par la dissolution des groupes armés.

"La hache de guerre est enterrée mais il faut dissoudre les groupes armés. Nous voulons la dissolution de tous ces groupes. Parce que la clé de toutes ces bêtises, ce sont ces groupes armés là. Ils se divisent entre eux devant leurs intérêts égoïstes et entrainent parfois les communautés derrière eux. C'est ça qui pose problème" a martelé Sénoussi Ibrahim, Sultan-maire de Ndélé.

Le Nord-est de la République centrafricaine est secoué depuis plusieurs décennies par des conflits intercommunautaires avec implication des groupes armés. Cette rencontre de réconciliation, organisée par le gouvernement centrafricain, est soutenue par les garants et facilitateurs de l’Accord du 06 février 2019. Elle intervient à seulement 1 mois de la tenue des élections groupées de décembre 2020.

 

Centrafrique : un pacte de réconciliation signé

https://www.cameroon-tribune.cm/ Par Sainclair MEZING 12 Nov. 2020 10:33

L’accord de mardi à Bangui entre les autorités et les acteurs du nord-est devrait ramener la paix dans cette partie du pays.

En prélude au double scrutin présidentiel et législatif du 27 décembre prochain, les chefs de clans, les sultans, les préfets et les représentants des groupes armés en activité dans le nord-est sont parvenus mardi, dans la capitale centrafricaine, à un pacte de réconciliation. Cet accord signé à l’initiative des autorités de Bangui, en présence d’Abdoulaye Hissène, leader du Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FRPC), un groupe armé, devrait ramener la paix dans les localités de Ndele, Birao et Bria, en proie aux violences des groupes armés. « Les communautés de la région du nord-est s’engagent à enterrer définitivement la hache de guerre, à privilégier le dialogue et la voie judiciaire comme mode de règlement de leurs différends », soulignent les signataires de cet engagement. 

Régulièrement accusés de violer les différents accords signés par le passé, les communautés et les groupes armés se sont voulu rassurants quant à l’application effective du présent pacte. « Cette formule est très différente de celle qu’on a signée maintes fois. Parce qu’il y a la représentation du gouvernement, du chef de l’Etat. C’est une alliance qu’on a signée et une alliance, ce n’est pas quelque chose à négliger. Nos ancêtres ont signé une alliance qu’ils ont respectée jusqu’à aujourd’hui. Pourquoi pas nous ? » a indiqué Assa Amadou, représentant peul pour la région de la Vakaga. 

De son côté, le président centrafricain a insisté sur le respect des engagements pris par les différentes parties. « Je vous demande d’ores et déjà de respecter la parole donnée. Ces engagements sont librement pris. N’oubliez pas qu’il s’agit là d’une alliance que vous venez de sceller. Et dans nos traditions, vous le savez, une alliance, on la respecte », a martelé Faustin-Archange Touadéra. Egalement présents lors des discussions et de la cérémonie de clôture, les représentants des groupes armés n’ont pas manqué de renouveler leur engagement à respecter l’accord de paix de Khartoum signé en février 2019 et qui est en permanence violé.

 

Un accord pour enterrer la hache de guerre dans le nord-est centrafricain

https://www.afrique7.com/  11/11/2020Philippe Omotundo

La République de Centrafrique se donne toutes les chances pour rétablir la paix, avec notamment la signature ce mardi, d’un pacte de réconciliation entre les acteurs influents de la zone nord-est du pays.

«Les communautés de la région du nord-est s’engagent à enterrer définitivement la hache de guerre, à privilégier le dialogue et la voie judiciaire comme mode de règlement de leurs différends… ». C’est en substance l’esprit du texte paraphé par les chefs de clans, les sultans, les préfets et même les représentants des groupes armés, lors d’une rencontre initiée par le Gouvernement central.

Première du genre depuis le conflit de 2013, cette rencontre clôturée ce mardi par le président Faustin-Archange Touadéra, voudrait marquer un nouveau départ pour la zone nord-est (Ndele, Birao, Bria) de la Centrafrique qui est toujours en proie à des troubles réguliers.

Dans son discours de clôture, le président Touadéra a insisté sur le respect des engagements « librement pris ». « N’oubliez pas qu’il s’agit là d’une alliance que vous venez de sceller. Et dans nos traditions, vous le savez, une alliance, on la respecte », a-t-il insisté.

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12 novembre 2020 4 12 /11 /novembre /2020 19:16
RCA : 292 ex-combattants pressentis pour intégrer les FSI

 

Centrafrique : 292 ex-combattants pressentis pour intégrer les forces de défense et de sécurité intérieure

Xinhua | 12.11.2020 11h05

Les 292 ex-combattants désarmés, démobilisés et qui sont éligibles pour leur incorporation dans les Forces de défense et de sécurité, comprenant les Forces armées centrafricaines (FACA), la police et la gendarmerie, ont été présentés ce mercredi au président centrafricain Faustin-Archange Touadéra avant d'intégrer les différents centres de formation, a constaté sur place ce mercredi un correspondant de Xinhua.

D'après le colonel Achille Ismaël Kouagou Kongondo, ministre délégué en charge du Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR), ces 292 ex-combattants, parmi lesquels quinze femmes, proviennent de dix groupes armés sur quatorze qui avaient été signataires de l'Accord politique de paix et de réconciliation en République centrafricaine du 6 février 2019.

Il a ajouté que dans le processus du recrutement dans les forces de défense et de sécurité, des quotas avaient été prévus pour chaque groupe armé. Les leaders des groupes armés ont donc dressé la liste des candidats, qui ont fait l'objet de tests de niveau, ont été soumis à des examens médicaux rigoureux et ont fait l'objet d'une enquête psychologique.

En s'adressant à ces ex-combattants, le président Touadéra, tout en saluant leur engagement en faveur de la paix, leur a rappelé qu'ils ne relèvent plus des commandants des groupes armés mais qu'ils sont désormais sous le commandement de l'état-major de l'armée nationale.

Pour cela, il les a instruit de "rentrer dans la République" afin de servir et de défendre leur pays ainsi que leurs concitoyens.

Le chef de l'Etat a demandé aux instructeurs d'inculquer dans l'esprit de ces jeunes recrues le sens des droits de l'homme, le droit international humanitaire, le patriotisme, la discipline militaire et l'esprit de corps.

Depuis le processus de pacification de la République centrafricaine avec le DDRR, de nombreux ex-combattants ont été orientés vers les Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), un corps hybride composé de militaires, de gendarmes, de policiers et d'ex-combattants. D'autres ont été formés à des métiers de leur choix dans le cadre de la réintégration socio-économique, puis installés à leur propre compte.

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