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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 23:22
ALLOCUTION DE MARTIN ZIGUELE  PRESIDENT DU MLPC AU IIIème CONGRES DU PATRIE
ALLOCUTION DE MARTIN ZIGUELE  PRESIDENT DU MLPC AU IIIème CONGRES DU PATRIE
ALLOCUTION DE MARTIN ZIGUELE  PRESIDENT DU MLPC AU IIIème CONGRES DU PATRIE

 

 

 

BUREAU POLITIQUE

 

PRESIDENCE

 

 

 

Monsieur le Président, cher Frère

 

Messieurs les Leaders des Partis politiques

 

Distingués Invités

 

Militants et Militantes du PATRIE,

 

Chaque fois que l’occasion m’a été donnée de participer au congrès d’un Parti politique, et qui plus, un parti ami et frère, comme je le fais ce matin pour le PATRIE, j’éprouve un réel sentiment de satisfaction pour la viabilité de la démocratie centrafricaine.

 

Aussi, je saisis la présente opportunité, au nom des militants et militantes du MLPC et en mon nom propre, pour vous présenter toutes mes félicitations pour la tenue de votre IIIème Congrès d’une part, et tous mes encouragements pour que vous continuiez à garder le cap par l’organisation régulière des assises similaires d’autre part.

 

Est-il besoin de rappeler le rôle d’un congrès dans la vie d’un Parti politique ! C’est l’assise la plus importante car c’est elle qui prend les décisions les plus importantes et qui donne les orientations politiques majeures.

 

A cet effet, celle qui vous réunit ce jour se déroule dans un contexte caractérisé par :

 

  • le recul des Partis politiques de par le monde, accompagné de la montée d’un populisme pernicieux et aux discours quais-fasciste, car sans partis politiques un pays se conduit vers le fascisme justement;
  • la persistance et la généralisation de l’insécurité dans notre pays malgré les élections qui viennent de le doter d’institutions constitutionnelles ;
  • la précarité et ses conséquences sur les populations civiles dans de nombreuses régions de notre pays sinon dans tout notre pays;
  • etc.

 

Monsieur le Président,

 

Il me souvient que lors des rencontres périodiques entre les partis représentés à l’Assemblée nationale et plus solennellement lors du Comité Directeur du RPR, ici même dans cette salle le 28 janvier 2017 dernier, vous avez lancé un appel à une recherche urgente de solution à cette situation de marginalisation des partis politiques dans notre pays, avec l’apparition de cette nébuleuse dite des « Indépendants » qui tendent par tous les moyens à fragiliser, à noircir puis à se substituer désormais aux formations politiques.

 

Cet appel est resté lettre morte à ce jour, et en tout cas tarde à trouver une réponse collective et appropriée.

 

Dans le contexte démocratique de la République centrafricaine où la Constitution garantit la liberté d’association et encadre juridiquement la vie des Partis politiques autour desquels s’articule la vie politique, le recul de ces structures doit interpeller en urgence la conscience des uns et des autres sur les actions rapides à entreprendre.

 

Monsieur le Président, cher ami

 

Messieurs les leaders des Partis politiques

 

Distingués Invités

 

Militants et Militantes du PATRIE

 

Si dans les vieilles démocraties d’Europe occidentale ce recul des Partis politiques qui est également constaté au profit d’un courant populiste est compréhensible, cette tendance ne s’explique pas pour la jeune démocratie centrafricaine aux pas encore balbutiants.

 

Il y a donc véritablement urgence pour les partis politiques à s’unir et s’entendre sur l’essentiel dans ce combat existentiel. Au bout de ce combat, il n’y a pas seulement  leur existence en tant que formation politique, mais aussi la problématique centrale, j’allais dire vitale, de l’encadrement et de l’éducation politiques de nos compatriotes face aux défis auxquels notre pays est confronté restent sans réponse.

 

Le MLPC, en ce qui le concerne, est déjà engagé dans la réflexion pour une bonne compréhension du phénomène d’une part et la recherche des voies et moyens pour sa résolution durable d’autre part.

 

En tout état de cause, mon Parti saura le moment venu, reste disponible pour continuer la réflexion afin de s’accorder avec les Partis amis qui partagent la même préoccupation sur ce qu’il y’a à faire.

 

C’est me semble-t-il, un des moyens pour redonner aux Partis politiques leurs lettres de noblesse, et la condition principale pour qu’ils retrouvent la place qui est la leur afin de jouer pleinement leur dévolu par la Constitution de notre pays, et défendent efficacement les intérêts de notre peuple en ces temps de difficultés majeures.

 

C’est sur cette approche que je termine mes propos en souhaitant au PATRIE plein succès à son IIIème Congrès.

 

Je vous remercie

 

Martin ZIGUELE

 

Président du MLPC

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Centrafrique-Presse.com
7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 23:17
MESSAGE DU PRESIDENT DE LA CONVENTION REPUBLICAINE POUR LE PROGRES SOCIAL (CRPS) AU 3ème CONGRES DU PATRIE
MESSAGE DU PRESIDENT DE LA CONVENTION REPUBLICAINE POUR LE PROGRES SOCIAL (CRPS) AU 3ème CONGRES DU PATRIE
MESSAGE DU PRESIDENT DE LA CONVENTION REPUBLICAINE POUR LE PROGRES SOCIAL (CRPS) AU 3ème CONGRES DU PATRIE

 

 

 

Bangui, le 05 mai 2017

 

 

                        Monsieur le Président du PATRIE,

 

                        Mesdames et Messieurs les membres du Bureau Politique du PATRIE,

 

                        Mesdames et Messieurs les leaders des partis politiques et de la société civile,

 

                        Distingués invités,

 

Mesdames et Messieurs,

 

                        Chers Congressistes,

 

            La Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS)  adresse ses salutations républicaines et ses félicitations  patriotiques au PATRIE pour la tenue de son 3ème Congrès Ordinaire,tout en exprimant sa joie de se retrouver avec d’autres formations politiques.

 

            C’est une occasion exceptionnelle qui permet à tous les militants et aux organes de base de se retrouver et de mesurer le chemin parcouru depuis le dernier congrès et d’envisager les perspectives d’avenir.  Monsieur le Président, je ne doute pas un seul instant de la capacité organisationnelle et conceptuelle de votre Parti d’évaluer correctement la situation qui prévaut dans notre pays et d’en tirer les conclusions idoines qui s’imposent.

 

            J’ai pleinement conscience des défis qui nous attendent et que nous devons relever ensemble avec courage, persévérance et lucidité dans le seul intérêt supérieur de la Nation centrafricaine en péril.

 

            Péril d’abord pour son unité et pour son intégrité territoriale, car nous sommes en situation de partition de fait où plus de 70% du territoire national échappent au contrôle de l’Etat, avec le pillage de nos ressources naturelles par des groupes armés et des mercenaires étrangers.

 

            Péril ensuite pour l’effritement de l’Etat dont la restauration de son autorité sur l’étendue du territoire national reste encore illusoire et dont la persistance peut conduire à court terme à l’implosion de notre pays.

 

            Péril enfin par ce que la RCA est le seul pays au monde n’ayant pas de force de défense et de sécurité pouvant assurer l’exercice de la violence légale et légitime sans laquelle un Etat ne peut exister.

 

            Ce sombre tableau s’ajoute aux crimes de guerre, aux crimes contre l’humanité dont notre peuple est victime depuis 2012: massacres à grande échelle, incendies volontaires de villages, viols, pillages etc… qui sont quotidiennement commis par les SELEKA, les ANTI BALAKA et d’autres groupes armés sans compter plusieurs hordes de bandits.

 

            Devant cette situation dont nous mesurons l’ampleur et la gravité, notre responsabilité en tant que partis politiques est immense.

 

            L’espace national  est marqué par plusieurs vulnérabilités structurelles, une fragilité étatique, une régression sociale, une faiblesse économique.

 

            La sécurité ne peut revenir dans le pays sans le désarmement des bandes armées et sans la mise en orbite opérationnelle des FACA réarmés matériellement, restructurées techniquement et rééquilibrées ethniquement sur le court terme avec une planification stratégique des objectifs à atteindre sur le moyen et le long terme.

 

De ce point de vue, la communauté internationale à l’égard de laquelle nous avons un devoir de gratitude a la double obligation politique et morale de relever ce défi  sécuritaire par la stricte application du mandat onusien.

 

En effet, parmi les objectifs spécifiques assignés à la MINUSCA, la démilitarisation du territoire national occupe une place centrale. La Résolution 2149 des Nations Unies du 10 avril 2014 sur la rubrique du désarmement, démobilisation, réintégration, rapatriement, est claire : « Regrouper et cantonner les combattants, et confisquer et détruire, selon qu’il convient, les armes et munitions de ceux qui refusent de les déposer » (- article 30 g) iii)-)

 

Placé sous le chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le mandat des forces internationales en Centrafrique, implique l’usage de la force le cas échéant pour atteindre l’objectif  stratégique de la stabilisation du pays.

 

            Le processus DD RR est considéré aujourd’hui comme le seul remède miracle pour ramener la paix en RCA. La CRPS pense que cette approche partielle  qui ne prend pas en compte la dimension économique et le volet militaire de la problématique sécuritaire dans la résolution de la crise conduira inéluctablement à l’impasse. Les faits nous donnent malheureusement raison avec les dernières revendications maximalistes des groupes armées portant sur l’amnistie et sur leur participation au Gouvernement. Il est malheureusement à craindre que le programme DD RR et sa mise en œuvre à l’heure actuelle ne soient que du plâtre sur une jambe de bois.

 

            Et puis, il y a l’épineux problème de la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national.

 

           Nous disons qu’il n’existe pas d’alternative à la restauration de l’autorité de l’Etat, sans ses propres forces de défense et de sécurité, c’est-à-dire sans le monopole de la violence légale et légitime. Toute autre solution conduira à l’implosion de la RCA et à sa partition.

 

           Comment ne pas  s’étonner du silence sur le sort des centaines de milliers de déplacés internes et des réfugiés centrafricains dans les pays voisins comme le Cameroun, le Tchad et le Congo ?

 

           Nous sommes tous interpelés et chacun de nous doit participer à l’œuvre de réconciliation nationale, de la cohésion sociale, de la restauration de la paix et de la consolidation de l’unité nationale.

 

           Le silence des partis politiques sur ces questions cruciales qui engagent notre devenir commun sera une démission collective et une trahison de notre peuple.

 

           Il y’a urgence républicaine à trouver ici et maintenant un consensus national sur les problématiques telles que : l’unité nationale, la sauvegarde de l’intégrité territoriale, le rejet de l’amnistie, l’exigence de la justice pour les victimes des atrocités commises pendant la crise, le retour des déplacés dans leurs localités respectives et le retour au pays des réfugiés.

 

Monsieur le Président du PATRIE,

 

                        Mesdames et Messieurs les membres du Bureau Politique du PATRIE,

                        Mesdames et Messieurs les leaders des partis politiques et de la société civile,

                        Distingués invités,

 

Mesdames et Messieurs,

 

                        Chers Congressistes,

 

La CRPS, parti politique, dont la devise est JUSTICE- PAIX -DEVELOPPEMENT fidèle à sa vocation humaniste a toujours œuvré pour que les valeurs de démocratie et de solidarité nationale s’enracinent dans notre pays.

 

Elle a participé aux dernières élections législatives et apporté librement son soutien au 2ème tour de l’élection présidentielle au Président Faustin Archange TOUADERA.

 

Après ces élections, la CRPS n’a souscrit aucun pacte politique ni individuellement, ni collectivement avec personne.

 

C’est donc librement que le Directoire Politique de la CRPS  de façon responsable et guidé par le seul intérêt supérieur de la Nation a fait le choix de faire entendre désormais sa voix dans le camp de l’opposition démocratique.

 

La CRPS  lance un appel aux autres partis politiques qui partagent les mêmes valeurs républicaines et patriotiques pour un véritable changement, à se rassembler pour la réalisation des nobles idéaux devant concourir à la survie de notre pays en danger.

 

                        Monsieur le Président du PATRIE,

                        Mesdames et Messieurs les membres du Bureau Politique du PATRIE,

                        Mesdames et Messieurs les leaders des partis politiques et de la société civile,

                        Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,

                        Chers Congressistes,

 

La Convention Républicaine pour le Progrès Social souhaite pleins succès aux travaux du Congrès du PATRIE.

 

Je vous remercie

                                                                      

Le Président du Directoire Politique

 

 

       Me Nicolas TIANGAYE

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Centrafrique-Presse.com
5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 22:33
LA RECONSTITUTION DE L’ARMÉE CENTRAFRICAINE : UN ENJEU À HAUTS RISQUES
LA RECONSTITUTION DE L’ARMÉE CENTRAFRICAINE : UN ENJEU À HAUTS RISQUES

 

 

 

Par Thierry VIRCOULON

 

Chercheur IFRI

 

RÉSUMÉ

 

Dès le début de la transition en 2014, comme dans la plupart des pays africains en situation de guerre civile, la nécessité de la reformation des Forces armées centrafricaines (FACA) s’est imposée et la reconstruction d’une institution militaire a été envisagée. Cependant, trois ans plus tard, le processus de reconstruction de l’armée centrafricaine est lent et incertain. Les raisons de cet état de fait sont nombreuses mais la plus fondamentale est l’absence de consensus entre les parties prenantes (gouvernement, partenaires internationaux et groupes armées) sur le paradigme et la finalité de cette reconstruction qui comporte un risque politique élevé.

 

INTRODUCTION

 

La question de la reconstitution de l’armée est devenue l’un des problèmes centraux de l’équation centrafricaine.

 

Après des années d’informalisation silencieuse, l’armée centrafricaine s’est effondrée sans combattre en 2013 puis une partie importante s’est milicianisée dans les anti-balaka (AB). Dès le début de la transition en 2014, comme dans la plupart des pays africains en situation de guerre civile, l’agenda de la résolution du conflit a inclus un programme de démobilisation, désarmement et réinsertion (DDR) pour les groupes armés et la reconstruction d’une armée digne de ce nom dans le cadre d’une réforme du secteur de la sécurité.

 

Malgré l’urgence, trois ans plus tard, les progrès sont lents et le résultat est loin d’être assuré. Pourtant, aussi bien pour les internationaux que pour les autorités centrafricaines, cette tâche est considérée comme une priorité. Alors que la question de l’armée s’est largement politisée durant la transition (2014-2016), des désaccords de fond persistent sur le paradigme de la reconstitution de cette institution entre les parties prenantes (gouvernement, groupes armés et partenaires internationaux). Pour les miliciens, il ne s’agit que de changer la composition de l’armée et, pour le gouvernement, il ne s’agit que de réarmer les militaires – l’idée d’une réforme structurelle créant « une armée professionnelle, démocratiquement contrôlée et représentative de toutes les ethnies1 » n’a guère de partisan centrafricain.

 

L’objectif de cette Note est de montrer qu’au-delà des discours officiels, l’accord de fond indispensable à la reconstitution de l’armée centrafricaine fait encore défaut trois ans après le début de l’intervention internationale dans ce pays.

 

Cette Note est le résultat de nombreuses visites et entretiens en Centrafrique depuis 2013.

 

TRAJECTOIRE DE L’ARMÉE CENTRAFRICAINE : DE L’INFORMALISATION À LA MILICIANISATION

 

La déliquescence de l’armée centrafricaine a été un processus long qui s’inscrit dans un mouvement général d’effondrement de l’appareil d’État initié par la présidence de Patassé dans les années 1990 et la décennie de la démocratisation ratée (1990-2000).

 

Bien que la réforme du secteur de la sécurité ait figuré à l’agenda gouvernemental depuis les États généraux de la défense et de la sécurité consécutifs aux mutineries de 1996,2 le président Bozizé n’a fait qu’aggraver le déclin de l’armée.

 

Militaire qui ne faisait pas confiance aux militaires par expérience3, le général Bozizé a géré son armée avec le souci de la neutraliser avant tout. Non content d’établir un contrôle familial sur l’armée et de s’appuyer sur des militaires de son ethnie (les Gbaya) par défiance pour les militaires d’origine ethnique différente, il s’est efforcé de maintenir l’institution militaire dans un état de délabrement. Il a aussi contribué à la culture d’impunité et à la désintégration silencieuse de la chaîne de commandement et de la discipline en développant un réseau d’affidés dans les rangs jusqu’au niveau des sous-officiers.4

 

L’effet de la crise sur une armée en déliquescence a été immédiat. Le 23 mars 2013, seules les troupes sud-africaines se sont opposées à l’avancée de la Seleka, une coalition de groupes armés actifs dans le nord-est du pays depuis plusieurs années et qui ont décidé de prendre le pouvoir à la fin 20125 ; la garde présidentielle qui « tenait » plusieurs checkpoints entre Bangui et Damara n’a pas combattu. Elle s’est évaporée. Cette évaporation a clôturé le processus avancé d’informalisation des FACA qui avait débuté durant le régime de Patassé et avait été poursuivi par son successeur. En effet, la politique d’affaiblissement de l’armée par le général président Bozizé a abouti à une force sans structures et sans moyens de fonctionnement, incapable de défendre le pays contre les intrusions de divers groupes armés.6 De ce fait, quand ils étaient déployés à l’intérieur du pays, les militaires devaient se « débrouiller ». Cela s’est traduit par le développement d’une coexistence entre les FACA et les groupes armés dans le nord-est du pays à l’époque de Bozizé.

 

En 2010 à Sam Ouandja, une localité diamantifère proche de la frontière soudanaise, les miliciens de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) dominaient la ville et son fructueux commerce tandis qu’une petite unité des FACA sans véhicules et sans munitions se faisait discrète7. Il convient de noter que l’armée centrafricaine n’a jamais été « opérationnelle » seule et que, durant le régime Bozizé, l’incapacité des FACA à contenir les menaces contre le territoire national était partiellement compensée par la présence de plusieurs forces étrangères8.

 

Si au début de 2013 les militaires les plus proches de Bozizé ont quitté le pays avec lui, d’autres sont restés dans la clandestinité après la prise de pouvoir de la Seleka. En 2013, le personnel des services de sécurité associé au régime Bozizé a été traqué par la Seleka et un nombre indéterminé d’entre eux ont été abattus9. De ce fait, beaucoup d’entre eux ont intégré le mouvement d’autodéfense des AB lors de sa formation à la fin de l’année 2013. Les AB se sont formés spontanément à partir du milieu de l’année 2013 sous l’effet des exactions de la Seleka dans l’ouest du pays. À leurs débuts,

 

ils faisaient figure de milices de jeunes victimes en quête de vengeance10. Cette milice populaire a alors absorbé les éléments résiduels de l’armée qui ont souvent assumé le commandement de ces groupes locaux composés de jeunes.

 

Durant la transition (2014-2016), le comportement des FACA a oscillé entre menace et inutilité11. Alors qu’un processus de normalisation politique était soutenu par la communauté internationale (création d’un gouvernement transitoire, déploiement de plusieurs missions de maintien de la paix), certains militaires ont entendu l’appel de la présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, et sont sortis du mouvement anti-balaka. D’autres en revanche sont passés au fil de la transition de la lutte anti-Seleka au banditisme. Ceux-là sont désignés à Bangui par l’expression « d’AB militaires », notion signalant la porosité de la frontière entre les FACA et les AB12 et qui est l’équivalent centrafricain des « sobels » de la Sierra Leone13. Durant la transition, les FACA ont adopté trois postures politiques : adhésion au régime, opposition et neutralité (« ni adhésion ni opposition »). Sans qu’il soit possible d’en évaluer le nombre, les AB militaires ont été impliqués dans chaque épisode insurrectionnel à Bangui de 2014 à 2016. Cela faisait et fait encore douter de la loyauté des militaires aux régimes de Samba-Panza, et même de Faustin-Archange Touadéra, le nouveau président depuis mars 2016.

 

À partir du début du gouvernement de transition en 2014, les FACA ont été payés à ne rien faire, au grand soulagement de la communauté internationale car ils ont démontré leur sentiment antimusulman avec un lynchage ultra-médiatique qui a marqué les esprits à l’École nationale d’administration et de la magistrature (ENAM), le 5 février 201414. De manière très révélatrice, ce lynchage a eu lieu après une cérémonie présidée par Catherine Samba-Panza qui devait être le début du processus de reconstitution de l’armée. Cet événement a été désastreux, tant pour l’autorité de la présidente que pour l’image des FACA. À partir de ce moment-là, ils ont « senti le souffre » dans les milieux internationaux et leur reconstitution a été considérée comme prématurée15.

 

UNE RÉFORME EN MANQUE DE CONSENSUS

 

Bien que tous les discours officiels parlent de réforme de l’armée, il n’y a pas d’accord sur le paradigme de la reformation des FACA.

 

Refaire l’armée avec qui ?

 

Le premier désaccord porte sur la composition de l’armée. Dès la transition, un préalable a été posé et accepté en apparence. Le 11 novembre 2014, le Groupe international de contact (GIC) réuni à Bangui a « demandé aux autorités centrafricaines d’engager au plus tôt, le processus de refonte des FACA en vue de mettre en place une armée professionnelle, équilibrée et représentative, y compris l’adoption des mesures d’absorption des éléments des groupes armés répondant à des critères de sélection rigoureux ainsi que d’autres mesures concernant la reconversion d’une partie des FACA » 16. La vision des membres du GIC pour la future armée était celle d’une armée de compromis entre les groupes politico-militaires et le gouvernement, c’est-à-dire d’une armée qui reflète la situation du rapport de force où les groupes armés ne peuvent renverser le  gouvernement/forces internationales et où ces derniers ne peuvent les neutraliser.

 

Par ailleurs, la reformation de l’armée centrafricaine était conçue comme un double mouvement d’intégration (pour certains miliciens) et de démobilisation (pour certains FACA).

 

Ainsi, dès 2014, le paradigme de la reconstitution de l’armée centrafricaine était lié au programme de Désarmement, démobilisation et réintégration (DDR) pour les groupes armés. L’accord signé le 8 mai 2015 au Forum de Bangui par les groupes armés posait les grands principes de cette intégration : progressive, sur une base individuelle, après un vetting17 et dans le respect de « critères de professionnalisme et d’équité, visant à la reconstitution d’institutions sécuritaires républicaines18 ». En 2016, la stratégie nationale de DDR a confirmé cette option tout en restant vague sur les capacités et les critères d’intégration19.

 

En effet, les groupes armés de l’ex-Seleka ont fait de leur intégration dans les forces de sécurité, et plus particulièrement dans l’armée, une revendication non-négociable en développant un argumentaire sur l’injustice à l’égard des musulmans centrafricains et leur faible représentation dans les services de sécurité20. Ne voulant pas entériner une certaine victoire de l’ex-Seleka, les autorités de la transition ont été très réservées, si ce n’est hostiles, à l’idée d’intégrer les ennemis d’hier dans ce qui est perçu comme le centre névralgique du pouvoir par tous les Centrafricains.

 

Cette hostilité est encore partagée par une grande partie du gouvernement, les FACA et surtout la population non-musulmane mais cette opposition n’a pas été assumée politiquement. Publiquement, les autorités de la transition et les autorités actuelles ont toujours souscrit au principe d’une passerelle entre le DDR et les services de sécurité mais, en privé, elles minorent le nombre de miliciens qui pourraient être intégrés et, jusqu’à présent, elles laissent perdurer le flou sur ce nombre. Un malentendu fondamental entoure donc le DDR : pour la population et le gouvernement, le DDR signifie le désarmement des miliciens et leur réintégration dans la vie civile ; pour les miliciens, il signifie leur recrutement massif dans l’armée21.

 

La capacité d’absorption de nouveaux effectifs est aussi un sérieux problème. D’une part, l’armée centrafricaine n’est plus une institution publique en tant que telle, c’est-à-dire une organisation capable de gérer du personnel22. D’autre part, l’entrée de miliciens musulmans dans l’armée est censée être possible grâce à la sortie des FACA trop âgées.

 

L’analyse des effectifs par l’Union européenne (UE) et les Nations unies a révélé qu’environ 800 militaires devraient être mis à la retraite. Cela permettrait de rajeunir les effectifs alors que la moyenne d’âge est élevée, ce qui pose un problème de « réformabilité » du personnel militaire et de portage de la réforme de l’armée. Le vieillissement du corps des officiers supérieurs réduit, en effet, les chances d’adhésion à la réforme. Bien que nécessaire, le changement de la structure générationnelle par la mise à la retraite est incompatible avec les réalités de l’administration centrafricaine.

 

Elle va à l’encontre de la surreprésentation des Gbaya dans l’armée – alors que les loyautés bozizistes jouent encore dans les rangs — et remet surtout en cause le revenu de ceux qui seraient pensionnés.

 

Outre la réticence à l’égard d’un programme de retraite qui s’explique aisément par l’âge des officiers supérieurs, le vetting mis en avant par le Conseil de sécurité des Nations unies risque d’être un autre obstacle à la recomposition des effectifs de l’armée. Justifié par les abus commis dans les deux camps, le vetting doit concerner à la fois les membres des groupes armés et des services de sécurité23. Une commission de vérification vient de se mettre à l’oeuvre pour la police et la gendarmerie mais les critères pour les militaires et ceux qui aspirent à l’être restent flous. Au-delà des critères, la mise en oeuvre d’un vetting risque d’être délicate car certains auteurs d’exactions occupent des postes de responsabilité dans le nouveau régime ou font partie de la clientèle de politiciens24. De ce fait, la mise en retraite et le vetting, qui sont nécessaires pour les internationaux, constituent des risques politiques pour le gouvernement si on en juge par les récentes rumeurs de projets de mutinerie dénoncés par les autorités.

 

Combinées à l’absence de pression militaire ou judiciaire sur les groupes armés, les divergences de vues sur le DDR expliquent qu’il fasse du sur place depuis la signature de l’accord en 2015 malgré de nombreuses et répétitives réunions.

 

Réforme structurelle ou simple opérationnalisation ?

 

La question de l’armée est au centre de visions et de demandes contradictoires. Alors que les Nations unies — qui ont déployé depuis 2014 une mission de maintien de la paix (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique — MINUSCA) —, l’UE, l’UA, la France et les États-Unis insistent sur une réforme structurelle de l’armée à long terme, les autorités réclament avant tout « l’opérationnalisation » des FACA à court terme, ce qui signifie leur réarmement.

 

Dès la transition, le déficit de sécurité dans la capitale et en province a conduit les autorités et la population à réclamer la reconstitution des FACA25. Face à l’absence de désarmement des milices et aux explications embarrassées de la communauté internationale, les FACA sont vus à tort comme la solution sécuritaire. La pression populaire et gouvernementale pour leur réarmement demeure très forte. Du fait de la persistance de l’insécurité dans certaines zones du pays26, les organisations de la société civile, le parlement, la plate-forme religieuse et la presse ont tous demandé ce réarmement et la levée de l’embargo sur les armes qui est imposé par le Conseil de sécurité des Nations unies depuis décembre 201327. Le Groupe de réflexion de la société civile en a fait son cheval de bataille et a lancé une pétition en ce sens avant les manifestations violentes d’octobre 2016 qui réclamaient le départ des Casques bleus et le réarmement des FACA28. Le retour réclamé de l’armée fait l’impasse sur son ineffectivité face à la Seleka, fin 2012-début 2013, et son état de délabrement avancé à l’époque de Bozizé. Paradoxalement, le conflit récent semble avoir annihilé la mémoire des exactions passées des FACA et de leurs performances opérationnelles29.

 

La fin de non-recevoir de la communauté internationale pour la levée de l’embargo a empoisonné les relations avec le gouvernement transitoire et a conduit à des tentatives malheureuses de ce dernier pour prendre l’initiative dans le domaine militaire sans en avoir les moyens30. Du côté gouvernemental, la seule perspective de transformation des FACA consistait à évoquer une armée « utile » où le génie militaire contribuerait au développement des routes. Le gouvernement élu a reçu ce contentieux en héritage. Face à l’incapacité des Casques bleus à prévenir les violences des groupes armés, le gouvernement continue de réclamer la levée de l’embargo, perçu comme une punition, des équipements et des formations opérationnelles en vue de reconstituer rapidement un embryon d’armée. Si le président Touadéra a récemment infléchi son discours en soulignant qu’il n’y aura pas de renaissance rapide des FACA31, il a sollicité, lors de ses nombreuses visites à l’étranger, les présidents qu’il rencontre (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Angola, etc.) afin d’obtenir des formations pour les FACA. Devant le Conseil de sécurité à New York en mars 2017, il a réitéré cette demande

 

de formation, jugeant insuffisantes les formations fournies par l’Union européenne. Lors de la fête nationale du 1er décembre 2016, les militaires centrafricains ont défilé sans armes pour montrer à la population de la capitale qu’ils étaient prêts à assumer leur responsabilité mais que la communauté internationale les en empêchait32. Pour beaucoup de Centrafricains, le réarmement des FACA est dirigé contre la menace des ex-Seleka et non des AB. Par conséquent, s’ils étaient réarmés, un scénario à la malienne ne serait pas exclu, c’est-à-dire des bavures commises par des militaires,

 

mais aussi la défaite rapide et sans appel des troupes nationales envoyées de manière prématurée contre les groupes armés (comme à Kidal en 2014).

 

À contre-courant du discours populaire et gouvernemental, la communauté internationale maintient l’embargo33 et met l’accent sur la nécessité d’une réforme structurelle de l’armée. L’analyse sous-jacente est que l’armée en tant qu’institution fonctionnelle satisfaisant à certains standards de base n’existe plus faute de chaîne de commandement, de logistique et de formation34. Sa réforme doit être une reconstruction sur de nouvelles bases. Malgré des différences d’approche, l’ONU et l’UE se sont toutes deux engagées dans cette voie. Les Nations unies promeuvent une approche globale de la réforme du secteur de sécurité dans laquelle la réforme de l’armée n’est qu’une composante. Le Conseil de sécurité privilégie une réforme de tout le secteur de la sécurité qui clarifie les responsabilités entre les différentes forces et instaure un véritable contrôle démocratique sur ce secteur. Tout en reconnaissant la nécessité d’opérationnaliser les FACA, il souhaite que cette opérationnalisation soit « progressive » et « coordonnée dans le cadre du programme de réforme du secteur de la sécurité35 ». Cette approche par le haut vise à faire retrouver au gouvernement centrafricain un comportement et des procédures d’État démocratique, c’est-à-dire à élaborer une loi de programmation militaire, une doctrine de défense, une politique publique de sécurité, etc. Bref, à élaborer une politique de sécurité et décider conformément aux procédures démocratiques. Compte-tenu de la culture politique locale, il s’agit là d’une entreprise d’acculturation politique de long terme.

 

À l’inverse, l’UE a choisi de se concentrer sur la réforme de l’armée36 en déployant une mission de conseil et de formation en juillet 2016 (European Union Training Mission in Mali – EUTM) dans le sillage de son intervention sécuritaire (European Union Force – EUFOR) et à l’instar de ce qu’elle fait ailleurs en Afrique. Créée pour deux ans, l’EUTM dispense des conseils stratégiques au ministère de la Défense et à l’état-major ainsi que des formations non-opérationnelles et opérationnelles aux FACA. Soucieuse de reconstruire une administration militaire et une chaîne de commandement effectives, l’EUTM s’efforce d’être pragmatique et d’avoir à son actif des réalisations concrètes. Elle a ainsi réhabilité le camp d’entrainement de Kassaï et formé 160 soldats de la 1re compagnie du 3e bataillon d’infanterie qui doivent être déployés loin de l’ex-Seleka à Obo37. Bien qu’elles se situent à des niveaux différents (le secteur de la sécurité pour l’ONU et l’armée pour l’UE) et qu’une amélioration de leur coordination soit souhaitable, ces approches visent toutes deux une réforme de fond qui se heurte à la fois à la vision de court terme des responsables civils et militaires centrafricains et à leur déficit de capacités managériales. Les discussions sur la réforme tournent souvent au dialogue de sourds entre les internationaux et les autorités centrafricaines – les premiers parlant de la reconstruction d’une institution militaire au sens plein du terme, tandis que les seconds croient que seules les armes manquent pour avoir une armée efficace en présentant une liste de besoins à la Prévert.

 

CONCLUSION

 

Enjeu de pouvoir majeur, la reconstitution de l’armée centrafricaine est une nécessité risquée à la recherche de son consensus. Les partenaires internationaux, le gouvernement, les groupes armés, et même la population, considèrent l’armée comme indispensable mais c’est bien le seul point sur lequel ils s’accordent. Y a-t-il encore une institution militaire, dans quel but la reconstituer et avec qui restent des sujets de divergence majeure. Malheureusement, comme durant la tentative de réforme du secteur de la sécurité durant le régime Bozizé (2008-2010), ces divergences ne sont pas abordées de front. L’exploitation démagogique de la question des FACA continue et les mêmes stratégies d’évitement et d’enlisement réapparaissent. De fait, la confiance est faible entre les autorités centrafricaines et leurs partenaires du secteur militaire38 et le processus de reconstitution de l’armée a commencé sans les groupes armés car le DDR est toujours bloqué. Le point de départ de ce processus n’est donc pas un accord politique mais une série de désaccords plus ou moins silencieux. Dans ces conditions, on peut réellement se demander si les internationaux réussiront à « éviter de former les criminels d’hier et les putschistes de demain39 ».

 

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 20:05
"Les Centrafricains ont une capacité de résilience inouïe" : William Daniels

 

 

 

http://www.france24.com   05/05/2017

 

Le photojournaliste français William Daniels a rassemblé dans un livre intitulé "RCA" une cinquantaine de photos réalisées au cours de ses nombreux reportages en République centrafricaine entre 2013 et 2016. Entretien.

 

C'est "l'histoire d'un pays en sursis". Le photojournaliste français William Daniels s'est rendu à dix reprises en Centrafrique entre 2013 et 2016. Il publie aux éditions Clémentine de la Feronnière, avec le soutien d’Amnesty International et de Médecins sans frontières, une partie de ce travail au long-cours qui lui a valu plusieurs prix internationaux, dont le Visa d'or humanitaire du festival Visa pour l'image et le Prix Tim Hetherington du World Press Photo et Human Rights Watch.
 

Il a choisi cinquante-six images pour illustrer ces trois années marquées par le conflit entre les miliciens anti-balaka et les rebelles de l’ex-coalition séléka, un conflit qui a fait des milliers de victimes civils et plus d’un million de déplacés et de réfugiés. La Centrafrique n’a jamais connu de période de stabilité depuis son indépendance en 1960, secouée à plusieurs reprises par des coups d’État et gangrenée par des rebellions. C’est un pays "que personne n'a jamais été capable de placer sur une carte et qui a toujours vécu au bord du gouffre", résume William Daniels.

 

Pourquoi avoir choisi de consigner votre travail en Centrafrique dans un livre ?

 

"Au cours de mes dix séjours en Centrafrique, j’ai emmagasiné beaucoup de photos, plus de 50 000. Je voulais prendre du recul sur ce travail et construire un ensemble d’images assez restreint afin de transmettre une vision de la Centrafrique issue de mes expériences. L’idée n’était pas de faire un portfolio de presse en décrivant précisément tel fait à tel moment. C’est une autre approche. C’est un regard de photographe sur un pays en crise plus que la chronique photographique d’une crise."

 

Très peu de photos montrent des scènes de violences. Comment avez-vous procédé dans votre sélection ?

 

"La sélection a été un long processus. Cela prend des mois. On s’interroge sur ce que l’on veut transmettre, sur la cohérence des images. En Centrafrique, j’ai d’abord travaillé pour la presse, au début de la crise, essentiellement pour Times Magazine. Les images publiées à ce moment-là étaient très violentes, très dures. Quand j’ai réfléchi à ce livre, la question était : ‘est-ce qu’il y a un intérêt à publier à nouveau ces images ou peut-on raconter la détresse de ce pays avec des images plus subtiles ?’. J’ai choisi la deuxième option. L’idée était de raconter cette violence sans image violente. Je pense que ces photos touchent plus les gens, ils ne détournent pas le regard, mais s’accrochent aux regards, aux gestes, aux lumières. Dans ce livre, il n’y a que deux photos avec du sang."

 

Votre dernier reportage en Centrafrique remonte à l’année dernière. Comment avez-vous trouvé le pays par rapport à ce que vous en aviez découvert en 2013 ?

 

"J’ai constaté qu’il était plus dur d’y travailler, alors que paradoxalement la situation sécuritaire dans le pays s’est améliorée. Fin 2013, nous étions plutôt bien accueillis par la communauté chrétienne. Les gens étaient heureux de rencontrer les rares journalistes qui étaient sur place et qui documentaient les exactions commises par les ex-rebelles de la séléka. Depuis, la situation a beaucoup changé. Les deux bords ont commis des violences et il est devenu plus difficile de travailler avec les deux camps. Je pense aussi que beaucoup de Centrafricains ont l’image du photographe qui vient s’enrichir sur le dos du peuple qui a énormément souffert. Ils se sentent manipulés et voit en l’étranger qui vient réaliser quelque chose chez eux, un voleur. On est passé du statut de témoin à celui de voleur d’images. Cela tient aussi du fait qu’il ne voit presque jamais le résultat. Quand je leur parle de la presse américaine pour laquelle je travaille, ils me répondent que les Américains sont intéressés par leurs ressources. La souffrance est telle dans ce pays qu’il faut trouver un responsable, le photographe qui arrive peut facilement être celui-ci."

 

Vous avez travaillé dans de nombreux autres pays, pourquoi vous êtes-vous attaché à la Centrafrique ? Allez-vous un jour y retourner ?

 

"Beaucoup de choses rendent ce pays très attachant. Les Centrafricains eux-mêmes d'abord, qui ont une capacité de résilience inouïe, malgré les épreuves. Et naturellement, à force d’y retourner souvent, des liens se créent, avec les personnes, avec les lieux. Cela restera à vie, ça fait partie des reportages qui marquent. Un jour, j’en suis persuadé, j’y retournerai, mais pas tout de suite. Ce pays est épuisant, il demande beaucoup d’énergie. Il faut souligner que la situation sur place est toujours alarmante même si la RCA est sorti des radars de la Communauté internationale et des médias internationaux. La sécurité et la situation humanitaire sont désastreuses. Il y a eu un immense espoir lors de la Conférence des donateurs en novembre 2016, mais les résultats se font toujours attendre sur place. Les moyens n’arrivent pas. Pendant ce temps, tous les ingrédients à l’origine de cette crise sont encore là, ça ne peut augurer que d’un futur tragique."

 

05/05/2017

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 17:26
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Jean Francis Bozizé mettra fin à son contrôle judiciaire le lundi prochain

 

Par Jean Fernand Koena le 5 mai 2017

 

BANGUI, 5 Mai 2017(RJDH)—Jean Francis Bozizé mis sous contrôle judiciaire ne sera plus sous contrôle judiciaire à partir du lundi prochain où il effectuera le dernier émargement auquel il est astreint par le juge d’instruction. L’annonce a été faite par son avocat Me Jean Louis Opalagna ce 5 mai lors d’une conférence de presse à Bangui.

 

Lors de cette conférence de presse au siège du KNK, Me Jean Louis Opalagna, conseil de Jean Francis Bozizé le considère comme un prisonnier hautement politique, un gros poisson à livrer à la Cour Pénale Spéciale. Il appelle à une solution politique et l’amnistie pour son client. Amnistie à laquelle Faustin Archange Touadera a opposé une fin de non-recevoir au nom du principe de séparation de pouvoir s’il en croit Bertin Béa secrétaire par intérim dudit parti qui engage le chef de l’Etat à entendre raison et choisir la voie de l’Union Africaine et d’Idris Déby militant dans ce sens.

 

Selon l’avocat de Jean Francis Bozizé a précisé que cette option est compatible à la loi « la loi a prévu que lorsqu’un inculpé est placé sous contrôle judiciaire, il peut à tout moment demander la levée. Le juge d’instruction dispose de 5 jours pour donner suite. Malheureusement pour le cas Francis, les jours se sont découlés plus de 30 jours, sans qu’une décision ait été rendu. Nous avons saisi la chambre d’accusation et la loi dit à défaut de réponse dans un délai de 10 jours l’accusé recouvre de plein droit la levée du contrôle judiciaire » a expliqué Me Jean Louis Opalagna.

 

Jean Francis Bozizé ancien ministre délégué à la Défense sous François Bozizé a été arrêté le 5 Aout 2016 par la Minusca et remis aux autorités judiciaires où il est placé sous-contrôle judiciaire.

 

 

Centrafrique : Les FACA en détachement à Obo réclament leur relève

 

Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 5 mai 2017

 

BANGUI, 05 Mai 2017(RJDH) —Les éléments FACA en détachement à Obo à l’est du pays ont manifesté ce 5 mai pour exiger de l’état-major leur relève après un an de présence dans la localité.

 

Initialement déployés pour une période de 6 mois, ces éléments ont passé 12 mois. Ce mécontentement exprimé intervient une semaine après la marche des habitants de la localité pour exiger du gouvernement l’augmentation de l’effectif des FACA basées dans la localité après le retrait des troupes américaines ce 25 avril dernier.

 

Selon les informations RJDH, ces éléments ont érigé des barricades pour montrer leur mécontentement, et demander la relève, « ils ont barricadé les voies publiques à 4h du matin et ils ne veulent plus rester dans la ville. Le délai prévu du détachement est déjà dépassé. Ils réclament les moyens pour regagner Bangui », a témoigné un habitant de la localité.

 

L’un des manifestants qui a requis l’anonymat dit avoir dépassé la période prévue pour le détachement et leurs familles vivent dans des conditions difficiles à Bangui, « nous avons laissé les chèques pour 6 mois à nos familles, nous en avant largement dépassé et atteindre 12 mois. Le gouvernement, ni le ministère de la Défense n’a réagi pour nous relever qu’allons-nous faire ? Nos familles souffrent y’a personne pour les aider. Nous réclamons seulement des moyens de transport afin de regagner nos familles. Certains ont même perdu des parents proches », s’est-il plaint.

 

Contactez sur la question, le préfet du Haut-Mbomou Dieu-bénit Kolingo confirme l’information, et parle des discussions engagées avec les militaires, « c’est vrai, ils ont manifesté et je les ai convoqué pour discuter avec eux. Je les ai convaincu et actuellement le calme est revenu et ils vont continuer leur travail qui consiste à protéger la population civile jusqu’à la réaction du gouvernement sur leur revendication », conclut-il.

 

Deux sections des FACA sont en mission dans le Haut Mbomou dans le cadre de traquer la LRA de Joseph Kony au côté des troupes américaines et ougandaises.

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 15:44
RCA : quatre organisations humanitaires suspendent leurs activités à cause de la violence

 

RCA : quatre organisations humanitaires suspendent leurs activités à cause de la violence

 

APA-Bangui (Centrafrique) 05/05/17 - Quatre des plus importantes organisations humanitaires intervenant en Centrafrique ont décidé de suspendre temporairement leurs activités dans les régions du pays où les menaces à l’égard de leurs employés ‘’ont atteint leur paroxysme’’, annonce l’Agence humanitaire des Nations Unies (OCHA) dans un communiqué rendu public vendredi à Bangui.

 

‘’Leurs employés seront redéployés à Bangui en attendant que leur sécurité soit de nouveau assurée’’, souligne le communiqué non sans relever que d’autres organisations ont décidé de réduire leur présence aux activités strictement destinées à sauver des vies.

 

Ces dernières, avertit le communiqué, ‘’n’excluent pas de se retirer complétement si les attaques dont elles sont la cible venaient à persister’’.

 

Depuis mars 2017, on a noté dans la seule préfecture de l’Ouham, au Nord de la RCA, 16 attaques contre les personnels des organisations humanitaires.

 

A l’échelle du pays, depuis le début de l’année, 33 incidents ciblant les employés des organisations humanitaires ont été enregistrés.

 

De tels chiffres font que la Centrafrique figure ‘’parmi les pays à haut risque pour les humanitaires’’, selon OCHA.

 

La suspension même temporaire des activités humanitaires aura, à n’en point douter, un impact négatif sur les conditions de vie des personnes qui comptent sur cette aide.

 

De même, un retrait permanent accroitrait la vulnérabilité des personnes dont la survie dépend exclusivement de l’aide humanitaire, lit-on lire dans le communiqué.

 

Pour OCHA, le ‘’retrait (des organisations humanitaires) constitue un recul dans l’accès humanitaire pour la Centrafrique dans la mesure où elle met dans le désarroi des personnes qui ont déjà subi plusieurs violences et ont vécu plusieurs déplacements successifs’’.

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 20:41
L’ACCES HUMANITAIRE EN PERIL EN CENTRAFRIQUE

 

 

 

Bangui, le 4 mai 2017 – La flambée de violence qui a caractérisé le premier trimestre de l’année 2017 en République centrafricaine affecte désormais directement les acteurs humanitaires. Depuis mars 2017, dans la seule préfecture de l’Ouham, au Nord de la RCA, 16 attaques les ont ciblés. A l’échelle du pays, depuis le début de l’année, 33 incidents ont été enregistrés. Ce chiffre place la Centrafrique parmi les pays à haut risque pour les humanitaires.

 

Devant cette violence ciblée, quatre organisations humanitaires majeures ont pris la décision de suspendre temporairement leurs activités dans les régions où les menaces à leur égard ont atteint leur paroxysme. Leurs employés seront redéployés à Bangui en attendant que leur sécurité soit de nouveau assurée. Dans le même temps, d’autres organisations ont décidé de réduire leur présence aux activités strictement destinées à sauver des vies. Elles n’excluent cependant pas de se retirer complétement si les attaques dont elles sont la cible venaient à persister.



La violence à l’égard des humanitaires est inquiétante à plusieurs égards. La suspension même temporaire des activités humanitaires aura, à n’en point douter, un impact négatif sur les conditions de vie des personnes qui comptent sur cette aide. De même, un retrait permanent accroitrait la vulnérabilité des personnes dont la survie dépend exclusivement de l’aide humanitaire. «Ce retrait constituent un recul dans l’accès humanitaire pour la Centrafrique dans la mesure où elle met dans le désarroi des personnes qui ont déjà subi plusieurs violences et ont vécu plusieurs déplacements successifs » s’est indigné le Coordonnateur humanitaire, a.i, Michel Yao. «Je condamne ces actes avec la dernière énergie et rappelle qu‘en RCA la moitié de la population est dépendante de l’aide humanitaire eu égard à la difficulté de restaurer les services vitaux de base. La suspension de cette aide mettrait en péril la stabilité sociale et hypothéquerait la résilience encore si fragile des communautés » a-t-il martelé.

 

Michel Yao a d’autre part rappelé que la Centrafrique traverse toujours une crise humanitaire. Les activités des groupes armés ne devraient en aucun cas empêcher les partenaires humanitaires d’accéder aux populations vulnérables et vice versa.



Ces attaques interviennent dans un contexte marqué par un sous-financement aigue de l’action humanitaire. La communauté humanitaire aux côtés des autorités centrafricaines a entrepris un plaidoyer intense visant à alerter les bailleurs sur l’augmentation des besoins alors que les ressources restent maigres. A ce jour, le Plan de réponse humanitaire d’un montant de 399,5 millions de dollars n’est financé qu’à hauteur de 11%.



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Ms. Yaye Nabo SENE
 

Head, Public Information |United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA)
Central African Republic (CAR)

 

Email: seney@un.org | Mob: +236 70087565 | Skype: yayenabosene
car.humanitarianresponse.info | unocha.org/car | humanitarian.id | reliefweb.int

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 16:26
Centrafrique : L’ONG Internews se félicite de la maturité du RJDH

 

 

 

 

Par Nina Verdiane Niabode le 4 mai 2017

 

BANGUI, 04 Mai 2017 (RJDH)…Le Directeur-pays de l’Internews en Centrafrique, Pascal Chiralwirwa, ONG partenaire du RJDH a salué la maturité du RJDH qui tend vers son autonomisation. Position exprimée lors de la cérémonie de la journée mondiale de la liberté de presse ce 3 mai à Bangui.

 

Les journalistes du RJDH ont célébré dans leur nouveau siège au quartier Bruxelles Rue Akötô, la journée de 3 mai, un mois après la séparation de siège avec le partenaire Internews. Occasion pour le directeur de cette institution de saluer l’élan du RJDH qui tend vers son autonomisation. « Par le passé, le RJDH quittait la même maison qu’Internews pour aller célébrer cette journée, mais cette année, il a célébré la journée dans ses locaux ce qui signifie qu’il n’est plus un enfant », a indiqué le directeur de l’Internews.

 

Une position encouragée par le Haut Conseil de Communication (HCC) qui appelle au professionnalisme des médias, « nous devons respecter le code d’éthique et de la déontologie de notre métier étant du 4e pouvoir, car grâce à nous les citoyens qui se trouvent à des km obtiennent des informations », a insisté Isabelle Vackat, vice-présidente du HCC.

 

Le RJDH et l’ONG d’appui aux médias Internews développement actuellement le « projet Connect », qui consiste à connecter les citoyens et réfugiés aux reformes nationales, après la période électorale.

 

Le réseau des journalistes pour les droits de l’homme est engagé à promouvoir la liberté de la presse en Centrafrique mais aussi à l’extérieur. Il s’est engagé pour militer en faveur de la libération de notre confrère Ahmed Abba, un journaliste camerounais en prison et se dit solidaire de sa cause jusqu’à sa libération.

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 16:24
RCA : le ministre de l’Economie satisfait d'un projet à haute intensité de main d’œuvre

 

 

RCA : le ministre de l’Economie satisfait d'un projet à haute intensité de main d’œuvre

 

APA-Bangui (Centrafrique) 04/05/17 - Le ministre centrafricain de l’Economie, Félix Moloua, a exprimé mercredi à Bangui sa satisfaction au sujet de l’évaluation à mi-parcours du projet « Londo », qui est un programme d’urgence financé par la Banque mondiale et ayant pour objectif d’amener les populations à changer leur environnement immédiat grâce à des travaux à haute intensité de main d’oeuvre.

 

Le ministre a en outre souhaité que ce projet soit pérennisé par la Banque mondiale pour aider au développement de la RCA.

 

Exécuté déjà dans 45 villes sur les 71 prévues, le projet ‘’Londo’’ a permis aux populations bénéficiaires de gagner plus d’un milliard dix-huit millions cent onze mille FCFA.

 

En matière de réalisation, 1098 kilomètres des pistes rurales et 12 aérodromes ont été reconstruits grâce au financement de la Banque mondiale.

 

Ce projet qui a commencé à être mis en œuvre en juillet 2015 a permis le recrutement de 17500 jeunes qui ont, en plus de leurs gains, bénéficié de 18000 vélos pour faciliter leur déplacement.

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 16:22

 

 

 

Maintien de la paix et de la sécurité : la Police déploie 284 hommes au Darfour et en Centrafrique

 

http://www.senxibar.com  Jeudi 4 Mai 2017

 

La Police sénégalaise a déployé deux contingents de 142 hommes chacun, pour une mission de sécurisation et de maintien de la paix en République Centrafricaine et au Darfour. La cérémonie de remise de drapeaux a eu lieu hier, dans les locaux de leur école, en présence du Directeur général de la Police Oumar Maal.

 

Le 7ème contingent de la SENFPU/2 de la mission hybride des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (MINUAD) et le 3ème SENFPU/1 de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) ont reçu hier leurs drapeaux. La Police déploie pour chaque contingent 142 hommes. ‘’Les drapeaux qui viennent de vous être remis symbolisent l’engagement moral de notre pays à accompagner le processus devant aboutir à une paix durable au Darfour et en Centrafrique. Il représente l’emblème le plus sacré de notre nation. En tout lieu et en toute circonstance, il doit flotter fièrement, comme dans tous les théâtres d’opérations où notre pays est engagé.’’ Selon le Directeur général de la Police nationale (DGPN), Oumar Maal, ‘’sous aucune forme’’, ce drapeau ‘’ne devra être terni’’. A cet effet, le comportement de ces hommes devra être ‘’exemplaire’’ à tous points de vue. ‘’L’estime et la confiance que les Nations unies portent à notre pays résultent du comportement des troupes sénégalaises qui ont toujours fait montre d’une très grande discipline et d’un professionnalisme avéré. Pour vous permettre de persévérer dans cette dynamique, vous avez suivi, pendant près de trois mois, une préparation axée principalement sur les techniques et compétences nécessaires au maintien de la paix’’, ajoute le boss de la police.



En effet, le Sénégal est aujourd’hui classé 7ème parmi les pays contributeurs de troupes pour des opérations de maintien de la paix des Nations unies. Pour la composante police de ces mêmes opérations, il est premier en Afrique. Cela, pour être présent en Haïti, au Mali, en Côte d’Ivoire, en République Démocratique du Congo, en République Centrafricaine, au Soudan du Sud et au Darfour. ‘’Vous devrez fonder toutes vos actions dans le respect scrupuleux du mandat conféré par le Conseil de Sécurité des Nations unies, dont les axes majeurs demeurent, entre autres, la protection des civils, la sécurisation du personnel et des installations des Nations unies, ainsi que le contrôle du respect et la promotion des droits de l’Homme’’, recommande le DGPN. Dans ce cadre, Oumar Maal exhorte les casques bleu sénégalais à rester au ‘’service exclusif’’ de la paix, dans les formes et les limites prescrites par ce mandat. ‘’Vous devez également faire preuve d’impartialité, de vigilance, de sang-froid et de discernement dans l’application des règles d’engagement qui légalisent vos actions’’, ordonne-t-il.



S’abstenir de tomber dans les travers

 
Ces dernières années, des cas de viol commis par des forces des Nations unies ont été notés, notamment en Centrafrique. Ainsi, le Dg de la Police nationale a appelé ses hommes à la prudence. ‘’A travers les terres d’opération, notamment au Darfour et en Centrafrique, il a été demandé, recommandé et exigé de nos hommes de s’abstenir de tomber dans les travers qui, aujourd’hui, gangrènent le système des Nations unies, notamment en ce qui concerne les abus sexuels. On leur a demandé d’avoir un comportement irréprochable’’, a-t-il fait savoir. Etant donné que ces hommes sont quadruplement ambassadeurs, (de la Police, du Sénégal, de l’Afrique et des Nations unies), ils ne doivent pas décevoir, selon l’Inspecteur Maal.



Il faut noter que le 7ème contingent de la SENFPU/2 de la (MINUAD) et le 3ème SENFPU/1 de la (MINUSCA) conduits respectivement par les Colonels Ousseynou Basse et Amidou Ba vont faire une mission d’un an.

 

AKB Senxibar


 

Envoi de 2 contingents au Darfour et en Centrafrique: Omar Maal met en garde les policiers contre les abus sexuels

 

https://www.senenews.com  le - Mis à jour le

 

284 éléments de la police sénégalaise ont reçu, hier, le drapeau national des mains du directeur national de la police. Ils partent en missions au Darfour et en Centrafrique. Omar Maal les a exhortés à œuvrer au service exclusif de la paix et de ne pas verser dans des abus sexuels.

 

Dans le cadre des opérations des missions de défenses et de sécurité des Nations Unies, les populations civiles, les femmes particulièrement sont souvent victimes d’abus sexuels de la part des hommes de tenue.

 

Concernant les missionnaires sénégalais, aucun cas n’a été encore décelé. Le directeur national de la police a invité les 284 éléments qui doivent se rendre au Darfour et en Centrafrique d’avoir un bon comportement durant leur mission.

 

«On leur a demandé d’avoir un comportement irréprochable qu’il ont toujours eu au Sénégal. Or, la mission qui les projette dans théâtres d’opération ne doit être à l’antipode de ce qu’ils ont toujours fait ici Sénégal. A quatre titre, ils sont ambassadeurs (de leur pays, de l’Afrique, des Nations Unies, de la Police), ils ne doivent décevoir. Ne pas décevoir, c’est ne pas tomber dans le travers que sont les abus sexuels », a laissé entendre Oumar Maal dans les colonnes de L’Observateur.

 

Envoi de 2 contingents au Darfour et en Centrafrique: Omar Maal met en garde les policiers contre les abus sexuels
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