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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 13:51
Banques de la zone Cemac la Beac hausse le ton

Lu pour vous

 

(Agence Ecofin) 18 janvier 2020 11:04 - Dès cette année 2020, les établissements de crédit de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale et Tchad) seront désormais soumis à une réglementation plus rigoureuse concernant la transmission vers la Banque centrale des données sur leurs transactions financières, nous apprend Investir au Cameroun.

En effet, le gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), Abbas Mahamat Tolli , a signé, le 3 janvier dernier, une instruction, portant transmission des données relatives à la trésorerie et aux opérations des établissements sur le marché monétaire de la Cemac. Elle prévoit désormais des sanctions en cas de non-transmission des informations sur leurs transactions financières et en cas d’informations erronées. 

Selon l’instruction de la Banque centrale, les établissements de crédit doivent s’assurer avant la fin de la journée que toutes leurs données journalières se sont appariées avec celles des contreparties. Les banques doivent par la suite les transmettre à la Beac. Les données en questions concernent les opérations sur billets et monnaie réalisées en FCFA et en devises ; les opérations interbancaires, y compris celles réalisées entre les établissements de crédit du même groupe ; les opérations sur les titres de créances négociables ; les opérations fiduciaires contre couverture ; les opérations avec les trésors publics ; les opérations sur autres titres et les concours attendus de la Banque centrale.

« Est considérée comme fausse, toute déclaration non appariée d’un établissement de crédit, que ce soit du fait des informations non concordantes ou d’une omission de transmission de données de la contrepartie. Dans les deux cas, la faute incombe aux deux parties prenantes, qui s’exposent à l’application à leur encontre des sanctions administratives prévues par la présente instruction », prévient la Beac.

En effet, le non-respect des dispositions de ces directives expose l’établissement de crédit concerné à des sanctions administratives pécuniaires, constituées des astreintes. Ces dernières sont déterminées sur la base d’un montant forfaitaire, par jour de retard et par omission ou fausse déclaration ainsi qu’il suit : 50 000 FCFA pour les quinze premiers jours ; 100 000 FCFA pour les quinze suivants ; 30 000 FCFA au-delà.

Pour s’assurer de la conformité des déclarations, la Beac se réserve le droit d’effectuer des contrôles de vraisemblance auprès des établissements de crédit. Les contrôles de vraisemblance peuvent être inopinés ou avoir après notification à l’établissement de crédit à contrôler.

Toutefois, avant d’infliger une sanction, la direction nationale du pays d’implantation notifie à l’établissement de crédit concerné le manquement constaté et la sanction correspondante. Les astreintes sont recouvrées au profit de la Beac par débit d’office du compte de l’établissement de crédit dans les livres de la direction nationale.

Sylvain Andzongo

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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 00:40
Centrafrique: ouverture du procès des crimes de Bangassou

 

Par RFI Publié le 16-01-2020 Modifié le 16-01-2020 à 01:15

 

Le procès des crimes commis à Bangassou en 2017 s'est ouvert ce 15 janvier à Bangui, en Centrafrique. Kévin Béré Béré, l'un des commandants de zone de la milice anti-balaka de la ville, était le premier appelé à la barre.

 

Un grand procès concernant les crimes commis à Bangassou et sa région en 2017 s'est ouvert ce 15 janvier à Bangui, en Centrafrique, devant la cour criminelle. Plus de 30 prévenus sont présents devant la barre, dont le général Pino Pino ou Kevin Béré-Béré, jugés pour différents crimes, notamment le meurtre d’une dizaine de casques bleus ou l’attaque du quartier de Tokoyo à Bangassou qui a fait plusieurs dizaines de morts et des centaines de déplacés.

Ce 15 janvier, Kevin Béré-Béré était le premier appelé à la barre. Connu sous le titre de « général », il était l’un des commandants de zone de la milice anti-balaka de Bangassou. L’une des principales preuves à conviction consiste en son journal signé et tamponné dans lequel sont précisés les droits de passage aux barrières, les délits que ses hommes pouvaient taxer ou l’organisation de son état-major.

Simple artisan minier

Après quelques minutes, il a dit être pris de vertiges. Une chaise lui a été apportée et l’audience a pu continuer. Face aux accusations, il a tout nié en bloc. Il n’a jamais été chef de milice, a-t-il affirmé : il était médiateur dans cette ville en crise. « J’ai vu mon nom partout, disant que je suis l’auteur de ce qui s’est passé à Bangassou, a-t-il raconté. On dit que je fais partie des généraux mais c’est faux. Je ne reconnais pas ces faits ».

Le procureur général, Eric Didier Tambo, a rappelé les conditions de sa reddition à la Minusca, la mission de l'ONU en Centrafrique, preuve, selon lui, de son appartenance à un groupe armé. « Jusqu’à sa reddition, il a demandé qu’il soit pris en compte avec ses 52 éléments, a-t-il précisé. Ils sont trois à se constituer prisonniers au niveau de la Minusca parce que les autres factions voulaient en découdre avec lui. Alors qu’ils ne viennent pas faire les malins. Ils seront jugés ».

Le procureur a rappelé son parcours, notamment sa position d’ancien garde présidentiel de François Bozizé, ce que Kévin Béré-Béré ne reconnaît pas, lui qui affirme n'être qu'un simple artisan minier.

 

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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 00:31
Ali Darassa accuse les FACA d’indiscipline à Alindao

 

 

Centrafrique : Ali Darassa accuse les FACA d’indiscipline à Alindao

 

BANGUI, le 16 janvier 2020 (RJDH)---Dans un communiqué en date du 15 janvier, le chef rebelle Ali Darassa, accuse les FACA détachées à Alindao d’être des éléments indisciplinés. Une réaction qui intervient après les affrontements la semaine dernière entre ces hommes et les forces régulières faisant plusieurs morts et blessés.

Depuis les événements d’Alindao le 9 janvier dernier où des soldats FACA et les forces coalisées de l’UPC se sont violemment affrontés dans la région, le chef de l’UPC vient de briser le silence et donne sa version des faits. Dans un communiqué rendu public le mercredi 15 janvier 2020, il accuse les soldats des forces armées centrafricaines de moins disciplinés.

« Ces derniers enhardis par un discours va-t-en-guerre se comportent plus en troupe d’occupation qu’en représentants d’un Etat mû par une réconciliation pourtant exaltée sur tous les tons », accuse l'UPC dans ce communiqué pour justifier les violences du jeudi 9 janvier.

Dans la foulée, les garants et facilitateurs de l'APPR-RCA entendent prendre des mesures coercitives contre tout parjure lors de la prochaine réunion du Comité Exécutif de Suivi (de la 7ème session) prévue le 20 janvier prochain. « En sa qualité de facilitateur de l’Accord de paix, la MINUSCA participera aux travaux », a indiqué mercredi le porte-parole de la Mission onusienne, Vladimir Monteiro, et que « les violations, y compris les récentes commises par l’UPC mais aussi d’autres signataires », seront abordées par les participants à la rencontre du CES, en rappelant que l’une des missions de cet organe est d’évaluer la mise en œuvre des engagements par les parties.

Flairant que cette réunion de la 7ème session ne lui sera pas favorable, tout en sachant qu'elle a déjà franchi le Rubicon, car même le gouvernement centrafricain sortant de sa léthargie appelle les garants et facilitateurs à frapper l'UPC, le groupe armé déclare qu’il réitère son engagement pris lors de la signature de l’APPR-RCA et se dit prêt à aborder les éventuels différends qui sont reprochés à l’UPC dans le cadre de l’article 34 « aux fins d’actions idoines de conciliations ».

Le groupe armé rappelle aux garants et facilitateurs qu’une telle démarche n’a jamais été entreprise contre les groupes armés engagés dans les violences armées à Birao et Amdafock. « Toutefois, dans le cadre de l’article 35 qui semble désormais être l’ultime recours du gouvernement à l’encontre de l’UPC, ces mesures répressives ciblées auraient un caractère particulièrement injuste, au regard des atrocités vécues par la population du nord-est du pays en proie depuis plusieurs mois aux combats que se livrent d’autres signataires de l’APPR, sans que le gouvernement, ni la communauté internationale ne s’en émeuvent », dit le communiqué de l'UPC, tout en relevant que, « la RCA vit une période de nouvelle fébrilité politique en cette année électorale, et en cette saison sensible de transhumance, le Coordinateur Militaire, Chef d’Etat-major de l’UPC, le Général d’Armées Ali DARASSA enjoint les parties prenantes à privilégier le dialogue, qui fut le moteur initial de l’APPR », conclut le communiqué.

Vianney Ingasso

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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 00:21
RCA : 8 milliards pour financer la relance agricole dans le pays

 

Centrafrique : 8 milliards pour financer la relance agricole dans le pays

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 16 janvier 2020 05:09

 

Deux structures internationales à savoir "Programme Mondial pour l’Agriculture et la Sécurité Alimentaire" ont accordé un financement de plus de 8 milliards de FCFA pour relancer l'agriculture, ceci suite à une qualification au concours international sous le contrôle de la FAO.

Plusieurs pays dont les États-Unis d’Amérique, le Canada, l’Espagne et la République de Corée ont mis la main à la poche pour le financement de ce programme. Ce projet vise à augmenter la productivité agricole, rapprocher les agriculteurs des marchés, minimiser les risques liés à l’écoulement des produits, améliorer les moyens de subsistance non-agricoles et faire reculer la pauvreté.

Le gouvernement se félicite de cet incubateur qui vient renforcer la politique de l'Etat en matière de lutte contre la pauvreté. " Nous avons concouru avec beaucoup de pays, depuis longtemps notre pays a cherché à mobiliser ces ressources. Malheureusement, nous n'avons pas été retenu dans les quatre dernières éditions. Aujourd'hui, dans le cadre du RCPCA, nous avons accédé à ces ressources. Notre projet a été présenté par la Banque Africaine de Développement (BAD)" s'est félicité Félix Moloua, ministre du Plan et de l'économie.

Au-delà du fonds annoncé, la BAD a apporté sa contribution de 2 milliards.  "15,5 millions $ soit 8 milliards de Fcfa, c'est le coup du projet. Il sera exécuté dans la ville de Kémo et de l'Ouham et sera cofinancé par la Banque Africaine de Développement à hauteur de 10 milliards de Fcfa" a-t-il ajouté.

L'agriculture constitue le pilier de l'économie centrafricaine et sa relance est une priorité contenue dans le plan de consolidation de la paix, RCPCA.

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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 01:21
Inauguration du nouveau marché à bétail à Bouboui
Inauguration du nouveau marché à bétail à Bouboui

 

Centrafrique : Inauguration du nouveau marché à bétail à Bouboui dans l'ombella M'Poko.

 

Financé à hauteur de 5,3 milliard par la Banque Africaine de développement (BAD), en présence du président de la République Faustin Archange Touadera, la cérémonie d’inauguration du marché à bétail situé à Bouboui PK45 sur l’axe Boali, dans la préfecture de l’Ombella M’Poko, a eu lieu ce jour du mercredi 15 janvier 2020.

Inauguration du nouveau marché à bétail à Bouboui

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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 01:07
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

 

LA MINUSCA PARTICIPE AU PROCHAIN COMITE DE SUIVI DE L’ACCORD DE PAIX AXÉ NOTAMMENT SUR LA QUESTION DES VIOLATIONS

 

 

Bangui, le 15 janvier 2020 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) participe à la 7eme session du comité exécutif de suivi de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA), prévue le 20 janvier à Bangui, au cours de laquelle la question des violations du texte sera discutée. “En sa qualité de facilitateur de l’Accord de paix, la MINUSCA participera aux travaux”, a indiqué mercredi le porte-parole de la Mission.

 

Lors de la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole a indiqué que “les violations, y compris les récentes commises par l’UPC mais aussi d’autres signataires” seront abordées par les participants à la rencontre du CES, en rappelant que l’une des missions de cet organe est d’évaluer la mise en œuvre des engagements par les parties. Le porte-parole a également rappelé l’importance de l’Accord de paix dans la résolution de la problématique des groupes armés en défendant son appropriation par la population centrafricaine.

 

La situation à Alindao, après les violences du 9 janvier dernier, a été également abordée avec le rappel du communiqué de presse de la MINUSCA qui met en garde l’UPC contre la violation répétée de l’Accord de paix.  “Une semaine après les violences ayant occasionné deux morts et huit blessés, la situation est calme dans la ville d’Alindao malgré une tension persistante tandis que les casques bleus poursuivent les patrouilles. Quelques 400 déplacés se trouvent encore dans la base des casques bleus”, a-t-il ajouté.

 

Par ailleurs, le porte-parole de la MINUSCA a rejeté les accusations de partialité portées par les groupes armés du FPRC, de l’UPC et le MPC, tous signataires de l’APPR-RCA, dans un mémorandum adressé aux garants le 13 janvier dernier. En ce qui concerne la Force, le porte-parole a annoncé que, conformément au mandat de la Mission, une formation sera réalisée dans les prochains jours afin de renforcer les capacités des unités de la Force de la MINUSCA en matière de guidage aérien. Cette formation prévoit entre autres un exercice d’entraînement de la Force de la MINUSCA avec l’usage des avions de chasse français, à proximité de Bangui. « Cet exercice est un moyen pour la MINUSCA d’être mieux préparée pour d’éventuelles opérations en s’assurant que les avions puissent intervenir dans de bonnes conditions », a-t-il expliqué.

 

Au sujet de la situation des droits de l’homme, il a fait savoir qu’entre le 9 et le 15 janvier, la MINUSCA a documenté 13 incidents d’abus et de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire ayant affecté au moins 18 victimes. Ces violations ont été commises par les groupes armés du FPRC, de l’UPC et du MLCJ, principalement dans les préfectures de la Haute-Kotto et de la Ouaka.

 

De son côté, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Commandant Issoufou Aboubacar Tawaye, a fait savoir que « dans le cadre de la sécurisation du PK5, l’ensemble des bases des ex groupes d’autodéfense – au nombre de 13 -, ont été démantelées ». Il a par ailleurs souligné que les patrouilles de sécurisation ont lieu tous les jours dans cette zone afin d’assurer la sécurité des civils, ajoutant que le stockage et la sécurisation de l’armement de la zone devraient commencer rapidement. Sur le même sujet, le porte-parole de la Police de la MINUSCA, le Capitaine Léo Franck Gnapié, a souligné que le commissariat du 3e arrondissement, entièrement réhabilité et équipé par la MINUSCA, se prépare à accueillir les Forces de sécurité intérieure. « En ce moment, les autorités nationales travaillent à la sélection et la formation de ces policiers qui y seront déployés », a-t-il dit.

 

Enfin sur la situation dans la ville d’Alindao, le Capitaine Franck Gnapié a souligné que suite aux incidents du 9 janvier, la Police de la MINUSCA se prépare à y envoyer une équipe de police technique et scientifique et des enquêteurs. « Cette équipe sera accompagnée par les collègues des sections Justice et Affaires pénitentiaires et Droits de l’Homme de la MINUSCA pour la prise en charge du volet judiciaire », a-t-il conclu. Sur PK5, il a annoncé le début ce mercredi d’une “campagne de sensibilisation à l’endroit des diverses couches de la population afin d’expliquer aux populations le travail de proximité y compris les patrouilles qui seront conduites dans le quartier afin d’obtenir leur pleine adhésion”.

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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 00:57
RCA - USA : Visite prochaine à Bangui de M. Tibor P. Nagy

 

Visite à Bangui de M. Tibor P. Nagy, sous-secrétaire d’État des États-Unis d’Amérique aux Affaires africaines

 

Communiqué de presse Ambassade des États-Unis d’Amérique en République centrafricaine

 

BANGUI – 15 janvier 2020 Le sous-secrétaire d’État aux Affaires africaines, Tibor P. Nagy, effectuera une visite à Bangui du 19 au 21 janvier 2020. Il rencontrera de hauts responsables gouvernementaux, des étudiants, des anciens élèves des programmes d’échange de diplomatie publique du département d’État et des représentants des organisations internationales et des ONG travaillant sur la consolidation de la paix et les questions humanitaires en République centrafricaine (RCA). Les États-Unis sont le plus grand contributeur de la réponse humanitaire en RCA avec une contribution qui correspond au quart du budget annuel de la MINUSCA.

Le sous-secrétaire Nagy est le plus haut responsable américain à se rendre en République centrafricaine depuis la visite de Mme l’ambassadeur des États-Unis aux Nations unies, Samantha Power, en 2016. Sa visite vient renforcer l’engagement des États-Unis à soutenir la paix et la stabilité en RCA à travers l’Accord politique pour la paix et la réconciliation, en fournissant une assistance aux personnes nécessiteuses et en travaillant en étroite collaboration avec d’autres partenaires internationaux en matière de consolidation des institutions démocratiques centrafricaine.

En outre, la visite du sous-secrétaire permettra de mettre en évidence l’engagement des États-Unis à soutenir la jeunesse africaine. Il rencontrera des étudiants et des enseignants de l’Université de Bangui. Ce sera également l’occasion de marquer le 10ème anniversaire de la Young African Leaders Initiative (YALI), un programme qui mobilise la prochaine génération de dirigeants sur le continent en facilitant les liens entre les jeunes leaders africains du programme YALI et leurs pairs aux États Unis.

 

Pour plus d’informations sur la visite du sous-secrétaire d’État à Bangui, suivez la page Facebook de l’ambassade des États-Unis

 

« Le rôle des Russes (en Centrafrique) pose problème. Leurs activités cadrent mal avec le processus de paix. Ils ont leurs propres priorités, qui manquent parfois de transparence.

 

Tibor NAGY

Secrétaire d’état adjoint américain aux affaires africaines.

https://www.facebook.com/usembassy.bangui/

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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 00:40
Le Forum African développement for Bangui (FAD) lancé à Abidjan
Le Forum African développement for Bangui (FAD) lancé à Abidjan
Le Forum African développement for Bangui (FAD) lancé à Abidjan

 

Côte d'Ivoire : Le Forum African développement for Bangui (FAD) lancé à Abidjan le 25 janvier prochain

 

Par Jean Kelly Kouassi
 

Publié le 14 janvier 2020 à 13:20 | mis à jour le 14 janvier 2020 à 13:20

 

Abidjan, la capitale économique ivoirienne, accueillera le samedi 25 janvier 2020, le lancement du Forum African Développement for Bangui (FAD), une plateforme dédiée à la promotion des investissements en République centrafricaine (RCA).

 «Investir dans les objectifs du développement durable en Centrafrique », tel est le thème choisi par les organisateurs pour ce projet crucial pour la relance économique de la RCA. Repositionner l’économie de cette nation de l’Afrique centrale, après plusieurs décennies de crises, est l’une des préoccupations majeures du gouvernement du président Archange Touadera.

En collaboration avec un cabinet de communication, dirigé par l'ivoirien Bogui William, il s’agira, au cours du Forum African développement for Bangui, de créer un cadre d’échange et de réflexion entre les acteurs nationaux, internationaux et partenaires techniques et financiers en vue de leur implication dans le processus de développement global de la Centrafrique.

Ainsi, investisseurs et autres partenaires financiers prendront le pouls des réelles opportunités qui s’offrent à eux pour d'éventuels investissements en Centrafrique. À Abidjan, le samedi 25 janvier 2020 au Sofitel Hotel Ivoire, aura lieu l’étape africaine de cette tournée internationale, avant les étapes européennes de Berlin, de Paris puis de Washington aux USA et probablement à Dubaï dans le Golf.

En prélude aux préparatifs de l’évènement d'Abidjan, des officiels Centrafricains dont des ministres sont depuis le lundi 13 janvier 2020 dans la capitale économique ivoirienne. À sa descente d’avion, le ministre Gilbert Poumangué, chef de la délégation, qui avait à ses côtés, son collègue Rameaux Claude Bireau, ministre Conseiller économique, et Lydie Flaure Magba, ambassadrice de la République centrafricaine en Côte d’Ivoire, a justifié le choix d'Abidjan comme première étape du FAD en trois raisons.

D’abord, s’inspirer du modèle de relance de l’économie ivoirienne. La Côte d’Ivoire ayant également connu une décennie de crise militaro-politique. «Nous sommes venus nous inspirer de ce modèle-là », a-t-il notifié. La Centrafrique veut s’inspirer du modèle de développement économique (basé sur l’agriculture) dont a su faire montre la Côte d’Ivoire depuis son accession à l’indépendance, mais aussi bénéficier de la qualité des moyens de communication dont dispose la Côte d’Ivoire.

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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 00:35
Deux chefs de milice et leurs hommes jugés à Bangui

Lu pour vous

 

Centrafrique: Deux chefs de milice et leurs hommes jugés à Bangui pour le meurtre de 10 casques bleus

 

© Koaci.com - mercredi 15 janvier 2020 - 14:41

 

Deux chefs de milice et 29 de leurs hommes sont jugés pour leur responsabilité dans le massacre en 2017 de nombreux civils et le meurtre de 10 casques bleus, dans le sud-est de la Centrafrique.

Crépin Wakanam et Kevin Béré-Béré, surnommés "Pino Pino" et "Béré Béré" ont comparu devant la Cour criminelle du tribunal de Bangui ainsi que 29 de leurs hommes 

Ils sont jugés pour "crimes contre l'humanité, crimes de guerre, pillages et meurtres.et pour le meurtre de "dix casques bleus", six Marocains et quatre Cambodgiens.

Pour rappel, le général Pino Pino" et le "lieutenant Béré Béré" étaient à la tête d'un groupe armé qui a notamment attaqué le 13 mai 2017 le quartier de Tokoyo et une base de l'ONU dans la localité de Bangassou

Selon l'ONU, l'attaque avait fait 72 morts, 76 blessés et 4.400 déplacés.

La Centrafrique a plongé dans la guerre civile suite au renversement du Président Bozizé en 2013 par une coalition de groupes rebelles issus de l’ex rébellion séléka.

 

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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 00:29
« Ouvrir la porte du palais à Michel Djotodia, est un acte de haute trahison »Jean Serge Bokassa,

 

Centrafrique : « Ouvrir la porte du palais à Michel Djotodia, est un acte de haute trahison », dixit Jean Serge Bokassa

 

BANGUI, le 14 janvier 2020 (RJDH)---« Ouvrir la porte de la Présidence à Michel Djotodia, est un acte de haute trahison », c’est sous cet angle-là que Jean Serge Bokassa apprécie la réception de l’ancien chef de l’Etat de la Transition, Michel Djotodia, au Palais de la Renaissance par le Président Touadera, vendredi 10 janvier à Bangui. Position exprimée dans une interview accordée au RJDH ce mardi 14 janvier 2020.

RJDH : Jean Serge Bokassa, bonjour !

JSB : Bonjour

RJDH : Michel Am-Nondroko Djotodia, de revenir dans son pays, après six ans d’exil, a été reçu au Palais de la Renaissance par le Président Touadera, mais ce retour il le place uniquement sous le signe de promotion de la Paix en Centrafrique. Quelle appréciation en faites-vous ?

JSB : Ce qu’on souhaiterait en tant que fils du pays, c’est d’y voir un peu plus clair. Parce qu’aujourd’hui tout le monde peut se lever et s’auréoler d’une sorte de mission divine alors que nous savons que ceux qui viennent maintenant parler au nom de la paix, s’autoproclament comme étant une sorte d’apôtre de la paix, sont ceux-là qui ont plongé le pays dans l’état dans lequel il se trouve aujourd’hui.

La crise que nous continuons de gérer aujourd’hui est partie de là. Nous nous souvenons de ce qui s’est passé le 24 mars 2013 avec l’arrivée de la Seleka telle une horde d’esprits troublés extirpés de l’enfer pour venir troubler les centrafricains. Alors qu’on ne vienne pas comme cela et comme si rien ne s’était passé pour que la personne, sans remords, se lève et dit « je viens au nom de la paix ». Oui ! Mais êtes-vous prêts à un devoir de vérité vis-à-vis du peuple, êtes-vous prêts à accepter pour qu’on vous dise tous les torts que vous avez commis à l’endroit du peuple centrafricain, êtes-vous prêts à recevoir les femmes qui ont été violées par vos hommes, les enfants qui sont devenus aujourd’hui orphelins par vos hommes, les massacres qui ont eu cours sur toute l’étendue du territoire, êtes-vous prêts à l’assumer ? La paix, oui, mais on ne peut pas la dissocier de la justice.

RJDH : Mais la paix avant la justice…

JSB : Il ne suffit pas seulement de regarder aux dividendes de la paix. Ce concept de la paix, aujourd’hui, est devenu lucratif et sur la souffrance du peuple centrafricain.

RJDH : Vous voulez plus clair dans cette démarche mais dès son retour, Michel Djotodia et le Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera ont réaffirmé leur engagement à œuvrer pour le retour de la paix dans le pays, doutez-vous de la sincérité de ces hommes dans la quête de la paix en Centrafrique ?

JSB : Ecoutez, le Chef de l’Etat n’est que dans sa droite ligne depuis toujours. A partir du moment où il nous a enfermé dans des accords scélérats avec des chefs des groupes armés que je considère plutôt comme étant des criminels qui se refusent aujourd’hui de déposer les armes, les accords de Khartoum sont la logique de tout cela. Donc que voulez-vous qu’on attende de quelqu’un comme ça. Il nous a enfermés dans des accords criminels, il reçoit Djotodia, un potentiel criminel qui doit répondre de ces actes devant la justice, il est dans sa logique qui n’est pas celle de défendre le peuple Centrafricain. Sa logique, c’est celle de tromper le peuple centrafricain, trahir les centrafricains au nom des intérêts malsains, privés et particuliers qui sont les siens à savoir la défense de son régime marquée par une course à l’enrichissement illicite, et donc nous ne pouvons pas faire corps aujourd’hui à cette immoralité.

Le peuple centrafricain n’est pas amnésique à ce point-là. Les centrafricains ne sont pas prêts pas d’oublier dont il a fait l’objet, dont il a été victime et dont il continue d’être victime. Le chef de l’Etat prend plaisir à nous enfermer dans des alliances contre nature. Je ne pense pas que tout ceci contribue à la paix et dans tous les cas ce n’est pas de cette manière que nous entendons faire la paix en Centrafrique.

RJDH : Comment pouvez-vous comprendre que Michel Djotodia aussitôt arrivé a été reçu par le Chef de l’Etat alors que François Bozize est dans l’attente depuis d’une audience avec Faustin Archange Touadera ?

JSB : Mais parce que la vision de la paix du chef de l’Etat est sélective et orientée vers les uns éventuellement les chefs des groupes armés au détriment des autres. C’est une paix à géométrie variable comme la justice de notre pays aujourd’hui. Comment pouvez-vous comprendre aujourd’hui que François Bozize qui est rentré au pays, d’ailleurs je reviens sur le fait que si cet ancien chef d’Etat s’est senti obligé de rentrer au pays comme il l’a fait, mais c’est certainement ce régime en place a voulu de faire de lui un apatride. Le régime en place n’a pas accepté que François Bozize dans son pays, ce qui déroge complètement à cette disposition constitutionnelle en son article 5 alinéa 3 qui stipule très clairement que nul ne peut être contraint à l’exil.

Au nom de la paix, Monsieur Faustin Archange Touadera se devait, même si cela ne le faisait pas plaisir, il se devait de recevoir le président Bozize qu’importe les petites considérations qu’on peut avoir les uns vis-à-vis des autres. Le fait d’ouvrir la porte de la présidence à Michel Djotodia, est un acte de haute trahison. Si la justice a de choses à reprocher à Bozize mais que cela soit fait dans la règle et, faut-il le rappeler, aussi il bénéficie de la présomption d’innocence.

RJDH : La ville d’Alindao est depuis jeudi dernier théâtre des violences armées opposant les FACA et l’UPC, pourtant signataire de l’accord de paix qui totalisera bientôt un an. La sincérité des groupes armés est encore à démontrer ?

JSB : Mais l’accord n’existe que dans l’esprit de ceux qui veulent y croire. Cet accord est un acte de trahison du chef de l’Etat à l’endroit du peuple centrafricain. Je ne comprends pas et je ne m’explique pas que l’on puisse inviter un Ali Darassa autour de cette table-là. Il n’a pas sa place à ce niveau-là. Donc ce sont des préalables comme autres préalables. Il aurait été important et pertinent d’imposer que des actes de bonne foi soient posés par les groupes armés. Aujourd’hui nous sommes à notre neuvième ou dixième accord avec ces groupes armés, ils n’ont jamais désarmé, ils ne sont jamais démobilisés et la preuve c’est le théâtre de cette scène tragique qui se déroule à Alindao. Comment pouvez-vous expliquer cela ? Comment expliquez-vous qu’après une année de la signature de cet accord inique le peuple continue encore à subir ce qu’il subit. Nous gardons en mémoire de nombreux évènements qui ont suivi la signature de cet accord. Tous les principaux acteurs de la signature de cet accord ne l’ont pas respecté.

Le Mouvement Kodro Ti Mo Kozo Si que je conduis à porter haut sa contribution concernant son avis sur cet accord. Nous l’avons dénoncé depuis le début. Nous ne sommes pas partie prenante de ce dispositif mensonger qui n’a pour but que de spolier le peuple Centrafricain. C’est un acte de trahison et de parjure du chef de l’Etat Faustin Archange Touadera.

RJDH : Jean Serge Bokassa, merci beaucoup.

JSB : C’est moi qui remercie le RJDH.

Propos recueillis par Vianney Ingasso

 

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