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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 01:38
Coronavirus : le Plaquenil, traitement de toutes les attentes

Lu pour vous

 

Coronavirus : le Plaquenil, traitement de toutes les attentes

 

https://www.lemonde.fr/ Par Hervé Morin et Sandrine Cabut Publié hier à 22h30, mis à jour à 00h59

 

Testé d’abord en Chine, et à petite échelle à Marseille, l’hydroxychloroquine suscite beaucoup d’espoirs. Alors que les scientifiques restent encore partagés sur le réel potentiel de cette molécule ancienne, un essai randomisé démarre en France.

Jeudi 19 mars, lors d’un point presse à la Maison Blanche, Donald Trump a un peu buté sur un mot : « Hydroxychloroquine », a-t-il laborieusement articulé, ajoutant que cette molécule avait montré des résultats préliminaires « très encourageants » contre le Covid-19. Et que la Food and Drug Administration (FDA) avait approuvé sa prescription dans cette indication. Peu après, l’agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux rectifiait, précisant qu’« il n’existe aucun traitement ou médicament approuvé par la FDA pour traiter, soigner ou prévenir le Covid-19 ».

Ces annonces contradictoires résument bien la tension entre les attentes qu’engendre l’hydroxychloroquine (Plaquenil), un médicament habituellement indiqué dans le traitement de maladies chroniques comme le lupus et la polyarthrite rhumatoïde, et l’exigence de ne pas faire naître de faux espoirs, tant que son efficacité et son innocuité sur le nouveau coronavirus ne seront pas solidement évaluées.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Coronavirus : la chloroquine, une piste pour lutter contre l’épidémie

En France, Didier Raoult, qui dirige à Marseille l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Méditerranée Infection, s’est fait l’ambassadeur de cette approche thérapeutique.

Dès le 25 février, il la présentait dans une vidéo intitulée « Coronavirus : fin de partie ! » Dans la foulée de résultats chinois encourageants, mais encore fragmentaires, les équipes de l’IHU se sont mobilisées pour monter en urgence un essai clinique, dont Didier Raoult a dévoilé de premiers résultats lors d’une conférence retransmise en vidéo le 16 mars. Les diapositives mises en ligne montraient une chute spectaculaire de la charge virale des patients traités, plus encore chez ceux bénéficiant en outre d’un antibiotique, l’azithromycine, dont les équipes de l’IHU avaient noté l’intérêt dans d’autres affections respiratoires virales.

La prépublication en ligne des travaux, à paraître dans International Journal of Antimicrobial Agentslivre davantage de précisions. Au départ, vingt-six patients ont été enrôlés. Six n’ont pas pu poursuivre l’essai : trois ont été admis en soins intensifs au 2e, 3e et 4e jour de traitement ; un autre est mort le troisième jour alors qu’il avait été testé négatif la veille ; un patient a quitté l’hôpital ; le dernier a abandonné en raison de nausées.

Au final, vingt ont été traités à l’hydroxychloroquine (600 mg/j), dont six ont aussi reçu de l’azithromycine, sur la période prévue. Six présentaient une pneumonie, la majorité n’ayant qu’une atteinte des voies respiratoires supérieures (rhinite, pharyngite) voire pas de symptômes.

Chute massive

L’évolution de la concentration virale dans des prélèvements naso-pharyngés chute massivement pour tomber à zéro entre le 5e et le 6e jour chez les patients ayant bénéficié des deux molécules, alors que, dans un groupe témoin non traité (personnes ayant refusé d’entrer dans le protocole ou prises en charge dans un autre hôpital), près de 90 % des échantillons sont encore positifs après une semaine. Parmi ceux traités uniquement par hydroxychloroquine, 70 % ont une charge virale négative au 6e jour, la proportion étant de 12,5 % dans le groupe non traité.

Autre enseignement, l’échec du traitement chez deux personnes conduit les chercheurs à s’interroger sur la présence de souches virales distinctes, ou sur des susceptibilités individuelles dans la métabolisation du traitement – le fait qu’il s’agisse d’une mère et de son fils penchant pour cette seconde hypothèse.

« Notre étude présente certaines limites, notamment la petite taille de l’échantillon, le suivi limité des résultats dans le temps et l’abandon de six patients, concluent Philippe Gautret, premier auteur de l’étude, et ses collègues. Mais, dans le contexte actuel, nous pensons que nos résultats devraient être partagés avec la communauté scientifique. »

Lire aussi  Coronavirus : 450 décès, 5 226 hospitalisations en France

Celle-ci reste partagée. Certains spécialistes sont très critiques sur le protocole suivi et la présentation des résultats. Ils s’interrogent par exemple sur l’équivalence initiale de la gravité entre les patients traités et ceux servant de témoin dans le cadre de cette étude non randomisée. Ou sur le fait que le journal scientifique qui a accepté l’étude ait pour rédacteur en chef un de ses cosignataires, une procédure inhabituelle.

D’autres estiment que malgré le faible échantillon, et même en réintégrant les patients écartés, l’analyse statistique reste robuste et le traitement prometteur. Aucun ou presque n’accepte d’être cité nominativement, les antagonismes entre Didier Raoult et une partie de la communauté scientifique étant parfois vifs.

« Faible effectif, questions sur la comparabilité des groupes…, il y a des faiblesses méthodologiques, liées en partie au design de l’étude », estime le professeur Yazdan Yazdanpanah, chef de service des maladies infectieuses (hôpital Bichat, APHP), qui insiste sur le fait qu’aujourd’hui aucune des molécules testées contre le Covid-19 n’a encore démontré son efficacité. Pour l’heure, selon lui, une indication large de l’hydroxychloroquine n’est pas justifiée.

Recherches prioritaires

Mais, dans cette situation inédite, tout peut bouger très vite. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de rajouter l’hydroxychloroquine dans les recherches prioritaires contre le nouveau coronavirus, précise Yazdan Yazdanpanah. Il confirme aussi qu’un essai randomisé (comparant le traitement par Plaquenil à un placebo dans deux groupes tirés au sort) débute dans plusieurs centres français, et devrait ensuite s’étendre à d’autres pays d’Europe. La question se pose aussi d’évaluer l’hydroxychloroquine en prévention, chez des personnes à risque de contracter le virus, comme les soignants.

En attendant, des hospitaliers en administrent déjà à titre compassionnel à des patients, et de nombreux hôpitaux, à l’étranger, contactent l’IHU marseillais pour s’informer du protocole suivi. Ces derniers jours, des rumeurs de ruée dans les pharmacies de ville pour obtenir ce médicament, pourtant uniquement disponible sur prescription médicale, ont enflé.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Chloroquine, remdesivir, Kaletra… Les pistes de traitements contre le SARS-CoV-2

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) tout comme son fabricant, Sanofi, démentent cependant l’existence d’une pénurie. Le laboratoire met lui aussi en garde contre une utilisation hors autorisation de mise sur le marché, estimant que « des études cliniques de plus grande ampleur et plus robustes doivent être menées pour confirmer le profil bénéfice/risque du Plaquenil dans le traitement du Covid-19 ».

Qu’en serait-il si l’intérêt de la molécule contre la pandémie se confirmait ? « Nous prenons des mesures pour pouvoir faire face à la demande du produit et pour augmenter progressivement notre capacité de production », répond l’industriel. Les stocks correspondent aux besoins de patients déjà sous traitement hors Covid-19, qui sont jugés – pour l’heure – prioritaires.

 

 

Chloroquine, remdesivir, Kaletra… Les pistes de traitements contre le SARS-CoV-2

https://www.lemonde.fr/ Par Sandrine Cabut et Pascale Santi Publié le 17 mars 2020 à 10h56 - Mis à jour le 17 mars 2020 à 11h09

 

Les recherches et les essais cliniques se multiplient à travers le monde pour trouver un traitement efficace contre l’infection au coronavirus. En attendant un vaccin...

Face à l’afflux massif de patients touchés par des formes graves d’infection au coronavirus SARS-CoV-2, plusieurs pistes thérapeutiques sont explorées. « La prise en charge du SARS-CoV 2 n’est à ce jour pas clairement déterminée et repose sur les potentielles thérapeutiques évaluées lors des épidémies de SARS-CoV, en 2003, et de MERS-CoV (syndrome respiratoire du Moyen-Orient), en 2013 », soulignent des recommandations d’experts de sociétés savantes portant sur la prise en charge en réanimation des patients, actualisées le 10 mars. Faute de médicament spécifique contre ce virus, le traitement est aujourd’hui principalement celui des symptômes.

Une des principales pistes repose sur le remdesivir, un antiviral injectable de l’américain Gilead, qui n’est pas encore commercialisé et qui a déjà été testé sur Ebola. Des données in vitro ont certes montré qu’il était capable de diminuer la réplication du virus SARS-CoV-2, mais il n’y a pour l’heure pas de données cliniques.

Des résultats attendus en avril

Aux Etats-Unis, le centre médical de l’université du Nebraska a commencé à tester le remdesivir chez certains Américains touchés par le Covid-19, évacués d’un bateau de croisière au Japon, a indiqué, lundi 16 mars, l’agence AP. D’autres essais sont en cours, notamment en Chine. Le directeur général adjoint de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Bruce Aylward, avait déclaré fin février : « Il n’existe actuellement qu’un seul médicament duquel nous pensons qu’il pourrait avoir une réelle efficacité, le remdesivir. » Des résultats sont attendus en avril.

« Il semblerait qu’il n’y ait pas d’efficacité clinique majeure sur les premiers cas chinois, mais c’est un petit nombre de patients. Avec le remdesivir, il y a une diminution de la multiplication virale, et cela semble à ce stade le plus puissant de tous », a indiqué Jean-François Timsit, chef de service de réanimation médicale et des maladies infectieuses à l’hôpital Bichat (AP-HP), lors d’une conférence en ligne du Collège des enseignants de médecine intensive-réanimation, jeudi 12 mars.

Autre piste, le Kaletra et ses génériques, un médicament anti-VIH relativement ancien du laboratoire américain AbbVie, qui associe deux molécules antivirales (lopinavir et ritonavir). Des essais sont en cours. Une autre option consiste à associer le Kaletra avec un interféron bêta (antiviral et immunothérapie), une combinaison utilisée sur le coronavirus MERS dans un essai clinique en cours. Ces médicaments sont aussi proposés à titre compassionnel.

Quant à la chloroquine, « il n’existe à ce jour aucun consensus pour une large utilisation dans l’infection à SARS-CoV 2 », expliquent les recommandations d’experts – même si l’équipe de Didier Raoult (IHU Méditerranée) fait état de résultats préliminaires encourageants.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  Coronavirus : la chloroquine, une piste pour lutter contre l’épidémie

Un vaste essai clinique va démarrer prochainement sous l’égide de l’OMS, comme l’a annoncé, mercredi 11 mars, le professeur Yazdan Yazdanpanah, directeur du consortium de recherche REACTing, piloté par l’Inserm. Vont être inclus dans cet essai, 3 200 patients hospitalisés, dont 800 en France.

Lire aussi  La recherche française mobilisée contre le Covid-19

Sérums des convalescents

Un premier groupe recevra des soins optimisés sans médicament antiviral ; ceux du groupe 2 se verront administrer l’antiviral remdesivir ; dans le groupe 3, les patients recevront une association lopinavir-ritonavir ; la même association sera administrée dans le quatrième groupe en combinaison avec un autre médicament, l’interféron bêta, tout cela en plus des soins optimisés. « Cet essai est très évolutif, dès qu’un traitement se révèle efficace, il sera ajouté aux soins optimisés pour tous les malades. D’autres molécules qui pourraient interférer avec une réponse indésirable du système immunitaire pouvant aggraver la situation de maladies seront aussi testées », précise Marie-Paule Kieny, directrice de recherche à l’Inserm, ancienne directrice générale à l’OMS.

Lire aussi  Coronavirus : des formes plus graves chez les plus de 60 ans, mais les plus jeunes ne sont pas à l’abri

Autre voie explorée, notamment en Chine et aux Etats-Unis : le recours à des sérums de convalescents (provenant de personnes qui ont été malades et ont développé des anticorps). Testée avec plus ou moins de succès dans différentes maladies infectieuses (grippe, rougeole, Ebola…), cette approche peut être proposée à des malades pour diminuer leur charge virale, voire en prévention. De nombreux protocoles de traitements sont testés en Chine, dont certains de médecine traditionnelle chinoise…

La voie des anticorps monoclonaux est aussi à l’étude.La course au vaccin est aussi lancée. Un essai clinique de phase I vient de démarrer à Seattle. Quatre adultes, les premiers des quarante-cinq participants, ont reçu les premières doses. En cas de succès, la commercialisation à grande échelle n’interviendrait pas avant au minimum douze mois.

 

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 01:16
Covid-19 : « Mortalité possible de 10 % et infection effrayante des soignants » en Afrique
Covid-19 : « Mortalité possible de 10 % et infection effrayante des soignants » en Afrique

 

Coronavirus : « Mortalité possible de 10 % et infection effrayante des soignants » en Afrique

 

https://www.lemonde.fr/ 20 mars 2020 Par Joan Tilouine

 

Selon des virologues africains, la situation continentale pourrait se dégrader très rapidement.

 

L’Afrique, où le premier cas de Covid-19 est apparu en Egypte en février, doit se « préparer au pire », prévient Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Dans les trente-trois pays touchés par la pandémie, près de 640 personnes atteintes du coronavirus ont été identifiées et 17 sont mortes, en date du 19 mars. La propagation du virus a été plus lente et plus tardive, amorcée par des voyageurs rentrés de Chine ou d’Europe avant d’entamer sa transmission localement.

Lire aussi  Coronavirus : l’OMS appelle l’Afrique à « se réveiller » face à la pandémie

L’agence onusienne s’inquiète du risque élevé de saturation des centres de santé qui devraient rapidement être submergés en cas de propagation massive du virus. « Même en Afrique du Sud, où les systèmes de santé public et privé sont parmi les plus développés du continent, ce sera un défi. Car il y a trop peu de lits dans les hôpitaux d’Afrique », constate Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique. C’est la raison pour laquelle la stratégie est d’éviter au maximum la multiplication des cas. « Nous mettons en place des mécanismes préventifs pour éviter une destruction de ces dispositifs de santé », insiste cette dernière.

Lors d’une conférence de presse organisée jeudi 19 mars avec le Forum économique mondial, Mme Moeti s’est notamment inquiétée du manque patent de kits de dépistage du coronavirus disponible sur le continent et a appelé les partenaires publics et privés à se mobiliser. « La plupart des pays en réclament plus. La demande va augmenter et c’est un autre défi à relever », estime-t-elle, même si plusieurs sociétés américaines et françaises ont développé leurs propres tests qui pourraient bien contribuer à combler le manque inquiétant.

Une quarantaine de centres de test

Jusqu’en février, l’Afrique ne disposait que de deux laboratoires capables de diagnostiquer le Covid-19, l’un au Sénégal, l’autre en Afrique du Sud. Mais la situation a rapidement évolué et les indispensables centres d’analyse fleurissent désormais sur le continent. « On est passé de deux centres de test à une quarantaine », note Mme Moeti, dont trois se trouvent au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique avec quelque 200 millions d’habitants.

La Chine a également acheminé des milliers de kits de dépistage sur le continent dont 2 000 ont été remis au Centre africain de prévention et de lutte contre les maladies (CDC Afrique) de l’Union africaine. Son directeur, le virologue camerounais John Nkengasong, table sur une aggravation de la situation. « A l’évidence, des personnes n’ont pas été détectées », précise-t-il. Ce que l’OMS se refuse encore à admettre publiquement.

Lire aussi  Coronavirus : en Afrique de l’Ouest, « vivre à distance des autres est un luxe »

En attendant, un autre homme s’active en silence pour faire avancer ce combat. En République démocratique du Congo (RDC), le virologue congolais Jean-Jacques Muyembe Tanfum, codécouvreur du virus Ebola en 1976, s’est vu confier par le chef de l’Etat le rôle délicat de coordinateur de la riposte au Covid-19. Alors même que la dixième – et deuxième plus meurtrière – épidémie de fièvre hémorragique (2 264 morts en dix-neuf mois) touche à peine à sa fin au nord-est de la RDC.

Dans cet immense pays d’Afrique centrale, les autorités ont recensé quatorze cas à la date du 18 mars, soit le double de la veille. Et sans doute bien moins que dans les temps prochains. « Avec le coronavirus, nous aurons certainement un taux de mortalité qui avoisinera les 10 % [contre plus de 60 % lors de la dernière épidémie d’Ebola] et un taux d’infection du personnel médical assez effrayant », redoute le professeur, qui doit mettre en place dans l’urgence un dispositif de prise en charge des malades. Fort de la longue expérience que lui confèrent ses 78 ans, l’homme reconnaît avec franchise que la RDC n’est pas prête.

Des systèmes de santé défaillants

Pour l’instant, tous les cas identifiés l’ont été à Kinshasa, ville-province de près de 15 millions d’habitants, où, comme dans le reste du pays, les centres de santé public « sont dans un état de délabrement avancé », comme l’avait déploré le président Félix Tshisekedi, qui vient de décider la réhabilitation de cinq hôpitaux de la capitale.

Ce constat peut se transposer à la plupart des autres mégapoles du continent, qu’il s’agisse de Lagos ou du Caire, où l’extrême densité de la population conjuguée à des systèmes de santé défaillants et à des pénuries probables de médicaments et de vivres, sont extrêmement préoccupants. D’autant que les économies africaines, particulièrement dépendantes des marchés internationaux, subissent de plein fouet la crise dans laquelle le virus plonge brutalement le monde.

« Depuis 2016 [et la fin de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest], les instituts nationaux de santé publique disposent d’une capacité institutionnelle plus importante pour assurer la recherche de contacts et l’investigation de cas, deux activités essentielles pour contenir la propagation et freiner la transmission, note le docteur Ngozi Erondu, experte en biosécurité et chercheure associée à Chatham House. Mais l’Afrique n’a pas assez de ventilateurs pour sauver des vies, ni même d’équipements de protection individuelle pour protéger le personnel de santé. Ce qui laisse craindre un scénario du pire, avec un taux de mortalité beaucoup plus élevé. »

Sur le plan sanitaire, les conditions d’accès à l’eau et aux produits d’hygiène de base restent en effet encore problématiques, puisque 63 % des Africains établis dans les centres urbains ne peuvent pas se laver les mains avec du savon, selon l’Unicef. Ce qui pourrait considérablement entraver la lutte contre le Covid-19.

Joan Tilouine

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 01:02
LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE ET LA FRANCE AU CHEVET DE LA RCA
LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE ET LA FRANCE AU CHEVET DE LA RCA
LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE ET LA FRANCE AU CHEVET DE LA RCA
LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE ET LA FRANCE AU CHEVET DE LA RCA
LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE ET LA FRANCE AU CHEVET DE LA RCA

 

LUTTE CONTRE LA PANDÉMIE DU CORONAVIRUS : LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE ET LA FRANCE AU CHEVET DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.


La pandémie du coronavirus qui se propage dans le monde entier constitue également une menace pour le peuple centrafricain.


Pour faire face à cette pandémie qui menace la santé des centrafricains, le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA a présidé en fin d'après-midi une cérémonie de remise de don des matériels médicaux offerts par l'ambassadeur de Chine en RCA, M. Chen DONG.


Cet évènement a également vu la participation de l'ambassadeur de France en RCA, M.Eric GERARD.

 

Après avoir réceptionné symboliquement un colis des mains de l'ambassadeur de Chine, Chen DONG, le Président TOUADERA l'a remis à son tour au ministre de la santé Docteur Pierre SOMSE pour un bon usage.


Ce don de la République populaire de Chine est constitué des matériels médicaux dont: 4000 gants ; 3000 masques ; 150 combinaisons et 100 lunettes de protection.
De son côté, la France apporte son soutien à la République centrafricaine à travers l’Institut Pasteur, qui est un centre de référence mondialement reconnu.
L’institut Pasteur a permis au pays de détecter les 3 cas déclarés de coronavirus dans le pays.


Pour Dr Pierre SOMSE, ministre de la Santé Publique, cette coopération tripartite entre la République Centrafricaine, la France et la République populaire de Chine s’inscrit dans le cadre d’une solidarité internationale face à la pandémie du coronavirus qui touche à ce jour 160 pays dans le monde.

 

Sources : Palais Renaissance

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 01:00
REMISE DES LETTRES DE CRÉANCES
REMISE DES LETTRES DE CRÉANCES

 

REMISE DES LETTRES DE CRÉANCES DE M. TAMOUR EL DJIEYE, AMBASSADEUR DE LA REPUBLIQUE DU TCHAD EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE


Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA a reçu dans la matinée du 20 mars 2020 les lettres de créances du nouvel ambassadeur extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Tchad, en République Centrafricaine, Son Excellence Noh Tamour AL DIEYE.
 

Son Excellence Noh Tamour EL DJIEYE a remis pour la circonstance au Président TOUADERA les lettres de rappel de son prédécesseur et celles du Président Idriss Deby ITNO, l’accréditant en qualité d'ambassadeur du Tchad auprès de la RCA.

 

Sources : Palais Renaissance

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21 mars 2020 6 21 /03 /mars /2020 00:30
NOTE D’INFORMATION MINUSCA
NOTE D’INFORMATION MINUSCA
NOTE D’INFORMATION MINUSCA
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

NOTE D’INFORMATION

 

LE LEADERSHIP DE LA MINUSCA ET LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE S'ENTRETIENNENT PAR VIDEO CONFERENCE

 

 

Bangui, 20 mars 2020 - Un échange par vidéoconférence a eu lieu ce vendredi entre le chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadéra et le leadership de la MINUSCA, au cours duquel les deux parties ont abordé la réponse de la Mission au COVID-19 et à la situation sécuritaire au nord et au nord-est de la République centrafricaine (RCA). La vidéoconférence a été organisée en raison de la quarantaine actuellement observée par trois membres de la direction de la MINUSCA, dont le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Mankeur Ndiaye, dans le cadre des mesures préventives contre la propagation du COVID-19 concernant toute personne entrant dans le pays en provenance de zones à transmission locale. 

Pendant un peu plus d’une heure, le Représentant spécial, les Représentantes spéciales adjointes Lisbeth Cullity et Denise Brown,  le Commandant de la Force, Général Daniel Sidiki Traoré, et le Chef de la composante Police, Général Pascal Champion ainsi que le directeur de l’administration et la directrice de cabinet ont tour à tour exposé au Président Touadéra l’engagement ferme de la MINUSCA et de l’ensemble du système des Nations Unies à mener une campagne de sensibilisation intense auprès de tous les employés tout en prenant des décisions pour prévenir et si possible, contenir toute éventuelle propagation de cette pandémie. 

La Représentante spéciale adjointe et Coordinatrice humanitaire a rappelé que toutes les recommandations de l’OMS et du ministère de la Santé publique s’appliquent également à l’ensemble des staffs des Nations Unies, avant d’ajouter les rapports excellents avec le ministre de la santé avec qui la MINUSCA travaille en toute transparence dans la gestion de cette crise. Cette responsable a cité la stigmatisation des étrangers mais aussi de quelques nationaux parmi les défis à relever, le défi dans la lutte contre le COVI-19, notamment à travers la communication. 

Pour sa part, le Commandant de la Force a évoqué les mesures concrètes prises, notamment la suspension des rotations des contingents, l’extension de la durée de troupes déjà dans le pays et la stricte observation des recommandations de l’OMS et du ministère de la Santé par les casques bleus de la Force. Au niveau de la situation sécuritaire au nord et au nord-est du pays, notamment à Birao, Ndele, Bria et Kaga Bandoro, la Force a renforcé son dispositif pour mieux mettre en œuvre le mandat de protection des civiles, 

De son côté, le Chef de la composante Police est revenu sur l’appui multiforme aux Forces de sécurité intérieure. L’engagement de la MINUSCA dans les bureaux de terrain pour soutenir l’autorité locale dans la sensibilisation et la lutte contre toute éventuelle propagation du COVID-19 ainsi que l’appui de la MINUSCA au ministère de la Santé publique, à l’Institut Pasteur de Bangui et à l’OMS ont également été abordés lors de l’entretien. 

En réponse, le Président Touadéra a vivement remercié la MINUSCA pour son engagement dans la réponse au COVID-19 aux côtés du ministère de la Santé publique, indiquant qu’une cellule de crise avait été mis en place pour mieux coordonner l’action gouvernementale. Au plan sécuritaire, il a suggéré que la démarche qui a été appliquée à Birao et qui a permis une amélioration de la situation, puisse aussi être expérimentée à Ndélé. Finalement, le chef de l’Etat a vivement souhaité qu’avec l’appui de la Force, les FACA puissent se déployer progressivement à Bambouti et ailleurs dans le pays.

Le Représentant spécial et chef de la MINUSCA a remercié le Président de la République pour cet échange fructueux et il a réitéré le ferme engagement de la MINUSCA et de l’ensemble du personnel de l’ONU en RCA à coopérer avec les autorités nationales dans la lutte contre le COVID-19. « Malgré les défis actuels, le mandat de la MINUSCA sera mis en œuvre », a affirmé Mankeur Ndiaye.  

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

Mail : publicinformation-minusca@un.org

Website: https://minusca.unmissions.org │

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 00:20
RCA - COVID-19 : MESSAGE A LA NATION DU PRESIDENT TOUADERA
RCA - COVID-19 : MESSAGE A LA NATION DU PRESIDENT TOUADERA

 

MESSAGE A LA NATION DE SON EXCELLENCE LE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT

 

A LA SUITE DE LA DECOUVERTE DU PREMIER CAS DE PATIENT INFECTE PAR LE CORONAVIRUS

 

                                     BANGUI, 19 MARS 2020

 

Centrafricaines,

Centrafricains,

Chers Compatriotes;

 

Depuis trois mois, le monde entier fait face à l’un des plus grands fléaux sanitaires de notre siècle.

Le Coronavirus, cette nouvelle maladie respiratoire encore appelé COVID-19, qui a germé dans l’un de nos pays amis, la Chine, s’est vite répandu dans le monde, provoquant déjà des impacts psychosociaux et économiques indescriptibles. 

Cette pandémie ignore les frontières, les races et le statut socio-économique.

Aucun pays au monde, grand ou petit, riche ou pauvre, puissant ou faible, ne résiste à ce redoutable ennemi de l’humanité, du moins pour l’instant.

Aucun système de santé, si performant soit-il, ne peut aujourd’hui, seul, vaincre ce virus mortel qui constitue une urgence de santé publique de portée internationale.

En dépit des mesures urgentes, courageuses et parfois drastiques prises par certains Etats pour contrer la propagation de la pandémie et assurer la survie de leurs populations, le Coronavirus se répand à une très grande vitesse. 

A la date du 18 mars 2020, cette grande pandémie mortelle a déjà touché plus de 160 pays dans le monde dont une trentaine en Afrique, notre continent. 

Plus de 200.000 cas et près de 8.000 décès ont été enregistrés à ce jour. 

En votre nom, j’adresse notre compassion et notre solidarité aux peuples des pays touchés par cette pandémie.

 

Notre pays, la République Centrafricaine, dont le système de santé a été totalement affaibli par la longue crise militaro-politique et qui tente de se relever, grâce à l’appui de la communauté internationale, vient d’enregistrer, le 14 mars 2020, le premier cas importé de patient infecté par le Coronavirus. 

Au moment où je m’adresse à vous, le patient est en vie et en parfaite forme.

Dès la déclaration de ce premier cas du Coronavirus par le Ministre de la Santé et de la Population, j’ai immédiatement instruit le Gouvernement de prendre toutes les mesures que requiert la situation, pour contrer les risques de propagation du virus dans notre pays. 

Ainsi, en collaboration avec l’OMS, le Gouvernement a ordonné :

• le renforcement des mesures d'hygiène hospitalière et de protection des agents de santé et des professionnels de santé ;

 

• la restriction des visites dans les hôpitaux ;

 

• le renforcement de l'hygiène publique, notamment par le renforcement des dispositifs d'hygiène dans les édifices publics ; la suspension des salutations à la main ; l’interdiction des accolades ; l’installation de dispositifs de lavage des mains dans les lieux publics (bureaux, entreprises, lieux de cultes).

 

• l’application obligatoire de la quarantaine pour toute personne entrant sur le territoire en provenance des zones à transmission locale de l’épidémie COVID-19 ou ayant séjourné dans de telles zones, sans distinction de position sociale ;

 

• l’interdiction de tous les voyages vers des pays à transmission locale de l'épidémie COVID-19;

 

• l’obligation pour les missions diplomatiques et consulaires, organisations intergouvernementales et ONG de se conformer aux directives nationales et de collaborer avec les autorités nationales pour leur mise en œuvre ;

 

• l’obligation pour les compagnies aériennes et autres compagnies de transport de personnes en provenance de pays à transmission locale de l'épidémie COVID-19 ou ayant séjourné dans ces pays, de collaborer avec les autorités sanitaires nationales pour la mise en œuvre des mesures de quarantaine et autres mesures nécessaires à la gestion des risques d'importation de cas.

Mes Chers Compatriotes ;

Le Coronavirus n’est pas une fiction ; c’est une réalité. Il n’existe aucun traitement, aucun vaccin. Le seul remède que nous disposons contre ce fléau de notre siècle est la prévention.

C’est pourquoi, tous les pays touchés par cette pandémie prennent des mesures préventives telles que le confinement des citoyens et la fermeture des frontières. 

Dans ce contexte, il m’a paru opportun de m’adresser à vous, car cette crise requiert de tous et de chacun, de prendre conscience de la gravité de la menace et de la nécessité d’adopter des attitudes et  comportements responsables, favorables à la santé publique nationale et internationale.  

La mobilisation de tous dans la discipline et la solidarité devient donc impérative.

Ainsi, je vous annonce les mesures complémentaires suivantes, visant  à la fois, la limitation des cas importés et l’évolution vers une transmission locale de l’épidémie. Il s’agit de :

• l’intensification de l’information, de l’éducation et la communication à travers la sensibilisation dans les écoles, les lieux de culte, les lieux professionnels, les formations sanitaires, les media, le milieu sportif, les réseaux sociaux et les communautés;

 

• l’interdiction des rassemblements de masse, foires, kermesses, évènements sportifs, deuils ;

 

• la fermeture des boîtes de nuit, des bars-dancing, des cinémas et des lieux de spectacle;

• le renforcement des dispositifs de prévention et de contrôle au niveau des aéroports et des points d’entrées terrestres et fluviaux;

• le respect d’une distance d’au moins un (1) mètre entre les personnes dans tous les lieux de rencontre.

A ce stade de mon message, je demande aux Compatriotes vivant à l’étranger d’ajourner leur déplacement en République Centrafricaine jusqu’à nouvel ordre.

A ceux qui viennent d’arriver sur le territoire national, en provenance des pays en épidémie, je leur demande de se conformer strictement aux directives de quarantaine suivantes : 

 

- Maintenir constamment une distance d’un (1) mètre avec les autres membres de la famille ;

 

- Rester dans une chambre ventilée ayant un dispositif de lavage de main et une toilette. Vous pouvez ventiler votre chambre en ouvrant les fenêtres ;

 

- Réduire sa présence dans les espaces communs de la maison comme la cuisine, la salle à manger. Maintenez aussi ces espaces ventilés en ouvrant les fenêtres ;

 

- Lavez fréquemment vos mains avec de l'eau et du savon ou avec un désinfectant pour les mains à base d'alcool ;

 

- Nettoyer les ustensiles avec du savon et de l'eau propre et les essuyer avec les désinfectants de ménage. Je dois préciser que les objets à nettoyer peuvent être des tables, téléphones, claviers, poignets de la porte, comptoirs de cuisine) ;

 

- Si vous toussez ou éternuez, faites-le dans votre manche ou utilisez un mouchoir. Jetez le mouchoir immédiatement dans une poubelle fermée, puis nettoyez-vous les mains ;

- Evitez de toucher vos yeux, le nez et la bouche. Vos mains pourraient être contaminées ;

 

- Si vous souffrez d'essoufflement, hausse de température dépassant 38° C appelez le n°12 12.

Ces gestes simples paraissent négligeables ; mais ils peuvent sauver beaucoup de vies.

D’autres mesures plus contraignantes, justifiées par les impératifs de santé publique, pourront être édictées par le Gouvernement, en fonction de l’évolution de la situation au niveau national.

A cet égard, je recevrai, dans les jours à venir, les responsables des différentes confessions religieuses dans le but de déterminer les modalités pratiques d’organisation des services religieux au cas où ces derniers devraient faire l’objet de restriction.

Il en sera de même pour les établissements d’enseignement. 

D’ores et déjà, j’ai mis en place un Comité de crise que je présiderai personnellement. 

Ce Comité qui tiendra sa première réunion dès demain, a pour missions, entre autres, d’assurer la coordination des actions à mener sur l'ensemble du territoire national ; d’approuver le plan de préparation et de riposte à l’épidémie ; de mobiliser les ressources nécessaires pour la lutte contre le Covid-19  et de veiller à la mise en œuvre effective des stratégies et mesures concernant le Covid-19.

Mes Chers Compatriotes ;

J’ai été informé des difficultés que rencontrent nos professionnels et agents de santé dans la mise en œuvre rigoureuse des mesures édictées par le Gouvernement pour lutter contre la pandémie.

En effet, certaines personnes débarquant à l’aéroport Bangui Mpoko n’accepteraient pas d’observer la quarantaine requise.

D’autres exhiberaient leur position sociale pour se soustraire à cette obligation. 

Tout en condamnant ces comportements irresponsables voire criminels, je demande à tous les Chefs de départements, aux responsables des Institutions publiques et privées, des organismes et ONG, d’observer scrupuleusement cette mesure et de s’assurer que leurs collaborateurs censés être en quarantaine en fassent autant.

La Police des Frontières doit être immédiatement alertée pour des mesures de contrainte à prendre à l’encontre de telles personnes pour faire respecter les directives gouvernementales.

Je voudrais saisir cette opportunité pour rendre hommage à nos professionnels de la santé, pour leur engagement et dévouement, en dépit des conditions de travail difficiles et des risques encourus.

J’ai été également informé qu’aussitôt après l’annonce de la fermeture des frontières camerounaises, certains opérateurs économiques ont voulu exploiter à leur profit, la crise causée par le COVID-19 et j’ai instruit le Ministre chargé du Commerce et de l’Industrie de veiller à la stabilité des prix des produits de première nécessité.

A celles et ceux qui ont fait le choix de résider ou séjourner en Centrafrique, je leur adresse mes remerciements anticipés pour leur coopération dans la mise en application des directives.

Enfin, je lance un appel solennel à toutes et à tous, à la mobilisation et la coopération dans la solidarité, la compassion et le respect des droits humains. 

Ne cédez pas à la panique. Observez les directives édictées par le Ministère de la Santé pour sauver votre vie et celle des autres.

Unis dans la discipline et la solidarité, nous vaincrons le Coronavirus.

Que Dieu bénisse et protège la République Centrafricaine et son Peuple.

Je vous remercie.

 

RCA - COVID-19 : MESSAGE A LA NATION DU PRESIDENT TOUADERA

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 00:09
NOTE D’INFORMATION MINUSCA
NOTE D’INFORMATION MINUSCA
NOTE D’INFORMATION MINUSCA
NOTE D’INFORMATION MINUSCA

 

LE GOUVERNEMENT SALUE LA COLLABORATION AVEC LA MINUSCA ET L’OMS DANS LA LUTTE CONTRE LE COVID-19

 

 

Bangui, le 18 mars 2020 – Le ministère de la Santé publique a salué mercredi la collaboration avec la MINUSCA et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans la lutte contre la propagation du COVID-19 en République centrafricaine (RCA) tandis que les Nations unies ont réaffirmé leur engagement à poursuivre leur soutien au Gouvernement dans cette lutte et à mettre en oeuvre toutes les mesures préventives en place dans le pays.

« La MINUSCA a fait énormément de choses. Les alertes concernant des personnels ont été gérées de façon concertée et la MINUSCA a systématiquement saisi le ministère. A cela s’ajoute l’appui matériel et technique, notamment dans les dispositifs en place à l’aéroport Bangui-Mpoko pour mieux diagnostiquer les voyageurs. C’est une coopération exemplaire et décisive », a affirmé le Ministre de la Santé publique, Dr. Pierre Somsé. 

Le ministre s’exprimait lors de la de conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA aux côtés du directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui, Dr. Emmanuel Yandoko, du Représentant résident de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), Severin Von-Xylander, de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Coordonnatrice résidente et humanitaire, Denise Brown, du Commandant de la Force, Général Daniel Sidiki Traoré, et du Chef de la composante PoliceGénéral Pascal Champion.

Pour sa part, le directeur scientifique de l’Institut Pasteur de Bangui, Dr. Emmanuel Yandoko, a avancé que “depuis le début de l’épidémie, le ministère de la Santé et la MINUSCA coopérent en transparence. Par ailleurs, c’est avec l’appui de l’OMS que le centre d’isolement des malades du coronavirus a été établi à l’hôpital de l’Amitié’’. « Il y a une coopération transparente et une franche collaboration entre le ministère et toutes les représentations diplomatiques dans le pays », a ajouté ce responsable.

Dans ce registre, la Représentante spéciale adjointe, Denise Brown, a mis l’accent sur l’engagement et le soutien de la Mission: « Nous avons mis en application les consignes du ministère de la Santé publique en mettant en place le personnel médical à l’aéroport Bangui-Mpoko pour contrôler les troupes et rendre compte au ministre de la santé publique”. En outre, elle a indiqué que tout le personnel des Nations Unies doit respecter scrupuleusement les consignes contenues dans les directives de l’OMS et du ministère de la Santé publique. Elle a également dénoncé la campagne de stigmatisation contre le personnel des Nations Unies, y compris le staff national ainsi que des ONGs selon lesquelles « que ce sont les étrangers qui véhiculent le coronavirus dans le pays ». “Ce virus n’a pas de nationalité”, a dit la Représentante spéciale adjointe.

Pour sa part le Représentant résident de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Severin Von-Xylander, a déclaré que le pays se trouve dans un cas de pandémie et non d’épidémie. « Tous les peuples sont touchés car le virus ne fait pas de différence, ni de couleur, ni de peau, ni d’appartenance religieuse », a-t-il précisé. “Nous sommes préoccupés et nous continuons à appuyer le ministère de la Santé publique dans les mesures à prendre. Le plus important, c’est de s’assurer qu’on détecte tous les cas sur le territoire centrafricain, de tracer leurs contacts, d’identifier les personnes malades et de les mettre en isolement”, a dit cet officiel, invitant la presse à plus de responsabilité et à éviter la diffusion de fausses nouvelles.

Tour à tour, le Commandant de la Force et le Chef de la composante Police et de la MINUSCA ont annoncé les mesures en cours ou à prendre en application des directives de la Mission, de l’Organisation mondiale de la Santé et des autorités centrafricaines. Ainsi, le Commandant de la Force a annoncé que “la MINUSCA a suspendu le processus de rotation des contingents et que ceux qui sont déjà surplace exécuteront les tâches habituelles de protection”, tandis que le Chef de la composante Police a précisé que “vu que les policiers sont en contact régulier avec la population et sont intégrés dans les commissariats de police et brigades de gendarmerie, des mesures additionnelles seront prises pour contribuer à la lutte contre le COVID-19”.

 

La MINUSCA et l'OMS appuient le gouvernement centrafricain face à la menace du COVID-19

 

NEW YORK (Nations Unies), 18 mars (Xinhua) -- En République centrafricaine (RCA), les Nations Unies doivent mener deux batailles simultanées : celle contre les violences des groupes armés et une nouvelle contre le virus COVID-19, a-t-on appris mercredi du site officiel de l'ONU.

La Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) est mobilisée sur deux fronts sécuritaire et sanitaire.

Samedi dernier, la MINUSCA a été prise pour cible dans deux attaques distinctes. La première attaque a eu lieu à Grimari dans le centre du pays. Un Casque bleu burundais a été tué alors qu'il protégeait des civils lors de l'assaut de la ville par des éléments anti-balaka. Dans le nord du pays, un Casque bleu pakistanais a été blessé lors d'une autre attaque contre une patrouille de l'opération onusienne sur l'axe reliant les localités de Ndélé et Birao. Cette seconde attaque a été attribuée aux groupes armés Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC) et Parti du Rassemblement de la nation centrafricaine (PRNC).

Le même jour, le bureau de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en RCA a annoncé le premier cas confirmé de coronavirus dans le pays. La personne diagnostiquée avec le COVID-19 est actuellement soignée à l'Hôpital de l'Amitié dans la capitale Bangui.

En RCA, l'un des pays les plus pauvres au monde, l'ONU et les autorités centrafricaines travaillent main dans la main face au coronavirus. Avec l'appui de l'OMS, un centre d'isolement des malades du coronavirus a été établi dans cet hôpital.

"Nous continuons à appuyer le ministère de la Santé publique dans les mesures à prendre", a déclaré le représentant de l'OMS en RCA, Severin Von-Xylander. "Le plus important, c'est de s'assurer qu'on détecte tous les cas sur le territoire centrafricain, de tracer leurs contacts, d'identifier les personnes malades et de les mettre en isolement", a souligné M. Von-Xylander.

Dans le cadre des mesures prises pour prévenir la propagation du COVID-19, la MINUSCA a annoncé avoir suspendu le processus de rotation des contingents. Une mesure prise pour limiter le risque d'arrivée du virus depuis l'étranger. "Ceux qui sont déjà en RCA exécuteront les tâches habituelles", a déclaré le Commandant de la Force de la MINUSCA, le général Daniel Sidiki Traoré.

"La MINUSCA a un mandat de protection", a pour sa part rappelé Denise Brown, la représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l'ONU en RCA, dans ce contexte de double menace sécuritaire et sanitaire. "Et par conséquent, elle a maintenu son personnel dans le pays pour exécuter ce mandat malgré le COVID-19".

Mme Brown a souligné que le MINUSCA "continuera à appuyer le gouvernement centrafricain et le ministère centrafricain de la Santé dans cette lutte" contre cette nouvelle menace d'ordre sanitaire. Elle a également indiqué que tout le personnel des Nations Unies a reçu l'ordre de respecter scrupuleusement les consignes contenues dans les directives de l'OMS et du ministère de la Santé publique.

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 00:06
RCA : la ministre des Affaires étrangères sous le feu des questions des députés

 

Centrafrique : Interpellation de la ministre des Affaires étrangères par les députés

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 19 mars 2020 14:45

 

Convoquée par la représentation nationale ce 18 mars 2020 sur des questions qui touchent à la vie de la Nation, la ministre des Affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger Sylvie Baïpo Temon, est tenue d’apporter des éclaircissements sur les maux qui minent le fonctionnement de son département notamment, les grèves récurrentes du personnel.

Trois questions ont marqué cette séance d’interpellation, sous fond de tension. Tout d’abord, les grèves à répétition qui ternissent l’image de ce ministère considéré comme vitrine du pays à l’extérieur. Ensuite, le sujet de délivrance de passeports diplomatiques aux étrangers, largement critiqué par les médias en ligne et enfin, la place de la RCA au sein des instances internationales notamment la privation de son droit de vote à l’Onu.

Concernant le sujet des grèves récurrentes, la ministre a évoqué la question de la notoriété du personnel de son département qui, vu les dispositions du décret de la fonction publique, est privé de cette prérogative.

"La grève est un droit, mais l’article 54 du décret d’application de la fonction publique stipule un certain nombre d’institutions qui ne peuvent pas du fait, justement, de la notoriété qu’elles représentent. De ce fait, ils ont été appelés, dès lors que l’information et la volonté de grève a été manifestée, par le procureur", a justifié Mme Baïpo Témon.

Sur la question de délivrance des passeports diplomatiques aux étrangers, la ministre a affirmé qu’il s’agit de faux passeports. Toutefois, des investigations sont en cours afin de déterminer les responsabilités. "Ce que je peux dire aujourd’hui, c’est qu’il y a une enquête en cours. Il s’agit bien de faux passeports. La délivrance d’un passeport diplomatique était soumise à juridiction du président de la République, chef de l’Etat et du ministre des Affaires étrangères. Si une enquête est en cours, c’est que les passeports qui ont été saisis ne proviennent pas de la signature du ministre des Affaires étrangères. Ne nous prononçons pas davantage, car la procédure fait son chemin" a martelé Sylvie Baïpo Temon.

Sur les questions de contributions financières de la République centrafricaine auprès de l’Onu, le membre du gouvernement assure qu’une partie de l’argent a été versée et que le gouvernement est à pied d’œuvre pour y remédier.

Certains députés, la plupart de l’opposition, n’ont pas manqué de fustiger la politique diplomatique du gouvernement. Le dernier exemple est le cas des fonctionnaires de la Minusca déclarés  persona non grata et qui, finalement, continuent d’exercer leurs fonctions dans le pays. Pour Bertin Béa, député KNK de Boali, l’arrestation des leaders syndicaux au sein de ce ministère constitue une  violation de liberté syndicale. "Nous savons comment par de hautes luttes, les libertés syndicales ont été conquises dans ce pays. C’est un recul véritable. Mais cela traduit notamment, les dérives du régime actuel ; c’est extrêmement grave," a déploré Bertin Béa.

Cette interpellation intervient pendant que le gouvernement fait face à plusieurs remous sociaux dans divers départements et organes de l’Etat. Du statut particulier de certains fonctionnaires en passant par l’intégration en masse dans la fonction publique, la question sociale est au centre de toutes les préoccupations.       

 

 

Centrafrique: la ministre des Affaires étrangères sous le feu des questions à l'Assemblée

 

http://www.rfi.fr/ 19/03/2020 - 20:09  De notre correspondante à Bangui,

 

La ministre des Affaires étrangères étaient appelée ce mercredi matin 18 mars à répondre aux questions des députés à l’Assemblée nationale. Son ministère est secoué depuis plusieurs mois par différentes affaires et face à cette situation, les élus souhaitaient des réponses.

Les dossiers sont aussi nombreux que les questions posées par les élus : l’arrestation de membres syndiqués de son ministère, la perte du vote de la République centrafricaine à l’Assemblée générale des Nations unies, la polémique concernant la demande de mutation de plusieurs agents de la Minusca ou encore une affaire de faux passeports...

« J’ai bien indiqué effectivement que c’était des faux passeports dans la mesure où les passeports diplomatiques, les vrais passeports diplomatiques, sont de la prérogative du président de la République, chef de l’État, ou du ministre des Affaires étrangères. Les passeports qui défraient la chronique n’ont pas été signés par ces deux personnalités. Il y a une enquête en cours donc nous saurons tous au moment venu », a répondu la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baipo Temon.

Sur de nombreuses problématiques concernant le fonctionnement de son ministère ou des chancelleries, la ministre a évoqué des problèmes budgétaires. Ce qui ne convainc pas tous les députés, tels Jean-Pierre Mara : « Je ne crois pas un seul instant à la notion de manque de moyens financiers parce que si on comprend bien, les partenaires nous accompagnent donc ils mettent les moyens qu’il faut pour nous permettre de résoudre les problèmes. L’exécutif a ses priorités, ce qui fait qu'il se retrouve avec des problèmes où ils n’ont plus de moyens. Mais on ne peut pas évoquer le manque de moyens pour justifier pourquoi nous ne résolvons pas le probème... Moi c’est un raisonnement qui ne convient pas du tout. »

La séance a été ponctuée par quelques mouvements d’humeur.

 

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 00:04
CIRGL : dynamique de certification des ressources naturelles

 

Centrafrique : La région des Grands Lacs dans la dynamique de certification des ressources naturelles

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 19 mars 2020 16:19

 

Les Etats membres de la Région des Grands Lacs veulent renforcer la lutte contre l'exploitation illégale des ressources naturelles dans la région. Ils ont ouvert leur 20e conférence sur les ressources naturelles ce 18 mars 2020 à Bangui. L'objectif est de priver les groupes armés de l'exploitation illégale de ces richesses considérées comme leurs sources stratégiques de financement.

Pour lutter efficacement contre l'exploitation illégale des ressources naturelles, les 12 pays membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) ont initié un certificat appelé Certificat du CIRGL. Cette mesure coercitive intervient dans un contexte où chaque pays membre dispose chacun de sa certification.

Pour Zachary Muburi-Mutia, ambassadeur et secrétaire exécutif de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, le comportement des groupes armés est un manque à gagner pour les gouvernements en terme de mobilisation de revenus nécessaires pour le financement  des actions de l'Etat d'où nécessité de disposer de ce certificat. Ce qui constitue un enjeu économique important pour l'Etat et un défi pour les forces négatives. " Les groupes armés se financent illégalement par l'exploitation illégale privant les gouvernements des Etats membres de la CIRGL, ces groupes armés causent l'instabilité et la déstabilisation. Alors, toutes ces initiatives visent à couper le lien entre l'exploitation illégale des ressources naturelles et le financement des groupes armés" a indiqué Zachary Muburi-Mutia souhaitant l'adhésion de la République Centrafricaine à cette certification. " C'est un appel pour la RCA pour qu'il mette en place toutes les exigences nécessaires pour pouvoir avoir le certificat de la CIRGL" a-t-il plaidé.

Pour Annick Makolet, représentante de la RCA à la CIRGL, la RCA dispose déjà d'une certification nationale efficace, et que celle de la CIRGL est une valeur ajoutée. "Nous avons un cahier de traçabilité depuis l'exploitation jusqu'au niveau de bec d'or, mais avec la certification CIRGL, cela va doubler notre vigilance au niveau national et international pour voir si les minerais ne proviennent pas des forces non conventionnelles," a soutenu cet ingénieur en géologie.

La certification sous régionale intervient après celle de l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), et celui du processus de Kimberley qui vise exclusivement les minerais. En Centrafrique, une partie du pays est sous embargo du processus de Kimberley, car certaines zones sont sous contrôle des groupes armés.  

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 00:02
Bourse unifiée de la Cemac

 

Bourse unifiée de la Cemac : la Beac recherche un consultant pour élaborer le plan d’affaires du nouveau dépositaire central

 

 (Agence Ecofin) 18 mars 2020 14:26 - Dans le cadre de la 2e phase de la dynamisation de la Bourse unifiée de la Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) vient de lancer le recrutement d’un consultant pour élaborer un business plan du dépositaire central de ladite bourse.

Le dépositaire central est l’organe chargé d’organiser et de gérer le processus de dénouement des opérations négociées sur le marché. C’est une composante centrale dans l’organisation des flux des titres dans un marché financier, en particulier, dans un environnement de titres dématérialisés.

Jusqu’ici, à la faveur de la fusion boursière dans la Cemac, la Beac dont le siège est à Yaoundé (Cameroun) a reçu, en juin 2019, un mandat pour assurer le rôle de dépositaire central en attendant l'agrément d'une entité dédiée à cette activité. L'exercice par la Beac de cette activité prendra fin courant 2022.

« La mission du consultant consistera donc à apporter, à travers l’élaboration d’un business plan, un appui à la restructuration et à l’optimisation des structures du dépositaire central unique en une entité autonome. Ce document [business plan] doit définir les axes de pilotage stratégique et opérationnel d’une entreprise en création ou en développement suivant une démarche rigoureuse et progressive », explique la Banque centrale.

Elle précise que le consultant doit présenter l'ensemble des plans et actions qui permettraient de répondre en permanence aux principales questions d’organisation, de viabilité, de rentabilité et de développement d’une entreprise. La durée de réalisation de la mission est estimée à 3 mois. Les expressions d'intérêt doivent être déposées ou envoyées par courrier électronique à l'adresse de la Beac, au plus tard le 26 mars 2020.

Au terme de la première phase de projet du marché financier unifié de la Cemac en 2019, il y a eu la fusion institutionnelle et physique effective des deux bourses au Cameroun (DSX) et au Gabon (BVMAC), des deux régulateurs (Cosumaf et CMF) et des trois dépositaires centraux (Caisse Autonome d’Amortissement du Cameroun, BVMAC et Cellule de règlement et de conservation des titres). La deuxième phase consiste à identifier et activer les principaux leviers de dynamisation du marché financier régional dont est issu le dépositaire central unique.

S.A.

 

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