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21 janvier 2020 2 21 /01 /janvier /2020 23:40
 DISCOURS PRONONCÉ PAR S. M. BOKASSA LE 20 JANVIER 1979
 DISCOURS PRONONCÉ PAR S. M. BOKASSA LE 20 JANVIER 1979
 DISCOURS PRONONCÉ PAR S. M. BOKASSA LE 20 JANVIER 1979

Rappel d'histoire

 

 DISCOURS PRONONCÉ PAR S. M. BOKASSA I“ DEVANT LES REPRÉSENTANTS DES PARENTS D’ÉLÈVES, LE 20 JANVIER 1979 

 

J’avais décidé de rencontrer, les parents d’élèves pour la première fois depuis que je suis chef de l’Etat, il y a treize ans aujourd’hui. Il y'a treize ans je n’ai jamais rencontré les parents d’élèves parce que je pensais qu’il n’y avait pas de problèmes ; malheureusement aujourd’hui un problème s’est posé avec les parents d’élèves, lesquels je désigne comme responsables à part entière de la situation qui vient d’être créée.

 

En effet, depuis treize ans jamais je n’ai assisté à de telles manifestations de mécontentement populaire. Malheureusement cette année, les élèves ont donné le ton à une manifestation populaire, saccageant les magasins, pillant les maisons, tuant des personnes. Cette faute qui sera saisie par le tribunal de l’Empire centrafricain, est placée sous la responsabilité des parents d’élèves qui encaissent la totalité des charges, car en ma qualité de chef de 1’Etat et de Président à vie du MESAN, je porterai plainte à la justice.

 

L’objet de votre convocation n’avait pas pour but de vous arrêter, je ne suis pas la Justice, je ne vous arrête pas mais je voulais dire clairement aux parents d’élèves la responsabilité qu’ils endossent devant la situation qu’ils ont causée au pays. Les élèves ont prétendu manifester à propos de tenues, vous voyez maintenant ce que coûte chaque manifestation ! Ce n’est plus une affaire de tenues maintenant, c’est devenu une affaire de politique, et malheureusement, quelle que soit la position du tribunal, le coupable numéro un, dans cette affaire, ce sont les parents d’élèves ! Eh bien, puisque nous sommes des citoyens, tous les parents d’élèves répondront aux questions de justice. C’est tout. Toutefois il est à signaler que vous n’avez pas prévu, quand vous avez donné votre accord à vos enfants pour manifester, pour détruire le pays, vous n’avez pas prévu l’immixtion des étrangers qui se sont immiscés dans cette affaire, car les étrangers, Africains comme nous et non-Africains, se sont mêlés à cette affaire et ont exploite la situation en leur faveur. Je pense que vous me comprenez ! Et qui payera la responsabilité I C’est vous et vos enfants, c’est vous !

 

A propos de tenues, il faut que les élèves, les étudiants, les élèves des écoles, les étudiants de toutes les disciplines scolaires, de tous les enseignements, de tous les centres d’éducation et d‘enseignement culturel,moral de l’Empire centrafricain soient dotés de l’uniforme, portent de l’uniforme, ils doivent porter l’uniforme qui les désigne comme étudiants pour justement permettre à toutes les forces publiques de 1’Etat d’accorder davantage d’attention envers eux, de leur venir au secours, de leur venir en aide, de les distinguer des brigands, parce que il existe de nombreux enfants non scolarisés, de nombreux enfants brigands qui commettent des fautes, qui pillent le pays, qui volent ... Alors, la position du chef de 1’Etat centrafricain est de dire : (( Oui, les élèves porteront l’uniforme, et l’école sera ouverte dès que les élèves auront accepté le conseil proposé par le chef de 1’Etat pour porter l’uniforme. 

 

Même s’ils avaient porté cet uniforme demain, toutes les écoles seront ouvertes demain, mais l’uniforme doit être porté pour permettre aux services de l’ordre de leur apporter tous les secours, tous les concours, tous les soutiens. Mes enfants aussi porteront l’uniforme, car je suis centrafricain avant d’être tout ce que l’on peut penser ; mais vouloir dire que les enfants ne peuvent pas porter l’uniforme, je ne suis pas d’accord ! Il faut que les enfants portent l’uniforme car dans beaucoup de pays africains, dans beaucoup de pays et je cite même, avec respect : la Côte-d’Ivoire : tous les élèves portent l’uniforme ; le Gabon : tous les élèvent portent l’uniforme ; la France : tous les ékves portent l’uniforme ; le Cameroun : tous les élèves portent l’uniforme ; le Sénégal : tous les élèves portent l’uniforme. Et alors, pourquoi pas nous ? Pourquoi pas nous ? Pourquoi pas ? Qui vous a dit que c’était une brimade quand on a demandé aux élèves de porter l’uniforme ? Qui a dit que c’était une brimade ? Contraire ! Contraire ! C’est un respect qu’on veut attribuer aux élèves et aux étudiants.

 

Maintenant à propos de prix, je ne connais rien. Je ne sais pas le problème des prix. J’aurais tant souhaité que si vous, parents d’élèves, vous avez constaté des problèmes de prix, il fallait quand même demander, en dernier ressort, à voir le chef de l’Etat, pour lui soumettre le problème, parce que je ne voulais pas que l’on fasse du trafic avec le prix, je voulais qu’il y ait un texte officiel fixant le prix de l’uniforme des élèves et qu’-on désigne des organismes officiels pour faire ce travaillà, qu’on ne confie pas à n’importe quel tailleur ou à n’importe quel organisme pour ne pas faire de trafic; je ne suis pas d’accord non plus à ce que ces tenues coûtent exclusivement cher, car il faudrait que le prix de ces tenues soit raisonnable pour permettre aux parents qui ne sont pas tous des fonctionnaires ! Dans un pays on ne peut pas tous être fonctionnaires ! Dans un pays, il y a des paysans aussi, et il se trouve que dans un pays, seuls qui ont des ressources, seuls qui ont de l’argent, ce sont les paysans ! Evidemment les fonctionnaires sont des compatriotes qui ont décidé de, louer leurs services à leur Etat, à leur Patrie et en ce moment-ci, 1’Etat a des difficultés, 1’Etat ne paye pas régulièrement les fonctionnaires. Je le sais. Je le sais, mais c’est une conséquence comme une autre ; parce que je suis resté au pouvoir, président du gouvernement et président de la République pendant dix ans.

 

En dix années, je vous ai régulièrement payés jusqu’au 4 décembre 1976, date à laquelle le congrès avait décidé une nouvelle constitution, date A laquelle le congrès m’a demandé de rentrer dans mon village natal.

Je suis maintenant situé dans mon village natal. Il y a deux ans maintenant que je ne parle presque plus A la radio. II y a deux ans que je n’ai pas de contact avec vous. Qu’est-ce que vous me reprochez ? Je suis au village pour faire de l’agriculture, pour faire de l’agriculture, pour faire de l’élevage. Je suis tranquille 18-bas. Je vous ai laissé la ville de Bangui. Y a un gouvernement qui m’a remplacé, je ne suis pas président du gouvernement ; si vous avez constaté que ce gouvernement ne respecte pas vos droits, il fallait venir me dire et, avec vous, on allait certainement étudier quelque chose de nouveau parce que moi non plus je ne suis pas d’accord Q ce que le gouvernement néglige de payer vos droits. Les droits sont choses acquises. il faut que le gouvernement vous paye vos droits, et si le gouvernement ne vous paye pas vos droits, pour ceux qui sont fonctionnaires, il faut me le dire, c’est vrai parce que moi je ne cesse pas de le dire au gouvernement. Je le dis tous les jours au gouvernement parce que je me renseigne et je dis : (( Vous avez payé les fonctionnaires ? )) (( Non, pas encore. )) (( Vous avez payé ? )) (( Non. )) r( Qu’est-ce qu’il y a ? )) (( il y a ceci, il y a cela ! )) Car le pays est pourri maintenant avec la présence des Libanais, des voleurs !

 

Les Libanais sont des voleurs ! Ils pillent notre pays ! Quand on va demander les impôts du gouvernement, les taxes du gouvernement, tout ce qui revient au gouvernement, eux ils rendent mille francs aux agents de l’Etat, et les agents de 1’Etat se contentent de prendre mille, francs et foutent le camp, ces agents ne perçoivent pas les taxes de l’Etat, mais de mon temps c’était pas, comme ça ! C’était pas comme ça ! Je faisais percevoir les taxes de l’Etat, je faisais percevoir les impôts de l’Etat, mais l’actuel gouvernement qui ne fournit pas suffisamment d’efforts !

 

Alors il y a donc des problèmes, nous sommes tous des Centrafricains, il faudrait qu’on se rencontre pour régler ce Probleme, mais il n’est pas question A chaque manifestation ou Q chaque cas de mettre la totalité des responsabilités sur moi. Je ne suis pas Dieu ! Je ne suis pas Dieu ! Je ne suis pas Dieu ! Je suis un citoyen centrafricain comme vous, mais quelqu’un qui respecte les lois de son pays, je respecte les lois de mon pays, s’il y a des citoyens qui ne respectent pas les lois de leur pays, en tout cas ce n’est pas mon cas ! Parce que qui dit soldat, dit respect, dit homme discipliné. je suis un homme qui éprouve le sens de respect envers mon pays, l’Empire centrafricain ; et si nous étions tous pareils ? Je crois que notre pays serait un pays fort, mais s’il y a des gens parmi nous qui veulent rendre justice eux-mêmes, faire la justice eux-mêmes, alors ce sera le désordre dans le pays, personne ne réussira.

 

Tel était le propos que je voulais vous tenir parce que je n’habite pas la ville de Bangui, depuis la constitution je suis au village, dans mon village natal A quatre-vingt kilomètres de Bangui, je cultive la terre, je garde mes bœufs que vous m’avez donnés. Vous m’avez donné deux mille six cents bœufs, je vous remercie beaucoup, c’est vous qui me les avez donnés, avec votre cœur, pour l’amour et les sentiments que vous avez pour moi, je suis reconnaissant envers vous, mais laissez-moi garder les bœufs que vous m’avez offerts ! Laissez-moi aussi cultiver du manioc pour nourrir les habitants de la ville de Bangui ! Mais vous me mettez toutes les charges sur le dos ! Ce n’est pas moi ! Cette affaire est une affaire du gouvernement ! Il faut lire la constitution ! Il faut respecter la constitution ! Ne courez pas toujours après moi !Bokassa ! Bokassa ! Bokassa ! Mais si je n’i!tais pas venu hier à minuit, si je n’étais pas venu pour arrêter vos désordres, ici, a Bangui, je crois même que le gouvernement n’aurait pas été capable de pouvoir arrêter ça ! Il faut le dire, mais je suis venu, je suis arrivé à Bangui, à minuit, pour imposer l’ordre et la paix et je l’ai fait ! Est-ce que j’ai réussi ? 

 

Est-ce que je n’ai pas encore réussi ? Mais dans tous les cas, je suis décidé a le réussir, même quitte a verser mon sang par terre pour vous, je suis décidé à faire maintenir la paix coûte que coûte.

 

Voila ce que je voulais vous annoncer, je dois encore une fois vous dire merci beaucoup d’être venus. Nous sommes un pays aussi comme tous les autres pays en voie de développement, nous avons tous les organes législatifs, nous avons le département de la Justice qui est là pour examiner tous les problèmes ! Alors vous avez demandé aux enfants de saccager la ville de Bangui, de détruire le pays ; les enfants ont obéi aux ordres de leur père, et aux ordres des hommes politiques et parmi les enfants de l’école, il n’y a pas eu seulement que vos enfants, seulement vous qui n’êtes pas ministres. Il y a eu des enfants de ministres et les ministres sont des hommes politiques. Il y a eu leurs enfants qui ont poussé vos enfants a détruire la ville, ça aussi il faut tenir compte. Si les ministres veulent pousser leurs enfants, laissez les ministres pousser leurs propres enfants, mais je vous conseillerai toujours de garder vos enfants avec vous, de leur faire de bons conseils, de leur dire de ne pas être les premiers à courir l’aventure. On ne peut pas dire à son propre enfant : (( Va tuer ton pays ! va tuer ton grand-père, ta grand-mère, ta sœur, ton frère, ceci ... )) On ne peut pas dire A un enfant, dès qu’on le dit eh bien ce n’est plus l’enfant qui va le faire.Mais y a des hommes politiques aigris, y a ceux qu’on a foutu la porte parce qu’ils avaient volé, ils avaient détourné, mais qui est-ce qui guette les occasions ?

 

Alors ceux-là vont commettre,e encore le pire et puis y a les étrangers, y a les étrangers à commencer par les -Libanais et les autres Africains comme nous, qui se sont mêlés à cette histoire la. Ah ! il faut que vous soyez prudents ! Vous avez fait des enfants,c’est pour mieux les préparer, leur donner un avenir meilleur, mieux les former pour la Nation, pour le pays. Vous n’avez pas fait des enfants pour sacrifier, pour dire : (( Allez la-bas faire la guerre, allez vous tuer. )) Si j’avais autorisé l’armée a faire usage du feu comme il le fallait, eh bien aujourd’hui, moi je crois que, il aurait eu presque la ville de Bangui nettoyée, mais j’ai refusé, j’ai refusé. J’ai dit non ! (( Attention l’armée, respectez ! )) Mais avec vos enfants et avec les autres vous m’avez envoyé des militaires A l’hôpital, vous m’avez tué aussi des militaires 9 l’hôpital et vous ne devez pas penser a ceux-la, les gens qui ont des fusils ! Vous les envoyez a l’hôpital, VOUS: les blessez, vous leur tirez dessus avec des flèches, avec ceci, avec cela ; ce n’est pas beau. Vous ne devez pas dire A vos enfants de faire ça. Mais je sais maintenant que ce ne sont pas vos enfants qui ont fait cela. 

 

Ce sont les hommes aigris,les hommes politiques et ce sont aussi les enfants des hommes politiques, les enfants des ministres, des chefs de cabinet, des directeurs de cabinet ; les anciens et ceux qui sont actuellement,, tous ceux qui sont ex-ministres, ex-chefs de cabinet, ex-directeurs de cabinet ou ex-agents de quelqu’un quand il est vraiment devant une faute ! Mais moi vous m’avez fait retourner dans mon village, mais à chaque problème politique vous me mettez dedans !

 

Quelle est ma situation dans le pJoblème de non-paiement des fonctionnaires ? Si non je suis chef de 1’Etal: d’accord, mais je ne cesse pas de le dire au gouvernement : c’est une affaire de gouvernement. Il faut distinguer le gouvernement avec la personne propre de Monsieur Bokassa ! Je ne suis plus président du gouvernement ! Il faut respecter la constitution !

 

Mon intervention est terminée, si quelqu’un parmi vous avait quelque chose à dire, je serais tout disposé à l’écouter.

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21 janvier 2020 2 21 /01 /janvier /2020 23:29
RCA: la Chine va réaliser un parc solaire de 15 MW à Sakaï
RCA: la Chine va réaliser un parc solaire de 15 MW à Sakaï
RCA: la Chine va réaliser un parc solaire de 15 MW à Sakaï
RCA: la Chine va réaliser un parc solaire de 15 MW à Sakaï

 

RCA: la Chine va réaliser un parc solaire de 15 MW à Sakaï sous forme de don

 

Posté le 21 janvier 2020 par Energies Media avec Xinhua

 

Le projet localisé à l’ouest de la capitale Bangui sera exécuté sur le terrain par l’entreprise chinoise Changjiang Survey, Planning, Design and Research Co. Ltd

 Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a posé, vendredi 17 janvier, la première pierre d’un champ de panneaux solaires, don du gouvernement chinois.

Le projet d’une capacité de production prévue de 15 mégawatts est implanté à Sakaï, dans la commune de Bimbo (ouest de la capitale Bangui).

La cérémonie de lancement du parc solaire a eu lieu en présence de l’ambassadeur de Chine en Centrafrique, Chen Dong et du ministre centrafricain du Développement de l’énergie et des Ressources hydrauliques, Herbert Gontran Djono Ahaba.

Le projet sera exécuté sur le terrain par l’entreprise chinoise Changjiang Survey, Planning, Design and Research Co. Ltd.

Une fois réalisée, la centrale permettra d’atténuer les délestages dans la capitale.

La République centrafricaine disposait d’un taux d’accès à l’électricité de 14% en 2016, essentiellement à Bangui, selon les statistiques disponibles auprès de l’Initiative “Energie durable pour tous” (SE4All) de l’ONU.

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 17:27
Bangui : Réhabilitation et extension de la morgue du CNHUB
Bangui : Réhabilitation et extension de la morgue du CNHUB
Bangui : Réhabilitation et extension de la morgue du CNHUB

 

Le gouvernement américain a fourni 59.025.830 CFA pour rénover la chambre mortuaire du Centre National Hospitalier Universitaire de Bangui, qui est utilisée par la Cour Pénale Spéciale. Grâce à ces rénovations, la Cour peut désormais utiliser la morgue pour le traitement et la conservation des preuves. 

L'ambassadeur Tamlyn a assisté à l'ouverture de la chambre mortuaire et a déclaré: « Les États-Unis sont fiers d'avoir soutenu la rénovation de cette installation. C'est une réalisation importante dans la lutte contre l'impunité et elle permettra aux victimes d'obtenir justice. »

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 17:21
Centrafrique - FACA : Cérémonie de remise de grades et d'étoiles
Centrafrique - FACA : Cérémonie de remise de grades et d'étoiles
Centrafrique - FACA : Cérémonie de remise de grades et d'étoiles
Centrafrique - FACA : Cérémonie de remise de grades et d'étoiles

 

 

Nomination des officiers généraux des FACA ce samedi 18 Janvier 2020 au camp Kassaï.

 

Jean Pierre Dolowaya Général corps d'Armée

Ludovic Ngaifeï Général de Division

Zephirin Mamadou Général de Division

Thomas Tchimangoa Général de Division

Alfred Service Général de Brigade

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 17:01
Faustin Archange Touadera a reçu en audience Catherine Samba_Panza
Faustin Archange Touadera a reçu en audience Catherine Samba_Panza
Faustin Archange Touadera a reçu en audience Catherine Samba_Panza

 

Centrafrique: Faustin Archange Touadera a reçu en audience Catherine Samba_Panza, Ancienne Chef de l'Etat de Transition.

 

Sollicitée par le Président de la République pour un échange de points de vue sur la situation du pays, l'ancienne chef de l'Etat de la Transition Son Excellence Catherine SAMBA-PANZA invité au respect des engagements pris par les acteurs politiques

 Son Excellence Madame Catherine SAMBA-PANZA, Ancienne Chef de l’Etat de la Transition a été reçue en audience, le vendredi 17 Janvier 2020, en fin d’après-midi, par le Président de la République, S.E. Pr Archange TOUADERA,  sur invitation du Chef de l’Etat.

Au cours de ce tête à tête, les deux personnalités ont longuement échangé sur la situation politique actuelle  du pays. Cette rencontre a permis de faire un tour d’horizon des questions d’intérêt  national  en lien avec la paix, la sécurité et la réconciliation nationale.

Au cœur de ces échanges, des questions importantes ont été abordées :

-  la mise en oeuvre de l’Accord de Paix Politique pour la Réconciliation en RCA (APPR-RCA)

-  la situation sécuritaire

-  la situation humanitaire critique des populations

-  la tenue des prochaines échéances électorales 

-  le retour des deux anciens Chefs d’Etat

-  les divers projets de loi soumis a l’examen et a l’adoption des députes, notamment  celui relatif a la mise en place de la Commission Vérité, Justice, Réconciliation et Réparation

-  le projet de loi relatif aux statuts des anciens Chefs d’Etat. Sur cette question, l’Ancienne Chef de l’Etat a proposé d’aller au-delà des aspects financiers pour aborder les aspects juridiques de ce statut, pour permettre aux Anciens Chefs d’Etat de jouer un certain rôle dans la résolution des crises et la consolidation de la paix.

Tout en relevant que la plupart des questions abordées sont réglées par divers instruments politiques ou juridiques de notre pays (Forum de Bangui, Constitution, Code électoral, Accord Politique…), Madame Catherine SAMBA-PANZA n’a pas manqué de partager ses points de vue avec le Président de la République.

Selon elle, Il s’agit avant d’une question de volonté politique et de respect des engagements pris par les divers acteurs, pour une stricte application de ces divers instruments et  mécanismes.

Au sortir de cette audience, Madame SAMBA-PANZA n’a pas manqué de lancer un appel a la sérénité, a la retenue et a l’apaisement du climat politique  a l’endroit de tous les acteurs de la scène politique nationale et en direction des populations.

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 15:53
François Bozizé retrouve certaines personnalités le temps d'un recueillement
François Bozizé retrouve certaines personnalités le temps d'un recueillement
François Bozizé retrouve certaines personnalités le temps d'un recueillement
François Bozizé retrouve certaines personnalités le temps d'un recueillement
François Bozizé retrouve certaines personnalités le temps d'un recueillement
François Bozizé retrouve certaines personnalités le temps d'un recueillement
François Bozizé retrouve certaines personnalités le temps d'un recueillement
François Bozizé retrouve certaines personnalités le temps d'un recueillement

 

François Bozizé retrouve certaines personnalités politiques, le temps d'un recueillement

 

L'arrivée vendredi 17 janvier à l'aéroport Bangui Mpoko de la dépouille de l'Honorable Franck Pierrot, député de Mbrés et non moins président du groupe parlementaire KNK décédé à Montpellier en France des suites de maladie,  a servi d'occasion au président fondateur de ce parti François Bozizé revenu au pays comme on sait, de retrouver certaines membres de la classe politique nationale le temps d'un recueillement.

Quelques images du reportage

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 14:26
RCA : Le chef d’autodéfense du PK 5 dénommé « You le géant» est mort

 

Centrafrique : Le chef d’autodéfense dénommé « You » est mort

 

Bangui (République centrafricaine) – L’un des principaux chefs d’autodéfense du Km5, alias « You le géant », est décédé à l’hôpital Communautaire à Bangui hier nuit. Ce dernier était grièvement blessé dans les derniers combats au Km5 opposant les commerçants aux miliciens d’autodéfense fin décembre 2019.

Selon de sources dignes de foi, sa dépouille est transférée à la mosquée centrale au quartier KM5  pour des rites religieux et est inhumée ce matin dans la concession de la paroisse Saint-Mathias. Ces proches accusent les gendarmes d’avoir précipité sa mort, car il aurait été retiré des urgences en dépit de l’avis défavorable des médecins,  pour être conduit au Camp de Roux, là où sa santé se serait détériorée.

De sources concordantes, ces hommes promettent attaquer les patrouilles des forces de sécurité intérieure (FSI) au KM5 qu’ils accusent d’avoir précipité la mort de leur chef.

Impliqué dans plusieurs crimes, meurtres, enlèvements et assassinats, le tristement célèbre « You » ne sera pas traduit devant la justice pour ces nombreux forfaits et rejoint la longue liste des autres criminels chefs de bandits armés du Km5 dans le 3e arrondissement de Bangui qui sont morts sans être jugés tels que Abdoul Danda, « 50 – 50 », « Empereur », « Force », pour ne citer que ceux-là.

 

Copyright©2020CNC.

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 14:08
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua
Nouvelles nationales sur Xinhua

 

Centrafrique : début de la construction d'un champ de panneaux solaires, don de la Chine

 

Par french.china.org.cn 18-01-2020

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a posé vendredi la première pierre d'un champ de panneaux solaires, don du gouvernement chinois.

Le projet est implanté dans la bourgade de Sakaï, à l'ouest de la capitale centrafricaine Bangui, avec une capacité de production prévue de 15 mégawatts.

Ce projet va prêter main forte à la production électrique du pays, indispensable pour la sortie de l'actuelle crise socio-économique, a déclaré le ministre centrafricain du Développement de l'énergie et des Ressources hydrauliques, Herbert Gontran Djono Ahaba, au cours de la cérémonie de lancement, en présence également de l'ambassadeur de Chine en Centrafrique, Chen Dong.

Le projet, qui sera exécuté par l'entreprise chinoise Changjiang Survey, Planning, Design and Research Co., Ltd, permettra de résorber l'épineuse question des délestages et de dépasser les traditionnelles productions hydroélectrique et thermique, a-t-il précisé.

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : le président Touadéra reçoit l'ex-présidente Samba-Panza

 

Par : Justine |  French.china.org.cn | Mis à jour le 18-01-2020

 

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a reçu vendredi l'ancienne présidente de transition Catherine Samba-Panza pour faire un tour d'horizon de la situation nationale, a-t-on appris auprès de la présidence.

Au sortir de l'audience, Mme Samba-Panza a précisé que les échanges avaient porté sur des questions d'intérêt national, notamment la paix, la sécurité et la réconciliation. Elle a ajouté que M. Touadéra avait beaucoup insisté sur la contribution des anciens chefs d'Etat à l'apaisement, à moins d'un an des élections présidentielle et législatives.

L'ancienne présidente de transition (2014-2016) a appelé tous les acteurs impliqués dans la crise centrafricaine à la retenue, à la sérénité et au sens de la concertation pour régler les différends. Elle a exhorté les anciens chefs d'Etat à porter main forte au président Touadéra.

Dès son retour d'exil vendredi dernier, l'ex-président Michel Djotodia avait lui aussi été reçu par M. Touadéra, lequel n'a toujours pas rencontré à ce jour le président déchu François Bozizé. Ce dernier est rentré au pays en décembre dernier de manière discrète, mettant terme à six années d'exil.

M. Bozizé avait été chassé du pouvoir en mars 2013 par M. Djotodia, alors leader de la coalition rebelle Séléka. Ce dernier avait néanmoins dû démissionner en janvier 2014 pour ne pas avoir su contrôler la rébellion. Mme Samba-Panza avait alors pris le relais comme présidente de transition jusqu'à ce que M. Touadéra remporte l'élection présidentielle en février 2016.

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : le gouvernement travaille pour faire lever la suspension de son droit de vote à l'ONU

 

Par : Justine | : Centrafrique,ONU French.china.org.cn | Mis à jour le 17-01-2020

 

Le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) entend utiliser sa diplomatie pour obtenir la levée de la suspension de son droit de vote aux Nations Unies (ONU), a déclaré jeudi à la presse la ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon.

La semaine dernière, dix pays dont la RCA ont perdu leur droit de vote à l'Assemblée générale de l'ONU pour défaut de régularisation des contributions obligatoire au budget de l'organisation. D'après Mme Baïpo-Temon, la dette de la RCA vis-à-vis de l'ONU s'explique par une situation financière qui peine à se relever en raison d'une économie qui n'a pas encore fonctionné.

Bien que Mme Baïpo-Temon n'ait pas donné le montant des arriérés de son pays vis-à-vis de l'ONU, elle soutient cependant que la mesure se présente comme un coup dur pour la RCA.

"Lorsque vous n'avez pas droit au vote lors de certaines rencontres consacrées à certains sujets, votre pays est considéré comme absent", a-t-elle indiqué, redoutant que les autorités centrafricaines ne soient plus en mesure de plaider, lors de l'Assemblée générale de l'ONU, en faveur de la levée totale de l'embargo sur l'importation des armes.

Toutefois, la ministre a indiqué qu'elle se rapprocherait de son collègue des Finances et du Budget pour examiner la réaction devant aboutir à la levée de la décision de l'ONU, en expliquant surtout aux hauts responsables de l'ONU les difficultés du pays, qui s'est fixé pour l'heure comme priorité la sécurité.

Source: Agence de presse Xinhua

 

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 14:00
RCA : les massacres de trop qui ont fait tomber Bokassa
RCA : les massacres de trop qui ont fait tomber Bokassa
RCA : les massacres de trop qui ont fait tomber Bokassa

 

Centrafrique : les massacres de trop qui ont fait tomber Bokassa

 

https://www.dw.com/ 17.01.2020

 

En janvier puis avril 1979, en Centrafrique, un mouvement de protestation de lycéens est réprimé dans le sang. La contestation s'étend et conduit au renversement de l'empereur Bokassa 1er. Interview avec un historien.

Pour les Banguissois, le 18 janvier reste dans les mémoires comme la « Journée des martyrs ». Elle fait référence à une centaine d’écoliers et d’étudiants tués en janvier 1979, en marge d’une manifestation contre le régime alors en place en Centrafrique : celui de Jean-Bedel Bokassa.

L’historien centrafricain Maurice Guimendego revient sur cet événement qui a déclenché un mouvement de protestation de masse réprimé dans le sang, en janvier et en avril de la même année, et qui a sans doute accéléré le renversement de l’empereur Bokassa par les services secrets français, quelques mois plus tard (en septembre 1979).

Un mois de janvier à Bangui

Les premières manifestations sont celles, en janvier 1979, d’écoliers et d’étudiants.
Ils protestent contre l’obligation qui leur est faite d’acheter un uniforme scolaire, produit par une société textile française, la CIOT, dans laquelle la famille Bokassa a des actions.
C’est l’annonce de trop qui fait déborder le vase déjà bien rempli de la colère populaire, car sans uniforme, les élèves ne peuvent se rendre à l’école… or leurs parents, qu’ils soient paysans ou fonctionnaires avec des arriérés de salaires de plusieurs mois, sont dans l’incapacité financière de payer ces tenues.

Les manifestations des jeunes gens à Bangui sont réprimées dans le sang. La contestation gagne d’autres secteurs et s’étend à de nombreuses provinces du pays.

Le mouvement s'amplifie

En avril, les paysans, les fonctionnaires défilent eux aussi, contre la hausse des prix, les salaires impayés, le mauvais prix du coton. Le régime écrase ces mouvements avec une telle violence qu’Amnesty international (section anglaise) publie un rapport pour dénoncer ce nouveau bain de sang.


l’historien centrafricain Maurice Guimendego, qui estime que ces révoltes populaires et la violence de la riposte des forces impériales ont précipité la destitution de Bokassa 1er, en septembre 1979.

 

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 13:54
RCA : L’HEURE DES COMPTES POUR LES CHEFS MILICIENS DE BANGASSOU

Lu pour vous

 

CENTRAFRIQUE : L’HEURE DES COMPTES POUR LES CHEFS MILICIENS DE BANGASSOU

 

https://www.justiceinfo.net/ 17/01/2020 PAR GAËL GRILHOT, NOTRE CORRESPONDANT À BANGUI

 

Il s’agit d’un des procès les plus attendus à propos des crimes commis en Centrafrique depuis la crise de 2013. Le 15 janvier, à Bangui, s’est ouvert le procès de plusieurs chefs miliciens anti-balaka, dont Pino Pino et Béré Béré. Ils sont poursuivis pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, pour des exactions commises à Bangassou. Dont l’assassinat de six casques bleus.

Dans la salle de la cour d'appel de Bangui, la tension monte. Assis sur quatre rangées de bancs, une trentaine de prévenus attendent, menottés deux par deux ou individuellement, surveillés de près par des gardes de l'administration pénitentiaire ainsi qu’une dizaine de membres des Forces armées centrafricaines. Dehors, deux véhicules blindés de la Mission des Nations unies (Minusca) assurent la garde. La Cour s'apprête à juger plus de trente miliciens anti-balaka, dont trois de leurs chefs importants, Romaric Mandago, Kevin Béré Béré, et Crepin Wakanam, alias Pino Pino.

Des noms qui nous transportent plus de trois ans en arrière, dans la région de Bangassou, au sud-est de la République centrafricaine (RCA). Sous le prétexte de protéger les populations chrétiennes contre l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC, dirigée par Ali Darass), une faction de la Séléka, coalition armée dominée par les musulmans, des groupes d'autodéfense se créent dans cette région. Ils se font vite connaître par leur cruauté à l’encontre des civils, notamment les musulmans, soupçonnés de collusion avec la Séléka et poursuivis jusque dans les camps de déplacés, mais aussi des chrétiens.

On attribue également à ces « anti-balaka » la mort d'une dizaine de soldats des Nations unies, dont cinq (quatre Cambodgiens et un Marocain) lors de l'attaque d'un convoi à Yongofongo. Ils s'en prennent aussi directement à des ONG humanitaires. Tandis que leurs rivalités internes font de nombreuses victimes, à l'intérieur de chaque faction, à l'image du « général » Ngade, dont l'assassinat en décembre 2017 est imputé à Pino Pino.

Celui-ci et trente-trois de ses hommes ont été arrêtés en République démocratique du Congo (RDC) le 15 mai 2018, et extradés à Bangui le mois suivant. Béré Béré et Romaric, eux, se sont rendus d'eux-mêmes à la Minusca, en janvier 2018.

POURQUOI PAS LA CPS ?

Dans la salle, après le tirage au sort des jurés et la vérification de la présence des prévenus (l’un d'entre eux est mort en détention, une autre a été placée en détention provisoire et n'est pas présente), il est fait lecture de l'ordonnance de renvoi. Pêcheurs, maçons, cultivateurs : avant leur participation à une milice, les prévenus présentaient un parcours de citoyens lambda, originaires pour certains de Bangassou (un des témoins, ancien préfet de Bangassou, affirmera que « 75% d'entre eux n'étaient pas originaires de la ville »), et pour d'autres de Mobaye, Bakouma, ou Boali. Les charges sont lourdes : crimes de guerre et crimes contre l'humanité, association de malfaiteurs, assassinats, détention illégale d'armes et de munitions de guerre, ou encore atteinte contre les personnes jouissant d'une protection internationale. Le code pénal prévoit des peines de prison avec amendes, des travaux forcés, voire la peine de mort (même si la RCA respecte, de fait, un moratoire).

Lors du dernier procès d'un haut responsable de groupes armés devant la cour criminelle de Bangui, celui d’Alkali Saïd (considéré par le procureur comme le numéro 2 du Mouvement patriotique pour la Centrafrique, MPC), les charges étaient similaires mais la faiblesse du dossier – en raison de l'impossibilité d'enquêter sur place – avait permis à la défense de faire écarter la plupart des chefs d'inculpation, faute de preuves. Mais ce nouveau dossier semble beaucoup plus étoffé. « Nous avons produit des éléments, la gendarmerie en a apportés, la Minusca également », affirme Albert Panda, avocat du collectif des victimes et vice-président de l'Observatoire centrafricain des droits de l'homme (OCDH). Dans le cadre de leur programme conjoint, l’OCDH, la Ligue centrafricaine des droits de l'homme (LCDH) et la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) se sont constitués partie civile, le 10 juillet 2018, après avoir fourni un gros travail de recueil de preuves et de recherche de témoins.

Pourquoi avoir choisi de se porter partie civile devant la cour criminelle plutôt que devant la Cour pénale spéciale (CPS), juridiction établie par le gouvernement centrafricain et l’Onu et qui n’a toujours pas émis le moindre acte d’accusation ? La réponse est toujours la même : « Les sessions criminelles peuvent tout à fait juger des crimes les plus graves », affirme Me Panda. « Cette procédure avait commencé avant la mise en place effective de la Cour pénale spéciale. Il existe des mécanismes de collaboration entre ces juridictions. La CPS était informée de cette procédure. Elle a préféré laisser la Cour criminelle continuer, car elle aurait pu demander à prendre le dossier, qui était suffisamment étoffé », ajoute l’avocat. Montrant un lourd sac de toile contenant le dossier, il sourit : « Vous voyez, il y a eu beaucoup d'informations, beaucoup d'éléments. »

PREUVES ET DÉNI

Premier visé par les interrogatoires, le « général » Kévin Béré Béré, 33 ans, pantalon de survêtement et chemise sobre, se tient d'abord debout, bras croisés, répondant à toutes les questions avec aplomb. Il affirme être arrivé un mois après les événements à Bangassou, après avoir travaillé sur des chantiers dans la région comme artisan mineur. Non, il n'a jamais fait partie de la garde présidentielle de l'ex-président Bozizé (comme il l'a pourtant affirmé à de nombreuses reprises dans le passé). Il n'a même « jamais tenu d'arme ». Mais il semble subitement pris d'un vertige. Il demande une chaise et un temps de repos. « Simulacre », lance le procureur général Tambo. « Qu'il ne fasse pas le malin ! » Après discussion avec la défense, Béré Béré se dit prêt à poursuivre.

Le procureur Tambo reprend alors la main. Il présente ses éléments de preuve un par un, dont certains paraissent accablants. Une lettre portant signature du « général » Béré Béré, une main courante, également signée par lui, dans laquelle on trouve un inventaire des armes possédées par son groupe (une centaine de fusils mitrailleurs AK 47, trois lance-grenades RPG, des roquettes et plusieurs millions de munitions de guerre), ou encore une photo où on le voit entouré de ces mêmes armes de guerre. Deux témoignages écrits mentionnent sa présence sur les lieux de l'attaque du convoi de la Minusca, à Yongofongo. On va jusqu'à lui rappeler le prix de la « barrière » que ses troupes tenaient : 2500 francs CFA (moins de 4 euros) pour les véhicules, 250 pour les piétons.

Assis, le prévenu se reprend et nie tout, point par point. La lettre, ce n'est pas lui qui l'a signée, tout comme la main courante, et il ne se reconnaît pas plus sur la photo avec les armes. Il n'était pas présent à Yongofongo. Il se présente comme un « médiateur ». « J'ai fait du bon travail à Bangassou. Je travaillais pour la plateforme religieuse, j'ai risqué ma vie pour la population », affirme-t-il.« Il n'y a rien qui me lie aux groupes d’autodéfense. » A cet instant, la galerie du public tremble. Une victime s'insurge. Elle veut parler.

A la barre, cette femme musulmane ne se laisse pas impressionner par la présence du « général » à ses côtés. Au contraire, elle montre une photo de sa maison et accuse Béré Béré d’en avoir fait sa base. « Il a dit qu'il était général de Bangassou jusqu'à Obo [Est du pays] et qu'il contrôlait six mille hommes », témoigne-t-elle. Avant de continuer : « Il a tué beaucoup de personnes. Il a tué un musulman et lui a arraché le sexe. La femme de Béré Béré a dit qu'un litre d'essence valait pour une maison de musulmans. » Son adversaire s’accroche à sa stratégie : « Il faut montrer la preuve que j'étais là », affirme Béré Béré.

Pour Albert Panda, cette attitude aura ses limites dans un procès qui s’annonce plus long que de coutume : « On ne peut pas l'empêcher d'avoir une telle ligne de défense. On regarde, on le laisse évoluer. Il y a des témoins, des victimes qui interviennent, et quand on ne dit pas la vérité, elle finit par vous rattraper. »

 

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