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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 00:59
Chloroquine, le formidable retard à l’allumage
Chloroquine, le formidable retard à l’allumage

Lu pour vous

 

 https://mondafrique.com/ Nicolas Beau  28 mars 2020

 

Un arrêté du 13 janvier 2020 devait classer sur les listes des substances vénéneuses une substance proche du chloroquine, alors qu’ à cette date il fallait au minimum prendre au sérieux ce possible remède contre le coronavirus. Une incompréhensible erreur d’appréciation alors qu’à Marseille un nouveau protocole clinique semble montrer son efficacité sur 80 malades? Le débat est ouvert

Trop longtemps, Pasteur qui découvrait le vaccin contre la rage fut mis au ban de la communauté scientifique, avant d’être reconnu à sa juste place. En aurait-il été de même pour le professeur Didier Raoult, reconnu par les sommités de la médecine mondiale et qui prône l’utilisation de la chloroquine dans la lutte contre le coronavirus. Ce grand spécialiste aurait-il, comme Pasteur, été victime de la bien-pensante médicale?

 https://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/31881-Qui-vraiment-Didier-Raoult-l-homme-veut-combattre-Covid-19-chloroquine

Une piste prometteuse ignorée?

La question se pose alors qu’on découvre que cette molécule, largement utilisée sous la forme de la nivaquine dans la lutte contre le paludisme par des dizaines de milliers de voyageurs en Afrique, a fait l’objet, au début de janvier 2020, d’un classement comme substance vénéneuse., du moins sous la forme d’hydroxychloroquine. Sa cousine, la chloroquine, figure sur cette liste « sous forme injectable et orale » depuis un arrêté de 1999.

Cet arrêté, dont le principe est décidé en novembre 2019, fut pris à l’époque sous pression de l’ancien directeur de l’Inserm jusqu’en janvier 2019, Yves Levy, le mari d’Agnès Buzyn, alors ministre des solidarités et de la Santé du gouvernement d’Edouard Philippe. Lequel Yves Levy menait en coulisses un combat personnel contre Didier Raoult.

La chloroquine avait été jugée possiblement efficace par des médecins chinois dont les études partielles commençaient à parvenir en France en janvier 2020 au moment où l’arrêté fut publié au JO. .

Des résultats troublants

Autre circonstance troublante, ce médicament a été administré à Marseille, ces derniers jours, à de nombreux malades atteints par le coronavirus, dont plusieurs personnalités politiques comme Christian Estrosi, maire de Nice. Des résultats cliniques pour l’instant limités ont semblé montré que le remède pourrait être efficace, sous réserve d’autres essais thérapeutiques qui viennent d’être engagés au niveau européen.

Pourquoi si tard? Et pourquoi avec de telles réserves relayées par l’establishment médial lié au ministère de la Santé ou à l’Inserm?http://www.geopolintel.fr/article2196.html

Si la molécule contestée se révélait effectivement efficace contre le coronavirus, Agnès Buzyn et son mari devraient répondre des retards qui ont été constatés dans l’exploration médicale d’une piste prometteuse.

 

VOICI L’ARRETE PRIS PAR LE MINISTRE DES SOLIDARITES, AGNES BUZYN, LE 13 JANVIER 2020


La ministre des solidarités et de la santé,
Vu le code de la santé publique, notamment les articles L. 5132-1, L. 5132-6, L. 5132-7 et R. 5132-1 ;
Vu l’arrêté du 22 février 1990 modifié portant inscription sur les listes I et II des substances vénéneuses définies à l’article L. 5132-6 du code de la santé publique ;
Vu l’avis du directeur général de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail en date du 12 novembre 2019 ;
Sur proposition du directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé en date du 13 décembre 2019,
Arrête :Article 1


Est classée sur la liste II des substances vénéneuses l’hydroxychloroquine sous toutes ses formes.Article 2


Le directeur général de la santé et le directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait le 13 janvier 2020.


Pour la ministre et par délégation :

Le directeur général de la santé,

J. Salomon

 

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 00:50
Centrafrique, un dramatique conflit interethnique
Centrafrique, un dramatique conflit interethnique

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com/ Aza Boukhris 28 mars 2020

 

La situation dans l’extrême-est de la République centrafricaine, particulièrement dramatique, échappe largement aux radars médiatiques internationaux, tant ce conflit interethnique est difficile à décrypter. 

Voici la chronique d’Aza Boukhris sur la réalité des combats dans l’extrême-est de la Centrafrique

 

Les communiqués officiels de l’ONU, de sa Représentation à Bangui et du gouvernement centrafricain font état de combats violents entre factions du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). En revanche, les nombreux témoignages de journalistes et de notables relatent des combats entre le FPRC et le Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice (MLCJ) et de ses alliés, qui sont le Parti pour le rassemblement de la nation centrafricaine (PRNC) et le Rassemblement patriotique  pour le renouveau de la Centrafrique (RPRC).

On peut s’étonner de la mansuétude des autorités nationales et internationales envers le MLJC et ses alliés.

Le FPRC devenu indésirable 

Alors que le FPRC du leader historique Nourredine Adam et du chef militaire Abdoulaye Hissène ont joué un rôle important dans les pourparlers de Khartoum, on peut se demander aujourd’hui, si ce mouvement n’est pas devenu un obstacle à l’application de l’Accord de paix et de réconciliation du 6 février 2019 (APR-RCA).

Manifestement à Birao, Ndélé, Bria, la Minusca multiplie les actions contre le FPRC et semble ménager étrangement les combattants du MLCJ, du PRNC et du RPRC.

En ce qui concerne la présidence et le gouvernement de Bangui, on n’a aucune peine à concevoir que le président Touadera veut sa revanche contre les deux chefs de guerre du FPRC qui ont été le fer de lance de l’ex-Seleka. Nourredine Adam et Abdoulaye Hissène sont aussi sous sanctions pour leur passé qui aurait dû les amener à la Cour pénale internationale de La Haye.

Les combats fratricides dans la Vakaga opposent clairement, d’une part, le FPRC, héritier de la CPJP de feu Charles Massi, composée très majoritairement de Rounga avec leur fief de Ndélé et, d’autre part, la coalition menée par le MLCJ, composée en grande majorité par des Kara et Goula, originaires de la région de Birao.

La montée en puissance du MLCJ

Le MLCJ, créé par le fantasque Abakar Sabone, était une des branches de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) qui constitua le catalyseur de l’ex-Seleka, sous la férule de Michel Djotodia Am-Nondroko. Le MLCJ reprit vite son autonomie et, vu sa faible implantation, ne joua pas un grand rôle dans la crise de 2012-2013, contrairement au FPRC.

La Centrafrique est le pays des situations invraisemblables. Ainsi, par exemple,  l’actuel responsable politique du MLCJ, Gilbert Toumou Deya, proche des Kara, est aussi le ministre-conseiller chargé des relations avec les groupes armés. On devine ses relations avec le FPRC et ses rapports orientés au gouvernement et à la Minusca. Signataire de l’Accord de paix et de réconciliation du 6 février 2019, le chef du MLCJ est en guerre à Birao, ministre à Bangui et interface avec les garants de l’Accord pour rétablir la paix et la réconciliation nationale….

La rapide montée en puissance du MLCJ est venue peu après l’Accord du 6 février 2019. Manifestement renforcé par des mercenaires soudanais et tchadiens, vétérans des crises centrafricaines et du Darfour, et par des moyens militaires venant des deux Soudan, le MLCJ n’a rien eu à craindre du président Touadera et de son gouvernement. De même, les mercenaires russes, bien implantés dans la région, ont semblé bienveillants à leur égard. Quant à la Minusca, éloignée de plus de 1000 km de ses quartiers banguissois, elle essaie de protéger les civils et porte surtout son attention sur le FPRC.

Les Goula mieux représentés à Bangui

L’ancien putschiste Michel Djotodia Am-Nondroko, Goula de Gordil, s’est récemment rapproché du Président Touadera, alors que François Bozizé maintient une opposition frontale. L’ancien consul de Centrafrique à Nyala (Soudan), ayant vécu 14 ans en Russie, est russophone. On peut imaginer qu’il est plutôt apprécié des conseillers russes du Palais de la Renaissance.

Dans le conflit actuel, Michel Djotodia Am-Nondroko ne doit pas être indifférent au combat du MLCJ et de ses alliés. Son influence peut aussi être relayée par son neveu, Herbert Gontran Djono-Ahaba, ministre de l’énergie et ressources hydrauliques, fondateur du RPRC, dirigé par le « général » goula Zakaria Damane, ainsi que par son frère cadet Arnaud Djoubaye Abazene, ministre des transports. Le PRNC est dirigé par Nour Gregaza avec Issa Issaka Aubin, ancien responsable de la sécurité de Michel Djotodia Am-Nondroko.

Le FPRC obtient certes trois ministères – Eaux et forêts, Travaux publics, PME- mais de moindre importance et totalement marginalisés.

La résurgence des conflits ancestraux

Comme dans de nombreux Etats africains, l’effondrement de l’Etat-Nation, en difficile construction depuis les indépendances, a fait ressurgir des conflits immémoriaux. On le constate notamment aujourd’hui au Mali, au Cameroun, en Guinée, en RDC, au Burkina Faso et bien évidemment en Centrafrique.

Le nord-est de la République centrafricaine, aux confins du Darfour, du Bahr-el-Ghazal et du Tchad, a toujours été une zone troublée par des affrontements entre les Rouga, les Goula, les Kara, les Arabes tchadiens, les Sara, les Haoussas, les Djandjawids….les alliances entre ces groupes armés opportunistes se font et se défont au gré des événements et des perspectives de pillages. Aujourd’hui, les Goula avec les Kara combattent les Rounga et Sara.

Demain, ils pourraient de nouveau se coaliser, comme en 2012 avec la Seleka… 

 

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 00:17
Adios Manu !
Adios Manu !
Adios Manu !
Adios Manu !
Adios Manu !

 

Lu pour vous

 

 https://mondafrique.com/    24 mars 2020 La rédaction de Mondafrique

 

Emmanuel N’Djoké Dibango, dit Manu Dibango figure emblématique de l’afro-jazz est décédé ce mardi 23 mars 2020 des suites du Covid-19 à l’âge de 86 ans dans un hôpital de la région parisienne. L’artiste franco-camerounais est le premier artiste de renommée mondiale à être victime du Coronavirus.

L’auteur du mythique « Soul Makossa » (1972) qui a fait danser la planète entière de Douala à Harlem, incarnait l’universalisme musical. Lui qui incarnait la mondialisation heureuse, aura eu une mort symbolique. Alors qu’il était en pleine tournée marquant ses 60 ans de carrière, Manu Dibango a contracté le virus mortel.

Un mois après Hervé Bourges, cet ami de l’Algérie et de l’Afrique, le saxophoniste Manu Dibango, dit Papy Grouve, atteint de l’épidémie de coronavirus, s’en est allé en ce 24 mars 2020. 

 

Manu Dibango, était une star planétaire, une des rares venues du continent noir. Né à Douala, au Cameroun le 12 décembre 1933, ce fils unique élevé dans une famille protestante arrive par bateau en France en 1949 alors qu’il a peine 15 ans, envoyé par son père pour faire des études. Dans ses bagages, il y a trois kilos de café qui paieront son premier mois de pension à sa famille d’accueil installée à Saint-Calais (Sarthe)-il le racontera  plus tard dans sa première autobiographie, écrite en collaboration avec Danielle Rouard, Trois kilos de café (Lieu Commun, 1989). 

Les années Lycée à Chartres seront les temps de l’amour, de l’amitié et des passions musicales placées sous le signe du jazz américain qui fait swinguait la France de l’immédiat après-guerre.  Sur des airs de Duke Ellington et de Louis Amnstrong Manu Dibango va s’initier au piano puis au saxophone qui deviendra son instrument fétiche. A la fin de ses études, il s’installe à Bruxelles où la diaspora africaine danse aux rythmes de la rumba congolaise et autres musiques swinguantes des indépendances africaines. C’est d’ailleurs à partir de Bruxelles, où il va rencontrer Coco la femme de sa vie, ainsi que l’immense musicien-compositeur Joseph Kabasélé Tshamala, dit Grand Kalle (1930-1982), que Manu Dibango va trouver son style: un jazz joyeux qui assume ses racines africaines.

Kinshasa, le premier night-club

 Les premiers disques de Manu Dibango enregistrés au début des années 60 font danser tous les zazous et les yéyés de l’Afrique. Manu Dibango est reçu en roi à Kinshasa où il ouvre le premier night-club pas seulement pour y jouer sa musique mais aussi pour faire danser les jeunes sur des faits twist et rock’n’roll. En 1967, Manu Dibango revient en France accompagné Dick Rivers ou Nino Ferrer, mais aussi pour écrire, composer et produire ses propres disques. 

En 1972, il reste 4 mois d’affilée en Algérie où il joue dans les clubs de la côte algéroise. C’est dans ce pays qu’il va enregistrer outre « Nights In Zéralda », en hommage à la station balnéaire algéroise où il résida, mais aussi le fameux « Soul Makossa »et son gimmick« Mama-koo Mama-sa Maku-Maku-sa »  qui sera utilisé sans vergogne et sans autorisation par Michael Jackson alors au top de sa carrière sur « Wanna be Starting Something ». Tout le monde se souvient que Manu Dibango avait dû intenter un procès au Dieu de la pop des années 80-90 pour plagiat. Un accord financier avait finalement été trouvé entre Michael Jackson et Manu Dibango. L’histoire de ce titre devenu légendaire est incroyable. Ce morceau n’était au départ que la face B d’un 45 tours dédié à l’équipe de foot du Cameroun à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations. Repris par des DJs new-yorkais, le morceau « Soul Makossa » connaîtra plusieurs versions, plusieurs remixes et autant de vies, et consacrera Manu Dibango comme premier disque d’or africain aux Etats-Unis. 

Direction: la Jamaïque

Manu Dibango qui a marqué le monde entier n’a jamais rompu avec son continent d’origine. En 1975, il accepte de diriger jusqu’en 1979 l’Orchestre de la Radio-Télévision ivoirienne. Ensuite avant tout le monde, il s’envole en Jamaïque où il mêlera son jazz africain au reggae  de Sly Dunbar. Le père des musiques modernes africaines, accepte d’enregistrer au début des années 90 l’album « Wakafrica avec Youssou N’Dour, Salif Keita, Papa Wemba, Angélique Kidjo, Peter Gabriel, Manu Katché…pour reprendre les plus grands tubes africains du 20 ème siècle. 

Pappy Groove. Comme s’il pouvait vivre plusieurs vies à la fois, Manu Dibango a aussi composé quelques musiques de films dont celle Kirikou et les bêtes sauvages en 2005. Celui qu’on appelait affectueusement Pappy Groove était en tournée depuis l’été 2019 pour fêter les 60 ans de sa riche carrière, en mêlant sur scène son orchestre à des formations classiques. De Douala à Harlem, de Paris à Pékin, d’Alger à Kingstone, personne n’oubliera l’oeuvre de Manu Dibango , comment il vécut et comment il nous a quitté au petit matin de ce funeste 23 mars 2020

Le saxophoniste franco-camerounais (86 ans), Manu Dibango, était plus qu’un musicien. Par sa modestie, sa générosité, son humanisme, son intelligence, Manu était un sage, un phare.

Une renommée mondiale

L’immortel auteur du Soul Makossa fut,  dès 1972, d’abord aux Etats-Unis d’Amérique puis en France et Belgique, l’un des premiers artistes africains de renommée mondiale.

Manu est le premier artiste mondial à être victime du Coronavirus. Condoléances émues à sa famille et au peuple camerounais qui perd le plus illustre de ses citoyens.

 

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 02:51
COVID 19 : les chercheurs questionnent la pertinence des mesures pour l'Afrique

 

Coronavirus: les chercheurs questionnent la pertinence des mesures pour l'Afrique

 

22/03/2020 - 03:35 RFI

 

Alors que l’épidémie gagne du terrain sur le continent, avec la multiplication de cas endogènes, se pose de plus en plus la pertinence des mesures annoncées par les gouvernements, avec des mises en quarantaines plus ou moins respectées, la suspension des vols des pays réputés comme infectés, mais pas de fermeture des frontières. Et cela inquiète les acteurs de terrain comme les chercheurs. 

Le docteur Olivier Kana est médecin chez MSF, de retour dans son pays, la RDC après une mission à l’étranger, il s’inquiète du retard et de la faiblesse des mesures annoncées sur le continent. Avec son ONG Gardiens de vie, il a commencé la sensibilisation. Car en cas de propagation massive, les services de santé, eux, ne sauront pas faire face.

« En dehors des capacités techniques qui sont déjà limitées, on a pas d'oxygène pour soigner les malades. Parce que parmi les grandes complications qui arrivent concernant le coronavirus, ce sont les complications respiratoires. Et en dehors de cela, il y a des complications polyviscérales. On ne pourra pas être aujourd'hui à même de soigner ces gens-là. Les défis de santé en Afrique restent les mêmes pour tous les pays et c'est très difficile. »

Pour le docteur Kana, il est urgent de limiter tous les déplacements non nécessaires, notamment pour éviter la propagation du virus en province. Le professeur Francis Akindes est lui un sociologue ivoirien. Il s’inquiète d’autant plus que les mesures appliquées aujourd’hui en Europe ou en Asie pour limiter le nombre de morts ne pourront pas l’être en Afrique.

« Le système de santé est déficitaire, la capacité de réponse des pouvoirs publics est très incertaine, et il est encore plus difficile d'avoir la discipline des populations parce que la promiscuité, la pauvreté, la vie sociale rendent très compliquées les mesures de confinement. »

Pour le professeur Akindes, ce sont bien les couches des populations africaines les plus pauvres qui vont le plus pâtir de cette pandémie, elles qui doivent sortir tous les jours pour trouver de quoi se nourrir.

C'est notamment le cas en Afrique du Sud, où les mesures annoncées par le président Cyril Ramaphosa, vont sans doute être compliquées à mettre en place dans certaines zones du pays, pointe notre correspondant à JohannesburgClaire Bargelès

Règles d'hygiène impossibles

Dans les quartiers les plus défavorisés par exemple, il n’est pas rare qu’une famille de 5 ou 6 personnes vive entassée dans une même pièce. L’eau courante est rare, et les toilettes sont souvent communes aux habitants des alentours. Difficile dans ces conditions d’appliquer les règles d’hygiène répétées en boucle par les autorités ou les mesures de distanciation sociale. Les experts craignent donc que ces populations soient les plus à risque. 

Par ailleurs, pour protéger les plus vulnérables, plusieurs associations sud-africaines appellent le gouvernement à suspendre toute expulsion de logements. 

Enfin, une des mesures consiste à imposer la fermeture à partir de 18h des bars et des restaurants qui vendent de l’alcool. Si les zones touristiques sont facilement contrôlables, dans les townships du pays, de nombreux shebeens, ces petits bars locaux, peuvent pour l’instant facilement échapper à la vigilance des policiers. 

Difficile aussi d’éviter de sortir, alors que les plus hauts responsables ne donnent pas l’exemple, comme la ministre du Développement social, Lindiwe Zulu, filmée ce week-end dans la rue entrain d’expliquer qu’elle n’arrivait pas à rester chez elle. Elle s’est finalement excusée pour ces propos.  

 

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 02:44
«Le pouvoir veut se maintenir et l’opposition déterminée à l’en empêcher»: Hans De Marie Heungoup

 

INVITÉ AFRIQUE

 

Centrafrique: «Le pouvoir veut se maintenir et l’opposition déterminée à l’en empêcher»

 

Laurent Correau RFI

 

Plus d'un an après la signature de l'accord entre le gouvernement et les groupes armés, la Centrafrique n'est toujours pas sortie de la crise. D'autres tensions se mettent même en place au fur et à mesure que le pays avance vers les élections annoncées pour décembre 2020. C'est ce qui ressort des travaux du chercheur Hans de Marie Heungoup. Sur le site de l'organisation International Crisis Group, ce spécialiste de la RCA publie un texte inspiré par sa dernière visite de terrain. Il est l'invité Afrique de RFI.

Hans De Marie Heungoup, analyste à l'International Crisis Group. Cris Group

 

RFI : Votre texte s’intitule « À la recherche de l’État en République centrafricaine ». Est-ce que vous diriez que, plus d’un an après la signature de l’accord entre gouvernement et groupes armés, cette présence n’est pas encore évidente ?

Hans De Marie Heungoup : La situation, il faut le dire, est quelque peu ambiguë. Depuis la signature de l’accord, près de 1 500 soldats ont été déployés, des gendarmes, des policiers aussi… Et on aperçoit des préfets, des sous-préfets, qui reprennent fonction dans les lieux qu’ils avaient abandonnés précédemment. Cependant, dans une vaste partie du territoire centrafricain, toute cette présence demeure nominale, pour ne pas dire cosmétique. Ce qui fait que, dans l’administration au quotidien, ce sont toujours les groupes armés qui ont la main sur l’ensemble des fonctions dévolues à l’État centrafricain. Et les Nations unies, qui sont aussi présentes sur place, sont en sur-extension et ne sont pas capables de défaire tous ces groupes armés, ou alors, d’imposer l'imperium de l’État centrafricain dans la totalité des seize préfectures de RCA.

Au sein de la Communauté internationale, beaucoup pensent qu’une des solutions pour sortir de cette situation, c’est le processus de DDR, Démobilisation-Désarmement-Réinsertion. Vous avez, à l’occasion de ce séjour en Centrafrique, rencontré plusieurs acteurs des groupes armés et l’un d’eux vous fait une confidence terrible par rapport à ce processus de DDR. Il estime que s’il veut être pris au sérieux, il faut que ses combattants gardent les armes. Est-ce que cela veut dire que les groupes armés ont des réticences à entrer dans ce processus de DDR ?

Tout à fait. Le DDR en Centrafrique illustre l’ensemble des problèmes et des paradoxes du DDR qu’on observe en général dans les conflits africains. La plupart des groupes armés craignent la justice internationale, et même la justice nationale, et donc se disent que tant qu’il n’y a pas de forme de justice transitionnelle ou de pardon à l’échelle nationale, il n’est pas dans leur intérêt de déposer les armes ou de désarmer complètement. De plus, certains observent que les groupes les plus importants qui n’ont pas désarmé ont toujours plus de représentants au sein du gouvernement ou de la haute administration, alors que de petits groupes qui, de façon bien intentionnée, ont entièrement désarmé, voient plusieurs de leurs chefs n’avoir aucune récompense matérielle ou en termes de nominations administratives. Ils en tirent la conclusion qu’ils auraient dû garder les armes pour rester crédibles dans la discussion et dans le processus de négociation.

Mais alors, comment faire en sorte que les groupes armés qui désarment ne se sentent pas perdants dans ce processus ? Est-ce que la Commission vérité et réconciliation, qui vient d’être créée sur le papier, est une solution ou une partie de la solution ?

Théoriquement on est dans la bonne approche. Tout l’enjeu est de savoir comme cela sera mis en pratique de manière à trouver la bonne articulation entre le besoin de justice, qui est très fort au sein de la population centrafricaine, et la nécessité du pardon et de la réconciliation, qui est la condition sine qua non pour obtenir la paix et le désarmement réel, véritable, des groupes armés.

Au cours de cette recherche, vous avez évoqué avec vos interlocuteurs le sujet de l’élection présidentielle qui est toujours prévue fin décembre 2020. Est-ce que vos interlocuteurs sont optimistes sur le respect de cette échéance ?

Aujourd’hui, le respect de l’échéance semble quasiment acquis. La plupart des partis de l’opposition, ainsi que le parti au pouvoir avec lequel nous avons eu des échanges, se sont plus ou moins résignés à l’idée de cette date. Cependant, l’une des inquiétudes qui est remontée de nos échanges avec ces derniers, c’est le degré de polarisation que l’on observe au sein de la scène politique centrafricaine, avec un pouvoir qui semble déterminé pratiquement à tout prix à se faire réélire, une opposition qui, elle, est tout autant déterminée à empêcher cette réélection du président centrafricain. L’un des éléments marquants de cette tension, c’est le fait que mi-2019, se sont créés des groupes de jeunes notoirement proches du pouvoir qui menaçaient d’attenter à la vie de certains cadres de l’opposition. Et l’on a aussi observé, au cours de cette deuxième moitié de l’année 2019, que plusieurs marches de l’opposition ont pu être interdites par le gouvernement. Donc, tout cela n’était pas des faits observables durant la première moitié de la mandature du président Touadéra, ce qui pousse l’opposition à se dire qu'il y a une dérive autoritaire du pouvoir et que le pouvoir, ainsi, tente en amont d’organiser la fraude électorale.

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 02:22
Tchad, une centaine de militaires tués par Boko Haram

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com/  rédaction de Mondafrique  25 mars 2020

 

 

Boko Haram a infligé, le 23 mars au petit matin, à l’armée tchadienne sa plus grande déroute depuis le début du conflit armé. 

Au petit matin du lundi 23 mars 2020, la garnison de Boma, située sur une île du Lac Tchad, a été attaquée par de nombreux assaillants du groupe djihadiste Boko Haram. Les combats acharnés ont duré environ sept longues heures. Le bilan est catastrophique pour les militaires tchadiens.

On dénombre une centaine de victimes chez les officiers, sous-officiers et hommes de rang. Plusieurs dizaines de blessés sont aussi à déplorer et ont été acheminés à Ndjamena. Il y a aurait également des militaires pris en otages. Vingt-cinq véhicules militaires, dont des blindés, ont été détruits. D’autres véhicules ont été emportés par les rebelles venus sur leurs hors-bord. Les rebelles n’ont pas subi d’importantes pertes. 

Le journaliste nigérian Ahmad Salkida, spécialiste des questions de terrorisme, a déclaré mardi, que Boko Haram a filmé et diffusé l’attaque meurtrière menée lundi contre l’armée tchadienne à Boma, au Lac. Selon lui, la vidéo est « trop horrible » pour être montrée

 

Le président Deby meurtri 


Le président Idriss Deby Itno s’est immédiatement rendu à Boma. Il a été particulièrement choqué devant ce désastre, qui fera date au Tchad. C’est un président très marqué qui s’est adressé à la Nation promettant une  « réplique foudroyante ».

s://www.alwihdainfo.com/Tchad-Boko-Haram-diffuse-une-video-de-son-attaque-contre-l-armee-au-Lac_a84603.html

Si les militaires tchadiens sont réputés par leur bravoure et leurs qualités de combattant dans les zones désertiques, comme au Sahel, en revanche, les zones marécageuses du Lac Tchad constituent des handicaps face aux combattants de Boko Haram qui ont une bonne connaissance de ce milieu favorable aux embuscades et aux attaques surprises. Les blindés et autres engins terrestres sont quasiment inopérants sur ces théâtres de guerre. En revanche, les forces de Boko Haram y possèdent les engins adaptés.

Au 187eme sur 188 pays

Face à cette déroute militaire, le président Idriss Deby Itno a promis de remédier aux failles dans la défense du pays. Ce ne sera pas simple devant la grande mobilité des rebelles qui passent d’une frontière à l’autre du Nigeria au Tchad en passant par l’Extrême-nord du Cameroun.

Le Tchad avait déjà à subir la crise pétrolière, avec un Baril à moins de 30 dollars, et les conséquences des crises libyenne et centrafricaine. La répétition des attaques de Boko Haram, comme celle de Boma, risque fort de miner davantage la gouvernance d’Idriss Deby Itno, au pouvoir depuis 29 ans.

Idriss Deby Itno ne réussit guère à faire quitter son pays des derniers rangs des indicateurs mondiaux, comme celui de l’indice de développement humain des Nations-Unies, où le Tchad occupe le 187 ème rang sur 188.

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 02:02
SG ONU : «Il faut 3000 milliards de dollars» pour le Sud contre le coronavirus

 

ENTRETIEN EXCLUSIF

 

Antonio Guterres: «Il faut 3000 milliards de dollars» pour le Sud contre le coronavirus


Marc Perelman  Christophe Boisbouvier :RFI 27/03/2020 - 20:24

 

Alors que la pandémie de coronavirus continue de gagner du terrain et que plus de 25 000 personnes sont mortes dans le monde, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, lance un appel sur RFI et France 24 pour un sursaut dans la lutte contre le virus, car en Afrique, il est encore temps selon lui d’éviter « des millions de morts ».

Face à la propagation du Covid-19 qui évolue encore de manière exponentielle, Antonio Guterres, le secrétaire Général de l’ONU estime qu’il pourrait y avoir « des millions de personnes infectées et des millions de morts », avec des risques accrus dans les pays aux systèmes de santé les plus fragiles. Selon lui, les pays du G20, « qui représentent 80 % de l’économie mondiale et 90 % des infections » doivent « se coordonner pour briser cette évolution et trouver des traitements et vaccins ».

L’Afrique comptait ce vendredi 27 mars près de 3 500 (3 426) cas confirmés de coronavirus et 94 morts, selon le Centre pour la prévention et le contrôle des maladies de l’Union africaine. Et la maladie est en train de se développer rapidement sur le continent.

Pour Antonio Guterres, « l’Afrique doit être la priorité de la communauté internationale » car les capacités de réponse au virus sont faibles. Il plaide pour « un investissement massif » dans des tests de dépistage, des respirateurs, des masques et des blouses pour protéger les personnels de santé. « Ça doit être une priorité absolue car il est encore temps, à mon avis, d’éviter le pire, estime le secrétaire général de l’ONU. Mais sans cette mobilisation gigantesque, je crains qu’on ait en Afrique des millions et des millions de personnes infectées ». Si le virus cause plus de morts parmi les personnes âgées, le continent ne sera pas épargné selon lui. « Même si la population est plus jeune que dans les pays du Nord, on aura nécessairement des millions de morts ».

Risque de mutation

Pour éviter cela, Antonio Guterres estime donc qu’il faudrait environ 3000 milliards de dollars soit l’équivalent de 10 % du PIB mondial selon lui, pour endiguer la pandémie dans les pays en développement, et notamment en Afrique. Il soutient la proposition franco-allemande d’une coordination par le G20 de cet effort logistique et financier.

Car l’autre risque, continue Antonio Guterres, est qu’avec une dissémination « sans limite comme celle-là, les risques de mutation sont plus grands. Et s'il y a une mutation, alors tout l’investissement que nous sommes en train de faire pour les vaccins sera perdu et la maladie reviendra du Sud vers le Nord. C’est dans l’intérêt des pays du Nord de faire cet investissement en Afrique ».

En effet, plus le temps passe, plus le risque d’une mutation naturelle du virus grandit. Or une nouvelle souche de Covid-19 ne serait pas forcément sensible à un traitement ou à un vaccin élaboré contre une souche antérieure du virus.

Quant à l’appel au cessez-le-feu mondial qu’il a lancé ce lundi 23 mars, Antonio Guterres reconnaît un risque d’échec. « Tous mes représentants spéciaux et les chefs des opérations de maintien de la paix sont engagés dans des négociations pour transformer cet appel en acceptation de cessez-le-feu », explique-t-il. Le principe en a d’ailleurs été accepté au Yemen, par quelques acteurs en Syrie, et même en Libye, au Cameroun et aux Philippines. Mais « entre l’acceptation du principe et l’application concrète du cessez le feu, il y a un énorme travail a faire. Et il faut que tout le monde comprenne que notre ennemi, c’est le virus et pas les hommes et femmes qui sont en conflits ».

 

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 01:51
Mesures additionnelles édictées par Faustin Archange Touadera contre le Coronavirus

 

Centrafrique : des mesures additionnelles édictées par Faustin Archange Touadera contre le Coronavirus

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 27 mars 2020 06:50

 

République Centrafricaine, le Chef de l'Etat a annoncé ce 26 mars des mesures supplémentaires face au coronavirus. Dans une adresse tant attendue à la Nation, le Président de la République Faustin Archange Touadera, a énuméré plusieurs restrictions allant de la fermeture des écoles aux lieux de culte en passant par l'aéroport international Bangui Mpoko.  Cela pour une durée de 15 jours renouvelable si nécessaire.

Sans surprise, les mesures présidentielles concernent la fermeture des bars dancings, l'interdiction des regroupements au-delà de 15 personnes contrairement à 50 comme par le passé, la fermeture de l'aéroport tant souhaitée par les politiques et les praticiens de la santé. Seuls les vols humanitaires et des cargos sont autorisés. L'interdiction totale de sortir de son lieu de quarantaine à toute personne, sauf décision médicale, l'obligation d'isolement pour les cas confirmés, la prorogation de la période de quarantaine et de confinement de 14 à 21 jours en fonction des données épidémiologiques, la limitation des cérémonies de deuil, de mariage, de dot à la stricte intimité familiale, la restriction des mouvements des populations entre Bangui et les villes de province.  

Ces mesures drastiques font suite à la confirmation de cinq cas positifs du covid-19 à Bangui et à la concertation du comité de crise mis en place. Dans son discours, Faustin Archange Touadera s'en est pris aux mœurs dont les regroupements lors des obsèques et l'habitude de se réunir. Ces mesures inédites interviennent dans un contexte où l'économie mondiale est menacée de récession par la progression fulgurante du Coronavirus à travers le monde.

La lueur, c'est la guérison des 3 premiers cas parmi les 5 personnes isolées au centre de prise en charge de l'hôpital de l'Amitié à Bangui. Face à la psychose qui gagne les cœurs, une solidarité nationale se dégage avec des appels incessants à l'observation des mesures édictées par les autorités.

L'évaluation du système sanitaire centrafricain laisse entrevoir que le pays ne dispose pas assez de moyens pour faire face à une grande épidémie comme c'est le cas dans certains pays européens. D'où l'accent particulier sur la prévention.

 

 

MESURES COMPLÉMENTAIRES PRISES PAR SON EXCELLENCE LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L'ÉTAT LE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, POUR EMPÊCHER LA PROPAGATION DE LA PANDÉMIE DU VIRUS CORONA

 

La Fermeture des établissements périscolaires  scolaires et universitaires;

 

La Suspension des cérémonies et cultes religieux regroupant plus de 15 personnes;

 

La fermeture des bars dancing et buvettes;

 

L'Interdiction des rassemblements publics de plus de 15 personnes;

 

La Fermeture de l'aéroport à l'exception des vols humanitaires, des vols cargos, des aeronefs en difficulté, des escales techniques sans débarquement de passagers ou des vols spéciaux autorisés;

 

L'Interdiction totale de sortir de son lieu de quarantaine à toute personne, sauf décision médicale;

 

L'Obligation d'isolement pour les cas confirmés ;

 

La Prorogation de la période de quarantaine et de confinement de 14 à 21 jours en fonction des données épidémiologiques;

 

La Déclaration obligatoire aux autorités sanitaires de tout sujet suspect au corona virus;

 

La limitation des cérémonies de deuils, de mariage, de dote à la stricte intimité familiale ;

 

La restriction des mouvements des populations entre Bangui et les provinces ;

 

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 01:27

 

COMMUNIQUE ET PRIERE DE LA CECA AU SUJET DU Coronavirus 

COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DE RCA
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DE RCA
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DE RCA
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DE RCA
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DE RCA
COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA CONFERENCE EPISCOPALE DE RCA

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 01:24
COMMUNIQUE DE PRESSE MINUSCA

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

APRES LAPPEL DU SECRETAIRE GENERAL, LE REPRESENTANT SPECIAL PRIE LES SIGNATAIRES DE LAPPR-RCA DE GARANTIR LEFFECTIVITE DU CESSEZ-LE-FEU

 

Bangui, le 25 mars 2020  En soutien à lappel du Secrétaire général des Nations Unies à un cessez-le-feu mondial, lancé le 23 mars 2020, le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye, exhorte toutes les parties signataires de lAccord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) à garantir leffectivité du cessez-le-feu sur toute létendue du territoire national pour préserver la République centrafricaine du COVID-19 et de ses conséquences néfastes.

 

« Les efforts endogènes de réponse au COVID-19 sous lautorité et la coordination du Gouvernement interpellent toutes les composantes de la société centrafricaine appelées, en ces circonstances exceptionnelles, à un dépassement des divergences doublé dun sursaut patriotique, pour mutualiser leurs efforts dans la cohésion afin déviter une propagation ravageuse du seul ennemi commun de toute la population, le coronavirus », a déclaré le Représentant spécial du Secrétaire général.

 

« Le peuple centrafricain na que trop souffert des tensions et violences. Les groupes armés ont donc lobligation de respecter les engagements pris dans le cadre de lAccord de paix, par la cessation immédiate de la violence sur toute létendue du territoire centrafricain. Ils doivent également laisser circuler librement les populations ainsi que le personnel humanitaire et sanitaire, et ainsi faciliter lacheminement de laide », a-t-il ajouté, soulignant limportance dune réponse globale et adéquate à ce fléau, en coopération avec le Système des Nations Unies, les acteurs humanitaires et partenaires internationaux de la RCA.

 

Le Représentant spécial encourage vivement toutes les parties signataires de lAccord à explorer avec les garants et les facilitateurs et au sein du Comité Exécutif de Suivi (CES) un nouvel élan de stabilisation de la RCA à la hauteur des menaces multidimensionnelles imposées par le COVID-19. Le Représentant spécial réitère lengagement de la MINUSCA à continuer de travailler avec les autorités centrafricaines, les parties, garants et les facilitateurs de lAPPR-RCA ainsi que tous les partenaires pour le retour définitif de la paix dans le pays.

 

Strategic Communication & Public Information Division

MINUSCA HQ, PK4 Avenue B. Boganda

BP : 3338, Bangui, Central African Republic

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