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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 22:01
Fatou Bensouda, et son Bureau continuent d’enquêter sur tous les crimes présumés en Centrafrique.
Fatou Bensouda, et son Bureau continuent d’enquêter sur tous les crimes présumés en Centrafrique.
Fatou Bensouda, et son Bureau continuent d’enquêter sur tous les crimes présumés en Centrafrique.

 

 

RCA : la procureure Fatou Bensouda adresse une mise en garde aux acteurs politiques à l'approche des élections

 

 (Agence Ecofin): 02 octobre 2020 11:55- Dans un contexte politique tendu en République centrafricaine à quelques mois des élections générales, la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a appelé les acteurs politiques du pays à garantir un scrutin apaisé.

En visite de travail en République centrafricaine (RCA), la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda a mis en garde la classe politique alors que la tension est en train de monter dans le pays à quelques mois des élections générales.

Au cours d’une conférence de presse à Bangui, la procureure a averti que les enquêtes diligentées par la CPI dans le pays iront au-delà des prochaines élections.

« Alors que la CPI et les autorités judiciaires centrafricaines cherchent à traduire en justice les auteurs de crimes quel que soit leur bord, nous entendons poursuivre les enquêtes au-delà des élections. Avec le processus judiciaire, les élections sont la pierre angulaire d’une démocratie pacifique et stable », a-t-elle déclaré.

La procureure de la CPI a par ailleurs appelé à des élections apaisées en RCA. Estimant que « les élections se décident avec des bulletins et non pas avec des balles ».

Dans le cadre des procédures sur les exactions commises lors de la guerre civile qu’a traversée le pays entre 2013 et 2014, Patrice-Edouard Ngaïssona, ancien ministre centrafricain des Sports, et Alfred Yekatom, surnommé « Rambo », ancien chef de guerre de la milice Anti-Balaka, ont déjà été arrêtés et sont détenus à la CPI en attente de leur procès qui doit démarrer dans quelques mois.

A l’approche des élections générales en RCA, le climat politique s’est particulièrement tendu, laissant craindre une nouvelle crise post-électorale. Plusieurs sujets sur l’organisation de ces élections font l’objet de désaccords entre le pouvoir en place, l’opposition et la société civile.

Les difficultés évidentes et le retard accusé par l’Autorité nationale des élections (ANE) pour notamment l’enrôlement des électeurs soulèvent des inquiétudes et entretiennent la suspicion de l’opposition qui accuse le parti au pouvoir de vouloir favoriser la fraude.

Dans son calendrier, l’ANE a fixé le premier tour des élections générales (présidentielle et législatives) au 27 décembre 2020, tandis qu’un second tour si nécessaire se tiendra le 14 février 2021.

Elu le 14 février 2016, l'actuel président, Faustin-Archange Touadéra, termine son mandat le 30 mars 2021. Candidat à sa propre succession, il aura pour principal rival, l’ancien président François Bozizé, de retour depuis un an dans le pays, si sa candidature est validée.

Borgia Kobri

 

 

 

Après Gbagbo, Bensouda s’attaque à la Centrafrique

Par

 Fatou Bensouda 1 octobre 2020


Selon le Procureur de la CPI, Fatou Bensouda, son Bureau continue d’enquêter sur tous les crimes présumés en Centrafrique.

 

Mesdames et messieurs, bonjour. Merci pour votre présence à ce point presse alors que ma visite de deux jours dans le pays touche à sa fin. Avant de passer à vos questions, permettez-moi de dire quelques mots.

Tout d’abord, je tiens à rappeler au peuple de la Centrafrique (« RCA ») que mon Bureau continue d’enquêter, en toute indépendance et objectivité, sur les actes commis par toutes les parties au conflit, et en particulier sur les comportements allégués des Anti-balaka et de la Séléka.

C’est la troisième fois que j’ai l’honneur de me rendre en visite officielle en République centrafricaine en ma qualité de Procureur de la CPI, et je suis ravie d’être de retour dans la capitale. Depuis ma dernière visite en RCA en mars 2018, nos enquêtes ont énormément progressé, avec un certain nombre d’évolutions importantes.

Je voudrais profiter de l’occasion pour adresser mes sincères remerciements au peuple et au Gouvernement de la RCA pour l’accueil chaleureux qu’ils m’ont réservé, ainsi qu’à ma délégation, à l’occasion de cette visite.  Je suis également reconnaissante pour le soutien logistique et les dispositions en matière de sécurité qui ont été déployés à cette occasion.

L’objectif de ma visite était double : d’une part tenir les autorités au courant de l’état d’avancement de mes enquêtes portant sur l’ensemble des crimes présumés, et d’autre part, informer Son Excellence le Président Faustin-Archange Touadéra de l’ouverture prochaine du procès contre les accusés, MM. Alfred Yekatom et Patrice‑Édouard Ngaïssona, qui est prévue pour le 9 février 2021.

J’ai remercié le Président et les autorités de la RCA pour l’aide qu’ils continuent de nous apporter à l’approche de la date du procès, et je leur suis reconnaissante de leur engagement renouvelé alors que nous jetons les bases d’une collaboration pérenne.

Outre des échanges constructifs avec Son Excellence Monsieur le Président de la République, j’ai également eu l’occasion d’informer le Premier Ministre, ainsi que la Ministre de la défense nationale et de la reconstruction de l’armée et le Ministre de l’intérieur chargé de la sécurité publique, au cours d’une série d’entretiens importants et fructueux.

Alors que mon Bureau poursuit ses préparatifs en vue du procès, il est important de souligner le concours décisif apporté jusqu’à présent par le Gouvernement centrafricain et son engagement renouvelé à faire en sorte que justice soit rendue aux victimes des crimes passés.

Une telle coopération est cruciale pour la poursuite de notre travail en vue de faire toute la lumière sur ce qu’il s’est passé en RCA, au moment où la CPI et les autorités judiciaires nationales cherchent à traduire en justice les auteurs d’atrocités commises dans le pays, quelle que soit la partie au conflit dans laquelle ils se trouvent.

Nous nous réjouissons à l’idée de poursuivre sur cette voie dans notre lutte contre l’impunité.

Bien que les audiences des procès se tenant à la Cour pénale internationale soient ouvertes au public, comme je l’ai dit précédemment, nos activités en cours en matière d’enquêtes sont confidentielles. Il m’est donc impossible de discuter publiquement des détails de ces activités. Nous pouvons néanmoins vous assurer que nos enquêtes se poursuivent, que des progrès considérables ont été réalisés et que les résultats seront rendus publics en temps voulu.

Mon Bureau reste déterminé à rendre justice aux victimes d’atrocités en RCA, et nous nous réjouissons à l’idée de poursuivre notre collaboration avec les autorités dans cet objectif.

 

 

Déclaration du Procureur de la Cour pénale internationale, Mme Fatou Bensouda, lors d’un point presse en République centrafricaine hier : « mon Bureau continue d’enquêter sur tous les crimes présumés, quels qu’en soient les auteurs ».

 

Par Communiqué 1 octobre 2020

Mesdames et messieurs, bonjour. Merci pour votre présence à ce point presse alors que ma visite de deux jours dans le pays touche à sa fin. Avant de passer à vos questions, permettez-moi de dire quelques mots.

Tout d’abord, je tiens à rappeler au peuple de la Centrafrique (« RCA ») que mon Bureau continue d’enquêter, en toute indépendance et objectivité, sur les actes commis par toutes les parties au conflit, et en particulier sur les comportements allégués des Anti-balaka et de la Séléka.

C’est la troisième fois que j’ai l’honneur de me rendre en visite officielle en République centrafricaine en ma qualité de Procureur de la CPI, et je suis ravie d’être de retour dans la capitale. Depuis ma dernière visite en RCA en mars 2018, nos enquêtes ont énormément progressé, avec un certain nombre d’évolutions importantes.

Je voudrais profiter de l’occasion pour adresser mes sincères remerciements au peuple et au Gouvernement de la RCA pour l’accueil chaleureux qu’ils m’ont réservé, ainsi qu’à ma délégation, à l’occasion de cette visite.  Je suis également reconnaissante pour le soutien logistique et les dispositions en matière de sécurité qui ont été déployés à cette occasion.

L’objectif de ma visite était double : d’une part tenir les autorités au courant de l’état d’avancement de mes enquêtes portant sur l’ensemble des crimes présumés, et d’autre part, informer Son Excellence le Président Faustin-Archange Touadéra de l’ouverture prochaine du procès contre les accusés, MM. Alfred Yekatom et Patrice‑Édouard Ngaïssona, qui est prévue pour le 9 février 2021.

J’ai remercié le Président et les autorités de la RCA pour l’aide qu’ils continuent de nous apporter à l’approche de la date du procès, et je leur suis reconnaissante de leur engagement renouvelé alors que nous jetons les bases d’une collaboration pérenne.

Outre des échanges constructifs avec Son Excellence Monsieur le Président de la République, j’ai également eu l’occasion d’informer le Premier Ministre, ainsi que la Ministre de la défense nationale et de la reconstruction de l’armée et le Ministre de l’intérieur chargé de la sécurité publique, au cours d’une série d’entretiens importants et fructueux.

Alors que mon Bureau poursuit ses préparatifs en vue du procès, il est important de souligner le concours décisif apporté jusqu’à présent par le Gouvernement centrafricain et son engagement renouvelé à faire en sorte que justice soit rendue aux victimes des crimes passés.

Une telle coopération est cruciale pour la poursuite de notre travail en vue de faire toute la lumière sur ce qu’il s’est passé en RCA, au moment où la CPI et les autorités judiciaires nationales cherchent à traduire en justice les auteurs d’atrocités commises dans le pays, quelle que soit la partie au conflit dans laquelle ils se trouvent.

Nous nous réjouissons à l’idée de poursuivre sur cette voie dans notre lutte contre l’impunité.

Bien que les audiences des procès se tenant à la Cour pénale internationale soient ouvertes au public, comme je l’ai dit précédemment, nos activités en cours en matière d’enquêtes sont confidentielles. Il m’est donc impossible de discuter publiquement des détails de ces activités. Nous pouvons néanmoins vous assurer que nos enquêtes se poursuivent, que des progrès considérables ont été réalisés et que les résultats seront rendus publics en temps voulu.

Mon Bureau reste déterminé à rendre justice aux victimes d’atrocités en RCA, et nous nous réjouissons à l’idée de poursuivre notre collaboration avec les autorités dans cet objectif.

Le Bureau du Procureur de la CPI mène des examens préliminaires, des enquêtes et des poursuites à propos du crime de génocide, des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et du crime d’agression, en toute impartialité et en toute indépendance. Depuis 2003, le Bureau enquête sur plusieurs situations relevant de la compétence de la CPI, notamment en Afghanistan (qui fait actuellement l’objet de la procédure visée à l’article 18 du Statut de Rome), au Burundi, en Côte d’Ivoire, au Darfour (Soudan), en Géorgie, au Kenya, en Libye, au Mali, en Ouganda, en République centrafricaine (deux situations distinctes), en République démocratique du Congo et en République populaire du Bangladesh/République de l’Union du Myanmar. Le Bureau conduit également des examens préliminaires à propos des situations dans l’État plurinational de Bolivie, en Colombie, en Guinée, en Iraq/Royaume-Uni, au Nigéria, aux Philippines, en Ukraine et au Venezuela, tandis que la situation en Palestine doit faire l’objet d’une décision judiciaire.

 

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 21:59
Le renseignement américain bientôt dépassé par la puissance chinoise ?

 

Lu pour vous

 

https://francais.rt.com/ oct. 2020, 19:05
 

En se focalisant pendant deux décennies sur la lutte contre le terrorisme, les services de renseignement américains ont délaissé l'émergence de la puissance chinoise, analyse un rapport de la Chambre des représentants des Etats-Unis. Le 30 septembre 2020, la commission de la Chambre des représentants des Etats-Unis chargée d’évaluer les activités des agences de renseignement a rendu public un rapport de 37 pages dans lequel elle affirme qu'en l'absence de changements significatifs, le gouvernement et les renseignements des Etats-Unis ne seront pas en capacité de «continuer à concurrencer la Chine sur la scène mondiale lors des décennies à venir».

Le rapport, basé sur des centaines d'heures d'entretiens avec des agents du renseignement, constate que la communauté du renseignement des Etats-unis (17 agences, dont la CIA et la NSA) doit changer sa façon de travailler. Il s'agirait non seulement d'améliorer sa connaissance de la Chine, mais aussi de mieux répondre à «l'importance croissante de l'imbrication des menaces transnationales non-militaires, telles que la santé mondiale, la sécurité économique et le changement climatique». Une trop grande focalisation sur le terrorisme et le Moyen-Orient

Cette situation des renseignements aurait pour origine les attentats du 11 septembre 2001, date à laquelle les autorités américaines ont réorienté la majeure partie de leurs moyens financiers et technologiques vers le contre-terrorisme et les interventions militaires au Moyen-Orient. Lire aussi Le téléchargement de TikTok et WeChat interdit aux Etats-Unis à partir du 20 septembre Une concentration de moyens sur une zone géographique qui aurait profité à la Chine qui, elle, a continué à ventiler ses moyens croissants sur l'ensemble du globe.

Le rapport dresse également un tableau inquiétant de la Chine de 2020, qui utiliserait les nouvelles technologies pour créer «un Etat autoritaire post-moderne dans lequel la population du pays est surveillée 24 heures sur 24 par le biais de ses téléphones et d'un réseau toujours croissant de caméras de surveillance équipées d'une technologie de reconnaissance faciale».  Les services chinois seraient par ailleurs depuis 20 ans devenus experts dans l'art de l'espionnage industriel et dans le domaine de la cybersécurité, celle-ci leur procurant la capacité de lancer des attaques massives contre les systèmes informatiques d'un Etat, explique le Congrès des Etats-Unis.

L'interdiction des deux applications chinoises WeChat et TikTok par le gouvernement américain en septembre 2020 n'est pas anodin. TikTok, en particulier, représenterait en effet une «menace pour la sécurité nationale», selon les auteurs américains du rapport, avec d'importants transferts de données de ses 100 millions d'utilisateurs américains vers la Chine. Le président américain Donald Trump accuse d'ailleurs TikTok d'espionnage au profit de Pékin, ce que rejette le réseau social. Le bilan dressé par la commission est sans ambiguïté : «En l'absence d'une réaffectation significative des ressources, le gouvernement américain et la communauté du renseignement ne parviendront pas à atteindre les résultats requis pour permettre aux Etats-Unis de continuer à concurrencer la Chine sur la scène mondiale pendant les décennies à venir, et pour protéger la santé et la sécurité des Etats-Unis».

La Chine, nouvelle bête noire des Etats-Unis Le rapport recommande par conséquent que les agences d'espionnage fassent meilleur usage des données en open source, modernisent leurs pratiques d'embauche et réorientent leurs priorités en matière de dépenses. Bien que le texte ait été rédigé par la majorité démocrate de la commission, la commission plénière l'a approuvé avec les voix des républicains.

Ce rapport à charge est publié dans un contexte où les relations entre les Etats-Unis et la Chine connaissent une «tension sans précédent», selon l'ambassadeur de la République populaire à Washington, Cui Tankai. Celui-ci avait également déclaré en août qu'une nouvelle guerre froide «ne servirait les intérêts de personne». L'administration Trump décrit en effet régulièrement la Chine comme une menace majeure pour les Etats-Unis, mais aussi pour le «monde libre».

Le secrétaire d'Etat Mike Pompeo l'a par exemple martelé me 23 juillet : «Si nous nous inclinons maintenant, nos petits-enfants pourraient être à la merci du Parti communiste chinois, dont les actes constituent le premier défi du monde libre.» Une vision bipolaire que rejette notamment la Russie, Moscou ayant fait savoir que l'idée d'un front commun contre Pékin n'était pas une option envisageable.



En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/79349-renseignement-americain-bientot-depasse-par-puissance-chinoise

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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 18:31
RCA : 500 personnes sur 700 en détention provisoire à la maison centrale de Ngaragba
RCA : 500 personnes sur 700 en détention provisoire à la maison centrale de Ngaragba

 

BANGUI, 30 septembre 2020 (RJDH) --- Environ 500 personnes sont en détention provisoire sur les 700 détenues à la Maison Centrale de Ngaragba, a dénoncé la conférence sur les réformes pénitentiaires, du 30 septembre au 1er octobre à Bangui.

La situation des personnes détenues provisoirement dans les centres pénitenciers est au cœur de préoccupation des organisations de la défense des droits de l’homme en Centrafrique. Pour le magistrat Arsène Sende, en présentant l’état des lieux du système pénitentiaire en Centrafrique, il a relevé que sur les 38 maisons d’arrêt que compte le pays, 13 seulement ont été réhabilitées par les partenaires de la Centrafrique principalement la MINUSCA. « Cette situation a occasionné la surpopulation de la maison Centrale de Ngaragba, avec aujourd’hui 700 prisonniers, dont 500 personnes sont en détention provisoire », a fait savoir le magistrat.

Une situation décriée par Gérard Valery Gonda Directeur régional des services pénitentiaires, qui appelle à ce que les droits des personnes détenues soient respectés. « Pour résoudre cette problématique, les partenaires internationaux ont exigé au gouvernement centrafricain de revoir le système pénitentiaire, dans le but d’améliorer les conditions des détenus dans les centres carcéraux.  C’est pourquoi, nous nous sommes réunis aujourd’hui pour échanger sur la politique de la démilitarisation des maisons d’arrêt », dit-il.

Des recommandations sur la mise en œuvre des réformes pénitentiaires en Centrafrique sont attendues à la fin de cette conférence qui a regroupé des partenaires nationaux et internationaux.

Auguste Bati-Kalamet

 

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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 18:24
Centrafrique : Racket  des mototaxis à ciel ouvert à Nzila

Lu pour vous

 

Ceci est le témoignage d’un conducteur de taxi moto : « Nous versons tous les jours 1000 FCFA aux gendarmes à la barrière qui se trouve au niveau de la JPN à Nzila. Si tu n’as pas les 1000 FCFA, la clé de ta moto est confisquée, même si tu as ta carte grise et ton permis de conduire. Si tu n’as pas l’un ou l’autre, c’est en ce moment qu’ils te délivrent une quittance de 15.000 FCFA que tu dois leur payer sur le champ. Le problème vient lorsque tu n’as pas leur 1000FCFA, c’est leur priorité, rien d’autre. Si tu paies les 1000FCFA, ils ne contrôlent rien, même pas tes papiers mais ils prennent juste le numéro de châssis de la moto. Nous souffrons et ne savons pas si nos autorités savent ce qui se passe. Quand nous allons nous révolter, c’est en ce moment qu’elles vont envoyer des policiers pour nous tirer dessus. C’est du vol ce que les gendarmes font à Nzila ».

 

Images prises ce matin à Nzila où une moto a été confisquée par les gendarmes car le propriétaire n'a pas rempli les usages traditionnels.

 

Source: Vianney Ingasso

 

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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 18:21
Centrafrique : « Malgré la Covid-19, le Sida n’est pas confiné. Ensemble, continuons la lutte »
Centrafrique : « Malgré la Covid-19, le Sida n’est pas confiné. Ensemble, continuons la lutte »

 

 

Centrafrique : « Malgré la Covid-19, le Sida n’est pas confiné. Ensemble, continuons la lutte », déclare Dr Patrick Eba de l’ONUSIDA

BANGUI, 1er Octobre 2020 (RJDH) – D’après l’ONUSIDA les personnes vivant avec le VIH et les personnes affectées par la tuberculose présentent une certaine vulnérabilité à la COVID-19. Alors que plus de 4000 personnes infectées meurent du Sida chaque année, plus de 5000 nouvelles infections sont enregistrées parmi les adultes et 1000 nouvelles infections touchant les enfants de moins de 5 ans, les actions de prévention et de prise en charge du VIH-Sida ne doivent pas souffrir du relâchement, comme ressort dans cette interview exclusive réalisée par le RJDH-RCA.

Docteur Patrick Eba, directeur-pays de l’ONUSIDA en Centrafrique répond aux questions du RJDH et appelle à plus de mobilisation contre le VIH-Sida.

RJDH: Dr Patrick Eba Bonjour,

Dr Patrick Eba : Bonjour

RJDH : La Covid-19 a impacté plusieurs secteurs depuis son apparition en Centrafrique. Dites-nous en quoi cette pandémie a impacté la riposte contre le VIH-Sida.

Dr Patrick Eba : Dès l’émergence de cette pandémie, nous avons averti du danger que représente l’apparition d’une pandémie comme la Covid-19 en Centrafrique avec son impact sur la possibilité des gens de se déplacer mais aussi avec son impact sur la santé de certaines personnes fragiles telles que les personnes vivant avec le VIH.  Nous étions très inquiets que les personnes séropositives du fait de leur système immunitaire affaibli, se retrouvent plus vulnérables que d’autres populations. Nous avions la même inquiétude pour les personnes qui vivent avec la tuberculose.

Par-ailleurs, la distribution des médicaments antirétroviraux (ARV) requiert l’existence d’une logistique efficace et aussi que les patients puissent se déplacer vers les centres de santé. Mais avec les difficultés de déplacement lié à la pandémie de la Covid-19, nous craignions que cela ait un impact sur les patients. Le bureau pays de l’ONUSIDA en Centrafrique a donc dès le mois de mai 2020 lancé ici avec le ministère de la santé et le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS), une enquête auprès des patients et des personnes séropositives et cette enquête a en effet confirmé nos inquiétudes.

D’après cette enquête, plus de 80% des personnes séropositives étaient très inquiets à cause de la Covid-19. Les résultats de cette enquête indiquent que plus de 40% des patients craignaient de ne pas avoir leur médicament à temps. D’autres étaient très inquiets au sujet de leur possibilité de se déplacer pour aller prendre leur médicament.

Donc, il y a une vraie vulnérabilité et des vraies inquiétudes pour les personnes séropositives liées à la Covid-19

RJDH : Au moins 11% des cas positifs de la Covid-19 sont des personnes séropositives selon le ministère de la santé.  Dites-nous Docteur en tant que 1er partenaire de lutte contre le VIH-Sida, quelles sont les orientations que vous avez données au gouvernement pour ne pas oublier le combat contre le VIH-Sida ?

Dr Patrick Eba : Dès le début de cette pandémie, nous avons attiré l’attention sur la vulnérabilité des personnes séropositives, au moins 110.000 actuellement. Mais cela a été bien reçu par le ministère de la santé et les autres partenaires de la lutte contre le sida. Il a été mis sur pieds une stratégie pour distribuer les médicaments aux personnes séropositives sur plusieurs mois. Grâce à cette stratégie, cela a permis d’éviter les ruptures de traitement. Aujourd’hui, les patients séropositifs peuvent recevoir dans leurs centres de santé leurs traitements sur trois mois. Lorsque les patients seront bien traités, bien suivis, leur système immunitaire se retrouve être boosté et ils ont moins de risque de tomber malade du fait d’autres maladies.

L’autre chose, cela a été de travailler pour que, les personnes séropositives soient conscientes des risques et des vulnérabilités. Nous l’avons fait à travers des activités de sensibilisation avec le ministère de la santé pour informer les patients mais aussi pour nous assurer de leur prise en charge. L’ONUSIDA et l’OIM ont également lancé un projet de fabrication et de distribution gratuite de masques pour la protection des personnes vivant avec le VIH contre la COVID-19.

RJDH : Pour dire que malgré la Covid-19, l’ONUSIDA continue à appuyer la prise en charge médicale des personnes séropositives ? 

Dr Patrick Eba : Absolument. Et comme dit le slogan de notre campagne, « le Sida n’est pas confiné ». Nous devons continuer la lutte. Et c’est parce que le sida n’est pas confiné que les vulnérabilités continuent d’exister et que nous devons rester déterminer.

Vous savez en Centrafrique, chaque année, c’est plus de 4000 personnes qui meurent du fait du Sida. Chaque année, nous avons environs 5000 personnes qui sont nouvellement infectées par le VIH. Chaque année, nous avons plus de 1000 enfants de moins de 5 ans qui sont nouvellement infectés par le VIH. Cela veut dire que nous devons rester mobiliser et cette mobilisation ne doit pas être flanché, ne doit pas s’arrêter à cause de la Covid-19. Donc, nous continuons notre action avec le gouvernement, avec l’appui de l’Unicef, de l’OMS, des agences du système des nations-unies et d’autres partenaires.

L’année dernière, nous avions lancé un plan national pour accélérer la prévention du VIH. Nous avons aussi travaillé cette année, malgré la Covid-19 sur la soumission par la Centrafrique d’une demande pour financer toute la réponse au VIH et nous venons d’obtenir 68 millions d’euros pour l’accès au traitement des personnes séropositives. C’est le signe que nous continuons notre combat.

Nous avons lancé une charte nationale pour zéro discrimination, une charte des patients qui dit que les patients ne doivent pas être victimes de mauvais traitement, de discrimination ou d’autres habitudes négatives dans les hôpitaux. C’est le signe que nous sommes mobilisés et nous continuons la lutte malgré la Covid-19.

RJDH : La Centrafrique, pays où le taux des nouvelles infections reste élevé, dites-nous la Covid-19 a-t-elle modifié les directives de lutte contre le Sida ?

Dr Patrick Eba : Du point de vue de l’accès au traitement, il y a eu des modifications pour tenir compte de la situation nouvelle. Avant, les patients qui allaient au centre de prise en charge ont leur traitement sur une période d’un mois. Aujourd’hui, puisqu’il est difficile de se déplacer, puisque le transport coute plus cher maintenant, le ministère de la santé et l’ONUSIDA ont décidé que les patients séropositifs auront leur traitement sur trois mois, comme cela,  ils ne pourront pas revenir chaque mois et cela réduit le cout de transport. C’est de façon concrète l’une des mesures qui a été prise pour tenir compte de la situation actuelle de modification de directives existantes.

Un autre domaine, les activités de sensibilisation sur le VIH intègrent la Covid-19. L’ONUSIDA travaille avec l’OIM, la mairie de Bangui et l’association des maires de la Centrafrique mais aussi le CNLS et le RECAPEV, pour mettre en œuvre un projet sur la prévention du VIH auprès des personnes déplacées. Dans le cadre de ce projet, nous menons des activités ici à Bangui, à Bimbo, à Begoua mais aussi à Bambari et à Obo. Dans les messages de sensibilisation, nous ne parlons pas seulement du VIH. Nous avons adapté le message de sensibilisation pour aussi mentionner la Covid-19. Nous disons aux gens que si le masque, la distance physique et le lavage des mains protègent contre la Covid-19, le préservatif, l’abstinence, la réduction des partenaires sexuels, la fin des violences basées sur le genre demeurent les mesures efficaces contre la maladie du sida. En même temps, nous encourageons les gens à se faire dépister pour la Covid-19 mais aussi pour le VIH Sida. Donc, nous utilisons cette campagne contre la covid-19 comme aussi une opportunité pour rappeler à la population que le sida n’est pas confiné.

RJDH : Depuis les dernières enquêtes multi index (MICS) 2010, dix ans après, iront-nous vers une enquête plus globale pour mesurer l’ampleur du VIH ?

Dr Patrick Eba : Nous continuons de travailler pour avoir des données plus surs, plus efficaces sur le VIH. Il est vrai que l’enquête MICS a eu lieu en 2010, mais avec l’appui de l’Unicef et le ministère de la santé, de l’ICASEES, il y’a un travail qui est en train d’être fait pour une nouvelle enquête mics. Une partie de cette enquête a déjà eu lieu l’année passée et nous devions continuer vers la finalisation de cette enquête lorsque la Covid-19 est arrivée et a conduit à un ralentissement des efforts pour finaliser cette enquête. Mais, je suis optimiste. Maintenant que nous allons vers une situation beaucoup plus positive dans la lutte contre la Covid-19, en lien avec nos collègues de l’Unicef, de l’OMS et du ministère de la santé, nous pourrons reprendre le fil de cette enquête.

Je dois aussi rappeler que si nous attendons les résultats de l’enquête MICS, cela n’est pas la seule enquête que nous utilisons sur le VIH. Chaque année, nous avons des données qui nous permettent de savoir plus ou moins quelle est la prévalence du VIH en Centrafrique.

Aujourd’hui, nous avons une prévalence de 3,6% qui représente une réduction dans ce pays (4,9% en 2010), même s’il y a encore des efforts à faire. Nous utilisons aussi des données qui viennent des sites de traitement. A ce niveau, nous savons aujourd’hui, combien de personnes sont traitées, ceux qui ne reviennent pas pour prendre le traitement. Cela nous donne une certaine visibilité sur la réponse même si c’est vrai que l’enquête Mixte nous donnera encore plus de précisions sur certains domaines d’intervention. 

RJDH : Dr Patrick Eba, directeur-pays de l’ONUSIDA, nous vous remercions.

Dr Patrick Eba : C’est à moi de vous remercier pour cette opportunité que le RJDH nous donne de rappeler à la population que malgré la Covid-19, le Sida n’est pas confiné. Ensemble, continuons la lutte, continuons la prévention, continuons d’encourager l’accès au traitement et rappelons à tous que les personnes vivant avec le VIH ne doivent pas faire l’objet de discrimination.

Interview réalisée par Fridolin Ngoulou

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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 18:13
Le Cameroun va emprunter 33,8 milliards de FCFA pour financer son intervention en RCA
Le Cameroun va emprunter 33,8 milliards de FCFA pour financer son intervention en RCA

 

Le Cameroun va emprunter 33,8 milliards de FCFA pour financer son intervention en RCA

 

Le chef de l’État, Paul Biya, a signé le 29 septembre, un décret habilitant le ministre en charge de l’Économie, à signer avec la Commerzbank Aktiengesellschaft, 2e groupe bancaire en Allemagne, un accord de prêt de 58 246 175,58 dollars US, soit environ 33,8 milliards de FCFA.

 

Selon le décret présidentiel, ces ressources serviront pour le financement du renouvellement du partenariat avec le groupement « OMP Solutions », dans le cadre du soutien du contingent camerounais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation (Minusca) en République centrafricaine (RCA).

 

Né du partenariat entre le Groupe Marck (groupe industriel français qui conçoit et commercialise des solutions en uniformes) et Ineo Support Global (spécialiste de l’approvisionnement de fonction logistique au profit des forces de défense et de sécurité), le groupement OMP Solutions a développé une solution globale conforme aux exigences de l’ONU en matière d’éligibilité pour les opérations de maintien de la paix.

 

Il accompagne les contingents pour la réussite de leur intégration tout au long de la mission. C’est avec ce consortium que le Cameroun a signé un contrat de partenariat pour soutenir ses troupes en RCA dans le cadre de la Minusca.

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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 18:10
L'OMS explique pourquoi l'Afrique résiste au Covid-19
L'OMS explique pourquoi l'Afrique résiste au Covid-19

Lu pour vous

 

Falila Gbadamassi mer. 30 septembre 2020 à 9:14 AM UTC+1

 

Six mois après le début de la pandémie sur le continent africain, l'Organisation mondiale de la Santé évoque les possibles raisons du faible taux d'infection sur le continent africain. 

L'Afrique a été relativement épargnée par la pandémie de coronavirus et le nombre des infections est en baisse ces deux derniers mois. "Depuis le 20 juillet, la région a connu une baisse soutenue des nouveaux cas de Covid-19", précise un communiqué de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Depuis le 14 février 2020, date à laquelle le premier cas de Covid-19 a été diagnostiqué en Egypte, plus de 1,4 million de personnes ont été contaminées sur un continent où aucun pays n'a été épargné. 

"L'Afrique n'a pas connu une propagation exponentielle (du) Covid-19 comme beaucoup le craignaient au départ, a déclaré Matshidiso Moeti, la directrice régionale de l'OMS pour l'Afrique. Les décès attribués au Covid-19 sont également restés faibles." La maladie a causé la mort de plus de 35 000 personnes sur l'ensemble du continent. Un chiffre similaire au nombre de décès enregistrés par la seule Italie. Plusieurs hypothèses ont été avancées par l'agence onusienne pour expliquer le profil singulier de la pandémie en Afrique.

Les mesures prises par les Etats pour restreindre le mouvement des populations, le profil démographique et le mode de vie des Africains semblent avoir contribué à une évolution "différente" de l'épidémie. 

Des mesures rapides et "drastiques" 

Matshidiso Moeti a rappelé lors d'une conférence de presse, le 24 septembre 2020, que la rapidité de la réaction des pays pour contenir l'épidémie avait joué un rôle majeur. Dès mars 2020, les Etats "ont pris très tôt des décisions très importantes et ont imposé des mesures drastiques" pour limiter le déplacement des populations et les rassemblements. La directrice régionale souligne qu'elles sont d'autant plus louables qu'elles ont un lourd impact socio-économique. La réactivité des pays se conjugue avec d'autres facteurs. 

Un continent plus "isolé"

A l'exception de quelques pays comme l'Afrique du Sud et ceux d'Afrique du Nord, "l'Afrique est moins connectée au niveau international". Le continent s'est ainsi retrouvé finalement moins exposé. A cela s'ajoute la mobilité à l'intérieur des Etats qui est limitée par le niveau de développement des infrastructures de transport et des équipements. "Cela fait une différence en ce qui concerne l'intensité avec laquelle le virus va se propager dans un pays. Ce sont des facteurs qui doivent être pris en compte", a affirmé le Dr Moeti. 

Une population jeune 

"La pandémie s'est surtout manifestée dans une tranche d'âge plus jeune et a été plus prononcée dans quelques pays", souligne l'OMS. "La structure de la population fait une grande différence, insiste le Dr Moeti. Dans la plupart des pays africains, environ 3% de la population est âgée de plus de 65 ans."

La responsable du bureau Afrique de l'OMS explique que les pays qui ont enregistré les plus importants taux de mortalité sont ceux où la pyramide des âges présente d'autres caractéristiques. C'est le cas de l'Algérie, où les plus de 65 ans représentent 10% de la population, ou encore de l'Afrique du Sud où ce chiffre tourne "autour de 5%".

Quand les jeunes sont infectés, ils tombent moins gravement malades ou meurent moins à cause de la maladie. Selon l'OMS, "environ 91% des cas d'infection par Covid-19 en Afrique subsaharienne concernent des personnes de moins de 60 ans, et plus de 80% des cas sont asymptomatiques". 

Un autre mode de vie  

Faisant un parallèle sur la situation des personnes âgées en Afrique et en Occident, le Dr Moeti a noté qu'elles vivent généralement avec leurs proches dans les sociétés africaines, contrairement aux pays occidentaux où elles sont regroupées dans des maisons de retraite. Des lieux qui sont devenus des foyers épidémiques. 

Autre protection liée au mode de vie des Africains, le virus "ne se transmet pas très bien à l'extérieur et l'Afrique a une population importante qui est rurale et passe beaucoup de temps à l'extérieur", a indiqué Francisca Mutapi, professeure en santé mondiale, infection et immunité à l'Université d'Edimbourg (Royaume-Uni) lors de la conférence de presse de l'OMS. 

Si des hypothèses tendent à se confirmer, les chercheurs continuent leurs enquêtes pour mieux cerner la dynamique du Covid-19 en Afrique. "Nous en apprenons un peu plus chaque jour", assure le Dr Moeti.

 

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Centrafrique-Presse.com
1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 17:48
Nouvelles nationales sur RNL
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CPI: visite éclair de Fatou Bensouda à Bangui

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 30 septembre 2020 18:06

 

Une note d’espoir pour les victimes des crises en République centrafricaine. La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) est officiellement en visite dans le pays. L’agenda de ses activités n’est pas encore clairement connu. Toutefois, elle vient discuter avec les autorités centrafricaines car la Cour pénale internationale a ouvert des enquêtes sur les dernières crises militaro-politiques en Centrafrique.

Arrivée à Bangui, le 29 septembre 2020 pour une visite de 48 heures, la procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, au cours d'une déclaration devant la presse ce mercredi 30 septembre, a insisté sur les enquêtes et indiqué qu'elles vont se poursuivre même au delà des élections en Centrafrique.

"Alors que la CPI et les autorités judiciaires nationales cherchent à traduire en justice ceux qui ont commis des crimes, quel que soit le camp dans lequel ils se trouvent, nous attendons avec insistance sa poursuite, maintenant et au-delà des prochaines élections. Avec le processus judiciaire, les élections sont la pierre angulaire d'une démocratie pacifique et stable" a souligné Fatou Bensouda.

La procureur précise que les enquêtes de la Cour pénale internationale demeurent pleinement secrètes, même si les procès sont ouverts au public. Par ailleurs, elle appelle les parties prenantes au processus électoral dans le pays à des élections apaisées.

"Permettez-moi de rappeler à tous que les élections se décident avec des bulletins et non avec des balles. Bien que les procès devant la Cour pénale internationale soient ouverts au public, nos activités d'enquêtes en cours sont totalement confidentielles. Je ne peux pas et ne veux pas discuter des détails des enquêtes en public. Mais rassurez-vous, elles se poursuivent" a conclu la procureure de la CPI.

Au terme de cette rencontre, Fatou Bensouda assure que son bureau, la CPI ainsi que les autorités centrafricaines restent déterminées à garantir la justice pour les victimes d'atrocités criminelles. Cette visite intervient cinq (5) mois avant le procès de Patrice Edouard Ngaïssona et Alfred Yékatom Romboh, deux anciens leaders de la milice anti-balaka devant la CPI.

 

 

Centrafrique: une réunion ministérielle virtuelle au siège des Nations-Unies sur la situation du pays

 

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 30 septembre 2020 18:46

Le Président Faustin-Archange Touadéra participera à cette rencontre qui se tiendra en présence de António Guterres, Secrétaire général de l’ONU, Moussa-Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine et Gilberto Da Piedadé Verí-ssimo, président de la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

La rencontre, qui va se tenir en marge de la 75e session de l’assemblée générale de l’ONU, réunira également des pays de la sous-région et les membres du Groupe international de soutien à la RCA. 

Dans une note d’information publiée ce 29 septembre à Bangui, le représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies en RCA et chef de la MINUSCA, Mankeur Ndiaye a indiqué que « Cette réunion ministérielle démontre une fois encore l’engagement continu des Nations Unies en particulier et de la communauté internationale en général, aux côtés des autorités et de la population centrafricaines pour les aider à relever les défis urgents, notamment l’organisation des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020 et la mise en œuvre effective de l’Accord de paix ».

Selon la ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger, Sylvie Baïgo-Temon, cette rencontre permettra au gouvernement centrafricain de « faire le point sur les progrès et défis dans la mise en œuvre de l’APPR-RCA et l’état des préparatifs pour la tenue d’élections inclusives, libres, régulières, transparentes, crédibles et pacifiques, et dans les délais constitutionnels ».

La ministre ajoute que « Les contributions des États membres et des autres partenaires à la tenue des élections ainsi que la question de la participation des réfugiés seront également évoquées. ».

Cette rencontre se fera par visioconférence, c’est-à-dire, à distance grâce à la technologie.

 

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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 15:20
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : les premières audiences de la Cour Pénale Spéciale attendus l’année prochaine

 

BANGUI, 30 septembre 2020 (RJDH)--Créée en 2015 pour juger les violations graves des droits humains et du droit international humanitaire, y compris les crimes de génocide, les crimes contre l’humanité et crimes de guerres commis en Centrafrique depuis le 1er janvier 2003, la Cours Pénale Internationale (CPS) pourrait démarrer ses premiers procès dès le début de 2021.

L’expression du peuple lors de la consultation population à la base et le forum de Bangui en 2015, la CPS, cette juridiction mixte a été instaurée pour lutter contre l’impunité et juger les principaux auteurs des crimes les plus graves commis sur le territoire national. 

Depuis 2018, la CPS a amorcé son opérationnalisation tout en intensifiant les actions de sensibilisation et de la communication. Une enquête de perception que le PNUD-RCA a pu mener avec la MINUSCA en février 2020, indique que 76 % de la population connait désormais la CPS. Mais les attentes de la justice sont très élevées car 40 % de la population souhaite que cela soit la CPS qui juge les abus et violences commis dans le pays.

La préoccupation majeure de la population est de voir la comparution des auteurs des crimes commis en Centrafrique, notamment les principaux chefs de guerres qui ont pourtant signé en 2019 un accord de paix avec le gouvernement, lequel accord a favorisé l’entrée  des chefs de guerre dans le gouvernement et les institutions de la République comme la Présidence et la Primature.

La machine enfin en marche ?

Le président de la CPS, le magistrat Michel Landry Louanga, a déclaré lors de la signature de la convention d’appui de l’Union Européenne à cette juridiction qu’au niveau du parquet, plus de 152 plaintes sont déjà déposées par les victimes,  « Certaines plaintes sont jointes aux procédures déjà ouvertes, un dossier ouvert est en enquête préliminaire, 7 dossiers sous analyses dont trois font l’objet d’une enquête préliminaire, 10 dossiers sont devant les juges d’instruction et feront prochainement l’objet de saisine de la chambre d’assises pour être jugés », a énuméré le magistrat.

Toutefois, selon le président de la CPS, la gestion de la logistique et de la sécurité, l’accès aux zones d’enquête soumis à des violences, la difficulté de localiser les témoins plusieurs années après les faits, l’absence de certaines preuves matérielles et la difficulté de recevoir des plaintes de l’intérieur du pays constituent pour le parquet quelques défis à relever.

« La cour avance lentement mais surement contre l’impunité », a déclaré Michel Landry Louanga avant de confirmer que les premiers procès sont attendus dès le début de l’année 2021.

Le siège de la CPS, construit avec l’appui des partenaires sera inauguré après le 22 octobre 2020 pour enfin conforter le travail de la CPS.

Fridolin Ngoulou

 

 

Centrafrique : l’Union européenne engage 2, 5 millions d’euros pour soutenir la Cour Pénale spéciale

 

BANGUI, 30 septembre 2020 (RJDH)—L’Union Européenne a signé mardi 29 septembre à Bangui avec le gouvernement, le PNUD-RCA et la Cour Pénale Spéciale (CPS) un montant de 2.5 millions d’euros soit environ 637 millions de FCFA pour soutenir cette juridiction mixte dans ses prochaines missions.

Ce fonds, destiné à la CPS et qui sera géré par le PNUD-RCA, vise à apporter une contribution à l’action globale de la CPS, notamment à lutter contre l’impunité et à favoriser l’accès à la justice, à la restauration de l’Etat de droit, à la cohésion sociale, à la constitution d’une mémoire historique ainsi qu’au processus de réconciliation nationale.

L’intensification des enquêtes et les poursuites tout en renforçant la gouvernance de la cours seront visés par ce financement ainsi que les activités de sensibilisation et de la communication de la CPS.

Cette nouvelle convention est un signal fort, selon le gouvernement, contre l’impunité en Centrafrique. « Le geste fort qui nous réunit contribuera à rassurer la population qui a soif de la justice et des victimes qui peuvent davantage réaliser qu’elles sont écoutées. La lutte contre l’impunité est un combat juste mais de longue haleine », s’est exprimé le ministre intérimaire de la Justice, Jean Christophe Nguinza, ministre de la fonction publique.

Le président de la CPS, le magistrat Michel Landry Louanga salue cet appui qui vient une fois de plus soutenir la bataille contre l’impunité. « Ce réengagement de la part de l’UE, dans ce contexte si particulier, constitue un exemple à suivre pour l’ensemble de nos partenaires, que nous exhortons à se réengager et à rester à nos côtés, dans la bataille que nous sommes en train de mener contre l’impunité en Centrafrique », a déclaré le magistrat Landry Louanga.

En effet, le 1er financement de plus de 2 millions d’euros au PNUD lui a permis de doter la CPS d’un système de communication,  de renforcer son travail d’enquête et surtout le travail de sensibilisation.  Cet appui a permis l’opérationnalisation de la CPS en termes des plaintes reçues.

Pour Nathalie Boucly, Représentante PNUD-RCA, « la nouvelle contribution financière de l’UE de l’ordre de 2 millions permettra de renforcer les capacités d’enquête, de poursuite et d’instruction, mais également à opérationnaliser l’ensemble des services du greffe et la mise en place des organes du jugement », a-t-elle précisé.

L’Union Européenne, l’un des principaux partenaires de la CPS depuis 2017, réaffirme à travers cette troisième convention son engagement à soutenir le secteur de la justice, a fait valoir Samuela Isopi, Ambassadeur de l’Union Européenne en Centrafrique « la justice est le véritable chemin de la paix. Pas de paix sans justice, comme disait Barthélémy Boganda », a-t-elle lancé.

Face à la préoccupation de la population qui attend vivement les premiers procès de la CPS, l’ambassadrice de l’UE Samuela Isopi soutient « qu’il est important que la justice prenne toute sa place dans les discours des autorités et dans les débats publics. Il est temps qu’on puisse faire de la justice un dividende de la paix au même titre que la sécurité et lui donner toute la visibilité nécessaire afin de permettre à la population d’être rassurer que la lutte contre l’impunité reste une priorité et elle est en train de devenir une réalité ».

La signature de ce jour qui marque un nouveau projet d’appui à la CPS prévoit que la CPI puisse mettre à la disposition de la CPS toute son expertise. Créée en 2015, la CPS a pour mandat de juger les violations graves des droits humains et du droit international humanitaire, y compris les crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerres commis en Centrafrique depuis le 1er janvier 2003.

Fridolin Ngoulou

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30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 15:09
L’ambassadeur de France visite le Centre de traitement des données de l’ANE

 

Soutien au processus électoral : l’ambassadeur de France visite le Centre de traitement des données de l’ANE avec l’UE et le PNUD

 

L’ambassadeur de France Jean-Marc Grosgurin a visité le centre de traitement des données de l’Autorité nationale des élections en compagnie de l’ambassadrice Samuela Isopi, cheffe de la délégation de l’Union européenne en Centrafrique et de Nathalie Boucly, représentante du PNUD Centrafrique.

Le rapporteur-général de l’ANE Julius Rufin Ngouade-Baba et la directrice du centre de traitement des données ont présenté les activités des équipes qui collectent, centralisent et sécurisent les données recueillies lors de l’enregistrement des électeurs pour établir un nouveau fichier électoral. L’ambassadeur a salué le travail accompli qui permettra d’imprimer bientôt les listes provisoires d’électeurs à l’aide de 5 imprimantes de grande capacité. Il s’est joint aux représentantes de l’Union européenne et du PNUD pour rappeler le soutien des partenaires face aux défis qui restent à relever.

Les partenaires de la Centrafrique, dont la France, l’Union européenne et les Nations unies, ont financé une grande partie du processus électoral en cours (matériel électoral, logistique, formations…) pour permettre aux citoyens centrafricains de s’exprimer lors d’élections démocratiques et pacifiques. La contribution globale de la France s’élève à 3,2 millions d’euros pour les élections présidentielle et législatives de 2020-2021.

Source:ACAP/InfosAFB-RCA/FCBK/BG

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