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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 23:01
Les points forts du passage de TOUADERA à Bruxelles
Les points forts du passage de TOUADERA à Bruxelles

Lu pour vous

 

Les points forts du passage de TOUADERA à Bruxelles

 

http://lafraternite2011.over-blog.com/ Publié le 8 Octobre 2020, 16:29pm

 

(Bangui/La Fraternité 08/10/20).L’offensive diplomatique de Faustin Archange TOUADERA continue de suivre son cours à Bruxelles avec une série de rencontre avec les Hauts Représentants de l’Union Européenne, les Commissaires, les chargés d’affaires et plusieurs personnalités et dignitaires de l’U.E en compagnie de l’Ambassadrice de l’U.E-RCA Samuela ISOPI. Les raisons de cette série de rencontres sont multiples et intéressantes pour la République Centrafricaine dans les jours à venir notamment des précisions de ces derniers au Président Centrafricain dans le domaine des futurs scrutins, la sécurité, le cadre du partenariat, le domaine social, économique etc..

Les réalités de l’heure en République Centrafricaine témoignent à suffisance une diplomatie forte, concrète et sereine pour le bien de la population centrafricaine. C’est dans cet élan que Faustin Archange Touadéra, le Président centrafricain s’est rendu à Bruxelles où il a rencontré le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Vice-Président de la Commission européenne, Josep Borrell.

Ces deux personnalités ont échangé sur les prochaines élections présidentielles et législatives dont le premier financier sinon contributeur est l’Union Européenne.  Elles ont aussi échangé sur le processus de paix à travers la mise en œuvre de l’APPR aussi bien que la lutte contre les fake news et le domaine de la réforme du secteur de sécurité.

Ces points ont permis a ses deux personnalités de faire le tour de ce qui avait été fait et qui reste à faire et aussi de voir sur quel levier faut-il miser pour relever la pente afin que chacun des Centrafricains puisse retrouver son haleine dans ce pays qui a tant souffert.

Faustin Archange TOUADERA a été aussi reçu par le Président Charles Michel assisté de l'Ambassadrice de l'Union européenne en Centrafrique, Samuela Isopi, ainsi que des membres de son Cabinet sur les mêmes points susmentionnés.

Après Janez Lenarcic, Commissaire à la gestion des crises, Faustin Archange TOUADERA échangé aussi avec Jutta Urpilainen, le Commissaire européen aux partenariats internationaux sur la nouvelle stratégie de l'Union européenne pour l'Afrique et la coopération UE-RCA, étaient au cœur de la rencontre. A l’issue de ces échanges, le commissaire félicité le Président Centrafricain pour les résultats obtenus dans le cycle actuel de coopération UE-RCA qui prendra fin le 31 Décembre 2020 avant de se pencher sur la programmation future qui, selon le commissaire, passera par une consultation entre le gouvernement centrafricain et les partenaires.

Le Commissaire insiste sur la participation des femmes et des jeunes au processus de relèvement de ce pays en mettant un accent particulier sur la bonne gouvernance, les services de base, la sécurité etc tout ceci est effectif grâce à l’appui de l’U.E.

Il réitère le soutien de l’U.E à travers une proposition de prolongation du Fonds Bekou jusqu’en fin 2021 et laquelle de proposition qui n’attend que l’accord du parlement de l’U.E.

Les deux personnalités sont encore revenues sur le financement des élections dont U.E s’active à hauteur de 20 millions d’euros.

Dans le domaine de la sécurité, précisons que l’U.E a déployé EUTM-RCA et EUAM-RCA qui participent à la reforme dudit secteur.

A cela s’ajoute aussi sa lutte contre la COVID-19 à travers le financement des masques artisanaux qui ont été distribués gratuitement à la population.

A ce jour plusieurs projets sont en cours pour la République Centrafricaine sur le financement de l’U.E. Ce qui signifie que le passage du Président Centrafricain à Bruxelles n’est pas du vide.

 

 

 

Centrafrique, la semaine diplomatique chargée du président Touadera

 

https://mondafrique.com/ By Aza Boukhris - 7 octobre 2020

Le président Touadera a repris ses voyages internationaux. Du 30 septembre au 8 octobre 2020, il s’est rendu successivement à Bruxelles, Rome et en Russie. Le renforcement de la coopération avec l’Union européenne, les bonnes relations avec le Vatican et l’extension du partenariat militaire et les échanges bilatéraux avec la Russie étaient à l’agenda de ces visites, à moins de trois mois des élections générales du 27 décembre 2020

Prévue de longue date, en marge de la 75ème Assemblée générale de l’ONU, une réunion de Haut niveau s’est tenue, le 1er octobre 2020, en vidéoconférence. Coprésidée par Faustin-Archange Touadera, déjà arrivé à Bruxelles, elle a regroupé les principaux dirigeants de l’ONU, de l’Union européenne, de l’Union africaine, de la Ceeac et plusieurs ministres des affaires étrangères dont Jean-Yves Le Drian.

Il ressort de cette réunion que la plupart des intervenants se sont félicités des progrès réalisés dans l’application de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en Centrafrique ( APPR-RCA) du 6 février 2019, « le seul viable pour le retour à la paix ». En dépit du contexte peu favorable à une consultation électorale, le président Touadera a donné les assurances du bon déroulement du processus électoral.

Les intervenants ont réaffirmé que la date du 27 décembre 2020 n’était pas modifiable. Ils ont néanmoins insisté pour que ces élections générales soient   « crédibles, libres, sécurisées, transparentes, inclusives, respectueuses des délais constitutionnels ». Jean- Pierre Lacroix, le Secrétaire général adjoint de l’ONU et chef des Opérations de maintien de la paix a averti : « ce que le pays a le plus besoin, c’est la  stabilité institutionnelle ».

On peut se demander s’il ne s’agit pas aussi de la stabilité politique, avec la  réélection de Faustin- Archange Touadera.

Un optimisme qui défie les réalités 

Cette vision de la situation actuelle ne semble pas correspondre aux réalités de terrain, notamment en ce qui concerne l’application de l’APPR- RCA et le déroulement du processus électoral.

Si le gouvernement centrafricain a accompli la plupart de ses engagements, en revanche, on voit difficilement les avancées du côté des quatorze groupes armés, notamment de l’UPC d’Ali Darass et du mouvement 3 R de Abass Sidiki. Dans ces régions, qui échappent à l’autorité de l’État, les populations sont toujours sous la coupe du terrorisme de ces rebelles. Il est un peu surréaliste de prévoir des élections libres, crédibles et sécurisées dans ces régions.  Ali Darass « administre »  déjà près de 90 0000 km2 et devrait pouvoir faire élire des députes de l’ UPC. Représenté au gouvernement, il ne risque rien.

Quant à Abass Sidiki et son mouvement 3 R, en conflit ouvert avec la Minusca, il s’oppose à toute ingérence de l’Etat dans son fief mouvant. Il faut aussi ajouter que la plupart des 600 000 réfugiés à l’étranger seront privés de vote et que la diaspora sera largement écartée des élections du 27 décembre 2020. Quant à l’Autorité Nationale des Élections (ANE), elle cumule illégitimité, incompétence et alignement sur le pouvoir. Cette courroie de transmission sera le principal motif du probable rejet des élections. Enfin, les aléas sanitaires, avec la pandémie covid- 19, et climatiques, avec les inondations dramatiques, devraient davantage être pris en considération. Avec ces élections du 27 décembre 2020 et évidemment les résultats attendus, tout est réuni pour une crise majeure en Afrique centrale, déjà très fragilisée. On comprend l’impatience de la Russie pour renforcer son implantation militaire

Bruxelles, destination privilégiée 

Le président Touadera a pris ses habitudes en Belgique. Il est vrai que l’Union européenne est le principal partenaire de la Centrafrique et que Faustin- Archange Touadera y a établi de solides réseaux avec comme représentant personnel, le belgo-russe Dimitri Mozer. Le consul honoraire wallon a ses entrées à la Commission européenne, après l’énorme contrat remporté, en 2016, pour le déménagement des locaux de cette Commission européenne. La ville d’Anvers, centre mondial du diamant, est également une ville importante pour la Centrafrique officielle et officieuse. Le jeudi 1er octobre 2020, en plein Conseil européen, le Vice- président de la Commission et Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, l’Espagnol Joseph Borrell, avec deux autres commissaires, a pu néanmoins rencontré le président Touadera.

Le lundi 5 octobre, le président du Conseil européen, Charles Michel, a reçu son ami et vieille connaissance, depuis son passage à la Primature, Faustin-Archange Touadera. Ces rencontres exceptionnelles, montrent à quel point le président Touadera peut compter sur le soutien politique et financier de l’Union européenne. Le difficile bouclage financier du processus électoral, la coopération et l’assistance dans la formation des forces de sécurité, la question récurrente de l’embargo sur les armes, le financement de l’aide alimentaire d’urgence pour 60% de la population et la prolongation du trust fund Bekou, pour le relèvement de l’Etat, ⁰ont été notamment au menu de ces rencontres. 

La visite électorale au Vatican

Le Secrétaire d’État, numéro 2 du Saint-Siège, Pietro Parolin, a reçu le président Touadera, le 2 octobre 2020, pour une rencontre qui consolide certes les bonnes relations entre les deux États mais qui a aussi des relents de campagne électorale pour toucher les électeurs catholiques. Il n’est pas sûr que ces électeurs seront sensibles à cette visite, tant ils paient un lourd tribut aux exactions des groupes rebelles dont l’UPC, partenaire du président Touadera.

Évidemment, le Vatican connaît parfaitement la situation en Centrafrique. Le cardinal Dieudonné Nzapalainga, proche du Saint-Père, est une voix qui compte et qui donne la réalité de la situation dans son pays. Le religieux ne cesse de mettre les politiques devant leurs lourdes responsabilités, de stigmatiser la course aux armements et les exactions sont victimes d’innombrables innocents et de réclamer la mise en place urgente d’un véritable dialogue national pour retisser une cohésion nationale. La visite de courtoisie à la Communauté Sant’ Egidio a ravivé l’accord mort-né du 19 juin 2017 qui concernait pourtant tous les signataires de l’APPR- RCA du 6 février 2019, mais également l’Assemblée nationale et les principaux partis politiques qui y avaient été étroitement associés. C’était avant la visite du président Touadera à Sotchi,  en octobre 2017…

La visite cachée en Russie

Le 6 octobre 2020, le président Centrafricain s’est rendu à Moscou, afin d’ avoir des entretiens de Haut niveau notamment avec le ministre Sergueï Lavrov et des chefs militaires de l’ Etat- major général des Armées. Cette visite en Russie ne figurait pas dans le programme initial de la semaine. Elle aurait peut-être été diversement appréciée à Bruxelles et lors de la réunion de Haut niveau. Nul doute que les États-Unis d’Amérique et accessoirement la France, désormais hors-jeu, apprécieront modérément cette visite. Le renforcement de la coopération militaire était apparemment le principal objet de cette visite surprise et dérangeante.

Outre la question de l’embargo sur les armes, la Russie soutient totalement financièrement et en matériel l’accroissement des armements en Centrafrique. Évidemment, les accords conclus le 6 octobre 2020 sont sous le sceau du secret. Néanmoins, on apprend que vingt véhicules blindés légers seront acheminés rapidement à Bangui, certainement avant le 27 décembre 2020. On ne sait jamais…

La création d’un bureau militaire en Centrafrique, avec ses antennes régionales, devrait être opérationnel à la fin du mois d’octobre 2020. Des officiers généraux et des dizaines de spécialistes militaires y seront déployés. La base militaire de Berengo pourrait y être un centre névralgique. Le hub centrafricain pour l’Afrique centrale de la Russie est en construction. En contrepartie, il est probable que les autorités russes aient demandé une mansuétude envers les dirigeants de deux sociétés d’exploitation minière liées  au groupe Wagner, récemment frappées de sanctions par le Trésor américain. Enfin, dans le cadre de l’amitié qui le lie au président Poutine, Faustin-Archange Touadera devrait se rendre, le 7 octobre 2020, à Sotchi, pour lui souhaiter un bon soixante-huitième anniversaire. Le partenariat entre le régime de Bangui et la Russie n’a jamais été aussi intense. Les élections générales du 27 décembre 2020 devraient pouvoir en bénéficier….

Ainsi donc en une semaine le président Touadera aura rencontré toutes les personnalités qui comptent dans la crise centrafricaine. On ne s’étonnera guère de l’absence de la France qui fait désormais illusion. L’avenir du pays en se joue plus à Paris. Faustin-Archange Touadera peut compter sur la disponibilité de la Chine qui a fourni le matériel électoral du parti présidentiel et assure la fourniture de la campagne électorale. Les aides financières pour les projets de développement et de rétablissement de l’Etat sont habilement siphonnés dans l’indifférence générale pour alimenter les caisses du régime.

Enfin, la Russie assure la sécurisation du président Touadera. Par les militaires du groupe Wagner et par ses conseillers, la Russie devrait permettre une facile  réélection du président Touadera.

Cette semaine passée à l’étranger lui aura été bien plus importante que d’éventuelles tournées à l’ intérieur du pays, où sa présence n’aurait pas été bienvenue. 

 

 

Les points forts du passage de TOUADERA à Bruxelles
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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 22:37
Nouvelles nationales sur RNL
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RCA : les deux agents de police, ex otages des 3R gardent le moral haut

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 8 octobre 2020 18:54

 

Les deux policiers, anciens otages des 3R se disent toujours déterminés à remplir leur mission de protection de la population. Libérés mardi 06 octobre 2020 après presqu’un mois de captivité, ils sont à Bangui et ont été dotés ce jeudi 08 octobre en équipements de travail par le Directeur général de la police.

Moral haut, toujours déterminé à faire son travail de policier, l’agent Florien Poutiya se souvient encore de son enlèvement en plein milieu de la nuit par les 3R.

« Il était minuit. Après mon tour de fraction, je suis entré à l’intérieur pour me reposer un peu. C’est là qu’ils sont arrivés. Ils étaient environ 17 et tous lourdement armés » explique-t-il à Radio Ndeke Luka avant de poursuivre : « J’avais une arme, mais je ne pouvais rien faire. C’est ainsi que je me suis rendu. Ils nous ont pris mon auxiliaire et moi et nous ont conduits à leur première base après toute une journée de marche. Nous avons marché de 8h du matin à 17H. Après, ils nous ont conduit à leur 2e base avant de nous amener là où se trouve le général Sidiki en pleine brousse », raconte le policier.  

Près d’un mois passé en captivité, le gardien de la paix n’est pas prêt à abandonner sa mission. Il dit avoir une conviction renforcée.

« Ecoutez, je suis policier. Je me suis engagé à faire ce travail. C’est mon boulot. Je remplirai toujours ma mission en tant que policier», rassure Florien Poutiya.

Emery Tissayélé, l’auxiliaire kidnappé avec Florien, est lui aussi déterminé à servir dans la police malgré cette mésaventure.

« C’est vrai, je suis toujours déterminé. J’ai toujours la force pour faire ce travail. Je ne peux pas reculer », déclare le jeune auxiliaire qui va bientôt intégrer le corps de la police, selon des sources proches du ministère de la sécurité publique.

Reçus mercredi 07 octobre 2020 par le Premier ministre à leur arrivée à Bangui, les deux agents de police ont eu ce jeudi 08 octobre, de nouveaux uniformes et insignes offerts par le Directeur général de la police, le général Bienvenu Zokoué.

Florien Poutiya et Emery Tissayélé avaient été enlevés dans la nuit du dimanche 06 au lundi 07 septembre 2020 par des éléments de 3R, alors qu’ils étaient en service dans la région de Ngaoundaye (Nord-ouest). Le mouvement 3R conditionnait leur relâchement à la libération de ses éléments arrêtés et détenus à Bangui. Ils ont enfin recouvré la liberté grâce à des négociations menées par la mission conjointe gouvernement-Assemblée nationale et garants de l’accord de paix du 6 février 2019, qui a rencontré le chef des 3R Sidiki Abbas, début octobre 2020.  

 

 

RCA: « Sidiki Abbas est sous sanction. Je n'ai pas envoyé quelqu'un pour négocier avec lui » affirme Firmin Ngrebada

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 8 octobre 2020 20:13

 

Le premier ministre, Firmin Ngrébada, lors de son interpellation devant les élus de la Nation à Bangui, décline toute responsabilité sur la nature de la mission tripartite gouvernement, parlement et garants de l’accord de paix à Koui dans l'Ouham-Pendé. Selon le chef du gouvernement, cette mission n’avait pas pour objectif de négocier avec Sidiki Abbas. Pour lui, le leader des 3R est sous sanction des Nations-Unies. A ce titre, le gouvernement ne peut plus négocier avec lui. 

Sur la nature de la mission tripartite gouvernement, parlement et garants de l’accord de paix ces derniers jours à Koui, Firmin Ngrébada décline toute responsabilité. Selon le chef du gouvernement, cette mission n’avait pas pour but de négocier avec le leader du groupe armé 3R. Pour lui, vu les sanctions des Nations-Unies dont fait l'objet Sidiki Abbas, le gouvernement ne peut prétendre à une quelconque négociation avec lui. Réaction faite le 07 octobre 2020, lors de l'interpellation du gouvernement devant les élus de la Nation.

A la tribune, acculé sur la nature de cette mission conduite par Arnaud Djoubaye Habazène, ministre des Transports et de l'aviation civile, le chef du gouvernement se lave les mains et incombe la responsabilité de la médiation avec Sidiki Abbas, aux garants et facilitateurs de l'Accord de paix du 06 février 2019. Pour lui, il n'est plus question de négocier avec Sidiki, même si ce dernier demeure son plus proche collaborateur.

"J'ai envoyé les membres du gouvernement pour une mission de sensibilisation des notables et de la population sur l’inscription des électeurs. Si nous devons négocier avec le 3R, il nous faudra de nouveaux interlocuteurs. Sidiki Abbas est sous sanction. Je n'ai pas envoyé quelqu'un pour négocier avec lui. Cependant, les garants et facilitateurs font leur travail. C'est ce qu'il s'est passé" a fait savoir le Premier ministre Firmin Ngrébada.

En outre, le chef de l'exécutif réitère la volonté du gouvernement de poursuivre l'opération conjointe Faca-Minusca. Pour lui, l'objectif est de contraindre le groupe armé 3R à revenir dans la République.

"Les éléments des 3R ont demandé un dialogue avec le gouvernement. Cependant, nous ne sommes plus dans cette logique de troubles. C'est pourquoi l'opération "A LA LONDO" doit se poursuivre parce que les objectifs fixés ne sont pas encore atteints. Je vous ferais le compte rendu à la fin de l'opération" a conclu le chef du gouvernement.

Une mission tripartite gouvernement Assemblée nationale et facilitateurs, y compris les garants de l’Accord de paix du 6 février 2019, s'est rendue début octobre 2020 dans le Nord-ouest du pays pour une médiation. Laquelle mission a permis la libération des policiers retenus en otage par les 3R et l'enrôlement de la population dans les zones sous-influence de ce groupe armé.

 

 

RCA-Ouham: débandade à Nana Bakassa suite au passage d’une horde d’hommes armés lourdement armés

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 8 octobre 2020 19:54

 

La sous-préfecture de Nana-Bakassa dans l'Ouham a été secouée le lundi 05 octobre 2020 en raison du passage d’une colonne d'hommes lourdement armés. Cette présence a créé la psychose et la débandade au sein de la population civile. Craignant d'éventuels cas de violences, les autorités locales appellent le gouvernement à intervenir rapidement.

La population de Nana-Bakassa, localité située à 62 kilomètres au Nord de Bossangoa dans la Préfecture e l’Ouham, a connu le lundi 05 octobre 2020, une scène de panique au sein de sa population. Cette frayeur est due à la présence d'hommes armés, en provenance du site minier de Kouki, localité voisine. Ces hommes armés, à bord de plusieurs dizaines de motocyclettes, en partance pour le site de Bondili, ont créé un effroi au sein des habitants de cette localité. Craignant pour sa sécurité, la majeure partie de la population a fui la ville.

"C'était dans les environs de 10 heures, nous avons vu une horde d'hommes armés venus de Kouki. Ces derniers se sont arrêtés devant la brigade territoriale de Nana-Bakassa. A bord d'une trentaine de motocyclettes, lourdement armés, ils affirment qu'ils se dirigeaient dans un autre site minier à  Bondili pour faire régner la paix" a indiqué à Radio Ndeke Luka, Jérôme Goumba, Sous-préfet de Nana-Bakassa.

Face à cette présence inquiétante présageant d’éventuelles scènes de violence dans la localité, les autorités locales appellent le gouvernement à réagir très rapidement, en y dépêchant les éléments des Forces armées centrafricaines pour faire régner la quiétude. Par ailleurs, elles disent ne pas comprendre pourquoi, malgré la signature de l'accord de paix, les hommes armés continuent de défier l'autorité de l'Etat.

"C’est ce qui est effarant pour la sous-préfecture de Nana-Bakassa. Malgré l'Accord de paix, beaucoup d'hommes armés continuent de circuler dans la localité. Des ex-Séléka continuent de se promener en uniformes et lourdement armés. Il faut une présence militaire robuste pour défier ces hommes là, les mettre au pas afin de nous permettre d'aller aux élections" a insisté le Sous-préfet de Nana-Bakassa.

Les localités de Kouki et Bondili, sont des zones minières situées dans la Préfecture de l’Ouham (Nord) où des hommes de l’ex séléka continuent de régner en maître absolus, dictant leurs lois à la population civile et aux autorités locales.

 

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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 22:13
Nouvelles nationales sur Xinhua
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Centrafrique : le leader du groupe armé 3R n'est plus un interlocuteur potentiel du gouvernement (PM)

 

French.china.org.cn Mis à jour le 08-10-2020

 

Le leader du groupe armé 3R (retour, réclamation et réparation), Abass Sidiki Mahamat, n'est plus un interlocuteur potentiel du gouvernement centrafricain en raison des exactions que le groupe a commises dernièrement, a déclaré mercredi le Premier ministre centrafricain Firmin Ngrébada.

Plusieurs motifs d'accusation sont reprochés à M. Mahamat, dont la mort de plusieurs casques bleus et soldats centrafricains, les violences contre les populations civiles, et les crimes économiques, a indiqué M. Ngrébada au cours de son interpellation ce mercredi par les parlementaires sur le contexte sécuritaire prévalent dans l'ouest de la Centrafrique où les éléments des 3R se trouvent.

Le Premier ministre a précisé que M. Mahamat a insisté depuis deux mois pour qu'il ait un dialogue entre lui et le gouvernement, ce que le gouvernement a rejeté, surtout à cause de sa volte-face par rapport au processus gouvernemental du Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR).

Depuis la mi-juillet, le gouvernement centrafricain et la Mission multidimentionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ont lancé conjointement l'opération "A la londö" ("déguerpissez" en Sango, la langue nationale centrafricaine), contre les positions des 3R.

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : vers la formation d'officiers militaires centrafricains en Russie (ambassade russe)

 

French.china.org.cn Mis à jour le 08-10-2020

 

Des officiers des Forces armées centrafricaines (FACA) pourront être envoyés en formation à l'Académie militaire de l'état-major général des forces armées de la Russie, selon un communiqué publié mercredi par l'ambassade russe en Centrafrique.

Les deux pays sont déterminés à consolider la coopération visant à renforcer les capacités des FACA, selon le communiqué publié à l'occasion de la visite en cours du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra en Russie.

Ce programme de formation est évoqué après un autre projet de coopération militaire entre les deux pays, celui de l'ouverture d'un bureau militaire russe auprès du ministère centrafricain de la Défense et de la Reconstruction de l'armée, à l'occasion d'une visite à Bangui fin août dernier d'une délégation du ministère russe de la Défense.

Depuis 2018, des instructeurs russes déployés en Centrafrique se sont employés à assurer la formation des soldats des FACA, qui ont été progressivement déployés dans certaines localités du pays.

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

Centrafrique : les élections se tiendront dans le délai constitutionnel (PM)

 

French.china.org.cn Mis à jour le 08-10-2020

 

Les prochaines élections présidentielle et législatives centrafricaines se tiendront dans le délai constitutionnel, a affirmé mercredi le Premier ministre centrafricain Firmin Ngrébada.

L'Autorité nationale des élections (ANE), organe en charge de l'organisation des élections en Centrafrique, est parvenue à enrôler 95% des électeurs, les 5% restants subissant encore des troubles entretenus par le groupe rebelle 3R, notamment dans l'ouest du pays, a indiqué M. Ngrébada interpellé par les parlementaires sur l'évolution du processus électoral.

Un plan de sécurisation intégré des élections permettra de déployer les soldats de l'armée centrafricaine et des casques bleus en fonction des menaces politiques et sécuritaires, a souligné le Premier ministre.

Le 27 décembre prochain devrait être le jour du premier tour des prochaines présidentielle et législatives, selon l'ANE.

Source: Agence de presse Xinhua

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7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 02:04
Le Président de la République Faustin Archange TOUADERA est arrivé en Russie
Le Président de la République Faustin Archange TOUADERA est arrivé en Russie
Le Président de la République Faustin Archange TOUADERA est arrivé en Russie
Le Président de la République Faustin Archange TOUADERA est arrivé en Russie
Le Président de la République Faustin Archange TOUADERA est arrivé en Russie
Le Président de la République Faustin Archange TOUADERA est arrivé en Russie
Le Président de la République Faustin Archange TOUADERA est arrivé en Russie
Le Président de la République Faustin Archange TOUADERA est arrivé en Russie

 

Le Président de la République Faustin Archange TOUADERA est arrivé en Russie

 

Moscou mardi 6 octobre 2020.

 

Le Président de la République Faustin-Archange TOUADERA est arrivé en Russie pour mener un certain nombre de réunions de haut niveau. Le Président Centrafricain rencontrera dans un premier temps Sergueï LAVROV, Ministre Russe des Affaires étrangères puis se rendra ensuite à l'Académie de l'Etat-Major Général des forces armées russes qui accueillera bientôt 94 militaires centrafricains.

Une visite est prévue à Sotchi le jeudi 7 octobre 2020 pour rencontrer son homologue russe Vladimir Poutine à l’occasion de son anniversaire. C'est presque devenu une tradition pour le Président Faustin Archange TOUADERA qui a toujours félicité personnellement Vladimir Poutine comme en 2017, 2018 et 2019

 

La Renaissance

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7 octobre 2020 3 07 /10 /octobre /2020 01:49
RCA : à deux mois des élections, le pays est à un moment critique

 

RCA : à deux mois des élections, le pays est à un moment critique, selon le chef de l’humanitaire de l’ONU

https://news.un.org/ 6 octobre 2020

 

Aide humanitaire

A deux mois des scrutins présidentiel et législatif prévus en décembre prochain en République centrafricaine (RCA) et malgré des progrès significatifs depuis 2013 et 2014, la situation humanitaire demeure très difficile, a averti mardi le chef des affaires humanitaires de l’ONU, affirmant que le pays se trouve à un moment critique.

 « Aujourd'hui, 2,8 millions de Centrafricains ont besoin d'aide humanitaire et de protection, soit près de 60% de la population du pays… Les violations croissantes commises par les groupes armés créent de nouveaux déplacements et de nouveaux besoins humanitaires. Et bien sûr, tout cela est aggravé par l'impact de la Covid-19 », a déclaré le Secrétaire général adjoint de l’ONU aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, en ouvrant les travaux d’une réunion virtuelle destinée aux les Etats membres portant sur la RCA.

Le Coordonnateur humanitaire a déploré la situation sécuritaire dans le pays, le contexte de travail « le plus dangereux » pour les humanitaires, soulignant que « rien qu'au cours des neuf premiers mois de cette année, deux collègues humanitaires sont morts et 21 ont été blessés dans des incidents ».

A l’approche du renouvellement de mandat de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA), prévue à la mi-octobre par le Conseil de sécurité, M. Lowcock a appelé les Etats membres à « continuer de donner la priorité à la protection des civils dans leurs engagements en RCA, étant donné les nombreux risques et la dynamique des conflits dans le pays et dans la région au sens large ».

De véritables points lumineux

« L’Etat peine à livrer les services de base et ces lacunes doivent être comblées par les humanitaires », a expliqué M. Lowcock. 

Il a loué les « véritables points lumineux » que constituent « les bons progrès dans la liaison entre les efforts humanitaires et de développement ».

« Si ces activités constituent une bouée de sauvetage pour la population, je pense qu'il sera très bon de voir un changement dans le soutien des partenaires du développement pour améliorer la prestation des services et aussi de voir des investissements dans les infrastructures essentielles », a déclaré M. Lowcock.

Le chef de l’humanitaire a remercié les pays pour leur généreuses contributions au Plan de réponse humanitaire qui tente de réunir 553 millions de dollars et qui est financé à un peu plus de la moitié.

« Je vous remercie de votre générosité, mais il reste encore beaucoup à faire », a affirmé le chef de la Coordination humanitaire de l’ONU.

« J'espère qu'aujourd'hui inspirera le financement des agences humanitaires », a souhaité  Mark Lowcock avant de conclure :  « le peuple de la République centrafricaine a besoin de notre aide maintenant et nous ne devons pas le décevoir. Ils ont tellement souffert ».

 

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Centrafrique-Presse.com
5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 23:11
RCA : libération des trois éléments des FDSI capturés par les 3R

Lu pour vous

 

Par Corbeaunews Centrafrique Publié le 5 octobre 2020 , 3:28

 

Bouar, République centrafricaine, lundi, 5 octobre 2020, 21:18:49 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Le gardien de la paix Florent Poutia, son auxiliaire Émeri et le caporal-chef des FACA Emmanuel Gatiro détenus depuis plusieurs semaines par les éléments rebelles de 3R viennent d’être libéré à la suite d’une rencontre à koui entre le chef rebelle Abass Sidiki et une délégation du gouvernement et de l’Assemblée nationale, a-t-on appris des sources sécuritaires locales.

Le gardien de la paix Florent Poutia et son auxiliaire ont été enlevés dans la nuit du dimanche à lundi 7 septembre dans la localité de Bang par les éléments rebelles de 3R, alors que le caporal Emmanuel Gassiro, quant à lui, a été capturé le 9 septembre lors d’une embuscade tendue aux soldats FACA à quelques kilomètres de Bocaranga, toujours dans la préfecture de l’Ouham-Péndé.

Les ravisseurs, qui étaient des éléments rebelles de 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), ont exigé du gouvernement, en contre partie de leur libération, la mise en liberté des trois éléments de 3R détenus par la justice centrafricaine à Bangui.

Dans la nuit du vendredi à samedi 19 septembre 2020, le 3R avait transmis  à la rédaction du CNC une vidéo de preuve de vie des otages dans laquelle ils ont demandé au gouvernement appellent le gouvernement à négocier avec les assaillants afin qu’ils soient libérés.

Ce lundi 5 octobre 2020, une mission conjointe gouvernement centrafricain, assemblée nationale et  garants  de l’APPR-RCA  a rencontré le chef de 3R Abass Sidiki dans la sous-préfecture de koui. À l’issue de cet entretien, le chef rebelle a donné son accord favorable pour la libération des trois otages ainsi que le redémarrage des opérations de recensement électoral dans la localité de Ngaoundaye et à  koui…

Selon Martin Ziguélé, député de Bocaranga 3, la délégation officielle va poursuivre sa mission demain mardi 6 octobre dans les localités   de bang, Ngaoundaye, et Niem-Yéléwa pour le lancement du redémarrage des activités d’enrôlement des électeurs dans certaines localités de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré.

 

Par Gervais LENGA

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

 

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 22:53
Nouvelles nationales sur RNL
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Centrafrique : les 3R demeurent une menace dans le Nord-ouest et inquiètent la population

 

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 5 octobre 2020 17:11

 

Plus de deux (2) mois que la région de l’Ouham-Pendé et une partie de la Nana-Mambéré connaissent un regain d’insécurité dû aux activités du groupe armé 3R. Contraint par l’opération conjointe Faca-Minusca dénommée A la Londo, ces hommes armés se sont éparpillés dans la nature, opérant en mode bandits de grand chemin et mettant à mal la quiétude de la population civile. 

Ce changement de stratégie militaire se traduit par l’usage de mines anti-personnel et anti-char sur les infrastructures de base. Le dernier exemple est le minage du pont Moumdi, à 25 km de Bocaranga sur l’axe de Bouar. Selon les experts en défense, ceci est une stratégie pour empêcher la progression des forces conventionnelles contre leurs positions.

Entretemps, ces hommes armés dépouillent et rançonnent systématiquement la population civile. Les éleveurs peulhs dont-ils prétendent protéger, n’en font pas exception.

Par ailleurs, ils exercent la pression sur les autorités administratives et locales, sabotant ainsi, le processus d’enregistrement des électeurs en cours. Le tout, pour avoir gain de cause à leurs revendications adressées au gouvernement alors que le gouvernement opte pour la fermeté.  

Comment expliquer cet acharnement du groupe armé 3R en dépit de l’action militaire engagée contre lui par Bangui ?

Plusieurs pistes parlent des revendications axées sur trois (3) points. A savoir, la reconnaissance des grades de ses huit (8) officiers généraux au sein de l’armée nationale, la libération de ses cadres arrêtés et poursuivis par la justice centrafricaine. Enfin, la prise en compte du reliquat des 62 belligérants issus de son rang et bénéficiaires du programme DDRR.

Avec toutes ces réclamations, les 3R veulent-ils un accord additionnel à l’Accord de paix signé le 6 février 2019 ? La population dans les zones sous contrôle de ce mouvement armé en perte vitesse, attendent beaucoup du gouvernement, des garants et facilitateurs. Ce chapitre s'ouvre à quelques deux mois de la tenue des élections groupées du 27 décembre 2020. Vendredi 02 octobre 2020, le gouvernement centrafricain et la Minusca ont signé à Bangui, un document du plan de sécurisation des échéances.

 

 

Centrafrique: après Bria et Kaga Bandoro, Michel Djotodia est attendu mercredi à Bambari

 

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 5 octobre 2020 16:51

 

Rentré de son exil béninois en septembre 2020, l'ancien président centrafricain de transition, Michel Djotodia, a effectué le 04 octobre 2020 une tournée à l'intérieur du pays. Ce déplacement d’une journée lui a permis de s’entretenir avec les responsables des groupes armés actifs à Bria et Kaga Bandoro sur la consolidation de la paix.

L’ancien chef d’Etat de transition Michel Djotodia a effectué le 04 octobre 2020 à Bria et Kaga-Bandoro dans le Centre-est du pays, un déplacement pour y rencontrer des leaders de groupes armés issus de l’ex séléka. Ce périple lui a permis de prêcher la paix aux différents groupes armés, actifs dans les localités sillonnées.
A Bria, l'ex-chef rebelle a pu s'entretenir avec les leaders des groupes armés et les autorités locales de la ville. Convaincu de l'initiative, il assure que le train de la paix partira à partir de cette ville pour gagner les autres contrées de la République centrafricaine.

"Je suis venu seulement pour une chose, la paix. J'ai pu rencontrer toutes les entités et tous les acteurs politiques de la ville de Bria. Nous avions échangé et c'est positif. Pour l'instant, on ne peut pas dire que c'est absolu, mais j'espère que d'ici peu, il y aura la paix et la paix va commencer à partir d'ici. La réconciliation va commencer à partir de Bria" assure Michel Djotodia.

Après Bria, le « messager de la paix » s'est rendu à Kaga-Bandoro, dans la Nana-Gribizi où il est accueilli par le chef du groupe armé MPC, Mahamat Alkatim et les autres leaders actifs dans la région. Sous les ovations des habitants de la ville venus en nombre à l'aérodrome, Michel Djotodia s'est entretenu à huis-clos avec les principaux leaders des groupes armés. Toutefois, rien n'a filtré de leurs échanges. Par ailleurs, l’ancien président de la transition annonce qu’il sera ce mercredi 07 octobre 2020 à Bambari dans la Ouaka. Il s’y rend pour échanger avec les autorités locales, les leaders communautaires et avec Ali Darassa, le chef de l’UPC.

Même si l’ancien exilé n’a pas encore ouvertement confirmé son soutien aux autorités actuelles, l’homme demande par ailleurs aux centrafricains de tous bords, de soutenir les efforts de paix entrepris par le président de la République, Faustin Archange Touadéra.

 

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 22:33
Développement urbain à Bangui : les projets de l’AFD avancent
Développement urbain à Bangui : les projets de l’AFD avancent

 

 

Grâce à des financements du fonds européen Bêkou 🇪🇺, de la France🇫🇷 et de la Banque de Développement des Etats de l'Afrique Centrale - BDEAC, l'AFD - Agence Française de Développement assure la reconstruction économique et sociale de quartiers des 3e et 5e arrondissements de Bangui touchés par la crise.

 

De nombreux travaux ont été lancés en 2019 :

- réhabilitation du Lycée et du marché de Miskine

- construction d’une Maison de la Femme, déjà terminée

- réhabilitation de l’Atelier des forgerons : les travaux viennent d’être achevés

- réhabilitation de l’Ecole Yakité

- réhabilitation du centre de santé Mamadou Mbaïki.

 

En 2020, le projet se poursuit par l'amélioration du drainage des eaux pluviales et le lancement des travaux de réhabilitation de l’avenue Idriss Déby.

 

Par ces projets majeurs, la France est engagée pour améliorer les conditions de vie dans les quartiers de Bangui.

 

En photos : une récente visite des chantiers par les équipes de l’AFD.

 

Union européenne en Centrafrique

 

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 22:30
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : la porosité de frontière entre la RCA et le Cameroun favorise le commerce illicite de diamant et or à l’ouest du pays

 

BERBERATI, 02 octobre 2020 (RJDH) ---Le commerce illicite de diamant et d’or se multiplie dans les zones minières à l’ouest de la RCA, frontalières avec le Cameroun. Une situation déplorée par le comité local du suivi de Processus de Kimberley de Berberati qui, au cours de la 3ème réunion trimestrielle du 28 septembre, appelle les autorités centrafricaines à renforcer le système de contrôle.

L’afflux des coopératives et sociétés minières dans des villes minières proches de la frontière camerounaise et congolaise, fait bouleverser le système de commercialisation de diamant et de l’or dans cette partie de l’ouest de RCA. Le contrôle des activités minières devient de plus en plus difficile car, les services des mines notamment, l’Unité Spéciale Anti-fraude (USAF) n’arrivent pas à maîtriser le circuit.

Selon le comité local du suivi de Processus de Kimberley de Berberati, cette situation s’explique par le fait que ces frontières sont moins sécurisées. Vue sa perméabilité, des sujets étrangers s’affluent dans les zones minières telles que Gamboula, Sosso-Nakombo, Dede-Mokouba dans l’intérêt d’acheter frauduleusement le diamant et l’or, « la RCA partage les frontières avec le Cameroun et le Congo. Ses villes ne sont pas solidement couvertes par des éléments de défense et de sécurité censés contrôler les activités minières. Et le diamant sort d’une manière frauduleuse au niveau de la frontière et favorise la contre bande », ont déploré les membres du comité local de Berberati.

De sources concordantes, parlent aussi de certaines complicités des autorités du pays dans le commerce illicite, « vous trouverez des sujets chinois, mauritaniens, burkinabés, camerounais en flagrant délit. Si des poursuites sont engagées, automatiquement des menaces viennent de partout pour obtenir la libération d’une quelconque affaire. Voilà la réalité, qui fait que l’USAF, unité spéciale anti-fraude et les services des mines ont des limites en ce concerne la répression », ajoutent ces sources qui ont souhaité garder l’anonymat.

Le comité demande au gouvernement, l’installation des postes de contrôle de l’USAF et des services de mines à partir des villes frontalières afin de lutter contre la fraude et la contrebande.

Selon le Code Minier de la République Centrafricaine du 29 avril 2009 en son article 187, « sont passibles d'un emprisonnement de deux (2) à cinq (5) ans et d'une amende pouvant aller de cinq cent mille (500.000) à cinquante millions(50.000 000) francs CFA ou à deux (2) fois la valeur de la marchandise saisie ou de I ’une de ces deux peines seulement, les personnes qui, n'ayant les qualités ni de collecteur, ni d'agent acheteur d'un Bureau d'Achat, d'une bijouterie, d'une taillerie, d'une fonderie ou du COMIGEM se livrent à I’ achat, à la vente et à la transformation illicite de I ‘or, des diamants bruts et d'autres substances minérales », précise le code minier.

 

Des acteurs miniers avec l’appui du DPAM (Droits de Propriété et Artisanat Minier) ont validé le 16 septembre dernier à Bangui, des nouveaux bordereaux d’achat. L’objectif est de doter le système de commercialisation d’un outil efficace, infalsifiable et riche en informations pouvant contribuer non seulement à la lutte contre la fraude et la contrebande mais aussi au traitement des données statistiques sur la production.

 

Judicaël Yongo

 

 

Centrafrique : 10 000 tonnes de café produit en 2019-2020, selon l’ORCCPA

 

BANGUI, 02 octobre 2020 (RJDH)---La production caféière en Centrafrique de 2019-2020 est estimée à environ 10 000 tonnes de production, a fait savoir Boniface Damboti directeur général de l’office de règlementation de la commercialisation et du contrôle de conditionnement des produits agricoles en abrégé (ORCCPA). Il l’a indiqué à l’occasion de la journée internationale du café célébré ce 1er octobre 2020 autour du thème : consommons le café centrafricain pour reconstruire la filière.

En RCA, ce moment a permis aux caféiculteurs de réfléchir sur la question de la production et de la consommation du café dans le pays dont le secteur a été fortement touché par la pandémie de Covid 19, provoquant la chute du prix sur le marché mondial selon le Directeur Général de l’ORCCPA, Boniface Damboti.

« Nous célébrons cette journée dans une période critique de maladie à coronavirus. Le prix du café est tombé de 170 frs le kilogramme en février à 130 frs en mars quand la Covid 19 est signalée sur sol centrafricain », a précisé Boniface Damboti.

La campagne 2019-2020, selon l’ORCCPA, est estimée à 10 000 tonnes de café marchand ce qui équivaut à environ 20 000 tonnes de café coq.

Quant aux représentants des torréfacteurs, la présidente directrice générale de café Gbako, Lucienne Maka-Gbossokoto, elle se plaint de la concurrence internationale qui impacte le secteur national en raison des cafés importés. « Notre rôle c’est d’acheter le café marchand et de le transformer par la torréfaction. Nous faisons donc du café moulu. Mais nous sommes confrontés avec beaucoup de concurrence d’autres produits importés et les gens utilisent de mauvais café vendu à très bas prix sur le marché local », se plaint-elle.

« Nous voulons profiter de la journée internationale du café pour nous adresser aux centrafricains de consommer le café local pour que cela puisse profiter aux torréfacteurs, aux commerçants et aux planteurs », a souhaité Madame Lucienne Maka-Gbossokoto.

Instaurée en 2015, c’est pour la première fois que la journée internationale de café a été célébrée en Centrafrique. En RCA, bien que le café est de meilleur qualité, cette filière éprouve des difficultés sur toutes la chaine, depuis la production, la distribution jusqu’à la consommation.

Jocelyne Nadège Kokada et Chancelvie Malembeti

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 22:23
Mgr Caccia à la RCA : faites taire les armes !

Lu pour vous

 

Vatican News

 

En République centrafricaine, «le temps est venu de faire taire les armes» et de «faire de réels progrès en termes de développement intégral», a déclaré l'archevêque Gabriele Caccia, observateur permanent du Saint-Siège auprès de l'ONU, lors d'une intervention le 1er octobre, à New York, lors d'une réunion au niveau ministériel sur la situation centrafricaine.

Il est nécessaire, a dit le représentant du Saint-Siège, «d'aider tous ceux qui font un usage injuste des armes pour déposer ces instruments de mort». «Le soutien et le financement du flux illicite d'armes et de groupes qui ne sont pas attachés à l'unité et au bien du pays doivent cesser», a-t-il ajouté, exhortant tous les citoyens du pays africain «de toutes les classes sociales, indépendamment de leur origine ethnique, de leur appartenance religieuse ou de leurs convictions politiques» à promouvoir un développement intégral. La nation se trouve en effet à un moment historique important : des élections législatives et présidentielle sont prévues en décembre. Le Saint-Siège espère qu'elle seront «pacifiques», car le moment est venu pour la population de «commencer à écrire ensemble un nouveau chapitre de l'histoire du pays».

Le dialogue est primordial

En effet, malgré l'accord de paix signé à Bangui en février 2019 entre le gouvernement national et les groupes armés, «des tensions et des affrontements violents» persistent en Centrafrique, à tel point qu'il y a encore beaucoup de «personnes déplacées en masse et de grands besoins humanitaires». Pour cette raison, Mgr Caccia a encouragé «le dialogue entre les parties, dans l'esprit de l'accord, afin d'encourager une plus grande adhésion aux engagements pris». En particulier, l'observateur permanent a demandé que l'impact de la pandémie de Covid-19 sur l'ensemble de la société centrafricaine soit également pris en considération. Dans le pays, en effet, le virus a jusqu'à présent enregistré près de 5 000 cas au total. L'observateur permanent a également dénoncé «ceux qui, sur le papier, choisissent l'engagement politique tout en terrorisant en pratique la population d'une manière indigne d'un engagement solennel en faveur de la transparence et de la démocratie».

«De telles actions empêchent le développement nécessaire et fomentent de nouvelles discordes et divisions, a déclaré Mgr Caccia, et ceux qui paient le plus lourd tribut sont les membres les plus pauvres et les plus vulnérables de la population». En effet, les jeunes sont privés d'éducation et «illégalement contraints d'entrer dans des groupes armés, où ils sont victimes de graves violences» ; les hommes et les femmes ne peuvent pas cultiver leurs champs et obtenir ainsi la subsistance nécessaire, car ils sont contraints de «vivre dans la peur à cause des violations massives des droits de l'Homme» ; les «produits de première nécessité» font défaut et même l'aide humanitaire ne parvient parfois pas aux nécessiteux «en raison du mépris de l'État de droit de la part des groupes armés».

L'aide du Saint-Père pour les enfants

À cet égard, Mgr Caccia a rappelé qu'en 2016, par la volonté du Pape François, le Saint-Siège, en étroite collaboration avec l'hôpital du Bambino Gesù à Rome, a apporté une contribution importante «à la qualité du service et de l'assistance fournis au Complexe Pédiatrique de Bangui», améliorant ainsi les conditions de vie des enfants locaux.

Planification, financement de nouvelles installations, formation de pédiatres et promotion du développement de toutes les communautés locales: tels sont les outils mis en place au cours des quatre dernières années. Enfin, l'observateur permanent a fait siennes les paroles du Souverain Pontife, prononcées en 2015 en République centrafricaine, à savoir l'appel «au peuple, à ses dirigeants et à ses partenaires à travailler sans relâche pour l'unité, la dignité humaine et la paix fondée sur la justice».

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