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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 23:51
Cameroun : La réponse humanitaire en Centrafrique est toujours sous-financée

 

 

 

 

YAOUNDE, Cameroun, 6 octobre (Infosplusgabon) - La crise humanitaire en République centrafricaine reste préoccupante à cause de la détérioration persistante du climat sécuritaire, depuis le début de l’année en cours, et le Plan de réponse humanitaire révisé (Prh) de 2017 d’un montant de 497,3 millions de dollars n’était financé au 30 septembre qu’à hauteur de 148,5 millions de dollars, soit 30% des besoins exprimés, a indiqué, ce vendredi à Yaoundé, le Coordonnateur humanitaire en Afrique Centrale, Najat Rochdi.

 

L’appui de la communauté internationale a toutefois permis aux acteurs humanitaires de répondre aux besoins les plus critiques et urgents dans plusieurs foyers de tension. Cependant, la résurgence de la violence a généré des besoins additionnels qui n’étaient pas prévus dans le Plan de réponse humanitaire.

 

Lors d’une session d’information sur la situation humanitaire en Centrafrique, tenue à Yaoundé ce vendredi, Najat Rochdi, a remercié les donateurs dont les contributions au Plan de réponse humanitaire ont permis de répondre rapidement et efficacement aux multiples crises auxquelles la Centrafrique fait régulièrement face.

 

Mme Rochdi s’est particulièrement félicitée « des contributions supplémentaires reçues récemment, notamment celle du Japon, de DFID et des Pays-Bas, qui ont été une bouffée d’oxygène au moment où des crises concomitantes défiaient les capacités opérationnelles des acteurs humanitaires ».

 

Cependant, elle a lancé un nouvel appel à la communauté internationale à s’investir davantage pour éviter « le pire des scénarii », à savoir une crise humanitaire à grande échelle qui affecterait toute la région. Les indicateurs actuels sont semblables à ceux qui prévalaient entre 2013 et 2014 au pic de la crise.

 

Joseph Inganji, chef de bureau de la coordination humanitaire en RCA, a expliqué que « la situation humanitaire se détériore à nouveau à l’Ouest du pays et la quasi-totalité des habitants de Bocaranga et Niem se sont réfugiés en brousse pour échapper à la violence ; aujourd’hui, 600 000 personnes sont des déplacés internes et 513 666 sont réfugiés dans les pays limitrophes. Il s’agit des plus hauts niveaux jamais atteints depuis 2013 et à ce jour, la population dans le besoin est passée de 2,2, au début de l’année, à 2,4 millions de personnes »

 

Mme Rochdi a expliqué que le Plan de réponse humanitaire révisé (Prh) de 2017 d’un montant de 497,3 millions de dollars n’était financé au 30 septembre qu’à hauteur de 148,5 millions de dollars, soit 30% des besoins exprimés, avec un manque à gagner de 348,8 millions de dollars, soit 70% de besoins non couverts, l’assistance dont la moitié de la population centrafricaine a besoin est fortement compromise.

 

Des nouvelles contributions au Plan de réponse humanitaire donneront « une chance à des centaines de milliers de personnes de répondre à leurs besoins urgents et favoriseront ainsi la reconstruction de leurs vies et leur pays », a-t-elle souligné.

 

En effet, une action humanitaire couvrant les besoins les plus critiques renforcerait progressivement la résilience des communautés. « Ce n’est qu’à ce prix que le pays sortira du cercle vicieux des crises », a ajouté le Coordonnateur humanitaire.

 

Le plaidoyer pour le financement du Plan de réponse humanitaire vise « à sortir la population dans le besoin de l’indigence et de la vulnérabilité ». Il vise aussi à offrir une meilleure protection à la population civile prise pour cible par les groupes armés. Enfin, il contribue indéniablement à « accompagner les vœux de paix de la majorité des Centrafricains et des Centrafricaines ».

 

Dans cette perspective, après Yaoundé, Najat Rochdi a annoncé qu’elle entreprendra une tournée internationale en vue « de sensibiliser la communauté internationale sur le drame qui se joue actuellement en République centrafricaine » et l’exhorter à ne pas oublier ce pays.

 

  

© Copyright Infosplusgabon

 

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Centrafrique-Presse.com
7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 23:45
Centrafrique : opération "de grande envergure" de la Minusca contre un groupe armé
Centrafrique : opération "de grande envergure" de la Minusca contre un groupe armé
Centrafrique : opération "de grande envergure" de la Minusca contre un groupe armé

 

 

 

 

AFP 07/10/2017

 

La force de l'ONU en Centrafrique, la Minusca, mène depuis samedi une opération militaire de "grande envergure" dans une ville du nord-ouest du pays pour en chasser un groupe armé local, annonce la force onusienne.

 

"Suite à l'ultimatum lancé par le commandant de la Minusca le 30 septembre dernier, la Force a lancé ce samedi matin une opération militaire de grande envergure à Bocaranga (500 km de Bangui), destinée à expulser les éléments du groupe armé 3R de la ville et y rétablir la sécurité", indique un communiqué de l'organisation onusienne.

 

"Outre Bocaranga qui avait été le théâtre de récentes violences, l'opération de la Minusca devra également toucher la localité de Bang (nord-ouest)", précise le communiqué. La force onusienne "a engagé des moyens importants, y compris des hélicoptères", dans cette opération "qui se déroule dans le strict respect du droit et des conventions internationales", souligne le texte.

 

"Les objectifs initiaux de l'opération ont été atteints et l'effort en cours vise à sécuriser la ville et ses environs afin d'empêcher le retour à Bocaranga des 3R et d'autres éléments et groupes armés, y compris les anti-Balaka", affirme la Minusca, qui dit "assurer également la protection de la population civile dont une partie à trouvé refuge autour de sa base sous la garde vigilante des casques bleus". La force onusienne ne donne aucune autre précision ni bilan humain.

 

Cette opération fait suite aux affrontements entre éléments du groupe baptisé "3R" (pour "Retour, Réclamation et Réhabilitation") et un groupe d'anti-balaka, qui avaient secoué Bocaranga les 22 et 23 septembre. Selon des sources militaire et humanitaire, au moins deux personnes avaient été tuées et quelque 23.000 personnes avaient fui la ville et les localités alentours. Apparu fin 2015 dans le nord-ouest de la Centrafrique, le groupe 3R prétend protéger la communauté peule contre les attaques des milices anti-balaka.

 

La Centrafrique est en proie depuis 2013 à des violences intercommunautaires, après le renversement la même année de l'ex-président François Bozizé par les milices Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, ce qui avait entraîné une contre-offensive des antibalaka majoritairement chrétiens.

 

L'intervention de la France (2013-2016) et celle de la Minusca (12.500 hommes) ont certes permis un retour au calme, mais, depuis le départ de la force française Sangaris, les violences ont progressivement repris dans les provinces qui restent majoritairement contrôlées par les groupes armés.

 

Ceux-ci s'affrontent pour le contrôle des ressources naturelles (diamants, or, bétail...) et dans d'intenses luttes politiques pour accéder aux maigres ressources du pouvoir, dans l'un des pays les plus pauvres du monde.

 

Mi-septembre, le nombre de réfugiés et de déplacés ayant fui les violences en Centrafrique a atteint son "plus haut niveau" avec 1,1 million de personnes sur 4,5 millions d'habitants.

 

 

RCA: opération de la Minusca pour libérer Bocaranga du groupe 3R

 

Par RFI Publié le 07-10-2017 Modifié le 07-10-2017 à 23:10

 

La localité de Bocaranga, au nord-ouest de la Centrafrique, est libérée du groupe armé 3R, affirme la Minusca après une opération samedi 7 octobre. Occupée depuis maintenant deux semaines par ce groupe armé peul, Bocaranga s'est vidée de ses habitants.

 

Une semaine après l'ultimatum de trois jours lancé au groupe 3R par la Minusca, la force onusienne a réagi samedi matin.

 

Ce sont les hélicoptères de combat qui ont commencé à survoler la ville avant qu'une vingtaine de véhicules blindés rentrent dans Bocaranga avec à leur bord des Casques bleus rwandais et les forces spéciales portugaises.

 

Après avoir essuyé quelques tirs en direction des hélicoptères, les Casques bleus ont répondu de manière modérée, assure-t-on à la Minusca. Plusieurs blessés sont à déplorer du côté de 3R et de nombreuses personnes ont fui la ville tandis que les 1 500 déplacés de la mission catholique ont trouvé refuge autour de la base onusienne.

 

A la Minusca, on se félicite que les premiers objectifs soient atteints, à savoir le départ du groupe armé de la ville, qui aurait fui vers l'Ouest, sûrement en direction de Koui, que les hommes de Sidiki occupent maintenant depuis plus d'un an.

 

Désormais, le défi de la Minusca est de continuer à sécuriser la ville et d'empêcher le retour des anti-balaka du général autoproclamé Passy Goulou. Autre chantier de taille : déloger les futures positions du groupe 3R et de ses alliés dans la région.

 

Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca, explique la situation à Bocaranga.

 

« Les objectifs initiaux ont été atteints et en ce moment nous tentons de sécuriser la ville - les militaires contrôlent quasiment toutes les positions - et les alentours afin d'empêcher le retour à Bocaranga des 3R, mais également d'autres groupes armés, y compris les anti-balaka. »

 

Vladimir Monteiro

 

07-10-2017 - Par Pierre Pinto

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 23:43

 

 

 

 

AFP  07 Oct 2017

 

Le conseiller spécial pour la prévention du génocide des Nations unies, Adama Dieng, est arrivé hier vendredi en Centrafrique pour se «faire une idée» de la situation sécuritaire du pays, a rapporté un journaliste de l’AFP.

 

«Il est vrai que ces derniers temps, il y a eu une situation sécuritaire qui s’est dégradée dans une partie (de la Centrafrique). C’est la raison pour laquelle je me présente à nouveau pour (...) me faire une idée de ce qui prévaut en ce moment» dans le pays, a déclaré à l’Afp M. Dieng à l’aéroport de Bangui.

 

Fin août, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Onu pour les affaires humanitaires, Stephen O’Brien, avait évoqué à plusieurs reprises des «signes avant-coureurs de génocide» en Centrafrique, une affirmation rejetée depuis par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

 

Après son arrivée à Bangui, où il s’entretiendra avec les autorités nationales, le conseiller spécial doit se rendre à Bria (est), théâtre de massacres en juin et en août, pour rencontrer des représentants de groupes armés et des victimes des violences. M. Dieng s’était rendu en Centrafrique en mai 2016 pour le lancement d’un Comité national «pour la prévention et la répression du crime de génocide, des crimes contre l’humanité et toute forme de discrimination», créé sous l’impulsion du gouvernement centrafricain avec le soutien de l’Onu.

 

La Centrafrique est en proie depuis 2013 à des violences intercommunautaires, après le renversement la même année de l’ex-président François Bozizé par les milices Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, entraînant une contre-offensive des antibalaka majoritairement chrétiens. L’intervention militaire de la France (2013-2016) et la Mission des Nations unies (Minusca, 12.500 hommes) ont permis la tenue d’une élection présidentielle début 2016 et le retour d’un calme relatif à Bangui, mais pas dans les provinces, contrôlées dans leur majorité par les groupes armés.

 

Ceux-ci, selon des diplomates et des rapports d’Ong, se battent désormais aujourd’hui surtout pour le contrôle des ressources naturelles (diamants, or, bétail...) et dans d’intenses luttes politiques pour accéder aux maigres ressources du pouvoir.

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

VISITE EN RCA DU CONSEILLER SPECIAL DU SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES POUR LA PREVENTION DU GENOCIDE

 

Bangui, 6 octobre 2017 - Le Secrétaire Général Adjoint, Conseiller Spécial du Secrétaire général de l’ONU pour le prévention du génocide, Adama Dieng, entreprendra une mission en République Centrafricaine (RCA) du 6 au 11 octobre 2017.

 

Cette mission fait suite aux informations reçues par son bureau faisant état d’une montée des violences intercommunautaires, d’attaques et de représailles opérées par des groupes armés contre les populations civiles dans plusieurs régions du pays. La situation des droits de l'homme en RCA demeure en effet préoccupante en raison de la récurrence des violations et abus de droits de l'homme et du droit international humanitaire imputés aux différents groupes armés sévissant sur le territoire centrafricain et dont sont victimes les populations civiles. Les cas documentés par la Division des Droits de l’Homme (DDH) de la MINUSCA et partagés pour information avec le gouvernement et le Bureau de Monsieur  Adama Dieng, portaient entre autres sur les attaques contre les populations civiles, personnes déplacées et personnels humanitaires, les exécutions extrajudiciaires et arbitraires, les menaces de mort, les traitements cruels, inhumains et dégradants, le viol, la violence sexuelle et sexiste, les arrestations et  détentions arbitraires, les enlèvements, le travail forcé, l’enrôlement des enfants soldats et la destruction ou l'expropriation de biens appartenant aux populations civiles.

 

Préoccupé par ces informations, le Conseiller Spécial a souhaité se rendre en RCA pour rencontrer les populations, s’entretenir avec les autorités centrafricaines de la situation sécuritaire dans le pays et explorer avec elles, les réponses nécessaires pour réduire les tensions intercommunautaires et assurer la protection des populations civiles. Sa démarche s’inscrit dans un objectif de prévention d’atrocités criminelles que sont les crimes de guerre, le nettoyage ethnique, les crimes contre l'humanité, et le génocide, ainsi que des incitations à les commettre.Il est prévu que le Conseiller Spécial se rende à Bria et rencontre également les membres des confessions religieuses, de la société civile, les représentants des groupes armés, les représentants de la communauté internationale, le leadership des Nations unies, ainsi que le Procureur de la Cour pénale spéciale.

 

Juriste et spécialiste des droits de l’homme, M. Dieng est Conseiller Spécial du Secrétaire général de l’ONU pour la prévention du génocide au rang de Secrétaire général adjoint depuis juillet 2012. Il a contribué pendant toute sa carrière au renforcement de l’état de droit, à la lutte contre l’impunité et à la promotion du renforcement des capacités des institutions judiciaires et démocratiques. Il a commencé sa carrière au Sénégal comme Greffier des tribunaux régionaux et des tribunaux du travail. Il a été Greffier de la Cour suprême du Sénégal pendant six ans.  En 1982, il est entré à la Commission internationale des juristes, où il a exercé plusieurs fonctions, notamment celles de Juriste pour l’Afrique et de Secrétaire exécutif, jusqu’en 1990.  Au cours des 10 ans qui ont suivi, il a été Secrétaire général de ladite Commission et, dans ce cadre, Expert indépendant des Nations Unies pour Haïti, de 1995 à 2000.

 

De 2001 à 2012, M. Adama Dieng sert au poste de Greffier du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) au rang de Sous-Secrétaire général. M. Dieng a également assumé les fonctions d’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Malawi et a joué un rôle moteur dans la création de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, ainsi que dans l’élaboration de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption.

 

Le Conseiller spécial a enseigné le droit international et les droits de l’homme dans plusieurs instituts et universités dans le monde.  Il est membre d’« Africa Leadership Forum » et Président honoraire de « The World Justice Project ».

 

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Division de Communication Stratégique et d'information publique 

 

MINUSCA | Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine 
Prévention du génocide en Centrafrique : Adama Dieng envoyé de l’Onu se rend sur place
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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 23:42
Lu pour vous : Centrafrique : l’échec total de l’ONU

 

 

 

 

https://mondafrique.com  Par Aza Boukhris  6 octobre 2017

 

Les discours des responsables onusiens chargés du retour à la Paix en Centrafrique ne sont plus audibles par les Centrafricains, 

 

Dans un pays où quart des citoyens est toujours réfugié à l’étranger ou déplacé interne, vivant dans des camps de fortune, l’ONU a perdu toute crédibilité. La MINUSCA avec ses 12 000  Casques bleus, ses moyens logistiques et opérationnels importants, n’est plus la bienvenue, sauf à Bangui où  les commerçants, hôteliers, tenanciers de boîte de nuit et restaurateurs touchent le pactole. Il est vrai qu’en une semaine, certains responsables onusiens à Bangui, gagnent plus qu’un magistrat centrafricain en une année (4000 € annuel).

 

Après les propos inconsidérés du Secrétaire général de l’Onu chargé des affaires humanitaires, Stephen O’Brien, sur les “signes avant-coureurs d’un génocide”, Antonio Gutteres s’est réveillé de son profond sommeil. Il a dépêché, en urgence, Adam Dieng, le spécialiste en génocide. Lui-même s’est cru obligé de se rendre, fin octobre,  dans ce pays qu’il devrait pourtant bien connaître en raison de ses anciennes fonctions. Il y a effectivement urgence, car l’Onu perd la main sur ce dossier révélateur de son impuissance, en dépit de ses importants moyens humains et financiers. En revanche, l’Union africaine pourrait bien posséder la clef pour mettre en oeuvre un processus de sortie de crise.

 

Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a rapidement fait adopter sa Feuille de route de sortie de la crise centrafricaine. La CEEAC, avec son Secrétaire général, le Tchadien Allam-Mi, appuie ces propositions qui ont aussi finalement été agréés par la France. L’ancien ministre des Affaires étrangères du président tchadien, Moussa Faki Mahamat, avec son conseiller spécial le professeur de droit mauritanien Mohamed El hacen ould Lebatt, ancien représentant de l’Union africaine à Bangui, connaît probablement le mieux les causes et les solutions pertinentes de la crise centrafricaines.

 

Moussa Faki Mahamat estime que, comme tant d’autres conflits africains,  la solution ne peut venir que des Africains et, en l’espèce, des Centrafricains. Comme beaucoup d’observateurs, il pense que les projets établis dans les bureaux climatisés de New York, de Bruxelles ou de Paris, par des bureaucrates passant de la Papouasie Nouvelle Guinée à la République centrafricaine, sont inadaptés et inopérants.

 

Ainsi donc, en dépit des sanctions onusiennes, peu respectées, les anciens protagonistes de la crise, comme les anciens présidents François Bozizé, renversé par un coup d’Etat de l’ex Seleka,  “Michel” Djotodia Am-Nondroko, le tombeur de Bozizé, pourraient en finir avec leur exil, pour être assignés à résidence dans leur village, en attendant que le temps fasse son travail. En revanche, les seigneurs de la guerre, souvent originaires d’autres pays, pourraient ne pas bénéficier d’une telle mansuétude. Il est probable que la Cour Pénale Spéciale, à qui il “manque toujours un stylo” pour fonctionner, pourra se consacrer aux crimes commis en 2003. Ceux de la période 2013-2017 attendront, à moins que cette Cour, plus baroque qu’hybride, issue des bureaux climatisés occidentaux, ne soit qu’un avatar de cette crise et dont l’utilité sera désormais à démontrer.

 

Il va de soi qu’un retour de François Bozizé ne sera pas de tout repos pour le président Touadera et de son clan qui auront tout à craindre de leur ancien patron. L’émoi provoqué, par la rumeur absurde et totalement improbable, de la présence de François Bozizé, dans un vol AF du mardi 3 octobre dernier, est significatif de la paranoïa qui gagne le Palais de la Renaissance. La Feuille de route de l’Union africaine sera probablement moins reposante, pour le pouvoir actuel, que les actions anesthésiantes et sans effets de l’ONU

 

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Centrafrique-Presse.com
7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 23:39
Près de 100 immigrants illégaux arrêtés en Centrafrique
Près de 100 immigrants illégaux arrêtés en Centrafrique

 

 

 

 

https://www.voaafrique.com  06 octobre 2017

 

En RCA, face la forte affluence des ressortissants de la RDC dans les quartiers sud de Bangui, la police a lancé vendredi matin une vaste opération de contrôle dans la capitale, et près d'une centaine d'étrangers en situation irrégulière ont été arrêtés.

 

Au total, 90 ressortissants étrangers, pour la plupart de la RDC, sont tombés dans les filets des forces de sécurité intérieure au premier jour de cette opération.

 

Selon les autorités, entre janvier et septembre 2017, plus de 5000 Congolais de la RDC sont entrés illégalement sur le territoire centrafricain. L'opération vise donc à maîtriser le flux migratoire.

 

"Il est de notre devoir de savoir qui est sur le territoire", a déclaré Jean Claude Zoubanda, chargé de mission au ministère de la sécurité publique à VOA Afrique. "Les immigrants illégaux seront reconduit à la frontière".

 

Depuis presque deux années, la présence des ressortissants de la RDC dans les secteurs sud de Bangui et dans les villages longeant le fleuve Oubangui, ligne frontalière entre la RCA et son voisin congolais, ne cessent de grandir.

 

Dans le quartier Kpèténé 1, le chef Sylvain Odranzoyen a déjà répertorié plusieurs centaines de migrants.

 

"Dans mon quartier, le nombre a augmenté. En 2014, ils étaient 182, et cette année, en 2017, après un recensement que j'ai organisé, ils sont 354", explique Sylvain Odranzoyen.

 

Cet afflux, non seulement des Congolais, mais aussi des Nigérians, Camerounais et Rwandais, inquiète les Centrafricains encore à l'esprit l'image des atrocités commises par des mercenaires étrangers durant la crise.

 

Ces entrées illégales sont aussi déplorées par certains étrangers qui vivent depuis plusieurs années sur le territoire centrafricain. Ce ressortissant congolais de la RDC, en situation régulière, a déjà passé 28 ans à Bangui, expliquant qu'il "connait tout le monde dans le quartier" et "vit sous contrôle administratif".

 

Selon les autorités, la crise qui a secoué le pays n'a pas permis la sécurisation des frontières.

 

Pour certaines personnes, ce phénomène est dû en partie à la corruption: les forces de défense et de sécurité se livreraient au racket.

 

Freeman Sipila, correspondant à Bangui

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 23:38

 

 

CENTRAFRIQUE : POURQUOI LE POUVOIR DE TOUADERA PEINE À MONTER EN PUISSANCE DANS LE PROCESSUS DE RÉSOLUTION DE LA CRISE ?               

 

Après la bataille électorale du second tour des Présidentielles, le candidat des pauvres a été élu contre toute attente. Cette victoire a été saluée malgré tout par des centrafricains de tous bords. La paix, la sécurité était devenue un défi majeur et inscrit prioritairement sur l'agenda des nouvelles autorités. Le rassurant discours d'investiture intronisant le concept peu abstrait de "rupture" a apaisé la souffrance des uns et des autres. Un gouvernement de remerciement composé des membres du collectif de 1% a été mis en place. L'annonce de ce gouvernement n'a pas irrité la classe politique car la priorité était ailleurs. Les institutions républicaines prévues par la constitution ont été mises sur pied et surtout dans le délai.

 

La minuterie du processus DDRR continue de tourner, la table ronde de Bruxelles avec les innombrables promesses de dons, plusieurs rencontres de travail avec les experts de FMI et Banque Mondiale, de multiples voyages avec suite à l'étranger dont deux sommets de l'ONU à New York, des accords de paix précédés de plusieurs rencontres et réceptions des représentants des groupes armés et enfin un remaniement ou réajustement gouvernemental. Fort de ce regrettable constat, la situation socio-politique du pays qui au demeurant semblait maîtrisable s'est empirée avec la perte d'autorité sur les 3/4 du territoire au profit de la rébellion. Il faut noter au passage que le nombre exact des groupes armés n'est pas défini. On assiste avec impuissance à la recrudescence de la violence avec comme corollaire des milliers des déplacés et réfugiés. Les droits de l'homme sont systématiquement bafoués au profit d'une barbarie inqualifiable.

 

Effaré, le citoyen lambda qui ne sait à quel saint se vouer tente d'apporter des éléments de réponse en s'interrogeant : pourquoi le pouvoir des nouvelles autorités peine à monter en puissance ? La période d'essai, d'apprentissage ou de grâce n'est-elle toujours pas terminée ? En dépit de quelques recettes fiscalo-douanières, le pays ne cesse de mendier pour remplir la caisse à détournement. N'avez-vous pas constaté qu'on demande trop à la communauté internationale ? Quelles sont les réalisations déjà faites avec les fonds déjà encaissés ? Avons-nous déjà présenté aux différents bailleurs et partenaires au développement les rapports d'activité des fonds  déjà reçus ? La succession des erreurs pyramidaux dans la prise des grandes décisions d'orientation surtout en minimisant leur portée politique expliqueraient cet enlisement.

 

Ce pouvoir nous a habitués à de dérives de bonne gouvernance et principalement à un déficit managérial  chronique. On gère un pays post-guerre à l'échelle familiale à l'instar des décrets portant nomination des préfets et sous-préfets à qui on a attribué à tort les statuts d"administrateur civil". Comment comprendre qu'un dépositaire de l'autorité de l'Etat et garant de l'application des lois et règlements dans sa circonscription soit un vendeur de légumes professionnel ? Ce pouvoir impopulaire n'a aucun respect pour le peuple ni pour les victimes et creuse au jour le jour un fossé d'avec le peuple. Le ministre des mines qui s'illustre dans un sextape sur les réseaux sociaux, un ministre conseiller à la présidence de la République qui se croit tout permis et ne cesse de narguer la population sur les réseaux sociaux, le retour incompris de Francis Bozizé qui sera peut être suivi de celui de son père, le flou autour de la question de l'amnistie, la tenue de l'assemblée générale des Ngbakamandja qui crée un climat de méfiance au relent tribaliste, les passeports diplomatiques qui dûment règlementés par des textes sont délivrés à volonté même à des maîtresses et étrangers.

 

Logiquement, ils doivent être exclusivement délivrés à des diplomates mais pour des raisons d'Etat, ils peuvent être délivrés à certaines personnalités pour faciliter l'exercice de leur mission. Par ailleurs, le ministre de la sécurité publique, en manque de stars qui trinque et pose en selfies accompagné de large sourire avec le bourreau du peuple. Ce selfie était-il nécessaire ? À moins qu'ils aient des intérêts communs quelque part. Selon les propos de l'expert du FMI au sortir d'une audience avec le Président de la République, sur 24 ministères seulement 2 ont contribué positivement à la croissance économique dont celui des eaux et forêts. Alors peut-on se permettre de limoger aussi facilement un ministre qui a fait un travail titanesque ? Le système à institué un bourbier, une injustice politique et sociale, l'impunité, la corruption.

 

Pour des intérêts obscurs, le nouveau gouvernement passe de 24 ministres à 34. Tout cela explique un manque de sérieux et met à nu la cécité chronique des autorités à innover, a inventé. On remarque également un manque de vision synoptique même à court terme obligeant ainsi les autorités à piloter à vue. Visiblement la machine est grippée et nécessite des soins intensifs. Fort de ce diagnostic, comment peut-on s'étonner de l'enlisement du système ? Pourquoi s'étonner du maintien de l'embargo sur les armes par l'ONU ? Aux dernières nouvelles, les ministres de l'intérieur et celui des affaires étrangères menacent de rendre leur tablier.

 

Fort de ce macabre constat, ce pouvoir risque d'être fissuré, fragilisé par des démissions pyramidales, heureusement que la démission n'a pas de droit de cité dans notre culture politique. Ce système fabriqué en toutes pièces par les nouvelles autorités ne montera jamais en puissance s'il continue de nier les réalités socio-politiques et économiques du pays. À ce rythme et en conséquence de ce qui précède, la rébellion risque d'accompagner le mandat et rien ne nous garantit qu'elle autorisera une seconde fois l'organisation des prochaines échéances électorales dans les territoires occupés. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c'est moi.                               

 

Nantes le 06 octobre 2017

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections.  

CENTRAFRIQUE : POURQUOI LE POUVOIR DE TOUADERA PEINE À MONTER EN PUISSANCE DANS LE PROCESSUS DE RÉSOLUTION DE LA CRISE ? par Bernard Selemby Doudou
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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 00:05
Nouvelles nationales sur RFI
Nouvelles nationales sur RFI

 

 

 

Le conseiller spécial de l'ONU pour la prévention du génocide attendu en RCA

 

Par RFI Publié le 05-10-2017 Modifié le 05-10-2017 à 22:57

 

Le secrétaire général des Nations unies est attendu à Bangui du 24 au 27 octobre. Avant lui, c'est son conseiller spécial pour la prévention du génocide, Adama Dieng, qui se rend en Centrafrique ce vendredi 6 octobre pour une semaine. Une visite importante alors que les récents propos d'un haut responsable de l’ONU sur des « signes avant-coureurs de génocide » en RCA continuent de faire débat, et surtout que la situation humanitaire et sécuritaire n'a cessé de s'aggraver cette année.

 

A New York, on assure que cette visite d'Adama Dieng a été prévue bien avant les propos, en août, du chargé des affaires humanitaires de l'ONU, Stephen O'Brien, sur des « signes avant-coureurs de génocide ».

 

Des propos qui avaient suscité le débat. La Centrafrique est-elle oui ou non en situation pré-génocidaire ? Il y a quelques jours à Genève, le président Touadéra avait estimé, lui, que le mot « génocide » n'était pas justifié.

 

L'utilisation du terme « génocide » - qu’elle soit justifiée ou non - a déjà été faite pour qualifier la situation centrafricaine. Des responsables français, américains, et même Adama Dieng, lui-même, en ont évoqué les risques en 2013 avant l'opération Sangaris, ou en 2014, avant la création de la Minusca. Adama Dieng est déjà venu en RCA il y a un an et demi.

 

Dégradation

 

Depuis, alors que la crise centrafricaine sort des radars médiatiques internationaux, la situation humanitaire et le niveau des violences se sont considérablement aggravés pour quasiment atteindre la situation de 2014, selon de nombreux acteurs.

 

« Le mot prévention est le mot important dans l'intitulé de son mandat », explique-t-on dans l'entourage d'Adama Dieng.

 

Alors que les violences ont embrasé le centre et l'est du pays depuis un an, que des massacres ont été commis dans plusieurs villes, comme Bangassou, le conseiller spécial a un programme chargé. Il doit rencontrer le plus d'acteurs possible : gouvernement, chef de l'Etat, représentants de groupes armés, humanitaires, société civile ou leaders d'opinion. Un déplacement à Bria, théâtre de violences récurrentes est prévu également.

 

 

Centrafrique: le retrait du groupe 3R de Bocaranga se fait toujours attendre

 

Par RFI Publié le 05-10-2017 Modifié le 05-10-2017 à 05:02

 

 

Dans le nord-ouest de la Centrafrique, la localité de Bocaranga a des allures de ville fantôme depuis que le groupe 3R l'a investie le 23 septembre. En fin de semaine dernière, une mission Minusca-gouvernement s'est rendue sur place pour parlementer avec le groupe armé et obtenir un retrait. Mais ce départ se fait toujours attendre.

 

Le général Balla Keita, qui commande la force onusienne, avait donné 3 jours au groupe 3R pour quitter Bocaranga et permettre ainsi le retour des 15 000 habitants qui ont déserté la ville.

 

Le chef de 3R, Sidiki Abass, lui a quitté Bocaranga dès la semaine dernière, juste avant la venue des ministres et hauts responsables Minusca, et n'est jamais revenu. Ses hommes, eux, sont toujours dans la place. « S'ils s'en prennent aux populations, il y aura une réaction militaire immédiate », assure le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro.

 

Sur le terrain, les casques bleus poursuivent leurs patrouilles pour protéger certaines installations et les déplacés qui ont choisi de rester. Que se passera-t-il si les éléments de 3R restent et ne s'en prennent pas aux civils ? « On va voir », répond la Minusca.

 

« Un délai a été donné à 3R pour se retirer, pour l'instant on observe », commente la ministre de la Défense, Marie Noelle Koyara. « Le chef de la force de la Minusca était avec nous à Bocaranga il y a quelques jours, la Minusca a touché du doigt la souffrance de la population et il n'y a pas de raison de ne pas lui faire confiance », ajoute-t-elle. En théorie, l'ultimatum a expiré mais une période de flottement s'est ouverte.

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 23:50
République centrafricaine : Les violences sexuelles sont utilisées comme arme de guerre (HRW)

 

 

 

HRW dénonce le recours aux esclaves sexuelles dans le conflit centrafricain

 

AFP Publié le jeudi 05 octobre 2017 à 06h24 - Mis à jour le jeudi 05 octobre 2017 à 06h24

 

Les groupes armés en Centrafrique ont eu recours au viol et à des esclaves sexuelles à travers le pays comme tactique de guerre pendant près de cinq ans de conflit, a dénoncé jeudi dans un rapport l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW).

 

Les commandants des unités ont toléré les violences sexuelles commises par leurs troupes et, dans certains cas, semblent les avoir ordonnées ou y avoir participé eux-mêmes, affirme le document de 176 pages.

 

De nombreux témoignages de victimes racontant dans le détail des viols à répétition chaque jour et des meurtres de proches, maris ou enfants, renforcés par des entretiens avec des fonctionnaires, des policiers et des médecins, étayent les accusations de HRW.

 

Dans son document, titré "Ils disaient que nous étions leurs esclaves, violences sexuelles par des groupes armés en Centrafrique", l'organisation a compilé 305 cas de viols et d'esclavage sexuel dont ont été victimes selon elle 296 femmes et filles par des membres de groupes armés entre 2013 et mi-2017.

 

Les deux principales parties au conflit --les milices Séléka prétendant défendre la minorité musulmane et les antibalaka majoritairement chrétiennes-- ont toutes deux eu recours à la violence sexuelle.

 

"Les groupes armés ont utilisé le viol d'une manière brutale et calculée afin de punir et de terroriser des femmes et des filles", souligne dans un communiqué Hillary Margolis, spécialiste des droits des femmes à HRW.

 

"Chaque jour, des survivants vivent avec les conséquences dévastatrices des viols, en sachant que leurs assaillants sont libres, occupent peut-être des fonctions de pouvoirs, en toute impunité", ajoute-t-elle.

 

HRW estime que le nombre d'abus sexuels est bien supérieur à ce que l'ONG a pu recenser. Les faits commis sont des crimes en Centrafrique mais représentent aussi des crimes de guerre voire même, pour certains, des crimes contre l'humanité. Certaines victimes ont été esclaves sexuelles pendant 18 mois, a précisé l'organisation.

 

Aucun membre des groupes armés en cause n'a, à ce jour, été arrêté ou traduit en justice pour violences sexuelles, déplore HRW, réclamant la concrétisation aussi rapidement que possible de la Cour criminelle spéciale créée en mai en Centrafrique pour juger les crimes commis par les groupes armés depuis 2003.

 

Avec un soutien financier, logistique et politique, cette Cour est la seule institution qui pourrait rompre l'impunité dont bénéficient les auteurs des violences, juge HRW qui donne les noms de six dirigeants de groupes armés identifiés par des victimes comme ayant commis des violences sexuelles.

 

AFP

 

 

 


Les groupes armés ont régulièrement commis des viols et des actes d’esclavage sexuel



(New York, le 5 octobre 2017) – Les groupes armés qui sévissent en République centrafricaine ont eu recours au viol et à l'esclavage sexuel comme tactique de guerre à travers le pays, tout au long de l'actuel conflit qui dure depuis près de cinq ans, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui. Des commandants ont toléré que leurs forces commettent des violences sexuelles à grande échelle et, dans certains cas, semblent même les avoir ordonnées, voire commises eux-mêmes.



Ce rapport de 190 pages, intitulé « ‘Ils disaient que nous étions leurs esclaves’: Violences sexuelles perpétrées par les groupes armés en République centrafricaine », documente 305 cas de viol et de mise en esclavage sexuel par des membres des groupes armés entre le début de 2013 et le milieu de 2017. Dans un contexte de fracture sectaire, la Séléka, un groupe majoritairement musulman, et la milice essentiellement chrétienne et animiste appelée « anti-balaka », qui sont les deux principales parties au conflit, ont recouru aux violences sexuelles en représailles à ce qu'elles percevaient comme une attitude de soutien au camp opposé.



« Les groupes armés utilisent le viol de manière brutale et calculée pour punir et terroriser les femmes et les filles », a déclaré Hillary Margolis, chercheuse à la division Droits des femmes à Human Rights Watch. « Chaque jour, les victimes survivantes vivent avec les séquelles dévastatrices du viol, sachant que leurs agresseurs sont libres, peut-être installés dans des positions de pouvoir, et qu'ils n'ont jusqu'ici à subir aucune conséquence de leurs actes. »



Human Rights Watch a mené des entretiens avec 296 victimes de viols et d'asservissement sexuel, dont 52 étaient mineures à l'époque des agressions, ainsi que des responsables gouvernementaux, des policiers, des membres du personnel médical, des responsables des Nations Unies, et d'autres.



En raison de la honte qui s'attache au viol, qui fait que de nombreuses survivantes n'en parlent pas, et de restrictions imposées à nos recherches par des considérations de sécurité, il ne fait aucun doute que le nombre réel des actes de violence sexuelle commis par les groupes armés durant le conflit est plus élevé, a affirmé Human Rights Watch. 



La plupart des abus documentés ne sont pas seulement des crimes au regard de la loi centrafricaine, ils constituent également des crimes de guerre. Dans certains cas, ils peuvent même constituer des crimes contre l'humanité. Mais jusqu'à présent, à notre connaissance, pas un seul membre d'un groupe armé n'a été arrêté ou traduit en justice pour violences sexuelles. 



Les actes de violence sexuelle commis par des combattants documentés dans ce rapport constituent des actes de torture et, dans de nombreux cas, la torture ne s'est pas limitée aux violences sexuelles, car celles-ci étaient accompagnées d'autres formes d'abus qui équivalaient également à de la torture. Certaines survivantes ont été violées par 10 hommes ou plus lors d'un seul incident. Lors de leurs attaques, des combattants ont parfois donné le fouet à des femmes et des filles, les ont maintenues ligotées pendant de longues périodes, leur ont fait subir des brûlures et les ont menacées de mort. Des victimes ont fait état de blessures diverses, comme des os fracturés, des dents cassées, des blessures internes et des traumatismes crâniens. Treize d'entre elles, dont trois étaient des enfants au moment des agressions, ont affirmé s'être retrouvées enceintes après les viols.
 


Les combattants ont souvent violé des femmes et des filles devant leurs enfants ou devant d'autres membres de leurs familles. Elles ont également été forcées de regarder des hommes armés violer leurs filles, leurs mères ou d'autres femmes et filles, ou tuer et mutiler leurs maris ou d'autres membres de leurs familles. En mai 2017, des combattants ont forcé une victime à les regarder violer et tuer son mari, avant de la violer elle-même.



Des femmes et des filles ont été maintenues en esclavage sexuel pendant des périodes allant jusqu'à 18 mois, lors desquelles elles étaient souvent victimes de viols à répétition de la part de plusieurs hommes. Beaucoup d'entre elles ont été contraintes de devenir les « épouses » de combattants et forcées à faire la cuisine, à nettoyer et à aller chercher de la nourriture et de l'eau. 



« Jeanne » (les noms de toutes les victimes survivantes ont été modifiés), âgée de 30 ans, a affirmé qu'environ 20 combattants de la Séléka l'avaient capturée en compagnie de neuf autres femmes et filles – certaines n'avaient que 16 ans – alors qu'elles fuyaient devant une attaque à Bambari en juin 2014. « Le premier jour, cinq Séléka m'ont violée. Nous n’avions jamais de répit – chaque jour, il y avait des viols, par des combattants différents », a-t-elle dit. Les combattants de la Séléka l'ont retenue prisonnière dans leur base pendant six mois. « Chaque combattant qui arrivait à la base, c'était pour nous violer. Si nous refusions, ils nous frappaient… J’allais chercher du bois pour le feu. J’allais chercher du bois pour le feu. Je puisais de l’eau, j’allais chercher de l’eau à la rivière, je préparais les repas. Toutes les femmes faisaient ça. Toutes les femmes étaient violées chaque nuit. »



Des femmes et des filles ont souvent affirmé avoir souffert de blessures physiques handicapantes et de maladies, y compris le VIH-sida, à cause des viols, ainsi que de pulsions suicidaires et de la perte de leurs moyens d'existence ou de leur accès à l'éducation. La plupart d'entre elles n'avaient reçu aucune thérapie d'après viol ou assistance médicale psychologique – notamment des traitements médicaux visant à la prévention du sida ou des grossesses non désirées – en raison d'un manque d'installations médicales, du coût des services ou du transport vers de telles installations, et d'informations inadéquates au sujet des services disponibles. 



La honte et le rejet par la société sont d'importants éléments dissuasifs à surmonter pour que les femmes et les filles révèlent avoir été violées ou demandent assistance. Des victimes interrogées ont indiqué que leurs maris ou partenaires les avaient abandonnées, que les membres de leurs familles les avaient critiquées, et que des membres de leurs communautés s'étaient publiquement moqués d'elles après leurs viols.



L'impunité dont ont historiquement bénéficié les auteurs de violences sexuelles dans le pays, ainsi qu'un appareil judiciaire dysfonctionnel dans une large mesure, laissent peu d'espoir de justice aux victimes, a déclaré Human Rights Watch. Seules 11 des 296 victimes interrogées ont indiqué avoir tenté de faire ouvrir une enquête pénale. Celles qui avaient informé les autorités n'ont obtenu en retour que des mauvais traitements, notamment d'être considérées comme responsables de leur sort, le refus d'enquêter, et parfois même la demande qu'elles présentent elles-mêmes leurs agresseurs pour qu'ils soient arrêtés. Trois victimes ont affirmé que des membres de leurs familles avaient été tués, passés à tabac ou menacés de mort quand ils s'étaient confrontés avec des membres d'un groupe armé responsable de leurs viols. 



Le rapport désigne six individus occupant des postes hiérarchiques dans un groupe armé qui ont été identifiés par au moins trois victimes comme ayant commis des violences sexuelles, ou comme ayant eu sous leur commandement et leur contrôle des combattants qui ont commis ces crimes. 



La forte incidence des violences sexuelles souligne combien il importe de mettre le plus tôt possible sur pied et en état de fonctionner la Cour pénale spéciale  (CPS) récemment créée, a déclaré Human Rights Watch. Ce tribunal, où siègent des juges et procureurs nationaux et internationaux, peut contribuer à briser la culture de l'impunité enracinée dans le pays, mais son succès nécessitera des appuis soutenus sur les plans financier, logistique et politique. 



La mission de maintien de la paix des Nations Unies en République centrafricaine, la MINUSCA, devrait, dans le cadre de son mandat, aider les autorités à enquêter sur des affaires de violence sexuelle et à identifier, arrêter et poursuivre en justice les personnes responsables de ces crimes, a ajouté Human Rights Watch. Elle devrait également inclure les programmes de protection des victimes et des témoins dans le soutien qu'elle apporte à la Cour pénale spéciale, en particulier pour les affaires sensibles, telles que celles concernant des violences sexuelles.



Le gouvernement centrafricain et les bailleurs de fonds internationaux devraient considérer comme une priorité de fournir des services médicaux, psychologiques, juridiques et socio-économiques aux victimes de violences sexuelles, y compris en dehors de la capitale, Bangui. Des mesures visant à réduire la stigmatisation dont elles font l'objet sont également d'une importance cruciale pour aider les victimes à recevoir des soins salvateurs et à rebâtir leurs vies. 



« Il est urgent de répandre en République centrafricaine un message fort selon lequel le recours au viol comme arme de guerre est intolérable, les violeurs seront punis et les victimes recevront le soutien dont elles ont désespérément besoin », a affirmé Hillary Margolis. « Même dans une zone de conflit, le gouvernement et les institutions internationales peuvent et devraient s'efforcer de rendre ces services accessibles dès maintenant à toutes les victimes de viol, et de mettre en place les mesures permettant d'amener les violeurs à répondre de leurs actes. »

 

 


Pour consulter le rapport « ‘Ils disaient que nous étions leurs esclaves’: Violences sexuelles perpétrées par les groupes armés en République centrafricaine », veuillez suivre le lien :
https://www.hrw.org/fr/node/309842/ 

Pour consulter d'autres communiqués ou rapports de Human Rights Watch sur la République centrafricaine, veuillez suivre le lien:
https://www.hrw.org/fr/africa/central-african-republic 

Pour consulter d'autres communiqués ou rapports de Human Rights Watch sur les droits de la femme, veuillez suivre le lien:

http://www.hrw.org/fr/category/topic/women

Pour de plus amples informations, veuillez contacter:
À New York, Hillary Margolis (anglais, français): +1-917-385-4107 (portable américain); ou +44 (0)20-77-33-48-65-24 (portable britannique); ou margolh@hrw.org. Suivez-la sur Twitter: @hillarymargo
À Bangui, Lewis Mudge (anglais, français): +236-7565-2743 (portable centrafricain); +236-7262-3801 (portable centrafricain); ou 1-646-637-3801 (portable américain); oumudgel@hrw.org. Suivez-le sur Twitter: @LewisMudge
À Paris, Bénédicte Jeannerod (français, anglais): 
+33-6-74-32-88-94 (portable); ou +33-1-43-59-55-31 (bureau); ou jeanneb@hrw.org. Suivez-la sur Twitter: @BenJeannerod

Sélection de témoignages publiés dans le rapport

Esclavage sexuel 


« Chaque jour, quatre hommes venaient pour avoir des rapports sexuels avec moi le matin. Puis cinq hommes à 15 h 00 et encore à 19 h 00. Le matin, quatre hommes, l’après-midi et le soir, le commandant plus quatre hommes. Ils ont dit : “Tu ressembles à une fille chrétienne. Tu vends ton sexe aux musulmans. Aujourd’hui, tu vas voir.” »
– « Rachida » 25 ans (les noms de toutes les victimes ont été modifiés)


Viol

« Un [combattant] m'a prise de force et mon mari s’est adressé à lui : “C'est une pauvre femme. Epargnez-la.” L'un d’eux s’est approché et lui a dit de se taire et de se déshabiller… Puis le chef a déclaré : “Moi, je vais coucher avec son mari.” J'ai baissé la tête mais il m'a dit de la relever et de regarder. J'ai crié : “Il n'y a aucune raison de nous blesser tous les deux”, mais un autre a lancé : “Ferme-là.” Ensuite, ils m'ont bâillonnée avec un morceau de tissu. Deux autres se sont approchés et m'ont pris les jambes. Ils les tenaient ouvertes. Quand le premier a fini de me violer, il a demandé à un autre d’apporter un vêtement. Il a pris [le vêtement] et l'a mis dans mon vagin pour nettoyer là où le premier homme avait été. Je n’arrivais pas à faire autre chose que crier. Cela faisait trop mal.

Ma fille pleurait. L'un d'eux a dit : “Pourquoi cet enfant pleure-t-elle comme ça ?”  Je les ai entendus lui tirer dessus. J'ai imploré Jésus : “Comment peux-tu permettre une chose pareille ? ” J'ai juste pleuré pour mon enfant ... Je les ai entendus faire feu et ensuite tout était silencieux. Je ne l'entendais plus. »
- « Irène », 36 ans.

 


« Un [combattant anti-balaka] m'a dit : “Déshabille-toi, pour que nous ayons des rapports sexuels avec toi.” J’ai dit : “Je suis encore vierge.”  Il a répondu : “Si tu es encore vierge, alors nous te dépucellerons aujourd’hui.”  L’un d’eux a arraché mes vêtements et l’autre a déchiré mes sous-vêtements. Celui qui a déchiré mes sous-vêtements avait [une] machette. Un d’eux m’a attrapée à la gorge et m’a jetée au sol. Il m’a tenu la bouche fermée pendant que le premier homme me violait. J’ai commencé à saigner. Lorsque le premier homme a terminé, le deuxième homme a dit : “Je ne peux pas te laisser comme ça, je dois te violer aussi.”  Donc il m’a violée lui aussi. »
– « Priscille », 16 ans, qui a affirmé que ces hommes avaient également violé sa jeune sœur âgée de 10 ans.


Impact des violences sexuelles

 

« J’ai été traumatisée parce que dans les rues, les gens disaient : “La voilà, la femme qui a été violée par les Séléka.” À la maison, mon mari a dit : “Tu as accepté que les Séléka te violent. Pourquoi n’as-tu pas crié ? Prends tes affaires et pars.” »
– « Yvette », 27 ans.

« Que vais-je faire avec ce bébé ? Je n’en veux pas. Qui s’occupera de lui ? Toute ma famille est morte et j’attends le bébé d’un meurtrier. » 
– « Béatrice », 18 ans, enceinte à la suite d'un viol par un combattant anti-balaka.


Accès aux services

« Ils m’ont dit de payer les médicaments et je n’ai pas les moyens. C’était pour les injections, les sérums, les antibiotiques – 4 500 francs CFA (7,67 dollars US), 2 500 francs CFA (4,26 dollars US) ... [Le médecin] a fait un examen. Il a dit que j’avais des blessures internes. Je lui ai signalé le viol. Ils n’ont pas fait de test de dépistage du VIH. Il m’a dit que pour faire un test du VIH, je devais payer 1 500 francs CFA (2,56 dollars US). »
– « Lorraine », 30 ans.

Accès à la justice

« Lorsque je les ai vus [circuler dans la ville], j’étais très effrayée, mais il n’y a aucune loi ici, donc je vais dans ma hutte et je pleure... [S]i les tribunaux étaient ouverts, j’irais porter plainte [contre eux]. Mais je ne suis pas allée voir les gendarmes, parce que là, il faut payer et, en fin de compte, ils ne font rien. »
– « Cécile », 50 ans.

« Ils ont tué mon mari, ils m'ont violée, je n'ai plus de maison, je suis infectée [avec le VIH] – voilà ce qu'ils m'ont fait. Je veux les traîner devant la justice parce qu'ils ont détruit ma vie. »

– « Mélanie », 31 ans.

 

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 23:24
Centrafrique : La Minusca annonce le retrait de Sidiki de la ville de Bocaranga

 

 

 

PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 4 OCTOBRE 2017

 

 

BANGUI, 03 Octobre 2017 (RJDH) — Le porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro a annoncé ce mercredi 4 octobre, le retrait de Sidiki de la ville de Bocaranga occupée par son mouvement 3R depuis la semaine dernière. Cette annonce a été faite lors de conférence de presse hebdomadaire de la mission onusienne.

 

Ce retrait de Sidiki fait suite à l’ultimatum de trois jours que lui avait lancé la mission après l’occupation de la localité par ses hommes, « après l’ultimatum de la Minusca, Sidiki s’est retiré de la ville. Puisqu’il est signataire de l’accord du DDRR, on ne pouvait pas lui mettre la main dessus et le transférer à Bangui », affirme Monteiro.

 

Le porte-parole de la Minusca n’a précisé ni les circonstances ni le jour de son retrait qui selon les informations du RJDH ne serait pas encore effectif. Nos informations indiquent que les hommes de Sidiki, malgré l’expiration de l’ultimatum de la Minusca sont encore dans la ville de Bocaranga, où ils continuent les pillages.

 

Contacté par le RJDH, le député de Koui Eusèbe Ngaïsset, remet en cause les propos du porte-parole de la Minusca, « au moment où je vous parle, les éléments de 3R sont à Bocaranga voire Bouar. Vous comprenez que l’affirmation du porte-parole de la Minusca relève de l’imaginaire et de la surenchère », dénonce l’honorable.

 

Le député de Bocaranga, Martin Ziguele rejette aussi l’information de la Minusca et souligne que les Séléka proches de Paoua « ont quitté pour venir renforcer ceux de Bocaranga ». L’honorable a aussi confirmé les scènes de pillage dans la ville.

 

La ville de Bocaranga attaquée le 23 septembre dernier est toujours sous contrôle des éléments de Sidki, un démenti de l’affirmation de la Minusca qui à travers son porte-parole, annonce le retrait de ce chef rebelle de la ville de Bocaranga.

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 23:15
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Abdoulaye Hissene initie des rencontres intergroupes armés à Ippy au centre du pays

 

PAR BIENVENUE MARINA MOULOU-GNATHO LE 4 OCTOBRE 2017

 

IPPY, 04 Octobre 2017(RJDH) — La présence de Abdoulaye Hissene du FPRC est signalée à Ippy, une ville Co-contrôlée par la Séléka et les Anti-Balaka. L’information a été confirmée par plusieurs sources indépendantes contactées par le RJDH.

 

Abdoulaye Hissene serait arrivé à Ippy lundi soir avec une centaine de ses éléments dans l’objectif d’amorcer des pourparlers intergroupes armés. Le porte-parole des Anti-Balaka Christ Junior Kenguemba contacté à Ippy a confirmé cette présence. Il a indiqué qu’une rencontre entre le leader du FPRC et les Anti-Balaka de la région s’est tenue mardi dernier à l’initiative de Abdoulaye Hissene qui a appelé le mouvement à faire la paix afin de faciliter le retour de la paix, « nous avons déjà eu une rencontre avec Abdoulaye Hissene qui nous a demandé de faire la paix, la cohésion sociale, car la population a beaucoup souffert ».

 

De sources concordantes, une rencontre entre Abdoulaye Hissene et Ali Daras est envisagée pour discuter du même sujet, « le chef du FPRC est encore dans la localité et il a envoyé ses émissaires à Ali Daras pour qu’ils se rencontrent afin de discuter de la cohésion sociale dans la région. Toutes ses négociations visent à faciliter le retour des peuls dans les zones proches de Bria et la reprise de leurs activités», confie une source indépendante qui a requis l’anonymat.

 

Abdoulaye Hissene est depuis son retrait de Bangui en aout 2016 à la tête d’une aile du FPRC à Bria où sa tendance est accusée d’avoir recrutée des mercenaires tchadiens et soudanais. Depuis quatre(4) mois, le FPRC tendance Abdoulaye Hissene livre des combats au FPRC tendance Azor Khalit qui aurait des liens avec des Anti-Balaka de la région. Ces conflits inter-FPRC ont fait plus d’une centaine de morts, de nombreux blessés et occasionnés d’importants déplacements de population confrontée aujourd’hui à de sérieux problèmes humanitaires.

 

Au moment où nous mettons sous presse, les jeunes de la ville de Ippy seraient en train de se préparer pour manifester contre la présence du leader de FPRC Abdoulaye Hissene dans leur localité.

 

 

Centrafrique : 4 réfugiés morts lors d’une attaque des groupes armés à la frontière ouest avec le Cameroun

 

PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 4 OCTOBRE 2017

 

BANGUI, 4 octobre 2017 (RJDH)—Au moins 4 réfugiés centrafricains sont tués et 4 autres enlevés, lors d’un affrontement entre les groupes armés dans le village Koya1-Bwakine à environ 3 km du site des réfugiés centrafricains de Timangolo, situé à 37 km de Gbiti au Cameroun, apprend-t-on des sources humanitaires.

 

La zone ouest de la Centrafrique, frontalière avec le Cameroun a été attaquée le 21 septembre dernier, par un groupe armé encore non identifié. Cette attaque a couté la vie à 4 réfugiés centrafricains. Beaucoup ont été obligés de fuir vers la sous-préfecture d’Amada-Gaza et Gamboula en République Centrafricaine.

 

Selon les sources humanitaires, 4 réfugiés en dehors des tués, ont été enlevés lors de l’attaque, « les ravisseurs ont exigé des rançons pour leur libération. Le 22 septembre, au cours d’un accrochage entre les forces camerounaises et les assaillants, 4 personnes auraient été tuées dont 3 réfugiés et 1 élément du groupe armé », rapporte cette source dans l’aperçu humanitaire publié par OCHA.

 

Les acteurs humanitaires notent qu’il y’a une forte mobilisation des groupes armés dans les zones frontalières, ce qui contraint les réfugiés à retourner vers la Centrafrique. « Le nombre de ces rapatriés spontanés n’est pas encore connu. Aucune évaluation humanitaire n’est encore possible dans la zone. Cependant, il faut noter que l’état de délabrement avancé des infrastructures routières (ponts et routes) constitue l’un des défis majeurs de l’accès humanitaire dans cette zone » lit-on dans l’aperçu humanitaire publié par OCHA.

 

Selon les informations du RJDH, ces hommes auraient fait incursion à partir du village Gbiti au Cameroun et se seraient dirigés vers un campement d’éleveurs peuls transhumants. Cette situation fait monter la tension dans la zone.

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