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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 12:25
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Les partis politiques évoquent leur rôle dans la consolidation de la paix

 

http://rjdh.org/ PAR JEAN FERNAND KOENA LE 5 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 05 novembre 2016 (RJDH)—Des leaders de partis politiques, interrogés par le RJDH ont des avis partagés sur le rôle des formations politiques dans la recherches et la consolidation de la paix. Tous admettent que pour jouer leur rôle régalien, les partis politiques ont besoin de la paix et pour cela, ils doivent aussi y travaillé.

 

Selon Joseph Bendouga, président du MDREC, les partis politiques ont pour obligation de protéger la paix car c’est elle qui détermine l’action politique, « pendant la crise, les partis politiques ont joué leur rôle pour qu’on arrive à la légalité constitutionnelle et nous continuons de jouer ce rôle pour la paix et la stabilité du pays. Nous faisons tous les jours, des efforts pour préserver la paix parce que sans elle, nous ne pouvons pas animer la scène politique et donc exercer la démocratie. Mon parti n’a jamais cessé de travailler pour la paix et la cohésion sociale dans ce pays » explique t-il.

 

Le président du Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), Eddy-Symphorien Kparékouti pense que la recherche de la paix doit faire partie de la priorité des partis politiques teintés de démocratie « nous ne pouvons pas faire la démocratie avec les armes, dans la guerre. Il faut la paix pour que la démocratie s’exerce. C’est pourquoi, les partis politiques qui ont un sens de démocratie, doivent travailler pour recherche la paix sinon la consolider. Le PUR est engagé depuis sa création dans ce domaine parce que nous savons qu’en RCA, la paix  est menacée » confie t-il.

 

Anicet Georges Dologuelé, président de l’URCA estime qu’en Centrafrique, la politique est faite dans l’agressivité, ce qui n’est pas du genre à préserver la paix. Il appelle les partis politiques à la tolérance « le renouveau pour moi, c’est faire la politique sans agresser. C’est l’agressivité, c’est la provocation qui provoque des chocs et qui fait que petit à petit les gens s’en veulent. Et cela n’entretient pas un climat serein ; donc un partis politiques doit se comporter de façon très responsable, c’est petit à petit qu’on construit au sein de la population un esprit de tolérance et de fraternité et je pense que c’est mieux qu’une grande déclaration du leader politique» a-t-il souhaité.

 

Dans une déclaration, le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra accuse à demi-mot les politiques d’être à l’origine de la crise actuelle en Centrafrique, « point n’a besoin de rappeler qu’à cause de nos incompréhension, de nos querelles partisanes, de nos errements politiques, de notre méfiance réciproque. Notre pays à sombrer dans une grave crise qui a mis à mal la cohésion sociale, provoquée de nombreuse perte en vies humaines, l’effondrement de l’Etat et de l’économie nationale » explique le chef de l’Etat.  

Samuel Bissafi membre du directoire politique de l’UNDP, rejette cette accusation, «ce n’est pas directement les partis politiques qui sont en cause dans la crise, mais implicitement, c’est ce déficit de travail et d’animation pour qu’au moins  les populations puissent comprendre le rôle des partis politiques, c’est  ça qui manque. C’est ça qui fait que les gens ont toujours tendance et cette facilité d’interpréter en rendant les partis politiques responsables. On ne peut pas admettre que ce sont les politiques qui ont créé la crise sans pourtant autant reconnaitre les efforts que les partis politiques font quotidiennement pour consolider cette paix » a-t-il fait savoir.

 

La République Centrafricaine compte aujourd’hui une soixantaine de partis politique. Très peu sont visibles sur la scène politique.

 

 

Centrafrique : Comment les partis politiques sont-ils financés ?

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http://rjdh.org/ PAR ANGELA PASCALE SAULET YADIBERET LE 5 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI? 05 Novembre 2016(RJDH)—Avec une soixantaine de formations politiques reconnues, la République Centrafricaine fait partie des pays africains qui comptent plus de partis politiques. Dans cette atmosphère, l’on se demande comment ces organisations politiques sont financées. En Centrafrique, le financement des formations politiques est considéré par les textes en la matière.

 

Selon l’ordonnance 05.007 Relative aux partis politiques et au statut de l’opposition, le financement des formations politiques provient « des cotisations de membres, produits de ventes des cartes de membres, revenus liés à leurs activités et subventions de l’Etat ».

 

Les dispositions relatives aux sources de revenus des partis politiques consacrées par ordinatrice 05.007 sont reprises par la quasi totalité des textes des textes fondateurs des formations politiques en Centrafrique. C’est ce qu’avance Désiré Kolingba, président du Rassemblement Démocratique Centrafricain “notre parti est soutenu par les cotisations des membres, des legs et soutiens divers” confie t-il.

 

C’est aussi l’avis de Bertin  Bea, secrétaire général par intérim du KNK « nous vivons grâce à la générosité de quelques militants qui se comptent au bout des doigts » a t-il expliqué.

 

L’aide de l’Etat attend et consacrée par les textes n’est jamais donnée, selon les leaders des partis politiques contactés par le RJDH « dans les pays organisés, l’Etat accorde des subventions aux partis politiques, c’est légal car cela permet aux partis politiques d’avoir de quoi à payer la  location de leur siège et de faire quelques petite dépenses pour le fonctionnement. Malheureusement, cela n’existe pas en Centrafrique et c’est dommage » a déplore Anicet Georges  Dologuelé, président de l’URCA, principal opposant au pouvoir actuel en Centrafrique.

 

L’URCA, selon Anicet Georges Dologuele fonctionne grâce à l’aide de ses dirigeants  « la principale source de financement est la cotisation des membres mais c’est très difficile en ce moment pour une population  démunie pour payer tous les mois une certaine somme. Le fonctionnement de l’URCA est base sur ses dirigeants et les relations que nous avons de part le monde »a-t-il souligné.

 

L’Etat doit  prendre ses responsables  pour éviter que les partis politiques ne puissent disparaitre, selon Désiré Kolingba du  Rassemblement Démocratique Centrafricain(RDC) « l’Etat doit prendre ses responsabilités en appuyant les partis politiques sinon, d’ici quelques années, tous vont disparaitre” plaide t-il.

 

C’est souvent quand un parti politique et au pouvoir qu’il fonctionne sans difficulté financière. Mais une fois s’il perd le pouvoir, son fonctionnement devient difficile. C’est le cas du RDC, MLPC et le KNK.

 

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 12:09
CENTRAFRIQUE : L'UNION SACRÉE, UN TRAQUENARD AU SOMMET DE L'ÉTAT. par Bernard SELEMBY DOUDOU

 


 

Après des tâtonnements infructueux de la politique de rupture imposée par le President de la République, les nouvelles autorités centrafricaines ont visiblement fait un revirement à 90° et cela de façon informelle en voulant associé les forces vives de la nation à la gestion de la crise. LA cavale solitaire n'a pas permis d'endiguer l'insécurité à travers le territoire national. Les centrafricains continuent d'enterrer leurs morts, on assiste aux lourdeurs dans les prises de décisions, le fatalisme, le laxisme, l'absence de signaux forts pour marquer le changement, la culture de l'impunité, un silence étrange d'Etat face aux désastres, la prolifération des armes de guerre qui entraîne le banditisme, le braquage et la porosité de nos frontières.

 

Cette démarche de l'union sacrée montre les limites du pouvoir central et constitue un aveu de faiblesse pour un pouvoir qui se voulait solitaire d'où la nécessité de cet appel SOS à l'endroit des forces vives de la nation : "venez m'aider à réussir mon quinquennat" ou "il faut sauver le soldat Touadera ". Ainsi, le President de la République a invité les  partis politiques et autres au palais de la renaissance pour réfléchir collectivement sur les voies et moyens de sortie de crise appelé solennellement union sacrée. Sincérité ou traquenard ? Nous vous rappelons qu'en politique, tous les coups sont permis.

 

Nous nous souvenons qu'au palais des congrès de Paris, lors de la rencontre avec la diaspora initiée par le pouvoir de Bangui, un compatriote turbulent dont nous faisons l'économie du nom avait proposé cette union sacrée, la réponse du pouvoir a été lapidaire et méprisante. De vous deux, qui a raison aujourd'hui ? Il est de notre devoir de rappeler la compréhension de ce concept. L'union sacrée par définition est un rassemblement, un rapprochement de politiques pour combattre un mal, un danger, un fléau. C'est alors une invitation à faire bloc contre quelques choses. À titre d'exemple patent, lors des présidentielles françaises de 2002, le candidat de la droite s'est retrouvé au second tour avec le Front National. Les partis politiques français ont fait une union sacrée pour faire obstacle au Front National.

 

Ainsi les traditionnels frères ennemis de la gauche ont voté massivement le candidat de la droite et ce dernier a gagné les présidentielles avec un suffrage record de l'histoire de la cinquième République avec 82%. Dans le contexte centrafricain, tous les partis politiques, associations, syndicats, etc...doivent faire partie de cette rencontre, mais peut-on parler d'union sacrée quand le coordination du groupe de travail de la société civile est paradoxalement déclaré personae non grata ? Cette société civile qui a montré ses capacités de mobilisation en organisant une ville morte réussie ne peut être absente du processus de pacification du pays. Qui se moque de qui ? Qu'est-ce que le citoyen averti va comprendre dans ce scénario un peu dupe ? Qui est le dupé et qui est le dupeur ?

 

La notion d'union sacrée est mal maîtrisée à certains égards et se confond facilement avec la notion de gouvernement d'union nationale alors que ces deux notions sont distinctes et diamétralement opposées. Alors dans ce scénario digne d'un épisode de Tom Sawyer qui nous amusait dans notre adolescence, le citoyen lambda est en droit de se poser légitimement la question de savoir le sort des partis politiques issus de l'opposition après cette fameuse union sacrée. N'est ce pas un piège pour les rendre solidairement responsables des errements du pouvoir ? N'ayant pas de parti politique, les personnalités qui sont cooptés par filiation, copinage, régionalisme, clanisme etc...qui constituent la majorité présidentielle sont-elles déjà unies ? Certaines voix discordantes se font déjà entendre.

 

La coalition entre les deux tours des présidentielles qui a abouti à la victoire n'était pas une union sacrée en miniature ? Quel est l'empreinte ou l'impact de cet attelage politique sur la situation actuelle du pays ? Nous estimons qu'on ne répare pas une erreur par une erreur. Heureusement que le ridicule ne tue pas dans le pays de Boganda et que la démission n'est pas inscrite dans la culture politique centrafricaine, si non on allait déjà capitaliser une demi douzaine même plus. Pour finir, si le pouvoir central est sincère dans sa démarche d'union sacrée, nous l'invitons humblement à associer tout le monde y compris les représentants légitimes des exilés sans oublié de mettre un accent particulier sur la coopération transversale entre les pays voisins. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c'est moi.                                                                            

 

Paris le 05 Novembre 2016.

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

 

Juriste, Administrateur des Elections

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 13:58
Lu pour vous : Soldats de la paix, parlez-vous français ?

 

 

Même si sept des seize opérations de maintien de la paix de l’ONU se déroulent dans des pays francophones, les casques bleus ne sont qu’un quart à parler français.

 

Par Thomas Hofnung (chroniqueur Le Monde Afrique) LE MONDE Le 03.11.2016 à 13h57


« New York, nous avons un problème. » C’est le message implicite qui sous-tendait la réunion à Paris, les 26 et 27 octobre, consacrée aux opérations de maintien de la paix (OMP) de l’ONU « en environnement francophone ». Une réunion qui coïncidait avec la fin officielle de l’opération « Sangaris » en République centrafricaine, d’où la France tente de s’extirper tant bien que mal, en passant les commandes à la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

 

Pas simple, en effet, de s’effacer alors que les casques bleus paraissent désarmés face à la violence qui perdure sur place, jusque dans le centre de la capitale, Bangui. Dans ce contexte très tendu, la fin officielle de l’opération « Sangaris » masque dans les faits un retour à la case départ : Paris a décidé de maintenir environ 350 soldats dans son ancienne colonie, dont une centaine au sein de la force de l’ONU, soit peu ou prou les effectifs qui prévalaient avant le déclenchement de l’opération…

 

Plus au Nord, les inquiétudes françaises se portent sur les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), qui font régulièrement l’objet d’attaques sanglantes de la part des groupes djihadistes, toujours actifs dans la zone. La Minusma a d’ailleurs le triste privilège d’être la force onusienne ayant à déplorer actuellement le plus de pertes à travers le monde. Et, depuis quelques mois, les attaques ne se déroulent plus seulement dans le « grand Nord », mais aussi dans le centre du Mali, où – sur fond de contentieux sur l’accès à la terre – une partie de la communauté peule se radicalise. Une mauvaise nouvelle, là encore, pour la France qui maintient à grands frais plus de 3 000 hommes dans la bande sahélo-saharienne, chargés de traquer les cellules djihadistes qui subsistent.

 

Minusca et Minusma en première ligne

 

Les difficultés rencontrées sur ces deux théâtres par les « soldats de la paix » contrarient les plans de Paris qui, dès le lancement des opérations « Serval » au Mali (janvier 2013) et « Sangaris » en Centrafrique (décembre 2013), a mis l’ONU dans la boucle avec le secret espoir de lui transmettre le flambeau dès que possible. Aujourd’hui, si la Minusca et la Minusma sont bien en première ligne, il est clair que Paris ne peut se désengager militairement sans risquer de mettre en péril tout l’édifice sécuritaire mis en place mois après mois.

 

Alors que faire ? En attendant une hypothétique stabilisation sur le terrain, la France – l’un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité – cherche à améliorer l’efficacité des opérations de l’ONU. Laquelle, selon le ministre français des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, passe par « une interaction réussie entre personnels déployés par l’ONU et acteurs locaux ». Et l’un des vecteurs essentiels de cette interaction, a-t-il ajouté, n’est autre que la maîtrise de la langue.

 

Or, si l’ONU mène actuellement sept de ses seize opérations de maintien de la paix en « environnement francophone », mobilisant plus de 60 % de ses effectifs policiers et militaires, la contribution francophone n’est que de 26 % dans ce domaine. Dans le Sahel, la Minusma est certes majoritairement composée d’unités francophones. Mais en République centrafricaine, au sein de la Minusca, les contingents pakistanais et bangladeshi (anglophones) sont parmi les plus importants. Tout comme en RDC, dans les rangs de la Mission de l’organisation des Nations unies pour la stabilisation en RD Congo (Monusco), où se distingue également une forte composante indienne.

 

Mobiliser davantage les pays francophones

 

Autant de contingents dont la communication avec les populations locales est souvent réduite à sa plus simple expression. Ce qui ne contribue pas, c’est une évidence, à dissiper les malentendus et à améliorer les relations entre des casques bleus – accusés de manière récurrente de se terrer dans leurs bases au premier danger venu – et les populations locales qu’ils sont censés protéger.

 

La réunion de Paris, qui a rassemblé les représentants d’une soixantaine de pays, avait pour but de mobiliser davantage les pays francophones, et la France a enregistré avec satisfaction la promesse du Canada de s’engager davantage sur ce terrain. A toutes fins utiles, le Quai d’Orsay en a profité aussi pour mettre en avant la méthode d’apprentissage du français qu’il a élaborée à destination des militaires originaires de pays anglophones déployés au sein des OMP onusiennes. Baptisée « En avant ! », elle a été distribuée à 14 000 exemplaires à ce jour. Le militaire comme vecteur de la francophonie, il fallait y penser.

 

Ancien journaliste chargé de l’Afrique et des questions de défense à LibérationThomas Hofnung est chef de rubrique à TheConversation.fr. Il est l’auteur de La Crise ivoirienne (éditions La Découverte, 2011).

 

Thomas Hofnung chroniqueur Le Monde Afrique


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/03/soldats-de-la-paix-parlez-vous-francais_5024885_3212.html#6ybXbS8PMGG3sOYu.99

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 13:40

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Bangui, 4 novembre 2016 – Sur invitation du Gouvernement de la république centrafricaine, une réunion tripartite entre la République Centrafricaine, la République du Cameroun et le Haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés (UNHCR) s'est tenue à Bangui du  03 au 04 novembre 2016 pour discuter du processus de rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains vivant au Cameroun.

 

         Les délégations étaient conduites respectivement par: M. Nicolas Nzoyoum, Ambassadeur du Cameroun en RCA pour le Cameroun, M. Etienne Bisa, Directeur de Cabinet du Ministre de la Sécurité Publique et de l'Administration du Territoire pour la RCA, M. Kouassi Lazare Etien, Représentant du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés en République Centrafricaine.

 

 

         La réunion avait pour objet essentiel l'examen des préalables en vue de la signature de l'accord tripartite pour le rapatriement volontaire et organisé des réfugiés centrafricains vivant au Cameroun. Pendant deux jours, les différentes délégations ont échangé sur la situation politique et sécuritaire dans les deux pays. Il ressort de ces échanges que certaines conditions préalables doivent être réunies pour que le rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains vivant au Cameroun se fasse dans la sécurité et la dignité.

 

 

           Pour sa part, le Coordinateur Humanitaire du Système des Nations Unies en RCA, Fabrizio Hochschild a appelé à une coexistence pacifique entre les communautés afin de faciliter le retour des réfugiés chez eux, "J'encourage le HCR et les deux gouvernements à continuer d'œuvrer pour le retour des réfugiés centrafricains dans leurs pays."

 

 

            La réunion a pris note avec satisfaction que les parties camerounaise et centrafricaine se sont  accordées sur un projet d'Accord Tripartite qui sera revu et amendé pour être signé d'ici la fin de l'année 2016. Cet accord définit entre autres, les droits des réfugiés centrafricains et souligne le caractère volontaire du rapatriement.

 

 

            Les participants se sont félicités du bon déroulement des travaux dans un climat empreint de fraternité, de cordialité et de parfaite compréhension. La délégation de la République du Cameroun et le HCR ont remercié les autorités de la République Centrafricaine pour toutes les facilités offertes et pour l'accueil chaleureux qui leur ont été réservés.

 

 

           En conclusion de la réunion, les participants ont relevé certains points pour suivi par les parties concernées dans un communiqué final conjoint signé par les deux parties. Il s'agit entre autres, de renforcer les moyens/capacités des cadres de l'administration locale et régionale dans les zones de retour de réfugiés, réaffirmer la priorité du Gouvernement de RCA quant au retour des réfugiés et relayer efficacement cette priorité au niveau local, et mettre en place un cadre de coordination pour mener les activités de cohésion sociale transfrontalière.

 

 

           Selon les statistiques au 30 septembre 2016, 467,960 centrafricains sont réfugiés dans les pays limitrophes, et le Cameroun en abrite le plus grand nombre, soit 275,835 réfugiés.

 

 

 

 

 

Patience Ntemgwa

Public Information Officer

UNHCR, Bangui, CAR

Tel: +236 7055 2887

 REUNION TRIPARTITE SUR LE RAPATRIEMENT VOLONTAIRE DES REFUGIES DE LA RCA  ​VIVANT AU CAMEROUN
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 01:09
Lu pour vous : Centrafrique : un renforcement de la coopération avec l’Angola qui tombe à pic

 

 

http://www.afrik.com/ VENDREDI 4 NOVEMBRE 2016 / PAR OLIVER SANTHO

 

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra vient de terminer une visite de 48h00 à Luanda, la capitale angolaise. Cette visite dont le but était de renforcer la coopération entre l’Angola et le Centrafrique dans plusieurs domaines, parmi lesquels la réorganisation et le renforcement des FACA, intervient à un moment opportun.

 

Ces derniers jours, la RCA a connu un regain de violence d’une vaste ampleur causant la mort de plusieurs civils et une fuite massive de population à l’intérieur du pays. Manquant cruellement de moyens, sous embargo, avec une armée à refonder, cette visite en Angola et ses conséquences ne pouvaient mieux tomber pour le pays.

 

Affichant son soutien à ce "pays frère", le Président Angolais José Eduardo Dos Santos a réaffirmé à son homologue Centrafricain que l’Angola était prêt à soutenir la République Centrafricaine pour l’exécution d’un programme de consensus, de réorganisation et de renforcement des Forces armées et de la Police.

 

En outre, le Président Dos Santos a plaidé pour que le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion en RCA devienne effectif et que l’union et la réconciliation nationale soient une réalité dans un avenir proche et devienne le point de préoccupation majeur de tous les acteurs politiques.

 

Le Président Faustin Archange Touadéra, dans son discours, en a profité pour remercier très chaleureusement son homologue angolais pour le soutien multiforme que l’Angola a apporté et continue d’apporter à son pays. Il a par ailleurs appelé les autorités de Luanda à militer en faveur de la levée de l’embargo sur les armes à destination de la Centrafrique et les a invitées à participer à la table ronde des bailleurs de fonds en faveur de la Centrafrique qui se tiendra le 17 novembre 2016 à Bruxelles.

 

A l’heure où les troupes françaises de l’opération Sangaris s’apprêtent à quitter le pays, la réaffirmation du soutien angolais à la Centrafrique est une bouffée d’air plus que bienvenue.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:28
Lu pour vous : Centrafrique : Fin de la mission de revue du FMI

 

Centrafrique : Fin de la mission de revue du FMI

http://www.africtelegraph.com/ LAZARD OBIANG 4 NOVEMBRE 2016

 

Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Samir Jahjah a séjourné à Bangui du 28 octobre au 4 novembre 2016 pour mener la première revue du programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’accord, d’un montant de 83,55 millions de DTS, a été approuvé par le Conseil d’administration du FMI le 20 juillet 2016. L’examen du dossier par le Conseil d’administration du FMI est provisoirement prévu pour décembre 2016.

 

Au terme de la mission, M. Jahjah a rendu publique la déclaration suivante :

 

« L’équipe des services du FMI et les autorités centrafricaines ont eu des entretiens sur les développements économiques récents en République centrafricaine et sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre du programme appuyé par la FEC.

 

« La mission a conclu un accord au niveau des services du FMI avec les autorités sur les politiques économiques et financières qui pourraient sous-tendre l’approbation de la première revue du programme triennal appuyé par la FEC, sous réserve de la confirmation des assurances de financement des partenaires au développement. Le programme économique du pays est globalement conforme aux objectifs, tous les critères de réalisation quantitatifs ayant été observés, à l’exception du critère relatif à la non accumulation d’arriérés extérieurs. Les réformes structurelles sont progressivement mises en œuvre et tous les repères structurels ont été tenus, parfois avec retards.

 

« La détérioration de la situation sécuritaire, en dépit du dialogue engagé avec les groupes armés, a porté atteinte à l’activité économique. La croissance du PIB se situe à 4,5 % et 5 % en 2016 et 2017 respectivement, en léger repli par rapport aux projections initiales de 5,2 % et 5,5 %. Les prix de certaines denrées ont augmenté, l’inflation annuelle moyenne étant désormais projetée à 5,1 %, contre une prévision initiale de 4 %. La loi de finances rectificative de 2016, adoptée le 30 septembre, consacre une plus forte mobilisation des recettes intérieures, dans un contexte de faibles recettes fiscales provoqué par la crise de 2013. La mission salue les efforts déployés par les autorités pour apurer les arriérés de salaire et pension et maîtriser la masse salariale de la fonction publique. La mission se réjouit des mesures adoptées par les autorités afin d’assurer le paiement des dépenses prioritaires, dont les traitements et salaires, et constituer une réserve budgétaire pour l’exercice prochain de manière à faire face à la volatilité de l’aide extérieure.

 

« La mission salue les efforts consentis par les autorités pour accélérer la préparation de leur nouveau Plan de relèvement et de consolidation de la paix (PRCP) qui servira de base à leur stratégie à moyen terme et à la loi de finances de 2017. Le PRCP vise à réduire la pauvreté, à promouvoir une croissance économique inclusive, à accroître davantage la mobilisation de recettes intérieures et à rétablir la crédibilité et la transparence du processus budgétaire. Les progrès dans la consolidation de la paix et la mise en œuvre rapide des réformes structurelles et du programme d’investissement public contribueront à assurer une croissance économique à moyen terme d’environ 5,5 %, à ramener l’inflation annuelle à 3 % et à réduire le déficit primaire intérieur à 1 % du PIB d’ici 2019. Cela permettra de diminuer la dette publique.

 

« La mission a discuté les mesures envisagées en matière d’administration des recettes et de gestion des finances publiques. Ces mesures prévoient des contrôles renforcés de l’assiette fiscale et des exonérations, une amélioration de l’information relative à l’exécution budgétaire afin d’accroître la transparence, une meilleure gestion de la trésorerie pour mieux hiérarchiser les dépenses et une meilleure maîtrise de la masse salariale pour pouvoir procéder à de nouvelles embauches dans les secteurs de la santé et de l’éducation. La mission salue la participation des autorités au nouveau cadre de renforcement des capacités du FMI, qui permettra d’intensifier l’assistance technique et la formation. »

 

La mission a été reçue en audience par le Président Touadera et a rencontré le Ministre des Finances et du Budget, M. Dondra, le Ministre de l’Économie, du plan et de la coopération, M. Moloua, le Directeur national de la BEAC, M. Chaïbou, les membres de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, les partenaires techniques et financiers et des représentants d’ONG, de la société civile et du secteur privé. La mission tient à remercier les autorités de leur chaleureuse hospitalité, de leur excellente collaboration et de la qualité des échanges.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:26
Lu pour vous :Guinée équatoriale : la justice suisse saisit 11 véhicules de luxe de Teodorin Obiang
Lu pour vous :Guinée équatoriale : la justice suisse saisit 11 véhicules de luxe de Teodorin Obiang

 

Guinée équatoriale : la justice suisse saisit 11 véhicules de luxe de Teodorin Obiang

Le fils du président équato-guinéen et vice-président est poursuivi par le parquet genevois pour « blanchiment d’argent » et « corruption ».

 

Le Monde.fr avec AFP et AP Le 04.11.2016 à 10h21 • Mis à jour le 04.11.2016 à 11h46


La justice genevoise a annoncé, jeudi 3 novembre, avoir procédé lundi au séquestre de onze véhicules de luxe appartenant à Teodorin Obiang, fils du président de Guinée équatoriale et vice-président. Les autorités suisses soupçonnent de « blanchiment d’argent » et de « corruption ». Les voitures ont été saisies sur le tarmac de l’aéroport de Genève.

 

Un porte-parole du procureur genevois a annoncé « l’ouverture d’une procédure pénale dirigée contre Teodorin Obiang », confirmant des informations parues dans la revue suisse L’Hebdo. C’est « dans le cadre de cette procédure » que les voitures en questions ont été séquestrées, dans la zone fret de l’aéroport de Genève, selon le communiqué. L’enquête se poursuivant, la justice genevoise préfère pour le moment ne faire aucun autre commentaire.

 

Une des sept Koenigsegg One produites dans le monde


Selon L’Hebdo, on compte parmi les véhicules saisis une Porsche 918 Spider, évaluée à plus de 750 000 euros, une Bugatti Veyron, estimée à 2 millions, ainsi qu’une Koenigsegg One, un bolide suédois fabriqué à seulement sept exemplaires dans le monde - qui vaudrait plusieurs millions euros.

 

Le magazine avait révélé il y a plusieurs mois « les allées et venues incessantes des avions privés du clan Obiang à Genève » et ce, de janvier 2015 à mars 2016. Pendant cette période, alors que « les autorités américaines et françaises enquêtaient sur lui, Teodorin Obiang gérait ses affaires depuis Genève ».

 

En effet, la justice française s’intéresse aussi de près à Teodorin Obiang. Accusé de s’être bâti indûment en France un patrimoine considérable, il sera jugé à partir du 2 janvier 2017 à Paris dans l’affaire des « biens mal acquis ». Il y est poursuivi pour « blanchiment d’abus de biens sociaux », « détournement de fonds publics », « abus de confiance » et « corruption ».

 

Finalement, « après plusieurs demandes d’entraide adressées par la France, le Ministère public genevois a décidé d’ouvrir sa propre enquête », a-t-on appris le 18 octobre dernier. Il semblerait que rapidement après la confirmation de l’ouverture de l’enquête, plusieurs voitures ont été entreposées sur le tarmac. Mais Teodorin Obiang n’a pas réagi assez vite pour parvenir à faire sortir ses voitures du pays.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/04/guinee-equatoriale-la-justice-suisse-met-sous-sequestre-11-vehicules-de-teodorin-obiang_5025231_3212.html#8YG8OXZl2Y6MxyuT.99

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:24

 

 

http://rjdh.org/ PAR FRIDOLIN NGOULOU LE 4 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 4 novembre 2016 (RJDH)—Les habitants du Km5 ont demandé aux Nations-Unies et au gouvernement Centrafricain d’œuvrer pour la libre circulation et pour un dialogue sincère entre chrétiens et musulmans afin d’amorcer la réconciliation. Demandes exprimées lors de la visite du Secrétaire générale  adjoint des Nations-Unies, Jan Eliasson mercredi 3 novembre dans la localité.

 

Lors de sa visite en Centrafrique, le N°2 des Nations-Unies, Jan Eliasson était au Km5 et camp des déplacés de l’aéroport Bangui-Mpocko.

 

Au Km5, les leaders communautaires et associations musulmanes du Km5 ont profité de l’opportunité de la présence Secrétaire générale  adjoint des Nations-Unies, Jan Eliasson dans leur localité pour  exprimer leurs attentes en prélude à la table ronde des bailleurs de Fonds qui aura lieu à Bruxelles (Belgique) le 17 novembre.

 

Ali Ousmane, président de la Coordination des Organisations Musulmanes de Centrafrique (COMUC) a relevé que la guerre n’apportera pas la paix, « c’est plutôt le dialogue sincère et franc entre les centrafricains qui pourra amener la paix dans le pays. Notre souhait, c’est le dialogue après Bruxelles », a-t-il dit.

 

Libre circulation, cohésion sociale, vivre ensemble sont autant de souhait de cette communauté. Adja SimbaKatidja, vice-présidente de l’Association des Femmes Musulmanes a souhaité aussi que l’ONU apporte un soutien sans faille au gouvernement pour la sécurité dans le 3e arrondissement et à travers le pays.

 

Selon elle, « l’ONU doit toujours soutenir les actions de la société civile afin de favoriser le relèvement et le développement du pays mais aussi appuyer le processus du désarmement afin de garantir le retour de la paix ».

 

Le Président de la Jeunesse Musulmane, Moussa Ibrahim, a noté pour sa part que sans la libre circulation, il sera difficile de parler de la réconciliation, « nous déplorons l’insécurité car nous jeunes, nous sommes victimes de tout et sommes la chair à canon. Sans la liberté de circulation, la réconciliation sera difficile car, nous n’avons pas accès à l’éducation et aux soins », a-t-il déploré.

 

Le Vice-Secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson, a appelé tout le peuple Centrafricain à choisir la voie de la réconciliation pour bâtir ensemble la République Centrafricaine (RCA), en déclarant que la violence n’a jamais été une « solution durable ». Il a ajouté que « l’avenir, c’est la réconciliation, même si ce n’est pas très populaire. Il y a une voie et une route qu’il faut choisir : quel avenir voulez-vous léguer à vos enfants ? Il faut être ensemble, bâtir le pays avec les ressources dont il dispose », a indiqué Jan Eliasson.

 

Jan Eliasson était en visite de 48H en Centrafrique, dans le but de préparer la rencontre de Bruxelles dont il conduira la délégation des Nations-Unies.

Centrafrique : Les habitants du KM5 demandent la libre circulation et un sincère dialogue pour la reconciliation
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:21
Cameroun : l'ONU prévoit une hausse du flux de réfugiés centrafricains à plus de 275.000 en 2017

 

Cameroun : l'ONU prévoit une hausse du flux de réfugiés centrafricains à plus de 275.000 en 2017

YAOUNDE, 04/11/16 (Xinhua) -- Le flux de réfugiés centrafricains continuera de croître pour atteindre jusqu'à plus de 275.000 en 2017 au Cameroun, en raison de la persistance des violences à Bangui et d'autres localités centrafricaines, indique une projection établie par les Nations Unies.

 

Pour 2016, les estimations font état de 253.000 réfugiés centrafricains, contre 233.000 l'année précédente, dont une grande majorité dans la région de l'Est du Cameroun et le reste dans celle de l'Adamaoua, deux régions frontalières de la République centrafricaine (RCA) et en proie des incursions sporadiques de groupes armés venus de ce pays voisin.

 

Ce sont des personnes ayant fui les violences dans leur pays dues à la crise provoquée par la prise du pouvoir de l'ex-coalition rebelle de la Séléka contre le régime de François Bozizé le 24 mars 2013 à Bangui.

 

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le gouvernement camerounais ont annoncé il y a quelques mois la signature d'un accord tripartite avec le pouvoir centrafricain en vue des retours volontaires.

 

Selon le système des Nations Unies au Cameroun, la mise en œuvre de ce processus apparaît aujourd'hui difficile à cause de la poursuite de la dégradation de la situation sécuritaire en RCA qui continue de contraindre à l'exil de nombreux Centrafricains, faisant redouter au contraire l'arrivée de nouveaux afflux de réfugiés sur le sol camerounais.

 

Ces réfugiés sont installés pour une partie dans des camps et pour l'autre au sein des communautés locales, et en 2017 un accroissement à 275.800 est projeté, a annoncé récemment la coordinatrice du système des Nations Unies au Cameroun et représentante-résidente du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), Najat Rochdi.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 00:18
Lu pour vous : Depuis 12 ans, au lycée horticole de Varzy, ils œuvrent pour les enfants du Centrafrique

 

Association

 

http://www.lejdc.fr/ 04/11/2016

 

L’association Maboko na Maboko s’active depuis douze ans entre les murs du lycée horticole rural privé au profit des enfants de Sibut.

 

Née en 2004 autour de Sœur Yvette, l'association Maboko na Maboko tient, depuis douze ans, ses engagements auprès des enfants de l'école de Sibut, en Centrafrique.

 

La Congrégation des sœurs de la Sainte-Famille, à laquelle appartient Sœur Yvette, œuvre, aux côtés des Fonds des nations unies pour l'enfance (Unicef), de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), auprès des enfants de Centrafrique, ce pays de quatre cent cinquante millions d'habitants, au cœur de l'Afrique qui, depuis 2004, est en proie aux guerres civiles.

 

Une action dédiée aux autres

 

C'est ainsi, à l'initiative de Sœur Yvette, et pour mener « une action dédiée aux autres », qu'un groupe d'élèves du lycée horticole rural privé (LHRP) du Haut Nivernais, en BTA (Brevet de technicien agricole, aujourd'hui Bac pro), certains membres du personnel et du conseil d'administration ont fondé l'association Maboko na Maboko ("main dans la main" en dialecte local). L'objectif premier était de financer la scolarité des élèves de la maternelle au primaire et de permettre à de jeunes orphelins de suivre leur formation en apprentissage.

 

L'association envoyait donc, au départ, par containers, du matériel, notamment de jardinage, pour répondre aux exigences de la formation des jeunes orphelins. Et, parce qu'au lycée une filière service est dispensée, du matériel de puériculture était aussi acheminé pour les familles.

 

Il s'est très vite avéré que les marchandises étaient détournées. Parti de Dunkerque et à peine débarqué sur les côtes occidentales de l'Afrique, le précieux chargement, pour éviter les tirs nourris de la guerre civile, parcourait la brousse. Il ne résistait, dès lors, pas aux pilleurs.

 

Très rapidement, donc, la décision a été prise d'envoyer de l'argent. Et, pour être plus sûr que ce dernier arrive à destination et soit utilisé pour les enfants, la présidente de l'association, Sandryne Lauverjon, transfert les fonds au siège de la Congrégation des Sœurs de la Sainte-Famille à Besançon. Cette dernière se charge de les faire parvenir sur place, notamment lors d'un déplacement d'un des membres de la congrégation vers la Centrafrique.

 

Tous les ans, c'est une aide financière d'environ 1.500 € que l'association apporte pour les enfants de l'école de Sibut, somme réunie par deux opérations bol de riz dans l'année, une à Noël et l'autre à Pâques.

 

Dans un climat de guerres civiles, la troisième en neuf ans, l'école connaît des fluctuations d'effectifs. Au plus fort de la guerre, l'école n'a rouvert ses portes en 2014 qu'avec peu d'enfants, cent cinquante-cinq à la rentrée. Les parents les gardant chez eux, de peur qu'ils ne perdent la vie durant l'heure de trajet parfois nécessaire à certains d'entre eux pour rejoindre le centre scolaire. À la dernière rentrée, ce sont trois cent soixante-dix enfants qui ont rejoint les bancs de l'école.

 

Un repas par jour 
 

Depuis le 1 er octobre 2014, l'argent collecté par l'association Maboko na Maboko, en plus du règlement des frais de scolarité, permet d'offrir un repas par jour, après les cours du matin, à tous les élèves.

 

Dans ce pays, où la malnutrition sévère continue de toucher gravement les populations, en particulier les enfants, c'est parfois le seul repas de leur journée. Il suffit de 0,75 centime d'euros pour offrir riz, légumes, haricots en grains, et sardines en sauce avec des grains de courge pour nourrir un enfant une fois par jour.

 

Durant la semaine de la Solidarité internationale, de lundi 14 à vendredi 18 novembre, tous les élèves du lycée seront sensibilisés pour cette cause. « Nous manquons toujours de bonnes volontés pour poursuivre notre engagement », note Sandryne Lauvergeon. « Et puis, tous les ans, de nouveaux élèves sont susceptibles de rejoindre l'association et d'apporter de nouvelles idées ».

 

Anne Magnard

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