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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 17:34
Centrafrique, l’institut Pasteur de Bangui, une oasis dans le désert
Centrafrique, l’institut Pasteur de Bangui, une oasis dans le désert

 

Lu pour vous

 

 

https://mondafrique.com/ Aza Boukhris 3 avril 2020

 

La République centrafricaine est trop souvent dans l’actualité pour de mauvaises nouvelles. Rares sont celles qui apportent du réconfort et de l’espoir dans l’avenir. L’institut Pasteur de Bangui (IPB) en fait partie et mérite un coup de projecteur.

Cette structure est dédiée à la recherche biomédicale, mais aussi au renforcement des structures de santé publique et d’analyse du pays. Grâce à ses laboratoires et à ses spécialistes d’analyses médicales, de vaccination et de traitement de maladies comme la rougeole, la fièvre jaune, le VIH, le paludisme, l’IPB apporte son savoir-faire et son aide aux infrastructures sanitaires nationales, aujourd’hui en très grande difficulté. Ses publications dans des revues reconnues à l’international et ses travaux de recherche ont fait de l’IPB un centre de référence régional de l’OMS.

Une coopération exemplaire 

L’IPB, créé en 1961 fait partie des 32 instituts du réseau international de l’Institut Pasteur de Paris. Avec sa nature juridique de Fondation privée à but non lucratif, l’Institut Pasteur de Paris jouit d’une certaine autonomie vis-à-vis de l’État français. A Bangui, l’IPB exerce ses missions d’utilité publique dans le cadre du dispositif de la coopération française de l’Ambassade de France et avec l’agrément des autorités centrafricaines sur la base d’une convention d’établissement précisant son cadre de fonctionnement. Comprenant globalement une centaine de personnes, l’IPB bénéficie d’un espace végétal appréciable en plein centre de la capitale et d’infrastructures biomédicales et de recherche aux normes de l’Institut Pasteur de Paris.

Au rythme annuel des restrictions budgétaires de la coopération française mais grâce à la politique de bourses de formation de haut niveau pour des spécialistes centrafricains, l’IPB a vu le remplacement progressif des spécialistes et techniciens francais par l’arrivée d’homologues centrafricains dans ses laboratoires de recherche.

Outre le directeur général nommé par l’Institut Pasteur de Paris, les assistants techniques français sont aujourd’hui peu nombreux (3) et occupent principalement des postes de direction des services administratif et financier. La quasi totalité des spécialistes et techniciens des laboratoires de recherche sont des Centrafricains formés par l’Institut Pasteur de Paris et soutenus périodiquement par des missions d’experts. Le directeur scientifique est Centrafricain. A ce titre, l’IPB peut être cité comme un exemple d’une coopération nord-sud réussie..

Un Laboratoire P3+ de niveau international

Dans ses laboratoires de recherche, les spécialistes  » Pasteuriens » étudient les différents virus comme les rétrovirus, les arbovirus, les entomovirus, les virus oncogènes, les rotavirus, les virus émergents, mais aussi les hépatites virales, le VIH, les zoonoses et les myabactéries. Depuis 2011, l’IPB peut s’enorgueillir de posséder un laboratoire P3 + qui est un laboratoire de très haute sécurité biologique bénéficiant d’une triple protection renforcée pour la conservation et l’étude des virus les plus dangereux et souvent encore mal connus.

Grâce à cet outil de haute technologie et hyper sécurisé, l’IPB est très présent dans la recherche sur la fièvre de Marburg, l’Ebola, la variole du singe, le Chikingunia et les autres fièvres hémorragiques. Ses études ont permis d’éviter de fortes épidémies dans certaines régions du pays et dans la sous-région.

Un prix Nobel, jadis, à Bangui

L’IPB a été l’un des premiers à découvrir le vecteur des réservoirs de virus des chauves-souris dans la transmission à l’homme, causant ainsi l’émergence et la propagation de certaines épidémies  récemment apparues. Avec la pandémie du Covid-19, souhaitons que l’IPB aura les moyens humains et financiers pour développer ses recherches, comme ce fut le cas au début des années 1980, avant la découverte, en 1983, du virus VIH-1 du sida par l’ équipe du professeur Montagnier et de Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de médecine, qui fit quelques missions à l’Institut Pasteur de Bangui.

 

https://cf.ambafrance.org/Presentation-de-l-Institut-Pasteur

 

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 18:48
Tchad: une ONG dénonce l’existence de cachots secrets, le pouvoir dément
Tchad: une ONG dénonce l’existence de cachots secrets, le pouvoir dément

 

Tchad: une ONG dénonce l’existence de cachots secrets, le pouvoir dément

 

http://www.rfi.fr/ 03/04/2020 - 14:54

 

La Convention tchadienne de défense des droits de l’homme est montée au créneau. Elle dénonce l’existence de plus d’une dizaine de cachots secrets aux mains de l’ANS, une agence qui dépend directement de la présidence du Tchad. Des accusations rejetées par le ministre de la Justice.

Le secrétaire général de la Convention tchadienne de défense des droits de l’homme assure qu’ils avaient découvert depuis bien longtemps l’existence de ces cachots secrets. Ils sont, selon lui, sous contrôle de l’Agence nationale de sécurité, qu’il décrit comme « une police politique du pouvoir », et quelque 200 personnes y seraient détenues.

Son organisation a décidé de le dénoncer au grand jour après avoir localisé avec certitude un de ces cachots situé dans un immeuble de Ndjamena. L’ONG y aurait identifié ses 29 pensionnaires, des prisonniers qui seraient détenus dans des conditions « épouvantables », selon le secrétaire général de la Convention tchadienne pour la défense des droits de l'homme (CTDDH), Mahamat Nour Ibedou.

« Ils sont quotidiennement soumis à des humiliations, des tortures tant physiques que morales, en les nourrissant très mal. On ne les laisse pas se laver normalement. Ils sont dans des cellules qui contiennent 14 personnes ou des cellules de 15 personnes. Leurs parents d’ailleurs ne savent même pas s’ils sont vivants », ajoute Mahamat Nour Ibedou.

« Faux »

« Totalement faux », a réagi, ce jeudi, le ministre tchadien de la Justice, même s’il reconnaît qu’un petit nombre de détenus déjà jugés comme Hassane Boulmaye, ou quelques autres encore sous enquête, ont été placés sous la responsabilité de l’ANS.

« La maison d’arrêt d’Amsinene est vraiment perméable. Elle n’offre aucune garantie de sécurité. Et donc, certaines personnes qui semblent être très dangereuses sont gardées sous le mandat de la justice au niveau des locaux de l’Agence nationale de la sécurité », justifie Djimet Arabi.

Le ministre tchadien assure que ceux qui n’ont pas encore fait l’objet d’une procédure judiciaire sont généralement remis à la justice au bout de quelques semaines au plus. L’organisation des droits de l’homme, elle, assure que certains sont détenus au secret depuis des années.

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 18:24
Les pangolins pourraient bien être porteurs de souches de coronavirus
Les pangolins pourraient bien être porteurs de souches de coronavirus

Lu pour vous 

 

Les pangolins pourraient bien être porteurs de souches de coronavirus

 

https://www.nationalgeographic.fr/ vendredi 27 mars 2020

 

Ces six pangolins javanais (Manis javanica) ont été saisis dans un immeuble à Guangzhou, en Chine. Selon les chercheurs, le commerce illégal de pangolins vivants et de viande de pangolin doit être définitivement interdit pour empêcher la propagation de nouvelles maladies.

 

Les pangolins pourraient bien être porteurs de souches de coronavirus. Pour les scientifiques et les conservationnistes, cette nouvelle étude est un nouvel argument de lutte contre le commerce illégal des pangolins

 

De nouvelles recherches révèlent que les pangolins javanais pourraient être les hôtes de nouveaux coronavirus

De nouvelles recherches révèlent qu'une petite proportion de pangolins sont porteurs de coronavirus liés à la souche responsable de la pandémie de COVID-19, selon un article publié le 26 mars dans la revue Nature.

Cela fait des pangolins les seuls mammifères avec les chauves-souris connus comme porteurs de virus similaires au nouveau coronavirus. Bien que la nouvelle étude ne permette ni d'affirmer ni d'infirmer que les pangolins sont liés à la pandémie actuelle, elle indique qu'ils pourraient jouer un rôle dans l'émergence et la propagation de nouveaux coronavirus.

« S'il y a un message clair dans cette crise mondiale, c'est que la vente et la consommation de pangolins sur les marchés [d'animaux vivants] devraient être strictement interdites pour éviter de futures pandémies », explique Paul Thomson, un biologiste de la conservation qui a cofondé l'association à but non lucratif Save Pangolins.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, les chauves-souris sont les réservoirs les plus probables du nouveau coronavirus, le SRAS-CoV. Mais le virus a probablement infecté une autre espèce avant de se répandre chez l'Homme.

Les pangolins - les mammifères les plus braconnés au monde - ont été identifiés comme des porteurs de coronavirus, écrit Dan Challender dans un email. Dan Challender dirige le groupe de spécialistes des pangolins de l'Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN), qui statue sur l'état de conservation des espèces. Il n'est donc pas surprenant, selon lui, qu'ils soient devenus un élément central de la recherche sur le nouveau coronavirus.

Bien que le commerce international des huit espèces connues de pangolins soit strictement interdit, ceux-ci restent les mammifères les plus braconnés au monde. Les écailles de milliers de pangolins sont chaque année passées en contrebande en Chine à des fins médicinales. Leur viande est par ailleurs considérée comme un mets délicat par certaines franges des populations chinoise et vietnamienne. Étant donné que les coronavirus peuvent être transmis par certains fluides corporels, les matières fécales et la viande, le commerce de pangolins vivants à des fins alimentaires est plus préoccupant pour la propagation de la maladie que celui des écailles.

En Chine, il est illégal de manger du pangolin. On en trouve pourtant toujours sur les cartes de certains restaurants. Les pangolins étaient également régulièrement disponibles à la vente sur les marchés d'animaux vivants jusqu'au 26 janvier, lorsque la peur du nouveau coronavirus a incité le gouvernement à les fermer.

SIMILARITÉS GÉNÉTIQUES

Cette nouvelle étude révèle que les séquences génétiques de plusieurs souches de coronavirus trouvées dans les pangolins étaient entre 88,5 % et 92,4 % similaires à celles du COVID-19.

Des analyses ont été conduites sur dix-huit pangolins javanais (Manis javanica) libérés en 2017 et 2018 afin de déceler l'éventuelle présence de coronavirus. Cinq des dix-huit pangolins testés étaient porteurs de coronavirus. Les activistes et défenseurs de la faune ont renouvelé l'expérience en testant d'autres pangolins capturés à l'état sauvage une fois ceux-ci libérés, découvrant ainsi qu'une partie des spécimens étaient également porteurs de coronavirus. Ils ont ensuite séquencé les génomes de ces virus et les ont comparés au SARS-CoV-2.

REPORTAGE : LE PANGOLIN, MAMMIFÈRE LE PLUS BRACONNÉ AU MONDE

Prudents dans la formulation choisie, les chercheurs notent que les similitudes génomiques « ne permettent pas de suggérer » que les pangolins sont l'hôte intermédiaire qui a permis la transmission du SARS-CoV-2 entre les chauves-souris et les Hommes. Mais ils ne l'excluent pas non plus. L'étude conclut cependant que les pangolins devraient être considérés comme des hôtes potentiels pour les futurs coronavirus.

« Cette étude est bienvenue », écrit Challender. « Des recherches supplémentaires devront être conduites sur les pangolins, mais aussi sur d'autres espèces, qui peuvent avoir joué un rôle essentiel dans la transmission du SRAS-CoV-2 aux Hommes. »

 

Wildlife Watch est un projet d'articles d'investigation commun à la National Geographic Society et à National Geographic Partners. Ce projet s'intéresse à l'exploitation et à la criminalité liées aux espèces sauvages. Retrouvez d'autres articles de Wildlife Watch à cette adresse et découvrez les missions à but non lucratif de la National Geographic Society ici. N'hésitez pas à nous envoyer vos conseils et vos idées d'articles et à nous faire part de vos impressions à l'adresse ngwildlife@natgeo.com.

 

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 17:51
COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARQUET GENERAL

 

Bangui 3 avril 2020 (C.A.P) - Arrestation ce jour vers le PK 12 d'un groupe de malfaiteurs réunis afin de préparer une attaque contre la maison d'arrêt de Ngaragba pour libérer de force certains éléments antibalakas interpellés au quartier Galabadja dans le 8ème arrondissement de Bangui au domicile du ministre Dieudonné Ndomaté le 28 mars 2020.

Lire le communiqué de presse ci-dessous du Parquet Général de la Cour d'Appel de Bangui . Contrairement à certaines rumeurs ont laissé entendre, il ne s'agissait nullement d'une opération en vue d'arrêter François Bozizé Yangouvonda contre lequel aucun mandat de perquisition ou d'interpellation n'a été émis d'après le communiqué du Parquet Général.

COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARQUET GENERAL
COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARQUET GENERAL
COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARQUET GENERAL
COMMUNIQUE DE PRESSE DU PARQUET GENERAL

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 17:25
Coronavirus : l’offensive de charme de la Chine en Afrique

Lu pour vous

 

https://www.lemonde.fr/ Par Frédéric Bobin et Joan Tilouine, avec nos correspondants à Johannesburg, Alger, Tunis, Abidjan, Bangui et Ouagadougou 

2 avril 2020 à 18h00

 

Pékin multiplie les dons d’équipements médicaux aux pays africains dans l’espoir de conforter son ancrage stratégique sur le continent.

Il est le visage bienveillant de la Chine au chevet de l’Afrique en ces temps d’adversité. Jack Ma, 54 ans, milliardaire philanthrope, mobilise ses ressources et ses réseaux pour aider les Africains à enrayer l’épidémie du Covid-19 sur un continent de plus en plus exposé, puisque le nombre de cas – 6 213 recensés jeudi 2 avril – y a été multiplié par 2,3 en une semaine.

Le fondateur du géant chinois de la vente en ligne Alibaba, classé vingtième fortune mondiale, est le prototype de l’icône humanitaire que Pékin aime à mettre en scène pour projeter l’image d’une Chine généreuse assistant les plus démunis.

De fait, Jack Ma a des moyens. Dimanche 22 mars, des avions-cargos d’Ethiopian Airlines, seule compagnie à continuer de faire la navette entre l’Afrique et la Chine, ont acheminé à Addis-Abeba 5,4 millions de masques, 1,08 million de kits de test diagnostique et 40 000 combinaisons de protection.

Les dons ont été réceptionnés par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC en acronyme anglais), bras sanitaire de l’Union africaine (UA), en attendant d’être redistribués auprès des cinquante-quatre pays africains.

Une « diplomatie sanitaire »

Bien en évidence sous les flashs de Xinhua, l’agence officielle chinoise, le matériel déchargé affiche la double estampille Jack Ma Foundation et Alibaba Foundation, deux organisations caritatives créées par le tycoon chinois sur le modèle des fondations privées occidentales. Il empruntera les canaux logistiques d’Electronic World Trade Platform (eWTP), la plate-forme d’Alibaba déjà implantée sur le continent en Ethiopie et au Rwanda.

Une autre compagnie chinoise, Huawei, géant des télécoms, signe également des chèques ou fournit de l’équipement (contrôleurs thermiques, systèmes de visioconférence) à des pays comme la Tunisie, l’Afrique du sud, la Zambie ou le Kenya. Simultanément, les officiels de la santé de la République populaire de Chine, à la fois foyer de l’épidémie et premier pays où celle-ci a été endiguée, ont organisé des visioconférences avec des experts d’Afrique subsaharienne (18 mars), d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient (26 mars) afin de « partager leur expérience » dans la lutte contre le Covid 19.

L’Afrique du Sud, pays du continent où l’impact de la pandémie devrait être le plus meurtrier, est en train d’affiner sa stratégie. Dans cette période qu’il qualifie de « calme avant la tempête destructrice », le ministre de la santé, Zweli Mkhize, mettra vendredi 3 avril toute l’équipe impliquée à divers échelons dans la lutte contre la pandémie, en téléconférence avec des experts chinois « pour en savoir plus sur leur approche ».

L’Afrique du Sud dit compter en ces heures cruciales sur deux pays : la Chine, en raison de son « approche victorieuse », selon Zweli Mkhize, et Cuba, le pays précurseur de la « diplomatie sanitaire », dont les médecins sont déjà très présents dans le système de santé sud-africainCela tombe bien : Pékin ne demande qu’à partager cette nouvelle expertise.

Gestes appréciés dans les capitales africaines

Alors que le continent « doit se préparer au pire », selon la formule de John Nkengasong, directeur de l’Africa CDC, interrogé par Le Monde Afrique, ces gestes chinois sont appréciés dans les capitales. « La Chine est parfaitement mobilisée, se félicite M. Nkengasong. Ce soutien de la Chine est crucial et salvateur. » Il n’est surtout pas anodin. La manière dont Pékin utilise le Covid-19 pour se poser en partenaire attentionné de l’Afrique s’inscrit dans une stratégie globale d’implantation déjà bien établie où le « soft power » a toute son importance pour accompagner le dessein stratégique de l’accès aux ressources, voire de contestation des zones d’influence occidentale.

En Afrique comme ailleurs, la santé publique est désormais associée aux fameuses « nouvelles routes de la soie » que Pékin cherche à dérouler à travers le monde. De ce point de vue, la crise de fièvre hémorragique Ebola (quelque 11 000 morts de 2013 à 2016), où 1 200 techniciens chinois de la santé avaient été déployés sur le terrain – Guinée, Liberia et Sierra-Leone –, avait constitué une sorte de répétition. L’événement avait « marqué la montée en puissance de l’engagement chinois » dans cette diplomatie sanitaire d’un nouveau type, relève Antoine Bondaz, dans une note publiée le 26 mars par la Fondation pour la recherche stratégique (« Route de la soie de la santé » : comment la Chine entend profiter de la pandémie pour promouvoir sa diplomatie sanitaire).

L’essor de la Chinafrique sur les quinze dernières années (2003-2018), qui a vu le commerce bilatéral multiplié par 11 (atteignant 185 milliards de dollars) et les investissements chinois en Afrique multipliés par 7 (5,4 milliards de dollars), a aussi intensifié les liens humains et donc exposé les populations à des aléas épidémiques nouveaux. Alors que près d’un million de Chinois vivent en Afrique, le flux inverse s’est aussi densifié avec 50 000 étudiants africains inscrits dans des universités en Chine (soit vingt-cinq fois plus qu’en 2003).

Dédramatiser, restaurer une réputation

Les nouveaux enjeux sanitaires entourant cette circulation des personnes ont dominé la première phase de la crise du Covid-19, séquence où la Chine était aux prises avec son propre foyer infectieux qui jetait une ombre sur son image internationale. Il s’agissait alors pour les diplomates chinois en poste en Afrique de dédramatiserde restaurer une réputation brouillée. A Tunis, l’ambassadeur s’invitait dans les studios de télévision et de radio pour rassurer chacun sur la « rigueur de la Chine ».

A l’évidence, la consigne était de ne pas laisser s’instiller le moindre doute sur un éventuel risque chinois, politique ou humain. Dès qu’une suspicion affleure dans l’opinion publique sur la diaspora chinoise, les diplomates de Pékin montent au créneau. Ainsi de l’ambassadeur chinois en Côte d’Ivoire qui dénonce dans les médias locaux des « accusations mensongères [visant des Chinois] et la stigmatisation » qui sont à ses yeux « un virus aussi dangereux » que le Covid-19 lui-même. Et le diplomate de se faire l’écho des « inquiétudes » de ses compatriotes vivant en Afrique quant à leur « sécurité ».

Le message a semble-t-il fini par être entendu. A mesure que la Chine résorbait son foyer de contamination de Wuhan, la défiance antichinoise s’est estompée en Afrique, désormais relayée par une phobie visant plutôt des Européens suspectés à leur tour d’importer le nouveau coronavirus au point d’être souvent interpellés sous le sobriquet de « corona ». Le tournant dans la perception a permis à ces représentants de Pékin de passer d’une posture défensive à une attitude offensive, plus politique, centrée sur la promotion d’un modèle présenté comme porteur de leçons pour le reste de la planète.

Désarmer les suspicions

Ainsi l’ambassadeur à Bamako déclare-t-il au journal malien L’Indépendant que la Chine a « fait preuve d’humanisme et de solidarité » dans sa manière de partager les informations sur sa lutte victorieuse contre sur le Covid-19. « La force de la Chine, ajoute-t-il, c’est la direction forte du parti et du gouvernement, le sens de la discipline et du sacrifice de la population. »

Au fil des entretiens qu’ils accordent à la presse africaine, les diplomates chinois distillent une petite musique lancinante : la Chine est critiquée en Occident car l’efficience de son modèle dérange. « Avec le développement chinois, le monde voit un autre modèle, un autre système social, souligne ainsi l’ambassadeur chinois au Tchad dans un entretien à Electron TV. Cela menace un courant en Europe qui cherche toutes les opportunités pour dénigrer la Chine. »

Pékin reste toutefois assez prudent dans sa communication, comme s’il s’agissait de désarmer les suspicions en déléguant parfois à d’autres la promotion de son image, au risque de créer une certaine confusion. Déjà, la mise en avant de Jack Ma est en soi assez éloquente, signe d’une volonté d’abriter le Parti communiste chinois (PCC) derrière une étoile du néocapitalisme chinois. La même observation vaut pour certains acteurs africains.

Ainsi du rôle pivot confié à l’Ethiopie dans la distribution de l’assistance chinoise au reste de l’Afrique. Non seulement Ethiopian Airlines est la seule compagnie à assurer cet insolite pont aérien intra-africain (à l’exception d’Air Algérie qui acheminé les dons chinois à Alger), mais les diplomates d’Ethiopie, l’un des principaux partenaires stratégiques de Pékin en Afrique, sont en première ligne, y compris hors de leurs frontières. Mardi 31 mars, l’ambassadeur éthiopien en Côte d’Ivoire a été l’autorité qui, à l’aéroport d’Abidjan, a remis les dons de Jack Ma à la directrice ivoirienne de l’Institut Pasteur. La procédure protocolaire était pour le moins inédite.

Soulager les maux du continent

Une autre scène confirme le caractère occasionnellement baroque de ce jeu chinois en Afrique. Jeudi 19 mars, quelques heures avant l’établissement en Afrique du Sud de mesures de confinement auxquelles les Forces armées nationales sud-africaines (SANDF) allaient être associées, une petite cérémonie était organisée à Pretoria, la capitale économique, autour d’un don de la Chine à l’armée sud-africaine de protections pour ses éléments qui allaient être déployés sur le terrain.

Le chef des armées, le général Solly Shoke, était présent. Des cartons de matériels déballés, on sortait des échantillons du don (2 000 lunettes de protection, 3 000 masques), en présence d’un général chinois qui ne donnait pas son nom et de responsables en civil de l’ambassade de Pékin. Ces derniers, interrogés, dirigeaient les questions vers un homme sud-africain, Mick Toth, responsable d’une petite société d’import-export de matériel de protection, Pioneer Safety.

L’homme d’affaires disait opérer ce don en son nom mais aussi, curieusement, « au nom de la République populaire de Chine ». Dans la confusion, cela ressemblait plus à un coup de publicité qu’à un geste d’Etat à Etat. Un peu embarrassé, le général Shoke confiait : « On accepte toutes les bonnes volontés mais, dans l’immédiat, il n’y a que la Chine qui est là à nos côtés. »

La multiplication de ces cérémonies de dons installe ainsi l’idée que la Chine s’active pour soulager les maux de l’Afrique, tandis que les mises en cause de la responsabilité initiale de Pékin, et notamment de la fiabilité contestable des informations officielles fournies sur la genèse de la crise, rencontrent à ce stade peu d’échos sur le continent. « Quand tu as besoin d’aide, en tant que pays du tiers-monde, ce sont toujours les mêmes qui sont là : les Chinois, les Russes et les Cubains », commente Abdelhafid, un habitant d’Alger. Au-delà des cérémonies officielles, la qualité de l’équipement chinois permettra de conforter ou non cette perception positive.

Reconfiguration géopolitique

Or, la découverte de produits défectueux une fois les cartons déballés, la difficulté de rendre opératoires les tests diagnostiques ainsi que le risque de détournement de l’aide par les élites locales commencent à nourrir des interrogations. En outre, il restera aux Chinois à imposer une présence réelle au-delà de l’emphase de la communication officielle. « Il y a un décalage entre la mise en scène médiatique et leur relative absence du terrain », minimise une source internationale au Cameroun.

Quoi qu’il en soit, l’activisme de la diplomatie sanitaire chinoise porte en germe une reconfiguration des lignes de force géopolitiques en Afrique. Faut-il s’attendre à la crispation d’une rivalité déjà sourdement engagée sur le continent avec les puissances occidentales ? La présence de l’ambassadeur français en République centrafricaine (RCA) lors d’une cérémonie de dons chinois à Bangui semble a priori infirmer le scénario. Mais la tension qui s’était cristallisée – avant l’émergence de la crise du Covid-19 – autour de l’Africa CDC basée à Addis-Abeba sonne comme une alarme.

Créée en 2017, l’institution est financée par les cinquante-cinq membres de l’UA, avec un soutien des Etats-Unis, de la Chine, de la Banque mondiale notamment. En 2016, Washington avait signé un accord avec Pékin pour que les deux puissances appuient de concert l’Africa CDC. Or, en février, les Etats-Unis se sont dits particulièrement préoccupés par le projet de construction par la Chine d’un bâtiment pour le CDC à Addis-Abeba (projet de 80 millions de dollars), en invoquant le risque d’espionnage chinois. Un signe avant-coureur ?

Frédéric Bobin et Joan Tilouine, avec nos correspondants à Johannesburg, Alger, Tunis, Abidjan, Bangui et Ouagadougou

 

NDLR : La RCA a reçu aussi sa part du don de Jack Ma constitué de masques, gants, blouses, test de dépistage et autres destinés au personnel de santé, via un vol spécial d'Ethiopian.

(voir photos déchargement sur le tarmac de l'aéroport Bangui Mpoko ci-jointes)

Coronavirus : l’offensive de charme de la Chine en Afrique
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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 16:30
Covid-19: Monsieur Guterres: Halte à vos mensonges ! par Adama Gaye
Covid-19: Monsieur Guterres: Halte à vos mensonges ! par Adama Gaye

Lu pour vous

 

Covid-19: Monsieur Guterres: Halte à vos mensonges ! Par Adama Gaye

 

Il est urgent de déconstruire et démentir la déclaration de Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, qui, ajoutant à la psychose générale, prédit des millions de morts en Afrique du fait de la pandémie provoquée par le coronavirus.
Vous mentez, Guterres


Vous n’avez fait cette déclaration que pour que le monde donne de l’argent, par milliards de dollars, qu’il lui refuse, à l’organisation moribonde que vous dirigez.
Nous ne vous laisserons pas faire. Car, en parlant, comme vous l’avez fait, vous nous manquez de respect. 

Désolé, votre projet est de profiter du malheur planétaire actuel pour capturer le sort de l’Afrique afin d’en faire un instrument de propagande destiné en vérité à sauver l’ONU. 
 
Je constate que vous avez choisi de vous exprimer sur France 24 probablement à l’émission “Entretien”, animée par mon ami et cadet, Marc Perelman, que j’ai aidé à connaître l’Afrique en l’y invitant en Mai 1999 au Nigeria lors de la transition de ce pays d’un régime militaire vers un régime civil. J’en étais chargé de la communication. 

Je vous demande, Guterres, pourquoi ne vous êtes-vous pas adressé à des africains, via des médias africains, et en rapport avec les principaux concernés, les leaders et peuples africains. Même, malgré son inutilité, à l’union africaine qui représente le continent ?
Ce n’est pas parce que l’ONU ne parvient plus à convaincre de sa pertinence ni à mobiliser ses budgets à force de n’avoir servi à rien, d’être obsolète, qu’une fois encore, profitant de l’apathie de ceux qui doivent parler en son nom, que vous avez le droit de vous enrober du malheur de l’Afrique pour attendrir les cœurs des bailleurs privés et privés sur son dos. 


Votre seul objectif, calculette à la place du cœur, est de vous servir encore sur la bête afin de continuer le train de vie folle et dépensière qui a déconnecté votre organisation des attentes d’un monde pressé, exigeant et conscient qu’elle était désormais plus dans l’esbroufe que le concret


Je vous l’ai écrit d’ailleurs, par lettre, en octobre dernier, peu après ma sortie d’une détention illégale de prison et je l’ai dit vertement à votre représentant spécial pour l’Afrique de l’Ouest, Docteur Mohamed Ibn Chambas. Vous ne servez à rien !
Quand les droits de l’homme sont violés, quand des constitutions sont torpillées, des élections braquées, l’ONU est nulle part.

Ses missions de maintien de la paix sont devenues des prétextes pour s’enrichir et s’incruster dans des pays où elles prolongent, ne règlent pas, les crises locales. Ses opérations au Mali, au Congo ou en Rca, lamentables et coûteux échecs, l’attestent.

Depuis sa création en 1945 à San Franscisco, par le Traité éponyme, l’ONU n’a certes eu de cesse de chercher sa voie. Elle a peut-être aidé dans certains domaines, via ses agences sectorielles, à l’avènement de normes universelles utiles, comme le Codius alimentarius de la FAO, le droit de la mer de Montego Bay de 1982, ou encore les coordinations sur les politiques d’éducation, de santé et d’enfance.

Mais, en gros, après avoir longtemps été paralysée par la guerre froide, rendant inopératoire son principal organe de décision, le conseil de sécurité, on avait cru qu’une nouvelle ONU naîtrait des cendres de la plus longue guerre idéologique planétaire. Seulement, à force de ruser avec ses irréfléchies opérations de maintien de la paix, ses objectifs illimités pour résoudre les défis économiques de l’humanité (objectifs du millénaire et objectifs du développement durable), qu’elle n’avait pas les moyens financiers, logistiques et humains de résorber, elle est frappée du syndrome de l’overstrecht -en voulant faire plus qu’elle ne peut. 


Pire: elle n’a cessé de se fourvoyer. Au point de devoir chercher à vivre par des expédients, ou à se montrer en des circonstances ou son rôle est suspect, comme lorsque Mar Dieye du Pnud fait de l’activisme pendant les groupes consultatifs du Sénégal s’il ne lance le projet corruptogène du PUDC chez nous...

Et donc vous voici, Gutteres, cynique en diable, déterminé à faire de notre continent, notre œuvre Afrique, votre carte pour vous faire entendre. Et vous le faites d’une manière qui nous déshonore: passer par le coronavirus pour renflouer les caisses de l’ONU et vous repositionner en instance tutélaire, en un mot pour faire de l’ONU une force néocolonisatrice de l’Afrique. 

 
Monsieur le Secrétaire Général de l’ONU, je connais trop bien vos accents alarmistes rimant avec opportunisme. Souvenez-vous : en juin 2016, l’un et l’autre nous avions participé à la conférence de Londres où vous étiez venu faire campagne pour votre élection. Je vous rappelle que ce jour-là je m’étais levé pour dire à une salle ébahie qui dissertait sur la victoire presque inévitable de Hillary Clinton en novembre 2016 qu’elle pouvait être battue par son adversaire, Donald Trump. Mon intervention avait changé le cours des débats. 


Je vous vois depuis votre élection gigoter dans tous les sens pour vous faire remarquer. Et chaque crise humanitaire est l’occasion d’une montée d’adrénaline dans votre voix. Est-ce parce que vous n’avez pas encore pu vous débarrasser de votre manteau d’ancien patron de l’organisation onusienne chargée des réfugiés et donc qui vous fait un champion toutes catégories de l’alarmisme larmoyant ?

Forcément, dans ces conditions, la crise du coronavirus tombe à point nommé pour que vous tentiez de vous faire entendre par un monde qui ne vous écoutait plus.

De la à dire qu’il y aura des millions de morts en Afrique du fait du coronavirus, il n’y avait qu’un pas. Que vous avez allègrement franchi dans un moment de mensonge digne de figurer dans les annales d’une ONU qui a intérêt à se remettre en question, à réduire son train de vie, à cesser de frimer, par certains de ses officiels, avec des discours sur les génocides du passé, ou à ne pas comprendre qu’il lui faut réduire sa voilure et sa présence chères à New York dans le quartier de Manhattan.

C’est ce changement en profondeur que vous êtes sommé de faire. C’est de cesser de vous coltiner avec des leaders, chefs d’état ayant violé les normes universelles ou internes, que vous devez apprendre à faire pour redevenir utile aux yeux des peuples du monde.


De grâce, sachez-le, que le coronavirus soit une dangereuse pandémie est un fait mais pas au point de tuer des millions d’africains.


Monsieur Guterres, vous avez froidement menti en vous servant de l’Afrique pour sauver votre décadente institution. Trouvez autre chose ! L’Afrique, coronavirus ou pas, ne sera pas la terre de la réinvention d’une organisation ayant perdu ses repères, inutile !
Monsieur Guterres, vous avez intérêt à vous renseigner sur le Professeur Raoult de Marseille: sans effet de manches, en aidant le monde à trouver le remède pour empêcher les morts que vous prédisez, il peut s’attendre à voir des milliards de dollars affluer vers son modeste laboratoire.

Il a convaincu.

Vous avez été pris dans votre mensonge et abattu en plein vol !
Vous auriez dû avoir le courage de dire plutôt que les effets de la gouvernance kleptocratique des dirigeants que vous aimez tant fréquenter et célébrer sont les causes du malheur que vous voyez s’abattre sur le continent.


Le coronavirus, sauf pour ceux qui prospèrent de l’occurrence de cette épidémie, sera vaincu plus vite que votre stratégie de la peur n’aura le temps de réussir.
Taisez-vous, Guterres


Adama Gaye, Le Caire, 28 mars 2020.

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 15:43
Arrestation de près d'une vingtaine d'ex Anti-balaka chez un ministre

 

RCA : Arrestation de près d'une vingtaine d'ex Anti-balaka, le parquet ouvre une enquête

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 2 avril 2020 13:54

 

Les forces de sécurité ont procédé le samedi 28 mars 2020 à Bangui à l'arrestation de 16 personnes issues de l'ancienne milice Anti-balaka. Interpellées alors qu'elles tenaient une réunion au domicile du ministre des Art, de la Culture et du Tourisme, Dieudonné Ndomaté, ces hommes sont accusés par les autorités d'avoir tenu une réunion non-autorisée et clandestine. Le parquet de Bangui, dans un communiqué, brise le silence et annonce l'ouverture d'une enquête.

Quatre jours après l’arrestation de ces ex-éléments Anti-balaka par les forces de sécurité et les services secrets, les autorités réagissent. Dans un communiqué diffusé le mars 31 mars 2020 sur les ondes de la radio nationale, le 1er substitut de base du procureur de la République, Tiburce Bilongo, confirme l’arrestation de 16 personnes dont onze militaires, un gendarme, un ex militaire et quatre civils.

Les autorités reprochent à ces derniers d'avoir tenu une réunion non-autorisée et clandestine pouvant troubler l'ordre public. Au cours de leur interpellation,  des objets compromettants ont également été saisis. On note, un pistolet automatique, des téléphones et des clés UBS ainsi qu'une liste de 613 personnes. Selon le communiqué du parquet, les auditions de ces personnes arrêtées se poursuivent à la Section des Recherches et d'Investigations (SRI) à Bangui. Cependant, pour des raisons de sécurité, ces éléments sont provisoirement détenus à la maison d'arrêt et au camp de Roux.

"Cette réunion non-autorisée et clandestine est susceptible de tombée sous le coup des dispositions des articles 411, 412 et 286 du code pénal qui sanctionnent les faits d'association de malfaiteurs et de complots." a prévenu le 1er substitut de base du procureur avant d'annoncer que "Le parquet de la République, saisi de ces faits a ordonné l'ouverture d'une enquête et l'a confiée à la Section des recherches et d'investigations et la garde à vue des personnes appréhendées a été décidée".

Face aux multiples interprétations de l'opération ayant ciblé le domicile du ministre Dieudonné Ndomaté et conduit à l'arrestation de toutes ces personnes, le parquet de Bangui appelle au calme et demande à la population de faire confiance à la justice.    

"Pour des raisons évidentes de sécurité, ces gardés à vue sont placés provisoirement à la maison d'arrêt de Ngaragba et au camp de Roux. Les différentes auditions sont en cours. Le ministère public demande à la population de garder son calme et de faire confiance à la justice de son pays" a lancé le 1er substitut de base du procureur de la République .

Pendant que le ministère public appelle au calme, les voix s'élèvent pour condamner ces arrestations. C'est le cas du porte-parole du mouvement Anti-balaka, qui dans un entretien avec Radio Ndeke Luka, dénonce ces arrestations et ajoute que les personnes interpellées sont soupçonnées par les autorités de Bangui de conspiration contre le pouvoir de l'Etat. Ce qui pour lui, n'est pas justifiée.

Le collectif des épouses de personnes arrêtées dénonce, pour sa part, "un coup monté" et demande la libération de leurs maris. "Nous sommes des parents pauvres, nos maris n'ont pas encore touché leurs salaires. Ils ne préparaient pas un coup d'Etat vu qu'ils n'étaient pas armés" a fait savoir une des épouses.

Au début du  mois de mars 2020, l'Etat-major des Armées avait, dans un communiqué, mis en garde contre la participation des militaires à des réunions à caractère politique et/ou visant à troubler l'ordre public.

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 15:30
RCA : L'inquiétude monte avec la confirmation de nouveaux cas locaux

 

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 2 avril 2020 11:54

 

Le gouvernement a annoncé ce mercredi 1er avril 2020 deux nouveaux cas de contamination locale au Covid-19. Les porteurs du virus sont de sexe masculin et féminin, âgés respectivement de 32 ans et 29 ans. Ils résident tous à Bangui.

La confirmation de ces deux nouveaux cas porte officiellement à huit (8) le nombre de personnes infectées en RCA. Il s'agit d'un tournant dans cette crise sanitaire, car le pays passe désormais des cas importés à la transmission locale du virus.

"Ces deux nouveaux cas et les deux précédents confirment l'existence d'une transmission locale" a indiqué le communiqué du gouvernement avant de remercier les personnes déclarées positives au Covid-19 pour leur coopération en vue de détecter des contacts susceptibles d'être contaminés.

Ces deux nouveaux cas sont enregistrés alors que les autorités ont durci les mesures de prévention contre cette contagion, notamment en fermant les écoles, universités, lieux de culte ainsi que d'autres lieux considérés comme foyers à risque.

Face à la détection de ces deux nouveaux cas au niveau local, l'inquiétude monte dans la capitale centrafricaine, jusque-là, principal foyer de contamination dans le pays. Pour faire respecter certaines mesures édictées visant à limiter la propagation du virus, les forces de sécurité sont déployées dans les rues de Bangui pour contraindre les transports en commun (taxis, bus et motos taxis) à s'y conformer.

Depuis la confirmation du 1er cas positif au Covid-19 le 14 mars 2020 à Bangui, le pays tourne au ralenti et l'inquiétude monte au sein de la population. A ce jour, trois (3) malade du Covid-19 sont officiellement déclarés guéris après avoir été pris en charge au service d'urgence installé dans l'enceinte de l'Hôpital de l'Amitié. Près de 1000 contacts suspects sont toujours recherchés.

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 15:15
 RCA : Le gouvernement vers un plan Marshall pour soutenir l'économie

 

Centrafrique : Le gouvernement vers un plan Marshall pour soutenir l'économie

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 2 avril 2020 11:57

 

Le ministre centrafricain du Plan et de l'économie a salué ce mercredi 1er avril 2020, l'apport de la Banque Centrale pour soutenir l'économie des pays de la sous-région face à la crise sanitaire du Coronavirus. Ceci au sortir d'une réunion avec les partenaires de lutte contre le Covid-19 à Bangui.

L'économie mondiale est en pleine récession et les banques à travers le monde injectent de l'argent dans l'économie. C'est dans ce contexte que les ministres en charge de l'économie de la sous-région d'Afrique centrale se sont retrouvés le samedi 28 mars 2020 à Brazzaville où la Banque Centrale a décidé d'injecter des milliards de francs pour soutenir l'économie des pays membres en proie à ces difficultés.

Un travail d'évaluation est en cours pour faire face à la chute de l'économie. "Nous sommes bien conscients de la situation de l'heure, mais je puis vous dire que nos experts travaillent en ce moment pour évaluer l'impact du coronavirus sur l'économie nationale. Mais d'ores et déjà, nous avons envoyé nos besoins pour prétendre à un financement de la communauté financière internationale" a indiqué Félix Moloua, ministre du Plan et de l'économie.

Alors que le pays est dans une dynamique de relèvement, Félix Moloua craint l'effet des restrictions sur les chantiers en cours du RCPCA mais aussi des effets d'annonce sur les prix.

"Avec les mesures de prévention, cela aura certes de l'impact sur les entreprises qui ne peuvent pas réunir autant de personnes pour travailler sur ces chantiers. Aussi nous notons en Centrafrique comme dans d'autres pays, l'augmentation des prix des marchandises. J'insiste ici en disant que la fermeture des frontières ne concerne aucunement pas les marchandises et les commerçants doivent comprendre pour ne pas asphyxier les compatriotes en augmentant les prix sur le marché" a-t-il martelé.

Une mesure protectionniste est à noter cependant au PK5 de Bangui considéré comme poumon économique du pays. " Nous voulons mettre en œuvre les dispositions préconisées par le chef de l'Etat en engageant avec la Minusca le dialogue avec les jeunes et les couches sociales du km5 en installant des points d'eau pour permettre à la population d'y avoir accès et prévenir le coronavirus" a fait savoir le ministre Félix Moloua.

Avec une prévision de 4,5% de croissance, le pays doit revoir ses ambitions en tenant compte de la nouvelle donne imposée par la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus qui affecte l'économie du monde.  

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 14:47
LE PRÉSIDENT TOUADERA A REÇU EN AUDIENCE, M. VLADIMIR TITORENKO
LE PRÉSIDENT TOUADERA A REÇU EN AUDIENCE, M. VLADIMIR TITORENKO

 

sources : Palais Renaissance

 

LE PRÉSIDENT TOUADERA A REÇU EN AUDIENCE, M. VLADIMIR TITORENKO, AMBASSADEUR DE LA FEDERATION DE LA RUSSIE EN CENTRAFRIQUE

 

Le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA a accordé en audience en fin d'après-midi, l’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de la Russie en RCA, Vladimir TITORENKO.

Le diplomate russe, Vladimir TITORENKO est venu discuter avec le Chef de l’Etat, Faustin Archange TOUADERA, du renforcement de la coopération bilatérale entre son pays et la RCA dans des domaines de l’économique, de la santé et de la sécurité.

Le Président de la République et son hôte ont échangé sur des projets d’investissement, notamment dans le domaine d’extraction des ressources minières, du pétrole, de la construction du chemin de fer, et de l’agriculture.

Au sujet de la sécurité, M. Vladimir TITORENKO a déclaré que la Fédération de la Russie attend la fin de la pandémie à coronavirus, pour signer une convention de coopération avec la République Centrafricaine. Il a aussi annoncé la poursuite de la coopération militaire et la livraison des armes russes aux FACA, sans oublier la formation des Forces de sécurité Intérieures (FSI).

Enfin, la Russie attend la Résolution du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, pour procéder à la livraison des blindés aux Forces Armées centrafricaines (FACA).

Quant à l’ouverture du bureau militaire russe, l’Ambassadeur Vladimir TITORENKO, a affirmé que cela se fera entre le mois de mai et juin. « Tout est fin prêt au niveau de la Fédération de la Russie, mais c’est la pandémie coronavirus qui empêche l’exécution de ce projet ».

Au sujet de la santé, le diplomate russe Vladimir TITORENKO a informé le Président de la République, de l’arrivée dans une semaine à Bangui d’un avion d’aide médicale à titre de contribution de la Russie dans le cadre de la prévention du coronavirus.

Il a en outre proposé au Chef de l’Etat la mise à disposition du ministère de la santé publique, des virologues et des médecins spécialistes russes.

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