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5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 16:11
RCA: le gouvernement annonce l’amélioration de la distribution de l’électricité début 2022

 

RCA: le gouvernement annonce l’amélioration de la distribution de l’électricité début 2022

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 4 août 2021 15:27

 

Face à la difficulté que connaît l'Energie centrafricaine (Enerca), le gouvernement annonce que, les centrales photovoltaïques de Danzi et de Sakai dans la commune de Bimbo, seront opérationnelles d’ici 2022. Les travaux d’installation de ces champs solaires avancent à grand pas selon une délégation conjointe du ministère de l’Hydraulique et de l’Enerca. Elle a visité les deux chantiers ce mardi 03 août 2021.

A l'entrée du site de la localité de Sakai, une imposante pancarte blanche, avec des écritures en rouge et bleu, indique la centrale photovoltaïque. Autrefois couvert de forêt dense, cet endroit de 65 hectares est bien aménagé et clôturé pour abriter le chantier. Les ouvriers travaillent d’arrache-pied et les travaux avancent à merveilles. "Il n'y a pas de souci. Tout se passe bien. On essaie de vérifier ce qu’ils font; si cela est conforme aux schémas et plans techniques qu'ils nous ont soumis" a soutenu Brice Batoumas, ingénieur à l’Enerca.

Après un tête-tête avec le personnel de l’entreprise chinoise Shanxi en charge des travaux, les autorités centrafricaines rassurent en annonçant la date de l’opérationnalisation du site.

"D'ici mars-avril 2022, on aura terminé les travaux et le problème de l'électricité sera réglé définitivement" a rassuré Arthur Bertrand Piri, ministre de l'Energie et de l’Hydraulique.

Loin de là au village Danzi, à 20 kilomètres de Bangui sur la route de Boali, se trouve le second champ solaire. Sur ce chantier, les ouvriers travaillent également sans relâche. Selon les autorités, ce champ solaire fournira, d'ici la fin de l'année 2022, 25 kilowatts d’énergie solaire. Par ailleurs, les habitants de Zongo, ville congolaise située en face de Bangui, bénéficieront aussi de l’électricité venue de ces installations. Trois pylônes sont construits pour interconnecter les deux villes.

"On va leur vendre de l'électricité. De Bangui à Zongo, nous avons prévu trois pylônes pour conduire cette énergie en passant au dessus du fleuve Oubangui" a fait savoir Thierry Patient Bendima, directeur général de l’Enerca. Le projet de construction de ces champs solaires est financé par la banque mondiale à hauteur de 45 millions de dollars, soit près de 25 milliards de francs CFA. Les travaux sont exécutés par l’entreprise chinoise Shanxi.

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5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 15:45
RCA Economie : Investir dans le capital humain pour préserver l’avenir

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Perspectives économiques en République centrafricaine : Investir dans le capital humain pour préserver l’avenir

BANGUI, 04 août 2021 — La quatrième édition des cahiers économiques de la République centrafricaine (RCA), publiée aujourd’hui par la Banque mondiale, a confirmé un ralentissement de l’activité économique en 2020. La combinaison du Covid-19 et d’une insécurité renouvelée au milieu des conflits post-électoraux devrait plonger l’économie dans la récession en 2021. Le rapport est revenu sur les défis du capital humain et présente les opportunités pour renforcer l’investissement dans les personnes afin de préserver l’avenir.

I ntitulé « Investir dans le capital humain pour préserver l’avenir », le rapport note que l’activité économique a ralenti en 2020 pour la cinquième année consécutive. Frappée par la pandémie du Covid-19, la croissance du PIB réel a ralenti à 0,8 %, son plus bas niveau au cours des cinq dernières années. Du côté de la demande, la consommation privée s’est contractée en 2020, reflétant une baisse des revenus des ménages. Pour ce qui est de l’offre, la dynamique positive du secteur agricole a empêché l’économie d’entrer en récession, et les secteurs de la foresterie et des télécommunications ont mieux résisté que prévu.

Le rapport souligne également que malgré les pressions inflationnistes dues aux perturbations de la chaîne d’approvisionnement, l’inflation est tombée à 2,3 % en 2021 (d’une année sur l’autre) – en deçà du critère de convergence régionale. La situation budgétaire s’est détériorée et la dette publique a encore diminué pour s’établir à 44,1 % du PIB en 2020 – grâce à l’annulation et au rééchelonnement de la dette.

« Avec le Covid-19 et le regain d’insécurité, on estime que la RCA pourrait perdre 4 ans de croissance du revenu par habitant, avec des estimations montrant que le PIB par habitant devrait rester au même niveau en 2023 qu’en 2019 » a déclaré Wilfried A. Kouamé, économiste à la Banque mondiale et auteur principal du rapport. Parlant des inquiétudes, ce dernier a ajouté que « la croissance économique pourrait se redresser à moyen terme, soutenue par des niveaux de production agricole et industrielle, mais seulement à condition que la situation sécuritaire s’améliore. De toute façon, plus de 3,5 millions d’habitants devraient continuer à vivre dans l’extrême pauvreté entre 2022 et 2024, et l’insécurité alimentaire et l’accès limité aux services publics de base, en particulier dans les zones reculées, resteront des préoccupations majeures ».

Par rapport aux perspectives, la RCA reste exposée à un risque élevé de surendettement en raison principalement de sa faible mobilisation des ressources intérieures et de ses revenus d’exportation. Le déficit du compte courant s’est creusé de 4,8% du PIB en 2019 à 8,7% du PIB en 2020, en raison de la faiblesse de la demande extérieure et des transferts privés ainsi que d’un déficit accru de la balance des biens alors que les bonnes exportations ont diminué et que les importations non pétrolières ont augmenté par des investissements financés par des donateurs avec la pandémie du Covid-19.

En ce qui concerne le capital humain, la RCA fait face à de nombreux défis et des besoins énormes bien que le capital humain soit un moteur essentiel d’une croissance économique soutenable et de la réduction de la pauvreté. « La RCA dispose d’environ 35 ans pour tirer pleinement parti de sa jeune population en âge de travailler et tirer le meilleur parti de son dividende démographique » a indiqué Han Fraeters, Représentant resident de la Banque mondiale pour la RCA. Afin d’inverser cette tendance, « La RCA doit veiller à ce que les adultes de demain soient en bonne santé, bien éduqués et productifs. Mais cela nécessite des investissements dès aujourd’hui. L’investissement dans le capital humain doit devenir une priorité pour le gouvernement. Sinon, le dividende démographique se transformera en malédiction démographique ».

Le rapport formule plusieurs recommandations qui permettront de renforcer ce capital humain et protéger l’avenir tout en stimulant la croissance économique et en améliorant le niveau de vie des populations. Parmi lesquelles :

  1. Relever les défis du développement de la petite enfance pour jeter des bases solides à la fois pour la prospérité et la résilience des adultes ainsi que pour la croissance économique et la compétitivité du pays ;
  2. Autonomiser les femmes et les filles pour accélérer la transition démographique, réduire le mariage des enfants, accroître l’accès à la planification familiale, retarder la grossesse à l’âge adulte et réduire la mortalité infantile ;
  • Renforcer la gouvernance et les Institutions dans les secteurs du capital humain tout en renforçant la coordination entre les partenaires techniques et financiers sous le leadership du gouvernement ;

Contacts:

À Bangui : Boris Ngouagouni, (236) 7513 5080, pngouagouni@worldbank.org

Pour plus d’informations, visiter le site: http://www.banquemondiale.org/afrique
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Suivez notre actualité sur Twitter: https://twitter.com/bm afrique
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Communiqué No. 2022/006/AFW

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5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 15:26
Un ultimatum lancé aux Russes de quitter le camp Kassaï à Bangui

Lu pour vous 

 

Centrafrique : un ultimatum lancé aux Russes de quitter le camp Kassaï à Bangui

 

28 juillet 2021 Nicolas Gros-Verheyde

(B2) La présence des mercenaires de la société russe de Wagner pèse pour les Européens. D’une manière très franche, l’amiral Hervé Bléjean, directeur de l’état-major de l’UE, avoue toute l’amplitude du problème et les efforts pour desserrer l’étau des Wagner sur l’État centrafricain. L’amiral s’exprimait devant la sous-commission défense (SEDE) du Parlement européen le 12 juillet

La concurrence réelle des Russes de Wagner

Cette présence de Wagner a un « impact réel » sur la mission de formation des troupes centrafricaines (EUTM RCA auprès des FACA) puisque ses membres « imposent leur propre entraînement comme un préalable au don de matériel pour [les] équiper ». Les formations des Wagner entrent donc « en concurrence avec celles réalisées » par les Européens. Ce d’autant plus que « la mission EUTM ne prévoit pas d’accompagnement opérationnel sur le terrain ».

Une guerre d’influence

Une influence particulièrement « mise en scène à grand renfort de communication » avec le film Le touriste, film à la gloire des Russes de Wagner, dont la première diffusion s’est faite « en présence de nombreux membres du gouvernement ». EUTM RCA « fait face comme d’autres acteurs en RCA à des actions de désinformation ».

Un ultimatum posé à Wagner du camp Kassaï

La question de l’engagement de la société privée russe Wagner a été « abordée de manière très claire avec le président Touadéra ». « J’ai demandé à ce que les acteurs de Wagner présents sur le camp Kasaï à Bangui », utilisé par les Européens pour l’entraînement, « quittent ce camp d’ici la fin de l’été ». Ce afin « d’éviter un mélange des genres préjudiciable à la visibilité de ce que nous faisons », a-t-il justifié. La date limite correspond au « premier cours de formation des officiers puisque l’école des officiers a été implantée par décret présidentiel à Bangui au camp Kassaï. »

Remplacer les sociétés privées par des Africains

Les Européens ont donc proposé au président de la République de « l’aider à conduire une feuille de route visant à réunir les conditions d’une solution alternative à la présence de sociétés privées ». Ces solutions alternatives pourraient « s’appuyer sur la présence d’acteurs africains en particulier ». Les FACA ont « toujours besoin d’un accompagnement sur le terrain », juge-t-il. Il serait donc possible, par exemple de « demander au Rwanda, à l’Angola, à d’autres pays africains avec lesquels [les Européens savons] travailler, de venir en aide à la République centrafricaine et de remplacer ces acteurs non étatiques qui nous préoccupent beaucoup », a proposé l’Amiral. Le président Touadéra a été « attentif à cette proposition », a-t-il rapporté. Maintenant « il faut regarder comment nous pouvons concrètement la mettre en oeuvre ».

Le président doit se passer des Wagner

L’officier général européen reconnait que la « situation est difficile » sur le terrain. Le président Touadéra, « même si l’on peut dire qu’il a été élu par voie de scrutin s’est retrouvé dans une situation très difficile lors de l’élection présidentielle ». Il était sous la menace des groupes armés qui avaient « l’intention claire de prendre le contrôle de la République centrafricaine et du gouvernement ». Cela constituait une « menace considérable pour lui et ses capacités à gouverner ». Il est aujourd’hui dans une « meilleure position qu’il ne l’était avant les élections », en partie grâce aux Russes de Wagner qui « ont fait le combat pour lui et avec les FACA ». Le président « sait certainement que son salut a été vraiment dépendant de l’implication de ces acteurs non étatiques ». La question est donc hautement politique et délicate. « Nous devons le convaincre que le moment est venu de changer de modèle », qu’il y a le temps de l’urgence et du « long terme ».

Des soldats sans règle

« Oui il y a des soldats professionnels » parmi les Wagner, reconnaît le militaire européen. « Mais ils ne respectent absolument aucune règle de droit de la guerre. Et c’est ma principale préoccupation. C’est très facile d’être un bon professionnel quand on n’a pas de restrictions pour tuer tous les personnes que vous voulez. » « Leur efficacité est aussi le paradoxe de leur manque de règles et d’obéissance à toute forme de règle. »

Des allégations d’exactions réelles

Le président centrafricain « ne peut pas rester longtemps avec une telle réputation en danger, de plus en plus d’exactions, s’il veut être la solution en tant qu’interlocuteur sur la scène internationale ». « Beaucoup d’allégations d’exactions aujourd’hui sont réelles » sur le terrain, affirme l’amiral (1). Un sujet sur lequel il a pu échanger avec le nouveau premier ministre Henri-Marie Dondra qui a été très à l’écoute aussi sur « le respect des droits de l’Homme et la lutte contre les exactions et impunités », assure-t-il.

 

(Nicolas Gros-Verheyde, avec Agnès Faure, st. au Parlement européen)

 

1. Un propos qu’il avait tenu fin juin lors du dialogue UE – Afrique « J’ai vu Wagner sur le terrain. Ils sont partout. Ils n’apportent rien au pays sauf une réponse sécuritaire immédiate peut-être au prix de commettre beaucoup de… violations des droits de l’homme et d’atrocités. »

Pas de présence de la Chine

L’implication chinoise n’est pas très forte, du moins « pas visible » estime l’Amiral interrogé sur ce sujet par un eurodéputé. « Ils sont là. Je pense qu’ils attendent leur moment. Ils investissent un peu, mais rien de visible, mis à part la construction du bâtiment de la banque de la République centrafricaine. Il n’y a, je pense, absolument aucun appétit pour eux de s’impliquer en toute matière de défense et de sécurité. Ils sont plutôt en attente d’opportunités économiques. »

Source : B2

 

Les Nations Unies tirent la sonnette d’alarme sur la situation des droits de l’Homme en Centrafrique. Entre juillet 2020 et juin 2021, la MINUSCA a comptabilisé 536 cas de violations et d’abus ayant fait plus de 1200 victimes, selon un rapport de l’ONU qui accuse les rebelles, les forces gouvernementales et leurs alliés russes.

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5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 14:49
Les casques bleus rwandais renforcent la coopération entre Bangui et Kigali
Les casques bleus rwandais renforcent la coopération entre Bangui et Kigali
Les casques bleus rwandais renforcent la coopération entre Bangui et Kigali
Les casques bleus rwandais renforcent la coopération entre Bangui et Kigali
Les casques bleus rwandais renforcent la coopération entre Bangui et Kigali

 

RCA: comment les casques bleus rwandais renforcent la coopération entre Bangui et Kigali

 

https://www.rfi.fr/  

 

Près de 750 casques bleus rwandais seront présents en Centrafrique pour renforcer la mission des Nations unies. Mardi, 300 d'entre eux étaient déjà arrivés à Bangui. Avec ce contingent supplémentaire, demandé par les Nations unies, le Rwanda s'impose encore comme l'un des principaux acteurs de la Minusca, mais aussi comme un partenaire privilégié de la Centrafrique sur les questions de défense. Le Rwanda souhaite étendre ce partenariat à d'autres domaines et ce jeudi, c'est le président centrafricain qui est attendu à Kigali.

Le Rwanda a déployé des casques bleus en Centrafrique pour la première fois en 2014, et depuis, la relation entre les deux pays s'est renforcée. La présence militaire de Kigali aussi puisque le Rwanda aura maintenant trois bataillons d'infanterie, un hôpital et des policiers au sein de la Minusca.

À Bangui, les militaires rwandais sont réputés pour leur efficacité, ils ont même longtemps été chargés de la protection de la présidence. « Lorsqu'une opération est appréciée dans un pays, cela noue forcément des liens particuliers et cela ouvre la voie à la coopération dans d'autres secteurs », souffle une source proche du gouvernement rwandais qui évoque à terme un projet d'ouverture d'une ambassade du Rwanda en Centrafrique.

Sur le plan économique, les échanges semblent en tout cas s'être approfondis depuis l'envoi, en décembre dernier, de troupes rwandaises pour sécuriser les élections centrafricaines. Deux mois plus tard, Rwandair, la compagnie aérienne nationale, atterrissait pour la première fois à Bangui, ville qu'elle dessert maintenant deux fois par semaine. À bord du vol inaugural se trouvait la ministre rwandaise du Commerce. Elle a été suivie par plusieurs délégations hommes d'affaires rwandais qui se sont vus promettre par les autorités centrafricaines un soutien à leurs projets d'investissement.

C'est dans ce contexte que le président Faustin Archange Touadéra est attendu ce jeudi à Kigali pour une visite d'État (qui ne sera pas la première). Il devrait s'y entretenir avec son homologue Paul Kagame et assister à la signature de différents accords de coopération entre les deux pays. Car, au-delà de la coopération militaire, des débouchés économiques et commerciaux sont visés des deux côtés.

Une importante délégation ministérielle a précédé l'arrivée de Faustin Archange Touadéra à Kigali. Et en avril, une délégation d'une cinquantaine d'investisseurs rwandais avait visité la capitale centrafricaine. Les Rwandais sont intéressés par des projets dans la construction, l'agriculture, mais aussi les mines. Lors de la première visite de Paul Kagame à Bangui en 2019, un accord de coopération dans le secteur minier avait ainsi déjà été signé. « La Centrafrique a des ressources minières et donc la capacité de faire des échanges économiques intéressants », renchérit une source proche du gouvernement rwandais, ajoutant que l'important soutient militaire rwandais a ouvert la voie à la relation économique et commerciale entre les deux pays.   

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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 16:43
Bangui: le 6e arr bouclé par les forces de défense et de sécurité

 

Bangui: le 6e arr bouclé par les forces de défense et de sécurité

 

https://www.radiondekeluka.org/ dimanche 18 juillet 2021 09:31

 

Les opérations de contrôle d'identité se poursuivent à Bangui. Ce 16 juillet 2021, les fouilles ont concerné une partie du 6eme arrondissement de Bangui. Certains habitants apprécient, d’autres critiquent des confiscations abusives de leurs objets par des forces de l'ordre.

Selon certains habitants, la zone a été bouclée de 3 heures à 11 heures dans la matinée du vendredi 16 juillet 2021. Il s’agit des secteurs de Fatima en allant vers Padré-Pio. Un homme qui a vu sa maison fouillée, même s'il salue l'initiative, déplore la destruction des cartes d'électeurs par les forces de sécurité.

"C’est une bonne initiative que le gouvernement a lancée. C'est pour notre sécurité avant tout. Mais s'ils nous demandent la carte nationale d’identité et qu'on leur présente le récépissé ou la carte d’électeur, ils les détruisent. Ce n’est pas normal", s'indigne-t-il.

Durant ces opérations, les forces de défense et de sécurité ont saisi un certain nombre d’effets militaires. Pour une habitante de Fatima, il n’est pas normal que la police prenne tous les matériels qu’ils trouvent.

"Dans ma maison, je dispose des couteaux et machettes pour mon commerce. Si la police saisit tout cela, comment vais-je faire ? Ils doivent bien fouiller et faire la différence entre les engins dangereux et autres. Qu'ils n'emportent que les armes au lieu de nous priver de nos matériels de travail", relève cette commerçante.

De son côté, un autre habitant appelle tous les Centrafricains à coopérer.

"Je demande à tous les centrafricains d’aider la police dans ce travail pour ramener la paix et la sécurité dans notre pays".

Les forces de défense et de sécurité n’ont pas présenté un bilan officiel de cette fouille dans une partie du 6eme arrondissement. Les trois (3) premières menées dans les 5e, 8e, 4e arrondissements ainsi que dans la commune de Bégoua ont permis la saisie d’armes de guerre et d’effets militaires.

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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 16:08
Centrafrique : la CVJRR bientôt opérationnelle

 

https://www.rfi.fr/ 18/07/2021 - 10:14

En Centrafrique, le président Touadéra a lancé, vendredi 16 juillet, la rentrée judiciaire. Au cours de son discours, il a mentionné la création de la Commission vérité justice réconciliation et réparation (CVJRR) dont les onze commissaires ont prêté serment, début juillet. La CVJRR est l'une des recommandations de sortie de crise du Forum de Bangui de 2015, reprise dans les accords de Khartoum de 2019. Les onze commissaires se sont réunis pour en composer son bureau.

Edith Douzima, avocate reconnue à Bangui, prend la tête de cette CVJRR tant attendue. Elle veut se mettre au travail le plus rapidement possible : « Je crois qu'il n'y a plus de temps à perdre et nous devons commencer déjà à jeter les bases de nos actions. »

Recommandée par le Forum de Bangui, en 2015, et reprise dans les accords de Khartoum de 2019, elle doit notamment permettre de rompre la spirale de l'impunité : « C’est la question de l’impunité qui est à l’origine des maux de ce pays. Nous pensons que nous devons beaucoup œuvrer pour qu’il y ait justice. »

Autre objectif, celui de la réconciliation : « La justice sociale est vraiment déchirée à cause des crises à répétition dans le pays et donc nous pensons que nous devons mettre ensemble nos compétences et nos expertises. Nous devons tout mettre en place pour qu’il y ait une réconciliation véritable et non une réconciliation au bout des lèvres. »

Des consultations nationales ont été menées auprès de 2 000 Centrafricains. Parmi les recommandations figure celle de la prise en compte des crimes graves commis depuis 1959: «Tout le monde attend beaucoup de cette Commission et je crois qu’il faudrait lui en donner les moyens. Sans moyens, nous ne pouvons pas faire grand chose. »

Cette nouvelle équipe, nouvellement formée, prévoit de tenir sa première réunion de travail dès lundi 19 juillet.

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15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 16:05
Corruption au port de Douala

Lu pour vous

 

Douanes : les transporteurs saisissent la Présidence contre la corruption et l’indisponibilité du Gps

https://ecomatin.net/ Georges Semey Dernière mise à jour: 13 juillet 2021

Les opérateurs économiques de ce secteur regroupant des camerounais, tchadiens, congolais, gabonais, équato-guinéens, centrafricains ou libanais ont adressé le 2 juillet 2021 une correspondance de dénonciation d'acte de « corruption et arnaque autour de l'usage du Gps par la douane et la société Nexus au Port de Douala ».

D’après des statistiques du Bureau de gestion du fret terrestre (Bgft), organisme de répartition du fret terrestre camerounais, entre 2000 et 2018, 9,4 millions de tonnes de marchandises ont été transportés entre le Cameroun et le Tchad, pour 374.341 mouvements de véhicules, 8,5 tonnes millions de de marchandises entre le Cameroun et la RCA correspondant à 324.696 mouvements de camions, 155,9 millions de tonnes de cargaisons échangées entre le Cameroun et le Gabon, pour 20.599 mouvements de véhicules, 5,2 millions de tonnes transportés entre le Cameroun et le Congo (222.941 mouvements de véhicules), et 6237 mouvements de véhicules pour le corridor Cameroun-Guinée Équatoriale avec 98,4 millions de tonnes transportés sous la période visée. D’après les usagers de ces différents corridors entre le Cameroun et les pays de l’hinterland de la sous-région Afrique centrale (transporteurs, bailleurs de fret, propriétaires de camions etc.), ces chiffres auraient pu être améliorés si la balise de géolocalisation Gps délivré par les douanes camerounaises à travers Nexus. Les acteurs nationaux et internationaux de cette activité affichent leur ras-le-bol sur les dysfonctionnements récurrents observés dans la gestion de la balise Gps.

A cet effet, une correspondance a été adressée au Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République, par des syndicats de transporteurs OS Civile Droits de l’Homme, une association de défense des droits et libertés. Correspondance signée par Alhadji Mey Ali, le président de cette organisation. «OS Civile Droits de l’Homme est très préoccupée de la situation de nature à compromettre un Etat de droit au Port autonome de Douala. En effet, il s’agit des manœuvres de corruption autour de l’usage du Gps qui est un instrument mis sur pied pour contrôler les mouvements des camions et leurs cargaisons tout au long du trajet effectué afin d’éviter tout transbordement durant leurs voyages. En principe cet instrument devait être profitable aux propriétaires des camions et les marchandises appartenant à leurs clients et surtout au gouvernement» mentionne la correspondance de ce 2 juillet 2021.

Les transporteurs du Cameroun, du Tchad et de la République centrafricaine protestent en effet contre l’indisponibilité de cet outil technologique institué par les douanes camerounaises depuis 2016, ainsi que les difficultés sur son obtention: «les balises sont conçues expressément en nombre très insuffisant. Ce qui fait qu’il faut attendre les balises installées sur des camions qui arrivent à la frontière (Tchad, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale ou Centrafrique), et c’est au retour à Douala qu’elles sont installées sur d’autres camions en attente. Ce dispositif douanier de géolocalisation porte d’énormes préjudices aux transporteurs, aux commerçants et aux sociétés », s’indignent les transporteurs victimes. Par ailleurs, lorsque le Gps sollicité est enfin disponible, «il faut corrompre le service le service concerné entre 50.000 ou 100.000 FCFA pour faire voyager rapidement ton camion», indique la correspondance adressée à Ferdinand Ngoh Ngoh. Sachant que le tarif officiel pour obtenir la pose d’un outil de géolocalisation Nexus est de 35.000 FCFA. Malgré plusieurs correspondances adressées préalablement aux ministères du commerce, des transports, du travail et de la sécurité sociale, «aucune solution n’a été trouvée, dans le but d’aplanir ces difficultés», ajoute le président de OS Civile Droits de l’Homme. D’où la saisine ce 2 juillet 2021, du Ministre d’État, Secrétaire général de la Présidence de la République, ampliée aux Ministères des finances, des transports, du commerce, la Conac, la Cndhl, Douanes camerounaises, et au Chef secteur des douanes Littoral 3.

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15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 16:02
RCA : qui est Claude Rameaux Bireau, le nouveau ministre de la Défense ?

 

Centrafrique: qui est Claude Rameaux Bireau, le nouveau ministre de la Défense ?

 

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 12 juillet 2021 15:24

 

Un nouveau ministre a été nommé à la tête de la Défense nationale suite à la mise en place du gouvernement Dondra le 23 juin 2021. Il s’appelle Claude Rameaux Bireau. Sa mission est donc délicate dans un contexte où l'armée nationale avec le soutien des forces bilatérales travaille pour rétablir la paix et la sécurité sur l'ensemble du territoire. Mais qui est donc Claude Rameaux Bireau?

Court de taille, joviale, ne se séparant guerre de sa vue claire, Claude Rameaux Bireau né en mars 1961 à Bangui, est économiste et financier. Membre de cabinet de la Primature en 2008, puis ministre conseiller économique de Faustin Archange Touadera de 2016 à 2021, doux de caractère et rigoureux dans le travail, ce douanier est perçu comme un étranger des services de sécurité. Mais il se montre cependant confiant avec la maîtrise des défis de l'heure et donne le tempo.

"Je m'appuierai dans le cadre de cette fonction sur les produits de la réforme du secteur de sécurité la RSS qui constitue la grande priorité et qui a accouché le plan national de défense et la loi de programmation militaire. Il s'agit en fait de mettre en œuvre le plan national de défense pour que nous puissions atteindre nos objectifs de la sécurisation de la population et de la défense de notre territoire", martèle le nouveau ministre de la Défense nationale.

Trésorier général du MCU, Claude Rameaux Bireau est aussi politique. Il fixe comme priorité quelques solutions aux problèmes identifiés.

"Il nous faut pour atteindre ses objectifs: maitriser la chaine de commandement et il faut aussi avoir une bonne chaine logistique. A ce niveau, on peut réussir sa mission. Je m'appuierai sur les hauts cadres formés dans les grandes académies militaires et aussi dans les grandes écoles de la République Centrafricaine"

Le ministre de la Défense habite le 4e arrondissement. Camille Mandaba est un notable qui l'a vu grandir.

"C'est quelqu'un qui est toujours calme, doux. Il n'a jamais été agressif, il est toujours correct. Les gens qui travaillent avec lui ne se plaignent jamais pour question d'arriéré par exemple. Il a toujours été correct", nous confie-t-il.

Concilier son caractère et parcours aux défis de la reconstruction de l'armée, c'est l'attente de nombreux centrafricains qui veulent voir le résultat.

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15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 16:00
Denise Brown de OCHA, préoccupée par la situation en RCA

 

Denise Brown, la coordonnatrice des affaires humanitaires de l'ONU, préoccupée par la situation en RCA

https://www.dw.com/ 14.07.2021

Le conflit en cours en Centrafrique entraîne une vague de déplacement de populations. Il complique les récoltes. Le tout dans un contexte où les humanitaires sont tués ou empêchés par les forces en présence d'apporter de l'aide à plus de la moitié de la population. C'est ce que dénonce Denise Brown, coordonnatrice des affaires humanitaires des Nations unies en Centrafrique.

https://www.dw.com/fr/denise-brown-la-coordonnatrice-des-affaires-humanitaires-de-lonu-pr%C3%A9occup%C3%A9e-par-la-situation-en-rca/av-58263002

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15 juillet 2021 4 15 /07 /juillet /2021 15:57
Nouvelles nationales sur RFI

 

Touadéra s'active en faveur de la levée de l'embargo sur les armes en RCA

 

https://www.rfi.fr/ 14/07/2021 - 04:44 Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

Le président de la République centrafricaine Faustin Archange Touadera est rentré ce lundi d’une visite de travail en Angola. Il a rencontré son homologue João Lourenço pour évoquer le « renforcement de la coopération bilatérale » entre les deux pays selon le communiqué officiel. Cette rencontre intervient deux semaines avant le vote au Conseil de sécurité des Nations unies le 29 juillet prochain sur le régime de sanctions qui vise la RCA.

Le président angolais, mandaté par ses pairs pour prendre en main la question centrafricaine, est actuellement à la tête de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.

Deux mini-sommet des chefs d’État cette année, des échanges réguliers entre ministres... L’Angola est cosignataire, avec le Rwanda, d’une « feuille de route » appelant au dialogue. C'est une priorité car les principaux bailleurs de fond conditionnent désormais le maintien de leurs aides aux résultats du dialogue républicain promis par le président Touadéra. Luanda mène campagne en faveur d’une levée de l’embargo sur les armes en RCA. Sanction prise par le Conseil de sécurité des Nations unies et qui refera l’objet d’un vote à la fin du mois.

Luanda rejoint ici la position de la Russie de la Chine, estimant que la mesure empêche le gouvernement de se battre « à armes égales » contre les rebelles de la CPC. Mais se heurte à celle des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni, selon qui Bangui n’est pas en mesure de stocker, contrôler et tracer les armes pour éviter qu’elles ne tombent entre de mauvaises mains. Ces derniers s’appuient sur un récent rapport des experts onusiens sur le sujet qui documente de nombreuses violations de l’embargo ainsi que de graves violations des droits de l’homme.

 

En Centrafrique, la crise sécuritaire a encore aggravé l'insécurité alimentaire

https://www.rfi.fr/ 15/07/2021 - 12:57 Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

En République centrafricaine après l’offensive menée en début d’année par la coalition rebelle de la Coalition pour le changement (CPC) et repoussée aux portes de Bangui, la capitale, c’est désormais la moitié de la population qui se trouve en situation d’insécurité alimentaire, soit un tiers de plus que l’année précédente.

En Centrafrique plus de 70% de la population vit et dépend de l'agriculture pour sa subsistance dans les zones rurales selon la FAO. Avec la crise sécuritaire, la plupart des paysans n’ont pu travailler au champ cette année. Nous sommes actuellement en pleine période de soudure, les ressources de l’année précédentes sont épuisées, la prochaine récolte sera très mauvaise et la famine guette. Les humanitaires du Programme alimentaire mondial (PAM) et de la FAO tirent la sonnette d’alarme et organisent des distributions de semences et de vivres à la population,

Dans la cour de la mairie du 7e, les sacs de semences déchargés des camions passent de main en main. Des dizaines de personnes attendent patiemment. Vêtue d’un gilet jaune, Arlette Alègnè tient les comptes : « Dans ces sacs, il y a le riz, les courges, le maïs, les haricots et les outils pour cultiver avec. »

Pénurie

La saison des pluies a déjà commencé. Plus que quelques semaines pour semer. « Bien que nous soyons dans une usine, c'est un quartier agricole, explique Joseph Tagbaley, maire du 7e arrondissement. Beaucoup de crises, cela suppose qu'il n'y a pas eu assez de cultures, beaucoup de semences manquent. Donc la position n'est pas florissante. »

L’offensive rebelle a bloqué les voies d’approvisionnement et l’accès aux champs pour les paysans. Desiré Arsène Fedivo de l’ONG Groupement des femmes agro-pastorales (Groufepa), pose la question : « La majorité de la population, qui vit des produits agricoles, s'ils n'ont pas le temps d'aller aux champs, à la pêche, à l'élevage, que vont-ils manger à la maison ? »

Le pays subit donc une pénurie et une flambée des prix, car 70% des denrées sont importées. La situation est bien plus dramatique dans l’intérieur du pays, où il y a 730 000 déplacés. Les humanitaires tentent de leur venir en aide mais l’accès reste très difficile. 

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