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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 22:49

 

 

Bonne nouvelle pour les malades du Sida qui ne sont pas encore traités. Le gouvernement centrafricain va recevoir dès le mois prochain un membre du gouvernement italien et quelques responsables de la communauté Sant' Edigio.

 

Ces derniers viennent à Bangui dans le cadre du programme "DREAM" pour créer un centre des traitements anti- rétro viraux et d'aides alimentaires aux malades du Sida.

 

Présent au Kenya, en Mozambique, au Zimbabwe et au Malawi où il soigne actuellement plus de 300 mille personnes, le Programme "Dream-RCA" sera le premier, d'un grand nombre de projets que le gouvernement italien sous la houlette du Président Sergio Mattarella entend mener en RCA.

 

Après avoir hérité d'un pays en faillite, le Président Touadera ne ménage pas ses efforts. Il continue de poursuivre une offensive diplomatique pour sortir la RCA son ornière.

 

Source : Présidence RCA

SIDA: LE PRESIDENT TOUADERA OBTIENT DU GOUVERNEMENT ITALIEN ET DE SANT' EDIGIO, LA CREATION D'UN DEUXIEME CENTRE DU TRAITEMENT EN PLUS DE CELUI DU COMITE NATIONAL DE LUTTE CONTRE LE SIDA.
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 22:01

 

 

http://www.jeuneafrique.com/ 20 septembre 2016 à 20h01 Par Matthieu Kairouz

 

Dans la nuit du 20 au 21 septembre 1979, une opération menée par les services secrets français aboutit à la destitution de Jean-Bedel Bokassa, alors en déplacement dans la Libye de Kadhafi. Une nouvelle ère s'ouvre après une décennie de règne sans partage du "Napoléon centrafricain" et trois années d'un éphémère empire.

 

La chute de l’empereur autoproclamé de Centrafrique tranche avec le faste de son couronnement, le 4 décembre 1977. Le 21 septembre 1979, c’est presque en catimini que Jean-Bedel Bokassa est destitué. Seul point commun entre les deux événements, que séparent près de 14 ans : la France est présente dans les deux cas. Mais pas avec les mêmes intentions.

 

Depuis la nuit du 20 au 21 septembre, l’aéroport de Bangui est en effet le lieu d’un intense ballet. L’opération Caban (pour CentrAfrique-BANgui) a commencé. Furtivement, les parachutistes français prennent position dans la ville. Aucun coup de feu ne sera tiré : les seuls membres des forces centrafricaines qui disposent d’armes – la garde personnelle de l’empereur – se rangent rapidement derrière les troupes françaises.

 

Mais les militaires français ne sont pas les seuls à jouer un rôle de premier plan. Un homme bien connu des Centrafricains est aussi de la partie. Il s’agit de David Dacko, premier président du pays, qui avait été renversé lors du coup d’État de la Saint Sylvestre, la nuit du 31 décembre 1965, par son cousin, le jeune colonel Jean-Bedel Bokassa.

 

Dès le 22 septembre, les imposantes statues de l’empereur sont déboulonnées par une foule enthousiaste

 

Ce même David Dacko, qui était conseiller personnel de l’empereur depuis 1976, s’adresse aux Centrafricains dans la journée du 21 septembre par le biais d’un message radiodiffusé. « Depuis treize ans, le pays a été exploité par celui qui s’en est fait proclamer empereur et a rabaissé notre patrie aux yeux du monde par ses excès, son ridicule et sa folie des grandeurs, puis l’a entièrement ruinée. L’économie est détruite. Il n’y a plus de routes, plus, de commerce, plus de production, les fonds publics et les aides extérieures ont été détournés par Bokassa et virés sur des comptes en Suisse et en Europe… »

 

Il assure également « avoir été plusieurs fois sollicité par les Centrafricains et les nombreux amis de l’extérieur, dont la France, qui restent dévoués et efficaces en dépit du discrédit du régime ». Un peu plus tard, à minuit et demi, il annoncera la fin de la monarchie, déclarera la République et instaurera un gouvernement de salut public. Et le lendemain, les imposantes statues de l’empereur sont déboulonnées par une foule enthousiaste.

 

La France face à la Libye de Kadhafi

 

Les relations bilatérales entre « l’empire » et l’ex-puissance coloniale viennent de connaître un revirement aussi brutal que soudain. Jusque là, entre les nombreuses chasses de Valéry Giscard d’Estaing dans la savane centrafricaine et le fantasque couronnement de Bokassa, largement financé par la France, la proximité entre les chefs d’État français et centrafricain n’était plus à démontrer. Plusieurs éléments permettent d’expliquer cette nouvelle donne : un massacre d’écoliers et d’étudiants, en janvier-mars 1979, a choqué la communauté internationale et le récent rapprochement entre Bokassa et la Libye a suscité l’ire de Paris.

 

Très vite, l’opération Caban mené par le SDECE (services secrets français), va se transformer en opération Barracuda à la demande de David Dacko et en vertu des accords de défense bilatéraux ratifiés au lendemain des indépendances. Même si les blindés et véhicules français patrouillent dans Bangui, l’atmosphère reste calme. Les quelques soldats et conseillers militaires libyens se rendent sans coup férir, quand ils ne se réfugient pas dans l’ambassade de la Jamahiriya.

 

Les procès du « Napoléon centrafricain »

 

Le désormais ex-empereur de Centrafrique est voué à finir sa vie en exil. Il réside pendant quatre ans à Abidjan, puis part en France pour « jouir » de son château d’Hardricourt, en banlieue parisienne. En 1980, la cour de justice de Bangui le condamnera à mort par contumace pour « assassinat, recel de cadavres, anthropophagie, atteinte aux libertés individuelles, coups et blessures volontaires et détournement de fonds publics ».

 

Même reclus et isolé, le châtelain centrafricain continuera à faire parler de lui, notamment avec la révélation en octobre 1979 de l’affaire des diamants par l’hebdomadaire satirique français Le canard enchaîné, compromettant ainsi Giscard d’Estaing et sa réélection à la tête de la France en 1981.

 

En raison de son idéalisation du mythe napoléonien – qu’il entend toujours incarner -, Bokassa se décide à rentrer en Centrafrique en octobre 1986, espérant un plébiscite de la population. Il n’en sera rien.

 

À la chute du tyran, les portes du palais impérial de Berengo avaient été ouvertes, et les secrets de l’empereur dévoilés. Les Centrafricains sont au faits des horreurs du régime (sévices et tortures dans les geôles centrafricaines) et de la mégalomanie de Bokassa, que de nouveaux ennuis judiciaires attendent dès son retour.

 

Devant les difficultés du présent, l’on a tendance à idéaliser le passé…

 

Au terme d’un procès fleuve de 6 mois, initié le 26 novembre 1986, Jean-Bedel Bokassa sera condamné une seconde fois à la peine capitale mais acquitté pour la présomption d’anthropophagie. La peine sera finalement commuée en prison à vie, puis à 10 ans de réclusion. L’ex-empereur recouvrera la liberté en 1993, gracié par le président Kolingba. Trois ans plus tard, il rendra l’âme à Bangui.

 

Même si cela peut surprendre, une certaine nostalgie de l’empire et de l’empereur subsiste chez certains en Centrafrique. Une fébrile flamme entretenue par ses descendants, mais aussi par François Bozizé qui, à l’occasion de la fête nationale du 1er décembre 2010, signait un décret réhabilitant l’empereur. Devant les difficultés du présent, l’on a tendance à idéaliser le passé…

Lu pour vous : Ce jour-là : le 21 septembre 1979, la chute de Bokassa 1er, empereur de Centrafrique
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 17:42

 

 

 

« Nous allons transformer notre pays en un vaste chantier offrant des OPPORTUNITES D’EMPLOI AUX JEUNES, créant des richesses pouvant être redistribuées de manière équitable…».

 

Cette annonce, le Président Faustin Archange TOUADERA, l’avait faite dès les premiers jours de son élection à la magistrature suprême, et bien avant même son investiture en tant que Chef d’Etat. C’est dire combien les responsables politiques de la RCA sont préoccupés par l’important défi que constitue l’accès aux emplois, de tous les Centrafricains où qu’ils se trouvent.

 

C’est là un défi de taille qui nécessite des solutions adaptées, des solutions de grande portée, c’est-à-dire des solutions qui s’inscrivent à la fois dans l’air du temps, et sont donc susceptibles d’aller au-delà de la seule « centrafricanosphère ».

 

Autant le dire clairement, si les non-Centrafricains, comme on peut le constater, sont aujourd’hui capables de postuler et obtenir des postes et des marchés en RCA, pourquoi donc s’interdire, d’ouvrir aux cadres centrafricains, des opportunités pouvant leur permettre de s’intégrer en dehors de la sphère nationale ? Il convient donc de porter suffisamment à la connaissance de tous, les possibilités d’emplois statutaires, de même que toutes celles qu’offrent régulièrement, les nombreuses candidatures ouvertes au sein des organismes internationaux, des ONG, des institutions sous-régionales et régionales, de même que celles des Nations unies. Tout cela, implique une volonté et une détermination de tous les instants. Il faut simplement avoir le courage d’aller jusqu’au bout de ses ambitions et chercher sans relâche.

 

A vrai dire, le principal problème des cadres centrafricains, n’est pas tant le chômage, que le sous-emploi ou le mauvais emploi des compétences. Aujourd’hui, il est question non seulement d’élargir l’accès aux responsabilités publiques, aux entreprises et ONG, mais aussi, de faire en sorte que les entrepreneurs puissent être compétitifs et profiter rapidement des opportunités offertes par le marché.

 

Dans cette perspective, AFRIJOB STORE, le premier site centrafricain de recherche d'emploi en ligne et de mise en relation, vise avant tout à pallier rapidement et efficacement, un vide très préjudiciable aux employeurs et demandeurs d’emploi, jusqu’alors privés d’outils de référence et de qualité. Il s’agit en fait, de relever un défi, grand, noble et exaltant qui est celui de l’emploi en Centrafrique.

 

Si AFRIJOB STORE a été créé sans vous, il ne peut cependant vous aider et vous être utile sans vous, c’est-à-dire sans votre participation personnelle et votre propre engagement. L’avenir est à ce prix.

 

La première présentation de ce projet ambitieux a en effet eu lieu à l’Alliance Française de Bangui le 03 septembre dernier. Et c’est ici le lieu de remercier toutes les autorités centrafricaines qui n’ont ménagé aucun effort pour faciliter et permettre la réussite de cette rencontre entre futurs partenaires.

 

Nos remerciements vont également à l’endroit de tous les invités et tous ceux qui avaient bien voulu faire le déplacement de l’Alliance Française.

 

D’autres présentations suivront en France et au Canada. Dans différents pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, et dans tous les coins de la planète où résident des Centrafricains et où il nous sera possible de nous rendre, AFRIJOB STORE s’engage, afin de contribuer à la réalisation de votre rêve d’emploi qui est notre devoir.

 

Désormais, vous pouvez vous rendre sur le site officiel,

 

www.afrijobstore.com

 

N’hésitez pas à nous faire parvenir par tous moyens, vos critiques et suggestions.

AFRIJOB STORE : RELEVER LE GRAND DEFI DE L’EMPLOI DES CENTRAFRICAINS
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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 17:33
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Des représailles d’hommes armés proches de l’ex-Séléka signalées à Kouango

 

http://rjdh.org/ PAR NOURA OUALOT LE 20 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 20 Septembre 2016 (RJDH)—Des représailles des hommes armés proches de l’ex-Séléka sont signalées à Kouango depuis la semaine dernière. Plusieurs morts ont été recensés, selon des sources concordantes. 

 

Ces représailles auraient fait, selon des témoins arrivés de Kouango, une douzaine de morts à la sortie sud de Kouango. De sources bien informées, tout serait parti de la mort d’un sujet musulman à 17 km de Kouango « ces représailles font suite à la mort d’un jeune musulman qui a été tué à NKoui à 17 km. Pour venger leur coreligionnaire, des jeunes proches de l’ex-Séléka ont réprimé la population. Ils ont Incendié plusieurs maisons et tué de nombreuses personnes sur l’axe Bianga. Une douzaine de corps a été retrouvé mais c’est peut être plus », a rapporté Placide Gawa-Pagonendji, parent d’une des victimes, rencontré au port de Ouango à Bangui. Le chef du village Sokambi et son fils, ont été tués, selon la même source.

 

Le bilan provisoire d’environs douze morts risque de s’alourdir car selon nos informations, plusieurs personnes sont portées disparues depuis l’incursion de ces hommes armés dans les villages environnants de Kouango « beaucoup de parents sont introuvables depuis ces représailles. Nous savons que certains habitants du village Gbagaya, se sont noyés en tendant de rejoindre  le Congo Démocratique par nage ».

 

Davy Yama 3ème vice président de l’Assemblée Nationale et député de Kouango 1, contacté par le RJDH a promis réagir sauf qu’au moment où nous mettons sous presse, il ne s’est pas encore manifesté.

 

Les violences de Kouango ont eu lieu quelques jours avant celles qui ont fait une vingtaine de morts à Kaga Bandoro. Pour le moment, ni la Minusca, ni le gouvernement n’ont encore réagi par rapport à cette situation.

 

Kouango compte aujourd’hui deux gendarmes et une centaine de casques bleus. Cette sous-préfecture est contrôlée par l’ex-Séléka depuis février 2013.

 

 

Damara : La sous-préfète se félicite de la stabilité retrouvée

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 20 SEPTEMBRE 2016

 

Damara, 20 septembre (RJDH)—La ville de Damara ancienne ligne rouge du temps de la rébellion Séléka, est en train de retrouvé le calme. C’est l’impression de la sous-préfète Mme Chour née Géneviève Gbadin, exprimée dans une interview accordée au RJDH.

 

La situation sécuritaire de Damara, selon la sous-préfète s’est nettement améliorée, « quand j’étais arrivée à Damara la ville était le théâtre d’affrontements entre des groupes armés et la population vivait dans la psychose. Mais ces derniers temps, le calme est revenu. Certes, les gens ont des armes, mais ils ne se baladent plus avec elles dans la ville. La population circule et vaque librement à leurs activités quotidiennes», a-t-elle déclaré.

 

Les différents services de l’Etat sont opérationnels, d’après la sous préfète qui se dit fière de cette situation, «  le retour de la sécurité à Damara a favorisé, la restauration de l’autorité de l’Etat dans la ville. Tous les services de l’Etat sont opérationnels. Les travaux de réhabilitation du bâtiment de la Sous-préfecture sont en finition et bientôt nous y emménagerons. Je suis rassurée par cet élan », confie-t-elle.

 

C’est à Damara que le convoi des fugitifs de l’ex-Séléka a enregistré la première résistance avant d’être stoppée à quelques kilomètres de Sibut par la Minusca.

 

 

Centrafrique: Le trafic d’ossements humains s’amplifie à Nola

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 20 SEPTEMBRE 2016

 

NOLA, 20 septembre 2016(RJDH)—-Le commerce d’ossements humains prend de plus en plus de l’ampleur à Nola. Plusieurs corps ont été déterrés ces derniers temps à Nola, selon Ibrahim Beninga, président de l’Antenne du Bureau régional des Droits de l’Homme qui condamne cette pratique.

 

De sources dignes de foi, plusieurs tombes ont été profanées à Nola, ces derniers temps dans le but de retirer des organes humains qui seraient vendus à prix d’or. « Il ne se passe plus un seul jour que des corps soient déterrés. La semaine dernière par exemple, un individu a exhumé un cadavre et a enlevé le crâne. Après le forfait, les membres de la famille ont inhumé à nouveau le corps. La pratique est redevenue récurrente à  Nola » a expliqué Ibrahim Beninga, président de l’Antenne du Bureau régional des Droits de l’Homme de Nola.

 

Le commerce des organes serait très lucratif dans la région, «  certaines personnes ont abandonné les activités champêtres, commerciales et diamantifères au profit de ce trafic grâce à l’argent que génère cette pratique. On nous dit qu’un crâne est échangé contre une importante somme d’argent et des motos. Il semblerait qu’un crâne coute en 5 et 16 millions Fcfa »rapporte Ibrahim Beninga qui dénonce cette pratique et appelle à l’intervention de l’Etat « nous dénonçons cette manière et appelons à l’intervention rapide des autorités afin de mettre fin à cela » lance t-il.

 

La reprise du commerce des ossements humains à Nola est signalée après plusieurs mois de suspension suite à un combat acharné mené par les autorités de la localité et les membres de la société civile.

 

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 17:13
Nouvelles nationales sur APA
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Les réfugiés centrafricains au Mali veulent rentrer 

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-09-20 13:03:15 Les réfugiés centrafricains au Mali ont lancé mardi matin sur une radio privée de Bangui un SOS dans lequel ils demandent au gouvernement de les aider à rentrer au pays.


Déplorant le mauvais traitement qu’ils subissent de la part de la représentation du HCR au Mali, certains des réfugiés expliquent qu’ils sont contraints de dormir dans des espaces publics avec plusieurs enfants.

 
Nombreux, y compris les enfants, ont été brutalisés par la police alors qu’ils manifestaient, samedi dernier, devant la représentation locale du HCR, pour revendiquer le droit à la scolarisation de leurs enfants, le droit à la santé et à des meilleures conditions de vie. 


La situation des réfugiés centrafricains du Mali est similaire à celle du Bénin et du Burkina-Faso. Certains réfugiés dans ces deux pays comptent rallier le Mali pour faire partie des rapatriés, selon des sources bien informées à Bangui.


Selon le HCR, 6.597 Centrafricains réfugiés dans les pays voisins sont rentrés en 2016. La grande majorité d’entre eux soit 6.588 sont des volontaires au retour. 

Environ 468.000 Centrafricains sont encore réfugiés dans les pays de la sous-région et ailleurs. En Afrique de l’ouest, ils sont au moins cinq cents dont une centaine au Mali.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4863247#sthash.cBhjn0lY.dpuf

 

 

Le président Touadéra rencontre la diaspora centrafricaine d’Europe le 29 septembre

 

APA-Bangui (Centrafrique) - 2016-09-20 12:29:59 Le Président Faustin Archange Touadéra a profité de son récent passage en Italie sur le chemin des Etats-Unis où se tient l’assemblée générale de l’ONU, pour annoncer qu’il allait rencontrer les Centrafricains de France et d'Europe le 29 septembre prochain à Paris.


Le chef de l’Etat a précisé qu’il entretiendra ses compatriotes de ses premières actions en matière de la recherche de la paix, de la réconciliation, du DDRR, du retour de l'autorité de L’État, de la réforme de l'administration, de l'assainissement des finances publiques, de la formation des forces de sécurité et de son offensive diplomatique.

Le Président centrafricain Faustin Archange Touadéra avait quitté Bangui samedi dernier pour les Etats Unis d’Amérique où en plus de la 71ème session de l’assemblée générale des Nations Unies, il prendra part à une rencontre sur la situation économique de l’Afrique.

 
Selon une source proche de la présidence centrafricaine, Touadéra fera un séjour de 14 jours aux Etats-Unis.


Il mettra à profit son séjour américain pour rencontrer les principaux responsables des institutions financières internationales comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international qui appuient la République Centrafricaine.


C’est la 2ème fois que Faustin Archange Touadéra foule le sol américain depuis son élection à la magistrature suprême au mois mars dernier.

 
A l’invitation du Secrétaire général des Nations Unies, il s’était rendu aux USA en juin dernier pour participer à une réunion sur le Sida.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4863243#sthash.xfX4wSUD.dpuf

 

 

RCA : le marché à bétail relocalisé dans le 6ème arrondissement de Bangui

 

APA-Bangui(Centrafrique) - 2016-09-20 13:32:02 Le marché à bétail, situé précédemment à 45 km de Bangui, se trouve désormais dans le 6ème arrondissement de la capitale centrafricaine, selon un arrêté du ministre de l’Elevage et de la Production animale, Youssouf Yérima Mandio, qui vise ainsi un meilleur contrôle sur la consommation de la viande de bœuf à Bangui.


Avec le retour progressif de la sécurité à Bangui, les éleveurs qui s’étaient réfugiés dans les pays voisins sont revenus avec leur troupeau.

 
Cela a favorisé une recrudescence des abattages clandestins des bêtes dans la ville de Bangui puisque le marché à bétail où les transactions se faisaient n’est plus fréquenté par les bouchés à cause de son éloignement de la capitale et de l’insécurité.

La SEGA qui est chargée d’approvisionner les marchés en viande n’avait plus le contrôle sur les bêtes abattues.


Cette situation inquiète le gouvernement à cause des abattages clandestins qui occasionnent la consommation de la viande impropre susceptible de causer un problème de santé publique dans le pays.


Le nouvel arrêté vise à contraindre les marchands de bœufs à passer sous la surveillance de l’Etat afin que les services du ministère de l’Elevage puissent percevoir les taxes et autres impôts destinés à renflouer les caisses de l’Etat car la crise a occasionné l’incivisme fiscal dans le secteur.


Avant la crise militaro-politique que le pays a connu, la SEGA abattait 200 têtes de bœufs par jour pour la consommation des Banguissois. Après cette crise, elle ne tue que 150 et ceci depuis trois mois.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4863252#sthash.Ol6ga1MS.dpuf

 

 

La MINUSCA dénonce ''les violences et pillages'' en Centrafrique 

 

APA-Bangui (Centrafrique) -2016-09-20 13:07:48 La Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) dénonce, dans un communiqué reçu mardi à APA, ‘’les actes de violence et de pillage’’ survenus samedi à Kaga Bandoro, suite à des tensions entre éléments anti-Balaka et ex-Séléka à Ndomete puis à Kaga Bandoro au centre nord de la Centrafrique.


''La MINUSCA regrette la perte de vies humaines et les blessés enregistrés et dénonce par ailleurs les attaques contre la communauté humanitaire et le personnel des Nations Unies’’, indique le communiqué qui renseigne qu’un travailleur humanitaire a été sérieusement blessé.


Tout en appelant ‘’les protagonistes à cesser immédiatement les hostilités, la MINUSCA, souligne le communiqué, ‘’met en garde tous ceux qui facilitent et alimentent ces tensions dans la préfecture de la Nana Gribizi ou ailleurs en Centrafrique dans le but de mettre en cause la stabilité’’ de la Centrafrique.

‘’La MINUSCA a décidé de renforcer son dispositif militaire à Kaga Bandoro et Ndomete pour prévenir toute détérioration de la situation, conformément à son mandat de protection des populations civiles’’, selon le communiqué.

 
La Force de la MINUSCA est déjà intervenue à Ndomete pour séparer les belligérants afin d’éviter des répercussions sur la population civile, ainsi qu’à Kaga Bandoro afin de renforcer la sécurité dans la localité, notamment tant celle de l’hôpital que des déplacés. Elle poursuit également des patrouilles dans la ville et sur l’axe Kaga Bandoro-Ndomete.


La MINUSCA est en contact permanent avec les autorités centrafricaines ainsi qu’avec les responsables locaux pour des mesures conjointes, afin de mettre un terme aux violences. En attendant, indique le communiqué, ‘’la Mission appelle les communautés de Kaga Bandoro à ne pas céder à la panique et à rejeter toute tentative de manipulation ou tout désir de vengeance’’

.
‘’La MINUSCA, assure le communiqué, continue de suivre de près l’évolution de la situation tant à Kaga Bandoro que sur l’ensemble du territoire national et n’hésitera pas à prendre des mesures appropriées pour éviter toute déstabilisation et pour assurer l’intégrité territoriale de Centrafrique’’.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4863249#sthash.4DvHFP0L.dpuf

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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 23:23

 

 

 

Par Anne KAPPES-GRANGE – Jeune Afrique 19 Septembre 2016 modifié le 19 Septembre 2016 - 22:47

 

Interview cette semaine dans l'hebdomadaire "Jeune Afrique" version papier d'Anicet Georges Dologuélé, le candidat malheureux de l'élection présidentielle centrafricaine.

 
- Vous aviez à l'issue du second tour de la présidentielle, dénoncé des fraudes, mais sans aller jusqu'à déposer de recours. Vous avez même reconnu assez rapidement la victoire de votre rival Faustin Archange Touadera, pourquoi ?


«Parce que la situation aurait dégénéré. En Centrafrique, les résultats sont annoncés tout au long de la semaine, bureau de vote par bureau de vote.Les jours précédant la proclamation des résultats officiels, la tension n’avait cesser de monter. 


Il y avait déjà des violences, la colère enflait. Comprenant qu'un allait leur voler la victoire, les jeunes menaçaient de sortir dans la rue avec des armes. 


Ni moi ni personne n'avions les moyens de maitriser ce qui allait se passer. 


Comprenez bien qu'en Centrafrique, il n'y a pas vraiment d'Armée, de Police, de Gendarmerie. 
....Chez nous, c'est la population qui est armée ! 

 

C'est pour cela qu'après avoir consulté mes alliés, dans un souci d'apaisement, et pour éviter que le pays ne sombre à nouveau dans la violence, j'ai décidé de laisser courir. (NDLR : Admettre la victoire par tricherie de Faustin Touadera pour éviter les violences) 

«Même si je n'ai pas déposé de recours, il me semble très important de procéder à un audit de cette élection présidentielle, tout comme il faut dissoudre cette ANE qui ne fonctionne pas.

 

 Dans deux ans, nous aurons des scrutins locaux, et il ne faudrait pas refaire les mêmes erreurs.» 


- Regrettez-vous la décision que vous avez prise à l'époque ?

 
«Non, je l'assume parfaitement. 

 

C'était un acte de coeur, un acte patriotique.

 

 Mais je maintiens que cette élection a été massacrée, alors qu'elle aurait dû être exceptionnelle, et que c'était une chance unique offerte aux centrafricains. 


J'affirme qu'il y a eu des fraudes, que des instructions ont été données aux préfets pour qu'ils changent les procès-verbaux; que les autorités de la transition ont mis tous les moyens qui étaient à leur disposition, au service de Faustin-Archange TOUADERA, dont elles ont financé la campagne. 

 

Elles espéraient en échange, obtenir sa protection. 


Le problème c'est qu’une fois élu, Touadera a ordonné un audit de la transition. Catherine Samba-Panza par exemple en est très mécontente et s'estime maltraitée.  Du coup, les langues se délient... (NDLR : Les fuites dans la presse par CSP sur les magouilles électorales de Touadera)» 


- Début Aout, Jean-Francis Bozizé, le fils de l'ancien président a pris le risque de rentrer en Centrafrique. Il a été brièvement arrêté, puis relâché...Qu pensez-vous de la manière dont cette affaire a été gérée ?

 
«Dans le fond, peut-on vraiment dire qu'il a pris un risque en revenant à Bangui ?

 
Je pense qu'il s'était préalablement entendu avec le président Touadera, qu'il avait eu des assurances, en dépit du fait qu'un mandat d'arrêt international avait été émis contre lui. 

 

C'est d'ailleurs la MINUSCA qui l'a arrêté.

 

 Tout a été fait dans l'improvisation et l'amateurisme. 

 

La preuve : Il a été libéré sans même avoir été présenté à un juge d'instruction.» 

- Quel bilan dresseriez-vous des premiers mois du président Touadera ? 


«Il est au pouvoir depuis 5 mois : c'est peu, mais suffisant pour organiser les équipes, nommer les responsables, procéder à la mise en place du programme de société pour lequel il a été élu.

 

 Or dans le cas présent, il ne s'est rien passé.» 


- N'êtes-vous pas alarmiste ? 


«NON, après l'élection, j'ai choisi de me taire pour donner une chance au nouveau président. Quand il m'a approché pour me proposer une union sacrée autour des questions de sécurité, j'ai accepté.

 

 Mais, depuis, plus rien. 

 

Alors peut être que me taire n'était pas la bonne stratégie.»

 
Source Jeune Afrique, édition du 18 Septembre 2016

Lu pour vous : Centrafrique : Georges Dologuelé : "Touadera a volé l'élection présidentielle avec la complicité de la Transition de Samba-Panza"
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 21:04

 

RÉCIT

 

Par Maria Malagardis —Libération  19 septembre 2016 à 20:01

 

Violences. Au moins dix-sept personnes sont mortes lundi à Kinshasa lors d’un rassemblement contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila, autocrate au pouvoir depuis 2001. Ils réclamaient la convocation d’une élection présidentielle.

 

Des corps portés sur des civières par des jeunes levant le poing en signe de vengeance. Un trottoir éclaboussé de sang sur lequel gît une femme, regard à jamais perdu vers le ciel. Et puis encore un autre homme à terre avec une immense tache rouge sur la poitrine : lundi, dès la fin de la matinée, les réseaux sociaux ont été inondés d’images en provenance de Kinshasa, la capitale de la république démocratique du Congo (RDC) où l’opposition avait prévu une marche pour protester contre le report des élections présidentielles. Une marche qui a vite tourné au carnage.

 

Vers 10 h 30, au pont Kasavubu, la garde républicaine ouvre le feu sur la manifestation pourtant autorisée. Un leader de l’opposition, Martin Fayulu, président du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement, est blessé à la tête. Egalement touché par balle, un député de la ville de Matadi, Albert Fabrice Puela, est évacué dans un état critique. Très vite, les manifestants répliquent : un policier sera lynché par la foule, un militant de la mouvance présidentielle voit sa maison incendiée. Dans une capitale vite quadrillée par les forces de l’ordre, les pneus brûlent sur les trottoirs, les affiches du Président sont déchirées. Et au pied de la statue de Patrice Lumumba, le héros de l’indépendance, apparaît cette inscription, d’un trait rageur au feutre rouge : «Kabila dégage.» En fin d’après-midi, le ministère de l’Intérieur reconnaissait un bilan «provisoire» de 17 morts, dont 3 policiers et 14 civils, selon l’AFP. D’autres sources, multiples, mais invérifiables, comptabilisaient, elles, au moins 26 morts et 57 blessés.

 

Ce n’est pas la première fois qu’une telle répression se produit en RDC. Porté au pouvoir depuis 2001, élu en 2006 puis réélu de façon contestée en 2011, Joseph Kabila, 45 ans, a intégré la culture de la violence depuis sa tendre enfance au côté d’un père guérillero qui passera du maquis aux salons dorés du pouvoir à Kinshasa en s’imposant par les armes en 1997, avant d’être lui-même assassiné en 2001. Propulsé sur le trône du père, le fils n’a jamais hésité à faire usage des armes pour intimider ses adversaires. Sans remonter très loin, la période la plus récente en offre une illustration : en avril et en août, la police avait de la même façon violemment dispersé les manifestants à Lubumbashi, «capitale» du Katanga, n’hésitant pas à asperger de gaz lacrymogènes Moise Katumbi, le leader de l’opposition locale et ancien gouverneur de la province, qui se trouve désormais en exil en Europe.

 

Tâche titanesque

 

En mai c’est à Goma, à l’extrême-est de ce pays aussi vaste que l’Europe de l’Ouest, qu’avait eu lieu une autre confrontation avec les forces de l’ordre. Mais dans ce gigantesque territoire, qui dispose de moins de routes que la Sicile, Kinshasa, la capitale, reste le cœur du pouvoir. «Si Kabila perd Kinshasa, il perd le pays», affirmait ainsi il y a quelques jours l’opposant Freddy Kita, secrétaire général de Démocratie chrétienne (un parti qui se classe à gauche) devenu également un des responsables du «Rassemblement», la plateforme qui, depuis juin, regroupe une grande partie de l’opposition à Kabila. Celle qui avait appelé les manifestants à descendre dans la rue lundi, notamment dans la capitale.

 

Mégapole sulfureuse et bouillonnante de 10 millions d’habitants, posée sur les rives du fleuve Congo, Kinshasa s’est donc embrasé. De façon prévisible. Car ce 19 septembre était depuis longtemps inscrit dans l’agenda de l’opposition : c’est ce lundi en effet que la commission électorale, la Ceni, aurait dû convoquer le corps électoral pour un scrutin présidentiel en principe prévu avant la fin de l’année. Le mandat non renouvelable de Kabila s’achevant en effet, dans trois mois, le 19 décembre. Là aussi, en principe. Car depuis longtemps, il est clair que le pouvoir entend reculer les échéances électorales, arguant notamment de la nécessité de recomposer le fichier électoral. Une tâche titanesque dans ce pays de 67,5 millions d’habitants. Et qui malgré ses immenses richesses, manque régulièrement de fonds pour financer… tout ce qui peut contribuer au bien commun.

 

Ce samedi, à la veille de la date butoir du 19 septembre, la révision complète du fichier électoral a été officiellement reportée de seize mois et le scrutin présidentiel a été couplé avec les élections législatives et provinciales. Ainsi en ont décidé, après d’âpres et laborieuses discussions, les représentants de la majorité et de certains partis d’opposition au sein d’un «dialogue» auquel n’a jamais voulu participer le «Rassemblement» de l’«autre» opposition. Lequel est désormais bien décidé à entamer le bras de fer dans la rue. L’appel à manifester ce 19 septembre valait non seulement pour Kinshasa mais aussi pour toutes les villes du pays. Sans oublier les sit-in devant les ambassades de la RDC, dont celle de Paris.

 

Alors que les premiers morts tombaient à Kinshasa, les internautes postaient aussi des images de Uvira ou de Goma, montrant des manifestants munis de banderoles hostiles à Kabila : «Yebela» («réfléchis à ce que tu vas faire») pouvait-on lire sur un grand nombre d’entre elles. «Nous irons jusqu’au bout pour que Kabila parte. S’il faut retarder le scrutin, alors il faut mettre en place un gouvernement de transition dont il sera exclu. Dans le pays, le ras-le-bol est unanime», souligne Freddy Kita, qui présidait samedi une réunion de l’opposition à Asnières, en région parisienne pour mobiliser la diaspora. «Depuis 2012, nous dénonçons le glissement de calendrier par le gouvernementa-t-il martelé ce jour-là. Depuis cette date, le gouvernement devait débloquer chaque année 250 millions de dollars pour organiser les élections. Si on fait le calcul, nous devrions avoir 1 milliard de dollars, mais rien n’a été fait.»

 

A chaque fois, l’argument financier a été agité par le pouvoir pour reculer l’échéance. Pourtant, le ministre de la Justice persiste à déclarer que le pays organisera le scrutin seul et donc sans aide extérieure. Il est vrai que le pouvoir en place se méfie des ingérences. Engagé dans une fuite en avant, que n’apaisent ni les récentes libérations de prisonniers politiques (trop sélectives) ni les tentatives de «dialogue», le régime Kabila n’a plus non plus beaucoup d’alliés à l’étranger. A peine le report des élections était-il acté samedi, que le Quai d’Orsay faisait officiellement part de sa déception, en déclarant dans un communiqué officiel que «la France regrette que la république démocratique du Congo n’ait pas convoqué le corps électoral […] dans les délais constitutionnels». Paris a rarement été aussi prompt et clair en terre africaine.

 

Crispation

 

Autre grand «parrain» de la région, les Etats-Unis, qui ne cessent de répéter que «Kabila doit partir», ne risquent pas de se montrer plus conciliants : dimanche soir, Tom Perriello, l’envoyé spécial de Barack Obama pour la région de l’Afrique des Grands Lacs, patientait dans le salon VIP de l’aéroport de Kinshasa lorsqu’il a vu surgir deux membres de la mouvance présidentielle. «Ce n’est pas aux Etats-Unis de nous dire quoi faire au Congo», auraient crié les deux hommes, qui interpellent alors violemment le diplomate américain. Lequel devra être exfiltré manu militari. La scène est peut-être anecdotique, elle n’en révèle pas moins la crispation d’un pouvoir qui n’aurait qu’à regarder de l’autre côté des frontières pour réaliser combien toute l’Afrique centrale est entrée dans une zone de turbulences.

 

Juste en face de Kinshasa, sur l’autre rive du fleuve, à Brazzaville, capitale de l’autre Congo, les aspirations à la démocratie qui se sont manifestées en mars ont peut-être été étouffées par une répression sanglante. Mais l’inamovible Denis Sassou Nguesso est désormais totalement isolé sur la scène internationale et n’ose pas quitter son pays par crainte d’un coup d’Etat. Et de l’autre côté du Congo-Brazzaville, au Gabon, l’annonce de la réélection, contestée, d’Ali Bongo, a provoqué fin août une flambée de violences inédites. Ces jours-ci, l’opposition y attend sur le pied de guerre le verdict imminent de la Cour constitutionnelle, qui doit se prononcer sur des accusations de fraude formulées contre le camp Bongo. L’Afrique centrale n’a quasiment pas connu la démocratie. Mais jamais depuis les convulsions des années 90 qui ont mis fin aux partis uniques, la contestation n’y a été aussi forte. Notamment grâce à un nouvel allié : les réseaux sociaux, qui répercutent en temps réel les violences subies et encouragent la mobilisation. Même dans un pays aussi immense que la république démocratique du Congo.

 

Maria Malagardis

 

Lu pour vous : RDC : Contesté, Kabila réprime dans le sang
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 20:21

 

 

 http://fr.radiovaticana.va/ RV) 19/09/2016 17:16 La gendarmerie vaticane organisera un concert événement le 17 décembre 2016 dans la salle Paul VI du Vatican en faveur de la Centrafrique. L’annonce en a été faite par le commandant du corps de gendarmerie, Domenico Giani, à l’occasion des 200 ans de la force de sécurité de l’État de la Cité du Vatican, ce dimanche 18 septembre 2016. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du Jubilé de la miséricorde et répond au souhait exprimé par le Pape François de voir se réaliser des projets concrets pour venir en aide aux plus faibles, aux personnes isolées ou laissées pour compte.

 

Le projet concerné s’appelle AVRAI, ce qui signifie «tu auras» en italien. Il est mené en République centrafricaine, dans la capitale Bangui, où le Pape avait ouvert solennellement la première Porte sainte du jubilé. A l’occasion du voyage de François dans ce pays ravagé par plusieurs années de guerre, l’hôpital pédiatrique romain du Bambino Gesù avait également lancé un projet, sous l’impulsion du Pape, consistant à «adopter» l’hôpital de Bangui, en formant des médecins via une école de spécialisation en pédiatrie ou en construisant des pavillons.

 

A ce projet s’est joint un artiste italien, Claudio Baglioni qui a créé la Fondation O’Scia qui promeut à travers la musique et l’art, la rencontre et l’intégration entre les peuples et les ethnies pour contribuer à construire un nouveau modèle de coexistence civil, pacifique et solidaire. Les gendarmes du Vatican se sont ainsi impliqués dans le projet initial. Ils ont également décidé d’aider les enfants des communes italiennes frappées par le séisme du 24 août dernier. (MD-XS)

 

Jubilé : les gendarmes du Vatican solidaires de la Centrafrique
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 17:04

 

 

19/09/16 (AFP)

 

La Mission des Nations unies pour la Centrafrique (Minsuca) a révisé lundi à la baisse le bilan humain des dernières violences qui ont touché le centre du pays.

 

"Le nombre total des morts est de six et non de 26 comme il a été indiqué. Une enquête est en cours et nous donnerons des éléments nouveaux à la presse quand nous aurons plus d'éléments", a déclaré dans un communiqué à l'AFP le nouveau directeur de la communication de la Minusca Hervé Verhoosel.

 

Un responsable de la gendarmerie avait indiqué à l'AFP dimanche qu'une vingtaine de personnes avaient été tuées depuis vendredi dans des attaques lancées par des homme armés issus de l'ex-coalition rebelle séléka.

 

"Le 16 septembre à Ndomete, à 10 km au sud de Kaga Bandoro, dans la préfecture de Nana-Grébizi, des membres de l'ex-Seleka se sont heurtés avec des anti-Balaka", précise la Minusca, qui indique avoir "dispersé des éléments des deux côtés".

 

"Ces heurts ont fait quatre victimes avérées", poursuit la Minusca.

 

La Minusca confirme la mort de deux autres personnes à Kaga Bandoro, après le pillage de la résidence de membres de sa mission.

 

Dans un communiqué dimanche, la mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca) avait indiqué avoir "décidé de renforcer son dispositif militaire à Kaga Bandoro et Ndomété pour prévenir toute détérioration de la situation".

 

Kaga Bandoro est le fief du Front populaire pour le renouveau de Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam, groupe armé issu de l'ex-coalition rebelle Séléka à dominante musulmane.

 

La prise du pouvoir par les Séléka en 2013, après le renversement de l'ex-président François Bozizé, a précipité la Centrafrique et ses 4,5 millions d'habitants dans le chaos avec une contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes.

 

Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés d'après les Nations unies.

 

L'intervention militaire française de l'opération Sangaris, fin 2013, puis le déploiement de Casques bleus, ont permis de stabiliser la situation sécuritaire, mais des bandes armées continuent de sévir dans plusieurs régions de ce pays dont l'histoire est jalonnée de coups d'Etat, de mutineries et de rébellions.

 

 

Centrafrique: Boniface Gona-Bandandélé condamne les violences de Kaga-Bandoro

 

19 septembre 2016@@LaminuteInfo

 

Bangui, 19 sept. (ACAP) – Le Vice-coordonnateur de la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC), Boniface Gona-Bandandélé, a vivement dénoncé et a condamné avec fermeté les actes de violence perpétrés sur la population civile de Kaga-Bandoro par un groupuscule d’hommes armés, à l’occasion d’un point de presse, lundi 19 septembre 2016, à Bangui.

 

L’objectif de ce point de presse est de dénoncer les actes de violences qui perdurent, même après le retour à la légalité, et interpeller par la même occasion les nouvelles autorités du pays et celles de la communauté internationale sur la situation sécuritaire précaire en République Centrafricaine.

 

M. Gona-Bandandélé a déploré le fait que les casques bleus de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) n’ont pas été à la hauteur de leur mission visant à assurer la protection des populations civiles face aux groupes armés.

 

En conséquence, il a lancé un appel pressant à la population pour qu’elle garde son calme en vue de préserver la paix, la solidarité et le vivre-ensemble.

 

Selon un communiqué gouvernemental, un groupe des anti-balaka s’est affronté vendredi dernier à un groupe des ex-séléka à Domété, localité située à dix kilomètres au sud de la ville de Kaga-bandoro, faisant des pertes en vie humaine.

 

Il est à noter que la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique est une ONG nationale au sein de laquelle œuvrent plus d’une centaine d’organisation de la société civile. Elle s’est fixée comme ambition le vivre-ensemble et la paix.

Centrafrique: l'ONU révise à la baisse le bilan des derniers heurts
Centrafrique: l'ONU révise à la baisse le bilan des derniers heurts
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 16:52
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : Calme précaire à Kaga-Bandoro et ses environs après un renforcement de dispositif militaire

 

http://rjdh.org/ PAR SYLVESTRE SOKAMBI LE 19 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 19 septembre 2016—Un calme relatif est signalé depuis hier soir à Kaga Bandoro après le déploiement par la Minusca d’important dispositif militaire, apprend-on de sources humanitaires. Le village Ndomété où se sont déroulés les combats du vendredi dernier, s’est vidé de sa population.

 

Une source humanitaire jointe dans la ville de Kaga Bandoro parle d’une situation sécuritaire volatile « la situation sécuritaire n’est pas encore rassurante. A Bandoro centre, il n’y a pas de tension réelle sauf quelques cas d’attaque contre des humanitaires par les hommes en armes. Mais c’est au village Ndomété que la tension est palpable bien que les coups de feu ont cessé depuis samedi dans la soirée » a-t-elle rapporté.

 

De sources indépendantes, le calme observé à Ndomété est dû au renforcement du dispositif militaire de la Minusca« il ya de nombreux soldats onusiens qui sont déployés à Ndomété. Cette présence renforcée de soldats de la paix, a dissuadé les belligérants qui se sont retirés de la localité » a confié au RJDH un membre de la société civile de Kaga  Bandoro.

 

Ce renforcement de dispositif militaire a été aussi confirmé par la Minusca qui, dans une déclaration sur les évènements de Ndomété, a indiqué avoir renforcé « son dispositif militaire à Kaga Bandoro et Ndomete pour prévenir toute détérioration de la situation, conformément à son mandat de protection des populations civiles » peut-on lire dans le document.

 

Dans une déclaration, le gouvernement a annoncé le déploiement à Kaga Bandoro des forces de sécurité intérieure pour participer à la sécurisation des civils. Mais la présence à Kaga Bandoro des forces nationales n’a pas été confirmée par des sources indépendantes « nous n’avons pas vu des Faca ou des gendarmes patrouiller dans la ville. Ce sont les soldats gabonais de la Minusca qui font le travail. Donc je ne suis pas en mesure de vous confirmer la présence de ces forces intérieures ici », a confié un leader de la société civile de Bandoro.

 

Le village Ndomété où ont eu les combats, s’est vidé de sa population qui, d’après de sources humanitaires, a majoritairement trouvé refuge dans la brousse. De sources concordantes, les ONG humanitaires se mobilisent pour apporter l’aide d’urgence à la population de cette localité. Des missions de certaines d’entre elles sont en cours, d’après nos informations.

 

Des combats opposant vendredi et samedi dernier, des Antibalaka aux combattants de l’ex-Séléka à Ndomété, ont fait une vingtaine de morts, selon un bilan encore provisoire

 

 

Centrafrique : Le RECSA valide le projet de construction d’une armurerie dans le pays

 

http://rjdh.org/ PAR JUVENAL KOHEREPEDE LE 19 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, le 19 Septembre 2016(RJDH)—Le Centre Régional sur les Armes Légères ( ECSA) a validé le 16 septembre dernier, à l’hôtel Ledger Plazza à Bangui, le projet de construction d’une armurerie et d’ un dépôt de munitions en Centrafrique. Cette validation fait partie d’un plan d’action nationale pour le contrôle et la gestion des armes légères en Centrafrique.

 

L’armurerie dont le projet est validé, devrait, selon les responsables de RECSA répondre au standard international  notamment le marquage et le dépôt de munitions.

 

La validation du plan d’action et surtout du projet de la construction de cette armurerie intervient au moment où la République Centrafricaine est toujours sous le coup de l’embargo d’armes, embargo décidé par le comité de sanction des Nations-Unies.

 

Cet aval, selon Théoneste Mutsindashyaka, Secrétaire exécutif du RECSA permettra d’amorcer les autres étapes devant conduire à la mise en place de l’armurerie « après la validation, nous allons venir lancer le plan d’action. Aussi, nous sommes en train de développer un projet bancable pour pouvoir mobiliser les partenaires d’adhérer à ce plan et de demander à la RCA de mettre en œuvre cette commission » a-t-il déclaré.

 

Jean Willibyro Sacko, Ministre Conseiller Spécial chargé du DDRR à la Présidence de la République, se félicite de cette opération qui marque la volonté à combattre la prolifération des armes en Centrafrique « ce document marque une volonté réelle d’aller vers les solutions en ce qui concerne la prolifération des armes légères et le risque que cela comporte pour la population » a-t-il expliqué.

 

La construction d’une armurerie en République Centrafricaine est l’une des exigences du protocole de Nairobi. Une armurerie est en construction par UNMAS au Camp Kassaï.

 

 

Centrafrique: La rentrée scolaire effective dans plusieurs villes de l’arrière-pays malgré l’insécurité

 

http://rjdh.org/ PAR SANDRINE MBAGNA LE 19 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 19 septembre (RJDH)—Les élèves de plusieurs villes de provinces, ont repris les études ce jour conformément au calendrier du ministère de l’Education Nationale. C’est un constat de la rédaction du RJDH qui est entrée en contact avec ses correspondants dans ces villes.

 

La rentrée est effective à Bozoum sauf que, selon Alban Namkomona, notre correspondant dans la région, les élèves ne se sont pas présentés en masse « la rentrée est effective à Bozoum. Ce matin dans presque tous les établissements publics et privés, nous avons constaté la présence des enseignant et les directeurs mais ce sont les élèves qui n’ont pas répondu à l’appel » a-t-il expliqué.

 

A Bangassou, c’est aujourd’hui que la rentrée officielle a été organisée, « la cérémonie officielle de la rentrée des classes a lieu ce jour au niveau de l’école Sayo dans le 3ème arrondissement de Bangassou.  Les inscriptions continuent mais je pense que d’ici là, les cours vont commencer » a rapporté un cadre du système éducatif de cette ville.

 

A Bambari, la rentrée a été lancée « les autorités ont déjà lancé l’année scolaire. Certaines écoles ont repris et d’autres se préparent » a rapporté Célestin Yétoman, correspondant du RJDH dans cette ville sous contrôle des hommes armés.

 

La journée du 19 septembre est marquée par la remise des bâtiments scolaires réhabilités par une ONG. Le premier jour des classes est prévu pour demain « c’est à partir de demain que les activités vont démarrer au niveau l’inspection académique de Obo » a annoncé Ricardo dimanche, correspondant du RJDH à Obo.

 

Le Ministre de l’Education Nationale a officiellement lancé ce jour la rentrée scolaire à Bouar Chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré.

 

 

Centrafrique : Des établissements scolaires sanctionnés, rouvrent leurs portes pour la rentrée 2016-2017

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 19 SEPTEMBRE 2016

 

BANGUI, 19 Septembre 2016 (RJDH)—Certaines écoles sanctionnés par le ministère de l’Education Nationale ont rouvert leur porte aujourd’hui. Les responsables affirment avoir régularisé la situation auprès des autorités.

 

Une vingtaine d’établissements scolaire sanctionnés par le ministère ont amorcé, ce jour la rentrée scolaire. Les responsables des écoles concernées, disent avoir régularisé la situation auprès du département de l’Education National auteur de la sanction.

 

Au complexe scolaire Adventiste, le premier jour est timide. Quelques élèves se sont présentés malgré l’environnement encore  quelque insalubre. Médard Kalingbonga, directeur dudit établissement rencontré dans son bureau, a indiqué que son école a pu s’acquitter des frais qu’elle devait à l’Etat. Pour lui, le complexe scolaire Adventiste n’est plus sous sanction « le ministère de l’éducation a été rationnel, parce que nous devons verser au total 900 000 FCFA, soit 300 000FCFA par ans,  chose qui n’a pas été faite suite à la crise. Mais je vous annonce que cela a été déjà fait. Pour le moment nous ne sommes plus suspendus. Voilà pourquoi, nous sommes là », a-t-il expliqué.

 

La suspension du complexe scolaire Nouvelle Charte dans le 5ème arrondissement, selon la directrice Marie-Agnès Ngbangou-Fachere fait suite à une incompréhension qui a été levée, «l’école de Nouvelle Charte a signé une convention avec le gouvernement. Cet établissement est exempt des frais que tous les établissements privés doivent verser. C’est une incompréhension qui a fait que nous avons été suspendus. Mais cela été discuté et nous sommes autorisés rouvrir et c’est ce que nous avons fait » a t-expliqué. Plusieurs autres établissements sanctionnés, ont rouvert leur porte après l’avis du ministère.

 

Cinquante trois établissements scolaires ont été suspendus par le département de l’Education pour diverses raisons.

 

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