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6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 17:43
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La procédure de la fabrication des cartes d’électeurs, engagée en France par l’ANE

BANGUI, 06 novembre 2020 (RJDH)---Une équipe de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) séjourne depuis quelques jours en France où les cartes d’électeurs devraient, selon nos sources, être délivrées.  

Cette information RJDH est confirmée par le vice-président de l’Autorité Nationale des Elections (ANE) Bernard Kpongaba. Une autre source à l’ANE qui a requis l’anonymat a indiqué que la mission conduite par le rapporteur Julius Ngouade-Baba, doit engager des discussions avec l’entreprise qui devra, au moment venu, établir les cartes d’électeurs, « la mission établie les contacts et engage les discussions pour éviter tout autre retard », a fait savoir cette source au RJDH.

L’Autorité Nationale des Elections engage les discussions pour la fabrication des cartes d’électeurs alors que la liste électorale définitive n’est toujours pas rendue publique. Dans les couloirs de l’Autorité Nationale des Elections, on essaie de calmer le jeu et de rassurer sur cette situation, « nous avons tout bouclé et je crois que dans un bref délai, la liste définitive sera publique », confie un commissaire.

Les dernières données de l’ANE indiquent que plus de 1,8 millions de Centrafricains se sont inscrits sur la liste électorale. C’est ce fichier que l’opposition conteste exigeant un audit pour rassurer l’opinion avant la tenue des élections groupes dont le 1er se tiendra le 27 décembre prochain. 

RJDH

 

Centrafrique : La première femme candidate à la présidentielle, dépose son dossier à l’ANE

BANGUI, le 06 novembre 2020 (RJDH)---Catherine Samba-Panza, ancienne cheffe d’Etat de transition entre 2014 et 2016, a déposé ce jour sa candidature à la présidentielle de décembre 2020. Elle est ainsi la première femme sur les 12 dossiers déjà enregistrés par l’Autorité Nationale des Elections.

Catherine Samba-Panza portera le numéro 12 à la présidentielle si son dossier est validé par la Cour Constitutionnelle. Elle est la première femme à faire acte de candidature à la présidentielle depuis le 1er novembre date de l’ouverture du dépôt de candidature.

L’ancienne cheffe d’Etat de transition est à la tête d’u mouvement qui porte son nom. Au sortir du bureau de l’Autorité Nationale des Elections, Catherine Samba-Panza a indiqué vouloir reprendre les reines pour redresser le pays car selon elle, en cinq années, la République Centrafricaine est tombée plus bas que sous son magistère.  

Unique femme sinon celle qui est arrivée à un certain niveau de responsabilités comme la plus part des prétendants, elle aura certainement son mot à dire dans ces élections qui appelleront aussi son bilan.

A la présidentielle comme aux législatives, l’Autorité Nationale des Elections a enregistré entre le 1er et le 05 novembre, 360 dossiers dont 348 pour les législatives avec 53 dossiers pour les femmes et 12 pour la présidentielle dont celui de Catherine Samba-Panza.

RJDH  

 

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6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 00:00
RCA: la Minusca veut rassurer sur l'aspect sécuritaire du processus électoral

 

RCA: la Minusca veut rassurer sur l'aspect sécuritaire du processus électoral

 

https://www.rfi.fr/ 05/11/2020 - 02:14 Avec notre correspondante à Bangui,  Charlotte Cosset

La mission des Nations unies en Centrafrique attend le renouvellement de son mandat mi-novembre, qui depuis l’année dernière intègre le soutien au processus électoral. La division électorale de la mission est passée de 3 à 71 personnes. Depuis le début du processus, plus de 100 vols spéciaux ont été effectués, 120 tonnes de matériel électoral acheminé, 5723 agents recenseurs transportés… Mercredi 4 novembre, l’organisation a fait le point sur ce qu’elle a déjà accompli et ses objectifs.

La Minusca apporte un appui opérationnel, logistique. Mais là où elle est sans doute la plus attendue, c’est sur le plan sécuritaire. Denise Brown, représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies, assure l’engagement de la mission, notamment au côté des femmes qui représentent plus de 46% des personnes enregistrées sur les listes électorales.

« Oui il y a eu des difficultés, ça c’est vrai. On est dans un pays où l’on sort d’une période très difficile. La Force et UNPOL vont faire le travail et on va s’assurer que les gens qui sont sur la liste électorale vont pouvoir voter. Et vraiment j’insiste parce que c’est pas rien qu’il y ait autant de femmes qui soient sorties pour aller se faire enrôler. »

Une sécurité précaire dans ce pays encore sous contrôle majoritaire des groupes armés, où les violations de l’accord de paix sont encore courantes et où l’efficacité de la mission onusienne est régulièrement questionnée. « Il y a des sanctions, il y a des arrestations, il y a des listes de sanctions. Il y a différentes actions qui ont été prises et on va continuer d’assurer notre mandat qui est de chercher à protéger tous les citoyens de ce pays et de collaborer avec l’État dans cette dissolution des groupes armés », explique Lizbeth Cullity, représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies.

PUBLICITSur le terrain, la Minusca dispose de 12 500 casques bleus pour participer à la sécurisation des élections.

Parmi les mesures prises pour mettre fin au conflit, le processus de DDR. La Minusca affirme que 2500 combattants ont été désarmés depuis décembre 2018 dont la moitié depuis le mois de juin. Dans un communiqué daté de ce mercredi, le groupe armé UPC se dit être prêt à s’engager dans ce processus de désarmement.

 

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5 novembre 2020 4 05 /11 /novembre /2020 23:50
INVITÉ AFRIQUE SUR RFI : Candidat Martin ZIGUELE - RCA
INVITÉ AFRIQUE SUR RFI : Candidat Martin ZIGUELE - RCA

 

INVITÉ AFRIQUE

 

https://www.rfi.fr/ 05/11/2020 - 10:18 avec Bineta Diagne

 

Martin Ziguélé (RCA): «Je peux accélérer le retour à la paix et à la sécurité dans notre pays»

 

Candidat à la présidentielle du 27 décembre, Martin Ziguélé compte bien peser sur le scrutin en République centrafricaine. Ancien Premier ministre, longtemps affilié à la majorité présidentielle, Martin Ziguélé est pourtant critique envers les accords de paix de Khartoum, ainsi que sur le processus électoral en cours. Malgré ces contraintes, le leader du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) entend aller jusqu’au bout de sa candidature.

RFI : Vous venez de faire acte de candidature à la présidentielle de décembre, que proposez-vous de mieux, ou en tout cas de différent, par rapport au bilan présenté par le président sortant, Faustin-Archange Touadéra ?

Martin Ziguélé : Je pense que ce que je peux apporter de différent, c’est l’expérience que j’ai accumulée à différentes positions, et puis surtout en tant que député, j’étais constamment sur le terrain. J’ai vu du terrain l’évolution notamment de la question de la gestion de la sécurité dans notre pays avec les groupes armés. Je peux avec l’appui de nos compatriotes accélérer le retour à la paix et à la sécurité dans notre pays.

Vous avez toujours été très critique par rapport à l’Accord de paix de Khartoum, si vous êtes élu, que ferez-vous, vous, de cet accord ?

Si je suis élu, je procéderai immédiatement à la relecture de l’accord de paix. La première chose à faire, c’est me pencher sur la relecture, la renégociation de l’accord de paix, puis l’option de financer les cantonnements des troupes, parce que sans cantonnements, on ne pourra jamais avancer. Or il se trouve qu’aucun projet de développement, aucune relance économique ne peut être sérieusement menée à terme, avec des bénéfices certains pour la population si la question de l’insécurité demeure totale comme aujourd’hui.

Il y a quand même une grande part d’incertitude sur la tenue du scrutin à la date du 27 décembre. Est-ce pertinent de tenir de telles échéances électorales alors que la majorité du territoire est encore contrôlée par des groupes armés?

Vous savez, que les élections, ce n’est pas seulement les candidats, c’est aussi les électeurs. La bonne question est de savoir si les électeurs peuvent se déplacer, et surtout s’exprimer librement dans les zones occupées par des groupes armés.

Que craignez-vous : qu’il y ait par exemple des populations qui ne puissent pas voter ? qu’il y ait des soupçons de fraude qui émergent à l’issue de ce scrutin, sachant que l’enrôlement n’a pas été fait sur l’intégralité du territoire ?

Dans les centres urbains, à mon avis, les choses se passeront à peu près normalement. Mais en pleine zone rurale, où il n’y a ni gendarme ni police ni forces armées, comment quelqu’un peut s’afficher comme étant de tel ou tel parti, comme soutenant tel ou tel candidat, dès le moment où ce serait contre le candidat de ces groupes armés ? Donc la question est réelle. C’est pour cela que lorsque j’ai été reçu par la délégation des Nations unies, j’ai dit qu’une compétition électorale, c’est comme un match de football : il faut qu’il y ait un arbitrage, il faut que chacun puisse jouer librement, et il faut que le poids soit mis sur le travail fait auprès des groupes armés pour qu’ils laissent les citoyens s’exprimer sans être menacés et exprimer leur choix. Mais si, comme je le vois aujourd’hui, des groupes armés circulent librement, font ce qu’ils veulent, font des oukases, prononcent des fatwas contre certains candidats, etc., il est à craindre que les lendemains électoraux ne soient pas sereins.

Hormis la question de l’enrôlement, est-ce que vous estimez aujourd’hui que les conditions sont réunies pour un scrutin libre, inclusif et transparent ?

Je suis le premier à ne pas être satisfait du processus électoral. Nous savons que le processus n’est pas du tout parfait, le processus n’est pas du tout inclusif. Il y a beaucoup de poches de non-inscrits pour diverses raisons. Les réfugiés ne sont pas inscrits. Il y a beaucoup de choses à revoir dans le processus électoral. Et si la date du 27 décembre est maintenue, nous irons aux élections. Ma candidature a été déposée et le MLPC s’est déjà mis en ordre de bataille. Nous avons mis en place notre équipe de campagne et nous irons vers nos compatriotes. Si la date du 27 est maintenue, nous irons aux élections. Et s’il y a un changement, nous aviserons. Nous sommes prêts.

Si vous émettez des doutes, pourquoi participez-vous au processus électoral ?

Les conditions ne sont pas réunies, mais quelle que soit la situation, le MLPC ira aux élections. Nous sommes un parti de militants. En 1993, le MLPC a réalisé l’alternance au pouvoir contre toute attente. Quelles que soient les conditions, nous n’avons pas le droit de reculer, parce que si nous reculons, cela veut dire que nous fermons la porte à toute possibilité d’alternance, et donc de sortie de crise pour beaucoup de nos compatriotes.

 

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5 novembre 2020 4 05 /11 /novembre /2020 20:03
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : Le gouvernement règlemente par décret, la subvention de l’Etat aux partis politiques et au leader de l’opposition  

BANGUI, 05 novembre 2020 (RJDH)---Les partis politiques représentatifs seront désormais subventionnés en Centrafrique. Le décret d’application de la loi y relative, a été pris le 04 novembre dernier par le chef de l’Etat Faustin Archange Touadéra.

Ce décret d’application, attendu depuis six mois, intervient à sept semaines des élections groupées en Centrafrique. Il précise les modalités pratiques de la subvention de l’Etat aux partis, groupements de partis politiques et au chef de fil de l’opposition, modalités consacrées par la loi sur les partis politiques adoptée en février 2020 par l’Assemblée Nationale.

Le décret n°20.372 pose plusieurs conditions pour l’octroi de la subvention de l’Etat aux partis politiques. L’article 3 de ce texte officiel note que « seuls les partis politiques et groupements de partis politiques ayant obtenu 5% des suffrages exprimés aux dernières élections », peuvent bénéficier de cette subvention dont les montants sont déterminés par la loi des finances conformément au poids politique de chaque formation.  L’article 4 note que les 40% de la subvention, seront destinés aux partis représentés à l’Assemblée Nationale selon le nombre des députés de chacun, 35% à ceux qui auront des représentants dans les conseils municipaux selon le poids de chacun. Comme pour encourager les formations politiques à travailler sur l’implication des femmes en politique, 15% de la subvention iront aux partis qui auront fait élire des femmes au parlement et 10% pour les partis qui ont des femmes dans les conseils municipaux.  

Le texte plafonne, en son article 8, le montant des dépenses autorisées et remboursables à 100 millions lors de la campagne électorale. 10% de cette somme seront remboursés aux partis qui auront obtenu au moins 5% des suffrages valablement exprimés aux élections générales.  

Le chef de file de l’opposition est aussi servi avec 24 millions de Fcfa par année comme subvention de l’Etat afin d’animer la vie politique conformément à son statut.

La loi sur les partis politiques remplace l’ordonnance de 2005 qui encadrait le fonctionnement des formations politiques en Centrafrique. Elle est l’une des exigences de l’accord de paix du 06 février 2019. Le décret d’application qui vient d’être pris, précise les modalités pratiques de l’application de cette loi qui déjà était considérée en février dernier par Anicet Georges Dologuélé, actuel chef de fil de l’opposition, comme étant une avancée de la vie politique du pays.

Sylvestre Sokambi   

 

Centrafrique : Les candidatures féminines représentent 18% des dossiers enregistrés par l’ANE à cinq jours de la clôture

BANGUI, le 05 Novembre 2020(RJDH)---L’Autorité Nationale des Elections n’a enregistré que 37 candidatures féminines pour les législatives contre 164 pour les hommes, a appris le RJDH de sources concordantes. Cette situation inquiète les organisations des femmes qui multiplient les plaidoyers auprès des acteurs politiques pour favoriser plus de candidates aux prochaines élections.

Entre le 1er et au 04 novembre, l’Autorité Nationale des Elections, a enregistré 201 dossiers pour les législatives et 11 pour les présidentielles. Selon les informations RJDH, seulement 37 femmes ont déposé leurs dossiers pour les législatives ce qui représente 18,40% contre 81,59 pour les hommes. A la présidentielle, aucune femme n’a encore déposé. Cette situation inquiète des leaders femmes qui multiplient les plaidoyers pour inciter de nouvelles candidatures, « les chiffres ne sont pas à la hauteur de nos attentes et nous pensons que de nombreuses pesanteurs justifient ce chiffre déjà très inquiétant », explique une femme leader de la société civile.

En Centrafrique, la loi sur la parité impose à toutes les formations politiques de présenter au moins 35% de femmes aux élections. C’est sur cette ligne là que joue une femme parlementaire, « nous faisons de bonnes lois dans ce pays sauf que les appliquer devient problème et nous trouvons des artifices pour nous dédouaner » dénonce cette femme. Cette réaction fait suite à la saisine de la cour constitutionnelle par les partis politiques qui, dans leurs différentes requêtes, expliquaient n’avoir pas pu avoir des femmes engagées politiquement pour les présenter aux élections. Dans son arrêt, la cour a autorisé la poursuite du processus malgré ce déficit.   

La loi prévoit 10 jours pour le dépôt des candidatures. A cinq jours de la fin, le tableau n’est pas encourageant pour les femmes. Mais, certaines femmes leaders restent confiantes, « je pense qu’il est trop tôt de s’alarmer. Les cinq prochains jours seront déterminants », nous fait savoir, une proche de l’ancienne président de transition Catherine Samba-Panza qui pourrait déposer une double candidature (législatives et présidentielle)./

Auguste Bati Kalamet

 

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5 novembre 2020 4 05 /11 /novembre /2020 17:06
RCA : élections présidentielles et législatives, Alexandre Nguendet candidat et Abdoul Meckassoua
RCA : élections présidentielles et législatives, Alexandre Nguendet candidat et Abdoul Meckassoua
RCA : élections présidentielles et législatives, Alexandre Nguendet candidat et Abdoul Meckassoua
RCA : élections présidentielles et législatives, Alexandre Nguendet candidat et Abdoul Meckassoua

 

RCA : élections présidentielles et législatives, Alexandre Nguendet candidat et Abdoul Meckassoua

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 5 novembre 2020, 14:19:19 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À cinq jours de la fin de la période du dépôt des candidatures  pour la présidentielles et législatives, dont le premier tour est fixé au 27 décembre 2020, l’autorité nationale des élections (ÂNE)  continue d’enregistrer des dossiers de candidatures, plus de 300 pour les législatives, et une dizaine pour la présidentielle. Pour ce jeudi 5 novembre, le Président du Chemin de l’espérance, l’ex-Président de l’Assemblée nationale, l’honorable Abdoul Karim Meckassoua candidat n°11 s’est rendu à l’ÂNE pour déposer son dossier de candidature, et ce,  24 heures après celle de Monsieur Alexandre Nguendet candidat n°10.

Jeudi 05 novembre 2020, à quelques jours de la fin de la période du dépôt des candidatures auprès de l’autorité nationale des élections, certains candidats qui ont annoncé leur intention de briguer la magistrature suprême de l’État n’ont pas encore officialisé leur candidature auprès de l’autorité nationale des élections. Il s’agit entre autres de l’ex-Président de la République, Monsieur François Bozizé, de l’ex-chef d’État de transition, Madame Catherine Samba-Panza, de l’anciens Premiers ministres Nicolas Tiangaye, et de l’ancien ministre Désiré Kolingba.

Après Archange TOUADERA, Anicet Georges Dologuélé, Martin Ziguélé, Sylvain Patassé, Mahamat Faustin Kamoun,  Augustin AGOU,  Crépin Mboli-Goumba, Dr Serge Ghislain Djorie et Éloi Anguimaté, c’est le tour de monsieur Alexandre Ferdinand Nguendet et Abdoul Karim Meckassoua d’avoir officialisé leur candidature auprès de l’autorité nationale des élections..

Pendant ce temps, pour les législatives, l’autorité nationale des élections affirme avoir reçu plus de 300 dossiers de candidatures.

Notons que la fin de la période du dépôt de candidatures est fixée au 10 novembre 2020.  Tous les dossiers enregistrés par l’ÂNE sont transférés immédiatement à la cour constitutionnelle pour vérification et  validation.

Par Gisèle MOLOMA

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4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 17:18
NOTE D’INFORMATION DE LA MINUSCA

 

LA MINUSCA REAFFIRME SON SOUTIEN AUX AUTORITES CENTRAFRICAINES DANS L’ORGANISATION DES ELECTIONS DU 27 DECEMBRE 2020  

 

Bangui, le 4 novembre 2020 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) se dit déterminée à poursuivre son soutien au processus électoral en cours dans le pays, en vue d’élections paisibles, transparentes et dont les résultats seront acceptés de tous. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission mercredi à Bangui, les deux représentantes spéciales adjointes du Secrétaire général des Nations unies en RCA, Lizbeth Cullity et Denise Brown, ont réaffirmé le soutien des Nations unies, tout en soulignant que les mesures sont prises par le Gouvernement pour le bon déroulement du scrutin du 27 décembre 2020.  

 

S’adressant aux journalistes, la Représentante spéciale adjointe, Coordonnatrice résidente et Coordonnatrice humanitaire, Denise Brown, a rappelé que le mandat actuel de la MINUSCA a permis d’apporter un soutien considérable sur le plan logistique, au niveau technique et à la sécurisation de l’ensemble du processus. « On a déplacé 100 vols spéciaux, juste pour les élections. Nous avons transporté 120 tonnes de matériel électoral et 573 agents recenseurs », a-t-elle déclaré. Alors que le nouveau mandat sera renouvelé par le Conseil de sécurité le 16 novembre prochain, Mme Brown espère que la MINUSCA « aura toujours le mandat de soutenir les élections générales en Centrafrique et aussi de continuer à appuyer les préparatifs des élections locales, car il n’y a pas eu d’élections locales dans le pays depuis 1988 ».  

 

Evoquant le mandat actuel, Denise Brown a précisé le rôle de la MINUSCA dans les préparatifs pour les élections de 2020, notamment au sein de l’Autorité nationale des élections (ANE). « Nous ne remplaçons pas l’ANE. Nous soutenons dans l’élaboration des plans. C’est une division de tâches, basée sur un plan opérationnel qui est élaboré par l’ANE, avec l’appui de la MINUSCA, du PNUD et de l’Union européenne », a-t-elle précisé. La Représentante spéciale adjointe a aussi souligné qu’au niveau stratégique, la Mission participe au comité stratégique électoral présidé par le Premier ministre, ainsi qu’au cadre de concertation, avec la participation des partis politiques, de la société civile et des partenaires de la RCA, entre autres.  

 

En ce qui concerne le plan intégré de sécurisation des élections, signé le 2 octobre dernier entre le Premier ministre, le Représentant spécial du Secrétaire général et l’ANE, Denise Brown a expliqué que « ce n’est pas un plan de la MINUSCA, c’est un plan conjoint pour une parfaite collaboration et coordination. Nous sommes là en appui pour toutes les questions qui concernent la sécurisation des élections ». Elle s’est par la même occasion félicitée du taux d’inscription des femmes sur les listes électorales, chiffré à 46,67%. « Les femmes peuvent voter, peuvent changer le pays, changer les institutions, protéger les communautés, protéger les familles et donc elles jouent un très grand rôle dans ces élections et les Nations Unies souhaitent voir pleinement l’implication des femmes dans les élections », a-t-elle dit.  

 

Avec l’ouverture des candidatures et le dépôt de plusieurs dossiers pour la présidentielle, Denise Brown est convaincue que « nous sommes sur la dernière ligne droite, ce qui est très important pour la stabilité du pays ». Elle a enfin rassuré que la MINUSCA va mettre tout son mandat en œuvre pour l’inclusivité des élections dans le pays. « La Force et UNPOL vont faire le travail pour s’assurer que les gens qui sont sur les listes électorales vont pouvoir voter. Nous, du côté des Nations unies, on va tout faire pour que tout le monde puisse voter », a-t-elle rassuré.  

 

De son côté, la Représentante spéciale adjointe, Lizbeth Cullity est revenue sur le soutien la MINUSCA au processus de paix en RCA. Elle s’est félicitée du fait que depuis 2018, 19 accords locaux de paix ont été signés entre les groupes armés, les autorités et d’autres parties prenantes. « Tous ces différents pactes locaux nous ont amené à avoir cette semaine une grande réunion de réconciliation, organisée par le Gouvernement ici à Bangui », a-t-elle souligné, ajoutant que le mécanisme de suivi de l’Accord de paix contribue également de manière significative au dialogue, qui a permis au rétablissement de la paix dans plusieurs localités du pays.  

 

Lizbeth Cullity s’est également réjouie du fait qu’avec le soutien de la MINUSCA, plus de 2500 ex-combattants ont été désarmés depuis décembre 2018, dans le cadre du DDR. « Ce qui est important à souligner, c’est que depuis juin 2020, on a fait la moitié de ce chiffre », a-t-elle précisé. Par ailleurs, elle reconnaît quelques difficultés mais se veut rassurante quant à la poursuite de l’opération. « Ce travail est important, ce travail est difficile, mais des gens sont en train réellement d’y participer et la bonne nouvelle c’est que ça continue », a rassuré Lizbeth Cullity, ajoutant que de plus de plus de groupes armés ont montré leur engagement à faire désarmer leurs hommes. « Le processus du DDR va continuer, certainement on a besoin d’une certaine pause pour le processus électoral, surtout le jour du scrutin, et peut-être, on va discuter de la durée de cette pause, mais c’est quelque chose qui va continuer. On va continuer à prendre les armes et faire rentrer ces ex-combattants dans un processus de paix durable », a souligné Mme Cullity.  

 

S’agissant de la réforme du secteur de sécurité (RSS), la Représentante spéciale adjointe a souligné que la Mission travaille avec le Gouvernement et ses partenaires, mais appelle les Centrafricains à la patience quant aux retombées du processus, car « la réforme du secteur de sécurité est quelque chose qui demande du temps et beaucoup d’investissement ». Elle a précisé que le soutien la MINUSCA à la RSS mis en place par le Gouvernement porte notamment sur la bonne gouvernance sur la sécurité ainsi que dans l’accompagnement à la campagne de recrutement dans les rangs de l’armée ainsi que de la police et de la gendarmerie, ceci pour assurer qu’il y a « une pleine représentativité nationale pour que cette armée puisse être inclusive avec toutes les provinces du pays ». Lizbeth Cullity a également cité l’appui au secteur judiciaire et la mise en place du Tribunal militaire permanent afin de « lutter contre l’impunité dans le pays ».  

 

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4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 16:45
Nouvelles nationales sur RJDH
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Centrafrique : L’Union Européenne se félicite de l’état d’avancement du processus électoral en cours

BANGUI, 04 Novembre 2020 (RJDH) --- L’Union Européenne (UE) en Centrafrique s’est félicitée des progrès enregistrés dans les opérations des élections dans le pays. Elle a visité ce mardi 03 novembre le siège de l’Autorité nationale des élections (ANE) pour constater l’effectivité des opérations d’enregistrement des dossiers des candidatures à Bangui. Cette visite témoigne selon Samuela Isopi de l’engagement de l’UE à soutenir le processus des élections de 2020-2021.

Les opérations de dépôt des candidatures aux élections groupées de 2020 ont été lancées le 1er novembre 2020 à Bangui. L’Union Européenne, un des partenaires clés dans le processus électoral en Centrafrique a effectué une visite au siège de l’ANE, dans le but de s’imprégner de l’état d’avancement de dépôt des dossiers des candidatures, « Nous avons aperçu le mode opératoire de la réception et le traitement des candidatures par l’ANE. Nous avons constaté qu’une équipe jeune des centrafricains qui ont développé le logiciel et utilisé par l’ANE pour enregistrer et saisir ces candidatures. C’est une chose d’importance capitale », a salué la représentante de l’UE.

La co-directrice du cabinet Erdamiz Consulting, Ernestine Zarambaud, en présentant le logiciel a fait savoir que « ce logiciel est doté d’un système de sécurité pour éviter des éventuels piratages des données.  Il n’appartient à qui que ce soit d’avoir accès à ces données, car, le système est hautement sécurisé », a rassuré la représentante de cette société.

L’UE au cours de cette visite qui intervient trois jours après l’ouverture de dépôt des dossiers de candidatures a réitéré son engagement à soutenir ce processus en cours.

Auguste Bati-Kalamet

 

Centrafrique : Vers la redynamisation du secteur minier par le processus de Kimberley

BANGUI, 04 Novembre 2020 (RJDH) ----Le secrétariat permanent du Processus de Kimberley, un organe de veille sur les activités minières en Centrafrique, intensifie son contrôle à travers le pays conformément aux exigences internationales. Un projet  y relatif est lancé ce mercredi 4 novembre 2020 au ministère des Mines et de la géologie à Bangui pour la réforme du secteur.

La mission assignée au secrétariat permanent du processus de Kimberly, consiste à contrôler les activités minières dans les zones déclarées vertes par le Processus. Pour y parvenir, il est important de renforcer l’équipe, explique Léopold Mboli-Fatrane, ministre des Mines et de la géologie afin qu’elle soit dynamique dans la lutte contre les fraudes et la contrebande dans les sites miniers.

« Le secrétariat du processus de Kimberly, a pour principale mission de veiller à la traçabilité de diamant centrafricain. Et donc pour renforcer cette équipe, le gouvernement a rehaussé le niveau du secrétariat avec un décret qui fait du secrétariat, un organe véritablement permanent avec une direction générale et des antennes à l’intérieur du pays. Nous bénéficions de l’appui du DPAM et de la Banque Mondiale pour mettre en œuvre ce processus »,  a expliqué le membre du gouvernement.

Des  outils de travail ont été remis aux différents services du ministère pour la mise en œuvre de ce projet,  « cet appui est composé d’un lot de dix motos, dix ordinateurs portables, dix GPS, dix balances électroniques, huit imprimantes photos de poche, pour l’identification des acteurs en province. Nous avons bien voulu mettre en place tout ceci pour que les activités minières soient sécurisées », a-t-il énuméré.

Ce projet relatif au processus de Kimberly est financé par le gouvernement américain dans l’objectif de règlementer le secteur des mines. La RCA a été sanctionnée par le Processus de Kimberley en 2013, suite à la crise militaro-politique qui a affecté le secteur minier. La sanction a été levée partiellement en 2016.  

Ketsia KOLISSIO

 

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4 novembre 2020 3 04 /11 /novembre /2020 16:39
Difficile de circuler en Centrafrique

Lu pour vous

 

https://www.dw.com/ 03.11.2020

Peu de routes en chantier sont achevées et les populations en soufrent. Le secrétariat technique du Plan de consolidation de la paix (RCPCA) met en avant un taux de 35% de réalisation des travaux planifiés.

Pour financer sa reconstruction après la crise sécuritaire de 2012 à 2014, la République centrafricaine a obtenu une aide internationale de plus de 1.000 milliards de francs CFA en 2016.

Il s’agissait alors d’un plan quinquennal axé sur le retour de l'autorité de l'Etat et de la croissance. Mais quatre ans après, la reconstruction du réseau routier est en retard.

Quelques avenues de Bangui et des axes principaux du pays sont en effet bitumés. Mais à l’intérieur de pays, ces progrès ne sont pas visibles.

Le calvaire à Kouango

Nous sommes à Kouango, une localité située à 521 kilomètres de Bangui. Ici, la population s'organise pour colmater les nids de poule sur les routes et assurer ainsi son ravitaillement.

"La population s'est vue dans la nécessité de faire les travaux elle-même. De village en village, les gens sont obligés d'utiliser des pratiques ancestrales pour boucher les trous afin de pouvoir circuler à moto. Car le plus souvent c'est avec la moto que les gens se ravitaillent", a déploré Thierry Martinien Dongba, le maire de Kouango.

Malgré les efforts du gouvernement, les pistes rurales et de nombreuses routes sont toujours en mauvais état. Pour faire ses courses, Virginie perd ainsi beaucoup de temps et elle interpelle le gouvernement sur ses problèmes.

"Ils voyagent à l'étranger, ils voient ce que les autres font. Mais au lieu de venir faire la même chose pour le développement chez nous, ils ne le font pas. Nous avons appris qu'ils ont des financements pour réparer les routes mais ils ne le font pas. A chaque fois, ils colmatent les nids de poules mais au bout de deux jours ou trois jours, on revit la même situation. Nous ne voulons plus ces problèmes, nous demandons au gouvernement de nous refaire les routes."

Les aides ne suffisent pas

Malgré les aides internationales accordées à la RCA, le ministre des Equipements, Guismala Hamza, met en avant le manque de trésorerie de l’Etat.

"Le pays a connu une crise sans précédent et durant cette crise, toutes nos routes, dans les campagnes ainsi que dans les villes, ont connu une grave dégradation. Avec les difficultés que nous connaissons dans la trésorerie de notre pays, nous ne pouvons pas réparer toutes les routes d’un coup de baguette magique. Cela se fait par programmation, nous sommes en train d'y aller petit-à-petit et nous y arriverons", a expliqué le ministre.

Le gouvernement et la Banque mondiale sont en pourparlers pour instaurer un fonds d'entretien et de maintenance des routes. Mais à ceci s’ajoute le manque de canalisation pour évacuer les eaux de pluie qui entraine une dégradation permanente des routes.

 

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3 novembre 2020 2 03 /11 /novembre /2020 19:01
RCA présidentielles : Traitement des dossiers des  candidats en cours par la cour constitutionnelle
RCA présidentielles : Traitement des dossiers des  candidats en cours par la cour constitutionnelle

 

Centrafrique : les dossiers des candidats à la présidentielle en cours de traitement par la Cour Constitutionnelle

BANGUI, 03 novembre 2020 (RJDH) ---La Cour Constitutionnelle a débuté le traitement des dossiers des candidats à la présidentielle déposés depuis le 1er novembre dernier. Une information confiée au RJDH par des sources proches de la Cour, ce mardi 3 novembre 2020, soit trois jours après le dépôt de dossiers à Bangui.

Il s’agit des huit premiers dossiers de candidatures à la présidentielle du 27 décembre prochain. Selon la cour, tous les magistrats sont mobilisés pour commencer le traitement des dossiers selon le chronogramme. « Les huit dossiers enregistrés par l’Autorité Nationale des Elections pour la présidentielle, sont en cours d’examen au siège de la Cour Constitutionnelle. Ils sont déjà  arrivés à la cour constitutionnelle et les juges sont en train de pencher sur le traitement, conformément aux dispositions de la Constitution du 30 mars », a confié une source à la Cour Constitutionnelle.

La Cour va statuer sur la question d’éligibilité de chaque candidat engagé dans la course à la présidentielle du 27 décembre prochain.  Elle est la juridiction compétente en matière de candidat et d’éligibilité. En cas de contentieux, « la Cour dispose d’un délai de 15 jours à compter de la date de l’enregistrement de la requête à son siège pour statuer sur les dossiers ».

Huit critères sont définis dans la loi pour être éligible notamment, le critère d’âge (35) ans au moins le jour du dépôt de candidature, n’avoir pas fait l’objet de condamnation face à une peine afflictive, ou infamante et avoir résidé sur le territoire national depuis au moins un an.

La publication définitive des listes des candidats selon le code électoral en son article 95 aliéna 2 est fixé le 03 décembre 2020 et le premier scrutin le 27 décembre prochain.

Jocelyn Nadège Kokada

 

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3 novembre 2020 2 03 /11 /novembre /2020 18:49
Nouvelles nationales sur RNL
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Centrafrique : 24 ans jour pour jour, l’ex-empereur Jean-Bedel Bokassa disparaissait

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 3 novembre 2020 15:33

Il y a 24 ans aujourd’hui, jour pour jour, l’ex-empereur Jean-Bedel Bokassa quittait la terre des hommes. Considéré comme le bâtisseur de la République, les centrafricains gardent encore des souvenirs diversifiés de son règne.

Durant 13 ans de règne (1966-1979) à la tête de l’Etat centrafricain, qu’il avait transformé en empire trois ans avant sa chute, Jean-Bedel Bokassa a su façonner son image en bâtisseur de la République centrafricaine. La création de l’armée centrafricaine, la relance de l’économie à travers la promotion de l’agropastoral, la fondation du système éducatif sont entre autres des actions positives qui ont marqué le régime Bokassa.

Durant son règne, Bokassa a su garantir la sécurité du peuple centrafricain, la stabilité des institutions de la République malgré l’effectif insignifiant des soldats de l’époque. Pour ceux qui ont vécu cette époque, malgré les nombreux dérapages, l'homme était toujours actif dans le règlement de problèmes socioprofessionnels.  

"Les sanctions, il les administrait avec excès de zèle et la méchanceté du centrafricain, il a eu à connaitre beaucoup de bavures qui l'ont emmené au déclin. Il a sécurisé la Nation. L'étendue du territoire était bien protégée même si les militaires étaient mal-payés, peu nombreux. On sentait la présence de l'Armée sur toute l'étendue du territoire. Toutefois à la fin de son règne, on connaissait des arriérés de salaires mais il quittait Béréngo pour venir palier ce problème" a témoigné Honoré Douba, écrivain et ancien ministre.

Beaucoup de centrafricains comme Honoré Douba se souviennent encore de la fermeté de Jean Bédel Bokassa.

"La fermeté n’existe plus de nos jours. Les enseignants formés par l'Etat sont dans le privé. Les médecins dans leurs cliniques privées, négligent les établissements publics. C'est un laisser-aller total au sommet de l'Etat" a déploré Honoré Douba. 

Le couronnement de Jean-Bedel Bokassa comme Empereur en 1977, a créé des remous sociaux. Il sera alors lâché par la France, son principal soutien qui va monter l’opération Barracuda, opération militaire qui va le renverser en 1979 et installer David Dacko au pouvoir. De retour au pays après plusieurs années d’exil, Jean Bedel Bokassa sera jugé puis condamné à mort par la justice en 1987. Il sera gracié 6 ans plus tard par André Kolingba, président de l'époque. L’ex-empereur de Centrafrique décède le 3 novembre 1996 en pleine mutinerie d'une partie de l'armée nationale contre le pouvoir d’Ange Félix Patassé.

 

Centrafrique : des députés changent de camps à l’Assemblée nationale

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 3 novembre 2020 15:27

A l'approche des élections groupées de décembre 2020, c'est le mercato au sein de la Représentation nationale. Cette pratique qui empoisonne l’éthique en politique prend de l'ampleur en Centrafrique. Selon des observateurs de la vie politique, la 6e législature a battu le record dans cette pratique. Les députés en changeant de famille politique en toute circonstance, créent une incertitude et l’inconstance lors des votes.

Le « Koudoufarisme » ou débauchage revient au galop sous une autre forme à l’Assemblée nationale centrafricaine. En toile de fond, l'argent qui est la principale raison de mutation permanente et sans saison. Selon des informations reçues par Radio Ndeke Luka, sur au moins 100 partis politiques légalement constitués en République centrafricaine, seulement 17 disposent de siège dans cette législature qui tend vers la fin.

En tête, l'Union nationale pour le développement et le progrès (UNDP) de Michel Amine, qui au départ était majoritaire avec 14 députés.  Aujourd'hui, les parlementaires membres de ce groupe ont presque muté. Pour illustration, 7 élus sont partis au groupe parlementaire KNK, deux à l'Union pour le renouveau centrafricain, les autres au Mouvement Cœurs Unis et au Parti d'action pour le développement (PAD) de l'actuel président de l'Assemblée nationale, Moussa Laurent Ngon Baba. L'UNDP ne garde que deux rescapés.

Le groupe parlementaire KNK lui, enregistre une montée en puissance depuis le retour au bercail de son président fondateur François Bozizé. L’effectif des députés a doublé, passant de moins 10 à plus de 20 parlementaires. 

Cependant, certains groupes parlementaires ont disparu. C’est le cas de celui du Rassemblement pour la République (RPR) de Ferdinand Alexandre Nguedet. La Renaissance pour un développement durable (RDD) de Augustin Agou, née des cendres du RPR, a perdu également plus de 6 représentants sur une dizaine que comptait ce groupe parlementaire.

Malgré tout, on n’est pas encore au bout de tunnel. Plus de 5 députés du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) sanctionnés par leur parti, ont rallié armes et bagages, la majorité au travers leur groupe "Les Patriotes".  Le parti Mouni de Thierry Kamach, ne dispose désormais que de 6 élus de la Nation sur une dizaine qu'il comptait dans un passé récent. Les autres ont fait allégeance aux différents autres groupes parlementaires.

Ce phénomène de « prostitution politique » prend de l'ampleur à la veille des élections du 27décembre 2020. Dans le rang des dernières mutations, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) de Martin Ziguélé a perdu un député en faveur du MCU tandis que l'URCA de Anicet Georges Dologuélé, enregistre également deux départs, tous en faveur de Mouni. Le Patrie de Crépin Mboli-Goumba, qui avait un groupe parlementaire, l'a perdu à cause du départ de certains de ces membres.

« La victoire a beaucoup de pères et la défaite est orpheline » disent les chinois. Le Chemin de l'Esperance de Abdou Karim Meckassoua, ancien président de l'Assemblée  plus d’une vingtaine, ils ne sont plus que 12 parlementaires. Un membre de ce groupe en provenance du Parti de l'unité nationale (PUN) vient de quitter son camp pour le MCU. Ce même MCU aujourd'hui compte plus de 30 députés, à majorité des indépendants.

Ces mutations qui minent la réputation des députés laissent transparaitre un problème de gestion interne au sein de ces groupes parlementaires mais pour certains observateurs, cela est justifié par le fait que les députés indépendants sont majoritaires à l’Assemblée nationale.

 

RCA/Elections 2020: les candidats à la présidentielle affluent à l’ouverture du dépôt des candidatures

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 3 novembre 2020 15:12

L'Autorité nationale des élections (ANE) a ouvert le 1er novembre 2020 les candidatures à la présidentielle et aux législatives du 27 décembre 2020. Entre 09h et midi, 08 candidats à l'élection présidentielle ont fait acte de candidature, après des tracasseries autour du numéro 1.

A l'ouverture du dépôt de dossier de candidature ce dimanche 1er novembre, les différents candidats et directeurs de campagne se sont bousculés à la porte de l’ANE pour décrocher le numéro 1. Cependant, après des tracasseries autour de ce numéro, c'est finalement Faustin Archange Touadéra, président sortant, qui le décroche. Après lui, vient Anicet Georges Dologuélé candidat malheureux aux dernières élections. Pour lui, cette bataille autour du numéro 1 est absurde.

"Vous avez suivi, peut-être pas. Il y a eu une espèce de bagarre depuis la nuit pour ce poste numéro 1. Je pense que ce n’est pas le numéro qui gagne les élections. Pour preuve, j'étais numéro 1 la dernière fois, mais je n’ai pas gagné. J'ai bien voulu laissé ce numéro tant convoité pour avoir le numéro 2" a fait savoir Anicet Georges Dologuélé, candidat de l'URCA.

Parmi les autres dossiers de candidature reçus ce dimanche, on note celui de Martin Ziguélé du MLPC, Sylvain Patassé, candidat indépendant, Mahamat Kamoun du parti Béa Africa ti E Kwé, Augustin Agou du RDD, Crépin Mboli-Goumba du Patrie et enfin, Docteur Serge Djori, candidat indépendant qui se lance dans la bataille pour la première fois. Pour ce dernier, novice en politique, ceci est un exercice facile puisqu'au préalable, la liste de documents à fournir leur avait été remise.

Cependant, il faut noter un faible engouement aux élections législatives ce premier jour. Certaines sources proches de l'ANE font savoir que par expérience, c'est durant les derniers jours de dépôt de candidature que les candidats se bousculent pour matérialiser leurs candidatures.

Les 08 candidatures réceptionnées ce dimanche, sont automatiquement transmises à la Cour constitutionnelle pour validation. La liste n'est pas close et le dépôt sera bouclé le 10 novembre 2020.

 

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