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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 17:02
RCA : le président Touadéra installe le comité d'organisation du futur dialogue national
RCA : le président Touadéra installe le comité d'organisation du futur dialogue national

 

Centrafrique: le président Touadéra installe le comité d'organisation du futur dialogue national

https://www.rfi.fr/ 01/09/2021 - 14:46

C’est une première étape qui a pris du temps. Des consultations nationales ont été menées en amont, mais la composition de ce comité n'a pas fait l'unanimité.

La répartition annoncée des places dans le comité et la tutelle du chef de l'État avait créé la grogne, puis la première liste de noms rendue publique avait de nouveau généré une levée de boucliers. De nouvelles discussions ont permis d'aboutir à une liste finale qui permet aujourd'hui d'installer officiellement le comité.

Une trentaine de personnalités composent cette nouvelle entité : des représentants des pouvoirs publics, des partis politiques, des confessions religieuses, de la société civile ou encore des experts internationaux. Ce comité devra notamment proposer un chronogramme et un lieu pour ce dialogue national qui doit permettre à tous d'exprimer ses préoccupations.

Encore beaucoup d'interrogations

Néanmoins, il reste encore beaucoup d'inconnues encore sur ce futur dialogue, notamment concernant la participation des groupes armées. La présidence oppose une fin de non recevoir à ceux ayant formés la CPC en décembre dernier et qui ont tenté de renverser le pouvoir en janvier.

Par ailleurs, quid de François Bozizé, l'ex-président qui a pris la tête de la coordination de la rébellion ? Sorti de l'accord de paix, il n'est pas question pour les autorités de le voir autour de la table des discussions. Une participation cependant souhaitée par l'opposition et la plateforme religieuse.

Ce qui se murmure en coulisse aujourd'hui c'est que le processus pourrait avoir lieu en deux temps. D’abord, le dialogue national en Centrafrique entre les forces vives de la nation. Et une seconde étape pourrait être organisée cette fois à l'étranger avec les groupes armés.

 

 

Dialogue Républicain : les membres du comité préparatoire installés par le Président Touadera

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 1 septembre 2021 16:09

Les membres du comité d'organisation du dialogue républicain ont été officiellement installés, ce mercredi 1er septembre 2021, par le Président de la République, Faustin Archange Touadera. La cérémonie s’est déroulée à l’Assemblée nationale à Bangui, en présence des autorités centrafricaines et de la communauté internationale.   

L'installation des membres du comité de pilotage du dialogue républicain intervient près de trois mois après le décret du président de la République mettant en place ce comité. L'équipe, divisée en six sous-comités, doit engager des consultations pouvant mener à la tenue effective du dialogue tant attendu par les forces vives de la Nation.

Pour le Chef de l’Etat qui a présidé la cérémonie, l'installation des membres de ce comité, témoigne des avancées vers la tenue du dialogue républicain.

"L'installation des membres du comité d'organisation du dialogue républicain, témoigne de ce que nous avançons sereinement et surement vers ce dialogue voulu par nous tous", a martelé Faustin Archange Touadéra.

Le président de la République a, par ailleurs, insisté sur l’importance de ce pourparlers inter-centrafricain en préparation, gage selon lui, du retour à la stabilité et du développement économique de la République centrafricaine.

 "Je me dois de vous rappeler que j'attache particulièrement du prix à ce dialogue. Le dialogue républicain, dois-je le rappeler, s'inscrit dans ma vision politique de main tendue qui vise à réunir les fils et filles du pays autour d'un même idéal à savoir ; bâtir ensemble la République centrafricaine dans la paix et l'unité nationale. Ne perdons pas de vue que l'objectif recherché demeure la pacification et le développement durable de notre pays", a fait savoir le Chef de l’Etat.

Le comité préparatoire du dialogue républicain est composé de 29 personnes issues des partis politiques de l’opposition, du pouvoir, de la société civile, des confessions religieuses et de la communauté internationale.

Les membres dudit comité mettront en place un bureau qui sera dirigé par un président, désigné par le chef de l’Etat. Ils ont également pour mission, l’élaboration et l’adoption du règlement intérieur du comité selon l’article 7 du décret l'instituant, rendre compte au chef de l’Etat de l’évolution des travaux ensuite définir le calendrier et le programme du dialogue.

Le Président centrafricain a initié le dialogue républicain à la suite des violences qui ont émaillé les élections présidentielle et législatives de décembre 2020. Ces scrutins avaient été boycottés dans certaines régions du pays par une coalition rebelle dénommée Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Cette coalition d’anciens groupes armés opérant sur le territoire de la RCA a été montée et dirigée par l’ancien président François Bozizé.

Pour les autorités centrafricaines, le dialogue républicain pourrait être l’issue au problème sécuritaire dont le pays fait face depuis plusieurs années. Cependant, le format proposé n’inclut pas les responsables des groupes armés jugés auteurs des violences et troubles dans le pays.   

 

DISCOURS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, SON EXCELLENCE LE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA,

A L’OCCASION DE LA CEREMONIE D’INSTALLATION OFFICIELLE DU COMITE D’ORGANISATION DU DIALOGUE REPUBLICAIN

BANGUI, 1ER SEPTEMBRE 2021

- Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

- Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

- Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;

- Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement;

- Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations Internationales ;

- Mesdames et Messieurs les Députés de la Nation ;

- Mesdames et Messieurs les Présidents et Représentants des Partis politiques ;

- Mesdames et Messieurs les Représentants des centrales syndicales et des organisations de la société civile ;

- Mesdames et Messieurs les membres du Comité d’Organisation du Dialogue Républicain ;

- Distingués invités ;

- Mesdames et Messieurs ;

- Mes Chers Compatriotes,

C’est avec un immense plaisir que je m’adresse à vous, ce jour où nous procédons à la cérémonie d’installation officielle du Comité d’Organisation du Dialogue Républicain.

Je vous remercie d’avoir répondu avec tant d’empressement à notre invitation.

Votre présence traduit davantage le soutien constant de la communauté internationale aux efforts de paix et de stabilisation de la République Centrafricaine.

- Distingués invités ;

- Mesdames et Messieurs ;

Dans mon adresse à la Nation du 18 mars 2021, j’ai réaffirmé ma disponibilité à engager un dialogue républicain avec l’opposition démocratique et toutes les forces vives de la Nation, pour sortir notre pays de cette crise interminable qui plombe son développement socio-économique.

J’avais donc annoncé la tenue de vastes consultations nationales en vue de recueillir les avis, recommandations et suggestions de toutes les forces vives de la Nation sur les résultats escomptés du Dialogue Républicain ainsi que l’agenda d’intérêt national prioritaire ; les principes fondamentaux à préserver et la méthodologie, y compris la conduite du dialogue, son format, ses animateurs.

Il ressort de ces vastes consultations nationales, pendant lesquelles toutes les forces vives de la Nation se sont exprimées, la nécessité d’organiser un Dialogue Républicain qui soit inclusif.

Je me félicite de l’installation, aujourd’hui, du Comité d’Organisation qui témoigne de ce que nous avançons sereinement et sûrement vers la tenue de ce dialogue voulu par nous tous.

Mesdames et Messieurs les Membres du Comité d’Organisation,

Tout en vous félicitant d’avoir été choisis par vos entités respectives, je me dois de vous rappeler que j’attache particulièrement du prix à ce dialogue.

Ce Dialogue Républicain, dois-je le rappeler, s’inscrit dans ma politique de main tendue qui vise à réunir les filles et fils du pays autour d’un même idéal, à savoir : bâtir ensemble la République Centrafricaine dans la paix et l’unité nationales.

La responsabilité qui vous incombe est lourde et le défi à relever est immense.

Meurtris par des décennies de violences armées et marqués par la récente tentative injustifiée de coup d’Etat de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), nos concitoyens qui n’aspirent qu’à la paix attendent beaucoup de ce dialogue.

Les conclusions des consultations nationales qui ont eu lieu en mars et avril 2021 sont à cet égard édifiantes.

Comme vous le savez, le succès de toute entreprise réside dans sa meilleure organisation. Aussi, pour le succès du Dialogue Républicain, vous devez rester unis et travailler ensemble, dans l’intérêt supérieur de na Nation.

J’en appelle à votre sens élevé de responsabilité et de patriotisme. La recherche permanente de consensus doit être privilégiée lors de vos travaux aussi bien en sous-comités qu’en plénière.

Ne perdez pas de vue que l’objectif recherché demeure la pacification, la reconstruction et le développement durable et intégral de notre pays, la République Centrafricaine.

Nous n’avons qu’un seul et unique pays en partage ; nous devons travailler main dans la main pour le sortir du bourbier dans lequel il est artificiellement plongé.

Le devenir de la Nation centrafricaine repose sur vos épaules et je vous sais capables d’en relever le défi.

- Distingués invités ;

- Mesdames et Messieurs ;

Je saisis l’opportunité que m’offre cette cérémonie pour témoigner ma gratitude vis-à-vis de la communauté internationale qui a mis à notre disposition son expertise et son savoir-faire.

Les Experts venus de l’Union Européenne, de l’Union Africaine, de la CEEAC et de la MINUSCA assisteront le Comité d’Organisation, et ce, pendant toute la durée des travaux préparatoires.

Je ne doute pas que la communauté internationale, notamment nos partenaires techniques et financiers, apporteront, comme depuis toujours, d’appuis multiformes en vue de faire de cette initiative de paix et de réconciliation un creuset de l’unité nationale et de développement de la République Centrafricaine.

Aussi voudrais-je remercier sincèrement l’Equipe d’Appui Technique au Dialogue Républicain qui a mené à bon port les travaux de vastes consultations nationales ayant abouti à la mise en place du Comité d’Organisation.

J’exhorte les éminents membres du Comité d’Organisation à se mettre immédiatement au travail afin d’organiser, dans les meilleurs délais, le Dialogue Républicain tant attendu par nos concitoyens.

Tout en souhaitant plein succès à ses travaux, je déclare officiellement installé le Comité d’Organisation du Dialogue Républicain.

Mesdames et Messieurs ;

Je vous remercie.

  

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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 16:51
RCA-Bangui  : « Des saisons des pluies catastrophiques »

Lu pour vous 

 

https://www.ouest-france.fr/  le 31/08/2021 à 05h00 Patrick David (Hauts-de-Seine) :

 

« En Centrafrique, la saison des pluies est une période propice aux maladies : paludisme, diarrhées, choléra. »

La saison des pluies, d’avril à octobre, dans la vallée de l’Oubangui, dans le sud de la Centrafrique, est la saison des chenilles très appréciées des habitants. C’est également la saison des pistes défoncées et des rivières impraticables, des risques d’inondations, de pollution et d’épidémies.

Des pluies diluviennes provoquent des débordements d’eaux usées car les systèmes d’évacuation des eaux datent très souvent de la période coloniale et n’ont jamais été refaits ni même entretenus.

Les eaux stagnantes attirent moustiques et petits reptiles. Pour ces raisons, la saison des pluies est une période propice aux maladies : paludisme, diarrhées, choléra. La Centrafrique a connu quatre flambées de choléra entre 1997 et 2016.

Les pluies détruisent les habitations traditionnelles en briques de boue coiffées de tôle de récupération en mauvais état.

En 2019, de fortes pluies ont conduit 28 000 personnes à abandonner leur domicile. Leurs habitations avaient été englouties par les crues.

Plus récemment, les pluies abondantes qui se sont abattues sur plusieurs quartiers sud de la capitale, le 7 août 2021, entre 14 h et 22 h, ont laissé plus de 475 familles sans abri.

Enfin, les eaux souillées par le ruissellement des eaux de pluies sur les tas de déchets organiques ou chimiques ou du fait d’un débordement des canaux d’écoulement amenuisent les possibilités d’accès à l’eau potable.

Déjà, en temps normal, un Centrafricain sur trois seulement y a accès.

En raison du chaos que traverse le pays, aucuns travaux d’envergure afin d’éviter les désordres occasionnés par ces pluies ne sont a priori envisagés. Les responsables centrafricains du service de météorologie ne sont pas en mesure de faire des prévisions en temps réel. Les sinistrés ne peuvent compter que sur la bonne volonté et l’ingéniosité de leurs proches, parents ou voisins. Avec le changement climatique, les pluies ont gagné en ampleur et en durée.

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1 septembre 2021 3 01 /09 /septembre /2021 12:59
RCA : les autorités se dotent d’une drague pour la rivière Oubangui

 

Centrafrique: les autorités se dotent d’une drague pour la rivière Oubangui

https://www.rfi.fr/ 31/08/2021 - 16:07

Le gouvernement centrafricain vient de se doter de sa propre drague pour la rivière Oubangui, régulièrement ensablée. Jusqu'à présent, une drague basée au Congo-Brazzaville permettait un service commun d'entretien de la voie navigable. Mais cela restait insuffisant pour répondre à l'ensemble des besoins du pays.

Cette nouvelle drague est un véritable investissement pour le pays. Selon la primature, elle a coûté 1,670 milliard de francs CFA, soit environ 2,5 millions d'euros.

« La drague a été acquise pour deux objectifs : améliorer la station du captage d’eau de la Sodeca pour permettre vraiment une bonne distribution de l’eau potable dans la ville ; et améliorer les endroits où on a souvent des obstacles aux environs de Bangui », indique le ministre des Transports, Gontran Djono Ahaba.

Ces obstacles sur le cours d'eau diminuent les périodes de navigabilité. L'objectif principal est donc de relancer le commerce fluvial entre Pointe-Noire et Bangui.

« Aujourd’hui, pour nous, le transport par voie d’eau est une alternative qui est vraiment importante pour le pays. C’est vrai qu’on a le corridor Douala-Bangui qui pose souvent des difficultés. Donc pour nous, je pense que c’est un objectif qui est fixé par le gouvernement, par le président de la République pour essayer de booster l’économie. Ça permettra au pays d’améliorer les recettes et de contribuer aussi à la baisse des produits, matériels de construction et autres », ajoute le ministre.

Lors de la crise de la CPC, la rébellion avait coupé pendant plusieurs semaines la voie d'approvisionnement terrestre du Cameroun, créant à Bangui la rareté et l'explosion des prix de nombreux produits de première nécessité.

 

 

L’ETAT CENTRAFRICAIN SE DOTE D’UNE DRAGUE POUR CURER LES FONDS DU FLEUVE OUBANGUI

Pour résoudre les problèmes de navigabilité pendant la saison sèche, l’Etat centrafricain a, sur fonds propres, acquis une drague. La remise de cette machine de grande capacité, a eu lieu ce 27 août au bord du fleuve Oubangui, en présence de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, accompagné du Ministre d’Etat chargé de la Justice, Garde des Sceaux et de son homologue des Transports et de l’Aviation Civile.

La drague remise est un hélico 360 HP de marque américaine. Cette machine est équipée d’un moteur Caterpillar d’une puissance de 403 KW pour une profondeur de drague de 15 mètres, nanti d’un diamètre de conduit.

Cet appareil a une capacité d’aspiration de 305 mètres à refoulement de 264 millimètres et présente un taux de solidité d’environ 30%. L’acquisition a été faite par l’attributaire l’Etablissement Likoda exploitation, domicilié au niveau du BPMC pour un montant de 1 milliard 670 millions de Francs CFA. « Cet engin sera utilisé pour lutter contre l’ensablement et l’envasement » a indiqué le Ministre chargé des Transports et l’Aviation Civile Gontran Ndjono-Ahaba.

Source : Primature Officielle RCA

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 23:41
RCA : le procès de deux chefs anti-balaka reprend à La Haye
RCA : le procès de deux chefs anti-balaka reprend à La Haye

 

Centrafrique: le procès de deux chefs anti-balaka reprend à La Haye

https://www.rfi.fr/ 30/08/2021 - 20:35

À La Haye, les audiences dans l'affaire centrafricaine Alfred Yekatom Rhombot/Patrice Edouard Ngaïssona ont repris ce lundi 30 août après avoir été levées en juin. Un 16e témoin, placé sous anonymat, a été interrogé sur les attaques dans la région de Bossangoa pendant l'année 2013.

Elle est présentée comme le témoin P-2462. Ce lundi, en audience publique, elle raconte sa fuite vers la résidence de l’imam lors de l’attaque de Bossangoa le 5 décembre 2013, sa vie de déplacée à l'intérieur de la ville puis au Tchad. À La Haye, les questions aux témoins sont souvent précises. La Cour les interroge sur les auteurs de crimes ou leurs complices, pour certains sans doute encore actifs. Les réponses du témoin P-2462 sont souvent courtes, empreintes d'émotion. Mais le plus souvent, c'est à huis-clos qu'elle a fait le récit des événements : sa maison brûlée, et puis son viol... 

À l’époque, Bossangoa est aux mains de la Séléka, une alliance de groupes armés à majorité musulmane qui a pris le pouvoir par la force à Bangui, à 300 km de là. De nombreuses exactions sont commises. En réaction, des milices anti-balaka s'organisent. Les populations musulmanes assimilées à la Séléka sont particulièrement visées. En septembre 2013, les villages entourant Bossangoa sont attaqués par ces anti-balaka, puis en décembre la ville est à son tour visée. Plusieurs centaines de résidents musulmans sont tués, leurs maisons incendiées, leur bétail tué ou volé, note Human Rights Watch dans un de ses rapports. 

Alfred Yekatom Rhombot, veste en jean, écharpe en laine, et Patrice-Edouard Ngaïssonna, lunettes et costume bleu, ont assisté à l'audience. Ils auraient été respectivement commandant d'un groupe d'environ 3 000 éléments et « coordinateur général » des anti-balaka.

Si le témoin P-2462 est protégé par toutes les mesures d’anonymat possibles, c’est parce que le procès continue à faire écho en Centrafrique. Assassinats, pillages, destructions d'habitations... Les populations ont cette année de nouveau été victimes de multiples violences. À Bossangoa début mars, 14 000 personnes étaient déplacées. En tout, près de 78 000 personnes ont fui leur domicile et sont aujourd'hui comptabilisées dans la préfecture de l'Ouham. En juin, cette préfecture était aussi parmi les plus touchées par les violences contre les personnels humanitaires. 

Si la région de Bossangoa fait souvent l'objet de tensions, c'est parce qu'elle est stratégique. Berceau des anti-balakas, elle est aussi la région d'origine de François Bozizé. Empêché de se présenter à l'élection de décembre dernier, l’ancien président est devenu coordonnateur de la nouvelle coalition armée, la CPC. En début d'année, alors que Bozizé s'était replié à Bossangoa, la contre-offensive armée n'a pas tardé.

L'audience a été levée dans l'après-midi, et reprendra demain matin avec les questions de la défense. Et il est possible en Centrafrique à Bangui d'assister à la retransmission de l'audience en direct au "centre d'information publique" qui se situe au niveau du bureau de la CPI. 

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 19:43
Enseignant, Touadera préside une soutenance de doctorat en mathématiques

 

Centrafrique : Enseignant, Touadera préside une soutenance de doctorat en mathématiques

 

vendredi 13 août 2021 - 18:13

 

Le chef de l’Etat centrafricain Faustin Archange Touadera a enfilé ses vêtements d’enseignant-chercheur en présidant la soutenance d'une thèse en Mathématiques à l’université de Bangui.

Encore en activité, le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera a eu le privilège à double titre de présider en tant qu’enseignant chercheur la soutenance de thèse de doctorat en Mathématiques Appliquées de M. Brice Yambiyo.

C’est à la faculté des sciences de l’Université de Bangui que l’impétrant Brice YAMBIYO a présenté sa thèse intitulée : Étude des Modèles Fractionnaires au sens de la Dérivé.

Le chef de l’Etat a exprimé sa joie de voir le département des mathématiques de l’Université de Bangui enregistrer un deuxième docteur en 50 ans d’existence.

« C’est la deuxième fois que deux étudiants du Pr Nguerekata soutiennent leurs thèses de doctorat en mathématiques. Je suis très heureux d’être le président de ce jury, ce qui montre que notre département de mathématiques fonctionne et j’encourage les jeunes, les étudiants à poursuivre leurs études parce que nous n’avons pas beaucoup d’enseignants dans ce domaine. Je suis heureux que le département se soit enrichi d’un nouveau docteur qui va compléter l’effectif des enseignants chercheurs de l’Université de Bangui » s’est-il réjoui

À la tête de la Centrafrique depuis 2016, Faustin-Archange Touadéra est titulaire d’un doctorat de mathématiques obtenu en France et au Cameroun avant de devenir enseignant. 

Il a connu une longue carrière académique et finit recteur de l’université de Bangui, avant d’entrer en politique comme Premier ministre de François Bozizé de 2008 à 2013.

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 19:11
RCA : Le Groupe Castel, géant français lié au financement de milices armées
RCA : Le Groupe Castel, géant français lié au financement de milices armées

Lu pour vous 

 

Le Groupe Castel, géant français du sucre et des boissons, lié au financement de milices armées en République centrafricaine

 

Le géant industriel français, le Groupe Castel, est le troisième plus grand producteur de vin au monde, le deuxième plus grand brasseur en Afrique et un partenaire majeur de la firme américaine Coca-Cola pour l’embouteillage de ses boissons sur le continent africain. Avec ses quelques 240 filiales présentes dans 50 pays, le Groupe Castel est un empire familial qui génère des milliards de dollars de chiffre d’affaires chaque année dans les secteurs de l’agroalimentaire et des boissons. En coulisses, pour protéger ses parts de marché dans le secteur sucrier, l’une des filiales africaines du Groupe Castel a financé des milices armées responsables d’atrocités de masse.

Depuis près de 20 ans, le Groupe Castel exploite la Sucrerie Africaine de Centrafrique (SUCAF RCA) en République centrafricaine (RCA), un pays ravagé par la guerre classé 188 ème sur 189 pays selon l’indice de développement humain des Nations Unies en 2020.1

L’enquête de The Sentry révèle que la SUCAF RCA a négocié un arrangement sécuritaire avec un groupe armé, l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), mal[1]gré un contexte de crise politique et sécuritaire aigüe fin 2014. Par cet accord tacite, les leaders de l’UPC

se sont engagés à sécuriser l’usine et les champs de canne à sucre de la SUCAF RCA et à garantir la libre circulation sur les axes routiers clés nécessaires à l’approvisionnement de l’usine sucrière. La SUCAF RCA a également obtenu le soutien de l’UPC pour tenter de protéger le monopole de la société sur la distribution du sucre dans plusieurs préfectures du pays, notamment par la saisie forcée du sucre de contrebande, en particulier celui en provenance du Soudan. Afin de protéger son marché sucrier, la SUCAF RCA a mis en

place un système sophistiqué et informel pour financer les milices armées par des paiements directs et in[1]directs en espèces, ainsi que par un soutien en nature sous forme d’entretien des véhicules et de fourniture de carburant. Cet accord tacite entre la SUCAF RCA et les milices de l’UPC s’est poursuivi jusqu’en mars 2021, mais son avenir reste incertain en raison du déploiement de forces gouvernementales et russes dans des territoires anciennement contrôlés par l’UPC.

Depuis leur création fin 2014, les milices de l’UPC, dirigées par le général autoproclamé Ali Darassa, ont commis des massacres, des enlèvements, des actes de torture, le recrutement d’enfants soldats ainsi que des violences sexuelles et basées sur le genre. Selon les Nations Unies, les milices de l’UPC ont commis des atrocités de masse pouvant constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. L’UPC est également responsable d’une attaque brutale lancée en novembre 2018 contre un camp de 18 000 per[1]sonnes déplacées dans la ville d’Alindao, qui a entraîné le massacre de plus de 112 civils, pour la plupart des femmes et des enfants. L’enquête de The Sentry montre qu’Ali Darassa et Hassan Bouba, le numéro deux de l’UPC au moment de l’attaque d’Alindao, sont responsables de ce massacre. L’enquête révèle également que l’arrangement financier avec la SUCAF RCA a principalement profité aux deux hommes.

Les membres de l’équipe d’enquête de The Sentry se sont rendus à plusieurs reprises en Centrafrique, au Cameroun et en France au cours des deux dernières années. Ils ont examiné de nombreux documents et autres éléments de preuves, et ont mené plusieurs dizaines d’entretiens avec des personnes ayant une con[1]naissance directe de la dynamique décrite dans le rapport, notamment des témoins des exactions de l’UPC, des membres de groupes armés et des personnes ayant une connaissance directe des arrangements entre

la SUCAF RCA et les groupes armés, notamment l’UPC. Les informations fournies par The Sentry montrent que les filiales du groupe Castel, la SUCAF RCA et sa société mère basée à Paris, la Société d’Organisation de Management et de Développement des Industries Alimentaires et Agricoles (SOMDIAA), ainsi que le consultant en sécurité de la SOMDIAA, le général français à la retraite Bruno Dary, ont été régulièrement informés des violations flagrantes des droits de l’homme commises par l’UPC. Malgré cette connaissance, l’enquête révèle que la direction de la SUCAF RCA a continué à fournir un soutien financier et logistique à des groupes criminels (principalement, mais pas exclusivement l’UPC) pendant plus de six ans, contribuant ainsi à alimenter le conflit armé en République centrafricaine.

Principales recommandations

Tenir les filiales du Groupe Castel et leurs directeurs respectifs responsables d’éventuelles complicités de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

• Le parquet national antiterroriste français devrait ouvrir une enquête urgente sur les allégations de complicité et la responsabilité pénale potentielles des filiales du Groupe Castel — principalement mais pas exclusivement la SOMDIAA basée à Paris et la SUCAF RCA basée en RCA — en matière de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en vertu du Code pénal français. Le parquet français devrait également enquêter sur la mise en danger délibérée de la vie des employés de la SUCAF RCA, ainsi que sur toutes autres infractions économiques et financières liées aux allégations de saisies et de contrebande de sucre décrites dans ce rapport d’enquête.

• Les parquets de la Cour pénale internationale (CPI) et de la Cour pénale spéciale de la République centrafricaine (CPS) devraient entreprendre un examen urgent des preuves présentées dans ce rapport et ouvrir une enquête sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité présumés commis par l’UPC et la potentielle complicité de leurs facilitateurs, en particulier la SOMDIAA et la SUCAF RCA, dans le contexte de la recrudescence de la violence en RCA à partir de décembre 2012. La CPI et la CPS devraient encourager la coopération entre les acteurs internationaux et nationaux et s’attaquer plus directement aux motifs financiers qui alimentent les atrocités de masse dans le conflit centrafricain.

• Les sociétés, les holdings et les actionnaires qui constituent l’empire d’affaires de Pierre Castel devraient immédiatement fournir aux autorités compétentes tous les documents liés à ce rapport qu’ils ont en leur possession, et entreprendre une enquête ouverte et transparente sur les liens pré[1]sumés entre leurs entreprises et le conflit armé en RCA. Les entreprises concernées et leurs conseils d’administration respectifs devraient également lancer d’urgence un audit de diligence raisonnable complet en matière de droits de l’homme et de lutte contre la corruption de leurs opérations en Ré[1]publique centrafricaine par l’intermédiaire d’un tiers externe.

• Les autorités de contrôle de la République centrafricaine devraient ouvrir une enquête urgente sur la responsabilité pénale potentielle qui découle de ce rapport, en particulier en référence aux allégations de crimes de guerre et aux crimes contre l’humanité perpétrés par Ali Darassa et l’actuel ministre centrafricain de l’Élevage, Hassan Bouba, et collaborer avec d’autres autorités judiciaires concernant la complicité potentielle des filiales du Groupe Castel, la SOMDIAA et la SUCAF RCA, dans des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

• Les Nations Unies, l’Union européenne, les États-Unis et le Royaume-Uni devraient enquêter et, le cas échéant, procéder à des désignations de sanctions à l’encontre des leaders de l’UPC ainsi que du réseau d’individus et d’entités lié aux filiales du Groupe Castel mis en évidence dans ce rapport. Les autorités devraient chercher à suivre les actifs liés au produit de cette activité et, le cas échéant, les confisquer et fournir les ressources à des fins de développement.

 

Source : CultureViolence – The Sentry – Août 2021

 

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 18:55
Décès du général et ancien Ministre Denis WANGAO KIZIMALET

 

Le général de brigade, ancien membre du CMRN du général André Kolingba, ancien ministre de la justice d'Ange Félix Patassé, ancien ministre de la sécurité du gouvernement de transition de Mme Catherine Samba-Panza est décédé ce jour 30 août 2021 à Bangui des suites de maladie apprend on auprès de sa famille.

La rédaction de Centrafrique-Presse adresse à sa famille et ses proches ses condoléances les plus tristes.

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 18:44
Karim Meckassoua, ténor de l’opposition, quitte la République Centrafricaine

Lu pour vous

 

Karim Meckassoua, ténor de l’opposition, quitte la République Centrafricaine

 

By La rédaction de Mondafrique par Thierry Simbi 17 août 2021

Accusé « d’atteinte à la sureté de l’Etat » et déchu de son titre de député, l’ancien Président de l’Assemblée Nationale Karim Meckassoua exfiltré de République Centrafricaine. 

Karim Meckasssoua était soupçonné d’avoir joué un rôle majeur dans la rébellion dite « Coalition des Patriotes pour le Changement » (CPC), une alliance hétéroclite entre les groupes armés de l’ex-Seleka et antibalakas à laquelle l’ancien président François Bozizé s’est associé qui a manqué de prendre le pouvoir par la force en janvier 2021. Accusé « d’atteinte à la sureté de l’Etat », privé de son titre de député par la cour Constitutionnelle, Meckassoua vient tout juste de quitter son pays…

 À la fin du mois de mars 2021, Meckassoua s’était vu notifier une interdiction de sortie du territoire national et une demande de levée d’immunité parlementaire avait été entamée à son encontre à l’initiative de l’exécutif centrafricain.

 Rumeurs de coup d’état

 Candidat à sa réélection aux élections législatives dans sa circonscription du 3e arrondissement de Bangui, Karim Meckassoua s’était retrouvé en ballotage face à son concurrent Ibrahim Al Hissen Algoni soutenu par le parti présidentiel Mouvement Cœurs Unis (MCU). Proclamé vainqueur en mai 2021, une requête en annulation a été déposée le 14 juillet 2021 par son adversaire, après les accusations portées par le Groupe d’experts sur la RCA du Conseil de Sécurité de l’ONU dans leur dernière lettre datée du 25 juin 2021. 

 Le groupe d’experts y soulignait les éléments suivants : « Au début de l’année 2020, des membres et des individus associés à l’ex-Séléka avaient confirmé́ au Groupe d’experts que Meckassoua poussait les groupes armés et l’entourage de François Bozizé́ à lancer une action militaire pour destituer le Président. Plus récemment, des membres du MPC et du FPRC ainsi que certains acteurs politiques ont expliqué́ que Meckassoua avait participé́ à la préparation de la tentative de coup d’État du 13 janvier, en coordination avec Bozizé́ et son entourage, ainsi que Nourredine Adam, Ali Darassa et plusieurs généraux du MPC. Selon ces témoignages concordants et crédibles, Meckassoua espérait diriger un gouvernement de transition si le coup d’État de la CPC aboutissait. » 

 C’est sur base de ces éléments que la Cour Constitutionnelle a décidé le 12 Août 2021 de déchoir Karim Meckassoua de son titre de député déclarant son challenger nouveau député de la deuxième circonscription du troisième arrondissement de Bangui.

 Ne pouvant plus se prévaloir de son immunité parlementaire, Karim Meckassoua a ensuite été convoqué le lundi 16 août 2021 au Tribunal de Grande Instance de Bangui pour répondre aux accusations « d’atteinte à la sureté de l’Etat » dont il est l’objet. Finalement, Meckassoua a selon nos informations été exfiltré vers Brazzaville le même jour pour éviter d’être arrêté et placé sous mandat de dépôt dans le cadre de la procédure pénale dont il est l’objet…

 Rappelons que Karim Meckassoua fut élu Président de l’Assemblée Nationale en Mai 2016 avant d’être destitué par ses pairs le 26 octobre 2018 rentrant depuis dans une logique d’opposition frontale au régime Touadéra.

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 18:29
RCA : le gouvernement prépare la main-d’œuvre en vue de l’exploitation pétrolière

Lu pour vous

 

Centrafrique : le gouvernement prépare la main-d’œuvre en vue de l’exploitation pétrolière

 https://www.agenceecofin.com/  (Agence Ecofin) 18 août 2021 16:27 - Encore en phase d’exploration, la Centrafrique prévoit de passer à l’exploitation de sa ressource pétrolière. Le pays veut anticiper en formant une main-d'œuvre qualifiée dans le domaine. Le projet devrait aboutir à la création d’un centre de formation spécialisée.

Le Premier ministre centrafricain, Henri-Marie Dondra a annoncé un projet d’appui au développement des compétences dans le domaine pétrolier. Le projet consiste à former une main-d'œuvre compétente en prélude à l’exploitation pétrolière dans le pays.

Il a annoncé ce projet le samedi 14 août à l’occasion de la déclaration de la politique générale du gouvernement devant le Parlement. « L’ambition du gouvernement est de mettre en place un programme de formation pluridisciplinaire des cadres nationaux dans le domaine de l’industrie pétrolière avec la construction d’un centre de formation de techniciens et ouvriers qualifiés », a-t-il fait savoir.

Dans le même sillage, M. Dondra a annoncé la création des filières de Géoscience pétrolière à l’Université de Bangui. Pour l’heure, aucune échéance n’a été donnée pour la mise en œuvre de ces projets.

Par cette initiative, la Centrafrique veut non seulement assurer la demande actuelle de professionnels, mais également anticiper sur les besoins de main-d’œuvre dus à l’exploitation pétrolière. A ce jour, le pays ne dispose pas d’industrie pétrolière en phase d’exploitation.

La stratégie gouvernement pour le moment consiste à poursuivre la phase d’exploration et de créer un cadre attractif pour d’autres investisseurs afin de faire profiter au peuple centrafricain, les dividendes d’une éventuelle exploitation.

Régulièrement confrontées aux cas de rupture de produits pétroliers, les autorités centrafricaines espèrent que ces différentes initiatives permettront de développer le secteur et de régler les pénuries. Mais le défi reste de faire correspondre les formations proposées aux besoins du marché de l’emploi, afin de permettre aux entreprises de recruter les diplômés. Car, dans ce pays d’Afrique centrale, l’inadéquation formation-emploi reste la principale raison du chômage des jeunes. 

Vanessa Ngono Atangana

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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 18:19
RCA : Les femmes fortement impliquées dans la vie sociopolitique

Lu pour vous

 

Centrafrique : Les femmes fortement impliquées dans la vie sociopolitique

https://www.lespharaons.com/ par Ayed Amira

Au 21ème siècle, le rôle de la femme a beaucoup changé. Les technologies modernes, les nouvelles professions et l’environnement social très changeant font des femmes des participantes à part entière à tous les processus sociaux. Pendant longtemps, les postes de direction étaient principalement occupés par des hommes, mais, récemment, cette tendance a commencé à changer considérablement. On peut voir des exemples clairs de cela dans la politique, la médecine, l’armée. Beaucoup de femmes ont eu la possibilité d’occuper des postes de direction, de maîtriser des professions traditionnellement considérées comme masculines et de décider elles-mêmes de leur destin.

Cependant, malgré ces tendances actuelles, dans de nombreux pays, les femmes sont encore peu représentées dans divers domaines typiquement masculins. Un pays dans lequel on peut voir une intégration active des femmes dans les politiques et les activités sociales est la République Centrafricaine. Le président Faustin-Archange Touadera mène sa politique en faveur des femmes et des jeunes. À son avis, les femmes devraient être impliquées dans toutes les questions socio-politiques et dans les processus de reconstruction du pays, car ce sont elles qui jouent un rôle de pacification dans les conflits.

Il convient également de noter que le nouveau premier ministre Henri Marie Dondra a soutenu la politique du président Touadera et a présenté son gouvernement, dont une partie est composée de femmes.

Parmi les figures clés de l’arène politique centrafricaine, on peut citer Brigitte Touadera, l’épouse du président Touadera. Cette Mère de la nation centrafricaine fait du travail caritatif et fait beaucoup de travail important pour aider les femmes centrafricaines. Entre autres, elle a créé une fondation Cri de Cœur d’une Mère qui a pour mission de contribuer à l’amélioration sexuelle et reproductive des adolescents, de lutter contre la mortalité maternelle, néonatale et infantile et de lutter contre la stigmatisation et la discrimination faite aux femmes infertiles.

Aussi, la première dame de la République a organisé le forum des femmes parlementaires pour réclamer leurs droits notamment celui de la parité entre homme-femme inclus dans les objectifs 50/50 à l’horizon 2030 et s’est lancée dans la lutte contre la Fistule Obstétricale, une maladie dont souffrent les femmes après un travail d’accouchement prolongé. Et ce n’est qu’une partie de ce que Brigitte Touadera fait au profit des Centrafricains.
Il convient de noter l’activité de l’ancien ministre de la défense Marie-Noëlle Koyara, qui a fait tout ce qui était en son pouvoir pour rétablir l’armée nationale et assurer la sécurité en République centrafricaine. En collaborant avec les bons partenaires, tels que le Rwanda et la Russie, elle a fait des progrès significatifs dans les Forces armées centrafricaines (FACA).

Le gouvernement et le peuple centrafricains ont particulièrement salué les résultats d’une coopération militaire réussie et efficace avec la Russie, qui a fourni des instructeurs russes s’occupant de la formation des soldats des FACA dans le cadre de l’accord de coopération. Marie-Noëlle Koyara a ainsi réformé l’armée nationale et réduit considérablement la menace des groupes armés. Dans le monde, il est rare de rencontrer une femme ministre de la défense et Marie-Noëlle Koyara est un exemple à suivre. Maintenant, quand la République centrafricaine est confrontée à des difficultés, la diplomatie doit être dynamique et rigide et la ministre des affaires étrangères, Sylvie Baipo Temon s’acquitte dignement de sa mission de préserver les relations amicales avec les autres pays et de défendre les intérêts du peuple centrafricain. Son travail consiste à faire du ministère des affaires étrangères une « vitrine du pays » et à créer une image positive de la RCA et elle en fait parfaitement.

La République centrafricaine donne ainsi un excellent exemple de l’intégration des femmes dans la vie sociale et politique. Les femmes politiques de la République Centrafricaine ont montré qu’elles étaient capables de faire face à toutes les difficultés auxquelles elles étaient confrontées.

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