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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 22:26
La Centrafrique toujours enlisée dans la crise politique et l’insécurité

 

 

La Centrafrique toujours enlisée dans la crise politique et l’insécurité

 

http://sahel-intelligence.com  Frédéric Powelton 27 mars 2017

 

 

Les soldats onusiens présents sur le terrain en République Centrafricaine ont essuyé en fin de semaine dernière d’intenses tirs à l’arme lourde, un incident qui n’a pas fait de blessés dans les rangs des Casques bleus mais qui dénote le climat de grave tension persistant dans le pays.

 

Les casques bleus de la Mission Intégrée Multidimensionnelle de Stabilisation des Nations Unies en RCA (MINUSCA) ont essuyé des tirs provenant de groupes rebelles anti-Balakas. Ces nouvelles violences ont eu lieu dans la localité de Gobolo près de Bria.

 

Les violences sont monnaie courante en République centrafricaine, et plus particulièrement dans les régions isolées qui ne sont pas couvertes par les forces onusiennes. Malgré d’intenses médiations internationales pour venir à bout de la crise politico-militaire dans le pays, les mouvements rebelles continuent à se livrer à des violences intercommunautaires souvent meurtrières.

 

Figurant parmi les foyers de violence les plus importants d’Afrique, la RCA est plongée dans le chaos depuis 2013, date à laquelle les milices de la Seleka et les groupes rebelles Anti-Balakas ont versé dans des violences sanglantes.

 

Les milices de la Seleka, à majorité musulmane et fidèles au président Michel Djotodia, sont depuis quatre ans opposés à des groupes d’autodéfense chrétiens et animistes, les anti-Balakas. C’est derniers sont, de leur côté, restés fidèles à l’ancien président centrafricain Francois Bozizé.

 

Si pour l’heure aucune solution pacifique ne se profile pour résoudre cette crise politique et sécuritaire profonde, les observateurs ne perdent pas espoir qu’un jour la RCA retrouve l’apaisement et la paix. Ave l’aide de la communauté internationale, les parties au conflit pourront trouver une compromis pour cesser les violences comme cela a été possible au Mali ou encore en Côte d’Ivoire.

 

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 22:23
Une nouvelle attaque contre les casques bleus au centre est de la RCA
Une nouvelle attaque contre les casques bleus au centre est de la RCA

 

 

Une nouvelle attaque contre les casques bleus au centre est de la RCA

 

APA-Bangui(Centrafrique) mar 25, 2017 à 20:50 - Des casques bleus de la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) ont essuyé des tirs des anti-balakas vendredi dans la localité de Gobolo, à Bria (préfecture de la Haute-Kotto, est de la RCA) alors qu’ils intervenaient pour protéger la population des violences perpétrées par ces éléments armés selon un communiqué de la mission onusienne en Centrafrique publié ce samedi.

 

La MINUSCA a immédiatement riposté à cette attaque dont le bilan est d’un mort, deux blessés et neuf détenus parmi les assaillants. Un civil a également été blessé, précise la MINUSCA.

 

La situation dans la localité reste calme malgré une certaine tension après ces confrontations au cours desquelles la MINUSCA a également récupéré des armes à feu. Les assaillants interpelés seront remis aux autorités judiciaires.

 

La MINUSCA dénonce également les violences récentes à Bakouma, dans la préfecture du Mbomou à l’est ainsi que dans les localités d’Agoudou-Manga, Yacine et Waza Waza, près de Bambari (préfecture de Ouaka) au centre, qui sont le résultat des affrontements entre le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) et la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et dont font partie les anti-balakas.

 

Elle s’attèle à vérifier sur le terrain la réalité des violences et, à cet effet, elle mène des patrouilles dans la zone d’Agoudou Manga – Yacine de même qu’à Bakouma où elle a déployé des troupes.

 

La mission condamne fermement les violences de ces groupes armés et leur rappelle qu’ils porteront l’entière responsabilité de tous leurs actes.

 

 

Centrafrique : La ville de Bria au centre est paralysée suite au combat entre deux communautés

 

Par Bienvenue Marina Moulou-Gnatho le 25 mars 2017

 

BRIA, 25 Mars 2017(RJDH) — La ville de Bria située au centre du pays reste paralysée après le combat entre les autodéfenses et les peulhs. Des détonations ont été entendues après la découverte d’un corps sans vie d’un jeune sur axe Balinguéré. L’information confirmée au RJDH ce 25 mars par des sources militaires et indépendantes.

 

Le combat survenu hier entre les autodéfenses assimilés à la coalition FPRC-MPC et les peuhls considérés comme proches de l’UPC de Ali Daras dans la ville de Bria intervient quatre(4) mois après des violents combats opposants le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique(FPRC) et l’Unité pour la Paix en Centrafrique(UPC), occasionnant plusieurs morts et plus de 10.000 personnes déplacées dans la ville.

 

Ce combat s’explique par la découverte du corps inerte d’un habitant de Bria « le jeune revenait du champ lorsqu’il a été et agressé et tué par des hommes non identifiés. Son corps a été ramené à Bria pour être inhumé. C’est pendant les obsèques que les peuhls basés au quartier Gobolo ont ouvert le feu sur la communauté éprouvée qui était à la place mortuaire au environ de midi », a expliqué un habitant contacté par RJDH.

 

Difficile de faire le bilan de cet affrontement « les autodéfenses ont riposté et tiré, nous ne connaissons pas encore le nombre des blessés et des morts. Heureusement que le contingent Zambien de la Minusca ait intervenue pour séparer les deux camps » a précise un notable de la localité qui a déploré la réaction du contingent marocain de la Minusca « c’est vraiment regrettable, la réaction du contingent marocain, ils ont utilisé des armes lourdes c’est ce qui a paralysé beaucoup plus les activités dans la ville même jusqu’à ce matin », a-t-il regretté.

 

Dans un communiqué, la Minusca dit avoir « essuyé des tirs des anti-balakas vendredi dans la localité de Gobolo, à Bria (préfecture de la Haute-Kotto, est de la RCA) », alors les casques bleus intervenaient pour protéger la population des violences perpétrées par ces éléments armés. « La MINUSCA a immédiatement riposté à cette attaque dont le bilan est d’un mort, deux blessés et neuf détenus parmi les assaillants. Un civil a également été blessé », relève le communiqué.

 

Contacté par le RJDH, les combattants du FPRC présents dans la ville se réservent de tout commentaire sur cette affaire. Le quartier Gobolo où s’est produit l’incident, est éloigné de la ville de Bria fait partie des villes du pays où l’insécurité règne.

 

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 22:18
LA MINUSCA INTERVIENT A BRIA CONTRE DES ELEMENTS ARMES

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

25 mars 2017 – Des casques bleus de la MINUSCA ont essuyé des tirs des anti-balakas vendredi dans la localité de Gobolo, à Bria (préfecture de la Haute-Kotto, est de la RCA) alors qu’ils intervenaient pour protéger la population des violences perpétrées par ces éléments armés. La MINUSCA a immédiatement riposté à cette attaque dont le bilan est d’un mort, deux blessés et neuf détenus parmi les assaillants. Un civil a également été blessé.

 

La situation dans la localité reste calme malgré une certaine tension après ces confrontations au cours desquelles la MINUSCA a également récupéré des armes à feu. Les assaillants interpelés seront remis aux autorités judiciaires.

 

La MINUSCA condamne cette attaque contre les populations civiles et les casques bleus et rappelle que porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre et passible de poursuites judiciaires. La MINUSCA dénonce les manœuvres des anti-balakas et des autres groupes armés, notamment la manipulation et l’utilisation des populations locales contre les casques bleus.

 

La MINUSCA dénonce également les violences récentes à Bakouma, dans la Haute-Kotto ainsi que dans les localités d’Agoudou-Manga, Yacine et Waza Waza, près de Bambari (préfecture de Ouaka), qui sont le résultat des affrontements entre le Mouvement pour l’Unité et la Paix en Centrafrique (UPC) et la coalition dirigée par le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) et dont font partie les anti-balakas. La MINUSCA s’attèle à vérifier sur le terrain la réalité des violences et, à cet effet, elle mène des patrouilles dans la zone d’Agoudou Manga – Yacine de même qu’à Bakouma où elle a déployé des troupes.

 

La MINUSCA condamne fermement les violences de ces groupes armés et leur rappelle qu’ils porteront l’entière responsabilité de tous leurs actes. La MINUSCA rappelle à ces ennemis de la paix que rien ne saura altérer sa détermination et son engagement indéfectible à protéger les populations civiles et les institutions et à œuvrer pour le retour d’une paix et d’une stabilité durable en RCA.

 

United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic

Vladimir Monteiro

Spokesperson/Porte-parole

MINUSCA - Avenue Barthélemy Boganda BP 3338 Bangui, Central African Republic

Cellphone: + 236 75980772 / 72259932 Extension : (173) 5545/5506 | E-mail: monteiro6@un.org

 

 

La Minusca dans le centre de la RCA après des violences meurtrières

 

Par RFI Publié le 26-03-2017 Modifié le 26-03-2017 à 00:36

 

On l'a appris avec du retard, mais de nouvelles violences ont secoué en début de semaine le secteur de Bambari et la ville de Bakouma, dans le centre de la Centrafrique. Quarante civils auraient été tués selon des sources humanitaires, une cinquantaine, selon l'AFP, mardi rien que dans trois villages proches de Bambari. La Mission de l'ONU en Centrafrique a annoncé samedi 25 mars qu'elle était déjà sur place dans les deux secteurs et tente de vérifier ces allégations.

 

Les Casques bleus de la Mission de l'ONU en Centrafrique sont sur place pour vérfier les témoignages faisant état de violences meurtrières. Selon la Minusca, ces violences seraient le fait du mouvement pour l'Unité et la paix en Centrafrique, l'UPC, et la coalition dirigée par le FPRC, qui comprend les anti-balaka, qui s'en prennent aux populations.

 

« Concernant les incidents qui ont eu lieu dans les localités d’Agoudou-Manga, Yacine et Waza Waza, qui sont situées près de Bambari, la Minusca s’attèle à vérifier sur le terrain la réalité des violences et à cet effet elle mène des patrouilles dans la zone, explique le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro. Concernant Bakouma, là aussi nous sommes déjà dans la ville, nous allons procéder au contrôle de cette ville. Dans les deux cas, il faut le rappeler, ce sont des affrontements entre l’UPC et la coalition du FPRC, dont font partie les anti-balaka, ce sont ces groupes armés qui commettent des exactions sur les populations. Et nous sommes détérminés dans le cadre de notre mandat à protéger ces populations à travers ces patrouilles que nous menons. »

 

Un peu plus loin dans l'est du pays, dans la ville de Bria règne un calme très tendu, selon la Minusca. Vendredi, une attaque des anti-balaka a visé le quartier peul et musulman de la ville, faisant au moins trois morts et des blessés, selon des sources humanitaires. La Minusca, qui est intervenue dans la foulée, annonce avoir tué un assaillant, en avoir blessé deux autres et avoir arrêté une dizaine de miliciens. La situation est désormais « sous contrôle », selon son porte-parole.

 

Vous comprendrez qu'après les violences de [vendredi], il règne encore une certaine tension, mais la situation est sous contrôle dans la localité de Gobolo à Bria. Lors de ces opérations nous avons neutralisé un des assaillants, fait deux blessés dans leur camp et procédé à des détentions. Ces personnes interpelées seront remises aux autorités judiciaires. Nous avons également récupéré des armes à feu.

 

Vladimir Monteiro

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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 22:07
Lu pour vou ; Les impunis

 

 

 

http://www.convergencesrevolutionnaires.org  27 mars 2017

 

En France, les policiers n’ont pas le monopole des viols et des exactions impunies. En Centrafrique, 41 enfants orphelins du camp de réfugiés de M’Poko accusent des militaires français de viol. Les enquêtes internes menées ont couvert ce scandale jusqu’à ce qu’un fonctionnaire de l’ONU, dégoûté que ces enquêtes n’aboutissent pas, transmette le dossier au journal The Guardian. Mais le parquet de Paris a clos l’affaire qui s’oriente vers un non-lieu… Elle illustre ce à quoi sert l’armée française quand elle intervient à l’étranger : servir les intérêts de la Françafrique, contre les populations victimes d’un état de guerre permanent.

 

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 00:21
Le classement des pays africains dans l’édition 2016 de l’indice de développement humain du PNUD

 

 

 

 

(Agence Ecofin) 24 March 2017 - Les Seychelles arrivent en tête du classement des pays africains dans l’indice du développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) publié le 21 mars à Stockholm. Cet archipel situé dans le nord-ouest de l'océan Indien et rattaché au continent africain, occupe le 63è rang sur les 188 pays étudiés.

 

Maurice (64è rang mondial) arrive en deuxième position à l’échelle africaine devant l’Algérie (83è rang mondial), la Tunisie (97è) et la Libye (102è).

 

Ces cinq pays africains se situent dans la catégorie des pays ayant un niveau de développement humain élevé (high human development),

 

Treize pays africains se situent dans la catégorie des pays ayant un niveau moyen de développement humain (Medium human development) : le Botswana (108è rang mondial), le Gabon (109è), l’Egypte (111è), l’Afrique du Sud (119è), le Cap vert (122è), le Maroc (123è), la Namibie (125è), le Congo (135è), la Guinée Equatoriale (135è), le Ghana (139è), la Zambie (139è), Sao Tomé & Principe (142è) et le Kenya (146è).

 

Le reste des pays africains se situent dans la catégorie des pays ayant un faible niveau de développement humain (voir le classement de l’ensemble des pays africains étudiés ci-dessous).

 

L’Indice de développement humain (IDH) est une mesure sommaire du niveau moyen atteint dans des dimensions clés du développement humain : vivre une vie longue et en bonne santé, acquérir des connaissances et jouir d’un niveau de vie décent.

 

L’IDH est la moyenne géométrique des indices normalisés pour chacune des trois dimensions.

 

La dimension de la santé/longévité est évaluée selon l’espérance de vie à la naissance ; la dimension de l’éducation est mesurée au moyen du nombre d’années de scolarisation pour les adultes âgés de 25 ans et plus et des années attendues de scolarisation pour les enfants en âge d’entrer à l’école. La dimension du niveau de vie est mesurée par le revenu national brut par habitant. Les résultats pour les trois indices de dimension de l’IDH sont ensuite agrégés pour donner un indice composite obtenu à partir de la moyenne géométrique.

 

Au niveau mondial, la Norvège arrive en tête du classement suivie de l’Australie, la Suisse, l’Allemagne et le Danemark.

 

Le bas du classement est occupé par cinq pays africains : le Burundi (184ème), le Burkina Faso (185ème), le Tchad (186ème), le Niger (187ème) et la République centrafricaine (188ème).

 

Classement des pays africains selon le rapport du Pnud sur l’IDH (2016)

 

1-Seychelles (63è rang mondial)

2-Maurice (64è)

3-Algérie (83è)

4- Tunisie (97è)

5-Libye (102è)

6- Botswana (108è)

7- Gabon (109è)

8- Egypte (111è)

9- Afrique du Sud (119è)

10- Cap vert (122è)

11- Maroc (123è)

12- Namibie (125è)

13- Congo (135è)

14- Guinée Equatoriale (135è)

15- Ghana (139è)

16- Zambie (139è)

17- Sao Tomé & Principe (142è)

18- Kenya (146è)

19-Swaziland (148è)

20-Angola (150è)

21-Tanzanie (151è)

22-Nigeria (152è)

23-Cameroun (153è)

24-Zimbabwe (154è)

25- Mauritanie (157è)

26-Madagascar (158è)

27-Rwanda (159è)

28-Comores (160è)

29-Lesotho (160è)

30-Sénégal (162è)

31-Ouganda (163è)

32-Soudan (165è)

34-Togo (166è)

35-Bénin (167è)

36-Malawi (170è)

37-Côte d’Ivoire (171è)

38-Djibouti (172è)

39-Gambie (173è)

40-Ethiopie (174è)

41-Mali (175è)

42-RD Congo (176è)

43-Liberia (177è)

44-Guinée-Bissau (178è)

45-Erythrée (179è)

46-Sierra Leone (179è)

47-Mozambique (181è)

48-Soudan du sud (181è)

49-Guinée (183è)

50-Burundi (184è)

51-Burkina Faso (185è)

52-Tchad (186è)

53-Niger (187è)

54-République centrafricaine (188è)

 

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 23:53
Centrafrique : au moins 50 personnes tuées par des bandes armées (habitants)
Centrafrique : au moins 50 personnes tuées par des bandes armées (habitants)

 

 

 

Bangui AFP / 24 mars 2017 20h59 - Au moins 50 personnes ont été tuées et des dizaines blessées depuis mardi en Centrafrique par des hommes armés qui ont attaqué trois villages dans la région de Bambari (centre), ont annoncé vendredi à l'AFP des habitants qui ont fui leurs villages.



"Le bilan provisoire de ces attaques contre les localités de Agoudou Manga, Yasseneme et Ngouyanza est d'au moins 50 morts. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées", a déclaré Isaac Arata-Naba, habitant de Agoudou Manga réfugié à Bambari, joint depuis Bangui.



Selon Prosper Tchoulekrayo, habitant de Yasseneme en fuite à Bambari, "ils ont assiégé ces villages tirant sans distinction sur les habitants".



Ces attaques ont été lancées par des éléments de l'UPC (Unité du peuple centrafricain de Ali Ndarass, faction de l'ex-rébellion séléka à dominante musulmane) qui continuent des représailles contre les autochtones", a accusé M. Tchoulekrayo.



Contactée par l'AFP, une source proche de la direction de l'UPC, a nié toute implication directe dans ces nouvelles exactions.



"L'UPC n'est pas impliquée dans ces attaques qui sont plutôt des actes commis par le FPRC. L'UPC a cependant fait échec à une progression (du FPRC) qui visait ses positions", a affirmé cette source sous couvert de l'anonymat.



Le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC dirigé par Nourredine Adam) est une autre faction de l'ex-séléka.



Des affrontements meurtriers opposent régulièrement des factions rivales de l'ex-séléka, près de la ville de Bambari, où est stationné un contingent de la force de l'ONU (Minusca).



La Centrafrique, un des pays les plus pauvres au monde, peine à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par la rébellion séléka.



La contre-offensive des antibalaka, majoritairement chrétiens, a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.



L'intervention de la France et des Nations unies a ensuite permis la fin des massacres de masse, l'élection d'un nouveau président et le retour d'un calme relatif dans la capitale Bangui. Mais des groupes armés maintiennent une insécurité permanente dans plusieurs régions du pays.



Selon les circonstances et leurs intérêts locaux (contrôle de mines, racket routier, vol de bétail,...), les groupes issus de l'ex-séléka peuvent s'allier, se combattre, voire nouer des alliances provisoires avec des groupes antibalaka.



Début février, l'experte indépendante des Nations unies sur la situation des droits de l'homme en Centrafrique, Marie-Thérèse Keita-Bocoum, avait déploré que "les groupes armés règnent en maître sur plus de 60% du territoire, bénéficiant d'une totale impunité. Ils se substituent à l'appareil judiciaire et terrifient la population".


(©)

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 23:43
RCA : la présence de tous les groupés armés aux discussions DDR à nuancer
RCA : la présence de tous les groupés armés aux discussions DDR à nuancer
RCA : la présence de tous les groupés armés aux discussions DDR à nuancer
RCA : la présence de tous les groupés armés aux discussions DDR à nuancer

 

 

 

Par RFI Publié le 24-03-2017 Modifié le 24-03-2017 à 11:57

 

Depuis quelques semaines, les autorités centrafricaines et la Minusca se targuent d'un succès : avoir amené à la table de discussions du processus de désarmement (DDR), tous les groupes armés, soit 14 sur les 14 que compte le pays. Les deux derniers groupes les anti-balaka aile Mokome, et le FPRC de Noureddine Adam ont accepté d'envoyer des représentants au Comité consultatif et de suivi du DDR. Une avancée à nuancer toutefois.

 

Présence ne signifie pas adhésion. Le FPRC a rejeté jusqu'à maintenant le processus DDR. Mais il y a quelques jours, il a finalement nommé des représentants au Comité consultatif. « Nous avons déploré la manière dont le processus a été conçu. C’est ça que nous ne voulons pas. Donc nous avons décidé d’envoyer nos représentants là-bas afin d’observer seulement. On attend beaucoup [du DDR] mais nous croyons que le DDR ce n’est pas le moment parce que pour désarmer tout un groupe sans aucune condition, sans aucune garantie, cela n’aboutit jamais », explique Aboubacar Sidiq, le porte-parole du FPRC

 

Sur le terrain, les combats continuent dans l'Est. Le FPRC et ses alliés poursuivent leur offensive contre l'UPC dans la région de Bakouma ces derniers jours. « Ils sont là pour faire de la figuration parce qu’ils sont acculés. Ils n’ont pas d’autre choix que de rentrer dans ce processus. Le FPRC n’est pas sincère. Quand on voit depuis le début, ils changent comme le caméléon : tantôt ils sont contre le processus, tantôt ils font des communiqués de presse qui disent qu’ils vont accompagner l’autorité de l’Etat, tantôt ils prônent la partition du pays. Ils sont instables. On ne peut pas leur faire confiance », estime Souleymane Daouda, le porte-parole de l'UPC.

 

La prochaine réunion du Comité consultatif devait se tenir ces deux derniers jours. Elle a été reportée sine die pour raisons techniques. A n'en pas douter, l'attitude du FPRC et des anti-balaka branche Mokome y sera scrutée à la loupe.

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 23:06
Nouvelles nationales sur RJDH
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Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

 

 

Centrafrique : Environ trois bataillons des FACA sur six seront formés d’ici à 2018, selon l’EUTM-RCA

 

Par Jean Fernand Koena le 24 mars 2017

 

BANGUI, 24 Mars 2017(RJDH)—Plus de 750 hommes des Forces Armées Centrafricaines (FACA) formés par l’EUTM vont être certifiés et la mission entend former au moins 3 bataillons sur 6 y compris les officiers instructeurs d’ici à 2018. Précision du général Ruys commandant la force de l’EUTM dans une interview accordée au RJDH ce 23 mars à Bangui.

 

L’EUTM est la mission européenne au côté des Forces Armées Centrafricaine (FACA), une approche de la défense qui s’occupe du volet technique et opérationnel après la phase conseil menée par l’EUMAM. Six bataillons de l’armée soit environ 4.500 hommes seront formés par l’EUTM. La précision du général Ruys intervient alors que le président Faustin Archange Touadera s’inquiète de la lenteur dans le rythme et la vitesse de la formation dispensée par l’EUTM.

 

Face aux inquiétudes, le général Ruys rassure « EUTM a commencé depuis l’année passée et on a une mission initialement pour deux ans. Maintenant, on est dans la première partie de ces deux ans et au mois de juillet on aura un an actif. Pendant ces deux ans, la mission EUTM doit former entre deux et trois bataillons. Donc finalement quand cela continue comme on le fait maintenant, il y aura mi-2018 trois (3) bataillons complets qui vont être formés. Mais je dois y ajouter aussi qu’entre temps, on forme les officiers et les sous-officiers de votre armée et aussi on donne les formations basiques pour que l’armée soit triling dans les zones de groupement ici à Bangui », a-t-il développé.

 

La mission EUTM qui dispose de plusieurs piliers estime que l’essentiel aujourd’hui est l’équipement et non la vitesse dans la formation «ce n’est pas la vitesse de l’entrainement qui est important ; c’est qui est le plus important selon moi c’est que ceux qui sont formés reçoivent de l’équipement surtout de l’armement et puissent continuer leur entrainement et éventuellement si le gouvernement le décide, ils peuvent être engagés pour protéger la population », a-expliqué le général Ruys.

 

Des sources proches de l’EUTM, la formation dispensée jusque-là répond aux critères des objectifs et le colonel Vermulen, chef de pilier entrainement se félicite de la capacité des FACA à chaque étape de la formation.

 

L’EUTM est la troisième mission européenne après l’EUMAM et l’EUFOR-RCA. Au moins 100 instructeurs centrafricains sont formés simultanément avec les compagnies et seront appelés à dispenser la formation au côté des forces de l’Europe à leurs frères d’armes.

 

 

Centrafrique: Des membres de la Haute Cour de la Justice et de la Cour Constitutionnelle prêtent serment

 

Par Judicael Yongo le 24 mars 2017

 

BANGUI, 24 Mars 2017(RJDH) — 9 membres de la Haute Cour de Justice et 8 de la Cour Constitutionnelle ont prêté serment ce 24 mars devant le chef de l’Etat au palais de la CEMAC à Bangui. Occasion pour Faustin Archange Touadera d’appeler les sages au respect de leur serment.

 

Les institutions prévues par la constitution en son article 155 se mettent progressivement en place. C’est dans ce contexte que les membres des Cours ont prêté serment devant le président de la République. Le nombre des jurés peut être complété avec la mise en place du Sénat où le président selon la Constitution doit proposer des noms après les élections municipales et régionales.

 

Jean Pierre Waboé, l’un des jurés pour la Cour Constitutionnelle rassure sur le respect de la loi « les taches sont immenses, mais nous devons tout faire pour défendre la question de la nation » a-t-il promis.

 

L’honorable, Laurent Gon-Baba, membre de la Haute Cour de Justice a souligné qu’il est important de, « respecter la loi et le peuple centrafricain, et non de juger au nom de l’intérêt personnel ».

 

Faustin Archange Touadera s’est adressé aux sages en ces termes : « Vous jurez de bien et fidèlement remplir vos fonctions et de les exercer en toute impartialité dans le respect de la constitution et de la Loi, de garder le secret des délibérations et de vous conduire en tout comme un digne et loyale juge, il faut bien respecter vos engagements ».

 

La parité est respectée au niveau de la Cour Constitutionnelle et les sages vont se réunir en leur sein pour choisir ceux qui vont présider ces institutions

 

 

Centrafrique : La FAO lance en avril la campagne vivrière 2017

 

Par Nina Verdiane Niabode le 24 mars 2017

 

BANGUI, 24 mars 2017(RJDH)… L’organisation des Nations-Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture(FAO) va lancer d’ici avril la campagne vivrière 2017 en Centrafrique. Elle a présenté les principaux axes de cette campagne dans une réunion qu’elle a organisée le 23 mars à son bureau à Bangui.

 

La Centrafrique a connu trois années sombres suite aux violences qui ont ébranlé le tissu social et ont freiné l’élan du développement à travers les activités agricoles. Malgré le retour à l’ordre constitutionnel qui a favorisé la relance de l’agriculture, environ 2 millions de personnes se trouvent toujours dans l’insécurité alimentaire.

 

La campagne vivrière est une manière de réponse aux besoins de la population, « nous cherchons à réduire le taux de malnutrition, et lutter contre l’insécurité alimentaire à travers cette campagne vivrière », a expliqué Etienne Gounio-gabia, chargé de programme FAO.

 

Cette année, la campagne est lancée tout en tenant comptes des leçons apprises de la précédente. Le nombre des ménages sera augmenté en respectant les critères d’identification contrairement à l’année passée, a fait savoir Albert Bango-Makoundou, chargé des programmes au Programme Alimentaire Mondial (PAM), « nous avons ciblé un objectif de 133.000 ménages à atteindre cette année. Les séances publiques d’identification seront faites dans nos zones cibles», a-t-il précisé.

 

Pendant cette campagne, la FAO procédera à la distribution des semences et outils de travail aux ménages ciblés.

 

Pour l’exécution de cette campagne, la FAO travaillera avec 31 organisations non gouvernementales dont 13 ONG nationales. Cependant les zones occupées par les groupes ne seront pas bénéficiaires.

 

 

Centrafrique : Le staff national de MSF Hollande menace d’entrer en grève

 

Par Parfait Teddy Komesse le 24 mars 2017

 

BANGUI, 24 Mars 2017 (RJDH) —Le personnel national de MSF Hollande entend protester contre la discrimination, l’inobservation du règlement intérieur de MSF et pour l’harmonisation de salaire par leur employeur. C’est la substance d’un préavis de grève déposé ce 23 mars sur le bureau du responsable de cette structure à Bangui.

 

Ce mouvement de grève est envisagé alors que le tableau de la crise en Centrafrique reste sombre et que l’action humanitaire reste un socle pour le développement du pays. Ce préavis concerne les cadres, les agents de maitrise et les employés.

 

Ces agents nationaux devraient être payés par chèque, mais l’équipe a refusé. Selon un personnel, « l’inspection de travail a bien dit qu’on doit être payé par virement bancaire sur le compte du choix de l’intéressé, par chèque ou en espèce sur le lieu de travail. Mais l’administration s’impose pour payer seulement en chèque. Nous voulons bien mais il y’a trop des tracasseries à la Banque. Choses qu’elle refuse de comprendre», a-t-il expliqué.

 

Selon le personnel, ce préavis de grève est l’échec des discussions entre MSF Hollande et l’Inspection de travail Bangui-Centre « les délégués du personnel ont réagi suite à une réunion tenue le 01 Mars 2017, organisée par les responsables des Ressources Humaines de MSF-Hollande en présence de son avocat, le Directeur des Etudes de l’Inspection de travail de Bangui et les délégués du personnel », peut-on lire dans le document de préavis de grève.

 

Le personnel de MSF a une liste des griefs contre l’administration, « nous sommes 66 et nous déposons ce délai parce qu’il y a inobservation du règlement intérieur de MSF-Hollande qui stipule dans son article 44 alinéa 3 : le salaire sera payé au plus tard le dernier jour ouvrable du mois, le manque de flexibilité du côté de l’employeur, la discrimination dans l’harmonisation de salaire du personnel par l’employeur », a témoigné un des délégués du personnel sous couvert de l’anonymat.

 

Dans une déclaration, MSF-Hollande relève qu’une négociation avec les représentants de ce personnel à propos des différents points de revendications est en cours. Pour cela, « MSF se réserve de toute déclaration ouverte par voie de presse pendant cette période de la négociation interne ». L’organisation souligne qu’elle respecte « scrupuleusement la loi du pays et qu’elle paye son personnel conformément à la loi de travail en République Centrafricaine ».

 

L’ONG MSF-Hollande apporte une assistance sanitaire aux personnes vulnérables depuis plusieurs années en Centrafrique. La grève, qui sera effective lundi 27 mars si les négociations n’aboutissent pas, peut avoir des conséquences sur les bénéficiaires

 

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 16:31
RCA: médiations pour mettre fin aux affrontements entre groupes armés dans l'Est
RCA: médiations pour mettre fin aux affrontements entre groupes armés dans l'Est

 

 

 

Par RFI Publié le 23-03-2017 Modifié le 23-03-2017 à 04:18

 

Alors que les affrontements se poursuivent dans l'est de la Centrafrique entre groupes armés rivaux, deux médiations tentent de les amener à la table des discussions. L'une est conduite par la communauté catholique Sant'Egidio à Rome. L'autre, baptisée « Initiative africaine de paix », est menée par l'Union africaine (UA) et semble marquer le pays actuellement.

 

L'Initiative africaine de paix rassemble elle-même des médiations parallèles au départ. L'une, lancée en septembre par Idriss Déby avec l'Organisation de la conférence islamique (OCI). L'autre par l'Angola qui a reçu en fin d'année plusieurs groupes armés successivement à Luanda.

 

Entre temps, l'OCI a été écartée, les deux initiatives ont été regroupées, soutenues par la CEEAC. L'objectif est d'obtenir un accord de paix entre les groupes armés en associant en premier lieu le gouvernement centrafricain, d'abord méfiant, ainsi que les partenaires tels que les Nations unies. Cet accord permettrait au processus DDR centrafricain de se dérouler sereinement. Pour l'instant on en est loin, les combats sont toujours en cours et aucune feuille de route n'a encore été dévoilée par l'UA.

 

L'autre médiation qui se déroule actuellement est conduite par Sant'Egidio. Des représentants de l'UPC et du FPRC, les deux groupes rivaux, reviennent tout juste de Rome. Là aussi la médiation n'en est qu'à ses débuts.

 

Mais l'UA s'inquiète. « La recherche de la paix n'est l'apanage de personne, cependant les interventions anarchiques ne servent pas l'objectif commun. Il ne faut pas que mutuellement on se parasite », commente Hacen Lebatt, le représentant de l'UA à Bangui. « A Rome ils ne se voient pas comme une démarche parallèle mais comme une aide au processus », ajoute un participant à la médiation Sant'Egidio.

 

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 14:34
République centrafricaine : Des groupes armés occupent des écoles (HRW)
République centrafricaine : Des groupes armés occupent des écoles (HRW)
République centrafricaine : Des groupes armés occupent des écoles (HRW)

 

 

 

RCA: des petits Centrafricains privés d'école par la guerre

 

Par RFI Publié le 23-03-2017 Modifié le 23-03-2017 à 10:37

 

Selon l'ONU, environ 20 % des élèves centrafricains sont aujourd'hui encore privés d'école à cause du conflit. Soit un petit Centrafricain sur cinq. L'organisation Human Rights Watch publie ce jeudi 23 mars un rapport pour dénoncer cette situation.

 

Dans de nombreuses préfectures du pays, des groupes armés, en majorité Seleka, occupent encore des écoles qu'ils utilisent comme bases ou comme baraquement. Par ailleurs, les écoles ont souvent été endommagées.

 

Soit il y a des combattants dans les écoles même, explique à RFI Lewis Mudge, chercheur auprès de la division Afrique d'Human Rights Watch et co-auteur de ce rapport, soit ils sont tout proches et empêchent les élèves d'y accéder. Soit encore les écoles ont carrément été détruites.

 

Livres scolaires vandalisés

 

Autre cas de figure, l'école est libre de tout occupant mais inutilisable parce que le matériel a été abîmé. « Ce que tous les combattants ont fait – soit anti-Balaka ou soit Séléka – ils ont brûlé les tables, parce que les combattants ont besoin de bois pour préparer des choses à manger », poursuit Lewis Mudge.

 

Les livres scolaires ont aussi été vandalisés : « des livres scolaires ont été brûlés par des combattants. Forcément, c’est les Séléka : pour vous punir on va brûler tous le matériel scolaire !»

 

HRW dit avoir constaté deux cas où ce sont des soldats de la MINUSCA qui occupaient des écoles, mais assure que dès que les hiérarchies ont été informées de la situation, celles-ci ont été évacuées.

 

 

République centrafricaine : Des groupes armés occupent des écoles

 

https://www.hrw.org/sites/default/files/report_pdf/car0317fr_web_0.pdf

 

Cette pratique abusive empêche de nombreux enfants de recevoir une éducation

 

https://www.hrw.org (Nairobi) 23 mars 2017 2:00AM EDT – Des groupes armés qui sévissent en République centrafricaine ont occupé, pillé et endommagé des écoles, empêchant les enfants de recevoir une éducation, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd'hui

 

Ce rapport de 43 pages, intitulé « Pas de cours : Quand les groupes armés occupent des écoles en République centrafricaine », documente comment des groupes armés, et parfois même des militaires de la mission de maintien de la paix des Nations Unies, la MINUSCA, ont utilisé des bâtiments scolaires comme bases ou comme baraquements, ou ont stationné leurs forces à proximité. Le gouvernement et la mission de maintien de la paix devraient renforcer la protection des élèves et des écoles dans les régions du pays qui sont affectées par ce conflit armé, a affirmé Human Rights Watch.

 

« Des enfants ont perdu des années de scolarité dans de nombreuses régions de la République centrafricaine, parce que des groupes armés n'ont pas traité les écoles comme des lieux de partage du savoir et des sanctuaires réservés aux enfants », a déclaré Lewis Mudge, chercheur auprès de la division Afrique à Human Rights Watch et co-auteur du rapport. « Le gouvernement et l'ONU devraient faire davantage pour s'assurer que les combattants restent à l'écart des salles de classe et que les enfants puissent aller à l'école en toute sécurité. »

 

Le rapport est publié cinq jours avant la seconde Conférence internationale sur la sécurité des écoles, organisée par le gouvernement argentin à Buenos Aires. Cette conférence doit mettre en lumière le problème mondial que constituent les attaques contre les élèves, les enseignants et les écoles, et promouvoir la Déclaration sur la sécurité dans les écoles, un engagement politique international approuvé par la République centrafricaine et par 59 autres pays.

 

Human Rights Watch a mené des entretiens avec plus de 40 personnes pour les besoins du rapport, dont des enfants d'âge scolaire, des parents, des maîtres d'école et des commandants de groupes armés, dans les provinces de Lobaye, Nana-Mambéré, Nana-Grébizi, Ouham-Pendé, Ouham et Ouaka.

 

« Il n'est pas normal qu'un élève perde autant de temps, cela a compromis mon avenir », a déclaré un jeune homme de 18 ans de la province de Ouaka qui a perdu quatre années de scolarité parce que des combattants de la Séléka, l'une des parties au conflit qui se poursuit dans le pays, ont occupé son école. « Je voulais être médecin mais sans école, c'est impossible. »

 

La République centrafricaine est en crise depuis fin 2012, lorsque les rebelles majoritairement musulmans de la Séléka ont lancé une campagne militaire contre le gouvernement. La Séléka s'est emparée de la capitale, Bangui, en mars 2013, ouvrant une période marquée par des violations généralisées des droits humains. Vers le milieu de l'année 2013, des milices chrétiennes et animistes appelées anti-balaka se sont organisées pour combattre la Séléka. Les anti-balaka ont eux aussi commis des abus à grande échelle, en particulier dans les régions de l'est du pays.

 

Les violences commises par les groupes armés et les attaques contre les civils sont en nette augmentation depuis octobre 2016, en particulier dans le centre du pays. Des affrontements entre deux factions de la Séléka dans les préfectures de Ouaka et de la Haute-Kotto ont conduit à un accroissement des attaques contre les civils et au déplacement de dizaines de milliers de personnes.

 

La Séléka est responsable de huit des incidents documentés dans le rapport, mais des miliciens anti-balaka ont également occupé et endommagé des écoles. Dans deux autres incidents, les forces de maintien de la paix de l'ONU ont utilisé une école comme base, en contravention avec les règles de leur organisation, mais ces forces ont évacué ces deux établissements après que Human Rights Watch eut informé les responsables de l'ONU.

 

L'utilisation d'écoles par des forces armées détériore, endommage et détruit une infrastructure scolaire déjà insuffisante et de piètre qualité en République centrafricaine. Les combattants qui occupent des écoles en brûlent souvent le mobilier et les livres pour faire leur cuisine. Dans un cas documenté par Human Rights Watch, un combattant anti-balaka a frappé un maître d'école à la tête à coups de couteau lorsque celui-ci a tenté de l'empêcher de brûler un pupitre.

 

Même après que les miliciens ont évacué une école, leur stationnement à proximité du périmètre de l'école peut effrayer les élèves et les enseignants et les dissuader de venir. « Les hommes de la Séléka sont juste à côté de l'école et les parents ont trop peur d'y envoyer leurs enfants », a déclaré un enseignant de la province de Nana-Grébizi. « Les hommes de la Séléka estiment normal d'être basés dans des écoles. »

 

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU a estimé en novembre 2016 que 2 336 écoles étaient opérationnelles dans tout le pays, mais qu'au moins 461 ne l'étaient pas. Les principales raisons pour lesquelles des écoles sont fermées, selon l'ONU, sont l'insécurité, la pénurie d'enseignants, les déplacements causés par les combats, les destructions de biens et matériels scolaires ou l'occupation d'écoles par des groupes armés.

 

La République centrafricaine a signé la Déclaration sur la sécurité dans les écoles en juin 2015, s'engageant ainsi à protéger les écoles des attaques et de toute utilisation à des fins militaires. Cette décision importante a amené la MINUSCA à commencer à faire évacuer des écoles qui étaient occupées par des milices. La mission de l'ONU a progressé dans ce sens en 2016, mais ces progrès ont été entravés par le fait que des forces de maintien de la paix ont elles-mêmes utilisé des écoles comme bases ou comme baraquements.

 

« En approuvant la Déclaration sur la sécurité dans les écoles, le gouvernement a démontré qu'il attachait de la valeur à l'éducation dans l'optique du développement et de la stabilité du pays », a affirmé Lewis Mudge. « Les groupes armés et les forces de maintien de la paix de l'ONU devraient respecter l'appel, contenu dans cette déclaration, à protéger les écoles et à aider les enfants à acquérir l'éducation qu'ils désirent et qu'ils méritent. »

 

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