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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 22:42

Lu pour vous

 

Un coup dur

 

Donald Trump « effondré » depuis sa défaite : sa nièce fait de troublantes confidences 

 

www.voila.fr  à 16h10  par Rita Perflinker

 

Quelques jours après la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle, Donald Trump serait toujours sonné. "Effondré psychologiquement" selon sa nièce Mary, le mari de Melania serait entré dans un état d'esprit de vengeance.

L'élection de Joe Biden marque la fin d'une ère que certains auraient préféré ne jamais connaître. Après quatre années de polémiques et controverses en tous genres, Donald Trump a finalement été éjecté de la Maison-Blanche. Mais le mari de Melania ne compte pas se laisser faire si facilement. Lui, qui se dit victime de fraude, assure que l'élection présidentielle a été truquée. A tel point qu'il s'est dit prêt à saisir la Cour Suprême. Des paroles qu'il ne faut pas prendre à la légère selon sa nièce Mary Trump, persuadée qu'il va tout faire pour entraver la passation de pouvoir.

"Il ne va pas concéder. Le pire, c'est qu'il ne s'engagera pas dans les activités normales qui garantissent une transition pacifique. Tout ce qu'il va faire maintenant, c'est casser des trucs, et il va le faire avec un esprit de vengeance", explique-t-elle dans les colonnes The Guardian, elle qui le voit comme un être "cruel". En effet, elle explique qu'en 2016, juste après la mort de son père qui n'est autre que le frère du président sortant -, Donald Trump leur avait retiré l'assurance maladie familiale. Le tout alors que son neveu nécessitait d'importants soins infirmiers qu'ils ne pouvaient pas se permettre. Un geste qui, selon Mary Trump, démontre tout l'état d'esprit du successeur de Barack Obama.

La nièce de Donald Trump pense qu'il va finir en prison

Comme de nombreuses autres sources, la nièce de Donald Trump affirme également qu'il serait en état de détresse émotionnelle. Il faut dire qu'il n'imaginait pas une seule seconde perdre cette élection face à Joe Biden. "Il n'a jamais été dans une situation comme celle-ci auparavant. Il faut savoir que de toute sa vie, Donald n'a jamais rien gagné légitimement. Il a toujours été aidé par les gens en cours de route. Il n'a jamais rien perdu non plus. C'est le genre de personne qui pense que même si vous volez et trichez pour gagner, vous méritez de gagner", précise sa nièce.

Mais elle est également persuadée qu'il ne se présentera pas aux élections de 2024. La raison ? Il pourrait bien être derrière les barreaux ! En effet elle assure qu'il aurait accumulé plus de 400 millions d'euros de dette ces dernières années. "Il va être plus souvent dans les salles d'audience de New York qu'il ne le sera en politique je pense", martèle-t-elle. Affaire à suivre.

 

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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 01:52
Centrafrique, le président Touadera serein pour sa réélection

 

Lu pour vous

 

https://mondafrique.com/ By Aza Boukhris - 11 novembre 2020

 

Faustin-Archange Touadera et son parti, le Mouvement Cœurs-Unis (MCU), sont quasiment assurés de remporter les élections générales couplées du 27 décembre 2020. Le soutien appuyé de la Communauté internationale, une opposition divisée et sclérosée, la bienveillance monnayée des principaux groupes armés et les conditions exceptionnellement dérogatoires à des élections crédibles et transparentes constituent une conjoncture extrêmement favorable pour le président Touadera

La visite conjointe à Bangui, du 26 au 30 octobre 2020, du Secrétaire général adjoint de l’ONU et chef des Opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, du Commissaire Paix et Sécurité de l’Union africaine, Smaïl Chergui, et du président de la Commission de la Ceeac, Gilberto Veressimo a confirmé les précédentes positions de la communauté internationale :

– le scrutin aura lieu le 27 décembre, le respect des délais constitutionnels est impératif, pas de nouvelle transition.

– la Minusca  avec ses 13 000 Casques bleus assurera la sécurisation de ces élections.
– les groupes armés doivent respecter leurs signatures de l’Accord du 6 février 2019, faute de quoi ils s’exposeraient aux actions de la Minusca et des Forces Armées centrafricaines.
– le dialogue national doit être favorisé et les partis politiques ainsi que les forces vives doivent participer pacifiquement au processus électoral et mettre leur organisation à la réussite de celui-ci dans la période préélectorale et surtout dans les modalités du scrutin. 
  L’ONU, l’Union africaine et la Ceeac comptent sur le gouvernement, les groupes armés qui contrôlent les trois-quarts du pays, et les partis politiques, sans moyens et peu présents sur le territoire national, pour réussir ces élections. Le boycott des élections semble s’éloigner mais le pari d’élections favorisant la paix et la réconciliation nationale semble bien optimiste. 

Une opposition divisée et sclérosée 

 La dernière ligne droite pour les élections couplées du 27 décembre prochain a été lancée. En effet, du 1er au 10 novembre, les candidats potentiels étaient invités à déposer leur dossier de candidature auprès de l ‘Autorité Nationale des Élections (ANE). Une petite quinzaine de candidats devraient accomplir les formalités pour la présidentielle et plus de 600 candidats députés pour les législatives. Il reviendra ensuite à la Cour Constitutionnelle de valider ou non ces candidatures.

Si les candidats du MCU auront évidemment la part belle dans les élections législatives pour les 105 sièges de députés, pour la présidentielle, un remake des élections de 2011 et du second tour de 2016 est prévisible, car on retrouve quasiment les mêmes politiciens qui ont profité de la « mangeoire » depuis des décennies. 


Ces personnalités ont organisé, à leur profit, le congrès de leur parti politique davantage proche d’un club de supporters. Quels sont les programmes différents de ces partis politiques ?  Pour ces éternels candidats, le carnet d’adresse est très important et l’appartenance aux réseaux internationaux, qu’ils soient francs-maçons, de l’internationale socialiste, des associations onusiennes et africaines, reliés à des investisseurs étrangers pas toujours respectueux du droit, est indispensable. La plupart de ces candidats portent une lourde responsabilité dans l’effondrement de l’Etat et la situation catastrophique de la population. 

Treize candidats en ordre dispersé

A ce jour, il y a treize candidats ayant accompli leurs formalités »:

– le président Touadera;

– trois anciens chefs d’Etat : Alexandre Nguendet ( intérim en janvier 2014); Catherine Samba- Panza ( 2014- 2016); François Bozizé ( 2003- 2013).

– trois anciens premiers ministres : Anicet- Georges Dologuele (1999- 2001); Martin Ziguele ( 2001-2003); Mahamat Kamoun ( 2015- 2016); Nicolas Tiangaye ( 2013- 2014) devrait aussi être candidat.

– deux anciens ministres d’État: Abdoul Karim Meckassoua (2003- 2013); Crepin Mboli-Goumba( 2013-2014);

-un ancien ministre : Eloi Anguimate (plusieurs fois ministre de 1993 à 2015); 
– le fils de l’ancien président Patassé : Sylvain Patassé 

– un entrepreneur national actuellement député : Augustin Agou et un candidat indépendant : Serge Ghislain Djorie

Le président Touadera ne peut que se féliciter de cette opposition divisée qui ira aux élections en ordre dispersé

La bienveillance des chefs rebelles

Peu de temps avant la visite de la Troïka (ONU, Ua, Ceeac), les plus importants groupes armés, signataires de l’Accord du 6 février 2019, avaient cosigné un mémorandum faisant part de leur menace de rompre leur engagement, pour non application des actions en leur faveur. Cet ultimatum a eu les effets escomptés. Convoyés par les aéronefs de la Minusca, les principaux chefs rebelles, Ali Darassa (UPC), Abddoulaye Hissen (FPRC) et Al Khatim (MPC) négocieront au Palais de la Renaissance, avec le Président Touadera, en ce lundi 9 novembre 2020. Des préfets, autorités traditionnelles, de ces régions occupées, participeront à ces réunions. Sans l’accord de ces chefs rebelles, il est difficilement envisageable d’organiser des élections. Il faudra donner le prix aux chefs rebelles pour qu’ils acceptent leur collaboration. Pour ceux-ci, une consultation électorale est certainement à mille lieues de leur instinct de prédation, de leur pratique quotidienne de la violence et de l’ignorance de l’éminente dignité de l’être humain. Une nouvelle fois, le président Touadera devra céder à leurs revendications et, en contrepartie, s’assurer de la « grande bienveillance » pour sa candidature dans les régions sous occupation. Il ne sera pas simple aux autres candidats d’y faire campagne.

Un contexte peu favorable à des élections crédibles 

Smaïl Chergui, qui termine son mandat, peut très bien se référer aux élections passées en Afghanistan, dans l’ex Somalie ou en Érythrée pour se satisfaire des conditions électorales en Centrafrique. Dans ces États détruits, de tels simulacres ont-ils conduit à la paix et à la réconciliation nationale.

En Centrafrique, tout se conjugue pour rendre très difficile ce rendez-vous électoral. Il y a évidemment la pandémie qui se répand inexorablement sans alerter sur sa propagation. En cette saison des pluies, la plupart des pistes sont impraticables et les villageois auront des difficultés pour rejoindre leur bureau de vote. Comme d’habitude, les chefs de villages auront un rôle important à jouer. L’ANE annonce un peu plus de 1,8 millions de citoyens enrôlés sur les listes. Il faudra permettre les vérifications et les éventuels redressements. Les actions en justice sont quasiment exclues. En tout état de cause, 600 000 réfugiés et 500 000 déplacés ont été exclus du vote. Le fichier électoral de l’ANE a peu de chances d’être audité, ce qui ouvre une suspicion indélébile.

Les questions logistiques et sécuritaires sont de la compétence de la MINUSCA qui a multiplié les moyens humains et matériels. Une noria d’aéronefs a commencé à se déployer sur les aéroports encore joignables. Le transport des urnes, des isoloirs, des prochains matériels de vote et cartes d’électeurs, s’ajoutera à leur sécurisation. Il faudra encore les acheminer dans les bureaux de vote à proximité du scrutin, ce qui ne sera guère évident dans les trois-quarts du pays hors de contrôle du pays. La tâche de la MINUSCA est titanesque. 

Comme d’habitude en Afrique centrale, le clan présidentiel va enjamber les élections. Le vieux principe  « on ne peut pas perdre des élections que l’on organise » s’appliquera une fois de plus. Comme ils en ont l’habitude en Centrafrique, les candidats floués multiplieront les protestations. Ils se heurteront probablement au verdict habituel des garants de ce processus électoral : « les irrégularités constatées ne sont pas de nature à remettre en cause les résultats ». Il faut aussi s’inquiéter de l’avenir. Le risque est grand de voir s’accélérer un processus de partition du pays. Ali Darass, Abdoulaye Hissen et Al Khatim pourraient bien pousser leurs avantages face à un régime  prêt à céder sur toute revendication afin de se maintenir au pouvoir à Bangui. Loin de se diriger vers la paix et la réconciliation nationale, les élections du 27 décembre pourraient bien ouvrir une toute autre voie, celle de la somalisation.

 

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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 01:23
Gabon-RCA : Une émissaire de Touadéra chez Ali Bongo
Gabon-RCA : Une émissaire de Touadéra chez Ali Bongo

Lu pour vous

 

Paix en Centrafrique : la promesse d’Ali Bongo plombée par du matériel chinois défectueux

 https://www.gabonreview.com/ par Griffin Ondo Nzuey / 10 novembre, 2020

En recevant la ministre centrafricaine des Affaires étrangères lundi, le président gabonais a réaffirmé le soutien de son pays pour le maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité en RCA. Seulement, la promesse d’Ali Bongo semble quelque peu compromise en raison des problèmes d’équipements persistants auxquels fait face son contingent au sein de la mission des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca). Le matériel chinois acquis en 2019 est déjà défectueux.

Lundi 9 novembre à son cabinet, Ali Bongo s’est entretenu avec Sylvie Baipo Temon, ministre centrafricaine des Affaires étrangères et émissaire de son homologue Faustin Archange Touadera, sur l’implication de la CEEAC et celle du Gabon dans le maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité en RCA. Dans un post sur sa page Facebook, le président gabonais a assuré à son invitée que «la CEEAC et le Gabon en particulier s’impliqueront davantage, et autant que nécessaire, aux côtés des autorités centrafricaines ».

Si la promesse du chef de l’État gabonais a été bien accueillie par la patronne de la diplomatie centrafricaine, d’autant que son hôte a estimé que le soutien à apporter à son pays est une des « conditions sine qua non à une intégration sous-régionale plus forte et à un développement inclusif », la matérialisation de cette ambition semble quelque peu compromise, ou du moins retardée en raison des problèmes d’équipements auquel ferait face le contingent gabonais au sein de la Minusca. Des problèmes qui persisteraient depuis plus de cinq ans, à en croire Africa Intelligence.

Nos confrères rapportent en effet qu’en 2014 déjà, l’État gabonais avait dû acquérir du groupe français Nexter au profit de ses soldats déployés en RCA 12 véhicules de transport de troupes blindés anti-mines de la gamme Aravis. «Au final, seuls huit de ces véhicules ont finalement été acquis, et aucun envoyé en Centrafrique : ils ont été attribués à la Garde républicaine, qui en a utilisé certains pour réprimer la tentative de coup d’État du 7 janvier 2019», croit savoir le média qui affirme que le 5e bataillon de la Minusca a finalement été équipé au début 2020 par le géant Norinco de la China North Industries Corp.

Mais là encore, les véhicules de transport de troupes blindé VN1, version export du ZBL-08 fournis par l’entreprise chinoise ont vite montré des défaillances. Selon Africa Intelligence, «plusieurs des systèmes de locomotion des VN1 chinois ont dû être intégralement remplacés» pendant les six premiers mois de l’année 2020 ; ce qui impacte inévitablement l’efficacité des Casques bleus gabonais sur le terrain à Bangui.

Présent en RCA depuis 2004, le contingent gabonais a une longue expérience de 22 ans de présence sur le théâtre des opérations de paix, commencée en 1997. Le pays aurait déjà effectué une rotation de 247 militaires.

 

 

Gabon-RCA : Une émissaire de Touadéra chez Ali Bongo

 

https://www.gabonreview.com/ par David Makoumba Dissumba / 9 novembre, 2020

 

Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, a reçu, le 9 novembre, le ministre centrafricain des Affaires étrangères. Sylvie Baipo Temon est porteuse d’un message du président de la République centrafricaine (RCA), Faustin Archange Touadera.

 Le président Ali Bongo Ondimba s’est entretenu ce 9 novembre avec le ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’étranger, Sylvie Baipo Temon. Emissaire du président  Faustin Archange Touadera, elle est porteuse d’un message au chef de l’Etat gabonais. Plusieurs sujets, notamment ceux concernant la relation bilatérale et multisectorielle entre Libreville et Bangui, les questions de paix et de sécurité dans la sous-région Afrique centrale, ont été évoqués au cours de cet entretien.

Ali Bongo et son hôte ont également abordé la question relative à la prochaine tenue du 18e Sommet du la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) qui se déroulera à Libreville, fin novembre, en présentiel et auquel prendront part les Chefs d’Etat et de gouvernement de cette communauté.

Selon la Communication présidentielle, le ministre centrafricain des Affaires étrangères s’est dit honoré de l’accueil qui lui a été réservé lors de son séjour en terre gabonaise et a salué «la parfaite convergence des vues entre les deux pays».

 

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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 00:56
DISCOURS DE SON EXCELLENCE LE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA

 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE LE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT, A L’OCCASION DE LA RENCONTRE DE RECONCILIATION DES COMMUNAUTES DU NORD-EST

BANGUI, 9 NOVEMBRE 2020

 

- Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

- Monsieur le Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale ;

- Monsieur Michel DJOTODIA AM-NONDROKO, ancien Chef d’Etat de la Transition, Ambassadeur pour la promotion de la paix universelle ;

- Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions de la République ;

- Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement ;

- Monsieur l’Ambassadeur Représentant Spécial du Président de la Commission de l’Union Africaine ;

- Monsieur le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies ;

- Monsieur l’Ambassadeur Représentant le Président de la Commission de la CEEAC ;

- Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations internationales;

- Messieurs les Garants et Facilitateurs ;

- Mesdames et Messieurs les Membres des Communautés de Bamingui-Bangoran, de la Haute-Kotto, de la Vakaga et de la Nana-Gribizi ;

- Distingués Invités ;

- Mesdames et Messieurs ;

Je suis heureux d’avoir à prendre la parole aujourd’hui, à l’occasion de cette rencontre historique qui, je l’espère vivement, marquera le début d’une nouvelle ère vers de belles destinées pour la République Centrafricaine et particulièrement pour les régions et communautés du Nord-Est.

Je voudrais, au nom de la République, souhaiter la bienvenue à tous nos compatriotes venus des provinces pour prendre part à cette rencontre pour la paix et la réconciliation entre nos Communautés.

Cette rencontre nous permettra, j’en suis persuadé, de sceller à jamais les liens séculiers de fraternité entre nos compatriotes du Nord-Est, qui ont été malheureusement entamés par des intérêts égoïstes.

- Mesdames et Messieurs ;

- Chers Participants,

Est-il besoin de rappeler que depuis son indépendance, il y a 60 ans, la République Centrafricaine est exposée à de récurrentes crises politico-militaires qui ont rendu les conditions de vie précaires, amplifié la paupérisation de nos populations, freinant ainsi l’émergence de notre pays.

Nous savons tous que la crise militaro-politique profonde de 2012 a plongé le pays dans des violences intercommunautaires, provoqué l'effondrement de l'autorité de l'Etat, la dislocation de la cohésion sociale et le déplacement massif de milliers de nos compatriotes tant à l'intérieur qu’à l'extérieur du pays et dont les séquelles demeurent jusqu’à présent.

Il est également nécessaire de rappeler qu’en plus des crises militaro-politiques, il y a aussi des conflits intercommunautaires alimentés par les groupes armés, qui détériorent les relations entre les ethnies dans certaines régions et dont les impacts sont plus graves qu’on ne peut l’imaginer.

C’est le cas des récentes hostilités qui ont embrasé la Région du Nord-Est et occasionné de nombreuses pertes en vies humaines et d'importants dégâts matériels.

- Mesdames et Messieurs ;

- Chers Participants,

Dès le déclenchement de ces violences, j’ai instruit le Gouvernement de tout mettre en œuvre pour créer les conditions d’apaisement en vue d’un retour à la sécurité, à la paix et de la réconciliation nationale.

En effet, ces violences meurtrières ont détérioré les relations entre les ethnies Kara, Rounga et leurs alliés, dans les Préfectures de la Vakaga, de la Haute-Kotto et du Bamingui-Bangoran.

Ces crises sont malheureusement entretenues par certains groupes armés pourtant signataires de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation du 6 février 2019.

Sous mon autorité, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, avec l’appui des Garants et Facilitateurs, a immédiatement engagé des séries de rencontres, des pourparlers avec les acteurs de la crise ainsi que les autorités locales.

Une mission d’enquête judiciaire a même été dépêchée à Ndélé pour faire la lumière sur ces violences et établir les responsabilités.

Tous ces efforts ont permis de créer les conditions d’apaisement et de dialogue qui ont conduit à la signature d’un pacte de non-agression entre les différentes communautés du Bamingui-Bangoran.

Aussi, voudrais-je féliciter le Gouvernement et témoigner toute ma gratitude à la communauté internationale et aux leaders communautaires qui ont travaillé sans relâche pour obtenir des cessez-le-feu dans les différentes Préfectures du Nord-Est.

Mesdames et Messieurs ;

Comme vous le savez, depuis mon accession à la magistrature suprême de l’Etat, et dans le cadre de mes responsabilités de Père de la Nation, j’ai eu le devoir d’épuiser tous les moyens possibles pour épargner à mes concitoyens les maux d’une guerre fratricide et destructrice.

J’ai frappé à toutes les portes, ouvertes ou fermées, pour trouver un chemin approprié pour une paix définitive en vue du développement de notre pays.

Ma vision pour l’émergence de notre pays ne pourrait se faire sans la paix et la sécurité.

C’est cette conviction qui nous a tous guidé et conduit à la signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, le 6 février 2019.

En signant cet Accord, les groupes armés s’étaient engagés à renoncer à l’usage de la force pour le règlement des différends et à adhérer au processus DDRR pour une paix définitive et durable dans notre pays.

J’émets le vœu que la rencontre d’aujourd’hui consacre l’heureux aboutissement de tous les efforts consentis pour une paix durable dans cette partie de notre territoire.

- Mesdames et Messieurs ;

- Chers Membres des Communautés de Bamingui-Bangoran, de la Haute-Kotto, de la Vakaga et de la Nana-Gribizi ;

Le monde entier vous observe ; la République entière observe ces moments uniques qui pourraient marquer un tournant décisif vers la pacification de la région du Nord-Est, voire de tout le pays.

Je vous exhorte à mettre à profit ce temps que vous allez passer ensemble afin de poser des jalons solides pour une paix durable. L’avenir de nos régions et de notre pays tout entier en dépend.

Vos régions, je dois vous le rappeler, sont dotées d’immenses ressources dont l’exploitation devrait permettre à tout un chacun de vivre décemment et de contribuer au développement de notre pays.

Depuis 2016, l’Etat a commencé à faire sa part dans le développement des régions.

En effet, le Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique, adopté au lendemain de ma prise de fonction, regorge de nombreux projets pour la région du Nord-Est.

Malheureusement, les violences intercommunautaires dans cette partie du territoire n’ont pas permis la mise en œuvre de ces projets, alors que d’autres régions sont actuellement en reconstruction.

S’agissant des groupes armés, le Gouvernement a manifesté sa bonne foi après la signature de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation, en posant certains actes dans le cadre des engagements pris.

Il en est ainsi de :

- la mise en place d’un Gouvernement inclusif avec les représentants des groupes armés ;

- la création des mécanismes de mise en œuvre de l’Accord ;

- le démarrage du processus DDRR ;

- la création et l’opérationnalisation de certaines Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) ;

- la mise en place du processus de création de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation;

- la création d’un Comité d’intégration des ex-combattants et d’harmonisation des grades pour ne citer que cela.

Tous ces efforts visent à réunir les conditions d’un retour à la sécurité et à la paix nécessaires au développement de notre pays.

En effet, les partenaires n’attendent que ce climat apaisé pour appuyer efficacement les régions.

J’attache donc un intérêt particulier au respect des engagements pris, au respect de la parole donnée. Ce n’est que de cette manière que nous pouvons ramener la paix et la sécurité dans notre pays.

Mes Chers Compatriotes ;

Le 27 décembre 2020, le peuple centrafricain sera appelé à exercer son droit fondamental qui est celui de choisir librement ses dirigeants.

Mon vœu le plus ardent est que les scrutins présidentiel et législatifs se déroulent dans la paix, la dignité et de manière libre et transparente.

Les assises de ce jour doivent contribuer à mettre définitivement fin aux conflits fratricides entre les communautés de la région du Nord-Est et favoriser la tenue des élections libres et apaisées dans ladite région, comme sur l’ensemble du territoire national.

Mes Chers Compatriotes ;

Je saisis cette occasion pour partager avec vous mon rêve, celui de voir un jour notre pays enfin débarrassé du tribalisme, du clanisme, du népotisme, du régionalisme, du patrimonialisme, du communautarisme et de toutes les antivaleurs qui ont causé la misère de son peuple.

Je rêve de voir un pays uni où les filles et fils ne se distinguent que par le travail opiniâtre et l’effort ; un pays définitivement débarrassé des démons de la division, de la méchanceté, de la haine, de la violence ; un pays où règnent la paix et l’harmonie.

Je sais que ce rêve est aussi celui de tous les concitoyens épris de paix et soucieux du développement harmonieux de notre pays.

Je vous exhorte donc à prendre en compte, au cours de ces assises, les revendications, les aspirations légitimes de nos concitoyens de la région du Nord-Est, de ces femmes et enfants qui sont privés de soins de leurs maris et de leurs pères et qui ne demandent que la paix et la sécurité pour s’épanouir.

Oui ! Ces revendications pèsent d’un même poids, sinon plus que les intérêts égoïstes de ceux qui alimentent les conflits intercommunautaires.

Nous devons nous élever au-dessus des sentiments périmés de supériorité d’un clan sur un autre, d’une tribu sur une autre, d’une région sur une autre.

Nous sommes tous des Centrafricains, égaux devant la loi, sans distinction de race, d’origine ethnique, de région, de sexe, de religion, d’appartenance politique et de position sociale.

- Mesdames et Messieurs ;

- Chers participants,

Avant de terminer mes propos, je tiens à réitérer mes remerciements aux Garants et Facilitateurs pour leur appui constant en faveur de la stabilisation de notre pays, la République Centrafricaine.

J’encourage les représentants des différentes communautés à continuer à faire preuve d’ouverture, de sagesse et de patriotisme afin que cette rencontre serve réellement à sceller durablement la réconciliation dans la région.

J’exhorte les groupes armés présents dans cette région à s’inscrire dans cette dynamique et à soutenir conformément à l’esprit de l’APPR-RCA les efforts et l’élan des communautés en vue d’une véritable réconciliation et du vivre ensemble.

Il me reste à vous dire la conviction que j’ai, de voir sortir de vos assises, des conclusions de la plus haute importante pour une paix définitive et durable dans le Nord-Est de notre pays.

En vous associant à ces vœux, je déclare ouverts, les travaux de la grande rencontre de Réconciliation entre les Communautés du Nord-Est de la République Centrafricaine.

Je vous remercie.

 

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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 00:15
Centrafrique, François Bozizé anime la campagne électorale
Centrafrique, François Bozizé anime la campagne électorale
Centrafrique, François Bozizé anime la campagne électorale

 

Lu pour vous

 

Centrafrique, François Bozizé anime la campagne électorale

 

https://mondafrique.com/ By Aza Boukhris - 11 novembre 2020

 

Le dépôt du dossier de candidature de François Bozizé à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020 n’est pas une surprise. Son parti, le KNK, l’avait investi le 25 juillet 2020.


C’est donc le 9 novembre 2020, la veille de la clôture officielle des candidatures, que l’ancien président s’est déplacé à l’Autorité Nationale des Élections (ANE) pour accomplir ses formalités. Comme il en sera désormais pour chaque déplacement, le candidat Bozizé sera accompagné par des dizaines de partisans aux couleurs du KNK et manifestant une allégresse communicative. C’était le cas en ce 9 novembre 2020.

Une tentative d’attentat

La garde personnelle de François Bozizé a évoqué une tentative d’assassinat lorsque l’ancien président est sorti de l’ANE. Un assaillant aurait lancé un engin explosif sur le véhicule du candidat, sans que celui-ci n’explose grâce à la vigilance des gardes du corps. Le suspect n’aurait pu être arrêté, mais un sac contenant ses effets personnels, dont un passeport, aurait été saisi. Info ou intox ? Cet épisode devra être éclairci, mais il est révélateur du climat qui risque de devenir de plus en plus tendu entre les partisans de François Bozizé et ceux de Faustin-Archange Touadera. Il va de soi qu’une inéligibilité de François Bozizé, susceptible d’être déclarée par la Cour constitutionnelle, pourrait avoir de graves conséquences sur la suite du processus électoral.

Une inéligibilité de tous les dangers

L’ancien président Bozizé a certes perdu beaucoup de sa popularité, après sa fuite du pays, peu glorieuse, le 24 mars 2013. Les partisans du KNK, souvent jeunes et désœuvrés, sont mobilisés grâce aux structures locales du parti et à la revitalisation des organes politiques. Nul doute que les pressions populaires ne manqueront pas sur la Cour constitutionnelles.

La question de la durée d’une année de présence sur le territoire national, à la date du 9 novembre, date du dépôt de la candidature, sera déterminante pour la Cour constitutionnelle. Selon les autorités, François Bozizé est réapparu à Bangui le 16 décembre 2019. A quelques jours, le compte n’ y serait donc pas. Pour l’entourage de François Bozizé, son retour sur le territoire national, au sud de la Lobaye, aurait été effectif avant le 9 novembre. Le dépôt tardif de sa candidature aurait été déterminé par ce retour effectif en Centrafrique, afin de pouvoir être éligible. Le débat va être âpre et son issue va conditionner le climat de la campagne électorale et la sécurisation du scrutin. La candidature de François Bozizé pourrait bien-être « le caillou dans le chaussure » du scénario bien huilé de l’ONU.

 

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9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 21:50
RCA : François Bozizé dépose sa candidature pour la présidentielle
RCA : François Bozizé dépose sa candidature pour la présidentielle
RCA : François Bozizé dépose sa candidature pour la présidentielle

 

Centrafrique: François Bozizé dépose sa candidature pour la présidentielle

https://www.rfi.fr/ 09/11/2020 - 18:17

En Centrafrique, le dépôt des dossiers pour les législatives et la présidentielle est possible jusqu’à ce lundi soir. Ce matin, c’est un treizième candidat à la présidence qui s'est présenté à l'Autorité nationale des élections (ANE) : l’ex-président François Bozizé qui est venu déposer son dossier en personne. Il aura attendu le dernier moment, maintenant le suspense à Bangui.

Quelques dizaines de supporters avaient fait le déplacement pour accueillir François Bozizé à l’ANE, et c’est avec une équipe restreinte de son parti que l’ex-président est venu déposer son dossier.

Mais, et c'est d'ailleurs la grande question, a-t-il les un an requis sur le territoire, comme l’exige le code électoral, pour se présenter à la présidentielle ? D'ailleurs, un an à partir de quand ? Et cette période s'achève-t-elle au dépôt des candidatures ? Au jour du scrutin ? Le code ne le précise pas et le débat se focalise actuellement chez les commentateurs sur cette question.

D’autant que la date du retour de François Bozizé en Centrafrique est elle aussi discutée. Rentré par des moyens tenus secrets, le candidat a été vu à Bangui le 15 décembre de l’année dernière. Mais son parti affirme qu’il peut attester de sa présence sur le territoire depuis le 9 octobre 2019.

François Bozizé assure que tout est en ordre. « Nous laissons le soin aux techniciens de l’ANE et aux juges de la Cour constitutionnel de se prononcer là-dessus. Ce n’est pas la peine de prendre de l’avance. Si effectivement je n’étais pas en mesure de le faire, je ne pense que je pourrais pas poser ma candidature. Du moment que je l’ai fait, c’est que j’ai tous les justificatifs qui permettent de me présenter normalement. »

« Tout est complet »

Autre question fréquemment posée, celle du mandat d’arrêt et des sanctions qui pèsent contre l'ex-chef d'État. Ce dernier n’a fait l’objet d’aucune condamnation et le code électoral exige un simple extrait de casier judiciaire de moins de trois mois.

Toujours est-il que le vice-président de l’ANE Bernard Kpongaba s'est voulu rassurant : la candidature de Bozizé est traitée comme les autres. « Il n’y a pas d’incident, tout s’est bien passé comme pour tous les autres d’ailleurs. Le dossier ? D’après nos bordereaux, d’après ce que la loi demande, nous avons vérifié la liste de ce qui est demandé : tout était complet. »

La candidature, après avoir été traitée à l’ANE, sera transmise à la Cour constitutionnelle qui sera en charge de vérifier le fond du dossier.

 

 

Elections en Centrafrique: «je ne serai pas candidat» déclare Michel Djotodia

https://www.rfi.fr/ 09/11/2020 - 08:27

En Centrafrique, l’ex-président Michel Djotodia s’est exprimé devant la presse dimanche 8 novembre, à quelques semaines de l'élection présidentielle. Il a appelé au respect de la démocratie et des textes légaux.

Michel Djotodia, qui avait pris le pouvoir par la force en 2013, est revenu cette année au pays après six ans d’exil à la faveur de l’accord politique pour la paix et la réconciliation ainsi que grâce à la loi relative au statut des anciens chefs d’État.

Dans son discours, qui fait écho à Bangui au débat sur la possible candidature de François Bozize et de sa constitutionnalité, il a appelé au respect de la démocratie et des textes légaux. Une déclaration recueillie par Charlotte Cosset, notre correspondante à Bangui.

« J’ai décidé de ne pas me porter candidat aux prochaines élections présidentielle et législatives du 21 décembre 2020, puisque je ne remplis pas toutes les conditions d’éligibilité, entre autres celles liées au séjour, sinon à la résidence sur le territoire national, au moins un an avant le dépôt de candidature.

Pour ma part, je voudrais souhaiter bonne chance, dès maintenant, à mes compatriotes qui seront retenus pour les élections groupées à venir. Cependant, ceux de mes compatriotes qui seront dans le même cas que moi, en bon démocrates, nous avons l’obligation de respecter nos textes juridiques.

Notre pays, la République centrafricaine, a trop souffert et nous ne pouvons plus admettre à notre peuple des souffrances supplémentaires. De toutes les façons, le peuple centrafricain ne se laissera plus faire. Je m’engage à être avec le peuple, pour préserver la stabilité et la paix dans notre pays ».

RCA : François Bozizé dépose sa candidature pour la présidentielle
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9 novembre 2020 1 09 /11 /novembre /2020 21:37
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : François Bozize dépose sa candidature à la présidentielle en attendant la décision de la Cour Constitutionnelle

BANGUI, le 09 Novembre 2020 (RJDH) --- Neuf jours après l’ouverture du dépôt des dossiers de candidature, c’est ce lundi 09 novembre que l’ancien président centrafricain François Bozize a déposé son dossier de candidature à la présidentielle. Il se dit confiant à la cour constitutionnelle qui statuera sur son dossier.

A un jour de clôture des opérations d’enregistrement des dossiers de candidatures, l’ancien président François Bozize a brisé son silence. Ce lundi 9 novembre 2020, la formation politique de KNK a finalement déposé sa candidature pour la présidentielle du 27 décembre prochain malgré de doutes émis contre sa candidature conformément aux dispositions de la Constitution du 30 mars 2016, qui exige à un candidat de résider sur le sol centrafricain un an avant la date du dépôt de candidature.

C’est dans une boule d’ambiance que les partisans du parti Kwa Na Kwa(KNK) sont arrivés dans la matinée du 09 novembre au siège de l’Autorité Nationale des Elections pour accompagner le candidat Bozize à déposer son dossier. 

Les dossiers ont été réceptionnés par l’Autorité Nationale des Elections. Ce qui porte à l’ancien président, le numéro 13. Tout a été bien déroulé au siège de l'ANE, selon François Bozize, « il n’y a pas d’anomalie ! Tous les éléments du dossier ont été présents et acceptés par l’Autorité Nationale des Elections », explique-t-il.

Lors du dépôt de dossiers François Bozize, se dit confiant et remet tout entre les mains de la Cour Constitutionnelle qui aura son dernier mot sur sort, « je laisse le soin au technicien de la Cour Constitutionnelle qui a seule habilité à se prononcer sur les questions de rejet. Pour l’instant, ce qui est plus important, c’est le dépôt des dossiers. J’ai tous les justificatifs pour me présenter, je ne suis pas inquiet de ma situation. Le meilleur reste à venir », a-t-il déclaré après avoir déposé son dossier.

Seule juridiction compétente en matière de candidatures et d’éligibilité est la Cour Constitutionnelle. En cas de contentieux, la cour disposera de quinze (15) jours à compter de l’enregistrement de la requête à son greffe.

Paméla Dounian-Doté.

 

Centrafrique : le ministère des Mines met en place une équipe technique pour la révision de Code minier et pétrolier

BANGUI, le 09 novembre 2020(RJDH)---Une équipe technique du ministère des Mines et de la géologie est mise en place ce lundi 9 novembre 2020 pour la relecture du Code minier et pétrolier en République Centrafricaine. C’est une loi qui réglemente le secteur minier du pays, mais contient des faiblesses, d’où nécessité selon le ministre des Mines Léopold Mboli-Fatran de réviser afin de l’adapter au contexte actuel.

La relecture du Code minier de la République Centrafricaine, intervient dans un contexte où le gouvernement éprouve des difficultés pour règlementer le secteur minier par rapport à certaines carences constatées dans la présente loi. Ceci permettra au département de clarifier et réajuster certains aspects pouvant contribuer au développement du secteur minier et pétrolier en Centrafrique.

« Il est important de réviser le code minier et pétrolier afin de les assoir dans la modernité en les adoptant aux standards internationaux de la gouvernance extractive. Le code minier et pétrolier va permettre de renverser le paradoxe de l’abondance des populations. La dette fiscale est très faible, l’environnement et le droit des autochtones n’est pas pris en compte et tant d’autres aspects, c’est ainsi que nous avons bien voulu réviser ces documents en vue de les réactualiser », a énuméré le ministre.

La non codification, la transparence dans la gestion des ressources minières et pétrolières restent un grand levier à relever pour l’efficacité et l’authenticité du secteur.

Le ministre des mines revient sur les points qui seront pris en compte dans ce nouveau document, « le faible contrôle institutionnel, le non-respect des contraintes environnementales, les difficultés de financement du secteur, la non prise en compte des activités des eaux, des ressources minérales ainsi que les gites, la faible organisation des eaux de carrière, le dévoiement de l’artisanat minier, la faible concertation entre diverses administrations impliquées dans le secteur minier et pétrolier. Tous ces aspects que nous devons prendre en compte pour rehausser le secteur », a ajouté Léopold Mboli-Fatran.

Les dispositions en matière pétrolières et surtout le partage des pourcentages semble être insuffisantes selon le ministre des mines. L’ancienne loi portant Code minier de la République Centrafricaine a été promulguée en avril 2009.

La République centrafricaine a un potentiel minier très important. Le plan minier national a identifié au moins 470 indices minéraux constitués de substances énergétiques, non métalliques, de métaux non ferreux, de diamant et or. En dépit du formidable potentiel minier et des gisements connus, seul le diamant et l’or sont exploités d’une manière artisanale.

Ketsia Kolissio.

 

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 02:59
 RCA: un processus électoral apaisé mais des craintes sur les délais logistiques

 

Centrafrique: un processus électoral apaisé mais des craintes sur les délais logistiques

RFI 7 novembre 2020 Avec notre correspondante à Bangui,  Charlotte Cosset

Ce vendredi 6 novembre s’est tenue une réunion du comité stratégique d’appui au processus électoral. C’est une plateforme qui permet de faire le point sur l’état d’avancement du processus avec l’ensemble des acteurs (bailleurs, partenaires logistiques, pays partenaires, etc). L’occasion de faire le point sept semaines avant le premier tour des élections.

Le dépôt des candidatures sera clôturé le 10 novembre. À la sortie de la réunion, le Premier ministre Firmin Ngrebada s'est dit satisfait de cette étape : « Le constat que nous avons fait ensemble est que pour ce qui concerne le dépôt et l’enregistrement des candidatures aux élections présidentielle et législatives les choses se passent très bien. L’opération se déroule de façon ordonnée, apaisée. Le processus électoral est dans sa lancée normale, les choses se passent normalement, il n’y a pas d’entrave qui est constatée. » Un sentiment de satisfaction partagé par la majorité des partenaires.

Mais quelques craintes se font sentir d’un point de vue logistique, comme l'explique Nathalie Boucly, représentante du PNUD en Centrafrique, principal partenaire technique : « À cause du Covid, on a vu les coûts majorés, les aéroports fermés. On a quand même réussi jusqu’à présent à tout avoir à temps. Maintenant on est dans la seconde étape et c’est la dernière ligne droite avec les acquisitions finales c’est-à-dire les urnes, les isoloirs, les bulletins de votes les cartes d’électeurs, l’encre. On avance petit à petit. On espère tenir les délais... » Quelques craintes sur les délais ? « Toujours à cause du cargo, à cause des secondes vagues de Covid et les confinements. On va voir ce qu’on peut faire. On peut toujours voir plus localement et ce sont des plans B que nous sommes en train d’analyser ensemble. »

Les cartes d’électeurs sont en cours d’impression. Le plan de déploiement du matériel va se faire de manière concertée avec les partenaires, assure le Premier ministre.

 

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6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 19:14
L’ambassade de France confirme son soutien au processus électoral

 

COMMUNIQUÉ

 

L’ambassade de France confirme son soutien au processus électoral

 

Attachée à l’organisation d’élections crédibles et pacifiques qui doivent permettre au peuple centrafricain de choisir démocratiquement ses représentants, la France apporte son soutien au processus électoral centrafricain. Ce soutien se fait en pleine coopération avec les autorités centrafricaines et les institutions concernées, notamment l’Autorité nationale des élections, et en coordination avec les partenaires internationaux du processus, en particulier l’Union européenne et les Nations unies.

L’ambassade de France a ainsi financé plusieurs projets pour soutenir l’organisation des élections :

- Un soutien à la Cour constitutionnelle, qui aide la Cour à remplir en toute indépendance ses missions cruciales pour la vie démocratique. Ce financement a ainsi permis la formation des juges au contentieux électoral, une meilleure collaboration de la Cour avec les autres acteurs du processus et la distribution aux citoyens de guides sur le processus électoral.

- Une contribution au fonds du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) qui finance notamment l’organisation technique et logistique des élections. Cette contribution s’ajoute à la participation importante de la France via les financements de l’Union européenne.

- Une contribution au projet de l’Union européenne de soutien à l’observation citoyenne des élections : ce financement permettra à un réseau d’organisations citoyennes centrafricaines d’observer le déroulement du vote pour garantir son caractère démocratique.

L’ambassade de France confirme qu’elle maintient son appui à ces projets. Elle condamne la récente campagne de désinformation qui a visé le soutien qu’elle apporte au processus électoral à la demande de l’ANE. Face à cette atmosphère délétère et aux tentatives d’instrumentaliser son action dans le contexte des élections, l’ambassade n’apportera pas de nouveaux financements au processus électoral.

Elle continuera d’appuyer le processus électoral pour permettre, avec tous les partenaires du processus, l’organisation d’élections pacifiques et démocratiques.

 

Source: Ambassade de France à Bangui

 

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6 novembre 2020 5 06 /11 /novembre /2020 17:53
Bangui : les personnes vivant avec le VIH/SIDA déplorent leurs conditions de vie

 

Bangui : les personnes vivant avec le VIH/SIDA déplorent leurs conditions de vie

 

https://www.radiondekeluka.org/ vendredi 6 novembre 2020 11:58

 

Plusieurs personnes vivant avec le VIH/SIDA dans le 7e arrondissement de Bangui déplorent leurs conditions de vie. Rongés par la misère, la plupart de ces patients affirment n’avoir rien à manger alors qu’ils sont sous traitement antirétroviral (ARV). Cette situation pousse bon nombre à abandonner leur traitement. Révélation faite ce mardi 03 novembre 2020 lors d’un échange avec le Club évangélique d'aide humanitaire.

Ils sont hommes, femmes et enfants à faire des témoignages émouvants sur leurs conditions de vie. Manque de nourritures, précarité extrême ou encore rejet par les parents et proches, sont le quotidien de ces personnes malades. Ces personnes sous ARV et médicaments tuberculeux se disent abandonnées par les autorités du pays.

"Si nous avons à manger, nous pourrions prendre nos médicaments à l'heure indiquée et on ne pourra pas avoir des vertiges. Si nous prenons ces produits à 20heures ou 04 heures du matin et qu'après on ne peut pas prendre un bon petit-déjeuner, comment pourrions-nous aller au champ pour chercher quelque chose à vendre ?" témoigne un patient.   

Pour, l'initiateur de cette rencontre, ces personnes ont besoin d'aide. Il plaide pour une réelle assistance au bénéfice de ces individus.

"C'est un plaidoyer pour les personnes vivant avec le VIH/Sida. Lorsqu'un patient prend un médicament et qu'il n'a rien mangé, le médicament peut nuire à sa santé. Ces gens là sont malformés et dénutris. Il faut qu'une assistance soit apportée envers eux. Ils ont de l'avenir et sont productifs pour le pays" a fait savoir pasteur Louis Roger Ngué, coordonnateur du Club évangélique d'aide humanitaire

Le RECAPEV, réseau des personnes vivant avec cette maladie, se dit préoccupé par la situation de ces patients qui sont parfois obligés d’abandonner leurs traitements par manque de prise en charge.

"Il y a un échec thérapeutique dans leur traitement. Aujourd'hui, ils sont stigmatisés et n'ont rien à manger, c'est vraiment un échec dans leur prise en charge. Avec la stigmatisation, ils n'iront pas à l'hôpital. Quel sera leur sort ainsi que celui de la communauté" déplore Bienvenu Eurlet Gazalima, président du Réseau centrafricain des personnes vivant avec le VIH, promettant de remonter ces plaintes au niveau des autorités.   

La stigmatisation et la discrimination vis-à-vis des personnes vivant avec le VIH/SIDA découragent de nombreux porteurs du virus à aller s’enregistrer pour leur prise en charge.

 

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