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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:22
Invité Afrique RFI : Cardinal Dieudonné Nzapalainga

 

 

Invité Afrique

 

D. Nzapalainga (RCA): «Calme précaire à Bangassou, la population manque de tout»

 

Il a été l'un des témoins de la crise qui a secoué Bangassou depuis samedi dernier, où au moins 115 personnes auraient perdu la vie selon la Croix-Rouge centrafricaine. Le cardinal Dieudonné Nzapalainga a rencontré les membres du groupe d'autodéfense qui a commis cette attaque et pointe du doigt la coalition emmenée par le FPRC avec le soutien des anti-balakas. Le FPRC dément et dénonce des « accusations gratuites de la part du cardinal ». Dieudonné Nzapalainga est l'invité Afrique de RFI ce vendredi 19 mai. Il répond aux questions d'Edouard Dropsy.

 

RFI : Vous vous êtes rendu à Bangassou, votre ville natale, pour constater les tueries qui ont eu lieu sur place. Qu’avez-vous vu ?

 

Cardinal Dieudonné Nzapalainga : J’ai constaté des blessés à l’hôpital. J’ai constaté aussi des corps par terre. Et étant donné qu’il y avait un déploiement, surtout une violence inouïe sur des groupes, mon rôle, c’était d’arrêter.

 

A Bangassou quelle est la situation actuellement ?

 

Il y a un calme précaire. Nous leur avons parlé. Ils ont accepté, ils ont déposé les armes. Depuis deux jours où j’étais là-bas il n’y a pas eu de détonations d’armes et ils ont lancé des appels pour que ceux qui ont des gris-gris, qui ont des armes, les enlèvent, les déposent pour ne pas effrayer la population, permettre à ce que les enfants repartent à l’école, que les gens partent aux champs, que les activités reprennent.

 

Et qui sont-ils et que revendiquent-ils ?

 

Ces jeunes viennent de Bria, ils viennent de Zako, viennent de Bakouma, viennent de Niakaré. Plusieurs villages autour se sont regroupés pour venir sur Bangassou. Et ce que j’ai vu c’est un porte-parole, un responsable logistique. Ils nous ont dit qu’ils ont fait alliance depuis Zako, Bria, avec FPRC. A Zako, en effet, les deux groupes cohabitent, mais sont séparés. Séparés parce qu’il y a une friction. Ils cohabitent et ils ont dit que les deux groupes se sont mis ensemble pour avancer, pour chasser les UPC. L’UPC n’est pas présent, mais Bangassou devait être un tremplin pour continuer à Ouango, Béma et autres. Alors ils se sont arrêtés, mais les dégâts sont énormes.

 

L’évêque Munoz de Bangassou a, paraît-il, joué un rôle important lors de cette crise ?

 

L’évêque Munoz, dès la première attaque le matin, s’est déplacé sur le terrain pour aller les rencontrer concrètement, physiquement. Il est allé vers la mosquée parce qu’on a regroupé toute la population du quartier concerné, en l’occurrence les musulmans, vers la mosquée centrale. Et la force internationale qui était là n’a pas pu tenir longtemps, elle a abandonné. Et il y avait des tirs sur la mosquée.

 

Vous voulez dire que la Minusca a abandonné les populations ?

 

Nous avons vu plusieurs fois qu’il n’y avait pas de présence pour les protéger. Nous l’avons déploré. Nous l’avons dit déjà. La Minusca le sait, ce n’est pas un secret de polichinelle. Il y a eu des limites. On ne peut pas demander à toute une population de se regrouper à un lieu précis pour être protégée et peu de temps après laisser la population à son triste sort. Je crois qu’il faudrait corriger cette manière de faire. On est venus protéger les personnes et les biens et je pense que nous avons tous intérêt à travailler dans ce sens-là. Et là-bas, nous n’avons pas de gouvernement, nous n’avons pas aussi d’autres personnes. Je crois que c’est important que les uns et les autres fassent leur travail pour qu’on puisse retrouver la paix et la sérénité.

 

La Croix Rouge centrafricaine annonce 115 personnes tuées. Cela vous paraît-il proche de la réalité ?

 

C’est fort possible parce que le matin du dimanche, je suis allé à la mosquée voir l’imam, je suis reparti à l’évêché et au retour dans l’après-midi, l’imam était tué. A la troisième rencontre où j’étais revenu, l’imam était déjà enterré. Voilà des morts qui vont, tôt ou tard, compter pour que le nombre puisse être plus exact.

 

Actuellement, comment vont les populations sur place ?

 

La population est dans un état de dénouement total. Les gens sont sortis dès l’appel pour aller se regrouper, sans prendre quoi que ce soit. Or, certains – surtout les trois quarts, pour ne pas dire tous – ont tout perdu. Maintenant, il faut rapidement qu’il y ait une solidarité, nationale et internationale, pour venir au secours de cette population massée au niveau du petit séminaire et qui manque de tout. Il y a un début de réponse à travers le CICR, d’autres organismes – PAM et autres – que j’ai vus arriver ce matin. J’espère que très vite d’autres vont emboîter le pas pour qu’on puisse aider cette population qui a beaucoup souffert.

 

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 09:01
La Banque mondiale au chevet de la Centrafrique

 

 

La Banque mondiale au chevet de la Centrafrique

 

http://www.financialafrik.com  par Jean-Mermoz KONANDI  19 mai, 2017

 

Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale, est en visite en République centrafricaine du 18 au 20 mai 2017, afin de mesurer sur le terrain l’impact des programmes mis en œuvre par l’institution.

 

Ce déplacement qui a lieu alors que le pays enregistre un regain de violence sonne comme une lueur d’espoir et l’expression du soutien de la communauté des bailleurs de fonds.

 

La mission permettra notamment de discuter des engagements pris par la Banque mondiale lors de la conférence de Bruxelles de novembre 2016. Au cours de cette table ronde, l’institution avait annoncé un 500 millions de dollars sur trois ans pour reconstruire la Centrafrique, soit dix fois plus que les montants qu’elle alloue traditionnellement au pays.

 

Pendant son séjour, Kristalina Georgieva, qui se rend pour la quatrième fois dans le pays depuis 2013, s’entretiendra avec le président de la République, Faustin Archange Touadéra, les membres du gouvernement et des différentes administrations ainsi qu’avec les partenaires de la Centrafrique. Des rencontres sont également prévues avec des associations et le secteur privé local.

 

La république centrafricaine avec un PIB par habitant estimée à 335 dollars est l’un des pays les plus pauvres de la planète. Après une récession chiffrée à – 36,7% en 2013, le pays remonte progressivement la pente avec une croissance estimée à 5,7% fin 2016.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 08:47
DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE MINISTRE  DE L’EQUIPEMENT, DES TRANSPORTS, DE L’AVIATION CIVILE ET DU DESENCLAVEMENT

 

 

 

 

A l’occasion de l’Atelier de validation des textes juridiques et statutaires de la Fédération des Acteurs du Secteur des BTP de Centrafrique (FASBTP-CA).

 

 

Bangui, le Mercredi 17 Mai 2017

 

 

 

Monsieur le Directeur de Cabinet ;

Messieurs les Chargés de Mission ;

Messieurs les Inspecteurs centraux ;

Messieurs les Directeurs Généraux ;

 

Monsieur le Président du Comité Ad hoc chargé de l’organisation de l’Atelier de validation des textes statutaires de la Fédération des Acteurs du Secteur des Bâtiments et Travaux Publics de Centrafrique ;

 

Mesdames et Messieurs les Entrepreneurs ;

 

Distingués invités, en vos rangs et grades, tous protocoles respectés ;

 

Mesdames et Messieurs.

 

Permettez-moi tout d’abord de vous exprimer ma satisfaction de voir organiser ce jour cet Atelier consacré à la validation des textes régissant votre nouvelle Organisation dénommée « Fédération des Acteurs du Secteur des BTP de Centrafrique » en abrégé FASBTP-CA.

 

Je voudrais me réjouir pour m’en faciliter que votre initiative répond en écho à l’appel lancé récemment par le Chef de l’Etat lui-même en faveur de la redynamisation du secteur des Bâtiments et Travaux Publics dans notre pays.

 

Mesdames et Messieurs les Entrepreneurs,

 

Comme vous le savez, la recherche de solutions durables aux difficultés auxquelles est confronté le secteur des BTP en Centrafrique est une préoccupation constante depuis que le Professeur Faustin Archange TOUADERA a accédé à la magistrature suprême de l’Etat.

 

C’est d’ailleurs dans cette perspective qu’il a recommandé aux Entrepreneurs centrafricains que vous êtes de se mettre en ordre de bataille en prélude à la mise en œuvre de nombreux chantiers de reconstruction et de relèvement de notre pays dont les financements ont été approuvés par nos partenaires techniques et financiers lors de la Conférence des donateurs tenue à Bruxelles au mois de novembre dernier. 

 

En saisissant cette opportunité, vous aviez bien voulu organiser, du 9 au 10 Septembre 2017, un « Atelier sur le renforcement des capacités des PME en vue de la relance économique du secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP) en Centrafrique.

 

Ces assises vous ont permis de dresser un diagnostic franc et sincère, de relever les vrais problèmes auxquels font face  les entreprises du secteur à savoir :

 

  • déficit en ressources humaines ;
  • faible structuration ;
  • mauvaise gestion des ressources financières ;
  • insuffisance de matériels de production.
  •  

C’est dans le souci de trouver de solutions pratiques et idoines aux problèmes ainsi identifiés que vous aviez mis en place un Comité Ad hoc dont les travaux ont débouché sur l’organisation du présent Atelier de validation des textes de base de la Fédération des Acteurs du Secteur des BTP en Centrafrique.

 

Mesdames et Messieurs les Entrepreneurs,

 

L’initiative de créer une Fédération du Secteur des BTP de Centrafrique est  louable. Mais il faut lui donner un fondement solide. Il faudrait un travail rigoureux et sérieux pour mériter le qualificatif  d’entreprise citoyenne.

 

Car face à la concurrence que vous mesurer déjà, concurrence féroce qui ne laisse aucune place aux entreprises faibles dans le secteur, vous avez intérêt à prendre pleinement votre place dans la réhabilitation des infrastructures dans notre pays.

 

Vous devrez vous mobiliser davantage pour relever les nombreux défis de l’heure. Défis qui se résument surtout par votre capacité à absorber les financements dont je vous ai parlé tantôt.

 

C’est pourquoi, le Gouvernement que dirige Monsieur Simplice Mathieu SARANDJI, Premier Ministre, sous la très haute impulsion et le leadership éclairé de Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, vous exhorte de bannir les mauvaises pratiques que lui-même a décriées à la cérémonie d’ouverture  de l’Atelier du 9 au 10 septembre 2017. Ces mauvaises pratiques ont été décriées par le public et aussi par nos partenaires techniques et financiers. Mauvaises pratiques qui ont pour noms :   

 

  • détournement des avances des travaux ;
  • mauvaise réalisation des travaux ;
  • travaux non conformes aux normes techniques.
  •  

Mesdames et Messieurs les Entrepreneurs,

 

Je puis vous rassurer que le Gouvernement met tout en œuvre pour appuyer le secteur. Appui multiforme, appui en vous laissant accéder à la sous-traitance, à l’appel à la concurrence, à condition que vous-mêmes vous soyez conscients de vos responsabilités dans le relèvement et le redressement économique de notre pays. 

 

La balle est maintenant dans votre camp. Et j’espère ensemble, à l’intérieure de cette Fédération, vous allez vous organiser pour relever le défis qui interpellent le secteur.

 

C’est sur ce mot d’espoir que je déclare ouverte la journée de validation des textes juridiques et statutaires de la Fédération des Acteurs des BTP en Centrafrique.

 

Je vous remercie.

 

 

 

 

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 08:41
 POUR QUI SONNE LE GLAS A BANGASSOU ? par David Koulayom Masseyo

 

 

 

 

   La lecture de l’adresse du Président Touadera à la nation, du communiqué de l’Assemblée nationale et surtout les élucubrations farfelues et dangereuses du fameux général Balla Keita sur les récentes tueries en RCA me laissent sans voix . Alors, je prends ma plume pour essayer de comprendre …

 

    Je commence volontiers par le général Balla Keita . Mon général, pour qui roulez-vous réellement en Centrafrique ? Il y a longtemps que nous avons remarqué vos louvoiements, vos phrases alambiquées, vos difficultés à dire qui a importé la guerre en Centrafrique, qui tue massivement et impunément dans ce pays et pourquoi ? etc … Aujourd’hui vous êtes tombé carrément du côté où vous penchiez, à savoir dans le camp de la Séléka que vous amalgamez curieusement avec les musulmans de Centrafrique pour embrouiller votre prise de position . En ce sens, vous êtes moins courageux et donc plus hypocrite que votre prédécesseur Babacar Gueye qui les appelait ses « frères » ! De grâce, mon général, ne prenez pas les Centrafricains pour des imbéciles . Je vous rappelle qu’il n’y a pas d’ethnie musulmane et que la RCA est laïque . Il vous reste toujours la possibilité de démissionner et de quitter immédiatement  ce pays que vous n’aimez pas et que vous comprenez pas, après avoir échoué lamentablement à le sécuriser malgré les moyens mis à votre disposition (hélicoptères, drones vous donnant la suprématie aérienne ) . Ainsi, nos femmes et nos enfants « jetteront derrière vous le tison ardent, symbole d’un départ définitif et honteux » dixit B.Boganda . Enfin, mon général, n’est-ce pas vous qui avez laissé sortir Ali Darass et ses hommes de Bambari avec armes et bagages ? Les tueries d’Alindao et de Bangassou résultent de votre stratégie à courte vue qui vise uniquement à pérenniser votre présence en RCA sans accomplir votre vraie mission cf Bocaranga, Niem-Yéléwa, Koui, Kaga-Bandoro, Ndomété, Bambari, Bria… et les nombreuses Résolutions de l’ONU restées lettre-morte…

 

    L’Assemblée nationale est dans son rôle quand elle dénonce et déplore la mort des soldats de la Minusca tombés à Bangassou . Nous aurions aimé l’entendre se livrer plus souvent à ce genre  d’exercice pour toutes les morts qui surviennent quotidiennement dans notre beau et grand pays . L’Assemblée nationale ne doit pas avoir une compassion à géométrie variable . Les Centrafricains qu’on assassine sont vos frères, vos sœurs, vos femmes, vos enfants, vos parents et SURTOUT vos électeurs messieurs les députés !  Les soldats de la Minusca sont malheureusement tombés parce que leurs chefs ont primitivement failli à leur mission ! Votre rôle consiste également à interpeler le général Balla et son chef politique Parfait ONYANGA sur leur attitude ambiguë pour ne pas dire coupable et/ ou complice . Si notre pays est placé sous tutelle, sans armée ; alors ceux qui sont chargés de l’administrer doivent assumer courageusement leurs responsabilités . Sinon, qu’ils laissent la place à d’autres …plus compétents et motivés  .

 

    Concernant le Président Touadera, je n’ai pas la prétention de lui dicter ce qu’il doit faire ou ne pas faire . Mon intention est de l’interpeler sur ses nombreux voyages à travers le monde au point de se trouver au pied du mur des lamentations quand son pays s’est embrasé . Je croyais naïvement que notre pays disposait d’un gouvernement complet avec un Premier ministre, un ministre des affaires étrangères, ce sherpa chargé des voyages préliminaires pour déblayer le terrain au Président ; un ministre de la coopération pour rapprocher la RCA des autres pays etc…mais je me trompais lourdement . Le Président centrafricain est une sorte de deus ex machina capable de remplacer tout un gouvernement . Dans ce cas, qu’il dissolve ce gouvernement « budgétivore» qui ne sert à rien, de manière à faire faire des économies à notre pays sur la masse salariale qui en découle . Sans minimiser ce que le Président a rapporté dans sa besace en matière de coopération avec Israël, un bon ministre des affaires étrangères ou de la coopération peut en rapporter autant, sinon plus . Les relations bilatérales avec Israël ou n’importe quel autre pays du monde sont sous-tendues par des intérêts réciproques .

 

    Le Président Touadera ne ferait-il pas  mieux de rester au chevet de ce peuple meurtri qui lui a confié son destin ? Il ferait même mieux,  de faire antichambre auprès du Représentant Spécial du Secrétaire général de l’ONU et son douteux général Balla Keita pour qu’ils appliquent ENFIN  les Résolutions de l’ONU qui justifient leur présence en RCA au lieu de courir les capitales du monde en prêtant, ce faisant, le flanc aux critiques .

 

    Quand on est à la tête d’un pays comme le nôtre qui manque de tout y compris de lait materné pour sauver un nouveau-né orphelin à Alindao, on devient économe par la force des choses : un sou est un sou !

 

     Rester sur place lui laisserait le temps de panser notre pays et penser à la simultanéité des attaques sur le territoire . On dirait qu’elles sont coordonnées !

 

     Mon amour pour la RCA ( d’aucuns diront mon nationalisme ) est paysan : il est ancré dans le sol centrafricain . Comme on dit par chez moi, « c’est là que mon nombril est enterré » . Aussi, je suis pour une RCA qui transcende tous les régimes, tous les partis, tous les groupes armés, tous les tribalismes, tous les régionalismes, bref une RCA qui dépasse tous les Centrafricains et les oblige . Le glas ne sonne pas à Bangassou pour la RCA . Dieu bénisse la RCA !

 

                                                    Le 18 mai 2017

 

                                                    David KOULAYOM-MASSEYO.

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 20:35
Lu pour vous : RCA : l'impuissance du gouvernement

 

RCA : l'impuissance du gouvernement

 

http://www.dw.com 18.05.2017

 

Les groupes armés intensifient leurs attaques dans le pays. La semaine dernière, plus d'une centaine de civils ont été tués à Bangassou.

 

La Centrafrique est en proie à une nouvelle flambée de violences. Des affrontements ont été signalés le week-end dernier dans plusieurs localités du centre et de l'est du pays. La Minusca, la force de l'ONU présente sur place, a perdu six casques bleus, alors qu'à Bangassou, la Croix Rouge fait état de 115 morts parmi les civils.

 

Qui sont les assaillants?

 

C'est à Bangassou, au sud du pays, que les affrontements ont été les plus meurtriers. Mais l'identité des assaillants est moins évidente. Le général Bella Keita, qui commande la force onusienne, a d'ailleurs relevé la singularité des événements de Bangassou. La seule certitude, selon lui, est que les assaillants voulaient tuer leurs concitoyens musulmans.

 

A vrai dire, dans le centre-est du pays les violences sont récurrentes depuis le départ de la force française Sangaris en octobre 2016. Elles compromettent le processus de désarmement, mais le ministre de la sécurité publique Jean-Serge Bokassa avoue que la capacité de nuisance des groupes armés n'est pas a négliger :

 

"Ce ne sont pas de groupes nouveaux, mais cette fois-ci on peut s’attendre au pire si les mesures idoines ne sont pas prises. Nos militaires ont reçu des formations mais il leur manque des armes pour combattre efficacement les groupes armés"

 

Facteurs exogènes

 

De son côté, l'ancienne ministre centrafricaine Antoinette Montaigne, indique que l'Etat est absent dans le pays. Selon elle, les frontières de la Centrafrique échappent au contrôle de l'Etat.

 

"La crise centrafricaine est la conséquence de ce qui s’est passé en Libye et de qui se passe dans les autres pays sahéliens. Nous sommes encerclés par des crises non achevées depuis de très nombreuses années."

 

Les autorités centrafricaines demandent que l'embargo sur les armes à destination de la Centrafrique soit levé pour stabiliser le pays. Cet embargo est en vigueur depuis 2013.

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 19:43

 

 

Conseil de sécurité

 

Le Comité du Conseil de sécurité concernant la République centrafricaine inscrit le nom d’une personne sur sa liste des personnes et entités visées par les mesures imposées par la résolution 2339 (2017)

 

Le 17 mai 2017, le Comité du Conseil de sécurité créé par la résolution 2127 (2013) concernant la République centrafricaine a approuvé l’inscription d’une personne dont les noms suivent sur la liste des personnes et entités visées par les mesures imposées aux paragraphes 5 et 12 de la résolution 2339 (2017):

 

Personnes

 

CFi.012 Nom: 1. ABDOULAYE 2. HISSENE 3. N.D. 4. N.D.

 

Nom (graphie originale): N.D.

 

Titre: N.D. Fonction officielle: N.D. Date de naissance: 1967 Lieu de naissance: Ndélé, Bamingui-Bangoran, République centrafricaine Pseudonymes fiables: a) Abdoulaye Issène b) Abdoulaye Hissein c) Hissene Abdoulaye d) Abdoulaye Issène Ramadane e) Abdoulaye Issene Ramadan f) Issene Abdoulaye Pseudonymes non fiables: N.D. Nationalité: Centrafricain Numéro de passeport: passeport diplomatique centrafricain numéro D00000897, émis le 5 avril 2013 (valide jusqu’au 4 avril 2018) Numéro national d’identification: N.D. Adresse: a) KM5, Bangui (République centrafricaine) b) Nana-Grébizi (République centrafricaine) Inscrit le: 17 mai 2017 Autres informations: Abdoulaye Hissène a dirigé le parti politique « Convention des patriotes pour la justice et la paix » avant de devenir Ministre de la jeunesse et des sports du Gouvernement de l’ancien Président centrafricain Michel Djotodia. Il a également dirigé des milices armées à Bangui, en particulier dans le quartier du PK5 (3e arrondissement).


Résumé des motifs ayant présidé aux inscriptions sur la liste


Conformément au paragraphe 59 (d) de la résolution 2127 (2013), le Comité des sanctions du Conseil de sécurité concernant la République centrafricaine publie un résumé des motifs de l'inscription sur sa liste des sanctions des noms d'individus et d'entités.

 

ABDOULAYE HISSENE Date à laquelle le résumé a été mis en ligne sur le site du Comité:

 

05/17/2017


.
Motifs ayant présidé à l'inscription sur la liste:

 

ABDOULAYE HISSENE a été inscrit sur la Liste le 17 mai 2017 en application des dispositions du paragraphes 16 et de l’alinéa g) du paragraphe 17 de la résolution 2339 (2017) pour s’être livré ou avoir apporté un appui à des actes qui ont compromis la paix, la stabilité ou la sécurité en République centrafricaine, notamment des actes qui ont menacé ou entravé le processus politique, la stabilisation et la réconciliation ou alimenté les violences, et pour avoir préparé, donné l’ordre de commettre, financé ou commis des attaques contre les missions de l’ONU ou les forces internationales de sécurité, notamment la MINUSCA, les missions de l’Union européenne et les forces françaises qui les soutiennent.

 

Renseignements complémentaires:

 

Abdoulaye Hissène et d’autres membres de l’ex-Séléka, en collaboration avec des fauteurs de troubles anti-balaka alliés à l’ancien Président de la République centrafricaine François Bozizé (CFi.001), notamment Maxime Mokom, ont encouragé des protestations violentes et des affrontements en septembre 2015 lors d’une tentative de coup d’État contre le Gouvernement de Catherine Samba-Panza, alors Présidente de transition, tandis que celle-ci participait à l’Assemblée générale des Nations Unies. Maxime Mokom, Abdoulaye Hissène et d’autres personnes ont été accusés de plusieurs crimes par le Gouvernement, notamment de meurtre, d’incendie criminel, de torture et de pillages dans le cadre du coup d’État manqué.

 

Depuis 2015, Abdoulaye Hissène est l’un des principaux chefs des milices armées du quartier du PK5, à Bangui, qui regroupent plus d’une centaine d’hommes. En tant que tel, il a fait entrave à la libre circulation et au retour des autorités publiques dans la zone, notamment en prélevant des taxes illégales sur les transports et les activités commerciales. Au cours du second semestre de 2015, il a représenté les « nairobistes » de l’ex-Séléka à Bangui dans le cadre d’un rapprochement avec les combattants anti-balaka dirigés par Maxime Mokom. Des hommes armés placés sous le contrôle d’Haroun Gaye (CFi.007) et d’Abdoulaye Hissène ont participé aux violences qui ont secoué Bangui du 26 septembre au 3 octobre 2015.

 

Des membres du groupe d’Abdoulaye Hissène sont soupçonnés d’avoir participé à l’attaque du véhicule de Mohamed Moussa Dhaffane, l’un des chefs de l’ex-Séléka, survenue le 13 décembre 2015 – le jour du référendum constitutionnel. Abdoulaye Hissène est accusé d’avoir orchestré des violences dans le quartier KM5 de Bangui, qui ont fait cinq morts et vingt blessés et ont empêché les résidents de se rendre aux urnes à l’occasion du référendum constitutionnel. M. Hissène a mis en péril le processus électoral en provoquant un cycle de représailles entre différents groupes.

 

Le 15 mars 2016, Abdoulaye Hissène a été arrêté par la police à l’aéroport M’Poko de Bangui et transféré à la section chargée des recherches et des enquêtes de la gendarmerie nationale. Sa milice l’a ensuite libéré par la force et a volé une arme que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) avait précédemment remise à la gendarmerie nationale au titre d’une dérogation approuvée par le Comité.

 

Le 19 juin 2016, après l’arrestation de commerçants musulmans par les forces nationales de sécurité dans le quartier du PK12, les milices d’Haroun Gaye et d’Abdoulaye Hissène ont enlevé cinq officiers de la police nationale à Bangui. Le 20 juin, tandis que la MINUSCA tentait de libérer les otages, des hommes armés sous le contrôle d’Abdoulaye Hissène et d’Haroun Gaye ont échangé des tirs avec les soldats de la paix. Six personnes au moins ont été tuées et un soldat de la paix a été blessé dans la fusillade.

 

Le 12 août 2016, Abdoulaye Hissène a pris la tête d’un convoi de six véhicules transportant des individus lourdement armés. Ce convoi, qui fuyait Bangui, a été intercepté par la MINUSCA à 40 kilomètres au sud de Sibut après avoir échangé des tirs avec les forces nationales de sécurité au niveau de plusieurs points de contrôle tandis qu’il faisait route vers le nord. Après des échanges de tirs nourris, la MINUSCA a capturé 11 hommes, mais Abdoulaye Hissène et plusieurs autres individus se sont échappés. Les individus interpellés ont indiqué à la MINUSCA qu’Abdoulaye Hissène était le chef du convoi et que son objectif était d’atteindre Bria pour participer à l’assemblée des groupes de l’ex-Séléka organisée par Nourredine Adam (CFi.002).

 

Aux mois d’août et de septembre 2016, le Groupe d’experts s’est rendu à deux reprises à Sibut afin d’inspecter les effets d’Abdoulaye Hissène, Haroun Gaye et Hamit Tidjani retrouvés dans le convoi et saisis par la MINUSCA le 13 août. Le Groupe a également inspecté les munitions saisies au domicile d’Abdoulaye Hissène le 16 août. Des équipements militaires létaux et non létaux ont été retrouvés dans les six véhicules et sur les individus appréhendés. Toujours le 16 août, la gendarmerie nationale a effectué une descente au domicile d’Abdoulaye Hissène à Bangui, où plus de 700 armes ont été saisies.

 

Le 4 septembre 2016, un groupe d’éléments de l’ex-Séléka venus de Kaga Bandoro sur six motos pour emmener Abdoulaye Hissène et ses comparses ont ouvert le feu sur la MINUSCA à proximité de Dékoa. Un combattant de l’ex-Séléka a été tué et deux soldats de la paix et un civil ont été blessés dans cette attaque.

 

 

Le Comité publie sur son site Web le résumé des motifs ayant présidé à l’inscription sur la liste d’un nom susmentionné. Il peut être consulté à l’adresse suivante: https://www.un.org/sc/suborg/fr/sanctions/2127/materials/summaries.

 

Une version actualisée de la liste est disponible sur le site Web du Comité, à l’adresse suivante: https://www.un.org/sc/suborg/fr/sanctions/2127/sanctions-list-materials.

Le Comité du Conseil de sécurité concernant la République centrafricaine inscrit le nom d’une personne sur sa liste des personnes et entités visées par les mesures imposées par la résolution 2339 (2017)
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 19:21
Déclaration relative à la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays par Adrien Poussou

 

 

Déclaration relative à la dégradation de la situation sécuritaire dans le pays

 

Ni juger, ni pleurer mais comprendre*

 

L’inexorable et l’insoutenable décente aux enfers de la République centrafricaine se poursuit, plongeant à nouveau la population en plein désarroi. Et rien ne semble pouvoir soulager de si tôt les souffrances et la désolation du peuple centrafricain dont le désespoir est sans commune mesure.

 

En effet, devant l’impuissance et l’incapacité de l’État ou de ce qui en tient lieu actuellement, replié dans le confort douillet des bureaux de la seule ville de Bangui, des groupuscules de la mort n’ayant aucune revendication concrète si ce n’est la volonté de contrôler les zones minières, ont décidé d’étendre davantage leur primauté sur une bonne partie du territoire national.

 

C’est pourquoi, depuis une dizaine de jours, ces groupuscules armés clairement identifiés, dont certains entretiennent parfois des relations d’affaires étroites et privilégiées avec les tenants du régime en place, y compris avec d’éminentes personnalités de la Minusca, massacrent impunément les population de Niem, Alindao, Bangassou, Bakala, Bambari, Kaga-Bandoro, Rafaï et Zémio pour ne citer que ces localités.

 

Ces massacres de populations répondent-ils à une planification ? Un plan qui consisterait par exemple à inverser l'équilibre démographique et confessionnel dans les régions visées ? Il est permis de le penser!

 

Je déplore et condamne avec la dernière vigueur, une fois encore, l'utilisation de la violence gratuite et insensée comme mode de revendication et de règlement de conflit.

 

Le drame qui se déroule ces derniers jours dans les préfectures du Mbomou, mon terroir, du Haut-Mbomou, de la Basse-Kotto, la Haute-Kotto, de l’Ouham et de l’Ouham-Pende, est la conséquence de la fuite en avant, des fausses solutions, de l’inconséquence, du renoncement si ce n’est de la démission pure et simple du pouvoir en place.

 

D’ailleurs, comme à son habitude, la seule réponse apportée par le gouvernement face à cette situation dramatique est d’accuser les hommes politiques d’être des instigateurs et des commanditaires des groupes armés. Une argutie aussi fallacieuse que dangereuse.

 

D’un autre côté, l’approche des représentants des Nations-Unies à Bangui, qui disposent pourtant d’un mandat robuste pour imposer la paix, est assez surréaliste. Sinon, ils n’auraient pas permis au criminel nigérien Ali Darassa de quitter tranquillement Bambari pour aller poursuivre ses exactions dans une autre partie du territoire national.

 

En cette circonstance dramatique, j'exhorte le gouvernement de M. Sarandji à faire preuve d'esprit d'initiative. Étant donné que nous ne pourrions pas faire l'économie d'une confrontation armée, j'invite les plus hautes autorités de notre pays à demander l'aide militaire de certains pays frères telle que l’Angola, ayant le savoir-faire nécessaire, afin de reprendre le contrôle de l'ensemble du territoire souverain de notre pays et surtout de mettre hors d'état de nuire tous ces aventuriers qui mettent à rude épreuve la paix sociale. Il existe des précédents dans l’histoire récente de la sous-région.

 

Les plus hautes autorités de notre pays auraient tort de suivre, tels les moutons de Panurge, les vieilles recettes de la Minusca, dont les responsables semblent avoir du mal à modifier leurs logiciels pour les adapter aux réalités de la crise centrafricaine.

 

Privilégier le fameux programme DDRR ( qui est d'ailleurs loin d'être une panacée), c’est bien, prôner le dialogue, relève du simple bon sens mais c'est encore mieux d'avoir la maîtrise complète de l'agenda militaire. D'autant qu'il est toujours moins intéressant de négocier en position de faiblesse.

 

Confronté au déplaisir de l’inaction et à mon impuissance d’agir d’une manière ou d’une autre sur le cours des événements, j’ai une pensée très émue pour les victimes de cette folie meurtrière. Je veux, encore une fois, exprimer ma sympathie et ma solidarité à l’ensemble des familles endeuillées.

 

Georges Adrien Poussou


adrien_poussou@yahoo.fr

 

* Adapter de l’expression de Spinoza, « ni rire, ni pleurer mais comprendre ».

 

 

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Georges Adrien POUSSOU


Ancien Ministre

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 19:20
Tout et son contraire en République Centrafricaine !  par Aubin-Roger KOMOTO

 

 

 

Le peuple continu de subir, la volonté de la communauté internationale décriée. Ou va t'on quand on ait arrivé à une telle meurtrissure morale ?

 

Les prêcheurs pouvaient ignorer son risque, la reconnaissance ou la peur pouvait lui commander des sacrifices, et la loi générale. Trouble dans  un cas particulier, les prêcheurs devaient reprendre tout son empire du moment que les causes de perturbation auraient cessé d'agir.

 

Enfin !  Combien peu de faits particuliers sont complètement avérés ! Combien peu d’entre eux sont observés avec toutes leurs circonstances en Centrafrique ! Et, en les supposant bien avérés, bien observés et bien décrits !  Combien n’y en a-t-il pas qui ne prouvent rien, ou qui prouvent le contraire de ce qu’on veut établir ? Par ailleurs, aussi n’y en a-t-il d’option extravagante qui n’ait été appuyée sur des faits ? Et c’est avec des faits qu’on a souvent égaré l’autorité de l’État, l’autorité publique. La connaissance des faits, sans la connaissance des rapports qui les lient, n’est que le savoir non digéré des anciens gouvernants, d'autant plus que, ceux actuellement les gouvernants  les plus instruits ne connaissent guère complètement qu’une série de fait, ce qui ne les permettent d’envisager les questions que d’un seul côté. Les constats, les diagnostiques sont incontestable. Qui  a un goût bien évidement très amère pour le peuple Centrafricain.  Dans les émotions, la colère souvent, je me mets à écrire pour m’exprimer, directement sans y aller par quatre chemins, parce que j’aime mon Pays, tout le peuple Centrafricain son lié comme  des parents, Frères, sœurs, enfants, sans distinction, avec discernement d’autant, de races, d’ethnies, de religions. C’est un peuple qui a tout perdu dans le sens propre des thermes (son humanité, son sens de fraternité, la responsabilité, l’effort pour bâtir son avenir …etc.). Je ne parle pas de sacrifice, puisque c’est un peuple par les dictats des politiques, des mercenaires rebelles sont déjà sacrifier … ! PEUPLE DE CENTRAFRIQUE DEBOUT, UNISSEZ  VOUS, AFIN DE COMBATTRE  LES MALS QUI VOUS ENVAHIES

 

C’est une opposition bien vaine que celle de la théorie et de la pratique ! Qu’est-ce donc que la théorie, sinon la connaissance des lois qui lient les effets aux causes, c’est-à-dire, des faits à des faits ? Qui est ce qui connait mieux les faits que les théoriciens qui les connaissent sous toutes leurs facettes, et qu’ils savent les rapportés… ! Et qu’est-ce que la pratique sans la théorie ?!  C’est-à-dire, l’emploi des moyens sans savoir comment ni pourquoi ils agissent ? Ce n’est qu’un empirisme dangereux, par lequel on applique les mêmes méthodes à des cas opposés qu’on croit semblables, et par où on voulait  aller (Négocier avec un homme qui a les armées dans les mains, c’est prêchés dans le vide), la puissance du feu c’est lui qui là ! ne dit-on pas qu’il faut combattre le mal par le mal ?

 

 La tragédie que subisse le peuple Centrafricain est indéfinissable, indescriptible, invraisemblable, pourtant la communauté internationale présente  qui souffle une démarche de solutionnement de cette crise Centrafricaine, de l’immédiabiliter de toutes les situations gangrènantes en Centrafrique baptisé les Rebelles « factions armées non conventionnelle » essaie d’apporter une réparation sécuritaire disparate. Par ailleurs aider à la remise de l’ordre constitutionnelle, que seulement là pour accompagner les gouvernants au vue d’une  restauration de l’autorité de l’État, de l’administration dans sa mission régalienne qu’opérationnelle. Malheureusement l’attentiste et le statu quo, gagne le mode de la gouvernance, et dans l’opposition politique, mais le bateau coule. Visiblement une indifférence patente de la souffrance des Centrafricains.

 

C’est ainsi qu’après avoir vu le système exclusif en matière de la gouvernance (c’est-à-dire, l’opinion qu’une Nation ne peut gagner que ce qu’une autre perd), interrogeant nous réellement de l’efficacité, de la volonté à la matière. Prenant model, adoptant l’exemple de la renaissance des arts et des lumières de l’Europe, sur le développement de leur continent, le développement humaine pour son épanouissement dans des différents domaines. Soit la sécurisation et, l’intégration territoriale, l’émancipation et l’éducation,  commerce et développement de l’économie …etc.  Il faut donc, pour parvenir à la vérité, connaitre, non beaucoup de faits, mais les faits essentiels et véritablement influents, les envisager sous toutes leurs facettes, et surtout en tirer des conséquences justes, être assuré que l’effet qu’on leur attribue vient réellement d’eux, et non d’ailleurs. Toute autre connaissance de faits est un amas d’où il ne résulte rien, une érudition d’a-panache. Et remarquez que ceux qui possèdent ce mince avantage, qui ont une mémoire nette et un jugement obscur, qui déclament contre les doctrines les plus insolites, fruits d’une vaste expérience, d’un raisonnement sur. Qui crient au système chaque fois qu’on sort de leur routine, sont précisément ceux qui ont le plus de systèmes, qui les soutiennent avec l’opiniâtreté de la sottise, c’est-à-dire, avec la crainte d’être convaincus, plutôt qu’avec le désir d’arriver à la vraie problématique.

 

Par ailleurs pourquoi les dirigeants et le peuple Centrafricain ne profite presque jamais des leçons de l’expérience du passé ? Pour profiter, il faudrait que la clairvoyance, fût en état de saisir la liaison des causes et des effets, ce qui suppose un très-haut degré de lumières, une grande capacité de réflexion, d’observation, avoir une vision. Les dirigeants Rwandais et le peuple Rwandais, on fait  preuve de la volonté de sortir de l’obscurité…etc. Par rapport de tous les faits assombrissant de leur histoire.

 

Lorsque la  Nation Centrafricaine serait en état de profiter de l’expérience quelconque, le simple bon sens leur suffirait d’avancer. C’est une des raisons qui les mettent dans la nécessité d’être constamment dirigées par le premier vendeur de soupe, qui les promettes le monde et les merveilles. Sans oublier, juste, on les sollicite pour une sacre personnel et assouvir à leur propre cause égoïste. Aux soit disant les politiques un contrat d’entre-loupe : un pacte Républicain, n’exclut pas l’opposition politique.  La Nation Centrafricaine, tout ce qu’elle peut désirer, c’est que leurs lois soit faite (la sécurisation de leur vie, l’intégrité territoriale, se soigner, s’éduquer, se loger, se nourrir…etc.) exécutées dans le sens de l’intérêt général. Tel est le problème que les différents constituants politiques résolvent plus ou moins imparfaitement, dû aux incompétences notoires. Je suis encore à nouveau contrarier. En désarrois pour les faits tragiques dans la région de la Ouaka et Haute-Kotto, Basse-Kotto.

 

Urgence !!!  Il est temps de cesser de théoriser et opter pour des actions plus pragmatiques, que pratiques pour les intérêts de la Nation, avec des gens compétents, expérimentés, intègres, courageux.

 

Fait, à Lyon 15/05/20017

 

Diaspora,

 

Monsieur Aubin-Roger KOMOTO

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 18:49
Centrafricain : Des leaders politiques mis en cause dans les violences à l’intérieur du pays

 

 

 

 

Par Judicael Yongo le 18 mai 2017

 

BANGUI, le 18 Mai 2017(RJDH) — le comité de soutien de Faustin Archange Touadera accuse certaines personnalités politiques de l’opposition d’être à l’origine de soubresauts et de la tension sécuritaire au sud et à l’est du pays. Position exprimée par Didacien Kossimatchi, Porte-parole de cette structure ce 18 mai à Bangui.


Il s’agit selon ce comité, de Me Nicolas Tiangaye de la CRPS, d’Alexander Ferdinand Nguendet du RPR et de Crépin Mboli-Goumba du PATRIE qui ont successivement claqué la porte de la majorité présidentielle au profit de l’opposition démocratique.

 

Didacien Kossimatchi considère l’évolution de la situation sécuritaire dans le sud et l’est de la RCA comme conséquence directe du choix politique de ces leaders, « à quel jeux jouent Me Nicolas Tiangaye, Alexandre Nguendet et Crépin Mboli-Goumba, ceux -là même ont fait la pluie et le beau temps sous le régime sanguinaire de Djotodja qu’ils ont aidé à prendre le pouvoir, bien connus pour être la tête pensante de l’ex-Coalition Séléka en appelant aujourd’hui à la constitution d’un front de l’opposition ? » s’est-il interrogé.

 

Il a annoncé par ailleurs, une vague d’arrestations et des actions politiques dans les jours à venir. Selon le constat du RJDH, les personnalités citées demeurent des présumés innocents dans n’importe quelle affaire jusqu’à leur ralliement à l’opposition démocratique. Nos tentatives pour joindre ces personnalités politiques ont été sans succès.

 

Ces accusations interviennent dans un contexte de crise institutionnelle entre l’exécutif et le parlement.

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 18:47
Lu pour vous : À Bangassou, une attaque meurtrière très préparée

 

 

À Bangassou, une attaque meurtrière très préparée

 

http://www.la-croix.com  Olivier Tallès, le 18/05/2017 à 17h39

 

Plusieurs dizaines de musulmans ont été tués par un groupe armé dans cette localité de l’est de la Centrafrique.

 

À Bangassou, petite ville de l’est de la Centrafrique, à 500 kilomètres de la capitale Bangui, l’évêque espagnol Juan José Aguirre Munos a appris au fil des coups d’État, du passage des rébellions et des exactions de l’Armée de libération du Seigneur (LRA), à sauver des vies en mettant la sienne en péril. Le week-end du 13 et 14 mai, il a une fois encore tenté de stopper le massacre en cours en faisant obstacle de son corps.

 

Tout a commencé le 13 mai par l’irruption dans la commune de plusieurs centaines d’hommes bien armés et organisés, malgré la présence d’un contingent de la Minusca (la mission des Nations unies en Centrafrique). « Nous savions qu’ils approchaient depuis plusieurs jours », a raconté un humanitaire sur place. Au préalable, les assaillants avaient coupé les communications téléphoniques de cette localité excentrée.

 

Une fois sur place, ils ont commencé à tirer au hasard sur les membres de la communauté musulmane du quartier de Tokoyo. Des milliers de musulmans ont alors fui vers la brousse, l’hôpital, la paroisse, ou encore en se réfugiant chez leurs voisins catholiques. Un millier a également rejoint la mosquée où Mgr Juan José Aguirre Munos s’est rendu dimanche afin de tenter de les évacuer vers l’église.

 

Près de 115 victimes pour l’instant

 

« Pendant trois jours, la mosquée a été encerclée par des snipers, témoigne-t-il par Internet. Nous étions sans eau ni nourriture. Ils ont tiré sur quelqu’un très près de moi. Personne ne m’a visé mais les musulmans étaient ciblés comme des lapins. » L’imam qui se trouvait aux côtés de l’évêque est mort pendant une première tentative d’évacuation.

 

Dépêché en urgence à la tête d’une mission de médiation, l’archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga a obtenu, le 15 mai, le retrait des hommes armés de la localité et le transfert des musulmans dans l’église, où ils sont toujours réfugiés.

 

Après le massacre, restent les questions. Qui sont les assaillants ? Quelles sont leurs motivations ? Les casques bleus ont évoqué des anti-balaka, ces rebelles qui se disent pro-chrétiens, avant de revenir en arrière. Le bilan lui aussi reste incertain. La Minusca a évoqué 26 civils tués et un casque bleu marocain : un chiffre largement sous-estimé selon la Croix-Rouge centrafricaine, qui dit avoir comptabilisé 115 victimes. « Nous avons enterré 80 morts », témoigne Mgr Aguirre Munos.

 

Si le calme est revenu à Bangassou, les assaillants seraient toujours dans la brousse autour de la localité. Des affrontements entre groupes armés ont également été signalés à Bria, dans le centre du pays, une de ces nombreuses régions qui échappent à l’autorité de Bangui ou de la force de maintien de la paix.

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