Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 22:13
LE PRESIDENT TOUADERA AU 33è SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT DE L'UA
LE PRESIDENT TOUADERA AU 33è SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT DE L'UA
LE PRESIDENT TOUADERA AU 33è SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT DE L'UA
LE PRESIDENT TOUADERA AU 33è SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT DE L'UA
LE PRESIDENT TOUADERA AU 33è SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT DE L'UA
LE PRESIDENT TOUADERA AU 33è SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT DE L'UA
LE PRESIDENT TOUADERA AU 33è SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT DE L'UA
LE PRESIDENT TOUADERA AU 33è SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT DE L'UA
LE PRESIDENT TOUADERA AU 33è SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT DE L'UA
LE PRESIDENT TOUADERA AU 33è SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT DE L'UA
LE PRESIDENT TOUADERA AU 33è SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT DE L'UA
LE PRESIDENT TOUADERA AU 33è SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT DE L'UA

 

sources : Palais Renaissance 

 

LE PRESIDENT TOUADERA PREND PART AU 33è SOMMET DES CHEFS D’ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT AFRICAIN A ADDIS-ABEBA

 

Le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA est à ADDIS ABEBA en Ethiopie où il a pris part aujourd’hui à l’ouverture du 33 è sommet de l’Union Africaine aux côtés de ses pairs venus de tous les coins d’Afrique.


« Faire taire les armes d’ici 2020 : créer les conditions favorables au développement de l’Afrique ». C’est le thème de ce sommet consacré à la recherche des solutions aux nombreuses crises qui secouent le continent africain.

Ce sommet est une aubaine pour la RCA qui a passé la moitié des années après son indépendance dans les crises militaro-sécuritaire.


Depuis son arrivée à la magistrature suprême de l’État centrafricain, le Président TOUADERA ne cesse de promouvoir le dialogue et la politique de la main tendue pour ramener définitivement la paix dans son pays et amorcé le développement.
A Addis Abéba, le Chef de l’État centrafricain a effectué en marge de ce sommet, plusieurs rencontres bilatérales.


Le Président TOUADERA a ouvert le bal de ses nombreuses audiences avec le Secrétaire général des Nations Unies Antonio GUTERRES. Tout en remerciant les Nations Unies pour l’allègement de l’embargo sur les armes, le Président TOUADERA a plaidé pour la levée totale de cet instrument qui empêche les Forces Armées Centrafricaines de participer de manière active aux opérations de la sécurisation du territoire de leur pays. Le Chef des Nations Unies a félicité le Président TOUADERA pour les nombreux efforts de son gouvernement en faveur de la paix.
Enfin, Antonio GUTERRES a déclaré que l’ONU allait soutenir le processus électoral et aider la RCA à respecter les dates fixées pour ces grandes échéances.
Le numéro Un centrafricain a ensuite successivement rencontré les présidents de la Guinée Équatoriale, du Mali et du Congo.

Ensemble avec les Chefs d’État Ibrahim BOUBACAR KEITA, OBIANG NGUEMA BASOGO et Denis SASSOU NGUESSO, le Président TOUADERA et ces derniers a fait le tour d’horizon de l’actualité africaine et ont discuté des questions d’intérêt commun.
Le Président TOUADERA est accompagné d'une forte délégation ministérielle.

 

INTERVENTION DE SON EXCELLENCE LE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT

 

SESSION PAIX ET SECURITE

Addis Abeba, 10 février 2020

 

Excellence Monsieur le Président,


Je vous adresse toutes mes félicitations et vous assure du soutien de la République Centrafricaine pour la réussite de votre mission à la tête de notre Union.
Je prends la parole pour saluer l’excellente qualité du travail accompli par le Conseil de Paix et de Sécurité sur l’état de la paix et de la sécurité dans notre continent.
La République Centrafricaine adhère aux grandes orientations stratégiques édictées par le Comité Technique Spécialisé sur la Défense, la Sûreté et la Sécurité, lesquelles visent à « faire taire les armes en Afrique à l’horizon 2020 ».

J’exprime mon indéfectible adhésion à toutes les démarches relatives à la création des conditions propices au développement durable, à la promotion d’un dialogue politique inclusif pour le règlement des différends par le biais de mécanismes de l’Union Africaine sur la médiation, la politique de bon voisinage, la réconciliation et le règlement pacifique des différends, prévus dans le cadre de l’Architecture africaine de paix et de sécurité.

La RCA qui a toujours bénéficié de la sollicitude de l’Union Africaine, ne ménagera aucun effort pour apporter son soutien à l’adoption de la doctrine de l’Union Africaine sur les opérations de soutien à la paix, pour la mise en place de la Force Africaine en attente, et pour l’adoption de la politique de l’Union Africaine sur la gestion des armes légères et de petit calibre.

Il y va de la sécurité et de la paix dans notre continent, aujourd’hui confronté au terrorisme, à la radicalisation et à l’extrémisme violent.

Je formule le vœu que notre Institution continentale s’investisse efficacement dans la réalisation des immenses chantiers annoncés tout en restant particulièrement attentive à la situation de la RCA.

Je vous remercie.

 

INTERVENTION DE S.E.M. PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT SUR LE RAPPORT SUR LA REFORME INSTITUTIONNELLE DE L’UNION AFRICAINE

 

Excellences, Mesdames et Messieurs, Je voudrais adresser mes félicitations à Son Excellence Paul KAGAME, leader sur la Réforme institutionnelle de l’Union Africaine pour sa brillante présentation.

Je voudrais aussi féliciter la qualité du rapport présenté par Son Excellence Moussa FAKI MAHAMAT, Président de la Commission de l’Union Africaine.


Excellences, Mesdames et Messieurs,


Les grands progrès réalisés par notre Organisation dans le cadre de ses plans de réforme institutionnelle sur un certain nombre de fronts, méritent d’être salués par tous.

Notre souci d’avoir une Organisation forte et financièrement indépendante, se matérialise à travers les différents efforts qui se conjuguent grâce à la volonté affichée des Chefs d’Etat et de Gouvernement, mais aussi la prouesse du leader sur cette question en Synergie avec la Commission de l’Union Africaine.

C’est pourquoi, afin de rendre efficace la répartition des tâches et responsabilités entre l'UA et les communautés économiques régionales (CER), il convient de souligner les progrès accomplis dans cette direction avec la tenue de la première réunion de Coordination des CER à Niamey au Niger au mois de juillet 2019.

Au niveau de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) ma région, il convient également de saluer l’engament de tous les Etats dans le cadre de la réforme de notre communauté, où les prochaines étapes seront la ratification du Traité, l’opérationnalisation de la Commission et des différents Organes ainsi que le recrutement du personnel.

Nous saluons par ailleurs les progrès accomplis dans le cadre de l'opérationnalisation du Fonds pour la paix de l'UA, qui dispose dorénavant d'un conseil d'administration, avec une représentation équilibrée de toutes les régions.

Nous encourageons la Commission à poursuivre et finaliser son plan de transition et la stratégie de financement de la nouvelle structure.


Je vous remercie.

 

 

LE PRESIDENT TOUADERA A ÉCHANGÉ AVEC CHARLES MICHEL, PRÉSIDENT DE LA COMMISSION EUROPEENNE


Présent à Addis – Abéba pour prendre part au 33è sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine, le Président TOUADERA s’est entretenu ce matin avec Charles MICHEL, Président de la Commission Européenne.
La Commission Européenne par la voix de son président Charles MICHEL, souhaitait s’enquérir sur le développement de la situation politico-sécuritaire de la République centrafricaine et d’examiner avec le Président TOUADERA les perspectives d’avenir de ce pays qu’elle soutient activement, pour le retour de la paix et de la cohésion sociale.

Les deux hommes d’Etat ont échangé sur le financement des élections législatives et présidentielle qui se tiendront en décembre 2020.

Ils ont passé en revue l’actualité politique de ces dernières semaines, actualité qui est dominée par le retour à Bangui des anciens présidents BOZIZE et DJOTODIA.
Le premier anniversaire de l’Accord Politique pour la Paix et la Sécurité et la levée totale de l’embargo sur les armes étaient aussi à l’ordre du jour de cette audience.
A cet effet le Président TOUADERA a remercié le Président de la Commission de l’Union Européenne, Charles Michel pour l’accord favorable que son institution a donné à sa demande d’élargissement de la mission de la formation aux policiers centrafricains.

La demande de la levée de l’embargo est motivée par l’insuffisance des moyens létaux à l’heure où l’Etat centrafricain et la communauté internationale reconstruisent les forces de défense et de sécurité.

Le Président de la Commission Européenne, Charles MICHEL s’est dit disposé à accompagner d’avantage la RCA dans sa marche pour la paix.

 

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 22:11
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH
Nouvelles nationales sur RJDH

 

Centrafrique : La FIDH salue le verdict de la cour criminelle condamnant les miliciens de Bangassou

 

BANGUI, le 07 février 2020 (RJDH)---La Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH) salue la décision de la cour criminelle, dans un communiqué publié quelques heures après le verdict, condamnant lourdement cinq responsables des milices antibalaka reconnus coupables des crimes de Bangassou en 2017.

« Nos organisations, parties civiles au procès, saluent ce verdict, qui démontre la volonté grandissante des autorités judiciaires centrafricaines à mener à leur terme des procès de premier plan contre les responsables des violences et crimes internationaux qui endeuillent la République centrafricaine depuis 2012 », se félicite la FIDH dans un communiqué publié quelques minutes après le verdict de la cour criminelle.

Les 5 chefs de guerres ont été reconnus coupables de crimes de guerre, crimes contre l’humanité, atteinte contre les personnes jouissant d’une protection internationale, association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et munitions de guerre et assassinat et ont été condamnés à une peine de prison et de travaux forcés à perpétuité. 17 de leurs éléments ont été condamnés à 15 ans de réclusion et 6 autres à 10 ans, tous pour association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et munitions de guerre et assassinat.

« Par la décision rendue aujourd’hui la justice centrafricaine marque son attachement à la lutte contre l’impunité. Il faudra toutefois poursuivre les efforts pour que la situation des autres victimes soit prise en compte dans un avenir proche, car la justice demeure le dernier rempart pour toutes les victimes des crimes de droit commun et de crimes internationaux », a déclaré Maître Mathias Barthélémy Morouba, Président de l’OCDH et avocats des victimes de Bangassou.

Deux ans et demi après les violents épisodes de mai 2017 à Bangassou ayant causé la mort de plusieurs dizaines de civils et de plusieurs casques bleus, la cour criminelle de Bangui a rendu aujourd’hui et après 3 semaines de procès un verdict très attendu. Elle a condamné lourdement cinq responsables de milices anti-balaka : Kevin Bere Bere, Romaric Mandago et Crépin Wakanam (alias Pino Pino), Patrick Gbiako, Yembeline Mbenguia Alpha, ainsi que 23 autres miliciens sous leurs ordres.

Vianney Ingasso

 

 

Centrafrique : L’opposition centrafricaine se réunit dans une nouvelle coalition

 

BANGUI, le 10 février 2020 (RJDH)---L’opposition démocratique centrafricaine se réunit au sein d’une nouvelle plateforme politique dénommée « Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 » (COD 2020). L’annonce a été faite samedi 08 février à Bangui au siège de l’URCA après l’adoption de la charte de l’opposition.

Les principales formations politiques de l’opposition centrafricaine ont adopté samedi 08 février la charte de l’opposition démocratique sous la dénomination « Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 ». La signature de la charte est prévue pour le mardi 11 février 2020 ainsi que la désignation de celui qui sera son leader.

Comme toute organisation politique, la COD 2020 s'est fixée pour but la défense de la démocratie et des citoyens par rapport à leur droit à vivre en paix, selon Anicet Georges Dologuele« Les élections sont des opérations techniques. Ce n’est pas à force de marteler dans toutes les réunions que les délais seront tenus, qu'ils seront tenus. C’est des opérations techniques donc nous devons veiller à ce que chaque étape soit respectée et dans des conditions acceptables », a indiqué Anicet Georges Dologuele, chef de file de l'opposition centrafricaine.

Le Président de l’URCA a précisé que cette coalition de l’opposition ne se versera pas dans une opposition stérile ou farouche. « Nous sommes vigilants. Nous ne contestons rien, mais nous voulons que les choses se passent bien dans le pays », a-t-il déclaré.

Pour mémoire, une première rencontre similaire s’était déjà tenue au mois de novembre 2019 en vue de la création d’une coalition de l’opposition démocratique. 

Vianney Ingasso

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 22:03
Nouvelles nationales sur RNL
Nouvelles nationales sur RNL

 

Ouham : L'autorité de l'Etat de retour à Nanga Boguila

 

https://www.radiondekeluka.org/ lundi 10 février 2020 14:53

 

Après 7 ans d'absence, la brigade de la gendarmerie de Nanga Boguila est désormais opérationnelle. Une présence qui témoigne du retour de l'autorité de l'Etat. Les habitants sont dans la joie de voir le retour des gendarmes dans la localité.

Après 7 ans d'inactivité en raison de la crise militaro-politique, la brigade de Nanga Boguila a été recouverte le samedi 8 février 2020. La cérémonie s'est déroulée devant la sous-préfecture de la localité en présence des autorités, cadres des services déconcentrés de l'État, la Minusca et la population venus pour la circonstance. Cette reprise des activités vise à restaurer l'autorité de l'Etat à travers le redéploiement des forces de défense et de sécurité intérieure dans les sous-préfectures de l'Ouham.

De tous les 4 coins de la ville, hommes, femmes et enfants ont envahi la sous-préfecture où s'est déroulée la cérémonie pour contempler de nouveau, la présence d'une force régulière après le passe des ex séléka. "Un pas vient d'être franchi certes, mais la réalité reste celle du déploiement des Forces Armées Centrafricaines", a déclaré Jean Paul GOYO, Sous-préfet de Nana-Boguila. 

 "Les Gendarmes redéployés ne peuvent mener à bon port leurs activités s'ils manquent des moyens logistiques et du soutien de la population" a alerté Alexandre LAMER, Commandant de Compagnie de la Gendarmerie de Bossangoa  demandant à  " la population de Nanga Boguila de coopérer en nous donnant des informations qu'il faut pour l'efficacité de notre mission et de même à cette population d'être tolérante... "

 La brigade de la Gendarmerie de Nana-Boguila a été détruite pendant la crise militaro politique qui a secoué le pays. Elle a un local aujourd'hui grâce à un ressortissant de la localité.  Le retour de l'autorité de l'Etat constitue un pilier important du plan de consolidation de la paix en Centrafrique (RCPCA).          

 

 

Centrafrique : La COD-2020, une nouvelle plateforme de l'opposition

 

https://www.radiondekeluka.org  lundi 10 février 2020 15:20

 

L'opposition démocratique en Centrafrique entend lancer mardi 11 février 2020 sa nouvelle plateforme politique. La Coalition de l'Opposition Démocratique 2020 se veut défenseur de la démocratie et du droit du citoyen à la paix. Les leaders ont élaboré samedi 08 février, la charte de cette coalition à Bangui.

Il ne reste que l'intégration des amendements apportés aux textes qui sera signé par chaque parti membre de cette coalition essentiellement de l'opposition démocratique. Le document qui sera signé par les acteurs est l'aboutissement des discussions amorcées depuis le 29 novembre 2019 sous l'égide du chef de fil de l'opposition Anicet Georges Dologuélé.

Cette coalition est née à un moment où les élus de la nation sont appelés à voter en mars prochain la loi portant statut de l'opposition en Centrafrique. Pour Anicet Georges Dologuélé, les objectifs assignés à cette plateforme politique sont clairs, la défense de la démocratie.

"Le but qu'on s'est fixé, c'est la défense de la démocratie, la défense des citoyens par rapport à leur droit de vivre en paix, le droit de défense de tout ce qui touche aux questions de sécurité et de paix dans le pays. Veiller à ce que la démocratie soit respectée et que les choses ne soient pas manipulées pour que les échéances électorales ne passe males" a-t-il noté.

D'ores et déjà, la problématique des élections occupe la première ligne de cette coalition. " Nous sommes vigilants, nous voyons que la population et la totalité de la classe politique se pose la question de savoir est-ce que le délai électoral sera tenu. Ce n'est pas en martelant dans toutes les réunions que les délais seront tenus que ça va se faire. Ce sont des opérations techniques. Nous devons veiller à ce que chaque étape soit respecté" a-t-il insisté.

Cette plateforme politique COD-2020 réunit plusieurs partis politiques et est la benjamine du Front Uni pour la défense de la nation "E Zingo Biani" qui lui, regorge des organisations de la société civile.  

 

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 22:01
La France perd une place dans le coeur des leaders d'opinion en Afrique

 

La France perd une place dans le coeur des leaders d'opinion en Afrique

 

http://www.rfi.fr/ 08/02/2020 - 02:30

 

Les États-Unis, l'Allemagne, le Canada, la Chine et la Grande-Bretagne devancent Paris, selon le baromètre réalisé par l'institut Immar et le Conseil français des investisseurs en Afrique (Cian). Les États-Unis sont désormais le pays préféré des leaders africains.

Certes l'arrivée de quatre nouveaux pays dans le baromètre, l'Égypte, le Nigeria, l'Éthiopie et le Kenya, a fait mécaniquement remonter les États-Unis et le Canada ; et tout aussi mécaniquement reculer la France à la sixième place. Mais il demeure que Paris, englué dans une relation émotionnelle avec ses anciennes colonies, peine à convaincre les leaders africains interrogés par l'Institut Immar pour cette étude réalisée auprès des leaders économiques, politiques, culturels et sociaux dans douze pays répartis dans l'ensemble du continent, à l'exception toutefois de l'Afrique australe.

Alors que la sécurité est de loin la première préoccupation de ces leaders, l'intervention française au Sahel semble peser sur la cote d'amour, souligne le président du Cian Etienne Giros, qui note que le « french bashing » est devenu à la mode.

« Ces débats permanents qu'on a sur la colonisation, sur le passé, sur nos relations, sur la Françafrique, donnent une connotation à notre relation, analyse l'expert. La deuxième chose, c'est que la France est très présente en Afrique, sur tout le spectre de l'activité humaine. Économiquement mais aussi militairement, diplomatiquement, culturellement avec la langue et historiquement. Donc c'est une manière de donner des accroches à la critique, puisqu'on se connait bien. Il y a un phénomène assez nouveau que l'on constate cette année, c'est que les pays qui connaissent des crises internes, politiques ou sécuritaires, sont ceux qui ont la moins bonne image de la France. C'est comme s'il y avait une espèce de responsabilité attribuée à la France de leur difficulté. Le Cameroun, le Burkina Faso, qui ont quelques difficultés internes, ont vu leur image de la France se dégrader. »

Résultat : sur les seuls pays francophones du panel, la France se classe neuvième au rang des partenaires jugés bénéfiques, juste devant la Belgique, bon dernier.

Cependant, si l'image de la France est dégradée, celle de ses entreprises reste bonne. Paris en classe deux dans le Top 10 des marques les plus appréciées, Orange et Renault. Un classement où le nombre d'entreprises africaines progresse. Comme le groupe Dangoté et l'avionneur Ethiopian Airlines. Quant aux personnalités de l'année, les leaders africains plébiscitent, et de loin, Paul Kagame le président rwandais, devant le milliardaire nigérian Aliko Dangoté.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 21:59
Bangui : les commerçants du PK5 effacent les traces des dernières violences

 

 

Centrafrique: à Bangui, les commerçants du PK5 effacent les traces des dernières violences

 

 

http://www.rfi.fr/ Charlotte Cosset 10/02/2020 - 00:08

 

À Bangui, des heurts violents ont eu lieu dans le quartier commerçant du PK5 à majorité musulmane fin décembre. Plus de trente personnes ont été tuées, environ 80 boutiques pillées et ou brûlées selon les commerçants sur place. Moins de trois semaines après ces évènements, la plupart des commerces du quartier sont ouverts et les travaux de reconstructions ont bien avancé.

Adi contrôle les travaux de reconstruction de sa boutique. Appuyé sur un tas de briques, il explique avoir beaucoup perdu. « Ça coûte combien de reconstruire une boutique comme ça par exemple ? Une seule boutique, ça coûte presque 900 000 FCFA. Oui c’est beaucoup. Actuellement on n’a pas de marchandises, mais on peut les acheter à Douala, on va essayer de s’organiser. Les marchandises ont été pillées. Et c’est la première fois que ça arrive ? Non c’est la deuxième fois. Comment on fait ? On est fatigué. »

En face de chez Adi, Abakar passe des tôles pour recouvrir le toit de sa boutique faite de planches. « Moi je vends des boucles d’oreilles et des habits pour les femmes, mais j’ai tout perdu. Ils ont mis de l’essence et mis le feu. Je reconstruis tout avec mes propres moyens petit à petit. »

La boutique d’Abdel est debout, mais a été pillée. Il est le délégué des commerçants de cette partie du marché. Ses étalages de rajout pour cheveux sont clairsemés. Il aurait aimé un soutien financier ou logistique des autorités pour lui et ses collègues. « Les gens ont eux-mêmes contribué pour la reconstruction de leurs boutiques. Il n’y a aucune aide. Moi-même j’ai perdu tous mes biens. Regardez ce qu’il me reste… Ce n’est pas beaucoup… Je me débrouille avec ce qu’il me reste. »

Les commerçants sont las de l’insécurité dans le quartier. Pour la première fois depuis 2018, les forces de sécurité intérieure ont recommencé les patrouilles… Souleiman se dit content de cette présence officielle. « Avant il n’y avait pas la sécurité. On avait tout le temps peur de devoir fermer la boutique et de ne pas pouvoir travailler. La nuit on ne dormait pas trop bien, mais quand je vois les policiers en pleine patrouille je suis content et je dors tranquillement. On fait confiance dans les policiers de notre gouvernement. »

Le PK5 est le poumon économique de la capitale. Les commerçants de ce quartier importent les marchandises, essentiellement du Cameroun et les réceptionnent au kilomètre 5 avant qu’elles soient redistribuées vers le centre-ville. Une richesse qui fait des envieux et qui a longtemps été taxée par les groupes d’autodéfense implantés dans le quartier depuis la crise de 2013. Les heurts du mois de décembre ont opposé les commerçants excédés par le racket à ces groupes d’autodéfense.

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 17:05
Visite à Bangui de l'ambassadeur Omar Hilale du Maroc auprès de l’ONU

 

NOTE D’INFORMATION

 

VISITE DU PRESIDENT DE LA CONFIGURATION RCA DE LA COMMISSION DE CONSOLIDATION DE LA PAIX DE L’ONU

 

Bangui, 10 février 2020 – Le président de la Configuration de la République Centrafricaine de la Commission de consolidation de la paix des Nations unies (PBC), l’ambassadeur du Royaume du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale, séjourne à Bangui, du 11 au 14 février, dans le cadre d’une visite destinée à s’informer sur la mise en œuvre de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) à explorer comment la PBC peut soutenir la préparation et l'organisation des élections 2020-2021 et continuer à promouvoir la mise en œuvre du RCPCA.

 

Durant son séjour, l’Ambassadeur Hilale sera reçu en audience par le Chef de l’Etat, le Premier ministre et des membres du Gouvernement et aura des sessions de travail avec la MINUSCA, les Agences des Nations-Unies et les partenaires techniques et financiers, notamment sur le processus électoral, sur la justice et l’Etat de droit et sur le plan de relèvement et de consolidation de la paix (RCPCA). Concernant l’APPR-RCA deux rencontres sont prévues, avec les garants et les facilitateurs d’une part, et avec les organisations de la société civile, soutenues par le Fonds de Consolidation de la Paix (PBF) et engagées dans la vulgarisation dudit Accord. La visite s’achève jeudi 13 Février en fin de journée avec une conférence de presse. 

 

La Commission de consolidation de la paix a été créée conjointement en 2005 par le Conseil de sécurité et lAssemblée générale en tant quorganisme consultatif intergouvernemental de lONU qui soutient les efforts de paix dans des pays sortant dun conflit. Elle a pour but de proposer des stratégies intégrées pour la consolidation de la paix et le relèvement post-conflit, de réunir tous les acteurs compétents et de mobiliser des ressources. En 2019, la Commission a contribué à attirer l'attention sur les besoins du pays en matière de paix et de sécurité après la signature de l'APPR-RCA, et à développer en parallèle un paquet de mesures, financées par le PBF, en soutien à la mise en œuvre de l'accord.

 

Le Fonds pour la consolidation de la paix, créé également, en 2005, est l’instrument financier utilisé en premier recours par l’ONU pour maintenir la paix dans les pays ou situations où un conflit violent risque d’éclater ou sévit déjà. Le Fonds, dont l’action porte sur l’ensemble des piliers autour desquels s’organisent les activités de l’ONU, appuie les interventions intégrées des organismes des Nations Unies, avec pour objectif de stimuler les processus de paix et mobiliser les ressources, entre autres. Entre 2008 et 2019, le Fonds a soutenu 53 projets en RCA pour une valeur totale de 100.326.859 dollars.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 22:45
AUDIENCES DU PRESIDENT TOUADERA

 

Source : Palais Renaissance


Semaine du 03 au 08 février 2020

 

Le Président de la République Faustin Archange TOUADERA a commencé les audiences de la semaine avec une délégation du Conseil Economique, Social et Environnemental français conduite par sa Vice-Présidente en charge de la Coopération internationale Madame Carole COUVERT.
Cette audience accordée le lundi 3 février 2020 au Palais de la Renaissance s’est déroulée en présence d’Eric GERARD, Ambassadeur de France en République Centrafricaine, d’Alfred POLOKO, Président du Conseil Economique et Social centrafricain et de Jean-Marie CAMBACERES.
Le Conseil Economique, Social et Environnemental français (C.E.S.E.) est une assemblée consultative chargée de conseiller le Gouvernement et le Parlement français sur l’élaboration des lois et sur les orientations de politiques publiques. Il collabore avec ses homologues au niveau territorial et international.
La délégation conduite par Madame Carole COUVERT est venue à Bangui examiner les voies et moyens pour la mise en œuvre de la convention signée en septembre 2019 entre les deux institutions centrafricaine et française. Le C.E.S.E. à la française est un outil de réforme et de changement au service de ceux qui légifèrent et qui décident, son expertise peut être bénéfique pour le jeune Conseil Economique Social centrafricain.
Ce voyage, dit-elle, lui a permis de s’imprégner de la situation politique et sociale de la République Centrafricaine.
………………

 

Le mardi 4 février, Madame Lucy TAMLYN, Ambassadrice des Etats-Unis d’Amérique en Centrafrique a introduit auprès du Chef de l’Etat centrafricain une délégation d’Experts américains, Conseillers en matière de DDRR.
Cette équipe conduite par l’Expert Américain Mario TAVOLAI et d’Emmanuel SAAVEDRA, Directeur au Département d’Etat travaille auprès de l’Unité d’Exécution du Programme National DDRR-RS.
Ce soutien des Etats-Unis d’Amérique répond à la demande centrafricaine d’appuis multiformes et d’assistances américaines au processus DDRR et à la mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine. A ce jour 3 experts américains sont dépêchés auprès du gouvernement centrafricain.
………………

 

L’autre audience du mardi 4 février porte sur la fourniture de l’eau et l’électricité dans les villes et villages du pays : une des grandes priorités du Président de la République Faustin Archange TOUADERA.
Au niveau de Bangui, on peut citer les travaux de construction du champ solaire de Danzi sur la route de Boali et la pose de la première pierre du champ solaire de Sakaï.
L’audience ainsi accordée à Grégoire VERHAEGHE, PDG du Groupe InnoVent et son équipe traite du projet de construction à Bossangoa, Berbérati et Bouar de centrales solaires de 5 MW capables d’alimenter ces capitales régionales en électricité.
InnoVent est une société de développement et d’exploitation de parcs éoliens et solaires en France et en Afrique. Créée en 2001, InnoVent est présente dans une dizaine de pays africains. Son expérience est reconnue dans le domaine de l’énergie renouvelable. Sa technologie est adaptée aux villes de taille moyenne au plus près de la population.
Sa présence en République Centrafricaine constitue un atout pour un pays comme le nôtre doté d’un potentiel éolien et d’un ensoleillement permanent.
……………..

 

Le Gestionnaire de fonds Noah ZAHROBSKY a rencontré au Palais de la Renaissance le mercredi 5 février 2020 le Président de la République Faustin Archange TOUADERA pour l’informer sur les financements obtenus du Fonds Mondial pour la Santé en faveur de la lutte contre le VIH/Sida, le Paludisme et la Tuberculose. Ces 3 fléaux touchent fortement notre population.
Les échanges ont porté sur les préparatifs des subventions à venir pour la période 2021/2023 estimées à 123 millions d’euros et destinées à éradiquer des pandémies du VIH/Sida, le paludisme, la tuberculose et renforcer le système de santé en République Centrafricaine.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 22:27
LE BURKINA FASO VA OUVRIR UN CONSULAT GÉNÉRAL AU SAHARA MAROCAIN
LE BURKINA FASO VA OUVRIR UN CONSULAT GÉNÉRAL AU SAHARA MAROCAIN

 

Lu pour vous

 

LE BURKINA FASO VA OUVRIR UN CONSULAT GÉNÉRAL AU SAHARA MAROCAIN

 

https://fr.le360.ma/ Par M'Hamed Hamrouch le 08/02/2020 à 11h39 (mise à jour le 08/02/2020 à 11h48)

 

Après les îles Comores, la Gambie, le Gabon, la Centrafrique, Sao Tomé-et-Principe, la Côte d’Ivoire, c’est au tour du Burkina Faso de décider d’ouvrir un consulat général au Sahara marocain, confirmant ainsi l’élan généralisé de soutien africain à la marocanité du Sahara. Décryptage.

La dynamique d’ouverture de représentations consulaires africaines au Sahara marocain se poursuit inlassablement. Et c’est au Burkina Faso de confirmer ce remarquable élan de soutien franc et de plus en plus prononcé à la marocanité du Sahara. «Le Conseil des Ministres du Burkina Faso qui s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 05 février 2020, sous la présidence de SEM Roch Marc Christian Kabore, président du Burkina Faso, a adopté un décret portant ouverture d’un Consulat général de ce pays à Dakhla», indique en effet un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

La décision de Ouagadougou porte ainsi à 7 le nombre de représentations consulaires inaugurées par des pays africains au Sahara marocain depuis le 18 décembre 2019. A leur tête les îles Comores, sont entrées dans les annales de cet acte fondateur par l’ouverture de la première représentation consulaire à Laâyoune. Outre les gouvernements des Comores et désormais celui de la Côte d’Ivoire et du Burkina Faso, quatre autres pays africains frères comptent des consulats généraux au Sahara marocain: la Gambie, la Guinée, le Gabon, la République centrafricaine et la république démocratique de Sao Tomé-et-Principe.

 Un remarquable rush diplomatique africain s’organise ainsi vers les provinces sahariennes marocaines, sur fond d’appels du pied pour que des pays d’autres continents, tels l’Europe, voire les Amériques, emboîtent le pays aux pays africains frères et ouvrent, à leur tour, des représentations consulaires à Laâyoune et Dakhla.

 Cet élan de soutien franc et de plus en plus prononcé à la marocanité du Sahara, s’inscrit en harmonie avec le discours historique prononcé par le Roi Mohammed VI, le 6 novembre dernier, à l’occasion du 44e anniversaire de la Marche verte, qui a été à l’origine de la décolonisation des provinces du Sud marocain. "Nos Provinces du sud constituent un véritable trait d'union entre le Maroc et le reste de l'Afrique sur les plans géographique, humain et économique", avait en effet souligné le souverain, dans un discours qui est en train de se traduire actuellement par des actes concrets. Ces derniers consolident dans les faits la pleine souveraineté du royaume sur ses provinces sahariennes, comme en témoigne l’établissement de la compétence juridique du Maroc sur ses frontières maritimes, et prochainement, sur ses frontières aériennes.

 

Par M'Hamed Hamrouch

 

 

Sahara occidental: le dossier qui complique la vie de l’Union africaine

 

http://www.rfi.fr/ 09/02/2020 - 17:56Modifié le : 09/02/2020 - 20:52

 

C’est l’un des sujets qui fâchent au sein de l’Union africaine : la situation du Sahara occidental. A chaque sommet, celle-ci s’invite dans les débats, l’UA étant la seule organisation où le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique (RASD) siègent côte à côte, mais souvent dos à dos.

 

De notre envoyée spéciale à Addis-Abeba, Paulina Zidi

 

« C’est une vraie cause de blocage de l’organisation ! » Pour un haut responsable de l’UA, ce dossier du Sahara occidental est l’un des sujets de ce sommet et plus largement de l’Union africaine. Un avis que n’a pas hésité à partager le président de la Commission de l’organisation, Moussa Faki Mahamat, devant tous les chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Addis-Abeba : « Le conflit du Sahara occidental demeure préoccupant pour le fonctionnement de notre organisation. » « C’est compliqué, confirme un diplomatique marocain, parce que c’est le plus vieux conflit non résolu du continent. »

« Nous avons cru être malins, avec l’histoire de la Troïka », ajoute le haut diplomate, « mais elle n’a pas encore réussi à se réunir. » La Troïka, c’est une décision de l’Union africaine qui remonte à l’été 2018 lors du sommet en Mauritanie. Comme souvent lors des rendez-vous de l’organisation, la question du Sahara occidental refait surface. Les chefs d’État adoptent alors à l’unanimité une résolution qui met en place une Troïka. Elle est composée de trois présidents de l’UA (l’actuel président en exercice, son prédécesseur et son successeur). Cette Troïka a pour mission de faire le lien avec les Nations unies en première ligne sur ce dossier. A cette époque, les deux camps crient à la victoire. Le Maroc estime en effet que le dossier reste entre les mains de l’ONU, ce qui constitue l’une de ses revendications. La RASD, de son côté, met en avant le fait que la question est désormais montée au niveau des chefs d’État.

Nouvel échec de la Troïka

Sauf que depuis, cette Troïka ne s’est jamais réunie. Et pour l’instant, ce 33e sommet ne déroge pas à la règle. Prévue à l’agenda ce dimanche avant l’ouverture de la réunion, la Troïka sur le Sahara occidental a encore une fois été annulée.

« Le Maroc essaye de gagner du temps. Ce sont des blocages au niveau de l’UA qui empêche cette réunion. Le Maroc n’en veut pas. Ce sont les mêmes entraves qu’on voit à l’ONU », confie un responsable du Front Polisario.

Le Maroc s’en défend. « Il n’y a aucune raison que cela fasse peur au Maroc. Il y a eu des tensions pendant plusieurs mois, après le retour du Maroc à l’UA, jusqu’à cette décision du sommet de Nouakchott. Nous étions d’accord avec la mise en place de ce processus de Troïka. Le dossier est à New-York et la Troïka doit accompagner ce travail. Si elle ne s’est pas réunie, j’imagine, que c’est pour des raisons de télescopages de calendrier », explique Nasser Bourita, le ministre des Affaires étrangères du Maroc.

Pourtant, du côté des Nations unies, le dossier n’avance plus. Après plusieurs rounds de négociations à Genève, l’émissaire onusien Horst Kholer a démissionné pour des « raisons de santé » en mai 2019. Pour la chercheuse à l’Université Paris I, Khadija Mohsen-Finan, « le dossier est au point mort aux Nations unies. Le fait qu’il n’y ait pas d’émissaire, ce n’est pas gratuit, si personne n’en veut, c’est parce qu’il n’y a pas d’avancée possible. L’ONU n’a plus la possibilité de résoudre ce conflit. »

Avancées marocaines sur le terrain

Sur le terrain, le Maroc avance ses pions avec deux lois qui étendent son emprise aux eaux territoriales du Sahara occidental. Plusieurs pays africains ont aussi récemment annoncé l’ouverture de consulats à Laâyoune. Il s’agit de la Côte d'Ivoire, du Gabon, des Comores, de la Centrafrique ou encore de Sao Tomé-et-Principe.

Elsa Pinto, ministre des Affaires étrangères de Sao Tomé-et-Principe reconnaît que cette décision est avant tout politique : « Pour nous, l’ouverture d’un consulat, où que ce soit au Maroc, c’est avant tout la mise en place pour nos ressortissants d’une instance administrative. Après que ce soit précisément à Laâyoune, la lecture que l’on puisse en faire, c’est que le Maroc a voulu y témoigner de sa suprématie locale. »

« C’est clairement une offensive du Maroc en plusieurs temps, analyse Khadija Mohsen-Finan. Ces ouvertures n’ont pas de raison diplomatique, mais c’est effectivement une mise en avant de la souverainement du Maroc, d’une souveraineté active. » Un responsable sahraoui fait exactement la même lecture : « L’objectif pour le Maroc, c’est la normalisation, Il veulent arriver à faire accepter par la communauté internationale à un état de fait. »

L’Afrique du Sud affiche sa position

« L’idée [du Maroc], explique un chercheur, c’est de marginaliser la RASD au sein de l’Union africaine. » La République arabe sahraouie occidentale peut encore compter sur des alliés de poids que ce soit l’Algérie ou le Nigeria. Et surtout l’Afrique du Sud, dont le dirigeant prend pour un an la présidence tournante de l’organisation. Et dès l’inauguration, Cyril Ramaphosa a exposé son point de vue déclarant son soutien sans faille « au peuple du Sahara occidental » et rappelant son « droit à l’autodétermination ».

« Ce n’est pas une surprise, confie le chef de la diplomatie marocaine. Il y a la position nationale, celle de l’Afrique du Sud que nous connaissons, et puis il y la présidence de l’UA, c’est autre chose. Quand l’ONU a voté la dernière résolution sur le Sahara rappelant les principes que l’on défend, le Conseil de sécurité était présidé par l’Afrique du Sud. Ça n’a pas empêché que cette résolution soit adoptée. »

« Mais ce sera tout de même difficile, prévient Ibrahima Kane de la Fondation Open Society. Cyril Ramaphosa va être partagé entre la ligne directrice de son parti l’ANC, qui soutient depuis toujours le Front Polisario, et son envie de ne pas rentrer en conflit direct avec le Maroc. D’autant plus que le Maroc commence à être un acteur important sur le continent sur le plan politique et économique. »

LE BURKINA FASO VA OUVRIR UN CONSULAT GÉNÉRAL AU SAHARA MAROCAIN

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 22:13
A Bangui, Ali Darass balaie les critiques sur l'UPC
A Bangui, Ali Darass balaie les critiques sur l'UPC

 

Centrafrique: à Bangui, Ali Darass balaie les critiques sur l'UPC

 

http://www.rfi.fr/ 09/02/2020 - 01:17

 

À l‘occasion d’une cérémonie officielle à la présidence pour marquer l'an un de l'accord de paix, de nombreux leaders de groupes armés sont venus à Bangui. Parmi eux le leader de l’UPC, Ali Darass. Il n’était pas venu à Bangui depuis 2017. Il n’avait pas fait le déplacement l’année dernière pour la cérémonie officielle faute des conditions de sécurités suffisantes, explique-t-il.

À Bangui, Ali Darass a rencontré le Premier ministre, le représentant du secrétaire général des Nations unies et le représentant de la CEEAC. L’objectif : faire une clarification sur la mise en œuvre de l’accord, explique Ali Darass

« Aujourd’hui, l’objectif de l’UPC en 2020 c’est la bonne application de la mise en œuvre de cet accord. Tout ce qui n’est pas respecté, il faut arranger cela pour que l’accord puisse perdurer. C’est surtout la mesure des USMS [Unité spéciale mixte de sécurité] prévue par l’accord qu’il faut respecter pour que la population puisse circuler librement et en toute sécurité. »

À Bangui, certains ont fait part de leurs frustrations face à la venue et à la libre circulation des chefs de groupes armés. Pour Ali Darass, les critiques des populations contre lui ne sont pas fondées

« Ce sont seulement des rumeurs sur l’UPC. Moi je sais que l’UPC a respecté cet accord et nous le respecterons jusqu’au bout. Ce sont surtout les médias qui divulguent les fausses informations sur l’UPC. Il y a des gens qui parlent dans les médias et racontent n’importe quoi, sans preuve. Vous savez que certains n’ont pas eu leur poste dans le gouvernement, et c’est pour cela qu’ils font circuler de fausses informations sur l’UPC. »

Selon la Minusca, l’UPC est l’un des groupes armés qui viole le plus l’accord de paix. La mission onusienne a mené une opération contre ce groupe la semaine dernière dans la ville d’Alindao suite à des incidents sécuritaires.

 

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com
9 février 2020 7 09 /02 /février /2020 00:06
RCA: une paix toujours fragile avant un scrutin à risque
RCA: une paix toujours fragile avant un scrutin à risque
RCA: une paix toujours fragile avant un scrutin à risque
RCA: une paix toujours fragile avant un scrutin à risque
RCA: une paix toujours fragile avant un scrutin à risque
RCA: une paix toujours fragile avant un scrutin à risque

 

 

Centrafrique: une paix toujours fragile avant un scrutin à risque

 

C'est un premier anniversaire que peu de centrafricains auront à cœur de souhaiter. Un an après sa signature entre le gouvernement et 14 groupes armés le 6 février l'accord de paix tient toujours, mais n'a jamais été aussi fragile à 10 mois d'une présidentielle à risque.

Dans un pays qui a connu 13 accords de paix et trois guerres civiles en vingt ans, jusqu'à la prise de Bangui par une coalition de groupes rebelles en 2013, les alternatives sont de toute façon réduites: pour les signataires comme les partenaires internationaux, "il n'y a pas d'autre narratif", confie une source diplomatique.

Si les violences ont baissé au cours des premiers mois de 2019, depuis septembre, elles se sont multipliées dans le nord-est, fief des rébellions successives contre le pouvoir de Bangui.

La préfecture de la Vakaga, voisine du Soudan, est ravagée par un conflit entre groupes signataires de l'accord. Ces affrontements se sont propagés à la préfecture voisine de la Haute Kotto et ont fait des dizaines de victimes fin janvier.

En dehors des massacres de Paoua en mai, la Centrafrique n'a plus connu de tueries de masse, mais des exactions contre les civils sont relevées presque quotidiennement sur un territoire toujours contrôlé aux deux tiers par les rebelles. Le nombre de déplacés internes a même augmenté en 2019, par rapport à l'année précédente, selon l’ONU.

Quelques progrès ont pourtant été enregistrés depuis un an. Principalement dans le nord-ouest, où les combattants de plusieurs groupes armés de moindre envergure ont pris part au processus de désarmement et démobilisation censé assurer leur retour à la vie civile.

En parallèle, l'Etat centrafricain a amorcé son difficile retour: le nombre de fonctionnaires sur le territoire a quasiment triplé depuis 2013. Et l'armée centrafricaine formées par l'Union européenne et la Russie, s'est redéployée dans plusieurs localités.

Depuis 2014, c'est une opération de l'ONU en Centrafrique (Minusca) qui tente de prévenir les violences.

Pour la première fois depuis la signature de l'accord, les militaires centrafricains ont affronté des rebelles issus de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), un groupe signataire de l’accord, début janvier.

Car entre les mouvements armés et le pouvoir de Bangui, le ton s'est durci.

- Présidentielle en ligne de mire -

Dressant un "constat d'échec" de la mise en oeuvre de l'accord début janvier, les leaders rebelles ont rappelé leurs revendications: libération de prisonniers, intégration de leurs combattants dans l'armée, autonomie accrue des régions délaissées par le pouvoir central.

"La clef de voûte de l’accord, in fine, est d’arriver à désarmer les combattants rebelles et à les intégrer dans l’armée", explique Hans de Marie, chercheur à L'International Crisis Group (ICG). Mais dans l'Est, "le processus de désarmement est au point mort".

Pour les groupes armés qui rechignent à désarmer leurs combattants et continuent de perpétrer des exactions, l'impunité demeure.

"L'Union Africaine a été au cœur de la négociation de cet accord" indique Thierry Vircoulon, directeur de l'observatoire Afrique centrale à l'Institut français des relations internationales. "Dans la mise en œuvre, c'est elle aussi qui tire les ficelles. Sa stratégie était de faire en sorte que cet accord tienne, quel qu'en soit le prix".

Un prix qui sera peut-être payé dans les urnes: déjà embarrassé par le retour inattendu de l'ancien président François Bozizé en décembre, le chef de l’Etat Faustin-Archange Touadéra peut difficilement capitaliser sur les dividendes de cette paix fragile pour assurer sa réélection lors de la présidentielle de décembre 2020.

Le pouvoir de Bangui fait aussi les frais de la politique "d'inclusivité" prévue par l'accord qui a permis à plusieurs responsables de groupes armés d'obtenir des postes dans le gouvernement et suscité de nombreuses critiques.

"Dès le début, l'opposition et la société civile se sont tous prononcés contre l'accord", rappelle Thierry Vircoulon et son "principal impact (...) est politique". Selon lui,"ce qui est en jeu, c'est l'élection présidentielle de décembre 2020".

 

Par Camille LAFFONT

© 2020 AFP Mise à jour 05.02.2020 à 09:00

Partager cet article

Repost0
Centrafrique-Presse.com