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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 19:11

 

BREVE VISITE D’AMITIE ET DE TRAVAIL DU PRESIDENT CENTRAFRICAIN CE JEUDI A N’DJAMENA

 

Le Président de la République centrafricaine Archange Faustin Touadéra a effectué ce jeudi 10 novembre 2016 une brève visite de travail de quelques heures à N’Djamena au cours de laquelle, il a eu des échanges avec le Président de la République IDRISS DEBY ITNO, Président en exercice de l’Union notamment sur la situation qui prévaut dans son pays. Un tête à tête de plus d’une heure a regroupé, les deux Chefs d’Etat et leur délégation respective à la Présidence de la République suivi ensuite d’un déjeuner. Interrogé par la presse sur l’objet de sa visite, le Président centrafricain a souligné que son pays, la RCA est lié par le Tchad par un lien de coopération séculaire au bénéfice de deux peuples frères centrafricain et tchadien. Le Président Touadéra qui a exprimé sa profonde gratitude à son homologue tchadien IDRISS DEBY ITNO a déclaré qu’il est venu partager son point de vue avec son frère IDRISS DEBY ITNO qui a une riche expérience en vue de permettre à son pays d’aller vers la consolidation de vivre ensemble.

 

Le Président IDRISS DEBY ITNO nous a toujours prêté une oreille attentive et il a été toujours au chevet de la RCA a tenu à rappeler Archange Faustin Touadéra qui a en outre ajouté qu’il est venu demander, l’appui de l’Union Africaine pour permettre à la République centrafricaine de sortir de la situation de crise actuelle. Répondant à son tour aux questions des journalistes, le Président tchadien IDRISS DEBY ITNO par ailleurs Président en exercice de l’Union Africaine a saisi l’occasion pour remercier son homologue centrafricain pour la marque de confiance à son égard tout en indiquant que le Tchad et la République centrafricaine ont une longue histoire commune. Ils sont deux pays avec un seul peuple devait-il évoqué.

 

Pour le Président IDRISS DEBY ITNO, le Tchad qui a connu une période tumultueuse de guerre pendant plus de trente années doit apporter sa contribution à la RCA. « Nous n’avons pas le droit d’abandonner la République centrafricaine mais nous devons tout faire, malgré les contre-vérités qui se disent sur le Tchad, pour aider la RCA à renouer avec le dialogue et la paix car l’instabilité en RCA touche directement le Tchad » a déclaré le Président IDRISS DEBY ITNO. En sa qualité de Président en exercice de l’Union Africaine, le Président de la République IDRISS DEBY ITNO a annoncé, la tenue prochaine d’ici le 30 novembre 2016, d’un sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la CEEAC et de la CEMAC en vue d’aider la République centrafricaine. Des instructions sont données en ce sens au Commissaire de l’Union Africaine en charge des questions de paix et de sécurité ainsi qu’à l’envoyé spécial de l’UA en République centrafricaine a précisé en outre le Président IDRISS DEBY ITNO.

 

Le dossier avait été géré par l’OCI avec bonne foi mais il appartient aux frères centrafricains d’être conscients, d’abandonner la voie de la violence pour une vraie réconciliation de cœur a conclu le Président en exercice de l’Union Africaine. Après cette brève visite d’amitié et de travail, le Chef de l’Etat centrafricain a pris son avion pour son pays.

 

Source : Présidence du Tchad Par DGCOM Le 10/11/2016 17:21

 

BREVE VISITE D’AMITIE ET DE TRAVAIL DU PRESIDENT CENTRAFRICAIN CE JEUDI A N’DJAMENA
BREVE VISITE D’AMITIE ET DE TRAVAIL DU PRESIDENT CENTRAFRICAIN CE JEUDI A N’DJAMENA
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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 18:58
Centrafrique : La société civile initie un concert de casserole pour exiger la libération de ses deux leaders
Centrafrique : La société civile initie un concert de casserole pour exiger la libération de ses deux leaders
Centrafrique : La société civile initie un concert de casserole pour exiger la libération de ses deux leaders

 

 

http://rjdh.org/ PAR AUGUSTE BATI-KALAMET LE 11 NOVEMBRE 2016

 

BANGUI, 11 Novembre 2016 (RJDH) – Au cours de la conférence de presse qu’elle a organisé mercredi 09 novembre au Palais des sports à Bangui, la société civile a annoncé l’organisation d’un concert de casserole de 72 heures. Ceci pour exiger la libération de Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi.

 

Après l’arrestation de Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi, deux leaders du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC), les autres membres de cette association multiplient les initiatives pour réclamer leur libération.

 

Le 09 novembre, le GTSC a organisé une conférence de presse sur l’arrestation de Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi qui croupissent dans les geôles du Camp de Roux. Dans sa communication à la presse, la société civile a annoncé l’organisation d’un concert de casseroles pour exiger la libération de leurs deux leaders, a indiqué Philippe Makoundji, l’intérimaire du coordonnateur du (GTSC). Il a ajouté que ce tapage a débuté le 09 novembre et prendra fin vendredi 11, soit 72 heures.

 

Philippe Makoundji  a réitéré qu’ « un autre mouvement suivra le concert de casserole. Il s’agit d’une nouvelle ville morte pour un délai indéterminé ». Il a profité de cette occasion pour rejeter en bloc les chefs d’accusations qu’il juge «  infondés et fallacieux » portés à leur encontre, avant de dénoncer « énergiquement cet acte d’intimidation inutile qui n’entame en rien sa détermination ».

 

Il a martelé que « Le mouvement ‘’E ZINGO BIANI’’ exige  une réponse rapide et claire  de nos  autorités ainsi que la libération immédiate et sans conditions de ses leaders ».

 

Sur le concert de casserole, le constat révèle qu’il n’a pas été observé, pour manque de sensibilisation de masse à ce effet pour que  la population comprenne l’objectif de cette tintamarre de casseroles et des klaxons, a fait remarquer un enseignant qui a réagi sous l’anonymat.

 

Gervais Lakosso et Marcel Mokwapi ont été interpelés lundi 07 novembre par le directeur des services administratifs du Commissariat du port sur la question relative à la ville morte organisée lundi 24 octobre par la société civile. Ils sont gardés à vue un jour avant d’être déferrés dans la soirée de mercredi 08 du mois à la prison du Camp de Roux.

 

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 15:20
Lu pour vous : Jean Ping : « Les Français ont torpillé la position de l’Europe sur les résultats de l’élection »

 

 

ENTRETIEN

 

Le candidat malheureux à la présidentielle du 27 août accuse Paris d’avoir finalement validé des résultats dénoncés par les observateurs de l’UE.

 

Propos recueillis par Christophe Châtelot LE MONDE Le 09.11.2016 à 10h44

 

Candidat malheureux à l’élection présidentielle du 27 août face au président sortant Ali Bongo Ondimba à l’issue d’un scrutin qu’il juge frauduleux, Jean Ping a entrepris une tournée en Europe et aux Etats-Unis pour tenter de sensibiliser les autorités occidentales. L’ancien président de la Commission de l’Union africaine se dit convaincu que le résultat de l’élection peut encore être inversé et critique vertement l’attitude de la France.

 

Quel message êtes-vous venu délivrer ?

 

Jean Ping Avant l’élection, je suis venu régulièrement pour dire aux pays occidentaux que je serai un interlocuteur meilleur que l’autre [le président Ali Bongo Ondimba]. Depuis le scrutin, le monde entier sait que j’ai gagné ces élections, Ali Bongo aussi le sait. Pour la première fois au Gabon, il a été pris la main dans le sac en train de tricher. Les observateurs de l’Union européenne l’ont constaté. En 2009, on sait qu’il avait déjà triché, qu’il avait inversé les résultats pour sortir gagnant mais il n’y avait pas d’observateurs.

 

Cette année, dès le 31 août [jour de l’annonce des résultats], le pays était en ébullition. Les partenaires étrangers nous ont alors posé un certain nombre d’exigences : stopper la rue et faire marcher les institutions. On leur a dit qu’on sait que, depuis 50 ans, les institutions gabonaises sont biaisées. Mais ils nous ont promis de faire pression sur elles. On a donc accepté en pensant que la communauté internationale allait jouer son rôle et faire en sorte que la Cour constitutionnelle gabonaise dise le droit. Je crois que nos partenaires ont fait pression, mais ça n’a pas marché. A partir de ce moment-là, ces mêmes partenaires auraient dû le dénoncer et prendre des sanctions. Nous avons arrêté la rue qui manifestait son rejet d’Ali Bongo même si ce n’est pas moi qui avais instrumentalisé les violences.

 

Des promesses n’ont pas été tenues ?

 

Nous avons l’impression d’avoir été roulés dans la farine par certains qui, aujourd’hui, s’en lavent les mains. Ça veut dire quoi ce lâchage ? Comment dire un certain nombre de choses puis son contraire ? Je ne veux citer personne parce que je suis en France et que je ne veux vraiment pas critiquer les personnalités françaises…

 

Mais on ne peut que constater les ajustements de langage des autorités françaises…

 

Absolument. C’est pourquoi nous avons l’impression d’avoir été roulés dans la farine. Pas par l’Union européenne, je ne crois pas. Les Américains, je vais prochainement aux Etats-Unis, je ne sais pas encore.

 

Êtes-vous déçus par l’attitude de la France ?

 

Les Gabonais sont très, très, très déçus par la France. Moi, pour ce qui me concerne, je ne m’attendais pas à voir ce gouvernement-là faire des choses extraordinaires. Nous comptions davantage sur l’Union européenne et nous pensions que la France allait se cacher derrière elle. C’est beaucoup plus sage lorsque vous ne voulez pas prendre de décision ouvertement. Mais là, les Français ont torpillé la position de l’Union européenne.

 

Craignez-vous des attaques contre les intérêts français (10 000 Français ou binationaux vivent eu Gabon) ?

 

Ce serait contre-productif parce que cela dresserait les Français encore plus contre nous, et nous faisons tout pour éviter ça. Nous devons travailler avec ces intérêts dominants. Jusque-là, nous avons été entendus. Est-ce que ce sera comme ça tout le temps ? Nous ne pouvons pas le savoir.

 

Attendez-vous quelque chose d’un changement de majorité en France ?

 

Oui et non. Je pense que, n’importe lesquels seront plus courageux, qu’ils prendront des décisions. Et non, parce qu’en avril ce sera trop tard. Ça se joue maintenant. Imaginons qu’Ali soit encore là dans six mois, la droite ne pourra pas faire grand-chose.

 

Que peut faire Bruxelles ?

 

J’attends que la Commission dise le droit, en termes diplomatiques, mais le dise, c’est important, sur la base du rapport des observateurs de l’UE qui devrait être rendu public d’ici au 15 novembre. Mais, encore une fois, on ne pensait quand même pas que les autorités françaises allaient contrarier ce rapport, avant même sa publication. Voyez les déclarations du premier ministre français Manuel Valls [le 31 octobre sur les ondes de RFI, il déclarait : « Le Gabon a un président. Et le seul souhait que nous pouvons émettre, c’est qu’il y ait un dialogue, une réconciliation »]. Pour lui, c’est évident, tout est réglé, il s’en lave les mains, il n’y a plus rien à voir, circulez ! Comment dire ça ! Avant même la publication d’un rapport de l’UE que l’on sait critique vis-à-vis du scrutin !

 

Un rapport de l’UE n’a jamais inversé le résultat d’une élection…

 

On ne demande à personne de venir voter ou de faire la révolution à notre place. On demande seulement à l’UE de dire le droit. Et on demande l’application de sanctions ciblées telles que celles souvent utilisées dans des situations de ce genre.

 

Mais vous pensez donc que la victoire que vous revendiquez peut-être reconnue ?

 

Le résultat va être inversé. Je vous le dis. De gré ou de force.

 

La répression des manifestations post-électorales ne les a-t-elle pas découragées ?

 

C’est sans doute ce que se disent Manuel Valls et autres. Ils se disent que c’est calme, que rien ne bouge, qu’il n’y a pas de manifestation. Il pense : « Ali [Bongo Ondimba] a verrouillé le système, il a volé mais ça marche. Quel autre choix que de le reconnaître ? Il a réussi son coup. » Mais si on creuse un peu, on s’aperçoit que ça ne marche pas. Le Gabon est ingouvernable, rien ne s’y passe : les écoles sont fermées, les grèves sont là, dans le pétrole, l’enseignement…

 

Contrairement à 1993 et 2009 [élections marquées par des violences], nous avons incité les gens à ne pas s’attaquer aux outils de production, ni aux investisseurs étrangers, même à ceux de Vincent Bolloré qui soutient Ali Bongo Ondimba. Ce sont les engagements que les Etats-Unis, notamment, nous ont demandé de tenir vis-à-vis de leurs investissements. Les grèves sont donc une sorte de “gentleman agreement” pour ne pas s’attaquer aux outils de production. Ça va continuer. La conséquence est qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’Etat pour payer les fonctionnaires.

 

La société gabonaise est généralement considérée comme pacifiste voire peureuse. Nous n’avons jamais connu de guerre d’indépendance ni contre un autre Etat. Mais brutalement les choses ont changé, j’ai du mal à reconnaître mes concitoyens. Ils se sont battus.

 

Pourquoi ne pas participer au dialogue proposé par le pouvoir gabonais ?

 

L’élection était une forme de référendum pour ou contre Ali Bongo Ondimba. Aujourd’hui, ceux qui ont voté pour moi dise que, si je pactise avec lui, ils viendront brûler ma maison, que ce serait une trahison. La colère monte.

 

Et puis on a arrêté mes partisans, on a tout cassé chez moi. On a tué des gens. Et je devrais aller dialoguer ? Pour arranger ma situation personnelle, à mon âge ?

 

Votre coalition anti-Ali va-t-elle résister aux mois à venir ?

 

Avez-vous déjà vu, dans le monde, un mouvement comme le nôtre dans lequel des gens n’abandonnent pas, ne collaborent pas ou ne sont pas achetés ? Ça se passe comme ça partout. C’est normal.

 

Quel est le bilan humain de la crise ?

 

La rumeur parle de 300 morts sur l’ensemble du territoire. Mais nous n’annonçons pas ces chiffres parce que nous n’en avons pas la preuve. Nous, au 26 octobre, nous avons identifié 22 morts par balle à Libreville dont 10 à mon siège électoral. Nous avons déposé un dossier à la Cour pénale internationale et Ali Bongo Ondimba n’y échappera pas.

 

Je suis moi-même physiquement menacé. Un camion de gendarmes et un blindé sont stationnés devant chez moi comme si j’étais en résidence surveillée.

 

Vous vous dites déçu par la réaction française, mais qu’en est-il des organisations sous-régionale ou continentale africaines ?

 

L’Union africaine est une organisation intergouvernementale, pas supranationale comme l’UE, si bien que les décisions sont prises par la conférence des chefs d’Etat. Ce sont eux qui donnent la voie à suivre. Ensuite, la Commission exécute. L’UA est un syndicat de chefs d’Etat qui se protègent les uns les autres. Le seul pouvoir dont dispose la Commission c’est en cas de coup d’Etat, parce que les présidents africains qui sont arrivés au pouvoir par un coup d’Etat ne veulent pas se faire déposer par autre coup d’Etat ! Ils ont donc donné carte blanche à la Commission et ça marche. Quant à la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, l’organisation sous-régionale, elle n’a jamais fonctionné.

 

Christophe Châtelot


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/09/jean-ping-les-francais-ont-torpille-la-position-de-l-europe-sur-les-resultats-de-l-election_5027952_3212.html#lRjb676ODRKWehTB.99
 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 15:06
Lu pour vous : Comment Jean-Marc Ayrault a repris en main les affaires africaines

 

CHRONIQUE

 

Notre chroniqueur analyse les changements que l’ancien premier ministre a imposés au Quai d’Orsay depuis son arrivée en février.

 

Par Seidik Abba (chroniqueur Le Monde Afrique) LE MONDE Le 10.11.2016 à 17h56

 

Il y a comme un parfum de revanche qui flotte dans les couloirs du ministère français des affaires étrangères à Paris. Ici, on savoure, à juste titre sans doute, le grand retour des diplomates dans la conduite des « affaires africaines ». Et ce n’était pas gagné d’avance. Car, profitant du contexte sécuritaire (Sahel, Centrafrique, menace terroriste) et du désintérêt évident du ministre des affaires étrangères Laurent Fabius pour le continent, à la seule exception de ramener les otages du Cameroun (2013, 2014) et du Niger (2013), les militaires avaient pris à Paris le leadership de la réflexion et de la décision sur l’Afrique. Avec naturellement leurs priorités : la stabilité et la sécurité. Cette grille de lecture a fait le bonheur des derniers dinosaures de la Françafrique que sont le Congolais Denis Sassou-Nguesso, le Camerounais Paul Biya ou le Tchadien Idriss Déby Itno. Signe de cette montée en puissance des militaires dans les affaires africaines, depuis le début du quinquennat de François Hollande, les officiels du continent de passage à Paris ont, en bonne place sur l’agenda, un entretien rue Saint-Dominique, siège du ministère de la défense. Parfois avant même de passer par la cellule africaine de l’Elysée ou le Quai d’Orsay.

 

Devenu progressivement « le ministre de l’Afrique », Jean-Yves Le Drian était l’interlocuteur privilégié du président malien Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) pour le règlement de la crise au nord du Mali. Il était également en lien direct avec Idriss Déby Itno, qu’il tutoie désormais, et avec Denis Sassou-Nguesso pour la recherche d’une sortie de crise en Centrafrique. Au plus fort des violences à Bangui, le ministre français de la défense avait réclamé puis obtenu la démission, en janvier 2014, du président centrafricain autoproclamé Michel Djotodia, convoqué en urgence à N’Djamena.

 

Retournement de situation

 

A la faveur du remaniement du gouvernement français en février, l’ancien premier ministre Jean-Marc Ayrault s’est installé au Quai d’Orsay dans le fauteuil de Laurent Fabius, parti prendre la présidence du Conseil constitutionnel. Alors qu’il ne dispose, à la différence de son prédécesseur, d’aucun réseau « françafricain », l’ancien maire de Nantes (1989-2012) fait preuve paradoxalement d’une grande passion pour les dossiers africains. Il se rend ainsi plusieurs fois sur le continent abandonné aux militaires par son prédécesseur.

 

Au moment où paraît cette chronique, Jean-Marc Ayrault se trouve au Sénégal, d’où il devrait partir, vendredi 11 novembre, pour la Guinée. Mieux, l’ex-premier ministre réussit à entraîner son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier, au Sahel (Mali, Niger) et en Libye. Mais c’est sans doute l’investiture, le 20 mars, du nouveau président centrafricain Faustin-Archange Touadéra qui marque un tournant dans le retour du Quai d’Orsay aux affaires africaines. Là où Laurent Fabius se serait effacé au profit de son collègue de la défense, Jean-Marc Ayrault décide de se rendre à Bangui pour assister à la prise de fonction du président Touadéra. Fait totalement inédit, chacun des deux ministres s’envole de son côté dans un avion de la flotte gouvernementale.

 

La présidentielle au Gabon et la crise politique en République démocratique du Congo (RDC) vont plus tard achever d’imprimer l’empreinte Ayrault sur les grands sujets africains. Après s’être clairement prononcé pour le recomptage des voix au Gabon bureau de vote par bureau de vote, le chef de la diplomatie française adopte un ton et choisit des mots qui tranchent avec la prudence et l’ambiguïté auxquelles la France nous a habitués, s’agissant des tensions post-électorales ou pré-électorales en Afrique. « La situation des responsables de l’opposition qui se trouvent au quartier général de la campagne de Jean Ping dans des conditions sanitaires difficiles et en dehors de tout cadre juridique présente un risque humanitaire. Nous demandons, a-t-il affirmé le 2 septembre, aux autorités gabonaises d’y remédier en rendant de manière urgente leur liberté de mouvement aux personnes concernées. » Le chef de la diplomatie française a récidivé, quelques jours plus tard, s’exprimant devant les étudiants de Sciences Po Paris sur la situation en RDC. « Ce pays est au bord de la guerre civile, a-t-il estimé le 28 septembre, parce qu’il y a un président qui est en place et qui veut garder le pouvoir alors qu’il n’en a plus le droit. »

 

Le style et la méthode

 

Le nouveau rapport de forces entre diplomates et militaires dans les affaires africaines est d’abord le fruit d’un changement de gouvernance interne au Quai d’Orsay. Aussitôt installé dans la grande maison, qu’il ne connaissait pas auparavant, Jean-Marc Ayrault a libéré l’énergie et les initiatives de ses collaborateurs. Ici, il prête modestement une oreille attentive aux analyses de ses services ; là, il demande des fiches d’éclaircissements sur un contexte qui lui échappe. Ailleurs, le « nouveau patron » consulte dans l’avion qui l’emmène ou le ramène à Paris des notes préparées à son attention. Un management qui tranche totalement, selon nos confrères de L’Obs, avec celui de son prédécesseur. C’est donc l’argumentaire et le point de vue de la maison que le chef de la diplomatie s’évertue finalement à défendre dehors. Il n’est, par exemple, un secret pour personne que la défense et les affaires étrangères n’ont pas une lecture totalement identique de la situation en Libye. En effet, alors que les diplomates sont partisans d’un soutien exclusif au gouvernement d’union nationale, les militaires entretiennent des relations clandestines avec le général Khalifa Haftar, grand rival du premier ministre Fayez Al-Serraj.

 

L’ancien maire de Nantes a par ailleurs eu Jean-Yves Le Drian et Manuel Valls comme ministres dans son gouvernement. Ce n’est pas un moindre atout dans les arbitrages sur les dossiers africains que le président Hollande pourrait être amené à rendre. A cela s’ajoute, comme allié stratégique du Quai d’Orsay, la prise en main en septembre de la cellule africaine de l’Elysée par Thomas Melonio après le départ d’Hélène Le Gal pour le poste d’ambassadrice de France à Tel-Aviv.

 

A en croire Hollande l’Africain, excellent ouvrage du journaliste Christophe Boisbouvier, Thomas Melonio, ancien cadre de l’Agence française de développement (AFD, partenaire du Monde Afrique), qui a travaillé pour le Parti socialiste et la Fondation Jean-Jaurès, a proposé avant la présidentielle de 2012 à Hollande une doctrine visant « la normalisation » des relations entre Paris et ses anciennes colonies.

 

Sa grille de lecture des affaires africaines devrait donc être plutôt proche de celle du Quai d’Orsay que des militaires.

 

Au final, même s’il ne parvenait pas à démanteler d’ici à la fin du quinquennat la Françafrique – ce qu’avait pourtant promis Hollande au Bourget en 2012 –, Jean-Marc Ayrault aura cependant réussi à mettre la diplomatie française dans des habits neufs, en s’exprimant aussi franchement et directement sur la présidentielle au Gabon et sur la crise politique en RDC.

 

Seidik Abba, journaliste-écrivain, auteur de Niger : la junte militaire et ses dix affaires sécrètes (2010-2011) (éd. L’Harmattan, 2013).

 

Seidik Abba chroniqueur Le Monde Afrique


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/10/comment-jean-marc-ayrault-a-repris-en-main-les-affaires-africaines_5029073_3212.html#5CQlXJDsST1L3lO4.99
 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:43
Le président Déby annonce l'organisation d'un sommet régional sur la RCA

 

 

 

French.china.org.cn le 11-11-2016

 

Un sommet des chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) et de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) se tiendra d'ici le 30 novembre en vue d'aider la République Centrafricaine à sortir de la crise actuelle, a déclaré jeudi le président tchadien, Idriss Déby Itno.

 

"Nous n'avons pas le droit d'abandonner la République Centrafricaine, mais nous devons tout faire, malgré les contrevérités qui se disent sur le Tchad, pour aider la RCA à renouer avec le dialogue et la paix car l'instabilité en RCA touche directement le Tchad", a déclaré le président Déby.

 

"Il appartient aux frères centrafricains d'être conscients, d'abandonner la voie de la violence pour une vraie réconciliation de cœur", a ajouté le président Déby Itno, par ailleurs président en exercice de l'Union Africaine, après un entretien avec son homologue centrafricain, Faustin Archange Touadera en visite à N'Djamena.

 

Le président Touadéra, quant à lui, a exprimé sa "profonde gratitude" à son homologue tchadien "qui a une riche expérience" en vue de permettre à son pays d'aller vers la consolidation de vivre ensemble.

 

"Le président Idriss Déby Itno nous a toujours prêté une oreille attentive et il a été toujours au chevet de la RCA", a-t-il rappelé, et d'ajouter qu'il est venu demander l'appui de l'Union Africaine pour permettre à la RCA de sortir de la situation de crise actuelle.

 

La Centrafrique peine à se relever du chaos de la guerre civile provoquée en 2013 par le renversement de l'ex-président François Bozizé par des rebelles Séléka, majoritairement musulmans, qui avait entraîné une contre-offensive des milices anti-balaka, majoritairement chrétiens.

 

L'intervention de la force française Sangaris (dont la mission a pris fin octobre) et de la Minusma, la mission onusienne, a mis fin aux massacres, mais n'a pas réussi à stabiliser la situation sécuritaire dans ce pays voisin du Tchad.

 

Des attaques de groupes armés dans plusieurs localités de province, ont ainsi fait plusieurs dizaines de morts ces dernières années.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

RCA: Le président se rend au Tchad après le retrait de la mission Sangaris

 

http://sahel-intelligence.com/ Abdelkader LAKHSSASSI 11 novembre 2016

 

Le président de la RCA, Faustin Archange Touadéra était jeudi dans la capitale tchadienne, pour une visite officielle qui intervient dans un contexte de préoccupations sécuritaires régionales exacerbées par le retrait de la Centrafrique des soldats de la mission française Sangaris.

 

Alors que la République Centrafricaine fait face à un regain de violence dans plusieurs régions du pays, le dirigeant centrafricain cherche le soutien du Tchad dans le processus de réconciliation nationale en RCA. Le président tchadien Idriss Déby Itno a été prompt à saluer le courage de son homologue centrafricain qui, a-t-il dit « prend toujours l’initiative de venir à chaque fois consulter le Tchad sur les questions de paix et de sécurité ».

 

Les dirigeants des deux pays voisins se sont d’ailleurs longuement entretenus jeudi, affichant leur satisfaction à l’issue de leurs consultations sur la situation sécuritaire dans la région. Les violences inter-ethniques régulières en RCA ont non seulement dévasté le pays, mais impactent désormais également les pays voisins comme le Tchad.

 

Les observateurs craignent que cette crise sécuritaire ne s’aggrave du fait du retrait progressif des militaires français basés en RCA. La France a en effet officiellement retiré ses contingents du sol centrafricain au début du mois de novembre.

 

Et avec la fin de la mission française Sangaris, les craintes ont redoublé de voir le pays sombrer de nouveau dans le chaos des violences inter-ethniques et inter-religieuses.

 

De nombreuses personnalités politiques centrafricaines avaient critiqué le départ précipité de la force Sangaris, alertant sur le risque  d’aggravation de la situation sécuritaire en RCA. Le président de l’Assemblée nationale centrafricaine Abdoul Karim Meckassoua avait résumé la situation en déclarant, lors d’une séance au parlement: « cette décision intervient dans un contexte plus que préoccupant pour notre pays ».

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 14:39
En Centrafrique, des communautés retrouvent leurs moyens de subsistance  (Oxfam)
En Centrafrique, des communautés retrouvent leurs moyens de subsistance  (Oxfam)
En Centrafrique, des communautés retrouvent leurs moyens de subsistance  (Oxfam)
En Centrafrique, des communautés retrouvent leurs moyens de subsistance  (Oxfam)

 

 

https://www.oxfam.org

 

Les violences qui perdurent en République centrafricaine depuis 2013 ont déplacé plusieurs dizaines de milliers de personnes à l’intérieur du pays. En situation précaire, de nombreuses familles peinent à se procurer eau, nourriture et services de première nécessité.  

 

A Bria, province de la Haute-Kotto, où nous avons débuté nos opérations en août 2014, nous tentons de répondre aux besoins immédiats : production et l’acheminement d’eau potable, réhabilitation et entretien des infrastructures d’assainissement, mais aussi distribution de coupons de nourriture, de kits d'hygiène, d’ustensiles de cuisine et de semences, et soutien aux cultures maraîchères.

 

Oxfam soutient également des ménages et des groupements économiques ayant perdu leurs moyens de production à travers la relance de leurs activités économiques. Dans l’ensemble de ces actions, nous travaillons avec des organisations partenaires aux côtés de femmes et d’hommes vulnérables.

 

“Retrouver une vie normale après la crise”

 

Awa  Oumar, Mariam Bouba  et Awa Amadou sont toutes membres du groupement Pendé la Kotto, composé de 12 personnes, en majorité des femmes. Elles ont comme activités l’agriculture, le maraîchage et l’élevage et ont bénéficié de l’appui d’Oxfam qui leur a fourni des chèvres et du matériel agricole.

 

Elles nous expliquent toutefois que des problèmes subsistent, notamment l’absence d’abris pour les animaux qui dorment dehors à la merci des vols et de la pluie. Un autre problème est dû à l’arrêt brusque de la pluie au moment des semis, ce qui affecte énormément la récolte. Les arachides par exemple ne sont non seulement pas bien formées mais récoltées en faible quantité cette année à cause de la pluie.

 

Camille Yalingui (à gauche) est président du groupement Sara Ndjoni, composé de 14 personnes. Il se félicite du soutien apporté par Oxfam aux populations à travers des activités génératrices de revenus comme la saponification. Des difficultés demeurent, comme le manque de matières premières et des ventes inégales. Mais, dit-il, « c’est vraiment une bonne initiative, car chacun des membres se sent occupé à faire quelque chose qui lui permet de survivre. »

 

Monique Wali Sango (au centre)  est une veuve habitant le quartier Yandomo à Bria. Cheffe d’une famille de neuf personnes, elle raconte qu’Oxfam lui a fourni des poulets qu’elle a élevés et vendus. Cela lui a permis de couvrir toutes les charges de la maison y compris la scolarité des deux enfants de son fils décédé. Auparavant, elle élevait des cabris mais on lui a tout volé.  Grâce à Oxfam, elle a maintenant retrouvé un moyen de subsistance.

 

Idriss Moussa est le chef du groupement Kenabale spécialisé dans l’agropastorale et le petit commerce. L’aide apportée par Oxfam, qui a fourni des moulins, des semences, du petit bétail, des bâches, des pousse-pousse et des brouettes, a été selon lui très bénéfique. Elle a permis au groupement d’agrandir son terrain à 1,5 hectare et  de retrouver une vie normale après la crise.

 

Le groupement des pêcheurs Mokegba, dirigé par Georges Yekondji, a bénéficié de formations organisées par Oxfam qui ont permis aux pêcheurs de changer de méthode de travail, ainsi que d’outils (filets, hameçon, four de fumage…)

 

Jean Moundjoukpake est le technicien du groupement. Grace à l’appui d’Oxfam, il est devenu indépendant. Il a pu quitter la maison familiale et s’est acheté sa propre maison avec l’argent de la pêche. Il a même pu payer les frais d’accouchement de son épouse.

 

Les pêcheurs souhaiteraient à présent développer leur activité, grâce à de grandes pirogues de pêche et des réfrigérants pour la conservation des poissons. Ils aimeraient installer un comptoir sur le marché de Bria pour servir toute la zone de la Haute-Kotto et pourquoi pas, au-delà…

 

Votre aide peut faire la différence

 

Malgré certaines améliorations de la situation sécuritaire, un Centrafricain sur cinq demeure déplacé. 2,3 millions de personnes, soit la moitié de la population, ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence.

 

Oxfam s’efforce de répondre aux besoins urgents de la population affectée par la crise qui sévit depuis décembre 2013. Avec votre aide, nous pourrions faire davantage.

 

Photos: Júlia Serramitjana/Oxfam

 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 19:45
Lu pour vous : La société civile centrafricaine sous pression
Lu pour vous : La société civile centrafricaine sous pression

 

 

http://ccfd-terresolidaire.org/ 10.11.2016

 

Les ONG signataires ont été informées de l’arrestation lundi 7 novembre à Bangui d’un leader de la société civile centrafricaine, M. Gervais Lakosso, coordinateur du Groupe de Travail de la Société Civile (GTSC). Les motifs qui ont prévalu à son arrestation sont graves : troubles à l’ordre public, destruction de biens et surtout atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat.

 

Pour rappel des faits, suite à la recrudescence d’incidents graves dans plusieurs villes de Centrafrique, ayant causé des dizaines de morts (Kouango, Koui, Ngakobo et Kaga Bandoro), le GTSC a appelé les habitants de la capitale à une journée VILLE MORTE le 24 octobre 2016 pour dénoncer en particulier l’incapacité de la force des Nations Unies (MINUSCA) à protéger des populations civiles. Des habitants de Bangui en colère ont mis en place de leurs propres initiatives des barricades dans la rue tandis que d’autres ont tenté spontanément de marcher pacifiquement vers le quartier général des Nations Unies. La MINUSCA est alors intervenue pour libérer la circulation, et, dans un contexte encore mal défini, des Casques Bleus auraient, selon de nombreux témoins, tirés sur les civils non armés au niveau du Ministère du Tourisme, tuant quatre (04) personnes.

 

Suite à cette journée, de nombreux communiqués des autorités centrafricaines et de la communauté internationale ont dénoncé des « ennemis de la paix » sans préciser si cela visait des hommes politiques (dont l’implication dans la rue semble confirmée) ou si cela visait le GTSC qui avait appelé à la journée Ville morte. Plus tard, le coordinateur du GTSC s’était vu refusé de participer à la journée de dialogue entre le président et les forces vives organisée en réponse à ces événements.

 

L’arrestation de M. Lakosso et les motifs invoqués inquiètent fortement les ONG signataires. Sauf, preuve de son implication dans les violences, ce collectif de la société civile n’a fait que jouer son rôle en interpellant fortement les autorités et la Communauté internationale sur son mandat de protection civile des populations, conformément aux différentes résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Même si on peut formuler des réserves quant à ce type de mobilisation qui, dans un contexte trouble et volatile, risquait de déraper, il n’en demeure pas moins que cet appel était légitime et non interdit formellement par les autorités centrafricaines. 

 


Il est inquiétant, au moment où la Centrafrique renoue avec la démocratie, qu’un leader de la société civile soit arrêté et incarcéré au Camp de ROUX, une annexe de la Maison Carcérale de Ngaragba réservée aux détenus les plus durs (serait-ce une punition ?)... Et ce d’autant plus que les casques bleus, mobilisés de manière étonnamment rapide pour une fois, qui ont réprimé une manifestation pacifique encadrée par les forces de police, et qui auraient causé la mort de 4 personnes, ne semblent pas, eux, inquiétés.

 

Le signal donné par cette arrestation peut laisser croire au public et à nos organisations que cette action envers M. Lakosso présente un caractère politique. Les avocats de M. Lakosso constatent, quant à eux, un nombre élevé d’irrégularités dans la procédure qui semblent confirmer la volonté de l’Etat de l’incarcérer, quitte à trouver des prétextes fallacieux.

 

Sans remettre en cause la souveraineté de la justice centrafricaine, les ONG signataires, en dialogue avec leurs nombreux partenaires en Centrafrique, souhaitent alerter les autorités centrafricaines et la communauté internationale sur ce qui semble être une arrestation abusive à caractère politique dans le but de faire pression sur une société civile engagée comme d’autres acteurs collectifs dans le processus de démocratisation du pays. Les signataires demandent à ce que M. Gervais Lakosso puisse bénéficier d’un régime de liberté provisoire pour pouvoir préparer sa défense en toute sérénité.

 

Les ONG signataires invitent également les autorités centrafricaines à ne pas fermer le débat dans cette période de relèvement du pays et à respecter tous ceux qui portent pacifiquement des revendications populaires, quand bien même elles doutent de leur bien fondé.

 

Signataires :

 
 CCFD-Terre Solidaire 


 ACAT France

 

Contact presse


CCFD-Terre Solidaire – Sophie Rebours – 01 44 82 80 64 – s.rebours@ccfd-terresolidaire.org

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 19:12

 

 


Le Président de la République, Chef suprême des armées, le Professeur Faustin Archange Touadera a reçu hier les généraux centrafricains au palais de la renaissance.


Le Président a convié les Généraux pour leur annoncer sa vision du passage d'une armée de projection à une armée de garnison pour être plus proche des populations sur toute l'étendue du territoire.


Face aux menaces constantes des ennemis de la paix, le Président Touadera qui vient d'obtenir de ses paires africains le recyclage des FACA dans leurs académies militaires en complément de la formation de l'EUTM en Centrafrique, lance à travers cette rencontre un signal fort et une reconnaissance à l'endroit de ces illustres fils de son pays dont la plus part ont été formés dans les meilleures écoles du monde.

 

Source : Présidence RCA

LE CHEF SUPRÊME DES ARMÉES A REÇU HIER LES GÉNÉRAUX AU PALAIS AU PALAIS DE LA RENAISSANCE
LE CHEF SUPRÊME DES ARMÉES A REÇU HIER LES GÉNÉRAUX AU PALAIS AU PALAIS DE LA RENAISSANCE
LE CHEF SUPRÊME DES ARMÉES A REÇU HIER LES GÉNÉRAUX AU PALAIS AU PALAIS DE LA RENAISSANCE
LE CHEF SUPRÊME DES ARMÉES A REÇU HIER LES GÉNÉRAUX AU PALAIS AU PALAIS DE LA RENAISSANCE
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 18:22
Cameroun : les rations alimentaires aux réfugiés centrafricains réduites de 50 pour cent

 

Cameroun : les rations alimentaires aux réfugiés centrafricains réduites de 50 pour cent

 

APA-Yaoundé (Cameroun) 10/11/16 - La représentation camerounaise du Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé la réduction de l’ordre de 50% pour les mois de novembre et décembre 2016 des rations alimentaires servies à 150.000 réfugiés centrafricains vivant dans la région de l’Est.

 

Cette mesure découle d’un « sérieux déficit de financement » que rencontre le PAM, explique un communiqué, précisant que l’organisme onusien a un besoin urgent de 2,4 millions de dollars pour couvrir les besoins alimentaires desdits réfugiés jusqu’à la fin de l’année en cours.

 

«Le manque de ressources additionnelles oblige le PAM à procéder à cette diminution de ration alimentaires, qui aura sans doute des conséquences sur la sécurité alimentaire, la santé et l’état nutritionnel des réfugiés centrafricains dans la région de l’Est.», souligne le communiqué.

 

Selon ce communiqué, la baisse desdites rations soulève également des inquiétudes sur la sécurité et la stabilité dans les localités de ladite région où les réfugiés et les communautés d’accueil partagent des ressources et services déjà limités.

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 18:13
Le président centrafricain attendu à N’Djaména

 

 

 

APA-N’Djaména (Tchad) 10/11/16 - Le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra est attendu ce jeudi matin à N’Djaména pour une visite d’amitié et de travail, annonce la présidence de la République du Tchad dans un communiqué dont APA a reçu copie le même jour.

 

D’après le protocole d’état, le président centrafricain s’entretiendra avec son homologue tchadien, un voisin et président en exercice de l’Union africaine, sur des questions relatives à à la stabilité de la RCA et à son développement.

 

Même si rien de précis n’a été communiqué sur le programme de la visite, les services de la présidence confient que les relations bilatérales et surtout la situation en RCA sont au centre de cette visite.

 

Le président Faustin-Archange Touadéra avait, en tant que chef d’Etat nouvellement élu de la RCA, effectué une première visite au Tchad en avril dernier. A l’occasion de cette visite, il avait souligné qu’il était venir bénéficier «des sages conseils et dire toute sa reconnaissance aux plus hautes autorités du Tchad et en même temps solliciter l’appui des autorités tchadiennes pour mieux entamer son 1er mandat à la tête de la RCA».

 

Par la suite, les deux chefs d’Etat se sont rencontrés à plusieurs reprises, notamment, en septembre dernier, lors de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le 8 août 2016.

 

En marge de l’investiture du président tchadien, les deux hommes d’Etat avaient également des entretiens axés «sur les relations de coopération entre Bangui et N’Djamena sur plusieurs domaines notamment le domaine sécuritaire dans une sous-région Afrique-centrale marquée par le terrorisme », rappelle la présidence tchadienne.

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